Le MorvandiauPat Patois
Le Morvan Les flotteurs
Les margotiniers
Les galvachers
Les nourrices
Les conscrits
Patois
Les communautés
Les "Ailleurs"
Les tissus
Les habits
La lessive
Calendrier
Le mariage
Humour
Les musiciens
Les danses
A voir
Mises à jour

Caractéristiques propres aux parlers du Morvan

Langue de ruraux, le morvandeau n'a pas la longue tradition écrite des parlers dijonnais. Moins connu que le parler des villes, le morvandeau a souvent semblé étrange aux voyageurs ; Née de la Rochelle, cité par l'abbé Baudiau, écrivait déjà en 1746 : « Le patois était si particulier qu'on aurait pris les Morvandeaux pour les gens d'un autre continent ; qu'il aurait fallu rester longtemps avec eux, et même s'attacher beaucoup à leurs termes pour les entendre.» En fait, ces parlers sont purement romans et seules des évolutions phonétiques, à la fois novatrices et conservatrices, peuvent leur donner cet aspect étrange qui fait parfois dire à quelques personnes que le morvandeau est d'origine celtique...

...en Morvan, il n'existe aucune grande ville qui puisse donner une direction linguistique, sinon à ses environs immédiats; Château-Chinon, malgré sa devise ambitieuse, « Petite ville, grand renom » n'est qu'une bourgade ; Avallon et Autun sont sur les confins et ne peuvent pas influencer tout le Morvan,; nous n'allons donc pas trouver un parler à peu près unifié, mais un ensemble de patois qui ont certes des traits communs, mais qui diffèrent parfois profondément ; d'autre part, le caractère montagneux de la région, en dehors des grandes voies de communication, permettra le maintien des langues locales jusqu'à nos jours.

Gérard Taverdet

* * * * *

Les parlers bourguignons du Morvan, qu'on rassemble sous l'appellation « morvandiau », sont en fait des variétés du bourguignon influencées par les parlers du Centre-Val-de-Loire, plus à l'ouest. Le « morvandiau » se divise en quatre grandes variantes :

    - le Sédelocien (proche des parlers de l'Auxois)
    - le Morvandiau du nord-ouest (Lormes, Vézelay…) avec des influences des parlers du Centre-Val de Loire
    - le Morvandiau central (Montsauche-les-Settons, Ouroux-en-Morvan, Gien-sur-Cure, Planchez…)
    - le Morvandiau de la montagne (Château-Chinon, Arleuf, Glux-en-Glenne, Fâchin…)
La grande différence entre ces variétés est l'utilisation de « ç'ost » (c'est) au nord d'une ligne Montreuillon-Moux-en-Morvan et de « y'ost » (c'est) au sud de cette ligne, de même le son « j » se transforme en « y » au sud de cette ligne, par exemple « gauger » au nord (prendre l'eau) devient « gauyer » au sud.

De même, selon une ligne est-ouest de Saint-Brisson à La Celle-en-Morvan, on différencie le parler : à l'ouest on dira un « cevau » et « eine çarotte » et à l'est un « chevau » (cheval) et « eune charotte » (charette), d'où l'utilisation du « ç » dans de nombreux textes morvandiaux.

Wikipédia - Lire la page : Bourguignon-morvandiau

Sommaire


Le langage de Fretoy

Le langage du Morvan en général s'est épuré depuis les émigrations à Paris des nourrices et des ouvriers. Il se rappro¬chera de plus en plus de la langue maternelle, dont il n'est qu'une branche d'ailleurs, selon que l'instruction primaire pénétrera et s'établira dans les campagnes, et par ce côté aussi consolidera l'unité nationale. Aux yeux de l'étranger, l'idiome morvandeau a toutes les apparences d'une langue barbare et inintelligible, mais ce n'est qu'une apparence, en effet, car ce patois, pauvre de signes mais riche d'expression et de mimique, n'est que le français de nos pères, un français défiguré par le temps, recouvert des terres d'alluvion des âges, mais ce n'en est pas moins un bon vieux français. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à lire le Glossaire du Morvan publié, en 1878, par M. Eugène de Chambure, proprié¬taire à la Chaux...

...Cet idiome su distingue par une foule de nuances locales qu'il serait fort intéressant d'étudier et qu'on pourrait représenter par une carte teintée. On sait avec quelle foi, quelle persévé¬rance le peuple ignorant conserve ses habitudes, ses mœurs et sa langue, même au milieu de gens ayant d'autres mœurs et à un langage différent. Ainsi, Fretoy, Planchez, Corancy, Chaumard peuvent former une nuance , un groupe : Arleuf, Fâchin, Villapourçon, Préporché un autre ; etc.

Principales règles grammaticales

Les principales règles grammaticalesd e notre idiome, qui a aussi son attirail de règles et d'exceptions tout comme les grandes langues nationales sont :

    A se prononce ai dans les noms : ami, adieu, amour, agneau, aimi, aidieu, ainzour, aigneau ; et dans les verbes : arriver, allonger, apprendre, airiver, ailonger, aiprendre, etc.

    L'article se place devant les noms propres de personnes : le Jean, la Marie.

    Il n'y a pas d'ê ouvert, il est remplacé par l'é fermé : tête, bête, fête, père, mère, frère, règle, guère, font téte, béte, féte, pére, mére, frére, régle, guére ; et par analogie : claire, plaire, notaire, font cliére, pliére, notére.

    L's entre deux voyelles s'élide ; ainsi maison, toison, poison, prison, saison, cerise, fraise, font maïon, touïon, pouïon, priion, saïon, ceréïe, froïe.

    Re se change en er dans reporter, reprendre, revivre, retirer, etc. ; erporter, erprendre, ervivre, ertirer.

    Ce qui défigure tant le langage morvandeau, c'est l'omission des liaisons. Ainsi on dit : lée enfants, lée années, lée hommes, lée œufs, mé haibits, ou bien encore : las renfants, las rœufs, las rhoumes, etc., selon les localités.

    In, ain se prononcent ingne, aingne ; pain, raisin, main, cousin, républicain, font paingne, rasingne, maingne, cousingne, republicaingne.

    Comme se, sp, st sont difficiles à prononcer, on fait précéder ces articulations d'un e, ainsi scandale, spirituel, scorbut, font escandale, espirituel, escorbut.

    Le ch disparaît presque toujours : Château-Chinon, chien, chemin, charpentier, acheter, boucher ; Çateau-Cignon, Cien, Cemingue, Çançon, Çarpenté, aiceter, bouécer.

    Par contre, où il y a deux ss ou même un s dans le français on les remplace par ch dans le morvandeau : moisson, poisson, suif, sourd, six, cidre, scie, font mouchon, pouchon, chui, chourd, chie, chitre, chie. Il y a beaucoup d'exceptions, il est vrai, mais cette anomalie n'en est pas moins curieuse.

    Le z remplace souvent le j : jour, jars, jardin, joie, jeune, déjà, font zor, zars, zardin, zoie, zeune, dézè ; jurer, jeûner, zeurer, zeuner, etc.

    Les noms et adjectifs en eur se changent en ou : menteur, fumeur, chanteur, faucheur, font mentou, fumou, çantou, foissou ; le féminin fait oure, mentoure, çantoure.
Nous laisserons de côté les nombreuses règles secondaires et les non moins nombreuses exceptions pour renvoyer le lecteur désireux de connaître ce dialecte plus à fond aux ouvrages spéciaux.

Statistique de la commune de Fretoy - Jean Simon - 1883

Sommaire



Comment rechercher un mot de patois ou de français !

Ce mode d'emploi est valable pour toutes pages web !

Avec Mozilla Firefox : Appuyez simultanément sur les touches CTRL et F
Les outils de recherche apparaissent en bas de la fenêtre
Tapez le terme à trouver dans la zone de saisie. Le nombre de fois où le terme est utilisé s’affiche dans la partie droite de la barre d’outils.
Cliquez sur la croix à l’extrémité droite de la barre d’outils pour fermer la recherche.
Attention : avec Firefox, un champ de recherche situé à droite de la barre d’adresse ne permet non pas d’effectuer une recherche au sein de la page affichée mais sur Google !

Avec Safari sur Mac : Appuyez simultanément sur les touches CMD et F
La barre de recherche apparaît en haut de la fenêtre, sous les onglets, à droite de l’écran. Saisissez le terme recherché. Le nombre de fois où le terme est présent s’affiche et toutes les répétitions du terme sont mises en surbrillance dans la page, la première dans une couleur différente.
Cliquez sur Terminé pour fermer la recherche.
Attention : dans Safari, le champ de recherche situé à droite de la barre d’adresse permet d’effectuer une recherche sur Google, et non dans la page.

*****

Pour revenir en haut de page, sevez-vous de votre clavier : touche home, touche début, touche page suivante, touche page précédente ou de l'ascenseur.

Sommaire



Lexique

Ci-dessous vous trouverez une liste de mots issue de plusieurs sources et entre parenthèses, pour chaque définition, les initiales se reportant à la source correspondante :

    - Glossaire du Morvan par Eugène de Chambure. - (EDC)
    - Petit glossaire du patois de Saulieu et ses environs. - (S)
    - Patois local. - Saint Germain des Champs. - (SGC)
    - Patois local. - Saint Prix. - (SP)
    - Glossaire du Morvan Autunois. - (A)
    - Le Parler nivernais morvandiau. - (N-M)
    - Journal d'une ferme en Bourgogne. - (JFB)
    - Mémoires Vivantes du Canton de Quarré les Tombes. - (QLT)
    - La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine. - (HV)
    - Patois des Amognes. - (PA)
    - Région de Saint Benoit des Bois. - (SBB)
    - Lexique de patois amognard. - (PN-A)
    - Petit lexique du parler du Val-de-Bargis. - (VDB)
    - Dictionnaire des Patois de l'Yonne. - (DdPY)


A. - B. - C. - D. - E. - F. - G. - H. - I. - J. - K. - L. - M. - N. - O. - P. - Q. - R. - S. - T. - U. - V. - W. - X. - Y. - Z

A

- â (nom masculin) : tablette de la cheminée qui accueille de petits objets utiles ou simplement décoratifs. - (N-M)
- â : âge (charrue). - (S)
- a chez, loc. chez. Dites « à chez pierre » que nous nous portons bien. il est arrivé un malheur « à chez guillaume. » - (DC)
- à cor, à couant, à la cot. Voyez caut. - (DdPY)
- a lai grippe é lai grappe, loc. attrape qui peut ; distribution faite au hasard de la force ou de l'adresse. - (DC)
- à tas, loc. en monceau. Il a des écus « à tas » mettez le grain « à tas ». - (DC)
- a yé bê temps : il y a longtemps. - (S)
- a, al : il, ils. - (S)
- â, s. m. ais, planche qui remplace dans nos campagnes les tablettes de cheminée et sur laquelle on pose la lampe, l’almanach, la croix de par dieu et les autres menus objets du mobilier rustique. - (DC)
- a, s'emploie pour il, pronom, 3ème pers. du masc. au sing. et au plur. « a dreume, a vin », il dort, il vient. - (DC)
- à. préposition : se dit fréquemment pour de. La fille à Jean-Louis. Le jupon à ma femme. - (DdPY)
- a. voyelle : s'emploie souvent pour il, pour alle et pour elle devant une consonne. Ton pere travaille-t-il aujourd'hui ? A travaille. - Ta mée, a vinra-t-i (la mère, viendra-t-elle) ? A viendra. Dans certains cantons de l'Avallonnais, A (voyelle) se prononce O ; de même, dans les cantons d'Aillant et de Joigny, où, par contre, O se prononce A. La vallée d'Aillont. Le pant de Joigny. Dans beaucoup de communes du Senonais, on prononce a pour e et vice versa. Un cherretier, une sarpe. - (DdPY)
- aà ou â : pièce maîtresse de la charrue. - (SGC)
- aâ, s. f. eau - (DC)
- aâge, s. f. durée, degré de la vie, époque de l'existence - (DC)
- aâsie, part. pas. D’un ancien verbe « aasier », mettre à l'aise, qui est peu usité à l'infinitif. Commode, facile, d'un bon usage. au féminin « aâziére. » - (DC)
- aâyance, s. f. aisance, commodité. - (DC)
- aâye, adj. aise, content, satisfait : « i seu aâye d' vô voua », je suis content de vous voir. une partie du Morvan prononce « âge, âgé », pour aise, aisé. - (DC)
- aâye, s. f. aise, contentement, bien-être : « ai l'aâye », à l'aise, avec facilité, dans l'aisance. - (DC)
- aâyeman, s. m. meuble, ustensile de ménage, vaisselle de terre ou de bois, etc. - (DC)
- aâyemans (nom masculin) : ustensiles de cuisine. - (N-M)
- aâyeté, s. f. état d'une personne qui est aise, contente, satisfaite. - (DC)
- abafou. s. m. Angoulevent, oiseau du genre passereau. Au figuré, homme écervelé, étourdi, sans réflexion. Le comte Jaubert donne dans le même sens abohifou. - (DdPY)
- abali (être) : être fatigué. - (PN-A)
- abalir (s') : perdre du goût (se dit d'un produit). Ex : "Bouche don ta bouteille ! Ton vin va s'abalie." - (VDB)
- abalourdir (verbe) : rendre quelqu'un lourd et stupide. - (N-M)
- abarbouler (s') : rouler des yeux ronds, chercher à voir. Ex : "N’y fésé nuit nouère, j'avais beau m'abarbouler." - (VDB)
- abarbouler (s'). v. pronom. S’étonner de voir une chose qu'on n'a pas encore vue, y fixer son regard avec curiosité. - (DdPY)
- abâtardir. v. a. Supprimer, abolir. Abâtardir un passage, un chemin. - (DdPY)
- abâteleux. s. m. Bateleur, charlatan. Abaubi, ie. adj. Surpris, étonné, ahuri, déconcerté. AI ot tout abaubi (il est tout ahuri). Du latin Balbus. - (DdPY)
- abaubir. v. a. Surprendre désagréablement, déconcerter, ahurir, stupéfier. Dans certains cas, aplatir, écraser au figuré, sans doute. S'abaubir. v. pron. Se renverser, se dresser sur les mains pour faire l'arbre fourchu (Bléneau). - (DdPY)
- abaudis : clématite. - (PA)
- abaupin (un) : une aubépine. - (PN-A)
- abaupin. s. m. Aubépine. Aléa spina. - (DdPY)
- abe : arbre. Plutôt féminin !...on dit : une abe. - (VDB)
- abecqué (ée). adj. Fatigue, affame à n'en avoir plus de bec, à n'avoir plus la force de manger. De a privatif et bec. - (DdPY)
- aberdir. v. n. Aller trop vite, aller à l'étourdie. - (DdPY)
- abergouelles : insectes d'eaux, petites crevettes d'eau douce. - (VDB)
- aberlucoter. v. a. Eblouir, frapper les yeux par un éclat trop vif. Il fait de tels éclairs que j'en suis aberlucoté. - (DdPY)
- aberluté (ée). adj. Qui a la berlue, qui ne voit pas bien. - (DdPY)
- aberluté (être) : être ébloui. - (PN-A)
- aberluté : éblouir - sens passif. Ex : "J'seus bramant aberluté." - (VDB)
- aberluter : aveugler. - (PA)
- abertas (toujours au pluriel) : choses ou objets qui gênent le passage. Ex : "La cour du Baptiste, c'est qu'un abertas !" - (VDB)
- abeuger. v. a. Ranger, mettre de côté. On dit aussi abeurger. - (DdPY)
- abeurluter (verbe) : éblouir par une source de lumière puissante qui fait cligner, voire fermer les yeux. (Ferme don c'te volet, qu’eul soleil m'abeurlute). - (N-M)
- abeurniauder (verbe) : se couvrir. Menacer en parlant du temps. - (N-M)
- abeursat. s. m. Sac de toile dans lequel les bergers et les mendiants mettent leur pain. Se dit sans doute pour havre-sac, dont il semble être une forte altération, le v, dans certaines contrées, prenant souvent le son du b, et vice versa. - (DdPY)
- abeurtas (nom masculin) : objets, généralement de peu de valeur laissés en désordre. - (N-M)
- abillot. s. m. Billot de bois, bûche. - (DdPY)
- abisois. s. m. Grand vent, le vent de bise. - (DdPY)
- aboifou : agité - apeuré - affolé (prononcer : abouéfou) Ex : "En passant avec yeu'auto, mes poules courin' coum' des aboifous !" - (VDB)
- abonde (de l') : trouver largement ce qu'il faut pour satisfaire tout le monde. Ex. : "A r'prend don des truffes, na d'labonde, la Lucie, alle a pas apargné la marchandie." - (VDB)
- abopbertis : arbrisseau sarmenteux. - (PA)
- aborgnir. v. a. Eborgner, rendre borgne. I m'a aborgni d'un coup de pierre. - (DdPY)
- aborjaule, adj. abordable, accessible, avenant. se dit des personnes et des choses : un homme « aborjaule », une maison « aborjaule », c’est-à-dired'un accès facile. - (DC)
- abossumer, v. a., accabler quelqu'un d'injures. - (A)
- aboter. abouter, v. a. Aboutir, toucher, joindre par un bout. Mon champ aboute au chemin. Du bas latin abbotare. - (DdPY)
- abouacassé (verbe) : démoli, écrasé, mis hors d'usage. - (N-M)
- abouailler. v. a. Renverser, ébouler. - (DdPY)
- abouaqué (verbe) : se dit d'un gâteau (ou un soufflé) qui "retombe". Se dit aussi d'un fauteuil ou d'un canapé qui s'avachit. - (N-M)
- aboudrier. v. a. Ecraser. - (DdPY)
- aboulée. s. f. Accouchée, en parlant d'une femme. - (DdPY)
- abouler, v. a. apporter, transmettre à quelqu'un un objet désigné : « aboule-moi mon chapeau, mon bâton. » - (DC)
- abouler. v. n. Venir, apporter, donner. Les enfants disent souvent dans leurs jeux : Aboule, pour donne, apporte. C'est sans doute, dans le même sens, qu'on dit d'une femme qui accouche Elle est en train d'abouler, all' aboule, ail' ot aboulée. - (DdPY)
- abraer (Syncope d'abraser) v. a. Renverser violemment, détruire, écraser du latin abradere, qui fait au participe passé abrasus. - (DdPY)
- abrais (pour abrasis). s. m. Débris, démolitions. Bâtiment en ruine, ou mal construit, mal organisé. Au figuré, femme mal fagotée, mal bâtie. C'est un vrai abraïs que cette femme-là. Du partic. passé latin abrasus. - (DdPY)
- abrancher. v. a. Blesser nn oiseau à l'aile, l'abattre de dessus la branche. - (DdPY)
- abraser : aplatir - écraser. Ex : "L'orage ? Il a abrasé tout mon blé !" - (VDB)
- âbre : arbre. - (S)
- âbre : arbre. J'a planté une âbre : j'ai planté un arbre. - (SGC)
- âbre, s. m. arbre. Nous prononçons « âbre » avec les bourguignons, les picards, les lorrains, etc. - (DC)
- abre. s. m. Ancienne prononciation, conservée chez nous, du mot Arbre. Des Abres morts. Un bel Abre. Au temps de Vaugelas, le beau monde de la cour ne disait pas autrement. - (DdPY)
- âbre-cabri. s. ni. Nuage cotonneux ressemblant à un arbre, qui apparait dans la soirée et qui, suivant la direction dans laquelle on le voit, présage la pluie ou le beau temps (Perreuse). - (DdPY)
- àbrée. s. f. Cep de vigne embrassant le tronc d'un arbre. - (DdPY)
- abricoter. v. a. Casser les branches d'un arbre. - (DdPY)
- abrigas. s. m. pl. Objets de minime importance. Voyez Abringats. - (DdPY)
- abriguats. s. m. pl. Vêtements et objets mobiliers de peu de valeur, jetés pêlemêle. Semble être le même qu'abrigas. - (DdPY)
- âbrô, s. m. se dit des menus engins qu'on emploie à divers usages champêtres. Un pêcheur va à la pêche muni de tous ses « âbrôs », c’est-à-direde tous les petits objets qui sont nécessaires pour pêcher - (DC)
- abros (nom masculin) : petit matériel ou ustensiles usés en cuisine. - (N-M)
- âbrot : utile à rien (personne ou objet). - (S)
- abrouster. v. a. et n. Rogner, Couper le brout des arbres, les broustilles, les broussailles pour les bestiaux. Du bas latin abrostura, droit de faire brouter le bétail, dans certains cas, sur certaines terres. - (DdPY)
- abséethe. s. f. Absinthe (Etais). - (DdPY)
- abuer (s'). v. pronom. Se dit, par syncope, pour s'abuger, s'abuser, lesquels se disent eux-mêmes l'un et l'autre pour s'amuser. On dit aussi s'ébùer, s'ébuser. Jeannot Collin, quand il était petit, s'ébusait ben tout seul. - (DdPY)
- abujer, abuher, v. a. amuser, dissiper. - (DC)
- abujotte, s. f. jouet, objet dont on s'amuse. - (DC)
- abuote, ebuote. s. f. Jouet d'enfant. Se dit pour abusotte, amusotte. - (DdPY)
- acabaner (s') (verbe) : se disait, au temps où la morale était plus stricte, des gens qui choisissait de vivre en ménage sans être passés devant le maire et le curé. - (N-M)
- acagnardir (s') t. pronom. Faire le cagne, le paresseux ; se coucher, s'étendre comme un chien. Du latin canis. - (DdPY)
- acagner. v. a. Provoquer, exciter, taquiner proférer des injures contre quelqu'un, figurément, aboyer contre lui comme un chien. Du latm canis. - (DdPY)
- acailler, accailler (s'). v. pronom. Ecarter ses bras et ses jambes pour faire la roue. - (DdPY)
- acaler : écosser. - (PA)
- acaler : écosser. Ex : "Faut qu'jacalint les pois avant qu'ils chan - nissent." (Le pois étant le haricot). - (VDB)
- acaler. v. n. Souffrir, endurer de grandes peines. All' en a ben acalê la pour' femme. On dit mieux ecaler. - (DdPY)
- acalonner, acalouner, ecalouner. v. a. Poursuivre à coups de pierres ou d'autres projectiles. Forte altération du mot canonner. - (DdPY)
- acaman. s. m. En général, invalide, impotent. Dans le sens absolu, manchot, qui est sans main, qui n'a qu'une main. Voir acamander. - (DdPY)
- acamander : affliger - handicaper. Ex : "Avec ta patte cassée, te v'la ben acamandé !" (S’emploie exclusivement avec l'auxiliaire être). - (VDB)
- acamander. v. a. Dans le sens absolu. Rendre impotent, priver d'une main. Par extension et figurément, fatiguer, exténuer, paralyser. De ac, particule affirmative et complétive, de a privatif et de manus. - (DdPY)
- acant'a : en même temps que. - (SBB)
- acaper (s'). v. pronom. Se roidir contre une difficulté se retenir, s'arc-bouter pour ne pas tomber. On dit, en bon français, Se camper, se mettre en garde, s'affermir sur ses jambes, sur ses pieds. - (DdPY)
- acapi (adjectif) : amorphe, avachi, sans ressort. - (N-M)
- acaquelourdir. v. a. Etourdir d'un coup donné sur la tête. - (DdPY)
- acarcouaillé (adjectif) : accroupi, comme plaqué au sol. - (N-M)
- acc. s. m. et ace. s. f. Herse. Se dit pour arc et arche. - (DdPY)
- accagnarder (verbe) : paresser. - (N-M)
- accagner (verbe) : poursuivre quelqu'un en l'injuriant. - (N-M)
- accalancé : installé confortablement. - (SBB)
- accarcouassé (adjectif) : mal assis ou vautré sur un siège. - (N-M)
- accenser. v. a. Amodier, affermer, donner à cens, prendre ou donner a bail. - (DdPY)
- accin. s. m. Enclos attenant à une habitation. Du latin accingere, accinctus. - (DdPY)
- acciper, v. a. saisir rapidement, happer. - (DC)
- accointance (nom masculin) : accord, fréquentation. - (N-M)
- accointer (s') (verbe) : se lier. Se mettre en rapport avec quelqu'un pour traiter des affaires ou faire un mauvais coup. - (N-M)
- accommoder : assaisonner. - (PA)
- accoter (verbe) : fermer une porte à clef. Fermer tout simplement. - (N-M)
- accoter. v. a. Appuyer, ranger sur le côté. – Accoter (S'). v. pron. S'appuyer, se ranger sur le côté. S'accoter contre un arbre, contre un mur. - (DdPY)
- accotoires. s. m. pl. Sorte de hausses mises autour d'un envier, d'un tombereau, d'une hotte, etc., pour en soutenir le trop plein. A Auxerre, on dit des écoutoires. - (DdPY)
- accoublir (s'). v. pronom. S'asseoir sur ses talons, s'accroupir. - (DdPY)
- accoutumance. s. f. Coutume, habitude. - (DdPY)
- accrècher : attacher une vache à l’auge, la crèche, à l’aide d’une chaine et de façon plus globale rentrer tous les animaux dans les bâtiments pour la période hivernale. - (JFB)
- ace, s. f. herse, instrument agricole. - (DC)
- acer, v. a. herser, cultiver avec la herse. - (DC)
- achahigner : provoquer. - (PA)
- acharnir. Voyez écharnir. - (DdPY)
- acharreu, écharrer. v. a. Echauder avec de l'eau bouillante. Chien écharré craint l'eau froide. - (DdPY)
- achatié, adj. verbal, amadoué, attiré par flatterie, par caresses ou présents. - (A)
- achatir. v. a. Attirer, prendre par la gourmandise. - (DdPY)
- ache, arche, s. f. Coffre, huche au pain. Du latin arca. - (DdPY)
- acheniller. v. a. Chasser, repousser avec violence quelqu'un qui l'a mérité le mettre dehors, comme on chasse un chien du chenil. On dit, dans certains pays, faire décaniller. Ces trois mots, acherniller, chenil et décaniller, dérivent du même mot latin canis. - (DdPY)
- achô, aichô, particule d'affirmation. Oui, c'est ainsi. - (DC)
- acni (adjectif) : fatigué, sans force, éreinté. - (N-M)
- acni (être) : fatigué, las. Ex : "Les vaches m'ont fait couri', j'seus acni !" - (VDB)
- acoriau. s. m. Écureuil. - (DdPY)
- acorner. v. a. Elaguer, couper les jeunes branches, les vrilles, les cornes de certains arbustes, de certaines plantes. Acorner la vigne. - (DdPY)
- acouassé : ramassé comme une poule dans son nid, aplati (talon d'une pantoufle). - (SBB)
- acoué : abri - se mettre à.... Ex : "Avec ce bon Dieu d'orage, j'ai pas eu l'temps d'me mett' à l'acoué !" - (VDB)
- acouer. v. a. Du latin cauda. Attacher à la coue, à la queue, ainsi que le font les maquignons pour les chevaux qu'ils conduisent aux foires, attachés à la queue l'un de l'autre. - (DdPY)
- acoueson, acoinçon, acoinson (pour écoinçon, écoinson). s. m. Triangle dans un champ ; raies de plus en plus courtes dans un champ formant trapèze. En général, objet placé dans une encoignure, dans un angle. - (DdPY)
- acouésonner. v. a. et n. Finir en acouéson, en écoinson, en raies de plus en plus courtes, en parlant d'une terre labourée. - (DdPY)
- acouter (du grec axouo, ou du latin auscultare). v. a. Ecouter, et surtout attendre. Acoute-le. J'vas t'acouter. Acouter (s'). v. pronom. Je parle bas. Se dit aussi, plus particulièrement, des personnes qui prennent de leur santé plus de soin qu'il n'est raisonnable, de ceux qui semblent écouter si leur pouls bat plus fort ou plus vite une fois qu'une autre. Je ne dis pas qu'il ne soit pas un peu malade, mais bien certainement il s'acoute trop. - (DdPY)
- acouter (verbe) : écouter. Peut être pris aussi dans le sens d'obéir. - (N-M)
- acouter, v. a. écouter, faire attention, prendre garde. - (DC)
- acrasé : écrasé. - (SBB)
- acrécher (verbe) verbe) : attacher les animaux à la crèche dans l'étable. - (N-M)
- acreîcher ? v. a. mettre à la crèche. Se dit des animaux qu'on attache aux mangeoires dans lesquelles se trouve leur nourriture. - (DC)
- acreîchot, s. m. crochet, agraffe. - (DC)
- âcrit, s. m. écrit. Je ne veux pas de parole, je veux un « âcrit. » - (DC)
- âcriteure, s. f. écriture, ce qui est écrit. - (DC)
- acro : crochet pour tirer l'eau du puits. - (S)
- ac'teu : maintenant. - (SBB)
- acurie (nom féminin) : écurie. - (N-M)
- acurie d'oueilles (nom féminin) : bergerie. - (N-M)
- âdièse : objet sans valeur. - (S)
- adolicher. v. a. Dorloter, soigner trop bien, gâter. Des enfants adolichés (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- adrait, adroit. s. m. Se dit souvent pour endroit. L'adrait, l'adroit d'une étoffe, le côté opposé à l'envers. Se dit, quelquefois pour adresse. Ne pas savoir s'y prendre d'adrait. - (DdPY)
- adrait, aite. adj. Qui a de l'adresse, qui est adroit. Ah mon pour' peut, que t'n' es donc gué adrait. - (DdPY)
- adret (avoir de l') : savoir s'y prendre pour faire un travail - trouver le bon geste, la bonne position - savoir par où commencer. Ex : "L'pour'houme, il a pas d'adret, ar'gadez don coument il fé ses jarbes." (jarbes = gerbes). - (VDB)
- adroit, s. m. endroit ; ne s'emploie qu'au pluriel. Les « adroits » d'une localité, c’est-à-direles environs : « a n' traige pas dans nos adroits » ; il ne vient pas souvent dans le pays que nous habitons. - (DC)
- ad'taleu' : tout à l'heure. - (SBB)
- afauberti, m. adj. Etourdi, affolé, ahuri. Au figuré, qui a quitté le droit chemin, qui a mal tourné, qui s'est perverti. Voyez afauvertir. - (DdPY)
- afautri : mou, sans force (comme du feutre). - (HV)
- afauvertir, afaubertir (ad falsum vertere). Affoler, ahurir, hébéter quelqu'un, lui retourner, lui fausser, lui renverser l'esprit, soit en le brutalisant, soit en lui donnant coup sur coup, avec menaces, des ordres contradictoires. Se dit aussi, figurément, des mauvais conseils, des mauvais exemples, des mauvais livres qui vous détournent du bien en vous faussant les idées, en vous pervertissant l'esprit, le cœur, le sens moral. - (DdPY)
- affaîter. v. a. Amonceler, élever en faîte, mettre en comble aussi haut que possible. - (DdPY)
- affaizée. s. f. Quantité d'herbes, de menus bois ou autres objets contenus dans le tablier qu'on porte relevé devant soi. Une boune affaizée de luzarne. De faix. - (DdPY)
- affaudi ie, adj., affaibli par manque de nourriture. - (A)
- affauti, ie. adj. Qui se sent défaillir. J'ai l'estoumac affauti de besoin. - (DdPY)
- affergeander. v. a. Affriander. - (DdPY)
- afferlicher (s') : se réjouir à l'avance. - (SBB)
- affianné (ée). adj. Essoufflée, qui bat du flanc. - (DdPY)
- afficat. s. m. Appétit. Être de bon afficat, avoir bon appétit, n'être pas difficile, trouver toujours tout bon (Villiers-Saint Benoit). - (DdPY)
- affilée. s. f. Suite, file, rangée. – D'affilée, locut. adverb. De suite, sans interruption. - (DdPY)
- affilière, affilure. s. f Morceau de fer ou de fonte soudé à l'extrémité du soc d'une charrue pour en refaire la pointe, pour lui redonner du fil. - (DdPY)
- affilloure, s. f. cape, manteau des bergères qui ressemble, pour la coupe et l'étoffe, à la limousine des charretiers. - (DC)
- affioler. v. a. Lisser, polir, remettre en place, avec la brosse, les poils d'un chapeau, d'un tissu quelconque, lorsqu'ils sont rebroussés. Au figuré, flatter, caresser, flagorner, ou, comme on dit vulgairement, passer la main sur le dos à quelqu'un. - (DdPY)
- affiquot. s. m. Petit ustensile que certaines tricoteuses suspendent à leur côté droit pour soutenir leur aiguille, et qui, d'ordinaire, consiste en un simple noyau de pêche ou d'abricot percé en dessus. On ne s'en sert plus guère aujourd'hui. Boiste et d'autres lexicographes donnent affiquet, dans le même sens. - (DdPY)
- affiter. v. a. Exciter, agacer, irriter, particulièrement un chien, - (DdPY)
- afflanné : exténué. Ex : "J'ai couru avant la puie (pluie), et j'seus bramant afflan - né." (on allonge la prononciation des 2 premières syllabes, et l'on chute sur la dernière). - (VDB)
- afflinger (verbe) : asperger généreusement. (C'te beurdin m'a tout afflingé avec le jet d’eau). - (N-M)
- affourgnat (pour affouriat, afforiat). S. m. Petit oiseau assez fort pour sortir du nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris - (DdPY)
- affourgner, afforier (s'). v. pronom. Se dit d'un petit oiseau assez fort pour quitter son nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris. - (DdPY)
- affourure. s. f. Ration de fourrage, nourriture donnée aux moutons dans l'étable. - (DdPY)
- affrier, effrier (contraction pour efriser, effriter), v. a. Emietter. Quoi qu't'as à effrier ton pain coume ça ? T'as donc pas faim ? Se dit, figurement, comme menace. J'vas te bréger, j' vas t’affrier, te mincer en mouciaux, te mettre en mille miettes. - (DdPY)
- affût (d'). locut. adverbiale. Qui a le fil, dont l'esprit est vif, rusé, bien affûté. On dit à Auxerre C'est un homme d'affût, son père était canon. - (DdPY)
- affutiau : vêtement ridicule. Par dérision : vouloir faire l'élégant. - (VDB)
- affutiaux (nom masculin) : outils, généralement rudimentaires. Se dit aussi des habits de fêtes. - (N-M)
- affûtiot : un drôle d'affûtiot. - (SP)
- afilée (d'), locut. adv. de suite, sans interruption. Ex. : j'ai dormi douze heures d'afilée. - (A)
- aflinger : éclabousser. - (PN-A)
- afre. adj. Avide, goulu, gourmand, glouton, et, dans certains cas, pingre, avare. Se dit, par suppression de l’s pour safre. - (DdPY)
- afutiaux (des) : habits, vêtements. - (PN-A)
- aga ! : regarde ! Ex : "Aga ! Té vas tomber !" (Souvent, c'est déjà fait !). "Aga la barrée, al va ben s'sauver !" (Une barrée c'est une vache bi-colore). - (VDB)
- aga : regarde. - (S)
- aga : regarde. - (SBB)
- aga : tiens (Aga- lu : le voici ou Aga le ; aga la). - (SGC)
- aga d'eau (nom masculin) : pluie abondante et de longue durée. (C’est tombé des agas d’eau). - (N-M)
- aga! interj. regarde ! attention ! vois! - (DC)
- aga. interject. Regarde ! - Aga-lu, Regarde-le ! Au plur. Agadez, regardez ! Du grec agaô, j'admire, je regarde avec admiration On doit dire, au reste, que aga est l'impératif même du verbe agaô. - (DdPY)
- agacia : acacia. - (S)
- agage, agasse. s. f. Pie. Babiller, faire la belle, se carrer comme une agace. Du bas latin agasia. - (DdPY)
- agaiter, v. a. guetter, surveiller de près, épier. Cet homme est méchant, mais je vais bien « l'agaiter. » - (DC)
- agalu (verbe) : regarde. Souvent suivi de soué pour accentuer le sens. - (N-M)
- agalu : regarde le. - (PN-A)
- agas d'yau - amayau - avayau : supposé : amas d'eau, suite à des pluies d'orage. Débordements. Ex : "Anvec ces amayaux, te vas gauger avec tes sabiots." - (VDB)
- agasse tambouinette, s. f. pie-grièche. - (DC)
- agasse : pie. Ex : "Ces bon dieu d’agasses, al vont ben manger toutes mes c’ries !" (= cerises). - (VDB)
- agât d'eau, s. f. Pluie torrentielle, qui ravage et dévaste. Du vieux mot agaster, gâter, ravager. - (DdPY)
- age (en). locut. adverb. En sueur, en eau. Être en age, Être trempé de sueur, être tout en eau. Du latin aqua, et du vieux français aigue, aige, age. C'est donc à tort que beaucoup de personnes disent : Je suis à nage, je suis tout en nage. - (DdPY)
- âgé : aisé, facile. Ç'o ben âgé : c'est bien facile. - (SGC)
- age. adj. Aise, content, satisfait. Ol ot b'n'age, Il est bien aise. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- âgement : ustensile de cuisine. - (SGC)
- agider et, mieux, Ajider. r. a. Seconder quelqu'un, l'aidera faire son ouvrage. Du latin adjuvare. - (DdPY)
- âgie, s. f. evier, pierre creusée sur laquelle on lave et d'où l'eau s'écoule au dehors. - (DC)
- agnéte : mouton (lat. agnete). - (HV)
- agonir (verbe) : proférer des sottises, des méchancetés à l'égard de quelqu'un. - (N-M)
- agouant : turbulent - insupportable (on parle surtout d'un enfant) Ex : "Oh vieux Saint Agouant, te vas-t-y t'arrêter !" - (VDB)
- agouant, ante. adj. Contrariant, fâcheux, maussade, ennuyeux, fatigant. - (DdPY)
- agouantie (pour agouantise). s. f. Exigence ennuyeuse et fatigante. - (DdPY)
- agoué : ayant mangé à satiété. - (SBB)
- agouer : ennuyer, agacer. Ex : "Arrête de sauter sur la chée (chaise) té m'agoues !" - (VDB)
- agouer. v. a. Dégoûter. – Au passif, Être agoué, être dégoûté, rassasié, fatigué d'une personne ou d'une chose. De a privat., et goût. - (DdPY)
- agouffer. v. n. Parler avec volubilité pt d'une voix entrecoupée par la colère. Se dit aussi d'un chien qui se jette sur les gens, la gueule ouverte, en aboyant avec furie. - (DdPY)
- agouiller. v. a. Gâter, gaspiller, faire mauvais emploi. Agouiller son argent. - (DdPY)
- agoutasse : faisselle - voir : fercielle. - (VDB)
- agrabelle. adj. Agréable. Sorte de prononciation anglaise assez singulière. - (DdPY)
- agrafer, v. a. saisir, agripper. - (DC)
- agriffer. v. a. Empoigner vivement, saisir, retenir de force en serrant les doigts - S'agriffer. v. pronom. Se cramponner avec force en serrant les doigts. Du bas latin agrifare. - (DdPY)
- agro (nom masculin) : ergot du coq ou de tout autre volatile. - (N-M)
- agrô, s. m. ergot du coq et de certains oiseaux ; tubercule corné de quelques mammifères. - (DC)
- aguer, aguger. v. a. Appointir. Aiguiser. Aguer des échalas. Aguger des passiaux. - (DdPY)
- agueriotte, aguerjotte. S. f. Merise, griotte, fruit de l’agueriottier, de l'aguerjottier. - (DdPY)
- agueriottier, aguerjottier. s. m. Griottier, merisier. Dans certaines communes, on prononce agueurjottier. - (DdPY)
- aguesiau. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause de ses feuilles qui ont des piquants, qui sont aiguës. - (DdPY)
- agueurion, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (DC)
- aguger (verbe) : aiguiser. - (N-M)
- agulon : aiguillon. - (HV)
- aguouée, aguvouée, agusouée (pour aigusouée). s. f. Aiguisoir, pierre à aiguiser. - (DdPY)
- ah vouate : pas du tout, mais non. - (S)
- ahaie, s. f. haie vive ou sèche. - (DC)
- ahontir. v. a. Faire honte, honnir. - (DdPY)
- ahoutat. s. m. Petit bouton. - (DdPY)
- ai bâ : à terre, par terre. - (S)
- ai blot : en vrac. - (S)
- ai blot : tel quel. - (S)
- ai bouèch'ton : à califourchon. - (S)
- ai bouèjvolée : à l'envers, tête bêche. - (S)
- ai bouj'ton : à califourchon. - (S)
- ai crepoton : accroupi. - (S)
- ai c't'heure : à présent (à cette heure). Ai c't'heure vins ai table. : à présent vient à table. - (SGC)
- ai lai borgnotte : dans l'obscurité, à tâton. - (S)
- ai lai r'voyeûre : au revoir. - (S)
- ai l'aival : chez soi. - (S)
- ai l'aivolée : vers le bas. - (S)
- ai pan : en vrac. - (S)
- ai pouègne : à peine. - (S)
- ai profit : en gestation, attend une naissance. - (SGC)
- ai quan, loc. en même temps : « i m'en vé ai quan lu », je m'en vais en même temps que lui. - (DC)
- ai verse : à verse. - (S)
- ai, prép. à, marque la tendance ou la possession. Ai pour a est essentiellement bourguignon. - (DC)
- aibaicher : abaisser. - (S)
- aibaitou, s. m. abatteur, celui qui abat. Se dit principalement des bûcherons qui abattent les arbres dans la fabrication du bois de moule - (DC)
- aibaitre, v. a. abattre. - (DC)
- aibandon, s. m. désordre, confusion - (DC)
- aibâtairdi : dégénéré. - (S)
- aibatardir : animaux ou humains revenus à l'état primitif, ayant perdu sa personnalité. Abètir. - (SGC)
- aibate, aibatte : abattre. - (S)
- aibatelou, s. m. bateleur, celui qui donne des spectacles en plein air, baladin, farceur qui amuse le public en faisant des tours ou des grimaces. - (DC)
- aibatleur : bateleur, charlatan, animateur de foire, beau parleur. So des histoires d'aibatleur : ce sont des histoires de charlatan. - (SGC)
- aibattaige : abattage. - (S)
- aibattouère : abattoir. - (S)
- aibeuriô, s. m. abri, lieu où l'on se met à couvert. - (DC)
- aibiancher. v. a. Casser une aile à un oiseau. Voyez abrancher. - (DdPY)
- aibîme, s. f. abîme, lieu profond, où l'on enfonce, marais. Nous disons une « aibime » et même une «  ambîme. » - (DC)
- aibîmer : abîmer. - (S)
- aiblaiger : inonder, mouiller, éclabousser. - (S)
- aiblâmi, part. pass. d'un v. aiblâmir, inusité. Rendu blême, défait, abattu, souffreteux : « l' ptiô ô aiblâmi por lai mailaidie. » - (DC)
- aiblége, s. f. une quantité de, un amas de… - (DC)
- aibléger, v. a. accabler, surcharger, écraser. On est « aiblége » de grêle, de coups, d'injures. - (DC)
- aibléger.) - (DC)
- aiblôti, v. a. accabler, écraser. La pluie, le vent, dans un orage, «aiblôlit» le voyageur. - (DC)
- aiborni, aibornir. v. a. Eborgner. Dans beaucoup de localités, l'r des verbes termines en ir ne se prononce pas. - (DdPY)
- aibossumer : agonir. - (S)
- aibôssumer, v. a. apostropher avec violence, accabler d'injures, d'insultes. - (DC)
- aibouaichai : casser la coquille au moment de l'éclosion. Les pitots sont en train d'aibouaichai sous la couotte : les poussin sont en train de casser la coquille sous la poule couveuse. - (SGC)
- aibouècher : casser la coquille, fêler. - (S)
- aibouéquer, v. a. écraser, aplatir contre un mur ou contre un corps dur. On dit cependant des œufs, brisés à la sortie des petits poussins, qu'ils sont « aibouéqués. » - (DC)
- aibouére, s. m. boisson mélangée de farine qu'on donne aux petits porcelets ; pâtée très liquide - (DC)
- aibouli, v. a. abolir, effacer, abattre. - (DC)
- aiboulition, s. f. désordre, désastre, ruine - (DC)
- aibout'ner : boutonner. - (S)
- aibout'ner, v. a. boutonner, attacher quelque chose avec des boutons : « aibout'né vô », boutonnez-vous. - (DC)
- aibreuvau, s. m. partie sensible qui correspond à une blessure, à une meurtrissure, à une plaie. - (DC)
- aibreuver, v. a. abreuver, donner à boire : « aibreuver l'neurin », faire boire le bétail. - (DC)
- aibreuvou, s. m. abreuvoir, lieu où les animaux s'abreuvent. - (DC)
- aibrevou (nom masculin) : abreuvoir. - (N-M)
- aibri : abri. - (S)
- aibriter : abriter. - (S)
- aibu, s. m. amusement; abus ou perte de temps. Il y a beaucoup « d'aibu » dans un ouvrage minutieux, c'est-à-dire beaucoup de perte de temps. - (DC)
- aîbugeai, aîmugeai : amuser. On s'o ben aîbuger : on s'est bien amusé. - (SGC)
- aibuger. v. a. Amuser. - (DdPY)
- aibuïeman, s. m. amusement, flânerie, dissipation, abus ou mauvais emploi du temps. - (DC)
- aibuïer, v. a. amuser, dissiper, détourner de l'ouvrage, faire perdre le temps à quelqu'un. - (DC)
- aibuillement : distraction, amusement. - (HV)
- aibuïot. s. m. jouet d'enfant, hochet, tout objet avec lequel on s'amuse. - (DC)
- aibûyer : amuser. - (S)
- aibûyotte : jouet. - (S)
- aicaboicher, v. a. charger la tête, écraser, fouler sous un poids. - (DC)
- aicâgement. s. m. Ecarquillement. - (DdPY)
- aicâger. v. a. Ecarquiller. Aicâger les œils. - (DdPY)
- aicâgnardi, v. a. acoquiner, amollir, énerver. - (DC)
- aicaïouner, v. a. poursuivre quelqu'un à coups de pierres, lapider. - (DC)
- aicasse, aigasse, écasse. s. f. Casse, sorte de casserole en cuivre jaune, avec queue de même métal, qui est d'un usage général dans les villes et les campagnes, et qui sert à puiser l'eau dans le seau. - (DdPY)
- aiccense, s. f. accense. Loyer d'une maison, d'un terrain ; usité dans quelques parties des cantons de Château-Chinon, de fours, etc. - (DC)
- aiccenser, v. a. louer, amodier, donner ou prendre en location ; s'emploie usuellement aux environs de Château-Chinon, mais seulement lors-qu'il est question des biens-fonds, des immeubles : aiccenser un champ, un pré, une ferme, une maison. - (DC)
- aice, s. f. petite hache, cognée à manche très court et dont le taillant ressemble à celui d'une pioche. - (DC)
- aiceter. v. a. Acheter. - (DdPY)
- aichailandè : achalandé. - (S)
- aichaiti, v. a. attirer, allécher par l'appât d'une friandise, d'une récompense. Être « aichaiti » à quelque chose exprime l'idée d'un désir stimulé par une jouissance antérieure. - (DC)
- aichauffouâjon. s. f. Echauffaison. - (DdPY)
- aichauihi, v. a. engazonner. - (DC)
- aicheureté : assis (se mettre sur une « chaire »). - (HV)
- aichi, s. m. essieu - (DC)
- aichistance, s. f. assistance, aide, secours. Prêter « aichistance », donner du secours. - (DC)
- aichiter (s'), v. pronom. S'asseoir. - (DdPY)
- aichiter. v. a. asseoir. - (DC)
- aichiton (nom masculin) : petit siège rustique à trois pieds. - (N-M)
- aichiton, s. m. escabeau à trois pieds, petit siège bas sans dossier. - (DC)
- aich'ter : acheter. - (S)
- aiciau (nom masculin) : hachette. - (N-M)
- aiciter, v. a. citer, appeler à comparaître devant le juge de paix. - (DC)
- aic'ler, aiqueler. v. a. Acculer, éculer. - S'aic'ler. v. pronom. S'accroupir, se mettre sur son derrière, s'acculer. - (DdPY)
- aicoinçons : sillons de plus en plus courts dans un champ, de forme irrégulière. - (SGC)
- aiçoller. s. m. Echalier, haie, clôture de branchages. – Echelle basse appuyée sur le côté d'une haie pour aider à la franchir - (DdPY)
- aicompaingner, v. a. accompagner, aller de compagnie avec quelqu’un : « i va l’aicompaingner cheu lu. » - (DC)
- aicorci, v. a. accourcir, rendre plus court, abréger. - (DC)
- aicoter. v. a. Accoter, appuyer. - (DdPY)
- aicoter. v. a. appuyer, soutenir, mettre d'a-plomb, — barrer, fermer au moyen d'un obstacle, — accouder. - (DC)
- aicôteumer, v. a. acoutumer. - (DC)
- aicouau (ai l'), loc. a l'abri, à couvert. - (DC)
- aicouchie, s. f. accouchée, une femme qui vient d'accoucher. - (DC)
- aicouée : qui glousse, demande à couver (adjectif). - (SGC)
- aicouillou, aicouillot : écureuil. - (SGC)
- aicouiou. s. m. Ecureuil. - (DdPY)
- aicouô : abri. - (S)
- aicouo : abri. Quand o pieu, faut se mettre ai l'aicouo : quand il pleut il faut se mettre à l'abri. - (SGC)
- aicouoder. v. a. Ecouer, couper la queue. Du latin cauda et de a privât. - (DdPY)
- aicouria : écureuil. - (S)
- aicouter : accoter, soutenir, appuyer. - (S)
- aicouteumance, s. f. coutume, habitude. - (DC)
- aicrapaudi (s'), v. réfl. s'affaisser, se mettre à plat à la manière des crapauds. - (DC)
- aicrapodir : se baisser vivement. Une herbe aicrapodie : une herbe versée. - (SGC)
- aicrecher, aicresser. v. a. Accrocher. - (DdPY)
- aicrechot. s. m. Crochet. - (DdPY)
- aicrepi (s'). v. pronom. S'accroupir, se blottir. Voir aiborni - (DdPY)
- aicrepoter (s') : accroupir (s'). - (S)
- aicro : accroc, crochet. - (S)
- aicro : crochet pour tirer l'eau du puits. - (S)
- aicrô, s. m. croc, crochet, agraffe, tout instrument avec lequel on peut accrocher quelque chose et notamment celui dont on se sert pour le flottage des bois de moule sur les ruisseaux ou rivières du pays. - (DC)
- aicroicher, v. a. accrocher. - (DC)
- aicrouècher : accrocher. - (S)
- aicru : rejet sur racine. - (S)
- aictiouner, v. a. appeler devant le juge de paix, citer en justice. Le mot et le fait sont très usités. « s'a contùne, i m'en va l'aictiouner », s'il continue, je vais lui faire un procès. - (DC)
- aictiouneu, adj. actif, énergique, ardent. - (DC)
- aider, alider. v. a. Aider. - (DdPY)
- aideux, aidieux, aindeux. s. m. Un bel aïdeux qu'toi. - (DdPY)
- aidiement : aide. - (HV)
- aidier, v. a. aider, donner du secours. - (DC)
- aidieu, s. m. adieu. Prenant congé de ses lecteurs. - (DC)
- aidor : dehors. - (S)
- aidret : adroit (adjectif) ou endroit. Ç'o pas tout le monde qu'o aidret : ce n'est pas tout le monde qui soit adroit. Contraire d'envers : Mets ta ch'mise ai l'aidrai : mets ta chemise à l'endroit. - (SGC)
- aidroce, s. f. adresse. - (DC)
- aidroci, v. a. rendre droit, redresser. - (DC)
- aidrouet : adroit. - (S)
- aie :eau. - (S)
- aie, ais (pour aise). adj. Content, satisfait. J' seus ben ais. - (DdPY)
- aie. s. f. Eau. Contraction pour aige. - (DdPY)
- aïements, s. m. qui s'emploie surtout au pluriel, ustensiles de ménage, vaisselle. - (A)
- aifaîter, v. a. élever jusqu'au faite en amoncelant. On « aifaîte » un charriot de foin, un tas de paille. S’emploie encore dans le sens de combler, remplir en entassant jusqu'à la dernière limite. - (DC)
- aifârmi, v. a. affermir, rendre ferme, consolider : « lai tarre s'ô aifàrmie. » - (DC)
- aifaudi, adj. affamé. - (DC)
- aifétè : affêté. - (S)
- aifét'lai : plein jusqu'au faite. (Voir aussi rai'aifait'lai) Un panier de treuffes aifét'lai : un panier de pommes de terre plein à ras bord. - (SGC)
- aifét'lè : affêté. - (S)
- aifeuriander, v. a. affriander, attirer quelqu’un par l'appât de la gourmandise. - (DC)
- aifeurner : arrêter, rester tranquille. - (S)
- aifeurner, v. n. demeurer en repos, rester coi, ne pas bouger : « a n'veu pâ aifeurner c'gà lai, a fau qu'a r'mue. » - (DC)
- aiffaimé, part, passé. Affamé, qui a une grande faim. - (DC)
- aiffaire : affaire. - (S)
- aiffilée (d') loc. adv. avec continuité, sans interruption et comme à la file : il a fait son ouvrage « d'aiffilée » ; nous avons fait dix lieues « d'aiffilée. » - (DC)
- aiffouaudit : anéanti, sans forces, sans volonté. - (SGC)
- aiffoulée : avortée, (se dit d'une vache) voir aussi aivortée. - (SGC)
- aiffrouinches: ridelles de chariot, ranches. - (SGC)
- aifiquet, s. m. affiquet, petit bijou, objet de toilette en général. - (DC)
- aiflonger, v. n. être comblé, gorgé, pourvu avec affluence, avec surabondance. - (DC)
- aifoinge : rancher. - (S)
- aifouger, v. a. écraser sous un poids. Le bois mort « aifouge » une haie vive sur laquelle on le jette en masse. - (DC)
- aifouler, v. a. meurtrir, blesser par contusion. - (DC)
- aifranchi, v. a. franchir, traverser en sautant : « aifranchir » un fossé, un mur. - (DC)
- aifreumer, v. a. affermer, donner ou prendre à louage. Se dit des personnes et des choses. - (DC)
- aifreuter : mûrir. - (S)
- aifreuter, v. n. affruiter, devenir mûr. Le mot s'emploie en parlant de tous les fruits de la terre quels qu'ils soient. - (DC)
- aifroinche, s. f. effranche, traverse de bois mobile qui soutient les ridelles ou les planches d'un charriot. Quelques localités du Morvan prononcent « enfronche. » - (DC)
- aifroinge : rancher. - (S)
- aifrou, ouse, adj. gourmand, avide. - (DC)
- aifuter, v. a. affûter, aiguiser, rendre pointu au propre et au figuré. - (DC)
- aifutiau, s. m. engin de chasse ou de pêche, en général tous les menus objets qui servent à divers usages - (DC)
- aifutiaux : colifichets, petits objets ou vêtements. - (SGC)
- aifûtiô : petit objet sans valeur. - (S)
- aiga : regarde. - (S)
- aigaice : pie. - (S)
- aigaicer : agacer. - (S)
- aigasse : pie, synonyme de « Ouasse ». O cause coume une aigasse : il parle comme une pie. - (SGC)
- aigé : mouillé. I seus aigé par la giboulée : je suis mouillé par la giboulée. - (SGC)
- aigeai : rouir, mettre le chanvre aiger : mettre le chanvre dans un ruisseau pour le ramollir. Le cheinde éto aigé : le chanvre était roui. - (SGC)
- aigenoillée, s. f. coussin de paille ou autre sur lequel on s'agenouille. - (DC)
- aigenoiller, v. a. agenouiller, mettre à genoux. — Morvan « azenoiller » - (DC)
- aigenoillons, loc. a genoux, sur ses genoux . - (DC)
- aigeoir. s. m. Endroit d'un ruisseau, d'une mare, etc., où l'on fait rouir le chanvre. - (DdPY)
- aiger, v. a. mettre dans l'eau, mouiller, rouir le chanvre. - (DC)
- aiger. v. a. Rouir. Se dit du chanvre qu'on fait macérer dans l'eau. Les blanchisseuses, les laveuses de lessive ont presque toutes la peau des mains aigée. De aqua, aigue, aige (eau). L'orthographe Eger, adoptée aujourd'hui, est certainement une altération de l'orthographe primitive. - (DdPY)
- aigiaude (nom féminin) : pluie subite et violente. - (N-M)
- aigllie, s. f. aiguillée : « aine aigllie d' filot », une aiguillée de fil - (DC)
- aignaie : agneau. - (S)
- aignais, aignas. s. m. Agneau. Un aignais de berbis. - (DdPY)
- aigneai, s. m. agneau : « mé beurbis m'an beillé chis aigneais. » - (DC)
- aignerie, s. f. toile d'araignée. - (DC)
- aignoutai : bricoler, ne pas agir efficacement. S'attacher à des détails futiles et inutiles. - (SGC)
- aignoutai : espionner, quémander, épier. - (SGC)
- aigolai : affamer. Aigolai d'souai : être très altéré. - (SGC)
- aigolé, adj. gourmand, avide ; intéressé au figuré. - (DC)
- aigonir : injurier. - (S)
- aigonisai: invectiver, injurier, agonir d'injures. On o des fois aigonisai : On est parfois injurié. - (SGC)
- aigoniser : agoniser. - (S)
- aigoniser, v. a. injurier, assaillir de paroles outrageantes. Nous disons aussi « aigonir. » - (DC)
- aigorzer. v. a. Echancrer la gorge d'une robe, d'un corsage, d'un vêtement quelconque. - (DdPY)
- aigou, s. m. ecoulement de l'eau, égout, gouttière, rigole d'égouttement. Les « aigous » d'une cour, d'un chemin, d'un toit. - (DC)
- aigouares : après de grosses pluies, les ruisselets sur le sol. Après la pieu les aigouares coulont : après la pluie les ruisseaux coulent. - (SGC)
- aigouè : rassasié, repu, saturé. - (S)
- aigoué : rassasié, repus. Quel bon repas, j'en seus aigoué : quel bon repas, je suis rassasié. - (SGC)
- aigoué, part. pass. d'un verbe « aigouer » inusité. Gorgé, rassasié jusqu'au dégoût. - (DC)
- aigouére, s. f. égout, écoulement d'eau. Les « aigouéres » d'un chemin, d'un toit. - (DC)
- aigoujâ, s. m. houx. Environ de Château-Chinon. - (DC)
- aigraichot, aicraichot : crochet. Tire la aiquant un aigraichot : tire la avec un crochet. - (SGC)
- aigraiver, v. a. meurtrir, blesser au pied. Se dit surtout des boeufs fatigués par un long voyage ou par la marche sur des chemins rocailleux. - (DC)
- aigrappe (pour agrappe). s. f. Agrafe. Du verbe agrapper, agripper ; d'ou le mot français grappin. - (DdPY)
- aigreuillon. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause des piquants de ses feuilles, qui ne sont pas doux. - (DdPY)
- aigreville, egreville. s. m. Espèce de pissenlit qui se mange en salade. - (DdPY)
- aigron, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (DC)
- aigron, s. m., héron. - (A)
- aigru, s. m. houx. - (DC)
- aiguaisse, s. f. agasse ou agace, pie. - (DC)
- aiguanci. v. n. diminuer par l'effet de l'évaporation. se dit d'un liquide qui baisse en bouillant trop longtemps sur le feu : retirez la chaudière, votre eau « s'aiguancit. » - (DC)
- aigucher, aiguger, aiguser, aigusser. v. a. Tailler en pointe, aiguiser. - (DdPY)
- aiguchon. s. m. Morceau de bois taillé en pointe, aiguillon. - (DdPY)
- aigue, s. f. eau. Le mot n'est plus usité ; il subsiste encore dans les noms de lieu et surtout dans la toponomastique rurale. - (DC)
- aigueiller, aigueuiller (pour aiguiller). v. a. Taquiner, pointiller, asticoter. - (DdPY)
- aiguelle, aigueille, aigueuille. s. f. Aiguille. - (DdPY)
- aigueriot : houx. - (S)
- aigueriot, s. m. entonnoir. De « aigue », eau. - (DC)
- aigueron. s. m. Héron. Du vieux mot aigue, eau, le héron étant un oiseau aquatique. - (DdPY)
- aiguerot (nom masculin) : entonnoir. - (N-M)
- aigueruelle, s. f. animalcule qui abonde dans les eaux de source, dans les fontaines. - (DC)
- aigueûri : gâter (un enfant). - (S)
- aigueuriaibe, adj. agréable, par métathèse. - (DC)
- aigueuriau, s. m. houx. Le houx est extrêmement commun dans le Morvan. - (DC)
- aigueurner : agrainer. - (S)
- aiguian, s. m. gland, fruit du chêne. « aillan », avec les ll mouillés. - (DC)
- aiguiand, guiand : gland. - (SGC)
- aiguiaure, s. f. pluie subite et torrentielle, grosse averse. Quelques localités prononcent « aiguore, aiguiore », et même « aidiore. » - (DC)
- aiguiaurer, v. n. tomber avec violence. Se dit de la pluie lorsqu’elle tombe à verse. - (DC)
- aiguïer, v. a. aiguiser, rendre aigu, pointu. « aigujer. » - (DC)
- aiguieu, s. m. glu, matière visqueuse qui sert à plusieurs usages. - (DC)
- aiguieucher. v. n. Envoyer de l'eau, la faire jaillir, éclabousser, au moyen d'une pierre ou d'un bâton. De aigue, eau, et heucher, élever, soulever. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- aigu'ille : aiguille. - (S)
- aigû'iller : aiguiser. - (S)
- aigû'illie : aiguillée. - (S)
- aigû'illon : aiguillon. - (S)
- aigu-illon : aiguillon. - (SGC)
- aigujoué, s. m. aiguisoir, pierre à aiguiser. - (DC)
- aigujouere : pierre à aiguiser les outils et principalement les faux. I passe l'aigujouere sur mon dard : je passe la pierre à aiguiser sur ma faux. - (SGC)
- aigûllon, ll mouillés, s. m. aiguillon, longue baguette au bout de laquelle se trouve une pointe de fer pour exciter les boeufs. - (DC)
- aigumelle. s. f. Lame de couteau. J'ai cassé l’aigumelle de mon couquiau. - (DdPY)
- aihâble, s. m. érable. - (DC)
- aihè, aihié, aisié. adj. Facile. Si vou' êtes pas content, c'est ben aihè ! –Veut dire aussi, qui a de l'aisance, une certaine fortune. « Ç'ot des gensses qu'ont ben de quoi ; i sont ben aihiés, ben aisiés. » - (DdPY)
- aihiance, aisance, s. f. Petit sentier, petit chemin pour faciliter l'exploration d'une propriété, pour la desserte d'une habitation rurale. - Se dit aussi des personnes qui sont dans une situation de fortune aisée. C'est des gensses qu'ont ben de l’aihiance, ben de l'aihance. Partout. - (DdPY)
- aik'môder : accommoder. - (S)
- ail’motte. s. f. Allumette. - (DdPY)
- ailai : aller. - (SGC)
- ailan, ante, part. prés. du verbe aller. Actif, bien portant, vigoureux. - (DC)
- ailangouéré, part, passé d'un verbe inusité à l'infinitif. Languissant, maigre, efflanqué. - (DC)
- ailecie (nom féminin) : grenier à foin au-dessus des écuries. - (N-M)
- ailecie, s. f. grenier à foin au-dessus des écuries, des étables. Le grenier au-dessus de la grange est appelé chafaud. - (DC)
- ailemer, v. a. allumer. « ail'mer lai chandeille. » - (DC)
- ailemette, s. f. allumette, tout ce qui sert à allumer le feu. - (DC)
- ailer : aller. - (S)
- ailer, v. a. aller. (Voir ailan.) - (DC)
- ailiger, v. a. alléger, soulager, donner de l'aide, du secours. - (DC)
- ailigre, adj. allègre, content, joyeux. - (DC)
- ailiré, part, passé d'un verbe alirer inusité. Uni, poli, glissant, se dit des chemins lorsqu'ils sont verglacés et de toutes les surfaces unies et polies. - (DC)
- â'ille : aise. - (S)
- aîllements : ustensiles de cuisine. - (S)
- aillïer, v. a. délayer, détremper avec de l'eau, avec un liquide quelconque. Il faut « aillier » la terre argileuse pour faire une chaussée d'étang, une aire de grange, etc. - (DC)
- aillieure, s. f. liaison, terme de cuisine désignant la matière, farine, œufs, etc., qui sert à lier ou épaissir les sauces. - (DC)
- ailmace : limace. Quand o pieu on voit des ailmces : quand il pleut on voit des limaces. - (SGC)
- ailmaile : couteau (mauvais). - (S)
- ailmale : couteau (mauvais). - (S)
- ail'mer : allumer. - (S)
- ail'mer. v. a. Allumer. - (DdPY)
- ail'mette : allumette. - (S)
- ailoiri, v. n. étourdir, avoir des vertiges par éblouissements ou autre accident. S’emploie quelquefois dans le sens actif : le soleil « m'ailoirit » toujours. - (DC)
- ailoirisseman, s. m. étourdissement, éblouissement, vertige. - (DC)
- ailonner, v. a. découvrir quelque chose de lointain ou de caché, par le flair, l'instinct, ou même, chez les personnes, par intuition. - (DC)
- ailordi, v. a. alourdir, rendre lourd, étourdi, braque. Un « ailordi » est un étourdi, un évaporé, un être sans cervelle. - (DC)
- ailordition, s. f. étourdissement, vertige. - (DC)
- ailoti, v. a. lotir, mettre en lot ; disposer en groupe, en tas régulier pour la vente. - (DC)
- ailouâgne : alêne. - (S)
- ailouagne : alêne de couteau ou de bourrelier. - (SGC)
- ailouâgne. s. f. Alêne. - (DdPY)
- ailunette, s. f. lunette. Un vieillard ne peut lire sans ses « ailunettes. » - (DC)
- aimaillanter, v. a. meurtrir, écraser. Un bras, une jambe « aimaillantés », c'est-à-dire dans l'état d'une chair frappée à coups de marteau. - (DC)
- aimander : grossir, prendre du poids, profiter. Un bon viau ! O l'aimande ben : un bon veau ! Il profite bien. - (SGC)
- aimartoiller, v. a. ecraser, piler, assommer. « Martoiller » est pour marteler - (DC)
- aimendaule, adj. qui amende, qui améliore, qui fait grandir, croître, se développer. Un temps de chaleur et d'humidité est « aimendaule » pour la végétation. - (DC)
- aimendeman, s. m. amendement, croissance, développement, engraissement, amélioration. - (DC)
- aimender : amender, grossir. - (S)
- aimender, v. n. amender, croître, grandir, se développer, engraisser. Un enfant qui grandit, un bœuf qui engraisse, un arbre qui grossit, une herbe qui pousse, « aimendent. » - (DC)
- aimenitié, s. m. bénitier. - (DC)
- aimer, s. m. amer, fiel, humeur qui est renfermée dans une vésicule chez les bœufs et autres animaux. - (DC)
- aimeron : camomille sauvage, plante. - (SGC)
- aimi : ami. - (S)
- aimi, s. m. ami. On appuie sur la première syllabe comme si elle était précédée d'une h aspirée : « mon haimi. » - (DC)
- aimignôder, v. a. flatter, câliner quelqu'un. - (DC)
- aimije, s. f. fil de chanvre qu'on ajoute au besoin dans le tissage. - (DC)
- aimioti (s'), v. réfl. devenir muet. (Voir miot.) - (DC)
- aimiquiaule, adj. amical, porté à l'amitié, disposé à aimer, sociable: «ç'ô eun bon garçon, bin aimiquiaule. » - (DC)
- aimiquié, s. f. amitié. - (DC)
- aim'ner : amener. - (S)
- aim'ner, aimouner. v. a. Amener. Fait à l'indicatif j'aimeune ou j'aimoune, formes qui s'appliquent à tous les temps dérivés de celui-là. Aimeune-nous donc ta femme, pour nous la far voir. Quant aux autres temps, ils se forment sur l'infinitif : j'aim'nai, j'ai aim'né. J'y eux ai aim’né une voiture de bois. - (DdPY)
- aimoiller, ll mouillés, v. n. mouiller. se dit des femelles d'animaux et principalement des vaches lorsque le lait commence à paraître. - (DC)
- aimoincher, v. a. emmancher, mettre un manche, (voir moinche.) - (DC)
- aimoizeter, v. a. gâcher, galvauder, détériorer, diminuer la valeur de quelque chose par insouciance ou maladresse. - (DC)
- aimon, s. m. amont, le haut, par opposition avec aval, le bas. - (DC)
- aimont : amont, haut. - (S)
- aimôr, s. m. amour. Ce mot éternellement jeune, n'apparaît que très rarement dans notre patois… - (DC)
- aimouèdier : amodier (louer). - (S)
- aimouègner : amener. - (S)
- aimougner, v. a. amener, mener vers… - (DC)
- aimugeai (s') : s'amuser. O s'aimugeot : il s'amusait. - (SGC)
- aimunition. s. f. munition de guerre ou de chasse, plomb, poudre, etc. - (DC)
- aimusar, s. m. flâneur, celui qui perd son temps à des choses inutiles. - (DC)
- ain, aine. s. num. un, une. Le féminin est souvent nasalisé en aigne. - (DC)
- ainche. s. f. hanche. — « aince » - (DC)
- aindai : aider, se donner un coup de main. O mé ben aindé : il m'a bien aidé. Les amis venont vous ainder : les amis viennent vous aider. - (SGC)
- ainder, hinder. p. a. Aider. Vienras-tu nous hinder? Oui, si j'ai le temps. - (DdPY)
- aindier : aider. - (S)
- aineai, s. m. anneau, bague. - (DC)
- aingne. Dans l'Avallonnais et toutes les communes des cantons de Coulanges-sur-Yonne et de Vermenton, finale des mots terminés par ain. Maingne, paingne, parraingne, demaingne, étaingne. - (DdPY)
- aingne. s. f. Aine Du latin inguen. - (DdPY)
- ainiée : poule qui garde le nid (adjectif). - (SGC)
- ainique, adj. unique, seul. - (DC)
- ainité, s. f. unité. - (DC)
- ainné, adj. aîné, le premier né d'une famille : « ç'ô l'ain-né de nos p'tiots ». - (DC)
- ainnoma ! Interjection pour exprimer le doute, l'incertitude : vraiment ! Allons donc ! Vous plaisantez ! - (DC)
- ainombrer, v. a. compter, dénombrer. - (DC)
- ainuïan, ante, adj. contrariant, taquin. - (DC)
- aipaicher, v. a. apaiser, calmer, adoucir. - (DC)
- aipairoiller (s'), v. réfl. se mettre à l'aise, s'étendre, se détirer. - (DC)
- aiparceu, part, passé. aperçu, entrevu - (DC)
- aipauri, v. n. appauvrir, devenir pauvre. Nous disons « paure » et « poure » pour pauvre, d'où les verbes « apaurir, apourir. » - (DC)
- aipercevouère : apercevoir. - (S)
- aipetioti. v. a. rendre plus petit, plus mince, plus pointu. - (DC)
- aipeuïot, s. m. appui, soutien. - (DC)
- aipeurchai (s') : pronominal : s'approcher doucement d'un homme ou d'un animal .Ou, employé comme verbe actif ; approcher : aipeurche mouai le sel : approche moi le sel. - (SGC)
- aipeurcher : approcher. - (S)
- aipeurcher, v. a. approcher : « aipeurche toué d' lu » - (DC)
- aipeurçue, s. f. aperçue, vue sommaire d'une chose. - (DC)
- aipeurer : essorer, égoutter. - (S)
- aipeuriander. v. a. appréhender, craindre : « n'aipeuriande pas, va ! » - (DC)
- aipiéter, v. n. avancer beaucoup en marchant, marcher très vite. - (DC)
- aiplaini, v. a. aplanir, mettre de niveau, rendre plan. - (DC)
- aip'ler : appeler. - (S)
- aiplomb, s. m. aplomb. « d'aiplomb » s'emploie quelque fois pour exprimer l'intensité d'un effet produit : « l’soûlai chauffe d'aiplomb. » - (DC)
- aipoigne, loc. adv. a peine, avec peine. - (DC)
- aipoincer. v. a. Epandre, éparpiller. - (DdPY)
- aipoirner, v. a. agacer, picoter, provoquer par des taquineries. - (DC)
- aipoli, v. a. polir, rendre uni, lisse. - (DC)
- aiponde : relier, réunir, abouter. - (S)
- aipondre. v. a. rejoindre, joindre ensemble. S’emploie activement pour exprimer l'idée de réunion à une personne qui est en route. Cette femme était fort loin, mais je l'ai « aipondue » ou « r'joindue. » - (DC)
- aipôte, s. m. apôtre : « ain boun aipôte », un hypocrite. - (DC)
- aipouli (s') v. réfl. se dit du ciel lorsqu'il prend une teinte uniforme. le temps « s'aipoulit » à l'époque des grandes pluies d'automne. - (DC)
- aipourter : apporter. - (S)
- aippeau. s. m. appeau, espèce de sifflet dont on se sert pour imiter le cri des oiseaux et les attirer au piège. - (DC)
- aippor, s. m. apport, assemblée qui se réunit chaque année à jour fixe, marché, foire. - (DC)
- aipport : fête patronale. - (SGC)
- aipposer. v. a. opposer : « i m'aippose ai ç'iai » — aipposer (s'), v. réfl. s'opposer. - (DC)
- aippreuve, s. f. preuve. Il a vendu ses bœufs, et pour « aippreuve », il a reçu des arrhes. - (DC)
- aipré : après. - (SGC)
- aiprée : après. - (S)
- aipreucher : approcher. - (S)
- aipropi : nettoyer. - (S)
- aipropri, v. a. nettoyer, tenir propre. - (DC)
- aiprôter : apprêter. - (S)
- aiprôter, v. a. apprêter, préparer, disposer. - (DC)
- aiquabeuch'nè, aiquabeus'nè : affalé. - (S)
- aiquabeus'née : courbée (par la vieillesse). - (S)
- aiquand : avec. - (S)
- aiquand qu' …? : quand …?. - (S)
- aiquant, quand : avec. Ol 'éto d'aiquant li : il était avec lui. Faut ailler aiquant les autres : il faut aller avec les autres. Faut lai quand les autres. - (SGC)
- aiquelé : accroupi. (pour se dissimuler ou pour un besoin pressant). O s'o aiquelé : il s'est accroupi. - (SGC)
- aiqueler (s') : accroupir (s'). - (S)
- aiquemôder. v. a. accommoder, préparer, satisfaire. « aiquemôder » un mets, l'accommoder, le préparer ; « aiquemôder » un chaland, se mettre d'accord avec lui. - (DC)
- aiqueni. e, part, passé d'un verbe « aiquenir » inusité à l'infinitif. Emacié, celui qui est très amaigri. - (DC)
- aiquéter, v. a. faire une acquisition, acquérir, acheter, gagner, ramasser : « ol é aiqueté ain bon beutingn' », il a ramassé un bon bien. - (DC)
- aiqueuillon : arbuste : houx. Un bouquet d'aiqueuillon : un bouquet de houx. - (SGC)
- aiqueulè : accroupi (e). - (S)
- aiqueur : noisetier. - (S)
- aiqueurboté, ée, adj. accroupi, assis sur les talons. « aiqueurboté » semble une corruption de à-cul-bouté, mis à cul. - (DC)
- aiqueurni, e, adj. maigre, rachitique. - (DC)
- aiquit, s. m. acquit, reçu, quittance. - (DC)
- aiquiter, v. a. acquitter, rendre quitte : « a n'me doué pu ran, al ô aiquité », il ne me doit plus rien, il est quitte. - (DC)
- aiquouer : attacher un cheval à la queue du précédent. - (S)
- aiquouobi : accroupi pour se cacher. - (SGC)
- air : vent. - (S)
- airâgnai : encourager, stimuler de la voix ou de l'aiguillon. - (SGC)
- airâgner (forte altération de railler). v. a. Exciter, taquiner par des railleries. - (DdPY)
- airagner (verbe) : exciter de la voie les animaux au travail : le cheval attelé ou les bœufs sous le joug. - (N-M)
- airâgner : encourager, stimuler avec un bâton, accélérer, filer, activer. - (S)
- airâgner, v. a. exciter, stimuler de la voix, de l’aiguillon, harceler : « allon, viâ, airâgné le bœu ! » allons, vite, excitez, piquez les boeufs ! - (DC)
- airaignan, ante, part. prés. hargneux, taquin, querelleur. - (DC)
- airâler. v. a. écorcher, enlever la peau, déchirer. - (DC)
- airaquai : accrocher. O s'o airaquai dans un fil de fer : il s'est accroché dans un fil de fer. - (SGC)
- airâser, v. a. mettre de niveau : « airâser » un mur, un trou en remplissant le vide. - (DC)
- airbeuillai, r'beuillai : fouiller. Les couechots, les sanlliers airbeuillent : les cochons, les sangliers, fouillent. - (SGC)
- airbouécer ou, mieux, erbouécer. v. a. Reboucher. - (DdPY)
- aircandier : grugeur, personne malhonnête, roublard, voleur. - (S)
- airdouèze : ardoise. - (S)
- airdounance, s. f. ordonnance. - (DC)
- airdouner, v. a. ordonner. - (DC)
- aire : aigre. - (S)
- airéeter : arrêter. - (S)
- aireille (nom masculin) : versoir de la charrue. - (N-M)
- aireille, airelle, s. f. Oreille. - (DdPY)
- aireille, s. f. oreille. « aiheille », par la chute de l'r : « i é mau ez aireilles. » - (DC)
- aireilles : oreilles. - (SGC)
- aireillon, s. m. oreillon, anneau, agrafe de fer qui fixe l'anse d'un seau, d'une chaudière, d'une marmite, etc. : les deux « aireillons » d'un vase... par assimilation avec les oreilles. Nous disons aussi les « aireilles » pour les ouïes d'un poisson. - (DC)
- airétau, s. m. obstacle qui arrête, barrière, palissade, fossé, etc. : il a mis un « airétau » dans son champ pour qu’on n'y passe pas. - (DC)
- airgardai : regarder. - (SGC)
- airgent, s. m. argent : « i n' l' fré ne por or ne por airgent. » - (DC)
- airgentaule, adj. argenteux, celui ou celle qui a de l'argent, qui a la poche bien garnie : ces gens-là sont « airgentaules. » - (DC)
- airgenter. v. a. convertir en argent une valeur en nature : vous me devez douze poulets, « airgentons-les ». C’est-à-dire donnez-m’en le prix en argent. - (DC)
- airgnie, s. f. araignée et toile d'araignée, sync. De « araignie » « ailgnie. » - (DC)
- airgot : griffe, ongle. - (S)
- airie. s. f. airée, ce qui est sur l'aire de la grange au moment du battage, la quantité de gerbes qu'on va battre au fléau. « aihie. » - (DC)
- airiotte, s. f. petite ruelle, chemin, sentier étroit entre deux haies, ou deux murailles : « a vô fau sigre l'airiotte », suivez le sentier. - (DC)
- airiver : arriver. - (S)
- airmale : mauvais couteau. Tu parles d'un airmale : tu parles d'un mauvais couteau. - (SGC)
- airmana, s. m. almanach. - (DC)
- airmouère : armoire. - (S)
- airné : fatigué, éreinté (voir aussi eurné). - (SGC)
- airôde, airôte : arête. - (S)
- airôde, s. f. arête de poisson, dard, épine, piquant. Environs d'Avallon. - (DC)
- airoicher, v. a. arracher, extraire. - (DC)
- airondelle, s. f. hirondelle. — « arondelle. » - (DC)
- airôsoue : arroseur. - (S)
- airou : andain de foin avant la mise en tas ou en botte. On metto le foin en airou : on mettait le foin en andain. - (SGC)
- airouai : assaisonner ou assaisonnement. - (SGC)
- airouaicher : arracher. - (S)
- airouaichoû d'dents : dentiste. - (S)
- airouè : matière grasse pour la cuisson. - (S)
- airouè : saindoux, huile ou autre matière grasse pour la cuisson. - (SGC)
- airouet. s. m. Roux, sauce. - (DdPY)
- airougi, v. a. rougir, rendre rouge. Le vent de solaire « airougit « les sarrasins. - (DC)
- airouinger : arranger. - (S)
- airous : plusieurs andains rapprochés pour créer les condition favorables facilitant l'enlèvement ou la mise en tas du foin. - (SGC)
- airouser, v. a. arroser, irriguer. - (DC)
- airpion : pied. - (S)
- airquer : marcher. - (S)
- airraichai : arracher. Airracher ses treuffes ou ses biottes : arracher ses pommes de terre ou ses betteraves. - (SGC)
- airrapai (s') : Se dépêcher, être actif au travail . Ol o ben airrapé : il est bien actif au travail. - (SGC)
- airrètai : arrêter. - (SGC)
- airrhes, s. f. plur. arrhes, gage. - (DC)
- airrivaige, s. m. arrivage, à peu près synonyme de « arroi. ». L’arrivage désigne toutes les denrées qui servent à accommoder les mets, le beurre, la graisse, l'huile, le lard, le sel, etc. - (DC)
- airsouille : arsouille. - (S)
- airtelé, part. pass. altéré : un homme « airtelé d'gaingner », celui qui a soif de bénéfice. - (DC)
- airter : arrêter. - (S)
- airter, v. a. arrêter, saisir. - (DC)
- airtot : orteil. - (S)
- aisaumée, s. f. etendue de terre qu'un homme couvre de grains à chaque fois qu'il traverse un terrain en projetant la semence. Bande de terre en général. Mesure de superficie. — « aichaumée. » - (DC)
- aisceai, s. m. hachette à l'usage des sabotiers. - (DC)
- aiscouer : secouer. - (S)
- aisements. s. m. pl. Meubles, vaisselle, ustensiles divers, qui rendent service dans un ménage, qui contribuent au bienêtre et font qu'on est bien aise. - (DdPY)
- aisié : facile. - (SBB)
- aisié, aisière. s. f. Raie pour l'écoulement des eaux dans un champ ensemencé ; petite rigole d'assainissement. - (DdPY)
- aissaivouâ, v. a. savoir, connaître, informer : « a mé fé aissaivouâ qu'avinrô », il m'a fait savoir qu'il viendrait. - (DC)
- aissas : relief du repas, débris de n'importe quoi… - (SGC)
- aisseau : herminette (sabotier). - (S)
- aissembler : assembler, préparer à donner son lait (vache). - (S)
- aissèmer : comprendre. - (S)
- aisseurance. s. f. assurance, sûreté, sécurité. - (DC)
- aisseurer, v. a. assurer. - (DC)
- aissi. s. m. Essieu. (Ligny-le-Châtel.) - (DdPY)
- aissiau : petit outil du sabotier, herminette. - (SGC)
- aissiéger, v. a. asseoir, en parlant des choses, mettre d'aplomb. On « aissiége » les fondations d'un mur, une roche, un bloc. - (DC)
- aissiô, particule d'affirmation. Oui, assurément. - (DC)
- aissis. s. m. Petit ais, bardeau, planchette pour couvrir les toits. Diminutif de ais. - (DdPY)
- aissorder, v. a. assourdir : « a m'é aissordé aivou sai meusiqhie. » - (DC)
- aissoubi (s'), v. réfl. s'assoupir, s'endormir. - (DC)
- aissouèfè : assoiffé. - (S)
- aissouété, adj. celui qui a soif, qui est très altéré. - (DC)
- aissoumasser, essoumasser. v. a. et n. Retrancher les talles, les branches, les membres inutiles d'un cep de vigne. - (DdPY)
- aissoumat, essoumat. s. m. Membre d'un cep de vigne qui n'a pas de fruits et qu'on doit retrancher. - (DdPY)
- aissoumer, v. a. assommer, frapper avec violence. - (DC)
- aissouriller, v. a. rendre sourd, assourdir. - (DC)
- ais'tè : assis. - (S)
- ais'ter (s') : asseoir (s'). - (S)
- ais'teure : maintenant. - (S)
- aisteure, loc. adv. a présent, à cette heure ; « i seu dijeuné aisteure », je viens de déjeuner. En plusieurs lieux on ne prononce pas la dernière syllabe. - (DC)
- aitaiche, s. f. attache, lien, épingle, agrafe, cordon, ruban et en général tout ce qui sert à attacher quelque chose. - (DC)
- aitainer, v. a. fatiguer, ennuyer, taquiner, importuner, dégoûter : « laiché moue, vo m'aitainés », laissez-moi, vous me fatiguez ! « i seu aitainé de ç'lai », je suis ennuyé de cela. - (DC)
- aitain'ner : lasser, fatiguer, énerver. - (S)
- aitaiquer, v. a. attaquer, harceler. - (DC)
- aitairi, v. a. tarir, dessécher, mettre à sec : « mon poué ô aitairi », mon puits est à sec. N’est usité qu'en parlant d'un réservoir naturel. - (DC)
- aitefice, s. m. engrais, fumier, amendement quelconque. - (DC)
- aitefier, v. a. fumer, mettre un engrais en terre ; améliorer, amender le sol et, en général, tout ce que l'on possède. On dit d'un homme laborieux et soigneux qu'il « aitefie » ses propriétés. - (DC)
- aitentiouneu, euse, adj. attentionné, qui a des attentions, des égards, des prévenances pour quelqu'un : « çô eune gentite fonne, bin aitentiouneuse. » - (DC)
- aiteujer, v. a. tisonner, remuer les tisons : « aiteujé l'feu », tisonnez le feu. - (DC)
- aitifer, v. a. attifer, parer avec prétention et mauvais goût. - (DC)
- aitiger : exagérer. - (S)
- aitiger, aitiver. v a. Attiser. Le premier de ces mots, altération évidente d'attiser, est employé dans son sens propre le second, altération non moins évidente d'activer, s'emploie comme synonyme ou, plutôt, comme analogue, puisque pour activer le feu, il faut nécessairement l'attiser. Dans certains endroits, on dit atlier. - (DdPY)
- aitolée, s. f. attelée, la durée d'un travail d'attelage pour les bœufs ou les chevaux ; espace de temps où les animaux de trait sont attelés. - (DC)
- aitoleman, s. m. appareil d'attelage, et non pas comme en français action d'atteler. - (DC)
- aitoler, v. a. atteler, mettre les animaux de trait sous le joug ou sous le harnais. - (DC)
- aitoler.) - (DC)
- aitoloure, s. f. cheville de bois ou de fer qui sert à l'attelage des bœufs. - (DC)
- aitou : atout. - (S)
- aitou : aussi. - (S)
- aitou : aussi. T'es content ? moué aitou : tu es content ? moi aussi. - (SGC)
- aitou, adv. aussi, également, pareillement : « al ô airivé aitou », il est arrivé aussi. « aitou » signifie avec : « aitou lu », avec lui. - (DC)
- aittaichai : attacher. Ol aittaiche pas ses chiens aiquant des saucisses : on n'attache pas ses chiens avec des saucisses. - (SGC)
- aittaicher : attacher. - (S)
- aittelouère : pièce d'attelage qui reliait le joug. - (SGC)
- aittolai : atteler, composer un attelage. Fayo aittolai pou partir : il fallait atteler pour partir. - (SGC)
- aittolaige : attelage. - (S)
- aittolée : attelée. - (S)
- aittolée : attelée. - (HV)
- aittoler : atteler. - (S)
- aittoupir : courir pour empêcher le froid. Faut aittoupir quand o jale : il faut courir quand il gèle. - (SGC)
- aittraipe : attrape. - (S)
- aittraiper : attraper. - (S)
- aittügai : attiser le feu. - (SGC)
- aittû-yer : attiser (le feu). - (S)
- aituïer, v. a. attiser, tisonner. - (DC)
- aivaicher, v. a. saillir une vache : le taureau blanc a « aivaiché lai beurnotte. » - (DC)
- aivan, prép. avant ; en avant ; plus loin, hors du lieu où l'on est : « a n'o pâ iqui, al ô aivan », il n'est pas ici, il est parti. - (DC)
- aivançaule, adj. qui donne de l'avance, qui se fait vite. Un travail minutieux n'est pas « aivançaule » - (DC)
- aivance : avance. - (S)
- aivance, s. f. espace de chemin ou de temps franchi avant le moment fixé ; argent libre dont on peut disposer sans délai : « al é d'laivance », il a de l'argent comptant. - (DC)
- aivancer : avancer. - (S)
- aivanci, e, part. pass. d'un verbe « aivancer » inusité. Celui qui a de l'avance, qui est à l'aise. - (DC)
- aivanpeue (nom masculin) : auvents, volets. - (N-M)
- aivanpleue, s. m. avant-pluie, côté de la pluie, face exposée à l'ouest. — un « aivanpleue », auvent qui abrite une maison. - (DC)
- aivant : avant. - (S)
- aivant : avant. - (SGC)
- aivarti, v. a. avertir : « i n'veu pà l'seurprenre, al ô bin aivarti. » - (DC)
- aivarticheman, s. m. avertissement ; avis donné aux plaideurs de comparaitre devant le juge de paix - (DC)
- aivauler, v. a. avaler, faire descendre. - (DC)
- aivaulou, ouse, adj. avaleur, avaleuse. Celui qui est gourmand : « eun gran aivaulou. » - (DC)
- aiveilli, v. n. devenir vieux, vieillir : « al ô bin aiveilli. » - (DC)
- aivencement : prolongation d'une toiture, auvent. - (SGC)
- aiventrïer (s'), v. réfl. se coucher sur le ventre, se mettre à plat ventre. - (DC)
- aiveuc : avec (se dit aussi aiquant ou quant). - (SGC)
- aiveughie, s. et adj. aveugle. Le son de la désinence est très mouillé. « aiveuille » - (DC)
- aiveughier, v. a. aveugler, éblouir : « l'soulai m'é aiveughié. » — « aiveuiller. » - (DC)
- aiveughiotte (ai l'), loc. a tâtons, dans l'obscurité. — « aiveuillotte. - (DC)
- aivïer, v. a. aviser, apercevoir : « auchutô qui m'en seu aivïé ; — n'taiville pâ d'fére ç'lai. » - (DC)
- aiviger, v. a. inventer, imaginer des choses fausses le plus ordinairement. — « aiviger » est une forme d'aviser. - (DC)
- aivindre, v. a. atteindre. - (DC)
- aivïon. s. f. avis, aperçu, vue rapide d'un objet, ou au figuré d'une idée. - (DC)
- aivioti, e, adj. amaigri, émacié, miné par la faim ou la misère. Ne s'emploie guère qu'en parlant des animaux. - (DC)
- aivis : avis. - (S)
- aivis, s. m. avis, opinion, sentiment : « c'm'ô aivi », ce m'est avis ; je suis d'avis ; je crois que... - (DC)
- aivives, s. f. plur. avives, glandes derrière la machoire. - (DC)
- aivo : avait. Ol aivo eu pou : il avait eu peur. Ol aivo été pou. - (SGC)
- aivoigne, s. f. avoine. - (DC)
- aivoinge, s. f. avance. Le dicton du pays est : « quan ai pieu l'dimoinge, lai s'maigne n'ô pâ d’aivoinge », quand il pleut le dimanche, la semaine donnera du retard à l'ouvrage. - (DC)
- aivoingeaule, adj. qui avance, qui va vite, qui se fait avec promptitude. Un travail « bin aivoingeaule » est celui qui peut s'exécuter avec rapidité. - (DC)
- aivoinger, v. a. avancer, donner de l'avance. - (DC)
- aivolai : avaler. J'aivole quand y meuge : J'avale quand je mange. - (SGC)
- aivolée : aval, bas. - (S)
- aivoler : avaler. - (S)
- aivoler : avaler. - (HV)
- aivoler, v. a. abattre, courber en bas, couher. - (DC)
- aivolte (nom féminin) : averse violente qui ravine les chemins. - (N-M)
- aivolte, s. f. grosse averse qui entraîne les terres, qui ravine : les « aivoltes » ont couru dans les chemins. - (DC)
- aivortée: avortée (en parlant d'une vache). - (SGC)
- aivorter : avorter. - (S)
- aivou : avec. - (S)
- aivou, prép. conjonct. Avec : « al ô v'ni aivou ou daivou nô », il est venu avec nous. - (DC)
- aivouâ, v. aux. avoir. - (DC)
- aivoucai, s. m. avocat : «eun boun aivoucai. » - (DC)
- aivoucaisserie, s. f. avocasserie, parlage à tout propos et sans fin avec esprit de chicane. - (DC)
- aivouègne : avoine. - (S)
- aivouènée : correction. - (S)
- aivouère : avoir. - (S)
- aivouère du tintouin : avoir du travail, avoir des soucis. - (S)
- aivouère le temps deurè : s'ennuyer. - (S)
- aivou'li : avec lui (ou aiveuc li). - (SGC)
- aivri : avril. - (S)
- aivri, s. m. avril, le 4e mois de l'année. - (DC)
- aizi, v. a. agir, se mettre en mouvement. - (DC)
- aizu, s. m. lieu où l'on rouit le chanvre, où on le fait aizer = aiger. - (DC)
- âjdeu : aujourd'hui. - (S)
- ajdeu, a j'd'heu : aujourd'hui. - (HV)
- ajoubir (s'). Se mettre à genoux. - (DdPY)
- ajouer, dans le sens de aider, très bonne contraction du latin adjuvare. - (A)
- ajouper. v. n Percher, en parlant d'un oiseau. - (DdPY)
- al, pron. masc. qui désigne la 3ème personne du sing. il : « al ô saivan, al ô p'tiot, al ô saige. » au pluriel « a » pour ils devant une consonne : « a son mailaides » ; et « al » devant une voyelle : « al y feure. » - (DC)
- alaiton s. m. Jeune animal qui tette encore sa mère. - (DdPY)
- alambie : alambic. Installation de distillation mobile. Ex : "L’alambie passe bentout. Vas-tu fée d’la goutte ?" (= bientôt). - (VDB)
- alampiaux. s. m. pl. Chiffons, vieux habits. (Vertilly.) - (DdPY)
- alayer. v. a. Elaguer. - (DdPY)
- alayeur. s. m. Elagueur. - (DdPY)
- albeurdat. s. m. Personne étourdie, sans réflexion. - (DdPY)
- alcade : autrefois magistrat espagnol. - (QLT)
- alemelle, s. f. lame de couteau. - (DC)
- âler : sécher, dessécher. - (S)
- aleugette. s. f. Alouette. - (DdPY)
- aleuve, s. m. élève, nourrisson. Se dit des animaux, du bétail : grand jean fait de bons « aleuves. « on prononce « éleuve » dans le Morvan bourguignon. - (DC)
- alibourat. s. Petit entonnoir. (Collan.) - (DdPY)
- alider. v. a. Aider. Se dit sans doute pour aïder, prononciation un peu dure qu'on aura voulu adoucir en introduisant un l entre l'a et l'i. (Maillot.) - (DdPY)
- alingue, allingue. adj. Fluet. (Soucy). Boiste donne Allingue, sorte de pieu, ou plutôt, de perche employée à l'assemblage des trains de bois sur les rivières. Ètre allingue, serait donc être comme une perche. Cette dernière locution, au reste, est fort employée à Auxerre. - (DdPY)
- alipiau. s. m. Guenille, oripeau. Voyez alampiaux. - (DdPY)
- alirier. s. ni. Alizier. - (DdPY)
- alissé, ée. adj. Rugueux. Peau alissée, peau rugueuse. De a privât, et lisse, doux, égal, uni, poli. (St-Privé.) - (DdPY)
- allage. s. m. Action d’aller, d’être en bon train. La moisson, la fenaison est en bon allage. - (DdPY)
- allement. s. m. Vaisselle ; la vaisselle courante probablement celle qui va toujours. Du verbe aller. (Bessy). Voyez amman. - (DdPY)
- aller : verbe actif, aller. Que l’on conjugue au présent du subjonctif. Ex 1 : Il faut qu’ j’alle. Ex 2 : Faut ben qu’jalle. Ex 3 : pluriel : Qu’j’allons - ou qu’j’allint (formulation très orthodoxe). Ex : Lundi en huit, faura qu’j’allint aux Rouesses fée des fagots. - (VDB)
- all'mer, all'mant, all'mé, J'alleume, formes diverses du verbe actif allumer. - (DdPY)
- allourer : soûler quelqu'un de paroles. - (SBB)
- allumage, allumance. s. f. Incendie. - (DdPY)
- alman'na, arman'na : calendrier des postes. Almanach. - (SGC)
- aloigne, s. f. alêne dont on se sert pour percer le cuir. - (DC)
- aloisser. v. a. Ecorcer. - (DdPY)
- alotte. s. Jeune paysanne dans l'adolescence. (Villiers-Saint-Benoit). - A Marchais-Beton, on dit Annotte ; c'est sans doute le même mot, prononcé différemment : lequel est le bon ? - (DdPY)
- alouaige, s. m. louage, location : il cultive un champ qu'il a « d'alouaige » ; il en paie une pistole « d'alouaige » - (DC)
- alouer, v. a. louer, prendre en location, amodier. On « aloue » une maison, une ferme, un domestique, etc. - (DC)
- alouott. s. f. Synonyme d'anloupiau. Voyez ce mot. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- alourdir, élourdir, élordir. v. a. Abasourdir, étourdir, rompre, briser la tôle, la cervelle à quelqu'un, en faisant du bruit. - (DdPY)
- alourer (verbe) : être lourd, se montrer pénible, insupportable. - (N-M)
- alpette. s. m. et f. Enfant chétif et malingre gamin, gamine. Paraît être une altération du mot arpette. (Percey). - (DdPY)
- alpreill'man, adv. pareillement, également. - (DC)
- alquiller. v. a. Lisser. Alquiller les cheveux. - (DdPY)
- alquiner. v. a. Exiger d'un homme ou d'un animal un travail qui dépasse ses forces. - (DdPY)
- altauffiers. s. m. pl. Bande d'enfants, de gamins tapageurs, qui taquinent et harcèlent les passants. (Percey). - Le mot altoufier, usité à Tronchoy pour désigner un vagabond, doit être, bien certainement, une variante d'altauffier. - (DdPY)
- altéhé, part. pass. altéré, qui a soif. - (DC)
- altiée : pièce en désordre, litière. - (SBB)
- aluchot : cri fort et aigu. - (PA)
- alunette, s. f. linotte, oiseau de la famille des granivores. - (DC)
- alunotte, elunotte. S. f. Linotte, oiseau. - (DdPY)
- alvin, s. m. bétail d'élève, animaux du premier âge, poulains, jeunes veaux. - (DC)
- alviner, v. n. aleviner, produire de l'alevin, c’est-à-direle fretin ou menu poisson avec lequel on peuple les étangs. Chez nous les carpes qui alevinent sont appelées pisseuses ou en patois « pichouses. - (DC)
- amanghenner (contraction d 'amangéhenner). v. a. Oter l'usage des membres, et plus particulièrement des mains. Mot composé de a augmentatif et de deux mots latins manus gehennare, entraver, enchaîner les mains, les mettre dans la gehenne. (Ferreuse). - (DdPY)
- amarmeler. v. a. Battre à outrance, briser la figure à quelqu'un, le mettre en marmelade. - (DdPY)
- amaucheter, v. a., gâter, gâcher, perdre, mettre à mal que l'on prononce à mau. - (A)
- amaujeter : méduser. - (PA)
- ambadous. adj. des 2 genres. Couché sur le dos. Cette femme porte son enfant ambadous. (Perrigny-lès- Auxerre). Nous croyons cette orthographe de Perrigny défectueuse. Voyez badoue. - (DdPY)
- ambia : lien qui relie le joug au timon. - (SGC)
- ambîme, s. m. abîme, endroit profond ou dangereux. - (DC)
- ambitionnou, ouse, adj. envieux, qui a ledésir d'avoir, le plus souvent aux dépens du prochain. - (DC)
- amblâ, s. m. tige ou branche de bois tordue en forme d'anneau servant à fixer le joug des boeufs sur le timon d'une voiture. - (DC)
- amblas : pièce pour attelage de bœufs (pour fixer le timon). - (S)
- amelette, s. f. omelette. - (DC)
- amena, amenau (Paille d'). s. f. Paille d'orge et d'avoine, paille de menus grains, amena et amenau étant une altération de menu. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- amender, v. n. Grandir, prospérer, s'améliorer. – Employé activement, signifie engraisser, améliorer. Le fumier amende les terres. - (DdPY)
- amer coum' chicotin : amer. Vraiment très amer. Ex : "Ta salade de pissenlits, al est amére coum'chicotin." (avec un accent aigu... sur amer). - (VDB)
- amerale, s. f. camomille vulgaire. - (DC)
- ameron. s. m. Etat du vin amer. Ce vin tourne à l'ameron. - (DdPY)
- amesouche. adj. Un peu amer. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (DdPY)
- amesoute. s. f. Marguerite des champs. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (DdPY)
- amesser. v. a. et n. Dire une messe de relevailles. Se faire amesser, se faire dire une messe pour ses relevailles. - (DdPY)
- ameulat, s. m. Gagne-petit, rémouleur. - (DdPY)
- ameuler, v. a. mettre en meule, en tas, en groupe. - (DC)
- ameusser (s'), v. réfl. se baisser, se cacher, se tapir. S’emploie quelquefois sans le pronom : « al ô ameussé dan l’crô », il est tapi dans le trou. - (DC)
- ameuz'lé (adjectif) : couvert de blessures spectaculaires mais sans gravité réelle. - (N-M)
- amialé (adjectif) : écrasé. Se dit notamment d'un gâteau qui manque de consis­tance. - (N-M)
- amignauder, aminauder. v. a. Flatter, caresser. Dans le glossaire de Roquefort, on trouve amignauder, amignoter. - (DdPY)
- amigrer. v. a. Epandre, écarter, en parlant du fumier Du latin migrare, emigrare, écarter, éparpiller. - (DdPY)
- amiotter : émietter. - (SBB)
- amitiaule, adj., qui fait des démonstrations d'amitié. - (A)
- amitiaule, amiquiaule. adj. Amical. - (DdPY)
- amman, s. m. Vaisselle qui vient de servir et qui n'est pas encore nettoyée. - (DdPY)
- amocheter : (prononcer amoch'ter) abîmer - mettre en morceaux. Ex : "Arrête-don d'amoch'ter ton pain." - (VDB)
- amogeter : gaspiller. - (SBB)
- amonder : gronder. - (SBB)
- amouder. v. n. Donner son lait en abondance, volontiers, facilement. Se dit des vaches bonnes laitières. - (DdPY)
- amouèdiation : location. - (S)
- amounition, amunition. s. f. Munitions, vivres. Pain d'amounition, pain distribué aux soldats. Du bas latin amonitio, subsistance, suivant Ducange. - (DdPY)
- amourciller. v. a. Mettre, diviser en petits morceaux. - (DdPY)
- amphitryons : hôte chez qui l'on va dîner. - (QLT)
- ampoule, s. f. petite rainette qui monte sur les arbres. - (DC)
- amusser. v. a. et n. Boucher, détruire les musses ou passages cachés, secrets, pratiqués dans une haie par le gibier ; en général, cacher, couvrir. - (DdPY)
- an, terminaison de la 3e personne du pluriel au présent de l'indicatif, au futur, etc. : « a dian, a fian, a mingean », ils disent, ils font, ils mangent. Une partie du Morvan nivernais prononce on : « a dion, a fion, a mingeon. » - (DC)
- anas. s. m. pl. Immondices, débris de vaisselle. (Pasilly). - (DdPY)
- anaû : virole de la faux. - (S)
- ancairner : puer. - (S)
- ancin que. conjonct. Tandis que, pendant que, à mesure que. « Ancin qu'on moissonnait, on liait. » (Percey). - (DdPY)
- anciner, v. a. exciter un chien, le lancer à la poursuite de quelqu'un : le chien s'est « anciné » contre lui. - (DC)
- ancre, adj. acre, âpre, aigre, violent, ardent. - (DC)
- ancre, adj., être ancre, se montrer ardent, tenace, persévérant. A aussi le sens de âcre. - (A)
- ancreman, adv. avec âpreté, violemment, ardemment - (DC)
- ancrené, ée. adj. Qui est ancré profondément et depuis longtemps. Maladie ancrenée, maladie invétérée, qu'on ne peut plus guérir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- andain : rangée de foin ou de paille déposée sur le sol. - (JFB)
- andain, s. m. chenet, landier. - (DC)
- andains (mot masculin) : chenets. - (N-M)
- ânes. s. m. pl. Echasses. Marcher sur des ânes. (Saint-Martin-sur-Oreuse). - (DdPY)
- angauche. adj. Qui n'est pas adroit. (Charny, Seignelay). - (DdPY)
- angaudre. s. m. et f. Qui est empoté, maladroit, peu agissant. - (DdPY)
- angélus. S. m. Parties gélatineuses, tendons, cartilages impropres à l'alimentation, qui se rencontrent dans les viandes, et que les bouchers trouvent moyen de glisser et de faire payer à leurs pratiques. A Joigny, l'angélus et la réjouissance doivent être exclus des fournitures faites aux pauvres pour le compte du Comité de l'Extinction de la mendicité ; un des articles du cahier des charges et conditions imposées à l'adjudicataire de ces fournitures contient même sur ce point une interdiction spéciale. - (DdPY)
- angive, s. m. contrefort de bâtiment. - (DC)
- angiverne. adj. Maladroit. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- angüier, angüiller : boîter, ne pas être d'aplomb, bancale. - (SP)
- anguillé, e, part. prés. d'un verbe « anguiller » inusité à l'actif : une carpe « anguillée » est celle qui prend la forme d'une anguille. - (DC)
- anjoluce. s. f. Angélus. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- anliens : maladie qui attaque l'oeil du boeuf. - (PA)
- anligner, v. a. aligner, mettre en ligne. - (DC)
- anloupiau. s. m. Forme très-fortement dénaturée des mots envelouppiau, enveloppiau, enveloppeau. A Auxerre, à Joigny et presque partout, dans le Département, on appelle anloupiaux, des morceaux de toile servant comme de guêtres, dont les vignerons s'enveloppent les jambes dans les vignes et lorsqu'ils font des ouvrages malpropres, par exemple, lorsqu'ils portent des terres, qu'ils tirent, qu'ils chargent ou répandent du fumier. - (DdPY)
- annaige, s. m. bête ovine d'un an qu'on appelle prime dans le langage technique. - (DC)
- an'née : année. - (S)
- annemi, e, adj. ennemi. On prononce an-n'mi. - (DC)
- anneu, s. m. ennui, langueur, tristesse, chagrin, embarras. On prononce an-neu. - (DC)
- anneumitié, s. f. inimitié, haine. - (DC)
- annimau (qu'on prononce han-ni-mau). s. m. Animal. Dans beaucoup de localités, on dit annimal, au pluriel un annimau, des annimals. - (DdPY)
- an'nimau : animal. - (S)
- annimau, s. m. animal : « l'poure an-nimau ô péri », le pauvre animal est mort. - (DC)
- anno, adv. non. Dans le Morvan nivernais «ainn'no » le premier n est une épenthèse d'euphonie. On redouble l'interjection dans la locution « oh qu' ann' nô! » oh que non. - (DC)
- annotte. s. f. Jeune fille. - (DdPY)
- annuiter (s'), v. pronom. S'attarder à la nuit, rentrer de nuit. Ou dit aussi s'anuiter. - (DdPY)
- anosse (nom féminin) : anesse. - (N-M)
- anosse, s. f. anesse. - (DC)
- anprês, prép. près, auprès. - (DC)
- anquié, e, adj. repu, gorgé, saoulé. « i seu anquié », je suis rassasié à l'excès. - (DC)
- anstain que. conjonct. En même temps que, aussitôt que, au moment que. Ansiain qu'on entre cheux eux, i faut dire bonjour. (Pasilly). - (DdPY)
- antoûnoie. s. f, Sansonnet, oiseau. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- apaîcher, apêcher, apancher, apincher. v. a. Epancher, jeter çà et là, éparpiller. Apaîcher, apincher du fumier. Sans doute pour épancher. (Puysaie). - (DdPY)
- apâïer, v. a. apaiser, calmer, tranquilliser. - (DC)
- apan, adv. en bloc, en masse, tout ensemble, sans choix. - (DC)
- apanteau. S. m. Épouvantail. Du verbe apanter, syncope d'épouvanter. - (DdPY)
- apanter. v. a. Faire peur, effrayer, épouvanter. Voyez apanteau. - (DdPY)
- aparne. s. f. Épart, traverse qui tient les limons épars. (Sainpuits). - (DdPY)
- aparnir. v. n. Éclairer, faire des éclairs. Nous allons avoir de l'orage, il aparnit. - (DdPY)
- apatties. s. f. pl. Filasse grossière provenant du pied, de la patte du chanvre. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- apattis. s. m. pl. Empreintes de pas, glissades. De patte. - (DdPY)
- apché, ée. adj. Eclos. C'est une altération du mot ébeché, qui se dit de l'œuf becqué, brisé sous l'effort du bec du petit poulet qui vient d'en sortir. - (DdPY)
- apcherou abcher : éclore. - (PA)
- apchieou abchie : nourriture des petits oiseaux. - (PA)
- apendis : appentis. - (PN-A)
- apianter, v. a., rendre pointu un morceau de bois ou de fer. - (A)
- aplater : aplatir. - (PN-A)
- aplater, apléter. v. n. Aller vite; fournir beaucoup. Voyez épléler. - (DdPY)
- apléter : travailler vite. - (PA)
- apointucher : tailler en pointe, rendre pointu ou, en adjectif : apointuché = pointu. Ex : Si j’veux qu’mon pôô il enterre ben, faut qu’il soué bén’apointuché. (Si je veux que mon poteau entre bien (en terre), il faut…). - (VDB)
- aporiau, apriau. s. m. Ypréau. - (DdPY)
- apotager : bien traiter, bien s'occuper de... Ex : "Ce gamin là, il est ben apotagé, t'entends ben !" - (VDB)
- apparaissance. s. f. Apparence. - (DdPY)
- appendu. s. ln. Morceau d'étoffe rapporte et cousu sur le trou d'un vêtement. - (DdPY)
- appenter : appréhender. - (SBB)
- appoiger. v. n. Éclabousser, éclater. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- apport (nom masculin) : fête de village. - (N-M)
- apport : fête où on louait les ouvriers agricoles (louée). - (PA)
- appouger (S'), v. pronom. Se poser, se percher, et, certains cas, s'accroupir. Un oiseau s'appouge. Une petite fille s'appouge aussi, quand tournant sur elle-même pour développer l'ampleur de ses jupes, elle se baisse tout d'un coup de manière à leur faire former la cloche. (Puysaie). - (DdPY)
- apuceter. v. a. Épuceter, chercher les puces. - Au figure, apuceter quelqu'un, lui dire des ventes un peu dures autrement, lui secouer ses puces, suivant le mot usité à Auxerre. - (DdPY)
- aque, s. f. acte : une « aque » de mariage. Le notaire a fait « l'aque. » - (DC)
- aqueni, équeni. adj. Qui n'a que la peau et les os, qui est sans force, épuisé, réduit à rien. Du verbe aqueniter, venant lui-même de nihil. Quand les vignerons d’Auxerre sont abattus, extenués par la chaleur, ils disent qu'ils sont équenis. - (DdPY)
- aquerciau. s. m. Petit enfant maigre, qui n'a que la peau et les os. (Ferreuse). - (DdPY)
- aquerciot : petit- menu - maigre (mais pas maladif). Ex : "Eh ! aquerciot" (l'interpellé doit se reconnaître) "C'te gamine, c'est un vrai aquerciot !" - (VDB)
- aquernot. s. m. Coffre, tiroir (Perreuse). Doit être une corruption de créneau. - (DdPY)
- aquetouflé (adjectif) : ramassé sur soi-même. - (N-M)
- aqueûbi : rendu niais, abruti, interdit (celt. akoubet : rester interdit). - (HV)
- aqueuler, v. a. accroupir, asseoir très bas sur les genoux ployés. - (DC)
- aquia: attelage immobilisé. - (SGC)
- aquiapi (adjectif) : brisé, fatigué outre mesure. (Voir acapi). - (N-M)
- ar, loc. être en ar, être en disposition, en velléité de « al étô en ar d'ailer en viaige », il était disposé à aller en voyage. - (DC)
- ar. s. m. Air, dans toutes ses acceptions. « I crache en l'ar pou qu'ça l'i retombe su le bê. » - (DdPY)
- aragner (s'). v. pronom. Se harceler. - (DdPY)
- arâgner, v. a. exciter, stimuler les animaux de trait, les bœufs, les vaches. On laboure d'autant plus de terrain en un jour qu'on « arâgne » davantage ses bêtes. - (DC)
- aragner. Voyez érragner. - (DdPY)
- araler : balayer feuilles ou graines d'un revers de main, élaguer. - (PA)
- araler : élaguer, abattre. Ex : "Va fallouée qu’jaralint nout’ châgne." - (VDB)
- araler. v. a. Enlever, détacher les raies, émonder, ébrancher. – Se dit aussi en parlant de l'épiderme, et, dans ce cas, il est synonyme d’érafler. J'me suis aralé toute la piau des mains. - (DdPY)
- arâmer, v. n. entrer dans les rameaux, dans les branches d'un arbre. On prononce en quelques lieux « airaimer ». - (DC)
- arâpé, part. pass. d'un verbe « araper » inusité à l'infinitif dans ce sens. Avide, ladre, passionné pour ses intérêts. - (DC)
- arâper (s'), v. réfl. se prendre à... se mettre vivement à... un bon ouvrier « s'arâpe » à son ouvrage; il s'est « arâpé » à sa vigne. - (DC)
- araper. v. n. et s’araper. v. pronom. S'accrocher, se mettre à l'ouvrage fortement par opposition à déraper, quitter le fond, se décrocher. (Sermizelles). - (DdPY)
- araquer, v. a. accrocher. - (DC)
- arbeuiller (verbe) : fouiller en faisant de grands désordres. (On dit aussi r'beuiller). - (N-M)
- arbeuiller : fouiller. - (PA)
- arbeuille-vertiot : couteau pointu, fouineur, curieux. - (PA)
- arbillot. s. m. Ardillon. - (DdPY)
- arbiquer (verbe) : qui rebique, qui dépasse, en parlant d'un vêtement mal ajusté. - (N-M)
- arblanchir : se changer - s'habiller de vêtements propres. Ex : "Avant d'aller au bourg, té vas tout' même t'arblanchi !" - (VDB)
- arbrousser (verbe) : rebrousser son chemin. - (N-M)
- arc. s. m. Herse, râteau. (Puysaie). - A Domecy-sur-le-Vault, on dit acc, dans le même sens. - (DdPY)
- arcandage. s. m. Mauvais équipage; ouvrage difficile, désagréable, qu'on ne sait par où commencer. - (DdPY)
- arcander : bricoler, (arcander quelqu'un : se jouer de lui). - (PA)
- arcander, v. n. Travailler sans suite et sans ordre à toutes sortes d'ouvrages, suivant le caprice du moment, et quelquefois sans objet ou sans résultat utile ; se donner beaucoup de peine pour rien. - (DdPY)
- arcanderie (nom féminin) : comportement ou manœuvre qui est plus ou moins empreint de malhonnête. - (N-M)
- arcanderie : nom donné à ce qui est gênant ou importun. - (PA)
- arcandié, s. m. coureur de grands chemins, vagabond. - (DC)
- arcandier (nom masculin) : personne en qui on ne peut avoir confiance, personne malhonnête. - (N-M)
- arcandier (un) : mauvais ouvrier. - (PN-A)
- arcandier : vagabond, vaurien, celui qui se fatigue pour ne rien faire, malhonnête. - (PA)
- arcandier : homme sans profession ou qualification bien définie, touche à tout. - (SGC)
- arcandier. s. m. Celui qui prétend savoir tout faire, qui travaille en effet sans suite à toutes sortes d'ouvrages et ne fait jamais rien de bien. - (DdPY)
- arcandies. s. f. pl. Embarras, difficultés ; par allusion, sans doute, à la situation gênée dans laquelle se trouvent souvent les arcandiers. - (DdPY)
- arcelet, arcelot. s. Petit cercle de métal mis autour d'un sabot fêlé ou casse pour le consolider. - (DdPY)
- arcelier, arceiller, arseiller, s. m. Voyez harcelier. - (DdPY)
- arche : maie. - (SBB)
- arche : coffre à abattant, avec ou sans tiroir au-dessous, servant de garde-manger ou de laitages. Ex : "Argad' don dans l'arche, na encor' ène fercielle dé froumage." - (VDB)
- arche, airche. s. f. Coffre, huche au pain, maie. Du latin arca. – Se dit, dans plusieurs localités, pour herse, et quelquefois pour râteau. - (DdPY)
- arche, s. f. mait, coffre où l'on pétrit le pain. Le Morvandeau nivernais dit indifféremment mait ou arche, prononcé « airce. » - (DC)
- arche-banc : banc-coffre. - (HV)
- archer. v. a. Herser. - (DdPY)
- archigner (s') : faire la grimace - montrer de la mauvaise humeur - rire. (Quand le rire impatiente l'autre). - (VDB)
- archigner (verbe) : rechigner. Montrer les dents. - (N-M)
- archlot : armature d'un panier. - (S)
- arciau. s. m. Herminette; en général, instrument tranchant. Se dit sans doute pour asciau, qu'on trouve dans Jaubert et qui dérive du latin ascia. - (DdPY)
- arcier (un) : un frelon. - (PN-A)
- arcier : frelon. Appelé aussi Lombard, ou Gourlon-Lombard. - (VDB)
- arde : branches servant à retenir ce que l'on met dans un chariot. - (PA)
- ardent, erdent (pour Redent). s. m. Ressaut qui se rencontre quelquefois dans les pièces de charpente. - (DdPY)
- ardez, impér. d'un verbe fictif « arder » pour regarder. - (DC)
- ardillant. adj. Brûlant. Du latin ardere. - (DdPY)
- ardillat. s - m. Terrain argileux. - (DdPY)
- ardille, s. f. argile, terre grasse et fraîche. - (DC)
- ardille. S. f. Argile. - (DdPY)
- ardillère, s. f. terrain argileux. Les ardillères, grande prairie près de Saulieu. - (DC)
- ardilleu, ardillou, adj. argileux, qui est de la nature de l'argile. Au féminin euse et ouse. - (DC)
- ardilleux, euse. adj. Argileux. Sol ardilleux. Terre ardilleuse. - (DdPY)
- ardouneux : mauvais joueur qui reprend ses billes. - (HV)
- ardouteux : méfiant. - (HV)
- areine, s. f. arène, granit en décomposition, lequel forme un sable à gros grains. - (DC)
- areiner, v. a. couvrir avec le gros sable appelé « areine ». On areine un chemin neuf, une allée de jardin, etc. - (DC)
- areiner. v. a. Ereinter. De a privat. et de reins. - (DdPY)
- areuiller (s') : ouvrir de grands yeux. Par excès : s'émerveiller, être ébloui. Ex : "T'as-t-y vu coume y s'areuille ton gamin !" - (VDB)
- areuiller (verbe) : avoir des difficultés pour voir. - (N-M)
- areuiller(s') : ouvrir de grands yeux, se réveiller. - (PA)
- arfion : ergot, ongle. - (PA)
- arfions (nom masculin) : doigts de pieds. On dit aussi arpions. - (N-M)
- argarder (verbe) : regarder. - (N-M)
- argiler : pousser des cris. - (PA)
- argiper : sursauter. - (PA)
- arglantier. s. m. Églantier. - (DdPY)
- argnelle : roue de l'avant-train d'une charrue. - (PA)
- argolet, s. m. houx. Ce mot était très usité dans le Morvan nivernais. Les bâtons « d'argolet » jouaient autrefois un rôle fort actif dans les foires et les apports de la contrée - (DC)
- argot : ergot. - (S)
- argoula, s. m. ne désigne pas seulement le houx, mais aussi le genêt épineux, genista anglica de Linné. - (A)
- argout, hargout. s. m. Ergot. Se dit familièrement, et souvent par ironie, des ongles de l'homme. En v'Ià des hargouts d'une longueur ! Pourquoi qu'tu n'les coupes pas ? - (DdPY)
- arguigner : exciter. - (HV)
- aria : aléa. - (HV)
- âriâ : ennui, contrariété. - (S)
- aria, s. m., embarras, difficulté, obstacle. Ex. : quel aria ! que d'arias ! - (A)
- aria. s. m. Mot d'origine espagnole, qui, au Chili, signifie Convoi de mules. - Se dit, dans l'Yonne, par similitude sans doute, pour grand attirail, grand train, besogne incessante, difficile, exigeant beaucoup d'attention et de surveillance. Les vendanges donnent ben de l'aria. I gna ben de l'aria dans ç'te maison-là. - (DdPY)
- ariau (nom féminin) : araire. Charrue. - (N-M)
- aridelles : brancards d'un chariot. - (PA)
- arié : au contraire. - (PA)
- arié, interj. maintenant, enfin, en effet, et correspond ordinairement à l'interj. « jar, jaré. » - (DC)
- arie. s. f. Bergerie, et, par extension, vacherie, étable en général Du latin aries, bélier. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- arlever : relever, à propos de gerbes que l'on met en javelles - ou la vigne que l'on relève après la première pousse. Ex : "J'monte à la vigne ! Il est ben temps d'arlever !" - (VDB)
- armelle, s. f. marguerite, genre de pyrêthres. - (A)
- armenusier. s. m. Armurier. - (DdPY)
- armouère (nom féminin) : armoire. - (N-M)
- arné, ée (pour harné, hernie), adj. Fatigué, à bout de force. - (DdPY)
- arné, part, passé d'un v. « arner » inusité à l'infinitif. Ereinté, fatigué à l'excès : « i seu arné », je suis éreinté. - (DC)
- arné-las. adj. Composé redondant des deux mots harné et las, exprimant l'un et l'autre la même idée la lassitude, la fatigue. Et cependant, c'est cet accouplement qui indique l'excès de lassitude et d'épuisement de celui qui dit Je suis arné-las. - (DdPY)
- arner : frapper rudement une personne ou un animal. - (PA)
- arnicage. s. m. T. de dérision, de mépris. Equipage ridicule, grotesque, qui provoque le rire et la moquerie. - (DdPY)
- arnois. s. m. Mauvais garnement. Ce mot nous semble avoir beaucoup d'affinité avec arnaud, débauché, mauvais sujet, et arnauder, quereller, chercher noise et dispute, maltraiter. - (DdPY)
- arnuquer : regarder. - (PN-A)
- arœiller (s'). v. pronom. S'étonner, s'effarer, ouvrir, écarquiller démesurément les yeux à la vue d'une chose, d'un spectacle qui vous surprend. - (DdPY)
- aroi. s. m. Assaisonnement. (Bessy.) – Roquefort donne arroi, ligne, trait, rang, disposition, façon…, arrangement…. - (DdPY)
- aronce (nom féminin) : ronces. - (N-M)
- arou, s. m. arrosoir. Apocope de « arousoir. » - (DC)
- arouher, v. a. arroser. - (DC)
- arouisser. v. a. et n. Essiller, enlever les feuilles des arbres avec la main. On dit aussi aruisser. - (DdPY)
- arpailler (pour harpailler). v. a. Chercher querelle à quelqu'un, l’asticoter, le harceler, le bousculer, le mettre en colère. – S'arpailler. v. pronom. Se colleter, se quereller, se bousculer avec d'autres. Derivé du vieux mot arpe, harpie. - (DdPY)
- arpenteux. s. m. Araignée à longues pattes qu'on trouve dans les blés et qu'on nomme aussi faucheux. - (DdPY)
- arpette, harpette (par contraction de harpiette). s. m. et f. Mauvais petit garçon, mauvaise petite fille. Proprement, enfant de harpie, comme on dit enfant de garce, enfant de limace, enfant de bique, enfant de chien. - (DdPY)
- arpiau (pour harpiau). s. m. Gamin, polisson, vaurien, fils de harpie. - (DdPY)
- arpions : pieds. - (PA)
- arquer. v. n. Ramasser des pierres avec un râteau, avec un arc ; râteler la terre, l'égaliser. - (DdPY)
- arrêtot. s. m. Empêchement, obstacle, tout ce qui arrête. - (DdPY)
- arri, interj. arrière ! Cri à l'usage de ceux qui veulent faire reculer les bœufs : « arri, arri! » - (DC)
- arria : embûche. Ex : "Mon pour' garçon, pour fée ça, te vas avoir ben d'l'arria !" - (VDB)
- arrias : aléas (ou : encombrement, mélange). - (SGC)
- arriau : araire. - (HV)
- arrié : ainsi, en revanche, en vérité. - (S)
- arrié : voici que...(ou : retard : ol o arrié : il est en retard). - (SGC)
- arrié, prép. et adv. arrière. « en arrié », en arrière ! - (DC)
- arrier. adv. Alors, aussi, encore. – Exprime souvent une idée d'opposition, de contradiction et, dans certains cas, de doute, d'hésitation. Vous partez pour Paris ; moi, arrier, je vas du côte de Lyon. Tu veux t'aller promener ; moi, arrier, je ne veux pas sortir. Quand donc viendrez-vous me voir? Oh ben! ma foi, arrier, je ne sais pas ; j'n'ai gué l'temps. Exprime aussi quelquefois une sorte d'étonnement, de surprise désagréable, et alors c'est une exclamation. Un tel va venir vous demander de l'argent. Arrier! Il prend joliment son temps, j'nai pas l'sou. – A Châtel-Censoir, on prononce argée. - (DdPY)
- arriher, v. a. accommoder avec la graisse ou autre assaisonnement. Le bon lard « arrie » bien ; il faut de l'huile pour « arriher » la salade. - (DC)
- arrivage : accommodage. - (PA)
- arrivage. s. in. Se dit, en particulier, à Sainpuits et sans doute aussi dans la Puysaie, de la quantité de lait qu'on met dans une soupe ou dans une fricassée pour la rendre meilleure ; mais, en général, ce mot s'entend de l'assaisonnement et de tout ce complément de légumes, de beurre, de sel, de poivre et de lard qu'on ajoute à un ragoût, au pot-au-feu, par économie, pour fournir, dans les familles un peu nombreuses. C'est l'accessoire qui arrive par-dessus, qu'on ajoute après coup. Dans certaines communes, on dit errivège, par conversion de l'a en e. - (DdPY)
- arroi : assaisonnement (voir aussi airrouai). - (SGC)
- arroi, s. m. tout ce qui sert à assaisonner les mets, l'huile, le beurre, la graisse, le lard. La maison du pauvre est souvent « sans arroi. » cela se dit et cela est. - (DC)
- arroiler, arrouëler : mettre de l'arrimant, de l'arrouet : assaisonner. - (SP)
- arroite : petite baguette longue et flexible. - (PA)
- arrosouère (nom féminin) : arrosoir. - (N-M)
- arsé : harassé, courbatu. - (SBB)
- arseiller. s. m. Ouvrier maladroit, qui prend mal, qui exécute mal son ouvrage. - (DdPY)
- arsiée : sieste, pause (celt. arsav : repos, arrêt, trêve) ? - (HV)
- arsiée. s. f. ou arsis. s. m. Après-midi, ainsi appelée parce que c'est le moment du jour où se fait la plus grande chaleur. Du latin arsus, ardent, enflammé, brûlé. Lorsqu'on est accablé, brûlé par la chaleur, on dit adjectivement : « Je suis arsi. » - (DdPY)
- arsouille. s. m. Homme effronté, impudent, dont le langage et les manières ne respectent rien. - (DdPY)
- arsouiller (s') (verbe) : boire plus que de raison. Se faire mouiller par une averse. - (N-M)
- artault, ertaul : orteil. - (HV)
- artet, artot. s. m. Orteil. Sert à désigner les doigts du pied. Le petit artet. Le gros artet. L'artot du mitant. - (DdPY)
- artiot, arquiot. s. m. Le gros orteil. (Mâlay-le-Vicomte). - (DdPY)
- artisse, s. m. artiste vétérinaire. Nos campagnes, en fait d'art, ne connaissent que l'art vétérinaire et encore « le r'bouteux » tient le haut du pavé. - (DC)
- artisse. s. m. Vétérinaire. Nout' vaiche est malade ; j'm'en vas qu'ri l'artisse. - (DdPY)
- artorner : retourner. - (HV)
- artot : orteil. Les artots queurnon (?) : les cors. - (SGC)
- artots : orteils. - (SP)
- artou : orteil. - (PA)
- artoué, s. m. orteil, le gros doigt du pied. Une partie du Morvan nivernais prononce « artau. » - (DC)
- artouézon, s. m. artison, insecte qui ronge les étoffes, les fourrures, les bois blancs. - (DC)
- artourner (verbe) : retourner. Faire demi-tour. - (N-M)
- artous : orteils. Ex : "j’me seus douné un coup su’ les artous. Eh j’ai coualé ! T’entends ben ?" (Coualer étant ici une litote- voir ce verbe). - (VDB)
- artrousser (verbe) : retrousser. (Artrousse tes manches mon gars et au travail). - (N-M)
- arveire, s. f. rivière. - (DC)
- arvioule, s. f. regain de prairie. - (DC)
- arvivre : herbe qui a repoussé après le fauchage. - (PA)
- arvivre, s. m. regain de prairie. Synonyme de « arvioule » pour revivre. - (DC)
- as, aux, à les. - (DC)
- ascayé : escalier. - (VDB)
- asciau, s. m. petite hache à manche très court dont on se sert avec une seule main, outil à l'usage des charpentiers, des sabotiers, etc. - (DC)
- ascuser, v. a. excuser, pardonner : « ascusé moué », pardonnez-moi. - (DC)
- asine, s. f. bête asine. - (DC)
- aspergès. s. m. Aspersoir, goupillon pour asperger. Se dit par allusion à ce verset du psaume 50 : Asperges me, Domine, hyssopo, et mundabor. - (DdPY)
- assaboui : fatigué, ensuqué. - (SBB)
- assabouir : étourdir, abrutir. Ex : "Assabouis-nous pas ! Arréte-don d'lucher". - (VDB)
- assaingne. s. m. Essaim. - (DdPY)
- assarge (adjectif) : turbulent, insupportable. - (N-M)
- assarper (verbe) : bâcler ; saccager un travail. - (N-M)
- assarter : tailler une haie, une bordure de végétation dépassante. Ex : "Té vas t-y laisser ta bouchue manger mon pré ? Té voué ben ! Té vas falloir assarter moun'houme. A pas r'tarder !" - (VDB)
- assas, assais. s. m. pl. Restes de foin, de paille, de fourrage laissés par les animaux repus au dédaigneux. Ces mots, surtout le second, assais, ne seraient-ils pas une altération du mot assez, satis? Quand on laisse de la nourriture, parce que la faim est repue, c'est qu'on en a assez. - (DdPY)
- assavoir (faire). v. a. Faire connaitre une chose, informer quelqu'un, porter à la connaissance de… M. le Maire fait assavoir au public. Quand tu saras queuque choue, tu me l'f'ras assavoir. - (DdPY)
- assemblés, qui s'emploie généralement au pluriel et se dit d'un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être mariés. - (A)
- assiau. s. m. Essieu. (Molesmes). - (DdPY)
- assiaumes (nom masculin) : lames de bois de chêne que l'on employait en guise de tuiles pour couvrir les habitations. L'équivalent des bardeaux. - (N-M)
- assiaune, aissiaune, aisseaune, s. f. bardeau, lame de bois de chêne qui sert à la toiture des bâtiments. La couverture en « assiaunes » était autrefois très en vogue à Château-Chinon. - (DC)
- assienner. v. n. Essaimer, en parlant des abeilles. - (DdPY)
- assiger : asseoir, appuyer, entasser. - (PA)
- assigout. s. m. Zeste, cloison ligneuse au milieu des noix. Un assigout de calon. - (DdPY)
- assiler, assiller. v. a. Enlever avec la main les feuilles des arbres pour la nourriture des bestiaux. Voyez essiller. - (DdPY)
- assiter, assiéter. v n. Asseoir. On dit aussi essiter, essiéter. S'assiter. n. pronom. S'asseoir. Assitez-vous. - (DdPY)
- assitoir, essitoir. s. m. Banc, chaise, escabeau, fauteuil, siège quelconque. - (DdPY)
- assole (nom féminin) : échelle. - (N-M)
- assomeiller (s') (verbe) : s'endormir. - (N-M)
- assorgir. v. a. Ameublir. Assorgir la terre, la rendre sorge, meuble, légère. - (DdPY)
- assoumasser, aissoumasser. v. n. Retrancher des ceps, dans une vigne, les bourgeons inutiles les membres qui ne portent pas de fruit. - (DdPY)
- assui (pour essui). adj. Qui a sué, qui a jeté son eau, qui a séché. Un froumage assui. - (DdPY)
- astomac, s. m. estomac, poitrine. En Morvan, et ailleurs probablement, l'estomac, c'est tout à la fois la poitrine, le cœur, la gorge, le sein. Un bel estomac promet une bonne nourrice - (DC)
- atâné (pour atainé). adj. Fatigué, exténué, sans force, épuisé. De a privatif, t euphonique et aine (qui n'a plus d'aine). On dit atâné pour échiné, éreinté. - (DdPY)
- âte : champ en longueur. - (S)
- ate : petit sillon de 3 ou 6 raies, ou rangée de pieds de vigne. - (PA)
- âte, v. subst. être. - (DC)
- âte. s. f. Espace de terre contenu entre deux raies dans un champ labouré. - (DdPY)
- atéle, s. f. morceau de bois qui entre dans l'appareil d'attelage pour les chevaux de trait. - (DC)
- atêton, étêton. s. m. Dans la Puysaie, tronc d'arbre laissé dans une haie et que, tous les cinq ou six ans, on étête, on dépouille de ses branches pour faire des fagots. - (DdPY)
- athanor instrument, en magie-alchimie : vase où s'accomplit le grand’œuvre. - (HV)
- atier. s. m. Se dit par syncope pour atelier. - (DdPY)
- atifer (s') (verbe) : soigner sa personne, sa présentation. - (N-M)
- atiger : exagérer. - (PN-A)
- atiquet, s. m. les femmes se servent de l'atiquet comme d'un point d'appui pour leurs aiguilles à tricoter. L’atiquet se place sur la poitrine. C’est ordinairement une amande, une noisette ou même une dent de porc, un corps dur en un mot. - (DC)
- atoûle : chaume d'un blé, ou d'avoine (éteule). - (PA)
- atoule : éteule (reste du blé fauché). - (SBB)
- atounan, ante, adj. étonnant, surprenant. - (DC)
- atoune ben si (m'). Locution interrogative et hésitative par laquelle on commence une phrase énonçant une supposition. Je m'étonne bien si… Je me demande si... Je voudrais bien savoir si… - (DdPY)
- atouner (verbe) : étonner. - (N-M)
- atoupe. s. m. Éteignoir. Un atoupe-ciarges. (Puysaie). - (DdPY)
- atoupir, atouper. v. a. Éteindre, étouffer. Atoupir le feu. Atouper un brasier. (Perreuse). - (DdPY)
- atoupon. s. m. Poignée d'étoupes pour boucher, pour tamponner quelque chose. - (DdPY)
- atourbout. s. m. Tourbillon de poussière. Du latin turbo. (Bléneau). - (DdPY)
- atourgneau. s. m. Etourneau. - (DdPY)
- atranhier (pour atrangler) v. a. Étrangler ; du latin strangulare. Nous donnons ce mot à cause de sa prononciation singulière, laquelle provient de ce que, dans Atrangler, le gl est mouillé (atranglier), comme dans aveugle, aveugler, qu'on prononce aveuille, aveuiller, dans plusieurs de nos campagnes. - (DdPY)
- atranyer : étrangler. - (VDB)
- atrimer : mettre en place. - (PA)
- attaigné ée, adj., dégoûté, repu. - (A)
- attifailles. s. f.pl. Objets de toilette, vêtements. - (DdPY)
- attifiau. s. m. Ajustement, objet pour s'attifer. - (DdPY)
- attiqué. s. m. Quatre en chiffre, piège pour prendre les oiseaux. - (DdPY)
- attoler (verbe) : atteler. - (N-M)
- attron : grosse merde, surtout en parlant de ce que pose un cheval en une fois. - (PA)
- au droit de, loc. a côté de… près de… à la portée de… - (DC)
- aubé, s. m. enfant nouveau-né. - (DC)
- aubé. s. m. Aubier ; saule, dans certaines communes. Du latin albus. - (DdPY)
- aubépin : aubépine. - (S)
- aubépin. s. m. aubépine. Les aubépins sont ébaumis = sont en fleurs épanouies. - (DC)
- auber, aubeur. s. m. Aubier. - (DdPY)
- auberdie, aubeurdie. s. f. Etourderie, irréflexion, moment de folie, frayeur subite. Une aubeurdie a pris mon cheval. Voyez éberdie. - (DdPY)
- aubertons. s. m. pl. Petits obstacles. Le comte Jaubert donne aubertas, embarras, saletés. - (DdPY)
- aubeur, s. m. aubier. - (DC)
- aubour : aubier. - (PA)
- aubri, s. m. abri, petit remblai sur le bord d'une rigole d'arrosement. - (DC)
- aubu, s. m. terre argileuse, humide ou fraîche. Une terre d'aubu est ordinairement un sol gras et fertile. - (DC)
- aubue. Voyez eaubue. - (DdPY)
- auchu. adv. Aussi. (Athie). - (DdPY)
- audaicieu, euse, adj. audacieux. Se prend en mauvaise part avec le sens d'effronté, d'impudent. - (DC)
- audepin : arbuste : aubépine (ou aub'pin). Dans les friches o yé de l'audepin : dans les friches il y a de l'aubépine. - (SGC)
- au-dret : en face. - (S)
- au-dret : en face de... - (SGC)
- aufligé, part. pass. affligé, infirme, estropié. Se dit d'une personne atteinte d'une grave infirmité physique, d'un boiteux, d'un muet, d'un sourd, etc… - (DC)
- aufrage, s. m. naufrage. - (DC)
- augeler. s. m. Sillon, rigole, petit canal entre deux ados, dans une terre labourée en billons. - (DdPY)
- augeler. v. a. Labourer une terre en billons, y faire des augelots. - (DdPY)
- auget, augerot. s. m. Garde-genoux à l'usage des laveuses. - (DdPY)
- auj'deu (nom masculin) : aujourd'hui. On dit aussi aj'deu, augnu. - (N-M)
- aujdeu : aujourd'hui. - (S)
- aujd'eu : aujourd'hui. Feillot pas v'nir aujd'eu : Il ne fallait pas venir aujourd'hui. - (SGC)
- auj'd'heu, aujord'heu. adv. Aujourd'hui. - (DdPY)
- aumailles. s. f. pl. Bêtes à cornes. Du latin animalia. - (DdPY)
- aumale, terme injurieux qui correspond à animal. Ceux qui l'emploient n'en comprennent plus le sens qui est bien celui d'animal - (DC)
- aumusse ou aumuce : peau de martre ou de petit-gris que les chanoines et les chantres portent sur le bras lorsqu'ils font l'office. - (QLT)
- aunelle. s. f. Aunaie, plantation d'aunes de vernes. - (DdPY)
- auprépin, s. m. aubépine. - (DC)
- auqueilles. s. f. pl. Mauvais meubles, effets mobiliers de peu de valeur. - (DdPY)
- aurle (pour orle). s. f. Aile. Une aurle d'oie. - (DdPY)
- aussu, adv. aussi, également. - (DC)
- aute, adj. autre. « ç'ô eune aute aifére » — l'aute ou l'autre, un des noms du diable. - (DC)
- auteur, s. m. cause, mobile d'une action. il a été malade, c'est « l'auteur » qu'il n'a pas donné de ses nouvelles ; cet homme est méchant, c'est « l'auteur » qu'on ne l'aime pas. - (DC)
- auto (l') : l'autobus. Ex : "J'seus allé l'attende à l'auto" (prononcer l'autto). - (VDB)
- autons. s. m. pl. Résidus du battage et du vannage du blé, épis cassés, paille ou il reste encore du grain. Du bas latin auto. L'abbé Corblet, dans son Glossaire du Patois picard, donne aulton, autons, et hotons, avec la même signification. - (DdPY)
- autureau, s. m. élévation de terre, monticule, talus, ados dans un champ, sur un fossé. Le Morvandeau bourguignon prononce « autureai. » - (DC)
- auve, s. f. graisse de porc. On prononce « auvre » dans quelques localités - (DC)
- auvens, s. m. plur. avent, le temps qui précède la grande fête de noël : « les auvens de noué. » - (DC)
- avaingni, v. a. affaiblir, amollir, rendre lâche, paresseux. Se dit des personnes comme des animaux. Un cheval « avaingni » par la fatigue, un homme « aivaingni » par la maladie. - (DC)
- avale-royaume, loc. mange-tout, panier percé. - (DC)
- avaleux-d’pois-gris. s. m. Orateur à grands mots, à grands gestes ridicules ; tout niais bavard, ayant des prétentions à l'esprit. - Se dit aussi de ceux qui ont toujours les yeux écarquillés, qui ont l'air de s'étonner de tout. (Auxerre). - (DdPY)
- avalon. s. m. Se dit communément à Auxerre et dans tout le Département pour gorgée. Un bon avalon. On entend souvent une mère dire à un enfant malade qui répugne à prendre une potion désagréable : « Voyons, rien qu'un petit avalon ! » - (DdPY)
- avarver. v. a. Ebruiter. - (DdPY)
- avé. f. m. Grappin pour tirer les seaux tombés dans les puits. - (DdPY)
- aveindu, ee. partic. p. du verbe aveindre. Se dit pour aveint. - (DdPY)
- aveni. v. a. tirer de… arracher de… faire venir de... ma charrette était embourbée, je n'ai pu « l'av'ni. » - (DC)
- avêque, s. m. évêque. - (DC)
- aver (ai l'), loc. au revers, à l'opposé du soleil. Un champ est moins bon lorsqu'il est situé « à l'avers » c’est-à-dire au nord. En quelques lieux le champ de l'avers, c'est le cimetière. - (DC)
- avergeat, s. m. et avergée.s. f. Mèche de fouet ; verge ou ficelle qui le termine. - (DdPY)
- aveu. s. m. et aveùre. s. f. Nielle, carie du blé. - (DdPY)
- aveugler, v. a. Boucher, fermer. Aveugler une voie d'eau dans un bateau, dans un navire, une brèche dans un bâtardeau, dans une digue. - (DdPY)
- aveur (ai l"), loc. en faveur de... à cause de... dans le but de... « i é fé ç'lai ai l'aveur de lu », j'ai fait cela en sa faveur. - (DC)
- aviement, adv., promptement, lestement. - (A)
- avigner. v. a. Aveindre. - (DdPY)
- avis donc (qu'). locul. interrogat. Pourquoi donc ? Comme si l'on disait : quel avis, quelle pensée, quelle idée donc avez-vous ? (Bleneau). - (DdPY)
- avoidre. v. a. Se dit, dans la Puysaie, pour aveindre, tirer une chose du lieu où elle est placée. Avoins tes habits. - Au figuré, se faire avoindre, se faire dire des sottises ou, autrement, se faire ramasser. - (DdPY)
- avoiner. v. a. Régaler d'avoine. On donne l'avoine à un cheval pour l'encourager, pour l'exciter au travail par contre, on houspille, on régale de horions l'enfant qui n'a pas de cœur à l'ouvrage. C'est une autre manière d'avoiner qui produit aussi son effet. Autre définition. - Avoiner. v. a. Se dit, par antiphrase, pour battre, châtier, rosser. Tu as été bien avoiné ; j'espère que tu t'en souviendras. - (DdPY)
- avou (d’), aivou (d’) : avec. - (HV)
- avouenée : correction. - (SGC)
- avouillé, ée. adj. Aveuglé. - (DdPY)
- avouiller. v. a. Dégoûter d'un mets en en donnant trop souvent ou trop abondamment. - (DdPY)
- aye, s. m. un coup d'aye, coup de fouet donné au cheval pour l'exciter - (DC)
- ayette. s. f. Se dit pour layette, menu coffre, boîte, tiroir de bois blanc léger. - (DdPY)
- ayianné (adjectif) : fatigué à l'extrême. - (N-M)
- âze, s. m. âge. « l'âze preuntanié », la jeunesse. - (DC)
- âzié : aisé, facile. - (S)
- az'rotte : traîne-bûche (larve de phrygane). - (S)

Sommaire


B

- babignotai : remuer les lèvres. Le chien babignote. - (SGC)
- babine, babigne. s. f. Lèvre. - (DdPY)
- babines : lèvres. L'hiver les babines gerson : l'hiver les lèvres gercent. En français : lèvres en ce qui concerne les animaux. - (SGC)
- babinier. s. m. Qui a de grosses lèvres. Dans la Puysaie, on dit babignier. - (DdPY)
- babinotter. v. n. Marmotter, remuer les lèvres, les babines. - (DdPY)
- bablot. s. m. Qui répète sans cesse la même chose en bégayant. Du latin balbus. - (DdPY)
- bablotter. v. n. Répéter incessamment la même chose en bégayant. – Par une sorte d'analogie, sautiller, courir ca et là. Voyez bablot. - (DdPY)
- babô, s. m. bobo, petit mal, souffrance légère dans le langage enfantin : « poure p'tiô, al é deu bâbô » - (DC)
- baboche (faire la) : faire la moue. - (PA)
- babolin : escargot. - (VDB)
- baboueille (ai lai), a la débandade. On dit le jour d'une foire ou d'un marché que tout va « ai lai baboueille », lorsque les denrées sont à vil prix, lorsque les marchandises ne trouvent pas d'acheteurs. - (DC)
- babouigniére, s. f. celle qui a de grosses lèvres ; femme qui fait la moue. Au figuré grognon, maussade. - (DC)
- babouin, s. m. celui qui a de grosses lèvres, des lèvres pendantes, qui fait la moue. - (DC)
- babouine (nom masculin) : babine d'un animal. - (N-M)
- babouine. s. f. babine d'animal ou grosse lèvre humaine comme terme de moquerie. - (DC)
- babouines : lèvres, babines. - (S)
- baboulotte (une) : une coccinelle. - (PN-A)
- bacailler. v. n. Aimer à crier fort, à parler, à marchander, à disputer, comme font les maquignons entre boire. - (DdPY)
- bacailleux. adj. et s. m. Se dit des maquignons et autres gens qui courent les foires et les marches, en parlaillant, en criant, en buvant, en discutant tout haut leurs marchés. - (DdPY)
- bachat (nom masculin) : auge à cochon (généralement en fonte). - (N-M)
- bâche et bage. s. f. Auge, récipient propre à contenir une certaine quantité d'eau. La bâche d'une pompe. La bâche d'une forge. - (DdPY)
- bâche. s. f. Lit, paillasse d'un lit. Va-t-en à la bâche, va te coucher. (Champignelles). - Se dit peut-être aussi parce que souvent, dans les campagnes, les lits ne consistent qu'en une sorte de boite ayant la forme d'une auge. - (DdPY)
- bâcher, v. a. baisser. Se bâcher. v. pronom. Se baisser. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- bachevot. s. m. Manière de disposer certains objets qu'on met on pile, et qui consiste à placer alternativement les gros bouts sur les petits ou la tête sur les pieds ou à côté des pieds, afin que la pile soit plus égale. Les cochons, dit-on, se couchent à bachevot, c'est-à-dire côte à côte, le derrière de l'un contre la tête de l'autre ; de même, les petits pigeons dans leur nid. On dit mieux béchevet, et mieux encore bichevet, mot qui s'entend d'un lit à deux chevets, l'un à la tête et l'autre aux pieds. De bis et chevet. - (DdPY)
- bachevotter. v. a. Mettre à bachevot. - On dit aussi bichevoter, ce qui est plus correct et plus conforme à l'étymologie. - (DdPY)
- bâchins, s. m. bâtons d'échelle, échelons. - (DC)
- bachois : dernier-né, petit (bouculet). - (PA)
- baclote. s. f. Vieille voiture pouvant encore à peine servir, et qu'on ne charge qu'à moitié. - (DdPY)
- bacolle. s. Belette. - (DdPY)
- bacqueillôt : entrave (vaches). - (S)
- bacqueîllot : pièce de bois attachée au cou et laissée pendante entre les pattes pour entraver le bétail. On met un bacqueîllot è une vache maline. - (SGC)
- baculard. s. m. Littéralement, traineur de bâton. - Au figuré, traînard, lanternier, badaud, musard. Du latin baculum. - (DdPY)
- bacuter. v. n. Travailler sans soin à des ouvrages qui demandent peu de soin. - (DdPY)
- bacutier. s. m. Celui qui bacute. - (DdPY)
- bacutis. s. m. pi. Objets, travaux de peu d'importance. - (DdPY)
- badigoinces, badigoines, badingoinces. s. pl. Les joues, les lèvres, les mâchoires en général, tout ce qui tient à la bouche. Du bas latin badare, bader, ouvrir la bouche. - (DdPY)
- badigoincher : faire des plis disgracieux, aller de travers. - (PA)
- badigoinches : mâchoires. - (PA)
- badoue (en). Locut. adverb. usitée dans cette expression : Porter en badoue, pour porter sur ses épaules. - (DdPY)
- badrée : bouillie épaisse. Des légumes trop queutes font une badrée : des légumes trop cuits font une bouillie épaisse.  - (SGC)
- badrée : matières, légumes ou fruits (souvent cuits) réduits en purée. Ex : "T'as si ben fait cuie tes truffes qu' tu nous doune de la badrée !" (Dans ce cas, ce n'est certes pas un compliment !). - (VDB)
- badrée. s. f. Tarte à la crème, au fromage ; bouillie épaisse faite de légumes ou de substances farineuses. - Se dit aussi, en certains endroits, d'une grosse femme à l'air malpropre. - (DdPY)
- baffer. v. a. Se moquer de quelqu'un, le bafouer, le souffleter. (Percey). - (DdPY)
- baffutai : discuter sans conviction. - (SGC)
- baflard : vantard. - (PA)
- bâflou, ouse, adj. menteur impudent, celui qui trompe sans scrupule - (DC)
- bafouèiller : bafouiller. - (S)
- bâfrer : manger rapidement et salement. - (S)
- bâfrer. v. n. Manger gloutonnement. - (DdPY)
- bâfreur. s. m. Glouton, mange-tout. - (DdPY)
- bafuter : critiquer, déprécier. - (PA)
- bafuter : médire, bousculer verbalement, gronder. Ex : "Té vas-t-y m'bafuter longtemps ?" - (VDB)
- bafûter. v. n. et v. a. Dire ou faire quelque chose d'inconvenant, de blâmable. Douter de la probité, de la capacité de quelqu'un. Critiquer, déprécier, dénigrer, rebuter, rejeter avec dédain. « I n' faudrait pas avoir l'air de bafûter. » - (DdPY)
- bage (pour bâche), s. f. Auge. - (DdPY)
- bag'nauder : errer (nez en l'air). - (S)
- bagneau. s. m. Enclos, verger. (Dracy). - Petite voiture à panier en usage dans la Puysaie, pour transporter le charbon. - (DdPY)
- bagnole. s. f. Mauvaise voiture. - (DdPY)
- bagnot : grande corbeille en osier avec ou sans anses (resse). - (PA)
- bagoter : se déplacer, dans le sens perdre du temps en déplacements inutiles. - (SP)
- bagotter : se déplacer, dans le sens de perdre du temps en déplacements inutiles. - (SP)
- bagoueillai : parler vite. Bafouiller : Quouai qu'tu bagou'eilles ? : qu'est-ce que tu bafouilles ?  - (SGC)
- bagouéiller : bafouiller, parler vite. - (S)
- bagouillé : celui qui parle trop. Un bavard. Ex : "Acoute don pas çu bagouillé". - (VDB)
- bagouiller : parler sans cesse, c'est-à-dire trop. - (VDB)
- bagouin. s. m. Homme qui parle sans cesse en bredouillant. - (DdPY)
- bagouler, bagouiller. v. n. Parler à tort et à travers, déraisonner. - Se dit aussi de celui qui bégaye. - Bagouiller le sang, rendre le sang par la bouche. - (DdPY)
- bagué, part. pass. d'un v. « baguer » inusité a l’infinitif. Entassé, empaqueté, empilé. - (DC)
- baguenauder (verbe) : perdre son temps. - (N-M)
- bagues. s. f. pl. Linge, vêtements, bagages. On disait autrefois des habitants d'une ville conquise, un peu ménagée par les vainqueurs, qu'ils avaient pu sortir vie et bagues sauves. - Les bagues et joyaux d'une mariée, son trousseau, ses bijoux. - (DdPY)
- baguet. s. m. Mouvement saccadé, brusque, intermittent. - (DdPY)
- bagueuler (verbe) : prendre un mauvais pli agissant d'un vêtement. - (N-M)
- baguis. s. m. Cousage au moyen duquel sont maintenus les plis multiples et longitudinaux d'une garniture de robe, de jupon ou de bonnet. - (DdPY)
- bahuler : crier très fort, aussi : hurler en modulant. Se dit à propos du chien, surtout, quoique l'homme ne soit pas exempt de l'acte de bahuler, ce qui devient désobligeant le concernant. Ex : "T'as don pas fini d'bahuler coumme ça ?" - (VDB)
- bahurler. v. n. Hurler comme un loup. - (DdPY)
- bahuter. v. a. Malmener, bousculer, chasser. - (DdPY)
- baicher : baisser. - (S)
- baicher : baisser. Baiche un peu l'abat-jour ! : baisse un peu l'abat-jour ! - (SGC)
- baicher, v. a. baisser, mettre plus bas. Ces hommes-là « baichan lai tête »..., baissent la tête. - (DC)
- baie : beau. - (S)
- baie. s. f. Attrape, mystification. Faire la baie à quelqu'un, c'est lui offrir, lui présenter une chose, et la retirer vivement au moment où Il croit mettre la main dessus. - (DdPY)
- baie-pére : beau-père. - (S)
- baignouée : espace de ruisseau (ou mare) réservé aux bestiaux ou chevaux pour s'abreuver. Ex : "Té conduis-t-y tes j'ments au baignouée ?" - (VDB)
- bailer, v. n. bêler. - (DC)
- bailhou (nom masculin) : bahut. - (N-M)
- bailhou, s. m. bahut, petite armoire à deux portes où l'on met le pain, le laitage, etc. - (DC)
- bailivarne, s. f. baliverne, plaisanterie absurde, propos en l'air. - (DC)
- bailla. s. m. Fromage mou. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- baillage : tribunal jugeant au nom et sous la présidence d’un bailli (procureur du roi au bailliage) ; juridiction d’un bailli. La révolution supprima les bailliages. - (QLT)
- baillance : faculté de bonimenter, faconde. - (SBB)
- baillard (nom masculin) : sorte d'échelle sur laquelle on plaçait le cochon tué afin de le découper. - (N-M)
- bailler, beiller. v. a. Donner. - (DdPY)
- bailli : officier royal qui rendait la justice. - (QLT)
- Bair : Bar-le-Régulier. - (S)
- bairbe : barbe. - (S)
- bairbillon : bouton sur la langue. - (S)
- bairboiller, v. a. barbouiller, salir, peindre grossièrement. - (DC)
- bairbouéiller : barbouiller. - (S)
- bairboulotte : coccinelle. - (S)
- bairdée : grosse charge. - (S)
- bairnaiger, v. n. profiter, réussir, prospérer, s'accroître : « tô bairnaige en c'te mâion laite », tout profite dans cette maison-là. - (DC)
- bairque, s. f. barque, bateau, peu usité dans une contrée où il y a beaucoup d'eaux courantes mais peu de rivières navigables. - (DC)
- bais. adj. Beau. Mon bais-père. - (DdPY)
- baisser, v. a. Attacher la vigne au printemps. (Béru). - (DdPY)
- baissie : pierre d'évier. - (S)
- baissière. s. f. Dépression du sol, endroit ou le terrain s'est abaissé. - (DdPY)
- baissinouére, s. f. bassinoire. - (DC)
- baitaivie, s. m. baptême. E permute en a comme dans « quairâme » et « crame », pour carême et crème. - (DC)
- baitïer, v. a. baptiser, donner le baptême. - (DC)
- baitijer, v. a. baptiser. - (DC)
- bajat : hurluberlu. - (PA)
- bajater (verbe) : radoter, bavarder, tenir des propos sans intérêts. - (N-M)
- bajé, adj. se dit des pains qui se touchant dans le four n'ont pu former leur croûte. - (DC)
- bajonne. s. f. Petite limace jaune des vignes. Ne serait-il pas mieux d'écrire bajaune ? (Mouffy). - (DdPY)
- balai : genêt. - (PA)
- balai : genêt. - (S)
- balai : genêt (voir genête). - (SGC)
- balai, s. m. genêt à balai : un champ de « balais » ; les « balais » sont en fleur. On coupe les «balais» et on les brûle sur place pour répandre la cendre sur le terrain. - (DC)
- balaiger, baliger.n. v. a. Balayer. - (DdPY)
- balan : équilibre instable, balancement. - (S)
- balan : équilibre. En balan : En équilibre, objet en équilibre qui, en principe, ne doit pas tomber. - (SGC)
- balan. s. m. Oscillation, mouvement de va-et-vient d'une chose suspendue à qui un balancement est imprimé. Le balan d'un pendule. Le balan d'une cloche mise en branle. - (DdPY)
- balatiau. s. m. Grand niais. (Etivey). - (DdPY)
- baléger, v. a. balayer, se servir du balai. - (DC)
- bâlement : doucement, aller doucement avec des bœufs dans un passage difficile. Bâlement mes gros, bâlement ! : Doucement mes gros, doucement ! - (SGC)
- baliage. s. m. Balayage. - (DdPY)
- balier. v. a. Balayer. - (DdPY)
- balieu. S. m. Balayeur. - (DdPY)
- baligeotte. S. f. Balayette, petit balai. - (DdPY)
- baligouère. s. f. Mâchoire inférieure. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- balin : gros nuage noir menaçant. Ex : "Ar'gade l'grous balin, c'est d'yau à pas r'tarder !" - (VDB)
- baliures. s. f. pl. Balayures. - (DdPY)
- baliver, v. a. faire un balivage, choisir, marquer les baliveaux d'un bois et par extension tous les arbres réservés dans un taillis. - (DC)
- balivia. m. baliveau. (Ménades). - (DdPY)
- ballan, loc. équilibre. Emporter le «ballan », faire perdre le « ballan. » - (DC)
- ballasse. s. f. et ballasson. s. m. Paillasse d'enfant remplie de balles d'avoine, quelquefois de feuilles sèches. Se dit au pl., pour balles de blé. - (DdPY)
- ballasse. s. f. Gros ventre d'une vache pleine. - (DdPY)
- balle (ai lai), loc. porter à la balle, porter sur le dos comme une hotte ou une besace. - (DC)
- balle : enveloppe du grain de blé, détachée après battage. Ex : "Il est là qui s'areuille ! On dirait ben un chat qui chie dans les balles !" (Expression d'usage dans laquelle le chat doit être tenu pour innocent !). - (VDB)
- balle, s. f. berceau d'enfant très jeune. - (DC)
- ballement, beulement, adv. bellement, doucement, interj. pour arrêter, contenir, modérer : « tô bâlleman, tô beuleman ! » - (DC)
- balle-sor. s. f. Belle-sœur. (Domecysur-le-Vault). - (DdPY)
- ballier (prononcez bailler), s. m. Endroit où l'on met les halles de blé, d'avoine ou autre. - (DdPY)
- ballin, ballou. s. m. Coup de vent, tourbillon qui emporte la poussière des chemins et le fom des meules dans les prés. Du grec ballein, emporter, jeter. - (DdPY)
- ballonge : cuve de section oblongue où l'on récolte le raisin.. - (HV)
- ballot, balot : débris de paille, déchet de paille (au battage). - (S)
- ballot. s. m. Sorte de hangar, endroit ou l'on mot les balles, les résidus du battage et du vannage. (Gy-l'Evêque). - (DdPY)
- balluchon : ballot de vêtements. - (PA)
- balonge : cuve à raisin. - (S)
- baloquer, balouquer. v. a. et n. Cahoter, secouer, ballotter. - Remuer, aller de ci, de là, par défaut de solidité. - (DdPY)
- balot, s. m. menu grain qui se trouve dans les déchets, après l'opération du vannage. Le cultivateur soigneux ramasse les « balôs » et les distribue par petits tas au bétail. - (DC)
- baloter, v. a. ramasser avec un râteau les balles et « balos » répandus sur l'aire ou ballier de la grange, séparer le grain des « balos » qui en forment la criblure de choix. - (DC)
- balou : gros lourdaud. - (PA)
- balouquer. v. n. Laper. - (DdPY)
- balqueue. s. f. Branle-queue, bergeronnette. - (DdPY)
- baluchon, s. m. paquet que les voyageurs à pied portent sur le dos et qui renferme leur bagage. On dit en plaisantant d'une femme enceinte qu'elle ne sort jamais sans son « baluchon. » - (DC)
- baluchon. s. tn. Petit paquet de hardes, ordinairement contenu dans une serviette ou un mouchoir dont les quatre cornes sont nouées ensemble. - (DdPY)
- bambille. s. f. Amusement d'enfants consistant à sauter par dessus une paille ou une petite baguette, en croisant alternativement les pieds et en chantant la Bambille. - (DdPY)
- banaton. s. m . Hottereau. Du latin - (DdPY)
- bancaler. v. n. Boiter. - (DdPY)
- bancalon. s. m. Diminutif de bancal (boiteux), qui est français. - (DdPY)
- bance (nom féminin) : tourtière où l'on entreposait les miches de pain. On dit aussi paingnée. - (N-M)
- bandias. s. m. Bandeau. - (DdPY)
- baneulet : petit oiseau du nid, un peu plus gros que le plus petit. - (PA)
- bangniée. s. f. bannière, étendard que l'on porte dans les cérémonies religieuses. - (DC)
- banne. s. f. Charge à dos d'une personne en bois ou herbe. C'est une sorte de métonymie indiquant le contenu pour le contenant. (Villechétive). - (DdPY)
- banneret (chevalier banneret) : gentilhomme qui avait droit de porter bannière et de mener ses vassaux au combat. - (QLT)
- banneton, benaton. s. m. Petite hotte ; panier long, sans anses, et garni de toile à l'intérieur, dans lequel les boulangers font lever leurs pains. - (DdPY)
- bannir, v. a. Annoncer, publier. v. n. Etre banni, être publié, avoir des bans à l'église. - (DdPY)
- baquiau. s. m. bateau, barque. - (DC)
- baquins. s. m. pl. Nom donné par les habitants de Sommecaise aux habitants de la vallée d'Aillant. Gens d'en bas, - (DdPY)
- bara, s. m. cagneux, celui qui a des jambes difformes. - (DC)
- barache, s. f. terme injurieux qui correspond à grande bête. - (DC)
- baragoin. S. m. Celui qui mange ses mots, qui parle entre ses dents, ou qui contrefait sa voix. - (DdPY)
- baragouégner : bafouiller, maugréer. - (S)
- baragouiner : parler indistinctement, bafouiller. - (SGC)
- baragouiner. v. a. et n. Parler entre ses dents, d'une manière peu intelligible, ou en contrefaisant sa voix. - (DdPY)
- baraitte (nom féminin) : baratte. - (N-M)
- baraque, s. f. Pie. - (DdPY)
- baratté. s. m. Battis, lait de beurre. - (DdPY)
- barbaillé (nom féminin) : race ovine en général. - (N-M)
- barbaille, s. f. race ovine en général. Une ferme qui a beaucoup de « barbaille » est souvent prospère. On dit ailleurs « mottenaille, mouttenaille. » - (DC)
- barbanchon, s. m. brabançon, ouvrier nomade qui travaille le chanvre. - (DC)
- barbançon, s. m. nom que les charretiers donnent quelquefois à leurs boeufs avec le sens de gaillard, rude, hardi. - (DC)
- barbantale. s. f. Pièce de 1 feuillette et demie à 2 feuillettes. (Villiers-Bonneux.) - (DdPY)
- barbaquiaux, barbattiaux. s. m. pl. Franges, ornements. Se dit, en particulier, des caparaçons de filet de longues franges flottantes que l'on met aux chevaux, l'été, pour écarter les mouches. (Perreuse.) - (DdPY)
- barbette, s. f. petite barbe naissante. - (DC)
- barbi, s. f. brebis. - (DC)
- barbiau. s. m. Dans une charrue, tige de fer qui attache le sep à l'oreille. - (DdPY)
- barbiche. s. f. Écrevisse. - (DdPY)
- barbillons. s. m. pl. Petits boutons qui envahissent la langue et la bouche des veaux de lait. Sans doute pour bourbillons, boutons purulents. - (DdPY)
- barbis (nom féminin) : brebis. - (N-M)
- barbitoue. s. m. presbjtère, demeure du curé de la paroisse. - (DC)
- barbitras (nom masculin) : publicités. Écrits sans importance. (Ma boîte aux lettres est pleine de barbitras). - (N-M)
- barbonnais, bourbonnais. En quelques lieux barbounâ. - (DC)
- barbouillaud, de, s. d. g. chien de chasse de l'espèce des griffons, appelé ainsi à cause des barbes qu'il porte à la tête et qui paraissent avoir formé ce nom, comme aussi celui du barbillon. - (A)
- barbouiller, berboiller. v. n. Parler inintelligiblement, bredouiller. - (DdPY)
- barbouillon, s. m. bouton qui pousse sur la langue des veaux. - (DC)
- barbouillou (adjectif) : barbouillé, sale, négligé. - (N-M)
- barboulot : coccinelle. - (VDB)
- barboulotte : coccinelle, bête à bon Dieu. La barboulotte porte bonheur. - (SGC)
- barboulotte, barbelotte. s. f. Bète au bon Dieu, coccinelle. Montillot. - En général, insecte ailé, petit scarabée portant des antennes, des barbilles, entre les yeux. - (DdPY)
- barboulotte, s. f. insecte de l'ordre des coléoptères. Il y en a un qui est rouge pointillé de noir ; l'autre est entièrement noir. - (DC)
- barboutière (pour barbottière). s f. Lieu rempli de boue. - (DdPY)
- bardadeau ! beurduieau ! Exclamation qui se pousse lorsqu'on entend la chute d'un objet qui fait du bruit, du fracas en tombant. - (DdPY)
- bardeau. s. m. Grosse sonnette au cou des bêtes à cornes. (Bléneau.) - (DdPY)
- bardée : grosse charge. Y en avo une bounne bardée : il y en avait une bonne charge. - (SGC)
- bardée. s. f. Forte charge. - (DdPY)
- barder. v. a. Mettre en état, tailler, rogner. – Se dit, neutralement, d'une voiture dont les roues glissent sur la glace au lieu de tourner. - (DdPY)
- bardeux. s. m. Croissant, serpe au bout d'une perche pour barder les haies. - (DdPY)
- baréger. v. n. Aller de côté et d'autre sans rien faire. (Mont-Saint Sulpice.) - (DdPY)
- bârére : barrière. - (S)
- baret, s. m. baliveau, jeune arbre de réserve. - (DC)
- bareuler (verbe) : aboyer. - (N-M)
- barge. s. f. Nuage. Ainsi appelé, sans doute, parce que les nuages flottent dans l'air, dans l'espace, comme une barge sur l'eau. - (DdPY)
- bargeat. s. m. Troupeau de moutons. - (DdPY)
- bargée. s. f. Bergère. - (DdPY)
- bargée. s. f. En général, chose qui flotte ; se dit, en particulier, de l'assemblage de plusieurs gros paquets de chanvre, mis à l'eau pour le rouissage. De barge, esquif, canot, radeau, barque en général. - (DdPY)
- bargeonnette. s. f. Bergeronnette. – On dit aussi barjounette. - (DdPY)
- barger, beurger. s. m. Berger. - (DdPY)
- barguigner (verbe) : hésiter, mettre du temps avant de prendre une décision. - (N-M)
- barguigner. v. n. Marchander, tâtonner, hésiter, faire l'indécis. - Se dit, au Mont-Saint-Sulpice, pour tromper au jeu, peut-être parce que celui qui hésite, qui semble indécis en jouant, fait cela par ruse, par calcul, afin de mieux surprendre son partenaire. - (DdPY)
- barguin. s. m. Qui marchande, qui tâte, qui hésite. - Se dit aussi de celui qui, par calculs, par ruses ou surprises, essaie, en jouant, de prendre ses partenaires en defaut. - Se dit egalement pour pédant. Faire son barguin, faire le pédant, se donner de l'importance. - (DdPY)
- bariau (un) : un portillon devant la porte d'entrée. - (PN-A)
- baricolé, part. pass. bariolé, bigarré. - (DC)
- barle, a. f. lieu où l'on parque les bestiaux : parc, enceinte close. - (DC)
- barli, barlô, dimin. de Philibert. - (DC)
- barlon (ou plutôt barlong). s. m. Tonneau, cuvier, sans doute à cause de leur forme. (Sacy). - (DdPY)
- barnager, v. n. multiplier, profiter, pousser, croître en nombre. Ex. : cette variété de pommesde terre barnage bien. - (A)
- barrage, s. m. etoffe à couleurs tranchantes fabriquées par les tisserands du pays et avec laquelle on confectionnait des vêtements. - (DC)
- barrage. s. m. Action de barrer, d'arrêter des malefices, de charmer un mal par des paroles, des signes mystérieux, des sortilèges. - (DdPY)
- barrault, barrot : baril. - (HV)
- barrayer. v. n. Aller de côté et d'autre, marcher de travers, tituber, chanceler. (Soucy). - (DdPY)
- barré, adj. et subst. aux environ de Château-Chinon ce mot désigne à la fois les gendarmes, les enfants naturels et les bœufs dont le pelage est bariolé. - (DC)
- barrée (nom féminin) : vache dont la robe est de deux couleurs. - (N-M)
- bârrée : vache pie (noire ou rouge). - (S)
- barrée : (une, ou la) vache bicolore. Pas très valorisant pour qui la possède en milieu Charollais. - (VDB)
- barrées. s. f. pl. Grandes peines, chagrins, tourments. - (DdPY)
- barreire, s. f. barrière, claie mobile qui ferme l'entrée des enclos, terres ou prairies. - (DC)
- barrer la porte : fermer la porte à clef. - (JFB)
- barrer, v. a., fermé. Ex.: la porte est barrée, vocable qui doit son origine à l'usage de fermer les portes au moyen d'une barre horizontale mobile s'emboîtant dans les montants en pierre ou en bois de la porte, et qui a survécu à ce mode de fermeture. - (A)
- barrer. v. a. et n. Mettre des entraves à une chose, faire de l'opposition, faire grève, mettre une usine, un atelier, un chantier en interdit. Arrêter les malefices, guérir ou charmer les maux au moyen d'un sortilège, par des paroles secrètes, des prières baroques, des signes, des influences magiques. On barre une foulure, une entorse, par exemple, en faisant sur la partie malade trois croix avec l'orteil du pied gauche et en disant Antè, contra antè, super antè, après quoi la douleur cesse et le mal est guéri.C'est aussi de cette manière qu'on barre le charbon, le chancre, la maumarche, le croup et la chute de la glotte (prononcez gliotte, le gl se mouillant à la manière italienne). - (DdPY)
- barreux, euse. s. m. et f. Nom donné à celui ou à celle qui barre les maux, les maléfices. - (DdPY)
- barrias. s. m. Barreau. (Domecy-sur-le-Vault.) - (DdPY)
- barriau (nom masculin) : à la campagne, demie-porte à claire-voie qui empêchait les volailles d'entrer dans l'habitation. On dit aussi vanteille. - (N-M)
- barriau : petite barrière. - (PA)
- barriau. s. m. Petite porte à claire-voie. - (DdPY)
- barricoulé. adj. Bigarré. - (DdPY)
- barriée : barrière. - (VDB)
- barriée, s. f. barrière. - (DC)
- barriolage. s. m. Barres, marques diverses et capricieuses faites ou peintes sur un objet. - (DdPY)
- barriolé, ée. adj. Qui est marqué de barres, de dessins bizarres et de couleurs variées. Qu'est-ce qu'une robe comme ça, toute barriolée de rouge, de vert, de jaune et de bleu ? En voilà un goût ! - (DdPY)
- barrioleux, barrioleur. s. m. Employé d'octroi, prépose à la garde d'une barrière d'entrée d'une ville. - (DdPY)
- bas-culot. s. m. Dernier né d’une nichée d’oiseaux, qui est ordinairement le plus faible et reste, dit-on, quelques jours de plus au nid. - (DdPY)
- basioles. s. f.pl. Contes, sornettes, gaudrioles. (Gisy-les-NobIes). - (DdPY)
- basse-goutte. s. f. Petite chambre, petit cellier à l'arrière de quelques habitations, et dont le toit descend très-bas. - (DdPY)
- basseigne. s. f. Bassin, bassine. (Menades). - (DdPY)
- basser (prononcez Bacer). v. a. et v. n. Remuer, se soulever, s'agiter. Les porteurs d'eau ont l'habitude de mettre une petite planchette arrondie dans leurs seaux pour empêcher l'eau de basser. Dans l'Yonne et probablement partout, on basse le vin après qu’il a été collé. - (DdPY)
- basseur, s. f. profondeur. Ce trou est profond, je n'en connais pas la « basseur. » - (DC)
- bassie : évier, par extension : pièce où l'on fait la vaisselle. - (PA)
- bassie : pierre d'évier. - (SBB)
- bassie : évier en pierre, très plat, avec une sortie dehors, par un trou ménagé dans le mur. - (VDB)
- bassie, s. f. lieu où on lave la vaisselle, terme à peu près synonyme de cellier. - (DC)
- bassie. s . f. Evier, recoin où on lave la vaisselle, et, dans quelques endroits, placard ou on la serre. - (DdPY)
- bâssier : pierre d'évier, synonyme « seiller ».  - (SGC)
- bassier. s. m . Fabricant de bas, bonnetier. Un bonnetier fabrique bien des bas, un bassier peut bien en retour fabriquer des bonnets de coton. - (DdPY)
- bassiére, s. f. lie, dépôt qui se trouve au fond d'un vase. - (DC)
- bassin, baissin, s. m. petit bassin en cuivre et muni d'une queue ou manche. Dans chaque maison, le bassin, qui remplace le verre à boire, est suspendu au-dessus du « soillau » ou seau. - (DC)
- bassin. s. m. et bassine, s. f. Renoncule des prés. Voyez Clair-Bassin, Piépou. - (DdPY)
- bassiner (verbe) : lasser, fatiguer, importuner. - (N-M)
- bassins. s. m. pl. Manches de la charrue. - (DdPY)
- bassis. s . m . Liquide altéré pour avoirélé bassé. - (DdPY)
- bastant. adj. Qui est en bonne santé, dans un état satisfaisant. A Jaulges, les gens malades, souffreteux, ne sont pas bastants. - (DdPY)
- bastéger. f. a. Mettre à bas, renverser, jeter par terre, atterrer. De Bas. - (DdPY)
- bastien, enne, nom propre. Seul usité pour Sébastien, Sébastienne. - (DC)
- bat' : battre. - (S)
- bât’ner. v. a. Bâtonner. - (DdPY)
- batant : élocution facile . Ol'e un bon batant : il parle facilement. - (SGC)
- bâti, part. pass. bâti, construit. S’emploie adjectivement. Un homme dit : « i seu bâti » pour dire qu'il a une maison, qu'il a achevé une bâtisse. - (DC)
- bâtichoux. s. m. bâtisseur. - (DdPY)
- bâtié, s. m. blatier, marchand de blé, celui qui fait le commerce des grains. - (DC)
- bat-l’âne. s. m. Garçon meunier qui, muni d'une corne ou d'une trompe, parcourait autrefois les villages avec un ou plusieurs ânes, quêtant les sacs de grains à moudre et reportant la ferine. Aujourd'hui, le bat-l'âne n'existe plus ; tous les meuniers ont des chevaux ou des voitures. - (DdPY)
- bat'l'âne : garçon meunier. Au mèlin y avo un bat'l'âne : au moulin il y avait un garçon meunier. - (SGC)
- bâtonnat. s. m. Batte à beurre. - (DdPY)
- battant. adv. Complétement, tout-à-fait. Un chapeau, un habit battant neuf. - (DdPY)
- battant. s. m. Langue, et principalement langue de femme. All'en a un battant, c'tefumell'là. - (DdPY)
- batte, battouée. s. f. Baratte. - (DdPY)
- batterie, s. f. aire de grange, emplacement réservé pour le battage des gerbes au fléau. Le sol de la batterie est ordinairement formé d'argile damée avec soin. - (DC)
- batterie. s. f. Endroit ou l'on bat le blé dans une grange. (Sommecaise). - (DdPY)
- battis. s. m. Lait de beurre. - (DdPY)
- battoû : batteur (homme). - (S)
- battou, s. m. batteur en grange, celui qui bat au fléau. - (DC)
- battouaire (nom féminin) : machine à battre le grain. - (N-M)
- battouère : batteuse. - (S)
- battouère : batteuse. - (SGC)
- battre, v. n. livrer combat, lutter. Nous avons « battu » plusieurs heures ; à la fin nous avons gagné. - (DC)
- battrie : sol de la grange où s'effectuait le battage au fléau. - (S)
- baubutaine. s . f. Masure. — A Tannerre, une maisonnette est appelée bobitaine. - (DdPY)
- bauche. s. f. Longue tranche de lard. (Pasilly). - (DdPY)
- baucheton. s. m. Bûcheron. - (DdPY)
- bauchetonner. v. n. Faire le bûcheron, couper, débiter du bois comme les bûcherons. - (DdPY)
- baude, adj. gai, jovial, de bonne humeur. - (DC)
- baudet (nom masculin) : pelote à épingles. - (N-M)
- baudet, s. m. pelote à épingles. - (DC)
- baudot. s. m. Qui a peu de sens, peu d'intelligence. - (DdPY)
- bauge : sac de jute pour le grain. - (PA)
- bauge. s. f. Hutte, cabane maçonnée en baugis. - (DdPY)
- baugé. s. m. Valet de charrue, garçon bouvier. - (DdPY)
- bauger, v. n. entrer, se retirer dans une bauge, une tanière, un trou. Se dit de beaucoup d'animaux, du lièvre, du lapin, etc… - (DC)
- bauger. v. n. Faire une clôture, un mur en baugis. - (DdPY)
- baugis. s. m. Mortier de terre glaise mélangée de paille. - (DdPY)
- bauler, v. n. se dit de l'eau qui coule à pleins bords, d'un ruisseau qui submerge ses rives en se déversant au dehors : « al ô choué tan d'pleue que l’bié en baulô », il est tombé tant de pluie que le bief en débordait. - (DC)
- bauler, v.n. exprime particulièrement le mugissement prolongé des taureaux. - (DC)
- bauler. v. n. Flotter sur l'eau en gondolant, en se renflant. Une blouse, une robe. un vêtement jeté sur l'eau baule ; une planche, un morceau de liège ou de bois flotte, surnage, mais ne baule pas. Se dit, par extension, d'une personne qui a des vêtements beaucoup trop larges. Le pauvre garçon, est si maigre, qu'il baule dans son paletot. – Se Bauler. v. pron. Se vautrer, se rouler dans la poussière et la boue en jouant. - (DdPY)
- baume, s. f. Borne. (Courgis). - (DdPY)
- baume, s. f. nom commun à plusieurs plantes aromatiques, à la menthe-baume entre autres, qui abonde dans certains sols de notre contrée granitique. - (DC)
- baurégeux. s. m. Lambin, lanternier, musard. - (DdPY)
- baurger, v. n. couler à plein bord, tomber à flot. Après une averse, l'eau « baurge » dans les rigoles. - (DC)
- bausser, v. n. faire bosse, former une proéminence, un gonflement. On dit d'une femme enceinte que son ventre « bausse. » on en dit autant du carnier d'un chasseur heureux. - (DC)
- bautriller (se). v. pronom. Se rouler par terre; pour vautriller, par conversion du v en b. (Seignelay). - (DdPY)
- bavette. s. f. Cancan, caquetage. Tailler des bavettes, bavarder, cancaner à son aise. — Figurément, On donne le nom de bavette, à toute petite fille babillarde, qui est comme une personnification du cancan et du caquetage. - (DdPY)
- bavignoter : baver, bavotter. - (HV)
- bavocher, bavoucher. v. n. Baver. (Béru). - (DdPY)
- bavoicher, v. a. baver, jeter de la bave, bavarder. - (DC)
- bavoicher. v. n. Buvotter. On dit aussi buvacher, dans le même sens. (Cravant, Auxerre). - (DdPY)
- bavoichou, ouse, adj. baveux, euse, celui ou celle qui bave, bavard, ivrogne. - (DC)
- bavoire, s. f. grand pont de culotte à l'ancienne mode. Les bavoires sont encore en usage dans le pays. - (DC)
- bavou : baveux, bavard. - (S)
- bavou : bavoir. - (S)
- bavou, ouse, adj. celui ou celle qui bave : « un vieux bavou », rabâcheur, radoteur. - (DC)
- bavouaichai : parler à tort et à travers . - (SGC)
- bavouaichou : celui qui parle à tort et à travers. Ç'o agaçant un bavouachou : C'est agaçant quelqu'un qui parle à tort et à travers. - (SGC)
- bavouècher : baver, parler à tort et à travers. - (S)
- bayard, nom de bœuf au poil bai ou rouge foncé. - (DC)
- b'chée, béchée. s. Becquée. Donner la b’chée. - (DdPY)
- bè ! Interject. qui exprime le dégoût. - (DdPY)
- bè : bec, bouche. - (S)
- bê, biô : beau. - (S)
- be, s. m. bec. - (DC)
- beaucuat. s. m. Dernier né d'une famille. Synonyme de basculot, basculat. - (DdPY)
- bécafi, s. m. becfigue. - (DC)
- bêché. adj . Becqueté. Œuf bêché. - (DdPY)
- bêcher. v. a. Donner des coups de bêche. - Figurement, donner des coups de langue. Bêcher une personne, c'est la décrier, dire du mal d'elle. - (DdPY)
- bêcher. v. n. Etre pris de maladie, commencer à être malade (Soucy). - (DdPY)
- bêcheveter, béchevotter. v. a . Entrecroiser, mettre tête à pieds. De bêchevet , lit à double chevet, l’un à la tête, l’autre aux pieds. De bis et chevet. - (DdPY)
- béchoiter. v. a. Disposer, croiser en sens contraire, de manière à ce que les extrémités d'un objet soient à côte de la tête ou sur la tête d'un autre de même nature. C'est une altération de bécheveter. - (DdPY)
- becnelle. s. f. Péronelle, femme sotte, babillarde, effrontée, qui a toujours le bec ouvert pour crier. - (DdPY)
- bécô, s. m. petit baiser, terme enfantin qui signifie au propre petit coup de bec. De bec pris dans le sens de bouche. - (DC)
- becquiller, béquiller. v. a. Manger. Je l'ai trouvé en train de becquiller. Dérivé de Bec. - (DdPY)
- bede (qu'on prononce beude, de bedon, bedaine). s. f. Se dit, dans l'Yonne et Seme-et-Marne, pour ventre. J'ai mangé plein ma beude. Voulez-vous du pain ? Oui, de la beude, s'il vous plaît. - (DdPY)
- beder. v. n. Prendre du ventre, commencer à avoir la bedaine. (Puisaye). - (DdPY)
- bédolouaie (une) : un dépotoir. - (PN-A)
- bedon, s. m. petit ventre, ventre d'enfant. - (DC)
- bedoucher (verbe) : porter, caliner un enfant en le tournant dans tous les sens. (Arrête don de l’bédoucher qu'y va êtes malade ce p'tiot). - (N-M)
- bedouilles. s. m. pl. Gros sabot couvrant tout le pied. (Armeau). - (DdPY)
- bédouzer : travailler de façon inefficace, malhabile. - (SBB)
- bée'te : bête. - (S)
- bégau, s. m. bègue, celui qui bégaie. Au féminin bégaute, celle qui est bègue. - (DC)
- bégauter, v. a. bégayer, parler avec difficulté. - (DC)
- bégigi : ferblantier un peu bricoleur. - (PA)
- bégu, beillu. adj. Ventru. - (DdPY)
- bèguai : bégayer. - (SGC)
- béguer : bégayer. - (PN-A)
- bèguer : bèguer. - (S)
- béguer, v. n. parler à la manière des bègues, bégayer. - (DC)
- béguer. v. n. Bégayer. On dit aussi Bègaiyer. - (DdPY)
- behaisse. s. f. Besace. - (DdPY)
- beignard. adj. Honteux. S'emploie généralement avec la négation. (Marchais-Beton). - (DdPY)
- bêillai : donner. Y vote bêillai des éteurnes : je vais te donner des étrennes.  - (SGC)
- bèiller : donner. - (S)
- beiller : donner. - (SP)
- beiller, v. a. bailler, donner, remettre quelque chose à quelqu'un. Ce mot est le seul usité chez nous pour donner. - (DC)
- bein, s. m. bien, propriété, fortune. - (DC)
- beinhireu, euse, adj. et subst. bienheureux. - (DC)
- béjot. s. m. Régal offert à des amis à l'occasion d'un événement heureux. (Saint-Sanveur). - (DdPY)
- békas. s. m. Bêtat. - (DdPY)
- bellurette (pour belle hurette , belle heurette). adv. Il y a longtemps, il y a belle heure, une belle petite heure. - (DdPY)
- ben : bien (c'est ben bon). - (PN-A)
- ben siésant, ante, adj. Synonyme d'aimable, de gracieux. Une jeune fille, une jeune femme ben siésante. Voyez siésant. - (DdPY)
- benaton : gros récipient (celt. Benn : gros récipient). - (HV)
- bénaton. s. m. Syncope de benaton, qui lui-même se dit pour banneton. Manne d’osier, hotte, panier long à l’usage des jardiniers , boulangers. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- bénéfier. v. n. bénéficier, faire du profit, du bénéfice. - (DC)
- benêquier, benêtier, aie-Benêtier, eau-benêtier. s. m. Bénitier. - (DdPY)
- bêner. v. n. Sécher un peu. (Seigneiay). - (DdPY)
- bénijon. s. f. Semaille, emblavaison des blés. (Savigny-en-Terre-Pleine). - (DdPY)
- bénin - bédin : enfant de l'Assistance Publique placé par l'administration dans une Famille pour y être élevé. (Ces enfants étaient relativement nombreux dans la Région). - (VDB)
- bénissu, e, partie, pas. du verbe bénir, bénit. - (DC)
- benne, s. f. grande corbeille en osier ou cage formée de claies dans laquelle on transporte le charbon de bois. - (DC)
- bensiésant. adj. Bienséant. - (DdPY)
- bérais, s. m. lourdaud, maladroit. - (DC)
- berbe, s. f. barbe. - (DC)
- berce, beurce, beurçais, beurriée : berceau (celt. gaulois bers). - (HV)
- berce. s. f. Bèche, pelle à fouir, à remuer la terre. Du latin berca. - (DdPY)
- bercer. v. a. Bècher. - (DdPY)
- berchet, berchie. s. m. Brochet, vase de grès bombé, renué dans le milieu de son pourtour, ayant trois anses, une en dessus et les deux autres de chaque côté, avec un petit goulot en forme de broche ; d'ou sans doute son nom de brochet, du bas latin broca. - (DdPY)
- berçonnette.s. f. Barcelonnette, berceau d'enfant. - (DdPY)
- berçou : menuisier. - (SBB)
- berda - berdat : variante de "berdin", même sens. - (VDB)
- berdagot. s. m. Mauvais ouvrier ; mauvais instrument, mauvais outil. (Laduz). - (DdPY)
- berdaguer. v. a. Remuer, faire marcher dans des conditions anormales, saccadées. (Laduz). - (DdPY)
- berdaillon. s. m. Qui est sans soin, sans ordre. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- berdauler. v. a. Secouer. Voyez berdôler. - (DdPY)
- berdidi : galop de l'âne. - (PA)
- berdig, berdog. Sorte d’onomatopée indiquant le bruit d’un pas lourd et lent. - (DdPY)
- berdin (un) : un faible d'esprit. - (PN-A)
- berdin : vermine des moutons. - (PA)
- berdin : innocent, idiot. Ex : "J'avions nout berdin, à Chatiauneu...l'pour' Bellat !" - (VDB)
- berdin, beurdin : faible d'esprit, fou, avec nuance d'excitation. - (HV)
- berdôler. v. a. et n. Secouer, cahoter ; gronder, faire grand bruit. V’là la tounaie qui berdôle. (Puisaye). - (DdPY)
- berdougnier. s. m. Grognon, grondeur. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- berdouilier. v. n. Grogner, faire entendre des bruits sourds, bizarres, désagréables. Ça me berdouille dans le ventre. - (DdPY)
- berdouille. s . f. Qui fait entendre des grognements, des bruits sourds, désagréables, en partant du ventre. - (DdPY)
- berdoule, berdouille. s. f. Petite prune. - (DdPY)
- berdouler : tomber. - (PN-A)
- berdouner. v. n . Murmurer. (Merry-la-Vallée.) — Se dit sans doute pour bourdonner. - (DdPY)
- bergasse, beurgasse. s. f. Brebis, moutons groupés réunis en certain nombre. Percey, Roffey. — C’est le bergeas de la Puysaie. - (DdPY)
- berge, s. f. nuée flottante dans le ciel, amas de nuages. - (DC)
- bergeas, bergeat. s. m. Troupeau de moutons. - (DdPY)
- bergette : braguette. Ex : "Te frais ben d' boutonner ta bergette, l'ouéyau va avouée fré !" - (VDB)
- bergette, brégette (pour brayette et braguette), s. f. Ouverture sur le devant de la culotte, du pantalon. - (DdPY)
- berjuter : macérer, rendre du jus. Ex : "Les pernes que j'ons mis dans l'siau, all coumencent à berjuter" (Sous-entendu : il serait temps de s'en occuper !). - (VDB)
- berlaiser : s'amuser, faire traîner en longueur. - (PN-A)
- berlaiser. v. n. Employer son temps à des choses de rien, à des minuties, des inutilités. Le comte Jaubert fait ce mot synonyme de berlauder , c’est â tort : il y a dans ce dernier une idée de locomotion nécessaire, que ne comporte pas le plus habituellement le verbe berlaiser, car on peut très-bien berlaiser chez soi, sans sortir et même sans bouger de place. - (DdPY)
- berlander : un peu comme berlaiser !. - (PN-A)
- berlauder : errer sans but. Ne rien faire. Ex : "Té vas-t-y belauder longtemps coum' ça ? Té m'envornes." - (VDB)
- berlauder. v. a. Promener ou, plutôt, promenauier sans but, sans objet, pour tuer le temps. Un jeune mari paresseux ou oisif berlaude sa femme. Une femme paresseuse berlaude ses enfants. – berlauder (Se). v. pronom. Se promenailler, aller de droite et de gauche, sans but arrêté. Si, au lieu de se berlauder toute la sainte journée comme il fait, il travaillait, ça lui vaudrait ben mieux ; sa femme et ses enfants ne seraient pas si guerlus. - (DdPY)
- berle : herbe de cours d'eau - faux cresson. Ex : "Il est allé à la fontaine d'Asvins queuler du crésson, il nous rappourte ben de la berle, le loup-fou !". - (VDB)
- berler. v. a. Percer un œuf à chaque bout et le gober en aspirant. - (DdPY)
- berliche : jeune génisse. - (PA)
- berliés : berceau d'enfant fait avec des planches. - (PA)
- berlit : petit veau. - (PA)
- berloiche. s. f. Espèce de fraise. - (DdPY)
- berloquer : brinquebaler. - (PN-A)
- berloquet : petit berlot...que l'on peut assimiler à "Petit con"… - (VDB)
- berlot : pas bien malin, voisin de berdin, mais sans état permanent. Le verbe "berlauder". Le substantif "berlaudier" (faisant partie des berlots). - (VDB)
- berluchonner. v. n. Cligner de l'œil, loucher. - (DdPY)
- berlûter : éblouir. - (S)
- bernasse, bernasserie, bernassie. s. f. Futilité, niaiserie, vilenie, (Puysaie). De bren, ordure, saleté. Au plur., menus travaux, ouvrages infimes, rebutants. - (DdPY)
- bernasser. v. n. S'occuper des choses tes moins propres du menage, nettoyer, faire les lavages et la cuisine. - (DdPY)
- bernassis. s. m. pl. Ramassis. - (DdPY)
- berne, s. f. bordure, lisière, marge, talus : les bernes d'une rivière, les bernes d'une route, etc. - (DC)
- berne, s. f. Tétine de la truie. - (DdPY)
- bernet, bernot (pour Brunet , Brunot). s. m. Bœuf brun. - (DdPY)
- bernette, bernotte. s. f. Vache brune. - (DdPY)
- bernicler. v. n. Tâtonner de l’œil, chercher, regarder d’un œil incertain. Qu’as-tu à bernicler de la sorte ? - (DdPY)
- bérnicles. s. f. pl. Lunettes, besicles. — Yeux clignotants, hésitants. - (DdPY)
- bernicleux, eüse. s . m. et f. Celui, celle qui bernicle. - (DdPY)
- bernis. s . m. Peu. Un bemis , un brin, un peu. - (DdPY)
- bernoise. s . f. Lucarne. - (DdPY)
- béron, s. m. rouge-gorge ou linotte. - (DC)
- berouette (une) : une brouette. - (PN-A)
- Bérouette, beurouette : Brouette. Une beurouette de bois. : une brouette de bois. - (SGC)
- berouetter. v. a. Mener dans une brouette, dans une berouette. — Berouetter quelqu'un, le faire aller, se moquer de lui, l’envoyer de Caïphe à Pilate. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- berouis. s. m. Buis. On dit aussi bervouis. - (DdPY)
- berrier. s. m. Banne, berceau d’enfant. Voyez beurrier. - (DdPY)
- berrouette : brouette. - (PA)
- berson (par corruption de besson , du bas latin bisso ). s. m. Jumeau. Dans nos campagnes, On prononce généralement b'son. Un b'son. Des b'sons. Ces deux sœurs sont b'sonnes. Ce n’est guère que dans la Puysaie qu’on dit berson. - (DdPY)
- bertauche. s. f. Passage couvert allant de la rue dans une maison située derrière une autre. A Joigny, Tout le monde connaît la Bertauche au père Malou, place du Pilori. - (DdPY)
- berteler. v. a. Remuer quelque chose pour faire du bruit. — v. n. Flâner, aller de droite et de gauche, aller de travers. - (DdPY)
- bertelle (une) : une bretelle. - (PN-A)
- bertille (toujours au pluriel) : des bertilles. Petit bois et surtout bouts fins des fagots pour allumer le feu. Ex : "Pour fée mon feu, j'ai de bounes bertilles, ben chèches". - (VDB)
- bertiller. v. n. Ramasser des menus copeaux, des brindilles de bois. - (DdPY)
- bertilles. s. f.pl. Brindilles de bois. - (DdPY)
- bertillons. s. m. pl. Menues brindilles. - (DdPY)
- bertonner. v. a. et n. Labourer à gros billons. (Villeneuve-les-Genèts). - (DdPY)
- bervacher. v. n. Boire souvent, sans soif, inutilement. (Laduz). - (DdPY)
- besàde, b’zade. s. f. Promenade. Être en b'zade , être à la promenade. - (DdPY)
- besaice, s. f. besace, grand sac que l'on porte sur le cou autant que sur le dos, pendant de droite et de gauche. Il n'y a pas que les mendiants qui se servent de ce moyen de transport, il est à l'usage de tous nos campagnards. - (DC)
- bésaigre (bisacer). s. m. Etat d’une chose qui est très-acide, qui est deux fois aigre. Ce vin tourne au bésaigre. - (DdPY)
- beser, b’zer. v. n. Se promener. - (DdPY)
- bésiller : abîmer. - (PA)
- besoingnou, ouse, adj. besogneux, celui qui a besoin, qui manque du nécessaire. - (DC)
- besse, s. f. bêche, instrument pour travailler la terre. - (DC)
- besser, v. a. bêcher, remuer la terre avec une bêche. - (DC)
- bessière (verbe) : petite dépression de terrain. - (N-M)
- besterie, s. f. bêtise, niaiserie, propos équivoque. - (DC)
- bestiau, s. m. bétail, les bêtes à cornes principalement. - (DC)
- bestiau, s. m. Bétail. Nout’ bestiau est ben soigné, ben gras. - (DdPY)
- bêtacer. v. n. Faire des bêtises, des inconvenances, des sottises. Se dit particulièrement, dans la Puysaie, des jeunes garçons et des jeunes filles qui ont ensemble des relations trop intimes. - (DdPY)
- bétassai : faire des bêtises. Ç'o un bétassou : il ne fait que des bêtises. - (SGC)
- béte fâramine : animal imaginaire méchant. - (S)
- béte, s. m. béte, qui est sans esprit. Un gros « béte », un vieux « béte. « « couye-toué, mon n-aimi, teu n'équ'eune béte. » tais-toi, mon ami, tu n'es qu'une bête. - (DC)
- bêtéger. v. n. Agir sottement, bêtement. - (DdPY)
- bèterie : bêtise. - (SGC)
- bétiâ : bête, pas bien malin. - (S)
- bétïe, s. f. bêtise, propos léger ou peu raisonnable, niaiserie. - (DC)
- bétïer, v. n. dire des bêtises, des niaiseries, des choses légères, faire des riens, faire la bête, l'idiot. - (DC)
- bétije, s. f. bêtise. Même sens que bétie. - (DC)
- bétijer, v. n. même sens que bétier. - (DC)
- bêtiolot, bêtiot : un peu stupide. - (SP)
- bêtiot : pas bien malin. - (SGC)
- bétô, s. m. petite bête, bétat, diminutif de bête. - (DC)
- bêtout. adv. Bientôt. - (DdPY)
- bètri : nombril, ventre. - (SGC)
- betri, beutri. s. m. Ventre. - (DdPY)
- beu : bœuf. - (S)
- beuche : bûche. - (S)
- beûché : bûcher. - (S)
- beuche : grosse bûche de bois. La beuche de Noué : la bûche de Noël. - (SGC)
- beuche, s. f. bûche, morceau de bois préparé pour le feu. - (DC)
- beûcher : bûcher. - (SGC)
- beucher, v. a. frapper avec force, travailler en frappant, en taillant. « beucher » une pièce de bois, c'est la dégrossir. beucheron, s. m. bûcheron. - (DC)
- beucher. v. n. Eclore. Les poussins beuchent. (Percey). Se dit sans doute pour bêcher, becqueter. - (DdPY)
- beûchiotte, beûchotte : petite bûche. - (S)
- beuchon : buisson, bosquet (petit). - (S)
- beuchotte : une bûchette. - (SP)
- beuchotte : petite bûche de bois, bûchette. - (SGC)
- beuchotte, s. f. bûchette, brin, fétu de paille ou de bois dont on se sert pour tirer au sort. - (DC)
- beuclier. v. a. Regarder quelqu’un de près, fixement, en face. De bis et oculus. (Éiivey). — Roquefort donne beulier dans le même sens. - (DdPY)
- beude , bedon : ventre, petit ventre. - (S)
- beude, beudon : ventre. En français : bedaine. Il a une bounne beude : il a un bon ventre ou : ol é un bon bedon. - (SGC)
- beude, s. f. ventre, gros ventre, panse. - (DC)
- beue. s. f. buse, oiseau de proie. - (DC)
- beugener. v. n. Faire des riens. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- beugeon. s. m. et adj. Musard, lambin, négligeant ; personne lourde, d’esprit borné. Se dit pour beuson, buson. - (DdPY)
- beuger. v. n. Se dit de l’agitation, des mouvements désordonnés, des envies de courir qui s’emparent des bestiaux, lorsqu’ils sont surexcités par les piqûres des mouches. - (DdPY)
- beugnat, beugnot. s. m. Beignet. - (DdPY)
- beugne (pour beigne). s. f. Bosse au front, provenant d’une chute, d’un coup qu’on reçu ou qu’on s’est donné. - (DdPY)
- beugne : bosse. - (PA)
- beûgne : coup (choc, contusion), bosse. - (S)
- beugne, s. f. bosse, enflure à la tête par suite d'un coup ou d'une chute. - (DC)
- beugner (se) (verbe) : se cogner, heurter violemment quelque chose et se blesser. - (N-M)
- beugner (se) : se cogner. - (SP)
- beugner (verbe) : cogner, bosseler, cabosser. - (N-M)
- beûgner : cabosser, cogner. - (S)
- beugner : heurter, cogner. - (PA)
- beugner : se toquer, se cogner. - (SP)
- beugner : rouer de coups (celt. Beug : enflure)? - (HV)
- beugner, v. a. causer une enflure, faire une bosse, bossuer. - (DC)
- beuhaice, s. f. besace. - (DC)
- beuhon : bricoleur, travailleur sans ordre ni méthode. - (VDB)
- beuhouner : travailler comme un beuhon (toujours péjoratif). S'adonner aussi à des petits travaux peu valables. Ex : "Quion' qu'té beuhoune à c't'heue ?" (heue = heure). - (VDB)
- beuillassou, ouse, adj. celui qui a un gros ventre, ventru. Un homme beuillassou, une femme beuillassouse. - (DC)
- beuille (une) : un ventre. - (PN-A)
- beuille : ventre (celt. beuil : ventre) ? - (HV)
- beuille, s. f. ventre, gros ventre. On dit encore « boille. » - (DC)
- beuille. s. m. Ventre, nombril. Du bas latin botulus. - (DdPY)
- beuilleau. s. m. Bélier. Domecy-sur-Cure. Même étymologie que dessus. - (DdPY)
- beuiller. v. n. Fouiller partout ; fixer, regarder bien en face, ce qui nous porterait a croire que ce moi doit s’écrire - (DdPY)
- beuilles. s. f. pl. Sorte de paniers ventrus, s’ouvrant en dessous, pour le transport du fumier à dos d’âne. De beuille, ventre. - (DdPY)
- beuillou : corpulent. - (SBB)
- beuillou, beuillu, ad. ventru. - (DC)
- beuillouts. s. m. pl. Paniers à âne ; sans doute pour billouts. - (DdPY)
- beuillu, ue. adj. Ventru. - (DdPY)
- beujon, s. m. buson, lambin, celui qui agit avec lenteur. - (DC)
- beujouner (verbe) : chercher quelque chose sans idée précise. - (N-M)
- beulet : bélier. - (PA)
- beulter. v. a. Bluter. - (DdPY)
- beultiau. s. m. Bluteau. - (DdPY)
- beuner (verbe) : labourer une seconde fois. - (N-M)
- beuner, v. a. sombrer, donner le second labour à une terre en friches. - (DC)
- beunitre, v. a. bénir, donner une bénédiction, forme archaïque du verbe « beunir » qui est aussi usité. - (DC)
- beuon. s. m. Maladroit, lambin, musard, empoté. Se dit pour beugon, buson. - (DdPY)
- beurau, aude, adj. de couleur rousse, brune ou même noire : un chien « beurau », une vache « beuraude ou beurotte. » - (DC)
- beurbi, s. f. brebis. - (DC)
- beurbis (nom féminin) : brebis. Voir barbis. - (N-M)
- beurbis : brebis. - (S)
- beurbis, bobis. s. f. Brebis. - (DdPY)
- beurce (nom masculin) : berceau. - (N-M)
- beurcer, v. a. bercer : « beurce ton p'tiô », berce ton enfant. - (DC)
- beurchaude (nom féminin) : tisonnier. - (N-M)
- beurchaude : tisonnier. - (PA)
- beurchaude, s. f. tige de fer qu'on fait rougir au feu pour percer quelque chose. - (DC)
- beurche : coin de campagne reculé et isolé difficile d’accès (terme un peu péjoratif). - (JFB)
- beurchie (nom féminin) : cruche à deux anses. - (N-M)
- beurchie : vessie, outre, cruche à deux anses et petit goulot pour conserver la boisson fraiche dans les champs. - (SGC)
- beurchie, s. f. cruche à deux anses avec un petit bec pour verser le liquide. - (DC)
- beurchie. s. f. Cruche de grès, brochet. - (DdPY)
- beurchou (adjectif) : se dit d'un enfant qui a perdu ses dents de lait de devant. - (N-M)
- beurchou. s. m. tarière à l'usage des charpentiers. - (DC)
- beurda : peu soigneux dans son travail. - (SGC)
- beurdâ, s. m. brouillon par précipitation, celui qui agit étourdiment. - (DC)
- beurdâcher. v. n. Chanceler, tituber. (Percey). - (DdPY)
- beurdagô, s. m. homme sans raison, braque, à demi fou. - (DC)
- beurdais, dale, adj. étourdi, désordonné, qui marche de travers. - (DC)
- beurdaleman, s. m. bruit d'une voiture soumise à des cahots. - (DC)
- beurdaler : secouer, brutaliser. - (S)
- beurdaler, v. n. se dit d'une voiture en mauvais état ou mal graissée qui fait du bruit en roulant : « sai chairote beurdalô dan l'chemi », sa charrette beurdalait dans le chemin. - (DC)
- beurdalon : petit chariot de foin. - (S)
- beurdandaine (A la). Locut. adverb . Au hasard, à l’aventure, sans qu’on s’en préoccupe. (Trucy). - (DdPY)
- beurdasser (verbe) : porter un enfant en le secouant. - (N-M)
- beurdê : brutal, sans soin au travail, idiot. - (S)
- beurdignot (nom masculin) : simplet, personne un peu "demeurée" mais sans agressivité. - (N-M)
- beurdin (adjectif) : simple d'esprit. - (N-M)
- beurdin : fou. - (JFB)
- beurdin : idiot, étourdi, fada,simplet, innocent. - (S)
- beurdin : simple d'esprit. - (PA)
- beurdin : étourdi, idiot. - (SGC)
- beurdin, s. m. brouillon, étourdi et même quelquefois imbécile, idiot. - (DC)
- beurdinerie (nom féminin) : idiotie. Faute bénigne. - (N-M)
- beurdoiller, v. a. bredouiller, parler d'une manière indistincte, articuler avec difficulté. - (DC)
- beurdoillou, ouse, adj. celui qui bredouille, qui parle mal et indistinctement. - (DC)
- beurdôlée. s. Y- Voiture chargée haut et lourdement. (Etivey). - (DdPY)
- beurdoler, beurdauler. v. n. Radoter, déraisonner. - (DdPY)
- beurdôler, v. n. basculer. - (DC)
- beurdoler. v. Faire du bruit. (Chassignelles). - (DdPY)
- beurdollai : parler entre ses dents, grommeler. - (SGC)
- beurdolle, s. f. petite prune. - (DC)
- beurdollo : qui parle sans nécessité, dit n'importe quoi. - (SGC)
- beurdoloy. s. m. Bredouilleur. - (DdPY)
- beurdonner. v. n. Maronner, gronder. - (DdPY)
- beurdonnier. s. m. Grondeur. T’es un beurdomier. (Pasilly). - (DdPY)
- beurdouéiller : grommeler, parler indistinctement, bafouiller, bégayer, bredouiller. - (S)
- beurdoulau, s. m. celui qui grommelle entre ses dents. - (DC)
- beurdoûler : tomber en roulant. - (S)
- beurdouler, v. a. rouler, tourner en diffé­rents sens : « quioque teu beurdoule dan l' gueur­né ? » qu'est-ce que tu bouscules dans le grenier ? - (DC)
- beurdouller. v. n. Dégringoler. (Saint-Bris). - (DdPY)
- beurdoullotte. s. f. Râfle ; cylindre de bois plein. (Saint-Bris). - (DdPY)
- beurdoûlot : petit chariot de foin. - (S)
- beurdouner (verbe) : provoquer un bruit sourd. (J'entends beurdouner à la porte, va don voir c’que c’est). - (N-M)
- beurdouner. v. n. Bredouiller, bourdonner. — S’emploie quelquefois activement. Quoiqu’tu beurdonnes donc là ? J’n’entends pas ce que tu dis. - (DdPY)
- beurée, s. f. averse de pluie. - (DC)
- beureille (nom féminin) : récipient à beurre. - (N-M)
- beureille, s. f. panier de forme arrondie avec des anses. - (DC)
- beurgaillon. s. m. Ramassis. (Annay-la-Côte). - (DdPY)
- beurgére, s. f. bergère, celle qui conduit aux champs non-seulement les moutons, mais les ani­maux de toute espèce, y compris les oies et les dindons. - (DC)
- beurié (nom masculin) : berceau rustique. Sorte d'auge en bois. - (N-M)
- beurié : berceau. - (S)
- beurié, s. m. berceau d'enfant. - (DC)
- beuriére, beurieure : bruyère. - (S)
- beurieure, s. f. bruyère. - (DC)
- beurinette. s. f. Pot en fer blanc où l’on met la cataurène (voyez ce mot). (Bléneau). - (DdPY)
- beurioche : brioche. - (S)
- beurioche : une brioche. - (SP)
- beurioge, s. f. brioche, gâteau en général. - (DC)
- beuriolée, s. f. une pleine voiture, tout ce qu'une voiture peut contenir. - (DC)
- beurjâter : chercher partout. - (PA)
- beurjot (nom masculin) : raccommodage grossier consistant à rapprocher les parties d'un accroc. - (N-M)
- beurjouée. s. f. Bruyère. (Montillot). - (DdPY)
- beurlaiser : flâner, perdre son temps. - (PA)
- beurlan : bruit intense. - (S)
- beurlan : gros bruit, tintamarre. - (SGC)
- beurlander, v. n. aller au beurlan ou bre­lan ; se réunir à un certain nombre de personnes pour causer, bavarder, faire du bruit, du tapage. - (DC)
- beurlaud : naïf. - (PA)
- beurlier, v. n. briller; au part. prés. « beur­lian. » - (DC)
- beurlin, s. m. pou des moutons. - (DC)
- beurlindiner (verbe) : faire tinter une sonnette. Par extension, faire du bruit pour manifester sa présence. - (N-M)
- beurlingouére : objet bruyant. - (S)
- beurlingouére, s. f. trébuchet, piège à oiseaux. - (DC)
- beurlingouin, s. m. badaud, musard. Un grand beurlingouin, homme à grandes jambes qui flâne. - (DC)
- beurloder (verbe) : paresser, perdre son temps. - (N-M)
- beurloquai : cahoter. On est ben beurloquué dans la remorque : on est bien cahoté dans la remorque. - (SGC)
- beurloque : montre, breloque. - (S)
- beurloque, s. f. berloque = breloque. - (DC)
- beurloquer : cahoter, remuer dans quelque chose. - (S)
- beurloquer, v. a. remuer en tous sens, secouer rudement. - (DC)
- beurloquo : esprit peu développé. Tu causes coume un beurloquo : tu parles sans réfléchir. - (SGC)
- beurlot (nom masculin) : personne qui radote, qui parle beaucoup, de choses sans intérêt. - (N-M)
- beurlot, berlot : repas de baptême. - (HV)
- beurloter : radoter, dire des bêtises (beurloteux). - (PA)
- beurloteux, (toux) : qui dit des bêtises (beurloter). - (PA)
- beurlotte (verbe) : radoter. Se répéter. - (N-M)
- beurlu : qui voit mal ou parfois simplet. - (S)
- beurlu : soleil. - (S)
- beurlü : qui louche. - (SGC)
- beurlu, ébeurlu, e, adj. celui qui a la berlue, qui n'y voit pas clair, qui a des illusions de vue. - (DC)
- beurlue (nom féminin) : (Avoir la) voir avec difficultés. - (N-M)
- beurlue, s. f. berlue. - (DC)
- beurlügai: voir sans distinguer, crépuscule, entre chiens et loups. - (SGC)
- beurlujotte, s. f. petit lézard. - (DC)
- beurlusotte, bourlusotte. s. f. Eblouissement.— Avoir une beurlusotte, être pris d’un éblouissement, d’une berlue momentanée. - (DdPY)
- beurnachon : celui qui parle à tort et à travers. - (SGC)
- beurnaisse (nom masculin) : pluie légère. - (N-M)
- beurne, adj. sombre, brun. - (DC)
- beurniqhie ! interj. qui équivaut à point, à rien, à une négation enfin. - (DC)
- beurnique : bernique, rien. - (S)
- beurnissé, ée. adj. Personne indifférente, qui ne s’occupe de rien, qui laisse tout aller. (Maligny). - (DdPY)
- beurnonsiau (à) : à seaux, à pleins seaux, en quantité, à profusion. - (HV)
- beurnot, nom de bœuf tiré de sa couleur brune. - (DC)
- beurot (adjectif) : de couleur sombre. - (N-M)
- beurot(te) : brun, bronzé, basané. - (S)
- beurouaitai : conduire, vite et sans précaution. On a été beuroueté à une sacrée vitesse : on a été conduit à une sacrée vitesse. - (SGC)
- beurouette (nom féminin) : brouette. - (N-M)
- beurouette :brouette. - (S)
- beurouette, s. f. brouette. - (DC)
- beurouettée (nom féminin) : contenu d'une beurouette. - (N-M)
- beurouetter : conduire vite. - (S)
- beurrée : grosse averse. - (S)
- beurrée : une grosse averse. - (SP)
- beurrer : pouvait signifier aussi heurter, se cogner contre qqch. : sa voiture a dérapé et il a beurré contre un arbre. - (SP)
- beurrié : berceau. On met le gosse dans le beurrié : on met le gosse dans le berceau. - (SGC)
- beurrier. s. m. Berceau d’enfant, banne d’osier tressé. De ber , qu’on prononce quelquefois beur. - (DdPY)
- beurrier. s. m. Homme replet. (Etivey). - (DdPY)
- beurrière. s . f. Nénuphar. (Argenteuil). - (DdPY)
- beurron. s. m. Motte de beurre. - (DdPY)
- beursaude : gratton. - (S)
- beursaude : tranche de lard frite, synonyme « greille ». On fait fondre les beursaudes : on fait fondre les tranches de lard. - (SGC)
- beursaude. s. f. Lardon, tranche de lard ou de jambon. - (DdPY)
- beursaudes : plat constitué de résidus de graisse de porc. - (SP)
- beursaudes, s. f. le déchet do la graisse de porc, après la fonte. On assaisonne quelquefois les beursaudes avec du vinaigre. - (DC)
- beurseillo : rosier sauvage : églantier, fruit de l'églantier. Le beurseillo pousse dans les savées : l'églantier pousse dans les haies. - (SGC)
- beursiller : broyer, bousiller. - (HV)
- beursilles : brindilles. - (PA)
- beursonnié, ere, s. habitant ou habitante de st-brisson, commune du canton de Montsauche, dans le haut-Morvan. - (DC)
- beurtailler. s. m. Personne violente, irascible, qui s’emporte à tout propos. C’est une forme assez fortement altérée du mot brutal. (Etivey). - (DdPY)
- beurtaler. v. a . Brutaliser. - (DdPY)
- beurtalle : bretelle. La culotte s'écroche è beurtalles : la culotte s'accroche aux bretelles. - (SGC)
- beurtalle. s. f. Bretelle. - (DdPY)
- beurtalles : bretelles. - (S)
- beurtalot. s. m. Bretailleur, chercheur de querelles, de batailles. (Sermizelles). - (DdPY)
- beurtaloux. s. m . et adj. Brutal, qui agit avec grossièreté, avec méchanceté. - (DdPY)
- beurteau. s. m. blutoir, crible ou tamis pour séparer le son de la farine. - (DC)
- beurteille : haut de l'âtre de la cheminée. - (SGC)
- beurter. v. a. bluter, tamiser la farine au blutoir pour en ôter le gros son. - (DC)
- beurtoué. s. m. blutoir, tamis qui sépare la farine du gros son. - (DC)
- beurvotte, beurvouotte. s. f. Brouette. (Argentenay, Béry). - (DdPY)
- beurvotter, beurvuotter. v. a. Brouetter. - (DdPY)
- beurzie, s. f. bergerie. - (DC)
- beusie. s. f. Vessie. (Annay-la-Côte). - (DdPY)
- beusse (nom féminin) : bûche. On dit aussi beuche. - (N-M)
- beuter. v. n. Beugler. — Faire des riens. = v. a. Chercher, remuer, déplacer. Dans ce dernier sens, on dit, à Auxerre, rabeuter. - (DdPY)
- beutié, s. m. celui qui conduit les bœufs, charretier. - (DC)
- beutier (nom masculin) : simple d'esprit. Ethym. : tout juste bon à conduire un attelage de bœufs. - (N-M)
- beûtier : bouvier,lourdeau, personne brutale, peu intelligente. - (S)
- beûtier : bouvier, conducteur d'un attelage de bœufs. Les beûtiers ont disparu. - (SGC)
- beutiller : travailler lentement, à des riens. - (PA)
- beutiller. v. n. Diminutif de Beuter. Faire des riens, s’occuper des minuties, de choses inutiles; ne pas travailler sérieusement ni assidûment. — Chercher un objet perdu en bouleversant et laissant en désordre ceux parmi lesquels on le cherche. (Essert). - (DdPY)
- beutin, s. m. bien, fortune, mobilier. - (DC)
- beuvée : buvée (boisson à base de vin chaud et de son pour les animaux malades). - (S)
- beuvée : nourriture préparée pour le couchon (exclusivement). Confectionnée la plupart du temps avec une base d'eaux de vaisselle obligatoirement non savonneuse mises de côté. (Les détergents étaient inconnus). - (VDB)
- beuvée, buvée. s. f. Eau mêlée de son, de battis, de petit lait, de légumes et de pommes de terre, pour être donnée aux bestiaux, aux cochons. - (DdPY)
- beuver : boire. - (PN-A)
- beuveu'dlait : homme qui porte son châpeau en arrière. - (SBB)
- beuvoû : buveur. - (S)
- beuvou, ouse, s. buveur, buveuse, celui ou celle qui aime à boire. - (DC)
- beuyot. s. m. Petit bœuf. (Pasilly). - (DdPY)
- beuzighies, s. f. plur. besicles, lunettes à branches dont se servent les gens âgés. - (DC)
- beuzniau (adjectif) : naïf, demeuré. - (N-M)
- beûz'not : lourdeau, incapable. - (S)
- béyé : bélier. - (S)
- bèyer : donner. - (S)
- bèyer : donner. - (SP)
- bezillier, beusillier (pour brésiller). v. a. et v. n. Briser, mettre en petits morceaux. Se dit des plantes et particulièrement des céréales tellement sèches, qu’on ne peut y toucher sans qu’elles se brisent. Le blé, par exemple, beursiller, et ses épis se détachent de la tige lorsque, après après avoir été mouillé par la pluie, il est ensuite chauffé, saisi par un soleil ardent. (Etivey). — L’abbé Corblet fait dériver ce mot du celtique brisou , petit morceau. - (DdPY)
- bezin. s. m. Insecte qui s’introduit dans les bourgeons de la vigne et détruit. A Auxerre, on l’appelle berdin. - (DdPY)
- bezouille. s. f. Gros homme, lourdaud, niais. - (DdPY)
- biaffe : pâle (en parlant du teint). - (SGC)
- biaire, adj. se dit d'un mâle et surtout d'un taureau qui a été maladroitement châtré, ou dont la castration est incomplète. - (DC)
- bian : blanc. - (S)
- bian. ance, adj. blanc, blanche. - (DC)
- bianchi : blanchir. - (S)
- bias-frée. s. m. Beau-frère. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- biau : beau. - (S)
- biau : beau, bien habillé, joli physique. Le dimanche on o biau : Le dimanche on est beau. - (SGC)
- biau, biaute. adj. Beau, Belle. Ail’ est propre, all’ est biaute , ta poupée ! - (DdPY)
- biau, biéle, adj. beau, belle. - (DC)
- biaude (nom féminin) : blouse noire des paysans morvandiaux encore portée les jours de foire par les marchands de bestiaux. - (N-M)
- biaude : blouse (bleue). - (S)
- biaude : blouse. - (SBB)
- biaude : habit. - (JFB)
- biaude ou blaude : blouse froncée, marine portée dans le Morvan au début du siècle et tenue traditionnelle des maquignons que certains portent encore maintenant. - (SGC)
- biaude : blouse ample de couleur bleue, à manches, que l'on enfile par la tête et qui s'arrête à hauteur du genou. Ex : "L'pée Desriaux, quand il a marié la Lucie, il a mis sa biaude neue". - (VDB)
- biaugairçon, s. m. beau fils. Cette femme n'a pas d'enfants, elle n'a qu'un « biaugairçon. » - (DC)
- biauté, s. f. beauté. - (DC)
- biber : gober un oeuf. - (PA)
- bibi : oison, mot utilisé pour les appeler. - (S)
- bicane, bigane. s. f. Vieille bique ; mauvais cheval, rosse. - (DdPY)
- bicaner. v. n. Bancaler, marcher de travers, à la manière des canes. - (DdPY)
- bichai : embrasser. Ol é biché la gamine : Il a embrassé la fille. - (SGC)
- bicher (verbe) : embrasser. - (N-M)
- bicher : embrasser. - (PA)
- bicher : embrasser. - (PN-A)
- bicher : embrasser. - (S)
- bicher : embrasser, hors toute arrière-pensée. Ex : "Vins don là que j'te biche !". - (VDB)
- bicher, biner, biquer. v. a. Embrasser, donner un baiser. Biche- moi. Viens que j’te bique. - (DdPY)
- bicher, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (DC)
- bichet : contenait de 20 à 40 litres. - (QLT)
- bichet, s. m. mesure qui contient soixante litres. - (DC)
- bicler : pincer, prendre, chiper. - (PA)
- bicot (nom masculin) : chevreau. - (N-M)
- bicot : chevreau. - (S)
- bicou. s. m. Chevreau. — Bicou d' Avril, grésil. (Argenteuil.) - (DdPY)
- bidette, s. f. petite jument de selle. - (DC)
- bidon : ventre, petit ventre. - (S)
- bidrouille. s. f. Citrouille. (Puysaie.) - (DdPY)
- bié : rigole (pour l'eau), bief. - (S)
- bie, s. f. bise, vent du nord-est et de l'est. La « bie » est sur pied. - (DC)
- bié, s. m. bief, biez, petit fossé d'irrigation ou d'assainissement. - (DC)
- bié, s. m. blé, froment. - (DC)
- bié. s. m. Blé. - (DdPY)
- biélée, s. f. étendue de biez ou rigoles d'irrigation. - (DC)
- biéler : faire des rigoles, des fossés. - (S)
- biéler, v. a. creuser un biez, une rigole. Biéler les prés. on bièle au printemps et quelquefois à l'automne. - (DC)
- biélou, s. m. celui qui « bièle », qui creuse un biez, une rigole. - (DC)
- bier. s. m. Syncope de bélier. (Seignelay.) - (DdPY)
- biet : blé. - (S)
- bieu, euse, adj. bleu, bleue. - (DC)
- bigainne. s. m. Chevreau, qgneau de bique. - (DdPY)
- bigane. s. f. Petit escargot. Se dit sans doute pour bicorne ou bigorne. Il existe un coquillage bon à manger appelé bigorneau. - (DdPY)
- bigarroler. v. a. Barioler. - (DdPY)
- bigau, s. m. chevreau. Ne désigne que le mâle. - (DC)
- bige, s. f. bise, vent qui souffle de l'est. - (DC)
- bîgler : loucher, regarder. - (S)
- bigler. v. n. Loucher. - (DdPY)
- bigleux. adj. Qui bigle, qui louche. - (DdPY)
- bîglou : personne qui louche. - (S)
- bigner : baigner. - (S)
- bignon, s. m. eau qui jaillit du sol ; source avant sa sortie de terre, petite fondrière. - (DC)
- bigornais, s. m. amas, fouillis d'objets divers et principalement de rognures d'étoffe, de chiffons. - (DC)
- bigorne (nom masculin) : trépied utilisé pour travailler le bois. - (N-M)
- bigorne, s. f. trépied sur lequel on travaille le bois et qui sert à divers autres usages. Une bigorne est une enclume à deux cornes comme le dit assez le mot formé de bis et de corne. - (DC)
- bigornotte. s. f. Petit escargot. - (DdPY)
- bigot (nom masculin) : croc à fumier. - (N-M)
- bigot : crochet à fumier. - (S)
- bigot : chevreau. La bigue neurrit son bigot : la chèvre nourrit son chevreau. - (SGC)
- bigot : graisse fondue (mouton ou chèvre) dont les hommes s'enduisaient les mains pour éviter les gerçures en travaillant dehors l'hiver. - (SGC)
- bigot, s. m. fourche à deux ou trois pointes dont on se sert pour enlever les fumiers. - (DC)
- bigounier : l'homme qui promène les bigues. Un gardien de troupeau. Ex : "Tin ! l'bigounier vint d'passer avec ses bigues. Euh ! Qu'y sent môvéé l'ourse !". - (VDB)
- bigourdin. s. et adj. m. Maladroit, qui a les deux mains gourdes. De bis et gourd. - (DdPY)
- bigourdin. s. m. Très gros bâton, bâton double de la grosseur ordinaire. Des mots bis et gourdin. - (DdPY)
- bigouris. s. m. pl. Tout ce que mangent les enfants (baies, mûres sauvages, fruits sauvages, fruits verts, etc.), lorsqu’ils vagabondent par les champs. - (DdPY)
- bigue : chèvre. - (S)
- bigue : chèvre. Le fromage de bigue ç'o bon : le fromage de chèvre c'est bon. - (SGC)
- bigue : outil façonné par le bûcheron, support à trois pattes pour mettre les perches à hauteur d'homme pour le façonnage du bois. - (SGC)
- bigue écorchée (ai lai), loc. on met ses bas « à la bigue écorchée » lorsqu'on les retourne à l'envers pour les chausser plus aisément. - (DC)
- bigue : chèvre, que l'on prononce : chieuve. Ex :"Si té veux un bon froumage de bigue té d'mande à la Mélie !" - (VDB)
- bigue, s. f. bique, chèvre. Les petits sont appelées « biguets. » - (DC)
- bigue. s. f. Bique, chèvre. — Bigue d’harnais, sorte de croisillons fixés au centre d’un bateau, en trois ou quatre places, d’un bout à l’autre, et qui sont destinés à supporter une longue traverse de sapin sur laquelle sont tendues les bâches servant a couvrir les marchandises. - (DdPY)
- biguebaie (ai lai), loc. porter quelqu'un « à la biguebaie », c'est prendre une personne sur le dos comme une hotte, ses jambes pendantes de chaque côté et ses mains entrelacées autour du cou. - (DC)
- bigueriauche. s. f. Pie-grièche. (Chablis.) - (DdPY)
- Bi'inche : Blanche (prénom). - (S)
- bijâtre, adj. bizarre, extravagant, lunatique. - (DC)
- bijiji : acheteur de cuivre. - (SBB)
- billard. s. m . Bâton recourbé ; homme qui s’appuie dessus pour marcher. - (DdPY)
- billarde. s. f. Sérénade, aubade donnée à un jeune marié étranger à la commune ; droit prélevé sur lui par les garçons de cette commune. (Percey.) — Cet usage se pratique dans plusieurs localités sous diverses dénominations. - (DdPY)
- bille, s. f. bile, humeur sécrétée par le foie. - (DC)
- biller. v. a . Tourner. Biller un morceau de bois. - (DdPY)
- billon (pour billot). s. m. Rondin de bois suspendu au cou d’une vache pour l’empêcher de courir. - (DdPY)
- billon, s. m. dans quelques localités on donne ce nom à un arbre de forme élancée propre à la charpente ou à la menuiserie. - (DC)
- billon. s. m. Oisillon. (Sainpuits.) - (DdPY)
- billotouére. s. f. épinette, cage où l'on enferme les poulets pour les faire engraisser. - (DC)
- billout. s. m . Sorte de panier qui s’accroche de chaque côté du bât d’un âne et dans lequel sont mises les provisions ou marchandises que l’on porte au marché. - (DdPY)
- bilot, billot. s. m. Argent déposé par les joueurs pour leur enjeu. (Villiers-Saint-Benoît.) Vient probablement de biller, jouer, s’amuser. - (DdPY)
- bin : bien. - (S)
- binaile. s. f . Cigale. De bis et ala . — Se dit, au figuré, d’une femme, d’une jeune fille d’allures trop libres et trop hardies. Vois donc ç’tte grande binaile ! (Auxerre). - (DdPY)
- bineux : (bineur) aussi dans le sens de petit métier gagnant peu. Ex : "Mon garçon, j'vouré pas en fée un bineux d'blettes". - (VDB)
- bintô : bientôt. - (S)
- biô : beau. - (S)
- bion : jeune pousse. - (PA)
- bion, s. m. jeune pousse d'arbre ou d'arbuste et en général de toute espèce de végétaux - (DC)
- bion. s. m. Scion, tige, œilleton. Des bions d’artichaut. - (DdPY)
- bionner, biouner. v. n. Rogner, couper les pousses de la vigne à la seconde sève. (Laduz). De bion, tige, pousse, œilleton. - (DdPY)
- bios, biosse : blet, blette. - (S)
- biosse : blette, se dit d'un fruit (au masculin : biot). - (SGC)
- biosse. adj. f. Blosse, une poire biosse ; par conversion du bl en bi. - (DdPY)
- biosser. v. a. Blesser. Se prononce ainsi à Vassy-sous-Pisy. - (DdPY)
- biosson : blosson , pomme sauvage. - (S)
- biosson : petite poire sauvage. - (SGC)
- biossounier : poirier sauvage. - (SGC)
- biot (biotte) : blet. - (SP)
- biot : blet. Les biossons sont bens biots : les petites poires sauvages sont bien blettes. - (SGC)
- bioton. s. f. Petite bouteille à huile, en terre cuite ou en grès. - (DdPY)
- biotte (pour billotte). s. f. Jaune d’œuf. - (DdPY)
- biotte : betterave. - (S)
- biotte : betterave. Les biottes servin è la nourriture des animaux : les betteraves servaient à la nourriture des animaux. - (SGC)
- biotte. s. f. Bouteille à huile, en terre ou grès. - (DdPY)
- biotte. s. f. Poirée. (Argenteuil). - (DdPY)
- biou. s. m. Drap de grosse toile sur lequel sont étendues les cendres d’une lessive, dans le cuvier ; ce qu’on appelle plus communément charroi, charrier, charroué. (Rugny). - (DdPY)
- biouque, blouque. s. f . Boucle. - (DdPY)
- biquaisier. s. m. Marchand de chevreaux. - (DdPY)
- biquatte, biquette. s. f. Sauterelle. - (DdPY)
- bique (nom féminin) : chèvre. - (N-M)
- bique (une) : une chèvre. - (PN-A)
- bique : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot). - (S)
- bique : chèvre. - (S)
- bique : support à 3 pattes, en bois, pour tailler des perches, du fagot. - (S)
- bique. s. f. Chèvre. — Porter à la bique écorchée, jeu qui consiste à porter quelqu’un sur son dos en lui mettant la tête en bas et lui tenant les jarrets sur ses épaules. (Mont-Saint-Sulpice). = Pièce de bois montée sur trois pieds, qui sert de support aux voitures lorsqu’on veut leur donner une position horizontale. - (DdPY)
- bique. s. f. Moyette, petite meule faite dans les champs pour garantir le blé de la pluie. (Turny). - (DdPY)
- biquené (nom masculin) : bahut. - (N-M)
- biquené, s. m. huche, bahut. - (DC)
- biquenon, biqueron. s. m. Petit bec. Le biqueron d’une cruche, d’un pot à eau, etc. Cette cruche a le biqueron cassé. - (DdPY)
- biquer, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (DC)
- biqueron : bec d'une écuelle, d'un pot. - (PA)
- bîquier : loucher. - (S)
- biquier, v. a. bigler, guigner, regarder de côté, du coin de l'œil, à la manière des chèvres ou biques. - (DC)
- biquier. s. f . Coquetier. - (DdPY)
- biquiet, adj. celui qui regarde du coin de l'œil ; au féminin « biquierde. » - (DC)
- biquignon, s. m. l'extrémité d'une chose, la pointe, le faîte, le sommet. « le fin biquignon » = la fine pointe d'un toit, d'un clocher, d'une montagne, etc… - (DC)
- biquignon. s. m. Cîme, sommet. (Athie). - (DdPY)
- biquot, s. m. chevreau, petit de la chèvre. Se dit d'un enfant qui a de la naïveté et même de la niaiserie - (DC)
- birer. v. a. Embrasser. (Germignyi. — Suivant Jaubert, ce mot voudrait dire boiter. - (DdPY)
- bisaiguë, s. f. besaiguë, outil de charpentier muni d'un taillant à chacun des deux bouts. - (DC)
- bisboche (En). adv. Bout-ci, Bout-là. - (DdPY)
- biscancorne (à la), locut. adv., porter sur le dos un enfant dont les bras enlacent le cou, et les jambes la ceinture du porteur. Ex. : porter à la biscancorne. - (A)
- biscanquarre, adj. contrefait, tordu, de travers : un champ, un arbre, un toit « biscanquarre. » - (DC)
- biscarlot. s. m. Rosse, double rosse, vieux cheval usé. De bis, deux fois, et carlot, cheval vieux et maigre. - (DdPY)
- bisette. s. f. Oie femelle. - (DdPY)
- bison, s. m. Oison, petite oie. - (DdPY)
- bisonnier. s. m. Gardeur d’oisons, de bisons. - (DdPY)
- bisquer (faire) : taquiner. - (PA)
- bisquer. v. n. Avoir du regret, du dépit, être contrarié, vexé. - (DdPY)
- bistibri. s. m. Mot injurieux. Imbécile. - (DdPY)
- bistoquet. s. m. Jouet consistant en un petit morceau de bois aminci ou, plutôt, appointi aux doux bouts, qu’il faut faire sauter, qu’il faut lancer avec une baguette. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- bistouri. s. m. Sorte de jeu consistant à faire sauter avec une baguette un petit morceau de bois pointu par les deux bouts. (Soucy). Voyez bistoquet. — A Véron, ce jeu s’appelle bistinguet, et, dans d’autres localités, bisquinet. - (DdPY)
- bite, s. f. chassie des yeux, humeur qui se forme au bord des paupières. - (DC)
- biter, v. n. avoir la chassie. « lé-z-euillos d'mon ch'vau bitan », les yeux de mon cheval sont chassieux. - (DC)
- bitou : chassieux. - (S)
- bitou : fromage, fromage blanc. - (S)
- bitou : chassieux. Yo tout bitou : des yeux tout chassieux. - (SGC)
- bitou : fromage blanc à peine égoutté. - (SGC)
- bitou, ouse, adj. chassieux, atteint de la chassie. - (DC)
- bitouse : petite lampe peu puissante. - (S)
- bitouse : petite lampe éclairant très peu. Autrefois on ailmot la bitouse : autrefois on allumait la petite lampe. - (SGC)
- bitoux : chassieux. - (HV)
- bitouze (nom féminin) : lampe à huile. - (N-M)
- biziau. s. f. Pierre granitique. (Gy-l’Evêque). - (DdPY)
- bizingoin (adjectif) : (En) de travers. - (N-M)
- blagoû : blagueur. - (S)
- blairie : terre à blé ; droit payé au seigneur par les habitants pour obtenir la permission de faire paître leurs bestiaux dans les champs après la récolte. - (QLT)
- blaiser. v. n. Pleurer bêtement. - (DdPY)
- blanc a bourre, s. m. mélange de poil de boeuf, de chaux et d'argile dont on se sert pour des plafonnages grossiers. On y ajoute souvent de la paille hachée. - (DC)
- blanchir. v. a. Dépouiller, écorcher une bête morte de maladie. - (DdPY)
- blanque, s. f. jeu de hasard qui a la vogue dans les fêtes de village. - (DC)
- blard. s. f. Une des nombreuses dénominations du bélier. — A Quincerot-les-Biques on dit blin. - (DdPY)
- blatte, bacole, bascole, balcoulade. s. f. Belette. (Vertilly, Villiers-Bonneux, etc.). - (DdPY)
- blaude, bliaude, biaude, s. f. blouse. - (DC)
- bléger, v. a. accabler en frappant, surcharger, écraser. - (DC)
- blesse, adj. pâle, fade, flasque. - (DC)
- blessi, v. a. et n. pâlir, blanchir, devenir blême ou fade. Sa longue maladie l'a « blessi. » - (DC)
- blet : blé. - (S)
- blet nouère : sarrazin. - (S)
- blette (nom féminin) : betterave. - (N-M)
- blette : betterave. - (PA)
- blette : betterave. Ex : "Fauras pas oublier d'pleucher tes blettes !" - (VDB)
- bleu, bleuse, adj. bleu, bleue. - (DC)
- bleucir. v. a. Bleuir, rendre bleu. - (DdPY)
- bleuzi, v. n. devenir bleu. - (DC)
- blinche. adj. f. Blanche. Une vèche blinche. (Pasilly). - (DdPY)
- blion. s. m. Primevère des blés. (Argenteuil). - (DdPY)
- bloé (pour blet), adj. Voyez blous. - (DdPY)
- bloncer. v. a. Ebrancher. (Chassignelles). - (DdPY)
- blonde, s. f. femme ou fille recherchée par un galant, bonne amie, maîtresse : « côri lai blonde. » - (DC)
- blondeau. nom de bœuf dans toute la région Morvandelle. - (DC)
- blondie, s. f. houque laineuse, holcus lanatus. On lui donne ce nom à cause de la couleur blonde de ses panicules à l'époque de la maturité. - (DC)
- bloquer, v. a. mettre en bloc, réunir plusieurs choses ; compter en gros, à forfait. - (DC)
- blos, blosse, adj. blet, blette. Se dit d'un fruit trop mûr. Les nèfles sont bonnes à manger lorsqu'elles sont « blosses. » - (DC)
- blosse (adjectif) : blet, blette. - (N-M)
- blosse : blette (pour une poire). - (SBB)
- blosse : blet. On parle en général d'un fruit trop mûr. Ex : "Té vas pas m'fée manger des pouées blosses à c't'heu !" (Pouée = poire). - (VDB)
- bloss'né, s. m. belossenier, poirier à fruits sauvages appelés dans le pays « blossons. » - (DC)
- bloss'ner, v. n. blettir, devenir blet. - (DC)
- blosson, s. m. fruit sauvage en général, pommes, poires, prunes, etc. - (DC)
- blosson. s. m. Petite poire sauvage, qu’on laisse blossir pour la manger. - (DdPY)
- blot, blotte : blet, blette. - (S)
- blot. s. m. Bélier. - (DdPY)
- blotter. v. a. Avaler, gober un œuf cru. - (DdPY)
- blou. s. m. Bloc. V’ià un biau blou. (Molesme). - (DdPY)
- blouque. s. f. Boucle. - (DdPY)
- blouquer. v. a. Boucler. - (DdPY)
- blous, blousse. adj. Blet, blette. Un abricot blous , une poire blousse. - (DdPY)
- bloussognier, bloussonnier. s. m . Poirier sauvage, poirier à blossons. - (DdPY)
- bluache (pour pluache, pluvia). Pluie. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- bô : bois. - (S)
- bô : crapaud. - (S)
- bô nouèr : bourdaine. - (S)
- bôbance, s. f. régal, réjouissance qui sous-entend le plaisir de la bonne chère et de la bouteille. - (DC)
- bobane, boubane. adj. et s. Personne obèse, se mouvant lentement et lourdement. - (DdPY)
- bobèchon : tête. - (S)
- bobeille (nom féminin) : bobine du rouet. - (N-M)
- bôbeille, s. f. bobine pour dévider le fil, la bobine du rouet. - (DC)
- bobiner, boubiner. v. n. Mâchonner à la manière des vieillards qui, n’ayant plus de dents, roulent longtemps les aliments dans leur bouche. — Se boubiner. v.pron. Se rouler, se ramasser sur soi-même, se pelotonner comme font les chats. De bobine. - (DdPY)
- bocaisse, s. f. bécasse. Se dit également de l'oiseau de passage au long bec et d'une personne trop naïve. Le « mâtre » fait taire sa fille en lui disant : « couye-té, bocaisse ! » - (DC)
- bocaissine, s. f. bécassine. - (DC)
- bocassée. s. f. Becquée. Du latin bucca, buccella. (Etivey). - (DdPY)
- bocérot. s. m. Vacher. (Chassignelles). - (DdPY)
- bôdin, s. m. boudin. - (DC)
- bôdonme, s. m. caricature, personnage grotesque. - (DC)
- bodot. s.m. Ventre. (Saint-Valérien). - (DdPY)
- bôdou, ouse, adj. boudeur, celui qui fait la moue, la grimace. - (DC)
- boeiller, et qu’il serait formé de bis et œil (regarder des deux yeux). — Voyez beuclier. - (DdPY)
- boele, boêle, boyle. s. f. Petite fille. (La Belliole). — Dans Roquefort, chèvre, femelle du bouc. - (DdPY)
- boette : boisson courante. - (HV)
- boeu : bœuf. - (S)
- bœu, s. m. bœuf. Nous disons un « bœu, des bœus, acheter un bœu, manger du bœu. » - (DC)
- bœuquier, bœutier. s. m. Bouvier. — Sabot lourd et grossier emboîtant tout le pied, et qu’on chausse principalement dans le Morvand et les campagnes humides et boueuses. - (DdPY)
- boffer : souffler. - (S)
- boger, bouger, bovier, boyer. s. m. Valet de ferme, garçon qui soigne, qui conduit les bœufs. Du latin bos, boviarius. - (DdPY)
- bograis, bograle, s. et adj. bègue, celui qui bégaie ou parle avec difficulté. Son fils est « bograis » et sa fille « bograle. » - (DC)
- bograller. v. n. Bégayer. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- bogrès. s. m . Bègue. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- boicher, v. n. se dit du coup do bec que le poussin donne à la coquille de l'œuf pour sortir. Les œufs « boichés « sont les œufs d'où les petits vont éclore. - (DC)
- boichevau (ai lai), loc. a la tète-bêche, en sens contraire. - (DC)
- boichevauler, v. a. mettre à tête-bêche, en sens contraire. Le moissonneur « boichevaule » ses gerbes lorsque les épis des unes sont en l'air et les épis des autres touchent le sol. - (DC)
- boichot, s. m. montant de cheminée, jambage ou console qui porte la bande de pierre ou de bois. - (DC)
- boichots (nom masculin) : montants de la cheminée qui supportent l'â. - (N-M)
- boicrat (nom masculin) : enfant chétif. (C’te boicrat, y pousse pas pu qu'un oeu dans un panier). - (N-M)
- boige, bouége, s. m. étoffe de laine et de coton fort grossière, mais très solide, qu'on employait beaucoup dans nos campagnes pour les rideaux de lit et pour les jupons de femme. Les couleurs ordinaires étaient le rouge, le jaune et le vert. - (DC)
- boignaude : petite ouverture dans un mur (bouinaude). - (PA)
- boijvolé : disposé en sens inverse, tête-bêche. - (SGC)
- boiler, v. a. avaler en aspirant, humer ; « boiler » un œuf. - (DC)
- boiler. v. a. Humer ce qu’il va dans un œuf dont on à percé le bout. (Domecy-sur-Cure). - (DdPY)
- boïller : bûcheron. Les boilléers travaillins dans le bois : les bûcherons travaillaient dans le bois. - (SGC)
- boînotte. s . f. Fenêtre. (Essert). - (DdPY)
- boire. nom de famille très répandu dans quelques localités du Morvan, dans le canton de Montsauche surtout. - (DC)
- boirne. s. f. Petite fenêtre de grenier. - (DdPY)
- bois : bois. - (S)
- bois nouèr : bourdaine. - (S)
- boisat. s. m . Gros ventre. (Saint-Martin-du-Tertre, Paron). - (DdPY)
- bois-doux. s. m. Réglisse. - (DdPY)
- boisse, s. f. vase qui sert à mesurer le lait et qui contient un demi-litre environ. - (DC)
- boisseau : ancienne mesure de capacité pour les grains. Environ 13 litres. - (QLT)
- boisselée, s. f. mesure agraire. la boisselée est de o hectare, 12are, 5o. - (DC)
- boissn, s. m. bouvreuil appelé vulgairement pive, pivet, pivane, pivoine, à cause sans doute de la belle couleur rouge de son ventre. - (DC)
- boisson, bisson, bouchon, busson. s. m. Buisson. Du latin boseus. - (DdPY)
- boistier. s . m. Bûcheron. - (DdPY)
- boîte. s. f . Petite lucarne. (Etaules). - (DdPY)
- boite. s. f. Boisson, piquette, ordinairement faite avec des prunelles, des fruits sauvages ou de mauvais raisins. — Se dit aussi par les vignerons de la petite provision de vin qirils conservent pour leur usage. - (DdPY)
- boiteuser. v. n. Boiter. « Il ne faut pas, entre les deux Noëls, c’est-à-dire entre le 25 décembre et le 1er janvier, enlever le fumier des étables, attendu que cela fait boiteuser les vaches. » (Puisaye). - (DdPY)
- boizon, s. m. poignée de chanvre disposée en moyette. - (DC)
- bolai : beugler comme un taureau. - (SGC)
- bolak, s. m. celui qui se plaint à tout propos ; qui gémit sans cesse, qui va toujours pleurant. Au féminin « bolarde. » - (DC)
- bolauder. v. n. Rouler. (Subligny). - (DdPY)
- boler (verbe) : bêler. - (N-M)
- boler : pleurer, sanglotter. - (S)
- boler, s. m. pleurer, pleurnicher, crier en pleurant. - (DC)
- bolet, s. m. pleureur, pleurnicheur. - (DC)
- bolie. s . f . Bouillie. - (DdPY)
- bolir. v. n. Bouillir. - (DdPY)
- bolle, s. f. balle de blé. - (DC)
- bollie, s. m. bélier, mâle de la brebis. - (DC)
- bolomer. v. n . Carillonner. (Givry). - (DdPY)
- bolot, s. m. mon « bolot ». Nom d'amitié qu'on donne aux enfants. - (DC)
- bolottai: gober (bolotter un œuf : gober un œuf) ou manger vite. - (SGC)
- bôlotte : belette. - (S)
- bolotte : belette. Une bolotte meuge les œufs : une belette mange les œufs. - (SGC)
- bolotte. s. f. belette. - (DC)
- bolotte. s. f. Belette. - (DdPY)
- bolotter, v. a. sucer un œuf à la manière des belettes ou autres rongeurs qui le percent à l'extrémité et le hument ensuite. - (DC)
- bombarde, s. f. guimbarde, petit instrument de musique que les enfants fabriquent avec un peu de bois et de fer et dont ils se servent en le faisant vibrer entre leurs dents. - (DC)
- bombarde. s. f. Julienne, fleur. (Argenteuil). — Se dit aussi pour guimbarde, petit instrument à languette dont on joue en le mettant entre les dents. - (DdPY)
- bômi, v. a. vomir, avoir des nausées. - (DC)
- bômi. v. a. et n. Vomir. L’r ne se prononce pas ; conversion du v en b. - (DdPY)
- bon, adj. solvable, riche, solide dans sa fortune : c'est un des « bons » du pays ; il est « bon » pour payer; prêtez-lui sans crainte, il est « bon. - (DC)
- bondé : bien plein. - (SGC)
- bonde, s. f. borne, pierre ordinairement taillée qui marque la limite de deux propriétés contiguës. - (DC)
- bondener, v. n. se dit d'un bruit sourd continu. Un nuage chargé de grêle « bondeune » dans le ciel. - (DC)
- bonder, v. n. remplir avec excès, combler en pressant, en foulant : la salle était « bondée » de monde. - (DC)
- Bon-Dieu de la Messe. s. m. Composé. Moment de la consécration et de l’élévation de l’hostie, qui est indiqué par le tintement de la cloche paroissiale. - (DdPY)
- bond'nai : enrager, maugréer. - (SGC)
- bond'ner : bourdonner, ronfler, maugréer, enrager, ronchonner. - (S)
- bondonneman, s. m. bruit sourd et continu, bruit lointain d'une cloche, d'une manœuvre d'artillerie, d'un tambour qui circule de côtés et d'autres. Quelques-uns disent : « bondeun'man. » - (DC)
- bonjou : bonjour. - (SGC)
- bonjou, s. m. visière de casquette, par allusion à l'acte de politesse qui accompagne le salut ordinaire. - (DC)
- Bonnes Gens ! Exclamation très-usitée dans les campagnes et qui se fait souvent d’un ton dolent, même à propos de choses insignifiantes. - (DdPY)
- bonnot : bonnet. - (S)
- bonnot carrè : fusain. - (S)
- bonsdisseman, s. m. bruissement, bruit prolongé. Nos paysans disent « bondissement » pour bourdonnement d'oreilles - (DC)
- boquai : cogner. O s'è boqué dans le noir : il s'est cogné dans le noir. - (SGC)
- boqué, adj. grêlé, marqué de petite vérole. Le boqué, surnom d'un de mes voisins, fort endommagé par la variole. - (DC)
- boque, s. f. baiser : donner une « boque », donner un baiser. - (DC)
- boque-bô, boque-bois : pivert. - (S)
- boquebô, s. m. pivert. - (DC)
- boque-bois. s. m. Pivert, oiseau de la famille des pies. - (DdPY)
- boquée : becquée. - (S)
- boquée, s. f. becquée ou béquée, portion de nourriture qu'un oiseau prend avec son bec, et par extension, une très petite quantité, une bouchée. - (DC)
- boquer : cogner, becqueter. - (S)
- boquer : embrasser. - (S)
- boquer, v. a. baiser, embrasser. Une mère dit à son enfant : « boque-moué », baise-moi. - (DC)
- boquer. v. a. Becqueter. - (DdPY)
- boquer. v. a. Choquer. Se dit ordinairement pour baiser , choquer sa bouche sur une autre ; d’où résulte que ce mot doit être une altération, une forme de becquer , d’autant plus qu’en certains endroits on dit donner la boquie , pour donner la becquée. - (DdPY)
- bôquet. s. m. bouquet. se dit d'une fleur prise même isolément, mais surtout d'une fleur de jardin, c’est-à-dire cultivée. - (DC)
- boquie. s. f. Becquée. Donner la boquie. - (DdPY)
- boquier : boucler, fermer. - (S)
- bôquin, s. m. bouquin, bouc, mâle de la chèvre. Le jeune bouc est appelé « biquot.» - (DC)
- boquotte, s. f. petite bouche, bouche d'enfant. - (DC)
- bôr, s. m. bourg. en Morvan, le bourg est le lieu où se trouve l'église paroissiale. chaque commune a son bourg, son clocher : le « bôr » d'Alligny, le « bôr » de Montsauche , le « bôr » de Planchez, etc… - (DC)
- borbe : boue. - (S)
- borbe : boue. Des chemins pleins de borbe : des chemins pleins de boue. - (SGC)
- bôrbe, s. f. bourbe, chassie des yeux, humeur en général. - (DC)
- bôrbié, s. m bourbier, marécage. - (DC)
- borbis : brebis. - (S)
- borbis, beurbis : brebis. - (SGC)
- borbis. s. f. Brebis. - (DdPY)
- bôrbou, ouse, adj. boueux, fangeux, marécageux. - (DC)
- borcer : bercer. - (S)
- borde : un vrai feu « de borde » : un feu intense, qui chauffe bien. - (SP)
- borde, s. f. grand feu qu'on allume dans les champs et principalement sur les hauteurs le premier dimanche de carême. - (DC)
- borde. s . f. Grand feu de bourrées allumé dans la campagne, le soir du dimanche des Brandons, et autour duquel dansent les ieunes gens. (Etivey). - (DdPY)
- borde. s. f. Ensemble des poignées de chanvre femelle mises en rond les unes contre les autres et la tête contre terre pour faire mûrir la graine. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- bordelage : métairie ; droit perçu par les seigneurs dans certaines provinces sur le revenu des fermes et des métairies, et consistant en argent, grains et volailles, ou les deux à la fois. - (QLT)
- bordes (les) : feux allumés le 1er dimanche du Carême. - (S)
- bord'lo : groupé, serré. Le troupeau s'est mis en bord'lo : le troupeau s'est rassemblé. - (SGC)
- bordon : bourdon. - (S)
- bordon : derrière, cul. - (S)
- bordon, s. m. bourdon, insecte, mouche bourdonnante en général. - (DC)
- bordonner : bourdonner. - (S)
- bordons. s. m. pl. Feux qu’on allume dans les campagnes le 1er dimanche de Carême, ou dimanche des Brandons. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- bordouner, v. n. bourdonner, murmurer tout bas d'une manière continue. - (DC)
- bôrée, bourée, s. f. broutilles, la partie menue du branchage des arbres. Le bois est enlevé, ramassons la « bourée. » — danse qui tombe en désuétude comme le branle et la sauteuse. Les « bourées quarrées » avaient autrefois la vogue. - (DC)
- borenfle : enflé. - (HV)
- bôrer : bourrer. - (S)
- borgé : berger. - (S)
- borgeon : orgelet à l'œil. Compère-loriot. - (SGC)
- borgeonner : retourner le foin. - (S)
- borger : déborder, passer par-dessus bord. - (HV)
- borger : verser, renverser, déborder. - (S)
- borger : berger. Le borger garde les borbis : le berger garde les brebis. - (SGC)
- borger, v. n., déborder. - (A)
- borgére, s. f. bergère. - (DC)
- borgère. s . f. Bergère. - (DdPY)
- borgerie, s. f. bergerie. - (DC)
- borgi. s. m. Berger. (Athie,Coutarnoux). - (DdPY)
- borgnat. s. m. Petit enfant. - (DdPY)
- borgne : orvet. - (PA)
- borgnotte (ai lai) : pénombre (dans la), demi-jour (dans le). - (S)
- borgnotte. s. f. Œil-de-bœuf, petite lucarne par laquelle on ne peut voir que d’un œil. De borgne. - (DdPY)
- bôrjillon, s. m. petit bourgeois. - (DC)
- bôrjon, s. m. bourgeon, bouton qui renferme les feuilles et le fruit. Les borjons sont « ébaumis » ou épanouis. - (DC)
- bôrjoué, s. m. bourgeois. - (DC)
- bornatte. s. f. Petite ouverture, petite lucarne. C’est une altération de borgnotte. - (DdPY)
- borne, adj. borgne. Nous disons d'un homme qui a fait un mauvais marché : « al é choingé son ch'vau borne por eun aiveughie », il a changé son cheval borgne pour un aveugle. - (DC)
- bornote (ai lai), loc. a la borgnette, à tâtons, entre chien et loup. - (DC)
- borse, s. f. bourse : « i n'é ran dan mai borse. » - (DC)
- bortié, bizarre diminutif de Barthélémy. - (DC)
- bôrze, Bourges dans le langage des plaideurs du Morvan. - (DC)
- bos, s. m. bois dans ses divers sens - (DC)
- boscot, otte, adj. bossu, celui qui porte une bosse. - (DC)
- bosculon. s. m. Dernier né d’une famille ou d’une nichée. Bos pour bas, prononciation picarde de basculon. — A Perrigny-lès-Auxerre, on dit Bas-Culot. - (DdPY)
- bosqueuler, v. n. bousculer, rouler. De bosse et cul ? - (DC)
- bosqueulon, s. m. le dernier né d'une couvée d'oiseaux de basse-cour, celui qui ne pouvant suivre la troupe « bosqueule » sans cesse en chemin. - (DC)
- bosselée - boisselée : mesure de surface cultivée correspondant à environ 750 m2. C'est l'expression quasi-exclusivement utilisée. - (VDB)
- bosseule. s. m. Petit panier. (Tronchoy). - (DdPY)
- bossiau - bouéssiau : boisseau, mesure à grains. Ex : "Doune moué don un bouéssiau d'avouène !" - (VDB)
- bossiller, v. a. faire des bosses, déformer par des bosses, bosseler. Une cuiller, une casserole, une timbale « bossillées », plus souvent « bosseillées. » - (DC)
- bossons : jumeaux. - (S)
- bossons, s. m. plur. Jumeaux. Aux environ de Montsauche : « boussons ». - (DC)
- bot, bô, s. m. crapaud. - (DC)
- bot, bô, tô, tou : crapaud. - (S)
- bôté, adj. gâté, avarié. Ne s'applique qu'au vin ayant le goût du bois, du fût. - (DC)
- bôtée, s. f. dépôt d'huile ou de tout autre liquide qui demeure au fond d'un vase, lie. - (DC)
- bôteille, s. f. bouteille. - (DC)
- boter : chasser (anc. franç. : bouter). - (HV)
- bôteret, s. m. crapaud. Le mot est un diminutif de bot. - (DC)
- boti : crapaud. - (SGC)
- bôtin, s. m. moyeu : un « bôtin » de roue. - (DC)
- bôton, s. m. bouton d'habit. - (DC)
- botot, adj., homme de petite taille. - (A)
- botriller. v. n. Bien étriller, sorte d’antiphrase, pour dire : faire une chose sans soin. - (DdPY)
- bottain : moyeu de roue. - (PA)
- botté (pour bouté). adj. et part. p. Qui pousse, qui tourne au gras. Se dit en parlant du vin. J’beuvons du vin botté, qui n’est gué bon. - (DdPY)
- bottes : bottes de foin, nom donné aux ballots de foin ou de paille ronds ou carrés. - (JFB)
- bottet. s. m. Nain, très-petit, haut comme une botte. (Percey). - (DdPY)
- botzis. s. m. Nombril. (Pressis-Saint-Jean). - (DdPY)
- boü : le plus petit de la nichée. - (PA)
- bou, bouillu, boulu. Formes diverses du part. p. de bouillir. Le lait est bou. La soupe n’a pas boulu . Quaild la mat’ lote aura assez boullu , tu l’ôteras de dessus le feu ; faut pas qu’ all’ cuise trop. - (DdPY)
- boualer (verbe) : mugir, meugler. - (N-M)
- boualer : beugler (taureau). - (S)
- boualer, v. n. beugler, mugir. se dit pour les ruminants en général, mais principalement pour les bœufs. - (DC)
- bouanfle, s. f. vessie, lorsqu'elle est pleine de gaz. - (DC)
- bouarne. s . f. Sorte de niche pratiquée dans la cheminée, près de l’âtre, pour mettre une cruche. - (DdPY)
- boubiner (Se). v. pronom. Se ramasser sur soi-même, se peletonner comme font les chats. De bobine, petit cylindre de bois sur lequel on enroule le fil. - (DdPY)
- bouc, s. m. petit pied-de-chèvre qu'on emploie pour soulever des pièces de bois, pour les mettre en chantier. - (DC)
- bouc. s. m. Chèvre, bique, sorte de chevalet à l’usage des bûcherons. - (DdPY)
- boucajge, s. m. bocage, petit bois. - (DC)
- boucan, s. m. Bruit, tapage, querelle ; par allusion à la vie bruyante et querelleuse des boucaniers. - (DdPY)
- boucaner, v. a. gronder avec vivacité, en se fâchant, faire du tapage. - (DC)
- boucard. s. m. Bouc. - (DdPY)
- boucasse. s. f. Bécasse. - (DdPY)
- bouchar, nom de bœuf. - (DC)
- boucharder (Se). v. pronom . Se débarbouiller. (Gisy-les-Nobles). - (DdPY)
- bouchas. s. m. Boisseau. - (DdPY)
- boucheau, s. m. boisseau. - (DC)
- bouchelée, s. f. boisselée, mesure agraire très usitée dans le Morvan. - (DC)
- boucher, v. a. clore une entrée, fermer une ouverture de haie avec du bois vif ou mort, avec de la « boucheure. - (DC)
- bouchet. s. m. Bichet. Un bouchet de blé. — Se dit aussi pour boisseau. - (DdPY)
- boucheton (à) : tourné à l'envers. - (PA)
- boucheton (ai), loc. a boucheton, sens dessus dessous. Être couché « à boucheton », à plat ventre, sur la bouche. - (DC)
- boucheton(A). locut. adv. Sens dessus dessous. Se coucher à boucheton , se coucher la bouche sur l’oreiller. Placer un vase à boucheton , le poser sur son ouverture. - (DdPY)
- boûcheure : haie. - (S)
- boucheure : bouchure (haie). - (SGC)
- boucheure, s. f. bouchure, haie vive, haie qui forme un enclos. Se dit aussi des branchages qu'on emploie pour clore les entrées, les ouvertures des champs. J’ai acheté de la « boucheure. » - (DC)
- boûchon : buisson, bosquet (petit). - (S)
- boûchon : genévrier suspendu à une potence signalant un débit de boisson. Signifie aussi : petit bosquet : un boûchon d'acacias. - (SGC)
- bouchon, s. m. Buisson, ainsi appelé sans doute, parce que les buissons servent à clore, à boucher ; vient peut-être aussi du latin bosius. - (DdPY)
- bouchon, s. m. buisson, petit bois : « i é léché mai vaiche dan lé bouchons », j'ai laissé ma vache dans les buissons. - (DC)
- boûchoû : bouchon. - (S)
- bouchue : (bouchure) haie vive de clôture de jardins, de prés, de surfaces de culture. - (VDB)
- bouchue, bouchure. s. f. Clôture d’un champ faite de branches d’arbres ou d’épines fichées entre des pieux. Dans la Puysaie, les clôtures sont quelquefois de véritables forêts composées d’arbres entourés de broussailles ayant jusqu’à dix métrés d’épaisseur. - (DdPY)
- bouchure (verbe) : haie. - (N-M)
- bouchure : haie (trace). - (PA)
- bouchure : haie. - (S)
- bouci, boula : pêle-mêle. - (PA)
- bouci-boula (adjectif) : méli-mélo, désordre. - (N-M)
- bouclotte, s. f. bouclette, petite boucle, agrafe, crochet. En plusieurs lieux « bouquiotte. » - (DC)
- boucrelot. s. m. Vieillard marchant péniblement à l’aide d’un bâton. - (DdPY)
- bouculet : dernier-né, petit (bachois). - (PA)
- boudar, s. m. cavité fangeuse sous la roue d'un moulin. - (DC)
- boudeliner. v. a. Rapetasser. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- boudére, s. f. boue, limon, endroit marécageux, mouille. - (DC)
- boudeziot. s. m. Enfant boudeur. (Armeau). - (DdPY)
- boudi. s. m. Jeune veau. On appelle un veau en répétant coup sur coup : Boudi, boudi, boudi ! - (DdPY)
- boudingne. s. m. Boudin. - (DdPY)
- boudinouére : entonnoir pour faire le boudin. - (S)
- boudoie. s. m. Déchargeoir. - (DdPY)
- boudonne. s. f. Vache. (Sainpuits). - (DdPY)
- bouê : bois. - (S)
- bouê : fanes de pommes de terre. - (S)
- boüé, s. m. bouvier, conducteur de bœufs, laboureur par extension. - (DC)
- bouéce, s. f. bouche. - (DC)
- bouéceau, s. m. bouche, par métonymie = bouchon : « ain bouéceau d' for », une bouche de four, petite porte mobile en bois ou en métal avec laquelle on ferme le four lorsque le pain y est enfourné. - (DC)
- bouécer, v. a. boucher, fermer un trou. - (DC)
- bouéçeue. s. f. Bouchure. (Ménades). - (DdPY)
- bouècher : fêler, fendre la coquille (éclosion). - (S)
- bouécher : piocher. - (HV)
- bouécher. v. a. Boucher. - (DdPY)
- bouech'ton : califourchon. Ai bouechon sur une branche : à califourchon sur une branche. - (SGC)
- bouéçon. s. m. Bouchon. - (DdPY)
- bouée. s. m. Bouvier, laboureur qui laboure avec ses bœufs. - (DdPY)
- bouège : tissu grossier. - (S)
- bouègevolée (ai) : tête-bêche. - (S)
- bouéillaird(e) bouéillous(e) : ventru(e). - (S)
- bouéille : ventre. - (S)
- bouèillot : petit tas de foin. - (S)
- bouële : le ventre. - (SP)
- bouëlle : le ventre, avoir la bouëlle pleine. - (SP)
- bouéme, s. m. bohémien, vagabond, coureur de grand chemin. - (DC)
- bouémosse, s. f. bohémienne, sorcière. - (DC)
- bouèrbe : boue. - (S)
- bouerbe : endroit boueux (gaulois : borvo, borbo même sens). - (HV)
- bouèrbis brebis. - (S)
- bouère : boire. - (S)
- bouète : boisson. - (S)
- bouéte : caisse à laver. - (S)
- bouéte, s. f. boite, coffre. - (DC)
- bouète. s. f. Trou au bas d’une porte pour faire passer les chats. (Essert). - (DdPY)
- bouète: traverse reliant les ridelles. - (S)
- bouette (nom féminin) : trou par lequel on faisait tomber le foin dans l'étable. - (N-M)
- bouette : soupirail. La bouette de la cave : le soupirail de la cave. - (SGC)
- bouette, s. f. boisson, vin, cidre, bière, etc. un homme qui a sa « bouette » pour l'année est un homme à son aise. - (DC)
- boufard, de, adj. terrain léger et que les gelées soulèvent facilement. Ex. : c'est une terre boufarde. - (A)
- bouffe : balle de céréales. - (S)
- bouffe : moue, bouderie. - (PA)
- bouffe, bôffe, s. f. balle ou capsule du blé et des autres céréales. - (DC)
- bouffe-la-balle. s. m. Qualification par laquelle, dans le langage familier, on désigne u,e personne joufflue et joviale, qui à toujours l’air de se gonfler les joues pour bouffer sur des balles de blé ou l’avoine qu’il veut chasser. - (DdPY)
- bouffer : souffler. - (PA)
- bouffer : souffler. - (HV)
- bouffer. v. a. souffler avec la bouche et quelquefois souffler en général. - (DC)
- bouffer. v. n. Souffler fortement. — Manger beaucoup et vitement. - (DdPY)
- bouffeuiller : souffler légèrement à chaque expiration, en gonflant les joues. - (SP)
- boufflotte. s. f. Boursouflure, bosse, beigne à la tête. (Champignelles). - (DdPY)
- bouge. adj. Qui s’éclaircit difficilement. Vin bouge, vin qui ne veut pas s’éclaircir. (Mouffy). — Linge bouge , linge mal lavé. (Migé). - (DdPY)
- bouge. s. m. Embonpoint. Sans doute par analogie avec le bouge , la partie la plus bombée d’une futaille. - (DdPY)
- bouger. s. m. Bouvier. - (DdPY)
- bouger. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Chéu). - (DdPY)
- bougeur. s. m. Peigneur de chanvre. (Chéu). - (DdPY)
- bougeux. s. m. Cardeur. (Percey). - (DdPY)
- bouginer, boussiller. v. a. Emmêler, chiffonner. - (DdPY)
- bougnette, bouniette : petite tache sur un vêtement. - (SP)
- bougonner : rouspéter, grommeler. - (S)
- bougresse : femme qui n'a pas froid aux yeux. - (PA)
- bouguener, v. a. pousser, malmener. - (DC)
- bouhiner (pour bousiner). v. a. Faire mal un ouvrage, le faire maladroitement et sans soin. - (DdPY)
- bouhineux, euse. adj. Celui, celle qui travaille sans soin, qui a l’habitude de gâcher l’ouvrage par maladresse ou manque de soin. Voyez bouhiner. - (DdPY)
- bouhoume (nom masculin) : paysan. - (N-M)
- boui : buis. On cherche du boui pou les Rameaux : on cherche du buis pour les Rameaux. - (SGC)
- bouidouis. s. m. Figure grotesque, marionnette, pantin, godenot. - (DdPY)
- bouïé, s. m. pièce de bois qui entre dans une muraille et supporte les échafaudages des maçons, couvreurs, peintres, etc. - (DC)
- bouif. s. m. Cordonnier. (Germigny). - (DdPY)
- bouillasse, bouillasson. Noms qui désignent des endroits qui sont ou qui ont été fangeux, marécageux ou pleins de sources. - (DC)
- bouillausse. s. f. Femme déguenillée, malpropre. (Saint-Maurice-aux- Riches-Hommes). - (DdPY)
- boûiller : monceau d'ordures. - (PA)
- bouiller. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Saint-Florentin). — Voyez bouger. - (DdPY)
- bouilleur. s. m. Peigneur de chanvre. (Saint-Florentin et Beugnon). - (DdPY)
- bouilleure (pour bouillure). s. f. Grande chaleur. En v’là de la bouilleure aujourd’hui. (Villeneuve-les Genêts). - (DdPY)
- bouillon, s. m. bouillonnement, les « bouillons » du lait sur le feu. - (DC)
- bouillot : petit tas de foin. - (HV)
- bouillot : ruche. - (PA)
- bouillot, s. m. panier que l'âne porte à droite et à gauche pour transporter le lait, les œufs, le beurre ou autres denrées ; poche, sac en général. - (DC)
- bouillot. s. m. Panier pour emballer les fruits. - (DdPY)
- bouillouère : bouilloire. - (S)
- bouillue. s. f. Femme sans soin, mal-propre. (Saint-Florentin). — Voyez bouillausse. - (DdPY)
- bouinaude : petite ouverture dans un mur (boignaude). - (PA)
- bouinaude : toute petite fenêtre, petite ouverture. Ex : "Oh ben ! j'tai ben vue darriée ta bouinaude !" - (VDB)
- bouinaude. s. f. Petite ouverture. (Perreuse). - (DdPY)
- bouinaude. s. f. Trou, chatière, petit passage, ouverture, ordinairement de forme ronde. — Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, d’une petite cavité pratiquée dans l’un des côtés d’une cheminée pour y placer de menus objets de ménage. - (DdPY)
- bouique, bouisse. s. f. Bouche. De bucca. (Sermizelles). - (DdPY)
- bouis, s. m. buis. - (DC)
- boujon (nom masculin) : barreau de chaise. - (N-M)
- boujon : barreau d'échelle, de barrière. - (S)
- boujon, s. m. traverse de chaise, d'échelle, de râtelier. - (DC)
- boulâ : bouleau. - (S)
- boula, s. m. bouleau, arbre très commun dans le Morvan. - (DC)
- boularde. s. f. Noix dans sa coque verte. - (DdPY)
- boulassière. s. f. Terrain planté de bouleaux. - (DdPY)
- boulat : bouleau. - (PA)
- boulat : bouleau. Balai de bouleau. - (SGC)
- bouler (verbe) : se dit de la taupe qui rejette la terre de ses galeries en petits monticules : des boulats. - (N-M)
- bouler, v. n. former boule, se mettre en boule. On dit que la terre argileuse, la neige, « boulent » sous les pieds. - (DC)
- bouler. v. a. Terrasser son adversaire, le rouler par terre comme une boule. - (DdPY)
- bouleton. s . m. Pelote de fil. (Sermizelles). - (DdPY)
- boulevouchie (ai lai), loc. a la débandade, en désordre, pêle-mêle. - (DC)
- bouleyer, v. a. bousculer, rouler au propre et au figuré. - (DC)
- boulie : bouillie. - (S)
- boulie, s. f. bouillie. - (DC)
- bouliguer, v. a. remuer vivement, secouer, déranger, mettre des objets en désordre. - (A)
- boulin. s . m. Nuage orageux. (Perreuse). - (DdPY)
- boulonner (Se). v. pronom. Se presser, se serrer. Se dit des moutons qui se rassemblent, qui se mettent les uns contre les autres par la chaleur. (Bléneau). - (DdPY)
- boulu, part. pass. du verbe bouillir. - (DC)
- boulu, ue. partic. p. du verbe Bouillir. Qui a bouilli. Du lait boulu. - (DdPY)
- boulue. s. f. Espèce de radis noir, sans saveur, ressemblant à une truffe. (Collan). - (DdPY)
- boune : bonne. - (PN-A)
- boune : bonne. - (S)
- boune fonne, s. f. bonne femme, sage-femme, accoucheuse. - (DC)
- bounette, s. f. coiffe de femme ordinairement d'étoffe noire avec des ruches. - (DC)
- bounheu, s. m. bonheur. - (DC)
- bouniaude (nom féminin) : petite fenêtre. Egalement appentis ou débarras. - (N-M)
- bounot, s. m. bonnet. - (DC)
- bounoume (un) : un bonhomme. - (PN-A)
- bouqhie, s. f. boucle, anneau, fil de fer tordu qui sert à boucler les porcs afin de les empêcher de fouiller la terre. - (DC)
- bouqhier, v. a. boucler, mettre une boucle, une attache de fil de fer. - (DC)
- bouqhiots, s. m. petites dettes, dettes criardes qui embarrassent, qui bouclent : « a n' s'rô pâ chu riche s'al aivô paie tô sé bouquiots », il ne serait pas si riche, s'il avait payé toutes ses petites dettes. - (DC)
- bouquaiche (nom masculin) : bouc. - (N-M)
- bouquenon. s. m. Qui sent le bouc, qui est comme un bouc. C’est une qualification que certaines femmes de Joigny se plaisent à donner à leur mari ; elles prononcent bouquénon. - (DdPY)
- bouquer. v. a. Heurter, principalement la tête, comme fait un bouc. - (DdPY)
- bouquet : quelques branches, ou quelques fleurs (si on en trouvait) plantées bien droit sur le dernier chariot de foin ou de moisson comme pour dire « Ouf, on a fini ! » (voir : paulée). - (SGC)
- bouqui. s. m. Bouc. — Sommet d’un arbre ; sans doute pour bouquet. (Bléneau). - (DdPY)
- bouquier : fermer. - (S)
- bouquignon. s. m. Partie extrême, point le plus élevé d’un objet. De bout et de quignon, qui, réunis, doivent signifier l’extrémité supérieure d’un croûton de pain. Ce serait alors par extension que ce mot serait appliqué à toute sorte d’objets. (Festigny). - (DdPY)
- bouquiot : un bouquet. - (SP)
- bouquiote : une bouclette. - (SP)
- bouquiotte : bouclette. - (S)
- bouquiotte : une bouclette. - (SP)
- bouradin : haricot blanc. Ex : "Ène boune assiette de bouradins, ça tint bin au côrps !" (Tenir au corps = être nourrissant, calorifique). - (VDB)
- bouranfle, adj. enflé, gonflé, boursouflé, bouffi. - (DC)
- bouraquin. s. m. Homme gros et court. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- bourde, s. f. feu de joie, grand feu - (DC)
- bourdeilleau, bourdeyeau. s. m. Gros nuage noir. (Perreuse). - (DdPY)
- bourdiau, s. m. nuage épais, grosse nuée d'orage; en quelques iieux«bouriau.» - (DC)
- bourd'lot : bourrelet . Une grosse cicatrice peut faire un bourd'lot. - (SGC)
- bourdouler : tomber en roulant. - (SP)
- boure : bouillir. - (S)
- boure, s. f. alevin, poisson du premier âge, plus petit que la feuille. - (DC)
- boûre, v. n. bouillir. « l'eai vai boûre, » l'eau va bouillir. - (DC)
- boure. v. n. Bouillir. Dans nos campagnes, boure est l’infinitif de je bous , tu bous y il bout. Tu feras attention quand le lait va boure. - (DdPY)
- boureisson, s. m. la partie la plus grossière du chanvre frotté. - (DC)
- bourengler. v. a. Bouffir, boursouffler. Ne s’emploie guère qu’au participe passé, comme adjectif. Il a la figure toute bourenflée. - (DdPY)
- bourgeon. s. m. Bouton qui pousse sur les paupières ; synonyme de Loriot. — Signifie aussi fragment, flocon, surtout en parlant de la laine. - (DdPY)
- bourgeon. s. m. Perchée de vigne qui ne va pas d’un bout à l’autre de la pièce, mais s’engage entre deux perchées formant angle. — Planche ou hâte de terre plus large d’un bout que de l’autre, ou qui finit en pointe. - (DdPY)
- bourguin. s. m. Bourrelet d’enfant. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- bouriauder (verbe) : secouer quelqu'un violemment notamment un enfant. - (N-M)
- bouriée, s. f. feu de borde, grand feu qui flambe et qui est entretenu avec des fagots de menu bois appelés en plusieurs pays bourrées. - (DC)
- bouriller, v. a. emmêler, embrouiller : « mon fi ô bourillé », mon fil est emmêlé. - (DC)
- bourilloux oubourrillon : emmêlé, ébouriffé; cheveux ou poils en désordre. - (PA)
- bourmager. v. a. Corriger, changer en mieux, bouleverser. (Bléneau). - (DdPY)
- bournager (verbe) : souffrir de maux intestinaux. - (N-M)
- bournager : malmener physiquement ou moralement. - (PA)
- bournaguer : embêter, asticoter. - (SBB)
- bournaillou, bournayou. s. m. Bâton de marine très-court et non ferré, servant aux mariniers des canaux pour bouter sur les perrés. - (DdPY)
- bournéger. v. a. Taquiner, vexer. - (DdPY)
- bourou : âne mâle. - (S)
- bourou : âne. - (SBB)
- bourou, s. m. anon, petit âne ou bête asine de peu de valeur. Se dit quelquefois en plaisantant d'un jeune enfant. - (DC)
- bourrachon. s. m. Poignée de bourras, d’étoupe, de filasse grossière. - (DdPY)
- bourrade. s. f. Feu de bourrées, vif et clair. Synonyme de chalibaudée . (Saint-Florentin). - (DdPY)
- bourrasses. s. f. pl. Chanvre de la plus grossière qualité. Des lourasses de chanvre. (Lainsecq). - (DdPY)
- bourre : étoupe. - (S)
- bourre doguin : étouffe chrétien, mets bourratif. - (S)
- bourrée : fagot. - (PA)
- bourréger. v. a. Botteler, faire des bourrées. - (DdPY)
- bourri (mot masculin) : ane. - (N-M)
- bourri : bourru (âne). - (PA)
- bourriau. s. m. Prune de perdrigon. - (DdPY)
- bourriautier.s. m. Prunier qui produit les bourriaux. - (DdPY)
- bourrienne. s. f. Guirlande d'oignons. - (DdPY)
- bourriller : mettre les cheveux en désordre (embourriller). - (PA)
- bourrillon. s. m. Emmêlis de menus tissus, de fils de lin, de laine, de coton ou autres, pliés et repliés sur eux-mêmes, au hasard, en tapon, sans ordre. - (DdPY)
- bourrique (mot féminin) : anesse. (voir anosse). - (N-M)
- bourron. s. m. Fagot d’épines. — Se dit, par extension, d’une personne grognon, bourrue, mal gracieuse. - (DdPY)
- boursion. s. m. Echelon. - (DdPY)
- bourson. s. m. Pelote consistant en une espèce de sac rempli de son, sur laquelle on pique les aiguilles et les épingles. (Percey). - (DdPY)
- boursouner : embêter, asticoter. - (SBB)
- bousculier. s. m. Celui qui touche à tout, qui entreprend tout, qui bouscule tout et qui ne fait rien. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- bouserâ, s. m. petit tas de fumier dépose dans un champ. Avant le labourage il faut répandre les « bouseras », mettre son fumier en « bouseras. - (DC)
- bousiller, v. a. travailler maladroitement et sans goût, sans attention. - (A)
- bousiller. v. a. Plier, replier, rouler de menus tissus, des cordonnets, des fils, sans soin, au hasard, en désordre. - (DdPY)
- bousin. s. m. Lieu de débauche ; bruit, vacarme que l’on y fait. - (DdPY)
- boussenée. s . f. Buisson touffu. (Etivey). - (DdPY)
- boussiau. s. m. Gros nuage qui crève sur la tête. (Saint-Bris). - (DdPY)
- bousson. Echelon. Roquefort donne boujon. - (DdPY)
- bousson. s. m. Buisson. - (DdPY)
- boussounotte. s. f. Fauvette, parce qu’elle niche dans les buissons, dans les boussons. - (DdPY)
- boussu, e, adj. bossu. - (DC)
- boustacul. s. m. Homme défaille courte et ramassée. (Lainsecq). — A Auxerre, on dit Bas-du-cul. - (DdPY)
- boustancule (la) : galipette. Ex : "Diab' don ben ta boustancule ! Té vas t'salie !" (Ça : le dimanche !) Ou bien "...té vas t'fée mal !" (En semaine). - (VDB)
- boustifaille. s. f. Mangeaille, nourriture abondante. - (DdPY)
- boustifer. v. n. Manger avidement. (Gisy-les-Nobles). - (DdPY)
- boustourou, s. m., homme gros et court . - (A)
- bousttifaille, s. f. mangeaille, ce qu'on peut manger ; provisions de bouche dans le style burlesque. - (DC)
- boûte : lucarne. - (SGC)
- bouteillé, bôteillé, s. m. celui qui, dans les noces, dans les festins rustiques, est spécialement chargé de la distribution des liquides, distribution à laquelle il doit pourvoir sans parcimonie, s'il fonctionne dans une bonne maison. - (DC)
- boutelot, bot : crapaud chanteur. - (SGC)
- boutenére, s. f. boutonnière. - (DC)
- boutenère. s. f. Boutonnière. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- bouter (verbe) : mettre. - (N-M)
- bouteriolle (nom féminin) : corbeille en osier. - (N-M)
- bouteriolle, s. f. panier de forme allongée. - (DC)
- bouterolle. s. f. Nid où pondent les poules. (Saint-Privé). — Panier de forme cylindrique, ordinairement sans anse, servant à contenir les provisions de fruits secs (noix, pruneaux, etc.) - (DdPY)
- boutifle : boursouflure de la peau (quétoufle). - (PA)
- boutiller. v. a. Bousculer, jeter par terre, rouler dans la boue, dans la poussière. — Se Boutiller. v. pronom. Se rouler, se vautrer dans la boue, dans la poussière. - (DdPY)
- boutillon, s. m. panier avec un couvercle attaché à l'anse. - (DC)
- boutin, s. m. moyeu, centre de la roue ou s'emboîtent les rais d'une voiture. - (DC)
- boutiqhie, bôtiqhie, s. f. boutique de marchand, atelier de travail pour les menuisiers principalement. - (DC)
- boût'lot : crapaud. - (S)
- boût'lot : roitelet. - (S)
- boutre, boute, bôte, v. a. bouter, mettre, placer. - (DC)
- boutrenflé : boursouflé (?). - (SGC)
- boutron (nom masculin) : ruche. - (N-M)
- boutron, s. m. ruche d'abeilles. - (DC)
- boutte, s. f. ouverture par laquelle on fait descendre le foin du fenil, trou de sortie pour le fourrage. - (DC)
- bouziller (verbe) : tuer. Bâcler un travail. - (N-M)
- bouzin (nom masculin) : mauvais cheval. - (N-M)
- bouziner (verbe) : gâcher un travail. Manquer de sérieux. - (N-M)
- bôvreu, s. m. bouvreuil, oiseau. - (DC)
- boxon. s. m. Brandon, tison allumé. Se dit, à Armeau, sans doute par métaphore, parce que les boxons et autres lieux de débauche sont bien souvent la source des querelles, des discordes qui troublent les familles et qu’ils doivent être considérés comme des torches qui allument les passions et détruisent la concorde entre parents et amis. Boxon, au reste, est un dérivé du mot anglais box, qui signifie cabinet particulier de café, d'auberge, de taverne , et aussi, soufflet , coup de poing. - (DdPY)
- boxonner. v. a. Bousculer, taper, battre, souffleter, comme on le fait dans les boxons. De l’anglais box. - (DdPY)
- boyarne. s . f. Ouverture pratiquée dans les murs d’une étable pour y faire pénétrer l’air et la lumière. - (DdPY)
- boyer : bouvier. - (HV)
- boyer : bouvier. - (PA)
- boyer. s. m. Trou dans un mur. — Bouvier. - (DdPY)
- boyotte. s. f. Lucarne. - (DdPY)
- boyotte. s. f. Petite fenêtre. - (DdPY)
- braguette, brayette, s. f. culotte fendue sur le devant selon l'usage contemporain. La culotte « à braguette » n'a pas encore détrôné la culotte « à bavoire. » - (DC)
- braige, s. f. braise, charbon allumé. - (DC)
- braiger, v. a. broyer. - (DC)
- brailai : rendre solidaire la flèche d'un chariot munie d'un vorpit avec les grumes, le serrage s'effectuait à l'aide d'un playon (ou playon ?). - (SGC)
- braillasse. s. f. Femme criarde et braillarde. - (DdPY)
- brâ'iller : crier, beugler. - (S)
- brailler : essentiellement pleurer. Ex : "Mais arréte don d'brailler !" - (VDB)
- brâillette : braguette. - (S)
- braime, adj. stérile, infécond. se dit quelquefois des poissons mâles qui ont peu ou point de laitance. - (DC)
- braimer, v. n. bramer. Se dit du mugissement des bêtes à cornes, mais plus particulièrement des veaux ou génisses. - (DC)
- brainche, s. f. branche d'arbre. - (DC)
- braisé, s. m. brasier, amas de charbons ardents. - (DC)
- braissie : brassée. - (S)
- braissie, s. f. brassée, ce que l'on peut prendre dans ses bras. Une « braissie » de paille, de foin, de bois, etc… - (DC)
- braissiére : brassière. - (S)
- bramaingnoux, ouse. s. m. et f. Qui demande et qui se plaint sans cesse. De bramer et de main (maingne), se plaindre en tendant la main. Le bramaingnoux, conséquemment, est le mendiant ou celui qui, à l’exemple du mendiant, demande toujours d’un ton piteux et dolent. (Etivey). - (DdPY)
- braman : très bien. On est braman au chaud l'hiver : on est très bien au chaud l'hiver. - (SGC)
- brâment (adverbe) : bien, parfaitement. (J'ons brâment mangé). - (N-M)
- brament : bien (vient de bravement ou vraiment). - (SBB)
- brâment : bien, très bien. - (S)
- brâment : bravement, gentiment, justement, carrément. - (HV)
- brament : vraiment, tout à fait. Ex : "C'pour Léon, il est brament imbicile !" - (VDB)
- brâment, adv. bravement, bien, comme il faut, à l'aise, heureusement. « aller brament », c'est se bien porter, être tranquille, voyager en paix, etc… - (DC)
- brâment. adv . Contraction de bravement. Bien, commodément, doucement, sans embarras, sans gêne d’aucune sorte. J’ nous sons en allés ben brament par l’ chemin de fer. - (DdPY)
- bramer. v. n. Beugler, imiter le cri du cerf. - (DdPY)
- bramullouée, s. f. balançoire. - (DC)
- bran : sciure de bois (bran de scie). - (SGC)
- bran de scie : sciure de bois. - (S)
- brancher. v. n. Pousser des branches. Cet arbre branche bien. - (DdPY)
- branchiller. v. n. Pousser des petites branches. - (DdPY)
- brande, s. f. branle, danse. Cette forme est usitée dans quelques parties du Morvan bourguignon. Elle n’est qu’une variété de branle. - (DC)
- brandevigné, s. m. celui qui fabrique l'eau-de-vie. - (DC)
- brandevignier : distillateur d'alcool. - (VDB)
- brandevin : eau de vie de vin. - (SGC)
- brandevingn', s. m. eau-de-vie. - (DC)
- brandi, e, partie, passé. entier ; « tout brandi », tout entier, tout droit, sans être courbé, ployé. - (DC)
- brandillé, ée. part. p. de Brandiller. Mis en balance, mis en mouvement de ci, de là. — Soupe brandillée , soupe faite dans une marmite, dans un chaudron suspendu à la crémaillère, qu’on agite et qu’on brandillé suivant le besoin. - (DdPY)
- brandiller (Se). v. pronom. Se balancer. - (DdPY)
- brandiller, v. a. secouer de droite et de gauche, balancer. - (DC)
- brandilloire, bradilloie, brandillouée. s. f. Balançoire. - (DdPY)
- brandiner, v. a. brandir, secouer, agiter en tous sens. - (DC)
- brandonner. v. a. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, des honneurs rendus le jour du dimanche gras (ne serait-ce pas plutôt le jour des brandons?), à un nouvel habitant de la commune. - (DdPY)
- brandons (Dimanche des). Premier dimanche de Carême, ainsi appelé, parce qu’autrefois, ce jour-là, les jeunes gens, par ressouvenir des temps du paganisme, parcouraient le soir la campagne avec des tisons et de petits fagots de brande allumés, qu’ils agitent sous les arbres et dont ils formaient ensuite un grand feu autour duquel ils dansaient en rond. C’était sans doute aussi ce jour là qu’à Villiers-Saint-Benoit on souhaitait, par la même occasion, la bienvenue aux étrangers nouvellement établis dans la commune ; c’est également ce jour là que, dans certaines localités, les jeunes mariés sont obligés de distribuer la grolée aux jeunes gens. - (DdPY)
- brandouiller : remuer, avoir du jeu. - (S)
- brandvinier : distillateur. - (S)
- brandvinier : distillateur, celui qui fait la goutte. - (SGC)
- branlasse, s. f. nom de loc. qui s'applique à des terrains mouvants, à un sol qui branle sous les pieds. - (DC)
- branle quoûe : bergeronnette. - (S)
- branle, s. m. danse du pays généralement remplacée par la stupide contredanse ; l'air même que l'on chante pendant la danse. - (DC)
- branle, s. m. petite barrière mobile et souvent grillagée qui sert de porte pour donner de l'air ou du jour. - (DC)
- branlecoue, s. m. bergeronnette, lavandière, oiseau dont la queue est toujours en mouvement. - (DC)
- branlée. s. f. Forte charge. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- brasse. s. f. Besace, ainsi appelée parce qu’on la porte suspendue sous le bras. - (DdPY)
- brassée, s. f., fardeau porté sur les bras. Ex. : une brassée de bois. - (A)
- brassie : brassée. Une brassie d'herbe, de bois. - (SGC)
- brassiée. s. f. Brassée. Brassiée de copeaux, brassiée de sarments. - (DdPY)
- braster, brâter. v. n. Tourner court. De brast, tournant d’une rue, détour. - (DdPY)
- brâtai : changer de direction (attelage). - (SGC)
- brâter (verbe) : dépasser, surclasser. (Eh ben mon p’tit gars, la Brigitte al t'a brâté en français c'te fois). - (N-M)
- brâter : braquer, tourner, changer de direction. - (S)
- brater : faire mieux, braquer un chariot. - (PA)
- brâter, v. a. tourner à bras une voiture, changer sa direction par un mouvement brusque. - (DC)
- brâter. v. n. Demander sans besoin, à tout propos, en geignant, à la manière des mendiants et de ceux qui tendent le bras. - (DdPY)
- brâteux. s. m. Celui qui demande toujours sur un ton pleurard, en se plaignant de ne pas gagner assez, et qui toujours a l’air de vous tendre le bras. - (DdPY)
- bratter : manoeuvrer une voiture. - (SBB)
- brave : joli(e), bien habillé(e). T'es ben brave aujd'heu : tu es bien joli(e) aujourd'hui. - (SGC)
- brave, adj. beau, honnête, de bonne foi, de bon compte, bien vêtu, bien portant. On dit d'une jolie fille qu'elle est brave. - (DC)
- brave. adj. Qui est beau, propre, bien vêtu, bien attifé. Comme te v’là brave aujourd’hui. - (DdPY)
- bravoisies. s. f. pl. Enjolivements. Les bravoisies d’une robe. Des sabots à bravoisies . De brave , beau, bien paré, bien arrangé. - (DdPY)
- bravoure, s. f. honnêteté, droiture, probité. - (DC)
- brayer, v. a. broyer, gâcher, pétrir la terre grasse, l'argile. - (DC)
- Brâ'yet : Brazey-en-Morvan. - (S)
- bré : partie du chariot située entre les ridelles. - (S)
- bré, s. m. berceau, lit d'enfant : « i é mettu l’p'tiô dan son bré. » - (DC)
- brée : rigole pour assainir un pré. - (SGC)
- brée. s.m. Brin. (Etais). - (DdPY)
- bréezes, bré'illes : braises. - (S)
- brégée. s. f. Quantité déterminée de noix, de chènevis ou autres graines oléagineuses mises sous la presse. Se dit pour broyée. - (DdPY)
- brégeotte et, par contraction, bréotte. s. f. Bruyère. - (DdPY)
- bréger. v. a. Briser, broyer. - (DdPY)
- breiller : abîmer, casser, briser. - (S)
- breiller : fatiguer. - (S)
- brêle. adj. Cassant, fragile. (Bléneau). - (DdPY)
- brèler : attacher ensemble. - (S)
- bréllhe, bréïe, brége, s. f. braise, charbon allumé. - (DC)
- brelot et brerot, s. m. champignon en général et sans distinction d'espèce. - (A)
- brelot : coiffe (étym.) ? - (HV)
- brême. adj. Synonyme de brêle. (Grand-Champ, Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- brémie, adj. sec, cassant, sans consistance. Une terre « brème » est un sol desséché. - (DC)
- brêne. adj. Cassant. Le peuplier est un bois brêne. Voyez brêle et brême. - (DdPY)
- brésiller, v. a. mettre en poussière, rompre, briser en miettes. - (DC)
- brêter. v. n. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, pour brâter , par conversion de l’a en e. Voyez brâter. - (DdPY)
- breton, s. m. celui qui marmotte, qui grommelle. - (DC)
- bretouner, v. a. marmotter, parler entre ses dents. - (DC)
- breu, s. m. Breuil, bois, taillis, buisson. Six hameaux ou habitations du canton de Montsauche portent le nom de Breuil que nous prononçons «  breu » et quelquefois breul. - (DC)
- breucher. v. n. et v. a. Donner des coups de cornes, en parlant des vaches. (Jussy). - (DdPY)
- breucheton. s. m. Biberon, petit vase à bec ou à tuyau pour faire boire un enfant. (Fresnes). — Se dit pour brocheton, petit brochet. - (DdPY)
- breugnas (nom masculin) : nuages. - (N-M)
- breugnas, s. m. brumes, nuages très rapprochés de la terre. - (DC)
- breuil : petit bois humide. - (HV)
- breuillai : beugler. Les vaiches breuillont la soif : les vaches beuglent de soif. - (SGC)
- breuillats : nappes de brouillard, légères ou aussi vrais brouillards (...question d'appréciation). Ex : "L'aut' ceux matins, n'avait ben des breuillats su' la Mardelle !" - (VDB)
- breuille, s. f. brouillard peu épais, brume légère. - (DC)
- breuiller (verbe) : pleurer. (Breuille tout ton saoul, coum ça tu pisseras moins). - (N-M)
- breuiller : gargouiller du ventre. - (SBB)
- breûiller : meugler (vache). - (S)
- breuiller : pleurer, brailler. - (PA)
- breuiller, v. n. beugler, pousser des mugissements. - (DC)
- breuiller. v. n. Beugler, meugler. La vèche ne fait que breuiller ce matin ; qué qu’all’ a donc ? - (DdPY)
- breuillon. s. m. Beuglement. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- breuillonner. v. n. Beugler. (Ibid.) - (DdPY)
- breûillot, breuillou : nombril. - (S)
- breuillou (nom masculin) : pleurnicheur. - (N-M)
- breûle-bourre : vite. - (S)
- breulée, s. f. brûlée, galette grossière dont la surface est frottée d'huile. - (DC)
- breuler : brûler. - (S)
- breuler, v. a. briiler, consumer par le feu. « que l’tounâre m' breule ! qu' lai fièvre m' breule ! » - (DC)
- breuleure : brûlure. - (S)
- breuleure, s. f. brûlure. - (DC)
- breuli, s. m. lieu où l'on a brûlé du bois, du gazon, des genêts, etc. ; terrain dont on a opéré le brûlement après l'avoir écobué. - (DC)
- breulin, s. m. un «breulin » est tout ce qui est susceptible de s'enflammer, de prendre feu. Les genêts secs servent ordinairement de « breulins » pour allumer. - (DC)
- breumer (sans doute pour brâmer). v. n. Beugler. (Perreuse). - (DdPY)
- breunaisse, s. f. brouillard qui tombe, petite pluie fine. - (DC)
- breunaisser, v. n. se dit des brouillards qui crèvent en pluie fine. - (DC)
- breunes, s. f. brouillards humides ou secs. - (DC)
- breunot. nom de bœuf, de couleur brune. - (DC)
- breut : bruit. - (S)
- breut : bruit. - (SGC)
- breuteille, s. f. broutille, menue branche de bois, brin. - (DC)
- breuteiller, v. a. broutiller, manger par petits morceaux. - (DC)
- breuze. s. f. Fougère. (Perreuse). - (DdPY)
- brèyè : cassé, brisé, fatigué. - (S)
- bréyé : briser. On rentre bréyé après un dur travail. - (SGC)
- bricoillé, s. m. celui qui fait tous les métiers, qui est toujours en mouvement pour toutes sortes de petites besognes. - (DC)
- bricole : bride (à sabot), bride (harnais). - (S)
- bricole : personne sans intérêt. - (SBB)
- bricole, s. f. chose sans importance, objet de peu de valeur, tripotage. - (DC)
- bricole. s. f. Hotte de femme, à Jussy. On dit bricoule , à Lainsecq, et cependant, dans ce même pays, quand il s’agit de brides de sabots on dit des bricoles. - (DdPY)
- bricoler, v. a. s'occuper à des riens, aller et venir pour des niaiseries, tripoter. - (DC)
- bridaud : espèce de papillon qui vole sur les ruisseaux. - (PA)
- brigade, s. f. troupe en général : une brigade de gens, une brigade de monde, pour beaucoup de gens. - (DC)
- brigander, v. n. faire le brigand, marauder en courant cà et là ? - (DC)
- brigander. v . a. Traiter sans ménagement, battre sans pitié. — Brigander du blé , le battre par poignées sur une feuillette pour faire que la paille ne soit pas brisée. (Mont-Samt-Sulpice , Seignelay). - (DdPY)
- brige. s. f. Braise. (Athie). - (DdPY)
- brigis. s. m. Brasier. (Ibid.) - (DdPY)
- brigolé, part. pass. bariolé, peint de diverses couleurs, marqué de dessins, d'arabesques, de raies. - (DC)
- brigolé, s. m. gendarme : « cor viâ, voiqui lé brigolés », cours vite, voici les gendarmes. - (DC)
- brigoler, v. a. faire un dessin sur un objet quelconque, y tracer des raies, le peindre en bandes de diverses couleurs. - (DC)
- brigoleure, s. f. étoffe de boge ou boige fabriquée par les tisserands du pays, et à raies de couleurs diverses. Le mot désigne en général une surface rayée ou bariolée. - (DC)
- brîle (la), pour la bruyère. - (A)
- brimbelle : myrtille. - (S)
- brince, s. f. branche d'arbre. - (DC)
- brinche : branche. - (S)
- bring'baller : se déplacer en cahotant et avec bruit. - (S)
- bringue, s. et adj. f. Femme stérile, qui ne peut avoir d’enfants. Se dit sans doute pour bragne, breine, brehaigne. —Bringue, au reste, est une injure que les femmes se disent entre elles, et qui a pour origine cette idée des anciens, que la stérilité est un déshonneur, une marque d’infériorité chez la femme qui en est atteinte. — Se dit aussi d’une mauvaise jument. - (DdPY)
- brique. s. f. Tesson, débris de vaisselle. Faire des briques , casser de la vaisselle. - (DdPY)
- briquet. s. m. Homme sans caractère, qui se laisse mener, qu’on fait mouvoir comme un briquet . — Dans Roquefort, briquet signifie sot, stupide ; ce qui concorde avec notre acception. - (DdPY)
- brisaque : brise-tout. - (S)
- brisaquer. v. a . Briser. (Roffey). - (DdPY)
- brisbaudes. s. f. pl. Petits morceaux de porc frits dans la poêle. — Crotons, résidus de suif fondu. Voyez beursaude. - (DdPY)
- broche : anneau métallique agrafé à l'extrémité du groin du porc à l'aide d'une pince à gorge pour l'empêcher de fouir. (voir feugnot). - (SGC)
- brocher. v. n. S’écouler, passer par la broche. Se dit, en général, d’un liquide qui coule, qui s’échappe en un mince filet. - (DdPY)
- brochetai : poser une broche. - (SGC)
- brochetogne (nom féminin) : hachette. - (N-M)
- brocot, s. m. bouchon de feuillette, bondon, cheville qui la ferme. - (DC)
- broiche, s. f. broche, grande aiguille à tricoter. - (DC)
- broicher, v. a. mettre une broche. - (DC)
- brôleux. s. m . Rôdeur. (Bléneau). - (DdPY)
- bronde, s. f. rejeton, pousse, feuillage de certaines plantes que l'on cueille pour aliment. - (DC)
- brondi, adj. brun, bruni, de couleur sombre. - (DC)
- brondon : branches de choux verts (une soupe aux brondons). A la fabrication de l'écorce pour le tan, l'écorce longue séchée s'appelant brondon. - (SGC)
- brondon, s. m. partie supérieure de la tige de certaines plantes, extrémité qui porte les bourgeons ou fleurs; « brondons « de choux, de navettes, etc. la soupe « aux brondons » n'est pas sans mérite quoique à l'usage des pauvres. - (DC)
- broquer, v. n. roter. - (DC)
- broquer. v. a. Choquer, heurter. (Rugny). - (DdPY)
- broqueriat. s. m. Bonde, broche, bondon. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- brosse : haie. - (S)
- brosse, s. f. haie vive qui forme la clôture des héritages. - (DC)
- broter, v. a. brouetter, mener avec une brouette, voiturer - (DC)
- brotte. s. f. Brouette. - (DdPY)
- brou de beurre. s. m. Écume de beurre. - (DdPY)
- brou de bigue : chèvrefeuille. - (SGC)
- brou de bique : chèvrefeuille. - (S)
- brou-de-bigue, s. m. chèvrefeuille ou broude-chèvre. - (DC)
- broué : maladie du blé qui change la farine en charbon. - (PA)
- brouetter : conduire vite. - (S)
- brouillasserie : bruine. - (S)
- brouiller, v. a. crotter, salir, tacher. Avoir des habits « brouillés », être tout « brouillé. » - (DC)
- brouquette (pour broquette). s. f. Petite cheville, petite pointe. A Auxerre, on dit : Patient comme un chat qui chie sur des brouquettes. - (DdPY)
- brouqueziot. s. m. Bondon. (Fresnes). - (DdPY)
- brouquié, quiée (pour broutié, broutière). s. m. et f. Qui mange, qui broute. Terme familier usité à Perreuse et dans la Puysaie, pour indiquer les personnes qu’on est obligé de nourrir. Ainsi, un homme, en parlant de sa femme, dit : Ma brouquiée, et, en parlant de ses enfants : J’ai deux, trois brouquiés qu’avont boun’ appétit. Les animaux domestiques sont aussi des brouquiés. - (DdPY)
- brousse : brosse. - (S)
- brousse, s. f. brosse pour nettoyer les habits, les meubles, etc. - (DC)
- brouster. v. a. Faire à la hâte, vite et mal. Le matin, une ménagère paresseuse ou trop pressée brouste son ménage. - (DdPY)
- broustilles. s . f. pl. Broussailles, broutilles, menues branches de bois. - (DdPY)
- broustillon, s. m. repas de famille qui se donne à l'occasion de la naissance d'un enfant. - (DC)
- broûtat : repas de baptême. - (HV)
- brouter, v. n. se dit par assimilation d'un faucheur qui ne coupe que la pointe de l'herbe, laissant toute la fourrure. - (DC)
- broutie (nom masculin) : veau chétif. - (N-M)
- broutié, s. m. veau qui est demeuré chétif à la suite d'un sevrage prématuré, avorton. - (DC)
- broutô, s. m. repas qui se donne le jour du baptême d'un enfant - (DC)
- brû, s. m. bruit, tapage, vacarme : «a n'moune pâ eun gran brû », il ne fait pas de bruit, il est d'humeur tranquille. - (DC)
- bruche (nom féminin) : sorte de corbeille en osier. - (N-M)
- bruche, s. f. grosse corbeille ronde et faite avec de la paille tressée. Elle est ordinairement munie d'un couvercle. - (DC)
- bruchon, s. m. corbeille en paille tressée. - (DC)
- b'sout : pioche pour la vigne. - (HV)
- bu, ue. adj. Se dit improprement partout pour ivre. - (DdPY)
- bubu, bubune (fére), loc. boire dans le langage enfantin. - (DC)
- bubune. s. f. Synonyme ironique et atténuatif de vin, de boisson, de bouteille. Ainsi, pour ne pas dire d’un homme qu’il est ivrogne, on dit qu’il aime la bubune.-Précédé de faire , il signifie boire. Voyons, mon p’tit, fais bubune . Il y a des femmes qui aiment à faire la bubune. - (DdPY)
- bûcheton. s. f. Bûcheron. (Trucy). - (DdPY)
- bûe : lessive. - (S)
- bue : lessive (celt. bugad : lessive). - (HV)
- büe, s. f. buée, lessive. - (DC)
- bue, s. f. buse, oiseau de proie. - (DC)
- buer (verbe) : faire la lessive. - (N-M)
- buer, v. a. laver en lessivant, lessiver : « buer » du linge sale. - (DC)
- buer. v. n. Faire la lessive. - (DdPY)
- büge : lessive. Faire la buge : faire la lessive . La buge se faito deux fois l'an : la lessive se faisait deux fois dans l'année. - (SGC)
- buge. s. f. Lessive. ( Saint-Germain-des-Champs). — Dans le Berry, on dit bugée; en Basse-Bretagne, buga. - (DdPY)
- bugeai : verser de l'eau chaude sur le sac de cendre au-dessus du linge à lessiver. On dit aussi coulai la buge. - (SGC)
- bugeaux. s. m. pl. Papiers. (Saint-Brancher). - (DdPY)
- bugeon (pour buson). s. m. Qui est lourd d’esprit et très-lent dans ses mouvements, dans son travail, dans ses actions. (Germigny). - (DdPY)
- bugne, bugnet : beignet. - (S)
- buhiant (pour bouillant). s. m. Qualification ironique donnée au musard qui regarde l’ouvrage, qui tourne autour plus ou moins longtemps avant d’y toucher. (Turny). - (DdPY)
- buie : buée, lessive. - (PA)
- buie : grande lessive de printemps. - (SBB)
- buie : lessive. Faire la " buie " : bouillir le linge en lessiveuse. - (VDB)
- buie. s. f. Buée, lessive. (V. buer.) - (DdPY)
- buine, s. f., outil de cordonnier, qui servait autrefois à cambrer les semelles. - (A)
- buïon, s. m. celui qui perd, qui gaspille son temps en bavardages ou amusements puérils ; flâneur, traînard, paresseux. - (DC)
- bujon, beujon, s. m. lambin, paresseux, traînard, comme le précédent. - (DC)
- bujouner. v. n. perdre son temps, muser. - (DC)
- buleton. s. m. Baril. (Quincerot). - (DdPY)
- bure : bidon à lait. - (S)
- bure, s. f. buie, buire, vase muni d'un bec ou goulot dans lequel on renferme principalement l'huile. - (DC)
- buriner. v. a. Frapper avec colère, en marquant ses coups, comme on le ferait avec un burin. - (DdPY)
- burinette, beurinette. s. f. Petit vase de grès ou de fer blanc, pouvant se fermer hermétiquement, dans lequel les ouvriers des champs et les gens de métier qui travaillent au dehors emportent leur pitance. - (DdPY)
- burtiot. s. m. Bluteau, blutoir. (Chassignelles). - (DdPY)
- busoche. s. f. Sorte de fauvette. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- busonner, busouner. v. n. Ne pas travailler sérieusement, s’occuper à des riens, lambiner, musarder, comme une buse. - (DdPY)
- bûtai : lancer, jeter. On buto des ous au chien : on lançait des os au chien. - (SGC)
- bütai : regarder fixement (?) (ol'buto = ?). - (SGC)
- bûter : regarder, surveiller, épier. - (S)
- buter, v. a. prendre pour but. On « bute » un lièvre, un renard, un loup pour les tuer. Le chasseur qui « bute » sa proie se met à l'affût pour la surprendre au passage. - (DC)
- butin : propriété, bien. - (S)
- butin, s. m. 1° propriété, avoir. Ex : cet homme a beaucoup de butin ; 2° vêtements, linge, trousseau. Ex. : cette fille a un beau butin ; 3° décombres provenant de démolitions ; Ex. : deux voitures de butin. Dans ce dernier sens, butin a donné naissance au verbe débutiner. - (A)
- butiner. v. n. Charrier des glaçons. Il a gelé fort cette nuit : voilà la rivière qui butine. (Auxerre). - (DdPY)
- buye, s. f. buée, lessive. - (DC)
- büyon (être) : nonchalant, long à agir, flemmasse, insouciant. - (SP)
- bûyon : lent. - (S)
- bydon : l'entre-deux d'une âte. - (PA)

Sommaire


C

- c’mou. adv. Comment. Du latin quomodò. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- c’neuchance. s. f. Connaissance. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- c’neutre v. a. Connaître. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ç’tel-ci, ç’tel-là, ç’tell’-ci, ç’tell’-là. Pron. démonstrat. Celui-ci, celui-là, celle-ci, celle-là. (Argentenay). - (DdPY)
- caba, s. m. grand panier rond, corbeille sans couvercle en paille tressée, dans laquelle on met en forme la pâte du pain avant de l'enfourner. - (DC)
- cabachon. s. m. Garde-genoux, auge à l’usage des laveuses. Du grec cabos. - (DdPY)
- cabarne, s. f. cabane, chaumière, hutte. - (DC)
- cabas (nom masculin) : corbeille ronde faite de paille tressée. On s'en servait généralement pour déposer la pâte destinée à faire le pain. - (N-M)
- cabas : corbeille (généralement en paille). - (S)
- cabas : corbeille où est mise à lever la pâte à pain. - (SGC)
- cabas. s. m. Auge, vaisseau de bois ou de pierre, dans lequel se met la pâture donnée aux pourceaux. Du grec cabos et du latin cabus. — Voiture ancienne, non suspendue, dans laquelle on était fortement cahoté; par extension, le cahot résultant de cette voiture. - (DdPY)
- cabasser. v. a. Secouer, cahoter, par assimilation avec les secousses, les cahots qu’on reçoit dans un cabas. - (DdPY)
- cabasson (nom masculin) : sorte de caisse en bois où la laveuse s'agenouillait (Au temps de la Mère Denis). - (N-M)
- cabasson : cagibi (cabasson). - (PA)
- cabasson : caisse en bois spéciale, ouverte dessus et dans sa partie arrière dans laquelle la laveuse s'agenouille à la fontaine (ou lavoir - on dit plus facilement fontaine que lavoir). Le fond est garni de paille. La partie haute du devant se termine par une planche étroite inclinée vers l'arrière de la caisse, sur laquelle la laveuse appuie son estomac. - (VDB)
- caberlot (le) : la tête. - (PN-A)
- cabeucher, v. n. pommer, faire une tête. - (DC)
- cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (DC)
- cabeurioler, v. n. cabrioler, faire des cabrioles, des culbutes. - (DC)
- cabeuriolet, s. m. cabriolet, voiture légère qui saute à la manière d'une petite chèvre. - (DC)
- cabi. s. m. Lièvre. - (DdPY)
- cabibôle, s. f. ampoule, petite vessie qui pousse sur le corps humain, aux pieds le plus souvent. - (DC)
- cabin. s. m . Taureau. (Percey). — Suivant Jaubert, ce nom serait, dans certains pays, donné au chevreau. - (DdPY)
- caboche (nom féminin) : tête dure. - (N-M)
- caboche : tête. - (S)
- cabochon, cabouèchon : partie supérieure d'une rûche en paille. - (S)
- caboiche, cabouéche, s. f. caboche, tète. - (DC)
- caboigne. s. f. Cabane. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- caborgneute. s. f. Lucarne. (Véron). - (DdPY)
- caborgnis. s. m. Mauvaise bicoque. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- cabosser, camboisser, cambosser. v. a. Bossuer. Des vieilles casseroles camboissées. - (DdPY)
- cabosser, v. a. bossuer, rendre bossu, déformer. - (DC)
- cabot. s. m. Toupie, sabot. — Chien de petite taille, ainsi appelé sans doute à cause de sa grosse tète, et par analogie avec le poisson du même nom appelé aussi chabot . Du latin caput. - (DdPY)
- cabote : cabane. - (S)
- cabotin : partie supérieure de la ruche en paille (on dit aussi cabochon). On recolto le miée dans le cabotin : on récolte le miel dans le cabotin. - (SGC)
- cabouèche : tête. - (S)
- cabouèche. s. f. Caboche, clou à grosse tête. Du latin caput. - (DdPY)
- cabouillon. s. m . Radier d’un pertuis. (Châtel-Censoir). - (DdPY)
- caboulot (nom masculin) : vase fermé par un couvercle. - (N-M)
- caboulot, s. m. vase en bois avec couvercle. - (DC)
- cabour. s. m. Vieille maison. (Grand-Champ). - (DdPY)
- cabourlotte. s. f. Loge, cabane, maison délabrée. - (DdPY)
- câbrer. v. a. Élever, dresser. Câbrer des perches, des poteaux, pour faire une construction légère. Câbrer une échelle contre un mur. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- cabri : chevreau. - (S)
- cabri : un chevreau. - (SP)
- cabri, s. m. chevreau. Surnom donné autrefois aux habitants de Montcenis, sans doute parce que le pays produisait beaucoup de cabris - (A)
- cabri. s. m. Chevreau. De caper, bélier. - (DdPY)
- cabris. s. m. Appentis, hangar rustique. Jaubert donne cabrat, hangar. - (DdPY)
- cabrite : chevrette, jeune chèvre née dans l’année. - (JFB)
- cabuché : pommé. Un chou cabuché : un chou pommé. - (SGC)
- cabucher, caibucher : pommer (chou), attendre un enfant. - (S)
- cacas. s. m. Noix. - (DdPY)
- cacherot : cachottier. - (SBB)
- cachetons (a), loc. jambe par-ci, jambe par- là. Monter un cheval à cachetons, c'est le monter à la manière des hommes par opposition avec la manière des femmes qui sont assises sur un côté. - (DC)
- cachon. s. m. Tas de foin dans les champs. (St-Denis-sur-Ouanne, Bléneau). - (DdPY)
- cachouquier, cachoutier. s. m. Cachottier, celui qui ne dit jamais rien de ce qu’il sait, de ce qu’il fait, qui met du mystère et du secret en toutes choses, même dans les plus insignifiantes. - (DdPY)
- cacoter. v. n . Mûrir, en parlant des noix. V’là les noix qui cacotent. (Véron). - (DdPY)
- cacotte, s. f. narcisse, faux narcisse. Se nomme encore pain de coucou. - (DC)
- cacotte, s. f. petite dent dans le vocabulaire des enfants. - (DC)
- cacotte. s. f. Terme enfantin, dent, nicotte. - (DdPY)
- cacou. adj. Très-malade. Du grec cacos, mauvais. - (DdPY)
- cacou. s. f.. Grosse noix. - (DdPY)
- cacoue (faire la) : avoir l'air malade. - (PA)
- câcoûe : bouderie, grimace, gros dos, air renfrogné. - (S)
- cacouée, cacouine. s. f. Hanneton. — A Montillot, on dit cacouille. - (DdPY)
- cacouet. s. m. Nuque. - (DdPY)
- cacrou. s. m. Coquille de noix. - (DdPY)
- cacroue : renfrognement. - (PA)
- cadette, s. f. pierre plate ou dalle qui recouvre un mur. Nos murs à sec ont quelquefois au faîte une rangée de « cadettes » - (DC)
- cadiche, adj. des deux genres. diminutif de cadet usité autrefois comme nom de fantaisie dans les familles. - (DC)
- cadole. s. f. Genre de cabane particulier aux bateaux de la Saône naviguant sur le canal de Bourgogne. (Laroche). - (DdPY)
- cadoue (faire sa ...) : bouder. Bouder avec un mouvement des lèvres. Ex. : "Aga la don fée sa cadoue !" - (VDB)
- cadrain (un) : récipient métallique servant à transporter des aliments. - (PN-A)
- cadrin (nom masculin) : récipient en métal muni d'une anse destiné au transport des repas pour les personnes travaillant au dehors. - (N-M)
- cadrin : récipient en fer blanc ou émaillé pour les repas ouvriers. (imphy, les cadrins). - (PA)
- cadu, adj. caduc : « le mau cadu ». - (DC)
- câee, adj. impair, dépareillé. S’emploie en parlant d'une chose isolée d'une autre qui l'accompagne ordinairement. - (DC)
- caf : en nombre impair. - (PA)
- cafernaude. s. f. Cachette, retrait, cabinet noir. De capharnaüm. - (DdPY)
- cafeurniot (nom masculin) : petit local à usage de débarras. On dit aussi cafourgneau ou cafeurnon. - (N-M)
- caffe : impair, dépareillé. Ol o caffe : il est seul . Le beu seul éto coffé : le bœuf seul est dépareillé. - (SGC)
- caffe. s. m. Nombre impair ; unité audelà du nombre nécessaire. — Se dit aussi adjectivement. Un bœuf café , bœuf qui a perdu son compagnon. - (DdPY)
- cafite. adj. Joli. (Étais). - (DdPY)
- cafourgnot : cagibi (cabasson). - (PA)
- cage. s. f. Plantain ; ainsi appelé sans doute, parce qu’il sert à alimenter les oiseaux en cage. (Argenteuil). - (DdPY)
- cageron. s. m. Petite claie d’osier. (Gisy-les-Nobles). - (DdPY)
- cagesatte. s. f. Cage à fromages. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- cagnas (avoir les...) : être courbatu. Se dit principalement des jambes lorsque la fatigue les a rendues raides. Ex : "Maint'nant qu'jai déraché toutes mes blettes, j'ai les cagnas !" - (VDB)
- cagnâs : courbatures. - (S)
- cagnats : courbatures. On è les cagnats quand on n'o pas habituai : on a des courbatures quand on n'est pas habitué. - (SGC)
- cagnats. s. f. pl. Lassitude extrême, douleurs que l’on ressent dans les reins, dans les articulations des membres, à la suite d’une grande fatigue ou d'une longue marche. - (DdPY)
- câgne, adj. cagnard, paresseux, impropre au travail. - (DC)
- câgne. s. m. Chien. — Se dit, flgurément, de toute personne lâche ou fainéante. - (DdPY)
- cagner. v. n. Flagorner, faire comme le chien qui remue la queue. - (DdPY)
- cagneux. s. m. Flagorneur, flatteur bas et complaisant. - (DdPY)
- câgnias, s. m. pl. douleurs de jambes. Avoir les «câgnias, » c'est éprouver des douleurs aux jambes par suite d'une lassitude prolongée. - (DC)
- cagnoche. adj. Un peu cagne, un peu souffrant. (Étais). - (DdPY)
- câgnon, s. m. nuque du cou, chignon. - (DC)
- cagnon. s. m. Nuque, derrière du cou, chignon. Jaubert donne chagnon, d’où dérivent chaignon , chignon. (Puysaie). - (DdPY)
- cagnon. s. m. Petit chien. - (DdPY)
- cagnot. s. m. Petit coin. - (DdPY)
- cagnote. s. f. Petite masure, logis étroit, malpropre, bon pour un chien. De cagne, canis. - (DdPY)
- cagou. s. m. Escargot. (Collan). - (DdPY)
- caguenas, calnas, cannas. s. m. Cadenas. - (DdPY)
- caheurler, cahorler. v. n. Tousser. - (DdPY)
- çai, adv. çà, ici. - (DC)
- caiche, s. f. cachette, lieu où l'on cache quelque chose. - (DC)
- caiche-micheraude, loc. jeu de cache-cache, colin-maillard. - (DC)
- caicher : cacher. - (S)
- caicher, v. a. cacher. - (DC)
- caicher. v. a. Cacher. - (DdPY)
- caicheron, meule de foin à demi sec mettre le foin en caicheron pour le faire sécher. - (A)
- caichotié, ére, adj. celui qui fait le mystérieux, qui cache ses pensées et ses actions. - (DC)
- caichotte : cachette. - (S)
- caichotte, s. f. cachette. - (DC)
- caichotte. s. f. Cachotte. - (DdPY)
- caichotterie, s. f. chose qui se dit ou se fait en cachette. Faire des « caichotteries », dissimuler. - (DC)
- çaie, s. f. chaise, siège. - (DC)
- caige, s. f. cage d'oiseau. - (DC)
- caigne, s. f. chienne, terme injurieux adresse à une femme dans le sens de paresseuse ou même de prostituée. - (DC)
- cailâbre, s. m. cadavre ; corps d'un être vivant ou mort. On dit d'un homme, d'un animal qu'il a un bon « cailâbre » lorsqu'il est fortement charpenté. - (DC)
- caileuche, s. f. tronc d'arbre, souche sèche ou verte. - (DC)
- caille-mouillée. s. f. Personne douillette, qui se plaint toujours, à qui tout est contraire, à qui tout fait mal, et qui voudrait que tout le monde lui dit : Prenez bien garde, faites attention, soignez-vous bien. - (DdPY)
- caillenne. s. f. Béguin, sorte de coiffe des vieilles paysannes, dont le fond large et carré se compose de deux morceaux de toile entre lesquels on met une couche d’étoupes ou de ouate que l’on pique à très-petits carreaux pour lui donner de la consistance. - (DdPY)
- cailleton (ai), loc. a califourchon, jambe deçà, jambe delà. - (DC)
- cailliberdat. s. m. Composé de prunes cuites. Doit être une altération de caliberdoule, qui en effet signifierait prune chaude, prune cuite, de calidus, chaud, et de berdoule, petite prune noire. - (DdPY)
- çaillot, s. m. charriot. - (DC)
- caillotte, s. f. petit caillou plat. - (DC)
- caillotte. s. f. Caillé, lait caillé. - (DdPY)
- cailote, s. f. calotte, toute coiffure qui couvre la tête. - (DC)
- caimander. v. n. Mendier. Se dit par interversion de mendicare. - (DdPY)
- caiment. adv. Quasi, quasiment, presque. - (DdPY)
- cainair, s. m. canard, oiseau de basse-cour. — Bûche que le flottage des bois dépose le long des ruisseaux. Ces bûches sont appelées canards par assimilation. - (DC)
- caine (nom féminin) : cane. - (N-M)
- caine : cane. - (S)
- caine, s. f. cane, femelle du canard. - (DC)
- caineter (verbe) : marcher à la manière des canards. - (N-M)
- caineter, v. n. marcher à la manière des cannes en se dandinant sur une jambe et sur l'autre. - (DC)
- cainot (nom masculin) : canard. - (N-M)
- caipâbe : capable. - (S)
- caipâble, adj. des deux genres. capable, de bonne qualité, de belle forme. - (DC)
- cairâme : céréale de printemps. - (S)
- caircaisse : carcasse. - (S)
- caircasse, s. f. espèce de grue à l'usage des charpentiers, servant à charger et à décharger les pièces de bois. - (DC)
- cairder : carder. - (S)
- cairder : peiner. - (S)
- caireûille : coquille. - (S)
- cair'mentran, s. m. syncope de carême-entrant pour carême-prenant. On appelle ainsi les trois jours qui précédent le mercredi des cendres. - (DC)
- cairnaie (de) : travers (de), penché. - (S)
- cairnaige, s. m. carnage. S’emploie souvent en parlant des dégâts causés par les animaux. - (DC)
- cairnâval, s. m. carnaval, masque, personne masquée ou déguisée. S’habiller en « cairnâval », se déguiser, se couvrir de vêtements ridicules ou effrayants. - (DC)
- cairne : carne, animal méchant. - (S)
- cairner : pencher. - (S)
- cairniau, carneau. s. m. Lucarne, soupirail. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- cairpe, s. f. carpe, poisson d'eau douce. - (DC)
- caisson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux. - (S)
- cajatte. s. f. Cachette. (Mâlay-le- Vicomte). - (DdPY)
- cajiau. s. m. Présure. (Rugny). - (DdPY)
- calâ : noix. - (S)
- cala : noix. On f'to de l'huile quand les calats : on faisait de l'huile avec les noix. - (SGC)
- cala, s. m. noix, le fruit du noyer : il y aura beaucoup de « calas » cette année. - (DC)
- calai : céder, abandonner la lutte. - (SGC)
- calandot. s. m. Qui se dandine en marchant. (Rugny). - (DdPY)
- calard. s. m. Celui qui n’est pas de parole, qui ne tient pas sa promesse. - (DdPY)
- calât : une noix. - (SP)
- calat. s. m. Noix. - (DdPY)
- calaté, s. m., noyer, vient sans doute de cala, noix, donné clans le Glossaire du Morvan, p. 140. - (A)
- calâtier : un noyer. - (SP)
- calatier : noyer (ou nouger). - (SGC)
- calatier. s. m. Noyer. - (DdPY)
- calau, s. m. os d'animal dépouillé de chair, os en général. - (DC)
- calaud. s. m. Câlin, flatteur. - (DdPY)
- calâ'yé : noyer. - (S)
- calé, ée. adj . Riche, cossu, bien vêtu, bien habillé. — Maison calée , maison bien pourvue de linge et do mobilier, où rien ne manque de ce qui est nécessaire pour vivre confortablement. - (DdPY)
- cale, s. f. bonnet d'étoffe que les femmes portent sous leur coiffe, bonnet de jeune enfant. - (DC)
- calebasser (Se). v . pron. Se troubler, se bouleverser, en parlant du temps. V’là le temps qui se calebasse. C’est une allusion à cette circonstance, que la calebasse, par sa forme, difficile à mettre d’aplomb, est sujette, à cause de cela, à se renverser, à faire la culbute. - (DdPY)
- calemande, s. f. étoffe de laine à grosses rayures tissée autrefois dans le pays et jadis très en vogue. - (DC)
- calembeurdon. s. m. Mets composé d’un mélange de fromage, de beurre et de farine délayé dans du lait. (Percey). - (DdPY)
- calenchetelle. s. f. Plaisanterie ; bourde, conte pour rire. (Puysaie). —L’abbé Corblet donne calenger, chicaner, tromper dans un marché ; du bas latin calengia, et du roman chalenger. - (DdPY)
- calendot. s. m. Nonchalant. (Rebourseaux). De calender, perdre son temps à des balivernes. — Voyez calandot. - (DdPY)
- calénée. s. f. Sarbacane. (Sénonais). - (DdPY)
- caler : caler, céder, abandonner. - (S)
- caler, v. a. coiffer, mettre un bonnet, une cale sur la tête. - (DC)
- caler, v. n. reculer, céder par crainte, faiblir. - (DC)
- caler. v. a . Coiffer, couvrir la tête d’un bonnet, d’une cale. — Se caler. v. pron. Se coiffer. — Femme mal calée, femme mal peignée, mal coiffée. - (DdPY)
- caler. v. n. Se désister, reculer, ne pas oser, se cacher, se taire quand il faudrait parler. - (DdPY)
- calibeurdaine, s. f. calembredaine, grosse plaisanterie, conte en l'air, propos plaisant ou burlesque. La « calibeurdaine » a été chez nous, ce semble, une danse un peu échevelée du bon vieux temps. - (DC)
- calibot, s. m. salsifis sauvage, barbe de bouc. - (DC)
- califeriot. s. m. Enveloppe de la châtaigne. - (DdPY)
- câline. s. f. Bonnet plat, tout uni. - (DdPY)
- callope : épluchures de pommes de terre pour les lapins. - (SBB)
- calô : os. - (S)
- calo. s. m. Esclave, mercenaire, homme accablé par la peine, le travail, la misère. — Por'Calo, pauvre homme. Por'Calate, pauvre femme. (Plessis-Saint-Jean). — Du latin calo et du grec câlon, qui ont l’un et l’autre la même signification. - (DdPY)
- caloffe, s. f. enveloppe des pois, des légumes secs en général. Se dit aussi du brou des noix. - (DC)
- calon. s. m. Noix dans son brou, dans son écale. - (DdPY)
- calonnier, calognier, calounier. s. m. Noyer, arbre aux calons. - (DdPY)
- calorgne, caliborgne. s. m. et adj. Borgne, louche, qui voit de travers, qui voit mal. - (DdPY)
- calot (un) : une noix. - (PN-A)
- calot, borgne. - (A)
- calot, s. m. serre-tête en toile ou en étoffe de soie. Dans quelques lieux le « calot » est l'enveloppe des grains, du sarrasin notamment. - (DC)
- calot. s. m. Grosse bille de bois. (Armeau). - (DdPY)
- calot. s. m. Petit bonnet, coiffe de bonne femme. - (DdPY)
- calotte. s. f. Petite écuelle. Il y a une forte ressemblance entre ce mot, calotte, et calatte, qui veut dire jatte, du latin calathus ; cependant il pourrait se faire que ce genre d’écuelle fût appelé ainsi à cause de sa ressemblance avec la petite calotte des ecclésiastiques. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- calou : poltron. - (PA)
- calou, ouse, adj. et s. celui qui cale, qui met les pouces ; capon, poltron. - (DC)
- calouche. adj . Qui a l’habitude de fermer un œil pour regarder. - (DdPY)
- caloue. s. f. Volaille malade, qui laisse tomber ses plumes. (Sommecaise). - (DdPY)
- calougnier. s. m. canonnier. — Bois noir dont on fiait le charbon pour la poudre à canon. (Andryes). - (DdPY)
- calouner. v. a. Jeter des pierres, lancer des projectiles quelconques. Voyez acalouner. - (DdPY)
- calounier : noyer - son fruit : la noix, est le calon. - (VDB)
- caluchon. s. m. Petit bonnet, petite cale. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- calvanier, calvarnier, cavarnier, cavernier. s. m. Valet de ferme, berger, laboureur, batteur en grange. - (DdPY)
- camasse. adj. Sournois. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- cambosse, camboule : enflure suite à une piqûre d'insecte. - (S)
- cambosser, v. n. faire des bosses, bossuer. - (DC)
- camboule : petite enflure. - (PA)
- camboule : enflure provoquée par une piqûre d'insecte, ou après une partie de chasse faire la camboule : manger les foies du gros gibier. - (SGC)
- camboule, s. f. omelette au sang de lièvre ou de tout autre animal ; omelette au sang en général. - (DC)
- cambrouche. s. m. Homme très-grand, très-fort. — Se dit aussi de celui qui traîne la jambe en marchant. (Rugny). - (DdPY)
- cambrouse, s. f. dépouille d'un animal tué et particulièrement du gibier. La « cambrouse » d'un sanglier, d'un chevreuil. - (DC)
- cameau. s. m. Souche à grosse tète. (Armeau). - (DdPY)
- camias. s. m. pl. Manières de parler et de regarder qui semblent dire aux gens : Tenez-vous à distance. — Faire des camias, se donner de grands airs, faire l’homme important. — Faiseur de camias, faiseur de manières, faiseur d’embarras. - (DdPY)
- camillée. s. f. Ecuelle d’eau, plante aquatique. (Coulours). - (DdPY)
- camou. s. m Gros tison. Voyez cameau. — Joubert donne camochon, qui, évidemment, doit avoir la même origine. (Perrigny-lès- Auxerre). - (DdPY)
- camouar, s. m. camard, celui qui a le nez écrasé, au figuré : sournois, hypocrite, traître. - (DC)
- campaine (en), loc. au dehors, en voyage. Être en campagne, c'est n'être pas chez soi ; aller on campagne, c'est partir pour une excursion, pour un voyage. - (DC)
- campaine, campeune. s. f. Clochette qu’on suspend au cou des béliers. Du latin campana. - (DdPY)
- campaine, s. f. campane, clochette qu'on attache au cou des animaux lorsqu'ils vont dans les bois ou aux champs. - (DC)
- campe. s. f. Posture, assiette, attitude ferme.— Tenir bonne campe, être assidu, tenir pied à son ouvrage, ne pas se laisser déranger, détourner par quoi que ce soit. De camper. - (DdPY)
- camper. v. a. Appliquer, flanquer, jeter, lancer. Son cheval l’a campé par terre. Je lui ai campé un soufflet sur le nez. — Se camper, v . pronom. Se poser, se mettre. Je me suis campé devant lui. Il s'est enfin campé à l’ouvrage. - (DdPY)
- campeûne : clochette au cou des vaches, signifie aussi une vieille vache. Les vèches étin des campeunes : les vaches étaient des vieilles vaches. - (SGC)
- campeune, s. f. cloche, clochette. - (DC)
- campoin : petite quantité (voir : miotte). On lécho un campoin dans certains endroits : on laisse une petite quantité dans certains endroits. - (SGC)
- campvolant : nomade, bohémien, romanichel. - (S)
- camu, nom de bœuf. Ce nom est-il tiré de la forme du nez ou de la direction des cornes sur la tête de l'animal ? - (DC)
- canaille. f. s. Marmaille, bande de petits enfants, de gamins turbulents et criards. — Littéralement parlant, troupe de petits chiens. - (DdPY)
- canaillon, canaillou. s. m. Terme injurieux. Canaille, personne malhonnête et méprisable. - (DdPY)
- canaird : canard. - (S)
- canard. s. m. Bois de flottage tombé au fond de l'eau. - (DdPY)
- cancanai : parler, médire. Les laveuses cancanin : les laveuses parlaient. - (SGC)
- cancaner : parler, médire (rapprocher de cancan). - (S)
- cancoirne, s. f. hanneton. - (DC)
- cancouane (nom féminin) : hanneton. - (N-M)
- cancouelle (une) : un hanneton. - (PN-A)
- cancouelle : hanneton. - (PA)
- cancouelle, cancouenne. s. f. Hanneton. - (DdPY)
- cancouelle, s. f. hanneton. - (DC)
- cancouène : hanneton. - (S)
- cancouenne : hanneton, vieille fille, bigote. - (HV)
- cancouère (une) : un hanneton (voir : cancoire). - (SP)
- cancouin ine, adj., lent dans les mouvements et la démarche. - (A)
- cancoyau. s. m. Homme qui nasille en parlant, à la manière de polichinelle. (Toncy). - (DdPY)
- cancuelle : hanneton. Leur vol lourd et maladroit faisait peur aux filles car ces gros insectes se prenaient quelquefois dans leurs cheveux. Les petits garçons leur mettaient un fil à une patte pour les faire voler comme un rustique cerf-volant. - (VDB)
- caner. v. n. Errer comme un chien. — Par extension et similitude, vagabonder, faire l’école buissonnière, la fûtaine, en parlant des enfants. Du latin canis. - (DdPY)
- canette : bonnet de femme. - (PA)
- canezas. s. m. Cadenas. (Percey). - (DdPY)
- canfouiner (se) : se cacher. - (SP)
- cangraingne, s. f. gangrène. - (DC)
- cani : caneton. - (S)
- cani, s. m. petit canard qui n'a pas encore de plumes. - (DC)
- cani. s. m. Caneton, petit canard. Fait canas, au pluriel. Un cani, des canas. (Athie). - (DdPY)
- canigot. s. m. Escargot. (St-Sauveur). - (DdPY)
- caniquet. s. m. Toit à canes. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- caniquiée. s. f. Chaumière, cabane en ruine ou de peu de valeur. — Se dit aussi, par analogie, d’une personne mal portante. - (DdPY)
- canivelle. s. m. Un des membres du corps humain. Il est tombé les quatre canivelles en l’air. Si je ne me retenais pas, je te briserais les quatre canivelles. - (DdPY)
- can-nai : crier (s'agissant de l'oie). - (SGC)
- canne, s. f. roseau, masse d'eau ou massette à larges feuilles, typha latifolia. - (DC)
- canneçon : caleçon. - (SBB)
- canner (prononcez can-ner). v. n. Crier comme un canard. - (DdPY)
- canner, v. n. Plier sous le poids d’un ferdeau. Se dit ainsi peut-être, parce que, dans ce cas, on éprouve le besoin de s'appuyer sur un bâton, sur une canne. - (DdPY)
- canneton. s. m. Hanneton. (Courgis, Auxerre, etc.). - (DdPY)
- canon : verre de vin. - (S)
- canon : un verre, ou une fillette de vin (blanc ou rouge). Ex : "Eh Léon ! Té payes-t-y un canon ?" - (VDB)
- canon, canonnier. s. m. Prunier de Sainte-Lucie. - (DdPY)
- canouche. s. f. et canouchon. s. m. Souche. - (DdPY)
- canoués. s. m. pl. Lieux d’aisances. De caner, chier, foirer comme les canes. (Courgis). - (DdPY)
- canouter. v. a. Synonyme de calouner. (Seignelay). - (DdPY)
- canquanter. v. n. se dit du cri des oiseaux de basse-cour, des oies particulièrement, mais aussi des canards, etc… - (DC)
- canqueillot, s. m. petite racine de genêt ou de tout autre arbuste. Lorsqu’un champ de genêts a été mis en culture, on ramasse les « canqueillots » après le premier labour. Ces racines donnent un feu de peu de durée, mais vif et clair. - (DC)
- canquène (sans doute pour quantième). s. f. Laps de temps écoulé. Il y a une belle canquène, pour il y a longtemps, il y a très longtemps. (Percey). - (DdPY)
- canquener, v. n. se dit du cri des oies. - (DC)
- cantine, s. f. on dit les mouches « cantines. » - (DC)
- canton : partie d'un bois communal réservée à chaque famille. - (SBB)
- cantons : coupes de bois. Droit d'affouage. Permet à chaque foyer de la commune de cuisiner et de se chauffer sans contrainte. Les bénéficiaires pouvaient sous-traiter l'abattage et se faire livrer leur lot contre paiement ou autre service. Ex : "A c't'hiver, faut qu'j'allint aux cantons !" - (VDB)
- canuche. s. f. Souche de bois. - (DdPY)
- canuler. v. a. Ennuyer, fatiguer, harceler, asticoter. Voyons, est-ce que t’as, entrepris de me canuler ? Laisse-me tranquille. De canule, petit tuyau servant à divers usages. - (DdPY)
- canvoulant : qui n'a a pas de domicile fixe. Les canvoulants faitin les paniers : les « romanichels » faisaient des paniers. Origine probable du mot : les « camps volants ». - (SGC)
- capaudis. s. m. Copeaux de menuiserie. (Vertilly). - (DdPY)
- cape, chape, s. f. espèce de coussin en paille tressée ou tordue qu'on place sous le joug des bœufs pour protéger leur tête. cape, chape, s. f. petite couverture en paille dont on recouvre le chanvre, les javelles, que l'on dresse sur le terrain pour les faire sécher en moyettes. - (DC)
- cape, chape, s. f. vêtement de femme qui couvre la tête et tombe sur les épaules. - (DC)
- caper (se) v. pr. se cacher. - (A)
- capien ene, adj., flatteur, calin. Ex.: faire son capien. - (A)
- capine (ai lai), loc. aller « à la capine » c'est marcher les pieds nus ou sur ses bas. - (DC)
- capines. s. f. pl. Vieilles pantoufles. (Saint-Privé). — Voyez écapine. - (DdPY)
- capitau, s. m. capital, argent comptant, cheptel surtout. - (DC)
- capon : penaud. - (S)
- capon : penaud. Ol ai fait des bétises, ol o tout capon : il a fait des bêtises il est tout penaud. - (SGC)
- câpre, s. f. chèvre. - (DC)
- capuche, s. f. capuchon, manteau à capuchon, vêtement de femme. - (DC)
- capucher, v. n. pommer, « chou capuche », chou cabus, chou pommé. - (DC)
- caquais, caquin, coquand. s. m. Œuf de poule. Dérivé de coque. - (DdPY)
- câquelorde, canqouère : hanneton. - (SGC)
- caquelot. s. m. Personne qui se dandine, qui se berce en marchant. - (DdPY)
- caquelotter, caquenotter. v. n. Se bercer, se dandiner en marchant. (Etivey). - (DdPY)
- caquereau, caqueriau, cacuzeau. s. m. Coque de noix. - (DdPY)
- caquériot, caquésiot, caquéyot. s. m. Cousin, insecte ailé fort incommode par son bourdonnement et ses piqûres. Joubert donne caqueriau. - (DdPY)
- caquerot : moucheron, insecte. - (PA)
- caquerote : tête. - (PA)
- caquesiau : insecte imaginaire. D'une femme : elle a été piquée par un caquesiau : elle est enceinte. - (SGC)
- câqui, s. m. œuf, terme enfantin. - (DC)
- çaquiau, s. m. château. - (DC)
- caquie. s. m. et caquiou. s. m. Chassie, matière gluante qui transpire des yeux, surtout pendant le sommeil. - (DdPY)
- caquieux, euse. adj. Qui a les yeux chassieux. — S’emploie aussi substantivement. C’est un caquieux. - (DdPY)
- caquot. s. m. Noix. (Villechétive). - (DdPY)
- caquou (nom féminin) : (Faire la) attitude maladive. Amorphe. - (N-M)
- carabi. s. m. Gros morceau de pain. (Puysaie.) - (DdPY)
- carabitoué, s. m. cas rédhibitoire par syncope et corruption. On achète un cheval en réservant les « carabitoués. » - (DC)
- caraco : petit gilet, vêtement léger et court. - (VDB)
- caractée, s. m. caractère. - (DC)
- carafée. s. m. Giroflée couleur de terre brûlée. ( Villeneuve-les-Genêts). — Ailleurs, ce nom se donne aux jalousies, à l’œillet-de-poète. - (DdPY)
- caraousse. s. f. Mauvaise viande, viande osseuse. De caro et os, ossa. (Chastenay). - (DdPY)
- carbalin, s. m. sarrasin ou blé noir de tartarie. - (DC)
- carboulô (en), loc. se mettre en « carboulô », c'est se replier sur soi-même, se pelotonner. - (DC)
- carcancouelle. s. f. Hanneton. (Sainpuits). - (DdPY)
- carcari. s. m. Escargot. (Champignelles, Argenteuil). - (DdPY)
- carcasser. v. n. Babiller, caqueter à tort et à travers, comme une pie. (Chevillon). - (DdPY)
- carcasson. s. m. Escargot. (Savigny-en-Tèrre-Plaine). - (DdPY)
- çarcer, v. a. chercher, poursuivre quelqu'un ou quelque chose. - (DC)
- carciau. s. m. Carcasse. Un dindon maigre comme un carciau. - (DdPY)
- carcois, charcois, charcouet. Creux à la base de l’occiput, nuque du cou. - (DdPY)
- carcoue : grimace, gros dos. Ol o m'lade, o fait lo carcoue : il est malade, il fait la grimace. - (SGC)
- carcoue, s. f. on dit d'une poule et de tous les animaux en général qu'ils font la « carcoue » lorsqu'ils rentrent le cou dans leur corps comme dans l'affaissement de la maladie. - (DC)
- carcouiner. v. n. Nasiller. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- carder, v. n. avoir de la peine, de la difficulté à fatiguer, peiner, pour faire une chose. - (DC)
- carêmes (Les), s. f. pl. Les semailles des orges et des avoines, sans doute parce qu’elles coïncident avec le carême. (Savigny-en-Terre-PIaine). - (DdPY)
- carillon, s. m. nom vulgaire d'une plante de la famille des campanulacées, ainsi appelée par assimilation de ses clochettes avec la série de cloches qui produit un carillon. - (DC)
- çarimonies. s. m. pl. Façons, manières, cérémonies. Un faiseux de çarimonies. - (DdPY)
- caristade. s. f. Aumône. — Mauvaise farce, danse malséante. Il y a évidemment entre cette dernière acception et la première une relation nécessaire, le métier de farceur, de bateleur, de danseur, étant une des mille manières de mendier, de provoquer la caristade. Voyez caristaud. - (DdPY)
- caristaud. s. m. Homme de peu de consistance, de peu de valeur, qui mendie, qui demande la charité, la caristade. Du latin charitas. - (DdPY)
- carlot. s. m. Cheval vieux et maigre. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- carne, s. f. terme de mépris, injure. - (DC)
- carniau. s. m . Soupirail de cave. (Vertilly). - (DdPY)
- carnicher. v. n. Jouer aux billes. (Armeau). - (DdPY)
- caroiche, cabouèche. s. f. Caboche, tête, cervelle. (Sermizelles). - (DdPY)
- carosse : caisse en bois, rembourrée de paille, chiffon, coussin, ouverte en haut et sur une longueur, utilisée par les laveuses pour se mettre à genoux au lavoir. - (SGC)
- carpalin : chapeau. O soulo on métin le carpalin : au soleil on mettait le chapeau. - (SGC)
- carpé, adj. se dit des animaux qui ont des épis dans le poil, des touffes qui se hérissent. - (DC)
- carquelin. s. m. Cartilage des oreilles. (Bagneaux). - (DdPY)
- carquelle. s. f. Hanneton. - (DdPY)
- carquesse, s. f. on donne ce nom, je crois, à la petite ciguë qu'on appelle aussi faux persil. La carquesse est vénéneuse. - (DC)
- carqueuille. s. f. Personne sans probité. - (DdPY)
- carre. s. f. Angle, côté, face terminée carrément. La carre d’une rue. La carre d’un bois. Les quatre carres d’une table. Se coiffer de carre. Du latin quadra. - (DdPY)
- cârrée : pièce principale de la maison. - (S)
- carrée. s. f. Nom donné par les mariniers de l’Yonne à la cabane de leurs bateaux, à cause de sa forme quadrangulaire et de sa couverture plate ou légèrement bombée. - (DdPY)
- carréger, v. a. charroyer, transporter sur une voiture. - (DC)
- carroir. s. m. Terrain vague au bord d’un chemin. (Diges). — On dit aussi carroi, carroué. Dans une foule de communes, il existe des climats portant une de ces dénominations. - (DdPY)
- carron. s. m. Coin, fragment de carre. — Carron de pain, morceau du chanteau, dans lequel il y a plus de croûte que de mie. Voyez carre. - (DdPY)
- carrosse. s. m. Garde -genoux d’une laveuse. Se dit par ironie, par antiphrase. - (DdPY)
- carrouge. s. m. Carrefour, endroit où plusieurs rues, plusieurs chemins viennent aboutir. - (DdPY)
- cartelot, quartelot. s. m. Quartier de pain. (Courgis). — Dans le commerce de bois, on appelle quartelot , une sorte de planche de bois blanc ayant trois fois épaisseur d’une volige champagne. - (DdPY)
- cartille. s. f. Morceau, tranche. Une cartille de pain. - (DdPY)
- cartin, quartain. s. m. Petite corbeille d’une contenance déterminée, dans laquelle on donne l’avoine aux chevaux. - (DdPY)
- çarzer, v. a. charger, mettre une charge sur... confier une mission à quelqu'un, etc. - (DC)
- caser. v. n. Terme du jeu de billes. Action d’envoyer sa bille au but ou contre celle de son partenaire, et de l’atteindre, de la choquer, de la frapper plus ou moins raide. - (DdPY)
- casiau. s. m. Membrane de la caillette du veau, présure, qui sert à faire cailler le lait. Du latin caseus, fromage. - (DdPY)
- cassaule, adj. sujet à être cassé. le verre a été très « cassaule » jusqu'à ce jour. - (DC)
- casse (a bref), adj. Durci. Pain casse. Terre casse. - (DdPY)
- casse : petit récipient en cuivre à longue queue. - (SGC)
- casse, adj. des deux genres. cassé, courbé, rompu, fatigué, affaibli : « c'te fonne n'ô pâ veille, mâ ile ô diji casse », cette femme n'est pas vieille mais elle est déjà courbée. - (DC)
- casse, s. f. bassin à queue dont on se sert pour boire. - (DC)
- casse-croûte. s. m . Gourmand, fainéant, qui mange plus qu’il ne gagne. - (DdPY)
- cassemindien. s. f. Câlin, flatteur, hypocrite, qui parle autrement qu’il ne pense, qui parait ce qu’il n’est pas. C’est sans doute une altération de comédien. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- cassi, e, adj. se dit des terres grasses qui, par suite de la sécheresse, se ramassent en petites mottes compactes. - (DC)
- cassie, s. f. la quantité de liquide que peut contenir une casse : une pleine « cassie. » - (DC)
- cassie. s. f. Sachée, plein sac. (Rogny). - (DdPY)
- cassiette (une) : une casquette. - (PN-A)
- cassine, s. f. rosse, haridelle. - (DC)
- cassine. s. f. Masure, cabane tombant en ruine ; vieille brebis, brebis maigre et malade. - (DdPY)
- casson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux. - (S)
- casson, s. m. on dit des matières farineuses qu'elles sont « en cassons » lorsqu'elles se ramassent par l'effet de l'humidité et s'agglutinent en grumeaux isolés. - (DC)
- castagne. s. f. Brebis, moutons réunis en certain nombre. (Percey). — Voyez bergasse. - (DdPY)
- castille, s. f. fragment de pierre à chaux qui éclate dans le feu en soulevant la cendre. - (DC)
- castiller. v. a. Quereller, chercher noise, chercher castille. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- castrer, v. a. châtrer. - (DC)
- catamoise. s. f. Fille. Se dit le plus souvent en mauvaise part. Ainsi , à Auxerre, il y a quelque 80 ans, il n’était pas rare d’entendre une mère irritée traiter sa fille de catamoise. - (DdPY)
- cataplame. s. m. cataplasme. - (DC)
- catareu, euse, adj. sujet à se gâter, à se corrompre, à perdre en qualité, chanceux : ce commerce est « catareux », cette affaire est « catareuse. » - (DC)
- catécime, s. m. catéchisme. - (DC)
- câteline, nom de femme pour Catherine. - (DC)
- catère : épilepsie, convulsion. - (PA)
- catherinette. s. f. Couturière, fille qui a coiffé sainte Catherine. - (DdPY)
- catiau, s. m. château. On donne par courtoisie ce nom à toutes les maisons bourgeoises attachées à un domaine d'une certaine importance. Le château en Morvan est le principal « châ » du pays, voilà tout. - (DC)
- catiche, catin : poupée, femme de mauvaise vie. - (S)
- catichimeux. s. f. Enfant qui fréquente le catéchisme. - (DdPY)
- catifère : en mauvaise santé. - (PA)
- catin, cataut. s. f. Poupée ; femme de mauvaise vie. A Saligny, le nom de catin se donne aussi quelquefois à un petit agneau, sans doute parce qu’on joue avec lui comme avec une poupée. - (DdPY)
- catin, s. f. poupée d'enfant. - (DC)
- catiner. v. n. Jouer à la poupée, faire, habiller des poupées. - (DdPY)
- catinier. s. f. Petit garçon qui aime à jouer avec les filles, à la poupée. - (DdPY)
- câtu, s. m. pays lointain, au dehors, à l'étranger; « voir du câtu », c'est voir du pays. - (DC)
- caublin (A). Locut. adverb. A califourchon. Porter un enfant à caublin. (Migé). - (DdPY)
- caud : sans queue. - (PA)
- caue (d’à). Locut. interrogat. D’à cause ? Pourquoi ? C'est un synonyme du qu' avis de la Puysaie. - (DdPY)
- caugnon. s. m. Petit souchon de bois. Du latin cauda. - (DdPY)
- causer : parler. - (S)
- causou, ouse, s. m. et f. causeur, bavard, musard : « un causou, une causouse. » - (DC)
- caussée, s. f. ouvrage fait à bâtons rompus, à moments perdus : « i l'é fé ai caussées », c’est-à-dire à plusieurs reprises. - (DC)
- caut, couaut (du latin caulus). s. m. Abri. Se mettre caut, à caut, à couaut, à la caut, à la cauïaut, se mettre à l’abri. Les formes couaut, cauïaut et mieux, selon nous, cauïau, semblent préciser davantage qu’on se met à l’abri de la pluie, de l’eau, de ïau. - (DdPY)
- cautère : emplâtre (ç'ai pas pu d'aution qu'un cautère su eune jambe de bois). - (S)
- cauti ne, s. f. femme câline, enjôleuse, qui flatte par intérêt. - (DC)
- cautin. adj. Cauteleux. (Vassy-sous-Pisy.) - (DdPY)
- cauver. v. n. Causer. - (DdPY)
- cavalerie. s. f . Race, espèce chevaline. La Puysaie élève, nourrit une belle cavalerie. - (DdPY)
- cavon, caveron. s. m. Petit caveau en contrebas d’une cave. - (DdPY)
- câvre, s. f. cave, lieu souterrain : « voiqui lai quié d'lai câvre », voici la clef de la cave. - (DC)
- ce, prép. chez. « a n'ô pâ ce lu », il n'est pas chez lui. - (DC)
- céguéri. s. m. Céleri. (Coulours). - (DdPY)
- celai, pron. démonst. cela. On prononce ç'lai. - (DC)
- celé (En) locut. adv. A l’abri. Etre en celé, se mettre en celé, être à l’abri, être à couvert, se mettre à l’abri, se mettre à couvert, être caché. Du latin celari . — Voyez encelé. - (DdPY)
- cemenére, s. f. chenevière. - (DC)
- cemenot, s. m. petit chemin, sentier dans les champs. - (DC)
- cemenotte, s. f. chanvre qui a été tillé. - (DC)
- cemie, s. f. chemise. - (DC)
- cemingn', s. m. chemin, sentier, voie. - (DC)
- cenale, s. f. cenelle, fruit de l'aubépine et non du houx. - (DC)
- cenalé, s. m. cenellier, aubépine ou épine blanche ; arbuste qui produit les cenelles. - (DC)
- cenchaubin-cenchaupâ, loc. il importe peu ; cela est ou n'est pas ; il est possible que oui ou que non. - (DC)
- cencitrou. s. f. Sorte de pâtisserie grossière. (Armeau). - (DdPY)
- céneviau, s. m. filet de pêche. - (DC)
- cenie, s. f. cendre chaude, sous laquelle il y a encore du feu. - (DC)
- cenise. s . f. Cendre rouge d’un foyer ardent. De cinis. (Perrigny-les-Auxerre). - (DdPY)
- cenre : cendre. - (S)
- cenre, s. f. cendre, poussière des matières brûlées. - (DC)
- cenré, s. m. linge qu'on étend sur la cendre du cuvier où se fait la lessive. - (DC)
- cenrer, v. a. cendrer, mettre de la cendre. « cenrer » un champ. Une terre bien « cenrée » donne une bonne récolte. - (DC)
- cenrou, ouse, adj. cendreux, couleur de cendre ; rempli de cendre, couvert de cendre. - (DC)
- cêqhie, s. m. cercle. Se dit principalement des cercles de futailles : « eun cêqhie de châgne », un cercle de chêne. - (DC)
- céqhier, v. a. mettre un cercle à un tonneau. - (DC)
- cèque, ceiquïe. s. m. Cercle. (Menades). - (DdPY)
- cequi, pron. démonstr. ceci ; en opposition avec celai = cela : « c'qui ô ai moue, c'lai ô ai toué » ; ceci est à moi, cela est à toi. - (DC)
- cercœur. s. m. Cercueil. - (DdPY)
- cerège. s. f. Cerise. - (DdPY)
- cerégier. s. m. Cerisier. (St-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- cerfeu, s. m. cerfeuil, plante potagère. - (DC)
- cerie, s. f. cerise, fruit du cerisier : « eune c'rie meure. - (DC)
- cerïé, s. m. cerisier, arbre qui porte les cerises : « eun ç'rié sauvaige «, un cerisier sauvage, un griottier. - (DC)
- cerner, v. a. châtrer. - (DC)
- cerson. s. m. Cresson. (Ghigy). - (DdPY)
- certain, e, adj. assuré, digne de confiance, d'une qualité reconnue. On dit d'un remède éprouvé qu'il est «certain », d'une vache prise à l'essai qu'elle n'est pas « certaine. » - (DC)
- cérusien. s. f. Médecin, chirurgien. - (DdPY)
- cervalle : cervelle. - (S)
- cetele-qui, pron. démonst. celle-ci. on prononce souvent « c'tel-quite». - (DC)
- ceti-lai, pron. démonst. des deux genres. celui-là, celle-là par opposition avec « cetu-qui » et a « cetele-qui », celui-ci, celle-ci, au pluriel «cé-qui», ceux-ci et celles-ci ; « cé-lai » pour ceux-ci et celles-là. - (DC)
- cetu-qui, pron. démonst. celui-ci. - (DC)
- ceu, ceute, ceus, cé, adj. démonst. ce, cette, ces : « çô l'ceu qui vô-z-é s'coru », c'est celui qui vous a secouru ; « ceute fonne-laite », cette femme-là ; « i veu i aller ceus ou ce jors-qui », je veux y aller ces jours-ci. - (DC)
- ceule, pronom. celle : « ceule-quite », celle-ci. - (DC)
- ceumetére, s. m. cimetière. - (DC)
- ceum'tére : cimetière. - (S)
- ceum'tié : cimetière. - (SBB)
- ceviée. s. f. Civière. (Menades). - (DdPY)
- cevrosse, s. f. la partie d'un grenier, d'un fenil, qui se trouve le long des murailles, sous le toit, sous les chevrons. - (DC)
- ch' tit : mauvais. Egalement : avare. Ex : "C't'houmme-là, c'est du ch'tit !" On peut même ajouter : "Ch'tit, fini ch'tit !". C'est en quelque sorte un superlatif. Il peut aussi arriver (et ça s'est vu), que la femme soit ch'tite. - (VDB)
- ch' vau : cheval. Quoique le plus souvent on élevait et attelait les "j’mens". Ces animaux, quand ils devaient être plusieurs pour un charroi étaient attelés en flèche (jamais en couple). Un homme spécialisé promenait l'étalon dans la campagne, pour la bonne cause. - (VDB)
- ch’line. s. f. Chenille. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- ch’mi de far : chemin de fer. - (HV)
- ch’not, chenot. s. m. Chenet. - (DdPY)
- ch’tel. s. m. Cheptel, qu’on devrait prononcer chetel , mais que partout on prononce ch' tel. - (DdPY)
- ch’tit, ch’tite (pour chétif, chétive). adj. Qui est dans un état de maigreur et de santé à faire pitié. — Au figure, avare, ingrat, méchant. - (DdPY)
- cha(i)pouter : tailler irrégulièrement ou d'une façon grossière, sans soin. - (SP)
- châ, s. m. colle de farine à l'usage des tisserands. - (DC)
- châ, s. m. corps de bâtiment pris isolément. Une maison, une grange, une écurie, forment trois « châs » distincts. - (DC)
- châa ! interj. dont on se sert pour faire avancer les bœufs attelés. - (DC)
- chabine. s. f. Housse de collier en peau de mouton. De chabin, mouton. - (DdPY)
- chabler. v. a. Abattre des fruits à coups de perche, à coups de gaule. (Bléneau). - (DdPY)
- chabouéchi, chatbouécheri. subs. m. Chauve-souris. (Domecy - sur-le - Vault, Etivey). - (DdPY)
- chabouiller. v. a. Emmêler. Chabouiller les cheveux. (Vertilly).— Jaubert donne chaboulé , ébouriffé. - (DdPY)
- châbre, s. m. sabre. - (DC)
- chabrot (faire) : mettre du vin dans le potage. - (S)
- chacagnat (nom masculin) : lit mal fait... ou pas fait du tout. - (N-M)
- chacane. s. f. Viande. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- chacignon, s. m. chignon, le derrière du cou, la nuque. - (DC)
- chacon. s. m. Enveloppe épineuse de la châtaigne. - (DdPY)
- chacou. s. m. Gros couteau. Du bas latin chicia hache, cognée. (Tronchoy). - (DdPY)
- chacouéner, chacoiner, chagoiner. v. a. Chapoter, enlever des copeaux d’un morceau de bois. De chacou, gros couteau, ou de chacia , hache, cognée. - (DdPY)
- chacueugne. pron. ind. m. et f. Chacun, chacune. (Athie). - (DdPY)
- châdougnerà, s. m. chardonneret, oiseau. - (DC)
- chadrat, ate. adj. des 2 genres. Grand et fluet, sec, maigre. (Percey). - (DdPY)
- châdron, chaiseron. s. m. Ustensile en terre percé de trous pour faire égoutter les fromages. (Armeau). - (DdPY)
- chadron. s. m. Chardon. (Argentenay). - (DdPY)
- chadronnet. s. m. Chardonneret. - (DdPY)
- chafauder : battre un arbre avec une perche pour faire tomber les fruits (les noix). Mais aussi, plus malicieusement lutiner, secouer, battre. Usage large. Ex : "Si té continues, té vas t'fée chafauder vieux lougaïon !" - (VDB)
- chafauder. s. m. Harceler, tourmenter. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- chafaut : plancher partiel dans la grange (voir voûlin), grenier à fourrage. - (S)
- chaffaud : grenier à fourrage. On meto le foin sur le chaffaud : on mettait le foin dans le fenil. - (SGC)
- chafrignard. adj. Déplaisant, grognon, peu endurant, ce qu’on appelle un mauvais coucheur. - (DdPY)
- chafrignier. s. m. Difficile dans le manger. (Plessis-St-Jean). — Voyez Poqueux. - (DdPY)
- chagnar, s. m. sournois, cafard, un homme en dessous comme on dit vulgairement. - (DC)
- chagnard : grincheux, pas franc. - (PA)
- châgnard : personnage incommode, dur (comme le chêne), entêté. Ex : "Toun' houme, ma fille, c'est du châgnard ! N'a rin à lui die." - (VDB)
- chagnard. adj . Dur, coriace (Etais). — A Villiers-Saint-Benoît, s’emploie substantiellement et signifie bois revêche, homme rechigné, d’un caractère difficile. - (DdPY)
- châgne (nom masculin) : chêne. - (N-M)
- châgne : chêne. - (PA)
- châgne : chêne. - (S)
- châgne : un chêne. - (SP)
- châgne : chêne. Ç'o biau un grou châgne : c'est beau un gros chêne. - (SGC)
- châgne : chêne. Arbre royal et respecté. - (VDB)
- châgne, s. m. chêne. Morvan prononce çâgne : « miçante rouette de çâgne i va t'quiorde », mauvaise branche de chêne je vais te tordre. - (DC)
- châgne. s. f. Chêne. Ç’t’ année, gna ben de l’égland su les châgnes. - (DdPY)
- châgneai, s. m. bois de chênes. Ne s'emploie guère qu'au pluriel : « les châgneais. » - (DC)
- châgneau, s. m. bois de chênes. - (DC)
- châgne-forché, loc. chêne-fourchu. Le jeu de « châgne-forché » consiste à se maintenir, en s'appuyant sur les mains, la tête contre terre et les jambes dressées en l'air avec un certain écartement. - (DC)
- châgniau. s. m. Petit chien. - (DdPY)
- chagnon (nom masculin) : partie arrière du cou, là où l'on dépose une charge à porter. - (N-M)
- chagoiller. v. a. Chatouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- chagreigne. s. m. Chagrin. (Ménades). - (DdPY)
- chagreillot : chatouille. - (SGC)
- chagrillot : chatouille. - (S)
- chagrillot, chagriot, chastouillot. s. m. Action de Chatouiller, chatouillement. — On dit faire Chatouillot , faire chagrillot, pour chatouiller. - (DdPY)
- chagriot, s. m. chatouillement: « faire le chagriot », chatouiller. - (DC)
- chagrognat. adj. Difficile. (Bagneaux). - (DdPY)
- chagroulé, e, part, passé d'un verbe chagrouler inusité à l'infinitif. Fendillé, crevassé. Se dit surtout de la terre soumise à l'action de la gelée. - (DC)
- chagrouleman, s. m. action de la gelée sur la terre qui se désagrège, se crevasse, se fend. Le « chagrouleman » est très nuisible aux récoltes, parce que les plantes d'un sol « chagroulé » se trouvant déchaussées sont exposées sans abri aux intempéries de la saison. - (DC)
- chahuter, v. a. tracasser, harceler, quereller. - (DC)
- chaichot, chéchot (pour fachot). s. m. Petit sac. (Girolles). - (DdPY)
- chaïcle. s. f. Chasuble. (Ménades). - (DdPY)
- chaicun, pronom distributif. chacun, chaque personne, toute personne, qui que ce soit. On dit en Morvan comme en bourgogne : « un chaicun plieure, un chaicun grogne. » - (DC)
- chaîdon. s. m. Chardon. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- chaillâs, cheillâs, s. m. tiges de chanvre et en plusieurs lieux de lentilles, de pois, lorsqu'elles sont dépouillées et réduites à l'état de paille sèche. - (DC)
- chaillé : lait caillé. Ex : "Té doun’ras l’chaillé au couchon". - (VDB)
- chaillot, s. m. petite pierre qui se trouve par bancs dans certains terrains. Lorsque le « chaillot » se désagrège, il forme une espèce de gros sable qu'on appelle « cran. » - (DC)
- chaillot. s. m. Chaseron, moule à fromage. (Accolay). - (DdPY)
- chaillotte. s. f. Caillotte, menu caillou, menue pierre. - (DdPY)
- chaillottière. s. f. Amas de menues pierrailles dans un champ. De chaillotte, petit caillou, et du latin calculus. (Saint-Denis-sur-Ouanne). - (DdPY)
- chaillou, caillou, pierre, roche. Ne figure plus que dans les noms de lieu : le moulin de chaillou près de Saulieu. - (DC)
- chaillou, s. m. Caillou. - (DdPY)
- chaillouter. v. a. et n. Jeter des pierres, des cailloux. (Villeneuve-les-Genèts). - (DdPY)
- chailmineman, s. m. action de la gelée qui soulève la terre, qui la désagrège et la fait tomber en poussière. - (DC)
- chailminer, v. n. se dit de la terre que l'action de la gelée soulève et réduit en poussière. - (DC)
- chainde, cheindre : chanvre se cultivant en début du siècle pour faire des draps, des cordes. Tu mettos le cheindre aigé dans le rû : tu mettais le chanvre rouir dans le ru. - (SGC)
- chaîneau : chéneau. - (S)
- chaineau, s. m. chenal, chéneau, gouttière qui reçoit les eaux du toit. - (DC)
- chainette, s. f. échenal, gouttière. - (DC)
- chaingnon. s. m. Chaînon. (Sommecaise). - (DdPY)
- chaipaie : chapeau. - (S)
- chaipeai, s. m. chapeau. Morvan. «chapiau». - (DC)
- chaipelet, s. m. chapelet. - (DC)
- chaipite, s. m. chapitre. - (DC)
- chaipouter, v. a. tailler, hacher le bois avec la cognée, la serpe ou tout autre instrument tranchant. Tous nos paysans « chaipoutent » plus ou moins, mais assez grossièrement. - (DC)
- chaipoutou, s. m. celui qui hache, qui coupe, qui travaille le bois plus ou moins adroitement. - (DC)
- chaique, adj. des deux genres. chaque. - (DC)
- chair : char, chariot. - (S)
- chair, s. m. char, chariot ; longue voiture à quatre roues qui sert à divers usages et qui est d'un emploi général dans une grande partie du Morvan. - (DC)
- chairboiller, v. a. noircir, salir, rendre terne ; au figuré assombrir. - (DC)
- chairbonette, chairbounette, s. f. menu bois façonné régulièrement comme le bois de moule pour être converti en charbon. - (DC)
- chairbonnette : charbonnette. - (S)
- chairbouéiller : barbouiller (couleur ou digestion). - (S)
- chaircuitier, chertuquier. s. m. Charcutier. - (DdPY)
- chaire : chaise. - (HV)
- chaire. s. f. Chaise. C’est l’ancienne prononciation conservée dans plusieurs de nos campagnes, dans celles de la Puysaye notamment, et l’on dit d’ailleurs, quelquefois, l’un pour l’autre. - (DdPY)
- chaireter (se) : s'asseoir. - (HV)
- chairetin, s. m. charretin, carcasse de charrette, la charrette sans les roues. Se compose de l'aiguille, des deux gouttereaux et des épares. - (DC)
- chairger : charger. - (S)
- chairgi, e, part, passé. chargé. - (DC)
- chairme : charme. - (S)
- chairmer, v. a. charmer, exercer une action extranaturelle à l'aide de la magie, fasciner. - (DC)
- chairogne : charogne, mauvaise bête. - (S)
- chairoi, s. m. charroi, transport d'un lieu à un autre au moyen de bœufs ou de chevaux attelés : être en bon « charroi », au figuré, être en bonne voie, en bon chemin, dans une entreprise. - (DC)
- chairotte : charrette, carriole. - (S)
- chairotte, s. f. charrette, voiture à deux roues attelée de bœufs ou de vaches. Morvan. : « çarotte, çairotte. » - (DC)
- chairpentier : charpentier. - (S)
- chairrére : charrière, chemin forestier. - (S)
- chairrûe : charrue. - (S)
- chair'tier : charretier. - (S)
- chairue, s. f. charrue, inslrument de labourage. - (DC)
- chaise, s. f. maison, chaumière, cabane. - (DC)
- chaisière. s. f. Grand panier en osier pour faire sécher les fromages. (Armeau). - (DdPY)
- chaisse : chasse. - (S)
- chaissot : petit sac, sachet. On meto les résidus dans un chaissot : on mettait les résidus dans un sachet. - (SGC)
- chaissoû : chasseur. - (S)
- chalante, chalanton. s. m. Charançon. - (DdPY)
- chaleil (nom masculin) : lampe à huile. (voir bitouze). - (N-M)
- chaler. v. n. Etre essouflé, haleter, perdre haleine par suite d’une course rapide ou de grands efforts. - (DdPY)
- chalibaude, chalibaudée, charibaude. s. f. Sorte de flambée, vive, pétillante, qui passe vite, mais qui réchauffe et ragaillardit. Ces trois mots, croyons-nous, doivent être des formes ou, plutôt, des altérations de chaliborde. - (DdPY)
- chaliborde. s. f. Feu de la Saint-Jean, feu de joie. Du latin calere , chauffer, et de borde, lieu de débauche, endroit où l’on s’amuse. - (DdPY)
- chalier, écholet : échelle double installée en permanence pour favoriser le passage d'une haie. - (SGC)
- châlit, s. m. châlit, bois de lit, très usité pour désigner la carcasse entière d'un lit qui se compose du châ et du coucher. - (DC)
- chalivoili. s. m. Charivari. (Ménades). - (DdPY)
- chalmais. s. m. Chalumeau. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- châloin. s. m. Moule à fromage. (Girolles). - (DdPY)
- chalûreu, euse, adj. la chaleur atmosphérique : « le temps est trop « chalûreu », — la journée a été bien « chalûreuse ». « céléreu ». - (DC)
- chambellan : gentilhomme chargé du service de la chambre d'un monarque. - (QLT)
- chamberiée. s. f. Chambrière, petite pièce de bois servant à soutenir une voiture horizontalement. (Bléneau). - (DdPY)
- chambière : servante dans les maisons bourgeoises. - (SGC)
- chambieux. s. m. Cordon pour soutenir la quenouille à l’épaule. De châble, châbleau, châbiau, chambiau. - (DdPY)
- chambleire, s. f. chambrière, femme attachée au service d'une maison bourgeoise, qui ne travaille pas aux champs, mais à l'intérieur. « çambière, çambiée. » - (DC)
- chambr'aute, s. f. chambre haute ; chambre des étages placés au-dessus du rez-de-chaussée. C’est presque un château en Morvan qu'une maison ayant des « chambr'autes. » - (DC)
- chambre ai for : pièce dans laquelle se trouve le four. - (S)
- chambrier : grand officier qui était chargé du service de la chambre du roi. - (QLT)
- chambrier. s. m. Locataire, qui occupe une ou deux chambres. - (DdPY)
- chamiée : chénevière (pièce de terre plantée de chanvre). - (SBB)
- chamiée : chanvrière. - (VDB)
- chamiée, chemiée, caimiée. s. f . Chènevière. - (DdPY)
- chamipier, v. a. conduire aux champs, mener paître. - (DC)
- chammiée, chamnée, cemnée : chenevière. - (HV)
- champ, nom de loc. nous avons en nivernais et particulièrement en Morvan près de deux cents noms de lieu qui sont tirés de champ avec ou sans qualification. - (DC)
- Champaie : Champeau. - (S)
- champaigne, s. f. plaine, endroit plat relativement aux terrains qui l'environnent. - (DC)
- champ-de-chaudron (le), jeu de la marelle ; jeu d'enfant qui consiste à faire sauter une pierre d'un champ circonscrit, en sautant sur un pied. - (DC)
- champier (verbe) : conduire le bétail aux champs pour le faire paître. - (N-M)
- champier : envoyer ailleurs, chasser. - (S)
- champignot , champouègnot : champignon. - (S)
- champignot : champignon. - (SGC)
- champignot, s. m. champignon. - (DC)
- champlain, s. m. quelques parties du Morvan donnent ce nom à un espace libre, à une place publique où se tiennent les foires, apports ou marchés. Sur le champlain de Château-Chinon s'élevait le gibet seigneurial. - (DC)
- champler. v. a. et n. Geler, être saisi par la gelée. Se dit du bois de la vigne. - (DdPY)
- chamployage, champoiance : droit de faire paître les bestiaux dans les bois seigneuriaux. - (QLT)
- champlure. s . f. Action de la gelée sur la vigne. - (DdPY)
- champoué. s. m. pacage, pâturage. On dit aussi « champiaige » = champiage : « al é eun bon champoué ai l'entor de lu », il a un bon pacage dans ses environs. - (DC)
- champouéyer, v. a. pâturer, faire paître les animaux. S’emploie absolument : « champouéyer» dans les bois. - (DC)
- chan, s. m. côté, tranche. Mettre « de chan, sur chan » = de côté, sur le côté. Être « sur chan » est l'opposé d'être à plat. - (DC)
- chanbe, chande, chanble et chambre. s. m. Chanvre. - (DdPY)
- chanchounette, s. f. tresse de cheveux que les femmes ramènent sur la tête lorsqu'elles se coiffent : « une chanchounette bionde. » « chonette, chounette ». - (DC)
- chanchue, s. f. sangsue. - (DC)
- chandeille, s. f. chandelle. - (DC)
- chandelage, s. m. action de la gelée qui soulève les terres en formant à la surface une forêt de petites aiguilles ou chandelles de glace. Le « chandelage » est souvent funeste aux récoltes en déracinant les céréales qui restent, pour ainsi dire, suspendues en l'air. - (DC)
- chandeler, v. n. se dit des terres arénacées qui se soulèvent par l'effet de la gelée en formant une multitude de petites chandelles ou aiguilles de glace, lesquelles supportent une légère croûte de terrain. - (DC)
- chandeleuse (la), la chandeleur, fête de la présentation de notre-seigneur au temple. - (DC)
- chandelle : chandelle. Mais aussi lampe à pétrole mobile, sur pied, pour l'éclairage domestique. Pour l'éteindre : "On tuait la chandelle". Le pétrole était dit, techniquement : pétrole lampant. - (VDB)
- chandelle. s. f. Tout ce qui éclaire artificiellement. Chandelle de suif. Chandelle de cire (cierge, bougie). Chandelle d’huile (lampe). Du latin candela. - (DdPY)
- chandié, s. m. syncope de chandelier. - (DC)
- chandier, chand’lé, changlé, changuier. s. m. Chandelier. - (DdPY)
- châner. v. n. Braire. - (DdPY)
- changhassier, changeoquer, changottier s. m. Qui aime le changement, qui change souvent, particulièrement les ouvriers, les domestiques. - (DdPY)
- changuelle. s. f. Chandelle. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- changuier. s. m. Sanglier. — Se dit aussi, dans quelques localités, pour chandelier. - (DdPY)
- chani : se prononce : chan - ni. Moisi, solides comme liquides. Impropre à la consommation. Ex : "Tin ! ar'gade don nout' pain, il est tout chani !" - (VDB)
- channe. s . m. Chanvre. (Rugny). - (DdPY)
- channer. v. a. et n . Ouvrir la bouche en écartant les lèvres et montrant les dents, ainsi que fait l’âne quand il veut braire. — Voir châner. — Se dit, à Auxerre, pour avaler, pour boire. - (DdPY)
- chan-ni : moisi. - (PA)
- channi, ie. adj. Chanci, moisi. Du pain channi. - (DdPY)
- channi, v. n. chancir, moisir, couvrir de moisissures : du pain « channi », du fromage « channi. » - (DC)
- channir. v. n. Chanier. Du latin canere, canescere , blanchir, être blanc de moisissure. - (DdPY)
- chanpleure, s. f. robinet de tonneau, cannelle par où s'écoule le vin, la bière, etc… - (DC)
- chansonnet. s. m. Sansonnet, oiseau. - (DdPY)
- chantain. s. m. et chantagne. s. f. Châtaigne. - (DdPY)
- chanteai, s. m. chanteau, morceau, quartier de pain. « chantiau, chanquiau. » - (DC)
- chantiau (nom masculin) : entame du pain. - (N-M)
- chantiau : partie d'une miche de pain, le quignon. - (SGC)
- chantiau : morceau (principalement de pain). Ex : "Coupe moué don un chantiau d’pain pour fini mon froumage !" - (VDB)
- chantié, s. m. sentier, chemin de traverse, - (DC)
- chantille. s. f. A Auxerre, on entend par ce mot un contre-mur de briques sur plat élevé dans la cheminée de fond en faîte. - (DdPY)
- chantou, ouse, s. chanteur, chanteuse. « çantou, çantoure. » - (DC)
- chantre, s. f. jante de roue. - (DC)
- chantre, s. f. Jante de roue. (Argentenay). - (DdPY)
- chaot, chaon (prononcez chahot, chahon). s. m. Se dit par contraction de chaillot et chaseron, moule à fromage. - (DdPY)
- chapais, chaipiau, chépias. s. m. Chapeau. - (DdPY)
- chapé, e. nom de bœuf ou de vache. Désigne plus particulièrement les bêtes à cornes qui ont la tête blanche ou blonde. « çaipé ». - (DC)
- chape, ér. adj. Se dit d’une bête à cornes mouchetée de blanc et d’autres couleurs à la tête. De caput , tête, ou capeline, chapeau. - (DdPY)
- chapen, s. m. sapin. - (DC)
- chapiau (un) : un chapeau. - (PN-A)
- chapiau, s. m. chapeau. - (DC)
- chapier. s. m. Chapelier. (Massangy). - (DdPY)
- chapigner. v. a. Quereller, injurier, houspiller. — Se chapigner. v . pronom. Se quereller, se prendre aux cheveux. De caput. (Bléneau, Saint-Florentin, Percey). — On dit aussi chapiner. - (DdPY)
- chapitchau, chapiquiau, chapiteau. s. m. Hançar. (Béru). — En Puysaie, on appelle chapiteau une sorte d’appentis qui abrite la porte d’entrée de quelques églises. - (DdPY)
- chapitre : assemblée de chanoines. - (QLT)
- chaplu, adj. chappé. Se dit du grain lorsqu'il n'est pas encore sorti de son enveloppe ou balle : « du blé chaplu. » - (DC)
- chapon, s. m. grain qui ne s'est pas dépouillé sous le fléau, qui est demeuré dans la balle. - (DC)
- chapon. s. m. Brin de sarment qui, au moment de la taille de la vigne, est coupé dans une mère-branche, pour être planté. (Auxerrois). - (DdPY)
- chapoter, chapouter. v . a. Couper, tailler une pièce de bois maladroitement, grossièrement, avec un mauvais instrument ; coupasser un morceau de bois pour faire de menus copeaux. - (DdPY)
- chapouner, se dit des incisions qu'on fait dans l'écorce d'une branche et à distances plus ou moins régulières. Après une opération de ce genre, on a un bâton « chapouné ». - (DC)
- chapoutai : couper du bois à la hache. L'hiver on vé chapouter du bois : l'hiver on va couper du bois. - (SGC)
- chapouter (verbe) : tailler du bois, généralement pour fabriquer un petit objet utilitaire. - (N-M)
- chapouter : couper comme un goujat, couper en petits morceaux. - (S)
- chapouter : couper du bois avec un couteau. - (PA)
- chapoutoir, chapotoir. s. m. Billot de bois monté sur trois pieds, qui sert pour chapouter. - (DdPY)
- chappé : nom d'un bœuf d'attelage moucheté de blanc sur la tête. - (SGC)
- chapu. adj. Couvert, enveloppe d’une chape. — Blé chapu , blé tellement serré dans sa balle, dans sa chape , qu’un premier tour de tarare ne suffit pas pour l’en débarrasser et qu’il faut lui donner pour cela un second tour. - (DdPY)
- chaqueigne. Pron. indéfini. Chacun. (Ménades). - (DdPY)
- char, s. f. chair. - (DC)
- charbouillé : barbouillé (de charbon). - (PA)
- charcher, chorcher. v. a. Chercher. - (DdPY)
- charcheux. s. m. Qui cherche. — Charcheux de pain , mendiant. - (DdPY)
- charder, v. n. pleurnicher. se dit d'une personne qui pleure ou grogne à tout propos et sans motif. - (DC)
- chardougnot. s. m. Chardonneret. - (DdPY)
- chareire, s. f. charrière, chemin, sentier réservé dans les bois pour le passage des voitures. Morvan «çareire». - (DC)
- charenton, chérenton. s. m. Charançon. - (DdPY)
- charfeu. s. m. Cerfeuil. (Diges). - (DdPY)
- chargeon. s. m. Poignée de tiges de chanvre. — Se dit plus particulièrement de l’un des douze paquets de chanvre qui forment la masse ou bargée qu’on met baigner dans l’eau pour le rouissage. - (DdPY)
- charger, v. a. prendre, au figuré, et s'applique surtout aux maladies. - (A)
- charier (se), v. réfl. aller en voiture : « i m'seu chârié ai Sauleu », je suis allé en voiture à Saulieu. - (DC)
- charlette, nom propre de Charlette. - (DC)
- charli, nom propre, diminutif de Charles. - (DC)
- charlot (le), loc. « avoir le charlot, » être d'humeur flegmatique, molle, paresseuse. - (DC)
- charmer, v. a. avoir en germe, couver une maladie : il y a longtemps qu'il « charmait » ces fièvres-là. - (DC)
- charnat, charnin, charnon. s. m. Bourbillon, chair corrompue sortant d’une plaie. Du latin caro. - (DdPY)
- charnateux. s. m. Terre forte, caillouteuse. (Saligny). - (DdPY)
- charnié, s. m. échalas, pau de vigne. - (DC)
- charnier : échalas. - (PA)
- charniole : plante : ortie royale on dit aussi « chaveniole ». La charniole salissot les blés : l'ortie royale salissait les blés. - (SGC)
- charnon, chargniot. s. m. Voyez charnat. - (DdPY)
- charotte. s. f. Petit charrette. Montaigne parle quelque part des chariottes. (Argenteuil). - (DdPY)
- charpion. s. m. Se dit pour sarpion, sarpillon, petite serpe. - (DdPY)
- charpir. v. a. Emmêler. (Étivey). - (DdPY)
- charreau, charrée, charrier, charroi, charroué. Voyez cherroux. - (DdPY)
- charrée : pièce de toile portée sur l'épaule qui contenait le grain à semer à la volée de l'autre main. - (SGC)
- charrée : pièce de toile sur laquelle on mettait la cendre sur le cuvier à lessive (début 20ème siècle). - (SGC)
- charreiger. v. a. Charroyer. - (DdPY)
- charriée (pour charrière). s. f. Voie, passage tracé par une charrette dans une forêt, dans un pâturage ou dans un champ. - (DdPY)
- charriée : panier de séchage de fromage (principalement) à anse et claire-voie de planchettes que l'on accrochait au plafond. Le crochet était souvent constitué d'une branche coupée, avec sa sous-branche, en forme d'hameçon, pointe en bas. Comme l'ensemble était assez haut, on appelait un homme de haute taille un grand "dépand'leux d'charriée", avec assez souvent une connotation péjorative, au sens de pas trop malin... - (VDB)
- charronnette. s. f. Chardonneret. - (DdPY)
- chartingne. s. m. Chariot, Charretin. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- chartre. s. f. Friche. (Sainpuits). — Dans un sens qui semble tout à fait analogue, on dit, à Auxerre, d’une personne qui est dans un état considérable de maigreur et d’étisie, qu’elle est en chartre. - (DdPY)
- charvis, chervis. s. m. Carotte sauvage. - (DdPY)
- chaseron. s. m . Vase de terre cuite percé de petits trous, dans lequel on met égoutter les fromages mous. - (DdPY)
- chassoué, chassoi, chassoir. s. m. Instrument de bois à l’usage des tonneliers pour enfoncer les cercles sur les tonneaux. - (DdPY)
- chassouée, chassoie, chassoire. s. f. Fouet, mèche de fouet. - (DdPY)
- chat (éte) : difficile (être). - (S)
- chat : gros crochet à trois branches comme un hameçon, fixé à une corde et permettant d'accrocher et récupérer les seaux tombés accidentellement dans un puits. - (SGC)
- chat chipoton (à) : petit à petit. - (PA)
- chat, chaite, adj. gourmand, friand. L’avare est toujours « chat » d'argent, la femme toujours « chaite » de chiffons ou de rubans. - (DC)
- chat, chatte et chataud, chataude. adj. Friand, friande. - (DdPY)
- chat. s. m. Crochet à quatre griffes pour retirer un seau du fond d’un puits. (Saint-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- châtaie : château. - (S)
- châtaie. s. m . Château (Athie). - (DdPY)
- châtain. s. m. Châtaigne. - (DdPY)
- chataingne, s. f. châtaigne. - (DC)
- chatel (nom masculin) : cheptel. - (N-M)
- chatelicot, s. m. petit bouquet de noisettes, de glands, de fruits enchaînés. - (DC)
- châtellenie : manoir, seigneurie, et juridiction d’un seigneur châtelain. - (QLT)
- châtelot, s. m. bouquet de noix, de châtaignes, etc… - (DC)
- châtelot. s. m. Groupe de trois objets, posés deux et un. (Béru). - (DdPY)
- chatenére, s. f. chatière, ouverture ménagée dans le toit pour le passage des chats. - (DC)
- chatenet, s. m. gourmand, friand, celui qui aime la bonne chère et recherche les morceaux délicats. - (DC)
- chaterie, s. f. friandise, sucrerie, mets délicat. - (DC)
- châtias. s. m. Château. (Domecy-sur-te-Vault). - (DdPY)
- chatiau (un) : un château. - (PN-A)
- châtillon, nom de bœuf très connu dans notre contrée. Ce nom est peut-être tiré de la couleur de l'animal plutôt que de son origine. Dans le berry et le nivernais beaucoup de boeufs sont appelés Châtain - (DC)
- châ'tlot : petit château. - (S)
- chatougniée. s. f. Chatière, chatonnière, ouverture pour les chats au bas d’une porte. - (DdPY)
- chat-qui-fou (nom masculin) : expression qui désigne un enfant remuant, qui ne tient pas en place. (Comme un chat qui est  fou). - (N-M)
- châtre, s. f. châtrure ; action de châtrer. Un porc subit « la châtre » avant d'être mis à l'engrais. - (DC)
- châtre-bique, châtre-chien : couteau (mauvais). - (S)
- châtrer : castrer. - (S)
- châtrer, v. a. raccommoder grossièrement sans y mettre de goût ou de soin. - (DC)
- châtreure, s. f. raccommodage grossièrement fait. - (DC)
- châtreure. s. f. Reprise grossièrement faite dans une étoffe, à l’imitation de celle exécutée par les Châtreux, quand ils rapprochent et cousent les deux lèvres de la plaie faite à l’animal qu’ils ont opéré. - (DdPY)
- châtreux (nom masculin) : hongreur. - (N-M)
- châtron : jeune bœuf (jeune taureau castré). - (S)
- châtron : jeune boeuf. - (SBB)
- chatron : jeune taureau n'ayant pas eu de chance pour sa future vie sexuelle. Non sélectionné pour la reproduction. Animal châtré. Agé, il deviendra un beu. Ex : "J'ons mis les châtrons au pré avec les taures." - (VDB)
- châtron, s. m. taureau récemment châtré, jeune bœuf qui n'a pas encore été soumis au joug ou qui ne l'a été que depuis peu de temps. « çâtron. » - (DC)
- châtron. s. m. Jeune boeuf nouvellement châtré et qui, pour cette raison, n’a pas encore travaillé. - (DdPY)
- châtrou, s. m. châtreur, celui qui châtre les animaux dans nos campagnes. - (DC)
- chat-rouanne. s. m. Chat-huant. - (DdPY)
- chatrue : ennui, malheur. - (SBB)
- chat-souris. s. m. Chauve-souris. - (DdPY)
- chat-vant. s. m. Chat-huant. - (DdPY)
- chaubard. s. m . Nuque, partie postérieure du cou. - (DdPY)
- chauboulé, ée. adj. Se dit d’un morceau de bœuf ou de viande quelconque mangé à moitié cuit, parce qu’on ne l’a pas laissé bouillir suffisamment dans le daubier ou la marmite. De chaud et de bouillir . — Il y a cette différence entre chauboulé et chaugrouillé, que le second de ces qualificatifs s’applique à la viande mise à la broche ou sur le gril, et l’autre à la viande mise dans un pot ou dans une casserole pour cuire en bouillant. - (DdPY)
- chauchette, s. f. chaussette, demi-bas, diminutif de « chauche » = chausse. - (DC)
- chaud (la) : la chaleur. - (SBB)
- chaud-feurdi (nom, masculin) : coup de froid qui annonce un rhume ou une grippe. - (N-M)
- chaudiére : fourneau pour la cuisson des pommes de terre pour la pâtée. - (S)
- chaudiorée. s. f. Chaudronnée. (Saint-Martin-des-Champs). - (DdPY)
- chaudrin. s. m. Chaudron. (St-Aubin-Châteauneuf). - (DdPY)
- chaudron, s. m. vase de fer blanc avec couvercle et dont on se sert pour transporter la soupe ou autres aliments lorsque les ouvriers sont répandus dans les champs. - (DC)
- chaudrotte. s. f. Petite chaudière. — A Collan, se dit d’une sorte de mollusque enfermé dans une écaille pierreuse et ressemblant à une sauterelle. - (DdPY)
- chaudru, ue. adj. Souffreteux, malingre. Jaubert donne chaudré , brûlé, desséché par la chaleur. - (DdPY)
- chaufau, s. m. échafaud, appareil composé de poteaux et de claies qui permet de s'élever plus ou moins haut au-dessus du sol. - (DC)
- chaufauder, v. n. échafauder, construire un appareil en bois pour s'élever au-dessus du sol. - (DC)
- chauffeu, s. m. chauffoir, lieu où se trouve la cheminée ; chambre à feu. - (DC)
- chauffoyé. s . m . Toute chambre pourvue d’une cheminée. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- chaufredi : chaud et froid. - (SGC)
- chaugnon, s. m. anneau qui réunit l'avant et l'arrière-train d'une charrue. « chaugnon » = chaînon. - (DC)
- chaugrue, chauboulue, chaubouillure. s. f. Echauboulure, éruption de boutons de cbaleur sur la peau. De calida bulla. - (DdPY)
- chauledru. s. m . et adj . Rusé. (Saint-Martin-Sur-Ouanne). - (DdPY)
- chauler. v. n. Pousser des tiges, des rejeton. Du latin caulis . Se dit surtout des plantes herbacées. - (DdPY)
- chaumâ, s. m. petite chaume, terre inculte et engazonnée. - (DC)
- chaume : lande communale, pâtis. - (S)
- chaume, s. f. terrain engazonné, ordinairement de peu de valeur, lande, espace vague et livré au pacage des animaux. - (DC)
- chaupiquet, s. m. saupiquet, sauce piquante où il entre beaucoup de vinaigre. - (DC)
- chaurfredis : chaud et froid. - (HV)
- chaurie. s. f. Four à chaux. - (DdPY)
- chaurier. s. m. Chaufournier. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- chausse (une) : une chaussette. - (PN-A)
- chausse : bas, chaussette. - (S)
- chausse : chaussette. Ex : "Si t'as fré aux pieds, mets don des chausses !" - (VDB)
- chausse, s. f. chausse, bas, vêtement de la jambe et du pied. « çausse. » - (DC)
- chaussie, s. f. chaussée, levée d'étang, barrage qui retient les eaux. - (DC)
- chaut. s. m. Sorte de ressort fixé au bout de la chaîne d’un puits et dans lequel on accroche le seau pour puiser de l’eau. (Soucy). - (DdPY)
- chauveau, nom de bœuf ; bœuf dont le poil est ras, non frisé. - (DC)
- chauveau, s. m. mesure de capacité ayant la forme tubulaire et contenant environ un litre. On dit d'une personne craintive qu'elle se ramasse, se resserre comme un « chauveau » d'huile. - (DC)
- chauvoucheri, s. f. chauve-souris. - (DC)
- chavange, chavanche. s. f. Viande coriace très-dure. (Bléneau). - (DdPY)
- chavant : chat-huant. - (HV)
- chavé, ée. adj. Flatteur, rusé. - (DdPY)
- chavenère. s. f. Chènevière. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- chavir, chevir. v. n. Venir à bout d’une chose, être le maître, jouir, posséder, diriger, gouverner, dompter. Du bas latin cheviare , et de chef (Caput). - (DdPY)
- chavire, v. a., jouir, user. Ex. : mon propriétaire m'a loué un grenier qui est en si mauvais état que je ne puis en chavire. - (A)
- chav'née (nom féminin) : cheminée. - (N-M)
- chavoceris. s. f. et chavoicheri et chavoichi. s. m. Chauve-souris. (Guillon, Girolles, Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- chavoix. s. m. p. Menues tiges de chanvre laissées dans les champs comme inutiles et sans valeur. - (DdPY)
- chavouchie, s. f. chauve-souris. - (DC)
- chazedatte. s. f. Petite claie d’osier, de forme ronde, pour faire sécher les fromages. On dit aussi chazelatte. - (DdPY)
- ché. s. m. chef, tête. S’applique seulement aux animaux. Autant de bœufs, de vaches, autant de « chés de neurin. » on compte aussi les chevaux, les moutons et même les volailles par « ché. » « cé. » - (DC)
- chécher, chéchïr. v. n. Sécher. - (DdPY)
- chéchon, chéchot. s. m. Petit sac. Se dit par corruption de séchot, sachot. - (DdPY)
- chechot : petit sac, sachet. Ex : "Le Marcel m'a douné un chéchot de pois à c'matin....Ca va fée un bon fricot. J'vas lui die de v'ni les gouter. Ah ! Le boun' houme !" - (VDB)
- chée, s. f. chaise, siège. Syncope de chaire ou chère, ancienne forme pour chaise. - (DC)
- cheffre, s. m. chef, celui qui commande. - (DC)
- chéhiot, chéïôt. s. m. Chariot. (Montillot). - (DdPY)
- chehot, cheneton. s. m. Chenet, petit chenet. (Argenteuil). - (DdPY)
- chéias (Y). Imparf. de l’indic. du verbe choir. Je tombais. (Coutarnoux). - (DdPY)
- chèillâs : désordre. - (S)
- cheillas : objets ou choses en désordre. Faut pas lécher les denrées en cheillas : il ne faut pas laisser le matériel en désordre. - (SGC)
- cheillots. s. m. pl . Tiges sèches de pois et de haricots écossés. (Etivey). - (DdPY)
- cheinte, cheintre et chintre. s. f. Lisière de terrain inculte, ménagée autour d’une propriété pour ne pas aboutir sur celles des voisins ou pour toute autre cause. Du latin cinctorium, ceinture. - (DdPY)
- chéle. s. f. chaise, siége où l'on s'assied, petit banc. - (DC)
- chéle. s. f. Chaise. Ce mot est usité dans beaucoup de communes. - (DdPY)
- chèmeneux. s. m. Chènevis. On dit aussi cheum'neux. (Anneau, Bléneau, etc.). - (DdPY)
- chêmer. v. n. Chômer, être privé, manquer. - (DdPY)
- chemi, s. m. chemin. « c'mingn', cemingn'. » - (DC)
- chémie : chemise. Ex : "Si té monte au bourg, mé don ène chémie prop'. Tin, mets don la neue." (Mets donc une chemise propre....la neuve). - (VDB)
- chemie, s. f. chemise, vêtement. - (DC)
- chemiée. s. f. Chènevière. - (DdPY)
- chemillole, s. f. veste ronde en boge. « chemillole » est une forme locale pour camisole. On sait que ce dernier vêtement était une sorte de veste portée par les hommes. - (DC)
- chemillot, s. m. brassière d'enfant. - (DC)
- chemïotte (pour chemisotte). s. f. Sorte de veste ou, plutôt, demi-blouse, bourgeron qui en tient lieu. - (DdPY)
- chemison. s. m . Corset d’été. (Maillot). - (DdPY)
- chem'nale : lamier pourpre, ortie royale. - (S)
- che'mnée : cheminée. - (S)
- chem'née : cheminée. On o ben vé la chem'née : on est bien vers la cheminée. - (SGC)
- chem'née, s. f. cheminée, foyer. - (DC)
- chem'non. s. m. petit chemin, sentier. - (DC)
- chemnoter, v. a. se dit des rameaux d'arbres ou d'arbustes qui sèchent et meurent, peut-être par assimilation avec la «chenevote » que l'on prononce « chemenote » dans une partie du Morvan. - (DC)
- chemnotte. s . f. Chénevotte. - (DdPY)
- chêne-drait, châgne-drait. s. m. Arbre fourchu, jeu d’enfant. - (DdPY)
- cheneille, s. f. chenille. - (DC)
- cheni, s. m. le rebut, la plus mauvaise qualité des choses, poussière, ordure : ôtez ce « ch'ni » qui est sur la soupe. - (DC)
- chenillère. s. f . Poulailler. C’est une altération de genillère, qui lui-même se dit par corruption de gelinière , le vrai mot. - (DdPY)
- chenise. s. f. Voyez cenise. - (DdPY)
- chenot, s. m. chenet de foyer. - (DC)
- chenucher. v. n. Pleurer comme un enfant. - (DdPY)
- chéon. s. f. Vase au-dessus duquel se met la fescelle remplie de fromage mou, et dans lequel s’égoutte le petit lait. Voyez d 'escelle. - (DdPY)
- chépeais : chapeau. - (HV)
- chépiau. s. m. Chapeau. (Montillot). - (DdPY)
- cher. s. m. Chariot, char. — Droit de cher, droit que possède un propriétaire de pouvoir passer librement avec une voiture dans une propriété contiguë à la sienne, soit pour les besoins de la culture, soit pour l’enlèvement de ses récoltes. Du latin carrela , carrus. - (DdPY)
- chérantie, s. f. cherté, prix élevé des denrées. Nous sommes dans un siècle de « chérantie. » - (DC)
- cherche, s. f. recherche, poursuite : il est en « cherche » de sa vache. « serche. » - (DC)
- cherchou, cherchouse de pain, s. m. et féminin celui ou celle qui cherche, qui quête, qui demande l'aumône, mendiant ou mendiante pris dans un sens favorable. « sarçou, sarçouse » ou « sarçoure. » en quelques lieux « serchou, serchoure, serchouse. - (DC)
- chère âme du bon dieu. cette locution est très usitée pour désigner les personnes défuntes. Une veuve ne parle presque jamais de son mari décédé que dans ces termes à la fois tendres et religieux. - (DC)
- chéresse, s. f. dérivation d'eau pour le service d'un moulin, d'une usine. - (DC)
- cheriot : chariot. Ils étaient longs, à 4 roues dont 2 directrices. Les 2 plus petites roues à l'avant. - (VDB)
- cherpeigne. s. f. Panier, corbeille. (Étivey). - (DdPY)
- cherpignier. s. m. Vannier, faiseur de corbeilles et de paniers. - (DdPY)
- cherriée. s . f. Cage en bois dans laquelle on fait sécher les fromages. (Chastenay). - (DdPY)
- cherroux. s. m. Grosse toile qui se met entre le linge et les cendres dans une lessive. (Guillon). - (DdPY)
- chès de neurin : tête de bétail, unité. - (SGC)
- chése : chaise. - (S)
- chêt. s. m. Chat. (Argenteuil). - (DdPY)
- chetel, ch'tel, ç'tel, s. m. cheptel, capital en bestiaux que le propriétaire confie au fermier ou au métayer ; contrat passé entre un propriétaire et un cheptelier. - (DC)
- chetelié, chtélié, ç'télié, s. m. cheptelier, celui qui prend du bétail à cheptel. Il y avait autrefois beaucoup de « ch'téliés » en Morvan. - (DC)
- chêti, ch'ti, ç'ti (au féminin ite), adj. chétif, faible, malingre, mauvais, méchant, malheureux, misérable, de mauvaise qualité. - (DC)
- chetiteté, ch'tit'té, ç'tit'té, s. f. malice, méchanceté. - (DC)
- chétiveté. s. f. Etat de ce qui est maigre, faible, souffrant, chétif. — Avarice, méchanceté, vilénie. - (DdPY)
- chéu. s. m . Crochet de fer à l’extrémité de la chaîne d’un puits, pour suspendre le seau avec lequel on veut tirer de l’eau. (Armeau). — Voyez chaüt. - (DdPY)
- cheuche : souche. - (S)
- cheuche : tête. - (S)
- cheuche : souche. - (HV)
- cheuche, s. f. souche, tronc d'arbre vivant ou mort. - (DC)
- cheuchon, s. m. petite souche d'arbre, diminutif de « cheuche. » - (DC)
- cheugne. s. f. Crottin qu’on ramasse sur les chemins, ce qu’on appelle à Auxerre une érangée. - (DdPY)
- cheugner : donner un coup, prendre. - (PA)
- cheuiller : pleuvoir faiblement. « Il en cheuille ». - (SP)
- cheuiller, chouiller. v. a. Froisser, gâter, salir, gaspiller. (Pourrain). - (DdPY)
- cheul, e, adj. seul : « aine parsonne cheule. » - (DC)
- cheum’née. s. f. Cheminée. (Etaules). - (DdPY)
- cheun'viére : chenevière (lieu planté de chanvre). - (S)
- cheupais. s. m. Chapeau. (Vassy-s-Pisy). - (DdPY)
- cheupe : touffe de cheveux. - (S)
- cheupé, part. pass. d'un verbe « cheupper » inusité à l'infinitif. Celui qui a une huppe ou une houppe sur la tête. Les poules crèvecœur sont bien « cheuppées. » - (DC)
- cheupe, s. f. chupe est pour huppe, houppe, touffe de plumes sur la tête d'un oiseau, de crins, de poils, sur la tête d'un cheval, d'un âne, etc. se dit même d'une mèche de cheveux sur la tête d'un homme. - (DC)
- cheur, s. f. sœur. - (DC)
- cheur. s. f. Sœur. (Ménades). - (DdPY)
- cheurler. v. a. Flagorner. (Rugny). - (DdPY)
- cheurotte,- s. f. sœur, petite sœur, terme d'amitié. « seurotte. » - (DC)
- cheurte : une chaise. - (SP)
- cheurter (se) : s'asseoir. - (SP)
- cheurter : asseoir. - (S)
- cheurter, v. a. asseoir. « cheurté-lu » ; asseyez-le ; « ile ô cheurtée », elle est assise. - (DC)
- cheurtot (nom masculin) : tabouret sur lequel on prend place pour traire les vaches. Un dit aussi chitot. - (N-M)
- cheurtoû : siège, chaise. - (S)
- cheurtrelle : siège. - (JFB)
- cheutai : aider. - (SGC)
- cheute, s. f. chute, action de tomber. - (DC)
- cheutrin. s. m. Rebut. (Etais). - (DdPY)
- cheuvenée. s. f. Cheminée. ( Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- cheux nous : chez nous. - (SBB)
- cheuz, prép. chez. - (DC)
- chevalière. s. f. Pas-d’Ane, tussilage. (Argenteuil). - (DdPY)
- chevau, ch'vau, g'vau, z'vau, s. m. cheval. Nous disons comme le vieux français un chevau, des chevals. - (DC)
- chevaulée, chevolée. s. f. Voyez chevelée. - (DdPY)
- chevelée. s. f. Plant de vigne, chapon qui, avant d’être planté, ayant été mis quelque temps dans l’eau ou dans une jauge de terre fraîche, y a poussé des brindilles de racines ressemblant à des cheveux. Voyez chapon. - (DdPY)
- chevenale, s. f. plante parasite des champs ; œillette sauvage. Elle produit une huile de médiocre qualité. - (DC)
- chevené, s. m. chenevis, graine du chanvre. « chamené. » - (DC)
- chevenée : chènevière (petite parcelle de bonne terre où on cultivait le chanvre). Les paysans ainmont ben leur chévenée : les paysans aiment bien leur chènevière. - (SGC)
- chevenotte, s. f. tige de chanvre dépouillée de son écorce. - (DC)
- cheveriot : chevalet – support en croix pour scier. Ex : "Oublie pas ton cheveriot si té vins pou' m' scier mon bois." - (VDB)
- cheverneau. s. m . Petit champ. (Champignelles). - (DdPY)
- chevertiau, cheverquiau. s. m. Chevreau. - (DdPY)
- chevertier (pour chévretier). s. m. Chévrier. - (DdPY)
- chevet. s. m. Tas de terre déposé en tête d’une vigne, et qui forme comme une espèce de traversin. - (DdPY)
- chévi, v. n. venir à bout, mener à bonne fin, achever, se rendre maitre de… - (DC)
- cheviâs : chevaux ; masculin : i ch'vau. - (HV)
- cheviée, s. f. civière qui sert à transporter le fumier des étables. - (DC)
- chevir : se sortir (ou pas) d'une difficulté ou d'un situation, en finir avec qqch. Tu n'en chevis point !...  Ne point « en chevir ». - (SP)
- chévir : venir à bout. - (S)
- chev'née : la cheminée. - (SP)
- chevoneau, s. m. filet de pêche. Ce filet par métonymie tire son nom du petit poisson appelé chevanne et aussi, ce semble, cheveneau. - (DC)
- chévre : robinet de tonneau. - (S)
- chevretié, s. m. joueur de cornemuse, musicien de village. En quelques lieux « cheveurtié. » - (DC)
- chevreu, s. m. chevreuil. - (DC)
- chèvrin, chèvri, chèvretin. s. m. Chèvre-feuille. (Sommecaise). - (DdPY)
- chevrotte, s. f. moyette de sarrasin ou blé noir. On met le sarrasin en petites « chevrottes » pour le garantir des mauvais effets de la pluie. - (DC)
- chevrottes : moyettes, tiges de sarrasins dressées pour le séchage. - (SGC)
- chez, nom de loc. nous avons dans le nivernais, Morvan compris, cinquante-quatre hameaux, fermes, habitations, désignés par le mot chez, très souvent accompagné d'un nom d'homme : chez Baret, chez Baron, chez Briot, chez Genty. - (DC)
- chi, adv. si, tellement, autant que… - (DC)
- chiainte : bande de terre à chaque extrémité de la parcelle qui permet de manœuvrer avec le tracteur. - (JFB)
- chiairaigne, s. f. charogne, carcasse d'un animal mort. Se dit en parlant d'un mauvais chien et quelquefois des personnes comme terme injurieux. - (DC)
- chiaissaule, s. m. fouet, courroie, lanière. - (DC)
- chiaisse, s. f. chasse : « i va ai lai chiaisse », je vais à la chasse. - (DC)
- chiaisser, v. a. chasser, aller à la chasse. - (DC)
- chiaissot : petit sac, sachet. - (S)
- chiaissot, s. m. petit sac en toile ou en peau. - (DC)
- chiaissou, s. m. chasseur, celui qui va à la chasse. - (DC)
- chiâler : pleurer. - (S)
- chianner, v. n. pleurnicher, pleurer à tout propos, sans motif. On prononce « chian-ner. » - (DC)
- chianton. s. m. Charançon. (Étais). - (DdPY)
- chiau, chiou. s. m. Petit chien. - (DdPY)
- chiau, s. m. seau pour puiser de l'eau. - (DC)
- chiauler, chiouler. v. n. Piailler, pleurnicher. (Vallery). - (DdPY)
- chicanoû : chicanier. - (S)
- chicanou, ouse, s. et adj. chicaneur, celui qui chicane. - (DC)
- chicard. adj. Fin, beau, recherché. — Chicocandard semble être comme une sorte de superlatif de chicard. — Dérivé de Chic. - (DdPY)
- chicatouèe, chirouée. s. f. Lieux d'aisances. (Charentenay, Diges). - (DdPY)
- chiche ! Exclamation. C’est un terme de défi par lequel on provoque, on excite quelqu’un à faire une chose, le plus souvent repréhensible. Ainsi, dites à un jeune garçon porteur d’un panier d’œufs : Chiche d'œufs! Si c’est un écervelé, il prendra ses œufs et vous les lancera par la figure. Il en est d’autres plus écervelés encore, qui font, en quelque sorte, la provocation eux-mêmes ; un ivrogne un peu surexcité vous criera, par exemple : Dis-moi chiche ! et i’te fich’ la bouteill’ pa l’bê. - (DdPY)
- chichine, s. f. mauvaise viande, chair de rebut. - (DC)
- chicorée : fillette malicieuse. Remplace quelquefois le prénom. Plutôt affectueux. Ex : "Eh chicorée ! Vins don vé moué". - (VDB)
- chicot : dent cassée. - (S)
- chicot : hoquet. - (S)
- chicot, s. m. hoquet. « avoir le chicot », avoir le hoquet. - (DC)
- chicoter, chicouter. v. a. Déchiqueter. - (DdPY)
- chicotin : pissenlit. - (S)
- chicotin : pissenlit. « Amer comme chicotin ». - (SP)
- chicousée. s. f. Chicorée. (Fléys). - (DdPY)
- chicracra. s. m. Oiseau qüi prononce à peu près ces trois syllabes et qu’on suppose être la fauvette des roseaux. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- chidrille, s. f. avorton, terme de dénigrement qui s'applique plutôt aux filles qu'aux garçons. - (DC)
- chïe, s. f. scie, instrument pour scier le bois. - (DC)
- chie, scie : scie. - (S)
- chieindre, s. m. chanvre, plante qui porte le chenevis. « cindre, cinde. » - (DC)
- chien fou, loc. chien enrage. - (DC)
- chien-fou (nom masculin) : enfant insupportable. - (N-M)
- chiennasser : pleuvoir menu, brouillasser. Ex : "Déd'pis c'matin, ça chiennasse !" - (VDB)
- chiennis. s. m. Chenil. (Vill.-les-Genêts). - (DdPY)
- chiens. s. m. pl. Synonyme de cagnats. Tous les jours, on entend des gens dire : J'ai les chiens. - (DdPY)
- chienvert. s. m. Chiendent. (Argenteuil). - (DdPY)
- chiére, ciére, s. f. chèvre. - (DC)
- chiesse : chasse. - (S)
- chiessot : petit sac, sachet. - (S)
- chiessoû : chasseur. - (S)
- chieuve : chèvre (animal). - (S)
- chieuve : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot). - (S)
- chieuve : chèvre. - (JFB)
- chieuverquiau. s. m. Chevreau qui vient de naître ; sans doute pour chevrottiau, chevrotteau. - (DdPY)
- chièvre, chieuvre. s. f. Chèvre. A Sens, il existe sur le chemin dit la Rue-de-la-Chièvre une légende qu’on peut lire dans l’Almanach Tarbé de 1832-33 ou 34. - (DdPY)
- chifon, s. m. se dit amicalement d'une petite fille dans le langage des villes voisines. - (DC)
- chifouner, v. a. importuner, tourmenter, tracasser. - (DC)
- chignarde. s. f. Viande dure et de mauvaise qualité. (Auxerre). - (DdPY)
- chigne. s. f. Echine. - (DdPY)
- chigner. v. n. Montrer les dents avec colère. - (DdPY)
- chignole : manivelle. - (S)
- chignon, chiffon. s. m. Gros morceau de pain. (Guy). - (DdPY)
- chigot, chigout. s. m. Chevreau. — Chevalet, bique à l’usage des scieurs de bois. - (DdPY)
- chiler : bruit de l'huile qui grésille dans une poële. - (SBB)
- chiler : être pingre. - (PA)
- chîler : scier. - (S)
- chiler, v. a. scier, se servir de la scie. - (DC)
- chileu, euse. s. m. et f. egoïste, avare ou avide, qui ne songe qu'à ses intérêts, qui en toute affaire, tire à soi la couverture. - (DC)
- chilot, s. m., scie. Le Glossaire du Morvan donne chiler, scier, p. 181. - (A)
- chime, diminutif de simon. - (DC)
- chimer. v. n . Pleurnicher. (Saint-Privé). — Se trouve aussi dans Jaubert. - (DdPY)
- chinade, s. f. prise de tabac, terme burlesque. - (DC)
- chinchenotte. s. f. Petite quantité. — Boire une chinchenotte, boire la goutte, boire un petit coup d’eau-de-vie. Jaubert donne chinchin dans le même sens. - (DdPY)
- chinde. s. m. Chanvre. - (DdPY)
- chineur. s. m. Qui voyage beaucoup. (Vertilly). - (DdPY)
- chinguie. s. f. Chanvre. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- chin'nè : couvert de fruits. - (S)
- chintre, chieintre, cintre, cinte, s. f. chaintre, nom de loc. qui s'applique à un grand nombre de pièces de terre, closes ou non, dans les domaines ruraux. - (DC)
- chiotte. s. f. Chouette. - (DdPY)
- chioue. s. f. Petite fille coureuse, mal élevée, petite chienne . (Michery, Viilechétive). - (DdPY)
- chiouler, chiouner. v. n. Pleurer bêtement, pleurnicher. - (DdPY)
- chiper, choper. v. a . Prendre de menus objets, les attraper subtilement, les voler avec adresse. De l’Islandais kippa, voler, dérober. - (DdPY)
- chipie, s. f. une chipie en Morvan n'est pas comme à paris une personne dédaigneuse, une bégueule ; c'est une femme sans franchise, sournoise. - (DC)
- chipote, s. f. Petit paquet, poignée, petite botte. Une chipote d’ails, d’oignons, d’échalottes, de pieds de haricots. - (DdPY)
- chipoter. v. a. disputer pour rien, marchander à tort et à travers, s'occuper de bagatelles. - (DC)
- chipoter. v. a. Trouver à redire à tout, quereller à propos de rien. - (DdPY)
- chipotié, s. m. celui qui chipote, qui marchande minutieusement. - (DC)
- chipotier. s. m. Celui qui chipote, qui trouve à redire à tout. - (DdPY)
- chipoute. s. f. Bouquet de fruits tenant à la branche. (Merry-la-Vallée). — Voyez chipote. - (DdPY)
- chiquenaude : étincelle. - (S)
- chirais, s. m. se dit d'un enfant qui a souvent la diarrhée et qui est malpropre. - (DC)
- chirlicouée : grand nombre, grande quantité. - (S)
- chisse : six. - (S)
- Chisse, adj. num. six. - (DC)
- chite : cidre. Aveuque des poumes on féto du chite : avec des pommes on fait du cidre. - (SGC)
- chité, s. f. cité, ville. - (DC)
- chiter, v. a. asseoir, « chité l'p'tiô », asseyez l'enfant - (DC)
- chitot (nom masculin) : voir cheutrot. - (N-M)
- chitouère (nom féminin) : siège rustique. - (N-M)
- chitre : cidre. - (S)
- chitré : lit. - (S)
- chître, v. a. asseoir, faire asseoir. Une mère disait de son enfant malade : « al ô chu vaigne qu'î n'peu ne l'vitre ne l'chître » ; il est si faible que je ne puis ni le vêtir ni l'asseoir. - (DC)
- chitre. s. m. cidre, boisson fabriquée avec les fruits sauvages du pays et principalement les « blossons. » le c doux = ch donne « citre » au Morvan et à quelques autres patois. - (DC)
- chitrer : déborder, fuir (sous l'effet de la pression). - (S)
- chitrer : laisser échapper un liquide. - (S)
- chitrer, v. a. couler. Se dit en parlant du coulage des liquides. - (DC)
- chitu, part, passé du verbe chitre. assis : « a s’ô chitu » ; il s'est assis. - (DC)
- chivoulue. s. f. Synonyme de chevelée. - (DdPY)
- chizas, s. m. ciseaux des couturières. - (DC)
- chlinguer. v. n. Sentir un mauvais goût. (Sens). - (DdPY)
- ch'mi : chemin. - (S)
- ch'mise : chemise. - (S)
- ch'naipan, s. m. chenapan, vaurien, maraudeur. - (DC)
- ch'nau : chéneau. - (S)
- ch'ner, v. a. châtrer, opérer la castration. Se dit principalement en parlant des truies - (DC)
- ch'ni : chenil. - (S)
- ch'ni : grain de poussière, balayure,petite saleté. - (S)
- cho : chou. - (HV)
- chô, chiô, partic. d'affirmation usitée dans le Morvan bourguignon. Oui. On prononce souvent «aichô » comme dans le « aissiô » - (DC)
- choicheron. s. m. Paisseau de vigne usé. (Guillon). - (DdPY)
- choichi, ie. adj . Séché. - (DdPY)
- choingement, s. m. changement, transition d'un état à un autre, mutation. - (DC)
- choinger, v. a. changer avec les diverses significations. - (DC)
- choisant. Participe présent du verbe choir, tomber. En choisant i s’ot éblégé, en tombant il s’est brisé. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- choître, chuêtre. s. m. Chevêtre, têtière des bêtes de somme. - (DdPY)
- chôlai ! interjection dont se servent nos charretiers pour arrêter leurs bœufs. - (DC)
- cholât : personne maigre (comme un échalas). - (SP)
- chomiller (pour sommeiller, par conversion d’s en ch). Roupiller, sommeiller à demi. (Rugny, Etivey). - (DdPY)
- chonna. adj. Honteux. - (DdPY)
- chonner, v. n. pleurnicher, grogner en pleurnichant. Se dit principalement des petits enfants. On prononce chon-ner. choquar, nom de loc. un des faubourgs de Château-Chinon mentionné en 1671. - (DC)
- chopine : bouteille de 1/2 litre. - (S)
- chopine : petite bouteille de vin. - (SP)
- chopine : verre de vin. - (SBB)
- chopine. s. f. et chopinot, choupignot. s. m. Pot à eau de la contenance d’une chopine. - (DdPY)
- choqué, part. pass. du v. choquer. celui qui boude par suite de mécontentement : « léche-lu, al ô choqué » ; laisse-le, il est choqué, il boude. - (DC)
- choque, s. f. chose qui choque, qui contrarie, procédé blessant, offensant. Il y a de la « choque » dans cette affaire. - (DC)
- chôr : tomber. - (S)
- chorcher. v. a. Chercher. — Chorcher gatille agaée , chercher querelle sans raison. Locut. proverb. usitée dans la Puysaie. - (DdPY)
- chorcheux. s. m. Celui qui cherche, qui quête de porte en porte. Chorcheux de pain , mendiant. - (DdPY)
- chôse : chose. - (S)
- choser, v. a. faire quelque chose, s'occuper de..., travaillera... - (DC)
- chosse. s. f. Souche. Une chosse de bois. ( Villechetive). - (DdPY)
- choter : travailler (mal). - (S)
- chouâcher : appuyer, tasser. - (S)
- chouâcher, v. a. presser fortement avec la main ou avec le pied, appuyer sur quelque chose en pesant. « souacer, souacher. » - (DC)
- chouaingeai (se) : se changer de vêtements. O s'o r'chouaingé pou allai ai la fouère : il s'est rechangé pour aller à la foire. Vais don te r'changeai : va donc te changer. - (SGC)
- chôuâssai : tasser. Sur le chaffaud feillot chôuâssai le foin : dans le fenil il fallait tasser le foin. - (SGC)
- choucaser. v. n. Pousser des soupirs, des sanglots entrecoupés comme un enfant qui vient de pleurer ; autrement, faire comme une chouette, comme un choucas . (Courgis). - (DdPY)
- choue : chouette. - (S)
- choüe, s. f. chouette, chat-huant. - (DC)
- choue. s. f. Chose. J’ai ben des choues à li dire. S’il a queuque chou à m’ die, qui veune me treuver. - (DdPY)
- choue. s. f. Chouette. - (DdPY)
- chouèche. s. f. Chouette. - (DdPY)
- chouée. s. f. chouette, hibou. - (DC)
- chouée. s. f. Chute. Chuée d'iau mal (du haut-mal) : épilepsie. - (DdPY)
- chouer (pour choyer). v. a. Caresser, mitonner, gâter, en parlant des parents qui dorlotent et prennent trop de soin de leurs enfants. - (DdPY)
- chouer, v. n. cheoir, tomber, faire une chute. - (DC)
- chouer. v. a. et v. n . Faire quelque chose, s’occuper, ranger. Se dit par syncope du chousser, choser ; du latin causare. - (DdPY)
- chouer. v. n. Choir, tomber. {Guillon). - (DdPY)
- chouére : choir, tomber. - (S)
- chouêter (prononcez chouête ). v. n. Tomber, choir. A Montillot, on dit chouêtre. - (DdPY)
- choûgnai : pleurnicher. Le gosse choûgnot pou partir : Le gosse pleurnichait pour partir. - (SGC)
- chougner : pleurer. - (SP)
- chougner : gémir en faisant la grimace, pleurnicher. Ex : "Te vas t’y ben arrêter d’chougner ? Quion qu’tas ?" - (VDB)
- chougner. v. n. Pleurnicher. - (DdPY)
- chougnon, chougnard. s. m. Enfant grognon, pleurnicheur. Mais, tais-te donc, chougnard ! - (DdPY)
- chougnou (adjectif) : qualifie un enfant pleurnicheur. - (N-M)
- chougras : chenopode (plante). Faire ses choux gras : tirer profit de…  - (SGC)
- chouigner : pleurer. - (HV)
- chouinais, s. m. pleurnicheur, celui qui se plaint, qui grogne et qui gémit à tout propos. - (DC)
- chouiner (verbe) : pleurnicher. - (N-M)
- chouiner : pleurnicher. - (S)
- chouiner, v. n. pleurer sans raison, pleurnicher. « Chouler », en Morvan, signifie imiter le cri de la chouette. - (DC)
- chouinger : changer. - (S)
- choulée. s. f. Se dit, à Argentenay, pour chevelée. Voyez ce mot. - (DdPY)
- chouler : sentir (odeur), humer. - (S)
- chouler, v. n. chuinter, imiter le cri de la chouette. - (DC)
- choulette, choulotte. s. f. Petit chou, rejet d’un tronc de choux resté en terre. - (DdPY)
- choumac. s. m. Cordonnier. - (DdPY)
- choupette : ruban à cheveux, rouleau de cheveux au sommet du crâne. - (S)
- choupette, s. f. mèche, touffe ou boucle de cheveux. - (DC)
- choupignot. s. m. Pot à eau, ainsi appelé parce que sa contenance habituelle est d’une chopine. - (DdPY)
- chour. s. sourd. - (DC)
- chourdiau, s. m. sourdaud, celui qui a l'oreille dure. - (DC)
- chourer. v. a. et v. n . Plaisanter. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- choûse : chose. - (S)
- choûse : chose. Les gens instruits savont de chouses : les gens instruits savent des choses. - (SGC)
- chouse : chose, mais pas dans le sens d'objet. Remplace un nom oublié. Ex : "Oh ben...la mée Chouse, te sais ben ..!" - (VDB)
- chouser : "lacher un gaz". - (PN-A)
- chouteau, s. m. chouette sur la frontière du Morvan bourguignon. - (DC)
- chpugrouillé, ée (pour chaugrouillé). adj. A peine grillé, à peine rissolé. Manger de la viande chouarouillée, manger de la viande non cuite, a peine saisie par le feu, grillée à la surface seulement. De chaud et de groler , vieux mot qui signifie, rissoler, griller. - (DdPY)
- chrême. s. m. Crâne. Se dit par allusion à cette partie de la tête qui, au baptême, a été ointe du saint chrême. C’est une métonymie. (Perreuse). - (DdPY)
- ch'tel : cheptel. - (S)
- ch'ti : méchant, petit. - (SBB)
- ch'ti : petit, chétif, faible. - (S)
- ch'ti(te) : chétif, amaigri et pâle. Ol o été m'lade, ol o ch'ti : il a été malade, il est chétif. Se dit aussi pour : méchant, agressif, hargneux. - (SGC)
- ch'tiot : un petiôt (petit enfant). - (SP)
- ch'tit (adjectif) : mauvais, méchant. De peu de valeur. - (N-M)
- ch'tit (adjectif) : petit. - (N-M)
- ch'tit : petit, mesquin. - (HV)
- ch'tit, ch'tite : méchant, méchante. - (S)
- ch'tit, chtite : petit garçon, petite fille. - (S)
- ch'titeté : méchanceté, malice. - (S)
- ch'titeté : mesquinerie, malice. « Avoir de la ch'titeté dans la tête ». - (SP)
- ch'tot : siège. - (SGC)
- chtourber, v. n. mourir, rendre l'âme ; il est mourant, il va « chtourber » ; un homme « chtourbé », un homme mort. - (DC)
- chu, adj. seul. « i seu tô chu, » je suis tout seul. - (DC)
- chu, adv. si, aussi. « al ô chu béte qu'ai ô michan, » il est aussi bête qu'il est méchant. - (DC)
- chu, prép. de lieu. sur ; « al ô choué chu lu », il est tombé sur lui. - (DC)
- chu. Part. prés, de choir, tomber. - (DdPY)
- chubsister, v. n. subsister : « i n'é ran pô chubsister », c’est-à-direpour vivre. - (DC)
- chuche : souche. Quand on cope du bois o reste la chuche : quand on coupe du bois il reste la souche. - (SGC)
- chuche. s. f. Souche. — Source, origine. Il faut remonter à la chuche. (Lainsecq). - (DdPY)
- chucher, v. a. sucer, aspirer avec les lèvres. - (DC)
- chuchoter, v. a. sucer, suçotter, aspirer avec les lèvres. - (DC)
- chue, s. f. suie de cheminée. - (DC)
- chuer, v. a. suer, être en sueur. - (DC)
- chueur, s. f. sueur, transpiration. - (DC)
- chuite, s. f. suite. - (DC)
- chuitre, chutre, v. a. suivre. Se prend dans une acception particulière et non pas pour aller, venir après. « Chuitre » signifie aller aussi vite que... - (DC)
- chuler (verbe) : siffler. - (N-M)
- chûler : siffler. - (S)
- chuler, v. n. siffler, siffloter. Signifie aussi boire en aspirant, humer. - (DC)
- chulot, s. m. sifflet ; gorge, gosier. - (DC)
- chulou, s. m. siffleur, celui qui siffle. - (DC)
- chuplicaition, s. f. supplication. - (DC)
- chuplier, v. a. supplier. - (DC)
- chuter. v. n. Tomber. - (DdPY)
- chutôt, adv. et propos. aussitôt : « i vinré chutô qu'teu vourâ, » je viendrai aussitôt que tu le voudras. - (DC)
- ch'vasse (nom féminin) : partie ligneuse et sèche de la pomme de terre. - (N-M)
- ch'vau : cheval. - (S)
- ch'vau : cheval. On attelo le ch'vau : On attelait le cheval. - (SGC)
- cïais, s. m. ciseaux de couturière. « cîaux. » - (DC)
- cice, adj. chiche, économe jusqu'à l'avarice. - (DC)
- cicot. s. m. Chicot. - (DdPY)
- cidrier, citrier. s. m. Celui qui fait le cidre. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- cidule, s. f. cédule, sommation pour comparaître devant un tribunal, un juge de paix « : it’beillerai eune cidule », est une menace de procès. - (DC)
- cié, s. m. ciel. - (DC)
- cien, s. m. chien. « être cien », être avare. - (DC)
- ciére, s. f. chevalet sur lequel on scie le bois. « chiévre » = chèvre par assimilation ? - (DC)
- cies. Pronom démonst. m. et f. pl. Ceux, celles. Les cies qui v'roni me voi, ceux ou celles qui voudront me voir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- cignau, s. m. raie dans un labour, rigole creusée par la charrue pour l'écoulement des eaux pluviales. « cignau ». - (DC)
- cihé, adj. ciré. se dit du pain mal cuit dont la mie ressemble à une pâte de cire par son brillant et sa densité. Pain « taqué » et pain « cihé » sont deux termes à peu près identiques. - (DC)
- cihiaux. s.m. pl. Ciseaux. - (DdPY)
- cijas, cijais, cirias, cisias. s. m. pl. Ciseaux. (Ménades, Vassy-sous-Pisy, Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- ciler, v. n. remuer, frémir, s'émouvoir. Se dit principalement de l'eau lorsqu'elle commence à bouillir. - (DC)
- ciller ou, plutôt, siller. v. a. Couper insensiblement avec un fil ; blesser légèrement avec la pointe d’un objet aigu, en traçant un léger sillon. Il arrive souvent qu’on se sille avec une épingle. (Mouffy). - (DdPY)
- cimai : bouger. Il n'a pas cimé d'un poil : il n'a pas bougé. Pou guettai faut pas cimai : pour guetter il ne faut pas bouger. - (SGC)
- cimber. v. n. Cimer, filtrer, transsuder. L’été, l’huile enfermée dans des fûts cimbe à travers les pores du bois. (Beugnon). - (DdPY)
- cime, s. f. jeune pousse végétale, brin de bois, extrémité des branches. Dans la fabrication du bois de moule, la cime ne sert qu'à former des petits fagots ou bourrées de peu de valeur. - (DC)
- cimer : bouger. - (S)
- cimer : répondre, remuer. - (PA)
- cimer, v. n. remuer par le faite, par la cime. - (DC)
- cimot, s. m. cimosse, lisière, bordure du drap ou autre étoffe. - (DC)
- cimotter. v. n. Ciller, clignoter. (Ménades). - (DdPY)
- cinaillier. s. m. Aubépine, cinellier. - (DdPY)
- cinde, cindre, s. m. chanvre. - (DC)
- cinelle. s. f. Fruit de l’aubépine, du cinellier. - (DdPY)
- cinghie, s. f. ceinture, sangle. - (DC)
- cinghier, v. a. ceindre avec force, serrer une ceinture, sangler. « cinghier » a aussi la signifie, de cingler : « cinguier un coup de fouet. » - (DC)
- cingihion, s. m. ceinturon, sangle. - (DC)
- cinglon (mouillez le gl et prononcez cin-yon). s . m. Baguette, houssine propre à cingler. (Sainpuits). - (DdPY)
- cingne. adj. numéral. Cinq. - (DdPY)
- cinguiè : cinglé. - (S)
- cinguier. v. a . Sangler. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- cinguier. v. a. Cingler. Dans ce mot, nous trouvons encore un exemple de l’usage où l’on est, dans nos campagnes, de mouiller le gl. - (DdPY)
- cinte, s. f. voir : chintre. - (DC)
- cintre. s. m . Centre. (Percey). - (DdPY)
- ciole. s. f. Fiole. Se dit de ces longues et étroites petites bouteilles de verre, dans lesquelles les pharmaciens renferment les sirops et potions qu’ils vendent par petite quantité. J’viens de charcher un’ ciole cheu le pharmacien. - (DdPY)
- cirer, v. a. presser fortement en glissant, en lissant. - (DC)
- ciruzerie. s. f. salle d'hôpital où se font les opérations de chirurgie. - (DC)
- ciruzien, s. m. chirurgien. - (DC)
- citre. s. m. Cidre. Dans quelques endroits, on prononce cite. - (DdPY)
- citrer. v. n. Faire du cidre. — Faire découler le jus d’une pomme ou d’une poire, en en râclant la pulpe avec un couteau. (Viliers-Saint-Benoît, Villechétive). - (DdPY)
- civiée, s. f. civière à bras avec laquelle deux hommes transportent le fumier dans la fosse. - (DC)
- civot, s. m. ciboule ou civette et par analogie les petits oignons qui ont poussé l'hiver en terre et qui poussent au printemps. - (DC)
- cizière. s. f. Civière. (Soucy). - (DdPY)
- clabaud, clabaudeux. s. m. Braillard, criard. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- clacoter. v. n. Faire du bruit avec des sabots trop grands. (Villiers-Saint- Benoit). - (DdPY)
- clagneau. s. m. Cage à poulets. (Châtel-Censoir). - (DdPY)
- clailler. v. a. Fouetter. - (DdPY)
- claimpant. s. et adj . Vaniteux, fanfaron, vantard, qui crie, qui publie tout ce ui le concerne. Du vieux français claim, du latin clamare, et du grec pan. (Percey). - (DdPY)
- clair : quièr. - (S)
- clair-bassin. s. m. Hémérocalle des champs, des prés. - (DdPY)
- clairdir. v. n . Donner de la clarté, briller. Se dit d’un feu de menu bois, qui brille, qui éclaire en flambant. — Faire clairdir, faire flamber. - (DdPY)
- clairer, v. n. briller, luire. faire « clairer » la chandelle, c'est l'allumer; faire « clairer » le feu c'est le faire briller, lui faire jeter de la flamme. - (DC)
- clairevue : imposte vitrée au-dessus de la porte. - (S)
- clairin. s. m. Sonnette suspendue au cou d’un bélier, d’une vache. - (DdPY)
- clairiotte, clairieute. s . f. Mâche, doucette. (Véron). - (DdPY)
- clampin. s. m. Peureux. - (DdPY)
- clampoing. s. m. Poignée de chanvre triée brin à brin, qu’on lie quand elle emplit la main fermée. - (DdPY)
- claquéziau. s. m. Fromage. - (DdPY)
- clardir. v. a. et v. n. Eclairer. Fais-me clardir, éclaire-moi. (Sommecaise). - (DdPY)
- clayon. s. m. Porte de jardin faite d’une claie de menues branches. (Villechétive). - (DdPY)
- clèque, cleuque, cléquot. s. m. Couvercle. - (DdPY)
- cléquot, s. m., couvercle. - (A)
- cleuché, s. m. clocher. « clieucé. » - (DC)
- cleuche. s. f. Cloche. - (DdPY)
- cleuche. s. f. cloche. « clieuce.» - (DC)
- cleucher. s. m. Clocher. - (DdPY)
- cliar, cliair, e, adj. clair. « fère cliar », éclairer au propre, donner de la clarté. - (DC)
- cliarté, cliairté, s. f. clarté, ce qui éclaire. - (DC)
- clincher. v. n. Pencher. - (DdPY)
- cliquart. s. m. Boiteux. - (DdPY)
- cliques. s. f. pl. Jambes. — Prendre ses cliques et ses claques, s’échapper, s’esquiver. - (DdPY)
- clivasse. s. f. Criblure. - (DdPY)
- clive, s. m. gros tamis qui sert à séparer le sable fin des pierres ou du gravier. - (DC)
- clive. s. m. Crible. - (DdPY)
- cliver, v. a. se servir du « clive » pour trier les arènes, les sables, les terres. - (DC)
- cliver. v. a. Cribler. - (DdPY)
- clivure. s. f. Criblure. - (DdPY)
- clô, s. m. claie, ouvrage de menu bois entrelacé et à claire voie; « clô de chaufau », claie dont se servent les maçons. - (DC)
- cloa s. m. Clou, furoncle. - (DdPY)
- clochemiau. s. m. Primevère des prés. - (DdPY)
- cloie. s . f. - (DdPY)
- cloiseau (le), nom de localité assez commun dans la toponomastique rurale. - (DC)
- clon. s. m. Grand panier pour ramasser le charbon dans les bois. (Puysaie). - (DdPY)
- cloquer. v. n. Glousser. Les poules cloquent. Du latin glocire , et du provençal clouco. (Argenteuil). - (DdPY)
- closse. s. f. Poule couveuse. (Dillo). - (DdPY)
- cloter : clore. - (S)
- clôter, v. a. clore, fermer par un obstacle quelconque; on « clôte » un champ en l'entourant de fossés ; on plante une haie pour « clôter » un pré. - (DC)
- cloter. v. a. Boucher avec des faussets les trous des douves et des fonds des vieilles futailles. (Châtel-Censoir). - (DdPY)
- clou, s. m. clos, enclos, lieu clos de murs ou de haies. - (DC)
- clouriot. s. m. Verrou. Du roman cloure, et du latin claudere. - (DdPY)
- clous. s. m. Clôture de bourrées, de branches entrelacées dans des piquets, dans des pieux. Se dit, par un vice de prononciation, pour clos. - (DdPY)
- clousiau. s. m. Clos, ( Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- c'man, adv. comment. « C’man qu'vô dié » ? Comment dites-vous ? « C’man qu'a fiô ? » comment faisait-il ? - (DC)
- c'mandeman, s. m. commandement. - (DC)
- c'mander, v. a. commander. « C’mandé moué s' vô v'lé ; — i veu bin qu'a m'c'mande », donnez-moi des ordres si vous voulez ; je veux bien qu'il me donne des ordres. - (DC)
- c'mencer, v. a. commencer : « por en défini, a fau c'mencer », pour en finir il faut commencer. - (DC)
- ç'nale : cenelle (baie de l'aubépine). - (S)
- c'nales : baies de l'aubépine. Les oujats m'jont les c'nales l'hiver : Les oiseaux mangent les cenelles. - (SGC)
- c'neuchu : connu. - (S)
- c'neûte : connaître. - (S)
- co : dindon. - (S)
- cô : dindon. - (SBB)
- co : ver blanc. - (S)
- cô, s. m. ver qui se met dans les étoffes de laine et qui les ronge. - (DC)
- cocassons : débris de verrerie ou poterie. - (SGC)
- cocep, coucep (prononcez cosset, cousset). s. m. Tronc de vigne. De coue, queue, souche, et de cep. (Gourgis). - (DdPY)
- coche : truie. - (SBB)
- cocheri, cochet. s.m. Broche, robinet. - (DdPY)
- cochon. s. m. Cloporte, insecte. - (DdPY)
- coco, s. m. œuf dans le vocabulaire enfantin. - (DC)
- cocoter (verbe) : caqueter. - (N-M)
- cocotte (nom féminin) : fièvre aphteuse. - (N-M)
- cocotte : fièvre aphteuse. - (S)
- cocotte : fièvre aphteuse, maladie très contagieuse chez les porcs et les ruminants. - (SGC)
- cocotte. s. f. Ustensile de cuisine, ordinairement en fonte, dans lequel on fait cuire de la viande, des pommes de terre, etc. Du latin coculum. - (DdPY)
- cocu aux canes (du) : très exactement : un emplâtre sur une jambe de bois. Totalement inefficace. Ex : "La barriée qu't'as mise là, c'est coumme du cocu aux canes !" - (VDB)
- cocu, coucu, couquiu. s. m. Nom donné vulgairement, à cause de sa couleur, à la gomme blonde et quelquefois jaune, qui écoule de certains arbres. — C’est aussi un des noms du coucou. - (DdPY)
- cocu, s. m. primevère officinale, primula officinalis. « cocu » = coucou, nom de la plante en plusieurs pays. - (DC)
- cocu. s. m. Fruit de l’églantier, gratte-cul. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- cocuasse : ciguë. - (PA)
- cocue. s. f. Ciguë. - (DdPY)
- cocuée, s. f. ciguë. - (DC)
- codât. s. m. Nuque du cou. (Percey). - (DdPY)
- codinde : dindon (coq d'Inde). - (S)
- codinde : dindon. Ex : "Ce loufou d’codinde, y vas bin fougaler les poules ..!" - (VDB)
- coèche. s. f. Grande cuillère avec laquelle on sert ordinairement la soupe. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- coeur (nom masculin) : cerise bigarreau. Fruit du coeurier. - (N-M)
- coeurer : vider, dépouiller, « plumer » (curer), (voir : équeurer), sens élargi de « coeuré » : fatigué, épuisé, vidé (de ses forces). - (SP)
- coeur-sanni (adjectif) : trop cuit, brûlé Jusqu'au cœur. - (N-M)
- coffer. v. n. boursouffler, faire un vide, former un creux. Un enduit de mortier qui se lève « coffe » ; un navet « coffe » lorsqu'il est creux à l'intérieur, etc... - (DC)
- coget. s. m. Goulet. (Percey). - (DdPY)
- côgne. s. m. Gendarme. (Argenteuil). - (DdPY)
- cogner les pau : avoir la tête qui tombe (endormissement incontrôlé). - (PA)
- cognotte. s. f. Bosse à la tête. - (DdPY)
- coi (être a la), loc. être à l'abri, à couvert. - (DC)
- coiche, s. f. coche, femelle du porc. Lorsque la coche a porté plusieurs fois, on la nomme plus ordinairement « treue » = truie. - (DC)
- coichon, s. m. cochon, porc. - (DC)
- coichot. s. m. Cochon. - (DdPY)
- côié, s. m. collier. - (DC)
- coignée, couégnée : cognée. On cope du bois aveuque une coignée : on coupe du bois avec une cognée. - (SGC)
- coignie : cognée = hache. Ex : "Au bois, tins bin ta coignie !" - (VDB)
- coignot, couignot. s. m. Coing. - (DdPY)
- co'illé : collier. - (S)
- cô'iller (se) : taire (se). - (S)
- coiller. v. n . Glisser. (Sénonais). - (DdPY)
- coimelle. s. f. Espèce de champignon ayant la forme d’un parapluie. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- coinche (nom féminin) : lavoir en béton. - (N-M)
- coinche : bassin pour mettre de l'eau. - (PA)
- coinchotte (du latin congium et du vieux français coinche). s. f. Sorte de tine, de petit cuvier fait d’une moitié de pièce ou de feuillette. Sciez une feuillette par le milieu, vous aurez deux coinchottes. - (DdPY)
- coingner (pour couiner). v. n. Grogner, crier de la gorge. - (DdPY)
- coingner, v. a. cogner, frapper à coups redoublés. - (DC)
- coingnie, s. f. cognée, espèce de hache à marteau dont se servent les bûcherons. - (DC)
- coingnié, s. m. cognassier, arbre qui produit des coings. - (DC)
- coingnie. s. f. Cognée. (Étivey). - (DdPY)
- coingnier. s. m. Cognassier. - (DdPY)
- coinner. v. n. Terme usité dans le charonnage et qui signifie mettre un coin, enfoncer des coins. - (DdPY)
- cointier. s. m. Cognassier. ( Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- coîque. s. m. Coq. - (DdPY)
- coiré, couré. s. m. Courson de vigne. (Argentenil). - (DdPY)
- coiréjoux. adj. Courageux. - (DdPY)
- coiret. s. m. Branche de vigne comptant plusieurs années. - (DdPY)
- coisse (adjectif) : dépourvu d'énergie, fatigué. - (N-M)
- coisson, coissot, s. m. cochon. - (DC)
- coissot (pour couéçot, couéchot). s. m. Homme ivre. C’est une atténuation du mot cochon. (Ménades). - (DdPY)
- coite (à la). Locut . adverb . A l’étroit. — Être à la coite, se tenir coi, se cacher, n’oser se remuer. Du latin quietus, et du vieux français collier, serrer, enfermer, mettre à couvert. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- coite, s. f. couverture de lit, mais plus souvent lit de plume. - (DC)
- colâche : lien pour attacher, longe. - (S)
- colâche : collier pour attache. On met une colâche au chien : on met un collier au chien. - (SGC)
- côlan, ante, part, présent du verbe côler, glissant. Les chemins sont « côlans » lorsqu'il gèle. - (DC)
- côlee, s. f. glissoire. - (DC)
- colée. s. f. Contraction de colère. J’seus en colée. - (DdPY)
- côler, v. n. couler comme en fr. et glisser. Une anguille « côle » entre les mains. - (DC)
- colette, nom propre pour nicolette. - (DC)
- coleure. s. f. Couleuvre. La bise siffle comme une coleure. - (DdPY)
- colibi (pour colibri). Nom donné au dindon dans la Puysaie, sans doute par ironie, lorsqu’il fait le beau. - (DdPY)
- Coliche : Nicolas. - (S)
- Coliche : prénom : Nicolas. - (SGC)
- coliche, nom d'homme, diminutif de nicolas. - (DC)
- colinettes. s. f. pl. Copeaux de sabotier. (Nailly). - (DdPY)
- colleron. s. m. Bourrelier, fabricant de colliers pour les chevaux. (Argenteuil). - (DdPY)
- collet, s. m. col de femme. diminutif de col pour cou. - (DC)
- colline. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- coloise. s. f. Couloire pour passer le lait. (Lasson). - (DdPY)
- colon, s. m. noix. usité aux environ de Château-Chinon. - (DC)
- coloure, couloire : égouttoir (pour les fromages). - (HV)
- coloure. s. m. Couloir. - (DdPY)
- coltiner. v. a . Porter, soulever à deux un fardeau, un fût de vin, par exemple, en se croisant la tête et se mettant col contre col, pour se servir mutuellement de point d'appui. — Par extension, se dit du déplacement, du transport de toute sorte d’objets, particulièrement des sacs de grains, de farine, qui se portent à dos. Il y avait dans le temps, au port de Bercy, une compagnie de dérouleurs et déchargeurs qu’on appelait les petits coltins. - (DdPY)
- combattre, v. n. lutter, disputer, livrer un combat. - (DC)
- combe, s. f. vallon, gorge plus ou moins étroite, enfoncement. - (DC)
- combier. v. a. Combler. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- combine, s. f. petit vallon, terrain creux, diminutif de combe. - (DC)
- comble, s. m. dans nos campagnes le comble d'une maison n'est pas la toiture, mais le plancher qui sépare la chambre unique du grenier. - (DC)
- combre, nom de localité qui n'est pas rare dans la toponomastique rurale. - (DC)
- come, s. f. courbe, creux, pli de terrain, petit vallon. - (DC)
- comédien - coméïens : nomades, manouches et tsiganes....tous ceux qui circulent en roulotte. Méfiance et peur ! Ex : "Si té continues à lucher coumme ça j'vas t'douner aux coméïens." - (VDB)
- comice agricole : réunion, association de cultivateurs, d'éleveurs, de responsables locaux, en vue de favoriser le développement de l'agriculture. - (QLT)
- cômisseure, s. f. commissure ; corps de chariot sans les roues, comprenant l'avant et l'arrière-train. - (DC)
- comme tout. Locut. comparative indéfinie, qui généralement signifie : beaucoup, très-fort, profondément. Elle est en usage depuis les temps les plus reculés, car on la trouve dans la Vulgate, au livre de Job, chap. xxiv, v. 24… - (DdPY)
- commerce : activité quelconque. - (SBB)
- comoincement, s. m. commencement. On prononce « c'moins'man. » - (DC)
- comoincer, v. a. commencer : « a c'moinsan lai m'noinge », ils commencent la vendange. - (DC)
- compaingnaule, adj. des deux genres. Qui aime la compagnie, sociable, bon camarade. - (DC)
- compaingnie, s. f. compagnie, société. - (DC)
- compaingnon, s. m. compagnon, celui qui accompagne. - (DC)
- comparâïon, s. f. comparaison : « c'bœu ô l’mouéillou san comparâïon », ce bœuf est le meilleur sans comparaison. - (DC)
- compernouère. s. f. Faculté de comprendre. T’as la compemouère ben dure auj’d’heu. - (DdPY)
- compeurnette (nom féminin) : intelligence, vivacité d'esprit. - (N-M)
- compeurnouére : compréhension. - (S)
- compeurnouère : compréhension. Ol é la compeurnouère dure : il comprend mal. - (SGC)
- compire, s. f. pomme de terre. Usité aux environ d'Avallon, de Quarré-Les-Tombes, etc… - (DC)
- complàïance, s. f. complaisance. Voir plâï. - (DC)
- compléete. s. f. Complainte. (Étais). - (DdPY)
- comprenouére, s. f. compréhension, intelligence. - (DC)
- comprenre, v. a. comprendre. Voir prenre. - (DC)
- comunau, s. m. terrain communal, qui appartient à une commune. Nous disons un comunau et des comunaux. - (DC)
- concès. s. m. Seigle. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- conchausser, v. a. fouler aux pieds, écraser. - (DC)
- conchyliologie : étude des coquilles. - (QLT)
- conciau. s. m. Méteil, seigle et blé mélangés. — Dans un sens plus général, mélange d’une chose médiocre avec une meilleure. Du vieux français concilier, concier, et du latin coinquinare , corrompre, altérer, gâter, souillé. (Étivey). - (DdPY)
- concie, concise. s. f. Verger clos. - (DdPY)
- concombrée. s. f. Compote. - (DdPY)
- concranter. v. a. et n. Écornifler. - (DdPY)
- concranteux. adj. et s. m. Écornifleux. - (DdPY)
- condanner, v. a. condamner. - (DC)
- condeu, s. m. conduit, rigole, canal à ciel ouvert ou couvert qui sert à conduire les eaux. - (DC)
- condeure, v. a. conduire, part, passé « condeut », qui est le mot précédent. - (DC)
- condeut. s. m. Conduit. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- condômé, part, passé. contourné, contrefait, déformé. Un objet « condômé » est une chose qui a perdu sa forme régulière, qui est tordue, bossuée, à demi rompue. - (DC)
- condômer, v. a. dompter, frapper, terrasser, déformer. - (DC)
- coneille, s. f. quenouille. - (DC)
- confeusion, s. f. confusion, une quantité indéterminée. - (DC)
- confonre, v. a. confondre, salir, souiller. Un homme qui a les vêtements couverts de boue dit qu'il est « confondu « de boue. - (DC)
- congé : service militaire. - (S)
- congiê, s. m. congé, besoin, nécessité : « i é congié d'fére ç'lai », j'ai le besoin, le devoir, l'obligation de faire cela. - (DC)
- congruer (se), v. réfl. s'amasser par la fermentation comme des vers dans le fumier, avec le même sens à peu près que dans le français grouiller : le fromage grouille de vers, c'est-à-dire fourmille de vers. - (DC)
- connâte : connaître. - (S)
- conreilli, v. a. disposer en ordre, avec soin ; ranger, mettre en place. Le foin est bien « conreilli » sur le plancher lorsqu'il est étendu avec soin et tassé. - (DC)
- conroi, s. m. corroi, terre argileuse qu'on emploie pour divers usages, pour arrêter notamment les infiltrations dans une levée d'étang, dans une conduite d'eau, etc… - (DC)
- conroi. s. m. Corroi, couche de terrain argileuse imperméable. - (DdPY)
- conroyer, v. a. corroyer, employer le conroi, c’est-à-direla terre argileuse ; le plus souvent pour arrêter les infiltrations, en la broyant, en la tassaut avec force. - (DC)
- conseai, conseau, s. m. conseigle, mélange de froment et de seigle, méteil. « conseai » est la forme du Morvan bourguignon. - (DC)
- consentu, part. pass. du verbe consentir. - (DC)
- conseulter. v. a. consulter, prendre une consultation. - (DC)
- consillé, s. m. conseiller ; « eun consillé meunicipal. » - (DC)
- constreure, v. a. construire, bâtir. part, passé constreut : « eune mâïon bin constreute. » voir estreure. - (DC)
- contan (tô). tout comptant, tout de suite, à l'instant : « payer tô contan », payer sur-le-champ. - (DC)
- conte : contre. - (S)
- content, s. m. s'emploie avec l'adj. possessif mon, ton, son. « avoir son content d'une chose », c'est en avoir à suffisance, jusqu'au contentement. - (DC)
- conteunuance, s. f. continuité ; action de continuer, de prolonger la durée des choses : il est bon de boire, mais il ne faut pas en faire une « conteunuance. » - (DC)
- conteunuer, v. a. continuer. - (DC)
- conteur, prép. contre : « al ô en coulére conteur lu », il est en colère contre lui. - (DC)
- continence. s. f. Contenance, superficie d’un terrain. Du latin continentia, continere. - (DdPY)
- contor : extrémité du champ où on tourne la charrue et labourée en travers. - (S)
- contor, s. m. contour, le tour d'une chose, les extrémités d'une cour, d'une pièce de terre, d'un bois. - (DC)
- contorner, v. a. contourner, faire le tour de, circuler autour. la route « contorne » la rivière. - (DC)
- contrahier, contréïër. v. a. Contrarier. - (DdPY)
- contralier. v. a. contrarier, taquiner, tourmenter. - (DC)
- contraliou, ouse, adj. contrariant, taquin. - (DC)
- contranchoi. s. m. Contranchoir (qui tranche contre), serpe avec laquelle les tonneliers coupent leurs osiers et taillent les cercles qu’ils veulent relier. - (DdPY)
- contre, conte (de), prép. il est venu « de contre » moi : je me suis assis « de contre » ce mur. - (DC)
- contréïé, ée .adj. Contrarié. (Ménades). - (DdPY)
- convanter. v. a. Offrir. Convanter une marchandise, l’offrir en la vantant. - (DdPY)
- convenance, s. f. convention : je paierai plus ou moins, suivant nos « convenances. » - (DC)
- convenant, e, adj. qui convient bien, qui est de bonne qualité. S’emploie en parlant des personnes et des choses. convenaule, adj. convenable, qui convient bien, qui satisfait. Une maison, un cheval, un marché « convenaules. » - (DC)
- côôiller (se) : taire (se). - (S)
- côp, s. m. coup. On prononce cô. - (DC)
- copaie : copeau. - (S)
- copais. s. m. Copeau. - (DdPY)
- cope, s. f. coupe : une « cope » de bois. - (DC)
- coper : couper. - (S)
- coper, v. a. couper, trancher. - (DC)
- copereau. s. m. Couperet. (Givry). - (DdPY)
- copie, s. f. terme de procédure. Se dit absolument en parlant d'un acte judiciaire signifié par un huissier. Quand une « évitation » n'aboutit pas, la « copie » ne tarde pas de se mettre en campagne. - (DC)
- côple, adj. couplé, qui forme la paire, qui vont deux à deux, et, par extension, qui vont bien ensemble, qui sont bien pareils, soit d'allure, soit de couleurs, etc. s'emploie surtout en parlant des animaux : ces bœufs sont bien « copies ». - (DC)
- côpler, v. a. rendre couple, former un couple, une paire. On couple un bœuf, un cheval pour composer un attelage de charrue, de voiture. - (DC)
- coquâ : vieux récipient de cuisine. - (S)
- coquâ, coquelle : cocote en fonte. - (S)
- coquardiau, s. m. giroflée, violier double, nom vulgaire de la mathiole fenestrale. - (DC)
- coquas, s. m. plur. débris, déchets, fragments de poterie, tout ce qu'on jette comme objets brisés et de rebut. - (DC)
- coquasse (nom féminin) : pot en grès. - (N-M)
- coquasse, s. f. vase, pot dont on se sert pour mettre de l'eau ou pour traire les vaches - (DC)
- coquasse. s. f. Pot de terre très-élevé, coquemard. Du latin coquere. - (DdPY)
- coquatié, s. m. homme qui s'occupe aux ouvrages de femme, qui flâne volontiers dans la cuisine. - (DC)
- coquatier : acheteur d'oeufs. - (SBB)
- coque : nom donné à une vieille souche. (voir : chuche). - (SGC)
- coque, s. f. petite souche, grosse racine d'arbre. - (DC)
- coque. s. f. Souche de bois. - (DdPY)
- coquelarder. v. n. Rôder, flâner, lanterner. - (DdPY)
- coquelariau. s. m. Voir coqueluriau. - (DdPY)
- coquelle : marmite en fonte noire, galbée, avec une queue ronde. Ex : "Dans ma coquelle, j'met d'abord le saindoux." - (VDB)
- coquelle, s. f. vase en fonte avec une queue et monté sur trois pieds - (DC)
- coquelle. s. f. Daubière, marmite, vase servant à faire la cuisine. Du latin coquela. - (DdPY)
- coquelourder : dormir à moitié. - (PA)
- coqueluche, s. f. tronc d'arbre, vieille souche à demi morte, sans végétation. On donnait jadis le nom de coqueluche au capuchon des moines. - (DC)
- coqueluchon, s. m. petite souche de bois, petit tronc d'arbre à demi sec, gros éclat détaché d'une souche. « coqueluchon » est un diminutif de coqueluche comme capuchon est un diminutif de capuche. - (DC)
- coqueluchon. s. m. Capuchon, partie d’un vêtement qui recouvre la tète. — Éteignoir ; feuilles intérieures de l’artichaut de couleur violacée, disposées en forme d’entonnoir. — Primevère officinale, coucou. — Du latin cucullus. - (DdPY)
- coqueluriau. s. m. Anémone pulsatile, vulgairement coquelourde. (Saligny). - (DdPY)
- coquenuchon, coqueson. s. m . Petite souche. (Puysaie). - (DdPY)
- coqui. s. m. Animal familier, mouton qui suit sa maîtresse. - (DdPY)
- coquignat : mélasse. - (PA)
- coquignat. s. m. Mélasse dans laquelle on fait cuire des amandes. Se dit sans doute pour cotignac, et par analogie avec celui qui se fait au vin doux, dans lequel on fait cuire des coings ou des poires. (Puysaie). - (DdPY)
- Coquillon. Nom de famille dans le pays. - (DC)
- coquin. couquingn', s. m. coquin. - (DC)
- coquingne. s. m. Coquin. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- cor : cour. - (S)
- corbaie. s. f. Versoir de charrue. (GuilIon). - (DdPY)
- corbe, s. f. corme, fruit du sorbier des oiseleurs par extension. - (DC)
- corbe, s. m. courbe, courbure, coude. Le chemin fait un « corbe « à cet endroit-là. - (DC)
- corbe. s. f. et adj. des deux genres. Courbe. Du bois corbe. - (DdPY)
- corbe. s. f. Pour corme, fruit du cormier, du sorbier. Les corbes se cueillent vertes et mûrissent ou, plutôt, blossissent sur la paille. - (DdPY)
- corbié, s. m. sorbier des oiseaux. - (DC)
- corbin : bœuf. - (S)
- corbin. s. m. Dans certains endroits, bœuf noir, de la couleur du corbeau ; dans d’autres, bœuf dont les cornes courbes ont la pointe assez fortement abaissée. (Villiers-Saint- Benoit). - (DdPY)
- Corbingn'. Nom de bœuf. - (DC)
- corbotte : poignée courbe du manche de la faux. - (S)
- corbotte, s. f. manche de forme courbe qui sert de poignée à une faux. Diminutif de « corbe », bois courbé. - (DC)
- corbu, e, adj. courbe, courbé : un homme, un arbre « corbus. » - (DC)
- corcia. s. m. Colza. (Cudot). - (DdPY)
- cordaillon, s. m. corde de rivière, c’est-à-dire environ cinq stères de bois (4 s. 8oo) appartenant à un petit propriétaire. - (DC)
- cordannié, s. m. cordonnier. On prononce cor-dan-nié. - (DC)
- cordat, s. m. ne s'emploie guère que dans cette locution : « mettre sur le cordât », pour mettre sur la sellette, médire d'une personne, en mal parler. - (DC)
- corde, s. f. cube de bois de moule formant à peu près cinq stères (4 s. 8oo). Il y a la corde de rivière qui est celle dont nous parlons et la «corde» de grand bois qui n'est que de quatre stères environ (4 s. 4oo). - (DC)
- corder, encorder, v. a. disposer le bois en « corde. » on « corde « le bois de moule, la charbonnette, etc. - (DC)
- corder, v. a. Courber. - (DdPY)
- cordet, s. m. cordeau, lien de bois tordu avec lequel on attache une barrière à son poteau ou son « équarrie » ; lien en général, hart. - (DC)
- cordoler, v. a. cordeler, tresser en forme de corde. se dit d'une haie, d'une claie, dont le bois flexible est entrelacé. Les cordeliers ont pris leur nom de la petite corde qui leur sert de ceinture. - (DC)
- coré, coret. s. m. Grosse et vieille souche de vigne arrachée. (Percey). - (DdPY)
- çore, s. f. chose. ço = cho, re = se. - (DC)
- corée. s. f. Synonyme de fressure, cœur, foie, mou et poumons d’un animal. - (DdPY)
- corge : courge. - (HV)
- corgeallé. s. m. Cornouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- corgie, courgie, s. m. fouet, lanière de cuir, corde de chanvre, cordon. - (DC)
- corgneau. s. m. Espèce de pâté. (Tronchoy). - (DdPY)
- corgner, cornier. s. m. Coin, angle d’un champ qu’on ne peut labourer. - (DdPY)
- corgnuelle, cornuelle. s. f. Châtaigne d’eau. - (DdPY)
- cori, v. a. courir, aller avec vitesse. - (DC)
- cornailler. v. a. Donner des coups de cornes. - (DdPY)
- cornair : cocu. - (S)
- cornair : cornichon. - (S)
- cornard : un cornichon. - (SP)
- corne : coin d'un chariot de foin en vrac. - (S)
- corne : mancheron de la charrue. - (S)
- corné, adj. se dit des bêtes à cornes. Un bœuf bien « corné », une vache mal « cornée ». - (DC)
- corne, s. f. cor, durillon, « la corne du pied. » - (DC)
- corne, s. f. corne d'animal, partie saillante ou pointue, angle, coin, quartier. Nous disons la « corne » d'un champ, la « corne » d'une table, la « corne » d'une pierre, la « corne » d'une maison, d'un drap, etc. - (DC)
- cornemuse, s. f. nom de l'instrument essentiellement Morvandeau que nous appelons aussi « panse» à cause de l'espèce de vessie ou ballon qui renferme le vent. - (DC)
- cornemuseu, s. m. joueur de cornemuse. - (DC)
- corner. v. n. Sucer son pouce ou l’un de ses doigts à la manière des petits enfants qu’on sèvre. - (DdPY)
- cornet. s. m. et cornuche, cornuelle. S. f. Sorte de tourte aux poireaux. - (DdPY)
- cornette : étendard de cavalerie. Compagnie de cavalerie. - (QLT)
- corniau, s. m. chêne étêté, arbre dont on a coupé la tige principale ; arbre ébranché ou rabougri. — corniau, chien bâtard qui tient du chien de chasse et d'une race vulgaire. Le terme s'applique quelquefois aux personnes dans un sens injurieux. - (DC)
- cornichale: pirouette. - (S)
- cornie, s. m. coin, angle : le « cornié » d'un toit, l'angle où deux pans de toiture se rejoignent. - (DC)
- corniflons (pour écorniflons). s. m. pl. Bribes d’un repas de noces distribuées à ceux qui viennent tendre la main à la porte du local où mangent les invités. - (DdPY)
- cornille, s. f. corneille, corbeau. - (DC)
- cornille. s. f. et cornillat. s.m. Bluet. - (DdPY)
- corniots. s. m. pl. Ridelles du devant et du derrière d’une voiture. (Percey). - (DdPY)
- cornot, s. m. cornet, étui à aiguilles. « Cornot » = cornet, dont le féminin cornette est souvent pris dans le sens de chose pointue. - (DC)
- cornot. s. m. Etui pour les épingles et les aiguilles. (Ménades, Étivey). - (DdPY)
- cornotte. s. f. Corne dans laquelle les vignerons portent aux vignes le sel nécessaire pour leurs repas. - (DdPY)
- cornouèille : corneille. - (S)
- cornuziot. s. m. Sorte de chardon. (Saint-Bris). - (DdPY)
- corou, ouse, s. coureur, coureuse, celui ou celle qui aime à vagabonder. - (DC)
- corpelé, corporé. adj. Corpulent. Un homme bien corporé, un homme bien bâti, bien fait. - (DdPY)
- corporence. s. f. Corpulence. - (DdPY)
- corre, v. n. courir, aller vite : « léche-lu corre », laisse-le courir. - (DC)
- correau, coureau, couraut, courriot. s. m. Verrou. - (DdPY)
- corrompe, v. a. modifier la nature d'une substance par un mélange. On corrompt la crudité de l'eau en y mettant du vinaigre ; on corrompt une mauvaise odeur en brillant des grains de genévrier, etc… - (DC)
- corse, s. f. course. - (DC)
- corseai, s. m. fragment d'écorce, morceau de l'enveloppe du chêne après l'écorçage. Les bottes d'écorce telles qu'on les livre au commerce sont un faisceau de « corseais. » - (DC)
- corser, v. a. écorcer, enlever l'écorce d'un arbre : « corser eun châgne. » - (DC)
- corset, s. m. corsage en étoffe qui accompagnait le cotillon des femmes. Le vêtement complet se composait ainsi du « corset » et du « cotillon. » le tout s'appelait : « les habits. » - (DC)
- cort, e, adj. court, qui n'est pas long, petit, bas sur jambes. - (DC)
- cort, s. f. cour, espace libre autour d'une habitation. - (DC)
- corti. courti, s. m. courtil, jardin. - (DC)
- cortine, s. f. rideau de lit, surtout des anciens lits à baldaquin. - (DC)
- cort-pendu (pour carpendu). s. m. Pomme douce, fort rouge, à queue très courte. Selon Boiste, la véritable dénomination de cette pomme serait court-pendu ; ce qui démontre une fois de plus que le patois est souvent plus exact et plus français que les mots admis par les dictionnaires puristes. - (DdPY)
- côsin, ine, s. cousin, cousine. - (DC)
- cosson, cousson. s. m. Bruche, genre de coléoptère granivore. Du latin cossus. - (DdPY)
- cossonnier. s. m. Revendeur de beurre, de fruits, d’œufs, etc., qui achète sur les marchés pour revendre en gros. - (DdPY)
- cot. s. m. Coquelicot. - (DdPY)
- cotchin. s. m. Jardin. (Rugny). - (DdPY)
- côte : bande d'écorce et de bois levée sur un coûti (branche de noisetier). - (S)
- côteume, s. f. coutume, habitude. - (DC)
- côteunes (les) : désigne, péjorativement, les côtes sur les légumes qui sont anormalement développées, donc non consommables, car trop dures (chou, salade, bettes...), (voir : côton). - (SP)
- coti. adj. et partic. p. du verbe Cotir. Froissé, meurtri, débilité. (Sénonais). - (DdPY)
- cotillon, s. m. jupon de femme sans corsage, ordinairement en boge et de couleur vive. - (DC)
- cotivaie. adj. f. Elégante. ( Grand-champ). - (DdPY)
- côton, s. m. côte, nervure médiane de la feuille de la carde, poirée, et autres légumes, diminutif de côte. - (DC)
- côtrére : couturière. - (S)
- cotton, cottion : cotillon, jupon. - (SGC)
- cotton. s. m. Jupon, petite cotte. - (DdPY)
- çou, s. m. chou. « çou bian, çou var » = chou blanc, chou vert. - (DC)
- couâ. s. m. Corbeau. - (DdPY)
- couache. s. m. Sorte de longue prune noire, très-agréable au goût, qui sert tout particulièrement à faire des pruneaux. - (DdPY)
- couai : couver. La poule coue : la poule couve. - (SGC)
- couaiche (nom féminin) : truie. (On dit également treue). - (N-M)
- couaichon (nom masculin) : cochon. (On dit également couaisso). - (N-M)
- couailler (verbe) : crier, en parlant des volailles. - (N-M)
- couaîller : crier, émettre un son aigu. - (S)
- couailler, v. a., crier fortement par suite d'une brusque douleur. N'a pas le même sens que couiner, qui se trouve dans le Glossaire du Morvan, p. 219, qui signifie crier en pleurant ou rendre un son aigu et qui se dit des choses aussi bien que des personnes, comme d'une porte qui couine quand les ferrures ne sont pas graissées. - (A)
- couailler. v. n. Crier. (Bléneau). — En général, imiter le cri du corbeau. - (DdPY)
- couain. s. m. Contraction pour couvain, larves de mouches ou d’insectes. - (DdPY)
- couairne, couarne. s. f. Couenne. (Girolles). - (DdPY)
- couale (nom féminin) : corbeau. - (N-M)
- couale (une) : un corbeau. - (PN-A)
- couale : corbeau. - (PA)
- coualer : rouspéter en pleurnichant. Pleurnicher. Le verbe est utilisé dans un sens mineur. Ex : "Lésse-don ta gamine, te vas encore la fée couâler !" - (VDB)
- couard. s. m. Nuque. - (DdPY)
- couarne, s. f. couenne, peau, cuir d'un animal. Quelques parties du Morvan prononcent « couane ». - (DC)
- couarner, v. a. gazonner. Cette prairie est nouvelle, mais elle est déjà bien « couarnée. » - (DC)
- couasse, couisse : couveuse. - (PA)
- couasse, couisse. s. f. Poule couveuse. (Arcy-sur-Cure). — Petite fille. Se dit en mauvaise part. (Soucy). - (DdPY)
- couasser. v. n. Appeler ses petits, en parlant d’une poule qui a des poussins. (Percey). - (DdPY)
- couassio : cou. I vas te torde le couassio : je vais te tordre le cou. - (SGC)
- couasson, s. m. partie postérieure du cou. - (DC)
- couasson. s. m. Dernere du cou. (Eitvey). - (DdPY)
- couau, aude, adj. qui a la queue coupée ou rognée. Dans le Morvan bourguignon « couau » signifie seulement écourté et se prend plutôt au figuré un habit « couau » est un vêtement trop court. - (DC)
- couaucaude, adj. écaudé, qui n'a pas de queue, qui l'a perdue. - (DC)
- couaude : sans queue, à la queue coupée. - (S)
- cou-badoue (A). Locut. adv. usitée dans i cette expression : Porter à coubadoue, porter sur son dos quelqu’un qui vous tient par le cou. (Villeneuve-les-Genôts.) - (DdPY)
- coubasse. s. f. Femme plaignarde. - (DdPY)
- couchin, cuchin, s. m. coussin, sac bourré de paille, de foin, de plume, etc. - (DC)
- couchon (un) : un cochon. - (PN-A)
- couchon : porc. On l'élève dans un "toit" obscur. Pour qu'il soit gras, on le sort peu. - (VDB)
- coucou (faire), v. n. se cacher, se coucher. Ne s'emploie qu'en parlant aux enfants. - (DC)
- coucou : primevère, jonquille. - (S)
- coucou, s. m. petite mouche noire et de forme allongée qui s'attache aux animaux pendant l'été. - (DC)
- coucou, s. m. primevère des prés, primula officinalis, connue aussi sous le nom de paquotte ainsi que sous celui de Mirliguet que nous avons précédemment signalé. - (A)
- coucu, s. m. coucou, oiseau. environ de Château-Chinon. - (DC)
- coude : coudre. - (S)
- coudouer. v. a. Coudoyer. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- coudré, s. m. tailleur d'habits. - (DC)
- coudre. s. m. Coutre, partie tranchante de la charrue. — Instrument à l’usage des fendeurs de bois. C’est avec le coudre qu’ils fendent les lattes, les paisseaux, les échalas. Du latin cutter. - (DdPY)
- coudrer. v. n. Sécher à demi, tourner du verre au feu, mûrir, en parlant du bois. - (DdPY)
- coudret : tailleur. - (PA)
- coudrette : coudrier, noisetier. - (PA)
- coudrou. s. m. Coq-d’Inde. (Coulours). - (DdPY)
- coudroué. Se dit d'une chose qui n'est pas encore en point de maturité, qui est encore verte. - (DC)
- couduriére, s. f. noisetier. - (DC)
- coué (nom masculin) : étui en bois ou en corne où se plaçait la pierre à aiguiser du faucheur. - (N-M)
- coué : coffin (pour mettre la pierre à aiguiser). - (S)
- coué : sabot. - (S)
- coué : coffin, petit récipient pour mettre la pierre à aiguiser porté à l'arrière de la culotte. Pou l'aigujouere faut le coué : pour la pierre à aiguiser il faut le coffin. - (SGC)
- coue, s. f. queue d'animal ou par analogie tout ce qui en rappelle la forme. - (DC)
- coué, s. m. étui cylindrique où les faucheurs placent leur pierre à aiguiser, godet en forme de queue qu'ils attachent à leur ceinture et qui renferme l'aiguisoir aussi appelé coue dans l'ancienne langue. - (DC)
- coué. s. m. Coq. - (DdPY)
- coué. s. m. Vieux tronc, vieille branche, vieille souche de vigne. Du latin cauda. - (DdPY)
- couèche : truie. - (S)
- coueche : jeune femelle du porc n'ayant jamais eu de petits. - (SGC)
- couèchon, couèchot : cochon, porc. - (S)
- couechot : porc. Autrefois dans toutes les majons y évot un couéchot : autrefois dans toutes les maisons il y avait un cochon. - (SGC)
- couéchot. s. f. Cochon. (Avallonnais). - (DdPY)
- couée : couvée, abri. - (SBB)
- couée : couvée. - (S)
- couée : une couvée, une nichée. Une couée de pitots : une couvée de poussins. - (SGC)
- couée, s. f. couvée, nichée : « eune couée d'ouillais, eune couée de p'sins, eune couée de p'tiots », couvée d'oiseaux, de poussins, d'enfants. - (DC)
- couée. s. f. Contraction de couvée. Une couée de canards. — Se dit, par extension et par mépris, pour race, famille, séquelle. La pouv' femme, all' a une fichue couée. J'n'ai peur ni de lui, ni de sa couée. - (DdPY)
- couée. s. f. Souche de vigne arrachée. J’ai arraché ma vieille vigne, j’avons des couées pour nous chauffer tout l’hiver. - (DdPY)
- couée. s. f. Viande de porc près de la saignée. De cou. (Montillot). - (DdPY)
- couéfé, part, passé du verbe coiffer inusité dans le sens d'accommoder les cheveux. Être né « couéfé » est chez nous comme partout d'un bon augure. - (DC)
- couéfe, s. f. bonnet de femme. - (DC)
- couègnie : cognée, hache. - (S)
- couégnie, coignie. s. f. Cognée. (Montillot). - (DdPY)
- couégnon. s. m. Repas de baptême. (Saint-Martin-des-Champs). - (DdPY)
- çouéhi, v. a. choisir. - (DC)
- couèigner : cogner. - (S)
- couenne, adj., 2 genres, bête, timide, qui hésite à agir. Ex. : t’ôs couenne ! pour : que tu es donc bête ! - (A)
- couer : couver. - (S)
- couer, v. a. couver. - (DC)
- couer. v. a. Par syncope de couver. - (DdPY)
- couéraige, s. m. courage, force, vigueur, bonne volonté, santé physique et morale. - (DC)
- couéraigeou, ouse, adj. courageux, qui est en bonne santé. - (DC)
- couérandier. s. m. Coureur. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- couérée : mou de porc. - (S)
- couêrée : foie du porc ou du sanglier (se dit aussi camboule). En cas de succès à la chasse on m'geot la couérée entre chassuers : en cas de succès à la chasse on mangeait le foie de sanglier entre chasseurs. - (SGC)
- couérée : poumon. - (HV)
- couérée, s. f. corée, le foie, le mou, les entrailles d'un animal. « chorée. » - (DC)
- couessot : cochon, porc. - (S)
- couessot : un cochon (voir : coissot). - (SP)
- couessot : porc. - (HV)
- couet. s. m. Poulet, coq. (Sénonais). - (DdPY)
- couéte, s. f. le besoin ou le vif désir d'une chose. « Avoir couéte », avoir faute de quelque chose, manquer de... « i é couéte d'paingn' », j'ai besoin de pain. - (DC)
- couete, s. f. lit de plume et quelquefois couverture de lit. - (DC)
- couète. s. f. Besoin, désir, envie, convoitise. — Avoir couète, convoiter, désirer ; ce que les chiens manifestent en remuant la queue, la coue (cauda). (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- couèter. v. a. et n . Convoiter, avoir besoin, avoir envie. - (DdPY)
- couette (en avoir) : en avoir assez (mangé), signifie l'inverse selon le dictionnaire : manquer de qqch. - (SP)
- couette, couotte, s. f. couveuse. - (DC)
- cougère. s. f. Fougère. (Percey). - (DdPY)
- cougner (verbe) : cogner, frapper. - (N-M)
- cougnie (nom féminin) : hache. - (N-M)
- cougnier. s. m. Coignassier. - (DdPY)
- cougnot. s. m. Petit coin. - (DdPY)
- couhi, v. a. courir. - (DC)
- couhin fréeux (pour cousin fréreux). s. m. Cousin germain. (Puysaie). - (DdPY)
- coui : couffin. - (PA)
- coui, couhi. v. a . Se dit, à Trucy, par syncope pour courir. - (DdPY)
- coui. Partic. prés. du verbe couir (pour couvi, couvir). Couvé, pourri, gâté. — Œuf coui, œuf corrompu par un commencement d’incubation ou par quelque circonstance atmosphérique. — Nez coui , se dit, par assimilation, du nez puant d’un enfant morveux. - (DdPY)
- coui. s. m . Etui de corne ou de ferblanc, que les faucheurs suspendent à leur ceinture, et dans lequel ils mettent leur queux ou pierre à repasser. - (DdPY)
- coui. s. m. Coffin. (Sermizelles). - (DdPY)
- couicer, v. a. coucher, étendre. - (DC)
- couicer. v. a. Coucher. (Ménades). - (DdPY)
- couiller (se), v. pr., se taire, se tenir coi. Ex. : couille-toi donc. - (A)
- couilleris. s. m. Courlis, oiseau. (Rugny). - (DdPY)
- couinar, arde, s. m. celui qui crie, qui grogne, qui pleurniche avec bruit et sans motif : « taise toué, couinarde », tais-toi, pleurnicheuse, criarde. - (DC)
- couîner : crier, émettre un son aigu, grincer. - (S)
- couiner : pousser le cri du porc. - (PA)
- couiner, v. n. crier en pleurant. Se dit d'une personne et aussi d'un animal. Un porc qu'on tue « couine « jusqu'à son dernier souffle. « couiner » et « chouiner » sont des formes différentes du même mot. - (DC)
- couîner. v. n. Pousser des cris perçants, comme le cochon qu’on égorge. - (DdPY)
- couînis. s. m.pl. Cris perçants. - (DdPY)
- couis : couvi. - (PA)
- couisse : poule couveuse, puis éleveuse de ses poussins. Ensuite le gallinacé redevient poule, comme tout le monde. - (VDB)
- couisse. s. f. Poule couveuse. - (DdPY)
- coujotte. s. f. Serpette. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- coulaillon. s. m. Petit coq. - (DdPY)
- coulasse. s . f. Glissoire. - (DdPY)
- coulavre. s. f. Couleuvre. - (DdPY)
- coule (À la). Locut. adv. Au courant de. Être à la coule d'une chose, savoir la manière de s’y prendre pour la faire. - (DdPY)
- couler : passer, tamiser. - (S)
- couler. v. n. Glisser accidentellement. — Couler (se), v. pronom. Faire des glissades, se laisser couler sur la glace. - (DdPY)
- coulère : colère. - (S)
- coulère, s. f. colère. - (DC)
- couléreu, euse, adj. colérique, enclin à la colère. - (DC)
- couleune, s. f. colonne. - (DC)
- couline, s. f. coulée, série de prés situés dans les vallées ou le long des rivières. - (DC)
- couline. s. f. Longueur de pré ordinairement de peu d’étendue en largeur, située dans une vallée ou au pied d’une - (DdPY)
- couliner (Se), v . pronom. S'échapper furtivement, disparaître en se faisant petit, en s’effaçant, en profitant d’une circonstance qui favorise votre évasion. - (DdPY)
- couliner (se), v. réfl. se couler, se glisser sans bruit et comme en se couchant, se faufiler. - (DC)
- coulon, coulotte. s. m. et f. Petite lessive. - (DdPY)
- coulou (nom masculin) : passoire pour le lait. - (N-M)
- couloû : filtre à lait. - (S)
- coulou, s. m. passoire pour le lait lorsque l'on trait les vaches. - (DC)
- couloué. s. m. Grand panier, mannequin pour porter les légumes au marché. - (DdPY)
- coulouée : passoire à lait. - (SGC)
- coulourer, écoulourer, v. a. colorier, couvrir de couleur. « Coulourer » une fenêtre, une porte... - (DC)
- coulurio : petit ruisseau. - (PA)
- coum’nà. Locut. adv. et conj., suivant le cas. Comme çà. - (DdPY)
- couman, adv. de comparaison, comme : « i n'é pâ b'zoin d'un vâlô couman lu », je n'ai pas besoin d'un domestique comme lui. - (DC)
- coumander, v. a. commander, donner des ordres. - (DC)
- coumarce, s. m. commerce, négoce. - (DC)
- coumarcer, faire le commerce, commercer. - (DC)
- coume (pour coumbe). s. f. Combe, petite vallée, ravin, lieu bas entouré de collines. Du grec houmbos. - (DdPY)
- coume : comme. - (PA)
- coume, adv. de comp. comme : « coume chai », loc. adv. comme cela, comme çà : « i n'eume poin aine fonne coume chai », je n'aime pas une femme comme cela. - (DC)
- coumesoeur : devant de chariot à quatre roues. - (SGC)
- coumme : comme. - (SBB)
- counaille : quenouille. - (PA)
- counessu, partie, passé du verbe connaître. Connu, reconnu. - (DC)
- couotte : poule couveuse. La couotte meune sa couée : la couveuse conduit sa couvée. - (SGC)
- coup-de-poing. s. m. Sorte de poinçon à manche transversal, avec lequel on peut, en frappant vivement, percer d’un seul coup un tonneau de vin ou d’eau-de-vie, qu’on veut déguster. Le trou est ensuite bouché avec un fausset, un petit dousil. - (DdPY)
- coupée. s. f. et Couhais, coupias, Coupiau. s. m. Copeau. - (DdPY)
- coupe-rigole: outil ancien servant à découper de façon très nette les bords des rigoles, composé d’une lame fixée à un manche. - (JFB)
- coupez-y-du-pain. s. composé des deux genres. Synonyme de mendiant. C’est une locution usitée, notamment à Laduz, pour désigner un de ces mendiants inconnus, un de ces vagabonds suspects qu’on voit arriver de loin, et à qui l’on se hâte de couper d’avance un morceau de pain, afin qu’il n’ait point de prétexte pour rester à la porte. C’est un Coupez-y-du-pain, dépêchez-vous. - (DdPY)
- coûpiau : copeau. La couégnie faito des coûpiaux : la cognée faisait des copeaux. - (SGC)
- coupiau, s. m. copeau ou rognure de bois. - (DC)
- coupon, s. m. petite coupe. Un « coupon » de bois est un lot pris dans une masse. - (DC)
- couquande. s. f. Petite galette, morceau de pâte détaché d’un pain et plus ou moins beurré, qu’on met cuire à l’entrée du four. Du latin coquere. - (DdPY)
- couque : prononcer coukyeu. Merde ! (de dépit). Peu usité. Probablement très fort. - (VDB)
- couquenille. s. f. Personne sans probité. (Villechétive). - (DdPY)
- couquiau, coutiais, coutiàs, coutiau. s. m. Couteau. - (DdPY)
- couquion, s. m. trognon, débris, déchet : un « couquion » de chou, de salade, de plume, etc. - (DC)
- couraige : courage. - (S)
- couraigeou : courageux. - (S)
- courailler (verbe) : courir la prétentaine. (y travaille pu, y pense qu’à courailler). - (N-M)
- courandié, ére, adj. et subst. coureur, vagabond, vaurien : un « courandié », une « courandiére. » au féminin le mot sous-entend une conduite débauchée. - (DC)
- courandier : coureur. - (S)
- couratier : prononcer : couraquier. Quelqu'un qui court, qui ne tient pas en place. Par extension : volage. Ex : "Le Gaston à la fumelle ? Un vrai couraquier !" - (VDB)
- courbe, s. m. courbe, coude, détour d'un chemin. Dans cet endroit-là, le chemin fait un « courbe. » - (DC)
- courcillée (pour courcillière). s. f. Courtillière, infecte destructeur des légumes, qui ravage les jardins, les courtils. - (DdPY)
- coureau, couriau, courail, coureil. s. m. Verrou. Fermer une porte à couriau, la fermer au verrou. - (DdPY)
- coureau, s. f. courroie, lien de cuir, lanière, ceinture. - (DC)
- coureauter, v. a. verrouiller, barrer, fermer par un obstacle. Nous disons aussi « fromer le coureau », « fermer le coreil. » - (DC)
- courére, s. f. noisetier, coudrier. - (DC)
- courère. s. m. Coudrier. (Vassy sous-Pisy). - (DdPY)
- courge, courze, s. f. appareil composé d'un bâton, quelquefois d'un cerceau, et d'une courroie qu'on charge sur les épaules et dont on se sert pour le transport de deux seaux ou autres vases. - (DC)
- courge. s. f. Sorte de bâton un peu courbe dans son milieu, ayant une entaille en dessus de ses deux extrémités, et qui sert aux porteurs d’eau pour porter d’un seul coup deux sceaux pleins sur leur épaule. - (DdPY)
- courgeailler : rrbuste : cornouiller. Le courgeailler pousse difficilement en Morvan : Le cornouiller pousse difficilement en Morvan. - (SGC)
- courgée. s. f. Charge de deux seaux d’eau portée par une personne sur son épaule à l’aide d’une courge, ou de toute autre manière : par exemple, à l’aide d’une bricole et d’un cerceau, ou d’une bricole et d’un cadre de bois. - (DdPY)
- courgelle. s. f. Fruit du courgellier, du cornouiller. - (DdPY)
- courgellier. s. m. Cornouiller. - (DdPY)
- courgeon, côrgeon, s. m. tresse de chanvre, de jonc, de paille, d'osier, et en général tout ce qui se prête à l'industrie du vannier. - (DC)
- courgeonner, côrgeonner, v. a. tresser en général. Les vanniers « courgeonnent » l'osier pour faire des vans, des paniers ; les fabricants de chaises « courgeonnent» la paille ou glui, les joncs, les roseaux appelés « laumes » dans le pays. - (DC)
- courgie : badine. - (S)
- couri : courir. - (S)
- couri lai jâdoure, couri lai peurtantaine : courir les filles. - (S)
- couringne. s. m. Cousin, par conversion d’s en r. (Domecy-sur Ie’Vault). - (DdPY)
- courlic, courlu, curlui. s. m. Courlis, oiseau. - (DdPY)
- coûrosse : poule couveuse. - (S)
- courosse, s. f. couveuse. Se dit d'une poule qui couve ou qui a des poussins, et des femelles d'oiseaux en général. - (DC)
- courosse, s. f., poule qui conduit des poussins. - (A)
- courosse. s. f. Poule qui a des petits. - (DdPY)
- couroûe : coureur de jupons. - (S)
- cou-rouge. s. m. Rouge-gorge. (Bessy). - (DdPY)
- courre, v. a. courir : « léche-lu courre », laisse-le courir. - (DC)
- courre. v. n. Courir. N'est plus guère en usage que dans cette locution, la chasse à courre, mais s’est maintenu dans beaucoup de nos campagnes avec le sens ordinaire de courir. Attends-me, j’vas courre. Si j’v’lais courre après toi , j’aurais bentoût fait de t’rétrapper. - (DdPY)
- courriau. s. m. Voyez coureau. - (DdPY)
- courriller : verrouiller. - (PA)
- courrou : verrou. - (PA)
- courrouaie : courroie. - (S)
- courti : jardin attenant à la maison. - (S)
- courtiau (adjectif) : petit, bas du cul. - (N-M)
- courtiau. s. m. Vieux paisseau devenu trop court à force d’avoir été rappointé. - (DdPY)
- courtié, s. m. courtil, jardin potager. - (DC)
- courtier. s . m. Courtil, jardin. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- courze (nom féminin) : solide bâton reposant sur les épaules et muni, à chacune des extrémités, de courroies destinées à accrocher les seaux à transporter. - (N-M)
- cousé. s. m. Tronc de vigne. Se dit sans doute pour coué, par interposition de l’s euphonique entre l’u et l’é. - (DdPY)
- cousingne. s. m. Cousin. (Fléys). - (DdPY)
- coussée. s. f. Temps pendant lequel on travaille ou l’on a travaillé. C’est une altération de course, coursée. (Montillot). - (DdPY)
- coussi. s. m. Cochon, goret. Terme usité dans la Forterre. - (DdPY)
- couta, s. m. coteau, colline, éminence de terrain. - (DC)
- coutaie, coutiau : couteau. - (S)
- coûtaison. s. f. Assolement, partage de terres labourables en portions ou soles, pour y faire succéder les récoltes suivant un certain ordre. Du latin cultura. —Voyez couteue. - (DdPY)
- coutance, s. f. coût, prix d'une chose, dépense. - (DC)
- coûtat. s. m. Côte, coteau, montée rapide. - (DdPY)
- coûté, s. m. côté. - (DC)
- coûte. s. f. Côte. - (DdPY)
- couteai, s. m. côte, côte de laitue, de cardon, ou autre - (DC)
- coutéger. v. a. Côtoyer. (Bléneau). - (DdPY)
- couteue (altération et contraction de couture). s. f. Ensemencement de l’orge et de l’avoine. (Ménades). — Ce mot, qu’on trouve en usage dans plusieurs départements, se dit pour culture. La rue Culture-Sainte-Catherine, à Paris, s’appelait, originairement, Couture- Sainte-Catherine. - (DdPY)
- couteure : champ non clos. - (S)
- couteure, couture : Champ après la moisson, chaume où reste l'éteule après la moisson. - (SGC)
- couteure, s. f. couture, grande pièce de terre labourable qui n'est pas close. - (DC)
- coûti : branche de noisetier utilisée en vannerie. - (S)
- coutiâ : couteau. - (HV)
- coutiâ, s. m. couteau. Cette forme est répandue à Anost. - (DC)
- coutiau : un couteau. - (SP)
- coutiau : couteau. Le coutiau sert à tout : le couteau sert à tout. - (SGC)
- coutiau, s. m. couteau. - (DC)
- coûtier : branche de noisetier en bandelettes pour faire les paniers, de la vannerie. - (SGC)
- coûton : nervure principale, partie dure des légumes. - (S)
- coûton : plume naissante chez les volailles. - (S)
- coûton : partie dure d'un objet. Ou coution : un coution de salade. - (SGC)
- coûton : côte. Pétiole. Ex : "Si té m'fait ène salad' mets pas les coûtons !" - (VDB)
- coûton. s. m. Bas de la tige d’un végétal herbacé ; grosse nervure d’une feuille de chou, de betterave, etc. Du latin costa. - (DdPY)
- coutre, s. m. coude, tour, détour. Le chemin, la rivière fait un « contre », c'est-à-dire un détour, un coude. - (DC)
- coutrée : couturière. - (SGC)
- coûtrére : couturière. - (S)
- coutrére, s. f. couturière. En Morvan la « coutrére » n'est pas une ouvrière en robes comme à paris. Elle travaille en linge et confectionne les vêtements d'homme aussi bien que ceux de femme. - (DC)
- coutrie, s. f. aiguillée de fil à coudre. - (DC)
- coutrot : dessus du mur destiné à recevoir la sablière. - (S)
- couvanter, v. a. faire valoir, vanter avec excès : « couvanter » sa marchandise, ses denrées. - (DC)
- couvarteure, s. f. couverture, toiture en chaume. Aller « à la couvarteure », est une des meilleures industries du pays. couveau, s. m. chauffrette. - (DC)
- couvas, covas. s. f. Poule couveuse. (Coulours). - (DdPY)
- couverson, couveurson. s. m . Couverture de livre. (Courgis, Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- couvert : toit. - (S)
- couvert, s. m. toit, toiture. Un « couvert » en ardoises, en tuiles, en paille ; on répare les « couverts ». - (DC)
- couverte : couverture de lit ou dalle supérieure d'un aqueduc. - (S)
- couverte, couvarte, s. f. pierre ordinairement plate qui recouvre les murs à sec, c’est-à-direconstruits sans mortier. - (DC)
- couvri (adjectif) : couvert, en parlant du ciel. - (N-M)
- couvri : couvrir. - (S)
- couvrou, s. m. couvreur en paille, celui qui fait ou qui répare les toitures de chaume. - (DC)
- couvroûe : couvreur. - (S)
- couvrue, couvrure. s. f. Couvrure. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- covêque. s. m. Couvercle. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- coviner. v. n. Tramer, comploter, conspirer sourdement. (Soucy). - (DdPY)
- covrée, couvrée. s. f. Corvée. - (DdPY)
- coyau, s. m. coyer, bout de chevron qui soutient la saillie d'une toiture. - (DC)
- côyer (se) : taire (se). - (S)
- côyer, couter, v. a. taire. l'interj. « côye-té, couye-té », tais-toi ! taisez-vous ! - (DC)
- crâ : corbeau. - (HV)
- crâ : corbeau. - (S)
- crâ, s. m. crachat, salive que l'on rejette avec bruit de la bouche. - (DC)
- crabot. s. m. Toupie à fouet, sabot. (Cuy). - (DdPY)
- cracasson. s. m. Escargot. (Athiey). - (DdPY)
- crachard. s. m. Crachat. (Rogny). - (DdPY)
- crachie, s. f., écume produite par le beurre fondu et qui entre dans la nourriture du peuple, et qui se dit aussi du résidu de l'huile de friture. - (A)
- cracueilles. s. f. pl. Coquilles d’œufs ou de noix. (Etivey). - (DdPY)
- craïer (orthographe de Jaubert). v. n. Cracher salement. — On pourrait écrire aussi crailler. - (DdPY)
- craigneaux (Je). Pour je craignais, imparfait du verbe craindre. - (DdPY)
- craignu, ue. Partic. prés. du verbe craindre. Crain, ainte. - (DdPY)
- crailler, v. a. cracher grossièrement, avec bruit. - (DC)
- craimpiau, cêrpiau. s. m. Crêpe. - (DdPY)
- crainces. s. f. pl. Menues graines, déchets, résidus provenant de grains (froment, seigle, orge et avoine) qui viennent d’être criblés ou vannés. Jaubert donne crançures dans le même sens, mot qu’il fait dériver de crancer, cribler. - (DdPY)
- crainon, s. m. cage à poulets, grand panier sous lequel on abrite les poussins. - (DC)
- crainran, s. m. risque-tout : « ç'o eun crainran. » de craindre et ran pour rien. - (DC)
- crainson, craisson. s. m. Croissant, instrument de jardinier pour tailler les arbres, élaguer et barder les haies. - (DdPY)
- craïon. s. m. Crachat épais, gluant. — On pourrait écrire aussi craillon. - (DdPY)
- craire. v. a. Croire. Je crayais, je crairais, que je craie, que nous craiyons, qu’ils craient. - (DdPY)
- craissot. s. m. Crachat. (Ménades). - (DdPY)
- crâle, s. m. pomme sauvage très acide avec laquelle on fait du vinaigre. - (DC)
- crâler. v. n. Se vanter, se dire plus riche qu’on ne l’est. (Cuy). — Se dit, à Laduz, pour crier fort, crier à s’enrouer. - (DdPY)
- crâloire, cràou. s. f. et s. m. Crécelle. (Armeau, Rugny). - (DdPY)
- cramboulis (être) : de mauvaise humeur, ronchon. - (SP)
- crâme : crème. - (S)
- crâme, s. f. crème. - (DC)
- cramillée. s. f. Crémaillère. - (DdPY)
- cramoue : renfrognement. - (PA)
- crampounner : cramponner. - (S)
- cran : petit enclos, stalle. - (S)
- cran, s. m. coin, compartiment réservé dans un lieu pour enfermer un animal ou un objet qu'on veut isoler ; petit parc construit avec des claies ou des planches. - (DC)
- cran, s. m. gros sable, gravier, arène : un terrain de « cran. » on extrait du « cran » pour bâtir. - (DC)
- crâner. v. n. Crier, en parlant de la poule. (Percey). — En beaucoup d’autres endroits, on dit crâler. - (DdPY)
- crapiau (un) : crêpe, galette, gâteau. - (PN-A)
- crâpiau : crêpe (celt.. krampouez ; kram : grillé ; pouez lourd). - (HV)
- crâpiau : crêpe au lard. - (S)
- crâpiau : crèpe. - (JFB)
- crâpiau : une crêpe. - (SP)
- crâpiau, s. m. crêpe, petite galette très mince et un peu frisée sur les bords. - (DC)
- crapissot. s. m. Chemin, sentier pratiqué dans une butte raide et de peu de longueur. - (DdPY)
- crapoucher : crachoter. - (SP)
- crapouchou : qui crapouche fréquemment. - (SP)
- crapuchot, s. m., partie raide et escarpée d'un chemin. - (A)
- craquiller, v. n. se dit du bruit que fait une chose qui se brise ou qui s'écrase. Un grain de sable « craquille » sous la dent. craquiller est un diminutif de craquer. - (DC)
- craquillon : bruit, jacasserie. - (S)
- crassè. s. f. Avarice, épargne sordide. - (DdPY)
- crasson. s. m. Chiche, avare, intéressé. Un vieux crasson. - (DdPY)
- crassou, craissou, ouse, adj. crasseux, malpropre. - (DC)
- crassou. adj. Crasseux, malpropre ; peu généreux. (Etivey). - (DdPY)
- crau, s. . f., partie de la graisse du porc adhérente à la peau et qui produit le lard, distincte de l'oing, graisse plus fine qui recouvre le péritoine. - (A)
- crau. s. m. Craie. - (DdPY)
- crauler. v. a. Marquer avec de la craie. - (DdPY)
- craupe. s. f. Crête. (Athie). - (DdPY)
- crâyance, créyance, s. f. croyance. - (DC)
- crayant. adj. Croyant ; simple, crédule. - (DdPY)
- cré m'en : crois-moi ou crois m'en. Ex : "Si te v'lais Margot cré m'en ben, J'frin ça l'jour de la Saint-Martin J'quurint nout' grous couchon J'rigol'rint pour dé bon Te peut pas m'die non-on !" (Chanson). - (VDB)
- cré, ée, adj. acre, âpre. Les raisins verts sont « crés » ; une pomme sauvage est « crée.  - (DC)
- créas. s. m. et créasse. s. f. Craie. - (DdPY)
- crebillot (en crebillot) : en chien de fusil (celt. krabo : recroquevillé). - (HV)
- crèche : mangeoire à laquelle sont attachés les bovins pendant l’hiver. - (JFB)
- crécher. v. a. et n. Cracher. - (DdPY)
- créchon, créchot, creuchon. s. mi. Crachat, salive qu’on rejette. - (DdPY)
- créchon, s. m. cresson. - (DC)
- créchot. s. m. Crochet. - (DdPY)
- créci, cressi. s. m. Mélange de poussier de charbon, de poussière et de petite braise. (Viliiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- crégeon, Créjon. s. m. Crayon. - (DdPY)
- créïole. adj. Crédule. (Percey). - (DdPY)
- creire, v. a. croire : « i cré bin », je crois bien. - (DC)
- crêle. s. f. Fauvette. (Laffon). - (DdPY)
- cremale, creumâle. s. f. Crémaillère. (Athie, Civry). - (DdPY)
- cremet. s. m. Croc, grappin pour retirer les seaux tombés dans les puits.(Souey). - (DdPY)
- crèmette. s. f. Ménagère qui a le talent mystérieux de faire produire à son laitage une plus grande quantité de crème que les autres. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- crène ou, plutôt, craîne s. f. Se dit par contraction de crainte. — De craîne que. Locut. conjonct. De peur que, de crainte que. (Goulours). - (DdPY)
- crénon : enclos grillagé pour les poules. - (SBB)
- crêper. v. a. Prendre par les cheveux. - (DdPY)
- crépiaud : crêpe. - (SGC)
- crépiter. v. n. Faire du bruit, s’agiter, remuer les pieds, ne pas tenir en place, comme font ceux qui s’impatientent, qui s’ennuient d’attendre. Du latin crepitare. - (DdPY)
- crépousser, v. n. tousser avec continuité : « i é crépoussé tote lai neu », j'ai toussé toute cette nuit. - (DC)
- créquenotte. s. f. Petite pomme. (Cuy). - (DdPY)
- crequouis : morceau de cartilage (de couleur blanche) support-attaché à la viande du porc. Ex : "Ton fricot d’couchon il est ben bon, mais té m’a douné ben du créquouis !" - (VDB)
- crer. v. a. Croire Je ne peux pas crer ça. - (DdPY)
- cressiller, kersiller. v. n. Frémir, frissonner, éprouver dans tout son être une sorte d’ébranlement à la vue d’un accident ou d’un spectacle qui vous impressionne, qui vous saisit fortement et soudainement. — Frémir d’impatience. — Craquer, en parlant d’un morceau de bois qui se rompt. —Cressiller des dents , grincer des dents. - (DdPY)
- cretelle, s. f. crête, sommet de colline ou de montagne. - (DC)
- crétiquer, v. a. critiquer. « Crétique » = critique. - (DC)
- creuche, creuge, creuille et creuse. s. f. Coquille. Une creug d’œuf, une écreuse de noix. - (DdPY)
- creuché, s. m. nappe en mousseline bordée de tulle ou de dentelle dont on se sert pour présenter le pain bénit à l'offrande et pour quelques autres usages du culte. - (DC)
- creuchie, s. f. dépôt d'huile qui se trouve au fond d'une cruche ou d'un vase quelconque. - (DC)
- creuge, s. f. écale de noix, de noisette, amande, coquille d'œuf. Aux environs d'Avallon, « cruge. » - (DC)
- creuher, v. a. creuser, fouiller. - (DC)
- creuille, s. f. coquille d'œuf, écaille, débris, déchet de toute sorte - (DC)
- creûillon : petit enfant maigre, malingre, petit dernier. - (S)
- creujon (pour crayon). s. m. Œuf de pierre, de craie, qu’on laisse dans le nid des poules pour les faire pondre. (Armeau). — Synonyme de gniaud. - (DdPY)
- creume. s. f. Crème. - (DdPY)
- creupi (pour crépir). v. a. Emmêler. — Finis, tu m’creupis les cheveux. (Argentenay). - (DdPY)
- creuse : vallée, partie basse. - (S)
- creuse, s. f. petit vallon, ravin, pli de terrain. - (DC)
- creuset, s. m. vase en poterie de forme arrondie comme l'écuelle, moins grande que la trape. - (DC)
- creuseur, s. f. profondeur. - (DC)
- creusir. v. a. Creuser. L’ ne se prononce pas. J’ons fait creusi une cave. - (DdPY)
- creusse: moue, grimace, gros dos, air renfrogné. - (S)
- creutes. s. m . Écuelle de terre. - (DdPY)
- creuvâ, s. m. crevasse, fente, gerçure. On dit d'une main couverte d'engelures qu'elle est pleine de « creuvâs. » - (DC)
- creuvé, adj. se dit d'un individu atteint d'une hernie ou de quelque maladie analogue. - (DC)
- crevâ : crevasse, gerçure. - (S)
- crevaison, crevation. s. f. Action de mourir. Faire sa crevaison , faire sa crevation , rendre le dernier soupir, être en train de mourir. - (DdPY)
- crevas : gerçures, crevasses aux mains (évitées ou atténuées avec du bigot). - (SGC)
- créyôle : crédule. - (SGC)
- cri (altération et contraction de quérir). v. a. Chercher. Va vite cri l’médecingne, mon pouv’ enfant. Du latin quœrere. - (DdPY)
- cricri : grillon. - (S)
- crier - crire (?) : chercher. Rapporter. Ex : "Eh ! Pétit ! Vas don m'crie un siau y'au !" (Sous-entendu : au puits) - (VDB)
- crile, s. m. crible. « Crile » pour crible. - (DC)
- crîle. s. m. Crible. - (DdPY)
- criler, v. a. cribler, passer au crible. - (DC)
- crîler. v. a. Cribler. - (DdPY)
- crincer. v. a. Cribler, nettoyer du blé, le passer au tarare, le vanner. - (DdPY)
- crinces. s. m. pl. Poils et barbes des épis d’orge et des céréales de même espèce. — Par extension, grenailles et issues séparées des grains par le vannage. — Du latin crinis , faisant au pluriel crines. — Voyez crainces, qui nous semble être le même mot. - (DdPY)
- crinchener : rendre (être rendu) rugueux au toucher. - (SP)
- cringniée. s. f. Crinière. - (DdPY)
- crinquailler. s. m. Quincaillier. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- crinse : brin d'herbe sèche (celt. Krin : sec). - (HV)
- crinses : déchets après vannage du grain, grenaille. - (S)
- crinses : déchets de grains après le vannage. - (SGC)
- crinses, s. f. plur. déchet des grains après le vannage. Ne s'emploie qu'au pluriel. - (DC)
- crins'nalè (éte) : transi (de froid). - (S)
- crintanse, s. f. mauvais grain qu'on met à part en criblant les céréales. - (DC)
- crô, s. m. creux, trou, fosse, souterrain, cave. - (DC)
- croai : croix. - (SBB)
- croc (nom masculin) : mare. Petit trou d'eau où barbotent les canards. - (N-M)
- croche-pied. s. m. Croc-en-Jambe. - (DdPY)
- crochet : tisonnier. - (S)
- crochet, s. m. fourchette de l'estomac, brechet. - (DC)
- crocheter, v. a. travailler la terre en la binant, en piochant avec soin autour des plantes. - (DC)
- crocornille. s. m. Bleuet. (Etivey). - (DdPY)
- crôdiau, s. m. creux rempli d'eau, petite mare. De « crô », trou, et « iau » pour eau. Les deux mots sont soudés par un son guttural qui donnerait à peu près « crô-gdiau. » Morvan nivernais. - (DC)
- croesson, couesson. s. m. Creux à la base de l’occiput. (Courgis, Diges). - (DdPY)
- crognon, croûgnon. s. m. Quignon de pain, croûton. Le crognon est un morceau de choix. Le croûgnon du pain bénit s’offre à la personne qui doit le rendre à la grand’messe du dimanche suivant. - (DdPY)
- croiche, crouéche, s. f. crèche d'une étable ou d'une écurie, mangeoire, c’est-à-dire l'espèce d'auge qui se trouve sous le râtelier. - (DC)
- croiche. s. f. Aire, fumier, tire-fient. (Bléneau). - (DdPY)
- croichie, crouéchie, s. f. ensemble, série de crèches pour le bétail. Il y a une belle longueur de « croichies » dans cette étable. - (DC)
- croicifix. s. m. Crucifix ; grandes peines, croix, tourment. Le pouv’ cher houme, il a ben des peines, des croicifix. (Puysaie). - (DdPY)
- croicinier. v. a. Crucifier, tourmenter, causer des peines. (Puysaie). - (DdPY)
- croinchie : dépôt d'huile dans le fond de la toule, lie de vin dans le fond du fût. O y é de la croinchie dans le fond : il y a du dépôt au fond. - (SGC)
- croindre, v. a. craindre, avoir delà crainte. - (DC)
- crointe, s. f. crainte, peur : « a fau beiller lai crointe ai sè-z-ann'mis », il faut se faire craindre de ses ennemis. - (DC)
- crointif, adj. timide, honteux, qui manque d'énergie, qui prend peur. Un enfant « crointif » est un enfant timide. - (DC)
- croisée - crouésée : fenêtre. Plus utilisé que f'néte (= fenêtre). - (VDB)
- croisie (nom féminin) : fenêtre. - (N-M)
- croisie : fenêtre (on dit aussi : crouairie), croisée. Quand o fait frè on frome les croisies : quand il fait froid on ferme les fenêtres. - (SGC)
- croisie, crouésie, s. f. croisée, fenêtre de maison. - (DC)
- croissant (nom masculin) : sorte de serpe à long manche dont on se sert pour élaguer les haies. - (N-M)
- croissant : faucille à long manche. - (SBB)
- croi'yôle : crédule, qui croit. - (S)
- crôler, v. a. crouler, secouer, ébranler par secousses. On « croie » un arbre pour faire tomber les fruits ; on « croie » un mur miné pour en précipiter la chute ; on « croie » la tête pour faire un signe, etc - (DC)
- crömai : se dit d'un humain ou d'un bête qui ne mange pas parce qu'il attend sa nourriture. Se dit aussi d'un animal ou d'un végétal qui ne profite pas, qui ne grossit pas. - (SGC)
- cromer : végéter. - (S)
- cromer, v. n. souffrir, pâtir, languir. Se dit des personnes et des choses. Un petit enfant maladif « crome » comme un semis de blé dans la terre. - (DC)
- cromiare. s. f. Mare. De crot (creux, trou) et mare, amas d’eau dans une excavation, dans un trou. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- crôpaie : crêpe au lard. - (S)
- cropé, ée. adj. Bien habillé. (Bussy-en-Othe). - (DdPY)
- crôpe, s. f. crête de coq. Crête fait allusion à l'excroissance charnue qui orne la tête des gallinacés, tandis que « crôpe » pour crêpe s'applique à la frisure ou à la dentelure de la crête de l'oiseau. - (DC)
- crôpe. s. f. Ecorce de bois ; copeau de tonnelier, de cerclier ; copeau d’une certaine dimension, en général. - (DdPY)
- crôpeai, s. m. crêpe, galette très mince qui se fait avec des œufs et de la farine. - (DC)
- crôper (le chignon) : se battre, prendre par les cheveux. - (S)
- crôper : acte sexuel du coq. - (S)
- crôper : côcher, couvrir la femelle en parlant des oiseaux et parfois de l'homme. - (S)
- crôper, v. a. cocher. Se dit des volailles et en général des oiseaux qui s'accouplent : « l' poulot é crôpé mai poule. » - (DC)
- cropiau. s. m. Copeau. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- cropiller : froisser. - (SBB)
- croque- aivoigne, loc. croque-avoine, celui qui sert d'entremetteur pour un mariage, qui fait les premières démarches auprès des parents de la jeune fille. - (DC)
- croque avouene : celui qui accompagne un jeune homme fréquentant une jeune fille pour les premières visites dans la famille de celle-ci. - (SGC)
- croque-aivouègne : marieur, personne accompagnant le futur marié lors de la première rencontre. - (S)
- croquignole : beignet. - (S)
- cros. s. f. Pomme sauvage. - (DdPY)
- crosier. s. m. Pommier sauvage. Synonyme d’aigrasseau. - (DdPY)
- crot : mare, trou plein d'eau. - (S)
- crot : mare, trou. - (HV)
- crot : trou, mare. - (PA)
- crot : mare. Yé des gueurnouilles dans le crot : Il y a des grenouilles dans la mare. - (SGC)
- crot : mare, en général assez vaste. Ex : "Pour aller ché Robére, tu prends à drouètte, au croc d'Chamery." - (VDB)
- crot, crou. s. m. Trou, fosse, mare où l’on abreuve les bestiaux. A Pasilly, on meune boire les vèches au crou. - (DdPY)
- crôte : crête (volaille). - (S)
- croteau. s. m. Petite fosse, petite mare, petit trou. Diminutif de crot. - (DdPY)
- crotin (sans doute pour crétin). s. m. Berger. (Coulours). - (DdPY)
- crotou, ouse, adj. barbouillé, sali, souillé, couvert d'ordure. - (DC)
- crotter. v. a. et n. Fouiller la terre, faire une fosse, un crot. — Crotter un puits , le creuser. - (DdPY)
- crottot. s. m. Nuque. (Pcrcey). — Voir croteau. - (DdPY)
- crottou. s. m. Petit garçon sale crotté, déguenillé. (Etivey). - (DdPY)
- crou. s. m. Mare. — Voyez crot. - (DdPY)
- croué, s. f. croix. - (DC)
- crouèche (nom féminin) : crèche. - (N-M)
- crouèche : crèche. - (S)
- crouée : croix. - (S)
- crouée : croix. - (SGC)
- crouée. s. f. Coquille. — Crouée de queca , coquille de noix sèche. Du latin curva , chose creuse. (Diges). - (DdPY)
- crouée. s. f. Craie. (Plessis-du-Mée). - (DdPY)
- crouée. s. f. Croix. - (DdPY)
- crouère : croire. - (S)
- crouésie : fenêtre, petite fenêtre. - (S)
- crouéyu, part, passé du verbe croire. Cru. - (DC)
- crougai : croiser (aussi : franchir). On s'o crougé à la Roche Coupée : on s'est croisée à la Roche Coupée. - (SGC)
- crougeottes : petites croix (50 cm) en noisetier bénies à la messe le 1er dimanche de mai et plantées dans les champs de céréales pour demander une bonne récolte. - (SGC)
- crougnion (un) : une croûte de pain. - (PN-A)
- crougnon : croûte de pain (crouton). - (PA)
- crougnon, s. m. croûton de pain coupé sur la tourte, morceau détaché sur la circonférence. - (DC)
- croûgnon. s. m. Croûton. Un croûton de pain. - (DdPY)
- crouher, v. a. croiser. - (DC)
- croûillotte, croûjotte : petite croix. - (S)
- crouinde : craindre. - (S)
- croujotte, s. f. petite croix bénite le jour de l'invention de la sainte croix et qu'on plante dans les chenevières ou dans les champs ensemencés. Le premier dimanche de mai est souvent appelé le dimanche des croisettes ou plutôt des « croujottes, croïottes, crouiottes. » - (DC)
- croule. s. f. Chasse à la bécasse. (Sainpuits). - (DdPY)
- croulement. s. m. Action de trembler, de frissonner. - (DdPY)
- crouler : bercer. - (HV)
- croûler :secouer. - (S)
- crouler. v. n. Trembler de froid ou par l’eftet d’une autre cause. - (DdPY)
- croullhi, v. a. croiser : « ile aivô croullhi lé bras », elle avait croisé les bras. - (DC)
- croulon. s. m. Frisson. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- croumi. adj. Croupi. (Moufly). - (DdPY)
- croupton (adjectif) : (à) en position accroupie. - (N-M)
- croustiller (verbe) : manger peu, de petites choses. - (N-M)
- crouston (faire sonner l’s). s. m. Croûton. Du latin crustum, d’où aussi croustiller. - (DdPY)
- croûte : dosse. - (S)
- crouvi : couvert. - (S)
- crouvi, v. a. couvrir, mettre une couverture, une toiture : « sai maîon ô crouvie », sa maison est couverte. - (DC)
- crouvoûe : couvreur. - (S)
- croyaule, crouéyaule, adj. crédule. « Crégaule. » - (DC)
- cruchon (nom masculin) : bouillotte. - (N-M)
- cruge : gouge, outil de sabotier (cuillère). - (SGC)
- crûille : coquille. - (S)
- ç'tu, pron. déni. celui : « i parlerc ai ç'tu qu'vô m'é indicté », je parlerai à celui que vous m'avez indiqué. - (DC)
- c'tulai : celui-là (cestui-là). - (HV)
- cu su beurdouille, loc. sens dessus dessous : « fére eu su beurdouille », faire la culbute. - (DC)
- cuau. s. m. Cuveau, petite cuve. A Argenteuil, on dit cuïau. - (DdPY)
- cuche. s. f. Cuisse. - (DdPY)
- cuchin. s. m. Coussin. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- cuée. s. f. Contraction de cuvée. (Domecy-sur-le-VauIt). - (DdPY)
- cueude (pour cueudre, par élision de l’r). v. a. Coudre. - (DdPY)
- cueudu. Part. passé de cueudre. Une robe mal cueudue. - (DdPY)
- cueugne. s. f. Altération de cogne, synonyme de beugne. (Sommecaise). - (DdPY)
- cueure : cuire. - (HV)
- cueuse. v. a. Cuire. (Avallonnais). - (DdPY)
- cueusse, cueutche. s. f. Cuisse. - (DdPY)
- cuhé, s. m. curé, prêtre pourvu d'une Cure . - (DC)
- cuhé. s. m . Curé. (Maligny). - (DdPY)
- cuïé. s. f. cuillère. - (DC)
- cuièque. s. m. Porte de four, couvercle. - (DdPY)
- cuïer. v. a. cueillir : « a cuïan dé ponmes dan l’courti », ils cueillent des pommes dans le jardin. - (DC)
- cuillar (prononcez killar). s. f. Cuiller. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- cu'illé : cuillère. - (S)
- cuillon, cueillon. s. m. Serpette en forme de sape, qui sert pour couper l’herbe. - (DdPY)
- cuisante. s. f. Partie de la clientèle d’un boulanger qui se contente d’apporter son pain à cuire. - (DdPY)
- cuisse, cuite, s. f. Fournée de pain. - (DdPY)
- cuissin. s. m. Amas de terre transporté du bas d’une vigne dans le haut, où il forme comme une espèce de traversin, de coussin, par la forme arrondie qui lui est donnée à sa partie supérieure. Du latin culcitra. - (DdPY)
- cuissin. s. m. Oreiller, sans doute pour coussin ; du latin culcitra. - (DdPY)
- cul de chien : fruit du néflier: la nèfle. Le cul de chien se meuge biot : la nèfle se mange blette. - (SGC)
- cul de singe : nèfle. - (S)
- culâner. v. a. Ralentir, laisser aller doucement. Culâner un cheval. — Naturellement signifie lambiner. Cet homme culâne toujours. - (DdPY)
- culaneux. adj. Lambin, fainéant, paresseux. (Percey). - (DdPY)
- culard (nom masculin) : veau en viande après engraissement. - (N-M)
- culard. s. m. Feu follet. — Ame d’un enfant mort sans baptême. - (DdPY)
- cul-de-chien. s. m. Nèfle. - (DdPY)
- cul-de-singe, fruit du néflier. - (A)
- cullhie, ll mouillés, s. f. petite botte de paille. il y a ordinairement deux « cullhies » dans un fagot. - (DC)
- culnis. s. m. Herbes et menues pailles qui se détachent du pied de la gerbe, lorsqu’on la secoue en la tenant par le haut. - (DdPY)
- culot. s. m. Souchon, petite trogne. (Soucy). - (DdPY)
- curè : curé. - (S)
- curé, ée. Partic. prés. de Curer. Qui a tout perdu, qui est dépouillé, ruiné. - (DdPY)
- curer, v. a. nettoyer, émonder. - (DC)
- ç'vau, s. m. cheval. - (DC)

Sommaire


D

- d’aibourd. adv. D’abord. - (DdPY)
- d’hors, adv. Dehors. Il existait naguère encore, à Auxerre, une rue du nom de Notre- Dame-la- D'hors, laquelle conduisait de la rue de la Croix-de-Pierre (maintenant rue de Paris) à l’église du même nom, détruite pendant la révolution et qui s’élevait sur l’emplacement actuel du Palais de Justice. - (DdPY)
- d’ici-n’avant. adv. Dorénavant. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (DdPY)
- d’layer (pour délayer). v. a. Enlever la partie gâtée ou pourrie d’un fruit. Du latin deligere. - (DdPY)
- d’layon. s. m . Ce qui reste d’un fruit après l’enlèvement de la partie gâtée. - (DdPY)
- d’moirer. v. n. Tomber en syncope, perdre connaissance. (Guillon). - (DdPY)
- d’rer, deurer. v. n . Durer. - (DdPY)
- d’vidot. s. m. Dévidoir. (Fléys). - (DdPY)
- dâ, interj. explétive très usitée dans quelques parties du Morvan, dans les environs d'Avallon notamment : « oui-dà ! si-dâ ! non-dâ ! » - (DC)
- dabourriller : déchevêtrer. - (PA)
- dacas. s. m. Noix. (Annay-la-Côte). - (DdPY)
- dacliarer, v. a. déclarer. - (DC)
- dactyle : graminée fourragère entrant dans la composition des prairies qui convient bien en terre légère et séchante. - (JFB)
- dadée. s. f. Niaiserie. (Michery). De dadais, niais, sot, nigaud. - (DdPY)
- dàdiner, dôdiner, v. a. dorlotter, balancer un enfant dans les bras ou dans son berceau. - (DC)
- dadion, loc. adv. en haut, le lieu placé à un niveau plus élevé que celui où l'on est. - (DC)
- dàdo, répond au français dodo : « fé ton dâdo, p'tiô, fé ton dâdô ! » - (DC)
- daêmé, ée. adj. Qui a perdu la raison, qui est possédé du diable. (Perreuse). Le comte Jaubert donne déâme y qui n’a point d’âme, qui a le diable au corps. - (DdPY)
- dagonner. v. n. Faire des choses peu utiles, de peu d’importance. (Laflon). - (DdPY)
- dagonner. v. n. Gronder. (Soucy). - (DdPY)
- dagot. s. m. Homme maladroit, peu actif, qui fait tout en hésitant, en tâtonnant. — On dit aussi dagotier y dagoquier. - (DdPY)
- dagotai : hésiter avant de prendre une décision. Quand on ne sait pas que faire on dagote. - (SGC)
- dagoter. v. n. Tâtonner, hésiter, se mettre à un ouvrage, et puis l'abandonner pour un autre, sans rien terminer. - (DdPY)
- dague. s. f. Très petite faux, plus petite que la sape, pour couper de l’herbe, sarcler des chardons. (Beugnon). - (DdPY)
- dague. s. f. Vase en ferblanc pour traire les vaches. (Armeau). - (DdPY)
- daguenalai : la cuisson du pain terminé, dans le four encore chaud on mettait daguenalai (sécher) les pommes, les poires… - (SGC)
- daguenalé : tout ridé, transi de froid. - (SGC)
- daguenales : poires séchées au four pour une consommation ultérieure (cf. les pruneaux). Aptès le pain on féto des daguenales : après le pain on faisait des poires séchées. - (SGC)
- daguenelle : poire séchée (déquenelle). - (PA)
- daguenelle, daguenette. s. f. Poire séchée au four ou au soleil. - (DdPY)
- daguenelle, s. f. poire séchée au four, qu'on désigne en français sous le nom de poire tapée. - (DC)
- daguer. v. a. Donner un coup de coude à quelqu’un pour appeler son attention, pour l’avertir. (Percey). - (DdPY)
- dahoûler : avoir grand faim. - (PA)
- dahu : animal imaginaire que l'on chasse. - (S)
- dahu. s. m. Être fantastique, imaginaire ; chose impossible à trouver. Chercher le dahu. Aller à la chasse au dahu. (Bléneau, Rogny, Champcevrais, Sommecaise). — Ce mot, par l’idée qu’il exprime, par sa consonnance et son orthographe presque identique, nous semble être le même que dâlu, employé dans le Berry, et qui est la personnification de l'onglée, dont on fait peur, l’hiver, aux enfants. V’là le dâlu qui vient, cachez ben vous mains ; pernez garde au dâlu ! - (DdPY)
- dai, prép. tient lieu de la préposition à devant le pronom et marque ordinairement la possession : « c' chan-lai n'ô pâ dai lu », ce champ-là n'est pas à lui. - (DC)
- daicrouvi. (L’r ne se prononce pas). v. a. Découvrir. (Ménades). - (DdPY)
- daidoumaizement. s. m. Dédommagement. (Ménades). - (DdPY)
- daidoumaizer. v. a. Dédommager. (Ménades). - (DdPY)
- daig'nale : fruit désséché. - (S)
- daigne, tige de chanvre non dépouillée de son écorce : « eune pougnie d'daignes », une poignée de chanvre. - (DC)
- daignon, s. m. écorce de la tige de chanvre, appelée « daigne » en patois. - (DC)
- daiguenâlé, adj. desséché, flétri. - (DC)
- daillant. s. m. Qui court fort, qu’on ne peut pas arrêter. Se dit, par ironie, d’un musard, d’un individu lambin, paresseux. De dailler. (Perreuse). - (DdPY)
- dailler. v. n. S’enfuir, courir d une manière folie, désordonnée, en parlant des bêtes à cornes piquées par les taons. — Précédé du verbe faire , Dailler signifie mettre en marche, faire partir, exciter, presser. — Il est formé du d duphonique et du présent du subjonctif du verbe aller : que faille, que tu ailles, etc. ; en sorte qu’au lieu de dire : aller, faire aller, faire daller, on dit : dailler, faire dailler. (Puysaie). - (DdPY)
- daimannézer. v. a. et n . Déménager. (Menades). - (DdPY)
- daimegeoizon. s. f . Démangeaison. (Ménades). - (DdPY)
- daimerotte, s. f. damerette ; mésange ou petite dame. - (DC)
- daimezer. v. a. Démanger. (Menades). - (DdPY)
- daimoinge. v. a. Démancher. (Id). - (DdPY)
- daimôler. v. a . Démêler. (Id). - (DdPY)
- daiquand : avec. - (S)
- dair, s. m. dard, faux à faucher les prairies : un bon « dair » ; aiguiser son « dair. » - (DC)
- dairape : accapareur, courageux. Ol o dairape : il ne craint pas l'ouvrage. - (SGC)
- daird : faux (outil), dard d'insecte. - (S)
- dairé, adv. derrière, en arrière. - (DC)
- dairé, dairére. s. m. et f. celui ou celle qui est en arrière, qui est le dernier ou la dernière : « voiqui l’dairé d'mé p'tiôs », voici le dernier de mes enfants; « ç'ô mai feille lai dairére », c'est ma fille la dernière. - (DC)
- dairérement, adv. de temps. dernièrement, il n'y a pas longtemps. - (DC)
- dairoguer. v. a. Désenrouer. (Id). - (DdPY)
- daissorcler. v. a. Désensorceler. (Ménades). - (DdPY)
- daivau, loc. adv. en bas, le lieu situé à un niveau inférieur à celui où l'on se trouve. - (DC)
- daivou : avec. - (S)
- daivou, prép. avec : « i m'en vé daivou lu », je m'en vais avec lui. - (DC)
- daiyat. daihiat. s. m. doigtlot, doigtier de peau, ordinairement détaché d’un vieux gant. - (DdPY)
- daizaler. v. a. et n. Degeler. (Ménades). - (DdPY)
- daler (verbe) : comportement des bêtes à cornes lorsqu'elles courent en ruant et dressant la queue en l'air. - (N-M)
- dâler : gambader, danser, sauter. - (PA)
- daler : courir vite, se sauver à toutes jambes. Ex : "Eh ! Si t'avais vu la gamine coum' al a dâlé !" - (VDB)
- dâler, v. n. aller de côtés et d'autres, flâner ; se sauver précipitamment, en parlant des animaux. - (DC)
- dame (la bonne). La sainte vierge, la mère de dieu. - (DC)
- dandingn', s. m. paresseux, flâneur, musard. - (DC)
- Danjeureu, euse, adj. dangereux, difficile, terrible. - (DC)
- danner, v. a. damner. On prononce dan-ner. - (DC)
- dans cette région, le simple « tote » désigne le suçon qu'on donne aux petits enfants. - (DC)
- dansou, ouse, adj. et s. danseur, danseuse. « Dansoure » au féminin. - (DC)
- daquan, daiquan, prép. avec, en même temps que : « i beuvô daquan lu », je buvais en même temps que lui, avec lui. darder, v. n. se dit d'une roue de voiture qui glisse sur un plan incliné et ne tourne pas d'aplomb avec l'autre. Plusieurs prononcent « barder. » - (DC)
- dard (nom masculin) : faux. - (N-M)
- dard (un) : une faux. - (PN-A)
- dard : FAUX. - (PA)
- dard : une faux. - (SGC)
- dard : la lame de la faux. Battre le dard, c'est aiguiser la lame de faux en la frappant sur la partie tranchante (un rasoir !) au marteau biseauté sur une petite enclume en forme de coin fiché en terre. L'opération, assez longue, et minutieuse, se faisait assis sur le sol, jambes ouvertes, de part et d'autre de l'enclume "pour être à soun' adrèt". Ex : "N’y tomberait ben des dards !…" Qui signifie que l’on sortirait ou que l’on irait ici ou là si on l’a décidé et quoi qu’il se passe et/ou advienne. - (VDB)
- dard, derd. s. m. Faux; ainsi appelée peut-être, parce que, suivant Jaubert, la faux, emmanchée à rebours, ressemble à une sorte de dard, à une lance. - (DdPY)
- dardée. s. f. Laps de temps non régulier, intermittent, capricieux, et généralement assez court, que l’on met à faire une chose. — A dardée, par dardée, loc. adv. De temps en temps, par échappée soudaine, intermittente, ainsi que, par un temps couvert, se produisent tout à coup ces rayonnements, ces échappées lumineuses, que de temps à autre darde le soleil à travers les nuages. — Faire un travail par dardées, le faire irrégulièrement, à plusieurs reprises. — Travailler par dardées, travailler par soubresauts. - (DdPY)
- dâré : derrière. - (S)
- daré : derrière. - (HV)
- dârée. s. f. Denrée, objet de peu de valeur. - (DdPY)
- dargnole. s. f. Grand coup du revers de la main. (Ferreuse). - (DdPY)
- darié (adverbe) : derrière. - (N-M)
- dariner. v. a. Faucher. De dard, faux. - (DdPY)
- darne. adj. Qui est lourd, endormi, fatigué, sujet aux étourdissements, aux vertiges. — Mouton darne, mouton atteint du tournis. - (DdPY)
- darne. s. f. Tranche, portion, morceau de viande coupé dans le sens de la longueur. - (DdPY)
- darnéyer. v. n. Etre darne, avoir la tète lourde, des étourdissements, des vertiges. Voyez darne. - (DdPY)
- darniot. adj. A qui la tète fait défaut, qui est idiot, fou, imbécile. Voyez darne. - (DdPY)
- darré ée, adj., dernier. Ex. : cet enfant est le tout darré, on m'a placé le tout darré, pour au dernier rang. - (A)
- darré : dernier. - (HV)
- darret. s. m. Derrière. — All’ a chuté su son darret un fichu coup. — (Quincerot). - (DdPY)
- darrier : derrière. On marcho lentement darrier : on marchait lentement derrière. - (SGC)
- darrier, dârger, dôrée. s. m. Derrière. Le darrier de la maihon. Siète-te su ton dârger. Le dôrger de la tête. — S’emploie aussi comme adverbe et comme préposition. Va-t-en dârger. Il vient darrier moi. - (DdPY)
- das, pron. des : « das houmes, das fonnes. » - (DC)
- dassabre : "t'es t'y dassabre" en s'adressant à un enfant : "tu es insupportable, tu n'arrêtes pas de t'agiter...". - (PA)
- dasseingn', s. m. dessein, projet. - (DC)
- dassoler : ebranler, affaiblir (dessgnôler). - (PA)
- dassolu : gourmand. - (PA)
- dâtor, s. m. détour, circuit, au propre et au figuré. - (DC)
- dau, s. m. dé à coudre. - (DC)
- daubée. s. f. Volée de coups de poing ou bâton. (Athie, Nitry). - (DdPY)
- daubrè : idiot. - (S)
- daudon, daudonne, daudine, nom de femme ; diminutif de claudine. - (DC)
- Daudy : diminutifs de Claude. - (S)
- daumère (?) : veste longue. - (SGC)
- dauqueune, adj. des deux genres. quelque, quelqu'un = aucun. - (DC)
- davedoué. s. m. Petit cylindre de bois sur lequel s’enroule le fil que l’on dévidé. (Sainpuits). - (DdPY)
- d'biter (verbe) : (Se) perdre, se détériorer. Se dit surtout en parlant de la nourriture. - (N-M)
- d'biter : gâcher, briser. - (PA)
- de d’là. Préposit. adverb. Un peu plus loin, au-delà. La Vierge de d'là l’eau, ancienne fête patronale d’Auxerre. - (DdPY)
- de d’puis, dett’pis. adv. Depuis. - (DdPY)
- de Lucifar, l'e prononcé a selon la coutume de la contrée. - (DC)
- de sé quand (Dieu sait quand !) Locution dubitative par laquelle, dans la conversation, on exprime qu’un temps, une époque, un fait dont on parle, est tellement reculé, que Dieu seul en connaît la date. (Grandchamp). - (DdPY)
- de. Notre patois supprime la préposition dans un grand nombre de cas. - (DC)
- déanger. v. a. Détruire les mauvaises herbes d’un champ. J’ai eu beau labourer, je n’ai pas pu déanger l’herbe. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- déargoter (pour désergoter). v. a. Enlever un orteil, un ongle, un ergot. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- déaste, s. m. désastre. - (DC)
- déauberner. v. n. Muer, perdre ses plumes, en parlant des poules et des voailles. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- déb’sonnés, débessonnés. adj. m. pl. Se dit, à Villiers-Saint-Benoit, d’un chien et d’une chienne qui ne sont plus embessonnés , qui viennent de se désaccoupler. De de, particule extractive, et de bisso. - (DdPY)
- débagouler, v. n. tomber en coulant, en débordant. L’eau « débagoule « d'un vase trop plein. - (DC)
- débaillai : parler. Ne pas débaillai : ne pas parler. - (SGC)
- débâiller. v. n. et v. a. Se décider à parler, ouvrir la bouche pour parler. Voyons, débâilleras-tu aujourd’hui ? — S’emploie souvent avec la négation. Il ne veut pas, il ne sait pas débâiller, il ne veut pas parler, il ne sait rien dire. Il est si bête, qu’il ne peut pas débâiller un mot. - (DdPY)
- débairboiller, v. a. débarbouiller, laver la figure ou le corps. - (DC)
- déballoter. v. a. Déménager. (Sommecaise). - (DdPY)
- débarder : enlever et transporter le bois hors de la forêt. - (JFB)
- débarder. v. a. Déblavar, enlever la récolte d’un champ, les bois d’une coupe. — Signifie aussi, tirer une voiture d’un mauvais pas. - (DdPY)
- débarouler : tomber (déberdouler). - (PA)
- débaubir. v. a. Dégourdir. — Voyez abaubir. - (DdPY)
- déberboiller. v. a. Débarbouiller. - (DdPY)
- déberdailler. v. n. Tomber avec fracas. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- déberdouler : tomber (débarouler). - (PA)
- déberlouir. (Se). v. a. Sortir de l’état d’éblouissement où l’on se trouve. Quand on a travaillé, marché, lu ou écrit au soleil ou par une lumière trop vive, et qu’ensuite on passe dans un endroit un peu sombre, les yeux, dont la pupille se trouve rétréci, ne voient plus qu imparfaitement, il leur faut quelques instants pour se déberlouir, c'est-à- dire pour que leur pupille se dilate et permette aux rayons lumineux qui la traversent d’aller se réfléchir sur la ratine. - (DdPY)
- débernacler : débarrasser. - (PN-A)
- débernacler : faire du désordre. - (PA)
- débernâcler, débeurnâcler. v. a. Débarrasser, démolir, briser. Être débernâclé, être débarrassé. (Argentenay). - (DdPY)
- déberner (pour débrener). v. a. Nettoyer, démerder ; délivrer, débarrasser. — Me voilà enfin déberné de lui ; ce n’est pas dommage. - (DdPY)
- débêter. v. a. Donner un peu d’expérience, faire qu’on soit moins naïf ou moins niais. — Se débêter, v. pron. Se décrasser, se dégourdir un peu d’esprit, se déniaiser. (Perreuse). - (DdPY)
- débeurnai : débarrasser (contraire : embeurnai). - (SGC)
- débeurnaquai : démolir. Tout est débeurnaqué : tout est démoli. Temps instable : le temps est tout débeurnaqué. - (SGC)
- débeurnâquier : démolir, désassembler. - (S)
- débeurner (verbe) : débarrasser les choses encombrantes. - (N-M)
- débeurteler. v. n. Tituber, chanceler. (Percey). - (DdPY)
- débeutiner, v. a. démeubler, dégarnir un lieu des objets qui le meublent, qui l'approvisionnent. Un homme qui déménage « débeutine » sa maison. Un ouvrier qui emporte ses outils « délieutine » son atelier. - (DC)
- débiauder : déshabiller. - (S)
- débieue, s. f. récolte d'un champ. - (DC)
- débifer, v. a. dégoûter d'une chose, détourner de. - (DC)
- débiller (pour déshabiller). v. a. et n. En navigation, détacher la cincenelle nouée par le milieu de la courbe ou du palonnier dont est garni le derrière d’un cheval qui hale un bateau. - (DdPY)
- débiller : déshabiller. - (S)
- débiller, v. a. déshabiller, dépouiller. - (DC)
- débine. s. a. État de celui qui doit beaucoup, ruine, misère. Du latin debere. - (DdPY)
- débiner. v. a. Décrier. — Débiner une personne, essayer de la discréditer en disant du mal d’elle par derrière, en dessous. Ce mot s’emploie sans doute par allusion à l’opération faite par nos vignerons pour débiner les vignes. - (DdPY)
- débitarner. v. a. Se dit, à Bussy-en-Othe, de la première façon qu’on donne à une jeune vigne. - (DdPY)
- débiter, v. a. consommer, dépenser. Un bœuf « débite » deux fois plus de foin qu'une vache. - (DC)
- débitouiller. v. a. Frotter, dégluer, décoller. Se débitouiller les oeils, se frotter les yeux en s’éveillant pour dégluer ses paupières. De bitou, qui a les yeux chassieux. - (DdPY)
- débituer. v. a. Déshabituer. - (DdPY)
- déblaive, s. f. récolte en général, les fruits extraits de la terre, l'action de prendre, d'enlever cette récolte. - (DC)
- déblaiver, v. a. enlever la récolte d'un champ, d'un pré, en général ramasser. - (DC)
- débondener, v. a. débondonner, ôter le bondon, déboucher. (Voir : bonde.) - (DC)
- débond'ner : déféquer. - (S)
- débordeai, s. m. débordement d'eau ; inondation. - (DC)
- déboter. v. n. Aboutir. (Villiers-Saint-Benoit). Voyez aboter. - (DdPY)
- débouagener, v. a., défaire les meules de blé ou de foin, que l'on nomme borgeons, pour les étendre et les faire sécher ou pour les rentrer. - (A)
- débouécer. v. a. Déboucher, déclore. (Menades). - (DdPY)
- débouéiller : démêler. - (S)
- débouler, v. a. démêler, mettre en ordre des choses mêlées ensemble. - (DC)
- débouler. v. n. Partir brusquement, en parlant d’un lièvre. Cette plaine est giboyeuse ; les lièvres y déboulent de tous côtés. — Signifie aussi démêler, débrouiller. - (DdPY)
- débouloué, s. m. démêloir, peigne qui sert à démêler les cheveux ou à nettoyer le poil des animaux. - (DC)
- débouloué. s. m. Démêloir. (Montillot). De débouler. - (DdPY)
- débourdement, s. m. débordement d'un ruisseau, d'une rivière. Le terme inondation n'existe pas dans notre patois. On dit un « débourdement d'eaies » ou « d'iaux », suivant les localités. - (DC)
- débourdiau (nom masculin) : grosse averse. - (N-M)
- débourdiau, s. m. grosse averse de pluie, en français ondée. (Voir : débordeai.) - (DC)
- débourré, ée. adj. Vif, éveillé, en parlant des petits enfants. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- débourré. adj. Dont l’intelligence commence à s’éveiller, qui commence à marcher. Se dit en parlant d’un enfant, par assimilation avec les bourgeons des végétaux qui, au printemps, se débourrent, sortent de leur enveloppe. - (DdPY)
- débout'ner : déboutonner. - (S)
- débrandiller. v. a. Balancer. — Se débrandiller. v. pron. Se balancer. - (DdPY)
- débrandillouée. s. f. Balançoire. - (DdPY)
- débringué, ée. adj. et partic. p. Mal accoutre, débraillé ; rompre, brisé. Femme débringuée. Machine débringuée. - (DdPY)
- débringuer. v. a. Rompre, briser, démantibuler. Se dit surtout en parlant d’une machine. - (DdPY)
- débrôder : nettoyer. - (S)
- débutiner, v. a. enlever le butin ou décombres provenant des démolitions. V. Butin. S'emploie aussi dans le sens plus général de déménager. - (A)
- décaclourder (Se). v. pronom. Reprendre ses sens après un étourdissement, s’éveiller, s’agiter. De de, particule extractive, et alourder, alourdir, rendre pesant, rendre lourd. - (DdPY)
- decacoiller. v. a. Disloquer. (Saint-Martin-du-Terlre, Paron, etc.). - (DdPY)
- décaicher, v. a. découvrir, sortir d'un trou, d'une « cache », trouver un objet caché. - (DC)
- décaler, v. a. décoiffer, ôter le bonnet ou la « cale » d'une femme. - (DC)
- décalofrer, v. a. enlever l'écorce des noix. - (DC)
- decalvatré (être) : être débraillé. Ex : "Aga don coum' ton gamin il est décalvatré !" - (VDB)
- décanailler (se) : se débarrasser. - (SBB)
- décancher. v. a. Extraire, enlever un objet du milieu de plusieurs autres entre lesquels il est enserré et qu’à cette fin il faut déranger tout d’abord. - (DdPY)
- décaniller : se sauver, fuir. - (PA)
- décapiter (Se), v. pronom. Se hâter, se dépêcher, se donner de la peine jusqu’à en perdre la tête. De de privatif et de caput. - (DdPY)
- décaquelorder (se) : désengourdir (se). - (S)
- décarcafeugner (verbe) : abîmer. - (N-M)
- décarcasser (se) (verbe) : faire de gros efforts pour aboutir à un résultat. - (N-M)
- décarcasser (Se). v. pron. S’exténuer, s’échiner, s’éreinter, s’arracher la carcasse, en quelque sorte, pour l’exécution d’un travail, la réalisation d’un projet, d’une entreprise quelconque. - (DdPY)
- décarté. s. m. Écarté, jeu de cartes. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- décassener : étendre et démêler les gerbes après les avoir détachées. - (S)
- décesser, v. a. s'emploie toujours avec une particule négative, cesser. Ex. il ne décesse de parler. - (A)
- déceu, part, passé du verbe décevoir. déçu, trompé. S’emploie adject. « deceu, deceute. » - (DC)
- déchabuter. v. n. Parler beaucoup, raconter longuement, avec complaisance, une chose de peu d'importance. (Saint-Martin-sur-Ouanne, Villiers-Saint Benoit). - (DdPY)
- déchairboiller, v. a. débarbouiller ; laver le visage et par extension laver en général. (Voir : chairboiller.) - (DC)
- déchairbouéiller : débarbouiller. - (S)
- déchairger : décharger. - (S)
- déchairter, v. a. défricher, arracher des racines d'arbres. Dans le « déchartir », qui est le même mot non mouillé, signifie déchirer, arracher avec les ongles et aussi défricher. - (DC)
- décharboter. v. a. Déshabiller. (Fléys). - (DdPY)
- déchaumis. s. m. Défrichement. (Sommecaise). - (DdPY)
- déchauter. v. a. Décrocher, sortir un sean du chaüt. (Soucy). - (DdPY)
- dèche. s. f. Perte, déficit. Être en dèche, éprouver des pertes, être dans la débine. (Mailly-la-Vilie). - (DdPY)
- déchrêmer. v. a. Menacer quelqu’un de lui enlever le chrême, c’est-à-dire la peau de la tête, la partie de sa tête qui, au baptême, a été ointe du saint-chrême. (Puysaie). — Dans certains endroits, on dit : Je vas t’enlever, je vas te laver le baptême; c’est, en d’autres termes, absolument la même chose. - (DdPY)
- décimateur : personne qui levait la dîme. - (QLT)
- décinguier. v. a. Dessangler. - (DdPY)
- décirer, v. a. déchirer, mettre en pièces. - (DC)
- dec'nailler, v. n. décamper, s'en aller sans bruit et honteusement. - (DC)
- décoler, v. n. ne s'emploie guère que dans cette locution : « i n'en s'rô décoler », je ne saurais en venir à bout, je ne puis y parvenir. - (DC)
- decontre, prép. contre, à côté de : « al ô en raige d'contre lu », il est furieux contre lui. - (DC)
- décoquelarder (se), v. réfl. se divertir, s'amuser, s'en donner à coeur joie. - (DC)
- découvert, s. m. lieu, endroit, dont la surlace est découverte. - (DC)
- décraicer. v. a. Décrocher. (Ménades). - (DdPY)
- décreuiller. v. a. Se dit, au jeu de billes, de l’action de faire sortir une bille d’un creux, d’une cavité, en la choquant fortement avec une autre bille. (Bagneaux). - (DdPY)
- décroire. v. a. et n. Cesser de croire. — Faire décroire, dissuader. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- decroter, v. a. déterrer, tirer hors d'un trou, d'un creux. - (DC)
- décrotter : déterrer. - (S)
- décrulé, ée. adj. Fortifié, remis en état, en parlant d’une chose qui s’écroulait. (Étais). Se dit pour décroulé. - (DdPY)
- décruler. v. a. Dégourdir l’esprit d’un enfant, lui enlever sa crudité. De de ablatif ou extractif, et de cru. (Perreuse). - (DdPY)
- dedelai, loc. adv. là-bas, de l'autre côté, delà. On prononce dans une partie de la contrée « deud'lai. » - (DC)
- dedevé, prép. de devers ; de auprès de : « dôte-toué de d'vé lu », ôte-toi d'auprès de lui, éloigne-toi de lui. - (DC)
- dédoitter (Se). v. pron. Payer ses dettes. - (DdPY)
- ded'peu, prép. de depuis, depuis : « ded'peu qui seu iqui », depuis que je suis ici. - (DC)
- dédrouler, v. a. dérouler, défaire ce qui est enroulé. Le d est une lettre de renfort. - (DC)
- déd'veuder : dévider. - (S)
- déd'veudot : dévidoir. - (S)
- dée, déée. s. f. Ce que le doigt majeur peut contenir de chanvre, quand on le teille à la main. (Perreuse). - (DdPY)
- dée. s. f. Doigtée, quantité de chanvre tillé que peut tenir le doigt médius. (Lainsecq). - (DdPY)
- déede. s. des 2 genres . Dinde. (Étais), où l’on prononce ée pour ain, in, un, ien, im. - (DdPY)
- défenéger, v. a. déranger, déplacer. Prononcez def-né-gé. On « défenége » une couvée de perdrix en fauchant. - (DC)
- déféni, v. a. finir, achever, terminer : « i n'en peu pâ déféni », je ne puis en finir. - (DC)
- défersuer. v. a . Chercher querelle à quelqu’un, le battre, lui arracher la fersue (la fressure) ; dépecer, déchirer de la viande, ou plutôt, couper, mettre séparément les diverses, parties d’une fressure. - (DdPY)
- défeurné, ée. adj. Mal peigné. (Massangy). - (DdPY)
- défeursalé : demi déshabillé, déchiré (vêtement) après un travail intensif, une lutte. - (SGC)
- définitre, v. a. terminer, finir tout à fait, complètement : « dion ç'iai por en définitre », disons cela pour en terminer. - (DC)
- défonéger, v. a. changer de place, de lieu. - (DC)
- deforcir : sélectionner en cours de pousse. Retirer des plants pour aérer les mieux-venant. Ex : "Il est temps d'déforcie nout' persil au jardin". - (VDB)
- déforcir. v. a. Éclaircirde jeunes plants de légumes, lorsqu’ils sont trop serrés. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- défouiner. v. n. S’enfuir. (Quennes). - (DdPY)
- défourrager. v. a. Laisser une ferme, une métairie ; se désapprovisionner de fourrage. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- déframer. v. a. Mettre en pièces. Ce vieux mot très-joli et très-savant (où la science va-t-elle se nicher?) vient de framer, détruire, hacher, exterminer avec la framée , cette arme terrible des anciens Francs. Déframer, c’est donc lancer la framée contre, la lancer de loin, car c’était aussi une arme de jet. (Perreuse). - (DdPY)
- défrâmer. v. n. Dévorer, être affamé. J’défrâme, j’seus défrâmé . (Étais, Sainpuits). - (DdPY)
- défraque, s. f. dépouille d'un animal tué à la chasse plus particulièrement, morceaux dépecés d'une pièce de gros gibier. - (DC)
- défraquer : déchirer, briser. - (PA)
- défreuche, s. f. racine, tronc d'arbre, ce qui provient d'un défrichement. - (DC)
- défreuchement, s. m. action de défricher. - (DC)
- défreucher, v. a. défricher. « Défrucher » - (DC)
- défreucheu, s. f. défrichement, lieu défriché. Labourer un « défreucheu. » les « défreucheus » donnent de bonnes récoltes. - (DC)
- défrichis. s. m. Défrichement d’une prairie artificielle. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- défrouiller, défernouiller. v. a. Éclaircir les bois, en retranchant les branches inutiles. C’est un diminutif ou une variante de défrouer, rompre, briser. Du latin frangere . (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- defructu. s. m. Terme usité pour signifier un bon repas, et dont l’origine remonte à une cérémonie qui s’ooservait encore à Auxerre et dans son diocèse au commencement du XVIIIe siècle. - (DdPY)
- défunt, adj. se place toujours avant le subst. comme le mot feu : « mon poure défunt père, mai poure défunte mère. » - (DC)
- défunter : mourir. - (S)
- défûter : donner un autre ton, modifier la routine alimentaire, en parlant d'un plat. - (SP)
- dégâcher. v. a. Synonyme de Déforcir. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- dégâiller : déborder, ne pas tomber d'aplomb, ne pas bien ajuster (voir : dégoueiller). - (SP)
- dégali (aller au ....) : affaires ou choses abandonnées ou en voie d'abandon - à vau l'eau - Ex : "Y range pas ses affées, tout va au dégali..." Ou encore : "Y v'lont r'fée yeu touéture qui va au dégali..." - (VDB)
- dégamber. v. n. Enjamber, faire mouvoir ses jambes, marcher. I n’peut pas dégamber . (Perreuse). - (DdPY)
- dégantonner. v. n. Quitter un endroit, l’abandonner précipitamment. (Bléneau). - (DdPY)
- dégeau, daizau. s. m . Dégel. (Athie, Ménades). - (DdPY)
- dégelé, ée. adj . Fondu, mort. Il est dégelé, il est mort. - (DdPY)
- dégelée. s. f. Volée de coups appliquée à quelqu’un. J’y ai fichu un’ dégelée dont i s’souvienra. - (DdPY)
- dégelot. s. m. Dégel. (Perreuse). - (DdPY)
- dégêner (Se). a. pronom . Ne pas se gêner, se mettre à son aise. Dégênez-vous. (Bléneau). - (DdPY)
- déglinguer : démolir, mettre en panne. - (S)
- dégnafrer : abîmer, déchiqueter. - (PA)
- dégnagarguer. v. a. Déchirer avec les dents. (Domecy-sur-Cure). - (DdPY)
- dèg'nalè : désséché. - (S)
- dèg'nales : petit fruit désséché. - (S)
- dégnavrer : abîmer. - (SBB)
- dégnon. s. m. Quantité de filasse retirée d’une tige de chanvre. (Lainsecq). Voyez dée. - (DdPY)
- degobillar, s. m. vomissement, ce qui a été vomi. - (DC)
- dégobiller : déborder. - (S)
- dégobiller : vomir. - (S)
- dégobiller, dégoubiller, dégueuler. v. a. et n. Vomir. Il a dégoubillé tout ce qu’il avait dans le corps. - (DdPY)
- dégoêner. v. a. et n. Vomir. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- dégoisé. adj. Avisé, rusé, mais qui parle trop. Dérivé de gosier. - (DdPY)
- dégoiser (verbe) : parler à tort et à travers. - (N-M)
- dégoiser : parler à tort et à travers. - (PA)
- dégomiter. v. a. et n . Vomir. - (DdPY)
- dégonner. v. a. Dégonder. — Neutralement, sortir de ses gonds. - (DdPY)
- dégordi, e, adj. dégourdi, vif, éveillé, bien portant : « qu'ai ô dégordi c' p'tiô laite », qu'il est éveillé cet enfant-là. - (DC)
- dégorge. s. f. Endroit où s’amasse à l’extrémité inférieure d'une vigne la terre que la culture et les eaux font descendre, et où l’on dépose aussi dans certains cas les terres enlevées de la vigne pour faciliter l’écoulement des eaux. - (DdPY)
- dégorger. v. a. Action de relever, de disposer les terres de façon à ce que les eaux s’en dégorgent facilement. - (DdPY)
- dégorgis. s. m. Terres amassées dans la dégorge ménagée au bas d’une vigne en pente, et que de temps en temps le vigneron est obligé de remonter à la hotte. - (DdPY)
- dégoter.v. a. L’emporter sur quelqu’un, le supplanter. Eh ben, mon petit, c’est p’encore toi qui me dégoteras ! - (DdPY)
- dégouâyer : dégraisser. - (S)
- dégoueiller, v. a. déchirer, dégueniller : « a m'é dégoueillé mai biaude », il m'a mis ma blouse en loques. - (DC)
- dégouliner. v. a. Dégoutter, couler lentement, goutte à goutte, le long de quelque chose. J’sentais que ça me dégoulinait dans le dous. - (DdPY)
- dégoyer, dégoiller, dégouailler. v. a. Dégueniller, déchirer. (Avallonnais). - (DdPY)
- dégraponner : gratter vivement le sol. - (S)
- dégré, s. m. marche d'escalier. - (DC)
- dégréver, v. a. détacher quelque chose qui n'est pas à sa place, un bateau échoué, une épave quelconque, et par extension, tout objet qui est arrêté hors de son lieu naturel. - (DC)
- dégrigner. v. a. Dédaigner, rejeter, mépriser. (Soucy, Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- dégrimoner. v. a. Déchirer, égratigner, (Argentenay). — A Pasilly, on dit dégrimouner. J’ma dégrimouné la figure. - (DdPY)
- dégueneiller, v. a. dégueniller, déchirer. - (DC)
- déguenillé (éte) : avoir des vêtements en guenille. - (S)
- dégueniller : déchirer. - (PA)
- dégueniller, v. n. abonder, affluer. Ne s'emploie guère qu'en parlant des fruits, lorsqu'ils sont en grande quantité. - (DC)
- dégueuler : déborder. - (S)
- dégueuler, démamer : vomir. - (S)
- dégueuler. v. n. et v. a. Voyez dégobiller. - (DdPY)
- dégueurner : désamorcer (une pompe). - (S)
- dégun, eune, adj. aucun, pas un : « en degun leu », en aucun lieu. - (DC)
- dégu'néillè : déchiré. - (S)
- déharnicher, désharnicher. v. a. Déharnacher. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- dehorer (dihorer) : mettre à la porte, mettre dehors. - (HV)
- deigne. s. f. Tige de chanvre. J’navons pas récolté une seule Deigne. (Druyes). — Voyez degnon. - (DdPY)
- deillot. adj. Douillet. (Guy). - (DdPY)
- déjai, d'jai : déjà. - (S)
- dejau (nom masculin) : dégel. - (N-M)
- déjau, s. m. dégel, fonte de la glace ou de la neige. « Dézau. » - (DC)
- déjouter, v. a. crever, arracher les yeux. - (DC)
- dékiérer. v. a. Déclarer. (Vassy-sous-Pisy, où cl se change en ki et l’é en a, dans les mots du même genre). - (DdPY)
- dékiouler. v. a. Déclouer, par changement de cl en ki et interposition de l’l euphonique entre l’u et l’e. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- délaper, v. n. quitter, lâcher, abandonner : « i aivô enteurpri d'fére ç'lai, ma i m'en seu délapé », j'avais entrepris de faire cela, mais j'y ai renoncé. « déiaper », détacher, décoller. (Voir : laper.) - (DC)
- delaque. adj. Coûteux. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- délécher, délicher (se). v. pron. Se lécher les lèvres, les babines. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- délevé, adj. se dit d'un enfant qui ne peut digérer la nourriture et qui a des vomissements. - (DC)
- délicoter, déligoter. v. a. Délier, rendre alerte, donner de l’agilité. La peur lui délicote les jambes. — Délicoter un cheval, le débarrasser de son licou. — Se délicoter. v. pronom. Se secouer, s’étirer, se dégourdir. - (DdPY)
- delie : prononcer : délie (e sans accent). Peler, éplucher, décortiquer (verbe délier ?) Se disait notamment (et peut-être même exclusivement ?) de la préparation du calon, avant de presser les cerneaux dont on retirait l'enveloppe pour faire l'huile. Ce travail se faisait souvent à la veillée en famille. Ex : "A s'souèr', j'vons délie des calons." - (VDB)
- délier (verbe) : dételer les bœufs. Les débarrasser du joug. - (N-M)
- délier, v. a. détacher les courroies qui fixent le joug des bœufs ou des vaches. - (DC)
- délinquer, délinquier. v. n. Baisser, décliner, perdre de sa fortune, de son crédit. Du latin de relingere. - (DdPY)
- délinquer, v. a. laisser, quitter, abandonner. - (DC)
- délioqué : disloqué. Ça llioquo : ça a du jeu. - (SGC)
- délire : eplucher. - (PA)
- délire. v. a. Éplucher, sarcler, trier, choisir. Du latin deligere. - (DdPY)
- délissures. s. f. pl. Epluchures. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- délitieux. adj. Délictueux, défendu et puni par la loi. - (DdPY)
- déloigé, part, passé du verbe déloger. - (DC)
- délouper, v. a. développer. - (DC)
- délouper. v. a. Pour Déloper, contraction euphonique de Développer. (Cravant). - (DdPY)
- déloyal, adj. indiscipliné, désobéissant, fantasque. - (DC)
- délugeant. adj. Très-coûteux, ruineux comme le déluge. (Plessis Saint-Jean). - (DdPY)
- délumer. v. a. Éteindre le feu. - (DdPY)
- déluré. v. a. Voyez délire. (Soucy). - (DdPY)
- démàdeu, adv. dès aujourd'hui, dès à présent, dans la journée. (Voir : mâdeu.) - (DC)
- demaigne, demaingne. s. m. Demain, Aipré-demaingne, après demain. (Ménades). - (DdPY)
- démalaiser (Se). v. pronom. Se tirer de peine, se tirer d’embarras. — Se démalaiser d'une affaire, se presser de s’en occuper, pour être plus tôt sorti, plus tôt débarrassé du mal qu’elle vous donne. (Chaumot). - (DdPY)
- démalfiant, ante. adj. Défiant. — Jaubert donne démaufiant. - (DdPY)
- démantigoner, v. a. démantibuler, disloquer, briser, détruire. - (DC)
- démantigouègner : disloquer. - (S)
- démarcher (Se). v. pronom. Faire des démarches pour une affaire. - (DdPY)
- démarner. v. a. Labourer profondément. (Etivey). - (DdPY)
- démarrer. v. n. Bouger de place, se mettre en mouvement pour aller et venir, pour travailler. Est-ce que tu ne vas pas démarrer bientoût ? - (DdPY)
- démauvertir : dévergonder. - (SBB)
- dêmer. v. a. Diminuer. (Soucy). - (DdPY)
- demeurance, s. f. lieu où l'on demeure, résidence. On montre la maison d'une personne en disant : « ç'ô lai qu'ô sai d'meurance. » - (DC)
- démeureiller. v. a. Démurer. - (DdPY)
- demeurer. v. n. Être arrêté, entravé dans sa marche par une circonstance de force majeure ou par un accident. Se dit surtout, en navigation, d’un bateau échoué sur les sables, ou arrêté quelque part faute d’eau. Tous les bateaux sont demeurés à la Belle-Avoine (entre Saint-Cydroine et Joigny). - (DdPY)
- démeurger : partir, faire partir rapidement. - (S)
- démigeaison. s. f. Démangeaison. (Avallonnais). - (DdPY)
- démiger. v. a. Démanger. (Id.). - (DdPY)
- demingeoillon, s. f. démangeaison. - (DC)
- déminger, v. a. cesser de manger. - (DC)
- deminger, v. a. démanger. «Deminzer » ou plutôt « d'minzer. » - (DC)
- démiôler, v. a. défaire, désorganiser, démonter. - (DC)
- demi-queue. s. f. Fût de 204 litres. (Mailly-la— Ville). - (DdPY)
- démoingeai : démolir, démettre. Un manche démoingé ; se démoingeai une épaule. - (SGC)
- démoinger : démancher. - (S)
- démoinger : démanger. - (S)
- démoinger, v. a. démancher, ôter le manche d'un outil, d'un instrument. Suivant les localités, on prononce « démoincher, démoinger, démoinzer.» (Voir : moinge.) - (DC)
- démoinger. v. a. Démancher. (Avallonnais). - (DdPY)
- demoirer, demouérer, v. n. demeurer, habiter, séjourner : « i vé d'moirer en c'païs quite », je vais demeurer en ce pays-ci. - (DC)
- démôler : démêler. - (S)
- démolissures. s. f. pl. Démolitions. - (DdPY)
- démoloye. s. m. Démêloir. (Saint-Germain-des-Ghamps). - (DdPY)
- démônaqhi', s. m. démon, mauvais sujet, libertin. Aux environs de Château-Chinon, « démouna. » - (DC)
- démorceler. v. a. Morceler, mettre en morceaux. - (DdPY)
- démouli, v. a. démolir, détruire. - (DC)
- démouner (se), v. réfl. se démener, s'agiter vivement : « a s' deumoune c'man eun guiabe », il se démène comme un diable. - (DC)
- démûler. v. a. Dépiler, démolir une meule de foin. - (DdPY)
- démurgeai : faire partir. - (SGC)
- démuteler. v. a. Démuseler. - (DdPY)
- déniai : enlever à une poule l'envie de couver. On la trempait dans une bassine d'eau froide. - (SGC)
- dèniapai : déchirer, dépenaillé. Un jeune chiot déniape tout ce qu'il trouve en jouant : un jeune chiot déchire tout ce qu'il trouve en jouant. - (SGC)
- déniaper : déchirer. - (S)
- déniger (pour dénicher). v. a. Terme de jeu. Supplanter un partenaire près du but, le faire sauter du nid, de la niche, pour s'y mettre à sa place. (Moufiy). - (DdPY)
- déniper, v. a. déchirer, mettre en loques, et littéralement arracher les nippes, c’est-à-direle linge, les habits. - (DC)
- dénippé, ée. adj. Déguenillé. (Cravant). - (DdPY)
- dénipper. v. a. Déchirer, dégueniller. - (DdPY)
- denner. v. a. Donner. (Percey). - (DdPY)
- denrée (une) : une chose, une personne (péjoratif). - (PN-A)
- denrée : personnage détestable, ou méprisable. S'emploie de préférence à propos de la femme. Superlatif : vilaine denrée. Ex : "C'est ène denrée ! Ou bien : J'vas pas m'laisser m'ner par ène denrée coum' elle !" - (VDB)
- denrée, s. f. marchandise de toute espèce, comestibles, étoffes, bien, propriété. - (DC)
- denrée. s. f. Mesure agraire usitée avant l’application du système métrique. Elle contenait 17 carreaux, et il en fallait 6 environ pour faire un arpent. Du latin denarium. - (DdPY)
- dentau, s. m. sep ou dental, morceau de bois adhérent au coutre de la charrue dans sa partie antérieure. - (DC)
- denteron s. m. Chicot de dent. (Athie). - (DdPY)
- déonghier, v. a. enlever les ongles. « déonhier. « (Voir : onghie.) - (DC)
- déorler, v. a. oter, couper, arracher les ailes. (Voir : ole, orle.) - (DC)
- déousser. v. a. Désosser. Un bon gigot déoussé. - (DdPY)
- depandeler : prononcer : dépand' ler. Décrocher quelque chose de suspendu, d'accroché haut. - (VDB)
- depand'leu d'charriée : un homme très grand. Un échalas. Ex : "L'Antouène, c'est un grand dépand'leux d'charriée." (Pour que ce soit plus clair, on peut ajouter l'adjectif " grand " afin d'éliminer le plus petit doute). - (VDB)
- déparler (se) : s'efforcer de parler le français correct au lieu du patois. - (SBB)
- déparler : tenter de parler sans accent. Comme un "parisien". En somme : faire des manières. Ex : "T’as-t-y vu coum’ elle déparle, la Lucienne ? On voué ben qu’soun’houme est un Mon-sieu." - (VDB)
- déparler. v. n. Parler à tort et à travers, déraisonner. (Chigy). - (DdPY)
- déparpiller. v. a. Démêler. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- dépatouéiller (se) : débrouiller (se). - (S)
- dépatouillai : dépêtrer une affaire embrouillée. - (SGC)
- dépatouiller (Se). v. pronom. Secouer, enlever la boue de ses pieds. — Par extension, se débarrasser, se dépêtrer. - (DdPY)
- dépatouiller : dépêtrer. - (S)
- dépatter. v. a. Enlever la boue de ses pieds. — Se dépatter, se décrotter les pieds. - (DdPY)
- dépattoué, dépattoir. s. m. Décrottoir. - (DdPY)
- dépattue, Dépatture. s. f. Terre grasse et boueuse dont on s’est débarrassé les pieds. On montre, à Châlillon-sur-lndre, deux monticules formés des dépattures de Gargantua. - (DdPY)
- dépeailer, v. a. peler, enlever la peau, écorcher. - (DC)
- dépeintrer. v. a. Dépeindre. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- dépêler, dépiauler, dépiauter : enlever la peau. - (S)
- dépendeu, s. m. celui qui dépend, qui décroche. Un grand « dépendeu » d'andouilles est quelque chose comme une grande bête, un grand imbécile. - (DC)
- dépendiller (Se). v. pronom. Se suspendre à une branche d’arbre en se balançant. (Sainpuits). - (DdPY)
- dépendre : décrocher (un jambon). - (SBB)
- dépens, s. m. lieu autrefois interdit à la vaine pâture. - (DC)
- depens, s. m. ne s'emploie qu'au pluriel : les « dépens » c’est-à-direles frais, le coût, la dépense. - (DC)
- déperlicher. v. a. Allécher. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- dépeù, det'peu : depuis. Pas vu dépeu deux jours : pas vu depuis deux jours. - (SGC)
- depeu, prép. depuis : « al ô hûreu d'peu qu'ai ô mairie » ; il est heureux depuis qu'il est marié. - (DC)
- dépeurer, v. n. découler, descendre goutte à goutte. Les toits « dépeurent » après la pluie. - (DC)
- dépeus'ner : déchirer, mettre en pièces. - (S)
- dépiàler. v. a. Synonyme de dépiauter. - (DdPY)
- dépiautai : enlever la peau. Dépiauter un lapin. - (SGC)
- dépiauter, v. a. dépouiller, enlever la peau. (Voir : piau.) - (DC)
- dépiauter. v. a. Ecorcher, arracher, enlever Ja peau, la piau. - (DdPY)
- dépicassai : enlever un mauvais sort jeté par un sorcier (contraire : empicasser). - (SGC)
- dépicasser : exhorciser. - (S)
- dépicasser. v. a. Oter un sort. - (DdPY)
- dépicasseux. s. m. Sorcier qui ôte les sorts, par opposition à empicasseux , sorcier qui les jette, qui les met. - (DdPY)
- dépiécer. v. a . Mettre en morceaux, dépecer. - (DdPY)
- dépiéceter. v. a . Dégueniller. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- dépier. v. a . Dépailler. (Vassy-s 8 -Pisy). - (DdPY)
- dépiéter. v. n. Marcher vite, marcher à s'arracher les pieds. - (DdPY)
- dépigner, v. a. dépeigner, emmêler les cheveux. - (DC)
- dépigner. v. a. Mettre les cheveux en désordre. La v’Ià toute dépignée. - (DdPY)
- dépiquer. v. a. et n. Dépaisseler. - (DdPY)
- depis (adverbe) : depuis. - (N-M)
- dépit (faire) : contrarier. - (SBB)
- dépit, s. m. chagrin, contrariété, ennui. Faire du dépit, c'est faire de la peine à quelqu'un. - (DC)
- dépiter, v. a. défier une personne, la provoquer : « i t'dépite do fére », je te défie de le faire. - (DC)
- dépiton (a), loc. avec défi, par défi, en provocation. - (DC)
- déplâgi. s. m. Déplaisir. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- déplai'yant : déplaisant. - (S)
- dépointer, v. n. faire une pointe, prolonger un angle. S’emploie avec la préposition de lieu sur. Mon champ « dépointe » sur le bois. Le sentier « dépointe » sur la route - (DC)
- dépoische (ai lai), loc. a la dépêche, à la hâte. Un ouvrage fait « ai lai dépoische » est souvent un ouvrage bâclé ou mal fait. - (DC)
- depoischer, v. a. dépêcher, envoyer une dépêche, faire savoir quelque chose à quelqu'un par un message. « Dépouécer. » - (DC)
- dépoitraillé, dépotraillé, ée. adj. Qui a la poitrine découverte, les vêtements débraillés. La sal’ femme ! Elle est toujours mal vêtue, dépotraillée. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- dépoler, v. a. arracher, ôter le poil d'un animal, épiler. (Voir : poler.) - (DC)
- dépondre, v. n. quitter, lâcher, cesser d'être joint ou uni à... au part, passé « dépondu. » - (DC)
- déporter (Se). v. pronom. Se retirer d’une entreprise, ou refuser de s’en charger, se récuser. Vous frez ç’t’aflfaire-là, si vous voulez ; quant à moi, je m’en déporte. - (DdPY)
- dépouachai (se) : se dépêcher. Dépouache touai : dépêche toi. - (SGC)
- dépouâcher (se) : dépêcher (se). - (S)
- dépouacher (Se). v. pronom. Se dépêcher. (Saint-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- dépouèler (se) : perdre ses poils. - (S)
- dépouillener. v. a. enlever les poux. - (DC)
- dépouillonner, v. a. nettoyer, enlever les ordures, tout ce que l'on appelle dans notre patois « lai pouion », c’est-à-dire la boue, la crasse, la vermine. - (DC)
- dépourtai (se) : se décharger d'une affaire. - (SGC)
- dépourter (se) : décharger (se) d'une affaire, se retirer. - (S)
- dépourter : déporter. - (S)
- déprenre : séparer, libérer, quitter son travail. - (S)
- déprenre. v. n. déprendre, cesser de prendre, de tenir. - (DC)
- déquarrer, v. a. déplacer, détourner du lieu où l'on est. Faire « déquarrer » quelqu'un, c'est obliger une personne à quitter sa place, à céder le terrain, à sortir de son « quarre. » (Voir quarre.) - (DC)
- déquenailler (par corruption de décaniller). v. n. S’en aller, quitter la place, s’enfuir du chenil. De de, particule distractive, et de canis. - (DdPY)
- déquenelle : poire séchée (daguenelle). - (PA)
- déqueuder et, par contraction, deq’der, deg’der. v. n. Emplir un moins grand nombre de tonneaux, de queues, à la vendange, faire moins de vin qu’on l’espérait. Se dit par opposition à queuder. - (DdPY)
- déquiaiher, v. a. déclarer. - (DC)
- déquiouler. v. a. déclouer, enlever les clous. - (DC)
- der, dergne. adj. Dernier ; abréviations employées par les enfants dans leurs jeux. - (DdPY)
- déracher : arracher. Ex : "- Eh Camille ! Lavou qu'té vas don ? - J'vas déracher mes truffes, moun' houme !" - (VDB)
- déraicher. v. a. arracher, déraciner. « Déraicer. » - (DC)
- dérâïonner, v. n. déraisonner, parler sans réflexion, comme un extravagant. (Voir : ràïon.) - (DC)
- déramiller. v. n. Oter les épines, les plantes parasites, les branches inutiles, pour éclaircir les bois. - (DdPY)
- dérécher, derrécher (pour déracher, derracher). v. a. Arracher. (Accolay, Andryes). — Jaubert donne déracher. - (DdPY)
- déréfourrer. v. a. Retrancher les aliments, le fourrage aux moutons. (Coulours). - (DdPY)
- déreuffer : nettoyer. - (S)
- déreuiller : dérouiller. - (S)
- dergée, deurgée, deurzie. s. f. Dragée. (Avallonnais). - (DdPY)
- derlin. s. m. Espèce de sonnette suspendue au cou des bestiaux. - (DdPY)
- derlin. s. m. Variété de chêne. (Saint-Sauveur). — Se dit pour durelin, sorte de chêne à fruits sessiles, suivant Boreau. C’est le chêne roure ou rouvre ; du latin robur. - (DdPY)
- derline ! derllne ! Sorte d’onomatopée, par laquelle on imite de la voix le retentissement d’un coup de sonnette. - (DdPY)
- derliner : dreliner...faire drelin-drelin. Faire un bruit métallique en cascade. Ex : "T'l'entend-t-y avec soun' auto qui derline ?" - (VDB)
- derliner. v. n. Résonner par suite d’une commotion ; faire retentir une petite cloche, une sonnette. - (DdPY)
- derlotte, dorlotte. s. f. Bonnet de vieille paysanne. (Festigny). - (DdPY)
- derne. adj. Se dit d’une brebis qui a la maladie de tête, qui a le tournis. (Germigny). Voyez dame. - (DdPY)
- dérocher. v. a. Enlever le crépi d’un mur. - (DdPY)
- dérompe, v. n. interrompre une action : « i fré ç'lai san dérompe », je ferai cela sans arrêt, sans interruption. - (DC)
- déroquer. v. a. Ebranler une muraille ; secouer, arracher une grosse pierre scellée dans un mur, un quartier de roche engagée dans la terre. — Se dit aussi figurément, à Auxerre, d’un homme ferme sur ses pieds ou dans ses résolutions. Il ne déroque pas. Il n’a pas déroqué. Du dé extractif et de roc. - (DdPY)
- dèrré, dâré : dernier. - (S)
- dèrré, dâré : derrière. - (S)
- derser. v. a. Dresser. - (DdPY)
- derson. s. m. Cordon, ruban. De l’anglais dress, habillement, vêtement, toilette. - (DdPY)
- dersoué. s. m. Dressoir, meuble pour placer la vaisselle. - (DdPY)
- dertirer. v. a. Retirer. — Se dertirer. v. pron. Se reculer. Dertireter. - (DdPY)
- dés (paire des), loc. on dit que la pluie, la grêle font des dés lorsqu'elles tombent avec force sur la terre et y creusent leur empreinte en forme de dés. - (DC)
- désabeurier, v. a. enlever, ôter un abri, découvrir, mettre à jour. - (DC)
- désagroter, v. a. oter. Enlever les ergots. Un coq « désagroté. » - (DC)
- desaller (prononcez deszaller). v. n . Aller à l’encontre de bien, aller en sens inverse de ce qu’il faudrait, et même ne pas aller du tout. Se dit, à Bléneau, de la mauvaise tenue des animaux d’une ferme, du mauvais emploi qu’on en fait. Ça ne va pas ; au contraire, ça déva. - (DdPY)
- désalter, pour déserter, par suite de changement si fréquent de l’r en l. - (A)
- désandener, v. a. étendre les andains sur un pré. - (DC)
- désandenou, ouse, s. celui ou celle qui étend sur le pré les andains d'herbe fauchée. L’andain est la quantité d'herbe que le faucheur abat en suivant sa ligne. - (DC)
- désanzon, loc. nous n'en sommes jamais « désanzon », c’est à dire nous n'en manquons jamais. - (DC)
- descendée. s. f. Descente. - (DdPY)
- déscier : scier en long. - (S)
- désempicassai : conjurer le sort jeté par un sorcier. - (SGC)
- désempicasser, v. a. désensorceler, délivrer de l'ensorcellement, lever un sort jeté sur quelqu'un. (Voir : empicasser, picassé.) - (DC)
- désenfier : désenfler. - (S)
- désernoicher, v. a. déharnacher, ôter le harnais d'un cheval, d'un animal de trait. (Voir : hairnois, hairnoicher.) - (DC)
- désert (au), loc. a l'abandon, en ruine. - (DC)
- déseulé, adj. se dit principalement des herbages lorsqu'ils ont été rongés par le bétail ; « lé prés son déseulés, a fau seilli lé bœu. » - (DC)
- déshâler (se) : désaltérer (se). - (S)
- désignoler : abîmer, casser. - (PN-A)
- désiguer, des'maler : démolir. - (S)
- désinché. adj. déhanché. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- dés'naper : déchirer, mettre en charpie. - (S)
- desnaquer : briser. - (HV)
- désosseler, désoussener. v. a . Désosser. (Saligny, Etivey). - (DdPY)
- désouéfer, v. a. oter la soif, désaltérer, cesser de boire : « i seu désouéfé », je n'ai plus soif ; « a n'désouéfe pâ », il a toujours soif. (Voir : soué, souéfer.) - (DC)
- dessacquer. v. a et v. n. Arracher avec violence, en donnant des secousses vives, des saccades. (Perrigny). - (DdPY)
- dessailer : dessaler. - (S)
- dessaler. v. n. Expression figurée par laquelle on indique qu’une personne est là qui ne fait rien, qui se repose faute d’ouvrage. « Fanchette, voù qu’est toun houme ? — Ah ben, il est là qui dessale ! » Ce qui veut dire qu’il est la, désœuvré, comme le hareng saur qu’on fait dessaler dans une écuellée d’eau, avant de le mettre sur le gril. - (DdPY)
- dessarter (pour essarter), v. a. et n. Arracher, supprimer les menus bois, les épines qui nuisent à la végétation des arbres dans une forêt. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- dessembler, v. a. désassembler, séparer ce qui était joint. Cette porte s'est « dessemblée ». - (DC)
- desserter, v. a. desservir. il faut des chemins pour « desserter » les champs, c’est à dire pour en faciliter l'accès. - (DC)
- desservant : ecclésiastique qui dessert une cure, une chapelle, une paroisse. - (QLT)
- desserzer. v. a. Décharger. (Ménades). - (DdPY)
- déssiâler, v. a. déboucher une futaille, ôter le bondon. - (DC)
- dessiquier. v. a. Démonter, briser. (Fléys). — Voyez déziguer. - (DdPY)
- dessocler. v. a. Arracher, détacher de sa base. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- dessoiffer. v. n. Boire sans cesse, sous prétexte qu’on a toujours soif. Il ne dessoifre pas. — Se dessoifer. v. pron. Se désaltérer. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- dessointe.s. f. Descente. (Domecy-surle-Vault). - (DdPY)
- dessoler. v. a. Remuer, ébranler, en tirant, en poussant à droite et à gauche, pour l’arracher tout à fait, un objet qui tient dans le sol : un arbre, une pierre, par exemple. — Se dit aussi des saccades imprimées à une dent qu’on remue, qu’on ébranle dans son alvéole, pour l’arracher, pour la faire sortir. - (DdPY)
- dessos, adv. de lieu. Dessous. - (DC)
- dessouciller, dessouciller. v. n. Synonyme de sourciller. S’emploie ordinairement avec la négation. Il n’a pas dessourcillé. Il m’a regardé effrontément, sans dessouciller. - (DdPY)
- dessoulu, e, adj. gourmand, avide, qui recherche tout ce qui est bon à prendre. - (DC)
- dessoûlu. adj . Gourmand , glouton. (Lainsecq). — Suivant Jaubert, dessoûlu serait une combinaison de soûlé et de dissolu. - (DdPY)
- détaller. v. a. et v. n. Dételer ; mourir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- détaupener. v. n. se dit d'un animal à l'agonie dont les membres, surtout les pattes, s'agitent convulsivement. - (DC)
- déterber, détreuber : retarder, gêner, déranger. - (S)
- déteuche. s. f. Entorse. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- déteurbe, s. f. trouble, dérangement, retard. - (DC)
- déteurbement, s. m. dérangement, trouble, empêchement. - (DC)
- déteurber, v. a. détourner, déranger, troubler. Détorber. - (DC)
- déteurber. v. a. Faire perdre du temps, détourner, distraire d’une occupation. (Argentenay). Du latin deturbare. - (DdPY)
- déticher (pour détisser). v. a. Démolir une tisse, une meule de blé. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- déticher : désempiler les gerbes. - (S)
- détiher, v. a. vider un lit de plume, un oreiller, etc., pour nettoyer, rafraîchir la plume. - (DC)
- détirer. v. a . Retirer. — Se détirer. v. pron. Se retirer. Détire- te, va-t-en. (Pasilly). - (DdPY)
- détoindre. v. a. Éteindre. (Lucy-sur-Cure). - (DdPY)
- détoler : dételer, arrêter le travail. - (S)
- détoler, v. a. dételer, détacher d'une voiture ou d'une charrue l'attelage de chevaux ou de boeufs : « al ô tan de détoler. » - (DC)
- détor : détour. - (S)
- détor, s. m. détour : « fion eun détor, ailon viâ », faisons un détour, allons vite. - (DC)
- détorbe. s. m. Trouble, retard, dérangement. - (DdPY)
- détorber (verbe) : détourner quelqu'un de son travail. - (N-M)
- détorber : déranger, gêner dans son travail. - (PN-A)
- détorber : empêcher de travailler, déranger, retarder. - (PA)
- détorber : déranger, perturber. Fig. : Sortir du droit chemin. Ex : "Vins pas nous détorber dans nout' ouvrage !" - (VDB)
- détorber. v. Troubler, déranger. — I n’faut pas que ça vous détorbe. Du latin deturbare. - (DdPY)
- détornée, s. f. dérangement, indisposition, malaise passager. Avez-vous fait une maladie ? Non, seulement une petite « détornée. » - (DC)
- détorner : détourner. - (S)
- detorner, v. a. détourner, écarter du chemin, changer de direction. - (DC)
- detorser (se), v. réfl. se donner une entorse, se tordre le pied. - (DC)
- détouinde : déteindre. - (S)
- détourber, destourber. v. a. Troubler. (Soucy). - (DdPY)
- détrempé, ée. adj. Mouillé jusqu’au os. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- détreuber : troubler, déranger (angl. disturb). - (HV)
- détroubler. v. a. Déranger, retarder, détourner, troubler. Du latin deturbare. - (DdPY)
- deu, adv. de temps désignant le jour où l'on est. Ne s'emploie guère isolément que dans la locution « tô fin deu », aujourd'hui même. - (DC)
- deud'peue : depuis. - (S)
- deud'pu : plus (+). - (S)
- deuï, deuzil, dosil, dousil (l ne se prononce pas). s. m. Fausset, petite broche de coudrier, taillée en cône, qui sert à boucher les trous percés dans un tonneau. — Se dit aussi quelquefois d’une cannelle, d’un robinet. Du bas latin duciculus. - (DdPY)
- deuillan, ante, adj. sensible, douloureux, souffrant. - (DC)
- deuiller, v. n. s'attrister, se chagriner, avoir de la peine, souffrir de quelque mal. « Douiller. » - (DC)
- deuillot, ote, adj. sensible, douloureux. - (DC)
- deuillot. adj. Douillet. - (DdPY)
- deur, adj. dur, rude, coriace. - (DC)
- deure, part, passé. Ne s'emploie guère que dans cette locution : avoir du temps « deuré », être dans le temps « deuré », qui signifie avoir, éprouver de l'ennui. - (DC)
- deurement, adv. durement avec un sens superlatif, souffrir durement, travailler durement, c’est à dire beaucoup, très fort. - (DC)
- deurer : durer, rester tranquille, patienter. - (S)
- deurer, v. n. durer, endurer, patienter, pâtir, souffrir : « l' temps m' deure iqui. Bon gré mau gré, a fau bin qu'on deure », c’est à dire qu'on patiente, qu'on pâtisse avec résignation. - (DC)
- deurne. s. f. Draine, grive, oiseau. (Sainpuits). - (DdPY)
- deurson, s. f. fracas, grand bruit : « mougner aine deurson », faire beaucoup de bruit, de tapage. - (DC)
- deursoué. s. m. Cordon, ruban de fil. (Monlillot). - (DdPY)
- deusse, s. deux. au féminin deusse fait deule : « nos iron totes deules », nous irons toutes deux. - (DC)
- deuts (au féminin : deutes) : dressés (attelage bien dressé) en parlant des vaches ou des bœufs. - (SGC)
- deùv'dai, d'évdai : dévider, parler abondamment et vite. - (SGC)
- deuvidiot. s. m. Dévidoir. - (DdPY)
- dévaler. v. a. et n. Descendre. - (DdPY)
- dévaluée, d’vallée. s. f. Descente, déclivité, pente d’un terrain, d’une colline, d’une montagne. On va queuque fois plus vite qu’on ne veut à la d'vallée. (Puysaie). — On dit d'rolée, dans l’Avallonnais. - (DdPY)
- devan, prép. devant et avant : « dié glli ç'lai d'van d'l'peuni », dites-lui cela avant de le punir. - (DC)
- devanté : tablier (de la ménagère). - (S)
- devanté : tablier, devantier, à bavette. - (HV)
- devante, d’vanti, devantier, d’vant’cher. s. m. Tablier. - (DdPY)
- devante, s. m. tablier d'homme ou de femme. - (DC)
- devantier (un) : un tablier. - (PN-A)
- devantier : tablier de travail de la ménagère (voir : d'vantier). - (SGC)
- devantier : prononcer : d'vantyer. Tablier. - (VDB)
- devastre (pour dévaste, du latin dévastatio). s. m. Désordre considérable, bouleversement résultant de quelque catastrophe. — Se dit, par extension, de toute cause qui amène dans une maison ce qu’on appelle un grand remueménage. Tout est en dévaslre ici ; il va nous falloir au moins huit jours pour ranger et remettre en ordre. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- devâter (se), v. réfl. se hâter en marchant, marcher vite. - (DC)
- dev'dai : dévider. Au figuré : parler beaucoup et vite. - (SGC)
- dévdo : appareil pour enrouler le fil de chanvre filé à la quenouille. - (SGC)
- devé, prép. de vers, d'auprès de : « i vin d' vé lu », je viens d'auprès de lui. » - (DC)
- devedeau, devedou, s. m. dévidoir, instrument dont on se sert pour dévider. - (DC)
- deveni, v. n. venir de, revenir : « do qu' teu d'vin ? » d'où viens-tu ? - (DC)
- déventrounée. s. f. Quand on a mangé avec excès d'un aliment quelconque, et qu'on est plus ou moins incommodé, on dit qu'on s'est donné une « déventrounée. » (Voir : détornée.) - (DC)
- déver, s. m. versant, côté incliné d'un lieu ou d'une chose : sa maison est sur « le déver » de la montagne. - (DC)
- deveudiot, deveuguiot. s. m. Dévidoir. - (DdPY)
- deveune, s. m. devin, médecin, sorcier. - (DC)
- deviandé : maigre, voire squelettique. Ex : "L'pour Pierrot, quand il a rentré d'prisonnier, il t'ait bin déviandé !" - (VDB)
- déviarner (verbe) : déchirer, mettre en pièces. - (N-M)
- devie : prononcer : dévie. Je pense que, je crois que... Ex : "Ca m'es dévie, j'vons avouée la visite des Gendarmes !" - (VDB)
- deviguer. v. a. Deviner. - (DdPY)
- devillot. s. ni. Petit entonnoir pour bouteille. (Courgis). - (DdPY)
- devinotte, s. f. devinette, chose à deviner, énigme. - (DC)
- dévirai: détourner une conversation. On dit également : dévirandouère (voir : virandouères). - (SGC)
- dévirandouére : comptine. - (S)
- devirandouére, s. m. détour, subterfuge, échappatoire de plaideur. - (DC)
- dévirer : tourner à l'envers. - (S)
- devirer, v. a. détourner, faire un détour, prendre une direction différente. - (DC)
- devître (Se). a. pron. Se dévêtir. (Fresnes. Courson). - (DdPY)
- devître, v. a. dévêtir, déshabiller, dépouiller. - (DC)
- dévoiher, v. a. tirer quelque chose d'un lieu, attirer à soi un objet en le déplaçant. « Dévoiher » est pour dévoyer, ôter de la voie. - (DC)
- dévoirer, v. a. déchirer, mettre en lambeaux, en guenille : un enfant « dévoiré » ; une robe, un habit « dévoirés. » - (DC)
- dévoirer. v. a. Dévorer. Les chiens l’ont dévoiré. (Passilly). - (DdPY)
- devolée, s. f. pente, descente rapide. - (DC)
- dévoler : descendre. - (S)
- dévoler : dégringoler, dévaler. - (HV)
- dévoler, d’voler. v. a. et n. Dévaler, descendre. (Avallonnais). - (DdPY)
- devoler, v. a. dévaler, descendre, suivre en aval la pente d'un terrain, aller d'un lieu plus élevé à un autre. - (DC)
- devômâ., adv. de temps. Désormais, dorénavant. - (DC)
- dévouécher. v. a. Déverser. - (DdPY)
- dévouëré : déchiré (voir : dévoiré). - (SP)
- dévouèrer : dévorer, déchirer. - (S)
- dévouèrer : manger avec appétit. - (S)
- devouher, v. a. dévorer, manger avec avidité. - (DC)
- déyaîne. s. f. Dégâme. - (DdPY)
- déyer : délier. - (S)
- dézai adv. de temps. Déjà. - (DC)
- déziguer. adv. Ebranler, disloquer, desceller. - (DdPY)
- d'hiorer : mettre à la porte. - (PN-A)
- dia (à) : à gauche (pour un attelage). - (S)
- dia : tourner à gauche (attelage). - (SGC)
- diabe : diable. - (S)
- diable. s. m. Marmite de fonte. (Maillot). — Fourche à trois dents, dont celle du milieu relevée. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- didi. s. m. Doigt, et plus particulièrement le petit doigt. Se dit en parlant aux enfants. Montre voir ton didi . — Se dit aussi poûr dodo , pour dormir. Va faire didi. (Sommecaise). - (DdPY)
- diêtre : dartre. La Roche Sainte Diètrine à Vaupitre eto sensée guérir les diètres : la Roche Sainte Diétrine à Vaupitre était censée guérir les dartres . Sainte Diétrine ou Diétrice, guérisseuse de dartres. - (SGC)
- diètre : dartre. - (HV)
- diétre, s. f. dartre, maladie de la peau. - (DC)
- diètre. s. f. Dartre. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- diétroux. s. m. Dartreux. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- diez, imp. du verbe dire. S’emploie comme une interjection, comme allez ! comme dites ! faites ! pour donner plus de force à la phrase : « i son d'aicor, diez » ! - (DC)
- diffâmer, v. a. déchirer, mettre en lambeaux. Le chien a « diffamé » mes habits. - (DC)
- différence, s. f. différend, contestation, désaccord : ces deux hommes sont « en différence » pour un cours d'eau. - (DC)
- différent, adj. de mauvaise qualité, de mauvaise venue. S’emploie principalement avec la négation : ce seigle-là n'est pas « différent » ; la récolte de cette année n'a pas été « différente. » - (DC)
- différer (ne pas). v. a., ne pas refuser. Ex. : je ne diffère pas de payer ce que je dois. - (A)
- différer de, loc. refuser de... avec la négation signifie consentir à : il ne « diffère » pas de me pardonner ; il ne « diffère » pas de faire ce marché. - (DC)
- digotter. v. n. Murmurer sans cesse. (Bléneau). - (DdPY)
- dijeuner, v. n. déjeuner. « Dézuner. » - (DC)
- dilai, prép. de là : « dôte-toué d'ilai », ôte-toi de là. (Voir : lai.) - (DC)
- dimanche, nom de baptême et même de famille qui équivaut à dominique. - (DC)
- dîme ou dixme : dixième partie des récoltes, qu’on payait à l’Église ou aux seigneurs. - (QLT)
- dîmeux. s. m. Agent qui était commis pour recueillir les dîmes. — Appeler les dimeux. Locution encore usitée dans la Puysaie, où, lorsqu’on entend un jeune enfant crier de toutes ses forces, même à propos de rien, on dit qu’il appelle les dimeux : c’est, paraît-il, une allusion à l’appel qu’on faisait autrefois, à grands cris, pendant la moisson, des agents chargés de lever la dîme au pied du champ. - (DdPY)
- dimoinge, s. m. dimanche, le premier jour de la semaine. « Dimoince. » - (DC)
- dimouinge : dimanche. - (S)
- dînè : petit-déjeuner. - (S)
- dine, adj. digne. « a n'ô pâ dine de ç'lai. » (Voir : dinité.) - (DC)
- dine. s. f. Femelle du dinde. - (DdPY)
- diner, v. n. diner. S’emploie pour désigner le repas du matin et dans la forme passive : «. i seu diné » signifie j'ai déjeuné. - (DC)
- dingne. s. m. Doigt. (Guy). - (DdPY)
- dinguer : tomber. - (S)
- dinguer(envoyer) : envoyer au diable, faire tomber. - (PA)
- dinguer. v. n . Sonner une cloche. (Roffey). - (DdPY)
- dinguer. v. n. Sauter en courant. (Mailly-la-VilIe, Mouffy, etc). Se prend généralement en mauvaise part. J’vas te fai dinguer , attends ! - (DdPY)
- dinité, s. f. dignité. (Voir : dine.) - (DC)
- dinou, ouse, s. m. et f. dîneur, dîneuse, celui ou celle qui mange, qui a de l'appétit, convive. - (DC)
- dio : dire. O dio : il disait. O dien : ils disaient. - (SGC)
- dior, adv. de lieu. Dehors, dans la rue, à l'extérieur. En quelques lieux on prononce « di-hor. » - (DC)
- diou, ouse, oute, adj. diseur, diseuse; celui ou celle qui dit, qui parle. « Diteux, diteuse. » - (DC)
- dire, v. a. dire avec la même signification qu'en français. - (DC)
- diriâme. s. m. et adj. ordinal . Dixième. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- disette : betterave. - (S)
- disette : betterave fourragère. - (HV)
- disette. s. f. Cancan, on-dit. S’emploie plus généralement au pluriel. (Lainsecq). - (DdPY)
- disettes, s. f. dires, racontages, causeries, propos en l'air. - (DC)
- dispourter, v. a. déporter, déplacer, acquitter, exempter. - (DC)
- divarse : capricieuse. Se dit d'une femme : elle o divarse. - (SGC)
- divarse, diverse, adj. étourdi, capricieux, folâtre, d'humour difficile. Un enfant « diverse », une femme « diverse ». - (DC)
- divarti, v. a. divertir, amuser. - (DC)
- divartissement, s. m. divertissement, amusement, récréation, fête. - (DC)
- diverse, divarse. adj. Capricieux, étourdi, fantasque, difficile à conduire, en parlant d’un enfant. Du latin diversus. - (DdPY)
- diziau, s. m. dizaine : un « diziau » de gerbes de blé. - (DC)
- diziau. s. m. Monceau de gerbes entassées par dix, dans les champs. - (DdPY)
- djeu. s. m. Dieu. (Béru). - (DdPY)
- d'luge, s. m. déluge. Se dit pour exprimer un grave dommage, un dégât notable. - (DC)
- dô : dé (à coudre). - (S)
- do : petit crapaud qui "chante" à la nuit tombée autour des maisons. Monotonique. L'appellation s'inspire du son. - (VDB)
- dô, prép. de le : « ç'nô pâ maulâzié dô voua », ce n'est pas malaisé de le voir. - (DC)
- Doche : diminutif de Andoche. - (S)
- dodâne, s. m. catafalque, estrade en forme de cercueil dont on se sert pour les cérémonies funèbres. — amas de terre bombé au milieu et incliné sur les bords. - (DC)
- dôdi, doguin : idiot, bête. - (S)
- dodine. s. f. Sorte de caresse faite à un enfant et qui consiste à le bercer sur ses genoux en lui chantant quelque chansonnette propre à l’endormir. — Se dit aussi, ironiquement, pour correction. Recevoir une dodine, c’est être châtié à raison d’un méfait. — Se dodiner . v. pron . Se reposer, ne rien faire. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- dôdiner, v. a. abattre les angles du bois, arrondir en général. - (DC)
- dodo, nom propre très usité pour claude. - (DC)
- dognot. adj. Douillet, délicat, et surtout difficile sur la nourriture. (Perreuse). - (DdPY)
- doguer (verbe) : donner des coups de tête à la manière d'un bélier. - (N-M)
- doguer, v. a. donner des coups de tête à la manière des béliers. - (DC)
- doguin : pitoyable, pas à la hauteur (en celt. dogan veut dire cocu). - (HV)
- doguin, ine, adj. doux, facile, sans malice, sans méchanceté. S’emploie surtout en parlant des animaux. - (DC)
- doguin. s. m . Enfant gros, gras, dodu, comme un petit dogue. - (DdPY)
- doigtlot. s. m . Doigtier, doigt détaché d’un gant de peau pour envelopper un doigt malade. - (DdPY)
- doigtot, s. m. petite pièce de linge qui enveloppe une blessure au doigt. - (DC)
- doigts. s. m. pl. A Perreuse et dans la Puysaie, on les désigne sous des noms assez singuliers, qu’il peut être intéressant de relater ici : Pouçot, pouce ; Liche-pot, index ( à cause de l’usage auquel le font servir les gourmands) ; Longis, médius ; Malacquis , annulaire, par allusion sans doute à l’anneau qui n’y est pas toujours légitimement placé, qu’on regrette quelquefois d’y avoir ou d’y avoir laissé mettre ; Pierrot-des-petits , petit doigt. - (DdPY)
- doise. s . m. Galerie creusée par la taupe presqu’à la surface du sol. C’est une forme du vieux mot doisil, conduit, canal, passage étroit. Du latin ductus, et du bas latin doitus. - (DdPY)
- doitte. s. f. Dette. - (DdPY)
- domaine : vaste exploitation agricole, grande ferme, souvent isolée. Ex : "Quant te vas à Donzy, té passe devant Chambaujarr, sous l'bois." (Pour : Chamboyard). - (VDB)
- dômaire, s. f. habillement que portaient autrefois les Morvandeaux dans les jours de fête. - (DC)
- dômée, dômeue, dômaie. s. f. Habit de noces et de cérémonie des anciens paysans ; se dit aujourd’hui, par ironie, d’un vieux paletot. Bigre! on voit bien qu’ v’avez des rentes à persent (présent) ; vous n’ sortez pas sans vout’ dômée. - (DdPY)
- domeune, s. m. domaine, propriété rurale. En plusieurs lieux « doumeune. » - (DC)
- domino. s. m. Petite chemise d’enfant du premier âge. (Etivey). - (DdPY)
- donaison. s. f. Donation. (Sommecaise). - (DdPY)
- donter : dompter. - (S)
- dôô, doue : dos. - (S)
- dor, adv. de lieu. Dehors. (Voir : dior.) - (DC)
- dorainne (prononcez do-rain-ne). s. f . Douzaine. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- dordée, dourdée. s. f. Crossée, râclée, volée de coups de poing ou de bâton. (Villiers-Saint-Benoît, Gourgenay, etc.). - (DdPY)
- dorgnot. s. m. Niais, lourd, endormi. (Sainpuits). - (DdPY)
- dorlotte, s. f. bonnet de femme garni de grosse blonde noire. - (DC)
- dorlotte. s. f. Bonnet de femme en étoffe de couleur. (Montillot). - (DdPY)
- dormette. s. f. Sorte de bonnet en toile plus ou moins fine, fort en usage autrefois, dans la Puysaie, parmi les femmes, et qui sans doute, ainsi que l’indique son nom, leur servait particulièrement la nuit. - (DdPY)
- dôter : ôter, enlever. - (S)
- dôter, v. a. oter, reprendre quelque chose. - (DC)
- dou (pour du). Art. contract. pour de le. Cop-me dou paingne. - (DdPY)
- d'ou vin, loc. d'où vient ? - (DC)
- dou, s. m. dos. - (DC)
- douaine, s. f. douzaine. - (DC)
- douâlée, dôlée, s. f. ce qu'on tient dans ses doigts de « daignon » ou écorce de chanvre après le dépouillement des tiges. « Douâlée » = doigtée. (Voir : daignon.) - (DC)
- doualle. s. f. Douelle, douve, douvelle. - (DdPY)
- doublaine. s. f. Ligne de paisseaux réunis en tas après le dépaisselage. (Courgis). - (DdPY)
- doublas. s. m. Pâtisserie grossière. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- double : double-décalitre (pour les grains). - (S)
- doublée. s. f. Forte correction, correction double à fordinaire. Donner une doublée, Battre fortement. - (DdPY)
- douce (A la). Locut . adv. Bien, bellement, doucement. — Aller à la douce, jouir d’une bonne santé, se bien porter. - (DdPY)
- doucenot. adj. Douceâtre. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- doucette, s. f. femme molle, indécise, paresseuse. - (DC)
- douceur, s. f. tiédeur, état de ce qui est un peu chaud : la « douceur » d'une chambre chauffée. - (DC)
- douci, v. a. adoucir, attiédir, rendre un peu chaud. Faire « douci » de l'eau, c'est la faire chauffer jusqu'au degré où elle n'est plus froide. - (DC)
- doucinâtre. adj. Même signification que doucenot. - (DdPY)
- douè : doigt. - (S)
- doue : dos. J'ai ben mal au doue : j'ai bien mal au dos. - (SGC)
- douelle (pour douvelle). s. f. Douve de tonneau. Du latin dova. - (DdPY)
- douelle, s. f. douve de futaille. - (DC)
- douèlot : doigtier. - (S)
- douelot : doigtier. - (SGC)
- dougnot : douillet. - (PA)
- douguer : heurter, cogner. - (S)
- douiller. v. a. Choquer, toucher, frapper. Douiller une bille, la toucher, la frapper en jouant. (Bligny-en Othe). - (DdPY)
- douillot. s. et adj. m. Douillet. Fait douillotte au féminin. - (DdPY)
- douin (pour douvin). s. m. Voûte en bois, composée de planchettes, de douelles, comme on en voit dans beaucoup d’églises. - (DdPY)
- doulé, ée. adj. Guenilleux, mal habillé, négligé, sale dans sa tenue et ses vêtements ; par assimilation avec les personnes qui se négligent, parce qu’elles sont dans la douleur et dans la peine, parce qu’elles sont à plaindre. Du latin dolere. - (DdPY)
- douleai, s. m. le dernier pain, plus petit que les autres, fait avec le reste de la pâte mise au four. - (DC)
- doulement, s. m. action de « douler » un toit, c’est à dire de le couvrir avec des planches ou de la volige sur lesquelles on pose la tuile ou l'ardoise. - (DC)
- douler (pour douloir) et ses diverses formes, telle que doule, doulant, doulera, doulerait. v. impers. Se dit en parlant de quelque élancement douloureux , d’une certaine continuité, qu’on éprouve dans une partie du corps, et qui est causé par une plaie ou par un mal interne. Ça me doule dans le côté. Hier, ça me doulait dans le dos. - (DdPY)
- douler (se), v. réfl. s'affliger, gémir, se plaindre. - (DC)
- douler, v. a. doler, couvrir un toit de planches peu épaisses appelées « dôlement, doulement », sur lesquelles on pose ensuite la tuile ou l'ardoise. - (DC)
- doulin. s. m. et adj. Douillet, qui se plaint pour la moindre chose. (Etais). - (DdPY)
- doumaige, s. m. dommage, dégât, délit. « Doumaize. » - (DC)
- doumaigeaule, adj. soumis au dommage, sujet à être endommagé, à subir les dégâts, les accidents. - (DC)
- doumaiger, v. a. endommager, gâter, détruire, porter préjudice - (DC)
- doune, s. f. don, cadeau, présent. Il m'a fait une « doune » de ces raisins. On dit que prendre et reprendre est la « doune » du diable. - (DC)
- doune. s. f. Secours, aumône, ce qui est donné régulièrement, périodiquement. La sainte doune. — Par extension, toute aumône en général. Il m’a fait une petite doune. (Joigny, Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- douner : donner. - (VDB)
- douner, v. a. donner, faire présent de quelque chose. - (DC)
- douneu, euse. Celui qui donne. - (DC)
- dounner : donner. - (SBB)
- douriâme. s. m. et adject. ordin. Douzième. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- douru et doutu. adj. Qui a le dos rond, voûté, qui a le gros dos. (Ferreuse). - (DdPY)
- dous. s. m. Dos. J’ai ben mau dans le dous. (Passilly). — C’est l’orthographe du XVIe siècle. - (DdPY)
- doussier. s. m. Ciel-de-lit. (Annay-la-Côte). - (DdPY)
- doutance : doute. Ce que n'éto pas sur éto une doutance : ce qui n'était pas sur était un doute. - (SGC)
- doutance, s. f. doute, défiance, crainte, soupçon, supposition : « i é en mai doutance », je soupçonne que... - (DC)
- doutance. s. f. Doute, soupçon, suppodition. J’ai doutance que les choses ont dû se passer ainsi. - (DdPY)
- doûton. s. m. Bossu, qui tend le dos. — Fait, au féminin, doûtoune. - (DdPY)
- douviai, dounnai (?) : donner. - (SGC)
- doux, adj. assoupli, dompté. On dit d'un homme humilié ou ruiné qu'il est bien « doux. » - (DC)
- drague : rateau large pour ramasser les épis cassés. - (S)
- draguer, v. n. sautiller comme certains oiseaux, comme la pie notamment, ou sauter à cloche-pied. - (DC)
- draigie : dragée. - (S)
- draine, drainne. s. f. Espèce de grive. - (DdPY)
- draipaie : drapeau. - (S)
- draipeai, s. m. drapeau, linge dans lequel on enveloppe les enfants. - (DC)
- drait, dret, drat. adj. Droit. Tiens-te dret. — Au Dret. Locut. adv. En ce qui touche, en ce qui regarde. Chacun au - (DdPY)
- draiver, v. n. déchirer, mettre en morceaux, en loques : « i seu tô draivé », je suis tout déchiré. - (DC)
- drâler : errer, se promener. - (S)
- drapiau, s. m. drapeau, lange, drap. - (DC)
- drapiau. s. m. Couche, linge de toile dont on enveloppe un enfant au maillot. Dans l’Avallonnais, on dit draipail, drépias. - (DdPY)
- drat-vent, dret-vent. s. m. Vent du sud. (Mouffy, Soucy). - (DdPY)
- draver. v. a. Déchirer. (Sainpuits). - (DdPY)
- drégie : dragée. - (SBB)
- drei lai lai loc. ici tout près ; à deux pas. - (DC)
- drei, dreitte, adj. droit, droite : « tô drei », tout droit ; « tô fin drei », absolument droit. - (DC)
- dré'ille : chiffon, loque, vêtements, vêtements usés. - (S)
- dreille, s. f. drille, chiffon, loque, guenille. - (DC)
- dreillon, s. m. grosse loque, grande guenille. - (DC)
- dreillou, ouse, adj. couvert de guenilles, en loques. - (DC)
- dreilloux, drilloux : en loques, en « drilles ›. - (HV)
- drélette : tissu ou vêtement très mince. - (S)
- drélô, nom d'homme, diminutif de andré. « Le drélô » et au féminin « la drélotte. » - (DC)
- dremir (r ne se prononce pas). v. a. Dormir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- drémoux. s. m. Dormeur. - (DdPY)
- dresse-ereilles : très éveillé. O dresse l'éreille : il prête attention. - (SGC)
- dret (tout) : tout droit. - (PN-A)
- dret : droit (qui n'est pas courbe) mais aussi ensemble des règles régissant les relations entre individus. O fayot qu'un moinge s'es dret : il fallait qu'un manche soit droit. - (SGC)
- dret de soi, chacun en ce qui le regarde. — Payer soun au dret, payer sa quote-part d’une consommation au café, au cabaret, payer son écot. (Lainsecq). — Du latin directus. - (DdPY)
- dret-debout. adv. Droit sur ses pieds, tout debout. Tins-te là, dret-debout. - (DdPY)
- drète (pour droite). Féminin de dret. - (DdPY)
- drétue, dréture. s. f. Droiture. - (DdPY)
- dreu, e, adj. dru. (Voir : dru.) - (DC)
- dreugie, s. f. dragée, bonbon. - (DC)
- dreuiller, v. n. jouer, folâtrer avec entrain, avec vivacité. Se dit principalement des petits oiseaux qui sautillent autour de leur nid avant de s'envoler et aussi des enfants. - (DC)
- dreuler, v. n. prendre des forces, de la vigueur, de l'énergie. - (DC)
- dreumai : dormir. J'ai ben dreumi c'te neu : j'ai bien dormi cette nuit. - (SGC)
- dreume, s. f. sommeil. La « dreume » guérit bien des maux. N’avoir pas de « dreume », avoir des insomnies. - (DC)
- dreumement : sommeil. - (HV)
- dreumer : dormir. - (HV)
- dreumi : dormir. - (S)
- dreumi, v. a. dormir. - (DC)
- dreumou, ouse, s. celui qui dort, qui aime à dormir; endormi, lâche, paresseux. - (DC)
- drevent (nom masculin) : vent d'ouest. - (N-M)
- drévent, s. m. vent d'ouest. - (DC)
- drèver : déchirer. - (S)
- driguer. v. n. Sautiller, en parlant des oiseaux ; sauter à cloche-pied, en parlant des enfants. (Chastenay, Etais, etc.). - (DdPY)
- drîlai : trembler, grelotter de froid. Quand o fait frè on drile : quand il fait froid on grelotte. - (SGC)
- driler. v. a. déchirer la peau avec les ongles, les épines, les ronces, etc; déchirer en général. - (DC)
- drileue, s. f. déchirure, écorchure. « Drileue» - (DC)
- drille : diarrhée. - (SBB)
- drille : vieux chiffon. - (HV)
- drille : diarrhée, " chiasse " (suffisamment explicite pour que nous nous passions d'un exemple). - (VDB)
- drille, s. f. diarrhée, flux de sang. - (DC)
- drille. s. f. Diarrhée, foire. Synonyme de drouille. (Perreuse). - (DdPY)
- driller : déféquer (par ex en parlant des canes). - (SBB)
- driller, v. n. avoir la diarrhée, le flux de ventre. - (DC)
- driller. v. a. Déchirer. (Fléys). — De drille, lambeau, chiffon, guenille. - (DdPY)
- driller. v. n. Avoir la drille. - (DdPY)
- drimer. v. n. Courir. Faire drimer, faire marcher vite, faire courir un peu forcément. (Percey). - (DdPY)
- dring'naler : faire un bruit de ferraille. - (S)
- dringue, drouille : diarrhée. - (S)
- droguer. v. n. Se morfondre, attendre inutilement. Il m’a fait droguer pendant deux heures. - (DdPY)
- droillou, adj. celui qui a le flux de ventre, la diarrhée. - (DC)
- drôle, drôlesse, nom que l'on donne communément au fils ou à la fille de la maison, au sortir de la première enfance. - (A)
- drôle. s. m. et drôlesse. s. f. Termes d’amitié employés par certains parents pour désigner leurs enfants tant qu’ils sont jeunes. Mon drôle, ma drôlesse. — Se dit en mauvaise part, lorsqu’il s’agit de garçons et de filles d’un certain âge. - (DdPY)
- drôler, v. n. être dévoyé, avoir le flux de ventre ou simplement faire ses besoins. - (DC)
- drôlin. s. m. Jeune garçon. - (DdPY)
- drolingne, droligne. s. m. et f. Petit drôle, petite drôlesse, et petit garçon, petite fille. Les gens qui veulent bien parler disent drôlin, drôline. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- drosse-èreille : étourdi (inattentif), curieux. - (S)
- drosser : dresser (animal). - (S)
- drosser : dresser, lever. - (S)
- drosser, v. a. dresser, relever, mettre debout, ranger en ordre, préparer. On « drosse « la soupe, lorsqu'on verse le bouillon sur le pain dans la soupière ou dans les écuelles. - (DC)
- drosser. v. a. Dresser. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- drossoué, s. m. dressoir, buffet qui se trouve dans la plupart des maisons aisées et sur lequel les ménagères étalent la faïence à fleurs, les grands plats, en un mot toute la plus belle vaisselle de l'endroit. - (DC)
- drossouère : vaisselier. - (S)
- drouait : le droit. Ensemble des règles régissant les rapports entre individus. - (SGC)
- drouet : droit. - (S)
- drouille : diarrhée. - (S)
- drouille : tissu très léger, mauvais tissu. - (S)
- drouille. s. f. Diarrhée, dévoiement, foire. - (DdPY)
- drouiller : s'échapper (liquide), fuir, avoir la diarrhée. - (S)
- drouiller. v. n. Avoir la drouille. - (DdPY)
- drouillou : sans consistance. - (S)
- dru - drute : vigoureux, de bonne pousse. Se dit à propos de jeunes plantes aussi bien que d’enfants. Ex : "L'pétit à la Lucie, il est ben dru !" - (VDB)
- dru : vif. - (PA)
- dru : vigoureux, énergique, actif. - (S)
- dru : vivace. - (PN-A)
- dru, e, adj. gaillard, robuste, ayant toute sa force. Se dit des personnes, mais surtout des oiseaux près de quitter le nid. - (DC)
- druble. s. m. Torrent. (Soucy). - (DdPY)
- drue. s. f. Sorte de jeu, consistant en une petite pièce de bois à trois pieds qui porte les enjeux et qu’on abat avec un palet. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- drugée. s. f. Matière blanche, écailleuse, qui reste dans le nid abandonné des petits oiseaux, et qui consiste sans doute en des particules de peau, d’épiderme provenant de la mue. (Percey). — Voyez drussin. - (DdPY)
- druger : grandir, devenir dru. - (PA)
- drumelle. s. f. Terme de mépris. Synonyme de fumelle. - (DdPY)
- drusse. adj. féminim de dru. Eh ben ! coument que va vout’ femme ? — A n’est toujou gué drusse. - (DdPY)
- drussin, drussot. s. m. Poussière qui reste dans un nid, quand les petits ont pris leur volée. Voyez drugée. - (DdPY)
- drussir. v. n. Prendre de la force, devenir dru. Le v’ia qui drussit. Se dit particulièrement en parlant des petits oiseaux. - (DdPY)
- du, adj. deux : « du beus, du leis », deux bœufs, deux lits. - (DC)
- due, diji, adv. de temps. - (DC)
- duidet. s. m. Dévidoir. (Percey). - (DdPY)
- duire, v. n. convenir, être utile, profiter. - (DC)
- duire. v. a. Maîtriser, mener, diriger en maître. Du latin ducere. (Viliers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- duisaule, duïaule, adj. convenable, utile, qui vient à point, qui sied bien. - (DC)
- durde, durte. adj. féminim de dur. La terre est bouguerment durte. - (DdPY)
- dure, v. n. convenir, être utile. On dit aussi « condure » pour conduire. - (DC)
- durer : être long, ne pas passer vite (on parle là de la durée en temps). Ex : "Déd'pis qu'moun' houme a parti, eh ! que l'temps m'dure !" - (VDB)
- dussiée. s. f. Dossière, partie du harnais d’un cheval de limon qui soutient la charge. (Bléneau). - (DdPY)
- d'vanté : tablier (de la ménagère). - (S)
- d'vantier (nom masculin) : tablier que les femmes portaient sur la blouse traditionnelle. - (N-M)
- d'vantier : petit tablier (voir devantier). - (SGC)
- d'viner : deviner d'voler descendre. - (S)

Sommaire


E

- e. adj. indéfini. Se dit pour un, dans beaucoup de localités. E poué, é bâton, un puits, un bâton. (Sacy et lieux circon-voisins). - (DdPY)
- eai, s. f. eau : « lai boune eai ; lai ch'tite eai ; ailé q'ri d' l'eai. » - (DC)
- eau galleuse. s. f. Purin, eau noire qui découle des fumiers. (Maillot). - (DdPY)
- eaubue. s. f. Terre forte et glaiseuse. C’est à tort que certaines personnes écrivent ce mot, obue et aubue. - (DdPY)
- eau-m’nite. s. f. Eau-bénite. (Athie). - (DdPY)
- eaux-goût (nom masculin) : aromates destinés à donner du goût à un bouillon. - (N-M)
- ébaheuiller. v. a . Ebahir. (Domecy-sur-Cure). - (DdPY)
- ébalancer (S’). v. pron. Prendre son élan pour sauter. (Guy). - (DdPY)
- ébalourdi. adj. A demi assommé, à demi privé de sentiment. (Mailty-la-Ville). - (DdPY)
- ébandouner. v. a. Abandonner. - (DdPY)
- ébarbluté : ébloui. Y seus ébarbluté : je suis ébloui. Le soulai m'ébarblute : le soleil m'éblouit. - (SGC)
- ébarbucher, v. a. ébarber, émonder, rogner. - (DC)
- ébarluté : éberlué, étourdi, atteint de vertiges. - (SP)
- ébasser. v. a. Attacher les coursons de la vigne aux échalas. (Montillot). - (DdPY)
- ébâteloux. s. m. Flâneur, qui aime à s’ébattre, qui en prend à son aise. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ébatiller. v. a. Abattre, faire tomber. (Sénonais). - (DdPY)
- ébaubi : ébahi. - (S)
- ébaubi, ie. adj. et part. prés. d’ébaubir. Etonné, surpris. - (DdPY)
- ebaudi (s'), v. réfl. s'éclaircir, s'égayer, se ranimer : le temps « s'ébaudit. » - (DC)
- ébaudir (verbe) : (S') s'améliorer, en parlant du temps. - (N-M)
- ébaumi, v. n. épanouir. Se dit de la végétation lorsqu'elle se développe au printemps. - (DC)
- ébaupin : aubépine. - (S)
- ébaupin, s. m. aubépin. En plusieurs lieux « ébaubin. » - (DC)
- ébayer. v. n. Aboyer. (Hugny). - (DdPY)
- ébbucher (pour ébécher). v. a. Faire manger un petit enfant, un vieillard, une personne impotente. (Percey). - (DdPY)
- ébécille : imbécile. - (S)
- ébécille, ll mouil. adj et subst. imbécile « léche-lu, ç'ô eun ébécille », laisse-le, c'est un imbécile. - (DC)
- éberdi, ébeurdi. adj. et s. Frappé d’étonnement, stupéfié, étourdi. - (DdPY)
- éberdie, ébeurdie. s. f. Etonnement, stupéfaction, étourdissement. - (DdPY)
- éberdiller (S’). Se troubler, être stupéfié. - (DdPY)
- éberlouir. v. a. Eblouir. - (DdPY)
- éberluer, éberluter. v. a. Eblouir. Jaubert donne eberluter. - (DdPY)
- éberlûtè : étonné, surpris, ébaubi. - (S)
- éberlûter : étonner, surprendre, éblouir. - (S)
- ébeuffer. v. a. Epouvanter. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- ébeurdi : étourdi (inattentif), dans les vaps, moitié assomé. - (S)
- ébeurdi adj. étourdi, braque, fou. - (DC)
- ébeurdie : élan. - (S)
- ébeurdillé. adj. Etourdi. - (DdPY)
- ébeurdiné : étourdi, assommé par qqch., abasourdi (écanboicher ?). - (SP)
- ébeurdir (s') : prendre son élan. - (SGC)
- ébeurdir : surprendre,étonner. - (S)
- ébeurdit : légèrement gris. Ol o ebeurdit : il est gris. Étourdi par un choc. Un simple eto ébeurdit : un simplet était étourdi. - (SGC)
- ébeurdouiller (S’). v. pron. S’étourdir, se hahurir, ne plus savoir ce qu’on fait. - (DdPY)
- ébeurlancer, v. a. balancer, aller de droite et de gauche. - (DC)
- ébeurlançoire. s.f. Balançoire. (Athie). - (DdPY)
- ébeurlançouére, s. f. balançoire. - (DC)
- ébeurlu, adj. extravagant. - (DC)
- ébeurluir. v. a. Eblouir. (Percey). - (DdPY)
- ébeurluter. v. n. éblouir, causer des étourdissements, des vertiges : « i seu tô ébeurluté «, je suis tout étourdi. - (DC)
- ébeurrouer, eberrouer, ebrouer. v . a. Effrayer, effaroucher. Nous poules sont ébeurrouées. (Argentenay). Roquefort donne ébouer, effrayer, et ébouaille, épouvantail. - (DdPY)
- ébeurtille. s. f. Personne qui va vite, qui se dépêche. Tu marches comme une ébeurtille. (Pasilly). - (DdPY)
- ébicile. adj. Imbécile. (Sainpuits). - (DdPY)
- ébiouner. v. a. et n. Emonder une vigne, en retranchant durant l’hiver les bions, les branches inutiles. (Lucy-sur-Cure). - (DdPY)
- ébléger. v. a. Briser, meurtrir. I s’ot éblégé en chutant. (Collan). - (DdPY)
- éboillas, s. m. se dit d'objets répandus pêle-mêle, en désordre, embrouillés. - (DC)
- éboiller, v. a. emmêler, jeter pêle-mêle, mettre sens dessus dessous. - (DC)
- ébolance (pour évolance). s. f. Marche rapide. Du latin evolare. - (DdPY)
- ébônouer. v. a. Eborgner. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- éborgneux de crapauds. s. m. Vigneron (sobriquet donné aux vignerons, à Sergines). - (DdPY)
- eborni, v. a. rendre brumeux, sombre. Un temps « éborni », temps bas, couvert. - (DC)
- ébottognière. s. f. Boutonnière. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- éboudriller, v. a. écraser, crever en aplatissant. On « éboudrille » une pomme mûre avec le pied, avec une grosse pierre. - (DC)
- ébouécie, s. f. becquetée, bouchée. (Voir bouéce.) - (DC)
- éboué-illè : dispersé, hirsute. - (S)
- éboueillée : chevelure hirsute, mal peignée. - (SGC)
- ébouéiller : disperser, épandre. - (S)
- éboûler : accoucher, tomber, s'effondrer. - (S)
- ébouler, v. a. faire tomber, renverser, détruire en fragments. On éboule une taupinière. - (DC)
- ébourdiller (verbe) : (S') se casser en petits morceaux. Se désagréger. - (N-M)
- éboussiou, s. m. fruit du rosier sauvage appelé vulgairement gratte-cul. - (DC)
- éboussioulê, s. m. églantier, rosier sauvage. - (DC)
- ébrâher, v. a. ébranler, disloquer au propre et au figuré un mur « ébrâhé », un empire « ébrâhé. » - (DC)
- ébranciner, v. a. balancer au moyen d'une branche d'arbre tordue en balançoire. - (DC)
- ébrancinouére, s. f. balançoire que les enfants se fabriquent à peu de frais en tordant une branche d'arbre à laquelle ils se suspendent. - (DC)
- ébréquigner. v. a. Ebrécher, émousser, casser la pointe d’un objet aigu. Ebréquigner une aiguille. (Vergigny). - (DdPY)
- ébrimer, v. a. ebrécher, entailler. se dit des brèches à un outil, à un instrument de fer ou d'acier ; à une assiette, à un verre, etc. - (DC)
- ébrimeure, s. f. brèche faite à un outil ou à un instrument de métal, à un corps solide en général. - (DC)
- ébrincer. v. a. Elaguer. - (DdPY)
- ébroivouée. s . f. Abreuvoir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ébrondener, v. n. ebrécher. se dit principalement en parlant de la vaisselle : une écuelle, un pot « ébrondenés. » - (DC)
- ébroquè : ébréché, édenté. - (S)
- ébroque, adj. édenté, celui qui a les dents cassées et par extension celui qui en a perdu une ou plusieurs. - (DC)
- ébroquer : casser (une dent). - (S)
- ébroquer : casser, fracturer. Une dent ébroquée. - (SP)
- ébrouer. v. a. Se dit de faction de la gelée et des bruines d’automne sur les feuilles de la vigne. - (DdPY)
- ébrouquer (pour ébroquer). v. a. Ebrécher. Ebrouquer un couteau, une serpe. Des aiguilles, des épingles ébrouquées. (Annay-sur-Sercin). - (DdPY)
- ébrousseter. v. a. Couper, rogner les brosses, le brout, l’extrémité des branches des taillis. Si ce mot dérive de brout, comme nous le croyons, ne serait-il pas mieux d’écrire ébrouster ? - (DdPY)
- ébroutï. adj . Abruti. (Athie). - (DdPY)
- ébûcheter. v. n. Ramasser des bûchettes, des brindilles de bois. (Puysaie). - (DdPY)
- ébuer (S’), ébuger (S’). v. pron. S’amuser. I n’faut pas toujous s’ébuer ; faut itout travailler. - (DdPY)
- ebufé, part, passé. Effrayé, ahuri. - (DC)
- ebufer (s'), v. réfl. s'effrayer, s'épouvanter, s'emporter par peur ou autre cause : mon cheval s'est « ébufé » près du moulin. - (DC)
- ébugeont (pour ébugeant). adj. et part. prés, d’ébuger. Amusant. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ébugeotte.s. f. Jouet, amusement, tout ce qui sert à récréer. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ébujoux. s. m. et adj. Musard. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ébuter, v. a. elargir, agrandir un trou, une ouverture quelconque. - (DC)
- écâ.jer, v. a. écarter, disjoindre, séparer. L’homme frileux « écâje » ou « s'écâje » les jambes devant le feu. - (DC)
- écabi (s'), v. réfl. se baisser vers la terre, s'accroupir, s'affaisser. - (DC)
- écabier. v. a. Accabler. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- écabouler. v. fl . et v. n. Ebouler. (Etiuey). - (DdPY)
- écabousser (pour cabosser). v. a. Déformer, bossuer, écraser. (Gizy-les-Nobles). - (DdPY)
- écacoler, ecacoter, ecacouler. v. a. Dépouiller les noix de leur coque verte. C’est un composé de cacou, noix, et d’écaler. - (DdPY)
- écaffouérer, écaffoirer. v. a. et v. n. Ecraser ; fondre. Voici le dégel, la neige va écaffoirer. (Etivey, Pasilly). - (DdPY)
- écafoiller, v. a. écraser. - (DC)
- écafoirer. v. a. Etaler, exposer des marchandises en vente. De Foire, marché public. (Vermenton). - (DdPY)
- écafouéiller : écraser. - (S)
- écagnarts : courbatures. - (HV)
- écaillé, e, adj. celui qui a les jambes écartées, hors de leur aplomb, un homme « écaillé » ; une vache « écaillée. » - (DC)
- écâiller : écarter, fendre. - (S)
- écaillotter, échaillotter. v . a. et n. Jeter des pierres. (Flogny, Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- écairquiller : écarquiller, ouvrir grand (les yeux). - (S)
- écairter : écarter, étendre (le fumier par exemple). - (S)
- écaiver, v. a. creuser, échancrer, faire une entaille. - (DC)
- écajée. s. f. Enjambée. (Gollan). - (DdPY)
- écalandre (pour calandre). s. f. Espèce d’alouette commune, et dont le gosier flexible, la voix sonore, harmonieuse, se prêtent à imiter le chant des autres oiseaux, particulièrement celui du rossignol, de telle sorte qu’on la prend pour point de comparaison et qu’à Auxerre, par exemple, quand on veut donner une idée de la fraîcheur, du chant et de la beauté de la voix d’une personne, on dit qu’elle chante comme une écalandre. - (DdPY)
- écalle. s. f. Cosse de pois. - (DdPY)
- écalofre, s. f. écale de noix. - (DC)
- écalofrer, v. a. écaler les noix. - (DC)
- écalon, s. m. noix. - (DC)
- écalon. s. m. Noix. (Andryes). — En plusieurs endroits, on dit écalat. - (DdPY)
- écalucher, v. a. écaler, enlever l'écale des noix. « Écalucher » - (DC)
- écaluchonner, v. a. écaler. - (DC)
- écanaché (être) : se dit en parlant d'une personne se déplaçant avec difficulté, à grand ‘peine, marchant cahin-caha. - (SP)
- écanboicher, v. n. trébucher, faire un faux pas en marchant. - (DC)
- écanousser. v. a. Détacher d’une souche de bois tous les éclats qu’on peut en distraire sans outil. (Etivey). - (DdPY)
- écaquelourdir, acaquelourder. v. a. Etourdir d’un coup frappé sur la tête. (Perreuse). - (DdPY)
- éçardon, s. m. chardon. - (DC)
- écarnucher. v. n. Eclater. (St-Aubin-Châteauneuf). - (DdPY)
- ecarqueucher : écarteler. - (JFB)
- écarquillai des yos : ouvrir de grands yeux. - (SGC)
- écartiller. v. a. Ecarter. — Se dit surtout de menus objets groupés, réunis en certaine quantité. Ecartiller ses doigts. Ecartiller les brins d’un balai. - (DdPY)
- écartue. s. f. Etendue, surface. (Saint-Forentin). - (DdPY)
- écauder. v. a. Mettre caut, mettre à caut, mettre à l’abri de la nuit, se garantir de la pluie ou du vent. Du latin coutus. - (DdPY)
- ecché, part, passé. déchiré, fendu. Une branche séparée dans le sens de sa longueur est « ecchée. » - (DC)
- écervalè : écervelé. - (S)
- échadronner. v. a. et n. Echardonner. (Argentenay). - (DdPY)
- échadronnet. s . m. Chardonneret. (Bagneaux). - (DdPY)
- echailler (nom masculin) : sorte d'échelle double et rustique qui permet de franchir une clôture. On dit aussi écholée. - (N-M)
- echailler (un) : petite échelle pour franchir les haies. - (PN-A)
- echailler : echelle double pour traverser une haie. - (PA)
- échaipée, s. f. échappée, action faite à la dérobée, plus ou moins sans préméditation, délit commis inconsidérément et quelquefois par suite d'un accident. - (DC)
- échaiper, v. a. échapper, lâcher, cesser de tenir quelque chose, abandonner. - (DC)
- échairde, échique, échiqu'te : écharde. - (S)
- échalâs : personne grande et maigre, perche. - (S)
- échaler. v. a. Ecaler, Echaler des noix. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- échaleure. s. f. Ecale. - (DdPY)
- échalle : échelle. - (S)
- échalle, s. f. échelle. - (DC)
- échaloter, v. a. enlever le brou des noix, dépouiller les noisettes de leur enveloppe. - (DC)
- échambourrer. v. a. Battre le chanvre. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- échanner, v. a. achever de tuer, de détruire. - (DC)
- échanson : officier dont les fonctions consistaient à servir à boire aux grands personnages. - (QLT)
- échard. s. m. Echarde. (Etivey). - (DdPY)
- échardonne. s. f. Chardonneret. (Malay-le-Vicomte). - (DdPY)
- écharer, s'écharer : brûler, se brûler. - (SP)
- écharni, v. a. railler, moquer, contrefaire ironiquement. - (DC)
- écharnir, échernir, acharnir. v. a. Contrefaire les manières, les cris, la voix, le langage de quelqu’un, en exagérant ce qu’il peut y avoir de ridicule. Les écoliers s’écharnissent souvent entre eux. - (DdPY)
- écharouter. v. a. Asticoter, larder, taquiner. Sans doute pour charcuter. (Soucy). - (DdPY)
- écharpiller. v. a. Mettre en pièces, réduire en miettes, en charpie. (Puysaie). - (DdPY)
- écharré. adj. Echaudé. - (DdPY)
- échas, s. m. plur. débris en général, épluchure, rognure; déchet de la nourriture des animaux. - (DC)
- échasigner. v. a. Irriter. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- échaufâïon, s. f. échauffaison, échauffement avec ou sans éruption causée par une inflammation. - (DC)
- échaufer, v. n. s'échauffer, se réchaufïer. Il fait si froid que je ne peux « échaufer ». - (DC)
- échaumer. v. a. Défricher. - (DdPY)
- échaviau. s. m. Echeveau. (Irancy). - (DdPY)
- échavotte, échevette, échevotte. s. f. Echeveau. - (DdPY)
- échavotte, s. f. écheveau de fil. - (DC)
- échavoué. s. m. Dévidoir. (Massangy). - (DdPY)
- écheigné, part, passé. échiné : « i seu écheigné. » - (DC)
- echeintre : extrémité des sillons. - (PA)
- écheler. v. a. Ecaler. — S’écheler. v. pronom. Se dit des noix dont le brou se détache naturellement. - (DdPY)
- échelier, échalier. s. m. Petite échelle double disposée pour franchir une haie, au point où cette haie coupe un chemin rural traversant deux ou plusieurs propriétés. (Puysaie). - (DdPY)
- échelnie. s. f. Chanille. (Béru). - (DdPY)
- échelon. s. m. Brou, coque verte dont la noix se dépouille, quand elle est mûre. - (DdPY)
- échelottes. s. m. Ridelles d’une voiture. (Villemer). - (DdPY)
- échenau, s. m. échenal, gouttière, conduit pour les eaux pluviales. - (DC)
- échenet. s. m. Une des formes de chenau, conduit, gouttière. Du latin canalis. — A Accolay et dans tant d’autres localités, échenet se dit pour chenet. - (DdPY)
- échenets : chêneaux, gouttières. Landiers, chenets de cheminée. - (SGC)
- échenillé, ée. adj. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, d’un enfant chétif, malingre, qui est comme un arbre dévoré par les chenilles. - (DdPY)
- écheté : assis. - (SGC)
- écheter (S’). v. pron. S’asseoir. (Sermizelles). — écheu-te, asseois-toi. (Saint-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- échetoux. s. m. Acheteur. - (DdPY)
- échette. s. f. Echeveau. (Athie). - (DdPY)
- écheveleuré, e, adj. celui qui a les cheveux, la chevelure en désordre. - (DC)
- échier. s. m. Echelier, petite échelle double pour passer de l’autre côté d’une haie vive. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- échigner (pour échiner). v. a. Voyez éssener. - (DdPY)
- echintre, nom que portent quelques terrains dans la toponomastique rurale = chaintre avec prosthèse de l'e. (Voir : chintre, cinte.) - (DC)
- echiqhi', s. m. éclisse, éclat de bois ou de toute autre matière fendue ou brisée. - (DC)
- échiquier, v. a. éclater, mettre en éclats, en morceaux. - (DC)
- échitat. s. m. Petit banc. (Soumaintrain). - (DdPY)
- échler (S’). v. pron. s’asseoir. - (DdPY)
- éch'nau : chéneau. - (S)
- éch'nets : chenets, landiers. - (S)
- échoinge, s. m. échange, troc d'une chose pour une autre. - (DC)
- échoinger, v. a. échanger. - (DC)
- écholée : échalier, passage dans une haie. - (S)
- écholée, s. f. échalier, ouverture et passage dans une haie vive où se place ordinairement une petite échelle. Quelques parties du prononcent « éçohié. » - (DC)
- écholet : petite échelle pour franchir un obstacle dans un sentier ou une haie. - (SGC)
- échorer (s' ) : brûler (se) (en général avec de l'eau bouillante), ébouillanter. - (S)
- échorer, v. a. laver ou enlever la peau avec de l'eau chaude. On « échore » certaines viandes avant de les faire cuire ; on « échore » un porc pour détacher la soie. « Écharer » - (DC)
- échouére : échoir. - (S)
- échouétot. s. m. Compartiment à l’extrémité d’un coffre. (Diges). - (DdPY)
- échouette. s. f. Ce qui tombe des fruits d’un arbre chez le voisin. (Villeneuve-sur-Yonne). — En navigation, se dit d’un point d'une rivière où le courant vient échouer ; ce qui a lieu ordinairement dans une anse, dans un coude, dans un tournant. - (DdPY)
- échoumacher. Voyez éssoumasser. - (DdPY)
- échoumas, éssoumas. s. m.pl. Rognures de la vigne. - (DdPY)
- éch'tai (s’) : s'asseoir. Écheut'toi : assieds-toi. - (SGC)
- éch'ton : siège en bois. Un bon éch'ton ç'o toujours ben : un bon siège c'est toujours bien. - (SGC)
- écicler. v. a. Faire des éclisses. — Se dit aussi de l’action de tresser des brins d’osier, des branches flexibles, pour faire des claies, des paniers et autres ouvrages de vannerie. (Puysaie). - (DdPY)
- éciou : éclos Tous les œufs sont éciou y en aivo deux de p'nas : tous les œufs sont éclos, il y en avait deux de punais. - (SGC)
- éclâler, v. a. éclater, fendre, mettre en morceaux : « éclaler » du bois ; « éclaler » une bûche, un arbre. - (DC)
- éclancher. v. a. Couper une cuisse de mouton, la séparer du corps. - (DdPY)
- éclasser. v. a . Casser, fendre une tige de bois de manière à enlever l’aubier par lames minces propres à faire des éclisses pour la vannerie. Ce mot est formé d’éclat. (Sommecaise). — S’éclasser. v. pronom. Eclater, se fendre en éclats. Se dit du bois qui s’éclate et se fend sous l’influence de la sécheresse ou de la gelée. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- éclincher. v. a. Eclabousser. - (DdPY)
- éclisser, églisser. v. a. Eclabousser. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- éclisser. v. a. Mettre, poser des éclisses autour d’un membre fracturé. (St-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- écmouder. v. a. Accommoder. (Prégilbert). - (DdPY)
- écœur (pour cœur). s. m. Se dit de la masse intérieure d’un pain mal levé, dont la croûte se détache en éclats, et qui est ainsi appelée sans doute parce que, en cet état, elle ressemble à l’écœur d’un de ces arbres malades, qui s’isole de son aubier et semble n’avoir plus aucune adhérence avec lui. (Villièrs-Saint-Benoît). - (DdPY)
- écoi. s. m. Abri. Se mettre à l’écoi. (Puysaie). - (DdPY)
- écoïé, s. m. écolier, enfant qui va à l'école. - (DC)
- écoinceure, s. f. encoignure, coin, angle : l’ « écoinceure » d'un chemin, d'un champ, d'un bois. - (DC)
- écoinçon (en), loc. de biais, en travers. - (DC)
- éçole, s. f. échelle. (Voir : échalle.) - (DC)
- eçoler, v. a. attacher la vigne après le cep ou la treille. - (DC)
- écomion. s. m. Limace. (Vincelottes). - (DdPY)
- écôner. Ecorner. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- éconfor, s. m. effort dans une crise quelconque physique ou morale. - (DC)
- écorcer, v. a. écorcher, enlever la peau. - (DC)
- écorchon.s. m. Petite écorchure. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- écorer (s'), v. pr., s'époumoner en criant de toutes ses forces. - (A)
- écorgie, s. f. fouet, corde, baguette flexible. - (DC)
- ecornée, subs. fém. chêne auquel on a coupé la tête en ne laissant subsister que le tronc. - (A)
- écorner, v. a. couper, enlever la corne, la saillie d'un arbre. - (DC)
- écorniller, v. a. donner des coups de corne : les taureaux ont « écornillé » un homme. - (DC)
- écornue, écornure. s. f. Chêne coupé en têtard, comme un saule. (Diges). - (DdPY)
- écote (pour accoté). adj. Terme par lequel les mariniers de l’Yonne indiquent q'un bateau a perdu son aplomb et qu’un de ses côtés est à sec sur un perré, sur une berge ou sur des sables, tandis que l’autre plonge dans l’eau. Les mariniers n’ont pas eu la précaution de pousser leur bateau à mesure que l’eau baissait, à présent il est écoté sur la berge et on ne peut plus le ravoir, c’est-à-dire le remettre à flot. - (DdPY)
- écote (pour écoute). 2e pers. de l’impér. du verbe écoter (écouter). Attends. (Turny, Mâlay-le-Vicomte). - (DdPY)
- écouarner, v. a. enlever la couenne ou motte de surface d'un gazon, d'un pré, etc. - (DC)
- écouauder, v. a. couper, rogner la queue d'un animal : un chat, un cheval « écouaudé. » - (DC)
- écoué (nom masculin) : (A l'). À l'abri. (Y va pleuvoir, mets te don à l'écoué sous I'châgne). - (N-M)
- écoué, acoué (A l’). adj. et loc. adv. Se dit pour écoi, coi, à coi, à l’écoi, qui est à l’abri, à couvert de la pluie. Du latin quietus. (Etais). - (DdPY)
- ecouet : abri. - (PA)
- écouillou. s. m. Ecureuil. I n’évos envie de quer ine écouillou ai l’effût, j’avais envie de tuer un écureuil à l’affût. (Saint-Martin-des-Champs). — A Montillot, on écrit écouyou. - (DdPY)
- écoulacer (s'), v. réfl. glisser sur la glace : « a vé s'écoulacer », il va glisser. - (DC)
- écoulage (pour accolage). s. m. Action de relever les branches de la vigne et de les lier aux paisseaux, échalas. - (DdPY)
- écouler. v. a. et v. n. Se dit, par altération, pour accoler, attacher contre. Ecouler la vigne ou, simplement, écouler, relever les branches des ceps et les lier aux échalas. - (DdPY)
- écouloué, s. m. écouloir, vase dans lequel on fait égoutter le petit-lait. - (DC)
- écoulue (pour accolure). s. f. Lien pour accoler. C’est avec le glui que se font les écoulues. - (DdPY)
- écouomi : chétif, malingre. - (SGC)
- écoupeau, s. m., copeau, par suite de l’e augmentatif placé, par euphonie, devant un grand nombre de mots : éronce pour ronce, etc. - (A)
- écouriau : écureuil. - (SGC)
- écourieu, s. m. éCure uil. - (DC)
- écourser. v a. Poursuivre. (Bligny-en-Othe). - (DdPY)
- écousse, s. f. un peu de temps, un moment. - (DC)
- écousser. v. a. Renvoyer, chasser. Ecousse donc les poules. (Sommecaise). - (DdPY)
- écouyou, s. m. éCure uil. environ de Lormes. - (DC)
- écrabisse. s. f. Ecrevisse. (Argenteuil). - (DdPY)
- écrabouaichai : s'écraser. L'âbre s'est écrabouaiché sur la majon : l'arbre s'est écrasé sur la maison. - (SGC)
- écrabouiller : écraser. - (S)
- écrabouiller, v. a. écraser quelque chose de mou, une limace par exemple. - (DC)
- écrabouiller. v. a. Ecraser sous son pied ou dans ses doigts une chose qui, sous la pression, s’élargit, s’écarte en formant une sorte de pâte juteuse. On écrabouille un raisin, une pomme cuite, un insecte. — S’écrabouiller. v. pronom. S’écraser sous la pression, par la chute ou le frottement. Un abricot trop mûr s’écrabouille en tombant de l’arbre. En plusieurs endroits, on dit écraboiller. - (DdPY)
- écrâger, v. a. écraser, aplatir. - (DC)
- écrâmer, v. n. baver, écumer. se dit principalement du chien enragé : « l'peu lou vérou d' chien, al écrâme, al écrâmô », il écume, il écumait. - (DC)
- écramoiller, écramoyer. v. a. Ecraser. (Vertilly, Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- écrâmoué, s. m. cuillère dont on se sert pour lever la crème. (Voir : crame.) - (DC)
- écramouée. s. f. Ecumoire. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- écramoure. s. f. Ecumoire. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- écramourer. v. a. Ecrémer. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ecraponer (verbe) : gratter le terrain avec les griffes ou les ergots, en parlant des animaux. - (N-M)
- écrarer. v. a. Ecraser. Par conversion d’s en r. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- écrasoû : pilon, écraseur. - (S)
- ecrazou (nom masculin) : petit pilon de bois. - (N-M)
- écréchot. s. m. Crochet. (Goutarnoux). - (DdPY)
- écrémotte. s. f. Ecrémoire, ustensile pour enlever la crème de dessus les pots de lait. (Dillo). - (DdPY)
- écréper. v. a. Habituer, accoutumer une vache à sortir. (Bussy-en-Othe). - (DdPY)
- écreuche, écroche. s. f. Crèche, mangeoire à l’usage des bœufs. De creche, pour crèche, et de l’é euphonique. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- écreucher. v. a. Accrocher. - (DdPY)
- écreue, s. f. écrues, pousse, rejeton d'arbre ou d'arbuste. - (DC)
- écreuvaisser, v. n. crevasser, faire des crevasses, des fentes, des fissures, des gerçures. - (DC)
- écreville. s. f. Gravaude, sorte de salade qui ressemble au pissenlit. - (DdPY)
- écrevisse de montagne. s. f. Nom que les vignerons se donnent entre eux, à Cravant, par allusion à la marche en arrière qu’ils exécutent lorsqu’ils donnent aux vignes la façon d’automne. - (DdPY)
- écrignot. s. m. Cage pour prendre les oiseaux. Du roman ecraigne, ecreigne , et du latin scrinium, petite maison, petite hutte, logette d’osier ou de branches d’arbres, écrin, petit coffre. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- écrin, s. m. coffre bas et de forme allongée que l'on place devant les lits comme un marchepied. - (DC)
- ecrinche (nom masculin) : coffre bas placé contre le lit pour servir de marche pied. - (N-M)
- écringe. s . f. Coquille d’œuf ou de noix. - (DdPY)
- écrion. s. m. Crayon. (Etais). - (DdPY)
- écrit, adj. indiqué légèrement, ébauché - (DC)
- écritouére, s. f. écritoire, encrier. - (DC)
- écrochet, s. m. crochet. - (DC)
- écrôpes, écraupes (pour crêpes, par addition de l’é euphonique). s. f. pl. Petits copeaux faits avec un couteau pour allumer du feu dans les champs. (Courgis). - (DdPY)
- écrouelle. s. f. Petit insecte qu’on trouve dans l’eau des puits, des fontaines. (Chablis et vallée du Serein). - (DdPY)
- écrougner (verbe) : couper de façon maladroite. - (N-M)
- écroumi, ie. adj. Accroupi. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- écuder. v. a . Etudier. (Gy-l’Evêque). - (DdPY)
- ecué, adj. se dit d'un œuf ouvert par la sortie du poussin. « Écué ». - (DC)
- écueillon. s. m. Houx. (St-Germain-des-Champs). — Sans doute pour aigueillon, aiguillon, à cause des pointes dont la feuille de houx est armée. - (DdPY)
- écuellatte. s. f . Cupule du gland (Germigny). — Glisser à l’écuellatte, glisser le derrière assis dans une écuelle de bois, dans une sébille. (Lasson). - (DdPY)
- écuelle, s. f. l'écuelle joue un grand rôle dans l'existence matérielle du paysan Morvandeau. - (DC)
- écuffler (S’). v. pron. S’accroupir. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- écuhie, s. f. ecurie. - (DC)
- écuhier, v. a. éCure r. Nettoyer. (Voir : queurer, équeurer.) - (DC)
- ecuhion. Torchon de paille qu'on emploie pour éCure r les ustensiles de ménage. - (DC)
- écuille. s. f. Ecuelle. (Sénonais). Du latin scutella, scutula. - (DdPY)
- éculer. v. a. Casser, briser le derrière d’un objet. Se dit particulièrement des souliers, des chaussures dont le quartier de derrière s’affaisse, s’écrase, n’a plus de soutien. Des souliers éculés. — S éculer. S’asseoir sur son derrière, s’accroupir. - (DdPY)
- écume de beurre. s. f. On appelle ainsi, à Sommecaise, une terre ferrugineuse qui se trouve sous la couche de terre arable. - (DdPY)
- édarnes. s. f. pl. Gros éclats de copeaux de cerclier. — De darne , tranche, morceau, et de l’é euphonique. - (DdPY)
- éderne, s. f. éclat d'aubier détaché de l'arbre qui a servi à fabriquer les paisseaux ou échalas de vigne. - (DC)
- édeulgence, s. f. indulgence, défaut de sévérité ; rémission des péchés. - (DC)
- édeune. s. f. Echarde. (Coutarnoux). — Semble être une variété de édarnes. - (DdPY)
- édôsse, s. f. dosse, planche de rebut que la scie enlève lorsqu'on équarrit un arbre. La dosse en général renferme l'écorce et l'aubier de la bille. - (DC)
- édousser. v. a. Adosser. (Maligny). - (DdPY)
- édron. s. m . Héron. (Saint- Aubin-Châteauneuf). - (DdPY)
- éduire. v. a. Elever, nourrir. Enfant mal éduit, enfant mal élevé. Du latin educere. - (DdPY)
- ed'vin, loc. d'où vient ; pourquoi ? - (DC)
- éericher, erégher. v. a. Arracher. (Irancy). Du latin eradicare. - (DdPY)
- éfairer. v. a. égarer, fourvoyer. « Égahier. » - (DC)
- éfée, s. f. fée. La roche des éfées, commune d'Alligny, à la chaux. - (DC)
- éfeni. e. adj. infini. - (DC)
- éferfanté, part. pass. d'un verbe inusité à l'infinitif. Saisi, troublé à l'excès par un accident imprévu. On est « éferfanté » en apprenant la mort d'un ami qu'on ne savait pas malade. - (DC)
- éfeumoué, s. m. les « éfeumoués » sont des planches que l'on place sur les charrettes pour contenir un chargement de fumier. (Voir : feumer.) - (DC)
- effaillite. s. f . Nom du hêtre, à Rebourseaux. De fay, faïl, dérivés du latin fagus. - (DdPY)
- effanferlucher. v. a. Effiloquer un vêtement, une étoffe par des frottements trop répétés. (Percey). - (DdPY)
- effarvette, éfarvette. s. f. Fauvette. (Cuy). - (DdPY)
- effarvoyer. v. a. Effaroucher. (Bléneau). - (DdPY)
- effauti, ie. adj. Qui tombe de faiblesse, de faim, de besoin. (Perrigny). Voyez affauti. - (DdPY)
- efferfanter : effrayer. - (S)
- efferlé. adj. Ivre. (Saint-Aubin-Châteauneuf). - (DdPY)
- effermetures. s. f. pl. Bourgeons de la vigne près de s’ouvrir. (Saligny). - (DdPY)
- effet (mettre en), loc. prendre l'intention, la résolution d'exécuter quelque chose : se proposer de faire... - (DC)
- effeuches. s. f. pl. Des forces. ( Vassy-sous-Pisy). — Au même endroit, force se dit foûche, au singulier : pourquoi dit-on éffouches, au pluriel ? - (DdPY)
- effiauler, affiauler. v. a. Aller de biais, prendre obliquement. Couper en affiaulant, couper en glissant, couper en sifflet. (Rogny). - (DdPY)
- effioler. v. a. Retrancher la fiole, la fane des blés trop vigoureux, avant l’hiver ou au printemps. De folium, feuille, et exfoliare , effeuiller. - (DdPY)
- effiter. v.a. Exciter, provoquer. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- efflanné. adj. Efflanqué. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- effliouser. v. a. Egrener. (Etivey). - (DdPY)
- effluri, part. pass. fleuri à un degré avancé. - (DC)
- effoirer, écaffoirer. v. n. Fondre. Qui veune à pleuve un pouchot, la neige sera bentoût écaffoirée. (Pasilly). - (DdPY)
- effondrer. v. a. Vider. Effondrer des poissons, des volailles. - (DdPY)
- effondrilles. s. f. pl. Dépôt, résidu dans le pot-au-feu. - (DdPY)
- efforces, s. f. forces. Ne s'emploie qu'au pluriel : des «efforces », grands ciseaux dont on se sert pour tondre les moutons. - (DC)
- éffouallai : tomber, s'écraser. - (SGC)
- effouqué : affolé, tête en l'air. O court partout coume un effouqué : il court partout comme un affolé. - (SGC)
- effrâgner, v. a. effrayer, effaroucher, chasser, mettre en fuite : « n'teuche pâ c'te bôchonlaite, al ô brâman ilai p'effrâgner lé moches », ne touche pas à ce buisson-là, il est bien là pour chasser les mouches. (Voir : frâgnie.) - (DC)
- effrâgnie (prende son) : élan (prendre son). - (S)
- effrâgnie : envolée de boutique. - (S)
- effrâler, v. a. briser, mettre en morceaux, écraser. - (DC)
- effreser, v. a. mettre en miettes, réduire en poussière. Effréser du pain, du sucre, du charbon. - (DC)
- effreumi : fourmi. - (HV)
- effreusè : affalé. - (S)
- effriche, s. f. terre en friche, terrain vague. Le troupeau est dans les « effriches. » - (DC)
- effrier. v. a. Réduire en poudre. Sans doute pour effriser, effriter. - (DdPY)
- effrigeai : émietter. On effrigeai son pain dans son bol : on émiette son pain dans son bol. - (SGC)
- effriger, v. a. émietter, réduire en miettes. - (DC)
- effriller. v. a. réduire en miettes. - (DC)
- effrimer. v. a. Émietter. (Rogny). - (DdPY)
- effriouser. v. a. Egrener, émietter, briser, réduire en poudre. - (DdPY)
- effrisser (S’). v. pronom. Se frayer. (Bligny-en-Othe). - (DdPY)
- effrouler. v. a. Effeuiller. (Armeau). - (DdPY)
- effûtier, effûtoux. s. m. Celui qui va à l’affût. (Perrigny-lès-Auxerre, Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- éfianné, adj. échigné, harassé, éreinté. - (DC)
- éfierme, adj. infirme, affaibli, malade. - (DC)
- éfistouler. v. a. Afistoler, arranger, orner, parer. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- éfoncer, v. a. défoncer, enlever le fond : « éfoncer » un tonneau, une voiture. - (DC)
- éformer, v. a. informer : « i seu éformé d'ç'iai », je suis instruit de cela. - (DC)
- éforteuné, e, adj. infortuné, affligé. Se dit au propre d'un homme estropié, qui, par la privation d'un membre blessé ou par suite de maladie, ne peut gagner son pain en travaillant. (Voir : forteuné.) - (DC)
- éfoualer (s') : tomber, s'aplatir. - (S)
- éfouaquer (s') : écraser (s'), aplatir (s'). - (S)
- éfougé, e, adj. se dit d'un homme mais surtout d'un animal, qui est comme affolé, qui court en tous sens avec une sorte de transport. - (DC)
- éfréser : émietter. - (S)
- éfuger, v. a. infuser, faire fuser : faire « éfuger » de la chaux, la réduire en poussière en la mouillant. - (DC)
- èfûtiau : ustensile, outil, objet sans valeur. - (S)
- égacer, égasser. v. n. Chanter, crier comme la pie, comme une agace, une égasse. - (DdPY)
- égacer, éguager. v. a. Aiguayer, rincer du linge. Du vieux mot aigue, eau. (Tronchoy). - (DdPY)
- égalaucher, égahaucher, égahucher. v. a . Effrayer, effaroucher par des éclats de voix, des menaces, des cris. Egalaucher les poules. - (DdPY)
- égambée. s. f. Enjambée. (Courgis). — Donné aussi par Jaubert. - (DdPY)
- égambiller. v. a. Rendre boiteux. (Sermizelles). - (DdPY)
- égamblé. adj. Boiteux. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- égandolè : bancal, boîteux. - (S)
- éganse. s. f. Boutonnière. (Courgenay). - (DdPY)
- égasse (pour écasse). s.f. Casse. - (DdPY)
- égauder (s’). v. pron. Se mettre à l’abri. Sans doute pour s’écauder, s’écauter. Du latin cautus. - (DdPY)
- égâzener, v. a. briser les mottes de terre gazonnée qui se trouvent dans un champ ; lever la surface gazonnée d'un pré. (Voir : gâzener.) - (DC)
- égduevouée. s. f. Pierre à repasser. Se dit, par un vice de prononciation, pour aiguvoué, aigusoué, aigusoir. - (DdPY)
- égé, ée. adj. Voyez aigé. - (DdPY)
- égeoir. s. m. Trou d’eau, mare, endroit d’un ruisseau où l’on fait rouir le chanvre, et qui sert aussi ordinairement de lavoir. Voyez aigeoir. - (DdPY)
- éger : rouir. - (HV)
- eger : rouir. - (PA)
- éger. v. a . Voyez aiger. - (DdPY)
- égheurnée (ai l'), loc. a l'égrenée par métathèse. se dit d'une collection de choses séparées, répandues au hasard, en désordre. Lorsque tout est « ai l'égheurnée » dans une maison, la misère ne tarde pas à y entrer. - (DC)
- égheurner, v. a. égrener, détacher, répandre le grain : « l’vent é égheurné lé soilles. » - (DC)
- égiffle. s. f. Erysipèle. (Gy-l’Evêque). - (DdPY)
- égland (on mouille le gl en prononçant, ce qui donne à peu près le son de éguiand, éghiant). s. m. Gland, fruit du chêne. - (DdPY)
- égledon (nom masculin) : édredon. On dit aussi égueurdon ou égrifon. (Cui là, al est meilleur sous l'égueurdon qu'aux manches de la charrue). - (N-M)
- ègledon : édredon. - (S)
- églie : église. - (S)
- églie, s. f. église. - (DC)
- églisser. v. a. Synonyme d’églincher. - (DdPY)
- églizié, ére, adj. celui qui va souvent à l'église, qui se plaît aux cérémonies du culte religieux. - (DC)
- égmelle. s. f. Lame de couteau. (Villeneuve-la-Guyard , Villemanoche). Se dit pour aigumelle. - (DdPY)
- égorgette. s . f. Fauvette. (Percey). - (DdPY)
- égosser (pour égousser). v. a. Ecosser. Egosser des pois, les tirer de leur gousse. - (DdPY)
- égotter. v. a. Egoutter. — Egotter une vache, la traire. (Saligny). - (DdPY)
- égottière. s. f. Gouttière. (Plessis-Saint-Jean, Dillo). — On dit aussi égouttière. - (DdPY)
- égoué, ée. part. p. et adj. Saturé, dégoûté, rebuté d’une chose. (Auxerre). - (DdPY)
- égousiller, v. a. égosiller. - (DC)
- égoussai : écosser des pois, des haricots. - (SGC)
- égousser, v. a. enlever la gousse ou enveloppe des légumineuses, des pois, des fèves, etc. - (DC)
- égousser. v. a. Ecosser. Voir égosser. - (DdPY)
- égrafigner, v. a. égratigner. Nous disons encore « égrafiner, égraifigner. » - (DC)
- égrafigner. v. a. Egratigner. - (DdPY)
- egrafigneure, s. f. égratignure, écorchure. - (DC)
- égraitigner : égratigner. - (S)
- égraponer, v. a. gratter le terrain avec les ongles, avec les griffes. Se dit des oiseaux de basse-cour et autres. - (DC)
- égrappe. s. f . Agrafe. Se dit pour agrappe ; de grappin. (Argenteuil). - (DdPY)
- égrapper. v. a . Agrafer. (Flogny). - (DdPY)
- égravé : corne du sabot de l'animal abimée accidentellement en marchant, par exemple sur un caillou, ce qui provoque une boiterie. - (SGC)
- egreau : outil pour débroussailler. - (SBB)
- égréger. v. a. Témoigner par des caresses, par des gâteries, la préférence qu’on a pour tel et tel enfant. Du latin etgregare. (Sommecaise). - (DdPY)
- égremiller (pour égrumiller). v. a. Mettre en miettes, en menus brins. Egremiller du pain, du vermicelle. — Se dit particulièrement des fruits à grappe, quand on détache les grains, les grumes, d’un seul coup, en les froissant de haut en bas entre les doigts. C’est un diminutif d’égremer, d’égrumer. - (DdPY)
- égrès, égresse. s.f. Degrés, marches, escalier, issue, sortie. Du latin egressus. - (DdPY)
- égrèvè : abîmé par les graviers (corne des sabots des animaux), éraflé. - (S)
- égrier, égriller. v. a. Eparpiller. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- égrifon, s. m. édredon, grand coussin rempli de plumes. - (DC)
- égrippot. s. m . Crochet en bois pour tirer à soi les branches d’un arbre. (Etivey). - (DdPY)
- égron : oie sauvage. - (S)
- égron : héron. Les égrons sont migrateurs : les hérons sont migrateurs. - (SGC)
- égron. s. m. Héron. Voyez aigueron. - (DdPY)
- égrouer. v. a. Couvrir. Se dit d’une poule qui cache ses petits sous ses ailes. De grouée, couvée. (Argentenay). - (DdPY)
- égroûgner : ébrécher. - (S)
- égrougner, v. a. entamer, ébrécher, écorner : « égrougner » un pain, « égrougner » un meuble, une assiette, etc. - (DC)
- égruger, v. a., piler le sel. - (A)
- éguairer : perdre, égarer. - (S)
- égucher. v. a. Aiguiser, affiler. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- éguenillé. adj . Eparpillé, jeté pêle-mêle, en désordre, comme un tas de guenilles. (Essert). - (DdPY)
- éguenotte (pour huguenotte). s. f. Marmite de terre sans pieds, pour la cuisson des viandes sur un fourneau. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- éguer. v. a. Regarder. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). Voyez aga. - (DdPY)
- éguéré. adj. Hagard. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- égueriou. s. m. Petit houx. Se dit pour aigriou, aigriot, et ce nom se donne au houx à cause des piquants de ses feuilles. (Montillot). - (DdPY)
- éguerjotte (pour griotte). s. f. Merise, petite cerise. - (DdPY)
- égueugner. v. a. Piquer, taquiner, asticoter. Vient d’aigu, aiguillonner. - (DdPY)
- egueuler (verbe) : déformer, avachir un vêtement. - (N-M)
- égueurjottier. s. m. Merisier, griottier. - (DdPY)
- égueurnai : égrainé. La tempête è egueurnai la mouéchon su pied : la tempête a égrené la moisson sur pied. - (SGC)
- égueurner (pour égrener). v. a. Râteler. Se dit ainsi, sans doute, parce que, en râtelant le foin dans les prés, les graines se détachent et se sèment toutes seules. (Gollan). - (DdPY)
- égueurner : égréner. - (S)
- éguiand. s. m. Gland, fruit du chêne. (Charentenay). - (DdPY)
- éguieurer (pour écœurer). v. a. Décourager, troubler, ahurir. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- éguieux. adj. Synonyme de frat. Noix éguieux, noix dont l’amande est adhérente à la coquille. (Etais). - (DdPY)
- éguillée. s. f. Ecuellée. (Sénonais). - (DdPY)
- égumel. s. m. Bâtiment isolé. (Sénonais). - (DdPY)
- éguncher. v. a. Eclabousser. (Argentenay). — Voir aiguieucher. - (DdPY)
- éguvoîle. s. f. Pierre à repasser. (Fleys). - (DdPY)
- éhart. s. m. Hart. Une botte d’éharts. Addition de l’é euphonique. (Saligny). - (DdPY)
- éhaule. s. m. Erable. (Girolle). - (DdPY)
- éhitaize, s. m. héritage, ce qu'on reçoit par voie de succession, propriété rurale, champ, prairie, etc. (voir : héritaige.) - (DC)
- éhiter, v. n. hériter, avoir un héritage : « i é éhité du beutingn' d'mon pée », j'ai hérité du bien de mon père. - (DC)
- eillan. ll mouill. s. m. gland. La même région prononce « eillandée » pour glandée. (Voir : aiguian.] - (DC)
- eille, s. f. oreille par syncope. - (DC)
- eilluer. v.a. Louer. J’ai eillué un valot, j’ai loué un domestique. Du latin elocare. (Athie). - (DdPY)
- eine. art. indéfini fémin. Une. Eine femme. Eine robe. (Sainpuits). - (DdPY)
- éjâder : chasser, faire fuir. - (S)
- ejindrer (verbe) : répandre. (Notamment le fumier dans les champs). - (N-M)
- ékéyatré, ée. adj. Personne courte et grosse, qui écarte les jambes en marchant. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ékiore. v.n. Eclore. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ékiuhie, Equiuhie. s. f. Ecurie. (Jussy). - (DdPY)
- ékouâfler. v. a. Escarbouiller, broyer, écraser. (Champlost). - (DdPY)
- el. pron. person. masculin de la 3e pers. Se dit pour il, dans plusieurs communes, notamment à Etivey. El ot endôvé, il est très- taquin, très-contrariant. El i tertevallé, il a beaucoup bavardé. - (DdPY)
- el’çon. s. f. Leçon, par transposition de l’e. Une el’çon. (Puysaie). - (DdPY)
- elade (nom féminin) : éclair. - (N-M)
- élàde, s. f. éclair. - (DC)
- élâde, s. f. éclaire ou chélidoine. - (DC)
- elader (verbe) : faire des éclairs. - (N-M)
- élâder : faire des éclairs. - (S)
- élàder, v. impers. éclairer, faire des éclairs. - (DC)
- élâdir. v. m. Eclairer, faire des éclairs. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- élaille (être) : être à l'aise, en forme. - (SP)
- élaucher. v. a. Couper, diviser par bandes étroites, par lauches. — Elaucher un champ, en soulever et renverser la terre par bandes, avec la charrue. - (DdPY)
- élavas. s. m. Grande pluie, qui noie tout. Roquefort écrit élavasse, et fait dériver ce mot de alluvio, inondation, débordement ; nous croyons que c’est à tort, et qu’il vient plutôt de elavare, noyer, perdre sous l’eau. - (DdPY)
- élayage. s. m. Elagage. - (DdPY)
- élayer. v. a. Elaguer. - (DdPY)
- élayeux. s. m. Elagueur. - (DdPY)
- élayues (pour élayures). s. f. pl. Petites branches provenant de l’élagage d’un arbre. - (DdPY)
- éléder, éleuder, élider. v. n. Faire des éclairs. (Argenteuil, Quincerot). - (DdPY)
- éleucher : séparer en fendant. - (S)
- éleucher, v. n. faire un faux pas, trébucher. - (DC)
- éleuve, s. m. élève, nourrisson. S’emploie en parlant des animaux : un veau, un agneau, un porcelet, sont des « éleuves. » on dit aussi des bêtes « d'éleuve. » - (DC)
- élifrer, v. n. marcher en traînant le pied, en laissant une trace. Les vaches ont « élifré » tout le long du bois. - (DC)
- éliger. v. a. Soulager. - (DdPY)
- éligner (pour aligner). v. a . Polir, mettre à sa place, mettre en ligne. — Eligner ses cheveux, les lisser. (Sommecaise). - (DdPY)
- éligner. v. n. Regarder d’un seul œil, bornoyer, comme font les géomètres, lorsqu’ils veulent dresser un alignement. (Mouffy). - (DdPY)
- éliguer, v. a. élaguer, émonder. - (DC)
- élijon, s. m. partie mobile et tournante de l'avant-train d'un chariot. - (DC)
- ellemotte. s. f. Allumette. (Girolle). - (DdPY)
- élôgne. s. f. alêne. (Montillot). — A Vassy-sous-Pisy, on dit élouàgne. - (DdPY)
- éloicher, élocher, eslocher (du latin exlocare) v. a . Courber, tordre, disloquer, briser. Quand on pioche au pied d’un cep, disent les vignerons d’Auxerre, il faut prendre garde d’éloicher les jeunes pousses, la souche ou les racines. - (DdPY)
- éloiri. part. p . et adj. Etourdi. - (DdPY)
- éloirir (l’r ne se prononce pas). v. a. Etourdir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- élouacer. v. a. Etuler une branche d’arbre, la détacher de sa tige. (Merry-la-Vallée). — Voyez équeucher. — A Charentenay, élouacer, signifie, achever de fendre et séparer l’un d’avec l’autre les éclats d’un morceau de bois déjà plus ou moins fendu. - (DdPY)
- élouécher. v. a. Allécher. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- élouègner : éloigner. - (S)
- élouéri : simplet, évaporé (mental), étourdi. - (S)
- élouéri : étourdi physiquement par un choc ou l'alcool. Un simple o éloueri : un simple est étourdi. - (SGC)
- élouérir : assommer, étourdir. - (S)
- élouési. adj. Affamé et fatigué. - (DdPY)
- élouette. s. f. La luette. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- élouger (pour louer). v. n. et v. a. Assurer sa place au four pour cuire. — S’élouger. v. pron. Se louer, se mettre en condition, du latin elocare. - (DdPY)
- élouque. s. f. Secousse, mouvement qu’on so donne. - (DdPY)
- élouquer. v. a. Ebranler un objet planté dans la terre ou scellé dans la pierre ou le bois, en le tirant à soi et le repoussant tour à tour, pour l’arracher de l’endroit où il est. Du latin exlocare. (Auxerre). - (DdPY)
- élousser. v. a. Donner un violent coup de poing. (Etivey). - (DdPY)
- élouyou. s. m. Loriot. - (DdPY)
- éltiée, s. f. litière, paille sur laquelle les animaux se couchent dans les écuries. - (DC)
- éluchai : détacher, séparer deux branches en les écartant. La tempête éluchai les arbres. - (SGC)
- élucher, v. a. pendre par éclats, en déchirant l'objet fendu. - (DC)
- éluette. s. f. Halte. (Granchamp). — Se dit sans doute pour élusette, moment accordé pour se reposer, se récréer, se distraire. Du latin ludere , qui fait au supin lusum. - (DdPY)
- élute : suffoque en toussant. Ol en élute : il en suffoque (ou regarder à droite et à gauche). - (SGC)
- élûter : tousser en s'étouffant, avoir des nausées. - (S)
- éluter, v. n. paire des efforts pour vomir, avoir des nausées - (DC)
- émachoter. v. a. Conspirer, machiner, ourdir un complot. (Sénonais). - (DdPY)
- émachotter. v. a. Ramasser le fourrage, l’avoine, l’orge en petits tas, sur le pré où l’on fauche, sur le champ où l’on moissonne. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- émagnier. v. a. Imaginer. Altération consistant surtout dans la transposition du second i. - (DdPY)
- émaiziner, v. a. imaginer. - (DC)
- emamceler, v. a. blesser, meurtrir, mutiler. - (DC)
- émar, are. adj . Amer ; par la transposition de l’a et de l’e. (Bazarnes). - (DdPY)
- émarmiller. v. a. Ecraser entre ses doigts. (Gisy-les-Nobles). - (DdPY)
- émat. s. m. Lie que l’huile dépose au fond du vase ou du vaisseau qui la contient. (Percey). - (DdPY)
- émauzeter, v. a. gaspiller, dépenser avec prodigalité, perdre. - (DC)
- embabouiner. v. a. Envelopper la tête, la figure de quelqu’un de manière qu’on lui voit à peine le milieu du visage. — S’embabouiner. v. pronom. S’envelopper, s’emmitouffler la tète et la figure pour se préserver du froid ou pour toute autre cause. - (DdPY)
- embâche, s. f. poupée ou « plain » de chanvre prêt à être filé. Même sens à peu près que « embâtenée. » environ de Château-Chinon. (Voir : embâtenée.) - (DC)
- embailleuré, adj. se dit des pains trop rapprochés dans le four et dont la croûte n'a pu se former, faute de cuisson. Notre pain est mauvais, il est « embailleuré. » (Voir : bajé.) - (DC)
- embailleure, s. f. brisure, contact, choc de deux pains dans le four, lequel nuit à la formation de la croûte. - (DC)
- embarber. v. a. et v. n. En navigation, action de faire pénétrer en droiture l’avant d’un bateau dans l’ouverture d’une écluse ou sous l’arche d’un pont, sans battre à droite ni à gauche, sans raser la barbe des parois. — Se dit aussi, par extension, de l’action d’éviter par quelque manœuvre habile les bateaux montants ou descendants, les épaves, pieux ou obstacles qui se rencontrent dans le chemin. - (DdPY)
- embarbouiller. v. a. Embrouiller, obscurcir, emmêler. Embarbouiller une affaire, l’obscurcir, l’embrouiller de telle sorte qu’on n’y comprend plus rien. (Perreuse). - (DdPY)
- embarratier. s . m. Faiseur d’embarras. (Saint-Bris). - (DdPY)
- embât’née. s. f. Quenouillée de filasse. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- embâtenée, s. f. se dit des étoupes de chanvre, lesquelles sont disposées pour garnir la quenouille. norm. « embatée », ce que l'on met sur un bât. (Voir : embâche.) - (DC)
- embâtener, embât’ner. v. a . Embâtonner, arranger, disposer sa filasse autour d’un bâton qui sert de quenouille. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- embâtener, v. a. garnir d'étoupes la quenouille. - (DC)
- embattaige : cerclage métalique des roues de bois. - (S)
- embauche, s. f. Bœuf ou vache à l’engrais dans une pâture. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- embauche, s. f. pâturage, prairie, dans lesquels on enferme les bêtes « à l'embauche », c’est à dire soumises à l'engraissement. - (DC)
- embaucher, v. a. mettre des animaux dans « l'embauche » ou prairie où ils doivent s'engraisser. - (DC)
- embaucher. v. a. Mettre des ouvriers en travail, leur distribuer leur tâche. — En général, commencer un travail, une entreprise. — Se dit aussi, dans un autre ordre d’idées, pour mettre des animaux à l’engrais. - (DdPY)
- embaucheu, s. m. embaucheur, celui qui a pour industrie « d'embaucher » les bêtes à cornes, les bœufs, les vaches. - (DC)
- embaudir. v. a. Allumer. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- emberder. v. a . Enduire, embarbouiller. (Bussy-en-Othe). - (DdPY)
- embergnaud (un) : quelqu'un qui embarrasse. - (PN-A)
- embergnot : gêneur, objet encombrant. - (PA)
- emberlificoter. v. a . Séduire, entortiller, circonvenir par de belles paroles. (Perreuse et un peu partout). — Signifie aussi quelquefois empêtrer, embarrasser. - (DdPY)
- emberner (pour embrener). Salir, embarbouiller d’ordure. = Au figuré, embarrasser, importuner, gêner. Qué qu’il a donc à venir toujours m’embeurner comme ça. — Etre emberné, être dans l’embarras, dans le pétrin, dans la gêne, dans de mauvaises affaires. = Il y a des endroits où l’on dit embarnir. - (DdPY)
- emberner : emmerder. - (SBB)
- emberner : encombrer. - (PA)
- emberniau - emberniot : embarras, au sens concret. Du verbe : emberner – embarrasser. Ex : "Na plein d'emberniau dans ta vinée". - (VDB)
- embêtant. adj. Qui vous fatigue, vous ennuie, vous ahurit de façon à vous rendre bête. - (DdPY)
- embêter. v. a. Ennuyer, contrarier, fatiguer. - (DdPY)
- embeurgnot (nom masculin) : chose inutile prétendue décorative et qui encombre plus qu'elle ne décore. - (N-M)
- embeurioler, v. a. donner l'impulsion, mettre en train, imprimer un mouvement. - (DC)
- embeurlificoter (verbe) : embrouiller. Tromper. - (N-M)
- embeurné : embarrassé, encombré, signifie aussi embarras pulmonaire (contraire : débeurné). - (SGC)
- embeurner (verbe) : encombrer de choses sans valeur. - (N-M)
- embeurner, v. a. embarrasser, empêcher. - (DC)
- embeutiner, v. a. meubler, garnir de meubles, d'instruments, de provisions, etc. - (DC)
- embiaiver (verbe) : emblaver, mettre en culture. - (N-M)
- embicher. v. a. Embrasser, donner un baiser. - (DdPY)
- embier, v. a. imbiber, humecter à fond. Embier une étoffe, un papier. - (DC)
- embigarrer, v. a. emmêler, placer une chose sans ordre, la mettre hors de son lieu - (DC)
- embirure. s. f. Emblavure. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- embiscaudé, ée. adj. Ensorcelé. Un homme à qui rien ne réussit, dit : J’seus embiscaudé. (Sommecaise). - (DdPY)
- embiscauder. v. a. En faire accroire, tromper, ensorceler. (Laduz). - (DdPY)
- embistrouillé : embêté. - (SBB)
- emblaive : emblave. - (S)
- emblaive, s. f. emblavure, semis de grains et en général les semis de tout genre : une belle « emblaive. » - (DC)
- emblaiver : emblaver, ensemencer. - (S)
- emblaiver, v. a. ensemencer, cultiver un terrain en y jetant une semence quelconque. - (DC)
- emblaver : ensemencer. Assimilation, quelquefois, avec labourer. - (VDB)
- emblimer. v. a . Envenimer, aggraver. (Bléneau). — Emblimer une plaie, l’enflammer. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- emblousé. adj. Qui est empêtré, embarrassé. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- emblue, emblure. s. f. Contraction d’emblavure. Terre ensemencée en blé, et, quelquefois, blé destiné à la semence. (Lainsecq). - (DdPY)
- embohêmer (on prononce embouèmer). v. a. Flatter, charmer, captiver, tromper, faire ce que font les Bohémiens et les Bohémiennes. (Auxerrois et Puysaie). - (DdPY)
- embohêmeux, euse (on prononce embouèmeux). s. f. Flatteur, charmeur, trompeur, qui fait capter la confiance des gens et qui en abuse. - (DdPY)
- emboire. v. a. Absorber un liquide, s’en pénétrer comme une éponge. - (DdPY)
- emborber : embourber. - (S)
- embôrser, v. a. mettre dans sa bourse et par extension dans sa poche. - (DC)
- embouaillai : emméler. Mon peloton de laine o embouaillai : mon peloton de laine est emmêlé. Contraire : débouaillai. - (SGC)
- embouche : grand pré. - (SBB)
- emboudaler. v. a. Embourber. — S’emboudaler. v. pron. S’embourber. J’me seus emboudalé. (St-Martin-des-Champs). - (DdPY)
- emboudérer, v. a. enfoncer dans la boue, dans un lieu fangeux ou mouvant. - (DC)
- embouéiller : emmêler. - (S)
- embouler, v. a. emmêler, entortiller. - (DC)
- embouler. v. a. Embrouiller, mêler, emmêler. (Gourgis). - (DdPY)
- embourriller : enchevêtrer. - (PA)
- embours (A l’). adv. A rebours. (Michery). - (DdPY)
- embranler. v. a. Mettre en branle. Embranler une cloche. — Au figuré, commencer, mettre en train, donner le branle. Embranler une affaire. (Etais). — S’embranler. v . pron . Se mettre en mouvement. - (DdPY)
- embridè (sabot) : avec une bride (sabot). - (S)
- embrôder : enduire, salir, maculer. - (S)
- embrôder, v. a. salir, souiller. Se dit pour l'emploi d'une matière plus ou moins épaisse ou visqueuse. On « embrôde » une assiette avec de la sauce, de la graisse, du miel, etc. - (DC)
- embroicher, v. a. piquer avec une aiguille, une chose pointue ; embrocher. (Voir : broiche.) - (DC)
- embrouille, s. m. pantalon de toile que les ouvriers mettent par dessus un autre pour préserver ce dernier. « Brouiller », en patois, signifie salir. - (DC)
- embrue, s. m. élan, impulsion. Prendre son embrue, se mettre en train, s'élancer. - (DC)
- embruer (s'), v. réfl. se mettre en train, recevoir l'impulsion pour un mouvement, prendre son élan. - (DC)
- embrunchi (adjectif) : chargé de nuages. - (N-M)
- embrunchi, v. a. couvrir, obscurcir, voiler, cacher, et au figuré rendre triste, maussade : un ciel « embrunchi », c’est à dire nuageux ; un visage « embrunchi », c’est à dire sombre ou refrogné ; une cloche « embrunchie », c’est à dire au son voilé. - (DC)
- embu, ue. adj. et partic. p. du verbe emboire. Imbibé, pénétré, saturé d’eau ou d’un autre liquide. - (DdPY)
- émelinge. s. f. Mésange. (Sougères-sur-Sinotte. — A Laduz, on dit éméange. - (DdPY)
- émender. Voyez amender. - (DdPY)
- émertouéiller : écraser. - (S)
- émiauler, emmiauler (pour emmieller). v. a . Attirer, séduire quelqu’un par de belles paroles, par des flatteries, par des compliments, pour essayer de le faire parler, de lui arracher un secret, ou pour une autre cause. (Sommecaise). - (DdPY)
- émiger. v. a. et n. Manger. — Se dit aussi, substantivement, pour mangeaille. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- émioter, v. a. émietter, disperser en miettes. - (DC)
- émiotter : émietter. - (S)
- emmainter (verbe) : prendre en mains. (Emmainte don la bêche et r'tourne mouai c'te ch'tit bout d’jardin). - (N-M)
- emmaliner. v. a. Rendre méchant. Emmaliner un cheval, un enfant. (Canton de Toucy). - (DdPY)
- emmanche. s. f. Difficulté imprévue qui survient dans le cours d’une affaire. V’là une drôle d’emmanche qui se présente là. (Sommecaise). - (DdPY)
- emmancher (S’). v. pronom. Se fourrer, s’introduire danz un lieu, dans une affaire, à l’étourdie, d’une manière plus ou moins inconsidérée. (Vilieneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- emmanchis. s. m. pl. Observations contradictoires, oiseuses ou peu intelligibles que, dans une conversation d’affaires, un des intéressés oppose à celui qui parle, et qui sont mal accueillies. Qu’est-ce que ça signifie, tous ces emmanchis-là? Tu nous embêtes avec tes emmanchis. - (DdPY)
- emmeillé, adj. on dit des épis de blé qu'ils sont bien « enmeillés » lorsqu'ils sont régulièrement garnis de grains dans toute leur longueur. - (DC)
- emmesser (S’). v. pron. Assister à la messe. (Puysaie). - (DdPY)
- emmiauler. v. a. Emmieller, flatter, séduire, tromper par de douces paroles. Dans le Doubs, on dit emmiouler. - (DdPY)
- emmiauleux, euse. adj. et s. Flatteur, séducteur, hypocrite, qui trompe par son langage doucereux. - (DdPY)
- emmioler. v. a. Emmaillotter. - (DdPY)
- emmitoune (verbe) : s'emmitoufler, se couvrir chaudement. - (N-M)
- emmoinge : affaire embrouillée. Drôle d'emmoinge : une drôle d'embrouille. Signifie aussi emmancher : emmoingai un outil : emmancher un outil. - (SGC)
- emmoinzer.v. a. Emmancher. (Ménades). - (DdPY)
- emmouracher (S'). v. pronom. S’amouracher, s’éprendre follement d’amour. - (DdPY)
- emmuler. v. a. Mettre en meule. Emmuler du blé, du foin, de la paille. - (DdPY)
- émortel, adj. immortel. - (DC)
- émorvîtes. s. f. pl. Hémorrhoïdes. - (DdPY)
- émouder, v. a. exciter, mettre en train, mouvoir. - (DC)
- émougner. v. a. Amener. - (DdPY)
- émouhier, émouguier. v. a. Prononciation défectueuse d’amodier, à Athie et autres lieux. - (DdPY)
- émourler. v. n. Frapper au visage, battre de façon à briser le moure. (Bligny-le-Carreau). — Voyez mourguer. - (DdPY)
- émoutelle. s. f. Très petit poisson qu’on trouve dans les ruisseaux, sous les pierres, le même sans doute que la mouteule des Noëls Bourguignons de La Monnoye. Du latin mustela. - (DdPY)
- émoûti, ie. adj. et partic. p. Qui n’est pas cuit. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- émoûtir (r ne se prononce pas). v. a. Amortir. - (DdPY)
- empaffer. v. a . Empiffrer, enivrer. — S’empaffer. v. pronom. Manger, boire avec excès, s’emplir de mangeaille et de vin. - (DdPY)
- empattée. s. f. Emjambée. (La Celle-Saint-Cyr). - (DdPY)
- empaugener : empoisonner. - (HV)
- empavocher : éclabousser, étaler. - (SBB)
- empeige, empige, s. f. entrave, embarras, obstacle. - (DC)
- empeiger, empiger, v. a. entraver, embarrasser. On « empeige » les animaux pour les empêcher de courir, de quitter l'enceinte où ils sont enfermés. - (DC)
- empeiller, v. a. empailler, garnir de paille. - (DC)
- empeillou, ouse, s. m. et f. empailleur, celui ou celle qui empaille les chaises, etc. - (DC)
- empeuté, ée. adj. Embourbé. (Lindry). - (DdPY)
- empeuter. v. n. Enfoncer dans la bourbe, dans les peux. (Voyez ce mot). (Diges). - (DdPY)
- empicassai : jeter un mauvais sort (action faite par un « sorcier »). Contraire : dépicassai. - (SGC)
- empicasser : ensorceler. - (S)
- empicasser, v. a. ensorceler, jeter un sort. - (DC)
- empicasser. v. a. Ensorceler, donner des maladies au moyen de sortilèges. - (DdPY)
- empicasseur : jeteur de sort. - (SGC)
- empicasseux. s. m. Sorcier, qui jette de mauvais sorts. (Sommecaise). - (DdPY)
- empierner, v. a. empêtrer, embarrasser, encombrer : « c'te poure fon-n' ile ô empiernée d'p'tios », cette pauvre femme est embarrassée de petits enfants. - (DC)
- empige : entrave, personne maladroite. - (PA)
- empige, empigé : bon à rien. Maladroit. Pas débrouillard. - (SGC)
- empigeai : entraver, s'empêtrer dans des branches. On empigo une vèche maline : On entravait une vache maligne. - (SGC)
- empiger (s') : s'empêtrer. - (PN-A)
- empiger : empêtrer, entraver. - (S)
- empiger(s') : s'empêtrer. - (PA)
- empiger. v. a. Empêtrer. — S’empiger. v. pronom. S’empêtrer, s’embarrasser les pieds comme si on les avait dans la poix. Tu marches comme un empigé. Du latin pix et du vieux français pège. - (DdPY)
- empiges. s. f. pl. Entraves, obstacles qui retardent, qui arrêtent. (Vincelottes). - (DdPY)
- empilaige, s. m. se dit absolument pour exprimer l'action d'empiler les bois de moule sur les ports afin de préparer l'opération du flottage. - (DC)
- empileu, s. m. empileur, celui qui a pour industrie l'empilage du bois. - (DC)
- emplâtre. s. et adj. des deux genres. Souffreteux, dolent, qui se plaint toujours. — Se dit fréquemment, dans la Puysaie, pour citation, cédule, assignation. - (DdPY)
- empléter, v. a. acheter, faire des acquisitions, des emplettes. - (DC)
- emploite, s. f. emploi, place, position : « eune bonne emploite », c’est à dire une bonne place. - (DC)
- empoiché, e, part, passé. Empêché, arrêté par un obstacle. « Empoicé. » - (DC)
- empoichement, s. m. empêchement, obstacle qui détourne ou ralentit. - (DC)
- empoicher, empêcher. - (DC)
- empoicher. v. a. Empêcher. (Athie). - (DdPY)
- empoiter. v. a. Enduire de poix. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- empollement, s. m. empellement, appareil au moyen duquel on arrête, on barre le passage de l'eau. Cet appareil se compose de la vanne ou pelle et de l'échafaudage en bois qui la renferme. - (DC)
- empoté, ée. Gêné, contraint, embarrassé dans son langage et ses mouvements. Vient de pot. - (DdPY)
- empouâcher : empêcher. - (S)
- empouchener, v. a. garnir de jeunes élèves, d'alevin, un étang, une pièce d'eau, un colombier, une gelinière, etc. - (DC)
- empouèch'ner : empoissonner. - (S)
- empouèsonner : empoisonner, puer. - (S)
- empougne : petit pain de ménage. - (PA)
- empouillener : puer, empoisonner (odeur). - (S)
- empouillener, v. a. empoisonner, infecter. - (DC)
- empouillot, s. m. poulie en général et en particulier la poulie à l'aide de laquelle on monte les gerbes dans les greniers. (Voir pouïer.) - (DC)
- empourter, v. a. emporter. - (DC)
- empressé, part, passé. Oppressé par suite de difficulté de respiration. - (DC)
- empresser, v. a. mettre en forme, dresser en comprimant. On « empresse » un instrument, un outil, un objet auquel on veut donner une forme déterminée. - (DC)
- emprinter, v. a. emprunter. - (DC)
- empter. v. a. Emporter. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ém'rale : matricaire camomille. - (S)
- emser. v. n. Rester sur ses œufs, couver, en parlant d’une poule. (Montillot). - (DdPY)
- en panse de vaiche : en désordre. - (S)
- en pour (adverbe) : en contrepartie. - (N-M)
- en, prép. a, dans, à l'intérieur de... - (DC)
- en'bassiée : creux, dénivellement de terrain. - (SGC)
- en'beurtillotte : brindille. - (SGC)
- en'biellai : en automne faire des rigoles pour assainir. - (SGC)
- encachonner. v. a. Mettre le foin en petits tas, en cachons dans les prés. - (DdPY)
- encairner : puer. - (S)
- encan : vente aux enchères. Dans certain cas : de peu de valeur. Ex : "Ta charrue, al' est boune à mett' à l'encan". - (VDB)
- encanailler : encombrer, embarrasser. - (SBB)
- encancher. v. a. Entremêler, enserrer les uns dans les autres des objets plus ou moins lourds, plus ou moins volumineux, de telle sorte qu’on ne peut plus les déplacer facilement. Voyez décancher. - (DdPY)
- encaniller (S’). v. pronom. S’encanailler. De canis , chien. - (DdPY)
- encapuchonner (S’). v. pronom. Se couvrir, s’envelopper la tète, la figure d’un capuchon. - (DdPY)
- encarner, encarnager. v. a. et v. n. Sentir la carne, la charogne ; puer, infecter. - (DdPY)
- encatiner (S’). v. pronom. S’envelopper comme une catin, s’entortiller dans ses vêtements, s’emmitoufler pour se préserver du froid. (Sommecaise). - (DdPY)
- encelé, ée. adj. Qui est à l’abri, caché, à couvert. Du latin encelatus. - (DdPY)
- enchairger, v. a. charger quelqu'un de quelque chose, donner à charge : i l'é enchairgé d' vô pairler. » - (DC)
- enchâner, v. a. enchainer, mettre à la chaîne ou en forme de chaîne. - (DC)
- enchappe : mal de gorge. - (HV)
- enchappes. s. f. pl. Glandes au cou, abcès, tumeurs scrofuleuses. (Sommecaise). - (DdPY)
- encharpes. s. f. pl. Ecrouelles.(Villiers-Saint-Benoît). — Voyez enchappes et enquervelles. - (DdPY)
- enchartrure. s. f. Envie, caprice de femme enceinte. (Nailly). - (DdPY)
- enchécher (pour ensécher, ensacher). v. a. Mettre en sac. Du latin saccare. - (DdPY)
- encherboiller. v. a. Embarbouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- enchiaisser, v. a. ensacher, remplir un sac ou quelque chose de semblable en pressant ou en secouant ce qu'il renferme. - (DC)
- enchifronné (être) : malade, pas en forme. - (SP)
- enchu, loc. adv. en sus, en haut, au-dessus de... - (DC)
- enciauler, v. a. chauler, mettre dans la chaux ; « enciauler las biés. » - (DC)
- enclavè (sabot) : sans bride (sabot). - (S)
- encoi, encoué, adv. de temps. Encore. « Enco. » - (DC)
- encoiche, s. f. coche, entaille dans un morceau de bois. - (DC)
- encontre, prép. contre, malgré : « ai rencontre », à l'opposé, en opposition; « i n'vé pâ ai rencontre de ç'lai », je ne m'oppose pas à cela, je ne conteste pas cela. - (DC)
- encorbassé, part, passé d'un verbe encorbasser qui n'est pas usité à l'infinitif. On dit d'un cheval, d'un bœuf, d'un animal quelconque attaché à l'écurie, qu'il est « encorbassé » lorsqu'il se prend dans sa longe, dans sa chaîne, en un mot dans le lien qui le retient. - (DC)
- encorbouachai, encourbachai : entraver un animal. - (SGC)
- encornailler. v. a. Donner des coups de cornes. - (DdPY)
- encôté, adv. de lieu. À côté de s'asseoir « encôté » de quelqu'un ; ma maison est « encôté» de la sienne. - (DC)
- encou, engoué, engouére. adv. Encore. (Druyes, Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- encouder. v. a. En viticulture, action de relever, en provignant, l’extrémité de la branche qu’on vient de coucher en terre, de manière à ce qu’elle forme un coude. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- encouère : encore. - (S)
- encoûère, encouai : encore. T'es encoûère ben dru pour ton âge : tu es encore bien lests pour ton âge. - (SGC)
- encoulue. s. f. Encolure. - (DdPY)
- encourbaisser. v. a. Attacher la patte d’un animal à sa tète pour l’empêcher de courir. (Champignelles). - (DdPY)
- encoutié : à côté. - (SBB)
- encreni, creni : encrassé. - (HV)
- encrô, s. m. sillon, raie dans laquelle cesse l'enroi d'une charrue. - (DC)
- Encroire, encrouére, v. a. croire, accroire, faire « encroire » quelque chose : tu ne me feras pas « encroire » cela. - (DC)
- encroter, v. a. enterrer, mettre dans un creux, un trou : « mai vaiche ô périe, i m'en va l'encroter. » - (DC)
- encrottai : enterrer dans une ornière, embourber. On encrotte un animal crevé : On enterre un animal crevé. - (SGC)
- encrotter : enterrer, enfouir. - (S)
- encrouée. s. f. Chose qu’on vous a fait accroire et qui est fausse. (Lucy-sur-Cure). - (DdPY)
- encrouère : croyance, quelque chose que l'on fait croire, mensonge. - (S)
- encrouï, v. a. mettre en croix, croiser, accrocher. - (DC)
- endeçai, prép. en deçà. Dans l'usage, « endeçai » signifie près, proche, par opposition avec « endelai » qui signifie loin : « al ô endeçai », il est près ; « al ô endelai », il est loin. (Voir : çai.) - (DC)
- endelai, prép. là-bas, au loin, au-delà. - (DC)
- endemeurer. v. n. Se dit ordinairement d’un charretier, dont la voiture embourbée ou entravée par un cas de force majeure ne peut plus avancer. (Puysaie). - (DdPY)
- endeuran, ante, part, passé du verbe « endeurer. » celui qui souffre sans colère, sans emportement les défauts de son prochain. - (DC)
- endeurci, e, adj. engourdi, endormi, apathique. - (DC)
- endeurer : endurer. - (S)
- endeurer, v. a. endurer, supporter, souffrir, pâtir : « ç'ô eune mauvaille fon-n', a n' veu pâ endeurer son père », c’est à dire le supporter, souffrir son contact. « Deure don ! », prends patience ! - (DC)
- endêvé, ée. adj. Qui est endiablé, qui ressemble à Eve après sa tentation par le serpent. - (DdPY)
- endéver : enrager, endiabler. - (HV)
- endêver : enrager. - (PA)
- endèver, endôver. v. a. Obséder, tourmenter, comme fit notre mère Eve lorsqu’elle obséda Adam pour lui faire manger du fruit défendu. — Faire endèver quelqu’un, le tourmenter. — Endèver. v. n. Être ennuyé, impatienté, surexcité ; avoir de la rage, du dépit. - (DdPY)
- endô, s. m. ados, terre relevée par la charrue dans un sillon, petit talus sur le sol. - (DC)
- endoîlai, endouallai : enduire de matières gluantes ou malodorantes .Quand on o engaudré on o endoilé : quand on est sale on est enduit de matières gluantes. - (SGC)
- endôlement, s. m. action de doler les toitures, c’est à dire de les couvrir de planches minces sur lesquelles on pose la tuile. (Voir : doulement.) - (DC)
- endoler, v. a. a le sens de planchéier une toiture pour la préserver de la pluie et de la neige. (Voir : douter.) - (DC)
- endôvai: provoquer des ennuis. Faire endovai : faire enrager. Enrager de colère, pester. - (SGC)
- endôvé, s. m. endévé, enragé, endiablé. - (DC)
- endôver, v. n. et a. endêver, être hors de sens, enrager. Être endové après une personne, c'est l'aimer ou la haïr à l'excès, jusqu'à la rage. - (DC)
- endrei, s. m. endroit, lieu, place, pays. - (DC)
- endremi : endormir. - (S)
- endret (nom masculin) : endroit. Peut désigner un lieu. - (N-M)
- endreumi, v. a. endormir : « eun endreumi », un individu d'humeur somnolente, un paresseux. - (DC)
- endrouet : endroit. - (S)
- endrouler, v. a. enrouler, rouler autour. Le corsage de cette femme était « endroulé » de rubans ; il a « endroulé « un linge autour de sa tête. - (DC)
- endvée (qqn) : envers (qqn). - (S)
- énépouïaible, adj. inépuisable : « c'te mère de dieu, aine énépooïable aibime d'dons saicrés. » - (DC)
- énerrher. v. n. Pour énarrher, donner des arrhes. - (DdPY)
- en'essoulotai : se mettre au soleil, prendre un bain de soulai (soleil). - (SGC)
- éneuré, ée. adj. Ennuyé. - (DdPY)
- éneuté, adj. privé de sommeil, qui a de l'insomnie et littéralement qui est sans nuit. (Voir : neu.) - (DC)
- éneutille, adj. inutile : « ç'ô éneutille d' fére ç'lai. » - (DC)
- enfaîtures. s. f. pl. Ce qui dépasse les bords, le faîte de la mesure. — Au sing., signifie comble. Vout’ cherrette est chargée par trop haut, ail’ a troup d’enfaîture. - (DdPY)
- enfar : enfer. - (S)
- enfar, s. m. enfer. - (DC)
- enfarfouiller, v. a. embrouiller, troubler. - (DC)
- enfeumer : enfumer. - (S)
- enfiè : enflé. - (S)
- enfieure : enflure. - (S)
- enfilée. s. f. Suite, file, enfilade. Une enfilée de maisons. - (DdPY)
- enfing’, adv. enfin. - (DC)
- enfleure, s. f. enflure, gonflement, bouffissure qui survient dans quelque partie du corps. - (DC)
- enfoirer, placer son bétail sur le champ de foire ; a donné naissance au verbe DÉFOIRER, emmener le bétail du champ de foire. S'emploie ainsi on commence à enfoirer, on commence à défoirer. - (A)
- enfondre : mouiller, tremper. - (PA)
- enfondre. (S’). v. pronom. Se laisser mouiller par la pluie de manière à être transpercé. (Diges). - (DdPY)
- enfondrer : eventrer. - (PA)
- enfondu : complètement mouillé. Ex : "L'temps qu'j'alle à l'écurie, j'atais complètement enfondu !" Voir synonyme : Mou-tripé. - (VDB)
- enfondu, ée. part. prés. et s. f. Trempé, mouillé jusqu’à la peau. (Diges). — Se dit aussi pour inondé. Des terres enfondues. - (DdPY)
- enforchener. v. a. Enfourcher. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- enforner : enfourner. - (S)
- enforner, v. a. enfourner, mettre au four : « enforner » le pain : - (DC)
- enfourrager. v. a. Approvisionner de fourrages une ferme, une métairie. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- enframer, enfromer, enfroumer. v. a. Enfermer. - (DdPY)
- enfromer : enfermer. - (S)
- enfromer, v. a. enfermer. - (DC)
- enfumaiger, v. a. fumer, répandre du fumier, de l'engrais. (Voir : fumaiger, pouteurer.) - (DC)
- engalouèchè : sale, couvert de boue. - (S)
- engamber. v. a. Enjamber. - (DdPY)
- engarder, v. a. garder de... garer de... « Engardez-vous-en », pour garez-vous-en. - (DC)
- engarouêché (être) : sali au visage par de la sauce ou de l'assaisonnement (voir : galouécher). - (SP)
- engaudrai: salir, enduire de saleté. - (SGC)
- engaudre : toile à nettoyer le four, personne malpropre. - (PA)
- engaudre, angaudre. s. f. Femme paresseuse, maladroite et malpropre. - (DdPY)
- engaudre, s. f. femme indolente, gauche, sans capacité, ce qu'on appelle familièrement en français un emplâtre. (Voir : empeige.) - (DC)
- engaudrer, v. a. salir avec une matière épaisse et gluante : un vase a engaudré » de résine. - (DC)
- engaupé : gêné dans ses vêtements, engoncé. - (PA)
- engencé. adj. Difficile à denouer. Se dit d’un nœud qui est fait, agencé de telle sorte qu'on ne peut plus le défaire. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- engenrer, v. a. engendrer, produire. la malpropreté « engenre » la vermine. «Enzenrer, inzindrer. » - (DC)
- engheurnaige, s. m. action de présenter par poignées à la machine à battre les gerbes entassées sur la « teiche. ». (Voir : teiche.) - (DC)
- engheurner, v. a. engrener, présenter le grain avec la paille à la machine. - (DC)
- engheurnou, s. m. engreneur, celui qui engrène. - (DC)
- enghuéter (s'), v. réfl. s'embourber, s'enfondrer dans un lieu marécageux. (Voir : gheuti, ghuéte, gutte.) - (DC)
- engiôler. v. a. Enjôler. - (DdPY)
- engiôleux. s. m. Enjôleur. — Fait, au féminin, engiôleuse. - (DdPY)
- engnui, enneu. s . m. Ennui, tort, dommage. I m’a fait ben des engnuis, ben des enneus. - (DdPY)
- engôdrer : enduire (de saleté). - (S)
- engoicher (s'), v. réfl. s'étouffer, s'étrangler en mangeant, en buvant, en avalant trop avidement. - (DC)
- engoncé, ée. adj. Se dit de celui qui semble avoir le cou enfoncé dans les épaules, soit parce qu’il l’a trop court, soit parce que ses vêtements lui montent trop haut. - (DdPY)
- engondner (prononcez engonner). v. a. Poser une porte, une fenêtre, un volet sur ses gonds. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- engorzer, v. a. engorger, embourber. - (DC)
- engoucher (s') : s'étouffer en mangeant. - (SP)
- engourmi. adj. Engourdi. (Etais). - (DdPY)
- engoûter, v. a. encourager, donner du goût pour... - (DC)
- engraicher : engraisser. - (S)
- engraicher, v. a. engraisser. (Voir : graiche.) - (DC)
- engrain. s. m. Menus grains, criblures, ce que les meuniers appellent petit blé. — Variété d’orge. - (DdPY)
- engraire, encrer, encrouer. v. a. Accroire. — Faire encrer, faire accroire. Faudrait pas essayer de nous fai encraire ça. - (DdPY)
- engravé. adj. Se dit d’un animal qui a dans le pied un gravier qui l’empêche de marcher. — Se dit aussi, par extension, de tout animal qui, par excès de fatigue, ne peut plus marcher. Dans ce dernier cas, Engravé viendrait du latin ingravatus. - (DdPY)
- engreumé, adj. se dit de celui qui a mangé du raisin avec excès. - (DC)
- engrignant. s. m. Médicament. (Sénonais). - (DdPY)
- engrigner (S’). v. pron. S’entêter. - (DdPY)
- engroinger : engranger. - (S)
- engueurnai : introduire la céréale dans la batteuse. - (SGC)
- engueurner : engréner (dans la batteuse), introduire dans la bouche. - (S)
- engueurneur : celui qui introduit la céréale dans la batteuse. Les battoirs evin un engueurneur : les battoirs avaient un engueurneur. - (SGC)
- engueurnoû : engreneur. - (S)
- enguiché, ée. adj. Se dit d’une roue qui ne peut plus tourner, parce qu’elle est encrassée par le camhouis. (Diges, Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- enharder, v. a. exciter, provoquer à une lutte, à un combat. On « enharde » des personnes prêtes à en venir aux mains, des animaux, chiens, chats, taureaux, etc. qui sont aux prises. - (DC)
- enhau, s. m. grenier à foin. On prononce en-au : il a mis dix milliers de foin sur « l'enhau. » - (DC)
- enheurser : énerver,exciter. - (S)
- enhiautement. s. m. Action d’élever, de mettre plus haut. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- enhiauter. v. a. Mettre plus haut, élever. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- enicher. v. n. Ânonner, ânicher. Se dit d’un écolier qui récite mal, qui ne sait sa leçon qu’à demi. (Béru). - (DdPY)
- éninché, adj. déhanché ; qui a les jambes disloquées. (Voir : inche.) - (DC)
- enjarber, v. a. engerber, entasser les gerbes, les mettre les unes sur les autres. (Voir : jarbe, jarber.) - (DC)
- enjaudreuiller, v. a. mettre en train, amuser, dissiper. - (DC)
- enkieume : enclume. - (S)
- enkios, enquios.s. m. Enclos. (Pasilly). - (DdPY)
- enlaie. s. f. Epidémie. (St-Florentin). - (DdPY)
- enlareigner, v. a. entasser dans les « lareignes » ou espaces vides qui se trouvent le long des murailles, sous les toits. On « enlareigne » les fourrages, les pailles, etc. - (DC)
- enlever, v. a. élever. Au part, passé « enlevé », qui a de l'élévation, de la hauteur. - (DC)
- enloupe, s. f. enveloppe. - (DC)
- enlouper (pour envelopper). v. a. Se dit par contraction d’envelopper. - (DdPY)
- enlouper : envelopper. - (SBB)
- enlouper, v. a. envelopper. On prononce en plusieurs lieux « ailouper » ou « élouper. » - (DC)
- enloupiau (contraction et altérat. d’enveloppeau). s. m. Linge qui enveloppe une plaie. Voyez anloupiaux. - (DdPY)
- enloure (S’). v. pronom. Se communiquer. — Ça s’enloue, se dit d’une maladie contagieuse qui se communique, qui se gagne. (Soucy). - (DdPY)
- enmanches, s. f. plur. embarras, complications, affaires embrouillées. - (DC)
- enmanigancer, v. a. arranger d'une manière confuse, entortiller une affaire. - (DC)
- en'mner : emmener. - (S)
- en'mner en champ : emmener au pré. - (S)
- enmoinger, v. a. emmancher, mettre un manche à un outil, à un instrument quelconque. (Voir : moinge.) - (DC)
- en'môlège : emmêlage. - (S)
- en'môler : emmêler. - (S)
- enmorter, v. a. enfoncer dans une morte, dans un marais, dans un endroit mouvant et fangeux : « enmorter » une voiture, un bœuf, un cheval. - (DC)
- enmouéiller, v. a. enfoncer dans une mouille, dans un terrain mouvant et ordinairement rempli d'eau. - (DC)
- enmougner, v. a. emmener. - (DC)
- en'mouinge : affaire embrouillée. - (S)
- en'mouinger : emmancher. - (S)
- en-moutte : motte de terre. - (SGC)
- enn’téger. v. a. Nettoyer. (Lindry). - (DdPY)
- enneiger, ennuéger. v. a. Ennuyer. - (DdPY)
- enneu, loc. en nuit, de nuit : être «en-neu», être en nuit, c’est à dire se laisser surprendre par la nuit : « a s'ô mettu enneu », il s'est mis en nuit. - (DC)
- enneuillé, e, adj. se dit d'une personne qui a de l'embarras dans les intestins pour avoir mangé trop de fruits avec leurs noyaux, trop de cerises ou de griottes principalement. - (DC)
- enneuter, v. a. mettre en nuit, dans la nuit. - (DC)
- ennossé, part, passé. se dit d'une personne qui a le cou très court et comme enfoncé dans les épaules. On prononce an-nô-cé. - (DC)
- ennuyance. s. f. Ennui. (St-Florentin). - (DdPY)
- énocence, s. f. innocence. - (DC)
- énocent, adj. et s. innocent, qui n'est point coupable, qui ne connaît pas le mal, celui ou celle qui manque de connaissance, d'expérience. - (DC)
- énouer (S’). v. pronom. S’étouffer, s’étrangler en mangeant trop vite ou parce que on a un os (un ou) dans la gorge. Se dit par altération de s'énosser. (Merry-la-Ville). - (DdPY)
- en'oûsser (s') : étouffer (s') en mangeant. - (S)
- en'poulat : coq de basse-cour. - (SGC)
- en-pour : en échange. - (SGC)
- enque, s. f. encre. - (DC)
- enquervelles. s. f. Se dit par altération pour écrouelles, maladie que, dans la croyance naïve de nos pères, les rois de France avaient le privilège de guérir par un simple attouchement. (St-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- Enquétan, ante, adj. celui qui est en quête de nouvelles, de caquets, curieux, indiscret. - (DC)
- enqueurne, s. f. cran, entaille faite dans un morceau de bois pour servir de marque. - (DC)
- enquieume, s. f. enclume. Les faucheurs ont tous une petite enclume portative sur laquelle ils battent la lame de leur faux ou dard. - (DC)
- enquiller : elever sur quelque chose. - (PA)
- enrager : (faire enrager) taquiner, jusqu'à l'excès, souvent. Ex : "Te vas t-y finie de l' fée enrager c'pour gamin ?" - (VDB)
- enraiger : enrager. - (S)
- enraigier, v. a. enrager comme en français avec ses diverses significations : « enraigier » après quelqu'un, tourmenter, harceler une personne pour en obtenir ce que l'on désire. - (DC)
- enraisser. v. n. Mettre en raie, commencer. - (DdPY)
- enraissue (pour enraissure). s. f. La première raie faite dans un champ qu’on laboure. (Perreuse). - (DdPY)
- enrauchement : enrouement. - (HV)
- enrauguer, v. a. enrouer, rendre la voix rauque : « i seu enraugué, i m'enraugue », je suis enroué, je m'enroue. - (DC)
- enréger. v. a. tracer un sillon, ouvrir le premier sillon ou la première raie d'un labourage. - (DC)
- enreuillé ée, adj., enroué, avoir une voix enreuillée. Ex. : al ô enreuillé, pour il est enroué. - (A)
- enreumer. v. a. enrhumer, causer du rhume. - (DC)
- enricer. v. a . Enrichir. (Ménades). - (DdPY)
- enricher, v. a. enrichir, rendre riche : cela « n'enriche » pas de faire tort au prochain. - (DC)
- enrier : enrayer, bloquer une roue. - (S)
- enrier : faire la première raie (labour). - (S)
- enrïer, v. a. enrayer, ouvrir un sillon dans un champ, faire un enroi. - (DC)
- enrieure : première raie. - (S)
- enriure, enrure. s. f. Enrayure, planche de labour. Une enrure de blé. (Chassignelles, Serrigny). - (DdPY)
- Enroi, enroué, s. m. sillon que trace la charrue au début d'un labourage. - (DC)
- enroichement, s. m. enrochement, enduit de mortier appliqué sur un mur. - (DC)
- enroicher, v. a. crépir un mur, faire un crépi, couvrir d'un enduit quelconque. - (DC)
- enroichou, s. m. enrocheur, celui qui pose les enduits de mortier, de ciment, etc. - (DC)
- enroidi, v. a. devenir raide : « i seu tô enroidi d' froué. » - (DC)
- enroter : enliser, embourber. - (S)
- enroter, v. a. se dit d'une voiture qui a les roues prises dans les difficultés d'un chemin, dans la boue, dans une ornière, etc. - (DC)
- enrouati, ie. adj. Enroué. (St-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- enrouatissement. s. m. Enrouement. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- enrouècher : enduire (maçonnerie). - (S)
- enroûter : envelopper. - (S)
- enrouter : chasser, mettre dehors. Ex : "V’la la Lucienne qué vint m’die qu’mes poules ataint dans yeu blé. J’te l’ai enroutée la fumelle, t’entends ben !" - (VDB)
- enrouter. v. a. enrouler, envelopper en tournant, rouler. On « enroute » avec du linge un doigt blessé, une jambe meurtrie. - (DC)
- enrouvouée. s. f. Arrosoir. (Montillol). - (DdPY)
- enrubanté, ée. adj. Enrubanné. - (DdPY)
- enruse. s. f. Surface de terrain labourée et convenablement unie. (Maligny). - (DdPY)
- ensangner, v. a. ensanglanter, mettre en sang. - (DC)
- ensanner (prononcez ensan-ner). v. a. Ensanglanter. (Etais). - (DdPY)
- ensârer : mettre dans. - (S)
- ensarrer, v. a. serrer, mettre sous clef. - (DC)
- ensauver (S’). v. pron. Se sauver, s’enfuir. Je l’ai appelé, il s’est ensauvé. - (DdPY)
- ensauver, v. a. sauver de... tirer de péril.., « ensauver » quelqu'un de danger. - (DC)
- enseuchement, ensouchement. Capital en bétail ou en grains que le propriétaire remet au fermier et que ce dernier doit lui rendre à sa sortie. - (DC)
- enseuv'lichouse, s. f. ensevelisseuse, femme chargée du triste soin non d'enterrer les morts, mais de les revêtir du drap qui les enveloppe dans le cercueil. - (DC)
- ensoigner. v. a. Enseigner, désigner. (Etivey). - (DdPY)
- ensômeilli, v. a. ensommeiller, endormir : « tô ô don ensômeilli iqui », tout est donc endormi ici. - (DC)
- ensorciller, v. a. ensorceler, jeter un sort sur les animaux. Au moyen âge les sorcières étaient souvent appelées sorcelleresses. - (DC)
- ensoucer(s') : s'étrangler en mangeant ou en buvant. - (PA)
- ensoucer, v. a. on est « ensoucé » lorsque l'on tousse d'une manière prolongée après avoir avalé de travers. - (DC)
- ensouégne, s. f. indice, indication, symptôme. - (DC)
- ensouégnement, s. m. enseignement, renseignement, indication. - (DC)
- ensouégner, v. a. enseigner, apprendre, indiquer. (Voir : ensouégne.) - (DC)
- ensougner : enseigner, apprendre à qqn. - (SP)
- ensouvle, s. m. ensouple, cylindre sur lequel les tisserands enroulent leurs fils - (DC)
- entaîmer, entômer. v. a. Entamer, couper une portion d’un pain qui est encore entier. Il y a quelque trente ans encore, même dans les familles les moins chrétiennes, il n’était pas rare de voir celui qui, à table, coupait le pain — ordinairement le chef de la maison — faire un signe de croix avec la pointe de son couteau sur le milieu de la miche, avant de l’entaîmer. - (DdPY)
- en'tapouellai : tripotter dans l'eau. - (SGC)
- entaquer (S’). v. pronom. Se heurter contre un obstacle, être entravé, gêné par quelque difficulté à laquelle on ne s'attendait pas. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- entaumé : entamé. Le pain entaumé durci : le pain entamé durci. - (SGC)
- enté, ère, adj. entier : « i é aiqueté l'bin tô-t'-enté. » - (DC)
- enteicher, enticher, entisser. v. a. entasser les gerbes les unes sur les autres ; les mettre en « teiche, tiche ou tisse » ; trois formes usitées selon les lieux. - (DC)
- entenayer. v. a. Mettre le linge dans le teneau, dans le cuvier pour la lessive. (Argenteuil). - (DdPY)
- entendement, s. m. entente, accord entre deux personnes pour l'exécution d'un dessein : « a ié dé-z-entend'mans enteurmi eusse», ils s'entendent entre eux. (Voir : entendue.) - (DC)
- entendue, s. f. entente, accord préalable entre deux ou plusieurs personnes. Se prend souvent en mauvaise part avec la signification de complot. - (DC)
- entermi : entre deux, parmi. Ex : "Le blé, il est beau, mais n’a ben du coq' licot entermi !" - (VDB)
- enterprie. s. f. Entreprise, par interversion du second e et retranchement de l’s. - (DdPY)
- enterténi (par suppression de l’r, qui ne se prononce pas). v. a. Entretenir. - (DdPY)
- enteur, prép. de lieu. Entre : « lai meureille ô enteur lu é moue », la muraille est entre lui et moi. - (DC)
- enteurdeu, enteurdeusse, s. m. entre- deux, milieu, ce qui est entre deux personnes ou deux choses: «l'enteurdeu » d'un bois, d'un champ. Les propriétaires plantent des bornes dans leurs « enteurdeux. » - (DC)
- enteurfin : boucle en cuir avec ligature. - (HV)
- enteurlin, s. m. courroie de cuir qui réunit les deux parties du fléau à battre. - (DC)
- enteurmi, s. m. entre-deux, au milieu de... - (DC)
- enteurmôler, v. a. entremêler, mêler ensemble, embrouiller. (Voir : môler.) - (DC)
- enteurteni, v. a. entretenir, fournir ce qui est nécessaire à l'entretien, à la subsistance, à l'habillement. - (DC)
- enteurtin, s. m. entretien, ce qui est nécessaire à tous les besoins de la vie. - (DC)
- enticher (pour entisser). par conversion, en prononçant des deux s en ch. Entasser les gerbes dans la grange, les mettre en tisse. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- enticher : empiler les gerbes dans la grange. - (S)
- entiger, entayer (pour entaiger). v. n. Enfoncer dans la boue. Voiture entigée, voiture embourbée. ( Sommecaise ). De aige , eau, et de en , préposition ; Enfoncer dans l’eau, dans l’eau bourbeuse. - (DdPY)
- ent'noueiller, ent'nôllher, v. a. encuver, mettre le linge sale dans le cuvier pour la lessive. - (DC)
- entôme : entâme. - (S)
- entômer (s') : entâmer (s'). - (S)
- entômer, v. a. entamer, couper une partie d'une chose qui est entière. «Enfourner.» - (DC)
- entômeure : entâme. - (S)
- entômeure, s. f. entame, entamure, le premier morceau de pain que l'on coupe sur une miche ou une tourte. « Entoumeure. » - (DC)
- entômeures : escarres. - (S)
- entor (ai l'), loc. adv. autour, à l'entour. - (DC)
- entorteiller, v. a. envelopper; séduire ou tromper quelqu'un par la ruse. - (DC)
- entortouéiller : entortiller. - (S)
- entounoué, s. m. entonnoir. - (DC)
- entouris. s. m. Clôture, enceinte. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- entourmir. v. a . Ensommeiller, allanguir, énerver, ôter le ressort, l’énergie, la chaleur du feu entourmit. (Percey). - (DdPY)
- entourviner. v. a. Entortiller, rouler à l’entour. (Saint-Privé). - (DdPY)
- ent'prenre, v. a. entreprendre ; donner ou prendre un travail à forfait : « i é ent'pri d' fére ç'lai », j'ai entrepris de faire cela. - (DC)
- entrâner, v. a. entraîner ; traîner après soi. (Voir : trâner.) - (DC)
- entrappe. s. f. Personne mal intentionnée, qui cherche à nuire à une autre. - (DdPY)
- entraule, adj. ouvert, engageant, affable. - (DC)
- entravaucher, entrevaucher. v. a. Embarrasser, embrouiller. Il y a des personnes qui entrevauchent leurs pieds en marchant, d’autres qui entrevauchent leur langue en parlant. — S’entrevaucher. v. pronom. S’embrouiller, se perdre, s’égarer. On s’entrevauche dans les calculs, dans ses discours, dans ses combinaisons. - (DdPY)
- entrée, s. f. défaut dans une haie ou dans un mur ; vide, ouverture, passage par où l'on peut s'introduire dans un champ, dans un pré. On bouche les « entrées » avec des épines. - (DC)
- entremi : au milieu. - (PN-A)
- entremi : entre, parmi. - (S)
- entremi : entre deux choses (l'entremi : l'intervalle). - (SGC)
- entremi. s. m. Milieu de plusieurs choses. — C’est aussi, dans certains cas une préposition adverbiale, et alors il signifie : Entre, parmi, au milieu de. Ces objets sont si serrés, qu’on ne peut rien fourrer entremi. Viens donc te mettre entremi nous deux. Je l’ai vu entremi les autres. Du latin intermedium. - (DdPY)
- entrevauche. s. f. Fausse direction que prend sur le dévidoir le fil que l’on dévide. (Etivey). - (DdPY)
- entrhivarner. v. a. Donner à la vigne la façon d’hiver. (Cuy). — A Gisy-les-Nobles, on dit entrevarner, dans le même sens. - (DdPY)
- entruler : arranger quelque chose plutôt mal que bien. - (PA)
- envâlâ, s. m. charbon embrasé, braise, ce qui est rouge comme un charbon ardent. On prend un « envâlâ » pour allumer un autre feu. - (DC)
- envalai : enflammer. O faut du petit bois ç'o pou ben envalai : il faut du petit bois, c'est pour bien enflammer. - (SGC)
- en'vâlé, part, passé. Enflammé, embrasé. - (DC)
- envâler : allumer, prendre (feu). - (S)
- en'vâler, v. a. allumer, embraser : « i é fé envâler l'feu. » - (DC)
- envaudoueiller, v. a. ensorceler, jeter un sort sur quelqu'un. - (DC)
- enveilli, e, v. n. vieillir, devenir vieux. - (DC)
- envêprer (S’). v. pronom. Assister aux vêpres. (Puysaie). - (DdPY)
- envergée. s. f. Mèche de fouet. - (DdPY)
- envermè : plein de vers. - (S)
- envernicher(s') : s'obstiner à faire quelque chose. - (PA)
- enveulmer, v. a. envenimer. Se dit d'une blessure, d'une plaie. - (DC)
- enveurmer, v. a. se dit d'un objet qui est attaqué, rongé par les vers : une viande « enveurmée », une étoffe, un fruit « enveurmés. » - (DC)
- envie d'bin fére, loc. très usitée qui signifie plutôt envie de gagner de l'argent, de faire fortune, d'amasser du bien, que de se bien conduire, de mener une vie vertueuse. - (DC)
- envier, v. a. envoyer, charger quelqu'un d'aller en quelque lieu : « i l'é envié qu'ri d' l'eai », je l'ai envoyé chercher de l'eau. - (DC)
- envïer. v. a. Envoyer. - (DdPY)
- envihon, adv. a peu près, environ. - (DC)
- envillotter. v. a. Faire, au moyen du râteau et de la fourche, des villottes, des petits tas de foin dans les prés. Flogny). - (DdPY)
- enviner. v. a. Se dit d’une futaille neuve dans laquelle on passe du vin nouveau ou de la lie avant d’y mettre du vin vieux. - (DdPY)
- envioû : envieux. - (S)
- enviou, ouse, adj. envieux, celui qui a de l'envie, de l'ambition, qui a le désir passionné d'une chose. - (DC)
- envioureté. s. f. Envie. (Domecy-sur-Ie-Vault). - (DdPY)
- envioux, ouse. adj. Envieux. (Domecy-sur-le-Vault). — Du latin invidiosus. - (DdPY)
- envirer. v. n. Tourner sur soi jusqu’à l’étourdissement. (Annay sur-Serein). - (DdPY)
- en'viroler, v. a. entourer, envelopper en tournant, entortiller. - (DC)
- enviver, v. a. aviver, ranimer, rallumer. Le feu s'éteint « envivez-le. » - (DC)
- envoigée : enjambée. O fait des bounes envoigées : il fait de bonnes enjambées. - (SGC)
- envorné - envourné : être étourdi. Sens physique. Ex : "J'ai fait un tour de cri-cri, jé r'descend, j'seus tout envorné !" (le cri-cri était un manège tournant vite constitué de sièges à une seule place suspendus par deux longues chaînes à la partie haute et tournante du manège - un peu casse-cou quand, en plus du mouvement, on se livrait à des fantaisies un peu acrobatiques). - (VDB)
- envorne : mille-feuille. - (PA)
- envorner. v. a. Etourdir, faire tourner la tête. — S'Envorner. v. pronom. S’étourdir en tournant sur soi-même, en pirouettant. (Saint-Privé). - (DdPY)
- envouerger, v. a. allumer, embraser. S’applique au moment où le feu devient ardent, où le tison devient incandescent. Se dit aussi d'une plaie qui prend les caractères de l'inflammation. - (DC)
- envoulé : envolé. L'oujat s'o envoulée : l'oiseau s'est envolé. - (SGC)
- envoûler : envoler. - (S)
- envoûler, v. n. envoler. - (DC)
- envourner : donner le vertige, ennuyer. - (PA)
- enzuter, v. a. mettre sous le joug, lier les bœufs. De zu pour jou apocope de joug. (Voir : zu.) - (DC)
- ep’ché (pour eb’ché, contraction d’ebe-ché, variante d’zbecqué). adi. Eclos. - (DdPY)
- épairer. v. a. Apparier. De par, paris. - (DdPY)
- épalissade, s. f. palissade. Ce jardin est bien clos de braves « épalissades. » - (DC)
- épalogniau. s. m. Palonnier. (Subligny). - (DdPY)
- épantaule, adj. inquiétant, tourmentant, fait pour surprendre en causant un certain effroi. - (DC)
- épanté : surpris, étonné. - (S)
- épanté, part, passé. Étonné, inquiet : « i seu bin épanté d'aivouâ fé ç'lai. » - (DC)
- épanter : apeurer, effrayer. - (S)
- épanter, v. a. troubler, inquiéter, étonner. - (DC)
- épanter. v. a. Syncope d’Epouvanter. Voir apanter. - (DdPY)
- épare : traverse (d'une barrière, d'un volet). - (S)
- épare, s. f. traverse en bois qui réunit les côtés ou gouttereaux d'une charrette. Une « épare », des « épares. » - (DC)
- eparni, v. n. eclairer, faire des éclairs : « al éparni souen ozedeu », il éclaire souvent aujourd'hui. - (DC)
- éparnission (nom mascculin) : éclair. - (N-M)
- éparnission, s. f. éclair, lumière de l'explosion électrique. - (DC)
- épatraché, adj. se dit d'un animal, d'un bœuf principalement qui a les pieds meurtris, qui marche avec difficulté. - (DC)
- épatté, ée. adj . Etonné, surpris extraordinairement, de manière à perdre contenance, à n’en avoir plus de pattes. - (DdPY)
- épaus, épausse. adj. Epais, épaisse. (Athie). - (DdPY)
- épave, ée. adj. Troublé, effrayé, épeuré. Du latin pavor. - (DdPY)
- épeille. s. f. Epingle. (Sacy). - (DdPY)
- épertie. s. f. écheveau de fil, de chanvre. - (DC)
- épétition, s. f. pétition, demande adressée aux autorités : « i va fére eune épétition. » - (DC)
- épeunâ, s. m. buisson épineux, lieu rempli d'épines. - (DC)
- épeune : épine, ronce. - (S)
- épeune : épine. - (HV)
- épeune : épine. Une piqûre d'épine fait meau : une piqûre d'épine fait mal. - (SGC)
- épeune biainche : aubépine. - (S)
- épeune nouère : prunelier. - (S)
- épeune, s. f. épine et en général tout ce qui a des piquants. - (DC)
- épeune. s. f. Epine. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- épeuner, v. a. épiner, garnir d'épines ou de ; toute plante à piquants. On « épeune » un jardin pour écarter les poules, un arbre pour empêcher qu'on ne cueille les fruits. - (DC)
- épeuran, ante, adj. ruisselant d'eau, mouillé jusqu'à ce que l'eau dégoutte : « al ô seilli d' l'eai tô épeuran », il est sorti de l'eau tout ruisselant. (Voir : épeurer.) - (DC)
- épeurcher. v. a. et n. Approcher. (Parly). - (DdPY)
- épeureau, s. m. egoût : les « épeureaus » d'un toit, d'un terrain, d'un canal d'irrigation. - (DC)
- épeurement, s. m. ecoulement de l'eau, égouttement des eaux qui filtrent à travers la terre ou qui s'échappent d'une rigole trop pleine. Les terrains inférieurs reçoivent les « épeuremens » des versants supérieurs. - (DC)
- èpeurer : égoutter. - (S)
- épeurer, v. a. égoutter, faire sortir l'eau d'une matière fortement humectée ou mouillée. On « épeure » un fromage pour le faire sécher; on « épeure » une salade avant de l'assaisonner. - (DC)
- épeuriau, s. m. sorbe ou corme, fruit du sorbier ou cormier. - (DC)
- épeuyer. v. a. Epeler, nommer les lettres qui composent un mot. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- épiât. s. m. Ouvrage facile, avantageux, parce qu’on le fait vite. Du latin eplere. Voyez éplet. - (DdPY)
- épidancer (pour pitancer, épitancer). v. a. Pourvoir une famille, un ménage, de tout ce qui est nécessaire à son alimentation en dehors du pain. — S’épidancer. v. pronom. Se pourvoir des aliments nécessaires pour manger avec le pain. — Epidancer, s’épidancer ! difficile problème que, chaque jour, doit s’ingénier à résoudre une mère de famille aux prises avec la misère. - (DdPY)
- épiétai : faire vite au travail. - (SGC)
- épieuré, ée. adj. Eploré. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- épignière. s. f. Epinard. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- épilotteux. adj. Minutieux. (Etivey). — Dans le sens absolu, qui arrache les petits poils. De épiler, épilotter. - (DdPY)
- épincher (pour épancher). v. a. Répandre, écarter. Epincher du fien. (Cravant). - (DdPY)
- épincher : épandre, étendre, éparpiller. - (S)
- épincher, v. a. épancher, épandre, répandre. « Épancer. » - (DC)
- épingale. s. f. Très-petit poisson à nageoires épineuses, qu’on trouve dans les ruisseaux, et qui nous semble être le même que l’épinoche, piscis aculeatus. - (DdPY)
- épingne, s. f. épingle. - (DC)
- épingne. s. f. Epingle. (Domecy-sur-le-Vault). — Dans beaucoup de communes, épingle se prononce à l’italienne, on en mouillant le gl. - (DdPY)
- épingu'ye : épingle, pourboire. - (S)
- épin-illes : arrhes. Pourboire : donner un pourboire à l'employé ou aux enfants en sus du prix convenu. Epingle à nourrice. - (SGC)
- épinocher. v. n. Mander avec dégoût. Doit être le même que pinocher, qui a le même sens. - (DdPY)
- épisson, s. m. barbe de l'épi : « l'épisson » de l'orge, du seigle ; petit épi avorté. - (DC)
- épiter, v. a. épier, espionner. - (DC)
- épiter. v. n. Epier, monter en épis, en parlant des céréales. (Athie). - (DdPY)
- épivacer, v. a. effrayer en dispersant. On dit qu'un troupeau est « épivacé » lorsque les animaux qui le composent s'enfuient de tous côtés sous l'impression de quelque panique. - (DC)
- epivasser : eparpiller. - (PA)
- éplet. s. m. Habileté, promptitude, célérité dans le travail. Cet homme a de l’éplet. (Sommecaise). Du latin eplere. - (DdPY)
- éplétant. adj. Qui se fait vite. Ouvrage éplétant. (Villeneuve-la-Guyard). - (DdPY)
- épléter, épleuter. v. n. Aller vite, avancer, fournir, abonder. Se dit en parlant de l’ouvrage, des récoltes. Eh ben, les amis? Ça va-t-il, la vendange? — Ah ! mon bon Monsieur, les raisins n’sont gué grous, et pis i gnien a gué ; ça n’éplète pas. Du latin eplere. - (DdPY)
- épléter, v. a. aller vite en besogne, avancer l'ouvrage, travailler lestement. - (DC)
- épleumer. v. a. oter les plumes, la laine, et par extension la peau, l'enveloppe. - (DC)
- éplonge. s. f. éponge. - (DC)
- éplonger, v. a. éponger, étancher avec une éponge, un linge, etc. - (DC)
- éplougnot. s. m. Palonnier. (Sougères-sur-Sinotte). - (DdPY)
- éplue. s. f. étincelle. - (DC)
- épluer, épluter, v. n. étinceler, faire des étincelles. - (DC)
- éplute (nom féminin) : étincelle. - (N-M)
- éplute : étincelle. - (S)
- éplûter : faire des étincelles, des éclairs. - (S)
- époigne, s. f. petit pain, galette, gâteau de forme arrondie. - (DC)
- époinchai : écarter (étendre le fumier dans les champs). - (SGC)
- épointe, s. f. pointe, le bout d'une chose. — clou cylindrique et allongé avec ou sans tête. - (DC)
- épointiau (pour pointau, une des formes de pointai). Pieu, poteau. — S’emploie, figurément, dans cette phrase : Siète-te, et n’reste pas là drait debout coume un épointiau. - (DdPY)
- époirer. v. a. Epeurer, épouvanter. (Etivey). - (DdPY)
- époiriot, épouquiot. s. m. Epouvantail, fantôme pour faire peur aux petits oiseaux. — Se dit pour épeurot et pour épouvantiot, épouvanteau. (Argenteuil). - (DdPY)
- époitir, époutir. v. a. Aplatir, écraser. Tais-te, ou j’ t’époitis le nez. - (DdPY)
- épondre. v. a. Elargir, rallonger ; nouer un fil à un autre. (Migé, Montillot). - (DdPY)
- éponicher (S’). v. pronom . S’accroupir, s’affaisser sur soi-même. (Sénonais). - (DdPY)
- épôs, éposse : épais, épaisse. - (S)
- épôs, éposse, adj. épais, épaisse : un bois « épôs » ; une bouillie « éposse. » - (DC)
- épôssi, v. a. épaissir. On « épossit » une sauce avec de la farine. - (DC)
- épossir : épaissir. - (S)
- épostrofler. v. a. Troubler, interloquer. (Soucy). - (DdPY)
- épouantaule, adj. qui est sujet à prendre peur, à s'épouvanter. On dit d'un cheval qu'il est « épouantaule » lorsqu'il est ombrageux. - (DC)
- épouéri : effrayé, apeuré. Les animaux sauvages sont épouéris : les animaux sauvages sont effrayés. - (SGC)
- épouéri, v. a. causer de la peur, effrayer. - (DC)
- épouerir (r ne se prononce pas). v. a. Appauvrir. - (DdPY)
- épougne, s. f. petit pain rond. - (DC)
- épougnotte, s. f. petit pain. Diminutif d’épougne. - (DC)
- épouïer, v. a. épuiser. se dit en parlant d'un liquide qu'on extrait d'un creux, d'une fosse, d'une carrière, etc. (Voir : pouïer.) - (DC)
- épouiller ou, plutôt, épouyer (S’). v. pronom. Mauvaise prononciation de s’appuyer. - (DdPY)
- époulvauder, v. a. effrayer, mettre en fuite, chasser. - (DC)
- époulvôder (s') : se sauver dans tous les sens. - (S)
- époulvôder : faire fuir, disperser. - (S)
- epouni (s'), v. réfl. s'épouvanter, s'emporter à la suite d'une frayeur subite : « mon ch'vau s'ô épouni. » - (DC)
- épourci, v. a. effrayer par surprise, épouvanter. - (DC)
- épourciaule, adj. sujet à s'effrayer : ce cheval est fort « épourciaule. » - (DC)
- épourcissement, s. m. frayeur subite, panique. - (DC)
- épouri (pour épeurir). v. a. Faire peur. I m’è épouri, il m’a fait peur. (Argenteuil). - (DdPY)
- époursi : apeuré, épouvanté. - (S)
- épouter. v. a . Ecraser, broyer. Voyez époitir. - (DdPY)
- époutis. s. m. pl. Litière, ordures des animaux réduits en menus brins, en poussière. - (DdPY)
- eppendige. s. m. Appentis. (Athie). - (DdPY)
- eppopinier. v. a. Dodeliner, bercer dans ses bras pour endormir. Du latin pupus, et du vieux français popin, popine, poupon, pouponne. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- éprimer, v. a. imprimer. - (DC)
- éprivé, s. m. épervier, filet de pèche. - (DC)
- éprôter. v. a. Apprêter. (Soucy). - (DdPY)
- épter. v. a . Apporter. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- équairmoiller, v. a. écraser, broyer. - (DC)
- équairteure, s. f. endroit à l'écart, éloigné d'un centre. - (DC)
- équand. adv. et conjonct. Quand. - (DdPY)
- équârie, s. f. pierre ordinairement massive et de forme carrée qu'on place à l'entrée d'une cour ou d'un champ pour y attacher la barrière. - (DC)
- équarrie : pierre d'angle. - (S)
- équauder : enlever la queue. - (S)
- équeillâtre, adj. se dit d'une personne qui n'a pas le sens droit, qui se trouve sur la limite de la démence et de l'idiotisme. Cet homme ne sait ce qu'il fait, il est tout « équeillâtre. » - (DC)
- équêlie. s. f. Désordre. (Nailly). - (DdPY)
- équeni. adj. Fané, flétri. Du raisin équeni. — Maigre, décharné, sans force, épuisé. Ah! mon pouv’ équini, siète-te, t’es ben las. (La Gelle-Saint-Cyr). - (DdPY)
- équernot. s. m. Voyez échouétot. - (DdPY)
- équeuble, équieuble, étieuble. s. f. Eteule, chaume laissée sur pied. Du latin stipula. - (DdPY)
- équeucher : écarter, fendre, prendre une bouture, terminer un labour par des raies incomplètes. - (S)
- équeucher, v. a. diviser, séparer en deux parties, écarteler. (Voir : queuche.) - (DC)
- équeucher. v. a . Casser une branche à l’endroit où elle tient à l’arbre. Du bas latin ecaudare . (Chablis). — Equeucher des noix, les détacher de l’arbre, les abattre, les gauler. - (DdPY)
- équeuillé, s. m. tas d'ordures, amas d'épluchures, de débris, de déchets de toute sorte. - (DC)
- équeuillerot. s. m. Ecureuil. (Rugny). - (DdPY)
- équeuilles, s. f. balayures, ordures, épluchures. - (DC)
- équeumer : écumer. - (S)
- équeurer, v. a. Cure r, nettoyer, élaguer. - (DC)
- équeurvisse : écrevisse. - (S)
- équeurvisse, s. f. écrevisse. - (DC)
- équeuter (en) : avoir très chaud, suffoquer. - (SP)
- équeuter : enlever la queue. - (S)
- équeuter. (S’). v. pronom. S’accouder. Rugny). Sans doute pour s’équeuder. - (DdPY)
- équi, iqui. adv. Ici. - (DdPY)
- équia : éclat (morceau de bois). - (S)
- équia, s. m. éclat : un « ékia » de bois. - (DC)
- équiâder, v. a. éclater, mettre en éclats. « échialer, équialer. » « équiâder » une bûche, c'est la fendre, la mettre en morceaux. - (DC)
- équiaircie, s. f. éclaircie dans le ciel, dans un bois, etc. - (DC)
- équiairer, v. a. éclairer, répandre de la clarté. - (DC)
- équiâlè : éclaté (bois). - (S)
- equiar (nom féminin) : éclair. - (N-M)
- equiarcie (nom féminin) : éclaircie. - (N-M)
- équiercir : éclaircir. - (S)
- équièrer : éclairer , faire voir clair, faire des éclairs. - (S)
- équiéte, s. f. inquiétude : « al ô en équiéte », il est inquiet. - (DC)
- équiéteude. s. f. inquiétude. - (DC)
- équieule, s. f. écuelle. Environ de Lormes. (Voir : écuelle, étuelle.) - (DC)
- équiller, v. a. éCure r une marmite ou autre ustensile du même genre. - (DC)
- équiller. v. a. étriller. (Saint-Martin-des-Champs). - (DdPY)
- équinger. v. a. Rogner la vigne pour la seconde fois. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- équinjue, équingeure. s. f. Rognure de vigne. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- équioupi, ie. part. prés. et adj. Accroupi. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- equioure : éclore. - (SGC)
- équiu. s. m. Ecu. (Dillo). - (DdPY)
- équiude. s. f. action d'étudier, d'apprendre une leçon. - (DC)
- équiuder, v. a. étudier. - (DC)
- équoeur, écœur. s. m. Cœur du bois. Du bois d’équiœur. De l’écœur de chêne, etc. - (DdPY)
- équouasser : dégarnir. - (S)
- èquouria : écureuil. - (S)
- er’né, ée (pour érèné, arèhé). adj. Couvert d’arène. - (DdPY)
- érâfier : érafler. - (S)
- éragner. v. a. Toucher. (St-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- eralai : couper les branches à la serpe. Dans les savées on érale le bois : dans les savées on coupe le bois. - (SGC)
- éraler. v. a. Détacher les grumes du raisin d’après la raie. — Ecorcher, érafler légèrement la peau. J’ai la main tout éralée. - (DdPY)
- érâler. v. a. rompre, briser, éclater des branches de bois - (DC)
- éralin, éraloir. s. m. Bâton fourchu servant à éraler, à fouler le raisin dans la cuve. - (DdPY)
- éraper. v. n. Lever, en parlant des semences. Il faudrait ben un peu de pluie, pour faire éraper les blés. (Pasilly). — S’éraper. v. pronom. Se mettre sérieusement à l’ouvrage, s’accrocher à son ouvrage. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- ératon. s. m. Versoir de charrue. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- erbeuher, v. a. réparer, raccommoder : « erbeuher » des bas. - (DC)
- erboulejous, s. m. se dit d'un homme qui regarde de côtés et d'autres avec curiosité. - (DC)
- erbouler, v. a. hérisser, rebrousser. - (DC)
- ercamper (S’). v. pron. Se recamper, se redresser, faire l’homme d’importance. Voyez camper. - (DdPY)
- ercheloter, v. a. maintenir un membre fracturé avec des attelles ou petites lames de bois. - (DC)
- Erchie, recrie, recie, s. f. temps qui s'écoule entre la matinée et la soirée ; intervalle de l'après-midi où les animaux se reposent dans les étables. Un pâtre fait « erchie ou rechie » entre dix heures du matin et trois ou quatre heures du soir. - (DC)
- erchignechat, loc. lorsque les joueurs commencent à se fâcher et à se lancer de gros mots, on dit : « l'jeu vé v'ni erchignechat », c’est à dire va dégénéré en querelle. - (DC)
- erchigner. v. a. Contrefaire, écharnir. - (DdPY)
- erchouer (pour rechouer). v. n. Retomber. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- erchoupe, s. f. éclat de bois. - (DC)
- erchouper, v. a. receper, mettre en éclats un tronc ou une racine d'arbre. (Voir : reussoper.) - (DC)
- ercie, erchie : sieste. - (HV)
- ercoche. s. f. Recoche, hache, redent. Champ qui fait hache, qui fait ercoche. (Mézilles, Perreuse). - (DdPY)
- erçuer, v. a. renouveler l'acier d'un outil ou d'un instrument, le recharger. - (DC)
- erdouner, v. a. redonner, donner une fois de plus. (voir : douner.) - (DC)
- erdouter, v. a. oter de nouveau, ôter ce qu'on a donné. - (DC)
- erdouteu, euse, adj. celui qui reprend une chose qu'il a donnée. « Douner » et « erdouter », donner et reprendre, c'est, dit-on, « la doune » du diable. (Voir : doune.) - (DC)
- ère : rêche. - (S)
- érée (pour airée, airie). s. f. Planche, carreau de jardin. Du latin area. (Quincerot). - (DdPY)
- èreille : oreille. - (S)
- èreille : versoir de la charrue. - (S)
- éreille. s. f. Oreille. - (DdPY)
- éreiller. v. a. Attacher les pousses de la vigne aux échalas. (Argenteuil). - (DdPY)
- éreillottes (pour oreillottes). s. f. pl. Morceaux d’étoffe adaptés à une coiffure pour cacher les oreilles. - (DdPY)
- éreiner, éreinner (érein-ner). v. a. Ereinter. (Parly). De é privât, et reins. - (DdPY)
- erène : sable pour mortier. - (SBB)
- érène. s. f. Sorte d’argile jaunâtre, arénacée, complètement impropre à la végétation, qui se rencontre dans certains climats au-dessous du sous-sol , particulièrement dans la vallée du Serein, aux environs de Chichée, et dans quelques communes du Tonnerrois. Comme elle fait d’excellent mortier, on l’utilise pour les constructions ; on s’en sert aussi pour faire des aires de grange et pour liaisonner le macadam sur les chemins. Elle est connue, à Auxerre, sous le nom de terre de Saint- Julien. - (DdPY)
- érènier (pour arènier). s. m. Lieu où l’on extrait de l’érène. - (DdPY)
- éreuti (qu’on devrait peut-être écrire héreuti). s . m. Pauvre hère; pauvre de corps et d’esprit. Du latin hérus , sans doute par antiphrase. - (DdPY)
- éreuti, v. a. affaiblir, étioler par un contact trop fréquent. se dit principalement en parlant des animaux domestiques qu'on énerve en les tenant toujours captifs ou en les caressant avec excès. Un chien, un chat, un oiseau « éreutis. » - (DC)
- erflet. s. m. Reflet. Au soulé, ça fait des erflets. (Trucy). - (DdPY)
- ergeniller, v. n. faire une nouvelle pousse, repousser. - (DC)
- ergiper. v. n . Tressaillir. (Etais). — Regimber. (Vassy-sous-Pisy). Se dit pour regiper. - (DdPY)
- ergipiau (pour regipiau, regipeau). s. m . Petit morceau de bois rond, terminé en pointe par les deux bouts, que l’on fait sauter en frappant avec un petit bâton sur une des extrémités. De regiper, ressauter, rebondir. (Mézillos). — Voyez bistoquet. - (DdPY)
- ergoler. v. a . Blesser, humilier, mortifier. (Dollot). Je n’peux pourtant pa me laisser ergoler. - (DdPY)
- ergotier. s. m. Envieux du bien d’autrui. (Ménades). - (DdPY)
- ergourgé, ée. adj. Qui est soûl, repu, gorgé jusqu’au cou. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- erguelle, eruelle. s. f. Mauvaise prononciation de ruelle, usitée dans la Puysaye. - (DdPY)
- ériaule, ouriaule, s. m. érable champêtre. - (DC)
- érichau (Fil d’). s. m. Fil d’archal. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- érignaie, erignée. s. f. Araignée. (Argenteuil). - (DdPY)
- éringnotter. v. a. Exciter, contrarier. (Etivey). - (DdPY)
- erjauder (pour rejauder, par transposition de l’e). Ressauter, rebondir, revenir sur soi, en parlant d’un corps lancé, qui fait contre-coup en frappant contre un autre. (Perreuse). - (DdPY)
- erjaut (pour rejaut, par transposition de l’e). Contre-coup, rebondissement, ressant d’un corps qui revient à son point de de départ. (Perreuse). - (DdPY)
- ermalle (par transposition de l’a à la place de l’e). Armelle, lame de couteau. (Etivey). - (DdPY)
- ermarcier, v. a. remercier. On dit qu'un couteau « ermarcie » son maître lorsque le ressort joue bien et que la lame donne un bruit sec en s’abattant. - (DC)
- ermôna : almanach (celt. monac'h : le moine). - (HV)
- ernarder. v. n. Se dit pour renarder, par transposition de l’e. Marcher par derrière les autres, en lambinant, marcher lentement, avec précaution, à la manière du renard. - (DdPY)
- erné : énervé (celt. bret. ernez : fureur, rage). - (HV)
- ernifler, eurnifler. v. n. Respirer fortement, renifler. (Mailly-la- Ville). - (DdPY)
- ernipier, v. n. renifler. - (DC)
- ernocter v. a. Reprendre. (Domecy-sur-Cure). - (DdPY)
- érôder, v. n. perdre ses plumes par suite de la mue ou de quelque maladie. - (DC)
- éroéchoue. s. m. Déplantoir. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- éroincher. v. a. Ereinter. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- érondalle. s. f. Hirondelle. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- éroualè : éreinté. - (S)
- éroue. s. f. Rose. (Montillot). - (DdPY)
- éroueilles : oreilles. - (HV)
- érouette. s. f. Rouette, branche flexible qui, après avoir été tordue, tournée sur elle-même, pour être plus souple, sert à lier des fagots, des bourrées, et s’emploie surtout à la confection des trains de bois. Une botte d’érouettes. (Puysaie et Haute- Yonne). - (DdPY)
- éroufé (être) : usé superficiellement, éraflé, ou écorché ; s'éroufer : s'enlever la peau. - (SP)
- érouffer (pour éruffer). v. a. Détacher les feuilles ou les graines d’une plante en faisant glisser dans sa main, de bas en haut, la tige qui les porte. Eruffer des branches de bouleau pour faire des balais. Eruffer des feuilles de vigne, d’orme, etc., pour les vaches. (Armeau). - (DdPY)
- érouher. v. a. arroser. (Bazarnes). - (DdPY)
- érousoi, érousoué. s. m. Arrosoir. - (DdPY)
- érouyer, érouhier. s. m. Rosier. (Montillot). - (DdPY)
- erpouher, v. a. reposer, donner du repos ou poser une fois de plus. - (DC)
- erprie. s. f. Reprise ; par interversion du premier e et retranchement de l’s. (Puysaie). — On prononce aussi quelquefois eurprie. - (DdPY)
- erprige, s. f. reprise, réparation, raccommodage à l'aiguille. - (DC)
- erpriger, v. a. repriser, faire une reprise : « erpriger sé chausses », repriser ses bas. - (DC)
- errecher, éricher, éreucher. v. a. Arracher. Du latin eradicare. - (DdPY)
- errhes. s. f. pl. Arrhes, gages d’un marché ; garantie de son, exécution. Donnez-vous des errhes ? — A quoi bon ? Vous avez ma parole. - (DdPY)
- errivège. s. m. Assaisonnement d’un mets. Voyez arrivage. - (DdPY)
- erronces (nom féminin) : ronces (voir aronces). - (N-M)
- ersanner (pour rechanner, par transposition de l’e et changement de ch en s). v. n. Braire. (Domecy-sur-Cure). - (DdPY)
- ersauter (pour ressauter, par transposition de l’e et suppression du premier s). v. n. Synonyme d’erjauder. (Perreuse). - (DdPY)
- ersembiance. s. f. Ressemblance, analogie. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- ertiher. v. a. retirer, reprendre, ôter. - (DC)
- ervitré v. a. Revêtu ; par transposition des deux e. — Ervitu, revêtu. (Etais). - (DdPY)
- ervître, v. a. r'habiller, revêtir. au part, passé « ervitu. » (Voir : vître.) - (DC)
- ervue. s. f. Revue ; par transposition de l’e. J’soumes genss’ d’ervue. (Puysaie). - (DdPY)
- erzâ, s. m. rejeton parasite ; avorton. On dit d'un enfant chétif : « ç'ô ain erzâ. » - (DC)
- erzeter, v. a. rejeter. - (DC)
- es, prép. aux ; en les ; dans les. - (DC)
- ès. Préposit. Aux, dans les. J’m’en vas ès champs. All’ o ès vignes. - (DdPY)
- ésaingnie, s. f. saignée. Le médecin fait une « ésaingnie » ; les petites rigoles des prés sont des « ésaingnies. » (Voir : saingnie.) - (DC)
- ésarnir. v. a. Contrefaire quelqu’un, le singer, se moquer de lui. (Domecy-Sur-Cure). — Voir écharnir. - (DdPY)
- esbile. s. f. Sébile ; par transposition de l’s. (Béru). - (DdPY)
- escabier, v. a. accabler, charger à l'excès, assommer. - (DC)
- escabillard. adj. Pétulant. Enfant escabillard. (Soucy). Du latin scaber. - (DdPY)
- escabreu, euse, adj. scabreux, difficile, périlleux. - (DC)
- escairçalle, s. f. escarcelle, bourse en cuir. - (DC)
- escandaile, s. m. scandale. - (DC)
- escandailiser, v. a. scandaliser : « a n' fau pâ escandailiser l'poure monde », ne scandalisons pas notre prochain. - (DC)
- eschalon, s. m. noix. - (DC)
- eschine, s. f. animal qui n'a que la peau et les os ; bête ruinée ; rosse. - (DC)
- esclos, s. m. sabots qui se portent avec des chaussons. - (DC)
- escoffier : tuer. - (PA)
- escoffier. v. a. Tuer, occire, assassiner. — Se dit aussi quelquefois pour voler, sans doute parce que très-souvent celui qui vole, assassine aussi volontiers. - (DdPY)
- escorpion, s. m. nous donnons ce nom à une espèce de salamandre qui se trouve dans les lieux humides et qui n'a rien de commun avec le véritable scorpion. - (DC)
- escoufiner. v. a. Ecraser. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- escourgens (pour secours-gens). s . m. Locution par laquelle, de temps immémorial, les vignerons de Joigny désignent une sorte de petite vendange anticipée destinée à leur faire un peu de vin pour leur boite pendant la vendange principale. Deux ou trois semaines avant la mise du ban de vendange, ceux d’entre eux qui n’ont plus de vin, vont à la mairie demander la permission d’aller tel jour, dans telle vigne, couper le raisin nécessaire à cet effet, et cette permission leur est accordée en considération des besoins qu’ils disent avoir. — C’est une sorte de secours accordé par l’autorité à de pauvres gens ; c’est un seoours-aux-gens, un s’cours-gens, un escours-gens. - (DdPY)
- escuhe, s. f. excuse. - (DC)
- eseumier : un petit malin, en forme d'exclamation : Chameau ! (amical). - (SGC)
- esgoubille de chien. Locution en usage à Massangy et qui veut dire imbécile. - (DdPY)
- ésiobé : sureau herbacé. - (SGC)
- ésisser. v. a. Agacer. Se dit de cet état d’agacement dans lequel se trouvent les dents, lorsqu’on a mangé des groseilles vertes, du verjus ou autres fruits très âcres. A Auxerre, on dit hisser. J’ai les dents hissées. - (DdPY)
- esnoillie (nom féminin) : percée du soleil entre deux averses. - (N-M)
- esnoillie, s. f. ondée de soleil entre deux nuages. - (DC)
- ésoingne. s. m. Echange. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- ésolent, adj. insolent. - (DC)
- espèce : sorte. - (SBB)
- espic (pour aspic). s. m. Reptile fort dangereux qui, dans l’opinion de certains habitants des campagnes, la Puysaie notamment, est muni de petites pattes comme un lézard. - (DdPY)
- espiration, s. f. inspiration. Les enfants disent au catéchisme : « l’espiration » du saint-esprit. - (DC)
- espricieux se, adj., instruit, malin, s'emploie surtout dans le sens négatif. Ex. : cet enfant n'est pas espricieux. - (A)
- esprité, ée. adj. Qui a de l’esprit, de l’intelligence. Se dit le plus habituellement, par antiphrase, de celui qui n’en a pas. - (DdPY)
- esquéïer, escuïer. v. a . Secouer. Du latin encutere. - (DdPY)
- esquelette, s. m. squelette ; ossements d'un corps mort. (Voir : escandale, escorbut.) - (DC)
- esquerbouiller. v. a. Ecraser, renverser, briser. O li esquerbouillé. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- ésqueumié : mauvais sujet, sacripant (excommunié). - (SGC)
- esquiller. v. a. Attiser le feu, rapprocher l’un de l’autre les fragments des tisons. (Armeau). - (DdPY)
- ésquinté : fatigué, abîmé. On éto esquinté par un travail inhabituel : on était fatigué par un, travail inhabituel. - (SGC)
- esquinter : abîmer. - (S)
- esquinter : fatiguer. - (S)
- esquinter, v. a. échiner, rouer, briser, rompre en frappant, au propre, et fatiguer à l'excès, au figuré : il l'a « esquinte » ou échiné de coups : il est «  esquinté » ou épuisé au moral. - (DC)
- esquinter. v. a. Battre à outrance, meurtrir, échiner, éreinter, briser. - (DdPY)
- esquiopé, adj. écloppé, endolori, souffrant, affaibli par la maladie ou par la fatigue. - (DC)
- esquipot, s. m. repas où chacun contribue, soit en payant son écot, soit en fournissant son plat ; pique-nique. - (DC)
- essâïer, v. a. essayer, faire l'essai de... mettre à l'essai. - (DC)
- essaiger, v. a. essayer. - (DC)
- essaime, s. f. esprit, jugement, intelligence, sagacité. - (DC)
- essaimer, v. n. comprendre, juger, apprécier avec intelligence. - (DC)
- essame. s . f. Mousse, écume qui se produit sur l’eau, sur les liqueurs qui fermentent ou qui sont agitées. La bière et les vins de Champagne font beaucoup d’essame. — Se dit aussi de la bave, de l’écume qui sort de la bouche de certains animaux. - (DdPY)
- essamer, v. n. baver, projeter de la bave. Se dit surtout des animaux : prenez garde, votre chien « essame. » - (DC)
- essamer. v. n. Ecumer, mousser. - (DdPY)
- essanger (du latin exsaniare). v. a. Passer le linge dans l’eau et le frapper avec le battoir pour en enlever les plus grosses saletés avant de le mettre à la lessive. (Courgis, Joigny). — C’est ce que, à Auxerre, on appelle rouiller. - (DdPY)
- essart, s. m. terrain essarté. (Voir : ichars, issar.) - (DC)
- essas. s. m. Désordre. Sans doute pour excès, qu’on prononce essès, en donnant à l'è le son de l’a. (Sermizelles). - (DdPY)
- essasser. v. a . Epamprer. (Ménades). - (DdPY)
- esseillon. s. m. Billon, sillon étroit. C’est une mauvaise prononciation du mot sillon. (Montillot). - (DdPY)
- essener, essiner (altération d’échiner). v. a . Frapper, battre, assommer. (Courgis). - (DdPY)
- esserber. v. a. Enlever les pousses parasites de la vigne. — Enlever les mauvaises herbes, sarcler. (Guillon). — Du latin ex et herba. - (DdPY)
- esseter, ess’ter, essiter. v. a. Asseoir. — S’essiter. v. pronom. S’asseoir. - (DdPY)
- esseuré, ée (pour assuré). adj. Effronté, qui a de l’assurance au-delà de ce qu’il faut. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- essiain. s. m. Essaim. - (DdPY)
- essiat, essillat. s. m. Essieu de charrue. (Percey). - (DdPY)
- essiau. s. m. Essieu. - (DdPY)
- essicler (verbe) : faire éclater les coutures d’un vêtement, le déchirer. - (N-M)
- essiéner. v. n. Essaimer. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- essiérer, essiéter. v. a. Asseoir. — S’essiéter. v. pronom. S’asseoir. - (DdPY)
- essomacer, v. a. émonder la vigne, la débarrasser du bois superflu. - (DC)
- essoper. v. a. Entraver, ôter l’usage des pieds. Des mots latins ex et pes. (Chassignelles). - (DdPY)
- essordalè : étourdi, sourd. - (S)
- essordaler : rendre sourd, rendre « sordais » : sourd. - (HV)
- essorder, essordiller. v. a. Assourdir. Ce bruit m’essorde. ( Saint-Martin-des-Champs). - (DdPY)
- essouloter (verbe) : (S'). se chauffer au soleil. - (N-M)
- essouloter, v. a. placer, exposer au soleil. - (DC)
- essoumassai : couper les gourmands de la treille. - (SGC)
- essoumasser. v. a. Ebourgeonner la vigne, en retrancher les branches inutiles. - (DdPY)
- essoumer. v. a. Assommer. (Irancy). - (DdPY)
- essouriller, essoriller. v. a. Couper, arracher les oreilles. — Au figuré, assourdir, et, par extension, étourdir. - (DdPY)
- essoutir. v. n. Abasourdir, étourdir, troubler, interloquer. (Cravant). — Jaubert donne essotir, dans le même sens. — Se dit sans doute pour assotir. - (DdPY)
- essuger, v. a. essuyer. - (DC)
- essui. adj. Qui a séché, qui a perdu son eau. Fromage essui, fromage bien égoutté, par opposition à fromage mou. - (DdPY)
- essuire. v. a. et v. n. Sécher, s’égoutter. Faire essuire des fromages. - (DdPY)
- essuver (du latin uva, raisin). v. a. Attacher les pousses de la vigne aux échalas. (Anitaÿ-sur-Serein). — C’est ce qu’ailleurs on appelle écouler, accoler. - (DdPY)
- estan, s. m. instant. Dans eun ou ain « estan », dans un instant. - (DC)
- estance, s. f. instance. Former une « estance », terme de plaideur. - (DC)
- estanuer. v. n. Eternuer. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- estatue, s. f. statue. - (DC)
- esté, ée (pour essité, ée). partic. p. et adj. Assis. Gomment donc que v’êtes esté ? V’n’ôtes pas ben du tout. - (DdPY)
- ester, ster, v. n. asseoir, reposer, tranquilliser ; s'arrêter : « esté-vô ; a fau vô-z-ester, mai mée », asseyez-vous, il faut vous asseoir, ma mère. - (DC)
- estériau. s. m. Hottereau de femme. (Bessy). - (DdPY)
- esteurlogue. s. m. Beau parleur, qui fait le savant, l’astrologue. - (DdPY)
- estituer, v. a. instituer, établir. Nous disons aussi « estitutions » pour institutions. - (DC)
- estomaquer. v. a . Epoumonner. - (DdPY)
- estouit, ite. adj . Accablé, hébété par la chaleur ; ennuyé, fatigué, ahuri par un bruit importun, par les cris ou les jeux assourdissants des enfants. (Etivey). Du latin stultus. - (DdPY)
- estourbi. s. m. Toupie. Du latin turbo, parce que la toupie tourne sur elle-même comme un tourbillon. ( Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- estourbiot, estourbignot. s. m. Tourbillon de vent et de poussière. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- estragot, estragout. s. m. Escargot. (Bagneaux, Arcy-sur-Cure, Chablis). Du vieux français estrage, cabane, cahute, maisonnette, parce que l’escargot traîne sa coquille, sa cabane avec lui. - (DdPY)
- estrague, s. f. extravagance, délire : battre « l'estrague » = battre l'estrade, la campagne, délirer. - (DC)
- estréminer. v. a. Exterminer. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- estreument, s. m. instrument : - (DC)
- estreupier, v. a. estropier, blesser, meurtrir. - (DC)
- estreupique, adj. des deux genres. hydropique. Il y a beaucoup d' « estreupiques » dans nos montagnes. - (DC)
- estreupisie, s. f. hydropisie. - (DC)
- estreure, v. a. instruire, donner de l'instruction à quelqu'un. - (DC)
- estringoler. v. a. Etrangler. Que le guiab’ t’estringole ! Du latin strangulare. (Puysaie). - (DdPY)
- estringouére :œsophage. - (S)
- estrongeon, s. m. avorton. se dit d'un enfant de petite taille et qui ne grandit pas : « eun p'tiô estrongeon. » - (DC)
- estropisie. s. f. Se dit par corruption pour hydropisie. - (DdPY)
- étabieue. s . f. Etable. Du latin stabulum. - (DdPY)
- étâcher. v. n. Essayer. - (DdPY)
- étâger, v. n. faire un effort, tâcher de faire. - (DC)
- étalloires (pour ételloires). s. f. Chevilles pour atteler les chevaux. (Etivey). - (DdPY)
- étamine, s. f. tamis de soie pour tamiser la fleur de la farine, etc. l'étamine était un tissu très clair dont on se servait pour fabriquer des blutoirs et des tamis. - (DC)
- étancener, v. a. étançonner, mettre des étançons, des étais ; étayer. - (DC)
- étançot. s. m. Souche, tronc d’un arbre coupé un peu au-dessus du sol. (Montillol). - (DdPY)
- étâner (pour tanner). v. a. Se dit, figurément, pour taquiner, ennuyer, asticoter ; frapper, battre, donner des coups. (Sermizelles). - (DdPY)
- étang (féminin) : étang (masculin). - (S)
- étang, s. f. étang. Nous disons « une étang » comme « une serpent. » - (DC)
- étaper, v. a. vanner le blé en le criblant, en rejetant ce qu'on appelle ici les « crinses » ou les « éteuriottes », c’est à dire les graines parasites, l'ivraie notamment. - (DC)
- étardi, e, adj. interdit. Ce garçon a été « étardi » : cette jeune fille a été « étardie » par leur père et mère. - (DC)
- étargnot, étorgnot. s. m. Avorton ; en général, chétif, mal venu. (Maillot, Soucy). - (DdPY)
- étarnuer, v. n .éternuer. « Étarni.» - (DC)
- étauper : étaupiner (détruire les taupinières). - (S)
- étchuélotte. s. f. Petite écuelle. (Sacy). — Voyez étchumer. - (DdPY)
- étchumer. v. a. et n. Ecumer. A La Belliole et dans quelques autres communes, le c dur se prononce également tch. J’ai mal au tchœur. - (DdPY)
- éte : être. - (S)
- éte crins'nalè : être frigorifié. - (S)
- éte virandiau : être étourdi, avoir le tournis. - (S)
- été, part, passé du v. être : « i seu été, al ô été » = j'ai été, il a été. S’emploie pour eu, part, passé du verbe avoir : « i é été, al é été « =: j'ai eu, il a eu. - (DC)
- éte, v. auxiliaire être. «Âte. » - (DC)
- étécher. v. a. Attacher. (Bazarnes). - (DdPY)
- éteignu, ue. part. p. D’éteindre. J’t’avais dit de laisser la chandelle allumée : d’à caue que t’I’as éteignue. - (DdPY)
- éteiné. adj. Qui est tellement préoccupé, tellement absorbé, que rien ne le dérange, rien ne le distrait. Sommecaise). Du latin attonitus. - (DdPY)
- ételée (pour attelée). s. f. demi-journée de labour, temps pendant lequel les animaux restent attelés à la charrue. La journée se partage ordinairement en deux ételées. - (DdPY)
- etelle : lamelle de bois sec (celt. etev : bûchette sèche). - (HV)
- ételon. s. m. Etalon. - (DdPY)
- etendou (nom masculin) : sorte de palette pour étendre la pâte à pain. - (N-M)
- étendou, s. m. espèce de palette avec laquelle ou étend la pâte des pains de seigle. - (DC)
- étention, s. f. intention et attention. - (DC)
- étépouée, étépoie (A l’). locut. adv. A l’étouffée. Pommes de terre cuites à l’étépouée. (Véron). - (DdPY)
- étéressé, adj. attaché à ses intérêts, parcimonieux. - (DC)
- étérompe, v. a. interrompre, gêner, déranger « i n' veu pâ vô-z'-étérompe », pour je ne veux pas vous déranger. - (DC)
- éteujotte, s. f. tige de fer ou de bois avec laquelle on accommode la mèche des lampes rustiques. L’éteujotte est un petit attisoir. - (DC)
- éteurié, s. m. étrier. - (DC)
- éteuriotte, s. f. graine de l'ivraie vivace qui se trouve souvent en abondance dans les céréales. - (DC)
- éteurri, ie. adj. Atterré, renversé, couché par terre. Se dit en parlant des personnes et des plantes. Le vent a éteurri tous les blés. J’iai éteurri d’un coup de poingne. (Etivey). - (DdPY)
- éti. Locut. interrogat. C’est une abréviation de plaît-il ? - (DdPY)
- étiale, équiale. s. f . Ecuelle. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- étïer, éthier. v. a. Attiser. (Parly). - (DdPY)
- étignier (pour étaingnier). s. m. Porte-vaisselle. De étain, parce qu’autrefois la vaisselle se composait de pots, de plats et d’assiettes d’étain. (Cravant). - (DdPY)
- étiner. v. a. Taquiner, provoquer, irriter. (Sénonais). Du latin tineare , ronger, asticoter. - (DdPY)
- étirâ, s. m. assemblage confus ; fouillis de choses jetées pêle-mêle. - (DC)
- étoindre : éteindre le feu. Fayo etoindre les chandelles : il fallait éteindre les chandelles. - (SGC)
- étoindre, v. a. éteindre. - (DC)
- étoindre. v. a. Eteindre. (Sermizelles). - (DdPY)
- étoindu, ue. participe p. d’étoindre (éteindre). Eteint, éteinte. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- étoler : ébrancher. - (S)
- étoler, étolner, v. a. ébrancher, couper les branches ou « toles » d'un arbre. - (DC)
- étoler. v. a. Atteler. (Sermizelles). - (DdPY)
- étôpe, s. f. étoupe, la partie la plus grossière de la filasse de chanvre. - (DC)
- étoquer. v. a. Accoter. - (DdPY)
- étoquoir. s. m. Accotoir. - (DdPY)
- étorne. s. f. étrenne. - (DC)
- étou : aussi. T'es content ? mouai étou ! : tu es content ? Moi aussi !  - (SGC)
- étou, adv. aussi. - (DC)
- étou, itou. adv. Du latin etiam. - (DdPY)
- étouâgée, étouâ'illie : enjambée. - (S)
- étouâiller : marcher vite, à grandes enjambées. - (S)
- étouffeur. s. f. touffeur, chaleur accablante, exhalaison ou vapeur qui étouffe. - (DC)
- étouinde : éteindre. - (S)
- étoulâ : chaume (tige de céréale restant dans le sol après la moisson), éteule. - (S)
- etoulâ, s. m. brin d'éteule pris isolément. Il y a beaucoup « d'étoulas » dans ce champ. - (DC)
- étoule : éteule. - (S)
- étoule, éteuhle, estouble. s. f. Eteule, chaume laissée sur pied après la moisson. (Athie). Du latin stipula. - (DdPY)
- étoule, s. f. éteule, chaume qui reste sur place après la moisson. Le lièvre est dans «l’étoule». - (DC)
- étoumi. s. m. Qui ressemble à un idiot, qui a l’air atone, stupide. - (DdPY)
- etounan. part, présent de « étonner. » facile à inquiéter, à étonner. Être « étounan », être prompt à s'émouvoir; n'être pas « étounan », c'est avoir du flegme, du sang-froid. - (DC)
- étounance, s. f. chose étonnante, surprenante, merveilleuse : il est si riche que c'est une « étounance ». - (DC)
- étouner : étonner. - (S)
- etoupi, partie, passé du verbe précédent. Bouché avec une étoupe, et par extension, éteint, étouffé d'une manière quelconque : « l' feu ô étoupi », c’est à dire est couvert de cendres. - (DC)
- étoupi, v. a. étouffer en couvrant, en comprimant. On « étoupit » le feu en le chargeant de cendres. - (DC)
- étoupon, s. m. bouchon de paille, de linge, de filasse, etc. dont on se sert pour fermer une ouverture, une fente, un trou. - (DC)
- étoupon. s. m. Paquet de filasse de rebut. - (DdPY)
- étousiot. s. m. Hottereau. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- etrain, s. m. paille, litière. Usité seulement dans une partie du Morvan bourguignon. - (DC)
- étraner. v. a. Etrangler. Du roman estraner, et du latin strangulare. - (DdPY)
- étranguelle (J’), tu étranguelles, il ou all étranguelle, manière dont se prononce, à Saint-Martin-sur-Ouanne et dans plusieurs autres localités, l’indicatif présent du verbe étrangler. - (DdPY)
- étraver. v. a. Mettre le foin en viottes (en veillottes) au bout du pré, pour qu’il soit chargé plus facilement sur les voitures. (Sens). — Dans un sens général, étraver veut dire apporter. - (DdPY)
- étrebot (pour éterbot, éleurbot, éturbot). s. m. Tourbillon de vent. Ce n’est pas autre chose que le mot latin turbo, un peu défiguré par la prononciation de nos paysans. ( Mont-Sain t-Sulpice). - (DdPY)
- etrein. s. m. Grosse paille de blé. (Argenteuil). - (DdPY)
- étreinglier (prononcez étrein-yer, en mouillant le gl). v. a . Etrangler. Du latin extringere. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- étreit, e, adj. étroit. Comme « dreit » - (DC)
- étrillou, s. m. petite aiguille de bois qu'on emploie pour dévider le fil. - (DC)
- etriote, s. f. ivraie. - (A)
- étriper. v. a. Serrer trop fortement, serrer à faire sortir les tripes. Tu me serres trop, tu m’étripes. (Sommecaise). - (DdPY)
- étrogne. s. f. Tronc d’arbre étèté et qui pousse des rejets qu’on élague de temps en temps. - (DdPY)
- étrogner (pour étronçonner). v. a. Couper la tête d’un arbre, n’en laisser que le tronc. — Se dit aussi pour couper les étrognes. - (DdPY)
- étroichener, v. a. briser, couper, détacher les trochets ou rameaux en corymbes de certaines plantes, du sarrazin principalement. - (DC)
- étroinge, adj. étranger, dépaysé, désorienté : « i m' seu troué étroinge en c' pais-quite ». - (DC)
- etroinge, s. m. étranger, une personne d'un autre pays. - (DC)
- étroinger, v. a. gêner, contraindre, embarrasser : « i n' veu nun étroinger », je ne veux gêner personne. - (DC)
- étroinguier, v. a. étrangler. - (DC)
- étroncener, v. a. tronçonner, couper les petites branches d'un arbre ou d'un arbuste. (Voir : troncener.) - (DC)
- etroncher (verbe) : tailler les haies. - (N-M)
- étronner (prononcez étron-ner). v. a. Etrogner, élaguer. (Lindry). - (DdPY)
- étropage : action d'étropai. - (SGC)
- étropai : tailler une haie à l'aplomb. - (SGC)
- étropement, s. m. extirpement ; action d'arracher, de couper à fleur de terre les racines d'arbres ou d'arbustes. - (DC)
- étroper : tailler verticalement (une haie). - (S)
- étroper, v. a. couper à fleur de terre ou même arracher des broussailles, des genêts, des bruyères, etc. on « étrope » les champs de balais (voir : balai et genêtre) avant d'y mettre la charrue. - (DC)
- étroperir : faire brûler les étroperies (déchets produits par l'étropage). - (SGC)
- étrougnues (étrognures). s. m. pl. Branches provenant d’étrognes qu’on a élaguées. (Sommecaise). - (DdPY)
- étrouin'yer : étrangler. - (S)
- étruchoué. s. m. Petit instrument de bois, ordinairement en sureau et en forme de mirliton, dont on se sert pour dévider du fil en pelote. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- étrugniau. s. m. Etourneau. (Rugny). - (DdPY)
- étuelle, s. f. écuelle, petit vase de forme arrondie dans lequel on dresse la soupe - (DC)
- étuotte (pour étirotte). s. f. Petit morceau de bois servant à étirer la mèche d’une lampe. (Montillot). - (DdPY)
- eü, évu. partic. p. d’avoir. J’ai évu mal aux dents toute la nuit. Il a éii si peur, qu’il en tremble encore. - (DdPY)
- eude : cheville en fer qui tient la roue dans l'essieu. - (PA)
- euffri, v. a. offrir. - (DC)
- euger. v. a. Appeler, crier. (Véron, Nailly). - (DdPY)
- eugne, pour un. Se prononce ainsi quand le mot termine la phrase. - (DdPY)
- euill', ll mouil. s. m. œil, organe de la vue. - (DC)
- euillasse (nom féminin) : pie. On dit aussi ouillasse, eguiche ou ageasse. On dit également margot. - (N-M)
- euillot, s. m. œil - (DC)
- euillot. s . m. Entonnoir. Du vieux mot eut (oculus), et de eullîer (ouiller), remplir jusqu’à l’œil, jusqu’à la bonde, en parlant d’un tonneau. (Montillot). - (DdPY)
- eule. s. f. Huile ; du latin oleum. De la boun’ eule. - (DdPY)
- euler, v. n. hurler, pousser des hurlements. - (DC)
- eulmaisse : limace. - (S)
- euls, pron. pers. de la 3" pers. pluriel, féminin. Elle se dit « euls » pour le régime, et «a» pour le sujet : « a son mailaides ce fon-nes-laite », elles sont malades ces femmes-là ; « c' nô pâ por-z-euls », ce n'est pas pour elles. « Lé » s'emploie pour elle au singulier. - (DC)
- eul'ver, v. a. élever, nourrir, instruire un enfant. - (DC)
- eulvin, s. m. alevin, jeune bétail qu'on élève, petits veaux. Environ de Château-Chinon, Frétoy, Anost, etc. (voir : alvin.) - (DC)
- eumâble aimable. - (S)
- eum'chot : un peu. - (S)
- eumer : aimer. - (S)
- eumer : aimer. - (HV)
- eûmer, v. a. aimer. La prononciation appuie sur la première syllabe : « c'te fon-ne-laite eûme bin se p'tios », cette femme-là aime bien ses enfants. - (DC)
- eun, eune, s. numéral, lin, une. - (DC)
- eune : une. - (S)
- euni, v. a. unir : « a son bin eunies entre-z-eules », elles sont bien unies entre elles. - (DC)
- eunion, s. f. union. - (DC)
- eûnorme, adj. énorme. On appuie sur la première syllabe. - (DC)
- eunpoichenot, adv. de quantité ou subst. peu, un peu, une petite quantité. - (DC)
- euragner. v. a. Aiguillonner les bœufs, fouetter les bestiaux, les chevaux, pour les faire marcher plus vite. De erre, route, chemin, marche, voyage. (Chassignelles). — A Chàtel-Censoir, on dit aragner. - (DdPY)
- eurbondi, v. n. rebondir, bondir de nouveau. (Voir : bondener.) - (DC)
- eurbouécher, v. a. reboucher, boucher une fois de plus. - (DC)
- eurc’moincer, v. a. recommencer, faire quelque chose une fois encore : « les ouiaux aiveient ercoomoincé d'çanter. » - (DC)
- eurcevouâ, v. a. recevoir. au part. pass. « eurçu » : « i é eurçu d' lu dix pistoles », j'ai reçu de lui, etc. - (DC)
- eurconduite, eurcondeute, s. f. reconduite. Faire la reconduite à un individu c'est l'accompagner dans sa course ou sa promenade. - (DC)
- eurconsoler, v. a. reconsoler. - (DC)
- eurcôpe, s. f. recoupe, rigole dans un chemin ou dans un champ. - (DC)
- eurdingotte. s. f. redingotte, habit - (DC)
- eureuse (nom féminin) : année. - (N-M)
- eurfromer, v. a. refermer, fermer une fois de plus. - (DC)
- eurfuge, s. m. refuge, asile, abri. - (DC)
- eurgairder, v. a. regarder. - (DC)
- eurgiper (s') : démener (se). - (S)
- eurgippai, airgippai (?) : se démener. - (SGC)
- euriot (pour euillot). s . m. Petit entonnoir de fer-blanc. - (DdPY)
- eurjeter, v. a. rejeter. « Erzeter. » - (DC)
- eurlanci, v. a. relancer, gourmander, malmener quelqu'un. - (DC)
- eurleuver, v. a. relever, lever une autre fois. (Voir : leuver.) - (DC)
- eurligion, s. f. religion, culte religieux. « Erlizion. » - (DC)
- eurligiou, ouse. adj. religieux. - (DC)
- eurliques, s. f. reliques, objets sacrés. - (DC)
- eurluquer, v. a. reluquer, regarder, considérer avec attention, avec une sorte d'intensité qu'explique la convoitise. - (DC)
- eurméde, s. m. remède, médicament. Morvan nivernais « erméde, arméde. » - (DC)
- eurmerquâble. adj. remarquable. - (DC)
- eurmerque. v. a. remarque. (Voir : remerque, merque.) - (DC)
- eurmontrance. s. f. remontrance, semonce. - (DC)
- eurmontrer, v. a. montrer à, enseigner, instruire. C’est un bon maitre, il « eurmontre » bien ses élèves. - (DC)
- eurné : éreinté. - (SGC)
- eurniquer, v. a. refuser quelque chose à quelqu'un. - (DC)
- eurnoueille, s. f. grenouille. (Voir : renoueille.) - (DC)
- eurpas, s. m. repas, nourriture prise à une certaine heure. - (DC)
- eurproucher, v. a. reprocher, faire un reproche. - (DC)
- eurqueuler, v. a. reculer, aller ou mener en arrière. Le charretier crie à son cheval qu'il veut faire reculer : « eurqueule, eurqueule » ! - (DC)
- eursemblance, s. f. ressemblance. Un peintre habile attrape bien « l'eursemblance » du modèle. - (DC)
- eursembler, v. a. ressembler, avoir de la ressemblance avec quelqu'un en quelque chose. - (DC)
- eurtie. s. f. Ortie. (Pasilly). - (DdPY)
- eurveni, v. a. revenir, venir une autre fois. - (DC)
- euti : outil. Au sens propre et figuré. Ex : "Ce ch'tit gars, c'est un euti !" "Le loufou, il perdait ben tous ses eutis !" - (VDB)
- euti. s. m. Outil. Un petit eutil. Un mauvais, un boun eutil. - (DdPY)
- euzet : usé. - (S)
- évachir (S’). v.pron. S’avachir, devenir mou, s’élargir, en parlant du cuir et de certaines étoffes. Les chaussures, à la longue, finissent toujours par s’évachir. - (DdPY)
- évâdé, part, passé qui s'emploie substantivement. Écervelé, extravagant, celui qui parle à tort et à travers, qui bat la campagne dans ses actions ou dans son langage. - (DC)
- évâder, v. a. chasser, mettre en fuite, pousser dehors : « qu'a veune, i l'évâderai brâman », qu'il vienne, je le ferai joliment partir, je le pousserai comme il faut ; « évâder » les mouches, les chasser. - (DC)
- évagât. s. m. Trombe d’eau. Du vieux mot agaster , gâter, dévaster. (Soucy). - (DdPY)
- évairer, v. a. chasser, mettre en fuite, pousser dehors, disperser. - (DC)
- évalon (pour avalon). s. m. Gorgée. - (DdPY)
- évaré, ée. adj. Effrayé, effaré, ahuri. Des perdrix, des brebis évarées. - (DdPY)
- évarvouiner. v. a . Faire jouer. (Soucy). - (DdPY)
- évases. s . f. pl. Pluies qui se préparent à tomber, quand le temps est chargé d’eau. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- évasiller. v. a. Tailler grossièrement la vigne. (Cuy). - (DdPY)
- évauler. v. a. Avaler. - (DdPY)
- évauloire (pour avaloire). Gosier. All’ ot eine boun’ evauloire. (Athie). - (DdPY)
- évégé, ée. adj. Eveillé, avisé. Toi, mon p’tiot, t’es ben trou évégé pou toun âge ; g’eume pas ça. - (DdPY)
- évéger (S’). v. pron. S'éveiller. — Par extension, se mettre en marche, se mettre en train. (Bussy-en-Othe). - (DdPY)
- éveillée, s. f. étincelle qui s'échappe du feu. - (DC)
- évênir (l’r ne se prononce pas). S’évanouir, tomber en faiblesse, en syncope. Du latin evanescere. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- éventionner, v. a. inventer, imaginer. Cet homme-là « éventionne » toujours des mensonges. - (DC)
- éventionneu. euse, adj. et s. celui ou celle qui invente des choses plus ou moins fausses. - (DC)
- éventrée. s. f. Coliques de cheval, tranchées. Son cheval est mort d’une éventrée. - (DdPY)
- éventrouiller. v. a. Serrer le ventre trop fortement. (Percey). - (DdPY)
- évèrer : chasser, disperser. - (S)
- évergetier. s. m . Merisier. (Courson). - (DdPY)
- éverpé, ée. adj. Avare. (Menades). - (DdPY)
- éveuger. v. a . Frayer. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- éveugliotte (A l’). Locut. adv. A l’aveuglette, à tâtons. (Etivey). - (DdPY)
- éveuille. s. m. Aveugle. (Vincelottes). - (DdPY)
- éveuiller. v. a. Aveugler. (lrancy). - (DdPY)
- éveurluché, e, adj. ébouriffé. se dit d'une tête mal peignée et en général de tout ce qui est en désordre, pêle-mêle, hérissé en broussaille. « Évourlacé. » - (DC)
- évïer, éviser (S’). v. pron. S’apercevoir, s’aviser d’une chose. - (DdPY)
- évigner. v. a. Aveindre, tirer à soi. Il était trop haut, j’ai pas pu l’évigner. (Bessy, Annay-sur-Serein, Gourgis, etc.). - (DdPY)
- évinnir (S’). v. pronom. S’évanouir. On prononce évin-ni. (Montillot). - (DdPY)
- évitation, s. f. invitation, premier appel au tribunal du juge de paix, avertissement officieux de comparaître. - (DC)
- éviter, v. a. inviter. - (DC)
- évitou, ouse, s. inviteur, inviteuse, celui ou celle qui fait les invitations pour un mariage. - (DC)
- évivaus, s. m. étincelles du feu qui pétille. (Voir : éveille, signaude, soldats.) - (DC)
- évoigne. s. f. Avoine. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- évoiller, v. a. éveiller, réveiller. - (DC)
- évoilli, e, part, passé. Éveillé, réveillé. - (DC)
- évoindre, aveindre. v. a. Prendre, saisir en se haussant, ou en élevant les bras, un objet qui n’est pas tout à fait à portée de la main. - (DdPY)
- évoinger. v. a. Propager. (Etivey). - (DdPY)
- évoù dan. Locut. interrogat. Là où donc Evoù dan que t’vas ? (Lucy-sur-Cure). - (DdPY)
- évoueillot. s. m . Entonnoir. C’est une altération des mots ouillot, oeillot, ovillot, instrument servant à remplir les fûts et les bouteilles. On dit encore aujourd’hui ouiller, pour remplir, remplir jusqu’à l’œil jusqu’à la bonde. On dit également ouillage, pour remplissage, action de remplir les tonneaux. - (DdPY)
- évouillé. adj . et part. p. d’Evouiller, aveugler. — Etre évouillé, être soûl, rassasié à n’en voir plus clair. Il a tant bu, tant mangé, qu’il en est évouillé. (Dollot). - (DdPY)
- évouinger : progresser, avancer rapidement. - (S)
- évoûlant : plancher à foin. - (S)
- évoulâyé, adj. celui qui parle étourdiment, qui agit comme un étourneau, qui n'entend pas la raison. - (DC)
- evourluché : cheveux en désordre, hirsutes. On éto evourluché par le vent : on était échevelé par le vent, décoiffé. - (SGC)
- évourton. s. m . Avorton. (Bazarnes). - (DdPY)
- évoyau. s. m. Petit entonnoir. (Charentenay). — A Migé, on dit Jean voyau. - (DdPY)
- èvre (pour oeuvre). s. m. Filasse qui entoure la quenouille. J’n’ai pas d’èvre à ma quenoille. (Sacy). - (DdPY)
- évri (pour verri, par transposition de l’e). adj. Verri, rouillé, couvert de vertde-gris. (Chassignelles). - (DdPY)
- exempt de, loc. a l'abri de, dispensé de. - (DC)
- exhon. s. m. Héron . ( Bléneau).— Jambes d’exhon. - (DdPY)
- exiomo. s. m. Ecce-Horao, tableau représentant Jésus-Christ couvert d’épines. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- expérient. adj . Qui est expérimenté, qui a de l’expérience. (Saligny). - (DdPY)
- exqueumier. v. a. Excommunier. (Saint-Martin-des-Champs). - (DdPY)
- eyau : charrue de bois. - (PA)
- é'yer : délayer. - (S)
- eyœuter. v. a . et n. Cligner, regarder d’un œil pour aligner, pour voir si une chose est droite. Eyoeuter une règle. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- eyot, oeillot. s. m. Œil. Les lermes l’i chésint des éyots, les larmes lui tombaient des yeux. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- eyot. adj. et s. m . Idiot, imbécile. (Perreuse). - (DdPY)
- ézondées, s. f. par « ézondées », par intervalles, par accès, par secousses. - (DC)

Sommaire


F

- f’llée (ll mouillés). s. f. Feuillée. (Rebourseaux). - (DdPY)
- f’llon (ll mouillés). Feuillon, petite feuille. Du latin foliolum. - (DdPY)
- f’mée. s. f. Fumée. - (DdPY)
- f’naichon. s. f. Fenaison. - (DdPY)
- f’ner. v. n. et se f’ner, se fener. v. pronom. Faner, se flétrir. Un bouquet fné. — Il fait si chaud que tout fène dans les champs. A s’ feune ben la pouv’ fille. — v. a. Faner, secouer, écarter dans les prés l’herbe qui vient d’être fauchée, pour la faire sécher. Du latin fenum. - (DdPY)
- f’ni (nom masculin) : fenil. Lieu où l'on serre le foin. - (N-M)
- fâ, s. m. faix, fardeau, charge : « eun fâ d’herbe, eun fâ d'peille », fardeau en général. - (DC)
- fabricien : membre du conseil de fabrique d'une paroisse. - (QLT)
- fabrique : ensemble des personnes nommées officiellement pour administrer les biens d’une paroisse ; ensemble des biens et revenus d’une église. La fabrique a été abolie par la loi du 9 décembre 1905. - (QLT)
- fàcer. v. a. Fâcher. (Ménades). - (DdPY)
- fachelle (nom féminin) : moule en fer ou en terre percé de trous dans lequel on place le caillé pour faire le fromage. - (N-M)
- fâcher, v. a. fâcher avec le sens actif, gronder quelqu'un, faire des reproches : mon père m'a « fâché », c’est à dire m'a réprimandé. - (DC)
- facille (ll mouillés). adj. Facile. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- facine, s. f. brins de bois, jeunes pousses, la partie la plus menue du branchage des arbres. - (DC)
- façu, e, adj. celui qui a une grosse face, une figure rebondie. Un visage « façu » est un visage de pleine lune. - (DC)
- fade, adj. mollasse. S’emploie pour exprimer un état maladif où les chairs sont flasques: « l'poure p'tiô ô tô fade », le pauvre petit est sans force, il ne peut se soutenir par affaiblissement. - (DC)
- fadiiller, v. n. avoir beaucoup de famille, avoir de nombreuses portées. Se dit principalement en parlant des animaux. les truies et les lapins « faimillent » plus que d'autres femelles. - (DC)
- fafions, s. m. plur. chiffons de peu de valeur, menus objets de toilette, oripeaux. - (DC)
- fafiot, s. m., soulier d'enfant. - (A)
- fafiotaige, s. m. emploi de « fafions », de chiffons sans valeur pour la toilette ou pour un usage quelconque. - (DC)
- fafluches. s. f. pl. Menus copeaux de menuisier. — Flocons de neige. - (DdPY)
- faguenâ, s. m. odeur fade, nauséabonde. - (DC)
- fai fouè : fait foi. - (S)
- fai foué : faire foi, affirmatif. J'en fais foué et pou fé foué faut être sûr : j'en fais foi et pour faire foi il faut être sûr. - (SGC)
- faibricien, s. m. fabricien, celui qui administre la fabrique d'une paroisse. - (DC)
- faignant, faigniant. adj . et s. m. Lâche, paresseux, fainéant. - (DdPY)
- faignanterie. s. f. Fainéantise. - (DdPY)
- faihine, s. f. farine, mouture des grains. (Voir : faireune.) - (DC)
- faihiner, v. a. enfariner, mettre dans la farine. - (DC)
- fai'illère : falloir. - (S)
- faim. s. f. Envie, besoin. Avoir faim de boire, avoir faim de dormir. - (DdPY)
- faimeune, s. f. famine. - (DC)
- faimgne. s. f. Faim. (Athie). - (DdPY)
- faingn’, s. f. faim, besoin de manger. - (DC)
- faire lai mére du vente : faire sa portée (pour une vache). - (S)
- faireune : farine. - (S)
- faireune, s. f. farine. On nomme « faireune fôle » la poussière de farine qui saupoudre l'intérieur des moulins et qui dans le pays sert à faire la colle ou chas des tisserands. (Voir : fanée.) - (DC)
- fairfouéiller : farfouiller, fouiller, remuer. - (S)
- fairfouillè (éte) : écoeuré (être), être gêné côté digestion. - (S)
- faironghi', s. m. furoncle, appelé vulgairement clou. (Voir : fronllhe.) - (DC)
- faisée. s. f. Fait accompli, chose faite, consommée. — Au jeu de cartes, action de faire les cartes, de les distribuer, de les donner à chacun des joueurs. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- faîtaize. s. m. Faîtage. (Ménades). - (DdPY)
- faiteux. s. m. Faiseur. (Athie). - (DdPY)
- faitron. s. m. Faîne, fruit du hêtre. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- faiviole, s. f. haricot. - (DC)
- faivôrïer, v. a. favoriser, être favorable à. - (DC)
- falander. v. n. Faisander. — Se dit, figurément, d’une chose qui reste là, qui attend plus que de raison. Elle aura le temps, dit-on, de falander, elle prendra du fumet. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- falibourne (pour falibourde). s. f. Conte en l’air, fable, faribole, folie, mensonge. (Jussy). - (DdPY)
- falot : Lampe tempête à pétrole. Le réservoir est au-dessous et la flamme est protégée par un large verre ovalisé, lui-même garanti par un cerclage métallique. On s'en sert dans les écuries ou pour faire un parcours de nuit à pied. - (VDB)
- falot, s. m. grosse lanterne carrée qui éclaire sur les quatre faces. - (DC)
- faloter. v. n. Flamber. — Faloter un poulet, le passer à la flamme, le flamber, après qu’il a été plumé. — Faloter un cochon, le griller avec de la paille flambante. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- famosité : renommée. - (QLT)
- Fanchette, nom de femme. Diminutif de Françoise, comme le français fanchon usité pour désigner un fichu de tête. - (DC)
- fanchi. s. m. Surnom ou, plutôt, sobriquet généralement donné aux flotteurs, dans les pays riverains de l’Yonne. Pourquoi ? — A Gy-l’Evèque, ce mot est une abréviation de François, comme, ailleurs, Fanchon et Fanchonnette se disent pour Françoise. - (DdPY)
- fanchon. s. f. Grand mouchoir avec lequel les femmes de la campagne se couvrent la tête dans les champs. - (DdPY)
- fanée, s. f. poussière de farine qui voltige et se répand partout dans les moulins. On l'emploie pour faire le chas ou colle à l'usage des tisserands. La «fanée» est plus connue chez nous sous le nom de « faireune fôle. » (Voir : faireune.) - (DC)
- fanes : partie d’une plante constituée par les rameaux et les feuilles. S’emploie surtout à propos de plantes comestibles. Ex : "Les fanes de mes truffes sont ben drutes, j’vas attendre pour déracher." - (VDB)
- fanfeurluche : fanfreluche. - (S)
- fanfeurlue, s. f. fanfreluche, bagatelle de toilette, rubans, chiffons. - (DC)
- Fanfouine. Sobriquet quelquefois appliqué aux femmes en plusieurs lieux. - (DC)
- fantaisie : beignet. - (S)
- fantasie, s. f. fantaisie. - (DC)
- far : fer. - (S)
- fâr, s. m. fer avec les mêmes significations qu'en français : « ain c'mingn' d'fâr », un chemin de fer. - (DC)
- far. s. m. Fer. A Givry et dans beaucoup d’autres endroits, Ve très-souvent se convertit en a. - (DdPY)
- farache, adj. brusque, turbulent, sauvage. - (DC)
- farachou, ouse, s. braque, fantasque, brutal. Les charretiers appliquent souvent cette épithète à leurs boeufs lorsqu'ils sont rétifs ou, au moins, lorsqu'ils n'obéissent pas assez vite à l'aiguillon. - (DC)
- faramine. adj. f. Méchant, nuisible. Bête faramine, bête dangereuse, menaçante. Des mots latin fera et minus. - (DdPY)
- farau, aude, adj. se dit d'une personne qui a mis ses plus beaux habits. - (DC)
- farauder. v. n. Faire parade de ses beaux habits, faire le faraud, l'élégant. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- farauderie. s. f. Recherche dans la parure, coquetterie. C’est la farauderie qui perd les jeunes filles. - (DdPY)
- farbeuillai : fouiller, identique à feurbeuillai. - (SGC)
- farce. s. f. Hachis de viande de bœuf et d’oignons, assaisonné de sel et de poivre, que l’on coud dans un morceau de poitrine, de hampe de mouton, qu’on met bouillir ensuite dans une marmite avec de l'arrivage, et dont le bouillon, quand il a été soigné, sert à tremper une soupe, que certains gourmets trouvent fort à leur gré, ainsi que la farce elle-même. — Voyez fras. - (DdPY)
- fare : faire. - (S)
- fare lai câquoûe : bouder, avoir un air renfrogné, mécontent. - (S)
- fare lai creusse : bouder, avoir un air renfrogné, mécontent. - (S)
- fare lai reue : bouder, avoir un air renfrogné, mécontent. - (S)
- fareau : fier, crâneur. - (S)
- farfouiller. v. n. Fouiller, chercher en brouillant, en emmêlant tout. Il est français dans ce sens, mais, par extension, par analogie, on le dit en patois, à Mailly-la-Ville, de celui qui bégaye, de celui qui, en parlant, semble fouiller de sa langue le fin fond de son gosier pour en tirer péniblement quelques mots confus, des syllabes entortillées. - (DdPY)
- farfouin. s. m. Celui qui parle du nez. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- farfouiner. v. n. Parler du nez, accentuer péniblement. (Champignelles, Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- farme : ferme. - (S)
- farme, adj. ferme, solide : « tin farme », tiens ferme. - (DC)
- farme, s. f. ferme, domaine affermé. - (DC)
- farouiller. v. a. Noircir avec du noir de fumée, du noir de chaudière ou de chaudron. — Se farouiller. v . pron. Se noircir au contact des ustensiles cuisine. (Perreuse). - (DdPY)
- farre (pour feurre, foarre, fouarre). s. m. Foin, paille, fourrage. (Soucy). - (DdPY)
- fâs (i). Je fais. - (DC)
- fasant. partic. pr. du verbe Faire. (Sommecaise). - (DdPY)
- fât. s. m. Faix, charge, fardeau. Un fât d’herbe. - (DdPY)
- fatigaule, adj. qui cause de la fatigue, qui est pénible. Un chemin, un voyage « fatigaules. » - (DC)
- fauceille, s. f. faucille, instrument pour moissonner. - (DC)
- fauceiller, v. a. fauciller, se servir de la faucille. - (DC)
- fauchet, fauchat, fauchot. s. m . Faucon, oiseau de proie. (Diges, Jussy, etc.). - (DdPY)
- faucillon. s.m. Petite faucille. (Lindry). - (DdPY)
- faufourche. s. f. Branche ou morceau de bois fourchu servant à étayer un arbre trop chargé de fruits ou de support à quelque chose. Les enfants qui s’amusent à fabriquer de petits moulins, qu’ils font tourner dans un ruisseau, appuient les extrémités de leur axe sur deux faufourches. - (DdPY)
- faunâjon. s. f. Fenaison. (Tharot). - (DdPY)
- fauner. v. a. Faner. (Montillot). - (DdPY)
- fautale, foutale, s. f. hêtre. Cet arbre abonde dans les bois du Morvan. - (DC)
- faute (faire) : manquer. - (SBB)
- faute, s. f. besoin, privation. Avoir faute, avoir besoin, manquer du nécessaire. Avoir faute de pain, manquer de pain ; mourir de faute, périr de besoin. - (DC)
- fauteai, s. m. hêtre. - (DC)
- fauter, v. n. faire une faute, manquer : « i é fauté en fian ç'lai », j'ai fait une faute en faisant cela. - (DC)
- fauter. v. n. Faillir, tomber en faute. - (DdPY)
- fautif, e, adj. des deux genres. Sujet à manquer, à faire défaut. S’emploie surtout en parlant des terres dont la culture est chanceuse, dont les récoltes sont peu assurées. - (DC)
- faux-mouchet. s. m. Emouchet. (Saligny). - (DdPY)
- faviaule : haricot (lat. faba) (celt. fav). - (HV)
- favounette. s. f. Fauvette. (Sacy). - (DdPY)
- fayite (pour faïl, fay, fays). s. m. Hêtre. (Germigny, Percey). Du latin fagus. - (DdPY)
- fayot : haricot. - (S)
- fé d'paille : paille mise en gerbe après le battage du blé. Locution. On va chercher le fé d'paille au plongeon. Ex : "J'vas allé met' un fé d'paille sous la barrée. " Le travail consiste à délier la gerbe et à étaler la paille avec la fourche, en la répartissant convenablement. - (VDB)
- féille : fille. - (S)
- feille, s. f. fille. - (DC)
- feingnan, ante, s. et adj. fainéant, paresseux, lâche. - (DC)
- feintise, s. f. feinte, ruse, tromperie, trahison. - (DC)
- femalle. s. f. Femelle. (Qomeçy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- femée : fumée. Pas de femée sans feu : pas de fumée sans feu. - (SGC)
- fenacer. v. n. Brouillasser. - (DdPY)
- fenaillon. s. m . Mauvais chiffon, morceau d’étoffe passée, fenée (fanée). (Saint-Florentin). - (DdPY)
- fenarder. v. n. Boire avec excès, s’enivrer. (Percey). - (DdPY)
- fenasse (nom féminin) : terrain non entretenu. - (N-M)
- fenasse : herbe sèche. - (PA)
- fenasse. s. f. Herbes des bois, graminées sauvages, que les femmes de la campagne cueillent pour les bestiaux. - (DdPY)
- fenasser (verbe) : tomber une pluie fine. - (N-M)
- fendasse, s. f. fente, crevasse, lézarde. - (DC)
- fende : fendre. - (S)
- fendedre, s. f. fendure, fente, crevasse, lézarde. - (DC)
- fendelé. adj. Fendillé, plein de petites fentes. (Puysaie). - (DdPY)
- fendis. s. m. Osier fendu à l’usage des tonneliers. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- fendoû : fendeur. - (S)
- feneau. s. m. Fenil. (Etais). - (DdPY)
- féneril. s. m. Grenier à foin. (Champignelles, Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- fenitre, v. n. finir. - (DC)
- fenre, v. a. fendre. - (DC)
- férâ, s. m. le salmo lavaretus des naturalistes. Ce poisson est devenu Morvandeau, grâce à son acclimatation complètement réussie dans le réservoir des settons. - (DC)
- ferbaud, frébaud. adj. Gourmand. - (DdPY)
- ferbiller. v. a. Fourbir, essuyer, frotter. T’vas ferbiiier la table. - (DdPY)
- ferbillon, feurbillon (pour fourbillon). s. m. Petit torchon pour fourbir, pour essuyer. (Andryes). — A Lindry, on dit frobillon. - (DdPY)
- fercelle (pour fescelle). s. f . Moule à fromage. Du latin fisçella. - (DdPY)
- fercielle : moule à perforations pour égoutter les fromages. - (PA)
- fercielle : aisselle. Cylindre bas en grès avec fond et tour percé de trous pour l'écoulement du petit lait. On plaçait une étamine à l'intérieur pour éviter les pertes de matière constituant le fromage blanc en formation. Synonyme d'agoutasse. - (VDB)
- ferdauler. v. a. Battre. (Lucy-s-Cure). - (DdPY)
- ferdue, ferdure. v. a. Froidure. —Roi de ferdue, nom donné au roitelet dans nos campagnes. - (DdPY)
- ferdusiau. s. m . Roitelet, roi de ferdure. (Saligny). - (DdPY)
- fére, v. a. faire. Dit « fée » à l'infinitif par la chute de l'r. - (DC)
- féreine. s. f. Farine. ( Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- féreineux. adj. Farineux. (Ibid.). - (DdPY)
- ferlampe. s. f. Nom donné, dans la Puysaie, à certaines associations de buveurs et de débauchés, ainsi appelées parce que, dans l’origine, ces sortes d’associations se composaient de ferlampiers (de frères lampiers), individus qui étaient chargés de l’entretien des lampes dans les églises et les couvents, qui étaient tous, paraît-il, de grands ivrognes, aimant à se réunir ensemble pour jouer et faire godaille, pour lamper, ainsi qu’ils le disaient entre eux et qu’on le dit encore aujourd’hui à leur exemple. (Perreuse). — Voyez lampée et lamper. - (DdPY)
- ferland, ferjand. adj. et s. m. Friand. - (DdPY)
- ferlauber. v. a. Lécher en faisant entendre un clapement. — Se dit aussi pour exprimer qu’on a tout mangé, qu’on n’a rien laissé. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- ferlaud, ferlot. adj . et s. Friand. (Ghampignelles). - (DdPY)
- ferler (pour freler). v. n. Fureter, faire comme un frelon en quête de miel. (Gourson, Etais). - (DdPY)
- ferlicher (Se). v. pronom. Se passer la langue sur les lèvres, se pourlécher. (Lamsecq). - (DdPY)
- ferlouner (pour frelonner). v. a. et n. Fredonner, faire entendre un bourdonnement comme le frelon. ( Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- ferlu. adj. Inconvenant. Si ce mot, qui se prononce ainsi à Granchamp, est là pour frelu, il signifie, suivant Roquefort, vaurien, larron, voleur. - (DdPY)
- ferlusettes. s. f. pl. Copeaux de menuisier. (Nailly). - (DdPY)
- ferluter. v. n. S’introduire indiscrètement chez les autres, pour savoir ce qui s’y passe. (Sommecaise). Doit avoir la même origine que ferlu. - (DdPY)
- fermi, fremi, fromi. s. m. Fourmi. - (DdPY)
- fernailler (pour frenailler). v. a. Refréner, frapper pour corriger. Du latin frenare. (Etais). - (DdPY)
- fernouillat. s. m. Enfant qui trépigne, qui remue sans cesse. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- fernouiller. v. n. Remuer, s’agiter sans cesse. (Champignelles). - (DdPY)
- ferraillon. s. m. Acheteur et revendeur de vieilles ferrailles. - (DdPY)
- ferrer. v. a. Carder. (Rogny). - (DdPY)
- ferreux. s. m. Peigneur de chanvre. (Villiers-Saint- Benoît). - (DdPY)
- ferrier. s. m. Amas de scories de fer. (Puysaie). - (DdPY)
- fersue, frechue, frechure. s. f. Fressure, comprenant le cœur, la rate, le foie et les poumons d’un animal. Une fersue de vjau. — A Subligny, on dit férchure. - (DdPY)
- fertasse. s. f. Filasse. (Bessy). - (DdPY)
- fertée, feurtée (frottée). s. f. Quantité de chanvre que l’on met dans une pile, pour être broyée sous le pilon. (Perreuse). — Tranche de pain dont la croûte a été frottée d’ail et sur laquelle est étendue une couche de fromage mou, semée de sel et de poivre et quelquefois de menus brins d’ail ou d’appétit. Fais-moi une boune feurtée. - (DdPY)
- ferter : fouetter. Battre quelqu'un en fouettant (ou plutôt en menaçant de fouetter). Ne s'emploie que pour les personnes. Ex : "L'pour pétit, il s'a fé ferter par son pée !" La personne menaçant l’enfant utilisait une botte de chanvre pour le fouetter. - (VDB)
- ferteux. s. m. Filassier, peigneur de chanvre. - (DdPY)
- fertier : buisson. - (PA)
- fertil (pour fretil). s. m. Friche, terre inculte. (Montillot). - (DdPY)
- fertille. adj. (ll mouillées). Fertile. - (DdPY)
- fertissier. s. m. Mistoupon, peigneur de chanvre. - (DdPY)
- fesoûe : appareil génital féminin. - (S)
- féte (lai) : fête (la). - (S)
- féte (le) : sommet (le). - (S)
- fête, s. f. dans tout le Morvan, « fére lai fête » c'est se régaler, c'est surtout aller à la noce. - (DC)
- fêtéger (pour festoyer). v. n. Fêter, régaler, faire bonne chère. (Etais). - (DdPY)
- fétégeu, adj. celui qui prend part à une fête, à une noce, à un festin de mariage. Les bons repas ne manquent jamais de « fétégeux. » - (DC)
- fêtégeux. s. m. pl. Ceux qui font partie d’une noce, qui sont conviés, qui assistent à un repas de noce. (Venoy). - (DdPY)
- feu, s. m. le dimanche des feux, premier dimanche de carême, est appelé dans une partie du Morvan le dimanche des bordes. - (DC)
- feugnassou (nom masculin) : personne curieuse jusqu’à l'indiscrétion. - (N-M)
- feugner (verbe) : sentir. En curieux, mette son nez partout. - (N-M)
- feugner : chercher, fouiller (feurtasser, feurgouner). - (PA)
- feûgner : flairer, sentir, chercher. - (S)
- feugner, v. a. flairer ou fouiller la terre avec le museau, le groin. - (DC)
- feugnon (nom masculin) : museau, nez, groin. - (N-M)
- feûgnon : nez, museau. - (S)
- feugnon, s. m. museau, groin. S’applique aux animaux en général. On dit le « feugnon » des bœufs, des vaches, des porcs, des moutons et même des chevaux. - (DC)
- feugnon. s. m. Muffle, groin, museau. — A domecy-sur-Gure , on dit feugnot pour groin de cochon. - (DdPY)
- feugnot : groin du porc. On brcoh'to le feugnot du couecho : on brochetait le nez du cochon. - (SGC)
- feuhiau, s. m. fuseau. (Voir : feujau.) - (DC)
- feuillai : fouiller. - (SGC)
- feuillard, f’llard (ll mouillées). s.m. Fouillée. — Ne s’emploie guère qu’au pluriel. Faire des f’llards, des feuillards, couper des branches garnies de feuilles pour alimenter les bestiaux pendant l’hiver. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- feuillarder. v. n. Remuer dans les feuilles, en parlant d’un petit animal. (Perreuse). - (DdPY)
- feuillâs : petite branche feuillée plantée en terre pour indiquer une limite (par ex. de semis). - (S)
- feuillâs, s. m. plur. feuilles sèches par opposition avec les feuilles vertes : « oll’ vié aine grosse sarpant que s'sauvot p'las feuillâs », elle vit un grand serpent qui se sauvait dans les feuilles sèches. - (DC)
- feuiller. v. a. Feuiller. - (DdPY)
- feuilleron, s. m. branche d'arbre garnie de feuilles. - (DC)
- feuillet. s. m. Scie. (Puysaie, Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- feuillette : fût de 114 litres. - (S)
- feuillie, s. f. feuillure, entaillure dans la pierre où s'adaptent les portes et les fenêtres. - (DC)
- feuillote (nom féminin) : tonneau, saloir. - (N-M)
- feuillou, ouse, adj. feuillu, qui a beaucoup de feuilles, un chêne « feuillou. » on se promène à l'ombre dans une forêt « feuillouse. » - (DC)
- feujau, s. m. fuseau. (Voir : feuhiau.) - (DC)
- feulaisse, s. f. filasse de chanvre. - (DC)
- feulemâche. s. f. Flammèche. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- feuler, v. a. filer, faire du fil. - (DC)
- feuler. v. a. Filer. Fait à l’indicatif présent : je feule, tu feules, etc. (Montillot). - (DdPY)
- feulère : bûcher. - (HV)
- feulotte : fileuse. - (HV)
- feulouse, s. f. filandière, femme ou fille dont le métier est de filer. - (DC)
- feume (nom masculin) : fumier. - (N-M)
- feumé : fumier. - (S)
- feumé : fumier. - (SGC)
- feumé, s. m. fumier, engrais animal. - (DC)
- feumée : fumée. - (S)
- feumée, s. f. fumée, nuage plus ou moins coloré qui s'échappe du feu : « i n'en vouâ fin feumée », je n'y vois rien, pas la moindre chose. - (DC)
- feumer : fumer. - (S)
- feumer, v. a. fumer, répandre du fumier, ou, pour parler le langage du pays, « épincher l'feumé », c'est une besogne que les femmes exécutent vaillamment avec les mains et sans le concours d'aucun intermédiaire. - (DC)
- feumeviau. s. m. Petit tas de fumier dans les champs. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- feûmiot : petit tas de fumier dans le champ. - (SGC)
- feumou, s. m. fumeur; celui qui fume : « i n'eume pâ lé feumou, a boutan l'feu dan lé groinges », je n'aime pas les fumeurs, ils mettent le feu dans les granges. - (DC)
- feum'raie : petit tas de fumier (dans un champ). - (S)
- feurbad, s. m. voleur par gourmandise, par friandise. - (DC)
- feurbaud (adjectif) : se dit d'un animal domestique (chat ou chien) qui a tendance à voler la nourriture qui ne lui est pas destinée. - (N-M)
- feurbeillé : chercher en remuant beaucoup de choses, fouiller, mettre le désordre. Feurbeille pas dans ma boîte à coutûre : ne fouilles pas, ne met pas le désordre dans ma boîte à couture. - (SGC)
- feurbéllions : effets vestimentaires. Une dame avec tous ses feurbéllions : une dame avec tous ses colifichets. - (SGC)
- feurber : fouiller, chercher. - (S)
- feurber, v. a., chercher, fouiller. - (A)
- feurber. v. n. Fureter. (Pasilly). - (DdPY)
- feurboter, v. n. toucher malhonnêtement aux choses comestibles par friandise ; voler pour se proCure r des « chatteries. » - (DC)
- feurbouéiller : fouiller, remuer. - (S)
- feurçeure, s. f. fressure par métathèse, gros viscères des animaux : fressure de veau, de porc, de mouton, etc. - (DC)
- feurchelle (nom féminin) : faisselle, moule à fromage. - (N-M)
- feurchelle, s. f., vase percé de petits trous pour faire égouter et dans lequel on place les fromages frais. - (A)
- feurciner. v. n. Frissonner. Feurciner de fraid dans le dous. (Fresnes). - (DdPY)
- feurdaine : fredaine. - (S)
- feurdaines : fredaines, petits délits, faire des sottises. Les gamins f'tont des feurdaines : les gamins font des fredaines. - (SGC)
- feurdale : rien. - (S)
- feurdale, s. f. ne s'emploie guère que dans cette locution : il n'en reste que « des feurdales », pour dire il n'en reste rien ou presque rien en parlant d'un grave dommage causé par un incendie, un orage, un coup de force quelconque. - (DC)
- feurée. s. f. Fusée ; par conversion de l’u en eu et de l’s en r. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- feurgon (nom masculin) : tisonnier. Egalement longue perche destinée à étaler les braises dans le four à pain autrefois. - (N-M)
- feurgon (vieux) : epithète très désobligeante pour une femme. - (PA)
- feurgon : personne très active, qui n'arrête pas. - (S)
- feurgon : tisonnier. - (S)
- feurgon : perche de bois avec laquelle on attisait le feu dans le four à pain. - (SGC)
- feurgon, fourgon. s. m. Tige de fer ou grande perche avec laquelle on râge, on remue les tisons dans un four. - (DdPY)
- feurgon, s. m. longue perche avec laquelle on remue la braise du four ; tige de fer dont on se sert pour tisonner ou « feurgonner » le feu de la cheminée. - (DC)
- feurgonnée, s. f. une petite quantité de pommes de terre cuites sous la cendre, ce que le « feurgon » peut en préparer devant le feu. - (DC)
- feurgonner : remuer le feu pour l'activer, s'agiter, fouiller. - (S)
- feurgonner, feurgouner. v. a . Râger, remuer le feu, tisonner avec le fourgon. - (DdPY)
- feurgonner, v. a. fourgonner, fouiller dans un trou, dans la terre, dans le sable, etc. avec un instrument plus ou moins pointu. - (DC)
- feurgoûmer : remuer avec un objet. Avec le feurgon, on ferugoûne le feu pou le faire clairer : on remue le feu pour le faire clairer. - (SGC)
- feurgouner (verbe) : remuer l'âtre pour activer le feu. - (N-M)
- feurgouner : farfouiller (feurtasser, feugner). - (PA)
- feurguin, s. m. petit chanvre qui n'a pas pris de croissance et qui est sans valeur. Il reste toujours du « feurguin » dans les chenevières. (Voir : feurtin.) - (DC)
- feurguiner, v. a. tirer, arracher le « feurguin » ou petit chanvre. - (DC)
- feurian, ande, adj. friand, gourmand. - (DC)
- feurlapié : d'humeur excentrique. - (SGC)
- feurlon, s. m. frelon par métathèse. - (DC)
- feurlot ou ferlot : gourmand (goulape). - (PA)
- feurmillée. s . f. Fourmilière. (Etais). - (DdPY)
- feurmin. s. m. Fourmi. (Argenteuil). - (DdPY)
- feurmingn' s. m. fourmi. (Voir : frémi.) - (DC)
- feurniteure, s. f. fourniture. - (DC)
- feurnitre, v. a. fournir. - (DC)
- feurnoïau (en), loc. en tas, en monceau. - (DC)
- feurnoiller, v. imp., s'emploie pour désigner la température chaude, humide et nébuleuse, particulière à certaines journées d'août et favorable à la maturité du raisin. Ex. : le temps feutnoille. - (A)
- feurnouéiller : se mettre en tas (moutons). - (S)
- feuronghi', s. m. furoncle, clou, tumeur en général. - (DC)
- feursi (pour feurdi, ferdi, par substitution de l’s au d). adj. Refroidi, transi. (Gourgis). De ferdir, frédir, et du roman fredzir, dérivant tous trois du latin frigidus. - (DdPY)
- feursilleux. adj . Sensible au froid, frileux. (Gourgis). C’est un diminutif de feursi. - (DdPY)
- feurson, s. m. frisson, par métathèse. Avoir les « feursons » = avoir la fièvre. (Voir : fiéves.) - (DC)
- feurson. s. m. Frisson. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- feursonner, v. n. frissonner, avoir le frisson. - (DC)
- feursouner. v. n . Frissonner. (Ibid.). - (DdPY)
- feursure : fressure, foie du porc (ou du sanglier) ainsi que rate, reins, poumons, cœur. - (SGC)
- feurtaige, s. m. furetage, action d'abattre périodiquement, tous les huit ou dix ans par exemple, les brins les plus âgés d'un taillis pour les réduire en bois de moule. - (DC)
- feurtasse (norn féminin) : roncier, végétation sauvage. - (N-M)
- feurtassée (nom féminin) : correction. - (N-M)
- feurtasser (verbe) : chercher en fouillant avec application. Corriger. - (N-M)
- feurtasser : chercher, fouiller, remuer (feurgouner, feugner). - (PA)
- feurtasses, fortasses : broussailles. - (S)
- feurtasson : touche-à-tout (soux). - (PA)
- feurteiller, v. n. frétiller, aller et venir avec agitation. - (DC)
- feurteillon, s. m. frétillon. se dit d'une personne qui est toujours en mouvement dans une agitation vaine ou puérile. - (DC)
- feurteillou, ouse, adj. celui qui frétille, qui s'occupe de minuties en s'agitant beaucoup. - (DC)
- feurter : corriger, fesser. - (PA)
- feurter, v. a. se dit d'un bois qu'on coupe dans le système du « feurtaige » : il y a longtemps que ce bois n'a été « feurté », c’est à dire abattu par le furetage. - (DC)
- feurter. v. a. Frotter le chanvre, le convertir en filasse. - (DdPY)
- feurtier : broussailles. - (PA)
- feurtin, s. m. fretin. S’emploie en parlant de tous les objets sans valeur ou de rebut, mais principalement du menu poisson. - (DC)
- feurtintaille (nom féminin) : petites choses sans grande valeur. Récolte mal venue. (C t'année mes patates c’est que d'la feurtintaille). - (N-M)
- feurtou (en), loc. être en « feurtou », c'est poursuivre, rechercher quelque chose avec agitation, inquiétude. - (DC)
- feurtou : fureur, colère. - (S)
- feuser : filer, aller vite. - (S)
- feusseu, s. m. craintif, honteux, timide. - (DC)
- feussou, s. m., outil courbe et à long manche pour gâcher le mortier. - (A)
- feuveurier : février. Feuveurier inquiète : le mois de février inquiète. - (SGC)
- feuvré : février. - (S)
- feuvré, s. m. février, le second mois de l'année. - (DC)
- feveurier. s. m. Février. (Ménades). - (DdPY)
- fi (mai), loc. ma foi. Quelquefois « ma fine. » - (DC)
- fi : fil. - (S)
- fi, s. m. fie, porreau, verrue, tumeur par assimilation de la partie enflée avec une figue. - (DC)
- fi, s. m. fil : « peurné eune aigullhe é deu fi», prenez une aiguille et du fil. - (DC)
- fiâ : fléau. - (HV)
- fia : fléau. On batto mes céréales au fia : on battait les céréales au fléau. - (SGC)
- fiabamoux. s. m. Flagorneur. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- fiâbe : faisable. - (S)
- fiâchi, v. n. fléchir, céder, faiblir. (Voir : flâche.) - (DC)
- fiaime, s. f. flamme. - (DC)
- fiais, fiat, fiau, fléïaux. s . m . Fléau à battre le grain. Du latin flagellum. - (DdPY)
- fiambai : flamber. Le feu fiambe. - (SGC)
- fiamber : flamber. - (S)
- fiamber, v. n. flamber, jeter de la flamme. - (DC)
- fiameusse : crêpe faite avec de la farine de sarrasin. - (SGC)
- fiamme : flamme. - (S)
- fi'amtai : brûler par un retour de flamme. O c'o fait fi'amtai les ch'veux : il s'est fait brûler les cheveux par un retour de flammes. - (SGC)
- fian : tarte à la semoule. - (S)
- fian, fiante, adj. confiante, celui ou celle qui a de la confiance, et le plus souvent, trop de confiance : « al ô bin fian », dit un peu plus qu'il a beaucoup de confiance. - (DC)
- fianc. s. m. Flanc. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- fiance, s. f. confiance, assurance, sîireté. - (DC)
- fiaque. s. m. Fouet. (Ibid.). - (DdPY)
- fiaquer. v. a. et n. Fouetter. (Ibid). - (DdPY)
- fiar, adj. fier, orgueilleux. - (DC)
- fiar. adj. Fier. (Domecy-sur-Ie-Vault). - (DdPY)
- fiarde : toupie. - (HV)
- fiarde, s. f. toupie. - (DC)
- fiarder : tourbillonner. - (HV)
- fiartise, s. f. fierté. On dit encore « fiarantise » dans le même sens. - (DC)
- fiate, s. f. confiance, sûreté, assurance. La maison n'est pas solide ; il n'y a pas de « fiate. » - (DC)
- fiatri : flétri. Les vieux freus sont fiatri : les vieux fruits sont flétris. - (SGC)
- fiau, flau, fléau, s. m. Fléau. Voyez fiais. - (DdPY)
- fiau, s. m. fils, enfant. S’emploie aussi comme terme d'amitié. - (DC)
- fiaule, s. f. fiole, petite bouteille. - (DC)
- fiauner. v. n. Crier, pleurnicher. (Champignelles). — Suivant Jaubert, voudrait dire aussi, fureter. - (DdPY)
- fic (le c ne se prononce pas). s. m. Maladie de peau, rogne, verrues, toute excroissance à la surface du corps. Ce mot est français et figure dans Larousse. - (DdPY)
- fiche (pour ficher). v. a. Mettre, placer, fixer, faire, appliquer, jeter, flanquer, lancer. J’m’en vas t’fiche une claque. On l’a fichu en prison. Si tu me fiches des pierres, j’te fich’ en iau. Qué qui vient fiche par ici, c’t’espèce de mouchard-là ? — Se ficher. v. pron. Se moquer. Faudrait pourtant pas avoir l’ar de vous fiche de moi. - (DdPY)
- fichecot. s. m. Piquet. (Massangy). - (DdPY)
- fichole : cerce à égoutter le fromage blanc. - (SGC)
- ficholoué : récipient recevant le petit lait. - (SGC)
- fichon (nom masculin) : plantoir. - (N-M)
- fichot : figé, immobile comme un pieu. Lo ficho : il est figé. - (SGC)
- fichot. s. m. Plantoir de jardinier. (Montillot). - (DdPY)
- fien, s. m. fumier d'écurie ou d'étable. - (DC)
- fience. s. f. Fiente. - (DdPY)
- fiencer. v. n. Fienter. - (DdPY)
- fiense, s. f. fiente. Il y a beaucoup de « fiences » d'oiseau sur la terre. - (DC)
- fient. s. m. Fumier. - (DdPY)
- fiette. s. f. Confiance. Il n’y a pas de fiette à avoir en c’t’homme-là. Du latin fidere, fides. - (DdPY)
- fieu : fils. - (S)
- fieuhi, v. n. fleurir, être en fleur. Le Morvandeau nivernais prononce « fieu, fieur, flieur » pour fleur. (Voir : flieur.) - (DC)
- fieure. s. f. Fleur. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- fieuve. s. m. Fleuve. (Ibid.). - (DdPY)
- fiéves, s.f. fièvre. Ne s'emploie qu'au pluriel lorsqu'il s'agit de fièvres intermittentes : il a les « fiéves » ; « les fiéves » l'ont repris, l'ont quitté. - (DC)
- fi'fer : fil de fer. - (SBB)
- fignôler, v. a. faire avec soin, avec raffinement. - (DC)
- fignôlet, s. m. petit-maitre de village. - (DC)
- fignôleu, s. m. petit-maître de bas étage, élégant à la suite de la mode. - (DC)
- fignoleux. s. m. Celui qui fignole, qui parle et qui fait tout prétentieusement. - (DdPY)
- figué, s. m. figuier. - (DC)
- filange, filanche, firlanche. s. f. Chapelet, guirlande. Une filanche de boutons, d’ognons. Une filanche de fleurs, de fraises, de rouelles de carottes séchées au four. (Puysaie, Sommecaise, Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- filardiau (nom masculin) : grande scie. - (N-M)
- filardiau, filariau, filareau. s. m. Scie de bûcheron. - (DdPY)
- filardiot : un petit fil. - (SP)
- filariot, s. m. scie pour le bois de chauffage et autre. - (DC)
- filat. s. m. Filet. (Givry). - (DdPY)
- filau (nom masculin) : petite scie. - (N-M)
- filau, s. m. petite scie à l'usage d'un seul homme. - (DC)
- filer, v. n. se dit du chat lorsqu'il émet le bruit sourd, le ronronnement qui lui est particulier. - (DC)
- filfer : prononcer filferre, les r roulés. Fil de fer, y compris le barbelé. Ex : "Il a mis du filfer pour pas qu'on pâsse !" - (VDB)
- fillas, s. m. feuillard ; branche d'arbre garnie de ses feuilles. (Voir : feuilleron.) - (DC)
- fillette : fût de 114 litres. - (S)
- fillette, prénom qu'on donne souvent à l'une des filles puînées. (Voir : cadette.) - (DC)
- fillette, s. f. feuillette, vase de bois dans lequel on met du vin. - (DC)
- filleu : filleul. - (S)
- fillô, s. m. filleul. - (DC)
- fillot : filleul. - (SGC)
- fillot. s. m. et fillole. s. f. Filleul, filleule. Du latin filius, filiolus. - (DdPY)
- fillou, s. m. homme qui recherche les filles, qui se plait avec les femmes. (Voir : garçongniée.) - (DC)
- filot : fil. O éto mince coume un filot : il était mince comme un fil. - (SGC)
- filot, s. m. filet ; on donne ce nom aux jets longs et flexibles de la vigne. - (DC)
- filot. s . m. Fil. (Accolay). - (DdPY)
- filoter. v. a. Filouter. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- fin, fine, adj. s'ajoute au subst. pour lui donner une valeur superlative ou absolue : le fin dessus, le fin dessous, c’est à dire ce qu'il y a de plus haut, ce qu'il y a de plus bas ; « tô fin sou », absolument seul. - (DC)
- finage : autrefois, étendue d'une juridiction ou d'une paroisse. Se disait, dans certaines provinces, de l'étendue du territoire d'une commune. - (QLT)
- finaige, s. m. finage, limite. - (DC)
- fincai : fienter. - (SGC)
- fine sœur, loc. sœur germaine ou même demi-sœur par opposition avec belle-sœur. - (DC)
- fingne. adj. Fin, habile ; délié, menu. Al ot bé fingne et bé ruhé, il est bien fin et bien rusé. (Avallonnais). - (DdPY)
- fingne. s. f. Fin. Le commencement et la feigne. - (DdPY)
- fini : finir. - (S)
- finissement, s. m. la fin, le bout, l'extrémité, la limite. Le « finissement» d'un bois, d'un champ. - (DC)
- finition, s. f. fin, terme, conclusion. - (DC)
- fiole. s. f. Feuille ou, plutôt, tige feuillue des céréales. (Merr y-la- Vallée). Du latin folium. - (DdPY)
- fioler. v. a. Couper les feuilles du blé, lorsqu’il est encore en herbe et qu’il pousse trop vite. (Perrigny). Du latin foliare. - (DdPY)
- fion : essaim. - (PA)
- fion. s. m. Dernière façon, poli que l’on donne à un ouvrage. Donner le coup de fion. - (DdPY)
- fion. s. m. Scion, rejeton, petite branche sortant du tronc, du pied d’un arbre. (Festigny, Ménades). — Se dit sans doute pour fiot, pour fieu, de fins, fitius. - (DdPY)
- fionner : essaimer. - (PA)
- fioque, floque. s . f. Nœud de rubans. (Pasilly). Du latin flosculus. - (DdPY)
- fiotte : flotte, pluie. - (S)
- fioû d'goutte : distillateur, brandevinier. - (S)
- fiou, fiouse, s. m. et f. faiseur, celui qui fait, qui construit, qui fabrique : « eun fiou d'balais, eun fiou d'maions, eun fiou d'saibôs », un faiseur de balais, de maisons, de sabots. - (DC)
- fioûle : fiole, bouteille. - (S)
- fiouler. v. n . Produire un sifflement, une sorte de vibration sonore, en parlant d’une pierre plate qui, lancée à l’eau vivement et d’une certaine façon, glisse à la surface en ricochant. (Mont-St-Sulpice). - (DdPY)
- fiouner, v. a., gratter la terre. Ex.: les poules fiounent. - (A)
- firlanche. s. f. Voyez filange. - (DdPY)
- fiston. s. m. Se dit familièrement pour jeune fils. - (DdPY)
- flâ, flai : fléau. - (S)
- flâche : faiblesse dans un pièce de bois. - (S)
- flâche, adj. flexible, pliant. - (DC)
- flâche, s. f. défaut, lacune, endroit défectueux, courbe ou nœud dans une tige de bois. - (DC)
- flache. adj . Mou, flasque, sans consistance, sans vigueur, sans énergie. Du latin flaccidus. - (DdPY)
- flâchou, ouse, adj. flacheux, qui a des flaches, des défauts, des lacunes. - (DC)
- flâci, e, adj. fané, flétri, ridé. - (DC)
- flâci, v. a. paner, flétrir - (DC)
- flacoux. s. m. Celui qui fouette, qui fait claquer son fouet. (Guillon). - (DdPY)
- flaimeusse : fainéant. - (S)
- flaimeusse : galette épaisse. - (S)
- flaimeusse. s. f. galette de sarrasin cuite au four sur une feuille de chou. - (DC)
- flaîner. v. a. Battre. (Guy). - (DdPY)
- flairé : pièce de toile dans laquelle le semeur met le grain à semer à la volée. - (S)
- flairé, s. m. manteau de boge que portent les paysannes. — linge dans lequel on enveloppe le pain pour le conserver frais, ou dont on se sert pour couvrir la cendre des cuviers de lessive. (Voir : fleuret.) - (DC)
- flaitte, s. f. flatterie, câlinerie, prévenance. - (DC)
- flaittement, s. m. flatterie, cajolerie. - (DC)
- flaitter, v. a. flatter, caresser. « Flaitter » un enfant c'est lui faire des caresses, lui parler avec douceur, avec bonté. - (DC)
- flaittou, ouse, adj. et subst. flatteur, caressant, celui qui emploie la flatterie jusqu'à la ruse avec un but intéressé ; trompeur. - (DC)
- flamanche, flamange, s. f. fenêtre à jambages et à saillie hors du toit. - (DC)
- flambe, s. f. flamme, jet de feu qui s'allume. - (DC)
- flambée, s. f. feu qui flambe, qui projette une grande flamme. - (DC)
- flamberon. s. m. Tison, flambeau. (Armeau). - (DdPY)
- flammauche, flammesauche. s. f. Flammèche. - (DdPY)
- flammer. v. n. Flamber, jeter des flammes. (Perreuse). - (DdPY)
- flammer. v. n. flamber, lancer de la flamme, brûler : « fié flan-mer l'feu », faites flamber le feu. - (DC)
- flammeron. s. m. Fumeron. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- flam'ter : brûler à la flamme. - (S)
- flan : tarte à la semoule. - (S)
- flancher. v. n. Faiblir, manquer de force. — Au figuré, manquer de fermeté, chanceler dans ses résolutions. De flanc. (Percey). - (DdPY)
- flanchet. s. m. Viande provenant du flanc, du côté, du ventre des animaux de boucherie. - (DdPY)
- flapi : fatigué, exténué. - (S)
- flaque, fliaque. s. f. Fouet. (Athie. Etivey). - (DdPY)
- flaquer. v. a. et v. n. Fouetter. — Figurément, faire flic-flac, se donner de l’importance, faire claquer son fouet. (GuilIon). - (DdPY)
- flaquer. v. n. Être mou, flasque, sans raideur, sans maintien, sans consistance, en parlant des étoffes. Ce jupon n’a pas assez d’empois, il flaque sur les jambes. - (DdPY)
- flaquoise. s. f. Gros fouet. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- flasquer. v. n. Répandre une mauvaise odeur. (Sens). - (DdPY)
- flasse. s. f. Filasse. (Montillot). - (DdPY)
- flât. s. m. Fléau à battre le grain. (Coutarnoux). — A Guillon, on dit fiait et, à Etivey, flias. - (DdPY)
- flâti, v. a. affadir, rendre flasque, mou : cette eau chaude m'a « flâti i, le cœur. - (DC)
- flâtri, ie. adj. Fané, flétri. - (DdPY)
- flatte (prendre de), amadouer, attirer à soi ou à son avis par ruse, par douceur, par flatterie. - (A)
- flau (nom masculin) : fléau. (Battre au flau). - (N-M)
- flau : prononcer flôôô. Fléau, pour battre le grain. Composé de 2 lourds bois ronds, l'un plus long (celui que le batteur tient) que l'autre, les deux parties étant reliées par deux bandes de cuir cloutées souples, pour assurer un mouvement ample à la partie battante. Le batteur faisait un geste circulaire avant d'abattre son flau. - (VDB)
- flau, fléau. s. m. Fléau à battre le grain. Du latin flagellum. - (DdPY)
- flau, s. m. fléau, malheur, catastrophe : c'est un « flau » de dieu, se dit d'une calamité publique. On emploie cette forme en quelques lieux pour désigner l'instrument qui sert à battre les céréales. - (DC)
- flaubée, fleaubée. s. f. Forte correction, suite de coups donnés à l’imitation des coups réitérés du flau qui bat le grain. — Pluie d’orage qui tombe a flots pressés. — De fléau, que les ouvriers de la campagne prononcent flau. - (DdPY)
- flauber, fleauber. v. a . Battre à coups redoublés, ainsi qu’on bat le grain avec le flau (le fléau). Attends, galopin, j’ m’en vas te flauber, si tu ne finis pas. - (DdPY)
- flaupée : beaucoup. - (S)
- flaupée : beaucoup. Ol é eu une flaupée d'ptiots : il a eu beaucoup d'enfants. - (SGC)
- flaupée, floupée. s. f. Nombre, foule, quantité, multitude. C’est une altération de flaubée. - (DdPY)
- fleai, s. m. fléau, instrument pour battre et séparer les grains de la paille. - (DC)
- flèche : pièce de bois réunissant le train avant au train arrière d'un char. - (S)
- flème, flemme (pour flegme) s. f. Nonchalance, manque de courage, d’énergie. Avoir la flemme, c’est être pris d’un accès de paresse. - (DdPY)
- flèmeusse : flemmard. - (S)
- flemme, s. f. flegme, langueur causée par la fatigue ou la mollesse, accablement. Avoir « la flemme », c'est n'en pouvoir plus, être à bout de force et de courage. - (DC)
- flet. s. m. Petite claie de paille ou d’osier pour les fromages (Villemanoche). - (DdPY)
- fleu, e, adj. faible, mou, lâche, sans consistance : un épi « fleu », une plante « fleue », c’est à dire qui n'a pas de rigidité, qui aurait besoin de soutien. On prononce « fleure » en quelques lieux. - (DC)
- fleuïau. s. m. Fléau à battre le grain. (Bleigny-en-Othe). - (DdPY)
- fleuret, s. m. nappe qu'on étend sur le cuvier de lessive entre le linge sale et la cendre. Cette nappe sert à quelques autres usages. - (DC)
- fleureter, v. a. aller à fleur de... à la surface de... : « fleureter » un terrain pour en extraire les pierres. - (DC)
- fleurin, s. m. matière volatile qui s'échappe d'un feu de cheminée ou d'incendie. - (DC)
- fleurte, ée. adj . Qui a toute la fleur, en parlant des fruits qui ont été cueillis avec soin, qui ont encore toute leur fraîcheur, leur coloris, leur velouté. Que ces prunes, que ces pêches sont jolies ! Comme elles sont bien Heurtées! — À Auxerre, il y a des personnes qui ne prononcent pas l’r, et qui disent fleuté. - (DdPY)
- fleuser. v. a. Flairer. (Courgis, Saint-Martin-sur-Ouanne, etc). - (DdPY)
- fleuteau, s. m. flûteau, diminutif de flûte. - (DC)
- fleuter, v. a. flûter ; jouer d'un instrument quelconque où l'on souffle ; chanter, siffler, fredonner. - (DC)
- fleuteu, fleutou. s. m. flûteur, celui qui joue de la flûte ou de tout autre instrument à vent : joueur de cornemuse. - (DC)
- fliaque metreux. adj. et s. Grand niais. (Etivey). - (DdPY)
- flicoire, fliquouère. s. f. Seringue faite d’un morceau de branche de sureau. (Villiers-Saint-Benoit, Dillo). — Jaubert donne flictoire, fliquetoire et fic-foire. - (DdPY)
- flieur, s. f. fleur. - (DC)
- Flipe, Flipot. Nom d'homme pour Philippe. - (DC)
- floquer, v. n. flotter. Le sens est restreint et le mot ne s'emploie plus guère qu'en parlant des chaussures trop larges. On dit : ses pieds « floquent» dans ses sabots, dans ses souliers. - (DC)
- flot, s. m. on donne ce nom par métonymie à la masse des bois de moule que les eaux de la Cure ou de l'Yonne conduisent à paris. - (DC)
- flottage, s. m. le flottage est le transport par eau des bois flottés. - (DC)
- flottaige, s. m. somme fixée de gré à gré qui représentait l'intérêt du prix des marchandises livrées à l'avance : tant pour la marchandise, tant de « flottaige » ; j'achète votre bois payable dans un an, mais sans « flottaige », etc. - (DC)
- flotter, v. a. mettre à l'eau les bois de moule accumulés sur les « ports » ou conduits sur place par les chariots. On « flotte » ordinairement dans les mois de novembre ou décembre. - (DC)
- flotteur, s. m. un flotteur. On donne encore ce nom dans le Morvan à tous les hommes employés au flottage, à tous ceux qui, échelonnés le long des ruisseaux, travaillent à pousser le flot vers son but. - (DC)
- flougue (pour flogue). adj. Blet, ette. Poire flougue, poire blette. - (DdPY)
- flouquer (pour floquer). v.a. Basser, remuer un liquide. — Se dit aussi, neutralement, du liquide qui basse, qui s’agite sous une action quelconque. Dérivé de flot, qui, mal prononcé, fait flou. - (DdPY)
- flouquet (pour floquet).s. m. Bouquet de fleurs, nœud, rosette, pompon de rubans. Du latin floccus ou de flosculus. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- flûri, s. m. nom de bœuf. - (DC)
- flûri, v. n. fleurir, être en fleur. - (DC)
- flûtaine. s. f. Synonyme d’école buissonnière. — Faire la flûtaine, errer, vagabonder le long des buissons et des haies pour faire des flûteaux avec de jeunes branches de saule, au lieu d’aller à l’école. - (DdPY)
- flûter : siffler. - (PN-A)
- flûter : siffler. - (S)
- flutiau (un) : une flûte, un sifflet. - (PN-A)
- flutiau : petite flûte artisanale, jouet d’enfant. Ex : "Arrête don anvec ton flutiau, t’as don rin d’aut’ à fée ?" - (VDB)
- flûtiot : une petite flûte. - (SP)
- flutiot, flutot : sifflet. Un grand flutot : un homme grand et maigre. Les borgers faitin des flutiots : les bergers faisaient des sifflets. - (SGC)
- flûtot : sifflet (objet ou personne grande et maigre). - (S)
- f'née'te : fenêtre. - (S)
- f'ner : faner. - (VDB)
- foâcher : faucher. - (HV)
- foâchillon : fauchaison. - (HV)
- foêle. s. m. Hêtre. (Etais). - (DdPY)
- fofotte. s. f. Cocarde, touffe de rubans cousue sur un vêtement, sur une coiffure ou une chaussure. - (DdPY)
- foinàjon. s. f. Fenaison. (Ménades). - (DdPY)
- foinasse, fouinaisse, s. f. grande herbe à demi sèche qu'on ramasse dans les bois ou dans les lieux incultes. - (DC)
- foindre : fondre, diminuer. - (PA)
- foindre : réduire (fondre) : « tout a foindu ! », « ça foint », « ça s'est foindu ». - (SP)
- foindre : diminuer de volume, fondre. - (SGC)
- foindre, v. n. diminuer en poids, en volume, en qualité ; maigrir ; se détériorer. On dit d'un tas de blé travaillé par les rats qu'il « foint » ; d'une meule de paille séchée parle vent qu'elle «foint », etc. - (DC)
- foindre. v. n. S’affaisser, diminuer de volume, s’effondrer. Ol ô bé foindu, il a bien maigri. (Saint- Brancher) . — Au figuré, signifie céder, reculer. Il a pas peur, il a pas foignu. (Courgis). — Se dit aussi pour s’abaisser, se soumettre, s’humilier. C’est à l’inférieur à foindre. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- foineau, s. m. fenil, grenier où l'on entasse le foin. - (DC)
- foiner. v. a. Faner. (Ménades). - (DdPY)
- foineux, euse. s. m. et f. Faneur, euse. (Ménades). - (DdPY)
- foingne. s. m. Foin. (Accolay). - (DdPY)
- foingner. v. n. Geindre. (Villiers Saint-Benoît). - (DdPY)
- foin-le-corps (A). Locut. adv. A bras le corps. J’ l’ai pris à foin-le-corps. - (DdPY)
- foinneau. s. m. Fenil, grenier à foin. (Coutarnoux). - (DdPY)
- fointe, s. f. diminution, déchet, amoindrissement, rabais. S’emploie au figuré comme au propre. - (DC)
- fôïon, fouïon, s. f. foison, abondance, grande quantité. - (DC)
- fôïonner, fouïonner, v. n. foisonner, abonder. On dit de la chaux vive qu'elle « fôionne » lorsqu'on la met en fusion. - (DC)
- foirôle, fourôle (pour foirolle). s. f. Mercuriale annuelle, suivant Boireau.(Argenteuil, Vassy-sous-Pisy). — On dit à Laffon, foisaule. — Jaubert donne foirelle. - (DdPY)
- foirolle : plante mercuriale. - (SGC)
- follet, s. m. esprit malin qui, pendant la nuit, s'amuse à friser la crinière des chevaux. - (DC)
- fombreyer : nettoyer une écurie. - (PA)
- fomme. s. f. Femme, par conversion de l’e en o. - (DdPY)
- fonai : faner, secouer, écarter l'herbe à la fourche pour qu'elle sèche plus vite. On fono l'harbe verte : on fanait l'herbe verte. - (SGC)
- fonaison : fenaison. - (S)
- fonaison, s. f. époque où l'on fane le foin, où on le fait sécher en le remuant. - (DC)
- fonassa : mésange. - (SGC)
- fonasse : herbes folles, mauvais foin. - (S)
- fonasse : herbe, avoine folle. La mauvage herbe c'éto de la fonasse : La mauvaise herbe c'était de la fonasse. - (SGC)
- foncer, v. n. aller au fond, creuser profondément. S’emploie d'une manière absolue. Pour trouver la pierre, il faut « foncer » ; l'eau viendra quand vous aurez « foncé » davantage. - (DC)
- foncié, ère, adj. qui a du fond, dont la couche végétale est épaisse, profonde. Un terrain « foncié », une terre « foncière. » - (DC)
- fondériot. s. m. Très-petit vallon résultant d’un effondrement, d’un affaissement du sol. (Argenteuil). Du latin fundere. - (DdPY)
- fondie (pour fondis). s. f. Fondrière ; fossé large et profond. (Laduz). Du latin fundere. - (DdPY)
- fondrée : dépôt laissé par l'huile, ou un autre liquide, au fond d'un vase. - (PA)
- fondrée : dépôt, lie. - (S)
- fondrée : dépôt, lie. Il y a de la fondrée dans mon verre : ol y a du dépôt dans mon verre. - (SGC)
- fondrée, s. f. terrain humide, marécageux. - (DC)
- fondrilles : dépôt laissé par l'huile, ou un autre liquide, au fond d'un vase. (fondrée). - (PA)
- fone, fonne: femme. - (S)
- foneau : fenil. - (S)
- foner : faner (faire les foins). - (S)
- foner, foiner, v. a. faner, remuer le foin pour le faire sécher. - (DC)
- fonessot, s. m. fauvette. On donne ce nom ou celui de « foinassat » aux petits oiseaux qui voltigent dans les herbes le long des haies vives. On les appelle encore pour le même motif des « trâne-bouchons », des traîne-buissons. - (DC)
- fongis. s. f. Écume, lie, résidus qui tombent au fond d’un vase. - (DdPY)
- fonne, s. f. femme. En plusieurs lieux « foune » : « al eume bin sai fon-ne. » - (DC)
- fonoû : faneur. - (S)
- fonou, foinou, ouse, s. m. et féminin faneur, faneuse, celui ou celle qui fane le foin. En quelques lieux « foineu ». - (DC)
- fontaine : lavoir couvert, sur un ruisseau, ou une rivière. De forme carrée ou rectangulaire, avec pierre à laver inclinée, de chaque côté de la grande longueur pour être dans le courant. Un espace derrière les emplacements de lavage permet de circuler avec la bérouette. - (VDB)
- fontaingne, s. f. fontaine, source. - (DC)
- Fontenette, Fontenotte. Nom de lieu. - (DC)
- for : four. - (S)
- fôr, s. m. four où l'on cuit le pain. Il faut chauffer « l'fôr » ; mon pain est au « fôr. » - (DC)
- forailler: farfouiller, s'agiter, travailler le fer. - (S)
- forandié, s. m. celui qui travaille le chanvre. - (DC)
- forat. adj. Très-touffu, qui ressemble à une forêt. (Etivey). - (DdPY)
- forbance. s. f. Bombance. (Rogny). - (DdPY)
- force. Il y a force, pour être forcé, est une locution très usitée : j'ai vendu mon champ, il y avait bien force, c’est à dire j'y étais bien forcé. - (DC)
- forcer (se), v. pron. se donner une courbature, se faire mal aux reins par un effort. - (DC)
- forceure : entorse, foulure. - (SGC)
- forceure, s. f. courbature, mal qu'on se fait à la suite d'un effort excessif. - (DC)
- forché : branche fourchue (parfois utilisée pour soutenir une branche très chargée de fruits). - (S)
- forche : fourche. - (S)
- forche, s. f. fourche, instrument qui sert à divers usages. « Fource. » - (DC)
- forché, s. m. fourche ordinairement en fer qui est employée pour enlever le fumier. C’est une espèce de trident qui a été appelé, suivant les lieux, forchat, fourchât, fourchel, fourchier, fourcher. - (DC)
- forchée, forchie : fourchée. - (S)
- forchée, forchie : petit tas de foin. Le foin éto en petit tas d'une forchée. - (SGC)
- forchetée, s. f. petite fourchée de foin, de paille, etc., une pleine fourchette. - (DC)
- forchette : fourchette. - (S)
- forchette, s. f. fourchette, diminutif de forche. « Forcette. » - (DC)
- forchie, s. f. amas de foin qu'on forme avec la fourche. Mettre le foin « en forchies », c'est le disposer en petits tas sur la prairie pour en hâter la dessiccation ou pour le défendre de la pluie. - (DC)
- forch'lot : dans un chariot, partie du train arrière qui porte la mécanique du frein. - (SGC)
- forchou, odse, adj. fourchu, qui a la forme d'une fourche. - (DC)
- forcieu, euse, adj. qui a de la force, de la fécondité, une certaine puissance de production : une terre « forcieuse », un pré « forcieu », c’est à dire une terre riche et fertile, un pré qui pousse vigoureusement. - (DC)
- forcir : grossir. - (S)
- forcir : grossir, prendre du poids. Quand on meuge trop on forcit : quand on mange trop on grossit. - (SGC)
- forçure. s. f. Foulure. - (DdPY)
- forgnat (nom masculin) : jeune oiseau qui vient de quitter le nid. Enfant chétif. - (N-M)
- forgnat : oiseau prêt à sortir du nid. - (PA)
- forgneau. s. m. Fourneau. (Chigy). - (DdPY)
- forgner : quitter le nid. - (PA)
- fornaie : fourneau de charbonnier , emplacement où a été fait le charbon. - (S)
- fornaige. s. f. Fournaise. (Athie). - (DdPY)
- fornée : fournée. - (S)
- fornée : fournée de pain mise à cuire dans le four. On f'to une fornée tous les dix jours : on faisait une fournée tous les dix jours. - (SGC)
- fornée, s. f. fournée, quantité de pain cuite à la fois : « i va qu'ri mai fornée », je vais chercher ma fournée. - (DC)
- fornège : quantité de pain nécessaire à la panification d'une journée. - (SGC)
- fornége, s. m. bouillie composée d'un mélange d'avoine et de blé noir ou sarrasin. - (DC)
- fornié, s. m. fournil, lieu où se trouve le four et où l'on fait le pain. - (DC)
- fornne : femme. - (HV)
- fornoige, pornouaille, s. f. fournaise, brasier. Usité dans quelques localités seulement. Dans une partie du Morvan, on prononce « fournauge », comme « vaudauge » pour vaudoise, araignée. (Voir : vaudouaille.) - (DC)
- fornoiller, v. n. se dit du ciel lorsqu'il se couvre de nuages, lorsqu'il s'obscurcit et prépare un changement de temps. - (DC)
- fornotte (nom masculin) : petit four. - (N-M)
- fornotte : cavité dans la cheminée pour mettre la braise et la cendre retirées du four. - (S)
- fornotte, s. f. cavité ménagée dessous la gueule du four pour recevoir les cendres ; petit four. - (DC)
- fornouage : petite cavité dans l'âtre de la cheminée où se mettait la braise retirée du feu ou du four à pain. - (SGC)
- forot : personne très active (sens souvent péjoratif). - (S)
- forrer : ferrer. - (S)
- forrer, v. a. ferrer, garnir de fer, ferrer un cheval, un bœuf. - (DC)
- forrer. v. a. Ferrer. (Domecy-sur-le-Vault, Guillon, Avallonnais en général). - (DdPY)
- forreue. s. f. Ferrure. (Ménades). - (DdPY)
- forrot, s. m. instrument dont se servent les tisserands pour préparer le chanvre. (Voir : forandié.) - (DC)
- forter, v. a. frotter, peigner le chanvre pour en tirer la filasse. Aux environ de Lormes et ailleurs, « fréter, froter. » - (DC)
- forteuné, adj. celui qui a un bon bien, riche. On prononce souvent « forteugné ». - (DC)
- forteune, s. f. fortune, richesse. - (DC)
- fortieux, forgieux. adj. Qui a de la force. Ç’ t’enfant-là n’est pas forcieux. ( Villeneuve-les-Genêts). — Terre forcieuse, terre féconde, qui abonde en blé, en fourrage. - (DdPY)
- fortot, ote, adj. celui qui prend de la force, qui se fortifie. Ce garçon est « fortot », cette fille est « fortote. » - (DC)
- fortou, s. m. celui qui peigne ou frotte le chanvre. - (DC)
- forvier, v. n. fourvoyer, égarer, mettre hors du bon chemin : il a été longtemps en route parce qu'il a « forvié. » - (DC)
- forze. s. f. Forge. (Ménades). Par conversion du g en z. - (DdPY)
- forzer. v. a. Forger. (Ménades). Par conversion du g en z. - (DdPY)
- fossat, s. m. haie sèche, clôture de bois entrelacé. - (DC)
- fosse. s. f. Provin. Faire des fosses, faire des provins. (Serrigny). — C’est le contenant pour le contenu. - (DdPY)
- fosser : tresser une haie. - (S)
- fosser. v. n. Provigner. (Chassignelles). Du latin fossare, creuser, faire des fosses, notamment celles destinées à la culture de la vigne. C’est le mot consacré. - (DdPY)
- fou (nom masculin) : hêtre. - (N-M)
- fou, foûle, adj. fou, folle : « ço eune fonne foule », c'est une femme folle. - (DC)
- fou, s. m. hêtre. - (DC)
- fouacer, fouâcher, fouasser. v. a. Faucher. (Domecy-sur-le-Vault, Ménades). - (DdPY)
- fouachai : faucher. On fouache évant de foner : on fauche avant de faner. - (SGC)
- fouâcher : faucher. - (S)
- fouâcher, v. a. faucher, abattre l'herbe avec la faux qu'on appelle dard dans le pays. « fouaicer. » - (DC)
- fouâchi'illon : fauchaison. - (S)
- fouâchïon, s. f. fauchaison, le temps où l'on fauche les prés. « fouâcïon. » - (DC)
- fouachison : action ou période de fenaison. - (SGC)
- fouâchoû : faucheur. - (S)
- fouâchou. s. m. faucheur, celui qui fauche. « Fouaiceu. » - (DC)
- fouacijon, fouassijon. s. f. Fauchaison. (Ménades). - (DdPY)
- fouâille : faible, fatigué, affamé. - (S)
- fouaille. adj. Faible, sans force. (Givry). — Dans l’Auxerrois, on entend par fouaille, s. m., un petit propriétaire, un vigneron qui, ne trouvant pas à vendre dans son pays le vin de sa récolte, prend le parti de le conduire lui-même par bateau sur le port de Bercy, où, après s’être fait tirailler, fouailler par l’un, par l’autre, il est assez souvent forcé de s’en défaire à un prix plus ou moins désavantageux. De là les locutions, aller en fouaille, vin de fouaille, et aussi les verbes fouailler, se faire fouailler, qui ont pour synonymes étriller, se faire étriller. - (DdPY)
- fouâillée : fessée, rossée. - (S)
- fouaillée : fessée. O l’ai reeçu une boune fouaillée : il a reçu une bonne fessée, triquée. - (SGC)
- fouâiller : fouetter, fesser, rosser. - (S)
- fouailler : fouetter. Ex : "Si té monte dans l'âbe, té vas t'fée fouailler par ton pée, ma gamine !" - (VDB)
- foûaillot : oiseau tiercelet, petit oiseau de proie. Le fouaillot vole les poules : le triercelet vole les poules. - (SGC)
- fouaillot, s. m. tiercelet, oiseau de proie. - (DC)
- fouaillou, adj. ce terme n'est guère usité que dans la locution « vent fouaillou », pour désigner un vent qui souffle de l'orient et vous fouette la figure d'une pluie fine et froide. - (DC)
- fouainaicherot, fauvette, nom tiré de la fouainaiche avec laquelle cet oiseau construit son nid. - (A)
- fouaquai : frapper, fouetter. La pluie fouaque les vitres : la pluie fouette les vitres. - (SGC)
- fouasse. s. f. Voyez fouée. - (DdPY)
- fouasseux. s. m. Faucheur. - (DdPY)
- foucade : toquade, petite folie, caprice passager. - (SGC)
- foucade. s. f. Flot, chute, survenance de gens nombreux qu’on n’attend pas. — Faire une chose par foucades, s’y mettre à l’improviste, brusquement, vivement, par intermittences, et puis cesser, l’abandonner de même, tout à coup. — Avoir des foucades, être pris de caprices, de vouloirs plus ou moins violents, excentriques, mais qui ne durent pas. — D’une foucade. Locut. adv. D’un seul coup. - (DdPY)
- foucaral : tête brûlée, foutraque. - (PA)
- foucarat. adj . Fou, bruyant, dissipé ; brutal, violent. — Substantivement, signifie étourdi, écervelé. Jaubert donne foucaral dans le même sens. - (DdPY)
- fouchalle : faisselle, cerce. - (S)
- fouchalle, fouchelle, s. f. faisselle, vase en poterie et percé de trous dans lequel on met égoutter les fromages. « feurcholle. » - (DC)
- foûche. s. f. Force. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- fouchée, foucheue. s. f. Fougères. (Ménades). - (DdPY)
- fouchelle : égouttoir. - (HV)
- fouchére : fougère. - (S)
- fouchére, s. f. fougère. - (DC)
- fouchetons (pour fourchetons). s. m. pl. Mancherons de la charrue, dont l’assemblage forme une espèce de fourche. - (DdPY)
- fouchie : fougère. Les fouchies sont isolante : Les fougères sont isolantes. - (SGC)
- fouè : foi. - (S)
- fouê : fois. - (S)
- foué, s. f. foi, croyance religieuse : « lai foué keûrtiéne », la foi chrétienne; « mai foué » ! ma foi ! - (DC)
- foué. s. m . Foyer. Du latin focus. - (DdPY)
- fouèchèfe. s. m. Fauchage. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- fouée : diarrhée. - (SGC)
- fouée, fougée. s. f. Galette cuite à la flamme d’un four. (Soucy). Du bas latin focata. — C’est la fouace de Rabelais. - (DdPY)
- fouéger, fouger. s. m. Foyer. Du latin focus, focarius. - (DdPY)
- fouè'illair : hêtre, foyard. - (S)
- fouël : hêtre. - (PA)
- fouel, s. m. hêtre. Environ de Château-Chinon. - (DC)
- fouénâgeon. s. f. Fenaison. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- fouénaller. v. n. Se dit des moutons quand, dans les grandes chaleurs, ils se serrent les uns contre les autres, le nez à terre, de telle sorte que le berger a peine à les faire avancer. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- fouère : foire. - (S)
- fouère : foire. Les fouères sont plus rares : Les foires sont plus rares. - (SGC)
- fouére, s. f. marché public. - (DC)
- fouèrer : avoir la diarrhée. - (S)
- fouèrer : foirer, rater. - (S)
- fouérien (pour foiriain). s. m. et adj. Forain. Les marchands fouérens. - (DdPY)
- fouèrou : foireux. - (S)
- fouérou, s. m. foireux, celui qui va au marché public, à la foire. - (DC)
- fougaler : courir après quelqu'un ou un animal pour l'effaroucher. Ex : "Té vas pas fini' d'fougaler les poules ?" - (VDB)
- fougaler, v. a. pourchasser, poursuivre, mettre en fuite. - (DC)
- fougaler. v. a. Gronder, malmener, pourchasser. (Etais, Perreuse). – A Sainpuits, effaroucher. - (DdPY)
- fougé, s. m. foyer de cheminée. - (DC)
- fouger. v. a. Fouiller la terre à la manière de la taupe, du porc, du sanglier. (l'erreuse). Du latin fodicare. - (DdPY)
- fougére : fougère. - (S)
- foug'gue. s. f. Fouillée. (Perreuse). - (DdPY)
- fouigner. v. a. Feindre. (Vassy-sousPisy). Du latin fingere. - (DdPY)
- fouigner. v. n. Faire la moue. (Vassysous-Pisy). - (DdPY)
- fouillasserie. s. f. Confusion d'objets de nature diverse mêlés en désordre les uns dans les autres. (Sommecaise). - (DdPY)
- fouillat. s. m. Terrain labouré, fouillé par les cochons. - (DdPY)
- fouille-merde. s. m. Scarabée pilulaire, proscarabée de fumier. - (DdPY)
- fouillon, s. m. homme sans soin, qui met tout en désordre, sens dessus dessous. - (DC)
- fouillon. s. m. et f. Homme ou femme sans soin, qui laisse tout en desordre. - (DdPY)
- fouillonner, v. a. mettre en désordre, bouleverser. - (DC)
- fouin, s. m. grosse belette, fouine : « l'fouin minge tô lé p'sins », la fouine mange tous les poussins. - (DC)
- fouinard. s. m. Celui qui fait la fouine, qui aime à rôder, à épier le gibier, à espionner ce que les autres font et disent. (Sommecaise). - (DdPY)
- fouiner (verbe) : chercher avec insistance en faisant quelquefois preuve d'indiscrétion. - (N-M)
- fouiner, v. n. faire des concessions, reculer, avoir peur. - (DC)
- fouiner. v. n. Rôder comme une fouine, être sans cesse à l'affût du gibier, ou de ce que font et disent les autres. (Sommecaise). A Perreuse, se dit des enfants qui vagabondent, qui font l'ecole buissonnière. - (DdPY)
- fouire. s. f. Foire, diarrhée. (Rugny). - (DdPY)
- fouiser, v. a. fouiller, remuer en cherchant, en creusant. Les porcs, les sangliers « fouissent » la terre, le sable. - (DC)
- foulâtre, s. m. extravagant, lunatique. - (DC)
- foûle : folle. - (S)
- foùle. adj. Folle. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- foulerie, s. f. folie, extravagance. - (DC)
- foùlerie. s. f. Folie. (Ibid.). - (DdPY)
- fouleur : foulure, entorse. - (SGC)
- fouleûre : foulure. - (S)
- foulie, s. f. folie, extravagance, déraison. - (DC)
- fouligan. s. f. Petile fille peu soumise et n'aimant qu'à courir. (Etivey). - (DdPY)
- foulise, s. f. tourbillon de vent, ouragan, tempête. - (DC)
- foulle : folle. Elle o complètement foulle : elle est complètement folle. Se dit des humains et des bêtes. - (SGC)
- foulot, s. m. petit tourbillon qui s'élève tout à coup lorsque l'air est tranquille. - (DC)
- fouot, s. m. fouet. Diminutif de fou, hêtre. (Voir : fou.) - (DC)
- fouquiotte. s. f. Faîne, fruit du fouquiot, du foutiau, du fouteau, du hêtre. Du latin fagus. (Merry-la- Vallée). - (DdPY)
- fourbi, s. m. amas confus de choses, matériaux ou débris de construction, d'habillement, etc. - (DC)
- fource. s. f. Fourche. (Menades). - (DdPY)
- fourche, forche, s. f. embranchement de deux ou plusieurs chemins, point où ils se croisent. - (DC)
- fourchée, s. f., tas de foin que l'on amasse dans les prés au temps de la fauchaison. Le terrier de la seigneurie de Lucenay-l'Evêque, rédigé en 1460, emploie fourchée comme mesure agraire pour évaluer une certaine étendue de pré : « six fourchées de foing, en l'estimation de demye soiture de prey. » - (A)
- fourchet. s. m. Fourche à deux dents, de longueur inégale. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- fourchot. s. m. Fougère ; ainsi appelée à Parly, sans doute à cause de la disposition de ses feuilles. - (DdPY)
- fourch'tu, fourchetu. adj. Qui a la forme d'une fourche. (Sommecaise). - (DdPY)
- fourillonner. v. a. Chiffonner, friper. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- fourme, s. f. forme, avec la plupart de significations française. Ne s'emploie guère que pour exprimer la manière dont une chose est traitée ou réglée : « l’contrat ô été mettu en fourme », le contrat a été mis en règle. - (DC)
- fourmer, v. a. former, produire, faire, opérer : « fourmer » eune demande, eune plainte. - (DC)
- fournat. s. m. Endroit où l'on met les cendres retirées du foyer. (Bessy). - (DdPY)
- fourneau : fourneau pour la cuisson des pommes de terre pour la pâtée. - (S)
- fourniau : fourneau. Ensemble composé d'un foyer (à bois) sur pattes surmonté d'une cuve métallique mobile (80 à 100 litres) servant à faire cuire les pommes de terre pour les animaux. - (SGC)
- fournichoux. m. Fournisseur. (Vassysous-Pisy). - (DdPY)
- fournier : fournil. - (JFB)
- fournouâge. s. f. Fournaise. - (DdPY)
- fournouilleu, s. m. individu qui s'habille à la mode, personne fringante. - (DC)
- fourragére : emplacement où l'on jette le foin du fenil. - (S)
- fourreau, fourriau. s. m. Robe. (Fléys). - (DdPY)
- foussé : fossé. - (SGC)
- foussé : fossé. On prononce : fouuu-sé. - (VDB)
- foussé, s. m. fossé. - (DC)
- fousson. s. m. Celui qui cache, qui enfouit des objets qu'il veut dérober aux regards. (Villiers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- foussonner. v. a. Cacher, enfouir, entener des objets pour dérober aux regards. (Villiers-Samt- Benoît). - (DdPY)
- foussouer. v. n. Fossoyer. (Vassysous-Pisy). - (DdPY)
- fouteau, foutiau, fouquiau. s. m. Hêtre. Synonyme de fouteau. - (DdPY)
- foutiau, s. m. hêtre. - (DC)
- foutriquet. s. m. Petit homme frétillant, taquin, hargneux. - (DdPY)
- foutu, part, passé. Perdu, flambé, miné, jeté, lancé. - (DC)
- fouzire, fouizire, s. f. fougère. (Voir : fouchére.) - (DC)
- frâ : garniture du flan à la semoule, de la tarte. - (S)
- frâ : ce qui est sur la croûte de la tarte, en principe de la semoule. Une tarte au fra : une tarte à la semoule. - (SGC)
- fracule. s. f. Culot, dernier né d'une nichée de petits. (Percey). - (DdPY)
- fraer, fraser. v. n. Passer, glisser avec un léger bruissement dans les feuilles. J' crè qu' cè é sarpent qu'a fraé t't' à l'heue dans la bouchue, je crois que c'est un serpent qui a passé tout à l'heure en bruissant légèrement dans la bouchure. (Perreuse). Doit être une altération de frayer, donnée par Roquefort dans le même sens. - (DdPY)
- frâgne : frêne. - (S)
- frâgne : frêne. Les charrons aimin les frâgnes : les charrons aimaient les frênes. - (SGC)
- frâgne, s. m. frêne. - (DC)
- frâgne. s. m. Frêne. (Étais). - (DdPY)
- fragnie : fête. On a fait la fragnie toute la neu : on a fait la fête toute la nuit. - (SGC)
- frâgnie, s. f. grand bruit, fracas, vacarme : ils ont fait une « frâgnie » à tout rompre pendant la nuit. - (DC)
- frai : froid. Quand la température baisse o fait frai : quand la température baisse il fait froid. - (SGC)
- fraicager, v. a. fracasser, briser avec violence. le vent a « fraicagé » le bois. L’orage a « fraicagé » la moisson. - (DC)
- fraicheur, s. f. refroidissement qui cause des douleurs rhumatismales : il est au lit, il a pris des « fraîcheurs. » - (DC)
- fraîcul. s. m. Gratte-cul. (Germigny). - (DdPY)
- fraideliou (adjectif) : frileux. On dit aussi frédillon. - (N-M)
- fraideliou, ouse, adj. frileux. - (DC)
- frâïon, s. m. branche d'arbre dont on se sert, comme d'un frein, pour enrayer les chariots sur les pentes très inclinées. - (DC)
- frâïonner, v. a. enrayer un chariot avec une branche d'arbre. - (DC)
- frais, frait, fraide et fred, frède. adj. Froid, Froide. - (DdPY)
- frâle, adj. franc, cassant, qui se brise facilement. - (DC)
- Franchy. Nom d'homme, diminutif de François, on dit aussi Franci. - (DC)
- François de Gonzague, duc de Nevers, courant la poste de Paris à Nevers, son cheval s'abattit dans la ville de Pouilly, sur quoi une vieille femme lui cria : patatra, Monseigneur de Nevers! ce qui le mit tellement en colère, qu'il y envoya des soldats qui désolèrent toute la ville. - (DC)
- frandaille (pour frondaille). s. f. Petite fronde consistant en un morceau de bois fendu, dans lequel on introduit le projectile. (Percey). - (DdPY)
- frandale, s. f. fronde, petit appareil dont les enfants se servent pour lancer des pierres. - (DC)
- frandaler, v. a. lancer avec une fronde. - (DC)
- frandenée, s. f. feu de courte durée mais qui donne beaucoup de flamme. - (DC)
- frâs, s. m. le frâs est la partie friande d'une galette, d'une tartine, ce qu'on met en dessus, la confiture, la crème, etc. - (DC)
- fras. s. m. Se dit de tout amalgame de substances alimentaires, hachées ou broyées, mélangées dans une proportion convenable avec du fromage, un peu de farine, des œufs, du beurre et du sel, et qui est étendu sur une pâte préparée exprès, pour faire ce qu'on appelle une badrée, une tartine. Dans certains cas, un bons fras d'épinards, de pommes déterre, de fromage, de potiron ou de gourde, cuit au four dans un plat de terre ou, dans une tourtière, au moyen d'un feu vif en dessus et en dessous, peut être aussi un mets savoureux, qui a son charme même pour les délicats et les gourmands. Du latin frac tus. - (DdPY)
- frasse-ahaie, frasse-ehaie. s. m. Nom donné, dans la Puysaie, au serpent, à cause du bruissement qu'il fait dans les feuilles, en passant à travers les haies. - (DdPY)
- frassement. s. m. Action de frasser, de glisser sur les feuilles, en les faisant bruire. - (DdPY)
- frasser. v. n. Remuer sans cesse. Ramper, glisser sur les feuilles et dans les herbes en les faisant bruire. (Puisaye). Voyez fraer. - (DdPY)
- frat, ate. adj. Se dit des noix d'une dureté excessive, et dont on est obligé de briser la coquille pour en retirer l'amande. Par une sorte de contradiction que nous ne comprenons guère, à moins qu'il n'y ait en cela antiphrase, frat, dans beaucoup de communes, se dit d'un bois sec, à fibres courtes et sans cohésion, qui se casse ou qui se fend facilement. On dit également, dans le même sens, peau frate, pour peau cassante. Du latin fractus, suivant M. Savatier-Laroche. - (DdPY)
- frâte, s. f. branchages d'un arbre, à peu près synonyme de rame. Vendre un chêne avec la « frâte », c'est le vendre tout entier, sans réserve des branchages ou débris de toute sorte. - (DC)
- frâteiller, v. n. faire du bruit en marchant ou en remuant dans les feuilles sèches. - (DC)
- fraudou, ouse, adj. fraudeur, celui qui fait la fraude, qui trompe. - (DC)
- fraye (freille). s. f. Frai de poisson. - (DdPY)
- frayon. s. m. Pièce d'une charrue qui tient au sep. (St-Martin-sur-Ouannc). - (DdPY)
- fré : (Féminin : frède). Froid. Ex : "Euh qui fé fré !" - (VDB)
- fré, fréde, adj. froid. - (DC)
- fred (adjectif) : froid. On dit aussi fro. - (N-M)
- frediller. v. n. Avoir froid, frissonner. (Sommecaise). - (DdPY)
- frédillou, ouse, adj. frileux, frileuse, celui ou celle qui craint le froid, qui en souffre. - (DC)
- frée : frère. Ne pas confondre avec le mot précédent. Ils se différencient à l'oreille par la durée du son. (Fré : froid, est très bref, Frée, est long). - (VDB)
- frée. s. m. Syncope de frère. Mon frée, ma soeu. - (DdPY)
- fréger. v. a. Frayer. Lesch'mins qui ne sont pas frégés dounont ben du tirage. - (DdPY)
- freiller, v. a. effleurer, toucher légèrement et comme en passant, friser, frôler. - (DC)
- freillote, s. fraise des bois. env.de Lormes. Diminutif de « frile. » (Voir : frile, frijotte.) - (DC)
- frelasse, feurlasse, s. f. chose déchirée, accroc dans une étoffe. - (DC)
- frélu. adj. Altération de frileux. (Grandchamp). Signifie aussi, mauvais sujet ; vif, petulant, fringant. - (DdPY)
- fremi, freumi, fromi, s. m. fourmi. Nous disons un frémi comme autrefois. - (DC)
- frémi. s. m. Fourmi. - (DdPY)
- fremillée, fremillouée, fremilloire. s. f. Fourmillière. – A Etais, on dit feurmillée. - (DdPY)
- fremillement, s. m. fourmillement : « i é dé fremillemans dan le queuches », j'ai des fourmillements dans les jambes. - (DC)
- fremiller, v. n. fourmiller. - (DC)
- fremiller. v. n. Fourmiller. - (DdPY)
- fremillére, s. f. fourmilière, lieu où se retirent les fourmis. - (DC)
- frénârie, s. f. frénésie, fureur, dispute, querelle, tapage. - (DC)
- frére : frère. - (S)
- frérot, s m. frère, petit frère. Diminutif de frère. S’emploie en-dehors des liens de famille, comme terme d'amitié. - (DC)
- frése : fraise. - (S)
- frésée, s. f. poussière, miette, débris d'une chose brisée ou broyée, petite quantité d'une substance quelconque : « al é tô mingé, a n'm'en é pâ beillé tan cheul'man eune frésée », il a tout mangé, il ne m'en a pas seulement donné une miette. - (DC)
- fret (la) : le froid. - (SBB)
- fretiller. (Voir : feurteiller.) - (DC)
- fretin. (Voir : feurtin.) - (DC)
- fretouiller. v. a. baver, frotter, tripoter. (Bléneau). C'est une altération et un diminutif de frotter. - (DdPY)
- frettis : chaume. Partie des céréales restante sur le champ après moisson. - (JFB)
- freu : fruit. - (S)
- freu, s. m. fruit. « frû. » nous disons « à freu » pour en maturité. Les seigles, les pommes de terre ne sont pas « à freu », c’est à dire murs. - (DC)
- freuche, s. f. friche, terre inculte, couverte de bruyères, de genévriers, etc. « fruche.» - (DC)
- freucher, v. a. abattre, froisser, fouler. On « freuche » certains légumes, comme l'ognon, pour leur donner de la force. - (DC)
- freumer : fermer. - (HV)
- freumi : fourmi. - (S)
- freuser : filer, aller vite. - (S)
- freut : fruit. - (SGC)
- frévote, frésote. s. f. Fraise. (Argenteuil). - (DdPY)
- frézée : miette. - (S)
- fric frac. Locut. Peu de chose. Se dit toujours avec la négation. Cette maison est ruinée, il n'y a plus ni fric ni frac. - (DdPY)
- fric ni frac (ni), loc. ne laisser derrière soi « ni fric ni frac », c'est tout détruire, tout saccager, prendre, enlever, piller tout ce qui est susceptible de l'être. - (DC)
- fricaissée, s. f. fricassée ; viandes ou légumes cuits et assaisonnés avec du beurre, de l'huile ou de la graisse. - (DC)
- fricasser. v. a. Frotter. Fricasser ses mains, les frictionner, les frotter vivement l'une contre l'autre, parce qu'on a froid ou par signe de contentement, manus suas fricure. Phèdre a dit aussi asinus asinum fricat. – Se fricasser. v. pron. Se frotter, se frictionner. - (DdPY)
- frichetis. s. m. Repas, diminutif de fricot, qui, selon l'abbé Corblet, se dit quelquefois pour festin, bonne chère. J'avons fait un frichetis, un bon petit frichetis. - (DdPY)
- frichti (nom masculin) : cuisine sommaire. Repas. - (N-M)
- frichtouner (verbe) : préparer un repas simple ridement. - (N-M)
- fricielle : faisselle. - (SBB)
- fricot : repas. - (PA)
- fricot : préparation culinaire mijotée ou non. Repas, par extension. Ex : "Faut qu'j'all maint'nant fée mon fricot !" - (VDB)
- fricot, s. m. régal, bombance, bonne chère. - (DC)
- frigeotte : petite fraise sauvage. - (SGC)
- frigne. s. f. Trace. On n'en voit pas frigne. On n'en voit plus la frigne. (Ferreuse). - (DdPY)
- frigoler, v. a. faire griller. - (DC)
- frigousse. s. f. Fricassée, ragout, platée de fricot. - (DdPY)
- frijotte, s. f. fraise des bois. (Voir : freillotte.) - (DC)
- frilai : frôler. Le thermomètre ai frilai la gealée : le thermomètre a frôlé la gelée. - (SGC)
- frile, s. f. fraise des jardins ou des bois. - (DC)
- friler : frire, griller. - (PA)
- friler : frissonner (quand on mange quelque chose d'aigre). - (PN-A)
- friler : moment- état du beurre ou du gras quand il commence à grésiller dans le récipient au feu. - (VDB)
- friler, friller. v. n. Se dit, par onomatopée, pour exprimer le bruissement, le grésillement produit par l'eau qui tombe sur le fer rouge. (Perreuse). Se dit aussi pour frôler. - (DdPY)
- friler, v.a. friser, frôler, toucher légèrement. - (DC)
- frillant-nu. adj. Qui est en guenilles, à peine vêtu, et de manière à geler de froid. De friller, avoir froid, geler. (Bléneau). - (DdPY)
- frillè : brûlé légèrement et frisé par la sécheresse ou le gel. - (S)
- friller : brûler superficiellement. - (HV)
- friller : frire, desséché, passer à la flamme. - (S)
- friller, v. a. flamber, griller légèrement. - (DC)
- frilleux (ll mouillés). adj. Frileux. - (DdPY)
- frillie, s. f. miette, débris : « eune frillie » de pain, de sucre, (voir : effrèser, effriller, frésée.) - (DC)
- frillon, s. m. copeau frisé de menuiserie que soulève le rabot : « eun béai frillon ; eun fâ d' frillons. » - (DC)
- frillot, s. m. trempée au vin. - (DC)
- frillou, ouse, adj. frileux, qui craint le froid. - (DC)
- frilôt, frillôt : dépôt, résidu de cuisson au fond d'un récipient, et non consommable. - (SP)
- frimai : faire semblant, crâner. - (SGC)
- frimance, s. f. apparence, ombre de ce qui a existé, dernière forme d'une chose disparue. - (DC)
- frimer. v. n. Chercher, fureter partout curieusement ; ce que, à Auxerre, on appelle meuter. (Lainsecq).-Suivant Roquefort et l'abbé Corblet, ce mot signifierait geler, et serait un dérivé de frimas. - (DdPY)
- frimouille, s. f. frimousse, figure, visage. - (DC)
- fringale. s. f. Faim violente dont on est pris subitement. - (DdPY)
- fringuer (Se). v. pron. Se carrer, marcher avec prétention, faire le fringant. (Ronchères). - (DdPY)
- fringuer, v. n. danser, sauter, frétiller en gambadant. - (DC)
- frïon. s. m. et frïue. s. f. Contraction de frison et de frisure. Se dit des copeaux de menuisier, parce qu'ils sont presque toujours roulés sur eux-mêmes et comme frisés. - (DdPY)
- friot. s. m. Petite fraction, menue parcelle d'une chose rcduite en miettes ou en poudre. De friser, effriser, ou de froïer, froyer, briser, broyer, pulvériser. (Montillot) - (DdPY)
- friotte. s. f. Fraise. A Athie, on dit fréjotte. - (DdPY)
- friottier. s. m. Fraisier. - (DdPY)
- fripouner, v. a. friponner, duper, tromper, voler. - (DC)
- friquentation, s. f. fréquentation, rapport intime entre deux personnes de sexe différent. - (DC)
- friquet. s. m. Sorte d'écumoire pour retirer la friture de la poêle. - (DdPY)
- friquette (ne pas durer) ; loc. ne pas faire vie qui dure, ne pas prospérer longtemps : sa fortune a fondu comme rosée : elle n'a pas duré « friquette. » - (DC)
- frisée, s. f., petite quantité d'une chose, parcelle. Ex. : je n'en ai pas une frisée, comme on dirait : pas une miette. - (A)
- fristue. s. f. Si peu que ce soit, ombre, soupçon, apparence ; un rien, moins que rien, un néant. On n'en voit pas fristue. Se dit sans doute par corruption du latin fesluca, fétu, brin de paille. (Perreuse). - (DdPY)
- frivoles. s. m. pl. Copeaux de menuisier. - (DdPY)
- frô, frouéde, adj. frais. Froid et frais chez nous sont absolument synonymes. « Frôche » au féminin. - (DC)
- frocher, v. a. froisser. Ne s'emploie qu'au propre en parlant des grains, des herbes que le vent ou le passage d'un être vivant a foulés et plus ou moins écrasés. - (DC)
- froid. s. f. S'emploie souvent, dans les campagnes, pour froideur. Quand on est pris de la froid, on n'est pas à soun aie. - (DdPY)
- froinlie. s. m. Furoncle. (Vassy-sousPisy). Du latin furunculus. - (DdPY)
- frôlée. s. f. Volée de coups reçus ou donnés. (Armeau). - (DdPY)
- frôler, frouler. v a. Battre, étriller, frotter. (Massangy). - (DdPY)
- frôlon, ferlon. s. m. Frelon. - (DdPY)
- frômagée. s. f. Conserve de beurre frais et de fromage mou mélangés. (Villiers-Saint-Benoît). – AVilliers-Bonneux, se dit d'un tôt-fait ou mélange de farine, d'oeufs et de lait cuit au four. - (DdPY)
- fromai : fermer. On frome les portes le soir : on ferme les portes le soir. - (SGC)
- fromaige : fromage. - (S)
- fromaige, froumaige, freumaige, formaige, froumaize, s. m. fromage. - (DC)
- fromaigeot : petite mauve. - (S)
- fromaigeot, froumaigeot. s. m. mauve à feuilles arrondies. « froumézot. » - (DC)
- frombir. v. n. Se dit du bruit que produit l'air déplacé par un corps dur lancé avec rapidité ou qu'on fait tourner sur lui-même. (Etivey). - (DdPY)
- froment : Le froment, lorsqu’il ne qualifiait pas les grains de blé séparés de la tige après battage, était, vers 1760, l’avoine fourragère appelée aussi avoine élevée. - (QLT)
- fromer : fermer. - (S)
- fromer, v. a. fermer : « fromez lai maion », fermez la maison. - (DC)
- fromi. s. m. Fourmi. - (DdPY)
- fromilloire. s. f. Fourmillière. (Rogny). - (DdPY)
- fromoû, fromouère : fermoir. - (S)
- fronce, s. f. pli, ride. Se dit des personnes et des choses. - (DC)
- frongle (gl mouillé). s. m. Furoncle. (Mouffy). - (DdPY)
- fronllhe, s. m. furoncle, clou. - (DC)
- fronmer. v. a. Fermer. (Argentenay). - (DdPY)
- froque. s. f. Assortiment des nippes et vêtements qu'on possède, et plus particulièrement de ceux qu'on a sur soi. Toute sa froque ne vaut pas deux sous. C'est l'opposé de défroque. - (DdPY)
- fros. adj. Frais, par conversion d'ai en o. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- frottée, s. f. la frottée est une croûte de pain sur laquelle on écrase une gousse d'ail. - (DC)
- frou. s. m. Poêle percée de trous, dans laquelle on fait griller des marrons, des châtaignes. (Perrigny). - (DdPY)
- froubillouner. v. a. Essuyer, fourbir avec un froubillon. (Laduz). - (DdPY)
- froucher. v. n. Se dit du léger bruit qu'on fait en frôlant les branches feuillues d'un taillis ou bien en se frottant contre un objet. - (DdPY)
- froucillon (pour tourbillon). s. m. Torchon, linge pour essuyer. (Laduz). - (DdPY)
- frouè : froid. - (S)
- frouer. v. n. Frôler, faire frou-frou Une jupe de soie qui traîne, qui frôle sur un parquet, fait, à chaque pas de celle qui la porte, frou frou. C'est une onomatopée. – Frouer, se dit aussi de l'action de faire un certain sifflement, par lequel on imite le cri de la chouette, pour attirer des oiseaux. - (DdPY)
- frouer. v. n. Ressentir une chaleur cuisante sur quelque partie du corps. L'hiver, quand la bise vous pince les oreilles, on dit : Les oreilles me frouent. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- frou-frou, loc. faire du frou-frou, faire l'important, faire de l'étalage, prendre de grands airs. - (DC)
- frouiller, v. a. froisser avec la main, chiffonner, fripper. - (DC)
- froule. s. f. Feuilles. (Armeau). - (DdPY)
- froulée. s. f. Volée de coups, frottée. Synonyme de Dégelée. – Se dit aussi pour grand nombre, quantité. Le vent a fait tomber des froulées de pommes. - (DdPY)
- frouler. v. a. Battre, étriller, frotter. Se dit aussi pour frôler, toucher légèrement en passant. (Germigny). – Se dit également de l'action de faire rôtir, de faire griller des châtaignes dans un frou. - (DdPY)
- froûlot : tourbillon (mini tornade). - (S)
- froulot : tourbillon de vent par journée orageuse, mini tornade. Le froulot peut aspirerrins de paille ou de foin sec jusqu'à 10 à 20 mètres. Le froulot précède souvent l'orage : le tourbillon de vent précède souvent l'orage. - (SGC)
- froulot. s. m. Tourbillon. (Etais). - (DdPY)
- froulot. s. m. vent impétueux, tourbillon. (Voir : foulot.) - (DC)
- froumage (un) : un fromage. - (PN-A)
- froumaige : fromage. - (S)
- froumaige : fromage. Avec le lait on feto du fromage : avec le lait on faisait du fromage. - (SGC)
- froumège. s. m. Fromage. Du bon froumège. – A Etivey, on dit Fronmège. - (DdPY)
- froument : froment. - (S)
- froument : froment. - (SGC)
- froument, s. m. froment, blé. - (DC)
- froumer : fermer. Ex : "Froume la porte, n'y fé fré !" - (VDB)
- froumer. v. a. Fermer. - (DdPY)
- froumiller. v. n. Fourmiller. Se dit d'une sorte de picotement multiple, de chatouillement qu'on éprouve quelquefois dans un membre engourdi, et qui ressemble à celui que pourrait causer une multitude de fourmis qui se promèneraient sur ce membre en le mordillant. Ça me fourmille dans les pieds. - (DdPY)
- frusques (pour frustes). s. f. pl. Nippes, vêtements, tout ce qu'on a d'effets, tout ce qu'on possède en fait de linge et d'habits. Prends tes frusques, et fiche ton camp. Du latin frustum. - (DdPY)
- frûterou froûter : humer du bouillon ou de la soupe. - (PA)
- f'to : faire. O f'to fré : il faisait froid. - (SGC)
- fugeaie. s. f. Fuseau. (Athie). - (DdPY)
- fuhi, s. m. fusil, arme à feu. - (DC)
- fuhi. s. m. Contraction de Fusil. Du bas latin fugillus. - (DdPY)
- fuitaine (Faire la). Locution usitée à Vassy-sous-Pisy, et qui signifie se retirer à l'écart, s'isoler de la compagnie, de la société, semble être synonyme de bouder, et doit être une forme du mot flûtaine. - (DdPY)
- fuiter, v. n. fuir, s'échapper par une fente, une fissure. un tuyau percé « fuite. » - (DC)
- fuja (nom masculin) : fuseau. - (N-M)
- fujà, s. m. fuseau. - (DC)
- fumaiger, v. a. fumer, répandre du fumier. - (DC)
- fumaillou (un) : un jeune qui commence à fumer. - (PN-A)
- fumard. s. m. Fumeron. - (DdPY)
- fumelin. s. m. Homme passionné pour les femmes. (Vilhers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- fumelle (nom féminin) (Péjoratif). mot vulgaire pour désigner une personne du sexe féminin. - (N-M)
- fumelle (une) : une femme (désolé mesdames !). - (PN-A)
- fumelle : femme. Courant, mais souvent péjoratif et vulgaire. Usage machiste naturel. Ex : "Al' marchait ben, la fumelle !" - (VDB)
- fumelle, s. f. femelle par opposition avec mâle, femelle d'animal ou de plante, du chanvre par exemple, et femme : « ç'ô eune mauvaille fumelle », c'est une méchante femme. - (DC)
- fumeriau. s. m. Petit tas de fumier. (Trucy, Champignelles). - (DdPY)
- fumeziau. s. m. Fumeron. (Germigny). - (DdPY)
- furiau, fuziau. s. m. Sureau. (Jussy, Truny). - (DdPY)
- furil. s. m. Fusil, par conversion de l’s en r. - (DdPY)
- fusucien, s. m. escamoteur, saltimbanque qui se montre aux foires et fait, coram populo, des tours de physique. - (DC)
- futaine (faire la), loc. faire des escapades. Se dit principalement des enfants qui, au lieu d'aller à l'école, vont battre la campagne. - (DC)

Sommaire


G

- gâ, s. m. garçon, jeune homme : « not' gâ », se dit du « valôt » ou serviteur comme du fils de la maison. - (DC)
- gabachon. s. m. Garde-genoux de laveuse. - (DdPY)
- gabegie, s. f. tromperie, abus de confiance, tripotage malhonnête. - (DC)
- gabegie. s. f. Ruse, tromperie, affaire embrouillée, grabuge. - (DdPY)
- gabet. s. m. Taureau. - (DdPY)
- gabiat (un) : un maladroit. - (PN-A)
- gabillot. s. m. Petit baril à eau-de-vie ; jeune veau mâle. (Collan, Courgis). - (DdPY)
- gaboué, gabois. s. m. Enfant hargneux, querelleur. (Courgis). Du roman gabeour, gabeor, et du bas latin gabator, ou bien encore du provençal gab, querelle, bruit, tumulte. A Etivey, gabois se dit pour mauvais cheval. - (DdPY)
- gâche, s. f. pâte de pain dont on fait des galettes grossières en y mêlant de l'huile ou autres assaisonnements : faire de la « gâche. » - (DC)
- gâche. s. f. Sorte de gâteau. (Domecysur-le-Vault). - (DdPY)
- gâchiller. v. a. Mâcher, mâchonner, mastiquer. Je n' peux pas gâchiller mon pain. (Courgis). - (DdPY)
- gaçon. s. m. Garçon. - (DdPY)
- gadeau. s. m. Personne de mauvaises mœurs, de conduite sale et déréglée. Se dit sans doute pour gadoue, ordure. - (DdPY)
- gadin : chute. - (PA)
- gadin. s. m. Pièce de vaisselle. (Villiers-Saint-Benoit). A Vertilly, ce nom se donne à un petit plat. Dans la Puysaie, c'est une grande écuelle de grès. - (DdPY)
- gadinée. s. f. Contenu d'un gadin. Une gadinée de soupe, de pommes de terre, de haricots, etc. (Puysaie). - (DdPY)
- gadouille (nom féminin) : boue, sol détrempé. - (N-M)
- gadouillou (adjectif) : état d'un sol boueux. - (N-M)
- gadrouille. s. f. Grosse femme mal propre. - (DdPY)
- gaffée. s. f. Plein les deux mains, tout ce que peuvent contenir les deux mains. (Sainpuits). – Se dit ainsi pour caffée, de caffe et du latin cavea, enfoncement, creux, dépression daus une surface qui devrait être plane. Dans le cas présent, il s'agit de creux formé par les deux mains réunies. – A Trucy, gaffée signifie grosse charge, par extension sans doute. - (DdPY)
- gagin. s. m. et gagine. s. f. Garçon, fille, se dit, plus particulièrement, d'un garçon et d'une fille qui ont échangé des gages, des promesses de mariage. - (DdPY)
- gagneau (grand). s. m. Fat, maniéré, vaniteux. (Percey). - (DdPY)
- gagoue. s. f. Femme sale et de mauvaise conduite. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- gaguie. s. f. Fille. Une grousse gaguie, une grosse dondon, une bonne grosse fille. (Sacy). - (DdPY)
- gaguin. s. m. Garçon, (Sacy). - (DdPY)
- gahet (par contraction de guaret). s. m. Guéret. - (DdPY)
- gai, gaite, adj. gai, d'humeur accommodante. Se dit des choses comme des personnes. - (DC)
- Gaibeurié. Nom d'homme Gabriel. - (DC)
- gaîchon. s. m. Garçon. (Vassy-sousPisy). - (DdPY)
- gaidan, drap que l'on étend sur le cuvier entre le linge et la cendre, dont le Glossaire nous fournit un équivalent sous le nom de fleuret. - (A)
- gaïenne. s. f. Cantharide. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- gaife, adj. impair. Un bœuf, trois veaux, cinq moutons, etc., forment des nombres « gaifes. » - (DC)
- gaige, s. m. gage, garantie, salaire d'un domestique. - (DC)
- gaiger, v. a. gager, faire une gageure. - (DC)
- gaigeure, s. f. gageure. - (DC)
- gaillar, nom de bœuf. - (DC)
- gaillaude, s. f. balai en chiffons avec un manche dont on se sert pour le nettoyage des fours. - (DC)
- gaille (nom féminin) : truie. - (N-M)
- gaille : truie. - (S)
- gaille, s. f. femelle du porc, coche, truie. - (DC)
- gaille. s. f. Rosse, mauvais cheval. (Pasilly). Roquefort donne gaillofre dans le même sens. - (DdPY)
- gaïllon : flocon de neige. - (PA)
- gailôpe (ai lai), loc. a la galope, c’est à dire en grande hâte et comme en courant au galop : « i é fé ç'iai ai lai gailôpe ", j'ai fait cela très vite. - (DC)
- gailôpin, s. un galopin, une galopine, jeune garçon ou jeune fille qui aime à jouer, à folâtrer, à courir. - (DC)
- gailôpiner, v. a. faire le galopin, la galopine. - (DC)
- gaimouèche, triste nom donné à la gracieuse mésange. - (A)
- gaingner, v. a. gagner, faire un gain. - (DC)
- gairçon. s. m. garçon, enfant mâle. - (DC)
- gairde, s. m. garde, gardien d'une propriété. - (DC)
- gairder, v. a. garder, conserver, surveiller. - (DC)
- gairdou, ouse, s. m. gardeur, gardeuse, celui ou celle qui garde, qui surveille : « eun gairdou d' vaiches, eune gairdouse d'oués. » - (DC)
- gaireune, s. f. garenne. - (DC)
- gairgouéiller : faire un bruit de gargouille (en parlant du ventre). - (S)
- gairgouéillot, gairlûtot : gorge, gosier. - (S)
- gairion, s. f. guérison, retour à la santé. - (DC)
- gairzeillot, s.m. gorge, gosier, cou. (Voir : garguillot.) - (DC)
- gaite. adj. fém. de Gai. Une femme ben gaite. - (DdPY)
- gal vache, s. f. travail exécuté par les bœufs du« galvaché » dans des régions lointaines : aller à la « galvaché » : bœufs de « galvaché », etc… - (DC)
- galafre. adjectif. Glouton, gourmand. (Etais). Jaubert écrit galaffre. - (DdPY)
- galapia : garnement. - (PA)
- galapiat. s. m. Polisson, vaurien, mauvais sujet. L'abbé Corblet fait dériver ce mot de l'islandais galapin, dont il ne donne pas la signification. - (DdPY)
- galarme : vent du sud-ouest. - (SGC)
- galarne (pour galerne). s. m. Vent froid, du nord-ouest. - (DdPY)
- galatat. s. m. Mauvais garnement, vaurien. (Maligny). - (DdPY)
- galené, s. m. noyer, arbre qui produit les noix. - (DC)
- galer. v. a. Gratter. Quand on a la gale, on se gratte c'est la cause pour l'effet. Par analogie, on dit que les vignerons galent la terre, parce qu'ils la piochent, et sans doute à cause du mal que cela leur donne. - (DdPY)
- galérer, v. a. se servir de la galère, rabot de charpentier que l'on manœuvre à deux. - (DC)
- galerne, s. m. le vent de galerne est chez nous le vent d'ouest, le vent de la pluie. - (DC)
- galette : tarte (on ne disait jamais « tarte »). - (SGC)
- galfeurtié, s. m. coureur, vagabond, vaurien. - (DC)
- galfeurtier. s. m. Enfant sale. (Tronchoy). - (DdPY)
- galibeurdàs, s. m. prunes cuites au four. - (DC)
- galine (nom féminin) : truie qui a porté plusieurs fois. - (N-M)
- galine, s. f. truie qui a porté plusieurs fois. - (DC)
- galine. s. f. Petit champ, petite pièce de terre ou de vigne. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- galipe. s. f. Portion détachée, enlevée d'une plus grande. Galipe de foin, de paille, brassée, poignée, fourchetée de foin ou de paille prise sur une meule, sur un tas. Se dit aussi d'un morceau de quelque chose, qui n'a pas été coupé, détaché avec un couteau, mais séparé de son entier ou d'une portion plus grosse par rupture ou déchirure. Une galipe de crêpiau, de pain, de galette, de tarte. - (DdPY)
- galipiau. s. m. Terme de flottage. Portion d'un train brisé. A la suite des embâcles qui se font quelquefois sur l'Yonne, quand il y a plusieurs trains de brisés, les flotteurs ont peine à se reconnaître au milieu des galipiaux confondus. – Ce mot, encore familier aux riverains de l'Yonne, n'aura bientôt plus d'objet ; dans un an ou deux, le flottage aura cessé d'exister, et, conséquemment, il ne pourra plus y avoir ni embâcles de trains, ni galipiaux. Dans quelques communes, on le dit pour guenille dans d'autres, à Charentenay notamment, il voudrait dire traître, méchant. - (DdPY)
- galipote, sorte de loup fantastique qui rôde la nuit on dit ainsi de certains rôdeurs, qu'ils se déguisent en galipote. - (A)
- galipotte : fantôme. - (S)
- gallades. s. f. pl. Brebis. (Etivey). - (DdPY)
- galline. s. f. Jeu de bouchon. Du vieux français galline, qui veut dire poule. Or poule, en terme de jeu, se dit de la mise des joueurs, représentée, dans la circonstance, par les sous posés sur le bouchon. - (DdPY)
- gallois. s. m. Fusain, arbrisseau dont les fruits rouges sont appelés vulgairement bonnets carrés. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- galoche : sabot à bride de cuir sur le coup de pied. - (VDB)
- galocher : marcher ou courir en sabots. Faire du bruit avec ses sabots en marchant. Ex : "A galocher coum' ça dans la maison, té nous assabouis !" - (VDB)
- galochier, galouchier. s. m. Synonyme de galtru, galapiat. Littéralement, traîneur de galoches usées, cassées, éculées ; espèce de va-nu-pieds. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- galop (un coup d') : expression : rapidement, en vitesse... Ex : "Monte don au bourg d'un coup d'galop charcher du pain". - (VDB)
- galopée (A la). Locut. adv. Avec précipitation. Faire une chose à la galopée, la faire trop vite et comme en courant le galop. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- galot, s. m. jardin, enclos, défrichement au milieu des roches, très usité aux environ d'Avallon. - (DC)
- galotte. s. f. Pâte préparée comme celle de la galette, et qui, ensuite, étant coupée par petits morceaux carrés, se fait cuire dans du lait et se trouve, après quelques instants, mélangée dans une sorte de bouillie. Les enfants qui ont bon estomac sont friands de ce mets savoureux, mais assez lourd. - (DdPY)
- galouaichai: patauger dans une flaque d'eau malpropre. - (SGC)
- galouaichot : flaque d'eau malpropre. - (SGC)
- galoubi. s. m. Gourmand. (Perreuse). – Suivant l'abbé Corblet, ce mot voudrait dire, gamin, polisson. - (DdPY)
- galouchiat. s. m. Enfant dépenaillé, déguenillé. (Gourgis). – Voyez galochier. - (DdPY)
- galouècher : patauger. - (S)
- galouécher, v. n. faire du gâchis, manger malproprement. - (DC)
- galouèchot : gadoue, flaque d'eau sale. - (S)
- galouéchot, s. m. gâchis, tache ou flaque de boue liquide. - (DC)
- galouéchou, ouse, adj. celui qui est dans le gâchis, dans la boue, ou celui qui en fait, qui en répand. - (DC)
- galouferier (pour galoufrier). s. m. Micocoulier, arbre à fruit rouge, ressemblant à une petite cerise. (Perreuse). – Ce serait, suivant Jaubert, le sorbier allouchier de Boreau. - (DdPY)
- galouriau. s. m. Petit vagabond. (Cuy). - (DdPY)
- galoux. s. m. et adj. Galeux. (Etivey). - (DdPY)
- galtapiat. s. m. Vaurien, voyou, polisson. (Essert). - (DdPY)
- galtrou : enfant. - (SBB)
- galtru. s. m. Homme de rien, mauvais sujet. (Lichères). - (DdPY)
- galuche. s. f. Petite croûte, petite gale qui se forme sur une écorchure, sur un mal qui a suppuré. (Perreuse, Villeneuveles-Genêts). - (DdPY)
- galustrot. s. m. Vaurien, fainéant, paresseux. (Sommecaise). - (DdPY)
- galvache : la conduite des bœufs au travail ou transport par charrette à bœufs. - (QLT)
- galvaché, s. m. charretier du Morvan qui entreprend des charrois dans les contrées éloignées et qui les exécute avec les bœufs qu'il a amenés. - (DC)
- galvacher : bouvier. - (S)
- galvacher : conducteur d'attelage de bœuf, bouvier (celt. gale : cri, appel) ? mais, en breton, galgacher désigne celui qui parle un méchant français ! - (HV)
- galvachou, s. m. coureur de grands chemins, vagabond, débauché. - (DC)
- galvaud. s. m. Espèce de vagabond, travaillant sans suite, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, à toute sorte d'ouvrages, et souvent aussi ne faisant rien. - (DdPY)
- galvauder, v. a. gâter, abîmer, bousiller. - (DC)
- galvauder. v. n. Travailler vite et mal. Du latin caballicare. – Signifie plus généralement travailler sans suite, en allant à l'aventure, en vagabondant.. Se dit, à Etivey, pour falsifier. - (DdPY)
- gamache, s. f. mauvaise chaussure, savate. - (DC)
- gambi : boiteux. - (HV)
- gambi : boiteux. - (PA)
- gambi : boîteux. - (S)
- gambi : boiteux (gambie : boiteuse). Le gambi éto informe : le boiteux était informe. - (SGC)
- gambi, e, adj. celui qui a de mauvaises jambes, qui boite, qui est écloppé. - (DC)
- gambi. adj. Boiteux. - (DdPY)
- gambillai : boiter. T'ai une entorse ? tu gambille ! : tu as une entorse ? Tu boites. - (SGC)
- gambiller : boîter. - (S)
- gambiller, v. n. boiter, marcher en traînant la jambe. - (DC)
- gambiller. v. n. Boiter. (Arcy-sur-Gure). - (DdPY)
- gambiner, v. n. traîner la jambe, boiter. - (DC)
- gamboule. s. f. Petite enflure locale. - (DdPY)
- gamelle, s. f. truie qui a porté plusieurs fois. - (DC)
- gamelle. s. f. Truie. (Pasilly). Se trouve aussi dans Jaubert. - (DdPY)
- gamin, gamine, s. enfant, fils ou fille. - (DC)
- gamouéche (ai). Jeu d'enfants, le même que le jeu de bouchon, sauf que le liège est ordinairement remplacé par un morceau de bois taillé ad hoc. - (DC)
- ganache. s. f. Grosse mâchoire. – Figurément, homme faible, sans intelligence, sans volonté propre, qui subit toutes les influences et se laisse mener par le premier venu. - (DdPY)
- gance (nom féminin) : reculée de Loire. (Si t’veux « faire » un brochet va sur la gance, t’es sûr de l'avoir). - (N-M)
- gancher. v. a. Balancer. (Domecy-surCure). - (DdPY)
- ganchette, s. m. gâchette, pièce de fer sur laquelle on appuie pour faire partir la détente d'une arme à feu. - (DC)
- gandaule, s. f. grande écuelle pleine de soupe. - (DC)
- gandolin, ine, s. celui qui manque de vigueur, d'énergie, qui agit ou parle avec nonchalance, mollesse. - (DC)
- gandouése, s. f. propos libre, plaisanterie salée. - (DC)
- gandoulin. s. m. Homme dont les mouvements lents, la voix et la parole maises témoignent de peu d'intelligence et de peu d'énergie. C'est un gandoulin, dit-on, une espèce de gandoulin. - (DdPY)
- ganet. s. m. Enfant ou jeune homme de peu de vigueur, qui vante sa force. C'est un diminutif de gas. Un fameux ganel. (Percey). – Il existe à Villeneuve-sur-Yonne une famille du nom de Gasnet. - (DdPY)
- gangan. s. f. Femme empotée, disgraciée par l'âge et les infirmités. Une vieille gangan. - (DdPY)
- gangueneille (ai lai), loc. adv. sans vigueur, sans ressort, mollement, au hasard. - (DC)
- ganguenillai : même sens que beurloquai : cahoter. Tu parles d'être ganguenillé dans tous les sens dans ce véhicule : tu parles comme on est cahoté dans ce véhicule. Se dit aussi d'un individu qui a une démarche chaloupée : O se ganguenille dans tous les sens : il se balance dans tous les sens. - (SGC)
- ganifion : savate, chaussure usée. - (SBB)
- ganifouillous. s. m. pl. Tas de guenilles, fouillis. (Rogny). - (DdPY)
- ganivelle. s. f. Marchandise de rebut. (Sainpuits). – Signifie aussi, canaille, crapule. - (DdPY)
- gannèche (Gan-nèche). s. f. Espèce d'habit à pans fort longs. Faut rac'moder ma gannèche. ( Villeneuve-les-Genêts, Perreuse). – Se dit sans doute pour Ganache, qui a le même sens, et qui vient du bas latin gaunace, gaunacum. - (DdPY)
- gant, s. m. digitale pourprée, vulgairement doigt de notre-dame, digitalis purpurea. - (DC)
- gâpian, s. m. drôle, polisson, homme de rien. - (DC)
- gâpiats. s. m. pl. Rognures de cercles et d'osiers, débris de toute sorte provenant du reliage des tonneaux par les tonneliers. - (DdPY)
- gapouéillot : boue liquide. - (S)
- garaude (nom féminin) : forte averse qui survient brusquement. - (N-M)
- garaude : grosse pluie. - (PA)
- gâraude, s. f. femme ou fille débauchée, coureuse. La « gâraude » est-elle la femelle du garou, ce terme joignant à l'idée de sorcellerie celle de libertinage ? - (DC)
- garauder, v. n. mener une vie de désordre, de débauche. - (DC)
- garcon : garçon. Fils...mais jamais fils, toujours garçon ! Ex "C'est l'garçon à la Bernadette, il est ben fôrt". - (VDB)
- garçongniée , s. f. « garçongniée » est pour garçonnière par la chute de l'r dans la terminaison. Fille qui recherche les garçons, qui se plaît avec les hommes. (Voir : fillou.) - (DC)
- garçonnière, garçounière. s. f. Petite fille aimant à jouer avec les garçons, ayant les allures d'un garçon. - (DdPY)
- garçougnot. s. m. Petit garçon. (Terreuse). - (DdPY)
- garçoune, garquioune. s.f. Petite fille ; mot de tendresse. (Perreuse). - (DdPY)
- garde de dieu (ai lai). Cette locution, très connue en français, prend un sens particulier en Morvan. Une veuve, en parlant de son mari défunt, se sert souvent comme d'une formule pieuse de la locution : « not mâtre ô ai lai gairdedo dieu. » - (DC)
- garde-bêterie. s. f. Sorte de petite ferme à cheptel, où le travail du fermier ne consiste guère qu'à garder les bestiaux. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- garde-bêtes. s. m. Celui qui exploite une garde-bêterie. A Charny, la location résultant d'un contrat à garde-bête est présumée faite pour trois ans. - (DdPY)
- gareau, s. m., pluie d'été, subite, torrentielle et de courte durée. Même sens que le synonyme beurée, donné dans le Glossaire du Morvan, p. 78. - (A)
- garet : sillon de labour, terre labourée. Ex : "Y m'nait sa j'ment dret dans l'garet !" - (VDB)
- garet. s. m. Guéret, terre labourée et non ensemencée. - (DdPY)
- garganet. s. m. Cou, gorge, gosier, larynx. On dit quelquefois à un enfant qui fait des difficultés pour manger sa soupe : Si tu n'avales pas mieux que ça, j'vas te l'entonner dans le garganet. - (DdPY)
- gargari. s. m. Gosier. - (DdPY)
- gargauche. s. f. Femme de conduite dissolue, vivant dans la prostitution et la debauche. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- gargouéillâ, s. m. mare, creux plein d'eau bourbeuse ; petit étang d'eau croupissante - (DC)
- gargouéiller, v. a. barboter, remuer l'eau sale avec les mains ou avec les pieds. - (DC)
- gargouéillou, ouse, adj. celui ou celle qui barbote, qui patauge, qui agite ou remue la fange, une eau croupissante. - (DC)
- gargouiller. v. a. et n. Agiter une eau bourbeuse barboter dans l'eau avec ses pieds. – Se dit aussi des bruits sourds, des bredouillements, des borborygmes qui se produisent quelquefois dans les intestins. Ça me gargouillc dans le ventre. - (DdPY)
- gargouillis. s. m. Enu d'égout, sortant d'une gargouille. = Au figuré, dans le langage populaire, sale et mauvaise fricassée. – Ouvrage mal soigné, mal fait. - (DdPY)
- garguches, guerguches. s. f. pl. Petits grumeaux de pâte cuits dans de la bouillie de farine au lait. C'est ce qu'on appelle, à Auxerre, des miettes. – Se dit aussi, à Maillot, de morceaux de pâte ferme frits dans la poêle. - (DdPY)
- gargueillo : gosier. Il lui a coupé le gargueillo : il lui a coupé la gorge. - (SGC)
- garguenot, garguilleux : gosier (celt. gargadenn : gosier). - (HV)
- garguille, s. f. cou, gosier, gorge : « sarrer la garguille », étrangler, terme burlesque. - (DC)
- garguillot. Canal qui sert à la respiration, gosier, gorge et, par extension, cou. Diminutif de garguille. - (DC)
- garguillot. s. m. Cou, gorge, gosier. (Etivey). - (DdPY)
- gargusse. s. f. Pâte très-ferme, coupée par petits morceaux et cuite dans le lait, avec lequel elle finit par former une bouillie. (Argenteuil). Voyez galette, miette et garguches. - (DdPY)
- gâri, v. a. guérir, rendre la santé : « i n'seu pâ encoi gâri », je ne suis pas encore guéri. - (DC)
- gariaude, s. f., vieille truie. - (A)
- gârison, s. f. guérison. - (DC)
- garitiot. s. m. Etui. (Quincerot). - (DdPY)
- garlot (nom masculin) : petit poêle. - (N-M)
- garlot, s. m. étui à aiguilles ; fourreau en bois où l'on met les cartes employées dans le jeu dit : à la blanque, jeu ou le gagnant reçoit un couteau. - (DC)
- garlutrot, s. m. gosier, gorge, terme burlesque. (Voir : lutrot.) - (DC)
- garni, e, part, passé. S’emploie fréquemment pour exprimer un excédant de remplissage. - (DC)
- garnifornat. s. m. Confiture de prunes. - (DdPY)
- garode. s. f. Ondee, pluie subite et passagère. (Rugny). - (DdPY)
- gârou, adj. sorcier. (Voir : vârou.) - (DC)
- garouiller : barboter dans l'eau, en la répandant autour de soi (vient de « gargoueiller »). - (SP)
- garreau : averse violente et assez brève. - (HV)
- garreau. s. m. Sorte dc mets composé d'oeufs, d'un peu d'eau et de fromage de gruyère, battus ensemble, et qu'on fait cuire dans une tourtière avec un feu vif en dessus et en dessous, comme les œufs au lait, dont il a toute l'apparence lorsqu'il est bien réussi. Il est ainsi appelé, sans doute, du nom de son inventeur, un Garreau quelconque, devenu célèbre sans le vouloir. - (DdPY)
- gas. s. m. Jeune garçon. Se dit assez généralement en mauvaise part. Un mauvais gas, un ch'ti gas. - (DdPY)
- gassouiller. v. a. Salir, abîmer, gâter. Se dit surtout des fruits trop murs qui, à force d'être maniés, remués, secoués, finissent par s'écraser plus ou moins. Des prunes, des cerises, des raisins gassouillés. – Si dit aussi d'un liquide qu'on trouble en l'agitant. Voyons, vas-tu gassouiller ce vin longtemps comme ça ? - (DdPY)
- gât, s. m. dommage, dégât. La grêle a fait bien du « gât » dans les champs. - (DC)
- gâtaie : gâteau. - (S)
- gâte, adj. endommagé, altéré, entamé, un animal atteint d'une maladie organique est « gâté.» se dit aussi d'une fille enceinte : « elle est gâtée». - (DC)
- gâterat. s. m. Personne sans soin pour ses vêtements. (Courgis). – Dans les hôpitaux, on appelle gâteux, les malades qui ne peuvent pas se retenir, qui salissent leurs vêtements et leur lit de leurs ordures. - (DdPY)
- gâtias. s. m. gâteau. (Domecy-sur-leVault). - (DdPY)
- gâtiau : gâteau. - (SBB)
- gâtiau : un gâteau. - (SP)
- gatière (nom féminin) : jeune fille. - (N-M)
- gâtière : mlle (gazoute). - (PA)
- gâtière : fille. - (SGC)
- gâtiére, s. f. fille malpropre, dont la toilette est en désordre, souillon. - (DC)
- gatille (pour castille). s. f. Querelle. Chercher gatille agaée (égarée), chercher querelle sans raison, à propos de rien. (Ferreuse). - (DdPY)
- gatouiller. v. a. Chatouiller. - (DdPY)
- gâtre. s. f. Guêtre. (Accolay, Trucy, et généralement toutes les communes riveraines de l'Yonne, en amont d'Auxerre). - (DdPY)
- gâtron. s. m. et f. Femme sale, toujours mal peignée et fagotée, n'ayant pas plus de soin de son ménage que d'elle même et des siens. - (DdPY)
- gatrou : celui dont les chaussures et le bas des jambes sont sales. - (SGC)
- gâtrou, ouse, adj. sale, crotté, déguenillé, misérable. Se dit aussi d'un individu qui marche pesamment, en pataugeant. - (DC)
- gâture : carie. - (HV)
- gau, s. m. coq, le mâle de la poule. - (DC)
- gaube : engourdissement des mains. - (PA)
- gaubouler (Se). v. pronom. Se couvrir, se charger de nuages. Le temps se gauboule c'est signe d'orage. (Grandchamp, Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- gauce. s. f. Voyez guenipe. - (DdPY)
- gaucer, v. a. mouiller et salir. Un homme qui tombe dans une eau fangeuse a ses habits « gaucés. » - (DC)
- gaud, s. m. mendiant. - (DC)
- gaude : bouillie de maïs (celt. Yod : bouillie et goadenn : pâtée grossière). - (HV)
- gaudelée. s. f. Marmelade de prunes. (Vilhers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- gaudreux, euse. adj. Qui est dans un état de souffrance, de malaise habituel. – Par extension, se dit d'une personne de mauvaise tenue, sale, aux vêtements boueux, effiloqués. Une femme gaudreuse. – Temps gaudreux, temps brumeux, pluvieux, mais de cette pluie fine, qui fait de la boue et ne lave pas les rues, comme le fait une grande pluie. - (DdPY)
- gaufeter. v. n. Se dit, à Maligny, d'une femme qui, étant à l'herbe, va tantôt à droite, tantôt à gauche, choisissant les meilleures places pour faire son faix. - (DdPY)
- gaugé : trempé. - (S)
- gauger (verbe) : en passant dans une flaque d'eau, en prendre par-dessus les chaussures. (J'ai gaugé dans l'patouillat). - (N-M)
- gauger : marcher dans la boue, se mouiller les pieds en marchant dans l'eau (1). - (PN-A)
- gauger : prendre l'eau dans ses chaussures. (gaffer). - (PA)
- gauger : prendre de l'eau dans ses sabots, en marchant dans la boue ou dans une flaque d'eau. Patauger. Ex : "Si té prends çeu ch'min là, t'as pas fini d'gauger moun' houme !" - (VDB)
- gauger. v. n. Marcher ou enfoncer dans la boue liquide, de manière à en emplir ses souliers ou ses sabots. (Perreuse). - (DdPY)
- gaugerd ougoujère : serpe emmanchée sur un long manche pour couper les haies. - (PA)
- gaugueniller. v. n. Se dit d'une pièce de linge, d'un mauvais vêtement, d'une guenille ou loque quelconque suspendue, et que le vent agite. - (DdPY)
- gaujard. s. m. Serpe à long manche. - (DdPY)
- gauliat. s. m. Glouton, gourmand. (Saint-florentin). - (DdPY)
- gaulon. s. m. Bouchée, gorgée, avalon. (Smiipuits). - (DdPY)
- gaumache. adj. et s. Gourmand. (Tronchoy). - (DdPY)
- gaumichon. s. m. Petit gâteau. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- gaumiot (nom masculin) : gamelle en fer. On dit aussi tingot. - (N-M)
- gaumiot : récipient (tingot). - (PA)
- gauné, gôné. Voyez gonné. - (DdPY)
- gaupe, s. f. femme ou fille de moeurs déréglées. - (DC)
- gaupe. s. f. Fille ou femme de mauvaise vie ; d'ou le verbe gaupiner, vadipare. (Etivey). - (DdPY)
- gauveine. s. f. Cancans, propos médisants. - (DdPY)
- gauziotte. s. f. Primevère jaune des prés. - (DdPY)
- gavar, adj. boiteux, bancal, qui a les jambes tortues; sale, malpropre. - (DC)
- gavard. adj. et s. m. Qui a les jambes arquées, qui marche en dehors. (Domecy-sur-Cure). - (DdPY)
- gavarder, v. n. marcher en boitant, être bancal, avoir les jambes difformes. - (DC)
- gavarder. v. n. Marcher de travers. (Sermizelles). - (DdPY)
- gaver. v. a. Donner la pâtée, engraisser. (Tronchoy). – Se gaver. v. pronom. S'emplir, se gorger d'aliments. Nous donnons ce mot, bien qu'il soit déjà dans Larousse. - (DdPY)
- gaviau. s. m. Gosier. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- gavodée (nom féminin) : averse. On dit aussi gavode. - (N-M)
- gavoichis. s. m. Action d'uriner. (Sermizellcs). C'est un diminutif de gave, nom donne, dans les Pyrénées, aux cours d'eau qui descendent des montagnes. - (DdPY)
- gayer, gayer. v. a. Se dit du degré d'enfoncement, du tirant d'eau d'un bateau. « Votre bateau, combien tient-il ? Il gaye tant. Il est parti gayant tant. » Du latin aqua, et du roman aigue, aige, par transposition du g avant l'a. - (DdPY)
- gayon, s. f., femme malpropre, par extension du vocable morvandeau Gaille, cité dans le Glossaire du Morvan, p. 391, avec le sens de truie, et du vocable lyonnais caillon qui signifie cochon . - (A)
- gâzener .v. a. gazonner. Un terrain «gàzené» est un sol ensemencé de graminées ou garni de mottes gazonnées. - (DC)
- gâzenou, ouse, adj. gazonneux, qui est en gazons, en mottes enracinées. Un champ « gâzenou » est un terrain qui n'est pas meuble; une terre « gâzenouse » est pleine de racines, d'herbes plus ou moins liées au sol. - (DC)
- gazille, gazoute : fille. - (HV)
- gazon : motte de terre et d'herbe. - (S)
- gâzon, s. m. grosse brique que confectionnent les tuiliers du pays. - (DC)
- gazoute (nom féminin) : fille. - (N-M)
- gazoute (une) : une jeune fille. - (PN-A)
- gazoute : fille (gâtière). - (PA)
- geaissier, gessier. s. m. Geai. (Villeneuve-les-Genêts, St-Denis-sur-Ouanne). – Homme sans jugement. (Sommecaise). - (DdPY)
- geat. s. m. Geai. (Sougères-sur-Sinotte). - (DdPY)
- geau : coq (jau). - (PA)
- gège : mue (pour les volailles). - (S)
- gége. s. f. Mue, poussinière, endroit ou l'on élève des poussins, ou l'on engraisse de la volaille. (Etivey, Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- geignard, arde. s. et adj. Pleurnicheur, euse. (La Celle-Saint-Cyr). De geindre. - (DdPY)
- geigner. v. n. Geindre, pousser des plaintes, des gémissements, et, par extension, contrefaire, écharnir ceux qui se plaignent. (Limites du Tonnerrois, environs d'Ervy). - (DdPY)
- geigneux, geindeux. adj. et s. Celui qui geint, qui se plaint souvent. - (DdPY)
- geigneux, génieux. s. m. Tasse de faïence, ordinairement de forme cylindrique et d'un diamètre égal à sa hauteur. – Par extension, petite cruche à vin, pouvant aller devant le feu. - (DdPY)
- geillot. s. m. Jonc qui pousse dans les ruisseaux. (Ferreuse). - (DdPY)
- geinner. v. a. Gêner. - (DdPY)
- gelaudée. s. f. Petite gelée. Dans le mois de mai, on a souvent des gelaudées. - (DdPY)
- gelauder. v. n. Geler un peu. Cette nuit, il a gelaudé. - (DdPY)
- gèler : geler. - (S)
- géline (nom féminin) : poule. - (N-M)
- géline : poule. - (QLT)
- géline : volailles. - (HV)
- geline, s. f. poule. Le mot est tombé en désuétude. - (DC)
- gélinière (nom féminin) : poulailler. - (N-M)
- geliniére, s. f. poulailler, lieu où l'on enferme les poules. - (DC)
- gelniére. s. f. poulailler. On prononce quelquefois « jeulniére, jeurnère. » - (DC)
- genâbe, genâbre, genâve, genâvre : genévrier. - (S)
- genabre, genavre et genâvre. s. m. Genièvre, genévrier. - (DdPY)
- genâbre, genàvre, s. m. genévrier, arbre de la famille des conifères : « z'nâbe. » - (DC)
- genâbrette, s. f. fruit du genévrier. - (DC)
- genabrette. s. f. Genièvre. - (DdPY)
- génance, s. f. gène, embarras, difficulté. - (DC)
- genci (pour chanci, par conversion de ch en g). adj. et part. p. Couvert de mousse blanche, de moisissures. (Accolay). Du latin canescere, canus. - (DdPY)
- genciau. Mal de dents. (Aocolay). Vient sans doute de gencive. - (DdPY)
- genciot (le), s. m. effet que produit dans la bouche l'acidité d'un fruit encore vert ; agacement des dents ou peut-être des gencives. - (DC)
- genéte : genêt. - (S)
- genête : genêt. - (SGC)
- genêtière. s. f. Terrain planté de genêt. (Puysaie). - (DdPY)
- genêtre, s. f. genêt, le genêt à balai qui pousse admirablement dans nos terrains granitiques. - (DC)
- genevri, s. m. givre, vapeur glacée qui s'attache aux arbres, aux herbes, etc., glaçons qui pendent aux branches. - (DC)
- genevriller, v. imp. faire du givre : « a gen'vrille », il tombe du givre, il fait du givre. - (DC)
- genière : poulailler. - (HV)
- genière. s. f. Syncope de gelinière, poulailler. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- genillé, Genillet. s. m. Se dit pour genillier, lequel lui-même, par une transpositlon qui se voit fréquemment, s'écrit pour gelinier, poulailler. Du latin gallina et du vieux français géline. - (DdPY)
- genne, s. f. marc produit par le raisin après le pressurage. - (A)
- geno, s. m. genou. - (DC)
- genôllée, s. f. genouillère; boucle que l'on met aux vaches pour les empêcher de ruer. Avec cette attache elles n'ont plus que trois pieds en liberté. - (DC)
- Genotte. s. f. Diminutif de Geneviève. (Poilly-sur-Serein). ). - (DdPY)
- genre : gendre. - (S)
- genre, s. m. gendre. « Zindre. » - (DC)
- gensson, Gensseron. s. m. Aiguillon des abeilles, des frelons, des guêpes, etc. Voyez jasson. (Ferreuse). - (DdPY)
- gent - (Féminin : gente) : beau, dans le sens de bien mis, élégant. Ex : "Oh, ben t'es ben gente a c'matin, lavou qu'té vas ?" - (VDB)
- gent, gente, adj. gentil, aimable, gracieux. « Zent, zente. » - (DC)
- gentaiser. v. n. Phraser, faire le beau parleur. Se dit sans doute pour chantaiser. - (DdPY)
- gente : jolie, gracieuse. - (SBB)
- genti homme, s. m. homme d'humeur facile et serviable, doux, complaisant : « i l'eunie bin, çô eun genti hon-m' », je l'aime bien, c'est un aimable homme. - (DC)
- genti, tite, adj. gentil, aimable, gracieux, complaisant : « ç'ô eun genti p'tiô ; voiqui eune gentite fon-n'. » - (DC)
- gentil houmme : bel homme. - (SBB)
- geormer. v. a. et n. Germer. (Elivey). - (DdPY)
- geormon. s. m. Germe. (Domecy-surle-Vault). - (DdPY)
- gergille : ivraie, mauvaise graine. - (S)
- gésier : estomac. - (HV)
- geurnouille (nom féminin) : grenouille. - (N-M)
- gevri, s. m. givre. - (DC)
- gevriller, v. imp. faire du givre. (Voir : genevriller.) - (DC)
- gevrin. s. m. Givre. A Sacy et dans toutes les communes circonvoisines, on dit gevringne. - (DdPY)
- gevrine. s. f. Sorte d'osier qui se plante sur le talus des berges des rivières pour amortir la violence du courant et les garantir ainsi des érosions. - (DdPY)
- gevringne. s. m. Givre. - (DdPY)
- gheille, s. f. morve, humeur qui découle des narines. - (DC)
- gheilleeeai, s. m. morveau, morve épaisse, stagnante ou projetée. - (DC)
- gheiller, v. n. morver, rejeter de la morve. - (DC)
- gheillou, ouse, adj morveux, celui qui a de la morve au nez. se dit d'un enfant comme en français morveux : « eun p'tiô gheillou, eune ptiote gheillouse. » - (DC)
- gheute, s. f. goutte, terrain qui verse ou qui reçoit les égouttements de terrains supérieurs. (Voir : gutte.) - (DC)
- gheuti, s. f. terrain où se trouvent des sources, endroit humide ou mouvant. - (DC)
- ghuéte. s. f. terrain fangeux, mouvant, où se trouvent ordinairement des eaux de source. Environ de Lormes. (Voir : enghuéter.) - (DC)
- gïante. s. f. Contraction de gisante, mot par lequel on désigne, à Lainsecq, une femme qui vient d'accoucher. Dans beaucoup de communes, et notamment à Auxerre,on dit géante, ce qui nous semble moins bien. Cependant, cette prononciation se comprend jusqu'à un certain point, puisque cet adjectif serait une contraction du féminin de gésant, participe présent inusité de gésir. Et puis, suivant les vieux dictionnaires, gisante est synonyme d'accouchée, et vient du latin jacens, qui gît, qui repose, qui est couché, et du vieux verbe gisir, gésir, lequel a donne lieu au mot gésine, encore usite aujourd'hui. - (DdPY)
- Giaude, Glaude : diminutifs de Claude. - (S)
- giban. s. f. Femme peu estimable. (Etivey). - (DdPY)
- gibasse (nom féminin) : giboulée. - (N-M)
- gibasse, s. f. giboulée de pluie, averse subite. - (DC)
- Gibassié. Nom de famille assez répandu dans le pays. - (DC)
- gibecien. s. m. et gibecienne. s. f. Qui a des allures vives, éffrontées, vagabondes, comme celles des bohémiens et des bohémiennes. C'est une syncope des mots Egyptien et Egyptienne. - (DdPY)
- giclo, giglo : jet (de lait sortant du pis). - (S)
- gidounée. s. f. Charge que l'on porte dans son tablier. Se dit pour girounée, gironnée. (Gourgis). – A Maligny, on dit gisounée dans le même sens. - (DdPY)
- gidrer : laisser échapper du jus ou un liquide, par une pression (manuelle ou autre). - (SP)
- gidron, s. f. grosse andouille. - (DC)
- gidrou : rectum du porc avec lequelle on fait une grosse andouille. - (S)
- gidrou : un fruit gidrou, une poire gidrouse : qui laisse sortir du jus. - (SP)
- giffes, giffles. s. f. pl. Nom vulgaire de la maladie dite des oreillons. - (DdPY)
- giflair, adj. joufflu, qui a de grosses joues, au féminin « giflairde. » - (DC)
- gifles, s. f. pl. enflure des joues, engorgement des glandes du cou, ampoules, oreillons dans plusieurs patois. - (DC)
- gigandelle, gigantine, gigandine. s. f. Femme de très-haute taille. Du latin gigas, géant. - (DdPY)
- gigasse. s. f. Femme très-grande et d'une maigreur qui la fait paraître plus grande encore. Du latin gigas. - (DdPY)
- gigier, gégier. s. m. Gésier. Du latin gigerium. - (DdPY)
- gigier, s. m. gésier. - (DC)
- giglâder, v. n. jouer, folâtrer, se démener étourdiment. Giglâder est le fréquent, de «giguier» pour « giguer », jouer des jambes, danser. - (DC)
- gigler (que dans certains endroits on prononce giller). v. n. Se dit du filet d'eau qui, sous une impulsion quelconque, s'échappe vivement par l'orifice étroit d'une seringue ou de quelque autre instrument semblable. - (DdPY)
- giglo, quequio : une petite giboulée. O n'y ai tombai qu'un giglo : il n'est tombé qu'une petite giboulée. - (SGC)
- gigloie, gigloire. s. f. Voyez gille. (Perreuse). ). - (DdPY)
- giglon. s. m. Filet d'eau lancé par une giglouée. (Argentenay). - (DdPY)
- gignieuvre. s. m. Genièvre. - (DdPY)
- gigoignaige. s. m. ouvrage fait à bâtons rompus, travail sans suite et sans utilité. - (DC)
- gigoigner, v. a. exécuter un travail avec maladresse, se livrer à des occupations peu utiles ; faire des riens, perdre son temps. - (DC)
- gigoignou, ouse, s. et adj. celui qui va et vient, qui se démène dans des occupations minutieuses et de peu d'importance. - (DC)
- gigouée, giglouée (pour gigoire, gigloire). s. f. Seringue de bois, ordinairement en sureau. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- gigouègner : lutiner. - (S)
- gigouègner : remuer, avoir du jeu. - (S)
- gigougner (verbe) : remuer, se débattre. - (N-M)
- gigouiller : crouler, agiter. - (HV)
- gigounée : grande quantité. - (PA)
- gigouner, v. a. gigotter, remuer les jambes avec vivacité. - (DC)
- giguaignai : secouer fortement dans tous les sens. - (SGC)
- gigue, s. f. jambe, d'où probablement gigot. - (DC)
- gigue. s. f. Jambe. Aller à la gigue, sauter, marcher à cloche-pied. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- gille, gigle (on mouille le gl). s. f. Petite seringue de sureau avec laquelle les enfants font gigler de l'eau. (Perreuse, Villers-Saint-Benoît, etc.). - (DdPY)
- giller (prononcer jiyé) : gicler. - (PN-A)
- giller. v. n. Gigler, jaillir. – S'échapper, disparaitre sans être vu. (Perreuse, Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- Gillot : diminutif de Gilles. - (S)
- gilot, nom d'homme. Diminutif de gille. - (DC)
- gimbelée (nom féminin) : giboulée. - (N-M)
- gimbelée, s. f. giboulée, averse subite de pluie ou de grésil. - (DC)
- gingenillé : effiloché. - (SP)
- gingois (de) : travers (de). - (S)
- gingot. adj. Boiteux. (Nailly et localités circonvoisines). - (DdPY)
- gingoua (de), locut. adv. de travers, non d'aplomb. Ex. : marcher tout de gingoua. - (A)
- ginguer, v. a. lancer des coups de pied ; ruer ; jouer des gigues ou jambes. « Zinguer. » - (DC)
- ginguer. v. n. Sauter, gambader, ruer. – Se dit des hommes et des animaux. S'emploie quelquefois activement. Il m'a gingué toute la nuit, c'est-à-dire il m'a donné des coups de pieds, des coups de gigues. - (DdPY)
- girie, s.f. grimace, minauderie. Une «girie» est une façon d'être ou de parler qui couvre un défaut de franchise. - (DC)
- girliquouée : grande quantité, série, kyrielle. - (HV)
- girliquouée, s. f., abondance, grand nombre des personnes et des choses. Ex. : une girliquouée d'enfants. - (A)
- gironnée, gennerée. s. f. Plein le de vant du giron, plein le tablier. – A Saint-Martin-sur-Ouanne, on dit gihonnée et gisonnée. – Se dit par extension, dans plusieurs communes, pour faix, fagot. Une gironnée d'herbe. - (DdPY)
- giter, jiter. v. a. Ancienne prononciation et ancienne orthographe du mot jeter. (Perreuse et un peu partout). - (DdPY)
- giternier. s. m. Grenier. (Lainsecq). - (DdPY)
- gître, s. f. gite, lieu où l'on se retire, retraite, tanière. - (DC)
- gître. s. m. Gîte ; mauvais lit. - (DdPY)
- gîtrer. v. a. et n. Loger. – Se gîtrer. v. pronom. Se coucher. (Perreuse). - (DdPY)
- givelé. adj. Se dit du bois provenant d'un arbre fendu par la foudre ou la gelée. - (DdPY)
- glagau, glayay. s. m. Glaïeul, sorte d'iris aquatique. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- glais. s. m. Glas. Se dit, à Lindry, pour Glaïeul, iris aquatique. – Du latin glaiolus, gladius, gladiolus. - (DdPY)
- glande, s. f. source qui ne jaillit pas hors de terre sans être éloignée cependant de la surface du sol. On prononce « guiande » dans plusieurs lieux. - (DC)
- glander (verbe) : garder les cochons sous les chênes en automne. Par extension : perdre son temps. - (N-M)
- glandouiller (verbe) : paresser, musarder. - (N-M)
- glapins. s. m. pl. Plâtrat, déblais, débris de démolitions. - (DdPY)
- glard. adj. et s. m. Gourmand. (Trucy). - (DdPY)
- glars. s. m. Sac de toile dans lequel on porte le pain, quand on va travailler dans les champs. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- gléjaux. s. m. pl. Glaïeuls. Se dit aussi des haricots verts. Voulez-vous manger des gléjaux ? - (DdPY)
- gliace. s. f. Glace. Il a gelé fort j'avons de la gliace. (Perreuse). - (DdPY)
- gliardasse (on mouille le gl). Se dit ainsi pour lardasse, longue coupure faite avec un instrument tranchant. (Perreuse). - (DdPY)
- gliardenne (on mouille le gl). s. f. Pièce de deux liards. Se dit ainsi par combinaison de liard et de dardenne. - (DdPY)
- glichade : glissade. - (S)
- glicher : glisser. - (S)
- glin. s. m. Parcelle minime d'une chose, un tout petit brin. - (DdPY)
- glincher, glinser. v. n. Glisser sur la glace. (Soumaintrain, Flogny). - (DdPY)
- gliner. v. n. Manger par petites bouchées, par petits glins. (Fresnes). - (DdPY)
- glinguer. v. n. Faire du bruit. (Bagneaux). - (DdPY)
- gllhi, ll mouillées, v. a. lier, attacher ensemble, réunir en faisceau : « i seu été gllhi aine jarbe », j'ai été lier une gerbe. glouguer. v. n. se dit du bruit qui se fait dans la gorge lorsque l'on boit. - (DC)
- glon. s. m. Petit panier d'osier tressé au bout d'un bâton, qui était comme une sorte de châsse enjolivée de rubans, de fruits et de verdure, que portaient les enfants à la procession des rameaux (Saint-Florentin, Puysaie). Dans quelques pays, ce n'était qu'une simple branche de feuillage ou de rameau ornée de pommes et de gâteaux. - (DdPY)
- gloriotte. s. f. Primevère. (Argenteuil). - (DdPY)
- glouat. s. m. et glouasse. s. f. Ces deux mots, qui viennent de glu signifient boue visqueuse, boue épaisse et gluante. (Soucy). - (DdPY)
- glousser. v. n. Se dit du bruit que font les pieds en marchant dans des chaussures imprégnées d'eau. (Percey). - (DdPY)
- glu : lien. - (HV)
- g'nâb, g'nâbre : genévrier. - (S)
- g'nabre : arbuste : genévrier (on le pendait comme enseigne à la porte des cafés).  - (SGC)
- gnaf. s. m. Cordonnier. - (DdPY)
- gnaffre : nom donné quelquefois au cochon. - (PA)
- gnaguer : mordiller, croquer, mâchonner. - (S)
- gnalou : mouchoir. - (S)
- gnalou : personne ayant la goutte au nez, le nez sale. - (S)
- gnalou : poisson-chat. - (S)
- gnance, s. f. mollesse, niaiserie, nullité par incapacité ou défaut d'énergie. - (DC)
- gnan-gnan (adjectif) : sans énergie. Personne molasse. - (N-M)
- gnangnan, s. homme ou femme sans énergie, sans volonté ; personne nulle. - (DC)
- gnantou, ouse, s. et adj. niais, sot. - (DC)
- gnasse. s. f. Pie. – Gnasse-agurrièche, pie-grièche. (Saint -Martin-sur-Ouanne, Vilhers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- gnau : œuf en plâtre. - (HV)
- gnaud - niaud : œuf factice. Posé par l'éleveur dans le nid où les poules pondent pour les inciter à le faire. - (VDB)
- gnaulus : nigaud. - (HV)
- gnée. s. f. Grimace. (Châtel-Censoir).– Voyez gniée. - (DdPY)
- gnêpe. s. f. Nèfle, fruit du néflier. - (DdPY)
- g'nête : genêt, balai de genêt. - (SGC)
- gneugneute, gneugneuterie. s. f. Bigoterie. Se dit probablement pour gnognotte, chose de rien, niaiserie, bagatelle, et, généralement, tout ce qui n'est pas sérieux, les apparences de piété, les semblants de religion comme le reste. (Saint-Valérien). - (DdPY)
- gniac. s. f. Dent. Un bon coup de gniac. (Bagneaux). - (DdPY)
- gniaguer, v. a. mordre, saisir avec les dents. - (DC)
- gniâler : pleurer (pour un bébé). - (S)
- gnian-gnian. s. m. et adj. Homme lambin, sans énergie. Un grand gnian-gnian, parler lentement, d'un ton câlin et dolent. - (DdPY)
- gniaqueai, s. m. celui qui a de grandes dents. - (DC)
- gniaquette, s. f. petite dent, terme enfantin. - (DC)
- gniau, s. m. nichet, œuf couvain. - (DC)
- gniaud, gniot. s. m. Nichet, œuf naturel ou artificiel placé dans le nid des poules pour les y attirer et les engager à pondre. - (DdPY)
- gniauler, v. n. se dit de certains fruits et particulièrement des noisettes. Les noisettes «gniaulent » bien lorsque l'amande se forme et grossit. - (DC)
- gniée. s. f. Portée de petits cochons. Se dit pour niée, syncope de nichée. (Perreuse, Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- gnien chaut ben ! Exclamation qui indique le dédain, l'indifférence, et qui veut dire n'importe pas, qué qu' cç m' fait, j' m'en f… iche ben ! De nient (nihil), de chaut, 3e pers. ind. du verbe chaloir, et de ben, pour bien. (Etivey). - (DdPY)
- gnignaud, aude. adj. Qui est rechigné, grimaud, grognon de mauvaise humeur. Synonyme de grimaud. (Chastenay). - (DdPY)
- gniguer. v. a. faire le « gnin», menacer quelqu'un en montrant les dents, faire une moue de défi lorsqu'on présente une chose et qu'on la retire aussitôt avec menace. - (DC)
- gnin (faire la) : narguer. - (PA)
- gnin (fére le), loc. faire une moue qui exprime le défi. « Gnin » imite le bruit de la langue contre les dents serrées. - (DC)
- gniô (niô) : cagnotte, ou œuf en plâtre qu'on met dans les nids de poules (voir : niau). - (SP)
- gniodot, s. m. niais, benêt : grand « gniodot», grand bêta. - (DC)
- gniolé, adj. tacheté de noir. S’emploie pour désigner les taches de la nielle et par extension les taches accidentelles, même en parlant des personnes. - (DC)
- gniole, niole. s. f. Bourde, conte en l'air, fadaise, et, dans certains cas, tape, coup, soufflet. - (DdPY)
- gniole, s. f. coup, tape, choc. Dans le jeu des « gnioles » le perdant subit le choc de billes lancées avec force sur son poing fermé. - (DC)
- gniore, adj. mou, lent, paresseux. - (DC)
- gniôt : nichet (œuf de plâtre mis dans le nid pour inciter les poules à pondre). - (S)
- gniot : œuf en bois, terre ou porcelaine laissé dans le nid pour encourager la poule à venir pondre. - (SGC)
- gniouche. s. m. Enfant. C'est sans doute une corruption de mioche. (Sermizelles). - (DdPY)
- gno : leurre en forme d'oeuf pour déclencher la ponte des poules. - (PA)
- gnognote : pas grand chose. - (PA)
- gnognotte. s. f. Niaiserie, vétille, babiole, chose insignifiante et de nulle valeur. - (DdPY)
- gnogue. s. f. Petite brisure, petit dommage accidentel fait à un objet. - (DdPY)
- gnoguer. v. a. Erafler, écorner ou briser légèrement un objet en le frottant, en le laissant tomber ou en le cognant. - (DdPY)
- gnole, adj. niais, simple, sans défense. - (DC)
- gnot (nom masculin) : œuf (faux) en plâtre ou en porcelaine sensé inciter les poules à pondre à un endroit donné. - (N-M)
- gnoûler : pleurer. - (HV)
- gnouquer. v. n. Faire une chose en tâtonnant. (Tormancy). - (DdPY)
- go (Tout de). Locut. adv. Sans difficulté, librement, sans obstacle. Ce mot se trouve encore dans quelques dictionnaires, nolamment dans Boiste et Larousse. - (DdPY)
- goballe, gobille: bille. - (S)
- gobe : engourdi. - (PA)
- gobe. s. f. Grosse cerise aigre, dont le jus fermenté donne un vin assez bon. (Avallonnais). - (DdPY)
- gobelle. s. f. Gobille, petite bille de pierre à l'usage des enfants. (Accolay). - (DdPY)
- goberger (Se). v. pronom. S'étendre sur un lit par fainéantise ; c'est l'acception propre. – Se dit, par extension, de tout individu qui en prend à son aise, qui flâne ou se repose quand il devrait travailler. Il ne fait donc pas que de se goberger, ça n'en fait guère. - (DdPY)
- goberges. s. f. pl. Barres de bois mobiles qui, autrefois, se mettaient en travers d'un lit pour soutenir la paillasse et les matelas. Les goberges sont aujourd'hui remplacées par un châssis ou par un fond sanglé. – De ce mot on fait le verbe se goberger. - (DdPY)
- gobette. s. f. Jeune fille. – Bâton, canne pour marcher. - (DdPY)
- gobi, goubi. adj. Gaucher, maladroit, engourdi, paralyse des mains. Il a les mains goubies. J'suis goubi, se dit quand, par une cause accidentelle quelconque, on ne peut pas se servir de ses mains. – Jaubert donne gobe dans le même sens. - (DdPY)
- gobi. s. f. Vide entre la chemise et la poitrine, par allusion sans doute à celui qui existe à l'intérieur de l'estomac et qui sert à contenir ce que l'on mange, ce que l'on gobe. - (DdPY)
- gobille, s. f. bille dont se servent les enfants dans leurs jeux. - (DC)
- gobillère ! Sorte d'interjection, d'exclamation., par laquelle les enfants de Percey, en jouant aux billes, se réservent le droit de placer, entre eux et le pot, la bille de leur adversaire. - (DdPY)
- gobinée. s. f. Plein la gobine. Une gobinée de ceruses. - (DdPY)
- gobinotte. s. f. Petite tasse. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- gobio, gobiote : maladroit(e) de ses mains. - (SGC)
- gobiot : maladroit (souvent à cause de la vue). Ex : "T’èm’ charch’ ma tasse coum’ ène gobiote !" - (VDB)
- gobiot(e) : maladroit(e). - (S)
- gobiot, otte, adj. celui ou celle qui a de la maladresse dans les mains, par suite d'une infirmité ou pour toute autre cause. - (DC)
- gobuer. v. a. Tourmenter, contrarier. (Villemer). - (DdPY)
- godailler : mal tomber, en parlant d'un vêtement, pendre de partout. - (SP)
- godâiller, godrâiller : faire des faux plis, goder. - (S)
- godard. s. m. Mari dont la femme est en couches. (Joigny). - (DdPY)
- godelu. adj. Goulu. Dans la Puysaie, on se sert de ce mot pour appeler les canards. Godelu ! Godelu ! - (DdPY)
- goder, v. a. faire un trou dans la terre avec un bâton, avec un plantoir ou tout autre instrument pointu et, par extension, avec les pattes, comme certains animaux. - (DC)
- godiche. adj. Qui est un peu niais, qui a des idées singulières et qui prêtent à rire. - (DdPY)
- godiller : creuser dans la terre. - (PA)
- godos (À). adv. Se dit d'une manière de porter sur le dos consistant en ce que le porté embrasse des deux mains le cou du porteur, qui, lui, de son côte lui tient les jambes à droite et à gauche. - (DdPY)
- godot (nom masculin) : petit cochon. - (N-M)
- godot, s. m. petit cochon. S’emploie par les femmes comme terme caressant pour appeler leurs jeunes « habillés de soie » : « vin, vin, mon godot ! » - (DC)
- gôdron, s. m. goudron. Le mot s'applique à toutes les matières visqueuses. - (DC)
- gôdroner, v. a. goudronner, enduire de goudron, de poix ou de toute autre matière visqueuse. - (DC)
- goduser (Se). v. pronom. Se tromper. (Fontaine-la-Guillarce). - (DdPY)
- goget, gouget. s. m. Etui de bois ou de ferblanc, que les faucheurs suspendent à leur ceinture pour mettre leur pierre à aiguiser. - (DdPY)
- gogo. s. m. Œsophage, canal qui porte la nourriture de la bouche à l'estomac. Les gourmands, lorsqu'ils sont à table, s'en mettent toujours plein le gogo. Un coup de bon vin, quand ça passe, ça fait bien dans le gogo. – A gogo. locut. adv. A souhait, en abondance. Vivre, manger à gogo. - (DdPY)
- gogue : douille d'un outil. - (S)
- goguée : boisson fraîche à base de vin, d'eau et de sucre. - (S)
- goguenette : plaisanterie. - (SGC)
- goguenette, s. f. propos joyeux ou moqueur, gaillardise. - (DC)
- goguenoter, v. n. demeurer oisif ou se divertir. S’emploie aussi pour boire par désœuvrement. « Goguenoter » est pour gogueneter, être en goguette. - (DC)
- goguer : plaisanter, goguenette, plaisanterie (celt. goge : raillerie). - (HV)
- goguezie. adj. Maigre, sec, décharné. (Tormancy). - (DdPY)
- goguignon. s. f. Femme de mauvaise vie. (Percey). - (DdPY)
- goidromel. s. m. Mauvais vm, hydromel. (Saint-Martin-du-Tertre, Paron, etc.). - (DdPY)
- goiêtres. s. f. pl. Dartres. (Courson). – A Merry-la-Vallee, on dit ghiette, dans le même sens. - (DdPY)
- goillon, gôyon. s. m. Personne malpropre, d'un extérieur dégoûtant. (Mont-Saint-Sulpice). C'est évidemment une altération ou une syncope de goignon, qui signifie porc, cochon. - (DdPY)
- goinger (pour coincher). v. n. Prendre l'eau dans ses chaussures en marchant, quand les chemins sont trempés do pluie. Du vieux français coinche et du latin congium. - (DdPY)
- goipe, gouape. adj. et s. Ivrogne. - (DdPY)
- gôlaingne, s. f. enflure qui se montre au bas du visage, au menton, à la gorge; gros cou, tumeur goitreuse. Se dit également en parlant des animaux. (Voir : gôlée.) - (DC)
- gole : bouton, croûte, gale. - (S)
- gole, s. f. gale, maladie de la peau. Se dit de tous les boutons purulents, des croûtes dartreuses, des callosités, des durillons. - (DC)
- gole. s. f. Gale. (Ménades). - (DdPY)
- gôlée, s. f. boursoufflure qui se manifeste à la gorge et qui chez les moutons est le plus souvent un symptôme de cachexie. - (DC)
- goler (se) : gratter (se). - (S)
- goler (se), v. réfl. se gratter, se frotter. On dit que les animaux « se golent » contre les arbres pour se débarrasser des insectes. - (DC)
- goleron, s. m. bourdon, insecte de la famille des mellifères. - (DC)
- golimichon. s. m. Sorte de crêpe très épaisse. (Vertilly). - (DdPY)
- golle : petit bouton, croûte sur la peau se détachant facilement (signifie : gale). - (SP)
- golli. s. m. Goulot d'une bouteille. - (DdPY)
- gollie. s. f. Poussière enlevée par le vent. (Quincerot). - (DdPY)
- golotte : petit goulot, robinet (celt. goul : bouche). - (HV)
- golou : personne qui se gratte, galeux. - (S)
- golou, ouse, adj. galeux, qui a la gale ou des callosités, des durillons. Se dit d'un fruit, d'une branche d'arbre, d'une pomme de terre, etc., comme d'une personne. - (DC)
- gôme, s. f. tumeur qui est particulière à l'espèce bovine. - (DC)
- gomichon. s. m. Sorte de pâtisserie. A Saint-Martin-des-Champs, on fait la fête des gomichons. - (DdPY)
- gôner (se) : s'habiller, se déguiser. - (HV)
- gôner : habiller ; se gôner : s'attiffer ; être bizarrement gôné. - (SP)
- gôner, v. a. habiller sans goût, avec désordre : « ah ! mai feille, t'voiqui bin gônée ! », ah ! ma fille, comme te voilà faite ! - (DC)
- gonfle, adj. enflé, boursoufflé. - (DC)
- gongoise. s. f. Donzelle. (Ménades). - (DdPY)
- gôn'né : habillé, mal vêtu. - (S)
- gonné, ée. adj. Mal mis, mal vêtu ou, plutôt, vêtu ridiculement. Se dit sans doute par allusion aux longs vêtements, aux houppelandes et aux longues et larges robes tombées en désuétude et passées de modes que portent certaines gens. - (DdPY)
- gonner (Se). v. pronom. S'habiller sans soin, ridiculement, ou avec de vieux habits passés de mode. - (DdPY)
- gôr, s. m. trou profond dans une rivière ou un étang, crevasse remplie d'eau, cavité souterraine au bord des ruisseaux où se retirent les truites et les écrevisses. - (DC)
- gord, gourd. s. m. Trou profond et plein d'eau, sorte de gouffre dans une rivière ou ailleurs. Du latin gurges. – On connaît la ferme et l'ancien port de Gord, à Appoigny. - (DdPY)
- gorde. s. f. Gourde. (Véron). - (DdPY)
- gore, s. f. truie, femelle du porc. - (DC)
- gore. s. f. Truie, femme débauchée. - (DdPY)
- gorelle (nom féminin) : jeune truie. - (N-M)
- gorelle, s. f. jeune truie, coche qui a ses petits. Diminutif de gore et forme féminine de gorel ou goret. - (DC)
- goret : porcelet. - (S)
- goret, s. m. petit cochon. Diminutif de gor. - (DC)
- gorfoler, gorfoller. v. n. Jouer, s'agiter, crier. Se dit en parlant des oies et des moutons qui jouent au lieu de manger. (Nailly). - (DdPY)
- gorgandin, gourgandin. s. m. Homme de mauvaise conduite, coureur de femmes et de mauvais lieux. Il a aussi son féminin gourgandine, qui est aussi très usité. - (DdPY)
- gorgandiner, gourgandiner. v. n. Courir les rues, les femmes, les mauvais lieux. - (DdPY)
- gorgane. s. f. Fève, gourgane. - (DdPY)
- gorgaud. adj. et s. Salaud. (Maillot). - (DdPY)
- gorgeon : repas de baptême, lunch. - (HV)
- gorgette, s. f. col de femme en mousseline, collerette. - (DC)
- gori. Exclamation dont se servent les femmes de campagne pour rappeler ou pour rassembler leurs jeunes porcs et par extension leurs volailles, leurs oies, tous leurs « neursons », en un mot : gori ! gori ! - (DC)
- gorlon : frelon. - (S)
- gorman, adj. gourmand, mange-tout, débauché. - (DC)
- gormand : gourmand. - (S)
- gormand : gourmand. Le gormand o insatiable : le gourmand est insatiable. - (SGC)
- gormandie, s. f. gourmandise : - (DC)
- gormandige. s. f. Gourmandise. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- gorme, s. f. gourme. - (DC)
- gorme. s. m. Chaume, pied des céréales laissé en terre après la moisson. (Michery, Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- gorne, s. f. bûche de bois de moule plus ou moins défectueuse et que les bûcherons fendent avant l'empilage. - (DC)
- gorzat, s. m. bourbier, mare fangeuse. - (DC)
- gosse. s. m. Petit garçon vif, remuant, espiègle. - (DdPY)
- gosseau, gousseau. s. m. gousse, enveloppe des graines : un « gousseau » ou « gosseau de genêtre », gousse de genêt à balais. - (DC)
- gosson. s. m. Jumeau. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- got : trou pour jouer. - (PA)
- gôt, nom propre, diminutif de guillaume. - (DC)
- Gote, Goton. s. f. Diminutif de Marguerite. - (DdPY)
- goter. v. a. goûter, essayer par le goût. « Goter » est peu usité, le vrai terme est « tâter » - (DC)
- goton : souillon. - (PA)
- gotte, s. f. goutte, très petite quantité de liquide : « beille m'en eune gotte. » maladie des articulations très rare d'ailleurs dans nos campagnes - (DC)
- gotte. s. f. Goutte. (Véron). - (DdPY)
- gotter, v. n. tomber goutte à goutte ; couler peu à peu, suinter. - (DC)
- gou, s. m. gousse, cosse des légumineuses. - (DC)
- gouâche, gouâce. adj. Gauche. (Domecy-sur-le-Vault, Ménades). - (DdPY)
- gouager, v. a., mettre les pieds dans l'eau, avoir les chaussures pleines d'eau. - (A)
- gouailler. v. a. Faire le mauvais plaisant, railler, persiffler grossièrement. - (DdPY)
- gouant. s. m. Fosse à purin, à fumier. (Villemer). - (DdPY)
- gouape : soiffard. - (PA)
- gouâpe, s. f. ivrogne, celui qui s'enivre continuellement. Se dit d'un homme comme d'une femme. - (DC)
- gouape. s. f. Larcin, maraude. Aller à la gouape. (Maligny). - (DdPY)
- gouape. s. m. Débauché, mauvais sujet. - (DdPY)
- gouâper. v. n. boire à outrance, faire l'ivrogne, le soulard. - (DC)
- gouau, gouaude, adj. paresseux jusqu'à la négligence et à la malpropreté. - (DC)
- gouaule, s. f. gaule, perche dont on se sert pour abattre les fruits et pour divers autres usages. - (DC)
- gouauler, v. a. gauler, employer une gaule ou perche pour abattre des noix ou autres fruits ; battre. - (DC)
- goubelat. s. m.. Gobelet. (Accolay). - (DdPY)
- goubi, ie. adj. Engourdi. - (DdPY)
- goubillon adj. m. Grossier, malpropre. (Trucy). - (DdPY)
- goubin (pour gobin). s. m. Gros morceau de pain. De gober. (Fresnes). - (DdPY)
- goubiot (te) (être) : maladroit(e), gauche, emprunté(e) (voir : gobiot). - (SP)
- gouble, adj. engourdi ou gonflé par le froid : avoir les doigts « goubles. » - (DC)
- goué, gouet. s. m. Grosse serpe à l'usage des flotteurs et des bûcherons. « Sauve la bouteille et le goué, criaient autrefois les flotteurs à leur compagnon dans les embâcles. » - (DdPY)
- gouéillâ : flaque, mouille, mare. - (S)
- goueillâ, s. m. creux rempli de boue liquide, flaque d'eau fangeuse. - (DC)
- goueille, s. f. boue, vase, eau bourbeuse. - (DC)
- goueiller (se), v. réfl. se couvrir de boue. - (DC)
- gouéillon : guenille, chiffon. - (S)
- goueillon : guenille. O lo en gouellon : il est en guenilles, mal vêtu, déchiré. Signifie aussi : serpillière. - (SGC)
- gouéillotte : porte-monnaie, bourse. - (S)
- goueillotte : porte-monnaie. On dit aussi « grolotte ». - (SGC)
- goueilloux. s. f. et adj. Guenilleux. (Coutarnoux). – A Etivey, ce mot signifie voyou, et se dit sans doute pour gouilloux, bâfreux, gourmand, ou pour goillon, goignon, cochon, individu de conduite sale et dégoûtante. - (DdPY)
- gouéjard. s. m. Croissant, grosse serpe emmanchée au bout d'une perche pour émonder les arbres. - (DdPY)
- gouener (se), v. pr., geindre, se plaindre. - (A)
- gouère : genre de clafoutis sans fruit, base pâte à crêpes cuite au four. - (JFB)
- gouet : serpe, nom de l'arum. - (HV)
- gouêtre : goître. - (S)
- gouffer. v. n. Se gonfler, se gondoler. Se dit des douves et des fonds d'un tonneau travaillés par l'humidité. (Etivey). - (DdPY)
- gouffre. adj. Un coin est gouffre, lorsque ses deux plans inclinés forment un angle un peu ouvert, et que, par suite, son action est plus rapide. Très-usité dans les environs de Vézelay. - (DdPY)
- gougeard : outil à long manche pour débroussailler. La lame a la forme d'un croissant. Quelquefois avec un court croc de même profil et de même sens aiguisé à l'arrière soudé sur l'emmanchement de la lame. (2 prononciations : 1. goujarr ("a" bref, ouvert avec "r" roulé) - 2. goujââr - "r" roulé.) Ex : "J'vas aller douner un coup d'gougeard dans la bouchue". Ex : "J’vas monter sous l’bois douner un coup d’goujard si j’veux pas qu’la friche all’ mange bentoût ma vigne !" (Bentoût = bientôt). - (VDB)
- gougeat : manœuvre approvisionnant le maçon. - (SGC)
- gougeau. s. m. Serpette à vigne. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- gouget. s. m. Voyez goget. - (DdPY)
- gouglin. s. m. Crapaud qui chante la nuit. (Courgis). - (DdPY)
- gougnafié : goinfre, gougeat. - (S)
- gougnafié : goinfre. Le gougniafié éto souvent un gormand : le goinfre était souvent un gourmand. Ou quelqu'un qui s'y prend mal pour faire son travail. Tu parles d'un gougnafié : tu parles d'un maladroit au travail. - (SGC)
- gougnat (pour gouillat). s. m. Goujat, mortier ; boue, mare vaseuse. - (DdPY)
- gougné (adjectif) : mal habillé. On dit aussi gaugné. - (N-M)
- gougne. s. f. Jeu du mail. (Saint-Florentin et lieux environnants). - (DdPY)
- gougneur. s. m. vétérinaire sans diplôme, sorcier souvent sans malice mais non sans crédit, grâce à l'ineffable crédulité des campagnes. - (DC)
- gouguette. s. f. Escargot. Voulez-vous manger des gouguettes avec moi ? - (DdPY)
- gouillafre, goulafre. adj. Gourmand, personne qui mange beaucoup et avidemment. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- gouillasse : boue, gadoue. - (S)
- gouillat. s. m. Flaque d'eau, petite mare, qui reste dans les rues, dans les chemins, après la pluie. (Bessy). - (DdPY)
- gouille (nom féminin) : boue. - (N-M)
- gouille : boue, gadoue. - (S)
- gouille : boue. - (PA)
- gouillé, ée. adj. et partic. prés. Sali, crotté. - (DdPY)
- gouille. s. f. Mare bourbeuse. Voyez gouillat et gouiller. (Perreuse). - (DdPY)
- gouiller (verbe) : (Se). se vautrer dans la boue. (Se dit d'un porc ou un sanglier qui se roule dans la boue pour se débarrasser des parasites.) - (N-M)
- gouiller : salir (par un liquide). - (SBB)
- gouiller, goussailler. v. a. Crotter, salir, ablmer, gâter. – Se Gouiller. v. pronom. Se salir, se crotter dans la boue. - (DdPY)
- gouillette (pour gouguette). s. f. Limace, escargot. (Festigny). - (DdPY)
- gouilleux, euse. adj. Qui fait de la mauvaise besogne. - (DdPY)
- gouillis. s. m. Ouvrage mal fait. Ramassis. (Percey). – Terre détrempée. (Beugnon). - (DdPY)
- gouillot : bouchée. - (PA)
- goûilloux : boueux. - (S)
- gouine : poupée, femme de mauvaise vie. - (S)
- gouine, s. f. femme ou fille de mauvaise vie. - (DC)
- gouine. s. f. Femme sale et crapuleuse. - (DdPY)
- gouin-ner, gouain-ner : se plaindre, gémir. - (SP)
- goujard (un) : une serpe à manche long pour élaguer les haies. - (PN-A)
- goujard : sorte de serpe à long manche pour tailler les haies (volant). - (PA)
- goujard : serpe à manche plus long, plus fort que le voulant et avec un doigt au dos pour tirer les branches coupées. On coupo les épeunes aveuque le goujard : on coupait les épines avec le goujard. - (SGC)
- goujard. s. m. Guigne. - (DdPY)
- goujarlier. s. m. Guignier, arbre qui produit les guignes. (Montillot). - (DdPY)
- goujat, s. m. manœuvre qui sert les maçons et gâche le mortier. - (DC)
- goulafrai : s'empiffrer. - (SGC)
- goulafre : gourmand (feurlot). - (PA)
- goulafre : gourmand, goinfre. - (SP)
- goulafrer. v. n. Manger beaucoup, s'empifrer. - (DdPY)
- goulée, goulerée. s. f. Bouchée, gorgée, gueulée. Du latin gula. - (DdPY)
- goulerot, s. m. ouverture, rigole où l'eau s'écoule. - (DC)
- goulerotte. petit canal, pli de terrain où les eaux s'écoulent. - (DC)
- gouliafre, s. m., qui mange avec excès, sans mesure et avec avidité. - (A)
- goulipard. s. m. Goulu, gourmand, qui mange avec avidité. - (DdPY)
- gouliper. v. a. Manger avidement, goulûment. (Brienon). - (DdPY)
- goulmée. s. f. gorgée, bouchée, ce qu'on avale d'un seul coup. - (DC)
- goulotte : tuyau sans robinet d'où s'écoule quelque chose (eau, argent) au propre comme au figuré. Être sous la goulotte : profiter d'une distribution, d'avantages. On dit aussi : picherotte. - (SGC)
- goulotte. s. f. Ruelle couverte, passage étroit, trou, petite fenêtre. La goulotte d'un fenil, d'un grenier à fourrage. – Il existe, à Moneteau, un endroit de la rivière ou le chenal resserre, étroit et rapide, prend le nom de Goulette de Léteau. - (DdPY)
- goul'rotte : tuyau d'écoulement. - (S)
- goulu (nom masculin) : jeune canard. Gourmand. - (N-M)
- goulu, s. m. jeune canard ainsi appelé sans doute à cause de son avidité. Pour rassembler leur bande de canards, les femmes crient : goulu ! goulu ! - (DC)
- goulu. adj. Gourmand. Du latin gulosus. - (DdPY)
- gouni. s. m. Nom donné par les maçons au maître de la maison ou ils travaillent. (Vertilly). - (DdPY)
- goupiller. v. n. Se trémousser. (Saint-Sauveur). - (DdPY)
- gour : creux dans une rivière où l'on peut se baigner. - (SBB)
- gour, dans le sens de conduit souterrain, destiné à l'écoulement des eaux pluviales et ménagères. - (A)
- gourdiflot : bête, stupide. - (SP)
- gourgandine, guergantine, s. f. femme ou fille débauchée, coureuse, prostituée de bas étage. - (DC)
- gouri : porcelet. - (S)
- gouri : porcelet. - (SGC)
- gouri petit cochon, goret non sevré (celt. gourig : dernier né, petit bébé) ? - (HV)
- gouri. s. m. Cochon, goret. - (DdPY)
- gourier. s. m. Gosier. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- gourillon. s. m. Morceau de bûche coupée ou cassé. De goué, serpe, et billon, petite bille, petit rondin de bois. Sur les ports de la Haute-Yonne, lorsqu'on fait l'extraction des bois de flot, les goubillons sont attribués aux hommes qui travaillent à cette opération. - (DdPY)
- gourlasson (nom masculin) : bourse qui se portait autrefois à la ceinture sous les cotillons. - (N-M)
- gourlasson, s. m. grande poche de toile. Les femmes de la campagne ont souvent sous leur robe deux « gourlassons » retenus par une ceinture. - (DC)
- gourle : une guêpe (voir : gourlon). - (SP)
- gourlée : enflure qui vient sous la mâchoire du mouton. - (PA)
- gourlon : frelon. - (PA)
- gourlon : bourdon (insecte volant) de couleur noire et au vol lourd. Inoffensif. - (VDB)
- gourlon, gorlon, s. m. bourdon, insecte. - (DC)
- gourlon. s. m. Frelon, grosse mouche qui fait son nid dans un trou de souris, dans les champs, et qui produit un miel assez doux. De gorle, trou. (Perreuse, Saint-Sauveur). - (DdPY)
- gourlon-lombard, lombard : frelon. (On dit aussi "arcier", voir ce mot). Piqûre redoutée. Ex : "J'ons un nid d'lombard dans l'guernier !" - (VDB)
- gourlonner, gourlouner. v. n. Fredonner, bourdonner comme un frêlon, comme un gourlon. (Etais). - (DdPY)
- gourlouner : bourdonner (comme un gourlon) . Figuré : parler seul en marmonnant. Ex .1 - "T'entends-t-y les guèpes goulouner su ta confiture ?" (On ne dit pas guèpe, on dit guépe) Ex. 2 - "Qu'ès t'as don à gourlouner coum' ça". - (VDB)
- gourlouner, gorloner, v. a. bourdonner à la manière du bourdon; chanter tout bas sans prononcer de paroles : fredonner. - (DC)
- goursailler. v. a. Gaspiller, gâter, salir, souiller, cochonner. De goure, truie. (Perreuse). - (DdPY)
- gourter, v. a. bousculer quelqu'un, prendre au collet en poussant ; entraîner par force un animal qui regimbe. - (DC)
- gousié, s. m. gosier, gorge. - (DC)
- gouspain. s. m. Gamin, polisson, mangeux de pain pardu. (Puysaie). - (DdPY)
- gousser, v. n. porter des gousses, des cosses. - (DC)
- goussiau. s. m. Insecte qui naît et vit dans les lentilles. (Cessy). - (DdPY)
- goûtè : déjeuner (repas de midi). - (S)
- goûter (nom masculin) : repas de midi. - (N-M)
- goûter : manger. - (SBB)
- goûter : déjeuner, c'est-à-dire repas de midi. Ex "Te vins-t-y goûter ben tou ?" (Ben tooou = bientôt). Ex "J't'attendons d'main pour goûter". - (VDB)
- gouti, v. n. se dit d'un pain qui n'est pas assez cuit et qui forme pâte à la surface. - (DC)
- goutrot : dessus du mur sur lequel repose la sablière. - (S)
- goutte (nom féminin) : alcool provenant de la distillation traditionnelle des fruits ou du marc de raisin. (Z’allez ben bouère un’ ch’tit’ goutte, ça vous réchauffera). - (N-M)
- goutte : eau de vie. - (S)
- gouttereau, s. m. muraille de façade qui relie les pignons d'une maison. - (DC)
- gouyard (nom masculin) : sorte de serpe à long manche dont on se sert pour entretenir les haies. - (N-M)
- gouyot : petit morceau. - (PA)
- gouzette : serpette, petit vouge. - (HV)
- goyair : goyard, volant, vonge. - (S)
- goyar, s. m. espèce de volan ou de vouge. - (DC)
- graceler. v. n. Grassayer ; parler entre ses dents, de manière à n'être pas compris. (Etivey). - (DdPY)
- grâcer, v. a. gracier, faire grâce : il m'a « grâcé » de cette dette ; ah, « grâcez-le » de venir ici. - (DC)
- gracieux : de bonne humeur. - (SBB)
- graffigner (verbe) : griffer. - (N-M)
- graffigner. v. a. Egratigner. - (DdPY)
- graffiner : gratter légèrement. - (SP)
- grafigner : egratigner. - (PA)
- grai : gras. - (SGC)
- graiche : graisse. - (S)
- graiche, s. f. graisse, fumier, engrais, ce qui engraisse, fertilise. - (DC)
- graicher : graisser. - (S)
- graicher, v. a. graisser, se servir de graisse : « graicher » une voiture. - (DC)
- graichot, ote, adj. un peu gras, grassouillet. - (DC)
- graignatte (pour grignotte). s. f. Petite quantité, un brin, une miette. (Plessis-Saint-Jean). - (DdPY)
- graigne: graine. - (S)
- grailler, v. n. grasseyer, parler gras. - (DC)
- graillouner, v. n. bégayer, parler peu distinctement. Se dit d'un petit enfant qui commence à parler. - (DC)
- graingne, s. f. grain, graine : « a i é chérantie seur lai graingne. » - (DC)
- graingne. s. f. Graine. Des graingnes de luzarne et de sainfoingne.(Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- graipichot : montée, raidillon. - (S)
- graipin, s. m. grappin, croc. (Voir : grifon.) - (DC)
- graipiner, v. a. cueillir, arracher l'herbe avec force et vivacité. - (DC)
- graippin : grappin (crochet à 3 branches). - (S)
- graissée. s. f. Tartine de beurre, de confiture ou autre chose semblable. (Sommecaise). - (DdPY)
- graite, s. f. grate, gale, démangeaison. - (DC)
- graitillon, s. m. chatouillement, démangeaison. Avoir le « graitillon «, signifie quelquefois avoir la gale, mais ne sous-entend le plus généralement qu'un mal passager. - (DC)
- graitte-cul : églantier, fruit de l'églantier (cynorhodon). - (S)
- graitter : gratter. - (S)
- graivalle : gravelle, petit caillou. - (S)
- graive, s. f. entaille, rainure faite avec une pointe, et surtout avec l'instrument appelé bouvet, parce que l'outil, dans la raie qu'il creuse, ressemble à un petit bœuf dans son sillon. - (DC)
- graiver, v. a. creuser en général, et en particulier creuser avec le bouvet. - (DC)
- graiv'lou : graveleux. - (S)
- graivoûter : gratter. - (S)
- grandes dents : (avoir ou donner les) Avoir les dents agacées subitement. Ex : "Qand té passes ton coutiau sul’ vérre, té m’dounes les grand dents". - (VDB)
- graneziau. s. m. Vairon, petit poisson de rivière. (Courgis). - (DdPY)
- granmaire, s. f. grammaire. - (DC)
- granment, adv. grandement, beaucoup : tu t'es « granment » trompé, mon garçon. - (DC)
- grâpiai : crêpe au lard. - (S)
- grapiau : sorte de crêpe ou beignet (sansiau). - (PA)
- grapiau : espèce de grosse crêpe épaisse, proche de l'omelette pour l' apparence. Sauf erreur : confectionné aussi avec quelques restes. Ex : "A'ss s'ouèr, j'té fée un grâpiau !" Sauf erreur encore, cela n'annonce pas un régal . - (VDB)
- grappeter v. a. Grappiller. - (DdPY)
- grappetot : roitelet. - (PA)
- grappetot. s. m. pl. Petites grappes de raisin qui restent dans les vignes après la vendange. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- grapte. s. f. Grappe. (Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- gratte. s. f. Gale. C'est l'effet pour la cause. – Se dit pour certains petits bénéfices, plus ou moins légitimes, que trouvent moyen de réaliser quelques petits fonctionnaires ou employés dans les positions qu'ils occupent. Le traitement n'est que de tant, mais il y a de la gratte. - (DdPY)
- gratter. v. n. Prélever, réaliser de petits bénéfices en dehors des appointements fixes et réguliers. Avez-vous quéques retours de bâton ? Oh non ! il n'y a rien à gratter. - (DdPY)
- grattillot. s. m. Grattement léger, chatouillage. Faire gratilltot, chatouiller. (Andryes). - (DdPY)
- grau. s. m. Egrugeoir. (Ménades). - (DdPY)
- gravalle : gravelle. Dans les sabots o évo souventdes gravaolles : dans les sabots il y avait souvent des gravelles. - (SGC)
- gravandue. s. f. Dégradation. (Trucy-sur- Yonne). - (DdPY)
- gravaule. s. f. Sorte de salade. (Germigny). - (DdPY)
- gravelle, graivale, s. f. gravelle, gravier, sable, parcelle de granit en décomposition. - (DC)
- graver. v. n. Grimper, monter, gravir. Les rats gravent après les murs. - (DdPY)
- gravicher, graviller. v. a. et n. Grimper, gravir peniblement. (Saint-Sauveur, Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- gravicher, v. a. gravir avec effort, monter une ponte escarpée. - (DC)
- gravichot : petite montée. - (SBB)
- gravichot, s. m. montée difficile, pente escarpée, petite montagne, endroit d'une route où l'on monte rapidement. - (DC)
- gravichot. s. m. Petit sentier, rude, escarpé, pierrieux, comme il s'en trouve souvent dans les vignobles et le pays de montagnes. - (DdPY)
- gravigner. v. a. Tarir au moyen d'un crochet. (Béru, Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- gravisson. s. m. Grimpereau, oiseau qui grimpe le long des arbres. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- gravissot, s. m. lierre. - (DC)
- gravois : menus décombres de démolition. - (QLT)
- gravouillée. s. Journalière. - (DdPY)
- gravouiller. v. n. Chatouiller doucement. (Vertilly). - (DdPY)
- gravouiller. v. n. Grimper comme un rat. (Perreuse). - (DdPY)
- gravoutai : chercher, fouiller, gratter. - (SGC)
- grêche. s. f. Grange. (Sacy). - (DdPY)
- gréfeton, s. m. greffe, sujet que l'on implante sur un sauvageon. - (DC)
- grègne, grigne : grincheux, malgracieux, de mauvaise humeur, triste. - (S)
- gréille : lard frit, lardon grillé. - (S)
- greille : tranche de lard frite (beursaude). - (SGC)
- greille, grille, grillade. s. f. Tranche de lard grillée et, par extension, toute tranche ou morceau de lard, en général ; d'où cette locution usitée à Saint-Germain-des-Champs : la soupe à la grille, pour la soupe au lard. - (DdPY)
- greille, s. f. petit morceau de lard grillé qui figure en nombre dans la soupe. - (DC)
- gré'iller : griller. - (S)
- greiller, v. a. griller, faire rôtir. se dit aussi de l'action du soleil ou de la gelée. - (DC)
- gréilliot : grillon du foyer, des champs, ou cricri. O l'éto coume un gréilliot : il était comme un grillon. - (SGC)
- greillot, s. m. grelot. - (DC)
- greillot, s. m. grillon, le cricri du foyer. - (DC)
- gré'llot : grelot du collier du chien. - (SGC)
- grêlon. s. m. Résidu croquant des lardons et de la graisse de porc après qu'on l'a fait fondre. (Auxerre). – En général, lardon frit. - (DdPY)
- gremaie : noyau, pépin, grumeau. - (S)
- gremais. s. m. Noyau. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- grème., greume, grume. s. f. Grain de raisin et de tous les fruits à grappe, en général. Du latin grumus, étymologie bien simple, que MM. Littré, Beaujean et Cie n'ont pas su trouver. - (DdPY)
- gremelot. s. m. Grumeau. (Etivey). Voyez gremillon. - (DdPY)
- gremet. s. m. Gourmet, courtier, facteur en vins. Monsieu Moreau le gremet. (Joigny). - (DdPY)
- gremiau : noyau s'agissant d'un fruit, ou grumeau s'agissant d'une sauce. On planto parfois un gremiau : on plante parfois un noyau. - (SGC)
- gremïau. s m. Noyau. (Accolay). –Dans quelques endroits, on dit grimiau. - (DdPY)
- gremillon. s. m. Parcelles coagulées d'une substance farineuse ou onctueuse qui, en cuisant dans un liquide, ne se sont pas délayées et n'ont pas fondu suffisamment. - (DdPY)
- greppot : chemin pentu. - (HV)
- grèpuchot : raidillon, grimpette, montée. - (S)
- greuche, s. f. écrevisse. - (DC)
- greûiller : pinailler, travailler mais sans résultat. - (S)
- greujon. s. m. Sabotier. (Armeau). - (DdPY)
- greume : grain de raisin, grume. - (SGC)
- greume, gréme, s. f. grume, grain de raisin. Une grappe qui a beaucoup de « greumes », qui a de grosses « greumes. » - (DC)
- greume. Voyez grème. - (DdPY)
- greumeai, s. m. noyau de fruit, pépin, amande. - (DC)
- greumiller, gueurmller, v. n. se mettre en grumeaux, se ramasser, être coagulé. - (DC)
- greumillon, gueurmillon, s. m. petit grumeau. - (DC)
- greumillot, gueurmillot, s. m. grumeau, partie caillée ou durcie du lait, du sang, etc. - (DC)
- greumiot, s. m. noyau, amande. - (DC)
- greuniot : croûton de pain, quignon. Le greuniot n'o jamais pas perdu : le quignon n'est jamais perdu. - (SGC)
- greuve (pour grève). s. f. Ligne, raie qui sépare les cheveux sur le haut de la tète. Dès le temps de la chevalerie, ce nom de grève se donnait à la chevelure ainsi partagée. Il y avait des personnes qui portaient la grève, c'est-à-dire les cheveux longs, avec raie séparative, en signe de deuil. Depuis, l'usage s'est modifié, car aujourd'hui, en joie comme en deuil, au village aussi bien qu'à la ville, tout individu, qui n'est pas chauve, se plaît à faire sa raie, sa grève ou sa greuve, sans s'inquiéter beaucoup de la forme du mot ou de la manière dont il doit être prononcé. - (DdPY)
- greuver, v. a. grever, faire de la peine, chagriner, faire du tort. - (DC)
- grevalle. s. f. Gravier, gravelle. (Etivey). Par transposition de l'e et de l'a. - (DdPY)
- gréve, s. f. os de la jambe. S’emploie aussi pour la jambe : se chauffer les « grèves. » - (DC)
- grève. s. f. Dessus, devant de la jambe. L'hiver, à force de se chauffer, on se brûle quelquefois les grèves. Suivant Ducange, l'armure de fer qui protégeait les jambes des chevaliers était appelée greva. - (DdPY)
- gréves (les): jambes (les). - (S)
- grévolles : graviers (gaulois, gravos : graires). - (HV)
- griblaudes, s. f. plur. déchet de la graisse de porc fondue et grillée, ce qui reste au fond du vase. - (DC)
- gribouillé, adj. tourmenté, tracassé. Un homme qui a perdu sa bourse et qui ne la retrouve pas est fort « gribouillé. » - (DC)
- gricer. v. a. Grincer les dents. (Sommecaise). - (DdPY)
- griche, s. f. gouttelette, reste de liquide, petite quantité en général. - (DC)
- gricin. adj. Taquin, querelleur. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- grifon, s. m. grappin muni de plusieurs crochets dont on se sert pour retirer les seaux lorsqu'ils tombent au fond des puits. - (DC)
- Grignar. Nom de famille très répandu dans le pays. - (DC)
- grignauder. v. n. Grogner, gronder, faire voir qu'on est de mauvaise humeur. - (DdPY)
- grigne : petit morceau (par exemple, de pain). - (SBB)
- grigne : peu. - (PA)
- grigne, s. et adj. maussade, de mauvaise humeur, mécontent. - (DC)
- grigne. adj. des deux genres. Maussade, (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- grigne. s. f. Portion, petite partie d'un objet. Chose de peu de valeur. C'est une forme ou un diminutif de grain. - (DdPY)
- grigner. v. n. Avoir l'air maussade, rechigné. – Grigner des dents, les montrer, quand on est en colère, par suite de la rétraction nerveuse des lèvres. - (DdPY)
- grignon. s. m. un homme maussade, de mauvaise humeur. - (DC)
- grignotte. s. f. Miette, parcelle, petite grigne ; d'où grignotte. - (DdPY)
- grijer, v. a. griser, faire boire à l'excès, enivrer. - (DC)
- grijouner, v. a. être à demi ivre. - (DC)
- grillaude (nom féminin) : partie solide qui reste lorsqu'on a fait fondre le lard de poitrine et que l'on peut incorporer dans une pâte briochée pour obtenir la « pompe à la grillaude ». - (N-M)
- grillaudes, s. f. petits morceaux de lard qui ont été grilles dans la poêle. (Voir : greille, griblaudes.) - (DC)
- grillée. s. f. Sorte de galette très-mince que l'on fait cuire sur les charbons à l'entrée du four, avant d'enfourner. (Lainsecq). – A Saint-Martin-sur-Ouanne, se dit d'une galette à l'huile cuite au four. - (DdPY)
- griller : la terre après le labour est souvent humide et par vent et soleil elle sèche, blanchit, et s’effrite facilement on dit que ça grille. - (JFB)
- griller. v. n. Ce mot, qui signifie brûler d'une ardeur excessive, se dit, à Etivey, pour trembler, sans doute par antiphrase, l'un étant tout à la fois le contraire de l'autre. – Employé figurément, griller exprime surtout la convoitise, un désir violent. On grille d'envie, par exemple, d'avoir telle ou telle chose. - (DdPY)
- grillon, s. m. cube de bois qui termine et maintient une pile plus ou moins considérable placée sur le port du flottage. - (DC)
- grillon. s. m. Terrain dont le sous-sol est pierreux ou imperméable. – Nom donné, dans le commerce et l'industrie, à une quantité d'objets de même nature et de même dimension, qui, pour être comptés plus facilement, sont régulièrement empilés par couches superposées de cinq ou de dix, disposées les unes en long, les autres en travers, et formant comme une espèce de grille. - (DdPY)
- grillot. s. m. Se dit, dans certains cas, pour grillon, insecte, et, dans d'autres, pour grelot, petite sonnette. - (DdPY)
- grillotter, grillouter. v. n. Se dit des objets qui, étant secoués, font un bruit semblable à celui d'un grelot qu'on agite. On vend pour les enfants des hochets qui grillottent. - (DdPY)
- grimace. s. f. Mouture, mélange de blé, de seigle et d'orge. - (DdPY)
- grimasse, grimousse : mélange d'orge et d'avoine pour l'alimentation des animaux. - (SGC)
- grimasse, s. f. orge dégénérée. - (DC)
- grimoler, grimouler. v. n. Murmurer, grogner. - (DdPY)
- grimoler, v. a. disputer, discuter avec vivacité, se quereller en parlant. - (DC)
- grimoule. s. f. Résidu de graisse fondue. (Sommecaise). - (DdPY)
- grimousse. s. f. Mélange d'orge et d'avoine. (Chastenay). - (DdPY)
- gringe. s. f. Grange. - (DdPY)
- gringne, adj. grognon, maussade, triste : « n'm'dié ran, i seu tô gringne », ne nie dites rien, je suis tout maussade. - (DC)
- griolis. s. m. Grésil, petite grêle. (Vertilly). - (DdPY)
- grippat, grippot. s. m. Petite côte, petite montagne, que gravit un chemin étroit, un sentier rude, ditficile. (Soucy). - (DdPY)
- grispine, s. f. petite fille d'humeur difficile, qui a bec et ongle pour se défendre. - (DC)
- grispiner, v. a. saisir avec les mains ou plutôt avec les ongles dans un mouvement de colère. On dit d'un enfant hargneux qu'il « grispine » sans cesse. - (DC)
- grive, adj. de couleur rouge avec quelques parties blanches : une vache « grive », un veau de poil « grive. » - (DC)
- grivelé, adj. se dit du bois dont les tissus végétaux sont attaqués de la gelivure. - (DC)
- grivot, grivotte, nom de bœuf ou de vache au poil grive. (Voir : grive.) - (DC)
- gro (gro de sel) : mortier pour le gros sel. - (S)
- grô, s. m. vase de forme arrondie et ordinairement creusé dans un petit bloc de bois. Ce vase sert à divers usages et entre autres à renfermer la pâte avant la cuisson du pain. - (DC)
- grôdissime, adj. superlatif de gros, exprimant chez nous le maximum des choses avec une emphase toute locale. - (DC)
- groguer, v. a. croquer, manger quelque chose qui croque sous la dent. - (DC)
- groinge : grange. On rentre le foin dans la groinge : on rentre le foin dans la grange. - (SGC)
- groinge, s. f. grange. - (DC)
- groinge. s. m. Grange. (Domecy-sur-le-Vault, Givry, etc.). - (DdPY)
- groingner, v. a. grogner, murmurer entre ses dents en grondant. - (DC)
- groingnerie, s. f. gronderie, murmure ou parole d'humeur, de mécontentement. (Voir : grignar, grignon, gringne, groingner.) - (DC)
- groingnon, s. m. grognon, celui qui murmure entre ses dents en grondant. - (DC)
- groingnot. s. m. Qui flatte le groin et, par extension, croûton de pain, parce que, quand il est frais, il a quelque chose de délectable pour le groin d'un gourmand. (Etivey). - (DdPY)
- grôlâ, s. m. grêlon, grain de grêle. - (DC)
- grôle : grêle. - (S)
- grôle, s. f. grêle. - (DC)
- grôlé. adj. Grêlé, marqué de la petite vérole. - (DdPY)
- grôle. s. f. Grêle. (Domecy-sur-le-Vault, Givry, etc.). - (DdPY)
- grôlée. s. f. Riz, vermicelle ou pois frits, que les mariés de l'année et les étrangers nouvellement domiciliés sont tenus de distribuer aux enfants dans certains villages, à Chastenay, par exemple, le premier dimanche de carême ou dimanche des Brandons. De groler, rissoler, griller. Voyez guernaulée. - (DdPY)
- grôler (verbe) : bouger, trembler. (Le p'tit Jean une dent qui grôle, al va pas tarder à tomber). - (N-M)
- grôler : bercer (crouler). - (HV)
- grôler : bercer, par extension : secouer. - (PA)
- grôler : grêler. - (S)
- grôler, v. impers. grêler. Se dit de la grêle qui tombe. - (DC)
- grôler. v. a. et n. Grêler. - (DdPY)
- grolotte (nom masculin) : petite échelle. - (N-M)
- grolotte : petite écuelle. - (S)
- grolotte : petite écuelle, porte-monnaie. - (SGC)
- grolotte, s. f. écuelle ou vase de bois. - (DC)
- grolotte. s. f. Petite écuelle de terre. Une grolotte d'un sou. - (DdPY)
- gromette. s. f. Mentonnière. C'est une altération de gourmette, chainette de fer attachée à la bride du cheval et qui passe sous la ganache ou mâchoire inférieure. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- gronde, frelon dont le bourdonnement paraît avoir formé ce vocable. - (A)
- gron-gron (faire), loc. à l'usage des enfants. Grogner, gronder. - (DC)
- gronner (pour grogner). v. n. Se dit d'un chien qui aboie sourdement, ou d'une personne qui grommelle entre ses dents. (Chastenay). Du latin grunire. - (DdPY)
- gros, s. m. gros, grand, fort, riche, puissant. - (DC)
- grossier, adj. épais, rustique. S’emploie en parlant des personnes. Une femme « grossière » est une grosse femme mal bâtie, d'épaisse encolure. - (DC)
- grou (adjectif) : gros. Au féminin : grousse. - (N-M)
- groû : gros. - (SGC)
- groû, groûsse : gros, grosse. - (S)
- grouâche, s. f. chiendent, plante qui abonde dans nos terrains granitiques. - (DC)
- grouali, grouaillier, greusailler. s. m. Groseillier. (Girolles, Coutarnoux, Etivey). - (DdPY)
- groualle, greusalle. s. f. Groseille. - (DdPY)
- grouasse (nom féminin) : poule qui demande à couver. On dit aussi grousse. - (N-M)
- groucher (se), v. réfl. s'enorgueillir, se targuer de quelque chose : se faire gros ? - (DC)
- groué, adj. couve : un œuf « groué », œuf qui a été mis sous la couveuse. Ne s'emploie guère que dans cette locution. - (DC)
- grouègner : grogner. - (S)
- grouelle, s. f. groseille, fruit du groseillier. - (DC)
- grouer : blottir dans un coin douillet, cajoler ; aimer se faire grouer : aimer se pelotonner, pour être cajolé (sens d'origine : couver). - (SP)
- grouer : couvée. - (PA)
- grouer, se dit de l'eau qui séjourne à une faible profondeur, dans certains terrains marécageux. - (A)
- grouette : griotte. - (S)
- grougnon, s. m. morceau de pain, croûte, croûton. - (DC)
- groûgnot : pissenlit. - (HV)
- grougnot. s. m. Petit morceau de pain rompu d'une tartine. (Courgis).-Roquefort donne grognon, grignotte, morceau de pain, miette, menue parcelle. - (DdPY)
- groûiller (se) : dépêcher (se). - (S)
- grouiller. v. n. Pulluler, remuer, s'agiter pêle-mêle, frétiller. – Se grouiller. v. pronom. Se remuer, s'agiter, se secouer, se donner du mouvement. Grouille-toi, pour aller plus vite. - (DdPY)
- grouinge : grange. - (S)
- grouisse(asse) : poule couveuse. - (PA)
- groule, s. m. le groule est l'époque du passage des bécasses au printemps. - (DC)
- grouler, v. a. concasser, briser à demi, grossièrement. On « grouie » l'avoine, l'orge, pour la nourriture des animaux. - (DC)
- grouniau. s. m. Noyau de fruit. - (DdPY)
- grouper. v. a. Empoigner quelqu'un, se colleter avec lui, le culbuter et tomber dessus, c'est un groupe. Aussi le malin, à qui l'on cherche querelle, ne manque de dire prends garde à toi, j'vas te grouper. - (DdPY)
- grous : gros. - (HV)
- grous, grousse : gros, grosse. - (SBB)
- grous, grousse. adj. Gros, grosse. Un grous mouciau de couchon. Une grousse femme. - (DdPY)
- grousailler : groseillier. - (SGC)
- groûsalle : groseille. - (S)
- grousallé : groseiller. - (S)
- grousalle. s. f. Groseille. - (DdPY)
- grousaller, grusaller. s. m. Groseillier. - (DdPY)
- groûsse : grosse. Une groûsse treuffe : une grosse pomme de terre. Elle o groûsse : elle est enceinte. - (SGC)
- grousse, s. f., poule couveuse ou qui demande à couver. - (A)
- groussier, groussière et groussiée. adj. m. et f. Grossier, grossière. - (DdPY)
- grouzale, s. f. groseille. « Groualle ». - (DC)
- grouzalé, s. m. groseillier. « Grouaillé ». - (DC)
- gruache, s. f., chiendent, d'où le verbe dégruacher, arracher le chiendent dans un champ. - (A)
- gruche : pré très pentu. - (SBB)
- grûiller : trembler, remuer fébrilement. - (HV)
- guaige, guége. s. m. Gage. (Domecy-sur-le-Vault). – A Ménades, on dit gaize. - (DdPY)
- guaiger, guéger. v. a. Gager, donner un gage. – A Ménades, gaizer, guaingue. – Voyez guingue. - (DdPY)
- guche. s. f. Juchoir et, par extension, poulailler, endroit préparé pour faire percher les poules. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- gucher. v. n. Jucher, percher. – Faire gucher les poules, les faire rentrer au poulailler, en criant : Guche ! guche ! - (DdPY)
- guedé, part, passé. Bourré, rassasié à l'excès, soûlé. - (DC)
- guéder (se) : se gaver. - (PA)
- gueder, v. a. paire manger jusqu'à la satiété, bourrer de nourriture. S’emploie principalement en parlant des enfants. - (DC)
- guée, adv. guère, peu, pas beaucoup : « a n'y en é guée », il n'y en a guère. - (DC)
- guéhâ, s. m. guéret, terre labourable, champ en culture. - (DC)
- gueignot. s. m. Bigot. - (DdPY)
- gueignoter. v. n. Faire le bigot. - (DdPY)
- gueignoterie. s . f. Bigoterie. - (DdPY)
- gueillard arde, adj., qui demande sans cesse, demandeur de profession. - (A)
- gueillarder, v. a., demander habituellement. - (A)
- guéler. v. n. Courir, errer sans but, flâner. (St-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- guélin, guélot. s. m. Jeune agneau. (Sainpuits, Saint-Sauveur, Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- guéline. s. f. Jeune agnelle. - (DdPY)
- guemaillon. s. m. Guenille. (Annay surSerein). - (DdPY)
- guêmer. v. a. Prendre adroitement, subtilement. (Bléneau). - (DdPY)
- gueneille, s. f. guenille, loque, chiffon. - (DC)
- gueneillon, s. m. guenille, haillon. Se dit injurieusement d'une personne sans énergie, mollasse. - (DC)
- gueneillou, ouse, adj. guenilleux ; celui ou celle qui porte des guenilles, des vêtements déchirés, qui a l'air misérable. - (DC)
- guenêlé : ridé, en parlant d'un fruit ou d'une pomme de terre. - (SP)
- gueneteau. s. m. Petit sac en toile pour contenir des graines. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- gueneter (pour graineter). v. n. Semer à la volée en suivant la charrue. (Annaysur-Serein). - (DdPY)
- guèneton, guenneton. s. m. Hanneton. Germigny, (Coulours). - (DdPY)
- guénette, ganache et galatte. s. f. Mauvaise brebis. (Pasilly). - (DdPY)
- guenillon (un) : serpillère, chiffon à ménage. - (PN-A)
- guenillon : vieux chiffon. - (PA)
- guenilloux : en guenilles. - (PA)
- guenipe. s. f. Femme malpropre, mal vêtue, souillon, salope. – Se dit aussi d'un homme de rien, d'un mauvais sujet. - (DdPY)
- guennetembou guennetonbou. s. m. Hanneton. (Lasson). - (DdPY)
- guennevalles. s. f. pl. Grandes jambes mal conformées. (Coutarnoux, Etivey). - (DdPY)
- guenotte. s. f. Pour huguenote, marmite sans pieds, petite soupière. (Bessy). - (DdPY)
- guenuche, guernuche, grenuche. s. f. Grain de poussière qui gêne dans l'œil ou fait obstacle dans la roue d'une montre, dans un objet quelconque. (Diges). – En général, tout grain de poussière que soulève le vent. (Puysaie). – A Auxerre, on entend par guenuche, une femme mal tournée, mal peignée, d'une honnêteté douteuse. – C'est aussi, à Lainsecq, un terme de mépris qui s'adresse à certaines petites filles coureuses, et qui est une manière indirecte de leur dire petite saloperie, petite ordure. – Dans ces deux dernières acceptions, guenuche pourrait être conslderé aussi comme un dérivé, un diminutif de guenon. - (DdPY)
- guenuche. s. f. Sorte de brouette employée dans les tuileries. (Sommecaise). - (DdPY)
- guépe : guêpe. - (S)
- guérane. s. f. garenne. (Argenteuil). - (DdPY)
- guéraude, s. f. gros chiffon servant à nettoyer le four. « Guéhaude ». - (DC)
- guerdaud. s. m. Coquin, gredin. – Guerdaud fieffé, gredin de la pire espèce. - (DdPY)
- guéreau : une petite averse. - (SP)
- guéreau : petite pluie de courte durée. - (SGC)
- guéreille, goueille, s. f. guenille, chiffon usé ou déchiré. (Voir : dégoueiller.) - (DC)
- guèreilles : habits (mauvais), guenille, chiffon. - (S)
- guéreillon, s. m. haillon, lambeau d'étoffe. - (DC)
- guéreillou, goueillou, adj. se dit d'une personne en guenilles, aux habits déchirés : « eune fon-n' tote guéreillouse ou goueillouse. » - (DC)
- guériote : griotte. - (SBB)
- guériote. s. f. griotte, cerise sauvage assez commune dans le pays. - (DC)
- gueriotte : griotte. - (S)
- gueriotte, guerlotte. s. f. Griotte, merise. - (DdPY)
- gueriotté, s. m. griotier, cerisier sauvage qui produit les griottes. - (DC)
- gueriottier, guerlottier. s. m. Griottier, merisier. - (DdPY)
- guerjot. s. m. Sombre, jachère. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- guerli (faire) : chatouiller (guerlichoter). - (PA)
- guerli ! Exclamation exprimant une sorte d'étonnement admiratif, dans le genre de celui-ci : comment, petit, faible, chétif, rabougri, estropié, invalide comme il l'est, il a pu faire ça ! Guerli ! - (DdPY)
- guerlichoter : chatouiller (guerlir). - (PA)
- guerlins, gueurlins. s. m. pl. Grésil, petits grêlons. V'là qui tombe des gueurlins. - (DdPY)
- guerlir : chatouiller. - (PA)
- guerlit : chatouilles. - (PA)
- guerlot, guerlotier, guerloquier. s. m. Grelot, et, par extension, homme qui travaille sans suite, seulement quand on le pousse, quand on le secoue comme un grelot. (Perreuse). - (DdPY)
- guerlot. s. m. Etui à aiguilles. - (DdPY)
- guerlot. s. m. étui à aiguilles. (Voir : garlot.) - (DC)
- guerlotter. (pour grelotter). v. n. Travailler sans suite, tantôt à un ouvrage, tantôt à un autre, suivant le caprice du moment, ainsi que fait un enfant qui quitte et reprend son grelot. – Guerlotter de froid, grelotter, trembler de froid. - (DdPY)
- guerlottière : hochet. - (HV)
- guerloup. s. m. Loup-garou. - (DdPY)
- guerlu, ue. adj. Qui est vêtu d'habits pauvres, d'habits râpés. – Se dit aussi des vêtements eux-mêmes. Les pour's gens, i ne sont gué riches ; il avont tertous des habits ben guerlus. - (DdPY)
- guerluettes. s. f. pl. Mauvaises terres. (Etais). De guerlu, maigre, aride. - (DdPY)
- guernaulée, guernôlée. s. f. Pois, haricots que, dans la Puysaie, on fait griller dans une poêle, le dimanche des Brandons, et qu'on distribue aux jeunes gens qui se sont masqués le jour de carnaval. Ce sont les jeunes mariés de l'année qui sont obligés de servir la guernaulée, avec accompagnement de beignets, et qui doivent en outre fournir le bois nécessaire pour le feu des brandons. - (DdPY)
- guernauler, guernêler. v. a. Faire brûler dans un four l'écorce qui enveloppe un morceau de bois destiné à faire un aiguillon, un manche d'outil quelconque. (Perreuse). – En général, signifie, griller. - (DdPY)
- guernier : grenier. - (VDB)
- guernier, gueurgnier. s. m. Grenier. - (DdPY)
- guernipie, guernipille. s. f. Mauvais petit polisson, petit vagabond, mauvais garnement. – Troupe d'enfants sales, déguenillés. – Vermine grouillante. (Cuy, Perreuse). - (DdPY)
- guernoille. s. f. Grenouille. - (DdPY)
- guernôlée. s. f. Voyez guernaulée. - (DdPY)
- guernouille (une) : une grenouille. - (PN-A)
- guernouiller, guernoiller. v. n. Remuer, gambader, sauter, frétiller. Se dit en parlant d'une troupe de gamins qui s'agitent et qui sautent comme des grenouilles effarouchées au bord d'une mare ou d'un étang. (Perreuse). - (DdPY)
- guernouillère, guernoillère. s. f. Grenouillère, mare hantée par des grenouilles. - (DdPY)
- guernouillot. s. m. Qualification donnée assez souvent, dans les villages, aux enfants vagabonds qui vont patauger dans les mares, dans les grenouillères. - (DdPY)
- guernouler. v. n. Grelotter. (Fresnes). - (DdPY)
- guernu. adj. Bien grené, bien fourni en grain. C't'année, la récolte n'est gué belle, les blés sont pas guernus du tout. - (DdPY)
- guèrô : averse. - (S)
- guérot, s. m. averse de courte durée. La terre est trop sèche, il nous faudrait un bon « guérot. » - (DC)
- guerri, guerrier, v. a. tourmenter, malmener, agiter en divers sens. On dit que la fièvre « guerrie » les malades, que le vent « guerrie » une chandelle allumée. - (DC)
- gueruillot. s. m. Gorge, gosier. (Etivey, Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- guet - guette : prononcer yette. Vif, en bonne santé, actif. Ex. 1 "La Yolande, c'est ène gamine qu'est ben guette !" Ex. 2 "L'pée Laclasse, il est pas ben guet " (pée = père). Cela peut sous-entendre (également) qu'il n'en a pas pour longtemps... - (VDB)
- guette-au-trou (nom masculin) : sage-femme. - (N-M)
- gueudè : rassasié, repu. - (S)
- gueude : rendement. Un bon rendement en moisson, en vendanges on dit : ça gueude. - (SGC)
- gueude. s. f. Gourde. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- gueuder, v. n. faire du vin au-delà de son attente. - (DC)
- gueuezi, s. m. grésil, petite grêle. - (DC)
- gueugner, v. a. attendre avec impatience, languir d'attente. « Gueugner » la faim, « gueugner » la soif, se dit pour mourir de faim, de soif. - (DC)
- gueugner. v. a. Synonyme de gueugner, faire le gueux, mendier. Se dit, en mauvaise part, de ceux qui mendient par fainéantise. (Auxerre). - (DdPY)
- gueugner. v. n. Aller de porte en porte, mendier, faire le gueux, au lieu de travailler. (Mont-Saint-Sulpice, Sermizelles). - (DdPY)
- gueulander. v. n. Faire un gueuleton, festiner. - (DdPY)
- gueular, s. m. petit fossé limitrophe entre les propriétés boisées. - (DC)
- gueulard. s. m. Braillard; gourmand. - (DdPY)
- gueulbiner. v. n. Faire un bon repas, manger à pleine gueule. (Tormancy). - (DdPY)
- gueule : entrée du fenil par où on décharge le foin. - (S)
- gueule-chaude. s. f. Galette large et peu épaisse, faite à l'huile ou à la crème, qu'on met cuire à l'entrée du four pendant qu'on le chauffe, et qu'on mange toute chaude, au risque de se brûler. (Etais, Perreuse). – Faire la gueulechaude. Locution ironique à l'adresse de celui qui fait l'empressé, qui arrive intempestivement là ou personne ne le demande ni ne le désire. - (DdPY)
- gueulée, gueul'tée. s. f. Plein la bouche, plein la gueule. (Perreuse). - (DdPY)
- gueulée, s. f. bouchée, ce qui peut tenir dans la bouche. Une « gueulée » de pain, de soupe, etc. - (DC)
- gueulot. s. m. Goulot. (Percey). - (DdPY)
- gueuloue. s. f. Poche de jupon. De gueulle, bourse, gibecière. - (DdPY)
- gueulouer. v. n. Manger et boire goulûment. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- gueunelle (adjectif) : ridé. (Mes pouères valent pu rien, al sont toutes gueuneIIes). - (N-M)
- gueurdaut. s. m. Gredin - (DdPY)
- gueurdiller (Se). v. pron. Se plisser. (Véron). - (DdPY)
- gueurdillies. s. f. pl. Plis dans une étoffe. (Véron). - (DdPY)
- gueurdin, ine, s. m. et féminin gredin, gredine. - (DC)
- gueurginer : bouillir à petit feu, bouillonner (avec un faible bruit). - (SP)
- gueuriotte : petite cerise, griotte. - (SGC)
- gueurlais. s. m. et gueurlasse (pour grêlasse). s. f. Grésil. (Chassignelles). - (DdPY)
- gueurle : guêpe. - (S)
- gueurle. adj. Engourdi. J'ai les mains gueurles de froid. (Serrigny). - (DdPY)
- gueurli, guerli. s. m. Gresil. (Accolay, Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- gueurli. adj. Flétri, fané, ridé. (Chassignelles). - (DdPY)
- gueurlin. s. m. Petite grêle. (Collan). - (DdPY)
- gueurlingeons : pompons. - (PA)
- gueurlir, guerlir, gherlir (pour grelir). v.n. Se flétrir, se faner, devenir grèle, par manque de sève et de nourriture. (Etivey). - (DdPY)
- gueurlon (pour gourion). s. m. Frelon. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- gueurlon : frelon. - (S)
- gueurlot : frelon. - (S)
- gueurlot, s. m. grelot : un « gueurlot » de chien, de cheval. - (DC)
- gueurloter, v. a. grelotter, trembler de froid. - (DC)
- gueurloter. v. n. grelotter. Se dit du petit bruit que fait l'eau en tombant goutte à goutte. - (DC)
- gueurlouter. v. n. Grelotter. - (DdPY)
- gueurlu : simplet. - (S)
- gueurlu, s. m. mauvais sujet, vaurien, homme de rien. - (DC)
- gueurluchon, s. m. morceau de bois sec détaché d'une souche d'arbre, éclat de bois sec. - (DC)
- gueurnâïon, s. f. grenaison ou plutôt grainaison, formation de la graine. - (DC)
- gueurnasselle. s. f. Grenouille. (Pasilly). - (DdPY)
- gueurné : grenier. - (S)
- gueurné, s. m. grenier, lieu où on dépose le grain. - (DC)
- gueurne. s. f. Graine. Des gueurnes de luizarne. Des gueurnes de sainfoingne. (Accolay). - (DdPY)
- gueurnée : des épis nombreux dont les grains sont denses . Une mouechon ben gueurnée : une bonne moisson. - (SGC)
- gueurner : grainer, faire beaucoup de grain. - (S)
- gueurner, v. n. grainer, être grenu, avoir beaucoup de grain : les avoines sont bien « gueurnées « cette année : par le vent du nord les blés « gueurnent » bien - (DC)
- gueurnié (nom masculin) : grenier. - (N-M)
- gueurnier : grenier. Le gueurnier sert de débarras : le grenier sert de débarras. - (SGC)
- gueurnipille, s. f. femme ou fille de mauvaise conduite, coureuse de grands chemins : « ç'ô aune fon-n' d'ran, eune gueurnipille », c'est une femme de rien, une coureuse. - (DC)
- gueurnon. s. m. Grumeaux, râclon, partie d'un fricot, d'une fricassée, attachée au fond du vase qui a servi à la cuisson. (Percey). - (DdPY)
- gueurnoter, v. n. passer grain à grain. - (DC)
- gueurnoueillâ, s. m. réservoir fangeux, mare, terme méprisant pour désigner une pièce d'eau propre seulement à nourrir des grenouilles. - (DC)
- gueurnoueillous, s. m. globules gélatineux dans lesquels se trouvent et se nourrissent les œufs ou embryons de grenouilles. - (DC)
- gueurnouillat (nom masculin) : large flaque d'une eau sale. - (N-M)
- gueurnouillat. s. m. Lieu marécageux, grenouillère. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- gueurnouilleux. s. m. Qui boit sans soif. (Vertilly). - (DdPY)
- gueursi : transi. Je suis gueursi de froid : je suis transi de froid. - (SGC)
- gueursiller. v. n. Grelotter. (Ménades). - (DdPY)
- gueurzi (nom masculin) : grésil. - (N-M)
- gueurzi : grésil. - (S)
- gueurzi : grillé. Des épis gueurzis par la sécheresse : des épis grillés par la sécheresse. - (SGC)
- gueurziller, v. n. grésiller. Se dit du grésil qui tombe. - (DC)
- guézes, s. f. habits, vêtements. Ce mot ne s'emploie qu'au pluriel. - (DC)
- guézillat. s. m. Roitelet. (Turny). - (DdPY)
- gugne (un) : une aiguille. - (SP)
- guiâbe, s. m. diable. « L’guiâbe », le diable. - (DC)
- guiable (nom masculin) : diable. - (N-M)
- guiaice : glace. - (S)
- guiaicer, v. n. glacer, se convertir en glace, se congeler. Les chemins, les étangs sont « guiaicés. » - (DC)
- guiaiçon : glaçon. - (S)
- guiaiçon, s. m. glaçon, morceau de glace. - (DC)
- guiaine, guieune, s. f. glane, poignée d'épis ramassés dans un champ après la récolte. - (DC)
- guiainer, guieuner, v. a. glaner, ramasser les épis qui restent dans le champ après la moisson. - (DC)
- guiais. s. m. Glas. (Yassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- guiand : gland. - (S)
- guiandaux, s. m. épillets de l'avoine. - (DC)
- guiapes. s. f. pl. Petites pierres que les maçons placent dans l'intérieur d'une couverture en laves. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- guiâpou, ouse, adj. gluant, poisseux, qui s'attache aux pieds ou aux mains. S’emploie principalement pour désigner un sol argileux et humide : un terrain « ghiâpou », une terre « ghiâpouse. » - (DC)
- guiapoux : très humide, boueux, gluant. - (S)
- guiâtrou, ouse, adj. ce qui colle, ce qui poisse. Du pain « ghiàtrou », de la galette « ghiâtrouse. » (Voir : guieu.) - (DC)
- Guiaude. Nom d'homme : Claude : « a fau viâ queurier l'guiaude », il faut vitement appeler le Claude. La prononciation est Ghiaude. - (DC)
- guiâver, v. n. souffrir par défaut de nourriture, ne pas manger suffisamment : « al é ghiâvé, l’poure gâ », il a eu faim le pauvre garçon. - (DC)
- guiavonner. v. n. Produire des bulles de savon en savonnant, en lavant du linge. (Maligny). - (DdPY)
- guibe. s. f. Jambe. - (DdPY)
- guibole. s. f. Jambe. L'abbé Corblet écrit guibaule. - (DdPY)
- guichair : frelon. - (S)
- guichair. s. m. Frelon. (Ménades). - (DdPY)
- guichard : frelon. - (SGC)
- guiché, s. m. frelon. Le même mot se prononce « guichon » dans quelques parties du Morvan - (DC)
- guichon, s. m. valet de trèfle au jeu de cartes. Dans quelques localités, le «guichon » est le sept de cœur. Il sert d'atout dans le jeu appelé la partie. - (DC)
- guidon : étendard des gens d'armes. Porteur d'étendard. - (QLT)
- guienne. s. f. Glane. - (DdPY)
- guienner. v. a. Glaner. - (DdPY)
- guienneux, euse. s. m. et f. Glaneur, euse. - (DdPY)
- guieu : glui (seigle préparé pour la toiture ou la confection de liens). - (S)
- gui'eu : glui. Paille longue de seigle ou de blé avec laquelle on faisait les toits de chaume ou les liens des bottes de paille. - (SGC)
- guieu, s. m. glui, paille de seigle qui n'a pas été brisée par le fléau et avec laquelle on couvre les bâtiments ruraux. - (DC)
- guieu, s. m. osier : « al ô été côper deu ghieu », il a été couper de l'osier. Le « guié « ou « guiet » est la racine, le tronc qui reste en terre lorsque la pousse a été enlevée. - (DC)
- guieu. s. m. Glui. (Ménades). - (DdPY)
- guigne (une) : cerise. - (PN-A)
- guigner. v. a. Regarder de côté, regarder d'un œil, observer quelqu'un en faisant semblant de regarder ailleurs. – Guigner le bien d'autrui, le convoiter, essayer de s'en emparer. - (DdPY)
- guigneux. s. m. Qui regarde en fermant un oeil, ou qui regarde en-dessous, de côté. - (DdPY)
- guignotement. s. m. Clignotement. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- guignoter. v. n. Clignoter. (Ibid.). - (DdPY)
- guigouaignai : lutiner. - (SGC)
- guilaie, s. f. glace, eau congelée par le froid. - (DC)
- guili, s. m. le «guili» est le chatouillement du cou ; faire à quelqu'un le « guili », c'est chatouiller une personne sur le cou en jouant ou pour exciter le rire. - (DC)
- guillandeu, s. m. on donnait ce nom aux clients d'une bonne maison, aux individus, fermiers, métayers, locataires, qui, le premier jour de l'an, apportaient, à charge de revanche, quelques compliments, le plus souvent, accompagnés de quelques honnêtetés ou cadeaux à leur «mon-sieu » ou à leur «  dame. » - (DC)
- guillanné, aguilanneuf, étrennes du premier jour de l'année, quête du carnaval, mascarade. - (DC)
- guillannée. s. f. Serte d'aumône que les enfants pauvres viennent demander, à Joigny, la veille et le jour des Rois, en chantant un cantique de circonstance, qu'ils terminent toujours par ces mots « La guillannée, la part à Dieu, ma bonne dame ! » Cette coutume, qui existe encore en beaucoup d'autres endroits, est un ressouvenir de ces vieilles fêtes gauloises qui se célébraient au commencement de chaque année, et dans lesquelles on criait « A gui l'an neuf ! » La guillonnée n'est pas autre chose qu'une altération de ce mot. - (DdPY)
- guillaumié, guillaujiet, s. m. pinson, la fringille célibataire. - (DC)
- guille. s. f. Entrave suspendue au cou d'une bête à cornes pour l'empêcher de se sauver. (Percey). - (DdPY)
- guilledou (courir le), loc. hanter les lieux de débauche, mener une vie déréglée avec les femmes. - (DC)
- guilleron, s. m., petit étang. - (A)
- guillou : morveux (nez). - (S)
- guinauder. v. n. Fainéanter, flâner. (Lasson). – Demander sans cesse, sans besoin, avec effronterie, avec impudeur. (Soucy). - (DdPY)
- guinche. s. f. Pervanche. (Argenteuil). - (DdPY)
- guincher, v. n. balancer, faire un mouvement de côté et d'autre. - (DC)
- guincher. v. n. Incliner, pencher, baisser de travers. - (DdPY)
- guinchiller, v. a. balancer. Diminutif de guincher. - (DC)
- guinchouée, s. f. balançoire. - (DC)
- guindale : récipient de cuisine. - (SP)
- guindole (une) : un récipient. - (PN-A)
- guindouille. s. f. Fille ou femme maladroite, de peu d'intelligence et surtout de peu d'énergie. - (DdPY)
- guindrelle : fille délurée. - (SGC)
- guingnot. s. m. Envie, besoin de nonchaloir, de flâner, de paresser, dont on est pris extraordinairement, et qui vous tient plus ou moins longtemps. « Tu ne fais donc rien aujourd'hui"? – Ah ben non, j'ai le guingnot! » – C'est un synonyme de flemme. - (DdPY)
- guingue. s. f. Pli fait à un vêtement trop long. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- guinguin, quinquin. s. m. Le petit doigt. (Guy). - (DdPY)
- guiôtou, ouse, adj. aqueux, qui contient de l'eau épaisse ou grasse. se dit des pommes de terre qui ne sont point farineuses, du pain dont la pâte est humide et molle, et en général de tous les aliments surchargés d'eau. - (DC)
- guiousser. v. n. Glousser. (Lainsecq). - (DdPY)
- guisi : fausset. - (PA)
- guittées. s. f. pl. Poignées de gui, de glui, pour accoler les vignes, pour lier les gerbes à la moisson. (Lainsecq). - (DdPY)
- gu'néillou : mal habillé, habits déchirés, en guenilles. - (SGC)
- gutâ, gheutâ, nom de loc. gouttière. - (DC)
- gutte, goutte, s. f. gouttière, écoulement d'eaux. - (DC)
- g'vau, s. m. cheval. - (DC)

Sommaire


H

- h, dans notre patois est une lettre parasite. Elle ne s'aspire jamais. Nous disons l'ache, l'aine, l'ardiesse, l'asard, l'onte, pour la hache, la haine, la hardiesse, le hasard, la honte. - (DC)
- hà, s. m. age de charrue. - (DC)
- habeursat. s. m. Havre-sac ; par conversion du v en b et re en eur. - (DdPY)
- hâbre (le grand). Point trigonométrique situé dans la commune d'Alligny-en-Morvan. La montagne du grand- hâbre est une des plus élevées du pays, 685 mètres au-dessus du niveau de la mer. - (DC)
- hachepère. s. m. Pingre, grippesou, qui, pour de l'argent, hacherait père et mère. - (DdPY)
- haibieument, s. m. habillement, vêtement. - (DC)
- haibille : habile. - (S)
- haibillé de soie, loc. on donne ce nom pompeux aux cochons, sauf votre respect. C’est le terme le plus usité et le plus général dans le Morvan. - (DC)
- haibille, ll mouillées, adj. habile, actif, prompt, expéditif : «haibille, haibille»! vite, vite! Interjection usuelle pour susciter l'activité de quelqu'un. - (DC)
- haibiller : habiller. - (S)
- haibit : habit. - (S)
- haibiteude, s. f. habitude, coutume. - (DC)
- haibitouiller, v. a. habituer, accoutumer. Pour être bien quelque part, il faut d'abord « s'haibitouiller. » - (DC)
- haïe, s. f. haine, animosité : il y a de « l'haie » entre ces deux personnes, c’est à dire ils se haïssent. - (DC)
- haignie. s. f. Hernie. (Ménades). - (DdPY)
- hailler (pour hallier, par transposition de l'i). s. m. Hangar rustique, fait de perches et de branchages. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- haillon (pour hallon, en mouillant les deux l). s. m. Hangar, abri, petite halte. - (DdPY)
- hairan, s. m. hareng, poisson de mer. Dans notre patois l'h n'est pas aspirée. : « dé-z-airans. » - (DC)
- hairdi : hardi. - (S)
- hairdi, adj. hardi, courageux : « eun hon-m' airdi. » — hairdi ! Interjection pour stimuler l'énergie. - (DC)
- haireng : hareng. - (S)
- hairicot : haricot. - (S)
- hairnais : harnais. - (S)
- hairnoicher (verbe) : harnacher. - (N-M)
- hairnoicher, v. a. garnir un animal, une voiture, de tout ce qui est nécessaire à l'attelage. - (DC)
- hairnois (nom masculin) : harnais. - (N-M)
- hairnois, s. m. harnais, tout ce qui sert à l'attelage des chevaux ou des bœufs. L’h n'est point aspirée : « des-z-airnois. » - (DC)
- haïsson, heusseron, husson, hausson. s. m. Hérisson. - (DdPY)
- hâle (sous l’hâle) : sous la halle. Dans l'époque contemporaine, l'hâle désignait le rez-de-chaussée de la mairie, endroit de réunion publique par mauvais temps, ou lieu d'échange commercial, marché, etc. Ex : "N'a pas ben longtemps, j'ai biché la Léone sous l'hâle qu'a v'nait vend' ses eux. N'en v'la ène qu'est ben gente ..!" (Vendre ses œufs). - (VDB)
- hâle : petit vent sec. - (S)
- hâle : vent d'est. - (HV)
- halener. v. a. Sentir l'odeur, éventer, dépister. Se dit surtout des chiens, quand ils prennent l'odeur d'une bête, qu'ils sont sur la piste. – Se dit aussi, à Pasilly, des sangliers qui ont découvert un champ de pommes de terre. Les sangliers ont halené un champ de pommes de terre. Du latin anhelare. - (DdPY)
- hâler, v. a. dessécher, flétrir par le hâle. Ce vent de soulaire « hâle » les sarrasins. - (DC)
- hallon. s. m. Hangar, petite halle. - (DdPY)
- haloigne. s. f. Haleine. (Vassy-sousPisy). - (DdPY)
- haloubi. adj. Gourmand. Se dit par euphonie et par adoucissement du g de galoubi. (Perreuse). - (DdPY)
- hammements. s. m. pl. Vaisselle. (Montillot). – Se dit sans doute pour aisements, qui a le même sens. - (DdPY)
- han ! interj. han appartient à toutes les langues et à tous les patois. - (DC)
- hanas. s. m. Vaisselle grossière. (Villiers-Saint-Benoit). Se dit pour hanap, hanaps, vase à boire, coupe, tasse, etc. ; du bas latin anas, hanaphus, hanapus. - (DdPY)
- hârasser. v. a. tracasser, tourmenter, importuner. L’h n'est point aspirée : je t'àrasse, tu m'ârasses, il m'ârasse. - (DC)
- harbe : herbe. Le matin on marche dans l'harbe humide : le matin on marche dans l'herbe humide. - (SGC)
- harbe, s. f. herbe. - (DC)
- harbe. s. f. Herbe. Harbe rouge, sainfoin. (Perreuse). - (DdPY)
- harbi, adj. s'emploie dans un double sens. Un pré « harbi » est un pré dont l'herbe a été mangée par les animaux ; un boeuf « harbi » est un bœuf qu'on a mis à l'herbe, au vert. - (DC)
- harbi, v. a. faire manger l'herbe d'un pré. - (DC)
- harbisseure (nom féminin) : action qui consiste à faire paître l'herbe d'un pré. - (N-M)
- harbisseure, s. f. action de faire « herbir » un pré, d'en faire manger l'herbe. - (DC)
- harbou, ouse, adj. herbu, où il y a beaucoup d'herbe. - (DC)
- harcandage : action de harcander. - (VDB)
- harcander - arcander : action de travailler non productivement. Bricoler sans résultat notable. - (VDB)
- harcandier : celui qui harcande. Bricoleur éventuellement actif, mais désordonné et sans efficacité. On peut le dire aussi de quelqu'un plus motivé sur le secondaire que sur le principal, sur le superflu que sur l'essentiel. Se dépenser pour rien ou pour pas grand-chose. - (VDB)
- harchage. s. m. Hersage. - (DdPY)
- harche. s. f. Herse. Conversion de l'e en a, et de l’s en ch. – Voyez arche. - (DdPY)
- harcher. v. a. Herser. Voyez harche. - (DdPY)
- harditinbon : énergiquement (hardi, tiens bon !). - (HV)
- hardi-tin-bon : énergiquement, tiens-toi bien. - (SGC)
- hargner. v. n. Hennir. (Chevillon). - (DdPY)
- harià, s. m. embarras, tracas, contrariété, tribulation : avoir de « l'hariâ » ; être dans les « harias. « les riches ont de grands « harias », mais les pauvres n'en manquent pas non plus. - (DC)
- harné : épuisé. - (SBB)
- harné. adj. Qui est infirme, affaibli, sans force, afflige d'une harne (hernie). – Se dit, par extension, de toute personne qu'un excès de lassitude a privée momentanément de ses forces, de sa vigueur, de son énergie. Un homme accable de fatigue dit : Je suis harné. - (DdPY)
- harnicher. v. a. Harnacher. (Mailly-la-Ville). - (DdPY)
- harnichue (pour harnichure). s. f. Harnachement. (Mallly-la-Ville). - (DdPY)
- harnois : bon à rien. - (SGC)
- harou ! harou ! interj. : au renard! au renard ! harou ! harou ! « harou » est la commune clameur de haro dans les campagnes. - (DC)
- harpailler (S'). v. pron. Se colleter, se houspiller, se prendre aux cheveux, en parlant des galopins qui se harcèlent, qui se bousculent, même pour jouer. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- harpiaux. s. m. pl. Gamins des rues, polissons, fils de harpies. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- harpiller (verbe) : (Se). se quereller, se disputer. - (N-M)
- hasse. s. Herse. (Menades). - (DdPY)
- hasser. v. a. Herser. (Menades). - (DdPY)
- hâte : billon (labour en ados). - (S)
- hâte : mesure agraire. - (S)
- hâte, s. f. mesure agraire qui, dans l'usage, n'a rien de fixe et qui dans quelques parties du Morvan n. s'applique même à une planche de jardinier : une « hâte » de carottes, une « hâte » d'épinards. - (DC)
- hâte. s. f. Réunion de quatre sillons séparés par des rigoles. - (DdPY)
- haut, e, adj. s'emploie pour désigner une hauteur et sans aspiration de l'h : « l'au » des champs, « l'au « des bois. - (DC)
- haut-la-queue. s. m. Orgueilleux, vaniteux, toujours prêt à faire la roue, à faire le beau, à dresser sa queue. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- hazair, s. m. hasard, aventure. L’h n'est pas aspirée : « ai l'azair », au hasard. - (DC)
- hégron. s. m. Voyez aigueron. - (DdPY)
- héla, hâla! interj. hélas : « hâla, héla don ! mai vaiche ô périe. » - (DC)
- hémeurdiller. v. a. et n. Casser les mottes. (Tronchoy). - (DdPY)
- henniger (verbe) : hennir. - (N-M)
- herbeire, s. m. herbier, panse des ruminants, premier ventricule de ces herbivores. - (DC)
- herbi : qui a été mangé (se dit pour un pré). - (S)
- herbicheure. s. f. Action d'introduire dans une incision faite au poitrail des jeunes aumailles envoyées au pâturage pour la première fois, certaines herbes ayant la vertu d'attirer l'humeur à la surface. – Collection des herbes employées à cet usage. - (DdPY)
- herbir. v. a. Faire aux jeunes bêtes à cornes envoyées au pâturage pour la premièie fois, l'opération de l'herbicheure. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- hére, adj. rude, desséché, durci. - (DC)
- héri. interrogation. Plaît-il ? A Champcevrais, lorsqu'une personne fait une question à une autre, si celle ci n'a pas entendu ou n'a pas bien saisi, elle dit : Héri ? et l'autre réitère sa question. - (DdPY)
- hériquié, s. m. héritier. - (DC)
- héritaige : héritage. - (S)
- héritaige, s. m. bien qui vient par succession : propriété rurale: champ, terrain en culture : « voiqui eun boun héritaige », voici un bon champ. - (DC)
- héritation, s. f. héritage, ce que l'on reçoit par succession : « al é fé eune boune héritation. » - (DC)
- héritation. s. f. Héritage, ce qu'on a recueilli d'une succession. « Il a fait eine petit' héritation qui l'o bé mis à soun' aie. » - (DdPY)
- herloge, erloge, heurloge. s. m. Horloge. Dans les environs d'Auxerre, on dit un r'loge. - (DdPY)
- herne : espèce de chiendent. - (PA)
- hérondalle. s. f. Hirondelle. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- héteriot, héteuriot, hétésiau, hétriot. s. m. Hottereau. (Argenteuil, Tronchoy, etc.). - (DdPY)
- heucher, hucher, heuger. v. a. Héler, crier fort, appeler. - (DdPY)
- heucher, v. a. hucher, appeler quelqu'un au loin en criant ; interpeller : « al ôdan i' corti, heuchez-lu. » - (DC)
- heue, s. f. heure. « ai lai boune heue », à la bonne heure. - (DC)
- heuille, heule, hueille. v. a. Huile. Du latin oleum. - (DdPY)
- heuiller. s. m. Huilier. (Montillot). - (DdPY)
- heuillerie. s. f. Huilerie. - (DdPY)
- heûlai: crier fort, hurler. Pou appelai au loin on heule : pour appeler au loin on hurle. - (SGC)
- heule, s. f. huile, « heulerie », huilerie. - (DC)
- heûler : crier, hurler. - (S)
- heuler, v. a. huiler, couvrir ou remplir d'huile. - (DC)
- heuler, v. n. hurler, crier, et quelquefois appeler avec force. - (DC)
- heupe : huppe (oiseau). - (S)
- heupe, s. f. huppe, oiseau de l'ordre des passereaux. L’h n'est pas aspirée : « eune eupe. » - (DC)
- heur (pour heurt). s. m. Rocher, tertre, petite montagne, angle, tout ce qui peut faire heurter. (Soucy). - (DdPY)
- heurchon : hérisson. - (JFB)
- heurecé, part, passé du verbe « heurecer » qui n'est pas usité avec le sens actif. Hérissé, ramassé en boule à la manière du hérisson, ou armé de piquants comme cet animal - (DC)
- heurecer (se), v. réfl. se hérisser, se ramasser, se mettre en boule comme le hérisson. - (DC)
- heureçon, s. m. hérisson. L’h n'est pas aspirée : « eun eurson. » - (DC)
- heureloge, s. m. horloge : « eun eurlôge. » « Reloize. » - (DC)
- heureloigé, s. m. horloger. - (DC)
- heurler. v. n. Hurler. - (DdPY)
- heurloge : horloge. - (S)
- heurmoie, heurmoise. s. f. Armoire. (Vincelottes, Maligny). - (DdPY)
- heursè : hérissé. - (S)
- heurser. v. a. Hérisser. - (DdPY)
- heurson (un) : un hérisson. - (PN-A)
- heurson : hérisson. - (S)
- heurson : hérisson. - (SGC)
- heurson. s. m. Hérisson. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- hexon.s. m. Héron. (Armeau).– Jambes d'hexon, se dit, à Saint-Sauveur, de quelqu'un qui a de longues jambes, des jambes de héron. - (DdPY)
- hiar, adv. de temps. Hier. - (DC)
- hiarre, hierre. s. m. Lierre. Du latin hedera. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)
- hiâvre, s. m. lierre. - (DC)
- Hiber, pour Hubert : la Saint-Hiber pour la ! Saint-Hubert. - (DC)
- hien. s. m. Lien, par conversion d’l en h. - (DdPY)
- hierre, hiarre, s. m. lierre : planter du « hierre », nos bois sont peuplés de « hierre. » - (DC)
- hiette, iette. s. f. Tiroir ; abréviation de layette. (Etais). - (DdPY)
- higer, higeur. adv. Hier. (Ménades, Domecy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- hignement. s. m. Hennissement. (Rugny). Du latin hinnitus. - (DdPY)
- higner, hinner. v. n. Hennir. (Merry-la-Vallée, Hugny). Du latin hinnire. - (DdPY)
- hihieu, adj. heureux. (Voir : hûreu.) - (DC)
- hiole : hièble. - (PA)
- hiouste. s. f. A Soucy, on appelle de ce nom un jeu consistant a faire sauter un morceau de bois avec des bâtons. Ce doit être unc variété du bistoquet usité dans plusieurs de nos campagnes. - (DdPY)
- hissé, ée ou Issé, ee. adj. Agacé. J'ai les dents hissées d'avoir mange des groseilles vertes. – A Chablis, on dit hérissé ; à Saint-Florentin, eglissé (gl mouillé) ; à Bléneau, harissé lequel de tous ces mots est le meilleur? - (DdPY)
- histouère : histoire. - (S)
- hivar, s. m. hiver. - (DC)
- hivarnaige, s. m. action de nourrir les animaux pendant l'hiver : un long « hivarnaige ». - (DC)
- hivarner (verbe) : nourrir les animaux à l'étable pendant l'hiver. - (N-M)
- hivarner, v. a. entretenir pendant l'hiver, nourrir pendant la mauvaise saison. il n'a pas de foin pour « hivarner » son bétail. - (DC)
- hôcedé, adv. aujourd'hui. - (DC)
- hôche, interj. dont se servent les charretiers ou les laboureurs pour arrêter leurs bœufs. On appuie fortement sur la première syllabe - (DC)
- hogo, hogo donc ! Aga, aga donc ! Exclamation de blâme et d'impatience, comme si l'on disait : Voyons, voyons, vas-tu t'arrêter, vas-tu finir! (Perreuse). - (DdPY)
- hôler. v. a. Hêler appeler en criant fort. Hôle-le donc. Je l'ai hôlé. Du latm ululare. - (DdPY)
- homme, houme. s. f. Ouvrée, ce qu'un homme peut piocher, cultiver de terrain dans une journée. (Annay-sur-Serein). - (DdPY)
- honme : homme. - (SGC)
- honme, s. m. homme. « Houme. » - (DC)
- honmée, houmée, s. f. mesure de superficie pour la vigne. - (DC)
- honte, s. f. timidité. Honte se lie avec l'article : « a n'é pâ d'onte », signifie, le plus souvent, il n'est pas craintif, timide. - (DC)
- hontou, ouse, adj. honteux, confus, timide. L’h n'est pas aspirée. - (DC)
- hontoûs : honteux. - (S)
- hontoux. adj. Honteux. (Avallonnais). - (DdPY)
- hoquelis, houquelis. s. m. pl. Légers chocs répétés. - (DdPY)
- hoquilles. s. f. pl. Guenilles. (Vassy-sous-Pisy). ). - (DdPY)
- horche : herse. - (S)
- horchè : sale. - (S)
- horchè : saoûl, ivre. - (S)
- horche : herse (ou rateule). Après les semailles les champs étin horchés : après les semailles les champs étaient hersés. - (SGC)
- horché : se dit d'un homme ivre. Ol o horché : il est saoul. Signifie aussi : très sale, dégoulinant de pluie ou de boue. - (SGC)
- horcher : herser. - (S)
- hordet, hordet donc ! Voyez ordet. - (DdPY)
- hornias : arbre mal venu ou étêté laissé en angle comme borne pour marquer une limite. - (SGC)
- horsin. s. m. et adj. Etranger, forain, qui vient du dehors. Marchand horsin, marchand forain. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- hottier. s. m. Hotteur. (Argentenay). - (DdPY)
- houche ! Cri que l'on pousse pour écarter ou faire détournrr les porcs et autres animaux. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- houcher. v. a. Hocher, secouer. Houcher un arbre pour en faire tomber les fruits. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- houcler, houqueler. v. a. Pousser, remuer, secouer, asticoter. As-tu bientôt fini d'houcler c'te porte ? - (DdPY)
- hougner, hogner. v. n. Pleurnicher, pousser un grognement sourd, lent, continu faire ce que, à Auxerre, on appelle chougner. - (DdPY)
- houlées. s. f.pl. Giboulées. (Tronchoy). - (DdPY)
- houme : homme. Très usité, et pas spécifiquement pour l'adulte dans la force de l’âge. Ex : "C'est moun' houme" (qui peut être ici homme ou enfant), ou bien en s'adressant à un petit garçon : "Eh ben ! moun' houme...". Valorisant pour l'enfant qui entend. C'est bon signe. - (VDB)
- houme, s. m. homme. - (DC)
- houmée : hommée. Mesure de travail et de temps confondus. Le travail que peut accomplir, en le terminant, un homme aux champs dans sa journée (entre 350 et 400 m²). Le terme a été conservé surtout dans le travail de la vigne dont les surfaces plantées étaient, par le morcellement, de faible surface chacune. - (VDB)
- houmme : homme. - (SBB)
- houmme, homme : homme. - (S)
- hounéteté, loc. cadeau, présent de courtoisie que nos paysans s'empressent d'offrir en certaines circonstances. Ces « honnêtetés » ont le plus souvent la forme de perdrix, bécasses, canards sauvages, écrevisses ou truites. - (DC)
- hounourâbe, adj. honorable. - (DC)
- houpée (à la), loc. a la criée dans le sens du cri houppe par onomatopée. Vendre « à la houpée », c’est à dire en bloc, par masse. - (DC)
- houper, v. a. faire houppe, houppe ! Crier en articulant ce cri. - (DC)
- houpilles, houbilles, haubilles. s. m. pl. Vieux habits. (Arcy-sur-Cure, Lainsecq, Auxerre). - (DdPY)
- hourcher. v. a. Herser. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- houriée, housiée. s. f. Osier. De l'hourier jaune. Des belles housiées. - (DdPY)
- houspilleries. s. f. pl. Guenilles. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- houssat. s. m. Houx. - (DdPY)
- housteau. s. m. Maison, logis, domicile. Forme primitive d'hôtel. - (DdPY)
- houteriau, houteuziot, houtriau, houtiot, houquiot. s. m. Petite hotte, hottereau. - (DdPY)
- houteux. s. m. Hotteux, porte-hotte, nom donné à la cigale, parce que, aux vendanges, elle vit dans les vignes comme les houteux, comme les hommes qui transportent à la hotte les raisins vendangés. (Courgis). - (DdPY)
- houtte, s. f. hotte, panier qu'on attache derrière le dos. - (DC)
- houyau. s. m. Hoyau. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- huche: houche. - (S)
- hucher : appeler en criant (celt. hucher : crieur). - (HV)
- hucher : crier. - (SBB)
- hucher : voir lucher, même signification mais d'un emploi moindre. - (VDB)
- hucher, heucher, heuger. v. a. et n. Héler, crier fort, appeler. - (DdPY)
- hue (à) : à droite (pour un attelage). - (S)
- hue : avance (pour le cheval). - (S)
- hue : en avant (attelage de chevaux).  - (SGC)
- huguenot, s. m. homme sans croyances, sans religion. Une « huguenote », une femme impie. L’h n'est point aspirée. - (DC)
- huguenote. s. f. Marmite sans pieds, écuelle. - (DdPY)
- huguenotée. s. f. Contenu d'une marmite, d'une huguenote. - (DdPY)
- hui, s. m. huis, porte. - (DC)
- huiche : houche, terrain attenant à la maison. Les majons étint entourées d'huiche : les maisons étaient entourées d'houche. - (SGC)
- humelle. s. f. Mauvaise lame de couteau. (Percey). - (DdPY)
- humider, v. n. devenir humide, rendre mou. - (DC)
- hûreu, hireu, euse, adj. heureux. - (DC)
- hurter, v. a. heurter, donner un choc. - (DC)
- hussier, s. m. huissier : « i t'enveré l'hussié. » - (DC)
- hute : juron courant, avec un « U » long. Assimilable à Zut ou m... Ex : "Allez don’ toué chien, huuute." (On s’adresse à ce moment-là au chien qui se met en travers du chemin). A propos d’une maladresse : Ex : "Oh ben ! Huuute !... Si j’mé tournais à l’adret !..." Ou pour exprimer un désaccord ! Ex : "Huuute, il est brament imbicile."(Dans ce cas, le mot prend de la force). - (VDB)
- huyant. adj. et partic. pr. Hurlant. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- huyer. v. n. Hurler. (Ibid.). - (DdPY)
- hyoupe. s. f. Contraction d'hysoupe, pour hysope. (Merry-la-Vallée). - (DdPY)

Sommaire


I

- i : je, nous (sujet). - (S)
- i : je. I vas : je vais. - (SGC)
- i, ine, adj. numéral. Un, une : « i via, ine vaice », un veau, une vache. - (DC)
- i. pr. personn. Se dit très-fréquemment pour il, par retranchement de l’l dans la prononciation. I pleut. I va à Paris. I n'est pas sage. I ieux a dit de venir. - (DdPY)
- i. pron. pers. de la première personne du sing. et du pluriel des deux genres, je, nous; « i seu, i é », je suis, j'ai ; « i son, i on », nous sommes, nous avons. - (DC)
- iâ : eau. - (HV)
- iaie, iau. s. f. Eau. Une écassée d'iau. - (DdPY)
- ïâs, s. m. glas. - (DC)
- Ichars (les). Nom de deux hameaux, l'un appartenant à la commune de Saint-Léger-De-Fougeret, l'autre à celle de Gouloux. - (DC)
- ichi, adv. de lieu. Ici - (DC)
- icho, part. d'affirmation, oui, en effet : « i é fé ç'iai, icho », j'ai fait cela, oui. - (DC)
- idée (une), locut. ad v., un peu. Ex. : voulez-vous de la soupe ? J'en prendrai seulement une idée. Même sens que frisée. - (A)
- ieau : eau. On pourtot l'ieau aiquand un siau : on portait l'eau avec un seau. - (SGC)
- iér, v. a. lier, attacher avec un lien. - (DC)
- ieux. Se dit par euphonie pour leur, pour à eux. Quoi que tu ieux as douné ? J'z'ieux ai douné un mouciau de paingne, et pis j'z'ieux ai dit de n'pas r'veni si souvent. - (DdPY)
- ifame, loc. injurieuse. Infâme ? - (DC)
- igal, adj. egal, pareil, indifférent : « ç'iai m'ô bin igal. » tous les hommes sont « igals » devant la mort. - (DC)
- igneau. s. m. Agneau. – Fait, au feminin, ignelle. - (DdPY)
- ijar, adv. de temps. Hier, la veille du jour où l'on est. - (DC)
- ijo, interj. qui sert à exprimer l'étonnement ou la satisfaction. - (DC)
- ilai : là. - (S)
- ilai, adv. de lieu. là, par opposition avec « iqui », ici. - (DC)
- ile. S’emploie pour elle, pron. pers. 3e pers. du fémin. sing. lorsqu'elle est sujet : « ile ô été peunie d' sai ch'titeté ; ile n'étô pâ iqui », elle a jeté punie de sa méchanceté ; elle n'était pas ici. - (DC)
- illiéard (prononcez Ihiéard). s. m. Bélier servant à la reproduction. Des deux mots latins ilia et ardent, ardent du ventre, ardent du flanc. - (DdPY)
- imfourmer, v. a. informer, instruire, donner des renseignements. - (DC)
- imibécileté. s. f. Imbécillité, bêtise. (Villiers-Saint-Benoît.) - (DdPY)
- imiter, v. a. ressembler à. cet enfant « imite » son père, c’est à dire ressemble à son père, physiquement parlant. - (DC)
- immodité, emodité. s. f. Haine, rancune, animosité. (Maillot). - (DdPY)
- impeurchabe : imputrescible. - (S)
- impouïable, adj. inépuisable. Du verbe « pouïer » qui signifie puiser, prendre de l'eau. (Voir : pouïer.) - (DC)
- impoussibe, adj. impossible : « fére son impoussible », c'est emphatiquement faire tout ce que l'on peut. - (DC)
- impure, s. f. épure. Les charpentiers ont fait leur « impure. » - (DC)
- in. s. m. et adj. In, deux. In homme. - (DdPY)
- inbranlable. adj. Se dit, à Bléneau, pour inébranlable, mais par antiphrase, en parlant d'un ivrogne qui ne peut plus garder son équilibre, qui ne peut plus se tenir sur ses pieds. - (DdPY)
- inçartingn', adj. des deux genres. Incertain. - (DC)
- inche, s. f. hanche : « l'inche m' fé mau », la hanche me fait mal. - (DC)
- inche. s. f. Hanche. (Argenteuil). - (DdPY)
- incmodé (pour incommodé). adj. Atteint d'une hernie ou de quelque autre infirmite. (Poilly-sur-Serein). – Donné aussi par Jaubert. - (DdPY)
- incompotent, adj. malingre, en mauvaise disposition de santé. - (DC)
- incomprenable. adj. Incompréhensible. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (DdPY)
- incoumôdé, adj. infirme, qui est affligé de quelque maladie ou lésion d'un organe essentiel : « l’poure honme al ô bin incoumôdé », signifie il est bien infirme. - (DC)
- incouneu, adj. inconnu, que l'on ne connaît pas. - (DC)
- incre (pour âcre). adj. Vif, ardent. Chien, feu incre. (Argentenay). Du latin acer. – A Etivey, on prononce ancre. - (DdPY)
- indicter, v. a. indiquer, montrer, annoncer, faire connaître : il m'a « indicté » mon chemin. - (DC)
- indier : aider. - (S)
- indiot, inguiot, ote. adj. et s. Idiot, etc. Moun inguiote. - (DdPY)
- inducation, s. f. éducation, instruction, savoir. - (DC)
- infarnal, adj. infernal. l'l ne sonne ordinairement pas : un tapage « infarnâ. » - (DC)
- infiâbe : infaisable. - (S)
- ingence. s. f. Idée. Se dit par syncope d'intelligence, à Arcy-sur-Cure. Ah! ma pour' fille, que t'n'as donc gue d'ingence ! - (DdPY)
- ingeron, injeron. s. m. Ajonc. (Diges, Saint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- ingigneu, s. m. ingénieur : « eun ingigneu ; dé-z-ingigneus. » - (DC)
- inguériences. s. m. pl. Ingrédients. (Rogny). - (DdPY)
- inguier (S'). v. pron. S'habiller sans goût, sans soin. (Etivey). - (DdPY)
- injonc. s. m. Ajonc (Villeneuve-les-Genêtb). - (DdPY)
- inkyiner. v. a. Incliner. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- inn'chô, loc. je ne puis, cela ne se peut ; impossible. Négation en usage dans quelques parties du Morvan - (DC)
- innocent (pour innoscent). s. et adj. m. Niais, simple d'esprit, ignorant, sans malice. (Saint-Florentin). Du latin ignoscere, ignoscens. - (DdPY)
- innoucent : simplet, débile. - (SBB)
- inoculation : introduction d'un virus dans l'organisme. - (QLT)
- inservable : inutilisable. - (SBB)
- insolenter. v. a. Insulter. (Mouffy). - (DdPY)
- insouffrable : insupportable. - (SBB)
- instruisoûe : instituteur. - (S)
- intendants : représentant du pouvoir royal dans une province. - (QLT)
- intrever (S'). v. pronom. S'intéresser, s'informer. (Poilly-sur-Serein). - (DdPY)
- io, pronom. Je : « io v'bin », je veux bien. - (DC)
- iot. s. m,. Io, œil ; l'io, l'œil ; les rios (les zios), les yeux. (Domocy-sur-le-Vault). - (DdPY)
- iotte, adj. « lotte » parait signifier ouverte. On ne l'emploie guère que dans cette phrase ou autre équivalente : « lai pôte ô iotte », la porte est ouverte. - (DC)
- iqui : ici. - (S)
- iqui, adv. de lieu. ici, en ce lieu : « eun hon-m' d'iqui », un homme d'ici. - (DC)
- iqui, itchi, ischi. adv. Ici. - (DdPY)
- issar, s. m. terrain vague, espace gazonné, lieu défriché. - (DC)
- itchi, adv. de lieu. ici. (voir : ichi, iqui.) - (DC)
- itou, itout. adv. Aussi. - (DdPY)
- iveur, s. m. se dit d'une personne et particulièrement d'un enfant dissipé, taquin, de mauvais caractère : « ç'o eun iveur que n' fâ jeumâ qu' dé ch'titetés », c'est un vilain qui ne fait jamais que des méchancetés. - (DC)
- ivrâ, ivraue. s. m. Ivraie. (Lainsecq, Merry-la- Vallée). - (DdPY)
- ivrâ, s. f. ivraie, plante de la famille des graminées. « ivrô. » - (DC)

Sommaire


J

- jà. adv. Déjà, encore. Du latin jàm. - (DdPY)
- jâbi (mô) : habillé (mal). - (S)
- jâbi, e, adj. fait à la hâte, sans soin, sans goût, gâché. - (DC)
- jabi, ie. s. m. et f. Mal arrangé, mal habillé, mal fichu, mal ficelé. – Se dit aussi pour niais. Mon pour' jabi. – S'emploie quelquefois adjectivement. V'là-t-i qu't'es ben jabi ! - (DdPY)
- jaboter. v. n. Se dit en parlant des contractions, des soulèvements qui se produisent dans la poitrine, dans l'estomac, dans le jabot. Le cœur me jabote. - (DdPY)
- jabou. s. m. Petit poisson à grosse tète, espèce de têtard, qu'on trouve sous les pierres dans les ruisseaux. (Chablis). - (DdPY)
- jabout. s. m. Jabot, gésier. (Lainsecq). - (DdPY)
- jacasse. s. f. Femme bavarde. Du verbe jacasser, et de l'italien gazza, pie. - (DdPY)
- jacques : geai. - (S)
- jacques : geai. - (SGC)
- jacquillon. s. m. Petit jupon, petit jaque. (Pasilly). - (DdPY)
- jacqu'tance : bavardage, éloquence. - (S)
- jacqu'ter : bavarder. - (S)
- jacule. s. f. et jaculon. s. m. Dernier né d'une famille, d'une couvée d'oiseaux. (Turny), Voyez joudru. - (DdPY)
- jade : jatte. Grand récipient évasé, généralement en terre, faïence ou porcelaine. Ex : "Oh vaaa ! Al' avait pas apargné la salade, la Lucie, n'en avait brament ène pleine jade, t'entends ben !" - (VDB)
- jadi (nom masculin) : se dit du mâle qui s'accouple. - (N-M)
- jâdi, v. n. côcher, faire le jars. Se dit du mâle qui s'accouple. - (DC)
- jadot : cuvette. - (HV)
- jâdou, ouse, adj. timide, honteux, craintif. « Zâdou » et au féminin « zâdoure ». - (DC)
- jâdouée, s. f. organe de la génération chez les animaux et particulièrement chez les oiseaux de basse-cour. - (DC)
- jadoure (nom masculin) : cri des oiseaux durant le temps de l'accouplement. - (N-M)
- jâdoure, s. f. cri des animaux et particulièrement des oiseaux au temps de l'accouplement : « mener lai jâdoure », faire entendre le cri ou le chant des amours. - (DC)
- jadrin. s. m. Jardin. - (DdPY)
- jaffle. adj. Acide. - (DdPY)
- jâfoueiller, v. a. fouler, flétrir, souiller avec les pieds ou avec les mains. - (DC)
- jâfre, adj. acre. Se dit surtout en parlant des fruits sauvages appelés « blossons » dans le pays. - (DC)
- jagdillou, ouse, s. m. et f. celui qui fouille en piquant, en poussant une pointe dans un trou, dans un creux. - (DC)
- jagouiner (sans doute pour sagouiner). v. a. Raccommoder, réparer une chose grossièrement, sans goût, sans soin. (Laduz). - (DdPY)
- jagueucher : remuer. - (JFB)
- jaguigner. v. n. Remuer toujours, ne pas pouvoir rester en place. (Yassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- jâguiller, v. n. fouiller dans un trou en cherchant quelque chose ; sonder avec une baguette ou un instrument quelconque. - (DC)
- jâher, v. a. jaser, causer, babiller : « n' jâa pâ tan bounhoume ! », ne bavarde pas tant, bonhomme! On dit de même « cauher » pour causer, par suite de la chute de l's médial. - (DC)
- jaicaisse, s. f. femme ou fille bavarde. - (DC)
- jaicaisser, v. n. bavarder avec volubilité. - (DC)
- jaicer, v. a. sucer avec le « jaiçon. » se dit des serpents qui tètent les vaches avec leur langue appelée improprement dard. - (DC)
- jaiceron, s. m. dard, aiguillon. - (DC)
- jaiçon. s. m. langue de serpent, dard de l'abeille, de la guêpe, etc., au figuré mauvaise langue, langue venimeuse. - (DC)
- jaillet (faire le), chatouiller. - (A)
- jaillis. s. m. pl. Chuchotements, babillages. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- jaillon, s. m. jalon, petit piquet dont on se sert pour marquer un alignement. « ol é mettu sé jaillons dan mon çan », il a mis ses jalons dans mon champ. - (DC)
- jaillon. s. m. Jalon. (Mouffy, Parly). - (DdPY)
- jaillouner. v. a. et n. Jalonner. - (DdPY)
- jaimas, jamas, jemas, jeumas, jonnas. adv. Jamais. - (DdPY)
- jaipe : bagout. - (S)
- jaipper , v. a. japper, aboyer. « Zaipper. » - (DC)
- jaipper : japper, aboyer. - (S)
- jair (nom masculin) : jars. - (N-M)
- jair : jars. - (S)
- jair, particule affirmative. (Voir : jar.) - (DC)
- jair, s. m. jars, mâle de l'oie. - (DC)
- jairdin : jardin. - (S)
- jairdrin, s. m. jardin. - (DC)
- jairgille, jairgillerie : gesse sauvage. - (S)
- jairgillerie, s. f. gesse sans feuilles et autres plantes adventices qui poussent dans les blés ; zizanie. - (DC)
- jairgon, s. m. bruit de paroles comme dans une querelle ou un colloque très animé ; langage inintelligible. - (DC)
- jairgoner, v. a. jargonner, parler un langage prétentieux ou inintelligible, faire beaucoup de bruit en parlant. - (DC)
- jairser (verbe) : action de s'accoupler chez les volatiles. - (N-M)
- jairser, v. a. se dit de l'accouplement des oies et en général des oiseaux. - (DC)
- jairtére, s. f. jarretière, ruban ou courroie pour attacher les bas. - (DC)
- jairtouéiller : se heurter les mollets en marchant. - (S)
- jaisson, jasson : dard (de l'abeille). - (S)
- jaivale, s. f. javelle, petite gerbe de blé, de seigle, d'avoine, etc. on prononce « zaivalle » dans une partie du qui applique aussi le terme aux petits fagots de sarment de vigne. - (DC)
- jaivaler, s. f. mettre en javelle, réunir une certaine quantité de poignées de céréales pour en former de petites gerbes. - (DC)
- jaivalle : javelle. - (S)
- jajoitter. v. n. Ricaner. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- jaler. v. a. et n. Geler. (Saint-Germain- des Champs). O jale, il gèle. (Guillon, Saint-Brancher). - (DdPY)
- jambade. s. f. Gambade. (Villeneuve- les-Genets). - (DdPY)
- jambe de varne : jambe de bois. - (SBB)
- jaminer. v. n. Murmurer. (Bazarnes). - (DdPY)
- janci, e, adj. moisi. - (DC)
- jâne, s. f. gêne, difficulté. - (DC)
- jâner, v. a. gêner, causer de la gêne. - (DC)
- jangeiller, v. a. couper grossièrement, sans soin, en laissant des brèches, des entailles, comme avec une scie. - (DC)
- jan'nette : marguerite des champs (ou jonquille ?). - (SGC)
- jaou (nom masculin) : petite pioche. - (N-M)
- jâou, zâou, s. m. instrument dont on se sert pour sarcler et qui ressemble un peu à la rasette flamande. Le « jàou « est le sarcloir usité aux environs de Lormes. - (DC)
- japigner (altération de jaspiner). v. n. Causer trop et mal à propos. - (DdPY)
- jappai : aboyer, se dit aussi d'un homme qui a du bagout : ol é de la jappe. - (SGC)
- japper. v. n. Sauter pour s'amuser. - (DdPY)
- japsoupe : gros gourmand. - (PA)
- jâque, s. m. geai : un jaque, des jaques. - (DC)
- jar, adv. de temps. Hier. - (DC)
- jar, jâré. Cette particule explétive signifie en effet, en vérité, assurément, ou maintenant déjà, à présent, à cette heure. Une partie de la région prononce jair : « ç'ô jair vré », c'est en effet vrai. - (DC)
- jâr, s. m. mâle de l'oie. (Voir : jair.) - (DC)
- jarbe : gerbe. Ex : "Pour lier les jarbes, il a bien d'l'adret". - (VDB)
- jarbe, gearbe : gerbe. - (HV)
- jarbe, s. f. gerbe : une « jarbe » de froment, de seigle. « Zarbe. » - (DC)
- jarbellion : étincelle. - (HV)
- jarber, v. n. faire de la gerbe, fournir beaucoup de gerbes. - (DC)
- jarbillon, gearbillon. s. m. Gerbillon, petite gerbe. (Puysaie). - (DdPY)
- jardaigne. s. m. Jardin. (Lucy-surCure). - (DdPY)
- Jareau, jarreau : récipient en boisellerie, petite jarre. - (HV)
- jargeillot : gesse sauvage. - (SGC)
- jargillerie, s. f. espèce de vesce sauvage qui envahit les blés. - (A)
- jargueiller, v. a., remuer, s'agiter en tout sens, même sens que le verbe jaupiller, donné dans le Glossaire du Morvan, p. 472 . - (A)
- jarguet, s. m. mauvais couteau, couteau de pacotille qu'on appelle en français eustache. - (DC)
- jarjiller : gâcher par maladresse. - (PA)
- jarjot : maladroit. - (PA)
- jarle (nom féminin) : vase en terre ou taillé dans le bois. - (N-M)
- jarle, s. f. jale, vase en bois ou en poterie qu'on place sous le cuvier de lessive pour recevoir les eaux qui en sortent. - (DC)
- jarle. s. f. Jale, jarre, jatte, tine, baquet. (Dollo, Villechétive, etc.). - (DdPY)
- jarlée. s. f. Contenu d'un jarle. (Villiers-Bonneux). - (DdPY)
- jarlot. s. m. Petit baquet, petite jarle. (Sens). - (DdPY)
- jarlotte (nom féminin) : récipient destiné à recevoir de l'huile. - (N-M)
- jarlotte, s. f. petite jarre, vase dans lequel on renferme l'huile ou autre liquide. Diminutif de jarle. - (DC)
- jarre, s. m. jarret, jambe, mollet. « Zarre » : « i m' seu breulé lé zarres. » - (DC)
- jarretu, adj. celui qui a le pied bot. un homme « jarretu », un pied bot. - (DC)
- jarrouiller. v. a. Mâcher, tortiller ses aliments longtemps dans sa bouche, quand on n'a plus de dents. Se dit surtout des vieillards. (Migé). - (DdPY)
- jarroule. s. f. Gesse, jarosse, plante fourragère connue aussi sous le nom de vesce. (Perreuse). - (DdPY)
- jarrreton. s. m. Qui a les jarrets de travers. – Se dit quelquefois pour coureur, pour niais, et alors c'est un terme injurieux. Grand jarreton ! (Perreuse). - (DdPY)
- jasou, ouse, s. celui qui aime à jaser, à babiller. - (DC)
- jaspiner. v. n. Bavarder, causer à tort et à travers. Se jaspiner. v. pron. Se quereller, se taquiner. (Villeneuve-lesGenèts). - (DdPY)
- jasson, janson, jinson. s. m. Dard de l'abeille, du frelon, de la guêpe, etc. – Figurement et par extension, langue de commère, de femme bavarde. Elle en a un jasson, celle-là. - (DdPY)
- jau - jo : coq de basse-cour. Le mari de la poule. Ex : "Pour la Fête, j'vons ben tuer l'jau ! C'est l'moument !" (Tuer, prononcer : kuer). La Fête c'est la Fête foraine patronale annuelle. Par extension, surnom, après patronyme : Untel-le Jau, pour le distinguer des autres Untel de la parentèle, surnommés éventuellement d'un autre sobriquet. Il serait imprudent, indiscret, et malséant ici de citer un nom propre...mais on en connaît ! On pouvait hériter du surnom par filiation sans avoir nécessairement capacité de le justifier.... - (VDB)
- jau (nom masculin) : coq. - (N-M)
- jau (un) : un coq. - (PN-A)
- jau : coq (geau). - (PA)
- jau : gros coq. - (HV)
- jau, jou, jouc. s. m. Poulailler, juchoir. (Saint-Florentin). Du latin jugum. - (DdPY)
- jau, s. m. coq, mâle de la poule. - (DC)
- jaubie, s. f. jonchère, lieu rempli de joncs, touffe enracinée de plantes de marais. - (DC)
- jaubouler. v. a. Secouer fort. (Migé). - (DdPY)
- jaudraler : gambader, folâtrer. - (S)
- jauge. s. f. Tranchée, ouverture faite dans un terrain d'après certaines dimensions, soit pour une plantation, soit pour une extraction d'ocre, de lateux, ou pour toute autre cause déterminée. – Régulateur d'une charrue, servant à donner au soc la profondeur voulue. (Sommecaise, Vilhers-Saint-Benoit). - (DdPY)
- jaugouiller, v. a., bégayer, parler avec hésitation. - (A)
- jaume (pour chaume). s. m. Pied des céréales qui reste en terre après la moisson. (Joigny, Merry-la-Vallee, etc.). - (DdPY)
- jaumer. v. a. et n. Arracher du chaume déchaumer un champ. - (DdPY)
- jaumeuse (pour chaumeuse). s. f. Arracheuse de chaume, femme qui déchaume un champ. A Joigny, ce terme est une injure Vois-la donc, c'te grande jaumeuse ! - (DdPY)
- jaunette. s. f. Petit escargot jaune. (Bessy. Lucy-sur-Cure). - (DdPY)
- jaupiller : jouer. - (HV)
- jaupiller : sauter, s'agiter. - (S)
- jaupiller, v. n. agiter, remuer en tous sens les bras ou les jambes. Cet enfant ne fait que « jaupiller » dans son lit. - (DC)
- jaupillou, ouse, adj. celui qui remue, qui s'agite, qui se débat, des pieds principalement. - (DC)
- javâgner. v. a. Reprendre, gronder, racointer à propos de choses insignifiantes et comme par habitude. (Lainsecq). - (DdPY)
- javales, s. f. sarments coupés à la taille de la vigne, débris de l'émondage de la vigne. - (DC)
- javalis. s. m. Hangar. (Annay-la-Côte). - (DdPY)
- javalle, j'valle, jivalle. s. f. Javelle. (Sacy). - (DdPY)
- javelle : foin ou gerbes rassemblés en tas bien faits, esthétiques (en somme !) et pratiques, suivant des canons précis d'exécution. Les gerbes : plusieurs posées sur le sol - toujours un même nombre - verticalement en cercle, épis en haut + une gerbe posée sur le dessus et penchée pour l'écoulement de l'eau de pluie (puisque la récolte n'était pas engrangée nécessairement au fur et à mesure). - (VDB)
- javelot, jaivelot, s. m. javelle ou petite gerbe de blé, de seigle, d'avoine, etc. - (DC)
- javillau, s. m. homme remuant et inconstant, qui ne peut demeurer en place. - (DC)
- javiller, v. n. être en mouvement, aller de côté et d'autre ; ne pas demeurer en repos. - (DC)
- Javotte. s. f. Abréviation de Geneviève. - (DdPY)
- javouiner. v. n. Se plaindre (Saint-Valérien). - (DdPY)
- Jeannet, Jeannot, Jeannin, diminutif de Jean. L’usage dans nos campagnes est de mettre l'article devant le nom de baptême. Nous disons donc le Jeannot, le Jeannet. - (DC)
- Jeannette, diminutif du nom de Jeanne. On prononce Jean-nett'. - (DC)
- jeannette, jean'nette : marguerite, jonquille. - (S)
- jeanvoyau. s. m. Petit entonnoir en ferblanc. (Migé). - (DdPY)
- jegneux. s. m. Sorte de tasse, de petit pot, ainsi appelé parce qu'il avait sans doute la contenance d'une ancienne mesure dite en bas latin jalogueus, et qu'en Franche-Comté, suivant l'abbé Corblel, on appelle encore aujourd'hui jaloignie. - (DdPY)
- jeinguai : donner un coup de pied (en parlant d'un animal). - (SGC)
- jémas : jamais. - (SGC)
- jemma (adverbe) : jamais. - (N-M)
- jers (pour jars). s. m. Mâle de l'oie. - (DdPY)
- jerter. v. a. et n. Saillir, en parlant du jars. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- jertie. s. f. Jarretière. (Girolle). - (DdPY)
- jésuitre, s. m. jésuite. Membre de l'illustre compagnie de jésus. - (DC)
- jeter (lai mouche jeute) : essaimer (les abeilles essaiment). - (S)
- jeter, v. n. essaimer. S’emploie absolument en parlant d'un essaim d'abeilles qui sort de la ruche : « lé moches an j'té ôjedeu. » - (DC)
- jeton, jiton. s. m. Essaim d'abeilles qui abandonne la ruche-mère. - (DdPY)
- jetteler, v. a. jeter çà et là. - (DC)
- jeu (pour ju, juc, jou). s. m. Juchoir ou perchent les volailles. (Vassy-sousPisy). - (DdPY)
- jeuche, s. f. juchoir, perche ou grillage sur lequel se perchent les volailles. « Zeuce. » - (DC)
- jeucher, v. n. jucher. Se dit des volailles qui sont sur le juchoir et d'une personne qui est placée sur un lieu élevé. - (DC)
- jeue. adj. Se dit par contraction et par suite d'une mauvaise prononciation pour juste, qui, dans certains cas, signifie, égal, uni. Les blés sont joues, c'est-à-dire les épis sont d'égale hauteur, sont de même niveau. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- jeumâ, adv. de temps. Jamais, en aucun temps. - (DC)
- jeumâs : jamais. - (S)
- jeuner, v. a. manquer de..., être privé de... « a jeune » le bois, le linge, etc., pour il manque de bois, de linge, etc. - (DC)
- jeurai : jurer. - (SGC)
- jeurée foué (mai), loc. ma foi jurée : « mai gran jeurée foué » est la parole d'honneur du Morvandeau. - (DC)
- jeurement, s. m. juron, blasphème. (Voir : jeuron.) - (DC)
- jeurer : jurer. - (S)
- jeurer, v. a. jurer, émettre un serment ou un juron. « Zeurer. » - (DC)
- jeurmer, v. n. germer, projeter le germe hors de terre. - (DC)
- jeurmon, s. m. germe d'une plante. Usité principalement en parlant des germes de la pomme de terre qui pousse dans les caves ou « crôs. » « Zeurmon. » - (DC)
- jeuron, s. m. juron. (Voir : jeurement.) - (DC)
- jeurou, ouse, adj. jureur, celui qui jure, qui blasphème. « Zeurou, zeuroure. » - (DC)
- jeusqu'ai l'heure, loc. jusqu'alors, jusqu'à présent. Cet enfant est sage « jeusqu'ai l'heure » - (DC)
- jeusqu'ai tant que, loc. jusqu'à ce que. - (DC)
- jeusse (nom féminin) : poulailler. - (N-M)
- jeussé : perché. - (SGC)
- jeusse : perchoir dans le poulailler. - (SGC)
- jeusser : se percher. - (JFB)
- jeute, s. f. auge que l'on met dans la crèche des bêtes à cornes ou des chevaux pour leur donner une nourriture particulière ; petite mangeoire. - (DC)
- jighi', s. f. tube creusé dans le bois du sureau et dont les enfants se servent pour lancer de l'eau. C’est en un mot une petite seringue. - (DC)
- jighier, v. a. éjaculer, lancer avec force. « Zicler. » - (DC)
- jighiot, s. m. jet d'eau forcée, éclaboussure. - (DC)
- jigouégner : lutiner. - (HV)
- jiller - giyer : le mot viendrait-il de gigue (la danse) ? Bondir brusquement. Se sauver très rapidement. Ex : "L'gamin à la Simone, il est ben toût jillé à la pêche !" (Ben toût = bientôt, c'est à dire qu'il n'atermoie pas). - (VDB)
- jinguer (verbe) : ruer. - (N-M)
- jinguer : donner des coups de pied (animal). - (S)
- jinguer. v. n. et n. Danser, sauter, ruer en donnant des coups de pied de côté et par derrière. - (DdPY)
- jiolees. s. f. plur. fêtes et réjouissances qui accompagnent un mariage. On prononce en beaucoup de lieux « ziolées » par le changement ordinaire du j en z. - (DC)
- jiter. v. a. Jeter. - (DdPY)
- j'ment : jument. Animal de trait par excellence. Plus rapide que le bœuf, abandonné. Plus répandue que le cheval (le ch'va) dans les écuries, pour la raison que la jument poulinait, apportait donc une plus-value utile dans le cheptel. Plus docile, aussi, en général. - (VDB)
- jnâbe : genévrier. - (S)
- j'néte : genêt. - (S)
- jo, s. f. joue : « i é mau ai lai jô », j'ai mal à la joue. - (DC)
- jô, s. m. joug, appareil qui sert à l'attelage des boeufs. Plusieurs prononcent « joû. » - (DC)
- jobette. s. Petite fille. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- jodrais, jourale, adj. joueur, qui aime à s'amuser : un garçon « jourais », une fille « jourale. » - (DC)
- joindu, part, passé du verbe joindre que nous prononçons joinre. Joint, assemblé, réuni. - (DC)
- jointeillaige, s. m. action de jointoyer ; le produit même du travail. - (DC)
- jointeiller, v. a. jointoyer, remplir de mortier les joints des pierres. - (DC)
- joints, s. m. ados que la charrue forme dans un champ : labourer « à joints », sillonner un champ de raies qui se relèvent en billons. - (DC)
- jôli, jôuli. Nom de bœuf qu'on réserve souvent au plus bel animal de l'étable. - (DC)
- jompiller : sauter, s'agiter (voir : jaupiller). - (SP)
- jonesse, s. f. jeunesse : « eune jonesse », une jeune fille. - (DC)
- jonfler. v. n. Ronfler. (Quenne). - (DdPY)
- jonquière, jontière (pour jonchère, joncière). s. f. Lieu humide où croissent des joncs. (Argentenay). - (DdPY)
- joper. v. n. Sauter pour s'amuser, en parlant des enfants. - (DdPY)
- joquet, jouquet, jouquiet. s. m. Hoquet. - (DdPY)
- joqueter : bringuebaler. - (SBB)
- joquot, s. m. hoquet. - (DC)
- jor (en), loc. on dit que les poules sont « en jor » lorsqu'elles sont rentrées pour la nuit et perchées sur le juchoir - (DC)
- jor : jour. - (S)
- jor, s. m. jour, lumière, espace de temps. « Zôr. » - (DC)
- jormain, jormaingne. s. et adj. Germain. Saint Jormain d'Auxerre. Frère jormain. Couhin jormaingne. - (DdPY)
- jormer : germer. - (S)
- jormon : germe. - (S)
- jornaïer, s. m. journalier, ouvrier qui travaille à la journée. - (DC)
- jornaillèze. s. m. Journalier. (Saint-Maurice-aux-Riches-IIommes). - (DdPY)
- jornau, s. m. journal, mesure agraire, étendue de terrain qu'on peut labourer dans un jour avec des bœufs. - (DC)
- jorneau : journal (mesure agraire pour les champs valant 22 ares 85). - (S)
- jorneau : 1/3 d'hectare. Ce qu'un homme pouvait labourer en une journée. - (SGC)
- jornée (pour journée). s. f. Mesure agraire de convention, équivalant à l'étendue de terre ou de vigne qu'un homme peut cultiver dans sa journée. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- jornée : journée. - (S)
- jornée, s. f. journée, la durée d'un jour de travail et le salaire acquis par ce travail : aller en « jornée » ; travailler à la « jornée » ; gagner de bonnes « jornées » : - (DC)
- josé, jousé, apocope de joseph. - (DC)
- jou, s. m. œil, organe de la vue; avoir du « mau es jous », avoir les yeux malades. - (DC)
- jouailler. v. n. Jouer sans cesse. - (DdPY)
- jouaillon. s. et adj. m. Qui aime le jeu, qui joue continuellement ; se dit principalement des enfants. - (DdPY)
- jouasser. v. n. Jouer sans attention, tout de travers. - (DdPY)
- jouasson, jouassat. s. m. Qui joue mal, sans attention, tout de travers. - (DdPY)
- jouassou : petit joueur, se dit également d'un enfant qui aime jouer. - (S)
- jouassou : mauvais joueur. - (SGC)
- joudru. s. m. Le plus faible des oiseaux d'une nichée. (Mont-Saint-Sulpice). - (DdPY)
- joudu. adj. Joufflu. (Puysaie). - (DdPY)
- jouinée. s. f. Jointée, tout ce que les deux mains peuvent saisir et porter d'herbe, de paille ou de menu bois, en faisant le mouvement de les joindre, de les rapprocher l'une de l'autre. Par extension tout ce qu'une femme peut faire tenir et porter dans son tablier relevé. Une jouinée de coupiaux. Une jouinée d'harbe. Du latin junctio. - (DdPY)
- joulotte, s. f. petit joug auquel on attelle un seul bœuf : « ailé ai lai joulotte », travailler avec un seul bœuf attelé au petit joug. - (DC)
- jouper, v. a. sauter à pieds joints. - (DC)
- jouquer. v. n. Jucher ; monter, grimper. (Andryes, Parly). Du latin jugare. - (DdPY)
- jouquiaux. s. m. pl. Grosses joues, bien rouges, bien rebondies. - (DdPY)
- jouquoué. s. m. Juchoir. (Parly). - (DdPY)
- jourelle : enfant qui aime le jeu, qui aime s'amuser. - (SP)
- Jourey : prénom : Joseph (ou Jousé). - (SGC)
- jous (yeux) coume ain chat qu'a lé pattes dan lai braige », il roule les yeux comme un chat qui a les pattes dans la braise. - (DC)
- Jousé : Joseph. - (S)
- joutrat. s. m. Vieux couteau. - (DdPY)
- j'teu d'sort : jeteur de sort. - (SBB)
- ju (pour juc), jou (pour joue). s. m. Juchoir, pris ici pour poulailler ; c'est le contenu pour le contenant, la partie pour le tout. Le ju aux poules. Du latin jugum. - (DdPY)
- jû : joug. - (HV)
- ju : joug, pièce de bois pour atteler les bœufs ou les vaches. - (SGC)
- ju, pronom. Je. - (DC)
- juché : perchoir (pour les volailles). - (S)
- juche : poulailler. - (S)
- juchot, jussot. s. m. Jus de fumier, purin. - (DdPY)
- jui, s. m. juif. - (DC)
- jui, v. n. jouir : « i veu jui d' mon bin », je veux être en jouissance de mon bien. - (DC)
- ju'illet : juillet. - (S)
- juissance, s. f. jouissance. - (DC)
- jujeau, s. m. jus de fumier, purin. Environs d'Avallon. - (DC)
- jun : juin. - (S)
- jun, s. m. juin, le sixième mois de l'année. - (DC)
- juniére : poulailler. - (S)
- jurer (se faire) : se faire disputer bruyamment. Ex : "T’as déchiré ta culotte, té vas t’fée jurer par ta mée". - (VDB)
- jurer (verbe) : réprimander. - (N-M)
- jusse : perchoir des poules et des dindes. - (SBB)
- jusse, juste. s. m. Caraco, justaucorps. - (DdPY)
- j'valler. v. n. Javeler, faire des javelles. - (DdPY)

Sommaire


K

- kairner. (voir : quairyier.) - (DC)
- kairnet. (voir : quairnet.) - (DC)
- kairniau. (voir : quairniau.) - (DC)
- kairteille. (voir : quairteille.) - (DC)
- kakouïe ou, plutôt, kakouille, kakoure. s.f. Hanneton. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- karre. (voir : quarre.) - (DC)
- kécher, keucher. v. a. Cacher. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- kéchotte, keuchotte. s. f. Cachette. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- kéchottoux. s. m. Cachottier. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- kége. s. f. Cage. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- kéhi. (voir : quéhi.) - (DC)
- keille. (voir : queille.) - (DC)
- keillerotte. (voir : queillerotte.) - (DC)
- kel'male : coulemelle (lépiote élevée). - (S)
- kérâme. s. m. Carême. – Semailles de printemps. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- kérier. v. n. Crier, pleurer en criant. - (DdPY)
- kerkoualle. s. m. Hanneton. (Etivey). - (DdPY)
- kermillèze. s. f. Crémaillère. (Sacy). - (DdPY)
- kerre. (voir : querre.) - (DC)
- kersi. adj. Sale. (Etais). - (DdPY)
- kesse. (voir : quesse.) - (DC)
- keu. (voir : queu.) - (DC)
- keuche. (voir : queuche.] - (DC)
- keuchener. (voir : queuchener.) - (DC)
- keuchin (par corruption de coussin). s. m. Oreiller. (Fléys). - (DdPY)
- keudre. (voir : queudre.) - (DC)
- keugne. (voir : queugne.) - (DC)
- keular. (voir : queular.) - (DC)
- keulin. (voir : queulin.) - (DC)
- keume. (voir : queume.] - (DC)
- keuper : cracher. - (S)
- keuper. (voir : queuper.) - (DC)
- keure. (voir : queure.) - (DC)
- keureille. (voir : queureille.) - (DC)
- keurer. (voir : queurer.) - (DC)
- keurier. (voir : queurier.) - (DC)
- keuriou. (voir : queuriou.) - (DC)
- keurneille. (voir : queurneille.) - (DC)
- keurni. (voir : queurni.) - (DC)
- keurotte : outil pour nettoyer le soc de la charrue. - (S)
- keurotte : pied, jambe. - (S)
- keurpe. (voir : queurpe.) - (DC)
- keurpoton. (voir : queurpoton.) - (DC)
- keurvaisse. (voir : queurvaisse.) - (DC)
- keusance. (voir : queusance.) - (DC)
- keute. (voir : queute.) - (DC)
- keutre. (voir : queutre.) - (DC)
- kéziau. s. m. Membiane desséché de l'estomac de veau, dont on fait la présure. (Saint-Florentin). Du latin caseus. - (DdPY)
- kiai. (voir : quiai.) - (DC)
- kiaie : portillon. - (S)
- kiaisson. (voir : quiaisson.) - (DC)
- kiakia. s. m. Oiseau du genre étourneau, qui s'abat par volées sur les vignes à l'époque de la maturité. – Voyez tiatia. - (DdPY)
- kiampoing. s. m. Poignée. Un kiampoing de chanvre. (Etais). – Voyez clampoing. - (DdPY)
- kianponner. (voir : quianponner.) - (DC)
- kiaper. (voir : quiaper.) - (DC)
- kiaque (eune) : claque (une). - (S)
- kiaque (un) : chapeau claque. - (S)
- kiaque (un) : fromage (un). - (S)
- kiaque. s. f. Claque. (Fléys). - (DdPY)
- kiaquer. (voir : quiaquer.) - (DC)
- kiaquer. v. a. et m. Claquer. - (DdPY)
- kiar. (voir : quiar.) - (DC)
- kiarté. (voir : quiarté.) - (DC)
- kiâsse : classe. - (S)
- kiau. (voir : quiau.) - (DC)
- kié ou quié. s. f. Clé. (Etais). - (DdPY)
- kièche : cloche. - (S)
- kiécle. (voir : quiécle.) - (DC)
- kiédot. (voir : quiédot.) - (DC)
- kièke : couvercle. - (S)
- kièque. s. m. Couvercle. (Etais). - (DdPY)
- kièr : clair. - (S)
- kiérâme. (voir : quiérâme.) - (DC)
- kiérer : clairer (feu). - (S)
- kiérer. (voir : quiérer.) - (DC)
- kinkerniau. (voir : quinquerniau.) - (DC)
- kinson. (voir : quinson.) - (DC)
- kioc (phonétique) : Quoi interrogatif. Ex : "Kioc té fésé don' chez nout' vouésine, vieux couraquier ?" - (VDB)
- kioché. (voir : quioché.) - (DC)
- kioche. s. f. Cloche. - (DdPY)
- kiocher. s. m. Clocher. - (DdPY)
- kiochette. s. f. Petite cloche. - (DdPY)
- kioker. (voir : quioquer.) - (DC)
- kiok'sé. (voir : quioq'sé.) - (DC)
- kion. s. m. Contraction de clayon, petite claie, porte à claire-voie. (Maligny). - (DdPY)
- kiope : chien (mauvais chien). - (S)
- kiope : cigarette. - (S)
- kioque : cloque. - (S)
- kioquer : émettre un gloussement (par la poule) pour appeler ses poussins. - (S)
- kiorde. (voir : quiorde.) - (DC)
- kiou : clou. - (S)
- kiou : furoncle. - (S)
- kiou. (voir : quiou.) - (DC)
- kiou. s. m. Clou, furoncle. - (DdPY)
- kiouler clouer. - (S)
- kiouler. (voir : quiouler.) - (DC)
- kiouler. v. a. Clouer. - (DdPY)
- kiue. (voir : quiue.) - (DC)
- kive. s. m. Crible. (Fléys). - (DdPY)
- k'ri. (voir : qu'ri.) - (DC)
- kseigne. s. m. Contraction du cousseigne, pour coussin, oreiller. (Menades). - (DdPY)

Sommaire


L

- lâ : las, fatigué. Ol o lâ : il est fatigué. - (SGC)
- laâvan, loc. adv. là-bas, au loin : « al ô laâvan», il est là-bas, au loin, il est parti. (voir : aiuan.) - (DC)
- laboïer. v. a. Labourer. (Menades). - (DdPY)
- laboïeux. s. m. Laboureur, (lbid.). - (DdPY)
- laboreux, labouéreux. s. m. Laboureur. (Chigy, Etivey). - (DdPY)
- labouère. s. m. Labour. - (DdPY)
- labouérége. s. m. Labourage. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- labouérer : labourer. - (S)
- labouérer. v. a. Labourer. (Etivey, Sainl-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- labouéroû : laboureur. - (S)
- lâcher (verbe) : mener les animaux aux prés. - (N-M)
- lâcher, v. a. « lâcher » le bétail, pour faire sortir les animaux de leurs étables et les mettre en liberté dans les pâturages. - (DC)
- lacie - lassie, même prononciation : grenier où l'on entrepose le foin, ou les gerbes avant le battage. Souvent constituée d'un plancher ou plus simplement de lattes espacées. - (VDB)
- laçot. s. m. Lacet. ( Domecy-sur-le-Vault]. Du latin laqueus. - (DdPY)
- laddeu, adj. louangeur, celui qui fait des compliments un peu à tort et à travers. - (DC)
- lade : plante chélidoine (herbe aux verrues). - (SGC)
- Ladre : diminutif de Lazare. - (S)
- Lâdre, nom d'homme. Lazare. - (DC)
- ladre. adj. Insensible à la douleur physique ; sans doute parce que les ladres ou lépreux avaient le tact émoussé. - (DdPY)
- ladri. s. m. Mésange. (Lainsecq). – Petit enfant vif et mignon. (Perreuse). - (DdPY)
- lagô, s. m. creux rempli d'eau ; flaque, écoulement de purin ou d'eaux pluviales. - (DC)
- lagocher, v. n. répandre de l'eau pour laver, laver sans cesse, tripoter dans l'eau en lavant. - (DC)
- lagochie, s. f. se dit de toute souillure sur une nappe, sauce, vin ou autre chose liquide répandue avec malpropreté. - (DC)
- lagot : purin (jus de fumier). Lagot de fémé. - (SGC)
- lagot, laigot : purin, eau sale. - (S)
- laguerée, s. f. une petite quantité de liquide : une « laguerée » devin, d'eau : « beillé-m'en eune laguerée », donnez-m'en une gorgée. (voir : lâgo.) - (DC)
- lai : là. - (S)
- lai qu'al ô ? loc. où est-il ? où cela ? cette locution se décompose ainsi : là que il est ? - (DC)
- lai, adv. démonst. là par opposition avec ici. quelques parties de la région ajoutent une désinence parasite : « c'te fon-n'-iaite », cette femme-là. - (DC)
- laibôr. s. m. labour, culture de la terre par la charrue. - (DC)
- laibouéraige, s. m. labourage, action de labourer, de cultiver la terre. - (DC)
- laibouérer, v. a. labourer, cultiver la terre. - (DC)
- laibouérou, s. m. laboureur, celui qui travaille la terre avec la charrue. - (DC)
- laibourieu, euse, adj. laborieux, celui qui aime le travail. - (DC)
- laicher : laisser. - (HV)
- laicher : laisser. - (S)
- laicher, v. a. laisser, quitter, abandonner ; « laiche-lu », laisse-le, quitte-le. - (DC)
- laîcher. v. a. Laisser. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- laingne, s. f. laine. - (DC)
- laingne. s. f. Laine. - (DdPY)
- laingneux. adj. Laineux. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- lainne (prononcez lain-ne). s. f. Laine. - (DdPY)
- laiqiuer (pour laitier). s. m. Petit lait. (Poilly-sur-Serein). Dans le Doubs, on dit laitia ; Littré donne laitiot. - (DdPY)
- laiquée : laquelle. - (S)
- laird : lard. - (S)
- lairder : larder. - (S)
- lairme, s. f. larme. - (DC)
- lairmer, v. n. tomber goutte à goutte comme les larmes. - (DC)
- lairmié, s. m. larmier, soupirail de cave, petite ouverture qui éclaire une construction souterraine - (DC)
- lairmier : soupirail. - (S)
- lairrer. v. a. Laisser. Si vous n'en v'lez pas, vous l'lairrez. Ce verbe était fort employé par les écrivains des XVe et XVIe siècles ; Corneille lui-même dit, dans le Cid : Vous lairra par mort don Sanche pour époux. - (DdPY)
- lait d'beurre : babeurre. - (S)
- laitaige, s. m. laitage : « i n'eume pâ l’ laitaige », je n'aime pas le lait. - (DC)
- lait-clai (pour lait clair). s. m. Petit lait. - (DdPY)
- laitingn', s. m. latin. - (DC)
- laiton (nom masculin) : porcelet ou poulain qui tète encore. - (N-M)
- laiton : animal qui vient d'être sevré, poulain. - (S)
- laiton : cochon de lait. - (S)
- laiton : jeune animal juste après le sevrage. - (SGC)
- laiton, s. m. porcelet, poulain. - (DC)
- laivaige, s. m. lavage, action de laver : produit du lavage. - (DC)
- laiver, v. a. laver. - (DC)
- laivou : où. - (S)
- laivou que, loc. où, là où, à l'endroit : « i va laivou qu'ô dié », je vais là où vous me dites d'aller. - (DC)
- laivou, s. m. lavoir, endroit où on lave le linge. on dit aussi « laivoué », qui est la notation locale de lavoir. - (DC)
- laivoure, s. f. laveuse, ou plutôt lavandière, femme ou fille qui lave le linge. - (DC)
- lambeillot, s. m. nombril, cicatrice du cordon ombilical. « lambeillot » est pour lambillot. - (DC)
- lambiche : bande étroite. - (PA)
- lambiche : mouillette de pain (plutôt longue). Ex : "Manger soun' eu avec des lambiches, c'est qu'il aime ça, l'gamin !". (Eu = œuf). - (VDB)
- lambigner. v. n. Lambiner. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- lames, laumes. s. f. pl. Nom donné, dans le canton de Chablis, à des terres argileuses situées dans la plaine du Serein. Suivant M. Michou, on donnerait, à Saint-Florentin, le nom de lames, à des terrams secs, très-brûlants, composés de deux couches perméables : la supérieure, qui n'est que poussière ; l'autre, compacte ou graveuse. - (DdPY)
- lâmon, s. m. jeune pousse d'arbre ou d'arbuste au printemps - (DC)
- lampâ, s. m. palais, intérieur de la bouche. - (DC)
- lampas. s. m. Partie supérieure du dedans de la bouche. - (DdPY)
- lampée, s. f. lampe pleine, comble : une lampée d'huile. - (DC)
- lampée. s. f. Le contenu d'une lampe remplie d'huile, et, par extension, tout le vin contenu dans un verre et qu'un buveur avale d'un seul coup. Ainsi, on entend souvent dire d'un ivrogne : il en prend, celui-là, des lampées ! - (DdPY)
- lamper (verbe) : se dit d'un animal qui tire la langue sous l'effet de la fatigue ou de la chaleur. - (N-M)
- lamper : être essoufflé, tirer la langue. - (S)
- lamper, v. n. se dit des animaux et particulièrement des bêtes à cornes qui tirent la langue par suite d'altération ou de fatigue. - (DC)
- lamper. v. a. Mot populaire, qui exprime l'action d'avaler vivement un grand verre de vin C'est un emprunt fait au langage des frères lampiers, qui, lorsqu'ils étaient en débauche et qu'ils s'emplissaient de vin, appelaient cela lamper, terme qu'ils avaient l'habitude d'employer quand ils emplissaient d'huile les lampes des églises, dont ils avaient l'entretien. Suivant quelques-uns, ce mot viendrait du latin lambere, boire ; nous préférons l'autre étymologie. - (DdPY)
- lampiau. s. m. Guenille. (Courgenay). - (DdPY)
- lampiron. s. m. Godet de lampe à tringle. (Vertilly). - (DdPY)
- lampougne, s. f. poignée de fer à repasser, petit coussin en cuir qui préserve la main de la chaleur. - (DC)
- lancé, part, passé. Élancé. Se dit d'un arbre qui s'élève avec peu de branches et dont la tige est droite. - (DC)
- lance, s. f. arbre de réserve dans une haie vive et qui est propre à fournir du bois de moule. - (DC)
- lancer (se), v. réfl. Se dit d'un arbre qui pousse vigoureusement, dont la tige s'élève droite, haute et sans branches. - (DC)
- lanceron, s. m. jeune brochet. - (DC)
- lances : soldat qui combattait avec une lance. - (QLT)
- lanche : tranche de pain, tartine. - (PA)
- landié (nom masculin) : sortie de claie sur laquelle on saignait le cochon. - (N-M)
- landié, s. m. petit bûcher, appareil de bois sur lequel on couche les porcs pour brûler le poil lorsqu'ils sont tués : « être sur le landié », être mort, ou être sur son lit de mort. - (DC)
- landore, s. m. un landore, une landore, un homme endormi, une femme langoureuse, sans activité, sans énergie. - (DC)
- langaige, s. m. langage, manière de parler. - (DC)
- langue de bceuf. s. f. Nom donné à diverses plantes à feuilles rudes de la famille des Borraginées. (Sommecaise). - (DdPY)
- languerais, s. m. bavard, indiscret : celui qui parle à tort et à travers. - (DC)
- languerelle : parcelle tout en longueur. - (SBB)
- lanlais. s. m. Non-chalant. (Ronrhères). – A Châtel-Censoir, on dit lanlas. - (DdPY)
- lanlire. s. m. Homme indolent, paresseux. (Vertilly). - (DdPY)
- lantiberner. v. n. Flâner, musarder. [Villeneuve-sur- Yonne). - (DdPY)
- lanvau. s. m. Reptile d'un décimètre de longueur environ, très-fragile, qui hante les cimetières et les prés humides, et qui passe pour n'avoir qu'un œil. On dit que sa morsure n'est pas venimeuse. (Perreuse). – Dans quelques communes, on donne ce nom à l'orvet. - (DdPY)
- lanviau, s. m. orvet, anguis fragilis. Petit serpent qu'on rencontre assez fréquemment dans les prairies humides. - (DC)
- lanviot : orvet. - (S)
- lanvo, lambo : orvet. - (SGC)
- lapaingne (nom masculin) : lapin. - (N-M)
- lâpée (ai lai). A la lapée, avec gourmandise, avec avidité. Se dit de celui qui mange sans mâcher, d'un seul coup, comme le chien lape avec sa langue. - (DC)
- laper, v. n. se prendre fortement à quelque chose, à un travail, à une besogne quelconque. - (DC)
- laperon ou loupias. s. m. Bardane. (Argentenay). - (DdPY)
- lapingne, lapeigne. s. m. Lapin. Fait, au féminin, lapigne. - (DdPY)
- lapper v. n. Etre gluant, coller. Ça lappe aux doigts. (Chablis). Se dit sans doute pour happer, s'attacher, se prendre, se coller à. Ça happe à la langue. - (DdPY)
- laquais, s. m. petit épi de blé qui accompagne le principal nommé en Morvan « l'épi mâtrosse. » - (DC)
- laquier, latier (pour laitier). s. m. Scorie vitrifiée provenant de la fonte du fer. (Tannerre, Mezilles, Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- lâraigner (se) : raser les murs. - (S)
- lâraigner : bourrer le foin sous le toit. - (S)
- lard, s. m. lard, porc prêt à être tué ou lors qu'il est dans le saloir. Nous disons « saigner son lard » pour tuer son cochon. - (DC)
- lardasse : coupure importante. - (S)
- lardasse, s. f. grosse écorchure ou coupure, quelquefois égratignure. Une grande « lardasse » sur la figure. - (DC)
- larder. v. n. payer sa part d'une dépense faite en commun. - (DC)
- lardri. s. m. Mélange. (Diges, Montillot). - (DdPY)
- lardrit (nom masculin) : animal ou enfant chétif, souffreteux. - (N-M)
- lâreigne, s. f. espace vide qui se trouve le long des murs, sous le toit. - (DC)
- lâreigner, v. n. longer les murs en se dérobant ; se faufiler le long des murailles. - (DC)
- lâri, lârei, s. m. nom de lieu qui figure souvent dans la toponomastique rurale. - (DC)
- larigot. s. m. Fifre, flûte, clarinette. –Boire à tire larigot, boire à longs traits, à l'orifice d'une bouteille dont on tient le col et comme si l'on flûtait dedans. – Par extension. Boire à plein verre, siffler, flûter un bon verre de vin. - (DdPY)
- larrace. s. f. Gouttière. (Courgenay). - (DdPY)
- lârré : terrain en forte pente dans le sens de la largeur. - (S)
- Larret, larrey : coteau cultivé (vieux français : larritz, même sens). - (HV)
- las : les. - (S)
- lâs(se) : las(se), fatigué(e). - (S)
- las, lais. s. m. Plaint des cloches dans les glas funèbres ; en général, plaint douloureux. – A Saint-Florentin, on entend plus particulièrement par lais, les petites heures de l'office des morts qui se chantent à l'église, tandis que le corps du défunt est encore à la maison mortuaire. Du latin lessus, lamentation. - (DdPY)
- las, plur, de l'art, le, la : « las feilles, las fonnes », les filles, les femmes. (Voir : das.) - (DC)
- las. s. m. Endroit d'une grange où l'on dépose le blé, l'orge et autres grains. (Etivey). Voyez lassiée. - (DdPY)
- lasse, s. f. liasse, lien de paille pour attacher les gerbes. (Voir : lein.) - (DC)
- lassie : grenier à foin. - (PA)
- lassiée. s. f. Réduit ménage au fond d'une grange par le dépôt des pailles, des balles, des poussiers. (Perreusc). – Jaubert donne lassée, lassie, bas-côtés d'une grange ; et Roquefort, lascéure et lassière, travée, endroit d'une grange ou l'on entasse les gerbes. Du latin laqueus. - (DdPY)
- lat. s. m. Lait. (Givry). – Par son orthographe et sa prononciation, ce mot se rapproche bien plus du latin, lac, que notre mot lait. - (DdPY)
- lateigne. s. m. Latin. (Menades). - (DdPY)
- lateux. s. m. Terre argileuse. A Joigny, le lateux est très recherché des vignerons, qui, dans certains cas, croient utile d'en mettre aux pieds des ceps. - (DdPY)
- latiner, v, n. parler avec affectation, faire le beau parleur. se prend toujours en mauvaise part. - (DC)
- laubn'ite, s. f. eau bénite. - (DC)
- lauche : sillon. - (PA)
- lauche. s. f. Bande étroite d'un objet quelconque. Une lauche de terre, notamment, quand elle est relevée par la charrue. Une lauche d'étoffe. Une lauche de pain, de veau, de mouton. Parmi les ménagères d'Auxerre, il y en a qui disent une loiche de veau, une longe de mouton. A Diges, louèche, se dit de la bande de terre soulevée et retournée par la charrue. - (DdPY)
- laude : sornette, ânerie, mensonge. - (S)
- laue, s. f. eau. - (DC)
- laulue. s. f. Chose insignifiante. (Tormancy). – Voyez lolue. - (DdPY)
- laûme : iris sauvage, roseau, grandes feuilles d'iris. - (S)
- laume : plante, iris sauvage. - (SGC)
- laume, s. f. roseau en général. - (DC)
- laumée. s. f. Herbe des bois. Aller à la laumée. (Mouffy). – Doit s'entendre, en général, des herbes qui croisent dans les laumes, sorte de terres argileuses assez communes, qui se rencontrent, notamment, dans la vallée du Serein. - (DdPY)
- laumet, s. m. pousse, rejet des végétaux, tige du blé, du seigle, etc., des graminées. - (DC)
- l'aute des jors : l'autre jour. L'aute des jors, i seus été ai la fouère : l'autre jour je suis allé à la foire. - (SGC)
- lavandiée, s. f. celle qui dans les noces est chargée de laver la vaisselle. Les grosses noces ne se font jamais sans une « lavandiée » et un « bouteillé. » - (DC)
- l'avant. Contraction pour là en avant, pas loin, très-près. J'vas l'avant, je vais là-bas. (Villechétive, Soucy). - (DdPY)
- lavassée (nom féminin) : grande quantité d'eau tombé du ciel. - (N-M)
- lave, s. f. pierre de grès plate et de forme irrégulière qui existe par bancs dans quelques parties du Morvan bourguignon. Les laves servent à faire les bordures des toits et quelquefois les toitures entières des maisons. - (DC)
- lavenbas. adv. là en bas, au loin, plus loin, en aval. - (DC)
- lavenhau, adv. là en haut, là haut, plus loin en amont. on prononce « lavan-nau. » - (DC)
- laverie. s. f. Lavoir. (Etaules). - (DdPY)
- lavier. s. m. Evier. - (DdPY)
- lavocher. v. a. Laver légèrement. (St-Florentin). - (DdPY)
- lavochis, lavachis. s. m. Se dit d'une boisson sans saveur, parce qu'elle est trop étendue d'eau. – A Auxerre, on dit lavis dans le même sens. - (DdPY)
- lavou : où. - (S)
- lavou : où, où est-ce ? T'es mis mes aiffaires lavou ? : où as-tu mis mes affaires ? - (SGC)
- lavou : où, où donc ? Ex : "Lavou qu'té vas, coum' ça ?" - (VDB)
- lavoué. s. m. Lavoir. - (DdPY)
- lavouère : lavoir. - (S)
- Lazaire, Lazare, nom d'homme et de femme quelquefois. - (DC)
- Lazaret. Nom d'homme qu'on prononce souvent Nazaret. diminutif de Lazare ; au féminin Lazarette, nom très répandu. - (DC)
- l'ceû : celui. - (S)
- l'chu : eau de lessive. - (SGC)
- l'chu. s. f. résidu de la lessive, eau chargée des sels et autres matières en dépôt. Syncope de luchu. (Voir : lussu.) - (DC)
- l'cifar. Ce mot entre dans une exclamation usitée en Morvan « ma çô don l'cifar ! » ce terme est une contraction - (DC)
- lé : elle (complément), la (complément). - (S)
- le ceu, lai ceu, pron. démonst. celui, celle ; « lé ceu », ceux, celles ; « cetu-qui » ou « ctiqui », celui-ci; « cté-qui », celle-ci; « ctilé », celui-là ; « ctéléte », celle-là ; « cé-léte », ceux-là ; « cé-lé » celles-là. - (DC)
- le meune, lai meune : le mien, la mienne. - (S)
- le nonte : le nôtre. - (S)
- le sène, la sène : le sien, la sienne. Ex : "La vache qui court, yé lé rio ? C’est la sène a la Delphine. Y savons pas garder y’eu bêtes !" - (VDB)
- le senne, lai senne : le sien, la sienne. - (S)
- le tenne, lai tenne : le tien, la tienne. - (S)
- le vôte : le vôtre. - (S)
- lé, lei, pron. pers. 3e pers. du féminin au sing. S'emploie pour elle. - (DC)
- lèche, liche : inflammation du coin des lèvres. - (PA)
- lèche. s. f. Mal aux lèvres, ainsi appelé parce que ceux qui en sont atteints ont l'habitude de se lécher, de se passer la langue dessus. - (DdPY)
- léchée, léchette, léchotte. s. f. Tartine, ce qu'on lèche. Une léchée de Cotignac. – Signifie, en général, petite quantité. Une léchotte de terre. - (DdPY)
- léches (mener les), loc. Mener les chiens. - (DC)
- léedi. s. m. Lundi. (Etais). - (DdPY)
- léege. s. m. Linge. (Id.). - (DdPY)
- légnot, s. m. petit tas de fumier déposé en lignes pour être répandu sur le sol : « épincher eun légnot d' feumé. » - (DC)
- lêgot : eau qui stagne, et sale ; d'où endroit lègoteux : endroit où se trouvent des flaques d'eau ou des liquides sales ; et verbe « lègoter » : stagner (voir : lagô). - (SP)
- lein, s. m. lien de bois ou de paille tordus, avec lequel on attache un fagot, une gerbe - (DC)
- lemace. s. f. Limace. (Yassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- lémaice, s. f. limace. - (DC)
- Lème : prénom : Edme. - (SGC)
- lène. s. f. Nielle, plante qui croit dans les blés ; Maladie des grains, qui convertit l'intérieur de l'épi en une poussière noire et fétide. - (DdPY)
- lequé, laiquelle, adj. lequel, laquelle. - (DC)
- lequée : lequel. - (S)
- lerd. s. m. Lard. (Ménades). - (DdPY)
- lerme. s. f. Larme. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- léron : rat ou loir. - (PA)
- Lérot : diminutif de Hilaire. - (S)
- Lérot. diminutif de Hilaire, nom d'homme. - (DC)
- lerze. adj. Large. (Ménades). - (DdPY)
- lerzement. adv. Largement. (Ménades). - (DdPY)
- lerzeur. s. f. Largeur. (Ménades). - (DdPY)
- lés : les. - (S)
- les ceû : ceux. - (S)
- Les Cul de Boûgni : Les Guttes Bonin. - (S)
- lesquées : lesquelles. - (S)
- lesqués : lesquels. - (S)
- lessu, l'chu, lechu, lochu. s. m. Eau de lessive. Du latin lix, lixivium. - (DdPY)
- létége. s. m. Laitage. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- lêtre, s. f. tiroir de table. On prononce quelquefois guiètre. - (DC)
- lette, s. f. lettre. - (DC)
- leu, adj. poss. des deux genres. Leur : « i va ieu die », je vais leur dire. - (DC)
- leu, s. m. lieu, plan, endroit. Saulieu, ville frontière du Morvan, se prononce Sauleu : « en çaique leu », de place en place. - (DC)
- leuard. s. m. Sournois. Provenance inconnue. - (DdPY)
- leudiau.s. m. Délier. (Tharot). – A Montillot, on dit luyau. - (DdPY)
- leuger : lézard. - (PA)
- leugner : regarder dans une direction (lorgner ?). Surveiller, épier, guetter. En principe, action déshonorante ou pour le moins réprouvée (mais faisable...si on n'est pas vu !). Ex : "Argad'don la Mélie qui leugne darriée ses riyaux !" - (VDB)
- leugnon. s. m. Intérieur de la noix, ce qui se mange. (Ourson, Migé). – C'est, une altération de neuillon. - (DdPY)
- leuhiau, s. m. bélier. (voir : lureau, lureai.) - (DC)
- leujard : bélier. - (SGC)
- leujard. s. m. Bélier. (Saint-Germain-des-Champs). - (DdPY)
- leujardai : mal voir. - (SGC)
- leujotte. s. f. petit lézard gris qui habite les fentes des murs. - (DC)
- leumaisse : limace. - (S)
- leune (nom féminin) : lune. On dit aussi luine. - (N-M)
- leune, s. f. lune : « c'étô eun poure hon-m' que gairdô lai leune dé lous », c'était un pauvre homme qui gardait la lune contre les loups. Se dit d'un niais qui fait un ouvrage inutile. Trou du grenier à foin, ouverture du fenil. - (DC)
- leupe, s. f. huppe, oiseau qui a une touffe sur la tête. - (DC)
- leupe, s. f. s'emploie comme terme de mépris appliqué aux chiens dans cette exclamation usitée pour les chasser : « tessi peute leupe ! » : file, vilaine carogne ! - (DC)
- leur se dit souvent pour eux, pronom personnel. Ainsi, leur deux, pour eux deux. - (DdPY)
- leûre, s. f. loutre, animal de la famille des martres, très commune dans notre pays de rochers, d'étangs et de petites rivières poissonneuses. - (DC)
- leuter (se), v. réfl. se lutter, essayer ses forces dans une lutte, se prendre corps à corps : il n'est pas si fort que moi, nous nous sommes déjà « leuté. » - (DC)
- leuter. v. n. Fouiller, chercher partout. - (DdPY)
- leutin, s. m. lutin, esprit malin, petit démon qui est un spécialiste en ce qu'il s'occupe surtout à friser pendant la nuit le poil ou le crin des animaux. - (DC)
- leutot, luteriot : luette. - (HV)
- leutré, e, adj. se dit d'une scie qui est mal dirigée et qui ne coupe pas d'aplomb. - (DC)
- leuvée, s. f. levée, chaussée d'étang. - (DC)
- leuver. v. a. lever, soulever : « a leuve bin lai tête », il est bien fier. - (DC)
- leuzotte. s. f. Lézard. (Courgis). - (DdPY)
- levaingn', s. m. levain du pain. - (DC)
- léve, s. m. lièvre : « i vourô prenre eun iéve », je voudrais prendre un lièvre. - (DC)
- lévené, s. f. lève-nez, fille évaporée qui a le nez en l'air, curieuse, impudente. - (DC)
- lever. v. a. Accoler, attacher la vigne aux échalas. (Plessis-Saint-Jean, Souey). - (DdPY)
- leveur. s. m. Synonyme de biquier, de coquetier. – Se dit aussi des ouvriers qui cordent, qui lèvent, qui empilent régulièrement le bois et le charbon dans les ventes. - (DdPY)
- lévié, s. m. évier. La pierre de « lévié » est une pierre creuse à l'une de ses extrémités d'où s'écoulent les eaux de vaisselle. - (DC)
- levin, s. m. alevin, jeune élève, nourrisson. - (DC)
- lévriot. s. m. Levraut. - (DdPY)
- li, leu. pronom, personnel. Lui. Ç’o leu tout décréché, c'est tout à fait lui, c'est lui tout craché. - (DdPY)
- li, pron. de la .3e personne du sing. rég. indirect du verbe. Lui, elle. - (DC)
- liàre-lharèse, lierre-thérèse. s. m. Lierre terrestre. (Guerchy, Mouffy, Argentenay). - (DdPY)
- liasse. s. f. Jarretière. (Turny). - (DdPY)
- libarté, s. f. permission, licence : prendre la « libarté » de parler à son maître. - (DC)
- libartin, libertin, ine, adj. espiègle, dissipé, étourdi : un garçon « libartin », une fille « libartine. » - (DC)
- libartiner, v. n. jouer, se dissiper en amusements folâtres. - (DC)
- liberquin. s. m. Vilebrequin. (Parly, Lainsecq, Perreuse). - (DdPY)
- libertingne. s. m. et adj. Libertin, dans le sens d'étourdi, léger, aimant un peu trop le jeu ; n'implique en aucune façon le dérèglement des mœurs. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- libre : disponible. - (SBB)
- licher : lécher, boire. - (S)
- licher, v. a. lécher, passer la langue sur quelque chose. « licer » ou « lisser. » - (DC)
- lichette: petite quantité. - (S)
- lichou, s. m. gourmand, sensuel de la bouche, ivrogne. - (DC)
- liçon. s. f. Leçon. (Ménades). - (DdPY)
- licote. s. f. Pièce de terre de minime étendue et de peu d'importance. (Perrouse). – Se dit pour loquotte, de loque, pièce, parcelle, morceau. - (DdPY)
- licoter, v. n. se dit d'une porte qui remue, qui s'agite par l'effet du vent ou de toute autre cause, lorsque la « licote » a trop de jeu et ne la maintient pas fixe. - (DC)
- licotte : loquet de fermeture de porte. - (S)
- licou : licol. - (S)
- lictue, s. f. lecture, action de lire. - (DC)
- liee, adj. libre : « a n'ô pâ libe », il n'est libre. - (DC)
- Liénar, Linair. Nom d'homme, usité pour Léonard. - (DC)
- liens : faire les liens (prononcer yens...comme chien !). Ceinturer une gerbe avec une poignée de paille avec ses épis, en prélevant dans le blé coupé la quantité nécessaire au lien. Se pratiquait avant l'arrivée de la moissonneuse-lieuse à traction hippomobile (et encore pendant, l'outil étant rare, car coûteux). Marques : Mac Cormick ou Deering. Ex : "Attention tes doués, dans les yens n'a ben du chardon !" (Doués = doigts). - (VDB)
- lier, v. a. mettre sous le joug. Se dit en parlant des boeufs, parce que le joug est fixé avec de longues courroies. Lier et délier les bœufs ou les vaches est le terme usuel pour exprimer l'action d'atteler ou de dételer ces animaux. - (DC)
- lieu, leu, pron. pos. leur, à eux. Se lie à la voyelle qui suit par un z : « i vâ lieu ou ieu-z-i-dire », je vais le leur dire. - (DC)
- lieu, nom de loc. Le substantif lieu marquant la résidence, la demeure. - (DC)
- lieur de (au), lieur que (au). locution adverbiale. Au lieu de, au lieu que. - (DdPY)
- Lieutmer (la). Petit lac en forme d'entonnoir situé à un kilomètre de Moulins-Engilbert. - (DC)
- liévrasse. s. f. Femelle du lièvre. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (DdPY)
- ligeou : partie pivotante devant le chariot. - (SGC)
- liger, e, adj. léger, légère. (voir : ailiger.) - (DC)
- liger. adj. m. et ligée. adj. f. Léger, légère. Semer en terre ligée. (Lainsecq). - (DdPY)
- ligneau, s. m. ligneul, gros fil dont se servent les cordonniers pour coudre les chaussures ou pour y mettre des pièces. - (DC)
- ligneau. s. m. Plante grimpante, espèce de volubilis sauvage. – Se dit aussi pour ligneul ou fil poissé des cordonniers. (Sainpuits). - (DdPY)
- ligoche. s. f. Limace. (Arcy-sur-Cure). - (DdPY)
- ligote, s. f. loquet qui se soulève en pesant et qui, à défaut de serrure, ferme les portes dans nos campagnes. - (DC)
- lihoutris. s. m. Bourbier. (Saint-Florentin). - (DdPY)
- Liierge, s. f. chardon blanc. - (A)
- lijou: train pivotant du chariot. - (S)
- liméro, luméro. s. m. Numéro. - (DdPY)
- limon, s. m. raie ou sillon dans nos labours pour l'écoulement des eaux. - (DC)
- limougnat (du) : bave d'escargot. - (PN-A)
- limougner. s. m. Limonier, cheval de limon. - (DdPY)
- limousine, s. f. manteau de laine grossière et rayée dont se couvrent les charretiers en hiver ou en voyage. - (DC)
- Linair, Linard : diminutif de Léonard. - (S)
- Linard : prénom : Léonard. - (SGC)
- Linard. s. m. Diminutif de Léonard (Perreuse). - (DdPY)
- lingre, adj. étroit, grêle, mince. - (DC)
- lionne (la), nom de rivière : l'Yonne. elle , prend sa source à Glux-En-Glenne, non loin de Château-Chinon. - (DC)
- liotte ou, plutôt, yotte, qu'on prononce ainsi pour glotte, en mouillant le gl. Se dit d'une personne bavarde, qui a trop de langue. – Se dit ausst pour luette. J'ai la yotte enflée. - (DdPY)
- liotter. v. n. Contraction de lisotter. Commencer à lire. (Sommecaise). - (DdPY)
- liquiée. s. f. Litière. - (DdPY)
- lisette : petit lézard gris. - (PA)
- lisette. s. f. Planche sur laquelle les femmes lavent le linge à la rivière. (Armeau). - (DdPY)
- lisse (Avoir bonne). Locution très usitée à Auxerre. Se donner beaucoup de peine inutilement, avoir de la patience, tolérer, souffrir courageusement et même, quelquefois, bêtement, sans se lasser. Ta bonne lasse, ma poure enfant. - (DdPY)
- lisson, s. f. leçon, chose apprise, semonce. - (DC)
- lit d'vaiche : placenta expulsé après le vêlage. - (S)
- lit. (voir : mére.) - (DC)
- lité, adj. de très bonne qualité, très bon, excellent. Se dit en parlant des choses et quelquefois des animaux. - (DC)
- lite. s. f. Choix, élite. C'est avec la lite du blé qu'on fait la semence. - (DdPY)
- liter. v. a. Choisir, trier. - (DdPY)
- litiée : litière. Faite avec de la paille battue, également liée en gerbes en cours de battage, dans la botteleuse attelée à la batteuse. Ex : "Faut qu'j'allaient (pron j'allins) fée la litiée aux vaches, al est sale !" La litiée ramassée avec les excréments était conduite au fumier avec la bérouette. - (VDB)
- litiére, s. f. paille étendue dans les étables ou écuries et sur laquelle les animaux se couchent. - (DC)
- livarnais. s. m. Nivernais. Se dit par vice de prononciation. - (DdPY)
- live : livre. - (S)
- live, s. m. livre. - (DC)
- livette, s. f. excoriation sèche qui se lève sur la peau dans le voisinage des ongles et qui est très sensible. - (DC)
- livotte : mets ou liquide sans goût, lavasse. - (S)
- l'mace : limace. - (SGC)
- lô, adj. poss. des deux genres. Leur : « i n' se pâ lô nom », je ne sais pas leur nom. - (DC)
- lobe, s. f. compliment, louange de raillerie, de moquerie, de plaisanterie vide de sens. - (DC)
- lôber, v. a. louer en plaisantant, en goguenardant, en raillant - (DC)
- lôbeur, s. m. celui qui se moque, qui raille en parlant, qui aime à plaisanter aux dépens d'autrui. - (DC)
- locaterie, s. f. résidence d'un ouvrier travaillant à la terre avec dépendances, louée à prix d'argent ou pour certaines redevances ; petite maison ; à peu près synonyme de manœuvrerie. - (DC)
- locatif (pour lucratif). adj. Avantageux. Plaider, toujours plaider, c'est pas ben locatif. (Villeneuve-les-Genêts). - (DdPY)
- locature (nom féminin) : terre ou fermette de faible importance donnée en location. On dit aussi locatrie. - (N-M)
- lochet (pour louchet). s. m. Bêche. (Girolle). - (DdPY)
- lofré, adj. qui a de grosses lèvres, goinfre : grand « lofré », avale-tout. Au féminin « lofrouse » et quelquefois « lofrére. » - (DC)
- lofre, s. f. lèvre proéminente, qui fait la moue. on dit à un enfant grognon : « caiche té lofres. » (voir : lofré.) - (DC)
- loge. s. f. Hangar, remise ; petite cabane dans les champs. - (DdPY)
- loger. v. a. Louer, prendre, donner à louage ou à gages. – Se Loger. v. pron. Se louer, se mettre en condition. Du latin locare. - (DdPY)
- logeriau, logeriot. s. m. Hangar, petite loge. (Baint-Martin-sur-Ouanne). - (DdPY)
- loi. s. m. Voyez louet. - (DdPY)
- loibri. s. m. Roitelet. - (DdPY)
- loicer, loicher, loisser. v.a. Lécher. (Bazarnes, Ménades). – Loicher sa lauche, lécher sa tartine. (Civry). - (DdPY)
- loiche, s. f. lèche, tranche de pain coupée très mince et sur laquelle on met du beurre, du miel, etc., pour les enfants. - (DC)
- loicher, v. a. lécher, promener la langue sur quelque chose. - (DC)
- loichou, adj. celui qui lèche, qui passe la langue sur quelque chose. s'emploie souvent pour gourmand : « eun loichou, eune loichouse. » - (DC)
- loige, s. î. loge, cabane construite avec des branches d'arbres à l'usage des bûcherons et des pâtres. - (DC)
- loiger, loigier. v. a. et n. loger comme en français. - (DC)
- loin du plat pour saucer (Etre). Locution proverbiale. Etre loin du but qu'on se propose d'atteindre. (Perrigny-lès-Auxerre). - (DdPY)
- loingeai : langer son enfant. - (SGC)
- loingeot : lange. - (SGC)
- loipines. s. f. pl. Tétines, mamelles d'une truie, d'une chienne, des femelles en général. (Saint-Privé). - (DdPY)
- lôlues. s. f. pl. Paroles insignifiantes. Tout ça c'est parler pour ne rien dire, c'est des lôlues. (Diges). - (DdPY)
- lombar, nom de bœuf. - (DC)
- lombard : désignation abrégée du gourlon-lombard. Pour prévenir d'un danger, il faut faire bref ! (Soit gourlon, soit lombard). Ex "Oh, un lombard, un groooou !" (Un gros). - (VDB)
- lombri : nombril. - (S)
- lônes (raiconter) : bêtises, sottises (raconter). - (S)
- longains. s. m. pl. Longues charpentes fixées en travers sur des pieux plantés en rivière pour former les côtés de la passe d'un pertuis. - (DdPY)
- Longin (Saint-). s. m. Celui qui fait tout avec lenteur, qui n'en unit jamais. (Bligny-en-Othe et un peu partout). - (DdPY)
- longin, s. m. un peu long, lambin. - (DC)
- longue-haleine. s. f. Celui qui est peu habile, qui est lent dans tous ses mouvements. (Festigny). - (DdPY)
- loper : lapper, boire. - (S)
- loper, v. n. terme usité dans le jeu de « la gamouèche » pour exprimer le contact du morceau de bois ou bouchon avec le palet lancé par le joueur. L’adversaire « délope » la « gamouèche » lorsqu'il réussit à la dégager. - (DC)
- lopou, ouse, adj. et subst. celui ou celle qui aime à boire, qui boit beaucoup. - (DC)
- loquebantur. s. m. Mauvais laboureur. (Etivey). M. Michou a lu loquebantier. - (DdPY)
- loquence (al ai ben d'lai) : éloquent, qui est très bavard. - (S)
- loquence. s. f. Voix forte ; facilité d'élocution. - (DdPY)
- loqueter, v. n. boire à tout propos, à tout moment. - (DC)
- loquette, loquotte. s. f. Petite pièce, petit morceau s'entend généralement dans les campagnes des petites parcelles de terre. A-t-il quéqu' chose, c't'homme-là ? – Heu, il a queuques louquottes, pas grand' choue ! De loque. - (DdPY)
- lôr, adj. celui qui est sujet au vertige. Se dit surtout du mouton qui a le tournis ou tournoiement. Au féminin « lôrde. » le mot s'appliquait aux personnes avec le sens de niais, sot, idiot. - (DC)
- lor, pron. pers. plur. des deux genres. Leur. - (DC)
- lôrdais, dale, adj. lourdaud, idiot, étourdi. - (DC)
- los, accus, plur. de l'art, le, la, les au masc. et au féminin « vié-lu, vié-lei, vié-los », voyez-le, voyez-la, voyez-les. - (DC)
- Losner, lôner : lambiner, flâner. - (HV)
- losse, s. f. outil de charpentier, grosse tarière avec laquelle on perce à fond les trous ébauchés par le « beurchou. » - (DC)
- lou, loue : leur. - (S)
- lou. pronom possessif. Leur. ( Saint-Brancher). - (DdPY)
- louâ, s. m. pou de bois. - (DC)
- louâceron, s. m. insecte qui s'attache entre cuir et chair au corps des animaux. (voir : luâchon.) - (DC)
- louâche. s. m. Insecte parasite du chien de chasse et des animaux qui vivent dans les bois'. (Villiers-Saint-Benoît). - (DdPY)
- louaige : louage, location. - (S)
- louainge, s. f. louange. - (DC)
- louainger, v. n. louanger, donner des louanges. - (DC)
- louâsse, s. f. petite tranche, tranche mince : « eune louâsse d' paingn'. » (voir : loiche.) - (DC)
- louasse. s. f. Lien. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- louâteure, s. f. lien de paille qu'on emploie pour les petites gerbes. - (DC)
- louâyi, s. m. loisir : « i f'ré ç'lai ai louâyi », je ferai cela à mon loisir ; « i n'é pâ l' louâyi », je n'ai pas le temps. - (DC)
- loucher. v. a. Remuer vivement, secouer par corruption de hocher.(Venoy). - (DdPY)
- louè : loi. - (S)
- loué, ée. part. pr. et adj. Lié. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- loue. s. f. Louve, femelle du loup. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- louéchai: lécher. - (SGC)
- louèche : tranche de pain. - (S)
- louècher : lécher, boire. - (S)
- louêcher, loicher. v. a. Lécher. (Vassy-sous-Pisy). - (DdPY)
- louée (nom féminin) : assemblée annuelle où se retrouvaient, à la campagne, les ouvriers agricoles en recherche d'un employeur. - (N-M)
- louée : jour où se louaient les domestiques, souvent à l'occasion d'une foire. - (SGC)
- louée, s. f. foire, apport, marché où se réunissent les garçons et les filles qui offrent leurs services. - (DC)
- louège : cabane, loge de charbonnier ou de bûcheron. - (S)
- louége. s. f. Loge, hangar. (Girolle). - (DdPY)
- louer, v. a. louer, amodier, prendre en location une personne ou une chose. - (DC)
- Louère : Loire. - (S)
- louessar, adj. louche, celui qui regarde de travers ; au féminin « louessarde. - (DC)
- louet. s. m. Loup. – Vieux louet, vieux loup, et, figurément, vieil avare, parce que l'avare est insatiable, affamé comme un loup. - (DdPY)
- loufou - loup fou : fantaisiste. Individu faisant une action inattendue, inhabituelle, originale, qui surprend. Selon l'intonation, le mot peut exprimer l'admiration, quelquefois, être aussi un signe d'affection. Rarement vindicatif. Ex : "Ah ben ! c'est un loufou !" ou bien encore "Eh ! vieux loufou !". - (VDB)
- lougaïon (prononcer : lougayion) : dérivé du précédent, et plus fort, avec une nuance de colère et le sens de voyou, ou d'un signe de hardiesse excessive, réprouvée. L'expression est d'autant plus forte que les syllabes du mot sont bien détachées. Ex : "C'est brament un lou-ga-yion". - (VDB)
- louïot. s. m. Loriot. (Trucy). - (DdPY)
- louis, s. m. notre louis d'or vaut vingt-quatre francs. (voir : pistole.) - (DC)
- Louiseau. Nom d'homme, diminutif de Louis. - (DC)
- loujarde. s. f. Lézard. (Civry). - (DdPY)
- louline. s. f. Sorte de petite rigole, naturelle ou factice, et plus ou moins con