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Patois bourguignons

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Hors Morvan - 49 255 mots

a : Première lettre de l'alphabet. Au figuré, commencement, « dépeu a jusqu’à z » depuis le commencement jusqu'à la fin, d'un bout à l'autre. - (14)
à : S'emploie pour « de » dans certains cas « Le pré à Jean ». S'emploie également pour « et », « à peu après » ? Voyez à « peu ». On dit aussi : « voisin à », comme en italien : « vicino a ». - (14)
a bade : voir bade. - (14)
à bas : par terre - (31)
à bas, loc. par terre. - (15)
a bas, par terre - (28)
a beurnancio : En très grande quantité. « Y a des fruts (fruits) à beurnanci st'année ». - (14)
à brousse - à beurnonsiau : énormément - (35)
à cause : Pourquoi ? Pour quelle cause ? « A cause dan qu 'o n'est pas veni » : pourquoi donc n'est-il pas venu ? - (14)
à cause don: (loc) parce que - (27)
a cause que ? loc. interrog., pourquoi ? On dit aussi : d'à cause que ? — Lorsque cette question semble indiscrète à la personne interrogée, on entend cette dernière répondre volontiers : « A cause de pasque ». (V. ce dernier mot). - (09)
à ch't'eure: (adv) maintenant - (27)
à cor, à couant, à la cot. Voyez caut. - (06)
à couté : à côté - (31)
à coutre : à l'abri de la pluie - (31)
à creupton: (adv) accroupi - (27)
a c't'heure, loc. adv., en ce moment, maintenant. Formule des plus usitées. - (09)
à la co : dehors - (35)
à la coi (voir à coi) : A l'abri de la pluie. « O s'est mis à la coi seu in noué » : il s'est abrité de la pluie sous un noyer. - (14)
à la pique du dzeu : à l'aube - (31)
à la revoyure : à la prochaine - (32)
a l'aco : à l’abri. - (22)
a l'arbo : à rebours. - (22)
à l'esqueprés (voir à esqueprés) : Exprès. « ol y a fait à l'esqueprès » : il l'a fait volontairement. - (14)
à l'oeuvri (voir à euvri) : A l'abri du vent. « La Croix Rotte est à l'oeuvri de la bige » le coteau dit « La Croix Rotte » est abrité du vent du Nord. - (14)
a mitan (louïa d'), terme de marinier. (Voir Louïa). - (09)
â ou ae : Age, partie de la charrue destinée à transmettre au corps de l'instrument le mouvement qui lui est donné. - (14)
a ou as - ais - c'est-à-dire planche sur laquelle on met pain et provision. Dans ce sens voyez Pannetière. - En n'i ai pu ran su l'â. - Regardez l'â, ce qui vos beillerai du cœur. - (13)
à peu (voir aussi peu) : Et, et puis. « Ol a miji sa sope à peu ol est allé se couchi » il a mangé sa soupe et puis il est allé se coucher. A peu s'emploie presque toujours au lieu de « et ». - (14)
à pi : a pied - (35)
à pou prés : a peu près - (35)
à pou près : presque - (31)
a prend un t euphonique devant une voyelle. Exemple : El al étraipai, il est attrapé. - Ai nos at aivi, nous sommes d'avis de. - El at aivan, il est parti. - (01)
à r’va, à te r’va : (excl) au revoir - (27)
à revoir, si je ne vous revois pas ! Formule d'adieu d'une exquise politesse, puisqu’elle prévoit toutes les hypothèses ! Ingénieuse ellipse, très dijonnaise, mais aussi très usitée le samedi sur la place Saint-Etienne. Traduction : « Je vous fais mes adieux, pour le cas où j'aurais le regret de ne plus vous rencontrer avant mon (ou votre) départ. » - (07)
à r'vouair : au revoir - (35)
à steure : à cette heure - (31)
à toutze ! : à la prochaine ! - (31)
à tsau cosse : par intermittence - (31)
à tsevau : à califourchon - (31)
a vârse : Abondamment. « i pliô à vârse » il pleut à seaux. - (14)
a vue d’pays, loc, coup d'œil d'ensemble, aperçu général. Signifie surtout : sans y regarder de trop près. - (09)
a - au - préposition pour le masculin et le singulier. - Il â bô cueilli de l'harbe. - I ons traiveillei teute lai maitenée â prai. - Te monterez â cliaicher. (Pour les autres cas voyez les articles Es ou E et Ai) - (13)
a - est - 3° personne du présent de l'indicatif du verbe être. – Al â ben eumade to le monde. - Lai Marie â été charcher des treuffes. - (13)
a - il ou elles. Pronom de la 3° personne au singulier pour le masculin seulement et devant une consonne, et au pluriel pour les deux genres. - A traiveille bein note gairçon. - I a vu le Pierrot ; â réussirai cair à ne cor pas les cabarats. - A se portant ai merveille. (Voyez al et il pour les autres cas). - (13)
a, contract. de Alle. Pr. pers.. Elle. « A n' dit ran su son compte ». - (09)
a, employé pour "et" : et puis , a peu ; et bien : a ben. - (28)
a, il (patois de Buxy) qu'il va lui dire : qu'a li va dire ; que je lui veux : qu'a li voux. - (28)
à, prép. redondante, employée dans certaines locutions, telles que : « Hier à soir ; à c' matin ». - (09)
à, pvép. fréquemment employée pour de : « La fillôte à Jean ; le garçon à Sylvain ; la poule à Dodiche. » — Nous disons encore « à boune heure » : « On t'attend por diner ; veins à boune heure ». - (09)
a. Est. El a vrai, il est vrai. A se met devant une consonne, at devant une voyelle. El at étraipai, il est attrapé. - (00)
à. préposition : se dit fréquemment pour de. La fille à Jean-Louis. Le jupon à ma femme. - (06)
a. voyelle : s'emploie souvent pour il, pour alle et pour elle devant une consonne. Ton pere travaille-t-il aujourd'hui ? A travaille. - Ta mée, a vinra-t-i (la mère, viendra-t-elle) ? A viendra. Dans certains cantons de l'Avallonnais, A (voyelle) se prononce O ; de même, dans les cantons d'Aillant et de Joigny, où, par contre, O se prononce A. La vallée d'Aillont. Le pant de Joigny. Dans beaucoup de communes du Senonais, on prononce a pour e et vice versa. Un cherretier, une sarpe. - (06)
a. : Cette voyelle prend fréquemment i dans les mots, par exemple lé maige pour les mages, lai pour la, imaige pour image, aivoi pour avoir, vo saivé pour vous savez, ai faire pour affaire etc. - (04)
a. : devant une consonne et at devant une voyelle se disent pour est. 3e pers. sing. du verbe substantif être. Exemples: el a convenaule, il est convenable, - el at acoizai, il est apaisé, en parlant du vent. - (04)
abade (voir bade) n.f. (lat. pop. batare, ouvrir les lèvres). 1. Liberté. 2. Abandon. - (41)
abade : (nf) « mettre à l’abade » : détacher les bêtes - (27)
abadé, v. a. mettre du bétail en liberté. - (15)
abader (s') v. 1. S'enfuir, s'échapper. 2. Fig. Se donner du bon temps - (41)
abader (s'), s'échapper. - (03)
abader, v. a. mettre du bétail en liberté : abade le poulain ! - (17)
abafou. s. m. Angoulevent, oiseau du genre passereau. Au figuré, homme écervelé, étourdi, sans réflexion. Le comte Jaubert donne dans le même sens abohifou. - (06)
abaissi : abaisser - (34)
abali (être) : être fatigué - (39)
abali (s') (v. pr.) : se gâter, s'altérer, en parlant d'un aliment, d'une boisson (un vin qui s'abalit) - (42)
abalir (s') : perdre du goût (se dit d'un produit). Ex : "Bouche don ta bouteille ! Ton vin va s'abalie." - (36)
abande : Abondance. « A lieu d'eune omoulette, fa no in matefaim, i fara pu d'abande ». - (14)
abander (v.) : Ne pas abander, faire une petite quantité. Ne pas suffire abîmer : Gâter, détériorer, déchirer, salir. « Ol a to abîmé sa culotte ». - (14)
abarbouler (s') (v. pr.) : écarquiller les yeux, regarder avec insistance et curiosité (syn. s'areûiller) - (42)
abarbouler (s') : rouler des yeux ronds, chercher à voir. Ex : "N’y fésé nuit nouère, j'avais beau m'abarbouler." - (36)
abarbouler (s'). v. pronom. S’étonner de voir une chose qu'on n'a pas encore vue, y fixer son regard avec curiosité. - (06)
abas : (adv) en bas, par terre : « ol a tsé abas » - (27)
ab'asse (ās), sm. farceur, sot, diseur de riens, toqué - (12)
abâtardir. v. a. Supprimer, abolir. Abâtardir un passage, un chemin. - (06)
abâteleux. s. m. Bateleur, charlatan. Abaubi, ie. adj. Surpris, étonné, ahuri, déconcerté. AI ot tout abaubi (il est tout ahuri). Du latin Balbus. - (06)
abâtler (v. tr.) : séduire, tromper par de belles paroles, embobiner - (42)
abâtleux (n. m.) : charlatan - (42)
abattis : bras - (32)
abattouaîr (n') : abattoir - (35)
abaubir. v. a. Surprendre désagréablement, déconcerter, ahurir, stupéfier. Dans certains cas, aplatir, écraser au figuré, sans doute. S'abaubir. v. pron. Se renverser, se dresser sur les mains pour faire l'arbre fourchu (Bléneau). - (06)
abauli, v. a. combler une excavation. - (15)
abaupin (un) : une aubépine - (39)
abaupin. s. m. Aubépine. Aléa spina. - (06)
abbatadze : abattage - (34)
abbate : abattre - (34)
abcher (v. int.) : sortir de l'œuf, en parlant du poussin ou de l'oiseau nouveau-né - (42)
abe (n. m.) : arbre - (42)
abe : arbre. Plutôt féminin !...on dit : une abe. - (36)
abecqué (ée). adj. Fatigue, affame à n'en avoir plus de bec, à n'avoir plus la force de manger. De a privatif et bec. - (06)
abeigé : insulté. (S. T III) - D - (18)
aberdir : rendre berdin (voir ce mot). III, p. 50-7 - (16)
aberdir. v. n. Aller trop vite, aller à l'étourdie. - (06)
abergouelles : insectes d'eaux, petites crevettes d'eau douce. - (36)
aberlucoter. v. a. Eblouir, frapper les yeux par un éclat trop vif. Il fait de tels éclairs que j'en suis aberlucoté. - (06)
aberluté (ée). adj. Qui a la berlue, qui ne voit pas bien. - (06)
aberluté (être) : être ébloui - (39)
aberluté : éblouir - sens passif. Ex : "J'seus bramant aberluté." - (36)
aberluter (v. tr.) : éblouir, aveugler, en parlant d'une lumière violente (y'a l'soleil qui m'aberlute) - (42)
abertâs (n. m. pl.) : fouillis, amas confus d'objets - (42)
abertas (toujours au pluriel) : choses ou objets qui gênent le passage. Ex : "La cour du Baptiste, c'est qu'un abertas !" - (36)
abeucquer : donner la becquée - (35)
abeuger. v. a. Ranger, mettre de côté. On dit aussi abeurger. - (06)
abeûraiche (y s') : (exp. à Sivignon) le temps se couvre - (27)
abeuré : gros nuage, cumulus prédisposant à l'orage. A - B - (30)
abeuré : gros nuage, cumulus, prédispose à l'orage - (26)
abeurêchi (s') v. (de bure). Se gâter, en parlant du temps. - (41)
abeurer (s') (s'aceurna) : devenir menaçant, s'assombrir en parlant de la météo - (34)
abeurnonciau : beaucoup, à saturation. « Y’en cheu abeurnonciau » : Il en tombe (choir) beaucoup…à l’excès. Du latin ecclésiastique ab renuntio (au renoncement). - (40)
abeurnonciau, loc. à renoncement, en trop grande quantité, trop : « Ol en a fiôlé abeurnonciau ». - (09)
abeurnoncio, adv. beaucoup (il pleut abeurnoncio). - (43)
abeurnonziô : (adv) en grande quantité « y pyout abeurnonziô » : il pleut à verse. - (27)
abeurrée : averse. (S. T IV) - B - (18)
abeursat. s. m. Sac de toile dans lequel les bergers et les mendiants mettent leur pain. Se dit sans doute pour havre-sac, dont il semble être une forte altération, le v, dans certaines contrées, prenant souvent le son du b, et vice versa. - (06)
abeutner (s') v. Gâter, pourrir. - (41)
abeuzé, v. a. amuser. - (15)
abeuzer, v. a. amuser, retarder. - (17)
abille, adj. habile. - (12)
abille, vite. - (19)
abillot. s. m. Billot de bois, bûche. - (06)
abimer, v. tr., frapper, meurtrir : « Ol ainme tant sa fonne, qu'ô l’abime de coups ! ». - (09)
abimer, v. tr., salir, gâter, détruire : « En jouant, ôl a trop couru ; ôl a tôt abimé sa culotte, é peu ô s'a étou abimé l’pied ». - (09)
abionde : triton, grosse salamandre noire, à rayures jaunes vivant en terre fraîche - (31)
abionde, ablonde : petite salamandre que l'on trouve dans les vieux puits. - (23)
abisois. s. m. Grand vent, le vent de bise. - (06)
abistrogni v. (du lyon. abistrogner) Détériorer, abîmer. - (41)
ablançoire, balançoire, avec cette différence que ablançoire indique mieux que balançoire l'action de lancer d'un point vers un autre la personne qui se tient sur l’ablançoire. - (11)
ablâyer, v., accabler. - (29)
ableger : écraser de coups. (VDS. T IV) - VdS - (18)
abléger et aibléger : Charger. C'est le contraire d'alléger. Voiqui un âbre qu’ast aiblégé : c'est-à-dire chargé de fruits. Dans l'Yonne, on dit bléger. Dans les villages de la Côte, on nomme aiblégie le premier tour de pressoir donné sur un sac de raisins. - (08)
abliessa, gratiole. - (03)
abôchi, v. a. renverser un objet face contre terre : abochi un pot, un cuvier. - (17)
aboifou : agité - apeuré - affolé (prononcer : abouéfou) Ex : "En passant avec yeu'auto, mes poules courin' coum' des aboifous !" - (36)
aboirer, aboirou, abreuver, abreuvoir. - (03)
aboirer. Abreuver les bestiaux. Se dit aussi plaisamment des hommes. - (02)
abôli, v. a. combler une excavation. - (17)
abolir, gâter, annuler. - (03)
abolir, v. tr., démolir, abattre : « O veint d’abolir sa cadole, por la r' monter ». - (09)
abomifreux (adj.) : très laid, affreux, horrible à voir - (42)
abonde : faire de l’abonde = récolter avec un bon rendement. A - B - (30)
abonde (de l') : trouver largement ce qu'il faut pour satisfaire tout le monde. Ex. : "A r'prend don des truffes, na d'labonde, la Lucie, alle a pas apargné la marchandie." - (36)
abonde : (nf) volume, quantité : « y fait pas bié d’abonde » - (27)
abonde n.f. Abondance. Vés la Raymonde y'a d'l'abonde : il y a de la quantité. Y fait d'l'abonde : cela fait du profit. - (41)
abonde, s. f., quantité, abondance : « Mettez c'qui dans la panière; i f'ra d' l’abonde ». - (09)
abonder : (vb) travailler vite et bien : « t’abondes pas ! » - (27)
abonder : travailler vite et bien - (31)
abonder v. Suffire. - (41)
aborgnir. v. a. Eborgner, rendre borgne. I m'a aborgni d'un coup de pierre. - (06)
abossumer, v. tr., donner des coups de poings. - (09)
aboteloup : charlatan. - (23)
aboter. abouter, v. a. Aboutir, toucher, joindre par un bout. Mon champ aboute au chemin. Du bas latin abbotare. - (06)
abouailler. v. a. Renverser, ébouler. - (06)
abouairer : abreuver - (35)
abouairer : donner à boire - (35)
abouairou (n') : abreuvoir (rivière) - (35)
abouchan : Tourné abouchan, tourné de telle sorte que ce qui devrait être dessus se trouve en dessous. « Ol est couchi abouchan » il est couché sur le ventre, la bouche en dessous. - (14)
abouchau, s. m., sorte de panier dont on se sert pour pêcher. - (09)
aboucheton (à l’). Placer un vase à l'aboucheton, c'est le mettre la bouche en bas. - (08)
abouchi (s') (v.) : Se couvrir en parlant du temps. « Le temps s'abouche ». - (14)
abouchi, v. a. renverser un objet face contre terre ; abouchi un pot, un cuvier. - (15)
abouchon (à l’), loc, sur le nez, par terre ; « En montant su la levée, ôl a tombé à l'abouchon ». Cela se traduirait bien par : s'est flanqué le nez par terre. Cette loc. a voulu dire d'abord : tomber sur la bouche. On dit aussi : être en abouchon, dans le sens d'être courbé : « C'te pauv' vieille, ail' marche en abouchon ». (V, A boucheton, bouchon). - (09)
aboudrier. v. a. Ecraser. - (06)
aboudriller (v. tr.) : écrabouiller, réduire en bouillie - (42)
abouère, m. : boisson pour le repas. (M. T IV) - Y - (18)
aboulé. : Jeter, pousser vers. - (04)
aboulée. s. f. Accouchée, en parlant d'une femme. - (06)
abouler : donner, rendre. Généralement très impératif : « Aboule ce qu’t’dois ! ». - (40)
abouler : ébouler - (35)
abouler, v. tr., jeter, envoyer, amener en certaine abondance. Souvent employé au jeu : « Eh ! m'n émi, j' t'ai gagné... aboule ! aboule! ». - (09)
abouler. v. n. Venir, apporter, donner. Les enfants disent souvent dans leurs jeux : Aboule, pour donne, apporte. C'est sans doute, dans le même sens, qu'on dit d'une femme qui accouche Elle est en train d'abouler, all' aboule, ail' ot aboulée. - (06)
abouris, s. m., de l'ancienne marine fluviale. Bateau d'un train, où l'on attache les cordages et les amarres tirés par les chevaux. - (09)
aboutai, apporter.- Aboute donc, c'est-à-dire donne donc (Châtillon). - En terme de grimoire on appelait about un fonds assigné à un créancier. Abouter, c'était apporter ce qui était dû. (Voir la coutume de Metz.) - (01)
abouter, v. intr., aboutir, toucher à : « Son champ aboute su l’ mien ». - (09)
aboutonné, boutonner ; s'aboutoné, se boutonner; s'désaboutoné, se déboutonner. - (11)
aboutonner (v. tr.) : boutonner - (42)
aboutonner : boutonner - (32)
aboutonner : boutonner. Ill, p. 5-2 - (16)
aboutonner, v. tr., boutonner : « Eh ben ! t' n'aboutonnes pas ta biaude ? ». - (09)
aboutonner, v., boutonner : aboutonne-toi don ! - (29)
aboutsi (s') v. S'aplatir, s'étendre, s'étaler, tomber à plat ventre. - (41)
aboutson (en) loc. adv. (de bouche). A plat ventre. Tsère en aboutson : tomber face contre terre. - (41)
aboutson : à l'envers, le fond en l'air, etc. - (23)
abra : cri de joie, de colère, de terreur, etc. - (23)
abraer (Syncope d'abraser) v. a. Renverser violemment, détruire, écraser du latin abradere, qui fait au participe passé abrasus. - (06)
abrais (pour abrasis). s. m. Débris, démolitions. Bâtiment en ruine, ou mal construit, mal organisé. Au figuré, femme mal fagotée, mal bâtie. C'est un vrai abraïs que cette femme-là. Du partic. passé latin abrasus. - (06)
abrancher. v. a. Blesser nn oiseau à l'aile, l'abattre de dessus la branche. - (06)
abraser : aplatir - écraser. Ex : "L'orage ? Il a abrasé tout mon blé !" - (36)
âbre : (nm) arbre - (27)
abre : arbre - (31)
abre : arbre - (34)
abre : Arbre. « In greu abre » : un gros arbre « L 'abre de la liberté » arbre planté en 1848 sur la place publique. - (14)
âbre : arbre. Vaugelas a écrit qu’à la Cour on disait « abre ». - (40)
âbre : un arbre - (33)
abre macchabe, m. : nuage qui présage la pluie. (M. T IV) - Y - (18)
âbre n.m. Arbre. - (41)
abre, arbre et grosse pièce de bois traversée de deux barres servant à la faire tourner et à mouvoir, par ses tours sur elle-même, la roue des vieux pressoirs. - (11)
abre, arbre. - (03)
abre, arbre. - (19)
abre, s. m., arbre : « Les autres fois, y avot iqui de grands âbres ». - (09)
abre, s.m. arbre - (28)
âbre, sm. arbre. - (12)
abre. s. m. Ancienne prononciation, conservée chez nous, du mot Arbre. Des Abres morts. Un bel Abre. Au temps de Vaugelas, le beau monde de la cour ne disait pas autrement. - (06)
âbre-cabri. s. ni. Nuage cotonneux ressemblant à un arbre, qui apparait dans la soirée et qui, suivant la direction dans laquelle on le voit, présage la pluie ou le beau temps (Perreuse). - (06)
abredener, attredener : apprivoiser un animal - (31)
abredzi : se percher. - (23)
àbrée. s. f. Cep de vigne embrassant le tronc d'un arbre. - (06)
abrelin, petit arbre de jardin. - (03)
abrelodi, gâté, désœuvré. - (03)
abresai. : Havre-sac. (Del.) - (04)
abressiau, s. m., petit mât élevé sur un train de bois ou sur un bateau, et à l'aide duquel les mariniers établissent une voile, ou auquel ils attachent une corde pour tirer de là sur le bord (arbrisseau est-il étranger à ce mot ?). - (09)
abreure, s, f. 1. bruyère. 2. clématite. - (15)
abreuver, imbiber. - (19)
abreuver, v., tr., imbiber d'eau pour faire gonfler le bois ; s' emploie surtout pour les tonneaux ; jamais pour les animaux (on les fait boire). - (29)
abreuvouaîr (n') : abreuvoir (auge) - (35)
abric'eut : Prononcez : abrikeut. Abricot. « Des abric 'euts bien meus (mûrs) ». - (14)
abric'euté : Abricotier. - (14)
abricotay, s.m. abricotier. - (29)
abricoteil : un abricotier - (33)
abricoter. v. a. Casser les branches d'un arbre. - (06)
abrière, m. : verger. (M. T IV) - Y - (18)
abrigas. s. m. pl. Objets de minime importance. Voyez Abringats. - (06)
abrignauder : perdre son temps. - (23)
abriguats. s. m. pl. Vêtements et objets mobiliers de peu de valeur, jetés pêlemêle. Semble être le même qu'abrigas. - (06)
abrisac, abresac, sm. havresac. - (12)
abrisac, musette. - (20)
abrivent, s. m., sorte de paillasson tressé avec la paille du panis. Il est utilisé pour les fours et les garnitures de fumiers. - (09)
abro – indique généralement des objets de peu d'importance, et plus spécialement un vase dans lequel on met par exemple, le repas d'un enfant, le manger des petites bêtes. – Note pliaicair à portant pliain de tote sorte d'abro. – Daudi aipote voué ton abro qui te beillâ des faiviôles. - (13)
abrogi : abroger - (35)
abrondi : crépuscule. A - B - (30)
abrondi (s') Se couvrir, s'obscurcir. - (41)
abrondi : crépuscule - (26)
abrondi : crépuscule - (31)
abrondie (à l'), loc. au crépuscule. - (17)
abrot, s.m. écrou de bois, pièce du pressoir entourant la vis. - (28)
abrouster. v. a. et n. Rogner, Couper le brout des arbres, les broustilles, les broussailles pour les bestiaux. Du bas latin abrostura, droit de faire brouter le bétail, dans certains cas, sur certaines terres. - (06)
abséethe. s. f. Absinthe (Etais). - (06)
absteni (s') : abstenir (s') - (35)
abuer (s'). v. pronom. Se dit, par syncope, pour s'abuger, s'abuser, lesquels se disent eux-mêmes l'un et l'autre pour s'amuser. On dit aussi s'ébùer, s'ébuser. Jeannot Collin, quand il était petit, s'ébusait ben tout seul. - (06)
abuote, ebuote. s. f. Jouet d'enfant. Se dit pour abusotte, amusotte. - (06)
abusi : abuser - (35)
abû-yer (s'), v., s’amuser, se faire rire. - (29)
abymé, ce qu'on a souillé, gâté et dont on n'a pas eu soin. - C'est par une singulière extension qu'on a atténué ainsi (dans le Châlillonnais, par exemple) le sens du mot abimé, qui signifie perdu, anéanti... - (01)
acabaîchi v. (de cap, tête, et baissé). Courber. - (41)
acabassé: accablé. - (23)
acabêchi : courbé par la vieillesse. A - B - (30)
acabêchi : courbé par la vieillesse - (26)
acabéssi, v. a. aplatir à demi. - (15)
acabit : espèce - (26)
acabit : espèce - (31)
acabit n.m. Espèce, genre, individu. - (41)
acagnardi (s') : Acagnarder, s'engourdir, se blottir. - (14)
acagnardir (s') t. pronom. Faire le cagne, le paresseux ; se coucher, s'étendre comme un chien. Du latin canis. - (06)
acagnardir (s'), v. pr., s'acagnarder. - (09)
acagner. v. a. Provoquer, exciter, taquiner proférer des injures contre quelqu'un, figurément, aboyer contre lui comme un chien. Du latm canis. - (06)
acailler, accailler (s'). v. pronom. Ecarter ses bras et ses jambes pour faire la roue. - (06)
acaler : écosser. Ex : "Faut qu'jacalint les pois avant qu'ils chan - nissent." (Le pois étant le haricot). - (36)
acaler. v. n. Souffrir, endurer de grandes peines. All' en a ben acalê la pour' femme. On dit mieux ecaler. - (06)
acalonner, acalouner, ecalouner. v. a. Poursuivre à coups de pierres ou d'autres projectiles. Forte altération du mot canonner. - (06)
acaman. s. m. En général, invalide, impotent. Dans le sens absolu, manchot, qui est sans main, qui n'a qu'une main. Voir acamander. - (06)
acamandé (adj.) : placé dans une situation difficile et peu enviable, par suite d'une infirmité, du décès d'un proche, ... (Eh mon poûre vieux, t'es bin acamandé (tu es bien à plaindre)) - (42)
acamander : affliger - handicaper. Ex : "Avec ta patte cassée, te v'la ben acamandé !" (S’emploie exclusivement avec l'auxiliaire être). - (36)
acamander. v. a. Dans le sens absolu. Rendre impotent, priver d'une main. Par extension et figurément, fatiguer, exténuer, paralyser. De ac, particule affirmative et complétive, de a privatif et de manus. - (06)
acant'a : en même temps que - (39)
acaper (s'). v. pronom. Se roidir contre une difficulté se retenir, s'arc-bouter pour ne pas tomber. On dit, en bon français, Se camper, se mettre en garde, s'affermir sur ses jambes, sur ses pieds. - (06)
acaper(s') (v. pr.) : s'exciter - (42)
acaquelourdir. v. a. Etourdir d'un coup donné sur la tête. - (06)
acardzi : village où les habitations sont très proches et mal disposées. A - B - (30)
acardzi : village où les habitations sont très proches et mal disposées - (26)
acardzi n.m. Ecart, hameau où les maisons sont groupées. - (41)
acaré, v. a. cerner dans un coin, ou «care ». - (15)
acarer, v. a. cerner dans un coin, ou « care » : acarer une vache échappée. - (17)
açarvaler v. Saboter, abîmer. - (41)
acassi : arraché, recroquevillé en parlant d’une personne (voir acouéri*). A - B - (30)
acassi : arraché, recroquevillé - (26)
acassi : recroquevillé - (31)
acater, v. tr., acheter, faire emplette de. - (09)
acaur, m. : portion mal cuite d'un pain ou d'un gâteau. (M. T IV) - Y - (18)
acbi : Accroupi. « Ol était acbi daré la boucheure » : il était accroupi derrière la haie. - (14)
acc. s. m. et ace. s. f. Herse. Se dit pour arc et arche. - (06)
accablié : Accablé. - (14)
accabyi : accabler - (31)
accagnotir (s'). Se tenir quelque part avec paresse sans vouloir en bouger. Etym. cagne ; voyez ce mot. - (07)
accalancé : installé confortablement - (39)
accasi (s') : accroupir - (34)
accassonner : (vb) mettre en tas - (27)
accatsi : s'accroupir. - (23)
accaux (d') : pourquoi ? - (05)
accenser. v. a. Amodier, affermer, donner à cens, prendre ou donner a bail. - (06)
accerter. : Attester (du latin ad certare). Coutumes de Beaune, 1370. - (04)
accessouaîre (n') : accessoire - (35)
accessouaîr'ment : accessoirement - (35)
acc'eu (Nom) : Accord « L 'acc 'eu règne pas dans leu ménage ». - (14)
accider. : Arriver par accident. Franchises de Seurre, 1341. - (04)
accin. s. m. Enclos attenant à une habitation. Du latin accingere, accinctus. - (06)
accmoder : accommoder - (34)
accmoder v. Accomoder. - (41)
accoder v. Accouder. - (41)
accoindre (y s’) : (vb) le temps se gâte - (27)
accointai (s'), se lier intimement ; se dit particulièrement d'une liaison des deux sexes.- Le vieux mot français coint signifie joli, agréable... - (01)
accointer (s'). : (Dial.), s'accointai (pat.), se lier avec quelqu'un. - (04)
accompagna : accompagner - (35)
accordâilles n.f.pl. (fr. accordailles). Première visite officielle des parents du garçon aux parents de la jeune fille avant les fiançailles. - (41)
accorder : Se dit du geste des batteurs en grange qui frappent en cadence avec le fléau le blé étendu dans l'aire. - (14)
accords, s. m,, accordailles, fiançailles : « La Tiennette reveint prou à not' fieu j' vons faire les accords dimanche ». - (09)
accorraudi v. (de corroyer, préparer, dégrossir, travailler, malaxer toutes les matières, du cuir à la terre). 1. Durcir, endurcir. 2. Fig. Endurcir. - (41)
accot. (Se mettre à l’) : S'abriter contre la pluie, le froid ou la chaleur, s'accoter. Pour ne pas eite moyé, i me sens mis ai l’aiccot pendant lai pleue. Les Autunois disent : ai l'aicouan et les Châtillonnais : ai l’acoyo. En terme de jardinage, un accot est un amas de fumier autour d'une couche. M. Mignard tire ce mot du sanscrit acaya : je ne suis pas assez savant pour le contredire. - (08)
accoter. v. a. Appuyer, ranger sur le côté. – Accoter (S'). v. pron. S'appuyer, se ranger sur le côté. S'accoter contre un arbre, contre un mur. - (06)
accotoires. s. m. pl. Sorte de hausses mises autour d'un envier, d'un tombereau, d'une hotte, etc., pour en soutenir le trop plein. A Auxerre, on dit des écoutoires. - (06)
accoublier: accoupler, assortir. « Ces deux bûs (bœufs) sant bien ccoubliés ». - (14)
accoublir (s'). v. pronom. S'asseoir sur ses talons, s'accroupir. - (06)
accoudouaîr (n') : accoudoir - (35)
accouer : (vb) atteler - (27)
accouer : atteler une remorque - (26)
accouer v. (v. fr. attacher par la queue). Atteler en remorque. - (41)
accouer: (vb) atteler - (27)
accoutieau, accotoir, appui. - (03)
accoutrer v. Vêtir d'une façon peu seyante. - (41)
accoutumance. s. f. Coutume, habitude. - (06)
accrècher : attacher une vache à l’auge, la crèche, à l’aide d’une chaine et de façon plus globale rentrer tous les animaux dans les bâtiments pour la période hivernale. - (37)
accreubaîchi, accrobaîchi v. Accroupir, baisser, courber. Voir acabaîchi. - (41)
accreup'ter (s’) - se mettre à creup'ton : accroupir (s') - (35)
accreupton : accroupi - (34)
accreupton adj. Accroupi. - (41)
accreuptonner (s') : s'accroupir - (34)
accreuptoñner (s') v. S'accroupir. - (41)
accreut : Déchirure. « Alle a fait in biau accreut à san devanté » : elle a fait une belle déchirure à son tablier. - (14)
accreutsi (accrotsi) : accrocher - (34)
accreutsi, accrotsi v. Accrocher. - (41)
accrobâichi, accreubâichi v. Accroupir, baisser. - (41)
accroc : (nm) cueille-fruits - (27)
accroc : crochet pour cueillir les fruits - (31)
accroc n.m. Crochet pour abaisser les branches des fruitiers en vue de la cueillette. - (41)
accrochi : accrocher - (35)
accrochou (n') : accrocheur - (35)
accrotsi (accreutsi) : accrocher - (34)
accrotsi : accrocher - (31)
accruchi : Agrafer. « Accruche me dan » : agrafe moi donc. - (14)
accruës, broussailles d'un pré, etc. - (03)
accueudre, aiguillonner. - (03)
acculer, v. faire basculer (j'ai acculé le tombereau). - (43)
accuter, écouter. - (03)
accutsi : accoucher - (31)
a-ce ? Est-ce ? A-ce ici le moitre ? Est-ce ici le maître ? - (00)
ace t'heure : maintenant - (32)
acein : clos (jardin ou autre). (F. T IV) - Y - (18)
acertainer, affirmer, donner l'assurance qu'une chose est certaine. - (20)
ac'eulé : Accroupi « In ban vendange ou ne s'ac'eule pas au pid du chot » : un bon vendangeur ne s'accroupit pas au pied du cep. - (14)
aceuler : déverser par l'arrière - (34)
ac'eulére : Fatigue que l'on ressent dans les cuisses quand on s'est trop longtemps ac'eulé « Quan an s'est ac'eulé tot le jo an a l'ac'eulère quand y est né ». - (14)
aceurna (s') (abeurer (s')) : devenir menaçant, s'assombrir en parlant de la météo - (34)
achâhigner (v. tr.) : déchiqueter - (42)
achâner, v., achever une bête blessée. - (29)
achardon (n. m.) : chardon - (42)
acharni (s') : acharner (s') - (35)
acharnir. Voyez écharnir. - (06)
acharreu, écharrer. v. a. Echauder avec de l'eau bouillante. Chien écharré craint l'eau froide. - (06)
achati (v.) : Affriander, allécher. « Ol y est achati ». - (14)
achati, adj., habitué aux friandises. - (09)
achati, v. tr., allécher, montrer un appât, attirer, amadouer. - (09)
achatie : Appât, amorce. « Tan fû (feu) ne prendra pas, te n’y a pas mis prou d'achatie ». (pas assez de petit bois). - (14)
achâtir (C.-d ., Chal., Y.), échaiti (C.·d. ), aichati (Morv. ). - Allécher, amadouer, attirer par l'appât de la gourmandise, par des chatteries ; rendre chat, c'est-à-dire friand, délicat comme chat, et, par extension, amollir. - (10)
achatir. Deux sens : 1 - Allécher par les mêmes procédés dont on se servirait pour un chat, par quelque caresse ou quelque friandise ; 2 - Devenir très délicat, gourmand, difficile. Etym. chat et a, ad, devenu chat. Ce mot s'est répandu dans l’est, en Franche-Comté' notamment. - (07)
achatir. v. a. Attirer, prendre par la gourmandise. - (06)
achavoner, v. n. tourner un attelage de labour à l'extrémité d'un champ (vieux français chavon, extrémité). - (17)
ache, arche, s. f. Coffre, huche au pain. Du latin arca. - (06)
acheiller (n. m.) : échalier, petit échelle servant à franchir une clôture - (42)
acheniller. v. a. Chasser, repousser avec violence quelqu'un qui l'a mérité le mettre dehors, comme on chasse un chien du chenil. On dit, dans certains pays, faire décaniller. Ces trois mots, acherniller, chenil et décaniller, dérivent du même mot latin canis. - (06)
acheteut : Aussitôt (voir asseteut). - (14)
acheudzi : installé. A - B - (30)
acheudzi : installé - (26)
acheudzi, asseudzi v. (lat. assidere, asseoir auprès de) 1. Asseoir, installer, rendre indépendant. 2. Bien assembler, fixer solidement, assujettir. - (41)
acheumer : entasser - (34)
acheuri v. Assurer. - (41)
acheurtoir, s. m., lisiège. - (29)
achevri (n. m.) : espèce de carotte sauvage - (42)
achinte (n. f.) : chacune des deux extrémités d'un champ, qu'on laboure transversalement (syn. défrontue) - (42)
achiter (s') (lat. pop. sitare, mettre en place) v. S'asseoir. - (41)
achlotte (n. f.) : échelette, ridelle placée sur le devant d'une charrette afin de maintenir le chargement - (42)
achter : acheter - (34)
ach'ter : acheter - (35)
achtheûre adv. Maintenant, actuellement. - (41)
achtôt, dachtôt adv. Bientôt, aussitôt. - (41)
ach'tou (n') : acheteur - (35)
âcle, (en) en âcle, démoli, percé, usé ; des souliers en âcle : des soulés en âcle. - (28)
acles (en), loc. se dit d'étoffes, de linge, de vêtements usés ou très déchirés : « Ah ! ce p'tiot drôle ! ô m' met toutes ses afâres en âcles ». - (09)
acloter (s'), v., s'accroupir sur les talons pour vendanger ou cueillir les légumes. - (29)
acmeude : Fricassée, préparation culinaire. « Fâ nos eune bonne acmeude de faviolles » : fais nous un bon plat de haricots. - (14)
acmeuder : Accomoder. « Des tapines acmeudées au lâ » : des pommes de terre préparées avec du lard. - (14)
ac'moder, v. tr., accommoder, préparer. - (09)
ac'moûder - ec'moûder : accommoder - (35)
acner v. (or. inc.) Bégayer. Conjug. Dz'acone. - (41)
acnî (adj.) : d'une maigreur extrême (syn. dég-netté) - (42)
acni (être) : fatigué, las. Ex : "Les vaches m'ont fait couri', j'seus acni !" - (36)
aco, abri couver ; se mettre à l'aco, se garer de la pluie sous un aco. - (11)
acoi (à l'), loc. a l'abri de la pluie. - (15)
acoinchan (n. m.) : dans un champ de forme irrégulière, partie qu'on doit labourer séparément - (42)
acoindri : bien peigné, lissé - (31)
acoïöt (ai l’), loc. a l'abri du vent. Voir soute. - (12)
acoîri v. (dérivé du lat. cooperire, operire, qui a donné couvrir en français) Aplatir, voûter, recroqueviller. - (41)
acoiser et s'acoiser. : (Dial.), acoisai et s'acoisai (pat.), du latin acquiescere, signifie se mettre en un lieu où le vent est coi (quietum) et n'a plus de prise. - (04)
acoité, v. a. se dit des rameaux qui s'inclinent vers la terre sous l'effet de la pluie. - (15)
acoiter, v. a. se dit des rameaux qui s'inclinent vers la terre sous l'effet de la pluie : l'averse a acoité le sarrasin. - (17)
acorci, v. tr., accourcir, abréger : « En coupant po les prés, j' ons brament acorci la route » (V. Pu court). - (09)
acôrder, v. tr., accorder. - (09)
acoriau. s. m. Écureuil. - (06)
acorner. v. a. Elaguer, couper les jeunes branches, les vrilles, les cornes de certains arbustes, de certaines plantes. Acorner la vigne. - (06)
acòt. - Voir : Cot. - (10)
acoter : appuyer, consolider, soutenir. - (05)
acoter, v. tr., fermer, étayer, soutenir. (V. Acouter). - (09)
acouâiller (s') (v. pr.) : se ramasser sur soi-même, se recroqueviller - (42)
acouassé : ramassé comme une poule dans son nid, aplati (talon d'une pantoufle) - (39)
acoué (à l'), loc. à l'abri de la pluie : courir se mettre à l'acoué (du latin ad quietem). - (17)
acoué : abri - se mettre à.... Ex : "Avec ce bon Dieu d'orage, j'ai pas eu l'temps d'me mett' à l'acoué !" - (36)
acouée, s. f., abri ; se mettre à l'acouée ! - (29)
acouer : mettre un véhicule en remorque derrière un autre. A - B - (30)
acouer : atteler l'un derrière l'autre - (34)
acouer : mettre un véhicule en remorque - (31)
acouer. v. a. Du latin cauda. Attacher à la coue, à la queue, ainsi que le font les maquignons pour les chevaux qu'ils conduisent aux foires, attachés à la queue l'un de l'autre. - (06)
acouéri : syn. de acassi*. A - B - (30)
acouéri : voir acassi - (26)
acouéru, écoru : écureuil - (31)
acoueson, acoinçon, acoinson (pour écoinçon, écoinson). s. m. Triangle dans un champ ; raies de plus en plus courtes dans un champ formant trapèze. En général, objet placé dans une encoignure, dans un angle. - (06)
acouésonner. v. a. et n. Finir en acouéson, en écoinson, en raies de plus en plus courtes, en parlant d'une terre labourée. - (06)
acoussé, v. a. poursuivre vivement, prendre à la course. - (15)
acouté. Ecoutez… - (00)
acouter (du grec axouo, ou du latin auscultare). v. a. Ecouter, et surtout attendre. Acoute-le. J'vas t'acouter. Acouter (s'). v. pronom. Je parle bas. Se dit aussi, plus particulièrement, des personnes qui prennent de leur santé plus de soin qu'il n'est raisonnable, de ceux qui semblent écouter si leur pouls bat plus fort ou plus vite une fois qu'une autre. Je ne dis pas qu'il ne soit pas un peu malade, mais bien certainement il s'acoute trop. - (06)
acouter (s') v. Se croire malade à la moindre petite gêne ou indisposition. - (41)
acouter : (vb) écouter - (27)
acouter : Ecouter. « Acoute dan voir » : écoute donc. - (14)
acouter v. Ecouter. - (41)
acouter, v. tr., accoter, accouder, appuyer. (V. Acoter). - (09)
acouter, v. tr., écouter : « Acoute ! acoute ! j’vas t’bailler quête chouse ». - (09)
acouter. Ecouter - (02)
acouteumer une chose, loc. pour s'accoutumer à une chose : « J'ai acouteûmé mon vare de vin blanc tos les maitins ». - (09)
acoûtiau : appui, parapet, rampe. - (40)
acoutiau, s. m., accotoir, rampe, appui, parapet. - (09)
acouver, v. a. attacher à la file, à la queue. - (17)
acoyo, expression bourguignonne du Châtillonnais. Se mettre à l' acoyo du vent, signifie se meltre à l'abri du vent... - (01)
acrâ adj. et n. Ecrasé. En ruine, à l'abandon. - (41)
acrâ n.m. Onom. Gros coup de tonnerre. - (41)
acramocher (v. tr.) : ébréché (un bol acramoché) - (42)
acrampouté, v. n. accroupir. - (15)
acrasé : écrasé - (39)
acre : Zeste, membrane sèche qui cloisonne l'intérieur de la noix. « Des acres de calas ». - (14)
âcré interj. et adj. Sacré. Voir sâpré. - (41)
acrepton. Voyez : crepton. - (08)
acrô, s. m., gros hameçon à quatre crochets pour draguer les seaux tombés dans le puits. - (29)
acroûgner (v. tr.) : entamer, écorner, en parlant d'une somme d'argent - (42)
acroupetoner (s'), v. pr., s'accroupir (Voir Aqueùler, Boucheton, Croupeton). - (09)
ac'teu : maintenant - (39)
acubî (s') (v. pr.) : s'accroupir - (42)
acuéri, caressi : caresser - (31)
acuison, acuson et accusson. - Contestation, amende. Charte de 1270. - (04)
aculer, v. tr., éculer : « Ton p'tiot marche ben mau ; ôl a tôt aculé ses souleis ». - (09)
acùyé, v, a. attacher à la file, à la queue. - (15)
adan. Ardent, ardents. Eüille adan, yeux ardents. - (00)
adfi : engrais, fumier. A - B - (30)
adfi v. (du lat. aedificare, construire une maison) Elever, cultiver, acclimater une plante, un animal. Voir attrauder. - (41)
âdiè : aider - (33)
adigrai, s.m. marches d'escalier ; à Saint-Germain-du-Plain, on dit esgra ; balayer les escaliers : panna les esgras ; à Touches, on dit rmaer les adigrai. Prononciation adigrailles ("l" mouillée). - (28)
adivin ; adv., pourquoi ? - (29)
adje (dj. = d mouillé), sf. aide. - (12)
adjugi : adjuger - (35)
adodiner v. (du v. fr. dodiner, bercer, caresser). Cajoler. - (41)
adolicher. v. a. Dorloter, soigner trop bien, gâter. Des enfants adolichés (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
adon - Eh bien, c'est pourquoi. - Adon, allez brâment. - Adon, vô fairâ ben de ne pas causa ai ces gens qui. - (13)
adonfe : à demeure pour l'année (un valet est loué —). - (23)
adoûssi - accoûter : adosser - (35)
adouvin ? : D’où ça vient ?. Pour quelle raison ? Au nom de quoi ? Comment se fait-il ?... - (40)
adoux : tous les corps gras utilisés en cuisine. - (23)
adoux n.m. Corps gras pour cuisiner. - (41)
adrache : Adresse. « T'as fait in biau cô d'adrache! »: Tu as fait un beau coup d'adresse, donc une grosse maladresse. - (14)
adrachi : Adresse. Prov. « Vaut mieux s’adrachi au Ban Dieu qu'es saints » : vaut mieux avoir à faire au maître qu'à ses subordonnés. - (14)
adrait : adroit - (35)
adrait, adroit. s. m. Se dit souvent pour endroit. L'adrait, l'adroit d'une étoffe, le côté opposé à l'envers. Se dit, quelquefois pour adresse. Ne pas savoir s'y prendre d'adrait. - (06)
adrait, aite. adj. Qui a de l'adresse, qui est adroit. Ah mon pour' peut, que t'n' es donc gué adrait. - (06)
adrat : Adroit. « Ol est bien adrat ». Ironiquement : « Ol est adrat c'ment in chin de sa coue » : il est adroit comme un chien de sa queue. Manière, façon. « S'y prendre de la bonne adrat » : s'y prendre adroitement. - (14)
adratement (adv.) : Avec adresse. - (14)
adressi : adresser - (35)
adret (avoir de l') : savoir s'y prendre pour faire un travail - trouver le bon geste, la bonne position - savoir par où commencer. Ex : "L'pour'houme, il a pas d'adret, ar'gadez don coument il fé ses jarbes." (jarbes = gerbes). - (36)
adret : adroit. IV, p. 21-4 - (16)
adret, m. : côteau ensoleillé propice à culture de la vigne. (M. T IV) - Y - (18)
adrêt, s. m., adroit, habile. - (09)
adreû : adroit - (31)
adreut(e) : (adj) adroit(e) - (27)
adroictement. : (Du latin ad directum) selon le strict droit. - (04)
adroit : endroit de quelque chose. Par opposition avec « envâr » qui est l’envers. Si ce n’est une déformation de « endroit », adroit pourrait venir de « adret » : le côté (de la montagne) exposé au soleil. - (40)
adroit, s. m., l'endroit d'une étoffe, d'un linge : Y èt eùne balle robe ; en v'qui l'envar, j' vas vous en montrer l’adroit ». - (09)
adroit. Pour endroit. Etym. mauvaise prononciation du mot endroit. - (07)
adrot, -rette adj. Adroit. - (41)
adruzené, garni de plumes. - (03)
ad'taleu' : tout à l'heure - (39)
aduvin ? pourquoi ? aduvindon ? pourquoi donc ? - (28)
adveni : advenir - (35)
adye, s. f. eau. - (15)
adze : âge - (34)
âdze n.m. Âge. - (41)
adzi : âgé - (34)
adzu (aidzu, adzuer) : aider - (34)
adzu(er) : (vb) aider (p.passé: èdzu) - (27)
adzu, aidi : aider - (31)
adzuer v. (du lat. adjutare, aider) Aider. - (41)
adzuer(adzu, aidzu) : aider - (34)
adzuinde v. Adjoindre, ajouter. - (41)
adzuint n. Adjoint. - (41)
aesmer. : (Dial.), juger, estimer. - (04)
afaire de (l'), loc. adv., environ, à peu près : « Y a l’afaire d’un mois qu'ôl é rev'nu » (ou r'venu). - (09)
afaire et afare, s. m , ustensile, vêtement, nippe, et en général tout ce dont on se sert : « Y ét un afaire en bos qu'ô m'a v'nu emprôter ». « Y é son vouésin qui l’i a baillé c’brave petiot afaire ». - (09)
afaire, s. f., quantité : « Vous n'é point de poumes dans vot' eurti ; moi, j'en ai éune boune afaire ». - (09)
afaiter (v.) : Terminer le sommet, le faite d'une meule de paille, d'une motte de fagots. - (14)
afaré : furoncle (ou plaie infectée), arrivé à maturité. A - B - (30)
afauberti, m. adj. Etourdi, affolé, ahuri. Au figuré, qui a quitté le droit chemin, qui a mal tourné, qui s'est perverti. Voyez afauvertir. - (06)
afaul. : (Lat., ad folium), vendre vin à afaul, signifiait, dans les anciennes chartes, tenir taverne. - (04)
afautri : mou, sans force (comme du feutre). - (25)
afauvertir, afaubertir (ad falsum vertere). Affoler, ahurir, hébéter quelqu'un, lui retourner, lui fausser, lui renverser l'esprit, soit en le brutalisant, soit en lui donnant coup sur coup, avec menaces, des ordres contradictoires. Se dit aussi, figurément, des mauvais conseils, des mauvais exemples, des mauvais livres qui vous détournent du bien en vous faussant les idées, en vous pervertissant l'esprit, le cœur, le sens moral. - (06)
afét’yi, v. a. briser les mottes à l'aide d'un râteau. - (15)
afétrer, v. a. terminer le sommet, le faîte d'une meule de bois ou de paille. - (17)
affaib'illi : affaiblir - (35)
affaîter (v. tr.) : remplir ou charger au maximum (affaîter un tombériau) - (42)
affaîter. v. a. Amonceler, élever en faîte, mettre en comble aussi haut que possible. - (06)
affaizée. s. f. Quantité d'herbes, de menus bois ou autres objets contenus dans le tablier qu'on porte relevé devant soi. Une boune affaizée de luzarne. De faix. - (06)
affalé : tombé à plat ventre, fatigué, membres pendants - (31)
affaler (s') v. Tomber à plat. - (41)
affâre : Affaire, chose quelconque; « Range bien tes affâres ». Commerce, affaires, « Les affâres sant les affâres ». - (14)
affâres : affaires. Dont des vêtements…par exemples. - (40)
affauti, ie. adj. Qui se sent défaillir. J'ai l'estoumac affauti de besoin. - (06)
affener : gagner péniblement. - (23)
affére (n') : affaire - (35)
affergeander. v. a. Affriander. - (06)
afferlicher (s') : se réjouir à l'avance - (39)
affeurmer (s’) : (vb) se louer comme valet de ferme - (27)
affeurmi v. Affermer (les commis), engager du personnel agricole. - (41)
affianné (ée). adj. Essoufflée, qui bat du flanc. - (06)
afficat. s. m. Appétit. Être de bon afficat, avoir bon appétit, n'être pas difficile, trouver toujours tout bon (Villiers-Saint Benoit). - (06)
affichi : afficher - (35)
affichoter (v. tr.) : tailler en pointe (syn. affioûler, apointucher) - (42)
affilée (d') : A la suite, sans désemparer, sans discontinuer. « O nos a chanté quat' chansans d'affilée ». - (14)
affilée n.f. File d'attente. - (41)
affilée. s. f. Suite, file, rangée. – D'affilée, locut. adverb. De suite, sans interruption. - (06)
affilière, affilure. s. f Morceau de fer ou de fonte soudé à l'extrémité du soc d'une charrue pour en refaire la pointe, pour lui redonner du fil. - (06)
affinouaîr (n') : affinoir - (35)
affioler. v. a. Lisser, polir, remettre en place, avec la brosse, les poils d'un chapeau, d'un tissu quelconque, lorsqu'ils sont rebroussés. Au figuré, flatter, caresser, flagorner, ou, comme on dit vulgairement, passer la main sur le dos à quelqu'un. - (06)
affioûler (v. tr.) : tailler en pointe (syn. affichoter, apointucher) - (42)
affiquet : ornement, petit ustensile pour tricoter. - (05)
affiquot. s. m. Petit ustensile que certaines tricoteuses suspendent à leur côté droit pour soutenir leur aiguille, et qui, d'ordinaire, consiste en un simple noyau de pêche ou d'abricot percé en dessus. On ne s'en sert plus guère aujourd'hui. Boiste et d'autres lexicographes donnent affiquet, dans le même sens. - (06)
affiter. v. a. Exciter, agacer, irriter, particulièrement un chien, - (06)
afflan-né (adj.) : efflanqué - (42)
afflanné : exténué. Ex : "J'ai couru avant la puie (pluie), et j'seus bramant afflan - né." (on allonge la prononciation des 2 premières syllabes, et l'on chute sur la dernière). - (36)
affligé adj. Handicapé, diminué par la maladie. - (41)
affligi (être) : Etre dans le malheur par suite de maladie ou d'infirmité. « Ol est bin affligi ce paure bougre ! ». - (14)
afflir. : (Dial.), accabler, tourmenter. - (04)
affoler : Blesser, faire mal. « Je me sus affolé le pid » : je me suis fait mal au pied. - (14)
affouâiller (v. tr.) : effaroucher apeurer, affoler (affouâiller les poules – il est tout affouâillé (se dit d'une personne très agitée)) - (42)
affouberti (adj. et n. m.) : abruti - (42)
affourgnat (pour affouriat, afforiat). S. m. Petit oiseau assez fort pour sortir du nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris - (06)
affourgner, afforier (s'). v. pronom. Se dit d'un petit oiseau assez fort pour quitter son nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris. - (06)
affourure. s. f. Ration de fourrage, nourriture donnée aux moutons dans l'étable. - (06)
affranchi : affranchir - (35)
affrantsi v. Nettoyer avant un premier usage une poêle, une casserole. - (41)
affremer (s'), parti en maître, se piéci : se louer comme valet de ferme - (31)
affrier, effrier (contraction pour efriser, effriter), v. a. Emietter. Quoi qu't'as à effrier ton pain coume ça ? T'as donc pas faim ? Se dit, figurement, comme menace. J'vas te bréger, j' vas t’affrier, te mincer en mouciaux, te mettre en mille miettes. - (06)
affrou : affreux. IV, p. 21-2 - (16)
affrou : goinfre. - (22)
affût (d'). locut. adverbiale. Qui a le fil, dont l'esprit est vif, rusé, bien affûté. On dit à Auxerre C'est un homme d'affût, son père était canon. - (06)
affutchau : matériel hétéroclite - (26)
affuter : aiguiser. - (05)
affutiance, bagatelle.- En vieux picard, on disait affutiau pour exprimer quelque chose de peu d'importance. En latin, fustis signifie baguette, branchage de peu de valeur. - (01)
affutiance. : Bagatelle. - (04)
affutiau : Littré. Brimborion « Qu'est ce que te veux fare de ç't'affutiau ? » - (14)
affutiau : matériel hétéroclite - (31)
affutiau : pierre à aiguiser. - (24)
affûtiau n.m. (v.fr.) Matériel ou vêtements hétéroclites, sans valeur (souvent employé au pluriel). - (41)
affutiau : vêtement ridicule. Par dérision : vouloir faire l'élégant. - (36)
affutiau, s. m., bagatelle, ustensile ou vêtement de peu de valeur. - (29)
affûtiaut, affûtiaux : galopin, énergumène - (44)
affutiaux : (nmpl) vieux habits, nippes - (27)
affutiaux : objet hétéroclite - (32)
affutiaux : vieux habits, nippes - (31)
afilée (tout d'une), loc, d'affilée. - (09)
afiqué, adj., paré, qui a mis ses affiquets, qui est sur son trente-six. Comp. affique (épingle), qui sert tant lorsqu'on s'ajuste, et affiquet a désigné tout objet de toilette. - (09)
afité, v. a. terminer le sommet, le faîte d'une meule de bois ou de paille. - (15)
aflegi (être), loc. avoir des infirmités. - (15)
aflinger : éclabousser - (39)
afôti, celui qui ne mange pas selon son besoin et dont la santé en souffre ; se dit aussi d'un animal. - (11)
afoulé, v. a. contusionner ; causer une blessure interne. - (15)
afouler, v. a. contusionner ; causer une blessure interne. - (17)
afre. adj. Avide, goulu, gourmand, glouton, et, dans certains cas, pingre, avare. Se dit, par suppression de l’s pour safre. - (06)
afre. Transe, effroi, épouvante, horreur. C'est de ce substantif qu'on a formé affreux, puis effroi. - (00)
afuquiau : objet manuel. - (05)
afut’yau, s. m. pl. objets accessoires (sens plaisant) : il a ramassé ses afut'yaux. - (15)
afutchau : ustensile - (34)
afutcho : objet ou matériel hétéroclite. A - B - (30)
afuthiô, petits objets de toilette ou servant à faire diverses petites choses. - (11)
afutiau, s, m., dénomination s'appliquant à toutes sortes d'objet. On dit : «Mes afûtiaux » pour : mes ustensiles, mes outils, etc., tandis que le français affûtiau ne désigne que des brimborions. - (09)
afutiaux (des) : habits, vêtements - (39)
afut'yau, s. m. pl. objets accessoires (sens plaisant) : il a ramassé ses afut'yaux. - (17)
aga ! : (interjection.vb) regarde ! - (27)
aga ! : interjection exprimant la surprise. (M. T IV) - Y - (18)
aga ! aigué ! se dit pour appeler l'attention sur une personne ou sur une chose. Aga le ! le voici. Ce mot doit être un adoucissement de l'eccè des latins. - (11)
aga ! : regarde ! Ex : "Aga ! Té vas tomber !" (Souvent, c'est déjà fait !). "Aga la barrée, al va ben s'sauver !" (Une barrée c'est une vache bi-colore). - (36)
aga (v. tr. impératif) : regarde (aga lu (regarde-le)) - (42)
aga : regarde - (39)
aga don : regarde donc (avec étonnement) - (34)
aga et egué. Interjection admirative qui me parait être l’impératif d'agarder ou regarder, bien qu'on l’ait dérivé du grec ayaw, j'admire. - (08)
aga impératif d'agader. Regarde ! - (41)
aga ! interj. courage !! attrape ! voir ga [ga et aga sont les vieux impératifs de garder et agarder]. - (12)
aga ! ou aigai ! - exclamation pour montrer quelque chose, ou quelque chose que l'on cherchait, dont on parlait. - Aga lu, lâvan. - Aga ! tein le vouéqui. - Aigai. - (13)
aga! excl., sorte d'impérat., d'Agater : tiens ! voilà ! regarde ! « Aga donc ! aga-lu ! Le v'qui ! » (V. Egué !) - (09)
aga, vois, regarde... - (01)
aga. interject. Regarde ! - Aga-lu, Regarde-le ! Au plur. Agadez, regardez ! Du grec agaô, j'admire, je regarde avec admiration On doit dire, au reste, que aga est l'impératif même du verbe agaô. - (06)
aga. Interjection équivalente à voilà. - (02)
aga. Regarde, impératif abrégé du verbe patois argarder, Ce temps seul est usité. - (07)
aga. : Sorte d'impératif. On a dit argarder et agarder comme nous disons aujourd'hui regarder. - (04)
agaçai, provoquer, impatienter quelqu'un. - (01)
agàce (Chal., Y.), aiguaise (C.-d.), aigaisse (Morv.), oyasse (Char.). - Pie, du bas latin agasia. - (10)
agace, accace, le crépuscules (latin "occasum" ?) : s'en veni à l'accace, àl'agace. - (28)
agace. Pie. - (02)
agaci - érigni : agacer - (35)
agaci : agacer - (34)
agaci, agci v. 1. Agacer. 2. Exciter, inciter (un chien) à mordre. - (41)
agacia (n') : acacia - (35)
agacia : (nm) acacia - (27)
agacia : acacia - (31)
agacia : Acacia. Robinia pseudo-acacia. « In ban paicheau d'agacia » : un bon échalas en bois d'acacia. - (14)
agacia n.m. Acacia. - (41)
agacia, acacia, essence d'arbre. - (11)
agacia, s. m., acacia. - (09)
agacin n.m. Cor aux pieds. Ce mot de vieux français (XVIe s.) résulte de la contraction d'œil d'agace (œil-de-pie). Il désigne également un œil de vigne, placé en bas d'une branche et ne donnant jamais de grappe. - (41)
agacin, s. m., durillon, cor au pied : « Quand l' temps veut sanger, y é mou agacin qui m' fait mau ! » - (09)
agader v. (v. fr. agarer, regarder) Regarder. - (41)
agadi : déformer par l'eau en parlant d'un vêtement - (34)
agage, agasse. s. f. Pie. Babiller, faire la belle, se carrer comme une agace. Du bas latin agasia. - (06)
agai (prononcer agaille, avec " l" mouillée) , évier (du latin "aquarium") ; piarre d'agai ; pierre d'évier. - (28)
aga-lou ! exclamation ; regarde-le !, le voilà (cf. italien "ecco lui !") (cf. latin "ecce hoc !".) - (28)
agalu : regarde le - (39)
aga-lu : regarde-le. - (05)
agâs (n. m.) : grosse quantité (des agâs d'iau) - (42)
agas d'yau - amayau - avayau : supposé : amas d'eau, suite à des pluies d'orage. Débordements. Ex : "Anvec ces amayaux, te vas gauger avec tes sabiots." - (36)
agasse : pie. Aussi : jaquette, asshe ; de l’allemand ancien « agaza ».La Fontaine dit agasse dans l’aigle et la pie. - (40)
agasse : pie. II, p. 31 - (16)
agasse n.f. Pie. On dit surtout oyesse. - (41)
agasse : pie. Ex : "Ces bon dieu d’agasses, al vont ben manger toutes mes c’ries !" (= cerises). - (36)
agasse, s. f., pie. - (29)
agasse, s. f., pie; au fig., femme qui parle beaucoup : « Oh ! c'te Claudine, alle bavarde .. Y êt eùne vrà agasse, quoi ! » - (09)
agasse. Pie. Ce nom vient-il du verbe agasser, où bien est-ce agasser qui dérive d’agasse ? Le verbe me parait avoir deux acceptions. - (08)
agât d'eau, s. f. Pluie torrentielle, qui ravage et dévaste. Du vieux mot agaster, gâter, ravager. - (06)
agater, v. tr., regarder. (V. Aga, Aguéter et Ar'gca'der). - (09)
agaye : pluie torrentielle. - (23)
agàyé, v. r. assouplir les membres, les rendre gais sous l'effet des premiers mouvements. - (15)
agayée : flaque d'eau. - (23)
age (d'), loc. adj., âgé : « L' père Ponsot, qu'é-ce qu'ô peut beu avouêr ? — hum ! ôl è d'âge ! ». - (09)
age (en). locut. adverb. En sueur, en eau. Être en age, Être trempé de sueur, être tout en eau. Du latin aqua, et du vieux français aigue, aige, age. C'est donc à tort que beaucoup de personnes disent : Je suis à nage, je suis tout en nage. - (06)
âge : Agé. « Y est in homme d'âge ». - (14)
âge : Content, satisfait, joyeux. « Que nos serins âges, copère (compère) Bliase (Biaise) le jo que nos les mairierins (marirons) ». Vieille chanson. « Etre à son âge » être dans l'aisance Plaisamment on dit d'un homme qu'une pointe de boisson a mis en gaîté : « O n'est pas treu riche ma ol est bien à son âge ». - (14)
age ; un homme d’âge, un homme âgé. - (11)
age, s. f. Nous comptons un certain nombre de mots dont nous avons changé le genre : « La belle âge ! » - (09)
age. adj. Aise, content, satisfait. Ol ot b'n'age, Il est bien aise. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
âgement : Ustensile de ménage « Alle vend bien san laitage pasqu'an sait que ses âgements sant bien tenis preupes (propres) ». Au figuré, on dit d'une personne laide : « Y est in vilain âgement ». - (14)
agements, sm. aisements, ustensiles de ménage. - (12)
agenoiller (s'), v, pr., s'agenouiller. - (09)
ageter : Acheter. « Ol a ageté eune vaiche (vache) à la foire de Tôrneu (Tournus) ». En parlant de quelqu'un qui a plus de sa part de naïveté, on dit : « O n'y a pas ageté ! ». - (14)
ageter, v. tr., acheter. Simple adoucissement de prononciation. (V. Acater). - (09)
ageurla : (nm) pied de houx - (27)
aggleti (pain). Pain mal levé, mal fait, c'est-à-dire agglutiné, collant. - (07)
agi (ï), adj. aisé ; commode ; facile à manier. - (12)
agider (v. tr.) : aider - (42)
agider et, mieux, Ajider. r. a. Seconder quelqu'un, l'aidera faire son ouvrage. Du latin adjuvare. - (06)
agissance, s. f., manière d'agir : « T' la veux ? Prends garde ; alle a des agissances que j' n'ainmons point. » - (09)
agîvrer (v. int.) : s'activer, se hâter - (42)
aglée, s. f., chute de neige. - (29)
agmel : vieux couteau dont la lame est branlante - (34)
agnéte : mouton (lat. agnete). - (25)
âgni : (vb) (vache) donner son lait - (27)
âgni : donner son lait au pis - (31)
âgni v. (du lat. agnum, l'agneau) Donner son lait (en parlant de la vache). - (41)
âgnon : (nm) poignée de foin que l’on donne à une vache pour la faire « âgni » - (27)
agnon : poignée de foin qu'on donne à une vache avant de la traire pour la faire « âgni » - (31)
âgnon n.m. Poignée de foin offerte à la vache pour l'inciter à donner son lait. - (41)
agoguener v. Acoquiner, dévergonder. - (41)
agoni : Agonir, accabler de, « Alle l'a agoni de seutijes » : elle l'a accablé d'injures. - (14)
agoni v. Agonir, accabler, injurier. - (41)
agoni, égôni accablé d'injures. - (28)
agonisé d'sotize, accabler d'injures. - (11)
agoniser, injurier, invectiver. - (03)
agoniser, v. tr., agonir, injurier, outrager en paroles : « Ol é mauvais c'ment eùne gale ; ôl agonise tout l’monde de sottises ». - (09)
agorcer, v. tr., tromper, agir de mauvaise foi dans un échange. - (09)
agorer : dans un moulin ou une batteuse, caler par excès d'apport de grain ou de paille. A - B - (30)
agorer v. Etouffer. - (41)
agorrer : qui étouffe en mangeant - (34)
agot : gouttes qui tombent du toit - (31)
agöt, sm. logette de l'évier. Piare d'agôt, pierre d'évier. - (12)
agotasse (n. f.) : pot en terre cuite, à bords évasés, dans lequel on fait égoutter le caillé - (42)
agoter : Egoutter. « Mantre (mettre) agoter des fremâges ». - (14)
agotiaux (pl.) : Eaux tombant d'un toit qui n'a pas de chénaux. « Retire dan ce ché (char), t'vois bin qu 'ol est seu les agotiaux ! ». - (14)
agotou : égouttoir à fromage - (31)
agotou : Vase sur lequel on met égoutter le fromage frais et qui reçoit le petit lait. - (14)
agottaille : (nf) gouttes qui tombent du toit - (27)
agottaille : eau qui tombe des toits (qui égoutte : qu'agotte) - (34)
agottailles, agottiaux n.f.pl. ou m.pl. Gouttes qui tombent du toit. - (41)
agotter : (vb) traire à fond - (27)
agotter : égoutter - (34)
agotter : traire à fond - (31)
agotter v. Traire à fond. Egoutter. - (41)
agotton : (nm) dernières gouttes de lait à la fin de la traite - (27)
agottons : dernières gouttes de lait au pis - (31)
agouanstie (n. f.) : caractère d'une personne difficile à contenter – caprice - (42)
agouant (adj.) : exigeant, difficile, qu'on a peine à contenter - (42)
agouant : turbulent - insupportable (on parle surtout d'un enfant) Ex : "Oh vieux Saint Agouant, te vas-t-y t'arrêter !" - (36)
agouant, ante. adj. Contrariant, fâcheux, maussade, ennuyeux, fatigant. - (06)
agouantie (pour agouantise). s. f. Exigence ennuyeuse et fatigante. - (06)
agoué (adj.) : excédé (j'seû agoué (j'en ai assez)) - (42)
agoué : ayant mangé à satiété - (39)
agoué : Qui n'a plus d'appétit. « Ce cochon est agoué, o ne veut pieu ran migi (manger) ». - (14)
agouer (s') : (vb) s'étrangler - (27)
agouer (s') v. (de s'engouer). S'étrangler. - (41)
agouer (s’): (vb) s’étrangler - (27)
agouer : étrangler (s'), étouffer (s') - (31)
agouer : s'étrangler en mangeant. - (23)
agouer : ennuyer, agacer. Ex : "Arrête de sauter sur la chée (chaise) té m'agoues !" - (36)
agouer. v. a. Dégoûter. – Au passif, Être agoué, être dégoûté, rassasié, fatigué d'une personne ou d'une chose. De a privat., et goût. - (06)
agouffer (s') (v. pr.) : hausser le ton, parler avec colère - (42)
agouffer. v. n. Parler avec volubilité pt d'une voix entrecoupée par la colère. Se dit aussi d'un chien qui se jette sur les gens, la gueule ouverte, en aboyant avec furie. - (06)
agouiller. v. a. Gâter, gaspiller, faire mauvais emploi. Agouiller son argent. - (06)
agoutasse : faisselle - voir : fercielle. - (36)
agouter, v. tr., égoutter, faire tomber les gouttes d'un liquide : « On va souper; sœurette veint d'agouter la salade » . - (09)
agouyé, v. a. ennuyer ; importuner. - (15)
agôyer, v. a. ennuyer; importuner. - (17)
agra (v.) ou égra : Braquer les roues d'un char. - (14)
agrabelle. adj. Agréable. Sorte de prononciation anglaise assez singulière. - (06)
agrafigner (v. tr.) : égratigner - (42)
agrain-ner : agrainer - (35)
agrains, s. m., mauvais grains, criblés et destinés aux volailles. - (09)
agraper, v. tr., agripper, saisir, s'emparer vivement d'un objet : « O s'a si ben agrapé à moi, que je n' pouvô pus bouger ». - (09)
agravelée, s.f., houx. - (29)
âgre : Aigre, piquant. « La bige est âgre » : le vent du nord est piquant. - (14)
agrejon, s. m. sournois et mal gracieux, qui a des paroles aigres. - (17)
agrela : Houx. Iles aquifolium. « In batan d'agrela » : un bâton en bois de houx. - (14)
agremiaulé, v. r. accroupir, mettre d'un « miau » (tas) sous l'effet du froid. On dit aussi acrroumé. - (15)
agremiauler, v. r. accroupir, mettre d'un « miau » (tas) sous l'effet du froid. On dit aussi agrômer. - (17)
agreule : houx - (31)
agreume : (nf) verjus - (27)
agri ou agrie : Sorte de petit lait qui se sépare de la crème. Voir Crâme. - (14)
agriffer. v. a. Empoigner vivement, saisir, retenir de force en serrant les doigts - S'agriffer. v. pronom. Se cramponner avec force en serrant les doigts. Du bas latin agrifare. - (06)
agrillan : Raidillon, montée courte et rapide. « I faut doublier pa manter c't'agrillan » : il faut doubler l'attelage pour monter ce raidillon. - (14)
agrillon, terre ferrugineuse, stérile. - (03)
agrion. Terre inculte ou incultivable. - (02)
agriotte : cerise sauvage. - (05)
agrippai. : (Dial. et pat.), prendre violemment. - (04)
agripper. Saisir avec les grippes ou griffes, et par extension avec les mains. Not’ matou vint d'agripper eune rette. — Tins, voiqui eune poumme, aigrippe ! - (08)
agrœle, s. m. houx (du latin agrifolium). - (17)
agrœle, s. m. houx. - (15)
agromé : accroupi. A - B - (30)
agromé : accroupi - (26)
agromé : accroupi - (32)
agromé, à crepeton, agrabessi, agreubessi : accroupi - (31)
agromer (s') : faire le dos rond - (31)
agrômer (s’) : (vb) faire le dos rond - (27)
agromer (s’) : se pelotonner - (34)
agrômer v. (de grume) Recroqueviller (de froid) accroupir, regrouper, agglomérer. - (41)
agron, s. m. sournois et mal gracieux, qui a des paroles aigres. - (15)
agron. Héron. - (02)
agrostis. - (41)
agrot : Raisin tardif et aigre qui ne parvient pas à complète maturité et que, pour cette raison, on laisse sur le cep au moment de la vendange ; on le cueille plus tard pour en faire de la piquette, de la « boissan d'agrots ». - (14)
agrouer (s') : accroupir (s') (pour les poules) - (31)
agrouer (s’) : (vb) s’accroupir - (27)
agrouer v. (de grouer) Accroupir, dans la position de la poule qui couve . Voir grouer, grouèche. - (41)
aguemelle : mauvais couteau. A - B - (30)
aguemelle : mauvais couteau - (26)
aguer, aguger. v. a. Appointir. Aiguiser. Aguer des échalas. Aguger des passiaux. - (06)
aguergeote : crevette d'eau douce. IV, p. 31 - (16)
aguerguelle : peu de chose. IV, p. 31 - (16)
aguerguelle : voir aguergeote - (16)
agueriote : voir aguergeote - (16)
agueriotte, aguerjotte. S. f. Merise, griotte, fruit de l’agueriottier, de l'aguerjottier. - (06)
agueriottier, aguerjottier. s. m. Griottier, merisier. Dans certaines communes, on prononce agueurjottier. - (06)
aguesiau. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause de ses feuilles qui ont des piquants, qui sont aiguës. - (06)
aguesse : pie. - (22)
aguéter, v. tr., guetter, épier, être aux aguets : « Ol a ben aguété sa p'tiote ; ma ô n'a ran vu ». - (09)
agueuïlle n.f. Aiguille. - (41)
agueuille, aigueuille : aiguille à coudre - (31)
agueuillon : aiguillon ; dard de l'abeille ou de la guêpe - (31)
agueuriabe, adj., agréable, qui convient. - (09)
agueurlat n.m. (du lat. acrifolium, houx). Houx. - (41)
agueurle : (genre ?) houx - (27)
agueurni v. Monter en graine. - (41)
agueusi : aiguiser - (31)
aguicher. Agacer, taquiner. - (07)
aguichi : aguicher - (35)
aguier (l'), évier, lavoir. - (03)
aguiller, v., aiguillonner (les bœufs). - (29)
agûjeux n.m. Affuteur, aiguiseur. - (41)
agûji v. Aiguiser. - (41)
agulon : aiguillon. - (25)
agulon : aiguillon. III, p. 31 - (16)
aguouée, aguvouée, agusouée (pour aigusouée). s. f. Aiguisoir, pierre à aiguiser. - (06)
agutsi v. Aguicher. - (41)
aguyons. Prononciation patoise d’aigusons, qui est lui-même un provincialisme. Les aguyous sont les éclats de bois qui restent en petits tas dans la vigne après que les paisseaux ont été aiguisés : Va-t-en queri les aguyons vez les bôrdes de paissias. - (08)
agüzi : (vb) aiguiser - (27)
agüzoule : (nf) « piarre d’aguzoule » : pierre à aiguiser - (27)
ah! exclam, constamment placée devant le nom de la personne qu'on appelle, ou qu'on interpelle : « Ah ! Gogote ! Ah ! Jacquot ! ». - (09)
ahanères. : (Dial.), laboureur. - (04)
ahers. : (Dial.), attaché à.- S'emploie au sens physique comme au sens moral ; c'est le participe passé du verbe aherdre, dérivation naturelle du latin adhoerere, part. adhoesus. - (04)
ahontir. v. a. Faire honte, honnir. - (06)
ahoutat. s. m. Petit bouton. - (06)
ai - a, sur, vers. - A vinrai ai ce sar. – Mettons nos ai l'ombre. - Ai lai neu. - (13)
ai ce sair - ce soir. - En fauro que vos eussain fini ai ce soir. - En fairé bon piaiché nos treufes ai ce tantô. - (13)
ai Dieu vô command, je vous recommande à Dieu. - (01)
ai lè r'voyure : au revoir - (33)
ai peu, et puis. - (11)
ai pour à et pour de. Vo vinrë ai bon'heure, vous viendrez à ou de bonne heure, non tardivement. - (11)
ai s'teûre : à cette heure, maintenant, de suite - (33)
aï, haïr ; j’aï, t'aï, et aï, je hais, tu ais, il hait. - (11)
ai, prép., à : « C’qui ét ai moi ». Cette prononciation vient de la Côte-d'Or et n'est pas tout à fait générale. (Voir A). - (09)
ai. C'est tantôt l'article qui marque le datif singulier ou pluriel : Ai monsieu, à monsieur ; ai messieu, à messieurs… - (00)
ai. : Pour a. Cette dernière lettre est fréquemment adoucie par la voyelle i, soit dans le dialecte, soit dans le patois. - (04)
a-iant, prononciation de : ayant, répandue aussi dans le Midi et le Lyonnais. - (09)
aibaché, vt. abaisser. - (12)
aibatre, vt. abattre. - (12)
aibeutné, vt. boutonner. - (12)
aibiancer (s'), se balancer. - (20)
aibiancher. v. a. Casser une aile à un oiseau. Voyez abrancher. - (06)
aibiégé, surchargé par un lourds poids. (Un arbre aibiégé par la neige se courbe et se casse). - (20)
aibinmé, vt. abîmer, pp. aibinmé, aibinmie. - (12)
aiblioti - blotti, accroupi derrière quelque chose pour se cacher, être protégé. – A s'é aiblioti darer lai meurée por n'éte pas vu. I l'ons trouvai aiblioti sô l'escalier : â plieuro. - (13)
aiborni, aibornir. v. a. Eborgner. Dans beaucoup de localités, l'r des verbes termines en ir ne se prononce pas. - (06)
aibotenai - boutonner, mettre les boutons dans la boutonnière. - Aibotenne don ton p'tiot frère. - In boton de mes guètes s'â desaibotenai. - (13)
aibouaicher, et aibouaicho, c'est-à-dire mettre à Bouricho (V. ce mot). - (13)
aiboulai - aboutir, arriver, réussir. - A n'aiboulerant pas, quoi ! çà fini. - Le pôre homme, à ne pourrai jaimâ aiboulai. - (13)
aîbre (n) : arbre - (35)
aibreuvé, abreuver une personne ou une chose ; aibreuvé une cuve, un fût, se dit pour : verser et laisser un temps de l'eau dans ces objets pour en gonfler les douves desséchées. - (11)
aibri. Abri. Ai l’aibri, à l'abri. - (00)
aibuger. v. a. Amuser. - (06)
aibuillement : distraction, amusement. - (25)
aibuyé : amusé,(C. T IV) - A - (18)
aibuyer (S'). S'amuser. Cors don t'aibuyer d'aivou les autes petiots. Le patois dijonnais écrit et prononce s’aubuzer. - (08)
aibuyer (s’) : s'amuser. (RDC. T III) - A - (18)
aibuyer, aibuyon - amuser, s'amuser, perdre son temps. - C't enfant qui n'aipran ran ; â ne fait que s'aibuyer dans l'Ecole. - I nô sons ben aibuyé ai lai fête. - Ces mairchans lai vouraint nos aibuyer, en le voit ben ; mâ... - (13)
aibuyottes – amusements, bagatelles. - Tein, mon enfant voiqui des aibuyottes. - A vos raiconte des aibuyottes de p'tiots. - (13)
aicâgement. s. m. Ecarquillement. - (06)
aicâger. v. a. Ecarquiller. Aicâger les œils. - (06)
aicâgnai, et s'aicâgner – s'acagnarder, devenir paresseux comme un chien ; négligent. - Le cabarat ne sart qu'ai aicagnai les gens. - Ne t'aicagne pas, remue tai don. - (13)
aicasse, aigasse, écasse. s. f. Casse, sorte de casserole en cuivre jaune, avec queue de même métal, qui est d'un usage général dans les villes et les campagnes, et qui sert à puiser l'eau dans le seau. - (06)
aïce, à droite, en parlant aux bœufs. - (03)
aiceter. v. a. Acheter. - (06)
aiceurjou, esceurjou et escarjou, de chétive apparence. Dans l'idiome breton, kesk signifie maigre, et karguz, poids, d'un maigre poids. (Le Gon.) - (01)
aichaiti, vt. amadouer, attirer à l'aide de friandises. - (12)
aichale : Aisselle. « Sa reube est suée seu (sous) les aichales ». - (14)
aichan-né : très fatigué, rompu à la suite de coups reçus. (LF. T IV) - A - (18)
aichauffouâjon. s. f. Echauffaison. - (06)
aichaule, sf. clochette de tôle pour le bétail. - (12)
aiche : Petite planchette dont on se sert pour prolonger les douves du cuvier dont on augmente ainsi la capacité. « Des aiches de boiri (cuvier pour la lessive) ». - (14)
aicheureté : assis (se mettre sur une « chaire »). - (25)
aichi - essieu de voiture. – D'où vint don que vos gairdez in aichi de bô ? Ceux'qui de far son pu cher, ma â son bein moillou. - Mettez des aichi de fer moinme dans les charrues. - (13)
aichiter (s'), v. pronom. S'asseoir. - (06)
aichitou, sm. séant, derrière. - (12)
aichnée – échine dorsale, plus spécialement dans le cochon quand il est tué. - I vâ fàre cueûre in bou d'aichenée pou note soupaï (On écrirait mieux Echenée, à cause de la prononciation). - (13)
aichônai - finir, terminer avec difficulté. - I seû si lassai qui ne peut pas aichônai mai jornée. - C'te pôre béte souffre trop… aichônez lai don ben vite. - (13)
aichoner. Achever. Devant que de parti , au fau aichôner tai vigne. Au Moyen Age on disait eschener ; « Pour eschener les tumultes, débats et estende qui se pouiroient ensuivre ». Citation de M. Rossignol â propos de l'élection du maire de Beaune, en 1407. - (08)
aich'ta : acheter. (S. T IV) - B - (18)
aichté (s'), vr. s'asseoir. - (12)
aich'té, acheter. - (11)
aichté, vt. acheter. - (12)
aic'ler, aiqueler. v. a. Acculer, éculer. - S'aic'ler. v. pronom. S'accroupir, se mettre sur son derrière, s'acculer. - (06)
aiçoller. s. m. Echalier, haie, clôture de branchages. – Echelle basse appuyée sur le côté d'une haie pour aider à la franchir - (06)
aiconai – baissé jusque sur les talons ; accroupi. – Al étein tot aiconai devant le feu. - Aicone tai pou mieux ramassai cequi. - (13)
aicor. Accord, accords. D’aicor, d'accord. - (00)
aicoter. v. a. Accoter, appuyer. - (06)
aicou (Ai l’) : à l'abri du vent. (RDM. T II) - B - (18)
aicouiou. s. m. Ecureuil. - (06)
aicouo - abri contre la pluie. - Voiqui la plieue ; ailons vite no mette ai l'aicouo. - Sarre ces arnoua qui, en vai pliore. - (13)
aicouoder. v. a. Ecouer, couper la queue. Du latin cauda et de a privât. - (06)
aicoure, vt. battre au fléau. - (12)
aicre botai : couché en chien de fusil. (C. T IV) - A - (18)
aicréché, vt. accrocher. - (12)
aicrecher, aicresser. v. a. Accrocher. - (06)
aicrechot. s. m. Crochet. - (06)
aicrepi (s'). v. pronom. S'accroupir, se blottir. Voir aiborni - (06)
aicreupi, vt. accroupir. Voir eliatré. - (12)
aicuerjou. : Esceurjou, escarjou. - De chétive apparence. Le patois a emprunté cette expression au mot du dialecte escars, qui signifie mesquin. - (04)
aicuyer, aicueillai - faire avancer, faire marcher les bêtes. - En faut que te venne ai lai charrue d'aivou mouai pour aicueillai les chevaux. - Meune tes bêtes es champs, et prends le fouai pour les écueillai. - (13)
aider, alider. v. a. Aider. - (06)
aideux, aidieux, aindeux. s. m. Un bel aïdeux qu'toi. - (06)
aidi ou aidyi : Aider. « Vins dan m'aidyi » : viens donc m'aider. - (14)
aidie, aidio, aidiro, aidieussaint - différents temps du verbe Aider. - Ailons aidie les enfants. - Le Ravaud aidio son ginre ai fouâcher. - I vourra ben que vo m'aidieussaint ai fini. - (13)
aidiement : aide. - (25)
aidieu vo queman. A Dieu vous command, feçon de parler ancienne et familière pour dire : Je vous recommande à Dieu… - (00)
aidieu. Adieu. Aidieu bon tam, adieu bon temps. Quand on sépare à de Dieu, cela fait un autre sens. Par exemple : A Dieu honneur, Deo honor ; c'est une devise que certaine femme de vertu problématique avait prise, ce qui donna lieu aux railleurs, dit Tabourot, de lire comme s'il y avait eu : Adieu honneur, vale honor. - (00)
aidiôle : averse. (RDF. T III) - A - (18)
aidiöle, smf. idiot, affolé. - (12)
aidire - aidji : aider - (35)
aid'ja : à dia, cri destiné à faire tourner un cheval à gauche - (33)
aidje (n') : aide - (35)
aidju : aigu - (35)
aidjusi - ramouler : aiguiser - (35)
aidjusi - tailli : appointer - (35)
aidon. Alors, du vieux mot adonc. Aidon que, alors que, ou pour mieux parler, lorsque… - (00)
aidouci, vt. adoucir. - (12)
aidroit (L et d) - le côté d'une chose opposé à l'envers, avec adresse, ordre, fait comme il faut. - Ma bein tai bliaude ronde ai l'aidroit. - A n'é pas trouvai l'aidroit de fàre son ôvraige. - T'é bein fa cequi d'aidroit. - (13)
aidye, s. f. eau. - (17)
aidyéu ! adieu ! - (11)
aidzu (adzu, adzuer) : aider - (34)
aïe : Exclamation dont font usage les bouviers pour accélérer la marche de leurs bêtes. « Aïe Bliandin ! Aïe Fremoitin ». Vieux français. - (14)
aie, ais (pour aise). adj. Content, satisfait. J' seus ben ais. - (06)
aie. s. f. Eau. Contraction pour aige. - (06)
aifaibji, vt. affaiblir. - (12)
aifaire. Affaire, affaires. - (00)
aifare, sf. affaire. Ène petitje aifare, un peu : j' vais prenre enco ène petitje aifare de ce piait-lai. El a ène petitje aifare bête (il est un peu bête). - (12)
aifauti, vt. priver de sa subsistance, faire maigrir ; pp. aifauti, souffreteux, qui n'a pas sa subsistance. Voir Dioire. - (12)
aiffoti : privé de forces, épuisé. (E. T III) - VdS - (18)
aifin. Afin. - (00)
aifölé, vt. affoler. - (12)
aifougelé, vt. écraser, trépigner sur ; pp. aifougelé : se dit de quelqu'un, de quelque chose écrasé de pluie ou de neige. - (12)
aifougelée, sf. masse, grosse quantité. - (12)
aifutiau, sm. maladroit, empaillé. - (12)
aigà yer, v. a. assouplir les membres, les rendre gais sous l'effet des premiers mouvements. - (17)
aigaice : pie. (E. T IV) - S&L - (18)
aigaice, pie. - (20)
aigaice-gruinche, pie grièche. - (20)
aigaissai - outre le sens français égaré, irrité, ce mot veut dire mouillé, trempé d'eau. - I seu revenu tot aigaissai. - Lai rosée m'ai aigaissai, trempai. - (13)
aigaisse - nom populaire de la pie. - I â bein embêtant, i a entendu des aigaisse. - (13)
aigaisse. : Pie. - (04)
aigaisse-bâtarde, pie grièche. - (21)
aigaisser, aiguesser : énerver. - (44)
aigasse : casserole pour prendre de l'eau,(en Côte-d’Or, c'est le baissin). (F. T IV) - Y - (18)
aigasser : secouer, avant de le laver, le linge très sale, dans l'eau. (M. T IV) - Y - (18)
aigé : se dit des mains d'une laveuse après son travail ou d'une personne ayant un pansement humide. (M. T IV) - Y - (18)
aige. (Être tout en). Transpirer par suite du travail ou de la marche. J'ai coru dêpeu Biâne, i sens teut en aige. On sait que le vieux mot aige ou aigue signifie Eau, C'est par suite d'une altération qu'on a dit et écrit : Je suis en nage. - (08)
aigelongné, vt. agenouiller. - (12)
aigelongnou, sm. agenouilloir. - (12)
aigement : récipient, seau, pot en terre cuite. A - B - (30)
aigeoir. s. m. Endroit d'un ruisseau, d'une mare, etc., où l'on fait rouir le chanvre. - (06)
aiger : mouiller. - (05)
aiger. v. a. Rouir. Se dit du chanvre qu'on fait macérer dans l'eau. Les blanchisseuses, les laveuses de lessive ont presque toutes la peau des mains aigée. De aqua, aigue, aige (eau). L'orthographe Eger, adoptée aujourd'hui, est certainement une altération de l'orthographe primitive. - (06)
aigille, adj. agile. - (12)
aignais, aignas. s. m. Agneau. Un aignais de berbis. - (06)
aignant (en) qui s'étiole. - (28)
aignea, s. m., agneau ; au figuré, personne douce. - (09)
aignea. Agneau, agneaux. - (00)
aigneau, agneau. - (03)
aignelöt, sm. agneau. - (12)
aigorzer. v. a. Echancrer la gorge d'une robe, d'un corsage, d'un vêtement quelconque. - (06)
aigrappe (pour agrappe). s. f. Agrafe. Du verbe agrapper, agripper ; d'ou le mot français grappin. - (06)
aigreuillon. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause des piquants de ses feuilles, qui ne sont pas doux. - (06)
aigreville, egreville. s. m. Espèce de pissenlit qui se mange en salade. - (06)
aigrin, héron, cigogne. - (03)
aigrô, bénitier.- Ce mot semble avoir la même origine qu'aiguière, c.-à-d. celle du latin aquarium. - (01)
aigrô. : Bénitier (du lat. aquarium). - (04)
aigrôlon : gros taon. - (24)
aigü’ye : aiguille. - (40)
aigucher, aiguger, aiguser, aigusser. v. a. Tailler en pointe, aiguiser. - (06)
aiguchon. s. m. Morceau de bois taillé en pointe, aiguillon. - (06)
aigué : évier. A la fois la «cuvette » et la pièce où elle se trouve ; Vient de « aygue », de « aiga » : l’eau en occitan. « Y’avo de vassalle à fare : la piarre d’aigué en playo » : il y avait tellement de vaisselle à faire que la pierre d’évier en pliait (Humour !). - (40)
aigue. Eau, vieux mot français. - (02)
aiguée : Evier, lieu où l'on lave la vaisselle. « La saille est su la piarre d'aiguée » : le seau est sur la pierre de l'évier. La piarre d'aiguée est une dalle creusée pour recevoir l'eau de la vaisselle et pourvue d'une gouttière pour l'écoulement de cette eau. - (14)
aigueiller, aigueuiller (pour aiguiller). v. a. Taquiner, pointiller, asticoter. - (06)
aiguelle, aigueille, aigueuille. s. f. Aiguille. - (06)
aiguerguelle : voir aguergeote - (16)
aigueron. s. m. Héron. Du vieux mot aigue, eau, le héron étant un oiseau aquatique. - (06)
aiguesse : pie. - (44)
aiguesse : une pie, un bavard - (33)
aigueuillotte, f. : mauvaise herbe. (M. T IV) - Y - (18)
aigueurdon, s. m., édredon, couvre-pied rempli d'un duvet très fin. Certains disent aigredon, aigledon. Dans nos campagnes on le garnit tout bonnement avec des plumes de volailles. - (09)
aigueurlot, adj., aigrelet. - (09)
aigugeoure : aiguisage - (34)
aigugi : aiguiser - (34)
aigûgi : Aiguiser. « V'la in cutiau qu'a bien faute d'aigûgi » voilà un couteau qui a grand besoin d'être aiguisé. - (14)
aiguieucher. v. n. Envoyer de l'eau, la faire jaillir, éclabousser, au moyen d'une pierre ou d'un bâton. De aigue, eau, et heucher, élever, soulever. (Annay-sur-Serein). - (06)
aiguigne (V. Oguigne). - (13)
aigu'ille (n') : aiguille - (35)
aigûille : une aiguille - (33)
aiguille, s.f., partie médiane d'un bâtiment, d'une porte à chapiteau. - (28)
aiguisou : aiguiseur - (32)
aigûjan : Eclat de bois produit quand on taille la pointe de piquets. - (14)
aigûjouse : Qui sert à aiguiser. « Eune piarre aigûjouse ». - (14)
aigulle (ŭye), sf. aiguille. - (12)
aigu'lle : Aiguille. « Alle s'est piqué le da (doigt) dav' (avec) san aigu'lle ». - (14)
aigullian, aigu-yan : Aiguillon, long et mince bâton terminé par une pointe de fer dont se servent les bouviers pour stimuler et guider leur attelage « L'aigullian est en agrela » l'aiguillon est en bois de houx. - (14)
aigumelle. s. f. Lame de couteau. J'ai cassé l’aigumelle de mon couquiau. - (06)
aiguseutes, déchets des échalas qu'on aiguise. - (20)
aiguson, sm. pièce de terre en forme d'angle aigu. - (12)
aigüye : aiguille - (34)
aigûyé ou aigûyai (V. Raiguyai). - (13)
aiguÿî : affuter, aiguiser. On peut même dire : raiguÿî. - (40)
aiguyotes. (Tirer les). La veille et le matin d'un mariage, les jeunes gens invités tirent des coups de fusil devant la maison et à la porte de l'église. L'explication de cet usage est curieuse : Au Moyen Age, certains sorciers, à la requête des femmes jalouses et des amantes délaissées, se chargeaient de « nouer les aiguillettes » du marié. Ils faisaient trois nœuds à une banderolle en prononçant des paroles cabalistiques, et empêchaient, au moyen de ce sortilège, la consommation du mariage. Pour comprendre le sens allégorique de cette expression, il faut se rappeler que les hauts-de-chausses ne se fermaient pas avec des boutons, mais avec des lacets ferrés ou des tresses de couleur appelés aiguillettes « Lâcher l'aiguillette » était synonyme de : satisfaire un besoin naturel. Les coups de fusil avaient pour but d'éloigner les mauvais esprits, de détruire le charme évoqué par les noueurs d'aiguillettes. La coutume de tirer les aiguyotes est pratiquée dans tous les villages des environs de Beaune. - (08)
aigyisser : éclabousser. (M. T IV) - Y - (18)
aihè, aihié, aisié. adj. Facile. Si vou' êtes pas content, c'est ben aihè ! –Veut dire aussi, qui a de l'aisance, une certaine fortune. « Ç'ot des gensses qu'ont ben de quoi ; i sont ben aihiés, ben aisiés. » - (06)
aihiance, aisance, s. f. Petit sentier, petit chemin pour faciliter l'exploration d'une propriété, pour la desserte d'une habitation rurale. - Se dit aussi des personnes qui sont dans une situation de fortune aisée. C'est des gensses qu'ont ben de l’aihiance, ben de l'aihance. Partout. - (06)
aijance, agacement. - Lé fru var baille l'aijance, c.-à-d. les fruits verts agacent les dents. - (01)
aijance. : Agacement. - (04)
aijement n.m. (v. fr. aisement) Récipient. - (41)
aiji adj. Facile, aisé. - (41)
aiju p.p. Eu, participe passé du verbe avoir. - (41)
ail ! - exclamation de surprise, d'impatience, de contrariété ! C'est le contraire de âille (content). - Ail, en ne faillo pu que ce qui ! – Voiqui qu'âl ailant veni, ail ! - (13)
ail’motte. s. f. Allumette. - (06)
ailant - qui se porte bien, qui est fort vu sa position. - Al â ben ailant por son âge. - Al â étai mailaide, ma al â ben ailant métenant. - (13)
ailant, ailo, aileussain - divers temps du verbe aller. - En sero bon que vos aileussain ai Airnay demain. - I l'ons rencontrai hier qui ailain ai Crugey. - (13)
ailantor. Alentour. - (00)
ailé, aller ; ailè ai mâtre, aller à maître. - (11)
ailentor, adv. alentour. - (12)
ailer, vn. aller. - (12)
ailigö, sm. élagage. - (12)
ailingé, vt. aléser, rendre glissant. - (12)
aille - aise, content, bonne position. - Vos é gagnai vot' procès, i en seus ben âille. - Al an aivu ben de lai pogne tote lio vie : métenant â sont ai los âilles. - (13)
aillemenas (âyement) - vases, vaisselle en général. - Voiqui in âillement gros utile. – Dans le pu petiot mannège an faut encor ben des âillements. - (13)
aillements ; cf. â-yements. - (29)
âillements, s.m. pl. aisances. - (28)
âilles, aises : ol s'ôt mis à soun âille : il s'est mis à son aise les "ailles" d'une "maison, les aises d'une maison. - (28)
aillet. Petit enfant criard, encore à la mamelle. Etym. peut-être brailler condensé par corruption. - (07)
ailli, hangar. - (21)
aillié, ai-yer : Même sens que aigullian. - (14)
aillons, sm. haillons. - (12)
aillot, s.m. sorte d'alisier à baies rouges. - (28)
aillotée, s.f. lieu planté d'alisiers. - (28)
äillti n.m. Alisier. - (41)
ailly : Alisier, crataegus aria. « Eune varge d'écousson en ailly » : une verge de fléau en alisier. Vieux français, alier. - (14)
ail'mer. v. a. Allumer. - (06)
ailoche : alise. (CLF. T II) - D - (18)
ailoche, sf. alouche, fruit de l'alisier. - (12)
ailochö, sm. alouchier, alisier. - (12)
ailodje, sf. eclair dans la nuit. qqf. étoile filante. - (12)
ailongne, sf. alène. - (12)
ailouàgne – alêne de cordonnier, de bourrelier. - Al â bon qu'in voituré ai ine ailouâgne. - (13)
ailouâgne. s. f. Alêne. - (06)
ailuché, vt. entretenir, nourrir. - (12)
ailurai - qui se tient bien, qui a une allure fort convenable. - Le Pierrot é in gairçon vraiment ben ailurai. - C't'e pôre feille, qu'ile n'à don dière délurée ! - (13)
ailure, sf. allure. - (12)
aimandai - grandir, se développer, bien venir. - Vote petiote aimande bein. - L'âbre plantai l'année passée ai joliment aimandai. - (13)
aimande. Amende. - (00)
aime, esprit, cœur, courage. - (03)
aimer : allumer - (31)
aimer de beu. : Fiel de boeuf ou partie amère du foie de l'animal (ms Del.), du latin amarum. - (04)
aimeudier : louer. (E. T IV) - VdS - (18)
aimeudier, aimendier : louer un champ, une part de chasse. - (44)
aimi : (nm) ami - (27)
aimi, ami. - (03)
aimie. Amie, amies. - (00)
Aimin. Ami, amis. Mnaimin, mon ami… - (00)
aimitiou, adj. aimable, affectueux. - (12)
aim'ner, aimouner. v. a. Amener. Fait à l'indicatif j'aimeune ou j'aimoune, formes qui s'appliquent à tous les temps dérivés de celui-là. Aimeune-nous donc ta femme, pour nous la far voir. Quant aux autres temps, ils se forment sur l'infinitif : j'aim'nai, j'ai aim'né. J'y eux ai aim’né une voiture de bois. - (06)
aimodié, vt. amodier. - (12)
aimon lai rue : en montant la rue. (S. T III) - D - (18)
aimor. Amour, amours. - (00)
aimorôte. Amourette, amourettes. Que d'’aimorôte ! au quatorzième Noël, signifie que de caresses amoureuses ! - (00)
ain. Ayez. N’ain pô de ran, n'ayez peur de rien. - (00)
ainder, hinder. p. a. Aider. Vienras-tu nous hinder? Oui, si j'ai le temps. - (06)
aine, âne. - (03)
ainge, ange. Anj’luss, l'Angélus. - (11)
ainge. Ange, anges. A Dijon, anvié un Ainge, envoyer un ange, c'est envoyer an Sergent… - (00)
aingne, f. : aine. (M. T IV) - Y - (18)
aingne. Dans l'Avallonnais et toutes les communes des cantons de Coulanges-sur-Yonne et de Vermenton, finale des mots terminés par ain. Maingne, paingne, parraingne, demaingne, étaingne. - (06)
aingne. s. f. Aine Du latin inguen. - (06)
ainicrôche, obstacle imprévu. C'est un mot que les Anglais ont laissé aux Bourguignons ; any crooked, quelque chose d'accroché. - (01)
ainicrôche. : Obstacle imprévu. - (04)
ainille, agneau. - Cent brebi d'aivô los ainille. (Virg. vir.) - (01)
ainille. : Agneau (latin agnellus). - (04)
ainmâbye adj. Aimable. - (41)
aiñme : (nf) esprit, intelligence - (27)
ain-me : esprit, intelligence - (31)
ainme n.f. Amour propre. - (41)
ain-mer (s'), v. pr , se plaire : « J' m'ainme ben iqui ; y é plasant ». - (09)
ain-mer : aimer - (34)
ainmer : aimer - (35)
ainmer v. Aimer. - (41)
ain-mer, aimer. - (19)
ain-mer, v, tr., aimer. Dans plusieurs de nos mots, à ai français correspond ain. - (09)
ainmi, -ie n. Ami. - (41)
ainne - une. - Vo m'é demandai des corges ; demain i vos en envirai déji ainne. - (13)
ain-ne (l') : aine - (35)
aîn-né, aîné. - (11)
ainoché, ie, adj. ereinté, trop chargé. - (12)
ains (que v's), que vous ayez. - (09)
aint, ains - temps du verbe avoir. - En faut qu'al aint tot pliain de coeur.- Que vos n'ains pas pô ! - (13)
aintre ou eintre : Jante. « Les aintres de la rôe (roue) ». - (14)
aipâillai - apaiser, calmer.- Aquemance ai s'aipâillai. - Le vent s'épâille in pechot. - (13)
aipeurai - apurer, faire sortir l'eau d'un linge ou de tout autre objet pour commencer à le sécher. - Etendons les draps su le cordais po les fâre aipeurai. - (13)
aipeurnant, aipeurno, aipeurneussaint - divers temps du verbe apprendre. - I me raipeule qu'ai l'écôle i n'aipeurnâ pas mô. - (13)
aipiaiti, vt. aplatir. - (12)
aiplani, vt. aplanir. - (12)
aipler, vt. appeler. Indic. prés. épeule. - (12)
aiplèyer : atteler. - (24)
aipoincer. v. a. Epandre, éparpiller. - (06)
aipré. Après. - (00)
aiprenre, aiprenraint, aiprenrons - divers temps du verbe apprendre. - En fau fâre aiprenre in bon métier ai vot petiot. – Cequi lio-z-aiprenrai ai éte pu rasonabe. - (13)
aipris - instruit, élevé. - Ces gairçons lai sont ben aipris. - Voiqui ine enfant ben aiprise. - (13)
aiprousse - empressement extraordinaire indiquant de la frayeur ou de la grande impatience. - A son venus d'ine aiprousse qu'en se demande quoi qu'airivo don ! - Ça ben de l'aiprousse po ran. - (13)
aiquaitai : accroupi sur les jarrets pliés. (C. T IV) - A - (18)
aiquemaudai - accommoder, assaisonner. – Note fonne aiquemaude ben le maigre. - Les ovrai an trouvai les treuffes ben aiquemaudées. - (13)
aiquenée, sf. charge, lourd fardeau. - (12)
aiqueuté, vt. [accoter]. Attacher légèrement à l'aide d'un petit lien. - (12)
aiquitié, vt. acquitter. - (12)
air n.f. Air. - (41)
airâgnai - exciter surtout par la parole, les bêtes de trait à avancer, à tirer. - Les chevaux ne tirant pas airâgne les don fort. - Te vâ, toi, airâgnai les bétes. - (13)
airâgner (forte altération de railler). v. a. Exciter, taquiner par des railleries. - (06)
airai, héritier. Certains l'écrivent aussi haîrai, en latin heres. - (01)
airai. Aurai. Je n’airai qu’ai jüé, je n’auraî qu’à jouer. - (00)
airai. : Héritier (du latin hoeres). - (04)
airaibie. Arabie. - (00)
airaiché, vt. arracher. - (12)
airaigniant. : (Dial. et pat.), honnête, civil, retenu, rangé: ène dame ben airaignante. (M Del.) - (04)
airaignîe : araignée. - (40)
airaignie : l'araignée - (33)
airain, airant - temps du verbe avoir. - Si al an bon temps âl airant aito ben chaud. - I airrin besoin de plieue. - (13)
airaingnie, sf. araignée. - (12)
airbàyé, v. n. apparaître partiellement : il a airbàyé un instant. - (15)
airbépin, s. m. aubépine. - (15)
airbor (l') - au rebours, à l'envers, le contraire. - Ile ai mis ses chausse ai l'airbor. - I â ai l'airbor de ce qu'an feillot. - (13)
airbouécer ou, mieux, erbouécer. v. a. Reboucher. - (06)
aire, adj. desséché, rugueux au toucher. - (12)
aire, airou - âpre, raide au toucher se dit aussi du temps. - I ne veut pas de ce drap qui, âl â tro aire. - Frotte ton ailemette su quique chouse in pecho aire. - En ne fait dière bon ; ça in temps airou. - (13)
airé, se fâcher, se courroucer, en latin irasci. On dit aussi airigô, pour chicane. - (01)
airé, vt. aérer. - (12)
airé. Aurez. Vos airé, vous aurez ; el airé, il aura ; tu airé, tu auras. - (00)
airée : Aire, sol de la grange sur lequel on battait au fléau. On dit aussi « pliéche de grange ». L'aire à l'extérieur de la grange est le « su ». - (14)
aireille, airelle, s. f. Oreille. - (06)
airein. J’airein, nous aurions ; vos airein, vous auriez ; el airein, ils auraient ; airein-je ? aurions-nous ? - (00)
airer, v. tr., aérer : « Faut airer c'te chambre ; aile sent l’renfarmé ». - (09)
airer. : (Dial. et pat.), se fâcher, se courroucer. Dérivation du latin irasci. - Airigô, en patois, signifie chicane. - (04)
airèté, vt. arrêter. - (12)
aireufé : s'être écorché en tombant. (CT. T II) - S&L - (18)
airgognai, airgogné - passer son temps à des choses inutiles ou mal conduites un homme qui chicane pour des riens. - A ne fait qu'airgognai.- En ne peu pas contai su lu, ç'à in airgogné. - (13)
airguignai - contrarier, provoquer au mécontentement par des agacements quelconques. – Al airguigne continuellement ses camarades. - Veux tu ben ne pas airguignai le chien ? - (13)
airie, couche de gerbes dans l'aire. - (03)
airie. Couche de blé ou d'autres céréales étendues dans une grange, de area, aire. - (02)
airigö, sm. protubérance, nodosité sur un morceau de bois, esquille de bûche. Se dit également des troncs coupés d'arbustes, coudriers, fusains, etc. - (12)
airigote, airigotouse, difficultueuse , tracassière. C'est l'opposé d'aisille, aisé, facile. - (01)
airigueu : souche d’arbuste qui dépasse le niveau du sol. - (44)
airivai - dans le sens français d'arriver, mais particulièrement se dit d'un mets quelconque que l'on assaisonne. -Voiqui in bout de moton ben airivai ! - I n'eûmes pas les nentilles, ma airivées qu'ment çequi â son ben bonnes. - (13)
airmaîre (n’) - armaîre (n') : armoire - (35)
airmale - lâme de couteau, ou mieux, vieille lâme séparée du manche. On dit en proverbe de quelqu'un qui n'a pas fait une affaire avantageuse : Al é choingé son coutais conte un airmale. - (13)
airmalle. Allumelle, lame de couteau ou d'épée. Etym. Ai est pour a comme dans notre patois ; armalle pour alemalle, alumelle, qui lui-même est, selon Littré, formé de a et de lumelle. - (07)
airmonâ- almanach. - I ne veut pâ d'in airmonâ qui ne marque pas les foires. - (13)
airnire (n’) - airgnére (n') : araignée - (35)
airnouâ – harnais ; tout ce qui sert à l'attelage des bêtes. - Airnouaiche voué les chevaux. - (13)
airo. Aurais, aurait. - (00)
airoïlle, sf. oreille. - (12)
airon. Aurons, auront. - (00)
airösé, vl. arroser. - (12)
airösou, sm. arrosoir. - (12)
airotai- en parlant des voitures qui sont arrêtées par les difficultés du chemin. - Les chevaux airotans ai to manman. - Le père Martenot ai airotai vé le Cordon. (V. Enrotai). - (13)
airoté (ö), vt. appeler de loin. - (12)
airouai - tout ce qui sert à assaisonner les aliments : graisse, huile, beurre, poivre, etc.. - (13)
airouet. s. m. Roux, sauce. - (06)
airoy, culture, du latin arare; au figuré, parure, ajustement ; ce qui est en désairoy ou désaroy est ce qui est abandonné, ce qui est mal cultivé. - (01)
airroy. : Culture, ajustement, parure (M Del.). Or, de l'idée matérielle de culture (arare en latin), on est venu à l'idée morale qui s'y rapporte. Etre en grant airroy signifie être en bel ajustement ; être en desairroy renferme l'image opposée. - (04)
airsaige. : Hachis de viande. (A. P.) - (04)
airtoillon - insecte qui ronge les étoffes. (V. Cot) - (13)
aiseman, s. m. récipient en général pour loger l'eau, le vin, la vendange. - (17)
aiseman, vase, ustensile. - Dans l'idiome breton, ais ou eaz signifie aisance, commodité. (Le Gon.)... - (01)
aiseman. - ( Dial. et pat. ) , vase, ustensile, écuelle. - (04)
aisement : (nm) récipient - (27)
aisement : panier, sac, enveloppe pour emporter quelque chose. - (44)
aisement : récipient en général - (31)
aisement, âsement, ustensile de ménage, casserole, pot. - (20)
aisement, m. : outil, ustensile. (M. T IV) - Y - (18)
aisement. Vaisselle, bas latin aisamentum. - (02)
aisements, pièces de vaisselle, ustensile. - (03)
aisements, s. m., vaisselle, ustensiles de cuisine, de ménage : « R'laver les aisements ». - (09)
aisements. s. m. pl. Meubles, vaisselle, ustensiles divers, qui rendent service dans un ménage, qui contribuent au bienêtre et font qu'on est bien aise. - (06)
aises (les), s. m., les êtres d'un appartements : « Ol ira ben vous q'ri l'afaire ; ô sait tous les aises de la maïon ». - (09)
aisi : (adj) facile - (27)
aisi : facile - (31)
aisié : facile - (39)
aisié, aisière. s. f. Raie pour l'écoulement des eaux dans un champ ensemencé ; petite rigole d'assainissement. - (06)
Aïss ! : A droite !. Ordre de conduite des bœufs sous le joug. Peut-être ordre au bœuf de droite pour tourner à gauche ? - (40)
aiss’ter (s’) : asseoir (s’). On dit aussi : « se s’ter ». Ex : « Set’te don » : assieds toi donc. - (40)
aissainni, vt. assainir. - (12)
aissaissin, sm. assassinat. - (12)
aissé. Assez. - (00)
aisselée, s. f., ce que le bras peut embrasser en se recourbant sous l'aisselle : « Eùne aisselée de foin, de paille, etc. » - (09)
aisselle, s. f., étagère où la batterie de cuisine, les plats et les couverts sont placés et tenus par des entailles. - (09)
aissembié, vt. assembler. - (12)
aisseter, v. tr., asseoir ; « Eh ! l’vieux pâre, aiss'tez-vous proche du feu ». - (09)
aisseupi (s'), vr. s'assoupir. - (12)
aissi. s. m. Essieu. (Ligny-le-Châtel.) - (06)
aissi. : (M Del.), essieu de voiture. - (04)
aissiâ ou assiô - si oui. - Vos n'é don pas fait ce qui vos aivâ dit ?... Aissiâ. - (13)
aissiaules : bardeau. I, p. 20-1 - (16)
aissis. s. m. Petit ais, bardeau, planchette pour couvrir les toits. Diminutif de ais. - (06)
aissodji, vt. assourdir. - (12)
aissoumasser, essoumasser. v. a. et n. Retrancher les talles, les branches, les membres inutiles d'un cep de vigne. - (06)
aissoumat, essoumat. s. m. Membre d'un cep de vigne qui n'a pas de fruits et qu'on doit retrancher. - (06)
aitaiché, vt. attacher. - (12)
aitaingnai - ennuyer, embêter. – Que ces petiots lai m'aitaingnent don d'aivos los cris. - Si vos saivain combein cé m'aitaingne ! - (13)
aitainné, vt. assommer ; étourdir ; ennuyer. - (12)
aitandre, attendre. - (11)
aitaner, casser les oreilles en faisant un grand bruit. - (20)
aitaulai (S') - s'attabler, se mettre à table. - I nos son aitaulai in quart d'heure. - Quant à son aitaulai, an ne peu pu les aivouair. - (13)
aiteloure : bois de cornouiller qui fixait le timon au joug. - (44)
aiteu : aussi. - (44)
ai-t-i !- vous plait-il ? que dites-vous ? - Tontine, apportez-moi mon livre… Ai-t-i not mossieu ? - (13)
aitiger, aitiver. v a. Attiser. Le premier de ces mots, altération évidente d'attiser, est employé dans son sens propre le second, altération non moins évidente d'activer, s'emploie comme synonyme ou, plutôt, comme analogue, puisque pour activer le feu, il faut nécessairement l'attiser. Dans certains endroits, on dit atlier. - (06)
aitiolon (ö), sm. avorton. - (12)
ait'nêille (n’) - t'naille (na) : tenaille - (35)
aito - aussi, de même. – Moi aito i irai li parlai. - Ah vos voiqui aito, vo ? - (13)
aitö, adv. [atout]. aussi. - (12)
aitojon, sm. artison (insecte). - (12)
aitolai, aitolée – atteler des bêtes de trait ; le temps que les bêtes sont attelées pour un ouvrage. - Vos aitoleras les chevaux vé les neives heures. - En prend trente so por ine aitolée de charrue. - (13)
aitor. A tour, atours. - (00)
aitres. An n'ai pas besoin de leumière quand an counnât les aitres de lai mason. C'est à tort que l'on écrit êtres. Du latin atrium, entrée, vestibule, et, par extension, toutes les parties d'une habitation. - (08)
aittaichant : attachant - (35)
aittaichi : attacher - (35)
aittolée : attelée. - (25)
aittribuer - bailli : attribuer - (35)
aituser, activer un feu. - (21)
aitûyer - attiser. - Aituyez don le feu por qu'à ne s'étoinde pa. - Al ai renversai sai lampe queman qu'âl l'aituyo. - (13)
aiva : alise. (RDM. T IV) - C - (18)
aivailie (ai l’), aivaulée, loc. a l'avalée, en bas. Chö ai l’aivaulée, tomber, dégringoler. - (12)
aivaint, aivo - temps du verbe avoir. - En é tirai lai loterie, et peu ile è évu in petiot paroissien. - Vos aivaint ben le temps de pairtir. - Il aivo raillon. - (13)
aivan, lëz aivan, les dimanches de l'Avent. - (11)
aivan. Avant, tantôt préposition, tantôt adverbe. C'est aussi le substantif masculin Avent, le temps des quatre dimanches avant Noël ; et comme à Dijon, des hautbois payés exprès ont ordre de jouer pendant ce temps de rue en rue, depuis les neuf heures du soir jusqu’à minuit, le menu peuple appelle ces hautbois les Aivan. Velai, dit-on, les Aivan qui passe, c'est-à-dire : voilà les hautbois de l’Avent qui passent. Les Bourguignons disent aussi, el at aivan, pour il s'en est allé ; ce qui fait croire à de bonnes gens que pour exprimer cela en bon français, il n'y a qu'à dire : il est avant. - (00)
aivan. :El at aivan, il s'en est allé (ms Del.). On disait les ai van de Noël. - (04)
aivant - parti. - En i é ben ine heure qu'âl a aivant. - A son to aivant : pu nun dans lai boutique. - (13)
aivant, adv. dehors. - (12)
aivanture. Aventure, aventures. - (00)
aivarpin, sm. aubépine. - (12)
aivaulai. : Avaler (M Del.). - (04)
aivaulé, vt. avaler. - (12)
aivé. Avez. - (00)
aivein. J'aivein, nous avions ; vos aivein, vous aviez ; el aivein, ils avaient. - (00)
aiveû : avec - (33)
aiveu lé, aveu lu : avec elle, avec lui. - (44)
aiveu-là : avec lui. - (44)
aiveune - advienne, arrive, advenir. - L'aifâre â faite, aiveune qui vouré ! - Quoi qu'an aiveunne, i en airai mon cœur cliair. - An ne sa pà ce qui peut aiveni. - (13)
aivi - avis dans le sens français. - A m'â t-aivi que vos faite ine bêtise. - (13)
aivi, avis. - Ai mat aivi, j'ai l'idée que. - (01)
aivi. Avis. Ce m’at aivi, ce m'est avis, pour ce me semble. - (00)
aivi. : Ai nos at aivi, nous sommes d'avis que (M Del.). - (04)
aivillonnes- avelines, noisettes de jardin. – I on ben des aivillonnes ceute année. - I ailon encore pliantai des aivillonnés. - (13)
aivionne, sf. aveline. - (12)
aivision - adresse, invention. - Çâ de mon aivision cequi. - Le pôre houme, à n'ai guère d'aivision. - (13)
aivo (ō), vt. avoir. - (12)
aivo ou aivoo. Avais, avait. - (00)
aivö, prép. avec. Voir daivö. - (12)
aivô. Avec. Le circonflexe sur l'o final d’aivô, marque une certaine prononciation bourguignonne, qu'il n'y a que les naturels qui puissent attraper. C'est une espèce de diphtongue, dont le son grossier approche de celui que formerait ohu prononcé très vite, comme si c'était un monosyllabe des plus brefs. - (00)
aivô. : Avec, aivô lo, aivô no, avec lui, avec nous. Le dialecte disait avoc (S. B.) . - (04)
aivocar. : Avocat. Je m'an répote és aivocar, disent les paysans. Le patois bourguignon répugne aux finales muettes : c'est pour cela qu'il ajoute la consonne r au mot avocat, ainsi qu'aux mots cié, mié (ciel, miel), qu'il articule cier, mier. - (04)
aivochö, sm. piquet ou tige ébranchée, destinés à marquer la limite d'une coupe de bois. - (12)
aivödier, vt. aveugler. - (12)
aivödje, adj. aveugle. - (12)
aivödje-brebis, sm. brôme stérile. - (12)
aivoi de quei. : Être riche. - (04)
aivoi. Avoir. - (00)
aivoinde - atteindre, pouvoir prendre un objet. - Çâ tro haut, jaimâ in ne pourai l'aivoinde.- I ne peut pâ aivoinde mon bâton. - (13)
aivoindre : attraper. (A. T II) - D - (18)
aivoinge, aivoingeai - avance, avancer, aller vite. - Al ai de l'aivoinge su mouai. - Al aivoinge to pliain. – Al aivoingeant pas mau. - (13)
aivoirde - même sens qu'avoinde peu employé. - (13)
aivolai (d') - outre le sens ordinaire d'avaler, cela veut dire descendre, s'enfoncer, se mettre plus bas par exemple dans le lit. - Aivole tai don in pecho sô l'aideurdon, t'airez pu chaud. - (13)
aivoler : avaler. - (25)
aivon. J'aivon, nous avons. - (00)
aivondre, avoindre, vt. [aveindre]. tirer à soi. - (12)
aivonne, sf. avoine. - (12)
aivotion, sm. avorton. - (12)
aivou (et par euphémie d') - avec, en même temps. - En s'en ailant âl an emportai lai chairpaingne aivou lai piaiche. - Vein don d'aivou mouai cherché de lai luzerne. - (13)
aivou : voir danvec - (16)
aivou avec, en patois de Buxy. - (28)
aivreulöt, öte, adj. toqué, agité, nerveux. - (12)
aivri, sm. avril. - (12)
aivûille - aveugle. – Mon pôre houme i devainré aivûille i croi.- An dit les aivûilles ben aidroits. - (13)
aivûillotte (ai l') - à l'aveuglette chercher, faire à tâton, sans y voir. - I m'en retorne chez no ai l'aivûillotte. - (13)
aj’deu : aujourd’hui. - (44)
ajdeu, a j'd'heu : aujourd'hui. - (25)
ajedeu - aujourd'hui. - An foré fini cequi âjedeu. - (13)
ajnœlli, v. a. agenouiller. Pour une plante, se replier vers le sol. - (15)
aj'nouilli - se mettre à geonet : agenouiller - (35)
ajo : Juché. « Les pouleilles sant ajo » les poules sont sur leur perchoir. Au figuré : suspendu : « ma casquette a demoré ajo su eune brainche » : ma casquette est restée suspendue à une branche. - (14)
ajou, adj., perché pour la nuit : « les poulailles a sint ajou. » - (29)
ajoubir (s'). Se mettre à genoux. - (06)
ajoué : Appareillé, en parlant des bœufs ou des vaches de trait. « Ces deux bûs (bœufs) sant bien ajoués ». - (14)
ajouer, mettre au joug, appareiller - (03)
ajouper. v. n Percher, en parlant d'un oiseau. - (06)
ajouteure : Morceau d'étoffe que l'on ajoute à une autre étoffe trop courte. - (14)
ak’ner : (vb) bégayer : « ol akeune » - (27)
akèter : avancer les rangs d'uni voiture de foin ou de gerbes ou les rangs d'une meule de façon à faire surplomber les rangs supérieurs comme les étages des maisons à encorbellement du Moyen Age. (VDS. T IV) - VdS - (18)
akeûler : (vb) renverser (un tombereau) - (27)
akeuler v. 1. Présenter par l'arrière, basculer (un tombereau). 2. Accroupir. - (41)
akeurqueuji v. et adj. Recroquevillé, rabougri, ratatiné. - (41)
al – il ou elle. Troisième personne de plusieurs temps des verbes devant une voyelle au singulier et au pluriel pour les deux genres au pluriel seulement pour le féminin. - Al aiprend ben ce petiot qui. - Al eûmant bein lai gotte les pores vieux, cequi les réchauffe. - (13)
al, pr. pers. m., il : « Al o », il est. - (09)
alà ! hélas - (28)
alai. Aller. - (00)
alaise, Camisole de femme, vêtement du matin, dans lequel on est à l'aise ; dans les environs de Beaune, on lui donnait aussi le nom bizarre de chien. - (08)
alaiton s. m. Jeune animal qui tette encore sa mère. - (06)
alambi : alambic - (34)
alambie : alambic. Installation de distillation mobile. Ex : "L’alambie passe bentout. Vas-tu fée d’la goutte ?" (= bientôt). - (36)
alampiaux. s. m. pl. Chiffons, vieux habits. (Vertilly.) - (06)
alanto, adv. autour. - (17)
alayer. v. a. Elaguer. - (06)
alayeur. s. m. Elagueur. - (06)
albeûrdâ : un peu fou. (R. T IV) - Y - (18)
albeurdat. s. m. Personne étourdie, sans réflexion. - (06)
âle, s. f., aile de volaille, - (29)
ale, s. fr., aile : « La p'tiote a cassé l’âle à sa poule ». - (09)
alègre, adj., agréable, avenant. (V. Agueùriâbe). - (09)
alègre, gai, joyeux, dispos. - (03)
alègre. n'a pas le sens de vif, dégagé, de ce vieux mot conservé en français. Il veut dire gai, agréable. - (02)
alein. Allions, alliez, allaient. - (00)
alein-ne, s. f., alêne. - (09)
alelua. Alléluia, cri de réjouissance dont use l’Eglise au temps de Pâques. C'est un mot hébreu qui signifie, louez Dieu. - (00)
alemale ou alamale : Mauvais couteau. « Changi san cutiau cantre eune alemale » équivaut à changer son cheval borgne contre un aveugle. Ancien français, alumelle. (Rabelais). - (14)
alemer : Allumer. « alemar le fû (le feu), alemer sa pipe ». Au figuré, excité par la boisson : « Ol était in p'tiet bout alemé ». Bourguignon, élemai. - (14)
alemette : Allumette. « In paquet d'alemettes chimiques ». Au figuré, mince comme une allumette : « Ol a des chambes (jambes) c'ment des alemettes ». - (14)
alento : alentour - (35)
alentor du (aux), loc. adv., environ, à peu prês : « Y é ben aux alentor de c' qui ». - (09)
aleron, s. m., aile de volaille, servant aux ménagères pour épousseter les meubles. - (09)
ales, smpl. hâle de mars. - (12)
aleugette. s. f. Alouette. - (06)
alguairade, algaradé, dispute cherchée à quelqu'un. Dans l'idiome breton, argaden (La Ville et Le Gon.) signifie irruption, invasion de l'ennemi. - (01)
ali. Allai, allas, alla. - (00)
alibourat, m. : petit entonnoir conique. (M. T IV) - Y - (18)
alibourat. s. Petit entonnoir. (Collan.) - (06)
alicher, v. tr., allécher, attirer : « La linaude ! alle voudrot prou alicher mon Piare ». - (09)
alichi : masser. (BY. T IV) - S&L - (18)
alider. v. a. Aider. Se dit sans doute pour aïder, prononciation un peu dure qu'on aura voulu adoucir en introduisant un l entre l'a et l'i. (Maillot.) - (06)
aliger. v. tr,, alléger, décharger partiellement pour rendre plus léger, soulager. - (09)
aligni : aligner - (35)
aligoté, aligueuté, pinot blanc. - (11)
alingue, allingue. adj. Fluet. (Soucy). Boiste donne Allingue, sorte de pieu, ou plutôt, de perche employée à l'assemblage des trains de bois sur les rivières. Ètre allingue, serait donc être comme une perche. Cette dernière locution, au reste, est fort employée à Auxerre. - (06)
alipiau. s. m. Guenille, oripeau. Voyez alampiaux. - (06)
alire. Allâmes, allâtes, allèrent. - (00)
alirent, 3° pers , allèrent : « Ol éteint m'nus leû dire bonjor ; mâ du cop ô s'en alirent ». - (09)
alirier. s. ni. Alizier. - (06)
Alison. Nom de femme, diminutif d’Alix, qu’on écrirait plus régulièrement Alis, puisque la dernière se prononce comme dans Senlis… - (00)
alissé, ée. adj. Rugueux. Peau alissée, peau rugueuse. De a privât, et lisse, doux, égal, uni, poli. (St-Privé.) - (06)
alizé, adj. uni, au sol tassé : un sentier alizé. - (15)
allâ, v., aller ; lavou qu o l allâ. - (29)
allage (mettre en) : commencer, organiser la marche d'un travail. (M. T IV) - Y - (18)
allage : en l n’a pas en allage (en train). - (44)
allage. s. m. Action d’aller, d’être en bon train. La moisson, la fenaison est en bon allage. - (06)
allant, allante. Bien portant, bien portante. ETYM. aller, dans le sens qu'il a quand on dit : Comment allez-vous ? - (07)
alle : elle - (34)
alle : Elle. « Alle est allée au bé (lavoir) ». Le pluriel de alle est i « i sant allées au bé » : elles sont allées au lavoir. - (14)
alle pron. pers. Elle. Alle a ren peur li. Elle n'a rien pour elle. - (41)
alle, all', a, pr. pers., elle : « Qua c'a qu'âlle a qu’a crie? — Alle a qn'âlle a chu ». Cette phrase bizarre peut avoir besoin d'être traduite. La voici littéralement ; « Quoi c'est qu'elle a, qu'elle crie ? — Elle a qu'elle est tombée ». (Voir A). - (09)
allegrains, s. m., ridelles de charrette. - (09)
allement. s. m. Vaisselle ; la vaisselle courante probablement celle qui va toujours. Du verbe aller. (Bessy). Voyez amman. - (06)
aller (s'en), v. pr., fuir, laisser échapper, en parlant d’un vase, d'un ustensile de cuisine : « Allons, bon ! J'ai métu la sope su l’feù, è pi v'là ma marmite qui s'en va ! ». - (09)
aller aux béquilles. Marcher avec des béquilles. - (07)
aller aux portes, loc, mendier. Les mendiants vont par les rues, et demandent à chaque porte. - (09)
aller aux portes. Mendier. - (07)
aller aux,.., loc, partir pour ramasser, pour cueillir certains produits : « Vons-jou aux champignons ? aux sersifis ? » Jou, ici, remplace je. Vons-je, Allons-nous ?... - (09)
aller avec, loc, fréquenter : « Joset va avec la Benoîte ; ben sûr ô va la d'mander ». - (09)
aller : verbe actif, aller. Que l’on conjugue au présent du subjonctif. Ex 1 : Il faut qu’ j’alle. Ex 2 : Faut ben qu’jalle. Ex 3 : pluriel : Qu’j’allons - ou qu’j’allint (formulation très orthodoxe). Ex : Lundi en huit, faura qu’j’allint aux Rouesses fée des fagots. - (36)
alleure ou allôle : Allure. « En allant de ç't'alleure o sera bin teut arrivé» On dit aussi « allôle », mais cette forme n'est guère employée que dans cette locution : « Eune mauvâse allôle » un voyage dont on ne revient jamais. « Te revindras, Si je ne revenais pas je farais eune mauvâse allôle ». - (14)
alli !, interj. va-t-en ! - (15)
all'mer : allumer - (35)
allmer v. Allumer. - (41)
all'mer, all'mant, all'mé, J'alleume, formes diverses du verbe actif allumer. - (06)
allmette n.f. Allumette. - (41)
allongi : allonger - (35)
allouer v. Louer (une terre). - (41)
allourer : soûler quelqu'un de paroles - (39)
allumage, allumance. s. f. Incendie. - (06)
almette : allumette - (31)
alogne : noisette. B - (30)
alogne : (nf) noisette - (27)
alogne : noisette - (26)
alogne : noisette - (31)
alogne : noisette - (34)
alogne n.f. (du v. fr. avellanea) Noisette de forme allongée recouverte complètement par l'involucre qui dépasse même le fruit. - (41)
alogne ou aneuille : Noisette. Voir aneuille. - (14)
alogne, alêne pour percer le cuir. - (11)
alogne, s. f. noisette. — Alogni, noisetier. - (17)
alogne,, n.f. noisette. - (43)
alognes, avelines, noisettes. - (03)
alogni : noisetier. B - (30)
alogni : (nm) noisetier - (27)
alogni : noisetier - (26)
alogni : noisetier - (31)
alognî n.m. Noisetier. - (41)
alognie : noisetier - (34)
aloisser. v. a. Ecorcer. - (06)
alon-je ? Allons-nous ? - (00)
alôrs, alô adv. Alors. - (41)
alôse*, s. f. corsage, caraco. - (15)
alotte. s. Jeune paysanne dans l'adolescence. (Villiers-Saint-Benoit). - A Marchais-Beton, on dit Annotte ; c'est sans doute le même mot, prononcé différemment : lequel est le bon ? - (06)
alouchier, m. : alisier. (M. T IV) - Y - (18)
aloue s. f., alouette. - (09)
alouète : Alouette. « O fa c'ment l'alouète o se dedit » : il fait comme l'alouette, il ne tient pas parole. - (14)
alougne, s. f. noisette. — alougni, noisetier. - (15)
alouott. s. f. Synonyme d'anloupiau. Voyez ce mot. (Perrigny-lès-Auxerre). - (06)
alourdir, élourdir, élordir. v. a. Abasourdir, étourdir, rompre, briser la tôle, la cervelle à quelqu'un, en faisant du bruit. - (06)
alouzi : qui provoque le besoin de boire pour un aliment pâteux ou sec - (34)
alpette. s. m. et f. Enfant chétif et malingre gamin, gamine. Paraît être une altération du mot arpette. (Percey). - (06)
alquiller. v. a. Lisser. Alquiller les cheveux. - (06)
alquiner. v. a. Exiger d'un homme ou d'un animal un travail qui dépasse ses forces. - (06)
altauffiers. s. m. pl. Bande d'enfants, de gamins tapageurs, qui taquinent et harcèlent les passants. (Percey). - Le mot altoufier, usité à Tronchoy pour désigner un vagabond, doit être, bien certainement, une variante d'altauffier. - (06)
altaufier, m. : vagabond. (M. T IV) - Y - (18)
altiée (n. f.) : litière d'une étable ou d'une écurie - (42)
altiée : pièce en désordre, litière - (39)
altise. s. f. (Voir Bête noire). - (09)
altour n.m. Environs, alentours. Dz'étos l'seu d'altour : j'étais le seul des environs. - (41)
aluchot : voix forte et aigus. III, p. 15-4 - (16)
alude : éclair d'orage. - (23)
alué : alisier. (RDM. T IV) - B - (18)
alumement. : (Dial.), éclairement de l'esprit, si l'on peut parler de la sorte, pour définir un mot qui exprime l'action des lumières acquises. - (04)
alunette, f. : linotte. (M. T IV) - Y - (18)
alunotte, elunotte. S. f. Linotte, oiseau. - (06)
aluzi, adj. uni, au sol tassé : un sentier aluzi. - (17)
am - cherchez divers mots par An, Em, En, etc… - (13)
amadou (sainte), dénomination, qui fait partie d'une loc. facétieuse. Se dit d'une personne présente. Ainsi : « Aile êt iqui en char et en os, tôt c' ment Sainte Amadou ». - (09)
amadou, s. f., large champignon, de nature très résistante, poussant horizontalement sur les vieux troncs de noyers. - (09)
amadouere : calmer - (32)
amalssi, v. r. aggraver, en parlant d'une maladie. - (15)
amalssi, v. r. aggraver, en parlant d'une maladie. - (17)
amandelaÿ, s. m., amandier. - (29)
amandre : Amande. « des amandres vardes (vertes) ». Bourguignon, aimandre. - (14)
amandré : Amandier. Amigdalus communis. « Les amandrés sant flieuris ». - (14)
amanghenner (contraction d 'amangéhenner). v. a. Oter l'usage des membres, et plus particulièrement des mains. Mot composé de a augmentatif et de deux mots latins manus gehennare, entraver, enchaîner les mains, les mettre dans la gehenne. (Ferreuse). - (06)
amanvier, v. tr., mettre de côté, amasser du bien. (Mervans). - (09)
amanvir, se procurer, élever. - (03)
amar adj. amer, amère. - (28)
amarine : osier - (34)
amarine n.f. Branche d'osier. - (41)
amarine, ambre, veillon : osier - (31)
amarine, n.f. osier. - (43)
amarmeler. v. a. Battre à outrance, briser la figure à quelqu'un, le mettre en marmelade. - (06)
amarné : arbuste qui produit de l'osier. (B. T IV) - S&L - (18)
amasser, v. tr., contracter, gagner : Ol a pris frèd ; ôl a amassé du mau ». - (09)
amati : A demi sec, en parlant du foin récemment fauché « Ce foin n'est pas so (sec) ma ol est déjà bien amanti ». - (14)
amati adj. Demi-sec (pour un fromage). - (41)
amauvi, adj. pâle, amaigri, qui fait mal à voir. - (15)
amauvis : Mauviette. « Ol est allé à la chaiche (chasse) es amauvis ». - (14)
amazoute : camomille sauvage(DC. T IV) - Y - (18)
ambadous. adj. des 2 genres. Couché sur le dos. Cette femme porte son enfant ambadous. (Perrigny-lès- Auxerre). Nous croyons cette orthographe de Perrigny défectueuse. Voyez badoue. - (06)
amblai. Embler, vieux mot qui signifie dérober. Le bien d'autrui tu n’embleras. Embler vient d’involare. - (00)
amblai. : (Dial. et pat.), dérober - (04)
ambler. Piller, voler. Ce verbe est employé dans la vallée de la Saône et surtout dans la Bresse châlonnaise. - (08)
amboké, embecquer un petit enfant, un oiseau. - (11)
amborbé, embourber. - (11)
ambraissan. Embrassant. - (00)
ambre, s. m. osier (du latin salix amerina, de la ville d'Amerie (Ombrie)). - (17)
ambre, s. m. osier. - (15)
ambrenai ou embrenai. - (Infinitif, participe passé et adjectif), couvrir et être couvert d'une substance quelconque. - (04)
ambrenai, tout couvert de quelque chose de malpropre. Dans l'idiome breton, amprevan (Le Gon.) et ambréan (LEP.) signifient vermine. - (01)
ambrenai. Embrené, embrenez, embrener. - (00)
ambres : (n.pl.) osier - (27)
ambreuille ou lambreuille. : Le nombril (M Del.). - (04)
ambreuille, le nombril. - (01)
ambruaehé. Fâché de mauvaise humeur… - (00)
ambruai (s'). : Se mettre en train de vitesse (M Del.,) et s' ambrui, verbe appartenant à une double conjugaison. - Part. : ambrué ou ambrui, mis en train. (Lac). - (04)
ambruer. Mettre en train vivement, prendre de l'élan. - (02)
ambrui ou ambrué, qui est mis en train de ... , qui commence son mouvement... - (01)
ambrui. Mit en train. Il ne se dit qu'avec le pronom personnel. S'ambruï de proché ; se mit en train, en humeur de prêcher. L'infinitif de ce verbe c'est ambruer, formé, ce semble, dz la préposition en et de bruit. Quand les enfants voient que leur sabot, leur toupie ou leur moulinet commence à tourner de bonne sorte, ils disent en bourguignon, que leur trebi, leur fiade, leur melin s’ambruë, c'est-à-dire commence à taire du bruit en tournant, et de là par métaphore s’ambruër, pour se porter à faire quelque chose avec ferveur. Le velai ambrué, le voilà en train. - (00)
ambrunchai, mine que l'on fait en fronçant les sourcils... - (01)
ambruyé, mettre en train, à l'ouvrage. S'ambruyé, s'élancer pour courir. - (11)
amcharboté, enchevêtrer ; du fil amcharboté : du fil enchevêtré. - (11)
ame, s. f., personne, individu : « J' seû été cheù vous ; n'y avot âme qui vive ». - (09)
amena, amenau (Paille d'). s. f. Paille d'orge et d'avoine, paille de menus grains, amena et amenau étant une altération de menu. (Villiers-Bonneux). - (06)
amendé : grandi. Ex.: Elle ai bai amendé. (N. T IV) - C - (18)
amender, grossir, grandir en parlant des enfants, des bêtes, des arbres. - (20)
amender, v. intr., grandir : « Ah! y é vot' petiot ? Dêpeù que j' l’ons vu, ôl a ben amendé ». - (09)
amender, v. n. Grandir, prospérer, s'améliorer. – Employé activement, signifie engraisser, améliorer. Le fumier amende les terres. - (06)
amender, v., se développer, grossir. - (29)
amender. Croître rapidement, devenir fort, Dépeu qu'an ai plevû, mon troqué (blé de Turquie), ai bin aimendé — Not' petiot darré aimeude teut son sô (tout son saoul). Ce verbe était employé au XVIIIe siècle. - (08)
amender. Grandir, ne se dit qu'au propre. - (02)
amender. Mot du plus pur francais, signifiant rendre meilleur (Littré) ; mais qu'on détourne chez nous de son sens primitif pour lui faire signifier croître, grandir. Etym. emendare. - (07)
amendeu : croître, profiter. - (22)
amendise. : (Dial.), réforme, perfectionnement. Du latin emendatio. - (04)
amener, v. élever (cette lapine amène bien ses petits). - (43)
âmer : Aimer. « Pu je te vois pu je t'ame », nom du myosotis. « Petite Catherinette, veux tu m'amer ? » (vieille chanson). - (14)
amer coum' chicotin : amer. Vraiment très amer. Ex : "Ta salade de pissenlits, al est amére coum'chicotin." (avec un accent aigu... sur amer). - (36)
amerelle : fausse camomille. - (24)
ameron. s. m. Etat du vin amer. Ce vin tourne à l'ameron. - (06)
amesouche. adj. Un peu amer. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (06)
amesoute. s. f. Marguerite des champs. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (06)
amesser. v. a. et n. Dire une messe de relevailles. Se faire amesser, se faire dire une messe pour ses relevailles. - (06)
ameulat, s. m. Gagne-petit, rémouleur. - (06)
amfrèli : abats de porcs accommodés au vin rouge : c'est le carquelin de la région de Genlis, en Côte-d'Or). (CH. T II) - S&L - (18)
amiârder v. Gâter excessivement un enfant. Voir miâ. - (41)
amiaule. : (Dial. et pat.) Les adjectifs latins terminés en abilis se traduisent dans le dialecte et dans le patois par la terminaison aule : « 0 naissance amiaule as hommes. (S. B., vig. de la Nativ.) - (04)
amibrunchai, ambrunchi et ambrun. : Fâché, d'humeur noire ou rembrunie. -Le dialecte disait embronchiés. - (04)
amicoler : Caresser, cajoler. « T'ame bien te fare amicoler ». - (14)
amicoloux : Caressant en paroles et en actions. - (14)
amignauder (v. tr.) : cajoler, amadouer par une attitude aimable, des paroles tendres - (42)
amignauder, aminauder. v. a. Flatter, caresser. Dans le glossaire de Roquefort, on trouve amignauder, amignoter. - (06)
amigrer. v. a. Epandre, écarter, en parlant du fumier Du latin migrare, emigrare, écarter, éparpiller. - (06)
amijoler, v. tr., cajoler, enjôler : « Alle sait s'y prende, celle-là ! alle vous l’amijôle gentiment ». - (09)
aminci : amincir - (35)
amiotter (v. tr.) : émietter - (42)
amiotter : émietter - (39)
amitant, adj. caressant, affectueux. - (15)
amitiaule, amiquiaule. adj. Amical. - (06)
amitiole, affectueux, qui fait des amitiés. - (20)
am'lette : une omelette - (33)
ammaillôlai. Emmailloter, emmailloté, emmaillotez. - (00)
ammaillôtai. Le même qu’ammaillôlai. - (00)
amman, s. m. Vaisselle qui vient de servir et qui n'est pas encore nettoyée. - (06)
ammi. Emmi, au milieu. Emmi ne se dit plus il y a déjà du temps. - (00)
ammistôflai (s'), s'envelopper. Ammistôflai de forure, enveloppé de fourrures. - (01)
ammistôflai ou emmitouflé. : (Dial. et pat.), enveloppé, caparaçonné. - Ammistôflai de forure. (M Del.) - (04)
am'na : paille d'avoine. (F. T IV) - Y - (18)
amner (s') : venir - (34)
amner : amener - (34)
amocheter : (prononcer amoch'ter) abîmer - mettre en morceaux. Ex : "Arrête-don d'amoch'ter ton pain." - (36)
amogeter : gaspiller - (39)
amoilli : Donner les signes d'une prochaine délivrance en parlant de vaches prêtes à vêler. Au figuré « La vaiche (vache) amoilli » signifie : la vendange approche. - (14)
amoïlli v. (de amouiller) S'apprêter à vêler. - (41)
amomon, s. m., pomme d'amour, fruit de la morelle, faux piment. C'est exactement le mot grec (aromate de l'Inde). Le nom se donne à l'arbuste et au fruit. Les amoureux s'en offrent des bouquets. - (09)
amonder : gronder - (39)
amonèti v. (or. inc.) Calmer, tranquilliser. - (41)
amor, s. m., considération, égard : « J'ai fait c' qui po l'amor de li ». - (09)
amoraichi (s') : S'amouracher. « O s'est amoraichi de c 'te dreûlesse (de cette fille) ». - (14)
amoratsi (s') v. S'amouracher. - (41)
amorci : amorcer - (35)
amorti : amortir - (35)
amotsé : sangle de cuir ou de corde servant à fixer le joug sur la tête d'un bœuf. A - B - (30)
amotsi v. Amocher. - (41)
amoucha. Oiseau de proie, du français émouchet. - (02)
amouchet, émouchet, tiercelet. - (03)
amouder : amorcer, commencer. - (05)
amouder. v. n. Donner son lait en abondance, volontiers, facilement. Se dit des vaches bonnes laitières. - (06)
amouderé : tranquillisé, calmé. A - B - (30)
amouderé : tranquillisé - (26)
amoudèrer adj. (de modérer) Tranquilliser, sécuriser. - (41)
amoudeuré : tranquillisé - (31)
amoûdji : amodier - (35)
amoûdji : louer - (35)
amouézi, v. a. chauffer et couler la lessive. - (15)
amouezi, v. a. chauffer et couler la lessive. - (17)
amouilles, glaires de vache en vêlage. - (03)
amouner,v. tr., amener, conduire : « Ol a été genti ; j’amoune mon gar à la fête ». - (09)
amounition, amunition. s. f. Munitions, vivres. Pain d'amounition, pain distribué aux soldats. Du bas latin amonitio, subsistance, suivant Ducange. - (06)
amourciller. v. a. Mettre, diviser en petits morceaux. - (06)
amoureux : voir chvau - (16)
ampereu. Empereur, empereurs. - (00)
ampigé, ampeingé et empingé. : Embarrassé d'obstacles matériels. - (04)
ampigé, embarrassé ; en latin impeditus. - (01)
ampiges ou empiges : Entraves pour les chevaux. « Mens (mets) les ampiges à tan chevau ». Au figuré on dit d'une jeune femme qui vient d'avoir un enfant : « Alle a troué eune bonne ampige ». Se dit aussi d'une personne peu dégourdie « Y est eune brâve ampige ». - (14)
ampigi : Entraver « San chevau est ampigi ». Au figuré : embarassé, « Etre ampigi en biau chemin » : être arrêté par le moindre obstacle. « Etre ampigi c'ment eune pouleille qu'a troué un cutiau », être dans un grand embarras. - (14)
amplanter : implanter - (35)
ampòché. Empêcher, empêché, empêchez… - (00)
ampoixeni. J'empoisonnai , tu empoisonnas , il empoisonna. - (00)
ampotai. Emporter. C'est aussi le participe tant singulier que pluriel. Le Diale l’é ampotai , le Diable l’a emporté ; le Diale les é ampotai , le Diable les a emportés. - (00)
amt'iou, adj. caressant, affectueux : un enfant am'tiou. - (17)
amûji v. Amuser. - (41)
amunition, s. f., munition. Employé seulement dans le sens de fournitures militaires : « Un pain d’amunition ; un fusil d'amunition. - (09)
amusard (adj. et n. m.) : se dit de quelqu'un qui aime perdre son temps à des futilités (syn. arcan-yer) - (42)
amûse n.f. Amusement, distraction. - (41)
amusotte (n. f.) : objet d'amusement, de distraction - (42)
amusou (n’) : amuseur - (35)
amusser. v. a. et n. Boucher, détruire les musses ou passages cachés, secrets, pratiqués dans une haie par le gibier ; en général, cacher, couvrir. - (06)
an : On. « An peut to ce qu'an veut » on peut tout ce que l'on veut. Remarque dans le patois de Mancey, « on » se prononce toujours « an », soit seul soit dans le corps d'un mot. - (14)
an ni : année - (34)
an ou ant- il, on, ont. - Al an été ai lai charrue. - AI ant gros de mérite. V. par en. - (13)
an pour on ; an di, on dit ; an fé, on fait. - (11)
an por, en échange de... - (11)
an. Année, années. - (00)
an. En. Quelquefois au, comme an leù, au lieu. Nos anciens ont dit en lieu. - (00)
anan : Espèce de mure, fruit de la ronce rampante. Rubus cassius. - (14)
anas. s. m. pl. Immondices, débris de vaisselle. (Pasilly). - (06)
ançan. Encens. - (00)
ancenet : timon qu'on passait dans le joug pour tirer la charrue - (31)
ancharbouillé, mal à l'aise. - (19)
anchotte, s. f., petit entonnoir de ménage. - (29)
anchotte. Petit entonnoir en fer blanc. C'est ce qu'on appelle, à Autun, un aigueriot. - (08)
anchouaîs (n’) : anchois - (35)
anchoune, adj. qui est tordu, qui a la hanche démise. - (15)
anciens : Les vieux, les aïeux. « Neutés anciens » nos aïeux. Dans le langage forestier, le mot Ancien désigne un baliveau de plus de cent ans. - (14)
ancin que. conjonct. Tandis que, pendant que, à mesure que. « Ancin qu'on moissonnait, on liait. » (Percey). - (06)
anc'lle (anc'ill) : Oncle. « Ol est allé voir san an'clle ». Autrefois les enfants appelaient par respect « man an'clle, ma tante », les grandes personnes avec lesquelles ils n'avaient aucun lien de parenté. « Dis banjo à c't'an 'clle» dis bonjour à ce monsieur. Nota : jadis, les jeunes appelaient souvent oncle et tante, le cousin germain ou la cousine germaine de leur père ou de leur mère. - (14)
anco, encore. - (28)
ancoinçon, sm. écoinçon. - (12)
ancor. Encore. Le Bourguignon dit aussi ancore, et se conforme à l’ortographe italienne ancora… - (00)
ancre - âpre, trop fort. - Ce vin qui â tro ancre. - Que le frouai â don ancre ajedeu. - AI ai in caractère ben ancre. (Pour le toucher V. aire). - (13)
ancre : Acre, acide, mordant « Du lichu treu ancre » de l'eau de lessive trop chargée en potasse. - (14)
ancre ; on dit d'un mets qu'il est ancre quand il est trop épicé et qu'il prend à la gorge. Se dit aussi pour tenace, obstiné. - (11)
ancre, âcre, opiniâtre, tenace. - (03)
ancre, adj. acharné, enragé. - (12)
ancre, adj. se dit d'un cheval ombrageux et craintif. - (29)
ancre, adj., tenace, opiniâtre, têtu ; aigre, violent, âpre : « N'y a pas mo-ïen d’li fâre fâre c’qu’on vout ; ôl êt ancre c'ment eùne mule ». - (09)
ancre, pour acre, du latin acer ; quelques personnes disent aincre. - (01)
ancre. Opiniâtre, tenace - (02)
ancrement : Avec ardeur. « O s'y prend bin ancrement » il s'y met avec bien de l'ardeur. - (14)
ancrement, opiniâtrement. - (03)
ancrené, ée. adj. Qui est ancré profondément et depuis longtemps. Maladie ancrenée, maladie invétérée, qu'on ne peut plus guérir. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
ancreni, adj., recouvert d'une couche de saleté. - (29)
ancreté : Acidité, acreté. « L'ancreté du lichu ». - (14)
ancroté ; jeter une bête périe dans un creux et la couvrir de terre. On ancrote aussi l'homme qu'on enterre sans cérémonie religieuse. - (11)
and’li : (nm) chenet - (27)
andâ : (nm) andain - (27)
anda : andain. Tas de foin en ligne, formé par le faucheur. Du latin : «ambitus » : bord. - (40)
andâ n.m. Andain. - (41)
andain - chenet de feu (outre le sens français de rangée de foin). - Ces andains qui ne sont pâ aissez hauts. - L'andain du poèle â trop lairge. - (13)
andain : Jonchée de foin qu'un faucheur couche d'un bout à l'autre du pré à chaque passée, et non pas , comme le dit Littré, l'étendue que le faucheur peut faucher en un pas. - (14)
andain : rangée de foin ou de paille déposée sur le sol. - (37)
andain, espace qu'occupe l'herbe coupée par la faucille... - (01)
andain, n.m. chenet. - (43)
andain, s. m., largeur d'une coupe de foin. - (29)
andain. - Delmasse donne à ce mot deux significations, celle de grand thcnet de cuisine, et celle, dit-il avec Lamonnoye, de l'espace entre les deux jambes écarquillées (écartées).- De ce que l'intervalle entre les grands chenets de cuisine d'autrefois mesure à peu près une enjambée, on les a appelés des andains - (04)
andains et andiers. Chenets élevés, appelés, dans certains pays, des Landiers, par la réunion de l'article et du substantif, « Item, deux beaux andiers en la cheminée de ladite chambre, ayant chacun une bocle de fer a (Inventaire dressé, en 1501, à l’Hôtel-Dieu de Beaune). La plupart des andains bourguignons étaient surmontés d'une sorte de corbeille en fer destinée a supporter et à maintenir chaud le creuset de soupe des retardataires. Les andouillers de cerf ont la forme de certains andains. Dans une autre acception, un andain est l’étendue de pré qu'un faucheur coupe à chaque pas. Les Bretons disent : lander. - (08)
andaivai, endesver, endever. : (Dial. et pat.), enrager. - (04)
andaivai, être très-contrarié d'une chose. - (01)
andé : andain. A - B - (30)
andè : Landier, chenet « Eune pare de vieux andès » une paire de vieux chenets. - (14)
andée : andain - (34)
andée, s. f., espace entre les deux pieds d'un faucheur ;  « mener en andée » ; en avançant en ligne droite, entre deux rangs. - (29)
andées (des) – régulièrement, pas mal, de temps en temps - Queman que cequi vait métenant ? Mon Dieu, cé vai to des andées. - L'ovraige n'â dière aivancé, ma voiqui qu'â va ailai des andées. - (13)
andées (des). Par intervalles, d'une façon intermittente. Etym. la même que celle d'andain (voyez ce mot dans Littre). Des andées veut dire, à proprement, en faisant puis en suspendant l’action d'aller. - (07)
andément. De suite, sans désemparer, directement tiré de l'italien andantemente. Andain, ce que le faucheur abat autour de lui en marchant, de l'italien andare. - (02)
andés (des), en une fois (bas-latin "andena"). - (28)
andèu, chenet. - (11)
andier, landier, chenet. - (03)
and'lai, adv.de l., au-delà, de l'autre côté, là-bas : « And'lai l'iâ » (de l'autre côté de l'eau). - (09)
andoche (in) - un maladroit, un propre à guère surtout par défaut d'intelligence. - Ma, ne nos aimeune pas cequi ç'â in vrai andoche. - Ote-tai don pôre Andoche que t'é ! - (13)
andoille : Andouille. « Eune andoïlle grillie ». Au figuré : personne à l'air naïf et empêtré. « Quelle andoïlle! ». - (14)
andormî. Endormir, endormi, endormis. - (00)
andouilles (voir Dèpendeux). - (09)
andreuzi, v. a. donner de la vigueur, de la « dreuze ». - (15)
andruji, v. a. donner de la vigueur, de la « druje ». - (17)
and'vë, and'vère ; en comparaison de, tandis que (du latin adversiun). - (11)
andzalouze : (nf) javeleuse - (27)
ane (n. f.) : dans un champ, emplacement non labouré ou non fauché à la suite d'un écart involontaire - (42)
anéanti : anéantir - (35)
aneçi, v. a. agacer, irriter, pousser à la colère. - (17)
anée : Mesure valant 15 doubles décalitres. - (14)
Aneire. Village nommé Anières à une lieue de Dijon, fameux par ses grottes, et encore plus par son Université, où il se reçoit plus de docteurs qu'en toute autre. - (00)
anemiablement. : (Dial.), hostilement ; adverbe pris au subst. anemi. - (04)
ânes. s. m. pl. Echasses. Marcher sur des ânes. (Saint-Martin-sur-Oreuse). - (06)
aneubllié, v. n. assombrir, surtout par le crépuscule. - (15)
aneuilles : Noisettes, fruits du noisetier (Corylus avellana) On dit aussi « aleugnes » de alogne grosse noisette. - (14)
aneut, adv., aujourd'hui. - (09)
aneute, petit tubercule noir qu'on trouve au pied du latyrus tuberosus, plante de la famille des papilionacées, et qui est comestible. - (20)
anfan. Enfant, enfants. Mnanfan, mon enfant. - (00)
anfantaigne. Enfantine, enfantines. - (00)
anfâr, enfer. - (11)
anfar. Enfer, enfers. - (00)
anfilleron. Enfilerons, enfileront. Les deux ll d’anfilleron se mouillent. - (00)
anfin. Enfin. - (00)
anflicutai. : Engrosser. - (04)
anflicuterai, engrosser... - (01)
angaigé, engager ; s'angaigé, s'engager, prendre du service. - (11)
angauche. adj. Qui n'est pas adroit. (Charny, Seignelay). - (06)
angaudre. s. m. et f. Qui est empoté, maladroit, peu agissant. - (06)
angélus. S. m. Parties gélatineuses, tendons, cartilages impropres à l'alimentation, qui se rencontrent dans les viandes, et que les bouchers trouvent moyen de glisser et de faire payer à leurs pratiques. A Joigny, l'angélus et la réjouissance doivent être exclus des fournitures faites aux pauvres pour le compte du Comité de l'Extinction de la mendicité ; un des articles du cahier des charges et conditions imposées à l'adjudicataire de ces fournitures contient même sur ce point une interdiction spéciale. - (06)
anger, v. enger. - (03)
angin (similaire de engeance) se dit par mépris à un enfant. - (11)
angiverne. adj. Maladroit. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
ang'lle : Ongle. « O s'est tapé in cô de martiau su l'ang'lle». Au figuré « Rogni les ang'lles à quéquin » enlever à quelqu'un ses moyens de défense. - (14)
angola, angora ; un chat angola. - (11)
angon*, s. m. onguent. - (15)
angouaissi - tremanter : angoisser - (35)
angoulouses : piqûres de serpent. IV, p. 32 - (16)
angouyi, v. n. gêner par l'adhérence de la terre mouillée collant à l'outil. - (15)
angover (s'), v., s'irriter la gorge avec un morceau d'aliment ; avec une pomme, en parlant des vaches. - (29)
angraisse. Engraisse, engraissent. - (00)
angraler, n.m. houx. - (43)
anguigne, s. f., femme de peu de ressource, qui ne sait rien dire ni faire, et même quelque peu idiote : « Ta Mariette ? Laisse-me donc. Y ét eùne jolite anguigne ! ». - (09)
anguignônai, causer du désappointement et une vive contrariété à quelqu'un... - (01)
anguignonai. : Causer de l'ennui, du désagrément, du guignon. - (04)
anguille de buisson, s. f., serpent. - (09)
anichon, s. m., petit âne ; au figuré, enfant qui n'apprend rien. - (09)
anicroche, s. f., obstacle imprévu. - (29)
animau n.m. 1. Animal. 2. Péj. Individu. - (41)
animô, au singulier connue au pluriel (prononcer ân-niniô) ; se dit méme à l'homme peu pourvu d'intelligence. - (11)
anjaulure. Engelure, engelures. Plusieurs en Bourgogne, croyant bien parler, disent des égelures. - (00)
anj'lusse (l') : angélus - (35)
anjôlai, flatter quelqu'un pour le tromper... - (01)
anjoluce. s. f. Angélus. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
anloupiau. s. m. Forme très-fortement dénaturée des mots envelouppiau, enveloppiau, enveloppeau. A Auxerre, à Joigny et presque partout, dans le Département, on appelle anloupiaux, des morceaux de toile servant comme de guêtres, dont les vignerons s'enveloppent les jambes dans les vignes et lorsqu'ils font des ouvrages malpropres, par exemple, lorsqu'ils portent des terres, qu'ils tirent, qu'ils chargent ou répandent du fumier. - (06)
anmusé, aumusé, vt. amuser. - (12)
anmusöte, sf. amusette. - (12)
Anne (nom propre) : Anne, Annette. Prononcez : An-ne, An-nette, l'An-ne Marie. - (14)
Anne, Anne (prononcer ân-ne). - (11)
annë, année (prononcer ân-në). - (11)
an-née (n’) - an-nia (n') : année - (35)
année : Année. Prononcez : an-née « L'année que vint » : année prochaine. - (14)
ânnée : une année - c'tânnée : cette année - l'ânnée qu'vint : l'an prochain -l'ânnée passée : l'an dernier - (33)
añnée n.f. Année. - (41)
an-née, année. - (28)
annemaîn. Ennemi, ennemis. - (00)
anneùyé, annuè, ennuyé (prononcer (ân-neuyè, an-nuè). - (11)
annille, petit agneau ; du latin agnellus. - (01)
annimau (qu'on prononce han-ni-mau). s. m. Animal. Dans beaucoup de localités, on dit annimal, au pluriel un annimau, des annimals. - (06)
annimau : Animal. Prononcez an-nimau. « Chèque (chaque) annimau a san instinct ». Injure : « espace d'annimau ! ». - (14)
an-nimau, s. m., animal : « V'tu ben te côger ! Côge-te donc, fichu an-nimau ! » - (09)
annioussè (s'): s'étouffer, s'étrangler - (33)
anniové : gorgé d'eau, ce mot s'emploie pour qualifier une terre - (33)
an-n'mi, s. m. et adj., ennemi. - (09)
an-n'miquié, s. f., inimitié. - (09)
an-n'O, an-n'A - non (style familier). – Vosé é étai fâre lai commission ?... An-n'O., i n'ai pâ aivu le temps (prononcer anne-no). - (13)
annô, en haut (prononcer an-no). Ce même mot, prononcé de la même manière, s'emploie, de plus, pour désigner le service anniversaire que l'on fait célébrer pour l'âme d'un défunt. - (11)
annonci : annoncer - (35)
annorser (s'), v., s'égosiller en toussant. - (29)
an-nossé, qui a avalé un os. - (19)
annote ou arnotte. Racine comestible du lathyrus bulbosus. Au figuré fruit médiocre ou trop petit. - (07)
annotte. s. f. Jeune fille. - (06)
annuiter (s'), v. pronom. S'attarder à la nuit, rentrer de nuit. Ou dit aussi s'anuiter. - (06)
anœllye, s. f. béquille (du vieux français annille). - (17)
anœllye, s. f. béquille. - (15)
anoious. : (Dial.), fâcheux, désagréable. –Le substantif anoi, d'où cet adjectif dérive, signifie ennui. - (04)
anon ! pour allons ! interjection par laquelle on excite une personne a faire une chose. - (11)
anorser (s’) : s'étrangler en buvant ou en mangeant. (RDM. T IV) - B - (18)
anote. Sorte de bulbe que ceux qui croient bien parler nomment arnote, mot que les Bourguignons ont emprunté des Flamands, lorsque les uns et les autres avaient un même souverain… - (00)
anotte : boule de poils chez un animal - (33)
anpigé, embarrasser. Anpige, entrave ; un homme qui gène, au travail, est un anpige. - (11)
anpiyé, empiler, par exemple, des paisseaux qu'on a sortis de terre. - (11)
anpoiché, empêcher ; anpoîch'man, empêchement. - (11)
anpoigne, poignée d'un objet, anpoigné, prendre, saisir une personne ou une chose, de manière à la bien tenir. È s'à fè anpoigné se dit d'un malfaiteur arrêté par la justice. - (11)
anpoi'zné, empoisonner. - (11)
anpor. Pour, pour le prix, en échange. - (00)
anpôtré, embarrassé par un obstacle. - (11)
anpoussö, sm. embarras, manières pour se donner de l'importance. - (12)
anpremi (à l'), loc. au début, en premier lieu : à l'anpremi il était plus courageux. - (17)
anpremi (à l'), loc. au début, en premier lieu : A l'anpremi il était plus courageux. - (15)
anprès, adv., après, et aussi : près, auprès. - (09)
anprôté, emprunter une chose. - (11)
anraige. Enrage, enrages, enragent. - (00)
anroté, ce qui est ralenti ou arrêté dans sa marche par la boue et les mauvais chemins. - En Champagne on dit anhotté. La première de ces locutions semble venir du latin rota, roue de voiture. - (01)
anrôte. Engagé dans une ornière, car c'est proprement lorsque la roue d'une voiture est engagée dans une ornière, qu'on dit en bourguignon , qu’on at anrôtai , mot qui semble venir d’inrotare, à moins qu'on n'aime mieux le faire venir de route, parce qu'être enrôtai , c'est être arrêté sur la route par quelque difficulté du chemin ; mais comme alors c'est toujours quelque roue qui est arrêtée, je m'en tiens à la première étymologie. - (00)
anroué, enroulé, placé autour d'une roue... - (01)
anroué. : Enroulé. Du latin in rotatum. - (04)
ansaiché, ensacher. - (11)
ansanne. Ensemble. Les plus anciens poètes français disaient ensement, qui a quelque chose de l'italien insiememente. - (00)
anscouai - faire verser ou décharger une voiture par derrière. - Ne chairgez pâ tant darré, cé anscouro. - An fauré anscouai de faiçon ai ne pas embaraisser le chemin. - (13)
anscuiller, renverser un tombereau et son contenu. - (20)
anselé, adj., défraichi, fané. - (29)
anselure, s. f., tache de moisissure. - (29)
ansère : Sorte de bretelle en osier tressée qui soutient la hotte. « Eune ansère d'heutte ». - (14)
ansin que. Dans le temps que. Ainsi que pour lorsque, dans le moment que, a vieilli en français, mais en bourguignon ansin que est très élégant dans cette signification. - (00)
ansin, adj. ainsi. - (12)
ansin. Ainsi. Nos poêles du règne de Charles FX, écrivaient ainsin, pour éviter dans leurs vers le choc de quelque voyelle… - (00)
ansin. : Ainsi, de même que. - Ansin sô ti, ainsi soit-il ; ansin que, lorsque. - (04)
ansorsalé, ensorceler, jeter un sort à quelqu'un. Beaucoup de gens croient encore à l'ensorcelage. - (11)
ansôvé ; s'ansôvé, fuir au plus vite, pour éviter d'être arrêté. - (11)
anssire*, s. f. anse en osier d'une hotte. - (15)
anstain que. conjonct. En même temps que, aussitôt que, au moment que. Ansiain qu'on entre cheux eux, i faut dire bonjour. (Pasilly). - (06)
ant ou an - temps du verbe avoir et du verbe être. (V. An). - (13)
antaler, somnoler. - (28)
antan (de pire qu' ou de peiqu') - de plus en plus mal, de pis en pis. - I ne sais pâ, ma les aiffâres ailant de pire qu'antan. - De pei qu'autan, ça in peu refrain - (13)
antan. L'an passé, du latin ante annum. De là ç’a pei qu'antan, pour dire c'est pis que l’an passé, pis que jamais. Antan est aussi entens, et entend du verbe entendre. - (00)
antan. : Ce mot abrégé du latin ante annum, signifie l'année avant celle où l'on est, c'est-à-dire l'année passée. - (04)
antandan. Entendant. - (00)
antande. Entende, entendent. - (00)
antandé. Entendez. - (00)
antandein. Entendions, entendiez, entendaient. - (00)
antandren. Entendrons, entendront. - (00)
antarrée. Enterrée, enterrées. - (00)
anté, faire une ante, c'est-à-dire, une greffe. Anté se dit aussi pour entier, dans cette locution : teut anté, tout entier. - (11)
antei. Entier, entières. - (00)
anteire. Entière, entières. - (00)
antion (t dur), sm. femme lourde, gauche, bêtasse. - (12)
antireûille (n’) : antirouille - (35)
antissé, faire des tisses, des amas de gerbes de blé, de foin, etc. - (11)
antodvillai. : Attacher, envelopper, faire un tout de diverses parties ou effets mobiliers. - (04)
antômé, entamer ; antômé une miche de pain ; antômé se dit encore adjectivement d'une partie du corps qu'une plaie a déchirée. - (11)
Antone. Antoine, nom propre. C'est aussi le singulier des trois personnes du verbe antonai , entonner, au présent de l’indicatif. - (00)
antonerð. Entonnerais, entonnerait. - (00)
antoni. Entonnai, entonnas, entonna. - (00)
antoûnoie. s. f, Sansonnet, oiseau. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
antraille. Entrailles. - (00)
antraipai. : Embarrassé dans un trou, dans une trape. (M Del.) - (04)
antre. J'entre, tu entres, il entre, ils entrent. Cest aussi la préposition entre. Pour antre dans la signification du latin, antrumj ou du grec …., ce n'est pas un mot qui soit employé en bourguignon. - (00)
antremé, antremi, au milieu de... - (11)
antrèpe, sf. propre à rien, fainéant. - (12)
antres, jantes de roue. - (03)
antri. Entrai, entras, entra. - (00)
antyan, malhabile. - (19)
anubier, v. n. assombrir, surtout par le crépuscule. - (17)
anv : avec - (34)
anvairimai. Envenimer, envenimé, envenimez. Voyez vairin. - (00)
anvairimé, envenimé. - (01)
anvairimé. - Corrompu. Cette expression est formée du mot patois vérin, qui signifie corruption engendrée par les vers. - (04)
anvâlé, enflammé. On dit d'un feu qu'il est envâlé quand il commence à flamber. - (11)
anvë, envers ; anvëkhe, tandis que.,. - (11)
anvec : voir danvec - (16)
anvelôpe. Enveloppe, substantif féminin… - (00)
anvi. Involontairement, contre son gré, malgré soi, avec répugnance. On a écrit en vieux français envis et envi du latin invitus… - (00)
anvi. : Involontairement (du latin invitus). - (04)
anvié. Envoyer, envoyé, envoyez. - (00)
anviot - reptile qui se casse facilement, et dont on dit en proverbe : Lai serpent bon onguent, ma l'anviot le cro. C'est l'orvet. - (13)
anviot. Petit serpent que l’on appelle aussi Orvet, et qui a donné son nom à la combe d'Orvau, près de Gevrey. Un préjugé populaire veut qu'il soit aveugle, comme la taupe, et de plus très venimeux; c'est une double erreur. - (08)
anvo : voir borgne - (16)
anvô. : Cornet à bouquin, désigné ainsi à cause de la forme de serpent de cet instrument d'église. (Del.) - (04)
anvoin, oingne, adj. agressif, acariâtre, grognon. - (12)
anvoin. Opiniâtre, obstiné… - (00)
anvoin. : Obstiné, têtu, opiniâtre. - (04)
anvöt, sm. orvet. - (12)
anvyé, envoyer ; anvie-le ; envoie-le. - (11)
anvyou, anvyouse, envieux, envieuse. - (11)
aoi : avoir - (31)
aoi le tsicot : avoir le hoquet - (31)
aoi sa : avoir soif - (31)
aoi son : avoir sommeil - (31)
aoire. : (Dial.) , accroître, augmenter. – Dérivation du latin attgere. -Le part. passé est avoit (auctns). - (04)
aot, s.m. manche du fléau. - (28)
aou, s.m. couenne, oint. - (28)
aoû: (nm) août - (27)
A-oût : Août. « Le mois d’A-oût ». - (14)
aoûter, s.m. bois de vigne de l'année qui est mûr en août. - (28)
apaîcher, apêcher, apancher, apincher. v. a. Epancher, jeter çà et là, éparpiller. Apaîcher, apincher du fumier. Sans doute pour épancher. (Puysaie). - (06)
apaisanter. : Le dialecte employait ce mot, qui est devenu, en français, apaiser - (04)
apaise: (nf) tranquillité - (27)
apan*, s. m. appentis - (15)
apan, m. appentis. - (17)
apanchî (n. m.) : ensemble d'objets répandus, épars sur le sol - (42)
apanchou : fourche. (F. T IV) - S&L - (18)
apandre : Atteindre. « Y est treu haut je peux pas y apandre » ; c'est trop haut, je ne peux pas l'atteindre. - (14)
apané, v. a. rationner. - (15)
apaner, v. a. rationner de nourriture par économie ou pour remédier à la gourmandise. - (17)
apanteau. S. m. Épouvantail. Du verbe apanter, syncope d'épouvanter. - (06)
apanter. v. a. Faire peur, effrayer, épouvanter. Voyez apanteau. - (06)
aparmenmes. : (Dial.), à l'instant. M. Burgny fait dériver cette locution des mots ad per metipsissimum (tempus). - (04)
aparne. s. f. Épart, traverse qui tient les limons épars. (Sainpuits). - (06)
aparnir. v. n. Éclairer, faire des éclairs. Nous allons avoir de l'orage, il aparnit. - (06)
apatties. s. f. pl. Filasse grossière provenant du pied, de la patte du chanvre. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
apattis. s. m. pl. Empreintes de pas, glissades. De patte. - (06)
apché, ée. adj. Eclos. C'est une altération du mot ébeché, qui se dit de l'œuf becqué, brisé sous l'effort du bec du petit poulet qui vient d'en sortir. - (06)
ape - ap' : et - (35)
ape - pis – api : et puis - (35)
ape - pis : puis - (35)
apégner (v. tr.) : briser l'extrémité d'une douelle d'un fût au ras du fond (apégner un fût ou une tine) - (42)
apendis : appentis - (39)
apensi (s') Penser. - (41)
apenter (s') (v. pr.) : s'inquiéter, s'affoler - (42)
apenter (v. tr.) : causer une vive inquiétude - (42)
apentiot (n. m.) : épouvantail - (42)
apentisse, appentis. - (19)
apercevouair : apercevoir - (35)
apercevu p.p. Aperçu. - (41)
apeu, a peu conj. Et (et puis). - (41)
apeu, adv., et puis, ensuite. - (29)
apeurvégi : apprivoisé. A - B - (30)
apfèces, s. m. pl., latrines en planches au-dessus d'une fosse à purin pailleux (happe-fesses ?). - (29)
apfice, s. m, fumier emmené aux champs. - (29)
apianer, v. a. caresser du plat de la main. - (17)
apiayie : bourrelet de terre versé par la charrue - (34)
apidancer (v. tr.) : nourrir - (42)
apié : atteler les bœufs. Par extension, commencé un travail. A - B - (30)
apié, v. a. rejoindre en pressant le pas. - (15)
apiée, s. f. attelage. Verbe apiéyer, atteler. - (17)
apieilleure : attelage de bœufs. A - B - (30)
apieilli : travail fait dans un demie ou une journée complète sans dételer les bœufs. A - B - (30)
apier, v. a. rejoindre en pressant le pas : je t'aurai bientôt apié. - (17)
apièyée, s. f. séance de travail : on a fait une bonne apièyée ce matin. - (17)
apignauder v. 1. Gâter (un enfant). 2. Cajoler, consoler. - (41)
apion, n.m. enfant polisson. - (43)
apionner (s') : se regarnir en herbe en parlant d'une prairie - (34)
apionner : endroit où l'herbe pousse - (31)
apîter (s') : se préoccuper, s'apitoyer. - (05)
aplater : aplatir - (39)
aplater, apléter. v. n. Aller vite; fournir beaucoup. Voyez épléler. - (06)
apléter : avancer à l'ouvrage. (P. T IV) - Y - (18)
apliati : Aplatir, tomber à plat. « Je me su-t-apliati su la glièche » : je suis tombé à plat sur la glace. - (14)
aplliané, v. a. caresser du plat de la main. - (15)
aplomb (d') loc. De niveau, droit, bien réalisé. - (41)
apogne : petit pain. (BY. T IV) - S&L - (18)
apogne : voir épogne - (16)
apoier et appoier. : (Dial. et pat.), appuyer. Du bas latin appodiare. (Duc.). - (04)
apoigne : soir épogne - (16)
apointer, v. épointer (des piquets apointés). - (43)
apointi v. Tailler en pointe, épointer. - (41)
apointi, v. a. rendre pointu. - (15)
apointion n.m. Objet taillé en pointe ou de forme pointue. - (41)
apointucher (v. tr.) : tailler en pointe (syn. affichoter, affioûler) - (42)
apointucher : tailler en pointe, rendre pointu ou, en adjectif : apointuché = pointu. Ex : Si j’veux qu’mon pôô il enterre ben, faut qu’il soué bén’apointuché. (Si je veux que mon poteau entre bien (en terre), il faut…). - (36)
apointyi, v. a. rendre pointu. - (17)
aponde v. (du lat. ad et ponere, poser vers) 1. Atteindre, attraper. 2. Accourir. - (41)
apondre : atteindre, attraper - (31)
apondre, v. a. attacher avec un nœud. Atteindre en s'allongeant. - (17)
apondre, v. tr., atteindre : « Aide-me donc. Mon bras n’é p’assez long : j’peux pas apondre à la fenêtre ». - (09)
apondre, v. tr., joindre, attacher, allonger : J'ai apondu eun bout à ma ficelle ». (Voir Rapondre et Aponser). - (09)
apondre, v., atteindre de justesse, avec peine. - (29)
apondre. - Voir : ràpondre. - (10)
aponse, s. f., allonge d'une étoffe, d'un panneau, etc. : « C'te jupe é trop courte ; aile a besoin d'eùne aponse ». — « Faut mettre eùne aponse au bas d’ta porte ». - (09)
aponser, v. tr., allonger à l'aide d'une pièce, d'un morceau, etc. Montr., apponser. (V. Apondre, Raponser). - (09)
aponsse, f. nœud, raccord à une corde, à un fil allongés. - (17)
aponsse, s. f. nœud, raccord à une corde, à un fil allongés. Verbe apondre. - (15)
aporiau, apriau. s. m. Ypréau. - (06)
aport, s. m., assemblée, fête de village, où l'on boit, où l'on mange, où l'on danse. Les aports sont, comme les veillées et sur une plus grande échelle encore, des motifs à rapprochements entre garçons et filles, et il est peu de ces fêtes qui n'amènent quelque mariage. - (09)
apostume, v. postume. - (03)
apotager : bien traiter, bien s'occuper de... Ex : "Ce gamin là, il est ben apotagé, t'entends ben !" - (36)
apotagi (être mal), loc. être défavorisé. - (17)
apôtre, s. m., péjoratif, pour parler d'un absent. - (29)
apotre, s. m., usité en accolement à l'adj. bon. Ainsi, dire d'un gas : « Y ét ein boun apôtre », équivaut à dire : c'est un bon garçon. - (09)
apôtre. En Bourgogne et particulièrement dans le Châtillonnais on traite familièrement de bon apôtre un enfant vif et égrillard. Or, dans ce sens, ce mot aurait une analogie directe avec celui de l'idiome breton paôtr, garçon. (Le Gon.) Bon apôtre signifierait donc tout simplement bon garçon. - (01)
apouéssi, v. a. apaiser. - (15)
apouéssi, v. a. apaiser: petite pluie apouésse grand vent. - (17)
apougne : voir épogne - (16)
apoutaji (être mal), loc. être défavorisé. - (15)
apoutir, époutir (Br., Chal.,Char.), époutir, époitir, épouter (Y.). - Ce mot exprime l'action d'aplatir en écrasant ; racine : aplatir ou épater. - (10)
appaler - ch’per : appeler - (35)
apparaissance. s. f. Apparence. - (06)
appareil (n’) : faucheuse (équipée pour les moissons) - (35)
appareilli : appareiller - (35)
apparier : (vb) égaliser - (27)
apparier : égaliser - (31)
apparier v. Mettre en paire. - (41)
appeler : appuyer - (35)
appendis, petit bâtiment adjoint. - (03)
appendu. s. ln. Morceau d'étoffe rapporte et cousu sur le trou d'un vêtement. - (06)
appenter : appréhender - (39)
appétit ou app'tit : Appétit. « Ol est d'in greux appétit » : c'est un gros mangeur. - (14)
appeurvégi : apprivoisé - (26)
appeurvéji v. Apprivoiser. - (41)
appeûyer : appuyer - (31)
appié : atteler les bœufs, par extension commencer un travail - (26)
appieileure : attelage de bœufs - (26)
appieilli : travail fait dans une demie ou une journée sans dételer les bœufs - (26)
appiéyée : attelée, quantité de travail qu'on fournit avec un attelage dans une demi-journée - (31)
appiniauder, appiniaucher : caresser, flatter. - (23)
appion : gosse dégourdi, curieux. - (23)
appléiée, séance de travail. J'ons fait l’ôvraige dans deux appléiées. Ce mot vient peut-être du bas-latin apellidum qui était une sorte d'impôt seigneurial. Une charte de 1267, citée par Ducange, mentionne : collectam, monetam, apellidum, fossadum, etc. On pourrait encore rapprocher appléiée de plôyeie, qui est un terme de tisseur. La plôyeie est la quantité d'étoffe que l'ouvrier fait tout d'une fois. Dans ce cas il faudrait dire lai pléiée et non l’appléiée. On connaît l'importance des anciennes manufactures de draps établies à Beaune. - (08)
appleyée, attelage de chevaux à une charrue. - (20)
applia (nom commun) : Temps pendant lequel un attelage est au travail (est attelé). « J'ai fais in ban applia s'tu métin ». - (14)
applia (verbe) : Mettre les bœufs sous le joug, les lier ensemble ; on dit aussi d'un cultivateur qui possède un bon attelage : « Ol est bien applia ». - (14)
applia, s. m. attelage. Verbe appliàyé, atteler. - (15)
appliée de charrue, durée d'un labour. - (03)
applier, mettre les bœufs au joug. - (03)
applier. Mettre les bœufs sous le joug. On appelle appliée le labour que peuvent faire deux bœufs sans quitter la charrue. - (02)
appoiger. v. n. Éclabousser, éclater. (Saint-Sauveur). - (06)
appointi : (vb) tailler en pointe - (27)
appointi : tailler en pointe - (31)
appondre : (vb) atteindre, attraper, accourir - (27)
appondre : atteindre avec la main - (26)
appondre, allonger, attacher. - (03)
apponser, allonger avec une pièce. - (03)
apport, Fête de village que les Normands appellent une assemblée ; les Picards une ducasse ; les Bretons un pardon ; et les Flamands une kermesse. J’irons ai l’apport de Parmand minger du guétiâ. - (08)
apporter (s') : venir - (34)
appouger (S'), v. pronom. Se poser, se percher, et, certains cas, s'accroupir. Un oiseau s'appouge. Une petite fille s'appouge aussi, quand tournant sur elle-même pour développer l'ampleur de ses jupes, elle se baisse tout d'un coup de manière à leur faire former la cloche. (Puysaie). - (06)
apprende v. Apprendre. - (41)
appresser. : (Dial.), comprimer. Du latin vulgaire ad pressare. - (04)
apprêter (s') : S'apprêter, se préparer, s'habiller. « I te faut dan bin du temps pa t'apprôter ? ». - (14)
appréter (s') S'habiller, se changer. - (41)
appreuchi : Approcher. « Si les côtaines en voulant qu'i s'appreuchint » si les côtés en veulent, qu'ils s'approchent. Remarque ironique que l'on fait, lorsqu'en balayant, une ménagère laisse de la poussière dans les coins. - (14)
appreutsi (approtsi) : approcher - (34)
appreutsi v. Approcher. - (41)
apprevési : apprivoiser - (31)
appre-yondi : donner de la profondeur - (31)
appriandi : Appronfondir, rendre plus profond. « Ol a fait appriandi san poui (puits) », de « priand », profond en patois. - (14)
apprindre : apprendre - (31)
approchi : approcher - (35)
approfondi : approfondir - (35)
appropir v. Nettoyer, rendre propre. - (41)
approprir, v., nettoyer, rendre propre. - (29)
approsse ou approusse, très-grande hâte ; du latin ad proximum. - (01)
approsse ou aprousse. : (Dial.), du latin ad proximum, hâte, empressement. - (04)
approtsi (appreutsi) : approcher - (34)
approusse (d'une) : vite, nerveusement. (LF. T IV) (RDF. T III) - A - (18)
appuer (verbe) voir chauchi : Appuyer. « Appûe dans pas si feu (fort) ». - (14)
appyéyée : (nf) attelée, quantité de travail fournie avec un attelage - (27)
appyéyer: (vb) commencer, démarrer - (27)
aprailli v. Semer en herbe, mettre en pré. - (41)
aprë, pour a et dans ; lai kyë al âprë lai pôte, la clé est à ou dans la porte, c'est-à-dire, dans la serrure. Aprë, aiprë se dit aussi pour l'adverbe derrière, comme dans : monter aiprë lai voèture ; monter derrière la voiture. - (11)
aprentisse, s. f., apprentie, au fig., personne inexpérimentée. - (09)
aprés - ape - pis : ensuite - (35)
aprés (d') adv. Après. - (41)
après : (adv) en train de « ol é après tiri les vatses » : il est en train de traire les vaches - (27)
après : a) Après, en train de. « Alle est après fare sa chausse » elle est en train de tricoter un bas - b) Sur, « Y a de la borbe (boue) après ta culotte (sur ta culotte) ». - c) A ses trousses, « Les chiens se sant mis après liune (lui) ». - d) Dans, « La clé est après la sarreure (serrure) ». - (14)
aprés : après - (35)
aprés adv. En train de. - (41)
aprés prép. 1. Sur le dos de quelqu'un. 2. Contre. 3. à. Le chtit grimpe aprés eun âbre. 4. Sur. La clé est aprés la pôrte. - (41)
aprés, adv., le long de, à : « m'a dévoré toutes ses culottes en gravichant aprés les murs vou ben aprés les âbres ». — « T'as lassé la clé aprés la porte ». — « Qu’é c’que t’as donc tôjor aprés moi? » - (09)
après, loc, prép., en train de : « T'vas l’trouver au bouchau du carre ; ôl ét aprés boire ». — En français, ces deux derniers mots signifieraient que le biberon a fini de boire ; chez nous, au contraire, ils disent qu'il est en train- de boire. - (09)
après, prép. placé devant un verbe signifie « en train de » : être après écrire ; il est après vendanger. - (17)
après, prép. placé devant un verbe signifie « en train de » : être après écrire ; il est après vendanger. - (15)
aprés-d'main : après-demain - (35)
aprés-midi (n) - tantoû (on) - saîrnia (na) : après-midi - (35)
aprousse ou approusse. Ce mot est intraduisible littéralement, il n'a pas d'équivalent en français. II exprime la rapidité et correspondrait au sens de l'adverbe précipitamment, mais avec l’idée de quelque chose de plus vif. II ne s'emploie d'ailleurs qu'avec les mots qui indiquent un départ, une fuite. Ex. : « Quand il a vu qu'on allait chanter, il s'est sauvé d'une aprousse !....» Etym. ex-abrupto (?) ou ad proximum (?) - (07)
aprousse. Hâte, ardeur, empressement. Aprousse vient de l'ancien mot apresse, dit pour âpreté, et qui se trouve dans Nicot. - (00)
apuceter. v. a. Épuceter, chercher les puces. - Au figure, apuceter quelqu'un, lui dire des ventes un peu dures autrement, lui secouer ses puces, suivant le mot usité à Auxerre. - (06)
apyati v. Aplatir. - (41)
apyencer (s') : se dit d'une personne qui conserve dans sa bouche un mets, qui lui plaît, par gourmandise. (MLV. T III) - A - (18)
apyiélleure n.f. Attelage (de bœufs). - (41)
apyiélli v. Atteler les bœufs. - (41)
apyiéllie n.f. Temps de travail à plusieurs sans interruption. - (41)
apyier v. (du lat. ad plicare, plier sous le joug). Atteler les bœufs, commencer un travail. - (41)
aquan : voir danvec - (16)
aquand, adv., quand, à quelle époque, surtout pour interroger ; « On t'attend cheù nous ; à quand veindras-tu ? » - (09)
aqueni, équeni. adj. Qui n'a que la peau et les os, qui est sans force, épuisé, réduit à rien. Du verbe aqueniter, venant lui-même de nihil. Quand les vignerons d’Auxerre sont abattus, extenués par la chaleur, ils disent qu'ils sont équenis. - (06)
aquerciau. s. m. Petit enfant maigre, qui n'a que la peau et les os. (Ferreuse). - (06)
aquerciot : petit- menu - maigre (mais pas maladif). Ex : "Eh ! aquerciot" (l'interpellé doit se reconnaître) "C'te gamine, c'est un vrai aquerciot !" - (36)
aqueriâ. Mot sans correspondant dans le français ; il faut une périphrase pour le traduire ; un naqueriâ est le produit obtenu quand on se mouche ; par extension, gros crachat. Etym. niaque. - (07)
aquernot. s. m. Coffre, tiroir (Perreuse). Doit être une corruption de créneau. - (06)
aquerselle (n. f.) : se dit d'une personne extrêmement maigre et chétive (syn. aquersiot) - (42)
aquersiot (n. m.) : se dit d'une personne extrêmement maigre et chétive (syn. aquerselle - c'est un chtit aquersiot) - (42)
aqueûbi : rendu niais, abruti, interdit (celt. akoubet : rester interdit). - (25)
aqueudre, v. tr., exciter le bétail à marcher (Mervans). - (09)
aqueudre. Pousser le bétail, participe aqueuillo, du latin aculeus, aiguillon pour activer les bœufs. - (02)
aqueuler (s'), v. pr., s'accroupir, s'asseoir sur ses talons. On prend fréquemment chez nous cette posture familière, pour s'approcher du feu, caresser un enfant, etc. - (09)
aqueuler (s'), v., « poser son cul » sur les talons. - (29)
aqueûler : renverser un tombereau - (31)
aqueurguégi : personne rabougrie, repliée sur elle-même. A - B - (30)
aqueurguégi : personne rabougrie repliée sur elle même - (26)
aqueuter : écouter - (31)
aqu'ner : bégayer - (31)
âr : Air. « An ne vit pas de l'âr du temps. Quand an craiche en l'âr y vos cheut sur le nez » : quand on crache en l'air, cela vous tombe sur le nez. - (14)
ar, s. air. - (28)
ar, s. f., air « I m' leùve de grand maitin, por aller prend'e la boun âr ». Mais une euphonie naturelle fait dire air si l'on veut parler de « l'air fraîche ». - (09)
ar. Air, dans toutes ses significations. C'est aussi arc, l'un et l'autre tant au pluriel qu'au singulier. - (00)
ar. s. m. Air, dans toutes ses acceptions. « I crache en l'ar pou qu'ça l'i retombe su le bê. » - (06)
aradzi v. Avoir envie de, enrager, désirer violemment. - (41)
arâgne, irâgne n.f. Araignée. - (41)
aragnée, s. f., araignée. Dans les villes, comme dans les campagnes, on entend couramment employer ce proverbe : Aragnée du maitin, Y é du chagrin ; Aràgnée du soir, Y é d' l'espoir. - (09)
aragner (s'). v. pronom. Se harceler. - (06)
aragner. Voyez érragner. - (06)
arâgnoîre n.f. Tête de loup. Femme longue et maigre. - (41)
araignant, honnête, civil. Il faut chercher la racine de ce mot dans l'idiome breton, où éré, éréa et, par abus, éren, signifient lier, attacher. - (01)
araigne. : Ornement proscrit pour certaines conditions par l'édit somptuaire de 1580 rendu à Dijon. - (04)
araignie : araignée. IV, p. 29 - (16)
araire : Charrue simple, sans avant train (chargeou). « An ne pourrai pas labourer les tarres de Manci d'ave eune araire ». En français, araire est masculin. - (14)
araire, s. f., charrue sans avant-train, à soc triangulaire garni de deux ailes. - (09)
araler (v. tr.) : érafler, écorcher (araler des feuilles (effeuiller les branches d'un arbre) – l'diable m'arale ! (juron)) - (42)
araler : élaguer. - (05)
araler : élaguer, abattre. Ex : "Va fallouée qu’jaralint nout’ châgne." - (36)
araler. v. a. Enlever, détacher les raies, émonder, ébrancher. – Se dit aussi en parlant de l'épiderme, et, dans ce cas, il est synonyme d’érafler. J'me suis aralé toute la piau des mains. - (06)
aramer : s'aramer : se prendre dans des branches. III, p. 44-n - (16)
aramis et alramis. - Autorisé par justice. Charte d'affranchissement de la ville de Seurre, 1278. - (04)
arandale*, s. f. hirondelle. - (15)
arandon. Espace de terrain inculte entre les sillons pour pouvoir retourner la charrue. - (02)
araper. v. n. et s’araper. v. pronom. S'accrocher, se mettre à l'ouvrage fortement par opposition à déraper, quitter le fond, se décrocher. (Sermizelles). - (06)
araÿ, adv., arriè (fonctionne comme renforcement d'une phrase négative). - (29)
arbanderie : groupe de mauvaises personnes. A - B - (30)
arbanderie : troupe de mauvais personnage - (26)
arbàyer, v. n. apparaître partiellement : il a arbayé un instant. - (17)
arbe aux couchons, f. : renouée. (M. T IV) - Y - (18)
arbe aux vers, f. : tanaisie. (M. T IV) - Y - (18)
arbe, herbe. - (19)
arbe, s. f., herbe. - (29)
arbe, sf. herbe. - (12)
arbelaite. Arbalète. - (00)
arbelète : Jouet d'enfant ayant la forme d'une arbalète. - (14)
arbépin : Aubépine. Mespilus oxyachanta. « Eune boucheure d'arbépin » : une haie d'aubépine. Bourguignon, aibopin. - (14)
arbépin, s. m. aubépine. - (17)
arbes grasses, f. : laiteron, épervière. (M. T IV) - Y - (18)
arbeu : clématite sauvage (botanique) - (34)
arbillot. s. m. Ardillon. - (06)
arblanchir : se changer - s'habiller de vêtements propres. Ex : "Avant d'aller au bourg, té vas tout' même t'arblanchi !" - (36)
arboit : Se dit d'une pioche : si le manche fait un angle trop aigu avec la pioche elle-même, elle arboit trop. Si cet angle est trop obtus, elle n'arboit pas assez « S'te pieuche arboit treu ». - (14)
arboler, v. n. désherber (du vieux français herbeler). - (17)
arböre, sf. [herbière]. terme de boucherie : tube de l'œsophage. - (12)
arbot : Cytise, Cytisnon laburnum. « In fagueut (fagot) d'arbot ». - (14)
arboub (à l’), loc, au rebours. - (09)
arboulé, v. n. désherber. - (15)
arc. s. m. Herse, râteau. (Puysaie). - A Domecy-sur-le-Vault, on dit acc, dans le même sens. - (06)
arcainge. Archange, archanges. - (00)
arçan : Brin de bois flexible dont on se sert pour faire les paniers. - (14)
arcancié. Arc-en-ciel. - (00)
arcandage (n. m.) : action d'arcander, travail peu sérieux ou de faible rapport - (42)
arcandage. s. m. Mauvais équipage; ouvrage difficile, désagréable, qu'on ne sait par où commencer. - (06)
arcander (v. int.) : aller et venir, perdre son temps à des futilités (syn. berlaiser, beûtiller) - (42)
arcander, v. n. Travailler sans suite et sans ordre à toutes sortes d'ouvrages, suivant le caprice du moment, et quelquefois sans objet ou sans résultat utile ; se donner beaucoup de peine pour rien. - (06)
arcanderie n.f. Groupe de malfaiteurs, bande de jeunes oisifs. - (41)
arcandier (un) : mauvais ouvrier - (39)
arcandier : âpre au gain (personne) - (31)
arcandier : aventurier. - (23)
arcandier : personne âpre au gain - (27)
arcandier n.m. Aventurier, malfaiteur, arnaqueur, jeune désœuvré. - (41)
arcandier, m. : mauvais ouvrier. (M. T IV) - Y - (18)
arcandier. s. m. Celui qui prétend savoir tout faire, qui travaille en effet sans suite à toutes sortes d'ouvrages et ne fait jamais rien de bien. - (06)
arcandies. s. f. pl. Embarras, difficultés ; par allusion, sans doute, à la situation gênée dans laquelle se trouvent souvent les arcandiers. - (06)
arcan-yer (n. m.) : personne qui aime arcander (syn. amusard) - (42)
arcdeveillon : crochet de bout de chaine avec une ouverture facile composée d’une lamelle souple - (34)
arce, f. : herse. (M. T IV) - Y - (18)
arcelet, arcelot. s. Petit cercle de métal mis autour d'un sabot fêlé ou casse pour le consolider. - (06)
arcelier, arceiller, arseiller, s. m. Voyez harcelier. - (06)
arcelot, m. : petit cercle de fer pour consolider le dessus d'un sabot. (M. T IV) - Y - (18)
archalle,"fil d'archal" posé sur le dessus d'une porte. - (28)
arche : herse. On pourrait écrire : harche . - (40)
arche : huche à pain. IV, p. 37-8 - (16)
arche : maie - (39)
arche : coffre à abattant, avec ou sans tiroir au-dessous, servant de garde-manger ou de laitages. Ex : "Argad' don dans l'arche, na encor' ène fercielle dé froumage." - (36)
arché, adj., mal fait, mal exécuté. - (29)
arche, airche. s. f. Coffre, huche au pain, maie. Du latin arca. – Se dit, dans plusieurs localités, pour herse, et quelquefois pour râteau. - (06)
arche, s. f. grand coffre en bois, avec dossier. - (29)
arche. : Coffre (latin arca), 1366. - (04)
arche-banc : banc-coffre. - (25)
archelot, s. m., baguette de vigne rabattue et rattachée au « siot » avec une « rôte ». - (29)
archelot, s.m. sarment de vigne lié en couronne ; on taille et lie le pinot en archelots ; le gamay se taille en billons. - (28)
archer, v., mal faire son travail. - (29)
archer. v. a. Herser. - (06)
archigner (s') : faire la grimace - montrer de la mauvaise humeur - rire. (Quand le rire impatiente l'autre). - (36)
archigneute : Ers, ervum gracile Gesse Tuberense. Genre de légumineuse voisine des vesces qui croît dans les blés. - (14)
archot : Archet, chassis en arceau que l'on place sur le berceau des enfants (Littré). « Fi d'archot » : fil d'archal. « Archot de pi », long bois que l'on laisse sur le cep en le taillant et dont on enfonce l'extrémité en terre, ce qui forme un arceau. - (14)
arciau. s. m. Herminette; en général, instrument tranchant. Se dit sans doute pour asciau, qu'on trouve dans Jaubert et qui dérive du latin ascia. - (06)
arcier (un) : un frelon - (39)
arcier : frelon. Appelé aussi Lombard, ou Gourlon-Lombard. - (36)
ar'commencer, v. tr., recommencer. L’a préfixe, qui paraît d'abord singulier dans ce mot, peut s'expliquer bien naturellement. Supposons cette phrase : « C'est mauvais ; c'est à recommencer ». On voit sans difficulté comment l'oreille populaire a perçu la chose et rattaché le a en vedette à son verbe. - (09)
arcöte, sf. petit râteau de fer pour le jardinage. - (12)
arcoté, vt. râtisser. - (12)
arcotte : piochot ou petite pioche : véritable nom français : serfouette. - (44)
arcôve : Alcôve. « San lit est dans l'arcôve ». - (14)
ardailli v. (de hardi). Activer. - (41)
arde : perche qui s'introduisait dans la vis de bois des anciens pressoirs actionnée par plusieurs hommes de façon à effectuer le pressurage. - (23)
ardeluche : mésange «dame liche » (anc. fr. larderele). - (23)
ardent, erdent (pour Redent). s. m. Ressaut qui se rencontre quelquefois dans les pièces de charpente. - (06)
arderanche, s. f. mésange (du vieux français larderele). - (17)
ardevelle : arqué - (32)
ardevillon (Brionnais) : petite pièce de bois qui sert à cheviller deux pièces de menuiserie. - (23)
ardevion : ardillon. A - B - (30)
ardevion : ardillon - (31)
ardevllon n.m. (d'ardillon) Bouton, cheville de chaîne. - (41)
ardez-lu : regardez-le. - (05)
ardillant. adj. Brûlant. Du latin ardere. - (06)
ardillat. s - m. Terrain argileux. - (06)
ardille, f. : argile. (M. T IV) - Y - (18)
ardille. S. f. Argile. - (06)
ardilleux, euse. adj. Argileux. Sol ardilleux. Terre ardilleuse. - (06)
ardouaîse (n') : ardoise - (35)
ardouneux : mauvais joueur qui reprend ses billes. - (25)
ardouteux : méfiant. - (25)
ardzent n.f. Argent. - (41)
aré : aussi (en B : ari) ; syn. eto*. A - (30)
are ! : (interjection (à un animal) en arrière ! - (27)
aré : encore, certes, en effet. Souligne la contrariété : « Vla t’y pas, aré, qui câsse ». Viendrait de «à regret » ou du latin « ad retro » - (40)
aré : Encore. « Y est aré né » : c'est encore nuit. « Te v'la aré » : te voilà encore ! - (14)
are, arié, adv. explétif. éh mais ! Pourtant. Que dites-vous ? - (12)
aré, arré et arriez, terme de désappointement et répondant, de plus, au mot encore. - (01)
arégi : calmer, revenir à la normale. A - B - (30)
areiner. v. a. Ereinter. De a privat. et de reins. - (06)
areire. Arrière. - (00)
arengs (cori lé-z-), loc, courir les harengs. Promenade - procession locale des plus piquantes, faite le mercredi des Cendres, et où jadis se mêlait une grande partie de la population. Tous les acteurs, une chemise de femme par dessus leurs habits, à la main une ligne à pêcher, au fil de laquelle pendait le poisson symbole de carême, couraient les rues, psalmodiant : « Un n'âreng ! deux z'arengs ! trois z'arengs ! » - (09)
aréte (n') : courtillière - (35)
aréte de bû n.f. Bugrane. - (41)
aréte n.f. Barbe de l'épi. - (41)
areûiller (s') (v. pr.) : écarquiller les yeux, regarder avec insistance et curiosité (syn. s'abarbouler) - (42)
areuiller (s') : ouvrir de grands yeux. Par excès : s'émerveiller, être ébloui. Ex : "T'as-t-y vu coume y s'areuille ton gamin !" - (36)
areuti : étiolé. - (05)
argadou (à la) ! loc. exclam., de nos mariniers, réplique à l'appel : à la civadou ! - (09)
ar'garder, v. tr.. regarder. (Voir Ar'commencer pour l’a préfixe). - (09)
argée : après. - (05)
argipe : piège à oiseaux. VI, p. 3-7 - (16)
argiper : voir erziper - (16)
arglantier. s. m. Églantier. - (06)
argo, ongle de boeuf, de porc, etc. ; se dit aussi d'un langage incompris. - (11)
argogné : personne courageuse, entreprenante. A - B - (30)
argogné : personne courageuse, entreprenante - (26)
argogné : se dit de la terre qui se travaille mal, du temps qui n'est pas bon. (T. T IV) - S&L - (18)
argogné adj. (v. fr. argogner : faire un travail difficile ou ennuyeux). Courageux, entreprenant. - (41)
argogner, v. tr., faire un travail difficile, ou ennuyeux. - (09)
argognier : mauvais travailleur. - (40)
argognier : personne courageuse, entreprenante - (31)
argola : houx. - (23)
argolet. s. m., houx. - (09)
argolette. Chétif, frêle, de peu de valeur, tiré du vieux mot argoulet. - (02)
argonié : courageux - (32)
argoniè : quelqu'un qui bâcle son travail, on dit aussi borcheilloux ou bousillou - (33)
argonié, celui qui travaille mal. - (11)
argonié, qui est de mauvaise foi, qui ne tient pas sa parole dans les marchés, les conventions. - (20)
argonié, s. m., mauvais ouvrier. - (09)
argònier (C.-d.), argogner (Br.). – Chercher dispute, se chamailler. Voir : Ragonier. - (10)
argonier : homme qui cherche noise. (RDV. T III) - A - (18)
argonier ou argogner. Arguer pris dans un sens violent, chercher chicane, ou dire de mauvaises raisons. Etym. argutare. - (07)
argonier, s. m., sujet peu recommandable. - (29)
argonier, sm. chercheur de querelles. - (12)
argonier. Homme de mauvaise foi. En patois dijonnais, arguigne est synonyme de chicane. - (08)
argonner. Verbe et substantif qui signifient travailler mal et mauvais ouvrier. - (02)
argonnier (n’) : roublard - (35)
argonnier ou argognier. Celui qui argogne. - (07)
argonnier, n.m. mauvais travailleur. - (43)
argot : sabot de vache - (31)
argot n.m. Ergot du coq ou du chien. - (41)
argouin, s. m., ergot de coq. - (29)
argoulet, s. m., porteur d'ergot ; gendarme à cheval. - (29)
argousin, s. m., gendarme à pied ou gabelou. - (29)
argout, hargout. s. m. Ergot. Se dit familièrement, et souvent par ironie, des ongles de l'homme. En v'Ià des hargouts d'une longueur ! Pourquoi qu'tu n'les coupes pas ? - (06)
arguignè : taquiner, exciter (un chien par ex.) - (33)
arguigné, exciter, provoquer, taquiner. - D'après Lacombe, le vieux mot français aguigner signifie faire signe des yeux. - (01)
arguigne, sf. contrariété, vexation. - (12)
arguigné, vt. contrarier, vexer. - (12)
arguigné. : Piquer, agacer quelqu'un. – Aux Fourgs, en Franche-Comté, on dit arguenai, expression que M. Tissot fait dériver de l'allemand (voir son Glossaire des Fourgs) ; j'y verrais plutôt l'influence du latin arguere. - (04)
arguigner : faire enrager. (REP T IV) - D - (18)
arguigner : exciter. - (25)
arguigner, exciter un animal. - (21)
arguigner, exciter, un chien par exemple. - (20)
ari : aussi, mot également utilisé pour appuyer une idée : y fait ari bié bon. - (34)
ari, adv. aussi. - (15)
ari, adv. aussi. - (17)
ari, arimé: (adv) aussi - (27)
ari, éto : aussi - (31)
aria : mauvais outil, machine en mauvais état. A - B - (30)
aria : aléa. - (25)
aria : attelage ou véhicule - (34)
aria : machine en mauvais état - (32)
aria n.m. (mot fr.) 1. Mauvais outil. 2. Contrariété, ennui, difficulté. - (41)
aria, désordre qui occasionne des difficultés pour exécuter un travail. - (20)
aria, embarras, importance inutile. - (03)
aria. s. m. Mot d'origine espagnole, qui, au Chili, signifie Convoi de mules. - Se dit, dans l'Yonne, par similitude sans doute, pour grand attirail, grand train, besogne incessante, difficile, exigeant beaucoup d'attention et de surveillance. Les vendanges donnent ben de l'aria. I gna ben de l'aria dans ç'te maison-là. - (06)
arias et arié. Voyez Harias et Harié. - (08)
arias, obstacles, tracas. - (01)
ariba, s.m. charançon. - (28)
aricandier : hargneux, querelleur, difficile en affaires. (RDV. T III) - A - (18)
arichal (fil d'). s. m., fil d'archal. - (09)
arie - l'aire d'une grange, le grain à battre qui est dessus. - Al â choué du fenau su l'ârie. - Entre l'ârie et le fliais. - (13)
arié ! loc. expl. A le sens de mécontentement, d'ennui, d’étonnement, d'impatience : « V’là-t-i pas, arié ! qu'j'ai pardu mon échevette ! » Se dit pour exprimer une contrariété, mais parfois signifie : aussi, encore, cependant, tout de même. Quelques-uns l'écrivent arrié ! - (09)
arié (interj.) : eh bien, ma foi - (42)
arié (usité dans toute la Bourgogne), arré (C.), arrié (Morv., Br.). - Expédient de langage sans équivalent en français et dont il est, par cela même, assez difficile de donner le sens. Ce mot exprime surtout une idée de mécontentement, de contrariété, d'impatience…. Une autre étymologie, moins compliquée, a été proposée et paraît préférable, c'est: ad horam (à cette heure), locution commune, dont ârié serait un dérivé. A l'appui de cette assertion vient l'opinion de Guillemin, qui cite plusieurs textes d'ancien français, dans lesquels le mot arrier se trouve avec le sens de : à cette heure. Ne pas confondre ârié avec arrié, fréquemment employé par les charretiers pour faire reculer leurs chevaux et qui n'est qu'une corruption du mot : arrière ! - (10)
arie : lit de blé, disposé dans l'aire. (VDS. T IV) - VdS - (18)
arié, contient l'idée de contrariété, de contradiction. - (11)
arie. Aire de grange. Par extension, quantité de gerbes que l’on étend à chaque couche pour escoure, c'est-à-dire pour battre le blé. V. Escoure. - (08)
arie. s. f. Bergerie, et, par extension, vacherie, étable en général Du latin aries, bélier. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
arié. Se prononce ârié, avec â très long. Pas d’équivalent en français. Arié est un petit mot explétif que l’on ajoute pour renforcer une expression. Etym. Peut-être arrière, qui vient lui-même de ad retro, selon Littré. - (07)
arié. : Locution explétive, soit d'étonnement, soit d'impatience. - (04)
arignée, s. f., araignée. (Voir Aragnée). - (09)
arigner, arâgner. – Voir : harigner. - (10)
arigner, faire mettre en colère une personne ou un animal. An ne faut jaimâs arigner les chiens. À Avallon, on dit airâgner. - (08)
arigner, v. tr., railler, taquiner, agacer, provoquer. - (09)
arigner, v., provoquer, agacer. - (29)
arignie : voir araignie - (16)
arignie des amoureux : voir chvau - (16)
arjan. Argent. - (00)
arlanvé ou arlenvé : A l'envers. Dicton : « Alle a mis san c'eutillan (son cotillon) arlanvé o deurera (durera) deux hivé (hivers) ». Proverbe qui semble amené par la rime plutôt que par la raison. - (14)
arlequin et arloquin. s. m., barque très légère, ne pouvant guère contenir qu'une personne, et destinée à la chasse sur l'eau. (V. Nëye-chrètien). - (09)
arlever : relever, à propos de gerbes que l'on met en javelles - ou la vigne que l'on relève après la première pousse. Ex : "J'monte à la vigne ! Il est ben temps d'arlever !" - (36)
arlu, s. m. feu follet. - (15)
armagnol. Ce terme était autrefois synonyme de bohémien, de camp-volant et de gordiâ. (V. Gorder). C’est un souvenir des Armagnacs, des Tard-venus et des grandes compagnies de routiers qui désolèrent la Bourgogne dans le cours du XIVe siècle. - (08)
armai. Armer, armé, armés. - (00)
armana. Almanach. - (00)
ar'marcier, v. tr., remercier. - (09)
armel : petit couteau. - (05)
armële, s. f., armoire . - (29)
armelle, f. : mauvais couteau, outil. (M. T IV) (F. T IV) - Y - (18)
armena, s. m. almanach. - (15)
armena, s. rn. almanach. - (17)
armenusier. s. m. Armurier. - (06)
armer, v., tr., harnacher un cheval de trait. - (29)
armère, sf. armoire. - (12)
armeuse, s. f., balai de genêt ou bouleau. - (29)
arminah, almanach. - (03)
armoeure*, s. f. armoire. - (15)
armôna : Almanach. « Regarde dan voir su l'armôna si y va fare chaud demain ». L'almanach de grande tradition dans le pays, l'almanach Marybas, indique par des signes et pour toute l'année le temps de chaque jour. - (14)
armonà, almanach. - (11)
armona, s. m., almanach. - (09)
armône, aumône. - (01)
armonée, aumônerie. - (01)
armonnat, sm. almanach. - (12)
arnaijan : Lombago, mal de reins. « Ol a étrapé eune arnaijan, o ne peut pas se baichi (baisser). - (14)
arnais : ensemble du matériel agricole - (31)
arné, ée (pour harné, hernie), adj. Fatigué, à bout de force. - (06)
arné-las. adj. Composé redondant des deux mots harné et las, exprimant l'un et l'autre la même idée la lassitude, la fatigue. Et cependant, c'est cet accouplement qui indique l'excès de lassitude et d'épuisement de celui qui dit Je suis arné-las. - (06)
arnenvâ (à l’) : envers (à l’), pour certains : « à la renverse », on pourrait écrire : à la r’nenvâ . Voir l’équivalent : envar . - (40)
arnéssi, v. a. harnacher. - (15)
arniale : Enfant mince, chétif. « I est eune vra arniale ». - (14)
arnicage. s. m. T. de dérision, de mépris. Equipage ridicule, grotesque, qui provoque le rire et la moquerie. - (06)
arnige ou arnije : Alise, fruit de l'alisier. - (14)
arniji : Alisier, voir aïlly. - (14)
arnin : Légère brume à l'horizon en été. - (14)
arnois. s. m. Mauvais garnement. Ce mot nous semble avoir beaucoup d'affinité avec arnaud, débauché, mauvais sujet, et arnauder, quereller, chercher noise et dispute, maltraiter. - (06)
arnote pour annotte, petite gesse sauvage dont les enfants recherchent la racine tubéreuse. - (11)
arnote. Petite plante bulbeuse grimpante et vivace qui croît spontanément dans les terres arables. Sa fleur rose exhale une délicieuse odeur et son petit tubercule est comestible. Ce mot est flamand : cernote, noix de terre. - (08)
arnotte, s. f., toute petite chose chétive. - (29)
arnoueille : voir guernouille - (16)
arnouille, s. f., grenouille verte. - (29)
arnoyale, s.f. grenouille. - (28)
arnuquer : regarder - (39)
arô, orteils. - (01)
arochi, v. a. couvrir d'une épaisse couche de boue : ce mauvais chemin m'a arochi. - (17)
arœiller (s'). v. pronom. S'étonner, s'effarer, ouvrir, écarquiller démesurément les yeux à la vue d'une chose, d'un spectacle qui vous surprend. - (06)
aroeiller ouvrir tout grand son œil. (P. T IV) - Y - (18)
aroi. s. m. Assaisonnement. (Bessy.) – Roquefort donne arroi, ligne, trait, rang, disposition, façon…, arrangement…. - (06)
aronce (n. f.) : ronce - (42)
aroncé : égratigné. VI, p. 41-15 - (16)
aronce : ronce, églantier. VI, p. 41-15 - (16)
arondale, s. f. hirondelle. - (17)
arondeulle: (nf) hirondelle - (27)
arondon, lisière de terrain limitative, lisière d'andain de foin. - (03)
arosse, courtilière. v. tarette. - (03)
arosse. Courtillière ou taupe-grillon commune. Insecte qui cause du dégât dans les jardins en coupant les racines des plantes. - (02)
arôte, s. f., chétif, malingre, maigrichon. - (29)
arotter, être arrêté avec un char. - (03)
aroua : au revoir - (31)
arouchi, v. a. couvrir d'une épaisse couche de boue : ce mauvais chemin m'a arouchi. - (15)
aroufer (s'), v. pr., s'accroupir, s'abaisser : « C'ment c' qui, t' peux pas y voir ; aroufe-te ». A beaucoup d'analogie avec Se mettre à croupeton. - (09)
arouffe, accroupi. - (03)
arouisser. v. a. et n. Essiller, enlever les feuilles des arbres avec la main. On dit aussi aruisser. - (06)
arpailler (pour harpailler). v. a. Chercher querelle à quelqu'un, l’asticoter, le harceler, le bousculer, le mettre en colère. – S'arpailler. v. pronom. Se colleter, se quereller, se bousculer avec d'autres. Derivé du vieux mot arpe, harpie. - (06)
arpenteux, f. : araignée (phalangium opibio). (M. T IV) - Y - (18)
arpenteux. s. m. Araignée à longues pattes qu'on trouve dans les blés et qu'on nomme aussi faucheux. - (06)
arpentou : Arpenteur, géomètre expert. Sorte de chenille qui dans son mouvement de translation tout particulier semble mesurer le chemin qu'elle parcourt. - (14)
arpette, harpette (par contraction de harpiette). s. m. et f. Mauvais petit garçon, mauvaise petite fille. Proprement, enfant de harpie, comme on dit enfant de garce, enfant de limace, enfant de bique, enfant de chien. - (06)
arpi, s. m., grande perche à l'usage des bateliers. L'extrémité est armée d'une pointe et d'un crochet en fer. - (09)
arpian : Ergot de coq. Au figuré pied; « I ne fa pas ban li fouler su les arpians » : il ne se laisse pas marcher sur le pied. - (14)
arpiau (pour harpiau). s. m. Gamin, polisson, vaurien, fils de harpie. - (06)
arpie : Longue perche dont se servent les bateliers. - (14)
arpion (n’) : ergot - (35)
arpion : orteil. Vient peut-être de harpago :griffe, grappin. - (40)
arpion n.m. (du provençal arpioun, griffe). Orteil. - (41)
arpion, doigts de pied du porc. - (11)
arpion, s. m., griffe, ongle, serre, corne des pieds de cochon. - (09)
arpions : orteils - (32)
arpions, doigts du pied- Lai roue i ai écafoillé les arpions, Cest certainement un terme d'argot. A rapprocher de pionpions, terme enfantin qui désigne les pieds. - (08)
arpöte, sf. faiseur d'embarras. - (12)
arquer, v., marcher, avancer - (29)
arquer. v. n. Ramasser des pierres avec un râteau, avec un arc ; râteler la terre, l'égaliser. - (06)
arquette : retenu de jardin. (F. T IV) - Y - (18)
arqueutte (f), rateau en fer. - (19)
arquotte : râteau de jardin. - (44)
arra, adv. de mariniers, vite ! : « Arrâ dou davant ! Arrâ dou d'arrié ! Arrâ dou partout ! Arrâ dou bou viri ! » (Vite en avant ! Vite en arrière ! Vite de partout ! Vite, et tournez !) Nos hommes de bateau emploient ces locutions lorsqu'ils ont à faire éviter aux chevaux qui tirent la maille un obstacle quelconque au bord de la rivière. Quand la maille porte bien, elle passe facilement par dessus tout. - (09)
arrache pi (d') : arrache-pied - (35)
arrache-sciou (n’) : arrache-clou - (35)
arrachi : arracher - (35)
arrachou (n') : arracheur - (35)
arragner : aiguillonner les bœufs. - (05)
arraingi : arranger - (35)
arrandzi : arranger - (34)
arrapé : occupé à une besogne. - (05)
arraper (s') v. (du germanique râpon se saisir de) S'agripper, s'accrocher. - (41)
arrat : Repos, immobilité. « C't'enfant n'a point d'arrat, o n'est jamais d'arrâte » : cet enfant n'est jamais en repos. « Arra !» cri que font entendre les bouviers pour arrêter leur attelage et qui équivaut à halte ! - (14)
arrater (v) : arrêter, « Arrâte tu voir que je te cause ». - (14)
arratseux n. Arracheur. L'arratseux d'dents est djôrs. - (41)
arratsi : arracher - (31)
arratsi : arracher - (34)
arratsi v. Arracher. - (41)
arrè ! : Arrière ! en arrière. Cri de commandement que les bouviers adressent à leurs bœufs pour les faire reculer, de même que aïe pour les faire marcher et arra pour les faire s'arrêter. - (14)
arré- mot explétif qui exprime la contrariété, l'ennui. - Voiqui arré qu'à veint me deraingeai. – Quoi que vô velez don arré fâre de ce qui ? - (13)
arrégeou : Arracheur. « Arrégeou de dents » : arracheur de dents, dentiste, charlatan « Ol est mintou (menteur) c'ment eun arrégeou de dents ». - (14)
arrégi : Arracher. « arrégi des tapines » récolter de pommes de terre, extraire du sol les tubercules. On dit aussi tiri (tirer) « tiri des tapines ». - (14)
arrégi : calmer, normaliser - (26)
arrégi v. (du lat. ad + regulare, discipliner) Calmer, normaliser. - (41)
arrête (moment d'). Tranquillité, apaisement. - (07)
arréte adj. Immobile, en arrêt. Ôl'tot arréte : il était immobile, il s'était arrêté. - (41)
arrête bu : arrête-boeuf, bugrane - (31)
arrête d’bu : (nf) bugrane - (27)
arrête, adj. arrêté (la pendule est arrête). - (43)
arréter : arrêter - (35)
arrêtot. s. m. Empêchement, obstacle, tout ce qui arrête. - (06)
arrétouaîr (n') : arrêtoir - (35)
arrézi : calmer, normaliser - (31)
arri : aussi - (26)
arri adv. (or. inc.) Aussi, également. - (41)
arri ou hardi. Locution d'encouragement. - (02)
arria : mauvais outil, machine en mauvais état - (26)
arria : mauvais outil, machine en mauvais état - (31)
arria : embûche. Ex : "Mon pour' garçon, pour fée ça, te vas avoir ben d'l'arria !" - (36)
arriâ, s. pl. désagréments, contretemps. - (28)
arria. s. m , embarras, obstacle, tracas, étalage, confusion : « Ses afàres me donnont ben de l’arriâ ». - (09)
arriai ! interjection. arrié ! quel ennui ! - (28)
arriau : araire. - (25)
arrié ! interj., arrière ! - (09)
arrié (louïa d'), terme de mariniers. (V. Louïa). - (09)
ârrié, adv., locution exclamative intercalée dans une phrase pour en appuyer l'idée générale : « ale arrié fin horché » (Le voilà complètement saoul). - (29)
arrié, cependant (explétif). - (19)
arriée : après. - (05)
arrier. adv. Alors, aussi, encore. – Exprime souvent une idée d'opposition, de contradiction et, dans certains cas, de doute, d'hésitation. Vous partez pour Paris ; moi, arrier, je vas du côte de Lyon. Tu veux t'aller promener ; moi, arrier, je ne veux pas sortir. Quand donc viendrez-vous me voir? Oh ben! ma foi, arrier, je ne sais pas ; j'n'ai gué l'temps. Exprime aussi quelquefois une sorte d'étonnement, de surprise désagréable, et alors c'est une exclamation. Un tel va venir vous demander de l'argent. Arrier! Il prend joliment son temps, j'nai pas l'sou. – A Châtel-Censoir, on prononce argée. - (06)
arrier. Mot invariable, assez fréquent et peu explicable. Il signifie au contraire, d'un autre côté. - (02)
ârrieu, adv., exclamation pour faire reculer un cheval attelé. - (29)
arrindzi v. 1. Arranger, réparer. 2. Couvrir la femelle. 3. Accommoder, faciliter. 4. Abîmer. - (41)
arrindzment n.m. Accord négocié entre deux personnes. - (41)
arrivage : assaisonnement (d'après JAUBERT). III, p. 32 - (16)
arrivage : d'une sauce qui accompagne un mets et qui n'est pas savoureuse, on dit que cette sauce manque d’arrivage. (SS. T IV) - N - (18)
arrivage. s. in. Se dit, en particulier, à Sainpuits et sans doute aussi dans la Puysaie, de la quantité de lait qu'on met dans une soupe ou dans une fricassée pour la rendre meilleure ; mais, en général, ce mot s'entend de l'assaisonnement et de tout ce complément de légumes, de beurre, de sel, de poivre et de lard qu'on ajoute à un ragoût, au pot-au-feu, par économie, pour fournir, dans les familles un peu nombreuses. C'est l'accessoire qui arrive par-dessus, qu'on ajoute après coup. Dans certaines communes, on dit errivège, par conversion de l'a en e. - (06)
arroi n.m. (du v. fr. aréer, arroyer, arranger) Complexité, difficulté. Voir aria. - (41)
arrosoi : Arrosoir. On dit d'une pluie qui vient à point « V'là in ban cô d'arrosoi » : voilà un bon coup d'arrosoir. - (14)
arrosoir (est féminin). - (20)
arrosouaîr (n') : arrosoir - (35)
arrou (être en), animé, excité, en train, en arroi. - (03)
arroucher, v. tr., poursuivre des volailles avec des cailloux. - (29)
arroûjer v. Arroser. - (41)
arroûjoî n.f. Arrosoir. - (41)
arrouser : arroser - (31)
arrôyer, v. tr., bercer un enfant dans ses bras. - (29)
arr'ver - err'ver : arriver - (35)
arsé : harassé, courbatu - (39)
arsea. Charbon d’un bois moins brûlé que le charbon ordinaire… - (00)
arseá. : Bois à moitié réduit en charbon. – Le mot ars (brûlé) du dialecte est l'origine de cette expression. -Arsure signifie incendie dans les Franchises de Semur de 1262. - (04)
arseau, Morceau de charbon de bois qui n'est pas encore assez brûlé, Ce mot, de même que le suivant, dérivent d’arsus et du verbe ardere. - (08)
arseiller : ouvrier maladroit. (F. T IV) - Y - (18)
arseiller. s. m. Ouvrier maladroit, qui prend mal, qui exécute mal son ouvrage. - (06)
arsené, brûlé, desséché (de "ardre", 'brûler'). - (28)
arséni (n. m.) : se dit d'un enfant espiègle (c'est un drôle d'arseni) - (42)
arseuiller, m. : mauvais ouvrier. (M. T IV) - Y - (18)
arsi. Participe passé du vieux verbe ardre ou ardoir : Je participe présent ardant, a formé l'adjectif que l’on connaît Voici ce que Ménage a écrit : « on dit à Beaune que le vin sent l’arsi quand il a un certain goût de brûlé. » Le village de Corcelles les Ars, ou les Arcis, dans le canton Sud de Beaune, doit son nom à un incendie. On a employé jadis la forme arse : Aucunes fois on seult baiser - La main qu'on voudroit qui fust arse. - (08)
arsie : sieste au milieu du jour. II, p. 43-b - (16)
arsiée : sieste, pause (celt. arsav : repos, arrêt, trêve) ? - (25)
arsiée : voir arsie - (16)
arsiée. s. f. ou arsis. s. m. Après-midi, ainsi appelée parce que c'est le moment du jour où se fait la plus grande chaleur. Du latin arsus, ardent, enflammé, brûlé. Lorsqu'on est accablé, brûlé par la chaleur, on dit adjectivement : « Je suis arsi. » - (06)
arsier : voir guichard - (16)
arsion : voir guichard - (16)
arsouille- mot de très bas étage, assez employé, qui signifie une personne sale, surtout au moral. - Çâ moins que ran, ine vrai arsouille. - An le prenro por in arsouille ran qu'ai l'entende. - (13)
arsouille, personne ennuyeuse ; enfant exigeant. - Dans l'idiome breton, harz, pluriel harzou, signifie obstacle, embarras. (Le Gon.) Ce mot est très-employé dans le Châtillonnais. - (01)
arsouille, s. m. et f., personne malpropre, de mauvaise tenue, et surtout de mauvaises mœurs. - (09)
arsouille. s. m. Homme effronté, impudent, dont le langage et les manières ne respectent rien. - (06)
arsouille. : En patois picard, arsoule, expression de mépris pour qualifier une personne malpropre. - (04)
arsouye, homme méprisable. - (11)
arsure, extrait obtenu de la réduction au feu de mauvaises graisses ; du latin ardere, brûler. - (01)
arta : Orteil « Le greu arta » le gros orteil. - (14)
artault, ertaul : orteil. - (25)
arté : gros orteil - (26)
arte : mite - (31)
arte, s. f. mite rongeant les étoffes. - (17)
artet (n) - daigt d'pi (on) : orteil - (35)
artet : doigt de pied - (34)
artet, artot. s. m. Orteil. Sert à désigner les doigts du pied. Le petit artet. Le gros artet. L'artot du mitant. - (06)
arteû : (nm) orteil - (27)
arteû : orteil - (31)
artevalle, chaèdre en artevalle, allusion à la défaite des Bourguignons qui tombèrent, en morceaux, sous Jacques Artevalle. - (28)
artifaille, n.m. ensemble des outils. Genre hésitant (plutôt masculin) (il est venu avec tous ses artifailles). - (43)
artifaille, s. f. , ajustement, objet de toilette : « Alle se fait bé brâve ; alle met toutes ses artifailles ». — Corruption d'attifage. - (09)
artifaille. Attifet, ornement ou affiquet. Etym. Corruption évidente du mot attifet qui est alourdi par une prononciation vulgaire. - (07)
artingoute*, s. f. redingote. - (15)
artioeu, s. m. orteil. - (15)
artiot, arquiot. s. m. Le gros orteil. (Mâlay-le-Vicomte). - (06)
artiou, s. m. orteil (du latin artuculum). - (17)
artison : larve d’insecte dans le bois. Voir : « artuÿené ». - (40)
artison, n.m. ver du bois. Il s'agit des petits vers que l'on trouve dans les vieux meubles et qui laissent des trous. - (43)
artiss', vétérinaire. - (11)
artisse n. Artiste. - (41)
artisse. s. m. Vétérinaire. Nout' vaiche est malade ; j'm'en vas qu'ri l'artisse. - (06)
arto : doigt de pied. - (22)
arto, doigt de pied. - (21)
arto, s. m., orteil, doigt de pied, particulièrement le gros. - (09)
artô, s. m., orteil. - (29)
arto, s.m. orteil (latin Articulum). - (28)
artoi, orteil. - (03)
artois ou artiô : orteil. Certains disent artot, et de manière redondante : artois d’ pied. Du latin : articulus. - (40)
artoison ou artouison. Pour artison. Nom donné à tous les insectes qui rongent les étoffes, et même le bois. Etym. inconnue (Littré). - (07)
artorner : retourner. - (25)
artou (n. m.) : orteil - (42)
artou ou artou d'pîd n.m. (du v.fr. arteil, doigt). Orteil. - (41)
artous : orteils. Ex : "j’me seus douné un coup su’ les artous. Eh j’ai coualé ! T’entends ben ?" (Coualer étant ici une litote- voir ce verbe). - (36)
artugeon : asticot, puceron. A - B - (30)
artugeon (artuzon) (zanzon) : vers du bois - (34)
artugeonner (artuzonner) (zanzonner) : piqué par les vers du bois - (34)
artujan : Insecte qui creuse des galeries, qui dévore le bois, les peaux et les étoffes. « Ce beu (bois) est tot piqué par les artujans ». - (14)
artujené : Vermoulu. « Ol a vendu bien cher in vieux meub'lle to artujené ». - (14)
artujon n.m. (du v. fr. artison, ciron). Ver de bois, asticot, charençon, vermine en général. - (41)
artuné, vermoulu, véreux. - (28)
artus’né, adj., rongé des artisons. - (09)
artusené, bois piqué d'artusons. - (03)
artuson : asticot, ver du bois - (31)
artuson, s. m., artison, insecte qui ronge les bois, les étoffes les pelleteries, etc. - (09)
artusonné : piqué par les vers - (26)
artusonné : vermoulu - (31)
artuÿené : vermoulu. Rongé des « artisons » : les vers à bois ; en Côte d’Or on dit aussi « artusons », voire artuÿons, et l’ « arte »est la mite. - (40)
artû-yon, s. m., ver rongeur des meubles. - (29)
artuz'né - peurtusi - veurcalé : vermoulu - (35)
artuz'né : vermoulu - (35)
artuzon (artugeon) (zanzon) : vers du bois - (34)
artuzon : (nm) charançon - (27)
artuzonné : (p.passé) vermoulu - (27)
artuzonner (artugeonner) (zanzonner) : piqué par les vers du bois - (34)
ar'veni (s'il'), v. pr., s'en revenir : « J’l’ons rencontré qu'ô s'n'arvenot d’cheù vous ». - (09)
ar'vin : venir en tournant - (31)
arvoi ! arvoir ! au plaisir de vous revoir. - (11)
ar'voyote (à l’), loc, au revoir ! « Allons, Piarre, portez-vous ben... à l'ar’voyote ! » - (09)
arwoî, à rwoî n.m. Au revoir. Arwoî, Reine ! - (41)
as de pique : croupion du poulet. On dit aussi : « Foutu c’ment l’as de pique » : fait comme l’as de pique : mal conformé. - (40)
âs n.m. As, champion. L'Alphonse, y'est eun âs à la manille. - (41)
as. (L's ne se prononce pas). Forme bourguignonne du vieux mot ais, planche. Spécialement, planche suspendue au plafond et destinée à porter les miches de pain. « Aivoir du pain su l’as » est synonyme « d'être riche ; » cela correspond à la locution : « il a du foin dans ses bottes. » Le diminutif, aisselle ou aichelle, subsiste dans le patois wallon avec la même signification. Nos campagnards appellent le foyer un A, mais ici l’étymologie est différente : le dernier terme me parait être une prononciation vicieuse de notre mot âtre. V. Oiseau et Layette. - (08)
asar, s. m., hasard, aventure. - (09)
ascayé : escalier. - (36)
asciô, s. m., marteau de cave. - (29)
ascuser, v. tr., excuser. - (09)
âse, adj., aise, satisfait : « Jamà j’ons vu nun pu âse que lu ; ôl é ben hureux ! » - Malgré cette prononciation, le Verdunois dit : aise dans un autre cas. (V. Aises (les). - (09)
âse, s. f., aise, aisance, bien-être : « Y ét ein bon parti qu’Jacot ; ôl é bén à l’âse ». - (09)
asemein, s. m. récipient en général pour loger l'eau, le vin, la vendange. - (15)
asements : vaisselle. (VDS. T IV) - VdS - (18)
asements et aisements. Ustensiles de ménage et de cuisine placés sur des rayons de bois, sur des ais. Les plats, les assiettes, les pots, les marmites, les verres sont des aisements. Beille-moi don un touaiyon pour récurer mes aisements. - (08)
asements, ustensiles. - (21)
asiée - aisée, facile commode.- I vos aissure que ç'â ben asiée dans le mannège. - Vos an veinrâ bein ai bout, cair çà bein asiée. Moins usité qu'âsille. - (13)
asille - même sens qu'asiée.- Ah! Ah! ç'à asille ai dire ma ç'â aute chose de fâre. -Les terres sont tot ai fait asilles, çâ se laibore an ne peut mieux. - (13)
asille : facile. (VDS. T IV) - VdS - (18)
asme : Asthmatique. « Ol est asme » : il est asthmatique. - (14)
aspârge : Asperge. « Eune plianche d'aspârges » : une planche d'asperges. - (14)
aspergès, s. m., goupillon, comme en français, mais aussi et surtout l'aspersion faite pour lutiner : « J' nous sons baignés en Saône avou l’petiot, et j’t’li ai envoyé un aspergès !... » - (09)
aspergès. s. m. Aspersoir, goupillon pour asperger. Se dit par allusion à ce verset du psaume 50 : Asperges me, Domine, hyssopo, et mundabor. - (06)
aspic, vipère. - (03)
assâ : a) Désaltérer. « Donnes me à boire dan in grand varre (verre), y est pas qu'an boit pu que dan in ptiet (petit) ma y assa mieux ». - b ) Saturer. Après une longue pluie on dit : « La tarre est bien assa ». Les latins disaient « satis prata biberunt ». - (14)
assaboui : fatigué, ensuqué - (39)
assaboui, adj., abasourdi, surpris, interloqué. - (29)
assabouir : étourdir, abrutir. Ex : "Assabouis-nous pas ! Arréte-don d'lucher". - (36)
assachi : Assécher, mettre à sec. « Assachi eun étang ». Aux cartes « jouer à l'assachi » c'est jouer à la bataille, au « cu so » (cul sec) ou encore au ju de bouéran (jeu de berger). - (14)
assadi v. Rendre sade, c'est-à-dire savoureux, goûteux. Il ne faut pas confondre avec affadir, rendre fade, sans goût. - (41)
assai. Hier soir, sai pour soir. - (02)
assaingne. s. m. Essaim. - (06)
assais (n. f. pl.) : reliefs d'un repas - (42)
assaisonner (v. tr.) : parvenir à maturité, en parlant d'une récolte - (42)
assarper (v. tr.) : tailler à coups de serpe - (42)
assarres : congères - (31)
assarteni : Assurer. « Y est vra, o m'y a assarteni » : c'est vrai, il me l'a assuré. - (14)
assarter : tailler une haie, une bordure de végétation dépassante. Ex : "Té vas t-y laisser ta bouchue manger mon pré ? Té voué ben ! Té vas falloir assarter moun'houme. A pas r'tarder !" - (36)
assas, assais. s. m. pl. Restes de foin, de paille, de fourrage laissés par les animaux repus au dédaigneux. Ces mots, surtout le second, assais, ne seraient-ils pas une altération du mot assez, satis? Quand on laisse de la nourriture, parce que la faim est repue, c'est qu'on en a assez. - (06)
assassin, assassinat ; é s'ë k'mi ein assassin, il s'est commis un assassinat. - (11)
assassin, s. m., assassinat : « Y ét ein un vrâ brigand ; ôl a commis eun assassin ». - (09)
assavoir (faire), v. tr., annoncer, publier par la ville. C'est toujours le tambour attitré qui remplit cette fonction : « Eh! v'là l’tambournier. Qu’é-ce qu'ô va nous faire assavoir ? » - (09)
assavoir (faire). v. a. Faire connaitre une chose, informer quelqu'un, porter à la connaissance de… M. le Maire fait assavoir au public. Quand tu saras queuque choue, tu me l'f'ras assavoir. - (06)
assavorer. : (Dial. et pat.), goûter avec plaisir d'une chose (du latin saporare, assaisonner, et de la préposition ad). - (04)
asse, s. f. herse. - (15)
assec (en), loc, une des manières dassoler les étangs. L'assolement en assec est en usage dans l'Autunois et quelques localités du Chalonnais. — Lorsque les étangs sont restés en eau pendant quelques années, on les dessèche (on les met en assec) et on les sème ordinairement en avoine. - (09)
asseji, v. a. tasser dans un sac. - (15)
asseji, v. a. tasser dans un sac. - (17)
assemblier : Epeler. « Ce p'tiet (petit) va à l'écôle, o commache à assemblier » : il commence à lire en épelant. - (14)
asseter (s'), s'asseoir. - (03)
asseter (s’), v. pr., s'asseoir ; « T'nez, la brav’ fonne, ass’tez-vous d’vant l’eù ». - (09)
asseter. S'asseoir. - (02)
asseteut : Aussitôt, dès que. « J'y écrirai asseteut que j'pourrai » : je lui écrirai aussitôt que je pourrai. Bien vite, « Ol a asseteut fait » : il a vite fait. - (14)
asseuchi : assécher - (35)
asseuchi : tarir - (35)
asseudzi : installé - (31)
asseudzi : tranquille, se calmer - (34)
asseudzi, acheudzi Voir acheudzi. - (41)
asseupé, v. a. buter par mégarde, achopper. - (15)
asseveisser. : (Du latin suaviare), adoucir les sujétions féodales. Franchises de Tart, 1275. - (04)
asséyer (s'), v. pr., s'asseoir. - (09)
assi : aussi - (34)
assi : Aussi, « Ol est assi haut q'eune parche. Y est assi bin fait ». Quand aussi n'est pas suivi d'un adjectif on emploie : ato, « J'y vas ato ». - (14)
assi : essieu. - (22)
assi bié : aussi bien - (34)
assi, v. a. herser. - (15)
assiantrer. : (Dial.), discerner, juger avec connaissance de cause. Rac. lat. Scientia. - (04)
assiau (l’) ou la siau, marteau tranchant d'un côté employé en tonnellerie. - (28)
assiau. s. m. Essieu. (Molesmes). - (06)
assienner. v. n. Essaimer, en parlant des abeilles. - (06)
assiéte : Assiette, le contenu d'une assiette. « Eune bonne assiéte de plé » : une bonne assiette de gaudes. - (14)
assigout. s. m. Zeste, cloison ligneuse au milieu des noix. Un assigout de calon. - (06)
assiler, assiller. v. a. Enlever avec la main les feuilles des arbres pour la nourriture des bestiaux. Voyez essiller. - (06)
assimblier (verbe) : Assembler. Proverbe « Oui se ressimblie, s'assemblie » : qui se ressemble, s'assemble. - (14)
assiô – même sens que aissiâ, mais moins usité. - Vô n'éte don pas été ai Cueulète quéman c'éto convenu ?... Aissiô. - (13)
assioner (v. int.) : essaimer, en parlant des abeilles - (42)
assis (se mettre), loc, s'asseoir : « Mettez-vous donc assis ; j'vons causer un brin ». - (09)
Assistance n.f. Assistance Publique. - (41)
assiter (s), v., s'assenoir. - (29)
assiter, assiéter. v n. Asseoir. On dit aussi essiter, essiéter. S'assiter. n. pronom. S'asseoir. Assitez-vous. - (06)
assitoir, essitoir. s. m. Banc, chaise, escabeau, fauteuil, siège quelconque. - (06)
assomasser : ébourgeonner la vigne. - (05)
assorgir. v. a. Ameublir. Assorgir la terre, la rendre sorge, meuble, légère. - (06)
assorre. : Absoudre (dérivation du latin absolvere). Franchises de Dijon, 1313. - (04)
assote (à 1'). A l'abri de la pluie. - (02)
assote (à l'), loc, à l'abri. On entend parfois dire : Essote, et même A la sote : « I pleùvot ; âlle s’é métu à l'assote sou ein âbre ». - (09)
assotte (à l'), à l'abri de la pluie. - (03)
assoumasser, aissoumasser. v. n. Retrancher des ceps, dans une vigne, les bourgeons inutiles les membres qui ne portent pas de fruit. - (06)
ass'tot, adv., aussitôt, au moment que. - (09)
assu, trou. - (28)
assuager, asuager, asoacer. : (Dial.), soulasger, adoucir (du latin suaviare). Rac. suavis. - (04)
assui (adj.) : se dit d'un fromage dont le séchage n'est pas terminé - (42)
assui (pour essui). adj. Qui a sué, qui a jeté son eau, qui a séché. Un froumage assui. - (06)
assurant, envieux de ce qui se mange ou se boit, exprime aussi une idée de jalousie. - (20)
a's'teur, à cette heure, présentement, de nos jours, maintenant. - (11)
astheure. Contraction de « à cette heure », se dit presque exclusivement pour maintenant. - (02)
âsthme adj. Oppressé. - (41)
asticotai. : Tracasser, piquer quelqu'un sans relâche ni miséricorde. Delmasse a dit fort ingénieusement que ce verbe doit son existence à l'astic, os creux rempli de suif dans lequel les cordonniers enfoncent souvent leurs alênes. - (04)
at. Est. Voyez a. - (00)
at’heulé, v. a. accroupir. - (15)
ataine, querelle... En Bourgogne et surtout dans le Châtillonnais, on dit tu m'étaines, c.-à-d. tu me casses la tête, tu m'ennuies. Dans l'idiome breton, atahin signifie noise, chicane, et le verbe atahinein veut dire irriter, provoquer. (Le Gon.) - (01)
atainer ou atagner. Fatiguer, importuner, taquiner. Etym. le mot existait dans le vieux français. - (07)
atainer, contrarier, provoquer. - (03)
atainer. Ennuyer, provoquer. - (02)
atainer. : ( Dial. et pat.), quereller, obséder quelqu'un. Peut-être on parle mal en disant étainer. Le mot ataine signifie noise, chicane. - (04)
atâné (pour atainé). adj. Fatigué, exténué, sans force, épuisé. De a privatif, t euphonique et aine (qui n'a plus d'aine). On dit atâné pour échiné, éreinté. - (06)
atapir (s'). : (Dial.), s'aitaipi (pat.), se cacher, se courber pour se dissimuler.- On a contredit l'étymologie latine de talpa sous prétexte que la lettre l ne se syncope point. - (04)
atarer : Altérer, provoquer la soif. « Ce temps est bien atarant ». - (14)
atarzler, atarger. : (Dial.), retarder. D'où atarzie, atargie et même : atarjance, retard, délai. -Du latin atarditare, rac. tardus. - (04)
atche (faire), loc. se dit d'un terrain qui fait encoche dans un autre. - (17)
âte. s. f. Espace de terre contenu entre deux raies dans un champ labouré. - (06)
ateirement. : (Dial.), humilité, bassesse naturelle à notre condition terrestre. - (04)
atelle : la planche du collier - (33)
atemprer. : (Dial.), tempérer, adoucir (du latin ad temperare). - (04)
aterbou (n. m.) : tourbillon de vent - (42)
atêton, étêton. s. m. Dans la Puysaie, tronc d'arbre laissé dans une haie et que, tous les cinq ou six ans, on étête, on dépouille de ses branches pour faire des fagots. - (06)
ateu : doigt de pied. (REP T IV) - D - (18)
atfié, v. a. élever et amener en rapport une jeune vigne, un plant d'arbre. - (15)
atfier : Créer, mener à bien, soigner. « Atfier eune planche d'asparges » : créer une planche d'asperges En parlant des personnes : « Te l'as bien atfié » : tu l'as bien arrangé. D'un homme extrêmement brutal on dit : « Ol âme autant tuer qu'atfier »: il aime autant détruire que soigner. - (14)
atfier, v. a. élever et amener en rapport une jeune vigne, un plant d'arbre : il faut au moins trois ans pour atfier une vigne (du latin aptificare). - (17)
athanor instrument, en magie-alchimie : vase où s'accomplit le grand’œuvre. - (25)
atiaut : orteil. - (44)
atier. s. m. Se dit par syncope pour atelier. - (06)
atiger : exagérer - (39)
atigi : exagérer - (35)
atin, doigt de pied. - (19)
atiö, atö, sm. orteil. - (12)
atiot : un orteil (au pluriel : des aitiots) - (33)
atiöte (ā), sf. attelle. Petite lamelle, planchette, soutien d'un pansement. - (12)
ato : Aussi. « Si t'y va j'y érai ato » : si tu y vas, j'y irai aussi. Devant un adjectif on emploie assi. - (14)
atoffer : (vb) étouffer - (27)
atou : aussi, également, itou. - (40)
atou, adv., tout comme. - (29)
atou, étou, aussi ; moè ètou, moi aussi. - (11)
atou, prép., avec, ensemble, aussi. (V. Étou, Itou). - (09)
atou. Aussi ; on voit dans le patois de Molière itou. Atou veut dire avec tout. - (02)
atoule : éteule (reste du blé fauché) - (39)
atounant, adj., étonnant. - (09)
atoune ben si (m'). Locution interrogative et hésitative par laquelle on commence une phrase énonçant une supposition. Je m'étonne bien si… Je me demande si... Je voudrais bien savoir si… - (06)
atoupe. s. m. Éteignoir. Un atoupe-ciarges. (Puysaie). - (06)
atoupir, atouper. v. a. Éteindre, étouffer. Atoupir le feu. Atouper un brasier. (Perreuse). - (06)
atoupon. s. m. Poignée d'étoupes pour boucher, pour tamponner quelque chose. - (06)
atouppi, adj. qui est envahi par les mauvaises herbes, comme une « toppe ». - (17)
atourbout. s. m. Tourbillon de poussière. Du latin turbo. (Bléneau). - (06)
atourgneau. s. m. Etourneau. - (06)
atourignon : maigre. - (22)
atout, aussi. - (03)
atout, aussi. - (28)
atout, s. m., coup bien appliqué : « Ol étot tôjor à me r'chigner ; j' t' li ai fichu eun atout !... » Les joueurs aux cartes, prenant le mot au sens propre, disent : « battre atout » pour : jouer atout. - (09)
atout. Se dit d'un homme propre à tout faire, dans un sens de déconsidération absolue. Etym. abréviation de bon ou propre à tout, comme on dit un propre à rien. - (07)
atrader : élever, adopter un animal - (31)
atranhier (pour atrangler) v. a. Étrangler ; du latin strangulare. Nous donnons ce mot à cause de sa prononciation singulière, laquelle provient de ce que, dans Atrangler, le gl est mouillé (atranglier), comme dans aveugle, aveugler, qu'on prononce aveuille, aveuiller, dans plusieurs de nos campagnes. - (06)
atran-yer (v. tr.) : étrangler - (42)
atranyer : étrangler. - (36)
atraper (s'), v. pr., se heurter, se faire mal contre un corps quelconque : « Oh ! là là ! j' m'é atrapé la main cont' le mur ! y m'fâ bé mau ! » - (09)
atrapote, s.f., piège, lacet disposé pour prendre les oiseaux. Au fig., ruse, artifice. - (09)
atrapou, s. m., attrapeur, rusé, qui trompe. - (09)
atrau. On appelle âtrau, chez nous, des rognures de bas morceaux du porc qu'on enveloppe dans des fragments du péritoine et que l’on fait frire ainsi. C'est le mets préparé de cette façon qui constitue des âtraux. C'est un médiocre régal, aussi, au figuré, est-on venu à appeler âtraux des gens qui ne valent pas cher ! Etym. le vieux francais avait astériaux, astréaux, astilles, qui désignaient des morceaux de viande grillés. - (07)
atrauder : attirer - (26)
atraux : Paupiettes, boulettes de veau farcies. - (14)
atray. : (Du latin attrahere), droit de retenir un étranger dans une seigneurie dont il n'est pas membre. Coutumes de Châtillon, 1371. - (04)
atreau (C.-d., Chal.), âtriau (Chal.). - Terme de cuisine. Boulette de hâchis, généralement enveloppée d'une tranche de viande. Du vieux français hâtereau, même sens, pris probablement pour hâterôt (rôti hâté, vite fait). - (10)
atreaux, ou atriaux, s. m., boulettes de foie, de cœur et de mou de cochon, très agréables aux délicats. Ces boulettes se confectionnent aussi avec des tranches de viande roulées et grillées (Atelets). Employé aussi dans le sens de : fricandeau. - (09)
atrinqué, adj., à son aise, ayant bien tout ce qu'il lui faut : « J' sons été voir nout tante ; âll’é ben atrinquée ». - (09)
atriubler. : (Dial. et pat.), troubler, bouleverser (du latin tribulare). -Le mot patois tribouilli vient, comme le verbe qui précède, du latin tribulatio. - (04)
atro, foie de porc enveloppé de sa graisse. - (11)
atroder : elever, adopter un animal. A - B - (30)
atros : mot au pluriel désignant une sorte de crépinette cuisinée à partir de foies, de rognons, de coeurs et de poumons de cochon (porc) - (33)
âtrôs, s. m. pl., pâtés faits, avec le cœur, le poumon et un peu de foie de porc. - (29)
atsanner : abattre une bête qui souffre - (31)
atsati v. Rendre difficile, exigeant, allécher. - (41)
atsi : (excl) merci - (27)
âtsi : (nm) bouton d’or - (27)
atsi : merci - (31)
atsi interj. Merci. - (41)
atsopchon adv. (on retrouve l'équivalent, "ts" mis à part, en Berry, Touraine, Anjou, Bourbonnais, dans le Rhône, l'Isère, l'Ain) Peu à peu, petit à petit, progressivement. - (41)
atster v. Acheter. - (41)
attabyi v. Attabler. - (41)
attaiche : Attache « O tint bin san chin à l'attaiche » Liaison amoureuse, « Si o ne veut pas se mairier ave c'te fille y est qu'ol a eune autre attaiche ». - (14)
attaichi : Attacher. « V'là les bus qui rentrant à l'écurie, va les attaichi ». - (14)
attaque n.f. Congestion cérébrale. - (41)
attatsi (éttatsi) : attacher - (34)
attatsi : attacher - (31)
attatsi v. Attacher. - (41)
attefier, créer, élever, établir. - (03)
attend ben (m') : vraiment. - (05)
attende v. Attendre. - (41)
attifailles. s. f.pl. Objets de toilette, vêtements. - (06)
attifer v. Habiller. - (41)
attifiau. s. m. Ajustement, objet pour s'attifer. - (06)
attiger v. (terme d'argot du XIXe s. signifiant blesser, heurter et même torturer) 1. Blesser, meurtrir, handicaper. Est attigée une personne atteinte d'une infirmité, d'une maladie. 2. Exagérer. Ce mot fait partie des rares exceptions au principe de transformation du "ge" en "dze". - (41)
attiqué. s. m. Quatre en chiffre, piège pour prendre les oiseaux. - (06)
attiri : attirer - (35)
attitchet (n’) - carré (on) : carrelet (engin de pêche) - (35)
attladze : attelage - (34)
attler : atteler - (34)
attofant : étouffant - (31)
attofer : étouffer - (31)
attrader, v. n. 1. gagner, s'enrichir, amasser du bien : il a bien attradé. — 2. v. a. Se procurer d'une variété déterminée de plante, d'une espèce d'animal : ces poules noires sont belles, je m'en suis attradé dernièrement. — 3. Introduire un personnage indésirable : ne m'attrade pas de cet individu. - (17)
attrape n.f. Surprise. - (41)
attraper le coup, loc. s'habituer à un tour de main, un travail. - (17)
attraper v. 1. Surprendre. 2. Heurter par mégarde. - (41)
attraubyi (s') : attabler (s') - (31)
attraubyi (s’) : (vb) s’attabler - (27)
att'raudé, v. a. 1. Tromper, carotter : tu m'as attraudé. — 2. Se procurer d'une variété déterminée de plante, d'une espèce d'animal : ces poules noires sont belles, je m'en suis attraudé dernièrement. — 3. Introduire un personnage indésirable : ne m'attraude pas de cet individu. - (15)
attrauder (s') : attribuer (s') - (31)
attrauder (s’) : (vb) s’attribuer (qqch. indûment) - (27)
attrauder v. (du v. fr. atraire, attirer) Elever, adopter un animal, choisir un objet, acquérir, s'attribuer. - (41)
attraux : (nmpl) paupiettes (« oiseaux sans tête ») - (27)
attroder : récupérer prendre possession - (34)
attrouper (s') Se réunir, se regrouper. - (41)
attuji v. Attiser (le feu). - (41)
atugi : attiser le feu. Mouiller un fût pour le rendre étanche. A - B - (30)
atujeu : attiser. - (22)
atver v. (de attiser ?) Exciter. - (41)
au (pron. : ô très ouvert), sf. eau. A Echalot : iau. A Salives : iā. - (12)
au droit de…, loc. , à la portée de. . . - (09)
au et eau. : Ces diphthongues étaient réputées comme trop sourdes par le patois bourguignon, lequel dans les désinences en eau supprime l'u et accentue e et a. Ainsi, lorsque le dialecte disait: aignel, mantel, et le français : agneau, manteau, le patois prononçait aigneà, manteà ; quand le français, après plusieurs dérivés du latin aqua, adoptait la dernière forme eau, le patois disait eà et eaa. - (04)
au fin d'su : tout en haut - (33)
au travers (par la). Signifie un endroit qui n'est pas précis, que nous ne pouvons pas indiquer exactement, mais non éloigné, à portée. On joint toujours un geste de la main à cette locution, comme pour montrer I‘endroit. - (07)
au. Aulx, pluriel d'ail. Le mortier sent toujours les aulx, le motei san tôjor les au. - (00)
aubade : voir jiolées - (16)
aubarge : Auberge, cabaret. « O mige to san argent à l'aubarge » : il dépense tout son argent au cabaret. Alberge. « Eune pêche d'aubarge ». - (14)
aubé. Petit enfant au maillot. Du latin albatus qui signifie : vêtu de blanc. Le mot français abbé a la même étymologie. - (08)
aubé. s. m. Aubier ; saule, dans certaines communes. Du latin albus. - (06)
aubépin, n.m. aubépine. - (43)
auber, aubeur. s. m. Aubier. - (06)
auberdie, aubeurdie. s. f. Etourderie, irréflexion, moment de folie, frayeur subite. Une aubeurdie a pris mon cheval. Voyez éberdie. - (06)
aubérdze n.f. Auberge. - (41)
aubertons. s. m. pl. Petits obstacles. Le comte Jaubert donne aubertas, embarras, saletés. - (06)
aubî n.m. Aubier. - (41)
aubion : triton ou salamandre. A - B - (30)
aubion n.m. (du lat. pop. ablinda désignant entre autres la salamandre). Salamandre, triton. - (41)
aubriô. Freçai d'Aubrîô. On entend par là tout procès où l'on emploie des pièces fausses, telle qu'était cette dénonciation qu'un notaire fit faire le 20 août 1697, par un autre notaire contre le sieur Massenot, lieutenant-général au bailliage de Dijon , laquelle ayant été reconnue fausse , et faite sous le nom supposé de Thomas d'Aubriot, marchand de Paris , ces deux notaires furent condamnés à diverses peines contenues dans l'arrêt rendu sur cette affaire, par le parlement de Besançon, le 15 mars 1701. Thomas d'Aubriot était un fantôme. - (00)
aubue. Voyez eaubue. - (06)
aubuser, amuser. - (03)
aubuzan, amusant ; aubuzai (s'), s'amuser... - (01)
aubyonde : (nf) salamandre - (27)
auchu. adv. Aussi. (Athie). - (06)
aucuens. : (Dial.), quelqu'un (du latin aliquis unus). - (04)
aucueune, adj. indéf., aucune. - (09)
aucuin, aucun. - (28)
aucun, aukeun, aukeune adj. pron. et n. Aucun, aucune. - (41)
audepin, s.m. aubépine. - (28)
au-d'sus - u (i) couchot : au-dessus - (35)
audze n.f. Auge. - (41)
audzeurdeû, audzeurdi : aujourd'hui - (31)
audzire : (nf) auge en pierre dans un pré - (27)
audzord'heu adv. Aujourd'hui. - (41)
augeler. s. m. Sillon, rigole, petit canal entre deux ados, dans une terre labourée en billons. - (06)
augeler. v. a. Labourer une terre en billons, y faire des augelots. - (06)
auget, augerot. s. m. Garde-genoux à l'usage des laveuses. - (06)
augie, sf. augée. - (12)
augment : Augmentation. « Y a in feu (fort) augment su mes impôts s't'année ». - (14)
augrelets, houx. - (03)
augruyé – houx. - Al â quement in bôchon d'aigruyé. - Çà in joli pied d'augruyé. - (13)
aujd'eû : aujourd'hui, - (33)
aujdeû, adv., aujourd'hui. - (29)
auj'deu, adv., aujourd'hui. — Contration d'aujordeù. (V. ce mot). - (09)
auj'd'heu, aujord'heu. adv. Aujourd'hui. - (06)
aujd'heû, lè p'tiots eûbion teûjo d'dire bonjo, aujourd'hui, les enfants oublient toujours de dire boujour - (33)
aujdö, adv. aujourd'hui. Aujdö po demain, au premier jour. - (12)
aujeurdeu : aujourd’hui. - (40)
aujordeu, adv., aujourd'hui. - (09)
aujourd'eu : Aujourd'hui. « I fa ban aujourd'eu » : il fait bon aujourd'hui. « Au jo d'aujourd'eu » à l'époque actuelle, maintenant. - (14)
aul (au) : il - (34)
aulai, appeler, demander quelque chose à haute voix... - (01)
aulai. : Appeler à haute voix. En français on dit héler. - (04)
aule : (nf) aile - (27)
aule : aile - (31)
aule : Aile « Eune aule de pigean ». « Battre de l'aule » : être mal dans ses affaires, être éclopé. Au figuré : bras. « O s'est cassé eune aule ». « Gauche c'ment eune aule de melin (moulin) à vent », se dit de quelqu'un très maladroit de ses mains. - (14)
aûle : aile. - (40)
aule n.f. (lat. ala) Aile. - (41)
aulegresse. Allégresse. - (00)
Aulemaigne. Allemagne. On a écrit et prononcé avant et pendant tout le règne de François 1er et sous une partie de celui de Henri II, Alemaigne, Espaigne, Bretaigne, Champaigne, à cause de l’i final d’Alemania, Hispania, Britannia, Campania, etc. - (00)
Aulemain. Allemand, Allemands… - (00)
aullée, allée d'arbres ou de maison. - (01)
aulx : Prononcez : O. Ail. « Alle a mis de l'aulx dans le gigueut (gigot) ». - (14)
aulx, ails. - (03)
aumailles. s. f. pl. Bêtes à cornes. Du latin animalia. - (06)
aumêze, f. : armoire. (M. T IV) - Y - (18)
aunelle. s. f. Aunaie, plantation d'aunes de vernes. - (06)
aunot, s. m., oison sortant de l'œuf : « Ol é ben futé c'ment ein aunot ». - (09)
auqueilles. s. f. pl. Mauvais meubles, effets mobiliers de peu de valeur. - (06)
auquéne. Aucune, aucunes. - (00)
auquennes, (prononcer au que ne), certaines ; d'auquennes néts : certaines nuits. - (28)
auriôle, s.m. peut-être nerprun à baies noires à saveur âpre. - (28)
aurle (pour orle). s. f. Aile. Une aurle d'oie. - (06)
ausseron, s. m. bosse du terrain, point exhaussé. - (15)
aussitò. Aussitôt. - (00)
auss'tot, adv., aussitôt : « Voui, auss'tôt qu’ses bas ont des portus, ô t' les met au rancart ». - (09)
aut ou ôt, est, 3ème personne de l'indicatif présent du verbe être. - (28)
autai. Autel, autels. - (00)
autan. Autant. - (00)
autant adv. Comme, ainsi que. - (41)
autant. C'est l'adverbe français, mais pris dans un sens diffèrent de sa signification habituelle. Les exemples seuls peuvent faire comprendre ce que les Bourguignons tirent de ce mot : « Comme vous avez l’air fier, autant un soldat ! » « Comme il y a du monde dans les rues aujourd'hui, autant Paris ! » - (07)
aute : autre - (34)
aute : autre - (35)
aute adj. indéf., n. Autre. - (41)
aute, autre (latin "alter"). - (28)
auteu. Auteur. Le bourguignon retranche les r finales de la plupart des noms en eur… - (00)
autiure, auteur, sf. hauteur. - (12)
auto (l') : l'autobus. Ex : "J'seus allé l'attende à l'auto" (prononcer l'autto). - (36)
aûto : autour - (33)
aûto : autour - (35)
aûto : environ - (35)
autons, m. : résidus grossiers séparés du grain en vannant. (M. T IV) - Y - (18)
autons. s. m. pl. Résidus du battage et du vannage du blé, épis cassés, paille ou il reste encore du grain. Du bas latin auto. L'abbé Corblet, dans son Glossaire du Patois picard, donne aulton, autons, et hotons, avec la même signification. - (06)
autôr adv. Autour. - (41)
autor, prép. autour. - (12)
autor, prép., autour. - (09)
autor. Autour, préposition. - (00)
autoune, s. f., automne. - (09)
autour des une heure de l'après-midi ; autour des trois heures. Pour vers telle ou telle heure. Cette expression est surtout curieuse en y englobant une heure du matin ou du soir. Elle est très courante ici, et nul n'hésite à s'en servir. - (07)
autre. Autres. - (00)
autrefoi. Autrefois. - (00)
autrefouais - dans l’temps : autrefois - (35)
autres (nom masc. plu.) : S'emploie dans l'expression « Aller chez les autres » se louer comme domestique ou comme employé de maison. - (14)
autrevò*, adv. autrefois. - (15)
autrevouè, adv. autrefois. - (17)
auturô, petite élévation. - Un méchant auturô, c.-à-d. une petite colline. - (01)
auturô. : Diminutif. - Ein méchan auturô signifie, par exemple, une petite colline comparativement à une hauteur plus considérable. (M Del.) - (04)
auturöt, sm. petite élévation, gradin supérieur d'un coteau. - (12)
auvargnat : Auvergnat, Auvergne. « Du fromage d'auvargne ou d'auvarne ». - (14)
auvargne : Espèce de fromage semblable au fromage de Gruyère. - (14)
auvert. : (Dial.), du latin apertum et provenant du verbe dont voici les variations: aovrir, auvrir, ovrir, olvrir, ouvrir. - (04)
auye : brebis - (26)
aûyer, v. int., avoir envie de vomir. - (29)
av' vous ? contract. de : avez-vous ? Parfois se contracte encore davantage en : A’vous ? - (09)
av', avu, avto : avec - (31)
av', contraction d'avez : « Av’vous besoin que j' veùne ? » (V. Av’vous). - (09)
ava : (vb) avoir (p.passé : ésu) - (27)
ava : avoir - (34)
avalée, s. f., descente, pente de terrain. - (09)
avalée. Descente. - (02)
avaler, v. intr., descendre : « A l’aval, aïe ! » est le cri du berger rassemblant son troupeau. On a dit autrefois « à bride avalée » pour : à bride abattue. - (09)
avaler, v. tr., quereller en criant fort, s'emporter brutalement : « Je m' garderai ben d'li en parler ; ô m'avalerot ». - (09)
avale-royaume, loc. adj., mange-tout. (V. Avale-tout-cru, dont il est synonyme). - (09)
avale-toi, étends-toi. - (20)
avâle-tot-cru n. Goinfre. - (41)
avale-tout-cru, loc. adj., goinfre, glouton : « L'inviter, c'gas ? Oh ! côge-te ; y ét eun avale-tout-cru ». (V. Avale-royaume). - (09)
avaleux-d’pois-gris. s. m. Orateur à grands mots, à grands gestes ridicules ; tout niais bavard, ayant des prétentions à l'esprit. - Se dit aussi de ceux qui ont toujours les yeux écarquillés, qui ont l'air de s'étonner de tout. (Auxerre). - (06)
avalon. s. m. Se dit communément à Auxerre et dans tout le Département pour gorgée. Un bon avalon. On entend souvent une mère dire à un enfant malade qui répugne à prendre une potion désagréable : « Voyons, rien qu'un petit avalon ! » - (06)
avalou (adj. et n. m.) : gourmand - (42)
avance : « Avoi le cô d'avance » (avoir le coup d'avance) : aller vite en besogne, avoir une certaine adresse pour avancer rapidement dans son travail. - (14)
avanci : avancer - (35)
avanci à v. Faire preuve de rapidité, d'efficacité. - (41)
avanci v. Avancer. - (41)
avanî (v. tr.) : asphyxier - (42)
avanpleue, s. m., auvent, tente pour garantir de la pluie (avant-pluie). - (09)
avant (louïu d’), terme de mariniers. (Voir Louïu). - (09)
avant d' lai, adv. de lieu, loin d'ici : « Y a biau jeù qu'ôl é part i; ôl é ben avant d’lai ». - (09)
avant z'hiya : Avant-hier. « Y a pliu avant z'hiya ». - (14)
avant, adj. et adv., loin, profond, profondément : « Por avouér eun p'chot d'ombre, j'ai r'planté l'âbre pu avant ». « J'ai vu l’trou ; ôl é ben avant ». - (09)
avantadzi v. Avantager. - (41)
avant-brais (n') : avant-bras - (35)
avant-déri (l’) : avant-dernier - (35)
avanté, v. a. retirer, arracher. - (15)
avanter, aveindre, atteindre, arracher, extraire. - (03)
avanter, v. a. retirer, arracher : avanter un seau tombé dans le puits (du latin aventare). - (17)
avanter, v. tr., aveindre : « Avante-me c'te bouéte ; i n' seù p'assez grande ». - (09)
avantò, s. m. partie d'un arbre fruitier surplombant le champ du voisin. Littéralement en avant sur toi. - (15)
avantre : Prendre, retirer un objet de l'endroit où il est placé. « Ol a avantu san cutiau de sa peuche » : il a retiré son couteau de sa poche. - (14)
avant-touaît (n’) - sevron (le) : avant-toit - (35)
avant-vin, m. : vieille branche de vigne qui, après plusieurs années, peut atteindre 2 m et qui est obtenue en taillant toujours le sarment qui se trouve à l'extrémité. Le raisin provenant d'un avant-vin fait un meilleur vin que ceux placés plus près du cep. (M. T IV) - Y - (18)
avanzière, avant-hier, la veille d'hier. - (11)
avâr, v., avoir ; « avâr sâ » : avoir soif. - (29)
avarigot : relief tourmenté - (34)
avaro (m), aventure. - (19)
avârse : Averse, ondée très forte, comme si l'eau était versée du ciel. « Le temps se charge, i va cheu eune avârse » : le ciel s'obscurcit, il va tomber une ondée. - (14)
avarti : Avertir, prévenir. « In homme avarti en vaut deux ». - (14)
avartichement : Avertissement. « Ol a ésu eune attaque i est in mauvâ avartichement » : il a eu une congestion cérébrale, c'est un mauvais présage, l'avertissement d'une fin prochaine. - (14)
avarver. v. a. Ebruiter. - (06)
avau : En bas. « Ol a cheu avau d'in noué » il est tombé d'un noyer. - (14)
avau, te, adj., profond : « L'ià é frôche à mon pouit ; ôl é ben avau ». - (09)
avau. Profond. A vau l'eau, à la descente de l'eau. - (02)
avaurienner v. Dévergonder. - (41)
avaûser : écrouler - (35)
avaut, avaute, profond, profonde. - (03)
ave : Avec, « An prend pu de môches ave du mié qu'ave du vinâgre ». A la fin d'une phrase, on emploie : aveu. - (14)
ave, avo prép. et adv. Avec. Voir dave. - (41)
avé. f. m. Grappin pour tirer les seaux tombés dans les puits. - (06)
aveçou, s. m. orgelet. - (17)
aveîlli n.m. (du gaul. avia). Liseron. Voir veûillie, voîllie. - (41)
aveindre. Attirer. On dit aussi avanter. - (02)
aveindu, ee. partic. p. du verbe aveindre. Se dit pour aveint. - (06)
aveini. Mot fort expressif qui veut dire sans force, anéanti, comme si l'on n'avait plus de sang dans les veines. - (02)
avéne, s. f., avoine. - (09)
aveni : Echoir. « Quand i ant partagi leu butin le premé lot li est aveni » : quand ils ont partagé leur bien le premier lot lui est échu. Seoir, « San chépiau li avint bien » : son chapeau sied bien. - (14)
avenière, s. f., champ d'avoine. - (09)
aventer v. Sortir (de la literie ou des vêtements) de l'armoire pour les aérer (ce verbe figure dans le Littré avec le sens de placer au bon vent). - (41)
avents : Avent, les quatre semaines qui précèdent la fête de Noël. Ne s'emploie qu'au pluriel. - (14)
avergeat, s. m. et avergée.s. f. Mèche de fouet ; verge ou ficelle qui le termine. - (06)
averi, abri. - Dans l'idiome breton, aber signifie havre, lieu où les navires sont abrités des vents. - (01)
averi. : Abri (M Del.), du latin apertura qui a aussi formé le mot aber (havre) du dialecte. - (04)
averio, s. m., abri léger dans les vignes. - (29)
avêtis et evétis. Ce qui est cultivé annuellement dans un champ. En terme de coutume locale « récolte pendant par racines, » Tous nos avétis sont saccagés parleks sangliers. Du latin adventus. - (08)
avette, s. f., abeille. - (09)
aveu : Avec « O n'âme pas miji san pain tout sou, il ly faut quèque chose aveu » : il n'aime pas manger son pain sec, il lui faut quelque chose avec. - (14)
aveu, èveu, avou, èvou ; aveu, èveu-lu, avec lui. - (11)
aveu. s. m. et aveùre. s. f. Nielle, carie du blé. - (06)
aveugler, v. a. Boucher, fermer. Aveugler une voie d'eau dans un bateau, dans un navire, une brèche dans un bâtardeau, dans une digue. - (06)
aveuglote (à l'), loc, à l'aveuglette, sans lumière, sans y voir : « T'as ôblié ta lantarne ; t’vas t'en r'torner c'ment c'qui à l'aveûglote ». (V. Eveûglote). - (09)
aveuille : aveugle. - (22)
aveuillé, adj., émoussé (hache, scie). - (29)
aveuilly, liseron. - (03)
aveule. s. f., aveugle. - (09)
aveuleteiz. : (Dial.), aveuglement. (S. B.) - (04)
aveuye : (adj) aveugle - (27)
aveuye n. ou adj. Aveugle. - (41)
aveu-yi : aveugler - (31)
aveuyi v. Aveugler. - (41)
aveuyon n.m. (à rapprocher de l'expr. : Ô cope autant qu'ô woit clair') Couteau mal aiguisé. - (41)
avié, 1. v. r. mettre en mouvement. — 2, adj. turbulent. - (15)
avier (s'), v. rèfl., se dit d'une machine, ou plutôt d'une montre qui, après s'être arrêtée, s'est remise en marche seule : « Ma montre s'étôt érâtée dans la neùt ; àll' s'è aviée pendant la preûmenade ». - (09)
avier : activer - (35)
avier v. (or. inc., p.ê. de activer). Avancer, accélérer, démarrer une activité, activer. - (41)
avier, 1. v. a. mettre en mouvement : la voiture s'est aviée subitement. — 2. adj. turbulent : il est trop aviè (du latin ad viam). - (17)
avier, mettre en train, en chemin. - (03)
avier. Mettre en marche. - (02)
avigner. v. a. Aveindre. - (06)
avigniaman. : Adverbe du cru et signifiant chose faite comme une vigne bien cultivée. Charte de Fontenai, 1272. - (04)
avis donc (qu'). locul. interrogat. Pourquoi donc ? Comme si l'on disait : quel avis, quelle pensée, quelle idée donc avez-vous ? (Bleneau). - (06)
avisé, s'avisé. Te n't'an aviz'ré pas, d'fâre s'ki, ne songe pas de faire cela, se dit à quelqu'un pour le détourner d'une mauvaise action. - (11)
aviser : (vb) regarder - (27)
aviser : Regarder. « Avise le dan, le v'là qu'o passe ». - (14)
aviser v. (fr. : le verbe aviser était employé à la place de regarder jusqu'au XIXème siècle). 1. Regarder, voir. Avise-don chti qu'vint ! 2. Hasarder, risquer. T'avises pas de rcmenchi ! - (41)
aviser, regarder avec attention. Ou trouve aussi ce verbe dans les putois du nord de la France. - Qui bien se mire bien se voit ; - Qui bien se voit bien se cognoit ; - Qui bien se cognoït peu se prise. - Qui peu se prise Dieu l'avise. - (08)
av'niôles : étincelles. (B. T IV) - S&L - (18)
avò p'fare, loc. avoir d'une chose en abondance. Etre dans une situation aisée, prospère : l'avenir lui sourit, car il a p’fare. - (15)
avœrti, adj. habitué ; apprivoisé, pour un animal. - (15)
avœrti, adj. habitué; apprivoisé, pour un animal. - (17)
avoi, v. tr., avoir : « I voudro bon avoi l’temps, j’te plaindro, vrâ ! » - (09)
avoidre. v. a. Se dit, dans la Puysaie, pour aveindre, tirer une chose du lieu où elle est placée. Avoins tes habits. - Au figuré, se faire avoindre, se faire dire des sottises ou, autrement, se faire ramasser. - (06)
avoin’ne : avoine. Ainsi écrit pour assurer la prononciation « oin ». On dit l’avoin-ne de curé pour le poivre. - (40)
avoinde (v. tr.) : atteindre, arriver à prendre une chose éloignée ou élevée - (42)
avoindre : retirer,(B. T IV) - Y - (18)
avoindre, atteindre quelque chose ; en latin advehere. - (01)
avoindre. : Usité à tort pour aveindre (vehere ad), atteindre. - Part. passé aveindu .(comte Jaubert). Nos paysans disent avoindre. - (04)
avoiner : disputer - (32)
avoiner, v. tr., engueuler quelqu'un. - (29)
avoiner. v. a. Régaler d'avoine. On donne l'avoine à un cheval pour l'encourager, pour l'exciter au travail par contre, on houspille, on régale de horions l'enfant qui n'a pas de cœur à l'ouvrage. C'est une autre manière d'avoiner qui produit aussi son effet. Autre définition. - Avoiner. v. a. Se dit, par antiphrase, pour battre, châtier, rosser. Tu as été bien avoiné ; j'espère que tu t'en souviendras. - (06)
avoin-ner : exciter un ouvrier en lui donnant à boire. (M. T IV) - Y - (18)
avoir la reutse : être enroué - (31)
avoisiné : Se dit en mauvaise part : « J'sins bien mau avoismé ». - (14)
avôler, v. tr., avaler. - (29)
avoltierge. : lDial.), dérivation du latin adulterium, adultère. - (04)
avone, avoine. - (11)
avorte : l' avoine - (33)
avot’chan : avorton. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
avou (d’), aivou (d’) : avec. - (25)
avou : avec. Ou d’avou suivant (semble-t-il) la place de cette préposition dans la phrase. - (40)
avou, avec ; d'avou soi : avec lui. - (28)
avou, prèp., avec. - (09)
avou, prép., avec. - (29)
avoua ou avoi : Avoir. Se conjugue ainsi : j'ai, t'as, ol a, j'ins, vos ez, i ant. - J'avais, t'avais, ol avait, vos avez, i avaint. - J'ai ésu, t'as ésu, ol a ésu, j'insésu, vos ez ésu, i ant. - J'arai, pluriel j'arins. - (14)
avouain-ne : Avoine : « les avouain-nes sant balles ». - (14)
avouair : avoir - (35)
avouair faûte : avoir besoin - (35)
avouair seune : sommeil (avoir) - (35)
avoué (n') ni trotte ni mode, loc. manquer d'élégance, de distinction. - (17)
avoué p’faire, loc. avoir d'une chose en abondance. Être dans une situation aisée, prospère : l'avenir lui sourit, car il a p'faire. - (17)
avouénée (n. f.) : correction, raclée (syn. ourser) - (42)
avouéner (v. tr.) : infliger une correction, une raclée (syn. ourser) - (42)
avouer, v.tr., avoir. - (09)
avouillé, ée. adj. Aveuglé. - (06)
avouiller. v. a. Dégoûter d'un mets en en donnant trop souvent ou trop abondamment. - (06)
avouin-ne (gagni l'), loc. action pour un cheval de se rouler sur le dos dans le pré. - (17)
avouiñne : (nm) avoine - (27)
avouiñne de keûré : poivre - (27)
avouin-ne de queûré : poivre - (31)
avouin-ne, aouin-ne : avoine - (31)
avouin-ne, s.f. avoine (latin "avena") ; prononcer a-vou-in-ne - (28)
avourton, s. m., avorton. Outre son sens propre, s'emploie en injure contre les gamins : « Sauve-te d'iqui avourton! » - (09)
avoyâ, s. m., grenier ajouré et bien aéré (partie supérieure du hangar) pour faire sécher le chanvre, les haricots, etc... - (29)
avri : (nm) avril - (27)
avri : Avril. « Nos v'là au mois d'avri. Si i tonne en avri prépare tes baris ». « Poisson d'avri - mois d'avri » à la campagne c'est une farce qui consiste essentiellement à charger une personne naïve d'une commission absurde, comme par exemple de l'envoyer avec une hotte chercher chez le voisin un « meule de boudin », petit entonnoir à peine grand comme une tasse à café. - (14)
avrî n.m. Avril. - (41)
avri, abri ; s'mète ai l’aivri, se mettre à l'abri du vent. - (11)
avri, avril. - (28)
avri, avriller, abri, abriter. - (03)
avri, avril. Le mois d'avril ne commence guère sans que l'on donne à quelqu'un un poisson d'avri, c'est-à-dire, sans l'induire dans quelque erreur inoffensive, pour le plaisir de rire de lui, en le faisant aller d'un lieu à un autre. … - (11)
awe. : (Dial.), eau.- En patois eà et éaa. C'est la forme la plus rapprochée du dialecte français qui, de son point de départ aqua (latin), a donné successivement les formes aigue, aighe, aiwe, awe, ève, iève, iave, eave, eaue, et enfin eau. - (04)
awil. : (Dial.), oui.- Awil senz dotte, trouve-t-on dans les sermons de saint Bernard pour oui sans doute. - (04)
awoî n. et v. Avoir. - (41)
awoiñne de keûré n.f. Poivre. - (41)
awoiñne n.f. Avoine. - (41)
axordre. : (Dial.), pour assordre (du latin assurgere), faire sourdre, faire jaillir. - (04)
aya : age de la charrue - (31)
a-yan : gland - (31)
ayan : gland. - (23)
aÿanci : églantier - (34)
äyand, yand n.m. Gland. - (41)
ayangi : églantier. - (23)
a-yansi : églantier - (31)
äyansî, äyandé n.m. Eglantier. Les baies rouge-oranger de l'églantier sont appelées des gratte-culs. - (41)
ayant drouait (n’) : ayant droit - (35)
aye : age (ou flèche) de la charrue. A - B - (30)
â-yements, s. m., ensemble des instruments nécessaires au ménage, vaisselle. - (29)
ayensi : églantier. A - B - (30)
ayensi : églantier - (26)
ayer : hangar. (M. T IV) - Y (N. T IV) - C - (18)
ayette. s. f. Se dit pour layette, menu coffre, boîte, tiroir de bois blanc léger. - (06)
ayeumer : allumer - (34)
ayeure : gerbes déliées sur l'aire de la grange avant d'être battues au fléau. A - B - (30)
ayeuter : avoir des haut-le-cœur. A - B - (30)
ayeuter : avoir envie de vomir - (32)
ayeuter : contractions de l'estomac - (26)
ayi, interj. va t'en. - (17)
äyinsi : (nm) églantier - (27)
az’man, aiz'man, vaisselle de ménage. - (11)
aza (bé d") : bien étonnant. (S. T III) - D - (18)
aze, aise ; el ènme sëz àze, il aime ses aises. - (11)
azille : facile, aisé - (33)
aziye, aisé, facile, d'où dérive môlâziye, malaisé, difficile. - (11)
b : Deuxième lettre de l'alphabet. « O ne sait ni a ni b » : il est complètement illettré. - (14)
b. (Être marqué au). Avoir tous les défauts, j'ai cru longtemps que cette locution était tout à fait locale ; le bourreau de Beaune marquait au fer rouge, sur l'épaule de certains malfaiteurs, l'empreinte de la lettre B : un document de l’année 1575 relate une exécution semblable. Mais l'usage de ce dicton dans des pays fort éloignés du nôtre m'a fait abandonner cette croyance. - (08)
b’ler : (vb) donner des secousses dans un membre (« y m’beule ») - (27)
b’leutte : (nf) belette - (27)
B’nat : (NP) Benoît - (27)
b’nati : bénitier - (31)
b’non : (nm) panneton pour faire lever la pâte du pain - (27)
b’non : paneton, corbeille en paille où la pâte du pain est mise à lever - (31)
ba dos (à), locution, (marcher) en se baissant. - (28)
ba, bec. - (03)
ba, s.m. bec. - (28)
ba. Bas. - (00)
baa. Baal, idole des Phéniciens révérée à Samarie par Achab roi d’Israël. Baa pour Baal, comme on prononce arsena quoiqu'on écrive arsenal. - (00)
baba (à), loc, à boire ! On emploie ces mots avec les enfants, et les enfants les ont adoptés dans leur vocabulaire. - (09)
Bâba, Baliche, n. propre. Elisabeth. - (28)
babeigne. Babine, babines, burlesquement lèvres… - (00)
Bâbète, Elizabeth. - (11)
babeuille n.f. Femme qui parle à tort et à travers. - (41)
babeula : pleurnicheur - (34)
babeuler : pleurnicher - (34)
babeute : auge chez les bovins (anatomie) - (34)
babeute, babia : bavard, quelqu'un de bavard - (31)
babia : bavard - (34)
babiche, philibert. - (03)
babieau, homme à grosses lèvres. - (03)
babilla : Babillard, causeur. « Les fanes (femmes) sant pu babillardes que les hommes ». « Copère babilla, commère babillarde » jadis à la cérémonie du baptême on conviait, outre le parrain et la marraine un copère babilla, chevalier servant de la marraine, et une commère babillarde capable de babiller avec le parrain. - (14)
babïllâ adj. Bavard. - (41)
babille, s. et adj., femme qui cause beaucoup, babillarde : « N'crès pas tout c’ qu’all’te dit ; y et eùne grande babille ». - (09)
babïlli v. Parler abondamment jusqu'à ce que l'interlocuteur n'écoute plus. - (41)
babine, babigne. s. f. Lèvre. - (06)
babinier. s. m. Qui a de grosses lèvres. Dans la Puysaie, on dit babignier. - (06)
babinotter. v. n. Marmotter, remuer les lèvres, les babines. - (06)
babioler v. Dire des futilités. - (41)
bablot. s. m. Qui répète sans cesse la même chose en bégayant. Du latin balbus. - (06)
bablotter. v. n. Répéter incessamment la même chose en bégayant. – Par une sorte d'analogie, sautiller, courir ca et là. Voyez bablot. - (06)
babo : Mal, bobo dans le langage enfantin. « Plieure pas, man p'tiet, y a point de babo » : ne pleure pas mon petit, il n'y a pas de mal. - (14)
babo, s. m., bobo. Se dit volontiers en parlant aux enfants : « T'as babô ? Attends ; j’vas t' biser ». Le baiser compte toujours pour le meilleur remède. - (09)
baboche : moue - (32)
babolin : escargot. - (36)
babouille (à la), à foison. - (20)
babouille, à profusion. - (19)
babouin, enfant au berceau. - Dans l'idiome breton, babouz signifie bave, salive. (Le Gon.) Le mot français bavard semblerait avoir la même étymologie. - (01)
babouin, s. m., qui a de grosses lèvres, lippu. - (09)
babouin. Petit enfant qui commence à parler. A Autun, un babouin, que l’on prononce boboingne est tout simplement une poupée. La racine de ce mot, bab est le premier son qui s'échappe des lèvres d'un petit enfant. Elle a formé notre patois babouines, lèvres, babil, balbutier, bébé, et le vieux mot babinage. - (08)
babouine, s. f., babine, grosse lèvre. - (09)
babouines : lèvres - (32)
baboulette : voir barboulotte - (16)
baboulotte (une) : une coccinelle - (39)
babter : parler pour ne rien dire - (34)
babter, tabailli : bavarder - (31)
babyi : bavardage - (31)
bacaiche : Bécasse, le mot bacaiche est vieilli et peu usité, aujourd'hui on dit plutôt bécasse. - (14)
bacailler. v. n. Aimer à crier fort, à parler, à marchander, à disputer, comme font les maquignons entre boire. - (06)
bacailleux. adj. et s. m. Se dit des maquignons et autres gens qui courent les foires et les marches, en parlaillant, en criant, en buvant, en discutant tout haut leurs marchés. - (06)
bacaler v. (or. inc. on retrouve ce verbe avec le sens de bêler dans le patois poitevin). Bêler de souffrance en parlant spécialement de la chèvre lorsqu'elle met bas. - (41)
bacelon. Sorte de sarcloir. - (02)
bachasse : long baquet évasé recevant peau d'une source pour servir d'abreuvoir et de lavoir. - (23)
bâchasse, n.f. abreuvoir, auge. - (43)
bachat : baquet plus petit qu'une hachasse servant à la volaille. - (23)
bâche et bage. s. f. Auge, récipient propre à contenir une certaine quantité d'eau. La bâche d'une pompe. La bâche d'une forge. - (06)
bache, couverture en toile ou en cuir pour soutenir et préserver les objets placés au-dessus d'une voiture. - Dans l'idiome breton, bac'ha signifie renfermer. (Le Gon.) - (01)
bâche, s. f., sac à grains ou à légumes. - (29)
bâche, s.f. sac. - (28)
bâche. s. f. Lit, paillasse d'un lit. Va-t-en à la bâche, va te coucher. (Champignelles). - Se dit peut-être aussi parce que souvent, dans les campagnes, les lits ne consistent qu'en une sorte de boite ayant la forme d'une auge. - (06)
bâche. Signifie en Bourgogne un sac en grosse toile propre à toutes sortes d’usages, mais particulièrement à mettre des grains ou de la farine. Etym. bâche, pièce de toile grossière ou de cuir dont on recouvre les charrettes, les diligences, les bateaux, etc. Dans un autre sens bâche est une mesure locale usitée pour les céréales, les farines, et certains légumes. Elle n'est pas la même pour toute la région, et varie avec les localités. - (07)
bachée : Becquée. « Donner la bachée es p'tiets ujos (oiseaux) ». Ce qu'un oiseau peut emporter dans son bec : « Eune bonne bachée ». - (14)
bachelan : Sarcloir, sorte de petite pioche dont on se sert pour sarcler le jardin. - (14)
bachelon : petite pioche étroite A - B - (30)
bachelon : petite pioche étroite - (26)
bacher (ā), vt. baisser. - (12)
bâcher, v. a. baisser. Se bâcher. v. pronom. Se baisser. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
bachesse, s. f. abreuvoir. - (17)
bachet : Auge pour les porcs. - (14)
bachet, s. m. petite auge de pierre (vieux français bachas). - (17)
bachevot. s. m. Manière de disposer certains objets qu'on met on pile, et qui consiste à placer alternativement les gros bouts sur les petits ou la tête sur les pieds ou à côté des pieds, afin que la pile soit plus égale. Les cochons, dit-on, se couchent à bachevot, c'est-à-dire côte à côte, le derrière de l'un contre la tête de l'autre ; de même, les petits pigeons dans leur nid. On dit mieux béchevet, et mieux encore bichevet, mot qui s'entend d'un lit à deux chevets, l'un à la tête et l'autre aux pieds. De bis et chevet. - (06)
bachevotter. v. a. Mettre à bachevot. - On dit aussi bichevoter, ce qui est plus correct et plus conforme à l'étymologie. - (06)
bachi : Briser les mottes avec une pioche à cornes, dans une terre fraîchement labourée : « Ol est allé bachi en la Mauvase tarre » : il est allé briser les mottes à la Mauvaise terre. - (14)
bachin : louche en cuivre servant à prendre de l'eau dans un seau. A - B - (30)
bachin n.m. Louche à fond plat, spécialement pour prendre l'eau potable dans le seau. Alle prend bachin p'seuille. Elle fait tout à l'envers. (Il n'y a plus guère que dans cette expression que l'on emploie le mot seuille à la place de siau). - (41)
bachlon Voir beuchlon. - (41)
bachò, s. m, auge de pierre. - (15)
bâchot : bachut de barque. Compartiment dans une barque de pêche, réserve intégrée où le poisson pêché peut rester en eau vive. Une bachotte est un tonneau pour transporter des poissons vivants. - (40)
bachot : Jumeau. « Alle a ésu deux bachots » : elle a eu deux jumeaux. - (14)
bachot, s. m., dimin. de bac. bateau à compartiments troués pour garder le poisson vivant : « J' voulons eùne meûrette ; vas qu’ri c’qu’i faut dans ton bâchot ». Ce substantif désigne le bateau tout entier. - (09)
bachoule, s. f. hotte sans anses pour la terre ou le fumier. - (17)
bachut, s. m., partie du milieu du bateau de pêche, fermée et à jour, et dans laquelle le poisson reste en eau vive jusqu'à ce qu'on le mette à la sauce ou à la poêle. Les Verdunois emploient un peu indistinctement bâchot et bâchut, et pour les uns ils sembleraient presque synonyme, alors que chez d'autres nous avons remarqué la nuance indiquée. - (09)
bâchut. Petit réservoir en bois percé de trous pour permettre à l'eau d'y pénétrer, et conserver le poisson qu'on y renferme. Ce réservoir fait souvent partie du bachot (petit bateau (Littré), ou des bateaux qui servent à la pèche. Etym. bâche, dans le sens français du mot, qui signifie un encadrement en bois pour toute sorte d'usage, et même une cuvette à recevoir de l'eau (Littré). - (07)
baclote. s. f. Vieille voiture pouvant encore à peine servir, et qu'on ne charge qu'à moitié. - (06)
bacolle. s. Belette. - (06)
bacon. : Emprunt fait aux Anglais. Bacon de porc, quartier de lard. (Franchises de Châtillon, 1371.) - Chambes de baquons salez, jambons. (Franchises de Seurre, 1341.) - (04)
bacot : Bec. « Le miarle (merle) a le bacot jaune). Dans le langage enfantin, bacot, bacotte, veut dire bouche : « Euvre (ouvre) voir tan p'tiet' bacot! ». - (14)
bacot, paquet de paille. - (01)
bacot, sm. gerbe de seigle enfunnie, propre à faire des liens. - (12)
bacoulé, frapper à coups de bâton ; en latin baculum. Etre baculé à coups de souliers à double gensive (escraignes de Dijon), c.-à-d. être battu à coups de souliers à double semelle. - (01)
bacquer : Becqueter, frapper avec le bec. « T'appreuche pas de la cluche (poule qui couve) alle te bacquerait ». On dit d'une personne marquée de la petite vérole : « Alle a été bien bacquée ». - (14)
bacquerieau, petit baquet emmanché. - (03)
baculard. s. m. Littéralement, traineur de bâton. - Au figuré, traînard, lanternier, badaud, musard. Du latin baculum. - (06)
baculer et bacouler. : (Dial.), baculé (pat.), frapper à coups de bâton (du latin baculus). - (04)
bacûlot, s.m., sujet « bas du cul ». - (29)
bacuter : paresser. (F. T IV) - Y - (18)
bacuter. v. n. Travailler sans soin à des ouvrages qui demandent peu de soin. - (06)
bacutier. s. m. Celui qui bacute. - (06)
bacutis. s. m. pi. Objets, travaux de peu d'importance. - (06)
bade (à la) : en liberté - (34)
bade (à la) : en liberté. Aller, lâcher un troupeau « à la bade ». - (40)
bade : Usité seulement dans « aller à bade ». Qui se dit des animaux de trait qui cheminent en liberté à côté de leurs pareils qui sont attelés ou qui sont menés simplement par le licol sans être attelés « Le chevau était applia, mâ la jement allait à bade » : le cheval était attelé mais la jument suivait en liberté ; « j'ai mené farrer (ferrer) man chevau, ma je l'ai mené à bade (à la main) ». - (14)
bade n.f. Aller à la bade : aller de-ci, de-là, errer. Voir abade. - (41)
badet. badette, ou badé, badée. Mêlé de blanc et de noir, nuance. Etym. badius, bai, très probablement. Mais alors, il est extraordinaire que notre sens soit si éloigné de celui de bai. - (07)
badigoinces, badigoines, badingoinces. s. pl. Les joues, les lèvres, les mâchoires en général, tout ce qui tient à la bouche. Du bas latin badare, bader, ouvrir la bouche. - (06)
badigoinces. Mâchoires, dents, joues. M. Jossier dérive ce mot du bas-latin badare, ouvrir la bouche, bâiller. Badaud, bagout, l'adjectif bagouin, usité dans l'Yonne, et le verbe baragouiner : On trouve dans tous ces termes les syllabes ba ou bad, lèvres et gan mâchoire, qui a formé le français guenon. Une meire gangan est une vieille femme au menton branlant. Notre mot ganache est la traduction de l'italien ganascia qui signifie : mâchoire. - (08)
badigoincher (v. int.) : manquer de stabilité, osciller, remuer de ci de là - (42)
bâdio : bête, benêt, simplet - (33)
badoche (na) : bal (de mariage) - (35)
badolin, adj. faible d'esprit, en langage plaisant. - (17)
badoue (en). Locut. adverb. usitée dans cette expression : Porter en badoue, pour porter sur ses épaules. - (06)
badralle : femme qui parle à tort et à travers - (31)
badrée (n. f.) : compote de prunes cuites avec du sucre - (42)
badrée : matières, légumes ou fruits (souvent cuits) réduits en purée. Ex : "T'as si ben fait cuie tes truffes qu' tu nous doune de la badrée !" (Dans ce cas, ce n'est certes pas un compliment !). - (36)
badrée. s. f. Tarte à la crème, au fromage ; bouillie épaisse faite de légumes ou de substances farineuses. - Se dit aussi, en certains endroits, d'une grosse femme à l'air malpropre. - (06)
badrelle : (nf) femme bavarde - (27)
badrouille : pas très malin - (33)
bafeugnon : groin du porc. A - B - (30)
bâfeûgnon n.m. (de la racine baf, bouche boursouflée et de feugnon, museau d'après Mario Rossi). Groin du porc. - (41)
baffer. v. a. Se moquer de quelqu'un, le bafouer, le souffleter. (Percey). - (06)
bafoïlli v. Bafouiller. - (41)
bafouilli - bejotter : bafouiller - (35)
bafrai, faire bombance ; en vieux français baffrer. (Lac.)... - (01)
bafrai. : Faire bombance. (Dial. et pat.) - (04)
bâfrée, s. f., bâfre, repas copieux, abondant, et pris avec gloutonnerie : « Ol a migé à la noce... Dieu de Dieu ! Queuee bâfrée ! . . . » - (09)
bâfrer, v. tr., manger copieusement et gloutonnement : « O bâfre, ô bâfre ; j' sais vrâment pas queù ventre qu'ôl a ». - (09)
bâfrer. v. n. Manger gloutonnement. - (06)
bâfreur. s. m. Glouton, mange-tout. - (06)
bafrou, s. m., glouton, bâfreur. - (09)
bafuter (v. tr.) : dire du mal de, dénigrer - (42)
bafuter : médire, bousculer verbalement, gronder. Ex : "Té vas-t-y m'bafuter longtemps ?" - (36)
bafûter. v. n. et v. a. Dire ou faire quelque chose d'inconvenant, de blâmable. Douter de la probité, de la capacité de quelqu'un. Critiquer, déprécier, dénigrer, rebuter, rejeter avec dédain. « I n' faudrait pas avoir l'air de bafûter. » - (06)
bage (pour bâche), s. f. Auge. - (06)
bagnauder, muser, lambiner. - (28)
bagne (na) - bugnot (on) : beignet - (35)
bagne (na) : baignade - (35)
bagneau. s. m. Enclos, verger. (Dracy). - Petite voiture à panier en usage dans la Puysaie, pour transporter le charbon. - (06)
bagni (se) : baigner (se) - (31)
bagni : baigner - (35)
bâgnî v. Baigner. - (41)
bagnole. s. f. Mauvaise voiture. - (06)
bâgnon n.m. 1. Cuvier à lessive. 2. Egouttoir à fromage. Voir freumâdzîre. - (41)
bagnou (on) : baigneur - (35)
bagouillé : celui qui parle trop. Un bavard. Ex : "Acoute don pas çu bagouillé". - (36)
bagouiller : parler sans cesse, c'est-à-dire trop. - (36)
bagouin. s. m. Homme qui parle sans cesse en bredouillant. - (06)
bagouler, bagouiller. v. n. Parler à tort et à travers, déraisonner. - Se dit aussi de celui qui bégaye. - Bagouiller le sang, rendre le sang par la bouche. - (06)
bague : Anneau, alliance. « Alle a pardu sa bague ». Le jeu de bague que l'on voyait autrefois dans les fêtes foraines était une sorte de manège de chevaux de bois taillés à coup de serpe, au-dessus desquels était suspendue une bague qu'il s'agissait d'enlever au passage au moyen d'une baguette que l'on tenait à la main. - (14)
baguenaudai, s'amuser à des riens. - Le mot breton bachgen, d'après Davies, et, chez les Gallois, bychan, signifient petit. (Voir le Gloss. de Price.) - (01)
baguenauder. S'amuser avec des camarades. Ce mot pourrait venir du celtique bagad, rassemblement. C'est l'origine du nom des Bagaudes, paysans révoltés, au III e siècle, contre le césarisme de Dioclétien. - (08)
baguer : se dit d'un tricot trop large, mal ajusté. - (23)
bagues, s. f. pl. habits en général. - (15)
bagues. s. f. pl. Linge, vêtements, bagages. On disait autrefois des habitants d'une ville conquise, un peu ménagée par les vainqueurs, qu'ils avaient pu sortir vie et bagues sauves. - Les bagues et joyaux d'une mariée, son trousseau, ses bijoux. - (06)
baguet. s. m. Mouvement saccadé, brusque, intermittent. - (06)
baguette : Férule dont faisaient jadis usage les maîtres d'école, qui en guise de punition, en frappaient l'écolier fautif obligé de tendre sa main ouverte pour recevoir le coup, bien heureux encore quand on ne l'obligeait pas à dire : merci ! - En viticulture : courson de la taille longue « I faut laichi (laisser) des baguettes es chaudenas » : la taille longue convient aux plants de chardonnais (cépage blanc), il faut leur laisser des baguettes. - (14)
baguis. s. m. Cousage au moyen duquel sont maintenus les plis multiples et longitudinaux d'une garniture de robe, de jupon ou de bonnet. - (06)
bagunauder : baguenauder (français) - (34)
bahuler : crier très fort, aussi : hurler en modulant. Se dit à propos du chien, surtout, quoique l'homme ne soit pas exempt de l'acte de bahuler, ce qui devient désobligeant le concernant. Ex : "T'as don pas fini d'bahuler coumme ça ?" - (36)
bahurler. v. n. Hurler comme un loup. - (06)
bahut, vieux coffre. A Genève on dit bahiu... - (01)
bahuter. v. a. Malmener, bousculer, chasser. - (06)
bai. : Bec, d'où haiquée (becquée). - (04)
baibillé, vn. babiller. - (12)
baibillô. Bavette. Baibillô de l’italien babaivola. - (00)
baibingne, sf. babine. - (12)
baiblue : étincelle. (MLV. T III) - A - (18)
baiche : Vallée, dépression de terrain. « La baiche de Vaumorian, la baiche du Creux des Las (lieux dits) ». - (14)
baichi : Baisser, s'affaiblir. « Sa vue baiche » sa vue s'affaiblit. - Diminuer de prix, « Le blié a bien baichi »: le prix du blé a bien diminué. - (14)
baîchi v. Baisser. - (41)
baie. s. f. Attrape, mystification. Faire la baie à quelqu'un, c'est lui offrir, lui présenter une chose, et la retirer vivement au moment où Il croit mettre la main dessus. - (06)
baigni : Etre voilé de brume en parlant des astres. « Quand la leune baigne y est signe de pliô (pluie) ». - (14)
baignouaîre (na) : baignoire - (35)
baignouée : espace de ruisseau (ou mare) réservé aux bestiaux ou chevaux pour s'abreuver. Ex : "Té conduis-t-y tes j'ments au baignouée ?" - (36)
baigou ou bagou , bavardage. - Chez les Bretons, bek ou beg, au pluriel begou, signifie bec, bouche. Dans le vieux français, bagouler veut dire parler beaucoup. (Lac.)... - (01)
baigues. Bagues, pour bagages, nippes. - (00)
baigues. Linges, vêtements et joyaux appartenant en propre à un individu. Lorsqu'un mariage est décidé, les futurs viennent acheter leurs baigues à la ville. Les bagues du bijoutier ne sont qu'un accessoire, car les garnitures de lit, les robes et autres vêtements constituent les baigues. C'est probablement de là que vient notre mot bagage ; de même que le verbe baguer, qui n'est pas usité en Bourgogne : il signifie coudre à grands points les plis d'une étoffe, faufiler. Les pauvres gens au lieu de baigues n'ont que des bagatelles : leur trousseau tiendrait dans un mouchoir de poche. - (08)
bailiböt, sm. salsifis des prés. - (12)
bailla. s. m. Fromage mou. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
baillai. : Donner. Baillai loupo desu. (bas latin lobus), c'est-à-dire donner dans la bosse.- Baillai lai féte, c'est-à-dire donner une aubade. - (04)
baillance : faculté de bonimenter, faconde - (39)
baillard : grand panier, à forme allongée et peu profond. (P. T IV) - Y - (18)
baillard, n.m. civière. - (43)
baillé, vt. donner, faire présent de. - (12)
baillé. Bailler, donner. Baillé, donné et donnez. - (00)
baille. Donne, donnent… - (00)
bailler : donner. - (44)
bailler, beiller. v. a. Donner. - (06)
bailler, donner. - (28)
bailler, que l'on prononce béyer, donner à bail et par extension : donner. « Prou nous promettent, peu nous baillent. » - (08)
bailler, v., donner. - (29)
baillerein. Donnerions, donneriez, donneraient… - (00)
bailli : (vb) donner, entrouvrir, bailler - (27)
bailli : donner - (35)
bâilli v. 1. Bâiller. 2. S'entrouvrir, s'écarter. 3. Donner. - (41)
bailli, 1. v. a. donner (du vieux français bailler). — 2. v. n. suppurer : son mal baille. - (17)
bailli. Donnai, donnas, donna. - (00)
baillire. Donnâmes, donnâtes, donnèrent. - (00)
bailloo, baillò. Donnais, donnait. Bailloo fait par contraction baillò pour la commodité du vers ; mais il faut se souvenir que cet o est toujours long. - (00)
baillot, s. m., soupir. Se dit des animaux : ( O rend son dârei bâillot ». - (09)
baillou (on) : donneur - (35)
baillou, adj., donneur, qui fait volontiers l'aumône. - (09)
bailonge et son diminutif bailongeotte. : Cuve elliptique pour transporter la vendange. (Del.) - (04)
baîlonge, s. f., cuve elliptique pour la vendange. - (29)
bain-née, f. : secousse, maladie, surmenage (se dit surtout des enfants). - (20)
baiôlai, capuchon de femme. - En Bretagne on dit bagnolet. - (01)
baiôlai. : Espèce de capuchon de femme nommé en Bretagne bagnolet. (Del.) - (04)
baire : bouleau ; les branches du bouleau étaient utilisées pour faire des balais - (31)
baires : (npl.) branches de bouleau (pour faire des balais) - (27)
bais. adj. Beau. Mon bais-père. - (06)
baishî (se) : baisser (se). - (40)
baisselon, bouss'helon, sarcloir. - (03)
baisselon, s. m., espèce de sarcloir. - (09)
baisser, v. a. Attacher la vigne au printemps. (Béru). - (06)
baissi : baisser - (31)
baissière. s. f. Dépression du sol, endroit ou le terrain s'est abaissé. - (06)
baissigné, vt. bassiner. - (12)
baissignoure, sf. bassinoire. - (12)
baissin, sm. bassin. - (12)
baissin. Bassin, bassins. - (00)
baissins-cliairs - les fleurs de la renoncule dite piépou qui fleurit en mai. - (13)
baitan. Battant. Tambor baitan, tambour battant. On appelle aussi baitan un trébuchet à prendre des oiseaux… - (00)
baitillo - baptême. - Teins, voilai qu'an carillonne in baitillo. - A nos an beillé des draigies du baitillo. - (13)
baitu - petit lait qui reste de la crème quand on a fait du beurre. - C'â vraiment demaige de beiller ce baitu qui es couchons. - (13)
baivaite. Bavette, bavettes. - (00)
baiveire. Bavière. L'électeur de Bavière, en 1701. - (00)
baivoché, vn. baver. Trop parler. - (12)
baivochou, sm. baveux. Bavard. - (12)
baivou : quelqu'un qui dit du mal d'autrui - (33)
baivou, adj. baveux. - (12)
bajo : Imposte. « La vitre du bajo est cassée » la vitre de l'imposte est cassée. - (14)
bajonne. s. f. Petite limace jaune des vignes. Ne serait-il pas mieux d'écrire bajaune ? (Mouffy). - (06)
bajou, sm. abajoue. - (12)
bâkié, bâcler, faire une chose imparfaitement, trop à ta hâte. - (11)
bâlâ : un simple d'esprit, bêta - couiste don bâlâ, tais-toi donc bêta - (33)
balai : genêt, bouleau (parfois autre plante comme le saule) servant à fabriquer les balais. A - B - (30)
balai : genet - (32)
balai dou, balai fait de panaches de roseau. - (11)
balai n.m. (du gaul. banatlo ou du breton balazn, genêt). Genêt sauvage. Le terme genêt a pris le dessus dès le XVIème siècle, réservant au balai l'usage que l'on sait. Voir tsiquenaude. - (41)
balai pneu : ajonc (en B : etopon*) A - (30)
balaiger, baliger.n. v. a. Balayer. - (06)
balais : voir balaîtier - (16)
balaîtier : génêt à balais. VI, p. 40-12 - (16)
balan (du) : équilibre - (35)
balan n.m. Equilibre. - (41)
balan. s. m. Oscillation, mouvement de va-et-vient d'une chose suspendue à qui un balancement est imprimé. Le balan d'un pendule. Le balan d'une cloche mise en branle. - (06)
balanci - bransaler : balancer - (35)
balançouaîre (na) : balançoire - (35)
balandras. C'est le nom d'un ancien manteau. A rapprocher de baladin et du verbe se balader. Le mot bal et le verbe baller (avoir les bras ballants), me paraissent être de la même famille. On appelle maintenant balandras un vêtement trop long. - (08)
balansi, n’envier éplosse : balancer, se débarrasser de quelqu'un - (31)
balant (être en), loc, être indécis, ne savoir de quel côté pencher. Une femme, qui avait des prétentions et voulait quitter le patois pour le français, me dit un jour, répudiant le mot balant : « Je ne sais vraiment que faire, je suis dans le décis (l'indécision) ». - (09)
balant : équilibre - (32)
balate : Belette. - (14)
balatiau. s. m. Grand niais. (Etivey). - (06)
bâle : la balle d'une arme à feu - (33)
bale, petite corbeille qu'on appelle aussi montre, et dont on se sert, au marché, pour vendre les légumes. - (11)
baleîn-ne (na) : baleine - (35)
bâler : (vb) bêler - (27)
bâler : Pleurer, crier. « Marie, tan p'tiet bâle » Marie, ton enfant pleure. - (14)
baliage. s. m. Balayage. - (06)
balibot ou talibot, quelquefois balibeu, talibeu. Le salsifis sauvage ou scorsonère (tragopogon pratensis). Quand il commence à monter, au printemps, les enfants en sont très friands et vont en cueillir dans les prés. Mais l’expresion dijonnaise aller au talibeu ne fait aucune allusion à cet usage, elle désigne une toute autre cueillette ! - (07)
balier. v. a. Balayer. - (06)
balieu. S. m. Balayeur. - (06)
baligeotte. S. f. Balayette, petit balai. - (06)
baligouère. s. f. Mâchoire inférieure. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
balin (n. m.) : nuage - (42)
balin : gros nuage noir menaçant. Ex : "Ar'gade l'grous balin, c'est d'yau à pas r'tarder !" - (36)
baliures. s. f. pl. Balayures. - (06)
balivarne, s. f., baliverne. - (09)
balivia. m. baliveau. (Ménades). - (06)
baliviau : Baliveau Jeune arbre d'une coupe en exploitation qui ne doit pas être abattu et qu'on laissera croître en futaie. « Les gârdes ant marqué les baliviaux ». - (14)
baliyer, v. tr , balayer. - (09)
baliyette, s. f., dim , petit balai. - (09)
baliyure, s. f., résidu du balayage. - (09)
ball’-fille (na) - fiaûtre (na) : belle-fille - (35)
ballant : Force d'oscillation d'une personne, d'un objet. - (14)
ballasse. s. f. et ballasson. s. m. Paillasse d'enfant remplie de balles d'avoine, quelquefois de feuilles sèches. Se dit au pl., pour balles de blé. - (06)
ballasse. s. f. Gros ventre d'une vache pleine. - (06)
balle (l'homme) (m), colporteur. - (19)
bâlle (na) : balle (projectile) - (35)
balle : « Alle se fa balle pour aller au bal » : elle se fait belle pour aller au bal. - « Balle-fille », bru ; « balle-sue », belle sœur ; « balle-mère », belle mère. « Coper du pain de balle-mère » : couper de tout petits morceaux de pain, en tranches minces, comme pour l'épargner. - (14)
bâlle : Balle. Proverbe : « chéquin porte sa bâlle » chacun est responsable de ses actes. « Porter à la bâlle » porter à califourchon, « Papa porte me à la bâlle ». Voir aussi « c'eucbelin ». - (14)
balle : enveloppe du grain de blé, détachée après battage. Ex : "Il est là qui s'areuille ! On dirait ben un chat qui chie dans les balles !" (Expression d'usage dans laquelle le chat doit être tenu pour innocent !). - (36)
balle, adj. belle. - (28)
ballement : Bellement, tout beau ! - (14)
ballement. Quand on demande à nos paysans comment ils se portent, Tout ballement, répondent-ils. - (02)
balle-sor. s. f. Belle-sœur. (Domecysur-le-Vault). - (06)
balleut : Balle du blé ou de l'avoine et autres céréales qui se sépare du grain au moment du battage. - (14)
ballier (prononcez bailler), s. m. Endroit où l'on met les halles de blé, d'avoine ou autre. - (06)
ballin : gros nuage noir. V, p. .55 - (16)
ballin, ballou. s. m. Coup de vent, tourbillon qui emporte la poussière des chemins et le fom des meules dans les prés. Du grec ballein, emporter, jeter. - (06)
ball'-mére (na) : belle-mère - (35)
ballon (on) : groseille à maquereau - (35)
ballon : (nm) groseille à maquereau - (27)
ballon n.m. Groseille à maquereau. - (41)
ballonge : cuve de section oblongue où l'on récolte le raisin.. - (25)
ballonge, dont le diminutif est bailongeôtte, est une cuve pour entasser les raisins de la vendange. – Dans l'idiome breton, balok, au pluriel balogeu, dans le dialecte de Vannes, signifie cuvier. - (01)
balloni : (nm) groseillier à maquereau - (27)
balloñnî n.m. Groseillier à maquereau. - (41)
ballossou, s.m. balai fait avec de la paille pour séparer le son du grain. - (28)
ballot (du) - ballou (du) : balle (enveloppe du blé) - (35)
ballot (du) : enveloppe (du grain) - (35)
ballot, balle d'avoine, de blé. - (03)
ballôt, s. m., bouffe de blé ou d'avoine. - (29)
ballot. s. m. Sorte de hangar, endroit ou l'on mot les balles, les résidus du battage et du vannage. (Gy-l'Evêque). - (06)
ballou : (nm) balle du blé - (27)
ballou, boffe : balle de céréales, récupérée lors des battages - (31)
ballouge : Terrain d'alluvion moderne. Nom de lieu : « Es Balouges ». - (14)
ballouse, s. f. femme qui aime courir les bals. - (29)
ball'-sϞ (na) : belle-soeur - (35)
bal'm an ; teu bal'man, tout simplement. - (11)
balo. Criblure de blé. - (02)
baloffe ou blou ou boffe : déchets de l'enveloppe des céréales après le battage. On appelait aussi ainsi l’enveloppe des panouilles dont on se servait pour remplir les paillasses. - (23)
balofre, s. f. balle d'avoine. - (17)
bàlonge (Chal.), bailonge, belonge (C.-d.) - Sorte de cuvier ovale servant à transporter le raisin vendangé de la vigne à la cuve où doit s'opérer sa fermentation, avant le pressurage. L'origine du mot se trouve vraisemblablement dans sa forme allongée (bis longa ?). - (10)
balonge : benne à raisin ou « boine » (voir) de forme ovale, pour le transport du raisin. - (40)
balonge, pâtière du sarrasin. - (03)
balonge, s. f., maie d'une forme spéciale pour la préparation du pain de sarrazin. - (09)
balonge, sorte de cuvier oblong dans lequel on amène la vendange à domicile. - (11)
balonge. Grand vaisseau de bois dans lequel on place la vendange pour l’amener aux cuves. Elle est de taille variable et ne sert pas de mesure. Etym. balingium. - (07)
balongée. Le contenu d'une balonge. (Voir ce mot). - (07)
baloquer, balouquer. v. a. et n. Cahoter, secouer, ballotter. - Remuer, aller de ci, de là, par défaut de solidité. - (06)
bàlôt, bàllot (C., Chal.). - Balle d'avoine ou de blé. Ce mot est cité ici à cause de la singularité qui a fait masculiniser le mot français, contrairement à l'habitude bourguignonne de les féminiser d'ordinaire, comme plote, pour plot, et panière, pour panier. La balle ou balot s'appelle encore bouffe dans le Chalonnais et la Côte, par contraction du vieux français baloffe, balouffe, même signification. - (10)
balot, s. m., criblure de blé, d'avoine. - (09)
balote ! s. f., terme employé par les paysans pour appeler les oies. - (09)
balotte, belette. - (03)
balou : déchets des épis de blé s'entassant lors du battage. - B - (30)
balou : déchet des épis de blé, sous la batteuse - (26)
balou n.m. (du gaul. balu, criblure d'avoine) Bale ou balle, déchet des épis de blé ou d'avoine sous la batteuse. Syn. de boffe. - (41)
baloufre, s. f. balle d'avoine. - (15)
balouquer. v. n. Laper. - (06)
balouse n.f. et adj. (du gaul. belisa). Terre franche, terre légère. - (41)
balqueue. s. f. Branle-queue, bergeronnette. - (06)
Baltasar, Melkior, Gaspar. Noms vulgairement donnés aux Mages qui vinrent adorer le Sauveur. L'Ecriture ne les qualifie point rois, ne spécifie point leur nombre, et ne les nomme point… - (00)
baltié. : (Dial. et pat.), c'est-à-dire qui porte le baudrier. - Au moyen âge, il n'y avait pas rien que les gens de guerre qui portassent le baudrier. - (04)
baluchon. s. tn. Petit paquet de hardes, ordinairement contenu dans une serviette ou un mouchoir dont les quatre cornes sont nouées ensemble. - (06)
balÿi : balayer - (34)
balyi v. Balayer Voir rméchi. - (41)
bambille. s. f. Amusement d'enfants consistant à sauter par dessus une paille ou une petite baguette, en croisant alternativement les pieds et en chantant la Bambille. - (06)
bambiner, v. intr., muser, flâner : « On' fait qu' bambiner po les rues ». - (09)
bamboche : pantoufle. - (44)
bamboche : sandale de tresse à semelle de cuir. (R. T IV) - Y - (18)
bamboche, s. f., babouche, savatte, pantoufle, chaussure de chambre. - (09)
bambocher, v. intr., godailler, riboter, passer son temps en plaisirs. - (09)
bamboches s. f., balivernes, dires de peu d'importance : « Côge-te donc, te m' dis des bamboches ». - (09)
bamboches, s. f., se prend dans l'acception de plaisirs peu modérés : « fait ses bamboches ». - (09)
bambotse n.f. Bamboche, fête. - (41)
bambotsi v. Bambocher, faire la fête. - (41)
bambourée, s. f., fauvette. - (29)
ban - banc, planche disposée comme un banc. - Le pôre homme, al â su le ban. - En fau vîtement mette main mère su le ban, cair an vai veni ll'y jetai laie benite. - On mettait le cercueil sur une planche ou banc posant sur deux chaises. Cette locution disparait. - (13)
ban : Bon. « Du ban vin, du ban, de la viande, du fricot ». « Dis ran man p'tiet t'aras du ban d'ave tan pain ». - (14)
ban Dieu : Bon Dieu, les derniers sacrements. « Ol est bin malède, an li a porté le ban Dieu » : il est bien malade, il a reçu les derniers sacrements. - « Porter le ban Dieu ave eune meilleuche (mailloche) » : donner un bouillon d'onze heures. - (14)
banadiö, sm. ringard ; tire-marrons. - (12)
banaton. s. m . Hottereau. Du latin - (06)
banboçhe, sm. pantoufle. Soûlard. - (12)
bancaler : (vb) boîter - (27)
bancaler v. Boiter. - (41)
bancaler. v. n. Boiter. - (06)
bancalon. s. m. Diminutif de bancal (boiteux), qui est français. - (06)
bancalou (ze) : (adj) boiteux (se) - (27)
bancaloux, -ouse adj. Boîteux, euse. - (41)
banche, s. f. ridelle de char en bois plein. - (15)
banche, s. f. ridelle de char en bois plein. - (17)
bandâdze : (nm) cercle d'une roue, d'un tonneau - (27)
bandan : Bouchon de bois ou de liège que l'on met dans la bonde du tonneau. « Chauche bien le bandan » : frappe fort sur le bandan pour qu'il tienne. - (14)
bande : Bonde. Trou par lequel on remplit le tonneau et que l'on bouche avec le bandan. - (14)
bande de vatses : troupeau de vaches - (31)
bandée, troupe, multitude. Dans l'idiome breton, band en signifie multitude. (Lavil.) - (01)
bandée. : C'était la publication de ban des vendanges. - (04)
bandener : Bondonner. « I faut bien bandener les tonneaux, que (afin que) le vin ne s'évente pas ». - Mugir, « Entends-tu bandener le teuriau (taureau) ? ». - Faire bandener une pierre, la lancer avec une violence qui lui fait produire une sorte de ronflement. - (14)
bandias. s. m. Bandeau. - (06)
bandits. : Soldats désorganisés et associés en bandes pour le pillage. C'est un nom de plus à ajouter à ceux qu'on donnait aux XIVe et XVe siêcles aux Grandes Compagnies. - (04)
bandore. Prison. Métaphore tirée de la paume, où bander une balle , c'est la jeter dans les filets qui lui servent de prison. - (00)
bandore. : Prison. Ce mot semble être particulier à Dijon et je n'en trouve la défmition que dans le Glossaire des noëls de Lamonnoye.. - (04)
bane : Benne, grand baquet de bois dans lequel on transporte le raisin de la vigne à la cuve au temps de la vendange. « Ecuer les banes », y mettre de l'eau pour les rendre étanches. La contenance d'une benne « eune bane de vendange ». - (14)
bâne : se dit d'un légume qui n'a pas de cœur. On remarque que, souvent, la consonance française « cl » se retrouve en patois sous la forme de kieu, par exemple : clou : kiou, clouer : kiouler, oncle : onkie, clouter : kiouter, clé : kié, débâcle : débâkie, claque : kiaqué, etc. - (33)
bane de môches : Ruche. « Ol a des banes de môches au fand de san jardin ». - (14)
bâne, adj. borgne. - (12)
bane, borgne. Chez les Bretons banné veut dire taie, pellicule ou tache blanche qui se forme sur l'oeil. (Le Gon.) - (01)
baneire, s. f., bannière. - (09)
baneut : Petite benne, diminutif de bane. - (14)
bangniëre, bannière. - (11)
banguions : appendices charnus placés sous le museau de la chèvre - (31)
baniole : Petite voiture en mauvais état « Eune vieille baniole ». - (14)
banjo : Bonjour, salut. « Banjo teurto » bonjour à tous. - Visière, « In banjo de casquette ». - (14)
banné (nom) : Artisan fabriquant des bennes, ou les réparant. - (14)
banne et même benne. En Bretagne banna signifie étendre, élever, hausser. (Le Gon.) Ce mot s’appliquait d'abord aux toiles tendues devant les boutiques ou placées sur les charrettes ou sur les compartiments en osier. C'est seulement par extension qu'on a nommé bannes ces voitures elles-mêmes, et notamment les charrettes à charbon. De même on a appelé bannettes certaines corbeilles en osier, bannetons des coffres pour conserver le poisson dans la rivière, etc. A Dijon, on nomme benatons des paniers d'une certaine dimension ; à Châtillon, on donne le nom de benetons aux cages d'osier sous lesquelles s'engraisse la volaille. - (01)
banne ou benne. : Compartiment en osier placé sur des roues et servant au transport du charbon. - (04)
banne. s. f. Charge à dos d'une personne en bois ou herbe. C'est une sorte de métonymie indiquant le contenu pour le contenant. (Villechétive). - (06)
banneire. Bannière, bannières… - (00)
bannelle. Diminutif de banne, panier d'osier. Par extension, tout récipient très ouvert en osier. Etym. banne, qui vient de benna, voiture d'osier ou de branchages en usage chez les Gaulois, et dont nos charbonniers se servent encore aujourd'hui pour transporter leur marchandise. On appelait jadis basnage le mesurage du charbon par bannes. - (07)
ban-nère : Bannière. « La ban-nère de Saint-Georges ». - « Porter la ban-nère » : apparaître le premier, marcher en tête. - (14)
banneton, benaton. s. m. Petite hotte ; panier long, sans anses, et garni de toile à l'intérieur, dans lequel les boulangers font lever leurs pains. - (06)
banni : Prononcer : ban-ni. Charrue Banni, charrue à versoir métallique, du nom de l'inventeur, comme charrue Dombasle. - (14)
bannir, v. a. Annoncer, publier. v. n. Etre banni, être publié, avoir des bans à l'église. - (06)
banque : Comptoir sur lequel le boutiquier étale sa marchandise. « J'ai mis les sous su la banque ». - (14)
banque n.f. Comptoir de commerçant. - (41)
banquette : accotement - (31)
banquillou : un boiteux - (33)
bansa : Bonsoir « Dis bansa, à peu va te couchi » : dis bonsoir et va te coucher. - (14)
bansseron n.m. (p.ê. de banche, des banches de bois ont été utilisées pour la construction des murs en pisé). Arceau d'un panier. - (41)
baptisi : baptiser - (31)
baptisi v. Baptiser. - (41)
baquer v. Baigner. - (41)
bâquiè : bâcler - (33)
baquins. s. m. pl. Nom donné par les habitants de Sommecaise aux habitants de la vallée d'Aillant. Gens d'en bas, - (06)
Bar’srin : NL Bergesserin - (27)
baragne (na) - bargeagne (na) : rive - (35)
baragne (na) : berge - (35)
baragoin. S. m. Celui qui mange ses mots, qui parle entre ses dents, ou qui contrefait sa voix. - (06)
baragouin, jargon d'un enfant qui ne sait encore que demander pain et vin bara et guïn. (Voir ces deux derniers mots dans le Vocabulaire celto-breton de Le Gon.). - (01)
baragouiner. v. a. et n. Parler entre ses dents, d'une manière peu intelligible, ou en contrefaisant sa voix. - (06)
barandiau : (nm) personne impétueuse - (27)
barandiau n.m. (p.ê. de barauder, errer). Homme bizarre, impétueux ou enfant très remuant. - (41)
barandjau : enfant très remuant - (26)
barandjo : enfant très remuant. A - B - (30)
baraque, s. f. Pie. - (06)
baratté. s. m. Battis, lait de beurre. - (06)
barbantale. s. f. Pièce de 1 feuillette et demie à 2 feuillettes. (Villiers-Bonneux.) - (06)
barbaquiaux, barbattiaux. s. m. pl. Franges, ornements. Se dit, en particulier, des caparaçons de filet de longues franges flottantes que l'on met aux chevaux, l'été, pour écarter les mouches. (Perreuse.) - (06)
barbau, s. m. salsifis des prés. - (17)
barbaude (n. f.) : mixture, préparation culinaire d'aspect répugnant (syn. régaume) - (42)
bârbe (na) : barbe - (35)
bârbe : fauvette. (C. T IV) - S&L - (18)
bârbe n.f. Barbe. - (41)
barbe, s. f., barbe. - (09)
barbelote. Ver luisant. - (02)
barbelotte : grosse chenille. - (24)
barbetan : Ration de nourriture pour gros bétail faite de son mélangé à des betteraves crues ou cuites, coupées en lamelles, ou à des pommes de terre. - (14)
barbette s. f., dim. de barbe, barbe naissante. - (09)
barbeute : Façon sommaire d'accommoder certains légumes en les faisant simplement cuire à l'eau avec un peu de sel et sans les écosser. « Miji des pois à la barbeute ». - (14)
barbeuter : Barboter. « Fare barbeuter le bestiau » : donner pour nourriture au bétail de l'eau mêlée de son, de tourteau ou de farine. - (14)
barbi : barbier - (34)
barbiau. s. m. Dans une charrue, tige de fer qui attache le sep à l'oreille. - (06)
barbiche : Barbiche. Jeu enfantin, deux enfants se tiennent réciproquement le menton et disent « je te tins par la barbiche, si te ris, j'te flanque eune clique » : celui qui ne peut s'empêcher de rire reçoit une gifle. - (14)
barbiche. s. f. Écrevisse. - (06)
barbillons, s. m., pluriel ; eczéma galeux du veau. - (29)
barbillons. s. m. pl. Petits boutons qui envahissent la langue et la bouche des veaux de lait. Sans doute pour bourbillons, boutons purulents. - (06)
barboché, vn. murmurer en grognant. - (12)
barboïllan: Qui parle à tort et à travers. « Couge te, t'es in barboÏllan ». - (14)
barboïlle : Employé seulement dans cette expression : « être à la barboïlle » : abonder, être à vil prix. « Les cheriges (cerises) sant à la barboille c't'année (cette année)». - (14)
barboïlli (verbe) : Salir. « T'es tôt barboïlli, va te débarboïlli ! (relaver) ». - (14)
barboilli : barbouiller - (34)
barboilli : Parler d'une manière confuse, marmotter, parler sans réfléchir. « Qu'est-ce que te barboïlles ? ». - (14)
barboïlli v. Barbouiller. - (41)
barbölé, vn. bavarder. - (12)
barbôtaigne, hésitation, tremblement. - En languedocien, barbouti, et, dans le roman français ; barboter, signifient frissonner... - (01)
barboté dans l’iâ, barboter dans l'eau, L'on dit aussi barboté des prières, pour : prier mal, sans attention. - (11)
barboteignai. : Bredouiller, parler comme en tremblant. Ce mot est un diminutif de barbotai. - (04)
barboter, v. intr., bégayer, parler de façon peu intelligible : « Qu'è-c' que t’ nous barbotes ? On n' t'entend pas » - (09)
barboter, v. tr., salir : « Alle a joliment barboté sa jupe! » - (09)
barboti (chardon), s. m. sorte de gros chardon hérissé, très piquant. - (17)
barbouille (être à la), loc. se dit lorsqu'il y a un désarroi dans les prix en baisse : le vin est à la barbouille. - (15)
barbouillé : avoir du mal à digérer - (32)
barbouiller, berboiller. v. n. Parler inintelligiblement, bredouiller. - (06)
barbouiller, v. tr., affadir, déranger : « J'ons mingè l'oie de la Saint-Martin ; ma âlle étot si grasse, qu'àll' me barbouille le cœur ». - (09)
barbouilli : barbouiller - (35)
barbouillon, s. m., qui ne sait ni parler, ni se tenir, décontenancé : « Olé sâle, ô,n' dit mot ; y ét eun vrâ barbouillon ». - (09)
barbouillöt, sm. renoncule des marais. - (12)
barbouillou (ze): sale (en parlant du visage) - (27)
barbouillou : un mauvais peintre - (33)
barboulaude : voir barboulotte - (16)
barboulot (n. m.) : coccinelle - (42)
barboulot : voir barboulotte - (16)
barboulot : coccinelle. - (36)
barboulotte : coccinelle. 111, p. 42 ; IV, p. 26 - (16)
barboulotte, barbelotte. s. f. Bète au bon Dieu, coccinelle. Montillot. - En général, insecte ailé, petit scarabée portant des antennes, des barbilles, entre les yeux. - (06)
barbourotte : courtilière. (PSS. T II) - B - (18)
barbouti (chardon), s. m. sorte de gros chardon hérissé, piquant. - (15)
barboutière (pour barbottière). s f. Lieu rempli de boue. - (06)
barbòye (être à la), loc. se dit lorsqu'il y a un désarroi dans les prix en baisse : le vin est à la barbòye. - (17)
barche : Brèche. « J'ai fait eune barche à man cutiau (couteau) ». - (14)
barchot : Brèche-dent. « Y a longtemps que man grand (grand père) est barchot ». - (14)
barchot : édenté partiellement. - (40)
bardadeau ! beurduieau ! Exclamation qui se pousse lorsqu'on entend la chute d'un objet qui fait du bruit, du fracas en tombant. - (06)
bardat, bardot adj. Tacheté, bariolé. Voir barré. - (41)
bardeau. s. m. Grosse sonnette au cou des bêtes à cornes. (Bléneau.) - (06)
bardée. s. f. Forte charge. - (06)
bardelé, adj. taché de rouge ; se dit surtout des raisins commençant à mûrir. - (15)
barder : Déraper, faire un écart brusque, une embardée. « Le chai (char) a bardé à la descente ». Au figuré : « Attention y va barder » : méfions nous, il va y avoir du grabuge. - (14)
barder. Bien aller, aller vite, rondement. Etym. inconnue ; comparez embarder. - (07)
barder. v. a. Mettre en état, tailler, rogner. – Se dit, neutralement, d'une voiture dont les roues glissent sur la glace au lieu de tourner. - (06)
bardeux. s. m. Croissant, serpe au bout d'une perche pour barder les haies. - (06)
bardœ, adj. bariolé de rouge et de blanc. - (15)
bardolé : Polychrome. « Des ûs bardolés » des œufs de Pâques coloriés. Un procédé pour bardoler les œufs de Pâques consiste à les faire cuire dans une décoction de pelures d'oignons après en avoir enduit de cire les parties qu'on veut laisser blanches. - (14)
bàrdôler, berdôler (Chal.), barrôlai (C.). - Barioler, de variolatus, d'où bardot et berdot pour bariolé. Le té bardot désigne, dans le Chalonnais, la salamandre terrestre, qui est jaune avec des taches noires. Dans la même région, des cocos bardots sont des oeufs de Pâques teints de couleurs variées. - (10)
bardoler, et berdoler, v. tr., barioler, peindre de plusieurs couleurs les œufs de Pâques. - (09)
bardolet, de divers tons. - (28)
bardoller, barioler. - (03)
bardot : briques de galandage, gros rat. - (23)
bardot : multicolore - (35)
bardot : multicolore, tacheté. « Un rat bardot » : le lérot. « Un’ne panaille bardotte » : épi de maïs aux grains de plusieurs couleurs. - (40)
Bardot : Nom qu'on donne aux bœufs dont le pelage est taché de roux. « Pique le Bardot ». - (14)
bardot et berdot, adj., bariolé. Pour Pâques, les marchandes mettent en vente les cocos bardots, c'est-à-dire peinturlurés de diverses couleurs. On les dit aussi bardolès, du verbe qui précède. S'applique aussi aux taches de rousseur : « C'te fonne é bardote ». - (09)
bardôt, adj. bariolé de rouge et de blanc : un taureau bardot. Fém. bardotte. - (17)
bardot, adj. de différentes couleurs ; in ta bardot : une salamandre. - (28)
bardot, adj., de deux couleurs ; croisé. - (29)
bardot, bardotte, bariolé, - ée. - (03)
bardzotte : (nf) poire d’hiver - (27)
bardzotte : poire d'hiver - (31)
bardzotte n.f. (p.ê. de bardat, bardot, tacheté). Poire d'hiver. - (41)
bâré, celui dont l'esprit est peu ouvert. - (11)
baréger. v. n. Aller de côté et d'autre sans rien faire. (Mont-Saint Sulpice.) - (06)
bârëre, barrière. - (11)
bareu : tombereau. B - (30)
bareu (tomberieau) : tombereau - (34)
bareu : tombereau - (26)
bareu : tombereau d'une contenance de 400-500 kg - (31)
bareuzai, barosai, bairosai. La signification de ce mot est peu précise. II est essentiellement local et parait avoir été un surnom. Aujourd'hui on l'applique plus particulièrement aux gens des faubourgs de Dijon et, par extension, aux paysans des villages voisins. - (07)
bargé, borgé, berger ; bargerie, bergerie. - (11)
barge. s. f. Nuage. Ainsi appelé, sans doute, parce que les nuages flottent dans l'air, dans l'espace, comme une barge sur l'eau. - (06)
bargeaille, s.m. berger. - (28)
bargeat. s. m. Troupeau de moutons. - (06)
bargée. s. f. Bergère. - (06)
bargée. s. f. En général, chose qui flotte ; se dit, en particulier, de l'assemblage de plusieurs gros paquets de chanvre, mis à l'eau pour le rouissage. De barge, esquif, canot, radeau, barque en général. - (06)
bargeonnette. s. f. Bergeronnette. – On dit aussi barjounette. - (06)
barger, beurger. s. m. Berger. - (06)
barger, s. m., berger. - (09)
bargère, s. f., bergère. - (09)
bargerie, s. f., bergerie. - (09)
barguigné. : (Dial. et pat.), hésiter, être indécis, marchander ; en basse latinité barcaniare ou barganiare. (Duc.) Le vieux mot français barge signifie esquif, navire, d'où l'idée de commerce, d'où celle de débattre des conventions d'échange ou le prix des choses, d'où l'hésitation de deux parts pour tomber d'accord, d'où, en un mot, la position de marchander. - (04)
barguigner. v. n. Marchander, tâtonner, hésiter, faire l'indécis. - Se dit, au Mont-Saint-Sulpice, pour tromper au jeu, peut-être parce que celui qui hésite, qui semble indécis en jouant, fait cela par ruse, par calcul, afin de mieux surprendre son partenaire. - (06)
barguin. s. m. Qui marchande, qui tâte, qui hésite. - Se dit aussi de celui qui, par calculs, par ruses ou surprises, essaie, en jouant, de prendre ses partenaires en defaut. - Se dit egalement pour pédant. Faire son barguin, faire le pédant, se donner de l'importance. - (06)
bari : Baril. « Boire au bari » : boire à même le baril. Les cultivateurs qui vont travailler l'été dans les champs ou dans les vignes n'ont garde d'oublier le bari. - (14)
bariau (un) : un portillon devant la porte d'entrée - (39)
bari-bouché, sm. se dit d'un silencieux qui ne se livre pas et profite du bavardage des autres. - (12)
baricolé : A le même sens que bardolé, voir ce mot. - (14)
baricolé, adj. coloré diversement : une fiarde (toupie) baricolée. - (17)
baricoulé, v. a. colorer diversement. - (15)
barignon, s. m., chemin creux. (V. Conchise). - (09)
barigolé, adj., bariolé. - (09)
barigoler, v. tr., barioler. - (09)
barigoulot, bariolé, - (28)
barjale : Primevère. Primula officinalis. « Alla cudre (cueillir) de la barjale dans les beus (bois) ». Barjale ou bargealle, margelle. « La barjale du pouits (puits) ». - (14)
barjale, s. f. margelle. - (15)
barjale, s. f. margelle. - (17)
barjaque n. et adj. Qui parle à tort et à travers, qui est fou, insensé, téméraire. Ce mot, que l'on retrouve dans les monts du Forez pourrait avoir la même origine que le mot d'argot "barjot" pour lequel on n'est pas sûr de l'étymologie et qui pourrait venir du verlan de jobard. - (41)
barler, v., crier, appeler fort. - (29)
barleû : (nm) petit tonneau à vin - (27)
barleû : petit baril à vin, on le plaçait sous le char quand on allait au bois - (31)
barleuter : Vaciller, perdre l'équilibre. « J'ai foulé su eune piarre, i m'a fait barleuter » : j'ai marché sur un caillou, cela m'a fait perdre l'équilibre. - (14)
barlificoter v. Bricoler superficiellement. - (41)
barlœ, s. m. petit baril pour porter à boire dans les champs. - (15)
barlœ, s. m. petit baril pour porter à boire dans les champs. - (17)
barlon (ou plutôt barlong). s. m. Tonneau, cuvier, sans doute à cause de leur forme. (Sacy). - (06)
barna : Tige de fer recourbée au moyen de laquelle on peut de l'extérieur, faire glisser un verrou en passant cette espèce de crochet par un trou pratiqué à cet effet dans la porte. - (14)
barnager, v., prospérer, grossir. - (29)
barnager. v. intr., réussir, prospérer : « C'te famille a mau torné : all’ n’a point barnargé ». S'emploie aussi pour produire, fructifier: « Ces àbres ne barnagent point ; la târre ne leû convient pas. Les pommes de târre n'ont point barnagé c't' an-née ». - (09)
barni. : (Dial.), brave, noble, vaillant, fort. - (04)
bâro, petit fût servant à contenir le vin que le vigneron porte aux vignes pour s'abreuver. - (11)
barôche, paroisse... - (01)
barôche. : Paroisse (du latin parochia). - (04)
baronfler, v. intr., respirer bruyamment et péniblement : « (Ol a quêque cbouse qui le geinne ; ôl en baronfle ». - (09)
barôt, s. m., petit fût de bois pour aller aux champs. - (29)
barote : petite charrette - (34)
baroter : remuer en faisant du bruit. A - B - (30)
baroter : secouer en se déplaçant, en roulant - (34)
barotte :petite bétaillère pour le transport des porcs. - (23)
barozai - nom du patois bourguignon que nous citons dans la préface et qui veut dire les vignerons de la côte. - (13)
barôzai, bareuzai (Dij.). - Sobriquet donné aux vignerons. Malgré plusieurs explications ingénieuses : bec rosé (nez rouge), bas rosé, pas rusé, l'origine de ce sobriquet est encore à déterminer. Bien que cette originale appellation ne soit pas, croyons-nous, en usage ailleurs que dans le Dijonnais, le fameux Guy Barosai (B. de La Monnoye, qui a écrit sous ce pseudonyme Les Noëls Bourguignons), l'a tellement fait connaître qu'il ne paraît pas possible de l'écarter d'un recueil de patois bourguignon. - (10)
barôzai. Vigneron ainsi nommé, parce que d'ordinaire il portait un bas couleur de rose. Comme il s'était rendu célèbre dans le corps des vignerons de Dijon, et qu'il était un de ceux qui parlaient le bourguignon le plus franc, il est arrivé de là que le nom de Barôzai est devenu commun à tous les vignerons de la ville, en sorte qu'aujourd'hui vigneron et Barôzai (en français bas-rosé) sont synonymes. Voy. dé-Barôzoo. - (00)
barquot (un) : petite barque non compartimentée, souvent utilisée pour la chasse au gibier d’eau. - (40)
barquot : Petit bateau. « J'ai passé la revire (rivière) en barquot ». - (14)
barquot, s. m., petit bateau, dim. masc. de barque : « Monte au barquot ; j' vons pocher ». Plusieurs l'écriraient barcot ; mais devant l’orthogr. de barque, d'où il procède, il n'y a pas à discuter. - (09)
barrage. s. m. Action de barrer, d'arrêter des malefices, de charmer un mal par des paroles, des signes mystérieux, des sortilèges. - (06)
barrauder : faire du bruit en traînant des meubles, des chaises... - (23)
barrault, barrot : baril. - (25)
barrayer. v. n. Aller de côté et d'autre, marcher de travers, tituber, chanceler. (Soucy). - (06)
bârré (adj.) : se dit d'un bovin dont le pelage est blanc marqué de roux (des vaches bârrées) - (42)
barré : bœufs barrés = ancienne race de bœufs à l'échine rayée de blanc. III, p. 21-1 : VI, p. 6 - (16)
barré : variété d'escargot. IV, p. 30 - (16)
bârré adj. Taché, tacheté, de couleurs différentes. - (41)
bârre n.f. Pierre de taille plus longue que large. - (41)
barre, fermeture de porte. - De ce mot barre, qui signifie obstacle, on a fait barreau, lieu où se tiennent les avocats et qui est séparé de celui où sont les juges... - (01)
barre, s. f., le devant : « la barre du lit, la barre de la porte ». On dit aussi : la barre du cou, pour : la nuque, qui n'est plus le devant. - (09)
barrée : (une, ou la) vache bicolore. Pas très valorisant pour qui la possède en milieu Charollais. - (36)
barrées. s. f. pl. Grandes peines, chagrins, tourments. - (06)
barrer la porte : fermer la porte à clef. - (37)
barrer. v. a. et n. Mettre des entraves à une chose, faire de l'opposition, faire grève, mettre une usine, un atelier, un chantier en interdit. Arrêter les malefices, guérir ou charmer les maux au moyen d'un sortilège, par des paroles secrètes, des prières baroques, des signes, des influences magiques. On barre une foulure, une entorse, par exemple, en faisant sur la partie malade trois croix avec l'orteil du pied gauche et en disant Antè, contra antè, super antè, après quoi la douleur cesse et le mal est guéri.C'est aussi de cette manière qu'on barre le charbon, le chancre, la maumarche, le croup et la chute de la glotte (prononcez gliotte, le gl se mouillant à la manière italienne). - (06)
barrère : Barrière. « La barrère est fremée (fermée) ». - (14)
barrêre, s. f., barrière, clôture. - (29)
barres : Rayures. « Eune culotte à barres ». - (14)
barreutter : remuer en faisant du bruit - (31)
barreux, euse. s. m. et f. Nom donné à celui ou à celle qui barre les maux, les maléfices. - (06)
barrias. s. m. Barreau. (Domecy-sur-le-Vault.) - (06)
barriau : petite barrière devant la porte de la cuisine d'une maison d'habitation. (SS. T IV) - N - (18)
barriau. s. m. Petite porte à claire-voie. - (06)
barricade n.f. Clôture. - (41)
barricoulé. adj. Bigarré. - (06)
barriée : barrière. - (36)
barriolage. s. m. Barres, marques diverses et capricieuses faites ou peintes sur un objet. - (06)
barriolé, ée. adj. Qui est marqué de barres, de dessins bizarres et de couleurs variées. Qu'est-ce qu'une robe comme ça, toute barriolée de rouge, de vert, de jaune et de bleu ? En voilà un goût ! - (06)
barrioleux, barrioleur. s. m. Employé d'octroi, prépose à la garde d'une barrière d'entrée d'une ville. - (06)
bârriot (n. m.) : petite barrière située devant la porte d'entrée d'une maison - (42)
barrire (na) - scia (na) : barrière (grande) - (35)
barrire : (nf) barrière - (27)
barrire : barrière - (34)
barrire : entrée de pré - (31)
barrîre n.f. Barrière. - (41)
barrô, brouette... - (01)
barrotté : remué en faisant du bruit - (26)
barsô, s. m., grand panier en osier pour les vendanges, à double anse. - (29)
bartavelle : perdrix, bavarde. - (23)
Barthan ou Barthe : Nom de baptême employé au lieu de Philiberthe ou Berthe. « Mens y de l'ignan, Barthan » : mets y de l'oignon, Berthe. - (14)
Bartiche, nom propre, Berthe. - (28)
bas (descendre en), amplif. incorrect, employé un peu partout. - (09)
bas : (adj) profond (en parlant d’un puit) - (27)
bâs n.m.pl. Fond de vallée. - (41)
bas(à) : à terre - (34)
basaine : Tablier de cuir. « Ol a mis sa basaine pa aller fagueuter des épeunes (fagoter des épines). - (14)
basaine, s. f., basane, peau de mouton préparée. - (09)
basane : tablier en forte toile ou en cuir. A - B - (30)
basané adj. Sombre, gris, couvert, en parlant du ciel. - (41)
bas-culot. s. m. Dernier né d’une nichée d’oiseaux, qui est ordinairement le plus faible et reste, dit-on, quelques jours de plus au nid. - (06)
basioles. s. f.pl. Contes, sornettes, gaudrioles. (Gisy-les-NobIes). - (06)
basse-goutte. s. f. Petite chambre, petit cellier à l'arrière de quelques habitations, et dont le toit descend très-bas. - (06)
basseigne. s. f. Bassin, bassine. (Menades). - (06)
bassén d'or, fleur de l'anémone appelée pièpou. - (11)
bassén, vase à long manche servant à puiser l'eau dans un seau. - (11)
basser (prononcez Bacer). v. a. et v. n. Remuer, se soulever, s'agiter. Les porteurs d'eau ont l'habitude de mettre une petite planchette arrondie dans leurs seaux pour empêcher l'eau de basser. Dans l'Yonne et probablement partout, on basse le vin après qu’il a été collé. - (06)
bassette. Jeu de cartes connu depuis plus de 300 ans en Italie, d’où un noble Vénitien l'apporta en France, où il était ambassadeur de la république en 1678. - (00)
bassi : pièce servant de débarras et pour la vaisselle dans une ferme. A - B - (30)
bassi : baisser - (35)
bassi : pièce servant de débarras dans une ferme - (26)
bassie (n. f.) : évier de pierre - (42)
bassie : (nf) coin où se trouve l’évier - (27)
bassie : évier, pierre d'évier, coin où se trouve l'évier - (31)
bassie : évier. - (23)
bassie : évier. (SS. T IV) - N - (18)
bassie : évier. III, p. 5-3 ; III, p. 49-4 ; IV, p. 32 - (16)
bassie : pierre d'évier - (39)
bassie : pierre d'évier, pièce où se trouve la pierre d'évier - (34)
bassie n.f. (du gaul. baccinon, bouclier creux à poignées) Arrière cuisine, souillarde, coin de l'évier, pierre d'évier. - (41)
bassie : évier en pierre, très plat, avec une sortie dehors, par un trou ménagé dans le mur. - (36)
bassie, n.f. petite pièce où l'on fait la vaisselle. Peut désigner aussi l'évier. - (43)
bassie. s . f. Evier, recoin où on lave la vaisselle, et, dans quelques endroits, placard ou on la serre. - (06)
bassier. s. m . Fabricant de bas, bonnetier. Un bonnetier fabrique bien des bas, un bassier peut bien en retour fabriquer des bonnets de coton. - (06)
bassieu : Le seuil de la porte. « Ol est sité su le bassieu » : il est assis sur le seuil de la porte. - (14)
bassin : (nm) louche à fond plat (pour se désaltérer en rentrant de champs) - (27)
bassin : Espèce de grande cuillère en métal, à long manche, qui sert à puiser de l'eau dans le seau. Le contenu de cette cuillère : « In bassin d'iau fraîche ». - (14)
bassin : louche en métal, à fond plat, servant à prendre l'eau dans un seau - (31)
bassin d'or. Sorte de renoncule des prés. - (02)
bassin p’seuille : (exp) sens dessus dessous - (27)
bassin Voir bachin. - (41)
bassin, s. m., petit vase en cuivre et à queue, accompagnant toujours le siau qui contient l'eau à boire. - (09)
bassin. Petit vase en cuivre ou en fer blanc muni d'un très long manche qui sert à puiser l'eau dans les seaux. - (07)
bassin. s. m. et bassine, s. f. Renoncule des prés. Voyez Clair-Bassin, Piépou. - (06)
bassin. Vase en cuivre, à longue queue, accroché en permanance à côté du soillot d'iâ. On appelait jadis plats bassins des plais creux, à mettre les viandes et simplement bassins les plats à barbe : on reconnaissait la boutique d'un chirurgien à ses bassins argentés et celle d'un simple barbier à ses bassins de cuivre jaune. Les chirurgiens, jadis très nombreux à Beaune, ont disparu et les barbiers deviennent rares : il n'y a plus que des « parfumeurs. » - (08)
bassin-d'or, s. m., renoncule des prés. - (09)
bassins. s. m. pl. Manches de la charrue. - (06)
bassis. s . m . Liquide altéré pour avoirélé bassé. - (06)
bassöyé, vn. faire le goûter de quatre heures. - (12)
bastant. adj. Qui est en bonne santé, dans un état satisfaisant. A Jaulges, les gens malades, souffreteux, ne sont pas bastants. - (06)
baste. : (Dial et pat.), suffit ! exclamation fournie par le verbe impersonnel italien bastare, suffire. - (04)
bastéger. f. a. Mettre à bas, renverser, jeter par terre, atterrer. De Bas. - (06)
basterò. Suffirait, de l'italien bastare, suffire… - (00)
bastringue, s. m., bruit dissonnant qui agace, tapage : « V’tu ben, ch' ti botriau, fini ton bastringue ; te m' casses les orilles ». - (09)
bat’as' : averse. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
bât’ner. v. a. Bâtonner. - (06)
batâ : Bâtard. « Alle n 'a jamâ été mairiée, ses p 'tiets sant des batâs » : elle n'a jamais été mariée, ses enfants sont des bâtards. - « Pieuche batârde » pioche plus grosse que la pioche ordinaire mais moins grosse que la pioche des terrassiers dite en patois « plieuche pionère ». - (14)
bataclan : Ce qu'on possède. « Ol a to miji san bataclan » : il a mangé tout son avoir. - Attirail encombrant : « Ol est parti ave to san bataclan ». - (14)
bataclan. Tout le bataclan, c'est tout ce qui compose un train de maison, tout ce qu'une personne a d'argent. – Ce mot se dit aussi dans d'autres provinces ; clan veut dire tribut, famille... - (01)
batafi. s. m., petit morceau de corde non tordue, dont les mariniers se servent pour attacher ensemble deux autres cordes, deux petits bouts de bois, etc. - (09)
bataille-champel. : Duel judiciaire. (Franchises de Molesmes, 1260.) - (04)
bâtan : Bâton. - (14)
bâtant, s. m., sorte de piège en planchettes pour prendre les oiseaux, trébuchet. - (09)
batardiau n.m. Barrage provisoire, digue artificielle. - (41)
batardjau : cloisonnement en bois - (34)
batchau : bateau - (34)
batcheau (on) : bateau - (35)
batchet (on) : baquet - (35)
bâte : Bête, naïf « Ol est pu riche qu'o ne cra, ol est bâte à peu o n'y sait pas » : il est plus riche qu'il ne le croit, il est bête et il ne le sait pas. - « Bâte à Ban Dieu » sorte de coléoptère qui n'est pas la coccinelle. - Les bâtes : le bétail. « Ol est allé en champ les bâtes » : il a mené le bétail au paturage. - (14)
bâte ou ah bate ! - bah ! peu importe! A peu près le même sens que Voitte, mais plus sérieux ; sens d'indifférence. - (13)
batelé, v. n. surnager sur l'eau, comme un bateau. - (15)
batènme, baptême. - (11)
bateron, s. m., espèce de tresse formée avec le chanvre qu'on ne ferrote pas. - (09)
bâti : Bâtir, construire « Ol a fait bâti » : il a fait construire un bâtiment. Au figuré, en parlant d'une femme dont la grossesse commence à être apparente, on dit : «Alle bâti su le devant ». - (14)
batiau : Bateau, « Aller en batiau », canoter. - (14)
batiau, s. m,, bateau. - (09)
bâtichoux. s. m. bâtisseur. - (06)
bâtîje : Bêtises, sottise, erreur, faute « Prends garde de fare eune bâtîje» : prends garde de faire une sottise. « Dire des bâtijes » tenir des propos licencieux. - (14)
batiji : Baptiser. « Y est le curé Mautrey que m'a batiji ». - (14)
batin, s. m., petit lait, résidu aqueux, qui s'est produit à la battue du beurre. - (09)
batin. Résidu aqueux du beurre. On sait qu'on dit battre le beurre. - (02)
batiô : un bateau - (33)
Batisse, Baptiste. - (11)
bâtisse, maison en construction. - (11)
bat-l’âne. s. m. Garçon meunier qui, muni d'une corne ou d'une trompe, parcourait autrefois les villages avec un ou plusieurs ânes, quêtant les sacs de grains à moudre et reportant la ferine. Aujourd'hui, le bat-l'âne n'existe plus ; tous les meuniers ont des chevaux ou des voitures. - (06)
baton (du) : babeurre - (35)
bâtonnat. s. m. Batte à beurre. - (06)
batou, s. m., batteur de blé, qui bat au fléau, en grange. - (09)
bàtràce, bàtrasse, bàtteràsse (Chal., C.). - Averse; pleuvoir à batrace, pleuvoir à verse. On pourrait croire que ce mot vient de batracoi (grenouilles)… Cette noble étymologie n'a été proposée que sur de fausses apparences et par suite d'une façon mauvaise d'orthographier le mot qui doit s'écrire simplement batterasse ou battrasse. Nous voyons, en effet, dans le vieux français, le mot batteresse ou batresse signifiant celle qui bat, employé pour désigner un subit orage de grêle. - (10)
batrasse : averse. (B. T IV) - S&L - (18)
batrasse, grosse pluie battante. - (03)
batrasse, n.f. forte averse. - (43)
batrasse, s. f., pluie orageuse de courte durée ; engueulade. - (29)
batrasse. s. f., forte pluie, averse, parfois mélangée de grêle : « La vigne a passé fleur, mais gare la batrasse ! » - (09)
batre de la caisse, loc, tambouriner, fonction du « tambournier ». - (09)
batre, v. tr., pris dans une acception absolue pour : battre le blé : L' pâre Chose bat à Saint-Jean » . Une locution très usitée est encore celle-ci : « batre en grange ». - (09)
batron*, s. m. paquet de chanvre pour mettre sous la meule. - (15)
batsat, batsé : (nm) auge pour les porcs - (27)
batsé : auge à porc. A - B - (30)
batsé de cotson : auge à porc - (31)
batsêche : abreuvoir en pierre pour bovins (en B : batsèsse). A - (30)
batsèche n.f. (du gaul. baccos) Abreuvoir en pierre. - (41)
batsesse : (nf) abreuvoir - (27)
batsèsse : abreuvoir en pierre - (26)
batsesse : abreuvoir en pierre - (31)
batsesse : bassin servant d'abreuvoir - (34)
batset : auge à porcs - (26)
batset : bac - (34)
batset n.m. Auge des porcs. - (41)
batsi : œuf fêlé par le poussin au moment de l'éclosion. A - B - (30)
batsi : œuf fêlé par le poussin qui éclot - (26)
bâtsi v. Bâcher. Voir caper. - (41)
battain, babeure, lait de beurre. - (03)
battant n.m. Porte, surtout quand elle était en 2 parties. - (41)
battant. adv. Complétement, tout-à-fait. Un chapeau, un habit battant neuf. - (06)
battant. s. m. Langue, et principalement langue de femme. All'en a un battant, c'tefumell'là. - (06)
batte és flancs v. Respirer bruyamment, avec difficulté. - (41)
batte v. Battre. - (41)
batte, battouée. s. f. Baratte. - (06)
battée (n. f.) : procédé consistant à se réchauffer en frappant énergiquement et à plusieurs reprises ses deux bras contre sa poitrine - (42)
batterasse. Violente pluie d'orage. - (08)
batterie, partie de grange à battre. - (03)
batterie. s. f. Endroit ou l'on bat le blé dans une grange. (Sommecaise). - (06)
batteûre (na) : baratte - (35)
batteure : Rixe. « Dan'in temps la fête n'était pas balle si i n'y avait pas quéque batteure ». Autrefois la fête du village n'était pas complète s'il n'y avait quelque rixe entre les jeunes gens de la localité et ceux des villages voisins. Ces mœurs brutales n'existent plus. - (14)
batteure, beurrière. - (03)
batti : Petit lait qui reste dans la baratte quand on en retire le beurre qui vient d'être battu. « Eune écualle de batti » : une écuelle de petit lait. - (14)
battis. s. m. Lait de beurre. - (06)
battou, paleute : battoir à linge - (31)
battou: (nm) battant du fléau - (27)
battouaîr (on) : battoir - (35)
battouère : le battage, le battoir, la batteuse - (33)
battouère : le battoir avec lequel la lavandière battait le linge à laver sur sa planche, on dit également le rouillo. - (33)
battrasse : Grosse averse, pluie battante. « Y a cheu eune bonne battrasse » : il est tombé une grosse averse. - (14)
battrasse n.f. Pluie battante. Boire à battrasse. - (41)
battre : Tasser. « Y a si bin pliu que le tarrain est battu c 'ment eune plièche de grange » : il a tant plu que le terrain est tassé comme l'aire d'une grange. Fabriquer le beurre : « Je n'ai plieu guère de beurre, ma je batterai venredi (vendredi) ». - (14)
battre son plein : frapper avec l'index sur un tonneau en vidange afin d'évaluer le degré de remplissage. (M. T III) - B - (18)
battre, v. gauler la noix. - (43)
battrie n.f. Battage à la machine. Grosse battrie, grosse beuvrie ! - (41)
battue : Quantité de beurre que la ménagère fabrique en une fois « Eune battue de quat'livres ». - (14)
bature, sf. lait de beurre. - (12)
bau bié: (exp. Adv.) bel et bien - (27)
baubituelle : vieille maison. (LS. T IV) - Y - (18)
baubutaine. s . f. Masure. — A Tannerre, une maisonnette est appelée bobitaine. - (06)
bauche*, s. f. caisse ou panier de marchand forain. - (15)
bauché, s. m., fenil. (V. foincau). (Mervans). - (09)
bauche. s. f. Longue tranche de lard. (Pasilly). - (06)
baucher, fenil supérieur. - (03)
baucheton : bûcheron. (P. T IV) - Y - (18)
baucheton. s. m. Bûcheron. - (06)
bauchetonner. v. n. Faire le bûcheron, couper, débiter du bois comme les bûcherons. - (06)
bauchoule, s. f. hotte spéciale pour la terre ou le fumier. - (15)
baude : (nm) âne - (27)
baude n.m. Baudet, âne. - (41)
baude*, s. m. baudet. - (15)
baudement. Joyeusement. Même racine que Ribaud et s'ébaudir. Ce mot est devenu un nom de famille assez répandu. - (08)
baudi. Garantir. Je baudi, je garantis ; tu baudi , tu garantis ; ai haudi , il garantit. Je baudi, ai dire d'espar, le méne aussi frianque l’autre, signifie : je garantis, à dire d'experts, mon Noël aussi délicat que l'autre… - (00)
baudir. : (Dial. ), baudi (pat.). Ce mot a deux sens, selon qu'il s'emploie dans le dialecte ou dans le patois. Dans le dialecte il signifiait se réjouir et venait du haut-allemand bald. (Burgny.) - Bauderie exprimait à la fois hardiesse, courage et joie, comme si la gaîté devait être l'apanage des coeurs vifs et hardis. - Baldret était le ceinturon ou baudrier de l'homme de guerre. - Le patois donnait au mot baudir le sens de garantir. (Del.) - (04)
baudot. s. m. Qui a peu de sens, peu d'intelligence. - (06)
bauge. s. f. Hutte, cabane maçonnée en baugis. - (06)
baugé. s. m. Valet de charrue, garçon bouvier. - (06)
bauger. v. n. Faire une clôture, un mur en baugis. - (06)
baugis. s. m. Mortier de terre glaise mélangée de paille. - (06)
baular et bolar, adj., celui qui crie, qui pleure. - (09)
baulée et bolée, s. f., cri, hurlement, mais aussi chant de joie. - (09)
bauler (v. int.) : flotter, nager dans des vêtements trop amples (bauler dans son linge) - (42)
bauler et boler, v. intr., pleurer avec des cris, beugler : « E'-ti mauvais, ce p'tiot ! ô n'fait qu' bauler ! » - (09)
bauler. v. n. Flotter sur l'eau en gondolant, en se renflant. Une blouse, une robe. un vêtement jeté sur l'eau baule ; une planche, un morceau de liège ou de bois flotte, surnage, mais ne baule pas. Se dit, par extension, d'une personne qui a des vêtements beaucoup trop larges. Le pauvre garçon, est si maigre, qu'il baule dans son paletot. – Se Bauler. v. pron. Se vautrer, se rouler dans la poussière et la boue en jouant. - (06)
baulou, s. m., bûcheron vivant dans les bois, où il fabrique le charbon de bois. - (29)
baume, s. f. Borne. (Courgis). - (06)
bauméri, s. m , nom que les mariniers donnent aux chevaux de renfort qui, de l'autre côté de la rivière, aident au tirage des bateaux. - (09)
baurégeux. s. m. Lambin, lanternier, musard. - (06)
bauscule : Culbute : « Ol a fait la bouscule dans le fossé ». - (14)
bausculer : Faire la culbute : « Prends garde de bausculer ». - (14)
bautriller (se). v. pronom. Se rouler par terre; pour vautriller, par conversion du v en b. (Seignelay). - (06)
baux : bois - (34)
bavadié, vn. bavarder. - (12)
bavaroise, s. f., petit pont de pantalon. - (09)
bavasson, -onne adj. bavard. - (41)
baver, v. intr., bavarder, parler continuellement. - (09)
bavette, s. f., bavardage, longue conversation : « Voù c'ét-i qu'à' sont, nos fonnes ? — Cheû la Roussote. A' taillont eùne fine bavette ». - (09)
bavette. s. f. Cancan, caquetage. Tailler des bavettes, bavarder, cancaner à son aise. — Figurément, On donne le nom de bavette, à toute petite fille babillarde, qui est comme une personnification du cancan et du caquetage. - (06)
bavignoter : baver, bavotter. - (25)
bavocher, bavoucher. v. n. Baver. (Béru). - (06)
bavocher, boire trop souvent, fréquenter les cabarets. - (20)
bavocheur, celui qui fréquente trop les cabarets. - (20)
bavoicher. v. n. Buvotter. On dit aussi buvacher, dans le même sens. (Cravant, Auxerre). - (06)
bavoîllan : Bavoir : « Sa p'tiete a lot sali san bavoîllan » : sa petite a tout sali son bavoir. - (14)
bavou : bavard, menteur. On dit également un bavouyou. - (40)
bavou : Baveux. Après la cérémonie du baptême le parrain doit embrasser sa commère (marraine) pour éviter que l'enfant soit « bavou ». - Bavard, blagueur, « Couge te, t'es-t-in bavou » : tais toi tu es un blagueur. - (14)
bavou : personne qui bave - (32)
bavou, adj., qui bave, sens propre (?), mais surtout au fig. : bavard, craqueur, menteur : « Y é pas vrai. Côge-te ; t"ét ein p'tiot bavou ». - (09)
bavou, bavard. - (03)
bavou. Bavard. - (02)
bavouiller : parler pour ne rien dire. - (44)
bavouillou, celui qui bave en parlant, celui qui se fait mal comprendre. - (20)
bavouilloux : qui bavouille et qui peut être un beutiot ou un beurnaziaud. - (44)
bavouse : baveuse - (35)
bavoux, -ouse n. et adj. Baveux. - (41)
baya : civière, brouette (en B : tsevire). A - (30)
baya : civière - (31)
baya. Cheval ou boeuf marqué en tête d'une tache blanche. - (02)
bayé d'gade, s'apercevoir. - (19)
bàyé, bâiller ; kèkte bùye don ? se dit de quelqu'un qui regarde sottement, en restant inactif, comme s'il bâillait d'ennui. - (11)
bâyé, vt. ouvrir (dans l'expression bâye tai gueule, ouvre la bouche). - (12)
bayi : bâiller - (31)
bayi : donner - (31)
baÿî : donner. « Baÿe à migî » : donne à manger. À rapprocher du français bail (contrat de cessions), bailler. - (40)
bäyie : (p.passé) (porte) entr’ouverte - (27)
bayou - bavassou (on) - bavousou (on) : baveux - (35)
bayou (on) : bavoir - (35)
bazaine. s. f., étoffe employée jadis dans les costumes de femmes, et très goûtée de nos grand'mères. - (09)
baziñne n.f. (de basane) Tablier de cuir. - (41)
b'chée, béchée. s. Becquée. Donner la b’chée. - (06)
bè ! Interject. qui exprime le dégoût. - (06)
bé seur, adv., bien sûr, certainement. - (09)
bè, adj. beau. - (12)
bé, adv , bien, fort, beaucoup. - (09)
be, boeuf. - (11)
bè, sm. biens (fonds). - (12)
bé. Bien ; bé devant une consonne, bén devant une voyelle. El a bé contan, il est bien content ; el a bén aise, il est bien aise. Bé, de même qu'en français bien , est tantôt adverbe, tantôt substantif… - (00)
bé. : Se met devant une consonne : Ça bi bon. On écrit devant une voyelle: El a ben aipri, c'est-àdire il est bien élevé. - (04)
bé: Lavoir, « Mener la beue au bé » transporter la lessive au lavoir. - Bief, « Le bé du melin » le bief du moulin ; « Le grand bé » la mer. - (14)
bea. Beau, beaux. - (00)
beacô. Beaucoup… - (00)
bea-fraire. Beau-frère, comme on dit beau-sire, beau-cousin… - (00)
Beane. Beaune, jolie ville à sept lieues de Dijon… - (00)
bea-peire. Beau-père. - (00)
béatille, s. f., bagatelle, débris, objet de peu de valeur ou de minime format. - (09)
béatus : Terme de jeu, celui qui assiste à la partie sans y prendre part. Exemple: la quadrette (jeu de cartes) se joue à 4, 2 contre 2, si l'on est 5 on jette une carte devant chaque joueur jusqu'à ce que les quatre rois soient sortis, désignant les quatre qui joueront pendant que le cinquième les regardera. - (14)
beau de treufe : une fane de pomme de terre - (33)
beauce, n.f. terre grasse et fertile. - (43)
beaucuat. s. m. Dernier né d'une famille. Synonyme de basculot, basculat. - (06)
Beaune (se trouver de), loc, être de reste, laissé de côté ; n'être pas suivi, pas pris au sérieux : «... Un tas de résolutions, qui toutes se trouvent de Beaune devant la dernière, la meilleure qu'elle ait jamais pu prendre » (correspondance de 1833). Cette locution chalonnaise était encore très usitée dans mon jeune temps. - (09)
beau-pére (on) : beau-père - (35)
becaler : assoupir (s') - (35)
becarne, s. f. chassie, humeur séchée des yeux. - (15)
bec-de yèvre (on) : bec-de-lièvre - (35)
becfi : Bec-figue : « Ol est allé tiri des becfis dans san jardin ». - (14)
becfi, s. m., becfigue, oiseau qui béquette les figues et que l'on trouve d'un manger délicat. - (09)
bech’lon, be’selon, piotson : petite pioche à deux dents - (31)
bêché. adj . Becqueté. Œuf bêché. - (06)
bechelon, s. m. petite pioche. - (17)
béchelon, s. m., bêche. (Mervans.) - (09)
bêcher. v. a. Donner des coups de bêche. - Figurement, donner des coups de langue. Bêcher une personne, c'est la décrier, dire du mal d'elle. - (06)
bêcher. v. n. Etre pris de maladie, commencer à être malade (Soucy). - (06)
bechevet (à), loc. tête-bêche. - (17)
bêcheveter, béchevotter. v. a . Entrecroiser, mettre tête à pieds. De bêchevet , lit à double chevet, l’un à la tête, l’autre aux pieds. De bis et chevet. - (06)
bechi, v. a. effleurer, raser : la pierre l'a bechi. - (17)
bechi, v. a. effleurer, raser : la pierre l’a bechi. - (15)
bécho. Jumeau du vieux mot besson, racine le latin bis. - (02)
béchoiter. v. a. Disposer, croiser en sens contraire, de manière à ce que les extrémités d'un objet soient à côte de la tête ou sur la tête d'un autre de même nature. C'est une altération de bécheveter. - (06)
bechon : buisson. A - B - (30)
bechon : haie de clôture - (26)
bechon bian : aubépine. A - B - (30)
bechon bian : aubépine - (26)
bechon na : prunellier. A - B - (30)
bechon na : prunelier - (26)
becleûte : becquée. (RDM. T IV) - C - (18)
beclöte, sf. petite voiture de fourrage. - (12)
becnelle. s. f. Péronelle, femme sotte, babillarde, effrontée, qui a toujours le bec ouvert pour crier. - (06)
bécot, s. m., baiser : « Allons, p'tiote. vein et fais-me ein bécot ». - (09)
bécot, s. m., bec, petit bec. - (09)
becquiller, béquiller. v. a. Manger. Je l'ai trouvé en train de becquiller. Dérivé de Bec. - (06)
becquin. Surnom ironique donne par ceux de la plaine aux habitants de la montagne. Etym. inconnue. - (07)
bedau, s. m. bêta. - (15)
bedau, s. m. bêta. - (17)
bede (qu'on prononce beude, de bedon, bedaine). s. f. Se dit, dans l'Yonne et Seme-et-Marne, pour ventre. J'ai mangé plein ma beude. Voulez-vous du pain ? Oui, de la beude, s'il vous plaît. - (06)
beder. v. n. Prendre du ventre, commencer à avoir la bedaine. (Puisaye). - (06)
bedion n.m. (p.ê. à rapprocher de bedon, compte tenu de sa forme arrondie). Petite gerbe de blé - (41)
bedion, onne n. et adj. (du francique bisunnia). Méticuleux à l'excès, au détriment de l'efficacité. Délicat. Y'est-ti bedion à faire ! C'est délicat à faire. - (41)
bedionner v. Travailler méticuleusement et très lentement. - (41)
bédolouaie (une) : un dépotoir - (39)
bedon : peu malin. - (24)
bedon, s. m. cage ronde à poules, à couveuse. - (17)
bedon, s. m., bedaine, gros ventre. En français, signifie : homme replet, le gros ventre s'appelant : bedaine. « Ol a eun fameux bedon ; ma y é pas étonnant, ô bâfre tôjor ». - (09)
bedone : voir boudone - (16)
bedouilles. s. m. pl. Gros sabot couvrant tout le pied. (Armeau). - (06)
bedoule, s. f. corbeille de marchand forain. - (17)
bédouzer : travailler de façon inefficace, malhabile - (39)
befouiner : embrasser à pleine bouche. - (23)
bégaya : Bègue : « Y a pas moyen de camprandre ce que dit ce bégaya ». - (14)
bégint : Ivraie, lolium timulentum. « Tan pain est bien cré, i avait dan du bégint dans ton blié ? » : ton pain était bien amer, il y avait donc de l'ivraie dans ton blé ? - (14)
begne : coup asséné. A - B - (30)
begnette : bugne (pâtisserie lyonnaise) préparée le jour de mardi gras. A - B - (30)
bégneuse : Repli qu'on fait à une robe ou à une manche pour les orner ou les raccourcir. - (14)
begou, adj. engourdi par le froid. - (15)
bégu, beillu. adj. Ventru. - (06)
bègué, vn. bégayer. - (12)
béguenou : bègue. - (22)
béguer : bégayer - (39)
béguer. v. n. Bégayer. On dit aussi Bègaiyer. - (06)
bègues : linges, vêtements. (RDM. T II) - B - (18)
bégueuler : dire du mal d'une personne. - (44)
bêh (mouton), loc, nom donné au mouton par les enfants qui, toutes les fois qu'une ou plusieurs de ces douces bêtes passent, conduites par le boucher, ne manquent jamais de formuler ce petit dialogue : Mouton bêh, — où vas-tu ? — A la boucherie, — Perdre la vie. — Mouton bêh, — Quand r' tiendras-tu? — Jamais... — Mouton bêh ! - (09)
behaisse. s. f. Besace. - (06)
beignard. adj. Honteux. S'emploie généralement avec la négation. (Marchais-Beton). - (06)
bèillè : donner - èl é mô è lè main qu'beille, il a mal à la main qui donne (il est radin) - i eûteû mes gants pou beillè lè main, j'ôtai mes gants pour donner la main - si tu peux, beille-me un coup d'main, si tu peux, donne-moi un coup de main - si tu v'leu i t'beillereû ben un coup d'main, si tu voulais, je te donnerais bien un coup de main - i veu ben t'beillè un coup de main, je veux bien te donner un coup de main - (33)
beiller - donner. - Beille-mouai voué cequi. - A li é beillé ce qu'à mérito. - (13)
beiller, donner. - (20)
beiller, donner. - (21)
beiller, v. tr., bailler, donner : « Qu'é-ce que te m' beilles iqui ? Y et eùne prou jolite afâre ! » - (09)
beiller. Pour bailler, donner. - (02)
bêilli : bailler - (35)
beilli, v. a. 1. Donner [bailler]. — 2. Suppurer : son mal beille. - (15)
beillir, bailler, donner. - (03)
bein : bien - (34)
beite. Prononciation patoise de bête : le diminutif, beîtion, appliqué aux individus, est très usité. Voici un joli proverbe des environs de Nuits : suivant lai beîte, lai campeune. La campène est la clochette suspendue au cou des vaches. - (08)
béjot. s. m. Régal offert à des amis à l'occasion d'un événement heureux. (Saint-Sanveur). - (06)
békas. s. m. Bêtat. - (06)
békin, niais, peu intelligent. - (11)
bélement, adv., doucement, agréablement: «Eh ben ! la mère, ça va-t-i ? — Marci, tout bêlement ». - (09)
béler - tchouner : pleurer (des larmes) - (35)
bêler, v. intr. crier en pleurant. (V. Bauler, Couiner.) - (09)
beligné, vl. couvrir une brebis. - (12)
belin : (nm) agneau - (27)
belin : pou de bois sur un mouton. - (23)
belin, adj., gentil, beau, mignon. Expression caressante dans le langage des enfants : « Veins m' biser, mon p'tiot belin ! » - (09)
belin, blin n.m. (du lat. belare, bêler). Agneau. - (41)
belin, s. m. mot de caresse pour un enfant : viens, mon petit belin. - (17)
belin, s. m. petit veau en langage plaisant. - (15)
belin, sm. bélier. Voir robin. - (12)
belin. Mot d'amitié aux enfants comme qui dirait mon mouton. Il a ce sens dans le Roman du Renard. - (02)
belle (n. f.) : avouèr la belle de (avoir l'occasion de, être dans des conditions favorables pour (t'avais bin la belle de l'fée c'matin) - (42)
belle. Belles. - (00)
belluche. Sorte d'adverbe interjectif qui signifie « il y a longtemps. » I vins charcher lai Daudon ? — Il âst partie an y ai belluche. Bellurette, qui a le même sens et potron minet, de grand matin, ont été l'objet de recherches linguistiques : on n'a pas trouvé d'étymologique satisfaisante. V. Luron. - (08)
bellurette (pour belle hurette , belle heurette). adv. Il y a longtemps, il y a belle heure, une belle petite heure. - (06)
belô, adj., idiot, imbécile. - (29)
bélonge. Sorte de cuve ovale fixée sur une voiture ; on y jette les raisins pour les conduire au pressoir : Mai bélonge tint quatre pièces de râsins. L’inventaire dressé à l’Hôtel-Dieu de Beaune en 1501, porte cette mention : « Item. Une bélonge de bon merrain pour mettre sur le chart ou temps des vendanges. » La forme oblongue de ce vaisseau nous indique l’étymologie. - (08)
bélot : simplet. (A. T IV) - S&L - (18)
belot, chevreau, cabri. V. bica. - (03)
bélot, niais. Cette application était, dans l'origine, un terme de mépris, adressé par les chrétiens des villes aux pagani, adorateurs de Bel, le grand Dieu gaulois. Bêleg signifie prêtre, en breton. - (08)
bélou (on) - pioûnou (on) : pleureur - (35)
bélouse (na) - pioûnouse (na) : pleureuse - (35)
belsamine, s. f., balsamine. - (09)
beluse, , n.f. terre franche. Mot vieilli, mais bien connu par les très nombreuses traces toponymiques en Saône-et-Loire. - (43)
béma, eh bien. - (19)
ben : bien (c'est ben bon) - (39)
ben siésant, ante, adj. Synonyme d'aimable, de gracieux. Une jeune fille, une jeune femme ben siésante. Voyez siésant. - (06)
ben, adv., bien, beaucoup. - (09)
bèn, bien, substantif et adverbe. - (11)
ben, bien. - (28)
ben, s. m., bien, propriété. Ce mot a, dans les diff. patois, les mêmes analogues que ben. adv. (V. ce mot). - (09)
bén. Voyez Bé. - (00)
benaton : gros récipient (celt. Benn : gros récipient). - (25)
benaton, panier oblong dans lequel on transporte des raisins dans la bailonge. (V. au mot banne de ce Glossaire.) - (01)
benâton, s. m., panier en osier, à une seule prise. - (29)
benaton. Panier à mettre la vendange. Un benaton, des benatons. Ce mot vient de béne, sorte de grande manne ovale dans la-quelle on voiture du charbon en Bourgogne… - (00)
benaton. Panier sans anse, très en usage pour mettre les fruits et surtout pour la vendange. Etym. banneton - (07)
bénaton. s. m. Syncope de benaton, qui lui-même se dit pour banneton. Manne d’osier, hotte, panier long à l’usage des jardiniers , boulangers. (Annay-sur-Serein). - (06)
beneilles : Période de la seconde façon de la vigne. - (14)
benêquier, benêtier, aie-Benêtier, eau-benêtier. s. m. Bénitier. - (06)
bener : Donner une seconde façon à la vigne : « J'ins causu fini de bener » : nous avons presque fini de biner. - (14)
bêner. v. n. Sécher un peu. (Seigneiay). - (06)
bèngnié, baigner ; s'bèngnié, se baigner ; ce mot contient le mot bain. - (11)
benheureu. Bienheureux. Les paysans de Bourgogne prononcent benheurou , aimorou , gloriou , et de même tous les adjectifs qu'on termine en eu à Dijon, aimoreu, glorieu, dont la terminaison latine est en osus. - (00)
béni : bénir - (35)
bénijon. s. f. Semaille, emblavaison des blés. (Savigny-en-Terre-Pleine). - (06)
bénin - bédin : enfant de l'Assistance Publique placé par l'administration dans une Famille pour y être élevé. (Ces enfants étaient relativement nombreux dans la Région). - (36)
benissi. Bénit, benedixit. - (00)
bénissoir n.m. Goupillon. - (41)
benissoire, s. m., goupillon ; « L' bon Dieu t' bénisse avou son grand benissoire ! » Se dit à l'éternuement. - (09)
benissu, part., bénit, bien conditionné. - (09)
bénit : Bénit. « Du bouis bénit » du buis bénit le jour des Rameaux : « De l'iau bénite » de l'eau bénite ; jeter de l'eau bénite, pratique religieuse qui consiste à asperger d'eau bénite le cercueil d'un mort ; « Des raijins bénits » raisins que l'on fait bénir le jour de l'Exaltation de la Sainte Croix (14 Septembre) et qu'on mêle à la vendange dans la cuve. - (14)
benne (C.-d., Chal., Morv.), banne (C.-d.). - Panier servant à transporter les raisins vendangés de la vigne à la balonge, ou bien petit cuvier dans lequel on transporte au tonneau le vin tiré de la cuve. Le bas latin a le mot benna, bennata, pour désigner un objet à peu près analogue. - (10)
benne, s. f., corbeille destinée au transport des fruits, légumes, grains, etc. Elle est ordinairement tressée en jonc ou en osier, et assez profonde. - (09)
benneton à Gomméville ou un benneçon à Belan : cage en grillage à poser à terre pour des lapins ou poules. - (44)
benneton, s. m., dim. de Benne. En Bourgogne, c'est le panier oblong qui sert à transporter les raisins dans la balonge. (V. Benne.) - (09)
benoî. Bénin, doux, bienveillant. - (00)
benon (on) : corbeille - (35)
benon : petit baquet. - (23)
benore, burette. - (01)
benot : récipient en bois (approx. 50 l) - (31)
bensiésant. adj. Bienséant. - (06)
bèn'ti (on) : bénitier - (35)
bentot, adv., bientôt. - (09)
beque (na) : bique - (35)
béquet, s, m., bouquet. - (09)
bêquoi : bêta. - (05)
Berbis (la) : nom de cheval. VI, p. 16 - (16)
berbis et aignais - brebis et agneau. Ce sont de ces mots que je n'ai pas mis dans le vocabulaire parce qu'ils ressemblent pas mal au français j'ai peut-être eu tort. - (13)
berce, beurce, beurçais, beurriée : berceau (celt. gaulois bers). - (25)
berce. s. f. Bèche, pelle à fouir, à remuer la terre. Du latin berca. - (06)
bercer. v. a. Bècher. - (06)
bercher : cruche à l'eau. - (05)
berchet, berchie. s. m. Brochet, vase de grès bombé, renué dans le milieu de son pourtour, ayant trois anses, une en dessus et les deux autres de chaque côté, avec un petit goulot en forme de broche ; d'ou sans doute son nom de brochet, du bas latin broca. - (06)
bercho. Brèche – dent. - (02)
berchot, berchotte, édenté, - ée. - (03)
berchot, s. m., brèche-dents, à qui il manque des dents. Sans trop s'éloigner de la prononciation, on pourrait écrire beùrchot. - (09)
berçonnette.s. f. Barcelonnette, berceau d'enfant. - (06)
berçou : menuisier - (39)
berda - berdat : variante de "berdin", même sens. - (36)
berdagot. s. m. Mauvais ouvrier ; mauvais instrument, mauvais outil. (Laduz). - (06)
berdaguer. v. a. Remuer, faire marcher dans des conditions anormales, saccadées. (Laduz). - (06)
berdâiller (v. int.) : produire une sorte de ronflement tumultueux, manifester une activité intense (ça berdâille (il y a beaucoup d'activité)) - (42)
berdâiller (v. tr.) : secouer vigoureusement - (42)
berdaillon. s. m. Qui est sans soin, sans ordre. (Saint-Sauveur). - (06)
berdauler : secouer. - (44)
berdauler. v. a. Secouer. Voyez berdôler. - (06)
berdig, berdog. Sorte d’onomatopée indiquant le bruit d’un pas lourd et lent. - (06)
berdin (adj.) : niais, stupide (syn. berlaud) - (42)
berdin (n. m.) : parasite du mouton - (42)
berdin (un) : un faible d'esprit - (39)
berdin : parasite du mouton. III, p. 50-8 - (16)
berdin : simple d'esprit, fou. - (23)
berdin : simple d'esprit. III, p. 50-8 - (16)
berdin : innocent, idiot. Ex : "J'avions nout berdin, à Chatiauneu...l'pour' Bellat !" - (36)
berdin, beurdin : faible d'esprit, fou, avec nuance d'excitation. - (25)
bèrdin, beurdin, bredin (Chal.), bredin (Char.), beurdais, beurdâle (Morv.), albeurdat (Y.). – Brouillon, étourdi, personne qui titube et marche de travers ; viendrait, suivant Chambure, du bas latin burdare, d'où le vieux français burdu, folâtrer, faire quelque chose avec un bruit importun, comme une mouche qui bourdonne. A ce mot se rattache beurdôler qui a la même origine. Voir ci-après. Dire des beurdineries ou bredineries, c'est plaisanter. - (10)
berdo. De différentes couleurs ; des berdos, ce sont les oeufs de Pâques. - (02)
berdôler. v. a. et n. Secouer, cahoter ; gronder, faire grand bruit. V’là la tounaie qui berdôle. (Puisaye). - (06)
berdonner (v. int.) : tonner (ça berdonne) - (42)
berdot - de diverses couleurs, bariolé. Se dit surtout des bêtes.- C'â in joli beu berdot.- Berdot n'a pas beurot. - (13)
berdougnier. s. m. Grognon, grondeur. (Merry-la-Vallée). - (06)
berdouilier. v. n. Grogner, faire entendre des bruits sourds, bizarres, désagréables. Ça me berdouille dans le ventre. - (06)
berdouille. s . f. Qui fait entendre des grognements, des bruits sourds, désagréables, en partant du ventre. - (06)
berdoule, berdouille. s. f. Petite prune. - (06)
berdouler : tomber - (39)
berdouner. v. n . Murmurer. (Merry-la-Vallée.) — Se dit sans doute pour bourdonner. - (06)
bereigne. Bénigne, nom du saint que la ville de Dijon reconnaît pour son apôtre, en latin Benignus , que Colomiés dans ses Mélanges historiques a traduit Bénin,^ ne sachant pas qu'il fallait, quand c'est un nom propre, dire Bénigne… - (00)
bergasse, beurgasse. s. f. Brebis, moutons groupés réunis en certain nombre. Percey, Roffey. — C’est le bergeas de la Puysaie. - (06)
bergaud (adj.) : lait bergaud (colostrum, premier lait d'une femelle après l'accouchement) - (42)
bergeas, bergeat. s. m. Troupeau de moutons. - (06)
berges - nuages, particulièrement ceux qui sont isolés et qui annoncent la pluie. - En i é des berges dan le temps. - Vo viez ces grosses berges ! - (13)
bergette (n. f.) : braguette - (42)
bergette : braguette. Ex : "Te frais ben d' boutonner ta bergette, l'ouéyau va avouée fré !" - (36)
bergette, brégette (pour brayette et braguette), s. f. Ouverture sur le devant de la culotte, du pantalon. - (06)
beriauder : brouiller. - (23)
berjuter : macérer, rendre du jus. Ex : "Les pernes que j'ons mis dans l'siau, all coumencent à berjuter" (Sous-entendu : il serait temps de s'en occuper !). - (36)
berlaiser (v. int.) : aller et venir, perdre son temps à des futilités (syn. arcander, beûtiller) - (42)
berlaiser : s'amuser, faire traîner en longueur - (39)
berlaiser. v. n. Employer son temps à des choses de rien, à des minuties, des inutilités. Le comte Jaubert fait ce mot synonyme de berlauder , c’est â tort : il y a dans ce dernier une idée de locomotion nécessaire, que ne comporte pas le plus habituellement le verbe berlaiser, car on peut très-bien berlaiser chez soi, sans sortir et même sans bouger de place. - (06)
berlander : un peu comme berlaiser ! - (39)
berlaud (adj. et n. m.) : sot, niais, nigaud (syn. berdin) - (42)
berlauder : errer sans but. Ne rien faire. Ex : "Té vas-t-y belauder longtemps coum' ça ? Té m'envornes." - (36)
berlauder. v. a. Promener ou, plutôt, promenauier sans but, sans objet, pour tuer le temps. Un jeune mari paresseux ou oisif berlaude sa femme. Une femme paresseuse berlaude ses enfants. – berlauder (Se). v. pronom. Se promenailler, aller de droite et de gauche, sans but arrêté. Si, au lieu de se berlauder toute la sainte journée comme il fait, il travaillait, ça lui vaudrait ben mieux ; sa femme et ses enfants ne seraient pas si guerlus. - (06)
berlaudeux : traînard. (DC. T IV) - Y - (18)
berle : herbe de cours d'eau - faux cresson. Ex : "Il est allé à la fontaine d'Asvins queuler du crésson, il nous rappourte ben de la berle, le loup-fou !". - (36)
berler : gober (un œuf). (F. T IV) - Y - (18)
berler. v. a. Percer un œuf à chaque bout et le gober en aspirant. - (06)
bèrliche, beurliche n.f. Verge, surtout dans le langage enfantin. Comment ne pas rapprocher ce mot de la beurlette, équivalent féminin. Tout porte à croire que les contrepétistes seront comblés avec ces deux petits mots. - (41)
berloiche. s. f. Espèce de fraise. - (06)
berloquer : brinquebaler - (39)
berloquet : petit berlot...que l'on peut assimiler à "Petit con"… - (36)
berlot : repas après la quête de mai ou de la Saint-Martin ou repas de baptême. VI, p. 39 - (16)
berlot : pas bien malin, voisin de berdin, mais sans état permanent. Le verbe "berlauder". Le substantif "berlaudier" (faisant partie des berlots). - (36)
berlu (adj.) : atteint de strabisme - (42)
bèrlu (Chal.), beurlu (Morv.), breulu (C.-d.).- Louche, vient de berluté. Voir plus loin ce mot. - (10)
berlu : yeux de travers. - (05)
berluchonner. v. n. Cligner de l'œil, loucher. - (06)
berlutonner : paresser. (F. T IV) - Y - (18)
bernasse, bernasserie, bernassie. s. f. Futilité, niaiserie, vilenie, (Puysaie). De bren, ordure, saleté. Au plur., menus travaux, ouvrages infimes, rebutants. - (06)
bernasser. v. n. S'occuper des choses tes moins propres du menage, nettoyer, faire les lavages et la cuisine. - (06)
bernassis. s. m. pl. Ramassis. - (06)
bernauder, v. intr., lambiner, musarder, perdre du temps. - (09)
berne, s. f. Tétine de la truie. - (06)
bernet, bernot (pour Brunet , Brunot). s. m. Bœuf brun. - (06)
bernette, bernotte. s. f. Vache brune. - (06)
Bernic'ille (exclamation) : Bérnique, exprime un espoir déçu. - (14)
bernicle ! interj., bernique! « Teins ! pasque t' l’as treùvée jolite, i t'a r'semblé que t' peûvos la prende... mâ bernicle ! » - (09)
bernicler : regarder par un trou ou une porte, entrouverte. (F. T IV) - Y - (18)
bernicler. v. n. Tâtonner de l’œil, chercher, regarder d’un œil incertain. Qu’as-tu à bernicler de la sorte ? - (06)
bérnicles. s. f. pl. Lunettes, besicles. — Yeux clignotants, hésitants. - (06)
bernicleux, eüse. s . m. et f. Celui, celle qui bernicle. - (06)
bernique (prononcez beurnique), en vieux français bernicles (Lac.), sorte d'exclamation qui exprime un refus, un rien, une petite quantité de ... - Dans l'idiome breton, bernik est le diminutif de bern, tas, monceau, amas. (Le Gon.)... - (01)
bernis. s . m. Peu. Un bemis , un brin, un peu. - (06)
bernoise. s . f. Lucarne. - (06)
bérouette (n. f.) : brouette - (42)
berouette (une) : une brouette - (39)
berouetter. v. a. Mener dans une brouette, dans une berouette. — Berouetter quelqu'un, le faire aller, se moquer de lui, l’envoyer de Caïphe à Pilate. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
beroui : buis. (DC. T IV) - Y - (18)
berouis. s. m. Buis. On dit aussi bervouis. - (06)
berriat (adj. et n. m.) : berrichon - (42)
berriauder, bousculer, maltraiter. - (20)
berriée : voir beurriée - (16)
berrier. s. m. Banne, berceau d’enfant. Voyez beurrier. - (06)
bers, berceau. Les annales du temps disent que trois porcs furent suppliciés en 1404, à Rouvres (Bourgogne), pour avoir tué un enfant au bers. - (01)
bers. : (Dial. ), berceau. -Trois porcs furent condamnés et suppliciés en 1401, à Rouvre (Bourgogne), pour avoir dévoré un enfant au bers, dit la sentence. (Del.)- Ce mot est l'apocope. du bas latin berciolum (Duc.), d'où est aussi venu le mot patois bressore, qui a le même sens que bers. - (04)
berson (par corruption de besson , du bas latin bisso ). s. m. Jumeau. Dans nos campagnes, On prononce généralement b'son. Un b'son. Des b'sons. Ces deux sœurs sont b'sonnes. Ce n’est guère que dans la Puysaie qu’on dit berson. - (06)
bertauche. s. f. Passage couvert allant de la rue dans une maison située derrière une autre. A Joigny, Tout le monde connaît la Bertauche au père Malou, place du Pilori. - (06)
bertaudé. : (Pat.) et bertauder (dial.). Quelques-uns prononcent bretauder. - Tondre inégalement, et, au figuré, faire pitoyablement une chose. - (04)
bèrte n.f. Cruche à eau, récipient en fer blanc pour transporter le lait. - (41)
berteler. v. a. Remuer quelque chose pour faire du bruit. — v. n. Flâner, aller de droite et de gauche, aller de travers. - (06)
bertelle (une) : une bretelle - (39)
bertille (toujours au pluriel) : des bertilles. Petit bois et surtout bouts fins des fagots pour allumer le feu. Ex : "Pour fée mon feu, j'ai de bounes bertilles, ben chèches". - (36)
bertiller. v. n. Ramasser des menus copeaux, des brindilles de bois. - (06)
bertilles. s. f.pl. Brindilles de bois. - (06)
bertillons. s. m. pl. Menues brindilles. - (06)
bertonner. v. a. et n. Labourer à gros billons. (Villeneuve-les-Genèts). - (06)
berullô et breuillô. : Nombril. (Del.) Ce sont les mêmes mots pour le sens qu'ambreuille ou lambreuille cités en leur lieu. Le dialecte appelait breuilles les entrailles. Roquefort fait venir ce mot de la basse latinité burbalia. - (04)
berullô, nombril. (Voir au mot breuillô de ce Glossaire.) - (01)
bervacher. v. n. Boire souvent, sans soif, inutilement. (Laduz). - (06)
besàde, b’zade. s. f. Promenade. Être en b'zade , être à la promenade. - (06)
besaice : Besace. « Y est toje au pauvre la besaice » : c'est toujours au pauvre la besace, c'est toujours sur les malheureux que fondent les calamités. - (14)
bésaigre (bisacer). s. m. Etat d’une chose qui est très-acide, qui est deux fois aigre. Ce vin tourne au bésaigre. - (06)
béscu, loc, ironiq., baise-cul. Tient lieu de réponse au questionneur que l'on trouve trop curieux s'il demande : « Qui' c' qui é v'nu t' vouer ? » — « Béscu l’ jeune, lui réplique-t-on ; l’ vieux é môrt ». - (09)
beser, b’zer. v. n. Se promener. - (06)
beser, courir à cause des mouches. - (03)
besicler. Regarder attentivement ou assidûment. Etym. besicles. - (07)
besin - fin, minutieux à faire. - Ci n'aivoinge pâ cequi, ç'â don si besin ! – Du si besin, c'â bon pour les demoiselles. - (13)
besin - fin, minutieux à faire. - Ci n'aivoinge pâ cequi, ç'â don si besin ! – Du si besin, c'â bon pour les demoiselles. - (13)
besin, adj., lent, musard. - (09)
besin. Lent à travailler, paresseux. Ce mot a été légèrement détourné de son acception primitive : il a signifié mendiant, porteur de besace. - (08)
besin. Lent, synonyme de lambin, d'où le verbe besiner. - (02)
besiner, v. intr., lambiner, musarder, aller lentement. - (09)
béslot, adj. bête. - (28)
besognou, adj., besoigneux. - (09)
besoin (avouer de), loc, avoir besoin. - (09)
besoniables. : (Dial.), adjectif signifiant une chose dont le besoin se fait sentir. - (04)
bêsse (à la), loc, au gré de l'eau : « Mon batiau s'en va à la bêsse ». - (09)
bèsse : Bêche : « In mange de bèsse » : un manche de bêche. « In fi de bèsse » : la couche de terre ou plutôt l'épaisseur de la couche de terre qu'on peut retourner avec la bêche. - (14)
bèsse, s. f. bêche. Verbe bèssé. - (15)
bessi : Bêcher. « Ol est après à bessi san jardin » : il est en train de bêcher son jardin. - (14)
bèssine, bassine. - (19)
besson, -nne, jumeau, -elle. - (03)
béssu, s. m. seuil : être assis sur le béssu. - (15)
beste, bête. - (28)
bestia, adj., sot, bête, maladroit, bestiasse. - (09)
bestiau n.m. Animal en général. - (41)
bestiau, s. m. Bétail. Nout’ bestiau est ben soigné, ben gras. - (06)
bestiau, s. m., bêtes, bétail, troupeau : « J'ons eùn bestiau d’malade ». - (09)
bet ou bai - bec. - Le chardonneret â tôjeur ai beillé des co de bet â petiot canari. - Quainne vilaine fonne ! en fau qu'ile beille des co de bai, quoi ! - (13)
bet ou bai - bec. - Le chardonneret â tôjeur ai beillé des co de bet â petiot canari. - Quainne vilaine fonne ! en fau qu'ile beille des co de bai, quoi ! - (13)
bét’chien, adj., imbécile, peu malin. - (29)
bêtacer. v. n. Faire des bêtises, des inconvenances, des sottises. Se dit particulièrement, dans la Puysaie, des jeunes garçons et des jeunes filles qui ont ensemble des relations trop intimes. - (06)
bêtasse, adj., bêta, simplet, naïf. - (09)
bètasserie, s. f., bêtise, simplicité, naïveté. - (09)
béte (na) : animal - (35)
béte (na) : bête - (35)
béte à bon dieu n.f. Coccinelle. Voir papioûle. - (41)
bête à bon Dieu, s. f., coccinelle. - (29)
béte à Bon Djeû (na) : coccinelle - (35)
béte à pain n.m. Nom donné parfois à un être humain, par plaisanterie. - (41)
béte adj. Stupide, bête. - (41)
bête de Saint-Jean : coléoptère noir (Timarcha). III, p. 42 ; IV, p. 26. - (16)
béte faramine : animal dangereux. Bête légendaire, réputée extraordinairement dangereuse. Du latin « fera » : bête sauvage. - (40)
béte nouére, s. f., bête noire, petit coléoptère qui dévore, au printemps, les jeunes siliques du colza. On l'appelle encore Altise, et Tiquet. - (09)
bêtéger. v. n. Agir sottement, bêtement. - (06)
bétes n.f.pl. Ensemble du cheptel et de la basse-cour. - (41)
beteux : creux - (32)
bétiâ, adj., même sens que bét’chien ; mais plus accentué. - (29)
bétiâ, bête. - (19)
bétiau : benêt - (32)
bétion : sot. - (22)
bêtiot (n. m.) : animal – personne stupide - (42)
bêtiot : quelqu'un de pas très malin (au féminin, eune bêtiote) - (33)
bëtise, chose insensée ou de nulle importance ; c'â eune bëtise de ran, ce n'est rien. - (11)
betléam. Bethléem le premier rime avec Océan, le second avec l’interjection ehem. - (00)
béto, bétote - bête, dans le sens d'enfant, de pas hardi. - Laiche-lu don ; c'â in petiot béto. - (13)
béto, bétote - bête, dans le sens d'enfant, de pas hardi. - Laiche-lu don ; c'â in petiot béto. - (13)
bétolle : baratte. (RDM. T III) - B - (18)
bétôt, adv. bientôt. - (12)
bétot, adv., bientôt. - (09)
betôtte, petite bête. - (01)
betôtte. : Petite bête. - (04)
bétoure : une baratte - (33)
betouser : perdre son temps à des riens. (E. T IV) - VdS - (18)
bêtout. adv. Bientôt. - (06)
betri, beutri. s. m. Ventre. - (06)
bétry : nombril. - (05)
bètun, l'eau que le beurre contient et qu'il produit lorsqu'on le bat. - (11)
betun, tabac. (Voir au mot petun.)... - (01)
beû : bois - (31)
beû : Bois. « Mens dan in bout de beû dans le poîle » : mets donc un morceau de bois dans le poêle. - Forêt, « I faut le premission des gârdes pa aller en champ dans le beû » : il faut l'autorisation de l'administration forestière pour mener paître le bétail dans la forêt. - « Beû de lune » bois de lune, bois volé, le vol de bois se faisant surtout la nuit. - Proverbe : « La faim fa seurti le loup du beû » : la faim fait sortir le loup du bois. « Ol est du beû qu'an fa les flieutes » il est du bois dont on fait les flûtes, on fait de lui tout ce que l'on veut. - Terme de jeu : « Je n'ai point de carte de ce beû » : je n'ai pas de carte de cette couleur. - (14)
beû : un bœuf - (33)
beu, bœuf. - (19)
beu, bœuf. - (20)
beu, s. m., bœuf. - (09)
beu. Bœuf, bœufs. - (00)
beubine : Bobine. « Eune beubine de fi roje » une bobine de fil rouge. - (14)
beuc : (nm) bec - (27)
beuc : bec - (31)
beucaler - fére on s'mouillon : sommeiller - (35)
beucaler : somnoler - (35)
beûch’lon : (nm) petite pioche à deux dents - (27)
beuchaille, s.f. mauvais échalas. - (28)
beûche : Bûchette. « J'ai troué (trouvé) eune beuche dans man paquet de tabac ». - Paille, « Tiri es beuches » : tirer à la courte paille. - (14)
beuche, s. f. brin de paille. - (15)
beuche, s. f. brin de paille. Teri es beuches, tirer à la courte paille. - (17)
beuche. Buse. - (02)
beucheiller : nettoyer les prés en ramassant des brindilles le long des haies pour les brûler. (RDM. T II) - B - (18)
beucher. v. n. Eclore. Les poussins beuchent. (Percey). Se dit sans doute pour bêcher, becqueter. - (06)
beuchi (beutssi) : bûcler - (34)
beuchi : bucler le porc - (26)
beuçhi n.m. Odeur de grillé, de roussi. - (41)
beuçhi v. Griller les poils et racler la peau du cochon. - (41)
beuchille, beuchottes - petits morceaux de bois sec et menus ; avec variantes dans le sens. - En fau raimassai totes ces beuchilles ; c'â gros asille pour ailemai le feu. - Aitendez, vos ailai tirai es beuchottes. - (13)
beuchille, beuchottes - petits morceaux de bois sec et menus ; avec variantes dans le sens. - En fau raimassai totes ces beuchilles ; c'â gros asille pour ailemai le feu. - Aitendez, vos ailai tirai es beuchottes. - (13)
beuchille, sf. petite bûchette, débris de bois. - (12)
beuchir : passer à la flamme le porc abattu pour griller les poils avant raclage. A - B - (30)
beuchllié, v. a. roussir au soleil ou au feu. - (15)
beuchllier, v. a. roussir au soleil ou au feu. - (17)
beuchlon, bachlon n. m. (p.ê. de bec long, on ne peut éviter de penser à son bec long et double). Petite pioche, serfouette. - (41)
beûchon : (nm) buisson - (27)
beuchon : buisson - (34)
beuchon : haie - (32)
beûchon bianc: (nm) aubépine - (27)
beuchon byanc n.m. Aubépine, épine blanche. - (41)
beuchon n. m. Buisson. A noter l'expression, pas évidente de prime abord : Ôl a rencontré un beuchon. Il a été arrêté en chemin par une personne très bavarde. - (41)
beuchon na n.m. Prunelier, épine noire. - (41)
beûchon na: (nm) prunellier sauvage, églantier - (27)
beuchotte, s. f., bûche refendue pour allumer le feu. - (29)
beuchotte. (Jouer à la) C'est le jeu du jonchet qui se compose d'une crossette et de quarante petits morceaux de bois. Beuchotte est le diminutif de bûche. - (08)
beûçhyi : (vb) brûler les soies du porc - (27)
beûchyi : brûler les soies du porc - (31)
beucler, bucler : flamber un porc ou une volaille. En ce qui concerne le porc, cela donne un parfum spécial à la couenne. - (23)
beucler, v, tr., regarder insolemment. (V. Beûiller.) - (09)
beuclier : Flamber avec des torches de paille le cochon qui vient d'être saigné. - (14)
beuclier. v. a. Regarder quelqu’un de près, fixement, en face. De bis et oculus. (Éiivey). — Roquefort donne beulier dans le même sens. - (06)
beudène, ventre (de l'allemand beden qui a le même sens). - (11)
beudignoure, sf. boudinière. - (12)
beudin, s. m. boudin. - (15)
beudin, sm. boudin. - (12)
beudion, f s. m. cage ronde à poules. - (15)
beudjener : ergotter - (35)
beudrailli : répandre un élément liquide de manière incontrôlée - (34)
beudréla : se dit de quelqu'un un peu fou-fou et pas très malin - (34)
beûdzon n.m. (du bourguignon bougeon). Barreau d'échelle, de chaise, de cage. - (41)
beûdzon, boudzon : (nm) barreau d’une échelle - (27)
beûe : Lessive. « Fare la beûe » : faire la lessive ; « causer c'ment eune lavouse de beûe » : bavarder comme une laveuse de lessive. - « Ol a fait la beûe » : se dit de quelqu'un qui est pâle comme un linge et a beaucoup maigri. - (14)
beuge : gros ventre. - (05)
beugener. v. n. Faire des riens. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
beugeon. s. m. et adj. Musard, lambin, négligeant ; personne lourde, d’esprit borné. Se dit pour beuson, buson. - (06)
beuger. v. n. Se dit de l’agitation, des mouvements désordonnés, des envies de courir qui s’emparent des bestiaux, lorsqu’ils sont surexcités par les piqûres des mouches. - (06)
beugnat, beugnot. s. m. Beignet. - (06)
beûgne - enflure résultant d'un coup. - Vos é don choué, que vos é ine grosse beûgne su le front ? – En ne fau pas tolai ine beugne. - (13)
beûgne - enflure résultant d'un coup. - Vos é don choué, que vos é ine grosse beûgne su le front ? – En ne fau pas tolai ine beugne. - (13)
beûgne (n. f.) : bosse résultant d'un coup - (42)
beûgne (na) : coup - (35)
beugne (pour beigne). s. f. Bosse au front, provenant d’une chute, d’un coup qu’on reçu ou qu’on s’est donné. - (06)
beugne : (nf) beignet de Mardi Gras ; bosse, coup - (27)
beûgne : beignet (ou bugne) fait le jour de carnaval (mardi gras) - (31)
beûgne : bosse, beugner : heurter…Du gaulois bunia : souche. - (40)
beugne : coup de poing - (32)
beugne : coup violent donnant une bosse. - (44)
beugne : Coup. « Ol a pris eune bonne beugne ». - (14)
beûgnè : frapper - (33)
beugne : recevoir un gros coup - (26)
beûgne : un mauvais coup - (33)
beûgne n.f. Beigne, coup, bosse. - (41)
beûgne n.m. (du gaul. bagon, le bois de hêtre) Orme. - (41)
beugne : bosse à la tête. - (05)
beugne, beigne et boigne, coups sur la tête, et, par extension, enflure qui en résulte. - (01)
beûgne, bigne : bosse à la tête, tumeur. (RDV. T III) - A - (18)
beugne, n.f. bosse. Désigne à la fois le coup et la bosse qui en résulte ; d'où le verbe beugner (deux voitures se sont beugnées au coin de la rue). - (43)
beugne, s. f. coup, horion : il a reçu une bonne beugne (du vieux français bigne). - (17)
beugne, s. f., choc, bosse, enflure. - (29)
beugne, s. f., grosseur, bosse résultant d'un coup reçu, principalement à la tête : « Jacquot m'a battu ; ô m’a fait eûne beûgne. - (09)
beûgne, tumeur, enflure provenant d'un coup reçu. - (11)
beugne. Bosse qui vient à la suite d'un coup, plus particulièrement à la tête. Etym. vieux français bingne, bègne, tumeur. C'est là aussi la disgracieuse étymologie de beignet (cette pâtisserie ressemblant à une ampoule), qui, en Bourgogne, se prononce beugnet. - (07)
beugne. Enflure, bosse que l’on se fait en tombant. A s'âst fait eune beugne en choisant ai lai vallée des esgrés (escaliers) Ce mot, dérivé de notre vieux substantif bigne, a formé beugnet, que le français écrit beignet. Nous avons aussi le verbe patois s'écabeugner. - (08)
beugne. : Bosse, enflure, apostume à la tête. - (04)
beugner (se) : se faire mal en se cognant contre un obstacle. - (44)
beugner (se), v., se cogner. - (29)
beûgner (v. tr.) : baigner - (42)
beugner : rouer de coups (celt. Beug : enflure)? - (25)
beugner, v. tr.. frapper, heurter violemment, surtout à la tête : « Que qu' t'as là ? T' t'é beûgné le front ». - (09)
beugnet, s. m. beignet, friture renfermant d'ordinaire une tranche de fruit. - (09)
beugnette : beignet - (34)
beugnette n.f. Beignet de Mardi-Gras. - (41)
beûgni : (vb) heurter, donner un coup - (27)
beûgni : Pousser, cogner, jouer des coudes dans la foule. « An a bin été beugni à c'te foire ». - (14)
beûgni v. Choquer, meurtrir. - (41)
beugnier, bosseler. - (19)
beûgnôle : Jeu enfantin dans lequel on s'efforce de faire reculer ses adversaires en les poussant de tout son poids et de toute sa force. « La beûgnôle est in vilain jû (jeu) ». - (14)
beugnot : beignet - (32)
beûgnot : un beignet - (33)
beugnoux, beuilloux. Qui a un défaut à la vue, dans les yeux, soit le strabisme, soit la myopie. Par extension, celui qui regarde attentivement, indiscrètement. Etym. bouler, mettre en boule (Littré) enfler ses yeux. - (07)
beuhon : bricoleur, travailleur sans ordre ni méthode. - (36)
beuhouner : travailler comme un beuhon (toujours péjoratif). S'adonner aussi à des petits travaux peu valables. Ex : "Quion' qu'té beuhoune à c't'heue ?" (heue = heure). - (36)
beuil : (nm) morceau de bois pour serrer le nœud d’une gerbe - (27)
beuil : morceau de bois ou aiguille pour serrer le nœud de la gerbe - (31)
beuil n.m. (du gaul. bilia). Barre de serrage en bois d'une gerbe. - (41)
beuilla (d' la) : bouillie - (35)
beuillâ : ventru - (31)
beuillai - voyez Rebeuillai. - (13)
beuillai - voyez Rebeuillai. - (13)
beuillalou, boïllalou n. et adj. Gros, ventru, bedonnant, gonflé. - (41)
beuillasse : (nf) gros ventre - (27)
beuille : ventre. A - B - (30)
beuille (une) : un ventre - (39)
beuille : (nf) lessive - (27)
beuille : (nf) ventre - (27)
beûille : lessive - (31)
beuille : ventre - (32)
beuille : ventre - (34)
beuille n.f. (de l'anc. fr. bueille). Gros ventre. - (41)
beuillé ou beuyé. : Ouvrir de grands yeux et regarder de près comme font les boeufs. On dit d'une personne étonnée : Ai beuille et rebeuille. - (04)
beuille : ventre (celt. beuil : ventre) ? - (25)
beuillé, regarder de près et avec étonnement comme les bœufs. Le mot français béer a le même sens et la même origine... - (01)
beuille. Regarde, regardent. Le verbe beuillé signifie regarder de près et avec attention, de beu et d’euille, c'est à dire de bœuf et d’œil… - (00)
beuille. s. m. Ventre, nombril. Du bas latin botulus. - (06)
beuilleau. s. m. Bélier. Domecy-sur-Cure. Même étymologie que dessus. - (06)
beuiller, rebeuiller. Qui est beugnoux, beuilloux ou rebeuilloux. - (07)
beuiller, v. tr.. regarder comme font les bœufs, de près et fixement ; avec obstination, indiscrétion : « Qu'é-ce que t’as à m' beuiller c'ment c'qui ? » - (09)
beuiller. v. n. Fouiller partout ; fixer, regarder bien en face, ce qui nous porterait a croire que ce moi doit s’écrire - (06)
beuilles. s. f. pl. Sorte de paniers ventrus, s’ouvrant en dessous, pour le transport du fumier à dos d’âne. De beuille, ventre. - (06)
beûilli : bouilli - (31)
beuillier, gros ventre. - (03)
beuillon : (nm) diminutif de beuille (ventre) - (27)
beûillon : bouillon - (31)
beuillon : pas dégourdi. (E. T II) - B - (18)
beuillon, qui regarde avec obstination d'un air étonné. - (20)
beûillou : (nm) cuvier à lessive - (27)
beuillou : corpulent - (39)
beûillou : cuvier pour la lessive - (31)
beuillou n.m. Petit ventre rond. - (41)
beuillouts. s. m. pl. Paniers à âne ; sans doute pour billouts. - (06)
beuillu, ue. adj. Ventru. - (06)
beuké, bouquet, même une seule fleur. - (11)
beulé, vn. téter à vide. Se dit des petits enfants qui tètent leur lèvre, inférieure. - (12)
beuler, v, intr., crier, beugler. Se dit des enfants qui crient par malice (V. Bauler.) - (09)
beûlin : agneau - (31)
beulon, sm. gomme sécrétée par certains arbres, cerisiers, pruniers, etc. - (12)
beulou : mouton - (32)
beulter. v. a. Bluter. - (06)
beultiau. s. m. Bluteau. - (06)
beun’ti : (nm) bénitier - (27)
beune : baquet en bois (en A : dzarle*). B - (30)
beune (na) : benne - (35)
beune (na) : ruche - (35)
beune : benne, récipient en bois pour raisins (approximativement 100 l) - (31)
beûne de moutses à mie : ruche - (31)
beune, s. f., cigale. - (29)
beune, s.f. cigale qui chante au moment du binage. - (28)
beuner : benner - (35)
beuner, v., piocher la vigne pour la 2ème fois. - (29)
beunetî du diabye n.m. Echancrure du corsage. - (41)
beunetî n.m. Bénitier. - (41)
beunite : bénie (eau) - (35)
beunne : (nf) benne à vendanges - (27)
beunne de moutses : (nf) ruche - (27)
beunne de moutses, beunne à moutses n.f. Ruche. - (41)
beunne n.f. Benne. - (41)
beunnon n.m. Benne de vendange portée par deux hommes avec une barre de bois appelée brevis dans le Beaujolais. - (41)
beuon. s. m. Maladroit, lambin, musard, empoté. Se dit pour beugon, buson. - (06)
beuqué (se), boqué, vr. se heurter. - (12)
beuquer : Se cogner du front, soit volontairement en manière de jeu, soit par inadvertance ; cosser comme font les béliers et les boucs. - (14)
beuquet, sm. bouquet. Fleur. - (12)
beuquillon, veau mâle. - (19)
beuquin : un bouc - (33)
beuquin, bouc, taureau. - (20)
beuquins. Habitants de l'arrière-côte et de tout le pays d'Auxois. Les cultivateurs du pays de Beaune se servent exclusivement de chevaux : ils ont donné le nom de beuquins à leurs confrères de la montagne qui emploient les bœufs, On a hasardé de savantes étymologies au sujet des beuquins et des laillots. V. ce mot. - (08)
beur et beurre, pâturage. - (01)
beura. Espèce de panier dans lequel on met les jeunes poulets. - (02)
beurai : Herbe de mauvaise qualité qui vient dans les prés. - (14)
beurailler. Graillonner, tousser de façon à expulser les secrétions de la gorge. Etym. Ce mot est évidemment une onomatopée. - (07)
beûran : (adj) sombre - (27)
beûran neit : (exp) nuit noire - (27)
beûrant adj. (de bure) Sombre. A beûrant neit. A la nuit noire. - (41)
beurbî, borbî n.m. Bourbier. Voir gasse. - (41)
beurbis, bobis. s. f. Brebis. - (06)
beurbis, s. f. brebis. - (09)
beurbis, sf. brebis. - (12)
beurçais : voir beurriée - (16)
beurce : bêche - (34)
beurce : voir beurriée - (16)
beurcer, v. tr., bercer. - (09)
beurche (na) : brêche - (35)
beurche : coin de campagne reculé et isolé difficile d’accès (terme un peu péjoratif). - (37)
beurche : édenté (une ou plusieurs dents) - (35)
beurchie - cruche. - Vai cherchai de l'aie dans lai beurchie. - (13)
beurchie - cruche. - Vai cherchai de l'aie dans lai beurchie. - (13)
beurchie. Cruche grand vase de terre. On lit, dans - (08)
beurchie. s. f. Cruche de grès, brochet. - (06)
beurdâ – étourdi, brusque, qui va et vient sans faire attention et dérange tout. - N'ailez pâ nos aimené cequi, c'a in gros beurdâ que nos retairdero pu qu'a nos aivouaingero. - C'te petiote lai, c'a ine vraie beirdale. - (13)
beurdâ – étourdi, brusque, qui va et vient sans faire attention et dérange tout. - N'ailez pâ nos aimené cequi, c'a in gros beurdâ que nos retairdero pu qu'a nos aivouaingero. - C'te petiote lai, c'a ine vraie beirdale. - (13)
beurda, beurdale, celui ou celle qui agit précipitamment et à qui survient un accident, par suite de sa précipitation. - (11)
beurda, tête en l'air, peu appliqué, qui ne réfléchit pas. - (20)
beurdâcher. v. n. Chanceler, tituber. (Percey). - (06)
beurdaiche, beurnaiche (y) : (vb) il pleuvine - (27)
beurdailli : ? - (34)
beurdalaud adj. Bête, demeuré. Voir beurdin, beurlot, beûznot. - (41)
beurdandaine (A la). Locut. adverb . Au hasard, à l’aventure, sans qu’on s’en préoccupe. (Trucy). - (06)
beurdandaler, beurdandler, beurdoûler, beurdôler v. (de l'anc. fr. bredeler, qui a donné bredouiller, et a pour racine berd, onomatopée imitant la difficulté de parler). Tonner au loin, faire du bruit, tomber à la renverse, tomber en roulant, secouer violemment. - (41)
beurdauler : secouer. (VDS. T IV) - VdS - (18)
beurdauler : tomber en pirouettant - (32)
beurdauler : Tomber sous l'effet d'une bousculade. « O m'a fait beurdauler » : il m'a fait tomber en me bousculant. - (14)
beurde (na) - beurdon (on) : bride - (35)
beurde : Bride. « La route est mauvase, te fera bien de teni tan chevau pa la beurde ». - (14)
beurde, borde : feu de joie - (31)
beurde. Noyau d'abricot. Le jeu des beurdes consistait à prendre une poignée de ces noyaux et à la jeter dans un petit creux, à quelques pas du joueur. On comptait les points, c'est-à-dire le nombre de beurdes tombées dans le trou. V, Beurdôler. - (08)
beurdèchi, beurdeuilli v. Bruiner. Voir brouillèchi. - (41)
beurder : Brider, raccommoder au moyen d'une bride. « Ol a beurdé san sabeut qu'était fendu » : il a mis une bride pour raccommoder son sabot fendu. - (14)
beurder, v., accoler la vigne. - (29)
beurdes, s. f. brides de bonnet, de chapeau. - (15)
beurdi- beurdou : Etourdi, agité. « Ol est to beurdi-beurdou ». - (14)
beurdia : grosses moyettes. (BD. T III) - VdS - (18)
beurdidi : voir bourdoudou - (16)
beurdin : idiot, simple d'esprit. A - B - (30)
beurdin (bredin) : fou, esprit simple - (34)
beurdin (e): (nm.adj) idiot(e) - (27)
beurdin (nom et adjectif) : Idiot, imbécile, ou plutôt un peu fou, toqué. - (14)
beurdin : benêt. Beurdineries : bêtises, sottises. Beurdin vient de bredin par (la classique) métathèse du « r ». - (40)
beurdin : fou. - (37)
beurdin : idiot - (26)
beurdin : idiot - (32)
beurdin, adj., étourdi, brouillon, sot. - (09)
beurdin, adj., évaporé, étourdi, sot. - (29)
beurdin, demi-fou, bizarre. - (28)
beurdin, -ine n. et adj. (ce mot très utilisé pourrait venir du latin burdum, désignant le bardot ou encore du gallo berdein désignant un homme lent, mais la racine berd – voir beurdandaler- n'est pas à exclure, le déséquilibre de la parole s'étant étendu à celui des gens et des choses). Idiot, innocent, demeuré, bêtat. Voir beurdalaud. - (41)
beurdin, n.m. innocent. - (43)
beurdinerie : idiotie, gauloiserie. A - B - (30)
beurdinerie : Action ou propos digne d'un « beurdin ». « O raconte ran que des beurdineries ». - (14)
beurdinerie : idiotie - (26)
beurdinerie n. f. Idiotie, bêtise, stupidité, plaisanterie. - (41)
beurdinerie, s. f., sottise, farce, attrape. - (29)
beurdoillan : Celui qui bredouille. « Couge te dan sacré beurdoillan ! » : tais-toi donc bredouilleur ! - (14)
beurdoilli : bredouiller - (35)
beurdoilli : Bredouiller, parler à tort et à travers et aussi mal articuler. « An ne peut ran camprandre à c'qu'au beurdoille ». - (14)
beurdoillon (on) : bredouilleur - (35)
beurdolé (ö), vt. secouer rudement. - (12)
beurdôlè : secouer avec force, comme un prunier - (33)
beurdôlée. s. Y- Voiture chargée haut et lourdement. (Etivey). - (06)
bèurdôler (C.-d., Y., Chal.), beurdâler, beurdouler (Morv., Char.). - S'agiter, remuer en tout temp s; se dit aussi d'une voiture lourdement chargée qui vacille et dont les essieux gémissent ; par extension, faire du bruit comme une roue mal graissée. Ce mot pourrait venir de beurdouiller, pour bredouiller. D'autre part, le vieux français a le mot bredaille pour bedaine, et bredailler, (qui est la même chose que beurdailler), pour désigner un homme à gros ventre. Or, une voiture lourdement chargée n'est pas sans analogie avec un gros homme marchant péniblement. - (10)
beurdôler : bousculer. Aussi : déplacer violemment. - (40)
beurdoler : faire grand bruit. (B. T IV) - S&L - (18)
beurdoler : remuer, secouer, - (44)
beurdoler : secouer très fort. - (24)
beurdoler : secouer, remuer dans tous les sens. (V. T IV) - A - (18)
beurdoler : tomber - (34)
beurdoler, beurdauler. v. n. Radoter, déraisonner. - (06)
beurdoler, bousculer. - (19)
beurdôler, faire un bruit sourd qui ressemble au tonnerre. - (28)
beurdoler, pousser violemment. - (21)
beurdoler, secouer avec force. - (20)
beurdoler, v., bousculer, déplacer avec violence et bruit. - (29)
beurdoler. S'agiter en tout temps, faire du bruit comme si on remuait des beurdes. « Quoi que ç'ast don qu'an entend beurdôler su not’ guerné.» Il doit y avoir un radical Bed ou Berd qui signifie ventre. Les beurdes sont renflées à leur milieu ; une beurdouille est un gros ventre ; bedaine et beurdaine ont le même sens ; on appelait autrefois bedon une espèce de gros tambour. Le vieux refrain des sauteuses bourguignonnes, la beurdondaine, doit avoir la même origine. M. de Chambure dérive ce mot du bas-latin burdare et du vieux français burder , jouer bruyamment. Les Morvandaux disent bordouler : « lai v'iai de s'bordouler en las ronces et las répeunes. » (Le Trésor de Pâques fleuries : apud. Le Morvan, par l’abbè Baudiau). - (08)
beurdoler. v. Faire du bruit. (Chassignelles). - (06)
beurdolot : personne pas futé - (32)
beurdolou, le tonnerre. - (20)
beurdoloy. s. m. Bredouilleur. - (06)
beurdon, bordon n.m. Bourdon. - (41)
beurdonner, bordonner v. Bourdonner. - (41)
beurdonner. v. n. Maronner, gronder. - (06)
beurdonnier. s. m. Grondeur. T’es un beurdomier. (Pasilly). - (06)
beurdouaillai, beurdouaillou - bredouiller celui qui parle peu distinctement. - Ne beurdouille don pà queman cequi. - Quoi qu'ile beurdouaille don tan depeu deux heures qu'ile à qui ? - (13)
beurdouaillai, beurdouaillou - bredouiller celui qui parle peu distinctement. - Ne beurdouille don pà queman cequi. - Quoi qu'ile beurdouaille don tan depeu deux heures qu'ile à qui ? - (13)
beurdouiller : bafouiller - (32)
beurdouiller : remuer en faisant du bruit. (MM. T IV) - A - (18)
beurdouiller, v. intr., bredouiller, mais dans un sens presque contraire à l'accept. fr., qui est : causer avec difficulté. Chez nous, beurdouiller veut dire : trop causer : « Quand ô sort, ô n'rentre pu. — Je crès ben ; beùrdouille tout l'long d' son c'min ». - (09)
beurdoûle n.f. Terrain en forte pente. Voir garaudaiñne. - (41)
beurdoulée : forte descente - (32)
beurdouler : tomber en pirouettant. A - B - (30)
beurdouler : (vb) culbuter, tomber, - (27)
beurdouler : tomber, bouler - (26)
beurdouler : tomber, bouler - (31)
beurdoûler, beurdôler v. (de l'anc. fr. bredeler, qui a donné bredouiller et a pour racine berd, onomatopée imitant la difficulté de parler) Tonner au loin, faire du bruit, tomber à la renverse, tomber en roulant, secouer violemment. - (41)
beurdouller. v. n. Dégringoler. (Saint-Bris). - (06)
beurdoullotte. s. f. Râfle ; cylindre de bois plein. (Saint-Bris). - (06)
beurdouner. v. n. Bredouiller, bourdonner. — S’emploie quelquefois activement. Quoiqu’tu beurdonnes donc là ? J’n’entends pas ce que tu dis. - (06)
beurdouyé, bredouiller ; beurdouyou, celui qui va trop vite et dont la langue s'embarrasse, quand il dit ou lit à haute voix quelque chose. - (11)
beurdzî, -îre n.m. Berger, bergère. - (41)
beurdzi-beurdza, beurdi-beurda adv. et n. (cette expression se retrouve à l'identique dans le gallo, langue gallèse de HauteBretagne où on lui donne comme racine berdein ; voir beurdin). Pêle-mêle, méli-mélo. - (41)
beûré : baratte. (RDB. T III) - S&L - (18)
beure : Brune. (voir beurot). - (14)
beure, s, m., beurre. - (09)
beureau. Couleur naturelle de la laine de certaine brebis : on en faisait une étoffe commune, qui portait le même nom. Les femmes riches faisaient confectionner leurs robes avec de la brunette. Les capucins étaient vêtus de bureau : de là vient la légende du moine bourri, qui s'est transformé en moine bourru. Ce personnage fantastique remplit à Paris le rôle que la mère Lousine joue à Beaune ; il est l'épouvantail des petits enfants. Le nom de bureau a été donné à une couleur qui tire sur le jaune. Le gribouri, ou Eumolpe de la vigne, est un petit insecte d'un brun jaunâtre. On faisait autrefois en Bourgogne du vin bourru : il était fabriqué avec des raisins rouges, non cuvés. Le pineau gris est appelé beureau par tous nos vignerons : mélangé dans une certaine proportion avec le pineau noir, il donne un vin d'une finesse exquise. Quant à l'étymologie de Beureau, on pourrait la trouver dans le bas-latin burrus, roux. L'allemand Byrr et notre mot bourre, dans ses différentes acceptions, paraissent être de la même famille. Burard, fabricant d'étoffe de bure, est devenu un nom patronymique. - (08)
beurée : orage. A - B - (30)
beurée : averse. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
beurée : orage - (32)
beurée : Violent orage. « Eune beurée de grale » : un orage accompagné de grêle. - (14)
beûrée n.f. (de bure) 1. Averse d'orage. 2. Gros nuages noirs menaçants qui précèdent la pluie. - (41)
beurée s.f. orage. - (28)
beurée, n.f. averse. Parfois nuage d'orage. - (43)
beurée, s. f., forte pluie, averse. - (09)
beureilli : Tousser d'une toux caverneuse et profonde. - (14)
beurère : baratte. - (24)
beurgaillon. s. m. Ramassis. (Annay-la-Côte). - (06)
beurgnaule : caisse à pèche - (32)
beurgnôle : pulvérisateur. A - B - (30)
beuriat (na) - batresse (na) - garrot (on) - pissiat (na) : averse - (35)
beuriauder : malmener - (32)
beurillion, s. m, nombril - (15)
beurin, s, m. maquignon de bas étage, marchand de chèvres. - (15)
beurin, s. m. maquignon de bas étage, marchand de chèvres. - (17)
beurinette. s. f. Pot en fer blanc où l’on met la cataurène (voyez ce mot). (Bléneau). - (06)
beurioche (na) : brioche - (35)
beurioche, s. f, brioche. - (09)
beurion (on) : nombril - (35)
beûrion : nombril - (31)
beurion : nombril - (34)
beurion n.m. (lointaine parenté latine avec ombilic). Nombril. - (41)
beûrion, beûrillon : (nm) nombril - (27)
beurion, s. m. nombril. - (17)
beuriotte (na) : brouette - (35)
beuriotter - beurouaitter : brouetter - (35)
beurjouée. s. f. Bruyère. (Montillot). - (06)
beurland, s. m., salsifis sauvage, qui croît dans les prés, et dont les enfants mangent avidement les tiges et les feuilles. - (09)
beurlander, v. intr., courailler, perdre son temps, flâner. - (09)
beurlaud, -aude adj. (mot du patois bourbonnais berlaud, diminutif gentil de beurdin qui a donné les verbes beurlauder, perdre son temps et embeurlauder, tromper en flattant). Simplet, gentil mais pas fûté. Voir beurdalaud. - (41)
beurlauder (ne pas confondre avec beurdauler) : Passer son temps à de menus travaux de peu d'utilité. Bricoler. - (14)
beurlauder : flâner. - (05)
beurle, s. f. bosse. Verbe beurler, bosseler un objet métallique. - (17)
beurlé, v. a. bosseler. - (15)
beurlette n.f. (de éberluer).1. Tournis, vapeurs, hébétude. 2. Sexe féminin. Voir bèrliche, beurliche, pendant masculin. - (41)
beurli : petit sac. A - B - (30)
beurli (satsso) : petit sac - (34)
beurli : petit sac - (26)
beurliche, bèrliche n.f. Verge, surtout dans le langage enfantin. - (41)
beurliche, s. f., attribut sexuel de la virilité. - (29)
beurlicher : (vb) battre des paupières - (27)
beurlin : jeune tique plate (non gorgée de sang). A - B - (30)
beurlin : jeune tique plat - (26)
beurlin n.m. (or. inc.) Pou du mouton. - (41)
beurlisatsot n.m. (de berlichassot, mot du vocabulaire de la mine) Petit sac destiné à contenir des effets personnels. - (41)
beurlot : personne peu intelligente, pas futée. A - B - (30)
beurlot : commis, manœuvre - (34)
beurlot : pas très intelligent, pas futé - (26)
beurlot : voir berlot - (16)
beurlot, berlot : repas de baptême. - (25)
beurlu - qui a la berlue qui ne voit pas bien clair. - Ma, te regairde drôlement ! Té don beurlu ? - A fait to ai lai lustuberlu. - (13)
beurlu - qui a la berlue qui ne voit pas bien clair. - Ma, te regairde drôlement ! Té don beurlu ? - A fait to ai lai lustuberlu. - (13)
beurlu : Myope. « Ol a toje été beurlu » : il est myope de naissance. « Vois tu ce miarle (merle) ? Non, t'as dan la beurlu es yeux ». - (14)
beurlu : qui voit mal. - (40)
beurlu et berlu : louche. Ce mot avait autrefois le sens d'ébloui : notre verbe patois éberluter a conservé cette signification. I vâs me cheurter ai l'ombre, le sulot m'éberlute. Les gens de l'Yonne disent aberlucoter. Les proclamations de la Mère-folle de Dijon contenaient, en guise de sanction, les mots Hurelu-Berlu qui sont restés dans le langage populaire avec la signification de toqué. - (08)
beurlu, , adj. qui voit mal. Peut être utilisé comme nom pour parler de toutes les infirmités de la vue (strabisme, cécité, etc.). - (43)
beurlu, adj., qui a mauvaise vue, louche, borgne, presque aveugle. Formé du subst. berlue. - (09)
beurlu, adj., qui louche ou qui regarde de travers. - (29)
beurlu, celui qui regarde de côté, et voit mal les choses. - (11)
beurlu, qui a mauvaise vue. (Voir au mot brelue.) - (01)
beurlu, qui louche. - (28)
beurlu, -ue n. et adj. (du v. fr. éberluer) Qui voit mal, avec une nuance de mépris. - (41)
beurlue (na) : berlue - (35)
beurlusotte, bourlusotte. s. f. Eblouissement.— Avoir une beurlusotte, être pris d’un éblouissement, d’une berlue momentanée. - (06)
beurluter : (vb) éclairer faiblement - (27)
beurluter v. Eclairer faiblement. - (41)
beurluton : (nm) lumignon - (27)
beurluton n.m. Lumignon. - (41)
beurluzon : (nm) ver luisant - (27)
beurnagöt, sm. burette à huile. (Bernardin, à cause du couvercle conique qui rappelle un capuchon de moine). - (12)
beûrnaillou : brumeux. (F. T IV) - S&L - (18)
beurnanciaux : quand il pleut beaucoup on dit il pleut à... - (32)
beurnanciô, adv., abondamment, à foison. - (29)
beurnansiau (à) loc. adv. (p.ê. la déformation de boire au seau). En abondance. - (41)
beurnanssio (à) : à profusion - (34)
beûrne : cavité, trou ou excavation (beurna en Savoie), d’où le qualificatif beûrnou pour un fruit, un tronc creux. - (40)
beurné : nuit noire - (31)
beûrne : Trou, caverne, terrier. « Le rena s'est foré dans sa beûrne » : le renard s'est terré. « Eune beûrne de taichon » : un terrier de blaireau. « Grillot, grillot, so de ta beûrne ! » : mélopée à laquelle les enfants attribuent la vertu de faire sortir le grillon de son trou. - (14)
beurne, s. f. cavité dans un vieil arbre. - (15)
beurne, s.f. trou dans un tronc d'arbre, un mur, un rocher, etc… - (28)
beurnêchi : pluie fine, bruine. A - (30)
beurnêchi : pluie fine - (26)
beurnensio : (tr. lit. : à benne et à seau) à beurnensio : en grande quantité. A - B - (30)
beurneuilli v. (or. inc.). Manger du bout des lèvres, grignoter entre les repas. - (41)
beurneûyi : (vb) manger du bout des lèvres - (27)
beurniclâ n.m. (p.ê. de biscler, à moins de n'y voir bernique). Loucheur. - (41)
beurniclai ou beurniqué.- (Del.), loucher. – Un beurniclou ou une beurniclouse est une personne qui louche. - Un beurlu est celui qui a mauvaise vue. -L'exclamation beurnicle signifie qu'on ne voit goutte à une chose. Ce mot date sans doute de l'emploi des lunettes qu'on appela d'abord berniques ou bernicles (expressions corrompues vraisemblablement de vernicles, locution appropriée aux verres de ces lunettes) , plus tard besicles, du latin bis oculus. - (04)
beurnicler v. Loucher. Voir bicher, bitser. - (41)
Beurninchau : NL Burnanceau - (27)
beurnioule : (nf) panier à œufs - (27)
beurnissé, ée. adj. Personne indifférente, qui ne s’occupe de rien, qui laisse tout aller. (Maligny). - (06)
beurnonsiau (à) : à seaux, à pleins seaux, en quantité, à profusion. - (25)
beurnonsiau (à) : pleuvoir à seaux. (PSS. T II) - B - (18)
beurnot : Brun, noir. Féminin : beurne. Nom qu'on donne aux bœufs et aux vaches qui ont le pelage noir. Du lait à la beurne, de l'eau. - (14)
beurnou (arbre) : creux. (F. T IV) - S&L - (18)
beurnou, adj. (arbre) beurnou : dont le tronc est creux. - (28)
beurnou, adj. qui a une cavité intérieure ; se dit surtout d'un vieil arbre - (17)
beurnouciau (a) : à qui en veux-tu !(S. T IV) - B - (18)
beûrnoux : Creux. « In vieux pi de sauge to beûrnoux » : un vieux tronc de saule creux. - (14)
beurnoux, adj., flétri en son centre ; se dit surtout de la pomme de terre. - (29)
beuro. Brun. - (02)
beuron : poussinière. (BD. T III) - VdS - (18)
beuron : poussinière. (CH. T II) - S&L - (18)
beuröre, sf. beurrière. - (12)
beurot - bruscié : basané - (35)
beurot - bruscié : bronzé - (35)
beurot - de couleur gris-rouge ou gris-jaune. - Pou les haibits d'homme i trouve que lai couleur beurot ne vai pâ mau. - (13)
beurot (e) : personne à la peau sombre - (34)
beurot (on) : brun - (35)
beûrot (te): (adj) (lapin) foncé, (personne) à la peau mate - (27)
beûrot : couleur de peau ou de pelage foncé - (31)
beurot : Sombre, brun, noiraud. « Vincent le beurot » : Vincent aux cheveux noirs. Au féminin : beure. « La beure » la brune (en parlant d'une femme). - « A la beure », à la brune, à la tombée du jour. « Y est beurot né » il fait nuit noire. - (14)
beûrot, adj., brun. - (29)
beurot, beurotte n. et adj. (de bure) De couleur mate, comme la bure. - (41)
beurôt, beûrôtte, beûreau (C.-d., Chal., Char.), beùrnòt (Morv.).- De couleur rousse, brune, comme l'étoffe appelée bure. Le mot beurre a certainement la même étymologie. En Bourgogne, le raisin beurot (beurré) est le produit rougeâtre du noir par le blanc ; les poires beurrées sont appelées ainsi en raison de leur peau qui est comme couverte de taches de rousseur. Dans le Charollais, une beurrée est un gros nuage orageux. Dans certaines localités se trouvent des bois plantés d'essènces à sombres feuillages qu'on appelle bois beurots. . En latin burrus, venant d'un mot grec qui signifie feu, s'emploie pour désigner la couleur rousse ; telle serait, selon Littré, l'étymologie du mot bure. - (10)
beurot, beurotte. Brun, brune. Etym. brun, brune, par alourdissement local, ou métathèse. - (07)
beurot, pineau gris, de couleur brune. - (28)
beurot. adj., brun clair, couleur de beurre (?). Se dit des gens, des bestiaux, des fruits : « Un garçon beùrot, une vache beùrote, une poire beùrote ! » - (09)
beurotte (na) : brune - (35)
beurouette : brouette - (32)
beurouette n.f. Brouette. - (41)
beurquillou : boiteux - (32)
beurra, buidon, panier à crinoline. - (03)
beûrraiñne : (nf) écume de beurre fondu (on faisait fondre le beurre pour le conserver. Puis, une fois refroidi, une sorte de mousse se formait à la surface : la « beûraiñne »; on la raclait pour en faire des tartines - (27)
beûrraiñne n.f. Crasse de beurre fondu. - (41)
beurràyé (se), v. r. se dit du ciel se couvrant avant l’orage. - (15)
beurràyer (se), v. r. se dit du ciel se couvrant avant l'orage. - (17)
beûrré : baratte. « J’n’ai ni foie ni courée, j’ai l’côrps fait c’ment un beûrré » ! - (40)
beûrré : Baratte, vaisseau de bois plus étroit par le haut que par le bas dans lequel on met la crème pour la transformer en beurre. - Nénuphar, nymphéa lutea. Le nom de beurré donné au nénuphar jaune paraît dû à la fois à la couleur de la fleur et à la forme de la feuille, assez large pour qu'on puisse y placer une motte de beurre. - (14)
beurre : Beurre dicton : « N'avoir pas affâre à Jean que bat le beurre » : n'avoir pas affaire à un sot. Le barattage étant, dans les exploitations importantes, donné au moins dégourdi. « Y n'i fa pas san beurre jaune » : cela ne fait pas son affaire, le beurre jaune étant le seul vendable. - (14)
beurre de bique (donner du). Dicton qui signifie qu'on ne donnera pas ce que l'autre demande ; qu'il n'est pas gêné ; mais qu'il en sera pour son indiscrétion. - (07)
beûrrée (n. f.) : babeurre, résidu liquide de la fabrication du beurre - (42)
beûrrée : (nf) averse d’orage - (27)
beûrrée : averse d'orage - (31)
beurrée : averse et rossée. - (40)
beurrée : averse violente - (34)
beurrée : cardamine des prés. VI, p. 17 et p. 37 - (16)
beurrée : orage - (26)
beurrée : petit lait. VI, p. 17 - (16)
beurrée, averse, giboulée. - (03)
beurrère : baratte. A - B - (30)
beurrére : baratte - (26)
beurrère : baratte. - (22)
beurriée : berceau. IV, p. 58-a - (16)
beurrier. s. m. Berceau d’enfant, banne d’osier tressé. De ber , qu’on prononce quelquefois beur. - (06)
beurrier. s. m. Homme replet. (Etivey). - (06)
beurrière. s . f. Nénuphar. (Argenteuil). - (06)
beurrillon, nombril, ombilic. - (03)
beurrin : Nom masculin. Maquignon de bas étage. - (14)
beurriner ou beuriner : Palper le ventre des vaches pour reconnaître si elles portent un veau. « Le maguignan (maquignon) qu'a ageté ma vaiche a bin cognu (connu) qu'elle portait in viau, ol l'a beurinée, y est in ban beurin ». - (14)
beûrrire : (nf) baratte - (27)
beûrrire : baratte - (31)
beûrrîre n.f. Barratte. - (41)
beurrire, s. f. baratte à battre le beurre. - (15)
beurrire, s. f. baratte à battre le beurre. - (17)
beurrœ, adj. pâle, à teint maladif, jaunâtre comme du beurre. - (15)
beurrœ, adj. pâle, à teint maladif, jaunâtre comme du beurre. Féminin beurrœte. - (17)
beurron. s. m. Motte de beurre. - (06)
beurrot, -te, brun, brune. - (03)
beursaude : résidu de panne fondue. (E. T IV) - S&L - (18)
beursaude. Dragées, anis de Flavigny, et généralement tout ce que l’on fait cuire en agitant le récipient. On nomme encore beursaude les résidus de saindoux appelés spécialement à Beaune des grétons. Le même mot s'applique aux grains de maïs sec que les enfants font griller sur une pelle rougie au feu : ces grains présentent, en éclatant, l'apparence de certaines fleurs, et leur saveur est fort agréable. Beursauder exprime l'action de vanner ou de bercer. - (08)
beursaude. s. f. Lardon, tranche de lard ou de jambon. - (06)
beursaudes - restes ou petits morceaux coupés du gras de cochon qu'on a fondu. - No, i n'eûmons pâ les beursaudes. - (13)
beursaudes, résidus de la graisse de porc fondue. - (20)
beurse : (nf) bêche - (27)
beurse n.f. (du lat. médiéval bessos, la bêche) Bêche. - (41)
beursereut : Mélange de vin, sans sucre, et de pain émietté. Ce mot n'est plus employé, on dit maintenant « caneut », voir ce mot. - (14)
beursi : (vb) bêcher - (27)
beursi : Extrêmement sec. « Tan foin est-i prou so ? Je te cra, ol est so c 'ment beursi » : ton foin est-il assez sec ? Je te crois, il est extrêmement sec. - (14)
beursi v. Bêcher. - (41)
beursillai ou ebeursillai - casser en tout petits morceaux. - Le drossouais é venu ai lai volée, et jugez queman tôtes les aissiettes en étai ébeursillées. - (13)
beursiller : broyer, bousiller. - (25)
beursode (ö), sf. petits lardons provenant de la fonte de la panne de porc. Voir chan. - (12)
beursôde, ce qui reste de petits morceaux de gras de pore fondus. - (11)
beursoiyé, faire mal un ouvrage. - (11)
beurson : (nm) bec verseur - (27)
beurson n.m. (du gaul. broccia, broccus). Bec verseur. - (41)
beursons : jumeaux. A - B - (30)
beursons : jumeaux - (32)
beursoyer, remuer avec violence. - (21)
beurtailler. s. m. Personne violente, irascible, qui s’emporte à tout propos. C’est une forme assez fortement altérée du mot brutal. (Etivey). - (06)
beurtale, bretelle. - (11)
beurtaler, v. int., bouillir trop longtemps: « Fais donc attention, Mariette ; ta sôpe beùrtale. All’ s'ra tout en pâte ». Comme sens, a de l'analogie avec Reûtonner. (V. ce dernier mot). - (09)
beurtaler. v. a . Brutaliser. - (06)
beurtalle. s. f. Bretelle. - (06)
beurtalles (des) - beurtelles (des) : bretelles - (35)
beurtalles : bretelles. Exemple classique : inversion dans la première syllabe et altération de « é » en « a » dans la seconde. - (40)
beurtalot. s. m. Bretailleur, chercheur de querelles, de batailles. (Sermizelles). - (06)
beurtaloux. s. m . et adj. Brutal, qui agit avec grossièreté, avec méchanceté. - (06)
beurté : plafond à lames disjointes laissant passer des débris. A - B - (30)
beurte : (nf) carriole à deux roues et un manche - (27)
beurte n.f. (de bi-rota, deux roues). Carriole à deux roue et à un manche. Brouette, même avec une seule roue. - (41)
beurtelle : bretelle - (34)
beurtelle : bride de cuir que l'on met sur les sabots de bois - (34)
beurtelle n.f. Bretelle. - (41)
beurtelle, s. f., bretelle. - (09)
beurter : faire beaucoup de bruit, faire 'du vilain' - (34)
beurter v. 1.Transporter avec une beurte. 2. Secouer. - (41)
beurter. v. tr., tamiser, bluter : « J'ons beurté not’ farine ». - (09)
beurtiau : Blutoir, bluteau, sorte de tamis employé dans les moulins. - (14)
beurtiau, s, m., blutoir. - (09)
beurtse : (nf) fente dans un mur, brèche - (27)
beurtsée : (nf) cruche pour porter à boire dans les champs - (27)
beurtsi : cruche en poterie servant à porter à boire dans les champs. A - B - (30)
beurtsi v. Affûter dent par dent. Syn. fauçeuilli. - (41)
beurtsot adj. Edenté, ébréché. - (41)
beurvotte, beurvouotte. s. f. Brouette. (Argentenay, Béry). - (06)
beurvotter, beurvuotter. v. a. Brouetter. - (06)
beurzelot, pain trempé dans du lait. - (28)
beûrzi, adj., sec (en parlant de la terre ou des haricots). - (29)
beurzolot (adj. ou n.m) : pas très futé. Voir beûtiot et beuzenot. - (40)
beurzolot, adj., un peu détraqué, - (29)
beurzot n.m. (de braise). Miette de pain. - (41)
beûse (na) : buse - (35)
beusenot : maladroit, pas très malin. - (44)
beuseron, sm. petit tas de fumier. - (12)
beusie. s. f. Vessie. (Annay-la-Côte). - (06)
beuskeûgnon n.m. (mot composé de bec et de coin, angle). Bec dans un vêtement, objet qui dépasse. - (41)
beûson, maussade, silencieux. - (11)
beûsqueugnyi : ergoter, chicaner - (31)
beûsqueûnion : (nm) bec dans un vêtement - (27)
beusquin, adj. qui n'avance pas au travail. Verbe beusquegni. - (15)
beusse, bosse ; beussu, bossu. - (11)
beusse-cu : fruits de l'églantier. - (23)
beusseule (f), réserve à grain. - (19)
beûsson : (nm) jumeau - (27)
beûsson : bec verseur - (31)
beusson, -onne n. et adj. (du lat. bis, deux fois). Jumeau, jumelle. - (41)
beussu, adj. bossu. - (12)
beust'in, adj. qui n'avance pas au travail. Verbe beusquegni. - (17)
beut : But, terme de jeu, point de départ. « Teni le pi au beut » : se dit au jeu de quilles, du joueur qui tient son pied à la place où il doit être. Au figuré : agir correctement. - Gros crapaud. « Etre ganflé c 'ment in beut » : être gonflé comme un beut, être gavé, bourré de mangeaille. - (14)
beutai : bouvier. (RDC. T III) - A - (18)
beute : terrier, trou dans un arbre. A - B - (30)
beute (la) : terrier - (31)
beûté : Bûcheron, « In ban beûté » : un habile bûcheron. - (14)
beute : terrier, trou dans un arbre - (26)
beute : trou - (34)
beute : trou dans un arbre - (31)
beûté, adj., creux (se dit d'un arbre pourri au cœur). - (29)
beute, s. f. cavité dans un arbre ; terrier de renard. - (17)
beutée : meuglement - (34)
beuter : meugler. A - B - (30)
beûter : (vb) meugler - (27)
beuter : meugler - (26)
beûter : meugler - (31)
beuter : meugler - (34)
beuter, beugler. - (03)
beuter. Beugler. - (02)
beuter. v. n. Beugler. — Faire des riens. = v. a. Chercher, remuer, déplacer. Dans ce dernier sens, on dit, à Auxerre, rabeuter. - (06)
beuteune : viande avariée, odeur pestilentielle. A - B - (30)
beuteune : viande avariée, puanteur - (26)
beuteuner v. S'avarier. Plus le temps est lourd et moite, plus les aliments s'abîment. - (41)
beuteunerie : personne peu recommandable. A - B - (30)
beuteunerie : animal indocile - (31)
beuteunerie : personnage peu recommandable - (26)
beûteunerie n.f. (du gaul. buttuna, bête crevée, gonflée comme un tonneau). Chose sans valeur, saleté, fait ou chose désagréable. - (41)
beuteux : creux, en parlant d'un arbre. A - B - (30)
beuteux : arbre dont le cœur est pourri - (26)
beûtier (n. m.) : bouvier - (42)
beutier : pauvre type. - (44)
beutier : sabot. (LS. T IV) - Y - (18)
beûtier, s. m., être épais, ignare et inculte. - (29)
beutier, sm. marchand de bœufs ; meneur de bœufs ; par ext. homme grossier, lourdaud. - (12)
beûtiller (v. int.) : aller et venir, perdre son temps à des futilités (syn. arcander, berlaiser) - (42)
beutiller : lambiner. - (05)
beutiller. v. n. Diminutif de Beuter. Faire des riens, s’occuper des minuties, de choses inutiles; ne pas travailler sérieusement ni assidûment. — Chercher un objet perdu en bouleversant et laissant en désordre ceux parmi lesquels on le cherche. (Essert). - (06)
beutin (butin) : linge - (34)
beutin : Bien, avoir propriété rurale. « Ol a un ban beutin » : il a une bonne propriété. - (14)
beutin : grande quantité - (31)
beutin, s. m. propriété, héritage. - (15)
beutin, s. m. propriété, héritage. - (17)
beûtiot : bête et buté. Voir beurzolot et beuzenot. - (40)
beutique, sf. boutique. - (12)
beutné, vt. boutonner (voir abeutné). Au fig. : beuteune tai gueule, ferme ta bouche. - (12)
beutœne, s. f. vieille vache. Vieille personne, en terme de mépris. - (15)
beutœne, s. f. vieille vache. vieille personne, en terme de mépris. - (17)
beuton, bouton. - (19)
beutonne : bête à envoyer à l'équarrissage — d'où : beutonire : bétaillère destinée à cet usage. - (23)
beutou (se) : creux - (34)
beûtou : (adj) (arbre) creux - (27)
beûtou : arbre creux - (31)
beutou : arbre creux. - (23)
beutse : (nf) fétu de paille - (27)
beûtse : fétu de paille - (31)
beûtse : tige de paille - (31)
beutse : tige d'herbe desséchée sur pied - (34)
beûtse n.f. (du lat. busca). 1. Bûche. 2. Fétu de paille. - (41)
beutsi : bûcler - (34)
beûtsi : ceuf fêlé par le poussin qui éclot - (31)
beutsou : qui contient des beutsses (tige d'herbe desséchée sur pied) - (34)
beutte : (nf) un creux - (27)
beutte : Botte. « Eune pare de beuttes, eune beutte de foin, eune beutte de radis ». « Avoir du foin dans ses beuttes » être riche. « Eune beutte d'amanbic » : la cuve pleine d'eau froide dans laquelle passe le serpentin. - (14)
beutte n.f. (la racine gauloise butt se rapporte à tout ce qui est concave ou convexe et à tout ce qui heurte ou ce qui pousse).Terrier, trou dans un arbre. - (41)
beutter v. Meugler longuement et puissamment. (Le taureau qui beutte creuse le sol avec son sabot). - (41)
beutteune : Individu brutal et sans éducation. « I est eune vra beutteun » : c'est une vraie brute. - (14)
beutteux adj. Creux. - (41)
beuva, beuvains - divers temps du verbe boire. - (13)
beuvée (n. f.) : buvée, breuvage pour les bestiaux - (42)
beuvée : nourriture préparée pour le couchon (exclusivement). Confectionnée la plupart du temps avec une base d'eaux de vaisselle obligatoirement non savonneuse mises de côté. (Les détergents étaient inconnus). - (36)
beuvée, buvée. s. f. Eau mêlée de son, de battis, de petit lait, de légumes et de pommes de terre, pour être donnée aux bestiaux, aux cochons. - (06)
beuver : boire - (39)
beuveriau : Adonné à la boisson. Il y a une différence entre le beuveriau et l'ivrogne le beuveriau aime à boire, l'ivrogne se saoule. - (14)
beuveriaud n.m. Buveur invétéré. - (41)
beuveu'dlait : homme qui porte son châpeau en arrière - (39)
beuvou ou bevou : Buveur. « In ban bevou ne s'épante pas » : un bon buveur n'est jamais embarrassé, faute de vin il boit de l'eau. - (14)
beuvre, boire ; el ai beuvu, il a bu... - (11)
beuvrocher, v., passer d'une cave à l'autre pour boire des canons. - (29)
beuyancerie : triperie. - (23)
beû-ye : ventre - (31)
beuye : ventre. - (23)
beûyé, regarder longuement et sottement une personne ou une chose ; beûyou, celui qui regarde ainsi. - (11)
beuyé, vt. regarder fixement, attentivement. - (12)
beuyon : lourdaud. (B. T IV) - D - (18)
beuyot. s. m. Petit bœuf. (Pasilly). - (06)
beuyou, adj. myope. - (12)
beûzain, beûzon : (adj) (individu ; travail) délicat ; difficile - (27)
beuze : bouse de vache - (32)
beuzela : paysan mal élevé. (S. T III) - D - (18)
beuzenô : l'idiot du village, un simplet - (33)
beuzenot : malhabile. - (24)
beuzenot : sot. Voir beurzolot et beûtiot. - (40)
beuzenot, adj., faible d'esprit, farfelu. - (29)
beûznot n.m. (du vieux verbe à l'or. inc. busier, penser, rêver). Demeuré, arriéré. Voir beurdin. - (41)
beuznot, paresseux. - (28)
beuznotter, paresser. - (28)
beûzon : homme lent au travail - (31)
beuzon : qui est lambin à réaliser - (34)
beuzonner, boreller : bricoler (sens péjoratif) - (31)
bevore, tasse ; du latin bibere. - (01)
bevore. :Tasse pour boire. - (04)
bey, bief, ruisseau. - (03)
bèyé, bayé, donner. - (11)
bezai. A Chaumont-le-Bois, dans le Châtillonnais, on nomme ainsi les tiges sèches de la pomme de terre. En Bretagne, on appelle bezin ou bizin une espèce d'algue ou de varech. (Le Gon.) Le mot bezai est évidemment d'origine gauloise. - (01)
bezai. : Tiges sèches de pommes de terre ou autres légumes. - (04)
bezaiñne adj. La moutse bezaiñne, appelée aussi moutse pyate, moutse catharine, moutse cathrine et moutse canqueline, est une mouche dotée d'une carapace très dure, vivant sur le bétail. - (41)
bezer – draler : rôder - (35)
bezeter : parler sur le bout de la langue. - (23)
bezillier, beusillier (pour brésiller). v. a. et v. n. Briser, mettre en petits morceaux. Se dit des plantes et particulièrement des céréales tellement sèches, qu’on ne peut y toucher sans qu’elles se brisent. Le blé, par exemple, beursiller, et ses épis se détachent de la tige lorsque, après après avoir été mouillé par la pluie, il est ensuite chauffé, saisi par un soleil ardent. (Etivey). — L’abbé Corblet fait dériver ce mot du celtique brisou , petit morceau. - (06)
bezin : Lent à faire une besogne. « Oh! que t'es bezin, te n'avances ren ». « Un travail bezin » : un travail qui n'avance guère, délicat à éxécuter. - (14)
bezin, adj., ennuyeux, fastidieux. - (29)
bezin. s. m. Insecte qui s’introduit dans les bourgeons de la vigne et détruit. A Auxerre, on l’appelle berdin. - (06)
beziner : Mettre beaucoup de temps à faire peu de besogne. - (14)
bezouille. s. f. Gros homme, lourdaud, niais. - (06)
Bfires n. Buffières. Les habitants sont les Bfirons. - (41)
bi (faire un) : embrasser. - (44)
bi (on) : bief - (35)
bi : ruisseau. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
bi, s. m. petit ruisseau. - (17)
bi, s. m. réservoir d'eau, mare. - (15)
bi, s.f. bise ; la bi beaunoise ; la bi noire. - (28)
biâ, adj. beau. - (28)
biâ, adj., beau. - (29)
biâ, beau ; bale, au féminin. - (11)
biainche : blanche - (35)
biainchi : blanchir - (35)
biaintsi : blanchir - (34)
bian : blanc - (31)
bian : blanc - (33)
bian : blanc. - (44)
bian, bjinche, adj. blanc, blanche. - (12)
bian, blanc; biènche, au féminin. - (11)
bianc : blanc - (34)
bianc : blanc - (35)
bianc, tsavoniaud : chevenne - (31)
biande : grande blouse. - (44)
Biâne : le village voisin de Biarne dans le Jura - (33)
Biâné : un habitant de Biarne - (33)
Biane et Beane : Beaune. Le nom primitif était celui d'une divinité gallo-romaine : Belisana, ou mieux Belisama. Un clos de vigne, dans lequel on a trouvé des sépultures par incinération et divers objets d'antiquités, porte encore le nom de Bélisant. Au Moyen-âge on a dit Belna. - (08)
biâne, à biâne ; porter quelqu'un sur le dos. - (28)
bianmé, vt. blâmer. - (12)
biarle n.m. Barre de bois ronde servant à faire rouler les tonneaux pour les nettoyer ou pour les déplacer. - (41)
bias-frée. s. m. Beau-frère. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
biau - brâve : beau - (35)
biau : beau, joli - (34)
biau adj. Beau. - (41)
biau temps : beau temps. Par extension : longtemps - (34)
biau, ale, adj., beau, bien mis. - (09)
biau, biaute. adj. Beau, Belle. Ail’ est propre, all’ est biaute , ta poupée ! - (06)
biau, brave : beau - (31)
biau: (adj) beau - (27)
biau-bal (fem. balle) : Beau. Au féminin : balle (voir ce mot) « V'la in biau garçan » : voilà un beau garçon. « Le temps est biau ». - Paré, bien mis, « O s'est fait biau pa aller à la fête». Vieux français biau. « In bal homme » un bel homme. - (14)
biaude (n. f.) : blouse de paysan - (42)
biaude (na) : robe - (35)
biaude : (nf) robe ; blouse - (27)
biaude : blouse - (39)
biaude : blouse. Blouse de maquignon, gaban…et plus généralement des vêtements très communs. - (40)
biaude : habit. - (37)
biaude : robe des femmes - (31)
biaude : blouse ample de couleur bleue, à manches, que l'on enfile par la tête et qui s'arrête à hauteur du genou. Ex : "L'pée Desriaux, quand il a marié la Lucie, il a mis sa biaude neue". - (36)
biaude*, s. f. blouse. - (15)
biaude, blouse. - (20)
biaude, n.f. blouse. La biaude est la blouse portée par les paysans qui se rendaient à la foire. Aujourd’hui, c'est le vêtement traditionnel des maquignons et des éleveurs ; le terme est également utilisé par dérision pour désigner un vêtement trop long ou trop ample. - (43)
biaûde, s. f., grande blouse de sortie, plissée. - (29)
biaude, sf. blaude, blouse. - (12)
biaude, vêtement analogue à la saie gauloise, qui n'a fait que changer de nom. En vieux français, bliaut, bléaut, justaucorps. (Lac.) En latin barbare, bladum signifie blé. - La blaude est le costume universel de nos paysans, et son nom ne viendrait-il pas de bladum ? - (01)
biaude. Souquenille. L’ancien mot était bliaut, qu’on écrivait ordinairement bliaus, quelquefois bleaut, en latin blialdus, bliaudus, blisaudus, et même blidalis. Le bliaud n'était pas toujours une longue veste de grosse toile , il était plus court ; on le mettait sur ta chemise, et le manteau dessus. Il y en avait de chanvre, de futaine, de soie, de satin, d'étoffe riche et ornée, plus ou moins suivant la condition… - (00)
biaudes : habits - (32)
biaudes, s. f. pl. habits en général (du vieux français bliaud). - (17)
biauté : Beauté. « Alle est bin fière de sa biauté ! » - Proverbe : « An ne mije (mange) pas la biauté à la cullie (cuillère) » : la beauté ne suffit pas pour assurer le bonheur du ménage. - (14)
biaute : une betterave - (33)
biauté, s. f., beauté, bel arrangement. - (09)
biaux : Atours, parure. « Alle a mis ses biaux ». - (14)
biaux t’tons : (nmpl) (humoristique) trayons - (27)
biber (v. tr.) : gober (biber enne oeu (gober un œuf, en absorber le contenu en l'aspirant à travers un trou pratiqué dans la coquille)) - (42)
bîbi : diminutif enfantin pour dinde. IV, p. 62 - (16)
bibi, n.m. oison. - (43)
bibloquet, s. m., bilboquet. - (09)
bica : bélier. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
bica, chevreau. v. belot. - (03)
bicane, bigane. s. f. Vieille bique ; mauvais cheval, rosse. - (06)
bicaner. v. n. Bancaler, marcher de travers, à la manière des canes. - (06)
bicarne, s. f. chassie, humeur séchée des yeux. - (17)
bicarner : vb regarder sournoisement - (27)
bicarner, lucarner v. 1. Loucher. 2. Jouer à cache-cache avec les nuages, en parlant du soleil. 3. Etre de travers en parlant d'une construction ou d'un habit. - (41)
bichabe (adj.) : qui se laisse embrasser (t'es pas bichabe (tu es de mauvais humeur, tu n'es pas aimable)) - (42)
bichecone (aller à). - C'est-à-dire aller à califourchon. (Del.) - (04)
biche-cone, califourchon. - (01)
bicher (v. tr.) : embrasser - (42)
bicher : embrasser - (32)
bicher : embrasser - (39)
bicher : Mordre à l’hameçon. À la pêche, quand ça mord : ça « biche ». - (40)
bicher : embrasser, hors toute arrière-pensée. Ex : "Vins don là que j'te biche !". - (36)
bicher, biner, biquer. v. a. Embrasser, donner un baiser. Biche- moi. Viens que j’te bique. - (06)
bicher, bitser, bicler v. (de l'anc. fr. biscler). Loucher. Voir beurnicler. - (41)
bichet, ancienne mesure de grain. - (03)
bichet, s. m., mesure de grains, d'environ un double décalitre (20 litres), mais variable. - (09)
bichet. Ce mot, dans la Haute-Marne, signifie une petite mesure de graines sèches. Dans l'idiome breton, bychan répond au latin paucitas, petite quantité de ... - (01)
bichllia, s. m. qui louche. Verbe bichllier. - (17)
bichllia, s. m. qui louche. Verbe bicxlliàyé. - (15)
bichon : tampon, houpette. - (23)
bichot : Bichet. Ancienne mesure de capacité. « In bichot de blié » (blé). Le bichet valait 2 sacs, le sac 10 coupes, la coupe 15 litres. Le bichot valait donc 300 litres. Le bichot contenant environ la quantité de blé nécessaire à la nourriture d'une personne pendant une année on disait, au lieu d'un bichet de blé, une année de blé. - (14)
bichouée (n. f.) : se dit d'une noix qui n'est qu’à moitié pleine – autrefois dans les veillées où l'on échalait les calons, celui qui trouvait une bichouée devait embrasser sa voisine - (42)
biclou n.m. Vélo. - (41)
bicloute, sf. bique. - (12)
bicloux, -ouse n. et adj. Qui louche. - (41)
bicnon (n. m.) : tout événement de petite dimension ayant une fonction mécanique ou décorative sur un ustensile, un appareil, ... - (42)
bicot : Fromage de chèvre, sec. A noter que la chèvre est la bique… - (40)
bicot, cabri (de bique) - (28)
bicot, s. m., baiser, embrassement ; « Eh ! la p'tiote, fais-me ein bicot ». - (09)
bicou. s. m. Chevreau. — Bicou d' Avril, grésil. (Argenteuil.) - (06)
bidai. Bidet, bidets. - (00)
bidet : Le numéro un au tirage au sort des conscrits. « Ol a amené le bidet ». - (14)
bidet, s. m., numéro un. Cette dénomination s'emploie dans les jeux à numéros, tels que le loto, etc. - (09)
bidoche : viande - (32)
bidrouille. s. f. Citrouille. (Puysaie.) - (06)
bié (du) : seigle - (35)
bié : (adv) bien; beaucoup - (27)
bié : (nm) blé - (27)
bié : bien - (34)
bié : seigle - (31)
bié : seigle (et non le blé). (C. T IV) - S&L - (18)
bié d’mar : (nm) blé de printemps - (27)
bié n.m. Propriété, capital, avoir. - (41)
bié nâ : (nm) sarrasin - (27)
bié na : sarrasin (botanique) - (34)
bié nar : sarrazin. VI, p. 4-8 - (16)
biè, bief, petit canal conduisant l'eau d'une rivière sur la roue d'un moulin. - (11)
bié, bin adj. et adv. Bien. J'ai effectivement (bin) beaucoup (bié) de sarrazin cette année. Beaucoup. Y'en a pyus bié. Il n'y en a plus beaucoup. - (41)
bié, blé. - (11)
bié, s. m., blé. - (09)
bié. s. m. Blé. - (06)
bier. s. m. Syncope de bélier. (Seignelay.) - (06)
biére (na) : bière - (35)
bièrles, s. m. pièces de bois rondes équipant un char pour le transport du vin. - (15)
bièrles, s. m. pièces de bois rondes équipant un char pour le transport du vin. - (17)
biétôt (dachtôt) : bientôt - (34)
bieû : bleu - (31)
bieû : bleu - (35)
bieû, bieûse, bleu, bleue. - (11)
bieuche, adj. trop mûr, blet. - (17)
bieuson, sm. [blesson] fruit du poirier sauvage. - (12)
bieusse : blet - (35)
bieussenöt, sm. poirier sauvage. Qqf. pommier. - (12)
bieûssneil : le poirier qui donne les bieûssons (poires) - (33)
bieûsson : une poire destinée à faire une boisson - (33)
bieussons, fruits, poires surtout, qui blettissent vite. - (20)
bieute : betterave. - (44)
bieute : fruit trop mûr, blet - (31)
bieuyèche, s. f. mercuriale des champs. - (17)
biffe, s. f., tranche de pain, largement frottée d'ail. - (29)
bigageai - déranger quelqu'un de son occupation, ce qui l'a beaucoup contrarié. - Que ci m'é don bigageai, qu'a saint venu me chercher c't aifâre qui ! - (13)
bigain : crochet à fumier. (CLF. T II) - D - (18)
bigainne. s. m. Chevreau, qgneau de bique. - (06)
bigane. s. f. Petit escargot. Se dit sans doute pour bicorne ou bigorne. Il existe un coquillage bon à manger appelé bigorneau. - (06)
bigarroler. v. a. Barioler. - (06)
bige : vent très froid du nord-est. A - B - (30)
bige : Bise, vent du nord. « La bige est frade (froide) ». - Le nord : « Sa maison est en bige du chemin » : sa maison est située au nord du chemin. - Proverbe « Quand i pliô (pleut) de bige i mouille jeusqu 'à la chemige (chemise) ». - (14)
bige nère : vent très froid du nord-est avec brouillard. A - B - (30)
bigeot : bovin légèrement roux. A - B - (30)
bigeot : bovin légèrement roux - (26)
bigeot : De couleur bise ou beige. Nom que l'on donne aux bœufs de cette couleur « le bigeot est pu feu (plus fort) que le fremoitin (fremoitin, autre nom du bœuf) ». - (14)
bigler. v. n. Loucher. - (06)
bigleux. adj. Qui bigle, qui louche. - (06)
biglou : personne qui voit mal - (32)
bigneut : Pâtisserie commune faite de pâte de froment cuite dans la graisse ou dans l'huile bouillante. Bigneut est employé dans le sens de friandises, chatteries, dans cet exemple qu'on cite aux gens qui sont trop portés sur leur bouche « Ma grand (grand-mère) ave ses bigneuts a to miji (mangé) san bataclan ». - (14)
bignou. -.Prononcez biguenou. (Voir au mot beugne.) - (04)
bigo : engourdi - (33)
bigo, instrument de fer, à deux dents, … le fumier. - (11)
bigo. Fourche de fer, vient du latin biago, à deux pointes, ou de bicornis. - (02)
bigornier (n. m.) : arbre servant à marquer la limite entre deux parcelles de bois - (42)
bigornotte. s. f. Petit escargot. - (06)
bigot - crochet à deux dents qui sert surtout à tirer le fumier de l'écurie, à le manier. - Aipote voué le bigot qui tirains le femé des vaiches. - (13)
bigot (adj) : gourd. Les doigts tout « bigots de froid » : engourdis. - (40)
bigot (n.m) : croc. Pioche-croc pour tirer la paille ou le fumier ; Du latin « bigornis » : à deux cornes - (40)
bigot : fourche. (CH. T II) - S&L - (18)
bigot, adj. engourdi par le froid. - (17)
bigot, adj., engourdi de froid : « Ah! man-man, j' peux pu t'ni l’boinon ; j'ai les dèts tout bigots ». - (09)
bigöt, bigot, sm. crochet à fumier ; sarcloir à chiendent. - (12)
bigot, engourdi par le froid. - (03)
bigöt, öte, adj. engourdi, paralysé par le froid. - (12)
bigot, outil de vigneron à deux dents. - (28)
bigot, s. m., bigaut, fourche, instrument de fer à deux dents (bident), emmanché comme un râteau, pour enlever le trèfle en masses roulées. - (09)
bigôt, s. m., croc à fumier. - (29)
bigot, trident emmanché horizontal. - (03)
bigot. Instrument de culture, formé de deux dents en fer recourbé, qui sert à sortir le fumier de l’étable. Jusqu'en 1790, le clergé de Nuits a célébré la messe des bigotes en souvenir du massacre effectué, le 21 janvier 1576, par les reîtres allemands : on avait été obligé de tirer avec des bigots les cadavres des Nuitons carbonisés dans l'incendie d'une chapelle. (F. Neusille). - (08)
bigotes : désigne une race de vaches de petite taille. III, p. 27-i - (16)
bigotte, clef bigotte ; tige de fer recourbée qui sert à ouvrir un verrou de l'extérieur d'une porte de fenil, de grange, etc... - (28)
bigotte, mains bigottes : mains gourdes. - (28)
bigou (n. m.) : chevreau (syn. cabin, chiga) - (42)
bigounier : l'homme qui promène les bigues. Un gardien de troupeau. Ex : "Tin ! l'bigounier vint d'passer avec ses bigues. Euh ! Qu'y sent môvéé l'ourse !". - (36)
bigourdin. s. et adj. m. Maladroit, qui a les deux mains gourdes. De bis et gourd. - (06)
bigourdin. s. m. Très gros bâton, bâton double de la grosseur ordinaire. Des mots bis et gourdin. - (06)
bigouris. s. m. pl. Tout ce que mangent les enfants (baies, mûres sauvages, fruits sauvages, fruits verts, etc.), lorsqu’ils vagabondent par les champs. - (06)
bigue (n. f.) : chèvre - (42)
bigue : chèvre. - (05)
bigue : Etai, sorte de mât qui supporte les drapeaux, emblèmes ou oriflammes quand on pavoise dans les rues. - (14)
bigue : chèvre, que l'on prononce : chieuve. Ex :"Si té veux un bon froumage de bigue té d'mande à la Mélie !" - (36)
bigue, s. f. mât. - (15)
bigue, s. f. mât. - (17)
bigue. Gourd, se dit exclusivement des doigts engourdis par le froid. Etym. bigot, mot très français qui désigne une pioche a deux becs recourbés (Littré) ou un instrument de cette forme avec lequel on manie le fumier. - (07)
bigue. s. f. Bique, chèvre. — Bigue d’harnais, sorte de croisillons fixés au centre d’un bateau, en trois ou quatre places, d’un bout à l’autre, et qui sont destinés à supporter une longue traverse de sapin sur laquelle sont tendues les bâches servant a couvrir les marchandises. - (06)
biguenelle : grande fille un peu bête. - (05)
biguenou, ouse, adj. chassieux, à paupières rouges et pleurantes. - (12)
biguenou. Dans le Châtillonnais, avoir les yeux biguenoux, c'est avoir les yeux chassieux... - (01)
bigueriauche. s. f. Pie-grièche. (Chablis.) - (06)
bigues - se dit particulièrement des doigts qui sont saisis par le froid. - An ne fait vraiment pâ chau, lâvan à Roncey ; i ai les doigt tot bigues. - (13)
bigues (doigts), gourds, qui rendent maladroit. - (20)
biguette : voir chvau - (16)
bigueu : fourche à fumier, crochet pour arracher les pommes de terre par exemple. - (44)
bigueu : un crochet à 4 dents rondes pour tirer le fumier - (33)
bigueu, crochet à fumier. - (19)
bigueu, fourchet à dents recourbées pour tirer le fumier. - (20)
bigueut : Bigot, personne d'une dévotion étroite et exagérée « Eune vieille bigueute ». - Engourdi : « J'ai les das bigueuts » : j'ai les doigts gourds. - Lambin, qui fait sa besogne avec lenteur : « dépôche te dan bigueut » : dépêche toi donc, lambin ! - (14)
bigueuter : Lambiner, « L'ovrage presse, i est pas le moment de bigueuter ». - (14)
bigueuterie : Bigoterie. « Alle est dans la bigueuterie » c'est une bigote. - Lenteur « Quèle bigueuterie ! » : quelle lenteur ! - (14)
bije, bise n.f. Vent du Nord. - (41)
bijiji : acheteur de cuivre - (39)
biké, baiser (enfantin). - (11)
bike, chèvre ; bikè, le petit de la chèvre. - (11)
bilaude : (nf) jeune chèvre - (27)
bilaude : jeune chèvre - (31)
bilaude n.f. Chèvre. - (41)
bilboquète, s. f., bibliothèque, ou simple rayon de livres. - (09)
biler (s') v. (fr. pop.) Se faire du souci : s'emploi surtout à la forme négative. Çhtu-là, ô s'bile pas ! - (41)
bilet, -ette n.m. Cabri. - (41)
bileux, -euse n. et adj. Qui se fait du souci. Voir tracassin. - (41)
billa. Petit cochon. - (02)
billadai, boiter.- En roman français, bille est un bâton ; billader, c’est s'appuyer, comme les boiteux, sur un bâton... - (01)
billadai. - Boiter. - Billar, c'est-à-dire qui s'appuie sur une bille (du bas. latin billus, bâton). - (04)
billader : boiter. (G. T II) - D - (18)
billar. Boiteux. Le bâton appelé billard, avec lequel on pousse les billes dans les blouses, étant recourbé, je ne doute point que ce ne soit de là qu’on a dit à Dijon billard dans la signification de boiteux. Il semble même qu’on appelait autrefois billard tout bâton recourbé parle bas… - (00)
billard. s. m . Bâton recourbé ; homme qui s’appuie dessus pour marcher. - (06)
billarde. s. f. Sérénade, aubade donnée à un jeune marié étranger à la commune ; droit prélevé sur lui par les garçons de cette commune. (Percey.) — Cet usage se pratique dans plusieurs localités sous diverses dénominations. - (06)
bille, s. f. pièce de fer portative servant à serrer le tour d'une voiture. - (15)
bille, s. f. pièce de fer portative servant à serrer le tour d'une voiture. - (17)
billeman. Substantif du verbe biller, attacher, lier. - (00)
biller : (vb) serrer un nœud (avec un « beuil » ; voir plus haut) - (27)
biller : serrer (un nœud) - (31)
biller : serrer avec un treuil. (VDS. T IV) - VdS - (18)
biller. v. a . Tourner. Biller un morceau de bois. - (06)
billette : voir chvau - (16)
billeut : Terme de viticulture, courson. « Le ban billeut » : le courson qui donnera du fruit. - (14)
billi v. Biller, serrer avec une bille (bobine) Bille don l'beuil. Serre donc la barre. - (41)
billon (pour billot). s. m. Rondin de bois suspendu au cou d’une vache pour l’empêcher de courir. - (06)
billon : (nm) botte de paille « billée » - (27)
billon : petit de l'oie. (P. T IV) - Y - (18)
billon n.m. (du gaul. bilia, tronc d'arbre). Groupe de 12 ou 13 raies (sillons) de labour. - (41)
billon. s. m. Oisillon. (Sainpuits.) - (06)
billout. s. m . Sorte de panier qui s’accroche de chaque côté du bât d’un âne et dans lequel sont mises les provisions ou marchandises que l’on porte au marché. - (06)
bilô, s. m., jeune veau non sevré. - (29)
bilo. Petit veau. - (02)
bilot : Jeune veau. - (40)
bilot, billot. s. m. Argent déposé par les joueurs pour leur enjeu. (Villiers-Saint-Benoît.) Vient probablement de biller, jouer, s’amuser. - (06)
bilot, petit veau. - (03)
bilot, s. m,, veau tout jeune. - (09)
bilou : Qui se fait de la bile, du souci « O n'est pas bilou ». - (14)
bimbrelatte, s.f. cloche de carillon. - (28)
bin : (forme d'insistance) « y é bin vrai! » - (27)
bin : bien, èl èm bin lé queusses de grebeusses, il aime bien les cuisses de grenouilles - (33)
bin ou bien : Bien. « Je veux bin » : je veux bien. « Ol est bin vieux » : il est bien vieux. « Y est bin prou mô » : c'est bien assez mouillé. - On emploie aussi « bien » « Y est bien mô » c'est bien mouillé. Dans le sens de « beaucoup », on emploie de préférence « bien » ; « Y avait bien du mande à la foire ». « Y a bien pliu, y serait bin prou » : il a beaucoup plu, ce serait bien assez. - (14)
bîn, adv., bien. - (29)
bin, bié adj. et adv. Bien. - (41)
binaile. s. f . Cigale. De bis et ala . — Se dit, au figuré, d’une femme, d’une jeune fille d’allures trop libres et trop hardies. Vois donc ç’tte grande binaile ! (Auxerre). - (06)
binchan : Petite binche. - (14)
binches (nom féminin) : Ridelles de char en planches. Planche de char formant caisse. Elles sont au nombre de trois, l'une formant le fond, les deux autres formant les côtés et maintenues inclinées par les frainchis. - (14)
binchot : réhausse de ridelle de chariot, permet de bancher pour contenir davantage (la banche étant un panneau de coffrage en maçonnerie). « Y’en avo pour d’sus les binchots » : il y en avait par dessus les rehausses… (une belle récolte…surement). - (40)
biner : labourer en profondeur. III, p. 28-n - (16)
binet. Bougeoir. Binet, dans son sens très correct désigne exclusivement un morceau de métal arme d'une pointe au milieu que l’on met dans le trou d'un bougeoir, pour pouvoir bruler les restes de bougie jusqu'au bout. Ici, nous appelons le tout du nom de la partie. Faire binet veut dire user toute la chandelle ; l'expression s'emploie m6me au figuré. - (07)
binettes. Les lieux d'aisances. Origine inconnue, altération possible et locale de tinette. - (07)
bineux : (bineur) aussi dans le sens de petit métier gagnant peu. Ex : "Mon garçon, j'vouré pas en fée un bineux d'blettes". - (36)
bingneu : baigner. - (22)
binteut : Bientôt. « I sera binteut né » il sera bientôt nuit. - (14)
bintô : bientôt - (33)
bion. s. m. Scion, tige, œilleton. Des bions d’artichaut. - (06)
biond, onde, adj. blond, onde. - (12)
bionde, blonde, et, par extension, maitresse... - (01)
biondi, vt. emonder, débarrasser une branche de ses brindilles - (12)
bionner, biouner. v. n. Rogner, couper les pousses de la vigne à la seconde sève. (Laduz). De bion, tige, pousse, œilleton. - (06)
biöque, biöquöte, sf. boucle. - (12)
biosse : fruit trop mûr, blet. A - B - (30)
biosse : fruit trop mur, blette - (26)
biosse : fruit trop mure - (32)
biosse. adj. f. Blosse, une poire biosse ; par conversion du bl en bi. - (06)
biosser. v. a. Blesser. Se prononce ainsi à Vassy-sous-Pisy. - (06)
biöt, adj. blet. - (12)
bioton. s. f. Petite bouteille à huile, en terre cuite ou en grès. - (06)
biotte (pour billotte). s. f. Jaune d’œuf. - (06)
biotte : betterave. - (44)
biotte : betterave. (MM. T IV) - A - (18)
biotte. s. f. Bouteille à huile, en terre ou grès. - (06)
biotte. s. f. Poirée. (Argenteuil). - (06)
biou (on) : bouleau - (35)
biou. s. m. Drap de grosse toile sur lequel sont étendues les cendres d’une lessive, dans le cuvier ; ce qu’on appelle plus communément charroi, charrier, charroué. (Rugny). - (06)
biouque, blouque. s. f . Boucle. - (06)
bioux : grande pièce de toile ou même drap de lit usagé que l'on disposait au fond du cuveau à lessive, après y avoir disposé au préalable des sarments de vigne pour l'isoler du fond et favoriser l'écoulement du laissu. On y mettait les cendres de bois exclusivement. Elles servaient à cette époque de produit blanchissant. (R. T IV) - Y - (18)
biquai – baiser ; se dit ordinairement pour les enfants. - Bique-mouai, mon petiot chéri, et pu i te beillerai ine draigie. - T'é tojeur ai biquai tai petiote, te l'eume don bein ! – On dit quelquefois par minauderie : boquai, boque tai mémére, te seré bien gentil. - (13)
biquaisier. s. m. Marchand de chevreaux. - (06)
biquatte, biquette. s. f. Sauterelle. - (06)
bique - chèvre. - Mouai, i n'eume pâ le fremaige de bique. - T'é ine bique, vais ! te ne comprends jâre ran ! - (13)
bique (f), trépied sur lequel on coupe le bois. - (19)
bique (une) : une chèvre - (39)
bique : mot désignant un levier servant à lever un chariot pour graisser l'axe de la roue - (33)
bique : voir chvau - (16)
bique n.f. Chèvre. - (41)
bique, adj. désobligeant qui s'adresse généralement à une fille ou à une femme pour dire qu'elle est simple, niaise : « Oh ! la Nan-nette, y et eùne grande bique ! » - (09)
bique, chèvre. - (20)
bique, s. f., chêvre : « ain-mes-tu l’froumag' de biquet » Un proverbe narquois dit : « J't'en ponds, du beûre de bique». - (09)
bique, s. f., chèvre. - (29)
bique, sf. sellette. - (12)
bique. Nom familier de la chèvre, usité dans toute la France, mais que nous employons, en Bourgogne, au figuré, pour désigner une femme un peu niaise, étourdie, maladroite. - (07)
bique. s. f. Chèvre. — Porter à la bique écorchée, jeu qui consiste à porter quelqu’un sur son dos en lui mettant la tête en bas et lui tenant les jarrets sur ses épaules. (Mont-Saint-Sulpice). = Pièce de bois montée sur trois pieds, qui sert de support aux voitures lorsqu’on veut leur donner une position horizontale. - (06)
bique. s. f. Moyette, petite meule faite dans les champs pour garantir le blé de la pluie. (Turny). - (06)
bique. : Je t'en pond du beurre de bique, bizarre locution répondant à celle-ci: « Va-t'en voir s'ils viennent. » - (04)
biquenon, biqueron. s. m. Petit bec. Le biqueron d’une cruche, d’un pot à eau, etc. Cette cruche a le biqueron cassé. - (06)
biquer : Baiser, embrasser, caresser. « To le lang du beû j'ai biqué Na-nette » : tout le long du bois j'ai embrassé Jeannette (vieux refrain). - (14)
biquer : baiser. Aux différents sens du terme. Vient certainement de bic / bec pour bouche, radical celte. - (40)
biquer, exercer la copulation. - (03)
biquer, v. forniquer. - (28)
biquer, v. tr., baiser, embrasser : « Ces amoureux, ô n' font qu' se biquer ! » - (09)
biquer, v., faire l'amour. - (29)
biquer. Baiser, et in erotico sensu comme en français. - (02)
biquer. Embrasser, se dit aussi dans le Morvan. On dit quelquefois boquer. Le radical, probablement celtique, est bec, qui a formé le bocca des Italiens. - (08)
biquet, biquette. Le chevreau, la chevrette. Sens local, au figuré, de petit sot, petite sotte ; diminutif un peu câlin de petit beta, petit maladroit. - (07)
biquet, s. m., chevreau. - (09)
biquette, s. f., petite chèvre. - (09)
biquier. s. f . Coquetier. - (06)
biquignon. s. m. Cîme, sommet. (Athie). - (06)
bire : (nf) bière - (27)
biré, s, m., cuvier pour faire la lessive. - (09)
birer. v. a. Embrasser. (Germignyi. — Suivant Jaubert, ce mot voudrait dire boiter. - (06)
biri, cuvier à lessive. - (03)
birjon, sm. grognard, grincheux. - (12)
biröle, sf. ventre. Ventrée (d'une chèvre notamment). - (12)
biron (n. m.) : oison - (42)
biron : ouillon. (DC. T IV) - Y - (18)
bironnète, sf. girouette. - (12)
birouöte, sf. brouette. - (12)
birri (on) : baquet (très grand) - (35)
bis : dérivation de rivière pour l'alimentation en eau des moulins - (34)
bisboche (En). adv. Bout-ci, Bout-là. - (06)
biscancome (Porter à la). Porter un enfant à cheval sur son dos. L'enfant passe ses bras autour de votre cou, et vous tenez ses jambes sous vos bras. Etym. absolument introuvable. - (07)
biscancôrne (à la) ; porter quelqu'un ou quelque chose sur ses épaules. - (28)
biscancorne (à la), à califourchon. - (21)
biscancorne (à la), loc, à califourchon : « Oh! mon grand, porte-me à la biscancorne ? » - (09)
biscancòrne (Chal., Br.), biscancarre (C.-d., Morv.).- Ce mot, qui, dans le Morvan, s'applique à des personnes contrefaites, ne s'emploie dans la Bresse et le Chalonnais que pour signifier à califourchon (porter à la biscancorne). Pour l'étymologie, voir plus loin le mot cancoirne. - (10)
biscancorne (Portai ai lai) - porter un enfant à cheval sur le dos, à califourchon. - Daudi, pote ton petiot frère ai lai biscancorne ce qui l'aibuye to plain. - (13)
biscancorne (porter à la) : porter sur le dos (un enfant). - (24)
biscareau, s, m., bissac, besace. - (09)
biscarlot. s. m. Rosse, double rosse, vieux cheval usé. De bis, deux fois, et carlot, cheval vieux et maigre. - (06)
biscayen : boulet de jeu de billes, aussi caye, et queune ; « Biscaye » était la balle du mousquet. - (40)
biscoin, adj., mou, lent. - (09)
biscornu : pas droit - (32)
biscouiner, v. intr., flâner, faire traîner sa besogne, passer sur un ouvrage plus de temps qu'il n'en faut. - (09)
bise (de) : nord. Orientation…et bien sur le vent du nord : la bise. - (40)
bise : vache rousse - (31)
bise : vent du nord - (26)
bise : vent du nord-est. III, p. 24-d - (16)
bise nère, Morvan : vent du nord-ouest - (31)
bise, bije n.f. Vent du Nord. - (41)
bise, s. f., vent du nord. - (29)
bise. s. f., vent du Nord. Acception absolue. La bise souffle parfois pendant des semaines avec une violence extrême. - (09)
bisencorne (à la) : califourchon (à). - (40)
biser, v. embrasser. - (28)
biser, v. tr. , embrasser. N'a rien de commun avec les violences de la bise. - (09)
bisette. s. f. Oie femelle. - (06)
bisiot : bovin légèrement roux - (31)
bisiot : morceau de bois taillé en biseau - (31)
biskè, avoir du dépit. - (11)
bison, s. m. Oison, petite oie. - (06)
bisonnier. s. m. Gardeur d’oisons, de bisons. - (06)
bisou, s. m., qui aime à embrasser. - (09)
bisquancorne. (Tenir un enfant à la) : c'est le porter sur son dos en lui tenant les jambes avec ses deux bras, les bras de l'enfant entourant le cou du porteur. Les Morvandeaux ont l'adjectif biscanquarre et le français a biscornu. - (08)
bisqué, éprouver de la vexation. - En Bretagne, goasqua (Rost.) ou gwaska signifie vexer. (Le Gon.) La seule différence, c'est que dans notre idiome bourguignon le mot bisqué a un sens neutre. - (01)
bisquencone (porter à la). Porter à califourchon. - (02)
bisqu'encorne, califourchon. - (03)
bisquer : être vexé. - (05)
bisquer : jalouser - (32)
bisquer, v. être fâché ; j'ai bisqué : j'étais fâché ; regretter : je bisque de n'avoir pas fait cela ; aul bisque : il enrage. - (28)
bisquer. Eprouver du dépit, être jaloux de la supériorité d'un rival. Bien que ce verbe familier soit accepté par l'Académie, je lui donne place dans ce dictionnaire, car il me parait spécial au centre de la France : à Beaune, ou en use... et ou en abuse. Bisquer est un terme du jeu de paume : la bisque était l'avantage que le plus fort rendait au plus faible. Nous dirions actuellement : « rendre des points. » - (08)
bisquer. v. n. Avoir du regret, du dépit, être contrarié, vexé. - (06)
bissétre. Malheur. Vo me senongé bissétre, vous me présagez malheur… - (00)
bistancorne (à la ...), adv., n'importe comment. - (29)
bisteau, s. m., saute-ruisseau : « L’bisteau ét en courses ». - (09)
bistencar (de), adv. de travers. - (12)
bistencoin (de), loc. en diagonale, asymétrique. - (17)
bistencoin (de), loc. en diagonale. - (15)
bistibri. s. m. Mot injurieux. Imbécile. - (06)
bistoquet. s. m. Jouet consistant en un petit morceau de bois aminci ou, plutôt, appointi aux doux bouts, qu’il faut faire sauter, qu’il faut lancer avec une baguette. (Saint-Sauveur). - (06)
bistouri : Jeu enfantin. « Juer au bistouri ». Le bistouri est un petit bâton court taillé en biseau à chaque bout. Le jeu consiste à faire sauter en l'air d'un coup de bâton le bistouri et à le lancer d'un second coup, avant qu'il soit retombé, dans une direction déterminée ; le geste s'accompagne de cette formule : « par ainsi, par deux et demi, par trois coups de bistouri ». - (14)
bistouri. s. m. Sorte de jeu consistant à faire sauter avec une baguette un petit morceau de bois pointu par les deux bouts. (Soucy). Voyez bistoquet. — A Véron, ce jeu s’appelle bistinguet, et, dans d’autres localités, bisquinet. - (06)
bistric, s. m. réunion d'objets (sens plaisant) : il a emporté tout son bistric. - (17)
bistric, s. m. réunion d'objets (sens plaisant) : il a emporté tout son bistric. - (15)
bistrouille, pistrouille n.f. Piquette, mauvais vin. - (41)
bite : chassie et pénis. Donne bitou et bitouse : qui a les yeux sales de liquide visqueux : la chassie. - (40)
bite : Chassie. « Les métins ol a de la bite ès yeux ». - (14)
bite n.f. (du gaul. betu). Chassie. Voir mite, synonyme moins délicat d'emploi. - (41)
bite, humeur sortant des yeux. - (11)
bite, s. f., chassie, humeur visqueuse de l'œil. S'emploie souvent au fig. : « L'malin ! ô n'a pas d' bite aux œuyes ». - (09)
bite. Chassie ; bitou, chassieux. Débitouser, ôter la chassie. - (02)
bite. La chassie des yeux. Etym. poix, résine, par extension pituite. - (07)
bitioche, sm. bavard inconsidéré. - (12)
bitou - qui a les yeux chassieux. - Al é les uillots bein bitoux ; i ne sai vraiment pas si cequi se guériré. - (13)
bitou : (adj) chassieux - (27)
bitou : Chassieux. « Ol a les yeux bitou ». Au figuré : « Ol n'est pas bitou ! » : signifie, il y voit clair, il ne se laisse pas duper. - (14)
bitou : la saleté qui colle au coin des yeux - (33)
bitou : qui a les yeux chassieux, qui voit mal (au féminin, une bitouse) - (33)
bitou : saleté dans l'œil - (32)
bitou, adj., qui a les yeux chassieux. Au fig. : « Ah ! c’té-ci n'é pas bitou, dà ! ôl y voit clâr ». - (09)
bitou, adj., qui voit mal, avec des yeux pleins de sécrétions. - (29)
bitou, chassieux et celui qui ne voit pas bien. - (11)
bitou, qui a les yeux chassieux. - (20)
bitou, qui a les yeux cireux, aveugle. - (21)
bitou. Celui qui a mal aux yeux : c'est peut-être la syncope d'albitou dérivé d'albus, blanc, et synonyme d'albinos. De bitou est venu le substantif bite, humeur qui se dessèche au coin des yeux, et le verbe débitouser. On donne plaisamment le nom cliaque bitou au fromage blanc, que l’on applique parfois sur les yeux pour calmer l'irritation- — Les cachets d'oculistes gallo-romains ne font pas mention de ce collyre ! - (08)
bitouse : une ampoule de faible lueur - (33)
bitoux : chassieux. - (25)
bitoux, affecté de la chassie. (Voir au mot b1guenou.) - (01)
bitoux, bitouse. Qui a des yeux chassieux. Au figuré malpropre, mal lavé, désagréable. - (07)
bitoux, bitouse. : Personne affectée de la chassie (Del.), d'où le verbe débitousai, se nettoyer les yeux. - (04)
bitoux, -ouse adj. (du gaul. betu, bouleau, qui a donné béton et bitume ; les gaul. tiraient de cet arbre un goudron). Chassieux Voir mitoux. - (41)
bitse n.f. Biche. - (41)
bitso : airelle (thym dans la région de Montmelard). B - (30)
bitso : airelle - (31)
bitte, bittou, chassie, chassieux. - (03)
bizègre, un peu aigre, se dit d'un vin qui tourne à l'aigre. - (11)
biziau. s. f. Pierre granitique. (Gy-l’Evêque). - (06)
bizoir : voir marcelot - (16)
bizoner, v. n. se dit du bruit produit par un objet lancé dans l'espace : ma pierre à bizoné. - (17)
bizouard : voir marcelot - (16)
bizouné, v. n. se dit du bruit produit par un objet lancé dans l'espace : ma pierre a bizouné. - (15)
blâ : Nigaud. « Couge te dan grand blâ » tais-toi donc grand nigaud. - (14)
bla, blé. - (28)
blaimi. Blêmit, pâlit, devint pâle. - (00)
blaiser. v. n. Pleurer bêtement. - (06)
Blaizôte. C'était une très jolie fille de Dijon, née avec beaucoup de vivacité et de grands talents pour l'amour. Il est aisé de voir que le Gui, amant aimé de cette Blaizôte, n'est autre que le poète… - (00)
blan. Blanc. - (00)
blanc, s. m., ancienne monnaie de la valeur de cinq deniers. Depuis longtemps ce mot n'était plus usité que dans la locution : six blancs (deux sous et demi), qui avait survécu à l'usage même de la monnaie. - (09)
blanchir. v. a. Dépouiller, écorcher une bête morte de maladie. - (06)
blanchuron. Blanchâtre, pâle. - (07)
blandir et ablandir. : (Dial.), flatter, caresser, amadouer. - (04)
blard. s. f. Une des nombreuses dénominations du bélier. — A Quincerot-les-Biques on dit blin. - (06)
blatte, bacole, bascole, balcoulade. s. f. Belette. (Vertilly, Villiers-Bonneux, etc.). - (06)
blaude : blouse. - (05)
blaude. Blouse. Le vieux français avait blialt, bliaut, blaude. Nous avons conservé ce dernier. Etym. ancien haut. - (07)
blazir ou blezir. : (Dial. et pat.), meurtrir. Dans le patois, le mot blétir ou devenir blet se dit des fruits qui dépassent la maturité. Les paysans disent une poire blosse (prononcer bliosse), dé fru blo (blio). - (04)
blé (se faire) : douleur donnée par la vibration d'un manche - décharge électrique - (26)
blêmi, pâlir. - (11)
bler (éne u) : gober (un œuf). A - B - (30)
bler (se faire) : vibration dans un manche mal tenu (par extension prendre une décharge électrique) A - B - (30)
bler : surprendre - (34)
bler un u : gober un œuf - (31)
bler v. 1. Gober. Bler eun û, gober un œuf. 2. Supporter, sentir, blairer. - (41)
b'ler: (vb) gober (un œuf) - (27)
blés : céréales diverses. III, p. 22-4 - (16)
blet n.m. (or. inc.) 1. Décharge électrique. 2. Secousse violente ressentie en coupant du petit bois lorsque le coup de serpe porte à faux. - (41)
blète, betterave. - (11)
bléterave et bléte, s. f., betterave, bette à racine. - (09)
bléton n.m. Béton. - (41)
blette (n. f.) : betterave - (42)
blette : betterave. (RDM. T IV) - B - (18)
blette : une betterave - (33)
blette n.f. Belette. - (41)
blette : betterave. Ex : "Fauras pas oublier d'pleucher tes blettes !" - (36)
bletti v. (fr. blettir) Arriver à maturité avancée. Au sens figuré : avoir hâte de. - (41)
bleucir. v. a. Bleuir, rendre bleu. - (06)
bleugne : faire le difficile pour manger - (31)
bleugnia, déniaqué : quelqu'un qui trie, qui est difficile pour tout - (31)
bleugnon, bleugnat : sans appétit - (31)
bleuque : boucle. - (22)
bleute : belette - (31)
bléyé, vt. séparer le blé ou l'avoine de la menue paille, au sortir de la batteuse. - (12)
bli (faire le) : se cacher pour observer. A - B - (30)
blian : Blanc. « In varre de vin blian », « Blian d'û » blanc d'œuf. « Je te vois pas blian » : je te vois en mauvaise posture. « Blian c'ment eune pate » : blanc comme un linge, très pâle. Les bliancs, les royalistes. Au féminin : bli-ainche. - (14)
blianchissouse : Blanchisseuse. « Donner san linge à la blianchissouse ». - (14)
bliandiau : Rebouteur. « O s'est cassé in bré, ol est allé au bliandiau » : il s'est fracturé un bras, il est allé se faire soigner par le rebouteur. - (14)
bliandin : Blond, blondin. « San bon-ami est in p'tiet bliandin » : son amoureux est un petit blond. Nom qu'on donne aux bœufs. - (14)
bliatte : Bette, beta vulgaris. « Eune fricassée de c'eutes de bliattes » : un râgout de côtes de bettes. - (14)
bliaude : Sorte de blouse longue portée par les maquignons. - (14)
bliaude et bliaude-ronde - blouse. - Si t'aivà portant mis tai bliaude, tes habits ne seraint pâ aibimai queman qu'a sont. - Sarre tai bliaude-ronde des dimoinges. - (13)
bliaude, Biaude, blaude. Vêtement de toile ayant une ouverture pour passer la tête : c’est presque le sagum des Gaulois. Au moyen-âge, on écrivait bliaus. À la lin du XVI e siècle, les paysannes portaient encore ce vêtement, Tabourot des Accords en parle dans une de ses meilleures pièces de vers « sur une petite villageoise » qu'il appelle sa Gadrouille : - J'ayme mieux voir sa belle taille - Soubs sa biaude qui luy baille - Cent fois miaux façonné son corps - Qu'une robbe si resserrée - Qui par sa contraincte forcée - Fait ietter l'espaule dehors. Le synonyme blouse, usité dans le nord de la France, tend à se substituer au vieux mot bourguignon. - (08)
bliaude, s. f., blaude, blouse : « Ol é r'venu du marché, sa bliaude toule arrachée ». - (09)
bliaude. Blouse. Du vieux mot bliaut et bliaus. Nous appelons aussi la blouse rouyère, vêtement de roulier. - (02)
blieu : Au féminin blieuche. Trop mûr, blet. « Des poires blieuches ». - (14)
blieû : Bleu. « Alle a mis san devanté blieû », « Mentre au blieû » : passer le linge au bleu. «An n'y voira que du blieû » : on ne s'en apercevra pas. - (14)
blimeuse (peau) :enflammée. (DC. T IV) - Y - (18)
blin : Ver qui se trouve dans les cerises, ce ver se nomme mouton dans certains pays, or blin est le nom familier du mouton - (14)
blin, belin, -ne n.m. Agneau. - (41)
blinche, blanche. - (28)
blinche. adj. f. Blanche. Une vèche blinche. (Pasilly). - (06)
b'line : (nf) (jeune) chèvre - (27)
bline n.f. Chèvre. - (41)
blinette (na) : braguette - (35)
bliô, au féminin bliôse (prononcez blieuse), ce qui est mou ou talé. On dit une poire bliôse. - Dans l'idiome breton, blôd signifie mou (Le Gon.) : pér blot, poire molle. (Lep.)... - (01)
blion. s. m. Primevère des blés. (Argenteuil). - (06)
blioque - boucle. -Lai blioque de mai cravate â tote défaite. - Al é des jolies blioques, t'é vu… - (13)
bliossai - c'est le verbe, et les substantifs et adjectif sont Bliosse et Bliot se dit des fruits qui sont mûrs à un degré avoisinant la pourriture. - Les poires sont bliosses. - Te n'é pâ surveillé les fruts et pu voiqui qu'à sont bliots. - (13)
bliossére - tas ou petites provisions de poires sauvages que l'on fait blettir, et en général figurément une provision de choses quelconques. - Note André al é fait ine bliossére de petiotes poirottes su le fenau. - Chiche queman qu'al â, al en metai de côté des écus, vais ; i vourâ bein trouvai lai bliossére. - Voué, ç'â bon des bliossons. - (13)
blliâmer, blâmer. - (03)
bllianc, blanc. - (03)
blliand, -de, blond, blonde. - (03)
blliande, fille qu'on courtise. - (03)
blliatte, blliaitte, betterave. - (03)
blliau large (à), loc. tout ouvert au grand large. - (15)
blliau large (à), loc. tout ouvert au grand large. - (17)
blliaude, robe, rouillère. - (03)
blliaudon, petite robe. - (03)
bllié, blé, seigle. - (03)
bllieu, bleu. - (03)
bllieute*, s. f. ivresse. - (15)
blliô, s. m. mercuriale des champs. - (15)
bllioc, adj. blet. Verbe bllioquer. - (17)
blliou se, rouillère. v. blliaude. - (03)
blliou, adj. bleu. - (15)
blliouc, adj. blet. Verbe blliouqué. - (15)
blliouzon, s. m. jacinthe à fleur bleue. - (15)
blo, blosse, blet, blette ; une poire blosse est une poire blette. - (11)
blo, sse et blot, te, adj., blet, talé, trop mûr : « All’a gardé trop longtemps ses pouéres ; àll’ sont venues toutes blosses ». - (09)
bloches : asticots - (32)
blôde, blouse, habit de dessus ; on dit aussi biôde. - (11)
bloé (pour blet), adj. Voyez blous. - (06)
bloncer. v. a. Ebrancher. (Chassignelles). - (06)
blonde : la blonde, aussi la fiancée - (33)
blonde, jeune fille fréquentée en vue de l'épouser. - (11)
blonde, s. f., bonne amie, maîtresse, qu'elle soit, d'ailleurs, blonde ou brune : « Voui, voui, j' Ions vu avec ; àll' è sa blonde ». - (09)
blonde. Synonyme de maîtresse, amie. « Aller en blonde », c'est courtiser une fille. - (02)
blondes, (aller aux), loc, faire sa cour aux filles, assez souvent pour le bon motif. J'ai aussi entendu dire : « Aller en blondes ». - (09)
Blondin : nom de boeuf. III, p. 30-o - (16)
blondsi : boulanger - (31)
blondsire : boulangère - (31)
bloque (vente à la) n.f. Vente en bloc, sans estimation de poids. - (41)
bloque : Terme de jeu enfantin. Au jeu de billes, « fare san bloque » : signifie choquer de sa bille celle de son partenaire. - (14)
bloshe : blet, blette. « Un’ne pouère bloshe » : une poire blette. Rappel : l’écriture « sh » a pour but d’indiquer « ch » ou « ss » sifflé ! - (40)
blosse (fru) : fruit blet. - (22)
blosse : blette (pour une poire) - (39)
blosse : blet. On parle en général d'un fruit trop mûr. Ex : "Té vas pas m'fée manger des pouées blosses à c't'heu !" (Pouée = poire). - (36)
blosse, adj., se dit d'un fruit blet, non consommable. - (29)
blossir, v. intr., blettir, devenir blet. - (09)
blosson : poire sauvage. - (05)
blosson, fruit du poirier sauvage. - (11)
blosson. s. m. Petite poire sauvage, qu’on laisse blossir pour la manger. - (06)
blossons : poires sauvages à manger blosses (blettes). III, p. 60-j. - (16)
blossougnier : arbre produisant des blossons. III, p. 50-j. - (16)
blot : mollet, meurtri. - (05)
blot, blosse. L’l se mouille quelquefois, biot, biosse, on dit aussi bleusse ou bieusse, mais non bleu ou bieu, blet, blette. Etym. blossir, devenir blet (Littré), qui a sa racine soit dans le breton blod, mou, soit dans l’allemand blültt, poire blette. - (07)
blot, blotte, blet, blette. - (28)
Blot. Blosse. Synonyme de blet, blette. La balosse est une espèce de prune spéciale au nord de la France. Les Normands disent : une poire blèque. En patois wallon, blacbe signifie pâle, maladif. Cet adjectif me parait celtique : blet, en breton, signifie mou. - (08)
blot. s. m. Bélier. - (06)
blotte : betterave. - (40)
blotter. v. a. Avaler, gober un œuf cru. - (06)
blou, blou, blou, ta-blou, ta Cri pour appeler les chèvres. - (41)
blou. s. m. Bloc. V’ià un biau blou. (Molesme). - (06)
blouque, boucle. - (20)
blouque, s. f., boucle. De cet ustensile nos pères attachaient leurs braies ; maintenant ils en ferment, sur la poitrine, leurs rudes chemises, sans que l'ardillon perce le linge. - (09)
blouque. s. f. Boucle. - (06)
blouquer, v. tr., boucler. - (09)
blouquer. v. a. Boucler. - (06)
blous, blousse. adj. Blet, blette. Un abricot blous , une poire blousse. - (06)
bloussognier, bloussonnier. s. m . Poirier sauvage, poirier à blossons. - (06)
bluache (pour pluache, pluvia). Pluie. (Saint-Sauveur). - (06)
bnâilles, s.f. pl. travaux de binage ; on dit aussi la bnâille. - (28)
Bnât, Bnâte n. Benoît, Benoîte. - (41)
bner, verbe ; travailler la terre pour la deuxième fois avec une pioche. - (28)
b'ni, bénir, bénit ; pèn b'ni, pain béni ; b'nitè, bénitier. - (11)
b'ni, te, adj., béni, bénit, consacré. - (09)
bnner v. Benner. - (41)
bnon n.m. (gaul. benna, panier d'osier). Baquet en bois, cerclé de fer. - (41)
bô : bois. - (44)
bo : bout - (31)
bô : le bois, la forêt - (33)
bô : Petite grenouille verte, espèce de rainette. - Dicton : « Quand le bô chante, la vigne pousse ». - (14)
bô d'bique : le bois de la chèvre, sorte de chèvrefeuille, de houblon, de liane grimpante - (33)
bô, bois. - (11)
bo, crapaud (onomatopée). - (11)
bô, s. m., bois. - (29)
bö, sm. bouc. - (12)
bò. Bois. On a dit anciennement bos, témoin Bos-le-Duc et le nom propre Du Bos. - (00)
boaire : boire - (31)
boaire à la golée : boire à la régalade - (31)
boauin, s. m., lièvre ou bouc, ou jeune enfant turbulent. - (29)
bôbance. Magnificence, profusion, vieux mot… - (00)
bobancer, faire bonne chère, prodiguer. - (20)
bobane, boubane. adj. et s. Personne obèse, se mouvant lentement et lourdement. - (06)
bobansé, faire bombance. - (11)
bobe n.f. (de l'onom. bob, évoquant le gonflement des joues). Moue. Alle fayot la bobe. Elle faisait la moue. - (41)
bobe, s. f., robe. Terme dont on se sert avec les enfants : « La p'tiote a métu sa baie bobe des dimanches ». (V. Bobote). - (09)
bobèchon : de caboche, s fare r'monter le bobèchon se laisser influencer - (33)
bobiner, boubiner. v. n. Mâchonner à la manière des vieillards qui, n’ayant plus de dents, roulent longtemps les aliments dans leur bouche. — Se boubiner. v.pron. Se rouler, se ramasser sur soi-même, se pelotonner comme font les chats. De bobine. - (06)
bôbô, petit mal (enfantin). - (11)
bobote, s. f., dim. de Bobe, robe d'enfant : « Ah ! la Ninite, on va li mett' sa bobote ! » (V. Bobe) - (09)
bocain : bouc - (32)
bocane, sorte de danse licencieuse... - (01)
bôcane. Bocane. Il est fait mention de deux danses au Noël 14, savoir, de la bocane et de la pavane. La première a tiré son nom de Bocan son inventeur, fameux maître de danse sous le règne de Louis XIII. La seconde, beaucoup plus ancienne, a été ainsi nommée de l’italien Pavana… - (00)
bocassée. s. f. Becquée. Du latin bucca, buccella. (Etivey). - (06)
bocérot. s. m. Vacher. (Chassignelles). - (06)
bochan : Buisson. « O s'est caichi darrè in bochan de bouis » : il s'est caché derrière un buisson de buis. « Caiche bochan prend ! » : cri d'avertissement à l'adresse d'une personne qui en cache une autre pour la prévenir qu'elle est exposée à recevoir des coups. - (14)
bocharde, s. f. fauvette. - (17)
bôché - sorte de fenil pour la paille, des fagots, etc. - En nô fau mette cequi su le boché, ce qui seré âtant de débaraissé. - Monte voué su le boché ces tas de boffe que voilai. - (13)
bôche, grosses et longues perches formant comme un plafond appelé bôché. - (11)
bocher : butter. (E. T IV) - VdS - (18)
bôcher, v. boucher. - (28)
bôcher, v. tr., bêcher. - (09)
bocheton ou boucheton (tomber a). Tomber sur le ventre. Dans d'autres provinces on dit tomber à bouchon, c'est-à-dire tomber sur la bouche (Littré), comme on disait autrefois tomber adenz, c'est-à-dire tomber sur les dents. - (07)
bôcheure - haie, clôture quelconque se dit plus ordinairement pour une haie morte, c'est-à-dire faite de bois sec. - Les beu en démangonai lai bocheure. - (13)
bôcheure, s.f. haie. - (28)
boçhi v. (de boucler) Mettre des fers au groin du cochon en utilisant des pinces spéciales, afin de l'empêcher de défoncer le sol. Dans le mâconnais, au jeu de boules, réaliser un tir direct (un carreau), se disait bochi (ferrer). - (41)
bochie : haie. (C. T III) (RDM. T IV) - B - (18)
bôcho, couvercle, par exemple, d'une marmite. - (11)
bôchon - bouchon et buisson, et branche ou buisson de verdure que les cabaretiers pendent à leur maison pour enseigne. - Voiqui in bôchon de bouteille qui sent le meusi. - Malheureux ivrogne, en fau qu'à s'airétai ai tot les bôchons ! - (13)
bòchon (à), loc. appliqué face contre terre. Verbe abochi. - (17)
bôchon : buisson. - (22)
bôchon, bouchon de bouteille. - (11)
bôchon, s.m. bouchon. - (28)
bôchon, sm. buisson, très petit bois.au fig. : bourru ; adj. : malplaisant. - (12)
bochon. Enseigne d'auberge. Ton houmme ast un ivrogne et un gormand : a s'erreîte ai tos les bôchons. - (08)
bochvöté, vt. empiler en sens contraire, entrecroiser de la tête aux pieds. - (12)
boçhye : (nf) boucle - (27)
boch-ye : boucle - (31)
boçhyi : (vb) boucler - (27)
bochyi : mettre les boucles dans le groin du cochon grâce à une roulette, pour l'empêcher de remuer la terre (la roulette était fabriquée avec un fil de fer enroulé sur une pince ronde) - (31)
boc'lle (Il mouillées) : Boucle, anneau. « Eune boc'lle de ceinture ». - (14)
boc'llier : Boucler. « Boc'lle dan ta ceinture », « Boc'llier in cochan » : lui passer une boucle de fil de fer dans le groin pour l'empêcher de fouiller le terrain. « Y est boc'llié » : c'est bouclé, fini, plus rien à faire. - (14)
bocon n.m. (du v. fr. boucon désignant autrefois des mets ou des breuvages empoisonnés). Bouton, virus, infection, maladie. All'i'a foutu l'bocon ! Elle lui a transmis une infection. Voir - (41)
bocon, petite bouchée. - (11)
bocon, s. m., bouchée, morceau : « Ol a tôjor faim ; i faut tôjor li fourer l' bocon. » - (09)
bocon: (nm) puanteur - (27)
bocote - petite bouche (se dit aux enfants). - Vions, mon enfant, euvre tai bocote, ç'â bein bon, vais. - Torchons lai petiote bocote. - (13)
bocote, petite bouche (enfantin). - (11)
bocote, s. f., bouche, bouchette : « Faire bocote », embrasser. - (09)
bocquer v. Becquer. - (41)
bocrôt, s. m., petite bonde en bois pour les fûts. - (29)
bodai. Bordé, bordez, border. - (00)
bode. Bourde, conte, fable. Bode est tantôt singulier, tantôt pluriel. On dit aussi à Dijon, quand on voit un grand feu allumé, que ç’a dé bode, par allusion aux feux solennels qu'on allumait dans les rues le premier Dimanche de carême, nommé le Dimanche des brandons ou le Dimanche des bordes, parce qu'originairement les villageois, à pareil jour, faisaient des processions le long de leurs bordes, c'est-à-dire de leurs grandes, avec des flambeaux de paille tortillée, pour chasser, disaient-ils, le mauvais air de dessus la terre… - (00)
bode. : Ce mot a deux acceptions : celle du vieux français bourde que Nicot traduit par mendacium et nugoe, et celle de bord, frontière, limites d'une métairie et la métairie elle-même, d'où le mot bodelle, maisonnette.- Lamonnoye dit que le premier dimanche de carême, ou dimanche des brandons, les villageois promenaient le long de leurs bordes ou granges des flambeaux de paille tortilléepour chasser, disaient-ils, le mauvais air de dessus la terre. - (04)
bodes ou bordes, friches boisées.- En Bretagne, bôd, au pluriel bôden, signifie buissons, bosquets, touffes d'arbres. - (01)
bodi (n. m.) : veau, dans le langage enfantin - (42)
bodié, vt. border. - (12)
bodin : boudin - (31)
bodin n.m. Boudin. - (41)
bòdin, s. m. boudin - (17)
bodiö, sm. nuage isolé. - (12)
bodiot : le mal à un doigt, on dit aussi dogue. - (33)
bodofle : enflure, bosse. (MLV. T III) - A - (18)
bodone (n. f.) : vache, dans le langage enfantin - (42)
bodot. s.m. Ventre. (Saint-Valérien). - (06)
bodru n.m. Gros saucisson, du genre jésus. - (41)
bodze : grand sac en toile. A - B - (30)
bodze : (nf) sac (de blé, de son) - (27)
bodze : grand sac de toile de jute destiné au conditionnement du grain ou de la farine - (34)
bodze : grand sac en toile - (26)
bodze : sac en toile de jute contenant 100 kg de blé - (31)
bodze n.f. (du gaul. bulga). Grand sac de toile pour le blé (capacité de 100 à 120 kg) ou le son. Il est amusant de relever que la même racine gauloise a donné le mot budget. - (41)
boe, bois (o long), - (19)
bœche (à), loc. à l'extrême bord. - (15)
bœche (a), loc. à l'extrême bord. - (17)
bœgne, s. f. coup : il a reçu une bonne bœgne. - (15)
boeiller, et qu’il serait formé de bis et œil (regarder des deux yeux). — Voyez beuclier. - (06)
boele, boêle, boyle. s. f. Petite fille. (La Belliole). — Dans Roquefort, chèvre, femelle du bouc. - (06)
boëlle (fém.) : ventre rondelet. (M. T III) - B - (18)
bœllion, s. m. morceau. - (17)
bœllion, s. m. morceau. Verbe bœlliouné, morceler. - (15)
bœne de mouches, s. f. ruche. Littéralement : vieille benne, utilisée pour y loger les mouches à miel. - (15)
bœne de mouches, s. f. ruche. Littéralement : vieille benne, utilisée pour y loger les mouches à miel. - (17)
bœri, s. m. cuvier, particulièrement à lessive. - (17)
bœri, s. m. cuvier. - (15)
bœrna*, s. m. crochet servant, du dehors, à faire glisser un verrou. - (15)
bœrna, s. m. crochet servant, du dehors, à faire glisser un verrou. - (17)
bœssons, s. m. pl. jumeaux. - (17)
boête, s. f., boisson, petit vin de tous les jours. - (29)
bœté, v. a. mettre. - (15)
boétoux, boiteux. - (03)
boette : boisson courante. - (25)
bœu, sm. bœuf. - (12)
boeudre; v. n. bouillir. - (15)
bœuf : sorte de punaise. IV, p. 29 - (16)
bœuf de la Saint-Martin : voir bœuf - (16)
boeujon, s. m. barreau, [boujon.] - (15)
bœuquier, bœutier. s. m. Bouvier. — Sabot lourd et grossier emboîtant tout le pied, et qu’on chausse principalement dans le Morvand et les campagnes humides et boueuses. - (06)
boeutier : domestique chargé de la conduite des bœufs. VI, p. 12. - (16)
bœzin, adj. mou au travail. Verbe bœziné. - (15)
bœzin, adj. mou au travail. Verbe bœziner : dépêche-toi, ne besines pas ainsi. - (17)
bœzou, s. m. ventre, en langage badin, enfantin. - (15)
bœzou, s. m. ventre, en langage badin, enfantin. - (17)
bœzvœlle (être en), loc. être en mésintelligence, en bisbille. - (15)
bœzvœye (être en), loc. être en mésintelligence, en bisbille. - (17)
bôfe, enflure. - (01)
bôfe. : Enflure. (Del.) Le mot bôraufle, enflé, appartient à la même famille de mots. - (04)
boffan : Bouffon, souffre-douleur. « Y est leu boffan » : c'est leur souffre-douleur, celui qui subit toutes leurs brimades. - (14)
boffe : balle des céréales récupérée lors des battages. A - B - (30)
boffe - tout petits débris de paille le premier tirage que rejette le van dans la grange. - Vos é lai de lai bonne boffe. - Les bêtes eumant bein lai boffe, cequi les raifraichit. - (13)
boffe : (nf) son - (27)
boffe : balle (enveloppe du grain) - (34)
boffe : Balle d'avoine, on s'en sert quelquefois en guise de crin. « In c'euchin de boffe » : un coussin rempli avec de la balle d'avoine. - (14)
boffe : balle de céréales, récupérée lors des battages - (26)
boffe n.f. (du fr. bouffer, gonfler). Résidu de l'épi de blé ou d'avoine, bale (ou balle). Voir balou. - (41)
boffer : souffler, gémir. A - B - (30)
boffer : (vb) souffler - (27)
boffer : Bouffer. « Ol a mis de la plieume dans san c'euchin pa le fare boffer » : il a mis de la plume dans son coussin pour le faire bouffer. - (14)
boffer : souffler - (26)
boffer : souffler - (32)
boffer : souffler - (34)
boffer : souffler, gémir - (31)
boffer les gaudes : (exp. humoristique) ronfler - (27)
boffer v. (de l'onom. buff, gonflé. Autrefois on soufflait en boffant (gonflant) les joues. On a là l'origine du nom de Buffières). 1. Souffler. 2. S'essouffler. 3. Faire triste mine. 4. Respirer difficilement, bruyamment. - (41)
boffer, v., tousser avec les joues gonflées, la main devant la bouche pour cacher un rire. - (29)
boffiner : s'embrasser à pleine bouche. - (23)
boge : sac de toile fort, haut et étroit, pour le grain et la farine. - (23)
boge ou boëge. Nom d'une étoffe de laine, forte, épaisse et très rude, que l’on fabrique encore à la main dans beaucoup de villages bourguignons. L'aspect grossier de ce tissu a fait employer son nom au figuré dans l’expression tête de boge, appliquée à un homme inculte, rustique, ou bien obstiné, têtu. - (07)
bòge, adj. qui a une pointe courte, trapue, émoussée. - (17)
boge. : Etoffe commune au XVIe siècle. - (04)
boger, bouger, bovier, boyer. s. m. Valet de ferme, garçon qui soigne, qui conduit les bœufs. Du latin bos, boviarius. - (06)
bôgöre, sf. navet ou radis creux, par suite de dessèchement. - (12)
bôgrai. : Petit bougre. - (04)
bograller. v. n. Bégayer. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
bogre, bougre, et son diminutif bôgrai, petit bougre... - (01)
bogrès. s. m . Bègue. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
boiche-coulas, s.m., petite lumière qui dansait dans les rues pendant les Avents (feu-follet) ; on dit aussi boriche-coulas. - (28)
boîcher : piocher. - (24)
boicheton (Ai), boicho (Ai) - renversé sens dessus dessous, la partie supérieure en bas sur le ventre ; etc. - Renverse ce cuvier qui ai boicheton pou le fâre aipeurai. - I étâ si lassai qui me seu étendu ai boicheton in manman. - (13)
boichevau (à la), loc, tête bêche, en sens opposé : « Quée rangeouse va ! Dans son ormoire tout et à la boichevau ! » - (09)
boichie, s.f. becquée. - (28)
bôIé : bûcheron. (RDM. T IV) - B - (18)
boige - drap de laine assez grossier pour les habitants de la campagne. - I ons fait fâre ine pièce de boige pour nos habiller torto l'hyver. - (13)
boige, beige, Étoffe grossière, fabriquée jadis à Beaune et reléguée maintenant chez les tisserands du Morvan et de L’Auxois. Très anciennement, les ménagères la tissaient dans leurs maisons. La beige des grands magasins de nouveautés est une étoffe à la mode qui ne ressemble guère à celle de nos montagnes. (V, Boigevau.) - (08)
boigevau (à). Tête-bêche, bout ci, bout là. Cette expression me parait empruntés à l'art du drapier, ou plutôt du fabricant de boige. Boigevoler, c'était manœuvrer la navette qui chasse le fil dans un sens et qui le rechasse dans l'autre. - (08)
boîle, s. f., ventre saillant. - (29)
boile, s.f. ventre. - (28)
boile. Maladie des lapins dont le signe extérieur est l'enflure du ventre. Ce mot vient probablement de Botellus, boyau et boudin, par extension ventre. On lit dans la chanson de Roland : « sun cors veit gésir la buèle. » - (08)
boiler. v. a. Humer ce qu’il va dans un œuf dont on à percé le bout. (Domecy-sur-Cure). - (06)
boïllalou, beuillalou n. et adj. Gros, ventru, bedonnant, gonflé. - (41)
boille : ventre proéminent. « Ô l’a d’la boille » : il a du ventre (boil en celte). Désigne un gros bidon pour le lait en Suisse, Savoie, - (40)
boïllon n.m. (de bouvillon). Jeune veau. - (41)
boillots et bouyots. Doubles paniers en osier fixés à la sangle d'un âne ou d'un mulet. - (08)
boîloux, adj., qui a un gros ventre. - (29)
boine : benne. ou « balonge » (voir) pour le transport du raisin. - (40)
boine, s.f. benne à deux manettes pour recueillir le vin. - (28)
boinne, benne d'abeilles. - (03)
boinnon, bennon pour le pain. - (03)
boinon : banneton rond en osier. - (24)
boinon : banneton. (BD. T III) - VdS - (18)
boinon : banneton. Corbeille en osier et sans anse, où lève la pâte du pain. - (40)
boînon, s. m., corbeille avec une toile pour faire lever la pâte à pain. - (29)
boinon, s. m., petite benne, panier en osier, où l'on met la pâte du pain à enfourner. A l'heure du four, on voit les ménagères porter chez le boulanger leur boinon, où tremble la pâte levée et blanche. - (09)
boinon, s.m. panière ronde, demi-sphérique, pour contenir la pâte panifiable. - (28)
boinon. Panier hémisphérique en osier fin dans lequel on met lever la pâte. On voit dans l'inventaire de 1 501 à l'Hôtel-Dieu de Beaune : «  Item. Eti une chambrote auprès desdits fors sont environ quatre- vingt benastes de sel de Salins. » Un compte du trésorier de la saunerie de Salins, pour l'année 142 1, porte que « les enfants de dame Clémence touchaient trois benastres de sel par semaine. » Le patois de Dijon dit menâton. Le changement de b en m est fréquent : dans le Hainaut une manne est un panier de fruits. Le même radical a formé mannequin, sorte de panier et mannequin statue d'osier, analogue au Gayant de Douai, et au Dondou de Mons. - (08)
boînotte. s . f. Fenêtre. (Essert). - (06)
boirbe - boue (synonyme de Gôîlle). - En ié ine boirbe dans les rues, qu'an ne peut pâ fâre in pas sans se crottai. - Voiqui mes saibots emborbai. - (13)
boire : Boisson. « Du boire de cherige » : boisson qu'on obtient en mettant macérer des cerises dans l'eau. Les années où le vin est rare, les pauvres gens font par le même procédé du boire de poulaches, du boire de gratte-cul, en mettant dans le fut des prunelles ou des gratte-culs au lieu des cerises. - (14)
boîre de cotson n.m. Brouet de pommes de terres, détritus et eaux grasses, servi aux porcs. - (41)
boîre la tâsse loc. Prendre le café. Cette expression peut prêter à confusion quand on boit son café au bord de l'eau. - (41)
boire le bon vin. Pour boire du bon vin. - (07)
boiri : Cuvier de bois dans lequel on fait la lessive. La « salle » de boiri est une sorte de trépied sur lequel on place le cuvier. - (14)
boirne. s. f. Petite fenêtre de grenier. - (06)
bois (bûche de), loc, redondante. Une bûche est toujours en bois. (V. Bas, Chaud, Froid, Haut). Notre patois a bôs. Bois n'est donné là que pour la formule fautive. - (09)
boisat. s. m . Gros ventre. (Saint-Martin-du-Tertre, Paron). - (06)
bois-doux. s. m. Réglisse. - (06)
boiséor. : (Dial.), fourbe, trompeur (de la basse latinité bausiare ou bosiare). - Boisdie ou voisdie signifie ruse, fourberie. - (04)
boissan. Baissant. - (00)
boisse, s. f. terrain en contre-bas. - (15)
boisse. Baisse, baissent. - (00)
boissé. Baisser, baissé, baissez. - (00)
boisseau : Boisseau. Mesure de capacité pour les matières sèches et principalement pour les grains, à Mancey le boisseau vaut environ 25 litres, cette mesure est peu employée. - (14)
boisselon, s. m. petite pioche. - (15)
boissò. Baissais, baissait. - (00)
boisson, bisson, bouchon, busson. s. m. Buisson. Du latin boseus. - (06)
boisson, s. f., liquide fermenté, préparé avec des pommes, des poires, des prunelles, etc., mais surtout avec le marc de la vendange : « J'ons fait eûne feûillote de boisson, épeù brament j' tirons d'ssus ». C'est la provision populaire. - (09)
boistier. s . m. Bûcheron. - (06)
boitailler, bancaler : boiter - (31)
boite (la) : réserve de vin. Après la vendange : réserve faite pour sa consommation personnelle. Faire « sa boite» ou boate (?). - (40)
boite : La quantité de vin nécessaire à la consommation annuelle de la famille. « Les vignes ne sant pas balles (belles) c 't'an-née mâ an fara pt'ête bin tojo la boite ». - (14)
boite : voir bouette - (16)
boite n.f. (la boite désignait autrefois l'état du vin bon à boire). Consommation de l'année. Dz'ai ren qu'eune veugne p'ma boite. J'ai seulement une vigne pour ma consommation personnelle de l'année. - (41)
boîte, s. f., caisse aménagée pour aller au lavoir. - (29)
boite, s. f.. liquide à boire. .Jadis, les crieurs de vin, pour vanter leur marchandise, disaient, après avoir donné le nom du débitant : « Ah ! la boune boite au vin!... On s'endremirot su la feûillote ! » - (09)
boîte. s. f . Petite lucarne. (Etaules). - (06)
boite. s. f. Boisson, piquette, ordinairement faite avec des prunelles, des fruits sauvages ou de mauvais raisins. — Se dit aussi par les vignerons de la petite provision de vin qirils conservent pour leur usage. - (06)
boiteuser. v. n. Boiter. « Il ne faut pas, entre les deux Noëls, c’est-à-dire entre le 25 décembre et le 1er janvier, enlever le fumier des étables, attendu que cela fait boiteuser les vaches. » (Puisaye). - (06)
boitou, adj., boiteux, qui marche à cloche-pied. - (09)
boitou, bancalou : boiteux - (31)
boitte - provision de vin ou autre boisson pour l'année. – En nô fau prée de deux pièces de vin pour note boitte. - (13)
boitte : boisson. - (05)
boivau. Comme Despréaux, dans sa dixième Satire , a dit une Capanée pour dire une femme impie, à cause de Capanée fameux par son impiété, l'auteur des Noêls a dit de même une Boivau femelle pour dire une grande joueuse, à cause du président Boivault de la Chambre des Comptes de Dijon , l'un des plus grands joueurs de son temps… - (00)
boivu p.p. du v. boire. - (41)
bolâ, braillard. - (28)
bolai, bolair - pleurer (se dit des enfants). - Le pôre enfant, al é don bolai tote lai neu ! – A bolle pou in ran ; c'â in vrai bolair. - (13)
bòlaise, s. f. terrain léger. - (17)
bolangi : Boulanger. « Du pain de bolangi », du pain blanc par opposition au pain de ménage cuit dans le four de la maison. - (14)
bolauder. v. n. Rouler. (Subligny). - (06)
bole : (nf) boule - (27)
bole : Boule. « Jû de bole », jeu très populaire dans nos campagnes. Le meilleur joueur est celui qui abat le plus grand nombre de quilles au moyen d'une lourde boule en buis ou d'un boulet de fonte qu'il lance de toute sa force. - (14)
bolé : bûcheron ; ouvrier qui travaille dans une coupe. (B. T II) - B - (18)
bolé : pleurer. (CT. T II) - S&L - (18)
bole de neudze n.f. Boule de neige. - (41)
bole n.f. Boule. - (41)
bolé, crier, pleurer fort. - (11)
bole, s. f., boule, tout corps roulé en rond. - (09)
bölé, vt. rouler. Se bölé, se jeter à terre. - (12)
bôler : pleurer. - (22)
boler : pleurer. - (24)
boler, brailler. - (28)
boler, pleurer. - (21)
boler, v., crier. - (29)
boler. Crier en pleurant, par comparaison avec le bêlement des moutons N’bolee don pas si fort, chéti polisson. Dans le Morvan le mot bauler s'applique aux taureaux. - (08)
bolette : Boulette, petite boule de viande hachée ou de tout autre comestible : « Eune bolette de tapine (pomme de terre) », « Eune bolette de fremage ( fromage)». - (14)
bolian ou boillan (Il mouillées) : Bouillon. « Si y a du boillan t'aras de la sope » : tu seras servi après les autres, s'il en reste. « In bollian d'anze heures » : un breuvage empoisonné. - (14)
bolie. s . f . Bouillie. - (06)
bolir. v. n. Bouillir. - (06)
bolliot - meûle ou tas de foin. – Le temps menaice, mettons le foin en bolliots. - Le prai à Maire n'é pâ mau fourni, i veins d'y fâre di sept bolliots. - Se dit aussi des paniers que les ânes portent : Note âne à fort, ailé, al aiporte ses deux bolliots de ceries. - (13)
bollot (du) : balle de grain. Enveloppe des grains dans l’épi de céréales, récupérée au battage elle entre dans la nourriture (médiocre) des animaux. Du celte ballan : peau ou du bas-latin baleium : balayures…de grange. - (40)
bologne, n.f. betterave rouge. - (43)
bolomer. v. n . Carillonner. (Givry). - (06)
bolon : boule. Personne courte et trapue. A - B - (30)
bolon : boule - (31)
bolon : boule, personne courte et trapue - (26)
bolon n.m. 1.Enveloppe de la châtaigne et de la noix. Voir calofe et borru. 2. Boulon. 3. Bourrelet. - (41)
bölon, sm. personne grasse et courte. - (12)
boloner : tomber en roulant. A - B - (30)
boloner : tomber en roulant - (32)
bolonner : tomber en roulant - (26)
bolonner, boller : tomber en roulant - (31)
bolot, s.m., son de la farine. - (28)
bolöt, sm. homme des bois, bûcheron, charbonnier. - (12)
bolotte, s.f. belette. - (28)
bolotte. s. f. Belette. - (06)
bombance ou bobance - abondance, luxe à la table. - Quainne bonbance ! i ne sai pâ si cequi deureré, pair exempe ! – An y aivo ai lote fête ine vraie bobance. - (13)
bombarde, trompe, grand cor de chasse. - (01)
bombarde. s. f. Julienne, fleur. (Argenteuil). — Se dit aussi pour guimbarde, petit instrument à languette dont on joue en le mettant entre les dents. - (06)
bome : borne. (B. T IV) - S&L - (18)
bômi. v. a. et n. Vomir. L’r ne se prononce pas ; conversion du v en b. - (06)
bomir, rebomir, vomir, revomir. - (03)
bomme - borne. - Le Rôse â terrible ! en fau tojeur qu'al anticipe su les bommes, quoi ! – I va laiborai note champ de lai grand-bomme. - (13)
bomme, bommé, borne, borné. - (03)
bon (ne) aimi (e) : bon (ne) ami (e) - (34)
bon' : orvet. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
bon d'I'an, anniversaire du jour de la mort. - (11)
bon temps. Idiotisme employé par les bergers, pour dire que leurs troupeaux leur donnent peu de peine à garder. - (02)
bon*, s. m. viande de boucherie : une livre de bon. - (15)
bon, s. m. viande de boucherie : une livre de bon. - (17)
bon. Bon, bons, bond, bonds. Bon dans la signification de bonus se prononce bonne devant une voyelle, en bourguignon, au pluriel comme au singulier : ç’a de bon éfronteu, ce sont de bons affronteurs. Le Bourguignon dit souvent pu bon, et quelquefois pu muglieur pour meilleur… - (00)
bon. : Les villageois disent: Ça pu bon,- ça pu muglieu, sans distinguer les degrés. - (04)
bon-ami : Amoureux, amant. Féminin : bonne amie. « Ol est allé voir sa bonne amie ». - (14)
bon-ami n.m. Amant ou simple ami d'enfance. - (41)
bonbarde, guimbarde, petit Instrument de musique dont on obtient des sons en le passant sur les lèvres. - (11)
bonbon : pot au feu —bubon. - (23)
bonde*, s. f. borne de séparation. - (15)
bonde, s.f. bouchon d'un tonneau, d'une tonne, d'une cuve. - (28)
bondenai, bondeunement - bourdonner, bourdonnement. - Ecoute don le bondeunement des môches ai miée ! – Tojeur ci bondeune. - (13)
bondener : faire du bruit, et agiter. - (40)
bondener, bourdonner comme les grosses mouches, les frelons. - (20)
bondener. Mot qui exprime le bruit sifflant produit par une pierre lancée avec une fronde ou autre analogue. - (02)
Bon-Dieu de la Messe. s. m. Composé. Moment de la consécration et de l’élévation de l’hostie, qui est indiqué par le tintement de la cloche paroissiale. - (06)
bond'né, fermer un fût avec une bonde. - (11)
bondné, vn. bourdonner. - (12)
bondner : meuglement caractéristique tout en longueur presque plaintif du taureau - (34)
bond'ner : bougonner. (E. T IV) - VdS - (18)
bondner, bourdonner. - (19)
bondner, v. bourdonner, être en colère. - (28)
bondner, viondner, vrondner v. Vrombir, bourdonner. - (41)
bondniâ, s.m. bourdon (insecte). - (28)
bondnöre, sf. nid de bourdons. - (12)
bondon - bourdon, insecte. - Les bondons faisant pu de bru que d'ôvraige… queman bien des gens aipré tot. - (13)
bondon, bourdon. - (20)
bondon, s. m., bourdon, grosse mouche. - (09)
bondon, sm. bourdon. - (12)
bondonement, s. m., bourdonnement, bruit de bourdon, rumeur lointaine, ronflement de machines. - (09)
bondoner, v. intr., bourdonner : « Te m' fais mau à la tête ; te m’bondones tôjor aux orilles ». On entend aussi dire : bondoner, pour exprimer le sifflement d'une pierre lancée avec force. - (09)
bondrée : buse, oiseau. - (05)
bondree : buse. (DC. T IV) - Y - (18)
bondrée : voir raud - (16)
bondzeû : bonjour - (31)
bondzo n.m. Bonjour. - (41)
bone : (nm) bonnet - (27)
bône : une borne de champ - (33)
bone de neit : (nm) bonnet de nuit - (27)
bòne de net, s. m. bonnet de nuit d'homme. - (17)
bône, borne. - (11)
bone. Bonne, bonnes. - (00)
bone. Borne et borgne. On appelle de ce dernier nom l'orvet, anguis fragilis, parce qu'on croit que ce reptile n'a qu'un oeil, d'où vient ce dicton : Si le borgne avait deux yeux il démonterait un cavalier. - (02)
bonheu : Bonheur, réussite. « Ol a ésu bien du bonheu », il a eu bien de la chance ; « Le bonheu li est veni en dremant » : se dit de quelqu'un qui a fait de bonnes affaires sans se donner beaucoup de peine. - (14)
bonjeû, bonjour. - (03)
bonjo - bonjeu : bonjour - (35)
bonjo bonjour, si t'eû poli, t'eûte ton chapeau pou dire bonjo. Si tu es poli, tu ôtes ton chapeau pour dire bonjour - (33)
bonjor, s. m., bonjour : « Ben l’bonjor, vouésin ! » - (09)
bonne mère : sage-femme - (31)
bonne mère, n.f. sage-femme. - (43)
bonne, sf. borne. - (12)
bonne-amie n.f. Maîtresse ou simple amie d'enfance. - (41)
bonne-jean (adj.) : niais, nigaud (il est tout bonne-jean) - (42)
bonnemeire. Sage-femme : An ast temps d'ailler queri lai bonne meire. Les Berrichons prononcent bonne mére. - (08)
bonne-mère : (nf) sage-femme - (27)
bonne-mère n.f. Sage-femme. - (41)
bonne-mère, s. f. sage-femme. - (17)
Bonnes Gens ! Exclamation très-usitée dans les campagnes et qui se fait souvent d’un ton dolent, même à propos de choses insignifiantes. - (06)
bonnet carré, n.m. fusain. - (43)
bonnet de né : bonnet de nuit - (31)
bonnet d'évêque n.m. Fusain. - (41)
bonnet d'neit n.m. Bonnet de nuit. - (41)
bonnœte s. f. bonnet de nuit de femme. - (17)
bonnot : Bonnet. « Ol a san bonnot de coton ». « Bonnot carré » : fruit du fusain (evonymus europaeus) à cause de sa forme, en Bresse on dit bonnot de curé. - Dicton : « La St Bonnot vindra » : le temps viendra où la provision sera épuisée. - (14)
bonnöt, sm. bonnet. - (12)
bono, bonnet. Janviè ë kate bono, Janvier aux quatre bonnets. - (11)
bonô. Bonnet, bonnets… - (00)
bonsa n.m. Bonsoir. - (41)
bonsai : bonsoir - (35)
bonsome, s. m., pieu, gros piquet. - (09)
bonta, s.f. bonté. - (28)
bontai, s. f., bonté, bienveillance. - (09)
bontai. Bonté, bontés. - (00)
bonvêpre, bonsoir, - (03)
bonzome, gros poteau. - (11)
boquai - becquer. - Les ouyais sont enraigés pour boquer nos peurnes et nos pouaires ; c'en à autant de perdues. - Regairde don les pingeons quemant qu'à se boquant, â s'eumant gros. - (Voyez d'ailleurs Biquai). - (13)
boquai, heurter. On dit encore à Châtillon se boquer, c.-à-d. se heurter soit contre un mur soit contre une personne.... Dans l'origine, le mot boquai avait de la gentillesse ; il signifiait se heurter tête contre tête. Dans l'idiome breton, boch signifie joue. (Le Gon.) D'après Lepelletier il signifie aussi un baiser... - (01)
bôquai. : Heurter, bousculer quelqu'un ou quelque chose, l'arrêter dans sa course. - (04)
boque : chèvre. Comme « cabre » : l’animal caprin et la grosse sauterelle. - (40)
boque : la moue, fère lè boque, faire la moue, on dit aussi fère lè reûe - (33)
boque, chèvre, sauterelle. - (03)
boque-bois. s. m. Pivert, oiseau de la famille des pies. - (06)
boquée, s. f., becquée, petite portion de nourriture. - (09)
boquer : becqueter. Et le boquot pour le bec. - (40)
boquer : frapper par rencontre. - (05)
boquer, v. tr., embrasser, caresser des lèvres. - (09)
boquer. v. a. Becqueter. - (06)
boquer. v. a. Choquer. Se dit ordinairement pour baiser , choquer sa bouche sur une autre ; d’où résulte que ce mot doit être une altération, une forme de becquer , d’autant plus qu’en certains endroits on dit donner la boquie , pour donner la becquée. - (06)
boqueriau : Broche, espèce de petite bonde dont on se sert pour boucher le trou d'où on a retiré le robinet. Le boqueriau de la « cue » est une broche qu'on place à l'intérieur de la cuve, devant le trou où on mettra « la fontaine » (gros robinet), et qu'on peut retirer au moyen d'une ficelle qu'on a eu soin d'y attacher. - (14)
bòqueriau, s. m. bonde plate à futaille. - (17)
boqueriot, s. m., diminutif de bocrôt. - (29)
boquet : bouquet - (31)
boquet : bouquet - (34)
boquet : Bouquet. « In boquet de viôlettes ». Autrefois on donnait, par dérision un « bouquet de sauge » à l'amoureux évincé, le jour du mariage de son rival ; la plaisanterie était prise en bonne part par celui qui en était l'objet et il chantait : « Faites moi z'in bouquet, in beau bouquet de sauge, j'ai fait l'amour pour d'autres ! Adieu belle, je m'en va ». - (14)
boquie. s. f. Becquée. Donner la boquie. - (06)
boquin (chtit) n.m. Prétentieux. - (41)
boquin : (nm) bouc - (27)
boquin : bouc - (34)
boquin : bouc et bouton de fièvre. - (40)
boquin : Bouc, bouquin, vieux mâle coureur, satyre. - (14)
boquin : bouton sur la lèvre des enfants. (VDS. T IV) - VdS - (18)
boquin : bouton sur la lèvre. - (24)
boquin n.m. 1. Bouc. 2. Lièvre. 3. Bouton (inflammation) ou fièvre éruptive. Alle a l'boquin. Voir bocon. - (41)
boquin, bouc, bouquin. - (03)
boquin, s.m. bouc. - (28)
boquin, teuriau : taureau - (31)
boquin. - (41)
boquin. s. m., bouc, bouquin. - (09)
bor, s. m., bourg, bourgade : « Nout' farme n'é pas ben avant du bor ». - (09)
bor. s. m., bord, d'un champ, d'un bois, d'une route. - (09)
boradze : (nm) herbes sèches qui restent dans les prés en fin de saison - (27)
bôrais - boureau, méchant. - Quant an pense que le bôrais é trouvé à se mairiai ! - Qu'al â méchant c't-homme lai ! c'â in vrai bôrais pour les bêtes, pou les gens, pou tôt ! - (13)
boraisse : tignasse - (27)
boralé : remuer en désordre, travailler sans rendement. A - B - (30)
boraler : bricoler - (34)
borallé : remuer, travailler sans rendement - (26)
boranfle, enflé. - (01)
boratsou(se) : qui a de la bourre - (34)
borbaillou, gassoilla, patoilla : bourbeux - (31)
borbé (nom) : Bourbier. - (14)
borbe : (nf) boue - (27)
borbe : boue - (31)
borbe : Boue, crotte « Gaugi la borbe », piétiner dans la boue. - Proverbe : « An est tôjo souilli pa la borbe » : on est toujours sali par la boue. - (14)
borbe : la boue, on dit également gouillasse - (33)
borbe n.f. Boue. - (41)
borbe, boue, bourbe. - (03)
borbe, boue. - (11)
borbe, boue. - (19)
borbe, n.f. boue. - (43)
borbe, s. f., boue, saleté: « J' veins des champs ; j'ai mes sabots pleins d' borbe ». — « I fait eûne borbe !... j'en ai jusqu'au c... ! ». - (09)
borbe, s.f. boue. - (28)
borbe, sf. boue. - (12)
borbe. Boue. - (02)
borbe. Bourbe. Il est assez étonnant que les Bourguignons, qui ont une tendance à remplacer certaines diphtongues par ou, aient supprimé celle-ci dans bourbe pour la remplacer par un o. - (07)
borbe. Mot primitif dont le français a fait boue. L’adjectif, bourbeux, est resté. Au siècle dernier on appelait borbessés les voituriers chargés par le maire de Beaune d'enlever la borbe et les immondices des rues. Antérieurement ces modestes employés portaient le nom de tombeliers : un règlement de 1665 enjoint aux habitants de garder les immondices chez eux et de les jeter, le samedi, dans le tombereau des tumbeliers. On appelle facétieusement borbessés les paysans de la plaine, en opposition à ceux de la montagne, aux beuquins. - (08)
borbi : (nm) bourbier - (27)
borbi : bourbier - (31)
borbi, beurbi n.m. Bourbier. Voir gasse. - (41)
borbis. s. f. Brebis. - (06)
borbou, adj , bourbeux, sale, fangueux. - (09)
bòrbou, adj. bourbeux. Féminin bòrbouse. - (17)
borboyou, bourbeux. - (19)
borcheillè : travailler en dépit du bon sens - (33)
borcheilloux : un mauvais travailleur, un bon à rien, on dit aussi un argonnier, un bousillou - (33)
borchéyer : mal labourer. (A. T II) - D - (18)
bordaille, n.f. hanneton. - (43)
bordale : gros insecte bourdonnant. A - B - (30)
bordale : guêpe, insecte - (34)
bordale : hanneton, gros insecte volant - (26)
bordale, bordéli : hanneton, gros insecte volant - (31)
bordaler : bourdonner. A - B - (30)
bordaler : bourdonner - (34)
bordaller : bourdonner - (26)
bordaller, viouner, vronder : bourdonner - (31)
bordan : Bourdon, insecte de la famille des abeilles. « In nid de bordans ». - (14)
borde : feu de joie allumé le deuxième dimanche après carnaval. A - B - (30)
borde – on appelait le premier dimanche de Carême le dimanche des Bordes on avait ce jour là (et on l'a encore en quelques endroits) la coutume d'allumer des feux sur les hauteurs pour s'amuser. De là, on appelle Feu de Borde un grand feu qui flambe. - Voiqui qui ons bein froid, en vô fau fâre in feu de borde. - (13)
borde : (nf) feu de joie ; feu de broussailles - (27)
borde : feu - (26)
bôrde : Petite cabane en pierres sèches construite dans un champ pour servir d'abri en cas de mauvais temps. « O s'est mis à la coi dans la bôrde » : il s'est mis à l'abri dans la cabane. - (14)
bôrde n.f. Tas de débris végétaux que l'on brûle. - (41)
borde, n.f. premier dimanche de carême, où l'on allumait un grand feu ; puis grand feu. - (43)
borde, s. f. grand feu de bois en plein air. Bordes, feu de joie du premier dimanche de carême. - (17)
bôrde, s. f. grand feu de fagots. - (15)
borde. Amas de paisseaux disposés symétriquement pour passer l'hiver au milieu des vignes. Al ai aiguyé (aiguisé) quat' bordes de paissiâs dans sai jornée. Une borde était, primitivement, une maisonnette de bûcheron au milieu des bois : de là vient qu'il y à un grand nombre de villages appelés la Borde ou les Bordes. Un feu de borde est un grand feu : de même que les soldats au corps de garde, les bûcherons ont le bois à discrétion... La plus ancienne signification est celle de Borde, branche d'arbre, qui a dû former le bourdon du pèlerin. - (08)
borde. s . f. Grand feu de bourrées allumé dans la campagne, le soir du dimanche des Brandons, et autour duquel dansent les ieunes gens. (Etivey). - (06)
borde. s. f. Ensemble des poignées de chanvre femelle mises en rond les unes contre les autres et la tête contre terre pour faire mûrir la graine. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
bordelle : (nf) hanneton - (27)
bòrdelle, s. f. hanneton. - (17)
bordener : Bourdonner. « Ou 'est-ce-que j'entends bordener ? Y est eune cancoirne » (hanneton). - (14)
Bordes (feù de), loc, grand feu : « T’veù donc mett' le feû à la ch'vinée, que t' nous fais eun feû d’bordes ! » - (09)
Bordes (les), nom d'un village près Verdun-sur-Doubs. — Trop tranquille maintenant, il était, au commencement du siècle, envahi par le nombreux et bruyant personnel de la marine fluviale. - (09)
bôrdes : Les Bordes ou Brandons, premier dimanche de Carême. « Fû de bôrdes » : feu de joie qu'on allume sur les hauteurs, à la tombée de la nuit, le jour des bordes « Foire des bôrdes », foire de Tournus où se tient la louée des domestiques. - (14)
Bôrdes n.f.pl. (du francique bord, cabane en bois, hameau) Feu allumé le premier dimanche de Carême. - (41)
bordes, s. m., feux qu'on allume, le soir du premier dimanche de carême, dans les rues d'un grand nombre de communes. On danse à l'entour, en toute effervescence de joie. Ils ne flambent pas sans occasionner quelques accidents. - (09)
bôrdes, s.f. pl. Les brandons ; premier dimanche de Carême, où on allumait un grand feu. - (28)
bordeure : Bordure. « Ol a plianté eune bordeure de bouis (buis) to le lang de l'allée de san jardin. » - (14)
bordille : objet sans valeur. - (23)
bordinet : petite marmite pour emporter la soupe aux champs. - (23)
bordiô, s. m., paquetage du soldat. - (29)
bordjaîn-ne (na) : hanneton - (35)
bordon (on) : bourdon - (35)
bordon : bourdon - (31)
bordon, beurdon n.m. Bourdon. - (41)
bordonner : bourdonner - (35)
bordonner, beurdonner v. Bourdonner. - (41)
bordons. s. m. pl. Feux qu’on allume dans les campagnes le 1er dimanche de Carême, ou dimanche des Brandons. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (06)
bordzon : bourgeon - (31)
bordzon:( nm) bourgeon - (27)
bore (ö), vt. boire. - (12)
bôre : boire. - (44)
bore, boire. - (19)
borea. Bourreau, bourreaux. - (00)
borêche : filasse de chanvre. A - B - (30)
bôrèche : Bourrache, borrago officinalis, plante médicinale. « Eune infusian de bôrache » : une infusion de bourrache. - (14)
borêche : filasse de chanvre - (26)
boréchère : pièce de toile de chanvre placée dans les darêches* d'un char pour transporter le colza (en B : borèchire). A - (30)
boréchie, s. f. herbe serrée dans un tablier dont on a noué les quatre coins. - (17)
boreillou (se) : chevelu(e)(avec connotation d'échevelé(e)) allusion à la « borre », la bourre des animaux - (34)
borelé, tourmenté. - (01)
boreller : (vb) s’agiter, s'affairer - (27)
borellon: (nm) personne désordonnée, qui s’agite beaucoup ; pli, bourrelet - (27)
borelôt (ō), sm. bourrelier. - (12)
borenfle : enflé. - (25)
bôrenflle (ll mouillées) : Enflé, boursouflé. « Ol a si bin mau es dents qu'ol en a la joe (joue) tote bârenflle ». - (14)
borêsse : filasse de chanvre - (31)
borèsse : tignasse - (31)
boresses : cheveux - (34)
boret : gros verrou. - (23)
borfè : Poumon, en tant que viande de boucherie. - (14)
borg : bourg - (31)
borg: (nm) bourg - (27)
borgé. Répandre, verser, du latin vergere… - (00)
borgé. : Répandre (du latin vergere qui a le même sens dans Lucrèce). - (04)
borgeai - verser, renverser. - Fai don aitention, te va borger lai casserôle. - Le molaidroit, al é tô borger sai soupe su lu. - (13)
borgean : Bourgeon. « Les pommés ant bien des borgeans à frû » : les pommiers ont beaucoup de bourgeons à fruits. - (14)
borgei. Berger, bergers. - (00)
borgeire. Bergère, bergères. - (00)
borgeois, bourgeois. - (03)
borgeois, s. m., bourgeois, citadin. - (09)
borgeon : barreau d'échelle. (MLV. T III) - A - (18)
borgeon. s. m., bourgeon, bouton à la figure. - (09)
borger : déborder, passer par-dessus bord. - (25)
borger : déborder. (S. T III) - D - (18)
borger : faire déborder, un seau... (V. T IV) - A - (18)
borger : verser. - (22)
borger, couler par-dessus bord, en parlant par exemple d'un verre trop rempli de vin. - (20)
borger, renverser une petite quantité de liquide d'un vase trop plein. - (21)
borger, v. intr., déborder, se répandre d'un vase trop plein, mais en s'appliquant au vase lui-même : « T' remplis trop ta casserole ; àll' va bor'jer ». - (09)
borger. Couler par-dessus le bord d'un vase trop plein ou simplement couler. - (07)
borger. Se dit d'un liquide qui s'échappe d'un vase trop plein. Quand lai tine ast trop pleine, le vin borge par les airoueilles. (Oreilles : trous destinés à passer le bâton qui sert à porter la tinne.) - (08)
borgère. s . f. Bergère. - (06)
borgerie. Bergerie, bergeries. - (00)
borgi. s. m. Berger. (Athie,Coutarnoux). - (06)
borgnalon, s. m. bosse disgracieuse dans une étoffe mal cousue. - (17)
borgnassi v. Regarder à la manière d'un borgne, fureter d'un œil vif. - (41)
borgnat. s. m. Petit enfant. - (06)
bôrgne : orvet. A - B - (30)
borgne : (nm) orvet - (27)
borgne : orvet. IV, p. 32 - (16)
bôrgne n.m. Orvet. Ce nom lui a été donné en raison de sa vue, réputée déficiente. - (41)
borgne, borgnat : orvet - (31)
borgne, n.m. orvet. - (43)
bòrgnon, s. m. lumignon. Petite pièce très obscure. - (17)
borgnote : petite fenêtre. Voir « bournerotte ». - (40)
bòrgnòtte (C.-d., Chal.), bornòtte (Chal., Morv.), bônòtte (C.-d.). - Lucarne que sa forme fait ressembler à un oeil ; étant généralement unique, comme l'oeil du borgne, on peut penser qu'elle en a pris le nom. On peut croire aussi que ce nom provient de ce qu'on ne voit dans ces lucarnes que d'un oeil ou du coin de l'oeil, à cause de leur petitesse. Par extension, borgnotte signifie aussi recoin, cachette. - (10)
borgnotte : petite niche dans un mur. - (24)
borgnotte : petite ouverture. (A. T IV) - S&L - (18)
borgnotte, s. f., petite ouverture dans les murs du cellier ou de la cave. - (29)
borgnotte. s. f. Œil-de-bœuf, petite lucarne par laquelle on ne peut voir que d’un œil. De borgne. - (06)
borgnotte. Très petite fenêtre par laquelle on ne peut voir que d'un œil : Lai veille, entendant fraipper ai lai porte regardit par sai borgnotte. L'expression de « cabaret borgne » se comprend facilement. - (08)
borguignon, adj., bourguignon : « Borguignon salé. » - (09)
Borguignon, Bourguignon. - (11)
Borguignon. Bourguignon, Bourguignons. - (00)
boriâ, s.m. bourreau. - (28)
boriaud : personne cruelle - (26)
boriaud : personne cruelle - (31)
boriaud n.m. Homme cruel. - (41)
boriaudé : abîmé, gros bétail crevé - (26)
boriaudé : abîmé, gros bétail crevé - (31)
boriauder : (vb) gâter, abimer - (27)
boriauder v. Abîmer par maladresse, maltraiter. - (41)
boriô : personne cruelle. A - B - (30)
borioder : abîmer. Cadavre de gros bétail. A - B - (30)
borioder : abîmer - (34)
borioder : détériorer. - (23)
boriot : personne peu précautionneuse - (34)
bôrique, s. f., âne, mulet ; adj., imbécile. - (29)
borjé, renverser, laisser tomber un excès de liquide ; un vase qu'on emplit trop borje. - (11)
borjiyon, bourgeois paysan, demi-bourgeois. - (11)
borjon, bourgeon d'arbre, de vigne. - (11)
borjon. Bourgeon. - (00)
borjonné, vn. grommeler. - (12)
borlo’ : gendarme. - (40)
borlot ou borelot, s, m., bourrelet de porte, qu'on ne prodigue pas assez, l'hiver. - (09)
bòrmater, v. n. se dit lorsque la respiration est gênée, avec bruit intérieur. - (17)
bornager (v. tr.) : gêner la vue, obstruer le champ visuel - (42)
bornatte. s. f. Petite ouverture, petite lucarne. C’est une altération de borgnotte. - (06)
bòrnàyer, v. a. regarder en dessous, observer sournoisement (du vieux français borgnoyer). - (17)
bornayou, s. m., gros pieu, avec lequel les mariniers empêchent les grands bateaux de toucher le bord. Pour cela, ils placent la pointe en terre et la tête contre le côté du bateau. - (09)
bôrne : Borgne. « Chez les éveuilles (aveugles) les bôrnes sant rois ». « Changi (changer) san chevau (son cheval) borne cantre eun éveuille ». On appelle borne l'orvet, petit reptile. - (14)
borne : Borne. « Plianter les bomes » : délimiter un champ. - (14)
borne : orvet - (34)
borniotte - fenêtre, ouverture petite et isolée. - I les regairdâ pou lai borniotte ; à ne s'en doutaint dière. - En n'i é qu'ine borniotte ; âssi en n'y voit pas cliair du tot. - (13)
bornote ou borgnote, s. f., coin, recoin, niche, cachette toute naturelle du paysan. C'est un des petits interstices qui se rencontrent à l'intérieur des murailles, entre les pierres mal jointes dont elles sont bâties. - (09)
bornotte, s.f. petite ouverture dans un grenier, un fenil ; gros trou dans un mur. - (28)
bornöyi: (adj) qui ne voit pas bien - (27)
bornure, creux d'arbre. - (03)
borô, plaisanterie grossière. - Les Bretons disent borod pour exprimer le radotage. (Le Gon.) - (01)
bôroillon - amas de plis ennuyeux et de mauvais effets, par exemple dans les vêtements, dans le lit. - Aipruchez don voué qui vos airaingeà in pecho, vos êtes des vrais boroillons. - (13)
boron : furoncle. A - B - (30)
boron (on) - borgeon (on) : épinier - (35)
boron : (nm) furoncle, fagot, botte de paille - (27)
boron : furoncle - (31)
boron : furoncle - (32)
borradze : herbe fournie et serrée dans le foin - (34)
borrâdze : herbe sèche qui reste dans les pâturages en fin de saison - (31)
borradze : seconde herbe d'un pré dont la première a été fauchée. - (23)
borradze n.f. Refus, herbe sèche qui reste dans les pâturages en fin de saison. - (41)
borraler, borrèler v. (de bourreler dans le sens de torturer). 1. Travailler sans efficacité. 2. S'agiter inutilement. 3. Emmêler, mélanger, chiffonner. - (41)
bòrrat, s. m. grosse étoffe à tablier, à « chari ». - (17)
borre : bourre des animaux - (34)
bôrre : Bourre. Ce mot a plusieurs sens bien distincts « bôrre de feusi » : bourre de fusil ; « Le jû de bôrre » : jeu de cartes ; « Eune bôrre » : une buse (oiseau). - (14)
borrèche n.f. 1. (lat. pop. burracea) Filasse de chanvre. 2.Tignasse. - (41)
borrèchon n.m. Cheveux ébouriffés ou personne mal peignée. - (41)
borrèler v. Voir borraler. - (41)
borrèlon n.m. 1. Personne désordonnée qui s'agite beaucoup. 2. Emmêlement de fils, ficelles, cordes, tissus. - (41)
borrer v. (de bourre) Ecumer. - (41)
bôrret : Tissu de toile grossière. «Eune culotte de bôrret ». - Proverbe : « La né la toile simble du bôrret », ce qui équivaut à la nuit tous les chats sont gris. Bourrée, « dansi in bôrret », le bôrret c'est la bourrée charollaise. - (14)
borriau : Bourreau, cruel. On dit de quelqu'un qui se tue au travail : « Ol est borriau de san c'eu » : il est bourreau de son corps. - (14)
borriau, adj. qui prend plaisir à faire souffrir, bourreau. Féminin borriaude. Verbe borriauder. - (17)
borriauder : Faire souffrir, faire du mal à un animal en s'amusant avec lui. - (14)
borrique : (nf) bourrique, mule - (27)
borrique : âne, ânesse - (34)
borrique : bourrique - (31)
borrique n.f. Ane. Voir baude. - (41)
borron : paquet de bourre ou de fil. - (23)
borron n.m. (de bourre). 1. Furoncle. 2. Fagot, botte de paille. 3. Paquet de fil, de ficelle. - (41)
borru : poilu - (26)
borru adj. Lait bourru, lait fraîchement tiré et mousseux. Vin bourru, vin blanc nouveau non fermenté et d'aspect trouble. - (41)
borru n.m. Bogue, enveloppe de la châtaigne. Borru de tsâteugne. Lait fraîchement tiré et mousseux. Vin non fermenté et d'aspect trouble. Avaler tot borru (sans mâcher). S'coutsi tot borru (tout habillé). - (41)
borse : Bourse. « Eune plieine borse d'écus ». « Sarrer les corjans (cordons) de la borse », réduire la dépense. On dit d'un malaise ou d'une chose embarassante : « Cen me gène pu que ma borse ». - (14)
borse roge : Rouge gorge. « In nid de borse roge ». - (14)
bôrse, s. f., bourse. - (29)
borse, s.f. bourse. - (28)
borse. Bourse, bourses. - (00)
borse. s. f , bourse, petit sac. - (09)
borse-ruge, rouge-gorge. - (03)
bôs : (nm) bois - (27)
bôs : bois. Un morceau de bois, et aussi la forêt. - (40)
bôs d'tsin n.m. Bourdaine. Ce nom de bois de chien semble venir non pas du fait que l'écorce est un laxatif mais de ce que le charbon de bois servait à fabriquer la poudre noire utilisée dans les fusils à chiens. - (41)
bôs n.m. Bois, forêt. - (41)
bôs pnâ, s.m. bois punais, cytise. - (28)
bos, s. m., bois, forêt ; « N' t'en vas pas cori les bôs. » - (09)
bôs, s.m. bois. - (28)
bôs, sm. bois. - (12)
bos. Bois. - (02)
boscot, adj., bossu : « As-tn vu passer l’boscot ? Ol é drôle : deux pouces de jambes, é pi l’c... tout d' suite ». - (09)
boscôt, adj., tordu, bossu. - (29)
boscule : voir comblette - (16)
bôsculer, v., faire tomber, - (29)
bosculon. s. m. Dernier né d’une famille ou d’une nichée. Bos pour bas, prononciation picarde de basculon. — A Perrigny-lès-Auxerre, on dit Bas-Culot. - (06)
boskeuler v. Bousculer. - (41)
boslée (n. f.) : mesure de superficie égale environ à dix ares et correspondant à la surface ensemencée avec un boisseau de grains - (42)
bosqueler : renverser. (RDM. T IV) - B - (18)
bosqueuler : bousculer - (31)
bossaudâdze n.m. Bricolage maladroit. - (41)
bossauder v. Bricoler maladroitement. - (41)
bòssàyer, v. a. produire des bosses. - (17)
bôsse : (nf) bourse - (27)
bossé : jeune veau, petit gamin - (31)
bosse n.f. Bourse. Voir gornaude. - (41)
bosse rodze : rouge-gorge. A - B - (30)
bosse rodze : rouge-gorge - (26)
bösse, sf. bosse. - (12)
bosselée - boisselée : mesure de surface cultivée correspondant à environ 750 m2. C'est l'expression quasi-exclusivement utilisée. - (36)
bosseule. s. m. Petit panier. (Tronchoy). - (06)
bôsseure, nom propre. Région basse bordant les deux rives de la Saône. - (15)
bossiau - bouéssiau : boisseau, mesure à grains. Ex : "Doune moué don un bouéssiau d'avouène !" - (36)
bossicauder : bricoler avec les moyens du bord - (34)
bossicauder v. (du brionnais boussicauder, réparer grossièrement) Travailler sans goût, laisser s'abîmer. Voir boriauder. - (41)
bossiot (n. m.) : boisseau - (42)
bosson n.m. Barreau d'échelle plat et renflé en son milieu. Le beûdzon est rond. Voir ce mot. - (41)
bosson, bossonne. Pour besson, bessonne, jumeau, jumelle. Etym. le bas latin bisso. - (07)
bost’ieulé, v. a. basculer. - (15)
bost'ieuler, v. n. basculer. - (17)
bôsure, sf. boiserie. - (12)
bot - une sorte de crapaud qui fait entendre son cri le soir surtout. - Ecoute don les bots ; i airon soingement de tems. - (13)
bot, crapaud. - (03)
bot, s. m., crapaud. - (09)
bot. Crapaud. - (07)
bot. Sorte de crapaud. Dans quelques pays on appelle botterelle un petit crapaud. Le bot jouait un grand rôle dans les sortilèges. Ce mot n'a aucune analogie avec pied-bot : le dernier vient d'une ressemblance avec le pied d'un bœuf. - (08)
bôtai. Botter, bottez. - (00)
botailli : Echanson. Aux noces le botaïlli est non seulement chargé d'apporter sur la table le vin à l'usage des convives mais il doit aussi accompagner le cortège à l'église et dans toutes ses pérégrinations à travers le village. Il porte un broc rempli de vin vieux et offre à boire à tout venant dans une petite tasse d'argent, un tâte-vin, tandis que le « panneté » offre du « cac'eu ou du flian ». - (14)
bôtale, s. f., bouteille. - (29)
botame: Bouteille. « Eune botaille de vin blian ». « Payer botaille » : offrir à boire. Ampoule d'eau que forme la pluie tombant sur une surface liquide. « Quand y fa des botailles y est signe que la plio va deurer », c'est signe que la pluie va durer. - (14)
botan : Bouton, «T'as dan point de botans dans tan gilet ? - Nan - A cause dan ? - Ma grand les pren dans le panetot à Mile à peu y en a plieu.» : Tu n'as donc pas de boutons à ton gilet ? - Non - Pourquoi donc ? - Ma grand-mère les prend dans le paletot d'Emile et il n'y en a plus. - Bouton de fleur : « T'es fraiche c 'ment in botau de rose ». - Eruption cutanée : « Aile a la figure plieine de botans ». - (14)
bôtan. Mettant. - (00)
bôtea de foin. Petite botte de foin. - (00)
botenchlle, adj. bouffi, par œdème particulièrement. - (17)
botener : Mettre le bouton dans la boutonnière. « Botene dan ma culotte ». - (14)
botenère : Boutonnière. « Ol a mis eune rose à sa botenère ». - Coupure : « O s'est copé d'ave sa sarpe (serpe) i l'y a fait eune balle (belle) botenère ». - (14)
boter : chasser (anc. franç. : bouter). - (25)
boter. Mettre, apporter : en vieux français bouter. Un boute-feu était un instrument servant à mettre le feu aux canons. Un boute-en-train est celui qui apporte la gaîté dans une réunion... On dit communément , en parlant d'une viande de mauvaise qualité « dure comme du chien » - (08)
boteri. Enfant gros et court... - (08)
bòteriau, s. m. gros crapaud (du vieux français botereau). - (17)
boteuill i: (vb) (en parlant de la pluie) faire des bulles en tombant dans l'eau - (27)
boteuille : (nf) bouteille ; grosse bulle se formant sur l'eau quand il pleut - (27)
boteuille : bouteille - (31)
botint : Moyeu. « J'ins passé pa des chemins queva le chè enrotait jeusqu 'au botint » : nous sommes passés par des chemins où le char enfonçait dans la boue jusqu'au moyeu. - (14)
botique, s. f., boutique. Se dit, en mauvaise part, de tout groupe d'individus sans considération. - (09)
botnîre n.f. Boutonnière. - (41)
bötoïlle, sf. bouteille. - (12)
botoille. : (Dial. et pat.), bouteille. - (04)
bötoïllon, sm. petite bouteille. - (12)
boton : (nm) bouton - (27)
boton : bouton - (31)
boton : bouton - (34)
boton n.m. Bouton (de vêtement). - (41)
boton, s. m., bâton. - (09)
bòtonner, v. n. bouillir faiblement : la bouillie bòtonne. - (17)
bôtré. Mettra, mettras ; je bôtrai, je mettrai ; tu bôtré, tu mettras ; ai bôtrai, il mettra ; vo bôtré, vous mettrez. L'infinitif c'est bôtre, de l'ancien verbe français bouter. En bourguignon, un bôtantrain se dit d'un homme qui anime les autres, soit au plaisir, soit au travail. Les tétons d'une belle, ses caresses, en ce langage-là, s'appellent des bôtantrain. Ce mot en français, lorsqu'on en use en riant, se doit écrire boute-en-train, et non pas bout-en-train. - (00)
bôtre. : Mettre, part. bottu (voir au Glossaire de Lamonnoye). - Le même mot est boteir et bouter dans le dialecte (du latin pulsare), celui qui excite ou anime une compagnie à quelque divertissement se nomme un bôtantrein (un boute-en-train). - (04)
botret (on) : crapaud - (35)
botriau ou botraie. Crapaud. Se dit aux enfants comme tenue injurieux. - (02)
botriau, s. m., crapaud. Dans les environs de Chalon-sur-Saône, on emploie volontiers l'abréviatif Bot. - (09)
botriller. v. n. Bien étriller, sorte d’antiphrase, pour dire : faire une chose sans soin. - (06)
botroe ou botte-roe : Bouteroue, grosse pierre placée à l'angle d'une porte cochère pour en préserver les montants du contact des roues d'un char qui tourne trop court. - (14)
botse : (nf) bouche - (27)
botse : bouc - (31)
botsie : (nf) bouchée - (27)
botson : (nm) bouchon - (27)
bottacul : petit homme (par dérision, le haut de sa botte lui arrivant jusqu'aux fesses). A - B - (30)
bottacul : (nm) personne de petite taille - (27)
bottacul : par dérision, petit homme (auquel le haut de la botte arrive jusqu'aux fesses) - (26)
bottacul : petit homme (auquel le haut de la botte arrive jusqu'aux fesses) - (31)
bottacul n.m. Tout petit homme. - (41)
botté (pour bouté). adj. et part. p. Qui pousse, qui tourne au gras. Se dit en parlant du vin. J’beuvons du vin botté, qui n’est gué bon. - (06)
botte : Usité dans l'expression « Cavalier ma botte », nom d'un jeu enfantin qui consiste à faire deviner le nombre de menus objets que l'on cache dans sa main fermée : « Cavalier ma botte ? Si y en a trois je les emporte ». Si la réponse est juste les trois objets, billes, dragées etc… sont acquis au devineur, dans le cas contraire il paie la différence en plus ou en moins. - (14)
botteriaud n.m. (du vx.fr. boutrel, crapaud) Garnement. - (41)
bottes : bottes de foin, nom donné aux ballots de foin ou de paille ronds ou carrés. - (37)
bottet. s. m. Nain, très-petit, haut comme une botte. (Percey). - (06)
bottiot (n. m.) : menu brun de paille qui tombe de la batteuse après avoir été broyé - (42)
bottre, v. battre. - (28)
botzis. s. m. Nombril. (Pressis-Saint-Jean). - (06)
bou, bois. - (03)
bou, bouillu, boulu. Formes diverses du part. p. de bouillir. Le lait est bou. La soupe n’a pas boulu . Quaild la mat’ lote aura assez boullu , tu l’ôteras de dessus le feu ; faut pas qu’ all’ cuise trop. - (06)
bou, morceau ; bou de bô, morceau do bois ; bou d'pèn, morceau de pain. - (11)
bou. Bout. - (00)
bouaicho (Ai) - voyez Boicheton (Ai), qui a le même sens. - (13)
bouain-né : Macéré. « De la salade bouain-née ». - (14)
bouaîre : boire - (35)
bouaiser : boiser - (35)
bouaisson (na) : boisson - (35)
bouaitailli - chambilli : boiter - (35)
bouaitcher (on) : boîtier - (35)
bouaite (na) : boîte - (35)
bouaitou (on) : boiteux - (35)
bouame, boime : hypocrite, flatteur, intéressé et fourbe (peut-être dérivé de bohème). - (23)
bouârne (on) : borgne - (35)
bouârne (on) : orvet - (35)
bouarne. s . f. Sorte de niche pratiquée dans la cheminée, près de l’âtre, pour mettre une cruche. - (06)
bouayau (on) : boyau - (35)
boubiner (Se). v. pronom. Se ramasser sur soi-même, se peletonner comme font les chats. De bobine, petit cylindre de bois sur lequel on enroule le fil. - (06)
bouc. s. m. Chèvre, bique, sorte de chevalet à l’usage des bûcherons. - (06)
boucan, bruit, tapage. - (03)
boucan, s. m. Bruit, tapage, querelle ; par allusion à la vie bruyante et querelleuse des boucaniers. - (06)
boucan, s. m., gronderie, bruit, querelle, tapage : « Drès qu'ôl a levé l' coude, ô vous fait eun boucan d' tous les diâbes ». Signifie également : un lieu mal famé. - (09)
boucan. Bordel. Boucan n’est pas un terme bourguignon. Il est familier au menu peuple de Paris, et c’est pour cela qu'un cordelier de Dijon , nommé le P. Boucan, étant à Paris, fut obligé de changer son nom. Au lieu de Boucan, dont la signification n’était pas honnête, il se fit appeler le P. Beauchamp. - (00)
boucan. Tapage, Ces mandrin-lai ont fait du boucan tente lai neut. Ce mot n’est pas exclusivement bourguignon... - (08)
boucaner (s') (v. pr.) : se fâcher, se brouiller avec quelqu'un - (42)
boucaner, v. tr., gronder, querellerLes localités qui ont le substantif ont aussi le verbe. (V. Boucan). - (09)
boucard. s. m. Bouc. - (06)
boucarner v. (or. inc.) Regarder sournoisement. - (41)
boucasse. s. f. Bécasse. - (06)
boucbure (Chal., Char., Y.), boucbeure (Morv.).- Haie, buisson formant la clôture d'un champ. Dans la Puisaye, les bouchures forment parfois de véritables forêts, entourées de broussailles ayant jusqu'à dix mètres d'épaisseur. Ce mot semble venir simplement du verbe boucher, pris dans le sens de clore, bouchure pour clôture. Il pourrait cependant a voir la même origine que buisson, lequel vient du latin boscus, qui a formé également bosquet. Dans la Côte-d'Or, un buisson s'appelle un bouchot, terme qui se rapproche sensiblement de bouchure. - (10)
boucharde, n.f. fauvette. - (43)
boucharde, s. f. fauvette. - (15)
boucharder (Se). v. pronom . Se débarbouiller. (Gisy-les-Nobles). - (06)
bouchas. s. m. Boisseau. - (06)
bouchau. Cligne-mussette , et par corruption climussette , jeu d'enfants, appelé en bourguignon bouchau, parce qu'un des joueurs s'y bouche les yeux, pendant que ses compagnons se cachent. Cligne-mussette formé de cligner et de musser, exprime mieux l'action entière du jeu… - (00)
bouche du pain. Je crois que cette expression peut se renvoyer au mot boquai. (Voir ce mot.) En effet, la bouche du pain se dit, dans nos campagnes, pour exprimer les parties où il y a un contact entre deux miches de manière à former ce qu'on nomme ailleurs la baisure du pain.... - (01)
bouche trou, n.m. dernier-né d'une famille ou d'une portée d'animaux. - (43)
bouche, s. f. Se dit indépendamment de bocote, et à un sens piquant dans cette loc. bien locale : « Etre sur sa bouche », pour : être gourmand. « Alle é ben gentite, mâ alle é trop su sa bouche ». (Voir Bocote). - (09)
bouche-four, s. m., plaque en tôle fermant, bouchant le four pendant la cuisson du pain. - (09)
boucheille, s. f. clôture en branchages. - (15)
boucher, v. couvrir. - (43)
boucher. Pris pour fermer. II y a encore un autre sens, mais au figuré, et loin de celui-ci : boucher la vue. - (07)
bouchet. s. m. Bichet. Un bouchet de blé. — Se dit aussi pour boisseau. - (06)
boucheton (à), loc, exprimant la posture d'une personne accroupie : « O s'a couché à boucheton por jouer d'avou l’petiot ». - (09)
boucheton (à), placé sens dessus dessous. - (20)
boucheton(A). locut. adv. Sens dessus dessous. Se coucher à boucheton , se coucher la bouche sur l’oreiller. Placer un vase à boucheton , le poser sur son ouverture. - (06)
boucheton. : Attitude d'une personne accroupie. (Del.) -Se bôtre ai boucheton, c'est-à-dire s'accroupir. (Voir dans Ducange le mot de basse latinité bucellus.) - (04)
bouchetons (ai), loc. adv. Sens dessus dessous. Se dit d'un verre ou d'une cuve, le pied ou le fond en l’air. - (12)
boucheûre (na) - bouchure (na) : clôture (autour d'un champ) - (35)
boucheure : Haie vive. « Eune boucheure d'arbépin » une haie d'aubépine. - (14)
boucheûre : haie. Viendrait de « embouche » : prairie (close parfois de haies) où les bestiaux sont mis pour engraisser. - (40)
bouchi (on) : boucher - (35)
boûchi : boucher (verbe) - (35)
boûchi : Boucher (verbe) « Ce vent est bien ennuant, va dan bouchi le partu queva o dessôt » : ce vent est bien ennuyeux, va donc boucher le trou par où il passe. « Du vin bouchi » : du vin vieux, « Donne no du vin bouchi ». - (14)
bouchi : Boucher. « Le bouchi a ageté man viau » : le boucher a acheté mon veau - (14)
bouchie, sf. bouchée. - (12)
boucho, s. m., bouchon, bouchon de cabaret, touffe de paille, de verdure ou de branchages pendue à la porte du débit pour renseigner le chaland... qui n'en a pas besoin. - (09)
bouchon (à), loc, sens dessus dessous, renversé : « O s'batteint, Liaude a fichu eùne torgnole à Cadet, qu’a roulé à bouchon ». - (09)
bouchon (à), loc. appliqué face contre terre. Verbe abouchi. - (15)
bouchon, buisson. - (19)
bouchon, s. m. Buisson, ainsi appelé sans doute, parce que les buissons servent à clore, à boucher ; vient peut-être aussi du latin bosius. - (06)
bouchon, s. m. clôture en branchages. - (17)
boüchon, s. m., couvercle de la marmite de fonte. - (29)
bouchon. Pris pour couvercle. - (07)
bouchonné. - Étrier un cheval, d'où le mot bouchon de paille qu'on employait faute d'étrille. Le dialecte emploie le mot boucheter. - (04)
bouchot, s. m., buisson, bouquet d'arbres : « Eun bouchot d’bois ». - (09)
bouchot. : Buisson. Un bouchot de bois, c'est-à-dire une agglomération d'arbres sur un point. En dialecte bourguignon, bouchet ; en dialecte picard, bouchel ; en basse latinité, boscus. (Duc.) - (04)
bouchue (n. f.) : haie vive - (42)
boûchue : haie vive. III, p. 61-k - (16)
bouchue : (bouchure) haie vive de clôture de jardins, de prés, de surfaces de culture. - (36)
bouchue, bouchure. s. f. Clôture d’un champ faite de branches d’arbres ou d’épines fichées entre des pieux. Dans la Puysaie, les clôtures sont quelquefois de véritables forêts composées d’arbres entourés de broussailles ayant jusqu’à dix métrés d’épaisseur. - (06)
bouchure : buisson. (CH. T II) - S&L - (18)
bouchure, n.f. haie. - (43)
boûchure, s. f., haie vive séparant deux champs. - (29)
bouchure, s. f., haie vive, généralement celle qui clôt une propriété. - (09)
bouchure, sf. entrée dans une haie. - (12)
boucle, ampoules aux pieds, aux mains. - (11)
boucôte (prononcez bouceûte), petite bouche. - (01)
boucote, s. f., bouchette, petite bouche. Nous ne craignons pas les diminutifs. - (09)
boucôte. Petite bouche. - (00)
boucrelot. s. m. Vieillard marchant péniblement à l’aide d’un bâton. - (06)
boudeliner. v. a. Rapetasser. (Merry-la-Vallée). - (06)
boudeur : temps très chaud, orageux - (31)
boudeurant adj. Orageux. - (41)
boudeuré : canicule annonçant l'orage. A - B - (30)
boudeure n.f. (de bouder) Chaleur humide, moiteur. - (41)
boudeurer : temps très chaud, orageux - (26)
boudeurer v. Dégager une moiteur étouffante. I boudeure. L'air est moite, le temps est orageux. - (41)
boudeziot. s. m. Enfant boudeur. (Armeau). - (06)
boudi : diminutif enfantin pour veau. IV, p. 62 - (16)
boudi. s. m. Jeune veau. On appelle un veau en répétant coup sur coup : Boudi, boudi, boudi ! - (06)
boudin : Boudin. « Le temps est bien nâ (noir) i va nagi (neiger) du boudin ». Repas de boudin, festin auquel on convie ses amis quand on a tué le cochon. « La sope au boudin » l'eau où l'on a fait cuire le boudin On donne la soupe au boudin à quelque miséreux qui s'en régale. Eau de boudin : « Y a cheu en iau de boudin », cela s'est arrangé, cela s'est réduit à rien. - (14)
boudingne. s. m. Boudin. - (06)
boudoie. s. m. Déchargeoir. - (06)
boudone : diminutif enfantin pour vache. IV, p. 62 - (16)
boudonne. s. f. Vache. (Sainpuits). - (06)
boudot : Jeu enfantin qui n'est autre que la tape. Un des joueurs se tenant au milieu de ses camarades rangés en cercle les touche les uns après les autres du bout du doigt en prononçant cette formulette « Boudot, lina, cruge de cala, cetu-là que t'ara môrra ». Le joueur sur qui se termine l'incantation a le boudot, il court après ses camarades, qui se sont empressés de se sauver, jusqu'à ce qu'il puisse mettre la main sur l'un deux et lui passer son rôle en disant : « T'as le boudot ! ». - (14)
boudre (part. pas boulu) : Bouillir. « La sope bout i est bien temps de l'ec'mer» : la soupe bout il est bien temps de l'écumer. - Fermenter en parlant du moût qui est dans la cuve, « La cue (cuve) commache (commence) à boudre ». - On dit d'une personne qui se flatte de bien recevoir ses invités : « Quand alla a du mande chez liune y est to à boudre » : quand il y a du monde chez elle tout est mis à bouillir, tous les plats sont sur le feu. - Dicton : « Café boulu, café foutu ». - (14)
boudre : bouillir - (35)
boudre : bouillir. « Fare boudre de yô » : faire bouillir de l’eau, …pour avoir de yô boulante (eau bouillante). - (40)
boudre, bouillir. - (03)
boudre, v. intr., bouillir, et au fig. s'emporter. - (09)
boudri, bouilleri, sm. nombril. - (12)
boudzi (guegni) : bouger - (34)
boudzi v. Bouger. - (41)
boudzon n.m. Hyperactif, turbulent. - (41)
boué : conducteur d'attelage de bœufs. A - B - (30)
boué - bouvier, celui qui conduit et surtout qui garde les bœufs. - Vos é lai in bon boué vô pouvez le croire. - Note boué à ailai en champ de neu. - (13)
bouè : Bouvier, conducteur d'un attelage de bœufs. « Je m'en va charchi (chercher) in ban morcieu de viau chez le bouchi pa fare à marande (faire à manger) à mes bouès ». Les cultivateurs se mettent assez volontiers, eux et leur attelage, à la disposition d'un voisin quand celui-ci a du vin à livrer ou des récoltes à rentrer, aussi on les traite en conséquence. - (14)
boué : conducteur d'attelage de bœufs - (26)
boué : peut domestique qui conduit les troupeaux. (RDM. T IV) - B - (18)
bouéçeue. s. f. Bouchure. (Ménades). - (06)
bouèché, piocher la vigne ; on ne dit pas bouèchè un jardin. - (11)
bouècher : faire une ouverture dans la coquille en parlant du petit poussin qui essaie de sortir de l'œuf. (G. T II) - D - (18)
bouécher : piocher. - (25)
bouécher. v. a. Boucher. - (06)
bouéçon. s. m. Bouchon. - (06)
bouée, bouïe et buée. : (Dial et pat.), lessive. - (04)
bouée. s. m. Bouvier, laboureur qui laboure avec ses bœufs. - (06)
bouëge : étoffe. I, p. 26-1 ; V, p. 41 - (16)
bouene et bouenon. Panier en osier où l'on dépose le pain avant de le mettre au four. - (02)
bouene, s. f., corbeille, (Voir Benne). - (09)
bouénon, s. m., panier. (V. Boinon). - (09)
bouer (se), v. pr., se crotter, marcher dans la boue : « O s’é boué tout du long des jambes ». - (09)
bouéran : Féminin, bouéronne. Berger, jeune domestique qui conduit le bétail au pâturage. « L'étoile du bouéran, ou du ban bouéran » : la planète Vénus. « In jû de bouéran » : un jeu de cartes enfantin, indigne de joueurs sérieux. - (14)
bouerbe : endroit boueux (gaulois : borvo, borbo même sens). - (25)
bouerbe, boue. - (20)
bouerbi : brebis. (B. T IV) - D - (18)
bouère : nourriture liquide du porc. A - B - (30)
Bouère (La), montagne qui domine Mercurey ; le m'lin d'la Bouère : le moulin sur la Bouère. - (28)
bouère : boire - (34)
bouère : boire - vin don bouère eune goutte, viens donc boire une goutte [eau de vie] - (33)
bouère, boire, piquette. - (11)
bouére, v. tr., boire, et pas toujours avec mesure. - (09)
bouérie : champ de foire - (31)
bouèrie : Mur qui sépare la grange de l'écurie et dans lequel sont pratiquées des ouvertures par lesquelles on pousse le fourrage dans le ratelier. « As-tu fremé la pôrte de la bouèrie ? » - (14)
bouéron, s. m. petit berger. - (17)
bouerre (le), braillade : nourriture liquide donnée aux porcs - (31)
bouèsse, s. f. terrain en contrebas. - (17)
bouess'lon (on) : sarcloir - (35)
bouesson bian : aubépine - (31)
bouesson na : prunellier sauvage - (31)
bouet (queurre-), s.m. petit-houx. - (28)
bouet, s.m. buis. - (28)
bouétàyer, v. n. boiter (du vieux français boitoiller). - (17)
bouète : Boîte. « Eune bouète de cirage », « Freme ta bouète » : tais toi. - (14)
bouéte : boite. L’objet, le coffret. - (40)
bouète, s. f. boîte. - (17)
bouéte, s. f., boite, petit coffret. - (09)
bouète. s. f. Trou au bas d’une porte pour faire passer les chats. (Essert). - (06)
bouette (n. f.) : piquette - (42)
bouette : boisson, vin, piquette. I, p. 24-4 - (16)
bouette. Pour boite, qui signifie en français état du vin prêt à boire (ce vin est en boite, c'est le moment de le boire), ou petit vin fait en versant de l'eau sur le marc (Littré). Bouette veut dire encore autre chose, chez nous, ma bouette désigne le vin du propriétaire, celui qu'il fait d'une certaine façon à son usage. - (07)
bouetter les bu : conduire les bœufs attelés en les incitant de la voix. A - B - (30)
bouetter les bus : conduire les bœufs attelés en les excitant de la voix - (26)
bouèyâ, boyaux ; et écorche l'bouéyâ se dit de quelqu'un qui estropie le français, en croyant le bien parler. - (11)
boufe, enveloppe des grains de blé, etc., que le van a séparée dos grains. - (11)
boufe, sf. balle de céréales ; menue paille. - (12)
boufer, v. tr., manger copieusement et gloutonnement, se gorger : « Le goinfre ! ôl a mingé tôte la jornée ; ô bouffe c’ment eun gouri ». - (09)
boufetons (ai), loc. la tête sur la table, appuyée contre le bras. - (12)
bouffaud (adj.) : trop meuble, en parlant d'une terre - (42)
bouffe, Enveloppe du grain des céréales, menue paille qui s'envole quand on souffle dessus, quand on bouffe Ce mot a dû signifier joue : on disait autrefois « donner une buffe » pour : souffleter. Chez les Romains, les masques des bouffons avaient des joues énormes. Bouffer, manger à pleine bouche, bouffée de vent ou de tabac, me paraissent être de la même famille. - (08)
bouffe-la-balle. s. m. Qualification par laquelle, dans le langage familier, on désigne u,e personne joufflue et joviale, qui à toujours l’air de se gonfler les joues pour bouffer sur des balles de blé ou l’avoine qu’il veut chasser. - (06)
bouffer : souffler. IV, p. 29-i ; IV, p. 31 - (16)
bouffer : souffler. - (25)
bouffer, v. souffler. En parlant du vent. - (43)
bouffer. v. n. Souffler fortement. — Manger beaucoup et vitement. - (06)
bouffio, nuage épais qui présage le tonnerre. Cette expression est en usage dans le Châtillon nais, à Chaumont-le-Bois notamment. Dans la langue romane, boufois ou bufois signifie bruit, vacarme. En basse latinité, buffa a le même sens. - (01)
bouffio. : Nuage épais qui présage le tonnerre (expression du châtillonnais). - (04)
boufflotte. s. f. Boursouflure, bosse, beigne à la tête. (Champignelles). - (06)
boufre! excl., demi-juron, qui remplace le mot malsonnant bougre. - (09)
bouge (adjectif) : Se dit d'un outil dont la lame est trop épaisse, donc plus coupante. « Ma cognée est treu bouge i faut la regugi (aiguiser) ». - (14)
bouge. adj. Qui s’éclaircit difficilement. Vin bouge, vin qui ne veut pas s’éclaircir. (Mouffy). — Linge bouge , linge mal lavé. (Migé). - (06)
bouge. s. m. Embonpoint. Sans doute par analogie avec le bouge , la partie la plus bombée d’une futaille. - (06)
bougeon, bâton d'échelle, de râtelier. - (03)
bougeot : moyette. (E. T IV) - VdS - (18)
bouger. s. m. Bouvier. - (06)
bouger. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Chéu). - (06)
bougeur. s. m. Peigneur de chanvre. (Chéu). - (06)
bougeux. s. m. Cardeur. (Percey). - (06)
bougi (verbe) : Bouger « Bougis pas ! » : ne bougez pas. « O n 'arrâte pas de bougi ». - (14)
bougi : bouger - (35)
bouginer (v. tr.) : froisser, chiffonner (des draps bouginés) - (42)
bouginer, boussiller. v. a. Emmêler, chiffonner. - (06)
bougner, v., tasser le linge dans un tiroir. - (29)
bougni : bousculer - (35)
bougni, u. a. serrer, cogner, entasser. - (15)
bougni, v. a. serrer, cogner, entasser. - (17)
bougnier, v. tr., tasser, presser, serrer, frapper fort : « J"ai bougnié toutes mes afâres dans l'tirouér ». — « O t’li a bougnié des coups de poing su l’nazô ». - (09)
bougonnai, murmurer tout bas. - Dans l'idiome breton, buanégez signifie colère, courroux. - (01)
bougonnai. : Murmurer. Est-ce grincer comme un verrou qu'on ferme? - Le mot bougon, en effet, dans le dialecte, signifie verrou (voir Lacombe et Roquefort). - (04)
bougrasser : détériorer, travailler sans soin. - (23)
bougrasser : Gâcher la besogne. « La coudrère m'a bougrassé ma reube » la couturière a gâché ma robe. - (14)
bougrassi v. 1. Tripoter, peloter (une femme). 2. Abîmer, froisser (un vêtement). - (41)
bougre : Au féminin : bougrasse. Terme de mépris. Cependant il peut se prendre en bonne part « Y est in ban bougre » ; « Ah ! la chetite bougrasse, aile n 'a pas sa langue dans sa peuche » : Ah la petite mâtine, elle n'a pas la langue dans sa poche. - Juron anodin : « Ah ! bougre ! » - « Le mande est bougre », cri d'admiration devant les inventions modernes « Paraît qu'an va pouya (pouvoir) voler en l'ar à présent, Ah ! Le mande est bougre ! » - (14)
bougréchi, v. a. abréger hâtivement un travail. - (17)
bougrement - mot dont le sens, dans l'usage actuel, n'est pas mauvais mais qui est d'un goût douteux. Il signifie beaucoup, fort, grandement. - Al à bougrement avare. - An ié bougrement de foin ceute année qui. - C'a in bon bougre. - (13)
bougrement : Beaucoup, « I fa bougrement fra » : il fait très froid. - (14)
bougréssi, v. a. abréger hâtivement un travail. - (15)
bouhame, adj. hypocrite, mielleux, - (17)
bouhame, adj. hypocrite, mielleux. - (15)
bouhamien : Obséquieux, qui cherche à se faire bien venir par des flatteries. - (14)
bouhiner (pour bousiner). v. a. Faire mal un ouvrage, le faire maladroitement et sans soin. - (06)
bouhineux, euse. adj. Celui, celle qui travaille sans soin, qui a l’habitude de gâcher l’ouvrage par maladresse ou manque de soin. Voyez bouhiner. - (06)
boui, amertume. - En latin, buxum signifie buis, et l'on voit que les Bourguignons ont pris la cause pour l'effet, car la feuille du buis est très-amère. - (01)
boui, bouè, buis. - (11)
bouidouis. s. m. Figure grotesque, marionnette, pantin, godenot. - (06)
bouîe (lé), la lessive, que l'on faisait autrefois avec des cendres de bois. - (20)
bouie, lessive. - (19)
bouie, lessive. (Voir buie.) - (01)
bouif (on) – r’semalou (on) : cordonnier - (35)
bouif. s. m. Cordonnier. (Germigny). - (06)
bouillasse, n.f. boue. - (43)
bouillausse. s. f. Femme déguenillée, malpropre. (Saint-Maurice-aux- Riches-Hommes). - (06)
bouille (na) : pulvérisateur - (35)
bouille ou boille : Bouleau, betula alba. « Des sabeuts de bouille » : des sabots en bois de bouleau. On dit aussi boïlle (ll mouillées). - (14)
bouille, bouleau. - (03)
bouilleau. : Panier où les bêtes asines portent leurs fardeaux. Le vieux frapçais a le mot bouille ou hotte de vendange. (Lac.) - (04)
bouiller. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Saint-Florentin). — Voyez bouger. - (06)
bouilleur. s. m. Peigneur de chanvre. (Saint-Florentin et Beugnon). - (06)
bouilleure (pour bouillure). s. f. Grande chaleur. En v’là de la bouilleure aujourd’hui. (Villeneuve-les Genêts). - (06)
bouilli : pot-au-feu - (31)
bouilli : Sarment de vigne garni de ses raisins qu'on suspend au plafond. - (14)
bouilli n.m. Pot-au-feu. - (41)
bouillo : tas (de foin). (C. T IV) (RDC. T III) - A - (18)
bouillon byanc n.m. (du gaulois bugillo). Molène officinale. Cette plante médicinale est employée en tisanes pectorales. Synonymes : cierge de Notre-Dame, fleur de grand chandelier, herbe de Saint-Fiacre. - (41)
bouillot : panier. VI, p. 40-11. - (16)
bouillot : petit tas de foin. - (25)
bouillot d'mouches : ruche de paille. IV, p. 25; VI, p. 40-11. - (16)
bouillot, s. m., bouleau. - (09)
bouillot. s. m. Panier pour emballer les fruits. - (06)
bouillouaîre (na) : bouilloire - (35)
bouillue. s. f. Femme sans soin, mal-propre. (Saint-Florentin). — Voyez bouillausse. - (06)
bouinaude : vieille maison. (LS. T IV) - Y - (18)
bouinaude : toute petite fenêtre, petite ouverture. Ex : "Oh ben ! j'tai ben vue darriée ta bouinaude !" - (36)
bouinaude. s. f. Petite ouverture. (Perreuse). - (06)
bouinaude. s. f. Trou, chatière, petit passage, ouverture, ordinairement de forme ronde. — Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, d’une petite cavité pratiquée dans l’un des côtés d’une cheminée pour y placer de menus objets de ménage. - (06)
bouin-ne, adj. trempé, imbibé à saturation. Verbe bouin-né. - (15)
bouin-ne, adj. trempé, imbibé à saturation. Verbe bouin-ner. - (17)
bouique, bouisse. s. f. Bouche. De bucca. (Sermizelles). - (06)
bouiron, s. m. berger. - (15)
bouis : Buis, buxus sempervirens. « J'ai vu in nid dans ce bochan de bouis » - « Du bouis bénit » : du buis qui a été bénit le jour des Rameaux. - (14)
bouis, sm. buis. - (12)
bouitàyé, v. n. boiter. - (15)
bouîte*, s. f. boîte. - (15)
boujon - échelon d'une échelle, bâton d'une chaise. - In boujon é cassai et pu al é choué préque de tote l'échelle. - Ce n'â pas joli quand en â cheurté de mette les pieds su les boujons de lai chère. - (13)
boujon (C.-d., Chal., Morv.). – Traverse d’échelle, bâton de chaise ; du même mot vieux français. Actuellement, en français, un boujon est une cheville servant à relier les pièces de certaines machines. - (10)
boujon : barreau de chaise, d’échelle. Aussi une pièce de fixation en bois et une grosse flèche d’arbalète - (40)
boujon : barreau. (RDM. T III) - B - (18)
boujon : marche d'une échelle. - (24)
boujon, s. m., bâton d'échelle, de râtelier ; barreau de chaise, petite traverse de bois qui en lie les pieds : « C'te chaire a eun boujon d'cassé. » - (09)
boujon. Petite traverse de bois arrondi : un boujon de chaise, d'échelle, de ridelle. - (08)
boujôte, petit sac à mettre des nippes. - (01)
boujôte. Bougette, bougettes, petit sac, petite valise à mettre quelques provisions, nippes, même de l'argent… - (00)
boulant : Bouillant, participe présent de boudre. « To chaud to boulant » : sans retard. - (14)
boularde. s. f. Noix dans sa coque verte. - (06)
boulas : bouleau. VI, p. 40-16 - (16)
boulassière. s. f. Terrain planté de bouleaux. - (06)
boulayer (v. tr.) : mélanger, malaxer, triturer (syn. rauger) - (42)
boûle ; on dit une boûle de lurquis pour un épi de maïs, une boûle de raisins, pour quelques raisins attachés ensemble avec les sarments qui les portent. - (11)
boulée. Bouquet de raisins tenant après le pampre, qu'on rapporte de la vendange. - (07)
bouler. v. a. Terrasser son adversaire, le rouler par terre comme une boule. - (06)
bouleton. s . m. Pelote de fil. (Sermizelles). - (06)
bouli : Bœuf bouilli, bœuf nature. « Vla in brave (beau) morciau de bû (bœuf) y a de qua fare in ban bouli (il y a de quoi faire un bon bouilli). » - (14)
bouli, boeuf cuit dans un pot-au-feu ; la soupe au bouli. - (11)
bouli, s. m., bouilli, morceau de bœuf qui a cuit pour le pot-au-feu : « Ah ! par ma li ! mérote, v'là eun fameux bouli ! » - (09)
boulie : (nf) bouillie - (27)
boulie : Bouillie de farine de froment au lait. « Va dan fare miji (manger) la boulie à tan ptiet (à ton enfant) » « To cen y est de la boulie pa les chats » : tout cela est du temps perdu , des soins inutiles. - (14)
boulie : bouillie pour les veaux - (31)
boulie de troqui n.f. Potage velouté de farine de maïs. - (41)
boulie n.f. Bouillie. Boulie byintse : bouillie faite avec la farine de froment. Boulie dzaune : bouillie faite avec la farine de maïs. - (41)
boulie, n.f. bouillie. - (43)
bouliguai - remuer, agiter sans soins un liquide ou même remuer des objets. - Pourquoi que te bouligue don fàre quemant cequi ceute bouteille de cassis ? - Quand en é mis lai côlle dans le poinson en bouligue bein aivou in bâton. - (13)
bouligué, remuer, secouer fortement. - (11)
bouligué, v. a. 1. Altérer la santé par suite de soucis. 2. Laisser en désordre un travail gâché. - (15)
bouliguer (C.-d., Chal.), bouleyer (Morv.). - Bousculer, agiter un liquide en le remuant. Du vieux français bouler, même sens. Voir plus loin ébouler et rébouler. - (10)
bouliguer : remuer - (32)
bouliguer : Secouer, agiter maladroitement un fut dont on risque ainsi de troubler le contenu. - (14)
bouliguer v. Remuer, émouvoir, bouleverser, secouer. (de l'occitan bolegar) - (41)
bouliguer, brasser, brouiller, mêler. - (03)
bouliguer, remuer un liquide qui repose sur un dépôt. - (21)
bouliguer, secouer, agiter fortement. - (20)
bouliguer, v. a. 1. altérer la santé par suite de soucis. — 2. Laisser en désordre un travail gâché. - (17)
bouliguer, v. agiter quelque chose en tous sens de telle façon que plus rien ne soit égal ; par extension, en parlant des liquides. - (28)
bouliguer, v. tr., remuer, agiter. S'applique peut-être trop indifféremment aux personnes et aux choses - (09)
bouliguer, v., remuer, secouer. - (29)
bouliguer. Agiter un liquide soit avec un objet comme une cuiller, soit en le secouant dans le récipient qui le con- - (07)
boulin. s . m. Nuage orageux. (Perreuse). - (06)
boulir, v, intr., bouillir. - (09)
boulli (on) : pot-au-feu - (35)
boulonner (Se). v. pronom. Se presser, se serrer. Se dit des moutons qui se rassemblent, qui se mettent les uns contre les autres par la chaleur. (Bléneau). - (06)
boulot, bouloir, espèce de rouable. - (03)
boulöt, sm. miette, petit morceau. - (12)
bouloter, v. tr., manger. - (09)
boulotte - ce mot exprime l'idée de doucement, tranquillement, peu. - A ne fait dière mieux ses aifâres, vai a boulotte, voilai to. - Le bouilli se fait bein ; â boulotte tranquillement. - (13)
boulotte, s. f., femme courte et grasse. - (29)
boulòze, s. f. terrain léger. - (15)
boulu : Pain boulu panade, ou encore « sope mitonnée ». - (14)
boulu, adj. bouilli. - (15)
boulu, adj. bouilli. - (17)
boulu, part. pas. du v. boulir. - (09)
boulu, ue. partic. p. du verbe Bouillir. Qui a bouilli. Du lait boulu. - (06)
boulue. s. f. Espèce de radis noir, sans saveur, ressemblant à une truffe. (Collan). - (06)
boulvari, s. m.,hourvari, confusion, désordre. - (09)
boume : borne. - (40)
boun' de nai*, s. m. bonnet de nuit. - (15)
boun, adj., bon : « Quant à c’qui é d' la Jaqueline, y ét eine boûne fonne », — « Tiénot épeû Dodiche, y ét eùn paire de boûn’émis ». - (09)
bounâ, s. m., bonnet de laine. - (29)
boûne (na) : borne - (35)
boune : bonne - (39)
boune, s.f. borne. - (28)
boune-mère*, s. f. sage-femme. - (15)
boûner : borner - (35)
bounes [être dans ses], loc, être de bonne humeur, d'humeur gracieuse, enjouée. - (09)
bouneure. Excavation dans un arbre. - (02)
bounheu (du) : bonheur - (35)
bounot (on) : bonnet - (35)
bounot, bonnet. - (03)
bounot, s. m., bonnet, calotte. - (09)
bounot, s.m. bonnet. - (28)
bounoume (un) : un bonhomme - (39)
bouö, öre, sm. f. bouvier, ière. - (12)
bouon, s. m., buisson. - (29)
bouorbe : boue. Aussi bouillasse, gouille ; Du gaulois « borvo ». - (40)
bouorne : borne. (B. T IV) - D - (18)
bouorse : bourse. (B. T IV) - D - (18)
bouquenon. s. m. Qui sent le bouc, qui est comme un bouc. C’est une qualification que certaines femmes de Joigny se plaisent à donner à leur mari ; elles prononcent bouquénon. - (06)
bouquer. v. a. Heurter, principalement la tête, comme fait un bouc. - (06)
bouqueriau*, s. m. bonde plate à futaille. - (15)
bouquet (m), fleur en pot. - (19)
bouquet : fleur (et non bouquet). VI, p. 37-2 - (16)
bouquet n.m. Fleur. Un bouquet byeu (bleuet), un bouquet dzaune (genêt). - (41)
bouquet. Fleurs en général, prises en groupes, ou même isolement. - (07)
bouquetière : pouisinière. (E. T IV) - C - (18)
bouqui. s. m. Bouc. — Sommet d’un arbre ; sans doute pour bouquet. (Bléneau). - (06)
bouquiè : boucler - (33)
bouquignon. s. m. Partie extrême, point le plus élevé d’un objet. De bout et de quignon, qui, réunis, doivent signifier l’extrémité supérieure d’un croûton de pain. Ce serait alors par extension que ce mot serait appliqué à toute sorte d’objets. (Festigny). - (06)
bouquin n.m Voir boquin. - (41)
bouradin : haricot blanc. Ex : "Ène boune assiette de bouradins, ça tint bin au côrps !" (Tenir au corps = être nourrissant, calorifique). - (36)
bouraquin. s. m. Homme gros et court. (Villiers-Bonneux). - (06)
bourasse. C'est le péjoratif de bourre, comme filasse est le péjoratif de fil. On dit bourasse de chanvre, de coton, de soie. De là bouracan, étoffe grossière. Bourassier, apprêteur de bourasse, est devenu un nom propre... - (08)
bourbouillon, source en plaine. - (03)
bourdàye, s. f. hanneton. - (15)
bourde , conte, plaisanterie, mensonge. - En Bretagne, bourda signifie tromper. (Le Gon.) - (01)
bourdeilleau, bourdeyeau. s. m. Gros nuage noir. (Perreuse). - (06)
bourdifaille, s. f . , bombance, grande chère. - (09)
bourdoudou : diminutif enfantin pour âne. IV, p. 62. - (16)
boure - bouillir. - En fau de l'aie bein chaude, fais en don boure. - Si te faisâ in pecho pu de feu le pot bouro pu vite. - (13)
boure : (nf) buse - (27)
bouré quelqu'un : lui faire de durs reproches, le malmener ; s'bourè dans le travail : ne pas prendre un repos utile en travaillant ; s'bourè se dit aussi pour : manger avec excès. - (11)
boure, s. f. buse, oiseau de proie. - (15)
boure, s. f. buse, oiseau de proie. - (17)
boure, vn. bouillir. - (12)
boure. v. n. Bouillir. Dans nos campagnes, boure est l’infinitif de je bous , tu bous y il bout. Tu feras attention quand le lait va boure. - (06)
bourenfle - un peu enflé, et sur une étendue peu considérable. - En diro que vos airain lai figure bourenfle. - Regairdez vos mains, tenez, quemant qu'à sont bourenfles. - (13)
bourenflé (adj.) : boursouflé - (42)
bourenflé : enflé - (32)
bourenfle, adj., enflé, bouffi ; se dit d'une personne hydropique, ou qui aune fluxion. - (09)
bourenfle, bouffi par enflure. - (03)
bourenfle. Synonyme patois de boursouflé. An dirot que tai joue ast bourenfle, t'ai don mau ès dents. - (08)
bourengler. v. a. Bouffir, boursouffler. Ne s’emploie guère qu’au participe passé, comme adjectif. Il a la figure toute bourenflée. - (06)
bouréssie, s. f. herbe serrée dans un tablier dont on a noué les quatre coins. - (15)
bouret n.m. (de bure). Grosse toile servant à transporter l'herbe. - (41)
bourgeois : Patron, maître. Les vignerons, les fermiers, les métayers appellent leur propriétaire « Neut 'bourgeois ». « La bourgeoise » la maîtresse de maison. La servante : « Je peux-t-y aller à la fête, neut' maitre ? », Le patron : « Demande voir à la bourgeoise. » - (14)
bourgeon. Maladie de l'œil nommé aussi orgelot. Ce mot est usité dans la partie de l’Auxois qui confine au Morvan... - (08)
bourgeon. s. m. Bouton qui pousse sur les paupières ; synonyme de Loriot. — Signifie aussi fragment, flocon, surtout en parlant de la laine. - (06)
bourgeon. s. m. Perchée de vigne qui ne va pas d’un bout à l’autre de la pièce, mais s’engage entre deux perchées formant angle. — Planche ou hâte de terre plus large d’un bout que de l’autre, ou qui finit en pointe. - (06)
bourgeouaîs (on) : bourgeois - (35)
bourger : renverser un liquide. (A. T IV) - S&L - (18)
bourger, v., déborder, se répandre. - (29)
bourgnalon, s. m. bosse disgracieuse dans une étoffe mal cousue. - (15)
bourgnotte (na) : fenêtre (petite) - (35)
bourguin. s. m. Bourrelet d’enfant. (Villiers-Saint-Benoit). - (06)
boûri - oie et canne en général cri pour les appeler. - Vos nô faisez rire d'aivou vos bouris ; vos eûmez don ces bêtes lai ! – Bouri, Bouri, Bouri !!! - (13)
bouri ! bouri ! appellat. exclamalive dont ou se sert pour faire venir à soi les canards. Les enfants disent bouri pour : ventre (v. Bourillot). - (09)
bouri, jeune canard. - (21)
bouri. Mot qui sert à appeler les canards. - (02)
bouriau, s. m., bourreau, tourmenteur. - (09)
bouriaud, adj., dur de son corps au travail. - (29)
bouriauder : bousculer. Et peut’être beuriauder. - (40)
bouriauder, v. tr., faire souffrir, tourmenter, torturer, martyriser ; malmener quelqu'un comme on malmène le bourri en le frappant. - (09)
bourillo. Nombril. - (02)
bourillot et lambouri, s. m., nombril. - (09)
bouriôdè : malmener, bousculer - è s'fezè bouriôdè passe què n'travaillè pas èssé vite, il se faisait malmener parce qu'il ne travaillait pas assez vite - (33)
bouriquot, s. m., bourriquet, ânon, au fig., enfant ignorant. - (09)
bouriquote, s. f., bourrique. Au fig., fille ou femme ignorante. - (09)
bourlauder : bousculer, tracasser. (REP T IV) - D - (18)
bourlin, bourrelier. - (19)
bourmager. v. a. Corriger, changer en mieux, bouleverser. (Bléneau). - (06)
bourmaté, v. n. se dit lorsque la respiration est gênée, avec bruit intérieur. - (15)
bournaguer : embêter, asticoter - (39)
bournaillou, bournayou. s. m. Bâton de marine très-court et non ferré, servant aux mariniers des canaux pour bouter sur les perrés. - (06)
bournaïou, s. m., pieu servant à buter. - (09)
bournàyé, v. u. regarder en dessous, observer sournoisement. - (15)
bournéger. v. a. Taquiner, vexer. - (06)
bournéron, s. m. pièce obscure. - (15)
bournerotte : trou de construction parfois de « boulin », peut être borgne (donnant borgnote) ; soupirail de cave, niche dans un mur. - (40)
bournu, adj. creux ; se dit surtout d'un vieil arbre. - (15)
bourò, s. m. grosse étoffe à tablier, à «chari ». - (15)
bouronchllié, v. n. se dit d'un liquide qui gargouille en s'échappant. - (15)
bourot, s. m., oreiller d'enfant tout petit. - (09)
bourote, s. f., brouette ! « O promenot son frérot dans la bourote, é pi ôl l’a chaviré ». - (09)
bourote. Brouette. - (02)
bouroter, v. tr., brouetter, transporter les terres des contours sur l’étendue du champ. - (09)
bourotte : brouette. - (40)
bourotte : brouette. - (24)
bourotte, bourouette, s.f. brouette. - (28)
bourou : âne - (39)
bourouatte, s. f., brouette. - (29)
bourouète, brouette ; bourouété, brouetter. - (11)
bourouette : une brouette - eune bourouette à sac : un diable - (33)
bourque (on) : bourg - (35)
bourrache : 3e qualité de chanvre. IV, p. 15-1 - (16)
bourrachon. s. m. Poignée de bourras, d’étoupe, de filasse grossière. - (06)
bourrade. s. f. Feu de bourrées, vif et clair. Synonyme de chalibaudée . (Saint-Florentin). - (06)
Bourras : nom de cheval. VI, p. 16 - (16)
bourrasses. s. f. pl. Chanvre de la plus grossière qualité. Des lourasses de chanvre. (Lainsecq). - (06)
bourre : bouillir. - (22)
bourre : buse - (31)
bourre n.f. (Son nom viendrait-il de son plumage un peu ébouriffé ?) Buse. - (41)
bourre n.f. Ecume. - (41)
bourre, bouillir. - (19)
bourre, n.f. écume. - (43)
bourréger. v. a. Botteler, faire des bourrées. - (06)
bourreler, borreler (C.-d.), bourriauder (Chal.), borriauder (Char.). - Tourmenter quelqu'un, faire souffrir comme un bourreau. Cette explication semble plus simple que celle donnée par Fertiault : malmener quelqu'un comme on malmène un bourri, un âne. Il s'agit là de bourreau, en patois bourriau, et non de bourrique. Ajoutons qu'en vieux français bourreau se disait bourrel et que le verbe bourreler était fréquemment employé au lieu de tourmenter. - (10)
bourrenfle (Chal.), borenfle (C.-d.), bouranfle (Morv.).- Excessivement bourré, boursouflé. Ce mot est probablement une combinaison de bourré et d'enflé. Il est inutile d'aller chercher, comme le fait Chambure, une étymologie latine dans bura et inftare, enfler comme de la bourre. Dans le Morvan, une vessie gonflée s'appelle bouanfle. Signalons encore l'analogie de ce vocable avec le nom du frère Gorenflot, imaginé par Rabelais. - (10)
bourrenfle, adj. (être) très enflé. - (43)
bourrenfle. Bourré au superlatif, bourré et enflé ! Le mot fait image d'ailleurs, et vient évidemment de la réunion de bourre avec enfle pris dans le sens de rempli. Ex. : « Merci, merci, je n'en prends plus, je suis bourrenfle! » - (07)
bourrer v. 1. Faire de la bourre, écumer. 2. Augmenter en quantité ou en intensité. - (41)
bourrer, se dit de l'épi de maïs. - (03)
bourretinre, cage dite « mue ». - (19)
bourri, petit canard. - (03)
bourri, s. m., âne. - (29)
bourri, s. m., bourriquet, ânon. - (09)
bourriau, adj. qui prend plaisir à faire souffrir. Verbe bourriaudé. - (15)
bourriau. s. m. Prune de perdrigon. - (06)
bourriautier.s. m. Prunier qui produit les bourriaux. - (06)
bourrienne. s. f. Guirlande d'oignons. - (06)
bourrillon. s. m. Emmêlis de menus tissus, de fils de lin, de laine, de coton ou autres, pliés et repliés sur eux-mêmes, au hasard, en tapon, sans ordre. - (06)
bourrique : Ane, ânesse. « Eune voiture à bourrique » - « Saoul comme la bourrique à Robespierre » : ivre mort « La bourrique a tourné le cul au foin », locution employée par les joueurs pour dire que la guigne a succédé à la veine. Terme de dénigrement : « quèle veille bourrique ! » - (14)
bourron, n.m. débris de paille. - (43)
bourron, n.m. furoncle. - (43)
bourron, s. m. 1. fagot de paille. — 2. Personne bourrue. - (17)
bourron. s. m. Fagot d’épines. — Se dit, par extension, d’une personne grognon, bourrue, mal gracieuse. - (06)
bourrotte, brouette. - (03)
bourrou : Grossier, rugueux. « Du drap bourrou ». Au figuré : un caractère bourrou, un grossier caractère. « Du vin bourrou » : du vin blanc nouveau encore en fermentation. - (14)
bourrou : un pousse-devant, autrement dit un outil de jardin servant à désherber - (33)
bourrouate : Brouette. « Mener la belle au bé su eune bourrouate » : mener la lessive au lavoir sur une brouette. Par dénigrement : voiture, « O m'a emmené dans sa voiture, quèl bourrouate ! ». (voir aussi à chevire) - (14)
bourse-rouge, s.f. rouge-gorge. - (28)
boursion. s. m. Echelon. - (06)
bourson. s. m. Pelote consistant en une espèce de sac rempli de son, sur laquelle on pique les aiguilles et les épingles. (Percey). - (06)
boursouner : embêter, asticoter - (39)
boûs (on) : bois - (35)
bousak. : Expression usitée en Bourgogne pour désigner un enfant qui déchire ses vêtements. (Del.) - (04)
bousc'ille (na) - jausse (na) : boucle - (35)
bousc'iller : boucler - (35)
bouscognai, pousser violemment. C'est un assemblage du verbe boussai, pousser, et cognai, heurter ; en latin pulsare. Ce mot a été francisé en celui de bousculer, c.-à-d. renverser tout sur son passage... - (01)
bouscognai. : Pousser et repousser, ballotter. (Del.) - (04)
bousculier. s. m. Celui qui touche à tout, qui entreprend tout, qui bouscule tout et qui ne fait rien. (Saint-Florentin). - (06)
bousée ou bouzées, fiente de bœuf. - Dans l'idiome breton, bouzellen signifie boyau, intestin. (Le Gon.) - (01)
bouserée, sf. bouse. - (12)
boushion : buisson. Vient de l’allemand busch. - (40)
bousillage. Ouvrage mal fait. I seus obligé ai lai d’ôter d’aipprentissaige ; elle ne fiot ran que de bousiller. C'était jadis une maison ou un mur construits en bois avec de la boue et de la paille hachée. Les habitants du nord de la France emploient le mot dans ce sens. - (08)
bousiller. v. a. Plier, replier, rouler de menus tissus, des cordonnets, des fils, sans soin, au hasard, en désordre. - (06)
bousillon. s. m., petit travail de femme, de peu d'importance, fait à la hâte, et surtout mal exécuté (couture, broderie, ornement quelconque) : « Vô v'lez que j'li baille c'qui ? n'y é ran qu' des bousillons». - (09)
bousin, s. m,, vacarme, bruit excessif et discordant : « V’tu ben n’pas fâre tant d' bousin ! » - (09)
bousin, s. m., lieu de mauvaise vie. - (09)
bousin. s. m. Lieu de débauche ; bruit, vacarme que l’on y fait. - (06)
bousiner. v. tr., bousiller, mal faire sa besogne. - (09)
bousinerie, s. f., chose de médiocre importance, travail lâché et mal exécuté. - (09)
boussàyé, v. a. produire des bosses. - (15)
boussenée. s . f. Buisson touffu. (Etivey). - (06)
bousserouge, s. m. rouge-gorge. - (15)
boussiau. s. m. Gros nuage qui crève sur la tête. (Saint-Bris). - (06)
boussicauder : faire un ouvrage sans goût, faire un raccommodage. - (23)
bousson (on) : buisson - (35)
bousson (on) : haie - (35)
bousson : broussailles. - (22)
bousson. Echelon. Roquefort donne boujon. - (06)
bousson. s. m. Buisson. - (06)
boussounotte. s. f. Fauvette, parce qu’elle niche dans les buissons, dans les boussons. - (06)
boussu : bossu - (35)
boussu : Bossu. « Rire c'ment des boussus » : se tordre de rire. - (14)
boustacul. s. m. Homme défaille courte et ramassée. (Lainsecq). — A Auxerre, on dit Bas-du-cul. - (06)
boustancule (la) : galipette. Ex : "Diab' don ben ta boustancule ! Té vas t'salie !" (Ça : le dimanche !) Ou bien "...té vas t'fée mal !" (En semaine). - (36)
boustancule (n. f.) : culbute, galipette - (42)
boustifaille : Mangeaille abondante. « Ol en caiche d'la boustifaille ! » - (14)
boustifaille, s. f., provisions de bouche, mangeaille pour bons diners. - (09)
boustifaille. Gros plat de viande : Vins don souper vez cheu neus : j’aivons tué not’ couchon, an y ai de lai boustifaille. Dans la Franche-Comté, le Beurdifaille est le réveillon de Noël. - (08)
boustifaille. s. f. Mangeaille, nourriture abondante. - (06)
boustifer. v. n. Manger avidement. (Gisy-les-Nobles). - (06)
bout : Morceau. « Miji in bout » : manger un morceau, casser la croute. « Donner in bout ès bâtes » : donner une ration de fourrage au bétail. « Repose te in petiet bout » : repose toi un peu. - (14)
bout n.m. Morceau. - (41)
bout’ner : boutonner.. Ex : « Bout’ne ta biaude ! » : boutonne ta blouse. Certains disent aboutonner. - (40)
bout’nére : boutonnière. - (40)
boutain, moyeu de roue. - (03)
boutasse : (nf) trou d'eau - (27)
boutchet (on) : bouquet - (35)
boutchin (on) : bouc - bouquin (animal) - (35)
boutchin (on) : lièvre (mâle) - (35)
bout-ci bout-là (loc. adv.) : pêle-mêle - (42)
boute*, s. f. mesure de vin de la contenance de deux pièces. - (15)
bouteille (n. f.) : poche des eaux qui apparaît chez une femelle en couches (a vint d'fée enne bouteille) - (42)
bouteille, n.f. nénuphar. - (43)
bouteille, s. f.. grosseur au cou, goitre. - (09)
bouteilles (faire des), loc, se dit des gouttes de pluies d'orage qui, tombant avec force, soulèvent des cloques sur les ruisseaux et les pavés. - (09)
bouteinchlle, adj. bouffi. - (15)
bouteneire ; s. f., boutonnière. - (09)
boutenère. s. f. Boutonnière. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
bouter, v. tr., mettre, placer: « ôl a bouté son grand séchot su la charote». - (09)
bouterolle. s. f. Nid où pondent les poules. (Saint-Privé). — Panier de forme cylindrique, ordinairement sans anse, servant à contenir les provisions de fruits secs (noix, pruneaux, etc.) - (06)
bouteroue, s. m., borne placée à l'entrée des portes charretières, pour détourner le frottement des roues des voitures. - (09)
boûti. Assaisonnement, haut goût. - (00)
bouticle. - Ce mot appartient aussi au vieux français. (Voir Lac.) On entendait plus particulièrement par là ce que transportaient à dos les marchands colporteurs. En effet, dans l'idiome breton, boutecq signifie hotte. (Le Gon.) - (01)
boutikye, boutique. - (11)
boutiller. v. a. Bousculer, jeter par terre, rouler dans la boue, dans la poussière. — Se Boutiller. v. pronom. Se rouler, se vautrer dans la boue, dans la poussière. - (06)
boutillon : panier profond. - (05)
boutiou - boiteux. C'est un mot des pays voisins nous ne l'employons que comme citation et par moquerie. - Ceute homme lai, queman qu'an dit ai Gergeux, al à tot boutiou. - (13)
boutiou, adj. boiteux. - (12)
boutiou, boiteux. - (19)
boutique : Magasin, atelier. « Ol est to le jo à beurlauder dans sa boutique » : il bricole tout le jour dans son atelier. Dans un sens péjoratif : « Quèle sale boutique ! » - « Fremer boutique » : cesser le commerce faute de ressources. - (14)
boutje, sf. pièce d'étoffe, morceau de toile. - (12)
bout'né ; un arbre bèn bout'nè est un arbre qui a beaucoup do bourgeons à fruits ; se dit aussi des fleurs. - (11)
bout'ner - about'ner : boutonner - (35)
bout'nire (na) : boutonnière - (35)
boutoeu, adj. marécageux, boueux. - (15)
boutoillon - petite bouteille ou vase quelconque un peu allongé qui sert surtout dans le ménage. - Le boutoillon n'â dière propre, vais ; en te faut le nettie. - In boutoillon bein prope, cé indique in bonne mannègére. - (13)
bouton d'or (on) : renoncule - (35)
boutonnou : rempli de boutons - (32)
boutouné, v. n. bouillir faiblement. - (15)
boutre ! boutre de Mater ! juron. - (28)
boutre, v, mettre. - (28)
boutron, s. m. gros crapaud. [botereau.] - (15)
Boutru (le), sobriquet assez fréquent. - (28)
boutru, adj. se dit d'un objet informe, court, aussi gros d'un bout que de l'autre ; par extension, se dit d'une personne massive et petite. - (28)
boutse : bouche - (31)
boutse n.f. Bouche. - (41)
boutsefaure : porte amovible placée devant la gueule du four - (31)
boutseure : (nf) haie - (27)
boûtseûre n.f. Bouchure, haie. - (41)
boutseûre, chieuzon : haie - (31)
boutsi : boucher - (31)
boutsi : boucher - (34)
boûtsi n.m. 1.Boucher. 2. Vin bouché. - (41)
boûtsî v. 1. Boucher. 2. Couvrir une marmite. - (41)
boutson (a) : à l'envers. - (23)
boutson : bouchon - (31)
boutsson : bouchon - (34)
bouyau : Boyau, intestin « Rendre tripe et bouyau » : vomir tout ce que l'on a dans le corps. « Ol a tojo in bouyau de vide au sarvice de ses amis » : il est toujours disposé à faire honneur à la table où on l'invite. - (14)
bouye, vase do bois ayant la forme d'une hotte et servant à transporter le vin. - (11)
bouzard, s.m. partie d'un foyer. - (28)
bouzèn, grand tapage. - (11)
bouziller, travailler peu sérieusement, sans suite ; faire un travail qui demande peu de soin. - (20)
bouziller, v. mal faire un travail, le gâcher. - (28)
bouzillou : un mauvais travailleur, on dit aussi un argonier, un borcheillou. - (33)
bouzillou, adj. celui qui travaille mal. - (28)
bovru : (nm) bouvreuil - (27)
boxon. s. m. Brandon, tison allumé. Se dit, à Armeau, sans doute par métaphore, parce que les boxons et autres lieux de débauche sont bien souvent la source des querelles, des discordes qui troublent les familles et qu’ils doivent être considérés comme des torches qui allument les passions et détruisent la concorde entre parents et amis. Boxon, au reste, est un dérivé du mot anglais box, qui signifie cabinet particulier de café, d'auberge, de taverne , et aussi, soufflet , coup de poing. - (06)
boxonner. v. a. Bousculer, taper, battre, souffleter, comme on le fait dans les boxons. De l’anglais box. - (06)
böyalerie n.f. Viscères. - (41)
boyard : tremble. - (23)
boyarne. s . f. Ouverture pratiquée dans les murs d’une étable pour y faire pénétrer l’air et la lumière. - (06)
boÿau : (nm) petite quantité (petit bout) - (27)
boÿau : boyau - (34)
bo-yau : grande quantité de neige - (31)
böyau n.m. Boyau. - (41)
bo-yauder, embo-yauder : grouper le foin en andain - (31)
boÿaudrie : viscères - (34)
boyer : bouvier. - (25)
boyer : bouvier. III, p. 31 - (16)
boyer : voir réboler - (16)
boyer. s. m. Trou dans un mur. — Bouvier. - (06)
boÿon : (nm) jeune veau - (27)
boyotte. s. f. Lucarne. - (06)
boyotte. s. f. Petite fenêtre. - (06)
brâ : Broyer, triturer « An brâ les tapines pa fâre le boire ès cochons » : on broie les pommes de terre pour préparer la pâtée des porcs. Au figuré « Ou'est-ce que te brâs ? » : Qu'est-ce que tu fabriques ? - (14)
bra : tasser au pied - (34)
brabannette : charrue brabant - (31)
brachand : Bressan, au féminin : brachande. - (14)
braché (ā), vn. crier très fort, bestialement. - (12)
brâcher, beugler comme une vache, mugir comme un taureau. - (20)
bracouné, v. a. manœuvrer une voiture pour la tourner sur place. - (15)
bracouner, v. a. manœuvrer une voiture pour la tourner sur place. - (17)
brai : braire - (34)
braî p.p. de brâyi Broyé, tassé. - (41)
brai, s. m., bras : « D'avou e'coumarce, t’li as métu eùne peùte afâre su les brais ». - (09)
Brai. Ancien nom du hameau de Gigny. Je crois que c’est un mot celtique qui signifiait boue, terrain gras et humide : le sol de Gigny est dans ce cas.... - (08)
brai. Bras. - (00)
braichée : Brassée. « Donne voir eune braichée de foin à tes bûs (bœufs) ». « S'empogni à la braichée » : se prendre à bras le corps. « Se rembraichi à grandes braichées » : s'embrasser en entourant de ses bras, donc très fort, très affectueusement. - (14)
brailla : braillard - (31)
braillai, crier à tue-tête. -Les Bretons disent breûgi. (Le Gon.) - (01)
braillasse. s. f. Femme criarde et braillarde. - (06)
braille. Crie, ou crient fort… - (00)
brailler : essentiellement pleurer. Ex : "Mais arréte don d'brailler !" - (36)
brâilli - dgeuler : brailler - (35)
brailli : broyer - (35)
brailli : écraser - (35)
brâilli v.i. Braire, hennir, pleurer. - (41)
brâillote : (avoir une bonne brâillote) parler beaucoup et fort, avoir la langue bien pendue brâillou : quelqu'un qui crie fort, on utilise aussi le mot breuillou (brâillouse au féminin) - (33)
bra-illou : Broyeur, outil en bois ou métallique servant à broyer les aliments des animaux après cuisson. - (14)
braillou à treuffes : pilon à pommes de terre - (31)
braimai - demander sans cesse, jusqu'à ennuyer. – Qu'à nos embête don ! tojeur ai braimai ! – Voyez Quemandou. - (13)
braimai, crier. - Ce mot signifie, dans le Châtillon nais et à Aignay principalement, demander quelque chose avec obstination. Dans cette acception, il a de l'analogie avec l'italien bramare, désirer ardemment... - (01)
braime. Femme stérile… - (00)
braimer, v. intr., pleurer fort, crier, gémir : « Pauv' petiot ! ôl a mau ; ô n' fait qu’braimer ». - (09)
braimer. Crier douloureusement. Not' pauv vaiche braime son viâ que le boucher vint d'emmener. On l'applique également aux personnes : voiqui un p'tiot qui braime lai faim. - (08)
braimer. Demander avec obstination, demander à satiété. C'est le mot bramer avec l’ai patois pour l’a, mais dont le sens est altéré, car régulièrement, bramer ne se doit dire que du cerf qui crie. Certains auteurs l'ont étendu au cri fortement poussé et répété d'autres animaux : nous l’avons appliqué à la personne qui réclame bruyamment. Etym. italien bramare. - (07)
brainche (na) : branche - (35)
brainche : Branche. « Eune greusse brainche de noué (noyer). » - (14)
brainchi : brancher - (35)
brainchi : Etat du lait qui commence à cailler naturellement, sans qu'on y ait ajouté de la présure. « Je vas fare des fremages de cailli to man lait est brainchi » - (14)
braine ou brehaigne, stérile... - (01)
brainne. : En patois ; brehaig dans le dialecte bourguignon ; brahaigne, braigne, brehagne et brehenne dans les autres dialectes de la langue d'oïl ; bréchan, dans l'idiome breton ; tous ces mots signifient stérile. - (04)
braiquire. Braquames, braquates, braquèrent. Lé Maige braiquire lo lugnôte, les Mages braquèrent leurs lunettes. - (00)
brais (on) : bras - (35)
brais, sm. bras. - (12)
braîse n.f. Miette de pain. - (41)
braises : (nfpl) miettes - (27)
braises : miettes - (31)
braisil, s. m , résidu, poussière de braise. « Cliaique maitin, àll’ prend ein sou de braisil por sa couvette ». - (09)
braisil. Proprement : braise fine ; mais l'acception primitive a disparu. Le mot ne s'emploie que dans des phrases analogues à celle-ci : lai târre se façonne bin : elle ast tote en braisil. - (08)
braisö, sm. brasier. - (12)
braisseire. Brassières. - (00)
braissia (na) : brassée - (35)
braissie : une brassée - (33)
braissie, braissée : brassée - (31)
braissie, sf. brassée. - (12)
braiverie. : (Dial. et pat.), dépense en habits et étalage. - (04)
braize, s. f. miette de pain. Verbe ébraizer. - (17)
braize; s, f. miette de pain. Verbe ébraizé. - (15)
bramai ou braimai. : Demander une chose avec obstination. - (04)
bramaingnoux, ouse. s. m. et f. Qui demande et qui se plaint sans cesse. De bramer et de main (maingne), se plaindre en tendant la main. Le bramaingnoux, conséquemment, est le mendiant ou celui qui, à l’exemple du mendiant, demande toujours d’un ton piteux et dolent. (Etivey). - (06)
brâman : bravement, avec courage et énergie, bien - (33)
bràman, bien, beaucoup. S'â brâman fè, c'est bien fait ; vo m'an bayë bràman, vous m'en donnez beaucoup. - (11)
brâmant - bien, comme il faut ; et mot explétif ou euphonique dans la phrase. - I seu étai bein mailaide, ma ai c't-heure i vâs bramant. - Regairde don queman que c'a brâmant fai. - I pairlain de lé, et pu voiqui brâment qu'ile vaint. - (13)
brâme (na) : brème - (35)
bramé, demander avec instance une chose que l'on désire. - (11)
brament (adv.) : bien - (42)
brament : bien (vient de bravement ou vraiment) - (39)
brâment : bien, beaucoup. Aussi : suffisamment, tranquillement ; C’est une ellipse ou syncope de « bravement ». - (40)
brâment : bravement, gentiment, justement, carrément. - (25)
brament : très bien. - (05)
brament : vraiment, tout à fait. Ex : "C'pour Léon, il est brament imbicile !" - (36)
brâment, adv, bien (de "bravement"). - (28)
brâment, adv., convenablement, comme il faut. - (29)
brament, adv., ellipse de bravement, beaucoup, bien, convenablement : « J' seù été cheû la Mag'rite ; àll é bô brâment arrangée ! » — « T'ét iqui bé brament ». — « All’ m'en a brâment baillé, des cerises ». - (09)
brament, bien, excellemment. - (20)
brament, modérément. - (21)
brâment. adv . Contraction de bravement. Bien, commodément, doucement, sans embarras, sans gêne d’aucune sorte. J’ nous sons en allés ben brament par l’ chemin de fer. - (06)
brament. Adverbe très usité dans les environs de Beaune : c'est la syncope de bravement. « Comme te voilà brave. » dit-on dans certains pays à un homme endimanché. Chez nous l'adverbe brament a le sens de : convenablement : voiqui un ôvraîge quasi brament torné... - (08)
bramer : Réclamer à grands cris, demander avec insistance. « Ses ptiets sant to le temps à bramer après lline » : ses enfants ne cessent pas de la réclamer en criant. « Bramer la faim » : crier famine. - (14)
brâmer v. Beugler, crier. - (41)
bramer, crier de douleur. - (03)
bramer, v. n. protester bruyamment. - (17)
brâmer, v., crier comme le cerf en rut, pousser des cris pour peu de choses. - (29)
bramer. v. n. Beugler, imiter le cri du cerf. - (06)
bran : sciure de bois. A - B - (30)
bran : Son, partie du son la plus grossière (Littré). « In ea de bran » : un sac de son. - (14)
brancâ (on) : brancard - (35)
brancâ : Forte pièce de bois faisant partie d'un char servant à transporter le vin. Les fûts sont placés sur les « brancâs » comme ils le sont sur les « mâts » de la cave. Voir mâ. - (14)
brancad : brancard - (34)
brancher. v. n. Pousser des branches. Cet arbre branche bien. - (06)
branchiller. v. n. Pousser des petites branches. - (06)
brancin, s. m., crochet pour fixer le seau à la corde du puits. - (29)
brande : La partie du branchage d'un arbre qui peut être mise en fagot ; ne pas confondre avec la « frâche », mot par lequel on désigne l'ensemble du branchage. - (14)
Brandebour. Brandebourg. - (00)
brandevignier : distillateur d'alcool. - (36)
brandevin. Eau-de-vie. On serait tenté de décomposer ainsi : bran-de-vin, résidu du vin ; mais la véritable étymologie est celle de vin brûlé : brand, en allemand signifie incendie. Notons en passant que le radical brand a formé le mot brandon, torche faite avec de la paille. Le dimanche des brandons, nos pères couraient dans les champs avec des torches allumées. Cet usage, sanctifié par le christianisme, avait une origine celtique. - (08)
brandevinier : Celui qui fabrique l'eau de vie de marc. Le bouilleur de cru. - (14)
brandevinier, n.m. distillateur. Artisan qui se déplace de village en village pour mettre en route (légalement) l'alambic. - (43)
brandevinier, s. m., marchand à la sauvette d'alcool de contrebande. - (29)
brandi (adj.) : tel quel (tout brandi) - (42)
brandi. Jeté de force, lancé… - (00)
brandillé, ée. part. p. de Brandiller. Mis en balance, mis en mouvement de ci, de là. — Soupe brandillée , soupe faite dans une marmite, dans un chaudron suspendu à la crémaillère, qu’on agite et qu’on brandillé suivant le besoin. - (06)
brandiller (Se). v. pronom. Se balancer. - (06)
brandiller : balancer. - (05)
brandilloire, bradilloie, brandillouée. s. f. Balançoire. - (06)
brandir. : (Dial.), brandi (pat.), jeter, lancer, agiter, faire tournoyer.- On appelle brandes, dans quelques terrains, certaines bruyères à balai (le comte Jaub.) - Brandir en l'air, le soir du premier dimanche de carême, ces brandes ou brandons est un usage conservé du paganisme. Les villageois de nos côtes bourguignonnes enflamment des paquets de sarments ou retirent des brasiers allumés sur les places des tisons qu'ils lancent ou brandissent en l'air. - (04)
brandler (v. int.) : chanceler, vaciller, manquer d'équilibre - (42)
brandonner. v. a. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, des honneurs rendus le jour du dimanche gras (ne serait-ce pas plutôt le jour des brandons?), à un nouvel habitant de la commune. - (06)
brandons (Dimanche des). Premier dimanche de Carême, ainsi appelé, parce qu’autrefois, ce jour-là, les jeunes gens, par ressouvenir des temps du paganisme, parcouraient le soir la campagne avec des tisons et de petits fagots de brande allumés, qu’ils agitent sous les arbres et dont ils formaient ensuite un grand feu autour duquel ils dansaient en rond. C’était sans doute aussi ce jour là qu’à Villiers-Saint-Benoit on souhaitait, par la même occasion, la bienvenue aux étrangers nouvellement établis dans la commune ; c’est également ce jour là que, dans certaines localités, les jeunes mariés sont obligés de distribuer la grolée aux jeunes gens. - (06)
brandons, s. m., feu de joie. La « fête des brandons » n'a pas encore disparu de tous les villages, et ce premier dimanche de carême s'appelle « dimanche des brandons ». (V. Bordes). - (09)
brandouiller (d'lai tête) : branler la tête (marque la répétition). (V. T IV) - A - (18)
brandouiller, agiter assez violemment quelque chose. - (21)
brandvignin, distillateur. - (19)
branl'cou : bergeronnette. (B. T II) - B - (18)
branle : Sorte de danse qu'on ne pratique plus guère. « I n'a plieu que les vieux qui saidrint (sauraient) enco à dansi in branle à huit ». « Sonner à grand branle » : sonner à toute volée. - (14)
branle, s.m. ancienne danse, sorte de ronde ("branle des cocus"), danser un branle. - (28)
branlecoue, s. m., hoche-queue, lavandière, bergeronnette. - (09)
branlée : volée - (32)
branlée. s. f. Forte charge. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
branle-queue, n.m. hoche-queue, bergeronnette. - (43)
branler : Remuer, vaciller. « J'ai eune dent que veut pas tarder de cheu (tomber), alle branle bien. Oh ! to ce que branle ne cheut pas ! » - (14)
branlires (aller à les), loc. être vieux, usé, branlant. - (17)
branlires* (aller a les), loc. être vieux, usé, branlant. - (15)
branlou : personne qui veut rien faire - (32)
bran-man, bonnement. - (19)
brân-mant - brâmant - à beurnonsiau : beaucoup - (35)
branmant : tranquillement - (35)
branment, brament, adv. [bravement]. Bonnement, convenablement, parfaitement. - (12)
brannai, remuer, branler... D’où le mot branne, c.-à-d. branle, balancement. Dans certains pays on dit vranbir. A Châtillon l'on dit vrombir. Or, la racine de ces deux mots est dans le latin vibrare. Le dimanche des Brandons est le jour où l'on allume des feux et où se lancent et se brandissent des tisons... - (01)
brannai. : Remuer, agiter. - (04)
branne. Branle, branlent. - (00)
branquignole : en déséquilibre. - (23)
branquignoler : branler exagérément. - (23)
bransin : gros mousqueton où s'accroche le seau à la chaîne du puits. (BD. T III) - VdS - (18)
braque adj. Bizarre, imprévisible. - (41)
braquer, v. Ir.. monder le lin à la broie mécanique, après l'avoir laissé une nuit dans le four d’où l'on a retiré le pain. - (09)
brâse, s.f. braise. - (28)
brasse (nom fem) : Les deux bras. « La brasse m'en cheut » : j'en suis stupéfait, j'en suis découragé. - (14)
brasse. s. f. Besace, ainsi appelée parce qu’on la porte suspendue sous le bras. - (06)
brasser, v. battre, tourner. Plus particulièrement battre l'eau. - (43)
brassi v. Brasser, battre, tourner. - (41)
brassie (à la) (loc. adv.) : (tnî quioqu'un ou quioque choue à la brassie (tenir quelqu'un ou quelque chose en le serrant dans ses bras)) - (42)
brassie, brassée, ce que les deux bras peuvent embrasser. - (11)
brassie, s. f., brassée, ce qu'on prend entre les bras. - (09)
brassiée. s. f. Brassée. Brassiée de copeaux, brassiée de sarments. - (06)
braster, brâter. v. n. Tourner court. De brast, tournant d’une rue, détour. - (06)
brater : faire changer un véhicule de direction. A - B - (30)
brater : (vb) tourner - (27)
brater : tourner le volant - (32)
brater : tourner, changer de direction - (31)
brâter : tourner. (RDR. T III) - A - (18)
brater : tourner. (SS. T IV) - N - (18)
brâter : Tourner. « Brâte tan ché dans la co » tourne ton char dans la cour. « Brâter beurde » : tourner bride. Au figuré : rebrousser chemin. - (14)
brâter v. (du lat. pop. brachitare, tourner). Changer de direction, braquer. - (41)
brater, v. a. changer de direction, particulièrement pour, la manœuvre d'une voiture. - (17)
brâter, v. braquer (vocabulaire agricole). Ne s'est pas imposé dans la langue des automobilistes. - (43)
brâter. v. n. Demander sans besoin, à tout propos, en geignant, à la manière des mendiants et de ceux qui tendent le bras. - (06)
brateure : partie du char sur laquelle l'avant train pivote sur l'arrière (en B : brati). A - (30)
brateûre n.f. Articulation d'un char. - (41)
brâteux. s. m. Celui qui demande toujours sur un ton pleurard, en se plaignant de ne pas gagner assez, et qui toujours a l’air de vous tendre le bras. - (06)
brâti : partie de l'avant-train d'un char - (31)
bratter : manoeuvrer une voiture - (39)
brau : fane de pommes de terre, de betteraves - (26)
braugne (adj.) : fragile, cassant - (42)
brauté*, v. a. changer de direction. - (15)
bravai. Braver. - (00)
brâve - balle : belle - (35)
brave (dzoli) : beau, joli - (34)
brâve (on) : joli - (35)
brâve : (adj) beau - (27)
brave : Beau, joli, élégant. « T'as dan mis ta brave reube neue ? » : tu as donc mis ta belle robe neuve, Vieille chanson : « J'en avais in brave chépiau, lang et pointu, que je mentais su man oraille, à lanturlu ». « Se fare brave » faire sa toilette. Ironiquement : « Y est cen qu'est brave ! » : voilà qui est beau. - (14)
brâve : joli - (35)
brave : un berceau - (33)
brâve adj. Beau, bien habillé. - (41)
brave, adj. beau : une brave fleur. - (15)
brave, adj. beau : une brave fleur. - (17)
brave, adj., joli, beau, bien mis, endimanché, honnête, poli : « Oh ! ma p'tiote, coume te v'là brave ! ». - (09)
brave, biau : joli - (31)
brave. adj. Qui est beau, propre, bien vêtu, bien attifé. Comme te v’là brave aujourd’hui. - (06)
brave. Beau et bien habillé. - (02)
bravement : Joliment, beaucoup. « y fiant bin bravement du bru » ils font beaucoup de bruit ! - (14)
bravoisies : dessins brodés. (DC. T IV) - Y - (18)
bravoisies. s. f. pl. Enjolivements. Les bravoisies d’une robe. Des sabots à bravoisies . De brave , beau, bien paré, bien arrangé. - (06)
brâÿ, s. m., berceau. - (29)
bràyé, v. a. broyer. - (15)
bràyer, v. a. broyer, malaxer. - (17)
brayer: écraser. - (24)
brayes, s. f., braies, haut de chausses, culotte. - (09)
brayette : braguette - (32)
brayette : la braguette du pantalon - (33)
brayette, n.f. braguette. - (43)
bräyi : (vb) briser - (27)
bra-yi : crier - (31)
brâyi v. (du gaul. bracum, orge broyé). Gâcher le mortier, piétiner, broyer. - (41)
brayon : crécelle. (MLV. T III) - A - (18)
bràyon, s. m. pâtée pour des poules ou un porc. - (15)
bràyon, s. m. pâtée pour des poules ou un porc. - (17)
brayôte, pantalon. Dans l'idiome breton, bragez a la même signification... - (01)
brayôte. : Pantalon. (Del.) - (04)
brayotte : braguette. - (40)
brâ-yotte, s. f., braguette du pantalon , pantalon. - (29)
brâyou n.m. Broyeur à main. - (41)
brcedes, s. f. brides de bonnet. - (17)
bré - berceau. - Vai coucher ton petiot frère dans son bré. - (13)
bré : bras - (31)
bré : bras - (34)
bré : Bras. « O s'est cassé in bré » : il s'est cassé un bras. « Se teni par desseu bré » : aller bras dessus, bras dessous. « Regarde voir si man saillan (sillon) est bien dra (droit). - Oh ! bin oué, ol est dra c'ment man bré quand je me mouche ! ». - (14)
bré, berceau. - (03)
brè, berceau. - (11)
bréarde : voiture à foin. - (44)
brébis n.f. Brebis. - (41)
bréché : égoutté (fromage). - (23)
bréchie (breuchie) : brassée - (34)
brèchie n.f. Brassée. Bras. - (41)
bréchie, cruche, pot à l'eau.- Les Bretons nomment brôked, diminutif de brôk, un vase de terre ou de grès, à anse. (Le Gon., Dict. fr.-br.) - (01)
brechie, cruche. - (03)
brechie. Cruche. Vase à mettre le vin. - (02)
brechie. Pot à l'eau, petite cruche à mettre de l'eau. Ces pots étant ordinairement de terre, on les a nommés brechies, parce qu'ils sont sujets à être ébréchés… - (00)
bréchie. : Pot à eau. (Del.) - (04)
brechillotte, mésange à longue queue. - (03)
brechon, s. m. bec d'un pressoir, d'une fontaine. - (17)
bréchot : à qui il manque une dent incisive. - (24)
bréchot : édenté. (PSS. T II) - B - (VDS. T IV) - VdS - (18)
brecot : bouc. - (23)
breda : quelqu'un qui bâcle son travail, quelqu'un de brute, de violent, tête en l'air - (33)
bredi-bredo, sm. écervelé, trop pressé. - (12)
bredin (beurdin) : fou, esprit simple - (34)
bredin : idiot - (26)
bredin : idiot - (31)
bredin, adj. peu rusé. Diminutif bredalin. - (15)
bredin, adj. peu rusé. Diminutif bredalin. - (17)
bredindon, s. f. beignet. - (17)
brediner : agir sans utilité. - (23)
bredinerie, s. f. plaisanterie. - (15)
bredinerie, s. f. plaisanterie. - (17)
bredoché, vn. bredouiller. - (12)
bredoeudon, s. m. beignet. - (15)
bredôlè : agiter - (33)
bredondon, sm. tonnerre. Bruit sourd et intense. - (12)
bredouillai, parler d'une manière peu distinct... - (01)
bredouilli v. Bafouiller, bégayer. - (41)
bredouillou, -ouse n.m. Bafouilleur, bégayeur. - (41)
bredzère : bergère - (31)
bredzi : berger - (31)
brée, berceau d'un enfant ; corps d'une voiture avec ses ridelles. - (20)
brée, s.m. berceau (avar in ptiot dans l'brée, avoir un enfant au berceau) ; à Buxy, on dit un grot. - (28)
brée. s.m. Brin. (Etais). - (06)
brégée. s. f. Quantité déterminée de noix, de chènevis ou autres graines oléagineuses mises sous la presse. Se dit pour broyée. - (06)
brégeotte et, par contraction, bréotte. s. f. Bruyère. - (06)
bréger : fouler aux pieds, piétiner. - (05)
bréger. v. a. Briser, broyer. - (06)
bregnioule, farnire : panier en osier dont le couvercle est percé pour mettre les noisettes lors de la cueillette - (31)
bregnoule, adj. écervelé et gai. - (15)
bregnoule, adj. écervelé, gai pour avoir un peu bu. - (17)
Bregogne. Bourgogne. - (00)
brei, s. m., berceau : « Eproch' le brei d' la taule ». — « Porte donc l’petiot dans son brei ». - (09)
brei. Berceau… - (00)
breille : une « échelle » en bois se mettant sur le côté d'un chariot servant au transport du foin - (33)
breille, beureille. Sorte de panier à anse. Lorsque les vendangeurs descendent de leurs montagnes, on reconnaît les Morvandeaux et les Beuquins à leurs breilles, qui sont plus larges et moins longues que les vendangerots de l'arrière-côte. - (08)
breiller, v. tr., écraser. - (09)
brelache : partie du pantalon. - (23)
brelaigne, voiture. - Dans le pays de Vaud on dit brelingue, et, en style familier français, berlingot... - (01)
brelaigne. : Mauvaise voiture. - (04)
brelandai, courir les brelans, lieux où l'on joue... - (01)
brelandai. : Courir le brelan, lieu où l'on joue. - (04)
brelandeire. Brelandière, brelandières. - (00)
brêle. adj. Cassant, fragile. (Bléneau). - (06)
brêler : serrer le chargement d'une voiture avec une corde ou chaîne. - (24)
breler, brûler. - (19)
brelin, s. m. épidémie bénigne. - (15)
brelot : jeune apprenti artisan ou commis de ferme - (31)
brelot : coiffe (étym.) ? - (25)
brelot, s.m. ancienne coiffure des femmes en Bourgogne. - (28)
brelouter v. (p.ê. du bourguignon brelot, coiffe) Aplanir, râtisser. Voir râtiauder. - (41)
brelue, barlue et berlue. C'est aussi un vieux mot donné par Nicot. - Avoir la berlue signifie avoir la vue obscurcie. Les Picards disent berlou et berlu ; et, chez eux, berluser signifie tromper. On dit encore ébrelue et éberlue. - (01)
brelue, berlue. - (03)
breluton : lumignon - (31)
breluzon :petite ouverture du poulailler ou de l'écurie de chèvre pour aérer — petite lampe à faible lumière. - (23)
brême. adj. Synonyme de brêle. (Grand-Champ, Villeneuve-les-Genêts). - (06)
brème. Stérile. - (02)
bremer : quêter. - (44)
brémer : se plaindre en gémissant. - (24)
brémont : variété de bruyère. (P. T IV) - Y - (18)
brêne. adj. Cassant. Le peuplier est un bois brêne. Voyez brêle et brême. - (06)
brenesserie, feûmesserie : pluie fine - (31)
brene-yi : manger du bout des lèvres - (31)
brenicle. : Sorte de jeu. (Del.) - (04)
brequer : Faire craquer en mangeant avec avidité et avec de bonnes dents. « Acoute le dan brequer ces pommes vardes (vertes) ». - (14)
brequillè : bricoler - (33)
brequille : une chose insignifiante - (33)
brer v. Broyer. - (41)
brés : (nm) bras - (27)
brés n.m. Bras. - (41)
brés, s.m. bras. - (28)
brése (na) : braise - (35)
brése (na) : miette (de pain) - (35)
brési. On dit proverbialement « Sec comme brési ». - (02)
brésillai, briser en petits fragments. - Dans le Berry, bresilles ou bretillcs, et, ailleurs, broutilles, signifient menus morceaux de bois. Au figuré, on nomme broutilles des riens, de petites choses. - (01)
bresillai. : Briser en petits fragments. (Del.) - Bressilles signifient de menus morceaux de bois. (Le comte Jaub.) - (04)
brésillant, foin, paille très secs et étant cassants. - (21)
bresillè : casser - (33)
brésillé, réduit en mille morceaux. - (21)
brésille, s. f., branchette, bribe, menu morceau de bois, miette de pain, de gâteau, etc. - (09)
brésiller, v. tr., briser en petits fragments. - (09)
bresillou : celui qui casse tout et souvent - (33)
bressande adj. Bressanne. - (41)
bressaudes : résidus de la fonte du lard. (REP T IV) - D - (18)
bressaudes, voir beursaudes. - (20)
bressie : (nf) brassée (eune bressie d’bô) - (27)
bressore, berceau. Ce mot semble être un diminutif du languedocien brés, qui signifie berceau d'osier... - (01)
bretalé*, adj. pêle-mêle, traîné, versé. - (15)
breteau, bretaller, bluteau, bluter. - (03)
brêter. v. n. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, pour brâter , par conversion de l’a en e. Voyez brâter. - (06)
bretille : petite branche. - (05)
bretouné*, v. n. balbutier par ivresse. - (15)
brettou, ferrailleur, homme d'épée, querelleur, bretteur... - (01)
bretzi : égoutté (en parlant du linge et des fromages). - (23)
breu : Broc, grand vase de bois ou de métal en forme de pot ventru. Son contenu, « In breu de vin ». Le contenu d'un broc de type en usage dans le mâconnais est d'environ 14 litres. - (14)
breu : bruit - (34)
breû, s. m., bruit. - (29)
breucer et brisser, v. tr., bercer. - (09)
breûchaloux : Filandreux. « Eune pomme breûchalouse ». - (14)
breûche : Aiguille de bas. « In jû de breûches » : l'ensemble des quatre aiguilles nécessaires pour tricoter un bas. Les mailles que portent chaque aiguille: « Je vas fare eune breuche dans ma chausse ». - Nom de lieu : « Le beu de la Breûche ». - Aiguilles d'horloge : « La grande breûche, la petite breûche ». - (14)
breucher. v. n. et v. a. Donner des coups de cornes, en parlant des vaches. (Jussy). - (06)
breucheton. s. m. Biberon, petit vase à bec ou à tuyau pour faire boire un enfant. (Fresnes). — Se dit pour brocheton, petit brochet. - (06)
breûchi ou ebreûchi ou brochi : Tailler une vigne, qu'on veut arracher prochainement de façon à en tirer le plus de fruits possible, c'est à dire en se contentant de rogner tous les sarments qui deviennent autant de coursons fructifères. - (14)
breuchie (bréchie) : brassée - (34)
breuchon : petite corbeille ronde sans anse - (33)
breude, sf. grosse noix qui sert aux enfants de projectile pour atteindre d'autres noix. - (12)
breudenerie, breudinerie : gauloiserie - (31)
breuder : Broder, « Alle pa san temps à breuder ». - (14)
breuge : brouillard. - (23)
breugnasse : brouillard pluie fine. - (23)
breugne. - Ce mot a deux acceptions : il signifie la bruine, le brouillard aussi bien que brune de couleur, dont breugnotte est le diminutif. (Del.) - (04)
breugnette, diminutif de brune. - (01)
breùgnette. Brunette, diminutif de breùgne, brune ; car en bourguignon brun se prononce breun… - (00)
breuil : petit bois humide. - (25)
breûillâ - brouillâ (on) : brouillard - (35)
breûillâ : le brouillard - (33)
breûillasse : le brouillard qui tombe, une petite pluie fine, èl a breûillassè tout'lè neû - (33)
breûillassi - brouillassa : brouillasser - (35)
breuillats : nappes de brouillard, légères ou aussi vrais brouillards (...question d'appréciation). Ex : "L'aut' ceux matins, n'avait ben des breuillats su' la Mardelle !" - (36)
breûillè : pleurer - (33)
breuiller : gargouiller du ventre - (39)
breuiller. v. n. Beugler, meugler. La vèche ne fait que breuiller ce matin ; qué qu’all’ a donc ? - (06)
breuilli : meugler, pleurer. A - B - (30)
breuilli : pleurer en criant, meuglement intense du veau - (34)
breuilli : pleurer, meugler - (26)
breuilli : pleurer, meugler - (31)
breuillon. s. m. Beuglement. (Villiers-Bonneux). - (06)
breuillonner. v. n. Beugler. (Ibid.) - (06)
breuillot, bruillot et même brullô. Nombril. Bien que ce mot soit fort en usage dans la ville, il est absolument patois. Etym. possible : brayer, bandage destiné à soutenir une hernie, qui lui-même vient de bracca, braie. - (07)
breuillot, nombril. - (21)
breûillou : quelqu'un qui pleure souvent (au féminin breûillouse) - (33)
breuillou : un braillard, une personne qui parle fort, on dit également braillou. Ce mot quali- - (33)
breujöre, sf. bergère. - (12)
breujrie, sf. bergerie. - (12)
breulâyon – brûlement, grand échauffement. - I vâs voué le médecin, pace qui ai ine grande breulâyon dan l’estomâ. - I ai ine breulâyon dan les jambes que m'inquiéte très-bein. - (13)
breulè : brûler - (33)
breûle n.f. Brûlure interne. - (41)
breûlé, brûler, incendier ; é san breulé, ils sont incendiés. - (11)
breulé, vt. brûler, pp. breulé, ie. - (12)
breuler (goriner) : brûler - (34)
breuler (verbe) : Brûler, « Sa maijan a breulé ». - (14)
breûler v. Brûler. - (41)
breûler, v. brûler. - (28)
breuler, v. tr., brûler. - (09)
breûler, v., brûler. - (29)
breûleure : Brûlure. - (14)
breûleûre n.f. Brûlure. - (41)
breulin : jeune tique - (31)
breulllô, nombril. En roman des Trouvères, breuilles signifie boyaux, intestins (en latin infime, burbalia). - (01)
breulu, sm. ahuri. Personne atteinte de la berlue. - (12)
breumer (sans doute pour brâmer). v. n. Beugler. (Perreuse). - (06)
breunot, adj., synon. de beurot. (V. ce dernier mot). - (09)
breuquöte, sf. faire sai breuquöte, faire des révérences en dormant sur une chaise. - (12)
breûsée : (nf) averse (d'orage) - (27)
breûsée n.f. (or. inc.) Averse, petite pluie. - (41)
breûsée, radée, ragasse : averse - (31)
breusillé, vt. réduire en miettes, en menus morceaux. - (12)
breusiller : mettre en morceaux. - (44)
breusse : bêche - (31)
breusse : Brosse. « Va voir donner in co de breusse à tes sulés, i sant to poussatous » : donne donc un coup de brosse à tes souliers, ils sont tout poussiéreux. - (14)
breusse, brosse. - (11)
breussé, vt. bercer. - (12)
breusse. Berce, berces, bercent. - (00)
breusseule, sf. grand panier à grains fait de paille tressée à la façon des ruches. - (12)
breusse-yi : faire du bruit en marchant dans une broussaille sur les feuilles mortes - (31)
breussi : bêcher - (31)
breussi : Brosser Au figuré : battre, « Ol a voulu fare le malin ma o s'est fait breussi c'ment i faut ». - (14)
breusson, s. m. bec d'un pressoir, d'une fontaine. - (15)
breût : (nm) bruit - (27)
breût : bruit - (31)
breut n.m. Bruit. - (41)
breutins, s. m., brindilles pour allumer le feu. - (29)
breutse : fente dans un mur, brèche, écaille - (31)
breutse n.f. Brèche dans un mur. - (41)
breûyasse, breûyesse : (nf) crachin - (27)
breûyi : (vb) braire - (27)
breûyi : braire, meugler - (31)
breûyo, nombril. - (11)
breuze. s. f. Fougère. (Perreuse). - (06)
breuzi : sec, ce mot servait à qualifier les oignons - (33)
brevailler : boire plus que de raison. - (23)
brèyè : (ou breillè), piétiner, écraser, broyer - èl é brèyè mes plants d'choux, il a piétiné mes plants de choux. - (33)
brèyou : le pilon pour écraser la pâtée des animaux - èveû l'brèyou èl é préparé lè lèvure du couchon, avec le pilon, il a préparé la pâtée du cochon - (33)
briaudi, s. m. homme peu sérieux, aventureux. - (15)
briaudi, s. m. homme peu sérieux, aventureux. - (17)
bribaulai. : Mendier. (Del.) - (04)
bribaullai, mendier. - En roman des Trouvères bribau signifie un gueux. - (01)
bricàyon, s. m. homme peu scrupuleux, hâbleur. - (15)
bricàyon, s. m. homme peu scrupuleux, hâbleur. - (17)
brichton, sm. morceau de pain. - (12)
bricole : personne sans intérêt - (39)
bricole, s.f. bagatelle. - (28)
bricole. s. f. Hotte de femme, à Jussy. On dit bricoule , à Lainsecq, et cependant, dans ce même pays, quand il s’agit de brides de sabots on dit des bricoles. - (06)
bricoler, v. faire peu de choses. - (28)
bricoler. Travailler à petit profit, comme le voiturier, qui, ne pouvant avoir un cheval, traine sa voiture à bras avec une bricole. - (08)
bricolou : mauvais bricoleur - (32)
bricolou, adj. celui qui fait peu de choses. - (28)
bricot (on) : chevreau - (35)
bride ai veaa. - Bride à veau ; locution familière : une mauvaise corde ; un rien, une chose qu'on ne ramasserait pas. - (04)
bride bourre (à) loc. A bride abattue, à toute allure. - (41)
brieuche : Brioche, « Mère, te m'apporteras eune brieuche » - (14)
brieûne : Cassant, peu flexible. « Les brinches de prenés sant brieûnes » : les branches de prunier sont cassantes - (14)
brifé, v. a. manger gloutonnement. - (15)
brifer, v. a. manger gloutonnement (du vieux français). - (17)
briffai, manger avec gloutonnerie... - (01)
brigade : Equipe. « Eune brigade de vendangeous », « Mener la brigade » : être en tête des ouvriers. « Y est in ban ovré, y est toje liune que mene la brigade ». - (14)
brigadier : voir raud - (16)
brigan. Brigand, larron. - (00)
brigander. v . a. Traiter sans ménagement, battre sans pitié. — Brigander du blé , le battre par poignées sur une feuillette pour faire que la paille ne soit pas brisée. (Mont-Samt-Sulpice , Seignelay). - (06)
brigands : Nom donné aux dévastateurs composant les Grandes Compagnies, et non point parce qu'ils dévastaient, mais parce qu'ils portaient un haubergeon ou cotte de mailles du nom de brigandine. Dans le dialecte, l'expression débrigandiner signifie débarrasser un chevalier de sa cuirasse. (Roq.) - (04)
brige. s. f. Braise. (Athie). - (06)
brigis. s. m. Brasier. (Ibid.) - (06)
Brigne, Bénigne. - (11)
briji : Briser. « Etre briji » : être extrêmement fatigué. « J'ai plieuchi tote la saint journée, je sus briji » : j'ai pioché toute la saint journée, je suis brisé de fatigue. - (14)
brike, morceau ; eune brike de pèn, un morceau de pain. - (11)
brilli : briller - (35)
brin su bord (loc. adv.) : avec minutie, en détail - (42)
brinche : Branche, « Eune brinche de noué (noyer) ». - (14)
brinche, s.f. branche. - (28)
brinche, sf. branche. - (12)
brincher (se), vt. se heurter à, s'empêtrer dans, culbuter. - (12)
brinchöge, sm. branchage. - (12)
bringuai, boire beaucoup... Bringuai est devenu le synonyme de trinquai et de chinquai. De ces trois mots le français n'a pris que celui de trinquer, c'est-à-dire choquer les verres avant de boire. - (01)
bringuai. : Heurter, choquer et jusqu'à les mettre en pièces (en bringue) les verres en signe de réjouissance et de confraternité de convives : d'où bringuai, c'est aussi boire avec excès. - (04)
bringue s. f. grand déhanché (langage plaisant) : quelle grande bringue ! - (17)
bringue s. f. grand déhanché (langage plaisant). - (15)
bringue, s. et adj. f. Femme stérile, qui ne peut avoir d’enfants. Se dit sans doute pour bragne, breine, brehaigne. —Bringue, au reste, est une injure que les femmes se disent entre elles, et qui a pour origine cette idée des anciens, que la stérilité est un déshonneur, une marque d’infériorité chez la femme qui en est atteinte. — Se dit aussi d’une mauvaise jument. - (06)
bringue, s.f. perche. - (28)
bringue, sf. vaurien, fainéant. - (12)
bringué. Bu largement : on voit bé qu’el é bringué, on voit bien qu'il a bu d'autant qu'il a trinqué, qu'il a chinqué… - (00)
bringuebaler, dringuenaler : faire un bruit de ferraille - (31)
bringuer, v. tr., boire avec excès, faire débauche de cabaret. - (09)
bringues (mettre en), loc, détériorer, briser, mettre en morceaux, dépecer. - (09)
bringues, s. f., guenilles, fragments, morceaux : « C’pauvre houme ! avou sa culotte en bringues, a-t-i l'air minâbe ! » - (09)
brintse : (nf) branche - (27)
brintse : branche - (31)
brintse échiatée : branche éclatée - (31)
brintse n. f. Branche. Y'en a long sans brintses ! Il ou elle est très grand(e) et mince. - (41)
briô. Pain briô. Pain broyé. Ou appelle ainsi une sorte de pain fait de fine fleur de farine broyée longtemps à tour de bras avec des bâtons ferrés. C'était le chef-d’œuvre des boulangers, quand on les recevait maîtres ; et comme il était fort friand, on a dit de là, par manière de proverbe, à Dijon, se faire pain briô d'une chose, pour s'en faire un grand plaisir. - (00)
briô. : Broyé. Pain briô, pain broyé et d'une facile mastication. D'après Delmasse, on dit par manière de proverbe à Dijon : Se faire pain briô d'une chose, c'est-à-dire s'en faire un grand plaisir. - (04)
briotse n.f. Brioche. - (41)
brique (Chal., Br., C.-d.).- Morceau, débris. Un objet cassé est tout en briques. Suivant Littré, le mot français brique, s'appliquant à la pierre factice de terre cuite, viendrait du bressan brique ou breque. Il cite, à ce propos, l'expression bressane: une breque de pan, pour : un morceau de pain. Ce mot mérite donc, à cet égard, de figurer ici. - (10)
brique (f), morceau. - (19)
brique : Nom féminin. Morceau, « Cheu en mille briques » : tomber en mille morceaux. - (14)
brique, morceau. (Pas une brique de pain, vase en briques). - (20)
brique. Morceau, fragment. Brique de pain, pour morceau de pain est très usité. Etym. le provençal briga, miette, l'anglais brick, fragment. - (07)
brique. s. f. Tesson, débris de vaisselle. Faire des briques , casser de la vaisselle. - (06)
briques - morceaux cassés, débris. - Ile é fait choué le pot et al é étai en mille briques. - I ons reçu son joli pain d'épices, et pu malheureusement â s'à cassai, ma les briques en sont bonnes. - (13)
briques, s. f., débris, morceaux, brins : « L’gâtiau é cassé ; ma les briques en sont bounes ». — « Ol a métu, d' rage, son tonneau en mille briques ». - (09)
briquet. s. m. Homme sans caractère, qui se laisse mener, qu’on fait mouvoir comme un briquet . — Dans Roquefort, briquet signifie sot, stupide ; ce qui concorde avec notre acception. - (06)
brire : (nf) bruyère - (27)
brire : bruyère - (31)
brire : bruyère - (34)
brîre n.f. Bruyère. - (41)
brire*, v. n. détoner, claquer. - (15)
brire, s. f. bruyère. - (17)
brirre (na) : bruyère - (35)
brisac : Brise tout. « C't'enfant casse totes ses affâres, i est in vra brisac ». - (14)
brisac, celui qui brise ou déchire tout. - (11)
brisai. Briser, brisé, brisés. - (00)
brisaque – étourdi, qui brise, qui casse par vivacité, par défaut d'attention. - Qu'al â don brisaque ce domestique lai ! - En i en é que sont pu brisaques les uns que les autes. - (13)
brisaque : brise tout - (32)
brisaque, adj. qui a l'habitude de briser les objets. Se dit des enfants. - (12)
brisaque, adj. qui use beaucoup ses habits, ses chaussures. - (15)
brisaque, adj. qui use beaucoup ses habits, ses chaussures. - (17)
brisaque, s. m., qui fripe, qui use, qui brise : « Oh ! y et eun brisaque ; sa culotte, ses sabots, sa biaude, tout y ê tôjor en bringues ». - (09)
brisaque. Brise-tout. Se dit plus particulièrement des enfants qui brisent leurs jouets. Mot créé en Bourgogne, sans étymologie spéciale pour sa forme qui sort un peu des désinences locales. - (07)
brisaquer. v. a . Briser. (Roffey). - (06)
brisbaudes. s. f. pl. Petits morceaux de porc frits dans la poêle. — Crotons, résidus de suif fondu. Voyez beursaude. - (06)
brischer, v. bercer. - (28)
brischot, s.m. berceau. - (28)
brise-bis (être en) : être en désaccord (chercher des chicanes). - (23)
brisée : Sentier séparant deux coupes de bois. - (14)
brise-fâ (on) : brise-fer - (35)
brisi - débringuer : casser - (35)
brisi : briser - (35)
brissaude (n. m.) : lardon (galette aux brissaudes) - (42)
brissi, v. a. assouplir le chanvre après qu'il a été teillé. - (15)
brissoire, table, support de berceau. - (03)
britchet (on) : briquet - (35)
bro salé, s.m. épine-vinette. - (28)
brö, sm. berceau. Intérieur d'une petite voiture à ridelles. - (12)
bro, vase en fer-blanc dont on se sert pour le vin. - (11)
bro. Jeune pousse de bois au printemps. - (02)
broa, s.m. bois. - (28)
brôcar. Brocart. Quelques-uns écrivent brocar en français, d'autres brocard , et d'autres brocat… - (00)
broche : aiguille à tricoter — morceau de bois fin pour ranimer la flamme. - (23)
broche s. f. aiguille de montre, d'horloge ; aiguille à tricoter (du vieux français). - (17)
broche, n.f. aiguille à tricoter. - (43)
broche, sf. dent pointue de chien. Défense de sanglier. - (12)
broche. Dans le Châtillonnais, on nomme ainsi une tige creuse au moyen de laquelle on peut tirer le vin d'un muid... - (01)
brocher, v. tr., tricoter : « C'te vieille, àll’ vous broche des bas, des bas, qu'y ét ein plâïi d' la vouér ! » - (09)
brocher. v. n. S’écouler, passer par la broche. Se dit, en général, d’un liquide qui coule, qui s’échappe en un mince filet. - (06)
broches (jouer aux), loc. tirer à la courte-paille. - (09)
broches de bas, s. f., aiguilles à tricoter. - (09)
brochi : (voir bruchi) - (14)
brochon, n.m. sarment de vigne coupé. - (43)
brochon, s. m. brindilles de sarments. Verbe brochonner, ramasser des brindilles. - (17)
broclô, bonde placée à la partie inférieure d'un fût. Tîre broclô, instrument servant à extraire du fût le broclô. - (11)
brôcréaa ou brôquerea. : Bondon ou bonde d'une barrique, d'un tonneau. (Del.) - (04)
brœchœ, adj. à qui il manque des dents, qui a une brèche dans la dentition. - (15)
brœchœ, adj. à qui il manque des dents, qui a une brèche dans la dentition. - (17)
brœque, s. f. grosse tranche de pain. - (15)
brœque, s. f. grosse tranche de pain. - (17)
brœte, s. f. charrette à deux roues. - (17)
broeuji*, v. n. pulluler. - (15)
broiche, s.f. brèche. - (28)
broichot, adj. qui a une brèche à la lèvre (bec-de-lièvre), ce qui provoque des difficultés d'élocution. - (28)
broïlla : Brouillard. « Y avait des broïllas c'tu métin (ce matin) ». Petite pluie, « Le temps se covre i pourrait bin cheut in broïlla ». - (14)
broillan : Brouillon de lettre, « Corrige dan man broïllan ». - Raisin oublié sur le cep par les vendangeurs qui ont fait la cueillette. Ouvrier qui fait vite la besogne hâtivement mais qui la fait mal et qui brouille tout. - (14)
broïlle : Brouille, désaccord. « Y a de la broïlle dans le ménage ». - Tricherie Ironiquement : « Y n'y a qu 'ès cartes qu'y a point de broïlle». - (14)
broïlli : Brouiller, semer la brouille et la discordre, « Y a bin langtemps qu'i sant broïllis ». - Obscurcir : « Le temps se broïlle » le ciel s'obscurcit. - Embrouiller : « Broïlli la besogne », la faire mal et de plus embrouiller tout. - (14)
broïlliéchi : Bruiner, brouillasser. « Je n'ai pas pouyu sodre (pas pu sortir) i a broïlliéchi to le jo ». - (14)
brôillon - (outre le sens ordinaire du français) grosse tache d'encre sur le papier. - A n'écrit pâ proprement, â fait to plain de brôillons su ses pages. - (13)
broïlloux : Obscurci, couvert de brume. « Le temps est broïlloux » le ciel est brumeux. (voir aussi à Mornayoux). - (14)
brôler : serrer avec un treuil. (VDS. T IV) - VdS - (18)
brôleux. s. m . Rôdeur. (Bléneau). - (06)
bromer (v. int.) : meugler (la vache a brome dans son pré) - (42)
bronchi : broncher - (35)
bronde (na) : brindille - (35)
bronde (na) : ramure (branchage) - (35)
bronde : (nf) petit bois, brindilles - (27)
bronde : branche de feuillu, petit pois - (31)
bronde n.f. (p.ê. la même origine que brondie). Charmille, ramure. - (41)
bronde, brindilles, menus bois-taillis. - (03)
bronde, s. f. 1. Ramure, branches coupées. — 2. Crépuscule. - (15)
bronde, s. f. ramure, branches coupées. - (17)
bronde, s. f., petite branche. - (29)
brondener, v. n. bourdonner. - (17)
brondener, v., bourdonner. - (29)
brondi, vn. gronder sourdement et au loin. - (12)
brondie : (nf) crépuscule (« à la brondie ») - (27)
brondie n.f. (lat. brunum diem, jour sombre). Crépuscule. - (41)
brondlet : petite branche d'extrémité - (34)
brondonner, bourdonner. - (03)
brondouné, v. n. bourdonner. - (15)
brone. Sec. Le bois brône se casse avec facilité. Je ne connais pas l'origine de cette expression qui est en usage dans les communes de la plaine. - (08)
bronquedaller, v., sonner comme les cloches des vaches. - (29)
bronquer, cogner fort, heurter fortement (le bateau a bronqué contre une pile du pont). - (20)
bronquer, v. tr., buter, terme de batellerie : « Bronquer de pire », buter de gauche; « bronquer de riaume », buter de droite. (Voir Pire et Riaume). - (09)
bronquer, v. tr., heurter, toucher fortemcnt : « O m’a bronqué en passant ; ô m'a fait bé mau. » - (09)
brontsîres n.f.pl. (de brintse). Vesces cultivées. - (41)
bronziner, v. intr., bourdonner. - (09)
broquer, v., manger quelque chose de dur. - (29)
broquer. v. a. Choquer, heurter. (Rugny). - (06)
broquereau. Petit tampon en bois qui bouche l'orifice inférieur ouvert dans le fond d'une futaille : c'est par là qu'on introduit le robinet, appelé quelquefois broche et broquette. On dit encore à Namur : du vin vendu al broke. - (08)
broqueriat. s. m. Bonde, broche, bondon. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
brosseuilli v. Bruisser. - (41)
brosseuyi : bruisser - (27)
brossi : brosser - (35)
brossi v. Bruisser. - (41)
brossilli : faire du bruit en marchant dans la broussaille ou sur des feuilles mortes. A - B - (30)
brossilli : faire du bruit en marchant dans une broussaille sur les feuilles mortes - (26)
brot : berme de patate. Voir : « ébroter » pour dégermer. Les germes (comme les fanes) sont toxiques. - (40)
brot : Frondaison, feuilles des raves, des carottes etc. Des brots de raves « Mes carottes sant bin chetites, i ant to poussé en brot ». - (14)
brot, brout, jeune pousse du bois. - (03)
brote : pain. (RDC. T III) - A - (18)
bröte, sf. betterave. - (12)
brôter : Brouter. « O ne sâ pa san pré ol le fa brôter » : il ne fauche pas son pré, il le fait pâturer par son bétail. - (14)
broter, v, tr., brouter : « Drés l’maitin, all'va faire broter Noirote au long d'la l'vée ». - (09)
brôts, s. m., rejets d'un arbre. - (29)
brotse : aiguille à tricoter. A - B - (30)
brotse : aiguille à tricoter - (31)
brotse n.f. Aiguille à tricoter. - (41)
brotse : (nf) aiguille à tricoter - (27)
brotsi : tricoter. A - B - (30)
brotsi : (vb) tricoter - (27)
brotsi : tricoter - (26)
brotsi : tricoter - (31)
brotsi v. Tricoter. - (41)
brotte. s. f. Brouette. - (06)
brotter, v. brouter. - (28)
brou : fanes de pomme de terre, de betterave, de carottes (syn. tseu*). A - B - (30)
brou : (nm) tige, fâne - (27)
brou : fane de pomme de terre - (31)
brou : fane de pomme de terre - (32)
brou de beurre. s. m. Écume de beurre. - (06)
brou n.m (v. fr. bros, jeunes pousses). Fane de pomme de terre. - (41)
brou, bourgeon... - (01)
brou, s. m. feuillage des betteraves, des carottes. - (15)
brou, s. m. feuillage des betteraves, des carottes. - (17)
brou. : Bourgeon. - (04)
brouche, s. f. aiguille d'horloge, de montre ; aiguille à tricoter. - (15)
brouchon, s. m. brindille. Verbe brouchouné. Ramasser des brindilles. - (15)
brouchou : Peigneur de chanvre. « Les brouchous n'ant plieu ran à fare chez no, an ne fa plieu de chavenére » : les peigneurs de chanvre n'ont plus rien à faire chez nous, il n'y a plus de chenevière. - (14)
broué (adj.) : se dit du blé atteint de la maladie du charbon - (42)
brouillâ : (nm) brume, crachin - (27)
brouillâ : brume, crachin, brouillard - (31)
brouillâ n.f. Brume, crachin, brouillard. - (41)
brouilla, s m. nuage : un joli brouilla. Brouillard. - (17)
brouillamini. - Désordre, chaos, confusion d'objets. - (04)
brouillarder, v. intr., brouillasser. - (09)
brouillards (être dans les), loc, être dans les vignes, être gris. Le cas est assez fréquent. - (09)
brouillasse : bruine - (32)
brouillasse, bruine, brouillard qui tombe en pluie fine. - (20)
brouillasse, n.f. bruine. - (43)
brouillasserie n.f. Bruine. - (41)
brouillassou : se dit d' un temps pluvieux - (33)
brouillèce : crachin - (31)
brouillècerie : bruine - (31)
brouillèchi v. Bruiner. Voir beurdeuilli, beurdèchi. - (41)
brouiller. Tacher avec de la boue. Al ai brôié sai culotte. On prononce suivant les localités brouiller, brouller ou brôier... - (08)
brouilleshe : bruine, brume. - (40)
brouillessi : (vb) pleuviner - (27)
brouillessi : pluviner - (31)
brouilli : brouiller - (35)
brouillon. Tache d'encre. Le mot usuel brouillon veut dire : 1- « La personne qui embrouille quelque chose, les affaires par exemple ; 2 - « Le premier travail par opposition au second qui est corrigé ». - (07)
brouinte : brouette. (PLS. T II) - D - (18)
brou-inte, brouette. - (19)
brouquette (pour broquette). s. f. Petite cheville, petite pointe. A Auxerre, on dit : Patient comme un chat qui chie sur des brouquettes. - (06)
brouqueziot. s. m. Bondon. (Fresnes). - (06)
brouquié, quiée (pour broutié, broutière). s. m. et f. Qui mange, qui broute. Terme familier usité à Perreuse et dans la Puysaie, pour indiquer les personnes qu’on est obligé de nourrir. Ainsi, un homme, en parlant de sa femme, dit : Ma brouquiée, et, en parlant de ses enfants : J’ai deux, trois brouquiés qu’avont boun’ appétit. Les animaux domestiques sont aussi des brouquiés. - (06)
brousse, petite étendue de vigne restant à cultiver ; on dit aussi : une brousse de pèn pour : un reste de morceau de pain. - (11)
brouster. v. a. Faire à la hâte, vite et mal. Le matin, une ménagère paresseuse ou trop pressée brouste son ménage. - (06)
broustilles. s . f. pl. Broussailles, broutilles, menues branches de bois. - (06)
broûtat : repas de baptême. - (25)
broûter : braquer - (35)
broutillai, manger, sans appétit, de légères bribes de pain. - (01)
broutiller, v. intr., s'occuper de choses minutieuses, manger sans appétit. - (09)
brouton (ōū), sm. branches dénudées après le passage des moutons. - (12)
brouvé, vn. boire en aspirant bruyamment. - (12)
bröyö, sm. nombril. - (12)
bru : y bru (tr. litt. = il bruit) : bruit sourd et continu de la grêle et du tonnerre pendant l'orage. A - B - (30)
bru (on) : bruit - (35)
bru : bruit. - (22)
bru : Bruit. « O fa pu de bru que d'ovrage » : il n'est pas aussi actif qu'il voudrait le faire croire. - Rumeur : « Sais tu s'y est vra que la Claudine se mairie ? Pt'êt bin, le bru en a coru » : sais-tu s'il est vrai que Claudine se marie ? Peut-être, la rumeur en a couru. - (14)
bru : un bruit - (33)
bru : y bru : bruit sourd et sans relâche de la grêle et du tonnerre pendant l'orage - (26)
brû n.f. Belle-fille. Voir dzendresse. - (41)
bru, bruit ; è core ein grô bru su lu, il court un vilain bruit contre lui. - (11)
bru, bruit. - (19)
bru. Bruit, bruits. - (00)
bruant, sm. crécelle employée pendant la semaine sainte. - (12)
bruchenée : contenu d'un bruchon (banneton). (B. T IV) - D - (18)
bruchon - panier rond ou oblong, peu profond, à mettre le pain avant qu'on l'enfourne, et dont on se sert encore pour bien des usages en un ménage. - Enfairainne don in pecho pu les bruchons ; lai pâte tainrot aipré. – A nos é beillé ine bruchenée de faivioles. - Ce mot commence à devenir français. - (13)
bruchon, banneton. - (19)
bruchon, corbeille ronde ou allongée dans laquelle on met lever le pain. - (20)
bruchon, s. m., corbeille, petit récipient évasé, la plupart du temps en paille tressée. - (09)
bruchon, sm. panier où l'on dépose la pâte de pain. - (12)
bruchon, vase d'osier dans lequel on fait lever la farine pétrie. - (11)
bruchon. Panier à pâte ; c'est le synonyme de boinon. Bruchon me paraît être une variante de bourriche et bourrichon. - (08)
bruchon. Panier rond en osier sans anse, dans lequel on met le pain avant de le faire cuire, et que l’on renverse sur la pelle pour y faire tomber la miche. Etym. bersa, claie d'osier dans le bas latin, dont une métathèse a altéré la forme, comme il arrive fréquemment, témoin benaton qui vient de banneton. - (07)
bruein. Bruyaient, et les deux autres personnes de bruire au pluriel de l’imparfait. - (00)
bruéne. Bruine, bruines. - (00)
brulliot - nombril. - C'a dans lai perfection queman le nez â mutan du visage, quemant le brulliot à mutan du vente. - (13)
brulô, yeux. - (01)
brulô. : Yeux, au figuré. (Del.) - (04)
brûlon (le) : brûlure (d’estomac) - (35)
brûlot, eau-de-vie sucrée brûlée. - (03)
brûlot, inflammation du gosier. - (03)
brûlot, s. m., pyrosis, sensation de sécheresse, d'ardeur, d'acidité au gosier et à l'estomac, causée parfois par le pain de maïs blanc. Les paysans ne sont pas toujours fâchés de cette propriété, qui pousse à boire. - (09)
brûlou, vent du midi. - (11)
brumasser, v. imp., tomber, (en -parlant du brouillard matinal). - (29)
brunae, s.f. bruine. - (28)
brunarie, s.f. bruine. - (28)
brune, s. f., soir. « A la brune » veut bien dire : le soir, mais plusieurs ne craignent pas d'amplifier en disant ; « A la brune du jour » pour : à la chute du jour. - (09)
brunmé, vt et n. demander en pleurant. Chercher à apitoyer. - (12)
brure : Bruire. Dicton : « La Vannère brut, vlà le dégi » : lorsque le dégel arrive après un long quartier d'hiver, on entend dans le montagne, du côté du bois de La Vannère un bruit particulier produit par la chute du givre, le froissement des rameaux, courbés par le givre ou la neige, reprenant leur position normale , c'est ce qui a donné naissance au dicton. - (14)
brure v. n. détoner, claquer : faire brure son fouet. - (17)
brusine et brousine, s. m., bruine, pluie fine, brouillard. - (09)
brusiner, et brousiner. v. intr., bruiner. - (09)
brut, s. m., bruit, tapage. - (09)
brut, s.m. bruit. - (28)
bruyainnes - brouillards. - En i é bein des bruyainnes ai ce maitin. - Les bruyainnes traignant le Ion du Larrai ; i ne sai pâ ce que ci nos aimeneré. - (13)
bruyasse, brouillard ; è bruyasse, il tombe de la pluie fine. - (11)
bruyé (û), vn. mugir. Se dit des bœufs et des vaches. - (12)
bruyin: brouillard. - (22)
bruyo : nombril. - (22)
bruyotte : brouette. - (22)
b'sace (na) - carnier (on) : besace - (35)
bsace : besace, bissac. III, p. 31-t - (16)
b'sout : pioche pour la vigne. - (25)
bû (on) : bœuf - (35)
bu : (nm) bœuf - (27)
bu : boeuf - (31)
bu : bœuf - (34)
bû : Bœuf. « Ol a ageté ses bûs à la foire de mai, à Sennecey ». - (14)
bû n.m. Bœuf. - (41)
bû, bœuf. - (03)
bû, lessive. - (11)
bu, ue. adj. Se dit improprement partout pour ivre. - (06)
bu’ye : buse (l’oiseau rapace). - (40)
buandière, s. f., lessiveuse. - (09)
bubune. s. f. Synonyme ironique et atténuatif de vin, de boisson, de bouteille. Ainsi, pour ne pas dire d’un homme qu’il est ivrogne, on dit qu’il aime la bubune.-Précédé de faire , il signifie boire. Voyons, mon p’tit, fais bubune . Il y a des femmes qui aiment à faire la bubune. - (06)
bûche de bô, bûche de bois (pléonasme). - (11)
bûché, so donner beaucoup de peine pour effectuer un travail difficile. - (11)
buché. : Ce mot a un double sens : frapper fort et travailler fort, rosser une personne et faire un gros ouvrage.- un bûcheux est un abatteur d'ouvrage. (Comte Jaub.) - (04)
bûcher, travailler fort. - (03)
bûcheton. s. f. Bûcheron. (Trucy). - (06)
bucler : flamber (v. beucler). - (23)
bucler, v. brûler. Désigne plus particulièrement l'action de brûler les soies du porc que l'on vient de tuer. - (43)
budzi, guegni : bouger - (31)
bue - lessive. – I ailons fàre lai bue c'te semaingne qui. – Mai bue é bein soiché. - (13)
bue et buie. Lessive. I vas encuver mai bue aujed'heu ; an lai coulerai demain, et pus, mequerdi i lai laiverons... - (08)
bue : lessive (celt. bugad : lessive). - (25)
büe, buer, lessive, lessiver. - (03)
bue, lessive. - (21)
bue, n.f. lessive, grande lessive annuelle. - (43)
bue, s. f. lessive. Soupçonnait-on les cabaretiers d'allonger leur vin, on disait qu' « ô fesein la buë ». - (09)
bue, s.f. lessive. - (28)
bue. Boeuf. On a dit ainsi autrefois. - (02)
bue. Lessive, en vieux français buée. - (02)
buer, v. tr., lessiver, faire la lessive. - (09)
buer. v. n. Faire la lessive. - (06)
buerbis, brebis. - (20)
buffa : buffet. (S. T IV) - B - (18)
bûge (na) : étable - (35)
bûge (na) : vacherie (étable) - (35)
buge, écurie. - (03)
buge. s. f. Lessive. ( Saint-Germain-des-Champs). — Dans le Berry, on dit bugée; en Basse-Bretagne, buga. - (06)
bugeaux. s. m. pl. Papiers. (Saint-Brancher). - (06)
bugeon (pour buson). s. m. Qui est lourd d’esprit et très-lent dans ses mouvements, dans son travail, dans ses actions. (Germigny). - (06)
bugne, n.f. beignet de mardi gras. - (43)
bugne. Chapeau à haute forme et par extension tous les chapeaux. Origine introuvable. - (07)
bugnes, s. f., beignets de mardi gras. - (29)
bugnot, beignet. - (03)
bugnots (les) : fiançailles - (35)
bugrivo : arôme sauvage. A - B - (30)
buhiant (pour bouillant). s. m. Qualification ironique donnée au musard qui regarde l’ouvrage, qui tourne autour plus ou moins longtemps avant d’y toucher. (Turny). - (06)
buie (n. f.) : lessive (couler la buie (faire la lessive)) - (42)
buie : grande lessive de printemps - (39)
buie : lessive. - (22)
buie ou buée. : Lessive. On disait que les taverniers faisaient la buée quand on les soupçonnait de baptiser leur vin. - (04)
buie : lessive. Faire la " buie " : bouillir le linge en lessiveuse. - (36)
buie, bouie et buée. Ce mot est aussi du vieux français. Nicot pense qu'il vient du latin imbuo. « Entendîmes un bruit strident et divars comme si fussent femmes lavant la buée. » (Rabelais, Pantagruel, v, 31.) - (01)
buie, sf. buée, lessive. - (12)
buie. Lessive. On dit en plusieurs provinces buée… - (00)
buie. s. f. Buée, lessive. (V. buer.) - (06)
bujon, s. m. barreau d'échelle, de barrière, de râtelier (du vieux français boujon). - (17)
buleton. s. m. Baril. (Quincerot). - (06)
bulgno. Beignet. Pour les accordailles, on mange toujours les bugnos. - (02)
bungne, beugne, sf. bosse provoquée par un coup. - (12)
bungnöt, sm. beignet. - (12)
bure : cruche pour l'huile. (B. T IV) - S&L - (18)
bure, beurre. - (03)
bûre, cruche. - (11)
bure, n.f. gros bidon de lait de 10 à 20 litres, qui était utilisé pour le ramassage du lait. - (43)
bure. Pour buire. Le français a conservé burette. - (07)
buriner. v. a. Frapper avec colère, en marquant ses coups, comme on le ferait avec un burin. - (06)
burinette, beurinette. s. f. Petit vase de grès ou de fer blanc, pouvant se fermer hermétiquement, dans lequel les ouvriers des champs et les gens de métier qui travaillent au dehors emportent leur pitance. - (06)
burnes, s. m. pl., testicules (homme ou animal). - (29)
buro : cuveau à lessive. (C. T III) (RDM. T III) - B - (18)
buro, pinot gris. - (11)
burôt, buron (C.-d., Chal.). – Désigne le cuveau ou cuvier, généralement appelé balonge (voir ce mot), dans lequel on met les raisins qui viennent d'être cueillis et vont être transportés au pressoir. Ce mot, qu'il ne faut pas confondre avec beurot, cité plus haut, vient du mot buire, venant du même mot vieux français, dont l'étymologie est inconnue. La bure est actuellement encore, en Bourgogne, une sorte de vase ou cruche en terre, à bec, servant à contenir de l'huile, spécialement appelée cholotte dans la Côte-d'Or. En français il n'existe que la burette, petit vase à goulot destiné à renfermer l'huile ou le vinaigre, et désignant par extension chacun des petits vases où l'on met l'eau et le vin pour dire la messe. - (10)
burôt, s. m., petite cuve à lessive. - (29)
burot, s.m. baquet pour la lessive, avec une bonde au fond ; le "burot" se place sur la "sallerote", sorte de trépied. - (28)
burtiot. s. m. Bluteau, blutoir. (Chassignelles). - (06)
busenai, muser, perdre son temps : d'où buzard et buson, personne triste et qui parle peu. Dans l'idiome breton, bouzard signifie sourd. (Le Gon.)... - (01)
busener et busoner. v. intr., musarder, flâner niaisement, lambiner, et aussi bouder. - (09)
busoche. s. f. Sorte de fauvette. (Villiers-Saint-Benoit). - (06)
buson, busonner, boudeur, stupide, bouder. - (03)
buson. s. m., musard, lambin, mou, mais plutôt niais et de mauvaise humeur. - (09)
buson. : Musard qui ne fait qu'aller et venir comme la buse tournoie sans cesse dans les airs pour guetter sa proie. Le verbe busenai signifie aussi musarder.- Dans d'autres patois un busaud est un niais qui ne sait se tenir en place. - (04)
busonner, busouner. v. n. Ne pas travailler sérieusement, s’occuper à des riens, lambiner, musarder, comme une buse. - (06)
busson : un buisson - (33)
buter, v. intr., marquer le but, jeter son palet, sa boule pour servir de but. - (09)
butin (beutin) : linge - (34)
butin : (nm) linge de la lessive - (27)
butin n.m. (or. germanique, dépouilles de guerre partagées). Linge, habillement, linge lavé. - (41)
butin, beutin : linge (de la lessive) - (31)
butin, bien, ce qu'on possède ; el ai du butin, il a de la fortune, des terres, etc. - (11)
butin, n.m. linge. - (43)
butin, s. m., tout ce que l'on traîne avec soi (vêtements, outils, matériel). - (29)
butiner. v. n. Charrier des glaçons. Il a gelé fort cette nuit : voilà la rivière qui butine. (Auxerre). - (06)
butjin, sm. butin. Bien patrimonial, domaine, terrien. - (12)
butot, souche, limite de bois. - (03)
butouaîr (on) : butoir - (35)
bûtsron n.m. Bûcheron. - (41)
butte, s. f., monticule factice de terre, élevé dans le Jeu de l'Arc pour y planter le collet. Du temps de Montaigne, la cible s'appelait bute. - (09)
butter, v. tr. terrer, c’est-à-dire mettre de la terre au pied d'un arbre, d'un arbrisseau, d'une plante. - (09)
buvailler, v. tr. boire à toute heure. (V. Burecher.) - (09)
buvocher. v. tr. passer son temps à boire : « O n' fait ran d' ses dix dèts ; ô buvoche tout l’long du jor ». Il y en avait, de ces « gueurnouilles de cabaret » quand florissait le culte de ce « gueux de p'tiot vin blanc ! « (V. Buvailler.) - (09)
buvochou, s. m., buveur, surtout buveur d'habitude. - (09)
bùye, 1. s. f. lessive (du vieux français buée). — 2. s. m. bœuf. - (17)
bùye, s. f. lessive [buée]. - (15)
bûze, autobus. - (19)
buzon. Paresseux. Ce mot vient-il, comme on le croit généralement, de buse, l'oiseau de proie qui plane si longuement dans l'air et qui semble atteint d'immobilité ? - (08)
bwèj'ver : mettre, placer en désordre. (RDM. T III) - B - (18)
by. Fossé alimentant un étang. - (02)
bya, beau. - (19)
byan, blanc. - (19)
byanc, byintse : (adj) blanc (che) - (27)
byanc, byintse adj. Blanc, blanche. - (41)
byaude n.f. (du francique blidalt, en anc. fr. bliaut). Blouse, robe. - (41)
byaudes n.f.pl. Habits féminins. - (41)
byé na n.m. Sarrasin. - (41)
byè, blé. - (19)
byettes n.f.pl. Blettes, cardes, poirée. - (41)
byeu, byeue, byeuse adj. Bleu, bleue. - (41)
byeû, byeûze : bleu(e) - (27)
byeusse: (adj) blet(te) - (27)
byeussnin, poirier sauvage. - (19)
byeusson, fruit du byeussnin. - (19)
by-inche, blanche. - (19)
byintse adj. Blanche. - (41)
byintsi: (vb) blanchir - (27)
byode, blouse. - (19)
byot, byosse adj. Blet, blette. - (41)
byotte, betterave. - (19)
bzin : fin. - (22)
bzin adj. (du francique bisunnia) Lent, mou, peu actif. Dans le charolais-brionnais l'adjectif beuzin ou beuzon qualifie plutôt une personne exigeante ou minutieuse, nous employons alors, à Sivignon, le mot bedion et le verbe bedionner. - (41)
b'zin, chose d'un travail minutieux et celui qui apporte un soin excessif dans ce qu'il fait. - (11)
bzingue : bisaiguë (outil de charpentier), censée effrayer le diable. A - B - (30)
bzoin n.m. Besoin. - (41)
bzon, sm. besoin. - (12)
c : Troisième lettre de l'alphabet… Je me suis trouvé fort embarrassé quand il s'est agit d'orthographier certains mots qui ne sont autre chose qu'une prononciation différente d'un mot français dans lequel o ou u est remplacé par « eu ». Comment en effet écrire le mot « coche » si on remplace o par eu ? Ceuche se prononcherait seuche ; keuche queuche donnent à ce mot une physionomie tout à fait différente et qui m'a parue inadmissible. Aussi pour conserver à ce mot et à tous ceux qui offrent la même particularité, l'orthographe la mieux en rapport avec l'étymologie ai-je cru devoir conserver le C en indiquant par une apostrophe que cette lettre garde le son dur. - (14)
ç’a. C'est : ç’a devant une consonne, ç’a Iu, c’est lui ; ç’at devant une voyelle, ç'at un fô, c'est un fou. - (00)
c’eu : Prononcez keu. - Corps, « Ol a le diable au c 'eû » : il a le diable au corps. - Corsage, « In c'eû baleiné » : un corset. - Cœur, « Avoi ban c'eû » : être généreux, « Prendre mau au c'eû » : s'évanouir. Au figuré : tomber, « San chevau d'heutte a pris mau au c'eû » : son cheval est tombé sans qu'on y ait touché. - (14)
c’eu : Prononcez keu. Coq. « In c’eu d'inde » : un dindon. - (14)
c’eûche : Cuisse. « Des c'eûches de dames » : des poires cuisses-madame. - « Eune c 'eûche de cala » : le quart de l'amande d'une noix. - (14)
c’eurer : Curer, nettoyer, « C'eure un fossé, c'eurer des sabeuts ». - (14)
c’la : (nm !) noix - (27)
ç’là ou ç’la-là : celle-là - (35)
ç’le-là : celui-là - (35)
c’mande (na) : commande - (35)
c’mander : commander - (31)
c’mander : commander - (35)
c’mander, v. tr., commander. - (09)
c’menç’ment (on) : commencement - (35)
c’menci : commencer - (31)
c’ment : (conj) comme - (27)
c’ment : avec. (A. T IV) - S&L - (18)
c’ment : comme ! comment ! - (31)
c’ment : comme. Et :c’ment cen pour comme ça. - (40)
c’ment : comment - (35)
c’minci : (vb) commencer - (27)
c’mode : commode - (31)
c’moshi : commencer. - (40)
c’mou. adv. Comment. Du latin quomodò. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
c’neuchance. s. f. Connaissance. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
c’neutre v. a. Connaître. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
ç’pendant : cependant - (35)
c’qui, pronom dém., ça. - (29)
ç’risi (on) : cerisier - (35)
ç’t : cet - (35)
ç’te : cette - (35)
c’te, pronom démonstratif, celui. - (29)
c’té-là, pr. dém., celle-là. - (09)
ç’tel-ci, ç’tel-là, ç’tell’-ci, ç’tell’-là. Pron. démonstrat. Celui-ci, celui-là, celle-ci, celle-là. (Argentenay). - (06)
c’téqui, e, pr. dém., celui, celui-ci, celle, celle-ci : « Qu'é-c'quié que c'téqui ? » - (09)
c’teuquite, pronom démonstratif, celui-ci, celui-là. - (29)
c’ti-là, et c’tu-là, pron. dém., celui-là : « Oh! c'tulà ! vous a-t-i ein bagou ! » - (09)
ca, cela ; s'â ça, c'est cela. On dit aussi : çai. - (11)
ç'a, pr, déni., cela. Ce mot s'emploie de bien des manières On dit d'abord : « Ça pleut, ça tonne, ça glisse » pour : il pleut, il tonne, etc. On dit aussi : « Ça chien ! ça diâbe ! » en maugréant contre quelque chose qui va au rebours de ce qu'on désire. - (09)
ca. Rencontre, cas. An ce ca, en ce cas. - (00)
caba, bruchon. - (11)
cabache : châtaigne d'eau. Dire de quelqu'un qu'il â des cabaches dans les poches, c'est dire (comme les cabaches sont piquantes) qu'il n'y met pas volontiers la main. (CH. T III) - S&L - (18)
cabache, s, f., un des noms de la châtaigne d'eau. - (09)
cabachon. s. m. Garde-genoux, auge à l’usage des laveuses. Du grec cabos. - (06)
caban, s. m., gros vêtement de pluie. - (29)
cabane à lapins n.f. Clapier. - (41)
cabane au tsin n.f. Niche. - (41)
cabaner : mettre en cabane, fermer - (34)
cabaner v. Calfeutrer, isoler, boucher, protéger. - (41)
cabani, n.m. nomade, bohémien. - (43)
cabarat : Cabaret, auberge, café « Passer sa vie au cabarat » : être à l'auberge très souvent, être un pilier de cabaret. - (14)
cabardouche (faire) : basculer en arrière lorsqu'on est assis d'une manière instable. (VSLD. T II) - S&L - (18)
cabardouche (faire), tomber en arrière, quand le banc se renverse. - (29)
cabas. s. m. Auge, vaisseau de bois ou de pierre, dans lequel se met la pâture donnée aux pourceaux. Du grec cabos et du latin cabus. — Voiture ancienne, non suspendue, dans laquelle on était fortement cahoté; par extension, le cahot résultant de cette voiture. - (06)
cabasser. v. a. Secouer, cahoter, par assimilation avec les secousses, les cahots qu’on reçoit dans un cabas. - (06)
cabasson (n. m.) : sorte de panier en bois, utilisé notamment par les vendangeurs – sorte de caisse en bois dans laquelle les lavandières s'agenouillent - (42)
cabasson : caisse en bois spéciale, ouverte dessus et dans sa partie arrière dans laquelle la laveuse s'agenouille à la fontaine (ou lavoir - on dit plus facilement fontaine que lavoir). Le fond est garni de paille. La partie haute du devant se termine par une planche étroite inclinée vers l'arrière de la caisse, sur laquelle la laveuse appuie son estomac. - (36)
cabé : bœuf ou vache ayant les cornes recourbées vers le bas par la vieillesse. A - B - (30)
cabèche, s.f, cabache, châtaigne d'eau. - (28)
cabelin, sm. petit cabinet. Redent. Logette. - (12)
cabelôt, sm. voir cabelin. - (12)
caberlot (le) : la tête - (39)
caberlot : le crâne. Pour certains gandoux, ce mot désignait aussi un chapeau ou un poêle - (33)
cabet : (adj) bossu - (27)
cabet : bouf ou vache ayant les cornés recourbées vers le bas, dû à la vieillesse - (26)
cabet : plié - (31)
cabet, cabette adj. et n. Courbé vers le bas (homme courbé), vache dont les cornes baissent. - (41)
cabette : (nf) vache dont les cornes sont tournées vers le bas - (27)
cabette : bœuf ou vache ayant les cornes recourbées vers le bas, phénomène dû à la vieillesse - (31)
cabeuche : Caboche, tête. « Forre te bien cen dans la cabeuche » : mets toi bien çà dans la tête. - Gros clou, « Ol a fait mentre (mettre) des cabeuches seu le talan de ses sulès (sous le talon de ses souliers) ». - (14)
cabeugne et cabosse, s. f., bosse à la tête. - (09)
cabeugner, v. tr., faire une bosse à la tête. - (09)
cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (09)
cabeurioler, v. intr., cabrioler, faire la culbute. - (09)
cabeuriolet, s. m., cabriolet. - (09)
cabeurlô, s. m., tête. - (29)
cabeurlucher, v., tomber en avant, tête la première. - (29)
cabeûrne : Caverne. « O s'est caichi dans eune cabeûrne seu la reuche (sous la roche) ». - (14)
cabi. s. m. Lièvre. - (06)
cabin (n. m.) : chevreau (syn. bigou, chiga) - (42)
cabin. s. m . Taureau. (Percey). — Suivant Jaubert, ce nom serait, dans certains pays, donné au chevreau. - (06)
cabinet : Armoire. « Ses affâres sant rangies dans le cabinet ». - (14)
cabinet, s. m. armoire à linge. - (15)
cabinet, s. m. armoire à linge. - (17)
cabinette n.f. Petite alcôve. - (41)
cabion n.m. Cabanon. - (41)
cabionne, sm. voir cabelin. - (12)
cabiote ou cabote - petite cabane, ou simplement un petit endroit écarté de la maison où l'on serre différentes choses. - Al é fait ine cabiote dans son jairdin. - Lo maillon n'â qu'ine Cabote. - (13)
cabioton : (nm) petite cabane - (27)
cabioton n.m. Petit cabanon. - (41)
cabioute : cabane. - (22)
cabioûte : une petite cabane dans les champs ou les jardins - (33)
cabioute et cabotte : cabane. Quant an ai pleuvu trop fort i nous soms caichés dans eune cabioute. Le radical cab, qui est probablement d'origine celtique, a formé un grand nombre de mots : cabaret, cabine et ses diminutifs. Au pays wallon, cahote est une barque couverte. En Angleterre un cab est une sorte de voiture. Citons encore à Rome, cabanna et camera. - (08)
cabioute, petite cabane. - (11)
cabioute, s. f. petite chambre. Diminutif cabiouton. - (15)
cablieute : Petit réduit où l'on peut s'abriter ou se cacher Dans un sens péjoratif masure. « Ol est leugi (logé) dans eune chetite cablieute ». - (14)
cabochon : personne qui n'en fait qu’à sa tête - (32)
caboigne. s. f. Cabane. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
cabole : Petit panier rond, d'une forme particulière. - (14)
cabolot : Petit et trapu. « O n'est ren grand a peu ol est to cabolot ». - (14)
caborgneute. s. f. Lucarne. (Véron). - (06)
caborgnis. s. m. Mauvaise bicoque. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
cabossé, bosseler ; un vase bosselé est un vase cabossé. - (11)
càbòsser (dans toute la Bourgogne), caibòsser (C.-d.) et cambôsser (Br., Morv.). - Bossuer, faire des bosses à la tête ou à un ustensile de cuisine, à un chapeau, etc. ; a produit le substantif cambôle (C.-d., Chal., Morv.), qui signifie bosse, ampoule. - (10)
cabosser : Bossuer. « San chépieu (chapeau) est to cabossé ». - (14)
cabosser, camboisser, cambosser. v. a. Bossuer. Des vieilles casseroles camboissées. - (06)
cabosser, v. tr., meurtrir, surtout faire des beûgnes ; aussi bossuer : « O m'a tout cabossé la tête », — « J'ai cabossé mon cliapiau, ma montre ». (La gousse des amandes du cacao s'appelle cabosse). - (09)
cabosser. Faire une bosse ou une blessure à la tête. Par extension, toute espèce de blessure légère. - (08)
cabot : chabot (poisson). - (40)
cabot. s. m. Toupie, sabot. — Chien de petite taille, ainsi appelé sans doute à cause de sa grosse tète, et par analogie avec le poisson du même nom appelé aussi chabot . Du latin caput. - (06)
cabotin (m), partie supérieure d'une ruche en paille. - (19)
cabotse n.f. et adj. Caboche, têtu. - (41)
cabotson : (nm) (fam.) tête - (27)
cabouèche. s. f. Caboche, clou à grosse tête. Du latin caput. - (06)
cabouillon : radier du perthuis. - (05)
cabouillon. s. m . Radier d’un pertuis. (Châtel-Censoir). - (06)
caboulo : timbale avec couvercle. (CH. T III) - S&L - (18)
caboulot - quelque chose de moins encore qu'une Cabiote. - Le râtais, lai piaiche, mes saibots, i ai to serrai dan le Caboulot. - (13)
caboulot : cagibi - (32)
caboulot, s. m., petit réduit, pauvre gîte. - (09)
cabour. s. m. Vieille maison. (Grand-Champ). - (06)
cabourlotte. s. f. Loge, cabane, maison délabrée. - (06)
cabre : (nf) (fam. et humoristique) chèvre - (27)
cabre : chèvre ou trépied,…. L’animal caprin, et aussi le trépied pour le support ou le levage (fonction de cric) et la menue paille (brisures) au battage. C’est également une grosse sauterelle. Voir « boque ». - (40)
cabre : Chèvre. « Du fremage de cabre », « du lait de cabre ». - Criquet, petite sauterelle, « Les cabres ant ravégi les prés c'te an-née ». - Sorte de jeu de bergers. La cabre est une branche fourchue à trois rameaux coupés d'égale longueur et qu'on place debout comme une sorte de trépied ; un des joueurs armé d'une baguette (peuchan) garde la cabre que les autres joueurs cherchent à renverser en lui lançant un bâton dans les jambes, c'est à dire dans ce qui lui en tient lieu. Quand la cabre est renversée son gardien se hâte de la relever et poursuit celui qui l'a renversée, quand il l'atteint, il le touche de son « peuchan » et l'oblige à aller à son tour garder la cabre. - (14)
cabre n.f. Chèvre. Uniquement employé au pluriel et beaucoup moins fréquemment que tseuvre. - (41)
cabré, cabrou (châgne), s.m. se dit des stratus lorsqu'ils prennent la forme de longues traînées dans la direction du vent. - (28)
cabre, n.f. chèvre. - (43)
câbre, s. f., trépied de bois, pour scier les bûches. - (29)
cabre, s.f. trépied en bois. - (28)
câbre, tige d'arbre, de vigne formant avec une autre un angle, à leur jonction ; d'où : fàr eune cabre est tailler une branche de manière à lui laisser deux tailles. - (11)
cabre. Sorte de trépied fabriqué avec trois branches sortant d'une même tige ; il sert à appuyer l'arrière d'une voiture que l'on charge. Par similitude on dit qu'un arbre, une plante, sont bien cabrés lorsqu'ils se ramifient avec vigueur. Le sens primitif est cabre, chèvre, dont les jambes s'écartent pour la maintenir en équilibre sur les rochers. Un pied de chèvre, sorte de grue à l'usage des charpentiers et des maçons, a précisément ses deux montants arc-boutés... - (08)
cabrer (se), v. se rebiffer. - (28)
câbrer. v. a. Élever, dresser. Câbrer des perches, des poteaux, pour faire une construction légère. Câbrer une échelle contre un mur. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
cabreuye : aigreur d'estomac. - (22)
cabri : (nm) agneau - (27)
cabri : Chevreau. « Sauter c'ment in cabri ». Le mot cabri est français. - (14)
cabri, cabrette n. Chevreau, chevrette. - (41)
cabri, petit de ta chèvre. - (11)
cabri, s. m., chevreau : « O gingue tô c’ment eùn cabris. - (09)
cabri. s. m. Chevreau. De caper, bélier. - (06)
cabrion : sorte de fromage. - (23)
cabris : chevreau - (34)
cabris. s. m. Appentis, hangar rustique. Jaubert donne cabrat, hangar. - (06)
cabrite : chevrette, jeune chèvre née dans l’année. - (37)
cabucher, v. tr., assaillir, et principalement à la tête, à coups de projectiles, pierres, boules de neige, etc. - (09)
cabuchi (verbe) : Devenir pommé « Ma salade a bien cabuché ». - (14)
cabus : Féminin : cabuche. « Des choux cabus, de la salade cabuche » : des choux pommés, de la salade pommée. - (14)
cabut, têtu, chou et chêne cabut. - (03)
cabutsi v. (de cabu). Pommer. - (41)
caca : voir caqui - (16)
cacara : Appeau pour la perdrix. Le cacara est fait d'un goulot de bouteille sur lequel est tendu, comme une peau de tambour, un morceau de parchemin percé d'un trou très fin dans lequel on fait aller et venir un fil de crin. - (14)
cacas. s. m. Noix. - (06)
cacater : Glousser. « Je na sais pas quevà est passée ma pouleille nare : Alle est darè la boucheure, je l'entends cacater ». - (14)
cac'eûche : Cac'eut de médiocre qualité. - (14)
cac'eut : Sorte de gâteau ou brioche, dans la pâte de ce gâteau il entre, avec de la farine de froment, des œufs, du beurre, un peu de fromage frais. A l'occasion de la fête patronale chaque ménage fait une fournée de cac'euts. « Du cac'eut de la Saint Geôrges ». - (14)
cache n.f. (du prov. casse). Poêle à frire. - (41)
câche, s. f. poêle à frire (du vieux français casse. Latin cattia). - (17)
cache, s.f. cime. - (28)
cacheron, s. m., tas de foin, prêt à être chargé. - (29)
cacherot : cachottier - (39)
cachette, n.f. dans l'expression « jouer à la cachette » pour « jouer à cache-cache ». - (43)
cachi : cacher - (35)
cach'net (on) : cache-nez - (35)
cacho. Jeu des enfants ainsi nommé parce que l'un d'eux doit chercher les autres qui se sont cachés. On l'appelait jadis Jeu des réponailles. - (02)
cachon (n. m.) : petite meule de foin - (42)
cachon. s. m. Tas de foin dans les champs. (St-Denis-sur-Ouanne, Bléneau). - (06)
cachot, adj., cachottier, mystérieus : « Y ét ein cachot ; ô n’vous dit jamâ ran ». - (09)
cachot, s. m., cache-cache, jeu favori des enfants : « Allons, veins ! j'allons jouer au cachot ». Appelé jadis jeu des réponnailles. (V. Coù, Coui). - (09)
cachote, s. f. , cachette. - (09)
cachouquier, cachoutier. s. m. Cachottier, celui qui ne dit jamais rien de ce qu’il sait, de ce qu’il fait, qui met du mystère et du secret en toutes choses, même dans les plus insignifiantes. - (06)
cacnaté : Tatillon, homme qui se mêle des besognes qui ne regardent que les ménagères. - (14)
cacoter. v. n . Mûrir, en parlant des noix. V’là les noix qui cacotent. (Véron). - (06)
cacotte. s. f. Terme enfantin, dent, nicotte. - (06)
cacou : gâteau fait de cerises noires, de farine et de crème. - (23)
cacou : neuf. - (24)
cacou n.m. Clafoutis aromatisé et sucré, avec ou sans cerises. Ce mot est surtout employé du côté de Paray-le-Monial. Syn. de tartoyon. - (41)
cacou n.m. Prétentieux, frimeur. - (41)
cacou. adj. Très-malade. Du grec cacos, mauvais. - (06)
cacou. C'est le nom que les enfants donnent à un œuf. Dans l'Yonne, on appelle cacou une grosse noix. - (08)
cacou. s. f.. Grosse noix. - (06)
cacouée : hanneton. - (05)
cacouée : voir cancouelle - (16)
cacouée, cacouine. s. f. Hanneton. — A Montillot, on dit cacouille. - (06)
cacouet. s. m. Nuque. - (06)
cacreau : voir quinqu'gneau - (16)
cacrou. s. m. Coquille de noix. - (06)
cacuelle : voir cancouelle - (16)
cadabre : Cadavre, squelette. On dit d'un homme grand et maigre : « Y est in grand cadabre ». - (14)
cadet : (nm) garçonnet - (27)
cadet : garçonnet - (31)
cadet : Plus jeune. Cette qualification prend quelquefois la place du prénom : « Cadet Brainchi, Cadet Millot, Cadette Frérot ». - (14)
cadet, petit domestique. - (03)
cadet, s. m., petit domestique, garçon de café ; également le plus jeune d'une famille, qui garde presque toujours ce nom : « Dis donc. Cadet, v'tu v'ni ! » - (09)
cadète, s. f. dalle de pierre blanche carrelant les anciennes maisons. - (15)
cadette : Dalle qui dans les anciennes constructions servait à paver les maisons. « C'te chambre est frade, alle a des cadettes, ou, alle est cadettée » - (14)
cadette, s. f., pierre plate, dalle dont on recouvre un mur, un trottoir, etc. - (09)
cadeule : cabane dans les vignes. (B. T IV) - S&L - (18)
cadeule : Sorte de hutte servant d'abri, comme la bôrde mais encore plus rudimentaire et parfois faite de branchages. - (14)
cadiau, s. m., cadeau, présent. - (09)
càdòle (Y., Chal., Char.). - Cabane, baraque, maisonnette ; se dit principalement des cabanes ou cabines établies sur les bateaux qui naviguent sur la Saône. Vient du vieux français jayole, gaïole ou gaole, qui signifiait cage, prison, d'après le latin cavea, et a formé le mot français geôle. - (10)
cadole : (nf) cabane en pierres - (27)
cadole : cabane à outils, abri dans le pré - (31)
cadole : cabane. Abri de bergers et de vignerons (borie ou buron dans d’autres régions). Du provençal cadaulo. - (40)
cadole n.f. Petite cabane. - (41)
cadole, n.f. cabane sommaire, souvent avec murs et toiture en pierres, utilisée par les bergers et les vignerons. - (43)
cadole, s. f. petite cabane en pierres sèches, sans porte, isolée dans les vignes. - (17)
cadole, s. f., cabane en pierres au milieu des vignes. - (29)
cadole, s. f., cabane, maisonnette isolée, baraque, retrait de berger, de cantonnier : « O n'a pu ran qu' sa pauv, cadole ». - (09)
cadole, s.f. cabane dans les vignes (provençal "cadaule"). - (28)
cadole. s. f. Genre de cabane particulier aux bateaux de la Saône naviguant sur le canal de Bourgogne. (Laroche). - (06)
cadoue (faire sa ...) : bouder. Bouder avec un mouvement des lèvres. Ex. : "Aga la don fée sa cadoue !" - (36)
cadoule, s f. petite cabane en pierres sèches, sans porte, isolée dans les vignes. - (15)
cadouner, et parfois cadener, v. tr., poursuivre à coups de pierres, de boules de neige, etc. : « Ol avot bu ; les gamins l'ont cadouné à coups d’carreaus ». — « Y avot d' la nouége ; j' nous sons cadounés en sortant de l'école ». - (09)
cadrain (un) : récipient métallique servant à transporter des aliments - (39)
cadre : A le même sens qu'en français mais de plus désigne tout objet encadré : gravure, tableau, diplôme. - (14)
cadre, s. m., tableau, gravure : « T’as d'ben jolis cadres dans ta chambre ». - (09)
cadrette : partie d'un mur mise à la portée des grandes personnes afin de servir d'accoudoir pour regarder sur la route ou causer. - (23)
cadrette, s. f. dalle de pierre blanche carrelant les vieilles maisons. - (17)
cadrette, s.f. jeu de cartes que l'on joue à quatre ; la plus forte carte est le roi ; les enfants jouent beaucoup à la cadrette. - (28)
caduc, adj. qui a mauvaise santé, est sujet aux rechutes. - (17)
caduc, adj. qui a mauvaise santé. - (15)
cadze : cage - (34)
cadze à freumadze : cage à fromage en grillage fin pour la protection contre les mouches - (34)
cadze à freumâdze n.f. Cage à fromage. Voir tséjîre. - (41)
cadze à viaux n.f. Petite bétaillère tractée ou simplement posée sur un plateau. - (41)
caf’tchére (na) : cafetière - (35)
cafâ (on) : cafard - (35)
câfè (du) : café - (35)
câfé n.m. Café. Voir jûs. - (41)
café, s m., prononciation aiguë de café. Plusieurs sons fermés subissent cette intonation ouverte : « Veins-tu au café ? ». - (09)
cafernaude. s. f. Cachette, retrait, cabinet noir. De capharnaüm. - (06)
caffe. s. m. Nombre impair ; unité audelà du nombre nécessaire. — Se dit aussi adjectivement. Un bœuf café , bœuf qui a perdu son compagnon. - (06)
cafi v. (mot lyon. venant d'une contraction du lat. clavo figere, fixer avec un clou) Remplir. - (41)
cafiau, s. m , mauvais café, rinçure de marc. - (09)
cafignette (n. f.) : pièce de tissu épais servant protéger le cou-de-pied des personnes qui portent des sabots - (42)
cafite. adj. Joli. (Étais). - (06)
cafouillon (on) : flaque - (35)
cafouillou : une personne qui s'exprime mal - (33)
cafouine, s. f. taudis en désordre. - (17)
caftîre n.f. Cafetière. - (41)
cage. s. f. Plantain ; ainsi appelé sans doute, parce qu’il sert à alimenter les oiseaux en cage. (Argenteuil). - (06)
cagelöt, sm. bourse. Testicules des béliers. - (12)
cageron. s. m. Petite claie d’osier. (Gisy-les-Nobles). - (06)
cagesatte. s. f. Cage à fromages. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
cagna (na) : chaleur (canicule) - (35)
cagnâ : Déconfit, désappointé. « O s'en est reveni to cagnâ ». - (14)
cagnagnou (n. m.) : romanichel - (42)
cagnais - douleur, ou plutôt raideur que l'on sent dans tout le corps, dans les jambes surtout, après une marche considérable ou un travail fatiguant. - I ai ben mairchai hier, ailé ma âssis i ai joliment les cagnais ajedeu. - (13)
cagnar, lâche, poltron. Les Bretons nomment caignard un fainéant. Avoir les cagniais (Châtillon), avoir les queignas (Champagne), c'est avoir les jambes enraidies par la fatigue. - (01)
cagnar. : Fainéant toujours couché comme un chien, ou poltron comme un chien qui fuit (italien, cagna; latin, canis). - (04)
cagnards (Avoir les). Avoir les jambes fatiguées par un excès de marche ou de certains travaux... Notre mot vient du latin canis dont on a fait câgne. Celui qui souffre des cagnards a les jambes cagneuses et les muscles malades : al ast fatigué quemant un chien. - (08)
cagnas (avoir les...) : être courbatu. Se dit principalement des jambes lorsque la fatigue les a rendues raides. Ex : "Maint'nant qu'jai déraché toutes mes blettes, j'ai les cagnas !" - (36)
cagnas (n. m. pl.) : douleurs musculaires causées par un effort prolongé (avouèr les cagnas) - (42)
cagnats : courbature. - (05)
cagnats. s. f. pl. Lassitude extrême, douleurs que l’on ressent dans les reins, dans les articulations des membres, à la suite d’une grande fatigue ou d'une longue marche. - (06)
câgne (C.-d., Chal., Morv., Br., Y.). - Lâche·, fainéant. C'est un vieux mot, encore usité au XVIIe siècle pour chienne et prostituée, venant de canis employé comme terme de mépris. A formé cagnard, encore usité en français familier pour désigner un homme indolent, et cagnarder ou s'accagnarder, qui veut dire vivre en paresseux. Cagneux a la même origine, d'après Ménage, parce que les chiens, surtout les bassets, sont cagneux. - (10)
càgne (du latin canis), mauvais chien. Le mot injurieux canaille dérive aussi de canis, chien. Avoir les càgne se dit pour : être courbaturé. - (11)
cagne : fête de la moisson. (E. T IV) - C - (18)
câgne : mauvais chien. - (44)
cagne : Mauvais chien. « T'as in brave chin d'arret, est-ce qu'ol est ban ? Non y est eune cagne ». Avoir la cagne, avoir un accès de fainéantise, « T'm 'as bin l'ar d'avoi la cagne ». « O n'est ni chin ni cagne » : il n'est ni l'un ni l'autre. - (14)
câgne : un mauvais chien - (33)
cagne : vieux chien. - (05)
cagne, s. f., mauvais chien, chienne paresseuse. Injure que l'on donne volontiers à un individu, mâle ou femelle, qui ne veut rien faire, à une prostituée. - (09)
câgne. Mauvais chien, chien engourdi, paresseux. Par extension fainéant, ou même individu désagréable. Comparez cagnard, indolent, qui a la fainéantise du chien (Littré), et cagne qui, encore au XVIIe e siècle, désignait au propre une chienne, et au figuré une femme de mauvaise vie. - (07)
cagne. Mauvais chien, et par extension fainéant. - (02)
câgne. s. m. Chien. — Se dit, flgurément, de toute personne lâche ou fainéante. - (06)
cagner, v. renoncer à se défendre, à attaquer ; peut-être de "canis", chien peureux qui rentre dans son chenil. - (28)
cagner. v. n. Flagorner, faire comme le chien qui remue la queue. - (06)
câgnet. Petit chien, quelquefois chien adulte. - (07)
cagnets, n.f. grande fatigue. Plus particulièrement les courbatures des jambes que l'on ressent le lendemain d'un travail important ou d'une longue marche. Toujours utilisé au pluriel (aujourd'hui, j'ai les cagnets). - (43)
cagneu (m), courbature. - (19)
cagneux. s. m. Flagorneur, flatteur bas et complaisant. - (06)
cagnias (les), s. m., douleur que l'on ressent aux jambes par suite de lassitude : « Avoir les câgnias ». - (09)
câgnias (Morv.), câgnats (Y.), càgnârs, écàgnârs (Chal.), écagnârds (Dij.). - Courbature, lassitude dans les articulations d'un membre, jambe, bras, ou dans les reins, résultant d'un travail plus fort ou d'une marche plus longue que de coutume. C'est le mot français cagnard dont on vient de parler ci-dessus, mais détourné de son sens habituel, et pris activement au lieu de l'être passivement. Au lieu de dire : être cagnard par suite de la fatigue, on dit : avoir le cagnard. Ce qui prouve que l'origine est la même, c'est que dans l'Yonne on emploie le mot chien dans le sens de cagnats, avoir les chiens pour : avoir les cagnats. Cette étymologie paraît plus vraisemblable que celle consistant à faire venir écàgnar de écâjer, vieux mot français signifiant écarter, disjoindre. - (10)
cagnieu : mot masculin désignant une personne souffreteuse - (33)
cagnoche. adj. Un peu cagne, un peu souffrant. (Étais). - (06)
cagnon. s. m. Nuque, derrière du cou, chignon. Jaubert donne chagnon, d’où dérivent chaignon , chignon. (Puysaie). - (06)
cagnon. s. m. Petit chien. - (06)
cagnot. s. m. Petit coin. - (06)
cagnote. s. f. Petite masure, logis étroit, malpropre, bon pour un chien. De cagne, canis. - (06)
cago : personne très pratiquante. A - B - (30)
cago : personne très pratiquante - (32)
cagôte. Cagote, cagotes. - (00)
cagou. s. m. Escargot. (Collan). - (06)
caguenas, calnas, cannas. s. m. Cadenas. - (06)
caheurler : tousser. (F. T IV) - Y - (18)
caheurler, cahorler. v. n. Tousser. - (06)
cahié, s. m., cahier. Du groupe des sons ouverts, comme café, etc. - (09)
çai. Çà. O çai, or çà. Les crieuses de cerises, à Dijon , crient : Ai mes belles cerises, çai. A mes belles cerises, çà. - (00)
caibet, sm. cabas. - (12)
caibeugnai – bosseler. - I l'ions prôtai note timbale et pu â nô lé raiportée tote caibeugnée. - Al â don si molaidroit, le pôre gairson, qu'â ne peut pâ tuchai in aillement sons le caibeugnai. - (13)
caibôche se dit d'une personne têtue et opiniâtre. Cette dénomination date de l'époque de Charles VI, où les mutins avaient à leur tête un chef du nom de Caboche. - (01)
caiboche, s. f., tête. Au fig. tête dure, où rien ne peut entrer : « Queue fichue caiboche que t'as ! On t'dit quête chouse, épeu du cou, là, y ét oblié ! » - (09)
caiboche. Grosse tête, mot burlesque formé de l'espagnol cabo par extension. - (00)
caibôche. : Têtu, opiniâtre, mauvaise tête. - (04)
caibossai. : Bossuer un objet en frappant dessus ou en le laissant tomber. Le dialecte disait cambouler et cabouler. (Roq.) - (04)
caibossé, tordre, bossuer. En langue romane on trouve cabouler et cambouler ; et, dans les vocabulaires bretons, kam signifie courbe, tortu. - (01)
caibottin , comédien. - (01)
caibu, chou pommé, du latin caput, parce que le chou est comme une tête. - (01)
caibu. : Se dit d'une certaine espèce de chou très serré, très pommé et ayant la forme d'une tête, caput. - (04)
caichate : Cachette. « T'as troué la caichate » : tu as deviné. - (14)
caichè : cacher - è s'été caichè d'sou lè table, il s'était caché sous la table - (33)
caiche : Poêle à frire. Ce mot a vieilli, on dit plutôt aujourd'hui « casse ». Voir ce mot. - (14)
caiché, vt. cacher. - (12)
caiché. Cacher, caché, cachez. - (00)
caiche-biote et cache-bioute. Jeu d'enfant où l'on est caché et blotti. Quand tous les joueurs sont placés, on crie biouti au chercheur, à « celui qui l'est. » Pour nous aibuyer (amuser), i aillons jue ai lai caicbe-biôte. On dit aussi caiche-môche, qui est la forme patoise de l'ancien mot cache-musse. II ne s'agit donc pas ici de mouche, mais bien de se musser, c'est-à-dire de se cacher. (V. Meusse). - (08)
caiche-caiche : à cache-cache - (33)
caichenôte. Cachette, cachettes. - (00)
caicher. v. a. Cacher. - (06)
caichi : Cacher. A quelqu'un qui a commis une action dont il devrait rougir : « T'as pas hante ? van dan te caichi ! ». A table, pour inciter les convives à bien faire : « Sarvites vo, to ce que vo viez n'est pas caichi ». - (14)
caichô. Cachot, cachots. - (00)
caichot : Jeu de cache-cache. « J'ins fait eune bonne partie de caichot dans le grené » : nous avons fait une bonne partie de cache-cache dans le grenier. - (14)
caichot, discret, mystérieux. - (03)
caichöte, sf. cachette. - (12)
caichotte : la cachette - (33)
caichotte. s. f. Cachotte. - (06)
caidémie. Académie. Quand on joint l'article à ce mot, et qu'on dit l’Académie, les ignorants, dont l'oreille est trompée, prennent Cadémie pour le substantif, et l’A pour l'article féminin la… - (00)
caïfa n.m. (du nom d'une marque de café). Epicier, marchand ambulant. - (41)
caïffa, s. m., marchand ambulant qui passait de village en village avec une charrette à âne, pour vendre du café de la dite marque. - (29)
caige : Cage. « Ol a appris à sublier (siffler) à in miarle qu'ol a élevé en caige ». Au figuré : maison « Quand la caige est prôte l'ujau s'envole » : se dit quand le propriétaire d'une maison qu'il vient de faire construire disparait au moment où la maison commence à être habitable. - Prison, « Y est in cheti, o s'est fait mentre en caige, y est bien fait ! ». - (14)
caige, sf. cage. - (12)
caige. Cage, cages. - (00)
caignets, sm. fatigue extrême des jambes, après une longue course. J’è les caignets. - (12)
caigni : Pleurer peu bruyamment, pleurnicher. « Qu'est ce que ce petiet a dan aré qu'o caigne c'ment cen ? ». - (14)
caijau : Estomac du veau que l'on met macérer dans du vin blanc pour fabriquer la présure. - (14)
caille (n. f.) : jaune d'œuf (enne oeu à deux cailles) - (42)
caille : (Prononcez ké'lle, Il mouillées) Caille. On traduit ainsi le chant de la caille « carcara, bien du blié, pount de sa, on carcara, point d'taba ». - « Piarre à caille » : caillasse. - (14)
caîlle n.f. (de gaille, or. inc.) Vieille truie. - (41)
caille-mouillée. s. f. Personne douillette, qui se plaint toujours, à qui tout est contraire, à qui tout fait mal, et qui voudrait que tout le monde lui dit : Prenez bien garde, faites attention, soignez-vous bien. - (06)
caillenne. s. f. Béguin, sorte de coiffe des vieilles paysannes, dont le fond large et carré se compose de deux morceaux de toile entre lesquels on met une couche d’étoupes ou de ouate que l’on pique à très-petits carreaux pour lui donner de la consistance. - (06)
cailler : avoir froid, geler. - (24)
cailli - trinchi : cailler - (35)
cailli (du) : caillé - (35)
cailli : (nm) lait caillé - (27)
cailli : (Prononcez ké'lli, Il mouillées) Lait caillé spontanément sans l'intervention de la présure. - (14)
cailli : cailler (le lait), caillé (lait fermenté pour les fromages) - (34)
cailli : lait caillé - (31)
cailli n.m. Lait caillé. - (41)
cailli : le caillé. (CH. T II) - S&L - (18)
cailli, s. m., lait caillé : « J'ai migé, à c' maitin, du bon cailli ». - (09)
cailliberdat. s. m. Composé de prunes cuites. Doit être une altération de caliberdoule, qui en effet signifierait prune chaude, prune cuite, de calidus, chaud, et de berdoule, petite prune noire. - (06)
caillis, lait caillé non égoutté. - (03)
caillon (on) - pouâ (on) : cochon - (35)
caîllon n.m. Porcelet. - (41)
caillon, n.m. porc. - (43)
caillotte : petite pierre. - (05)
caillotte. s. f. Caillé, lait caillé. - (06)
cailloute, s.f. cahute de pierres couvertes en laves (dalles). - (28)
caiman, au féminin caimandouse, mendiant, mendiante. Dans l'idiome breton, keaz ou kez signifie indigent, et mennout, demander (Le Gon.) : d'où le vieux français quémander. - (01)
caiman. Caimand, caiman, gueux, mendiant. - (00)
caimand, caimandouse. : (Dial. et pat.), mendiant et mendiante. Rac. lat. mendicare. La préposition cum qui précède le vocable annonce des mendiants réunis. - (04)
caimander. v. n. Mendier. Se dit par interversion de mendicare. - (06)
caiment. adv. Quasi, quasiment, presque. - (06)
caimus, adj. camus. - (12)
cainainée. La Cananée... - (00)
caine ; faire la caine n'a point de rapport avec ce que nous avons vu du mot cagnar ; il signifie souper et a les plus grands rapports soit avec le latin cœnare, soit avec le mot breton koan, repas du soir, et koana, souper. (Le Gon.) - (01)
caine, cainot - cane et le petit de la cane. - Ne me pairlez pâ d'élevai des cainots sans aie : ai ces bêtes lai en fau des ruchais, des étangs, des aifâre queman cequi. – Menez don vos caines ai lai rivére. - (13)
caingne, sf. cagne, chien. Fare lai caingne, tuer le chien, faire le banquet de clôture des grands travaux. - (12)
cainmion, sm. camion. - (12)
caïoute, sf. cahute. - (12)
caipe, sf. [coupeau]. faîte, cime. - (12)
caipète, sf. diminutif de caipe. - (12)
caipirotade pour capilotade. : Déchirure en mille morceaux. - (04)
caipirotade, pour capilotade. Mettre en capilotade, c.-à-d. mettre en pièces. Les Picards disent capilloter, pour lutter corps à corps. Lacombe donne le vieux mot capilha comme signifiant culbuter, tomber la tête la première, in capite labi. - (01)
caircaingne, caircan - rosse, cheval, poulet, et en général toute bête bien maigre. - Quoi que t'é don aichetai lai !... ma c'â ine veille caircaingne que ne pourré pâ moinme portai ses airnouâ. - Ile nos é servi in poulo pou sai fête ; ce n'éto qu'in vrai caircan que n'aivo que les os. - (13)
cairemantràn. Carême-prenant, carnaval, en quelques provinces carême-entrant, à Dijon cairemantran, et plus souvent en trois syllabes, cairmantran… - (00)
cairiaige, charroi, et, au figuré, embarras... - (01)
cairiaige. Cariage, vieux mot qui proprment signifie charroi, Voiture, conduite de bagage par charriot, mais qui, au figuré, se prend dans le langage familier pout tout le tracas, toute la suite d'une affaire… - (00)
cairibandêne pour calybandène. : Du mot latin calyba, signifiant treille, et calybita, signifiant celui qui hante le cabaret. (Quich.) - En patois bourguignon cori lai cairibandène c'est courir les cabarets (voir au mot guairibandène). - (04)
çairimonie. Cérémonie, cérémonies. - (00)
cairmantran – carnaval ; lequel a lieu en entrant dans le carème. Ceux qui prennent part à ses amusements burlesques. - Voiqui le cairmantran qu'aipruche ; qué bèties en fait don !... – T'é vû les cairmantrans ? Oh qu'al étaint peut ! - (13)
cairmantran, carême entrant, jours qui précèdent le carême, et, par extension, personnes qui fêtent ces jours de folie en prenant divers déguisements. - (01)
cairnai, cairnais - loucher, regarder de travers, être de travers. - C'a gros demaige qu'à cairne ; al à vraiment bein po to le résse. - Tai roingée d'arbres n'a pâ tot ai fait régulière ; ile é l'air de cairnai in pecho ai droite - (13)
cairniau, carneau. s. m. Lucarne, soupirail. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
cairo : dernier né d'une famille. - (23)
cairöte, sf. carotte. - (12)
çairotte : une carotte - lè cairottes sont ceutes ! les carottes sont cuites ! (c'en est fait !) - (33)
caisse (prononcez quesse) - poêle, ustensile de cuisine. - Fai aitention de ne pâ aitraipai lai quoue de lai caisse. - Le crépais n'é pas réussi, lai caisse n'éto pâ aissé graichée. - (13)
caisse, sf. poêle à frire. - (12)
caissi, durci (pain). - (21)
caissi, ie, adj. se dit du pain compact et mal levé. - (12)
caissi, se dit en parlant d'un gâteau peu levé. - (20)
caissie, sf. poêlée. Crêpe ou omelette maigre. - (12)
caissô. : Poêlon. On qualifiait de traine-caissô le soldat inactif des garnisons. - (04)
caissotte. : Religieuse nonain. (Del.)- Casse, du latin capsa, signifie reliquaire (voir Lacombe). - (04)
caiton : noeud dans les cheveux dû au fait qu'ils sont collés - (33)
cajatte. s. f. Cachette. (Mâlay-le- Vicomte). - (06)
cajiau. s. m. Présure. (Rugny). - (06)
cala : noix. A - B - (30)
càlâ (C.-d., Morv., Br., Chal., Char.), càlàt (Y.). - Noix, à cause de l'écale (brou de la noix), mot dérivé d'écaille. La partie a été prise ici pour le tout. Voir plus loin écale. - (10)
cala (noÿe) : noix - (34)
cala : noix - (26)
cala : Noix, fruit du noyer (juglans regia). « Chaplier des cala » : gauler des noix. On dit d'une chose maladroitement faite, d'une œuvre qui ne tient pas debout : « Y est arrangi c'ment des calas su in batan ». - « Freugi c'ment quat'calas dans in sa » : se dit d'un enfant qui ne grandit pas - (14)
calâ : voir talon - (16)
calâ n.m. (du francique skala, coquille). Noix. - (41)
cala, noix. - (03)
cala, s. m., nois : « Vein-tu goûter ? J'avons des râïins, des calas, épi du vin blanc ». - (09)
calâ, s. m., noix. - (29)
cala, s.m. noix. - (28)
cala. Noix. Ce mot vient de ce qu'on écale les noix. - (02)
calâbe (n. m.) : cadavre, corps - (42)
calainge ou cailinge , en langue d'oïl calengier, réprimander, corriger, punir.Dans l'idiome breton, kelenna (Le Gon.) a le même sens... - (01)
calandot. s. m. Qui se dandine en marchant. (Rugny). - (06)
calaneu ou cananeû : Salsifis des prés (tragopogum pratense). La calaneu est comestible ; les gamins en croquent volontiers les jeunes pousses sans aucune préparation. - (14)
calaplame, cataplasme. - (11)
calard. s. m. Celui qui n’est pas de parole, qui ne tient pas sa promesse. - (06)
calât : noix. Fruit à écaler. Du francique « skala » : écaille. - (40)
calat, n.m. noix. - (43)
calat. s. m. Noix. - (06)
calâter : noyer. On dit aussi un nouer. - (40)
calâtier, s. m., noyer planté et exploité. - (29)
calatier. s. m. Noyer. - (06)
calaud. s. m. Câlin, flatteur. - (06)
calayé : noyer (cala : noix). (MM. T IV) - A - (18)
cale (la), abri. - (03)
câle : l'abri du vent - lè bise a fôtch, y vè m'mettre è lè câle, la bise est forte, je vais me mettre à l'abri - (33)
cale, abri : se mettre à la cale est se mettre à l'abri du vent. Cale se dit aussi pour bonnet de femme. - (11)
calé, adj., à son aise, riche, à son affaire ; signifie aussi : beau, bien mis : « C'ment te v'là calé ! T'vas donc à la noce ? » - (09)
cale, bonnet de linge blanc ou noir dont se servaient les femmes pour se couvrir la tête pendant la nuit. - (20)
càle, càlòt (C.-d., Chal., Char., Y.), côle ou caule (Dij.). - Calot, masculin de calotte, désigne un petit bonnet, coiffure de bonne femme. Cunisset et Fertiault citent caler dans le sens de coiffer. On dit dans la Côte-d'Or : elle est mal calée, pour être mal coiffée, avoir son bonnet de travers. Littré parle de la cale, autrefois coiffure des filles et des grisettes. - (10)
calé, ée. adj . Riche, cossu, bien vêtu, bien habillé. — Maison calée , maison bien pourvue de linge et do mobilier, où rien ne manque de ce qui est nécessaire pour vivre confortablement. - (06)
cale, n.f. enveloppe de fruit ou de légume. - (43)
cale, s. f. , le brou de la nois qu'on enlève en écalant. - (09)
cale, s. f., bonnet porté sous la coiffe, ancienne coiffure de quelques vieilles femmes. Jadis « on appelait cale une fille de basse condition, à cause de la cale qui lui servait de coiffure ». - (09)
cale, s. f.. abri : « I pleùvo ; i m'seù métu à la cale ». - (09)
cale, sf. bonnet, coiffe. - (12)
calé, v. n. glisser. - (15)
cale. Coiffure de femme. En hiver, on la confectionnait avec de l'indienne piquée : les cales de nuit étaient en étoffes plus chaudes. Lai bise ast rude : y vâs mette mai cale de neut. Un calot est un diminutif de cale : les vieilles femmes s'en servent comme d'un bonnet de dessous. Les Jurassiens disent une câline. Le français a fait calotte. En langage vulgaire, une calotte est un coup donne avec la main sur cette partie de la tête où l'on ajuste la cale. - (08)
calé. : Beau. Bé ou mau calé, bien ou mal mis. Les villageois disent encore à ceux qu'ils voient en toilette : Vo veci ben recalai. - (04)
calebasser (Se). v . pron. Se troubler, se bouleverser, en parlant du temps. V’là le temps qui se calebasse. C’est une allusion à cette circonstance, que la calebasse, par sa forme, difficile à mettre d’aplomb, est sujette, à cause de cela, à se renverser, à faire la culbute. - (06)
calé-bé ou mau-calé, bien ou mal mis... - (01)
calebourbe : lampe. (BD. T III) - VdS - (18)
calembeurdon. s. m. Mets composé d’un mélange de fromage, de beurre et de farine délayé dans du lait. (Percey). - (06)
calenbredaine. Ce mot, avec cairibandène et pretentaille sont trois synonymes... - (01)
calenchetelle. s. f. Plaisanterie ; bourde, conte pour rire. (Puysaie). —L’abbé Corblet donne calenger, chicaner, tromper dans un marché ; du bas latin calengia, et du roman chalenger. - (06)
calendot. s. m. Nonchalant. (Rebourseaux). De calender, perdre son temps à des balivernes. — Voyez calandot. - (06)
calénée. s. f. Sarbacane. (Sénonais). - (06)
câler – carrochi : lancer (jeter) - (35)
caler : céder - (32)
caler, v. glisser. - (43)
caler, v. n. glisser : j'ai calé sur la glace, ou dans la boue. - (17)
caler, v. tr., coiffer, mettre une cale : « Eh! ma pauv' Jeannette, coume te v'là brave ! T’é, ma fi ! jouliment càlée ! » - (09)
caler. Coiffer, mettre une cale (Littré). - (07)
caler. v. a . Coiffer, couvrir la tête d’un bonnet, d’une cale. — Se caler. v. pron. Se coiffer. — Femme mal calée, femme mal peignée, mal coiffée. - (06)
caler. v. n. Se désister, reculer, ne pas oser, se cacher, se taire quand il faudrait parler. - (06)
calètse n.f. Calèche. - (41)
caleu, noix. - (20)
caleufre : Ecaflote, peau des légumes qui reste dans la passoire. On dit aussi « Eune caleufre de raijin » : la peau d'un grain de raisin. - (14)
caleûrette n.f. Femme curieuse, toujours à guetter à son caleûron. - (41)
caleûron : (nm) trou dans un mur, lucarne - (27)
caleûron n.m. 1. Petite fenêtre, lucarne, soupirail. 2. Curieux, guettant à sa fenêtre. - (41)
caleute : Calotte. « Le mait'd'école no fare mantre nu-tête mâ o garde sa caleute ». « La caleute » le parti clérical. - Soufflet : « Fous li dan eune caleute, si o ne te la rends pas je te la rendra ». - (14)
caleuter (verbe) : Gifler, calotter, « O s'est fait caleuter ». - Cuiter, enivrer, « Ol a bu quéques vârres de vin, peu la goutte, y l'a caleuté ». - (14)
caleutin : Clérical. Se prend en mauvaise part. - (14)
calève : la noix. (CST. T II) - D - (18)
calibeurdaine, s. f., calembredaine. - (09)
calibo, châtaigne d'eau. - (11)
calibo. Châtaigne d'eau. Dans quelques lieux on les appelle cabasse. - (02)
caliborgnat, borgne. - (21)
caliborgnot et caliborgnon, adj., borgne, louche, qui a la vue basse. - (09)
caliborgnotte : maison mal tenue. (B. T IV) - Y - (18)
calibot - salsifis des prés, dont les enfants aiment manger les tiges jeunes. - Veins don aivou mouai dan lai prée chercher du calibot. - Calibot, te n'é pâ sot… - (13)
calibot, corps dur comme mâcre. - (03)
calicot : Commis de nouveauté. « Ol a mairié sa fille d'ave in mossieu qu'est dans le commerce. - Ah oué, d'ave in cheti calicot ». - (14)
califeriot. s. m. Enveloppe de la châtaigne. - (06)
câlin, celui qui flatte pour obtenir ce qu'il désire ou pour plaire. - (11)
calin, noix. - (19)
câline, s. f,, bonnet de femme noué sous le menton. - (09)
câline. s. f. Bonnet plat, tout uni. - (06)
calingé, calangé. : (Pat.), chalongier et calangier (dial.), ce qui rapproche davantage le mot du latin calumniare, contester, disputer, reprendre quelqu'un. - (04)
calire, s. f. glissade sur la glace. - (17)
callât (on) - robignolles (des) - claouis (des) - glaouis (des) : testicule - (35)
calle, et calot - coiffe de femme très simple. - Lai mère Catiche, d'aivou sai calle noire, n'a pâ peute, vais, lai pôre vieille. - En me faut métenant in calo sô mai coiffe. - (13)
calle, s. f . , choc d'une bille contre une autre, dans le jeu des écoliers. - (09)
callope : épluchures de pommes de terre pour les lapins - (39)
callots : yeux. Vient certainement du même nom des grosses billes en verres. - (40)
calo : noix. - (22)
calô, noix ; d'où calôlei, noyer... Décaloter ou échaler des noix se dit, dans le Châtillonnais, pour exprimer qu'on sépare le fruit de son brou... - (01)
calo, noix et petit bonnet de femme qui se met sous la cale. - (11)
calo, noix. - (21)
calô, s. m., grosse bille en terre cuite. - (29)
calo. Coiffe; tiré de cale, vieux mot. Bonnet qui couvre les oreilles et est aplati par devant, dit le Dictionnaire de Trévoux. - (02)
calo. s. m. Esclave, mercenaire, homme accablé par la peine, le travail, la misère. — Por'Calo, pauvre homme. Por'Calate, pauvre femme. (Plessis-Saint-Jean). — Du latin calo et du grec câlon, qui ont l’un et l’autre la même signification. - (06)
calô. : Noix, etcalôtei, noyer. (Del.)- Ce nom vient du brou ou écale, partie enveloppante du fruit. Aussi dit-on échaillai et ailleurs challer (comte Jaubert) des noix, de même qu'on appelle échalas les perches servant à les abattre. - On dit échaller les coques dures, comme on dit écosser les enveloppes tendres, les cosses de pois, par exemple. - (04)
calœte, s. f. glissade sur la glace. Verbe calté. - (15)
calofe n.f. (de skala, coquille). Enveloppe des châtaignes et des noix. Voir calâ. On dit aussi les bolons. - (41)
calofe, s.f. peau du haricot, de la fève, etc... - (28)
caloffe : (nf) écale de noix - (27)
caloffe : enveloppe de noix - (32)
caloffe : enveloppe des châtaignes, noix, noisettes. - (23)
caloffe, s. f., cuticule non consommable d'un fruit ou d' une graine. - (29)
calogné, canonnier. - (11)
calon (n. m.) : noix - (42)
calon : noix. (P. T IV) - Y - (18)
calon : noix. IV, p. 21-5 - (16)
calon, s. m. noix. - (15)
calon. s. m. Noix dans son brou, dans son écale. - (06)
calonier (n. m.) : noyer - (42)
calonier, s. m., canonnier. - (09)
calonîre n.f. (dérivé du lat. callem, le sentier). Drain, conduit, rigole de drainage. - (41)
calonnier, calognier, calounier. s. m. Noyer, arbre aux calons. - (06)
calorgne, caliborgne. s. m. et adj. Borgne, louche, qui voit de travers, qui voit mal. - (06)
calot (n. m.) : sorte de grande jatte en terre cuite - (42)
calot (un) : une noix - (39)
calot : béret - (34)
calot : Coiffure de femme, bonnet de linge avec brides nouées sous le menton ; le calot, qui cache les oreilles et le chignon, est froncé par derrière et orné par devant d'une bande tuyautée ou d'une dentelle. Le calot n'est plus en usage depuis la guerre. - (14)
calot : mot masculin désignant une noix - (33)
calot et ecalas. Nom patois de la noix (V. Echoler). - (08)
calot, adj., câlin, caressant : « Ce p'tiot, ôl é calot ç'ment tout ». - (09)
calot, et calotté - noix et noyer. - En i é tré-bein de calots c't-année. - Al é choué en baitant in calotté. - (13)
calot, s. m., bonnet de femme, coiffe à barbes tombantes. - (09)
calot, s.m. bonnet blanc en lin ou tulle, garni ou non de dentelles. - (28)
calöt, sm. noix. Qqfois noyer. - (12)
calot. s. m. Grosse bille de bois. (Armeau). - (06)
calot. s. m. Petit bonnet, coiffe de bonne femme. - (06)
calöte, caillöte, sf. calotte. - (12)
caloteil : un noyer - y éllons greûlè l'caloteil, nous allons secouer le noyer - (33)
calots : les yeux - (32)
calotte : gifle. Et donc « calotter » pour gifler. - (40)
calotte, n.m. rotule. - (43)
calotte. s. f. Petite écuelle. Il y a une forte ressemblance entre ce mot, calotte, et calatte, qui veut dire jatte, du latin calathus ; cependant il pourrait se faire que ce genre d’écuelle fût appelé ainsi à cause de sa ressemblance avec la petite calotte des ecclésiastiques. (Merry-la-Vallée). - (06)
calotter (un capucin) : tuer un lièvre. - (44)
calou, adj., qui cale, poltron, capon. - (09)
calouche. adj . Qui a l’habitude de fermer un œil pour regarder. - (06)
caloue (n. f.) : attitude de prostration, d'abattement, qu'on observe chez un malade (fée la caloue) - (42)
caloue. s. f. Volaille malade, qui laisse tomber ses plumes. (Sommecaise). - (06)
calougnier : noyer. IV, p. 21-5 - (16)
calougnier. s. m. canonnier. — Bois noir dont on fiait le charbon pour la poudre à canon. (Andryes). - (06)
calouner. v. a. Jeter des pierres, lancer des projectiles quelconques. Voyez acalouner. - (06)
calounier : noyer - son fruit : la noix, est le calon. - (36)
caluchon. s. m. Petit bonnet, petite cale. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
calvanier, calvarnier, cavarnier, cavernier. s. m. Valet de ferme, berger, laboureur, batteur en grange. - (06)
calvarnier : domestique de ferme. (DC. T IV) - Y - (18)
camâ : Epaté. « O a le nez camâ », « Des sabeuts camâs » : des sabots dont l'extrémité antérieure est large au lieu d'être pointue. - (14)
camasse. adj. Sournois. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
cambe : Combe, petite vallée, dépression de terrain. Nom de lieu : « La cambe de Vau ». - (14)
cambert : fruit de l'églantier. - (23)
cambeûle : une cloque, la boursouflure provoquée par une piqûre d'insecte - (33)
cambeûle ou cambélle : cornouille. (CST. T II) - D - (18)
cambeule ou cambole. Ampoule. - (07)
cambeule, bosse par piqûre d'insecte. - (19)
cambeûle, cambôle, tumeur provenant d'un coup reçu, d'une piqûre d'insecte. - (11)
cambeule, cloque causée par la piqûre d'un insecte. - (20)
cambeûlèye ou cambéllèye : cornouiller. (CST. T II) - D - (18)
cambillot - morceau de bois tout tordu, inutile. - Quoi que te veu qui faisâ aivou in cambillot peireil ? - Ote tai don, teins ! chien de cambillot que t'ée ! - (13)
camblian : Partie du contenu d'un vase qui en dépasse les bords. « O fa des ras qu'ant de bans camblians » : il remplit les bennes plus haut que les bords. - (14)
camblier : Donner plus que le compte. « Si o n'est pas cantant, ce qu'ol a l'habitude de me camblier o m'y radera » : s'il n'est pas content, il ne me donnera que mon compte au lieu de me faire bonne mesure comme il en a l'habitude. Voir rader. - (14)
cambôle – enflure causée par une contusion quelconque. - A s'é encore fait bein mau, vais ; voiqui ine cambôle ! - Ine cambôle ! a geingne pu que ci ne fait mau. - (13)
cambôle, ampoule, élevure... - (01)
cambole, s. f., enflure causée par contusion, ampoule qui se forme sur le corps. - (09)
cambôle, s. f., enflure cuisante et donnant une ampoule (aux pieds ou aux mains). - (29)
cambôle. - Ampoule, élevure. Le mot patois caibossai, se disait cambouler dans le dialecte et signifiait bossuer, en s'appliquant plus particulièrement à la vaisselle. - (04)
cambôle. Elevure causée par quelques contusions… - (00)
cambolle - bâton recourbé en forme de crosse à sa partie intérieure pour jouer aux boules, aux balles. - Les patons jouaint ai lai treue, et en passant un m'é aitraipai aivou sai cambolle. - (13)
cambosser : faire des bosses. - (24)
cambosser. Meurtrir la tête. On prononce à Chalon cabosser, comme qui dirait bossuer le chef. - (02)
cambou : Cambouis. « T'as mis du cambou après ta culotte » : ton pantalon est taché de cambouis. - (14)
cambouais (du) : cambouis - (35)
cambouis. Graisse qui s'est noircie dans les rouages d'une voiture ou d'une machine. Littéralement : boue de cheminée, du latin caminus. La vieille locution bailler du cambouis, signifiait tromper quelqu'un, se moquer de quelqu'un, comme on le voit dans « La farce du meunier de qui le diable emporte l'âme : » - Ah, très-orde vieille truande, - Vous me baillez du cambouys. - (08)
cambré, position droite et raide. Les paysans de Bourgogne appellent arbre mau-cambré (mal cambré) un arbre dont le tronc est bossu. Ils donnent aussi ce nom à certains amas de nuages blanchâtres simulant les ramifications d'un arbre et pronostiquant la pluie. - (01)
cambré. : (Dial.), voûté comme certains édifices (du latin camera). Les villageois appellent mau cambré un arbre dont le tronc est bossu. - (04)
cambron, s. m. cambouis. - (17)
cambrouche. s. m. Homme très-grand, très-fort. — Se dit aussi de celui qui traîne la jambe en marchant. (Rugny). - (06)
cameau. s. m. Souche à grosse tète. (Armeau). - (06)
camer (se) : se cacher, passer inaperçu. A - B - (30)
câmer (se) : se blottir - (27)
camer (se) : se blottir, s'abriter. - (23)
camer (se) v. (or. inc.). Se cacher. Voir musser. - (41)
camias. s. m. pl. Manières de parler et de regarder qui semblent dire aux gens : Tenez-vous à distance. — Faire des camias, se donner de grands airs, faire l’homme important. — Faiseur de camias, faiseur de manières, faiseur d’embarras. - (06)
camillée. s. f. Ecuelle d’eau, plante aquatique. (Coulours). - (06)
caminâ (on) : travailleur de force - (35)
caminer (se) : se cacher, passer inaperçu - (31)
caminer : travailler dur - (35)
camiouler : gémir (pour un chien) - (35)
cammer (se) : se cacher, passer inaperçu - (26)
camou. s. m Gros tison. Voyez cameau. — Joubert donne camochon, qui, évidemment, doit avoir la même origine. (Perrigny-lès- Auxerre). - (06)
camoufle, s. f., lumignon ou lanterne à bougie. - (29)
campai - camper, avec tous les sens de ce mot français. Ne citons ici que celui de bien habillé. - Eh bein, nô voiqui campai queman qu'an fau pou l'hyver. - Là, mon gairson, culotte, juperonde et soulé neu, te voilai campai ; te peux ailai aivou les autes. - (13)
campai. Campé, placé avantageusement : c’est aussi l’infinitif camper, poster. - (00)
campaignie : Compagnie, réunion de personnes ou d'animaux. « Eune campaignie de chaichoux, eune campaignie de padrix ». - Formules de salutation « Banjo la campaignie » : bonjour à tous. « Bansa la campaignie » : bonsoir à tous. On disait autrefois : « banjo (ou bansa) teurto peu la campaignie ». « Padre sa campaignie » : perdre sa femme ou son mari. « Alle ne se plieu dépeu qu 'elle a pardu sa campaignie » : on ne la voie plus depuis qu'elle est veuve. - (14)
campaîn’ne : cloche au cou des bêtes. Le nom vient du latin campana : cloche. On dit aussi sonnaille ou clarine. - (40)
campaine, adj ,bigotte, dévote exagérée : « Eh ! lass'-me donc ; y ét eùne vieille campaine, qui quitte son chez eus po d'meurer dans les églises ». - (09)
campaine, campeune. s. f. Clochette qu’on suspend au cou des béliers. Du latin campana. - (06)
campaine, clochette de bestiaux. - (03)
campaine, n.f. petite cloche. Désigne surtout les cloches pendues au cou des ruminants et, ensuite de façon plus imagée des fleurs qui ressemblent à une cloche (jonquille, liseron des haies, fritillaire pintade). - (43)
campaine, s. f., cloche, clochette que ‘Ion suspent au cou des vaches et qu'elles font tinter en marchant. - (09)
campaine. Clochette qu'on met au cou des vaches, des vieux mots campane et campanelle, dérivés du latin campana. - (02)
campaiñne n.f. Cloche fixée au cou des vaches pour détecter leur présence. - (41)
campe (être tout), loc. etre raide et immobile. - (15)
campe. s. f. Posture, assiette, attitude ferme.— Tenir bonne campe, être assidu, tenir pied à son ouvrage, ne pas se laisser déranger, détourner par quoi que ce soit. De camper. - (06)
campène (C.-d., Br.), campaine (Y., Morv., Chal.), campenne (Y.). - Clochette suspendue au cou du bétail ; de campana, cloche. En vieux français on disait même campane ; le français actuel a campanile. - (10)
campène : une vieille bavarde - çà eune veille campène, c'est une vieille bavarde - (33)
campène : (Dial. et pat.), religieuse dévote, du latin campana, cloche, parce que les religieuses règlent toutes leurs pratiques quotidiennes sur l'appel de la cloche. - (04)
campène, bigotte. Du latin campana, cloche, parce que les dévots vont à toutes les messes. - (01)
campéne. Bigotte et aussi religieuse, parce que les gens du monde traitent de bigottes toutes les religieuses… - (00)
campenne. Cloche, plus souvent clochette ; au figure femme bavarde, dont la langue va comme un battant de sonnette. Autre sens figuré, bigotte ; sans doute à cause des religieuses dont tous les exercices sont régis au son de la clochette. Etym. campana latin, cloche. - (07)
camper. v. a. Appliquer, flanquer, jeter, lancer. Son cheval l’a campé par terre. Je lui ai campé un soufflet sur le nez. — Se camper, v . pronom. Se poser, se mettre. Je me suis campé devant lui. Il s'est enfin campé à l’ouvrage. - (06)
campeune - clochette qu'on attache au cou des vaches, du bétail en général. - Ine campeune c'â bein utile pâ ran que dan les bôs, dan les prai aito. - (13)
campeurnate : Intelligence, compréhension. « Je campends ren à ct'affâre », « T'as dan guère de campeurnate » - (14)
campigneulée, grosse quantité. - (19)
campin, qui ne marche pas droit. Dans l'idiome breton, kam signifie courbe, et penn tête. (Le Gon.) - (01)
campin, s, et adj., qui marche de travers, boiteus, bancal (comme une campaine, qui oscille pour sonner). - (09)
campin. : Qui ne marche pas droit. (Del.) Dans l'idiome breton, kampen signifie tête courbée. - (04)
campinhne : clochette placée sur le collier du cheval du meunier et annonçant son arrivée. A - B - (30)
campin-ne (na) : cloche (de vache) - (35)
campin-ne, s. f., sonnaille ou grelots. - (29)
campin-ne, s.f. prononcer cam-pin-ne. Faire la campin-ne ; se dit du raisin lorsque les graines commencent à grossir et que la grappe sous le poids se courbe vers la terre ; de "canpaine", petite cloche. - (28)
campo. Congé, liberté, parce que les écoliers vont « ad campos » quand ils ont congé… - (00)
camp-volant : bohémien. - (40)
camp-volant, n.m. nomade. - (43)
camp-volant, s. m., nomade, gitan, vagabond. - (29)
çan : (dém.) ça - (27)
çan : ça - (31)
çan minhne : (exp) ce qui est à moi - (27)
çan min-ne : ce qui est à moi - (31)
çan miñne, çan tiñne, çan lu ou çan li, çan nôte, çan vôte, - (41)
can ot, caneton, petit canard. - (03)
can otter, marcher comme les canards. - (03)
çan pron. dém. Cela, ça. - (41)
çan yeu pron. poss. le mien, le tien, le sien ou la sienne, le nôtre, le vôtre, le leur. Au pluriel il serait logique d'ajouter un s terminal. - (41)
çan, p. dém., ce, cela, toujours uni aus pr. poss. mien, tien, sien, en sous-entendant qui est. Çan mien, çan tien, çan sien, çan not', çan vot', çan leur : ce qui est à moi, à toi, à lui, à nous, à vous, à eus. « J'ai pris çan mien ; t'as çan tien ; ôl emporte çan sien ». - (09)
can’çon (on) : caleçon - (35)
canâ (on) : canard - (35)
canâ : Canal, fossé pour l'écoulement des eaux. - Canard, « Plieumer in canâ » : plumer un canard. - (14)
cana : canard - (31)
canâ : le canard - (33)
cana’ : canard. Syncope (classique) de canard. - (40)
canadâ : perche soleil. Parce que ce poisson est originaire d’Amérique du Nord. - (40)
canai (se). : Se heurter contre un obstacle qu'on ne voit pas, contre un angle, contre la carne ou les carneaux (Nicot) d'une muraille, par exemple. - (04)
canai, heurter, rencontrer une carne ou un angle. Par une singulière extension , l'on dit qu'un individu est canné (Châtillon) quand il ne regarde pas droit devant lui ou quand il louche. - (01)
canaille. f. s. Marmaille, bande de petits enfants, de gamins turbulents et criards. — Littéralement parlant, troupe de petits chiens. - (06)
canaillon (on) : rafle (maïs) - (35)
canaillon, canaillou. s. m. Terme injurieux. Canaille, personne malhonnête et méprisable. - (06)
canalou : marinier - (32)
canard. s. m. Bois de flottage tombé au fond de l'eau. - (06)
canau: (nm) caneton (« mon pt'iet canau ») - (27)
canbrenöte, sf. cabine ; maisonnette ; petite chambre ; hutte. - (12)
cancaillot : voir sauteriau - (16)
cancan, s. m., canard : « Hé! p'tiot, vois les cancans qui vont boire ». - (09)
cance. - Voir : Quance. - (10)
cance. Semblant. Al ai fait cance d'aillemer sai pipe, mâ i crois ben qu’a voulot mette le feu ai note meule de peille. - (08)
cancline : mouche jaune qui vit sous la queue des bovins. (C. T IV) - S&L - (18)
cancoaille, sf. hanneton. - (12)
cancoéne : hanneton - (32)
cancoêne, s. f., hanneton, - (29)
cancoillotte. Préparation nationale faite avec du fromage blanc séché, fermenté et fondu dans du beurre. Le pays d'origine de la cancoillotte semble être l’est du département, le canton de Selongey, peut-être la Haute-Saône. - (07)
cancoin, anémone des montagnes. - (11)
cancoin, s. m., lent. - (29)
cancoin. C'est l'ancien nom du hanneton . Au Moyen-âge on exorcisait les écrivains et les cancouanes. Les enfants de Beaune disent cancoise : Tâchons don voi de grouler (secouer) les tios (tilleuls) pour fare choué (choir) les cancoises... - (08)
Cancoin. Nom d’un marchand drapier de Dijon, si gros, pendant un certain temps, et si pesant, qu’il en avait peine à marcher… - (00)
cancoine : hanneton. (RDM. T IV) - B - (18)
cancoine, hanneton. - (11)
cancoine, n.f. hanneton. - (43)
cancoingné, vn. faire des cancans. - (12)
cancoire et cancouelle. : Hanneton. - (04)
cancoire ou cancoirne. Hanneton. - (02)
cancoirne : hanneton. - (40)
cancoirne : Hanneton. « Fare in melin de cancoirne », passe-temps enfantin des plus cruels ; il consiste à briser des pattes du hanneton et à fixer dans le moignon une grosse épingle qui devient une sorte de pivot autour duquel le malheureux insecte qui cherche à s'envoler tourne comme les ailes d'un moulin à vent. - (14)
cancoirne : voir cancouelle - (16)
cancoirne, s. f., hanneton. Dans la saison, les gamins en ramassent par tas, par sacs, et s'amusent parfois, le soir, à en jeter plein les boutiques. - (09)
cancoirne, s.f. hanneton. - (28)
cancoirre (C.-d., Br., Char.), cancoirne (Morv., Chal.), cancouelle (Morv.), cancouenne (Y.). - Hanneton, probablement de cancer (écrevisse), à cause des pinces du hanneton. - (10)
cancoiyote, fromage fondu. - (11)
cancorne : hanneton. - (22)
cancorne, cancoine, cancoille (ll non mouillées), cancouenne, cancouelle. Le hanneton. Au figuré on appelle cancoine une personne étourdie. Etym. hanneton vient de antenna. - (07)
cancouâgne – hanneton. – Tein, Tiennot mon anfant, aibuye tai ai fâre vôlai ceute cancouâgne qui. - Vôle, vôle, mai cancouâgne jeuque é nuages… - (13)
cancouanne : hanneton. - (23)
cancouârne (na) : lucane (cerf-volant) - (35)
cancouarne : hanneton. - (24)
cancouarne: hanneton. (A. T IV) (B. T IV) - S&L - (18)
cancouégneau : voir quinqu'gneau - (16)
cancouelle (n. f.) : hanneton - (42)
cancouelle (une) : un hanneton - (39)
cancouelle : hanneton. III, p. 42 ; IV, p. 26 - (16)
cancouelle, cancouenne. s. f. Hanneton. - (06)
cancouène : mot féminin désignant un hanneton - (33)
cancouenne : hanneton, vieille fille, bigote. - (25)
cancouenne : voir cancouelle - (16)
cancouère : hanneton. A - B - (30)
cancouerre : hanneton, volant le tour des arbres à l'abrondi - (26)
cancouignai - demander en se plaignant, en flattant, en flagornant. - Tein, voiqui le père Colas quoi qu'a vein don cancouignai, arré!... Lai Pierrette m'embête ; câ ine cancouine. - (13)
cancouin : anémone qui sert encore à teindre les œufs le lundi de Pâques. (E. T II) - B - (18)
cancouine : voir cancouelle - (16)
cancouine, femme qui se plaint trop et chanteuse d'église dont le chant est langoureux et semble larmoyant, - (11)
cancoyau. s. m. Homme qui nasille en parlant, à la manière de polichinelle. (Toncy). - (06)
cancuelle : hanneton. Leur vol lourd et maladroit faisait peur aux filles car ces gros insectes se prenaient quelquefois dans leurs cheveux. Les petits garçons leur mettaient un fil à une patte pour les faire voler comme un rustique cerf-volant. - (36)
candot. Étourdissement, syncope. An me r’semble qui vâs fâre le candot, signifie : il me semble que je vais me trouver mal. Cette expression est usitée dans les villages de la plaine. - (08)
candute : Conduite, « Mauvase candute » : mauvaise conduite, débauche. « Ageter eune candute » : renoncer à ses mauvaises habitudes, se ranger. - « Candute ou recandute de Grenoble », mauvais procédé qui consiste à poursuivre à coups de pierres des gens avec lesquels on s'est chicané ou battu et qu'on chasse du pays. - (14)
cane : « Fare la cane » : s'évanouir. « Alle ne vaudrait ren pa soigni les blessés, acheteu qu'alle voit du mau alle fa la cane ». - (14)
cane, s. f. échalas usagé et raccourci par de successifs épointages. - (15)
caneçon : caleçon - (31)
caneçon : un caleçon - (33)
caneçon, caleçon. - (11)
caneçon, s. m , caleçon. - (09)
canelli (se), v. r. se glisser frileusement dans le lit. - (15)
canellion (aller de), loc. aller en se dissimulant et en se courbant. - (15)
canepin : Calepin, « J'y ai marqué su man canepin » : j'en ai pris bonne note, je m'en souviendrai. - (14)
caner, vn. loucher. Caponner. - (12)
caner, vt. tuer en le « claquant » contre un mur un animal, agneau double, chien ou chat nouveau-né. - (12)
caner. Loucher. Etym. Caner, faire la cane (Littré£), signifie marcher comme une cane ; on aura, par une transposition hardie du propre au figuré, comparé la direction oblique du regard louche à la marche oscillante de la cane. - (07)
caner. v. n. Errer comme un chien. — Par extension et similitude, vagabonder, faire l’école buissonnière, la fûtaine, en parlant des enfants. Du latin canis. - (06)
canette : coiffe. V, p. 15-5 - (16)
caneule. Cornouille, fruit du cornouiller. Caneule est le mot patois devenu citoyen de Dijon avec beaucoup d'autres. - (07)
caneut : Mélange de vin, sans sucre, et de pain coupé en petits morceaux (On disait autrefois beurseureut). - (14)
caneyi (se), v. r. se glisser frileusement dans le lit ; se glisser en se dissimulant : se caneyi le long d'une haie. - (17)
canezas. s. m. Cadenas. (Percey). - (06)
canfasser : Confesser On dit d'une chose extrêment difficile à exécuter « y est le diabe à canfasser ! », c'est à dire il n'y a pas moyen d'en venir à bout. - (14)
canfassian : Confession. « An li arait donné le Ban Dieu sans canfassion », se dit d'une personne qui a toutes les apparences de l'honnêteté, mais n'en a que les apparences, d'une personne hypocrite. - (14)
canfiteure : Raisiné, confiture faite avec du moût de raisin « Eune reute de canfiteure, une tartine de raisiné ». Les confitures qui ont pour éléments tout autre fruit que le raisin ne sont pas des « canfiteures », ce sont des gelées. Voir ce mot. - (14)
canfouine : vieille maison. (LS. T IV) - Y - (18)
canfouine, s. f. taudis en désordre. - (15)
canfouire : maison mal tenue. (B. T IV) - Y - (18)
çanger (se), v. pr., changer de linge, de vêtements. - (09)
çanger, v. tr., changer, remplacer, modifier. - (09)
cangi : Congé. « Y est in vieux sordat (soldat), ol a fait deux cangis ». - (14)
cangrène : Gangrène. « I li est veni du mau dans la chambe, la cangrène s'y est mis, i va pt 'èt falla li coper » : il est venu du mal à la jambe, la gangrène s'y est mise, il va peut-être falloir la lui couper. - (14)
cani : Chenil, niche à chien. Au figuré : lit. « Allons les ptiets, au cani ! » : allons les enfants, au lit ! - (14)
cani, s. m. lit en désordre, grabat ; niche à chien. - (15)
cani, s. m. lit en désordre, grabat ; niche à chien. - (17)
cani, s. m., chenil : « Rentre Médor dans son cani. » - (09)
cani, s.m. chenil. - (28)
cani. Chien. Ce mot est composé directement du latin canis. - (02)
cani. s. m. Caneton, petit canard. Fait canas, au pluriel. Un cani, des canas. (Athie). - (06)
cania : dormeur, fainéant - (31)
caniche : Viande de mauvaise qualité. « J'ins marandé dans eune gargeute queva an nos a fait miji de la caniche » : nous avons mangé dans une gargote où on nous a fait manger de la viande de mauvaise qualité. - (14)
canichou : Petit boucher qui ne tue que des vaches maigres, des caniches. - (14)
caniforchon (à), loc. adv., à califourchon. - (09)
canigot. s. m. Escargot. (St-Sauveur). - (06)
caniquet. s. m. Toit à canes. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
çaniqui, loc, cela, ce qui est ici. - (09)
caniquiée. s. f. Chaumière, cabane en ruine ou de peu de valeur. — Se dit aussi, par analogie, d’une personne mal portante. - (06)
canire (na) : nid (pour les poules) - (35)
canit (on) - lapiniére (na) : clapier - (35)
canit (on) : gîte (du lièvre) - (35)
canivelle. s. m. Un des membres du corps humain. Il est tombé les quatre canivelles en l’air. Si je ne me retenais pas, je te briserais les quatre canivelles. - (06)
cankeûgni v. Cancaner, perdre son temps, commérer. - (41)
cankouâne : hanneton. (RDF. T III) - A - (18)
canne (faire) : embêter. - (44)
canne, sf. couenne. - (12)
canne, sf. surface d'un pré. - (12)
canneçon : caleçon - (39)
cannelle : petit robinet de bois. (A. T IV) - S&L - (18)
canne-major, s. f., tambour-major, militaire et civil. La canne joue un tel rôle dans les fonctions de cet homme grand, qu'elle a servi à le dénommer. La canne-major civile est de toutes les noces, de toutes les fêtes, surtout de toutes les promenades de cérémonie ; elle précède le tambour et le fifre, et livre son bâton enrubanné aus plus excentriques audaces de sa gymnastique. - (09)
canner (prononcez can-ner). v. n. Crier comme un canard. - (06)
canner, v. n. Plier sous le poids d’un ferdeau. Se dit ainsi peut-être, parce que, dans ce cas, on éprouve le besoin de s'appuyer sur un bâton, sur une canne. - (06)
cannesson, caleçon. - (19)
cannetilles. : Fils d'or ou d'argent tortillés sur du laiton. - Ornement interdit à certaine classe, et surtout aux servantes, par édit somptuaire de la municipalité de Dijon de 1580. - (04)
canneton. s. m. Hanneton. (Courgis, Auxerre, etc.). - (06)
cannette n.f. (de canner). Tresse de cheveux. - (41)
cann'son : (nm) caleçon - (27)
cano’ : caneton. - (40)
canolle. : Fruit du cornouiller, et canolai, cornouiller. (Del.) - (04)
canon n.m. Verre de vin. Le canon est une ancienne mesure de capacité des vins et spiritueux valant 1/8 de pinte et contenant 0,18925 litre. - (41)
canon : un verre, ou une fillette de vin (blanc ou rouge). Ex : "Eh Léon ! Té payes-t-y un canon ?" - (36)
canon, canonnier. s. m. Prunier de Sainte-Lucie. - (06)
canon, s. m. jambe de pantalon. - (15)
canon, s. m. jambe de pantalon. - (17)
canonner : repasser des coiffes, des guimpes et des manchettes avec des fers spéciaux. - (23)
canot (on) : caneton - (35)
canot, mouillé comme canant. - (03)
canot, s. m., petit canard, caneton. - (09)
canoter, v. intr., aller de ci et de là, marcher à la manière des canards : « Alle é prou gentite de figoure ; mâ, mon Dieu ! c'ment all' canote! » - (09)
canoter. Marcher comme les canards. - (02)
canots : canetons - (31)
canotte : grand roseau. - (24)
canottes, joncs creux croissant sur les bords des étangs. - (21)
canouche. s. f. et canouchon. s. m. Souche. - (06)
canoués. s. m. pl. Lieux d’aisances. De caner, chier, foirer comme les canes. (Courgis). - (06)
canouter. v. a. Synonyme de calouner. (Seignelay). - (06)
canoux, canouse. Celui, celle qui louchent. - (07)
canpagne, récolte d'une année ; faire une bonne ou une mauvaise campagne est faire une bonne ou une mauvaise année. - (11)
canpaingne, sf. campagne. - (12)
canpène, canpeune, clochette que l'on attache au cou des vaches, pour indiquer le lieu où elles paissent dans les bois. Il en est qui suspendent des canpène aux arbres de leurs vergers, pour les avertir de la présence des maraudeurs. - (11)
canquène (sans doute pour quantième). s. f. Laps de temps écoulé. Il y a une belle canquène, pour il y a longtemps, il y a très longtemps. (Percey). - (06)
canqueneuter, marcher difficilement en se balançant à droite et à gauche comme une cane. - (20)
canqueugne : personne qui gémit de tout. - (23)
canqueugni : agir avec paresse, perdre son temps. A - B - (30)
canquoin. Paresseux, lent. De canquoin on a fait le verbe canquouiner. - (02)
canquoirne, hanneton. - (03)
canquouin : Paresseux, lent à faire sa besogne. «T'as pas encore fini ? Què canquouin te no fa ! ». - (14)
canquouin, adj., lent, trainard, paresseus. - (09)
canquouine (na) : cancanière - (35)
canquouiner : Traînasser. « Causer en canquoumant» : parler lentement et d'un ton pleurard. - (14)
canquouiner, v. intr., paresser, traîner dans son travail : « O n' fait ran d' ben brave ; ô canquouine tout l' temps ». (V. Canquouin, p. l'orthogr.). - (09)
cansaïlle : Conseil. « J'ai pas faute (besoin) de cansaïlle ! ». - (14)
cansarver : Conserver. « Tiens v'la eune pièce de vingt sous pa fare la fête, seurement (seulement) tâche de la cansarver ». - (14)
cansio : conceau. (RDM. T IV) - C - (18)
canstrure : Construire. « Ol est bien chez liune dépeu qu'al a fait canstrure » : il est bien chez lui depuis qu'il a fait construire. - (14)
cansulte : Consultation, ordonnance du médecin. « Le madecin li a donné eune cansulte » : le médecin lui a donné une ordonnance. - (14)
çant an banneîre, çant an ceveire. Cent ans bannière, cent ans civière. Proverbe pour donner à entendre qu'avec le temps on peut déchoir de la plus haute noblesse, dont la bannière est une marque, comme la civière est une marque de roture et de pauvreté… - (00)
çant. Cent. On écrit çant devant une voyelle, çant écu, cent écus ; çan devant une consonne, çan fran, cents francs. - (00)
cante : Contre. On dit aussi cantre. - (14)
cantibouèle, sf. culbute. - (12)
canticle. Cantique, cantiques. A Paris, comme à bijon, le menu peuple change ique en icle… - (00)
canton : partie d'un bois communal réservée à chaque famille - (39)
cantonnai - fréquenter, venir souvent dans le même lieu. - Quoi qu'à venant don tôjeur cantonnai qui ? – To le monde cantonne por qui. - (13)
cantons : coupes de bois. Droit d'affouage. Permet à chaque foyer de la commune de cuisiner et de se chauffer sans contrainte. Les bénéficiaires pouvaient sous-traiter l'abattage et se faire livrer leur lot contre paiement ou autre service. Ex : "A c't'hiver, faut qu'j'allint aux cantons !" - (36)
cantou : Partie d'un champ clos de haies ou de murs où il n'est pas possible de faire avancer la charrue et qu'on doit cultiver à la pioche ou à la bêche. - (14)
cantra (se) : Se disputer, « I se sant cantra tote la vaillée ». - (14)
cantre : Contre. - (14)
cantredanse : Quadrille, danse très populaire dans nos villages. « Je vins danser eune cantredanse, fa me vis à vis ». - (14)
canuche. s. f. Souche de bois. - (06)
canuler. v. a. Ennuyer, fatiguer, harceler, asticoter. Voyons, est-ce que t’as, entrepris de me canuler ? Laisse-me tranquille. De canule, petit tuyau servant à divers usages. - (06)
canvartille : Rougeole des blés (melampyrum arvense). Plante qui croît dans les blés et dont la graine quand elle reste mêlée au froment donne une mauvaise qualité de farine. - (14)
canveni (verbe) : Convenir, « Y est conveni ». - (14)
cao, s.m. coup. - (28)
cap’té, v. n. action pour un oiseau d'abandonner ses œufs et son nid. - (15)
capan : Couard, capon. « Je te périe (parie) que je mante à la cuche (sommet) de ce peup 'lIe (peuplier). - Capan qui s'en dédit » : tu es un capon si tu ne le fais pas. - (14)
capaudis. s. m. Copeaux de menuiserie. (Vertilly). - (06)
câpe (n. f.) : tache, couche de saleté d'une certaine épaisseur (syn. câpiot) - (42)
cape : Manteau de femme non ajusté et dont on ne rabat pas le capuchon. - (14)
cape n.f. Chapeau de la gerbière. - (41)
capeline : Capeline. Coiffure que portent les femmes pour se garantir du soleil ; elle est faite de percale doublée, soit de carton recouvert de percale, elle est garnie d'un bavolet qui protège la nuque. - (14)
caper v. Recouvrir, bâcher. - (41)
capines. s. f. pl. Vieilles pantoufles. (Saint-Privé). — Voyez écapine. - (06)
câpiot (n. m.) : tache, couche de saleté d'une certaine épaisseur (syn. câpe) - (42)
capitau, s. m., capital. - (09)
capon, s.m. homme peureux. - (28)
caponer : Reculer devant le danger. - (14)
capot, s. m., mantelet à capuchon, volontiers de couleur lilas, ample, capitonné, élégant, que portaient jadis les laitières. Comme toutes les parties du costume traditionnel, le capot tent à disparaître. - (09)
caputse n.f. Capuche. - (41)
caquais, caquin, coquand. s. m. Œuf de poule. Dérivé de coque. - (06)
caque n.f. Excrément. - (41)
caqueillau : voir quinqu'gneau - (16)
caqueillot (n. m.) : moustique - (42)
caqueline Voir moutse bezaiñne. - (41)
caquelli, caqueuilli v. (d'une vieille racine expressive kak,que l'on trouve aussi dans caqueter). Décortiquer et croquer (une châtaigne cuite à l'eau) - (41)
caquellion, s. m. petit fût. - (15)
caquelon n.m. Casserole, marmite en terre cuite. - (41)
caquelot. s. m. Personne qui se dandine, qui se berce en marchant. - (06)
caquelotter, caquenotter. v. n. Se bercer, se dandiner en marchant. (Etivey). - (06)
caque-navette : (être) très petit, rabougri. (S. T IV) - S&L - (18)
caquer : aller à la selle - (32)
caquer v. Déféquer, chier. Voir tsier. - (41)
caquer, v. se dit d'un fond de pantalon qui tombe sur les jambes. - (28)
caquereau, caqueriau, cacuzeau. s. m. Coque de noix. - (06)
caquériau : sorte de fromage. (F. T IV) - Y - (18)
caqueriau : voir quinqu'gneau - (16)
caquériot, caquésiot, caquéyot. s. m. Cousin, insecte ailé fort incommode par son bourdonnement et ses piqûres. Joubert donne caqueriau. - (06)
caqueti, s. m. cabinet d'aisances. - (17)
caquetore. Caquetoire, fauteuil où l’on caqueté à son aise… - (00)
caquetore. : Sorte de fauteuil où l'on caquetait. - On dit aujourd'hui une causeuse, mais on ne caquette pas moins qu'autrefois. - (04)
caqueugnon n.m. Fruit ou individu resté nain. - (41)
caqueuille n.f. Coquille. - (41)
caque-yi des tsâtagnes : manger des châtaignes sans les éplucher et cracher l'écorce - (31)
caquéziau : voir quinqu'gneau - (16)
caqui : diminutif enfantin pour un oeuf. IV, p. 62 - (16)
caqui : petit œuf. - (05)
caquie. s. m. et caquiou. s. m. Chassie, matière gluante qui transpire des yeux, surtout pendant le sommeil. - (06)
caquien : œuf. (P. T IV) - Y - (18)
caquieux, euse. adj. Qui a les yeux chassieux. — S’emploie aussi substantivement. C’est un caquieux. - (06)
caquillan : Petit fût de contenance indéterminée, inférieure à celle du quartaut « In caquillan de vin blian ». - (14)
caquille : feuillette, tonneau d'une contenance de 114 à 136 litres - (31)
caquille, caquillon : (nf.nm) quarteau de vin - (27)
caquilli : caquilli des tsateugnes = manger des châtaignes sans les éplucher et en recrachant l'écorce. A - B - (30)
caquillon : quartaut de vin (moins de 60 litres) - (31)
caquillon n.m. Petite caque, fût d'une contenance supérieur à celle du barlot (tonnelet contenant la boisson d'une journée) et inférieure à celle du quartaut (57 litres). Au figuré, personne de petite taille. - (41)
caquillot : Grappe composée de plusieurs fruits dont le pédoncule s'attache au même point d'un rameau. « In caquillot de cheriges ». - (14)
caquin (n. m.) : œuf, dans le langage enfantin (avouèr l'caquin (être ivre)) - (42)
caquin : œuf. (F. T IV) - Y - (18)
caqu'naune : voir carcoue - (16)
caquœyion, s. m. petit fût. - (17)
caquot, caquotte n. et adj. 1.Bavard. 2. Bigot, cagot. - (41)
caquot. s. m. Noix. (Villechétive). - (06)
caquoux, -ouse adj. et n. Qui caque souvent, qui est barbouillé de merde. - (41)
çar : chariot à quatre roues. VI, p. 6 - (16)
cara, s. m. très jeune domestique. - (15)
cara, s. m. très jeune domestique. - (17)
carabi. s. m. Gros morceau de pain. (Puysaie.) - (06)
caraco n.m. Corsage ample à manches longues. - (41)
caraco : petit gilet, vêtement léger et court. - (36)
caracola : horizon au soleil couchant dont l'aspect permet de prévoir le temps du lendemain. A - B - (30)
carafé, giroflée. - (11)
carafée. s. m. Giroflée couleur de terre brûlée. ( Villeneuve-les-Genêts). — Ailleurs, ce nom se donne aux jalousies, à l’œillet-de-poète. - (06)
carailler, v. remuer des cailloux avec un pic, une pioche. - (28)
caraiyon : petite parcelle - (34)
caralé, v. n. réciter la formule commençant certains jeux d'enfants. - (15)
caraousse. s. f. Mauvaise viande, viande osseuse. De caro et os, ossa. (Chastenay). - (06)
caratte : Carotte. On dit plutôt careute ou carette. (Voir pastonnade). Carotte désigne plutôt la betterave fourragère ou à sucre. - (14)
caràyé, v. a. jeter une pierre au loin. - (15)
caràyer, v. a. jeter une pierre au loin. - (17)
caraÿon : petite parcelle - (34)
carbonade, s. f., tranche de porc, à griller ou grillée sur les charbons. Ce mets, très goûté, fait, avec le boudin, la base des réveillons. - (09)
carboulotte : voir comblette - (16)
carbounade : grillades de porc. - (40)
carcabia, s.m. pilori élevé sur la place publique pour l'exposition d'un délinquant ; le carcabia du Bourgneuf avait été démoli au début de la Révolution en 1792 ; la municipalité contraignit les auteurs du délit à le relever et à le repeindre à neuf. - (28)
carcailla. Mot formé par l'imitation du chant de la caille. On appelait jadis carcaillet des appeaux de caille. - (02)
carcaillet, s. m., appeau pour attirer les cailles. - (09)
carcaillote, s. f., caille. - (09)
carcan : Rosse, vieux cheval maigre. - (14)
carcancouelle. s. f. Hanneton. (Sainpuits). - (06)
carcari. s. m. Escargot. (Champignelles, Argenteuil). - (06)
carcassan : escargot. (VC. T II) - A - (18)
carcasser, v. tr., fatiguer, exténuer : « Par la nouége qu'i fait, v’là l’piéton qui nous éporte les lett' ; ôl é tout carcassé. » - (09)
carcasser. v. n. Babiller, caqueter à tort et à travers, comme une pie. (Chevillon). - (06)
carcassi v. Tousser, râler, cracher bruyamment. - (41)
carcasson. s. m. Escargot. (Savigny-en-Tèrre-Plaine). - (06)
carcelat : épervier mâle. Altération de « tiercelet » qui est le mâle, plus petit d’un tiers chez certains oiseaux de proie. - (40)
carcèle n.f. Vache de réforme. - (41)
carcelle : (nf) vieille vache - (27)
carcelle : vieille vache - (31)
çarcher son pain, sa vie, loc , mendier. (V. Aller aux portes). - (09)
çarcher, v. tr., chercher. - (09)
carciau. s. m. Carcasse. Un dindon maigre comme un carciau. - (06)
carciné : Calciné. « La cuisenière a laichi carciner san reuti ». - Halé par le soleil, « Ol a les brés carcinés ». - (14)
çârcle n.m. Cercle. - (41)
çarcle, s. m., cercle : « Thouma a bouté tous ses gardes à ses touneaus ». - (09)
carcois, charcois, charcouet. Creux à la base de l’occiput, nuque du cou. - (06)
carcoue : une poule malade fait la carcoue. III, p. 63-p - (16)
carcouiner. v. n. Nasiller. (Merry-la-Vallée). - (06)
carcuchot, s.m. sorte de petit pain fait avec les raclures de la maie. - (28)
carcul : Arithmétique. « Ol est le premé en carcul » : il est le premier de sa classe en arithmétique. - Suppositions, prévisions, « Ol a fait in mauvâ carcul » : il s'est trompé dans ses prévisions. - (14)
carcuyöt, sm. docteur de village ; faiseur d'embarras. - (12)
cardinau : Cardinal. « Ol est roge c'ment in cardinau ». - (14)
cardoux, cardeur de laine. - (03)
cardze n.m. Variante charolaise de carge, caruge, carrouge ou carron. Tous ces termes dérivent du vx.fr. carroge, du bas latin quadri ruga, (ruga = chemin bordé de maisons) carrefour, croisée de quatre chemins, place. On doit y rattacher l'acardzi. - (41)
cardzot n.m. Groupe de personnes rassemblées sur le cardze ou ailleurs. Ce mot a été forgé par l'Atelier de Patois de Sivignon et adopté aussitôt par ses membres. Il peut avantageusement remplacer forum, chat, réunion, atelier, séminaire, assemblée. - (41)
cardzotâdze n.m. Action de discuter. - (41)
cardzotâilli v. Discuter sans efficacité, vainement. - (41)
cardzoter v. Discuter, débattre. - (41)
cardzoteux, -euse n. Personne qui aime les discussions, les débats. Participant à un cardzot. - (41)
cardzotrie n.f. Discussion, conversation, débat. - (41)
care. : (Dial.), chair (du latin caro). Dans le vieux français, care signifiait visage (Lac.), d'où l'expression se carrer, c'est-à-dire se regarder avec complaisance. - (04)
carefor. Carrefour, carrefours. - (00)
carein-me, s. f. , le carême. Carein-me a été dit dans un autre sens: « Pro feminariun fluxu pêriodico dicitur. » On comprent l’allusion à ce moment d'abstinence. - (09)
careler, v. raccommoder les souliers. - (28)
careloux, s.m. savetier. - (28)
carëmage, céréales que l'on sème vers l'époque du Carême. - (11)
carémages. En effet, ils se font à l'époque du Carême. - (09)
carêmes (Les), s. f. pl. Les semailles des orges et des avoines, sans doute parce qu’elles coïncident avec le carême. (Savigny-en-Terre-PIaine). - (06)
caressi v. Caresser. - (41)
çarf, sm. cerf. - (12)
çarfö, sm. cerfeuil. - (12)
çarger, v. tr. charger, couvrir. - (09)
cargœ ou carge, s. m. petite place : s'assembler sur le cargœ. - (15)
cargœ, s. m. petite place : s'assembler sur le cargœ. - (17)
carillon : cœur du fruit. En parlant de la pomme ou de la poire : « Mordre jusqu’au carillon ». Certains disent « creûillon ». - (40)
carillon, sm. bavardage, potin. - (12)
carimentran, s. m., carême-entrant, fin du carnaval. - (09)
carimentran. Carnaval. Vieux mot carêmentrant, comme qui dirait entrée en carême. - (02)
carimentrant, carnaval. - (03)
çarimonie, s. f., cérémonie. - (09)
çarimonies. s. m. pl. Façons, manières, cérémonies. Un faiseux de çarimonies. - (06)
caristade. s. f. Aumône. — Mauvaise farce, danse malséante. Il y a évidemment entre cette dernière acception et la première une relation nécessaire, le métier de farceur, de bateleur, de danseur, étant une des mille manières de mendier, de provoquer la caristade. Voyez caristaud. - (06)
caristaud. s. m. Homme de peu de consistance, de peu de valeur, qui mendie, qui demande la charité, la caristade. Du latin charitas. - (06)
carkhuelle : voir cancouelle - (16)
carlé*, v. a. tresser d'une manière spéciale un fouet de chanvre. - (15)
carlet et carelet, s. m., petite mesure d’eau-de-vie servie dans les hôtels et les cafés. - (09)
carlot : noix. - (24)
carlot : noix. (BD. T III) - VdS - (18)
carlot. s. m. Cheval vieux et maigre. (Saint-Sauveur). - (06)
carlottier : noyer. - (24)
carmai. Carmel. Le Mont-Carmel dans la Palestine. - (00)
carmantran*, s. m. carnaval. Coure carmantran, se déguiser à carnaval. - (15)
carmantrant n.m. (de Carême entrant) Mannequin de paille trimballé pour Carnaval et brûlé ensuite. - (41)
carmentran (abréviation de carême entrant) : mardi gras - (31)
carmentran, cairmentran (C.-d.), carimentran (Br.), carimentran ou galimentran (Chal.). - Pour carême entrant (commençant), c'est -à-dire fin du carnaval. Carmentran est un personnage populaire en Bourgogne ; c'est une personnification du carnaval représenté par un mannequin bourré de paille et revêtu d'un costume quelconque, de vieux habits couverts d'oripeaux, principalement accusé de toutes sortes de crime imaginaires. Après avoir été promené le jour du mardi gras dans toutes les rues de la ville, le lendemain on lui met le feu au... dos et on le jette à l'eau. Littré cite Carême-prenant ; à comparer aussi avec levieux français galimafré. - (10)
carmentran, m. Carnaval (littéralement carême entrant, début du carême). Coure carmentran, se déguiser à Carnaval. - (17)
Carmentrant : (NP) Mardi-Gras - (27)
carmouche (na) : éternuement - (35)
carnage, sm. putréfaction. - (12)
carnassi, carnéchi v. Rendre un son de fêlé en toussant. - (41)
carnaval : Masque, personne masquée. « Core carnaval » : se déguiser le Mardi-Gras. - (14)
carnaval, adj., terme de mépris, péjoratif. - (29)
carnaval, au pluriel carnavals. Masques, gens déguisés au moment du carnaval. - (07)
carnavau n.m. Personnage déguisé pour Carnaval. - (41)
carnavau, s. m., carnaval. S'applique également à une personne masquée : « Oh! c'ment ôl é gôné ! Y é, ma fi ! eun biau carnavau !» - (09)
carnaviau (un) : ridiculement accoutré. « Gôné c’ment un carnaviau » : mal habillé, déguisé comme au Carnaval - (40)
carnaviau : une personne déguisée pour carnaval - (33)
carne : charogne. - (05)
carne n.f. Vache maigre. - (41)
carne, s.f. vieux cheval. - (28)
carne. Mauvaise viande. Ton bout de bœu ast dur quement de lai carne. - (08)
carnéchi v. Voir carnassi. - (41)
carnechon : partie de l'essieu avant d'un char sur laquelle pivote l'aiguille. A - B - (30)
carneuté : tirer à soi, resquiller. (RDM. T IV) - C - (18)
carneuté, vt. n. faire manger indûment à son bétail, principalement aux moutons, le pâturage ou la récolte d'autrui. - (12)
carnia. C'était un petit lavoir couvert, d'une construction fort ancienne, situé sur la Bouzaize, dans la partie actuellement couverte qu'on appelle « avenue de la République. » On y accédait par la rue du Lieu-Dieu... - (08)
carniau n.m. (du v. fr. carnel, créneau). Gros nuage sombre et menaçant. - (41)
carniau. s. m . Soupirail de cave. (Vertilly). - (06)
carniaud : cumulo-nimbus, nuage orageux - (26)
carnicher. v. n. Jouer aux billes. (Armeau). - (06)
carnié, carnassière, gibecière. - (11)
carnier (on) : cartable - (35)
carnio : gros cumulus d'orage. A - B - (30)
carofée, sf. giroflée. - (12)
carogne : (nf) (dans les jurons) charogne - (27)
carogne n.f. Charogne : insulte lancée à une bête rétive ou agressive. Une bête crevée se dit tsarogne. - (41)
caroiche, cabouèche. s. f. Caboche, tête, cervelle. (Sermizelles). - (06)
caroler, v. n. réciter la formule commençant certains jeux d'enfants. - (17)
carölou, sm. [carreleur]. cordonnier. - (12)
câron, sm. coin du feu. - (12)
carotte : betterave A - B - (30)
carotte : (nf) betterave - (27)
carotte : betterave - (31)
çarotte : petite voiture à deux roues. VI, p. 6 - (16)
carotte n.f. Betterave fourragère. - (41)
carotte rodze n.f. Betterave rouge. - (41)
carotte, s. f. betterave à salade. - (17)
caroute, s. f. betterave à salade. - (15)
carpaille, petits poissons. - (03)
carpaille. Petite carpe d'empoissonnement. - (02)
cârpe (na) : carpe - (35)
carpe à l'éperon : voir picasse - (16)
carpenion : capitule de la bardane - (31)
carpiot : carpe - (32)
carquelin : civet préparé avec la fressure du cochon. (A. T II) - D - (18)
carquelin : Craquelin, espèce de gâteau sec. « La manman est au moulin, elle apportera in carquelin… ». Vieille chanson. Voir au mot bardolé. - (14)
carquelin : les abats ensanglantés du cochon destinés à être cuisinés - (33)
carquelin, s. m., craquelin, sorte d'échaudé sec, que certains trempent dans leur café au lait. - (09)
carquelin. s. m. Cartilage des oreilles. (Bagneaux). - (06)
carquelle : hanneton. (P. T IV) - Y - (18)
carquelle. s. f. Hanneton. - (06)
carqueuille. s. f. Personne sans probité. - (06)
carquille, feuillette à porter l'eau. - (03)
carquillon, 1/2 feuillette à porter l'eau. - (03)
carraco : genre de veste féminine, portée autrefois - (26)
carrai (se), se carrer, c.-à-d. s'admirer dans sa tournure ou dans ses habits. - (01)
carrailli v. Lancer avec force (une pierre). Ce verbe pourrait avoir un rapport avec les carreaux d'arbalète. - (41)
carre - coin, retrait, angle d'une chambre, de travers. – Ci nos embaraisse cequi mets le don voué lâvan dan le carre. - En met cequi dan in carre, to bonnement. - De carre en coin. - (13)
carre (de), loc. adv., de côté, de travers. Paroles de carre ; regarder quelqu'un de carre : « Je n' vas pu l’vouer ; ô m'a métu d' carre » (mis de côté). - (09)
carre (du feu), s.m. caisse (de forme carrée) pour mettre le bois destiné à être brûlé. - (28)
carre (faire la), loc. regarder sournoisement, méchamment, en coin. - (17)
carre : Coin. « Va te siter au carre du fu » : vas t'asseoir au coin du feu. « De carre en coin » en diagonale. - (14)
carre, coin ou refuge anguleux. - (03)
carre, coin. Tô po le carre de lai velle. (Dial. franç. et borg. ) - (01)
carre, n.m. coin (au carre du feu). - (43)
carre, s. m. coin. Espace réservé. - (15)
carre, s. m. coin. Espace réservé. De carre en coin, en diagonale. - (17)
carre, s. m., coin, angle, foyer. Nous disons : le jeu des quat carres pour : le jeu des quatre coins. - (09)
çarre. Cendre, cendres… - (00)
carre. Coin. - (02)
carre. s. f. Angle, côté, face terminée carrément. La carre d’une rue. La carre d’un bois. Les quatre carres d’une table. Se coiffer de carre. Du latin quadra. - (06)
carré. Terme pour désigner des plantes aquatiques. Du latin carex qui spécifie l'une d'elles. - (02)
çarre. : Cendre, et çarrier, cendrier. – Le patois redoublait volontiers la consonne finale en faisant disparaître la consonne précédente ; Il substituait .volontiers aussi à la syllabe en la voyelle a, comme on le voit ici et comme on peut l'observer dans les verbes prarre ou parre, pour prendre, et éprarre, pour apprendre. - (04)
carreau (on) : vitre - (35)
carreau n.m. Vitre. - (41)
carreau, s. m., pierre. Sens absolu. Ce n'est pas sans surprise qu'on entend dire : « Ol a jeté des carreaus dans mes vitres ». Nous avons recueilli : « va à la ruine du châtiau ; ma y é por y prendre des carreaus por son mur. » - (09)
carrée (la), s. f., tente, logette en toile, parfois en planches, construite pour abri sur le bateau et le radeau. - (09)
carrée (lai), la, principale, voire la seule pièce d'une habitation ; maison où il y a un peu de désordre. - (20)
carrée, s. f., pièce où l'on se tient le plus souvent. - (29)
carrée. Ce mot désigne dans la langue correcte la couronne ou s'attachent les draperies d'un lit (Littré) ; nous l'avons étendu a la chambre, puis à la chambrée, enfin à la maison et à la maisonnée. - (07)
carrée. s. f. Nom donné par les mariniers de l’Yonne à la cabane de leurs bateaux, à cause de sa forme quadrangulaire et de sa couverture plate ou légèrement bombée. - (06)
carrenô. Petit coin. Voyez Quarre, dont carrenô, qu'on pourrait écrire quarrenô, est un diminutif. - (00)
carrenô. : Petit coin, diminutif de carre. - (04)
carrer (se), v. pr., se ranger, se mettre de coté. - (09)
carrer v. Enfoncer, placer solidement. - (41)
carreuchi (se) : Se lancer des pierres, des mottes de terre ou tout autre objet. - (14)
carriât, s. m., charrette à quatre roues. - (29)
carrillon n.m. Très petite parcelle de terre. A Suin, on dit cacrellon. - (41)
carrochi – câler : jeter - (35)
carroge : croisement de chemins. Pour Carrouge, de carrum : lieu où passent les charrettes. Et chez nous un quartier. - (40)
carroir. s. m. Terrain vague au bord d’un chemin. (Diges). — On dit aussi carroi, carroué. Dans une foule de communes, il existe des climats portant une de ces dénominations. - (06)
carron (on) : brique - (35)
carron*, s. m. vitre, carreau de verre. - (15)
carron, s. m. vitre, carreau de verre. - (17)
carron. s. m. Coin, fragment de carre. — Carron de pain, morceau du chanteau, dans lequel il y a plus de croûte que de mie. Voyez carre. - (06)
carrosse. s. m. Garde -genoux d’une laveuse. Se dit par ironie, par antiphrase. - (06)
cârroué (n. m.) : carrefour - (42)
carrouge : carrefour. III, p. 16-i - (16)
carrouge. s. m. Carrefour, endroit où plusieurs rues, plusieurs chemins viennent aboutir. - (06)
carruge, place vague, plâtre. - (03)
càrtâble (C.-d., Chal.).- Gibecière, portefeuille en carton ou en cuir, dans lequel les écoliers placent leurs livres et leurs cahiers et qu'ils suspendent à leur cou par une courroie, comme un baudrier…. - (10)
cartable : Sac d'écolier. « Mens totes tes affâres dans tan cartable ». - (14)
cartable, s. m., sorte de grand portefeuille en carton, dans lequel l'écolier met ses cahiers et ses livres. - (09)
cartager (v. int.) : cartayer, conduire une voiture de façon qu'une des ornières soit placée entre les roues, pour éviter les cahots - (42)
çartain : Certain, sûr, « Je n'en sus pas çartain » : je n'en suis pas sûr. - (14)
çartaln. Certain, certains. - (00)
cârte (na) : carte - (35)
carteau V. quarteau. - (03)
cartée, s. f., quartier, gros morceau : « Y ét eun fameus goulu ; ô vous mainge des cartées d' pain !... » - (09)
carteger : monter une côte en zigzaguant. (LS. T IV) - Y - (18)
cartelot, quartelot. s. m. Quartier de pain. (Courgis). — Dans le commerce de bois, on appelle quartelot , une sorte de planche de bois blanc ayant trois fois épaisseur d’une volige champagne. - (06)
cartheranche. : Partie équivalant à la quartemesure d'un tout. Franchises de Rouvres, 1357. - (04)
cartille. s. f. Morceau, tranche. Une cartille de pain. - (06)
cartin, quartain. s. m. Petite corbeille d’une contenance déterminée, dans laquelle on donne l’avoine aux chevaux. - (06)
cartotse n.f. Cartouche. - (41)
cartouchlle, s. f. pomme de terre. - (15)
caruge. Pâturage communal. - (02)
çarvèle, sf. cervelle. - (12)
çarvelle, s. f., cervelle, intellect. - (09)
câs (faire) loc. prêter attention à. - (41)
casaquin, habillement de femme. Les Bretons disent keseghen (Lep.) pour jupe. - (01)
casaquin, s. m., camisole, courte et sans manches Se prent fréquemment, au fig., pour le clos : « Attens ! j' vas t'en flanquer su l' casaquin ! » - (09)
casavé : caraco. - (23)
Cascaret : nom de mulet. VI, p. 16 - (16)
cascaret. Jeu de cartes national dans lequel le valet de trèfle, qui est la figure principale se nomme cascaret. Etym. cascaret, vieux mot désignant un homme de mine chétive (Littré). - (07)
caser. v. n. Terme du jeu de billes. Action d’envoyer sa bille au but ou contre celle de son partenaire, et de l’atteindre, de la choquer, de la frapper plus ou moins raide. - (06)
casias et câsis. Présure : lait caillé renfermé dans l'estomac d'un veau. On le conservait dans des vessies suspendues, jusqu'au moment où l’on devait s’en servir pour faire prendre le lait dans la fromagerie. Ce mot patois vient en droite ligue du latin caseus. - (08)
casiau, s, m., vessie. Celle de veau sert à la confection de la pressure pour faire prendre nos bons fromages blancs des Bordes. - (09)
casiau. Pressure pour faire coaguler le fromage ; du latin caseus, fromage. - (02)
casiau. s. m. Membrane de la caillette du veau, présure, qui sert à faire cailler le lait. Du latin caseus, fromage. - (06)
casieau, présure. - (03)
caso. Terme injurieux, de l'italien cazzo. - (02)
cass’roule : casserole - (31)
casse (a bref), adj. Durci. Pain casse. Terre casse. - (06)
càsse (C.-d., Morv., Br., Chal., Char.), caisse ou quesse (C.-d., Y.). - Poêle à frire, du bas latin cassa, poêlon. Désigne aussi un bassin à longue tige servant à puiser de l'eau. A rapprocher de fricasser, qui semble une contraction de l'expression : frire dans la casse, et de casserolle qui en est un diminutif. En Bourgogne, les tétards de batracien sont appelés aussi queues de casse, en raison de leur forme (quouquaisse en patois de la Côte et de l'Yonne, où casse se prononce également caisse ou quaisse). Voir plus loin ce mot. - (10)
casse (cuesse) : poêle à frire - (34)
cassé (être). Avoir une hernie. L'expression ne s'explique que par les connaissances fantastiques que les gens du - (07)
casse (la vatse se) : (vb) la vache est prête à vêler - (27)
casse (na) : poêle (casserole) - (35)
casse (queue de), têtard de grenouille. - (03)
casse : (nf) poêle à frire - (27)
câsse : Caisse, boîte. « Eune câsse de savan » : une caisse de savon. - (14)
câsse : Cassé. « Ce varre est câssé » : ce verre est cassé - (14)
cassè : casser - (33)
casse : poêle - (26)
casse : poêle à frire - (31)
casse : poêle à frire - (32)
casse : poêle à frire. - (40)
casse : Poêle à frire. « Teni la quoue de la casse » : avoir la responsabilité de l'affaire, par allusion à celui qui prend la queue de la poêle pour tourner l'omelette. - « Coue de casse » : têtard, jeune grenouille. - (14)
casse et caisse est le synonyme de poêle à frire et l'augmentatif de casserolle. Les casses en fer battu servaient à faire des omelettes et les casses en cuivre jaune, a confectionner la bouillie... Dans le Morvan, une casse est un bassin à puiser de l'eau. Queue de casse est le nom patois du petit batracien appelé têtard : il ressemble en effet à un poëlon. - (08)
casse, n.f. poêle à frire. - (28)
casse, n.f. poêle à frire. - (43)
casse, poêle à frire. - (03)
casse, poêle à frire. - (11)
casse, s. f., poêle à frire : « T'as breûlé ma casse en f'sant ton om'lette. » On trouve ce mot dans une partie du v. fricasser, et le verbe entier semble contenir la contraction de frire dans la casse. - (09)
casse, s. f., poêle à frire, à long manche. - (29)
casse. L'endroit où, parlant des irrévérences à la messe, il est dit que ceux qui les commettent « airon de lai casse », donne à entendre que le Seigneur les « cassera » aux gages, les privera de ses grâces. - (00)
casse. Poêle à frire, de capsa. Nous appelons « queue de casse », la grenouille à l'état de tétard, à cause de sa ressemblance avec une poêle. - (02)
casse’roule : (nf) casserole - (27)
casse-croûte. s. m . Gourmand, fainéant, qui mange plus qu’il ne gagne. - (06)
cassée (la vatse est) : vache prête à vêler - (31)
cassemeusse, sm. f. individu sournois, roublard. - (12)
cassemindien. s. f. Câlin, flatteur, hypocrite, qui parle autrement qu’il ne pense, qui parait ce qu’il n’est pas. C’est sans doute une altération de comédien. (Poilly-sur-Serein). - (06)
casser - r'lichi : glisser - (35)
câsser : casser, briser. « Ol a cassé eune assiètte ». - Faire mal, « J'ai cheu, i m 'a bien câssé » : je suis tombé, cela m'a bien fait mal. - (14)
casseure : Fracture d'un membre. « O s'est déteurdu le pi, an ne sait pas si o s'est fait eune entôrse ou eune casseure » : le pied lui a tourné, on ne sait pas s'il s'est fait une fracture ou une entorse. Au figuré grande fatigue. « Reposer la casseure » : c'est rester longtemps au lit après un travail fatiguant. - (14)
cassie. s. f. Sachée, plein sac. (Rogny). - (06)
cassiette (n. f.) : casquette - (42)
cassiette (une) : une casquette - (39)
cassine : petite pièce à l'arrière des granges qui pouvait servir d'écurie - (34)
cassine, maison mal tenue. - (20)
cassine. s. f. Masure, cabane tombant en ruine ; vieille brebis, brebis maigre et malade. - (06)
casso : tête. - (23)
casson : (nm) petit tas - (27)
casson : petit tas (en particulier de fumier que l'on dépose dans les prés avant de l'étalé) - (34)
casson : petit tas de foin - (31)
casson, catson n.m. (anc. fr. quacier, compacter). Petit tas (de fumier). - (41)
casson, n.m. tesson de verre. - (43)
cassot : casserole - (26)
cassroûlade n.f. Action consistant à casser les pieds à son interlocuteur. - (41)
cassroûler v. Casser les pieds. En français familier on trouve le verbe bassiner, parfait équivalent. - (41)
cassûre, fracture, hernie. - (11)
castafoure, sf. prison ; bouge ; fond de cave. - (12)
castagne. s. f. Brebis, moutons réunis en certain nombre. (Percey). — Voyez bergasse. - (06)
castille : pierre servant de fondant pour le minerai de fer. VI, p. 15-3 - (16)
castiller. v. a. Quereller, chercher noise, chercher castille. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
castonade, cassonade, sucre brut de canne. - (11)
castonade, s. f., cassonade. - (09)
casuel - fragile.- En fau fâre bein aitention cair c'â tot ai fait casuel ; c'â de lai vaisselle, et pu de porcelaigne encore !... – Te sai, c'â en verre, qu'en n'é ran de pu casuel. - (13)
casuel, adj., cassant, fragile : « O li a baillé des bagues. N'empôche ; y et eun amoureus ben casuel. » - (09)
cat (terrain), argileux, compact. - (03)
cat. Qui est comme la terre glaise, compact. Pour terre glaise, nous disons terre grasse. - (02)
cat’yi, s. m. cabinet d'aisance. - (15)
catale : (nf) crotte de chèvre - (27)
catale : Crotte. « Des catales de lapin ». - (14)
catale : crotte. En particulier les crottes sèches restées à l’arrière-train des bovins, caprins. Catole en Suisse. - (40)
catale : denrée de petite taille - (34)
catale, n.f. crotte de chèvre. Désigne aussi familièrement la chassie des yeux (il a les yeux catalous). - (43)
catale, s. f. crotte de chèvre, de lapin. - (15)
catale, s. f. crotte de chèvre, de lapin. - (17)
catalé, v, n. se dit d'objets tombant en cascade et en crépitant. - (15)
cataler : (vb) crotter - (27)
cataler, v. n. se dit d'objets tombant en cascade et en crépitant : le vent fait cataler les prunes. - (17)
catales, fientes de mouton. - (03)
catales, s. f., crottes de chèvres. - (29)
catalle n.f. Crotte de chèvre ou de lapin. On dit plus souvent keurtelle. - (41)
cataller v. Faire des petites crottes rondes comme celles des chèvres ou des lapins. Alle avance autant à causer qu'eune tseuvre à cataller. Elle parle très vite. - (41)
catalloux adj. Crotté. - (41)
catalon, s. m. petite pomme avortée. - (15)
catalon, s. m. petite pomme avortée. - (17)
catalou : crotté. L’option de terminaisons en « ou », au masculin, n’interdit pas d’admettre le féminin en « ouse » - (40)
catalou(ze) : (adj) crotté(e) - (27)
catalou, crotou : crotté - (31)
catamoise. s. f. Fille. Se dit le plus souvent en mauvaise part. Ainsi , à Auxerre, il y a quelque 80 ans, il n’était pas rare d’entendre une mère irritée traiter sa fille de catamoise. - (06)
catan : Grumeau. « T'as pas bien démôlé ta boulie, aile est tote en catans » : tu n'as pas bien délayé ta bouillie, elle est toute en grumeaux. Vieux français, caton. - (14)
cataplâme : Cataplasme. « In cataplâme de pain mâchi (mâché) », remède de bonne femme contre les meurtrissures. - (14)
cataplame, s. m., cataplasme. - (09)
catarine, beûzaiñne (moutse) : (nf) cantharide, mouche « plate » - (27)
catarine, s. f., cantharide : « O li a métu des mouches catarines ». A mettre à côté des mouches catholiques des Berrichons. - (09)
catau, s. f., fille de mauvaise vie. Est aussi, comme catin, le nom de la poupée d'enfant. Diminut. de Catherine. - (09)
cataud : marchand de chèvres qu'on voyait surtout l'hiver vêtu de leur peau de loup et qui allait de marché en marché pour acquérir les chèvres trop vieilles. - (23)
cataurelle crômée (n. f.) : tartine de beurre recouvert de confiture ou de chocolat - (42)
Cataut : none de mule. VI, p. 16 - (16)
câtch : une carte à jouer - (33)
catéchime, s. m., catéchisme. - (09)
catécime, catéchisme. - (03)
catégorie, s. f. grand nombre, grand choix. - (15)
catégorie, s. f. grand nombre, grand choix. - (17)
Cateigna. Le maréchal de Catinat. - (00)
catelle : Redingote. « Ol a mis sa catalle de noce ». - (14)
cater, v. tr., jeter, lancer, pousser. - (09)
catessime : Cathéchisme. « As-tu-bien appris tan catessime ? ». Au figuré, dire à quelqu'un son « catessime », c'est lui dire son fait. « Attends voir y est ma que va li dire san catessime ! » - (14)
catharine Voir moutse pyate. - (41)
catharreux, aléatoire, qui ne réussit pas toujours. - (20)
catherinette. s. f. Couturière, fille qui a coiffé sainte Catherine. - (06)
catîche, s.f., poupée de chiffons. - (29)
catichimeux. s. f. Enfant qui fréquente le catéchisme. - (06)
catin (n. f.) : extrémité supérieure d'un sac de grain, au-dessus du lien - (42)
catin, cataut. s. f. Poupée ; femme de mauvaise vie. A Saligny, le nom de catin se donne aussi quelquefois à un petit agneau, sans doute parce qu’on joue avec lui comme avec une poupée. - (06)
Catin, nom propre, Catherine. - (28)
catiner. v. n. Jouer à la poupée, faire, habiller des poupées. - (06)
catinier. s. f. Petit garçon qui aime à jouer avec les filles, à la poupée. - (06)
catio, s. m., plat, pot, vase. - (09)
catio. Plat. - (02)
catissime (le) : catéchisme - (35)
çatje, sm. cercle. - (12)
catoles n.f.pl. (de caton). Excréments secs qui pendent au derrière des vaches. - (41)
catôlicle pour catholique. : Le peuple parlait ainsi chez les Parisiens comme chez les Bourguignons. Il en était de même pour nombre de terminaisons en ique: bouticle, canticle, musicle, etc. - (04)
catôlicle. Catholique, catholiques. - (00)
caton (à), loc. adv., à quatre pattes, à la manière d'un chat ; « L'boun houme, ô marche à caton pour obuyer son p'tiot ». - (09)
càton (Br., C.-d., Chal.), casson, quiaisson (Morv.). - Portion de matière agglomérée, caillot de sang, de lait, ou grumeau de farine ; vient du même mot en vieux français, lequel avait la même signification et venait du latin coactus, pressé, resserré. - (10)
caton (on) - gremeau (on) : grumeau - (35)
caton : (nm) grumeau - (27)
caton : grumeau - (26)
caton : grumeau - (31)
caton : grumeau de farine. - (23)
caton n.m. Grumeau. - (41)
caton : boulette que l’on trouve dans une pâte mal délayée. (CH. T II) - S&L - (18)
caton, grumeau de farine, - (11)
caton, n.m. grumeau. - (43)
caton, s. m. grumeau (vieux français) ; personne grosse et malhabile. - (17)
caton, s. m. grumeau ; personne grosse et malhabile. - (15)
catonné : (p.passé) en grumeaux - (27)
catonné : en grumeaux - (31)
catonner v. Faire des grumeaux. - (41)
catons, s. m., grumeaux qui se forment dans toute farine par suite d'humidité, ou parce qu'elle est mal délayée. - (09)
catons. Grumeaux qui se forment dans la farine ou dans le plâtre. Ecafouille (écrase) ben lai fareune ; sans celai an y aîrot des catons dans lai bouillie. À Autun, l’on dit cassons ; à Valenciennes on dit mâtons, d'où le verbe matonner, appliqué à la bière dans laquelle il se forme des caillots. Les Berrichons emploient comme nous le verbe catonner... - (08)
catoue : voir carcoue - (16)
catrôchye, s. m. pomme de terre (allemand kartoffel. Italien tartufolo. Latin terrae tuferem, truffe de terre). - (17)
catrofle. Pomme de terre. - (02)
catrouille : pomme de terre. (A. T IV) - S&L - (18)
catrouille, catrouçhye : pomme de terre (rare) - (27)
catrouille, pomme de terre. - (03)
catse-col n.m. Cache-col, écharpe. - (41)
catsette n.f. Cachette. Dzuer à la catsette : jouer à cachecache. - (41)
catsi (se) : cacher (se) - (31)
catsi : cacher - (34)
catsi v. Cacher, musser. - (41)
catson (à) : (loc adv) en cachette - (27)
catson (à) : en cachette - (31)
catson d’iau (à) : avec très peu d’eau - (27)
catson, casson n.m. (a.fr. quacier, compacter) Petit tas (de fumier). A Suin on dit feumron. - (41)
catsottî n. et adj. Cachottier. - (41)
catssette : cachette - (34)
cattale. Fiente de mouton. - (02)
catte, carte. - (19)
caublin (A). Locut. adverb. A califourchon. Porter un enfant à caublin. (Migé). - (06)
caucluche : Cabriole. « Fâre la caucluche » : faire la cabriole, cul par-dessus tête. - (14)
caud, caude : dont la queue a été rognée. II, p. 12-15 ; III, p. 35-2 - (16)
caue (d’à). Locut. interrogat. D’à cause ? Pourquoi ? C'est un synonyme du qu' avis de la Puysaie. - (06)
caugnon. s. m. Petit souchon de bois. Du latin cauda. - (06)
caule, bonnet. Abrégé du latin cuculla, sorte de capuchon. - (01)
causer (se), v. se fréquenter. - (43)
causer : parler - (35)
causer v. Parler. Dz'vos en cause pas ! Je ne vous en parle pas ! - (41)
causer. Bourguignon dans l’expression suivante : « Venez me causer un de ces jours, je vous expliquerai toute l’affaire. » Nous devrions dire : « Venez causer avec moi. » - (07)
causette : Conversation, causerie dans l'intimité. Aux veillées lorsque les garçons vont « voir les filles » (leur faire la cour). La fille de la maison admet à tour de rôle chacun de ses amoureux à lui faire la « causette » à l'écart. Cet usage est toléré par les parents. - (14)
causou (ze) : (adj) bavard (e) - (27)
causou : Bavard. « Causou à la jornée » : bavard qui cause sans s'arrêter, comme s'il était payé à la journée pour le faire. - (14)
causou, adj., causeur, bavard. - (09)
caussai et cossai (se). : Se heurter. - (04)
causu ou quausu : Quasi, presque « I est causu né » : il est presque nuit. - Bientôt, « T'as pas causu fini ? » : Tu n'as pas bientôt fini ? - (14)
caut, couaut (du latin caulus). s. m. Abri. Se mettre caut, à caut, à couaut, à la caut, à la cauïaut, se mettre à l’abri. Les formes couaut, cauïaut et mieux, selon nous, cauïau, semblent préciser davantage qu’on se met à l’abri de la pluie, de l’eau, de ïau. - (06)
caute (au) : se mettre à l'abri de la pluie - (26)
cautère n.m. Lierre (jadis considéré comme un cautérisant). - (41)
cautère, n.m. lierre. - (43)
cauti : tresse de noisetier servant à faire des paniers, de la vannerie - (26)
cautin. adj. Cauteleux. (Vassy-sous-Pisy.) - (06)
cautires (les) : coussins frontaux qui sont placés sur les têtes des bœufs attelés - (31)
cauver. v. n. Causer. - (06)
cavale (à), à califourchon. - (20)
cavalerie. s. f . Race, espèce chevaline. La Puysaie élève, nourrit une belle cavalerie. - (06)
caveûlant : le camp volant, les gens du voyage, les gitans - (33)
caviron. : Petit caveau. (Del.) - (04)
cavo : un épis de maïs égréné - (33)
cavon, caveron. s. m. Petit caveau en contrebas d’une cave. - (06)
cavran : Caveau, coin de la cave où sont les vieilles bouteilles. - (14)
cayan ou caillan: Porcelet, jeune porc. - (14)
cäye : (nf) truie - (27)
caye caya, chant de la caille (onomatopée). - (11)
càye, adj. avare, égoïste. Ne s'emploie qu'au féminin : ah ! quelle est càye ! - (17)
càye, adj. avare. Ne s'emploie qu'au féminin : ah ! Qu’elle est càye ! - (15)
cayen. Terme injurieux, analogue au vieux mot pied plat. Il faut le rapprocher de cayement, employée dans un acte bourguignon de 1392 avec le sens de gordia, « d'homme quérant et demandant l'aumône. » Cayement a formé caymender, mendier, d'où nous sont venus quémander et ses dérivés. On a appelé cayemende et calemende, une grossière étoffe, rayée de couleurs vives, comme les vêtements des cayements et des bohémiens. (V. Coire et Gordiâ.) - (08)
cayenne (à) : dépotoir - (35)
càyi, s. m. lait caillé. - (17)
cäyon : (nm) porcelet - (27)
ça-yon : porcelet - (31)
càyon, s. m. porc, en langage plaisant. - (15)
càyon, s. m. porc, en langage plaisant. - (17)
cayouté quelqu'un, lui jeter des pierres. - (11)
cazuel, fragile, qui se casse facilement. - (11)
cbàpouter (C.-d., Chal., Char.), cbapoter (Br., Y.), chaipouter (Morv.). - Couper un objet maladroitement, le morceler, le tailler à tort et à travers. En menuiserie, cbapoter signifie dégrossir une pièce de bois avec une plane. Ce mot peut se rapprocher de chaponner, dérivé probablement de castrare... D'autre part, le vieux français possédait le verbe cbaploier signifiant frapper rudement, sabrer, tailler en pièces, et cbaploteis, massacre, carnage. Quant au cbapoutou ou cbapouteur, c'est celui qui chapoute, et le cbapoutoir est le billot sur lequel on chapoute. - (10)
cCombaisson, petite combe. - (20)
cé : Cerf, lucane (coléoptère). - (14)
ce qu’y en vout dère, loc. n'importe quoi : il répondit ce qu'y en vout dère. - (15)
ce qu'y en vout dœre, loc. n'importe quoi : il répond ce qu'y en vout dœre. - (17)
cé. Ces, pluriel du pronom démonstratif ce. En bourguignon comme en français, on écrit ces devant une voyelle, « ces anfan », qu'on prononce « cez anfan », ces enfants. - (00)
cecle. : Cercle. Cecles és cues, cercles aux cuves. (Franchises de Salmaise, 1265.) - (04)
cégüe : Cigüe. (cicuta virosa). « Eune trope de cegüe » : une touffe de ciguë. - (14)
cégueri : céleri. (F. T IV) - Y - (18)
céguéri. s. m. Céleri. (Coulours). - (06)
ceindre (d’la) : cendre - (35)
celai. Cela. - (00)
celé (En) locut. adv. A l’abri. Etre en celé, se mettre en celé, être à l’abri, être à couvert, se mettre à l’abri, se mettre à couvert, être caché. Du latin celari . — Voyez encelé. - (06)
célébrale, adj., Cérébrale : « Ol é parti d'eune fieûve cèlèbrale. » - (09)
cellâte, pronom démonstratif, celle-ci, celle-là. - (29)
cemetière, s. m., cimetière. - (09)
cemnée : voir chamiée - (16)
cen - çan : ça - (35)
cen : Cela. « Veux-tu laichi cen » : veux-tu laisser cela. « Ça, c'ment ci c 'ment cen » : comme ci, comme çà. - Ainsi, « Y est bin c 'ment cen » : c'est bien ainsi. - « Cen minne » (pronnocez min-ne) : ce qui est à moi ; « Cen tin-ne » : ce qui est à toi ; « Cen sin-ne », ce qui est à soi. « Chéquin cen sin-ne » : chacun ce qui lui appartient. - (14)
cen, çan ; cinqui, cintii ; cela, ceci (du latin "ecce-hoc"). - (28)
cencitrou. s. f. Sorte de pâtisserie grossière. (Armeau). - (06)
cendré : Marchand de cendres. Autrefois, le « cendré » faisait régulièrement sa tournée dans les villages pour acheter les cendres de bois destinées à la fabrication de la soude et de la potasse. - (14)
cendrei, s. m., cendrier, drap qu'on étend sur la cendre dans le cuvier à lessive. - (09)
cendrou : éboueur - (32)
cenelle et cinelle. : (Dial.), baie rouge de l'aubépine. - (04)
cenelles, senelles, cynelles ou sinelles, baies du houx ou de l'aubépine. Ce mot, très-employé dans le Châtillonnais, vient du latin coccinellus, à cause du rouge éclatant de ces fruits. - (01)
cenise, cendres. Les Bourguignons disent encore carre. - (01)
cenise, s. f., cendre encore chaude. - (09)
cenise. Braise fine, cendres chaudes que l'on met dans une chaufferette pour faire un couvot. En espagnol ceniza ; en wallon cenez. Du latin cinis. - (08)
cenise. s . f. Cendre rouge d’un foyer ardent. De cinis. (Perrigny-les-Auxerre). - (06)
cènre, cendre ; cènrë, cendre lessivée. - (11)
cen-re, cendre. - (19)
cenre, sf. cendre. - (12)
cenres - cendres. - Voiqui des cenres que serant joliment bonnes pour fâre lai bue. - (13)
cenres - cendres. - Voiqui des cenres que serant joliment bonnes pour fâre lai bue. - (13)
cent coups (être és), loc. être sous le coup de l'émotion et de l'anxiété. - (17)
centaiñne n.f. Centaine. - (41)
cent-côs : Voir à cô - (14)
centime, s. f., centime : « Ta ch'tite afàre, à n' vaut pas tant seulement eune centime ». - (09)
cêoclle, cercle. - (03)
cepandan. Cependant… - (00)
cèque, ceiquïe. s. m. Cercle. (Menades). - (06)
cequi - ceci, ça. - Vô fairâ cequi demain. - (13)
cequi, pr. dém., ceci, cela, ça : « Y é c'ment c’qui que t’ t'éranges?... » - (09)
céqui, pr. dém., ceus-ci, ceus-là. - (09)
cerce. Roue horizontale du pressoir, qui fait corps avec la vis ; c'est sur elle que s'enroule la grosse corde dévidée par la grue. - (08)
cercœur. s. m. Cercueil. - (06)
cerège. s. f. Cerise. - (06)
cerégier. s. m. Cerisier. (St-Germain-des-Champs). - (06)
cerfu, s. m. cerfeuil. - (17)
ceries, et cerillier - cerises et cerisier. - Ces ceries qui daivant éte bonnes ; â côtant deux so lai live. - Les cerilliers sont to blian de fleurs ; i pourons fâre du flian to note content. - (13)
ceriseil : un cerisier - (33)
cerisi, s. m. cerisier. - (17)
cerizi, s. m. cerisier. - (15)
cerkiè : cercler une roue, on dit aussi châtré - è fô qu’jièl chez l'maréchô fère cerkiè eune roue, il faut que j'aille chez le maré­chal-ferrant faire cercler une roue. - (33)
cèrner : (vb) prendre le repas du soir - (27)
cerner : manger le soir après la veillée - (31)
cernon : petit repas terminant une veillée. - (23)
cerson. s. m. Cresson. (Ghigy). - (06)
certain et çartain. Se dit d'un fruit intact, dont la conservation est assurée. I m'en vâs trier nos poueires : an mettrai dans lai meureire cettées-qui qui sont çartaines. - (08)
certèn, se dit d'un fruit intact, surtout à l'intérieur ; un fruit n'est pas certèn quand il recèle un ver, de la pourriture. - (11)
cérusiau : sureau. (F. T IV) - Y - (18)
cérusien. s. f. Médecin, chirurgien. - (06)
ces qui - ceux-ci et celles-ci. - Ces qui vô servirant bein mieux que ces lai. - Ces qui ou ces lai, ci ne me fait ran du to. - (13)
ces-les, ceux-ci, ceux-là. - (28)
cesse, sf. utilisé dans l'expression töt sans cesse, tout de suite. Voir maintenant. - (12)
c'est le bruit que fait un ronfleur et surtout un agonisant. Il a formé le verbe patois rancoter. Ronc : ronfler, en gaëlic ; roncar en espagnol. N'y a-t-il pas quelque relation entre rancot et ancou ? Emile Souvestre a parlé de l’ancou, fantôme de la mort chez les Bretons. (V. Lousine). - (08)
cete pour cette. : Pron. démonst. - On s'occupait assez peu des genres dans le patois. Aussi prononçait-on s'te soit pour le masculin, soit pour le féminin. - (04)
cetine : Celle-là. Voir au mot : S'te. - (14)
c'étoo. C'était, c'étaient…. - (00)
cetu qui, cetée lai - celui-ci, celle-là. On dit également Cetu qu. - C'â cetu qui qu'en vô fau prenre, tenez. - Vô m'aiporterâ cetu lai : a me pliai bein. - (13)
cetu-la : Prononcez stu. Celui-là, voir au mot S'te. - (14)
cetu-lai. Celui-là… - (00)
ceû, çu : (nm) ciel - (27)
c'eucarde : Cocarde. « Eune c'eucarde de canscrit». « Cen li va mieux qu 'eune c 'eucarde » : c'est pour lui une bonne aubaine. - (14)
c'eucbelin : Porter quelqu'un à « c'eucbelin » : le porter sur son dos, à califourchon. - (14)
c'euche : Coche, entaille. « Fare eune c’euche su l'ouche » : faire une coche à la taille du boulanger. - Petite armature en métal garnissant la pointe du fuseau, « Feler à la c 'euche ». - Cosse de pois. - (14)
c'euchin : Coussin, oreiller. - (14)
c'eûc'lle : Couvercle. « Le c'euc'lle de la marmite ». On dit maintenant le bouchon. - (14)
c'euffre : Coffre. « In c'euffre à avouène » : un coffre à avoine. - Caisson de voiture, « As-tu mis le licou (licol) dans le c'euffre ? ». - Poitrine, « Ol a in ban c'euffre ». - (14)
ceugnat : qui discute pour ménager ses intérêts lors d'une transaction - (34)
ceula : dernier d'une portée - (34)
c'eulaire ou c'eulère : Culière. Pièce du harnais d'un cheval. Au figuré : courbature dont sont atteints les travailleurs longtemps courbés vers le sol, en particulier les moissonneurs. « Porté à ac'eulère ». - (14)
c'eulat : Jeune oiseau le plus chétif de la couvée, le dernier éclos, le dernier né d'une famille nombreuse, « Y est Jean qu'est le c'eulat ». - (14)
c'eulique : Colique. « Ol a treu miji de melan, cen li a foutu la c'eulique » : il a trop mangé de melon, cela lui a donné la colique. - (14)
ceulotte : culotte - (34)
ceum’tire (on) : cimetière - (35)
ceume, cheume : sommet - (31)
c'eûmer : Sommeiller. « Van dan te couchi puteu (plutôt) que de c’eûmer au carre du fû (au coin du feu ) ». - (14)
ceumtére : le cimetière, on dit aussi cemtére - (33)
ceum'tié : cimetière - (39)
ceumtöre, sm. cimetière. - (12)
ceupe : (nf!) cep de vigne - (27)
ceupe : cep de vigne - (31)
ceupe, s. f. cep. Diminutif ceupellion. - (15)
c'eupie : Assignation, « L'ussier (huissier) li a foutu eune c'eupie ». - (14)
ceupon, s. m. lourde souche ; personne grosse et maladroite. - (15)
c'euqmâlâ : Nom patois du jeu de colin-maillard. Le jeu s'ouvre par cette formulette « C 'euqmâlâ d'vins'tu ?- de Rome. - Qu 'apportes-tu. - In plien sa de pommes. - Queva ce qu 'est ma pa ? - Au cu du rena, étrape ce que te pourras ». - (14)
c'euquâle : Soupière, « Eune c'euquâle de faïence ». - (14)
c'euquin : Coquin, « Ol a la mine d'in c'euquin » : il a la mine d'un malfaiteur. - Adressé aux enfants, c'euquin devient un terme d'amitiés. « Donne-moi voir cinq sous, ptiet c'euquin » : donne-moi la main petit coquin. - (14)
c'eurate : Curette, espèce de palette en forme de spatule faite le plus souvent d'un mince morceau de bois et dont se servent les ouvriers agricoles pour nettoyer leurs outils et détacher la terre collée à leurs chaussures. - (14)
ceurde : courge - (34)
c'eûre : Cuire, « Fare c’eûre eune marmite de tapines » : faire cuire une marmite de pommes de terre. - Cuire une fournée de pain : « Si an ne veut pas miji du pain treu deu (trop dur) i faut c’eûre totes les semain-nes ». - « Charchi à c’eûre » : chercher aventure, chercher bonne fortune. - (14)
c'eure : Cure, presbytère. « La c'eure est to près de l'égllige ». - (14)
c'eurieux : Curieux, « Eune c 'eurieuse histoire » : une histoire extraordinaire. - Désireux, « Je n'en su pas c’eurieux » : cela ne me fait pas envie, je n'en ai cure. - (14)
ceurvalle (na) : cervelle - (35)
ceusse (les), pr. dém., ceus : « J’vouerons ben les ceûsse qui veinront ». - (09)
c'eutan : On dit d'une vache qu'elle a « le c'eutan » quand une de ses côtes, la dernière ne vient qu'à moitié des autres. - (14)
c'eutare : Cautère, « Fare l'effet d'in c'eutare su eune chambe de beu » : ne faire aucun effet. - (14)
ceute - cet et cette. - Ceute homme que vos é vu m'è aipri bein des nouvelles. - Al an entrepris ceute ovraige pour deux jors. – Devant un nom masculin commençant par une consonne on dit ce. Très souvent on abrége ceute en disant c'te, ou c't' ; ainsi c'te robe, c't'autel. - (13)
c'eûte : Côte. « Avoi les c'eûtes en lang » : être paresseux, se plier difficilement au travail. - Monticule, « La c’eûte des Roleux (nom de lieu) ». - (14)
c'eute : Fournée de pain, « Je vins avoi des ovrés (ouvriers) c'te semain-ne i faudra fare eune greusse c'eute ». - (14)
c'eutillan : Cotillon, jupon, «Alle a égailli (déchiré) san c'eutillan ». - (14)
c'eûtis : Côtelettes de porc. Quand on tue le cochon, il est d'usage de donner à ses proches voisins « In c'eûtis, in noud a peu in treu de boudin ». Voir ces mots - (14)
ceveire. Civière. - (00)
ceviée. s. f. Civière. (Menades). - (06)
cevire, s. f. brouette. - (15)
cevire, s. f. brouette. - (17)
ch' lu, s. m., bougeoir de cave en fer torsadé. - (29)
ch' tit : mauvais. Egalement : avare. Ex : "C't'houmme-là, c'est du ch'tit !" On peut même ajouter : "Ch'tit, fini ch'tit !". C'est en quelque sorte un superlatif. Il peut aussi arriver (et ça s'est vu), que la femme soit ch'tite. - (36)
ch' vau : cheval. Quoique le plus souvent on élevait et attelait les "j’mens". Ces animaux, quand ils devaient être plusieurs pour un charroi étaient attelés en flèche (jamais en couple). Un homme spécialisé promenait l'étalon dans la campagne, pour la bonne cause. - (36)
ch’cou, s. m. hoquet. - (15)
ch’line. s. f. Chenille. (Poilly-sur-Serein). - (06)
ch’mi de far : chemin de fer. - (25)
ch’min (on) : chemin - (35)
ch’ni (s) : poussière, balayures. - (40)
ch’nille (na) : chenille - (35)
ch’not, chenot. s. m. Chenet. - (06)
ch’nôve (du) : chanvre - (35)
ch’tel. s. m. Cheptel, qu’on devrait prononcer chetel , mais que partout on prononce ch' tel. - (06)
ch’ti (on) – ch’tchia (na) – ch’tia (na) : crapule (petite) - (35)
ch’ti : chétif ou coquin. - (40)
ch’ti lait, p’tit lait : petit-lait, sérum - (31)
ch’ti, ch’tite : petit, petite - (31)
ch’tit, ch’tite (pour chétif, chétive). adj. Qui est dans un état de maigreur et de santé à faire pitié. — Au figure, avare, ingrat, méchant. - (06)
ch’tit’té : mauvaise manière, sottise, malice, « crasse ». - (40)
ch’tivité (d’la) : crapulerie - (35)
ch’vau (on) : cheval - (35)
ch’vaûchi : chevaucher - (35)
ch’vet (on) : chevet - (35)
ch’veu (on) - pouet (du) : cheveu - (35)
ch’ville (na) : cheville - (35)
ch’villi : cheviller - (35)
châ (d’la) : chair - (35)
châ (d'la) : viande - (35)
châ (on) : char - (35)
châ (on) : voiturée - (35)
châ : Espèce de colle dont faisaient usage les tisserands. - (14)
châ, s.m. char. - (28)
châa : chariot. (TSO. T III) - D - (18)
chaate, sm. poutre de charpente. - (12)
chabat : Sabbat. La croyance aux sorcières et à leurs rendez-vous nocturnes existait encore dans nos villages il n'y a pas très longtemps. - (14)
chabine. s. f. Housse de collier en peau de mouton. De chabin, mouton. - (06)
chabler. v. a. Abattre des fruits à coups de perche, à coups de gaule. (Bléneau). - (06)
chabou*, s. m. petit hangar. - (15)
chabouéchi, chatbouécheri. subs. m. Chauve-souris. (Domecy - sur-le - Vault, Etivey). - (06)
chabouiller. v. a. Emmêler. Chabouiller les cheveux. (Vertilly).— Jaubert donne chaboulé , ébouriffé. - (06)
chabrake, extravagant. - (11)
chabraque, adj. d'esprit changeant, aventureux. - (17)
chabrô (faire), ajouter du vin rouge au bouillon de viande. - (29)
chabro (faire), exp. ajouter du vin rouge à un bouillon de viande. - (43)
chac (faire), s. intr., rater : « Y ét eun fameus chassou ; à tôs les cops son fusil fait chac. » - (09)
chacane. s. f. Viande. (Arcy-sur-Cure). - (06)
chacharougne : qui a un caractère désobligeant, contredisant tout. - (23)
chacnugî : Déchiqueter un objet, le couper maladroitement en morceaux informes. - (14)
chacon. s. m. Enveloppe épineuse de la châtaigne. - (06)
chacou. s. m. Gros couteau. Du bas latin chicia hache, cognée. (Tronchoy). - (06)
chacouéner, chacoiner, chagoiner. v. a. Chapoter, enlever des copeaux d’un morceau de bois. De chacou, gros couteau, ou de chacia , hache, cognée. - (06)
chacueugne. pron. ind. m. et f. Chacun, chacune. (Athie). - (06)
chadjon, sm. chardon. - (12)
chadon, chardon. - (20)
chadrat, ate. adj. des 2 genres. Grand et fluet, sec, maigre. (Percey). - (06)
châdron, chaiseron. s. m. Ustensile en terre percé de trous pour faire égoutter les fromages. (Armeau). - (06)
chadron. s. m. Chardon. (Argentenay). - (06)
chadronnet. s. m. Chardonneret. - (06)
chael. : (Dial.), dérivation du latin catulus et signifiant le petit d'un animal. - (04)
chaesdre, v. prononcer cha-es-dre ; tomber (latin "cadere") ; chaesdre en Artevalde, peut-être en souvenir de la défaite d'Artevelde à Saint-Omer en 1340. - (28)
chaesre, s.f. prononcer cha-es-re ; chaise ; la chaise à sel est la chaesre à sao. - (28)
chafau, s. m. échafaudage pour faciliter un travail. - (17)
chafau, s. m. échafaudage. - (15)
chafaud : grenier à foin. Ill, p. 31-r - (16)
chafaud, s. m., grenier au-dessus de la grange. - (09)
chafauder (v. tr.) : agacer, exciter un animal au moyen d'un bâton ou d'un objet quelconque, afin de le déloger - (42)
chafauder : battre un arbre avec une perche pour faire tomber les fruits (les noix). Mais aussi, plus malicieusement lutiner, secouer, battre. Usage large. Ex : "Si té continues, té vas t'fée chafauder vieux lougaïon !" - (36)
chafauder. s. m. Harceler, tourmenter. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
chaffaut : lucarne au-dessus d'une grange (utilisé aussi à Nicey). - (44)
chafô, échafaudage, - (11)
chafoïn, grêle, menu. En italien eaffo, moindre, impair, plus petit que les autres... - (01)
chafoin. : Petit, frêle. lDel.)- Lacombe donne à ce mot le sens de laid et de mine maigre et repoussante. - A Genève, chafouiller signifie manger sâlement comme un petit enfant. – Chafoin répond à l'italien cattivo, qui signifie chétif, à moins qu'on ne préfère le mélange de chat et fouin, c'est-à-dire d'apparence sournoise et grêle. - (04)
chafrignard. adj. Déplaisant, grognon, peu endurant, ce qu’on appelle un mauvais coucheur. - (06)
chafrignat : d'un appétit délicat. (F. T IV) - Y - (18)
chafrignier. s. m. Difficile dans le manger. (Plessis-St-Jean). — Voyez Poqueux. - (06)
chagnan : Centaurée jacée (centaurea jacea) « Le chagnan est in ban fourrage ». - (14)
châgnard (adj.) : dur coriace, en parlant d'une viande - (42)
châgnard : personnage incommode, dur (comme le chêne), entêté. Ex : "Toun' houme, ma fille, c'est du châgnard ! N'a rin à lui die." - (36)
chagnard. adj . Dur, coriace (Etais). — A Villiers-Saint-Benoît, s’emploie substantiellement et signifie bois revêche, homme rechigné, d’un caractère difficile. - (06)
châgne (petiet) : Petit chêne. Germandrée Macéré dans le vin, on en fait une sorte d'apéritif. - (14)
châgne : Chêne (quercus) « Le châgne des Reppes », chêne colossal de la forêt de Bragny. « Le châgne corbe », chêne penche qu'on voit au bord du chemin qui va de Mancey à Etrigny. - (14)
châgne : chêne. - (40)
châgne : le chêne - yè d'beaux châgnes dans not'bô des Creûchères, il y a de beaux chênes dans notre forêt des Crochères - (33)
châgne : chêne. Arbre royal et respecté. - (36)
châgne, chêne. - (11)
châgne, n.m. chêne. - (43)
chagne, s. m., chêne. - (09)
châgne, s.m. chêne. - (28)
châgne. s. f. Chêne. Ç’t’ année, gna ben de l’égland su les châgnes. - (06)
châgniau. s. m. Petit chien. - (06)
chagnon : gros cou. - (24)
châgnon : nuque. Attribué aussi à l’articulation de l’âge de la charrue sur l’essieu. - (40)
châgnon de cou, s.m., nuque. - (29)
chagoiller. v. a. Chatouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chagreigne. s. m. Chagrin. (Ménades). - (06)
chagrillot, chagriot, chastouillot. s. m. Action de Chatouiller, chatouillement. — On dit faire Chatouillot , faire chagrillot, pour chatouiller. - (06)
chagrin (être), loc. avoir du chagrin : il était tellement chagrin qu'il faisait peine à voir. - (17)
chagrin (être), loc. avoir du chagrin. - (15)
chagrognat. adj. Difficile. (Bagneaux). - (06)
chai (ê), sm. chat. S’emploie comme adjectif avec le sens d'envieux, désireux, gourmand. El a chai de peu de chöse. - (12)
chaî : Chair, viande. « Ce poulot est bien en chaî ». - (14)
chai : chat. - (44)
chai ou ché : Char, voiture à roue, hauteur d'un char, « In ban chai de foin. - Y est bin greu, cras tu qu'i passera ? Oh in chai de foin y passe bin ! ». - Le chai au roi David ou le chariot » : la Grande Ourse. - (14)
chai, chat. - (20)
chai, v. n. tomber, choir. Chai à bas, loc. tomber à terre. - (17)
chaibôtte, danse usitée en Bourgogne. C'est sans doute la javotte. - (01)
chaibotte. : Espèce de danse, la javotte. (Del.) - (04)
chaiche : Chasse, « Ol est to le temps à la chaiche, padant qu'o co (court) après le fricot le pain se caiche » : pendant qu'il perd son temps à la chasse la misère s'installe chez lui. - (14)
chaichi : Chasser, « Padant les vendanges an n 'a pas le temps de chaichi ». - (14)
chaichot, chéchot (pour fachot). s. m. Petit sac. (Girolles). - (06)
chaichou : Chasseur, « Y est in ban chaichou ». « J'ame autant le lièvre au chin qu 'au chaichou » : cela m'est bien égal, je m'en désintéresse. - (14)
chaïcle. s. f. Chasuble. (Ménades). - (06)
chaîcon - chaîncon : chacun - (35)
chaidion : un chardon - (33)
chaidion : un gamin qui remue, qui embête - (33)
chaîdon. s. m. Chardon. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chaie (n. f.) : chaise - (42)
chaifaud, sm. échafaud. - (12)
chaifaudé, vt. échafauder. - (12)
chaigrelöt, öte, adj. maigrichon ; sans force. - (12)
chailemie. Flûte champêtre… - (00)
chailemie. : Flûte (du latin calamus, roseau). - (04)
chailla : paille de maïs. - (24)
chaillard, dur, filandreux. Ce mot s’applique aux légumes. (Y. Cbeillas et écholer.) - (08)
chaillé : lait caillé. Ex : "Té doun’ras l’chaillé au couchon". - (36)
chaillot. s. m. Chaseron, moule à fromage. (Accolay). - (06)
chailloter : lancer des pierres. (F. T IV) - Y - (18)
chaillotte. s. f. Caillotte, menu caillou, menue pierre. - (06)
chaillottière. s. f. Amas de menues pierrailles dans un champ. De chaillotte, petit caillou, et du latin calculus. (Saint-Denis-sur-Ouanne). - (06)
chaillou, s. m. Caillou. - (06)
chaillouter. v. a. et n. Jeter des pierres, des cailloux. (Villeneuve-les-Genèts). - (06)
chaimainge. : Chemise. - (04)
chaiminge, chemise. Dans le latin du moyen-âge on trouve camisia, id est tunica interior. (Ducange.) - (01)
chaimiô (ai), loc. a quatre pattes. - (12)
chainge. Change, changes, changent. - (00)
chaingé. Changé, changez, changer. - (00)
Chaingenai. Nom propre corrompu de Saint-Genès, San-Genesius… - (00)
chaingisse. Changeasse, changeasses, changeât. - (00)
chaingne, sm. chêne. - (12)
chaingnon. s. m. Chaînon. (Sommecaise). - (06)
chaîn-ne (na) : chaîne - (35)
chain-ne, s. f., chaîne. - (09)
chaintéa, en français chanteau, morceau réservé d'une chose. —Dans la distribution du pain bénit, une part était toujours réservée au seigneur... - (01)
chaintea. : Portion réservée de pain ou de gâteau - La chante ou jante est une partie, une fraction de la roue. - (04)
chaintre, n.f. terrain. Genre variable, le plus souvent féminin. - (43)
chaintre, pré proche la maison. - (03)
chaintre, s. f., chemin autour d'une pièce de terre, ceinture. - (09)
chaintre. Nous avons beaucoup de champs portant ce nom. Il désigne des terres placées autour de la maison, et vient de cinctura, comme formant une ceinture. - (02)
chaipais - chapeau. - En li é beillé in joli chaipai pou ses étreunes. – Mouai, i me contente de mon chaipais de peille. - (13)
chaipé : un chapeau, on dit aussi châpiô. - (33)
chaipechô. : Coupe-chou. Couperet à hacher les herbages. (Del.) - (04)
chaipecô (prononcez chépecheu), coupe-chou, couperet à hacher les herbages. - (01)
chaipia rond. Vaste chapeau de femme à bords très développés. II était ordinairement de feutre gris mais il y en avait de blancs pour les riches vigneronnes. Un proverbe très ancien avait cours à Vignolles, Gigny, Chorey et autres villages : quand an fait du brouillard su Corton, prends ton chaipia rond. Le chapeau rond, dont le prix était assez élevé, remplaçait le parapluie lorsqu'on allait travailler dans les vignes : on s'en servait encore communément il y a un demi-siècle. - (08)
chaipiâ, chapeau. - (11)
chaipiau (on) : chapeau - (35)
chaîpifô, bonnet de fou. - (01)
chaipifô. : Bonnet de fou. (Del.) - (04)
chaippe - espèce de hangar au dessus duquel il y a un fenil où l'on serre paille, fagots, etc. - Vos raingerâ l'orche et lai charrue sô lai chaipe, et pu vos monterâs les cheillots de faivioles â dessus. - (13)
chaîque : chaque - (35)
chaîqueune - chaînqueune : chacune - (35)
chairboliai - sâlir, tacher, la figure surtout.- Ma n'ailé pâ sorti queman cequi, vos ête to chairboliai. - Oh, le petiot chairboliou ! - (13)
chaircuitier, chertuquier. s. m. Charcutier. - (06)
chaire : Chaise, « Site te, vla eune chaire » : assieds-toi, voilà une chaise. - « Chaire à Ban Dieu », espèce de siège que forment en s'entrecroisant les mains de deux personnes pour en porter une troisième. - « Entrem 'deux chaires le cu à bas », se dit d'une jeune fille qui n'a pas su choisir entre deux prétendants ou de toute circonstance où on a manqué de décision. - (14)
chaire : chaise. - (25)
chaire. s. f. Chaise. C’est l’ancienne prononciation conservée dans plusieurs de nos campagnes, dans celles de la Puysaye notamment, et l’on dit d’ailleurs, quelquefois, l’un pour l’autre. - (06)
chaire. : (Dial. et pat.), du latin cathedra. Lamonnoye écrit cheire. Le mot chaise est le résultat d'une fausse prononciation et n'est point admis chez nos paysans. - (04)
chaireter (se) : s'asseoir. - (25)
chairité, aumône. - (11)
chaironé, charoné, vt. charrier. - (12)
chairpaigne, grande corbeille où le bois de charme entrait plus particulièrement sans doute, car le mot charpe signifie charme dans la langue des Trouvères. (Roquefort.)... - (01)
chairpaingne – espèce de corbeille grossière, généralement pour les travaux de la terre. - Mets totes ces pierres qui dan lai chairpaingne. - Pote su le femé c'teu chairpaingne de poumes peuries. - (13)
chairrire (na) - charrire (na) : desserte (chemin de terre) - (35)
chairrue (na) : charrue - (35)
chairtie, sf. charretée. - (12)
chaisière, n.f. cage à fromages souvent suspendue. - (43)
chaisière. s. f. Grand panier en osier pour faire sécher les fromages. (Armeau). - (06)
chaissavent, chassavent, sm. fouet de grandes dimensions pour la charrue. - (12)
chaisse, sf. chasse. - (12)
chaisse. Chasse venatio, et chasse expello ; tu chasses, il chasse, ils chassent. Le bourguignon « chaisse » signifie tout cela. - (00)
chaisseu : lange. (S. T III) - D - (18)
chaisshou, chasseur. - (03)
chaisso, drapeau dont on enveloppe les enfants au berceau. - (11)
chaissô, maillot d'enfant. On devrait l'écrire sechô, car ce mot vient de ce qu'il faut toujours faire sécher le linge des enfants. Le vieux mot français chainse signifie jupe. (Lac.) - (01)
chaissö, sm. langes d'enfants. - (12)
chaissô. C'est le linge appelé « couche », qu'on met aux enfants pour recevoir leurs excréments. Chaissô a été dit par corruptioh pour sèchô, parce que quand ces linges sont sales on les lave et puis on les sèche. - (00)
chaisso. Lange, a été dit, selon Lamonnoye, pour secho, parce que, quand ces linges sont sales, on les lave et on les sèche, ce qui me semble au moins spécieux. - (02)
chaissô. : Maillot d'enfant (Del.), employé pour sechô, dit Lamonnoye, parce qu'on fait sécher constamment les linges d'enfant. - (04)
chaissôre – petit fouet. - Pou menai les vais es champs prends ine chaissôre : ine baguette ci ne sero pâ aissez. - (13)
chaissot - sachet, petit sac. - I ai pris mon chaisso pour ailai à mairché. - Cherche voué dans le chaissot si n'y ai pas laiché des botons pour ton gilet. - (13)
chaissot, lange, drapeau d'enfant. - (03)
chaissot. Inversion de séchot : linge d'enfant que l'on met choicher sur les haies. - (08)
chaissou : ou chessou, un chasseur - l'chessou été èdret, èl é tchuè un singuiè, le chasseur était adroit, il a tué un sanglier - (33)
chaissoure,chassoire, sf. fouet ordinaire. - (12)
chaissoure. On dit encore à Châtillon une chassoire pour exprimer un fouet de charretier... - (01)
chaissoure. : Fouet des charretiers pour chasser ou faire avancer les chevaux. - (04)
chait (on) : chat - (35)
chaîtcheau (on) : château - (35)
chaiteneires. Petites ouvertures pour le passage des chats, pratiquées dans les toits ou dans les portes des greniers. - (08)
chaitèngne, châtaigne. - (11)
chaiterie. Friandise… - (00)
chaiteries - friandises, petites gourmandises.- Les enfants et les vieux eumant bein les chaiteries ; et pu to le monde, quoi !.. ne beillez don pâ queman cequi des chaiteries ai vos enfants. Ine bonne soupe vaut mieux. - (13)
chaithiâ, château. - (11)
chaitnöre, sf. chatenière. - (12)
chaitognai. : Attirer un enfant par des friandises, des chateries, comme on dit encore dans le langage familier, en assimilant la gourmandise d'un enfant à celle d'un chat. - (04)
chaitogné, attirer par des friandises, des chateries, comme on dit encore dans le langage familier. - (01)
chaîtrer - chautrer : castrer - (35)
chaîtrer – couper : émasculer - (35)
chaive-ceri : morceau de lard fris. (SB. T IV) - C - (18)
chaiveusri, sm. chauve-souris. Lard cuit sous la cendre. Petit morceau de lard. - (12)
chaiveusseri - chauve-souris. - I eume bein regairdai les chaiveusseri que volant queman cequi le soeir ai l'entrée de lai neu. - In chaiveusseri â entrai dan note chambre i ons aivu ine pô effrayante. - (13)
chaivi ou chaivousri. : Chauve-souris. (Del.) - (04)
chaivognia : chevesne. (E. T IV) - S&L - (18)
chaivousri, chauve-souris. - (01)
chala : On donne ce nom aux tiges de fèves après qu'elles ont été dépouillées de leurs grains par le battage, cette paille grossière peut servir de litière au bétail. - Allée ou sentier que l'on fait dans la neige avec un balai ou un petit traineau, « Fare la chala ». - (14)
chala, s. f. 1. Chalée, chemin tracé dans la neige. —2. Enveloppe verte des noix. Verbe echalé, enlever le brou des noix. - (15)
chalante, chalanton. s. m. Charançon. - (06)
chalbrun, ciel d'été légèrement voilé par un brouillard élevé : signe de sécheresse. - (11)
châlé – bois de lit.- Note châlé â bein vieux ; des fouais lai neu i l'entendons craquai. - (13)
chale, s. f. siège en bois à trois pieds pour l'étable. Diminutif chalon, petit banc pour les pieds (de selle). - (17)
chalée, s. f. chemin tracé dans la neige (du latin callala). - (17)
chaler. v. n. Etre essouflé, haleter, perdre haleine par suite d’une course rapide ou de grands efforts. - (06)
chaleu (na) : chaleur - (35)
chaleu : lampe à huile. III, p. 32-x - (16)
chalibaude : flambée de bois. (P. T IV) - Y - (18)
chalibaude, chalibaudée, charibaude. s. f. Sorte de flambée, vive, pétillante, qui passe vite, mais qui réchauffe et ragaillardit. Ces trois mots, croyons-nous, doivent être des formes ou, plutôt, des altérations de chaliborde. - (06)
chaliborde. s. f. Feu de la Saint-Jean, feu de joie. Du latin calere , chauffer, et de borde, lieu de débauche, endroit où l’on s’amuse. - (06)
chalibourne : grand feu de joie du dimanche gras. (AS. T II) - S&L - (18)
chalit, bois de lit. - (03)
chalivoili. s. m. Charivari. (Ménades). - (06)
challion, s. m., la nuque. - (09)
chalmais. s. m. Chalumeau. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chalô, v. imp. inusité. chaloir. N'i chaut bé [n'y chaut bien], n'importe. - (12)
châloin. s. m. Moule à fromage. (Girolles). - (06)
chalon : voir calon - (16)
chalou : Chaleur, « Demorins voir à l'ambre padant la grande chalou » : demeurons à l'ombre pendant la grande chaleur. - (14)
chalumiau, s. m., chalumeau. - (09)
chalureus, adj., chaleureus. - (09)
chalû-yer, v., couper au ras du sol, très proprement. - (29)
chamâille. Chamaille. - (00)
chamâilli (s') - érigni (s) : chamailler (se) - (35)
chambalère : Sorte de support dans lequel la fileuse place sa quenouille, à la partie supérieure de ce petit meuble se trouve une petite tablette munie d'une coupe qui contient les « moillots » qui sont ordinairement des cerises sechées au four (voir moillots). Il y avait aussi la chambalère de la lampe, elle se composait simplement d'un bloc de bois servant de socle et d'une tige destinés à recevoir l'extrémité de la tige de la « lampe à coue ». - (14)
chambali, s. m. qui est tout en jambes. Féminin chambalire : quelle grande chambalire ! - (17)
chambarder, v. tr. et intr., lancer au loin avec colère vaciller, tituber : « J'ai chambardé c' chaudron au mitan d’ la rue ». — Ol a trop bu, l'ivrougne ; ô chambarde. » (Pour ce dernier mot, v. Chambiller). - (09)
Cham-Batin. Chambertin, vignoble célèbre dans le voisinage de Dijon. - (00)
chambe (na) : jambe - (35)
chambe : Jambe, « Quand on n'a pas de mémoire i faut avoi de bonnes chambes » : quand on oublie de prendre ce qu'on devait emporter on en est quitte pour retourner sur ses pas. - Quand après un premier verre de vin on en offre un second on insiste en disant : « An ne s'en vas pas su eune chambe ». - (14)
chambe, jambe. - (03)
chambe, n.f. jambe. - (43)
chambe. Jambe. Nous appelons le mollet « ventre de chambe ». - (02)
chamberiée. s. f. Chambrière, petite pièce de bois servant à soutenir une voiture horizontalement. (Bléneau). - (06)
chambeurte (na) : cellier - (35)
chambeurte (na) : chambre à lait - (35)
chambieux. s. m. Cordon pour soutenir la quenouille à l’épaule. De châble, châbleau, châbiau, chambiau. - (06)
chambiller, v. intr., aller de travers, tituber : « Voui, l’boun houme, ôl a trop pinté ; quau ô r'veint cheù lu, faut vouer c'ment ô chambille ! » (V. Chambarder). - (09)
chambilli : Tituber, chanceler, « Est-ce que t'es en ribotte ? an dirait que te chambilles ». - (14)
chambillote, s. f., croc en jambe. - (09)
chambleire, s. f., chambrière, servante. - (09)
chambleire, servante , femme de chambre... - (01)
chambleire. Chambrière, servante... On appelle aussi chambleire une suspension en fer que l'on accroche à la crémaillère pour porter une poêle, une casserolle ou un gaufrier. - (08)
chambleire. : Petite servante. On disait aussi chambrillon. - (04)
chambr'aute, s. f., chambre haute, pièce située au premier ou au deuzième étage d'une maison. Elle est haute relativ. au rez-de chaussée : « Pâre et mâre coucheint au bas ; moi, j' coucho dans la chambr'aute ». - (09)
chambr'haute : Premier étage, chambre à coucher supplémentaire, située parfois au-dessus de la cuisine, qui la plupart du temps était la pièce unique habitable. - (14)
chambrier. s. m. Locataire, qui occupe une ou deux chambres. - (06)
chambrière, porte-poêle. - (03)
chambrière, s. f., pièce de bois qui supporte le tombereau non attelé. - (29)
chambron, s. m. petite chambre. - (15)
chambron, s. m. petite chambre. - (17)
chambroté, adj. se dit d'un blé dont les tiges sont affaissées et mélangées. - (17)
chambrôte. Chambrette, chambrettes, petites chambres. - (00)
chambrotte : une cuisine d'été, une dépendance qui sert à tout, surtout à cuisiner - (33)
chambruer, à demi chaud, à demi sec, en parlant du pain grillé. - (28)
chamiée : chénevière (pièce de terre plantée de chanvre) - (39)
chamiée : chenevière. IV, p. 28-g - (16)
chamiée : chanvrière. - (36)
chamiée, chemiée, caimiée. s. f . Chènevière. - (06)
chammiée, chamnée, cemnée : chenevière. - (25)
chamnée : voir chamiée - (16)
chamnottes : chèvenottes. IV, p. 15-1 - (16)
Chamoué : nom de bœuf. Ill, p. 29-o - (16)
champ (en), loc. au pâturage : mettre les vaches en champ ; aller en champ aux chèvres. - (17)
champ (en), loc. au pâturage : mettre les vaches en champ. - (15)
champ : « Aller en champs », mener paître le bétail ; à Mancey où il n'y a presque pas de prés on conduit le bétail paître dans les champ, sur des teppes Quand il y a un complément direct on dit « mener en champs ». - (14)
champai, jeter... - (01)
champai. : Jeter(Del.). - (04)
champailli : paître - (35)
champàyé, v. a. mettre en pâture. - (15)
champàyer, v. a. mettre en pâture : faire champàyer un pré. - (17)
champè : jeter - (33)
champein. Jetions, jetiez, jetaient. L'infinitif champai, jeter, vient du mot champ, comme qui dirait jeter au champ… - (00)
champer, v. tr., camper, placer, mettre, et jeter, laisser là. - (09)
champero. Jetterais, jetterait. - (00)
champie - jeter là une chose qui embarasse ou encore éparpiller. En te fau champie cequi, vais ci ne vau ran du tot. Champie moi don cequi à mutan de lai rue. - (13)
champier, v., repousser un objet avec son pied. - (29)
champier. Chasser un importun d'une maison, l'envoyer aux champs, ou mieux : l'envoyer paître. C'est l'abréviation du vieux mot champoyer admis par quelques lexicographes. - (08)
champier. Disperser, jeter de côté et d'autre, jeter par les champs, jeter à travers champs. On dit volontiers en Bourgogne : jeter en champ, pour jeter un objet dont on ne veut plus. Etym. champ, qui est la racine du verbe créé par nous. - (07)
champignot, s. m., champignon. - (09)
champler. v. a. et n. Geler, être saisi par la gelée. Se dit du bois de la vigne. - (06)
champlure. s . f. Action de la gelée sur la vigne. - (06)
champnettes de murs. : Coutumes de Châtillon, 1371, d'où, plus tard, channettes et chanates, tuyaux de conduite d'eau pluviale. - (04)
champoi - pâturage ; ce qui le regarde.- A vouraint aiboli le champoi ma quoi qu'i fairains des bêtes ? Le champoi aivou Painbliain et Cuchey â ine mine de disputes ; c'â demaige cair al â précieux. - (13)
champoro : faire champoro, c'est ajouter du vin dans la soupe du pot au feu - (33)
champôrô, s. m,, mélange (2/3 de café ; 1/3 de vin rouge). - (29)
champoyè : faire paître les animaux dans les pâtis, (voir paquié), tondre superficiellement - (33)
champoyer, promener dans les champs. - (19)
champoyer, v. tr.. conduire aus champs les différents troupeaus. - (09)
chan, sm. lardon provenant de la fonte de la panne de porc. - (12)
chanau, s. f. chéneau d'un toit ou son tuyau de descente. - (15)
chanau, s. f. chéneau d'un toit ou son tuyau de descente. - (17)
chanbe, chande, chanble et chambre. s. m. Chanvre. - (06)
chanblëre, femme de chambre. - (11)
chanblöre, sf. servante pour maintenir les voitures en équilibre. - (12)
chanbr'ôte, chambre haute au-dessus du rez-de-chaussée. - (11)
chancelé, adj. se dit du linge lorsqu'il est taché par le séjour à l'humidité. - (17)
chanci (du pain) : moisi ou rance. (LS. T IV) - Y - (18)
chançou, adj. chanceux. - (12)
chancre, ulcère cancéreux ; se dit aussi pour plaie d'arbre, de vigne, etc. - (11)
chandâle : Chandelle, « Allome dan la chandâle » : allume la chandelle. « Fare la chandâle » se tenir droit, en équilibre sur la tête, les pieds en l'air, c'est ce qu'on appelle en d'autres pays, faire le poirier fourchu. - Mucosité qui sort du nez, « Ce ptiet a eune balle chandâle seu le nez ». - (14)
chandalle, s.f. chandelle. - (28)
chande : Chanvre (cannabis sativa), « Eune mâche de chande » : une poignée de chanvre. Voir mâche. - (14)
chande : chanvre —être marié en chande, c'est lorsque la femme est plus grande que le mari. - (23)
chande : filaments (du chanvre). IV, p. 15-1 - (16)
Chandeleur : A la Chandeleur (2 Février) on portait autrefois bénir un cierge que l'on allumait en certaines circonstances : au cours d'un orage, au chevet d'un mourant quand on l'administrait - (14)
chandelle : chandelle. Mais aussi lampe à pétrole mobile, sur pied, pour l'éclairage domestique. Pour l'éteindre : "On tuait la chandelle". Le pétrole était dit, techniquement : pétrole lampant. - (36)
chandelle. s. f. Tout ce qui éclaire artificiellement. Chandelle de suif. Chandelle de cire (cierge, bougie). Chandelle d’huile (lampe). Du latin candela. - (06)
chandelö, sm. chandelier. - (12)
chandelour, chandelouze, sf. chandeleur (2 février). - (12)
chandelouse. Fête de la Chandeleur. On a dit autrefois Chandeleuse. - (02)
chandelouze. - (03)
chandi (adj.) : moisi - (42)
chandier, chand’lé, changlé, changuier. s. m. Chandelier. - (06)
chandier, s. m., chandelier. - (09)
chane : Entonnoir en fer blanc, dont on se sert pour remplir les fûts et les bouteilles. - (14)
chane, s. f. entonnoir de fer. - (15)
chane, s. f. entonnoir de fer. Diminutif chanœte (du vieux français chane, pot). - (17)
chane, sf. cruche en terre. - (12)
chane. Chêne. Vieux mot. Nous avons beaucoup de lieux dits « La chanée », lieu planté de chênes. - (02)
chanée. s. f., chênaie. - (09)
chanei. Charnier, charniers. En français charnier, est un lieu à mettre les ossements des morts. En bourguignon, c'est un caveau où les particuliers de quelque famille ont droit de se faire enterrer... - (00)
châner. v. n. Braire. - (06)
chanette, chanlatte. Conduit de ferblanc destine à recevoir les eaux de pluie qui descendent du toit et a les conduire sur le sol. Etym. canalis, d'où chenal, cheneau, dont chanette et chanlatte ne sont qu'une forme dialectique. - (07)
chanevière : Chénevière, terre plantée en chanvre, puis terre propre à la culture du chanvre, « Y est du tarrain de chavenère », c'est du terrain très fertile. - (14)
chanfaud : grenier de grange. On dit aussi chafaud ; Ce chanfaud se présente généralement comme une mezzanine. - (40)
chanfleur. Forme gracieuse de chante-pleure. Tube tronc conique en métal ou en verre qu'on obture par en haut avec le pouce après l’avoir plongé dans un liquide qu'on veut tirer d'un récipient sans l’agiter, et dans lequel le liquide demeure en suspens par la pression atmosphérique. - (07)
chanfrier, v. parler français. - (28)
chanfriller, v. intr., se dit des paysans qui veulent faire montre de parler français : « Aga, c'tu-là ; l'entends-tu ? ô chanfrille ». Pris en mauvaise part. - (09)
changhassier, changeoquer, changottier s. m. Qui aime le changement, qui change souvent, particulièrement les ouvriers, les domestiques. - (06)
changi : Changer, « T'es to trempe, va vite te changi » : tu es trempé, va vite te changer. - (14)
changuelle. s. f. Chandelle. (Poilly-sur-Serein). - (06)
changuier. s. m. Sanglier. — Se dit aussi, dans quelques localités, pour chandelier. - (06)
chani : se prononce : chan - ni. Moisi, solides comme liquides. Impropre à la consommation. Ex : "Tin ! ar'gade don nout' pain, il est tout chani !" - (36)
chani, adj., chanci, rance, moisi. - (09)
chanille : Chenille, « Les feuilles des abres sant mijis des chanilles ». - (14)
chanin : brume - (32)
chanin : brume légère. (SB. T III) - S&L - (18)
chanin, adj. brumeux : le ciel est chanin. - (15)
chanin, adj. brumeux : le ciel est chanin. - (17)
chanin, n.m. brouillard. - (43)
chanlit, s. m., châlit. bois de lit. - (09)
channage, sm. [charnage]. alimentation, entretien. Bon channage, bonne nourriture. - (12)
chan-natte, chanlatte. - (19)
channatte, chennate : chêneau. - (44)
channe. s . m. Chanvre. (Rugny). - (06)
channer. v. a. et n . Ouvrir la bouche en écartant les lèvres et montrant les dents, ainsi que fait l’âne quand il veut braire. — Voir châner. — Se dit, à Auxerre, pour avaler, pour boire. - (06)
channi, ie. adj. Chanci, moisi. Du pain channi. - (06)
chânnir : se moisir. - (05)
channir. v. n. Chanier. Du latin canere, canescere , blanchir, être blanc de moisissure. - (06)
channöte, sf. [chénette, chanlatte]. chéneau. - (12)
chanöt, sm. petit broc. Pot à eau. - (12)
chanpoi, espace ou paît le bétail. - (11)
chanquiau : part de pain. - (05)
chanran : Charron, « La boutique du chanran est fremée (fermée) ». - (14)
chanronner, v. n. travailler le bois en amateur, imiter le charron ou le menuisier. - (17)
chanrouné, v. n. travailler le bois en amateur, imiter le charron ou le menuisier. - (15)
chansenôte. Chansonnette, dhansonnettes… - (00)
chansonnet. s. m. Sansonnet, oiseau. - (06)
chantai. Chanter. « Chantai Salvé » se dit par manière de proverbe, pour marquer qu'on est perdu sans ressource, la coutume étant de chanter pour les criminels le « Salve Regina » sur le point de leur exécution. - (00)
chantain. s. m. et chantagne. s. f. Châtaigne. - (06)
chantan. Chantant. - (00)
chante-fleute, s.f. chante-flûte ; patois moderne. - (28)
chantelle : perdrix servant de piège pour attirer les mâles. - (23)
chanter (un), service funèbre de 15ne. - (03)
chanteré. Chanterez, chantera. - (00)
chantia, s.m. objet ou souhait que l'on envoyait à quelqu'un dans l'espoir d'une réciprocité ; morceau ou partie de quelque chose ; "recevoir le chantiâ", morceau de pain bénit qui était donné par la personne qui l'avait offert à celui qui devait l'offrir la prochaine fois. Première pièce d'un fond de fût. - (28)
chantiau : Chanteau, petite pièce arrondie du fond d'un tonneau ayant la forme d'un segment de cercle. - Gros morceau de pain coupé, « Cope me voir in chantiau » : coupe moi un bon morceau de pain. - (14)
chantiau : morceau (principalement de pain). Ex : "Coupe moué don un chantiau d’pain pour fini mon froumage !" - (36)
chantille. s. f. A Auxerre, on entend par ce mot un contre-mur de briques sur plat élevé dans la cheminée de fond en faîte. - (06)
chantire. Chantâmes, chantâtes, chantèrent. - (00)
chantoiyé, chanter à demi-voix. - (11)
chanton. Chantons. - (00)
chantoo. Chantais, chantait. - (00)
chantou (on) : chanteur - (35)
chantou : Chanteur, chantre d'église, « Le jo quasimodo le curé paye à marande (à manger) à ses chantous ». - (14)
chantou, chanteur. - (03)
chantou, s. m. et adj ., chanteur. - (09)
chantre, s. f. Jante de roue. (Argentenay). - (06)
chantroïlli : Chantonner un peu ou chanter mal. - (14)
chantrouiller. v. tf.et intr., chantonner, fredonner, mais de façon peu remarquable. - (09)
chantrouyi, v. n. chantonner. - (15)
chantroyi, v. n. chantonner. - (17)
chanu, s.m. brume, brouillard (l'année du grand chanu, en 1859). - (28)
chao, adj. chaud. - (28)
chaot, chaon (prononcez chahot, chahon). s. m. Se dit par contraction de chaillot et chaseron, moule à fromage. - (06)
chapais, chaipiau, chépias. s. m. Chapeau. - (06)
chapan : Plant de vigne non raciné ni greffé. « Trier des chapans » : choisir les brins de sarments les plus propres à faire de bons plants, pour faciliter cette sélection on a soin de « marquer » les ceps les plus productifs - (14)
chapau, s. m., crasse, croûte qui se trouve sur le sommet de la tête des nouveau-nés et que les mères ont la maladresse de respecter en vue de la santé de l'enfant. Ce mot n'a pas la mouillure comme chapiau. - (09)
Chapé : nom de bœuf. III, p. 29-o - (16)
chape*, s. f. petit hangar. - (15)
chape, ér. adj. Se dit d’une bête à cornes mouchetée de blanc et d’autres couleurs à la tête. De caput , tête, ou capeline, chapeau. - (06)
chape, f. petit hangar (du latin cappa). - (17)
chape, s.f. gerbier. - (28)
chapeler des calots : faire tomber des noix. (PSS. T II) - B - (18)
chapeler des pommes ou des noix ; les abattre avec une gaule. En patois de l'Yonne, on dit châbler. - (08)
chapeler, gauler des fruits. - (21)
chapiâ, s. m., chapeau - (29)
chapiâ, s.m. chapeau. - (28)
chapiau (un) : un chapeau - (39)
chapiau, s. m., chapeau. - (09)
chapier. s. m. Chapelier. (Massangy). - (06)
chapigner. v. a. Quereller, injurier, houspiller. — Se chapigner. v . pronom. Se quereller, se prendre aux cheveux. De caput. (Bléneau, Saint-Florentin, Percey). — On dit aussi chapiner. - (06)
chapiot : chapeau - (32)
chapitchau, chapiquiau, chapiteau. s. m. Hançar. (Béru). — En Puysaie, on appelle chapiteau une sorte d’appentis qui abrite la porte d’entrée de quelques églises. - (06)
chapler : affuter et gauler. Repiquer une meule usée, reformer le fil d’une lame de faux. Aussi rechapler ou enchapler ; également gauler les noix : « chapler les calâts ». - (40)
chapler, v. tr., abattre à coups de gaule, surtout les nois : « Ol a chaplé les calas de ses grands neùyers. Y en a tant, qu'ô n' sarot les compter ». - (09)
chapler, v. tr., tailler, couper, mais surtout hacher : « As-tu chaplé tes harbes ? la sôpe va boudre ». - (09)
chaplier : Battre, abattre, gauler. « Chaplier des calas » : gauler des noix. On réservait autrefois les œufs du Vendredi saint aux « chaplioux » de calas pour les préserver du risque de se casser le cou en tombant du noyer…. - Hâcher des herbes pour le boudin Vieux français, chaplier battre. - Chabler battre à coups de gaule (Larousse), expression : « La grale (grêle) a bien chaplié les bliés ». - (14)
chaplliò, s. m. fins débris de pierre dans une carrière. - (15)
chaplou, s. m., petite enclume portative pour battre la faux. - (29)
chapon, n.m. bouture. - (43)
chapon, s. m. jeune plant de vigne (vieux français). - (17)
chapon, s. m. jeune plant de vigne. - (15)
chapon. Croûte de pain frottée d'ail. Ce mot me semble avoir été formé ironiquement et par contre-sens : la frottée d'ail était souvent le plat principal, le chapon du pauvre paysan. On lit dans le a dictionnaire des proverbes français : » - Si tu te trouves sans chapon, - Sois content de pain et d'oignon. - (08)
chapon. s. m. Brin de sarment qui, au moment de la taille de la vigne, est coupé dans une mère-branche, pour être planté. (Auxerrois). - (06)
chaponnière : cage à poussins. (LCSS. T IV) - S&L - (18)
chapoter (v. tr.) : tripoter, toucher sans cesse (syn. chicoter) - (42)
chapoter : tailler - (26)
chapoter, chapouter. v . a. Couper, tailler une pièce de bois maladroitement, grossièrement, avec un mauvais instrument ; coupasser un morceau de bois pour faire de menus copeaux. - (06)
chapoter, v. a. 1. couper en morceaux. — 2. Bavarder. - (17)
chapouni (on) – bouet (on) : épinette - (35)
chapouron, s.m. anneau de cuir fixant la verge du fléau. - (28)
chapouté, v. a. 1. Couper en morceaux. — 2. Bavarder. - (15)
chapouter : boulot mal effectué - (32)
chapouter : Couper à petits morceaux, déchiqueter, « Ne chapoute pas tan pain ». Au figuré : « La grale a bien fait du mau, les bliés sont hachés » : la grêle a fait beaucoup de mal, les blés sont hâchés. Vieux français, chapoter : tailler. - (14)
chapouter : déchiqueter, couper négligemment. De « capputiare » : tailler ou de « chapuis » : charpentier. - (40)
chapouter, couper du bois menu. - (03)
chapouter, v. mal couper, couper en petit morceaux. - (43)
chapouter, v. tr., couper à tout petits bouts, morceler, avec hache, couteau, ciseaus : « La couturière m'a chapouté ma robe » — « Voyons, drôlet, n' chapoute pas mon bâton... » - (09)
chapouter. Couper du bois en petits morceaux. A rapprocher de chapuis, qui signifiait autrefois charpentier et qui est devenu un nom propre. (V. Chappe.) - (08)
chapouter. Couper en petits morceaux. - (02)
chapouteur, adj., chapardeur, voleur. - (29)
chapoutoir, chapotoir. s. m. Billot de bois monté sur trois pieds, qui sert pour chapouter. - (06)
chappe : Lien de cuir qui relie l'échot (manche) à la varge (battant) de l'écousson (fléau). - (14)
chappe : partie d'un bâtiment réservé aux céréales. - (24)
chappe. Bâtiment de ferme, écurie, grange. Les Morvandiaux disent châ. M. Pelletier de Chambure dérive ce mot de casa ou de castrum : J'aime mieux le faire venir, comme chapouter, de notre vieux mot chapuis. Dans certains pays on écrit chapt, qui a formé cheptel, location d'animaux avec moitié des produits. En basse latinité, chappa était la remise des chars et des charrues... - (08)
chapple, partie de la grange à gerbes. - (03)
chapple, s.f. anneau de cuir fixé au manche du fléau. - (28)
chapplié, v. a. frapper. - (15)
chapter : marcher bruyamment. A - B - (30)
chapter : marcher bruyamment - (26)
chapter v. (de clapoter). Marcher bruyamment (surtout dans la boue). - (41)
chapter, patrassi : marcher bruyamment - (31)
chapu. adj. Couvert, enveloppe d’une chape. — Blé chapu , blé tellement serré dans sa balle, dans sa chape , qu’un premier tour de tarare ne suffit pas pour l’en débarrasser et qu’il faut lui donner pour cela un second tour. - (06)
chapuzer : couper de petits morceaux de bois. (REP T IV) - D - (18)
chaqueigne. Pron. indéfini. Chacun. (Ménades). - (06)
chaquin, chacun. - (28)
char, adj. cher. - (28)
char, s. f., chair, viande. - (09)
char. Chair. Char pour chair était, il y a 250 ans, le mot d’usage. - (00)
charabaté, v. a. charrier en cahotant. - (15)
charabater, v. a. charrier en cahotant. - (17)
char-a-glace, s. m., sorte de traîneau plus ou moins rudimentaire, boîte longue en planches sur laquelle s'assiet le promeneur, et qu'il pousse à l'aide de deus bâtons à clous. - (09)
charatte : Charette. Dans le vignoble on désigne particulièrement sous le nom de charatte la voiture à quatre roues spécialement construite pour servir à transporter la vendange de la vigne à la cuve. - (14)
charban : Furoncle, clou. « Il li est veni in charban à la cliate » : il lui est venu un gros bouton à la nuque. S'il s'agit effectivement d'un furoncle, on dit : « in farrang'lle». - (14)
charbeuchlle, s. m. charbon du blé. - (15)
charboïlli : Barbouillé, « Hou les cornes ! charboïlli c'ment in cochan » : fi le vilain qui est barbouillé comme un cochon. - (14)
charbon de pierre, s. m., charbon de terre. - (09)
charbonète. s. f , petit charbon, braise qu'on retire du four, qu'on éteint et qu'on vent aus ménagères pour allumer le feu. - (09)
charbonnette : petit bois ou charbon. Petit bois et brisures bons à faire de la charbonnette, aussi braises retirées du feu. - (40)
charbouillai. : Noirci par le charbon. Tel est aussi le sens donné à ce mot par M. le comte Jaubert. Les villageois disent d'un enfant dont la figure est malpropre : « S'tu lai a tô chairbouillai, ai fau le déchairbouillai. » - (04)
charbouillé. Dans le Châtillonnais, on parle ainsi d'un enfant qui a la figure sale et noircie, et décharbouiller signifie nettoyer la figure.Le Dictionnaire de l'Académie (1855) donne le mot charbouillé comme exprimant l'effet de rouille produit par la nielle sur les blés... - (01)
chàrbouiller (C.-d., Chal.).- Noircir, salir. Ce mot semble composé des deux verbes charbonner et barbouiller, comme pour exprimer l'action de barbouiller de charbon. Charbouiller est, en français, un terme d'agriculture servant à désigner les blés gâtés par la nielle, maladie qui transforme les substances farineuses en une poussière noire. Ce mot viendrait, suivant Bescherelle et Littré, du bas latin carbunculare. - (10)
charbouiller, v. tr., barbouiller, salir, noircir par le charbon, etc : « Que v' tu que j' bise ton p'tiot ; ô s'é tout charbouillé la figure en migeant sa rôtie ». - (09)
charbouiller. Noircir, mâchurer. Charbouiller est français, mais signifie exclusivement « gater, en parlant de l’action de la nielle sur les blés (Littré).» Etym. bas latin, carbunculare, noircir au charbon (carbo). - (07)
charbouiller. Salir le visage ou les mains. L'antonyme patois est décharbouiller : Vins don iqui, petit ramonâ, qu’te déchairbouille. À Dijon, on prononçait chabrouiller... - (08)
charbouillon, malpropre. - (21)
charbounner : charbonner - (35)
charbouyé, barbouiller d'encre, de suie, de charbon. - (11)
charchè : chercher - (33)
charche : Perquisition, « Fare la charche » perquisitionner. - (14)
charché, sarché, chercher. - (11)
charché, vt. chercher. - (12)
charche. Cherche, cherches, cherchent. - (00)
charché. Chercher, cherché, cherchez. - (00)
charcher, chorcher. v. a. Chercher. - (06)
charcher, v. chercher. - (28)
charcher, verbe tr., chercher. - (09)
charcheux. s. m. Qui cherche. — Charcheux de pain , mendiant. - (06)
charchi : Chercher, « Charchi san pain » : mendier. « Charchi des pôs dans la peille » : chercher des poux dans la paille, chercher la petite bête. - (14)
charchî : chercher. - (40)
charchir, chercher. - (03)
charchou, mendiant, quêteur. - (03)
chardan : Chardon. En parlant d'une personne excessivement hargneuse : « Qué chardan pignolot ! ». Le chardon pignolot est le chardon à foulon (dipsacum fullonum). - (14)
chardonet, s. m., chardonneret. - (09)
chardougnot. s. m. Chardonneret. - (06)
charenton, chérenton. s. m. Charançon. - (06)
charfé, v. a. chauffer. - (15)
charfe-llieu, s. m. bassinoire, chauffe-lit. - (15)
charfe-llieu, s. m. bassinoire, chauffe-lit. - (17)
charfer, v. a. chauffer. - (17)
charfeu. s. m. Cerfeuil. (Diges). - (06)
chargean : Quantité de vin contenu dans le « banneut » que l'on porte de la cuve à la futaille que l'on veut remplir. On marque sur le fond de la futaille, par un trait à la craie, chaque chargean versé de façon à toujours savoir approximativement quel est le niveau du liquide dans le fut et éviter ainsi que le fut déborde. - (14)
chargeon. s. m. Poignée de tiges de chanvre. — Se dit plus particulièrement de l’un des douze paquets de chanvre qui forment la masse ou bargée qu’on met baigner dans l’eau pour le rouissage. - (06)
chargeou : Avant-train de la charrue sur lequel l'ae (âge) vient s'appuyer. - (14)
chargeou, s. m., trépied articulé pour poser la hotte dans les vignes. - (29)
chârgeou, s.m. trépied pour charger une hotte. - (28)
chargi : Charger. « Chargi in chai de foin » - « Chargi des ras au coude » : mettre sur la charette les ras (voir ce mot) en soulevant la benne avec le bras replié que chacun des deux hommes qui exécutent cette manœuvre passe sous la corne de la benne. - « Le temps se charge » : le ciel devient nuageux. - (14)
chargire. Chargeâmes, chargeâtes, chargèrent. - (00)
chargot : arracheur de dents (profession exercée autrefois par le maréchal-ferrant). A - B - (30)
chargot : arracheur de dents, professé autrefois par le maréchal-ferrant - (26)
charguet, chargueter, surveillance. - (03)
chari, s. m. grande pièce d'étoffe grossière pour transporter le fourrage, les feuilles, contenir les cendres de la lessive. - (17)
chari, s. m. grande pièce d'étoffe grossière pour transporter le fourrage, les feuilles. - (15)
charinre (f), chemin. - (19)
charinte, Charette. - (19)
chariot : Chariot. Appareil à roulettes dans lequel on place les jeunes enfants pour leur apprendre à marcher. - Chariot : la Grand Ourse; voir également à Chai. - (14)
chariöt, sm. chariot. - (12)
charita, s.f. charité. - (28)
charité : Aumône. Demander la charité, mendier. « Y est l'hôpital que se moque de la charité ! » dit-on quand on entend calomnier une personne qui vaut mieux que son détracteur. La charité est le nom sous lequel on désigne l'hospice de Tournus. - (14)
charivari, tapage contre les veuves qui se remarient... - (01)
charjùye*, s. m. avant-train de charrue. - (15)
charleût : Charles. Expression : « Charleût, les poires ant-i des piqueuts ? ». - (14)
charmèche : Charme (carpinus betulus), « Eune rieute de charmèche » : un brin de charme tordu pour faire un lien de fagot. - (14)
charmetiau. Charme, arbre. - (02)
charmeuzi, v. a. se dit d'un linge taché par le séjour à l'humidité. - (15)
charmille, n.f. charme (arbre). - (43)
charmogne (f), rhume de poitrine. - (19)
charmouaise : une allergie (rhume des foing)-- - (33)
charmouaise : une allergie (rhume des foins) - (33)
charmouge, sf. commencement de rhume. Encharmougé, enchiffrené. - (12)
charnat, charnin, charnon. s. m. Bourbillon, chair corrompue sortant d’une plaie. Du latin caro. - (06)
charnateux. s. m. Terre forte, caillouteuse. (Saligny). - (06)
charneure, carnation. - (03)
charnier (n. m.) : échalas - (42)
charnon, chargniot. s. m. Voyez charnat. - (06)
charote : une charrette - (33)
charote. s. f., charette. - (09)
charotte, s.f. charrette. - (28)
charotte. s. f. Petit charrette. Montaigne parle quelque part des chariottes. (Argenteuil). - (06)
charoué : drap pour filtrer les cendres lors de la lessive. (F. T IV) - Y - (18)
charpaigne. : Grande corbeille pour la confection de laquelle le bois de charme entrait plus particulièrement sans doute, car tel est le sens du mot charpe. (Roq.) - (04)
charpaingne, sf. corbeille en forme de van. - (12)
charpe, adj. se dit d'un pain bien levé, à larges trous. - (15)
charpe, adj. se dit d'un pain bien levé, à larges trous. - (17)
charpeigne : grand panier. - (44)
charpeigne, sorte de corbeille ronde faite grossièrement avec de la viorne. - (20)
charpeigne. Grand panier sans anse destiné à recevoir des objets encombrants et grossiers. Pour être plus résistant, il est généralement tressé en coudrier ou en charme. De là son nom, car charme est appelé charpe dans certains patois, notamment dans le Berry ; latin carpinus ; italien carpino. - (07)
charpène : corbeille. - (44)
charpene, charpine, charmille. - (03)
charpéne, s. f,, panier à provisions, à mettre la chair et le pain. - (09)
charpi (verbe) : Carder. « Alle a fait charpi ses matelas ». - (14)
charpigner (s') (v. pr.) : se quereller, se chamailler - (42)
charpiller, v. tr., couper, mettre en morceaux. - (09)
charpiller, v., réduire les draps en charpie pour en faire des pansements. - (29)
charpillère, s. f., grosse toile d'emballage, d'un tissu très lâche, spongieux, et servant aux ménagères pour laver les carrelages des chambres. - (09)
charpillière. Toile d'emballage. C'est peut-être à tort que le français a adopté le mot serpillère. À rapprocher de charpie et d’écharper. - (08)
charpingne, corbeille. - (19)
charpion : petite serpe. - (05)
charpion. s. m. Se dit pour sarpion, sarpillon, petite serpe. - (06)
charpir. v. a. Emmêler. (Étivey). - (06)
charpœlli, v. a. éparpiller avec une fourche. - (15)
charpœne, s. f. charmille des bois. - (15)
charpœyi, v. a. eparpiller avec une fourche ; emmêler (du vieux français escharpiller, mettre en charpie). - (17)
charrâ : Charrier, « Faut charrâ le femé (fumier) padant que la tarre est sache (pendant que la terre est sèche) ». - (14)
charràyé, v. a. charrier, charroyer. - (15)
charràye-mârde, s. m. gros insecte vivant dans la bouse et le crottin. - (15)
charràye-mârde, s. m. gros insecte vivant dans la bouse et le crottin. - (17)
charràyer, v. a. charrier, charroyer. - (17)
charreau, charrée, charrier, charroi, charroué. Voyez cherroux. - (06)
charreiger. v. a. Charroyer. - (06)
charreire, voie où passent les chars. Ailleurs on dit charrière. - (01)
charreire. : Voie où passent les chars, les voitures. - (04)
charret : Grand linge de toile grossière dont on se servait pour les grosses lessives d'autrefois et sur lequel on mettait la cendre quand on « coulait la beue ». Etym. vieux français charrier. - Grande bande de toile dont on recouvrait les râs, pour le charriage des raisins, de la vigne à la cuve. - (14)
charretée d'injures. : Sottises débitées du haut d'un char par les compagnons de la Mère folle, de 1454 à 1630. - (04)
charretier de bât : conducteurs de mulets. VI, p. 15 - (16)
charretis, hangar. - (03)
charrette : voir chvau - (16)
charrie - charrier, trainer. Outre le sens français ordinaire, on emploie ce mot, par exemple, en disant : I crouai qui vê éte mailaide en ; i ai lontemps qui charrie ce qui. - I chârirons celai pendant l'hyver pour nos occupai. - (13)
charriée (pour charrière). s. f. Voie, passage tracé par une charrette dans une forêt, dans un pâturage ou dans un champ. - (06)
charriée : panier de séchage de fromage (principalement) à anse et claire-voie de planchettes que l'on accrochait au plafond. Le crochet était souvent constitué d'une branche coupée, avec sa sous-branche, en forme d'hameçon, pointe en bas. Comme l'ensemble était assez haut, on appelait un homme de haute taille un grand "dépand'leux d'charriée", avec assez souvent une connotation péjorative, au sens de pas trop malin... - (36)
charrier, se dit d'un malade qui se traine péniblement (la mort le charrie). - (20)
charrire, s. f. mauvais chemin creux. Diminutif charriron (du vieux français charrière). - (17)
charrire, s. f. mauvais chemin creux. Diminutif charriron. - (15)
charronnette. s. f. Chardonneret. - (06)
Charroune : nom de mule. VI, p. 16 - (16)
charrue, synonyme d'aria. - (20)
charté, s. f., cherté. - (09)
charteaux, s.m. parties du pressoir. - (28)
charter, v. n. couper avec peine comme on le ferait avec une très mauvaise scie. - (17)
charti, s. m , hangar où l'on range les chars. - (09)
charti. Hangar à ranger les chars. - (02)
chartillon (n. m.) : aide-charretier - (42)
chartillon : apprenti charretier. VI, p. 15 - (16)
chartingne. s. m. Chariot, Charretin. (Poilly-sur-Serein). - (06)
chârtis, s. m., appentis, abri couvert où l'on range matériel et bois. - (29)
chartre. s. f. Friche. (Sainpuits). — Dans un sens qui semble tout à fait analogue, on dit, à Auxerre, d’une personne qui est dans un état considérable de maigreur et d’étisie, qu’elle est en chartre. - (06)
charvis, chervis. s. m. Carotte sauvage. - (06)
chaseron : égouttoir à fromages frais en terre ou en fer blanc étamé. (R. T IV) - Y - (18)
chaseron. s. m . Vase de terre cuite percé de petits trous, dans lequel on met égoutter les fromages mous. - (06)
chasez. : Vassaux logés par leur seigneur (du latin rasati). Franch. de Saulx-le-Duc, XIIIe siècle. - (04)
chassoie : mèche de fouet. - (05)
chassou, s. m , chasseur. - (09)
châssou, s. m., outil de tonnelier (pour cercler les fûts). - (29)
chassou, s.m. outil de tonnelier pour serrer les cercles sur un tonneau. - (28)
chassoué, chassoi, chassoir. s. m. Instrument de bois à l’usage des tonneliers pour enfoncer les cercles sur les tonneaux. - (06)
chassouée, chassoie, chassoire. s. f. Fouet, mèche de fouet. - (06)
chassoure, petite houppe de chanvre à l'extrémité d'une corde de fouet. - (11)
chastece. : (Dial.), se trouve dans saint Ber nard pour chasteté comme chetitesse pour indiquer ce qui est chétif. - (04)
chastron. : Mouton. Le bélier se nommait coillart. Coutumes de Châtillon de 1371. - (04)
chat ! (hou), excl. pour faire déguerpir un chat : « hou chat ! hou chat ! J' vas t' faire mainger ma crein-me ! attend ! ». - (09)
chat (on) - chait (on) : poisson-chat - (35)
chat : Chat, « De la boulie pa les chats » : de la marchandise perdue, des soins inutiles. Quand un amoureux prend congé de sa bonne amie sans l'avoir embrassée, on dit qu'il « emporte le chat ». - « Chat de gueule », difficile pour la nourriture, « Ol est bin chat de gueule! » - (14)
chat, adj., friand : « Alle é chate » se dit d'une personne qui est « sur sa bouche » On a le vieux sobriquet : « chats de Chalon ». - (09)
chat, chatte et chataud, chataude. adj. Friand, friande. - (06)
chat, friand, gourmet. - (03)
chat. Friand. - (02)
chat. s. m. Crochet à quatre griffes pour retirer un seau du fond d’un puits. (Saint-Germain-des-Champs). - (06)
châtagnaÿ, s. m., châtaignier. - (29)
châtagne, s.f. châtaigne. - (28)
châtaie. s. m . Château (Athie). - (06)
châtain. s. m. Châtaigne. - (06)
chataingne, s. f., châtaigne. - (09)
chat-d’gueule : Fin gourmet. Qui n’aime manger que ce qui est bon à en être exagérément « difficile » ; être chat : gourmand, être achati : habitué à la gourmandise. - (40)
chaté. : Plus tard chastel, chaptel et cheptel. - Ce mot s'appliquait d'abord à la totalité du bien d'un redevable, et, par suite, au bétail ou aux baux le concernant. (Franch. de Molesmes, 1260.) Il vient de castellum parce que tous les biens, le troupeau comme autre chose, revenaient au château du seigneur et en dépendaient. - (04)
château, n.m. nuage d'orage. - (43)
chatelot : Petit tas de noix formé de trois « calas » disposés en triangle et servant de support à un quatrième. « Le jû du chatelot » consiste à démolir cette petite pyramide en laissant tomber dessus une autre noix. - (14)
châtelot. s. m. Groupe de trois objets, posés deux et un. (Béru). - (06)
chatère : Chatière, trou pratiqué au bas d'une porte pour laisser passer les chats. - « Mentre la clié seu la chatère », c'est déménager à la cloche de bois. - (14)
chaterie, s. f., sucrerie, friandise, entremets. - (09)
châtias. s. m. Château. (Domecy-sur-te-Vault). - (06)
chatiau (un) : un château - (39)
chatiau, s. m., château ; « Voui, voui, j'ainme meù ma maïion qu' sou châtiau ! » - (09)
chatillo. Chatouillement. - (02)
Châtillon : nom de bœuf. 111, p. 30-o - (16)
châtillons, chatouillements. - (03)
chatillots : Chatouillements, « O craint les chatillots », « Fare les chatillots », chatouiller. - (14)
chat-minô, s. m., primevère. - (29)
chatoïlli : Chatouiller, « Y ne fa pas ban le chatoïlli » : il n'est pas endurant. - (14)
chaton, s. m., ce qui reste de la grappe de maïs, quand on l'a dépouillé de tous ses grains. - (09)
chatougniée. s. f. Chatière, chatonnière, ouverture pour les chats au bas d’une porte. - (06)
chatouil, s- m., chatouillement. Aux apports, les fillettes disent sans gêne à leurs amoureux : « Oh ! j' crains pas l’chatouil, moi! » C'est presque une invite aux témérités. - (09)
chatouilli : chatouiller - (35)
chatouillot, s. m., dim. de Chatouil. (V. ce mot). - (09)
châtran : Jeune bœuf hongre, « Ol a ageté deux bans châtrans à la foire ». - (14)
châtre (en) : malade. - (05)
châtrè : cercler une roue, on dit aussi cerkiè - (33)
châtre-bique, n.m. mauvais couteau. - (43)
châtre-bique, s. m., couteau pliant. - (29)
Chatreu. Chartreux. - (00)
châtreure. s. f. Reprise grossièrement faite dans une étoffe, à l’imitation de celle exécutée par les Châtreux, quand ils rapprochent et cousent les deux lèvres de la plaie faite à l’animal qu’ils ont opéré. - (06)
châtron : jeune boeuf - (39)
chatron : taureau castré - (32)
chatron : jeune taureau n'ayant pas eu de chance pour sa future vie sexuelle. Non sélectionné pour la reproduction. Animal châtré. Agé, il deviendra un beu. Ex : "J'ons mis les châtrons au pré avec les taures." - (36)
châtron. s. m. Jeune boeuf nouvellement châtré et qui, pour cette raison, n’a pas encore travaillé. - (06)
châtrons, jeunes bœufs. - (03)
châtrou : Hongreur. - (14)
chatrou, châtreur de cochons. - (03)
châtrou, s. m., hongreur itinérant. - (29)
châtrou, sm. châtreur. - (12)
chat-rouanne. s. m. Chat-huant. - (06)
chatrue : ennui, malheur - (39)
chat-souris. s. m. Chauve-souris. - (06)
chattegueule : Voir à chat. - (14)
chat-vant. s. m. Chat-huant. - (06)
chau (il'en chau bin) : qu'est-ce que cela peut bien faire. (V. T IV) - A - (18)
chau, du vieux verbe français chaloir, importer. Ai ni chau commun, peu importe comment. D'autres écrivent cho. E li cho bé, il importe bien. - (01)
chau. Chaud, chauds : c'est aussi de la chaux, calex. - (00)
chaubard. s. m . Nuque, partie postérieure du cou. - (06)
chauboulé, ée. adj. Se dit d’un morceau de bœuf ou de viande quelconque mangé à moitié cuit, parce qu’on ne l’a pas laissé bouillir suffisamment dans le daubier ou la marmite. De chaud et de bouillir . — Il y a cette différence entre chauboulé et chaugrouillé, que le second de ces qualificatifs s’applique à la viande mise à la broche ou sur le gril, et l’autre à la viande mise dans un pot ou dans une casserole pour cuire en bouillant. - (06)
chaûché, adj., bête et peu chanceux. - (29)
chauchebouête : Mâche, ou vulgairement doucette (valerianella pubescens). Plante qu'on mange en salade, on l'appelle aussi pômâche en patois. - (14)
chaucher, v. côcher (en parlant du coq). - (43)
chaucher, v. piétiner (tasser le foin). - (43)
chaucher, v. tr., chausser. A Châlon, l'ancien nom de la rue aux Prêtres était : Chauche-chien (chausse-chien). On a le nom Chauchefoin. - (09)
chaucher, v., monter, jucher en hauteur. - (29)
chauchéte, s. f. , chaussette. - (09)
chauchi : Appuyer, presser, « Ol a fait des bans râs, ol les a bien chauchis », il a fait des bonnes bennes, il y a bien pressé le raisin. Vieux français, chauchir fouler aux pieds, presser. - (14)
chauchi, v. a. faire effort sur un pieu pour l'enfoncer davantage (du vieux français chaucher). - (17)
chauchi, v. a. faire effort sur un pieu pour l'enfoncer davantage. - (15)
chaucrué : A moitié cuit, « De la viande chaucruée ». - (14)
chaud (breûder de), redond. fautive. - (09)
chaud (la) : la chaleur - (39)
chaud : Beau temps, « Vlà le chaud », voilà le beau temps. « San ovrage n'a pas pris le chaud », il n'a pas réussi. Cette locution tire son origine d'une comparaison qu'on établit entre l'ouvrage dont on parle et le travail de la culture qui n'est bon que quand la température est favorable, quand il « prend le chaud ». - (14)
chaud du lit, loc, saut du lit. - (09)
chaudena : Chardonnay, cépage blanc. - (14)
chaudeur. s. f., chaleur. - (09)
chaud-frèd, s. m., pleurésie. La population a une grande prédilection pour ce mot. Il n'est pas d'affection de poitrine qu'elle ne désigne sous le nom de chaud-froid. - (09)
chaudiorée. s. f. Chaudronnée. (Saint-Martin-des-Champs). - (06)
chaudjére (na) : chaudière - (35)
chaudöre, sf. chaudière. - (12)
chaudot : un endroit douillet - (33)
chaudöt, sm. place chaude au lit. « Fa mö mon chaudö ». - (12)
chaudran : Ce mot a servi à désigner la locomobile, la machine à vapeur, qui servait à entraîner la batteuse, jusqu'à l'entrée en service des tracteurs. - (14)
chaudrin. s. m. Chaudron. (St-Aubin-Châteauneuf). - (06)
chaudrotte. s. f. Petite chaudière. — A Collan, se dit d’une sorte de mollusque enfermé dans une écaille pierreuse et ressemblant à une sauterelle. - (06)
chaudru, ue. adj. Souffreteux, malingre. Jaubert donne chaudré , brûlé, desséché par la chaleur. - (06)
chauduran : Chaudron. Au figuré on dit d'une personne dont on suppose la conscience passablement noire que, lorsqu'elle va à confesse elle va « récurer son chaudron ». - (14)
chaufai. Chauffer, chauffé, chauffez. - (00)
chaufan. Chauffant. - (00)
chaufelé (à), loc. rempli à l'excès, en forme de pyramide instable. - (15)
chaufelé (a), loc. rempli à l'excès, en forme de pyramide instable. - (17)
chaufe-panse, (pron. tchô) sm. cheminée (Sacquenay). - (12)
chauféte, s. f., chaufferette. - (09)
chaufeuse, s. f., lemme qui chauffe la lessive. (V. Lissiveuse Laveuse). - (09)
chauffe : charbon - (32)
chauffoyé. s . m . Toute chambre pourvue d’une cheminée. (Villiers-Saint-Benoit). - (06)
chaufonnö, sm. chaufournier. - (12)
chaugrue, chauboulue, chaubouillure. s. f. Echauboulure, éruption de boutons de cbaleur sur la peau. De calida bulla. - (06)
chaugruer voir chanbruer. - (28)
chaugrullé : peu grillé. (S. T III) - D - (18)
chauledru. s. m . et adj . Rusé. (Saint-Martin-Sur-Ouanne). - (06)
chauler. v. n. Pousser des tiges, des rejeton. Du latin caulis . Se dit surtout des plantes herbacées. - (06)
chaume, s.f. montagne, colline aride où est un maigre pâturage. - (28)
chaume. Plateau de montagne... Le mot chaume, appliqué à des tiges de graminées, semble dérivé de calamus ; il a formé chaumière et chalumeau. L'origine première de tous ces mots pourrait être la même. Les terres peu fertiles des sommets devaient être en jachères pendant plusieurs années, rester en chaume avant de les cultiver de nouveau. Chômer et ses dérivés exprime cet état de repos. - (08)
chaumeire. Chaumière. - (00)
chaumeu, s.m. pâquier. - (28)
chaumia (masc.), petite chaume (friche). - (20)
chaupet'ion (a), loc. un par un, par fraction : vendre sa récolte à chaupet'ion. - (17)
chaupoulon (à), loc. un par un, par fraction : vendre sa récolte à chaupoulon. - (15)
chaurée : bouffée de chaleur. (S. T III) - D - (18)
chaurfredis : chaud et froid. - (25)
chaurie. s. f. Four à chaux. - (06)
chaurier. s. m. Chaufournier. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
chausse (na) : bas (chaussette) - (35)
chausse (une) : une chaussette - (39)
chausse : Bas, « Fare des chausses », tricoter des bas. En plaisantant on dit à quelqu'un qui vous fatigue par son bavardage : « Te nos en fa bien, y est demage qui est pas des chausses ! ». - (14)
chausse : chaussette. Ex : "Si t'as fré aux pieds, mets don des chausses !" - (36)
chausse, n.f. désigne aussi bien les chaussettes de l'homme que les bas de la femme (vêtements tricotés à la maison et non achetés dans le commerce). - (43)
chausse, s. f. , bas, chaussette (Mervans). - (09)
chausse, s. f. bas : tricoter des chausses ; une paire de chausses (vieux français). - (17)
chausse, s. f. bas. - (15)
chausse. Bas, chaussettes. Etym. C'est le mot ancien chausses avec un autre sens, et admettant le singulier. - (07)
chaussemente, s. f. désignation générale de la chaussure : un placard à ranger la chaussemente. - (15)
chaussements, s. m. pl. désignation générale de la chaussure : un placard à ranger les chaussements. - (17)
chausse-motte : bergeronnette. - (23)
chausse-moute. Bergeronnette, par corruption pour « saute motte », parce que cet oiseau est très-leste. - (02)
chausses, bas. - (03)
chausseûre : Chaussure. Au figuré : « à cause dan qu'o ne se marie pas ? Y est qu' o ne troue pas chausseûre a san pi ». - (14)
chaussi : Chausser. On effraie les enfants en leur disant : « via la né, les loups se chaussant », on laisse supposer aux enfants que les loups se chaussent pour sortir du bois la nuit. Proverbe : « Y est les cordan-niers que sant les pu mau chaussis » - (14)
chaussinette (na) : socquette - (35)
chaut (il ne m'en). Il ne m'importe. - (02)
chaut. s. m. Sorte de ressort fixé au bout de la chaîne d’un puits et dans lequel on accroche le seau pour puiser de l’eau. (Soucy). - (06)
chautrer - chaîtrer : hongrer - (35)
chautrou (on) - chaîtrou (on) - porchou (on) - coupou de pouâ (on) : hongreur - (35)
Chauveau : nom de bœuf. III, p. 29-o - (16)
chauveau et choveau, s. m., mesure de liquide, contenant environ le demi litre : « J’ons ben prou cori ; veins-tu boire èun chauveau ? » - (09)
chauveau, chôveau (Chal., Morv.), chôvia (C.-d.). - Sorte de mesure pour les liquides contenant le quart de la pinte, soit environ un demi-litre, usitée principalement pour le lait. L'étymologie se trouve dans le même mot en vieux français, venant du bas latin calvea, mesure pour les grains. - (10)
chauvessi : voir chavouchi. - (16)
chaux (je n') : je ne peux. - (05)
chavan : chouette et autres oiseaux nocturnes. IV, p. 22-6 - (16)
Chavan : nom de bœuf. III, p. 29-o ; V1, p. 7 - (16)
chavan, s. m. chat-huant. - (17)
chavange, chavanche. s. f. Viande coriace très-dure. (Bléneau). - (06)
chavant (n. m.) : chat-huant - (42)
chavant : chat-huant. - (25)
chavé, ée. adj. Flatteur, rusé. - (06)
Chaveau : nom de bœuf. III, p. 29-o - (16)
chavein, s. m. chat-huant. - (15)
chavené : Chenevis, graine de chanvre. - (14)
chavenère. s. f. Chènevière. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chaveneute : Chenevote, partie ligneuse de la tige du chanvre dépouillé de son écorce. Autrefois on se servait de chaveneutes soufrées en guise d'allumettes. - (14)
chaveneuter : Marquer le terrain avec des baguettes pour indiquer la place où devront être plantés les ceps. Pour marquer on employait autrefois des chaneveutes, d'où le verbe chaveneuter. - (14)
chavenotte, s.f. petit morceau de bois de peuplier, soufré des deux bouts, long de 20 cm et servant à allumer le feu. Après les avoir trempés dans du soufre, on les mettait dans un sabot pendu près de la cheminée. - (28)
chavenotter, s.m. bois de la vigne qui n'est pas mûr à l'automne. - (28)
chavenottes, s.f. vrilles de la vigne. - (28)
chavi, v. finir, terminer un travail. - (28)
chavir et chévir, v. tr. et intr., conduire, gouverner, jouir de. S'emploie surtout négativement dans le sens de faire obéir, diriger : « Ces drôles sont si dissipés que j' peux pas en chavir ». - (09)
chavir, chevir. v. n. Venir à bout d’une chose, être le maître, jouir, posséder, diriger, gouverner, dompter. Du bas latin cheviare , et de chef (Caput). - (06)
chavir. Achever un ouvrage. I ne pourrai jaimâs en chavi. En vieux français, chevir signifiait travailler, d'où chevance, ferme, exploitation... - (08)
chavir. Venir à bout de. Etym. c'est le très vieux mot français chevir. Racine, chef, bout, et virer, littéralement venir à bout. - (07)
chavoceris. s. f. et chavoicheri et chavoichi. s. m. Chauve-souris. (Guillon, Girolles, Vassy-sous-Pisy). - (06)
chavoche (n. f.) : chouette - (42)
chavoche : voir chavan - (16)
chavognau : Chevesne, poisson « Eune friture de chavognaux». - (14)
chavogne, s. m., poisson blanc, que prennent journellement les pêcheurs. Dim., Chavorgnot. - (09)
chavogne. Poisson blanc, appelé à Chalon chavène, à Dijon chevaneau. - (02)
chavoigne, sorte de poisson commun. - (11)
chavoix. s. m. p. Menues tiges de chanvre laissées dans les champs comme inutiles et sans valeur. - (06)
chavons, têtes de bétail. - (03)
chavotte, n.f. chouette. - (43)
chavoucheri : voir chavouchi - (16)
chavouchi : chauve-souris. IV, p. 33 - (16)
chavouin-ne (o) : chevesne - (35)
chavouné, v. n. tourner un attelage de labour à l'extrémité d'un champ. - (15)
chaya : cosse de pois, haricots. - (22)
chàye, s. f. enveloppe verte des noix, ou de tout fruit ; cosses de pois, haricots, colza. - (17)
chayo : chariot. (SS. T IV) - N - (18)
chazedatte. s. f. Petite claie d’osier, de forme ronde, pour faire sécher les fromages. On dit aussi chazelatte. - (06)
chazère : Sorte de cage en bois où l'on met sécher les fromages et que l'on suspend généralement sous l'auvent de la maison. - (14)
chè : Char, voir à Chai. - (14)
chè d'mochon : fête de fin de moisson (employé de préférence à caingne). (RDM. T IV) - C - (18)
ché, chien. - (19)
ché, s. m. char. - (15)
ché, s. m. char. - (17)
chè, sm. chien. Chè mailaide, chien enragé. - (12)
ché. Chez. Ché no, chez nous. - (00)
chebole : Ciboule, « Eune sope à la che-bole ». - (14)
chécher, chéchïr. v. n. Sécher. - (06)
chéchon, chéchot. s. m. Petit sac. Se dit par corruption de séchot, sachot. - (06)
chechot : petit sac, sachet. Ex : "Le Marcel m'a douné un chéchot de pois à c'matin....Ca va fée un bon fricot. J'vas lui die de v'ni les gouter. Ah ! Le boun' houme !" - (36)
chécon, pron. chacun. - (15)
chécun et eun chécun, pr. ind., chacun : « V'Ià les marioûs qui vont j'ter les dragées. Allons, p'tiots, corez ! eùn chécun en àra ». - (09)
chècun, pr. chacun. - (12)
chécun. Chacun. - (00)
chécun. : Chacun. - Chécun di sai chéquène, c'est-à-dire chacun raconte sa nouvelle. - (04)
chèdre, cheudre, cheure, cheoir. - (03)
chèdre, s. f., viande fraîche. - (29)
chée, chat (é long). - (19)
chéé, vn. choir. Voir chô. - (12)
chéhiot, chéïôt. s. m. Chariot. (Montillot). - (06)
chehot, cheneton. s. m. Chenet, petit chenet. (Argenteuil). - (06)
chéias (Y). Imparf. de l’indic. du verbe choir. Je tombais. (Coutarnoux). - (06)
cheilla (des), fanes de haricots. - (21)
cheillas. Tiges séchées de certaines plantes légumineuses, principalement des pois et des pommes de terre. Ce mot a formé l'adjectif cheillard, filandreux, dur à cuire : ces faiviôles (haricots) sont cheillardes. — An te faut fâre un gros tas de tous ces cheillas pour les breuler, (V. Echoler.) - (08)
chêillée (n. f.) : petite claie faite de lattes de bois et munie d'une anse, servant à faire sécher les fromages - (42)
cheillot - paille de pois, de fèves. – N'ailez pâ perde ce cheillot qui, â moins ! les bêtes ne le mégeant pâ mau du tot. - (13)
cheillots. s. m. pl . Tiges sèches de pois et de haricots écossés. (Etivey). - (06)
chein (on) : chien - (35)
chein-loup (on) : chien-loup - (35)
cheinte, cheintre et chintre. s. f. Lisière de terrain inculte, ménagée autour d’une propriété pour ne pas aboutir sur celles des voisins ou pour toute autre cause. Du latin cinctorium, ceinture. - (06)
cheintre : sentir - (34)
cheire, s. f., chaire, chaise. - (09)
cheire. Chaire de prédicateur ou de professeur, et chaise ou chaises. - (00)
cheitéa. Château, châteaux. - (00)
chéke, chaque ; chékun, chacun ; teu chékun, tous, sans exception. - (11)
chèlbrun (l’) : la brume des vallées, signe de sécheresse. (B. T II) - B - (18)
chéle. s. f. Chaise. Ce mot est usité dans beaucoup de communes. - (06)
chèlée (ë), sf. [lat. calala]. traces, sentier, vestiges de pas. - (12)
chêler. Se trainer, ramper, par extension marcher lentement, flâner. Etym. tortue. - (07)
chelle n.f. Planche à laver. - (41)
chellon : petit banc à trois pieds utilisé pour traire les vaches - (34)
chêlon : siège trépied utilisé pour traire les vaches. A - B - (30)
chêlon : siège trépied pour traire les vaches - (26)
chêlon n.m. (du lat. sellam, siège sans dossier). Trépied pour traire les vaches, petit banc. - (41)
chem’nére : cheminée. - (40)
chem’nia (na) - chemia (na) : cheminée - (35)
cheme : cime. A - B - (30)
chemê : chemin. (B. T IV) - D - (18)
chemenai son train. : Locution familière signifiant continuer ce qu'on faisait. - (04)
chèmeneux. s. m. Chènevis. On dit aussi cheum'neux. (Anneau, Bléneau, etc.). - (06)
chêmer. v. n. Chômer, être privé, manquer. - (06)
chemetire : Cimetière. « Des marguites de cimetire », des cheveux blancs ; « Te m'as pris ma plièche (place), te va me la rendre. - Ta plièche alle est au chemetire ». - (14)
chemeut : Lisière d'une pièce de drap. On en fait un lien pour attacher un bébé dans son berceau. - (14)
chemie - chemise. On dit aussi Chemin, mais la dernière syllabe avec le ton bien nasale et en trainant. - Note Mairguite, sai marraine l'i é beillé douze chemies pour son troussais. - En vou ai des chemies en couleur, aivou des lignes, des dessins ; quée drole de mode en aimeune lai ! - (13)
chémie : chemise. Ex : "Si té monte au bourg, mé don ène chémie prop'. Tin, mets don la neue." (Mets donc une chemise propre....la neuve). - (36)
chemiée : voir chamiée - (16)
chemiée. s. f. Chènevière. - (06)
chemige : Chemise, « Mouilli sa chemige », transpirer abondamment. « I sant c'ment cu et chemige » : ils sont inséparables. - (14)
chemineau, rouleur, martselot : colporteur - (31)
cheminée, s. f., cheminée de salle commune. - (29)
chemini. Cheminai, cheminas, chemina. - (00)
cheminze : chemise. (PLS. T II) - D - (18)
cheminze. Chemise, chemises. - (00)
chemïotte (pour chemisotte). s. f. Sorte de veste ou, plutôt, demi-blouse, bourgeron qui en tient lieu. - (06)
chemisole. Camisole. La chemisôle dont il est question dans une jolie sauteuse de l'Auxois est une chemise d’homme... - (08)
chemison. s. m . Corset d’été. (Maillot). - (06)
chemnai, s.f. cheminée. - (28)
chem'në, chev'në, cheminée. - (11)
chemneuille : tiges de chanvre servant à allumer le feu. (VDS. T IV) - VdS - (18)
chemnotte. s . f. Chénevotte. - (06)
chemotter, v. n. murmurer en protestant. Émettre des spasmes après avoir pleuré. - (17)
chemouté, v. n. murmurer en protestant. - (15)
chemy, chemin, de l'italien cammino. - (01)
chenaille : chenille. (C. T III) - B - (18)
chenailler. v. tr., battre à coup de fouet, comme on fouette les chiens (chienailler). - (09)
chêne-drait, châgne-drait. s. m. Arbre fourchu, jeu d’enfant. - (06)
chenée ou echenée - Voyez Aichenée. - (13)
chenéve et chenove. Chanvre, du latin cannabum. Une tige de chanvre s'appelle dègne, comme dans le Mâconnais. La malére est la tige de chanvre mâle. - (02)
chenevé, s. m., chenevis. - (09)
cheneveâye, chenevote, fragment de tige de chanvre. - (11)
chenevére - chenevière, chanvre sur pied, champ où il est semé. - Les chenevéres sont jolies c't année. - Voiqui le temps que veint qu'en fauré tiré les chenevéres. - (13)
chenevëre, chenevière. - (11)
cheneveuille. Chenevote, chenevotes. - (00)
cheneveuille. : Tiges sèches du chanvre dépouillées de leur écorce. A Semur et dans le Châtillonnais on dit chenevotte. - (04)
cheneveuilles, tiges sèches de chanvre dépouillées de leur écorce... - (01)
chenevey (bounot), s. m., bonnet épais que portaient jadis nos mariniers. Cette coiffure, excellente contre l’humidité, était ornée de trois glands ronds à gauche, et se serrait à volonté du côté des glands. - (09)
chenevote, s. f., allumette faite avec la tige du chanvre, qu'on a dépouillée de son filament par l'opération du teillage. - (09)
chenevotte. Tige de chanvre dépouillée de son écorce. On s'en servait pour faire des allumettes soufrées. Les paysans se réunissaient, pendant les veillées d'hiver, pour teiller le chenôve après qu'il avait été nasé. (V. ce mot.)... - (08)
cheni - balayures, poussière. - Raimasse don to ces cheni qui, que ce n'a pâ propre.- I ai in cheni dans l'uillot. - (13)
cheni (prononcez : ch'ni) (C.-d., Chal., Br., Morv.). - Balayure, poussière, ordure. On pourrait croire, comme l'ont fait Cunisset-Carnot et beaucoup d'autres, que ce mot vient de chenil, ce logement des chiens de chasse, en général mal tenu, plein de poussière et d'ordures… . Sa véritable étymologie est cinis, cendre, qui se prononce chéne, dans certains patois (en rouchi, notamment, suivant Chambure). Dans l'Yonne, on appelle cbenise ou cenise la cendre rouge d'un foyer ardent (Jossier). - (10)
cheni : grain de poussière - (32)
cheni : Poussière, balayures, « J'ai in cheni dans l'yeu » , j'ai une poussière, un corps étranger dans l'œil. - (14)
cheni, n.m. grain de poussière, balayures. - (43)
cheni, s. m. miette, balayure, poussière : j'ai un cheni dans l'œil (du vieux français chenille au masculin. latin caniculus). - (17)
cheni, s. m. miette, balayure, poussière : j'ai un cheni dans l'ail. - (15)
cheni, s. m., ordure, petit corps étranger, balayure : « J'ai un cheni dans l’ûyot ». — « Y a des chenis dans l’coin de ta chambre ». - (09)
cheni. Balayure, atome. - (02)
chenichon : senneçon. - (23)
chenil ou chnil, peut-être chenit ou chnit. Grain de poussière ; au pluriel tas de poussière, débris malpropres et menus résidus du balayage. Etym. dans les patois des Flandres, du Berry, de la Saintonge, on dit chen, chein ou chin pour chien ; de la chenil, habitation des chiens ; après cela, chenil a désigné une maison mal tenue, un taudis. - (07)
chenil. A Châtillon l'on dit : avoir un chenil dans l'œil, pour exprimer que quelque ordure ou parcelle de poussière s'est introduite dans les yeux... - (01)
chenil. : Lieu où l'on enferme les chiens (en latin canile) et où s'accumulent les ordures et la poussière. - (04)
chenillère. s. f . Poulailler. C’est une altération de genillère, qui lui-même se dit par corruption de gelinière , le vrai mot. - (06)
chenin, cheni, sm. [lat. caniculus]. fétu, grain de poussière. Avorton. - (12)
chenis, malpropretés qu'on ramasse en balayant. - (20)
chenis. Ordures, balayures. Ce terme local est écrit schenis dans un acte du Moyen-âge relatif à la rue du Bourg, à Dijon. Il n'a rien de commun avec un chenil à loger les chiens, et vient probablement, comme cenize, du latin cinis, cendre... - (08)
chenise. s. f. Voyez cenise. - (06)
chenne et chin-ne. s. f., chienne. - (09)
chènne, chêne (prononcer chin-ne). - (11)
chenö, öte, s. m. f. petit chien, petite chienne. Chenet. - (12)
chenoichai - rechercher, être menacé. – A n'a pâ queman qu'à vouro, â chenoiche bien sur quéque mailaidie. - A sont couchés to les deux ; i crains bein qu'a chenoichaint quéque misère. - (13)
chenoillai - dormir d'un demi sommeil ; un instant pour se reposer. - Al éto si lâssai qu'al é chenoillai in quairt d'heure dans lai groinge. - I ne dreume pâ queman qu'en faut ; i chenoille par moment, voilai to. - (13)
chenot, s. m., chenet. Chenot est le dim. dé chen (chien). Les premiers chenets représentaient volontiers des chiens ou des têtes de chiens. - (09)
chenôve - chanvre. - I ons étendu note chenôve. - En no fau portai note chenôve â fortou. - (13)
chenove, chanvre. - (03)
chenove, s. m., chanvre. La plante même, et la filasse que l'on retire de son écorce. - (09)
chenu, adj., bon, fort, cossu, solide, excellent : « I m'en a fait goter ; oh ! y é du ch'nu ! » - (09)
chenucher. v. n. Pleurer comme un enfant. - (06)
chènvöille, sf. chenevotte. - (12)
chènvöre, sf. chenevière. - (12)
chéon. s. f. Vase au-dessus duquel se met la fescelle remplie de fromage mou, et dans lequel s’égoutte le petit lait. Voyez d 'escelle. - (06)
chepale : Chapelle. « La Chepale de Bragny », nom de pays, la Chapelle de Bragny. - Aux cartes : « - Qu'est-ce que t'as dans ta chepale ? », qu'as-tu dans ton jeu ? - Les Chepalas, les habitants de la Chapelle de Bragny. - (14)
chepan : Souche, « Alle ne bouge pas pu qu'un chepan », elle ne bouge pas plus qu'une souche de bois. Personne peu dégourdie, sans esprit, « S 'te fille est in brave chepan ». - (14)
chèpè, sm. chapeau. - (12)
chépeais : chapeau. - (25)
cheper, appeler de loin. - (03)
chépiae, chapeau. - (19)
chépiau : Chapeau, « I fa chaud prends tan chépiau de peille » ; le « chépiau » de l'alambic, la partie supérieure de l'alambic qui couvre la chaudière et porte le serpentin. - Vieille chanson : « O m'avins mis des plieumes d'ujau su man chépiau ». - (14)
chépiau. s. m. Chapeau. (Montillot). - (06)
chèpllier, v. a. frapper à coups répétés (du vieux français chapler). - (17)
chepran (on) : hibou - (35)
chépuzè : couper du bois pour le mettre en charpie - (33)
chéque : Chaque, « Chéque ujau troue san nid biau ». - (14)
chèque, adj. ind. chaque. - (12)
chéquin : Chacun, « Chéquin a bin ses en-nus », chacun a ses peines. - (14)
chér, tomber. - (19)
cher. s. m. Chariot, char. — Droit de cher, droit que possède un propriétaire de pouvoir passer librement avec une voiture dans une propriété contiguë à la sienne, soit pour les besoins de la culture, soit pour l’enlèvement de ses récoltes. Du latin carrela , carrus. - (06)
cherbeuchlle, s. m. charbon des épis du blé et du maïs. (Latin rarbuculus). - (17)
chercher son pain, loc, mendier. Le Morvan a comme type le cherche-pain (cherchou d' pain). (V. Aller aux portes). - (09)
chère - chaise. - Peurnez ine chère et cheurtez vo qui causain in rnanmant. - Ne mets don pâ queman cequi tes pieds su les boujons de lai chère. - (13)
chère (ou chaire) : une chaise - prend eune chère pe écheut te, prends une chaise puis assieds-toi - (33)
chère : tomber. - (44)
chère an-née (la), s. f., l'année de la grande cherté (1816). — Petit, j'entendais toujours parler du pris exorbitant des denrées en ce triste moment. Je me souviens du pris du sucre, qui valait 6 fr. la livre, et tout à l’avenant. - (09)
chère, s. f., chaise. - (29)
cherige : Cerise, « In pané de cheriges », un panier de cerises. « Fare la cherige », grimace qui consiste à avancer la lèvre inférieure en cherchant à lui donner l'aspect d'une cerise. - Dicton : « Si i pliô pa la Saint Geôrges les cheriges de madame sant feurlores (perdues) ». - (14)
cherigi : Cerisier (cerasus), « Pa troué les cheriges bonnes i faut les miji su le cherigi ». - (14)
cherigi ou colamb : Cerisier Ste Lucie. - (14)
cheriot : chariot. Ils étaient longs, à 4 roues dont 2 directrices. Les 2 plus petites roues à l'avant. - (36)
c'herizhe, cerise. - (03)
cherjûye, s. m. avant-train de charrue. - (17)
cherpeigne. s. f. Panier, corbeille. (Étivey). - (06)
cherpeune (d’la) : charmille - (35)
cherpignier. s. m. Vannier, faiseur de corbeilles et de paniers. - (06)
cherpœne, s. f. charmille des bois. - (17)
cherriée. s . f. Cage en bois dans laquelle on fait sécher les fromages. (Chastenay). - (06)
cherroux. s. m. Grosse toile qui se met entre le linge et les cendres dans une lessive. (Guillon). - (06)
chérubîn. Chérubin, chérubins. - (00)
chésit, tomba, parf. du v. cheûdre. - (09)
chessè : chasser - (33)
chesser, v. tr., sécher : « J' veins d' laver mes draps ; j' les ai métu chesser ». - (09)
chesse-veri : chauve-souris. - (22)
chessir : sécher le linge - (33)
chessore. Les Dijonnais prononcent chessoure. Ficelle nouée qui forme l'extrémité du fouet. Petite branche d'arbre avec laquelle on chasse les animaux de basse-cour et même les mouches. On dit aussi évaire-moche. En Picardie cachoire... - (08)
chessot : drap de lit. (E. T II) - B - (18)
chessot, s. m., lange pour les besoins des enfants. Parce qu'ils servent à essuyer, à chesser le petit. - (09)
chèssoure (f), fouet. - (19)
chestiâ, s.m. prononcé ches-tiâ, château. - (28)
chêt. s. m. Chat. (Argenteuil). - (06)
chetailai - jeter là, jeter pour se débarrasser. On prononce à peu près toujours Ch'tailai. - Ch'taile moi don cequi, ci ne vau ran du to. - Si vô li beillez vos ète sûr qu'à le ch'tellerai, sans pu de faiçon. - (13)
chételot. Le jeu du chételot consiste à abattre avec une noix lancée ou roulée, une rangée de petits châteaux formés chacun de quatre noix. Par extension, assemblage de fruits placés à l'extrémité d'une branche : An y évot tant de chételots d'aipreis que not' poiré s'ast éluchê (cassé.) - (08)
cheter(se), v. r. s'asseoir. - (17)
chéti - chétif, faible, méchant. - Al à bein chéti ceute homme lai ; à dai éte mailaide. - A nos aivaint premi ine moitié de lapin, et à nos en an envie in cheti bou de ran. - Ne t'y fie pâ, al à cheti en diabe. - (13)
cheti (C.-d., Chal.), ch'tit ou ch'ti (Y.), c'ti (Morv.), au féminin chetite. - Ce mot signifie chétif, mais possède en patois un sens beaucoup plus étendu qu'en français, car, si on l'emploie en Bourgogne pour souffreteux, malingre, il est usité également pour dire malicieux, malfaisant. Il s'applique aussi aux objets, dans le sens de mauvais : « Un ch'ti repas », en mauvais état : « Une ch'tite robe. » Le mot chétif a la même origine que le mot captif (captivus). En français du moyen âge, c'était ainsi qu'on désignait les prisonniers ; ceux-ci étant, en général, mal portants, cbétif finit par signifier faible, misérable. Cbeti a produit cbetiteté, cb'titeté, cb'titerie, qui signifient méchanceté, mauvaiseté, malice, gaminerie. - (10)
cheti (fem. chetite) : Mauvais, « Y est bin cheti », c'est bien mauvais. « Je ne sais pas ce que t'as mis dans ta sope mâ alle est bien chetite ». - Polisson, « In cheti dreule », un petit garçon polisson. - Petit, chétif, « In cheti bout de mande », un petit enfant chétif. - Coquin, « I est in cheti », les chetis les malhonnêtes gens. - (14)
cheti, adj. 1. mauvais, vicieux : du cheti pain, un cheti homme. — 2. Chétif : depuis sa maladie il est resté bien cheti. Féminin chetite. - (17)
cheti, adj. 1. Mauvais, vicieux : du cheti pain, un cheti homme. — 2. Chétif : depuis sa maladie il est resté bien cheti. Féminin, chetite ou chetœve. - (15)
cheti, chetite, chti, chtite. Chétif avec toutes les acceptions de ce mot ; de plus, un sens tout diffèrent au figuré, mauvais, malin, malfaisant. Etym. forme altérée du mot chétif, qui vient de captivus, parce que le misérable captif devient maigre et malingre (Littré). - (07)
cheti, -ite, fripon, coquin, maladif. - (03)
cheti, te, adj., pâle, maigre, chétif : « Vlià des ch’tis morciaux! » — « T'é donc bé mau ? T'as eùne ch'tite figure ». Au fig., mauvais, méchant, vaurien : « Y ét eun ch'ti vouésin ». D'un petit polisson on dira : « Ol é ben prou ch'ti ». - (09)
cheti. Ancienne prononciation de l'adjectif chétif. On emploie ce mot au propre et au figuré : Al ai eune chetite santé. — Çast un cheti gas qu'ai tot dévalisé not’ cortil... Le ch'ti, c’est le diable en langage morvandeau. - (08)
cheti. Chétif, chétifs. Au féminin, en bourguignon, chetite. - (00)
chêtiâ, s. m., château. - (29)
chétiau : Château. « Le chétiau de Brancion ». « In chétiau de paneuillans », construction que s'amusent à bâtir les enfants. Voir à paneuillans. - (14)
chétif, adj. petit, petite (se prononce ch'ti, ch'tite). - (43)
chetiot - diminutif de cheti voyez ce mot. Chetiot ou Ch'tiot ne s'emploie guère que pour exprimer la faible santé, rarement pour exprimer la malice. - (13)
chetit. Chetif. Chetit devant une voyelle, cheti devant une consonne. - (00)
cheti-te. Chétif a un sens beaucoup plus étendu qu'en français. On dit d'un enfant qu'il est cheti, s'il est mal portant ou polisson. Un homme cheti, c'est un coquin, de chetis habits sont des habits en mauvais état. Nous disons chetiveté pour chose de peu de valeur. - (02)
chetitement, adv., chétivement, médiocrement, misérablement. - (09)
chetitetai - malice, méchanceté. - En i en é de lai chetitetai chez lu, ailé ! - Il à remplie de chetitetai, lai fonne â Bochot. - (13)
chetiteté : Coquinerie, « Y est in cheti dreule, si o fa des seutijes y est pas de la maladrache y est bin de la chetiteté », c'est un petit coquin, s'il fait des sottises ce n'est pas par maladresse, c'est par vice. - (14)
chetiteté, s. f. vice, méchanceté : il a de la chetiteté à revendre. - (17)
chetiteté, s. f. vice, méchanceté. - (15)
chétiveté. s. f. Etat de ce qui est maigre, faible, souffrant, chétif. — Avarice, méchanceté, vilénie. - (06)
chetré : mauvais lit. (SY. T II) - B - (18)
cheu (en y — ben), il importe peu, peu me chaut. - (20)
cheû (prép.) : chez - (42)
cheu : Tomber, « Y va cheut de l'iau », il va pleuvoir. « O penche du côté qu 'o va cheut », on devine à son attitude le parti qu'il va prendre. - « Les deux brés m'en cheut», les bras m'en sont tombés. - En parlant de quelqu'un qui a fait un bon maraige « Ol a bien cheut sans se casser (sans se faire mal) ». - « Y cheurait des gouets démangis (des serpes démanchées) que j'y arai quand mouin-me » ; rien ne m'arrête. - (14)
cheu, prép., chez : « Qu' veins-tu fàre iqui ? Va-t'en cheù vous ». - (09)
chéu. s. m . Crochet de fer à l’extrémité de la chaîne d’un puits, pour suspendre le seau avec lequel on veut tirer de l’eau. (Armeau). — Voyez chaüt. - (06)
cheuche - souche. - Ces cheuches lai ne sont vraiment pas asilles ai airoiché. - Al é lai tête dure queman ine cheuche. - (13)
cheuche : souche. - (25)
cheuchô, s. m., cervelle, cerveau. - (29)
cheûdre : tomber, choir. Je cheu’, je cheudrai, j’ai chezu, je cheuzo…vient du latin cadere. - (40)
cheudre, v. intr., tomber, choir : « Prens donc garde ; t' vas m' fâre cheudre ». - (09)
cheudre. Tomber, du latin cadere, et du vieux mot choir. Nous disons écheudre pour se lever, et encheudre pour aider quelqu'un à se lever. - (02)
cheufé, v. n. pousser des cris bruyants à l'occasion d'une réjouissance. - (15)
cheufer, v. n. pousser des cris joyeux à l'occasion d'une réjouissance. - (17)
cheuffer, cheuffri, chupper : appeler du dehors. - (23)
cheugne. s. f. Crottin qu’on ramasse sur les chemins, ce qu’on appelle à Auxerre une érangée. - (06)
cheugni : Pleurnicher, « T'as pas binteut fini de cheugni ? ». - (14)
cheuillat : Celui qui écoute, en ouvrant la bouche, ce que disent les autres. - (14)
cheuiller, chouiller. v. a. Froisser, gâter, salir, gaspiller. (Pourrain). - (06)
cheuilli : Bayer, faire acte de curiosité indiscrète. « Ou 'est-ce que te vins cheuilli itié sacré euvre gueule ? ». - (14)
cheulai, se dit des enfants sevrés qui sucent leur pouce... - (01)
cheulaî. Boire… - (00)
cheulai. : Tetter. Se dit aussi des enfants sevrés et qui tettent leur pouce. (Del). - (04)
cheûlavey : Olivier, hameau de Boyer. Etym. chez Olivier ; le moulin Olivier le Mauvais, terrier de Venière. - (14)
cheulè : sucer - (33)
cheulé, v. t. téter à vide. V. beulé. - (12)
cheuler : téter d'ou cheulotte : tétine. - (44)
cheuler : têter. (M. T III) - D - (18)
cheuler, sucrer, comme un enfant au biberon. - (20)
cheuler, v. téter, boire. - (43)
cheuler, v. tr., trop boire, s'enivrer, se saouler. - (09)
cheuler. Téter son pouce, par extension, téter un objet quelconque. Etym. onomatopée. - (07)
cheûlotte : une tétine - (33)
cheulotte : tétine. - (44)
cheum’née. s. f. Cheminée. (Etaules). - (06)
cheume : (nf) cime, sommet - (27)
cheume : cime - (26)
cheume : cime - (31)
cheume : cime, sommet - (34)
cheume n.f. Cîme d'arbre, de maison, sommet d'une montagne. - (41)
cheune : taie d'oreiller. A - B - (30)
cheune (na) : chienne - (35)
cheunevée : cheminée. - (22)
cheu-nous, loc. employée substantivement, le groupe qui forme la maisonnée ; « Cheû-nous sont sortis. Cheû les François vont li fâre la conduite ». - (09)
cheupais. s. m. Chapeau. (Vassy-s-Pisy). - (06)
cheupe (na) : touffe (de cheveux) - (35)
cheupe : Souche, grosse bûche de bois, « La cheupe de Noué », la bûche de Noël. - (14)
cheupe, s. f. cep. Diminutif cheupllion. - (17)
cheupener : Butter, trébucher. - (14)
cheuper. Crier ou appeler en criant. On dit en termes de chasse houper, quand le veneur avertit son compagnon par un ou deux mots longs qu'il a trouvé une bête courable qui sort de sa quête et entre dans celle de son compagnon. - (02)
cheupine : Chopine. Un jour de marché à Tournus une bonne femme qui a bien vendu son beurre et ses œufs entre dans une auberge et demande une chopine, une fois servie elle tire de son panier une brioche qu'elle trempe dans son verre. Le vin absorbé et la brioche sucée, elle appelle l'aubergiste et lui montrant son verre vide : « Ma brieuche a bu sa cheupine, je boirais bin ato la minne », ce qui fut fait. La cheupine contient environ 0 litre 24. - (14)
cheupingne, sf. chopine. - (12)
cheupon, s. m. lourde souche. Personne grosse et maladroite. - (17)
cheuppe (na) : épi (cheveu) - (35)
cheuppe (na) : mèche - (35)
cheupran. Chat huant. - (02)
cheuquer : Choquer, blesser la modestie de quelqu'un. « Ol est bin mau endeurant, in ren le cheuque ». - (14)
cheuquou : Qui se choque facilement. - (14)
cheûr - s'étarni : tomber - (35)
cheûr : choir - (35)
cheur. s. f. Sœur. (Ménades). - (06)
cheurant : indiscret. A - B - (30)
cheurbi : (nm) sorbier - (27)
cheurbi : sorbier - (31)
cheurde adj. Sourde. Au masculin on utilise plutôt sordiaud. - (41)
cheure : cendre, poussière. A - B - (30)
cheûre : tomber - èl é chu, il est tombé - è vè cheûre, il va tomber - è cheû, il tombe - è cheuzè des côdjes, il pleuvait des cordes - cs'è cheu, ça tombe - (33)
cheurère : loge (feuron*) sous le four à pain servant à stocker la cendre (en B : cheurtire). A - (30)
cheurger, v., choir, tomber. - (29)
cheurler. v. a. Flagorner. (Rugny). - (06)
cheûrou (ze) : curieux (se) - (27)
cheurrant : indiscret - (26)
cheurre : cendre, poussière - (26)
cheurrère : feuron, sous le four à pain pour stocker la cheurre ou cendre de bois - (26)
cheurtai (et Se) - assis et s'asseoir. - Aipruchez vo du feu et pu chertez vo brâmant. - Al étaint cheurtai su le ban, ai l'ombre qu'a causaint tranquillement. - Voyez Echetai. - (13)
cheurtal : banc. - (22)
cheurte : saleté poussiéreuse - (34)
cheurté, s'cheurté, s'asseoir ; cheurtë vo, asseyez-vous. - (11)
cheurter (se) : s'asseoir. - (22)
cheurter (se) : s'asseoir. - (24)
cheurter (se), v., s'asseoir. - (29)
cheurter : (vb) se montrer curieux - (27)
cheurter : s'intéresser à ce qui ne vous regarde pas - (31)
cheurter, s'asseoir. - (20)
cheurter, s'asseoir. - (21)
cheurter, v. tr., asseoir : « Eh ! bràve houme, cheùrtez-vous donc eun brin su l’ban ». - (09)
cheurtire : voir cheurère*. B - (30)
cheurtire : (nf) cuve à cendres - (27)
cheurtire : cendrier dans le mur à côté de la cheminée - (34)
cheûrtîre n.f. (dérivé de cheure, cendre). Cendrier, dans le mur à côté de la cheminée. La cheure, à Suin, désigne les débris et les miettes que l'on trouve au fond d'un sac, d'un tiroir, d'un local quelconque une fois vidé. - (41)
cheurtole : siège. (RDT. T III) - B - (18)
cheurtoûre, chaise. - (11)
cheurtoure, chaise. - (20)
cheurtrelle : siège. - (37)
cheùte. Chute. - (00)
cheûtnâ, choûtnâ, tsoûtnâ n.m. (onom.) Curieux, indiscret, qui vient renifler comme un chien. - (41)
cheutrin. s. m. Rebut. (Etais). - (06)
cheût'te (è) : assieds-toi - (33)
cheuv’nire (na) - cheun’vire (na) : chenevière - (35)
cheuv’notte (d’la) : chènevotte - (35)
cheuve : chèvre - (32)
cheuvenée. s. f. Cheminée. ( Vassy-sous-Pisy). - (06)
cheuvre (na) - beuque (na) : chèvre - (35)
cheuvre, s. f., chèvre. - (09)
cheuvre. Chèvre, et grosse sauterelle. Pour chèvre, nous disons bique et boque ; pour chevreau, chevru et bica, et pour bouc, boquin. - (02)
cheuvreu, s. m., chevreuil. - (09)
cheuvreu, sm. chevreuil. - (12)
cheux nous : chez nous - (39)
cheux, chez. - (03)
chev’nére : chènevière. Lieu où on cultive le chanvre. - (40)
chevalière. s. f. Pas-d’Ane, tussilage. (Argenteuil). - (06)
chevalœne, s. f. prêle des champs, dont le feuillage ressemble à une queue de cheval. - (17)
chevance, tout le bien qu'on a... - (01)
chevanton. : Tison (rac. lat. candescere). - (04)
chevasse, s. f. partie feuillue d'une betterave, d'une rave. - (17)
chevau : Cheval. « O mante bien à chevau », il monte bien à cheval, c'est un bon cavalier. « Y est in ban chevau de trampette » c'est une personne qui n'a pas peur, que rien ne déconcerte. - (14)
chevau, cheval. - (20)
chevau, s. m. cheval : mon chevau est attelé. - (17)
chevau, s. m. cheval : mon chevau. - (15)
chevau, s. m., cheval : « A c' maitin, j'ai m’né mon ch'vau au marché ». - (09)
chevau, sm. cheval. - (12)
chevau. Nos paysans ne disent jamais autrement que un chevau, au lieu de dire un cheval. C'est un des exemples les plus singuliers de l'emploi ou confusion du pluriel pour le singulier... - (01)
chevaulée, chevolée. s. f. Voyez chevelée. - (06)
chevaux-de-bron*, s. m. pl. chevaux-de-bois. - (15)
chevaux-de-bronde, s. m. pl. chevaux-de-bois. - (17)
chevayié, s. m. cavalier, dans un mariage. Féminin : chevayière. - (17)
chevayié, s. m. cavalier, dans un mariage. Féminin : chevayière - (15)
chevelée. s. f. Plant de vigne, chapon qui, avant d’être planté, ayant été mis quelque temps dans l’eau ou dans une jauge de terre fraîche, y a poussé des brindilles de racines ressemblant à des cheveux. Voyez chapon. - (06)
chevenée – cheminée. – I ne pouvons pâ empouachai note chevenée de feumai. - Etends cepui sô lai chevenée pou le fâre soichai. - (13)
chevenée : Cheminée. « La chevenée feume (fume) », « In rac'chevenée » : un ramoneur. - (14)
chevenotte, s. f., tiges de chanvre, servant d'allumette. - (29)
chevenottes - chenevottes, ce qui reste de la tige du chanvre quand elle est tillée. - En voiqui des chevenotes ! i ons de quoi ailemai note feu. - (13)
cheveriot : chevalet – support en croix pour scier. Ex : "Oublie pas ton cheveriot si té vins pou' m' scier mon bois." - (36)
cheverneau. s. m . Petit champ. (Champignelles). - (06)
chevertiau, cheverquiau. s. m. Chevreau. - (06)
chevertier (pour chévretier). s. m. Chévrier. - (06)
chevestre. : (Du latin caput stringerfi).-« Licol pour avaler (ad vehere) au croct des fourches patibulaires et pour mettre à gehaine (torture) les malfaicteurs. » (Coutumes de Chasteillon, 1317.) - (04)
chevet, s. m. bordure du haut d'un champ, d'une vigne. - (17)
chevet. s. m. Tas de terre déposé en tête d’une vigne, et qui forme comme une espèce de traversin. - (06)
cheveurtier : joueur de cornemuse. II, p. 20-3 - (16)
chèvi ou chaivi - finir, en venir à bout. - Câ in ovraige difficile ; i ne sai pâ si en chévirai bein. - Quand ce sero le malheur ! côte que côte, en fau qui en chaivissain. - Est-ce que vos en chaivirâ ?... - (13)
chévi, venir à bout d'un travail ; i n'an peu pâ chévi, je ne puis en venir à bout. - (11)
chevi, vn. [chevir]. Venir à bout. On en serot chevi, on en serait venu à bout. - (12)
cheviâs : chevaux ; masculin : i ch'vau. - (25)
cheville : en cheville = au milieu. III, p. 31-s - (16)
chevillière : Large cordon en fil. - (14)
chevire : Brouette, « Mener une chevire de linge au bé » : conduire une brouette de linge au lavoir. « Y est eune vrâ chevire à roe, o va à meseure qu'an le pousse », c'est un paresseux, il ne travaille qu'autant qu'il est contraint. - « Chevire à brés », civière, instrument pour le transport de la paille, du fumier, etc… Il est formé de deux brancards réunis par des traverses. - (14)
chevò, s. m. bordure des extrémités d'un champ, d'une vigne. - (15)
chevœne, s. m. chanvre. - (15)
chevœne, s. m. chanvre. Chœvnire, terre à ou de chanvre, chènevière. - (17)
chevolé - celui qui est chargé des chevaux, surtout pour les garder, les conduire aux champs. - I veins de voué vote chevolé ; a ne gairde diére bein ses bêtes. - (13)
chevolée ou cnivolée : Plant raciné de toutes boutures. « J'ai plianté ma vigne d'ave des chevollées ». - (14)
chevòsse, s. f. partie feuillue d'une betterave, d'une rave. On dit aussi ravòsse. - (15)
chevrate : Chevalet à l'usage des scieurs de bois. Vrilles des plantes sarmenteuses ou grimpantes et en particulier de la vigne. - (14)
chèvre (cheu) : Chèvre, appareil servant à élever des fardeaux. On appelle aussi chevre la chèvre (animal) mais on dit de préférence « cabre ». On nomme aussi chevre la menue paille qui reste dans l'aire après le battage, quand on a enlevé la paille proprement dite. - (14)
chèvre (f), robinet. - (19)
chèvre, musette, sauterelle. - (03)
chèvre, n.f. trépied pour fendre le bois. - (43)
chèvre. Robinet que l’on adapte aux tonneaux. - (07)
chevreu, chevreuil. - (19)
chevreu, chevreuil. - (20)
chevreutine : Chevrotine, plomb de fort calibre employé pour chasser le gros gibier. - (14)
chèvrin, chèvri, chèvretin. s. m. Chèvre-feuille. (Sommecaise). - (06)
chevriotte, petite herbe à salade. - (11)
chevrœte, s. f. 1. Sauterelle. — 2. Faisceau d'échalas rangés pour l'hiver. - (15)
chevrœte, s. f. faisceau d'échalas rangés pour l'hiver ; chevalet léger. - (17)
chevrotin, chèvrefeuille. - (03)
chevru, chevreuil. - (03)
chéyà, feuillage du haricot, de la pomme de terre. - (11)
chèyes, s. f. cosses vides de pois, haricots, colza. - (15)
chéyeû, chailleux, filandreux. Les haricots sont dits chéyeû quand leurs cosses sont devenues dures et non mangeables. - (11)
chéyo, caillou do silex. - (11)
chez : Chez, entre dans la composition du nom d'un assez grand nombre de hameaux et semble indiquer que ce nom n'est autre que celui de nos anciens habitants, chez Patot, chez Meutin. - (14)
chez, prép. employée dans les loc. chez nous, chez nos gens = notre maison, nos parents. Chez nos gens ont un bon butin. Chez nos gens ont rendu visite à chez Mignard. - (12)
chez. Se dit d'un ménage, d'une famille, d'une maison; le contenu est pris pour le contenant ! - (07)
chez. : Ce mot qui n'est partout ailleurs qu'une préposition, tient la place d'un substantif comportant l'idée de tous les hôtes d'une maison. « Ché mosieu ein tei aitein defeur quan j'i fu. - Ché mon peire vo fon bé dé compliman. » - On s'étonnera peu de cette façon de parler quand on saura que la préposition ché, qui s'écrivait ainsi, dérive du substantif latin casa, signifiant la maison ou la chaumière des personnes dont on parle. - (04)
chezai, choir... - (01)
chezal. : Cheoir (du latin cadere). - (04)
chezi. Tombai, tomba , tomba. « Ai Chezi », il tomba ou chût… - (00)
chgne, chaigne, chêne, arbre. - (03)
chi - six. Voyez Chisse. - (13)
chi ou chis : Six, « Tra peû tra fiant chi », trois et trois font six. « O s'est levé à chis heures » (prononcez chiz eures) - (14)
chi, prép. chez. - (15)
chiâ (on) : orgelet - (35)
chiagne, s.m. chien. - (28)
chiainte : bande de terre à chaque extrémité de la parcelle qui permet de manœuvrer avec le tracteur. - (37)
chianleizai (se), courir les rues et les bals avec un costume et un masque pendant les jours gras... - (01)
chianleizai. : Courir les rues et les bals avec un costume et un masque pendant les jours gras. - (04)
chianton. s. m. Charançon. (Étais). - (06)
chiaper : jeter du mortier, cogner, envoyer brutalement - (31)
chiapon : éclat de bois en taillant des piquets - (31)
chiappée : fessée. - (23)
chiapper : remuer de l'eau quand on lave du linge avec un battoir. - (23)
chiarbauder, v. a. agacer, lutiner. - (17)
chiasse (na) - fouire (na) - fouiron (on) - droille (na) : diarrhée - (35)
chiassi, râchi : sarcler - (31)
chiassou : quelqu'un qui a la diarrhée, la chiasse - (33)
chiatseure : feu à l'extérieur - (31)
chiattes : Lieux d'aisance. - (14)
chiau, chiou. s. m. Petit chien. - (06)
chiauler, chiouler. v. n. Piailler, pleurnicher. (Vallery). - (06)
chiauler, chouiner : pleurer. - (05)
chiautsson : souche - (31)
chibeurli, chibeurla, s.m. ancienne danse bourguignonne. - (28)
chicanou : Chicaneur, procédurier. « I ne fa pas ben à avoi affâre es chicanous ». Etym. vieux français; chicanou. - (14)
chicanou, adj., chicaneur, chicanier. - (09)
chicard. adj. Fin, beau, recherché. — Chicocandard semble être comme une sorte de superlatif de chicard. — Dérivé de Chic. - (06)
chicatouèe, chirouée. s. f. Lieux d'aisances. (Charentenay, Diges). - (06)
chiccli. Fit jaillir. Ces petites canonières ou seringues de bois, dont se servent les enfants pour jeter quelque liqueur que ce soit, s’appellent en bourguignon « chiccle », du bruit qu’elIes font lorsque cette liqueur est poussée. De là l’infinitif « chicclai » pour faire jaillir et le nom « chicclo » pour jet. - (00)
chic'eut : Chicot, « O s'est fait arrégi (arracher) eune dent à peu in chic'eut ». - (14)
chiche ! Exclamation. C’est un terme de défi par lequel on provoque, on excite quelqu’un à faire une chose, le plus souvent repréhensible. Ainsi, dites à un jeune garçon porteur d’un panier d’œufs : Chiche d'œufs! Si c’est un écervelé, il prendra ses œufs et vous les lancera par la figure. Il en est d’autres plus écervelés encore, qui font, en quelque sorte, la provocation eux-mêmes ; un ivrogne un peu surexcité vous criera, par exemple : Dis-moi chiche ! et i’te fich’ la bouteill’ pa l’bê. - (06)
chiche se dit pour sèche (du latin sicca), dans poire chiche. - (11)
chiche. : (Dial et pat.), avare. - (04)
chichine. Viande médiocre, viande quelconque, viande. - (07)
chichmin : un orgelet - (33)
chiclai et jiclai, faire jaillir... Les enfants, après avoir chassé la moelle des branches de sureau à l'aide d'un manche, s'en servent ensuite comme d'une pompe qu'ils appellent chicle, et nomment chicclo le jet qu'ils produisent. Dans le Berry on dit zigler. - (01)
chicleu : morceau de charbonnette. - (44)
chico - hoquet. - I ai le chico depeu ce maitin ; ma c'â que ci fatigue bein. - Pour guéri le chico beuvez in baissin d'aie froide. - (13)
chico : hoquet. - (22)
chicorée : fillette malicieuse. Remplace quelquefois le prénom. Plutôt affectueux. Ex : "Eh chicorée ! Vins don vé moué". - (36)
chicot (le) : hoquet - (35)
chicot : dent cassée - (32)
chicot, chicoter, hoquet, avoir le hoquet. - (03)
chicot, s. m. hoquet. - (17)
chicoter (v. tr.) : taquiner, agacer (syn. chig-niller) - (42)
chicoter (v. tr.) : tripoter, toucher sans cesse (syn. chapoter) - (42)
chicoter : hoqueter - (35)
chicoter, chicouter. v. a. Déchiqueter. - (06)
chicousée. s. f. Chicorée. (Fléys). - (06)
chicracra. s. m. Oiseau qüi prononce à peu près ces trois syllabes et qu’on suppose être la fauvette des roseaux. (Saint-Florentin). - (06)
chicrille, s. f., pissenlit. - (29)
chie - chier. - C'a demaige que les vaiches chiaint queman cequi le long des rues ; çâ don sâle !... - En parlant des gens il est grossier d'employer ce mot on dit : Fâre se besoins,… Ailai diôre,… etc. - (13)
chie : Chier, « Chie ne chie pas te payeras la madecine », s'emploie pour dire qu'à la table d'hôte, que vous mangiez peu ou beaucoup c'est le même prix. - (14)
chié : clé - (31)
chien mairin - exclamation de mécontentement de surprise en général. - Chien mairin ! les poules an tot aibimai lai plianche de salade. - Chien mairin ! que t'è don jolie mon enfant ! - (13)
chiennasser : pleuvoir menu, brouillasser. Ex : "Déd'pis c'matin, ça chiennasse !" - (36)
chiennis. s. m. Chenil. (Vill.-les-Genêts). - (06)
chiens de feu, s.m. chenets. - (28)
chiens. s. m. pl. Synonyme de cagnats. Tous les jours, on entend des gens dire : J'ai les chiens. - (06)
chienvert. s. m. Chiendent. (Argenteuil). - (06)
chièr : char. (RDT. T III) - B - (18)
chiessot. Gibecière, sac.... - (08)
chieube : sifflet - (31)
chieubi, seub-yi : siffler - (31)
chieures : cendres - (31)
chieurrant : indiscret - (31)
chieurtire : cendrier sous la fenêtre - (31)
chieuve (n. f.) : chèvre – sorte de chevalet sur lequel on scie le bois - (42)
chieuve : chèvre. - (37)
chieuve : voir chvau - (16)
chieuverquiau. s. m. Chevreau qui vient de naître ; sans doute pour chevrottiau, chevrotteau. - (06)
chieuvre : chèvre. Il, p. 29-3 - (16)
chièvre, chieuvre. s. f. Chèvre. A Sens, il existe sur le chemin dit la Rue-de-la-Chièvre une légende qu’on peut lire dans l’Almanach Tarbé de 1832-33 ou 34. - (06)
chiffonné, inquiet, mécontent. Dans l'idiome breton, chéfuz signifie triste , mélancolique, et chéfa veut dire attrister... - (01)
chiffre : L'arithmétique, le calcul. « O cougnait la chiffre », c'est un bon calculateur. - (14)
chifon, chifoneau, chifonète, noms familiers et d'amitié donnés à une petite fille. - (09)
chifon, s. m., morceau : « J'ai opetit ; baille-me eun bon chifon de pain ». - (09)
chifre (la), s. f., l'arithmétique : « Mon p'tiot va déjà à l'école ; ôl éprend la chifre ». - (09)
chifre, opération quelconque de calcul ; j'è fini mai chifre. - (11)
chiga (n. m.) : chevreau (syn. bigou, cabin) - (42)
chignarde. s. f. Viande dure et de mauvaise qualité. (Auxerre). - (06)
chigne (faire la), loc. faire la moue, rechigner. - (17)
chigne (fare la), loc. faire la moue, rechigner. - (15)
chigne. s. f. Echine. - (06)
chigner. v. n. Montrer les dents avec colère. - (06)
chig-niller (v. tr.) : taquiner, agacer (syn. chicoter) - (42)
chignole : Manivelle, « Torner la chignole, croquer le marmot ». Celui qui tourne la chignole joue le rôle de Fortunio dans le Chandelier d'Alfred de Musset. - (14)
chignôle, s.f. vielle, manivelle. - (28)
chignon, chiffon. s. m. Gros morceau de pain. (Guy). - (06)
chignon, en roman des Trouvères, quignon, lopin, morceau de pain ou de viande. Nos paysans disent un chignon de pain... - (01)
chigot, chigout. s. m. Chevreau. — Chevalet, bique à l’usage des scieurs de bois. - (06)
chigros, m. fil ciré de cordonnier ou de bourrelier. - (17)
chikè, manger fortement. - (11)
chiler : bruit de l'huile qui grésille dans une poële - (39)
chimailler, se chamailler. - (20)
chimbi : sembler - (34)
chimbyi : (vb) sembler - (27)
chimbyi : sembler - (31)
chimbyi v. Sembler, ressembler. Qui qu'y chimbye ! A quoî cela ressemble, qu'est-ce que cela signifie. I’m chimbyot bin. Il me semblait bien. - (41)
chimer. v. n . Pleurnicher. (Saint-Privé). — Se trouve aussi dans Jaubert. - (06)
chin : Chien, au féminin cheune. « In ban chin de chaiche » : un bon chien de chasse. - Proverbes : « Les chins ne fiant pas des chats », variante de tel père tel fils. - (14)
chin, chenne, chien, chienne. - (03)
chin, s. m. chien. - (15)
chin, s. m. chien. Féminin chœne. - (17)
chin, s. m., chien, au fig., avare : « Chin d' matin ! » est un juron familier à nos paysans. - (09)
chinchenotte. s. f. Petite quantité. — Boire une chinchenotte, boire la goutte, boire un petit coup d’eau-de-vie. Jaubert donne chinchin dans le même sens. - (06)
chinde. s. m. Chanvre. - (06)
chineur. s. m. Qui voyage beaucoup. (Vertilly). - (06)
chingi : changer - (35)
chingi : modifier - (35)
chingue, chêne. - (19)
chinguie. s. f. Chanvre. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chin-ne ed poué, s. f., chaîne de puits. - (29)
chinouaîs (on) : chinois - (35)
chinouaîserie : chinoiserie - (35)
chinre, chaise. - (19)
chîns (les) : lie (dépôt) - (35)
chint (y) : (vb) ça pue - (27)
chint (y) : ça sent - (31)
chint-bon n.m. Parfum, eau de toilette. - (41)
chintre : sentir. A - B - (30)
chintre : l'extrémité du champ, ou son contour, difficile à labourer - (33)
chintre : sentir - (26)
chintre v. Sentir. - (41)
chintre, sintre : sentir - (31)
chintre. Contour de champ, du latin cinctura. C'est le nom de plusieurs Lieux-dits des environs de Beaune. - (08)
chintu p.p. de chintre 1. Senti. 2. Dans le sens d'entendre : Te vlà, dz't'ai pas chintu vni. - (41)
chinze, chose. - (19)
chiotse : cloche - (31)
chiotsi : clocher - (31)
chiotte. s. f. Chouette. - (06)
chiottrie : une bricole - (33)
chiou : clou - (31)
chioude, sale , dégouttant... - (01)
chioude. : Sale, dégoûtant. - (04)
chioue. s. f. Petite fille coureuse, mal élevée, petite chienne . (Michery, Viilechétive). - (06)
chiouler, chiouner. v. n. Pleurer bêtement, pleurnicher. - (06)
chipai, dérober subtilement. En Irlandais, kippa signifie dérober. - (01)
chipé, dérober. - (11)
chiper, choper. v. a . Prendre de menus objets, les attraper subtilement, les voler avec adresse. De l’Islandais kippa, voler, dérober. - (06)
chipotai, disputer minutieusement sur le prix d'une chose. Ce mot peut bien être originaire du Languedocien. - (01)
chipotai. : Taquiner quelqu'un, être minutieux, vétilleux, marchandeur. - Signifie aussi manger avec dégoût et du bout des dents. - (04)
chipote, s. f. Petit paquet, poignée, petite botte. Une chipote d’ails, d’oignons, d’échalottes, de pieds de haricots. - (06)
chipote, s. f., chicane, subtilité, procès. - (09)
chipoté, s'chipoté, être en contestation avec quelqu'un pour peu de chose. - (11)
chipôte. Chicane. « Faut-i qu'on vo chipôte ? » Faut-il qu'on vous chicane?.. - (00)
chipoter : manger du bout des dents. - (44)
chipoter, v. tr., chicaner, marchander, tirailler, asticoter : « Y ét eun tire-yards ; ô chipote su tout. » - (09)
chipoter. v. a. Trouver à redire à tout, quereller à propos de rien. - (06)
chipotier. s. m. Celui qui chipote, qui trouve à redire à tout. - (06)
chipotou, s. et adj., chipotier. - (09)
chipouta, chicaner. Le vieux français a étendu le sens de ce mot ; car, d'après Lacombe, il signifie encore manger avec délicatesse ou dédain. - (01)
chipoute. s. f. Bouquet de fruits tenant à la branche. (Merry-la-Vallée). — Voyez chipote. - (06)
chique - gros morceau de pain, de viande. - I liô z-ai beillé ai chécun ine grosse chique de pain pou lô quaitre heures. - (13)
chique de pèn, gros morceau de pain. - (11)
chique et chuque, s. f., bille à jouer. - (09)
chiqué, manger de la chair. Dans l'idiome breton, kîk ou kîg signifie viande, chair. (Le Gon.) Ce n'est que par une extension abusive qu'on a pu dire, à une époque plus moderne, chiquer du tabac. - (01)
chique, s. f., quignon, gros morceau de pain ou de viande : « Ol avot faim ; j' te li ai baillé eùne chique !... » - (09)
chique. Ce mot, pour signifier mine, est tout à fait bourguignon. Le chique d'une chose (style d'artiste), c'est la véritable manière de faire ou de présenter cette chose. Dans l'idiome breton, chik signifie menton. (Le Gon.) ... - (01)
chiquelöt, chicnöt, sm. petit morceau de pain, de bois, de pierre, etc. - (12)
chiqueloter : découper en petits morceaux. - (44)
chiquer, manger de grand appétit. - (03)
chiquer, v. intr., jouer aus billes, lancer la bille, mais plutôt être malheureus à ce jeu, et, par extension, à tout autre. - (09)
chirater : Traîner les pieds, « Ne chirate dan pas c'ment cen ». - (14)
chirater v. Scier à la main. - (41)
chiraule : Glissade - (14)
chire, s. f. chaise. - (15)
chire, s. f. chaise. Chire-à-sau. Chaise à couvercle dans laquelle on conservait autrefois le sel. - (17)
chiri : Glisser. « Ma chaire (chaise) a chiri su le parquet, j'ai manqué de cheut. Y chire bravement c'tu métin ». - (14)
chirias, petits ruisseaux qui se forment à la sortie de l'hiver après la fonte des neiges ou de fortes pluies et qui coulent en cascades sur la pente de la colline. - (20)
chisse ou chi - six. - I ai demandai des œus, en m'en é envie chisse. - D'iqui ai Beaune en é cin ou chi lieues. - En i é chise hommes et chi fonnes, (selon que c'est devant une consonne ou une voyelle.) - (13)
chiter (se) v. (lat. pop. sitare, mettre en place). S'asseoir. On dit aussi s'achiter. - (41)
chivolée, s. f., ensemble des chapons dans une pépinière. - (29)
chivouler, échivouler, v. se dit d'une plante qui pousse en tous sens de longues branches ; "chivouler", c'est aussi reprendre par la racine ; se dit des plantes qui se reproduisent par la racine ; on dit aussi cette plante "chivole" de tous côtés. - (28)
chivouler, v. marcotter. - (43)
chivoulue. s. f. Synonyme de chevelée. - (06)
chizième : Sixième, « Ol a sarvi dans le chizième dragan » : il a fait son service dans le sixième régiment de dragons. - (14)
ch'le, ch'lu : chez eux, chez lui - (33)
chligne, chenille. - (11)