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Le patrimoine linguistique morvandiau

Généralités

Langue de ruraux, le morvandeau n'a pas la longue tradition écrite des parlers dijonnais. Moins connu que le parler des villes, le morvandeau a souvent semblé étrange aux voyageurs ; Née de la Rochelle, cité par l'abbé Baudiau, écrivait déjà en 1746 : "Le patois était si particulier qu'on aurait pris les Morvandeaux pour les gens d'un autre continent ; qu'il aurait fallu rester longtemps avec eux, et même s'attacher beaucoup à leurs termes pour les entendre.» En fait, ces parlers sont purement romans et seules des évolutions phonétiques, à la fois novatrices et conservatrices, peuvent leur donner cet aspect étrange qui fait parfois dire à quelques personnes que le morvandeau est d'origine celtique...

...en Morvan, il n'existe aucune grande ville qui puisse donner une direction linguistique, sinon à ses environs immédiats ; Château-Chinon, malgré sa devise ambitieuse, "Petite ville, grand renom" n'est qu'une bourgade ; Avallon et Autun sont sur les confins et ne peuvent pas influencer tout le Morvan,; nous n'allons donc pas trouver un parler à peu près unifié, mais un ensemble de patois qui ont certes des traits communs, mais qui diffèrent parfois profondément ; d'autre part, le caractère montagneux de la région, en dehors des grandes voies de communication, permettra le maintien des langues locales jusqu'à nos jours.

Gérard Taverdet


Vecteur d'identité et de développement

Que de temps perdu à tergiverser ! A l'heure où chacun convient qu'il est urgent et vital de préserver la biodiversité, sauvegarder le patrimoine linguistique, la parole propre à l'espèce, n'est-il pas d'une égale et évidente urgence pour l'esprit ?
Que de vaines querelles de vocabulaire ! Que de mauvais prétextes pour ne rien mettre en œuvre à l'heure où, comme l'affirme le linguiste Claude Hagège, des milliers de langues sont menacées d'extinction à court terme !
Ne convient-il pas d'affirmer simplement, mais clairement, que chaque mot est une perle rare de pensée humaine et mérite émerveillement, que chaque variété langagière est une unique et précieuse musique, que les plus humbles paroles montent également vers les étoiles ?...
...Alors que l'on nomme l'objet de ce dossier "patois", "parler", "dialecte", "langue régionale", "langue morvandelle", "morvandiau", "morvandiau-bourguignon", ou "bourguignon-morvandiau" (c'est sous cette dernière dénomination que notre langue est officiellement reconnue) est un débat qui , s'il n'est pas sans signification "politique", au sens noble du mot, ne peut en aucun cas être une raison suffisante pour geler, à l'heure des nouvelles technologies, toute action de préservation, de mise en valeur du patrimoine linguistique du Morvan. Cessons donc de cultiver de stériles polémiques chargées d'arrière-pensées et d'a priori.
Non, notre paisible patrimoine langagier ne menace en rien la langue française. Bien au contraire il est à l'échelle européenne un supplément d'âme, une richesse qu'il faut partager et faire fructifier.
Oui, il est tout à fait contre-productif de s'enliser dans des entreprises pointillistes, de s'arc-bouter sur des détails, de s'enliser dans le "localisme", alors qu'il serait urgent de mettre en œuvre, à l'échelle du Morvan et de la région Bourgogne, les moyens modernes de sauvegarde, de valorisation culturelle et, prioritairement, d'élaborer les outils pédagogiques indispensables à la transmission d'un patrimoine en danger !... ...Oui, les cultures régionales sont diversité et leur nécessaire sauvegarde passe par une solidarité consensuelle de tous vers l'acceptation des différences de chacun.

Pierre Léger Secrétaire de "Défense et Promotion des Langues d'Oïl" - 1980


L'accent morvandiau

L’accent morvandiau se décèle entre mille : une grande musique toute en nuances. Sur cet accompagnement, le Morvandiau chante soit le français émaillé d'expressions locales empruntées ou non au patois, soit le patois lui-même.
L'intonation est élevée, la dominante étant fournie par l'r. Le Morvandiau ne roule pas des perles..., il roule des pierres, des pierres précieuses. Frotté par la langue à la naissance des dents, l'r dans sa bouche s'équarrit avec virilité et distinction.
L'accent morvandiau détache nettement les syllabes l'une de l'autre. L’a, pour s'y conformer, doit s'accentuer plusieurs fois ; il se bâille. L'o bref s'ouvre ; il claironne. Les nasales jouent un rôle important : elles s'étirent, s'accrochent, se suspendent : ain, s'ouvre dans l'esquisse d'un sourire ; ou, s'incurve ; an, se présente en dos d'âne ; eu, se prélasse ; i, bénéficie de points d'orgue.
Quant à la phrase, tantôt elle s'achève en savant decrescendo, tantôt elle se relève sans apparente terminaison. Ce ne sont que montées, glissades, fantaisies, jeux divers pour l'adoucissement d'un accent qui, sans cela, serait rude.
On étonne le Morvandiau en lui affirmant que son accent est pratiquement inimitable. Il faut être Morvandiau et, comme lui, posséder l'art de rapprocher sans heurt des contrastes violents.
A noter qu'éloigné de sa petite patrie, le Morvandiau ne perd jamais son accent, cet accent qui, en même temps qu'un certificat d'origine, est une garantie de qualité.


Le patois morvandiau

Si certains termes ont été oubliés, le paysan, celui qui est demeuré vraiment fidèle à sa terre, a conservé son parler. Aujourd'hui, encore un peu, ce sont les mots au son du sol natal qui se gravent les premiers dans la mémoire des enfants et ceux-ci, la classe de chaque jour à peine terminée, ne connaissent déjà plus entre eux la langue nationale.
Autun et Château-Chinon n'entendent guère d'autre langue les jours de foire, d'apport, de comice ou autres manifestations réservées aux populations avoisinantes. Quoique ne l'employant qu'accidentellement, l'habitant de ces villes en fait l'immédiate traduction. Le vétérinaire se déconsidérerait en affectant l’ignorance. Monsieur le Maire également, et aussi Monsieur le Curé, heureux d'y rencontrer plusieurs mots bas-latin. Le médecin doit en connaitre les subtilités. L'avocat, le notaire, l'avoué, l'huissier, ceux-là que leur titre de "maitre" si tue en marge du commun, ne doivent rien ignorer du langage d'éventuels clients. Quant à l’instituteur, parfois d'origine paysanne, il ne saurait oublier la forme première de ses balbutiements.
Le patois morvandiau est composé de vieux français et de quelques mots d'origines diverses. Comme tous les dialectes français, il vient du latin. Parlé dans toute la Gaule après la conquête, ce latin évolué, transformé, est devenu le français du Moyen-Age. Il est encore celui du Morvan. "Le langage contemporain de nos campagnes, souvent considéré comme grossier et incorrect, fut en son temps du très bon français, du français tel qu'on le lit encore avec plaisir dans les plus illustres monuments de l'ancienne littérature".
Le patois morvandiau n'est soumis à aucune règle fixe. Tel s'impose ici qui disparait là, sans que l’entendement en soit troublé. Dans ce parler, dominent l'adoucissement des gutturales et des labiales, un grand emploi des chuintantes. Le Morvandiau supprime les liaisons du langage habituel. Il est ennemi des liaisons courantes, mais il en a d'inattendues. Des devenant dâs, il dit "dâs roeufs, dâs rânes, nos raimis" (des œufs, des ânes, des amis). Les finales des mots sont en ingue (paingue, potingue, traingue), iau (corniau, siau, viau, mantiau...).

    A - se diphtongue souvent : ai (lai, aivant, aiprès).
    C - est parfois remplacé par ch ou qu (ichi ou iqui) et inversement ch s'adoucit en s (ceval, cemise, cépiau, cemingue)
    D - se supprime dans les formes en drai (vourai, tonrai)
    E - devient a (varre, pardu, piarre) ou o (môler, vorser )
    G et J - se transforme en z (aubarze, zeuce = juchoir, zor, zouli)
    I - en j (Djeu)
    L - en i dans quelques cas (bié, pieu, pieue )
    O - devient ou et ou devient o (por, cor)
    Oi - devient oué ( toué, moué)
    R - disparait : frée, zinde, mée, pée
    S - s'affermit en ch (d'chu pour dessus, chi pour ici )
    U - devient eu (eune, leune)
    V - se supprime dans les formes ouver (trouer, couer )
Dites dremir pour dormir, berbis pour brebis (oueille en patois), gueuriotte pour griotte, froumi pour fourmi : ce sont des métathèses courantes.
Le langage varie d’ailleurs d'une partie du Morvan à une autre. On note des différences entre les parlers de Château-Chinon, Lormes, Montsauche, Saulieu, Quarré-les-Tombes et Lucenay-l'Evèque. Aussi existe-t-il plusieurs mots pour désigner un même objet, tels :
    - aigouja, aigru, aigueriau, aiguerion, argolet = houx
    - formage, freumaige, fromaige, froumaige, froumaize = fromage
    - gaille, galine, gamelle, treue = truie
    - gravissot, hiâvre, hiarre ou hierre = lierre
    - méger, mézer, miger, miser, minger, m"zer = manger
    - sauce, sauche, sauge = saule
    - seuce, cheuche, chuche, nuche = souche
A Saulieu, les mots à finale eau se terminent en ais (eais), et aux confins du Morvan Bourguignon en a (aa, bia, coutia à Anost). A Ouroux, la syllabe oi fait ouais (bouais, mouais, pouaire), ce qui ne se produit pas à Mhère, commune limitrophe. Enfin, dans une partie du Morvan Nivernais (Moulins-Engilbert, Saint-Léger-de-Fougeret...), on dit las, das, mas, tas, sas.
Il résulte de ces diverses prononciations une certaine incompréhension de notre patois pour qui n'est pas de la région, surtout aux environs de Chaumard, Lavault-de-Frétoy, Glux... Cependant, on s'y "haibitchue" assez vite.
Avez-vous l'esprit de contradiction ? Exultez : un chevau, des chevals. Souffrez-vous ? Vous avez mau. Dites une serpent, un vipère, un dinde, un froumi, un noix.
Le patois morvandiau a des affinités avec les patois berrichon, bourguignon. Il présente également des analogies avec le patois lorrain dans certains caractères de sa prononciation. On distingue un parler morvandiau bourguignon (Alligny) et un parler morvandiau nivernais (Arleuf).

Les éléments celtiques de notre langage ne sont pas très nombreux : sur les douze à quinze mille mots employés dans notre langue, il ne reste que 25 ou 30 mots celtiques ; ce sont balai (genêt), cala (noix), honce (porc), pitte (jeune poulette), quôa (houx)... La plupart des mots proviennent simplement du vieux français ; tels sont couette (lit de plume), se douler (se plaindre), champleure (robinet), ouaille (brebis). L'étymologie latine est d'ailleurs quelquefois nette : condômer (dompter), frigoler (faire griller), hocedé ou hozdé (aujourd'hui), jamas (jamais), piécher ou pleisser (dresser les haies), selle (chaise), mas (plus), crot (trou), boutrou (ruche en paille), crôpe (copeau), vialet (sentier), se fervier (s'égarer), plot ( billot), ambruer (se mettre en route). Peu de noms d'origine étrangère : caffe (impair, italien), champier (combattre, allemand), compire (pomme de terre, anglais), égrou (héron), guincher (boulanger, allemand), jolées ou ziolées (fête et festin, ancien nordique).
Disons enfin que le patois morvandiau est rempli de métaphores :

    - déchirer le moulin = se pencher avec prétention et gaucherie
    - être propre comme un oignon = c'est très très propre
    - une oie = une demoiselle
Tel qu'il est parlé aujourd'hui, avec ses expressions surannées, et ses formes archaïques, le patois morvandiau tend plutôt à l'euphonie qu’à la rudesse. On ne peut lui refuser une douceur, une sonorité dans les désinences et même une sorte de molesse toute particulière. Il permet d'exprimer avec beaucoup de charme les sentiments les plus tendres.

Tel qu'il est parlé aujourd'hui, avec ses expressions surannées, et ses formes archaïques, le patois morvandiau tend plutôt à l'euphonie qu’à la rudesse. On ne peut lui refuser une douceur, une sonorité dans les désinences et même une sorte de molesse toute particulière. Il permet d'exprimer avec beaucoup de charme les sentiments les plus tendres.
Qu'on juge du pittoresque du patois morvandiau par ces quelques vers empruntés à l'œuvre de Joseph Lagrange, natif de Saint-Hilaire-en-Morvan, humble semeur de blé devant l'Eternel

      "Chix grands boeufs sont drès lé, musisau bas et bèvant,
      Aicopiés deux é deux par de fortes corroies
      Qu'un zog de boués de fouel ertint solidement.
      Dans lé cor de lé farme où pataugeant les oies,
      On éjuste le soc au varsoué reluisant.
      ... Les chix bêtes s'en vont en radissant lé chaine
      Qui tire l'évant-train, et l'âge se démène
      Chu son montant mobile aux cahos du semin.
      Papillon ! Eh ! Vermoué, ça n'vé guère é c’métin,
      Et toué Lombard, lé-bas, étend vouèr toun échine.
      Y vas vos feurtasser, car y veux qu'on turbine.
      Allons, Chavost, Courtin ! Tro-lo lo lo tro-lo !
      ... Tot le zor... sans faibiesse
      O s'en vont d'un pas sûr ertorné lés sillons
      Où pu tard Massidor zaunira lés mouchons !"


Recherche d'une graphie pour la langue morvandelle

Rechercher une graphie pour la langue morvandelle constitue un des axes de travail retenu dans un de ses ateliers, par l'Université Rurale Morvandelle, organisée chaque année par "Lai Pouèlée", puis l'UGMM. Au sein de DPLO (Défense et Promotion des Langues d'Oïl), ces associations ont œuvré au cours de ces vingt dernières années, pour la pratique, la diffusion et la connaissance du morvandiau, ainsi que pour sa reconnaissance officielle désormais acquise sous l'appellation de "bourguignon-morvandiau", comme langue. Le travail sur la graphie qui nous intéresse plus particulièrement s'est opéré sur la base du parler de chacun des participants de I'URM.
Le fait que des habitants de la commune de Cervon (Nièvre) aient participé, au cours de réunions informelles à l'élaboration de cette graphie a influencé cette présentation, notamment pour le vocabulaire : exemple dans le texte. "inne" pour "elle" et "el" ou "ê" pour "il".
En toute hypothèse, les recherches doivent se poursuivre et des travaux sont à accomplir avec des linguistes et les locuteurs.
La graphie représente en effet un thème de débats ouvert qui se fonde sur deux séries de questions :

    - doit-on et peut-on rechercher une graphie pour une langue essentiellement orale ? - doit-on et peut-on élaborer une graphie unique pour une langue qui comporte une grande diversité locale de parlers ?
Pour ce qui est de la nécessité de rechercher une graphie, la première observation est que toute langue est par essence orale ; l'écrire représente un moyen évident d'assurer sa transmission (notamment par son enseignement), d'autant plus nécessaire que cette langue est menacée.
Pour ce qui est de la possibilité d'élaborer une graphie, l'histoire des langues montre qu'à une certaine période de leur existence, des règles sont fixées pour en stabiliser la forme écrite.
Pour autant, doit-on élaborer une graphie unique là où existe une variété de vocabulaire ? Une même graphie facilite la lisibilité des mots à la fois pour ceux qui pratiquent cette langue, dans ses diverses formes, et pour ceux qui ne la connaissent pas ou pas bien.
Exemple : dans "çhanté", écrit selon la graphie proposée ci-après, le phonème initial mêlant sifflement et chuintement de façon variable selon les pays, est rendu de manière plus spécifique et moins ambiguë que dans les graphies "santé" ou "senté" retenues par certains, la cédille marquant le sifflement. Mais une graphie unifiée n'implique pas ipso facto l'unification du vocabulaire, donc pas la fabrication d'un "morvandiau de synthèse".

L’élaboration d'une telle graphie est possible à la double condition :

    - de procéder à une analyse des caractéristiques des différentes variantes qui permette l'établissement des passerelles graphiques entre elles ;
    - de faire des choix cohérents sur les signes utilisés.

Les ateliers de I'URM ont fait ceux de :

    - ne recourir ni à une écriture phonétique ni à des signes graphiques non utilisés en français, contrairement par exemple à ce qu'on retenu les Wallons ;
    - de privilégier une graphie qui se réfère au français et en garde "l'image visuelle" y compris clans le nombre de lettres pour les mots proches de leur équivalent français ; pour les autres, assez nombreux, des logiques de ressemblance ont été retenues.
L'argument, invoqué par certains, de la diversité des parlers ne peut nous dispenser de rechercher une graphie harmonisée.Au contraire, car toutes les langues du territoire français, que ce soit le breton, le corse ou l'alsacien, comportent des variantes locales ; leur enseignement a nécessité un travail d'harmonisation.
Ce texte a pour objet de présenter un certain nombre de réflexions et d'orientations qui sont le fruit d'un travail collectif. Il ne prétend pas à l'exhaustivité. Dans des conférences et articles précédents, dont le texte est paru dans "L’Almanach du Morvan" ou "Le Morvandiau de Paris", la présentation de la graphie est toujours effectuée à partir de récits simples, écrits spécialement. L’un d'entre eux retraçait la légende de la Belle Pierre en forêt de Montreuillon dans la Nièvre. Le site a été détruit lors d'une opération d'enrésinement, mais la Belle Pierre a été sauvée : elle gît au bord d'un chemin de randonnée : c'est celui-ci que nous vous proposons d'emprunter pour illustrer cette présentation de la graphie.

Peurmenons nô en les bôès daivant que le lôp y sôet.

Êy en ai de vô que counaissont l'histôèe de la Baele Piarre. çte grousse piarre (dreudique ?) tôt en long qu'ai, ,d'aiprée lai lézeînde, beurdolé quanqu'eûn atelaize de douze boeux onze byancs pei eûn nôèr, lai çharryaut vée l'égyi-e de Çarvon. Inne n'ot pu drait-lài làivô que l'Malîn l'aivaut encrotée pô lai gairder. Inne n'ersembye pu dijée ài lai tombe de lai Demôèzaele de lai Chaume. Pu de byau fôyards àilentôr (paissé ài lai shileuse pô les beuçherons teurqs), pu d'esvotos shu sai fôrçhe. Mâ inn' ot lài ! anvec eûn écrityau, shu le çhemîn de randounées que dévole vée le Gué Boussard, lî qu'ai bên trôué le môèyen, au miyeu des sapins de laraigner enteurmi quiques çhâgnes et aiguerioux d'antan, mâ pu de méelers, pu de tchus de sinze bên byos ài mezer quanque l'hivar airive.
Pô eune traivarse vô vlài en l'yeu- çhatyau de Toeursol, putôt shu des fâs de piarres aimoncelés, les ceuss que n'ont pas été empoortés pô des 4X4. Doumaize, l'escayer aivaut de lai maizesté y ai quiques années ! Pôr en shu du pyan d'yau conte les feux, çai peurait éete féérique. Mâ pu de seigneus ! Les mâtes des yeus, ç'ot les taichons. Dlài, i peuvons erzôènde le Gué Boussard pô lai loze du Mau Pas, laivô que Pairpeillots pei "Bên Crayants" se sont maissaicrés pô l'Aimôr de Djieu. Qué djieu ?
Y'en aivaut pyein en les bôès de fayards d'aure fôès, çui des queurtiens, pei des fées, des vaudreilles, lai chôauçhée byance et les cavayers fantômes de lai forée. Aiçhteue, ç'ot des escôaides de chôuaux au gailop shu le çhemin des Varnets, pei des "esqwads" ài reuees et ài moteus ronfyants, vô bên les bôlides du railye de l'Anguison que viyont sec ài draite, ài gauçhe shu Çarvon.
Mâ le pu sôvent, tôt ot tranquiye. Ê vô fauraut veni- au pont shu lai riviée en lai breume du maitîn. Dedpei que les enteurpreneus teurqs (ç'ot lai promoçhion !) ont feil tôt côper, l’endrait ot môèns sombe, rnôèns "fantaismaigôrique" ... Mâ yai môèns de verghyas ! Pei les aigacias, les balais, les éronces ont bên aimendé.
Aiprée, shu le çhemin de Peurché, coume lai riviée, i sarpentons entremi sapins, varnes et çharmes, sô eün teunel de tolles.
I sarpentons, ç'ot le mot que conveint, pace que de lai sarpent, y en ai pôr ichi. Frée ! ç'ot qu'i sons en eune vraie gorze, sôs les roçhes. Pô mau temps y en ai bên que beurdolont zeusqu'en yau. Mâ les pu grousses reseutont zeuçhées pôr en shu de nô : les "zèves" (ptéet bên les "elfes" pace qu'ê y ai coume des ptiotes téetes en lai roçhe) lai grousse leuzarde, lai tortchue, pei tôt lai haut shu le çhemîn du taichon, lai roçhe ài vipées de laivô qu'i trévôèions I'Anguison, pei qu'i l'eîntendons, meurmeurer coume shi qu'i étains ài cootyé.
Lai riviée s'en vînt, s'en vai, traivarsée pô eune pyançhe qu'ai rôêté quanque le pée Michel étot pôr deshu. Patatra le vlài shî brament aishitu en yau coume l'contaut son gars le Philippe !
Aiprée eûn grand viraize de lai riviée que pçho ài pçho meuze le çhemîn, inne airive en les prâs de fond, nayés l'hivar sôs yau, vô bên lai yaice (noote patinôèe de gamins). Inne lonze les bêns noumé Bréottes et Beurdolôèe zeuqu'au gauthyer. Ai gauçhe lai grand riviée en caiscade, ai draite le côlis que meusarde vée le biée. È s'ertrôuont ài Peurché aiprée le Môlîn. Shu le çhemîn ai gauçhe lai pyèshie deveint trasse, les vaiçhes pei le tauyau nô ergardonr : ài draite, les çhaumes laivô que les âbes ne pôssont djiée, minme pas les sapins pyantés daivant lai guerre. Des piarres, des épeunes, des roçhes, cett'lai du "trône du ptiot rôè" làivô que mon grand'pée rn'aishitaut ! Pôr en shu, le çhamp de lai çhaume, çhamp ài seiye pei ai treuffes, des treuffes que gamins i feurbotains, les tiyant pô les cui- sôs lai ceinde.
En dessôs, lai viéle carriée de Nandon pei trôès majons.
Au carôaize, shi au yeu d'ailer drait shu Peurché, vô ermontez shu Çarvon ê y ai, en les bôès, lai Fontaine de Pimpôère zaimà ài sec, les fôssas du Çhatyau (y en ai pôrtôt des çhàtyaus) fôssas bên visibyes bên erbeuillès pô les san-yers, pei quiques piarres du yeu- villaize : les autes, minme l'équeusson, é sont ài Peurché. Lài, au villaize le çhemin de randounée vai prend lai rue vée Çarvon.
Môè, le guide, i rn'airéete pô bôè- eûn côp. Shi vô vlez, vô peuvez ailer en l'haut du villaize, ài lai farrne Vauban, lai fanne de lai Çhaurne que, tôs les zôrs, lai Dernôèzaele laishait pô ailer feié pôèniteince ài lai Baele Piarre, qu'è pyeuve, qu'è neîze ... Vô counaissez l'histôèe. Mà inne ne côraut pas lai peurtanteine pô les çhernîns coume nô.

Promenons nous dans les bois avant que le loup n'y soit.

Il y en a parmi vous qui connaissent l'histoire de la Belle Pierre, cette grosse pierre (druidique ?) tout en long qui a, selon la légende, roulé quand un attelage de douze bœufs, onze blancs et un noir, la charroyait vers l'église de Cervon. Elle n’est plus là, à l'endroit où le Malin l'avait enterrée pour la garder. Elle ne ressemble plus guère à la tombe de la Demoiselle de la Chaume. Plus de beaux hêtres alentour (passés à la tronçonneuse par les bûcherons). Plus d'ex-voto sur son tronc fourchu. Mais elle est là ! Avec un écriteau, sur le chemin de randonnée qui dévale vers le Gue Boussard, lui qui a bien trouvé le moyen, au milieu de sapins, de se faufiler entre quelques chênes et houx d'antan : mais plus de nèfles, plus de nèfles bien blettes à manger quand l'hiver arrive.
Par un chemin de traverse, vous voilà dans le vieux château de Teursol, plutôt sur un amoncellement de pierres, celles qui n’ont pas été emportées par les 4X4. Dommage, l'escalier avait une certaine majesté il y a quelques années. Au-dessus du plan d'eau contre les incendies, ce pourrait être féerique. Mais plus de seigneurs ! Les maîtres des lieux ce sont les blaireaux. De là, on peut rejoindre le gué Boussard par la loge du Mauvais Pas, où les protestants et les catholiques se sont massacrés pour l'amour de Dieu. Quel Dieu ?
Il y en avait plein dans les bois de hêtres d'autrefois, celui des chrétiens, et des fées, des sorcières, la chevauchée blanche et ses cavaliers fantômes de la forêt. Maintenant, ce sont des escouades de chevaux au galop sur le chemin des Varnets, et des "quads" à roues et à moteurs ronflants, ou bien les bolides du rallye de l’Anguison qui virent à droite, à gauche sur Cervon.
Mais le plus souvent, tout est tranquille. Il vous faudrait venir au pont sur la rivière dans la brume du matin. Depuis les entrepreneurs turcs (c'est la promotion) ont fait tout couper, l'endroit est moins sombre, moins fantasmagorique. Mais il y a moins de verglas ! Et les acacias, les genêts, les ronces ont bien grandi.
Après, sur le chemin de Précy, comme la rivière, nous serpentons entre sapins, vernes et charmes sous un tunnel de branches.
Nous serpentons, c’est le mot qui convient, parce que du serpent il y en a par ici. Frère ! c'est que nous sommes dans une vraie gorge, sous les roches. Par mauvais temps, il y en a bien qui basculent jusque dans l'eau. Mais les plus grosses restent juchées au-dessus de nous, les "zéves" (peut-être bien les elfes parce qu'il y a comme des petites têtes dans la roche), le gros lézard, la tortue et là-haut sur le chemin du blaireau, la roche aux vipères, d'où l'on aperçoit l’Anguison et que l'on entend murmurer comme s'il était à côté.
La rivière s'en vient, s'en va, traversée par une passerelle qui a tourné quand le père Michel était dessus. Patatras ! Le voilà "bien assis" dans l'eau comme le racontait son fils le Philippe.
Après un grand virage de la rivière, qui mange peu à peu le chemin, elle arrive dans les prés de fond, noyés l'hiver sous l'eau, ou bien sous la glace (notre patinoire de gamins). Elle longe les bien nommées Bréottes (les Bruyères) et Beurdoloée (le ravin où l'on fait la culbute), jusqu’au Gauthier. A gauche la grande rivière qui musarde jusqu’au bief. Ils se retrouvent à Précy après le moulin. Sur le chemin à gauche, la haie plessée devient haie vive, les vaches et le taureau nous regardent : à droit, les chaumes où les arbres ne poussent guère, même pas les sapins plantés avant la guerre. Des pierres, des épines, des roches, celle du "trône du petit roi" ou mon grand-père m’asseyait. Au-dessus, le champ de la chaume, champ à seigle et a pommes de terre que gamins, nous dérobions, les arrachant pour les cuire sous la cendre.
En dessous, la vieille carrière de Nandou et trois maisons.
Au carrefour, si au lieu d'aller droit sur Précy, vous remontez sur Cervon, il y a dans les bois la Fontaine de Pimpoirier, jamais à sec, les fossés du château (il y a partout des châteaux) fossés bien visibles et bien retournés par les sangliers et quelques pierres du vieux village : les autres, même l'écusson, sont à Précy. Là, au village, le chemin de randonnée va prendre la route vers Cervon.
Moi, le guide, je m’arrête pour boire un coup. Si vous voulez, vous pouvez aller à la ferme Vauban, la ferme de la Chaume, que, tous les jours la Demoiselle quittait pour aller faire pénitence à la Belle Pierre, qu'il pleuve, qu'il neige vous connaissez l'histoire. Mais elle ne courait pas la prétentaine par les chemins comme nous.

En nous référant à des mots du texte, il est possible de faire ressortir quelques caractéristiques du morvandiau et la manière dont les participants à l'URM les ont transcrites graphiquement. La présentation traitera d'abord des consonnes, puis des voyelles, enfin des syllabes et des mots.


1. La graphie des consonnes

Caractéristiques :
1.1.
La première. Le morvandiau est une langue mouillée " (exemples : yau, écrityau, verghyas, yeu ... La mouillure existe dans bien d'autres langues, notamment dans les langues slaves, où elle se traduit par des signes spécifiques. Le choix de ne pas recourir à des signes non utilisés en français a conduit il retenir la graphie, "y". Il avait été préconisé "j tréma" : en effet dans le mot "morvandyau" la prononciation de la mouillure se situe entre "iau" et "jau" : mais les claviers d'ordinateurs refusent "j tréma". Le "y" est destiné à marquer la différence avec "i". La finale ne se prononce pas comme celle d' "idiot", évidemment !
Cette mouillure est plus ou moins marquée selon les parties du Morvan. Elle existe si l'on se réfère au français :

    1.1.1. Par transformation de "eau" en "yau" (vyau, syau, pyau ...) en ouest et centre Morvan, "yae" en sud Morvan ou "yai" autour de Saulieu, où un "vyau" est un "vay" qu’il a été proposé d'écrire avec un "y" pour garder un rapport graphique avec les autres parties du Morvan.
    1.1.2. En substitution de "l" : "cavayer" (cavalier), "escayer" (escalier), "pyan" (plan), "pyançhe" (planche), "byanc" (blanc), "byos" (blet) le s final se justifiant par le feminin "byosse" et le dérivé "byosson", "yeu" (lieu), "Sauyeu" (Saulieu), mais aussi "qyar" (clair), "qyé" (clé).
    Après g, c'est «gl" qui devient "y" : "yaice" (glace), "seiye" (seigle), "san-yer" (sanglier), "éghyi-e" (église).
    1.1.3. En substitution à d'autres consonnes :
    Notamment "r" en ouest Morvan : "tiyer" (tirer mais aussi arracher pour les "treuffes", traire les "vaiçhes"), "viyer" (virer), "hiyeux" (heureux , ailleurs, "heru"), "çhaiyot" (chairiot), "tauyau" (taureau)…
    Mais aussi "s" : "mâyon" (maison, "mâjon" en ouest Morvan, de même pour "râyin", "râjin"), "ê diyont" (ils disent, on dit).
    1.1.4. Par modification de consonnes "c" et "r". Dans ce cas deux propositions de graphie : "tyu" ou "tchu de sinze" (cul de singe-nèfle), "tyuer" ou "tchuer", "tyorde" ou "tchorde" (tordre). La graphie en "tch" parait mieux rendre le phonème morvandiau
    De même pour "g" et "d" : "dyeu" ou "djieu" (dieu), "dyabye" ou "djiabye" (diable), "dyée" ou "djée" (guère). La tendance est à retenir le "dji".
    1.1.5. Par palatalisation de n : "çhagne" (chène), "frâgne" (frène), "gn" qui existe en français étant préféré à "ny" (chânye) ; en fin de mot la palatalisation est très différente selon les parties du Morvan, la formule retenue de ce fait a été d'accentuer la voyelle précèdent le "n" "çhemin" (chemin) plutôt que "chemingne" une meilleure solution serait le (avec la tilde), mais il déroge à la règle posée par l'atelier : pas de signe extérieur au français. Autre possibilité "nh". Le h a été retenu par d'autres régions pour la mouillure en général "lh" à la place du "y", mais cette graphie relève plutôt des langues d’oc.
    A l'inverse de cette palatalisation, le morvandiau nasalise certains "n" ou "m" en français : "an-née" (année), "an-nimau" (animal), "hon-mes" (avec une hésitation "hon-mes" au pluriel, "houme" au singulier - pas entre "fonne" pour femme au singulier et au pluriel), "pon-me".
    Pour "n" dans "ien", "en" ou "an". Des règles complexes ont été répertoriées qui vont de la disparition du "n" "estreument" (instrument), "bègne" ou "bé" (bien dans certaines parties du Morvan, à une transformation en "oin" ou "bên, aîn".
    1.1.6. Globalement l'usage du "y" pour marquer la mouillure s'est largement répandu, car il donne satisfaction dans la plupart des cas, mais toute règle doit admettre des exceptions et "y" reste de lecture difficile dans les mots en "bl" "ple" "cl" : "ersernbye" (ressemble), "simpye" (simple), "çarquye" (cercle)... "simplhe" conviendrait-il mieux ?

1.2. Deuxième caractéristique : le morvandiau "chuinte" là où le français "siffle" et inversement.
De plus en morvandiau sifflement et chuintement se mêlent comme en polonais, par exemple, même s'il existe des sifflements et des chuintements identiques à ceux du français. C'est pourquoi il est apparu nécessaire de trouver des graphies spécifiques pour ceux qui différent tout en respectant "l'image" du mot par rapport au français
Il est proposé :

    1.2.1. Dans la relation entre les phonèmes "ch" et "s" (ou "z") :
    1.2.1.1. Le sifflement dans les mots commençant par (ou comportant) une chuintante en français est transcrit par "çh" (pour certains le "h" équivaut à une consonne muette) : "çhatyau" (château), "vaiçhe" (vache), "çhien" (chien), "côèçhot" (cochon), "çheu" (chez), "çharçher" (chercher), "cuiçher" (coucher), "çharrayer" (charroyer), "çhaume" (chaume), "chagne" (chène), "beuçheron" (bùcheron)…
    1.2.1.2. Le chuintement des mots commençant par (ou comportant) une sifflante en français est transcrit par "sh" pour conserver l'équivalence avec le "s" français "shi" (si) ou "shi" (si, tellement), "shu" (sur), "laisher" (laisser), "bisher" (biser, embrasser), "poushon" (poisson), "shoeur" (sœur)…
    1.2.1.3. La graphie "ch" quand la prononciation ne comporte pas de mélange avec une sifflante : "ichi" (ici, en nord Morvan "iqui").

    1.2.2. Un traitement particulier pour des mots ambigus dans leur prononciation ou des cas particuliers :
    1.2.2.1. "eûn pçho" (un peu) compromis entre "eûn pcho", "eûn pso", "em'so" (et bien d'autres graphies très éloignées de l'étymologie latine pourtant réelle), "aiçhteue" ou "aiçhteure" (maintenant, littéralement à cette heure).
    1.2.2.2. Une graphie "s" ou "z" devant un "t" après sifflement ou chuintement : "aizeter" ou "aizheter (acheter).
    1.2.2.3. Une graphie "est" pour les équivalents des mots français en "st" : "estatchue" (statue), "estaçion" (station), mais il y a hésitation à cause d'un chuintement léger d’où "eshtatchue (?)

    1.2.3. Dans la relation entre les phonèmes "z" et "j".
    D'une manière générale, à "j" (ou "ge" et "gè") corresspond "z" en morvandiau, mais plus ou moins marqué :
    "lézeinde" (légende), "sinze" (singe), "aitelaize" (attelage), "mezer" ou "m'zer" (manger), "doumaize" (dommage), "loze" (loge), "villaize" (village), "zu" (joug), "zeuçhé" (juché)…
    A l'inverse, en ouest Morvan, "j" correspond à "s" entre voyelles en français : "oujau" (oiseau), "oujon" (oison).. . Et "j" existe dans des mots typiquement morvandiaux : "jouper" (sauter), "joûler" (souffler)…

    1.3. Le morvandiau transforme "x" en "s" : "esempye" (exemple), "esvoto" (ex-voto), "espyiquer" (expliquer)…

    1.4. Le morvandiau transforme "c" (k) en "g" : "aigacia" (acacia), "gousse" (cosse), "grâpyau" (crêpe)...

    1.5. Le morvandiau roule les "r" (pas besoin de graphie spéciale) au point de les transformer en "l" à l'occasion : "peuriéle" (prière) ou de les avaler en ouest Morvan : "frée" (frère) (voir 1.7.)

    1.6. Le morvandiau a diverses prononciations du "l" : mouillé (voir 1.1.), molle et dure. Cette dernière le différencie également du français, "lâs" pour les, en centre et sud Morvan se prononce "l-Ias" et le devient pratiquement "ël-l" "ël" a été proposé pour "le". Enfin à "al" français correspond "au" : "chôuau" (chevau), "mau" (mal), "zôrnau" (journal)...

    1.7. Le morvandiau supprime des consonnes dans beaucoup de mots :
    Souvent le "r" en particulier en ouest Morvan : "pée" (père), "âbe" (arbre), "heuler" (hurler), "histôée" (histoire), "vée" (vers), "riviée" ou "riyée" "erviée" (rivière), "shu" (sur), "pô" (pour, mais aussi par) et spécialement en terminaison de verbes à l'infinitifs : "encrai" (croire), "fini" (finir), "bôè" (boire), "prend" (prendre). Là ou la suppression se traduit par un allongement de la syllabe on utilise soit "e" soir- (tiret). Mais aussi "s" : "éghyi-e" (église), "çhô-e" (chose)
    "d" "venredi" (vendredi), "fauraut" (faudrait), "vôraut" (voudrait)
    "l" "quiques" (quelques), "soolei" (soleil), "mié" (miel) et beaucoup d'autres lettres en général en fin de mot : "bé" (bec), "neu" (neuf), "boeu" (boeuf), "sôé" (soif), "co" (coq)
    "v" "yeu" (vieux) ainsi que dans les voyelles diphtonguées (voir 2.3.)

    1.8. Le morvandiau ajoute des consonnes, surtout en début de mot : quelques exemples :
    "d" "daivant" (avant), "dedpei" (depuis).
    "v" "vô" ou "lâivô" (ou et où), "vu" (eu en ouest Morvan).
    "r" "ru" (eu en centre et sud Morvan), "roeux" (œufs).


2. La graphie des voyelles

Deux caractéristiques essentielles du morvandiau par rapport au français :

    - Posséder des voyelles intermédiaires par rapport aux voyelles françaises entre "a" et "o", "a" et "e", "o" et "en", "i" et "u"…
    - Utiliser des voyelles allongées et des diphtongues plus nombreuses qu'en français.
Dans cet article il n’est pas possible de présenter la gamme complète des voyelles er des diphtongues recensées. On notera simplement que :

    2.1. Au "a" français correspond souvent le "ai" morvandiau : "lai" (la), "lâi" (la), "vaiçhes" (vaches), "aiprée" (après), parfois "o" "dévoler" (devaler), à "e" français correspond souvent "a" "piarre"(pierre), "tarre" (terre), "farme" (ferme), "sarpent" (serpent). De même pour "é" ou "ai" "i vâs" (je vais), "fiar" (fier), "qyar" (clair), "mâte" (maitre). Exemples de cette double correspondance "zaimâ" (jamais), "traivarse" (traverse), "l'hivar airive" (l'hiver arrive)…
    Pour "e", "é", "è" français autres sons intermédiaires en "a" et "e" "paele" (pelle) ou entre "a" et "o" "fâyard" (hêtre), "prâ" (entre pra et pro pour pré) mais aussi, souvent "o" morvandiau : "prot" (prêt), "toter" (téter) et les mots en "et" : "byos" (blet) ou "ette" "çharrotte" (charrette), "linottes" (lunettes) également un son intermédiaire entre "o" et "e" : "poercé" (percé), "boerzer" (berger) ou un "e" allongé en "eu" "queurrien" (chrétien)
    À "ai" "ais" ou "ait" en fin de verbe corrrespond souvent "au" "aus" ou "aut" : "i çhantau" (je chantais), "çharrayaut" (charroyait), "teu venaus" (tu venais).

    2.2. Pour les autres voyelles simples :
    À "i" correspond le plus souvent un "j" fréquemment allongé, mais aussi "ei" "feille" (fille) ou "eu" "gueuryotte" (grillotte), "gueuryot" ou "greuillot" (grillon).
    À "u" correspond souvent "eu" : "breume" (brume), "eûn", "eune" (un, une), "beuçheron" (bûcheron), "teunel" (tunnel)…
    Il existe en morvandiau une voyelle intermédiaire dure entre "i" et "u" graphiée "i" : "li" (lui), "shi" (entre shi et shu pour si = tellement) : "ti" (mot intraduisible de renforcement : "teu vas ti feie çài (est-ce que tu vas réellement ou tout de suite faire ça ?)

    2.3. Pour les voyelles allongées, fausses et vraies diphtongues et pour la voyelle "o" souvent diphtonguée, le système comprend en morvandiau :
      "ei" ou "ée" pour "é" allongé "éeté" (être), "téete" (tête), "méeler" (mèler en français néflier), "prée" ou "prei" (prés), "feit" (fait).
      Mais aussi pour "ui" français "pei" (puis - utilisé le plus souvent dans le sens de "et")
      "ai" pour "oi" "drait" (droit), "fraid" (froid)
      "ôè" pour "oi" "môè" (moi), "bôés" (bois), "bôé" (boire), "nôér" (mais aussi "nâer"), "autefôés" (autrefois), "môéns" (moins)
      Pour "ei" : "pôéne" (peine), "pôéniteince" (pénitence)
      Et pour "ou" : "môéçhe" (mouche)
      "ou" pour "o", le plus souvent devant deux consonnes : "grousse" (grosse), "boune" (bonne), "counaissont" (connaisent), "coume" (comme) mais aussi "oues" (os)
      Pour "oi" : "moushon" (moisson), "poushon" (poisson), "nouyotte" ou "noujotte" (noisette)
      Pour "ui" : "roushau" (ruisseau), "boushon" (buisson)
      Pour "eu", "oeu" ou "eur" : "nou" (nœud), "quoue" (queue), "étoule" (éteule), "çhaissou" (chasseur), "pioeçhou" (piocheur), "bavôéssou" (parleur)
      - "ôu" pour "ouv" : "côuer pour (couver), "trôuer" (trouver), (ôu équivaut au "w" des Wallons qui n’a pas été retenu à cause de son ambivalence en français : wagon-watt)
      - "ô", "o" long pour "ou" en français : "sôs" (sous), "tôt", "tôs" (tout, tous), "côper" (couper), "zôr" (jour), "tôzôrs" (toujours)
      De même pour les pronoms "nô" (nous,complément car nous sujet se dit "i" en morvandiau."nô" sans s car il n’y a pas de liaisons, "vô" (vous)
      - "eu" pour "ou" : "i peuvons" (nous pouvons, mais pouvoir se dit "pôuôèe", "teuçher" (toucher)
      rarement "ui" pour "ou" : "cuiçher" (coucher) alors que cuisse se dit "queushe".
      - "oe" pour "o" (voir 2.1.) "qyoeche" (cloche)
      "â", "ae" ou "ay" avec ou sans mouillure selon les parties du Morvan : "ouyâe", "ouyay" (oiseau)

    2.4. Suppression de voyelles :
    En dehors du "e" muet, très courant, que l'on peut rendre par une apostrophe, le cas le plus fréquent est devant un "l" : "mlaide" (malade), "v’lài" (voilà), "vions" (voulons)

* * * * *

3. Les syllabes et les mots

3.1. Pour les syllabes la caractéristique la plus nette du morvandiau est l'interversion des lettres par rapport au français, surtout la lettre "r" :
    - "re" devenant "er" ou "ar" : "ersembye" (ressemble), "erzôènde" (rejoindre), "erveni" ou "arveni" (revenir), "ervôé" (revoir)
    - à l’intérieur d'un mot : "queurier" (crier), "peurne" (prune et prenne), "queurtien" (chrétien)… mais à l'inverse : "dreumi" (dormir), "fromer" (fermer)

3.2. Pour ce qui est des mots, plusieurs remarques
    - Certains ressemblent à des mots français avec un sens différent (les faux amis) : les "treuffes" bien connues, le "feurlon" qui est le bourdon (le frelon étant le "guichard" en morvandiau)
    - Certains apparaissent loin du français même s'ils ont une parenté avec lui "quitçhô-e" (quelque chose), "mayiçhau" (maréchal ferrant), "aishitu" (assis, en ouest Morvan l'on va dire : "shite-tôè" pour assieds-toi)
    - Certains résultent d'une sorte de "morvandellisation" liée aux caractéristiques de prononciation : "queultcheure" (culture), "fontçhiounâr" (fonctionnaire), "mizricorcle", "maizesté", "écarnaiçion" (Baudiau dans la traduction de la Bulle lneffabilis)
    - Enfin beaucoup de mots n’ont pas de rapport avec le français : "tolle" (branche), "taichon" (blaireau, "tejon" en espagnol). Pour ceux-là il n'y a évidemment pas de rapport graphique avec le français : c'est leur prononciation qui dicte la graphie

Jean-Claude Rouard



Quelques données de linguistique morvandelle du Bas-Morvan nivernais

La présente étude se fonde largement sur les prononciations du Bas-Morvan nivernais. Elle présente donc un caractère de relativité. Mais elle répond à un souci d'harmonisation de l'écriture, prenant en compte la spécificité de la prononciation morvandelle des mots.
Le morvandiau ne résulte pas, comme certains l'ont laissé croire, d'une déformation du français, mais au contraire, d'une évolution propre des mots, se fondant sur la manière de parler. On retrouve dans celle-ci beaucoup d'analogies avec d'autres langues européennes. Certaines d'entre elles, les langues slaves par exemple, utilisent des signes spéciaux dits "diacritiques" (divers accents en particulier) pour exprimer les différences de prononciation. A titre d'exemple la mouillure dont nous parlerons plus en détail, est rendue en polonais, par un accent aigu sur la consonne.
Ce mode d'écriture ne nous a pas paru adapté, parce qu'inhabituel, pour les consonnes. C'est pourquoi nous avons préféré recourir à des lettres existantes ; par contre pour les voyelles, du fait que l'accent existe déjà en français, ce mode d'écriture peut certainement être utilisé.

I - Les CONSONNES

A - Le MORVANDIAU est une LANGUE "MOUILLEE"

    Il se caractérise par rapport au français par l'existence de consonnes "mouillées", comme dans les langues slaves en particulier. Cette mouillure est difficile à rendre dans l'écriture ; par convention, et pour distinguer la mouillure du "i" normal, il est proposé de recourir à la lettre "y".

    1 - La manifestation la plus courante de cette mouillure, comme dans d'autres parlers de langue d'oïl est la transformation des "eau" et "iau", ou plutôt, selon la convention en "yau" : syau, vyau, byau...

    2 - Cette mouillure devient pratiquement une règle lors qu’elle se substitue à "l" après une autre consonne. : byanc, byot (blet), fyau (fléau), pyaice (place), pyance (planche), pyante (plante), pyein, pyeu (pluie), pyeume... En fin de mots la transformation par "y" apparait pure convention, car aucun équivalent ne peut rendre de façon précise la mouillure : sabyë (sable), ensembyë et tous les adjectifs en ble ou pie : aimabyë, simpyë...Mais le son "pl" ne disparaît pas dans tous les cas. Il subsiste dans des mots français non transformés, mais aussi dans des mots typiquement morvandiaux, tels plaiyon (bâton), plaiyouner... Des mots sont à la limite : plâgi, pyâgi ou pyâyi (plaisir).

    3 - Dans certains cas la mouillure transforme la consonne elle-même, notamment après c et g.

      Le "c" mouillé devient "tchy" ou "ty" : Tchyeudré (coudrier, noisetier), etchyeule (écuelle), tchyi-don (qui donc). Ce "tch" se retrouve dans le cri d'appel des "couessots" : "tchyut, tchyut, tchuy". Là aussi, des cas à la limite, avec différences régionales ; le curé peut être le tchyeuré ou le queuré, mais curer est queuer (avec un son "k" dur). Quand le "c" est suivi de "l", le son "k" se mouille : en "quy" (quyar, quyou, quyé, quyaiquer), en "ty" (tyaper). Mêmes difficultés pour les "cl" en fin de mots que pour "bl" : onquyë (oncle), mirâquyë (miracle), çarquyë (cercle). Parfois le "c" peut devenir "t" : reutler (racler). De même, les mouillures du "c" se rapprochent dans certains cas de celles qui suivent un "t" : tchyuer (tuer), ratchyau [râteau), tchyordë (tordre). A titre de référence, en polonais, le "t" se mouille en "c".

      Le "g" mouillé devient "djy" ou "dy", comme d : djyé (guère) ; djyeu (dieu), djyabyë, djyor (dehors), djyôrer (chasser, mettre dehors), morvandjyau... "Gl" devient carrément "y" : épin-yë (épingle), san-yer (sanglier), èyan (gland), yaice (glace), yeuner (glaner)... Mais dans égli- (église), "gl" reste.

      Le "l" seul se transforme aussi en "y" : en début de mot : yein (lieu), yève (lièvre), yeu-x (leurs, mais loeutë pour leur) ; à l'intérieur des mots : escayé- (escalier), souyé- (soulier), ateyé- (atelier)...

      "R" et "s" à l’intérieur de certains mots deviennent également "y" : pour "r" : queuyeux (curieux), hiyeux (heureux), mailhiyeux (malheureux), tiyer (tirer), viyer [virer), moÿ (mûre, le fruit) ; pour "s" : ciyau {ciseau), diyant (disant), écrâyer (écraser).

    4 - Le "n"' se mouille de plusieurs manières : en début de mot : nyué (nuit) ; en milieu de mot : çâgne (chêne), frâgne (frêne) ou selon la règle de la mouillure par "y" : çânyë, frânyë... ; en fin de mot : par palatalisation des terminaisons en "in", "ain", "ein", "un"... Mais cette palatalisation étant à peine marquée dans certaines parties du Morvan, le problème se pose de savoir si l'on supprime toute nasalisation ou non dans l'écriture.
    Si l'on retient uniquement la palatalisation, souvent transcrite par egne (pegne, vegne, bodègne, megne), celle-ci apparaît exagérée et source de confusions à la lecture. Dans la logique de transcription de la mouillure par yë et pour prendre en compte ces différences de prononciation, on peut écrire pain-yë, vin-yë, bôodin-yë, main-yë, cëmin-yë (chemin), un-yë (un). Autres possibilités, le son "gne" (paingne, vingne) ou la tilde espagnole : pain (mais le clavier français ne l'a pas), ou le "nh" des langues d'oc (mainhë).
    Autre forme de palatalisation : ël seine (le sien). Mais la palatalisation n'est pas générale ; la nasalisation subsiste dans : rîn ou ran (rien), transcrit par raîn et, plus ou moins marquée, dans bîn ou bé (bien), transcrit par beîn, voire beînyë. Enfin, la nasalisation existe en morvandiau et pas en français pour certains mots écrits avec deux "n" ou deux "m" : ân-née, tân-ner (tanner, mais surtout frapper fort, battre), cân-ner, hôn-mes (homme) (mais aussi houme), pôn-me, mîn-nyué (minuit).

B - Le MORVANDIAU TRANSFORME les CHUINTANTES en SIFFLANTES et INVERSEMENT

    1 - "Ch" devient "s" ou "ç" : en début de mot : çaiyot (chariot), çarme, camp, çarcer, çeumënée (cheminée), çâtyau, çaud, çâtainyë ; dans certains cas, avec durcissement (renforcement du "s" ou allongement) + mouillure : sçyein {chien) ; dans d'autres cas avec maintien d'un certain chuintement : sçeu ou scheu (chez), schmyi (chemise) ; à l’intérieur des mots : ëçolle (échelle), mâçouëe (mâchoire) ; en fin de mot, tout spécialement pour ceux en "che" : byance, pyance, pieuce (pioche), vaice (vache).

    2 - "S" devient "ch" : en début de mot : chu (si ou sur) , choeur (soeur) ; à l’intérieur, des mots : baicher (baisser), bicher ("biser"), ichi (ici), laicher (laisser). La différence de prononciation pour le "s" chuinté n'est pas toujours évidente : marschedon ou marsse-don (marche don).

    3 - Cas particulier de "s" et de "ch" devant "t" devenant "z" : aiz'ter ou aizeuter (acheter), réseuter (rester, habiter). Par contre "st" en début de mot a tendance à devenir "est" : estatchyue (statue), estâchyon (station).

    4 - Par extension de "che" devient "s" ou "ç" : pour des raisons souvent étymologiques, "c" (k) devient aussi "c" (s) ou "sch" : mâceuer ou mâscheuer (maculer, tacher).

    5 - La différence entre "z" et j " (ou "ge") est incertaine : âze (âge), zaiper, zambe, zôor, tôozôor, zôornau, auzëdé ou auzôordé (aujourd'hui), zaune, zeusser (jûcher), zeuer (jûrer), zënôo (genou), zu (joug), zéler, zeindë (gendre), linze, sanzer, beurzer (berger), mëzer (manger), frôomaize ou fôormaize, neize...
    La prononciation "j", même quand elle subsiste n'est pas toujours très nette ; parfois elle tient un peu du "gi" italien. Elle se rapproche : tant de "z", mais moins marqué que dans les mots ci-dessus :
    jaîmâ ou zaîmâ, zardîn-yë ou jyardîn-yë, naiger pour le distinguer de neizer et de naiyer (noyer) ; tantôt de "ch" avalé : tâche touai (tais toi).
    Par contre "j" subsiste dans le bas-Morvan nivernais : dans des mots typiquement morvandeaux : jouper (sauter), braîjer (enfoncer dans la boue), pôojer (mettre le pied dans l'eau involontairement), ôortijer (fouetter avec des orties) ; en remplacement de "y" : joux (yeux), noûjer (noyer, l'arbre) ; dans des mots contenant des "s" ("z"- en français) : âjé (aisé), âyé dans le Haut-Morvan, aigueujer (aiguiser), aibeujer ou aibeuyer (amuser), mâjon ou mâyon, râjon (raison), oûjeau (oiseau), oûjon (oison), teujon (tison), râjin (raisin)...

C- Le M0RVANVIAU TRANSFORME parfois la GUTTURALE "c" (k)

    Notamment devant "r" ou "l", en "g" : grâpyau, grouler (secouer), Gyaude (Claude), égoûsser (écosser), goûsse (cosse)...

D - Le MORVANVIAU INVERSE les LETTRES INITIALES

    - à l’intérieur d'une syllabe initiale pratiquement toutes celles en "re" deviennent "air", "ar" ou "er" selon les pays : ervoué, erveni, erfé ; mais aussi : èltié (litière). La prononciation de "le" se rapproche de ce phénomène dans la mesure où le "l" initial est aspiré en morvandiau pour devenir pratiquement "ël" ;

    - à l'intérieur des mots : queurier (crier), teurier (trier), queurtien (chrétien), peurier (prier), peurièle (prière), gueurnier (grenier), gueurne (graine), gueurzi (grésil), gueurnouille (grenouille), peurne (prune), peurmier (premier)...
    Mais là aussi la règle accepte son contraire : dreumi (dormir), fromer (fermer).

E - Le MORVANVIAU SUPPRIME "r", "s", ("z"), "v", "d", DANS BEAUCOUP de MOTS

    - "r" : spécialement dans la dernière syllabe, pour des mots en ir et re, surtout les verbes : fé (faire), pren (prendre), rende (rendre), vende (vendre), crai (croire), voué (voire), écri (écrire), vëni (venir), tëni, alfé, pé, mé, fré, barrié, passé-ël, rivié (ou riyé ou ervyé), pôo (pour), bounheu (bonheur)... Mais aussi à l'intérieur des mots : âbre (arbre), pieu-er, coui (courir), étchyu-ië ou équeu-ië (écurie)...

    - "s" : égli, cau-er, ché, choue (chose), béeti, pôoer (poser), erpôoer (reposer), fu-i (fusil) ;

    -"v" : couer, pôore yieux (pauvre vieux), chouau (cheval). Dans trôouer (trouver), le "v" devient pratiquement l'équivalent du w anglais ;

    "d" : ven'redi, verbes au conditionnel régulier, fauraut (faudrait), vouraut (voudrait).

F - Le MORVANDIAU SUPPRIME des CONSONNES en FIN de MOTS

    neu, boeu, soué (soif), bé (bec), soi ou sâ (sac), mié (miel), tôoseu (employé pour, seul).

G - Le MORVANVIAU AJOUTE des CONSONNES en DEBUT de MOT

    " v " : vou beîn (ou bien), vu pour "eu" mais il s'agit-là d'une, contraction de "ai vu" (verbe avoir), si bien que "vu" peut signifier "eu" du verbe avoir (dans d'autres pays du Morvan on dit : ru), vu (du verbe voir) ou aller au passé (y seus vu aî . . . je suis allé à...) ; "m" : mainder pour ainder (aider) (vîn don mëmainder) ; "d" : doûter pour oûter (ôter) (doûte touai dëlai), doûvri pour oûvri (I peux pas loi douvri-e), d'ëveni, deudëpleî (depuis).

H - Le MORVANVIAU TRANSFORME le FINAL "al" en "au" :

    animau, mau, zôornau, chouau...

I - REMARQUES DIVERSES sur les CONSONNES

Il est des mots qui, cumulant plusieurs de ces transformations ressemblent bien peu au français : maiyssau (maréchal ferrant), quit choue (quelque chose). Dautres sont très simplifiés : chëtel, en-loupé (enveloppé). Il reste enfin des consonnes difficilement prononçables : deux exemples (ce mot "exemple" fait penser que "x" n'existe pas en morvandiau, il devient "z" ou "s" : ezempyë ou espyiquer) :

    - un "peu" (alors que "peut" existe dans le sens de laid ou de diable) devient pso, mso, pcho, mcho... ; pour ne pas trop s'éloigner de l’étymologie et des analogies (racine paucdonnant, poco en espagnol, po en italien), mais également marquer la mouillure, nous suggérons d'écrire "pschô".

    - l'œuf couvé mais non fécondé et pourri qui sent si mauvais quand on le casse est un "oeu pnâ" ou "knâ". Comment traduire le petit coup de glotte nasalisé du début ? Là un exercice collectif de prononciation (non morvandiau élevé au pays s'abstenir !) s'impose pour choisir l'écriture.

II - Les VOYELLES

Si pour les consonnes, le recours à des signes diacritiques peut être évité, il ne parait pas en aller de même pour les voyelles ou diphtongues, essentiellement en raison des différences de prononciations locales. Ainsi à "pauvre" correspond poor, paure, poûr (son "ou" long comme poor anglais), pôô ; de même, pour "pour" ou "par" : pou(r), poo, pô...
La meilleure transcription de ce son long et diphtongue paraissait être un trait sur la voyelle pour l'allonger, mais le clavier des machines à écrire ne le permet pas ; d'où la proposition de retenir "ôo", qui pour certains traduira aussi le son "ooû". Par contre pour les voyelles allongées é et i , qui correspondent à la disparition des consonnes "z", "s", "v", "d",.., plus ou moins marquées selon les parties du Morvan, un code devenait nécessaire ; nous proposons le tiret accolé au mot (plutôt que les deux points suggérés par certains) : pé- représentera pour les uns péée, pour les autres péé(r)e, fé- équivaudra à féée, fée(r)e, aivenir- à aiveniie, aiveni (r)...
Enfin certaines diphtongues plus marquées en morvandiau qu'en français, à l'intérieur des mots, se transcriront par un recours à l'accent circonflexe : noûchëté-ël (noisetier).
Par ailleurs, les différences de prononciation des "an", "in", nasalisées, nécessitent un signe commun ; nous suggérons "aîn" entre "in, "ouin" et "an" : airaînzer (arranger pour airinzer, airanzer, airanjer, airouinzer) ; ainsi que raîn pour rîn et ran (rien). Pour les autres mots en "ien" nasalisés, nous proposons "eîn" : veîns (viens). Pour l'ensemble des voyelles, il apparaît difficile d'édicter des règles tant les variantes sont grandes.

A - Le "A" FRANÇAIS EQUIVAUT SOUVENT en MORVANVIAU à :
    "ai", "aî" : aitaicer (attacher), aipren (apprendre), aipré-, painé, aî (à), lai (la) ; mais à l'inverse le "â" morvandiau correspond à "ai" français : quyâr (clair), mâté- mâtrosse ; "eu" dans certains cas et certaines régions : treuveil ou traiveil (travail) ; "o" : se toler (se taler : se faire mal), loper (laper) ; "au" notamment pour les verbes à l'imparfait singulier : c'étaut (c'était), i vënaux ; "eint" (ou einyë) pour l’imparfait pluriel : ê tiyeint ou tiyeinyë (ils tiraient).
B - Le "E" FRANÇAIS CORRESPOND à PLUSIEURS LETTRES en MORVANVIAU

    1 - Tout d'abord à "e" muet, très largement utilisé en morvandiau et que l'on transcrit souvent par une apostrophe. Afin d'éviter la multiplication de ce signe et pour résoudre des problèmes de prononciation de consonnes, déjà examinés, il est proposé d'utiliser "e" avec tréma "ë".

    2 - "o", "eu", "on", "ou", "a" pour ê, e-, é (ou certains "a") : pour les mots en êt, ette (r), ele (r-), elle(r-) ; "o" : ot (est), prot, çarrotte (charrette), noûjotte ou noûyotte (noisette.), tôter (têter) ; "eu" : aipeule (appelle)... ; mais souvent, les correspondances ne sont pas aussi nettes, et selon les régions du Morvan, elles diffèrent : déteule-lu (ou leu), détole-lu (ou leu) (détèle le). Pour les sons se situant entre "o", "e", "oe" et "a", recours préconisé à la transcription "oe" ou "aë" : baëlle (belle), paëlle (pelle).

    Devant d'autres lettres "r" en particulier, mêmes difficultés : peurmier, beurzer ou borzer, fromer, gueurne (graine) ; mais le plus souvent, équivalence "a" en morvandiau : tarre, var, piarre, forme, fiar, aiparçu (exemple d'inversion "ai", "a" entre le français et le morvandiau, tout comme "Ihivar airrive" (l'hiver arrive), "o" également pour le "e" français correspondant à "a" : fonne (femme) ; "oué" pour "ei" ou "ê", poueiner (peiner), révouèiller, dépouèsser (dépêcher).

    Dans le Haut-Morvan, le son français "é" des pronoms et articles correspond également à "â" : là (les) ; ailleurs il est plus fermé et plus allongé : lé- ou lai-. Pour rapprocher la seconde phonétique de la première, nous proposons la transcription par "laî", distinct de "lai" (son plus court qui correspond à "la"). De même, pour les verbes commençant par "dé" daîfé- (défaire).

    3 - "ou" pour "eu" ou "oeu" : nou, quoue (queue), et certains noms en "eur" pou- (peur)...

C - Le "I" FRANÇAIS EQUIVAUT SOUVENT à "I" en MORVANVIAU

    Mais ce son peut glisser vers "ei" plus ou moins marqué selon les régions :feille (fille). A l'inverse, peigne devient pratiquement pigne ; "u" glissement, qui peut être également plus ou moins net : chu (si, mais aussi sur). A l’inverse "i" morvandiau correspond à : "ul" ou à "ueil" français : quiller (cuiller ou cueillir). Le "i" français disparaît dans les mots en "ier" : pon-mer (pommier), pouai-er (poirier).

D - Le "O" FRANÇAIS équivaut à

    plusieurs voyelles morvandelles : "eu" : pieuce (pioche) ; "ou" le plus souvent : moucyau (morceau), coûtchyé (côté), voûler (voler avec des actes), et pratiquement dans tous tes mots en "omme", "onne", "onner" : coume, coumencer, douner, touner... A l’inverse, "a" dans certains cas : artaut (orteil).

    Le "Oi" FRANÇAIS EQUIVAUT à "ou" très souvent : mounyau (moineau), pouchon (poisson), mouchon (moisson) ; "ouai", "ai" ou "oué", selon les régions touai (ou tai) (toi), endrouait (ou endrait), mouaitchyé (moitié), touët (toit), fraid (froid), armouér-, poué (poire). Dons certaines parties du Morvan "oi" correspond à "a". Pour transcrire ces différences, nous proposons le son "ouaî" nouaîr (noir), souaîrée...

    Le "OU" FRANÇAIS PEUT EQUIVALOIR à : "ô", "ôo", "eu" : côper, tôosser, teucer (toucher), peuvons (pouvons) ; "oué" : mouésse (mouche) ; ou encore à "ë" correspondant à une disparition de voyelle : vëlons (voulons), de même pour "oi" : vëlai (voilà).

E - Le "U" FRANÇAIS EQUIVAUT le PLUS SOUVENT à "EU" MORVANVIAU
    Beuce (bûche), feuser ("fuser", aller vite), heuler (hurler), queume (écume), leune. De même, pour "ui" : queuche (cuisse), (mais cuisser correspond à coucher - droit de cuissage), treue, pyeus (pluie)...
    Mais il existe en morvandiau un son dur entre eu, i et u qui n'a pas d'équivalent en français et qui se prononce la bouche à peine ouverte, en venant de la gorge, à la différence de "i" et "u". Il est utilisé en particulier pour transcrire "înne" ou "eune" dans le sens de "une" ou bien pour "pï-" ou "peu" (étymologiquement puis - en fait, traduction de "et"). Il est proposé de rendre ce son par eî : "eînë", peî, à défaut de mieux (dans les langues slaves c'est à peu de chose près le son dur "y").
F - DISPARITION des VOYELLES
    Aux cas déjà vus, ajoutons les contractions comme : mlalde, à rapprocher de la transformation du son "mala" ou "male" dans les langues slaves en "mla" ou "mle". Proposition d'écriture : mëlalde ou mlalde ; de même : mënager ou mnager (réaliser, organiser, "manager" en franglais)...

III – APPENDICE

    Les mots qui ont servi de référence sont des vocables morvandiaux qui ont suivi leur évolution propre, parallèle à celle du français. Par contre, certains mots, français ont été "déformés" par la prononciation morvandelle. C'est un phénomène que l’on peut qualifier de morvandellisation. En appliquant quelques règles édictées précédemment à ce terme lui-même, on peut le transcrire par "morvan djolli yaichon".
    A titre d'exemple, la mouillure des mots en "tion" et"ction" donnant en morvandiau "chyon" et "tchyon", fonction devient "fontchyon", fonctionner "fontchyonner" et fonctionnaire "fontchyonnâr". Même les noms propres subissent ces modifications. Hitler était devenu Hickler !
    La référence à des langues slaves était tout à fait volontaire, car les problèmes de prononciation voisins de ceux du morvandiau y ont été réglés par l’écriture, contrairement à ce qui se passe en anglais, par exemple, pourtant proche dans bien des cas du morvandiau. A titre d'exemple, d'ailleurs, le mot "culture" anglais est plus proche du "queultchyeure" morvandiau que du "culture" français.
    Transition voulue, pour écrire que :
"Fé vivë lai queulchyeure dë son pays, ç'ot treuveiller pôo soun aiveni-, peî... cau-er morvandjyau, raîn de pyu byau-.

Le langage de Fretoy

Le langage du Morvan en général s'est épuré depuis les émigrations à Paris des nourrices et des ouvriers. Il se rapprochera de plus en plus de la langue maternelle, dont il n'est qu'une branche d'ailleurs, selon que l'instruction primaire pénétrera et s'établira dans les campagnes, et par ce côté aussi consolidera l'unité nationale.
Aux yeux de l'étranger, l'idiome morvandeau a toutes les apparences d'une langue barbare et inintelligible, mais ce n'est qu'une apparence, en effet, car ce patois, pauvre de signes mais riche d'expression et de mimique, n'est que le français de nos pères, un français défiguré par le temps, recouvert des terres d'alluvion des âges, mais ce n'en est pas moins un bon vieux français. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à lire le Glossaire du Morvan publié, en 1878, par M. Eugène de Chambure, propriétaire à la Chaux...

...Cet idiome se distingue par une foule de nuances locales qu'il serait fort intéressant d'étudier et qu'on pourrait représenter par une carte teintée. On sait avec quelle foi, quelle persévérance le peuple ignorant conserve ses habitudes, ses mœurs et sa langue, même au milieu de gens ayant d'autres mœurs et à un langage différent. Ainsi, Fretoy, Planchez, Corancy, Chaumard peuvent former une nuance , un groupe : Arleuf, Fâchin, Villapourçon, Préporché un autre ; etc.

Principales règles grammaticales

Les principales règles grammaticales de notre idiome, qui a aussi son attirail de règles et d'exceptions tout comme les grandes langues nationales sont :

    A se prononce ai dans les noms : ami, adieu, amour, agneau, aimi, aidieu, ainzour, aigneau ; et dans les verbes : arriver, allonger, apprendre, airiver, ailonger, aiprendre, etc.

    L'article se place devant les noms propres de personnes : le Jean, la Marie.

    Il n'y a pas d'ê ouvert, il est remplacé par l'é fermé : tête, bête, fête, père, mère, frère, règle, guère, font téte, béte, féte, pére, mére, frére, régle, guére ; et par analogie : claire, plaire, notaire, font cliére, pliére, notére.

    L's entre deux voyelles s'élide ; ainsi maison, toison, poison, prison, saison, cerise, fraise, font maïon, touïon, pouïon, priion, saïon, ceréïe, froïe.

    Re se change en er dans reporter, reprendre, revivre, retirer, etc. ; erporter, erprendre, ervivre, ertirer.

    Ce qui défigure tant le langage morvandeau, c'est l'omission des liaisons. Ainsi on dit : lée enfants, lée années, lée hommes, lée œufs, mé haibits, ou bien encore : las renfants, las rœufs, las rhoumes, etc., selon les localités.

    In, ain se prononcent ingne, aingne ; pain, raisin, main, cousin, républicain, font paingne, rasingne, maingne, cousingne, republicaingne.

    Comme se, sp, st sont difficiles à prononcer, on fait précéder ces articulations d'un e, ainsi scandale, spirituel, scorbut, font escandale, espirituel, escorbut.

    Le ch disparaît presque toujours : Château-Chinon, chien, chemin, charpentier, acheter, boucher ; Çateau-Cignon, Cien, Cemingue, Çançon, Çarpenté, aiceter, bouécer.

    Par contre, où il y a deux ss ou même un s dans le français on les remplace par ch dans le morvandeau : moisson, poisson, suif, sourd, six, cidre, scie, font mouchon, pouchon, chui, chourd, chie, chitre, chie. Il y a beaucoup d'exceptions, il est vrai, mais cette anomalie n'en est pas moins curieuse.

    Le z remplace souvent le j : jour, jars, jardin, joie, jeune, déjà, font zor, zars, zardin, zoie, zeune, dézè ; jurer, jeûner, zeurer, zeuner, etc.

    Les noms et adjectifs en eur se changent en ou : menteur, fumeur, chanteur, faucheur, font mentou, fumou, çantou, foissou ; le féminin fait oure, mentoure, çantoure.
Nous laisserons de côté les nombreuses règles secondaires et les non moins nombreuses exceptions pour renvoyer le lecteur désireux de connaître ce dialecte plus à fond aux ouvrages spéciaux.

Statistique de la commune de Fretoy - Jean Simon - 1883



Patois morvandiau

13 033 mots

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â (nom masculin) : tablette de la cheminée qui accueille de petits objets utiles ou simplement décoratifs. - (06) - M
â : âge (charrue)  - (07) - M
a chez, loc. chez. Dites « à chez pierre » que nous nous portons bien. il est arrivé un malheur « à chez guillaume. » - (02) - M
a lai grippe é lai grappe, loc. attrape qui peut ; distribution faite au hasard de la force ou de l'adresse. - (02) - M
à tas, loc. en monceau. Il a des écus « à tas » mettez le grain « à tas ». - (02) - M
a yé bê temps : il y a longtemps - (07) - M
a, al : il, ils  - (07) - M
â, s. m. ais, planche qui remplace dans nos campagnes les tablettes de cheminée et sur laquelle on pose la lampe, l’almanach, la croix de par dieu et les autres menus objets du mobilier rustique. - (02) - M
a, s'emploie pour il, pronom, 3ème pers. du masc. au sing. et au plur. « a dreume, a vin », il dort, il vient. - (02) - M
aà ou â : pièce maîtresse de la charrue. - (04) - M
aâ, s. f. eau - (02) - M
aâge, s. f. durée, degré de la vie, époque de l'existence - (02) - M
aâsie, part. pas. D’un ancien verbe « aasier », mettre à l'aise, qui est peu usité à l'infinitif. Commode, facile, d'un bon usage. Au féminin « aâziére. » - (02) - M
aâyance, s. f. aisance, commodité. - (02) - M
aâye, adj. aise, content, satisfait : « i seu aâye d' vô voua », je suis content de vous voir. une partie du Morvan prononce « âge, âgé », pour aise, aisé. - (02) - M
aâye, s. f. aise, contentement, bien-être : « ai l'aâye », à l'aise, avec facilité, dans l'aisance. - (02) - M
aâyeman, s. m. meuble, ustensile de ménage, vaisselle de terre ou de bois, etc. - (02) - M
aâyemans (nom masculin) : ustensiles de cuisine. - (06) - M
aâyeté, s. f. état d'une personne qui est aise, contente, satisfaite. - (02) - M
abalourdir (verbe) : rendre quelqu'un lourd et stupide. - (06) - M
abarlûter (v.t.) : éblouir - p.p. abarlûté - (08) - M
abaudréiller (v.t.) : écrabouiller, écraser - (08) - M
abeurluter (verbe) : éblouir par une source de lumière puissante qui fait cligner, voire fermer les yeux. (Ferme don c'te volet, qu’eul soleil m'abeurlute). - (06) - M
abeurniauder (verbe) : se couvrir. Menacer en parlant du temps. - (06) - M
abeurtas (nom masculin) : objets, généralement de peu de valeur laissés en désordre. - (06) - M
aborgné (p.p.et adj.) : éborgné, rendu borgne - (08) - M
aborjaule, adj. abordable, accessible, avenant. se dit des personnes et des choses : un homme « aborjaule », une maison « aborjaule », c’est-à-dired'un accès facile. - (02) - M
abossumer, v. a., accabler quelqu'un d'injures. - (03) - M
abouacassé (verbe) : démoli, écrasé, mis hors d'usage. - (06) - M
abouaqué (verbe) : se dit d'un gâteau (ou un soufflé) qui "retombe". Se dit aussi d'un fauteuil ou d'un canapé qui s'avachit. - (06) - M
abouler (v.t.) : ébouler - (08) - M
abouler, v. a. apporter, transmettre à quelqu'un un objet désigné : « aboule-moi mon chapeau, mon bâton. » - (02) - M
âbre : arbre - (07) - M
âbre : arbre. J'a planté une âbre : j'ai planté un arbre. - (04) - M
âbre, s. m. arbre. Nous prononçons « âbre » avec les bourguignons, les picards, les lorrains, etc. - (02) - M
âbrô, s. m. se dit des menus engins qu'on emploie à divers usages champêtres. Un pêcheur va à la pêche muni de tous ses « âbrôs », c’est-à-direde tous les petits objets qui sont nécessaires pour pêcher - (02) - M
abros (nom masculin) : petit matériel ou ustensiles usés en cuisine. - (06) - M
âbrot : utile à rien (personne ou objet) - (07) - M
âbrot, âbro (n.m.) : menu engin qu'on emploie dans les champs - (08) - M
abujer, abuher, v. a. amuser, dissiper. - (02) - M
abujotte, s. f. jouet, objet dont on s'amuse. - (02) - M
acabaner (s') (verbe) : se disait, au temps où la morale était plus stricte, des gens qui choisissait de vivre en ménage sans être passés devant le maire et le curé. - (06) - M
acafauiller (v.t.) : écrabouiller, écraser - (08) - M
açaipper (v.t.) : échapper - (08) - M
acamandé (-e) (adj.p.p.m. ou f.) : las, à bout de force - (08) - M
acapi (adjectif) : amorphe, avachi, sans ressort. - (06) - M
acarcouaillé (adjectif) : accroupi, comme plaqué au sol. - (06) - M
açarni (v.t.) : imiter en se moquant - (08) - M
açarnisseman (n.m.) : acharnement, obstination - (08) - M
acarter (v.t.) : écarter - (08) - M
açarvelé (-e) (n. et adj.) : étourdi (-e) - (08) - M
accagnarder (verbe) : paresser. - (06) - M
accagner (verbe) : poursuivre quelqu'un en l'injuriant. - (06) - M
accarcouassé (adjectif) : mal assis ou vautré sur un siège. - (06) - M
acciper, v. a. saisir rapidement, happer. - (02) - M
accointance (nom masculin) : accord, fréquentation. - (06) - M
accointer (s') (verbe) : se lier. Se mettre en rapport avec quelqu'un pour traiter des affaires ou faire un mauvais coup. - (06) - M
accoter (verbe) : fermer une porte à clef. Fermer tout simplement. - (06) - M
ace, s. f. herse, instrument agricole. - (02) - M
acer, v. a. herser, cultiver avec la herse. - (02) - M
achatié, adj. verbal, amadoué, attiré par flatterie, par caresses ou présents. - (03) - M
achiaquer (v.t.) : écrabouiller, écraser - (08) - M
achiardi (v.t.) : éclaircir - (08) - M
achô, aichô, particule d'affirmation. Oui, c'est ainsi. - (02) - M
acni (adjectif) : fatigué, sans force, éreinté. - (06) - M
âcole (n.f.) : école - (08) - M
açolle (n.f.) : échelle - (08) - M
acouter (v.t.) : écouter - (08) - M
acouter (verbe) : écouter. Peut être pris aussi dans le sens d'obéir. - (06) - M
acouter, écouter. S'emploie également dans le sens d'attendre : Acoute donc ! Attends donc ! - (01) - M
acouter, écouter. S'emploie également dans le sens d'attendre : Acoute donc ! Attends donc ! - (05) - M
acouter, v. a. écouter, faire attention, prendre garde. - (02) - M
acrâyer (v.t.) : écraser - (08) - M
acrécher (v.t.) : mettre les animaux à la crèche - (08) - M
acrécher (verbe) verbe) : attacher les animaux à la crèche dans l'étable. - (06) - M
acreîcher, v. a. mettre à la crèche. Se dit des animaux qu'on attache aux mangeoires dans lesquelles se trouve leur nourriture. - (02) - M
acreîchot, s. m. crochet, agraffe. - (02) - M
âcrit, s. m. écrit. Je ne veux pas de parole, je veux un « âcrit. » - (02) - M
acriteure (n.f.) : écriture - (08) - M
âcriteure, s. f. écriture, ce qui est écrit. - (02) - M
acro : crochet pour tirer l'eau du puits - (07) - M
acurie (nom féminin) : écurie. - (06) - M
acurie d'oueilles (nom féminin) : bergerie. - (06) - M
âdièse : objet sans valeur - (07) - M
adroit, s. m. endroit ; ne s'emploie qu'au pluriel. Les « adroits » d'une localité, c’est-à-direles environs : « a n' traige pas dans nos adroits » ; il ne vient pas souvent dans le pays que nous habitons. - (02) - M
afaité, élevé, amoncelé, enfaité. - (01) - M
afaubertie (-e) (adj.m. ou f.) : exténué (-e) - (08) - M
affaudi (ie), adj., affaibli par manque de nourriture. - (03) - M
affilloure, s. f. cape, manteau des bergères qui ressemble, pour la coupe et l'étoffe, à la limousine des charretiers. - (02) - M
afflinger (verbe) : asperger généreusement. (C'te beurdin m'a tout afflingé avec le jet d’eau). - (06) - M
affutiaux (nom masculin) : outils, généralement rudimentaires. Se dit aussi des habits de fêtes. - (06) - M
affûtiot : un drôle d'affûtiot. - (10) - M
afilée (d'), locut. adv. de suite, sans interruption. Ex. : j'ai dormi douze heures d'afilée. - (03) - M
aga ! interj. regarde ! attention ! vois ! - (02) - M
aga : regarde  - (07) - M
aga : tiens (Aga- lu : le voici ou Aga le ; aga la). - (04) - M
aga d'eau (nom masculin) : pluie abondante et de longue durée. (C’est tombé des agas d’eau). - (06) - M
aga, agardez, ardez, regarde, regardez. - (01) - M
agacia : acacia - (07) - M
agaiter, v. a. guetter, surveiller de près, épier. Cet homme est méchant, mais je vais bien « l'agaiter. » - (02) - M
agalu (verbe) : regarde. Souvent suivi de soué pour accentuer le sens. - (06) - M
agasse tambouinette, s. f. pie-grièche. - (02) - M
âgé : aisé, facile. Ç'o ben âgé : c'est bien facile. - (04) - M
âgement : ustensile de cuisine. - (04) - M
âgie (n.f.) : évier ; pierre creusée qui servait d'évier (de l'a.fr. age, ève = eau) - (08) - M
âgie, s. f. evier, pierre creusée sur laquelle on lave et d'où l'eau s'écoule au dehors. - (02) - M
agonir (verbe) : proférer des sottises, des méchancetés à l'égard de quelqu'un. - (06) - M
agrafer, v. a. saisir, agripper. - (02) - M
agro (nom masculin) : ergot du coq ou de tout autre volatile. - (06) - M
agrô, s. m. ergot du coq et de certains oiseaux ; tubercule corné de quelques mammifères. - (02) - M
agroué , accroué , accroupi, œuf groué, œuf couvé. - (01) - M
agu (acutus), aigu, agu-ie, aiguille, aiguion, aiguillon. - (01) - M
agueurion (n.m.) : héron - (en a. fr. aigron) - (08) - M
agueurion (n.m.) : héron (métathèse d'aigrion, égron = héron) - (08) - M
agueurion, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (02) - M
aguger (verbe) : aiguiser. - (06) - M
aguilaneuf, guilhanet. Mot qu'on criait jadis en signe de réjouissance et qui reproduit le cri des Druides : « Au gui l'an neuf. Dans la commune d'Arleuf, les enfants, à Carnaval, vont encore quêter dans les campagnes des œufs et autres comestibles au cri de « Guilhanet ! » On sait que l'année a commencé, jusqu'en 1564, tantôt au 25 mars, tantôt au lendemain de Pâques. - (01) - M
ah vouate : pas du tout, mais non - (07) - M
ahaie, s. f. haie vive ou sèche. - (02) - M
ai (prép.) : à - (08) - M
ai bâ : à terre, par terre  - (07) - M
ai blot : en vrac  - (07) - M
ai blot : tel quel  - (07) - M
ai bouèch'ton : à califourchon  - (07) - M
ai bouèjvolée : à l'envers, tête bêche  - (07) - M
ai bouj'ton : à califourchon  - (07) - M
ai crepoton : accroupi  - (07) - M
ai c't'heure : à présent (à cette heure). Ai c't'heure vins ai table. : à présent vient à table. - (04) - M
ai lai borgnotte : dans l'obscurité, à tâton  - (07) - M
ai lai r'voyeûre : au revoir  - (07) - M
ai l'aival : chez soi  - (07) - M
ai l'aivolée : vers le bas  - (07) - M
ai pan : en vrac  - (07) - M
ai pouègne : à peine - (07) - M
ai profit : en gestation, attend une naissance. - (04) - M
ai quan, loc. en même temps : « i m'en vé ai quan lu », je m'en vais en même temps que lui. - (02) - M
ai verse : à verse  - (07) - M
ai, prép. à, marque la tendance ou la possession. Ai pour a est essentiellement bourguignon. - (02) - M
aibaicher : abaisser  - (07) - M
aibaitou, s. m. abatteur, celui qui abat. Se dit principalement des bûcherons qui abattent les arbres dans la fabrication du bois de moule - (02) - M
aibaitre, v. a. abattre. - (02) - M
aibandon, s. m. désordre, confusion - (02) - M
aibâtairdi : dégénéré  - (07) - M
aibatardir : animaux ou humains revenus à l'état primitif, ayant perdu sa personnalité. Abètir. - (04) - M
aibate, aibatte : abattre  - (07) - M
aibatelou (n.m.) : bateleur, baladin - (08) - M
aibatelou, s. m. bateleur, celui qui donne des spectacles en plein air, baladin, farceur qui amuse le public en faisant des tours ou des grimaces. - (02) - M
aibatleur : bateleur, charlatan, animateur de foire, beau parleur. So des histoires d'aibatleur : ce sont des histoires de charlatan. - (04) - M
aibattaige : abattage  - (07) - M
aibattouère : abattoir  - (07) - M
aibaudi (-e) (p.p. et adj.) : ébahi (-e), abasourdi (-e), surpris (-e) - (08) - M
aibaussumer, aibôssumer (v.) : apostropher avec violence, insulter (de Chambure écrit aibôssumer) - (08) - M
aibe (n.m.) : arbre - (08) - M
aibeurio (n.m.) : abri, lieu où l'on se met à couvert - (08) - M
aibeuriô, s. m. abri, lieu où l'on se met à couvert. - (02) - M
aibeûvrou (n.m.) : abreuvoir - (08) - M
aibeûyer (s') (v.t. et pr.) : amuser ; s'amuser - (08) - M
aibiâmi (v.t.) : rendre blême, pâlir - p.p. et adj., aibiâmi - (08) - M
aibîme, s. f. abîme, lieu profond, où l'on enfonce, marais. Nous disons une « aibime » et même une «  ambîme. » - (02) - M
aibîmer : abîmer  - (07) - M
aiblaiger : inonder, mouiller, éclabousser  - (07) - M
aiblâmi, part. pass. d'un v. aiblâmir, inusité. Rendu blême, défait, abattu, souffreteux : « l' ptiô ô aiblâmi por lai mailaidie. » - (02) - M
aiblége, s. f. une quantité de, un amas de… - (02) - M
aiblégée (n.f.) : surcharge, quantité - (08) - M
aibléger, v. a. accabler, surcharger, écraser. On est « aiblége » de grêle, de coups, d'injures. - (02) - M
aibloti(r) (v.) : accabler, écraser, surcharger - (08) - M
aiblôti, v. a. accabler, écraser. La pluie, le vent, dans un orage, «aiblôlit» le voyageur. - (02) - M
aiborjaule (adj.) : abordable - (08) - M
aibossumer : agonir  - (07) - M
aibôssumer, v. a. apostropher avec violence, accabler d'injures, d'insultes. - (02) - M
aibouaichai : casser la coquille au moment de l'éclosion. Les pitots sont en train d'aibouaichai sous la couotte : les poussin sont en train de casser la coquille sous la poule couveuse. - (04) - M
aibouècher : casser la coquille, fêler  - (07) - M
aibouéquer, v. a. écraser, aplatir contre un mur ou contre un corps dur. On dit cependant des œufs, brisés à la sortie des petits poussins, qu'ils sont « aibouéqués. » - (02) - M
aibouére (n.m.) : boisson mélangée de farine que l'on donnait aux porcs - (08) - M
aibouére, s. m. boisson mélangée de farine qu'on donne aux petits porcelets ; pâtée très liquide - (02) - M
aibouli, v. a. abolir, effacer, abattre. - (02) - M
aiboulition, s. f. désordre, désastre, ruine - (02) - M
aibout'ner : boutonner  - (07) - M
aibout'ner, v. a. boutonner, attacher quelque chose avec des boutons : « aibout'né vô », boutonnez-vous. - (02) - M
aibreuvau, s. m. partie sensible qui correspond à une blessure, à une meurtrissure, à une plaie. - (02) - M
aibreuver, v. a. abreuver, donner à boire : « aibreuver l'neurin », faire boire le bétail. - (02) - M
aibreuvou, s. m. abreuvoir, lieu où les animaux s'abreuvent. - (02) - M
aibrevou (nom masculin) : abreuvoir. - (06) - M
aibri : abri  - (07) - M
aibriter : abriter  - (07) - M
aibu, s. m. amusement; abus ou perte de temps. Il y a beaucoup « d'aibu » dans un ouvrage minutieux, c'est-à-dire beaucoup de perte de temps. - (02) - M
aibûer (s’) (v.pr.) : s'amuser (aussi aibeûyer, de Chambure écrit aibuïer) - (08) - M
aîbugeai, aîmugeai : amuser. On s'o ben aîbuger : on s'est bien amusé. - (04) - M
aibuïeman, s. m. amusement, flânerie, dissipation, abus ou mauvais emploi du temps. - (02) - M
aibuïer, v. a. amuser, dissiper, détourner de l'ouvrage, faire perdre le temps à quelqu'un. - (02) - M
aibuïot. s. m. jouet d'enfant, hochet, tout objet avec lequel on s'amuse. - (02) - M
aibûyeman (n.m.) amusement ; aussi mauvais emploi du temps - (08) - M
aibûyer : amuser  - (07) - M
aibûyotte (n.f.) : jouet ; objet avec lequel on s'amuse - (08) - M
aibûyotte : jouet  - (07) - M
aicaboicher, aicabouécher (v.) : écraser sous un poids - (08) - M
aicaboicher, v. a. charger la tête, écraser, fouler sous un poids. - (02) - M
aicâgnardi, v. a. acoquiner, amollir, énerver. - (02) - M
aicaïouner, v. a. poursuivre quelqu'un à coups de pierres, lapider. - (02) - M
aiccense, s. f. accense. Loyer d'une maison, d'un terrain ; usité dans quelques parties des cantons de Château-Chinon, de fours, etc. - (02) - M
aiccenser, v. a. louer, amodier, donner ou prendre en location ; s'emploie usuellement aux environs de Château-Chinon, mais seulement lors-qu'il est question des biens-fonds, des immeubles : aiccenser un champ, un pré, une ferme, une maison. - (02) - M
aiccrochot (n.m.) : crochet - (08) - M
aice, s. f. petite hache, cognée à manche très court et dont le taillant ressemble à celui d'une pioche. - (02) - M
aiceter (v.t.) : acheter - (08) - M
aichailandè : achalandé  - (07) - M
aichaiti, v. a. attirer, allécher par l'appât d'une friandise, d'une récompense. Être « aichaiti » à quelque chose exprime l'idée d'un désir stimulé par une jouissance antérieure. - (02) - M
aichaumi, v. a. engazonner. - (02) - M
aichetou, aichtou (-ouse) (n.m. ou f.) : acheteur (-euse) - (08) - M
aichi (n.m.) : essieu - (08) - M
aichi, s. m. essieu - (02) - M
aichistance, s. f. assistance, aide, secours. Prêter « aichistance », donner du secours. - (02) - M
aichiter (v.t. et pr.) : asseoir, s'asseoir - (08) - M
aichiter. v. a. asseoir. - (02) - M
aichiton (nom masculin) : petit siège rustique à trois pieds. - (06) - M
aichiton, s. m. escabeau à trois pieds, petit siège bas sans dossier. - (02) - M
aichitu (-e) (p.p.) : assis (-e) - (08) - M
aich'ter : acheter  - (07) - M
aiciau (nom masculin) : hachette. - (06) - M
aiciter, v. a. citer, appeler à comparaître devant le juge de paix. - (02) - M
aicoinçons : sillons de plus en plus courts dans un champ, de forme irrégulière. - (04) - M
aicompaingner, v. a. accompagner, aller de compagnie avec quelqu’un : « i va l’aicompaingner cheu lu. » - (02) - M
aicorci, v. a. accourcir, rendre plus court, abréger. - (02) - M
aicoter (s') (v.t. et pr.) placer contre une chose, s'appuyer - (08) - M
aicoter. v. a. appuyer, soutenir, mettre d'a-plomb, — barrer, fermer au moyen d'un obstacle, — accouder. - (02) - M
aicôteumer, v. a. acoutumer. - (02) - M
aicouau (ai l') (loc.) ; à l'abri, à couvert - (08) - M
aicouau (ai l'), loc. a l'abri, à couvert. - (02) - M
aicouchie, s. f. accouchée, une femme qui vient d'accoucher. - (02) - M
aicouée : qui glousse, demande à couver (adjectif). - (04) - M
aicouillou, aicouillot : écureuil. - (04) - M
aicouô : abri  - (07) - M
aicouo : abri. Quand o pieu, faut se mettre ai l'aicouo : quand il pleut il faut se mettre à l'abri. - (04) - M
aicouria : écureuil  - (07) - M
aicouter : accoter, soutenir, appuyer  - (07) - M
aicouteumance, s. f. coutume, habitude. - (02) - M
aicrapaudi (s'), v. réfl. s'affaisser, se mettre à plat à la manière des crapauds. - (02) - M
aicrapodir : se baisser vivement. Une herbe aicrapodie : une herbe versée. - (04) - M
aicrepoter (s') : accroupir (s')  - (07) - M
aicro : accroc, crochet  - (07) - M
aicro : crochet pour tirer l'eau du puits  - (07) - M
aicrô, s. m. croc, crochet, agraffe, tout instrument avec lequel on peut accrocher quelque chose et notamment celui dont on se sert pour le flottage des bois de moule sur les ruisseaux ou rivières du pays. - (02) - M
aicroicher, v. a. accrocher. - (02) - M
aicroincher (v.t. et pr.) : accrocher ; s'accrocher - (08) - M
aicrouècher : accrocher  - (07) - M
aicru : rejet sur racine  - (07) - M
aictiouner, v. a. appeler devant le juge de paix, citer en justice. Le mot et le fait sont très usités. « s'a contùne, i m'en va l'aictiouner », s'il continue, je vais lui faire un procès. - (02) - M
aictiouneu, adj. actif, énergique, ardent. - (02) - M
aidier, v. a. aider, donner du secours. - (02) - M
aidieu, s. m. adieu. Prenant congé de ses lecteurs. - (02) - M
aidor : dehors - (07) - M
aidresser (v.t.) : adresser - (08) - M
aidret : adroit (adjectif) ou endroit. Ç'o pas tout le monde qu'o aidret : ce n'est pas tout le monde qui soit adroit. Contraire d'envers : Mets ta ch'mise ai l'aidrai : mets ta chemise à l'endroit. - (04) - M
aidroce, s. f. adresse. - (02) - M
aidroci, v. a. rendre droit, redresser. - (02) - M
aidrouet : adroit  - (07) - M
aie :eau  - (07) - M
aïements, s. m. qui s'emploie surtout au pluriel, ustensiles de ménage, vaisselle. - (03) - M
aifaité (-e) (adj.m; ou f.) : se dit d'un récipient rempli jusqu'au bord (au faîte) - (08) - M
aifaîter (v.) : élever jusqu'au faite en tassant ou en débordant - (08) - M
aifaîter, v. a. élever jusqu'au faite en amoncelant. On « aifaîte » un charriot de foin, un tas de paille. S’emploie encore dans le sens de combler, remplir en entassant jusqu'à la dernière limite. - (02) - M
aifârmi, v. a. affermir, rendre ferme, consolider : « lai tarre s'ô aifàrmie. » - (02) - M
aifaudi (-e) (adj.m. ou f.) : affamé (-e) ; éte aifaudi = être dans le besoin - (08) - M
aifaudi, adj. affamé. - (02) - M
aifétè : affêté - (07) - M
aifét'lai : plein jusqu'au faite. (Voir aussi rai'aifait'lai) Un panier de treuffes aifét'lai : un panier de pommes de terre plein à ras bord. - (04) - M
aifét'lè : affêté  - (07) - M
aifeuriander, v. a. affriander, attirer quelqu’un par l'appât de la gourmandise. - (02) - M
aifeurner : arrêter, rester tranquille  - (07) - M
aifeurner, v. n. demeurer en repos, rester coi, ne pas bouger : « a n'veu pâ aifeurner c'gà lai, a fau qu'a r'mue. » - (02) - M
aiffaimé, part, passé. Affamé, qui a une grande faim. - (02) - M
aiffaire (n.f.) : affaire - (08) - M
aiffaire : affaire  - (07) - M
aiffeurner (v.) : demeurer en repos, ne pas bouger - (08) - M
aiffilée (d') loc. adv. avec continuité, sans interruption et comme à la file : il a fait son ouvrage « d'aiffilée » ; nous avons fait dix lieues « d'aiffilée. » - (02) - M
aiffouaudit : anéanti, sans forces, sans volonté. - (04) - M
aiffoulée : avortée, (se dit d'une vache) voir aussi aivortée. - (04) - M
aiffreuter (v.t.) : mûrir (fruits) - (08) - M
aiffront (n.m.) : affront, offense - (08) - M
aiffrouinches: ridelles de chariot, ranches. - (04) - M
aiffutiaux (n.m.pl.) : objets sans valeur, de peu d'utilité et démodés - (08) - M
aifiquet, s. m. affiquet, petit bijou, objet de toilette en général. - (02) - M
aiflonger, v. n. être comblé, gorgé, pourvu avec affluence, avec surabondance. - (02) - M
aifni (y seu), je suis mort de faim - (05) - M
aifoinge : rancher  - (07) - M
aifonger (v.t.) : écraser sous un-poids - (08) - M
aifouger, v. a. écraser sous un poids. Le bois mort « aifouge » une haie vive sur laquelle on le jette en masse. - (02) - M
aifouler, v. a. meurtrir, blesser par contusion. - (02) - M
aifranchi, v. a. franchir, traverser en sautant : « aifranchir » un fossé, un mur. - (02) - M
aifreumer, v. a. affermer, donner ou prendre à louage. Se dit des personnes et des choses. - (02) - M
aifreuter : mûrir  - (07) - M
aifreuter, v. n. affruiter, devenir mûr. Le mot s'emploie en parlant de tous les fruits de la terre quels qu'ils soient. - (02) - M
aifroinche, s. f. effranche, traverse de bois mobile qui soutient les ridelles ou les planches d'un charriot. Quelques localités du Morvan prononcent « enfronche. » - (02) - M
aifroinches (n.f.pl.) : montants de ridelles traverses de bois mobiles qui soutiennent les planches d'un chariot - Les aifroinches soutenaient les ridelles (de l'a.fr. effranche) - (08) - M
aifroinge : rancher  - (07) - M
aifrou, ouse, adj. gourmand, avide. - (02) - M
aifuter, v. a. affûter, aiguiser, rendre pointu au propre et au figuré. - (02) - M
aifutiau, s. m. engin de chasse ou de pêche, en général tous les menus objets qui servent à divers usages - (02) - M
aifutiaux : colifichets, petits objets ou vêtements. - (04) - M
aifûtiô : petit objet sans valeur  - (07) - M
aiga : regarde  - (07) - M
aigaice : pie  - (07) - M
aigaicer : agacer  - (07) - M
aigairoûyau (n.m.) : épouvantail (cf. lai. Pouélée) - étym. : (qui égare les oiseaux) - (08) - M
aigaisse (n.f.) : pie - (08) - M
aigasse : pie, synonyme de « Ouasse ». O cause coume une aigasse : il parle comme une pie. - (04) - M
aigé : mouillé. I seus aigé par la giboulée : je suis mouillé par la giboulée. - (04) - M
aigeai : rouir, mettre le chanvre aiger : mettre le chanvre dans un ruisseau pour le ramollir. Le cheinde éto aigé : le chanvre était roui. - (04) - M
aigenoillée, s. f. coussin de paille ou autre sur lequel on s'agenouille. - (02) - M
aigenoiller, v. a. agenouiller, mettre à genoux. — Morvan « azenoiller » - (02) - M
aigenoillons, loc. a genoux, sur ses genoux . - (02) - M
aiger, v. a. mettre dans l'eau, mouiller, rouir le chanvre. - (02) - M
aigiaude (nom féminin) : pluie subite et violente. - (06) - M
aigllie, s. f. aiguillée : « aine aigllie d' filot », une aiguillée de fil - (02) - M
aignaie : agneau  - (07) - M
aigneai, s. m. agneau : « mé beurbis m'an beillé chis aigneais. » - (02) - M
aignerie, s. f. toile d'araignée. - (02) - M
aigniaux, agneaux. - (01) - M
aignoutai : bricoler, ne pas agir efficacement. S'attacher à des détails futiles et inutiles. - (04) - M
aignoutai : espionner, quémander, épier. - (04) - M
aigolai : affamer. Aigolai d'souai : être très altéré. - (04) - M
aigolé, adj. gourmand, avide ; intéressé au figuré. - (02) - M
aigonir : injurier  - (07) - M
aigonisai: invectiver, injurier, agonir d'injures. On o des fois aigonisai : On est parfois injurié. - (04) - M
aigoniser : agoniser  - (07) - M
aigoniser, v. a. injurier, assaillir de paroles outrageantes. Nous disons aussi « aigonir. » - (02) - M
aigou, s. m. ecoulement de l'eau, égout, gouttière, rigole d'égouttement. Les « aigous » d'une cour, d'un chemin, d'un toit. - (02) - M
aigouares : après de grosses pluies, les ruisselets sur le sol. Après la pieu les aigouares coulont : après la pluie les ruisseaux coulent. - (04) - M
aigoucher (s') (v.pr.) : avaler de travers - (08) - M
aigoué (-e) (adj. m. .ou f.) : rassasié (-e) - (08) - M
aigouè : rassasié, repu, saturé  - (07) - M
aigoué : rassasié, repus. Quel bon repas, j'en seus aigoué : quel bon repas, je suis rassasié. - (04) - M
aigoué, part. pass. d'un verbe « aigouer » inusité. Gorgé, rassasié jusqu'au dégoût. - (02) - M
aigoué, repus - (05) - M
aigouer (s') (v.pr.) : s'étouffer en avalant (aussi égouer) - (08) - M
aigouére, s. f. égout, écoulement d'eau. Les « aigouéres » d'un chemin, d'un toit. - (02) - M
aigouja (n.m.) : houx (haut-Morvan) - (08) - M
aigoujâ, s. m. houx. Environ de Château-Chinon. - (02) - M
aigouriau (n.m.) : houx - (08) - M
aigouriou, aicoussa (n.m.} : houx (aussi aigru, Morvan-Nivenlais) - (08) - M
aigraichot, aicraichot : crochet. Tire la aiquant un aigraichot : tire la avec un crochet. - (04) - M
aigraiver, v. a. meurtrir, blesser au pied. Se dit surtout des boeufs fatigués par un long voyage ou par la marche sur des chemins rocailleux. - (02) - M
aigron, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (02) - M
aigron, s. m., héron. - (03) - M
aigru, s. m. houx. - (02) - M
aiguaisse, s. f. agasse ou agace, pie. - (02) - M
aiguanci. v. n. diminuer par l'effet de l'évaporation. Se dit d'un liquide qui baisse en bouillant trop longtemps sur le feu : retirez la chaudière, votre eau « s'aiguancit. » - (02) - M
aigue, aige (aqua), eau, aiger le chanvre. - (01) - M
aigue, s. f. eau. Le mot n'est plus usité ; il subsiste encore dans les noms de lieu et surtout dans la toponomastique rurale. - (02) - M
aigueriot : houx  - (07) - M
aigueriot, s. m. entonnoir. De « aigue », eau. - (02) - M
aiguerot (nom masculin) : entonnoir. - (06) - M
aigueruelle, s. f. animalcule qui abonde dans les eaux de source, dans les fontaines. - (02) - M
aigueûri : gâter (un enfant)  - (07) - M
aigueuriaibe, adj. agréable, par métathèse. - (02) - M
aigueuriau, s. m. houx. Le houx est extrêmement commun dans le Morvan. - (02) - M
aigueurner : agrainer  - (07) - M
aiguian (n.m.) : gland - (08) - M
aiguian, s. m. gland, fruit du chêne. « aillan », avec les ll mouillés. - (02) - M
aiguiand, guiand : gland. - (04) - M
aiguiaure (n.f.) : grosse averse (aussi aivolte). - (08) - M
aiguiaure, s. f. pluie subite et torrentielle, grosse averse. Quelques localités prononcent « aiguore, aiguiore », et même « aidiore. » - (02) - M
aiguiaurer, v. n. tomber avec violence. Se dit de la pluie lorsqu’elle tombe à verse. - (02) - M
aiguïer, v. a. aiguiser, rendre aigu, pointu. « aigujer. » - (02) - M
aiguieu (n.m.) : glu, matière visqueuse - (08) - M
aiguieu, s. m. glu, matière visqueuse qui sert à plusieurs usages. - (02) - M
aigu'ille : aiguille  - (07) - M
aigû'iller : aiguiser  - (07) - M
aigû'illie : aiguillée  - (07) - M
aigû'illon : aiguillon  - (07) - M
aigu-illon : aiguillon. - (04) - M
aigujoué, s. m. aiguisoir, pierre à aiguiser. - (02) - M
aigujouere : pierre à aiguiser les outils et principalement les faux. I passe l'aigujouere sur mon dard : je passe la pierre à aiguiser sur ma faux. - (04) - M
aigûllon, ll mouillés, s. m. aiguillon, longue baguette au bout de laquelle se trouve une pointe de fer pour exciter les bœufs. - (02) - M
aihâble, s. m. érable. - (02) - M
aihâbye (n.m.) : érable (de Chambure écrit : aihâbe) - (08) - M
aijautei (v.t.) : ajouter - (08) - M
aik'môder : accommoder  - (07) - M
ailai : aller. - (04) - M
ailan, ante, part. prés. du verbe aller. Actif, bien portant, vigoureux. - (02) - M
ailangouéré, part, passé d'un verbe inusité à l'infinitif. Languissant, maigre, efflanqué. - (02) - M
ailecie (n.f.) : grenier à foin au-dessus des étables, des écuries. Le grenier aux-dessus de la grange est appelé : chafaud - (08) - M
ailecie (nom féminin) : grenier à foin au-dessus des écuries. - (06) - M
ailecie, s. f. grenier à foin au-dessus des écuries, des étables. Le grenier au-dessus de la grange est appelé chafaud. - (02) - M
ailemer, v. a. allumer. « ail'mer lai chandeille. » - (02) - M
ailemette, s. f. allumette, tout ce qui sert à allumer le feu. - (02) - M
ailentaurs (n.m.pl.) : alentours - (08) - M
ailer (v.t.) : aller - (08) - M
ailer : aller  - (07) - M
ailer, v. a. aller. (Voir ailan.) - (02) - M
ailiger, v. a. alléger, soulager, donner de l'aide, du secours. - (02) - M
ailigre, adj. allègre, content, joyeux. - (02) - M
ailiré, part, passé d'un verbe alirer inusité. Uni, poli, glissant, se dit des chemins lorsqu'ils sont verglacés et de toutes les surfaces unies et polies. - (02) - M
â'ille : aise  - (07) - M
aîllements : ustensiles de cuisine  - (07) - M
aillïer, v. a. délayer, détremper avec de l'eau, avec un liquide quelconque. Il faut « aillier » la terre argileuse pour faire une chaussée d'étang, une aire de grange, etc. - (02) - M
aillieure, s. f. liaison, terme de cuisine désignant la matière, farine, œufs, etc., qui sert à lier ou épaissir les sauces. - (02) - M
ailmace : limace. Quand o pieu on voit des ailmces : quand il pleut on voit des limaces. - (04) - M
ailmaile : couteau (mauvais) - (07) - M
ailmale : couteau (mauvais) - (07) - M
ailmer (v.) : allumer (Roger Dron et de Chambure écrivent ailemer) - (08) - M
ail'mer : allumer  - (07) - M
ail'mette : allumette  - (07) - M
ailoiri (-e) (adj. m. et f.) : étourdi (-e) - (08) - M
ailoiri, v. n. étourdir, avoir des vertiges par éblouissements ou autre accident. S’emploie quelquefois dans le sens actif : le soleil « m'ailoirit » toujours. - (02) - M
ailoirisseman, s. m. étourdissement, éblouissement, vertige. - (02) - M
ailonner (v.) : découvrir quelque chose de lointain ou caché. - (08) - M
ailonner, v. a. découvrir quelque chose de lointain ou de caché, par le flair, l'instinct, ou même, chez les personnes, par intuition. - (02) - M
ailordi, v. a. alourdir, rendre lourd, étourdi, braque. Un « ailordi » est un étourdi, un évaporé, un être sans cervelle. - (02) - M
ailordition, s. f. étourdissement, vertige. - (02) - M
ailot (conj. du v. aller à l'imp. de l'i.nd.) : non pas ailiot, car s'il n'y a pas de trait d'union on prononce ayot (ou ayer pour aller) en palatisant le l - (08) - M
ailoti, v. a. lotir, mettre en lot ; disposer en groupe, en tas régulier pour la vente. - (02) - M
ailouâgne : alêne  - (07) - M
ailouagne : alêne de couteau ou de bourrelier. - (04) - M
ailunette, s. f. lunette. Un vieillard ne peut lire sans ses « ailunettes. » - (02) - M
aimaillanter, v. a. meurtrir, écraser. Un bras, une jambe « aimaillantés », c'est-à-dire dans l'état d'une chair frappée à coups de marteau. - (02) - M
aimander : grossir, prendre du poids, profiter. Un bon viau ! O l'aimande ben : un bon veau ! Il profite bien. - (04) - M
aimartoiller, v. a. ecraser, piler, assommer. « Martoiller » est pour marteler - (02) - M
aimaule (adj. m. et f.) : aimable - (08) - M
aimaur (n.m.) : amour - (08) - M
aimendaule, adj. qui amende, qui améliore, qui fait grandir, croître, se développer. Un temps de chaleur et d'humidité est « aimendaule » pour la végétation. - (02) - M
aimendeman, s. m. amendement, croissance, développement, engraissement, amélioration. - (02) - M
aimender : amender, grossir  - (07) - M
aimender, v. n. amender, croître, grandir, se développer, engraisser. Un enfant qui grandit, un bœuf qui engraisse, un arbre qui grossit, une herbe qui pousse, « aimendent. » - (02) - M
aimenitié, s. m. bénitier. - (02) - M
aimer, s. m. amer, fiel, humeur qui est renfermée dans une vésicule chez les bœufs et autres animaux. - (02) - M
aimeron : camomille sauvage, plante. - (04) - M
aimi (-e) (n.m. et f.) : ami (-e) - (08) - M
aimi : ami  - (07) - M
aimi, s. m. ami. On appuie sur la première syllabe comme si elle était précédée d'une h aspirée : « mon haimi. » - (02) - M
aimignôder, v. a. flatter, câliner quelqu'un. - (02) - M
aimije, s. f. fil de chanvre qu'on ajoute au besoin dans le tissage. - (02) - M
aimioti (-e), aimioti (r) (adj.m.ou f. et v.) : 1) devenu (-e) muet/-ette - 2) devenir muet/ette - (08) - M
aimioti (s'), v. réfl. devenir muet. (Voir miot.) - (02) - M
aimiquiaule, adj. amical, porté à l'amitié, disposé à aimer, sociable: «ç'ô eun bon garçon, bin aimiquiaule. » - (02) - M
aimiquié (n.f.) : amitié - (08) - M
aimiquié, s. f. amitié. - (02) - M
aîmné (-e) (adj.m. ou f.) : au lieu de aîn-né (-e) - (08) - M
aim'ner : amener  - (07) - M
aimoiller, ll mouillés, v. n. mouiller. se dit des femelles d'animaux et principalement des vaches lorsque le lait commence à paraître. - (02) - M
aimoincher (v.t.) emmancher - (08) - M
aimoincher, v. a. emmancher, mettre un manche, (voir moinche.) - (02) - M
aimoinzeter (v.t.) : gaspiller (aussi amaucheter) - (08) - M
aimoizeter, gaspiller - (05) - M
aimoizeter, v. a. gâcher, galvauder, détériorer, diminuer la valeur de quelque chose par insouciance ou maladresse. - (02) - M
aimon, s. m. amont, le haut, par opposition avec aval, le bas. - (02) - M
aimont : amont, haut - (07) - M
aimôr, s. m. amour. Ce mot éternellement jeune, n'apparaît que très rarement dans notre patois… - (02) - M
aimouèdier : amodier (louer)  - (07) - M
aimouègner : amener  - (07) - M
aimougner, aimoigner (v.) : amener (de Chambure écrit : aimougner) - (08) - M
aimougner, v. a. amener, mener vers… - (02) - M
aimugeai (s') : s'amuser. O s'aimugeot : il s'amusait. - (04) - M
aimunition. s. f. munition de guerre ou de chasse, plomb, poudre, etc. - (02) - M
aimusar, s. m. flâneur, celui qui perd son temps à des choses inutiles. - (02) - M
ain, aine. s. num. un, une. Le féminin est souvent nasalisé en aigne. - (02) - M
ainche. s. f. hanche. — « aince » - (02) - M
aindai : aider, se donner un coup de main. O mé ben aindé : il m'a bien aidé. Les amis venont vous ainder : les amis viennent vous aider. - (04) - M
ainder (v.t.) : aider - (08) - M
aindier : aider  - (07) - M
aineai, s. m. anneau, bague. - (02) - M
ainiée : poule qui garde le nid (adjectif). - (04) - M
ainique, adj. unique, seul. - (02) - M
ainité, s. f. unité. - (02) - M
ainné, adj. aîné, le premier né d'une famille : « ç'ô l'ain-né de nos p'tiots ». - (02) - M
ainnoma ! Interjection pour exprimer le doute, l'incertitude : vraiment ! Allons donc ! Vous plaisantez ! - (02) - M
ainombrer, v. a. compter, dénombrer. - (02) - M
ainuïan, ante, adj. contrariant, taquin. - (02) - M
aipaicher, v. a. apaiser, calmer, adoucir. - (02) - M
aipairoiller (s'), v. réfl. se mettre à l'aise, s'étendre, se détirer. - (02) - M
aiparceu (p.p.) : participe passé du verbe apercevoir « I m’en seu aiparceu héiar » - (08) - M
aiparceu, part, passé. aperçu, entrevu - (02) - M
aipauri, v. n. appauvrir, devenir pauvre. Nous disons « paure » et « poure » pour pauvre, d'où les verbes « apaurir, apourir. » - (02) - M
aipercevouère : apercevoir  - (07) - M
aipéritif (n.m.) apéritif - (08) - M
aipetioti. v. a. rendre plus petit, plus mince, plus pointu. - (02) - M
aipeuïot, s. m. appui, soutien. - (02) - M
aipeurchai (s') : pronominal : s'approcher doucement d'un homme ou d'un animal .Ou, employé comme verbe actif ; approcher : aipeurche mouai le sel : approche moi le sel. - (04) - M
aipeurcher : approcher  - (07) - M
aipeurcher, v. a. approcher : « aipeurche toué d' lu » - (02) - M
aipeurçue, s. f. aperçue, vue sommaire d'une chose. - (02) - M
aipeurer : essorer, égoutter  - (07) - M
aipeuriander. v. a. appréhender, craindre : « n'aipeuriande pas, va ! » - (02) - M
aipeurtir (s') (v.pr.) : devenir mauvais, s'assombrir (étym. : devenir « peut » = devenir mauvais) - (08) - M
aipiéter, v. n. avancer beaucoup en marchant, marcher très vite. - (02) - M
aiplaini, v. a. aplanir, mettre de niveau, rendre plan. - (02) - M
aip'ler : appeler  - (07) - M
aiplomb, s. m. aplomb. « d'aiplomb » s'emploie quelque fois pour exprimer l'intensité d'un effet produit : « l’soûlai chauffe d'aiplomb. » - (02) - M
aipoigne, loc. adv. a peine, avec peine. - (02) - M
aipoirner (v.) : provoquer, menacer - (08) - M
aipoirner, v. a. agacer, picoter, provoquer par des taquineries. - (02) - M
aipoli, v. a. polir, rendre uni, lisse. - (02) - M
aiponde : relier, réunir, abouter  - (07) - M
aipondre. v. a. rejoindre, joindre ensemble. S’emploie activement pour exprimer l'idée de réunion à une personne qui est en route. Cette femme était fort loin, mais je l'ai « aipondue » ou « r'joindue. » - (02) - M
aipôte (n.m.) ; 1) apôtre - 2) personne de mauvaise renommée - (08) - M
aipôte, s. m. apôtre : « ain boun aipôte », un hypocrite. - (02) - M
aipouli (s') v. réfl. se dit du ciel lorsqu'il prend une teinte uniforme. le temps « s'aipoulit » à l'époque des grandes pluies d'automne. - (02) - M
aipourter : apporter  - (07) - M
aippeau. s. m. appeau, espèce de sifflet dont on se sert pour imiter le cri des oiseaux et les attirer au piège. - (02) - M
aippétit (n.m.) : appétit - (08) - M
aippeurcer (s') (v.pr.) : s'approcher - (08) - M
aippor, s. m. apport, assemblée qui se réunit chaque année à jour fixe, marché, foire. - (02) - M
aipport : fête patronale. - (04) - M
aipposer. v. a. opposer : « i m'aippose ai ç'iai » — aipposer (s'), v. réfl. s'opposer. - (02) - M
aippreuve, s. f. preuve. Il a vendu ses bœufs, et pour « aippreuve », il a reçu des arrhes. - (02) - M
aipprôter (v.t.) : préparer, mettre en état de fonctionnement - (08) - M
aipré : après. - (04) - M
aiprée : après  - (07) - M
aiprés (prép., adv.) : après - (08) - M
aipreucher : approcher  - (07) - M
aipropi : nettoyer  - (07) - M
aipropri, v. a. nettoyer, tenir propre. - (02) - M
aiprôter : apprêter  - (07) - M
aiprôter, v. a. apprêter, préparer, disposer. - (02) - M
aiquabeuch'nè, aiquabeus'nè : affalé  - (07) - M
aiquabeus'née : courbée (par la vieillesse)  - (07) - M
aiquand : avec  - (07) - M
aiquand qu' …? : quand …?  - (07) - M
aiquant, quand : avec. Ol 'éto d'aiquant li : il était avec lui. Faut ailler aiquant les autres : il faut aller avec les autres. Faut lai quand les autres. - (04) - M
aiquelé : accroupi. (pour se dissimuler ou pour un besoin pressant). O s'o aiquelé : il s'est accroupi. - (04) - M
aiqueler (s') : accroupir (s')  - (07) - M
aiquemôder. v. a. accommoder, préparer, satisfaire. « aiquemôder » un mets, l'accommoder, le préparer ; « aiquemôder » un chaland, se mettre d'accord avec lui. - (02) - M
aiqueni, e, part. passé d'un verbe « aiquenir » inusité à l'infinitif. Emacié, celui qui est très amaigri. - (02) - M
aiqueter (v.t.) : acheter - (08) - M
aiquéter, v. a. faire une acquisition, acquérir, acheter, gagner, ramasser : « ol é aiqueté ain bon beutingn' », il a ramassé un bon bien. - (02) - M
aiqueuillon : arbuste : houx. Un bouquet d'aiqueuillon : un bouquet de houx. - (04) - M
aiqueulè : accroupi (e) - (07) - M
aiqueuler (st) (v.pr.) : s'accroupir - (08) - M
aiqueuni(é) (adj.m. ou f.) : très amaigri (-e) - (08) - M
aiqueur : noisetier  - (07) - M
aiqueurboté, ée, adj. accroupi, assis sur les talons. « aiqueurboté » semble une corruption de à-cul-bouté, mis à cul. - (02) - M
aiqueurni, e, adj. maigre, rachitique. - (02) - M
aiquit, s. m. acquit, reçu, quittance. - (02) - M
aiquiter, v. a. acquitter, rendre quitte : « a n'me doué pu ran, al ô aiquité », il ne me doit plus rien, il est quitte. - (02) - M
aiquouer : attacher un cheval à la queue du précédent  - (07) - M
aiquouobi : accroupi pour se cacher. - (04) - M
air : vent  - (07) - M
airâgnai : encourager, stimuler de la voix ou de l'aiguillon. - (04) - M
airâgner ('v.) : stimuler de la voix ou avec l'aiguillon - (08) - M
airagner (verbe) : exciter de la voie les animaux au travail : le cheval attelé ou les bœufs sous le joug. - (06) - M
airâgner : encourager, stimuler avec un bâton, accélérer, filer, activer  - (07) - M
airâgner, v. a. exciter, stimuler de la voix, de l’aiguillon, harceler : « allon, viâ, airâgné le bœu ! » allons, vite, excitez, piquez les bœufs ! - (02) - M
airaignan, ante, part. prés. hargneux, taquin, querelleur. - (02) - M
airâler, v. a. écorcher, enlever la peau, déchirer. - (02) - M
airaquai : accrocher. O s'o airaquai dans un fil de fer : il s'est accroché dans un fil de fer. - (04) - M
airâser, v. a. mettre de niveau : « airâser » un mur, un trou en remplissant le vide. - (02) - M
airbeuillai, r'beuillai : fouiller. Les couechots, les sanlliers airbeuillent : les cochons, les sangliers, fouillent. - (04) - M
aircandier : grugeur, personne malhonnête, roublard, voleur  - (07) - M
airdouèze : ardoise  - (07) - M
airdounance, s. f. ordonnance. - (02) - M
airdouner, v. a. ordonner. - (02) - M
aire : aigre  - (07) - M
airéeter : arrêter  - (07) - M
airèille (n.f.) : oreille (aussi érèille) - (08) - M
aireille (nom masculin) : versoir de la charrue. - (06) - M
aireille, s. f. oreille. « aiheille », par la chute de l'r : « i é mau ez aireilles. » - (02) - M
aireilles : oreilles. - (04) - M
aireillon, s. m. oreillon, anneau, agrafe de fer qui fixe l'anse d'un seau, d'une chaudière, d'une marmite, etc. : les deux « aireillons » d'un vase... par assimilation avec les oreilles. Nous disons aussi les « aireilles » pour les ouïes d'un poisson. - (02) - M
airétau, s. m. obstacle qui arrête, barrière, palissade, fossé, etc. : il a mis un « airétau » dans son champ pour qu’on n'y passe pas. - (02) - M
airgardai : regarder. - (04) - M
airgent, s. m. argent : « i n' l' fré ne por or ne por airgent. » - (02) - M
airgentaule, adj. argenteux, celui ou celle qui a de l'argent, qui a la poche bien garnie : ces gens-là sont « airgentaules. » - (02) - M
airgenter, v. a. convertir en argent une valeur en nature : vous me devez douze poulets, « airgentons-les ». C’est-à-dire donnez-m’en le prix en argent. - (02) - M
airgnie (n.f.) : araignée - (08) - M
airgnie, s. f. araignée et toile d'araignée, sync. De « araignie » « ailgnie. » - (02) - M
airgot : griffe, ongle  - (07) - M
airie, s. f. airée, ce qui est sur l'aire de la grange au moment du battage, la quantité de gerbes qu'on va battre au fléau. « aihie. » - (02) - M
airiotte, s. f. petite ruelle, chemin, sentier étroit entre deux haies, ou deux murailles : « a vô fau sigre l'airiotte », suivez le sentier. - (02) - M
airiver : arriver  - (07) - M
airmale : mauvais couteau. Tu parles d'un airmale : tu parles d'un mauvais couteau. - (04) - M
airmana (n.m.) : almanach - (08) - M
airmana, s. m. almanach. - (02) - M
airmouère : armoire  - (07) - M
airné : fatigué, éreinté (voir aussi eurné). - (04) - M
airôde, airôte : arête  - (07) - M
airôde, s. f. arête de poisson, dard, épine, piquant. Environs d'Avallon. - (02) - M
airoicher (v.t.) : arracher - (08) - M
airoicher, v. a. arracher, extraire. - (02) - M
airondelle, s. f. hirondelle. — « arondelle. » - (02) - M
airôsoue : arroseur  - (07) - M
airou : andain de foin avant la mise en tas ou en botte. On metto le foin en airou : on mettait le foin en andain. - (04) - M
airouai : assaisonner ou assaisonnement. - (04) - M
airouaicher : arracher  - (07) - M
airouaichoû d'dents : dentiste  - (07) - M
airouè : matière grasse pour la cuisson  - (07) - M
airouè : saindoux, huile ou autre matière grasse pour la cuisson. - (04) - M
airougi, v. a. rougir, rendre rouge. Le vent de solaire « airougit « les sarrasins. - (02) - M
airouinger : arranger  - (07) - M
airous : plusieurs andains rapprochés pour créer les condition favorables facilitant l'enlèvement ou la mise en tas du foin. - (04) - M
airouser, v. a. arroser, irriguer. - (02) - M
airpion : pied  - (07) - M
airquer : marcher  - (07) - M
airraichai : arracher. Airracher ses treuffes ou ses biottes : arracher ses pommes de terre ou ses betteraves. - (04) - M
airraisser (v.) : arracher - (08) - M
airrapai (s') : Se dépêcher, être actif au travail . Ol o ben airrapé : il est bien actif au travail. - (04) - M
airrètai : arrêter. - (04) - M
airrhes, s. f. plur. arrhes, gage. - (02) - M
airrivaige, s. m. arrivage, à peu près synonyme de « arroi. ». L’arrivage désigne toutes les denrées qui servent à accommoder les mets, le beurre, la graisse, l'huile, le lard, le sel, etc. - (02) - M
airrivaize (n.m.) : arrivage - (08) - M
airriver (v.t.) : arriver - (08) - M
airrôter (v.t.) : arrêter - (08) - M
airsouille : arsouille  - (07) - M
airtelé, part. pass. altéré : un homme « airtelé d'gaingner », celui qui a soif de bénéfice. - (02) - M
airter : arrêter  - (07) - M
airter, v. a. arrêter, saisir. - (02) - M
airtillerie (n.f.) : artillerie - (08) - M
airtique (n.m.) : article - (08) - M
airtot : orteil  - (07) - M
aisaumée, s. f. etendue de terre qu'un homme couvre de grains à chaque fois qu'il traverse un terrain en projetant la semence. Bande de terre en général. Mesure de superficie. — « aichaumée. » - (02) - M
aisceai, s. m. hachette à l'usage des sabotiers. - (02) - M
aisciau (n.m.) : herminette de sabotier - (08) - M
aiscouer : secouer  - (07) - M
aisote (n.f.) : arête - (08) - M
aissaivouâ, v. a. savoir, connaître, informer : « a mé fé aissaivouâ qu'avinrô », il m'a fait savoir qu'il viendrait. - (02) - M
aissas : relief du repas, débris de n'importe quoi… - (04) - M
aisseau : herminette (sabotier)  - (07) - M
aisseaux, diminutif de ais, planche, aisseaunes (bardeaux). - (01) - M
aissembler : assembler, préparer à donner son lait (vache)  - (07) - M
aissèmer : comprendre  - (07) - M
aisseurance, s. f. assurance, sûreté, sécurité. - (02) - M
aisseurer, v. a. assurer. - (02) - M
aissez (adv.) : assez - (08) - M
aissiau : petit outil du sabotier, herminette. - (04) - M
aissiaune (n.f.) : lame de bois de chêne qui servait à couvrir le toit des maisons (aussi assiaune, aissiaule) - (08) - M
aissiéger, v. a. asseoir, en parlant des choses, mettre d'aplomb. On « aissiége » les fondations d'un mur, une roche, un bloc. - (02) - M
aissiô, particule d'affirmation. Oui, assurément. - (02) - M
aissorder (v.t.) : assourdir - (08) - M
aissorder, v. a. assourdir : « a m'é aissordé aivou sai meusiqhie. » - (02) - M
aissoubi (s'), v. réfl. s'assoupir, s'endormir. - (02) - M
aissouèfè : assoiffé  - (07) - M
aissouélé (-e) (adj. m. et f.) : assoiffé (-e) - (08) - M
aissouété, adj. celui qui a soif, qui est très altéré. - (02) - M
aissoumer, v. a. assommer, frapper avec violence. - (02) - M
aissouriller, v. a. rendre sourd, assourdir. - (02) - M
ais'tè : assis  - (07) - M
ais'ter (s') : asseoir (s')  - (07) - M
ais'teure : maintenant  - (07) - M
aisteure, aichture (loc.adv.) : (à cette heure), à présent, maintenant - (08) - M
aisteure, loc. adv. a présent, à cette heure ; « i seu dijeuné aisteure », je viens de déjeuner. En plusieurs lieux on ne prononce pas la dernière syllabe. - (02) - M
aitaiche, s. f. attache, lien, épingle, agrafe, cordon, ruban et en général tout ce qui sert à attacher quelque chose. - (02) - M
aitainé (-e) (adj.m. ou f.) : fatigué (-e), dégoûté (-e) - (08) - M
aitainer, v. a. fatiguer, ennuyer, taquiner, importuner, dégoûter : « laiché moue, vo m'aitainés », laissez-moi, vous me fatiguez ! « i seu aitainé de ç'lai », je suis ennuyé de cela. - (02) - M
aitain'ner : lasser, fatiguer, énerver  - (07) - M
aitaiquer, v. a. attaquer, harceler. - (02) - M
aitairi, v. a. tarir, dessécher, mettre à sec : « mon poué ô aitairi », mon puits est à sec. N’est usité qu'en parlant d'un réservoir naturel. - (02) - M
aitau (adv.) : aussi, itou, de même - (08) - M
aitaut (prép.) : avec (aussi aiquant) - (08) - M
aitefice, s. m. engrais, fumier, amendement quelconque. - (02) - M
aitefier (v.t.) : améliorer le sol par la fumure - (08) - M
aitefier, v. a. fumer, mettre un engrais en terre ; améliorer, amender le sol et, en général, tout ce que l'on possède. On dit d'un homme laborieux et soigneux qu'il « aitefie » ses propriétés. - (02) - M
aitentiouneu, euse, adj. attentionné, qui a des attentions, des égards, des prévenances pour quelqu'un : « çô eune gentite fonne, bin aitentiouneuse. » - (02) - M
aiteujer, v. a. tisonner, remuer les tisons : « aiteujé l'feu », tisonnez le feu. - (02) - M
aiteûyer (v.t.) : attiser - (08) - M
aitifer, v. a. attifer, parer avec prétention et mauvais goût. - (02) - M
aitiger : exagérer  - (07) - M
aitolée, s. f. attelée, la durée d'un travail d'attelage pour les bœufs ou les chevaux ; espace de temps où les animaux de trait sont attelés. - (02) - M
aitoleman, s. m. appareil d'attelage, et non pas comme en français action d'atteler. - (02) - M
aitoler, v. a. atteler, mettre les animaux de trait sous le joug ou sous le harnais. - (02) - M
aitoloure, s. f. cheville de bois ou de fer qui sert à l'attelage des bœufs. - (02) - M
aitou : atout  - (07) - M
aitou : aussi  - (07) - M
aitou : aussi. T'es content ? moué aitou : tu es content ? moi aussi. - (04) - M
aitou, adv. aussi, également, pareillement : « al ô airivé aitou », il est arrivé aussi. « aitou » signifie avec : « aitou lu », avec lui. - (02) - M
aittaicer (v.t.) : attacher - (08) - M
aittaichai : attacher. Ol aittaiche pas ses chiens aiquant des saucisses : on n'attache pas ses chiens avec des saucisses. - (04) - M
aittaicher : attacher  - (07) - M
aittelouère : pièce d'attelage qui reliait le joug. - (04) - M
aittende (v.t.) : attendre - (08) - M
aittolai : atteler, composer un attelage. Fayo aittolai pou partir : il fallait atteler pour partir. - (04) - M
aittolaige : attelage  - (07) - M
aittolaize (n.m.) : attelage - (08) - M
aittolée : attelée  - (07) - M
aittoler (s') (v.t. et pr.) : atteler ; s'atteler - (08) - M
aittoler : atteler  - (07) - M
aittoupir : courir pour empêcher le froid. Faut aittoupir quand o jale : il faut courir quand il gèle. - (04) - M
aittraipe : attrape  - (07) - M
aittraiper (v.t.) : attraper - (08) - M
aittraiper : attraper  - (07) - M
aittügai : attiser le feu. - (04) - M
aittû-yer : attiser (le feu)  - (07) - M
aituïer, v. a. attiser, tisonner. - (02) - M
aivaicher, v. a. saillir une vache : le taureau blanc a « aivaiché lai beurnotte. » - (02) - M
aivaigni (-e) (adj. m. et f.) : affaibli (-e) - (08) - M
aivalanche (n.f.) : avalanche - (08) - M
aivan, prép. avant ; en avant ; plus loin, hors du lieu où l'on est : « a n'o pâ iqui, al ô aivan », il n'est pas ici, il est parti. - (02) - M
aivançaule, adj. qui donne de l'avance, qui se fait vite. Un travail minutieux n'est pas « aivançaule » - (02) - M
aivance (n.f.) : avance - (08) - M
aivance : avance  - (07) - M
aivance, s. f. espace de chemin ou de temps franchi avant le moment fixé ; argent libre dont on peut disposer sans délai : « al é d'laivance », il a de l'argent comptant. - (02) - M
aivancer : avancer  - (07) - M
aivanci, e, part. pass. d'un verbe « aivancer » inusité. Celui qui a de l'avance, qui est à l'aise. - (02) - M
aivanpeue (nom masculin) : auvents, volets. - (06) - M
aivanpleue, s. m. avant-pluie, côté de la pluie, face exposée à l'ouest. — un « aivanpleue », auvent qui abrite une maison. - (02) - M
aivant (prép., adv.) : avant - (08) - M
aivant : avant  - (07) - M
aivant : avant. - (04) - M
aivar (v.t.) : avoir - (08) - M
aivarti (v.t.) : avertir - (08) - M
aivarti, v. a. avertir : « i n'veu pà l'seurprenre, al ô bin aivarti. » - (02) - M
aivarticheman (n.m.) : avertissement - (08) - M
aivarticheman, s. m. avertissement ; avis donné aux plaideurs de comparaitre devant le juge de paix - (02) - M
aivauler, v. a. avaler, faire descendre. - (02) - M
aivaulou, ouse, adj. avaleur, avaleuse. Celui qui est gourmand : « eun gran aivaulou. » - (02) - M
aiveilli, v. n. devenir vieux, vieillir : « al ô bin aiveilli. » - (02) - M
aivencement : prolongation d'une toiture, auvent. - (04) - M
aiventrïer (s'), v. réfl. se coucher sur le ventre, se mettre à plat ventre. - (02) - M
aiveuc : avec (se dit aussi aiquant ou quant). - (04) - M
aiveughie, s. et adj. aveugle. Le son de la désinence est très mouillé. « aiveuille » - (02) - M
aiveughier, v. a. aveugler, éblouir : « l'soulai m'é aiveughié. » — « aiveuiller. » - (02) - M
aiveughiotte (ai l'), loc. a tâtons, dans l'obscurité. — « aiveuillotte. - (02) - M
aiveûye (adj. m. et f.) : aveugle - (08) - M
aiveûyer (v.t.) : aveugler - (08) - M
aivïer, v. a. aviser, apercevoir : « auchutô qui m'en seu aivïé ; — n'taiville pâ d'fére ç'lai. » - (02) - M
aiviger, v. a. inventer, imaginer des choses fausses le plus ordinairement. — « aiviger » est une forme d'aviser. - (02) - M
aivindre (v.) : atteindre (étym. : de ad venire : venir à ...) - (08) - M
aivindre, v. a. atteindre. - (02) - M
aivïon. s. f. avis, aperçu, vue rapide d'un objet, ou au figuré d'une idée. - (02) - M
aivioti, e, adj. amaigri, émacié, miné par la faim ou la misère. Ne s'emploie guère qu'en parlant des animaux. - (02) - M
aivis : avis  - (07) - M
aivis, s. m. avis, opinion, sentiment : « c'm'ô aivi », ce m'est avis ; je suis d'avis ; je crois que... - (02) - M
aiviser (v.t.) : aviser - (08) - M
aivives, s. f. plur. avives, glandes derrière la machoire. - (02) - M
aivo : avait. Ol aivo eu pou : il avait eu peur. Ol aivo été pou. - (04) - M
aivoigne, s. f. avoine. - (02) - M
aivoinge (n.f.) : avance - (08) - M
aivoinge, s. f. avance. Le dicton du pays est : « quan ai pieu l'dimoinge, lai s'maigne n'ô pâ d’aivoinge », quand il pleut le dimanche, la semaine donnera du retard à l'ouvrage. - (02) - M
aivoingeaule, adj. qui avance, qui va vite, qui se fait avec promptitude. Un travail « bin aivoingeaule » est celui qui peut s'exécuter avec rapidité. - (02) - M
aivoinger (v.t.) : avancer - (08) - M
aivoinger, v. a. avancer, donner de l'avance. - (02) - M
aivolai : avaler. J'aivole quand y meuge : J'avale quand je mange. - (04) - M
aivolée : aval, bas  - (07) - M
aivoler (v.) : 1) avaler - 2) abattre, courber vers le bas, coucher - (08) - M
aivoler : avaler  - (07) - M
aivoler, v. a. abattre, courber en bas, couher. - (02) - M
aivolte (nom féminin) : averse violente qui ravine les chemins. - (06) - M
aivolte, s. f. grosse averse qui entraîne les terres, qui ravine : les « aivoltes » ont couru dans les chemins. - (02) - M
aivortée: avortée (en parlant d'une vache). - (04) - M
aivorter : avorter  - (07) - M
aivou : avec  - (07) - M
aivou, prép. conjonct. Avec : « al ô v'ni aivou ou daivou nô », il est venu avec nous. - (02) - M
aivouâ, v. aux. avoir. - (02) - M
aivouaine (n.f.) : avoine - (08) - M
aivoucai, s. m. avocat : «eun boun aivoucai. » - (02) - M
aivoucaisserie, s. f. avocasserie, parlage à tout propos et sans fin avec esprit de chicane. - (02) - M
aivoucat (n.m.) : avocat - (08) - M
aivoué (n.m.) : avoué - (08) - M
aivouègne : avoine  - (07) - M
aivouènée : correction  - (07) - M
aivouère : avoir  - (07) - M
aivouère du tintouin : avoir du travail, avoir des soucis  - (07) - M
aivouère le temps deurè : s'ennuyer  - (07) - M
aivou'li : avec lui (ou aiveuc li). - (04) - M
aivri (n.m.) : avril. On pourrait écrire avril avec un l final puisqu'il n'est pas prononcé en morvandiau - (08) - M
aivri : avril  - (07) - M
aivri, s. m. avril, le 4e mois de l'année. - (02) - M
aizi, v. a. agir, se mettre en mouvement. - (02) - M
aizu (n.m.) : lieu où l'on rouissait le chanvre - (08) - M
aizu, s. m. lieu où l'on rouit le chanvre, où on le fait aizer = aiger. - (02) - M
âjdeu : aujourd'hui  - (07) - M
ajouer, dans le sens de aider, très bonne contraction du latin adjuvare. - (03) - M
al ; ol (pron. pers. 3ème pers. du sing.) : il - (08) - M
al, pron. masc. qui désigne la 3ème personne du sing. il : « al ô saivan, al ô p'tiot, al ô saige. » au pluriel « a » pour ils devant une consonne : « a son mailaides » ; et « al » devant une voyelle : « al y feure. » - (02) - M
alcade : autrefois magistrat espagnol. - (09) - M
alemelle (n.f.) : lame de couteau - (08) - M
alemelle, lame. - (01) - M
alemelle, s. f. lame de couteau. - (02) - M
âler : sécher, dessécher  - (07) - M
aleuve, s. m. élève, nourrisson. Se dit des animaux, du bétail : Grand Jean fait de bons « aleuves. » On prononce « éleuve » dans le Morvan bourguignon. - (02) - M
alman'na, arman'na : calendrier des postes. Almanach. - (04) - M
aloigne, s. f. alêne dont on se sert pour percer le cuir. - (02) - M
alouaige, s. m. louage, location : il cultive un champ qu'il a « d'alouaige » ; il en paie une pistole « d'alouaige » - (02) - M
alouer, v. a. louer, prendre en location, amodier. On « aloue » une maison, une ferme, un domestique, etc. - (02) - M
alourer (verbe) : être lourd, se montrer pénible, insupportable. - (06) - M
alpreill'man, adv. pareillement, également. - (02) - M
als (pron. pers. m. et f. pl.) : ils, elles - (08) - M
altéhé, part. pass. altéré, qui a soif. - (02) - M
alunette, s. f. linotte, oiseau de la famille des granivores. - (02) - M
alûter (v.t.) : avoir envie de vomir - (08) - M
alvin, s. m. bétail d'élève, animaux du premier âge, poulains, jeunes veaux. - (02) - M
alviner, v. n. aleviner, produire de l'alevin, c’est-à-direle fretin ou menu poisson avec lequel on peuple les étangs. Chez nous les carpes qui alevinent sont appelées pisseuses ou en patois « pichouses. » - (02) - M
amaucheter, v. a., gâter, gâcher, perdre, mettre à mal que l'on prononce à mau. - (03) - M
ambia : lien qui relie le joug au timon. - (04) - M
ambîme, s. m. abîme, endroit profond ou dangereux. - (02) - M
ambitionnou, ouse, adj. envieux, qui a ledésir d'avoir, le plus souvent aux dépens du prochain. - (02) - M
amblâ (n.m.) : tige servant à fixer le joug des bœufs sur le timon - (08) - M
amblâ, s. m. tige ou branche de bois tordue en forme d'anneau servant à fixer le joug des boeufs sur le timon d'une voiture. - (02) - M
amblas : pièce pour attelage de bœufs (pour fixer le timon)  - (07) - M
ambruer, « L » prendre son ambrue, se mettre en route, s'élancer, lancer une chose sur une pente ; ce mot nous parait venir directement d'ambulare). - (01) - M
amelette, s. f. omelette. - (02) - M
amerale, s. f. camomille vulgaire. - (02) - M
ameuler, v. a. mettre en meule, en tas, en groupe. - (02) - M
ameusser (s'), v. réfl. se baisser, se cacher, se tapir. S’emploie quelquefois sans le pronom : « al ô ameussé dan l’crô », il est tapi dans le trou. - (02) - M
ameuz'lé (adjectif) : couvert de blessures spectaculaires mais sans gravité réelle. - (06) - M
amialé (adjectif) : écrasé. Se dit notamment d'un gâteau qui manque de consis­tance. - (06) - M
amitiaule, adj., qui fait des démonstrations d'amitié. - (03) - M
amnée (n.f.) : année - (08) - M
amouèdiation : location  - (07) - M
amphitryons : hôte chez qui l'on va dîner. - (09) - M
ampoule (n.f.) : petite rainette - (08) - M
ampoule, s. f. petite rainette qui monte sur les arbres. - (02) - M
an, terminaison de la 3e personne du pluriel au présent de l'indicatif, au futur, etc. : « a dian, a fian, a mingean », ils disent, ils font, ils mangent. Une partie du Morvan nivernais prononce on : « a dion, a fion, a mingeon. » - (02) - M
anaû : virole de la faux - (07) - M
ancairner : puer - (07) - M
ançatre (n.m. et f.) : ancêtre - (08) - M
anciner, v. a. exciter un chien, le lancer à la poursuite de quelqu'un : le chien s'est « anciné » contre lui. - (02) - M
ancre, adj. acre, âpre, aigre, violent, ardent. - (02) - M
ancre, adj., être ancre, se montrer ardent, tenace, persévérant. A aussi le sens de âcre. - (03) - M
ancreman, adv. avec âpreté, violemment, ardemment - (02) - M
andain, s. m. chenet, landier. - (02) - M
andains (mot masculin) : chenets. - (06) - M
angive, s. m. contrefort de bâtiment. - (02) - M
angüier, angüiller : boîter, ne pas être d'aplomb, bancale. - (10) - M
anguillé, e, part. prés. d'un verbe « anguiller » inusité à l'actif : une carpe « anguillée » est celle qui prend la forme d'une anguille. - (02) - M
anligner, v. a. aligner, mettre en ligne. - (02) - M
annaige, s. m. bête ovine d'un an qu'on appelle prime dans le langage technique. - (02) - M
an'née : année  - (07) - M
annemi, e, adj. ennemi. On prononce an-n'mi. - (02) - M
anneu, s. m. ennui, langueur, tristesse, chagrin, embarras. On prononce an-neu. - (02) - M
anneumitié, s. f. inimitié, haine. - (02) - M
an'nimau : animal  - (07) - M
annimau, s. m. animal : « l'poure an-nimau ô péri », le pauvre animal est mort. - (02) - M
anno, adv. non. Dans le Morvan nivernais «ainn'no » le premier n est une épenthèse d'euphonie. On redouble l'interjection dans la locution « oh qu' ann' nô! » oh que non. - (02) - M
anosse (nom féminin) : anesse. - (06) - M
anosse, s. f. anesse. - (02) - M
anprês, prép. près, auprès. - (02) - M
anquié, e, adj. repu, gorgé, saoulé. « i seu anquié », je suis rassasié à l'excès. - (02) - M
apaïer, apaiser. - (01) - M
apâïer, v. a. apaiser, calmer, tranquilliser. - (02) - M
apan, adv. en bloc, en masse, tout ensemble, sans choix. - (02) - M
âpaule (n.f.) : épaule - (08) - M
âpeune (n.f.) : épine - (08) - M
âpi (n.m.) : épi - (08) - M
apianter, v. a., rendre pointu un morceau de bois ou de fer. - (03) - M
apin'ye (n.f.) : épingle (peut être aussi écrit apin-ye) - (08) - M
apogne (n.f.) : petite brioche aux grattons (aussi petit pain) - (08) - M
apoincer (v.t.) : épancher ; écarter le fumier - (08) - M
âpos (adj. m.) : épais (au fém., âposse) - (08) - M
apouaquer (v.t.) : écrabouiller, écraser - (08) - M
apport (nom masculin) : fête de village. - (06) - M
apport, affluence de pèlerins. - (01) - M
aque, s. f. acte : une « aque » de mariage. Le notaire a fait « l'aque. » - (02) - M
aquetouflé (adjectif) : ramassé sur soi-même. - (06) - M
aqueuler, v. a. accroupir, asseoir très bas sur les genoux ployés. - (02) - M
aqueurpoter (s') (v.pr.) : s'accroupir - (08) - M
aqueurvisse (n.f.) : écrevisse - (08) - M
aquia: attelage immobilisé. - (04) - M
aquiapi (adjectif) : brisé, fatigué outre mesure. (Voir acapi). - (06) - M
ar (n.f.) : air - (08) - M
ar, loc. être en ar, être en disposition, en velléité de « al étô en ar d'ailer en viaige », il était disposé à aller en voyage. - (02) - M
arâgner, v. a. exciter, stimuler les animaux de trait, les bœufs, les vaches. On laboure d'autant plus de terrain en un jour qu'on « arâgne » davantage ses bêtes. - (02) - M
aramer (s’), érêmer (s') (v.pr.) : se dit du soleil lorsqu'il disparaît à l'horizon, c.-à d. qu'il disparaît derrière "les rames" : les branches des arbres - se coucher pour le soleil - (08) - M
arâmer, v. n. entrer dans les rameaux, dans les branches d'un arbre. On prononce en quelques lieux « airaimer ». - (02) - M
arâpé, part. pass. d'un verbe « araper » inusité à l'infinitif dans ce sens. Avide, ladre, passionné pour ses intérêts. - (02) - M
arâper (s'), v. réfl. se prendre à... se mettre vivement à... un bon ouvrier « s'arâpe » à son ouvrage; il s'est « arâpé » à sa vigne. - (02) - M
araquer, v. a. accrocher. - (02) - M
arbeuiller (verbe) : fouiller en faisant de grands désordres. (On dit aussi r'beuiller). - (06) - M
arbiquer (verbe) : qui rebique, qui dépasse, en parlant d'un vêtement mal ajusté. - (06) - M
arbrousser (verbe) : rebrousser son chemin. - (06) - M
arcanderie (nom féminin) : comportement ou manœuvre qui est plus ou moins empreint de malhonnête. - (06) - M
arcandié, s. m. coureur de grands chemins, vagabond. - (02) - M
arcandier (n.m.) : vagabond ; personne peu recommandable - (08) - M
arcandier (nom masculin) : personne en qui on ne peut avoir confiance, personne malhonnête. - (06) - M
arcandier : homme sans profession ou qualification bien définie, touche à tout. - (04) - M
arce (n.f.) : grand coffre où l'on pétrissait la pâte à pain - (08) - M
arche, s. f. mait, coffre où l'on pétrit le pain. Le Morvandeau nivernais dit indifféremment mait ou arche, prononcé « airce. » - (02) - M
archigner (verbe) : rechigner. Montrer les dents. - (06) - M
archlot : armature d'un panier  - (07) - M
ardez, impér. d'un verbe fictif « arder » pour regarder. - (02) - M
ardille (n.f.) : argile - (08) - M
ardille, s. f. argile, terre grasse et fraîche. - (02) - M
ardillère, s. f. terrain argileux. Les ardillères, grande prairie près de Saulieu. - (02) - M
ardilleu, ardillou, adj. argileux, qui est de la nature de l'argile. Au féminin euse et ouse. - (02) - M
aré, aussi - (05) - M
areine, s. f. arène, granit en décomposition, lequel forme un sable à gros grains. - (02) - M
areiner, v. a. couvrir avec le gros sable appelé « areine ». On areine un chemin neuf, une allée de jardin, etc. - (02) - M
arène, sable. - (01) - M
areuiller (verbe) : avoir des difficultés pour voir. - (06) - M
arfions (nom masculin) : doigts de pieds. On dit aussi arpions. - (06) - M
argarder (verbe) : regarder. - (06) - M
argolet, argolat (n.m.) : houx (Morvan-sud) - (08) - M
argolet, s. m. houx. Ce mot était très usité dans le Morvan nivernais. Les bâtons « d'argolet » jouaient autrefois un rôle fort actif dans les foires et les apports de la contrée - (02) - M
argot : ergot  - (07) - M
argoula, s. m. ne désigne pas seulement le houx, mais aussi le genêt épineux, genista anglica de Linné. - (03) - M
aria (n.m.) : embarras, aléas - (08) - M
âriâ : ennui, contrariété  - (07) - M
aria, s. m., embarras, difficulté, obstacle. Ex. : quel aria ! que d'arias ! - (03) - M
ariau (nom féminin) : araire. Charrue. - (06) - M
arié, interj. maintenant, enfin, en effet, et correspond ordinairement à l'interj. « jar, jaré. » - (02) - M
ariens, aurions, airins. - (01) - M
arlinger (s') (v.pr.) : se dit du temps qui s'améliore "le temps s'arlinge" - (08) - M
armelle, s. f. marguerite, genre de pyrêthres. - (03) - M
armouére (n.f.) : armoire - (08) - M
armouère (nom féminin) : armoire. - (06) - M
arné (-e) (adj. et p.p. m. et f.) : fatigué (-e) à l'excès - (08) - M
arné, fatigué - (05) - M
arné, part, passé d'un v. « arner » inusité à l'infinitif. Ereinté, fatigué à l'excès : « i seu arné », je suis éreinté. - (02) - M
arnillouze, qui cherche querelle - (05) - M
aronce (nom féminin) : ronces. - (06) - M
arondelle, airondelle (n.f.) : hirondelle - (08) - M
arou, s. m. arrosoir. Apocope de « arousoir. » - (02) - M
arouher, v. a. arroser. - (02) - M
arré (loc.) : en vérité, par contre - (08) - M
arri, interj. arrière ! Cri à l'usage de ceux qui veulent faire reculer les bœufs : « arri, arri ! » - (02) - M
arrias : aléas (ou : encombrement, mélange). - (04) - M
arrié : ainsi, en revanche, en vérité  - (07) - M
arrié : voici que...(ou : retard : ol o arrié : il est en retard). - (04) - M
arrié, prép. et adv. arrière. « en arrié », en arrière ! - (02) - M
arriher, v. a. accommoder avec la graisse ou autre assaisonnement. Le bon lard « arrie » bien ; il faut de l'huile pour « arriher » la salade. - (02) - M
arroffé (-e) (adj.m. ou f.) : égratigné (-e) - (08) - M
arroi (n.m.) : huile, beurre, lard qui servent à assaisonner les mets - (08) - M
arroi : assaisonnement (voir aussi airrouai). - (04) - M
arroi, s. m. tout ce qui sert à assaisonner les mets, l'huile, le beurre, la graisse, le lard. La maison du pauvre est souvent « sans arroi. » cela se dit et cela est. - (02) - M
arroiler, arrouëler : mettre de l'arrimant, de l'arrouet : assaisonner. - (10) - M
arrosouère (nom féminin) : arrosoir. - (06) - M
arroué (n.m.) : tout ce qui sert à assaisonner les mets : (huile, beurre, graisse, lard...) - (08) - M
arroy, train, équipage (On disait autrefois « piteux arroy », triste équipage. C'est l'origine probable de notre locution mauvais charroi, (mauvais arroy), en parlant d'un individu dans une triste situation de santé ou de fortune.), charroi. - (01) - M
arsouiller (s') (verbe) : boire plus que de raison. Se faire mouiller par une averse. - (06) - M
arteiI, orteil, artoil. - (01) - M
artique (n.m.) : article - (08) - M
artisse, s. m. artiste vétérinaire. Nos campagnes, en fait d'art, ne connaissent que l'art vétérinaire et encore « le r'bouteux » tient le haut du pavé. - (02) - M
artot : orteil. Les artots queurnon (?) : les cors. - (04) - M
artots : orteils. - (10) - M
artoué (n.m.) : gros orteil du pied (plus souvent artau) - (08) - M
artoué, s. m. orteil, le gros doigt du pied. Une partie du Morvan nivernais prononce « artau. » - (02) - M
artouézon, s. m. artison, insecte qui ronge les étoffes, les fourrures, les bois blancs. - (02) - M
artourner (verbe) : retourner. Faire demi-tour. - (06) - M
artrousser (verbe) : retrousser. (Artrousse tes manches mon gars et au travail). - (06) - M
arveire, s. f. rivière. - (02) - M
arvioule, s. f. regain de prairie. - (02) - M
arvivre, s. m. regain de prairie. Synonyme de « arvioule » pour revivre. - (02) - M
arzent (n.m.) argent - (08) - M
as (art.cont.) : aux. Article contracté masculin et féminin pluriel mis pour ai las - aussi es - (08) - M
as, aux, à les. - (02) - M
as, aux. - (01) - M
asciau, s. m. petite hache à manche très court dont on se sert avec une seule main, outil à l'usage des charpentiers, des sabotiers, etc. - (02) - M
ascuser, v. a. excuser, pardonner : « ascusé moué », pardonnez-moi. - (02) - M
asine, s. f. bête asine. - (02) - M
assarge (adjectif) : turbulent, insupportable. - (06) - M
assarper (verbe) : bâcler ; saccager un travail. - (06) - M
assemblés, qui s'emploie généralement au pluriel et se dit d'un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être mariés. - (03) - M
assiaumes (nom masculin) : lames de bois de chêne que l'on employait en guise de tuiles pour couvrir les habitations. L'équivalent des bardeaux. - (06) - M
assiaune, aissiaune, aisseaune, s. f. bardeau, lame de bois de chêne qui sert à la toiture des bâtiments. La couverture en « assiaunes » était autrefois très en vogue à Château-Chinon. - (02) - M
assole (nom féminin) : échelle. - (06) - M
assomeiller (s') (verbe) : s'endormir. - (06) - M
astomac, s. m. estomac, poitrine. En Morvan, et ailleurs probablement, l'estomac, c'est tout à la fois la poitrine, le cœur, la gorge, le sein. Un bel estomac promet une bonne nourrice - (02) - M
atang (n.m.) : étang - (08) - M
ataurniau (n.m.) : étourneau - (08) - M
âte : champ en longueur  - (07) - M
âte, v. subst. être. - (02) - M
atéle, s. f. morceau de bois qui entre dans l'appareil d'attelage pour les chevaux de trait. - (02) - M
ateule (n.f.) : ensemble du chaume - (08) - M
ateurnuer (v.t.) : éternuer - (08) - M
atifer (s') (verbe) : soigner sa personne, sa présentation. - (06) - M
atiquet, s. m. les femmes se servent de l'atiquet comme d'un point d'appui pour leurs aiguilles à tricoter. L’atiquet se place sur la poitrine. C’est ordinairement une amande, une noisette ou même une dent de porc, un corps dur en un mot. - (02) - M
atounan, ante, adj. étonnant, surprenant. - (02) - M
atouner (verbe) : étonner. - (06) - M
atounnant (adj.) : étonnant, inquiétant - (08) - M
atounné -(-é} : (adj., m.et f.) : étonné (-e), surpris (-e) - (08) - M
atounner (v.t.) : étonner - (08) - M
atoupe (n.f.) : étoupe (filasse grossière) - (08) - M
atran'yer (v.t.) : étrangler - s'atran'yer (v. pr.) : s’étrangler en avalant (écrit aussi atran-yer) - (08) - M
attaigné (ée), adj., dégoûté, repu. - (03) - M
attoler (verbe) : atteler. - (06) - M
atulas (n.m.) : brin coupé d'un chaume - (08) - M
âtules, âteules (n.m.pI.) : tiges des céréales coupées après la moisson, chaumes - (08) - M
au droit de, loc. a côté de… près de… à la portée de… - (02) - M
aubârge (n.f.) : auberge - (08) - M
aubé, s. m. enfant nouveau-né. - (02) - M
aubépin (n.m.) : aubépine (arbuste) - (08) - M
aubépin : aubépine  - (07) - M
aubépin. s. m. aubépine. Les aubépins sont ébaumis = sont en fleurs épanouies. - (02) - M
aubeur (n.m.) : aubier - (08) - M
aubeur, s. m. aubier. - (02) - M
aubri, s. m. abri, petit remblai sur le bord d'une rigole d'arrosement. - (02) - M
aubu, s. m. terre argileuse, humide ou fraîche. Une terre d'aubu est ordinairement un sol gras et fertile. - (02) - M
auchi (adv.) : aussi - (08) - M
aucung (adj., pron. ind.) : aucun - (08) - M
audaicieu, euse, adj. audacieux. Se prend en mauvaise part avec le sens d'effronté, d'impudent. - (02) - M
audepin : arbuste : aubépine (ou aub'pin). Dans les friches o yé de l'audepin : dans les friches il y a de l'aubépine. - (04) - M
au-dret : en face  - (07) - M
au-dret : en face de... - (04) - M
aufligé, part. pass. affligé, infirme, estropié. Se dit d'une personne atteinte d'une grave infirmité physique, d'un boiteux, d'un muet, d'un sourd, etc… - (02) - M
aufrage, s. m. naufrage. - (02) - M
auj'deu (nom masculin) : aujourd'hui. On dit aussi aj'deu, augnu. - (06) - M
aujdeu : aujourd'hui  - (07) - M
aujd'eu : aujourd'hui. Feillot pas v'nir aujd'eu : Il ne fallait pas venir aujourd'hui. - (04) - M
aumale, terme injurieux qui correspond à animal. Ceux qui l'emploient n'en comprennent plus le sens qui est bien celui d'animal - (02) - M
aumusse ou aumuce : peau de martre ou de petit-gris que les chanoines et les chantres portent sur le bras lorsqu'ils font l'office. - (09) - M
auprépin, s. m. aubépine. - (02) - M
auqueune (adj., pron. ind.) aucune - (08) - M
aurisse, orisse (n.f.) : coup de vent violent avant l'orage, ouragan (de Chambure écrit ourisse) - (08) - M
aussu, adv. aussi, également. - (02) - M
autaur (n.m., adv.) : autour - (08) - M
aute (adj., pron.ind.) : autre - (08) - M
aute, adj. autre. « ç'ô eune aute aifére » — l'aute ou l'autre, un des noms du diable. - (02) - M
auteur, s. m. cause, mobile d'une action. il a été malade, c'est « l'auteur » qu'il n'a pas donné de ses nouvelles ; cet homme est méchant, c'est « l'auteur » qu'on ne l'aime pas. - (02) - M
aution (n.f.) : action, effet - (08) - M
autureau, s. m. élévation de terre, monticule, talus, ados dans un champ, sur un fossé. Le Morvandeau bourguignon prononce « autureai. » - (02) - M
auve, s. f. graisse de porc. On prononce « auvre » dans quelques localités - (02) - M
auvens, s. m. plur. avent, le temps qui précède la grande fête de noël : « les auvens de noué. » - (02) - M
auvraize (n.m.) : ouvrage (aussi auvraige) - (08) - M
auvrer (n.m.) : ouvrier - (08) - M
auzd'hai (adv.) : aujourd'hui (aussi ozedé, ozourdé) - (08) - M
avaingni, v. a. affaiblir, amollir, rendre lâche, paresseux. Se dit des personnes comme des animaux. Un cheval « avaingni » par la fatigue, un homme « aivaingni » par la maladie. - (02) - M
avale-royaume, loc. mange-tout, panier percé. - (02) - M
avau, en bas, daivau. - (01) - M
aveni, v. a. tirer de… arracher de… faire venir de... ma charrette était embourbée, je n'ai pu « l'av'ni. » - (02) - M
avêque, s. m. évêque. - (02) - M
aver (ai l'), loc. au revers, à l'opposé du soleil. Un champ est moins bon lorsqu'il est situé « à l'avers » c’est-à-dire au nord. En quelques lieux le champ de l'avers, c'est le cimetière. - (02) - M
aveur (ai l"), loc. en faveur de... à cause de... dans le but de... « i é fé ç'lai ai l'aveur de lu », j'ai fait cela en sa faveur. - (02) - M
aviement, adv., promptement, lestement. - (03) - M
avouairer (v.t.) : chasser les mouches - (08) - M
avouenée : correction. - (04) - M
aye (n.f.) : aise - (08) - M
ayé, aisé - (05) - M
aye, s. m. un coup d'aye, coup de fouet donné au cheval pour l'exciter - (02) - M
âyemans (n.m.pl.) : récipients de cuisine - (08) - M
ayianné (adjectif) : fatigué à l'extrême. - (06) - M
âze (n.m.) : âge - (08) - M
âze, s. m. âge. « l'âze preuntanié », la jeunesse. - (02) - M
âzié : aisé, facile  - (07) - M
az'rotte : traîne-bûche (larve de phrygane)  - (07) - M
azu, lavoir - (05) - M
babignotai : remuer les lèvres. Le chien babignote. - (04) - M
babines : lèvres. L'hiver les babines gerson : l'hiver les lèvres gercent. En français : lèvres en ce qui concerne les animaux. - (04) - M
babô, s. m. bobo, petit mal, souffrance légère dans le langage enfantin : « poure p'tiô, al é deu bâbô » - (02) - M
baboueille (ai lai), a la débandade. On dit le jour d'une foire ou d'un marché que tout va « ai lai baboueille », lorsque les denrées sont à vil prix, lorsque les marchandises ne trouvent pas d'acheteurs. - (02) - M
babouigniére, s. f. celle qui a de grosses lèvres ; femme qui fait la moue. Au figuré grognon, maussade. - (02) - M
babouin, s. m. celui qui a de grosses lèvres, des lèvres pendantes, qui fait la moue. - (02) - M
babouine (nom masculin) : babine d'un animal. - (06) - M
babouine, s. f. babine d'animal ou grosse lèvre humaine comme terme de moquerie. - (02) - M
babouines : lèvres, babines - (07) - M
bachat (nom masculin) : auge à cochon (généralement en fonte). - (06) - M
bachin (n.m.) : échelon, barreau - (08) - M
bâchins, s. m. bâtons d'échelle, échelons. - (02) - M
bacqueillôt : entrave (vaches)  - (07) - M
bacqueîllot : pièce de bois attachée au cou et laissée pendante entre les pattes pour entraver le bétail. On met un bacqueîllot è une vache maline. - (04) - M
badrée : bouillie épaisse. Des légumes trop queutes font une badrée : des légumes trop cuits font une bouillie épaisse.  - (04) - M
baffutai : discuter sans conviction. - (04) - M
bafleux, menteur - (05) - M
bâflou (-ouse) (n.m. ou f.) menteur (-euse). Celui ou celle qui trompe sans scrupule - (08) - M
bâflou, ouse, adj. menteur impudent, celui qui trompe sans scrupule - (02) - M
bafouèiller : bafouiller  - (07) - M
bâfrer : manger rapidement et salement  - (07) - M
bag'nauder : errer (nez en l'air)  - (07) - M
bagoter : se déplacer, dans le sens perdre du temps en déplacements inutiles. - (10) - M
bagotter : se déplacer, dans le sens de perdre du temps en déplacements inutiles. - (10) - M
bagoueillai : parler vite. Bafouiller : Quouai qu'tu bagou'eilles ? : qu'est-ce que tu bafouilles ?  - (04) - M
bagouéiller : bafouiller, parler vite  - (07) - M
bagué, part. pass. d'un v. « baguer » inusité a l’infinitif. Entassé, empaqueté, empilé. - (02) - M
baguenauder (verbe) : perdre son temps. - (06) - M
bagueuler (verbe) : prendre un mauvais pli agissant d'un vêtement. - (06) - M
bai (adv.) : bien - (08) - M
baicher (v.t.) : baisser - (08) - M
baicher : baisser  - (07) - M
baicher : baisser. Baiche un peu l'abat-jour ! : baisse un peu l'abat-jour ! - (04) - M
baicher, v. a. baisser, mettre plus bas. Ces hommes-là « baichan lai tête »..., baissent la tête. - (02) - M
baie : beau  - (07) - M
baie-pére : beau-père  - (07) - M
bailer, v. n. bêler. - (02) - M
bailhou (nom masculin) : bahut. - (06) - M
bailhou, s. m. bahut, petite armoire à deux portes où l'on met le pain, le laitage, etc. - (02) - M
bailivarne, s. f. baliverne, plaisanterie absurde, propos en l'air. - (02) - M
baillage : tribunal jugeant au nom et sous la présidence d’un bailli (procureur du roi au bailliage) ; juridiction d’un bailli. La révolution supprima les bailliages. - (09) - M
baillard (nom masculin) : sorte d'échelle sur laquelle on plaçait le cochon tué afin de le découper. - (06) - M
bailler , donner. - (01) - M
bailli : officier royal qui rendait la justice. - (09) - M
Bair : Bar-le-Régulier  - (07) - M
bairbe : barbe  - (07) - M
bairbillon : bouton sur la langue  - (07) - M
bairbitoué (n.m.) : presbytère (de l'a.fr. barboter = grommeler + suffixe -oué = -oir, pour de Chambure : barbitoué) - (08) - M
bairboiller, v. a. barbouiller, salir, peindre grossièrement. - (02) - M
bairbouéiller : barbouiller  - (07) - M
bairboulotte : coccinelle  - (07) - M
bairdée : grosse charge  - (07) - M
bairnaiger, v. n. profiter, réussir, prospérer, s'accroître : « tô bairnaige en c'te mâion laite », tout profite dans cette maison-là. - (02) - M
bairque, s. f. barque, bateau, peu usité dans une contrée où il y a beaucoup d'eaux courantes mais peu de rivières navigables. - (02) - M
baissie (n.f.) : encoignure où l'on posait les seaux d'eau - pierre d'évier - (08) - M
baissie : pierre d'évier  - (07) - M
baissinouére, s. f. bassinoire. - (02) - M
baitaille (n.f.) : bataille - (08) - M
baitaivie, s. m. baptême. E permute en a comme dans « quairâme » et « crame », pour carême et crème. - (02) - M
baitâme (n.m.) : baptême - (08) - M
baitïer, v. a. baptiser, donner le baptême. - (02) - M
baitijer, v. a. baptiser. - (02) - M
baittante (n. m. et adj.) : battant - (08) - M
baitterie (n.f.) : aire de battage au fléau - (08) - M
baittouai (n.m.) : machine à battre le grain - (08) - M
bajater (verbe) : radoter, bavarder, tenir des propos sans intérêts. - (06) - M
bajé, adj. se dit des pains qui se touchant dans le four n'ont pu former leur croûte. - (02) - M
balai (n.m.) : genêt - (08) - M
balai : genêt  - (07) - M
balai : genêt (voir genête). - (04) - M
balai, s. m. genêt à balai : un champ de « balais » ; les « balais » sont en fleur. On coupe les «balais» et on les brûle sur place pour répandre la cendre sur le terrain. - (02) - M
balan : équilibre instable, balancement  - (07) - M
balan : équilibre. En balan : En équilibre, objet en équilibre qui, en principe, ne doit pas tomber. - (04) - M
baléger, v. a. balayer, se servir du balai. - (02) - M
bâlement : doucement, aller doucement avec des bœufs dans un passage difficile. Bâlement mes gros, bâlement ! : Doucement mes gros, doucement ! - (04) - M
baliver, v. a. faire un balivage, choisir, marquer les baliveaux d'un bois et par extension tous les arbres réservés dans un taillis. - (02) - M
baliviau (n.m.) : baliveau dans un bois taillis, arbre réservé pour qu'il puisse croître - (08) - M
ballan, loc. équilibre. Emporter le «ballan », faire perdre le « ballan. » - (02) - M
balle (ai lai), loc. porter à la balle, porter sur le dos comme une hotte ou une besace. - (02) - M
balle, s. f. berceau d'enfant très jeune. - (02) - M
ballement, beulement, adv. bellement, doucement, interj. pour arrêter, contenir, modérer : « tô bâlleman, tô beuleman ! » - (02) - M
ballot, balot : débris de paille, déchet de paille (au battage) - (07) - M
balonge : cuve à raisin - (07) - M
balot, s. m. menu grain qui se trouve dans les déchets, après l'opération du vannage. Le cultivateur soigneux ramasse les « balôs » et les distribue par petits tas au bétail. - (02) - M
baloter, v. a. ramasser avec un râteau les balles et « balos » répandus sur l'aire ou ballier de la grange, séparer le grain des « balos » qui en forment la criblure de choix. - (02) - M
balou, balot (n.m.) : balle ou bale, capsule qui enveloppe les grains de céréales - (08) - M
baluchon, s. m. paquet que les voyageurs à pied portent sur le dos et qui renferme leur bagage. On dit en plaisantant d'une femme enceinte qu'elle ne sort jamais sans son « baluchon. » - (02) - M
bance (nom féminin) : tourtière où l'on entreposait les miches de pain. On dit aussi paingnée. - (06) - M
bancégne (n.m.) : barreau d'échelle - (08) - M
bancelle (n.f.) : petit banc - (08) - M
bangniée, s. f. bannière, étendard que l'on porte dans les cérémonies religieuses. - (02) - M
banneret (chevalier banneret) : gentilhomme qui avait droit de porter bannière et de mener ses vassaux au combat. - (09) - M
baptillot (n.m.) : cortège du baptême - (08) - M
baquiau, s. m. bateau, barque. - (02) - M
bara, s. m. cagneux, celui qui a des jambes difformes. - (02) - M
barache, s. f. terme injurieux qui correspond à grande bête. - (02) - M
baragouégner : bafouiller, maugréer - (07) - M
baragouiner : parler indistinctement, bafouiller. - (04) - M
baraitte (nom féminin) : baratte. - (06) - M
barbaillé (nom féminin) : race ovine en général. - (06) - M
barbaille, s. f. race ovine en général. Une ferme qui a beaucoup de « barbaille » est souvent prospère. On dit ailleurs « mottenaille, mouttenaille. » - (02) - M
barbanchon, s. m. brabançon, ouvrier nomade qui travaille le chanvre. - (02) - M
barbançon, s. m. nom que les charretiers donnent quelquefois à leurs bœufs avec le sens de gaillard, rude, hardi. - (02) - M
barbauiller (v.t.) : barbouiller - (08) - M
barbette, s. f. petite barbe naissante. - (02) - M
barbi, s. f. brebis. - (02) - M
barbis (nom féminin) : brebis. - (06) - M
barbitoue, s. m. presbitère, demeure du curé de la paroisse. - (02) - M
barbitras (nom masculin) : publicités. Écrits sans importance. (Ma boîte aux lettres est pleine de barbitras). - (06) - M
barbonnais, bourbonnais. En quelques lieux barbounâ. - (02) - M
barbouillaud, de, s. d. g. chien de chasse de l'espèce des griffons, appelé ainsi à cause des barbes qu'il porte à la tête et qui paraissent avoir formé ce nom, comme aussi celui du barbillon. - (03) - M
barbouillon, s. m. bouton qui pousse sur la langue des veaux. - (02) - M
barbouillou (adjectif) : barbouillé, sale, négligé. - (06) - M
barboulotte (n.f.) : coccinelle - (08) - M
barboulotte : coccinelle, bête à bon Dieu. La barboulotte porte bonheur. - (04) - M
barboulotte, s. f. insecte de l'ordre des coléoptères. Il y en a un qui est rouge pointillé de noir ; l'autre est entièrement noir. - (02) - M
bardée : grosse charge. Y en avo une bounne bardée : il y en avait une bonne charge. - (04) - M
bârére : barrière  - (07) - M
baret, s. m. baliveau, jeune arbre de réserve. - (02) - M
bareuler (verbe) : aboyer. - (06) - M
barguigner (verbe) : hésiter, mettre du temps avant de prendre une décision. - (06) - M
baricolé, part. pass. bariolé, bigarré. - (02) - M
barle, a. f. lieu où l'on parque les bestiaux : parc, enceinte close. - (02) - M
barli, barlô, dimin. de Philibert. - (02) - M
barlue, berlue. - (01) - M
barnager, v. n. multiplier, profiter, pousser, croître en nombre. Ex. : cette variété de pommesde terre barnage bien. - (03) - M
barrage, s. m. étoffe à couleurs tranchantes fabriquées par les tisserands du pays et avec laquelle on confectionnait des vêtements. - (02) - M
barré, adj. et subst. aux environ de Château-Chinon ce mot désigne à la fois les gendarmes, les enfants naturels et les bœufs dont le pelage est bariolé. - (02) - M
barré, bigarré. (Barrés, le morvandeau donne ce nom aux bœufs bigarrés et aux ... gendarmes. Autrefois on appelait ainsi les Carmes qui portaient des habits de diverses couleurs. Enfants barrés, bâtards). - (01) - M
barrée (nom féminin) : vache dont la robe est de deux couleurs. - (06) - M
bârrée : vache pie (noire ou rouge)  - (07) - M
barreire, s. f. barrière, claie mobile qui ferme l'entrée des enclos, terres ou prairies. - (02) - M
barrer (v.t.) : fermer une porte avec une barre - (08) - M
barrer, v. a., fermé. Ex.: la porte est barrée, vocable qui doit son origine à l'usage de fermer les portes au moyen d'une barre horizontale mobile s'emboîtant dans les montants en pierre ou en bois de la porte, et qui a survécu à ce mode de fermeture. - (03) - M
barrère (n.f.) : claie mobile, barrière - (08) - M
barriau (nom masculin) : à la campagne, demie-porte à claire-voie qui empêchait les volailles d'entrer dans l'habitation. On dit aussi vanteille. - (06) - M
barriée, s. f. barrière. - (02) - M
bas (ai) (loc.) : par terre - (08) - M
basseur, s. f. profondeur. Ce trou est profond, je n'en connais pas la « basseur. » - (02) - M
bassie, s. f. lieu où on lave la vaisselle, terme à peu près synonyme de cellier. - (02) - M
bâssier : pierre d'évier, synonyme « seiller ».  - (04) - M
bassiére, s. f. lie, dépôt qui se trouve au fond d'un vase. - (02) - M
bassin, baissin, s. m. petit bassin en cuivre et muni d'une queue ou manche. Dans chaque maison, le bassin, qui remplace le verre à boire, est suspendu au-dessus du « soillau » ou seau. - (02) - M
bassiner (verbe) : lasser, fatiguer, importuner. - (06) - M
Bastien, enne, nom propre. Seul usité pour Sébastien, Sébastienne. - (02) - M
bat' : battre  - (07) - M
batant : élocution facile . Ol'e un bon batant : il parle facilement. - (04) - M
bâti, part. pass. bâti, construit. S’emploie adjectivement. Un homme dit : « i seu bâti » pour dire qu'il a une maison, qu'il a achevé une bâtisse. - (02) - M
batiau (n.m.) : bateau - (08) - M
bâtié, s. m. blatier, marchand de blé, celui qui fait le commerce des grains. - (02) - M
bâtier (v.t.) : baptiser - (08) - M
bâtier, bâtié (n.m.) (de l’a. fr. blatier : marchand de blé) - (08) - M
bat'l'âne : garçon meunier. Au mèlin y avo un bat'l'âne : au moulin il y avait un garçon meunier. - (04) - M
batterie, s. f. aire de grange, emplacement réservé pour le battage des gerbes au fléau. Le sol de la batterie est ordinairement formé d'argile damée avec soin. - (02) - M
battou (-ouse) (n.m. ou f.) : celui ou celle qui bat au fléau - (08) - M
battoû : batteur (homme)  - (07) - M
battou, s. m. batteur en grange, celui qui bat au fléau. - (02) - M
battouaire (nom féminin) : machine à battre le grain. - (06) - M
battouère : batteuse - (07) - M
battouère : batteuse. - (04) - M
battre, v. n. livrer combat, lutter. Nous avons « battu » plusieurs heures ; à la fin nous avons gagné. - (02) - M
battrie : sol de la grange où s'effectuait le battage au fléau  - (07) - M
baude, adj. gai, jovial, de bonne humeur. - (02) - M
baudet (nom masculin) : pelote à épingles. - (06) - M
baudet, s. m. pelote à épingles. - (02) - M
baudin (n.m.) : boudin (aussi bodin) - (08) - M
bauger, v. n. entrer, se retirer dans une bauge, une tanière, un trou. Se dit de beaucoup d'animaux, du lièvre, du lapin, etc… - (02) - M
bauler (v.) : meugler pour le taureau et le bœuf - (08) - M
bauler, bouâler (v.t.) : beugler en parlant du boeuf - (08) - M
bauler, v. n. se dit de l'eau qui coule à pleins bords, d'un ruisseau qui submerge ses rives en se déversant au dehors : « al ô choué tan d'pleue que l’bié en baulô », il est tombé tant de pluie que le bief en débordait. - (02) - M
bauler, v.n. exprime particulièrement le mugissement prolongé des taureaux. - (02) - M
baume (n.f.) : menthe - (08) - M
baume, s. f. nom commun à plusieurs plantes aromatiques, à la menthe-baume entre autres, qui abonde dans certains sols de notre contrée granitique. - (02) - M
bauquing (n.m.) : bouc - (08) - M
baurger (v.t.) : couler à plein bord - (08) - M
baurger, v. n. couler à plein bord, tomber à flot. Après une averse, l'eau « baurge » dans les rigoles. - (02) - M
bausser, v. n. faire bosse, former une proéminence, un gonflement. On dit d'une femme enceinte que son ventre « bausse. » on en dit autant du carnier d'un chasseur heureux. - (02) - M
bauter (v.t.) : mettre (aussi bouter) - (08) - M
bavoicher, v. a. baver, jeter de la bave, bavarder. - (02) - M
bavoichou, ouse, adj. baveux, euse, celui ou celle qui bave, bavard, ivrogne. - (02) - M
bavoire, s. f. grand pont de culotte à l'ancienne mode. Les bavoires sont encore en usage dans le pays. - (02) - M
bavou : baveux, bavard  - (07) - M
bavou : bavoir  - (07) - M
bavou, ouse, adj. celui ou celle qui bave : « un vieux bavou », rabâcheur, radoteur. - (02) - M
bavouaichai : parler à tort et à travers . - (04) - M
bavouaicher (v.t.) : bavarder, parler - (08) - M
bavouaichou (n.m.) : bavard, qui parle beaucoup - (08) - M
bavouaichou : celui qui parle à tort et à travers. Ç'o agaçant un bavouachou : C'est agaçant quelqu'un qui parle à tort et à travers. - (04) - M
bavouècher : baver, parler à tort et à travers  - (07) - M
bavoux, baveux, qui bafouille, dit des bêtises - (05) - M
bayard, nom de bœuf au poil bai ou rouge foncé. - (02) - M
bê (n.m.) : bec - (08) - M
bè : bec, bouche  - (07) - M
bé, bec - (05) - M
bé, bec. - (01) - M
bê, biô : beau  - (07) - M
be, s. m. bec. - (02) - M
béatilles, abattis de volailles. - (01) - M
bécafi, s. m. becfigue. - (02) - M
becafigue, becfigue, becafi. - (01) - M
bécô, s. m. petit baiser, terme enfantin qui signifie au propre petit coup de bec. De bec pris dans le sens de bouche. - (02) - M
bedon, s. m. petit ventre, ventre d'enfant. - (02) - M
bedoucher (verbe) : porter, caliner un enfant en le tournant dans tous les sens. (Arrête don de l’bédoucher qu'y va êtes malade ce p'tiot). - (06) - M
bée'te : bête  - (07) - M
bégaiyou (n.m.) : celui qui bégaie (fém. bégaiyouse) - (08) - M
bégau (-de) (n.m. et f.) : bègue - (08) - M
bégau, s. m. bègue, celui qui bégaie. Au féminin bégaute, celle qui est bègue. - (02) - M
bégauter, v. a. bégayer, parler avec difficulté. - (02) - M
bèguai : bégayer. - (04) - M
bèguer : bèguer  - (07) - M
béguer, v. n. parler à la manière des bègues, bégayer. - (02) - M
bêillai : donner. Y vote bêillai des éteurnes : je vais te donner des étrennes.  - (04) - M
béille (n.f.) : bille - (08) - M
béiller (v.t.) : donner - (08) - M
bèiller : donner  - (07) - M
beiller : donner. - (10) - M
beiller, v. a. bailler, donner, remettre quelque chose à quelqu'un. Ce mot est le seul usité chez nous pour donner. - (02) - M
bein (adv.) : bien - (08) - M
bein, s. m. bien, propriété, fortune. - (02) - M
beinhireu, euse, adj. et subst. bienheureux. - (02) - M
bélle (adj. f.) : belle - (08) - M
bénéfier, v. n. bénéficier, faire du profit, du bénéfice. - (02) - M
bénissu (-e) (p.p. et adj. m. et f.) : béni (-e) - (08) - M
bénissu, e, partic. pas. du verbe bénir, bénit. - (02) - M
benne (n.f.) : grande corbeille d'osier - (08) - M
benne, s. f. grande corbeille en osier ou cage formée de claies dans laquelle on transporte le charbon de bois. - (02) - M
bérais, s. m. lourdaud, maladroit. - (02) - M
berbe, s. f. barbe. - (02) - M
berge, s. f. nuée flottante dans le ciel, amas de nuages. - (02) - M
berlûter : éblouir  - (07) - M
berne, s. f. bordure, lisière, marge, talus : les bernes d'une rivière, les bernes d'une route, etc. - (02) - M
béron (n.m.) : rouge-gorge (étym. bec rond) - aussi reuche - (08) - M
béron, s. m. rouge-gorge ou linotte. - (02) - M
Bérouette, beurouette : Brouette. Une beurouette de bois. : une brouette de bois. - (04) - M
besaice, s. f. besace, grand sac que l'on porte sur le cou autant que sur le dos, pendant de droite et de gauche. Il n'y a pas que les mendiants qui se servent de ce moyen de transport, il est à l'usage de tous nos campagnards. - (02) - M
besoingnou, ouse, adj. besogneux, celui qui a besoin, qui manque du nécessaire. - (02) - M
besse (n.f.) : bêche - (08) - M
besse, s. f. bêche, instrument pour travailler la terre. - (02) - M
besser (v.t.) : bêcher - (08) - M
besser, v. a. bêcher, remuer la terre avec une bêche. - (02) - M
bessière (verbe) : petite dépression de terrain. - (06) - M
bessons , jumeaux, boissins. - (01) - M
besterie, bêtise. - (01) - M
besterie, s. f. bêtise, niaiserie, propos équivoque. - (02) - M
bestiau, s. m. bétail, les bêtes à cornes principalement. - (02) - M
bétassai : faire des bêtises. Ç'o un bétassou : il ne fait que des bêtises. - (04) - M
béte fâramine : animal imaginaire méchant  - (07) - M
béte, s. m. béte, qui est sans esprit. Un gros « béte », un vieux « béte. « « couye-toué, mon n-aimi, teu n'équ'eune béte. » tais-toi, mon ami, tu n'es qu'une bête. - (02) - M
béterie (n.f.) : bêtise - (08) - M
bèterie : bêtise. - (04) - M
bétiâ : bête, pas bien malin  - (07) - M
bétïe, s. f. bêtise, propos léger ou peu raisonnable, niaiserie. - (02) - M
bétïer, v. n. dire des bêtises, des niaiseries, des choses légères, faire des riens, faire la bête, l'idiot. - (02) - M
bétije, s. f. bêtise. Même sens que bétie. - (02) - M
bétijer, v. n. même sens que bétier. - (02) - M
bêtiolot, bêtiot : un peu stupide. - (10) - M
bêtiot : pas bien malin. - (04) - M
bétô, s. m. petite bête, bétat, diminutif de bête. - (02) - M
bètri : nombril, ventre. - (04) - M
beu : bœuf  - (07) - M
beûce (n.f.) : bûche - (08) - M
beûceron (n.m.) : bûcheron - (08) - M
beuche : bûche  - (07) - M
beûché : bûcher  - (07) - M
beuche : grosse bûche de bois. La beuche de Noué : la bûche de Noël. - (04) - M
beuche, s. f. bûche, morceau de bois préparé pour le feu. - (02) - M
beûcher : bûcher. - (04) - M
beucher, v. a. frapper avec force, travailler en frappant, en taillant. « beucher » une pièce de bois, c'est la dégrossir. beucheron, s. m. bûcheron. - (02) - M
beûchiotte, beûchotte : petite bûche  - (07) - M
beuchon (n.m.) : buisson - (08) - M
beuchon : buisson, bosquet (petit)  - (07) - M
beuchotte : une bûchette. - (10) - M
beuchotte : petite bûche de bois, bûchette. - (04) - M
beuchotte, s. f. bûchette, brin, fétu de paille ou de bois dont on se sert pour tirer au sort. - (02) - M
beude (n.f.) : ventre (aussi beuille) - (08) - M
beude , bedon : ventre, petit ventre  - (07) - M
beude, beudon : ventre. En français : bedaine. Il a une bounne beude : il a un bon ventre ou : ol é un bon bedon. - (04) - M
beude, s. f. ventre, gros ventre, panse. - (02) - M
beue. s. f. buse, oiseau de proie. - (02) - M
beugne (n.f.) : coup, bosse - (08) - M
beûgne : coup (choc, contusion), bosse  - (07) - M
beugne, bosse au front - (05) - M
beugne, s. f. bosse, enflure à la tête par suite d'un coup ou d'une chute. - (02) - M
beugner (se) (verbe) : se cogner, heurter violemment quelque chose et se blesser. - (06) - M
beugner (se) : se cogner. - (10) - M
beugner (v.t.) : donner des coups - (08) - M
beugner (verbe) : cogner, bosseler, cabosser. - (06) - M
beûgner : cabosser, cogner  - (07) - M
beugner : se toquer, se cogner. - (10) - M
beugner, v. a. causer une enflure, faire une bosse, bossuer. - (02) - M
beuhaice, s. f. besace. - (02) - M
beuillassou, ouse, adj. celui qui a un gros ventre, ventru. Un homme beuillassou, une femme beuillassouse. - (02) - M
beuille, lessive - (05) - M
beuille, s. f. ventre, gros ventre. On dit encore « boille. » - (02) - M
beuillou, beuillu, ad. ventru. - (02) - M
beujon, s. m. buson, lambin, celui qui agit avec lenteur. - (02) - M
beujouner (verbe) : chercher quelque chose sans idée précise. - (06) - M
beuner (verbe) : labourer une seconde fois. - (06) - M
beuner, v. a. sombrer, donner le second labour à une terre en friches. - (02) - M
beunitre, v. a. bénir, donner une bénédiction, forme archaïque du verbe « beunir » qui est aussi usité. - (02) - M
beûquer (v.t.) : brûler, roussir les soies du porc lorsqu'il est tué - (08) - M
beurau (adj.) : de couleur brune ou rousse - (08) - M
beurau, aude, adj. de couleur rousse, brune ou même noire : un chien « beurau », une vache « beuraude ou beurotte. » - (02) - M
beurbi, s. f. brebis. - (02) - M
beurbis (nom féminin) : brebis. Voir barbis. - (06) - M
beurbis : brebis  - (07) - M
beurce (nom masculin) : berceau. - (06) - M
beurce, beurçais (n.m.) : berceau (haut-Morvan) - (08) - M
beurcer, v. a. bercer : « beurce ton p'tiô », berce ton enfant. - (02) - M
beurchaude (n. f.) : tisonnier tige de fer rougie au feu - (08) - M
beurchaude (nom féminin) : tisonnier. - (06) - M
beurchaude, s. f. tige de fer qu'on fait rougir au feu pour percer quelque chose. - (02) - M
beurchie (n.f.) : cruche à deux anses avec un bec - (08) - M
beurchie (nom féminin) : cruche à deux anses. - (06) - M
beurchie : vessie, outre, cruche à deux anses et petit goulot pour conserver la boisson fraiche dans les champs. - (04) - M
beurchie, s. f. cruche à deux anses avec un petit bec pour verser le liquide. - (02) - M
beurchou (adjectif) : se dit d'un enfant qui a perdu ses dents de lait de devant. - (06) - M
beurchou (n.m.) : tarrière pour creuser les sabots (aussi breuçu) - (08) - M
beurchou, s. m. tarière à l'usage des charpentiers. - (02) - M
beurda : peu soigneux dans son travail. - (04) - M
beurdâ, s. m. brouillon par précipitation, celui qui agit étourdiment. - (02) - M
beurdagô, s. m. homme sans raison, braque, à demi fou. - (02) - M
beurdais, dale, adj. étourdi, désordonné, qui marche de travers. - (02) - M
beurdâleman (n.m.) : bruit fait par un véhicule qui roule sur des chemins mal entretenus - (08) - M
beurdaleman, s. m. bruit d'une voiture soumise à des cahots. - (02) - M
beurdâler (v.t.) : faire du bruit en remuant - (08) - M
beurdaler : secouer, brutaliser  - (07) - M
beurdaler, v. n. se dit d'une voiture en mauvais état ou mal graissée qui fait du bruit en roulant : « sai chairote beurdalô dan l'chemi », sa charrette beurdalait dans le chemin. - (02) - M
beurdalon : petit chariot de foin  - (07) - M
beurdasser (verbe) : porter un enfant en le secouant. - (06) - M
beurdê : brutal, sans soin au travail, idiot - (07) - M
beurder (v.t.) : cosser se heurter la tête en parlant des chèvres (aussi teûler) - (08) - M
beurdet (n.m.) : bélier - (08) - M
beurdignot (nom masculin) : simplet, personne un peu "demeurée" mais sans agressivité. - (06) - M
beurdin (adjectif) : simple d'esprit. - (06) - M
beurdin : idiot, étourdi, fada,simplet, innocent  - (07) - M
beurdin : étourdi, idiot. - (04) - M
beurdin, s. m. brouillon, étourdi et même quelquefois imbécile, idiot. - (02) - M
beurdinerie (nom féminin) : idiotie. Faute bénigne. - (06) - M
beurding (n.m.) : idiot, nais - (08) - M
beurdoiller (v.) : bredouiller - (08) - M
beurdoiller, v. a. bredouiller, parler d'une manière indistincte, articuler avec difficulté. - (02) - M
beurdoillou, beurdouillou (-ouse) (n.m. ou f.) : celui ou celle qui bredouille, qui parle mal - (08) - M
beurdoillou, ouse, adj. celui qui bredouille, qui parle mal et indistinctement. - (02) - M
beurdôler, v. n. basculer. - (02) - M
beurdollai : parler entre ses dents, grommeler. - (04) - M
beurdolle (n.f.) : petite prune noire - (08) - M
beurdolle, s. f. petite prune. - (02) - M
beurdollo : qui parle sans nécessité, dit n'importe quoi. - (04) - M
beurdouéiller : grommeler, parler indistinctement, bafouiller, bégayer, bredouiller  - (07) - M
beurdoulau, beurdaulau (n.m.) : celui qui grommelle entre ses dents mais aussi personne un peu niaise - (08) - M
beurdoulau, s. m. celui qui grommelle entre ses dents. - (02) - M
beurdoûler : tomber en roulant  - (07) - M
beurdouler, beurdauler (v.) : rouler, tomber, tourner dans tous les sens. - (08) - M
beurdouler, rouler - (05) - M
beurdouler, v. a. rouler, tourner en diffé­rents sens : « quioque teu beurdoule dan l' gueur­né ? » qu'est-ce que tu bouscules dans le grenier ? - (02) - M
beurdoûlot : petit chariot de foin  - (07) - M
beurdouner (verbe) : provoquer un bruit sourd. (J'entends beurdouner à la porte, va don voir c’que c’est). - (06) - M
beurée (n.f.) : pluie violente, grosse averse (du latin burra par le celtique brod = bouillon) - (08) - M
beurée, s. f. averse de pluie. - (02) - M
beureille (nom féminin) : récipient à beurre. - (06) - M
beureille, s. f. panier de forme arrondie avec des anses. - (02) - M
beurgére, s. f. bergère, celle qui conduit aux champs non-seulement les moutons, mais les ani­maux de toute espèce, y compris les oies et les dindons. - (02) - M
beurié (nom masculin) : berceau rustique. Sorte d'auge en bois. - (06) - M
beurié : berceau  - (07) - M
beurié, s. m. berceau d'enfant. - (02) - M
beurière (n.f.) : bruyère - (08) - M
beuriére, beurieure : bruyère  - (07) - M
beurieure, s. f. bruyère. - (02) - M
beurioche (n.f.) : brioche - (08) - M
beurioche : brioche - (07) - M
beurioche : une brioche. - (10) - M
beurioge, s. f. brioche, gâteau en général. - (02) - M
beuriolée, s. f. une pleine voiture, tout ce qu'une voiture peut contenir. - (02) - M
beurjot (nom masculin) : raccommodage grossier consistant à rapprocher les parties d'un accroc. - (06) - M
beurlaiser (v.) : aller et venir, perdre son temps à des futilités - (08) - M
beurlan : bruit intense  - (07) - M
beurlan : gros bruit, tintamarre. - (04) - M
beurlander, v. n. aller au beurlan ou bre­lan ; se réunir à un certain nombre de personnes pour causer, bavarder, faire du bruit, du tapage. - (02) - M
beurleûyot (n.m.) : qui voit mal clair ou d'un seul œil - (08) - M
beurlier, v. n. briller ; au part. prés. « beur­lian. » - (02) - M
beurlin, s. m. pou des moutons. - (02) - M
beurlindiner (verbe) : faire tinter une sonnette. Par extension, faire du bruit pour manifester sa présence. - (06) - M
beurlingouére : objet bruyant  - (07) - M
beurlingouére, s. f. trébuchet, piège à oiseaux. - (02) - M
beurlingouin, s. m. badaud, musard. Un grand beurlingouin, homme à grandes jambes qui flâne. - (02) - M
beurloder (verbe) : paresser, perdre son temps. - (06) - M
beurloquai : cahoter. On est ben beurloquué dans la remorque : on est bien cahoté dans la remorque. - (04) - M
beurloque : montre, breloque  - (07) - M
beurloque, s. f. berloque = breloque. - (02) - M
beurloquer : cahoter, remuer dans quelque chose  - (07) - M
beurloquer, v. a. remuer en tous sens, secouer rudement. - (02) - M
beurloquo : esprit peu développé. Tu causes coume un beurloquo : tu parles sans réfléchir. - (04) - M
beurlot (nom masculin) : personne qui radote, qui parle beaucoup, de choses sans intérêt. - (06) - M
beurlotte (verbe) : radoter. Se répéter. - (06) - M
beurlu (n.m.) : celui qui ne voit pas clair - (08) - M
beurlu : qui voit mal ou parfois simplet  - (07) - M
beurlu : soleil  - (07) - M
beurlü : qui louche. - (04) - M
beurlu, ébeurlu, e, adj. celui qui a la berlue, qui n'y voit pas clair, qui a des illusions de vue. - (02) - M
beurlue (nom féminin) : (Avoir la) voir avec difficultés. - (06) - M
beurlue, s. f. berlue. - (02) - M
beurlügai: voir sans distinguer, crépuscule, entre chiens et loups. - (04) - M
beurlujotte (n.f.) : petit lézard - (08) - M
beurlujotte, s. f. petit lézard. - (02) - M
beurnachon : celui qui parle à tort et à travers. - (04) - M
beurnaicher (v.t.) : se dit des brouillards qui tombent en pluie fine (aussi beurnaisser) - (08) - M
beurnaisse (nom masculin) : pluie légère. - (06) - M
beurnaisser (v.t.) : se dit des brouillards qui tombent en pluie fine (aussi beurnaicher) - (08) - M
beurne, adj. sombre, brun. - (02) - M
beurniqhie ! interj. qui équivaut à point, à rien, à une négation enfin. - (02) - M
beurnique : bernique, rien  - (07) - M
Beurnot, nom de bœuf tiré de sa couleur brune. - (02) - M
beurot (adjectif) : de couleur sombre. - (06) - M
beurot(te) : brun, bronzé, basané  - (07) - M
beurouaitai : conduire, vite et sans précaution. On a été beuroueté à une sacrée vitesse : on a été conduit à une sacrée vitesse. - (04) - M
beurouatte (n.f.) : brouette (aussi beurouette) - (08) - M
beurouette (nom féminin) : brouette. - (06) - M
beurouette :brouette  - (07) - M
beurouette, s. f. brouette. - (02) - M
beurouettée (nom féminin) : contenu d'une beurouette. - (06) - M
beurouetter : conduire vite  - (07) - M
beurquiées (n.f.pl.) : perches placées dans le coin de la cheminée pour faire sécher le linge - (08) - M
beurrée : grosse averse  - (07) - M
beurrée : une grosse averse. - (10) - M
beurrer : pouvait signifier aussi heurter, se cogner contre qqch. : sa voiture a dérapé et il a beurré contre un arbre. - (10) - M
beurrié (-e) (le/la) (n.m. ou f.) : lit d’enfant en bois en forme d’auge (Morvan/Nivernais) - (08) - M
beurrié : berceau. On met le gosse dans le beurrié : on met le gosse dans le berceau. - (04) - M
beursaude : gratton  - (07) - M
beursaude : tranche de lard frite, synonyme « greille ». On fait fondre les beursaudes : on fait fondre les tranches de lard. - (04) - M
beursaudes (n.f. pl.) : déchet de la graisse de porc après la fonte - (08) - M
beursaudes : plat constitué de résidus de graisse de porc. - (10) - M
beursaudes, s. f. le déchet de la graisse de porc, après la fonte. On assaisonne quelquefois les beursaudes avec du vinaigre. - (02) - M
beurseillo : rosier sauvage : églantier, fruit de l'églantier. Le beurseillo pousse dans les savées : l'églantier pousse dans les haies. - (04) - M
beursonnié, ére, s. habitant ou habitante de St-Brisson, commune du canton de Montsauche, dans le haut-Morvan. - (02) - M
beurtalle : bretelle. La culotte s'écroche è beurtalles : la culotte s'accroche aux bretelles. - (04) - M
beurtalles : bretelles - (07) - M
beurteau, s. m. blutoir, crible ou tamis pour séparer le son de la farine. - (02) - M
beurteille : haut de l'âtre de la cheminée. - (04) - M
beurtelle (n.f.) : bretelle - (08) - M
beurter (v.t.) : bluter passer la farine à travers un tamis - (08) - M
beurter, v. a. bluter, tamiser la farine au blutoir pour en ôter le gros son. - (02) - M
beurtoû (n.m) : grand tamis pour la farine - (08) - M
beurtoué, s. m. blutoir, tamis qui sépare la farine du gros son. - (02) - M
beurzer (n.m.) : berger (fém. bergère) - (08) - M
beurzie, s. f. bergerie. - (02) - M
beusse (nom féminin) : bûche. On dit aussi beuche. - (06) - M
beutié, s. m. celui qui conduit les bœufs, charretier. - (02) - M
beûtier (n.m.) : bouvier - (08) - M
beutier (nom masculin) : simple d'esprit. Ethym. : tout juste bon à conduire un attelage de bœufs. - (06) - M
beûtier : bouvier,lourdeau, personne brutale, peu intelligente  - (07) - M
beûtier : bouvier, conducteur d'un attelage de bœufs. Les beûtiers ont disparu. - (04) - M
beutin, s. m. bien, fortune, mobilier. - (02) - M
beuting (n.m.) : bien, fortune - aussi habits, linge, vêtements - (08) - M
beuvée : buvée (boisson à base de vin chaud et de son pour les animaux malades)  - (07) - M
beuvoû : buveur  - (07) - M
beuvou, ouse, s. buveur, buveuse, celui ou celle qui aime à boire. - (02) - M
beuzighies, s. f. plur. besicles, lunettes à branches dont se servent les gens âgés. - (02) - M
beuzniau (adjectif) : naïf, demeuré. - (06) - M
beûz'not : lourdeau, incapable  - (07) - M
béyé : bélier  - (07) - M
bèyer : donner  - (07) - M
bèyer : donner. - (10) - M
biaffe : pâle (en parlant du teint). - (04) - M
biaire, adj. se dit d'un mâle et surtout d'un taureau qui a été maladroitement châtré, ou dont la castration est incomplète. - (02) - M
bian : blanc  - (07) - M
bian, ance, adj. blanc, blanche. - (02) - M
bianc, bianche (adj.m. et f.) : blanc, blanche - (08) - M
bianchi : blanchir  - (07) - M
biau (adj.) : beau - (08) - M
biau : beau  - (07) - M
biau : beau, bien habillé, joli physique. Le dimanche on o biau : Le dimanche on est beau. - (04) - M
biau, biéle, adj. beau, belle. - (02) - M
biaude (n.f.) : blouse de foire - (08) - M
biaude (nom féminin) : blouse noire des paysans morvandiaux encore portée les jours de foire par les marchands de bestiaux. - (06) - M
biaude : blouse (bleue)  - (07) - M
biaude ou blaude : blouse froncée, marine portée dans le Morvan au début du siècle et tenue traditionnelle des maquignons que certains portent encore maintenant. - (04) - M
biaugairçon, s. m. beau fils. Cette femme n'a pas d'enfants, elle n'a qu'un « biaugairçon. » - (02) - M
biauté, s. f. beauté. - (02) - M
bibi : oison, mot utilisé pour les appeler  - (07) - M
bichai : embrasser. Ol é biché la gamine : Il a embrassé la fille. - (04) - M
bicher (verbe) : embrasser. - (06) - M
bicher : embrasser  - (07) - M
bicher, embrasser - (05) - M
bicher, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (02) - M
bichet : contenait de 20 à 40 litres. - (09) - M
bichet, s. m. mesure qui contient soixante litres. - (02) - M
bicot (nom masculin) : chevreau. - (06) - M
bicot : chevreau  - (07) - M
bidette, s. f. petite jument de selle. - (02) - M
bidon : ventre, petit ventre  - (07) - M
bie (n.f.) : bise, vent du nord-est (variante nivernaise bise) - (08) - M
bié (n.m.) : 1) bié nar sauvaize : sarrasin de Tartarie ; bié nar preuvé : sarrasin amélioré - 2) bief, petit fossé - (08) - M
bié : rigole (pour l'eau), bief  - (07) - M
bie, s. f. bise, vent du nord-est et de l'est. La « bie » est sur pied. - (02) - M
bié, s. m. bief, biez, petit fossé d'irrigation ou d'assainissement. - (02) - M
bié, s. m. blé, froment. - (02) - M
biélée, s. f. étendue de biez ou rigoles d'irrigation. - (02) - M
biéler : faire des rigoles, des fossés  - (07) - M
biéler, v. a. creuser un biez, une rigole. Biéler les prés. On bièle au printemps et quelquefois à l'automne. - (02) - M
biélou, s. m. celui qui « bièle », qui creuse un biez, une rigole. - (02) - M
biet : blé  - (07) - M
bieu, euse, adj. bleu, bleue. - (02) - M
bigau, s. m. chevreau. Ne désigne que le mâle. - (02) - M
bige, bije (n.f.) : vent du nord-est ou de l'est - (08) - M
bige, s. f. bise, vent qui souffle de l'est. - (02) - M
bigigi (n.m.) : rémouleur - (08) - M
bîgler : loucher, regarder - (07) - M
bîglou : personne qui louche - (07) - M
bigne, bosse au front, beugne. - (01) - M
bigner : baigner  - (07) - M
bignon, s. m. eau qui jaillit du sol ; source avant sa sortie de terre, petite fondrière. - (02) - M
bigornais, s. m. amas, fouillis d'objets divers et principalement de rognures d'étoffe, de chiffons. - (02) - M
bigorne (nom masculin) : trépied utilisé pour travailler le bois. - (06) - M
bigorne, s. f. trépied sur lequel on travaille le bois et qui sert à divers autres usages. Une bigorne est une enclume à deux cornes comme le dit assez le mot formé de bis et de corne. - (02) - M
bigot (n.m.) : 1) chevreau (diminutif de bigue) - 2) croc à fumier (peut-être diminutif de bec à cause de la forme de l'outil) - (08) - M
bigot (nom masculin) : croc à fumier. - (06) - M
bigot : crochet à fumier  - (07) - M
bigot : chevreau. La bigue neurrit son bigot : la chèvre nourrit son chevreau. - (04) - M
bigot : graisse fondue (mouton ou chèvre) dont les hommes s'enduisaient les mains pour éviter les gerçures en travaillant dehors l'hiver. - (04) - M
bigot, s. m. fourche à deux ou trois pointes dont on se sert pour enlever les fumiers. - (02) - M
bigue (n.f.) : chèvre - (08) - M
bigue : chèvre  - (07) - M
bigue : chèvre. Le fromage de bigue ç'o bon : le fromage de chèvre c'est bon. - (04) - M
bigue : outil façonné par le bûcheron, support à trois pattes pour mettre les perches à hauteur d'homme pour le façonnage du bois. - (04) - M
bigue écorchée (ai lai), loc. on met ses bas « à la bigue écorchée » lorsqu'on les retourne à l'envers pour les chausser plus aisément. - (02) - M
bigue, s. f. bique, chèvre. Les petits sont appelées « biguets. » - (02) - M
biguebaie (ai lai), loc. porter quelqu'un « à la biguebaie », c'est prendre une personne sur le dos comme une hotte, ses jambes pendantes de chaque côté et ses mains entrelacées autour du cou. - (02) - M
Bi'inche : Blanche (prénom)  - (07) - M
bijâtre, adj. bizarre, extravagant, lunatique. - (02) - M
bili, agneau - (05) - M
bille, s. f. bile, humeur sécrétée par le foie. - (02) - M
billon, s. m. dans quelques localités on donne ce nom à un arbre de forme élancée propre à la charpente ou à la menuiserie. - (02) - M
billotouére, s. f. épinette, cage où l'on enferme les poulets pour les faire engraisser. - (02) - M
bin : bien - (07) - M
bintô : bientôt - (07) - M
bintôt (adv.) : bientôt (aussi baitôt) - (08) - M
binveni (adj.) : bienvenu (adj. fém. : binvenie) - (08) - M
biô : beau  - (07) - M
bion, s. m. jeune pousse d'arbre ou d'arbuste et en général de toute espèce de végétaux - (02) - M
bioquer (v.t.) (de bec) : se dit des poussins lorsqu'ils percent la coquille de l'oeuf pour sortir - (08) - M
bios, biosse : blet, blette  - (07) - M
biosse (adj.f.) : blette - (adj.m. biot : blet) - (08) - M
biosse : blette, se dit d'un fruit (au masculin : biot). - (04) - M
biosson (n.m.) : petite pomme sauvage (aussi blosson) - (08) - M
biosson : blosson , pomme sauvage  - (07) - M
biosson : petite poire sauvage. - (04) - M
biossonner(n.m.) : pommier sauvage - (08) - M
biossounier : poirier sauvage. - (04) - M
biot (biotte) : blet. - (10) - M
biot : blet. Les biossons sont bens biots : les petites poires sauvages sont bien blettes. - (04) - M
biotte : betterave  - (07) - M
biotte : betterave. Les biottes servin è la nourriture des animaux : les betteraves servaient à la nourriture des animaux. - (04) - M
biotte, betterave - (05) - M
bique (nom féminin) : chèvre. - (06) - M
bique : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot)  - (07) - M
bique : chèvre  - (07) - M
bique : support à 3 pattes, en bois, pour tailler des perches, du fagot  - (07) - M
biquené (nom masculin) : bahut. - (06) - M
biquené, s. m. huche, bahut. - (02) - M
biquer, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (02) - M
biquier (v.) : regarder de ôté - (08) - M
bîquier : loucher  - (07) - M
biquier, v. a. bigler, guigner, regarder de côté, du coin de l'œil, à la manière des chèvres ou biques. - (02) - M
biquiet, adj. celui qui regarde du coin de l'œil ; au féminin « biquierde. » - (02) - M
biquignon (n.m.) : bec verseur d'une cafetière, d'un pot - (08) - M
biquignon, s. m. l'extrémité d'une chose, la pointe, le faîte, le sommet. « le fin biquignon » = la fine pointe d'un toit, d'un clocher, d'une montagne, etc… - (02) - M
biquot, s. m. chevreau, petit de la chèvre. Se dit d'un enfant qui a de la naïveté et même de la niaiserie - (02) - M
bisaiguë, s. f. besaiguë, outil de charpentier muni d'un taillant à chacun des deux bouts. - (02) - M
biscancorne (à la), locut. adv., porter sur le dos un enfant dont les bras enlacent le cou, et les jambes la ceinture du porteur. Ex. : porter à la biscancorne. - (03) - M
biscanquarre, adj. contrefait, tordu, de travers : un champ, un arbre, un toit « biscanquarre. » - (02) - M
bite, s. f. chassie des yeux, humeur qui se forme au bord des paupières. - (02) - M
biter, v. n. avoir la chassie. « lé-z-euillos d'mon ch'vau bitan », les yeux de mon cheval sont chassieux. - (02) - M
bitou (adj.m.pl.) : chassieux - se dit des yeux - (08) - M
bitou : chassieux  - (07) - M
bitou : fromage, fromage blanc  - (07) - M
bitou : chassieux. Yo tout bitou : des yeux tout chassieux. - (04) - M
bitou : fromage blanc à peine égoutté. - (04) - M
bitou, ouse, adj. chassieux, atteint de la chassie. - (02) - M
bitouse : petite lampe peu puissante  - (07) - M
bitouse : petite lampe éclairant très peu. Autrefois on ailmot la bitouse : autrefois on allumait la petite lampe. - (04) - M
bitoux, sale, malpropre - (05) - M
bitouze (nom féminin) : lampe à huile. - (06) - M
bizingoin (adjectif) : (En) de travers. - (06) - M
blagoû : blagueur  - (07) - M
blairie : terre à blé ; droit payé au seigneur par les habitants pour obtenir la permission de faire paître leurs bestiaux dans les champs après la récolte. - (09) - M
blanc a bourre, s. m. mélange de poil de bœuf, de chaux et d'argile dont on se sert pour des plafonnages grossiers. On y ajoute souvent de la paille hachée. - (02) - M
blanque, s. f. jeu de hasard qui a la vogue dans les fêtes de village. - (02) - M
blaude, bliaude, biaude, s. f. blouse. - (02) - M
bléger, v. a. accabler en frappant, surcharger, écraser. - (02) - M
blesse, adj. pâle, fade, flasque. - (02) - M
blessi, v. a. et n. pâlir, blanchir, devenir blême ou fade. Sa longue maladie l'a « blessi. » - (02) - M
blet : blé  - (07) - M
blet nouère : sarrazin  - (07) - M
blette (nom féminin) : betterave. - (06) - M
bleu, bleuse, adj. bleu, bleue. - (02) - M
bleuzi, v. n. devenir bleu. - (02) - M
bliaut, robe de dessus, bliaude, blouse. - (01) - M
bliter (v.t.) : regarder avec insistance et curiosité (en a.fr. beiter = guetter) - (08) - M
blonde, s. f. femme ou fille recherchée par un galant, bonne amie, maîtresse : « côri lai blonde. » - (02) - M
Blondeau, nom de bœuf dans toute la région Morvandelle. - (02) - M
blondie, s. f. houque laineuse, holcus lanatus. On lui donne ce nom à cause de la couleur blonde de ses panicules à l'époque de la maturité. - (02) - M
bloquer, v. a. mettre en bloc, réunir plusieurs choses ; compter en gros, à forfait. - (02) - M
blos, blosse, adj. blet, blette. Se dit d'un fruit trop mûr. Les nèfles sont bonnes à manger lorsqu'elles sont « blosses. » - (02) - M
blosné, blosner (n.m.) : pommier sauvage - aussi crâyer. Fruits : blossons ou crâs - (08) - M
blosse (adjectif) : blet, blette. - (06) - M
bloss'né, s. m. belossenier, poirier à fruits sauvages appelés dans le pays « blossons. » - (02) - M
bloss'ner, v. n. blettir, devenir blet. - (02) - M
blosson, s. m. fruit sauvage en général, pommes, poires, prunes, etc. - (02) - M
blossougné, blossougner (n.m.) : poirier sauvage. Fruits : blossons - (08) - M
blot, blotte : blet, blette  - (07) - M
bô : bois  - (07) - M
bô : crapaud - (07) - M
bô nouèr : bourdaine - (07) - M
bôbance, s. f. régal, réjouissance qui sous-entend le plaisir de la bonne chère et de la bouteille. - (02) - M
bobèchon : tête  - (07) - M
bobéille (n.f.) : bobine du rouet - (08) - M
bobeille (nom féminin) : bobine du rouet. - (06) - M
bôbeille, s. f. bobine pour dévider le fil, la bobine du rouet. - (02) - M
bocaisse, s. f. bécasse. Se dit également de l'oiseau de passage au long bec et d'une personne trop naïve. Le « mâtre » fait taire sa fille en lui disant : « couye-té, bocaisse ! » - (02) - M
bocaissine, s. f. bécassine. - (02) - M
bodère, boue, boudère. - (01) - M
bôdin, s. m. boudin. - (02) - M
bôdonme, s. m. caricature, personnage grotesque. - (02) - M
bôdou, ouse, adj. boudeur, celui qui fait la moue, la grimace. - (02) - M
boeu (n.m.) : bouvreuil - aussi bôvreu - (08) - M
boeu : bœuf  - (07) - M
bœu, s. m. bœuf. Nous disons un « bœu, des bœus, acheter un bœu, manger du bœu. » - (02) - M
boffe (n.f.) : balle ou capsule des céréales (aussi bouffe, poussot) - (08) - M
boffer : souffler  - (07) - M
bograis, bograle, s. et adj. bègue, celui qui bégaie ou parle avec difficulté. Son fils est « bograis » et sa fille « bograle. » - (02) - M
bograle (adj.m.ou f.) : bègue - celui ou celle qui parle avec difficulté - (08) - M
boguebô (n.m.) : pivert - (08) - M
boicher, v. n. se dit du coup do bec que le poussin donne à la coquille de l'œuf pour sortir. Les œufs « boichés « sont les œufs d'où les petits vont éclore. - (02) - M
boichevau (ai lai), loc. a la tète-bêche, en sens contraire. - (02) - M
boichevauler, v. a. mettre à tête-bêche, en sens contraire. Le moissonneur « boichevaule » ses gerbes lorsque les épis des unes sont en l'air et les épis des autres touchent le sol. - (02) - M
boichot, s. m. montant de cheminée, jambage ou console qui porte la bande de pierre ou de bois. - (02) - M
boichots (nom masculin) : montants de la cheminée qui supportent l'â. - (06) - M
boicrat (nom masculin) : enfant chétif. (C’te boicrat, y pousse pas pu qu'un oeu dans un panier). - (06) - M
boige, bouége, s. m. étoffe de laine et de coton fort grossière, mais très solide, qu'on employait beaucoup dans nos campagnes pour les rideaux de lit et pour les jupons de femme. Les couleurs ordinaires étaient le rouge, le jaune et le vert. - (02) - M
boijvolé : disposé en sens inverse, tête-bêche. - (04) - M
boiler, aspirer - (05) - M
boiler, v. a. avaler en aspirant, humer ; « boiler » un œuf. - (02) - M
boïller : bûcheron. Les boilléers travaillins dans le bois : les bûcherons travaillaient dans le bois. - (04) - M
Boire, nom de famille très répandu dans quelques localités du Morvan, dans le canton de Montsauche surtout. - (02) - M
bois : bois - (07) - M
bois nouèr : bourdaine - (07) - M
boisse, s. f. vase qui sert à mesurer le lait et qui contient un demi-litre environ. - (02) - M
boisseau : ancienne mesure de capacité pour les grains. Environ 13 litres. - (09) - M
boisselée, s. f. mesure agraire. la boisselée est de 0 hectare, 12are, 5c. - (02) - M
boissn, s. m. bouvreuil appelé vulgairement pive, pivet, pivane, pivoine, à cause sans doute de la belle couleur rouge de son ventre. - (02) - M
boizon, s. m. poignée de chanvre disposée en moyette. - (02) - M
bolai : beugler comme un taureau. - (04) - M
bolak, s. m. celui qui se plaint à tout propos ; qui gémit sans cesse, qui va toujours pleurant. Au féminin « bolarde. » - (02) - M
bolatte (n.f.) : belette - (08) - M
boler (v.t.) : bêler - (08) - M
boler (verbe) : bêler. - (06) - M
boler : pleurer, sanglotter  - (07) - M
boler, s. m. pleurer, pleurnicher, crier en pleurant. - (02) - M
bolet, s. m. pleureur, pleurnicheur. - (02) - M
bolle, s. f. balle de blé. - (02) - M
bollie, s. m. bélier, mâle de la brebis. - (02) - M
bolot, s. m. mon « bolot ». Nom d'amitié qu'on donne aux enfants. - (02) - M
bolottai: gober (bolotter un œuf : gober un œuf) ou manger vite. - (04) - M
bôlotte : belette  - (07) - M
bolotte : belette. Une bolotte meuge les œufs : une belette mange les œufs. - (04) - M
bolotte, s. f. belette. - (02) - M
bolotter, v. a. sucer un œuf à la manière des belettes ou autres rongeurs qui le percent à l'extrémité et le hument ensuite. - (02) - M
bombarde, s. f. guimbarde, petit instrument de musique que les enfants fabriquent avec un peu de bois et de fer et dont ils se servent en le faisant vibrer entre leurs dents. - (02) - M
bômi, v. a. vomir, avoir des nausées. - (02) - M
bon, adj. solvable, riche, solide dans sa fortune : c'est un des « bons » du pays ; il est « bon » pour payer; prêtez-lui sans crainte, il est « bon. - (02) - M
bondé : bien plein. - (04) - M
bonde, s. f. borne, pierre ordinairement taillée qui marque la limite de deux propriétés contiguës. - (02) - M
bondener (v.) : faire un bruit sourd et continu - (08) - M
bondener, v. n. se dit d'un bruit sourd continu. Un nuage chargé de grêle « bondeune » dans le ciel. - (02) - M
bonder, v. n. remplir avec excès, combler en pressant, en foulant : la salle était « bondée » de monde. - (02) - M
bondissement, bruit, fracas, bondissement d'oreilles. - (01) - M
bond'nai : enrager, maugréer. - (04) - M
bond'ner : bourdonner, ronfler, maugréer, enrager, ronchonner  - (07) - M
bondonneman, s. m. bruit sourd et continu, bruit lointain d'une cloche, d'une manœuvre d'artillerie, d'un tambour qui circule de côtés et d'autres. Quelques-uns disent : « bondeun'man. » - (02) - M
bonjou : bonjour. - (04) - M
bonjou, s. m. visière de casquette, par allusion à l'acte de politesse qui accompagne le salut ordinaire. - (02) - M
bonnot : bonnet  - (07) - M
bonnot carrè : fusain  - (07) - M
bonsar (n.m.) : bonsoir - (08) - M
bonsdisseman, s. m. bruissement, bruit prolongé. Nos paysans disent « bondissement » pour bourdonnement d'oreilles - (02) - M
boquai : cogner. O s'è boqué dans le noir : il s'est cogné dans le noir. - (04) - M
boqué, adj. grêlé, marqué de petite vérole. Le boqué, surnom d'un de mes voisins, fort endommagé par la variole. - (02) - M
boque, s. f. baiser : donner une « boque », donner un baiser. - (02) - M
boque-bô, boque-bois : pivert  - (07) - M
boquebô, s. m. pivert. - (02) - M
boquée : becquée  - (07) - M
boquée, s. f. becquée ou béquée, portion de nourriture qu'un oiseau prend avec son bec, et par extension, une très petite quantité, une bouchée. - (02) - M
boquer (v.t.) : becqueter - se dit des poussins qui donnent des coups de bec à la coquille pour sortir de l'œuf - (08) - M
boquer : cogner, becqueter  - (07) - M
boquer : embrasser  - (07) - M
boquer, heurter. - (01) - M
boquer, v. a. baiser, embrasser. Une mère dit à son enfant : « boque-moué », baise-moi. - (02) - M
boquet, heurter - (05) - M
bôquet, s. m. bouquet. se dit d'une fleur prise même isolément, mais surtout d'une fleur de jardin, c’est-à-dire cultivée. - (02) - M
boquier : boucler, fermer  - (07) - M
bôquin, s. m. bouquin, bouc, mâle de la chèvre. Le jeune bouc est appelé « biquot.» - (02) - M
boquotte, s. f. petite bouche, bouche d'enfant. - (02) - M
bôr, baurg (n.m.) : bourg - (08) - M
bôr, s. m. bourg. En Morvan, le bourg est le lieu où se trouve l'église paroissiale. Chaque commune a son bourg, son clocher : le « bôr » d'Alligny, le « bôr » de Montsauche , le « bôr » de Planchez, etc… - (02) - M
borbe (n.f.) : bourbe - (08) - M
borbe : boue  - (07) - M
borbe : boue. Des chemins pleins de borbe : des chemins pleins de boue. - (04) - M
bôrbe, s. f. bourbe, chassie des yeux, humeur en général. - (02) - M
bôrbié, s. m bourbier, marécage. - (02) - M
borbis (n.f.) : brebis - (08) - M
borbis : brebis  - (07) - M
borbis, beurbis : brebis. - (04) - M
bôrbou (-ouse) (adj.m. ou f.) : boueux (-ouse) - (08) - M
bôrbou, ouse, adj. boueux, fangeux, marécageux. - (02) - M
borcer : bercer  - (07) - M
borde (n.f.) : grand feu qu'on allume sur les hauteurs le premier dimanche de Carême - (08) - M
borde : un vrai feu « de borde » : un feu intense, qui chauffe bien. - (10) - M
borde, maison de campagne, petite ferme, d'où bordelage, droit féodal si commun en Morvand, et feu de borde, feu de campagne, comme on n'en voit que dans les bordes, dimanche des bordes, des brandons. - (01) - M
borde, s. f. grand feu qu'on allume dans les champs et principalement sur les hauteurs le premier dimanche de carême. - (02) - M
bordelage : métairie ; droit perçu par les seigneurs dans certaines provinces sur le revenu des fermes et des métairies, et consistant en argent, grains et volailles, ou les deux à la fois. - (09) - M
bordes (les) : feux allumés le 1er dimanche du Carême  - (07) - M
bord'lo : groupé, serré. Le troupeau s'est mis en bord'lo : le troupeau s'est rassemblé. - (04) - M
bordon : bourdon  - (07) - M
bordon : derrière, cul  - (07) - M
bordon, s. m. bourdon, insecte, mouche bourdonnante en général. - (02) - M
bordonner : bourdonner  - (07) - M
bordouner, v. n. bourdonner, murmurer tout bas d'une manière continue. - (02) - M
bôrée, bourée, s. f. broutilles, la partie menue du branchage des arbres. Le bois est enlevé, ramassons la « bourée. » — danse qui tombe en désuétude comme le branle et la sauteuse. Les « bourées quarrées » avaient autrefois la vogue. - (02) - M
bôrée, bourrée (n.f.) : 1) la partie menue du branchage des arbres - 2) étape, degré d'avancement - (08) - M
bôrer : bourrer  - (07) - M
borgé : berger - (07) - M
borgeon : orgelet à l'œil. Compère-loriot. - (04) - M
borgeonner : retourner le foin - (07) - M
borger : verser, renverser, déborder  - (07) - M
borger : berger. Le borger garde les borbis : le berger garde les brebis. - (04) - M
borger, borgère (n.m. et f.) : berger, bergère - (08) - M
borger, v. n., déborder. - (03) - M
borgére, s. f. bergère. - (02) - M
borgerie (n.f.) : bergerie - (08) - M
borgerie, s. f. bergerie. - (02) - M
borgnotte (ai lai) : pénombre (dans la), demi-jour (dans le)  - (07) - M
borgnotte, bornotte (ai lai) (loc.) : à tatons, entre chiens et loups (de Chambure écrit : bornote) - (08) - M
bôrjillon, s. m. petit bourgeois. - (02) - M
bôrjon, s. m. bourgeon, bouton qui renferme les feuilles et le fruit. Les borjons sont « ébaumis » ou épanouis. - (02) - M
bôrjoué, s. m. bourgeois. - (02) - M
borne, adj. borgne. Nous disons d'un homme qui a fait un mauvais marché : « al é choingé son ch'vau borne por eun aiveughie », il a changé son cheval borgne pour un aveugle. - (02) - M
bornote (ai lai), loc. a la borgnette, à tâtons, entre chien et loup. - (02) - M
borse, s. f. bourse : « i n'é ran dan mai borse. » - (02) - M
bortié, bizarre diminutif de Barthélémy. - (02) - M
Bôrze, Bourges dans le langage des plaideurs du Morvan. - (02) - M
bos, bois. - (01) - M
bos, s. m. bois dans ses divers sens - (02) - M
boscot, boscotte. (n.m. et f.) : bossu, bossue - (08) - M
boscot, otte, adj. bossu, celui qui porte une bosse. - (02) - M
bosqueuler (v.t.) : bousculer - (08) - M
bosqueuler, v. n. bousculer, rouler. De bosse et cul ? - (02) - M
bosqueulon, s. m. le dernier né d'une couvée d'oiseaux de basse-cour, celui qui ne pouvant suivre la troupe « bosqueule » sans cesse en chemin. - (02) - M
bossiller, v. a. faire des bosses, déformer par des bosses, bosseler. Une cuiller, une casserole, une timbale « bossillées », plus souvent « bosseillées. » - (02) - M
bossons (n.m. pl.) : jumeaux - (08) - M
bossons : jumeaux  - (07) - M
bossons, s. m. plur. Jumeaux. Aux environ de Montsauche : « boussons ». - (02) - M
bot (n.m.) : crapaud - (08) - M
bot, bô, s. m. crapaud. - (02) - M
bot, bô, tô, tou : crapaud  - (07) - M
bot, crapaud - (05) - M
bôté, adj. gâté, avarié. Ne s'applique qu'au vin ayant le goût du bois, du fût. - (02) - M
bôtée, s. f. dépôt d'huile ou de tout autre liquide qui demeure au fond d'un vase, lie. - (02) - M
boteille, bouteille. - (01) - M
bôteille, s. f. bouteille. - (02) - M
bôteret, s. m. crapaud. Le mot est un diminutif de bot. - (02) - M
boti : crapaud. - (04) - M
bôtin, s. m. moyeu : un « bôtin » de roue. - (02) - M
boting (n.m.) : moyeu - (08) - M
bôton, s. m. bouton d'habit. - (02) - M
botot, adj., homme de petite taille. - (03) - M
botte, baril, tonneau, vin botté (Vin botté, littéralement vin qui a le goût de fût, et, par extension, vin piqué.) - (01) - M
botte, crapaud, bot. - (01) - M
bouaice, bouche - (05) - M
bouaire (v.t.) : boire - (08) - M
bouais (n.m.) : bois - (08) - M
boualer (verbe) : mugir, meugler. - (06) - M
boualer : beugler (taureau)  - (07) - M
boualer, v. n. beugler, mugir. se dit pour les ruminants en général, mais principalement pour les bœufs. - (02) - M
bouanfle, s. f. vessie, lorsqu'elle est pleine de gaz. - (02) - M
bouc, s. m. petit pied-de-chèvre qu'on emploie pour soulever des pièces de bois, pour les mettre en chantier. - (02) - M
boucajge, s. m. bocage, petit bois. - (02) - M
boucaner, v. a. gronder avec vivacité, en se fâchant, faire du tapage. - (02) - M
Bouchar, nom de bœuf. - (02) - M
boucheau, s. m. boisseau. - (02) - M
bouchelée (n.f.) : boisselée (mesure agraire de 12,50 ares environ) - (08) - M
bouchelée, s. f. boisselée, mesure agraire très usitée dans le Morvan. - (02) - M
boucher, v. a. clore une entrée, fermer une ouverture de haie avec du bois vif ou mort, avec de la « boucheure. - (02) - M
boucheton (ai), loc. a boucheton, sens dessus dessous. Être couché « à boucheton », à plat ventre, sur la bouche. - (02) - M
boucheûre (n.f.) : haie vive - (08) - M
boûcheure : haie  - (07) - M
boucheure : bouchure (haie). - (04) - M
boucheure, s. f. bouchure, haie vive, haie qui forme un enclos. Se dit aussi des branchages qu'on emploie pour clore les entrées, les ouvertures des champs. J’ai acheté de la « boucheure. » - (02) - M
boûchon : buisson, bosquet (petit) - (07) - M
boûchon : genévrier suspendu à une potence signalant un débit de boisson. Signifie aussi : petit bosquet : un boûchon d'acacias. - (04) - M
bouchon, beuchon (n.m.) : buisson - (08) - M
bouchon, s. m. buisson, petit bois : « i é léché mai vaiche dan lé bouchons », j'ai laissé ma vache dans les buissons. - (02) - M
boûchoû : bouchon  - (07) - M
bouchure (verbe) : haie. - (06) - M
bouchure : haie  - (07) - M
bouci-boula (adjectif) : méli-mélo, désordre. - (06) - M
bouclotte, s. f. bouclette, petite boucle, agrafe, crochet. En plusieurs lieux « bouquiotte. » - (02) - M
boudar, s. m. cavité fangeuse sous la roue d'un moulin. - (02) - M
boudère (n.f.) : boue, gadoue - (08) - M
boudère, boue - (05) - M
boudére, s. f. boue, limon, endroit marécageux, mouille. - (02) - M
boudinouére : entonnoir pour faire le boudin  - (07) - M
bouê : bois - (07) - M
bouê : fanes de pommes de terre - (07) - M
boüé, s. m. bouvier, conducteur de bœufs, laboureur par extension. - (02) - M
bouéce (n.f.) : bouche - (08) - M
bouéce, s. f. bouche. - (02) - M
bouéceau, s. m. bouche, par métonymie = bouchon : « ain bouéceau d' for », une bouche de four, petite porte mobile en bois ou en métal avec laquelle on ferme le four lorsque le pain y est enfourné. - (02) - M
bouécer (v.t.) : boucher - (08) - M
bouécer, v. a. boucher, fermer un trou. - (02) - M
bouècher : fêler, fendre la coquille (éclosion)  - (07) - M
bouech'ton : califourchon. Ai bouechon sur une branche : à califourchon sur une branche. - (04) - M
bouéchvau (ai) (loc.) : tête à queue - (08) - M
bouège (n.f.) : 1) grosse étoffe de fil et de coton - 2) gros haricot tacheté - (08) - M
bouège : tissu grossier - (07) - M
bouègevolée (ai) : tête-bêche - (07) - M
bouéillaird(e) bouéillous(e) : ventru(e)  - (07) - M
bouéille : ventre - (07) - M
bouèillot : petit tas de foin - (07) - M
bouële : le ventre. - (10) - M
bouëlle : le ventre, avoir la bouëlle pleine. - (10) - M
bouéme, s. m. bohémien, vagabond, coureur de grand chemin. - (02) - M
bouémosse, s. f. bohémienne, sorcière. - (02) - M
bouèrbe : boue  - (07) - M
bouèrbis brebis - (07) - M
bouère : boire - (07) - M
bouète (n.f.) : boisson de qualité médiocre - (08) - M
bouète : boisson - (07) - M
bouéte : caisse à laver - (07) - M
bouéte, boéte (n.f.) : boîte - (08) - M
bouéte, s. f. boite, coffre. - (02) - M
bouète: traverse reliant les ridelles - (07) - M
bouette (nom féminin) : trou par lequel on faisait tomber le foin dans l'étable. - (06) - M
bouette : soupirail. La bouette de la cave : le soupirail de la cave. - (04) - M
bouette, s. f. boisson, vin, cidre, bière, etc. un homme qui a sa « bouette » pour l'année est un homme à son aise. - (02) - M
boufard, de, adj. terrain léger et que les gelées soulèvent facilement. Ex. : c'est une terre boufarde. - (03) - M
bouffe : balle de céréales  - (07) - M
bouffe, bôffe, s. f. balle ou capsule du blé et des autres céréales. - (02) - M
bouffer (v.t.) : souffler - (08) - M
bouffer. v. a. souffler avec la bouche et quelquefois souffler en général. - (02) - M
bouffeuiller : souffler légèrement à chaque expiration, en gonflant les joues. - (10) - M
bougnette, bouniette : petite tache sur un vêtement. - (10) - M
bougonner : rouspéter, grommeler  - (07) - M
bouguener, v. a. pousser, malmener. - (02) - M
bouhoume (nom masculin) : paysan. - (06) - M
boui : buis. On cherche du boui pou les Rameaux : on cherche du buis pour les Rameaux. - (04) - M
bouïé, s. m. pièce de bois qui entre dans une muraille et supporte les échafaudages des maçons, couvreurs, peintres, etc. - (02) - M
bouillasse, bouillasson. Noms qui désignent des endroits qui sont ou qui ont été fangeux, marécageux ou pleins de sources. - (02) - M
bouillon, s. m. bouillonnement, les « bouillons » du lait sur le feu. - (02) - M
bouillot, s. m. panier que l'âne porte à droite et à gauche pour transporter le lait, les œufs, le beurre ou autres denrées ; poche, sac en général. - (02) - M
bouillots, « L » paniers que porte l'âne à droite et à gauche, de bullio (bas latin), mesure de sel, qui se prononçait boullio. - (01) - M
bouillouère : bouilloire  - (07) - M
bouis (n.m.) : buis - (08) - M
bouis, s. m. buis. - (02) - M
boujon (nom masculin) : barreau de chaise. - (06) - M
boujon : barreau d'échelle, de barrière  - (07) - M
boujon, s. m. traverse de chaise, d'échelle, de râtelier. - (02) - M
boulâ (n.m.) : bouleau - (08) - M
boulâ : bouleau - (07) - M
boula, s. m. bouleau, arbre très commun dans le Morvan. - (02) - M
boulas (botula), bouleau. - (01) - M
boulat : bouleau. Balai de bouleau. - (04) - M
bouler (verbe) : se dit de la taupe qui rejette la terre de ses galeries en petits monticules : des boulats. - (06) - M
bouler, v. n. former boule, se mettre en boule. On dit que la terre argileuse, la neige, « boulent » sous les pieds. - (02) - M
boulevouchie (ai lai), loc. a la débandade, en désordre, pêle-mêle. - (02) - M
bouleyer, v. a. bousculer, rouler au propre et au figuré. - (02) - M
boulie (n.f.) : bouillie - (08) - M
boulie : bouillie  - (07) - M
boulie, s. f. bouillie. - (02) - M
bouliguer, v. a. remuer vivement, secouer, déranger, mettre des objets en désordre. - (03) - M
boulu, bouilli. - (01) - M
boulu, part. pass. du verbe bouillir. - (02) - M
boune : bonne  - (07) - M
boune fonne, s. f. bonne femme, sage-femme, accoucheuse. - (02) - M
bounette, s. f. coiffe de femme ordinairement d'étoffe noire avec des ruches. - (02) - M
bounheu, s. m. bonheur. - (02) - M
bouniaude (nom féminin) : petite fenêtre. Egalement appentis ou débarras. - (06) - M
bounnot (n.m.) : bonnet - (08) - M
bounot, s. m. bonnet. - (02) - M
bouqhie, s. f. boucle, anneau, fil de fer tordu qui sert à boucler les porcs afin de les empêcher de fouiller la terre. - (02) - M
bouqhier, v. a. boucler, mettre une boucle, une attache de fil de fer. - (02) - M
bouqhiots, s. m. petites dettes, dettes criardes qui embarrassent, qui bouclent : « a n' s'rô pâ chu riche s'al aivô paie tô sé bouquiots », il ne serait pas si riche, s'il avait payé toutes ses petites dettes. - (02) - M
bouquaiche (nom masculin) : bouc. - (06) - M
bouquet : quelques branches, ou quelques fleurs (si on en trouvait) plantées bien droit sur le dernier chariot de foin ou de moisson comme pour dire « Ouf, on a fini ! » (voir : paulée). - (04) - M
bouquier : fermer - (07) - M
bouquiot : un bouquet. - (10) - M
bouquiote : une bouclette. - (10) - M
bouquiotte : bouclette  - (07) - M
bouquiotte : une bouclette. - (10) - M
bouquye (n.f.) : boucle - (08) - M
bouranfle, adj. enflé, gonflé, boursouflé, bouffi. - (02) - M
bourde, s. f. feu de joie, grand feu - (02) - M
bourdiau, s. m. nuage épais, grosse nuée d'orage; en quelques iieux«bouriau.» - (02) - M
bourd'lot : bourrelet . Une grosse cicatrice peut faire un bourd'lot. - (04) - M
bourdouler : tomber en roulant. - (10) - M
boure : bouillir  - (07) - M
boure, s. f. alevin, poisson du premier âge, plus petit que la feuille. - (02) - M
boûre, v. n. bouillir. « l'eai vai boûre, » l'eau va bouillir. - (02) - M
boureisson, s. m. la partie la plus grossière du chanvre frotté. - (02) - M
bourenfle (adj.) : enflé, gonflé, bouffi (selon de Chambure : bouranfle) - (08) - M
bouriauder (verbe) : secouer quelqu'un violemment notamment un enfant. - (06) - M
bouriaux (n.m.pl.) : gros nuages orageux. - (08) - M
bouriée, s. f. feu de borde, grand feu qui flambe et qui est entretenu avec des fagots de menu bois appelés en plusieurs pays bourrées. - (02) - M
bouriller, v. a. emmêler, embrouiller : « mon fi ô bourillé », mon fil est emmêlé. - (02) - M
bournager (verbe) : souffrir de maux intestinaux. - (06) - M
bourou : âne mâle - (07) - M
bourou, s. m. anon, petit âne ou bête asine de peu de valeur. Se dit quelquefois en plaisantant d'un jeune enfant. - (02) - M
bourre : étoupe  - (07) - M
bourre doguin : étouffe chrétien, mets bourratif  - (07) - M
bourri (mot masculin) : ane. - (06) - M
bourrique (mot féminin) : anesse. (voir anosse). - (06) - M
bourrou (n.m.) : ânon, petit âne - (08) - M
bouserâ, s. m. petit tas de fumier dépose dans un champ. Avant le labourage il faut répandre les « bouseras », mettre son fumier en « bouseras. - (02) - M
bousiller, v. a. travailler maladroitement et sans goût, sans attention. - (03) - M
boussu, e, adj. bossu. - (02) - M
boustourou, s. m., homme gros et court . - (03) - M
bousttifaille, s. f. mangeaille, ce qu'on peut manger ; provisions de bouche dans le style burlesque. - (02) - M
boûte : lucarne. - (04) - M
bouteillé, bôteillé, s. m. celui qui, dans les noces, dans les festins rustiques, est spécialement chargé de la distribution des liquides, distribution à laquelle il doit pourvoir sans parcimonie, s'il fonctionne dans une bonne maison. - (02) - M
boutelot, bot : crapaud chanteur. - (04) - M
boutenére, s. f. boutonnière. - (02) - M
bouter (verbe) : mettre. - (06) - M
bouter, mettre. - (01) - M
bouteriolle (nom féminin) : corbeille en osier. - (06) - M
bouteriolle, s. f. panier de forme allongée. - (02) - M
bouticle, boutique. - (01) - M
boutillon, s. m. panier avec un couvercle attaché à l'anse. - (02) - M
boutin, s. m. moyeu, centre de la roue ou s'emboîtent les rais d'une voiture. - (02) - M
boutiqhie, bôtiqhie, s. f. boutique de marchand, atelier de travail pour les menuisiers principalement. - (02) - M
boût'lot : crapaud - (07) - M
boût'lot : roitelet - (07) - M
boutre, boute, bôte, v. a. bouter, mettre, placer. - (02) - M
boutre, bouter (v.) : mettre, placer - aussi bôter - (08) - M
boutrenflé : boursouflé (?). - (04) - M
boutron (n.m.) : ruche (d'abeilles) - (08) - M
boutron (nom masculin) : ruche. - (06) - M
boutron, « L » ruche, bouteriolle, panier, de butro (boutro), panier, en bas latin. - (01) - M
boutron, s. m. ruche d'abeilles. - (02) - M
boutte, s. f. ouverture par laquelle on fait descendre le foin du fenil, trou de sortie pour le fourrage. - (02) - M
bouziller (verbe) : tuer. Bâcler un travail. - (06) - M
bouzin (nom masculin) : mauvais cheval. - (06) - M
bouziner (verbe) : gâcher un travail. Manquer de sérieux. - (06) - M
bôvreu, s. m. bouvreuil, oiseau. - (02) - M
boyer, bouvier. - (01) - M
braguette, brayette, s. f. culotte fendue sur le devant selon l'usage contemporain. La culotte « à braguette » n'a pas encore détrôné la culotte « à bavoire. » - (02) - M
braige (n.f.) : braise - (08) - M
braige, s. f. braise, charbon allumé. - (02) - M
braiger, v. a. broyer. - (02) - M
brailai : rendre solidaire la flèche d'un chariot munie d'un vorpit avec les grumes, le serrage s'effectuait à l'aide d'un playon (ou playon ?). - (04) - M
brâ'iller : crier, beugler  - (07) - M
brâillette : braguette  - (07) - M
braime, adj. stérile, infécond. se dit quelquefois des poissons mâles qui ont peu ou point de laitance. - (02) - M
braimer (v.) : pousser des beuglements en parlant du veau - (08) - M
braimer, v. n. bramer. Se dit du mugissement des bêtes à cornes, mais plus particulièrement des veaux ou génisses. - (02) - M
brainche (n.f.) : branche - (08) - M
brainche, s. f. branche d'arbre. - (02) - M
braisé, s. m. brasier, amas de charbons ardents. - (02) - M
braissie (n.f.) : brassie - (08) - M
braissie : brassée  - (07) - M
braissie, s. f. brassée, ce que l'on peut prendre dans ses bras. Une « braissie » de paille, de foin, de bois, etc… - (02) - M
braissiére : brassière  - (07) - M
braman : très bien. On est braman au chaud l'hiver : on est très bien au chaud l'hiver. - (04) - M
brâment (adv.) : bien, comme il faut - (08) - M
brâment (adverbe) : bien, parfaitement. (J'ons brâment mangé). - (06) - M
brâment : bien, très bien  - (07) - M
brâment, adv. bravement, bien, comme il faut, à l'aise, heureusement. « aller brament », c'est se bien porter, être tranquille, voyager en paix, etc… - (02) - M
brâmer (v.t.) : beugler (en parlant des bovins) - (08) - M
bramullouée, s. f. balançoire. - (02) - M
bran : sciure de bois (bran de scie). - (04) - M
bran de schie (n.m.) : sciure - (08) - M
bran de scie : sciure de bois  - (07) - M
brande, s. f. branle, danse. Cette forme est usitée dans quelques parties du Morvan bourguignon. Elle n’est qu’une variété de branle. - (02) - M
brandevigné, s. m. celui qui fabrique l'eau-de-vie. - (02) - M
brandevin : eau de vie de vin. - (04) - M
brandevingn', s. m. eau-de-vie. Vin de feu. - (02) - M
brandi (tout), tout entier. - (01) - M
brandi, e, partie, passé. entier ; « tout brandi », tout entier, tout droit, sans être courbé, ployé. - (02) - M
brandi, tout entier - (05) - M
brandi,(-e) (adj.m. et f.) : en entier - tot brandi : tout entier - (08) - M
brandiller, v. a. secouer de droite et de gauche, balancer. - (02) - M
brandilloire, balançoire. - (01) - M
brandillouée (n.f.) : balançoire - (08) - M
brandiner, v. a. brandir, secouer, agiter en tous sens. - (02) - M
brandouiller : remuer, avoir du jeu - (07) - M
brandvinier : distillateur - (07) - M
brandvinier : distillateur, celui qui fait la goutte. - (04) - M
branlasse, s. f. nom de loc. qui s'applique à des terrains mouvants, à un sol qui branle sous les pieds. - (02) - M
branle quoûe : bergeronnette - (07) - M
branle, s. m. danse du pays généralement remplacée par la stupide contredanse ; l'air même que l'on chante pendant la danse. - (02) - M
branle, s. m. petite barrière mobile et souvent grillagée qui sert de porte pour donner de l'air ou du jour. - (02) - M
branlecoue, s. m. bergeronnette, lavandière, oiseau dont la queue est toujours en mouvement. - (02) - M
branlequoue (n.f.) : bergeronnette, hochequeue - (08) - M
brassée, s. f., fardeau porté sur les bras. Ex. : une brassée de bois. - (03) - M
brassie : brassée. Une brassie d'herbe, de bois. - (04) - M
brâtai : changer de direction (attelage). - (04) - M
brâter (v.t.) : tourner, changer de direction en parlant d'une voiture - (08) - M
brâter (verbe) : dépasser, surclasser. (Eh ben mon p’tit gars, la Brigitte al t'a brâté en français c'te fois). - (06) - M
brâter : braquer, tourner, changer de direction - (07) - M
brater, tourner - (05) - M
brâter, v. a. tourner à bras une voiture, changer sa direction par un mouvement brusque. - (02) - M
brâtet (n.m.) : organe de changement de direction des véhicules hippomobiles - (08) - M
brave (n.et adj. m.et f.) : joli (-e), honnête - (08) - M
brave : joli(e), bien habillé(e). T'es ben brave aujd'heu : tu es bien joli(e) aujourd'hui. - (04) - M
brave, adj. beau, honnête, de bonne foi, de bon compte, bien vêtu, bien portant. On dit d'une jolie fille qu'elle est brave. - (02) - M
brave, beau, bien mis. - (01) - M
bravoure, s. f. honnêteté, droiture, probité. - (02) - M
brayer, broyer. - (01) - M
brayer, v. a. broyer, gâcher, pétrir la terre grasse, l'argile. - (02) - M
Brâ'yet : Brazey-en-Morvan - (07) - M
bré : partie du chariot située entre les ridelles  - (07) - M
bré, s. m. berceau, lit d'enfant : « i é mettu l’p'tiô dan son bré. » - (02) - M
brée : rigole pour assainir un pré. - (04) - M
bréezes, bré'illes : braises  - (07) - M
breiller (v.) : pousser des beuglements en parlant de la vache - (08) - M
breiller : abîmer, casser, briser  - (07) - M
breiller : fatiguer  - (07) - M
brèler : attacher ensemble  - (07) - M
bréllhe, bréïe, brége, s. f. braise, charbon allumé. - (02) - M
brelot et brerot, s. m. champignon en général et sans distinction d'espèce. - (03) - M
brémie, adj. sec, cassant, sans consistance. Une terre « brème » est un sol desséché. - (02) - M
brésiller, v. a. mettre en poussière, rompre, briser en miettes. - (02) - M
bretèille (n.f.) : broutille, menue branche - (08) - M
breton, s. m. celui qui marmotte, qui grommelle. - (02) - M
bretouner, v. a. marmotter, parler entre ses dents. - (02) - M
breu, s. m. Breuil, bois, taillis, buisson. Six hameaux ou habitations du canton de Montsauche portent le nom de Breuil que nous prononçons «  breu » et quelquefois breul. - (02) - M
breuçû (n.m.) : tarière du sabotier - (08) - M
breûgnas (n.m.pl.) : gros nuages orageux qui se rapprochent du sol - (08) - M
breugnas (nom masculin) : nuages. - (06) - M
breugnas, s. m. brumes, nuages très rapprochés de la terre. - (02) - M
breugne, feumée : brume - (05) - M
breugnes (n.f.pl.) : brumes, brouillards - (08) - M
breuillai : beugler. Les vaiches breuillont la soif : les vaches beuglent de soif. - (04) - M
breuille, s. f. brouillard peu épais, brume légère. - (02) - M
breûiller (v.t.) : brailler, beugler - (08) - M
breuiller (verbe) : pleurer. (Breuille tout ton saoul, coum ça tu pisseras moins). - (06) - M
breûiller : meugler (vache)  - (07) - M
breuiller, v. n. beugler, pousser des mugissements. - (02) - M
breûillot, breuillou : nombril  - (07) - M
breuillou (nom masculin) : pleurnicheur. - (06) - M
breûle-bourre : vite  - (07) - M
breulée, s. f. brûlée, galette grossière dont la surface est frottée d'huile. - (02) - M
breûler (v.t.) : brûler - (08) - M
breuler : brûler  - (07) - M
breuler, v. a. briiler, consumer par le feu. « que l’tounâre m' breule ! qu' lai fièvre m' breule ! » - (02) - M
breuleure : brûlure  - (07) - M
breuleure, s. f. brûlure. - (02) - M
breuli, s. m. lieu où l'on a brûlé du bois, du gazon, des genêts, etc. ; terrain dont on a opéré le brûlement après l'avoir écobué. - (02) - M
breulin, s. m. un «breulin » est tout ce qui est susceptible de s'enflammer, de prendre feu. Les genêts secs servent ordinairement de « breulins » pour allumer. - (02) - M
breunaisse (n.f.) : brune, petite pluie fine (aussi brenaisse) - (08) - M
breunaisse, s. f. brouillard qui tombe, petite pluie fine. - (02) - M
breunaisser, v. n. se dit des brouillards qui crèvent en pluie fine. - (02) - M
breunes, s. f. brouillards humides ou secs. - (02) - M
Breunot, nom de bœuf, de couleur brune. - (02) - M
breut : bruit  - (07) - M
breut : bruit. - (04) - M
breuteille, s. f. broutille, menue branche de bois, brin. - (02) - M
breuteiller, v. a. broutiller, manger par petits morceaux. - (02) - M
breuvaize (n.m.) : breuvage - (08) - M
bréye (n.f.) : braise (de Chambure écrit bréllhe, brée, brége) - (08) - M
brèyè : cassé, brisé, fatigué - (07) - M
bréyé : briser. On rentre bréyé après un dur travail. - (04) - M
bricoillé, s. m. celui qui fait tous les métiers, qui est toujours en mouvement pour toutes sortes de petites besognes. - (02) - M
bricole (n.f.) : bride de sabot - (08) - M
bricole : bride (à sabot), bride (harnais) - (07) - M
bricole, s. f. chose sans importance, objet de peu de valeur, tripotage. - (02) - M
bricoler, v. a. s'occuper à des riens, aller et venir pour des niaiseries, tripoter. - (02) - M
brigade, s. f. troupe en général : une brigade de gens, une brigade de monde, pour beaucoup de gens. - (02) - M
brigander, v. n. faire le brigand, marauder en courant cà et là ? - (02) - M
brigolé, part. pass. bariolé, peint de diverses couleurs, marqué de dessins, d'arabesques, de raies. - (02) - M
brigolé, s. m. gendarme : « cor viâ, voiqui lé brigolés », cours vite, voici les gendarmes. - (02) - M
brigoler, v. a. faire un dessin sur un objet quelconque, y tracer des raies, le peindre en bandes de diverses couleurs. - (02) - M
brigoleure, s. f. étoffe de boge ou boige fabriquée par les tisserands du pays, et à raies de couleurs diverses. Le mot désigne en général une surface rayée ou bariolée. - (02) - M
brîle (la), pour la bruyère. - (03) - M
brimbelle : myrtille - (07) - M
brince, s. f. branche d'arbre. - (02) - M
brinche : branche - (07) - M
bring'baller : se déplacer en cahotant et avec bruit  - (07) - M
brisaque : brise-tout - (07) - M
broche : anneau métallique agrafé à l'extrémité du groin du porc à l'aide d'une pince à gorge pour l'empêcher de fouir. (voir feugnot). - (04) - M
brochetai : poser une broche. - (04) - M
brochetogne (nom féminin) : hachette. - (06) - M
brocot, s. m. bouchon de feuillette, bondon, cheville qui la ferme. - (02) - M
broiche, s. f. broche, grande aiguille à tricoter. - (02) - M
broicher, v. a. mettre une broche. - (02) - M
bronde, s. f. rejeton, pousse, feuillage de certaines plantes que l'on cueille pour aliment. - (02) - M
brondi (-e) (adj.m. et f.) : brun (-e), bruni (-e) - (08) - M
brondi, adj. brun, bruni, de couleur sombre. - (02) - M
brondi, bruni, pain brondi, à la brondie de la nuit. - (01) - M
brondie (n.f.) : entrée de la nuit - à la brondie : à la tombée de la nuit - (08) - M
brondon : branches de choux verts (une soupe aux brondons). A la fabrication de l'écorce pour le tan, l'écorce longue séchée s'appelant brondon. - (04) - M
brondon, s. m. partie supérieure de la tige de certaines plantes, extrémité qui porte les bourgeons ou fleurs; « brondons « de choux, de navettes, etc. la soupe « aux brondons » n'est pas sans mérite quoique à l'usage des pauvres. - (02) - M
broquer (v.t.) : roter - (08) - M
broquer, v. n. roter. - (02) - M
brosse : haie  - (07) - M
brosse, s. f. haie vive qui forme la clôture des héritages. - (02) - M
brosses, broussailles. - (01) - M
broter, v. a. brouetter, mener avec une brouette, voiturer - (02) - M
brou (n.m.) : fane des pommes de terre - (08) - M
brou de bigue (n.m.) : chèvrefeuille - (08) - M
brou de bigue : chèvrefeuille. - (04) - M
brou de bique : chèvrefeuille  - (07) - M
brou-de-bigue, s. m. chèvrefeuille ou broude-chèvre. - (02) - M
brouetter : conduire vite  - (07) - M
brouillasserie : bruine  - (07) - M
brouiller, v. a. crotter, salir, tacher. Avoir des habits « brouillés », être tout « brouillé. » - (02) - M
brousse : brosse  - (07) - M
brousse, s. f. brosse pour nettoyer les habits, les meubles, etc. - (02) - M
broustillon, s. m. repas de famille qui se donne à l'occasion de la naissance d'un enfant. - (02) - M
brouter, v. n. se dit par assimilation d'un faucheur qui ne coupe que la pointe de l'herbe, laissant toute la fourrure. - (02) - M
broutie (nom masculin) : veau chétif. - (06) - M
broutié, s. m. veau qui est demeuré chétif à la suite d'un sevrage prématuré, avorton. - (02) - M
broutô, s. m. repas qui se donne le jour du baptême d'un enfant - (02) - M
brû, bruait (n.m.) : bruit - (08) - M
brû, s. m. bruit, tapage, vacarme : «a n'moune pâ eun gran brû », il ne fait pas de bruit, il est d'humeur tranquille. - (02) - M
bruche (nom féminin) : sorte de corbeille en osier. - (06) - M
bruche, s. f. grosse corbeille ronde et faite avec de la paille tressée. Elle est ordinairement munie d'un couvercle. - (02) - M
bruchon, s. m. corbeille en paille tressée. - (02) - M
bruillat, taillis, Breuillard (bois de), nom de lieu. - (01) - M
brung (adj.) : brun - (08) - M
bubu, bubune (fére), loc. boire dans le langage enfantin. - (02) - M
bûcher, frapper. - (01) - M
bue (n.f.) : lessive - (08) - M
bûe : lessive  - (07) - M
bue, lessive - (05) - M
büe, s. f. buée, lessive. - (02) - M
bue, s. f. buse, oiseau de proie. - (02) - M
buée, lessive, bue. - (01) - M
buer (verbe) : faire la lessive. - (06) - M
buer, v. a. laver en lessivant, lessiver : « buer » du linge sale. - (02) - M
buffe, soufflet, bouffer, souffler. - (01) - M
büge : lessive. Faire la buge : faire la lessive . La buge se faito deux fois l'an : la lessive se faisait deux fois dans l'année. - (04) - M
bugeai : verser de l'eau chaude sur le sac de cendre au-dessus du linge à lessiver. On dit aussi coulai la buge. - (04) - M
bugne, bugnet : beignet  - (07) - M
buine, s. f., outil de cordonnier, qui servait autrefois à cambrer les semelles. - (03) - M
buïon, s. m. celui qui perd, qui gaspille son temps en bavardages ou amusements puérils ; flâneur, traînard, paresseux. - (02) - M
bujon, beujon, s. m. lambin, paresseux, traînard, comme le précédent. - (02) - M
bujouner. v. n. perdre son temps, muser. - (02) - M
bure : bidon à lait  - (07) - M
bure, s. f. buie, buire, vase muni d'un bec ou goulot dans lequel on renferme principalement l'huile. - (02) - M
bûtai : lancer, jeter. On buto des ous au chien : on lançait des os au chien. - (04) - M
bütai : regarder fixement (?) (ol'buto = ?). - (04) - M
bûter (v.) : lancer - (08) - M
bûter : regarder, surveiller, épier  - (07) - M
buter, v. a. prendre pour but. On « bute » un lièvre, un renard, un loup pour les tuer. Le chasseur qui « bute » sa proie se met à l'affût pour la surprendre au passage. - (02) - M
butin : propriété, bien  - (07) - M
butin, s. m. 1° propriété, avoir. Ex : cet homme a beaucoup de butin ; 2° vêtements, linge, trousseau. Ex. : cette fille a un beau butin ; 3° décombres provenant de démolitions ; Ex. : deux voitures de butin. Dans ce dernier sens, butin a donné naissance au verbe débutiner. - (03) - M
buye, s. f. buée, lessive. - (02) - M
büyon (être) : nonchalant, long à agir, flemmasse, insouciant. - (10) - M
bûyon : lent  - (07) - M
c’té (adj. dém.) : ces - (08) - M
caba, s. m. grand panier rond, corbeille sans couvercle en paille tressée, dans laquelle on met en forme la pâte du pain avant de l'enfourner. - (02) - M
cabarne, s. f. cabane, chaumière, hutte. - (02) - M
cabas (nom masculin) : corbeille ronde faite de paille tressée. On s'en servait généralement pour déposer la pâte destinée à faire le pain. - (06) - M
cabas : corbeille (généralement en paille)  - (07) - M
cabas : corbeille où est mise à lever la pâte à pain. - (04) - M
cabasson (n.m.) : caisse de bois où s'agenouillait la lavandière - (08) - M
cabasson (nom masculin) : sorte de caisse en bois où la laveuse s'agenouillait (Au temps de la Mère Denis). - (06) - M
cabeucher, v. n. pommer, faire une tête. - (02) - M
cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (02) - M
cabeurioler, v. n. cabrioler, faire des cabrioles, des culbutes. - (02) - M
cabeuriolet, s. m. cabriolet, voiture légère qui saute à la manière d'une petite chèvre. - (02) - M
cabibôle, s. f. ampoule, petite vessie qui pousse sur le corps humain, aux pieds le plus souvent. - (02) - M
caboche (nom féminin) : tête dure. - (06) - M
caboche : tête  - (07) - M
cabochon, cabouèchon : partie supérieure d'une rûche en paille  - (07) - M
caboiche, cabouéche, s. f. caboche, tète. - (02) - M
cabosser (v.t.) : rendre bossu déformer par des bosses - (08) - M
cabosser, bossuer. - (01) - M
cabosser, v. a. bossuer, rendre bossu, déformer. - (02) - M
cabote : cabane  - (07) - M
cabotin : partie supérieure de la ruche en paille (on dit aussi cabochon). On recolto le miée dans le cabotin : on récolte le miel dans le cabotin. - (04) - M
cabouèche : tête  - (07) - M
caboulot (nom masculin) : vase fermé par un couvercle. - (06) - M
caboulot, s. m. vase en bois avec couvercle. - (02) - M
cabri : chevreau  - (07) - M
cabri : un chevreau. - (10) - M
cabri, cabrite (n.m. et f.) : chevreau, chevrette - (08) - M
cabri, chevreau - (05) - M
cabri, s. m. chevreau. Surnom donné autrefois aux habitants de Montcenis, sans doute parce que le pays produisait beaucoup de cabris - (03) - M
cabuché : pommé. Un chou cabuché : un chou pommé. - (04) - M
cabucher, caibucher : pommer (chou), attendre un enfant  - (07) - M
caca-rouge (n.m.) : baie de houx - (08) - M
cachetons (a), loc. jambe par-ci, jambe par- là. Monter un cheval à cachetons, c'est le monter à la manière des hommes par opposition avec la manière des femmes qui sont assises sur un côté. - (02) - M
cacotte, s. f. narcisse, faux narcisse. Se nomme encore pain de coucou. - (02) - M
cacotte, s. f. petite dent dans le vocabulaire des enfants. - (02) - M
câcoûe : bouderie, grimace, gros dos, air renfrogné  - (07) - M
cadette, s. f. pierre plate ou dalle qui recouvre un mur. Nos murs à sec ont quelquefois au faîte une rangée de « cadettes » - (02) - M
cadiche, adj. des deux genres. diminutif de cadet usité autrefois comme nom de fantaisie dans les familles. - (02) - M
cadrin (nom masculin) : récipient en métal muni d'une anse destiné au transport des repas pour les personnes travaillant au dehors. - (06) - M
cadu, adj. caduc : « le mau cadu ». - (02) - M
câee, adj. impair, dépareillé. S’emploie en parlant d'une chose isolée d'une autre qui l'accompagne ordinairement. - (02) - M
cafeurniot (nom masculin) : petit local à usage de débarras. On dit aussi cafourgneau ou cafeurnon. - (06) - M
caffe : impair, dépareillé. Ol o caffe : il est seul . Le beu seul éto coffé : le bœuf seul est dépareillé. - (04) - M
cagnard, mendiant, chagnard, sournois, hypocrite (Les Cagnards appartenaient à la grande confrérie des mendiants, qui, au moyen-âge, vivaient de l'exploitation de la charité et de la crédulité publiques). - (01) - M
cagnâs : courbatures  - (07) - M
cagnats : courbatures. On è les cagnats quand on n'o pas habituai : on a des courbatures quand on n'est pas habitué. - (04) - M
çagne (n.m.) : chêne - (08) - M
cagne , femme de mauvaises mœurs, (cagna , chienne). - (01) - M
câgne, adj. cagnard, paresseux, impropre au travail. - (02) - M
câgnias, s. m. pl. douleurs de jambes. Avoir les «câgnias, » c'est éprouver des douleurs aux jambes par suite d'une lassitude prolongée. - (02) - M
câgnon, s. m. nuque du cou, chignon. - (02) - M
çai (adv.) : ça, ici - (08) - M
çai, adv. çà, ici. - (02) - M
caibaine (n.f.) : cabane - (08) - M
caibeucher (v.t.) : (de chou cabus) : pommer, faire une tête pour les choux - (08) - M
caiçer (v.t.) : cacher - (08) - M
caiche, s. f. cachette, lieu où l'on cache quelque chose. - (02) - M
caiche-micheraude, loc. jeu de cache-cache, colin-maillard. - (02) - M
caicher : cacher  - (07) - M
caicher, cacher. - (01) - M
caicher, v. a. cacher. - (02) - M
caicheron, meule de foin à demi sec mettre le foin en caicheron pour le faire sécher. - (03) - M
caichotié, ére, adj. celui qui fait le mystérieux, qui cache ses pensées et ses actions. - (02) - M
caichotte : cachette  - (07) - M
caichotte, s. f. cachette. - (02) - M
caichotterie, s. f. chose qui se dit ou se fait en cachette. Faire des « caichotteries », dissimuler. - (02) - M
çaie, s. f. chaise, siège. - (02) - M
caige, s. f. cage d'oiseau. - (02) - M
caigne, s. f. chienne, terme injurieux adresse à une femme dans le sens de paresseuse ou même de prostituée. - (02) - M
cailâbe (n.m.) : cadavre - (08) - M
cailâbre, s. m. cadavre ; corps d'un être vivant ou mort. On dit d'un homme, d'un animal qu'il a un bon « cailâbre » lorsqu'il est fortement charpenté. - (02) - M
caileuche, s. f. tronc d'arbre, souche sèche ou verte. - (02) - M
caillerotte (n.f.) : têtard - (08) - M
cailleton (ai), loc. a califourchon, jambe deçà, jambe delà. - (02) - M
çaillot, s. m. charriot. - (02) - M
caillotte, s. f. petit caillou plat. - (02) - M
cailote, s. f. calotte, toute coiffure qui couvre la tête. - (02) - M
caimairade (n.m. et f.) : camarade - (08) - M
cainair, s. m. canard, oiseau de basse-cour. — Bûche que le flottage des bois dépose le long des ruisseaux. Ces bûches sont appelées canards par assimilation. - (02) - M
cainaird (n.m.) : canard - (08) - M
caine (n.f.) : cane - (08) - M
caine (nom féminin) : cane. - (06) - M
caine : cane  - (07) - M
caine, s. f. cane, femelle du canard. - (02) - M
caineter (verbe) : marcher à la manière des canards. - (06) - M
caineter, v. n. marcher à la manière des cannes en se dandinant sur une jambe et sur l'autre. - (02) - M
cainot (nom masculin) : canard. - (06) - M
caipâbe : capable  - (07) - M
caipable (adj.m. et f.) : capable - (08) - M
caipâble, adj. des deux genres. capable, de bonne qualité, de belle forme. - (02) - M
çaipiau (n.m.) : chapeau - (08) - M
cairaico (n.m.) : corsage à manches et à basques pour les femmes - (08) - M
cairâme : céréale de printemps  - (07) - M
caircaisse : carcasse  - (07) - M
caircasse, s. f. espèce de grue à l'usage des charpentiers, servant à charger et à décharger les pièces de bois. - (02) - M
cairder : carder  - (07) - M
cairder : peiner  - (07) - M
çaireugne (n.f.) : charogne - (08) - M
caireûille : coquille  - (07) - M
cairmentran (n.m.) : les trois jours qui précèdent le mercredi des Cendres - (08) - M
cair'mentran, s. m. syncope de carême-entrant pour carême-prenant. On appelle ainsi les trois jours qui précédent le mercredi des cendres. - (02) - M
cairnaie (de) : travers (de), penché  - (07) - M
cairnaige, s. m. carnage. S’emploie souvent en parlant des dégâts causés par les animaux. - (02) - M
cairnâval, s. m. carnaval, masque, personne masquée ou déguisée. S’habiller en « cairnâval », se déguiser, se couvrir de vêtements ridicules ou effrayants. - (02) - M
cairne : carne, animal méchant  - (07) - M
cairner : pencher  - (07) - M
cairpe, s. f. carpe, poisson d'eau douce. - (02) - M
çairrotte (n.f.) : charrette (aussi çarratte) - (08) - M
çairrue (n.f.) : charrue - (08) - M
caisson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux  - (07) - M
caissotte (n.f.) : cassette - (08) - M
çaissû (n.m.) : chasseur - (08) - M
caitaistreuphe (n.m.) : catastrophe - (08) - M
caive (n.f.) : cave - (08) - M
calâ : noix  - (07) - M
cala : noix. On f'to de l'huile quand les calats : on faisait de l'huile avec les noix. - (04) - M
cala, essalon : noix - (05) - M
cala, s. m. noix, le fruit du noyer : il y aura beaucoup de « calas » cette année. - (02) - M
calai : céder, abandonner la lutte. - (04) - M
calât : une noix. - (10) - M
calaté, s. m., noyer, vient sans doute de cala, noix, donné clans le Glossaire du Morvan, p. 140. - (03) - M
calâtier : un noyer. - (10) - M
calatier : noyer (ou nouger). - (04) - M
calau, s. m. os d'animal dépouillé de chair, os en général. - (02) - M
calâ'yé : noyer  - (07) - M
cale (n.f.) : bonnet d'étoffe que les femmes portaient sous la coiffe - (08) - M
cale, s. f. bonnet d'étoffe que les femmes portent sous leur coiffe, bonnet de jeune enfant. - (02) - M
calemande, s. f. étoffe de laine à grosses rayures tissée autrefois dans le pays et jadis très en vogue. - (02) - M
calener (n.m.) : noyer (arbre) - (08) - M
caler : caler, céder, abandonner  - (07) - M
caler, céder à. - (01) - M
caler, v. a. coiffer, mettre un bonnet, une cale sur la tête. - (02) - M
caler, v. n. reculer, céder par crainte, faiblir. - (02) - M
calibeurdaine, s. f. calembredaine, grosse plaisanterie, conte en l'air, propos plaisant ou burlesque. La « calibeurdaine » a été chez nous, ce semble, une danse un peu échevelée du bon vieux temps. - (02) - M
calibot (n.m.) : alsifis sauvage - (08) - M
calibot, s. m. salsifis sauvage, barbe de bouc. - (02) - M
calô : os  - (07) - M
caloffe (n.f.) : enveloppe des légumes et de certains fruits (châtaignes, noix) - (08) - M
caloffe, s. f. enveloppe des pois, des légumes secs en général. Se dit aussi du brou des noix. - (02) - M
calon (n.m.) : noix (Nivernais) - cala (n.m.) noix (Morvan) - (08) - M
calot, borgne. - (03) - M
calot, s. m. serre-tête en toile ou en étoffe de soie. Dans quelques lieux le « calot » est l'enveloppe des grains, du sarrasin notamment. - (02) - M
calotte (n.f.) : giffle - (08) - M
calou, ouse, adj. et s. celui qui cale, qui met les pouces ; capon, poltron. - (02) - M
çambière (n.f.) : servante ; femme de chambre - (08) - M
cambôle (n.f.) : ampoule, cloque (aussi camboule) - ampoule qui vient sur le corps après des coups ou des brûlures - (08) - M
cambosse, camboule : enflure suite à une piqûre d'insecte  - (07) - M
cambosser, v. n. faire des bosses, bossuer. - (02) - M
camboule : enflure provoquée par une piqûre d'insecte, ou après une partie de chasse faire la camboule : manger les foies du gros gibier. - (04) - M
camboule, ampoule - (05) - M
camboule, s. f. omelette au sang de lièvre ou de tout autre animal ; omelette au sang en général. - (02) - M
cambrouse, s. f. dépouille d'un animal tué et particulièrement du gibier. La « cambrouse » d'un sanglier, d'un chevreuil. - (02) - M
camouar, s. m. camard, celui qui a le nez écrasé, au figuré : sournois, hypocrite, traître. - (02) - M
çamp (n.m.) : champ - (08) - M
campaine (en), loc. au dehors, en voyage. Être en campagne, c'est n'être pas chez soi ; aller on campagne, c'est partir pour une excursion, pour un voyage. - (02) - M
campaine, s. f. campane, clochette qu'on attache au cou des animaux lorsqu'ils vont dans les bois ou aux champs. - (02) - M
campane, cloche (campana), campène. - (01) - M
campeune (n.f.) : clochette - (08) - M
campeûne : clochette au cou des vaches, signifie aussi une vieille vache. Les vèches étin des campeunes : les vaches étaient des vieilles vaches. - (04) - M
campeune, s. f. cloche, clochette. - (02) - M
campoin : petite quantité (voir : miotte). On lécho un campoin dans certains endroits : on laisse une petite quantité dans certains endroits. - (04) - M
campvolant : nomade, bohémien, romanichel  - (07) - M
Camu, nom de bœuf. Ce nom est-il tiré de la forme du nez ou de la direction des cornes sur la tête de l'animal ? - (02) - M
canaird : canard  - (07) - M
canard, bois submergé. - (01) - M
cancanai : parler, médire. Les laveuses cancanin : les laveuses parlaient. - (04) - M
cancaner : parler, médire (rapprocher de cancan)  - (07) - M
cancoelle, hanneton. - (01) - M
cancoirne (n.f.) : hanneton (aussi cancouélle) - (08) - M
cancoirne, s. f. hanneton. - (02) - M
çançon (n.f.) : chanson - (08) - M
cancouane (nom féminin) : hanneton. - (06) - M
cancouélle (n.f.) : hanneton (aussi cancoirne) - (08) - M
cancouelle, hanneton - (05) - M
cancouelle, s. f. hanneton. - (02) - M
cancouène : hanneton  - (07) - M
cancouère (n.f.) : hanneton (Morvan-sud) - cancoine (n.f.) (Haut-Morvan) - (08) - M
cancouère (une) : un hanneton (voir : cancoire). - (10) - M
cancouin (ine), adj., lent dans les mouvements et la démarche. - (03) - M
caneter, marcher comme une cane. - (01) - M
canfouiner (se) : se cacher. - (10) - M
cangraingne, s. f. gangrène. - (02) - M
cani (n.m.) : caneton - (08) - M
cani : caneton  - (07) - M
cani, s. m. petit canard qui n'a pas encore de plumes. - (02) - M
cânias (n.f.pl.) : douleurs des jambes - (08) - M
can-nai : crier (s'agissant de l'oie). - (04) - M
canne, s. f. roseau, masse d'eau ou massette à larges feuilles, typha latifolia. - (02) - M
canon : verre de vin  - (07) - M
canquanter, v. n. se dit du cri des oiseaux de basse-cour, des oies particulièrement, mais aussi des canards, etc… - (02) - M
canqueillot, s. m. petite racine de genêt ou de tout autre arbuste. Lorsqu’un champ de genêts a été mis en culture, on ramasse les « canqueillots » après le premier labour. Ces racines donnent un feu de peu de durée, mais vif et clair. - (02) - M
canquener, v. n. se dit du cri des oies. - (02) - M
çanter (v.t.) : chanter - (08) - M
çantiau (n.m.) : échantillon - (08) - M
cantine, s. f. on dit les mouches « cantines. » - (02) - M
canvoulant : qui n'a a pas de domicile fixe. Les canvoulants faitin les paniers : les « romanichels » faisaient des paniers. Origine probable du mot : les « camps volants ». - (04) - M
çanzeman (n.m.) : changement - (08) - M
çanzer (v.t.) : changer - (08) - M
cape, chape, s. f. espèce de coussin en paille tressée ou tordue qu'on place sous le joug des bœufs pour protéger leur tête. - (02) - M
cape, chape, s. f. petite couverture en paille dont on recouvre le chanvre, les javelles, que l'on dresse sur le terrain pour les faire sécher en moyettes. - (02) - M
cape, chape, s. f. vêtement de femme qui couvre la tête et tombe sur les épaules. Aussi prononcé « caipe ». - (02) - M
caper (se) v. pr. se cacher. - (03) - M
caphar, « L » blatte , insecte commun dans les cuisines, dont la tête est cachée sous le corselet ; on appelait autrefois, selon Du Cange, caphardum une sorte de capuchon couvrant la tête. - (01) - M
capien (ene), adj., flatteur, calin. Ex.: faire son capien. - (03) - M
capine (ai lai), loc. aller « à la capine » c'est marcher les pieds nus ou sur ses bas. - (02) - M
capitau, s. m. capital, argent comptant, cheptel surtout. - (02) - M
capon : penaud  - (07) - M
capon : penaud. Ol ai fait des bétises, ol o tout capon : il a fait des bêtises il est tout penaud. - (04) - M
câpre, s. f. chèvre. - (02) - M
capuche, s. f. capuchon, manteau à capuchon, vêtement de femme. - (02) - M
capucher, v. n. pommer, « chou capuche », chou cabus, chou pommé. - (02) - M
câquelorde, canqouère : hanneton. - (04) - M
caqueriot (n.m.) : moustique - (08) - M
caquesiau : insecte imaginaire. D'une femme : elle a été piquée par un caquesiau : elle est enceinte. - (04) - M
câqui, s. m. œuf, terme enfantin. - (02) - M
çaquiau, s. m. château. - (02) - M
caquou (nom féminin) : (Faire la) attitude maladive. Amorphe. - (06) - M
carabitoué, s. m. cas rédhibitoire par syncope et corruption. On achète un cheval en réservant les « carabitoués. » - (02) - M
caractée, s. m. caractère. - (02) - M
carafé, giroflée - (05) - M
carbalin, s. m. sarrasin ou blé noir de tartarie. - (02) - M
carbon, furoncle - (05) - M
carboulô (en), loc. se mettre en « carboulô », c'est se replier sur soi-même, se pelotonner. - (02) - M
çarcer (v.t.) : chercher - (08) - M
çarcer, v. a. chercher, poursuivre quelqu'un ou quelque chose. - (02) - M
çarçou, charchou (-ouse) (n.m. ou f.) : chercheur (-euse) - (08) - M
carcoue : grimace, gros dos. Ol o m'lade, o fait lo carcoue : il est malade, il fait la grimace. - (04) - M
carcoue, s. f. on dit d'une poule et de tous les animaux en général qu'ils font la « carcoue » lorsqu'ils rentrent le cou dans leur corps comme dans l'affaissement de la maladie. - (02) - M
çarcueil (n.m.) : cercueil - (08) - M
carder, v. n. avoir de la peine, de la difficulté à fatiguer, peiner, pour faire une chose. - (02) - M
çàrdon (n.m.) : chardon - (08) - M
carillon (n.m.) : petite campanule (par analogie avec la clochette de la fleur) - (08) - M
carillon, s. m. nom vulgaire d'une plante de la famille des campanulacées, ainsi appelée par assimilation de ses clochettes avec la série de cloches qui produit un carillon. - (02) - M
çarme (n.m.) : charme (arbre) - (08) - M
carné, carnot (de)(loc.) : de quart, de travers - (08) - M
carne, s. f. terme de mépris, injure. - (02) - M
carniau (n.m.) : gros nuage d'orage - pluriel : carniaux - (08) - M
carosse : caisse en bois, rembourrée de paille, chiffon, coussin, ouverte en haut et sur une longueur, utilisée par les laveuses pour se mettre à genoux au lavoir. - (04) - M
carpalin : chapeau. O soulo on métin le carpalin : au soleil on mettait le chapeau. - (04) - M
carpé, adj. se dit des animaux qui ont des épis dans le poil, des touffes qui se hérissent. - (02) - M
çarpentier (n.m.) : charpentier - (08) - M
carquesse, s. f. on donne ce nom, je crois, à la petite ciguë qu'on appelle aussi faux persil. La carquesse est vénéneuse. - (02) - M
cârrée : pièce principale de la maison  - (07) - M
carréger, v. a. charroyer, transporter sur une voiture. - (02) - M
çarrotte, charrette - (05) - M
carrouaize (n.m.) :carrefour (du lat. quadruvivm , carrefour ; a.fr. carroge) - aussi carrouaige - (08) - M
çarvelle (n.f.) : cervelle - (08) - M
çarviau (n.m.) : cerveau - (08) - M
çarzer (v.) : charger - (08) - M
çarzer (v.t.) : charger - (08) - M
çarzer, v. a. charger, mettre une charge sur... confier une mission à quelqu'un, etc. - (02) - M
cassaule, adj. sujet à être cassé. le verre a été très « cassaule » jusqu'à ce jour. - (02) - M
casse : petit récipient en cuivre à longue queue. - (04) - M
casse, adj. des deux genres. cassé, courbé, rompu, fatigué, affaibli : « c'te fonne n'ô pâ veille, mâ ile ô diji casse », cette femme n'est pas vieille mais elle est déjà courbée. - (02) - M
casse, lèchefrite, plat, casse, bassin à queue dans lequel on boit. - (01) - M
casse, s. f. bassin à queue dont on se sert pour boire. - (02) - M
cassi, e, adj. se dit des terres grasses qui, par suite de la sécheresse, se ramassent en petites mottes compactes. - (02) - M
cassie, s. f. la quantité de liquide que peut contenir une casse : une pleine « cassie. » - (02) - M
cassine, s. f. rosse, haridelle. - (02) - M
casson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux  - (07) - M
casson, s. m. on dit des matières farineuses qu'elles sont « en cassons » lorsqu'elles se ramassent par l'effet de l'humidité et s'agglutinent en grumeaux isolés. - (02) - M
castille, s. f. fragment de pierre à chaux qui éclate dans le feu en soulevant la cendre. - (02) - M
castrer, v. a. châtrer. - (02) - M
catailogue (n.m.) : catalogue - (08) - M
çâtaingne (n.f.) : châtaigne - (08) - M
çâtaingnier (n.m.) : châtaignier - (08) - M
cataplame. s. m. cataplasme. - (02) - M
catareu, euse, adj. sujet à se gâter, à se corrompre, à perdre en qualité, chanceux : ce commerce est « catareux », cette affaire est « catareuse. » - (02) - M
catécime, s. m. catéchisme. - (02) - M
Câteline, nom de femme pour Catherine. - (02) - M
catère (n.f.) : convulsion du nourrisson - (08) - M
caterre, catarrhe, cautère. - (01) - M
çateur-cien (n.m.) : châtre-chien - mauvais couteau qui coupe mal - (08) - M
çatiau (n.m.) : château - (08) - M
catiau, s. m. château. On donne par courtoisie ce nom à toutes les maisons bourgeoises attachées à un domaine d'une certaine importance. Le château en Morvan est le principal « châ » du pays, voilà tout. - (02) - M
catiche, catin : poupée, femme de mauvaise vie  - (07) - M
catin, s. f. poupée d'enfant. - (02) - M
çatrer (v.t.) : castrer - (08) - M
çatrou (n.m.) : hongreur (aussi châtrou) - (08) - M
câtu, s. m. pays lointain, au dehors, à l'étranger; « voir du câtu », c'est voir du pays. - (02) - M
çaud (adj.) : chaud - (08) - M
çauffaize (n.m.) : chauffage - (08) - M
çauffer (v.t.) : chauffer - (08) - M
çaumine (n.f.) : chaumière - (08) - M
caupe (n.f.) : coupe - (08) - M
cauper (v.t.) : couper - (08) - M
caur (n.f.) : cour - (08) - M
cauraize (n.m.) : courage - (08) - M
caurrouaie (n.f.) : courroie - (08) - M
caurt, caurte (adj.m. et f.) : court, courte - (08) - M
caurze (n.f.) : articulation en cuir du fléau (pour de Chambure : courze) - (08) - M
causer : parler  - (07) - M
causou, ouse, s. m. et f. causeur, bavard, musard : « un causou, une causouse. » - (02) - M
çausse (n.f.) : chausse - (08) - M
caussée, s. f. ouvrage fait à bâtons rompus, à moments perdus : « i l'é fé ai caussées », c’est-à-dire à plusieurs reprises. - (02) - M
causû (n.m.) : bavard celui qui parle beaucoup - (08) - M
cautère : emplâtre (ç'ai pas pu d'aution qu'un cautère su eune jambe de bois)  - (07) - M
cauti ne, s. f. femme câline, enjôleuse, qui flatte par intérêt. - (02) - M
cauyer (se), (se) taire - (05) - M
câvre, s. f. cave, lieu souterrain : « voiqui lai quié d'lai câvre », voici la clef de la cave. - (02) - M
cé (prép.) : chez - (08) - M
ce, prép. chez. « a n'ô pâ ce lu », il n'est pas chez lui. - (02) - M
celai (pr.dém.inv.) : cela - (08) - M
celai, pron. démonst. cela. On prononce ç'lai. - (02) - M
celles-lai (pr.dém.) : celles-là - (08) - M
cemenère (n.f.) : chènevière - (08) - M
cemenére, s. f. chenevière. - (02) - M
cemenot (n.m.) : petit chemin - (08) - M
cemenot, s. m. petit chemin, sentier dans les champs. - (02) - M
cemenotte (n.f.) : chanvre teillé - (08) - M
cemenotte, s. f. chanvre qui a été tillé. - (02) - M
cemie (n.f.) : chemise (aussi c'mie) - (08) - M
cemie, s. f. chemise. - (02) - M
ceming (n.m.) : chemin - (08) - M
cemingn', s. m. chemin, sentier, voie. - (02) - M
cemnée, cheminée - (05) - M
cenale (n.f.) : fruit de l'aubépinier - (08) - M
cenale, s. f. cenelle, fruit de l'aubépine et non du houx. - (02) - M
cenalé, s. m. cenellier, aubépine ou épine blanche ; arbuste qui produit les cenelles. - (02) - M
cenaler (n.m.) : aubépinier ; arbuste de l'épine blanche - (08) - M
cenchaubin-cenchaupâ, loc. il importe peu ; cela est ou n'est pas ; il est possible que oui ou que non. - (02) - M
céneviau, s. m. filet de pêche. - (02) - M
ceni, c’ni (n.m.) : saleté petit débris (aussi cheni) - (08) - M
cenie (n.f.) : cendre chaude sous laquelle il y a encore du feu - (08) - M
cenie, s. f. cendre chaude, sous laquelle il y a encore du feu. - (02) - M
cenre (n.f.) : cendre - (08) - M
cenre : cendre  - (07) - M
cenre, s. f. cendre, poussière des matières brûlées. - (02) - M
cenré, s. m. linge qu'on étend sur la cendre du cuvier où se fait la lessive. - (02) - M
cenrer, v. a. cendrer, mettre de la cendre. « cenrer » un champ. Une terre bien « cenrée » donne une bonne récolte. - (02) - M
cenrou (adj.) : couleur de la cendre - (08) - M
cenrou, ouse, adj. cendreux, couleur de cendre ; rempli de cendre, couvert de cendre. - (02) - M
cêqhie, s. m. cercle. Se dit principalement des cercles de futailles : « eun cêqhie de châgne », un cercle de chêne. - (02) - M
céqhier, v. a. mettre un cercle à un tonneau. - (02) - M
cêque (n.m.) : cercle - (08) - M
cequi (pr.dém.inv.) : ceci - (08) - M
cequi, pron. démonstr. ceci ; en opposition avec celai = cela : « c'qui ô ai moue, c'lai ô ai toué » ; ceci est à moi, cela est à toi. - (02) - M
cer, cère (adj.m. ou f.) : cher, chère - (08) - M
cercher, chercher. - (01) - M
cerfeû (n.m.) : cerfeuil - (08) - M
cerfeu, s. m. cerfeuil, plante potagère. - (02) - M
cerie (n.f.) : cerise - (08) - M
cerie, s. f. cerise, fruit du cerisier : « eune c'rie meure. - (02) - M
cerïé, s. m. cerisier, arbre qui porte les cerises : « eun ç'rié sauvaige «, un cerisier sauvage, un griottier. - (02) - M
cerïer (n.m.) : cerisier - (08) - M
cerner, v. a. châtrer. - (02) - M
cerqueu (n.m.) : cercueil - (08) - M
certain, e, adj. assuré, digne de confiance, d'une qualité reconnue. On dit d'un remède éprouvé qu'il est «certain », d'une vache prise à l'essai qu'elle n'est pas « certaine. » - (02) - M
cervalle : cervelle  - (07) - M
cestuy-ci, celui-ci, c'tu-ki. - (01) - M
cetele-qui (pr.dém.f.) : celle-ci - (08) - M
cetele-qui, pron. démonst. celle-ci. on prononce souvent « c'tel-quite». - (02) - M
ceti-lai (pr.dém.m. et f.) : celui-là, celle-là - (08) - M
ceti-lai, pron. démonst. des deux genres. celui-là, celle-là par opposition avec « cetu-qui » et a « cetele-qui », celui-ci, celle-ci, au pluriel «cé-qui», ceux-ci et celles-ci ; « cé-lai » pour ceux-ci et celles-là. - (02) - M
cetit, cetite (adj.m. et f.) : petit, petite - mauvais, mauvaise - (08) - M
cetiteman (adv.) : de mauvaise manière - (08) - M
cetu-qui (pr.dém.m.) : celui-ci - (08) - M
cetu-qui, pron. démonst. celui-ci. - (02) - M
ceu (pr.dém.) : ce - (08) - M
ceu, ceute, ceus, cé, adj. démonst. ce, cette, ces : « çô l'ceu qui vô-z-é s'coru », c'est celui qui vous a secouru ; « ceute fonne-laite », cette femme-là ; « i veu i aller ceus ou ce jors-qui », je veux y aller ces jours-ci. - (02) - M
ceule (pr.dém.f.) : celle - (08) - M
ceule, pronom. celle : « ceule-quite », celle-ci. - (02) - M
ceule-lai (pf.dém.f.) : celle-là - pl.: ceules-lai, celles-là - (08) - M
ceumenée (n.f.) : cheminée - (08) - M
ceumetère (n.m.) : cimetière - (08) - M
ceumetére, s. m. cimetière. - (02) - M
ceum'tére : cimetière  - (07) - M
ceus (adj.dém.) : ces - (08) - M
ceutte (adj.dém.) : cette - (08) - M
cevrosse, s. f. la partie d'un grenier, d'un fenil, qui se trouve le long des murailles, sous le toit, sous les chevrons. - (02) - M
châ (n.m.) : corps de bâtiment pris isolément (maison, écurie, grange = 3 châs), de l'a.fr. chatz, du lat. casa = maison - (08) - M
cha(i)pouter : tailler irrégulièrement ou d'une façon grossière, sans soin. - (10) - M
châ, s. m. colle de farine à l'usage des tisserands. - (02) - M
châ, s. m. corps de bâtiment pris isolément. Une maison, une grange, une écurie, forment trois « châs » distincts. - (02) - M
châa ! interj. dont on se sert pour faire avancer les bœufs attelés. - (02) - M
chabanée, grande quantité - (05) - M
châbre (n.m.) : sabre - (08) - M
châbre, s. m. sabre. - (02) - M
chabrot (faire) : mettre du vin dans le potage  - (07) - M
chacagnat (nom masculin) : lit mal fait... ou pas fait du tout. - (06) - M
chacignon, s. m. chignon, le derrière du cou, la nuque. - (02) - M
châdougnerà, s. m. chardonneret, oiseau. - (02) - M
chafaut : plancher partiel dans la grange (voir voûlin), grenier à fourrage  - (07) - M
chafaut, échafaud. - (01) - M
chaffaud : grenier à fourrage. On meto le foin sur le chaffaud : on mettait le foin dans le fenil. - (04) - M
chagnar, s. m. sournois, cafard, un homme en dessous comme on dit vulgairement. - (02) - M
chagnard (n.m.) : sournois, "en-dessous" - (08) - M
châgne (nom masculin) : chêne. - (06) - M
châgne : chêne  - (07) - M
châgne : un chêne. - (10) - M
châgne : chêne. Ç'o biau un grou châgne : c'est beau un gros chêne. - (04) - M
châgne, s. m. chêne. Morvan prononce çâgne : « miçante rouette de çâgne i va t'quiorde », mauvaise branche de chêne je vais te tordre. - (02) - M
châgneai, s. m. bois de chênes. Ne s'emploie guère qu'au pluriel : « les châgneais. » - (02) - M
châgneau, s. m. bois de chênes. - (02) - M
châgne-forché, loc. chêne-fourchu. Le jeu de « châgne-forché » consiste à se maintenir, en s'appuyant sur les mains, la tête contre terre et les jambes dressées en l'air avec un certain écartement. - (02) - M
châgnon (n.m.) : nuque - (08) - M
chagnon (nom masculin) : partie arrière du cou, là où l'on dépose une charge à porter. - (06) - M
chagreillot : chatouille. - (04) - M
chagrillot : chatouille  - (07) - M
chagriot (n.m.) : chatouillement - (08) - M
chagriot, s. m. chatouillement: « faire le chagriot », chatouiller. - (02) - M
chagroulé, e, part. passé d'un verbe chagrouler inusité à l'infinitif. Fendillé, crevassé. Se dit surtout de la terre soumise à l'action de la gelée. - (02) - M
chagrouleman, s. m. action de la gelée sur la terre qui se désagrège, se crevasse, se fend. Le « chagrouleman » est très nuisible aux récoltes, parce que les plantes d'un sol « chagroulé » se trouvant déchaussées sont exposées sans abri aux intempéries de la saison. - (02) - M
chahuter, v. a. tracasser, harceler, quereller. - (02) - M
chaicun, pronom distributif. chacun, chaque personne, toute personne, qui que ce soit. On dit en Morvan comme en bourgogne : « un chaicun plieure, un chaicun grogne. » - (02) - M
chaillâs, cheillâs, s. m. tiges de chanvre et en plusieurs lieux de lentilles, de pois, lorsqu'elles sont dépouillées et réduites à l'état de paille sèche. - (02) - M
chaillot, s. m. petite pierre qui se trouve par bancs dans certains terrains. Lorsque le « chaillot » se désagrège, il forme une espèce de gros sable qu'on appelle « cran. » - (02) - M
chaillou, caillou, pierre, roche. Ne figure plus que dans les noms de lieu : le moulin de chaillou près de Saulieu. - (02) - M
chailmineman, s. m. action de la gelée qui soulève la terre, qui la désagrège et la fait tomber en poussière. - (02) - M
chailminer, v. n. se dit de la terre que l'action de la gelée soulève et réduit en poussière. - (02) - M
chainde, cheindre : chanvre se cultivant en début du siècle pour faire des draps, des cordes. Tu mettos le cheindre aigé dans le rû : tu mettais le chanvre rouir dans le ru. - (04) - M
chaîneau : chéneau  - (07) - M
chaineau, s. m. chenal, chéneau, gouttière qui reçoit les eaux du toit. - (02) - M
chainette, s. f. échenal, gouttière. - (02) - M
chaintres, champs - (05) - M
chaipaie : chapeau  - (07) - M
chaipeai, s. m. chapeau. Morvan. «chapiau». - (02) - M
chaipelet, s. m. chapelet. - (02) - M
chaipite, s. m. chapitre. - (02) - M
chaipouter, v. a. tailler, hacher le bois avec la cognée, la serpe ou tout autre instrument tranchant. Tous nos paysans « chaipoutent » plus ou moins, mais assez grossièrement. - (02) - M
chaipoutou, s. m. celui qui hache, qui coupe, qui travaille le bois plus ou moins adroitement. - (02) - M
chaique (adj.ind.) : chaque - (08) - M
chaique, adj. des deux genres. chaque. - (02) - M
chair (n.m.) : char - (08) - M
chair : char, chariot  - (07) - M
chair, s. m. char, chariot ; longue voiture à quatre roues qui sert à divers usages et qui est d'un emploi général dans une grande partie du Morvan. - (02) - M
chairboiller, v. a. noircir, salir, rendre terne ; au figuré assombrir. - (02) - M
chairbonette, chairbounette, s. f. menu bois façonné régulièrement comme le bois de moule pour être converti en charbon. - (02) - M
chairbonnette : charbonnette  - (07) - M
chairbouéiller : barbouiller (couleur ou digestion)  - (07) - M
chairdonneri (n.m.) : chardonneret - (08) - M
chairetin, s. m. charretin, carcasse de charrette, la charrette sans les roues. Se compose de l'aiguille, des deux gouttereaux et des épares. - (02) - M
chairger : charger  - (07) - M
chairgi, e, part. passé. chargé. - (02) - M
chairiot (n.m.) : chariot - (08) - M
chairme : charme  - (07) - M
chairmer, v. a. charmer, exercer une action extranaturelle à l'aide de la magie, fasciner. - (02) - M
chairogne : charogne, mauvaise bête  - (07) - M
chairoi, s. m. charroi, transport d'un lieu à un autre au moyen de bœufs ou de chevaux attelés : être en bon « charroi », au figuré, être en bonne voie, en bon chemin, dans une entreprise. - (02) - M
chairotte : charrette, carriole  - (07) - M
chairotte, s. f. charrette, voiture à deux roues attelée de bœufs ou de vaches. Morvan. : « çarotte, çairotte. » - (02) - M
chairpentier : charpentier  - (07) - M
chairrére : charrière, chemin forestier  - (07) - M
chairrûe : charrue  - (07) - M
chair'tier : charretier  - (07) - M
chairue, s. f. charrue, inslrument de labourage. - (02) - M
chaise, s. f. maison, chaumière, cabane. - (02) - M
chaisse : chasse  - (07) - M
chaissot : petit sac, sachet. On meto les résidus dans un chaissot : on mettait les résidus dans un sachet. - (04) - M
chaissoû : chasseur  - (07) - M
chait (n.m.) : chat - (08) - M
chaleil (nom masculin) : lampe à huile. (voir bitouze). - (06) - M
chalier, écholet : échelle double installée en permanence pour favoriser le passage d'une haie. - (04) - M
châlit, s. m. châlit, bois de lit, très usité pour désigner la carcasse entière d'un lit qui se compose du châ et du coucher. - (02) - M
chalûreu, euse, adj. la chaleur atmosphérique : « le temps est trop « chalûreu », — la journée a été bien « chalûreuse ». « céléreu ». - (02) - M
chambellan : gentilhomme chargé du service de la chambre d'un monarque. - (09) - M
chambière : servante dans les maisons bourgeoises. - (04) - M
chambleire, s. f. chambrière, femme attachée au service d'une maison bourgeoise, qui ne travaille pas aux champs, mais à l'intérieur. « çambière, çambiée. » - (02) - M
chambr'aute, s. f. chambre haute ; chambre des étages placés au-dessus du rez-de-chaussée. C’est presque un château en Morvan qu'une maison ayant des « chambr'autes. » - (02) - M
chambre ai for : pièce dans laquelle se trouve le four  - (07) - M
chambrier : grand officier qui était chargé du service de la chambre du roi. - (09) - M
chamipier, v. a. conduire aux champs, mener paître. - (02) - M
champ, nom de loc. nous avons en nivernais et particulièrement en Morvan près de deux cents noms de lieu qui sont tirés de champ avec ou sans qualification. - (02) - M
Champaie : Champeau  - (07) - M
champaigne, s. f. plaine, endroit plat relativement aux terrains qui l'environnent. - (02) - M
champ-de-chaudron (le), jeu de la marelle ; jeu d'enfant qui consiste à faire sauter une pierre d'un champ circonscrit, en sautant sur un pied. - (02) - M
champier (verbe) : conduire le bétail aux champs pour le faire paître. - (06) - M
champier : envoyer ailleurs, chasser  - (07) - M
champier, combattre en champ clos, champier, corriger. - (01) - M
champignot , champouègnot : champignon  - (07) - M
champignot : champignon. - (04) - M
champignot, s. m. champignon. - (02) - M
champlain, s. m. quelques parties du Morvan donnent ce nom à un espace libre, à une place publique où se tiennent les foires, apports ou marchés. Sur le champlain de Château-Chinon s'élevait le gibet seigneurial. - (02) - M
chamployage, champoiance : droit de faire paître les bestiaux dans les bois seigneuriaux. - (09) - M
champoué. s. m. pacage, pâturage. On dit aussi « champiaige » = champiage : « al é eun bon champoué ai l'entor de lu », il a un bon pacage dans ses environs. - (02) - M
champouéyer, v. a. pâturer, faire paître les animaux. S’emploie absolument : « champouéyer» dans les bois. - (02) - M
chan, s. m. côté, tranche. Mettre « de chan, sur chan » = de côté, sur le côté. Être « sur chan » est l'opposé d'être à plat. - (02) - M
chanchounette, s. f. tresse de cheveux que les femmes ramènent sur la tête lorsqu'elles se coiffent : « une chanchounette bionde. » « chonette, chounette ». - (02) - M
chanchue, s. f. sangsue. - (02) - M
chandeille, s. f. chandelle. - (02) - M
chandelage, s. m. action de la gelée qui soulève les terres en formant à la surface une forêt de petites aiguilles ou chandelles de glace. Le « chandelage » est souvent funeste aux récoltes en déracinant les céréales qui restent, pour ainsi dire, suspendues en l'air. - (02) - M
chandeler, v. n. se dit des terres arénacées qui se soulèvent par l'effet de la gelée en formant une multitude de petites chandelles ou aiguilles de glace, lesquelles supportent une légère croûte de terrain. - (02) - M
chandeleuse (la), la chandeleur, fête de la présentation de Notre-Seigneur au temple. - (02) - M
chandié, s. m. syncope de chandelier. - (02) - M
channi, v. n. chancir, moisir, couvrir de moisissures : du pain « channi », du fromage « channi. » - (02) - M
chanpleure, s. f. robinet de tonneau, cannelle par où s'écoule le vin, la bière, etc… - (02) - M
chanteai, s. m. chanteau, morceau, quartier de pain. « chantiau, chanquiau. » - (02) - M
chantiau (nom masculin) : entame du pain. - (06) - M
chantiau : partie d'une miche de pain, le quignon. - (04) - M
chantié, s. m. sentier, chemin de traverse, - (02) - M
chantou (-ouse) (n.m. ou f.) : chanteur (-euse) - aussi çantou - (08) - M
chantou, ouse, s. chanteur, chanteuse. « çantou, çantoure. » - (02) - M
chantre, s. f. jante de roue. - (02) - M
Chapé, e. nom de bœuf ou de vache. Désigne plus particulièrement les bêtes à cornes qui ont la tête blanche ou blonde. « Çaipé ». - (02) - M
chapen, s. m. sapin. - (02) - M
chapiau, s. m. chapeau. - (02) - M
chapite (n.m.) : chapitre - (08) - M
chapitre : assemblée de chanoines. - (09) - M
chaplu, adj. chappé. Se dit du grain lorsqu'il n'est pas encore sorti de son enveloppe ou balle : « du blé chaplu. » - (02) - M
chapon, s. m. grain qui ne s'est pas dépouillé sous le fléau, qui est demeuré dans la balle. - (02) - M
chapoter, couper, tailler. - (01) - M
chapouner, se dit des incisions qu'on fait dans l'écorce d'une branche et à distances plus ou moins régulières. Après une opération de ce genre, on a un bâton « chapouné ». - (02) - M
chapoutai : couper du bois à la hache. L'hiver on vé chapouter du bois : l'hiver on va couper du bois. - (04) - M
chapouter (v.t.) : tailler du bois (de l'a. fr. chapuiser) - (08) - M
chapouter (verbe) : tailler du bois, généralement pour fabriquer un petit objet utilitaire. - (06) - M
chapouter : couper comme un goujat, couper en petits morceaux  - (07) - M
chapoutou (n.m.) : celui qui travaille le bois avec la cognée ou la plane - (08) - M
chappé : nom d'un bœuf d'attelage moucheté de blanc sur la tête. - (04) - M
char, s. f. chair. - (02) - M
charder, v. n. pleurnicher. se dit d'une personne qui pleure ou grogne à tout propos et sans motif. - (02) - M
chareire, s. f. charrière, chemin, sentier réservé dans les bois pour le passage des voitures. Morvan «çareire». - (02) - M
charger, v. a. prendre, au figuré, et s'applique surtout aux maladies. - (03) - M
charier (se), v. réfl. aller en voiture : « i m'seu chârié ai Sauleu », je suis allé en voiture à Saulieu. - (02) - M
chariote, charrette, çarotte. - (01) - M
Charlette, nom propre de Charlette. - (02) - M
Charli, nom propre, diminutif de Charles. - (02) - M
charlot (le), loc. « avoir le charlot, » être d'humeur flegmatique, molle, paresseuse. - (02) - M
charmer, v. a. avoir en germe, couver une maladie : il y a longtemps qu'il « charmait » ces fièvres-là. - (02) - M
charmû (n.m.) : charmeur - (08) - M
charnié, s. m. échalas, pau de vigne. - (02) - M
charniole : plante : ortie royale on dit aussi « chaveniole ». La charniole salissot les blés : l'ortie royale salissait les blés. - (04) - M
charrée : pièce de toile portée sur l'épaule qui contenait le grain à semer à la volée de l'autre main. - (04) - M
charrée : pièce de toile sur laquelle on mettait la cendre sur le cuvier à lessive (début 20ème siècle). - (04) - M
charter (se) (v.pr.) : s'asseoir (aussi se chiter) - (08) - M
chartu (-e) (p.p. du v. asseoir) : assis - chartue = assise - (08) - M
chasne, chêne, châgne. - (01) - M
chat (éte) : difficile (être)  - (07) - M
chat : gros crochet à trois branches comme un hameçon, fixé à une corde et permettant d'accrocher et récupérer les seaux tombés accidentellement dans un puits. - (04) - M
chat, chaite, adj. gourmand, friand. L’avare est toujours « chat » d'argent, la femme toujours « chaite » de chiffons ou de rubans. - (02) - M
châtaie : château  - (07) - M
chataingne, s. f. châtaigne. - (02) - M
chatel (nom masculin) : cheptel. - (06) - M
chatelicot, s. m. petit bouquet de noisettes, de glands, de fruits enchaînés. - (02) - M
châtellenie : manoir, seigneurie, et juridiction d’un seigneur châtelain. - (09) - M
châtelot, s. m. bouquet de noix, de châtaignes, etc… - (02) - M
chatenére, s. f. chatière, ouverture ménagée dans le toit pour le passage des chats. - (02) - M
chatenet, s. m. gourmand, friand, celui qui aime la bonne chère et recherche les morceaux délicats. - (02) - M
chaterie (n.f.) : friandise - (08) - M
chaterie, s. f. friandise, sucrerie, mets délicat. - (02) - M
châteugnerie, gâterie - (05) - M
Châtillon, nom de bœuf très connu dans notre contrée. Ce nom est peut-être tiré de la couleur de l'animal plutôt que de son origine. Dans le berry et le nivernais beaucoup de bœufs sont appelés Châtain. - (02) - M
châ'tlot : petit château  - (07) - M
chat-qui-fou (nom masculin) : expression qui désigne un enfant remuant, qui ne tient pas en place. (Comme un chat qui est  fou). - (06) - M
châtre, s. f. châtrure ; action de châtrer. Un porc subit « la châtre » avant d'être mis à l'engrais. - (02) - M
châtre-bique, châtre-chien : couteau (mauvais)  - (07) - M
châtrer : castrer  - (07) - M
châtrer, v. a. raccommoder grossièrement sans y mettre de goût ou de soin. - (02) - M
châtreure, s. f. raccommodage grossièrement fait. - (02) - M
châtreux (nom masculin) : hongreur. - (06) - M
châtron : jeune bœuf (jeune taureau castré)  - (07) - M
châtron, s. m. taureau récemment châtré, jeune bœuf qui n'a pas encore été soumis au joug ou qui ne l'a été que depuis peu de temps. « çâtron. » - (02) - M
châtrou, s. m. châtreur, celui qui châtre les animaux dans nos campagnes. - (02) - M
chauchette, s. f. chaussette, demi-bas, diminutif de « chauche » = chausse. - (02) - M
chaud-feurdi (nom, masculin) : coup de froid qui annonce un rhume ou une grippe. - (06) - M
chaudiére : fourneau pour la cuisson des pommes de terre pour la pâtée - (07) - M
chaudron, s. m. vase de fer blanc avec couvercle et dont on se sert pour transporter la soupe ou autres aliments lorsque les ouvriers sont répandus dans les champs. - (02) - M
chaufau, s. m. échafaud, appareil composé de poteaux et de claies qui permet de s'élever plus ou moins haut au-dessus du sol. - (02) - M
chaufauder, v. n. échafauder, construire un appareil en bois pour s'élever au-dessus du sol. - (02) - M
chauffeu, s. m. chauffoir, lieu où se trouve la cheminée ; chambre à feu. - (02) - M
chaufredi : chaud et froid. - (04) - M
chaugnon, s. m. anneau qui réunit l'avant et l'arrière-train d'une charrue. « chaugnon » = chaînon. - (02) - M
chaumâ, s. m. petite chaume, terre inculte et engazonnée. - (02) - M
chaume : lande communale, pâtis - (07) - M
chaume, s. f. terrain engazonné, ordinairement de peu de valeur, lande, espace vague et livré au pacage des animaux. - (02) - M
chaupiquet, s. m. saupiquet, sauce piquante où il entre beaucoup de vinaigre. - (02) - M
chaurd-miot (n.m.) : sourd-muet - (08) - M
chausse : bas, chaussette  - (07) - M
chausse, s. f. chausse, bas, vêtement de la jambe et du pied. « çausse. » - (02) - M
chaussie, s. f. chaussée, levée d'étang, barrage qui retient les eaux. - (02) - M
chauveau (n.m.) : boeuf à poil ras - (08) - M
Chauveau, nom de bœuf ; bœuf dont le poil est ras, non frisé. - (02) - M
chauveau, s. m. mesure de capacité ayant la forme tubulaire et contenant environ un litre. On dit d'une personne craintive qu'elle se ramasse, se resserre comme un « chauveau » d'huile. - (02) - M
chauvoucheri, s. f. chauve-souris. - (02) - M
chavire, v. a., jouir, user. Ex. : mon propriétaire m'a loué un grenier qui est en si mauvais état que je ne puis en chavire. - (03) - M
chav'née (nom féminin) : cheminée. - (06) - M
chavouchie (n.f.) : chauve-souris (aussi savouchi) - pour de Chambure : chavouchie - (08) - M
chavouchie, s. f. chauve-souris. - (02) - M
ché, cé (n.m.) : chef, tête - ex. : un ché de neurin : une tête de bétail - (08) - M
ché, s. m. chef, tête. S’applique seulement aux animaux. Autant de bœufs, de vaches, autant de « chés de neurin. » on compte aussi les chevaux, les moutons et même les volailles par « ché. » « cé. » - (02) - M
chée, s. f. chaise, siège. Syncope de chaire ou chère, ancienne forme pour chaise. - (02) - M
cheffre, s. m. chef, celui qui commande. - (02) - M
cheillâs (n.m.pl.) : bottes de débris de paille - (08) - M
chèillâs : désordre  - (07) - M
cheillas : objets ou choses en désordre. Faut pas lécher les denrées en cheillas : il ne faut pas laisser le matériel en désordre. - (04) - M
chéle (n.f.) : chaise - (08) - M
chéle, s. f. chaise, siége où l'on s'assied, petit banc. - (02) - M
chemi, s. m. chemin. « c'mingn', cemingn'. » - (02) - M
chemie, s. f. chemise, vêtement. - (02) - M
chemillole, ch'miyotte (n.f.) : sorte de veste portée par les hommes. De Chambure écrit chemillole - (08) - M
chemillole, s. f. veste ronde en boge. « chemillole » est une forme locale pour camisole. On sait que ce dernier vêtement était une sorte de veste portée par les hommes. - (02) - M
chemillot, s. m. brassière d'enfant. - (02) - M
chem'nale : lamier pourpre, ortie royale  - (07) - M
che'mnée : cheminée  - (07) - M
chem'née : cheminée. On o ben vé la chem'née : on est bien vers la cheminée. - (04) - M
chem'née, s. f. cheminée, foyer. - (02) - M
chem'non, s. m. petit chemin, sentier. - (02) - M
chemnoter, v. a. se dit des rameaux d'arbres ou d'arbustes qui sèchent et meurent, peut-être par assimilation avec la «chenevote » que l'on prononce « chemenote » dans une partie du Morvan. - (02) - M
cheneille, s. f. chenille. - (02) - M
chenevé (n.m.) : chènevis - (08) - M
cheni, cni (n.m.) : poussière ; corps étrange sous la paupière - (08) - M
cheni, s. m. le rebut, la plus mauvaise qualité des choses, poussière, ordure : ôtez ce « ch'ni » qui est sur la soupe. - (02) - M
chenot, s. m. chenet de foyer. - (02) - M
chérantie, s. f. cherté, prix élevé des denrées. Nous sommes dans un siècle de « chérantie. » - (02) - M
cherche, s. f. recherche, poursuite : il est en « cherche » de sa vache. « serche. » - (02) - M
cherchou, cherchouse de pain, s. m. et féminin celui ou celle qui cherche, qui quête, qui demande l'aumône, mendiant ou mendiante pris dans un sens favorable. « sarçou, sarçouse » ou « sarçoure. » en quelques lieux « serchou, serchoure, serchouse. - (02) - M
chère âme du bon Dieu. Cette locution est très usitée pour désigner les personnes défuntes. Une veuve ne parle presque jamais de son mari décédé que dans ces termes à la fois tendres et religieux. - (02) - M
chéresse, s. f. dérivation d'eau pour le service d'un moulin, d'une usine. - (02) - M
chès de neurin : tête de bétail, unité. - (04) - M
chése : chaise  - (07) - M
chetel, ch'tel, ç'tel, s. m. cheptel, capital en bestiaux que le propriétaire confie au fermier ou au métayer ; contrat passé entre un propriétaire et un cheptelier. - (02) - M
chetelié, chtélié, ç'télié, s. m. cheptelier, celui qui prend du bétail à cheptel. Il y avait autrefois beaucoup de « ch'téliés » en Morvan. - (02) - M
chêti, ch'ti, ç'ti (au féminin ite), adj. chétif, faible, malingre, mauvais, méchant, malheureux, misérable, de mauvaise qualité. - (02) - M
chetiteté, ch'tit'té, ç'tit'té, s. f. malice, méchanceté. - (02) - M
chetiz, chétif. - (01) - M
cheu (n.m.) : seuil de la porte - (08) - M
cheuche (n.f.) : souche - (08) - M
cheuche : souche  - (07) - M
cheuche : tête  - (07) - M
cheuche, s. f. souche, tronc d'arbre vivant ou mort. - (02) - M
cheuchon, s. m. petite souche d'arbre, diminutif de « cheuche. » - (02) - M
cheuiller : pleuvoir faiblement. « Il en cheuille ». - (10) - M
cheul, e, adj. seul : « aine parsonne cheule. » - (02) - M
cheun'viére : chenevière (lieu planté de chanvre)  - (07) - M
cheupe (n.f.) : touffe de cheveux - (08) - M
cheupe : touffe de cheveux  - (07) - M
cheupé, part. pass. d'un verbe « cheupper » inusité à l'infinitif. Celui qui a une huppe ou une houppe sur la tête. Les poules crèvecœur sont bien « cheuppées. » - (02) - M
cheupe, s. f. chupe est pour huppe, houppe, touffe de plumes sur la tête d'un oiseau, de crins, de poils, sur la tête d'un cheval, d'un âne, etc. se dit même d'une mèche de cheveux sur la tête d'un homme. - (02) - M
cheur, s. f. sœur. - (02) - M
cheurotte, s. f. sœur, petite sœur, terme d'amitié. « seurotte. » - (02) - M
cheurte : une chaise. - (10) - M
cheurter (se) : s'asseoir. - (10) - M
cheurter : asseoir  - (07) - M
cheurter, v. a. asseoir. « cheurté-lu » ; asseyez-le ; « ile ô cheurtée », elle est assise. - (02) - M
cheurtot (nom masculin) : tabouret sur lequel on prend place pour traire les vaches. Un dit aussi chitot. - (06) - M
cheurtoû : siège, chaise  - (07) - M
cheutai : aider. - (04) - M
cheute, s. f. chute, action de tomber. - (02) - M
cheuz, prép. chez. - (02) - M
chevau, ch'vau, g'vau, z'vau, s. m. cheval. Nous disons comme le vieux français un chevau, des chevals. - (02) - M
chevenale, s. f. plante parasite des champs ; œillette sauvage. Elle produit une huile de médiocre qualité. - (02) - M
chevené, s. m. chenevis, graine du chanvre. « chamené. » - (02) - M
chevenée : chènevière (petite parcelle de bonne terre où on cultivait le chanvre). Les paysans ainmont ben leur chévenée : les paysans aiment bien leur chènevière. - (04) - M
chevenotte (n.f.) : tige de chanvre dépouillée de son écorce - (08) - M
chevenotte, s. f. tige de chanvre dépouillée de son écorce. - (02) - M
chévi (v.t.) : venir à bout, achever - (08) - M
chévi, v. n. venir à bout, mener à bonne fin, achever, se rendre maitre de… - (02) - M
cheviée, s. f. civière qui sert à transporter le fumier des étables. - (02) - M
chevir : se sortir (ou pas) d'une difficulté ou d'un situation, en finir avec qqch. Tu n'en chevis point !...  Ne point « en chevir ». - (10) - M
chévir : venir à bout  - (07) - M
chev'née : la cheminée. - (10) - M
chevoneau, s. m. filet de pêche. Ce filet par métonymie tire son nom du petit poisson appelé chevanne et aussi, ce semble, cheveneau. - (02) - M
chévre : robinet de tonneau  - (07) - M
chevretié, s. m. joueur de cornemuse, musicien de village. En quelques lieux « cheveurtié. » - (02) - M
chevreu, s. m. chevreuil. - (02) - M
chevrotte, s. f. moyette de sarrasin ou blé noir. On met le sarrasin en petites « chevrottes » pour le garantir des mauvais effets de la pluie. - (02) - M
chevrottes : moyettes, tiges de sarrasins dressées pour le séchage. - (04) - M
chez, nom de loc. nous avons dans le nivernais, Morvan compris, cinquante-quatre hameaux, fermes, habitations, désignés par le mot chez, très souvent accompagné d'un nom d'homme : chez Baret, chez Baron, chez Briot, chez Genty. - (02) - M
chi (conj., adv.) : si - paur chi, paur ichi = par ici - (08) - M
chi , si. - (01) - M
chi, adv. si, tellement, autant que… - (02) - M
chiairaigne, s. f. charogne, carcasse d'un animal mort. Se dit en parlant d'un mauvais chien et quelquefois des personnes comme terme injurieux. - (02) - M
chiaissaule, s. m. fouet, courroie, lanière. - (02) - M
chiaisse, s. f. chasse : « i va ai lai chiaisse », je vais à la chasse. - (02) - M
chiaisser, v. a. chasser, aller à la chasse. - (02) - M
chiaissot (n.m.) : petit sac en toile - (08) - M
chiaissot : petit sac, sachet  - (07) - M
chiaissot, s. m. petit sac en toile ou en peau. - (02) - M
chiaissou, s. m. chasseur, celui qui va à la chasse. - (02) - M
chiâler : pleurer  - (07) - M
chianner, v. n. pleurnicher, pleurer à tout propos, sans motif. On prononce « chian-ner. » - (02) - M
chiar (adj.) : clair - (08) - M
chiau, s. m. seau pour puiser de l'eau. - (02) - M
chicanoû : chicanier  - (07) - M
chicanou, ouse, s. et adj. chicaneur, celui qui chicane. - (02) - M
chichine, s. f. mauvaise viande, chair de rebut. - (02) - M
chicot : dent cassée  - (07) - M
chicot : hoquet  - (07) - M
chicot, s. m. hoquet. « avoir le chicot », avoir le hoquet. - (02) - M
chicotin : pissenlit  - (07) - M
chicotin : pissenlit. « Amer comme chicotin ». - (10) - M
chidrille, s. f. avorton, terme de dénigrement qui s'applique plutôt aux filles qu'aux garçons. - (02) - M
chïe, s. f. scie, instrument pour scier le bois. - (02) - M
chie, scie : scie  - (07) - M
chieindre, s. m. chanvre, plante qui porte le chenevis. « cindre, cinde. » - (02) - M
chien fou, loc. chien enragé. - (02) - M
chien-fou (nom masculin) : enfant insupportable. - (06) - M
chiére, ciére, s. f. chèvre. - (02) - M
chiesse : chasse  - (07) - M
chiessot : petit sac, sachet  - (07) - M
chiessoû : chasseur  - (07) - M
chieure, chèvre, chière, cière. - (01) - M
chieuve : chèvre (animal)  - (07) - M
chieuve : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot)  - (07) - M
chieuvre (n.f.) : chèvre - aussi bigue, bique - (08) - M
chieuz, chez, cheux. - (01) - M
chifon, s. m. se dit amicalement d'une petite fille dans le langage des villes voisines. - (02) - M
chifouner, v. a. importuner, tourmenter, tracasser. - (02) - M
chignole : manivelle  - (07) - M
chiler (v.t.) : scier - (08) - M
chîler : scier  - (07) - M
chiler, v. a. scier, se servir de la scie. - (02) - M
chileu, euse. s. m. et f. egoïste, avare ou avide, qui ne songe qu'à ses intérêts, qui en toute affaire, tire à soi la couverture. - (02) - M
chilot, s. m., scie. Le Glossaire du Morvan donne chiler, scier, p. 181. - (03) - M
chime, diminutif de simon. - (02) - M
chinade, s. f. prise de tabac, terme burlesque. - (02) - M
chinchelotée, petite quantité - (05) - M
chin'nè : couvert de fruits - (07) - M
chintre (n.f.) : espace de terre au bout du champ où l'on retourne la charrue - (08) - M
chintre, chieintre, cintre, cinte, s. f. chaintre, nom de loc. qui s'applique à un grand nombre de pièces de terre, closes ou non, dans les domaines ruraux. - (02) - M
chipie, s. f. une chipie en Morvan n'est pas comme à paris une personne dédaigneuse, une bégueule ; c'est une femme sans franchise, sournoise. - (02) - M
chipoter, v. a. disputer pour rien, marchander à tort et à travers, s'occuper de bagatelles. - (02) - M
chipotié, s. m. celui qui chipote, qui marchande minutieusement. - (02) - M
chiquenaude : étincelle - (07) - M
chirais, s. m. se dit d'un enfant qui a souvent la diarrhée et qui est malpropre. - (02) - M
chirlicouée : grand nombre, grande quantité  - (07) - M
chisse : six  - (07) - M
chisse, adj. num. six. - (02) - M
chite : cidre. Aveuque des poumes on féto du chite : avec des pommes on fait du cidre. - (04) - M
chité, s. f. cité, ville. - (02) - M
chiter (se) (v.pr.) : s'asseoir - (08) - M
chiter, v. a. asseoir, « chité l'p'tiô », asseyez l'enfant - (02) - M
chitôt (adv.) : aussitôt - (08) - M
chitot (nom masculin) : voir cheutrot. - (06) - M
chitouère (nom féminin) : siège rustique. - (06) - M
chitre (n.m.) : boisson aux fruits sauvages (pommes, poires) - (08) - M
chitre : cidre  - (07) - M
chitré : lit  - (07) - M
chitre, s. m. cidre, boisson fabriquée avec les fruits sauvages du pays et principalement les « blossons. » le c doux = ch donne « citre » au Morvan et à quelques autres patois. - (02) - M
chître, v. a. asseoir, faire asseoir. Une mère disait de son enfant malade : « al ô chu vaigne qu'î n'peu ne l'vitre ne l'chître » ; il est si faible que je ne puis ni le vêtir ni l'asseoir. - (02) - M
chitrer : déborder, fuir (sous l'effet de la pression)  - (07) - M
chitrer : laisser échapper un liquide  - (07) - M
chitrer, v. a. couler. Se dit en parlant du coulage des liquides. - (02) - M
chitu (-e) : participe passé du verbe asseoir (assis) (-e) - (08) - M
chitu, part, passé du verbe chitre. assis : « a s’ô chitu » ; il s'est assis. - (02) - M
chix (adj.num.) : six - (08) - M
chizas, s. m. ciseaux des couturières. - (02) - M
ch'mi : chemin  - (07) - M
ch'mise : chemise  - (07) - M
ch'naipan, s. m. chenapan, vaurien, maraudeur. - (02) - M
ch'nau : chéneau  - (07) - M
ch'ner, v. a. châtrer, opérer la castration. Se dit principalement en parlant des truies - (02) - M
ch'ni : chenil  - (07) - M
ch'ni : grain de poussière, balayure,petite saleté  - (07) - M
chô, chiô, partic. d'affirmation usitée dans le Morvan bourguignon. Oui. On prononce souvent «aichô » comme dans le « aissiô » - (02) - M
choingement, s. m. changement, transition d'un état à un autre, mutation. - (02) - M
choinger (v.t.) : changer - choinger d'aidrouet : changer de côté - (08) - M
choinger, v. a. changer avec les diverses significations. - (02) - M
chôlai ! interjection dont se servent nos charretiers pour arrêter leurs bœufs. - (02) - M
cholât : personne maigre (comme un échalas). - (10) - M
chômer d'une chose, en manquer. - (01) - M
chonner, v. n. pleurnicher, grogner en pleurnichant. Se dit principalement des petits enfants. On prononce chon-ner. choquar, nom de loc. un des faubourgs de Château-Chinon mentionné en 1671. - (02) - M
chopine : bouteille de 1/2 litre  - (07) - M
chopine : petite bouteille de vin. - (10) - M
choqué, part. pass. du v. choquer. celui qui boude par suite de mécontentement : « léche-lu, al ô choqué » ; laisse-le, il est choqué, il boude. - (02) - M
choque, s. f. chose qui choque, qui contrarie, procédé blessant, offensant. Il y a de la « choque » dans cette affaire. - (02) - M
chôr : tomber  - (07) - M
chord (-e) (n.ou adj.m. ou f.) : sourd (-e) - (08) - M
chorée, entrailles. - (01) - M
chôse : chose  - (07) - M
choser, v. a. faire quelque chose, s'occuper de..., travaillera... - (02) - M
choter : travailler (mal)  - (07) - M
chouâcher : appuyer, tasser  - (07) - M
chouâcher, v. a. presser fortement avec la main ou avec le pied, appuyer sur quelque chose en pesant. « souacer, souacher. » - (02) - M
chouaingeai (se) : se changer de vêtements. O s'o r'chouaingé pou allai ai la fouère : il s'est rechangé pour aller à la foire. Vais don te r'changeai : va donc te changer. - (04) - M
chôuâssai : tasser. Sur le chaffaud feillot chôuâssai le foin : dans le fenil il fallait tasser le foin. - (04) - M
choue (n.f.) : chouette - (08) - M
choue : chouette  - (07) - M
choüe, s. f. chouette, chat-huant. - (02) - M
chouée, s. f. chouette, hibou. - (02) - M
chouer, v. n. cheoir, tomber, faire une chute. - (02) - M
chouére (v.t.) : tomber - (08) - M
chouére : choir, tomber  - (07) - M
choûgnai : pleurnicher. Le gosse choûgnot pou partir : Le gosse pleurnichait pour partir. - (04) - M
chougner (v.t.) : pleurer - aussi chongner - (08) - M
chougner : pleurer. - (10) - M
chougnou (adjectif) : qualifie un enfant pleurnicheur. - (06) - M
chougras : chenopode (plante). Faire ses choux gras : tirer profit de…  - (04) - M
chouinais, s. m. pleurnicheur, celui qui se plaint, qui grogne et qui gémit à tout propos. - (02) - M
chouiner (verbe) : pleurnicher. - (06) - M
chouiner : pleurnicher  - (07) - M
chouiner, v. n. pleurer sans raison, pleurnicher. « Chouler », en Morvan, signifie imiter le cri de la chouette. - (02) - M
chouinger : changer  - (07) - M
chouler (v.) : imiter le cri de la chouette - (08) - M
chouler : sentir (odeur), humer  - (07) - M
chouler, v. n. chuinter, imiter le cri de la chouette. - (02) - M
choupée, touffe - (05) - M
choupette : ruban à cheveux, rouleau de cheveux au sommet du crâne  - (07) - M
choupette, s. f. mèche, touffe ou boucle de cheveux. - (02) - M
chour, s. sourd. - (02) - M
chourdiau, s. m. sourdaud, celui qui a l'oreille dure. - (02) - M
choûse : chose  - (07) - M
choûse : chose. Les gens instruits savont de chouses : les gens instruits savent des choses. - (04) - M
chouteau, s. m. chouette sur la frontière du Morvan bourguignon. - (02) - M
choutot (n.m.) : chat-huant - (08) - M
choutte (n.f.) : chouette - (08) - M
ch'tel : cheptel  - (07) - M
cht'hure (ai) (loc.) : à cette heure, à présent, maintenant - (08) - M
ch'ti : petit, chétif, faible  - (07) - M
ch'ti(te) : chétif, amaigri et pâle. Ol o été m'lade, ol o ch'ti : il a été malade, il est chétif. Se dit aussi pour : méchant, agressif, hargneux. - (04) - M
ch'ti, petit, mauvais, méchant - (05) - M
ch'tiot : un petiôt (petit enfant). - (10) - M
ch'tit (adjectif) : mauvais, méchant. De peu de valeur. - (06) - M
ch'tit (adjectif) : petit. - (06) - M
ch'tit, ch'tite : méchant, méchante  - (07) - M
ch'tit, chtite : petit garçon, petite fille  - (07) - M
ch'titeté : méchanceté, malice  - (07) - M
ch'titeté : mesquinerie, malice. « Avoir de la ch'titeté dans la tête ». - (10) - M
chtitté (n.f.) : méchanceté - (08) - M
ch'tot : siège. - (04) - M
chtourber, v. n. mourir, rendre l'âme ; il est mourant, il va « chtourber » ; un homme « chtourbé », un homme mort. - (02) - M
chu (adj.m.) seul - féminin : chule, seule - (08) - M
chu (prép.) : sur - (08) - M
chu, adj. seul. « i seu tô chu, » je suis tout seul. - (02) - M
chu, adv. si, aussi. « al ô chu béte qu'ai ô michan, » il est aussi bête qu'il est méchant. - (02) - M
chu, prép. de lieu. sur ; « al ô choué chu lu », il est tombé sur lui. - (02) - M
chubsister, v. n. subsister : « i n'é ran pô chubsister », c’est-à-direpour vivre. - (02) - M
chuche : souche. Quand on cope du bois o reste la chuche : quand on coupe du bois il reste la souche. - (04) - M
chucher (v.t.) : sucer - (08) - M
chucher, v. a. sucer, aspirer avec les lèvres. - (02) - M
chuchoter, v. a. sucer, suçotter, aspirer avec les lèvres. - (02) - M
chue (n.f.) : suie - (08) - M
chue, s. f. suie de cheminée. - (02) - M
chuer, v. a. suer, être en sueur. - (02) - M
chueu (x) (n.m.pl.) : cheveu(x) - (08) - M
chueur (n.f.) : sueur - (08) - M
chueur, s. f. sueur, transpiration. - (02) - M
chuite, s. f. suite. - (02) - M
chuitre, chutre, v. a. suivre. Se prend dans une acception particulière et non pas pour aller, venir après. « Chuitre » signifie aller aussi vite que... - (02) - M
chûleman (adv.) : seulement - (08) - M
chuler (verbe) : siffler. - (06) - M
chûler : siffler  - (07) - M
chûler, siffler - (05) - M
chuler, v. n. siffler, siffloter. Signifie aussi boire en aspirant, humer. - (02) - M
chûlot (n.m.) : sifflet - (08) - M
chûlot, gosier - (05) - M
chulot, s. m. sifflet ; gorge, gosier. - (02) - M
chulou, s. m. siffleur, celui qui siffle. - (02) - M
chuplicaition, s. f. supplication. - (02) - M
chuplier, v. a. supplier. - (02) - M
chutôt, adv. et propos. aussitôt : « i vinré chutô qu'teu vourâ, » je viendrai aussitôt que tu le voudras. - (02) - M
ch'vasse (nom féminin) : partie ligneuse et sèche de la pomme de terre. - (06) - M
ch'vau : cheval  - (07) - M
ch'vau : cheval. On attelo le ch'vau : On attelait le cheval. - (04) - M
ch'vez, ch'v'ez (contr.) : contraction de : chi vôs ez = si vous avez - (08) - M
cïais, s. m. ciseaux de couturière. « cîaux. » - (02) - M
cice, adj. chiche, économe jusqu'à l'avarice. - (02) - M
cidule, s. f. cédule, sommation pour comparaître devant un tribunal, un juge de paix « : it’beillerai eune cidule », est une menace de procès. - (02) - M
cié (n.m.) : ciel - (08) - M
cié, s. m. ciel. - (02) - M
cien (n.m.) : chien - (08) - M
cien, s. m. chien. « être cien », être avare. - (02) - M
cière, chèvre - (05) - M
ciére, s. f. chevalet sur lequel on scie le bois. « chiévre » = chèvre par assimilation ? - (02) - M
cignau, s. m. raie dans un labour, rigole creusée par la charrue pour l'écoulement des eaux pluviales. « cignau ». - (02) - M
cihé, adj. ciré. se dit du pain mal cuit dont la mie ressemble à une pâte de cire par son brillant et sa densité. Pain « taqué » et pain « cihé » sont deux termes à peu près identiques. - (02) - M
ciler, v. n. remuer, frémir, s'émouvoir. Se dit principalement de l'eau lorsqu'elle commence à bouillir. - (02) - M
cimai : bouger. Il n'a pas cimé d'un poil : il n'a pas bougé. Pou guettai faut pas cimai : pour guetter il ne faut pas bouger. - (04) - M
cime, s. f. jeune pousse végétale, brin de bois, extrémité des branches. Dans la fabrication du bois de moule, la cime ne sert qu'à former des petits fagots ou bourrées de peu de valeur. - (02) - M
cimer (v.) : 1) bouger - 2) se dit de l'eau lorsqu'elle commence à bouillir - (08) - M
cimer : bouger  - (07) - M
cimer, v. n. remuer par le faite, par la cime. - (02) - M
cimot, s. m. cimosse, lisière, bordure du drap ou autre étoffe. - (02) - M
cincle (n.m.) : chanvre - (08) - M
cinde, chanvre - (05) - M
cinde, cindre, s. m. chanvre. - (02) - M
cinghie, s. f. ceinture, sangle. - (02) - M
cinghier, v. a. ceindre avec force, serrer une ceinture, sangler. « cinghier » a aussi la signifie, de cingler : « cinguier un coup de fouet. » - (02) - M
cingihion, s. m. ceinturon, sangle. - (02) - M
cinguiè : cinglé - (07) - M
cinte, s. f. voir : chintre. - (02) - M
cirer, v. a. presser fortement en glissant, en lissant. - (02) - M
ciruzerie, s. f. salle d'hôpital où se font les opérations de chirurgie. - (02) - M
ciruzien, s. m. chirurgien. - (02) - M
citrauille (n.f.) : citrouille - (08) - M
civiée, s. f. civière à bras avec laquelle deux hommes transportent le fumier dans la fosse. - (02) - M
civot (n.m.) : ciboule, ciboulette (a.fr. civet = ciboulette) - (08) - M
civot, s. m. ciboule ou civette et par analogie les petits oignons qui ont poussé l'hiver en terre et qui poussent au printemps. - (02) - M
clair : quièr - (07) - M
clairer (v.) : briller, luire - (08) - M
clairer, v. n. briller, luire. faire « clairer » la chandelle, c'est l'allumer; faire « clairer » le feu c'est le faire briller, lui faire jeter de la flamme. - (02) - M
clairevue : imposte vitrée au-dessus de la porte  - (07) - M
cléquot, s. m., couvercle. - (03) - M
cleuche, s. f. cloche. « clieuce.» - (02) - M
cleuché, s. m. clocher. « clieucé. » - (02) - M
cliar, cliair, e, adj. clair. « fère cliar », éclairer au propre, donner de la clarté. - (02) - M
cliarté, cliairté, s. f. clarté, ce qui éclaire. - (02) - M
clive, s. m. gros tamis qui sert à séparer le sable fin des pierres ou du gravier. - (02) - M
cliver, v. a. se servir du « clive » pour trier les arènes, les sables, les terres. - (02) - M
clô, clou (n.m.) : clos,enclos - (08) - M
clô, s. m. claie, ouvrage de menu bois entrelacé et à claire voie; « clô de chaufau », claie dont se servent les maçons. - (02) - M
Cloiseau (le), nom de localité assez commun dans la toponomastique rurale. - (02) - M
cloter : clore  - (07) - M
clôter, v. a. clore, fermer par un obstacle quelconque; on « clôte » un champ en l'entourant de fossés ; on plante une haie pour « clôter » un pré. - (02) - M
clou, s. m. clos, enclos, lieu clos de murs ou de haies. - (02) - M
cman (adv.) : comment - (08) - M
c'man, adv. comment. « C’man qu'vô dié » ? Comment dites-vous ? « C’man qu'a fiô ? » comment faisait-il ? - (02) - M
c'mandeman, s. m. commandement. - (02) - M
c'mander, v. a. commander. « C’mandé moué s' vô v'lé ; — i veu bin qu'a m'c'mande », donnez-moi des ordres si vous voulez ; je veux bien qu'il me donne des ordres. - (02) - M
c'mencer, v. a. commencer : « por en défini, a fau c'mencer », pour en finir il faut commencer. - (02) - M
ç'nale : cenelle (baie de l'aubépine)  - (07) - M
c'nales : baies de l'aubépine. Les oujats m'jont les c'nales l'hiver : Les oiseaux mangent les cenelles. - (04) - M
c'neuchu : connu - (07) - M
c'neûte : connaître  - (07) - M
cô (n.m.) : ver blanc - (08) - M
co : dindon  - (07) - M
co : ver blanc  - (07) - M
cô, s. m. ver qui se met dans les étoffes de laine et qui les ronge. - (02) - M
cocaisse(n.f.) : pot pour traire les vaches (aussi coquâ = marmite). - (08) - M
cocassons : débris de verrerie ou poterie. - (04) - M
coco, s. m. œuf dans le vocabulaire enfantin. - (02) - M
cocoter (verbe) : caqueter. - (06) - M
cocotte (nom féminin) : fièvre aphteuse. - (06) - M
cocotte : fièvre aphteuse - (07) - M
cocotte : fièvre aphteuse, maladie très contagieuse chez les porcs et les ruminants. - (04) - M
cocu, s. m. primevère officinale, primula officinalis. « cocu » = coucou, nom de la plante en plusieurs pays. - (02) - M
cocuée, s. f. ciguë. - (02) - M
cocuesse, cocuée (n.f.) : ciguë - (08) - M
codinde : dindon (coq d'Inde)  - (07) - M
coeur (nom masculin) : cerise bigarreau. Fruit du coeurier. - (06) - M
coeurer : vider, dépouiller, « plumer » (curer), (voir : équeurer), sens élargi de « coeuré » : fatigué, épuisé, vidé (de ses forces). - (10) - M
coeur-sanni (adjectif) : trop cuit, brûlé Jusqu'au cœur. - (06) - M
coffer. v. n. boursouffler, faire un vide, former un creux. Un enduit de mortier qui se lève « coffe » ; un navet « coffe » lorsqu'il est creux à l'intérieur, etc... - (02) - M
coi (être a la), loc. être à l'abri, à couvert. - (02) - M
coiche, s. f. coche, femelle du porc. Lorsque la coche a porté plusieurs fois, on la nomme plus ordinairement « treue » = truie. - (02) - M
coichon, s. m. cochon, porc. - (02) - M
côié, s. m. collier. - (02) - M
coïer (se), se taire - (05) - M
coigné, coigner (n.m.) : cognassier - (08) - M
coignée, couégnée : cognée. On cope du bois aveuque une coignée : on coupe du bois avec une cognée. - (04) - M
coignie (n.f.) : cognée, hache - (08) - M
co'illé : collier  - (07) - M
cô'iller (se) : taire (se)  - (07) - M
coinche (nom féminin) : lavoir en béton. - (06) - M
coingner, v. a. cogner, frapper à coups redoublés. - (02) - M
coingnie, cognée, cougnie. - (01) - M
coingnie, s. f. cognée, espèce de hache à marteau dont se servent les bûcherons. - (02) - M
coingnié, s. m. cognassier, arbre qui produit des coings. - (02) - M
coiser (se), se taire se coïer. - (01) - M
coisse (adjectif) : dépourvu d'énergie, fatigué. - (06) - M
coisson, coissot, s. m. cochon. - (02) - M
coissot, cochon - (05) - M
coite, s. f. couverture de lit, mais plus souvent lit de plume. - (02) - M
colâche : lien pour attacher, longe  - (07) - M
colâche : collier pour attache. On met une colâche au chien : on met un collier au chien. - (04) - M
côlan, ante, part, présent du verbe côler, glissant. Les chemins sont « côlans » lorsqu'il gèle. - (02) - M
côlee, s. f. glissoire. - (02) - M
côler, v. n. couler comme en fr. et glisser. Une anguille « côle » entre les mains. - (02) - M
colette, nom propre pour nicolette. - (02) - M
Coliche : Nicolas  - (07) - M
Coliche : prénom : Nicolas. - (04) - M
coliche, nom d'homme, diminutif de nicolas. - (02) - M
collet, s. m. col de femme. diminutif de col pour cou. - (02) - M
çolon (n.m.) : noix - (08) - M
colon, s. m. noix. usité aux environ de Château-Chinon. - (02) - M
combattre, v. n. lutter, disputer, livrer un combat. - (02) - M
combe, s. f. vallon, gorge plus ou moins étroite, enfoncement. - (02) - M
combine, s. f. petit vallon, terrain creux, diminutif de combe. - (02) - M
comble, s. m. dans nos campagnes le comble d'une maison n'est pas la toiture, mais le plancher qui sépare la chambre unique du grenier. - (02) - M
Combre, nom de localité qui n'est pas rare dans la toponomastique rurale. - (02) - M
come, s. f. courbe, creux, pli de terrain, petit vallon. - (02) - M
comice agricole : réunion, association de cultivateurs, d'éleveurs, de responsables locaux, en vue de favoriser le développement de l'agriculture. - (09) - M
cômisseure, s. f. commissure ; corps de chariot sans les roues, comprenant l'avant et l'arrière-train. - (02) - M
commoinceman (n.m.) : commencement - (08) - M
commoincer (v.t.) : commencer - (08) - M
comoincement, s. m. commencement. On prononce « c'moins'man. » - (02) - M
comoincer, v. a. commencer : « a c'moinsan lai m'noinge », ils commencent la vendange. - (02) - M
compaignon (n.m.) : compagnon - (08) - M
compaingnaule, adj. des deux genres. Qui aime la compagnie, sociable, bon camarade. - (02) - M
compaingnie, s. f. compagnie, société. - (02) - M
compaingnon, s. m. compagnon, celui qui accompagne. - (02) - M
comparâïon, s. f. comparaison : « c'bœu ô l’mouéillou san comparâïon », ce bœuf est le meilleur sans comparaison. - (02) - M
compeurnette (nom féminin) : intelligence, vivacité d'esprit. - (06) - M
compeurnouére : compréhension - (07) - M
compeurnouère : compréhension. Ol é la compeurnouère dure : il comprend mal. - (04) - M
compire, s. f. pomme de terre. Usité aux environ d'Avallon, de Quarré-Les-Tombes, etc… - (02) - M
complàïance, s. f. complaisance. Voir plâï. - (02) - M
comprenouére, s. f. compréhension, intelligence. - (02) - M
comprenre, v. a. comprendre. Voir prenre. - (02) - M
comunau, s. m. terrain communal, qui appartient à une commune. Nous disons un comunau et des comunaux. - (02) - M
conchausser, v. a. fouler aux pieds, écraser. - (02) - M
conchyliologie : étude des coquilles. - (09) - M
condanner, v. a. condamner. - (02) - M
condeu, s. m. conduit, rigole, canal à ciel ouvert ou couvert qui sert à conduire les eaux. - (02) - M
condeure, v. a. conduire, part, passé « condeut », qui est le mot précédent. - (02) - M
condômé, part, passé. contourné, contrefait, déformé. Un objet « condômé » est une chose qui a perdu sa forme régulière, qui est tordue, bossuée, à demi rompue. - (02) - M
condômer, abîmer, mettre à mal - (05) - M
condômer, v. a. dompter, frapper, terrasser, déformer. - (02) - M
coneille, s. f. quenouille. - (02) - M
confeusion, s. f. confusion, une quantité indéterminée. - (02) - M
confonre, v. a. confondre, salir, souiller. Un homme qui a les vêtements couverts de boue dit qu'il est « confondu « de boue. - (02) - M
congé : service militaire  - (07) - M
congiê, s. m. congé, besoin, nécessité : « i é congié d'fére ç'lai », j'ai le besoin, le devoir, l'obligation de faire cela. - (02) - M
congruer (se), v. réfl. s'amasser par la fermentation comme des vers dans le fumier, avec le même sens à peu près que dans le français grouiller : le fromage grouille de vers, c'est-à-dire fourmille de vers. - (02) - M
connâte : connaître  - (07) - M
conrayé (adj.) : hors d'usage ; démoli - (08) - M
conreilli, v. a. disposer en ordre, avec soin ; ranger, mettre en place. Le foin est bien « conreilli » sur le plancher lorsqu'il est étendu avec soin et tassé. - (02) - M
conroi, s. m. corroi, terre argileuse qu'on emploie pour divers usages, pour arrêter notamment les infiltrations dans une levée d'étang, dans une conduite d'eau, etc… - (02) - M
conroy, terre glaise. - (01) - M
conroyer, v. a. corroyer, employer le conroi, c’est-à-direla terre argileuse ; le plus souvent pour arrêter les infiltrations, en la broyant, en la tassaut avec force. - (02) - M
conseai, conseau, s. m. conseigle, mélange de froment et de seigle, méteil. « conseai » est la forme du Morvan bourguignon. - (02) - M
consentu, part. pass. du verbe consentir. - (02) - M
conseulter. v. a. consulter, prendre une consultation. - (02) - M
consillé, s. m. conseiller ; « eun consillé meunicipal. » - (02) - M
constreure, v. a. construire, bâtir. part, passé constreut : « eune mâïon bin constreute. » voir estreure. - (02) - M
contan (tô), tout comptant, tout de suite, à l'instant : « payer tô contan », payer sur-le-champ. - (02) - M
contaur (n.m.) : contour - (08) - M
conte (de) (loc.) : contre, près de - (08) - M
conte : contre  - (07) - M
content (son) , sa suffisance. - (01) - M
content, s. m. s'emploie avec l'adj. possessif mon, ton, son. « avoir son content d'une chose », c'est en avoir à suffisance, jusqu'au contentement. - (02) - M
conteunuance, s. f. continuité ; action de continuer, de prolonger la durée des choses : il est bon de boire, mais il ne faut pas en faire une « conteunuance. » - (02) - M
conteunuer, v. a. continuer. - (02) - M
conteur (prép.) : contre - (08) - M
conteur, prép. contre : « al ô en coulére conteur lu », il est en colère contre lui. - (02) - M
contor : extrémité du champ où on tourne la charrue et labourée en travers  - (07) - M
contor, s. m. contour, le tour d'une chose, les extrémités d'une cour, d'une pièce de terre, d'un bois. - (02) - M
contorner, v. a. contourner, faire le tour de, circuler autour. la route « contorne » la rivière. - (02) - M
contou (-ouse) (n.m. ou f.) : conteur, raconteur (-euse) - (08) - M
contralier. v. a. contrarier, taquiner, tourmenter. - (02) - M
contraliou, ouse, adj. contrariant, taquin. - (02) - M
contre, conte (de), prép. il est venu « de contre » moi : je me suis assis « de contre » ce mur. - (02) - M
convenance, s. f. convention : je paierai plus ou moins, suivant nos « convenances. » - (02) - M
convenant, e, adj. qui convient bien, qui est de bonne qualité. S’emploie en parlant des personnes et des choses. - (02) - M
convenaule (adj.) : convenable - (08) - M
convenaule, adj. convenable, qui convient bien, qui satisfait. Une maison, un cheval, un marché « convenaules. » - (02) - M
côôiller (se) : taire (se)  - (07) - M
côp, s. m. coup. On prononce cô. - (02) - M
copaie : copeau  - (07) - M
cope, s. f. coupe : une « cope » de bois. - (02) - M
coper : couper  - (07) - M
coper, v. a. couper, trancher. - (02) - M
copie, s. f. terme de procédure. Se dit absolument en parlant d'un acte judiciaire signifié par un huissier. Quand une « évitation » n'aboutit pas, la « copie » ne tarde pas de se mettre en campagne. - (02) - M
côple, adj. couplé, qui forme la paire, qui vont deux à deux, et, par extension, qui vont bien ensemble, qui sont bien pareils, soit d'allure, soit de couleurs, etc. s'emploie surtout en parlant des animaux : ces bœufs sont bien « côples ». - (02) - M
côpler, v. a. rendre couple, former un couple, une paire. On couple un bœuf, un cheval pour composer un attelage de charrue, de voiture. - (02) - M
coquâ : vieux récipient de cuisine  - (07) - M
coquâ, coquelle : cocote en fonte  - (07) - M
coquairdiau (n.m.) : giroflée (aussi coquardiau) - (08) - M
coquardiau, s. m. giroflée, violier double, nom vulgaire de la mathiole fenestrale. - (02) - M
coquas, s. m. plur. débris, déchets, fragments de poterie, tout ce qu'on jette comme objets brisés et de rebut. - (02) - M
coquasse (nom féminin) : pot en grès. - (06) - M
coquasse, s. f. vase, pot dont on se sert pour mettre de l'eau ou pour traire les vaches - (02) - M
coquatié, s. m. homme qui s'occupe aux ouvrages de femme, qui flâne volontiers dans la cuisine. - (02) - M
coquatier (n.m.) : commerçant ambulant qui achète les oeufs et les volailles - (08) - M
coque (n.f.) : grosse racine d'arbre : souche - (08) - M
coque : nom donné à une vieille souche. (voir : chuche). - (04) - M
coque, s. f. petite souche, grosse racine d'arbre. - (02) - M
coquelle, s. f. vase en fonte avec une queue et monté sur trois pieds - (02) - M
coqueluche, s. f. tronc d'arbre, vieille souche à demi morte, sans végétation. On donnait jadis le nom de coqueluche au capuchon des moines. - (02) - M
coqueluchon, s. m. petite souche de bois, petit tronc d'arbre à demi sec, gros éclat détaché d'une souche. « coqueluchon » est un diminutif de coqueluche comme capuchon est un diminutif de capuche. - (02) - M
coques, « L » souches, racines, de cocha, ceoca (bas latin). - (01) - M
Coquillon. Nom de famille dans le pays. - (02) - M
coquin. couquingn', s. m. coquin. - (02) - M
cor : cour  - (07) - M
corbe (n.f.) : fruit du corbier des oiseleurs - (08) - M
corbe, s. f. corme, fruit du sorbier des oiseleurs par extension. - (02) - M
corbe, s. m. courbe, courbure, coude. Le chemin fait un « corbe » à cet endroit-là. - (02) - M
corbié, corbier (n.m.) : sorbier des oiseaux - (08) - M
corbié, s. m. sorbier des oiseaux. - (02) - M
corbin : bœuf  - (07) - M
Corbingn'. Nom de bœuf. - (02) - M
corbotte : poignée courbe du manche de la faux  - (07) - M
corbotte, s. f. manche de forme courbe qui sert de poignée à une faux. Diminutif de « corbe », bois courbé. - (02) - M
corbu, e, adj. courbe, courbé : un homme, un arbre « corbus. » - (02) - M
cordaillon, s. m. corde de rivière, c’est-à-dire environ cinq stères de bois (4 s. 8oo) appartenant à un petit propriétaire. - (02) - M
cordamné, cordamner (n.m.) : cordonnier - (08) - M
cordamner (n.m.) : cordonnier - (08) - M
cordannié, s. m. cordonnier. On prononce cor-dan-nié. - (02) - M
cordat, s. m. ne s'emploie guère que dans cette locution : « mettre sur le cordât », pour mettre sur la sellette, médire d'une personne, en mal parler. - (02) - M
corde, s. f. cube de bois de moule formant à peu près cinq stères (4 s. 800). Il y a la corde de rivière qui est celle dont nous parlons et la «corde» de grand bois qui n'est que de quatre stères environ (4 s. 400). - (02) - M
corder, encorder, v. a. disposer le bois en « corde ». On « corde « le bois de moule, la charbonnette, etc. - (02) - M
cordet (n.m.) : anneau d'attelage : lien avec lequel on attache une barrière à un poteau - (08) - M
cordet, s. m. cordeau, lien de bois tordu avec lequel on attache une barrière à son poteau ou son « équarrie » ; lien en général, hart. - (02) - M
cordoler, v. a. cordeler, tresser en forme de corde. se dit d'une haie, d'une claie, dont le bois flexible est entrelacé. Les cordeliers ont pris leur nom de la petite corde qui leur sert de ceinture. - (02) - M
çore (n.f.) : chose - (08) - M
çore, s. f. chose. ço = cho, re = se. - (02) - M
corgié, corgi.e (n.f.) : courroie, laniére de cuir - (08) - M
corgie, courgie, s. m. fouet, lanière de cuir, corde de chanvre, cordon. - (02) - M
cori, v. a. courir, aller avec vitesse. - (02) - M
cornair : cocu  - (07) - M
cornair : cornichon  - (07) - M
cornard : un cornichon. - (10) - M
corne : coin d'un chariot de foin en vrac - (07) - M
corne : mancheron de la charrue - (07) - M
corné, adj. se dit des bêtes à cornes. Un bœuf bien « corné », une vache mal « cornée ». - (02) - M
corne, s. f. cor, durillon, « la corne du pied. » - (02) - M
corne, s. f. corne d'animal, partie saillante ou pointue, angle, coin, quartier. Nous disons la « corne » d'un champ, la « corne » d'une table, la « corne » d'une pierre, la « corne » d'une maison, d'un drap, etc. - (02) - M
cornemuse, s. f. nom de l'instrument essentiellement Morvandeau que nous appelons aussi « panse» à cause de l'espèce de vessie ou ballon qui renferme le vent. - (02) - M
cornemuseu, s. m. joueur de cornemuse. - (02) - M
cornette : étendard de cavalerie. Compagnie de cavalerie. - (09) - M
corniau, s. m. chêne étêté, arbre dont on a coupé la tige principale ; arbre ébranché ou rabougri. — corniau, chien bâtard qui tient du chien de chasse et d'une race vulgaire. Le terme s'applique quelquefois aux personnes dans un sens injurieux. - (02) - M
cornichale: pirouette  - (07) - M
cornie, s. m. coin, angle : le « cornié » d'un toit, l'angle où deux pans de toiture se rejoignent. - (02) - M
cornille, s. f. corneille, corbeau. - (02) - M
cornot (n.m.) : cornet, tuyau - (08) - M
cornot, s. m. cornet, étui à aiguilles. « Cornot » = cornet, dont le féminin cornette est souvent pris dans le sens de chose pointue. - (02) - M
cornouèille : corneille  - (07) - M
cornue (n.f.) : macre des étangs - aussi çatigne d'yau - (08) - M
corou, ouse, s. coureur, coureuse, celui ou celle qui aime à vagabonder. - (02) - M
corre, v. n. courir, aller vite : « léche-lu corre », laisse-le courir. - (02) - M
corrompe, v. a. modifier la nature d'une substance par un mélange. On corrompt la crudité de l'eau en y mettant du vinaigre ; on corrompt une mauvaise odeur en brillant des grains de genévrier, etc… - (02) - M
corse, s. f. course. - (02) - M
corseai, s. m. fragment d'écorce, morceau de l'enveloppe du chêne après l'écorçage. Les bottes d'écorce telles qu'on les livre au commerce sont un faisceau de « corseais. » - (02) - M
corser, v. a. écorcer, enlever l'écorce d'un arbre : « corser eun châgne. » - (02) - M
corset, s. m. corsage en étoffe qui accompagnait le cotillon des femmes. Le vêtement complet se composait ainsi du « corset » et du « cotillon. » le tout s'appelait : « les habits. » - (02) - M
cort, e, adj. court, qui n'est pas long, petit, bas sur jambes. - (02) - M
cort, s. f. cour, espace libre autour d'une habitation. - (02) - M
corti, courti, s. m. courtil, jardin. - (02) - M
cortine, s. f. rideau de lit, surtout des anciens lits à baldaquin. - (02) - M
côsin, ine, s. cousin, cousine. - (02) - M
ç'ot (exp.) : (3ème p. du v. éte) : c'est au nord d'une ligne Brazey-en-Morvan – Montreuillon - y'ot au sud de cette ligne - (08) - M
côte : bande d'écorce et de bois levée sur un coûti (branche de noisetier)  - (07) - M
côteume, s. f. coutume, habitude. - (02) - M
côteunes (les) : désigne, péjorativement, les côtes sur les légumes qui sont anormalement développées, donc non consommables, car trop dures (chou, salade, bettes...), (voir : côton). - (10) - M
cotiau,coutiau (n.m.) : couteau - (08) - M
cotillon, s. m. jupon de femme sans corsage, ordinairement en boge et de couleur vive. - (02) - M
côton, s. m. côte, nervure médiane de la feuille de la carde, poirée, et autres légumes, diminutif de côte. - (02) - M
côtrére : couturière  - (07) - M
cotton, cottion : cotillon, jupon. - (04) - M
çou (n.m.) : chou - (08) - M
çou, s. m. chou. « çou bian, çou var » = chou blanc, chou vert. - (02) - M
couai : couver. La poule coue : la poule couve. - (04) - M
couaiche (nom féminin) : truie. (On dit également treue). - (06) - M
couaichon (nom masculin) : cochon. (On dit également couaisso). - (06) - M
couailler (verbe) : crier, en parlant des volailles. - (06) - M
couaîller : crier, émettre un son aigu  - (07) - M
couailler, v. a., crier fortement par suite d'une brusque douleur. N'a pas le même sens que couiner, qui se trouve dans le Glossaire du Morvan, p. 219, qui signifie crier en pleurant ou rendre un son aigu et qui se dit des choses aussi bien que des personnes, comme d'une porte qui couine quand les ferrures ne sont pas graissées. - (03) - M
couaissot (n.m.) : cochon - (08) - M
couale (nom féminin) : corbeau. - (06) - M
couâler, crier - (05) - M
couarne, s. f. couenne, peau, cuir d'un animal. Quelques parties du Morvan prononcent « couane ». - (02) - M
couarner, v. a. gazonner. Cette prairie est nouvelle, mais elle est déjà bien « couarnée. » - (02) - M
couassio : cou. I vas te torde le couassio : je vais te tordre le cou. - (04) - M
couasson, s. m. partie postérieure du cou. - (02) - M
couau, aude, adj. qui a la queue coupée ou rognée. Dans le Morvan bourguignon « couau » signifie seulement écourté et se prend plutôt au figuré un habit « couau » est un vêtement trop court. - (02) - M
couaucaude, adj. écaudé, qui n'a pas de queue, qui l'a perdue. - (02) - M
couaude : sans queue, à la queue coupée  - (07) - M
couchin, cuchin, s. m. coussin, sac bourré de paille, de foin, de plume, etc. - (02) - M
coucou (faire), v. n. se cacher, se coucher. Ne s'emploie qu'en parlant aux enfants. - (02) - M
coucou : primevère, jonquille  - (07) - M
coucou, s. m. petite mouche noire et de forme allongée qui s'attache aux animaux pendant l'été. - (02) - M
coucou, s. m. primevère des prés, primula officinalis, connue aussi sous le nom de paquotte ainsi que sous celui de Mirliguet que nous avons précédemment signalé. - (03) - M
coucu, s. m. coucou, oiseau. environ de Château-Chinon. - (02) - M
coude : coudre  - (07) - M
coudré, coudrère : tailleur, couturière - (05) - M
coudré, libellule - (05) - M
coudré, s. m. tailleur d'habits. - (02) - M
coudrée, couturière - (05) - M
coudrer (n.m.) : couturier, tailleur d'habits (aussi coudré) - (08) - M
coudroué. Se dit d'une chose qui n'est pas encore en point de maturité, qui est encore verte. - (02) - M
couduriére, s. f. noisetier. - (02) - M
coue (n.f.) : queue - (08) - M
coué (n.m.) : étui où l'on place la pierre à aiguiser du faucheur - (08) - M
coué (nom masculin) : étui en bois ou en corne où se plaçait la pierre à aiguiser du faucheur. - (06) - M
coué : coffin (pour mettre la pierre à aiguiser) - (07) - M
coué : sabot  - (07) - M
coué : coffin, petit récipient pour mettre la pierre à aiguiser porté à l'arrière de la culotte. Pou l'aigujouere faut le coué : pour la pierre à aiguiser il faut le coffin. - (04) - M
coue, s. f. queue d'animal ou par analogie tout ce qui en rappelle la forme. - (02) - M
coué, s. m. étui cylindrique où les faucheurs placent leur pierre à aiguiser, godet en forme de queue qu'ils attachent à leur ceinture et qui renferme l'aiguisoir aussi appelé coue dans l'ancienne langue. - (02) - M
couèche : truie  - (07) - M
coueche : jeune femelle du porc n'ayant jamais eu de petits. - (04) - M
couèchon, couèchot : cochon, porc  - (07) - M
couechot : porc. Autrefois dans toutes les majons y évot un couéchot : autrefois dans toutes les maisons il y avait un cochon. - (04) - M
couée : couvée  - (07) - M
couée : une couvée, une nichée. Une couée de pitots : une couvée de poussins. - (04) - M
couée, s. f. couvée, nichée : « eune couée d'ouillais, eune couée de p'sins, eune couée de p'tiots », couvée d'oiseaux, de poussins, d'enfants. - (02) - M
couéfé, part, passé du verbe coiffer inusité dans le sens d'accommoder les cheveux. Être né « couéfé » est chez nous comme partout d'un bon augure. - (02) - M
couéfe, s. f. bonnet de femme. - (02) - M
couègnie : cognée, hache  - (07) - M
çouéhi, v. a. choisir. - (02) - M
couèigner : cogner  - (07) - M
couenne, adj., 2 genres, bête, timide, qui hésite à agir. Ex. : t’ôs couenne ! pour : que tu es donc bête ! - (03) - M
couer : couver  - (07) - M
couer, v. a. couver. - (02) - M
couéraige, s. m. courage, force, vigueur, bonne volonté, santé physique et morale. - (02) - M
couéraigeou, ouse, adj. courageux, qui est en bonne santé. - (02) - M
couérée : mou de porc  - (07) - M
couêrée : foie du porc ou du sanglier (se dit aussi camboule). En cas de succès à la chasse on m'geot la couérée entre chassuers : en cas de succès à la chasse on mangeait le foie de sanglier entre chasseurs. - (04) - M
couérée, s. f. corée, le foie, le mou, les entrailles d'un animal. « chorée. » - (02) - M
couessot : cochon, porc  - (07) - M
couessot : un cochon (voir : coissot). - (10) - M
couessot, porc - (05) - M
couéte, s. f. le besoin ou le vif désir d'une chose. « Avoir couéte », avoir faute de quelque chose, manquer de... « i é couéte d'paingn' », j'ai besoin de pain. - (02) - M
couete, s. f. lit de plume et quelquefois couverture de lit. - (02) - M
couette (en avoir) : en avoir assez (mangé), signifie l'inverse selon le dictionnaire : manquer de qqch. - (10) - M
couette, couotte, s. f. couveuse. - (02) - M
cougner (verbe) : cogner, frapper. - (06) - M
cougnie (nom féminin) : hache. - (06) - M
couhi, v. a. courir. - (02) - M
couicer (se) (v.pr.) : se coucher - (08) - M
couicer, v. a. coucher, étendre. - (02) - M
couiller (se), v. pr., se taire, se tenir coi. Ex. : couille-toi donc. - (03) - M
couinar, arde, s. m. celui qui crie, qui grogne, qui pleurniche avec bruit et sans motif : « taise toué, couinarde », tais-toi, pleurnicheuse, criarde. - (02) - M
couîner (v.t.) : crier comme un cochon - (08) - M
couîner : crier, émettre un son aigu, grincer  - (07) - M
couiner, v. n. crier en pleurant. Se dit d'une personne et aussi d'un animal. Un porc qu'on tue « couine « jusqu'à son dernier souffle. « couiner » et « chouiner » sont des formes différentes du même mot. - (02) - M
couisse, couasse (n.f.) : poule couveuse - (08) - M
couler (v.) : glisser - (08) - M
couler : passer, tamiser  - (07) - M
coulére (n.f.) : colère - (08) - M
coulère : colère  - (07) - M
coulère, s. f. colère. - (02) - M
couléreu, euse, adj. colérique, enclin à la colère. - (02) - M
couleune, s. f. colonne. - (02) - M
couline, s. f. coulée, série de prés situés dans les vallées ou le long des rivières. - (02) - M
couliner (se), v. réfl. se couler, se glisser sans bruit et comme en se couchant, se faufiler. - (02) - M
coulou (n.m.) : passoire à lait - (08) - M
coulou (nom masculin) : passoire pour le lait. - (06) - M
couloû : filtre à lait  - (07) - M
coulou, s. m. passoire pour le lait lorsque l'on trait les vaches. - (02) - M
coulouair (n.m.) : couloir, corridor - (08) - M
coulouée : passoire à lait. - (04) - M
coulourer, écoulourer, v. a. colorier, couvrir de couleur. « Coulourer » une fenêtre, une porte... - (02) - M
couman, adv. de comparaison, comme : « i n'é pâ b'zoin d'un vâlô couman lu », je n'ai pas besoin d'un domestique comme lui. - (02) - M
coumander, v. a. commander, donner des ordres. - (02) - M
coumarce, s. m. commerce, négoce. - (02) - M
coumarcer, faire le commerce, commercer. - (02) - M
coume, adv. de comp. comme : « coume chai », loc. adv. comme cela, comme çà : « i n'eume poin aine fonne coume chai », je n'aime pas une femme comme cela. - (02) - M
coumesoeur : devant de chariot à quatre roues. - (04) - M
coumidie (n.f.) : comédie - (08) - M
coumme (conj.) : comme - (08) - M
counessu (p.p.) : p.p. du verbe connaître - (08) - M
counessu, partie, passé du verbe connaître. Connu, reconnu. - (02) - M
couotte : poule couveuse. La couotte meune sa couée : la couveuse conduit sa couvée. - (04) - M
coupiau (n.m.) : 1) copeau - 2) bardane (plante) - (08) - M
coûpiau : copeau. La couégnie faito des coûpiaux : la cognée faisait des copeaux. - (04) - M
coupiau, s. m. copeau ou rognure de bois. - (02) - M
coupon, s. m. petite coupe. Un « coupon » de bois est un lot pris dans une masse. - (02) - M
couquion, s. m. trognon, débris, déchet : un « couquion » de chou, de salade, de plume, etc. - (02) - M
couraige : courage  - (07) - M
couraigeou : courageux  - (07) - M
courailler (verbe) : courir la prétentaine. (y travaille pu, y pense qu’à courailler). - (06) - M
courandié, ére, adj. et subst. coureur, vagabond, vaurien : un « courandié », une « courandiére. » au féminin le mot sous-entend une conduite débauchée. - (02) - M
courandier (-ière) (n.m. et f.) : coureur, coureuse, débauché, débauchée - (08) - M
courandier : coureur  - (07) - M
courbe, s. m. courbe, coude, détour d'un chemin. Dans cet endroit-là, le chemin fait un « courbe. » - (02) - M
coureau, s. f. courroie, lien de cuir, lanière, ceinture. - (02) - M
coureauter, v. a. verrouiller, barrer, fermer par un obstacle. Nous disons aussi « fromer le coureau », « fermer le coreil. » - (02) - M
courére, s. f. noisetier, coudrier. - (02) - M
courge, courze, s. f. appareil composé d'un bâton, quelquefois d'un cerceau, et d'une courroie qu'on charge sur les épaules et dont on se sert pour le transport de deux seaux ou autres vases. - (02) - M
courgeailler : rrbuste : cornouiller. Le courgeailler pousse difficilement en Morvan : Le cornouiller pousse difficilement en Morvan. - (04) - M
courgeon, côrgeon, s. m. tresse de chanvre, de jonc, de paille, d'osier, et en général tout ce qui se prête à l'industrie du vannier. - (02) - M
courgeonner, côrgeonner, v. a. tresser en général. Les vanniers « courgeonnent » l'osier pour faire des vans, des paniers ; les fabricants de chaises « courgeonnent» la paille ou glui, les joncs, les roseaux appelés « laumes » dans le pays. - (02) - M
courgie : badine  - (07) - M
couri (v.t.) : courir - (08) - M
couri : courir  - (07) - M
couri lai jâdoure, couri lai peurtantaine : courir les filles  - (07) - M
courosse (n.f.) : poule couveuse - aussi grouesse, crousse - (08) - M
coûrosse : poule couveuse  - (07) - M
courosse, s. f. couveuse. Se dit d'une poule qui couve ou qui a des poussins, et des femelles d'oiseaux en général. - (02) - M
courosse, s. f., poule qui conduit des poussins. - (03) - M
couroûe : coureur de jupons  - (07) - M
courre, v. a. courir : « léche-lu courre », laisse-le courir. - (02) - M
courrouaie : courroie  - (07) - M
courti : jardin attenant à la maison  - (07) - M
courtiau (adjectif) : petit, bas du cul. - (06) - M
courtié, s. m. courtil, jardin potager. - (02) - M
courtil (n.m.) : jardin (du lat. = cortis = cour de ferme) - (08) - M
courze (nom féminin) : solide bâton reposant sur les épaules et muni, à chacune des extrémités, de courroies destinées à accrocher les seaux à transporter. - (06) - M
couta, s. m. coteau, colline, éminence de terrain. - (02) - M
coutaie, coutiau : couteau  - (07) - M
coutance, s. f. coût, prix d'une chose, dépense. - (02) - M
couté (ai) (loc.) : à côté - (08) - M
coûté, s. m. côté. - (02) - M
couteai, s. m. côte, côte de laitue, de cardon, ou autre - (02) - M
couterotte (n.f.) : oreiller de plume - (08) - M
couteure (n.f.) : terre labourée, non close - (08) - M
couteure : champ non clos  - (07) - M
couteure, couture : Champ après la moisson, chaume où reste l'éteule après la moisson. - (04) - M
couteure, s. f. couture, grande pièce de terre labourable qui n'est pas close. - (02) - M
coûti : branche de noisetier utilisée en vannerie  - (07) - M
coutiâ, s. m. couteau. Cette forme est répandue à Anost. - (02) - M
coutiau : un couteau. - (10) - M
coutiau : couteau. Le coutiau sert à tout : le couteau sert à tout. - (04) - M
coutiau, s. m. couteau. - (02) - M
coûtier : branche de noisetier en bandelettes pour faire les paniers, de la vannerie. - (04) - M
couton (n.m.) : coton - (08) - M
coûton : nervure principale, partie dure des légumes - (07) - M
coûton : plume naissante chez les volailles  - (07) - M
coûton : partie dure d'un objet. Ou coution : un coution de salade. - (04) - M
coutre, « L » instrument tranchant pour tailler les bardeaux, n'est français que dans le sens de fer de charrue, culter, couteau. - (01) - M
coutre, s. m. coude, tour, détour. Le chemin, la rivière fait un « contre », c'est-à-dire un détour, un coude. - (02) - M
coutrée : couturière. - (04) - M
coutrére (n.f.) : couturière - (08) - M
coûtrére : couturière  - (07) - M
coutrére, s. f. couturière. En Morvan la « coutrére » n'est pas une ouvrière en robes comme à paris. Elle travaille en linge et confectionne les vêtements d'homme aussi bien que ceux de femme. - (02) - M
coutrie (n.f.) : aiguillée de fil - (08) - M
coutrie, s. f. aiguillée de fil à coudre. - (02) - M
coutrot : dessus du mur destiné à recevoir la sablière  - (07) - M
couturier, tailleur, coudré. - (01) - M
couvanter, v. a. faire valoir, vanter avec excès : « couvanter » sa marchandise, ses denrées. - (02) - M
couvarteure, s. f. couverture, toiture en chaume. Aller « à la couvarteure », est une des meilleures industries du pays. couveau, s. m. chauffrette. - (02) - M
couvert : toit  - (07) - M
couvert, s. m. toit, toiture. Un « couvert » en ardoises, en tuiles, en paille ; on répare les « couverts ». - (02) - M
couverte : couverture de lit ou dalle supérieure d'un aqueduc  - (07) - M
couverte, couvarte, s. f. pierre ordinairement plate qui recouvre les murs à sec, c’est-à-direconstruits sans mortier. - (02) - M
couvri (adjectif) : couvert, en parlant du ciel. - (06) - M
couvri : couvrir  - (07) - M
couvrou, s. m. couvreur en paille, celui qui fait ou qui répare les toitures de chaume. - (02) - M
couvroûe : couvreur - (07) - M
coyau, s. m. coyer, bout de chevron qui soutient la saillie d'une toiture. - (02) - M
côyer (se) (v.pr.) : se taire - (08) - M
côyer (se) : taire (se) - (07) - M
côyer, couter, v. a. taire. l'interj. « côye-té, couye-té », tais-toi ! taisez-vous ! - (02) - M
crâ : corbeau  - (07) - M
crâ, s. m. crachat, salive que l'on rejette avec bruit de la bouche. - (02) - M
crachie, s. f., écume produite par le beurre fondu et qui entre dans la nourriture du peuple, et qui se dit aussi du résidu de l'huile de friture. - (03) - M
craice (n.f.) : crèche - (08) - M
craicher (v.t.) : cracher - (08) - M
craie (n.f.) : croûte - (08) - M
crailler, v. a. cracher grossièrement, avec bruit. - (02) - M
crainon, s. m. cage à poulets, grand panier sous lequel on abrite les poussins. - (02) - M
crainran, s. m. risque-tout : « ç'o eun crainran. » de craindre et ran pour rien. - (02) - M
crâle, crâ (n.m.) : pomme sauvage très acide - (08) - M
crâle, s. m. pomme sauvage très acide avec laquelle on fait du vinaigre. - (02) - M
cramboulis (être) : de mauvaise humeur, ronchon. - (10) - M
crâme (n.f.) : crème - (08) - M
crâme : crème  - (07) - M
crâme, s. f. crème. - (02) - M
crampounner : cramponner  - (07) - M
cran (n.m.) : gros sable argileux - (08) - M
cran : petit enclos, stalle  - (07) - M
cran, s. m. coin, compartiment réservé dans un lieu pour enfermer un animal ou un objet qu'on veut isoler ; petit parc construit avec des claies ou des planches. - (02) - M
cran, s. m. gros sable, gravier, arène : un terrain de « cran. » on extrait du « cran » pour bâtir. - (02) - M
crâpiau (n.m.) : crêpe (aussi craipiau) - (08) - M
crâpiau : crêpe au lard  - (07) - M
crâpiau : une crêpe. - (10) - M
crâpiau, s. m. crêpe, petite galette très mince et un peu frisée sur les bords. - (02) - M
crapoucher : crachoter. - (10) - M
crapouchou : qui crapouche fréquemment. - (10) - M
crapuchot, s. m., partie raide et escarpée d'un chemin. - (03) - M
craquiller, v. n. se dit du bruit que fait une chose qui se brise ou qui s'écrase. Un grain de sable « craquille » sous la dent. craquiller est un diminutif de craquer. - (02) - M
craquillon : bruit, jacasserie  - (07) - M
crassou (n.m.) : crasseux (féminin, crassouse = crasseuse) - (08) - M
crassou, craissou, ouse, adj. crasseux, malpropre. - (02) - M
crau, s. . f., partie de la graisse du porc adhérente à la peau et qui produit le lard, distincte de l'oing, graisse plus fine qui recouvre le péritoine. - (03) - M
craupe (n.f.) : 1) espèce de pissenlit (selon de Chambure : crôpe) - 2) craupe de queurneille : bleuet - (08) - M
crâyance, créyance, s. f. croyance. - (02) - M
crayaule (adj.) : crédule, croyable - (08) - M
cré (-e) (adj.m. ou f.) : acre, âpre - (08) - M
cré, ée, adj. acre, âpre. Les raisins verts sont « crés » ; une pomme sauvage est « crée.  - (02) - M
créchon (n.m.) : cresson (plante) - (08) - M
créchon, s. m. cresson. - (02) - M
creire (v.t.) : croire (aussi crére) - (08) - M
creire, v. a. croire : « i cré bin », je crois bien. - (02) - M
crépiaud : crêpe. - (04) - M
crépousser, v. n. tousser avec continuité : « i é crépoussé tote lai neu », j'ai toussé toute cette nuit. - (02) - M
crère, croire. - (01) - M
cretelle, s. f. crête, sommet de colline ou de montagne. - (02) - M
crétiquer, v. a. critiquer. « Crétique » = critique. - (02) - M
creuché, s. m. nappe en mousseline bordée de tulle ou de dentelle dont on se sert pour présenter le pain bénit à l'offrande et pour quelques autres usages du culte. - (02) - M
creuchie, s. f. dépôt d'huile qui se trouve au fond d'une cruche ou d'un vase quelconque. - (02) - M
creuge, s. f. écale de noix, de noisette, amande, coquille d'œuf. Aux environs d'Avallon, « cruge. » - (02) - M
creûgnon,croûgnon (n.m.) : croûton - (08) - M
creuher, v. a. creuser, fouiller. - (02) - M
creuille, coquille - (05) - M
creuille, s. f. coquille d'œuf, écaille, débris, déchet de toute sorte - (02) - M
creûillon : petit enfant maigre, malingre, petit dernier  - (07) - M
creuse : vallée, partie basse  - (07) - M
creuse, s. f. petit vallon, ravin, pli de terrain. - (02) - M
creuset, s. m. vase en poterie de forme arrondie comme l'écuelle, moins grande que la trape. - (02) - M
creuseur, s. f. profondeur. - (02) - M
creusse: moue, grimace, gros dos, air renfrogné  - (07) - M
creusû (n.m.) : celui qui creuse, terrassier - (08) - M
creuvâ (n.m.) : gerçure des mains - (08) - M
creuvâ, s. m. crevasse, fente, gerçure. On dit d'une main couverte d'engelures qu'elle est pleine de « creuvâs. » - (02) - M
creuvé, adj. se dit d'un individu atteint d'une hernie ou de quelque maladie analogue. - (02) - M
creuveteure (n.f.) : couverture - (08) - M
creuvû (n.m.) : couvreur - (08) - M
creûye,creûge (n.f.) : coquille d'oeuf ou de noix - (08) - M
creuyoure (n.f.) : croyance - (08) - M
crevâ : crevasse, gerçure  - (07) - M
crevas : gerçures, crevasses aux mains (évitées ou atténuées avec du bigot). - (04) - M
créyôle : crédule. - (04) - M
cricri : grillon  - (07) - M
crile (n.m.) : crible - (08) - M
crile, s. m. crible. « Crile » pour crible. - (02) - M
criler, v. a. cribler, passer au crible. - (02) - M
crinchener : rendre (être rendu) rugueux au toucher. - (10) - M
crinses (n.f.pl.) : déchet des grains après le vannage - ex. : "panner l’gueurné et dôter les crinses" (de Chambure) - (08) - M
crinses : déchets après vannage du grain, grenaille - (07) - M
crinses : déchets de grains après le vannage. - (04) - M
crinses, s. f. plur. déchet des grains après le vannage. Ne s'emploie qu'au pluriel. - (02) - M
crins'nalè (éte) : transi (de froid) - (07) - M
crintance (n.f.) : mauvais grain que l'on met à part en criblant les céréales. - (08) - M
crintanse, s. f. mauvais grain qu'on met à part en criblant les céréales. - (02) - M
crô, s. m. creux, trou, fosse, souterrain, cave. - (02) - M
croc (nom masculin) : mare. Petit trou d'eau où barbotent les canards. - (06) - M
crochet : tisonnier - (07) - M
crochet, s. m. fourchette de l'estomac, brechet. - (02) - M
crocheter, v. a. travailler la terre en la binant, en piochant avec soin autour des plantes. - (02) - M
crôdiau, s. m. creux rempli d'eau, petite mare. De « crô », trou, et « iau » pour eau. Les deux mots sont soudés par un son guttural qui donnerait à peu près « crô-gdiau. » Morvan nivernais. - (02) - M
croiche, crouéche, s. f. crèche d'une étable ou d'une écurie, mangeoire, c’est-à-dire l'espèce d'auge qui se trouve sous le râtelier. - (02) - M
croichie, crouéchie, s. f. ensemble, série de crèches pour le bétail. Il y a une belle longueur de « croichies » dans cette étable. - (02) - M
croinchie : dépôt d'huile dans le fond de la toule, lie de vin dans le fond du fût. O y é de la croinchie dans le fond : il y a du dépôt au fond. - (04) - M
croindre, v. a. craindre, avoir delà crainte. - (02) - M
croinre (v.t.) : craindre - (08) - M
croint (-e) (p.p.) : participe passé du verbe craindre - (08) - M
crointe (n.f.) : crainte - (08) - M
crointe (n.m.) : crainte - (08) - M
crointe, s. f. crainte, peur : « a fau beiller lai crointe ai sè-z-ann'mis », il faut se faire craindre de ses ennemis. - (02) - M
crointif, adj. timide, honteux, qui manque d'énergie, qui prend peur. Un enfant « crointif » est un enfant timide. - (02) - M
croisie (nom féminin) : fenêtre. - (06) - M
croisie : fenêtre (on dit aussi : crouairie), croisée. Quand o fait frè on frome les croisies : quand il fait froid on ferme les fenêtres. - (04) - M
croisie, crouésie, s. f. croisée, fenêtre de maison. - (02) - M
croissant (nom masculin) : sorte de serpe à long manche dont on se sert pour élaguer les haies. - (06) - M
croi'yôle : crédule, qui croit  - (07) - M
crôler, v. a. crouler, secouer, ébranler par secousses. On « croie » un arbre pour faire tomber les fruits ; on « croie » un mur miné pour en précipiter la chute ; on « croie » la tête pour faire un signe, etc - (02) - M
croller, croûler, remuer, ébranler. - (01) - M
crömai : se dit d'un humain ou d'un bête qui ne mange pas parce qu'il attend sa nourriture. Se dit aussi d'un animal ou d'un végétal qui ne profite pas, qui ne grossit pas. - (04) - M
cromer : végéter  - (07) - M
cromer, v. n. souffrir, pâtir, languir. Se dit des personnes et des choses. Un petit enfant maladif « crome » comme un semis de blé dans la terre. - (02) - M
crôpaie : crêpe au lard  - (07) - M
crôpe (n.f.) : crête - (08) - M
crôpe, « L » copeaux produits par le rabot, crispus, frisé, (Cropi, sobriquet). - (01) - M
crôpe, s. f. crête de coq. Crête fait allusion à l'excroissance charnue qui orne la tête des gallinacés, tandis que « crôpe » pour crêpe s'applique à la frisure ou à la dentelure de la crête de l'oiseau. - (02) - M
crôpeai, s. m. crêpe, galette très mince qui se fait avec des œufs et de la farine. - (02) - M
crôper (le chignon) : se battre, prendre par les cheveux  - (07) - M
crôper : acte sexuel du coq  - (07) - M
crôper : côcher, couvrir la femelle en parlant des oiseaux et parfois de l'homme  - (07) - M
crôper, v. a. cocher. Se dit des volailles et en général des oiseaux qui s'accouplent : « l' poulot é crôpé mai poule. » - (02) - M
croque- aivoigne, loc. croque-avoine, celui qui sert d'entremetteur pour un mariage, qui fait les premières démarches auprès des parents de la jeune fille. - (02) - M
croque avouene : celui qui accompagne un jeune homme fréquentant une jeune fille pour les premières visites dans la famille de celle-ci. - (04) - M
croque-aivouègne : marieur, personne accompagnant le futur marié lors de la première rencontre  - (07) - M
croquignole : beignet  - (07) - M
cros, « L » crotot, trou, creux de la nuque, de crota (antrum, specus), d'où grotte ou crotte, crypte. - (01) - M
crot (n.m.) : creux, trou : petite mare - (08) - M
crot : mare, trou plein d'eau  - (07) - M
crot : mare. Yé des gueurnouilles dans le crot : Il y a des grenouilles dans la mare. - (04) - M
crôte : crête (volaille)  - (07) - M
crotou, ouse, adj. barbouillé, sali, souillé, couvert d'ordure. - (02) - M
crouaisée, croisie (n.f.) : fenêtre - (08) - M
crouaix de par Dieu (n.f.) : alphabet des enfants (une croix est placée en tête du livre) - (08) - M
croué, s. f. croix. - (02) - M
crouèche (nom féminin) : crèche. - (06) - M
crouèche : crèche - (07) - M
crouée : croix - (07) - M
crouée : croix. - (04) - M
crouère : croire  - (07) - M
crouésie : fenêtre, petite fenêtre  - (07) - M
crouéyu (p.p.) : p.p. du verbe croire - (08) - M
crouéyu, part, passé du verbe croire. Cru. - (02) - M
crougai : croiser (aussi : franchir). On s'o crougé à la Roche Coupée : on s'est croisée à la Roche Coupée. - (04) - M
crougeottes : petites croix (50 cm) en noisetier bénies à la messe le 1er dimanche de mai et plantées dans les champs de céréales pour demander une bonne récolte. - (04) - M
crougnon, s. m. croûton de pain coupé sur la tourte, morceau détaché sur la circonférence. - (02) - M
crouher, v. a. croiser. - (02) - M
croûillotte, croûjotte : petite croix  - (07) - M
crouinde : craindre  - (07) - M
croujotte, s. f. petite croix bénite le jour de l'invention de la sainte croix et qu'on plante dans les chenevières ou dans les champs ensemencés. Le premier dimanche de mai est souvent appelé le dimanche des croisettes ou plutôt des « croujottes, croïottes, crouiottes. » - (02) - M
croûler :secouer  - (07) - M
croûler, groûler (v.t.) : 1) faire tomber les fruits d'un arbre en le secouant (pour de Chambure : crôler) - 2) secouer fortement (du lat. pop.: corrotulare = faire rouler, a.fr. croller = remuer (aussi groûler) - (08) - M
croullhi, v. a. croiser : « ile aivô croullhi lé bras », elle avait croisé les bras. - (02) - M
croupton (adjectif) : (à) en position accroupie. - (06) - M
croustiller (verbe) : manger peu, de petites choses. - (06) - M
croûte : dosse  - (07) - M
crouvi : couvert  - (07) - M
crouvi, v. a. couvrir, mettre une couverture, une toiture : « sai maîon ô crouvie », sa maison est couverte. - (02) - M
crouvoûe : couvreur  - (07) - M
croûvri, creûvi. (p.p.) participe passé du verbe couvrir - (08) - M
croyaule, crouéyaule, adj. crédule. « Crégaule. » - (02) - M
crôyotte (n.f.) : petite croix de bois que l'on piquait dans les champs pour rendre la récolte abondante (pour de Chambure : croujotte) - (08) - M
cruchon (nom masculin) : bouillotte. - (06) - M
cruge : gouge, outil de sabotier (cuillère). - (04) - M
crûille : coquille  - (07) - M
c'tu (pron. dém.) : ce, cet (aussi c’te) - (08) - M
ç'tu, pron. déni. celui : « i parlerc ai ç'tu qu'vô m'é indicté », je parlerai à celui que vous m'avez indiqué. - (02) - M
cu su beurdouille, loc. sens dessus dessous : « fére eu su beurdouille », faire la culbute. - (02) - M
cuére (v.t.) : cuire (pour de Chambure : queurre) - (08) - M
cuét (p.p.) : cuit – féminin cuète : cuite - (08) - M
cueugnînte (v.) : connaître (utilisé par Déchard) - (08) - M
cueuvrir, couvrir. - (01) - M
cuhé, s. m. curé, prêtre pourvu d'une Cure . - (02) - M
cuicer, coucher - (05) - M
cuïé. s. f. cuillère. - (02) - M
cuïer. v. a. cueillir : « a cuïan dé ponmes dan l’courti », ils cueillent des pommes dans le jardin. - (02) - M
cu'illé : cuillère  - (07) - M
cuillée (n.f.) : cuillère - (08) - M
cul de chien : fruit du néflier: la nèfle. Le cul de chien se meuge biot : la nèfle se mange blette. - (04) - M
cul de singe : nèfle  - (07) - M
culard (nom masculin) : veau en viande après engraissement. - (06) - M
cul-de-singe, fruit du néflier. - (03) - M
cullhie, ll mouillés, s. f. petite botte de paille. il y a ordinairement deux « cullhies » dans un fagot. - (02) - M
curè : curé  - (07) - M
curer, v. a. nettoyer, émonder. - (02) - M
cussin, cuissin, cuchin. - (01) - M
çvau (n.m.) : cheval (aussi cevau) - (08) - M
ç'vau, s. m. cheval. - (02) - M
dâ, interj. explétive très usitée dans quelques parties du Morvan, dans les environs d'Avallon notamment : « oui-dà ! si-dâ ! non-dâ ! » - (02) - M
dabarbauiller (v.t.) : débarbouiller - (08) - M
dabarraisser (v.t.) : débarrasser - (08) - M
dabièveure (n.f.) : désemblavure - (08) - M
dabouécer (v.t.) : déboucher - (08) - M
dachairter (v.t.) : essarter, défricher - (08) - M
dacliarer, v. a. déclarer. - (02) - M
dacreucer (v.t.) : décrocher - (08) - M
dàdiner, dôdiner, v. a. dorlotter, balancer un enfant dans les bras ou dans son berceau. - (02) - M
dadion, loc. adv. en haut, le lieu placé à un niveau plus élevé que celui où l'on est. - (02) - M
dàdo, répond au français dodo : « fé ton dâdo, p'tiô, fé ton dâdô ! » - (02) - M
dafende (v.t.) : défendre - (08) - M
dagotai : hésiter avant de prendre une décision. Quand on ne sait pas que faire on dagote. - (04) - M
dagraicher (v.t.) : dégraisser - (08) - M
daguenalai : la cuisson du pain terminé, dans le four encore chaud on mettait daguenalai (sécher) les pommes, les poires… - (04) - M
daguenalé : tout ridé, transi de froid. - (04) - M
daguenales : poires séchées au four pour une consommation ultérieure (cf. les pruneaux). Aptès le pain on féto des daguenales : après le pain on faisait des poires séchées. - (04) - M
daguenélle (n.f.) : poire séchée au four (aussi guenélle) - (08) - M
daguenelle, s. f. poire séchée au four, qu'on désigne en français sous le nom de poire tapée. - (02) - M
dahu : animal imaginaire que l'on chasse  - (07) - M
dai, prép. tient lieu de la préposition à devant le pronom et marque ordinairement la possession : « c' chan-lai n'ô pâ dai lu », ce champ-là n'est pas à lui. - (02) - M
daig'nale : fruit désséché  - (07) - M
daigne, tige de chanvre non dépouillée de son écorce : « eune pougnie d'daignes », une poignée de chanvre. - (02) - M
daignes (n.f.pl.) : tiges de chanvre brut - (08) - M
daignon, s. m. écorce de la tige de chanvre, appelée « daigne » en patois. - (02) - M
daiguenâlé, adj. desséché, flétri. - (02) - M
daimerotte (n.f.) : mésange (damerette = petite dame) - (08) - M
daimerotte, s. f. damerette ; mésange ou petite dame. - (02) - M
daimou (loc.adv.) : en haut - (08) - M
daiquand : avec  - (07) - M
dair (n.m.) : faux (aussi dar) - (08) - M
dair, s. m. dard, faux à faucher les prairies : un bon « dair » ; aiguiser son « dair. » - (02) - M
dairape : accapareur, courageux. Ol o dairape : il ne craint pas l'ouvrage. - (04) - M
daird : faux (outil), dard d'insecte  - (07) - M
dairé, adv. derrière, en arrière. - (02) - M
dairé, dairére. s. m. et f. celui ou celle qui est en arrière, qui est le dernier ou la dernière : « voiqui l’dairé d'mé p'tiôs », voici le dernier de mes enfants; « ç'ô mai feille lai dairére », c'est ma fille la dernière. - (02) - M
dairérement, adv. de temps. dernièrement, il n'y a pas longtemps. - (02) - M
daivau (loc.adv.) : en bas (d'aval) - (08) - M
daivau, loc. adv. en bas, le lieu situé à un niveau inférieur à celui où l'on se trouve. - (02) - M
daivou (prép.) : avec - (08) - M
daivou : avec  - (07) - M
daivou, prép. avec : « i m'en vé daivou lu », je m'en vais avec lui. - (02) - M
dâler (se) (v.pr.) : se sauver, s'enfuir en ruant, en parlant des animaux - (08) - M
daler (verbe) : comportement des bêtes à cornes lorsqu'elles courent en ruant et dressant la queue en l'air. - (06) - M
dâler, v. n. aller de côtés et d'autres, flâner ; se sauver précipitamment, en parlant des animaux. - (02) - M
daluré (-e) (adj.m. et f.) : déluré (-e) - (08) - M
dame (la bonne). La Sainte Vierge, la Mère de Dieu. - (02) - M
dandingn', s. m. paresseux, flâneur, musard. - (02) - M
danjeureu, euse, adj. dangereux, difficile, terrible. - (02) - M
danner, v. a. damner. On prononce dan-ner. - (02) - M
danouer (v.t.) : dénouer - (08) - M
dansou, ouse, adj. et s. danseur, danseuse. « Dansoure » au féminin. - (02) - M
dapiaicer (v.t.) : déplacer - (08) - M
dapicasser (v.t.) : désensorceler - (08) - M
dapouècer (se) (v.pr.) : se dépêcher - (08) - M
daquan (prép.) : avec (aussi daiquan) - (08) - M
daquan, daiquan, prép. avec, en même temps que : « i beuvô daquan lu », je buvais en même temps que lui, avec lui. - (02) - M
daranger (v.t.) : déranger - (08) - M
dard (nom masculin) : faux. - (06) - M
dard : une faux. - (04) - M
darder, v. n. se dit d'une roue de voiture qui glisse sur un plan incliné et ne tourne pas d'aplomb avec l'autre. Plusieurs prononcent « barder. » - (02) - M
dâré : derrière  - (07) - M
darié (adverbe) : derrière. - (06) - M
darner (adj.) : dernier - féminin darnére : dernière - (08) - M
darré (ée), adj., dernier. Ex. : cet enfant est le tout darré, on m'a placé le tout darré, pour au dernier rang. - (03) - M
darré, derrière - (05) - M
darrer (prép.,adv.) : derrière (aussi daré, dairé = derrière) - (08) - M
darrier : derrière. On marcho lentement darrier : on marchait lentement derrière. - (04) - M
das (art.déf.cont.) : des - (08) - M
das, pron. des : « das houmes, das fonnes. » - (02) - M
dasseingn', s. m. dessein, projet. - (02) - M
dassouayer (v.t.) (v.pr.) : désaltérer, se désaltérer - (08) - M
dataicher (v.t.) : détacher - (08) - M
dataurner (v.t.) : détourner - (08) - M
datôler (v.t.) : dételer ; arrêter le travail - (08) - M
dâtor, s. m. détour, circuit, au propre et au figuré. - (02) - M
dau (n.m.) : dé à coudre - (08) - M
dau, s. m. dé à coudre. - (02) - M
daubrè : idiot  - (07) - M
d'au-dechus (loc.adv. et prép.) : en haut - (08) - M
d'au-dessaus (loc.adv. et prép.) : en bas - (08) - M
Daudon, Daudonne, Daudine, nom de femme ; diminutif de Claudine. - (02) - M
Daudy : diminutifs de Claude  - (07) - M
daumère (?) : veste longue. - (04) - M
dauqueune, adj. des deux genres. quelque, quelqu'un = aucun. - (02) - M
davider (v.t.) : dévider - (08) - M
davouérer (v.t.) dévorer (aussi davouairer) - (08) - M
d'biter (verbe) : (Se) perdre, se détériorer. Se dit surtout en parlant de la nourriture. - (06) - M
de. Notre patois supprime la préposition dans un grand nombre de cas. Nous disons la fille Grand-Pierre se marie avec Jean. - (02) - M
déaste, s. m. désastre. - (02) - M
débagouler, v. n. tomber en coulant, en débordant. L’eau « débagoule « d'un vase trop plein. - (02) - M
débaillai : parler. Ne pas débaillai : ne pas parler. - (04) - M
débairboiller, v. a. débarbouiller, laver la figure ou le corps. - (02) - M
débarrer (v.t.) : laisser sorti, ouvrir (enlever la barre) - (08) - M
débeurnai : débarrasser (contraire : embeurnai). - (04) - M
débeurnaquai : démolir. Tout est débeurnaqué : tout est démoli. Temps instable : le temps est tout débeurnaqué. - (04) - M
débeurnâquier : démolir, désassembler  - (07) - M
débeurner (verbe) : débarrasser les choses encombrantes. - (06) - M
débeutiner, v. a. démeubler, dégarnir un lieu des objets qui le meublent, qui l'approvisionnent. Un homme qui déménage « débeutine » sa maison. Un ouvrier qui emporte ses outils « délieutine » son atelier. - (02) - M
débiauder : déshabiller  - (07) - M
débieue, s. f. récolte d'un champ. - (02) - M
débifer, v. a. dégoûter d'une chose, détourner de. - (02) - M
débiller (se) (v.pr.) : se déshabiller - (08) - M
débiller : déshabiller  - (07) - M
débiller, v. a. déshabiller, dépouiller. - (02) - M
débiter, v. a. consommer, dépenser. Un bœuf « débite » deux fois plus de foin qu'une vache. - (02) - M
déblaive, s. f. récolte en général, les fruits extraits de la terre, l'action de prendre, d'enlever cette récolte. - (02) - M
déblaiver, v. a. enlever la récolte d'un champ, d'un pré, en général ramasser. - (02) - M
débondener, v. a. débondonner, ôter le bondon, déboucher. (Voir : bonde.) - (02) - M
débond'ner : déféquer  - (07) - M
débordeai, s. m. débordement d'eau ; inondation. - (02) - M
débouagener, v. a., défaire les meules de blé ou de foin, que l'on nomme borgeons, pour les étendre et les faire sécher ou pour les rentrer. - (03) - M
débouéiller : démêler  - (07) - M
débouler, v. a. démêler, mettre en ordre des choses mêlées ensemble. - (02) - M
débouloué, s. m. démêloir, peigne qui sert à démêler les cheveux ou à nettoyer le poil des animaux. - (02) - M
débourdement, s. m. débordement d'un ruisseau, d'une rivière. Le terme inondation n'existe pas dans notre patois. On dit un « débourdement d'eaies » ou « d'iaux », suivant les localités. - (02) - M
débourdiau (nom masculin) : grosse averse. - (06) - M
débourdiau, s. m. grosse averse de pluie, en français ondée. (Voir : débordeai.) - (02) - M
débout'ner : déboutonner  - (07) - M
débrôder : nettoyer  - (07) - M
débutiner, v. a. enlever le butin ou décombres provenant des démolitions. V. Butin. S'emploie aussi dans le sens plus général de déménager. - (03) - M
décaicher, v. a. découvrir, sortir d'un trou, d'une « cache », trouver un objet caché. - (02) - M
décaler, v. a. décoiffer, ôter le bonnet ou la « cale » d'une femme. - (02) - M
décalofrer (v.t.) : écaler, enlever l'écorce des noix ou l'enveloppe-des châtaignes - (08) - M
décalofrer, v. a. enlever l'écorce des noix. - (02) - M
décaquelorder (se) : désengourdir (se)  - (07) - M
décarcafeugner (verbe) : abîmer. - (06) - M
décarcasser (se) (verbe) : faire de gros efforts pour aboutir à un résultat. - (06) - M
décarpionner(se) (v.pr.) : faire tout son possible pour faire plaisir - (08) - M
décassener : étendre et démêler les gerbes après les avoir détachées  - (07) - M
décesser, v. a. s'emploie toujours avec une particule négative, cesser. Ex. il ne décesse de parler. - (03) - M
déceu (p.p.) : p.p. du verbe décevoir - (08) - M
déceu, part. passé du verbe décevoir. déçu, trompé. S’emploie adject. « deceu, deceute. » - (02) - M
déchairboiller, v. a. débarbouiller ; laver le visage et par extension laver en général. (Voir : chairboiller.) - (02) - M
déchairbouéiller : débarbouiller  - (07) - M
déchairger : décharger  - (07) - M
déchairter, v. a. défricher, arracher des racines d'arbres. Dans le « déchartir », qui est le même mot non mouillé, signifie déchirer, arracher avec les ongles et aussi défricher. - (02) - M
déchier, scier - (05) - M
décimateur : personne qui levait la dîme. - (09) - M
décirer, v. a. déchirer, mettre en pièces. - (02) - M
dec'nailler, v. n. décamper, s'en aller sans bruit et honteusement. - (02) - M
décoler, v. n. ne s'emploie guère que dans cette locution : « i n'en s'rô décoler », je ne saurais en venir à bout, je ne puis y parvenir. - (02) - M
decontre, prép. contre, à côté de : « al ô en raige d'contre lu », il est furieux contre lui. - (02) - M
décoquelarder (se), v. réfl. se divertir, s'amuser, s'en donner à coeur joie. - (02) - M
découvert, s. m. lieu, endroit, dont la surlace est découverte. - (02) - M
décroter (v.t.) : déterrer ; tirer d'un trou - (08) - M
decroter, v. a. déterrer, tirer hors d'un trou, d'un creux. - (02) - M
décrotter : déterrer  - (07) - M
dedelai, loc. adv. là-bas, de l'autre côté, delà. On prononce dans une partie de la contrée « deud'lai. » - (02) - M
dedevé, prép. de devers ; de auprès de : « dôte-toué de d'vé lu », ôte-toi d'auprès de lui, éloigne-toi de lui. - (02) - M
ded'peu, prép. de depuis, depuis : « ded'peu qui seu iqui », depuis que je suis ici. - (02) - M
dédrouler, v. a. dérouler, défaire ce qui est enroulé. Le d est une lettre de renfort. - (02) - M
déd'veuder : dévider  - (07) - M
déd'veudot : dévidoir  - (07) - M
défenéger, v. a. déranger, déplacer. Prononcez def-né-gé. On « défenége » une couvée de perdrix en fauchant. - (02) - M
déféni, v. a. finir, achever, terminer : « i n'en peu pâ déféni », je ne puis en finir. - (02) - M
défeursalé : demi déshabillé, déchiré (vêtement) après un travail intensif, une lutte. - (04) - M
définitre, v. a. terminer, finir tout à fait, complètement : « dion ç'iai por en définitre », disons cela pour en terminer. - (02) - M
défonéger, v. a. changer de place, de lieu. - (02) - M
déforiller, démonter, mettre en pièces - (05) - M
defors, dehors. - (01) - M
déframer, détériorer - (05) - M
défraque, s. f. dépouille d'un animal tué à la chasse plus particulièrement, morceaux dépecés d'une pièce de gros gibier. - (02) - M
défreuche, s. f. racine, tronc d'arbre, ce qui provient d'un défrichement. - (02) - M
défreuchement, s. m. action de défricher. - (02) - M
défreucher, v. a. défricher. « Défrucher » - (02) - M
défreucheu, s. f. défrichement, lieu défriché. Labourer un « défreucheu. » les « défreucheus » donnent de bonnes récoltes. - (02) - M
défunt, adj. se place toujours avant le subst. comme le mot feu : « mon poure défunt père, mai poure défunte mère. » - (02) - M
défunter : mourir  - (07) - M
défûter : donner un autre ton, modifier la routine alimentaire, en parlant d'un plat. - (10) - M
dégâiller : déborder, ne pas tomber d'aplomb, ne pas bien ajuster (voir : dégoueiller). - (10) - M
déglinguer : démolir, mettre en panne  - (07) - M
dèg'nalè : désséché  - (07) - M
dèg'nales : petit fruit désséché  - (07) - M
dégnaper, déchirer - (05) - M
dégobéiller (v.t.) : vomir (du v. pop., dégobiller = vomir) - (08) - M
degobillar, s. m. vomissement, ce qui a été vomi. - (02) - M
dégobiller : déborder  - (07) - M
dégobiller : vomir  - (07) - M
dégobiller, vomir. - (01) - M
dégoiser (verbe) : parler à tort et à travers. - (06) - M
dégordi, e, adj. dégourdi, vif, éveillé, bien portant : « qu'ai ô dégordi c' p'tiô laite », qu'il est éveillé cet enfant-là. - (02) - M
dégouâyer : dégraisser  - (07) - M
dégoueiller, v. a. déchirer, dégueniller : « a m'é dégoueillé mai biaude », il m'a mis ma blouse en loques. - (02) - M
dégraponner : gratter vivement le sol  - (07) - M
dégré, s. m. marche d'escalier. - (02) - M
dégréver, v. a. détacher quelque chose qui n'est pas à sa place, un bateau échoué, une épave quelconque, et par extension, tout objet qui est arrêté hors de son lieu naturel. - (02) - M
dégueneiller, v. a. dégueniller, déchirer. - (02) - M
déguenillé (éte) : avoir des vêtements en guenille  - (07) - M
dégueniller, v. n. abonder, affluer. Ne s'emploie guère qu'en parlant des fruits, lorsqu'ils sont en grande quantité. - (02) - M
dégueuler : déborder  - (07) - M
dégueuler, démamer : vomir  - (07) - M
dégueurner : désamorcer (une pompe)  - (07) - M
dégun (adj.,pron.ind.) : aucun, pas un (à rapprocher de l'espagnol ninguno) - (08) - M
dégun, eune, adj. aucun, pas un : « en degun leu », en aucun lieu. - (02) - M
degun, negun, aucun, degun leu, aucun lieu. - (01) - M
dégu'néillè : déchiré  - (07) - M
déjai (adv.) : déjà - (08) - M
déjai, d'jai : déjà  - (07) - M
déjau (n.m.) : dégel ; fonte de la glace - (08) - M
dejau (nom masculin) : dégel. - (06) - M
déjau, s. m. dégel, fonte de la glace ou de la neige. « Dézau. » - (02) - M
déjeuner, employé passivement, je suis déjeuné. - (01) - M
déjouter, v. a. crever, arracher les yeux. - (02) - M
délaper, v. n. quitter, lâcher, abandonner : « i aivô enteurpri d'fére ç'lai, ma i m'en seu délapé », j'avais entrepris de faire cela, mais j'y ai renoncé. « déiaper », détacher, décoller. (Voir : laper.) - (02) - M
délevé, adj. se dit d'un enfant qui ne peut digérer la nourriture et qui a des vomissements. - (02) - M
délier (verbe) : dételer les bœufs. Les débarrasser du joug. - (06) - M
délier, v. a. détacher les courroies qui fixent le joug des bœufs ou des vaches. - (02) - M
délinquer, v. a. laisser, quitter, abandonner. - (02) - M
délioqué : disloqué. Ça llioquo : ça a du jeu. - (04) - M
déloigé, part. passé du verbe déloger. - (02) - M
délouper, v. a. développer. - (02) - M
déloyal, adj. indiscipliné, désobéissant, fantasque. - (02) - M
démàdeu, adv. dès aujourd'hui, dès à présent, dans la journée. (Voir : mâdeu.) - (02) - M
demaing (n.m.) : demain - (08) - M
démantigoner, v. a. démantibuler, disloquer, briser, détruire. - (02) - M
démantigouègner : disloquer  - (07) - M
demeurance, s. f. lieu où l'on demeure, résidence. On montre la maison d'une personne en disant : « ç'ô lai qu'ô sai d'meurance. » - (02) - M
démeurger : partir, faire partir rapidement  - (07) - M
demingeoillon, s. f. démangeaison. - (02) - M
déminger, v. a. cesser de manger. - (02) - M
deminger, v. a. démanger. «Deminzer » ou plutôt « d'minzer. » - (02) - M
démiôler, v. a. défaire, désorganiser, démonter. - (02) - M
démoingeai : démolir, démettre. Un manche démoingé ; se démoingeai une épaule. - (04) - M
démoinger : démancher  - (07) - M
démoinger : démanger  - (07) - M
démoinger, v. a. démancher, ôter le manche d'un outil, d'un instrument. Suivant les localités, on prononce « démoincher, démoinger, démoinzer.» (Voir : moinge.) - (02) - M
demoirer, demouérer, v. n. demeurer, habiter, séjourner : « i vé d'moirer en c'païs quite », je vais demeurer en ce pays-ci. - (02) - M
démôler : démêler  - (07) - M
démônaqhi', s. m. démon, mauvais sujet, libertin. Aux environs de Château-Chinon, « démouna. » - (02) - M
démouli, v. a. démolir, détruire. - (02) - M
démouner (se), v. réfl. se démener, s'agiter vivement : « a s' deumoune c'man eun guiabe », il se démène comme un diable. - (02) - M
démurgeai : faire partir. - (04) - M
démzer (v.t.) : démanger - (08) - M
déniai : enlever à une poule l'envie de couver. On la trempait dans une bassine d'eau froide. - (04) - M
dèniapai : déchirer, dépenaillé. Un jeune chiot déniape tout ce qu'il trouve en jouant : un jeune chiot déchire tout ce qu'il trouve en jouant. - (04) - M
déniaper : déchirer  - (07) - M
déniper, v. a. déchirer, mettre en loques, et littéralement arracher les nippes, c’est-à-direle linge, les habits. - (02) - M
denrée (n.f.) : marchandise de toute espèce - (08) - M
denrée, s. f. marchandise de toute espèce, comestibles, étoffes, bien, propriété. - (02) - M
dentau, s. m. sep ou dental, morceau de bois adhérent au coutre de la charrue dans sa partie antérieure. - (02) - M
déonghier, v. a. enlever les ongles. « déonhier. « (Voir : onghie.) - (02) - M
déorler, v. a. oter, couper, arracher les ailes. (Voir : ole, orle.) - (02) - M
dépatouéiller (se) : débrouiller (se)  - (07) - M
dépatouillai : dépêtrer une affaire embrouillée. - (04) - M
dépatouiller : dépêtrer  - (07) - M
dépeailer, v. a. peler, enlever la peau, écorcher. - (02) - M
dépêler, dépiauler, dépiauter : enlever la peau - (07) - M
dépendeu, s. m. celui qui dépend, qui décroche. Un grand « dépendeu » d'andouilles est quelque chose comme une grande bête, un grand imbécile. - (02) - M
dépens, s. m. lieu autrefois interdit à la vaine pâture. - (02) - M
depens, s. m. ne s'emploie qu'au pluriel : les « dépens » c’est-à-direles frais, le coût, la dépense. - (02) - M
dépeu (prép.) : depuis - (08) - M
dépeù, det'peu : depuis. Pas vu dépeu deux jours : pas vu depuis deux jours. - (04) - M
depeu, prép. depuis : « al ô hûreu d'peu qu'ai ô mairie » ; il est heureux depuis qu'il est marié. - (02) - M
dépeurer, v. n. découler, descendre goutte à goutte. Les toits « dépeurent » après la pluie. - (02) - M
dépeus'ner : déchirer, mettre en pièces  - (07) - M
dépiautai : enlever la peau. Dépiauter un lapin. - (04) - M
dépiauter (v.t.) : dépouiller, enlever la peau - (08) - M
dépiauter, v. a. dépouiller, enlever la peau. (Voir : piau.) - (02) - M
dépicassai : enlever un mauvais sort jeté par un sorcier (contraire : empicasser). - (04) - M
dépicasser : exhorciser  - (07) - M
dépigner, v. a. dépeigner, emmêler les cheveux. - (02) - M
depis (adverbe) : depuis. - (06) - M
dépit, s. m. chagrin, contrariété, ennui. Faire du dépit, c'est faire de la peine à quelqu'un. - (02) - M
dépiter, défier. - (01) - M
dépiter, v. a. défier une personne, la provoquer : « i t'dépite do fére », je te défie de le faire. - (02) - M
dépiton (a), loc. avec défi, par défi, en provocation. - (02) - M
déplai'yant : déplaisant  - (07) - M
dépointer, v. n. faire une pointe, prolonger un angle. S’emploie avec la préposition de lieu sur. Mon champ « dépointe » sur le bois. Le sentier « dépointe » sur la route - (02) - M
dépoische (ai lai), loc. a la dépêche, à la hâte. Un ouvrage fait « ai lai dépoische » est souvent un ouvrage bâclé ou mal fait. - (02) - M
depoischer, v. a. dépêcher, envoyer une dépêche, faire savoir quelque chose à quelqu'un par un message. « Dépouécer. » - (02) - M
dépoler, v. a. arracher, ôter le poil d'un animal, épiler. (Voir : poler.) - (02) - M
dépondre, v. n. quitter, lâcher, cesser d'être joint ou uni à... au part, passé « dépondu. » - (02) - M
dépouachai (se) : se dépêcher. Dépouache touai : dépêche toi. - (04) - M
dépouâcher (se) : dépêcher (se)  - (07) - M
dépouèler (se) : perdre ses poils  - (07) - M
dépouillener, v. a. enlever les poux. - (02) - M
dépouillonner, v. a. nettoyer, enlever les ordures, tout ce que l'on appelle dans notre patois « lai pouion », c’est-à-dire la boue, la crasse, la vermine. - (02) - M
dépourtai (se) : se décharger d'une affaire. - (04) - M
dépourter (se) : décharger (se) d'une affaire, se retirer  - (07) - M
dépourter : déporter  - (07) - M
déprenre : séparer, libérer, quitter son travail  - (07) - M
déprenre. v. n. déprendre, cesser de prendre, de tenir. - (02) - M
déquarrer, v. a. déplacer, détourner du lieu où l'on est. Faire « déquarrer » quelqu'un, c'est obliger une personne à quitter sa place, à céder le terrain, à sortir de son « quarre. » (Voir quarre.) - (02) - M
déquiaiher, v. a. déclarer. - (02) - M
déquiouler, v. a. déclouer, enlever les clous. - (02) - M
déraicher, v. a. arracher, déraciner. « Déraicer. » - (02) - M
dérâïonner, v. n. déraisonner, parler sans réflexion, comme un extravagant. (Voir : ràïon.) - (02) - M
déreuffer : nettoyer  - (07) - M
déreuiller : dérouiller  - (07) - M
dériyon (n.f.) : dérision - (08) - M
dérompe, v. n. interrompre une action : « i fré ç'lai san dérompe », je ferai cela sans arrêt, sans interruption. - (02) - M
dèrré, dâré : dernier  - (07) - M
dèrré, dâré : derrière  - (07) - M
dés (paire des), loc. on dit que la pluie, la grêle font des dés lorsqu'elles tombent avec force sur la terre et y creusent leur empreinte en forme de dés. - (02) - M
désabeurier, v. a. enlever, ôter un abri, découvrir, mettre à jour. - (02) - M
désagroter, v. a. oter. Enlever les ergots. Un coq « désagroté. » - (02) - M
désalter, pour déserter, par suite de changement si fréquent de l’r en l. - (03) - M
désandener, v. a. étendre les andains sur un pré. - (02) - M
désandenou, ouse, s. celui ou celle qui étend sur le pré les andains d'herbe fauchée. L’andain est la quantité d'herbe que le faucheur abat en suivant sa ligne. - (02) - M
désanzon, loc. nous n'en sommes jamais « désanzon », c’est à dire nous n'en manquons jamais. - (02) - M
déscier : scier en long  - (07) - M
désempicassai : conjurer le sort jeté par un sorcier. - (04) - M
désempicasser, v. a. désensorceler, délivrer de l'ensorcellement, lever un sort jeté sur quelqu'un. (Voir : empicasser, picassé.) - (02) - M
désenfier : désenfler  - (07) - M
désernoicher, v. a. déharnacher, ôter le harnais d'un cheval, d'un animal de trait. (Voir : hairnois, hairnoicher.) - (02) - M
désert (au), loc. a l'abandon, en ruine. - (02) - M
déseulé, adj. se dit principalement des herbages lorsqu'ils ont été rongés par le bétail ; « lé prés son déseulés, a fau seilli lé bœu. » - (02) - M
déshâler (se) : désaltérer (se)  - (07) - M
désiguer, des'maler : démolir  - (07) - M
dés'naper : déchirer, mettre en charpie  - (07) - M
désouéfer, v. a. oter la soif, désaltérer, cesser de boire : « i seu désouéfé », je n'ai plus soif ; « a n'désouéfe pâ », il a toujours soif. (Voir : soué, souéfer.) - (02) - M
desracher, arracher. - (01) - M
dessailer : dessaler  - (07) - M
dessaus (adv.) : dessous - (08) - M
dessembler, v. a. désassembler, séparer ce qui était joint. Cette porte s'est « dessemblée ». - (02) - M
desserter, v. a. desservir. il faut des chemins pour « desserter » les champs, c’est à dire pour en faciliter l'accès. - (02) - M
desservant : ecclésiastique qui dessert une cure, une chapelle, une paroisse. - (09) - M
déssiâler, v. a. déboucher une futaille, ôter le bondon. - (02) - M
dessos, adv. de lieu. Dessous. - (02) - M
dessoulu, e, adj. gourmand, avide, qui recherche tout ce qui est bon à prendre. - (02) - M
destourber, déranger , détorber. - (01) - M
détaupener. v. n. se dit d'un animal à l'agonie dont les membres, surtout les pattes, s'agitent convulsivement. - (02) - M
déterber, détreuber : retarder, gêner, déranger  - (07) - M
déteurbe, s. f. trouble, dérangement, retard. - (02) - M
déteurbeman (n.m.) : dérangement, trouble - (08) - M
déteurbement, s. m. dérangement, trouble, empêchement. - (02) - M
déteurber (v.t.) : déranger (aussi détôrber) - (08) - M
déteurber, v. a. détourner, déranger, troubler. Détorber. - (02) - M
déticher : désempiler les gerbes  - (07) - M
détiher, v. a. vider un lit de plume, un oreiller, etc., pour nettoyer, rafraîchir la plume. - (02) - M
détoler : dételer, arrêter le travail  - (07) - M
détoler, v. a. dételer, détacher d'une voiture ou d'une charrue l'attelage de chevaux ou de boeufs : « al ô tan de détoler. » - (02) - M
détor : détour  - (07) - M
détor, s. m. détour : « fion eun détor, ailon viâ », faisons un détour, allons vite. - (02) - M
détorber (verbe) : détourner quelqu'un de son travail. - (06) - M
détornée, s. f. dérangement, indisposition, malaise passager. Avez-vous fait une maladie ? Non, seulement une petite « détornée. » - (02) - M
détorner : détourner  - (07) - M
detorner, v. a. détourner, écarter du chemin, changer de direction. - (02) - M
detorser (se), v. réfl. se donner une entorse, se tordre le pied. - (02) - M
détouinde : déteindre  - (07) - M
deu, adv. de temps désignant le jour où l'on est. Ne s'emploie guère isolément que dans la locution « tô fin deu », aujourd'hui même. - (02) - M
deud'peue : depuis  - (07) - M
deud'pu : plus (+) - (07) - M
deuillan, ante, adj. sensible, douloureux, souffrant. - (02) - M
deuiller, v. n. s'attrister, se chagriner, avoir de la peine, souffrir de quelque mal. « Douiller. » - (02) - M
deuillot, ote, adj. sensible, douloureux. - (02) - M
deur, adj. dur, rude, coriace. - (02) - M
deure, part. passé. Ne s'emploie guère que dans cette locution : avoir du temps « deuré », être dans le temps « deuré », qui signifie avoir, éprouver de l'ennui. - (02) - M
deurement, adv. durement avec un sens superlatif, souffrir durement, travailler durement, c’est à dire beaucoup, très fort. - (02) - M
deurer (v.t.) : durer - (08) - M
deurer : durer, rester tranquille, patienter  - (07) - M
deurer, v. n. durer, endurer, patienter, pâtir, souffrir : « l' temps m' deure iqui. Bon gré mau gré, a fau bin qu'on deure », c’est à dire qu'on patiente, qu'on pâtisse avec résignation. - (02) - M
deurson, s. f. fracas, grand bruit : « mougner aine deurson », faire beaucoup de bruit, de tapage. - (02) - M
deusse, s. deux. au féminin deusse fait deule : « nos iron totes deules », nous irons toutes deux. - (02) - M
deuts (au féminin : deutes) : dressés (attelage bien dressé) en parlant des vaches ou des bœufs. - (04) - M
deùv'dai, d'évdai : dévider, parler abondamment et vite. - (04) - M
dévaler, descendre, devoler. - (01) - M
devan, prép. devant et avant : « dié glli ç'lai d'van d'l'peuni », dites-lui cela avant de le punir. - (02) - M
devant, avant. - (01) - M
devanté : tablier (de la ménagère)  - (07) - M
devanté, s. m. tablier d'homme ou de femme. - (02) - M
devanteau, devantier, tablier, devanté. - (01) - M
devanter (n.m.) : tablier - (08) - M
devant-hiar (n.m.) : avant-hier - (08) - M
devantier : tablier de travail de la ménagère (voir : d'vantier). - (04) - M
devâter (se), v. réfl. se hâter en marchant, marcher vite. - (02) - M
dev'dai : dévider. Au figuré : parler beaucoup et vite. - (04) - M
dévdo : appareil pour enrouler le fil de chanvre filé à la quenouille. - (04) - M
devé (loc.prép.) : de vers, auprès de - (08) - M
devé, prép. de vers, d'auprès de : « i vin d' vé lu », je viens d'auprès de lui. » - (02) - M
devedeau, devedou, s. m. dévidoir, instrument dont on se sert pour dévider. - (02) - M
deveni, v. n. venir de, revenir : « do qu' teu d'vin ? » d'où viens-tu ? - (02) - M
devenir, venir de. - (01) - M
déventrounée. s. f. Quand on a mangé avec excès d'un aliment quelconque, et qu'on est plus ou moins incommodé, on dit qu'on s'est donné une « déventrounée. » (Voir : détornée.) - (02) - M
déver, s. m. versant, côté incliné d'un lieu ou d'une chose : sa maison est sur « le déver » de la montagne. - (02) - M
dévers (n.m.) : versant ; côté incliné - (08) - M
deveune, s. m. devin, médecin, sorcier. - (02) - M
déviarner (verbe) : déchirer, mettre en pièces. - (06) - M
dévidaire (adj.) : difficile à satisfaire - (08) - M
devinotte, s. f. devinette, chose à deviner, énigme. - (02) - M
dévirai: détourner une conversation. On dit également : dévirandouère (voir : virandouères). - (04) - M
dévirandouére : comptine  - (07) - M
devirandouére, s. m. détour, subterfuge, échappatoire de plaideur. - (02) - M
devirer (v.t.) : détourner, faire un détour - (08) - M
dévirer : tourner à l'envers  - (07) - M
devirer, v. a. détourner, faire un détour, prendre une direction différente. - (02) - M
devître, v. a. dévêtir, déshabiller, dépouiller. - (02) - M
dévoiher, v. a. tirer quelque chose d'un lieu, attirer à soi un objet en le déplaçant. « Dévoiher » est pour dévoyer, ôter de la voie. - (02) - M
dévoirer, v. a. déchirer, mettre en lambeaux, en guenille : un enfant « dévoiré » ; une robe, un habit « dévoirés. » - (02) - M
devolée, s. f. pente, descente rapide. - (02) - M
devoler (v.t.) : descendre (peut-être de dévaler = descendre rapidement) - (08) - M
dévoler : descendre  - (07) - M
devoler, v. a. dévaler, descendre, suivre en aval la pente d'un terrain, aller d'un lieu plus élevé à un autre. - (02) - M
devôma (adv.) : désormais, dorénavant - (08) - M
devômâ, adv. de temps. Désormais, dorénavant. - (02) - M
dévouëré : déchiré (voir : dévoiré). - (10) - M
dévouèrer : dévorer, déchirer  - (07) - M
dévouèrer : manger avec appétit  - (07) - M
dévouher, v. a. dévorer, manger avec avidité. S’emploie aussi au figuré « dévouher son butingn’ » manger son bien. - (02) - M
déyer : délier  - (07) - M
dézai adv. de temps. Déjà. - (02) - M
dia (à) : à gauche (pour un attelage)  - (07) - M
dia : tourner à gauche (attelage). - (04) - M
diabe : diable  - (07) - M
diêtre : dartre. La Roche Sainte Diètrine à Vaupitre eto sensée guérir les diètres : la Roche Sainte Diétrine à Vaupitre était censée guérir les dartres . Sainte Diétrine ou Diétrice, guérisseuse de dartres. - (04) - M
diétre, s. f. dartre, maladie de la peau. - (02) - M
diez, imp. du verbe dire. S’emploie comme une interjection, comme allez ! comme dites ! faites ! pour donner plus de force à la phrase : « i son d'aicor, diez » ! - (02) - M
diffaimer (v.t.) : déchirer ; mentir - (08) - M
diffâmer, v. a. déchirer, mettre en lambeaux. Le chien a « diffamé » mes habits. - (02) - M
différence, s. f. différend, contestation, désaccord : ces deux hommes sont « en différence » pour un cours d'eau. - (02) - M
différent, adj. de mauvaise qualité, de mauvaise venue. S’emploie principalement avec la négation : ce seigle-là n'est pas « différent » ; la récolte de cette année n'a pas été « différente. » - (02) - M
différer (ne pas). v. a., ne pas refuser. Ex. : je ne diffère pas de payer ce que je dois. - (03) - M
différer de, loc. refuser de... avec la négation signifie consentir à : il ne « diffère » pas de me pardonner ; il ne « diffère » pas de faire ce marché. - (02) - M
dije, diji, adv. de temps. Déjà. - (02) - M
dijeuner, v. n. déjeuner. « Dézuner. » - (02) - M
dilai (loc.adv.) : de là - (08) - M
dilai, prép. de là : « dôte-toué d'ilai », ôte-toi de là. (Voir : lai.) - (02) - M
Dimanche, nom de baptême et même de famille qui équivaut à Dominique. - (02) - M
dîme ou dixme : dixième partie des récoltes, qu’on payait à l’Église ou aux seigneurs. - (09) - M
dimoince (n.m.) : dimanche (aussi dimoinge) - (08) - M
dimoinge, s. m. dimanche, le premier jour de la semaine. « Dimoince. » - (02) - M
dimouinge : dimanche  - (07) - M
dînè : petit-déjeuner  - (07) - M
dine, adj. digne. « a n'ô pâ dine de ç'lai. » (Voir : dinité.) - (02) - M
diner, v. n. diner. S’emploie pour désigner le repas du matin et dans la forme passive : «. i seu diné » signifie j'ai déjeuné. - (02) - M
dinguer : tomber  - (07) - M
dinité, s. f. dignité. (Voir : dine.) - (02) - M
dinou, ouse, s. m. et f. dîneur, dîneuse, celui ou celle qui mange, qui a de l'appétit, convive. - (02) - M
dio : dire. O dio : il disait. O dien : ils disaient. - (04) - M
dior (adv.) : dehors - (08) - M
dior, adv. de lieu. Dehors, dans la rue, à l'extérieur. En quelques lieux on prononce « di-hor. » - (02) - M
diou, ouse, oute, adj. diseur, diseuse; celui ou celle qui dit, qui parle. « Diteux, diteuse. » - (02) - M
dire, v. a. dire avec la même signification qu'en français. - (02) - M
disette : betterave  - (07) - M
disettes, s. f. dires, racontages, causeries, propos en l'air. - (02) - M
dispourter, v. a. déporter, déplacer, acquitter, exempter. - (02) - M
divarse : capricieuse. Se dit d'une femme : elle o divarse. - (04) - M
divarse, diverse, adj. étourdi, capricieux, folâtre, d'humour difficile. Un enfant « diverse », une femme « diverse ». - (02) - M
divarti, v. a. divertir, amuser. - (02) - M
divartissement, s. m. divertissement, amusement, récréation, fête. - (02) - M
diziau, s. m. dizaine : un « diziau » de gerbes de blé. - (02) - M
d'luge, s. m. déluge. Se dit pour exprimer un grave dommage, un dégât notable. - (02) - M
dô : dé (à coudre)  - (07) - M
dô, prép. de le : « ç'nô pâ maulâzié dô voua », ce n'est pas malaisé de le voir. - (02) - M
Doche : diminutif de Andoche  - (07) - M
dodâne, s. m. catafalque, estrade en forme de cercueil dont on se sert pour les cérémonies funèbres. — amas de terre bombé au milieu et incliné sur les bords. - (02) - M
dôdi, doguin : idiot, bête  - (07) - M
dodiner (v.t.) : dorloter - (08) - M
dôdiner, v. a. abattre les angles du bois, arrondir en général. - (02) - M
dodo, nom propre très usité pour claude. - (02) - M
doguer (v.t.) : donner des coups de tête (bovins, ovins, caprins) - (08) - M
doguer (verbe) : donner des coups de tête à la manière d'un bélier. - (06) - M
doguer, buter - (05) - M
doguer, se cogner - (05) - M
doguer, v. a. donner des coups de tête à la manière des béliers. - (02) - M
doguin, ine, adj. doux, facile, sans malice, sans méchanceté. S’emploie surtout en parlant des animaux. - (02) - M
doigtot, s. m. petite pièce de linge qui enveloppe une blessure au doigt. - (02) - M
dômaire, s. f. habillement que portaient autrefois les Morvandeaux dans les jours de fête. - (02) - M
domeune, s. m. domaine, propriété rurale. En plusieurs lieux « doumeune. » - (02) - M
donter : dompter  - (07) - M
dôô, doue : dos  - (07) - M
dor, adv. de lieu. Dehors. (Voir : dior.) - (02) - M
dorlotte, s. f. bonnet de femme garni de grosse blonde noire. - (02) - M
d'ôter (se) (v.pr.) : s'enlever - reprendre quelque chose - (08) - M
dôter : ôter, enlever  - (07) - M
dôter, v. a. oter, reprendre quelque chose. - (02) - M
d'ou vin, loc. d'où vient ? - (02) - M
dou, s. m. dos. - (02) - M
douaigt (n.m.) : doigt - (08) - M
douaine, s. f. douzaine. - (02) - M
douâlée, dôlée, s. f. ce qu'on tient dans ses doigts de « daignon » ou écorce de chanvre après le dépouillement des tiges. « Douâlée » = doigtée. (Voir : daignon.) - (02) - M
doubié, outré, saoul - (05) - M
doubieûre (n.f.) : doublure - (08) - M
double : double-décalitre (pour les grains)  - (07) - M
doucette, s. f. femme molle, indécise, paresseuse. - (02) - M
douceur, s. f. tiédeur, état de ce qui est un peu chaud : la « douceur » d'une chambre chauffée. - (02) - M
douci, v. a. adoucir, attiédir, rendre un peu chaud. Faire « douci » de l'eau, c'est la faire chauffer jusqu'au degré où elle n'est plus froide. - (02) - M
douè : doigt  - (07) - M
doue : dos. J'ai ben mal au doue : j'ai bien mal au dos. - (04) - M
douelle, s. f. douve de futaille. - (02) - M
douèlot : doigtier  - (07) - M
douelot : doigtier. - (04) - M
douguer : heurter, cogner  - (07) - M
doulant (adj.) : qui fait souffrir physiquement - (08) - M
douleai, s. m. le dernier pain, plus petit que les autres, fait avec le reste de la pâte mise au four. - (02) - M
doulement, s. m. action de « douler » un toit, c’est à dire de le couvrir avec des planches ou de la volige sur lesquelles on pose la tuile ou l'ardoise. - (02) - M
douler (se), se plaindre - (05) - M
douler (se), v. réfl. s'affliger, gémir, se plaindre. - (02) - M
douler (v.t.) : faire mal, faire souffrir - se douler (v.pr.) : gémir, se plaindre (du lat . dolere = faire souffrir, a. fr., doler) - (08) - M
douler, v. a. doler, couvrir un toit de planches peu épaisses appelées « dôlement, doulement », sur lesquelles on pose ensuite la tuile ou l'ardoise. - (02) - M
douloir (se) (dolere), se plaindre, se douler. - (01) - M
doumaige, s. m. dommage, dégât, délit. « Doumaize. » - (02) - M
doumaigeaule, adj. soumis au dommage, sujet à être endommagé, à subir les dégâts, les accidents. - (02) - M
doumaiger, v. a. endommager, gâter, détruire, porter préjudice - (02) - M
doune, s. f. don, cadeau, présent. Il m'a fait une « doune » de ces raisins. On dit que prendre et reprendre est la « doune » du diable. - (02) - M
douner, v. a. donner, faire présent de quelque chose. - (02) - M
douneu, euse. Celui qui donne. - (02) - M
dounner (v.t.) : donner - (08) - M
doutance (n.f.) : doute, défiance - (08) - M
doutance : doute. Ce que n'éto pas sur éto une doutance : ce qui n'était pas sur était un doute. - (04) - M
doutance, doute - (05) - M
doutance, doute. - (01) - M
doutance, s. f. doute, défiance, crainte, soupçon, supposition : « i é en mai doutance », je soupçonne que... - (02) - M
douviai, dounnai (?) : donner. - (04) - M
doux, adj. assoupli, dompté. On dit d'un homme humilié ou ruiné qu'il est bien « doux. » - (02) - M
douzil, fausset d'un tonneau , duzi. - (01) - M
drague : rateau large pour ramasser les épis cassés  - (07) - M
draguer, v. n. sautiller comme certains oiseaux, comme la pie notamment, ou sauter à cloche-pied. - (02) - M
draigie : dragée  - (07) - M
draipaie : drapeau  - (07) - M
draipeai, s. m. drapeau, linge dans lequel on enveloppe les enfants. - (02) - M
drait (adj.) : droit - féminin, draite = droite - (08) - M
drait-chi -(adv.) : ici - (08) - M
drait-lai (adv.) : là - (08) - M
draiver, v. n. déchirer, mettre en morceaux, en loques : « i seu tô draivé », je suis tout déchiré. - (02) - M
drâler : errer, se promener  - (07) - M
drapeau , lange. - (01) - M
drapiau, s. m. drapeau, lange, drap. - (02) - M
drei lai lai loc. ici tout près ; à deux pas. - (02) - M
drei, dreitte, adj. droit, droite : « tô drei », tout droit ; « tô fin drei », absolument droit. - (02) - M
dré'ille : chiffon, loque, vêtements, vêtements usés  - (07) - M
dreille, s. f. drille, chiffon, loque, guenille. - (02) - M
dreillon, s. m. grosse loque, grande guenille. - (02) - M
dreillou, ouse, adj. couvert de guenilles, en loques. - (02) - M
drélette : tissu ou vêtement très mince  - (07) - M
drélô, nom d'homme, diminutif de andré. « Le drélô » et au féminin « la drélotte. » - (02) - M
dresse-ereilles : très éveillé. O dresse l'éreille : il prête attention. - (04) - M
dret : droit (qui n'est pas courbe) mais aussi ensemble des règles régissant les relations entre individus. O fayot qu'un moinge s'es dret : il fallait qu'un manche soit droit. - (04) - M
dreu, e, adj. dru. (Voir : dru.) - (02) - M
dreugie (n.m.) : dragée (aussi draizie) - (08) - M
dreugie, s. f. dragée, bonbon. - (02) - M
dreuiller, v. n. jouer, folâtrer avec entrain, avec vivacité. Se dit principalement des petits oiseaux qui sautillent autour de leur nid avant de s'envoler et aussi des enfants. - (02) - M
dreuler, v. n. prendre des forces, de la vigueur, de l'énergie. - (02) - M
dreumai : dormir. J'ai ben dreumi c'te neu : j'ai bien dormi cette nuit. - (04) - M
dreume (n.f.) : sommeil - (08) - M
dreume, s. f. sommeil. La « dreume » guérit bien des maux. N’avoir pas de « dreume », avoir des insomnies. - (02) - M
dreumi (v.t.) : dormir - (08) - M
dreumi : dormir  - (07) - M
dreumi, v. a. dormir. - (02) - M
dreumou, ouse, s. celui qui dort, qui aime à dormir; endormi, lâche, paresseux. - (02) - M
drévare, vent d'ouest - (05) - M
drevent (nom masculin) : vent d'ouest. - (06) - M
drévent, s. m. vent d'ouest. - (02) - M
drèver : déchirer  - (07) - M
drîlai : trembler, grelotter de froid. Quand o fait frè on drile : quand il fait froid on grelotte. - (04) - M
driler, v. a. déchirer la peau avec les ongles, les épines, les ronces, etc; déchirer en général. - (02) - M
drileue, s. f. déchirure, écorchure. « Drileue» - (02) - M
drille, s. f. diarrhée, flux de sang. - (02) - M
driller, v. n. avoir la diarrhée, le flux de ventre. - (02) - M
dring'naler : faire un bruit de ferraille  - (07) - M
dringue, drouille : diarrhée  - (07) - M
droillou, adj. celui qui a le flux de ventre, la diarrhée. - (02) - M
drôle, drôlesse, nom que l'on donne communément au fils ou à la fille de la maison, au sortir de la première enfance. - (03) - M
drôler, v. n. être dévoyé, avoir le flux de ventre ou simplement faire ses besoins. - (02) - M
drosse-èreille : étourdi (inattentif), curieux  - (07) - M
drosser : dresser (animal) - (07) - M
drosser : dresser, lever  - (07) - M
drosser, v. a. dresser, relever, mettre debout, ranger en ordre, préparer. On « drosse « la soupe, lorsqu'on verse le bouillon sur le pain dans la soupière ou dans les écuelles. - (02) - M
drossoué (n.m.) : dressoir, buffet, vaissaillier - (08) - M
drossoué, s. m. dressoir, buffet qui se trouve dans la plupart des maisons aisées et sur lequel les ménagères étalent la faïence à fleurs, les grands plats, en un mot toute la plus belle vaisselle de l'endroit. - (02) - M
drossouère : vaisselier  - (07) - M
drouait : le droit. Ensemble des règles régissant les rapports entre individus. - (04) - M
drouet : droit - (07) - M
drouille : diarrhée - (07) - M
drouille : tissu très léger, mauvais tissu  - (07) - M
drouiller : s'échapper (liquide), fuir, avoir la diarrhée  - (07) - M
drouillou : sans consistance  - (07) - M
dru : vigoureux, énergique, actif  - (07) - M
dru, drute (n. et adj.m. et f.) : fort (-e), vivace, en bonne santé - (08) - M
dru, e, adj. gaillard, robuste, ayant toute sa force. Se dit des personnes, mais surtout des oiseaux près de quitter le nid. - (02) - M
du, adj. deux : « du beus, du leis », deux bœufs, deux lits. - (02) - M
duire, v. n. convenir, être utile, profiter. - (02) - M
duisaule, duïaule, adj. convenable, utile, qui vient à point, qui sied bien. - (02) - M
dure, v. n. convenir, être utile. On dit aussi « condure » pour conduire. - (02) - M
d'vanté : tablier (de la ménagère)  - (07) - M
d'vantier (nom masculin) : tablier que les femmes portaient sur la blouse traditionnelle. - (06) - M
d'vantier : petit tablier (voir devantier). - (04) - M
d'viner : deviner d'voler descendre - (07) - M
d'voler, descendre, dévaler - (05) - M
eai, s. f. eau : « lai boune eai ; lai ch'tite eai ; ailé q'ri d' l'eai. » - (02) - M
eaux-goût (nom masculin) : aromates destinés à donner du goût à un bouillon. - (06) - M
ébarbluté : ébloui. Y seus ébarbluté : je suis ébloui. Le soulai m'ébarblute : le soleil m'éblouit. - (04) - M
ébarbucher, v. a. ébarber, émonder, rogner. - (02) - M
ébarluté : éberlué, étourdi, atteint de vertiges. - (10) - M
ébaubi : ébahi  - (07) - M
ébaubi, ébahi. - (01) - M
ébaudi (s') (v.pr.) : s'éclaircir, s'égayer - (08) - M
ebaudi (s'), v. réfl. s'éclaircir, s'égayer, se ranimer : le temps « s'ébaudit. » - (02) - M
ébaudir (verbe) : (S') s'améliorer, en parlant du temps. - (06) - M
ébaumi (s’) (v.t., v.pr.) : épanouir ou s'épanouir (développement de la végétation) - (08) - M
ébaumi, v. n. épanouir. Se dit de la végétation lorsqu'elle se développe au printemps. - (02) - M
ébaupin (n.m.) : aubépinier (aussi beuchon bianc) - (08) - M
ébaupin : aubépine  - (07) - M
ébaupin, s. m. aubépin. En plusieurs lieux « ébaubin. » - (02) - M
ébécile (n.m. et f.) : imbécile - (08) - M
ébécille : imbécile  - (07) - M
ébécille, ll mouil. adj et subst. imbécile « léche-lu, ç'ô eun ébécille », laisse-le, c'est un imbécile. - (02) - M
éberlûtè : étonné, surpris, ébaubi  - (07) - M
éberlûter : étonner, surprendre, éblouir - (07) - M
ébeurdi (-e) (adj.m. et f.) : étourdi (-e) - (08) - M
ébeurdi : étourdi (inattentif), dans les vaps, moitié assomé  - (07) - M
ébeurdi, adj. étourdi, braque, fou. - (02) - M
ébeurdie (n.f.) : étourdissement ; élan - prendre son ébeurdie : s'élancer - (08) - M
ébeurdie : élan  - (07) - M
ébeurdiné : étourdi, assommé par qqch., abasourdi (écanboicher ?). - (10) - M
ébeurdir (s') : prendre son élan. - (04) - M
ébeurdir : surprendre,étonner  - (07) - M
ébeurdit : légèrement gris. Ol o ebeurdit : il est gris. Étourdi par un choc. Un simple eto ébeurdit : un simplet était étourdi. - (04) - M
ébeurlancer, v. a. balancer, aller de droite et de gauche. - (02) - M
ébeurlançouére, s. f. balançoire. - (02) - M
ébeurlu, adj. extravagant. - (02) - M
ébeurlutaige (n.m.) : étourdissement - aussi ébeurlutation - (08) - M
ébeurluter (v.t.) : éblouir - (08) - M
ébeurluter, v. n. éblouir, causer des étourdissements, des vertiges : « i seu tô ébeurluté «, je suis tout étourdi. - (02) - M
éboillas, s. m. se dit d'objets répandus pêle-mêle, en désordre, embrouillés. - (02) - M
éboiller, v. a. emmêler, jeter pêle-mêle, mettre sens dessus dessous. - (02) - M
eborni, v. a. rendre brumeux, sombre. Un temps « éborni », temps bas, couvert. - (02) - M
éboudriller (v.t.) : écraser, aplatir - (08) - M
éboudriller, v. a. écraser, crever en aplatissant. On « éboudrille » une pomme mûre avec le pied, avec une grosse pierre. - (02) - M
ébouécie, s. f. becquetée, bouchée. (Voir bouéce.) - (02) - M
éboué-illè : dispersé, hirsute  - (07) - M
éboueillée : chevelure hirsute, mal peignée. - (04) - M
ébouéiller : disperser, épandre  - (07) - M
ébouler (v.t.) : faire tomber, renverser, détruire - (08) - M
éboûler : accoucher, tomber, s'effondrer - (07) - M
ébouler, v. a. faire tomber, renverser, détruire en fragments. On éboule une taupinière. - (02) - M
ébourdiller (verbe) : (S') se casser en petits morceaux. Se désagréger. - (06) - M
éboussiou (n.m.) : fruit de l'églantier - (08) - M
éboussiou, s. m. fruit du rosier sauvage appelé vulgairement gratte-cul. - (02) - M
éboussioulê, s. m. églantier, rosier sauvage. - (02) - M
éboussiouler (n.m.) : églantier (dans le glossaire du Morvan : éboussioulé, aussi éboussiou) - (08) - M
ébrâher, v. a. ébranler, disloquer au propre et au figuré un mur « ébrâhé », un empire « ébrâhé. » - (02) - M
ébranciner, v. a. balancer au moyen d'une branche d'arbre tordue en balançoire. - (02) - M
ébrancinouére, s. f. balançoire que les enfants se fabriquent à peu de frais en tordant une branche d'arbre à laquelle ils se suspendent. - (02) - M
ébrimer, v. a. ebrécher, entailler. se dit des brèches à un outil, à un instrument de fer ou d'acier ; à une assiette, à un verre, etc. - (02) - M
ébrimeure, s. f. brèche faite à un outil ou à un instrument de métal, à un corps solide en général. - (02) - M
ébrondener, v. n. ebrécher. se dit principalement en parlant de la vaisselle : une écuelle, un pot « ébrondenés. » - (02) - M
ébroquè : ébréché, édenté  - (07) - M
ébroque, adj. édenté, celui qui a les dents cassées et par extension celui qui en a perdu une ou plusieurs. - (02) - M
ébroqué, ébréché - (05) - M
ébroquer : casser (une dent)  - (07) - M
ébroquer : casser, fracturer. Une dent ébroquée. - (10) - M
ébufé (-e) (p.p.m. et f.) : effrayé (-e), ahuri (-e) - (08) - M
ebufé, part. passé. Effrayé, ahuri. - (02) - M
ebufer (s'), v. réfl. s'effrayer, s'épouvanter, s'emporter par peur ou autre cause : mon cheval s'est « ébufé » près du moulin. - (02) - M
ébuter, v. a. elargir, agrandir un trou, une ouverture quelconque. - (02) - M
écâ.jer, v. a. écarter, disjoindre, séparer. L’homme frileux « écâje » ou « s'écâje » les jambes devant le feu. - (02) - M
écabi (s'), v. réfl. se baisser vers la terre, s'accroupir, s'affaisser. - (02) - M
écafoiller (v.t.) : écraser - (08) - M
écafoiller, v. a. écraser. - (02) - M
écafouéiller : écraser  - (07) - M
écaillé, e, adj. celui qui a les jambes écartées, hors de leur aplomb, un homme « écaillé » ; une vache « écaillée. » - (02) - M
écâiller : écarter, fendre  - (07) - M
écairquiller : écarquiller, ouvrir grand (les yeux)  - (07) - M
écairter : écarter, étendre (le fumier par exemple) - (07) - M
écaiver, v. a. creuser, échancrer, faire une entaille. - (02) - M
écalofre (n.f.) : enveloppe de la noix ou de la châtaigne - (08) - M
écalofre, s. f. écale de noix. - (02) - M
écalofrer (v.t.) : écaler les noix ou les châtaignes - (08) - M
écalofrer, v. a. écaler les noix. - (02) - M
écalon, s. m. noix. - (02) - M
écalucher, v. a. écaler, enlever l'écale des noix. « Écalucher » - (02) - M
écaluchonner, v. a. écaler. - (02) - M
écanaché (être) : se dit en parlant d'une personne se déplaçant avec difficulté, à grand ‘peine, marchant cahin-caha. - (10) - M
écanboicher, v. n. trébucher, faire un faux pas en marchant. - (02) - M
éçardon, s. m. chardon. - (02) - M
écarquillai des yos : ouvrir de grands yeux. - (04) - M
ecché, part, passé. déchiré, fendu. Une branche séparée dans le sens de sa longueur est « ecchée. » - (02) - M
écervalè : écervelé  - (07) - M
echailler (nom masculin) : sorte d'échelle double et rustique qui permet de franchir une clôture. On dit aussi écholée. - (06) - M
échaipée, s. f. échappée, action faite à la dérobée, plus ou moins sans préméditation, délit commis inconsidérément et quelquefois par suite d'un accident. - (02) - M
échaiper, v. a. échapper, lâcher, cesser de tenir quelque chose, abandonner. - (02) - M
échairde, échique, échiqu'te : écharde  - (07) - M
échairdon (n.m.) : chardon (pour de Chambure : éçardon) - (08) - M
échalâs : personne grande et maigre, perche  - (07) - M
échalle : échelle  - (07) - M
échalle, s. f. échelle. - (02) - M
échaloter, v. a. enlever le brou des noix, dépouiller les noisettes de leur enveloppe. - (02) - M
échanner, v. a. achever de tuer, de détruire. - (02) - M
échanson : officier dont les fonctions consistaient à servir à boire aux grands personnages. - (09) - M
écharar (provençal), écorcher, écharé (Écharé, littéralement, échauboulé, dont l'épiderme est enlevé par l'eau bouillante). - (01) - M
écharer, s'écharer : brûler, se brûler. - (10) - M
écharni, v. a. railler, moquer, contrefaire ironiquement. - (02) - M
écharnir, railler, se moquer. - (01) - M
échas, s. m. plur. débris en général, épluchure, rognure; déchet de la nourriture des animaux. - (02) - M
échaufâïon, s. f. échauffaison, échauffement avec ou sans éruption causée par une inflammation. - (02) - M
échaufer, v. n. s'échauffer, se réchaufïer. Il fait si froid que je ne peux « échaufer ». - (02) - M
échaurer (v.t.) : échauder, brûler - (08) - M
échavotte, s. f. écheveau de fil. - (02) - M
écheigné, part. passé. échiné : « i seu écheigné. » - (02) - M
échenau (n.m.) : chéneau, gouttière - (08) - M
échenau, s. m. échenal, gouttière, conduit pour les eaux pluviales. - (02) - M
échenets : chêneaux, gouttières. Landiers, chenets de cheminée. - (04) - M
écheté : assis. - (04) - M
écheveleuré, e, adj. celui qui a les cheveux, la chevelure en désordre. - (02) - M
echintre, nom que portent quelques terrains dans la toponomastique rurale = chaintre avec prosthèse de l'e. (Voir : chintre, cinte.) - (02) - M
echiqhi', s. m. éclisse, éclat de bois ou de toute autre matière fendue ou brisée. - (02) - M
échique (n.f.) : éclisse, éclat de bois - (08) - M
échiquier, v. a. éclater, mettre en éclats, en morceaux. - (02) - M
éch'nau : chéneau  - (07) - M
éch'nets : chenets, landiers  - (07) - M
échoinge (n.m.) : échange - (08) - M
échoinge, s. m. échange, troc d'une chose pour une autre. - (02) - M
échoinger (v.t.) : échanger - (08) - M
échoinger, v. a. échanger. - (02) - M
écholée (n.f.) : échalier ; passage dans une haie - (08) - M
écholée : échalier, passage dans une haie  - (07) - M
écholée, s. f. échalier, ouverture et passage dans une haie vive où se place ordinairement une petite échelle. Quelques parties du prononcent « éçohié. » - (02) - M
écholet : petite échelle pour franchir un obstacle dans un sentier ou une haie. - (04) - M
échorer (s' ) : brûler (se) (en général avec de l'eau bouillante), ébouillanter  - (07) - M
échorer, v. a. laver ou enlever la peau avec de l'eau chaude. On « échore » certaines viandes avant de les faire cuire ; on « échore » un porc pour détacher la soie. « Écharer » - (02) - M
échouére : échoir  - (07) - M
éch'tai (s’) : s'asseoir. Écheut'toi : assieds-toi. - (04) - M
éch'ton : siège en bois. Un bon éch'ton ç'o toujours ben : un bon siège c'est toujours bien. - (04) - M
éciou : éclos Tous les œufs sont éciou y en aivo deux de p'nas : tous les œufs sont éclos, il y en avait deux de punais. - (04) - M
éclâler, v. a. éclater, fendre, mettre en morceaux : « éclaler » du bois ; « éclaler » une bûche, un arbre. - (02) - M
écoïé, s. m. écolier, enfant qui va à l'école. - (02) - M
écoinceure, s. f. encoignure, coin, angle : l’ « écoinceure » d'un chemin, d'un champ, d'un bois. - (02) - M
écoinçon (en), loc. de biais, en travers. - (02) - M
éçole, s. f. échelle. (Voir : échalle.) - (02) - M
eçoler, v. a. attacher la vigne après le cep ou la treille. - (02) - M
éconfor, s. m. effort dans une crise quelconque physique ou morale. - (02) - M
écorcer, v. a. écorcher, enlever la peau. - (02) - M
écorer (s'), v. pr., s'époumoner en criant de toutes ses forces. - (03) - M
écorgie, s. f. fouet, corde, baguette flexible. - (02) - M
ecornée, subs. fém. chêne auquel on a coupé la tête en ne laissant subsister que le tronc. - (03) - M
écorner, v. a. couper, enlever la corne, la saillie d'un arbre. - (02) - M
écorniller, v. a. donner des coups de corne : les taureaux ont « écornillé » un homme. - (02) - M
écornoû (n.m.) : arbre étêté - (08) - M
écouarner, v. a. enlever la couenne ou motte de surface d'un gazon, d'un pré, etc. - (02) - M
écouauder, v. a. couper, rogner la queue d'un animal : un chat, un cheval « écouaudé. » - (02) - M
écoué (nom masculin) : (A l'). À l'abri. (Y va pleuvoir, mets te don à l'écoué sous I'châgne). - (06) - M
écoulacer (s'), v. réfl. glisser sur la glace : « a vé s'écoulacer », il va glisser. - (02) - M
écouloué, s. m. écouloir, vase dans lequel on fait égoutter le petit-lait. - (02) - M
écouomi : chétif, malingre. - (04) - M
écoupeau, s. m., copeau, par suite de l’e augmentatif placé, par euphonie, devant un grand nombre de mots : éronce pour ronce, etc. - (03) - M
écouriau : écureuil. - (04) - M
écourieu (n.m.) : écureuil (aussi écouyou) - (08) - M
écourieu, s. m. écureuil. - (02) - M
écousse, s. f. un peu de temps, un moment. - (02) - M
écouyou, s. m. écureuil aux environs de Lormes. - (02) - M
écrabauiller (v.t.) : écraser - (08) - M
écrabouaichai : s'écraser. L'âbre s'est écrabouaiché sur la majon : l'arbre s'est écrasé sur la maison. - (04) - M
écrabouiller : écraser  - (07) - M
écrabouiller, v. a. écraser quelque chose de mou, une limace par exemple. - (02) - M
écrâger, v. a. écraser, aplatir. - (02) - M
écrâmer, v. n. baver, écumer. se dit principalement du chien enragé : « l'peu lou vérou d' chien, al écrâme, al écrâmô », il écume, il écumait. - (02) - M
écrâmoué, s. m. cuillère dont on se sert pour lever la crème. (Voir : crame.) - (02) - M
ecraponer (verbe) : gratter le terrain avec les griffes ou les ergots, en parlant des animaux. - (06) - M
écrasoû (n.m.) : petit pilon de bois qui servait à écraser les pommes de terre cuites dans la chaudière pour la nourriture des porcs - (08) - M
écrasoû : pilon, écraseur - (07) - M
ecrazou (nom masculin) : petit pilon de bois. - (06) - M
écreue, s. f. écrues, pousse, rejeton d'arbre ou d'arbuste. - (02) - M
écreuvaisser, v. n. crevasser, faire des crevasses, des fentes, des fissures, des gerçures. - (02) - M
écrin, s. m. coffre bas et de forme allongée que l'on place devant les lits comme un marchepied. - (02) - M
ecrinche (nom masculin) : coffre bas placé contre le lit pour servir de marche pied. - (06) - M
écrit, adj. indiqué légèrement, ébauché - (02) - M
écritouére, s. f. écritoire, encrier. - (02) - M
écrivou (-ouse) (n.m. ou f.) : écrivain - (08) - M
écrochet, s. m. crochet. - (02) - M
écrôgner, écorner - (05) - M
écrougner (verbe) : couper de façon maladroite. - (06) - M
ecué, adj. se dit d'un œuf ouvert par la sortie du poussin. « Écué ». - (02) - M
écuelle, s. f. l'écuelle joue un grand rôle dans l'existence matérielle du paysan Morvandeau. - (02) - M
écuhie, s. f. écurie. - (02) - M
écuhier, v. a. écurer, nettoyer. (Voir : queurer, équeurer.) - (02) - M
écuhion. Torchon de paille qu'on emploie pour écurer les ustensiles de ménage. - (02) - M
éderne, s. f. éclat d'aubier détaché de l'arbre qui a servi à fabriquer les paisseaux ou échalas de vigne. - (02) - M
édeulgence, s. f. indulgence, défaut de sévérité ; rémission des péchés. - (02) - M
édôsse, s. f. dosse, planche de rebut que la scie enlève lorsqu'on équarrit un arbre. La dosse en général renferme l'écorce et l'aubier de la bille. - (02) - M
édvin (adv.) : pourquoi (abréviation de d'où vient ? quelquefois mentionné, éduvoin) - (08) - M
ed'vin, loc. d'où vient ; pourquoi ? - (02) - M
éfairer. v. a. égarer, fourvoyer. « Égahier. » - (02) - M
éfée, s. f. fée. La roche des Éfées, commune d'Alligny, à la Chaux. - (02) - M
éfeni, e, adj. infini. - (02) - M
éferfanté (-e) (adj.m. et f.) : saisi (-e), troublé (-e), effrayé (-e) - (08) - M
éferfanté, part. pass. d'un verbe inusité à l'infinitif. Saisi, troublé à l'excès par un accident imprévu. On est « éferfanté » en apprenant la mort d'un ami qu'on ne savait pas malade. - (02) - M
éfeumoué, s. m. les « éfeumoués » sont des planches que l'on place sur les charrettes pour contenir un chargement de fumier. (Voir : feumer.) - (02) - M
efferfanter : effrayer  - (07) - M
effet (mettre en), loc. prendre l'intention, la résolution d'exécuter quelque chose : se proposer de faire... - (02) - M
effluri, part. pass. fleuri à un degré avancé. - (02) - M
efforces, s. f. forces. Ne s'emploie qu'au pluriel : des «efforces », grands ciseaux dont on se sert pour tondre les moutons. - (02) - M
éffouallai : tomber, s'écraser. - (04) - M
effouqué : affolé, tête en l'air. O court partout coume un effouqué : il court partout comme un affolé. - (04) - M
effrâgner (v.) : effrayer, mettre en fuite - (08) - M
effrâgner, v. a. effrayer, effaroucher, chasser, mettre en fuite : « n'teuche pâ c'te bôchonlaite, al ô brâman ilai p'effrâgner lé moches », ne touche pas à ce buisson-là, il est bien là pour chasser les mouches. (Voir : frâgnie.) - (02) - M
effrâgnie (prende son) : élan (prendre son)  - (07) - M
effrâgnie : envolée de boutique  - (07) - M
effrâler, v. a. briser, mettre en morceaux, écraser. - (02) - M
effreser, v. a. mettre en miettes, réduire en poussière. Effréser du pain, du sucre, du charbon. - (02) - M
effreusè : affalé  - (07) - M
effriche, s. f. terre en friche, terrain vague. Le troupeau est dans les « effriches. » - (02) - M
effrigeai : émietter. On effrigeai son pain dans son bol : on émiette son pain dans son bol. - (04) - M
effriger, v. a. émietter, réduire en miettes. - (02) - M
effriller. v. a. réduire en miettes. - (02) - M
éfiamné (-e) (adj.m. et f.) : harassé (-e), éreinté (-e) - (08) - M
éfianné, adj. échigné, harassé, éreinté. - (02) - M
éfierme (n., adj.m. et f.) : malade, infirme - (08) - M
éfierme, adj. infirme, affaibli, malade. - (02) - M
éfoncer, v. a. défoncer, enlever le fond : « éfoncer » un tonneau, une voiture. - (02) - M
éformer, v. a. informer : « i seu éformé d'ç'iai », je suis instruit de cela. - (02) - M
éforteuné, e, adj. infortuné, affligé. Se dit au propre d'un homme estropié, qui, par la privation d'un membre blessé ou par suite de maladie, ne peut gagner son pain en travaillant. (Voir : forteuné.) - (02) - M
éfoualer (s') : tomber, s'aplatir  - (07) - M
éfouaquer (s') : écraser (s'), aplatir (s')  - (07) - M
éfougé, e, adj. se dit d'un homme mais surtout d'un animal, qui est comme affolé, qui court en tous sens avec une sorte de transport. - (02) - M
éfréser : émietter  - (07) - M
éfuger, v. a. infuser, faire fuser : faire « éfuger » de la chaux, la réduire en poussière en la mouillant. - (02) - M
èfûtiau : ustensile, outil, objet sans valeur  - (07) - M
égandolè : bancal, boîteux  - (07) - M
égâzener, v. a. briser les mottes de terre gazonnée qui se trouvent dans un champ ; lever la surface gazonnée d'un pré. (Voir : gâzener.) - (02) - M
égheurnée (ai l'), loc. a l'égrenée par métathèse. se dit d'une collection de choses séparées, répandues au hasard, en désordre. Lorsque tout est « ai l'égheurnée » dans une maison, la misère ne tarde pas à y entrer. - (02) - M
égheurner, v. a. égrener, détacher, répandre le grain : « l’vent é égheurné lé soilles. » - (02) - M
égledon (nom masculin) : édredon. On dit aussi égueurdon ou égrifon. (Cui là, al est meilleur sous l'égueurdon qu'aux manches de la charrue). - (06) - M
ègledon : édredon  - (07) - M
égledon, édredon - (05) - M
églie (n.f.) : église - (08) - M
églie : église  - (07) - M
églie, s. f. église. - (02) - M
églizié, ére, adj. celui qui va souvent à l'église, qui se plaît aux cérémonies du culte religieux. - (02) - M
égousiller, v. a. égosiller. - (02) - M
égoussai : écosser des pois, des haricots. - (04) - M
égousser , écosser. - (01) - M
égousser, v. a. enlever la gousse ou enveloppe des légumineuses, des pois, des fèves, etc. - (02) - M
égrafigner, égratigner - (05) - M
égrafigner, v. a. égratigner. Nous disons encore « égrafiner, égraifigner. » - (02) - M
égrafigneure, s. f. égratignure, écorchure. - (02) - M
égrafiner, égratignier. - (01) - M
égraitigner : égratigner  - (07) - M
égraponer, v. a. gratter le terrain avec les ongles, avec les griffes. Se dit des oiseaux de basse-cour et autres. - (02) - M
égravé : corne du sabot de l'animal abimée accidentellement en marchant, par exemple sur un caillou, ce qui provoque une boiterie. - (04) - M
égrèvè : abîmé par les graviers (corne des sabots des animaux), éraflé  - (07) - M
égrifon, s. m. édredon, grand coussin rempli de plumes. - (02) - M
égron : oie sauvage  - (07) - M
égron : héron. Les égrons sont migrateurs : les hérons sont migrateurs. - (04) - M
égroûgner : ébrécher  - (07) - M
égrougner, v. a. entamer, ébrécher, écorner : « égrougner » un pain, « égrougner » un meuble, une assiette, etc. - (02) - M
égruger, v. a., piler le sel. - (03) - M
éguairer : perdre, égarer  - (07) - M
egueuler (verbe) : déformer, avachir un vêtement. - (06) - M
égueurnai : égrainé. La tempête è egueurnai la mouéchon su pied : la tempête a égrené la moisson sur pied. - (04) - M
égueurner : égréner  - (07) - M
éhitaize, s. m. héritage, ce qu'on reçoit par voie de succession, propriété rurale, champ, prairie, etc. (voir : héritaige.) - (02) - M
éhiter, v. n. hériter, avoir un héritage : « i é éhité du beutingn' d'mon pée », j'ai hérité du bien de mon père. - (02) - M
eillan. ll mouill. s. m. gland. La même région prononce « eillandée » pour glandée. (Voir : aiguian.] - (02) - M
eille, s. f. oreille par syncope. - (02) - M
eilleurs (adv.) : ailleurs - (08) - M
eine (art.ind.) : une (aussi ène, eune) - (08) - M
éjâder : chasser, faire fuir - (07) - M
ejindrer (verbe) : répandre. (Notamment le fumier dans les champs). - (06) - M
élâde (n.f.) : éclair - (08) - M
élâde (n.f.) : 1) éclair - 2) chélidoine - (08) - M
elade (nom féminin) : éclair. - (06) - M
élàde, s. f. éclair. - (02) - M
élâde, s. f. éclaire ou chélidoine. - (02) - M
élâder (v.t.) : éclairer, faire des éclairs - (08) - M
elader (verbe) : faire des éclairs. - (06) - M
élâder : faire des éclairs - (07) - M
élàder, v. impers. éclairer, faire des éclairs. - (02) - M
élaille (être) : être à l'aise, en forme. - (10) - M
éleucher : séparer en fendant  - (07) - M
éleucher, v. n. faire un faux pas, trébucher. - (02) - M
éleuve, s. m. élève, nourrisson. S’emploie en parlant des animaux : un veau, un agneau, un porcelet, sont des « éleuves. » on dit aussi des bêtes « d'éleuve. » - (02) - M
élifrer, v. n. marcher en traînant le pied, en laissant une trace. Les vaches ont « élifré » tout le long du bois. - (02) - M
éliguer, v. a. élaguer, émonder. - (02) - M
élijon, s. m. partie mobile et tournante de l'avant-train d'un chariot. - (02) - M
élouègner : éloigner  - (07) - M
élouéri : simplet, évaporé (mental), étourdi  - (07) - M
élouéri : étourdi physiquement par un choc ou l'alcool. Un simple o éloueri : un simple est étourdi. - (04) - M
élouérie (n.f.) : étourderie - (08) - M
élouérir : assommer, étourdir  - (07) - M
élouette (n.f.) : alouette - (08) - M
élourdi, étourdi. - (01) - M
éltiée, s. f. litière, paille sur laquelle les animaux se couchent dans les écuries. - (02) - M
éluchai : détacher, séparer deux branches en les écartant. La tempête éluchai les arbres. - (04) - M
élucher, v. a. pendre par éclats, en déchirant l'objet fendu. - (02) - M
élute : suffoque en toussant. Ol en élute : il en suffoque (ou regarder à droite et à gauche). - (04) - M
éluteman (n.m.) : haut-le-coeur - (08) - M
éluter (v.t.) : faire des efforts pour vomir - (08) - M
élûter : tousser en s'étouffant, avoir des nausées  - (07) - M
éluter, « L » faire effort (pour vomir), eluctari, s'efforcer. - (01) - M
éluter, v. n. paire des efforts pour vomir, avoir des nausées - (02) - M
émaiziner (v.t.) : imaginer - (08) - M
émaiziner, v. a. imaginer. - (02) - M
emamceler, v. a. blesser, meurtrir, mutiler. - (02) - M
émanzelé (-e) (adj.m. et f.) : mutilé (-e), estropié (-e) (de Chambure note : émancelé) - (08) - M
émauzeter (v.t.) : gaspiller (aussi émaujeter) - (08) - M
émauzeter, v. a. gaspiller, dépenser avec prodigalité, perdre. - (02) - M
embâche, s. f. poupée ou « plain » de chanvre prêt à être filé. Même sens à peu près que « embâtenée. » environ de Château-Chinon. (Voir : embâtenée.) - (02) - M
embailleuré, adj. se dit des pains trop rapprochés dans le four et dont la croûte n'a pu se former, faute de cuisson. Notre pain est mauvais, il est « embailleuré. » (Voir : bajé.) - (02) - M
embailleure, s. f. brisure, contact, choc de deux pains dans le four, lequel nuit à la formation de la croûte. - (02) - M
embâtenée, s. f. se dit des étoupes de chanvre, lesquelles sont disposées pour garnir la quenouille. norm. « embatée », ce que l'on met sur un bât. (Voir : embâche.) - (02) - M
embâtener, v. a. garnir d'étoupes la quenouille. - (02) - M
embattaige : cerclage métalique des roues de bois  - (07) - M
embauche, s. f. pâturage, prairie, dans lesquels on enferme les bêtes « à l'embauche », c’est à dire soumises à l'engraissement. - (02) - M
embaucher, v. a. mettre des animaux dans « l'embauche » ou prairie où ils doivent s'engraisser. - (02) - M
embaucheu, s. m. embaucheur, celui qui a pour industrie « d'embaucher » les bêtes à cornes, les bœufs, les vaches. - (02) - M
embeurgnot (nom masculin) : chose inutile prétendue décorative et qui encombre plus qu'elle ne décore. - (06) - M
embeurioler, v. a. donner l'impulsion, mettre en train, imprimer un mouvement. - (02) - M
embeurlificoter (verbe) : embrouiller. Tromper. - (06) - M
embeurné : embarrassé, encombré, signifie aussi embarras pulmonaire (contraire : débeurné). - (04) - M
embeurne, gênant, encombrant - (05) - M
embeurner (v.t.) : embarrasser par des objets de toute sorte - (08) - M
embeurner (verbe) : encombrer de choses sans valeur. - (06) - M
embeurner, v. a. embarrasser, empêcher. - (02) - M
embeutiner, v. a. meubler, garnir de meubles, d'instruments, de provisions, etc. - (02) - M
embiaiver (verbe) : emblaver, mettre en culture. - (06) - M
embier, v. a. imbiber, humecter à fond. Embier une étoffe, un papier. - (02) - M
embigarrer, v. a. emmêler, placer une chose sans ordre, la mettre hors de son lieu - (02) - M
emblaive : emblave  - (07) - M
emblaive, s. f. emblavure, semis de grains et en général les semis de tout genre : une belle « emblaive. » - (02) - M
emblaiver (v.t.) : ensemencer, cultiver un terrain - (08) - M
emblaiver : emblaver, ensemencer  - (07) - M
emblaiver, v. a. ensemencer, cultiver un terrain en y jetant une semence quelconque. - (02) - M
emborber : embourber  - (07) - M
embôrser, v. a. mettre dans sa bourse et par extension dans sa poche. - (02) - M
embouaillai : emméler. Mon peloton de laine o embouaillai : mon peloton de laine est emmêlé. Contraire : débouaillai. - (04) - M
emboudérer (s') (v.pr.) : s'embourber - (08) - M
emboudérer, v. a. enfoncer dans la boue, dans un lieu fangeux ou mouvant. - (02) - M
embouéiller : emmêler  - (07) - M
embouler, v. a. emmêler, entortiller. - (02) - M
embrauder, embrôder (v.) : salir, souiller avec une matière visqueuse (de Chambure écrit embrôder) - (08) - M
embridè (sabot) : avec une bride (sabot)  - (07) - M
embrôder : enduire, salir, maculer  - (07) - M
embrôder, v. a. salir, souiller. Se dit pour l'emploi d'une matière plus ou moins épaisse ou visqueuse. On « embrôde » une assiette avec de la sauce, de la graisse, du miel, etc. - (02) - M
embroicher, v. a. piquer avec une aiguille, une chose pointue ; embrocher. (Voir : broiche.) - (02) - M
embrouille, s. m. pantalon de toile que les ouvriers mettent par dessus un autre pour préserver ce dernier. « Brouiller », en patois, signifie salir. - (02) - M
embrue (n.f.) : élan, impulsion - (08) - M
embrue, s. m. élan, impulsion. Prendre son embrue, se mettre en train, s'élancer. - (02) - M
embruer (s'), v. réfl. se mettre en train, recevoir l'impulsion pour un mouvement, prendre son élan. - (02) - M
embrunchi (adjectif) : chargé de nuages. - (06) - M
embrunchi, v. a. couvrir, obscurcir, voiler, cacher, et au figuré rendre triste, maussade : un ciel « embrunchi », c’est à dire nuageux ; un visage « embrunchi », c’est à dire sombre ou refrogné ; une cloche « embrunchie », c’est à dire au son voilé. - (02) - M
embrunchir (v.) : se dit des nuages qui envahissent le ciel - "las carniaux embrunchissan le cié" - (08) - M
émertouéiller : écraser  - (07) - M
émioter, v. a. émietter, disperser en miettes. - (02) - M
émiotter (v.) : émietter - (08) - M
émiotter : émietter - (07) - M
emmainter (verbe) : prendre en mains. (Emmainte don la bêche et r'tourne mouai c'te ch'tit bout d’jardin). - (06) - M
emmeillé, adj. on dit des épis de blé qu'ils sont bien « enmeillés » lorsqu'ils sont régulièrement garnis de grains dans toute leur longueur. - (02) - M
emmeuner (v.t.) : emmener - (08) - M
emmitoune (verbe) : s'emmitoufler, se couvrir chaudement. - (06) - M
emmoinge : affaire embrouillée. Drôle d'emmoinge : une drôle d'embrouille. Signifie aussi emmancher : emmoingai un outil : emmancher un outil. - (04) - M
emmoinger (v.t.) : emmancher - (08) - M
emmôler (v.t.) : emmêler - (08) - M
emmougner (v.t.) : emmener - (08) - M
emneu (loc.adv.) : de nuit - (08) - M
emneûyé (-e) (adj., p.p.m. et f.) : p.p. du verbe ennuyer - (08) - M
émortel, adj. immortel. - (02) - M
émoucher, battre, corriger, moucher. - (01) - M
émouder, v. a. exciter, mettre en train, mouvoir. - (02) - M
empeigé, embarrassé (dans la poix), empigé, empêtré. - (01) - M
empeige, empige, s. f. entrave, embarras, obstacle. - (02) - M
empeiger, empiger, v. a. entraver, embarrasser. On « empeige » les animaux pour les empêcher de courir, de quitter l'enceinte où ils sont enfermés. - (02) - M
empeiller (v.t.) : empailler - (08) - M
empeiller, v. a. empailler, garnir de paille. - (02) - M
empeillou (n.m.) : empailleur, taxidermiste - (08) - M
empeillou, ouse, s. m. et f. empailleur, celui ou celle qui empaille les chaises, etc. - (02) - M
empicaisser (v.t.) : ensorceler - (08) - M
empicassai : jeter un mauvais sort (action faite par un « sorcier »). Contraire : dépicassai. - (04) - M
empicasser : ensorceler  - (07) - M
empicasser, v. a. ensorceler, jeter un sort. - (02) - M
empicasseur : jeteur de sort. - (04) - M
empierner, v. a. empêtrer, embarrasser, encombrer : « c'te poure fon-n' ile ô empiernée d'p'tios », cette pauvre femme est embarrassée de petits enfants. - (02) - M
empigé, empêtré - (05) - M
empige, empigé : bon à rien. Maladroit. Pas débrouillard. - (04) - M
empige, empize (n.f.) : entrave - (08) - M
empigeai : entraver, s'empêtrer dans des branches. On empigo une vèche maline : On entravait une vache maligne. - (04) - M
empiger : empêtrer, entraver  - (07) - M
empiger, empizer (v.t.) : entraver (de piège) - (08) - M
empilaige, s. m. se dit absolument pour exprimer l'action d'empiler les bois de moule sur les ports afin de préparer l'opération du flottage. - (02) - M
empileu, s. m. empileur, celui qui a pour industrie l'empilage du bois. - (02) - M
empléter, v. a. acheter, faire des acquisitions, des emplettes. - (02) - M
emploite, s. f. emploi, place, position : « eune bonne emploite », c’est à dire une bonne place. - (02) - M
empogner (v.t.) : empoigner - (08) - M
empoiché, e, part. passé. Empêché, arrêté par un obstacle. « Empoicé. » - (02) - M
empoichement, s. m. empêchement, obstacle qui détourne ou ralentit. - (02) - M
empoicher, empêcher. - (02) - M
empoicher, empouécer (v.t.) : empêcher - (08) - M
empollement, s. m. empellement, appareil au moyen duquel on arrête, on barre le passage de l'eau. Cet appareil se compose de la vanne ou pelle et de l'échafaudage en bois qui la renferme. - (02) - M
empouâcher : empêcher  - (07) - M
empouchener, v. a. garnir de jeunes élèves, d'alevin, un étang, une pièce d'eau, un colombier, une gelinière, etc. - (02) - M
empouèch'ner : empoissonner  - (07) - M
empouèsonner : empoisonner, puer  - (07) - M
empouillener (v.t.) : empoisonner, infecter - (08) - M
empouillener : puer, empoisonner (odeur)  - (07) - M
empouillener, v. a. empoisonner, infecter. - (02) - M
empouillot, s. m. poulie en général et en particulier la poulie à l'aide de laquelle on monte les gerbes dans les greniers. (Voir pouïer.) - (02) - M
empourter, v. a. emporter. - (02) - M
emprés , après. - (01) - M
emprés-demaing (n.m.) : après-demain - (08) - M
empressé, part. passé. Oppressé par suite de difficulté de respiration. - (02) - M
empresser, v. a. mettre en forme, dresser en comprimant. On « empresse » un instrument, un outil, un objet auquel on veut donner une forme déterminée. - (02) - M
emprinter, v. a. emprunter. - (02) - M
ém'rale : matricaire camomille  - (07) - M
en panse de vaiche : en désordre  - (07) - M
en pour (adverbe) : en contrepartie. - (06) - M
en, prép. a, dans, à l'intérieur de... - (02) - M
en'bassiée : creux, dénivellement de terrain. - (04) - M
en'beurtillotte : brindille. - (04) - M
en'biellai : en automne faire des rigoles pour assainir. - (04) - M
encairner : puer  - (07) - M
encauraizer (v.t.) : encourager - (08) - M
enchairger, v. a. charger quelqu'un de quelque chose, donner à charge : « i l'é enchairgé d' vô pairler. » - (02) - M
enchâner, v. a. enchainer, mettre à la chaîne ou en forme de chaîne. - (02) - M
enchiaisser, v. a. ensacher, remplir un sac ou quelque chose de semblable en pressant ou en secouant ce qu'il renferme. - (02) - M
enchifronné (être) : malade, pas en forme. - (10) - M
enchu, loc. adv. en sus, en haut, au-dessus de... - (02) - M
enchus (adv.) : en-dessus - (08) - M
enciauler, v. a. chauler, mettre dans la chaux ; « enciauler las biés. » - (02) - M
enclavè (sabot) : sans bride (sabot)  - (07) - M
encoi, encoué, adv. de temps. Encore. « Enco. » - (02) - M
encoiche, s. f. coche, entaille dans un morceau de bois. - (02) - M
encontre, prép. contre, malgré : « ai rencontre », à l'opposé, en opposition; « i n'vé pâ ai rencontre de ç'lai », je ne m'oppose pas à cela, je ne conteste pas cela. - (02) - M
encorbassé, part, passé d'un verbe encorbasser qui n'est pas usité à l'infinitif. On dit d'un cheval, d'un bœuf, d'un animal quelconque attaché à l'écurie, qu'il est « encorbassé » lorsqu'il se prend dans sa longe, dans sa chaîne, en un mot dans le lien qui le retient. - (02) - M
encorbouachai, encourbachai : entraver un animal. - (04) - M
encôté, adv. de lieu. À côté de s'asseoir « encôté » de quelqu'un ; ma maison est « encôté» de la sienne. - (02) - M
encoué (adv.) : encore - (08) - M
encouère : encore  - (07) - M
encoûère, encouai : encore. T'es encoûère ben dru pour ton âge : tu es encore bien lests pour ton âge. - (04) - M
encrécher (v.t.) : rentrer le bétail pendant la période d' hiver - (08) - M
encrô, s. m. sillon, raie dans laquelle cesse l'enroi d'une charrue. - (02) - M
encroire, encrouére, v. a. croire, accroire, faire « encroire » quelque chose : tu ne me feras pas « encroire » cela. - (02) - M
encroter (v.t.) : cacher dans un trou, enterrer (de l'a.fr., crotte = creux) - (08) - M
encroter, v. a. enterrer, mettre dans un creux, un trou : « mai vaiche ô périe, i m'en va l'encroter. » - (02) - M
encrottai : enterrer dans une ornière, embourber. On encrotte un animal crevé : On enterre un animal crevé. - (04) - M
encrotter : enterrer, enfouir  - (07) - M
encrouère : croyance, quelque chose que l'on fait croire, mensonge  - (07) - M
encrouï, v. a. mettre en croix, croiser, accrocher. - (02) - M
endauille (n.f.) : endouille - (08) - M
endeçai (loc.) : en deçà - (08) - M
endeçai, prép. en deçà. Dans l'usage, « endeçai » signifie près, proche, par opposition avec « endelai » qui signifie loin : « al ô endeçai », il est près ; « al ô endelai », il est loin. (Voir : çai.) - (02) - M
endelai (loc.) : là-bas, au-delà - (08) - M
endelai, prép. là-bas, au loin, au-delà. - (02) - M
endeuran, ante, part, passé du verbe « endeurer. » celui qui souffre sans colère, sans emportement les défauts de son prochain. - (02) - M
endeurci, e, adj. engourdi, endormi, apathique. - (02) - M
endeurer (v.t.) : endurer - (08) - M
endeurer : endurer  - (07) - M
endeurer, v. a. endurer, supporter, souffrir, pâtir : « ç'ô eune mauvaille fon-n', a n' veu pâ endeurer son père », c’est à dire le supporter, souffrir son contact. « Deure don ! », prends patience ! - (02) - M
endô, s. m. ados, terre relevée par la charrue dans un sillon, petit talus sur le sol. - (02) - M
endoîlai, endouallai : enduire de matières gluantes ou malodorantes .Quand on o engaudré on o endoilé : quand on est sale on est enduit de matières gluantes. - (04) - M
endôlement, s. m. action de doler les toitures, c’est à dire de les couvrir de planches minces sur lesquelles on pose la tuile. (Voir : doulement.) - (02) - M
endoler, v. a. a le sens de planchéier une toiture pour la préserver de la pluie et de la neige. (Voir : douter.) - (02) - M
endôvai: provoquer des ennuis. Faire endovai : faire enrager. Enrager de colère, pester. - (04) - M
endôvé, s. m. endévé, enragé, endiablé. - (02) - M
endover (v.) : (vx. fr. endêver) mettre en colère, faire enrager - (08) - M
endôver, v. n. et a. endêver, être hors de sens, enrager. Être endové après une personne, c'est l'aimer ou la haïr à l'excès, jusqu'à la rage. - (02) - M
endrait (n.m.) : endroit - (08) - M
endrei, s. m. endroit, lieu, place, pays. - (02) - M
endremi (v.t.) : endormir - (08) - M
endremi : endormir  - (07) - M
endret (nom masculin) : endroit. Peut désigner un lieu. - (06) - M
endreumi (-e) (p.p.) p.p. du verbe endormir - (08) - M
endreumi, v. a. endormir : « eun endreumi », un individu d'humeur somnolente, un paresseux. - (02) - M
endrouet : endroit  - (07) - M
endrouler (v.t.) : enrouler, rouler autour - (08) - M
endrouler, v. a. enrouler, rouler autour. Le corsage de cette femme était « endroulé » de rubans ; il a « endroulé « un linge autour de sa tête. - (02) - M
endvée (qqn) : envers (qqn)  - (07) - M
énépouïaible, adj. inépuisable : « c'te Mère de Dieu, aine énépouïable aibime d'dons saicrés. » - (02) - M
en'essoulotai : se mettre au soleil, prendre un bain de soulai (soleil). - (04) - M
éneuté, adj. privé de sommeil, qui a de l'insomnie et littéralement qui est sans nuit. (Voir : neu.) - (02) - M
éneutille (adj.) : inutile - (08) - M
éneutille, adj. inutile : « ç'ô éneutille d' fére ç'lai. » - (02) - M
enfar : enfer  - (07) - M
enfar, s. m. enfer. - (02) - M
enfarfouiller, v. a. embrouiller, troubler. - (02) - M
enfeumer : enfumer  - (07) - M
enfiè : enflé  - (07) - M
enfieure : enflure  - (07) - M
enfing (adv.) : enfin - (08) - M
enfing’, adv. enfin. - (02) - M
enfleure, s. f. enflure, gonflement, bouffissure qui survient dans quelque partie du corps. - (02) - M
enfoirer, placer son bétail sur le champ de foire ; a donné naissance au verbe DÉFOIRER, emmener le bétail du champ de foire. S'emploie ainsi on commence à enfoirer, on commence à défoirer. - (03) - M
enforner : enfourner  - (07) - M
enforner, v. a. enfourner, mettre au four : « enforner » le pain : - (02) - M
enfromer (v.t.) : enfermer - (08) - M
enfromer : enfermer  - (07) - M
enfromer, v. a. enfermer. - (02) - M
enfumaiger, v. a. fumer, répandre du fumier, de l'engrais. (Voir : fumaiger, pouteurer.) - (02) - M
engalouèchè : sale, couvert de boue  - (07) - M
engarder, v. a. garder de... garer de... « Engardez-vous-en », pour garez-vous-en. - (02) - M
engarouêché (être) : sali au visage par de la sauce ou de l'assaisonnement (voir : galouécher). - (10) - M
engaudrai: salir, enduire de saleté. - (04) - M
engaudre (n.f.) : femme indolente, gauche - (08) - M
engaudre, s. f. femme indolente, gauche, sans capacité, ce qu'on appelle familièrement en français un emplâtre. (Voir : empeige.) - (02) - M
engaudrer (v.t.) : salir avec une matière gluante - (08) - M
engaudrer, v. a. salir avec une matière épaisse et gluante : un vase a engaudré » de résine. - (02) - M
engaupe, bonne à rien - (05) - M
engenrer, v. a. engendrer, produire. la malpropreté « engenre » la vermine. «Enzenrer, inzindrer. » - (02) - M
engheurnaige, s. m. action de présenter par poignées à la machine à battre les gerbes entassées sur la « teiche. ». (Voir : teiche.) - (02) - M
engheurner, v. a. engrener, présenter le grain avec la paille à la machine. - (02) - M
engheurnou, s. m. engreneur, celui qui engrène. - (02) - M
enghuéter (s'), v. réfl. s'embourber, s'enfondrer dans un lieu marécageux. (Voir : gheuti, ghuéte, gutte.) - (02) - M
engôdrer : enduire (de saleté)  - (07) - M
engoicher (s'), v. réfl. s'étouffer, s'étrangler en mangeant, en buvant, en avalant trop avidement. - (02) - M
engorzer, v. a. engorger, embourber. - (02) - M
engoucher (s') : s'étouffer en mangeant. - (10) - M
engouiller (v.) : saturer,créer un encombrement - (08) - M
engoûter, v. a. encourager, donner du goût pour... - (02) - M
engraicher (v.t.) : engraisser - (08) - M
engraicher : engraisser  - (07) - M
engraicher, v. a. engraisser. (Voir : graiche.) - (02) - M
engreigner (grandior), augmenter, empirer, engrigner, le mal s'engrigne. - (01) - M
engreumé, adj. se dit de celui qui a mangé du raisin avec excès. - (02) - M
engriner, empirer, augmenter - (05) - M
engroinger : engranger  - (07) - M
engueurmé (-e) (adj.m. et f.) : qui a trop mangé de raisins - (08) - M
engueurnai : introduire la céréale dans la batteuse. - (04) - M
engueurner : engréner (dans la batteuse), introduire dans la bouche  - (07) - M
engueurneur : celui qui introduit la céréale dans la batteuse. Les battoirs evin un engueurneur : les battoirs avaient un engueurneur. - (04) - M
engueurnoû : engreneur  - (07) - M
enguiller, élever, mettre au-dessus - (05) - M
enharder, v. a. exciter, provoquer à une lutte, à un combat. On « enharde » des personnes prêtes à en venir aux mains, des animaux, chiens, chats, taureaux, etc. qui sont aux prises. - (02) - M
enhau, s. m. grenier à foin. On prononce en-au : il a mis dix milliers de foin sur « l'enhau. » - (02) - M
en-haut (n.m.) : fenil (prononcé en naû) (pour de Cambure : enhau) - (08) - M
enheurser : énerver,exciter  - (07) - M
éninché, adj. déhanché ; qui a les jambes disloquées. (Voir : inche.) - (02) - M
enjarber, v. a. engerber, entasser les gerbes, les mettre les unes sur les autres. (Voir : jarbe, jarber.) - (02) - M
enjaudreuiller, v. a. mettre en train, amuser, dissiper. - (02) - M
enkieume : enclume  - (07) - M
enlareigner, v. a. entasser dans les « lareignes » ou espaces vides qui se trouvent le long des murailles, sous les toits. On « enlareigne » les fourrages, les pailles, etc. - (02) - M
enlevé élevé. - (01) - M
enlever, v. a. élever. Au part, passé « enlevé », qui a de l'élévation, de la hauteur. - (02) - M
enloupe, s. f. enveloppe. - (02) - M
enlouper, v. a. envelopper. On prononce en plusieurs lieux « ailouper » ou « élouper. » - (02) - M
enmanches, s. f. plur. embarras, complications, affaires embrouillées. - (02) - M
enmanigancer, v. a. arranger d'une manière confuse, entortiller une affaire. - (02) - M
en'mner : emmener  - (07) - M
en'mner en champ : emmener au pré  - (07) - M
enmoinger, v. a. emmancher, mettre un manche à un outil, à un instrument quelconque. (Voir : moinge.) - (02) - M
en'môlège : emmêlage  - (07) - M
en'môler : emmêler  - (07) - M
enmorter, v. a. enfoncer dans une morte, dans un marais, dans un endroit mouvant et fangeux : « enmorter » une voiture, un bœuf, un cheval. - (02) - M
enmouéiller, v. a. enfoncer dans une mouille, dans un terrain mouvant et ordinairement rempli d'eau. - (02) - M
enmougner, v. a. emmener. - (02) - M
en'mouinge : affaire embrouillée  - (07) - M
en'mouinger : emmancher  - (07) - M
en-moutte : motte de terre. - (04) - M
enneu, loc. en nuit, de nuit : être «en-neu», être en nuit, c’est à dire se laisser surprendre par la nuit : « a s'ô mettu enneu », il s'est mis en nuit. - (02) - M
enneuillé, e, adj. se dit d'une personne qui a de l'embarras dans les intestins pour avoir mangé trop de fruits avec leurs noyaux, trop de cerises ou de griottes principalement. - (02) - M
enneuter, v. a. mettre en nuit, dans la nuit. - (02) - M
ennossé, part, passé. se dit d'une personne qui a le cou très court et comme enfoncé dans les épaules. On prononce an-nô-cé. - (02) - M
énocence, s. f. innocence. - (02) - M
énocent, adj. et s. innocent, qui n'est point coupable, qui ne connaît pas le mal, celui ou celle qui manque de connaissance, d'expérience. - (02) - M
en'oûsser (s') : étouffer (s') en mangeant  - (07) - M
en'poulat : coq de basse-cour. - (04) - M
en-pour : en échange. - (04) - M
enque, s. f. encre. - (02) - M
enquétan, ante, adj. celui qui est en quête de nouvelles, de caquets, curieux, indiscret. - (02) - M
enqueurne, s. f. cran, entaille faite dans un morceau de bois pour servir de marque. - (02) - M
enquieume (n.f.) : enclume - (08) - M
enquieume, s. f. enclume. Les faucheurs ont tous une petite enclume portative sur laquelle ils battent la lame de leur faux ou dard. - (02) - M
enraiger : enrager  - (07) - M
enraigier, v. a. enrager comme en français avec ses diverses significations : « enraigier » après quelqu'un, tourmenter, harceler une personne pour en obtenir ce que l'on désire. - (02) - M
enraizer (v.t.) : enrager - (08) - M
enrauguer, v. a. enrouer, rendre la voix rauque : « i seu enraugué, i m'enraugue », je suis enroué, je m'enroue. - (02) - M
enrauqué (-e) (ad., p.p.m. et f.) : enroué (de rauque) - aussi enraugué - (08) - M
enréger, v. a. tracer un sillon, ouvrir le premier sillon ou la première raie d'un labourage. - (02) - M
enreuillé (ée), adj., enroué, avoir une voix enreuillée. Ex. : al ô enreuillé, pour il est enroué. - (03) - M
enreumer. v. a. enrhumer, causer du rhume. - (02) - M
enricher, v. a. enrichir, rendre riche : cela « n'enriche » pas de faire tort au prochain. - (02) - M
enrier : enrayer, bloquer une roue  - (07) - M
enrier : faire la première raie (labour)  - (07) - M
enrïer, v. a. enrayer, ouvrir un sillon dans un champ, faire un enroi. - (02) - M
enrieure : première raie  - (07) - M
enriôler (s') (v.) : 1) se mettre en joie - 2) faire entrer dans un groupe - (08) - M
enroi, enroué, s. m. sillon que trace la charrue au début d'un labourage. - (02) - M
enroichement, s. m. enrochement, enduit de mortier appliqué sur un mur. - (02) - M
enroicher, v. a. crépir un mur, faire un crépi, couvrir d'un enduit quelconque. - (02) - M
enroichou, s. m. enrocheur, celui qui pose les enduits de mortier, de ciment, etc. - (02) - M
enroidi, v. a. devenir raide : « i seu tô enroidi d' froué. » - (02) - M
enroter : enliser, embourber  - (07) - M
enroter, v. a. se dit d'une voiture qui a les roues prises dans les difficultés d'un chemin, dans la boue, dans une ornière, etc. - (02) - M
enrouaiyer (v.t.) : 1) tracer le premier sillon - 2) commencer un travail - (08) - M
enrouècher : enduire (maçonnerie) - (07) - M
enroûter : envelopper  - (07) - M
enrouter, v. a. enrouler, envelopper en tournant, rouler. On « enroute » avec du linge un doigt blessé, une jambe meurtrie. - (02) - M
ensangner, v. a. ensanglanter, mettre en sang. - (02) - M
ensârer : mettre dans  - (07) - M
ensarrer (v.t.) : mettre sous clef ; enfermer - (08) - M
ensarrer, v. a. serrer, mettre sous clef. - (02) - M
ensauver (s') (v.pr.) : se sauver - (08) - M
ensauver, v. a. sauver de... tirer de péril.., « ensauver » quelqu'un de danger. - (02) - M
ensembye (adv.) : ensemble - (08) - M
enseuchement, ensouchement. Capital en bétail ou en grains que le propriétaire remet au fermier et que ce dernier doit lui rendre à sa sortie. - (02) - M
enseuv'lichouse, s. f. ensevelisseuse, femme chargée du triste soin non d'enterrer les morts, mais de les revêtir du drap qui les enveloppe dans le cercueil. - (02) - M
ensômeilli, v. a. ensommeiller, endormir : « tô ô don ensômeilli iqui », tout est donc endormi ici. - (02) - M
ensorciller, v. a. ensorceler, jeter un sort sur les animaux. Au moyen âge les sorcières étaient souvent appelées sorcelleresses. - (02) - M
ensoucer, v. a. on est « ensoucé » lorsque l'on tousse d'une manière prolongée après avoir avalé de travers. - (02) - M
ensouégne, s. f. indice, indication, symptôme. - (02) - M
ensouégnement, s. m. enseignement, renseignement, indication. - (02) - M
ensouégner, v. a. enseigner, apprendre, indiquer. (Voir : ensouégne.) - (02) - M
ensougner : enseigner, apprendre à qqn. - (10) - M
ensouvle, s. m. ensouple, cylindre sur lequel les tisserands enroulent leurs fils - (02) - M
ensus, en haut, enchu. - (01) - M
en'tapouellai : tripotter dans l'eau. - (04) - M
entaumé : entamé. Le pain entaumé durci : le pain entamé durci. - (04) - M
enté, ère, adj. entier : « i é aiqueté l'bin tô-t'-enté. » - (02) - M
enteicher, enticher, entisser, v. a. entasser les gerbes les unes sur les autres ; les mettre en « teiche, tiche ou tisse » ; trois formes usitées selon les lieux. - (02) - M
entendement, s. m. entente, accord entre deux personnes pour l'exécution d'un dessein : « a ié dé-z-entend'mans enteurmi eusse», ils s'entendent entre eux. (Voir : entendue.) - (02) - M
entendue, s. f. entente, accord préalable entre deux ou plusieurs personnes. Se prend souvent en mauvaise part avec la signification de complot. - (02) - M
entermi, au milieu - (05) - M
enteur (prép.) : entre - (08) - M
enteur, prép. de lieu. Entre : « lai meureille ô enteur lu é moue », la muraille est entre lui et moi. - (02) - M
enteurdeu, enteurdeusse, s. m. entre- deux, milieu, ce qui est entre deux personnes ou deux choses: «l'enteurdeu » d'un bois, d'un champ. Les propriétaires plantent des bornes dans leurs « enteurdeux. » - (02) - M
enteurlin (n.m.) : courroie de cuir qui réunit les deux parties du fléau à battre - (08) - M
enteurlin, s. m. courroie de cuir qui réunit les deux parties du fléau à battre. - (02) - M
enteurmi (prép.) : entre - (08) - M
enteurmi, s. m. entre-deux, au milieu de... - (02) - M
enteurmôler (v.t.) : entremêler - (08) - M
enteurmôler, v. a. entremêler, mêler ensemble, embrouiller. (Voir : môler.) - (02) - M
enteurteni, v. a. entretenir, fournir ce qui est nécessaire à l'entretien, à la subsistance, à l'habillement. - (02) - M
enteurtin, s. m. entretien, ce qui est nécessaire à tous les besoins de la vie. - (02) - M
enticher (v.t.) : entasser le foin ou les gerbes - (08) - M
enticher : empiler les gerbes dans la grange  - (07) - M
ent'noueiller, ent'nôllher, v. a. encuver, mettre le linge sale dans le cuvier pour la lessive. - (02) - M
entôme : entâme  - (07) - M
entômer (s') : entâmer (s')  - (07) - M
entômer (v.t.) : entâmer - (08) - M
entômer, v. a. entamer, couper une partie d'une chose qui est entière. «Enfourner.» - (02) - M
entômeure (n.f.) : entame - (08) - M
entômeure : entâme  - (07) - M
entômeure, s. f. entame, entamure, le premier morceau de pain que l'on coupe sur une miche ou une tourte. « Entoumeure. » - (02) - M
entômeures : escarres  - (07) - M
entommé, entamé. - (01) - M
entor (ai I’) (loc.) : autour, à l'entour de - (08) - M
entor (ai l'), loc. adv. autour, à l'entour. - (02) - M
entorreman (n.m.) : enterrement - (08) - M
entortéiller (v.t.) : envelopper ; tromper quelqu'un par la ruse - (08) - M
entorteiller, v. a. envelopper; séduire ou tromper quelqu'un par la ruse. - (02) - M
entortouéiller : entortiller  - (07) - M
entounoué, s. m. entonnoir. - (02) - M
ent'prenre, v. a. entreprendre ; donner ou prendre un travail à forfait : « i é ent'pri d' fére ç'lai », j'ai entrepris de faire cela. - (02) - M
entrâner, v. a. entraîner ; traîner après soi. (Voir : trâner.) - (02) - M
entraule, adj. ouvert, engageant, affable. - (02) - M
entrée, s. f. défaut dans une haie ou dans un mur ; vide, ouverture, passage par où l'on peut s'introduire dans un champ, dans un pré. On bouche les « entrées » avec des épines. - (02) - M
entremi : entre, parmi  - (07) - M
entremi : entre deux choses (l'entremi : l'intervalle). - (04) - M
entremi, au milieu de. - (01) - M
envalâ (n.m.) : charbon embrasé (on prend un envalâ, pour allumer un autre feu, de Chambure) - (08) - M
envâlâ, s. m. charbon embrasé, braise, ce qui est rouge comme un charbon ardent. On prend un « envâlâ » pour allumer un autre feu. - (02) - M
envalai : enflammer. O faut du petit bois ç'o pou ben envalai : il faut du petit bois, c'est pour bien enflammer. - (04) - M
en'vâlé, part. passé. Enflammé, embrasé. - (02) - M
envâler : allumer, prendre (feu)  - (07) - M
en'vâler, v. a. allumer, embraser : « i é fé envâler l'feu. » - (02) - M
envaudoueiller, v. a. ensorceler, jeter un sort sur quelqu'un. - (02) - M
envaudoyer, ensorceler - (05) - M
envayissou, envaïssou (ouse) (n.m. ou f.) : envahisseur (-euse) - (08) - M
envé moi, « L » malgré moi, me invitus. - (01) - M
enveilli, e, v. n. vieillir, devenir vieux. - (02) - M
envermè : plein de vers  - (07) - M
enveulmer (v.t.) : envenimer - (08) - M
enveulmer, v. a. envenimer. Se dit d'une blessure, d'une plaie. - (02) - M
enveurmé (adj. et p.p.) : rempli de vers - (08) - M
enveurmé (-e) (adj.m. ou f.) : rempli (-e) de vers - (08) - M
enveurmer, v. a. se dit d'un objet qui est attaqué, rongé par les vers : une viande « enveurmée », une étoffe, un fruit « enveurmés. » - (02) - M
envie d'bin fére, loc. très usitée qui signifie plutôt envie de gagner de l'argent, de faire fortune, d'amasser du bien, que de se bien conduire, de mener une vie vertueuse. - (02) - M
envier (v.t.) : envoyer - (08) - M
envier, v. a. envoyer, charger quelqu'un d'aller en quelque lieu : « i l'é envié qu'ri d' l'eai », je l'ai envoyé chercher de l'eau. - (02) - M
envihon, adv. a peu près, environ. - (02) - M
enviou (-ouse) (n. ou adj.m. ou f.) : envieux (-euse) - (08) - M
envioû : envieux  - (07) - M
enviou, ouse, adj. envieux, celui qui a de l'envie, de l'ambition, qui a le désir passionné d'une chose. - (02) - M
en'viroler, v. a. entourer, envelopper en tournant, entortiller. - (02) - M
enviver, v. a. aviver, ranimer, rallumer. Le feu s'éteint « envivez-le. » - (02) - M
envoigée : enjambée. O fait des bounes envoigées : il fait de bonnes enjambées. - (04) - M
envouerger, v. a. allumer, embraser. S’applique au moment où le feu devient ardent, où le tison devient incandescent. Se dit aussi d'une plaie qui prend les caractères de l'inflammation. - (02) - M
envoulé : envolé. L'oujat s'o envoulée : l'oiseau s'est envolé. - (04) - M
envoûler (v.t.) : envoler - (08) - M
envoûler : envoler  - (07) - M
envoûler, v. n. envoler. - (02) - M
envourner (v.) : étourdir - (08) - M
enzuter (v.) : mettre sous le joug lier les bœufs - (08) - M
enzuter, v. a. mettre sous le joug, lier les bœufs. De zu pour jou apocope de joug. (Voir : zu.) - (02) - M
épalissade, s. f. palissade. Ce jardin est bien clos de braves « épalissades. » - (02) - M
épantaule, adj. inquiétant, tourmentant, fait pour surprendre en causant un certain effroi. - (02) - M
épanté (-e) (adj.m. ou f.) : étonné (-e), inquiet (-ète) - (08) - M
épanté : surpris, étonné - (07) - M
épanté, part. passé. Étonné, inquiet : « i seu bin épanté d'aivouâ fé ç'lai. » - (02) - M
épanter : apeurer, effrayer  - (07) - M
épanter, v. a. troubler, inquiéter, étonner. - (02) - M
épare (n.f.) : traverse en bois qui réunit les côtés d'une charrette (a.fr., esparre = barre) - (08) - M
épare : traverse (d'une barrière, d'un volet)  - (07) - M
épare, s. f. traverse en bois qui réunit les côtés ou gouttereaux d'une charrette. Une « épare », des « épares. » - (02) - M
éparmifias (n.m.pl.) : éclairs de chaleur (Morvan-sud) - (08) - M
éparni (v.t.) : faire des éclairs - (08) - M
eparni, v. n. eclairer, faire des éclairs : « al éparni souen ozedeu », il éclaire souvent aujourd'hui. - (02) - M
éparnission (nom mascculin) : éclair. - (06) - M
éparnission, s. f. éclair, lumière de l'explosion électrique. - (02) - M
éparnissons (n.m.pl.) : éclairs de chaleur (Morvan-nord) - (08) - M
épatraché, adj. se dit d'un animal, d'un bœuf principalement qui a les pieds meurtris, qui marche avec difficulté. - (02) - M
épertie. s. f. écheveau de fil, de chanvre. - (02) - M
épétition, s. f. pétition, demande adressée aux autorités : « i va fére eune épétition. » - (02) - M
épeunâ (n.m.) : buisson épineux - (08) - M
épeunâ, s. m. buisson épineux, lieu rempli d'épines. - (02) - M
épeune (n.f.) : épine - (08) - M
épeune : épine, ronce  - (07) - M
épeune : épine. Une piqûre d'épine fait meau : une piqûre d'épine fait mal. - (04) - M
épeune biainche : aubépine  - (07) - M
épeune nouère : prunelier  - (07) - M
épeune, s. f. épine et en général tout ce qui a des piquants. - (02) - M
épeuner, v. a. épiner, garnir d'épines ou de ; toute plante à piquants. On « épeune » un jardin pour écarter les poules, un arbre pour empêcher qu'on ne cueille les fruits. - (02) - M
épeuran, ante, adj. ruisselant d'eau, mouillé jusqu'à ce que l'eau dégoutte : « al ô seilli d' l'eai tô épeuran », il est sorti de l'eau tout ruisselant. (Voir : épeurer.) - (02) - M
épeureau, s. m. egoût : les « épeureaus » d'un toit, d'un terrain, d'un canal d'irrigation. - (02) - M
épeurement, s. m. ecoulement de l'eau, égouttement des eaux qui filtrent à travers la terre ou qui s'échappent d'une rigole trop pleine. Les terrains inférieurs reçoivent les « épeuremens » des versants supérieurs. - (02) - M
èpeurer : égoutter  - (07) - M
épeurer, v. a. égoutter, faire sortir l'eau d'une matière fortement humectée ou mouillée. On « épeure » un fromage pour le faire sécher; on « épeure » une salade avant de l'assaisonner. - (02) - M
épeuriau (n.m.) : corme, fruit du sorbier - (08) - M
épeuriau, s. m. sorbe ou corme, fruit du sorbier ou cormier. - (02) - M
épiétai : faire vite au travail. - (04) - M
épincher : épandre, étendre, éparpiller  - (07) - M
épincher, v. a. épancher, épandre, répandre. « Épancer. » - (02) - M
épiner (s'), se piquer aux épines. - (01) - M
épingne (n.f.) : épingle - (08) - M
épingne, s. f. épingle. - (02) - M
épingu'ye : épingle, pourboire  - (07) - M
épin-illes : arrhes. Pourboire : donner un pourboire à l'employé ou aux enfants en sus du prix convenu. Epingle à nourrice. - (04) - M
épisson (n.m.) : barbe de l'épi des céréales - (08) - M
épisson, s. m. barbe de l'épi : « l'épisson » de l'orge, du seigle ; petit épi avorté. - (02) - M
épiter, v. a. épier, espionner. - (02) - M
épivacer, v. a. effrayer en dispersant. On dit qu'un troupeau est « épivacé » lorsque les animaux qui le composent s'enfuient de tous côtés sous l'impression de quelque panique. - (02) - M
épléter, v. a. aller vite en besogne, avancer l'ouvrage, travailler lestement. - (02) - M
épleumer, v. a. oter les plumes, la laine, et par extension la peau, l'enveloppe. - (02) - M
éplonge. s. f. éponge. - (02) - M
éplonger, v. a. éponger, étancher avec une éponge, un linge, etc. - (02) - M
éplue (n.f.) : étincelle - (08) - M
éplue, s. f. étincelle. - (02) - M
épluer, épluter, v. n. étinceler, faire des étincelles. - (02) - M
éplute (nom féminin) : étincelle. - (06) - M
éplute : étincelle - (07) - M
éplûter : faire des étincelles, des éclairs  - (07) - M
épluter, épluer (v.t.) : étinceler - (08) - M
époigne, épogne (n.f.) : petit pain - (08) - M
époigne, s. f. petit pain, galette, gâteau de forme arrondie. - (02) - M
époinchai : écarter (étendre le fumier dans les champs). - (04) - M
épointe, s. f. pointe, le bout d'une chose. — clou cylindrique et allongé avec ou sans tête. - (02) - M
épos, éposse (adj.m. et f.) : épais, épaisse - (08) - M
épôs, éposse : épais, épaisse  - (07) - M
épôs, éposse, adj. épais, épaisse : un bois « épôs » ; une bouillie « éposse. » - (02) - M
épossi (v.t.) : épaissir - (08) - M
épôssi, v. a. épaissir. On « épossit » une sauce avec de la farine. - (02) - M
épossir : épaissir  - (07) - M
épouantaule, adj. qui est sujet à prendre peur, à s'épouvanter. On dit d'un cheval qu'il est « épouantaule » lorsqu'il est ombrageux. - (02) - M
épouéri : effrayé, apeuré. Les animaux sauvages sont épouéris : les animaux sauvages sont effrayés. - (04) - M
épouéri, v. a. causer de la peur, effrayer. - (02) - M
épougne, s. f. petit pain rond. - (02) - M
épougnotte, s. f. petit pain. Diminutif d’épougne. - (02) - M
épouïer, v. a. épuiser. se dit en parlant d'un liquide qu'on extrait d'un creux, d'une fosse, d'une carrière, etc. (Voir : pouïer.) - (02) - M
époulvauder (v.t.) : mettre en fuite (en parlant des volailles) - (08) - M
époulvauder, v. a. effrayer, mettre en fuite, chasser. - (02) - M
époulvôder (s') : se sauver dans tous les sens  - (07) - M
époulvôder : faire fuir, disperser  - (07) - M
epouni (s'), v. réfl. s'épouvanter, s'emporter à la suite d'une frayeur subite : « mon ch'vau s'ô épouni. » - (02) - M
épourci (v.t.) : effrayer, épouvanter - (08) - M
épourci, v. a. effrayer par surprise, épouvanter. - (02) - M
épourciaule (adj.m. ou f.) : sujet à s'effrayer - (08) - M
épourciaule, adj. sujet à s'effrayer : ce cheval est fort « épourciaule. » - (02) - M
épourcissement, s. m. frayeur subite, panique. - (02) - M
époursi : apeuré, épouvanté  - (07) - M
éprimer (v.t.) : imprimer - (08) - M
éprimer, v. a. imprimer. - (02) - M
éprivé, s. m. épervier, filet de pèche. - (02) - M
équairmoiller, v. a. écraser, broyer. - (02) - M
équairteure, s. f. endroit à l'écart, éloigné d'un centre. - (02) - M
équârie, s. f. pierre ordinairement massive et de forme carrée qu'on place à l'entrée d'une cour ou d'un champ pour y attacher la barrière. - (02) - M
équarrie (n.f.) : pierre à base carrée, à l'entrée de la cour, servant à fixer la barrière d'entrée - (08) - M
équarrie : pierre d'angle  - (07) - M
équauder : enlever la queue  - (07) - M
équeillâtre, adj. se dit d'une personne qui n'a pas le sens droit, qui se trouve sur la limite de la démence et de l'idiotisme. Cet homme ne sait ce qu'il fait, il est tout « équeillâtre. » - (02) - M
équeucher (s'), se taper sur les cuisses - (05) - M
équeucher (v.t.) : diviser, séparer en deux - (08) - M
équeucher : écarter, fendre, prendre une bouture, terminer un labour par des raies incomplètes  - (07) - M
équeucher, geste de se taper sur les cuisses - (05) - M
équeucher, v. a. diviser, séparer en deux parties, écarteler. (Voir : queuche.) - (02) - M
équeuchette (n.f.) : morceau de bois en forme de fourche (aussi équeuchie) - (08) - M
équeuillé, s. m. tas d'ordures, amas d'épluchures, de débris, de déchets de toute sorte. - (02) - M
équeuilles, s. f. balayures, ordures, épluchures. - (02) - M
équeume (n.f.) : écume - (08) - M
équeumer : écumer  - (07) - M
équeurer, v. a. curer, nettoyer, élaguer. - (02) - M
équeurvisse (n.f.) : écrevisse - (08) - M
équeurvisse : écrevisse  - (07) - M
équeurvisse, s. f. écrevisse. - (02) - M
équeuter (en) : avoir très chaud, suffoquer. - (10) - M
équeuter : enlever la queue  - (07) - M
équéyoux (n.m.) : houx (Nivernais) - (08) - M
équia : éclat (morceau de bois)  - (07) - M
équia, s. m. éclat : un « ékia » de bois. - (02) - M
équiâder, v. a. éclater, mettre en éclats. « échialer, équialer. » « équiâder » une bûche, c'est la fendre, la mettre en morceaux. - (02) - M
équiair (n.m.) : éclair - (08) - M
équiaircie (n.f.) : éclaircie après un orage - (08) - M
équiaircie, s. f. éclaircie dans le ciel, dans un bois, etc. - (02) - M
équiairer (v.t.) : éclairer - (08) - M
équiairer, v. a. éclairer, répandre de la clarté. - (02) - M
équiâlè : éclaté (bois)  - (07) - M
equiar (nom féminin) : éclair. - (06) - M
equiarcie (nom féminin) : éclaircie. - (06) - M
équiercir : éclaircir  - (07) - M
équièrer : éclairer , faire voir clair, faire des éclairs - (07) - M
équiéte, s. f. inquiétude : « al ô en équiéte », il est inquiet. - (02) - M
équiéteude, s. f. inquiétude. - (02) - M
équieule, s. f. écuelle. Env. de Lormes. (Voir : écuelle, étuelle.) - (02) - M
équiller, v. a. écurer une marmite ou autre ustensile du même genre. - (02) - M
equioure : éclore. - (04) - M
équipaize (n.m.) : équipage - (08) - M
équiude. s. f. action d'étudier, d'apprendre une leçon. - (02) - M
équiuder, v. a. étudier. - (02) - M
équouasser : dégarnir  - (07) - M
èquouria : écureuil  - (07) - M
érâfier : érafler  - (07) - M
éraige, race, espèce, raige (quelle raige de maladie ?) - (01) - M
eralai : couper les branches à la serpe. Dans les savées on érale le bois : dans les savées on coupe le bois. - (04) - M
érâler. v. a. rompre, briser, éclater des branches de bois - (02) - M
erbeuher (v.t.) : réparer, raccommoder des bas - (08) - M
erbeuher, v. a. réparer, raccommoder : « erbeuher » des bas. - (02) - M
erbeuiller (v.t.) : 1) fouir, retourner la terre avec le groin en parlant du porc ou du sanglier - 2) mal travailler la terre - (08) - M
erboulejous, s. m. se dit d'un homme qui regarde de côtés et d'autres avec curiosité. - (02) - M
erbouler (v.) : hérisser ; se mettre en boule ; rouler de gros yeux - (08) - M
erbouler, v. a. hérisser, rebrousser. - (02) - M
ercevouâ (v.t.) : recevoir - (08) - M
ercheloter, v. a. maintenir un membre fracturé avec des attelles ou petites lames de bois. - (02) - M
erchie, recrie, recie, s. f. temps qui s'écoule entre la matinée et la soirée ; intervalle de l'après-midi où les animaux se reposent dans les étables. Un pâtre fait « erchie ou rechie » entre dix heures du matin et trois ou quatre heures du soir. - (02) - M
erchignechat, loc. lorsque les joueurs commencent à se fâcher et à se lancer de gros mots, on dit : « l'jeu vé v'ni erchignechat », c’est à dire va dégénéré en querelle. - (02) - M
erchoupe, s. f. éclat de bois. - (02) - M
erchouper, v. a. receper, mettre en éclats un tronc ou une racine d'arbre. (Voir : reussoper.) - (02) - M
ercougnâssu (p.p.) : p.p. du verbe reconnaître - (08) - M
ercougnâtre (v.t.) : reconnaître - (08) - M
ercoummencer (v.t.) : recommencer - (08) - M
erçuer, v. a. renouveler l'acier d'un outil ou d'un instrument, le recharger. - (02) - M
erdouner, v. a. redonner, donner une fois de plus. (voir : douner.) - (02) - M
erdouter, v. a. oter de nouveau, ôter ce qu'on a donné. - (02) - M
erdouteu, euse, adj. celui qui reprend une chose qu'il a donnée. « Douner » et « erdouter », donner et reprendre, c'est, dit-on, « la doune » du diable. (Voir : doune.) - (02) - M
erdrosser (v.) : redresser - (08) - M
ère : rêche  - (07) - M
éréchou, airéchou (-ouse) (n.m. ou f.) : arracheur (-ouse), dentiste - (08) - M
éréille (n.f.) : oreille - (08) - M
èreille : oreille - (07) - M
èreille : versoir de la charrue - (07) - M
éreuti, v. a. affaiblir, étioler par un contact trop fréquent. se dit principalement en parlant des animaux domestiques qu'on énerve en les tenant toujours captifs ou en les caressant avec excès. Un chien, un chat, un oiseau « éreutis. » - (02) - M
erfreidissû (n.m.) : réfrigérateur - (08) - M
ergarder (v.t.) : regarder - (08) - M
ergeniller, v. n. faire une nouvelle pousse, repousser. - (02) - M
ériaule (n:m.) : érable champêtre - (08) - M
ériaule, ouriaule, s. m. érable champêtre. - (02) - M
erlever (v.t.) : relever - (08) - M
erluquer (v.t.) : reluquer - (08) - M
ermarcier (v.t.) : remercier - (08) - M
ermarcier, v. a. remercier. On dit qu'un couteau « ermarcie » son maître lorsque le ressort joue bien et que la lame donne un bruit sec en s’abattant. - (02) - M
ermette (v.t.) : remettre - (08) - M
ermonter (v.t.) : remonter - (08) - M
ernipier, v. n. renifler. - (02) - M
ernoncer (v.t.) : renoncer - (08) - M
érôder, v. n. perdre ses plumes par suite de la mue ou de quelque maladie. - (02) - M
éroualè : éreinté  - (07) - M
éroufé (être) : usé superficiellement, éraflé, ou écorché ; s'éroufer : s'enlever la peau. - (10) - M
erpouher, v. a. reposer, donner du repos ou poser une fois de plus. - (02) - M
erprenre (v.t.) : reprendre - (08) - M
erprige, s. f. reprise, réparation, raccommodage à l'aiguille. - (02) - M
erpriger, v. a. repriser, faire une reprise : « erpriger sé chausses », repriser ses bas. - (02) - M
erronces (nom féminin) : ronces (voir aronces). - (06) - M
ertiher, v. a. retirer, reprendre, ôter. - (02) - M
ertomber (v.t.) : retomber - (08) - M
ertrouer, ertrôer (v.) : retrouver - (08) - M
ervenant (n.m.) : revenant - (08) - M
erveni (v.t.) : revenir - (08) - M
ervère (n.f.) : rivière - (08) - M
ervesson (n.m.) : rave sauvage - (08) - M
ervindre (v.) : revenir - (08) - M
ervître, v. a. r'habiller, revêtir. au part, passé « ervitu. » (Voir : vître.) - (02) - M
ervosse (n.f.) : congère - aussi revouse - (08) - M
ervouâ (v.t.) : revoir - (08) - M
erzâ, s. m. rejeton parasite ; avorton. On dit d'un enfant chétif : « ç'ô ain erzâ. » - (02) - M
erzeter, v. a. rejeter. - (02) - M
erziper (v.t.) : sursauter ; trembler de froid ou de peur - (08) - M
erziper, se dépêcher - (05) - M
es (art.déf.cont.m. et f.pl.) : aux, en les, dans les - (08) - M
es, prép. aux ; en les ; dans les. - (02) - M
ésaingnie, s. f. saignée. Le médecin fait une « ésaingnie » ; les petites rigoles des prés sont des « ésaingnies. » (Voir : saingnie.) - (02) - M
escabier, v. a. accabler, charger à l'excès, assommer. - (02) - M
escabreu, euse, adj. scabreux, difficile, périlleux. - (02) - M
escairçalle, s. f. escarcelle, bourse en cuir. - (02) - M
escandaile, s. m. scandale. - (02) - M
escandailiser, v. a. scandaliser : « a n' fau pâ escandailiser l'poure monde », ne scandalisons pas notre prochain. - (02) - M
escayer (n.m.) : escalier - (08) - M
eschaller écaler, eschalons, noix. - (01) - M
eschalon, s. m. noix. - (02) - M
eschine, s. f. animal qui n'a que la peau et les os ; bête ruinée ; rosse. - (02) - M
esclos, chaussures en bois. - (01) - M
esclos, s. m. sabots qui se portent avec des chaussons. - (02) - M
escorpion, s. m. nous donnons ce nom à une espèce de salamandre qui se trouve dans les lieux humides et qui n'a rien de commun avec le véritable scorpion. - (02) - M
escouvettes, poignée de bruyères, de bruyère, de houx, (scoba, escoba, en espagnol), égoujat, houx. - (01) - M
escuhe, s. f. excuse. - (02) - M
eseumier : un petit malin, en forme d'exclamation : Chameau ! (amical). - (04) - M
ésiobé : sureau herbacé. - (04) - M
esnoillie (n.f.) : rayon de soleil entre deux averses - (08) - M
esnoillie (nom féminin) : percée du soleil entre deux averses. - (06) - M
esnoillie, s. f. ondée de soleil entre deux nuages. - (02) - M
ésolent, adj. insolent. - (02) - M
espiration, s. f. inspiration. Les enfants disent au catéchisme : « l’espiration » du Saint-Esprit. S’emploieaussi quelque fois pour haleine, souffle : Je ne puisavoir « mon espiration », mon haleine, je suis oppressé. - (02) - M
espricieux se, adj., instruit, malin, s'emploie surtout dans le sens négatif. Ex. : cet enfant n'est pas espricieux. - (03) - M
esquelette (n.m.) : squelette - (08) - M
esquelette, s. m. squelette ; ossements d'un corps mort. (Voir : escandale, escorbut.) - (02) - M
ésqueumié : mauvais sujet, sacripant (excommunié). - (04) - M
ésquinté : fatigué, abîmé. On éto esquinté par un travail inhabituel : on était fatigué par un, travail inhabituel. - (04) - M
esquinter (v.t.) : très fatigué - (08) - M
esquinter : abîmer  - (07) - M
esquinter : fatiguer  - (07) - M
esquinter, v. a. échiner, rouer, briser, rompre en frappant, au propre, et fatiguer à l'excès, au figuré : il l'a « esquinte » ou échiné de coups : il est «  esquinté » ou épuisé au moral. - (02) - M
esquiopé, adj. écloppé, endolori, souffrant, affaibli par la maladie ou par la fatigue. - (02) - M
esquipot (Pique-nique. L'esquipot était le tronc où les garçons barbiers mettaient jadis leur pour-boire qu'ils partageaient avec les maitres. —Furetière). - (01) - M
esquipot, s. m. repas où chacun contribue, soit en payant son écot, soit en fournissant son plat ; pique-nique. - (02) - M
essâïer, v. a. essayer, faire l'essai de... mettre à l'essai. - (02) - M
essaiger, v. a. essayer. - (02) - M
essaime (n.m.) : esprit, jugement - (08) - M
essaime, s. f. esprit, jugement, intelligence, sagacité. - (02) - M
essaimer (v.) : comprendre, juger, apprécier - aussi aissaimer - (08) - M
essaimer, v. n. comprendre, juger, apprécier avec intelligence. - (02) - M
essamer, v. n. baver, projeter de la bave. Se dit surtout des animaux : prenez garde, votre chien « essame. » - (02) - M
essart, s. m. terrain essarté. (Voir : ichars, issar.) - (02) - M
essicler (verbe) : faire éclater les coutures d’un vêtement, le déchirer. - (06) - M
essomacer, v. a. émonder la vigne, la débarrasser du bois superflu. - (02) - M
essordalè : étourdi, sourd  - (07) - M
essouloter (verbe) : (S'). se chauffer au soleil. - (06) - M
essouloter, v. a. placer, exposer au soleil. - (02) - M
essoumassai : couper les gourmands de la treille. - (04) - M
essuger (v.t.) : essuyer - (08) - M
essuger, v. a. essuyer. - (02) - M
estaller (v.) : installer - (08) - M
estan, s. m. instant. Dans eun ou ain « estan », dans un instant. - (02) - M
estance, s. f. instance. Former une « estance », terme de plaideur. - (02) - M
estatue (n.f.) : statue - (08) - M
estatue, s. f. statue. - (02) - M
ester, ster, v. n. asseoir, reposer, tranquilliser ; s'arrêter : « esté-vô ; a fau vô-z-ester, mai mée », asseyez-vous, il faut vous asseoir, ma mère. - (02) - M
estituer, v. a. instituer, établir. Nous disons aussi « estitutions » pour institutions. - (02) - M
estituteur (n.m.) : instituteur - (08) - M
estrague, s. f. extravagance, délire : battre « l'estrague » = battre l'estrade, la campagne, délirer. - (02) - M
estreument, s. m. instrument : - (02) - M
estreupier, v. a. estropier, blesser, meurtrir. - (02) - M
estreupique, adj. des deux genres. hydropique. Il y a beaucoup d' « estreupiques » dans nos montagnes. - (02) - M
estreupisie, s. f. hydropisie. - (02) - M
estreure, v. a. instruire, donner de l'instruction à quelqu'un. - (02) - M
estringouére :œsophage  - (07) - M
estrongeon, s. m. avorton. se dit d'un enfant de petite taille et qui ne grandit pas : « eun p'tiô estrongeon. » - (02) - M
étâger, v. n. faire un effort, tâcher de faire. - (02) - M
étaibye (n.f.) : étable - (08) - M
étamine, s. f. tamis de soie pour tamiser la fleur de la farine, etc. l'étamine était un tissu très clair dont on se servait pour fabriquer des blutoirs et des tamis. - (02) - M
étancener, v. a. étançonner, mettre des étançons, des étais ; étayer. - (02) - M
étang (féminin) : étang (masculin)  - (07) - M
étang, s. f. étang. Nous disons « une étang » comme « une serpent. » - (02) - M
étaper, v. a. vanner le blé en le criblant, en rejetant ce qu'on appelle ici les « crinses » ou les « éteuriottes », c’est à dire les graines parasites, l'ivraie notamment. - (02) - M
étardi, e, adj. interdit. Ce garçon a été « étardi » : cette jeune fille a été « étardie » par leur père et mère. - (02) - M
étarnuer, v. n .éternuer. « Étarni.» - (02) - M
étauper : étaupiner (détruire les taupinières)  - (07) - M
éte (v.i.) : être - (08) - M
éte : être  - (07) - M
éte crins'nalè : être frigorifié  - (07) - M
éte virandiau : être étourdi, avoir le tournis  - (07) - M
été, part, passé du v. être : « i seu été, al ô été » = j'ai été, il a été. S’emploie pour eu, part, passé du verbe avoir : « i é été, al é été « =: j'ai eu, il a eu. - (02) - M
éte, v. auxiliaire être. «Âte. » - (02) - M
ételligence (n.f.) : intelligence - (08) - M
ételligent (adj.) : intelligent - (08) - M
etendou (nom masculin) : sorte de palette pour étendre la pâte à pain. - (06) - M
étendou, s. m. espèce de palette avec laquelle ou étend la pâte des pains de seigle. - (02) - M
étention, s. f. intention et attention. - (02) - M
étéressé, adj. attaché à ses intérêts, parcimonieux. - (02) - M
éterlot (n.m.) : roitelet - (08) - M
étérompe, v. a. interrompre, gêner, déranger « i n' veu pâ vô-z'-étérompe », pour je ne veux pas vous déranger. - (02) - M
éteujotte, s. f. tige de fer ou de bois avec laquelle on accommode la mèche des lampes rustiques. L’éteujotte est un petit attisoir. - (02) - M
éteurié, s. m. étrier. - (02) - M
éteuriotte (n.f.) : graine d'ivraie vivace mêlée aux céréales - (08) - M
éteuriotte, s. f. graine de l'ivraie vivace qui se trouve souvent en abondance dans les céréales. - (02) - M
éteurne, étorne (n.f.) : étrenne - (08) - M
étirâ, s. m. assemblage confus ; fouillis de choses jetées pêle-mêle. - (02) - M
étoindre (v.t.) : éteindre - (08) - M
étoindre : éteindre le feu. Fayo etoindre les chandelles : il fallait éteindre les chandelles. - (04) - M
étoindre, v. a. éteindre. - (02) - M
étoler : ébrancher  - (07) - M
étoler, étolner, v. a. ébrancher, couper les branches ou « toles » d'un arbre. - (02) - M
étôpe, s. f. étoupe, la partie la plus grossière de la filasse de chanvre. - (02) - M
étorne, s. f. étrenne. - (02) - M
étou (adv.) : aussi (également aitau) - (08) - M
étou : aussi. T'es content ? mouai étou ! : tu es content ? Moi aussi !  - (04) - M
étou, adv. aussi. - (02) - M
étouâgée, étouâ'illie : enjambée  - (07) - M
étouaile (n.f.) : étoile - (08) - M
étouâiller : marcher vite, à grandes enjambées  - (07) - M
étouffeur, s. f. touffeur, chaleur accablante, exhalaison ou vapeur qui étouffe. - (02) - M
étouinde : éteindre  - (07) - M
étoulâ (n.m.) : brin d'éteule pris isolément - (08) - M
étoulâ : chaume (tige de céréale restant dans le sol après la moisson), éteule  - (07) - M
etoulâ, s. m. brin d'éteule pris isolément. Il y a beaucoup « d'étoulas » dans ce champ. - (02) - M
étoule (n.f.) : éteule, chaume - (08) - M
étoule : éteule - (07) - M
étoule, champ de blé coupé. - (01) - M
étoule, s. f. éteule, chaume qui reste sur place après la moisson. Le lièvre est dans «l’étoule». - (02) - M
etounan, part. présent de « étonner. » facile à inquiéter, à étonner. Être « étounan », être prompt à s'émouvoir ; n'être pas « étounan », c'est avoir du flegme, du sang-froid. - (02) - M
étounance, s. f. chose étonnante, surprenante, merveilleuse : il est si riche que c'est une « étounance ». - (02) - M
étouner : étonner  - (07) - M
etoupi, partie, passé du verbe précédent. Bouché avec une étoupe, et par extension, éteint, étouffé d'une manière quelconque : « l' feu ô étoupi », c’est à dire est couvert de cendres. - (02) - M
étoupi, v. a. étouffer en couvrant, en comprimant. On « étoupit » le feu en le chargeant de cendres. - (02) - M
étoupon, s. m. bouchon de paille, de linge, de filasse, etc. dont on se sert pour fermer une ouverture, une fente, un trou. - (02) - M
etrain, s. m. paille, litière. Usité seulement dans une partie du Morvan bourguignon. - (02) - M
étreit (adj.) : étroit - (08) - M
étreit, e, adj. étroit. Comme « dreit » - (02) - M
étrillou, s. m. petite aiguille de bois qu'on emploie pour dévider le fil. - (02) - M
etriote, s. f. ivraie. - (03) - M
étrippé, éventré. - (01) - M
étroichener, v. a. briser, couper, détacher les trochets ou rameaux en corymbes de certaines plantes, du sarrazin principalement. - (02) - M
étroinge (adj.) : étrange - (08) - M
étroinge, adj. étranger, dépaysé, désorienté : « i m' seu troué étroinge en c' pais-quite ». - (02) - M
etroinge, s. m. étranger, une personne d'un autre pays. - (02) - M
étroinger, v. a. gêner, contraindre, embarrasser : « i n' veu nun étroinger », je ne veux gêner personne. - (02) - M
étroinguier, v. a. étrangler. - (02) - M
étroinyer (v.) : étranger - (08) - M
étroncener, v. a. tronçonner, couper les petites branches d'un arbre ou d'un arbuste. (Voir : troncener.) - (02) - M
etroncher (verbe) : tailler les haies. - (06) - M
étropage : action d'étropai. - (04) - M
étropai : tailler une haie à l'aplomb. - (04) - M
étropement, s. m. extirpement ; action d'arracher, de couper à fleur de terre les racines d'arbres ou d'arbustes. - (02) - M
étroper : tailler verticalement (une haie) - (07) - M
étroper, v. a. couper à fleur de terre ou même arracher des broussailles, des genêts, des bruyères, etc. on « étrope » les champs de balais (voir : balai et genêtre) avant d'y mettre la charrue. - (02) - M
étroperir : faire brûler les étroperies (déchets produits par l'étropage). - (04) - M
étrouin'yer : étrangler  - (07) - M
étuelle, s. f. écuelle, petit vase de forme arrondie dans lequel on dresse la soupe - (02) - M
euching (n.m.) : essaim - (08) - M
euffri, v. a. offrir. - (02) - M
euill', ll mouil. s. m. œil, organe de la vue. - (02) - M
euillasse (nom féminin) : pie. On dit aussi ouillasse, eguiche ou ageasse. On dit également margot. - (06) - M
euillot (n.m.) : oeil - (08) - M
euillot, s. m. œil - (02) - M
euler, v. n. hurler, pousser des hurlements. - (02) - M
eulmaisse : limace  - (07) - M
euls (pr.pers. 3ème pers.fém.pl.) : elles (euls pour le cas régime, a pour le cas sujet) - (08) - M
euls, pron. pers. de la 3" pers. pluriel, féminin. Elle se dit « euls » pour le régime, et «a» pour le sujet : « a son mailaides ce fon-nes-laite », elles sont malades ces femmes-là ; « c' nô pâ por-z-euls », ce n'est pas pour elles. « Lé » s'emploie pour elle au singulier. - (02) - M
eul'ver, v. a. élever, nourrir, instruire un enfant. - (02) - M
eulvin, s. m. alevin, jeune bétail qu'on élève, petits veaux. Environ de Château-Chinon, Frétoy, Anost, etc. (voir : alvin.) - (02) - M
eumâble aimable  - (07) - M
eum'chot : un peu  - (07) - M
eumer (v.t.) : aimer - (08) - M
eumer : aimer  - (07) - M
eûmer, v. a. aimer. La prononciation appuie sur la première syllabe : « c'te fon-ne-laite eûme bin se p'tios », cette femme-là aime bien ses enfants. - (02) - M
eun, eune, s. numéral, lin, une. - (02) - M
eune (att.ind.fém.sing) : une (aussi eine, ène) - (08) - M
eune : une  - (07) - M
euni, v. a. unir : « a son bin eunies entre-z-eules », elles sont bien unies entre elles. - (02) - M
eunion, s. f. union. - (02) - M
eûnorme, adj. énorme. On appuie sur la première syllabe. - (02) - M
eunpoichenot, adv. de quantité ou subst. peu, un peu, une petite quantité. - (02) - M
eurbondi, v. n. rebondir, bondir de nouveau. (Voir : bondener.) - (02) - M
eurbouécher, v. a. reboucher, boucher une fois de plus. - (02) - M
eurc’moincer, v. a. recommencer, faire quelque chose une fois encore : « les ouiaux aiveient ercoomoincé d'çanter. » - (02) - M
eurcevouâ, v. a. recevoir. au part. pass. « eurçu » : « i é eurçu d' lu dix pistoles », j'ai reçu de lui, etc. - (02) - M
eurconduite, eurcondeute, s. f. reconduite. Faire la reconduite à un individu c'est l'accompagner dans sa course ou sa promenade. - (02) - M
eurconsoler, v. a. reconsoler. - (02) - M
eurcôpe, s. f. recoupe, rigole dans un chemin ou dans un champ. - (02) - M
eurdingotte. s. f. redingotte, habit - (02) - M
eureuse (nom féminin) : année. - (06) - M
eurfromer (v.t.) : refermer - (08) - M
eurfromer, v. a. refermer, fermer une fois de plus. - (02) - M
eurfuge, s. m. refuge, asile, abri. - (02) - M
eurgairder, v. a. regarder. - (02) - M
eurgiper (s') : démener (se) - (07) - M
eurgippai, airgippai (?) : se démener. - (04) - M
eurjeter, v. a. rejeter. « Erzeter. » - (02) - M
eurlanci, v. a. relancer, gourmander, malmener quelqu'un. - (02) - M
eurleuver, v. a. relever, lever une autre fois. (Voir : leuver.) - (02) - M
eurligion, s. f. religion, culte religieux. « Erlizion. » - (02) - M
eurligiou, ouse. adj. religieux. - (02) - M
eurliques, s. f. reliques, objets sacrés. - (02) - M
eurluquer, v. a. reluquer, regarder, considérer avec attention, avec une sorte d'intensité qu'explique la convoitise. - (02) - M
eurméde, s. m. remède, médicament. Morvan nivernais « erméde, arméde. » - (02) - M
eurmerquâble, adj. remarquable. - (02) - M
eurmerque. v. a. remarque. (Voir : remerque, merque.) - (02) - M
eurmontrance, s. f. remontrance, semonce. - (02) - M
eurmontrer, v. a. montrer à, enseigner, instruire. C’est un bon maitre, il « eurmontre » bien ses élèves. - (02) - M
eurné : éreinté. - (04) - M
eurniquer, v. a. refuser quelque chose à quelqu'un. - (02) - M
eurnoueille, s. f. grenouille. (Voir : renoueille.) - (02) - M
eurpas, s. m. repas, nourriture prise à une certaine heure. - (02) - M
eurproucher, v. a. reprocher, faire un reproche. - (02) - M
eurqueuler, v. a. reculer, aller ou mener en arrière. Le charretier crie à son cheval qu'il veut faire reculer : « eurqueule, eurqueule » ! - (02) - M
eursemblance, s. f. ressemblance. Un peintre habile attrape bien « l'eursemblance » du modèle. - (02) - M
eursembler, v. a. ressembler, avoir de la ressemblance avec quelqu'un en quelque chose. - (02) - M
eurveni, v. a. revenir, venir une autre fois. - (02) - M
euvri (p.p.) : participe passé du verbe ouvrir - (08) - M
euzet : usé  - (07) - M
évâdé, part, passé qui s'emploie substantivement. Écervelé, extravagant, celui qui parle à tort et à travers, qui bat la campagne dans ses actions ou dans son langage. - (02) - M
évâder, v. a. chasser, mettre en fuite, pousser dehors : « qu'a veune, i l'évâderai brâman », qu'il vienne, je le ferai joliment partir, je le pousserai comme il faut ; « évâder » les mouches, les chasser. - (02) - M
évairer, v. a. chasser, mettre en fuite, pousser dehors, disperser. - (02) - M
éveillée, s. f. étincelle qui s'échappe du feu. - (02) - M
éveillées, évêyées.(n.f.pl.) étincelles qui s'échappent du feu de Noël - on tisonne la grosse bûche et l’on dit : " éveilles, -éveillons autant de gerbes que de gerbeillons" - (08) - M
éventionner, v. a. inventer, imaginer. Cet homme-là « éventionne » toujours des mensonges. - (02) - M
éventionneu. euse, adj. et s. celui ou celle qui invente des choses plus ou moins fausses. - (02) - M
évèrer : chasser, disperser  - (07) - M
évérer, évairer (v.) : chasser, mettre en fuite (de Chambure écrit évairer) - (08) - M
éveurluché, e, adj. ébouriffé. se dit d'une tête mal peignée et en général de tout ce qui est en désordre, pêle-mêle, hérissé en broussaille. « Évourlacé. » - (02) - M
évitation, s. f. invitation, premier appel au tribunal du juge de paix, avertissement officieux de comparaître. - (02) - M
éviter (v.) : inviter - (08) - M
éviter, v. a. inviter. - (02) - M
évitou (-ouse) (n.m. ou f.) : inviteur (-euse) - (08) - M
évitou, ouse, s. inviteur, inviteuse, celui ou celle qui fait les invitations pour un mariage. - (02) - M
évivaus, s. m. étincelles du feu qui pétille. (Voir : éveille, signaude, soldats.) - (02) - M
évoiller, v. a. éveiller, réveiller. - (02) - M
évoilli, e, part, passé. Éveillé, réveillé. - (02) - M
évoinge (loc.) : ne rien apporter de bon - "ne pas avouâ d'évoinge" - (08) - M
évouinger : progresser, avancer rapidement  - (07) - M
évoûlant : plancher à foin  - (07) - M
évoulâyé, adj. celui qui parle étourdiment, qui agit comme un étourneau, qui n'entend pas la raison. - (02) - M
evourluché : cheveux en désordre, hirsutes. On éto evourluché par le vent : on était échevelé par le vent, décoiffé. - (04) - M
exempt de, loc. a l'abri de, dispensé de. - (02) - M
é'yer : délayer  - (07) - M
ezondées (par), (par) intervalles - (05) - M
ézondées, s. f. par « ézondées », par intervalles, par accès, par secousses. - (02) - M
f’ni (nom masculin) : fenil. Lieu où l'on serre le foin. - (06) - M
fâ, s. m. faix, fardeau, charge : « eun fâ d’herbe, eun fâ d'peille », fardeau en général. - (02) - M
fabricien : membre du conseil de fabrique d'une paroisse. - (09) - M
fabrique : ensemble des personnes nommées officiellement pour administrer les biens d’une paroisse ; ensemble des biens et revenus d’une église. La fabrique a été abolie par la loi du 9 décembre 1905. - (09) - M
fâcer (v.t.) : fâcher ; (v.pr.) se fâcher - (08) - M
fachelle (nom féminin) : moule en fer ou en terre percé de trous dans lequel on place le caillé pour faire le fromage. - (06) - M
fâcher, v. a. fâcher avec le sens actif, gronder quelqu'un, faire des reproches : mon père m'a « fâché », c’est à dire m'a réprimandé. - (02) - M
facine, s. f. brins de bois, jeunes pousses, la partie la plus menue du branchage des arbres. - (02) - M
façu, e, adj. celui qui a une grosse face, une figure rebondie. Un visage « façu » est un visage de pleine lune. - (02) - M
fade, adj. mollasse. S’emploie pour exprimer un état maladif où les chairs sont flasques: « l'poure p'tiô ô tô fade », le pauvre petit est sans force, il ne peut se soutenir par affaiblissement. - (02) - M
fadiiller, v. n. avoir beaucoup de famille, avoir de nombreuses portées. Se dit principalement en parlant des animaux. les truies et les lapins « faimillent » plus que d'autres femelles. - (02) - M
fafions, s. m. plur. chiffons de peu de valeur, menus objets de toilette, oripeaux. - (02) - M
fafiot, s. m., soulier d'enfant. - (03) - M
fafiotaige, s. m. emploi de « fafions », de chiffons sans valeur pour la toilette ou pour un usage quelconque. - (02) - M
faguenâ, s. m. odeur fade, nauséabonde. - (02) - M
faguenas, mauvaise odeur. - (01) - M
fai fouè : fait foi  - (07) - M
fai foué : faire foi, affirmatif. J'en fais foué et pou fé foué faut être sûr : j'en fais foi et pour faire foi il faut être sûr. - (04) - M
faibricien, s. m. fabricien, celui qui administre la fabrique d'une paroisse. - (02) - M
faiçon (n.f.) : façon - (08) - M
faiçon, façon. - (01) - M
faihine, s. f. farine, mouture des grains. (Voir : faireune.) - (02) - M
faihiner, v. a. enfariner, mettre dans la farine. - (02) - M
fai'illère : falloir  - (07) - M
faimeune, s. f. famine. - (02) - M
faimg (n.f.) : faim - (08) - M
faingn’, s. f. faim, besoin de manger. - (02) - M
faíre (v.t.) faire (p.p. faísu = fait) - (08) - M
faire lai mére du vente : faire sa portée (pour une vache)  - (07) - M
faireune (n.f.) : farine - fareune fôlle = poussière de moulin - (08) - M
faireune : farine - (07) - M
faireune, s. f. farine. On nomme « faireune fôle » la poussière de farine qui saupoudre l'intérieur des moulins et qui dans le pays sert à faire la colle ou chas des tisserands. (Voir : fanée.) - (02) - M
fairfouéiller : farfouiller, fouiller, remuer - (07) - M
fairfouillè (éte) : écoeuré (être), être gêné côté digestion  - (07) - M
faironghi', s. m. furoncle, appelé vulgairement clou. (Voir : fronllhe.) - (02) - M
faiviole, s. f. haricot. - (02) - M
faivôrïer, v. a. favoriser, être favorable à. - (02) - M
falot (n.m.) : lanterne vitrée à bougie - (08) - M
falot, s. m. grosse lanterne carrée qui éclaire sur les quatre faces. - (02) - M
famosité : renommée. - (09) - M
Fanchette, nom de femme. Diminutif de Françoise, comme le français fanchon usité pour désigner un fichu de tête. - (02) - M
fanée, s. f. poussière de farine qui voltige et se répand partout dans les moulins. On l'emploie pour faire le chas ou colle à l'usage des tisserands. La «fanée» est plus connue chez nous sous le nom de « faireune fôle. » (Voir : faireune.) - (02) - M
fanfeurluche : fanfreluche  - (07) - M
fanfeurlue, s. f. fanfreluche, bagatelle de toilette, rubans, chiffons. - (02) - M
Fanfouine. Sobriquet quelquefois appliqué aux femmes en plusieurs lieux. - (02) - M
fantaisie : beignet  - (07) - M
fantasie, s. f. fantaisie. - (02) - M
far (n.m.) : fer - (08) - M
far : fer  - (07) - M
fâr, s. m. fer avec les mêmes significations qu'en français : « ain c'mingn' d'fâr », un chemin de fer. - (02) - M
farache, adj. brusque, turbulent, sauvage. - (02) - M
farachou, ouse, s. braque, fantasque, brutal. Les charretiers appliquent souvent cette épithète à leurs boeufs lorsqu'ils sont rétifs ou, au moins, lorsqu'ils n'obéissent pas assez vite à l'aiguillon. - (02) - M
farau, aude, adj. se dit d'une personne qui a mis ses plus beaux habits. - (02) - M
farbeuillai : fouiller, identique à feurbeuillai. - (04) - M
fare : faire  - (07) - M
fare lai câquoûe : bouder, avoir un air renfrogné, mécontent  - (07) - M
fare lai creusse : bouder, avoir un air renfrogné, mécontent  - (07) - M
fare lai reue : bouder, avoir un air renfrogné, mécontent  - (07) - M
fareau : fier, crâneur  - (07) - M
farme (n.f.) : ferme - (08) - M
farme : ferme  - (07) - M
farme, adj. ferme, solide : « tin farme », tiens ferme. - (02) - M
farme, s. f. ferme, domaine affermé. - (02) - M
fâs (i). Je fais. - (02) - M
fas (ie), je fais. - (01) - M
fas (n.m.) : faix, fardeau - (08) - M
fatigaule (adj.) : fatigant - (08) - M
fatigaule, adj. qui cause de la fatigue, qui est pénible. Un chemin, un voyage « fatigaules. » - (02) - M
fau, fou (h.m.) : hêtre (haut-Morvan) - (08) - M
faucéille (n.f.) : faucille - (08) - M
fauceille, s. f. faucille, instrument pour moissonner. - (02) - M
fauceiller, v. a. fauciller, se servir de la faucille. - (02) - M
faur (n.m.) : four - (08) - M
faurce (n.f.) : fourche - (08) - M
faurçu (-e) (adj.m. et f.) : fourchu (-e) - (08) - M
faurnée (n.f.) : fournée - (08) - M
fautale, foutale, s. f. hêtre. Cet arbre abonde dans les bois du Morvan. - (02) - M
faute, s. f. besoin, privation. Avoir faute, avoir besoin, manquer du nécessaire. Avoir faute de pain, manquer de pain ; mourir de faute, périr de besoin. - (02) - M
fauteai, s. m. hêtre. - (02) - M
fauter, v. n. faire une faute, manquer : « i é fauté en fian ç'lai », j'ai fait une faute en faisant cela. - (02) - M
fautif, e, adj. des deux genres. Sujet à manquer, à faire défaut. S’emploie surtout en parlant des terres dont la culture est chanceuse, dont les récoltes sont peu assurées. - (02) - M
fayot : haricot  - (07) - M
féille (n.f.) : fille - (08) - M
féille : fille  - (07) - M
feille, s. f. fille. - (02) - M
feingnan, ante, s. et adj. fainéant, paresseux, lâche. - (02) - M
feintise , feinte, tromperie. - (01) - M
feintise, s. f. feinte, ruse, tromperie, trahison. - (02) - M
fêleure (n.f.) : fêlure - (08) - M
femée : fumée. Pas de femée sans feu : pas de fumée sans feu. - (04) - M
fenasse (nom féminin) : terrain non entretenu. - (06) - M
fenasser (verbe) : tomber une pluie fine. - (06) - M
fendasse, s. f. fente, crevasse, lézarde. - (02) - M
fende : fendre  - (07) - M
fendedre, s. f. fendure, fente, crevasse, lézarde. - (02) - M
fendoû : fendeur  - (07) - M
fenéte (n.f.) : fenêtre - (08) - M
fenitre, v. n. finir. - (02) - M
fenre, v. a. fendre. - (02) - M
férâ, s. m. le salmo lavaretus des naturalistes. Ce poisson est devenu Morvandeau, grâce à son acclimatation complètement réussie dans le réservoir des settons. - (02) - M
fére (v.) : faire - (08) - M
fére, v. a. faire. Dit « fée » à l'infinitif par la chute de l'r. - (02) - M
fesoûe : appareil génital féminin - (07) - M
féte (lai) : fête (la)  - (07) - M
féte (le) : sommet (le)  - (07) - M
fête, s. f. dans tout le Morvan, « fére lai fête » c'est se régaler, c'est surtout aller à la noce. - (02) - M
fétégeu, adj. celui qui prend part à une fête, à une noce, à un festin de mariage. Les bons repas ne manquent jamais de « fétégeux. » - (02) - M
feu, s. m. le dimanche des feux, premier dimanche de carême, est appelé dans une partie du Morvan le dimanche des bordes. - (02) - M
feugnassou (nom masculin) : personne curieuse jusqu’à l'indiscrétion. - (06) - M
feûgner (v.t.) : flairer, renifler (aussi freugner) - (08) - M
feugner (verbe) : sentir. En curieux, mette son nez partout. - (06) - M
feûgner : flairer, sentir, chercher  - (07) - M
feugner, v. a. flairer ou fouiller la terre avec le museau, le groin. - (02) - M
feûgnon (n.m.) : museau, groin - (08) - M
feugnon (nom masculin) : museau, nez, groin. - (06) - M
feûgnon : nez, museau  - (07) - M
feugnon, s. m. museau, groin. S’applique aux animaux en général. On dit le « feugnon » des bœufs, des vaches, des porcs, des moutons et même des chevaux. - (02) - M
feugnot : groin du porc. On brcoh'to le feugnot du couecho : on brochetait le nez du cochon. - (04) - M
feuhiau, s. m. fuseau. (Voir : feujau.) - (02) - M
feuillai : fouiller. - (04) - M
feuillâs : petite branche feuillée plantée en terre pour indiquer une limite (par ex. de semis)  - (07) - M
feuillâs, s. m. plur. feuilles sèches par opposition avec les feuilles vertes : « oll’ vié aine grosse sarpant que s'sauvot p'las feuillâs », elle vit un grand serpent qui se sauvait dans les feuilles sèches. - (02) - M
feûille, fûille (n.f.) : feuille - (08) - M
feuilleron, s. m. branche d'arbre garnie de feuilles. - (02) - M
feuillette : fût de 114 litres  - (07) - M
feuillie, s. f. feuillure, entaillure dans la pierre où s'adaptent les portes et les fenêtres. - (02) - M
feuillote (nom féminin) : tonneau, saloir. - (06) - M
feuillotte (n.f.) : feuillette (tonneau dont la contenance est de 114 à 136 litres suivant les régions) - (08) - M
feuilloû (-ouse) (adj.m. et f.) : feuillu, feuillue - (08) - M
feuillou, ouse, adj. feuillu, qui a beaucoup de feuilles, un chêne « feuillou. » on se promène à l'ombre dans une forêt « feuillouse. » - (02) - M
feujau, s. m. fuseau. (Voir : feuhiau.) - (02) - M
feulaisse, s. f. filasse de chanvre. - (02) - M
feûler (v.t.) : filer - (08) - M
feuler, v. a. filer, faire du fil. - (02) - M
feulouse, s. f. filandière, femme ou fille dont le métier est de filer. - (02) - M
feume (nom masculin) : fumier. - (06) - M
feumé : fumier  - (07) - M
feumé : fumier. - (04) - M
feumé, s. m. fumier, engrais animal. - (02) - M
feumée (n.f.) : fumée - (08) - M
feumée : fumée  - (07) - M
feumée, s. f. fumée, nuage plus ou moins coloré qui s'échappe du feu : « i n'en vouâ fin feumée », je n'y vois rien, pas la moindre chose. - (02) - M
feumer (n.m.) : fumier - (08) - M
feumer (v.t.) : fumer - (08) - M
feumer : fumer  - (07) - M
feumer, v. a. fumer, répandre du fumier, ou, pour parler le langage du pays, « épincher l'feumé », c'est une besogne que les femmes exécutent vaillamment avec les mains et sans le concours d'aucun intermédiaire. - (02) - M
feûmiot : petit tas de fumier dans le champ. - (04) - M
feumou (-ouse) (n. ou adj.m. ou f.) : fumeur (-euse) - (08) - M
feumou, s. m. fumeur; celui qui fume : « i n'eume pâ lé feumou, a boutan l'feu dan lé groinges », je n'aime pas les fumeurs, ils mettent le feu dans les granges. - (02) - M
feum'raie : petit tas de fumier (dans un champ) - (07) - M
feurbad, s. m. voleur par gourmandise, par friandise. - (02) - M
feurbaud (adjectif) : se dit d'un animal domestique (chat ou chien) qui a tendance à voler la nourriture qui ne lui est pas destinée. - (06) - M
feurbeillé : chercher en remuant beaucoup de choses, fouiller, mettre le désordre. Feurbeille pas dans ma boîte à coutûre : ne fouilles pas, ne met pas le désordre dans ma boîte à couture. - (04) - M
feurbéllions : effets vestimentaires. Une dame avec tous ses feurbéllions : une dame avec tous ses colifichets. - (04) - M
feurber : fouiller, chercher  - (07) - M
feurber, v. a., chercher, fouiller. - (03) - M
feurboter (v.t.) : aller de ci de là en cherchant - (08) - M
feurboter, v. n. toucher malhonnêtement aux choses comestibles par friandise ; voler pour se procurer des « chatteries ». - (02) - M
feurbouéiller : fouiller, remuer  - (07) - M
feurçeure, s. f. fressure par métathèse, gros viscères des animaux : fressure de veau, de porc, de mouton, etc. - (02) - M
feurchaule (n.f.) : faisselle - (08) - M
feurchelle (nom féminin) : faisselle, moule à fromage. - (06) - M
feurchelle, s. f., vase percé de petits trous pour faire égouter et dans lequel on place les fromages frais. - (03) - M
feurdaine : fredaine  - (07) - M
feurdaines : fredaines, petits délits, faire des sottises. Les gamins f'tont des feurdaines : les gamins font des fredaines. - (04) - M
feurdale (loc.) : rien ou presque rien - (08) - M
feurdale : rien  - (07) - M
feurdale, s. f. ne s'emploie guère que dans cette locution : il n'en reste que « des feurdales », pour dire il n'en reste rien ou presque rien en parlant d'un grave dommage causé par un incendie, un orage, un coup de force quelconque. - (02) - M
feurgon (n.m.) : 1) long tisonnier pour four à bois - 2) personne qui cherche partout et toujours - (08) - M
feurgon (nom masculin) : tisonnier. Egalement longue perche destinée à étaler les braises dans le four à pain autrefois. - (06) - M
feurgon : personne très active, qui n'arrête pas  - (07) - M
feurgon : tisonnier  - (07) - M
feurgon : perche de bois avec laquelle on attisait le feu dans le four à pain. - (04) - M
feurgon, s. m. longue perche avec laquelle on remue la braise du four ; tige de fer dont on se sert pour tisonner ou « feurgonner » le feu de la cheminée. - (02) - M
feurgonnée, s. f. une petite quantité de pommes de terre cuites sous la cendre, ce que le « feurgon » peut en préparer devant le feu. - (02) - M
feurgonner (v.t.) : fouiller dans un trou avec un instrument pointu - (08) - M
feurgonner : remuer le feu pour l'activer, s'agiter, fouiller  - (07) - M
feurgonner, v. a. fourgonner, fouiller dans un trou, dans la terre, dans le sable, etc. avec un instrument plus ou moins pointu. - (02) - M
feurgoûmer : remuer avec un objet. Avec le feurgon, on ferugoûne le feu pou le faire clairer : on remue le feu pour le faire clairer. - (04) - M
feurgouner (verbe) : remuer l'âtre pour activer le feu. - (06) - M
feurguin, s. m. petit chanvre qui n'a pas pris de croissance et qui est sans valeur. Il reste toujours du « feurguin » dans les chenevières. (Voir : feurtin.) - (02) - M
feurguiner, v. a. tirer, arracher le « feurguin » ou petit chanvre. - (02) - M
feurian, ande, adj. friand, gourmand. - (02) - M
feurlapié : d'humeur excentrique. - (04) - M
feurlon, s. m. frelon par métathèse. - (02) - M
feurmaize (n.m.) : fromage - (08) - M
feurman, feurment (n.m.) : froment - (08) - M
feurmingn', s. m. fourmi. (Voir : frémi.) - (02) - M
feurniteure, s. f. fourniture. - (02) - M
feurnitre, v. a. fournir. - (02) - M
feurnoïau (en), loc. en tas, en monceau. - (02) - M
feurnoiller, v. imp., s'emploie pour désigner la température chaude, humide et nébuleuse, particulière à certaines journées d'août et favorable à la maturité du raisin. Ex. : le temps feutnoille. - (03) - M
feurnouéiller : se mettre en tas (moutons) - (07) - M
feurnoyau (en) (loc.) : en tas ; se dit d'un lot de moutons qui pendant la chaleur se mettent en groupe - aussi feurnouéy(i )au, feurnoueillo, feurnoïau - (08) - M
feuronghi', s. m. furoncle, clou, tumeur en général. - (02) - M
feurson, s. m. frisson, par métathèse. Avoir les « feursons » = avoir la fièvre. (Voir : fiéves.) - (02) - M
feursonner, v. n. frissonner, avoir le frisson. - (02) - M
feursure : fressure, foie du porc (ou du sanglier) ainsi que rate, reins, poumons, cœur. - (04) - M
feurtaige, s. m. furetage, action d'abattre périodiquement, tous les huit ou dix ans par exemple, les brins les plus âgés d'un taillis pour les réduire en bois de moule. - (02) - M
feurtaisses (n.f.) : friches, broussailles (aussi feurtasses) - (08) - M
feurtasse (norn féminin) : roncier, végétation sauvage. - (06) - M
feurtassée (nom féminin) : correction. - (06) - M
feurtasser (verbe) : chercher en fouillant avec application. Corriger. - (06) - M
feurtasses, fortasses : broussailles  - (07) - M
feurtéiller (v.t.) : fureter - (08) - M
feurteiller, v. n. frétiller, aller et venir avec agitation. - (02) - M
feurteillon, s. m. frétillon. se dit d'une personne qui est toujours en mouvement dans une agitation vaine ou puérile. - (02) - M
feurteillou, ouse, adj. celui qui frétille, qui s'occupe de minuties en s'agitant beaucoup. - (02) - M
feurter (v.t.) : déformation de fureter, chercher pour découvrir - (08) - M
feurter, v. a. se dit d'un bois qu'on coupe dans le système du « feurtaige » : il y a longtemps que ce bois n'a été « feurté », c’est à dire abattu par le furetage. - (02) - M
feurtin, s. m. fretin. S’emploie en parlant de tous les objets sans valeur ou de rebut, mais principalement du menu poisson. - (02) - M
feurtintaille (nom féminin) : petites choses sans grande valeur. Récolte mal venue. (C t'année mes patates c’est que d'la feurtintaille). - (06) - M
feurtou (en), loc. être en « feurtou », c'est poursuivre, rechercher quelque chose avec agitation, inquiétude. - (02) - M
feurtou : fureur, colère  - (07) - M
feuser : filer, aller vite  - (07) - M
feusot (n.m.) : fuseau - (08) - M
feusseu, s. m. craintif, honteux, timide. - (02) - M
feussou, s. m., outil courbe et à long manche pour gâcher le mortier. - (03) - M
feut, feurent, fut, furent. - (01) - M
feuveurier : février. Feuveurier inquiète : le mois de février inquiète. - (04) - M
feuvré : février - (07) - M
feuvré, s. m. février, le second mois de l'année. - (02) - M
feuvrer (n.m.) : février - (08) - M
feûyau (n.m.) : fuseau (aussi foujeau) - (08) - M
féviaule (n.f.) : haricot (aussi faiviôle) - (08) - M
fi (mai), loc. ma foi. Quelquefois « ma fine. » - (02) - M
fí (n.m.) : fil ; aussi collet - (08) - M
fi : fil  - (07) - M
fi, foi, ma fi, ma foi. - (01) - M
fi, s. m. fie, porreau, verrue, tumeur par assimilation de la partie enflée avec une figue. - (02) - M
fi, s. m. fil : « peurné eune aigullhe é deu fi», prenez une aiguille et du fil. - (02) - M
fia : fléau. On batto mes céréales au fia : on battait les céréales au fléau. - (04) - M
fiâbe : faisable  - (07) - M
fiâchi, v. n. fléchir, céder, faiblir. (Voir : flâche.) - (02) - M
fiaíme (n.f.) : flamme - (08) - M
fiaime, s. f. flamme. - (02) - M
fiaímeuse (n.f.) : galette de sarrasin cuite au four sur une feuille de chou - (08) - M
fiaitté (adj.) : flatté - (08) - M
fiambai : flamber. Le feu fiambe. - (04) - M
fiamber (v.t.) : flamber - (08) - M
fiamber : flamber - (07) - M
fiamber, v. n. flamber, jeter de la flamme. - (02) - M
fiameusse : crêpe faite avec de la farine de sarrasin. - (04) - M
fiamme : flamme  - (07) - M
fi'amtai : brûler par un retour de flamme. O c'o fait fi'amtai les ch'veux : il s'est fait brûler les cheveux par un retour de flammes. - (04) - M
fian : tarte à la semoule  - (07) - M
fian, fiante, adj. confiante, celui ou celle qui a de la confiance, et le plus souvent, trop de confiance : « al ô bin fian », dit un peu plus qu'il a beaucoup de confiance. - (02) - M
fiance, confiance. - (01) - M
fiance, s. f. confiance, assurance, sîireté. - (02) - M
fiar, adj. fier, orgueilleux. - (02) - M
fiarde (n.f.) : toupie - (08) - M
fiarde, s. f. toupie. - (02) - M
fiarder (v.t.) : aller vite ; se hâter - (08) - M
fiartise, s. f. fierté. On dit encore « fiarantise » dans le même sens. - (02) - M
fiate, s. f. confiance, sûreté, assurance. La maison n'est pas solide ; il n'y a pas de « fiate. » - (02) - M
fiatri : flétri. Les vieux freus sont fiatri : les vieux fruits sont flétris. - (04) - M
fiau, fiôt (n.m.) : fléau - (08) - M
fiau, s. m. fils, enfant. S’emploie aussi comme terme d'amitié. - (02) - M
fiaule, s. f. fiole, petite bouteille. - (02) - M
fic, fil, excroissance de chair. - (01) - M
fichole : cerce à égoutter le fromage blanc. - (04) - M
ficholoué : récipient recevant le petit lait. - (04) - M
fichon (nom masculin) : plantoir. - (06) - M
fichot : figé, immobile comme un pieu. Lo ficho : il est figé. - (04) - M
fien, s. m. fumier d'écurie ou d'étable. - (02) - M
fiense, s. f. fiente. Il y a beaucoup de « fiences » d'oiseau sur la terre. - (02) - M
fieu : fils  - (07) - M
fieuhi, v. n. fleurir, être en fleur. Le Morvandeau nivernais prononce « fieu, fieur, flieur » pour fleur. (Voir : flieur.) - (02) - M
fieux (n.m.) : faiseur - (08) - M
fiéves, s.f. fièvre. Ne s'emploie qu'au pluriel lorsqu'il s'agit de fièvres intermittentes : il a les « fiéves » ; « les fiéves » l'ont repris, l'ont quitté. - (02) - M
fignôler, v. a. faire avec soin, avec raffinement. - (02) - M
fignôlet, s. m. petit-maitre de village. - (02) - M
fignôleu, s. m. petit-maître de bas étage, élégant à la suite de la mode. - (02) - M
figué, s. m. figuier. - (02) - M
filardiau (nom masculin) : grande scie. - (06) - M
filardiot : un petit fil. - (10) - M
filariot, s. m. scie pour le bois de chauffage et autre. - (02) - M
filau (nom masculin) : petite scie. - (06) - M
filau, s. m. petite scie à l'usage d'un seul homme. - (02) - M
filer, v. n. se dit du chat lorsqu'il émet le bruit sourd, le ronronnement qui lui est particulier. - (02) - M
fillas, s. m. feuillard ; branche d'arbre garnie de ses feuilles. (Voir : feuilleron.) - (02) - M
fillau (n.m.) : filleul - (08) - M
fillette : fût de 114 litres - (07) - M
fillette, prénom qu'on donne souvent à l'une des filles puînées. (Voir : cadette.) - (02) - M
fillette, s. f. feuillette, vase de bois dans lequel on met du vin. - (02) - M
filleu : filleul - (07) - M
fillô, s. m. filleul. - (02) - M
fillol, filleul, fillot. - (01) - M
fillot : filleul. - (04) - M
fillou, s. m. homme qui recherche les filles, qui se plait avec les femmes. (Voir : garçongniée.) - (02) - M
filot : fil. O éto mince coume un filot : il était mince comme un fil. - (04) - M
filot, s. m. filet ; on donne ce nom aux jets longs et flexibles de la vigne. - (02) - M
fin seul (tout), absolument seul. - (01) - M
fin, fine, adj. s'ajoute au subst. pour lui donner une valeur superlative ou absolue : le fin dessus, le fin dessous, c’est à dire ce qu'il y a de plus haut, ce qu'il y a de plus bas ; « tô fin sou », absolument seul. - (02) - M
finage : autrefois, étendue d'une juridiction ou d'une paroisse. Se disait, dans certaines provinces, de l'étendue du territoire d'une commune. - (09) - M
finaige, s. m. finage, limite. - (02) - M
fincai : fienter. - (04) - M
fine sœur, loc. sœur germaine ou même demi-sœur par opposition avec belle-sœur. - (02) - M
fing (n.f.) : fin - (08) - M
fini : finir  - (07) - M
finissement, s. m. la fin, le bout, l'extrémité, la limite. Le « finissement» d'un bois, d'un champ. - (02) - M
finition, s. f. fin, terme, conclusion. - (02) - M
fions, fumier, tire-fiens, instrument. - (01) - M
fiotte : flotte, pluie - (07) - M
fioû d'goutte : distillateur, brandevinier  - (07) - M
fiou, fiouse, s. m. et f. faiseur, celui qui fait, qui construit, qui fabrique : « eun fiou d'balais, eun fiou d'maions, eun fiou d'saibôs », un faiseur de balais, de maisons, de sabots. - (02) - M
fioûle : fiole, bouteille  - (07) - M
fiouner, v. a., gratter la terre. Ex.: les poules fiounent. - (03) - M
flâ, flai : fléau  - (07) - M
flâche : faiblesse dans un pièce de bois - (07) - M
flâche, adj. flexible, pliant. - (02) - M
flâche, s. f. défaut, lacune, endroit défectueux, courbe ou nœud dans une tige de bois. - (02) - M
flâchou, ouse, adj. flacheux, qui a des flaches, des défauts, des lacunes. - (02) - M
flâci (-e) (adj.m. et f.) fané (-e), vidé (-e) - (08) - M
flâci, e, adj. fané, flétri, ridé. - (02) - M
flâci, v. a. paner, flétrir - (02) - M
flaimeusse : fainéant - (07) - M
flaimeusse : galette épaisse - (07) - M
flaimeusse, s. f. galette de sarrasin cuite au four sur une feuille de chou. - (02) - M
flairé : pièce de toile dans laquelle le semeur met le grain à semer à la volée  - (07) - M
flairé, s. m. manteau de boge que portent les paysannes. — linge dans lequel on enveloppe le pain pour le conserver frais, ou dont on se sert pour couvrir la cendre des cuviers de lessive. (Voir : fleuret.) - (02) - M
flairer (n.m.) : charrier, grosse boite pour couvrir les cendres des cuviers de lessive - (08) - M
flaitte, s. f. flatterie, câlinerie, prévenance. - (02) - M
flaittement, s. m. flatterie, cajolerie. - (02) - M
flaitter, v. a. flatter, caresser. « Flaitter » un enfant c'est lui faire des caresses, lui parler avec douceur, avec bonté. - (02) - M
flaittou, ouse, adj. et subst. flatteur, caressant, celui qui emploie la flatterie jusqu'à la ruse avec un but intéressé ; trompeur. - (02) - M
flamanche, flamange, s. f. fenêtre à jambages et à saillie hors du toit. - (02) - M
flambe, s. f. flamme, jet de feu qui s'allume. - (02) - M
flambée, s. f. feu qui flambe, qui projette une grande flamme. - (02) - M
flammer, v. n. flamber, lancer de la flamme, brûler : « fié flan-mer l'feu », faites flamber le feu. - (02) - M
flam'ter : brûler à la flamme  - (07) - M
flan : tarte à la semoule  - (07) - M
flapi : fatigué, exténué  - (07) - M
flâti, v. a. affadir, rendre flasque, mou : cette eau chaude m'a « flâti i, le cœur. - (02) - M
flatte (prendre de), amadouer, attirer à soi ou à son avis par ruse, par douceur, par flatterie. - (03) - M
flau (nom masculin) : fléau. (Battre au flau). - (06) - M
flau, s. m. fléau, malheur, catastrophe : c'est un « flau » de dieu, se dit d'une calamité publique. On emploie cette forme en quelques lieux pour désigner l'instrument qui sert à battre les céréales. - (02) - M
flaupée : beaucoup  - (07) - M
flaupée : beaucoup. Ol é eu une flaupée d'ptiots : il a eu beaucoup d'enfants. - (04) - M
fleai, s. m. fléau, instrument pour battre et séparer les grains de la paille. - (02) - M
flèche : pièce de bois réunissant le train avant au train arrière d'un char - (07) - M
flèmeusse : flemmard  - (07) - M
flemme, s. f. flegme, langueur causée par la fatigue ou la mollesse, accablement. Avoir « la flemme », c'est n'en pouvoir plus, être à bout de force et de courage. - (02) - M
fleu, e, adj. faible, mou, lâche, sans consistance : un épi « fleu », une plante « fleue », c’est à dire qui n'a pas de rigidité, qui aurait besoin de soutien. On prononce « fleure » en quelques lieux. - (02) - M
fleuret, s. m. nappe qu'on étend sur le cuvier de lessive entre le linge sale et la cendre. Cette nappe sert à quelques autres usages. - (02) - M
fleureter, v. a. aller à fleur de... à la surface de... : « fleureter » un terrain pour en extraire les pierres. - (02) - M
fleurin, s. m. matière volatile qui s'échappe d'un feu de cheminée ou d'incendie. - (02) - M
fleuteau, s. m. flûteau, diminutif de flûte. - (02) - M
fleuter, v. a. flûter ; jouer d'un instrument quelconque où l'on souffle ; chanter, siffler, fredonner. - (02) - M
fleuteu, fleutou. s. m. flûteur, celui qui joue de la flûte ou de tout autre instrument à vent : joueur de cornemuse. - (02) - M
flieur, s. f. fleur. - (02) - M
Flipe, Flipot. Nom d'homme pour Philippe. - (02) - M
floquer, aller au gré du vent. - (01) - M
floquer, v. n. flotter. Le sens est restreint et le mot ne s'emploie plus guère qu'en parlant des chaussures trop larges. On dit : ses pieds « floquent» dans ses sabots, dans ses souliers. - (02) - M
flot, s. m. on donne ce nom par métonymie à la masse des bois de moule que les eaux de la Cure ou de l'Yonne conduisent à paris. - (02) - M
flottage, s. m. le flottage est le transport par eau des bois flottés. - (02) - M
flottaige, s. m. somme fixée de gré à gré qui représentait l'intérêt du prix des marchandises livrées à l'avance : tant pour la marchandise, tant de « flottaige » ; j'achète votre bois payable dans un an, mais sans « flottaige », etc. - (02) - M
flotter, v. a. mettre à l'eau les bois de moule accumulés sur les « ports » ou conduits sur place par les chariots. On « flotte » ordinairement dans les mois de novembre ou décembre. - (02) - M
flotteur, s. m. un flotteur. On donne encore ce nom dans le Morvan à tous les hommes employés au flottage, à tous ceux qui, échelonnés le long des ruisseaux, travaillent à pousser le flot vers son but. - (02) - M
Flûri, s. m. nom de bœuf. - (02) - M
flûri, v. n. fleurir, être en fleur. - (02) - M
flûter : siffler  - (07) - M
flûtiot : une petite flûte. - (10) - M
flutiot, flutot : sifflet. Un grand flutot : un homme grand et maigre. Les borgers faitin des flutiots : les bergers faisaient des sifflets. - (04) - M
flûtot : sifflet (objet ou personne grande et maigre)  - (07) - M
f'née'te : fenêtre - (07) - M
foinasse, fouinaisse, s. f. grande herbe à demi sèche qu'on ramasse dans les bois ou dans les lieux incultes. - (02) - M
foindre (v.t.) : diminuer en poids, en volume ou en quantité - (08) - M
foindre : réduire (fondre) : « tout a foindu ! », « ça foint », « ça s'est foindu ». - (10) - M
foindre : diminuer de volume, fondre. - (04) - M
foindre, v. n. diminuer en poids, en volume, en qualité ; maigrir ; se détériorer. On dit d'un tas de blé travaillé par les rats qu'il « foint » ; d'une meule de paille séchée parle vent qu'elle «foint », etc. - (02) - M
foineau, fouénau (n.m.) : fenil, grenier où l'on entasse le foin (de Chambure préfère foineau) - (08) - M
foineau, s. m. fenil, grenier où l'on entasse le foin. - (02) - M
fointe, s. f. diminution, déchet, amoindrissement, rabais. S’emploie au figuré comme au propre. - (02) - M
fôïon, fouïon, s. f. foison, abondance, grande quantité. - (02) - M
fôïonner, fouïonner, v. n. foisonner, abonder. On dit de la chaux vive qu'elle « fôionne » lorsqu'on la met en fusion. - (02) - M
foirolle : plante mercuriale. - (04) - M
foirou, fouirou (n.m.) : scops. Genre d'oiseaux rapaces où l'on distingue le scops européen, vulgairement appelé petit-duc - (08) - M
fôlle (n.f.) : folle - (08) - M
follet, s. m. esprit malin qui, pendant la nuit, s'amuse à friser la crinière des chevaux. - (02) - M
fonai : faner, secouer, écarter l'herbe à la fourche pour qu'elle sèche plus vite. On fono l'harbe verte : on fanait l'herbe verte. - (04) - M
fonaison : fenaison  - (07) - M
fonaison, s. f. époque où l'on fane le foin, où on le fait sécher en le remuant. - (02) - M
fonassa : mésange. - (04) - M
fonasse : herbes folles, mauvais foin - (07) - M
fonasse : herbe, avoine folle. La mauvage herbe c'éto de la fonasse : La mauvaise herbe c'était de la fonasse. - (04) - M
foncer, v. n. aller au fond, creuser profondément. S’emploie d'une manière absolue. Pour trouver la pierre, il faut « foncer » ; l'eau viendra quand vous aurez « foncé » davantage. - (02) - M
foncié, ère, adj. qui a du fond, dont la couche végétale est épaisse, profonde. Un terrain « foncié », une terre « foncière. » - (02) - M
fondrée : dépôt, lie - (07) - M
fondrée : dépôt, lie. Il y a de la fondrée dans mon verre : ol y a du dépôt dans mon verre. - (04) - M
fondrée, s. f. terrain humide, marécageux. - (02) - M
fone, fonne: femme  - (07) - M
foneau : fenil  - (07) - M
foner : faner (faire les foins)  - (07) - M
foner, foiner, v. a. faner, remuer le foin pour le faire sécher. - (02) - M
fonessot, s. m. fauvette. On donne ce nom ou celui de « foinassat » aux petits oiseaux qui voltigent dans les herbes le long des haies vives. On les appelle encore pour le même motif des « trâne-bouchons », des traîne-buissons. - (02) - M
fonne (n.f.) : femme - (08) - M
fonne, femme - (05) - M
fonne, s. f. femme. En plusieurs lieux « foune » : « al eume bin sai fon-ne. » - (02) - M
fonoû : faneur  - (07) - M
fonou, foinou, ouse, s. m. et féminin faneur, faneuse, celui ou celle qui fane le foin. En quelques lieux « foineu ». - (02) - M
fontaingne, s. f. fontaine, source. - (02) - M
Fontenette, Fontenotte. Nom de lieu. - (02) - M
for : four - (07) - M
fôr, s. m. four où l'on cuit le pain. Il faut chauffer « l'fôr » ; mon pain est au « fôr. » - (02) - M
forailler: farfouiller, s'agiter, travailler le fer  - (07) - M
forandié, s. m. celui qui travaille le chanvre. - (02) - M
force (n.f.) : fourche en bois - (08) - M
force. Il y a force, pour être forcé, est une locution très usitée : j'ai vendu mon champ, il y avait bien force, c’est à dire j'y étais bien forcé. - (02) - M
forcer (n.m.) : fourche aux dents en métal - (08) - M
forcer (se), v. pron. se donner une courbature, se faire mal aux reins par un effort. - (02) - M
forceure : entorse, foulure. - (04) - M
forceure, s. f. courbature, mal qu'on se fait à la suite d'un effort excessif. - (02) - M
forché : branche fourchue (parfois utilisée pour soutenir une branche très chargée de fruits)  - (07) - M
forche : fourche  - (07) - M
forche, s. f. fourche, instrument qui sert à divers usages. « Fource. » - (02) - M
forché, s. m. fourche ordinairement en fer qui est employée pour enlever le fumier. C’est une espèce de trident qui a été appelé, suivant les lieux, forchat, fourchât, fourchel, fourchier, fourcher. - (02) - M
forchée, forchie : fourchée  - (07) - M
forchée, forchie : petit tas de foin. Le foin éto en petit tas d'une forchée. - (04) - M
forchetée, s. f. petite fourchée de foin, de paille, etc., une pleine fourchette. - (02) - M
forchette : fourchette  - (07) - M
forchette, s. f. fourchette, diminutif de forche. « Forcette. » - (02) - M
forchie, s. f. amas de foin qu'on forme avec la fourche. Mettre le foin « en forchies », c'est le disposer en petits tas sur la prairie pour en hâter la dessiccation ou pour le défendre de la pluie. - (02) - M
forch'lot : dans un chariot, partie du train arrière qui porte la mécanique du frein. - (04) - M
forchou, ouse, adj. fourchu, qui a la forme d'une fourche. - (02) - M
forcie, forcire (n.f.) : fougère - (08) - M
forcieu, euse, adj. qui a de la force, de la fécondité, une certaine puissance de production : une terre « forcieuse », un pré « forcieu », c’est à dire une terre riche et fertile, un pré qui pousse vigoureusement. - (02) - M
forcir : grossir  - (07) - M
forcir : grossir, prendre du poids. Quand on meuge trop on forcit : quand on mange trop on grossit. - (04) - M
forgnat (nom masculin) : jeune oiseau qui vient de quitter le nid. Enfant chétif. - (06) - M
fornaie : fourneau de charbonnier , emplacement où a été fait le charbon  - (07) - M
fornée : fournée  - (07) - M
fornée : fournée de pain mise à cuire dans le four. On f'to une fornée tous les dix jours : on faisait une fournée tous les dix jours. - (04) - M
fornée, s. f. fournée, quantité de pain cuite à la fois : « i va qu'ri mai fornée », je vais chercher ma fournée. - (02) - M
fornège : quantité de pain nécessaire à la panification d'une journée. - (04) - M
fornége, s. m. bouillie composée d'un mélange d'avoine et de blé noir ou sarrasin. - (02) - M
fornié, s. m. fournil, lieu où se trouve le four et où l'on fait le pain. - (02) - M
fornoige, fornouaille, s. f. fournaise, brasier. Usité dans quelques localités seulement. Dans une partie du Morvan, on prononce « fournauge », comme « vaudauge » pour vaudoise, araignée. (Voir : vaudouaille.) - (02) - M
fornoiller (v.t.) : se dit du ciel lorsqu'il se couvre de nuages et prépare un changement de temps - (08) - M
fornoiller, v. n. se dit du ciel lorsqu'il se couvre de nuages, lorsqu'il s'obscurcit et prépare un changement de temps. - (02) - M
fornotte (n.f.) : partie du four à pain où se trouvait la cendre - (08) - M
fornotte (nom masculin) : petit four. - (06) - M
fornotte : cavité dans la cheminée pour mettre la braise et la cendre retirées du four  - (07) - M
fornotte, s. f. cavité ménagée dessous la gueule du four pour recevoir les cendres ; petit four. - (02) - M
fornouage : petite cavité dans l'âtre de la cheminée où se mettait la braise retirée du feu ou du four à pain. - (04) - M
forot : personne très active (sens souvent péjoratif)  - (07) - M
forrer : ferrer - (07) - M
forrer, v. a. ferrer, garnir de fer, ferrer un cheval, un bœuf. - (02) - M
forrot (n.m.) : sorte de peigne à chanvre - (08) - M
forrot, s. m. instrument dont se servent les tisserands pour préparer le chanvre. (Voir : forandié.) - (02) - M
forter (v.t.) : frotter, peigner le chanvre - (08) - M
forter, v. a. frotter, peigner le chanvre pour en tirer la filasse. Aux environ de Lormes et ailleurs, « fréter, froter. » - (02) - M
forteuné, adj. celui qui a un bon bien, riche. On prononce souvent « forteugné ». - (02) - M
forteune, s. f. fortune, richesse. - (02) - M
fortot, ote, adj. celui qui prend de la force, qui se fortifie. Ce garçon est « fortot », cette fille est « fortote. » - (02) - M
fortou, s. m. celui qui peigne ou frotte le chanvre. - (02) - M
forvier (se), s'égarer ; l'ancien français forvoyer était moins près du latin foras viœ. - (01) - M
forvier, v. n. fourvoyer, égarer, mettre hors du bon chemin : il a été longtemps en route parce qu'il a « forvié. » - (02) - M
fossat, s. m. haie sèche, clôture de bois entrelacé. - (02) - M
fosser : tresser une haie - (07) - M
fou (nom masculin) : hêtre. - (06) - M
fou, foûle, adj. fou, folle : « ço eune fonne foule », c'est une femme folle. - (02) - M
fou, fouteau, foutel, hêtre, fouel. - (01) - M
fou, s. m. hêtre. - (02) - M
fouachai : faucher. On fouache évant de foner : on fauche avant de faner. - (04) - M
fouâcher : faucher - (07) - M
fouâcher, v. a. faucher, abattre l'herbe avec la faux qu'on appelle dard dans le pays. « fouaicer. » - (02) - M
fouâchi'illon : fauchaison  - (07) - M
fouâchïon, s. f. fauchaison, le temps où l'on fauche les prés. « fouâcïon. » - (02) - M
fouachison : action ou période de fenaison. - (04) - M
fouâchoû : faucheur  - (07) - M
fouâchou. s. m. faucheur, celui qui fauche. « Fouaiceu. » - (02) - M
fouai s (n.f.) : fois - das fouais = parfois - (08) - M
fouâille : faible, fatigué, affamé - (07) - M
fouâillée : fessée, rossée  - (07) - M
fouaillée : fessée. O l’ai reeçu une boune fouaillée : il a reçu une bonne fessée, triquée. - (04) - M
fouâiller : fouetter, fesser, rosser - (07) - M
foûaillot : oiseau tiercelet, petit oiseau de proie. Le fouaillot vole les poules : le triercelet vole les poules. - (04) - M
fouaillot, s. m. tiercelet, oiseau de proie. - (02) - M
fouaillou, adj. ce terme n'est guère usité que dans la locution « vent fouaillou », pour désigner un vent qui souffle de l'orient et vous fouette la figure d'une pluie fine et froide. - (02) - M
fouaillou, fouaillot (n.m.) : vent, souffle de l'orient qui fouette la figure d'une pluie fine et froide - (08) - M
fouainaicherot, fauvette, nom tiré de la fouainaiche avec laquelle cet oiseau construit son nid. - (03) - M
fouaire (n.f.) : foire - (08) - M
fouaisser, fouêcer (v.) : faucher - (08) - M
fouaissillon (n.f.) : fauchaison (de Chambure écrit fouâchïon) - (08) - M
fouaquai : frapper, fouetter. La pluie fouaque les vitres : la pluie fouette les vitres. - (04) - M
foucade : toquade, petite folie, caprice passager. - (04) - M
fouchalle : faisselle, cerce - (07) - M
fouchalle, fouchelle, s. f. faisselle, vase en poterie et percé de trous dans lequel on met égoutter les fromages. « feurcholle. » - (02) - M
fouchére : fougère - (07) - M
fouchére, s. f. fougère. - (02) - M
fouchie : fougère. Les fouchies sont isolante : Les fougères sont isolantes. - (04) - M
fouè : foi  - (07) - M
fouê : fois  - (07) - M
foué, s. f. foi, croyance religieuse : « lai foué keûrtiéne », la foi chrétienne; « mai foué » ! ma foi ! - (02) - M
fouêcer (v.t.) : faucher - (08) - M
fouéçû (n.m.) : faucheur - (08) - M
fouée : diarrhée. - (04) - M
fouè'illair : hêtre, foyard - (07) - M
fouël, hêtre - (05) - M
fouel, s. m. hêtre. Environ de Château-Chinon. - (02) - M
fouelle, foualle (n.m.) : hêtre (haut-Morvan) - (08) - M
fouéniyon (n.f.) : fenaison - (08) - M
fouère : foire  - (07) - M
fouère : foire. Les fouères sont plus rares : Les foires sont plus rares. - (04) - M
fouére, s. f. marché public. - (02) - M
fouèrer : avoir la diarrhée  - (07) - M
fouèrer : foirer, rater - (07) - M
fouèrou : foireux  - (07) - M
fouérou, s. m. foireux, celui qui va au marché public, à la foire. - (02) - M
fouèyard (n.m.) : hêtre (sud-Morvan) - (08) - M
fougaler, v. a. pourchasser, poursuivre, mettre en fuite. - (02) - M
fougé, s. m. foyer de cheminée. - (02) - M
fougére : fougère - (07) - M
fouillon, s. m. homme sans soin, qui met tout en désordre, sens dessus dessous. - (02) - M
fouillonner, v. a. mettre en désordre, bouleverser. - (02) - M
fouin, s. m. grosse belette, fouine : « l'fouin minge tô lé p'sins », la fouine mange tous les poussins. - (02) - M
fouiner (verbe) : chercher avec insistance en faisant quelquefois preuve d'indiscrétion. - (06) - M
fouiner, faner - (05) - M
fouiner, v. n. faire des concessions, reculer, avoir peur. - (02) - M
fouiser, v. a. fouiller, remuer en cherchant, en creusant. Les porcs, les sangliers « fouissent » la terre, le sable. - (02) - M
foujau (n.m.) : fuseau (aussi feûyau) - (08) - M
foulâtre, s. m. extravagant, lunatique. - (02) - M
foûle : folle  - (07) - M
foulerie, s. f. folie, extravagance. - (02) - M
fouleur : foulure, entorse. - (04) - M
fouleûre : foulure - (07) - M
foulie, s. f. folie, extravagance, déraison. - (02) - M
foulise (n.f.) : tourbillon de vent ; tempête tourbillonnante (aussi foulot, folot) - (08) - M
foulise, s. f. tourbillon de vent, ouragan, tempête. - (02) - M
foulle : folle. Elle o complètement foulle : elle est complètement folle. Se dit des humains et des bêtes. - (04) - M
foulot (n.m.) : petit tourbillon de vent (a.fr., folot = petit soufflet) - (08) - M
foulot, s. m. petit tourbillon qui s'élève tout à coup lorsque l'air est tranquille. - (02) - M
fouot, s. m. fouet. Diminutif de fou, hêtre. (Voir : fou.) - (02) - M
fourbi, s. m. amas confus de choses, matériaux ou débris de construction, d'habillement, etc. - (02) - M
fourche, forche, s. f. embranchement de deux ou plusieurs chemins, point où ils se croisent. - (02) - M
fourchée, s. f., tas de foin que l'on amasse dans les prés au temps de la fauchaison. Le terrier de la seigneurie de Lucenay-l'Evêque, rédigé en 1460, emploie fourchée comme mesure agraire pour évaluer une certaine étendue de pré : « six fourchées de foing, en l'estimation de demye soiture de prey. » - (03) - M
fourcie, forcie : fougère - (05) - M
fourme, s. f. forme, avec la plupart de significations française. Ne s'emploie guère que pour exprimer la manière dont une chose est traitée ou réglée : « l’contrat ô été mettu en fourme », le contrat a été mis en règle. - (02) - M
fourmer, v. a. former, produire, faire, opérer : « fourmer » eune demande, eune plainte. - (02) - M
fourneau : fourneau pour la cuisson des pommes de terre pour la pâtée  - (07) - M
fourniau : fourneau. Ensemble composé d'un foyer (à bois) sur pattes surmonté d'une cuve métallique mobile (80 à 100 litres) servant à faire cuire les pommes de terre pour les animaux. - (04) - M
fournier (n.m.) : fournil - (08) - M
fournouilleu, s. m. individu qui s'habille à la mode, personne fringante. - (02) - M
fourragére : emplacement où l'on jette le foin du fenil - (07) - M
foussé : fossé. - (04) - M
foussé, s. m. fossé. - (02) - M
foutiau (n.m.) : hêtre (Nivernais) - (08) - M
foutiau, s. m. hêtre. - (02) - M
foutu, part, passé. Perdu, flambé, miné, jeté, lancé. - (02) - M
fouzire (n.f.) : fougère - (08) - M
fouzire, fouizire, s. f. fougère. (Voir : fouchére.) - (02) - M
foyard (n..m.) : hêtre (aussi foutiau) - (08) - M
fôyon (n.f.) : foison - (08) - M
fôyonner (v.) : foisonner - (08) - M
frâ : garniture du flan à la semoule, de la tarte - (07) - M
frâ : ce qui est sur la croûte de la tarte, en principe de la semoule. Une tarte au fra : une tarte à la semoule. - (04) - M
frâgne (n.m.) : frêne - (08) - M
frâgne : frêne  - (07) - M
frâgne : frêne. Les charrons aimin les frâgnes : les charrons aimaient les frênes. - (04) - M
fragne, frêne - (05) - M
frâgne, s. m. frêne. - (02) - M
fragnie (n.f.) : grand bruit, fracas, vacarme - (08) - M
fragnie : fête. On a fait la fragnie toute la neu : on a fait la fête toute la nuit. - (04) - M
frâgnie, s. f. grand bruit, fracas, vacarme : ils ont fait une « frâgnie » à tout rompre pendant la nuit. - (02) - M
frai : froid. Quand la température baisse o fait frai : quand la température baisse il fait froid. - (04) - M
fraicager, v. a. fracasser, briser avec violence. le vent a « fraicagé » le bois. L’orage a « fraicagé » la moisson. - (02) - M
fraicheur, s. f. refroidissement qui cause des douleurs rhumatismales : il est au lit, il a pris des « fraîcheurs. » - (02) - M
fraid, fraide (adj.m. et f.) : froid, froide - (08) - M
fraideliou (adjectif) : frileux. On dit aussi frédillon. - (06) - M
fraideliou, ouse, adj. frileux. - (02) - M
fraideure (n.f.) : froidure - (08) - M
frâïon, s. m. branche d'arbre dont on se sert, comme d'un frein, pour enrayer les chariots sur les pentes très inclinées. - (02) - M
frâïonner, v. a. enrayer un chariot avec une branche d'arbre. - (02) - M
frâle, adj. franc, cassant, qui se brise facilement. - (02) - M
frambouée (n.f.) : framboise - (08) - M
Franchy. Nom d'homme, diminutif de François, on dit aussi Franci. - (02) - M
frandale, s. f. fronde, petit appareil dont les enfants se servent pour lancer des pierres. - (02) - M
frandaler (v.) : lancer avec une fronde ; lancer des pierres - (08) - M
frandaler, v. a. lancer avec une fronde. - (02) - M
frandenée, s. f. feu de courte durée mais qui donne beaucoup de flamme. - (02) - M
frâs (n.m.) : garniture d'une tarte - (08) - M
frâs, s. m. le frâs est la partie friande d'une galette, d'une tartine, ce qu'on met en dessus, la confiture, la crème, etc. - (02) - M
frâte, s. f. branchages d'un arbre, à peu près synonyme de rame. Vendre un chêne avec la « frâte », c'est le vendre tout entier, sans réserve des branchages ou débris de toute sorte. - (02) - M
frâteiller (v.) : faire du bruit en marchant - en remuant des feuilles sèches - (08) - M
frâteiller, v. n. faire du bruit en marchant ou en remuant dans les feuilles sèches. - (02) - M
fraudou, ouse, adj. fraudeur, celui qui fait la fraude, qui trompe. - (02) - M
fré, fréde, adj. froid. - (02) - M
fred (adjectif) : froid. On dit aussi fro. - (06) - M
frédillou, ouse, adj. frileux, frileuse, celui ou celle qui craint le froid, qui en souffre. - (02) - M
fréier, friler, effleurer. - (01) - M
freiller, v. a. effleurer, toucher légèrement et comme en passant, friser, frôler. - (02) - M
freillot, miette - (05) - M
freillote, s. fraise des bois. env.de Lormes. Diminutif de « frile. » (Voir : frile, frijotte.) - (02) - M
frelasse, feurlasse, s. f. chose déchirée, accroc dans une étoffe. - (02) - M
fremaize (n.m.) : fromage (pour fromage de Chambure décline 5 termes : fromaize, formaige, froumaize, fromaige, froumaige) - (08) - M
fremi, formi (n.f.) : fourmi (aussi fromi) - (08) - M
fremi, freumi, fromi, s. m. fourmi. Nous disons un frémi comme autrefois. - (02) - M
fremillement, s. m. fourmillement : « i é dé fremillemans dan le queuches », j'ai des fourmillements dans les jambes. - (02) - M
fremiller, v. n. fourmiller. - (02) - M
fremillére, s. f. fourmilière, lieu où se retirent les fourmis. - (02) - M
frénarie, frénésie - (05) - M
frénârie, s. f. frénésie, fureur, dispute, querelle, tapage. - (02) - M
frenasie, frénésie, frenarie. - (01) - M
frére : frère - (07) - M
frére, fré (n.m.) : frère - (08) - M
frérot, s m. frère, petit frère. Diminutif de frère. S’emploie en-dehors des liens de famille, comme terme d'amitié. - (02) - M
frése : fraise - (07) - M
frésée, s. f. poussière, miette, débris d'une chose brisée ou broyée, petite quantité d'une substance quelconque : « al é tô mingé, a n'm'en é pâ beillé tan cheul'man eune frésée », il a tout mangé, il ne m'en a pas seulement donné une miette. - (02) - M
fretiller. (Voir : feurteiller.) - (02) - M
fretin. (Voir : feurtin.) - (02) - M
freu : fruit  - (07) - M
freu, s. m. fruit. « frû. » nous disons « à freu » pour en maturité. Les seigles, les pommes de terre ne sont pas « à freu », c’est à dire murs. - (02) - M
freuche, s. f. friche, terre inculte, couverte de bruyères, de genévriers, etc. « fruche.» - (02) - M
freucher, v. a. abattre, froisser, fouler. On « freuche » certains légumes, comme l'ognon, pour leur donner de la force. - (02) - M
freumi : fourmi  - (07) - M
freuser : filer, aller vite  - (07) - M
freut (n.m.) : fruit - (08) - M
freut : fruit. - (04) - M
frézée : miette  - (07) - M
fric ni frac (ni), loc. ne laisser derrière soi « ni fric ni frac », c'est tout détruire, tout saccager, prendre, enlever, piller tout ce qui est susceptible de l'être. - (02) - M
fricaissée, s. f. fricassée ; viandes ou légumes cuits et assaisonnés avec du beurre, de l'huile ou de la graisse. - (02) - M
frichti (nom masculin) : cuisine sommaire. Repas. - (06) - M
frichtouner (verbe) : préparer un repas simple ridement. - (06) - M
fricot, s. m. régal, bombance, bonne chère. - (02) - M
frigeotte : petite fraise sauvage. - (04) - M
frigoler (v.t.) : faire griller - (08) - M
frigoler, v. a. faire griller. - (02) - M
frijotte, s. f. fraise des bois. (Voir : freillotte.) - (02) - M
frilai : frôler. Le thermomètre ai frilai la gealée : le thermomètre a frôlé la gelée. - (04) - M
frile (n.f.) : fraise - (08) - M
frile, s. f. fraise des jardins ou des bois. - (02) - M
friler, v. a. friser, frôler, toucher légèrement. - (02) - M
frillè : brûlé légèrement et frisé par la sécheresse ou le gel  - (07) - M
friller : frire, desséché, passer à la flamme  - (07) - M
friller, v. a. flamber, griller légèrement. - (02) - M
frillie, s. f. miette, débris : « eune frillie » de pain, de sucre, (voir : effrèser, effriller, frésée.) - (02) - M
frillon, s. m. copeau frisé de menuiserie que soulève le rabot : « eun béai frillon ; eun fâ d' frillons. » - (02) - M
frillot, s. m. trempée au vin. - (02) - M
frillotte (n.f.) : fraise des bois - (08) - M
frillou, ouse, adj. frileux, qui craint le froid. - (02) - M
frilôt, frillôt : dépôt, résidu de cuisson au fond d'un récipient, et non consommable. - (10) - M
frimai : faire semblant, crâner. - (04) - M
frimance (pron.ind.) : rien, personne - (08) - M
frimance, s. f. apparence, ombre de ce qui a existé, dernière forme d'une chose disparue. - (02) - M
frimouille, s. f. frimousse, figure, visage. - (02) - M
fringuer, danser (Noël de M. Buteau). - (01) - M
fringuer, v. n. danser, sauter, frétiller en gambadant. - (02) - M
fripouner, v. a. friponner, duper, tromper, voler. - (02) - M
friquentation, s. f. fréquentation, rapport intime entre deux personnes de sexe différent. - (02) - M
friquette (ne pas durer), loc. ne pas faire vie qui dure, ne pas prospérer longtemps : sa fortune a fondu comme rosée : elle n'a pas duré « friquette. » - (02) - M
frisée, s. f., petite quantité d'une chose, parcelle. Ex. : je n'en ai pas une frisée, comme on dirait : pas une miette. - (03) - M
frô, frouéde, adj. frais. Froid et frais chez nous sont absolument synonymes. « Frôche » au féminin. - (02) - M
frocher, v. a. froisser. Ne s'emploie qu'au propre en parlant des grains, des herbes que le vent ou le passage d'un être vivant a foulés et plus ou moins écrasés. - (02) - M
fromai : fermer. On frome les portes le soir : on ferme les portes le soir. - (04) - M
fromaige : fromage  - (07) - M
fromaige, froumaige, freumaige, formaige, froumaize, s. m. fromage. - (02) - M
fromaigeot (n.m.) : mauve à feuilles arrondies - (08) - M
fromaigeot : petite mauve  - (07) - M
fromaigeot, froumaigeot. s. m. mauve à feuilles arrondies. « froumézot. » - (02) - M
froment : Le froment, lorsqu’il ne qualifiait pas les grains de blé séparés de la tige après battage, était, vers 1760, l’avoine fourragère appelée aussi avoine élevée. - (09) - M
fromer : fermer - (07) - M
fromer, v. a. fermer : « fromez lai maion », fermez la maison. - (02) - M
fromoû, fromouère : fermoir  - (07) - M
fronce, s. f. pli, ride. Se dit des personnes et des choses. - (02) - M
froncle, furoncle. - (01) - M
fronllhe, s. m. furoncle, clou. - (02) - M
fros (adj.) : frais - (08) - M
frottée, s. f. la frottée est une croûte de pain sur laquelle on écrase une gousse d'ail. - (02) - M
frouè : froid - (07) - M
frou-frou, loc. faire du frou-frou, faire l'important, faire de l'étalage, prendre de grands airs. - (02) - M
frouiller, v. a. froisser avec la main, chiffonner, fripper. - (02) - M
froûlot : tourbillon (mini tornade) - (07) - M
froulot : tourbillon de vent par journée orageuse, mini tornade. Le froulot peut aspirerrins de paille ou de foin sec jusqu'à 10 à 20 mètres. Le froulot précède souvent l'orage : le tourbillon de vent précède souvent l'orage. - (04) - M
froulot. s. m. vent impétueux, tourbillon. (Voir : foulot.) - (02) - M
froumaige : fromage - (07) - M
froumaige : fromage. Avec le lait on feto du fromage : avec le lait on faisait du fromage. - (04) - M
froument : froment - (07) - M
froument : froment. - (04) - M
froument, s. m. froment, blé. - (02) - M
fru, fruit (fructus). - (01) - M
f'to : faire. O f'to fré : il faisait froid. - (04) - M
fuhi, s. m. fusil, arme à feu. - (02) - M
fuiter, v. n. fuir, s'échapper par une fente, une fissure. un tuyau percé « fuite. » - (02) - M
fuja (nom masculin) : fuseau. - (06) - M
fujà, s. m. fuseau. - (02) - M
fumaiger, v. a. fumer, répandre du fumier. - (02) - M
fumelle (nom féminin) (Péjoratif). mot vulgaire pour désigner une personne du sexe féminin. - (06) - M
fumelle , femelle. - (01) - M
fumelle, s. f. femelle par opposition avec mâle, femelle d'animal ou de plante, du chanvre par exemple, et femme : « ç'ô eune mauvaille fumelle », c'est une méchante femme. - (02) - M
fusucien, s. m. escamoteur, saltimbanque qui se montre aux foires et fait, coram populo, des tours de physique. - (02) - M
futaine (faire la), loc. faire des escapades. Se dit principalement des enfants qui, au lieu d'aller à l'école, vont battre la campagne. - (02) - M
gâ, s. m. garçon, jeune homme : « not' gâ », se dit du « valôt » ou serviteur comme du fils de la maison. - (02) - M
gabegie, s. f. tromperie, abus de confiance, tripotage malhonnête. - (02) - M
gâche, s. f. pâte de pain dont on fait des galettes grossières en y mêlant de l'huile ou autres assaisonnements : faire de la « gâche. » - (02) - M
gadouille (nom féminin) : boue, sol détrempé. - (06) - M
gadouillou (adjectif) : état d'un sol boueux. - (06) - M
gai, gaite, adj. gai, d'humeur accommodante. Se dit des choses comme des personnes. - (02) - M
Gaibeurié. Nom d'homme Gabriel. - (02) - M
gaidan, drap que l'on étend sur le cuvier entre le linge et la cendre, dont le Glossaire nous fournit un équivalent sous le nom de fleuret. - (03) - M
gaife, adj. impair. Un bœuf, trois veaux, cinq moutons, etc., forment des nombres « gaifes. » - (02) - M
gaige, s. m. gage, garantie, salaire d'un domestique. - (02) - M
gaiger, v. a. gager, faire une gageure. - (02) - M
gaigeure, s. f. gageure. - (02) - M
gaiguéillotte (n.f.) : gorge, gosier - a.fr., gargaite, gargueton = gorge, gosier - (08) - M
Gaillar, nom de bœuf. - (02) - M
gaillaude, s. f. balai en chiffons avec un manche dont on se sert pour le nettoyage des fours. - (02) - M
gaille (n.f.) : truie - (08) - M
gaille (nom féminin) : truie. - (06) - M
gaille : truie - (07) - M
gaille, s. f. femelle du porc, coche, truie. - (02) - M
gailop (n.m.) : galop - (08) - M
gailôpe (ai lai), loc. a la galope, c’est à dire en grande hâte et comme en courant au galop : « i é fé ç'iai ai lai gailôpe ", j'ai fait cela très vite. - (02) - M
gailôpin, s. un galopin, une galopine, jeune garçon ou jeune fille qui aime à jouer, à folâtrer, à courir. - (02) - M
gailôpiner, v. a. faire le galopin, la galopine. - (02) - M
gaimouèche, triste nom donné à la gracieuse mésange. - (03) - M
gaingner, v. a. gagner, faire un gain. - (02) - M
gairaude, garaude (n.f.) : femme ou fille débauchée - (08) - M
gairçon. s. m. garçon, enfant mâle. - (02) - M
gairde, s. m. garde, gardien d'une propriété. - (02) - M
gairder (v.) : garder - (08) - M
gairder, v. a. garder, conserver, surveiller. - (02) - M
gairdou, ouse, s. m. gardeur, gardeuse, celui ou celle qui garde, qui surveille : « eun gairdou d' vaiches, eune gairdouse d'oués. » - (02) - M
gairéille (n.m.) : chiffon pour nettoyer le four - (08) - M
gaireune, s. f. garenne. - (02) - M
gairgouéiller : faire un bruit de gargouille (en parlant du ventre) - (07) - M
gairgouéillot, gairlûtot : gorge, gosier  - (07) - M
gairion, s. f. guérison, retour à la santé. - (02) - M
gairzeillot, s. m. gorge, gosier, cou. (Voir : garguillot.) - (02) - M
gaîtreux , misérable, dépenaillé, gâtroux. - (01) - M
galairne (n.m.) : vent du nord-ouest ou d'ouest (du lat.pop., galerna - de Chambure a choisi la graphie de l'a.f. galerne) - (08) - M
galarme : vent du sud-ouest. - (04) - M
galarme, vent du nord - (05) - M
galené, s. m. noyer, arbre qui produit les noix. - (02) - M
galérer, v. a. se servir de la galère, rabot de charpentier que l'on manœuvre à deux. - (02) - M
galerne, s. m. le vent de galerne est chez nous le vent d'ouest, le vent de la pluie. - (02) - M
galette : tarte (on ne disait jamais « tarte »). - (04) - M
galfeurtié, s. m. coureur, vagabond, vaurien. - (02) - M
galfeurtier, galfeurtié (n.m.) : coureur, vaurien - (08) - M
galibeurdâs (n.f.pl.) : prunes séchées au four pour faire des tartes - (08) - M
galibeurdàs, s. m. prunes cuites au four. - (02) - M
galine (nom féminin) : truie qui a porté plusieurs fois. - (06) - M
galine, s. f. truie qui a porté plusieurs fois. - (02) - M
galipote, sorte de loup fantastique qui rôde la nuit on dit ainsi de certains rôdeurs, qu'ils se déguisent en galipote. - (03) - M
galipotte : fantôme  - (07) - M
galot, s. m. jardin, enclos, défrichement au milieu des roches, très usité aux environ d'Avallon. - (02) - M
galouaichai: patauger dans une flaque d'eau malpropre. - (04) - M
galouaichot : flaque d'eau malpropre. - (04) - M
galouècher : patauger  - (07) - M
galouécher, v. n. faire du gâchis, manger malproprement. - (02) - M
galouèchot : gadoue, flaque d'eau sale  - (07) - M
galouéchot, s. m. gâchis, tache ou flaque de boue liquide. - (02) - M
galouéchou, ouse, adj. celui qui est dans le gâchis, dans la boue, ou celui qui en fait, qui en répand. - (02) - M
galvache : la conduite des bœufs au travail ou transport par charrette à bœufs. - (09) - M
galvache, s. f. travail exécuté par les bœufs du « galvaché » dans des régions lointaines : aller à la « galvache » : bœufs de « galvache », etc… - (02) - M
galvaché, s. m. charretier du Morvan qui entreprend des charrois dans les contrées éloignées et qui les exécute avec les bœufs qu'il a amenés. - (02) - M
galvacher : bouvier  - (07) - M
galvachou, s. m. coureur de grands chemins, vagabond, débauché. - (02) - M
galvauder, v. a. gâter, abîmer, bousiller. - (02) - M
gamache, s. f. mauvaise chaussure, savate. - (02) - M
gamaches, mauvaises chaussures. - (01) - M
gambi (adj.) : boiteux - (08) - M
gambi : boîteux  - (07) - M
gambi : boiteux (gambie : boiteuse). Le gambi éto informe : le boiteux était informe. - (04) - M
gambi, boîteux - (05) - M
gambi, e, adj. celui qui a de mauvaises jambes, qui boite, qui est écloppé. - (02) - M
gambillai : boiter. T'ai une entorse ? tu gambille ! : tu as une entorse ? Tu boites. - (04) - M
gambiller : boîter  - (07) - M
gambiller, gambi : boiter, boiteux - (05) - M
gambiller, v. n. boiter, marcher en traînant la jambe. - (02) - M
gambillot, « L » nombillot, nombril , umbilicus. - (01) - M
gambiner, v. n. traîner la jambe, boiter. - (02) - M
gamelle, s. f. truie qui a porté plusieurs fois. - (02) - M
gamin, gamine, s. enfant, fils ou fille. - (02) - M
gaming (n.m.) : gamin - (08) - M
gamouéche (ai). Jeu d'enfants, le même que le jeu de bouchon, sauf que le liège est ordinairement remplacé par un morceau de bois taillé ad hoc. - (02) - M
gance (nom féminin) : reculée de Loire. (Si t’veux « faire » un brochet va sur la gance, t’es sûr de l'avoir). - (06) - M
ganchette, s. m. gâchette, pièce de fer sur laquelle on appuie pour faire partir la détente d'une arme à feu. - (02) - M
gandaule, s. f. grande écuelle pleine de soupe. - (02) - M
gandolin, ine, s. celui qui manque de vigueur, d'énergie, qui agit ou parle avec nonchalance, mollesse. - (02) - M
gandouése (n.f.) : plaisanterie osée - (08) - M
gandouése, s. f. propos libre, plaisanterie salée. - (02) - M
gangueneille (ai lai), loc. adv. sans vigueur, sans ressort, mollement, au hasard. - (02) - M
ganguenillai : même sens que beurloquai : cahoter. Tu parles d'être ganguenillé dans tous les sens dans ce véhicule : tu parles comme on est cahoté dans ce véhicule. Se dit aussi d'un individu qui a une démarche chaloupée : O se ganguenille dans tous les sens : il se balance dans tous les sens. - (04) - M
ganif, canif. - (01) - M
gant, s. m. digitale pourprée, vulgairement doigt de notre-dame, digitalis purpurea. - (02) - M
gâpian, s. m. drôle, polisson, homme de rien. - (02) - M
gapouéillot : boue liquide  - (07) - M
garaude (n.f.) : averse, giboulée - aussi ragasse - (08) - M
garaude (nom féminin) : forte averse qui survient brusquement. - (06) - M
gâraude, s. f. femme ou fille débauchée, coureuse. La « gâraude » est-elle la femelle du garou, ce terme joignant à l'idée de sorcellerie celle de libertinage ? - (02) - M
garauder, v. n. mener une vie de désordre, de débauche. - (02) - M
garbe, du bas latin garba, zarbe, gerbe. - (01) - M
garçongniée, s. f. « garçongniée » est pour garçonnière par la chute de l'r dans la terminaison. Fille qui recherche les garçons, qui se plaît avec les hommes. (Voir : fillou.) - (02) - M
garde de Dieu (ai lai). Cette locution, très connue en français, prend un sens particulier en Morvan. Une veuve, en parlant de son mari défunt, se sert souvent comme d'une formule pieuse de la locution : « not mâtre ô ai lai gairde de Dieu. » - (02) - M
gareau, s. m., pluie d'été, subite, torrentielle et de courte durée. Même sens que le synonyme beurée, donné dans le Glossaire du Morvan, p. 78. - (03) - M
gargouéillâ (n.m.) : creux plein d'eau - (08) - M
gargouéillâ, s. m. mare, creux plein d'eau bourbeuse ; petit étang d'eau croupissante - (02) - M
gargouéiller, v. a. barboter, remuer l'eau sale avec les mains ou avec les pieds. - (02) - M
gargouéillou, ouse, adj. celui ou celle qui barbote, qui patauge, qui agite ou remue la fange, une eau croupissante. - (02) - M
gargueillo : gosier. Il lui a coupé le gargueillo : il lui a coupé la gorge. - (04) - M
garguille, s. f. cou, gosier, gorge : « sarrer la garguille », étrangler, terme burlesque. - (02) - M
garguillot. Canal qui sert à la respiration, gosier, gorge et, par extension, cou. Diminutif de garguille. - (02) - M
gâri, v. a. guérir, rendre la santé : « i n'seu pâ encoi gâri », je ne suis pas encore guéri. - (02) - M
gariaude, s. f., vieille truie. - (03) - M
gârison (n.f.) : guérison - (08) - M
garison, gari, guérison, guéri. - (01) - M
gârison, s. f. guérison. - (02) - M
garlot (nom masculin) : petit poêle. - (06) - M
garlot, s. m. étui à aiguilles ; fourreau en bois où l'on met les cartes employées dans le jeu dit : à la blanque, jeu ou le gagnant reçoit un couteau. - (02) - M
garlutrot, s. m. gosier, gorge, terme burlesque. (Voir : lutrot.) - (02) - M
garni, e, part. passé. S’emploie fréquemment pour exprimer un excédant de remplissage. - (02) - M
gârou, adj. sorcier. (Voir : vârou.) - (02) - M
garouiller : barboter dans l'eau, en la répandant autour de soi (vient de « gargoueiller »). - (10) - M
gât, s. m. dommage, dégât. La grêle a fait bien du « gât » dans les champs. - (02) - M
gâtaie : gâteau  - (07) - M
gate (n.f.) : fille (féminin de gars) - (08) - M
gâte, adj. endommagé, altéré, entamé, un animal atteint d'une maladie organique est « gâté.» se dit aussi d'une fille enceinte : « elle est gâtée». - (02) - M
gâtiau : un gâteau. - (10) - M
gatiére (n.f.) : fille mal propre, souillon - (08) - M
gatière (nom féminin) : jeune fille. - (06) - M
gâtière : fille. - (04) - M
gâtiére, s. f. fille malpropre, dont la toilette est en désordre, souillon. - (02) - M
gatrou : celui dont les chaussures et le bas des jambes sont sales. - (04) - M
gâtrou, ouse, adj. sale, crotté, déguenillé, misérable. Se dit aussi d'un individu qui marche pesamment, en pataugeant. - (02) - M
gâtroux, misérable, malpropre - (05) - M
gaû (n.m.) : 1) mendiant (étym.: qui sort des bois) - 2) coq (du lat., gallus) - (08) - M
gau, jau, coq. - (01) - M
gau, s. m. coq, le mâle de la poule. - (02) - M
gaucer, v. a. mouiller et salir. Un homme qui tombe dans une eau fangeuse a ses habits « gaucés. » - (02) - M
gaud, s. m. mendiant. - (02) - M
gaudron, goudron. - (01) - M
gaugé : trempé  - (07) - M
gauger (verbe) : en passant dans une flaque d'eau, en prendre par-dessus les chaussures. (J'ai gaugé dans l'patouillat). - (06) - M
gaugnû (n.m.) : rebouteux - (08) - M
gaûillas (n.m.) : flaque d'eau - (08) - M
gaûille (n.f.) : boue - (08) - M
gaumiot (nom masculin) : gamelle en fer. On dit aussi tingot. - (06) - M
gaupe, s. f. femme ou fille de moeurs déréglées. - (02) - M
gavache, lâche, fainéant (Gavache, en espagnol, gavacho, terme de mépris qui s'applique aux gens mal vêtus, aux fainéants. On nomme ainsi, dit Furetière, le peuple qui habite les montagnes qui séparent la France de l'Espagne, parce que ce peuple va gagner sa vie en s'adonnant aux métiers les plus vils. Ne serait-ce point là l'origine de notre mot galvache ?) - (01) - M
gavar, adj. boiteux, bancal, qui a les jambes tortues; sale, malpropre. - (02) - M
gavarder, v. n. marcher en boitant, être bancal, avoir les jambes difformes. - (02) - M
gavodée (nom féminin) : averse. On dit aussi gavode. - (06) - M
gayon, s. f., femme malpropre, par extension du vocable morvandeau Gaille, cité dans le Glossaire du Morvan, p. 391, avec le sens de truie, et du vocable lyonnais caillon qui signifie cochon . - (03) - M
gâzener, v. a. gazonner. Un terrain «gâzené» est un sol ensemencé de graminées ou garni de mottes gazonnées. - (02) - M
gâzenou, ouse, adj. gazonneux, qui est en gazons, en mottes enracinées. Un champ « gâzenou » est un terrain qui n'est pas meuble; une terre « gâzenouse » est pleine de racines, d'herbes plus ou moins liées au sol. - (02) - M
gazon : motte de terre et d'herbe - (07) - M
gâzon, s. m. grosse brique que confectionnent les tuiliers du pays. - (02) - M
gazoute (nom féminin) : fille. - (06) - M
gège : mue (pour les volailles)  - (07) - M
gèler : geler  - (07) - M
géline (nom féminin) : poule. - (06) - M
géline : poule. - (09) - M
géline, poule. - (01) - M
geline, s. f. poule. Le mot est tombé en désuétude. - (02) - M
gélinière (nom féminin) : poulailler. - (06) - M
geliniére, s. f. poulailler, lieu où l'on enferme les poules. - (02) - M
gelniére. s. f. poulailler. On prononce quelquefois « jeulniére, jeurnère. » - (02) - M
genâbe (n.m.) : genièvre (aussi znâbe) - (08) - M
genâbe, genâbre, genâve, genâvre : genévrier  - (07) - M
genâbre, genàvre, s. m. genévrier, arbre de la famille des conifères : « z'nâbe. » - (02) - M
genâbrette, s. f. fruit du genévrier. - (02) - M
genâbrotte (n.f.) : fruit du genévrier - (08) - M
génance, s. f. gène, embarras, difficulté. - (02) - M
genciot (le), s. m. effet que produit dans la bouche l'acidité d'un fruit encore vert ; agacement des dents ou peut-être des gencives. - (02) - M
genéte : genêt  - (07) - M
genête : genêt. - (04) - M
genêtre, s. f. genêt, le genêt à balai qui pousse admirablement dans nos terrains granitiques. - (02) - M
genevri, s. m. givre, vapeur glacée qui s'attache aux arbres, aux herbes, etc., glaçons qui pendent aux branches. - (02) - M
genevriller, v. imp. faire du givre : « a gen'vrille », il tombe du givre, il fait du givre. - (02) - M
genne, s. f. marc produit par le raisin après le pressurage. - (03) - M
geno, s. m. genou. - (02) - M
genôllée, s. f. genouillère; boucle que l'on met aux vaches pour les empêcher de ruer. Avec cette attache elles n'ont plus que trois pieds en liberté. - (02) - M
genre : gendre  - (07) - M
genre, s. m. gendre. « zindre. » - (02) - M
gent, gente, adj. gentil, aimable, gracieux. « zent, zente. » - (02) - M
gent, gente, gracieux, agréable. - (01) - M
genti homme, s. m. homme d'humeur facile et serviable, doux, complaisant : « i l'eunie bin, çô eun genti hon-m' », je l'aime bien, c'est un aimable homme. - (02) - M
genti, tite, adj. gentil, aimable, gracieux, complaisant : « ç'ô eun genti p'tiô ; voiqui eune gentite fon-n'. » - (02) - M
gergille : ivraie, mauvaise graine - (07) - M
geurnouille (nom féminin) : grenouille. - (06) - M
geuvri (n.m.) : givre - (08) - M
gevri, s. m. givre. - (02) - M
gevriller, v. imp. faire du givre. (Voir : genevriller.) - (02) - M
gheille, s. f. morve, humeur qui découle des narines. - (02) - M
gheilleeeai, s. m. morveau, morve épaisse, stagnante ou projetée. - (02) - M
gheiller, v. n. morver, rejeter de la morve. - (02) - M
gheillou, ouse, adj. morveux, celui qui a de la morve au nez. se dit d'un enfant comme en français morveux : « eun p'tiô gheillou, eune ptiote gheillouse. » - (02) - M
gheute, s. f. goutte, terrain qui verse ou qui reçoit les égouttements de terrains supérieurs. (Voir : gutte.) - (02) - M
gheuti, s. f. terrain où se trouvent des sources, endroit humide ou mouvant. - (02) - M
ghuéte, s. f. terrain fangeux, mouvant, où se trouvent ordinairement des eaux de source. Environ de Lormes. (Voir : enghuéter.) - (02) - M
Giaude, Glaude : diminutifs de Claude  - (07) - M
gibasse (nom féminin) : giboulée. - (06) - M
gibasse, giboulée - (05) - M
gibasse, s. f. giboulée de pluie, averse subite. - (02) - M
Gibassié. Nom de famille assez répandu dans le pays. - (02) - M
giclo, giglo : jet (de lait sortant du pis)  - (07) - M
gidrer : laisser échapper du jus ou un liquide, par une pression (manuelle ou autre). - (10) - M
gidron, s. f. grosse andouille. - (02) - M
gidrou : rectum du porc avec lequelle on fait une grosse andouille  - (07) - M
gidrou : un fruit gidrou, une poire gidrouse : qui laisse sortir du jus. - (10) - M
gidrou, gidron (n.m.) : grosse andouille (de Chambure écrit : gidron) - aussi bitrou - (08) - M
giflair, adj. joufflu, qui a de grosses joues, au féminin « giflairde. » - (02) - M
gifles, s. f. pl. enflure des joues, engorgement des glandes du cou, ampoules, oreillons dans plusieurs patois. - (02) - M
gigier, s. m. gésier. - (02) - M
giglâder, v. n. jouer, folâtrer, se démener étourdiment. Giglâder est le fréquent, de «giguier» pour « giguer », jouer des jambes, danser. - (02) - M
giglo, quequio : une petite giboulée. O n'y ai tombai qu'un giglo : il n'est tombé qu'une petite giboulée. - (04) - M
gigogner (v.t.) : gesticuler, remuer - (08) - M
gigoignaige, s. m. ouvrage fait à bâtons rompus, travail sans suite et sans utilité. - (02) - M
gigoigner, v. a. exécuter un travail avec maladresse, se livrer à des occupations peu utiles ; faire des riens, perdre son temps. - (02) - M
gigoignou, ouse, s. et adj. celui qui va et vient, qui se démène dans des occupations minutieuses et de peu d'importance. - (02) - M
gigouègner : lutiner  - (07) - M
gigouègner : remuer, avoir du jeu  - (07) - M
gigougner (verbe) : remuer, se débattre. - (06) - M
gigouner, v. a. gigotter, remuer les jambes avec vivacité. - (02) - M
giguaignai : secouer fortement dans tous les sens. - (04) - M
gigue, s. f. jambe, d'où probablement gigot. - (02) - M
giller, pétiller - (05) - M
Gillot : diminutif de Gilles  - (07) - M
Gilot, nom d'homme. Diminutif de Gille. - (02) - M
gimbelée (nom féminin) : giboulée. - (06) - M
gimbelée, s. f. giboulée, averse subite de pluie ou de grésil. - (02) - M
gindre, gendre, zindre. - (01) - M
gingenillé : effiloché. - (10) - M
gingois (de) : travers (de)  - (07) - M
gingoua (de), locut. adv. de travers, non d'aplomb. Ex. : marcher tout de gingoua. - (03) - M
ginguer (v.t.) : lancer des coups de pieds - (08) - M
ginguer, v. a. lancer des coups de pied ; ruer ; jouer des gigues ou jambes. « zinguer. » - (02) - M
ginguet (n.m.) : vin un peu aigre (a.fr., ginguet) - (08) - M
girie, s.f. grimace, minauderie. Une «girie» est une façon d'être ou de parler qui couvre un défaut de franchise. - (02) - M
girliquouée, s. f., abondance, grand nombre des personnes et des choses. Ex. : une girliquouée d'enfants. - (03) - M
girouotte (n.f.) : girouette - (08) - M
gître, s. f. gite, lieu où l'on se retire, retraite, tanière. - (02) - M
glande, s. f. source qui ne jaillit pas hors de terre sans être éloignée cependant de la surface du sol. On prononce « guiande » dans plusieurs lieux. - (02) - M
glander (verbe) : garder les cochons sous les chênes en automne. Par extension : perdre son temps. - (06) - M
glandouiller (verbe) : paresser, musarder. - (06) - M
glichade : glissade - (07) - M
glicher : glisser  - (07) - M
gllhi, ll mouillées, v. a. lier, attacher ensemble, réunir en faisceau : « i seu été gllhi aine jarbe », j'ai été lier une gerbe. - (02) - M
glouaire (n.f.) : gloire - (08) - M
glouguer. v. n. se dit du bruit qui se fait dans la gorge lorsque l'on boit. - (02) - M
g'nâb, g'nâbre : genévrier  - (07) - M
g'nabre : arbuste : genévrier (on le pendait comme enseigne à la porte des cafés).  - (04) - M
gnaguer : mordiller, croquer, mâchonner  - (07) - M
gnalou : mouchoir  - (07) - M
gnalou : personne ayant la goutte au nez, le nez sale  - (07) - M
gnalou : poisson-chat  - (07) - M
gnance, s. f. mollesse, niaiserie, nullité par incapacité ou défaut d'énergie. - (02) - M
gnan-gnan (adjectif) : sans énergie. Personne molasse. - (06) - M
gnangnan, s. homme ou femme sans énergie, sans volonté ; personne nulle. - (02) - M
gnantou, ouse, s. et adj. niais, sot. - (02) - M
g'nête : genêt, balai de genêt. - (04) - M
gniaguer, v. a. mordre, saisir avec les dents. - (02) - M
gniâler : pleurer (pour un bébé)  - (07) - M
gniaqueai, s. m. celui qui a de grandes dents. - (02) - M
gniaquette (n.f.) : petite vent d'enfant - (08) - M
gniaquette, s. f. petite dent, terme enfantin. - (02) - M
gniau (n.m.) : nichet, oeuf factice - (08) - M
gniau, s. m. nichet, œuf couvain. - (02) - M
gniauler, v. n. se dit de certains fruits et particulièrement des noisettes. Les noisettes «gniaulent » bien lorsque l'amande se forme et grossit. - (02) - M
gniguer, v. a. faire le « gnin», menacer quelqu'un en montrant les dents, faire une moue de défi lorsqu'on présente une chose et qu'on la retire aussitôt avec menace. - (02) - M
gnin (fére le), loc. faire une moue qui exprime le défi. « Gnin » imite le bruit de la langue contre les dents serrées. - (02) - M
gniô (niô) : cagnotte, ou œuf en plâtre qu'on met dans les nids de poules (voir : niau). - (10) - M
gniodot, s. m. niais, benêt : grand « gniodot», grand bêta. - (02) - M
gniolé, adj. tacheté de noir. S’emploie pour désigner les taches de la nielle et par extension les taches accidentelles, même en parlant des personnes. - (02) - M
gniole, s. f. coup, tape, choc. Dans le jeu des « gnioles » le perdant subit le choc de billes lancées avec force sur son poing fermé. - (02) - M
gniore, adj. mou, lent, paresseux. - (02) - M
gniôt : nichet (œuf de plâtre mis dans le nid pour inciter les poules à pondre)  - (07) - M
gniot : œuf en bois, terre ou porcelaine laissé dans le nid pour encourager la poule à venir pondre. - (04) - M
gnole, adj. niais, simple, sans défense. - (02) - M
gnot (nom masculin) : œuf (faux) en plâtre ou en porcelaine sensé inciter les poules à pondre à un endroit donné. - (06) - M
gnué (n.f.) : nuit (de Chambure et Déchard emploient cette graphie ; le premier écrit aussi nuée) - (08) - M
goballe, gobille: bille  - (07) - M
gobille (n.f.) : bille dont se servent les enfants dans leurs jeux - (08) - M
gobille, s. f. bille dont se servent les enfants dans leurs jeux. - (02) - M
gobio, gobiote : maladroit(e) de ses mains. - (04) - M
gobiot(e) : maladroit(e)  - (07) - M
gobiot, otte, adj. celui ou celle qui a de la maladresse dans les mains, par suite d'une infirmité ou pour toute autre cause. - (02) - M
gobiot,gobiotte (n.m. et f.) : qui a les doigts gourds - (08) - M
godailler : mal tomber, en parlant d'un vêtement, pendre de partout. - (10) - M
godâiller, godrâiller : faire des faux plis, goder  - (07) - M
goder, v. a. faire un trou dans la terre avec un bâton, avec un plantoir ou tout autre instrument pointu et, par extension, avec les pattes, comme certains animaux. - (02) - M
godot (nom masculin) : petit cochon. - (06) - M
godot, s. m. petit cochon. S’emploie par les femmes comme terme caressant pour appeler leurs jeunes « habillés de soie » : « vin, vin, mon godot ! » - (02) - M
gôdron, s. m. goudron. Le mot s'applique à toutes les matières visqueuses. - (02) - M
gôdroner, v. a. goudronner, enduire de goudron, de poix ou de toute autre matière visqueuse. - (02) - M
gogue : douille d'un outil  - (07) - M
goguée : boisson fraîche à base de vin, d'eau et de sucre  - (07) - M
goguenette : plaisanterie. - (04) - M
goguenette, s. f. propos joyeux ou moqueur, gaillardise. - (02) - M
goguenoter, v. n. demeurer oisif ou se divertir. S’emploie aussi pour boire par désœuvrement. « Goguenoter » est pour gogueneter, être en goguette. - (02) - M
gôlaingne, s. f. enflure qui se montre au bas du visage, au menton, à la gorge; gros cou, tumeur goitreuse. Se dit également en parlant des animaux. (Voir : gôlée.) - (02) - M
gole : bouton, croûte, gale  - (07) - M
gole, s. f. gale, maladie de la peau. Se dit de tous les boutons purulents, des croûtes dartreuses, des callosités, des durillons. - (02) - M
gôlée, s. f. boursoufflure qui se manifeste à la gorge et qui chez les moutons est le plus souvent un symptôme de cachexie. - (02) - M
goler (se) : gratter (se)  - (07) - M
goler (se), v. réfl. se gratter, se frotter. On dit que les animaux « se golent » contre les arbres pour se débarrasser des insectes. - (02) - M
goleron, s. m. bourdon, insecte de la famille des mellifères. - (02) - M
golle : petit bouton, croûte sur la peau se détachant facilement (signifie : gale). - (10) - M
golou : personne qui se gratte, galeux  - (07) - M
golou, ouse, adj. galeux, qui a la gale ou des callosités, des durillons. Se dit d'un fruit, d'une branche d'arbre, d'une pomme de terre, etc., comme d'une personne. - (02) - M
gôme, s. f. tumeur qui est particulière à l'espèce bovine. - (02) - M
gôner (se) (v.pr.) : s'habiller sans goût - mal gôné = mal habillé - (08) - M
gôner : habiller ; se gôner : s'attiffer ; être bizarrement gôné. - (10) - M
gôner, v. a. habiller sans goût, avec désordre : « ah ! mai feille, t'voiqui bin gônée ! », ah ! ma fille, comme te voilà faite ! - (02) - M
gonfle, adj. enflé, boursoufflé. - (02) - M
gonné (mal), mal habillé - (05) - M
gôn'né : habillé, mal vêtu  - (07) - M
gonne, robe, mal gonée, mal vêtue. - (01) - M
gôr, gorre (n.m.) : trou dans une rivière, un étang (de Chambure écrit gôr) - aussi gore - (08) - M
gôr, s. m. trou profond dans une rivière ou un étang, crevasse remplie d'eau, cavité souterraine au bord des ruisseaux où se retirent les truites et les écrevisses. - (02) - M
gore, gorelle (n.f.) : jeune truie - (08) - M
gore, s. f. truie, femelle du porc. - (02) - M
gorelle (nom féminin) : jeune truie. - (06) - M
gorelle, s. f. jeune truie, coche qui a ses petits. Diminutif de gore et forme féminine de gorel ou goret. - (02) - M
goret : porcelet  - (07) - M
goret, s. m. petit cochon. Diminutif de gor. - (02) - M
gorgette, s. f. col de femme en mousseline, collerette. - (02) - M
gori. Exclamation dont se servent les femmes de campagne pour rappeler ou pour rassembler leurs jeunes porcs et par extension leurs volailles, leurs oies, tous leurs « neursons », en un mot : gori ! gori ! - (02) - M
gorlon (n.m.) : bourdon (insecte) - aussi gueurlon - (08) - M
gorlon : frelon - (07) - M
gorlonner (v.t.) : fredonner ; rouspéter, grogner - (08) - M
gorman, adj. gourmand, mange-tout, débauché. - (02) - M
gormand : gourmand  - (07) - M
gormand : gourmand. Le gormand o insatiable : le gourmand est insatiable. - (04) - M
gormandie, s. f. gourmandise : - (02) - M
gorme, s. f. gourme. - (02) - M
gorne, s. f. bûche de bois de moule plus ou moins défectueuse et que les bûcherons fendent avant l'empilage. - (02) - M
gorzat, s. m. bourbier, mare fangeuse. - (02) - M
gosseau, gousseau. s. m. gousse, enveloppe des graines : un « gousseau » ou « gosseau de genêtre », gousse de genêt à balais. - (02) - M
Gôt, nom propre, diminutif de Guillaume. - (02) - M
goter, v. a. goûter, essayer par le goût. « Goter » est peu usité, le vrai terme est « tâter » - (02) - M
gotte, s. f. goutte, très petite quantité de liquide : « beille m'en eune gotte. » maladie des articulations très rare d'ailleurs dans nos campagnes - (02) - M
gotter, v. n. tomber goutte à goutte ; couler peu à peu, suinter. - (02) - M
gou, s. m. gousse, cosse des légumineuses. - (02) - M
gouager, v. a., mettre les pieds dans l'eau, avoir les chaussures pleines d'eau. - (03) - M
gouâpe, s. f. ivrogne, celui qui s'enivre continuellement. Se dit d'un homme comme d'une femme. - (02) - M
gouâper. v. n. boire à outrance, faire l'ivrogne, le soulard. - (02) - M
gouau, gouaude, adj. paresseux jusqu'à la négligence et à la malpropreté. - (02) - M
gouaule, s. f. gaule, perche dont on se sert pour abattre les fruits et pour divers autres usages. - (02) - M
gouauler, v. a. gauler, employer une gaule ou perche pour abattre des noix ou autres fruits ; battre. - (02) - M
goubiot (te) (être) : maladroit(e), gauche, emprunté(e) (voir : gobiot). - (10) - M
gouble, adj. engourdi ou gonflé par le froid : avoir les doigts « goubles. » - (02) - M
gouèce (adj. et n.) : gauche - (08) - M
gouéillâ (n.m.) : creux rempli de boue liquide - (08) - M
gouéillâ : flaque, mouille, mare  - (07) - M
goueillâ, s. m. creux rempli de boue liquide, flaque d'eau fangeuse. - (02) - M
goueille, s. f. boue, vase, eau bourbeuse. - (02) - M
goueiller (se), v. réfl. se couvrir de boue. - (02) - M
gouéillon : guenille, chiffon  - (07) - M
goueillon : guenille. O lo en gouellon : il est en guenilles, mal vêtu, déchiré. Signifie aussi : serpillière. - (04) - M
gouéillotte : porte-monnaie, bourse  - (07) - M
goueillotte : porte-monnaie. On dit aussi « grolotte ». - (04) - M
gouener (se), v. pr., geindre, se plaindre. - (03) - M
gouère (n.f.) : clafoutis aux pommes, aux cerises... - (08) - M
gouet, goiot, serpe à long manche goyard. - (01) - M
gouêtre : goître  - (07) - M
gougeat : manœuvre approvisionnant le maçon. - (04) - M
gougnafié : goinfre, gougeat  - (07) - M
gougnafié : goinfre. Le gougniafié éto souvent un gormand : le goinfre était souvent un gourmand. Ou quelqu'un qui s'y prend mal pour faire son travail. Tu parles d'un gougnafié : tu parles d'un maladroit au travail. - (04) - M
gougné (adjectif) : mal habillé. On dit aussi gaugné. - (06) - M
gougneur, s. m. vétérinaire sans diplôme, sorcier souvent sans malice mais non sans crédit, grâce à l'ineffable crédulité des campagnes. - (02) - M
gouillasse : boue, gadoue  - (07) - M
gouille (nom féminin) : boue. - (06) - M
gouille : boue, gadoue  - (07) - M
gouille, boue - (05) - M
gouiller (verbe) : (Se). se vautrer dans la boue. (Se dit d'un porc ou un sanglier qui se roule dans la boue pour se débarrasser des parasites.) - (06) - M
goûilloux : boueux  - (07) - M
gouine : poupée, femme de mauvaise vie  - (07) - M
gouine, femme de mauvaises mœurs. - (01) - M
gouine, s. f. femme ou fille de mauvaise vie. - (02) - M
gouin-ner, gouain-ner : se plaindre, gémir. - (10) - M
gouize (n.f.) : croissant en forme de faucille - (08) - M
goujard : serpe à manche plus long, plus fort que le voulant et avec un doigt au dos pour tirer les branches coupées. On coupo les épeunes aveuque le goujard : on coupait les épines avec le goujard. - (04) - M
goujat, s. m. manœuvre qui sert les maçons et gâche le mortier. - (02) - M
goulafrai : s'empiffrer. - (04) - M
goulafre : gourmand, goinfre. - (10) - M
goulerot, s. m. ouverture, rigole où l'eau s'écoule. - (02) - M
goulerotte, petit canal, pli de terrain où les eaux s'écoulent. - (02) - M
gouliafre, s. m., qui mange avec excès, sans mesure et avec avidité. - (03) - M
goulmée, s. f. gorgée, bouchée, ce qu'on avale d'un seul coup. - (02) - M
goulotte : tuyau sans robinet d'où s'écoule quelque chose (eau, argent) au propre comme au figuré. Être sous la goulotte : profiter d'une distribution, d'avantages. On dit aussi : picherotte. - (04) - M
goul'rotte : tuyau d'écoulement  - (07) - M
goulu (nom masculin) : jeune canard. Gourmand. - (06) - M
goulu, s. m. jeune canard ainsi appelé sans doute à cause de son avidité. Pour rassembler leur bande de canards, les femmes crient : goulu ! goulu ! - (02) - M
gour, dans le sens de conduit souterrain, destiné à l'écoulement des eaux pluviales et ménagères. - (03) - M
gourdiflot : bête, stupide. - (10) - M
gourgandine, guergantine, s. f. femme ou fille débauchée, coureuse, prostituée de bas étage. - (02) - M
gouri : porcelet  - (07) - M
gouri : porcelet. - (04) - M
gourlasson (nom masculin) : bourse qui se portait autrefois à la ceinture sous les cotillons. - (06) - M
gourlasson, s. m. grande poche de toile. Les femmes de la campagne ont souvent sous leur robe deux « gourlassons » retenus par une ceinture. - (02) - M
gourle : une guêpe (voir : gourlon). - (10) - M
gourlon, gorlon, s. m. bourdon, insecte. - (02) - M
gourlouner, gorloner, v. a. bourdonner à la manière du bourdon; chanter tout bas sans prononcer de paroles : fredonner. - (02) - M
gourter, v. a. bousculer quelqu'un, prendre au collet en poussant ; entraîner par force un animal qui regimbe. - (02) - M
goûs (n.m.pl.) : gousses de légumineuses (aussi haricots verts) - (08) - M
gousié, s. m. gosier, gorge. - (02) - M
goûsier (n.m.) : gosier - (08) - M
gousser, v. n. porter des gousses, des cosses. - (02) - M
goûtè : déjeuner (repas de midi)  - (07) - M
goûter (nom masculin) : repas de midi. - (06) - M
gouti, v. n. se dit d'un pain qui n'est pas assez cuit et qui forme pâte à la surface. - (02) - M
goutrot : dessus du mur sur lequel repose la sablière  - (07) - M
goutte (nom féminin) : alcool provenant de la distillation traditionnelle des fruits ou du marc de raisin. (Z’allez ben bouère un’ ch’tit’ goutte, ça vous réchauffera). - (06) - M
goutte : eau de vie  - (07) - M
gouttereau, s. m. muraille de façade qui relie les pignons d'une maison. - (02) - M
gouyard (n.m.) : serpe à long manche pour tailler les haies - (08) - M
gouyard (nom masculin) : sorte de serpe à long manche dont on se sert pour entretenir les haies. - (06) - M
goyair : goyard, volant, vonge  - (07) - M
goyar, s. m. espèce de volan ou de vouge. - (02) - M
grâcer, v. a. gracier, faire grâce : il m'a « grâcé » de cette dette ; ah, « grâcez-le » de venir ici. - (02) - M
graffigner (verbe) : griffer. - (06) - M
graffiner : gratter légèrement. - (10) - M
grai : gras. - (04) - M
graiche (n.f.) : graisse - (08) - M
graiche : graisse  - (07) - M
graiche, s. f. graisse, fumier, engrais, ce qui engraisse, fertilise. - (02) - M
graicher : graisser  - (07) - M
graicher, v. a. graisser, se servir de graisse : « graicher » une voiture. - (02) - M
graichot, ote, adj. un peu gras, grassouillet. - (02) - M
graicieux (-euse) (adj.m. ou f.) : de bonne humeur, content (-e) - (08) - M
graigne: graine  - (07) - M
grailler, v. n. grasseyer, parler gras. - (02) - M
graillouner, v. n. bégayer, parler peu distinctement. Se dit d'un petit enfant qui commence à parler. - (02) - M
graimenter (v.t., v.pr.) : se lamenter, se plaindre (a.fr., gaimenter) - (08) - M
graing (n.m.) : grain - (08) - M
graingne, s. f. grain, graine : « a i é chérantie seur lai graingne. » - (02) - M
graipichot : montée, raidillon  - (07) - M
graipin, s. m. grappin, croc. (Voir : grifon.) - (02) - M
graipiner, v. a. cueillir, arracher l'herbe avec force et vivacité. - (02) - M
graippin : grappin (crochet à 3 branches)  - (07) - M
graite, s. f. grate, gale, démangeaison. - (02) - M
graitillon, s. m. chatouillement, démangeaison. Avoir le « graitillon «, signifie quelquefois avoir la gale, mais ne sous-entend le plus généralement qu'un mal passager. - (02) - M
graitte-cul : églantier, fruit de l'églantier (cynorhodon) - (07) - M
graitter : gratter  - (07) - M
graivalle : gravelle, petit caillou  - (07) - M
graive, s. f. entaille, rainure faite avec une pointe, et surtout avec l'instrument appelé bouvet, parce que l'outil, dans la raie qu'il creuse, ressemble à un petit bœuf dans son sillon. - (02) - M
graiver, v. a. creuser en général, et en particulier creuser avec le bouvet. - (02) - M
graivicher (v.t.) : monter en faisant des efforts (de Chambure note : gravicher) - (08) - M
graivichot (n.m.) : 1) petite montée (de Chambure note : gravichat) - 2) lierre (pour de Chambure : gravissot) - (08) - M
graiv'lou : graveleux  - (07) - M
graivoûter : gratter  - (07) - M
granmaire (n.f.) : grammaire - (08) - M
granmaire, s. f. grammaire. - (02) - M
granment, adv. grandement, beaucoup : tu t'es « granment » trompé, mon garçon. - (02) - M
granze (n.f.) : grange - (08) - M
grâpiai : crêpe au lard - (07) - M
grâpiau (n.m.) : galette du genre crêpe - (08) - M
grâpiau, crêpe épaisse - (05) - M
grappetot (n.m.) : roitelet - aussi rapeutret - (08) - M
grau (n.f.) : corbeille ronde en paille - (08) - M
graûler, groûler (v.t.) : secouer un arbre pour faire tomber les fruits - (08) - M
gravalle : gravelle. Dans les sabots o évo souventdes gravaolles : dans les sabots il y avait souvent des gravelles. - (04) - M
gravalle, graivale (n.f.) : gravelle, gravier, sable - (08) - M
gravelle, graivale, s. f. gravelle, gravier, sable, parcelle de granit en décomposition. - (02) - M
gravicher, v. a. gravir avec effort, monter une ponte escarpée. - (02) - M
gravichot, s. m. montée difficile, pente escarpée, petite montagne, endroit d'une route où l'on monte rapidement. - (02) - M
gravissot, s. m. lierre. - (02) - M
gravois : menus décombres de démolition. - (09) - M
gravoutai : chercher, fouiller, gratter. - (04) - M
gréfeton, s. m. greffe, sujet que l'on implante sur un sauvageon. - (02) - M
grègne, grigne : grincheux, malgracieux, de mauvaise humeur, triste  - (07) - M
gréille : lard frit, lardon grillé  - (07) - M
greille : tranche de lard frite (beursaude). - (04) - M
gréille, grêle (n.f.) : petit morceau de lard grillé ( aussi grillaude, gueurliâle) - (08) - M
greille, s. f. petit morceau de lard grillé qui figure en nombre dans la soupe. - (02) - M
gréiller (v.t.) : griller - (08) - M
gré'iller : griller  - (07) - M
greiller, v. a. griller, faire rôtir. se dit aussi de l'action du soleil ou de la gelée. - (02) - M
gréilliot : grillon du foyer, des champs, ou cricri. O l'éto coume un gréilliot : il était comme un grillon. - (04) - M
gréillot (n.m.) : grillon - (08) - M
greillot, s. m. grelot. - (02) - M
greillot, s. m. grillon, le cricri du foyer. - (02) - M
grêles, morceaux de lard fondu - (05) - M
gré'llot : grelot du collier du chien. - (04) - M
gremaie : noyau, pépin, grumeau  - (07) - M
gremiau : noyau s'agissant d'un fruit, ou grumeau s'agissant d'une sauce. On planto parfois un gremiau : on plante parfois un noyau. - (04) - M
grèpuchot : raidillon, grimpette, montée  - (07) - M
greûche (n.f.) : écrevisse - (08) - M
greuche, s. f. écrevisse. - (02) - M
greûiller : pinailler, travailler mais sans résultat  - (07) - M
greumai (n.m.) : noyau, amande - (08) - M
greume (n.f.) : grain de raisin - (08) - M
greume : grain de raisin, grume. - (04) - M
greume, gréme, s. f. grume, grain de raisin. Une grappe qui a beaucoup de « greumes », qui a de grosses « greumes. » - (02) - M
greumeai, s. m. noyau de fruit, pépin, amande. - (02) - M
greumiller, gueurmller, v. n. se mettre en grumeaux, se ramasser, être coagulé. - (02) - M
greumillon, gueurmillon, s. m. petit grumeau. - (02) - M
greumillot, gueurmillot, s. m. grumeau, partie caillée ou durcie du lait, du sang, etc. - (02) - M
greumiot (n.m.) : nopau, amande - (08) - M
greumiot, s. m. noyau, amande. - (02) - M
greuniot : croûton de pain, quignon. Le greuniot n'o jamais pas perdu : le quignon n'est jamais perdu. - (04) - M
greuver, v. a. grever, faire de la peine, chagriner, faire du tort. - (02) - M
gréve, s. f. os de la jambe. S’emploie aussi pour la jambe : se chauffer les « grèves. » - (02) - M
gréves (les): jambes (les)  - (07) - M
griblaude (n.f.) : griblette, « gratton » - les griblettes (vx.) étaient des morceaux de viande qui se grillaient entourées de lard (Tout en Un, Larousse,1921) - (08) - M
griblaudes, s. f. plur. déchet de la graisse de porc fondue et grillée, ce qui reste au fond du vase. - (02) - M
gribouillé, adj. tourmenté, tracassé. Un homme qui a perdu sa bourse et qui ne la retrouve pas est fort « gribouillé. » - (02) - M
griche (n.f.) : petite quantité - (08) - M
griche, s. f. gouttelette, reste de liquide, petite quantité en général. - (02) - M
grifon, s. m. grappin muni de plusieurs crochets dont on se sert pour retirer les seaux lorsqu'ils tombent au fond des puits. - (02) - M
Grignar. Nom de famille très répandu dans le pays. - (02) - M
grigne, maussade. - (01) - M
grigne, s. et adj. maussade, de mauvaise humeur, mécontent. - (02) - M
grignon. s. m. un homme maussade, de mauvaise humeur. - (02) - M
grijer, v. a. griser, faire boire à l'excès, enivrer. - (02) - M
grijouner, v. a. être à demi ivre. - (02) - M
grillaize (n.m.) : grillage - (08) - M
grillaude (nom féminin) : partie solide qui reste lorsqu'on a fait fondre le lard de poitrine et que l'on peut incorporer dans une pâte briochée pour obtenir la « pompe à la grillaude ». - (06) - M
grillaudes (n.f.pl.) : petits monceaux de lard grillés - (08) - M
grillaudes, s. f. petits morceaux de lard qui ont été grilles dans la poêle. (Voir : greille, griblaudes.) - (02) - M
grillon, s. m. cube de bois qui termine et maintient une pile plus ou moins considérable placée sur le port du flottage. - (02) - M
grimace (n.f.) : orge sauvage, orge dégénérée - (08) - M
grimasse, grimousse : mélange d'orge et d'avoine pour l'alimentation des animaux. - (04) - M
grimasse, s. f. orge dégénérée. - (02) - M
grimoler, v. a. disputer, discuter avec vivacité, se quereller en parlant. - (02) - M
gringne (n.et adj.m. et f.) : grognon - (08) - M
gringne, adj. grognon, maussade, triste : « n'm'dié ran, i seu tô gringne », ne nie dites rien, je suis tout maussade. - (02) - M
grispine, s. f. petite fille d'humeur difficile, qui a bec et ongle pour se défendre. - (02) - M
grispiner, v. a. saisir avec les mains ou plutôt avec les ongles dans un mouvement de colère. On dit d'un enfant hargneux qu'il « grispine » sans cesse. - (02) - M
grive, adj. de couleur rouge avec quelques parties blanches : une vache « grive », un veau de poil « grive. » - (02) - M
grivelé, adj. se dit du bois dont les tissus végétaux sont attaqués de la gelivure. - (02) - M
grivot, grivotte, nom de bœuf ou de vache au poil grive. (Voir : grive.) - (02) - M
gro (gro de sel) : mortier pour le gros sel  - (07) - M
grô, s. m. vase de forme arrondie et ordinairement creusé dans un petit bloc de bois. Ce vase sert à divers usages et entre autres à renfermer la pâte avant la cuisson du pain. - (02) - M
grôdissime, adj. superlatif de gros, exprimant chez nous le maximum des choses avec une emphase toute locale. - (02) - M
groguer, v. a. croquer, manger quelque chose qui croque sous la dent. - (02) - M
groinge (n.f.) : grange - (08) - M
groinge : grange. On rentre le foin dans la groinge : on rentre le foin dans la grange. - (04) - M
groinge, s. f. grange. - (02) - M
groingner, v. a. grogner, murmurer entre ses dents en grondant. - (02) - M
groingnerie, s. f. gronderie, murmure ou parole d'humeur, de mécontentement. (Voir : grignar, grignon, gringne, groingner.) - (02) - M
groingnon, s. m. grognon, celui qui murmure entre ses dents en grondant. - (02) - M
grôlâ, s. m. grêlon, grain de grêle. - (02) - M
grolat, grésil - (05) - M
grôle (n.f.) : grêle - (08) - M
grôle : grêle  - (07) - M
grôle, s. f. grêle. - (02) - M
grôler (v.imp.) : grêler - (08) - M
grôler (verbe) : bouger, trembler. (Le p'tit Jean une dent qui grôle, al va pas tarder à tomber). - (06) - M
grôler : grêler  - (07) - M
grôler, v. impers. grêler. Se dit de la grêle qui tombe. - (02) - M
grolotte (nom masculin) : petite échelle. - (06) - M
grolotte : petite écuelle  - (07) - M
grolotte : petite écuelle, porte-monnaie. - (04) - M
grolotte, s. f. écuelle ou vase de bois. - (02) - M
gronde, frelon dont le bourdonnement paraît avoir formé ce vocable. - (03) - M
gron-gron (faire), loc. à l'usage des enfants. Grogner, gronder. - (02) - M
gros, s. m. gros, grand, fort, riche, puissant. - (02) - M
grossier, adj. épais, rustique. S’emploie en parlant des personnes. Une femme « grossière » est une grosse femme mal bâtie, d'épaisse encolure. - (02) - M
grou (adjectif) : gros. Au féminin : grousse. - (06) - M
groû : gros. - (04) - M
groû, groûsse : gros, grosse  - (07) - M
grouâche (n.f.) : chiendent (aussi vingron, vigron) - (08) - M
grouâche, s. f. chiendent, plante qui abonde dans nos terrains granitiques. - (02) - M
grouasse (nom féminin) : poule qui demande à couver. On dit aussi grousse. - (06) - M
groucher (se), v. réfl. s'enorgueillir, se targuer de quelque chose : se faire gros ? - (02) - M
groué (p.p.) : p.p. du verbe grouer = couver - un u groué = un oeuf couvé - (08) - M
groué, adj. couve : un œuf « groué », œuf qui a été mis sous la couveuse. Ne s'emploie guère que dans cette locution. - (02) - M
grouègner : grogner  - (07) - M
grouelle, s. f. groseille, fruit du groseillier. - (02) - M
grouer (v.t.) : couver - (08) - M
grouer : blottir dans un coin douillet, cajoler ; aimer se faire grouer : aimer se pelotonner, pour être cajolé (sens d'origine : couver). - (10) - M
grouer, se dit de l'eau qui séjourne à une faible profondeur, dans certains terrains marécageux. - (03) - M
grouesse (n.f.) : poule couveuse (aussi courosse) - (08) - M
grouette : griotte  - (07) - M
grougnon, s. m. morceau de pain, croûte, croûton. - (02) - M
groûiller (se) : dépêcher (se)  - (07) - M
grouinge : grange  - (07) - M
groule, s. m. le groule est l'époque du passage des bécasses au printemps. - (02) - M
grouler, v. a. concasser, briser à demi, grossièrement. On « grouie » l'avoine, l'orge, pour la nourriture des animaux. - (02) - M
grous, grousse (n. et adj.m. et f.) : gros, grosse - (08) - M
grousailler : groseillier. - (04) - M
groûsalle : groseille  - (07) - M
grousallé : groseiller  - (07) - M
groûsse : grosse. Une groûsse treuffe : une grosse pomme de terre. Elle o groûsse : elle est enceinte. - (04) - M
grousse, s. f., poule couveuse ou qui demande à couver. - (03) - M
grouzale (n.f.) : groseille - (08) - M
grouzale, s. f. groseille. « Groualle ». - (02) - M
grouzalé, s. m. groseillier. « Grouaillé ». - (02) - M
grouzaler (n.m.) : groseiller (aussi grouzalé) - (08) - M
gruache, s. f., chiendent, d'où le verbe dégruacher, arracher le chiendent dans un champ. - (03) - M
guâri(r) (v.) : guérie - participe passé du verbe guérir : guâri (-e) - (08) - M
guedé (-e) (adj.m. et f.) : rassasié (-e), bourré (-e) - (08) - M
guedé, part, passé. Bourré, rassasié à l'excès, soûlé. - (02) - M
gueder, v. a. paire manger jusqu'à la satiété, bourrer de nourriture. S’emploie principalement en parlant des enfants. - (02) - M
guée, adv. guère, peu, pas beaucoup : « a n'y en é guée », il n'y en a guère. - (02) - M
guéhâ, s. m. guéret, terre labourable, champ en culture. - (02) - M
gueillard (arde), adj., qui demande sans cesse, demandeur de profession. - (03) - M
gueillarder, v. a., demander habituellement. - (03) - M
gueneille, s. f. guenille, loque, chiffon. - (02) - M
gueneillon, s. m. guenille, haillon. Se dit injurieusement d'une personne sans énergie, mollasse. - (02) - M
gueneillou, ouse, adj. guenilleux ; celui ou celle qui porte des guenilles, des vêtements déchirés, qui a l'air misérable. - (02) - M
guenêlé : ridé, en parlant d'un fruit ou d'une pomme de terre. - (10) - M
guenélle (n.f.) : poire séchée au four (aussi daguenélle) - (08) - M
guépe : guêpe  - (07) - M
guéraude, s. f. gros chiffon servant à nettoyer le four. « Guéhaude ». - (02) - M
guéreau : une petite averse. - (10) - M
guéreau : petite pluie de courte durée. - (04) - M
guéreau, guérot (n.m.) : averse de courte durée - (08) - M
guéreille, goueille, s. f. guenille, chiffon usé ou déchiré. (Voir : dégoueiller.) - (02) - M
guèreilles : habits (mauvais), guenille, chiffon  - (07) - M
guéreillon, s. m. haillon, lambeau d'étoffe. - (02) - M
guéreillou, goueillou, adj. se dit d'une personne en guenilles, aux habits déchirés : « eune fon-n' tote guéreillouse ou goueillouse. » - (02) - M
guériote, s. f. griotte, cerise sauvage assez commune dans le pays. - (02) - M
gueriotte : griotte  - (07) - M
gueriotté, s. m. griotier, cerisier sauvage qui produit les griottes. - (02) - M
guerlot (n.m.) : étui à aiguilles - (08) - M
guerlot. s. m. étui à aiguilles. (Voir : garlot.) - (02) - M
guerne , graine, gueurne. - (01) - M
guerné, grenier - (05) - M
guèrô : averse  - (07) - M
guérot, s. m. averse de courte durée. La terre est trop sèche, il nous faudrait un bon « guérot. » - (02) - M
guerri, guerrier, v. a. tourmenter, malmener, agiter en divers sens. On dit que la fièvre « guerrie » les malades, que le vent « guerrie » une chandelle allumée. - (02) - M
guette-au-trou (nom masculin) : sage-femme. - (06) - M
gueudè : rassasié, repu  - (07) - M
gueude : rendement. Un bon rendement en moisson, en vendanges on dit : ça gueude. - (04) - M
gueuder, v. n. faire du vin au-delà de son attente. - (02) - M
gueuezi, s. m. grésil, petite grêle. - (02) - M
gueugner (v.t.) : attendre avec impatience - (08) - M
gueugner, v. a. attendre avec impatience, languir d'attente. « Gueugner » la faim, « gueugner » la soif, se dit pour mourir de faim, de soif. - (02) - M
gueular, s. m. petit fossé limitrophe entre les propriétés boisées. - (02) - M
gueule : entrée du fenil par où on décharge le foin  - (07) - M
gueulée, s. f. bouchée, ce qui peut tenir dans la bouche. Une « gueulée » de pain, de soupe, etc. - (02) - M
gueunelle (adjectif) : ridé. (Mes pouères valent pu rien, al sont toutes gueuneIIes). - (06) - M
gueurdin, ine, s. m. et féminin gredin, gredine. - (02) - M
gueurginer : bouillir à petit feu, bouillonner (avec un faible bruit). - (10) - M
gueuriotte (n.f.) : griotte - (08) - M
gueuriotte : petite cerise, griotte. - (04) - M
gueurle : guêpe  - (07) - M
gueurliâle (n.f.) : petit morceau de lard grillé (aussi greille, gréle, grillaude) - (08) - M
gueurlon : frelon  - (07) - M
gueurlot : frelon  - (07) - M
gueurlot, s. m. grelot : un « gueurlot » de chien, de cheval. - (02) - M
gueurloter, v. a. grelotter, trembler de froid. - (02) - M
gueurloter. v. n. grelotter. Se dit du petit bruit que fait l'eau en tombant goutte à goutte. - (02) - M
gueurlu (n.m.) : sans argent, désargenté - (08) - M
gueurlu : simplet  - (07) - M
gueurlu, s. m. mauvais sujet, vaurien, homme de rien. - (02) - M
gueurluchon, s. m. morceau de bois sec détaché d'une souche d'arbre, éclat de bois sec. - (02) - M
gueurméillon (n.m.) : grumeau - (08) - M
gueurnâïon, s. f. grenaison ou plutôt grainaison, formation de la graine. - (02) - M
gueurne (n.f.) : graine - (08) - M
gueurné : grenier - (07) - M
gueurne, graine - (05) - M
gueurné, s. m. grenier, lieu où on dépose le grain. - (02) - M
gueurnée : des épis nombreux dont les grains sont denses . Une mouechon ben gueurnée : une bonne moisson. - (04) - M
gueurnepillerie, mauvaise graine, enfants insupportables - (05) - M
gueurner (n.m.) : grenier - (08) - M
gueurner : grainer, faire beaucoup de grain  - (07) - M
gueurner, v. n. grainer, être grenu, avoir beaucoup de grain : les avoines sont bien « gueurnées « cette année : par le vent du nord les blés « gueurnent » bien - (02) - M
gueurnié (nom masculin) : grenier. - (06) - M
gueurnier : grenier. Le gueurnier sert de débarras : le grenier sert de débarras. - (04) - M
gueurnipille (n.f.) : femme ou fille de mauvaise conduite - (08) - M
gueurnipille, s. f. femme ou fille de mauvaise conduite, coureuse de grands chemins : « ç'ô aune fon-n' d'ran, eune gueurnipille », c'est une femme de rien, une coureuse. - (02) - M
gueurnoter, v. n. passer grain à grain. - (02) - M
gueurnoueillâ, s. m. réservoir fangeux, mare, terme méprisant pour désigner une pièce d'eau propre seulement à nourrir des grenouilles. - (02) - M
gueurnoueillous, s. m. globules gélatineux dans lesquels se trouvent et se nourrissent les œufs ou embryons de grenouilles. - (02) - M
gueurnouillat (nom masculin) : large flaque d'une eau sale. - (06) - M
gueursi : transi. Je suis gueursi de froid : je suis transi de froid. - (04) - M
gueurzi (n.m.) : grésil - (08) - M
gueurzi (nom masculin) : grésil. - (06) - M
gueurzi : grésil  - (07) - M
gueurzi : grillé. Des épis gueurzis par la sécheresse : des épis grillés par la sécheresse. - (04) - M
gueurziller (v.imp.) : tomber du grésil - (08) - M
gueurziller, v. n. grésiller. Se dit du grésil qui tombe. - (02) - M
guézes, s. f. habits, vêtements. Ce mot ne s'emploie qu'au pluriel. - (02) - M
gugne (un) : une aiguille. - (10) - M
guiâbe, s. m. diable. « L’guiâbe », le diable. - (02) - M
guiable (nom masculin) : diable. - (06) - M
guiai (n.m.) : verglas - (08) - M
guiaice (n.f.) : glace (aussi yaice) - (08) - M
guiaice : glace  - (07) - M
guiaicer, v. n. glacer, se convertir en glace, se congeler. Les chemins, les étangs sont « guiaicés. » - (02) - M
guiaiçon : glaçon  - (07) - M
guiaiçon, s. m. glaçon, morceau de glace. - (02) - M
guiaine, guieune, s. f. glane, poignée d'épis ramassés dans un champ après la récolte. - (02) - M
guiainer, guieuner, v. a. glaner, ramasser les épis qui restent dans le champ après la moisson. - (02) - M
guiand : gland  - (07) - M
guiandaux, s. m. épillets de l'avoine. - (02) - M
guiâpou, ouse, adj. gluant, poisseux, qui s'attache aux pieds ou aux mains. S’emploie principalement pour désigner un sol argileux et humide : un terrain « ghiâpou », une terre « ghiâpouse. » - (02) - M
guiapoux : très humide, boueux, gluant - (07) - M
guiâtrou, ouse, adj. ce qui colle, ce qui poisse. Du pain « ghiàtrou », de la galette « ghiâtrouse. » (Voir : guieu.) - (02) - M
Guiaude. Nom d'homme : Claude : « a fau viâ queurier l'guiaude », il faut vitement appeler le Claude. La prononciation est Ghiaude. - (02) - M
guiâver, v. n. souffrir par défaut de nourriture, ne pas manger suffisamment : « al é ghiâvé, l’poure gâ », il a eu faim le pauvre garçon. - (02) - M
guichair : frelon  - (07) - M
guichard : frelon. - (04) - M
guiché, s. m. frelon. Le même mot se prononce « guichon » dans quelques parties du Morvan - (02) - M
guichon, s. m. valet de trèfle au jeu de cartes. Dans quelques localités, le «guichon » est le sept de cœur. Il sert d'atout dans le jeu appelé la partie. - (02) - M
guidon : étendard des gens d'armes. Porteur d'étendard. - (09) - M
guieu : glui (seigle préparé pour la toiture ou la confection de liens) - (07) - M
gui'eu : glui. Paille longue de seigle ou de blé avec laquelle on faisait les toits de chaume ou les liens des bottes de paille. - (04) - M
guieu, s. m. glui, paille de seigle qui n'a pas été brisée par le fléau et avec laquelle on couvre les bâtiments ruraux. - (02) - M
guieu, s. m. osier : « al ô été côper deu ghieu », il a été couper de l'osier. Le « guié « ou « guiet » est la racine, le tronc qui reste en terre lorsque la pousse a été enlevée. - (02) - M
guigouaignai : lutiner. - (04) - M
guilaie, s. f. glace, eau congelée par le froid. - (02) - M
guili, s. m. le «guili» est le chatouillement du cou ; faire à quelqu'un le « guili », c'est chatouiller une personne sur le cou en jouant ou pour exciter le rire. - (02) - M
guillandeu, s. m. on donnait ce nom aux clients d'une bonne maison, aux individus, fermiers, métayers, locataires, qui, le premier jour de l'an, apportaient, à charge de revanche, quelques compliments, le plus souvent, accompagnés de quelques honnêtetés ou cadeaux à leur «mon-sieu » ou à leur «  dame. » - (02) - M
guillanné, aguilanneuf, étrennes du premier jour de l'année, quête du carnaval, mascarade. - (02) - M
guillaumié, guillaumet, s. m. pinson, la fringille célibataire. - (02) - M
guilledou (courir le) (Cette locution, que tout le inonde comprend, viendrait, selon Ménage, de gildonia (anciennes gildes germaines), sorte de confrérie où se faisaient des agapes souvent licencieuses. Pasquier, Le Duchat, etc., la font venir de « courir l'aiguillette » : on sait qu'on entendait autrefois par « aiguillettes » les cordons qui attachaient le haut-de-chausses, d'où « nouer l'aiguillette », maléfice conjugal dont nos sorciers usent encore aujourd'hui). - (01) - M
guilledou (courir le), loc. hanter les lieux de débauche, mener une vie déréglée avec les femmes. - (02) - M
guilleron, s. m., petit étang. - (03) - M
guillou : morveux (nez) - (07) - M
guincher, v. n. balancer, faire un mouvement de côté et d'autre. - (02) - M
guinchiller, v. a. balancer. Diminutif de guincher. - (02) - M
guinchouée, s. f. balançoire. - (02) - M
guindale : récipient de cuisine. - (10) - M
guindrelle : fille délurée. - (04) - M
guingois (de), de travers - (05) - M
guingois, de travers, gingois. - (01) - M
guiôtou, ouse, adj. aqueux, qui contient de l'eau épaisse ou grasse. se dit des pommes de terre qui ne sont point farineuses, du pain dont la pâte est humide et molle, et en général de tous les aliments surchargés d'eau. - (02) - M
gu'néillou : mal habillé, habits déchirés, en guenilles. - (04) - M
gutâ, gheutâ, nom de loc. gouttière. - (02) - M
gutte, goutte, s. f. gouttière, écoulement d'eaux. - (02) - M
g'vau, s. m. cheval. - (02) - M
h, dans notre patois est une lettre parasite. Elle ne s'aspire jamais. Nous disons l'ache, l'aine, l'ardiesse, l'asard, l'onte, pour la hache, la haine, la hardiesse, le hasard, la honte. - (02) - M
hà, s. m. age de charrue. - (02) - M
hâbre (le grand). Point trigonométrique situé dans la commune d'Alligny-en-Morvan. La montagne du Grand-Hâbre est une des plus élevées du pays, 685 mètres au-dessus du niveau de la mer. - (02) - M
haibieument, s. m. habillement, vêtement. - (02) - M
haibille : habile  - (07) - M
haibillé de soie, loc. on donne ce nom pompeux aux cochons, sauf votre respect. C’est le terme le plus usité et le plus général dans le Morvan. - (02) - M
haibille, ll mouillées, adj. habile, actif, prompt, expéditif : «haibille, haibille»! vite, vite! Interjection usuelle pour susciter l'activité de quelqu'un. - (02) - M
haibiller : habiller - (07) - M
haibit : habit  - (07) - M
haibiteude, s. f. habitude, coutume. - (02) - M
haibitouiller, v. a. habituer, accoutumer. Pour être bien quelque part, il faut d'abord « s'haibitouiller. » - (02) - M
haibitude (n.f.) : habitude - (08) - M
haïe, s. f. haine, animosité : il y a de « l'haie » entre ces deux personnes, c’est à dire ils se haïssent. - (02) - M
hairan, s. m. hareng, poisson de mer. Dans notre patois l'h n'est pas aspirée. : « dé-z-airans. » - (02) - M
hairdi : hardi  - (07) - M
hairdi, adj. hardi, courageux : « eun hon-m' airdi. » — hairdi ! Interjection pour stimuler l'énergie. - (02) - M
haireng (n.m.) : hareng - (08) - M
haireng : hareng - (07) - M
hairicot : haricot  - (07) - M
hairnais : harnais  - (07) - M
hairnoicher (verbe) : harnacher. - (06) - M
hairnoicher, v. a. garnir un animal, une voiture, de tout ce qui est nécessaire à l'attelage. - (02) - M
hairnois (nom masculin) : harnais. - (06) - M
hairnois, s. m. harnais, tout ce qui sert à l'attelage des chevaux ou des bœufs. L’h n'est point aspirée : « des-z-airnois. » - (02) - M
hâle : petit vent sec  - (07) - M
hâler, v. a. dessécher, flétrir par le hâle. Ce vent de soulaire « hâle » les sarrasins. - (02) - M
han ! interj. han appartient à toutes les langues et à tous les patois. - (02) - M
hârasser. v. a. tracasser, tourmenter, importuner. L’h n'est point aspirée : je t'àrasse, tu m'ârasses, il m'ârasse. - (02) - M
harbe : herbe. Le matin on marche dans l'harbe humide : le matin on marche dans l'herbe humide. - (04) - M
harbe, s. f. herbe. - (02) - M
harbi, adj. s'emploie dans un double sens. Un pré « harbi » est un pré dont l'herbe a été mangée par les animaux ; un boeuf « harbi » est un bœuf qu'on a mis à l'herbe, au vert. - (02) - M
harbi, v. a. faire manger l'herbe d'un pré. - (02) - M
harbisseure (nom féminin) : action qui consiste à faire paître l'herbe d'un pré. - (06) - M
harbisseure, s. f. action de faire « herbir » un pré, d'en faire manger l'herbe. - (02) - M
harbou, ouse, adj. herbu, où il y a beaucoup d'herbe. - (02) - M
hardi-tin-bon : énergiquement, tiens-toi bien. - (04) - M
harià, s. m. embarras, tracas, contrariété, tribulation : avoir de « l'hariâ » ; être dans les « harias. « les riches ont de grands « harias », mais les pauvres n'en manquent pas non plus. - (02) - M
harier, tourmenter, harias, tracas, embarras. - (01) - M
harnois : bon à rien. - (04) - M
harou ! harou ! interj. : au renard! au renard ! harou ! harou ! « harou » est la commune clameur de haro dans les campagnes. - (02) - M
harpiller (verbe) : (Se). se quereller, se disputer. - (06) - M
hâte (n.f.) : planche de potager ensemencée (ex. : une hâte de pastonade) - (08) - M
hâte : billon (labour en ados)  - (07) - M
hâte : mesure agraire  - (07) - M
hâte, s. f. mesure agraire qui, dans l'usage, n'a rien de fixe et qui dans quelques parties du Morvan n. s'applique même à une planche de jardinier : une « hâte » de carottes, une « hâte » d'épinards. - (02) - M
haut, e, adj. s'emploie pour désigner une hauteur et sans aspiration de l'h : « l'au » des champs, « l'au « des bois. - (02) - M
hazair, s. m. hasard, aventure. L’h n'est pas aspirée : « ai l'azair », au hasard. - (02) - M
héiar (n.m.) : hier - (08) - M
héla, hâla! interj. hélas : « hâla, héla don ! mai vaiche ô périe. » - (02) - M
henniger (verbe) : hennir. - (06) - M
héraude, héraudie, souquenille, mauvais vêtement, guéraude, guenille. - (01) - M
herbeire, s. m. herbier, panse des ruminants, premier ventricule de ces herbivores. - (02) - M
herbi : qui a été mangé (se dit pour un pré)  - (07) - M
hére, adj. rude, desséché, durci. - (02) - M
hériquié, s. m. héritier. - (02) - M
héritaige : héritage  - (07) - M
héritaige, s. m. bien qui vient par succession : propriété rurale: champ, terrain en culture : « voiqui eun boun héritaige », voici un bon champ. - (02) - M
héritaize (n.m.) : héritage - (08) - M
héritation, s. f. héritage, ce que l'on reçoit par succession : « al é fé eune boune héritation. » - (02) - M
hérû (-use) (adj.,n.m. et f.) : heureux, heureuse - (08) - M
heucher, v. a. hucher, appeler quelqu'un au loin en criant ; interpeller : « al ôdan i' corti, heuchez-lu. » - (02) - M
heue, s. f. heure. « ai lai boune heue », à la bonne heure. - (02) - M
heûlai: crier fort, hurler. Pou appelai au loin on heule : pour appeler au loin on hurle. - (04) - M
heule, s. f. huile, « heulerie », huilerie. - (02) - M
heûler (v.t.) : hurler - (08) - M
heûler : crier, hurler  - (07) - M
heuler, v. a. huiler, couvrir ou remplir d'huile. - (02) - M
heuler, v. n. hurler, crier, et quelquefois appeler avec force. - (02) - M
heupe : huppe (oiseau) - (07) - M
heupe, s. f. huppe, oiseau de l'ordre des passereaux. L’h n'est pas aspirée : « eune eupe. » - (02) - M
heurecé, part, passé du verbe « heurecer » qui n'est pas usité avec le sens actif. Hérissé, ramassé en boule à la manière du hérisson, ou armé de piquants comme cet animal - (02) - M
heurecer (se), v. réfl. se hérisser, se ramasser, se mettre en boule comme le hérisson. - (02) - M
heureçon, s. m. hérisson. L’h n'est pas aspirée : « eun eurson. » - (02) - M
heureloge, s. m. horloge : « eun eurlôge. » « Reloize. » - (02) - M
heureloigé, s. m. horloger. - (02) - M
heurloge : horloge  - (07) - M
heursè : hérissé  - (07) - M
heurson (n.m.) : hérisson (aussi heurchon) - (08) - M
heurson : hérisson  - (07) - M
heurson : hérisson. - (04) - M
hiar, adv. de temps. Hier. - (02) - M
hiâvre, s. m. lierre. - (02) - M
Hiber, pour Hubert : la Saint-Hiber pour la Saint-Hubert. - (02) - M
hierre, hiarre, s. m. lierre : planter du « hierre », nos bois sont peuplés de « hierre. » - (02) - M
hihieu, adj. heureux. (Voir : hûreu.) - (02) - M
histouaie (n.f.) : histoire - (08) - M
histouère : histoire - (07) - M
hivar (n.m.) : hiver - (08) - M
hivar, s. m. hiver. - (02) - M
hivarnaige, s. m. action de nourrir les animaux pendant l'hiver : un long « hivarnaige ». - (02) - M
hivarner (verbe) : nourrir les animaux à l'étable pendant l'hiver. - (06) - M
hivarner, v. a. entretenir pendant l'hiver, nourrir pendant la mauvaise saison. il n'a pas de foin pour « hivarner » son bétail. - (02) - M
hocedé, « L » aujourd'hui, hoc die. - (01) - M
hôcedé, adv. aujourd'hui. - (02) - M
hôche, interj. dont se servent les charretiers ou les laboureurs pour arrêter leurs bœufs. On appuie fortement sur la première syllabe - (02) - M
honme : homme. - (04) - M
honme, s. m. homme. « Houme. » - (02) - M
honmée, houmée, s. f. mesure de superficie pour la vigne. - (02) - M
honte, s. f. timidité. Honte se lie avec l'article : « a n'é pâ d'onte », signifie, le plus souvent, il n'est pas craintif, timide. - (02) - M
hontou, ouse, adj. honteux, confus, timide. L’h n'est pas aspirée. - (02) - M
hontoûs : honteux - (07) - M
hontû (-use) (n.et adj.m. et f.) : honteux, honteuse - (08) - M
hôpitau (n.m.) : hôpital - (08) - M
horche : herse  - (07) - M
horchè : sale - (07) - M
horchè : saoûl, ivre - (07) - M
horche : herse (ou rateule). Après les semailles les champs étin horchés : après les semailles les champs étaient hersés. - (04) - M
horché : se dit d'un homme ivre. Ol o horché : il est saoul. Signifie aussi : très sale, dégoulinant de pluie ou de boue. - (04) - M
horcher : herser - (07) - M
hornias : arbre mal venu ou étêté laissé en angle comme borne pour marquer une limite. - (04) - M
hos'dé, aujourd'hui - (05) - M
houme, homme - (05) - M
houme, s. m. homme. - (02) - M
houmme (n.m.) : homme - (08) - M
houmme, homme : homme - (07) - M
hounéteté, loc. cadeau, présent de courtoisie que nos paysans s'empressent d'offrir en certaines circonstances. Ces « honnêtetés » ont le plus souvent la forme de perdrix, bécasses, canards sauvages, écrevisses ou truites. - (02) - M
hounourâbe, adj. honorable. - (02) - M
houpée (à la), loc. a la criée dans le sens du cri houppe par onomatopée. Vendre « à la houpée », c’est à dire en bloc, par masse. - (02) - M
houper, v. a. faire houppe, houppe ! Crier en articulant ce cri. - (02) - M
hourcé, trempé, mouillé - (05) - M
houtte, s. f. hotte, panier qu'on attache derrière le dos. - (02) - M
huche: houche - (07) - M
hue (à) : à droite (pour un attelage) - (07) - M
hue : avance (pour le cheval) - (07) - M
hue : en avant (attelage de chevaux).  - (04) - M
huguenot, s. m. homme sans croyances, sans religion. Une « huguenote », une femme impie. L’h n'est point aspirée. - (02) - M
hui, s. m. huis, porte. - (02) - M
huiche : houche, terrain attenant à la maison. Les majons étint entourées d'huiche : les maisons étaient entourées d'houche. - (04) - M
humider, v. n. devenir humide, rendre mou. - (02) - M
hure (n.f.) : heure - (08) - M
hûreu, hireu, euse, adj. heureux. - (02) - M
hurter, v. a. heurter, donner un choc. - (02) - M
hussier, s. m. huissier : « i t'enveré l'hussié. » - (02) - M
i (ou I) (pron.pers. 1ère pers.mas, f.) : je - (08) - M
i : je, nous (sujet)  - (07) - M
i : je. I vas : je vais. - (04) - M
i, ine, adj. numéral. Un, une : « i via, ine vaice », un veau, une vache. - (02) - M
i, pron. pers. de la première personne du sing. et du pluriel des deux genres, je, nous; « i seu, i é », je suis, j'ai ; « i son, i on », nous sommes, nous avons. - (02) - M
iant, cueille-fruits - (05) - M
iarder, v. n. payer sa part d'une dépense faite en commun. - (02) - M
ïâs, s. m. glas. - (02) - M
iasse, s. f. liasse, lien de paille pour attacher les gerbes. (Voir : Iein.) - (02) - M
iau (n.f.) : eau - (08) - M
iaubn'ite, s. f. eau bénite. - (02) - M
iaue, s. f. eau. « de l’iaue, de la bonne iaue ». - (02) - M
Ichars (les). Nom de deux hameaux, l'un appartenant à la commune de Saint-Léger-De-Fougeret, l'autre à celle de Gouloux. - (02) - M
ichi (adv.) : ici - (08) - M
ichi, adv. de lieu. Ici - (02) - M
icho !, oui, oui, compte là-dessus - (05) - M
icho, ècho, cho : si, mais si - (05) - M
icho, part. d'affirmation, oui, en effet : « i é fé ç'iai, icho », j'ai fait cela, oui. - (02) - M
idée (une), locut. ad v., un peu. Ex. : voulez-vous de la soupe ? J'en prendrai seulement une idée. Même sens que frisée. - (03) - M
ieau : eau. On pourtot l'ieau aiquand un siau : on portait l'eau avec un seau. - (04) - M
iér, v. a. lier, attacher avec un lien. - (02) - M
iêtre, s. f. tiroir de table. On prononce quelquefois guiètre. - (02) - M
ieu, adj. poss. des deux genres. Leur : « i va ieu die », je vais leur dire. - (02) - M
iéve, s. m. lièvre : « i vourô prenre eun iéve », je voudrais prendre un lièvre. - (02) - M
ifame, loc. injurieuse. Infâme ? - (02) - M
igal, adj. egal, pareil, indifférent : « ç'iai m'ô bin igal. » tous les hommes sont « igals » devant la mort. - (02) - M
ijar, adv. de temps. Hier, la veille du jour où l'on est. - (02) - M
ijo, interj. qui sert à exprimer l'étonnement ou la satisfaction. - (02) - M
ilà, opposé d'ici. - (01) - M
ilai (adv.) : là - (08) - M
ilai : là  - (07) - M
ilai, adv. de lieu. là, par opposition avec « iqui », ici. - (02) - M
ile. S’emploie pour elle, pron. pers. 3e pers. du fémin. sing. lorsqu'elle est sujet : « ile ô été peunie d' sai ch'titeté ; ile n'étô pâ iqui », elle a jeté punie de sa méchanceté ; elle n'était pas ici. - (02) - M
imfourmer, v. a. informer, instruire, donner des renseignements. - (02) - M
imiter, v. a. ressembler à. Cet enfant « imite » son père, c’est à dire ressemble à son père, physiquement parlant. - (02) - M
impeurchabe : imputrescible  - (07) - M
impouïable, adj. inépuisable. Du verbe « pouïer » qui signifie puiser, prendre de l'eau. (Voir : pouïer.) - (02) - M
impoussibe, adj. impossible : « fére son impoussible », c'est emphatiquement faire tout ce que l'on peut. - (02) - M
impure, s. f. épure. Les charpentiers ont fait leur « impure. » - (02) - M
in' (pr.pers. 1ère pers.m. et f.pl.) : nous - (08) - M
inçartingn', adj. des deux genres. Incertain. - (02) - M
inche, s. f. hanche : « l'inche m' fé mau », la hanche me fait mal. - (02) - M
incompotent, adj. malingre, en mauvaise disposition de santé. - (02) - M
incoumôdé, adj. infirme, qui est affligé de quelque maladie ou lésion d'un organe essentiel : « l’poure honme al ô bin incoumôdé », signifie il est bien infirme. - (02) - M
incouneu, adj. inconnu, que l'on ne connaît pas. - (02) - M
indicter, v. a. indiquer, montrer, annoncer, faire connaître : il m'a « indicté » mon chemin. - (02) - M
indier : aider - (07) - M
inducation, s. f. éducation, instruction, savoir. - (02) - M
infarnal, adj. infernal. l'l ne sonne ordinairement pas : un tapage « infarnâ. » - (02) - M
infiâbe : infaisable  - (07) - M
ingigneu, s. m. ingénieur : « eun ingigneu ; dé-z-ingigneus. » - (02) - M
inn'chô, loc. je ne puis, cela ne se peut ; impossible. Négation en usage dans quelques parties du Morvan - (02) - M
ino, èno : non, mais non - (05) - M
inoculation : introduction d'un virus dans l'organisme. - (09) - M
instruisoûe : instituteur  - (07) - M
intendants : représentant du pouvoir royal dans une province. - (09) - M
io, pronom. Je : « io v'bin », je veux bien. - (02) - M
iotte, adj. « lotte » parait signifier ouverte. On ne l'emploie guère que dans cette phrase ou autre équivalente : « lai pôte ô iotte », la porte est ouverte. - (02) - M
iqui : ici - (07) - M
iqui, adv. de lieu. ici, en ce lieu : « eun hon-m' d'iqui », un homme d'ici. - (02) - M
issar, s. m. terrain vague, espace gazonné, lieu défriché. - (02) - M
itchi, adv. de lieu. ici. (voir : ichi, iqui.) - (02) - M
iveur, s. m. se dit d'une personne et particulièrement d'un enfant dissipé, taquin, de mauvais caractère : « ç'o eun iveur que n' fâ jeumâ qu' dé ch'titetés », c'est un vilain qui ne fait jamais que des méchancetés. - (02) - M
ivrâ (n.m.) : ivraie - (08) - M
ivrâ, s. f. ivraie, plante de la famille des graminées. « ivrô. » - (02) - M
jâbi (mô) : habillé (mal)  - (07) - M
jâbi, e, adj. fait à la hâte, sans soin, sans goût, gâché. - (02) - M
jacque (n.m.) : geai - (08) - M
jacques : geai - (07) - M
jacques : geai. - (04) - M
jacqu'tance : bavardage, éloquence  - (07) - M
jacqu'ter : bavarder - (07) - M
jadi (nom masculin) : se dit du mâle qui s'accouple. - (06) - M
jâdi, v. n. côcher, faire le jars. Se dit du mâle qui s'accouple. - (02) - M
jâdou, ouse, adj. timide, honteux, craintif. « Zâdou » et au féminin « zâdoure ». - (02) - M
jâdouée, s. f. organe de la génération chez les animaux et particulièrement chez les oiseaux de basse-cour. - (02) - M
jadoure (nom masculin) : cri des oiseaux durant le temps de l'accouplement. - (06) - M
jâdoure, s. f. cri des animaux et particulièrement des oiseaux au temps de l'accouplement : « mener lai jâdoure », faire entendre le cri ou le chant des amours. - (02) - M
jâfoueiller, v. a. fouler, flétrir, souiller avec les pieds ou avec les mains. - (02) - M
jâfre, adj. acre. Se dit surtout en parlant des fruits sauvages appelés « blossons » dans le pays. - (02) - M
jagdillou, ouse, s. m. et f. celui qui fouille en piquant, en poussant une pointe dans un trou, dans un creux. - (02) - M
jâguiller, v. n. fouiller dans un trou en cherchant quelque chose ; sonder avec une baguette ou un instrument quelconque. - (02) - M
jâher, v. a. jaser, causer, babiller : « n' jâa pâ tan bounhoume ! », ne bavarde pas tant, bonhomme! On dit de même « cauher » pour causer, par suite de la chute de l's médial. - (02) - M
jaicaisse, s. f. femme ou fille bavarde. - (02) - M
jaicaisser, v. n. bavarder avec volubilité. - (02) - M
jaicer, v. a. sucer avec le « jaiçon. » se dit des serpents qui tètent les vaches avec leur langue appelée improprement dard. - (02) - M
jaiceron, s. m. dard, aiguillon. - (02) - M
jaiçon (n.m.) : dard des guêpes, etc. (aussi gesson) - (08) - M
jaiçon. s. m. langue de serpent, dard de l'abeille, de la guêpe, etc., au figuré mauvaise langue, langue venimeuse. - (02) - M
jaillet (faire le), chatouiller. - (03) - M
jaillon, s. m. jalon, petit piquet dont on se sert pour marquer un alignement. « ol é mettu sé jaillons dan mon çan », il a mis ses jalons dans mon champ. - (02) - M
jaimas (adv.) : jamais - (08) - M
jaipe : bagout  - (07) - M
jaipper , v. a. japper, aboyer. « zaipper. » - (02) - M
jaipper : japper, aboyer  - (07) - M
jair (n.m.) : jars - (08) - M
jair (nom masculin) : jars. - (06) - M
jair : jars - (07) - M
jair, particule affirmative. (Voir : jar.) - (02) - M
jair, s. m. jars, mâle de l'oie. - (02) - M
jairdin : jardin - (07) - M
jairdrin, s. m. jardin. - (02) - M
jairgille, jairgillerie : gesse sauvage - (07) - M
jairgillerie, s. f. gesse sans feuilles et autres plantes adventices qui poussent dans les blés ; zizanie. - (02) - M
jairgon, s. m. bruit de paroles comme dans une querelle ou un colloque très animé ; langage inintelligible. - (02) - M
jairgoner, v. a. jargonner, parler un langage prétentieux ou inintelligible, faire beaucoup de bruit en parlant. - (02) - M
jairser (verbe) : action de s'accoupler chez les volatiles. - (06) - M
jairser, v. a. se dit de l'accouplement des oies et en général des oiseaux. - (02) - M
jairtére, s. f. jarretière, ruban ou courroie pour attacher les bas. - (02) - M
jairtouéiller : se heurter les mollets en marchant - (07) - M
jaisson, jasson : dard (de l'abeille)  - (07) - M
jaivale, s. f. javelle, petite gerbe de blé, de seigle, d'avoine, etc. on prononce « zaivalle » dans une partie du qui applique aussi le terme aux petits fagots de sarment de vigne. - (02) - M
jaivaler, s. f. mettre en javelle, réunir une certaine quantité de poignées de céréales pour en former de petites gerbes. - (02) - M
jaivalle : javelle  - (07) - M
janci, e, adj. moisi. - (02) - M
jâne, s. f. gêne, difficulté. - (02) - M
jâner, v. a. gêner, causer de la gêne. - (02) - M
jangeiller, v. a. couper grossièrement, sans soin, en laissant des brèches, des entailles, comme avec une scie. - (02) - M
jan'nette : marguerite des champs (ou jonquille ?). - (04) - M
jaou (nom masculin) : petite pioche. - (06) - M
jâou, zâou, s. m. instrument dont on se sert pour sarcler et qui ressemble un peu à la rasette flamande. Le « jàou « est le sarcloir usité aux environs de Lormes. - (02) - M
jappai : aboyer, se dit aussi d'un homme qui a du bagout : ol é de la jappe. - (04) - M
jâque, s. m. geai : un jaque, des jaques. - (02) - M
jar, adv. de temps. Hier. - (02) - M
jar, jâré. Cette particule explétive signifie en effet, en vérité, assurément, ou maintenant déjà, à présent, à cette heure. Une partie de la région prononce jair : « ç'ô jair vré », c'est en effet vrai. - (02) - M
jâr, s. m. mâle de l'oie. (Voir : jair.) - (02) - M
jarbe (n.f.) : gerbe - (08) - M
jarbe, s. f. gerbe : une « jarbe » de froment, de seigle. « Zarbe. » - (02) - M
jarber, v. n. faire de la gerbe, fournir beaucoup de gerbes. - (02) - M
jargeillot : gesse sauvage. - (04) - M
jargillerie (n.f.) : mauvaise herbe, ivrai, gesse (a.fr. jargerie = ivrai) - (08) - M
jargillerie, s. f. espèce de vesce sauvage qui envahit les blés. - (03) - M
jargueiller, v. a., remuer, s'agiter en tout sens, même sens que le verbe jaupiller, donné dans le Glossaire du Morvan, p. 472 . - (03) - M
jarguet, s. m. mauvais couteau, couteau de pacotille qu'on appelle en français eustache. - (02) - M
jarle (nom féminin) : vase en terre ou taillé dans le bois. - (06) - M
jarle, s. f. jale, vase en bois ou en poterie qu'on place sous le cuvier de lessive pour recevoir les eaux qui en sortent. - (02) - M
jarlotte (nom féminin) : récipient destiné à recevoir de l'huile. - (06) - M
jarlotte, s. f. petite jarre, vase dans lequel on renferme l'huile ou autre liquide. Diminutif de jarle. - (02) - M
jarre, s. m. jarret, jambe, mollet. « Zarre » : « i m' seu breulé lé zarres. » - (02) - M
jarretu, adj. celui qui a le pied bot. un homme « jarretu », un pied bot. - (02) - M
jasou, ouse, s. celui qui aime à jaser, à babiller. - (02) - M
jau (n.m.) : coq (aussi pouillau, zau) - (08) - M
jau (nom masculin) : coq. - (06) - M
jau, coq - (05) - M
jau, s. m. coq, mâle de la poule. - (02) - M
jaubie, s. f. jonchère, lieu rempli de joncs, touffe enracinée de plantes de marais. - (02) - M
jaudraler : gambader, folâtrer - (07) - M
jaugouiller, v. a., bégayer, parler avec hésitation. - (03) - M
jaupiller (v.t.) : sauter, remuer, s'agiter - (08) - M
jaupiller : sauter, s'agiter  - (07) - M
jaupiller, v. n. agiter, remuer en tous sens les bras ou les jambes. Cet enfant ne fait que « jaupiller » dans son lit. - (02) - M
jaupillou, ouse, adj. celui qui remue, qui s'agite, qui se débat, des pieds principalement. - (02) - M
javales, s. f. sarments coupés à la taille de la vigne, débris de l'émondage de la vigne. - (02) - M
javelot, jaivelot, s. m. javelle ou petite gerbe de blé, de seigle, d'avoine, etc. - (02) - M
javillau, s. m. homme remuant et inconstant, qui ne peut demeurer en place. - (02) - M
javiller, v. n. être en mouvement, aller de côté et d'autre ; ne pas demeurer en repos. - (02) - M
Jeannet, Jeannot, Jeannin, diminutif de Jean. L’usage dans nos campagnes est de mettre l'article devant le nom de baptême. Nous disons donc le Jeannot, le Jeannet. - (02) - M
Jeannette, diminutif du nom de Jeanne. On prononce Jean-nett'. - (02) - M
jeannette, jean'nette : marguerite, jonquille  - (07) - M
jeinguai : donner un coup de pied (en parlant d'un animal). - (04) - M
jémas : jamais. - (04) - M
jemma (adverbe) : jamais. - (06) - M
jésuitre, s. m. jésuite. Membre de l'illustre compagnie de Jésus. - (02) - M
jeter (lai mouche jeute) : essaimer (les abeilles essaiment)  - (07) - M
jeter, v. n. essaimer. S’emploie absolument en parlant d'un essaim d'abeilles qui sort de la ruche : « lé moches an j'té ôjedeu. » - (02) - M
jeton (n.m.) : essaim (aussi j’ton, a.fr., geton = essaim) - (08) - M
jetteler, v. a. jeter çà et là. - (02) - M
jeuche, jeuce (n.f.) : perchoir pour les volailles (aussi jeusse) - (08) - M
jeuche, s. f. juchoir, perche ou grillage sur lequel se perchent les volailles. « Zeuce. » - (02) - M
jeucher, jeucer (v.t., v.pr.) : se jeucher : se percher pour les volailles - (08) - M
jeucher, v. n. jucher. Se dit des volailles qui sont sur le juchoir et d'une personne qui est placée sur un lieu élevé. - (02) - M
jeumâ, adv. de temps. Jamais, en aucun temps. - (02) - M
jeumâs : jamais  - (07) - M
jeuner, v. a. manquer de..., être privé de... « a jeune » le bois, le linge, etc., pour il manque de bois, de linge, etc. - (02) - M
jeurai : jurer. - (04) - M
jeurée foué (mai), loc. ma foi jurée : « mai gran jeurée foué » est la parole d'honneur du Morvandeau. - (02) - M
jeurement, s. m. juron, blasphème. (Voir : jeuron.) - (02) - M
jeurer : jurer  - (07) - M
jeurer, v. a. jurer, émettre un serment ou un juron. « zeurer. » - (02) - M
jeurmer, v. n. germer, projeter le germe hors de terre. - (02) - M
jeurmon, s. m. germe d'une plante. Usité principalement en parlant des germes de la pomme de terre qui pousse dans les caves ou « crôs. » « zeurmon. » - (02) - M
jeuron, s. m. juron. (Voir : jeurement.) - (02) - M
jeurou, ouse, adj. jureur, celui qui jure, qui blasphème. « zeurou, zeuroure. » - (02) - M
jeusqu'ai l'heure, loc. jusqu'alors, jusqu'à présent. Cet enfant est sage « jeusqu'ai l'heure » - (02) - M
jeusqu'ai tant que, loc. jusqu'à ce que. - (02) - M
jeusse (nom féminin) : poulailler. - (06) - M
jeussé : perché. - (04) - M
jeusse : perchoir dans le poulailler. - (04) - M
jeute, s. f. auge que l'on met dans la crèche des bêtes à cornes ou des chevaux pour leur donner une nourriture particulière ; petite mangeoire. - (02) - M
jighi', s. f. tube creusé dans le bois du sureau et dont les enfants se servent pour lancer de l'eau. C’est en un mot une petite seringue. - (02) - M
jighier, v. a. éjaculer, lancer avec force. « zicler. » - (02) - M
jighiot, s. m. jet d'eau forcée, éclaboussure. - (02) - M
jinguer (verbe) : ruer. - (06) - M
jinguer : donner des coups de pied (animal) - (07) - M
jiolees. s. f. plur. fêtes et réjouissances qui accompagnent un mariage. On prononce en beaucoup de lieux « ziolées » par le changement ordinaire du j en z. - (02) - M
jnâbe : genévrier  - (07) - M
j'néte : genêt - (07) - M
jo, s. f. joue : « i é mau ai lai jô », j'ai mal à la joue. - (02) - M
jô, s. m. joug, appareil qui sert à l'attelage des bœufs. Plusieurs prononcent « joû. » - (02) - M
jodrais, jourale, adj. joueur, qui aime à s'amuser : un garçon « jourais », une fille « jourale. » - (02) - M
joindu, part, passé du verbe joindre que nous prononçons joinre. Joint, assemblé, réuni. - (02) - M
jointeillaige, s. m. action de jointoyer ; le produit même du travail. - (02) - M
jointeiller, v. a. jointoyer, remplir de mortier les joints des pierres. - (02) - M
joints, s. m. ados que la charrue forme dans un champ : labourer « à joints », sillonner un champ de raies qui se relèvent en billons. - (02) - M
Jôli, Jôuli. Nom de bœuf qu'on réserve souvent au plus bel animal de l'étable. - (02) - M
jompiller : sauter, s'agiter (voir : jaupiller). - (10) - M
jonesse, s. f. jeunesse : « eune jonesse », une jeune fille. - (02) - M
joquot, hoquet - (05) - M
joquot, s. m. hoquet. - (02) - M
jor (en), loc. on dit que les poules sont « en jor » lorsqu'elles sont rentrées pour la nuit et perchées sur le juchoir - (02) - M
jor : jour  - (07) - M
jor, s. m. jour, lumière, espace de temps. « zôr. » - (02) - M
jormer : germer  - (07) - M
jormon : germe  - (07) - M
jornaïer, s. m. journalier, ouvrier qui travaille à la journée. - (02) - M
jornau, s. m. journal, mesure agraire, étendue de terrain qu'on peut labourer dans un jour avec des bœufs. - (02) - M
jorneau : journal (mesure agraire pour les champs valant 22 ares 85)  - (07) - M
jorneau : 1/3 d'hectare. Ce qu'un homme pouvait labourer en une journée. - (04) - M
jornée : journée - (07) - M
jornée, s. f. journée, la durée d'un jour de travail et le salaire acquis par ce travail : aller en « jornée » ; travailler à la « jornée » ; gagner de bonnes « jornées » : - (02) - M
josé, jousé, apocope de joseph. - (02) - M
jou, s. m. œil, organe de la vue; avoir du « mau es jous », avoir les yeux malades. - (02) - M
jouaie (n.f.) : joie - (08) - M
jouassou : petit joueur, se dit également d'un enfant qui aime jouer  - (07) - M
jouassou : mauvais joueur. - (04) - M
joulotte, s. f. petit joug auquel on attelle un seul bœuf : « ailé ai lai joulotte », travailler avec un seul bœuf attelé au petit joug. - (02) - M
jouper, sauter - (05) - M
jouper, v. a. sauter à pieds joints. - (02) - M
jouper, zouper (v.t.) : sauter à pieds joints - (08) - M
jourelle : enfant qui aime le jeu, qui aime s'amuser. - (10) - M
Jourey : prénom : Joseph (ou Jousé). - (04) - M
Jousé : Joseph  - (07) - M
jouû (n.m.) : joueur - (08) - M
ju : joug, pièce de bois pour atteler les bœufs ou les vaches. - (04) - M
ju, pronom. Je. - (02) - M
juché : perchoir (pour les volailles) - (07) - M
juche : poulailler  - (07) - M
jui, s. m. juif. - (02) - M
jui, v. n. jouir : « i veu jui d' mon bin », je veux être en jouissance de mon bien. - (02) - M
ju'illet : juillet  - (07) - M
juissance, s. f. jouissance. - (02) - M
jujeau, s. m. jus de fumier, purin. Environs d'Avallon. - (02) - M
jun : juin  - (07) - M
jun, s. m. juin, le sixième mois de l'année. - (02) - M
juniére : poulailler  - (07) - M
jurer (verbe) : réprimander. - (06) - M
kairner. (voir : quairyier.) - (02) - M
kairnet. (voir : quairnet.) - (02) - M
kairniau. (voir : quairniau.) - (02) - M
kairteille. (voir : quairteille.) - (02) - M
karre. (voir : quarre.) - (02) - M
kéhi. (voir : quéhi.) - (02) - M
keille. (voir : queille.) - (02) - M
keillerotte. (voir : queillerotte.) - (02) - M
kel'male : coulemelle (lépiote élevée) - (07) - M
kerre. (voir : querre.) - (02) - M
kesse. (voir : quesse.) - (02) - M
keu. (voir : queu.) - (02) - M
keuche. (voir : queuche.] - (02) - M
keuchener. (voir : queuchener.) - (02) - M
keudre. (voir : queudre.) - (02) - M
keugne. (voir : queugne.) - (02) - M
keular. (voir : queular.) - (02) - M
keulin. (voir : queulin.) - (02) - M
keume. (voir : queume.] - (02) - M
keuper : cracher  - (07) - M
keuper. (voir : queuper.) - (02) - M
keure. (voir : queure.) - (02) - M
keureille. (voir : queureille.) - (02) - M
keurer. (voir : queurer.) - (02) - M
keurier. (voir : queurier.) - (02) - M
keuriou. (voir : queuriou.) - (02) - M
keurneille. (voir : queurneille.) - (02) - M
keurni. (voir : queurni.) - (02) - M
keurotte : outil pour nettoyer le soc de la charrue - (07) - M
keurotte : pied, jambe - (07) - M
keurpe. (voir : queurpe.) - (02) - M
keurpoton. (voir : queurpoton.) - (02) - M
keurvaisse. (voir : queurvaisse.) - (02) - M
keusance. (voir : queusance.) - (02) - M
keute. (voir : queute.) - (02) - M
keutre. (voir : queutre.) - (02) - M
kiai. (voir : quiai.) - (02) - M
kiaie : portillon - (07) - M
kiaisson. (voir : quiaisson.) - (02) - M
kianponner. (voir : quianponner.) - (02) - M
kiaper. (voir : quiaper.) - (02) - M
kiaque (eune) : claque (une) - (07) - M
kiaque (un) : chapeau claque  - (07) - M
kiaque (un) : fromage (un)  - (07) - M
kiaquer. (voir : quiaquer.) - (02) - M
kiar. (voir : quiar.) - (02) - M
kiarté. (voir : quiarté.) - (02) - M
kiâsse : classe - (07) - M
kiau. (voir : quiau.) - (02) - M
kièche : cloche - (07) - M
kiécle. (voir : quiécle.) - (02) - M
kiédot. (voir : quiédot.) - (02) - M
kièke : couvercle - (07) - M
kièr : clair - (07) - M
kiérâme. (voir : quiérâme.) - (02) - M
kiérer : clairer (feu) - (07) - M
kiérer. (voir : quiérer.) - (02) - M
kinkerniau. (voir : quinquerniau.) - (02) - M
kinson. (voir : quinson.) - (02) - M
kioché. (voir : quioché.) - (02) - M
kioker. (voir : quioquer.) - (02) - M
kiok'sé. (voir : quioq'sé.) - (02) - M
kiope : chien (mauvais chien) - (07) - M
kiope : cigarette - (07) - M
kioque : cloque - (07) - M
kioquer : émettre un gloussement (par la poule) pour appeler ses poussins - (07) - M
kiorde. (voir : quiorde.) - (02) - M
kiou : clou - (07) - M
kiou : furoncle - (07) - M
kiou. (voir : quiou.) - (02) - M
kiouler clouer - (07) - M
kiouler. (voir : quiouler.) - (02) - M
kiue. (voir : quiue.) - (02) - M
k'ri. (voir : qu'ri.) - (02) - M
lâ : las, fatigué. Ol o lâ : il est fatigué. - (04) - M
laâvan, loc. adv. là-bas, au loin : « al ô laâvan», il est là-bas, au loin, il est parti. (voir : aiuan.) - (02) - M
labouérer : labourer - (07) - M
labouéroû : laboureur - (07) - M
lâcer (v.t.) : lâcher - (08) - M
lâcher (v.) : laisser. Ne pas confondre avec "faire sortir" - (08) - M
lâcher (verbe) : mener les animaux aux prés. - (06) - M
lâcher, v. a. « lâcher » le bétail, pour faire sortir les animaux de leurs étables et les mettre en liberté dans les pâturages. - (02) - M
laddeu, adj. louangeur, celui qui fait des compliments un peu à tort et à travers. - (02) - M
lade : plante chélidoine (herbe aux verrues). - (04) - M
Ladre : diminutif de Lazare - (07) - M
Lâdre, nom d'homme. Lazare. - (02) - M
lagô, s. m. creux rempli d'eau ; flaque, écoulement de purin ou d'eaux pluviales. - (02) - M
lagocher, v. n. répandre de l'eau pour laver, laver sans cesse, tripoter dans l'eau en lavant. - (02) - M
lagochie, s. f. se dit de toute souillure sur une nappe, sauce, vin ou autre chose liquide répandue avec malpropreté. - (02) - M
lagot : purin (jus de fumier). Lagot de fémé. - (04) - M
lagot, laigot : purin, eau sale  - (07) - M
laguerée, s. f. une petite quantité de liquide : une « laguerée » devin, d'eau : « beillé-m'en eune laguerée », donnez-m'en une gorgée. (voir : lâgo.) - (02) - M
laguot,lagô (n.m.) : creux rempli d'eau (de Chambure écrit : lagô) - (08) - M
lai (art.fém.sing.) : la - (08) - M
lai : là  - (07) - M
lai ceu (pron.dém.) : celle - (08) - M
lai qu'al ô ? loc. où est-il ? où cela ? cette locution se décompose ainsi : là que il est ? - (02) - M
lai, adv. démonst. là par opposition avec ici. quelques parties de la région ajoutent une désinence parasite : « c'te fon-n'-iaite », cette femme-là. - (02) - M
laibôr. s. m. labour, culture de la terre par la charrue. - (02) - M
laibouéraige, s. m. labourage, action de labourer, de cultiver la terre. - (02) - M
laibouérer, v. a. labourer, cultiver la terre. - (02) - M
laibouérou, s. m. laboureur, celui qui travaille la terre avec la charrue. - (02) - M
laibourieu, euse, adj. laborieux, celui qui aime le travail. - (02) - M
laicher (v.t.) : laisser - (08) - M
laicher : laisser - (07) - M
laicher, v. a. laisser, quitter, abandonner ; « laiche-lu », laisse-le, quitte-le. - (02) - M
laigot (n.m.) : purin - (08) - M
laingne, s. f. laine. - (02) - M
laiquée (pron.relat.fém.) : laquelle - (08) - M
laiquée : laquelle - (07) - M
laird (n.m.) : en général cochon. Un groûs laird = un gros cochon - (08) - M
laird : lard  - (07) - M
lairder : larder  - (07) - M
lairme (n.f.) : larme - (08) - M
lairme, s. f. larme. - (02) - M
lairmer, v. n. tomber goutte à goutte comme les larmes. - (02) - M
lairmié, s. m. larmier, soupirail de cave, petite ouverture qui éclaire une construction souterraine - (02) - M
lairmier : soupirail - (07) - M
lait d'beurre : babeurre  - (07) - M
laitaige, s. m. laitage : « i n'eume pâ l’ laitaige », je n'aime pas le lait. - (02) - M
laiting (n.m.) : latin - (08) - M
laitingn', s. m. latin. - (02) - M
laiton (n.m.) : porcelet encore à la mamelle, cochon de lait - (08) - M
laiton (nom masculin) : porcelet ou poulain qui tète encore. - (06) - M
laiton : animal qui vient d'être sevré, poulain  - (07) - M
laiton : cochon de lait - (07) - M
laiton : jeune animal juste après le sevrage. - (04) - M
laiton, s. m. porcelet, poulain. - (02) - M
laivaige, s. m. lavage, action de laver : produit du lavage. - (02) - M
laivan, lavan (adv.) : là-bas,au loin (de Chambure écrit: laâvan) ex. : "al ô laivan" : il est parti - (08) - M
laiveman (n.m.) : lavement - (08) - M
laiver, v. a. laver. - (02) - M
laivoù (adv.) : où - (08) - M
laivou : où  - (07) - M
laivou que, loc. où, là où, à l'endroit : « i va laivou qu'ô dié », je vais là où vous me dites d'aller. - (02) - M
laivou, s. m. lavoir, endroit où on lave le linge. on dit aussi « laivoué », qui est la notation locale de lavoir. - (02) - M
laivoure, s. f. laveuse, ou plutôt lavandière, femme ou fille qui lave le linge. - (02) - M
lambeillot, s. m. nombril, cicatrice du cordon ombilical. « lambeillot » est pour lambillot. - (02) - M
lâmon, s. m. jeune pousse d'arbre ou d'arbuste au printemps - (02) - M
lampâ, s. m. palais, intérieur de la bouche. - (02) - M
lampée, s. f. lampe pleine, comble : une lampée d'huile. - (02) - M
lamper (verbe) : se dit d'un animal qui tire la langue sous l'effet de la fatigue ou de la chaleur. - (06) - M
lamper : être essoufflé, tirer la langue - (07) - M
lamper, v. n. se dit des animaux et particulièrement des bêtes à cornes qui tirent la langue par suite d'altération ou de fatigue. - (02) - M
lampougne, s. f. poignée de fer à repasser, petit coussin en cuir qui préserve la main de la chaleur. - (02) - M
lancé, part. passé. Élancé. Se dit d'un arbre qui s'élève avec peu de branches et dont la tige est droite. - (02) - M
lance, s. f. arbre de réserve dans une haie vive et qui est propre à fournir du bois de moule. - (02) - M
lancer (se), v. réfl. Se dit d'un arbre qui pousse vigoureusement, dont la tige s'élève droite, haute et sans branches. - (02) - M
lanceron (n.m.) : jeune brochet - (08) - M
lanceron, s. m. jeune brochet. - (02) - M
lances : soldat qui combattait avec une lance. - (09) - M
landié (nom masculin) : sortie de claie sur laquelle on saignait le cochon. - (06) - M
landié, s. m. petit bûcher, appareil de bois sur lequel on couche les porcs pour brûler le poil lorsqu'ils sont tués : « être sur le landié », être mort, ou être sur son lit de mort. - (02) - M
landore, s. m. un landore, une landore, un homme endormi, une femme langoureuse, sans activité, sans énergie. - (02) - M
langaige, s. m. langage, manière de parler. - (02) - M
languerais, s. m. bavard, indiscret : celui qui parle à tort et à travers. - (02) - M
lantarne (n.f.) : lanterne - (08) - M
lanviau (n.m.) : orvet - (08) - M
lanviau, s. m. orvet, anguis fragilis. Petit serpent qu'on rencontre assez fréquemment dans les prairies humides. - (02) - M
lanviot : orvet  - (07) - M
lanvo, lambo : orvet. - (04) - M
lapaingne (nom masculin) : lapin. - (06) - M
lâpée (ai lai). A la lapée, avec gourmandise, avec avidité. Se dit de celui qui mange sans mâcher, d'un seul coup, comme le chien lape avec sa langue. - (02) - M
laper, v. n. se prendre fortement à quelque chose, à un travail, à une besogne quelconque. - (02) - M
laping (n.m.) : lapin - (08) - M
lappe (n.f.) : fruit de la bardane (lat., lappa, puis a. fr., lappe) - (08) - M
laquais, s. m. petit épi de blé qui accompagne le principal nommé en Morvan « l'épi mâtrosse. » - (02) - M
lâraigner (se) : raser les murs  - (07) - M
lâraigner : bourrer le foin sous le toit  - (07) - M
lard, s. m. lard, porc prêt à être tué ou lors qu'il est dans le saloir. Nous disons « saigner son lard » pour tuer son cochon. - (02) - M
lardasse : coupure importante  - (07) - M
lardasse, s. f. grosse écorchure ou coupure, quelquefois égratignure. Une grande « lardasse » sur la figure. - (02) - M
larderie, lardri (n.f.) : mésange - aussi maricheau - (08) - M
lardrit (nom masculin) : animal ou enfant chétif, souffreteux. - (06) - M
lâreigne, s. f. espace vide qui se trouve le long des murs, sous le toit. - (02) - M
lâreigner (se) (v.pr.) : se faufiler - (08) - M
lâreigner, v. n. longer les murs en se dérobant ; se faufiler le long des murailles. - (02) - M
lâri, lârei, s. m. nom de lieu qui figure souvent dans la toponomastique rurale. - (02) - M
larner (v.) : traîner sans rien faire - (08) - M
lârré : terrain en forte pente dans le sens de la largeur - (07) - M
larze (adj.m. et f.) : large - (08) - M
las (art.m. et f.pl.) : les - (08) - M
las : les - (07) - M
lâs(se) : las(se), fatigué(e)  - (07) - M
las, plur, de l'art, le, la : « las feilles, las fonnes », les filles, les femmes. (Voir : das.) - (02) - M
latiner, v, n. parler avec affectation, faire le beau parleur. se prend toujours en mauvaise part. - (02) - M
lau (pron.pers.,adj.pos.) : leur - laus = leurs - (08) - M
laude : sornette, ânerie, mensonge - (07) - M
laume (n.f.) : roseau en général ; iris - (08) - M
laûme : iris sauvage, roseau, grandes feuilles d'iris - (07) - M
laume : plante, iris sauvage. - (04) - M
laume, s. f. roseau en général. - (02) - M
laumet, s. m. pousse, rejet des végétaux, tige du blé, du seigle, etc., des graminées. - (02) - M
laur (lai) (pr.pos.f.) : la leur - (08) - M
laur (le) (pr.pos.m.) : le leur - (08) - M
laurdiau (-de) (adj. et n.m. et f.) : lourdaud, lourdaude - (08) - M
laus (pron.pers., adj.pos.) : leurs - (08) - M
l'aute des jors : l'autre jour. L'aute des jors, i seus été ai la fouère : l'autre jour je suis allé à la foire. - (04) - M
lavan-bas (adv.) : là, en bas, au loin, plus loin - (08) - M
lavandiée, s. f. celle qui dans les noces est chargée de laver la vaisselle. Les grosses noces ne se font jamais sans une « lavandiée » et un « bouteillé. » - (02) - M
lavan-haut (adv.) : là, en haut, là-haut, plus loin - (08) - M
lavassée (nom féminin) : grande quantité d'eau tombé du ciel. - (06) - M
lave, s. f. pierre de grès plate et de forme irrégulière qui existe par bancs dans quelques parties du Morvan bourguignon. Les laves servent à faire les bordures des toits et quelquefois les toitures entières des maisons. - (02) - M
lavenbas. adv. là en bas, au loin, plus loin, en aval. - (02) - M
lavenhau, adv. là en haut, là haut, plus loin en amont. on prononce « lavan-nau. » - (02) - M
lavou : où - (07) - M
lavou : où, où est-ce ? T'es mis mes aiffaires lavou ? : où as-tu mis mes affaires ? - (04) - M
lavouère : lavoir - (07) - M
Lazaire, Lazare, nom d'homme et de femme quelquefois. - (02) - M
Lazaret. Nom d'homme qu'on prononce souvent Nazaret. diminutif de Lazare ; au féminin Lazarette, nom très répandu. - (02) - M
l'ceû : celui  - (07) - M
l'chu : eau de lessive. - (04) - M
l'chu. s. f. résidu de la lessive, eau chargée des sels et autres matières en dépôt. Syncope de luchu. (Voir : lussu.) - (02) - M
l'cifar. Ce mot entre dans une exclamation usitée en Morvan « ma çô don l'cifar ! » ce terme est une contraction de Lucifar, l'e prononcé a selon la coutume de la contrée. - (02) - M
lé : elle (complément), la (complément) - (07) - M
lé cens (pron.dém.m. et f.pl.) : ceux, celles - (08) - M
le ceu (pron.dém.) : celui - (08) - M
le ceu, lai ceu, pron. démonst. celui, celle ; « lé ceu », ceux, celles ; « cetu-qui » ou « ctiqui », celui-ci; « cté-qui », celle-ci; « ctilé », celui-là ; « ctéléte », celle-là ; « cé-léte », ceux-là ; « cé-lé » celles-là. - (02) - M
le meune, lai meune : le mien, la mienne  - (07) - M
le nonte : le nôtre  - (07) - M
le senne, lai senne : le sien, la sienne - (07) - M
le tenne, lai tenne : le tien, la tienne  - (07) - M
le vôte : le vôtre  - (07) - M
lé, lei (pron.pers. f. 3ème pers.) : elle - (08) - M
lé, lei, pron. pers. 3e pers. du féminin au sing. S'emploie pour elle. - (02) - M
léches (mener les), loc. Mener les chiens. - (02) - M
légnot, s. m. petit tas de fumier déposé en lignes pour être répandu sur le sol : « épincher eun légnot d' feumé. » - (02) - M
lêgot : eau qui stagne, et sale ; d'où endroit lègoteux : endroit où se trouvent des flaques d'eau ou des liquides sales ; et verbe « lègoter » : stagner (voir : lagô). - (10) - M
lein, s. m. lien de bois ou de paille tordus, avec lequel on attache un fagot, une gerbe - (02) - M
lémaice (n.f.) : limace - (08) - M
lémaice, s. f. limace. - (02) - M
Lème : prénom : Edme. - (04) - M
lequé (pron.rel.) : lequel - (08) - M
lequé, laiquelle, adj. lequel, laquelle. - (02) - M
lequée : lequel  - (07) - M
Lérot : diminutif de Hilaire  - (07) - M
Lérot. diminutif de Hilaire, nom d'homme. - (02) - M
lés : les  - (07) - M
les ceû : ceux - (07) - M
Les Cul de Boûgni : Les Guttes Bonin - (07) - M
lesquées : lesquelles - (07) - M
lesqués : lesquels - (07) - M
lette, s. f. lettre. - (02) - M
leu, s. m. lieu, plan, endroit. Saulieu, ville frontière du Morvan, se prononce Sauleu : « en çaique leu », de place en place. - (02) - M
leuhiau, s. m. bélier. (voir : lureau, lureai.) - (02) - M
leujard : bélier. - (04) - M
leujardai : mal voir. - (04) - M
leujotte. s. f. petit lézard gris qui habite les fentes des murs. - (02) - M
leumaisse : limace - (07) - M
leumiére (n.f.) : lumière - (08) - M
leune (n.f.) : lune - (08) - M
leune (nom féminin) : lune. On dit aussi luine. - (06) - M
leune, s. f. lune : « c'étô eun poure hon-m' que gairdô lai leune dé lous », c'était un pauvre homme qui gardait la lune contre les loups. Se dit d'un niais qui fait un ouvrage inutile. Trou du grenier à foin, ouverture du fenil. - (02) - M
leupe, s. f. huppe, oiseau qui a une touffe sur la tête. - (02) - M
leupe, s. f. s'emploie comme terme de mépris appliqué aux chiens dans cette exclamation usitée pour les chasser : « tessi peute leupe ! » : file, vilaine carogne ! - (02) - M
leûre (n.f.) : loutre - (08) - M
leûre, s. f. loutre, animal de la famille des martres, très commune dans notre pays de rochers, d'étangs et de petites rivières poissonneuses. - (02) - M
leuter (se), v. réfl. se lutter, essayer ses forces dans une lutte, se prendre corps à corps : il n'est pas si fort que moi, nous nous sommes déjà « leuté. » - (02) - M
leutin, s. m. lutin, esprit malin, petit démon qui est un spécialiste en ce qu'il s'occupe surtout à friser pendant la nuit le poil ou le crin des animaux. - (02) - M
leutré, e, adj. se dit d'une scie qui est mal dirigée et qui ne coupe pas d'aplomb. - (02) - M
leuvée, s. f. levée, chaussée d'étang. - (02) - M
leuver. v. a. lever, soulever : « a leuve bin lai tête », il est bien fier. - (02) - M
levaing (n.m.) : levain - (08) - M
levaingn', s. m. levain du pain. - (02) - M
lévené, s. f. lève-nez, fille évaporée qui a le nez en l'air, curieuse, impudente. - (02) - M
lévié, s. m. évier. La pierre de « lévié » est une pierre creuse à l'une de ses extrémités d'où s'écoulent les eaux de vaisselle. - (02) - M
levin, s. m. alevin, jeune élève, nourrisson. - (02) - M
li, pron. de la . 3e personne du sing. rég. indirect du verbe. Lui, elle. - (02) - M
libarté, s. f. permission, licence : prendre la « libarté » de parler à son maître. - (02) - M
libartin, libertin, ine, adj. espiègle, dissipé, étourdi : un garçon « libartin », une fille « libartine. » - (02) - M
libartiner, v. n. jouer, se dissiper en amusements folâtres. - (02) - M
licher : lécher, boire  - (07) - M
licher, v. a. lécher, passer la langue sur quelque chose. « licer » ou « lisser. » - (02) - M
lichette: petite quantité - (07) - M
lichou, s. m. gourmand, sensuel de la bouche, ivrogne. - (02) - M
licote, licotte (n.f.) : ancien verrou dont la poignée se soulève - (08) - M
licoter, v. n. se dit d'une porte qui remue, qui s'agite par l'effet du vent ou de toute autre cause, lorsque la « licote » a trop de jeu et ne la maintient pas fixe. - (02) - M
licotte : loquet de fermeture de porte  - (07) - M
licou : licol - (07) - M
lictue, s. f. lecture, action de lire. - (02) - M
liee, adj. libre : « a n'ô pâ libe », il n'est libre. - (02) - M
Liénar, Linair. Nom d'homme, usité pour Léonard. - (02) - M
lier, v. a. mettre sous le joug. Se dit en parlant des bœufs, parce que le joug est fixé avec de longues courroies. Lier et délier les bœufs ou les vaches est le terme usuel pour exprimer l'action d'atteler ou de dételer ces animaux. - (02) - M
liérrû (-use) (adj.m. et f.) : plein de lierre - (08) - M
lieu, leu, pron. pos. leur, à eux. Se lie à la voyelle qui suit par un z : « i vâ lieu ou ieu-z-i-dire », je vais le leur dire. - (02) - M
lieu, nom de loc. Le substantif lieu marquant la résidence, la demeure. - (02) - M
Lieutmer (la). Petit lac en forme d'entonnoir situé à un kilomètre de Moulins-Engilbert. - (02) - M
ligeou : partie pivotante devant le chariot. - (04) - M
liger, e, adj. léger, légère. (voir : ailiger.) - (02) - M
ligneau, s. m. ligneul, gros fil dont se servent les cordonniers pour coudre les chaussures ou pour y mettre des pièces. - (02) - M
ligote, s. f. loquet qui se soulève en pesant et qui, à défaut de serrure, ferme les portes dans nos campagnes. - (02) - M
lierge, s. f. chardon blanc. - (03) - M
lijou: train pivotant du chariot  - (07) - M
li-lai (pr.dém.m.) : celui-là - (08) - M
limon, s. m. raie ou sillon dans nos labours pour l'écoulement des eaux. - (02) - M
limousine, s. f. manteau de laine grossière et rayée dont se couvrent les charretiers en hiver ou en voyage. - (02) - M
Linair, Linard : diminutif de Léonard  - (07) - M
Linard : prénom : Léonard. - (04) - M
lingre, adj. étroit, grêle, mince. - (02) - M
lingue (n.f.) : langue - (08) - M
lingue de boeû (n.f.) : orchis des champs - (08) - M
Lionne (la), nom de rivière : l'Yonne. elle , prend sa source à Glux-En-Glenne, non loin de Château-Chinon. - (02) - M
lisou (-ouse) (n.m. ou f.) : liseur (-euse), ceui ou celle qui lit, lecteur (-trice) - (08) - M
lisson, s. f. leçon, chose apprise, semonce. - (02) - M
lisu (-e) (p.p.) : participe passé du verbe lire - (08) - M
lit d'vaiche : placenta expulsé après le vêlage  - (07) - M
lit. (voir : mére.) - (02) - M
lité, adj. de très bonne qualité, très bon, excellent. Se dit en parlant des choses et quelquefois des animaux. - (02) - M
litiére, s. f. paille étendue dans les étables ou écuries et sur laquelle les animaux se couchent. - (02) - M
live : livre  - (07) - M
live, s. m. livre. - (02) - M
livette, s. f. excoriation sèche qui se lève sur la peau dans le voisinage des ongles et qui est très sensible. - (02) - M
livotte : mets ou liquide sans goût, lavasse - (07) - M
l'mace : limace. - (04) - M
lô, adj. poss. des deux genres. Leur : « i n' se pâ lô nom », je ne sais pas leur nom. - (02) - M
lobe, s. f. compliment, louange de raillerie, de moquerie, de plaisanterie vide de sens. - (02) - M
lôber, v. a. louer en plaisantant, en goguenardant, en raillant - (02) - M
lôbeur, s. m. celui qui se moque, qui raille en parlant, qui aime à plaisanter aux dépens d'autrui. - (02) - M
locaterie, s. f. résidence d'un ouvrier travaillant à la terre avec dépendances, louée à prix d'argent ou pour certaines redevances ; petite maison ; à peu près synonyme de manœuvrerie. - (02) - M
locateure (n.f.) : petite ferme - (08) - M
locature (nom féminin) : terre ou fermette de faible importance donnée en location. On dit aussi locatrie. - (06) - M
lofré, adj. qui a de grosses lèvres, goinfre : grand « lofré », avale-tout. Au féminin « lofrouse » et quelquefois « lofrére. » - (02) - M
lofre, s. f. lèvre proéminente, qui fait la moue. on dit à un enfant grognon : « caiche té lofres. » (voir : lofré.) - (02) - M
loiche, s. f. lèche, tranche de pain coupée très mince et sur laquelle on met du beurre, du miel, etc., pour les enfants. - (02) - M
loicher, louécer (v.t.) : lécher - (08) - M
loicher, v. a. lécher, promener la langue sur quelque chose. - (02) - M
loichou, adj. celui qui lèche, qui passe la langue sur quelque chose. s'emploie souvent pour gourmand : « eun loichou, eune loichouse. » - (02) - M
loige, s. î. loge, cabane construite avec des branches d'arbres à l'usage des bûcherons et des pâtres. - (02) - M
loiger, loigier. v. a. et n. loger comme en français. - (02) - M
loingeai : langer son enfant. - (04) - M
loingeot : lange. - (04) - M
Lombar, nom de bœuf. - (02) - M
lombri : nombril - (07) - M
lônes (raiconter) : bêtises, sottises (raconter)  - (07) - M
longin, s. m. un peu long, lambin. - (02) - M
loper : lapper, boire  - (07) - M
loper, v. n. terme usité dans le jeu de « la gamouèche » pour exprimer le contact du morceau de bois ou bouchon avec le palet lancé par le joueur. L’adversaire « délope » la « gamouèche » lorsqu'il réussit à la dégager. - (02) - M
lopou, ouse, adj. et subst. celui ou celle qui aime à boire, qui boit beaucoup. - (02) - M
loquence (al ai ben d'lai) : éloquent, qui est très bavard  - (07) - M
loqueter, v. n. boire à tout propos, à tout moment. - (02) - M
lor (pron.pers.pl. des 2 genres) : leur - (08) - M
lôr, adj. celui qui est sujet au vertige. Se dit surtout du mouton qui a le tournis ou tournoiement. Au féminin « lôrde. » le mot s'appliquait aux personnes avec le sens de niais, sot, idiot. - (02) - M
lor, pron. pers. plur. des deux genres. Leur. - (02) - M
lôrdais, dale, adj. lourdaud, idiot, étourdi. - (02) - M
los, accus, plur. de l'art, le, la, les au masc. et au féminin « vié-lu, vié-lei, vié-los », voyez-le, voyez-la, voyez-les. - (02) - M
losse, s. f. outil de charpentier, grosse tarière avec laquelle on perce à fond les trous ébauchés par le « beurchou. » - (02) - M
lou, loue : leur  - (07) - M
louâ, louache (n.f.) : tique - (08) - M
louâ, s. m. pou de bois. - (02) - M
louâceron, s. m. insecte qui s'attache entre cuir et chair au corps des animaux. (voir : luâchon.) - (02) - M
louai (n.f.) : loi - (08) - M
louaicer, lécher - (05) - M
louaige : louage, location - (07) - M
louainge, s. f. louange. - (02) - M
louainger, v. n. louanger, donner des louanges. - (02) - M
louâsse, s. f. petite tranche, tranche mince : « eune louâsse d' paingn'. » (voir : loiche.) - (02) - M
louâteure, s. f. lien de paille qu'on emploie pour les petites gerbes. - (02) - M
louâyi (n.f.) : loisir - (08) - M
louâyi, s. m. loisir : « i f'ré ç'lai ai louâyi », je ferai cela à mon loisir ; « i n'é pâ l' louâyi », je n'ai pas le temps. - (02) - M
louè : loi - (07) - M
louèce (n.f.) : tartine - (08) - M
louéchai: lécher. - (04) - M
louèche : tranche de pain - (07) - M
louècher : lécher, boire  - (07) - M
louée (nom féminin) : assemblée annuelle où se retrouvaient, à la campagne, les ouvriers agricoles en recherche d'un employeur. - (06) - M
louée : jour où se louaient les domestiques, souvent à l'occasion d'une foire. - (04) - M
louée, s. f. foire, apport, marché où se réunissent les garçons et les filles qui offrent leurs services. - (02) - M
louège : cabane, loge de charbonnier ou de bûcheron  - (07) - M
louer, v. a. louer, amodier, prendre en location une personne ou une chose. - (02) - M
Louère : Loire  - (07) - M
louessar, adj. louche, celui qui regarde de travers ; au féminin « louessarde. - (02) - M
louis, s. m. notre louis d'or vaut vingt-quatre francs. (voir : pistole.) - (02) - M
Louiseau. Nom d'homme, diminutif de Louis. - (02) - M
loûpiotte : petite lampe  - (07) - M
loup-vârou ou vérou, s. m. loup-garou, sorcier qui emprunte la forme d'un loup pour battre la campagne et aller en garouage. - (02) - M
loure (n.f.) : louve - (08) - M
loure, s. f. louve, femelle du loup. « oll heulot toot c'ment aine loure », elle hurlait comme une louve. - (02) - M
loutaule, adj. fréquenté par les loups. - (02) - M
loutole, loutaule (adj.) : endroit fréquenté par les loups - (08) - M
louvèrou : juron morvandiau - (07) - M
l'ssi (nom masculin) : eau de lessive tiède. - (06) - M
lu (pron.pers. 3ème pers. du sing.) : lui - (08) - M
lu : lui - (07) - M
lu : le (pronom complément) - (07) - M
lu, pron. sing. de la 3e pers. rég. direct. Lui, soi : « ç'ô ai lu », c'est à lui ; « i parlin d' lu quan al ô v'ni », nous parlions de lui quand il est venu. - (02) - M
luâchon, s. m. pou de bois. (voir : louâceron.) - (02) - M
luchi, s. m. résidu de la lessive. (voir : l'chu, lussu.) - (02) - M
luchu : eau de lessive  - (07) - M
luhiar, s. m. bélier. env. de Lormes. (voir : lureai.) - (02) - M
luïâ, s. f. petite croix que les enfants fabriquent avec les tiges de chanvre. - (02) - M
luïerne, s. f. lézard. quelquefois « luerne et luiarne ». (voir : luiserne.) - (02) - M
luïerner, v. n. faire le lézard, aller et venir sans autre but que la flânerie, jouer au soleil. (voir : luiserner.] - (02) - M
luïotte, s. f. petite lueur, lumière pâle. - (02) - M
luiserne (n.f.) : lézard - (08) - M
luiserne, s. f. lézard. une partie de la contrée prononce « luisarne ». - (02) - M
luiserner (v.t.) : luire par intervalles, par intermittence (aussi luyerner) - (08) - M
luiserner, v. n. luire par intervalles. Se dit du soleil lorsqu'il se montre et se dérobe tour à tour. - (02) - M
lujar, s. m. lézard. - (02) - M
lujarne. s. f. luzerne. - (02) - M
luméro, s. m. numéro. - (02) - M
lupaule, adj. se dit d'un lieu fréquenté par les loups ; c'est un endroit bien « lupaule. » - (02) - M
lurâ, s. m. bélier. - (02) - M
lurai, laron (n.m.) bélier, agneau (aussi lureau) - (08) - M
lurê : bélier - (07) - M
lûre, v. a. luire, briller, donner de la lumière. - (02) - M
lureai, s. m. bélier, mâle de la brebis. - (02) - M
lureau, bêlier - (05) - M
lureau, luriau, leuhiau, s. m. bélier. - (02) - M
luron (nom masculin) : bélier. - (06) - M
luron, leuron. s. m. bélier, agneau mâle. - (02) - M
lussu, s. m. le « lussu » ou « luchu », suivant la forme locale, est l'eau mêlée de cendre qui découle du cuvier de lessive. c'est aussi le dépôt vaseux qui demeure au fond. - (02) - M
lûtot : gosier, gorge - (07) - M
lutrot (n.m.) : gosier - (08) - M
lutrot, s. m. gorge, gosier. (voir : garlutrot.) - (02) - M
lûyant : luisant  - (07) - M
luyarner (prononcer lü-yarner) : flâner, traîner (voir : luïerner : faire le lézard). - (10) - M
lûyotte : petite lampe - (07) - M
lûyotte : ver luisant - (07) - M
luzarne (n.f.) : luzerne - (08) - M
l'ver l'cu : ruer - (07) - M
m’zer, v. a. manger. (voir : méger.] - (02) - M
mâ (adv.) : plus, davantage (issu de mais, en a. fr., plus) - (08) - M
ma : mais - (07) - M
mâ : plus (+)  - (07) - M
mâ que, conj. lorsque : « mâ que » mon bœuf sera vendu, je te paierai. - (02) - M
mâ, adv. plus, davantage, une plus grande quantité : « i gll'i en é beillé mâ », je lui en ai donné davantage. - (02) - M
mâbre, s. m. marbre. - (02) - M
mâceurer, mâcheurer (v.t.) : mâchurer, maculer - (08) - M
mâceuron, mâcheuron (n.m.) : se dit de la suie qui salit en noircissant - (08) - M
mâcheurer : barbouiller. - (10) - M
mâcheurer : mâchurer, barbouiller, couvrir de traces noires  - (07) - M
mâcheurer, v. a. mâchurer, barbouiller, noircir, salir. - (02) - M
mâcheuron, s. m. se dit d'un objet qui salit et principalement qui noircit. Un morceau de suie ou de charbon. - (02) - M
machin, s. m. surnom qu'on donne à un individu ou à un objet dont on ne dit pas le véritable nom. - (02) - M
mâchou, s. m. celui qui mâche, qui tient quelque chose entre ses dents. Se dit quelquefois pour glouton : « eun grô mâchou. » au féminin « mâchouse » et en quelques lieux « mâchoure. » - (02) - M
mâchouéiller : mâchouiller, mastiquer - (07) - M
mâchouére, s. f. mâchoire. - (02) - M
machuré (adjectif) : maculé, barbouillé. - (06) - M
mâdeu, adv. aujourd'hui, après midi, ce soir, tantôt ; « démâdeu », dès à présent, tout de suite. - (02) - M
mafiance (n.f.) : méfiance - (08) - M
mafiant (-te) (adj.m. et f.) : méfiant, méfiante - (08) - M
mafier (se) (v.pr.) : se méfier - (08) - M
mâgau, s. m. le jeu du « mâgau » est un jeu de billes comme le jeu dit : « à la masse. » - (02) - M
magne, mayon : masure, maison - (05) - M
mâgne, s. f. masure, maison en ruine, tas de décombres. - (02) - M
Mâgnenette (la) nom de loc. Dans la commune de Corancy. - (02) - M
mâgner (se), v. pron. se mettre en train, agir avec vivacité, avec vigueur, avec effort : « ço eun bon ovré, ai s' mâgnie bin », c'est un bon ouvrier, il se démène bien. - (02) - M
magnien (n.m.) : rétameur ambulant, chaudronnier - (08) - M
magnien, chaudronnier. - (01) - M
mai (adj.pos.fém.sing.) : ma - (08) - M
mai, s. f. meuble où l'on pétrit le pain et où on l'enferme lorsqu'il est cuit. - (02) - M
maiceau, s. m. maréchal ferrant. - (02) - M
maie, mai (n.f.) : meuble où l'on pétrit le pain (de Chambure a écrit mai et Déchard écrit mé) - (08) - M
maie, met, pétrin, huche. - (01) - M
maignance, s. f. maniance, maniement ; ce que l'on a entre mains, ce dont on est chargé, ce que l'on administre. - (02) - M
maigniâble, adj. maniable, qu'on peut saisir avec la main. se dit aussi en parlant des personnes : « ç'ô eun ch'ti, a n'ô pà maigniâble », c'est un méchant, il n'est pas traitable. - (02) - M
maignin, s. m. magnier, chaudronnier nomade qui parcourt les campagnes pour réparer les ustensiles de cuivre ou d'étain. - (02) - M
maigre (nom féminin) : main. - (06) - M
maigrichon, onne, adj. et subst. maigre, chétif, malingre. - (02) - M
maihiaize, s. m. mariage. - (02) - M
maihïer, s. m. marguiller. - (02) - M
maihier, v. a. marier : « une maihiée », une mariée. - (02) - M
mai'ille : maille - (07) - M
maiitenée, s. f. matinée, le temps qui s'écoule depuis le lever du soleil jusqu'à midi. - (02) - M
mailaide : malade - (07) - M
mailaide. adj. malade. - (02) - M
mailaidie : maladie  - (07) - M
mailaidie, s. f. maladie. - (02) - M
mailaidou, ouse, adj. maladif, sujet à être malade. « melaideu. » - (02) - M
maille (n.f.) : ancien nom de la cataracte - (08) - M
maille, ancien nom de la cataracte, taie sur l'œil. - (01) - M
maille, s. f. maille, taie sur l'oeil, tunicaocularis, ancien nom de la cataracte. - (02) - M
mailleuche : masse  - (07) - M
mailloche (n.f.) : grosse masse en bois pour enfoncer les pieux - (08) - M
maillon (n.f.) : neige fine et congelée qui tombe quand le temps est froid - (08) - M
maillon (nom féminin) : maison. - (06) - M
mâillon, mâ'yon : maison  - (07) - M
maillon, s. m. branche de bois flexible dont on se sert pour lier un fagot ou une gerbe. - (02) - M
maillon, s. m. neige fine et congelée. le temps est froid, il tombe du « maillon. » environ de Gacôgne, Lormes, etc. - (02) - M
mailluche : gros maillet à long manche. Pou fendre le bois o féyo une mailluche : pour fendre le bois il fallait une mailluche. - (04) - M
mailluèche, ll mouillées, s. f. grosse masse pour enfoncer les coins de fer en fendant le bois. - (02) - M
maing (n.f.) : main - (08) - M
maingn' s, f. main. « en zoignant sas deus maingnes chu soun astoomach », enjoignant ses deux mains sur sa poitrine. - (02) - M
maingnué (n.f.) : minuit - aussi mimnuait - (08) - M
mainiére (n.f.) : manière - (08) - M
mainmorte : état des serfs qui étaient attachés à la glèbe et privé de la faculté de disposer de leurs biens. - (09) - M
mainnée. manlée, manvée, s. f. poignée, ce qui peut tenir dans la main d'un moissonneur. - (02) - M
mainteni : maintenir - (07) - M
maintin : maintien  - (07) - M
maintin, s. m. maintien, entretien. un cheval, un bœuf d'un bon « maintin », c’est à dire facile à nourrir, à maintenir en santé, en embonpoint. - (02) - M
màïon, s. f. maison, habitation. dans une partie du on prononce « majon. » - (02) - M
mair (n.m.) : mars - (08) - M
mair, s. m. mars, le troisième mois de l'année. - (02) - M
mairâ, s. m. marais, terrain rempli d'eau stagnante. - (02) - M
mairande, marande : repas, nourriture  - (07) - M
maircau (n.m.) : chat mâle, matou - (08) - M
maircau, s. m. chat mâle, matou. (voyez marcau.) - (02) - M
mairchan, ande, adj. marchand, bien conditionné, de bonne qualité, de bonne vente. - (02) - M
mairchandie, s. f. marchandise. Se dit de toutes les productions susceptibles d'être vendues. - (02) - M
mairchaû : maréchal, maréchal ferrant  - (07) - M
mairché : marché  - (07) - M
maircher : marcher  - (07) - M
mairdi : mardi - (07) - M
mairdi, s. m. mardi, le troisième jour de la semaine. - (02) - M
maire, s. f. mare avec l'insertion dialectale de l'i. - (02) - M
mairerie (n.f.) : mairie - (08) - M
mairerie, s. f. mairie, maison où le maire exerce ses fonctions. - (02) - M
mairgealle : margelle  - (07) - M
mairgossè : sale, couvert de boue - (07) - M
mairgoulette : figure  - (07) - M
mairgoulin (n.m.) : coureur de grand chemin, vagabond - (08) - M
mairgoulin, s. m. coureur de grands chemins, vagabond. - (02) - M
mairiaige (n.m.) : mariage - (08) - M
mairiaige : mariage  - (07) - M
mairiaige, s. f. mariage. - (02) - M
mairié (n.m.) : marié - (08) - M
maî'rie : mairie  - (07) - M
Mairie : Marie  - (07) - M
mairier : marier - (07) - M
mairier, v. a. marier. - (02) - M
mairmite, s. f. marmite, vase en fonte dont on se sert dans nos campagnes pour faire cuire les aliments. Les marmites ont des pieds tandis que les chaudrons n'en ont pas. - (02) - M
mairmitée, s. f. une pleine marmite, tout ce qu'une marmite peut contenir. (voir : pénerée.) - (02) - M
mairquô : matou  - (07) - M
mair-rie : mairie (prononciation abandonnée dans la 2ème moitié du 20ème siècle). - (04) - M
mairtaie : marteau  - (07) - M
mairteai, s. m. marteau : « eun cô d' mairteai », un coup de marteau. « marquiau. » - (02) - M
maisement que (loc.adv.) : pendant que - (08) - M
maisement que, loc. conj. pendant que, tandis que, en même temps que, au fur et à mesure que. - (02) - M
maisonnement. s. m. terme collectif très usité dans les terriers et les actes notariés du pays pour désigner les différents corps de bâtiment, les divers « châs » (voir : châ) d'une habitation rurale - (02) - M
maitaing, matin - (05) - M
maitenot, s. m., le matin, à la pointe du jour. - (03) - M
maitin : matin  - (07) - M
maitin, s. m. matin. On prononce « métingn' » - (02) - M
maitinaule (adj.) : matinal - (08) - M
maiting (n.m.) : matin - (08) - M
mait'naule : matinal  - (07) - M
mait'née : matinée  - (07) - M
maiton, s. m. maton, tourteau formé du résidu des graines oléagineuses. Les matons servent à l'engraissement des animaux. Presque tous les meuniers du pays ont une huilerie qui convertit en matons les navettes, chenevis, noix, faines, etc. - (02) - M
maitou, s. m. matou, chat mâle. - (02) - M
majon : maison. Les affaires se rapourtin toutes è la majon : les affaires se rapportaient toutes à la maison. - (04) - M
mâjon, s. f. maison. « maïon » et « mâjon » la première domine. - (02) - M
mal, s. m. mal, plaie, abcès. Ne s'emploie dans ce sens qu'au pluriel : « al é dé mais », il a des plaies, des boutons, etc. - (02) - M
maladai : être malade. Il n'a pas maladé longtemps : Il n'a pas été longtemps malade. - (04) - M
maladieux, maladif, melaideux. - (01) - M
malandrou (-ouse) (n. ou adj m. ou f.) : malingre, chtif (-ve), de mauvaise mine - (08) - M
malandrou, ouse, adj. malingre, chétif, de mauvaise mine. - (02) - M
malechance, s. f. mauvaise chance, malheur, guignon - (02) - M
malescience, s. f. ignorance, défaut de savoir, de connaissance. - (02) - M
malette, s. f. panier rond garni d'une anse et d'un couvercle. - (02) - M
malfaicteur, s. m. malfaiteur, vaurien, vagabond. - (02) - M
malhéru, malûreu (-use, -euse) (adj.m. et f.) : malheureux, malheureuse - (08) - M
malheure ! interj. qui équivaut à une plainte, à un gémissement, avec le même sens que misère ! - (02) - M
malhïeu, adj. malheureux, qui a du malheur. - (02) - M
malice, s. f. malice, vive contrariété, chagrin, peine. - (02) - M
malin, s. m. un des noms du diable. avoir vu le malin, c'est avoir été au sabbat. « malingn'. » - (02) - M
maline, adj. maligne. - (02) - M
maling (-igne) (adj.m. et f.) : malin, maline - (08) - M
mâlon (n.m.) : centaurée (fleur) - (08) - M
malon : plante, jacée. - (04) - M
malon, s. m. centaurée jacée, appelée vulgairement maillon, tête d'alouette. - (02) - M
malûreu, euse, adj. malheureux. - (02) - M
malzaudé, adj. mal arrangé, mal vêtu, mal monté, mal équipe. - (02) - M
mamer, v. a. manger, terme enfantin, « mame, p'tiô, mame ! » on dit encore « faire mame mame. » - (02) - M
man (n.f.) : maman - (08) - M
manachou : romanichel. - (04) - M
mance, s. f. planche d'habit ou de robe. - (02) - M
mancéne, s. f. mancienne, viorne commune, vihurtmm lantana. On l'emploie à fabriquer des liens parce qu'il est très flexible. - (02) - M
mancené, s. m. viorne commune. Le mancené arbuste est encore appelé « peute varne ». - (02) - M
mandrin, s. m. bandit, voleur, misérable, individu couvert de guenilles. - (02) - M
mangouin, s. m. celui qui parle du nez, nasillard. - (02) - M
manguin, e, adj. manchot, estropié du bras. - (02) - M
manigan, s. m. celui qui vit du travail de ses mains, manoeuvre. - (02) - M
manigancer (v.t.) : comploter ; agir sournoisement - (08) - M
manmie, loc. mon amie, terme d'amitié. - (02) - M
mannaige, s. m. ménage, ouvrage de la maison : « fére son man-naige. » - (02) - M
mannequin, s. m. panier d'osier et de forme carrée chez nous. - (02) - M
manouvrier : ouvrier, ouvrière qui travaille de ses mains et à la journée. - (09) - M
manque, s. f. faute, défaut, lacune, vide, déchet : il y a beaucoup de « manques » dans cet ouvrage. - (02) - M
manquer, v. n. manquer, avoir besoin, être dans l'indigence. - (02) - M
manquiau, s. m. manteau. - (02) - M
mantiau (n.m.) : manteau - (08) - M
mantiaû : manteau - (07) - M
mantigueule : mâchoire - (07) - M
mantille, s. f. manteau de femme avec un capuchon qui est cousu ou attaché au vêtement. - (02) - M
mâqueiller (v.) : mâchonner - (08) - M
maquéiller (v.t.) : mâchonner - (08) - M
mâquéiller : mâchonner, mordiller, croquer  - (07) - M
mâqueiller, v. a. mâchonner, mouvoir les mâchoires avec lenteur, en mangeant ou même à vide. - (02) - M
mâr (n.m.) : mars - on pourrait aussi conserver le français, mais l'autochtone le modulerait en mâr ou mair - (08) - M
marabou, s. m. petite marmite sur trois pieds et en fonte. le « marabou » Morvandeau n'a point d'anse. - (02) - M
maragouègner : marmonner, bougonner  - (07) - M
mârain, s. m. merrain, bois scié pour la tonnellerie et quelques autres usages. - (02) - M
marande, mérande, s. f. repas du milieu du jour, goûter. - (02) - M
marander (verbe) : déjeuner. - (06) - M
marander, mérander (v.t.) : prendre le repas de midi - (08) - M
marander, mérander, v. n. goûter, prendre le repas du milieu du jour. - (02) - M
maraude (n.f.) : repas du milieu du jour (aussi mérande) - (08) - M
marcage, lieu impénétrable par suite de l'abondance des ronces et des épines. - (03) - M
marçau (n.m.) : maréchal-ferrant (aussi marceau) - (08) - M
marcau (nom masculin) : chat. - (06) - M
marcau, maircau, s. m. chat mâle, matou - (02) - M
marcé (n.m.) : marché - (08) - M
marcer (v.t.) : marcher - (08) - M
marchau, aude, s. m. et f. maréchal ferrant. - (02) - M
marcot, chat - (05) - M
marde : merde - (07) - M
mardié, mardienne. interj. Qui pour le sens correspond à parbleu, pardi, et qui est une formule d'affirmation. - (02) - M
mâre, s. m. assemblage de deux pièces de bois sur lesquelles on pose les futailles dans une cave. - (02) - M
mâre, s. m. maire, celui qui administre une commune. - (02) - M
marer (verbe) : presser, écraser. - (06) - M
margaucer, v. a. mouiller, salir, souiller de boue. - (02) - M
margazu (nom masculin) : effets personnels. - (06) - M
margelé, adj. le bois « margelé » est le bois dont la fibre est altérée par un accident organique ou par une maladie. - (02) - M
margouéillâ, s. m. margouillis, cavité, trou rempli de boue. - (02) - M
margoulette : figure ; se casser la margoulette : tomber. - (10) - M
margoulette, s. f. mouchoir qu'on attache sous le menton. - (02) - M
margouner : bougonner. - (10) - M
margouner, v. n. bougonner, gronder sans articuler de sons distincts. (voir : marmonner.) - (02) - M
marguillier : membre de la fabrique d'une paroisse. Laïc s'occupant de la garde et de l'entretien d'une église. - (09) - M
mâri (-e) (adj.m. et f.) : affligé(-e), attristé(-e) - de l'a. fr., marrir = affliger, attrister - (08) - M
mâri, part. passé de l'anc. verbe marrir qui signifiait affliger, attrister : « i seu bin mari de ç'lai », je suis bien chagrin de cela. - (02) - M
marin, adj. ce mot qui se montre quelquefois dans les noms de lieu, s'applique en nivernais ou en Morvan à un terrain marécageux. - (02) - M
maringot, s. m. coquetier, celui qui parcourt les campagnes pour acheter les œufs et les volailles. - (02) - M
marion, s. m. petit faisceau d'écorce. - (02) - M
marlat, mierlet (n.m.) : merle - (08) - M
marle : merle. Dans les savées le marle siffle : dans les haies le merle siffle. - (04) - M
marle, marluche (n.m.) : merle - aussi merluche - (08) - M
marlin : merlin - (07) - M
marmoue, s. f. moue, grimace des lèvres, grognement sourd : « fére lai marmoue «, faire la moue, grogner. - (02) - M
marmouner, v. a. marmotter entre ses dents, murmurer, grommeler. - (02) - M
marmouser, murmurer maussadement, marmuser. - (01) - M
marmousser, murmurer - (05) - M
marmuer, v. n. on dit que le temps « marmue » lorsque le ciel se couvre et donne à prévoir un changement, un remuement atmosphérique. - (02) - M
marmuser (v.t.) : chuchoter, parler bas, murmurer - (08) - M
marmuser, v. a. murmurer, parler bas, chuchotter, dire à l'oreille quelque chose de défavorable sur le compte d'autrui : cette jeune fille est une évaporée, le monde en « marmuse. » - (02) - M
maroner, v. a. grogner sourdement, se plaindre à voix basse, avec mauvaise humeur. - (02) - M
maroner, v. n. avoir la couleur marron. - (02) - M
marquau : matou. - (04) - M
marronner (verbe) : ronchonner. Manifester Sa colère intérieurement. - (06) - M
marseau, massauce : saule  - (07) - M
marsiaule (n.m.) : marsault (saule qui pousse près des eaux) - (08) - M
marsiaule, s. m. saule marseau, salix aurita ou à oreillettes. - (02) - M
marteai, s. m. marteau. - (02) - M
marteleur, s. m. celui qui a la charge de mettre la marque de l'acquéreur sur les bûches de moule avant le flottage. - (02) - M
martiau (n.m.) : marteau - (08) - M
martiau : marteau. - (04) - M
mas (adj.pos.m. et f.) : mes - (08) - M
mâs (adv., conj.) : mais - (08) - M
mâs, « L » davantage, magis. - (01) - M
mâs, plus - (05) - M
mâseure : masure - (07) - M
mâsiére, s. f. masure, maison pauvre ou en ruine. - (02) - M
mastoque, adj. des deux genres. lourd, épais, grossier. - (02) - M
mâte (n.m.) : maître - (08) - M
mâte : maître  - (07) - M
mâte : maître (mâtrosse : patronne). Demande ai la mâtrosse : demande à la patronne. - (04) - M
matelas (n.m.) : grands roseaux des étangs - (08) - M
matelas, s. m. grand roseau des étangs. - (02) - M
matinaule, adj. celui ou celle qui se lève de bonne heure, matinal. - (02) - M
mâtre, s. m. maître. le « mâtre » est le chef de la maison, le père de famille. La femme appelle son mari « not' mâtre », et le mari par réciprocité la nomme « not' mâtrosse. » - (02) - M
mâtrie (n.f.) : maîtrise - (08) - M
mâtrie, s. f. maîtrise, qualité et autorité du maître. prendre « lai mâtrie », c'est prendre le gouvernement, l'administration entre ses mains. - (02) - M
mâtrosse (n.f.) : maîtresse - (08) - M
mâtrosse : maîtresse  - (07) - M
mâtrosse, s. f. maîtresse, la maîtresse de la maison, la mère de famille, femme ou fille à laquelle on fait la cour. - (02) - M
mau (avoir) : avoir mal, d'où c'est mau fait : mal fait, dommage, regrettable. - (10) - M
mau (n.m. ; adv.) : mal - (08) - M
mau : mal  - (07) - M
mau, s. m. mal, douleur, maladie : « ile é deu mau ès aireilles », elle a du mal aux oreilles. - (02) - M
maublan, s. m. uni blanc, tumeur, abcès. « maubian. » - (02) - M
maucalé, adj. mal coiffé. s'applique surtout aux femmes. une personne « maucalée » a son bonnet de travers ou les cheveux en désordre. - (02) - M
mauchaussé, adj. s'emploie quelquefois substantivement, celui qui est mal chaussé, qui a de mauvaises chaussures : le « mauchaussé », une « mauchaussée » s'applique ironiquement aux va-nu-pieds. - (02) - M
maucontent, adj. mécontent, qui est de mauvaise humeur. - (02) - M
maucontent, mécontent. - (01) - M
maudition, s. f. malédiction. - (02) - M
maudru, s. m. le « maudru » est le plus petit des oiseaux d'une couvée, celui qui est éclos depuis peu de temps. Le « maudru » n'a pas encore de duvet. - (02) - M
maufé, adj. mal fait, mal bâti, mal conforme dans ses diverses acceptions. - (02) - M
maufére, v. n. mal faire, faire mal : « c' p'tiô n' sunge qu'ai maufére », cet enfant ne songe qu'à mal. - (02) - M
maufet, mal fait. - (01) - M
maufézan, ante, adj. malfaisant. celui ou celle qui aime à faire le mal. - (02) - M
maugraiçou, ouse, adj. disgracieux, grognon, maussade. - (02) - M
maugraissou, maugressou (-ouse) (adj.m. ou f.) : disgracieux (-euse), grognon (-onne), maussade (de Chambure écrit maugraiçou) - (08) - M
maugré, malgré. - (01) - M
maugré, prép. malgré, en dépit de : j'irai «maugré » lui ; il a fait cela « maugré » nous. - (02) - M
maulaibille, ll mouil. adj. des deux genres. malhabile, celui ou celle qui manque d'habileté, d'adresse. - (02) - M
maulaidroué, drouéte, adj. et subst. maladroit, gauche. - (02) - M
maulaipris, ise, adj. malappris, mal élevé, grossier : « couye-té don maulaipri » ! tais-toi donc malhonnête ! - (02) - M
maulâsié, adj. malaisé, incommode, difficile ; au féminin « maulâsiére ». - (02) - M
maulâyé (adj.) : mal à l'aise, mécontent - (08) - M
maulàye, adj. mal à l'aise, mécontent, malade. On prononce « maulâge » en « i seu maulâge », je suis mal à l'aise. - (02) - M
maumuer (s') (v.pr.) : se dit du temps qui se détériore (étym. se muer en mal) - (08) - M
maupaitient, ente, adj. impatient, peu endurant : « taise toué maupaitient », tais-toi homme sans patience ! - (02) - M
maupas (n.m.) : passage dangereux - (08) - M
maupas, s. m. passage difficile, dangereux. - (02) - M
maupenser, v. a. penser mal, imaginer à tort, mal à propos. - (02) - M
maupourtan, ante, adj. celui ou celle qui se porte mal, qui a une mauvaise santé : « not' mâtre ô maupourtan », mon mari se porte mal. - (02) - M
mauprenre (se). S'y prendre mal pour faire quelque chose, se méprendre. - (02) - M
mausaiselou, ouse, adj et subst. maussade, grognon, de mauvaise humeur, disgracieux. - (02) - M
mausaivelou (-ouse) (adj.m. ou f.) : maussade, grognon (-onne), de mauvaise tnunerr - (08) - M
mauvâ, aille, adj. mauvais, méchant, dangereux : « eun mauvâ hon-m', eune mauvâille fon-n'. » - (02) - M
mauvage : mauvaise. Ol o mauvas : il est méchant. Ol é eu une mauvage grippe : il a eu une mauvaise grippe. - (04) - M
mauvâs (adj.) : mauvais - (08) - M
mauvâs : mauvais  - (07) - M
mauvâye (adj.f.) : mauvaise - (08) - M
mauvenan, ante, adj. mal venant, qui vient mal, qui ne réussit pas. - (02) - M
mauvie (n.f.) : grive - (08) - M
mauviotte (n.f.) : mauve des bois - (08) - M
mauvitu, adj. mal vêtu, mal habillé, mal couvert. - (02) - M
mauvivre, v. n. vivre mal, avoir une mauvaise nourriture. - (02) - M
mauvoillan, ante, adj. malveillant, hostile. - (02) - M
mauvoulance, s. f. mauvais vouloir, malveillance, volonté hostile. - (02) - M
mauvouloir, s. m. mauvaise volonté. - (02) - M
mauvue (n.f.) : 1) mauvaise vue - 2) mauvais sort - (08) - M
mauvue, s. f. mauvaise vue : avoir la « mauvue » c'est être atteint de myopie ou avoir les yeux malades. - (02) - M
mauvue, voir mal - (05) - M
mâyon (n.f.) : maison - (08) - M
mayon (nom féminin) : maison. - (06) - M
mâyon, maison - (05) - M
mayre, s. f. renversement du vagin. on dit des vaches, des brebis, etc., qu'elles font la « mayre » du ventre, lorsqu'elles sont sujettes à ce grave désordre qui est un cas rédhibitoire. - (02) - M
maze (n.f.) : grosse fourmi - (08) - M
mazibler (verbe) : briser, mettre en pièce, faire un mauvais travail. - (06) - M
meau : mal. On peut avoir meau n'importe où : on peut avoir mal n'importe où. - (04) - M
meau-virot : mal blanc au doigt, panaris. - (04) - M
mécanique : frein (de chariot, de tombereau)  - (07) - M
mécanique : frein sur un chariot . En descente on sarro la mécanique : en descente on serrait le frein. - (04) - M
mécopé, part, passé d'un verbe mécouper. Mal coupé. Se dit du bois qui est coupé de biais. Le bois « mécôpé » est plus cassant. - (02) - M
mécôple, adj. qui n'est pas couplé, mal couplé, dépareillé, en nombre impair. - (02) - M
mécru, s. m. individu suspect en matière de religion ou de morale, entaché de sorcellerie. - (02) - M
méde, s. f. excrément, fiente de tous les animaux. - (02) - M
médiot, s. m., midi, milieu de la journée. - (03) - M
medoise, toute sorte d'herbages de bonne qualité, meloise. - (01) - M
mée (n.f.) : mère - (08) - M
mée, s. f. mère : « mai mée », ma mère. - (02) - M
méfére, v. a. gâter, altérer, nuire, diminuer la valeur d'une personne ou d'une chose. - (02) - M
mégeaille : mangeaille, nourriture  - (07) - M
mégelé, adj. se dit du bois lorsqu'il est gelé a l'intérieur, gâté par un nœud ou autre accident naturel : ce chêne est impropre au service, il est « mégelé. » - (02) - M
mégeou, migeou, mingeou, ouse, adj. mangeur : « eun grô mégeou, eune p'tiote migeouse ou mingeouse », un gros mangeur, une petite mangeuse, c’est à dire d'un gros ou d'un faible appétit. - (02) - M
méger : manger  - (07) - M
méger, miger, minger, v. a. manger. - (02) - M
méiceau, maréchal-ferrant - (05) - M
meidi, s. m. midi, le milieu du jour. - (02) - M
meignot, s. m. manche du fléau, instrument à battre les grains. En plusieurs lieux « m'neau. » - (02) - M
meillenot, s. m. maillot, lange pour envelopper les enfants. - (02) - M
meineu, s. m. minuit, le milieu de la nuit. on prononce dans quelques localités « mingneu, minneu », et même « menu. » - (02) - M
meix, mex, metz, may, maz, s. m. un « meix » était en bourg, et en nivernais une habitation rurale. - (02) - M
melaide (n. et adj.m. et f.) : malade - (08) - M
mêlé, mêlié, s. m. néflier, arbre qui porte les nèfles. - (02) - M
mêle, mesle (n.f.) : nèfle - (08) - M
mêle, s. f. nèfle. - (02) - M
mêlette, s. f. petit panier qu'on porte suspendu comme un carnier. (voyez malette.) - (02) - M
mêlier (n.m.) : néflier - (08) - M
melin : moulin  - (07) - M
melingn', s. m. moulin. l'e ne sonne pas : « m'lingn'. » - (02) - M
meloise (n.f.) : prairie ou pâture humide - (08) - M
meloise, s. f. prairie ou pâture humide. - (02) - M
melotte, s. f. plante des marécages qui produit un petit fruit semblable à la groseille rouge et fort acide. - (02) - M
membrance, s. f. souvenir, mention, mémoire d'une chose : faire « membrance », faire mention, remettre en mémoire, prendre en considération, tenir compte. - (02) - M
mémouaire (n.f.) : mémoire - (08) - M
ménaize (n.m.) : ménage - (08) - M
menbreure, s. f. membrure, gros bois de sciage. - (02) - M
mener (m'ner) les bœufs : être en chaleur (vache) - (07) - M
ménetré, s. m. ménétrier, celui qui joue d'un instrument de musique. On prononce « menn'tré » ou « meunn'tré. » - (02) - M
menetrer (n.m.) : ménétrier, musicien (aussi meunetrer) - (08) - M
ménétrier : joueur de violon ou d'autre instrument, qui fait danser dans les villages. - (09) - M
menïon, s. f. époque où se font les dernières récoltes d'avoine et de blé noir en même temps que les semailles d'automne. - (02) - M
meniyon, manïon (n.f.) : époque où l'on fait les dernières récoltes d'avoine et de blé noir en même temps que les semailles d'automne (ne pas confondre avec lai moichon, mouéchon ; de Chambure écrit : merlon) - (08) - M
menne (lai) (pr.pos.f.sing.) : la mienne - (08) - M
menoille, menouille, s. f. nom de lieu, terrain humide. (voir : meloise.) - (02) - M
menoinge, s. f. vendange. «menanze, menoinze. » - (02) - M
menoingeou, ouse, s. vendangeur, vendangeuse. - (02) - M
menoinger, v. a. vendanger. - (02) - M
menoinze (n.f.) : vendange (menoinge pour de Chambure) - (08) - M
menou, s. m. celui qui mène, qui conduit, qui dirige : « eun m'nou d' lous », un meneur de loups. - (02) - M
menterie (n.f.) : mensonge - (08) - M
menterie, s, f. mensonge. - (02) - M
mentôu (-ouse) (adj.m. et f.) : menteur, menteuse - (08) - M
mentou : menteur. - (04) - M
mentou, mentouse : menteur, menteuse - (07) - M
mentou, ouse, adj. et subst. menteur, menteuse. - (02) - M
mentrie : mensonge  - (07) - M
menyon,menîyon (n.f.) : dernière récolte d’avoine et de sarrasin (pour de Chambure : menon) - (08) - M
méqueurdi (n.m.) : mercredi - (08) - M
méqueurdi : mercredi  - (07) - M
méqueurdi. mercredi, le quatrième jour de la semaine. - (02) - M
mèrande, marande : le déjeûner, le repas ; faire une peutte mèrande : préparer un mauvais repas, peu savoureux. - (10) - M
mére : mère - (07) - M
mére, s. f. matrice des femelles et principalement des vaches, arrière-faix ou placenta. - (02) - M
merque, s. f. marque, signe au propre et au fig. on fait des « merques » ou entailles sur un morceau de bois pour établir un compte, un chiffre total, en certaines circonstances. - (02) - M
merquer, v. a. marquer, faire une marque. - (02) - M
mès que, dès que. - (01) - M
meser : manger. - (10) - M
meseure (n.f.) : mesure - (08) - M
mesle, (mespilum), nèfle. - (01) - M
mesles, nèfles - (05) - M
messaige, s. m. message, commission transmise par un messager. - (02) - M
messaigé, s. m. messager, celui qui porte un message. - (02) - M
messou (nom masculin) : personne qui va régulièrement à la messe. Pratiquant, voire bigot. - (06) - M
métau, s. m. méteil, mélange de froment, de seigle, d'orge, etc. - (02) - M
méteil : le méteil était un mélange de seigle et de froment semé dans le même champ. - (09) - M
méteni, v. a. maintenir, tenir à sa place : un enfant difficile à « mét'ni », c'est-à-dire à contenir. - (02) - M
métier, s. m. besoin, utilité. avoir « bon métier » d'une chose, en avoir grand besoin. - (02) - M
mét'nan, adv. de temps. maintenant, à présent. - (02) - M
mettant que (loc.) : sans doute, sûrement - (08) - M
mette : mettre - (07) - M
mettu, mis - (05) - M
mettu, part, passé du verbe mettre. Mis : « al é mettu son haibi. » - (02) - M
meu, meue, adj. mûr, mûre, qui a la maturité. - (02) - M
meue, s. f. moue, grimace, mine refrognée : « fére lai meue », faire la moue, être maussade, triste. - (02) - M
meugetiau (nom masculin) : sorte de muselière pour empêcher les veaux de téter. - (06) - M
meugetiau, s. m. muselière au moyen de laquelle on empêche les veaux de téter. - (02) - M
meugneau (nom masculin) : museau, groin. - (06) - M
meugneau, s. m. museau, groin. - (02) - M
meugnon (n.m.) : museau, groin (pour de Chambure : meugneau) - (08) - M
meuguet (n.m.) : muguet - (08) - M
meuguet, s. m. muguet. - (02) - M
meûle (n.f.) : tas de foin - (08) - M
meule, s. m. amas, tas; « mettre en meule », c'est mettre en tas. - (02) - M
meulé, s. m. meunier. - (02) - M
meûler (-ère) (n.m. et f.) : meunier, méunière - (08) - M
meules (das) (loc.) : beaucoup - (08) - M
meuleur (mola), meunier, meulé. - (01) - M
meuling (n.m.) : moulin - (08) - M
meulon, s. m. petite meule de foin, de paille, etc. - (02) - M
meun, meune, adj. poss. mien, mienne ; « teun, teune » = tien, tienne ; « seun, seune » = sien, sienne. - (02) - M
meune (le, lai), meunes (les) : mien (le), mienne (la), miens (les), miennes (les)  - (07) - M
meûné, meunére : meunier, meunière  - (07) - M
meuner, v. a. mener, conduire. indic. présent : i meune, teu meune, a meune ; i m'non, vô m'né, a m'nan. — infin. meuner et m'ner. (voir mouner.) - (02) - M
meur (-e), mû (-e) (adj.m. ou f.) : mûr (-e) - (08) - M
meur, e, adj. mûr, en point de maturité. - (02) - M
meuraisso (nom masculin) : mur de pierres sèches. - (06) - M
meuraissô, s. m. mur à sec, mur où l'on n'emploie pas de mortier. On a réuni en un seul ainsi prononcé les trois mots meur (mur) ai (à) sô (sec) . - (02) - M
meurcelons, s. m. plur. groupe de petits marchands ambulants. - (02) - M
meurcelot, romanichel - (05) - M
meûre : mûr  - (07) - M
meurè : salé (trop)  - (07) - M
meuré, meurené, adj. salé avec excès, très salé. - (02) - M
meure, v. n. mourir : « a vé meure », il va mourir. - (02) - M
meurée, s. f. provision de fruits cueillis prématurément et conservés pour mûrir. - (02) - M
meureille, s. f. muraille : « daré lai meureille » , derrière le mur. « muheille. » - (02) - M
meurer (v.t.) : saler avec excès - (08) - M
meurer : saler exagérément. - (10) - M
meurer, v. a. saler avec excès. on dit d'un mets trop salé ou trop épicé, qu'il est « meure. » - (02) - M
meurette, s. f. poisson cuit à l'étuvée, marinade. - (02) - M
meurgé : tas de pierres (souvent retirées d'un champ et déposées en limite)  - (07) - M
meurgé, s. m. tas de pierres en général. « meurzé. » - (02) - M
meurgealle, s. f. margelle de puits. - (02) - M
meuri (v.t.) : devenir mûr - (08) - M
meuri : mourir  - (07) - M
meuri, v. n. devenir mûr. - (02) - M
meuri, v. n. mourir, cesser de vivre. - (02) - M
meurzeille, s. f. masure. - (02) - M
meurzére, s. f. amas de pierres. - (02) - M
meusetiau (n.m.) : muselière pour les veaux et les bœufs - (08) - M
meusette (n.f.) : musette - (08) - M
meusiqhi', s. f. musique, son d'un instrument et, par extension, l'instrument lui-même. - (02) - M
meusse (adj.m. ou f.) : honteux (-euse), penaud (-e), triste - (08) - M
meusse : triste. Ol o tou meusse : il est tout triste. - (04) - M
meusse, adj. des deux genres. honteux, confus, penaud, triste. - (02) - M
meusser (se), triste, maussade - (05) - M
meusser, v. a. musser, cacher, écarter, dissimuler. - (02) - M
meussot (-otte) (adj.m. ou f . ) : diminutif de musse : miteux (-euse), confus (-e), silencieux (-euse), triste - (08) - M
meussot, otte, adj. dimin. de «meusse» pour musse. honteux, confus, embarrassé, triste, silencieux. - (02) - M
meutraie : objet très gros  - (07) - M
meutrè : très gros  - (07) - M
meutré, s. m. meurtrier, piège à rats qui les assomment par la chute d'un poids. - (02) - M
meutréyer, v. a. meurtrir, blesser. - (02) - M
meuzeure : mesure, double décalitre  - (07) - M
meuz'rer : mesurer  - (07) - M
meuz'taie : muselière en grillage pour empêcher les veaux de lait de manger  - (07) - M
mévaillue, s. f. diminution de valeur, dépréciation. - (02) - M
mezer, m'zer (v.t.) : manger - (08) - M
mézu, s. m. mauvais usage, abus, et par extension, dommage : « aller en mézu », aller en dommage. - (02) - M
mezuer (v.t.) : mesurer (aussi m’zuer) - (08) - M
m'geai : manger. On passe à table pou m'geai : on passe à table pour manger. - (04) - M
mi, my (pr.pers. 1ère pers.s.) : moi, me - (08) - M
mi, my, pron. moi, me, mes. - (02) - M
mia (nom masculin) : clafoutis. - (06) - M
mialer (verbe) : miauler. On dit aussi mianer. - (06) - M
miance, s. f. collation champêtre, repas sur l’herbe que les habitants de quelques localités faisaient en partie de plaisir le 1er mai. - (02) - M
miançon (n.f.) : gesse tubéreuse - (08) - M
miançon, s. m. gesse tubéreuse appelée aussi vulgairement anottes, boulue, saignes. Les tubercules sont très recherchés des porcs et des sangliers. elle est assez commune dans les terrains argileux. - (02) - M
miâner (v.t.) : miauler - (08) - M
miâner : miauler - (07) - M
miâner, v. n. miauler, faire des miaulements comme le chat. En quelques lieux « miâler. » - (02) - M
miânou, ouse, s. m. et féminin miauleur, celui qui miaule. se dit du chat par antonomase. - (02) - M
miarle : un merle. - (10) - M
miatte, miotte (n.f.) : miette - (08) - M
miau, s. m. amande des noisettes et des noyaux en général. - (02) - M
mîcer (v.) : mincer, mettre en petits morceaux - (08) - M
micer : émincer  - (07) - M
micer, v. a. mincer, réduire en petits morceaux, en miettes. - (02) - M
michaicun, pron. distrib. chacun, « tô michaicun », chacun de son côté, chacun à part. - (02) - M
michament, adv. méchamment. se dit pour un peu, passablement, petitement. S'il m'aidait « michament » j'en viendrais à bout ; « michament » qu'il travaille, il pourra vivre ; comment vous portez-vous ? « michament. » - (02) - M
michan, adj. méchant, de peu de valeur, misérable. le « michan », le méchant, le diable. - (02) - M
Miché, Michel, nom d'homme. - (02) - M
miche, s. f. pain de froment ou de seigle fait avec la fleur de la farine, en général le meilleur pain. On prononce «mice» dans une grande partie du Morvan - (02) - M
micheterme, adj. mi-terme. Se dit d'une vache pleine depuis trois ou quatre mois, qui est à la moitié du temps de la gestation. - (02) - M
micionner, v. a. mincer très menu, réduire en petites parcelles. - (02) - M
mié (n.m.) : miel - (08) - M
mié : miel  - (07) - M
mié, s. m. miel : « a n'ié pâ d' mié dan l' reuchon «, il n'y pas de miel dans la ruche. - (02) - M
miée : miel. Les abeilles font le miée : les abeilles font le miel. - (04) - M
mienne, adj. mien. « le mienne, le tienne, le sienne », pour le mien, le tien, le sien. - (02) - M
mierle (n.m.) : merle - (08) - M
mierle : merle  - (07) - M
mierle, s. f. merle. « miarle. » - (02) - M
mierlet, s. m. merleau, jeune merle. - (02) - M
mieuler, v. n. aller mieux, être en meilleur état, en meilleure situation de fortune ou de santé. - (02) - M
miger (v.) : manger - aussi mijer, m'zer - (08) - M
mignairder (v.t.) : faire le câlin comme les jeunes enfants - (08) - M
mignairder, v. a. faire le câlin comme les jeunes enfants qui cherchent les caresses ou qui veulent obtenir quelque faveur. - (02) - M
mignairdon, s. m. enfant gâté, dont on s'occupe sans cesse - (02) - M
mignein : étameur. On pourto les ustensiles é rétamer au mignein : on portait les ustensiles à rétamer à l'étameur. - (04) - M
migner, v. a. manger. - (02) - M
mignin : rétameur (en général ambulant) - (07) - M
mignin, s. m. chaudronnier ambulant. - (02) - M
mignoter (verbe) : (Se). prendre soin de sa personne. - (06) - M
mihâqhi', s. m. miracle. - (02) - M
mijou, loc. la mi-août : je vous paierai « à la mijou. » - (02) - M
Milan : diminutif de Emiland  - (07) - M
milenot, s. m. manche du fléau à battre les céréales. (voir : m'iet.) - (02) - M
miliasse, s. f. millier. il y a des « miliasses » d'années que le monde est fait. - (02) - M
Millan, nom de baptême. Diminutif de Émiland, corruption de Émilien. - (02) - M
milleur, adj. meilleur. (voir : mouéillou.) - (02) - M
Millien : diminutif de Emilien  - (07) - M
mimnuait (n.m.) : minuit - (08) - M
mimouére, s. f. mémoire, faculté de conserver le souvenir des choses. - (02) - M
min (le) (pr.pers.m.) : le mien - (08) - M
min, menne, pron. poss. mien, mienne : « l' min, l’ tin, l' sin », pour le mien, le tien, le sien ; « l’ menne, l' tenne, l' senne », pour la mienne, la tienne, la sienne. (voir : meun.) - (02) - M
minâble, adj. misérable, déguenillé. Se dit d'un pauvre en haillons : il est « minable », il manque de tout. - (02) - M
minage, s. m. droit perçu sur les grains mesurés par mine, ancienne mesure qui contenait 78 litres 73. - (02) - M
minette (n.f.) : petite luzerne ou luzerne lupuline - (08) - M
minette : luzerne lupuline  - (07) - M
minette : luzerne. - (04) - M
minette, s. f. nom vulgaire de la petite luzerne. - (02) - M
mineur, adj. et subst. mineur, celui qui n'est pas majeur : un enfant mineur, un mineur. en plusieurs lieux le féminin est « mineurte. » - (02) - M
mingnué, min-neu, c'te gnué, c'te neu : minuit, cette nuit - (05) - M
ministre, s. m. ane. Baudet. S'applique en général aux bêtes asines qui ont du mérite soit par leur taille soit par leur énergie. - (02) - M
mînme (adj.) : même - (08) - M
min'neut : minuit  - (07) - M
min-neut : minuit. Ai Nouai on vait ai la messe de min-neut : à Noël on va à la messe de minuit. - (04) - M
minon (n.m.) : chaton des fleurs mâles du noisetier - (08) - M
minon : chaton (petit chat) - (07) - M
minon : chaton de saule, de noisetier  - (07) - M
minon : petit paquet de poussière (souvent sous les lits)  - (07) - M
minon : fleur du saule et du noisetier. - (04) - M
minon, s. m. chaton des fleurs mâles du noisetier, du saule, etc. Minon et chaton se disent également d'un petit chat. - (02) - M
minotte, s. f. menotte, petite main, main d'enfant. - (02) - M
mion, s. m. déchet de la cire après qu'on en a extrait le miel. - (02) - M
mionmion, s. m. tronçon qui demeure lorsqu'on a coupé un membre du corps humain, un doigt, un bras, une jambe, etc. on dit encore un « mionmion » en parlant du chicot d'une branche cassée ou coupée. - (02) - M
mionner, v. a. s'emploie au propre dans le sens de miauler avec insistance et au figuré de convoiter quelque chose avec ardeur. Un enfant « mion-ne » pour avoir ce qu'il désire, un bonbon, un joujou. - (02) - M
miot, otte, adj. muet, celui qui ne parle pas : « lai clieuce atot miotte », la cloche était muette. - (02) - M
miotte : miette - (07) - M
miotte : une miette. - (10) - M
miotte : miette, pain ou gâteau, une petite quantité. - (04) - M
miotte, s. f. miette : « eune miotte de pain. » - (02) - M
miraque (n.m.) : miracle - (08) - M
Miré, s. m. nom de bœuf. - (02) - M
mirliguet, s. m., primevère sauvage de couleur jaune, connu aussi sous le nom de coucou. - (03) - M
miroler, v. a. couvrir de dessins, d'arabesques un objet quelconque : un sabot « mirolé », c’est à dire orné de dessins. (voir : brigolé.) - (02) - M
miroué, s. m. miroir, petite glace. - (02) - M
misérer (verbe) : être dans le dénuement. Avoir du mal à « joindre les deux bouts ». - (06) - M
missipipis, s. plur. ne s'emploie que dans la locution mettre en « missipipis », c'est-à-dire en mille morceaux, en mille pièces. - (02) - M
missouè'iller : émietter, réduire en menus morceaux  - (07) - M
mistifriser (verbe) : (Se). se faire coquette en vue d'une sortie. - (06) - M
mitaignes, s. f. mitaines, gants en laine tricotée qui ne couvrent pas les doigts ou au contraire gants arrondis à l'extrémité et dont le pouce est isolé. - (02) - M
mitaimne (n.f.) : mitaine - (08) - M
mitan (n.m.) milieu - (08) - M
mitan : milieu  - (07) - M
mitan, milieu - (05) - M
mitan, milieu. - (01) - M
mitan, s. m. milieu. « mutan. » - (02) - M
mitandié, mitandier (-ière) (adj.m. ou f.) : de milieu, intermédiaire - (08) - M
mitantié, ére, adj. de milieu, moyen, ce qui est intermédiaire. - (02) - M
mitantier : se dit d'un enfant situé au milieu (par ex. 2ème sur 3, 3ème sur 5) - (07) - M
mitayé, s. m. métayer, celui qui partage avec le propriétaire les produits d'un domaine dont les frais de culture sont à sa charge. - (02) - M
mitéyin, enne, adj. mitoyen, ce qui est au milieu : un mur « mitéyin », une haie « mitéyenne. » - (02) - M
mitié, s. f. moitié, l'une des deux parties qui forment un tout : « peurné ç'lai é beillé-m'en lai mitié. » - (02) - M
mitoinché, s. m. métayer, colon partiaire. - (02) - M
miton, s. m. manche du gilet que portent les hommes. - (02) - M
mitonner, v. a. laisser s'attiédir, s'adoucir, ce qui est trop chaud : une soupe « mitonnée». - (02) - M
mitoué : métayer, fermier. - (04) - M
mitoué, s. m. mitayer. (voir : mitoinché.) - (02) - M
mitouérie. s. f. métairie, propriété rurale soumise au métayage. - (02) - M
mitreilhi, v. a. molester, opprimer, écraser. - (02) - M
miyeu (n.m.) : milieu - (08) - M
mi'yeu : milieu - (07) - M
m'lédeux, malade - (05) - M
m'let, s. m. manche du fléau avec lequel on bat les céréales. la partie mobile qui frappe la gerbe se nomme la verge. (voir : courze, enteurlin, milenot, varge, voirge.) - (02) - M
mlgnair, adj. gentil, câlin. se dit d'un petit enfant gracieux et caressant. - (02) - M
m'lin : moulin  - (07) - M
m'nanze, s. f. vendange. - (02) - M
m'nanzer, v. a. vendanger. (voir : menoinger.) - (02) - M
M'nicot. nom d'homme. Dominique. (voir : dimanche.) - (02) - M
m'nu : manche du fléau (?) ou débris de paille, petit, menu. O lo ben m'nu : il est bien petit. - (04) - M
mô bian : mal blanc, panaris - (07) - M
mô, adj. mou, mouillé, humide : « i seu tô mô », je suis tout mouillé ; « lai terre ô môle », la terre est humide. - (02) - M
môche, s. f. mouche. - (02) - M
môde, s. f. coutume, usage, façon d'agir. - (02) - M
moder (v.) : faire un tour, un "viron" - aussi en lyonnais - (08) - M
moéllux (-use) (adj.m. et f.) : moelleux, moelleuse - (08) - M
môflan, ante. adj. bouffant, qui se gonfle. - (02) - M
môfle. môfe, s. m. mufle, museau, face d'animal, visage difforme. - (02) - M
môflot, otte, adj. gonflé, boursouflé. se dit principalement du pain lorsque la pâte est bien levée et, par extension, du bon pain en général. - (02) - M
moichener, mouécheneb, v. a. moissonner, faire la moisson. - (02) - M
moichenou, mouéchenou, ouse, s. moissonneur, moissonneuse. mouchenou. - (02) - M
moichon, mouéchon, s. m. moisson, récolte des céréales. « mouchon. - (02) - M
moigner (v.t.) : mener - (08) - M
moigner, v. a. mener, conduire : « moigne-moué ai m'lin », mène-moi au moulin. - (02) - M
moille, ll mouil. s. f. mûre, fruit de la ronce. - (02) - M
moilou, oure, adj. morveux. environ de Lormes. - (02) - M
moim’ment, adv. même, de même, même-ment. - (02) - M
moince, s. f. mouche : «aine miçante moince », une mauvaise mouche. - (02) - M
moinche : manche (de vêtement)  - (07) - M
moinche, s. f. manche d'un vêtement. le manche d'un outil se prononce « moinge. » « mance. » (voir : moinge.) - (02) - M
moinchot, minchot, otte, adj. et s. manchot, celui qui est estropié de la main ou du bras. (voir : manguin.] - (02) - M
moineai, s. m. petit enfant, le plus jeune, le plus petit : «mon p'tiô moineai ». - (02) - M
moinge (n.m.) : manche d'outil - (08) - M
moinge : manche (d'outil)  - (07) - M
moinge : le manche d'un outil. - (04) - M
moinge, s. m. manche d'outil, poignée que l'on adapte à un instrument ou à un ustensile quelconque. - (02) - M
moingne, s. m. robe d'enfant, robe que portent les petits garçons jusqu'à l'âge où ils prennent les vêtements de leur sexe. - (02) - M
moinme (adj.) : même (aussi mouême) - (08) - M
moinme , adj. des deux genres. même, qui n'est pas différent : « ç'ô l' moinme haibi qu'i é mettu oj'deu », c'est le même habit que j'ai mis aujourd'hui. - (02) - M
moinmeman (adv.) : de même, mêmement - (08) - M
moinre, adj. comp. des deux genres. moindre : « l’ pu moinre », le plus petit, le plus jeune. - (02) - M
moinreté, s. f. faiblesse, défaillance. - (02) - M
mol'âgé : malaisé, difficile. Le manche mal fait o mol'âgé : le manche mal fait est malaisé. - (04) - M
molaidrouet (n.m.) : maladroit - (08) - M
môlaige (n.m.) : mêlange - (08) - M
môlaige, s. m. mélange, réunion préparée ou fortuite de choses diverses ; confusion. - (02) - M
molassou : mou  - (07) - M
molâyé, molâsié : difficile, malaisé - (07) - M
môle, s. m. mélange, à peu près le même sens que « môlaige. » Se dit principalement du foin et de la paille qu'on mêle ensemble pour la nourriture du bétail : faire le « môle », donner du « môle. » - (02) - M
môlège : mélange d'orge et d'avoine) - (07) - M
môlège : mélange  - (07) - M
môler (v.t.) : mêler - (08) - M
môler : mêler, mélanger  - (07) - M
môler, v. a. mêler, mélanger, emmêler, confondre. - (02) - M
môleure, s. f. mélange de foin et de paille qu'on donne aux animaux. (voir : môle.) - (02) - M
môlin-môlo, adv. mêli-mêlo, mélange confus. - (02) - M
molosse, moulosse, nom de loc. une des formes locales de meloise. dans q.q. parties du Morvan-Nivernais on prononce « m'lôllhe. » (voir : meloise, mouéillaisse.) - (02) - M
molû (n.m.) : mêloir, coin de l'écurie où l'on emmagasine le foin qui vient du fenil pour le distribuer aux animaux (aussi abat-foin) - (08) - M
Mome. Nom de famille dans la contrée. - (02) - M
mômengn'. s. m. moment un instant. - (02) - M
momnsieur (n.m.) : arum tacheté (on peut aussi écrire mon-sieur) - (08) - M
monche : une mouche (voir : môche), mouche à mises (prête à pondre des œufs). - (10) - M
monde, s. m. collection de gens : c'est du bon « monde » ; c'est du « monde de ran ». - (02) - M
môniment, s. m. monument : « ain biau môniman. » - (02) - M
Monla : Montlay-en-Auxois - (07) - M
mons, s. m. s'emploie quelquefois pour monsieur et dans une acception mélangée de respect et de familiarité. - (02) - M
monsieu, s. m. on prononce mon-sieu en traînant sur la première syllabe. - (02) - M
mont, s. m. dans plusieurs locutions le mot signifie haut. - (02) - M
montaivi, adj. persuadé, disposé à croire : « i seu montaivi qui l'é veu », je suis persuadé que je l'ai vu. - (02) - M
montée (ai lai), loc. prép. en haut, en montant, en avant. - (02) - M
montée, s. f. montagne. - (02) - M
montre, s. f. ce qu'on montre, échantillon qu'on propose aux acheteurs : « i é deu bon soueille, i vô-z'-en pourteré d' lai montre », j'ai du bon seigle, je vous porterai un échantillon. - (02) - M
moquoû : moqueur  - (07) - M
moquou, ouse, adj. moqueur, celui qui se moque, qui raille, qui se joue de quelqu'un. - (02) - M
moquû, moquoû (-ouse) (n.m. ou f.) : moqueur (-euse) (moquûs, moquoûs, s ou x pour le pluriel) - (08) - M
morçais : morceau  - (07) - M
morceai, s. m. morceau, fragment : « eun morceai d' pain ; eun morceai d' terre. » « mourciau, mouciau. » - (02) - M
mordé (n.m.) : chiendent - (08) - M
mordé, s. m. chiendent. - (02) - M
mort, s. m. travailler à mort, c'est travailler avec énergie, avec l'emploi de toutes ses forces. - (02) - M
mortaille, s. f. mortaise, entaille dans le bois. « mortôllhe, mortoie, mortôje. » - (02) - M
morte, s. f. eau stagnante ordinairement cachée sous l'herbe des prairies, terrain mouvant et formant une espèce de puits où l'eau dort. - (02) - M
mortier (nom masculin) : grand cuvier en bois de chêne dans lequel on faisait autrefois la lessive. - (06) - M
mortuel, s. m. extrait mortuaire, pièce authentique constatant le décès d'un individu : on ne sait ce qu'il est devenu et on attend son « mortuel. » - (02) - M
Morvan. quelques auteurs contemporains, infidèles en cela à la tradition, écrivent Morvan avec un d. c'est une innovation qui ne s'appuie sur rien et que rien ne justifie… - (02) - M
Morvandeau, s. m. Morvandelle, s. f. homme, femme ou fille du Morvan. — Morvandelle, s. f. bûche qui est trop grosse pour entrer dans la pile de moule avant qu'elle ait été fendue. (voir : gorne.) - (02) - M
morvandélle (n. et adj.f.) : morvandelle - (08) - M
morvange (n.m.) : vent d'ouest aux environs d'Autun - (08) - M
morvange, s. m. on trouve quelquefois ce mot dans les anciens actes pour désigner le vent du Morvan, c’est à dire le vent d'ouest par rapport à une partie de la région. Le terme était notamment usité aux environs d'Autun. - (02) - M
morvasse, s. f. morveuse. se dit d'une petite fille très amicalement. - (02) - M
morver, v. n. rejeter de la morve, des mucosités. - (02) - M
morvou, ouse, adj. morveux, morveuse. - (02) - M
mot, s. m. mot. le Morvandeau bourguignon prononce « mô. » s'emploie toujours au pluriel dans ces loc. usuelles : se dire des mots, avoir des mots, en venir aux mots, loc. qui signifient se quereller, se disputer. (voir : moût.) - (02) - M
mote, motte : façon, manière, mode ; d'où faire à s' motte : faire à sa façon. - (10) - M
mouai (pr.pers.1ère pers.s.) : moi - (08) - M
mouaichon : moisson. - (04) - M
mouai-étou : moi aussi. - (04) - M
mouaigneau (nom masculin) : moineau. Petit oiseau. - (06) - M
mouaine-(n.m.) : moine - (08) - M
mouais (n.m.) mois - (08) - M
mouaiyin, mouéyin (adj.m.) : moyen - (08) - M
mouarde (v.t.) : mordre - (08) - M
mouchan, moisson - (05) - M
mouche ai mié : abeille - (07) - M
mouche vérotte : mouche se mettant à la base de la queue des vaches  - (07) - M
mouchener, v. a. moissonner, couper les céréales. (voir : moichener.) - (02) - M
mouchenou, oure, ouse, s. m. moissonneur, celui qui coupe ou abat les blés, etc. (voir : moichenou.) - (02) - M
moucher, v. a. donner une correction à quelqu'un, rudoyer, corriger en frappant, battre. - (02) - M
mouchetron, s. m. cousin, insecte de la division des némocères. - (02) - M
mouchetron, s. m. moucheron, champignon, lumignon, bout de mèche allumée. - (02) - M
mouch'ner (verbe) : moissonner. - (06) - M
mouch'neu, moissonneux - (05) - M
mouchon (nom féminin) : moisson. - (06) - M
mouchon, moisson - (05) - M
mouchon, s. f. moisson, récolte des grains semés. - (02) - M
mouchou : morveux  - (07) - M
mouchoué, s. m. mouchoir. - (02) - M
mouchouée : mouchoir  - (07) - M
mouciau (n.m.) : morceau, fragment - (08) - M
mouciau : morceau. - (04) - M
mouciau, s. m. morceau, fragment, portion : « ain mouciau d' paingn'. » - (02) - M
moudarne, s. m. moderne, arbre de réserve dans les bois exploités, plus vieux que le surtaillis et plus jeune que l'ancien. - (02) - M
mouè : moi  - (07) - M
moué, arié : quant à moi - (05) - M
moue, s. f. mûre. - (02) - M
mouéce bourdougnée, s. f. la mouche bourdonnante est, je crois, le taon des bœufs dont le vol bruyant cause une véritable terreur aux animaux qu'elle poursuit. « môche, mouéce, moince », trois formes pour mouche. - (02) - M
mouèce, moince (n.f.) : mouche (mouéce pour de Chambure) - mouèce à mié = abeille - (08) - M
mouécer (se) (v.pr.) : se moucher - (08) - M
mouécer, v. a. moucher avec un mouchoir ou autrement. Dans la région « mouéce », mouchoir, « s' mouécer », se moucher. - (02) - M
mouèche de guieu : moyette de glui - (07) - M
mouéche, s. f. mèche de chandelle, de lampe, etc. - (02) - M
mouéchener (v.t.) : moissonner - (08) - M
mouéchenou (n.m.) : moissonneur - (08) - M
mouèch'ner : moissonner - (07) - M
mouèchon : moisson - (07) - M
mouéchon, mouchon (n.f.) : moisson - (08) - M
mouèchotte : petite moyette  - (07) - M
mouéchotte, s. f. petite mèche de glui. les couvreurs en chaume réparent les toitures en piquant des «  mouéchottes » aux endroits faibles. Mouéchotte se dit pour une petite quantité, une poignée de paille préparée en glui. - (02) - M
mouéçû (n.m.) : mouchoir - (08) - M
mouègner, m'ner : mener  - (07) - M
mouèignai : mener. On mouégno les bestiaux aux champs : on menait les bêtes aux champs. - (04) - M
mouéillâ, s. m. endroit marécageux, terrain mouvant. - (02) - M
mouéillaisse, s. f. endroit marécageux, fangeux, où l'on enfonce. - (02) - M
mouéillaisser, v. n. devenir mou, mouvant, très humide. - (02) - M
mouéillaissou, ouse. mou, humide. Se dit d'un endroit où l'eau est dormante comme d'un terrain rempli de sources : un pré « mouéillaissou », une terre « mouéillaissouse. » - (02) - M
mouéillât : partie humide d'un pré  - (07) - M
mouéille : zone humide dans un champ, tourbière, pré humide  - (07) - M
mouéille, s. f. mouille, terrain mouvant sous lequel se trouve une eau souterraine. - (02) - M
mouéiller : mouiller  - (07) - M
mouéiller, v. a. mouiller, humecter. - (02) - M
mouéillou (-ouse) (adj.m, ou f.) : meilleur - (08) - M
mouéillou, adv. meilleur, qui est au-dessus du bon. - (02) - M
mouèillou, mouèillouse : meilleur, meilleure  - (07) - M
mouème, mouinme : même  - (07) - M
mouène : moine (cruchon ou religieux) - (07) - M
mouéner, v. a. mener, conduire ; « mouéne-lu via », mène-le vite. - (02) - M
mouéré (-e) (adj.m. et f.) : trop salé (-e) - (08) - M
mouési : moisi - (07) - M
mouesse, mouche - (05) - M
mouesse, s. f. trou dans une haie, ouverture qui sert de passage aux lièvres, lapins et autres petits animaux sauvages. - (02) - M
mouètian : milieu  - (07) - M
mouètié : moitié - (07) - M
mouèyen : moyen  - (07) - M
mougner, v. a. mener, conduire. (voir : aimougner, enmougner.) - (02) - M
mouie, mouire : mure, fruit de la ronce. Ço bon la confiture de mouires : c'est bon la confiture de mures. - (04) - M
mouillance, état d'une terre arable trop détrempée par la pluie pour pouvoir être labourée dans ce sens, on dira qu'il ne fait pas bon labourer par la mouillance. - (03) - M
mouillance, pluie - (05) - M
mouire, moure, mouére : mûre (fruit de la ronce) - (07) - M
moujotte, s. f. jaune de l'œuf. - (02) - M
moulage, s. m. action de mouler le bois à feu, c’est à dire d'abattre les arbres et de les débiter en bûches d'une longueur déterminée. - (02) - M
moulan, pâturage non clos et produit naturellement par une eau souterraine qui n'a pas d'écoulement. - (03) - M
moule, s. m. chaque pied d'arbre se compose de deux parties, « le moule » et « la rame. » - (02) - M
moulée, s. f. bois moulé ou fabriqué par les bûcherons. - (02) - M
mouler, v. n. beugler, pousser des mugissements. se dit principalement des bêtes à cornes. - (02) - M
mouler. v. a. fabriquer le bois de moule. - (02) - M
mouleur, s. m. celui qui moule le bois, qui le fabrique. - (02) - M
mouléyer, v. a. écraser, broyer. s'emploie plutôt au figuré : « sai mailaidie l' mouléyô », sa maladie le broyait. - (02) - M
moulotte, s. f. molette, petit os de forme arrondie. - (02) - M
moulue d'eau (nom féminin) : forte averse. - (06) - M
moulue, s. f. volume d'eau nécessaire pour moudre, pluie très abondante : il est tombé une « moulue » d'eau. - (02) - M
moument (n.m.) : moment - (08) - M
moun (adj.pos.m.sing.) : mon (rare) - (08) - M
mouner, v. a. mener, conduire : « a n' moune pâ d' bru », il est d'humeur tranquille. (voir : mougner.) - (02) - M
mouniou : un petit garçon. - (10) - M
mounnaie (n.f.) : monnaie - (08) - M
mounoie, s. f. monnaie, argent en général. - (02) - M
moûre (n.f.) : mûre sauvage (aussi mûron) - (08) - M
moure (v.) : moudre - (08) - M
moure : moudre - (07) - M
moure, s. f. mûre sauvage, fruit de la ronce qu'on appelle quelquefois la mûre à poux. - (02) - M
moure, v. a. moudre, broyer le grain au moulin. - (02) - M
moure, v. n. mourir : « a vé moure », il va mourir. (voir : muri.) - (02) - M
moûrienne : après-midi (méridienne), signifie aussi le bourdonnement sourd et intense des mouches et insectes à l'heure la plus chaude de la journée, bourdonnement souvent annonciateur d'orage. - (04) - M
mourienne, s. f. méridienne, le milieu du jour, le temps qui s'écoule entre la matinée et la soirée. Pour un pâtre, faire la « mourienne », c'est garder son bétail aux champs du matin au soir. - (02) - M
mourillon, s. m. morve, humeur qui découle du nez - (02) - M
mouritre, v. n. mourir. s'emploie avec le pronom : « s'mouritre» : « a s'ô laiché mouritre », il s'est laissé mourir, il est mort. (voir : moure, mûri, péritre.) - (02) - M
mouser, v. n. muser, bouder, faire la moue, la grimace. - (02) - M
mousseline (déchirée, la) , loc. parler avec prétention et gaucherie, c’est à dire manier grossièrement quelque chose de délicat. se dit des revenants de paris qui imitent le beau langage et l’écorchent à plaisir. - (02) - M
mousser, v. a. garnir de mousse. on mousse un bâtiment pour boucher les trous. - (02) - M
moussiller, mussiller : réduire en fines parties entre ses doigts (voir : mouciau = morceau). - (10) - M
mout, mô (n.m.) : mot - (08) - M
mout, s. m. mot, parole. - (02) - M
Mouté, nom de bœuf au pelage tacheté. (voir : moulelé.) - (02) - M
mouteille, s. f. moutelle, nom de la lotte et loche franche, cohitis barhatula. La « mouteille » est très répandue dans les eaux vives du pays. - (02) - M
moutelé, adj. marque de jaune et de blanc et quelquefois d'autres couleurs. - (02) - M
moutelle : poisson chat  - (07) - M
moutenaille (nom féminin) : troupeau de moutons. - (06) - M
moutenaille, s. f. troupeau de moutons, l'espèce en général : la « moutenaille » est chère. - (02) - M
moutié, s. f. moitié. (voir : mitié.) - (02) - M
moutte : une grosse motte de terre recouverte d'une herbe abondante. - (04) - M
moutte, s. f. motte, tranche de gazon plus ou moins épaisse qu'on lève sur le terrain et dont on se sert pour différents usages, entre autres pour couvrir le faite des bâtiments en chaume. - (02) - M
moutter, v. a. motter, garnir de mottes, de tranches de gazon. - (02) - M
mouttou, ouse, adj. motteux, où il y a beaucoup de mottes ; un champ « mouttou », une terre « mouttouse. » - (02) - M
mseure (n.f.) : mesure - (08) - M
mugnié, s. m. meunier. - (02) - M
muhi, mouhi, v. a. mourir. (voir : muri.) - (02) - M
muid : ancienne mesure de capacité. Tonneau de cette capacité. - (09) - M
mule, s. f. engelure au talon. - (02) - M
mulot, s. mulet, mule. - (02) - M
muosse, s. f. trou, petite ouverture dans une haie vive, passage de la volaille ou du gibier. (voir : mouesse.) - (02) - M
muri (v.t.) : mourir — on écrit aussi meuri - (08) - M
muri, v. n. mourir, cesser de vivre. - (02) - M
mûron, s. m. mûre, fruit du mûrier. - (02) - M
murtri, e, part. pass. meurtri, blessé : « al ô murtri d' côs », il est meurtri de coups. - (02) - M
museleau, s. m. muselière. - (02) - M
muser (v.t.) : se promener en fouinant - (08) - M
musetiau, s. m. muselière que l'on met aux boeufs qui servent à l'exploitation des bois. - (02) - M
musiau (n.m.) : museau - (08) - M
muson (n.m.) : lambin, paresseux, qui aime traîner - (08) - M
muson, s. m. lambin, flâneur, paresseux - (02) - M
musser (se) : se cacher (voir : meusser). - (10) - M
musser (se), se cacher, meusse, triste, maussade. - (01) - M
muteler (verbe) : mettre une muselière aux bœufs. - (06) - M
muteler, v. a. museler, mettre une muselière aux bœufs de charroi. - (02) - M
my, pron. moi, me. (voir : mi.) - (02) - M
m'zaule, adj. où l'on mange, où l'on se régale. fête « manjouére » ou « m'zaule », en = fête patronale. - (02) - M
m'zeille, s. f. mangeaille, nourriture des animaux et particulièrement des porcs. - (02) - M
m'zer, manger - (05) - M
mzer, mijer (v.) : manger - aussi miger - (08) - M
m'zou, ouse, s. m. et f. mangeur, mangeuse. le féminin m'zouse se prononce en quelques lieux m'zoure. - (02) - M
m'zue, s. f. mesure. - (02) - M
m'zuer, v. a. mesurer, prendre mesure ou régler une quantité déterminée en mesurant. - (02) - M
m'zuhaige, s. m. mesurage, action de mesurer. - (02) - M
nâgueiller (v.) : mâchonner, mordre sans manger - (08) - M
nâgueiller, v. a. mâchonner, mordre avec négligence sans manger. « naguiller. » - (02) - M
naguiller : grignoter, mordiller  - (07) - M
naguiller, mordiller - (05) - M
nâhïer, v. a. taquiner, contrarier, tourmenter. - (02) - M
nâhïou, ouse, adj. taquin, contrariant, d'humeur difficile. - (02) - M
naichance (n.f.) : naissance - (08) - M
naige (ai), loc. a nage, être trempé de sueur, être en nage. - (02) - M
naigeou, s. m. routoir, rouissoir, lieu où l'on rouit le chanvre. - (02) - M
naiger, v. a. boucher hermétiquement, fermer en bourrant, en calfeutrant. On « naige » un trou, une fente avec de la filasse, de la mousse,de la terre glaise ou toute autre matière qui remplit le vide d'une ouverture. - (02) - M
naillé, s. m., fontaine, source, lieu marécageux. - (03) - M
nailler (verbe) : être mouillé. - (06) - M
nâiller : mouiller, tremper, noyer - (07) - M
nâillou, ouse, adj. grognon, maussade, celui qui va toujours grommelant. (voir : nâhïou, nareillou.) - (02) - M
naing (n.m.) : nain - (08) - M
Naipôlïon. c'est ainsi que nos campagnards prononcent le nom du grand homme. - (02) - M
naippe, s. f. nappe. - (02) - M
naisseaux (nom masculin) : nouveau-né. - (06) - M
naiteurélle (adj.f.) : naturelle - (08) - M
naivotte (n.f.) : navette, plante oléagineuse - (08) - M
naivotte : navette (oléagineux)  - (07) - M
naivotte, s. f. navette, plante oléagineuse. - (02) - M
nai'yer, nâyer, nèyer : noyer (verbe) - (07) - M
naizer (v.t.) : faire rouir le chanvre - (08) - M
naizu (n.m.) : bassin de rouissage du chanvre - (08) - M
nan, s. m. essaim. il y a des ruches qui essaiment deux fois par an, qui jettent deux « nans. » - (02) - M
nancier, v. n. avoir souci, avoir cure de… - (02) - M
Nan'nette : diminutif de Annette  - (07) - M
Nannette. Nom de femme pour Annette, diminutif de Anne : « va queurier Nan-nett' », va appeler Nannette. - (02) - M
naquette, naquotte, s. f. petite dent, dent d'enfant. - (02) - M
naquotte : dent (enfant)  - (07) - M
naquotte : une dent. - (10) - M
nar (adj.m.) : noir (aussi nouair) - (08) - M
nar, e, adj. noir : « aine zeuman nare », une jument noire. - (02) - M
nâréillou (n.m.ét adj.f.) : moqueur, taquin - (08) - M
nareillou, ouse, adj. celui qui grogne, qui gronde sans cesse. Le véritable sens du mot est moqueur, taquin. - (02) - M
nascu (natus), né, nassu. - (01) - M
nâssance, s. f. naissance. - (02) - M
nassu, né - (05) - M
nâssu, partie, passé du verbe naître. Né, germé, levé. S'emploie surtout en parlant des grains semés qui commencent à sortir de terre : « ain biau blé bin nâssu » , un beau blé bien levé. - (02) - M
nâte, v. n. naître. - (02) - M
nâtre (v.t.) : naître - (08) - M
natron, niatron : enfant. - (04) - M
naus (pron.pers. 1ère pers.pl.) : nous - (08) - M
naviot : un navet. - (10) - M
nâyer (se) (v.pr.) : se noyer - (08) - M
nayer, noyer. - (01) - M
nâyer, v. a. noyer, enfoncer dans l'eau, submerger. - (02) - M
nâyou, s. m. routoir, rouissoir, lieu où l'on fait rouir le chanvre. De nâyer = noyer, submerger. (voir : naigeou.) - (02) - M
ne plus, ne moins, ni plus, ni moins. - (01) - M
néan, s. m. croûte qui se forme sur la tête des enfants par suite de maladie ou de malpropreté. - (02) - M
neille, s. f. nielle par métathèse, la nigelle arvine. - (02) - M
nen, pron. pers. on, l'on : « nen fé deu bru », on fait du bruit. - (02) - M
nénin, s. f. nourrice dans le langage enfantin : une bonne « nénin » ; cet enfant aime beaucoup sa « nénin. » - (02) - M
nentille, s. f. lentille. - (02) - M
nentilles, lentilles. - (01) - M
népe, s. f. nèfle, fruit du néflier. - (02) - M
népi, s. m. néflier, apocope de népier. - (02) - M
népier, népié (n.m.) : néflier - (08) - M
nésille, s. f., noisette. - (03) - M
nétéger, v. a. nettoyer, rendre propre. - (02) - M
nétéïer, v. a. nettoyer, rendre net, propre. - (02) - M
neu : neuf  - (07) - M
neu : nuit  - (07) - M
neu : nuit. La neu tous les chats sont gris : la nuit tous les chats sont gris. - (04) - M
neu, e, adj. neuf, neuve. au féminin on fait légèrement sentir l'e muet dans neue : « al é mettu sé chausses neû' », il a mis ses bas neufs. - (02) - M
neû, neûe (adj.m. et f.) : neuf, neuve - (08) - M
neu, s. f. nuit : « ai l'entré d' neu », à la brune ; « al ô neu », il est nuit. - (02) - M
neuche, nuche, s. f. souche, tronc d'arbre. - (02) - M
neufion : nez  - (07) - M
neuillé, s. m. amas de balayures, tas d'immondices, retrait où l'on jette les ordures de toute sorte. (voir : neuilles.) - (02) - M
neuilles, s. f. plur. balayures d'une maison, immondices. - (02) - M
neuillon (n.m.) : amande de la noisette et des autres fruits à écales - (08) - M
neuillon, s. m. amande de la noisette et des autres fruits à écale. - (02) - M
neure, v. n. nuire, être préjudiciable : « c' qui va m' neure », ceci va me faire du tort. - (02) - M
neurin (n.m.) : bétail d'élevage - (08) - M
neurin (nom masculin) : bétail d'élève. On dit aussi neurson. - (06) - M
neurin : gros bétail qui vient d'être sevré (veau)  - (07) - M
neurin : bétail après sevrage (gros bovins). - (04) - M
neurin, s. m. bétail d'élève. Une ferme prospère lorsqu'elle a beaucoup de « neurin ». On dit « un ché d' neurin » pour une tête de bétail. - (02) - M
neurri (v.t.) : nourrir - (08) - M
neurriteure (n.f.) : nourriture - (08) - M
neurson (n.m.) : animaux de toute espèce que l'on élève - (08) - M
neurson : petit bétail, animaux de basse-cour. - (04) - M
neurson, s. m. nourrisson, par syncope de neureçon. Les « neursons » d'un domaine sont les animaux de toute espèce qu'on élève, aussi bien le bétail à cornes que les moutons, les porcs et les volailles. - (02) - M
neûyon (n.m.) : noyau, amande - (08) - M
neuzille : une noisette. - (10) - M
neuziller : un noisetier. - (10) - M
nèyer (se) : se noyer. - (10) - M
neyer (verbe) : noyer. - (06) - M
nez tarou (avoir le), se trouver attrapé - (05) - M
niacottai : faire marcher ses mâchoires. O niaccotto des dents mon n'enfant : mon enfant claquait des dents. - (04) - M
niaguer : mastiquer avec bruit (voie : nagueiller). - (10) - M
niaguer : mastiquer, mâchouiller, mordiller  - (07) - M
niale, niaque : morve - (07) - M
nialou (n.m.) : enfant - (08) - M
nialou (nez), niaquou : morveux  - (07) - M
nialou : bébé. - (04) - M
niaquai : mordre. - (04) - M
niaque, s. f. naque, morve, humeur qui sort des narines. - (02) - M
niaquer (v.t.) : déchirer en mordant ; mordiller - (08) - M
niaquette (n.f.) : dent d'un enfant - (08) - M
niaquou (-ouse) (n.m.) : celui, celle qui niaque - (08) - M
niaquou, ouse, adj. morveux, celui qui a de la morve au nez. se dit d'un enfant. - (02) - M
niar, s. m. nerf. - (02) - M
niarou (se), adj., mou, paresseux, propre à rien. Se prononce gniârou. - (03) - M
niau (n.m.) : oeuf factice pour inciter les poules à pondre (aussi grau) - certains appliquaient aussi le mot à l’oeuf en bois qu'on utilisait pour repriser les chaussettes (selon Roger Dron) - (08) - M
niau, s. m. nichet, œuf qu'on laisse dans le nid pour attirer les poules. - (02) - M
niaud : mioche. - (04) - M
niaulé (-e) (p.p.,adj.) : tacheté (-e) de noir - (08) - M
nibuleu, euse, adj. nébuleux, trouble : du vin « nibuleu », de l'eau « nibuleuse. » - (02) - M
nice , niche, niais, nicot. - (01) - M
nicessaire, adj. nécessaire : « a n'é pà son nicessaire », il manque de tout. - (02) - M
niche, nize, s. f. œuf que les mouches déposent sur la viande et qui n'est pas encore éclos. - (02) - M
Nicot : diminutif de Dominique  - (07) - M
nicot, s. m. simple, niais, nigaud, maladroit. - (02) - M
niépe, s. f. guêpe. env. d'Avallon. - (02) - M
niévrou, ouse. se dit quelquefois dans la région sur le ton plaisant pour désigner un habitant ou une habitante de la Nièvre. - (02) - M
niguiaire (nom féminin) : se dit d'une vache séparée de son veau. - (06) - M
niguiaire, adj. se dit d'une vache lorsqu'on l'a séparée de son veau pour la traire : vache « niguiaire », vache dont le veau est éloigné ou sevré. (voir : niquedouille.) - (02) - M
ninni, particule négative. nenni, non. on prononce « nin-ni, » - (02) - M
nio : nichée. - (04) - M
nioche, s. m. nigaud, niais, nul. - (02) - M
niolle, s. f. l'yèble, sambucus ebulus de Linné. - (03) - M
niope : lit  - (07) - M
nipe, s. f. portion d'une chose comestible, de galette, de pain : il a emporté une grosse « nipe » du gâteau. - (02) - M
nipien, s. m. vaurien, mauvais sujet. - (02) - M
niquedauille (n.f.) : niais, imbécile (de Chambure note niquedouille) - (08) - M
niquedouille, s. m. niais, imbécile. ce terme existe presque partout. - (02) - M
niquote, nuquote : nuque - (05) - M
niquote, s. f. nuque : « lai niquotte » du cou. - (02) - M
nise (mouche de) : mouche à viande  - (07) - M
nise : œuf de mouche  - (07) - M
niv'lement, s. m. nivellement, aplanissement : « i niv'l, teu niv'l, a niv'l », pour je nivelle, etc. - (02) - M
nîyer, v. a. noyer, plonger dans l'eau. - (02) - M
nize (n.f.) : oeufs que déposent les insectes - (08) - M
nize, s. f. œuf que déposent les insectes. - (02) - M
n'o : nuisible, redoutable. O n'o pas n'o : il n'es pas méchant. - (04) - M
nô, adj. méchant, disposé à faire mal, à nuire. - (02) - M
no, partie, négat. non. On prononce en beaucoup de lieux « anno ». - (02) - M
Noë (n.propre) : Noël - (08) - M
Noé. Noël, fête de la naissance du sauveur et, par extension, fête religieuse ou de réjouissance en général. - (02) - M
nogligence. s. f. négligence. - (02) - M
nogligent, adj. négligent, qui a de la négligence. s'emploie aussi substantivement : « ç'ô eun négligent. » - (02) - M
nogueillon, s. m. toute chose noueuse, raboteuse, qui offre des aspérités. - (02) - M
nogueillou, ouse, adj. noueux, raboteux. - (02) - M
noige, neige, noize. - (01) - M
noige, nouége, s. f. neige. « noize. » - (02) - M
noiger, nouéger, v. n. neiger. - (02) - M
nombeillot, s. m. nombril. - (02) - M
non : nous (complément)  - (07) - M
non, pron. pers. ind. on : « non dit, non chante, non se dispute », pour on dit, on chante, on se dispute. (voir : nen.) - (02) - M
noncheillan, ante, part, prés., avec la négative, se soucier de, avoir Cure de... - (02) - M
noncheillance, s. f. nonchalance, insouciance, incurie. - (02) - M
nonseilleté, s. f. nonchalance, négligence, incurie. - (02) - M
nonseillou, ouse, adj. nonchalant, paresseux. Nonseillou = noncheillou par le changement ordinaire de ch en s. - (02) - M
nonte (le, lai), nontes (les) : nôtre (le, la), nôtre (les)  - (07) - M
nonte : nôtre (pronom possessif). Ço pas la voûte, ço la nonte : ce n'est pas la nôtre c'est la vôtre. - (04) - M
nontre, adj. poss. des deux genres. notre. on prononce « nontre » lorsque l'adj. possessif n'est pas accompagné du substantif. On dit : « not' fonne », et « ç' p'tiô ô l' nontre », notre femme, cet enfant est le nôtre. - (02) - M
nos, pron. de la première pers. pl. des deux genres sujet et rég. Nous : « ç'iai n'ô pâ por nos. » - (02) - M
not, notte, adj. net, propre, nettoyé, lavé. Dans le masculin « not », le t ne se prononce pas. - (02) - M
notéyaige, s. m. nettoyage, action de rendre propre, net. - (02) - M
notéyer, v. a. nettoyer. (voir : nétéier.] - (02) - M
nou : nœud  - (07) - M
noû : nœud. - (04) - M
nou, s. m. nœud avec ses diverses signifie. - (02) - M
nouaize, neige - (05) - M
noud, nœud. - (01) - M
Nouè : Noël  - (07) - M
noue : essaim de mouches annonçant l'orage. - (04) - M
noué, s. m. noyer, arbre qui produit les noix. - (02) - M
nouée, s. f. noisette. on dit « cala » pour noix. - (02) - M
nouège : neige  - (07) - M
nouége, noige (n.f.) : neige - (08) - M
nouèger : neiger  - (07) - M
nouér', adj. noir : « eun hon-m', eune fon-n' nouer'.» « nouérot, » diminutif. - (02) - M
nouer, v. n. nager, aller dans l'eau en nageant. - (02) - M
nouèrci : noircir  - (07) - M
nouérci, v. a. noircir, rendre noir. - (02) - M
nouère : noire - (07) - M
nouet, noet, s. m. petit paquet, nœud dans un mouchoir, un drap, chose nouée en général. - (02) - M
nougeotte : noisette. - (04) - M
nougeottier : noisetier. Sous les nougeottiers on ramasse les nougeotes : sous les noisetiers on ramasse les noix. - (04) - M
nouger, nôuger : noyer ou calatier. L'ombre du noûger o fraiche : l'ombre du noyer est fraiche. - (04) - M
noûillotté : noisetier - (07) - M
noûillotte : noisette - (07) - M
nouillotte, noisette - (05) - M
nouillotte, nouotte, s. f. noisette. la saison des « nouillottes » est une des époques de l'année. « noujotte. » - (02) - M
noujé, s. m. noyer. - (02) - M
noujetiel, s. m. noisetier. - (02) - M
nounou, s. f. nourrice dans le langage enfantin : « eune brave nounou », une bonne nourrice. - (02) - M
nourin, s. m., jeune porc d'élevage. N'a pas le même sens que neurin, donné clans le Glossaire du Morvan, p. 593, qui s'applique seulement à l'espèce bovine. - (03) - M
nourrain (n.m.) : jeune porc - (08) - M
nourri. s. m. se dit surtout des herbages qui servent à la nourriture des animaux : herbes des prairies en général. - (02) - M
nourrin : porcelet - (07) - M
nourrin : porcelet après sevrage. - (04) - M
nouruture : pâté liquide pour les cochons. - (04) - M
noute (adj.pos.f.s.) : notre - (08) - M
noute (adjectif) : notre. - (06) - M
noûte (lai) (pr.pos.f.) : la nôtre - (08) - M
noûte (le) (pr.pos.m.) : le nôtre - (08) - M
noute : notre  - (07) - M
noûte : nôtre (adjectif possessif). Noûte vèche éto en champ : notre vache était en champ. - (04) - M
noute, adj. poss. notre : « voiqui noute feille, noute genre ou zenre », voici notre fille, notre gendre, etc. - (02) - M
noûyatte, noûyotte (n.f.) : noisette - (08) - M
noûyatter, noûyotter (n.m.) : noisetier - (08) - M
nouyer (n.m.) : noyer (arbre) (aussi noujer) - (08) - M
nouyottes, noisettes - (05) - M
novelle, s. f. nouvelle, événement. on donne aussi ce nom aux journaux : avez-vous lu les « novelles. » - (02) - M
novembe (n.m.) : novembre - (08) - M
nôviau, nauviau (adj.m.) : nouveau - (08) - M
nu, adj. et s. personne, nul, aucun, pas un « i n'é nu veu ilai », je n'ai vu personne là. - (02) - M
nuait (n.f.) : nuit - (08) - M
nuaize, nuaige (n.m.) : nuage - (08) - M
nud (n.m.) : noeud - (08) - M
nûe : personne  - (07) - M
nuée, gnuée, s. f. nuit : « lai nuée ô chouée », la nuit est tombée. - (02) - M
nuïeu, loc. nul lieu, nulle part, en aucun endroit. On ne le trouve « nuieu », on ne le trouve nulle part. - (02) - M
nuisaule (adj.m.) : nuisible - (08) - M
nuizaule, nûyaule. Adjectif : nuisible, qui peut nuire ou gêner. - (02) - M
nun (adj., pron. ind.) : personne, aucun ; contraction de l’a.fr. negun (lat., nec unus) - (08) - M
nun : personne - (07) - M
nun, adj. et s. personne, nul, aucun : « i n'y évô nun ai lai maion », il n'y avait personne à la maison. - (02) - M
nûri, v. a. nourrir, élever. quelques parties du prononcent « neuri » d'où « neurin », bétail d'élève. - (02) - M
nurice, neurice, norice, s. f. nourrice. On trouve les trois formes suivant les localités. - (02) - M
nuriteure, s. f. nourriture. s'emploie particulièrement pour exprimer la durée d'un allaitement. Nos nourrices font une ou plusieurs « nuriteures » à Paris dans leur jeunesse. - (02) - M
o (conj.) : ou (ou bien) - aussi vou - (08) - M
o dio : il disait. - (04) - M
ô, 3e pers. de l'indic. du verbe être. est : « al ô mailaide », il est malade. - (02) - M
o, ot : est (3ème p. du sing. du v. éte à l'ind.prés.) - il semble que le tournure ost soit plus répandue - (08) - M
ôbier : oublier  - (07) - M
obli, s. m. oubli : « al é mettu ç'lai en obli », il a oublié cela. - (02) - M
obliance, s. f. oubli, défaillance de la mémoire. - (02) - M
oblier, obïer, v. a. oublier, mettre en oubli : « nu n'é jaimâ oblié ou obié d' mûri », nul n'a jamais oublié de mourir. - (02) - M
ocle, s. m. cadeau de noces, douaire. - (02) - M
octobe (n.m.) : octobre - (08) - M
odiotte (n.f.) : envie, jalousie - (08) - M
odiotte, s. f. envie, jalousie. Une femme vantant son bon cœur disait : « oh moue, i n' vis pâ d'odiotte », oh ! moi, je ne vis pas de jalousie. - (02) - M
oeillot : œil  - (07) - M
oeillot. (n.m.) : oeil - (08) - M
oeillots : les yeux, reziper les oeillots : remuer les yeux (voir : reboulle-oeillots = qui tourne ses yeux en tous sens, l'air étonné). - (10) - M
oeu (n.m.) : oeuf - pl. oeus, eus - das roeus, das reux = des œufs - (08) - M
oeu : œuf  - (07) - M
œu, s. m. œuf : « eun œu, dé-z-œus. » - (02) - M
œuvre, s. f. filasse de chanvre. - (02) - M
œuvres (les), travaux de la fauchaison et de la moisson, qui sont l'oeuvre par excellence du cultivateur morvandeau : faire ses oeuvres, aller à ses oeuvres, se dit d'un journalier qui a loué le travail de ses bras au fermier d'une grande exploitation agricole pour toute la durée de la fauchaison et de la moisson. - (03) - M
ofeurlingn', s. m. orphelin, par metathèse : « ain ofeurlingn' d' pée é d' méo », un orphelin de père et de mère. - (02) - M
oguignâ, s. m. ouvrier qui travaille lentement, qui emploie mal son temps, qui muse, (voir : oguigner.) - (02) - M
oguigner, v. a. travailler avec lenteur, en musant. - (02) - M
oguiner (v.) : travailler lentement - (08) - M
oignes : les oignons, un plat cuisiné aux petits oignes ; d'où, par ext, faire cela aux petits oignes : mijoter une affaire, la préparer avec soin. - (10) - M
oing, s. m. graisse de porc que l'on conserve pour s'en servir comme d'un onguent contre les douleurs. - (02) - M
oinre, v. a. oindre, se servir d'oing ou graisse de porc et, par extension, d'une matière grasse. - (02) - M
ojedeu, âjedeu, adv. et subs. aujourd'hui. « ozedeu, azedeu. » - (02) - M
ol (pr.pers. 3ème pers.s.) : il - (08) - M
ol : il. Ol'eto : il était. - (04) - M
ol, pron. masc. 3e pers. du sing. il. - (02) - M
ole (n.f.) : aile - (08) - M
ole : une aile (de volaille). - (10) - M
ole, orle : aile, bras  - (07) - M
ole, s. f. aile, membrane dont se servent les oiseaux pour voler. « orle. » - (02) - M
ombraigeou, ouse, adj. ombrageux, qui prend de l'ombrage, susceptible, emporté, violent. - (02) - M
ombre, s. f. on dit qu'un troupeau de moutons « fait ombre » lorsque ces animaux se ramassent en peloton , la tête dirigée vers le centre du groupe. - (02) - M
on : nous (sujet) - (07) - M
on’ye (n.m.) : ongle - (08) - M
oncion, s. f. onction, action de pénétrer, d'imbiber à fond. - (02) - M
onghi', s. m. ongle. - (02) - M
onghiee, s. f. onglée, engourdissement des doigts causé par le froid. - (02) - M
onkhi', s. m. oncle : « boque ton oncki' », embrasse ton oncle. - (02) - M
onque (n.m.) : oncle - (08) - M
onzer (v.t.) : oser - (08) - M
oquelle : objet sans valeur  - (07) - M
orâyon (n.f.) : oraison - (08) - M
orché (-e) (adj.m. et f.) : ivre mort (-e) - (08) - M
orché, adj. ivre-mort. se dit de celui qui suit à la lettre le très mauvais conseil de la chanson. - (02) - M
orche, s. f. herse. - (02) - M
orcher, v. a. herser, travailler avec la herse. - (02) - M
orde, s. f. ordre : « en orde «, en rang, régulièrement. - (02) - M
ordi, v. a. ourdir, mettre en rang, en ligne. Le tisserand « ordit » ses fils sur son métier. - (02) - M
ordissoué, s. m. ourdissoir, instrument où se fait l'ourdissage de la toile. - (02) - M
ordon (n.m.) : travail, tâche menée régulièrement - (08) - M
ordon : ouvrage, travail  - (07) - M
ordon : rangée  - (07) - M
ordon : une rangée dans le jardin. Un ordon de treuffes : une rangée de pommes de terre. - (04) - M
ordon, ourdon, s. m. rangée, ligne régulière. - (02) - M
orgelot, s. m. orgelet appelé vulgairement grain d'orge, tumeur inflammatoire qui se développe au bord des paupières. - (02) - M
orgneau, s. m. gros arbre rabougri qui est le plus souvent découronné. Se dit aussi des personnes ou des animaux de mauvaise venue. - (02) - M
orguillou, ouse, adj. orgueilleux, euse. - (02) - M
orillé, s. m. oreiller de lit, coussin, tout objet sur lequel on appuie la tête, lorsqu'on se repose. - (02) - M
orle, s. f. aile. - (02) - M
orle, s. f. ourlet, pli de couture au bord d'une étoffe. - (02) - M
orler : ourler  - (07) - M
orler, v. a. ourler, faire un ourlet. - (02) - M
ormise (n.f.) : remise, grange - (08) - M
ormise, s. f. remise, hangar où l'on abrite les harnais, le bois de chauffage, etc. - (02) - M
ormoire, armoire. - (01) - M
ormouére (n.f.) : armoire - (08) - M
ormouére, s. m. armoire : « eun ormouére. » - (02) - M
ornia : un arbre pas joli, difforme qui va dans tous les sens, mort ou à demi-mort. - (04) - M
orniaû : arbre informe - (07) - M
orniaû : objet ou personne sans valeur - (07) - M
orniller, v. a. tracasser, fatiguer par des importunités. - (02) - M
ornillou. ouse, adj. tracassier importun, celui qui fatigue autrui. - (02) - M
oroloige, horloge, reloize. - (01) - M
orreur, s. f. erreur : « i é fé orreur dan not' compte. » - (02) - M
ortiller : piquer avec des orties - (07) - M
orvale (n.m.) : sinistre, désastre - (08) - M
orvale, s. m. sinistre, désastre. - (02) - M
oscouer, v. a. secouer en renversant, renverser. On « oscoue » un tombereau, une brouette pour les vider. - (02) - M
oscur, adj. obscur, sombre, noir. Le Morvandeau bourguignon prononce en beaucoup de lieux « oskeur » : la nuit est « oskeure » ; on marche dans « l'oskeurité. » - (02) - M
ouâge (n.f.) : auge - (08) - M
ouage (nom féminin) : auge. - (06) - M
ouâge : auge - (07) - M
ouâge, s. f. auge, pierre ou bois creusé où l'on met la boisson et aussi la mangeaille des animaux. - (02) - M
ouaie (n.f.) : oie - (08) - M
ouaille (nom féminin) : mouton. - (06) - M
ouâille : brebis - (07) - M
ouaîlle : fidèle (à l'église) - (07) - M
ouassa : petit être chétif. - (04) - M
ouasse : personne ou animal maigre  - (07) - M
ouasse : pie (aigasse). Les aouasses ont une grande couée : les pies ont une grande nichée. - (04) - M
oûbier : oublier  - (07) - M
oubier, v. a. oublier. (voir : oblier.) - (02) - M
oubieu, euse, adj. celui ou celle qui oublie, qui n'a pas de mémoire. - (02) - M
oubzet, s. m. objet. - (02) - M
ouche (nom féminin) : petit champ réputé fertile situé près de la maison. - (06) - M
ouche, s. f. ouche, terrain ordinairement situé dans le voisinage des habitations et qui est en général plus fertile que les autres. « ouice, ouéce. » - (02) - M
ouche, terre labourable et close. - (01) - M
ouchi, adv. aussi. env. de Château-Chinon. - (02) - M
oudeur, s. f. odeur : « eune mauvaille oudeur. - (02) - M
oué, s. f. oie, oiseau de basse-cour. - (02) - M
ouéce (n.f.) : ouche, petite pièce de terre autour de la maison - (08) - M
ouée : oie  - (07) - M
ouée : oie. Pour Noël on se procure une ouée. - (04) - M
ouéille (n.f.) : brebis - (08) - M
oueille : brebis. - (04) - M
oueille, brebis - (05) - M
oueille, brebis. - (01) - M
oueille. s. f. brebis : « aine oueille biance », une brebis blanche. On prononce « voueille » dans quelques localités. - (02) - M
ouffrande, s. f. prière dite à certaine intention pour obtenir une guérison, une conversion, etc. Faire ses " ouffrandes » ce n'est pas faire des présents, mais faire des prières qu'on offre à dieu. - (02) - M
ouffri, v. a. offrir. - (02) - M
ouger, v. a. oser. - (02) - M
ougnon (n.m.) : oignon - (08) - M
ougnon, s. m. ognon. L'ognon est un emblème de propreté. - (02) - M
oûiau, oûïai, oûïa, s. m. oiseau. - (02) - M
ouice, s. f. ouche, terrain de choix ordinairement situe près des habitations. Aux environ d'Anost « uice. » (voir : ouche.) - (02) - M
oûillê, oûjê : oiseau  - (07) - M
oûillée, s. f. oseraie, lieu planté d'osiers. (voir : ouzière.) - (02) - M
ouillon (nom féminin) : oison. - (06) - M
oûillon : oison - (07) - M
ouillon, oison - (05) - M
ouillotte, jeune oie - (05) - M
ouinche : hanche  - (07) - M
ouiner (verbe) : crier, pousser des cris stridents. - (06) - M
oûïon, s. m. oison, petite oie. Dans quelques parties du « oujon. » - (02) - M
oûïotte, s. f. petite oie femelle. « oujotte. » - (02) - M
ouja : auge de maçon portée à dos d'homme avec des brancards pour monter le ciment sur l'échafaudage. - (04) - M
oûjâ, oujai, s. m. oiseau. - (02) - M
oujas : oiseau. Dans les âbres ol y ai des oujas : dans les arbres il y a des oiseaux. - (04) - M
oujon : oison. - (04) - M
ourgnée, s. f. ornière, sillon plus ou moins profond. - (02) - M
ourgueillou, ouse, adj. orgueilleux, orgueilleuse. (voir : orgaillou.) - (02) - M
ouriaule (n.m.) : érable - (08) - M
ourisse. s. f. ouragan, tourbillon, tempête de vent. - (02) - M
oursé, trempé - (05) - M
ourtie (n.f.) : ortie (aussi ortige) - (08) - M
ourties (nom féminin) : orties. - (06) - M
ourtige, s. f. ortie. - (02) - M
ourtiger, v. a. frapper, fouetter quelqu'un avec des orties. - (02) - M
ous, s. m. os : " ain grou-z-ous. » - (02) - M
ousai : oser. Dans certains cas on n'ouse pas : dans certains cas on n'ose pas se permettre de…. - (04) - M
oûsier : osier  - (07) - M
ousière (n.f.) : osier - (08) - M
ousille (n.f.) : oseille - (08) - M
oûsille : oseille  - (07) - M
ousille : oseille. - (04) - M
ouspiller : réprimander  - (07) - M
oussine : badine, petite baguette  - (07) - M
oussine : petite baguette, badine. - (04) - M
ousu, part. pass. du verbe ouser pour oser. osé : « a n'é pâ ousu », il n'a pas osé. - (02) - M
out, s. m. août, le huitième mois de l'année : au mois d' « out. » - (02) - M
outai : ôter. Outai ses souïllers : ôter ses souliers. - (04) - M
oûter : ôter  - (07) - M
oûter, v. a. oter. - (02) - M
outi : vermoulu  - (07) - M
outi, uti, adj. usé par un long service ou par l'humidité, gâté, altéré : du linge « outi », du bois « uti. » - (02) - M
outraige, s. m. dommage, tort, préjudice, méchanceté. - (02) - M
outraigeou, ouse, adj. et subst. celui qui jure, qui profère des paroles grossières ou blasphématoires. - (02) - M
outrâment, adv. outrément, outre mesure, à l'excès. s'emploie en bonne et en mauvaise part : ce champ a été vendu « outrâment » cher ; j'ai du vin « outrâment » vieux ; c'est un bavard qui parle « outrâment. » - (02) - M
outré, part. pass. de l'ancien verbe outrer, passer outre, dépasser la mesure. - (02) - M
ouvraige : travail. O l'é fait d'la boune ouvrage : il a fait du bon travail. - (04) - M
ouvraige, ôvraige : ouvrage, travail  - (07) - M
oûvré, ouvrére, ôvré, ôvrére : ouvrier, ouvrière  - (07) - M
ouvré, s. m. ouvrier, celui qui travaille. au féminin « ouvrére » surtout lorsqu'on emploie le mot avec une qualifie : une bonne, une mauvaise « ouvrére. » Isolément, une « ouvrére » est ordinairement une personne qui travaille à l'aiguille. - (02) - M
ouvri : ouvrir  - (07) - M
ouvri : ouvrir. Ouvri la porte : ouvrir la porte. - (04) - M
ouvri, part. pass. du verbe ouvrir. On prononce de même à l'infinitif et au participe passé : « ouvri » une porte ; une porte « ouvrie. » - (02) - M
oûyau (n.m.) : oiseau - (08) - M
oûyon (n.m.) : oison (pour de Chambure : ouïon) - (08) - M
oûyotte (n.f.) : jeune oie femelle (pour de Chambure : oûiotte) - (08) - M
ouyotte (nom féminin) : jeune oie femelle. - (06) - M
ouziére, s. m. osier, arbrisseau aux jets flexibles. - (02) - M
ouzille, s. f. oseille. - (02) - M
ovartement, adv. ouvertement, franchement. - (02) - M
ovraize (n.m.) : ouvrage - (08) - M
ozedé, ozourdé, s. m. aujourd'hui. (voir : hocedé, ojedeu.) - (02) - M
p’tiot, p'tiote, adj. et s. petit en général. - (02) - M
pâ (n.f.) : paix - (08) - M
pâ, s. f. paix, calme, tranquillité : « beille moue lai pâ. - (02) - M
pacan, meurcelon : romanichel, vaurien - (05) - M
pace que (loc.) : parce que - (08) - M
pâdreau (n.m.) : perdreau - (08) - M
pâdreau, s. m. perdreau, jeune perdrix. - (02) - M
pâdri, s. f. perdrix. - (02) - M
pâdrix (n.f.) : perdrix - (08) - M
pagane (nom masculin) : (En). en grand désordre. - (06) - M
pagnotte. s. f. peureux, lâche dans le sens d'indolence, de mollesse. - (02) - M
paican, s. m. vagabond, vaurien. - (02) - M
paichâ, s. m. paisseau de vigne, échalas usé ou de rebut. - (02) - M
paicheau (n.m.) : bâton de forme arrondie qui relie les deux montants d'une échelle, d'une chaise - (08) - M
paichon : barreau d'échelle, de barrière  - (07) - M
paichon : barreau d'échelle ou barreaux servant à la fabrication des barrières de pré. Dans une échelle les paichons d'vont étes solides : dans une échelle les barreaux doivent être solides. - (04) - M
paichon, s. m. bâton de forme arrondie qui relie les deux montants d'une échelle ou d'un râtelier d'étable ; échelon. - (02) - M
paie : peau  - (07) - M
paige (n.f.) : page - (08) - M
paihan, ante, adj. parent. - (02) - M
pai'ille : paille  - (07) - M
paillasse, s. f. corbeille de boulangerie : une « paillassumée », une pleine paillasse. - (02) - M
pailleau, s. m., bois du chêne qui a été écorcé. - (03) - M
paillereai. s. m. paillasson, tapis ou coussin de paille. - (02) - M
paillon: flocon de neige  - (07) - M
paillot, s. m. balle ou capsule qui enveloppe grains. Le van sépare le blé de ses « paillots. » (voir : balot, bouffe.) - (02) - M
pain de coucou (n.m.) : oxalide oseille - (08) - M
pain de coucou : plante oxalide, oseille. - (04) - M
pain de coucou. oxalide oseille. - (02) - M
pain d'ouyai (ouyau) (n.m.) : saxifrage des murailles - (08) - M
painaice (n.m.) : panache - (08) - M
paine (nom masculin) : panier. - (06) - M
painé : panier - (07) - M
painé, panier - (05) - M
painer (n.m.) : panier (aussi painé) - (08) - M
paing (n.m.) : pain - (08) - M
paingn', s. m. pain. - (02) - M
paingnée (nom féminin) : tourtière où l'on entreposait le pain. - (06) - M
paingnée, s. f. petite échelle placée horizontalement entre les poutres d'une maison et sur laquelle on dépose les pains de la fournée, c'està-dire la provision de deux à trois semaines. (voir : panne, pante.) - (02) - M
painteurer, v. a. peindre, mettre de la couleur. - (02) - M
painteurleurer (v.t.) : peindre grossièrement - (08) - M
painteurleurer, v. a. peindre un peu grossièrement. - (02) - M
paipier (n.m.) : papier - (08) - M
pairaidis (n.m.) : paradis - (08) - M
pairaidis, s. m. paradis. - (02) - M
pairaissu (p.p.) p.p. du verbe paraître - (08) - M
pairaissu. part. pass. du verbe paraître. paru. - (02) - M
pairdié : pardi, bien sûr  - (07) - M
pairdon, s, m. pardon. - (02) - M
pairdonner : pardonner  - (07) - M
pairdouner, v. a. pardonner. - (02) - M
paireil (adj.) : pareil — adj. fém., paireille = pareille - (08) - M
paireil, eille, adj. pareil, semblable, d'où le verbe « aipaireiller », rendre pareil. - (02) - M
pairent : parent  - (07) - M
pairent : parent. Bonjou pairent : bonjour parent. - (04) - M
pairentaige. s. m. parentage, famille : « al ô v'ni aivou tô son pairentaige », il est venu avec tous ses parents, toute sa famille. - (02) - M
pairents (n.m. et f.pl.) : parents - (08) - M
Pairis. Paris, la grand' ville. Les enfants trouvés sont souvent appelés petits Paris parce qu'ils nous viennent de la capitale. - (02) - M
pairisienne. Parisienne, enfant trouvé du sexe féminin, et par extension, toute fille venue de Paris et nourrie dans le pays. - (02) - M
pairlanter, v. a. parler français, parler avec affectation dans un autre langage que celui du pays. - (02) - M
pairlement, s. m. bavardage, parlage, manière de parler. On dit d'un bavard que c'est un « pairlement » sans vacances. - (02) - M
pairler (v.t.) : parler - (08) - M
pairler, v. n. parler : « pairlé-lu chu vô v'lé », parlez-lui si vous voulez. - (02) - M
pairole (n.f.) : parole - (08) - M
pairoû : paroir (outil de sabotier)  - (07) - M
pairt, s. f. part, portion. La part est un gros morceau de lard qu'on sert après la soupe et que les convives se partagent entre eux. - (02) - M
pairtaigeou, ouse, adj. partageux, euse. - (02) - M
pairtaiger : partager  - (07) - M
pairtaiger, v. a. partager, diviser en plusieurs parts. - (02) - M
pairticuhié, adj. particulier. - (02) - M
pairu (p.p.) : p.p. du verbe paraître - (08) - M
pais (adv.) : puis - (08) - M
paisque : parce que  - (07) - M
paissaige (n.m.) : passage - (08) - M
paissaige, s. m. passage. - (02) - M
paisseau : tuteur, échalas  - (07) - M
paisseau, pieu. - (01) - M
paisser (v.t.) : passer - (08) - M
paissiau : échalas, paisseau. Les tomates ont besoin d'un passiau : les tomates ont besoin d'un tuteur. - (04) - M
paissieu, adj. paresseux. - (02) - M
paivé (n.m.) : pavé - (08) - M
pâler. v. a. parler. - (02) - M
palette, s. f. on donne ce nom aux dents incisives parce qu'elles sont larges et en forme de petites pelles. - (02) - M
palfeurnai : brosser, étriller, curer, rogner les pieds, soigner des animaux de trait. - (04) - M
palifre : graisse superflue - (07) - M
palle. s. f. pelle. - (02) - M
paller, v. a. pelleter, travailler avec la pelle. - (02) - M
palpitoué. s. m. presbytère, maison du curé de la paroisse. - (02) - M
pamnâs (n.m.) : panais - (08) - M
pamne (n.f.) : épante ; échelle fixée entre deux poutres pour y placer le pain - (08) - M
pamner (v.t.) : balayer - (08) - M
pamniau, pangniâ (n.m.) : vieux morceau de tissu, vêtement démodé - (08) - M
pampillon, parpouillon (n.m.) : papillon - (08) - M
pamprée (n.f.) : panais sauvage - (08) - M
pamprée (n.f.) : panais sauvage (de Chambure orthographie panprée) - (08) - M
panâ, s. m. panais sauvage ou petit panais. - (02) - M
panaque : boiteux, difficulté à marcher. - (04) - M
panerote : corbeille pour mettre le pain à lever - (07) - M
panetier : officier de la couronne qui avait autorité sur les boulangers de France. - (09) - M
pangneau (nom masculin) : vêtement mal ajusté. - (06) - M
pangniât : guenille, déguenillé (personne)  - (07) - M
pangniât : un déguenillé, être vêtu comme un pangniât : mal habillé, attiffé, négligé. - (10) - M
paniment, pendant. - (03) - M
pan'nâ : panais  - (07) - M
pannaige, s. m. pannage ; pâturage assuré à certains animaux, aux moutons principalement, pour un prix convenu. - (02) - M
pannaure. s. f. balai. - (02) - M
panne, s. f. étoffe. au fig. avoir de la « panne », être gras, avoir des formes dodues. - (02) - M
panne, s. f. planche sur laquelle on dépose les pains. On prononce « pân-n'. » (voir : paingnée, pante.) - (02) - M
panneau (n.m.) : habit du dimanche - (08) - M
panneau, s. m. vêtement, habillement. Le « panneau » est l'habit des dimanches, des jours de fête : « a vé don s'mairié ojed'heu qu'al é mettu son panneau. » - (02) - M
pannée : plante : ombrelle, panais. Les lapins aimont les pannées : les lapins aiment les panais. - (04) - M
panner (verbe) : balayer. - (06) - M
panner, v. a. balayer, nettoyer : « sai mâion ô bin pan-née », sa maison est bien balayée. - (02) - M
pannevere, haillon de diverses couleurs (pannus varius), panouère, balai, haillon, tout objet propre à essuyer, à balayer. - (01) - M
pannèze, s. f. cloison en planches. - (02) - M
pannouaire (nom masculin) : balai. - (06) - M
pannouére, s. f. balai. (voir : pannaure.) - (02) - M
pannourot (nom masculin) : petit balai. - (06) - M
pannourot, s. m. petit balai de cheminée. - (02) - M
panosse (n.f.) : balai à long manche pour enlever les toiles d'araignées - (08) - M
panouche (nom féminin) : longue perche servant à nettoyer le four à pain avant d'enfourner. On dit aussi penouffe. - (06) - M
panpillon, s. m. papillon. - (02) - M
panprée, s. f. panais sauvage qui abonde dans certains prés. En quelques lieux, la même plante est nommée « golle. » panse, s. f. cornemuse, dite également « panse de beurbis », parce que l'instrument dont il s'agit est ordinairement fabriqué avec la peau du ventre d'un mouton. - (02) - M
pansage (nom masculin) : action de panser. - (06) - M
panse d'oueille (n.f.) : cornemuse - (08) - M
panse d'ouéille : cornemuse  - (07) - M
pansement, s. m. pansage des animaux ; soins et nourriture donnés aux bêtes à cornes, aux chevaux, etc. - (02) - M
panser (verbe) : nourrir le bétail à l'étable. - (06) - M
panser, v. a. soigner, nourrir, régaler. - (02) - M
pansou : pansu  - (07) - M
pansou, s. m. panseur, celui qui panse, qui soigne, qui nourrit les animaux. Le féminin « pansouse » est peu usité. - (02) - M
pansou, s. m. pansu, individu à gros ventre, à grosse panse, gourmand, ivrogne. - (02) - M
pante, épante, s. f. appareil en forme d'échelle qui sert à porter les miches de pain provenant d'une fournée. Cet appareil est ordinairement posé sous les poutres au-dessus de la table à manger. - (02) - M
panténe, s. m. grand filet pour prendre les alouettes et autres oiseaux. - (02) - M
pantine, s. f. ancien bonnet de femme qui avait de grandes barbes pendantes. - (02) - M
panuguet, s. m. individu qui affecte le beau langage et qui a des prétentions de plus d'un genre. - (02) - M
paour, s. m. lourdaud , pataud : un gros « paour. » - (02) - M
papa, loc. le jeu du « papa » est connu en français sous le nom de marelle. Les joueurs poussent un palet de case en case, sautant sur un seul pied. - (02) - M
papeugner (verbe) : manger sans appétit. Faire la fine bouche. - (06) - M
papillonné, adj. tacheté de diverses couleurs comme certains papillons. - (02) - M
Papon, nom d'homme. On donne ordinairement ce surnom de fantaisie au plus jeune fils de la famille, au dernier né. - (02) - M
papon, paponne, s. poupon, enfant joufflu : un gros « papon », une grosse « paponne. » - (02) - M
papon, s. m. pupille de l'œil : « l' papon dé-z-euillots » , la prunelle des yeux. - (02) - M
papoute, s. f. soupe, terme mimologique dont on se sert en parlant aux bébés. en plusieurs lieux « popote. » - (02) - M
paquette, s. f. paquet, poignée : une « paquette » de grains, de noisettes, etc. - (02) - M
paqueuille (n.f.) : menu bois ; ce qui reste d'un arbre après avoir enlevé les grosses branches - (08) - M
paqueuille, s. f. menu bois, ce qui reste d'un arbre dont on a enlevé la tige et les grosses branches. - (02) - M
paqueuilles : déchets (végétaux)  - (07) - M
paquiôt : un paquet. - (10) - M
pâquis, s. m. terrain vague où l'on mène paître les animaux : les « pâquis » communaux. - (02) - M
pâquotte (n.f.) : primevère mais aussi pâquerette - (08) - M
pâquotte, s. f. primevère officinale. - (02) - M
paraissu, part. pass. du verbe paraître. paru : « ç'lai m'é paraissu mauvâ » , cela m'a paru mauvais. - (02) - M
parce (n.f.) : perche - (08) - M
parce, s. f. perche. - (02) - M
parcer (v.t.) : percer - (08) - M
parche : perche. On ébat les calats aiquant une parche : on abat les noix avec une perche. - (04) - M
parde (v.t.) : perdre - (08) - M
parde, v. a. perdre. « i son pardus », nous sommes perdus. - (02) - M
pardié (interj.) : pardieu, pardi - (08) - M
pârié, s. m. perrier, muraille pavée d'une chaussée d'étang. - (02) - M
pâriére, s. f. carrière de pierres, excavation profonde. - (02) - M
parmission (n.f.) : permission - (08) - M
parouesse, parouaiche (n.f.) : paroisse - (08) - M
parpaillon, (provençal), papillon, parpouillon. - (01) - M
parpouillon, papillon - (05) - M
parpouillon, s. m. papillon. - (02) - M
parrinage, s. m. parrain et marraine associés : cet enfant a de bons « parrinages » : j'ai vu passer les « parrinages. » - (02) - M
parsi (n.m.) : persil - (08) - M
parsonne, s. f. personne. - (02) - M
parsonnié, s. m. membre d'une association qui participe aux droits et aux charges de la communauté. - (02) - M
partaizer (v.t.) : partager - (08) - M
partaut (adv.) : partout - (08) - M
pas d'âne : tussilage  - (07) - M
pas d'âne : plante tussilage, borbotte. - (04) - M
pas d'lai porte : seuil  - (07) - M
passaige (n.m.) : passage - (08) - M
passée, s. f. entrée, passage dans une haie, passage des oiseaux : la « passée » des bécasses. - (02) - M
passon : cage mobile où l'on met poule et poussins. - (04) - M
passouaire (n.f.) : passoire - (08) - M
passouère : passoire  - (07) - M
patacher (verbe) : salir ou souiller un endroit propre ou entretenu. - (06) - M
patachou, s. m. rôdeur de grands chemins. - (02) - M
patarou (en), loc. être en « patarou », c'est être hors de soi-même, en effervescence, dans un état d'agitation physique ou morale. - (02) - M
patarou (être en) (loc.) : être hors de soi-même, agité - (08) - M
patarou : colère, fureur  - (07) - M
patatrâ. Ce mot a droit de cité dans ce glossaire puisqu'il appartient au nivernais à un titre historique. le dict. de Trévoux raconte l'anecdote suivante : François de Gonzague, duc de Nevers, courant la poste de Paris à Nevers, son cheval s'abattit dans la ville de Pouilly, sur quoi une vieille femme lui cria : patatra, Monseigneur de Nevers! ce qui le mit tellement en colère, qu'il y envoya des soldats qui désolèrent toute la ville. - (02) - M
patau, s. m. pataud, lourdaud : un gros « patau », homme trapu, mal bâti, sans esprit, sans tact au figuré. - (02) - M
patchié, s. m. coureur de grands chemins, individu de mauvaise mine et misérablement vêtu, diseur de bonne aventure. - (02) - M
pâtée : nourriture pour les volailles  - (07) - M
patenaille, s. m. panais. - (02) - M
patenolle, s. f. perle. - (02) - M
pâter : coller (terre sur les chaussures)  - (07) - M
pâteure (n.f.) : pâture - (08) - M
pâteure : pâture  - (07) - M
pâteure, s. f. pâture, pâturage, terre ordinairement close et engazonnée où les animaux paissent en liberté. - (02) - M
pâteureau, s. f. pâtureau, petit pâturage ordinairement à la portée des habitations. - (02) - M
pâteurer : paître  - (07) - M
pâteurer, v. a. pâturer, manger l'herbe d'un pré ou d'une pâture. - (02) - M
patier : chiffonnier, camp-volant, romanichel, personne mal vêtue  - (07) - M
patier : un chiffonnier. - (10) - M
patifouner (verbe) : tripoter, malaxer à outrance une pâte. - (06) - M
patin, s. m. pantoufle de lisière garnie d'une semelle. Lorsqu'il n'y a pas de semelle, le patin n'est qu'un chausson. - (02) - M
patiner, v. n. sautiller. Se dit d'un petit enfant qu'on fait danser en le soutenant et de tout ce qui saute avec légèreté. - (02) - M
pâton, s. m. petite masse détachée de la pâte dont on fait le pain. - (02) - M
pâtou (être) : aliment pâteux, collant à la bouche ou à la langue. - (10) - M
pâtou : pâteux, collant - (07) - M
pâtou, s. m. pâtre, berger, celui qui conduit aux champs et qui y surveille les animaux. - (02) - M
patouais (n.m.) : patois - (08) - M
patoué, s. m. patois, langage des campagnes par opposition avec le langage des villes. - (02) - M
patouéillat, s. m. creux rempli de boue, endroit fangeux, terre mouvante. « patouillat. » - (02) - M
patouéille : boue, gadoue  - (07) - M
patouéille, patouéillou : bavarde, bavard  - (07) - M
patouéille, s. f. boue, terre fangeuse ou mouvante. - (02) - M
patouéiller : tripotter dans l'eau, patauger, parler à tort et à travers  - (07) - M
patouéiller, v. a. tripoter quelque chose de sale, mi-liquide, mi-solide ; manier malproprement ou grossièrement. - (02) - M
patouéillot, patouille : boue, gadoue - (07) - M
patouéillou, ouse, adj. patouilleux, fangeux, vaseux, où le pied s'enfonce : un pré « patouéillou », une terre « patouéillouse. » - (02) - M
patouéillou, ouse, s. m. et f. bavard avec intempérance et déraison, celui ou celle qui patauge en parlant. - (02) - M
patouillas, boue - (05) - M
patouillat (n.m.) : creux rempli d'eau - (08) - M
patouillat (nom masculin) : endroit boueux. - (06) - M
patouille (n.f.) : boue - (08) - M
patouille (nom féminin) : boue (voir gouille) - (06) - M
patouiller, patauger. - (01) - M
patouillou (-ouse) (n. et adj.m. et f.) : fangeux (-euse), où les pieds s'enfoncent - (08) - M
patouilloux : boueux - (07) - M
patouse : poule ayant des plumes sur les pattes - (07) - M
patrache, s. f., chaussure éculée. - (03) - M
patracher : marcher, piétiner  - (07) - M
patracher : piétiner dans un endroit humide ou mouillé, plus ou moins sale, patauger. - (10) - M
patracher, v. a., marcher en traînant les pieds. - (03) - M
patrachou : marcheur  - (07) - M
patrachou, s. m., terme de mépris, appliqué aux vagabonds, aux coureurs de grand chemin. - (03) - M
patraque (n.f.) : pintade (du cri de ce volatile) - (08) - M
patraque (nom féminin) : pintade. Etre patraque être physiquement mal en point. - (06) - M
patraquer (verbe) : criailler en parlant de la pintade. - (06) - M
patte (nom féminin) : chiffon dont on se servait (avant l'éponge) pour faire la vaisselle. - (06) - M
patte, s. f. racine d'arbre plus ou moins ramifiée. L'arbre est abattu, il ne reste plus que la « patte. » - (02) - M
pattes (ai quaite), loc. a quatre pattes, sur les pieds et sur les mains. - (02) - M
pattié, s. m. on donne ce nom au modeste industriel qui parcourt nos campagnes avec une voiture attelée d'un âne pour ramasser les chiffons et le vieux linge. Les « pattiers » de Château-Chinon avaient jadis une certaine notoriété dans le Morvan. - (02) - M
pattier, patché (n.m.) : chiffonnier, marchand ambulant qui récoltait la ferraille et les peaux de lapins - (08) - M
pattou, ouse, adj. pattu, celui qui a une grosse patte. Se dit surtout d'une racine d'arbre très ramifiée : « eun châgne pattou. » - (02) - M
pau (n.m.) : pieu (de l'a.fr. pal, du latin, pallus) - (08) - M
pau, s. m. piquet, pieu dont on se sert pour renforcer les haies, surtout celles qui sont appelées sèches parce qu'elles sont faites de main d'homme avec des branchages coupés. On les nomme « tresses » dans une grande partie du Morvan. - (02) - M
paufichot (n.m.) : pieu, plantoir - (08) - M
paufichot. s. m. pieu, piquet, plantoir de jardinier. - (02) - M
paufouler (v.) : fouler, écraser avec le pied - (08) - M
pauiller, prendre l'eau par les chaussures - (05) - M
pauillot (n.m.) : pou - (08) - M
pauillu (-use) (n. et adj.m. et f.) : pouilleux, pouilleuse - (08) - M
paulée (n.f.) : repas qui marque la fin des moissons et des fenaisons - (08) - M
paulée : fin d'un travail (fauchaison, moisson) - (07) - M
paulée : petit réjouissance (galettes, bonnes bouteilles, chansons…) entre gens qui ont fané ou moissonné ensemble pour marquer la fin des foins ou de la moisson (voir bouquet). - (04) - M
paulée, s. f. repas, régal qui se donne dans nos campagnes à la suite de la fauchaison ou de la moisson. Lorsque les voituriers amènent le dernier chariot de foin ou les dernières gerbes, les ouvriers crient : paulée, paulée ! les voix traînant avec insistance sur la première syllabe. « pouâlée. » - (02) - M
paume, s. f. balle dont les enfants se servent dans leurs jeux. - (02) - M
paumée, s. f. soufflet en pleine joue. - (02) - M
paumer, v. a. frapper avec la main, battre, souffleter. - (02) - M
paur, paure (adj. et n.m. et f.) : pauvre - (08) - M
paure, pauvre - (05) - M
paureille, s. f. pauvresse, terme d'amitié. - (02) - M
paurosse, s. f. pauvresse, une femme pauvre, une mendiante. - (02) - M
paurot (n.m.) : poireau - (08) - M
paurotte (n.f.) : poirée, ciboulette - (08) - M
paurquouai (adv.) : pourquoi - (08) - M
paurtant (conj.) : pourtant - (08) - M
paussou, s. m. et f. peureux, poltron ; au féminin « paussouse » et quelquefois « paussoure. » - (02) - M
pautrai : piétiner partout (pautrer un jardin). - (04) - M
pautrée : soupe ou fricot très épais. So une boune pautrée. - (04) - M
pautremôle, s. m. désordre, confusion, désarroi : « ai lai pautremôle », à la débandade, sens dessus dessous. - (02) - M
pautremôler, v. a. mettre sens dessus dessous, en désarroi : « al é pautremôlé son butingn' », il a mis son avoir au pillage, il a embrouillé ses affaires. - (02) - M
pautrer : piétiner, tasser  - (07) - M
pautrer, v. a. broyer, écraser, fouler. - (02) - M
pautrou, ouse, adj. grossier, rustaud, quelquefois sale, malpropre. - (02) - M
pavé : taché  - (07) - M
paver (se) : se tacher (surtout à table !). - (10) - M
p'chot : peu. Un p'chot : un peu. - (04) - M
p'chot, adv. de quantité. peu, une petite quantité. - (02) - M
p'cin, s. m. poussin, petit poulet nouvellement éclos. - (02) - M
p'çot (un), (un) peu - (05) - M
pé, s. m. pis : le « pé » d'une vache, le « pé » d'une brebis, d'une truie. Pé indique l'ensemble des trayons que nous appelons ici « totos. » - (02) - M
peai, s. f. peau, enveloppe d'un corps : « lé sorciés s'haibillan daivou lai peai deu guiabe », les sorciers se cachent sous la peau du diable. - (02) - M
peccata, s. m. ane, souffre-douleurs, plastron. - (02) - M
peceuner (v.) : toucher, tâter avec la main (le peuce = le pouce) - (08) - M
pécheau (n.m.) : barreau de chaise ou d’échelIe (aussi paicheau) - (08) - M
péchû (n.m.) : pêcheur - (08) - M
pédri : perdrix  - (07) - M
pée, s. m. père. - (02) - M
peignon, pégnon (n.m.) : pignon d'une maison - (08) - M
peignon, s. m. pignon, partie de mur à pointe triangulaire qui unit entre eux les gouttereaux d'une maison. - (02) - M
peillaisse, s. f. paillasse de lit. - (02) - M
péillat, paillat (n.m.) : corbeille en paille ou en roseau tressée - (08) - M
péille (n.f.) : paille - (08) - M
peille (nom féminin) : chiffon sans valeur. - (06) - M
peille, s. f. paille. - (02) - M
péillesson (n.m.) : paillasson - (08) - M
pélering (n.m.) : pélerin - (08) - M
pelon, s. m. gazon, motte. - (02) - M
penaille, punaise - (05) - M
pendenoillon, s. m. pendard, vaurien, homme on guenilles : un grand « pendenoillon » est à peu près ce qu'en français on appelle un grand pendard. - (02) - M
pendiment : pendant - (07) - M
pendiment : pendant. - (04) - M
pendiment que (loc.adv.) : pendant que - (08) - M
pendiment que, loc. pendant que, tandis que… on m'a volé « en ç'pendiment » que j'étais en voyage. - (02) - M
pendouéiller, pendrouiller : pendre (lamentablement)  - (07) - M
pendouéillon : chiffon, loque, oripeaux  - (07) - M
pendreillons : oripeaux. Les clochards étint habillés aiquant des pendreillons : les clochards étaient habillés avec des oripeaux. - (04) - M
pendriller (v.t.) : pendre comme une guenille - (08) - M
pendriller, v. a. pendre comme une guenille, comme une chose qui flotte. - (02) - M
pendrillon (n.m.) : guenille, chiffon qui pend - (08) - M
pendrillon, s. m. guenille, chiffon qui pend, qui traîne, qui flotte en l'air. - (02) - M
péné, s. m. panier. - (02) - M
pénerée, s. f. un plein panier, le contenu d'un panier. - (02) - M
peneux, penaud. - (01) - M
penier, panier, pèné. - (01) - M
penser (se) v. réfl. penser : « i m'pense, teu t'pense, a s'pence » pour je pense, tu penses, il pense. - (02) - M
pension (se réduire a), loc. très usitée pour définir une situation générale dans le Morvan. Arrivés à un âge avancé, les parents remettent leur bien (leur butin) à leurs héritiers en échange d'une petite pension en argent ou en nature qui leur est toujours promise mais qui leur est rarement payée intégralement. - (02) - M
pentecoûte (lai), la pentecôte. - (02) - M
péquenot : paysan - (07) - M
perchâ, s. m. perche, poisson. on prononce en plusieurs lieux « peurchâ. » - (02) - M
perche : ancienne mesure agraire variable selon les pays. - (09) - M
perchie, s. f. perchée, tout ce qui peut se mettre sur une perche : « eune perchie d'râzins », une perchée de raisins. - (02) - M
perdaule, pardaule, adj. chose qui peut se perdre aisément, sujette à se perdre. - (02) - M
pére : père  - (07) - M
pére, pé (n.m.) : père - (08) - M
perent, parent. - (01) - M
péresse, s. f. paresse. - (02) - M
peressou, ouse, adj. paresseux, euse. - (02) - M
péri, part. pass. du verbe périr. nous disons il est péri pour il est mort - (02) - M
péritre, v. n. périr, mourir, tomber en ruine. - (02) - M
perjon, s, m. cage à poulets, cage où l'on enferme une poule qui a des poussins. - (02) - M
péroué : parou, outil de sabotier. - (04) - M
person (n.m.) : cage à poussins (aussi peurson) - (08) - M
person (nom masculin) : cage à poulets. - (06) - M
person : mue  - (07) - M
perthus, trou , peurtu. - (01) - M
pés (n.m.) : pis - (08) - M
pesson (n.m.) : pinson - (08) - M
pester, v. n. s'impatienter, maugréer. - (02) - M
pétiau, s. m. paisseau, échalas. - (02) - M
petiot : petit  - (07) - M
petiot, e, adj. petit. (voir : p'tiot.) - (02) - M
petiot, petiote (adj. et n.m. et f.) : petit, petite - (08) - M
petit poulain (au), loc. porter un enfant au petit poulain, c'est le mettre à cheval sur ses épaules, une jambe par ci, une jambe par là, de chaque côté de la tête comme deux boucles d'oreilles. Le vrai patois dit : « au p'tiô poulain. » - (02) - M
peton, s. m. pied. se dit seulement en parlant des enfants. - (02) - M
pétrâ, s. m. homme grossier et d'allure pesante. se dit surtout des paysans d'une extrême rusticité. - (02) - M
peu (faire) : avoir un peu honte, être vexé ; avoir la mine déconfite, faire mauvais. - (10) - M
peu, adv. puis. (voir : ded' peu.) - (02) - M
peu, s. f. peur. c'est le français peur avec chute de l'r. (voir : poil.) - (02) - M
peûce : pouce  - (07) - M
peuce, s. m. pouce, le gros doigt de la main. - (02) - M
peucener, v. a. toucher, tâter avec la main. se dit principalement de l'action qui consiste à palper la chair des animaux pour s'assurer de leur état d'engraissement. - (02) - M
peuché, s. m. péché, manquement à la loi religieuse. « pécé. » - (02) - M
peucher, v. n. commettre un péché. « pécer. » - (02) - M
peuçot, adv. de quantité. peu, une petite quantité. - (02) - M
peuçot, s. m. petit sac en peau ou en étoffe dans lequel on enveloppe le pouce ou un doigt blessé. Chez nous un petit « peuçot » est un enfant de petite taille comme le petit-poucet. - (02) - M
peue (et) : puis (et)  - (07) - M
peugnou, adj., 2 genres, difficile sur le choix des mets. - (03) - M
peuher, v. a. peser, déterminer le poids de quelque chose. - (02) - M
peuhu, adj. peureux, craintif. - (02) - M
peuler, v. a. piler, écraser, fouler. - (02) - M
peulerin, s. m. pèlerin. - (02) - M
peulon, s. m. pilon, ce qui sert à écraser. — Piège dans lequel le rat prisonnier est assommé par la chute d'un poids. « peulon » et « meutré » sont synonymes. (voir : meutré.) - (02) - M
peunâ, adj. punais. au féminin « peunaille », comme « mauvâ », mauvais, au féminin « mauvaille.» - (02) - M
peunâille, s. f. punaise. on prononcé : « p'nâille » par syncope. « pn'âille, p'nâje ». - (02) - M
peunâye (n.f.) : punaise - (08) - M
peunibe, adj. pénible, qui cause de la peine, du chagrin. - (02) - M
peunitan, ante, adj. et s. pénitent, pénitente. - (02) - M
peunitence, s. f. pénitence. - (02) - M
peunitre, v. a. punir, châtier. - (02) - M
peupionotte, peuhaiminitouére. Exclamation pour maudire quelqu'un qui apporte de mauvaises nouvelles. Le sens est à peu près : oiseau de mauvais augure ! Cette locution est usitée surtout aux environ de Montsauche. - (02) - M
peuple, s. m. peuplier. en plusieurs lieux : « pipinier, pipigner. » - (02) - M
peupler (n.m.) : peuplier - (08) - M
peur, e, adj. pur, sans mélange. nous avons dans nos montagnes des eaux « peures », mais le vin « peur » y a encore la préférence. - (02) - M
peurcés (n.m.) : procès - (08) - M
peur-chus (loc.adv.) : par-dessus. La partie la plus haute - (08) - M
peurdige, s. m. prodige. - (02) - M
peurée, s. f. purée, bouillie, matière à demi liquide. - (02) - M
peurgaler (v.) : malmener, chasser, mettre en fuite - (08) - M
peurgaler : poursuivre,rudoyer,maltraiter, pourchasser, bousculer, brutaliser  - (07) - M
peurgaler, v. a. malmener, chasser, mettre en fuite. - (02) - M
peurge, s. f. purgation, remède purgatif. - (02) - M
peûri : pourrir, pourri  - (07) - M
peuri, v. n. pourrir, gâter, corrompre : « eune pon'm peurie. » (voir : pûri.) - (02) - M
peuriai : prier. Les croyants peuriont souvent : les croyants prient souvent. - (04) - M
peuriéle, s. f. prière. (voir : peuriére.) - (02) - M
peurier : prier  - (07) - M
peurier, v. a. prier, faire une prière. - (02) - M
peurière (n.f.) : prière - (08) - M
peuriére : prière  - (07) - M
peuriére, s. f. prière. - (02) - M
peurieu, euse, adj. celui ou celle qui prie avec piété, avec ferveur. - (02) - M
peuriou (-ouse) (n.m. ou f.) : celui ou celle qui prie - (08) - M
peûriteure : pourriture  - (07) - M
peuriteure, s. f. pourriture. - (02) - M
peurjuter (verbe) : couler, dégouliner. - (06) - M
peurlata (au), loc. adverb. a proportion; métathèse de prorata. - (02) - M
peurlin (n.m.) : troëne à fruits noirs - (08) - M
peurlin, s. m. le « peurlin » est, je crois, le troëne à fruits noirs. - (02) - M
peurmé, adj. premier : il est entré « l' peurmé », elle est venue « lai peurmére. » - (02) - M
peurmer, peurmére (n. et adj.m. et f.) : premier, première - (08) - M
peurmette (v.t.) : promettre - (08) - M
peurnai : prendre. - (04) - M
peurnaillier : prunellier. Le peurnaillier pico : le prunellier pique. - (04) - M
peurnais : œil - (07) - M
peurnais : pruneau  - (07) - M
peurnais, s. m. prunelle, fruit du prunellier. Notre petite prune sauvage entre dans la fabrication du cidre ou « chitre » du pays. - (02) - M
peurnale : prunelle des yeux ou fruit du prunellier. - (04) - M
peurnâler (n.m.) : prunier épineux, prunellier - (08) - M
peurnalle : prunelle (fruit ou partie de l'œil)  - (07) - M
peurnaudélle (n.f.) : prunelle - (08) - M
peurnaudelle, prunelle - (05) - M
peurnaule, adj. prenable, sujet à être pris, dérobé, volé. - (02) - M
peurne (n.f.) : prune - (08) - M
peurne : prune  - (07) - M
peurné : prunier  - (07) - M
peurné, prunier - (05) - M
peurne, s. f. prune. - (02) - M
peurné, s. m. prunier. on dit d'une personne qui regarde de travers, qui louche, qu'elle regarde le diable sur le « peurne. » - (02) - M
peurnelé, s. m. prunellier, prunier épineux.Iil abonde dans nos haies vives. - (02) - M
peurnelle (nom féminin) : prunelle. - (06) - M
peurnelle, s. f. prunelle, petite prune sauvage, fruit du prunier épineux très commun en Morvan. - (02) - M
peurnes : prunes. - (04) - M
peurniau (n.m.) : pruneau - (08) - M
peurnier, peurné (n.m.) : prunier - fruits = peurnes - (08) - M
peurnière (nom féminin) : sieste. Elle était surtout observée à la campagne pendant les travaux d'été, les foins ou la moisson. - (06) - M
peurnoncer (v.t.) : prononcer - (08) - M
peurnoncer, v. a. prononcer. - (02) - M
peurnotte, s. f. prenotte par métathèse : « être en peurnotte », être en délit, en danger d'être pris, puni. - (02) - M
peurnou, ouse, adj. preneur, preneuse; prenant, prenante : celui ou celle qui prend ou qui reçoit. - (02) - M
peurpe, adj. propre : « lie é vendu son peurpe bin », elle a vendu son propre bien. - (02) - M
peurri (-te) (adj.m. et f.) : pourri (-e) - (08) - M
peursigre (v.t.) : poursuivre (p.p. peursigu = poursuivi) - (08) - M
peursigre, v. a. poursuivre, suivre avec rapidité. - (02) - M
peûrson : pourriture  - (07) - M
peursoué : pressoir. - (04) - M
peursoué, s. m. pressoir. - (02) - M
peursuher, v. a. pressurer, mettre en presse ou sous un pressoir. - (02) - M
peursulé, part. pas. percé de petits trous, de petites piqures : du bois « peursulé », une feuille « peursulce » par les insectes. - (02) - M
peursure : présure, produit provenant de la caillette du veau, pour faire cailler le lait. Pou faire du froumège faut de la peursure : pour faire du fromage il faut de la présure. - (04) - M
peurtantaine (couri lai) : courir les chemin, aller à l'aventure, courir les filles  - (07) - M
peurtantaine, loc. métathèse de prétentaine : « cori ou couhi lai peurtentaine », courir la prétentaine, aller çà et là, vagabonder. - (02) - M
peurteu (n.m.) : trou, ouverture (de l’a. fr., pertuis =trou) - (08) - M
peurteu, s. m. pertuis, trou, ouverture. - (02) - M
peurtuger (v.t.) : percer, faire un trou - (08) - M
peurtuïer, peurtujer. faire un trou, percer : « l' pain ô brâman peurtuié », le pain est bien percé, bien levé. - (02) - M
peurzâ, s. m. rejeton parasite ; pousse gourmande que projette la racine d'un arbre fruitier. - (02) - M
peusanteue, s. f. pesanteur. « peuhanteu, p'zanteue. » - (02) - M
peusée, s. f. se dit d'une romaine dont on se sert pour peser certaines marchandises et aussi de la quantité ainsi pesée. - (02) - M
peuser, v. a. peser : ce panier est plein ; comme il « peuse ! » « peuher, p'zer. » - (02) - M
peûs'ner : faire le difficile à table, trier la nourriture  - (07) - M
peus'ner : tâter, tripoter, palper  - (07) - M
peuson, s. m. poids : le « peuson » d'une horloge, d'une balance, d'un tournebroche, etc. - (02) - M
peut (l'), le diable - (05) - M
Peut (le) : Diable (le)  - (07) - M
peut : malgracieux  - (07) - M
peut : laid (peute : laide). Ço peut de dire des menteries : c'est laid de dire des mensonges. O la peute, elle boude : ô la vilaine elle boude. - (04) - M
peut(e) : vilain(e), laid(e)  - (07) - M
peut, laid - (05) - M
peut, peute (n. et adj.m, et f.) : laid, mauvais, maudit ; le Peut : le Démon - (08) - M
peut, peute, adj. laid, désagréable, mauvais, méchant, sale, infâme, maudit : le peut, le démon. - (02) - M
peut, peutte : mauvais(e) ; une peutte mèrande. - (10) - M
peutefin, s. f. mauvaise fin, faire une « peutefin », c'est se mal conduire, faire des sottises, commettre des fautes. - (02) - M
peutement, adv. vilainement, laidement, méchamment. - (02) - M
peutevarne (n.f.) : viorne (plante) - (08) - M
peutfiner (v.t.) : mettre à mal gaspiller - (08) - M
peutifame, loc. s'emploie comme une injure sans que la signification précise en soit connue. - (02) - M
peutoué : putois. Ol étot peut coume un peutoué : il était laid comme un putois. - (04) - M
peutremôle (ai lai) (loc.) : en débandade - (08) - M
pi, s. m. pic, pioche à une ou deux pointes. - (02) - M
piaï, plaisir - (05) - M
piaicar, s. m. placard, armoire pratiquée dans l'épaisseur d'un mur. - (02) - M
piaicard (n.m.) : placard - (08) - M
piaice (n.f.) : place - (08) - M
piaice, s. f. place, lieu, condition : « aine boune piaice », une bonne place. - (02) - M
piaicer, v. a. placer, mettre en place. - (02) - M
piaie, s. f. plaie, blessure. - (02) - M
piain, s. m. plain, la meilleure partie du chanvre, ce qu'on appelle « œuvre ». - (02) - M
piainche (n.f.) : planche - (08) - M
piainte (n.f.) : plainte - (08) - M
piait (n.m.) : plat - (08) - M
pian : une haie (désigne le cornouiller). - (10) - M
pian : haie (voir : savée). - (04) - M
pian, s. m. nom vulgaire du cornouiller des bois. « puan. » - (02) - M
piance, s. f planche avec les diverses significations du français plancher se dit « piancé. » - (02) - M
piancer (n.m.) : plancher - (08) - M
piâner : piailler  - (07) - M
piant (n.m.) : haie vive - (08) - M
piant : haie - (07) - M
piantai : planter. - (04) - M
pianter (v.t.) : planter - (08) - M
pianter, plianter, v. a. planter. - (02) - M
piaque, s. f. plaque, « piaque de feu », plaque du foyer ; fonte qui protège la paroi du fond. (voir : taque.) - (02) - M
piaquer (v.t.) : pétiller en éclatant, mais aussi lancer dans le sens de plaquer (aussi pouaquer) - (08) - M
piaquer, v. n. pétiller en éclatant. la pierre à chaux « piaque » lorsqu'on la jette dans le feu. - (02) - M
piârre (n.f.) : pierre - (08) - M
piarre : pierre  - (07) - M
piarre ai raigûiller : pierre à aiguiser  - (07) - M
Piarre, Piarrot : Pierre, diminutif de Pierre  - (07) - M
piarres pourtu (être en) : se dit d'un endroit très caillouteux, avec des pierres partout. - (10) - M
piarsi (n.f.) : persil (aussi piarchi selon de Chambure) - (08) - M
piarsi, s. m. persil. « piarchi. » - (02) - M
piat (n.m.) : plat (aussi piait) - (08) - M
piat, s. m. plat, assiette : « liécer, lisser lé plats », lécher les plats. - (02) - M
pia-t-il, loc. plaît-il ? on prononce même quelquefois « aiti. » - (02) - M
piau : la peau (voir : treuffes en piau). - (10) - M
piau : peau. - (04) - M
piau, paie : peau  - (07) - M
piau, s. f. peau. - (02) - M
piauner, v. n. se dit en général du cri des oiseaux de basse-cour. - (02) - M
piayant (adj.m.) : plaisant - (08) - M
piâyi (n.m.) : plaisir - (08) - M
picaillons, s. m. monnaie, argent en général par extension : il a des « picaillons » tout plein son armoire. - (02) - M
picassé, adj. marqué de petites taches de différentes couleurs : une poule, une étoffe « picassée. » - (02) - M
picatouére, s. m. purgatoire, lieu de souffrance et d'expiation. - (02) - M
pichai : uriner. - (04) - M
pichat (nom masculin) : flaque d'eau. - (06) - M
pichcoter (verbe) : eau qui s'écoule goutte à goutte. - (06) - M
piche : urine - (07) - M
piche de chien, s. f. mauvais champignon. - (02) - M
pichenet, s. m. pot à boire. - (02) - M
pichenli, s. m. pissenlit, œil de bœuf. environ de Château-Chinon, Fretoy, etc. ; « pichenleit » à Anost, où lit se prononce « leit. » cette plante est appelée pissenlit parce que son bouillon est un diurétique. - (02) - M
pichenlit (n.m.) : pissenlit - (08) - M
pichenlit : pissenlit - (07) - M
pichenlit : pissenlit. Les saldes de pichenlit sont bounes : les salades de pissenlit sont bonnes. - (04) - M
picher : uriner  - (07) - M
picher, v. a. répandre, jeter, lancer de l'eau ou un liquide quelconque ; pisser, uriner. - (02) - M
picherais, s. m. oreiller que l'on met sous les petits enfants. - (02) - M
picherotte (fontaine picherotte) : filet d'eau  - (07) - M
picherotte (n.f.) : petite chute d'eau - (08) - M
picherotte. s. f. petit canal par où l'eau s'écoule; canule, gouttière, petite chute d'eau. - (02) - M
pichetrou, s. m. ouverture par où s'écoule un liquide quelconque. - (02) - M
pichot, s. m. pissat, urine. - (02) - M
pichou : orifice urinaire du verrat (détourné quand on le tue et utilisé pour graisser les scies) - (07) - M
pichou : pisseux, décoloré  - (07) - M
pichou, ouse, s. m. et f. pisseur, celui qui pisse. Se dit souvent des petits enfants comme terme amical : « eun p'tiô pichou. » - (02) - M
pichou, pichouse : enfant qui urine au lit - (07) - M
pichouse , s. f. pisseuse, carpe que l'on met dans un réservoir pour aleviner, c’est à dire pour produire de l'alevin. - (02) - M
pichouse : vache atteinte d'hématurie - (07) - M
pich'rotte, petite fontaine - (05) - M
Picoche. Nom de famille assez répandu dans le pays. - (02) - M
picot (n.m.) : pointe, aiguillon - (08) - M
picot : épine  - (07) - M
picot, piquet. - (01) - M
picot, s. m. pointe, aiguillon, épieu, piquet, piquant : les « picots » du houx, les « picots » de l'églantier, etc. On employait autrefois le terme picaude pour piqûre - (02) - M
picoter : faner (avec une machine)  - (07) - M
picoteuse : faneuse (à cheval) - (07) - M
picoulée. s. f. bouillie d'avoine ou de sarrasin. - (02) - M
pidance, s. f. masse ou maillet. - (02) - M
pidiaule, adj. celui ou celle qui est disposé à la pitié, qui est porté à avoir de la compassion pour autrui. - (02) - M
pidié, s. f. pitié, compassion, commisération. - (02) - M
pidiou, ouse, adj. compatissant, miséricordieux, celui ou celle qui a pitié des autres : « ç'ô eune fon-n' bin pidiouse », c'est une femme bien compatissante. - (02) - M
piéchie (n.f.) : haie tressée - (08) - M
piéchie : haie (savée), on dit aussi : pléchie. - (04) - M
pié-de-môshe, loc. pied-de-mouche, avoine dégénérée que produit une culture sans engrais. - (02) - M
piedpou : plante : renoncule. - (04) - M
piêilli : plaisir - (07) - M
piejer, v. a. plier, ployer. - (02) - M
piéjon, s. m. tige de bois pliée et couchée. (voir : pléchâ. pléïon.) - (02) - M
piémontouaise, pieuche montouaise : pioche avec un pic  - (07) - M
piémontouése, s. f. piémontaise, pioche à tranchant avec une pointe ou un pic à l'extrémité opposée. En français le piémontais est un instrument à l'usage des charpentiers propre à tailler les pièces de bois. - (02) - M
pien (-e) (adj.m. et f.) : plein, pleine - (08) - M
pienner : le fait de former, par exemple un manche, avec une plane. - (04) - M
piépou (n.m.) : renoncule rampante - (08) - M
piépou : renoncule rampante  - (07) - M
pié-pou. Renoncule rampante, ranunculus repens. - (02) - M
pierre-écrite, nom de loc. hameau de la commune d'Alligny-en-Morvan ainsi nommé à cause d'un monument assez curieux qui existe dans son enceinte. Ce monument était probablement une pierre tombale. - (02) - M
Pierrot. ce dimin. de Pierre a pour diminutif Pierrichot, Piarrot. - (02) - M
piéton, s. m. facteur rural, celui qui porte les lettres dans nos campagnes. - (02) - M
pieuche (n.f.) : pioche - (08) - M
pieuche : pioche - (07) - M
pieuche : pioche. Dans les jardins on se sert de la pieuche : dans les jardins on se sert de la pioche. - (04) - M
pieuche, piéche, s. f. pioche. « pieuce. » - (02) - M
pieucher (verbe) : piocher. - (06) - M
pieucher : piocher  - (07) - M
pieucher, v. a. piocher, se servir d'une pioche. « pieucer. » - (02) - M
pieuchon (n.m.) : petite pioche (a. fr. pieuchon) - (08) - M
pieuchot : serfouette  - (07) - M
pieuchot, s. m. petite pioche. « pieuçot. » - (02) - M
pieue (n.f.) : pluie - (08) - M
pieue (nom féminin) : pluie. - (06) - M
pieue : pluie  - (07) - M
pieue, pleue : pluie. Les terrains sont noyés par le pieue : les terrains sont noyés par la pluie. - (04) - M
pieue, s. f. pluie. bourg. « pleuje, pleue. » - (02) - M
pieuher, v. a. pleurer, verser des larmes. - (02) - M
pieum' (nom féminin) : plume. - (06) - M
pieumai : plumer. - (04) - M
pieumar, s. m. plumet. - (02) - M
pieumas (n.m.) : plumeau - (08) - M
pieumâs : plumeau  - (07) - M
pieume (n.f.) : plume - (08) - M
pieume : plume - (07) - M
pieume : une plume. - (10) - M
pieume : plume. Les poules perdont leurs pieumes tous les ans : les poules perdent leurs plumes tous les ans. - (04) - M
pieume, plume - (05) - M
pieume, s. f. plume. (voir : pleume.) - (02) - M
pieumeau, s. m. plumeau. (voir : râdouée.) - (02) - M
pieumer (v.t.) : plumer - (08) - M
pieumer : plumer, peler, éplucher  - (07) - M
pieumeue : épluchure de pommes de terre, pelure. - (04) - M
pieumeue, s. f. épluchure, ce qui a été plumé, pelé, épluché. (voir : pleumer.) - (02) - M
pieumu (-ouse) (adj.m. et f.) : plumeux,plumeuse - (08) - M
pieurer (v.t.) : pleurer - (08) - M
pieusse, pieuche (n.f.) : pioche - (08) - M
pieusser, pieucher (v.t.) : piocher - (08) - M
pieuvassai : bruiner, tomber une petite pluie, pleuvasser. - (04) - M
pieuvasser : bruiner  - (07) - M
piff'reau (nom masculin) : petit métier qui consistait à collecter les peaux de lapins. - (06) - M
pige, s. f. mesure, terme de comparaison pour une masse, une dimension, une étendue : prendre la « pige » de la taille, la « pige » des pas, la « pige » d'une enjambée, la « pige» d'un champ, etc. - (02) - M
piger : piétiner pour tasser, fouler au pied - (07) - M
piger, v. a. fouler, presser sous ses pieds. Le vigneron « pige » le raisin dans la cuve ; un jardinier « pige » la terre pour la rendre plus ferme. on « pige » une aire de grange pour battre l'argile. - (02) - M
piger, v. a. mesurer, prendre la mesure de... - (02) - M
pignai (se) : se peigner. - (04) - M
pignar, s. m. celui qui peigne le chanvre pour fabriquer l'œuvre. - (02) - M
pignârou (n.m.) : 1) peigneur de chanvre - 2) boule de bardane - (08) - M
pignârou, s. m. celui qui peigne et travaille le chanvre. (voir : barbanchon, serilleu.) - (02) - M
pignat (adjectif) : mal coiffé. - (06) - M
pigne (n.m.) : peigne - (08) - M
pigne : peigne - (07) - M
pigne : peigne. - (04) - M
pigne, peigne - (05) - M
pigne, peigne. - (01) - M
pigne, pingne, s. m. peigne. - (02) - M
pigneau, s. m. petit rameau à fruits de certains arbres ou arbustes, branches supérieures du sarrazin ou blé noir. On prononce en plusieurs lieux « pinau « et « pignas. » - (02) - M
pignée : raclée  - (07) - M
pignée, s. f. peignée, raclée, lutte où l'on se prend aux cheveux. De « pigne », peigne. - (02) - M
pigner (v.t.) : peigner - (08) - M
pigner : peigner  - (07) - M
pigner, v. a. peigner au propre et au figuré. - (02) - M
pignolot : fruit de la grande bardane - (07) - M
pignolôt : fruit d'une herbe haute ayant la « propriété » de s'accrocher aux vêtements. - (10) - M
pignolot, s. m., bardane. - (03) - M
pignot : paquet de griottes ou de cerises - (07) - M
pigoner (v.t.) : 1) attiser le feu en remuant les braises - 2) piquer par intermittence - (08) - M
pigoner : piquer, par exemple un aliment pour vérifier sa cuisson ou pour l'aider à cuire. - (10) - M
pigoner, v. n. fouiller, piquer par saccades avec un instrument pointu. - (02) - M
pigouner (verbe) : attiser le feu. - (06) - M
pi'inche : planche - (07) - M
pi'incher : plancher  - (07) - M
pilarguier (nom masculin) : broc. - (06) - M
pillaige (au), loc. a l'abandon, en désordre. Mettre tout « au pillaige », c'est bouleverser toutes choses dans le lieu où on se trouve. - (02) - M
pilon, s. m. cube de bois à feu que construisent nos bûcherons à l'époque du moulage. - (02) - M
pilos, pilos, loc. petits, petits ! nos Morvandelles emploient ces deux mots avec une sorte de cri guttural pour appeler et rassembler les poussins au moment de leur jeter leur ration d'avoine ou de blé noir. - (02) - M
pilot : poussin - (07) - M
pilure, pilule. - (01) - M
pimontouaise (nom masculin) : sorte de pioche avec un pic et un tranchant (la piémontaise). - (06) - M
pimpeurnelle, s. f. pimprenelle, plante de la famille des rosacées. - (02) - M
pinailler : être tâtillon - (07) - M
pince, s. f. barre de fer dont l'extrémité est taillée en biseau. elle sert à soulever et à diviser les quartiers de roche. La pince est aussi appelée « pau de fer. » - (02) - M
pinces, s. f. pincettes de cheminée. - (02) - M
pîner (v.t.) : pépier en parlant des poussins - (08) - M
pîner : piailler - (07) - M
pîner, crier - (05) - M
pîner, v. n. pousser de petits cris aigus à la manière des oiseaux, surtout des plus jeunes. - (02) - M
ping (n.m.) : pin - (08) - M
piochot : une petite pioche (voir : pieuchot). - (10) - M
piolé (-e) (adj‘m. et f.) : taché (-e), constellé (-e) de taches de rousseur - (08) - M
piole (n.f.) : tache de rousseur - (08) - M
piole (une) : un grain de beauté. - (10) - M
piole : tache de rousseur  - (07) - M
piolé, de deux couleurs, marqué de rousseurs. - (01) - M
piolé, part, passé. marqué de taches de rousseur : un visage « piolé », cette femme est « piolée ». - (02) - M
piole, s. f. tache de rousseur, tache en général : cette fille serait plus jolie si elle n'avait pas tant de « pioles » à la figure. - (02) - M
pioles (nom féminin) : taches de rousseur. - (06) - M
pioles : taches de rousseur au visage. - (04) - M
piôles, piôlé, taches de rousseur, marqué de - (05) - M
piomb. s. m. plomb. - (02) - M
pion, s. m. pied, petit pied. on redouble quelquefois le mot dans le langage enfantin : chauffez les « pionpions » du marmot. - (02) - M
pioné, s. m. pionnier, celui qui défriche. - (02) - M
pion'ner, pioûner : pleurer, pleurnicher, se plaindre  - (07) - M
piot, s. m. table de cuisine, bloc sur lequel on hache les viandes, les légumes. Piot est pour plot. (voir : plot. ploie.) - (02) - M
pioté, adj. peloté, roulé : cet enfant-là est « pioté gras », c'est-à-dire gras et rond comme une pelote. - (02) - M
piotège : partie d'un chariot qui s'articule sur le train avant. - (04) - M
pioton, s. m. bloc de bois, billot. - (02) - M
piotot (nom masculin) : plot monté sur trois pieds pour couper le petit bois. On dit aussi bique. - (06) - M
piouner (verbe) : crier en parlant des animaux de basse-cour. - (06) - M
pioûnerie : pleurnicherie, lamentation, plainte  - (07) - M
pipé, part. pass. marqué de taches ou de points. un visage marqué de la petite vérole est « pipé » ou grêlé. - (02) - M
pipée, s. f. pépie : nos poules ont « la pipée. » - (02) - M
piper, v. n. aspirer, boire en humant comme dans un chalumeau, dans un tuyau quelconque ; fumer du tabac. - (02) - M
pipi (n.m.) : morceau de poterie brisé, fragment de vaisselle - (08) - M
pipi, s. m. morceau brisé de poterie ou de cristal, fragment de vaisselle, etc., dont les petits enfants de nos campagnes se font des hochets à bon marché. - (02) - M
pipie (n.f.) : pépie - (08) - M
pipolé (-e) (adj.m. ou f.) : tacheté (-e) - (08) - M
pipolé, adj. tacheté, marqué de diverses couleurs. Ce mot s'emploie chez nous en parlant des choses, et « piolé » en parlant des personnes. - (02) - M
piquè : vermoulu, aigre  - (07) - M
pique, s. f. pointe au figuré : « lai pique deu jor. » - (02) - M
piquebost (n.m.) : pivert - (08) - M
piqueras (n.m.) : houx - (ouest-Morvan) Nous trouvons de plus ça et là : corsier, coursier à l'ouest ; houssot et aigru (haut-Morvan) - (08) - M
piquoter, v. a. piquer à petits coups, frapper vivement avec un instrument pointu. - (02) - M
piquotte, s. f. pointe, petite pioche à pointe. - (02) - M
piquou, s. m. piqueur, valet chargé de conduire une meute; agent employé à la surveillance des routes. - (02) - M
piranvôle (n.f.) : coccinelle - (08) - M
piranvôle, s. f. coccinelle appelée vulgairement, suivant la contrée, bête à dieu, bête à la vierge, bête à martin. - (02) - M
piranvolle (n.f.) : coccinelle - (08) - M
pirouale : toupie  - (07) - M
piroualle, s. f. grosse toupie, jouet d'enfant. - (02) - M
pirvale (n.f.) : coccinelle - (08) - M
pirvale, s. f. coccinelle. Morvan bourguignon aux environ de Brazey, Liernais, etc. (voir : piranvole.) - (02) - M
pis qu'en tant, loc. mal en pis. une personne dont la maladie s'aggrave dit qu'elle va « de pis qu'en tant. » - (02) - M
pis, adj. triste, abattu, mécontent, déçu, déconfit. « i seu pis de ç'iai », je suis triste, confus de cela. - (02) - M
pisaguer : secouer, agiter, activer, asticoter, exciter - (07) - M
pistole, s. f. on compte encore dans nos campagnes par louis d'or de vingt-quatre francs ou par pistoles de dix. - (02) - M
pitât : poussin  - (07) - M
pîte (n.f.) : jeune poule - (08) - M
pite (nom féminin) : jeune poule qui n'a pas encore pondu. - (06) - M
pite : poulette, jeune poule  - (07) - M
pite, s. f. jeune poule qui n'a pas encore pondu. - (02) - M
piter (verbe) : piétiner. - (06) - M
pitois, s. m. putois. - (02) - M
pitot : poussin. La poule promène ses pitots : la poule promène ses poussins. - (04) - M
pitou (n.m.) : putois - (08) - M
pitouée : putois  - (07) - M
pitte, poulette - (05) - M
piu : plus. - (04) - M
pïu, pïu ! cri avec lequel les femmes appellent les oiseaux de basse-cour. (voir : piauner, pîner.) - (02) - M
piungeon : petit tas de foin  - (07) - M
pivouaíne (n.f.) : pivoine - (08) - M
pizagaige, s. m. action de « pizaguer », de fouiller dans un creux, dans un trou avec un instrument quelconque. - (02) - M
pizaguai: chercher noise, piquer au vif ou poursuivre. O me pizague : il me poursuit. Astiquoter, taquiner. - (04) - M
pizaguer (v.t.) : piétiner - (08) - M
pizaguer, v. n. fouiller avec une pointe, une baguette, etc., en poussant, en agitant. - (02) - M
pizer (v.t.) : piétiner - (08) - M
pizon, s. m. pigeon. - (02) - M
plâi, s. m. plaisir : « fié-moué l'plâi » faites-moi le plaisir. « piaihi. - (02) - M
plâïan, ante: adj. plaisant, e, qui plait, agréable : une fille, une maison « bin plâhiante » : - (02) - M
plaice : place  - (07) - M
plaice, s. f. place avec les diverses significations du français. « piaice. » - (02) - M
plaidoû : plaideur - (07) - M
plaidou, ouse, s. plaideur, celui qui plaide. « piaidou. » - (02) - M
plaignoû : qui se plaint  - (07) - M
plaihot, s. m. serpette pour couper le raisin à l'époque des vendanges. - (02) - M
plai'illon : perche de bois souple - (07) - M
plaimor de, loc. a cause de, en raison de, afin de… - (02) - M
plain : chanvre cardé. - (04) - M
plain, s. m. la meilleure partie du chanvre filé, œuvre. - (02) - M
plainche, s. f. planche, passerelle ou pont sur un ruisseau ou une petite rivière. Diminutif de plainchotte. « piance. » - (02) - M
plainché, s. m. plancher, grenier, fenil. - (02) - M
plaindou, ouse, adj. et s. celui qui se plaint à tout propos et sans motif. Même sens à peu près que pleurnicheur. (voir : plaingnou.) - (02) - M
plaindu, part. pass. du verbe plaindre. Plaint. - (02) - M
plaine : plane (outil de menuisier)  - (07) - M
plaine, s. f. plane, outil à l'usage des charpentiers et des charrons. On l'emploie avec les deux mains comme un rabot pour aplanir et polir le bois. - (02) - M
plaine, s. m. plane, nom vulgaire du faux platane qu'on appelle aussi érable sycomore. - (02) - M
plainer : planer (travailler avec une plane)  - (07) - M
plainer, v. a. travailler avec la plane, aplanir, raboter. - (02) - M
plaingnou, ouse, s. m. ou f. celui qui se plaint outre mesure, qui est douillet. - (02) - M
plainotte, s. f. planète. - (02) - M
plaint, s. m. plainte, gémissement : « al ô bin mailaide, eun dé plains n'aitan pâ l'aute », il est bien malade, ses gémissements se succèdent sans interruption. - (02) - M
plaire (v.t.) : plaire - (08) - M
plaisse : place  - (07) - M
plaisser (verbe) : mettre en forme les haies en couchant les longues tiges pour les tresser entre les piquets. - (06) - M
plâïu (-e) (p.p.) : participe passé du verbe plaire = plu (-e) - (08) - M
plâïu, part. pass. du verbe plaire. plu : « ç'ial m'é bin plâïu », cela m'a bien plu. (voir : plâï.) - (02) - M
plançon, s. m. personne d'encolure épaisse, homme trapu et de petite taille. - (02) - M
plançon, s. m. tige de saule, un peu grosse, destinée à être plantée en bouture. - (03) - M
planton, désignant la pomme de terre destinée à être plantée, et, par extension, un garçon gros et fort, sous cette forme « C'est un bon planton » - (03) - M
plateau, s. m. bois de sciage d'une certaine épaisseur qui, entre autres usages, est employé pour fabriquer les mangeoires d'écurie. - (02) - M
plati, v. a. aplatir, rendre plat, niveler. - (02) - M
platine, s. f. langue. une bonne « platine », une bonne langue, un avocat de village, une commère. - (02) - M
plâtre, s. m. emplâtre. il a un « plâtre » sur la figure. - (02) - M
playi (n.m.) : plaisir - (08) - M
plâyi : plaisir - (07) - M
playon : perche de bois souple - (07) - M
playon : perche de bois. - (04) - M
plé (ai), loc. en abondance, à foison. son champ est bon, le blé y vient « ai plé. » - (02) - M
pléchâ, s. m. tige ou branche d'arbre qui a été couchée vive pour la clôture d'un héritage. Nos « pléchies « se composent d'une série de « pléchas. » - (02) - M
plèchê : arbuste taillé pour faire une haie tressée - (07) - M
plècher : faire une haie couchée et tressée - (07) - M
plécher, v. n. plesser, coucher des tiges, des branches d'arbre au moyen de la serpe ou de la cognée pour former des clôtures. Toutes les haies vives du Morvan sont régulièrement « pléchées » ou « plessées » de manière à ce que les ouvertures se trouvent fermées au fur et à mesure que le temps détruit le bois mort. - (02) - M
plèchie : haie (taillée, couchée et tressée) - (07) - M
pléchie, s. f. haie vive formée avec des tiges ou des brandies d'arbres entrelacées. - (02) - M
pléier (v.t.) : plier (aussi pléyer) - (08) - M
pléïer, v. a. plier, ployer, fléchir, courber. - (02) - M
pléïon,s. m. pleyon, petite perche en général flexible dont on se sert entre autres usages pour conduire le bétail aux champs. - (02) - M
pleisser, courber, abattre, pleissée, branches courbées. - (01) - M
plemâ, s. m. assemblage en bois qui réunit les deux roues d'une charrue. - (02) - M
plesser, v. a. courber, ployer les tiges d'arbres pour clore les héritages. - (02) - M
pleue : pluie  - (07) - M
pleue, s. f. pluie. « pieue : a pieu », il pleut. - (02) - M
pleumâ, pieumâ : plumeau  - (07) - M
pleumâ, s. m. plumeau, balai de plumes. - (02) - M
pleumaissier : écrivain  - (07) - M
pleume : plume - (07) - M
pleumé : plumier  - (07) - M
pleume, s. f. plume à écrire ou autre. - (02) - M
pleumer : plumer, peler, éplucher - (07) - M
pleumer, v. a. plumer, peler, arracher le poil, éplucher. - (02) - M
pleumeure, s. f. épluchure, pelure. - (02) - M
pleure, v. n. pleuvoir : « a vé pleure », il va pleuvoir. « pluire, pleure. » - (02) - M
pleuseure, s. f. présure, liqueur dont on se sert pour faire cailler le lait. - (02) - M
pleutre, s. m. grognon, maussade, d'humeur difficile. S'emploie surtout en parlant d'un enfant désagréable, qui se plaint à tort et à travers. - (02) - M
pleuvasser : bruiner  - (07) - M
pleuvu, part. pass. du verbe pleuvoir. plu : « a n'é pâ pleuvu ojedeu », il n'a pas plu aujourd'hui. - (02) - M
plèyer : plier - (07) - M
pliein, eine, adj. plein, pleine. - (02) - M
plieurs, s. m. plur. pleurs, larmes, gémissements. - (02) - M
plieute, s. f. billot sur lequel les sabotiers préparent le bois. - (02) - M
plisses, s. f. petites semelles en paille que l'on met dans les sabots pour se préserver de l'humidité. - (02) - M
plomner (v.) : écraser des légumes - (08) - M
plon (n.m.) : objet de bois pour écraser des légumes - (08) - M
plongeon (n.m.) : meule de paille ou de foin dans les champs ou dans les prés - (08) - M
plongeon (nom masculin) : meule de paille ou de foin. - (06) - M
plongeon, s. m. tas de foin qu'on forme le soir pour en favoriser la dessiccation. - (02) - M
plot : plateau pour couper ou pour fendre - (07) - M
plot, « L » billot , pièce de bois, ploda (bas latin). - (01) - M
plot, p'loton : plateau de bois servant de hachoir. - (04) - M
plot, s. m. bloc de bois détaché d'un arbre et qu'on emploie à divers usages, billot. - (02) - M
plote (n.f.) : bloc de bois dont on se sert pour fendre ou couper le bois - (08) - M
plote, s. f. bloc de bois, ordinairement de hêtre, dont on se sert dans les villes voisines pour hacher les herbes ou les viandes. - (02) - M
plotège : partie du chariot sur l'essieu (train avant ou arrière) - (07) - M
pluce (nom masculin) : râteau à foin. - (06) - M
pluche, plusse(n.f.) râteau à foin - (08) - M
pluir, « L » pleuvoir, pluere. - (01) - M
plungeon : petit tas de foin  - (07) - M
p'na : œuf couvé non éclos, qui sent mauvais comme une punaise, œuf punais. - (04) - M
p'naille, punaise - (05) - M
pnas (adj.m.) : pourri en parlant d'un oeuf - (08) - M
p'nâs : punais - (07) - M
p'neu, euse, adj. penaud, qui a de la tristesse, de l'inquiétude, de la mortification. - (02) - M
pô : pieu, piquet - (07) - M
pô : un pieu de clôture de champ. - (04) - M
po(u) d'bô : tique  - (07) - M
pô, peu : pour (aussi peur) - (08) - M
pochener (verbe) : bouchonner un animal. - (06) - M
pôchener, v. a. bouchonner un animal avec un « pôchon » ou poignée de paille. le cavalier « pôchonne » son cheval ; le bouvier « pochonne » ses bœufs lorsqu'ils sont couverts de sueur. - (02) - M
pocher, v. a. battre, frapper. - (02) - M
pôcheter, v. a. mettre en poche ou en sac. - (02) - M
pôcheton, s. m. petite poche, petit sac. - (02) - M
pôchon, s. m. poignée de paille ou de foin, d'étoupes, de chiffons, etc. Le « pochon » de paille sert à bouchonner, à étriller un cheval ou un bœuf. - (02) - M
pochot : gros sac, fourre – tout. - (10) - M
pofouler (v.t.) : fouler, écraser avec les pieds - (08) - M
pogne : main  - (07) - M
pohier, s. m. ce terme n'est usité que dans la locution : « enlever le pohier », laquelle répond à mettre la clef sous la porte, c’est à dire faire faillite ou banqueroute - (02) - M
poiche (n.f.) : louche, grande cuiller - (08) - M
poiche, s. f. poche, grande cuiller de forme arrondie avec laquelle on verse le bouillon dans les écuelles. « poice. » - (02) - M
poignie, pouégnèe : poignée. - (04) - M
poil, peu. - (01) - M
poine, peine. - (01) - M
poine, pouéne (n.f.) : peine - (08) - M
poiner, peiner - (05) - M
poingn', s. m. poing, la main fermée. - (02) - M
poingne, poine (n.f.) : peine, fatigue (aussi poène) - (08) - M
poingne, s. f. peine, fatigue, travail, effort, lutte. Quand le paysan vous dit tristement : « i n'é ran, ran, qu' mai poure poingn' », cela veut dire qu'il ne possède rien que ses deux bras pour travailler. - (02) - M
poingner, v. n. peiner, avoir de la peine, de la fatigue, travailler avec effort, souffrir : « i poingne tô mon sô en pourtan ç'lai », je fatigue tout mon soul en portant cela. - (02) - M
poingnie, s. f. poignée, ce qu'on peut tenir dans sa main. - (02) - M
pointe (éte en), loc. être debout : « chardez-vô, vô s'rez chi bin qu'en pointe », asseyez-vous, vous serez aussi bien que debout. - (02) - M
poiquot : fleur de la digitale. - (04) - M
poiré, s. m. poirier. « poihé » - (02) - M
poire-a-bon-dieu, s. f., fruit de l'aubépine. - (03) - M
poiru, adj. peureux, poltron. - (02) - M
pois : haricot sec (seul le haricot vert se dit haricot). - (04) - M
poiser, peser, empoissé, oppressé. - (01) - M
polais, s. m. arbre dont on a enlevé l'écorce, qui est pelé. - (02) - M
polât (faire son), être polâteux (se) : bouder, rester dans son coin. - (10) - M
polatte (n.f.) : petite pelle ; battoir des lavandières - (08) - M
pôlée (la), repas copieux par lequel le cultivateur célèbre l'achèvement des oeuvres et auquel prennent part tous les ouvriers qui ont été associés à son labeur faire la pôlée, est la forme d'emploi de ce vocable. - (03) - M
poler, époler, v. a. épiler, ôter le poil. Se dit principalement en parlant des animaux. un bœuf « polé », c’est à dire - (02) - M
poler, v. a. peler, enlever l'écorce d'un arbre. - (02) - M
polle (n.f.) : pelle - (08) - M
polle : pelle (outil), vanne de retenue - (07) - M
polle : pelle. Pou remuer la terre la polle o utile : pour remuer la terre la pelle est utile. - (04) - M
polle, s. f. pelle. - (02) - M
poller, v. a. pelleter, se servir de la pelle. - (02) - M
polletée, s. f. pellée, pellerée, pelletée, le contenu d'une pelle. - (02) - M
polleter, v. a. pelleter. se dit de tous les travaux qui s'exécutent avec la pelle ; « polleter » l'argile, le sable, la terre, le grain, les pommes de terre, etc. - (02) - M
polotte : petite pelle  - (07) - M
polotte, s. f. petite pelle. diminutif de polie = pelle. - (02) - M
pomâche (n.f.) : mâche, doucette - (08) - M
pomâche, s. f. mâche, doucette, salade d'hiver. - (02) - M
pommer, pon'mer : pommier - (07) - M
pommoté, s. m., pommier sauvage qui produit de petites pommes, connues sous le nom de pommottes. - (03) - M
ponais, s. m. linge usé, guenille, mauvais chiffon. - (02) - M
poncenai : pousser en boxant, en bousculant. - (04) - M
ponde : pondre  - (07) - M
poneau, s. m. sobriquet s'appliquant à un homme qui va lever les œufs dans une gelinière, qui s'occupe comme une femme des choses du ménage. - (02) - M
poner, pouner, v. a. pondre. On prononce aussi « ponner » : nos poules viennent de « ponner. » au part, passé « ponu » ou « pounu. » une poule qui fait beaucoup d'œufs est une bonne « ponneuse » ou « pouneuse. » - (02) - M
poneuse, pouneuse, s. f. pondeuse, femelle qui pond des oeufs. - (02) - M
pon'me : pomme - (07) - M
ponme : pomme. - (04) - M
ponme, s. f. pomme. (voir : poume.) - (02) - M
ponmé, s. m. pommier. - (02) - M
ponmer (n.m.) : pommier - (08) - M
ponmotte (n.f.) : petite pomme sauvage - (08) - M
ponmotte, s. f. petite pomme sauvage. - (02) - M
ponnu, pondu. - (01) - M
ponre, poner (v.t.) : pondre - (08) - M
ponse, ponte - (05) - M
ponse, s. f. ponte, action de pondre les œufs. - (02) - M
ponu (p.p.) : p.p. du verbe pondre - (08) - M
ponu, part. pass. du verbe « poner ». pondu. - (02) - M
pôoir, s. m. pouvoir, force, crédit. indicatif prés, i peu, teu peu, a peu ; i poùon, vô poùé, a poûan. - (02) - M
popouler, v. a. fouler, écraser avec le pied, marcher sur... en appuyant, en pesant. Le bétail « pofoule » l'herbe sur son passage ; le marais a été « pofoulé » par les sangliers. - (02) - M
por (prép.) : pour (aussi paur) - (08) - M
por, prép. pour : « ç'nô pâ por-z-eules », ce n'est pas pour elles. - (02) - M
por, s. m. porc, cochon : un por, des pors. - (02) - M
porcer (v.t.) : percer - (08) - M
porcer : percer  - (07) - M
porcer, v. a. percer, faire un trou avec un instrument, ouvrir un passage. - (02) - M
porçou, s. m. perçoir, instrument qui perce. - (02) - M
pordechu, adv. et subst. par-dessus. (voyez chu.) - (02) - M
pordilai, pourdilai, adv. de lieu. par-là, par là-bas. (voir : ilai.) - (02) - M
pôre : pauvre  - (07) - M
poriot (n.m.) : gésier - (08) - M
poriot (nom masculin) : gésier. - (06) - M
poriot : gésier - (07) - M
poriot, pouriot : gésier. - (04) - M
poriot, s. m. gésier, jabot : « eun poriot d'oué. » - (02) - M
porlai, pourlai, adv. de lieu. par-là : « al ô porlai », il est par là, quelque part, aux environs. - (02) - M
poron (n.m.) : grosse pierre ; roche de forme arrondie (étym. : de pierre) - (08) - M
poron, s. m. grosse pierre, roche en général de forme arrondie ; ce champ est rempli de « porons. » - (02) - M
porot : poireau  - (07) - M
porqui, paurqui (loc.adv.) : par ici - (08) - M
porqui, pourqui, adv. de lieu. par ici : « al ô porqui », il est par ici, ici près. - (02) - M
port, s. m. on nomme port dans le pays un emplacement choisi à la proximité d'une rivière ou d'un ruisseau pour y déposer, y empiler et ensuite y mettre à l'eau le bois de moule que le flottage conduit à Paris. - (02) - M
portau (n.m.) : avancée du toit de la grange pour abriter les chariots - (08) - M
portau, s. m. portail, saillie d'un toit en avant d'une grange pour abriter les chariots. - (02) - M
portou (-ouse) (n.m.) : porteur (-euse) - (08) - M
pôsée, s. f. moment du repos, de l'arrêt : la « posée » du soleil, du jour, le soir ; la « posée » de la nuit, le matin. - (02) - M
poser, v. a. déposer, mettre à bas : il a « posé » ses habits, ses sabots et s'est jeté à l'eau. - (02) - M
posse (n.f.) : poche (aussi pot, vase) - (08) - M
possuler, v. a. trouer, faire des trous. - (02) - M
pot (nom masculin) : pieu. - (06) - M
pot viro : pièce de bois fixée au bout des échelles tournant librement. - (04) - M
pot, pieu - (05) - M
pot, s. m. vase en général. - (02) - M
potair : pétard  - (07) - M
pôtar, s. m. sarbacane en bois de sureau dont la moelle est enlevée et au moyen de laquelle les enfants lancent de petites boules de chanvre. - (02) - M
potard : pétard. - (04) - M
potard : c 'qu'au fait, au fait, potard ! : ce qui est fait est fait ! - (10) - M
potee, s. f. ce qui est contenu dans un pot, un plein pot . - (02) - M
pôteillement, s. m. pétillement. - (02) - M
pôteiller, v. n. pétiller. - (02) - M
pôteillis, pôteillon, s. m. grand bruit, vacarme. (voir : pôtin) - (02) - M
poter : péter, exploser  - (07) - M
poterais (n.m.) : gesse à grains ronds - (08) - M
pôterais, s. m. pl. gesse à graines sphériques qui croît dans les seigles. - (02) - M
pôteralle, s. f. canonnière, jouet d'enfant avec lequel on lance des boules de chanvre. (voir : pôtar.) - (02) - M
potet, s. m. encrier. diminutif de pot ; petit pot qui renferme de l'encre dans les campagnes. - (02) - M
poteumôle (n.m.) : emmêlement, désordre - (08) - M
potiller : pétiller, crépiter  - (07) - M
potillerie, potin - (05) - M
pôtin, s. m. bruit, tapage. on a fait un « potin » du diable dans cette auberge. (voyez pôteillis.) - (02) - M
potou : haricot  - (07) - M
potouère : anus - (07) - M
potouère : vieux fusil, pétoire  - (07) - M
potraie : grains de pois sauvage ou de nielle - (07) - M
potrale : pétrolette, motocyclette - (07) - M
potrale : pétoire, vieux fusil, ou moto ancienne . Les potrales ne roulint pas vite : les motos anciennes ne roulaient pas vite. - (04) - M
pôtremôle : pêle-mêle, en vrac - (07) - M
potron jacquet, potron minet : de bon matin, très tôt - (07) - M
potron-minette, loc. de grand matin. se lever à « potron-minette », c'est se lever à la pointe du jour. - (02) - M
pou : peur ; té mé fè pou ! : tu m'as fait peur ! - (10) - M
pou : peur  - (07) - M
pou : pour - (07) - M
pou : peur. I crais qu'ol è pou : je crois qu'il a peur. - (04) - M
pou : pour, afin de… - (04) - M
poû, s. f. peur, crainte, frayeur : « i é poû d' mûri », j'ai peur de mourir. « peu. » - (02) - M
pou, s. m. pot, marmite. - (02) - M
pouachai : pécher. Ol éto ai la pouache : il était à la pèche. - (04) - M
pouâche (n.f.) : pêche - (08) - M
pouâche : pêche (poisson) - (07) - M
pouâche, s. f. pêche, action de pêcher. « pouéce. » - (02) - M
pouâcher (v.t.) : pécher - (08) - M
pouâcher : pêcher - (07) - M
pouâcher, v. a. pêcher. « pouécer. » - (02) - M
pouâcherie (n.f.) : pêcherie ; petit étang ; réservoir où l’on met des truites - (08) - M
pouâcherie, s. f. pêcherie, petit étang, réservoir où l'on conserve ordinairement des truites. « pouécerie. » - (02) - M
pouâchon, s. m. poisson. « pouchon. - (02) - M
pouâchou (n.m.) : pécheur - (08) - M
pouâchoû : pêcheur  - (07) - M
pouâchou, ouse, s. m. et f. pêcheur, celui qui pêche. « pouéçeu » ou « pouéçou. » - (02) - M
pouaiché : louche. Tu veux une pouaiché de soupe ? : tu veux une louche de soupe ? - (04) - M
pouaillou : individu sale, supposé pouilleux. - (04) - M
pouainai : peiner. On pouaine pou marchai dans la neige : on peine pour marcher dans la neige. - (04) - M
pouâque, s. f. on dit des petits oiseaux lorsqu'ils sont nouvellement éclos qu'ils n'ont encore que la « pouâque. » cela signifie qu'ils n'ont encore ni plume ni duvet. - (02) - M
pouâquou, adj. petit oiseau qui n'a encore que la « pouàque. » - (02) - M
pouce, s. m. pouce, le gros doigt de la main ; mettre au pouce signifie faire de main d'ouvrier : « ç'iai ô été mettu au pouce », cela a été fait avec soin. - (02) - M
pouche (nom féminin) : louche pour servir la soupe. - (06) - M
pouchon, poisson - (05) - M
pouchon, poûyon (n.m.) : poisson - (08) - M
pouçou (-ouse) (n.m. ou f.) : peureux (-euse) - (08) - M
poué (n.m.) : puits - (08) - M
poue : peur - (08) - M
pouè : poil, cheveu  - (07) - M
pouè foulot : poils clairsemés, duvet de l'adolescent  - (07) - M
poué, adv. de quantité. peu, en petite quantité. accompagné de la négative, poué = poi, signifie point du tout comme dans cette phrase : tu n'en auras pas « eun poué. » - (02) - M
poué, s. f. poix, résine. - (02) - M
poué, s. m. poil, cheveu. - (02) - M
poué, s. m. puits : « l'eai deu poué ô crée », l'eau du puits est acre, mauvaise, désagréable au goût. - (02) - M
pouéce (n.f.) : louche - (08) - M
pouèche : louche  - (07) - M
pouéchée, pouéchie : contenu d'une louche. - (04) - M
pouèchée, pouèchtée : louchée (contenu d'une louche)  - (07) - M
pouéchenot (eun), s. m. un peu, une petite quantité. - (02) - M
pouéch'no : peu (un pouéch'no : un peu). - (04) - M
pouèchon : poisson - (07) - M
pouechon : poisson. - (04) - M
pouée (n.f.) : poire - (08) - M
pouée : puits  - (07) - M
pouée, s. f. poire, fruit du poirier : « aine pouée biosse », une poire blette. (voir : pouére.) - (02) - M
pouéfoulot, s. m. poil follet, duvet. en plusieurs lieux « poifou, pouéfou » : le « pouéfou » d'un adolescent. - (02) - M
pouègai : prendre de l'eau dans ses chaussures. Dans la boue on pouège : dans la boue on prend l'eau dans les chaussures. - (04) - M
pouèger : enrager, rouspéter  - (07) - M
pouègne : peine  - (07) - M
pouègner : peiner  - (07) - M
pouègnet : poignet  - (07) - M
pouègnie : poignée - (07) - M
pouêlée, fin d'un mets plusieurs fois servi - (05) - M
pouéloter, v. n. se dit des herbes courtes et sèches qui se trouvent dans certains prés et qui se rebroussent sans être abattues par la faux. - (02) - M
pouèlou : poilu  - (07) - M
pouélou, ouse, adj. poilu, qui a beaucoup de poil. poileux et poilous ont été des termes de mépris. - (02) - M
pouère : poire  - (07) - M
pouèré : poirier  - (07) - M
pouéré, poirier - (05) - M
pouére, s. f poire. (voir : douneu.) - (02) - M
pouéré, s. m. poirier. - (02) - M
pouèrot : poireau  - (07) - M
pouèrotte : poire sauvage - (07) - M
pouérou, ouse, adj. peureux, craintif. - (02) - M
pouéru (-se) (adj.m. et f.) : peureux, peureuse - (08) - M
pouesse, louche - (05) - M
pouèsson : poisson - (07) - M
pouet (n.m.) : poil - (08) - M
pouets : poils. On breulo les pouets du couéchot : on brûle les poils du cochon, les soies… - (04) - M
pouève : poivre  - (07) - M
pouèvrer : poivrer - (07) - M
pouffer : être essoufflé  - (07) - M
pouffiner (verbe) : éternuer. - (06) - M
pougnet, s. m. poignet. - (02) - M
pougnie, paugnie (n.f.) : poignée - (08) - M
pougnie, s. f. poignée : « aine pougnie d' cindre », une poignée de chanvre, ce que la main renferme pour l'opération du teillage. - (02) - M
pouïaige, s. m. action de puiser, d'amener à soi de l'eau. Le « pouiaige » d'un puits est plus ou moins pénible suivant qu'il est plus ou moins profond. - (02) - M
pouïer, v. a. puiser, prendre de l'eau : « al ô été pouier d' l'eai é poué », il a été puiser de l'eau au puits. - (02) - M
pouil, pou , pouillot. - (01) - M
pouillau, pauillau (n.m.) coq (aussi jau, zau) - (08) - M
pouiller (se) : gratter (se)  - (07) - M
poûillon : mauvaise odeur, poison - (07) - M
pouillon, pôyon (n.f.) : poison - (08) - M
pouillon, s. f. poison. S'emploie pour désigner tout breuvage mauvais au goût ou à la santé. - (02) - M
poûillot : pou  - (07) - M
pouillot, pou - (05) - M
pouillot, s. m. pou, insecte parasite. - (02) - M
pouillou, ouse, pouilleux, euse, celui ou celle qui a des poux. - (02) - M
poûilloux(e) : pouilleux, pouilleuse  - (07) - M
pouîot, s. m. thym commun que l'on cultive dans les jardins. - (02) - M
poujer, pouïer (v.t.) : puiser, prendre de l'eau - (08) - M
poujer, v. a. puiser, prendre de l'eau. « Poujer » est le même mot que « pouier « avec une signifie, plus restreinte. Nous ne l'employons guère qu'avec le sens de prendre de l'eau dans ses chaussures en traversant un lieu humide. - (02) - M
poul, s. m. bouillie de farine d'avoine, de sarrasin, etc. - (02) - M
poulaille, volaille, pouleille. - (01) - M
poulain (pulvinus), chassis de bois pour descendre les tonneaux à la cave. - (01) - M
poulangris, poulangis, s. f. étoffe grossière analogue à la serge ou à la tiretaine, avec laquelle les Morvandeaux se fabriquaient leurs vêtements - (02) - M
poulat, poulot : coq, poulet  - (07) - M
poule d'eau. on donne ce nom aux ouvriers chargés de surveiller le flottage des bois. - (02) - M
poule-grasse (n.f.) : lampsane commune - (08) - M
pouléille (n.f.) : volaille - (08) - M
pouleille, s. f. volaille. - (02) - M
poulite, s. f. un des noms de la bouillie d'avoine, de sarrasin, de pommes de terre, qu'on appelle aussi « picoulée. » - (02) - M
poulot, s. m. poulet, volaille en général. se dit principalement du coq. Quand on parle du « cô », dans notre région, on entend le coq d'inde, le dindon. en plusieurs lieux, on prononce « pouillot. » - (02) - M
pouls, « L » bouillie, puls, id. - (01) - M
poulton, s. m. peloton ; fil, laine, soie, ramassé en boule. diminutif de pelote. - (02) - M
poume, s. f. pomme, fruit du pommier. - (02) - M
poumé, s. m. pommier. - (02) - M
pounou, ouse, s. et adj. peureux, poltron. se dit par allusion à la poule, prompte à s'effaroucher lorsqu'elle est dans le nid et pond ses oeufs. (voir : poner, poneau.) - (02) - M
poupâ, s. m. se dit pour papa, père : « ain boun poupà. » - (02) - M
poupée, s. f. on appelle « poupée » ou « plain » le paquet de la meilleure filasse prête à être mise sur la quenouille. - (02) - M
poupine, s. f. petite poupée. diminutif de poupée. - (02) - M
poupiner (se), v. réfl. se faire « poupin » ou « poupine », porter une toilette à prétention, s'attifer. - (02) - M
pour dedans, loc. dedans, à l'intérieur : pour le voir, il faut regarder « pour dedans. » - (02) - M
pour, poürus, peur, peureux, pou, poiru. - (01) - M
pourdâré, pordairé, perdairé, prép. de lieu. par derrière : mon jardin est « pourdaré » sa maison. - (02) - M
pourdiqui, adv. de lieu. - (02) - M
pourdiqui, pordiqui (adv.) : par ici - (08) - M
poure : pauvre, pas démuni mais qui inspire de la pitié. Un poure gars : un pauvre gars. - (04) - M
poure, adj. et subst. pauvre, misérable, malheureux : - (02) - M
poureau, s. m. narine, fosse nasale ou plutôt, hélas ! les mucosités qui en sortent. Environs de Lormes, une mère dit à son morveux d'enfant : « torce don té deu poureaux. » - (02) - M
pourée : poireau. Les pourées ne gélont pas : les poireaux ne gèlent pas. - (04) - M
pourée, porée, s. f. poireau. « pohiau ». - (02) - M
poureté, s. f. pauvreté, indigence. - (02) - M
pourgalai : pourchasser. - (04) - M
pouriat, s. m. bois pourri par l'usage ou l'humidité. - (02) - M
pouriot : gésier  - (07) - M
pouriot, s. m., fruit de l'airelle ou myrtille. - (03) - M
pourosse, s. f. pauvresse, mendiante. - (02) - M
pourrée, paurrée (n.f.) : poirée, poireau - (08) - M
pourrie, s. f. morelle, solanum nigrum de Linné. - (03) - M
pourtée, s. f. portée. - (02) - M
pourtefon. s. m. liège flottant d'une ligne de pêcheur. - (02) - M
pourtement, s. m. comportement, manière dont on se comporte, état de la santé, situation physique ou morale. - (02) - M
pourter : porter  - (07) - M
pourter, v. a. porter. on dit aussi « aipourter. » (voir : empourter.) - (02) - M
pourtoû : porteur - (07) - M
pourtoué, s. m. matrice des femelles, des vaches, des brebis, etc. - (02) - M
pouser, v. a. poser, mettre à bas, se dépouiller de. (voir : poser.) - (02) - M
pous'rotte : poussière  - (07) - M
pousségre, v. a. poursuivre, suivre avec vitesse, avec ardeur; au partie, passé « pousségu. » - (02) - M
pousségu, poussigué (p.p.) : participe passé d'un verbe peu usité que de Chambure signale : poussègre =poursuivre avec ardeur, suivre rapidement - (08) - M
pousser, v. a. poursuivre, pousser, donner lâ chasse à quelqu'un ou à un animal. - (02) - M
pousserotte (n.f.) : neige fine poussée par le vent - (08) - M
pousserotte, s. f. neige fine et congelée que le vent soulève comme de la poussière. - (02) - M
poussié, s. m. molécule de poussière. exprime l'unité dans le terme collectif poussière. On ramasse un « poussié » ; on ôte un « poussié » tombé dans du lait; un « poussié » vole dans l'air. - (02) - M
poussier, poussière. - (01) - M
poussot (de nouèze) (loc.) : 1) poussière de neige - 2) petite épaisseur de neige - (08) - M
poussot (n.m.) : balle de céréales (aussi boffe) - (08) - M
poussot, s. m. petit enfant, le dernier de la famille. - (02) - M
poussot, s. m. poussier, parcelle de poussière : « i é eun poussot dan l'euillot. - (02) - M
pouteure : engrais - (07) - M
pouteure : nourriture pour animaux (par ex: balle+betteraves)  - (07) - M
pouteure. s. f. pouture, fumier en général, engrais. - (02) - M
pouteurer : mettre de l'engrais - (07) - M
pouteurer, v. a. répandre le fumier, fumer. (voir : enfumaiger) - (02) - M
poutiou, s. m. petit chien. - (02) - M
pouture, « L » engrain, putura (bas latin). - (01) - M
pouvu, part, passé du verbe pouvoir. pu : « i n'é pâ pouvu l'fére », je n'ai pas pu le faire. - (02) - M
pouyot, pauyot (n.m..) : thym sauvage (selon de Chambure, pouïot, aussi pouiot, a. fr., poliol) - (08) - M
pouyot, poulet - (05) - M
pôve, pôre : pauvre  - (07) - M
pôzas, s. m. plur. tiges sèches et dépouillées des pois. - (02) - M
praitique, s. f. pratique, manière de faire. avoir de « mauvailles praitiques », c'est s'y prendre mal au propre et au figuré. - (02) - M
prè : pré  - (07) - M
précessieu, s. m. prédécesseur, ancêtre, aïeul. - (02) - M
prechain, prochain, preuçain. - (01) - M
précieusement, adv. s'emploie pour exprimer un accident, un coup imprévu, la survenance d'un incident grave : cet homme se portait bien lorsque la mort lui est venue « précieusement. » - (02) - M
Prée (La), nom de localité, commune d'Alligny et dans plusieurs parties du Morvan. - (02) - M
prée : près  - (07) - M
préler, v. a. engazonner, mettre à l'état de pré. L'eau et la chaleur ont bientôt « prélé » un terrain ensemencé de graine de foin. - (02) - M
premé : premier - (07) - M
prenaule, adj. sujet à être pris, dérobé, volé. (voir : peurnaule.) - (02) - M
prenre (v.t.) : prendre - (08) - M
prenre : prendre - (07) - M
prenre lai mouche : se fâcher  - (07) - M
prenre, v. a. prendre. au subj. « qui peurne, que teu peurne, qu'a peurne. » que le loup « m' peurne ! » est une des loc. habituelles du pays. elle équivaut au français que le diable m'emporte ! - (02) - M
présentaule (adj.m. et f.) : présentable - (08) - M
présentaule, adj. présentable, digne d'être présenté, d'être offert en présent. - (02) - M
presse, s. f. hâte. avoir « presse » de faire quelque chose = être pressé de… - (02) - M
préte, s. m. prêtre : « a vé mûri, a fau qu'ri l’ prête », il va mourir, il faut appeler le prêtre. - (02) - M
preuchain, adj. et s. prochain. « preuçain. » - (02) - M
preumenade (n.f.) : promenade - (08) - M
preumnu, preumnou (-ouse) (n.m. ou f.) : promeneur (-euse), touriste - (08) - M
preuntemps, s. m. printemps. - (02) - M
preuseur : présure  - (07) - M
prichst, prouchst ! Oonomatopée dont on se sert pour exprimer la rapidité, l'instantanéité d'une action : c'est un garçon bien leste, il saute « prichst. » - (02) - M
prie, s. f. prise, moyen de prendre, de saisir un objet : je ne puis soulever cette roche, je n'ai pas de « prie » ou « prille ». - (02) - M
prije, s. f. prise. - (02) - M
prijon, s. f. prison, cachot. - (02) - M
prijongné, s. m. prisonnier, celui qui est en prison, qui ne peut sortir d'un lieu. - (02) - M
prisou, ouse, adj. celui ou celle qui prise, prend du tabac. - (02) - M
priyon (n.f.) : prison - (08) - M
prô, prêt - (05) - M
pro, proef, près, pros. - (01) - M
prô, prôte : prêt, prête - (07) - M
profès : qui a fait des vœux par lesquels on s'engage dans un ordre religieux, après le noviciat. - (09) - M
profitaule (adj.m. et f.) : profitable - (08) - M
profonder, v. a. approfondir, rendre plus profond en creusant. - (02) - M
prôme, prompt, pronde, prône : portillon devant la porte  - (07) - M
prôme, s. m. petite porte ou barrière placée devant la porte d'entrée des maisons pour écarter les animaux sans ôter l'air et la lumière. - (02) - M
promesse : bague de fiançailles. - (04) - M
promie, promise : fiancée - (07) - M
promouégner, v. a. promener, conduire à la promenade, porter çà et là. - (02) - M
prompt, adj. emporté, irascible : « ç'ô eun boun' honm', mâ al ô prompt », c'est un bon homme, mais il s'emporte facilement. - (02) - M
prône (n.m.) : portillon placé à l'entrée de l'habitation pour empêcher les volailles d'entrer (aussi pronme) - (08) - M
pronne : portillon devant la porte principale de la maison pour empêcher les jeunes enfants de sortir ou les volailles d'entrer dans la maison. Le pronne airéto les poules de rentrer : le portillon empêchait les poules de rentrer. - (04) - M
prope : propre  - (07) - M
prope ai ran : bon à rien, incapable  - (07) - M
prope, adj. propre. - (02) - M
prop'té, s. f. propreté. dans nos montagnes, « la prop'té » n'est pas encore à l'ordre du jour. - (02) - M
prôt (-e) (edj.m. et f.) : prêt, prête - (08) - M
prôt ai pourter : prêt à porter  - (07) - M
prôt, ôte, adj. prêt, préparé : « i seu prô : lai sôpe ô prôte. » - (02) - M
prôter (v.t.) : prêter - (08) - M
prôter : prêter - (07) - M
prôter, v. a. prêter : « prôte-moué tai pieuche », prête-moi ta pioche. - (02) - M
protonotaire : officier de la Cour pontificale qui était chargé de l'expédition des actes. - (09) - M
prôtou, ouse, s. prêteur, euse. on dit aussi : « emprétou, emprôtou » pour emprunteur. - (02) - M
prou (adv.) : assez, suffisamment - (08) - M
prou : assez  - (07) - M
prou, adverbe. assez, suffisamment : « i en é prou », j'en ai assez ; « ai prou poigne », à peine, à grand’peine. - (02) - M
prou, assez - (05) - M
prou, assez. - (01) - M
proué, s. m. petit timon mobile, timonnot, employé pour atteler les bœufs qui marchent devant la paire attachée au timon fixe. - (02) - M
proufi, pourfi, s. m. profit, gain, bénéfice. - (02) - M
proufitaule, adj. profitable, qui donne du profit, avantageux. - (02) - M
proufiter, v. n. profiter comme en français mais le mot s'emploie encore en parlant des personnes et des choses dans une acception particulière. on dit d'un enfant qu'il a bien « profité » lorsqu'il a beaucoup grandi, d'un bœuf lorsqu'il s'est engraissé dans un herbage, d'un arbre lorsqu'il s'est développé rapidement. - (02) - M
proulouère : pièce d'attelage spéciale. - (04) - M
proumettu, part, passé du verbe promettre. Promis : « a m'é proumettu ç'lai », il m'a promis cela. - (02) - M
prouvâble, adj. qui peut être prouve. S'emploie pour dire qu'une chose est assurée, authentique, notoire. - (02) - M
p'sin : poussin - (07) - M
p'so (un), un peu - (05) - M
p'son, s. m. peu, petite quantité, miette : « eun p'son » de sucre, de farine, de beurre, etc. (voir : p'chot.) - (02) - M
psonne (n.m. et pron.ind.) : personne - (08) - M
psot (adv.) : peu - un psot = un peu - (08) - M
p'téte : peut-être - (07) - M
p'tion, onte, adj. petit, petite : « ol é ain p'tion ; ç'ô sai p'tionte », il a un petit, un petiot ; c'est sa petite, sa petiote. env. de Château-Chinon. (voir : p'tiot.) - (02) - M
p'tiot : petit  - (07) - M
p'tiot : petit. La treue fait ses p'tiots : la truie fait ses petits. - (04) - M
p'tiot ai p'tiot : peu à peu - (07) - M
pu (adv.) : plus - (08) - M
pu : plus (+) ou ne …plus  - (07) - M
pu, adv. plus : « i n'env' pu », je n'en veux plus ; « aie pu béte qu'eun âne », etc. - (02) - M
puanté, s. m. puant, terme de mépris pour désigner un mauvais drôle. - (02) - M
puantise, s. f. puanteur. - (02) - M
puçaude, s. f. fricot, régal. - (02) - M
puchan, ante, adj. puissant, qui a du pouvoir, fort. - (02) - M
puchance, s. f. puissance. - (02) - M
pucheque (conj.) : puisque - (08) - M
purée, s. f. bouillie. (voir : peurée.) - (02) - M
purgatouaíre (n.m.) : purgatoire - (08) - M
pûri s. m. lieu où se trouvent les prisonniers du jeu de barres. - (02) - M
pûri, v. n. pourrir. - (02) - M
pûriteure, s. f. pourriture. - (02) - M
pûrri (p.p.) : p.p. du verbe pourrir - (08) - M
put, vil, bas, pute, terme injurieux dont le synonyme actuel est bien connu ; on disait autrefois deputaire par opposition à debonnaire, peut, peute, laid. - (01) - M
putouée : putois - (07) - M
Puy. nom de localité qu'on rencontre dans quelques parties du Morvan et qui désigne une montagne, une colline ou au moins une éminence de terrain. le hameau dénommé le puits est au pied du beuvray. - (02) - M
q 'ri : chercher (du vieux français : quérir ? ) ; va q'ri un siau d' iau : va chercher un seau d'eau. - (10) - M
qu’eûtre, v. a. connaître, reconnaitre. - (02) - M
qu'a dit, loc. qu'il dit, forme locale de que il dit. - (02) - M
quacou (nom féminin) : voir caquou. - (06) - M
quahimoudou, quasimodo, le dimanche qui suit Pâques. - (02) - M
quaihiment (adv.) : quasiment, presque - (08) - M
quaihiment, adv. quasiment, comme. - (02) - M
quailiteu, euse, adj. qui a de la qualité, qui est de bon aloi : ce blé est « quailiteu », c'est une terre « quailiteuse. » - (02) - M
quaillè : caillé - (07) - M
quair : quart  - (07) - M
quair : stalle  - (07) - M
quairnais, nale, adj. de travers, de côté. - (02) - M
quaírné (loc.adv.) : de quart, de travers - (08) - M
quairne, adj. ce qui est de quart, de travers, de côté ; ce qui est penché, incliné ; ce qui a perdu son aplomb. - (02) - M
quairner, v. a. mettre de quart, de côté, de travers, obliquement, pencher. - (02) - M
quairniau, s. m. lucarne, ouverture, fente pour donner du jour. - (02) - M
quairteille, s. f. petit quartier, portion, morceau : « eune quairteille » de pain. - (02) - M
quairteillier, v. a. mettre de quart, dresser, diriger de côté, incliner, pencher une pierre, un bloc, ou tout objet qui a plusieurs faces. - (02) - M
quairtié, s. m. quartier, morceau : « eun quairtié » de pain, de lard, de roche, de bois, etc. - (02) - M
quairtô : tonneau de 57 l (1/4 de pièce)  - (07) - M
quaite (adj.num.) : quatre - (08) - M
quaite : quatre  - (07) - M
quaite, adj. num. quatre. - (02) - M
quaitore (adj.num.) : quatorze - (08) - M
quaitore, nom de nombre. Quatorze. - (02) - M
quand : avec  - (07) - M
quand, adv., en même temps que. Ex. : j'arriverai quand vous, pour en même temps que vous. - (03) - M
quandqu' : quand  - (07) - M
quanque, loc. adv. autant que, autant de fois que, tout ce que : « teu s'ré le mâtre quanque teu l’ vouré », tu seras le maître lorsque tu le voudras. - (02) - M
quant et vous, avec vous. - (01) - M
quantes fois que, loc. autant de fois que, aussi souvent que : « i vinré quantes fois qu'teu vouré », je viendrai aussi souvent que tu voudras. - (02) - M
quarre en coin (de), loc. d'angle en angle. - (02) - M
quarre, quaire, s. m. coin, compartiment, case, place, angle, côté d'un carré, quelquefois le carré même : « ç'ô eun endreumi, a n' quitte pâ l’ quarre de son feu. » - (02) - M
quarre, se mettre dans son quatre, se dit des nouveaux mariés qui quittent le logis paternel pour former un établissement particulier. - (03) - M
quarre, v. a. chercher, quérir. - (02) - M
quarrée, dans le sens de chambre : la brave quarrée, pour la belle chambre. - (03) - M
quarrie, s. f. coin, angle : « quarrie d' l'éheille », coin de l'oreille. - (02) - M
quarroy, carrefour, quarrie, Quarre-rouge, nom de lieu. - (01) - M
quart (n.m.) : coin - le quart du fu le coin de l'âtre - (08) - M
quate : quatre  - (07) - M
quatre en chiffre, s. m. piège à rats. - (02) - M
quatr'heures : goûter  - (07) - M
quaude (n.m.) : qui a la queue coupée - (08) - M
qué, quée, adj. quel, quelle. Se prononce au pluriel comme au singulier : « que chemin, que mensonges. - (02) - M
quecas, noix, calas. - (01) - M
quée (adj.int. et excl.m.s.) : quelle - (08) - M
quéhi, v. a. quérir, chercher, prendre. (voir : querre.) - (02) - M
quéille (n.f.) : caille - (08) - M
queille, s. f. la partie caillée du lait avec laquelle on fait des fromages. - (02) - M
queille, s. m. caille, oiseau de passage. - (02) - M
queiller, v. a. cailler, faire prendre en grumeaux, en caillots. - (02) - M
queillerotte, s. f. têtard de grenouille ou de crapaud. - (02) - M
quéler, v. a. réprimander, faire des reproches à quelqu'un. - (02) - M
quelot (nom masculin) : le plus petit des oiseaux d'une couvée. - (06) - M
quênôt : un canard. - (10) - M
quenotte : dent (enfant)  - (07) - M
quêque (adj.ind., adv.) : quelque - (08) - M
quéque : quelque  - (07) - M
quéque chouse (pron.ind.m.) : quelque chose - (08) - M
quéqun, s. et pron. indéf. quelqu'un ; au féminin " quéqueune. » - (02) - M
quéqu'ung (pron.ind.) : quelqu'un - (08) - M
quérir, chercher. - (01) - M
querre, v. a. quérir, chercher. - (02) - M
querrée, carcasse (sottise grossière) - (05) - M
quesse (n.f.) : poêlon - (08) - M
quesse, s. f. poêle, lèchefrite. - (02) - M
quesson : matière agglomérée - (07) - M
quêter, v. a. chercher, se mettre à la recherche pour trouver quelqu'un ou quelque chose, mendier : quêter son pain, demander l'aumône. - (02) - M
quetoufle (nom féminin) : poche d'eau consécutive une piqûre ou une brûlure. - (06) - M
queu : cuit  - (07) - M
queu, quieu, adj. quel : « queu hom', queu malheur. » - (02) - M
queuche (n.f.) : cuisse - (08) - M
queûche : cuisse, jambe  - (07) - M
queuche : une cuisse. - (10) - M
queuche : cuisse. Une queuche de poulat : une cuisse de poulet. - (04) - M
queuche, s. f. jambe : « i m' seu fé mau es queuches », je me suis fait mal aux jambes. - (02) - M
queuchener, v. a. écussonner, greffer en écusson. - (02) - M
queuchin (n.m.) : coussin, oreiller - (08) - M
queûchot : jambe de pantalon  - (07) - M
queuchot, s. m. jambe, la partie du pantalon dans laquelle on met la jambe. « queussot. » - (02) - M
queude (n.m.) : noisetier, coudrier (du lat. corylus, qui a donné couldre en a. fr.) (aussi queudre, coudre, coutre) - (08) - M
queudre, quieudre, s. f. coudrier, noisetier. - (02) - M
queue, s. f. tonneau dont la capacité varie suivant les lieux. - (02) - M
queugne, s. f. coup, meurtrissure causée par un choc. - (02) - M
queugne, s. f. racine d'arbre ou d'arbuste, chicot, ce qui parait hors de terre d'une tige coupée. (voir : queugnon.) ; - (02) - M
queugner, v. a. cogner, frapper sur quelque chose. - (02) - M
queugnon (n.m.) : souche, trognon, croûton - (08) - M
queugnon, s. m. trognon, débris, morceau : un " queugnon » de chou, de pomme, de salade. - (02) - M
queuhieu, euse, adj. curieux, celui ou celle qui a de la curiosité. (voir : queuriou.) - (02) - M
queular, s. m. feu follet qui danse sur la surface des marécages ou le long des rivières et qui finit par s'y plonger en poussant des éclats de rire. On donne aussi ce nom aux enfants morts sans baptême. - (02) - M
queulât : être rouge comme un queulât : très rouge (au visage) (signification inconnue) (voir : queular ?). - (10) - M
queule : souche, morceau de bois informe  - (07) - M
queule, s. f. le collet d'où partent les racines d'un arbre et qui reste en terre lorsque le tronc est abattu. Ex. : une queule de bois. - (03) - M
queulepote (à la), locut. adv., position des enfants qui glissent sur la glace, d'abord debout pour prendre leur élan, puis ensuite à la queulepote, c'est-à-dire accroupis. - (03) - M
queulin, s. m. brin plus court et plus menu qui se détache et tombe lorsqu'on secoue une poignée de paille pour faire le glui. - (02) - M
Queulmets (Les), nom de localité dans la commune d'Alligny-en-Morvan. le lieu est situé sur le sommet d'un plateau. - (02) - M
queulot (n.m.) : 1) dernier né - 2) le plus jeune poussin d'une couvée - (08) - M
queulot : dernier né, le plus petit - (07) - M
queulot, s. m. celui qui est le dernier d'une famille ou qui est en arrière des autres, le plus jeune enfant, le plus petit oiseau d'une couvée. - (02) - M
queulte, s. m. culte, culte religieux, cérémonies de l'église. - (02) - M
queulter : peiner - (07) - M
queume, s. f. écume. - (02) - M
queûpai : cracher. - (04) - M
queupâs : crachat  - (07) - M
queuper (v.t.) : cracher (du lat., escupire = cracher) - (08) - M
queuper : cracher  - (07) - M
queuper, cracher - (05) - M
queuper, v. a. cracher, saliver. - (02) - M
queupot. s. m. crachat. « queupat. » - (02) - M
queuque (adjectif) : quelque. - (06) - M
queurai : curer, nettoyer, enlever le fumier. O fayot queurai les vèches : il fallait curer les vaches. - (04) - M
queuratte (n.f.) : curette de charrue - (08) - M
queurchon : cresson  - (07) - M
queurcifi, s. m. crucifix, figure du sauveur. - (02) - M
queurcifix (n.m.) : crucifix - (08) - M
queure (v.t.) : cuire - (08) - M
queure : cuire  - (07) - M
queure : cuire. On f'to queure la soupe : on faisait cuire la soupe. - (04) - M
queure, s. f. coudrier, noisetier. - (02) - M
queure, v. a. cuire. - (02) - M
queurée, s. f. curée, fosse d'assainissement autour des habitations. - (02) - M
queureille, s. f. coquille d'oeuf, de noix, de noisette, épluchure en général. - (02) - M
queurer (verbe) : nettoyer les étables ou les écuries. - (06) - M
queurer : curer, vider  - (07) - M
queurer, v. a. curer, nettoyer, vider. « queuher. » - (02) - M
queurette, s. f. curette, espèce de couteau en bois qui sert à nettoyer le soc de la charrue lorsque la terre s'y attache. - (02) - M
queureure, s. f. curure, ce que produit le nettoyage d'un fossé, d'une rigole, la terre, le gazon, la boue, qui sortent d'un trou, les ordures d'une cave balayée, etc. - (02) - M
queureures : saletés, raclures  - (07) - M
queuriai : crier. Ol o sourd pou queuriai tant fort : il est sourd pour crier aussi fort. - (04) - M
queuriateur, s. m. créateur. Dieu est notre « queuriateur. » - (02) - M
queuriateure, s. f. créature : « c'te poure queuriateure ; ç'ô cune mauvaille queuriateure. » - (02) - M
queuriau, s. m. terre où il y a beaucoup de pierres, en général de bonne qualité. - (02) - M
queurier (v.t.) : crier - (08) - M
queurier : crier  - (07) - M
queurier, v. a. crier, appeler quelqu'un à haute voix : « queurié-lu », appelez-le. - (02) - M
queurieux (adj.m.) : curieux - (08) - M
queurieux : curieux  - (07) - M
queuriou, ouse. curieux. s'emploie dans un autre sens que celui de la curiosité pour exprimer l'idée d'un désir, d'un souci : aimez-vous les cerises ? je n'en suis pas curieux. « cuhieu » - (02) - M
queurmaillére (n.f.) : crémaillère - (08) - M
queurnéille (n.f.) : corneille - (08) - M
queurnéille : corneille  - (07) - M
queurneille, s. f. corneille, corbeau. - (02) - M
queurni, le, adj. terne, d'un blanc sale, grisâtre par usure. Se dit surtout d'un linge qui est mal lavé. - (02) - M
queurni, v. n. racornir, rendre dur comme la corne, rendre coriace. - (02) - M
queurnot (nom féminin) : joue, écurie de porcs. - (06) - M
queurot, s. m. tablier de peau de mouton principalement à l'usage des ouvriers qui vannent dans la grange. - (02) - M
queurotte (en aivouair plein les queurottes) : jambe (en avoir plein les jambes)  - (07) - M
queurotte : cuillère de sabotier  - (07) - M
queurotte : outil pour nettoyer le soc de la charrue  - (07) - M
queurou, ouse, s. celui qui cure , qui nettoie, qui vide : « eun queurou d' biés, un queurou d' poués », un cureur de biez, de puits. (voir : queurer.) - (02) - M
queurpe (n.m.) : appentis sommairement construit - (08) - M
queurpe (nom féminin) : remise ou hangar. - (06) - M
queurpe, s. f. remise, hangar, loge adossée à une construction. On bâtit ordinairement une « queurpe » avec des bois de peu de valeur et des genêts ou des roseaux. « Queurpe » = croupe, pan de mur. - (02) - M
queurpoton (en), loc. a croupeton. Se dit de celui qui se courbe jusqu'à terre, qui arrondit son corps en se baissant, qui se ramasse sur lui-même, qui s'accroupit. - (02) - M
queurson (n.m.) : cresson - (08) - M
queurson, s. m. cresson. - (02) - M
queurtien, s. m. chrétien. - (02) - M
queuruel, ele, adj. cruel, cruelle. - (02) - M
queurvaisse, s. ï. crevasse, fente. - (02) - M
queurvas (n.m.) : creuvasses aux mains - (08) - M
queurver (v.t.) : crever, mourir - (08) - M
queusance, s. f. connaissance, information, avis. - (02) - M
queusonner : tousser (voir : teusser, teuchener). - (10) - M
queusse : brebis  - (07) - M
queut : cuit. Une viande pas queute : une viande pas cuite. - (04) - M
queute (p.p.f.) : p.p.f. du verbe cuire - (08) - M
queute, s. f. cuite, le pain cuit dans une seule fournée : « eune bonne queute », une bonne fournée. - (02) - M
queuter : manquer, rater  - (07) - M
queûton : petite queue. - (04) - M
qui a perdu son poil. - (02) - M
quiai, s. m. claie, petite porte basse qui protège l'entrée des maisons contre l'invasion des volailles ou autres animaux, barrière en général. « quiau. » - (02) - M
quiair : clair  - (07) - M
quiairdi, v. n. éclairer, donner de la lumière, jeter de la flamme. - (02) - M
quiaisson, s m. grumeau. Se dit de certaines substances lorsqu'elles se coagulent. - (02) - M
quianpoing, s. m. poignée, ce qui peut tenir dans la main : un « quianpoin » d'herbe, de grain, etc. - (02) - M
quianponner, v. a. saisir à pleins bras et en quelque sorte avec les poings, à bras le corps. - (02) - M
quiaper, v. n. clapper. se dit principalement du bruit que font certaines personnes en mangeant. - (02) - M
quiaque : claque  - (07) - M
quiaque, quiaque-bitou : fromage, fromage blanc - (07) - M
quiaque-bitou, s. m. fromage maigre et mou tel qu'il sort de la faisselle. On le nomme ainsi parce qu'on l'emploie quelquefois comme remède curatif de certaines maladies des yeux et notamment de la « bite. » (voir : bitou, quiaquer.] - (02) - M
quiaquer : claquer  - (07) - M
quiaquer, v. a. claquer, appliquer, lancer quelque chose avec force. - (02) - M
quiaquia, s. m. espèce de litorne, grive. - (02) - M
quiar, e, adj. clair : « aileume lai chandeille po fére quiar. » - (02) - M
quiar, s. m. clerc de notaire. - (02) - M
quiarté, s. f. clarté, lumière. (voir : cliarté.) - (02) - M
quiasse (n.f.) : classe - (08) - M
quiau (n.m.) : portail, petite barrière - (08) - M
quiau, fléau - (05) - M
quiau, s. f. claie, petite barrière : « fromé lai quiau », fermez la barrière. (voir : clô, quiai.) - (02) - M
quié (n.f.) : clef - (08) - M
quié : clé  - (07) - M
quié, s. f. clef. (voir : soquié.) - (02) - M
quiécle, s. m. couvercle. - (02) - M
quiédot, otte, adj. tiède, qui n'est ni chaud, ni froid : « eune sôpe quiédotte. » une soupe froide est une soupe « morte » aux env. de Corbigny. - (02) - M
quiêque (n.m.) : couvercle - (08) - M
quiérâme, s. f. Carême : « lai quiérâme », le Carême. - (02) - M
quierâme, s. m. crémaillère. « Cremaille » ou « cremillé» . - (02) - M
quiérer : clairer (feu)  - (07) - M
quiérer, v. n. clairer, briller, donner de la lumière, s'enflammer. On fait « quiérer » le feu en soufllant. (voir : clairer.) - (02) - M
quieuce (n.f.) : cloche - (08) - M
quieucer (v.t.) clocher - (08) - M
quillé, cuiller - (05) - M
quillée (nom féminin) : cuillère. - (06) - M
quinquerniau. s. m. cousin, insecte dont la piqûre et le bourdonnement sont importuns. « quinquarniot » - (02) - M
quinqueurniau (n.m.) : moustique, cousin - (08) - M
quinson (n.m.) : pinson - (08) - M
quinson, s. m. pinson, oiseau de l’ordre des passereaux. - (02) - M
quioché, s. m. clocher. « clieucé. » - (02) - M
quioque : cloque  - (07) - M
quioque sé, loc. qui sait ? c'est à peu près. - (02) - M
quioquer (v.t.) : glousser, pour les poules qui demandent à couver - (08) - M
quioquer (verbe) : glousser. - (06) - M
quioquer : glousser, appeler ses poussins  - (07) - M
quioquer, v. n. glouser, closser. Se dit des poules qui demandent à couver. - (02) - M
quioquerie, s. f. glousserie, gloussement de la poule qui demande à couver. - (02) - M
quiorde (n.f.) : corde - (08) - M
quiorde, v. a. tordre. - (02) - M
quiossai : appeler ses poussins. La couotte quiosse ses pitots : la poule couveuse appelle ses poussins. - (04) - M
quiou (n.m.) : clou - (08) - M
quiou, s. m. clou et furoncle. - (02) - M
quiouler (v.t.) : clouer - (08) - M
quiouler, v. a. clouer, attacher avec un clou, fermer. - (02) - M
quitter, v. a. lâcher, renoncer à, tenir quitte de : « quittez-moi » une pistole et nous serons d'accord ; il m'a « quitté » deux louis sur le prix de ses boeufs. - (02) - M
quiue, s. f. cuve, grand vaisseau de bois dont on se sert pour la lessive et autres usages. En quelques lieux «quioue. « (voir : coue.) - (02) - M
qu'neille : quenouille. - (04) - M
quoi (quietus), tranquille, se tenir quoi, être à la quoi, être à l'abri , ou mieux être là quoi. - (01) - M
quonéille (n.f.) : queunouille - (08) - M
quouai (pr.inter., pr.relat.) : quoi - (08) - M
quouaique (conj.) : quoique - (08) - M
quoue (n.f.) : queue - (08) - M
quoûe : queue  - (07) - M
quouè : quoi  - (07) - M
quoue de r'nair : prêle (queue de renard)  - (07) - M
quouè qu'côt : qu'est ce que c'est ? , qu'est-ce ? - (07) - M
quoue, s. f. queue. (voir : coite.) - (02) - M
quri (aller) (v.t.) : aller chercher, apporter - (08) - M
qu'ri (verbe) : quérir. Ne s'emploie qu'à l'infinitif et après les verbes aller, venir, faire, envoyer. (Va don qu'ri un siau d’eau). - (06) - M
qu'ri : quérir, aller chercher  - (07) - M
qu'ri, v. a. quérir, chercher : « al ô été qu'ri d' l'eai dan l' poué », il a été chercher de l'eau dans le puits. - (02) - M
qu'rir : quérir, aller chercher. On vai qu'rir ce qu'on ai besoin : on va chercher ce dont on a besoin. - (04) - M
r’beuille-merde (nom masculin) : personne qui fouille partout pour satisfaire sa curiosité. - (06) - M
r’consôler, v. a. consoler, donner des consolations. (voir : eurconsôler.) - (02) - M
r’vouâguer, v. a. vomir, éprouver des vomissements successifs. - (02) - M
rabâter, faire du bruit, ravâter, employé dans un sens mystérieux. - (01) - M
rabeûteler (v.t.) : 1) bêler - 2) tenir des propos hors de sens, incohérents - (08) - M
rabeuteler, v. n. délirer, extra vaguer, tenir des propos incohérents ou hors de sens. - (02) - M
rabeuteleu, euse, adj. extravagant, celui ou celle qui divague, qui tient des propos déraisonnables. - (02) - M
rabeûtelou (n.m.) : celui qui rabeûtèle - (08) - M
rabine, s. f. galette sèche liée avec des écumes de beurre ou de la graisse de porc. (voir : radiche.) - (02) - M
râblé, adj. qui a du râble, qui a les reins forts. se dit d'une personne courte et trapue. - (02) - M
rabostillon (one), adj., personne de taille courte et contrefaite. - (03) - M
rabouni (r) (v. ou p.p.) : 1) rendre meilleur - 2) rendu (-e) meilleur - (08) - M
rabouni, raibouni, v. a. rendre meilleur : mon terrain était mauvais, le fumier l'a « rabouni. » - (02) - M
rabourer, v. a. labourer. - (02) - M
raçauffer (v.t.) : réchauffer - (08) - M
râche (ai) (loc.) : dru, dense, épais - (08) - M
râche (ai), loc. dru, épais, uniformément dense : mon blé pousse « ai râche. » (voir : rase.) - (02) - M
râche, s. f. teigne, inflammation du cuir chevelu. (voir : râchou.) - (02) - M
râchée (n.f.) : 1) touffe d'arbustes rabougris - 2) buisson où se trouve des souches - (08) - M
râchée, s. f. touffe d'arbres rabougris, buisson où se trouvent des souches, de vieux troncs d'arbres. - (02) - M
râchon (n.m.) : arbre rabougri - (08) - M
râchon, s. m. arbre ou arbuste rabougri, rachitique, découronné. (voir : ragot, rangot.) - (02) - M
rachou : terme affectueux s'adressant à un enfant. - (10) - M
râchou, ouse, adj. teigneux, celui ou celle qui a la teigne. (voir : râche.) - (02) - M
râclot, s. m. gratin, ce qu'on racle au fond d'une casserolle ou d'une marmite : le « râclot » est le régal des enfants. - (02) - M
racoin (n.m.) : coin, angle, endroit obscur - (08) - M
racoin : recoin  - (07) - M
racoin : un recoin. - (10) - M
racoin, s. m. coin, angle, endroit obscur ou secret. - (02) - M
racornir : devenir dur, par dessiccation ou excès de cuisson. - (10) - M
racoter, se dit des industriels ruraux qui parcourent les fermes pour acheter les œufs, la volaille, le gibier et les revendre au marché de la ville voisine. - (03) - M
racotier (n.m.) : marchand ambulant d'oeufs, de volailles ... - (08) - M
racotier, qui se livre à ce commerce. - (03) - M
racueillon : enfant maigre, chétif (voir : raqueillon). - (10) - M
radiche, s. f. galette dont la surface est frottée de beurre et sur laquelle on trace des raies. La « radiche » est encore appelée « rabine, rabigou », dans certaines localités. (voir : rabine.) - (02) - M
radichon, s. m. petite galette sèche ou croquante. - (02) - M
radouée (n.f.) : palette pour racler la pâte au fond de la maie - (08) - M
radouée (nom féminin) : raclette pour enlever la pâte qui reste au fond de la maie (pétrin). - (06) - M
râdouée, s. f. instrument dont on se sert pour racler la pâte dans la huche ou mait. - (02) - M
rafau, s. m. vieil arbre rabougri, de mauvaise venue, qui n'a pas de tête ; arbre couronné. - (02) - M
rafe, rafle, adj. franc, cassant, qui n'est pas flexible. certains bois sont « rafes », et se brisent lorsque l'on essaie de les faire ployer : une noix « rafe » est une noix où l'écorce est engagée dans l'amende et qui ne se peut manger. - (02) - M
rafeurdir (verbe) : refroidir. - (06) - M
raffe : amer, âpre, âcre. - (04) - M
raffignat (nom masculin) : mauvaise odeur. - (06) - M
raffut, raiffut, s. m. bruit, tapage, vacarme : faire « raffut », faire tapage. - (02) - M
rafle (adj.) : cassant, qui n'est pas flexible - (08) - M
rafquéter, v. a. ravoir, racheter, reprendre par acquêt ou autrement, rentrer en possession, rattraper ou plutôt attraper une chose jetée, égarée. on « raiquéte » du bien par l'économie. - (02) - M
rafut: bruit  - (07) - M
ragasse (nom féminin) : averse de courte durée. - (06) - M
ragasse : grosse giboulée de pluie (ne concerne ni la neige, ni la grêle). - (04) - M
ragasse, raigasse : grosse giboulée, grosse averse  - (07) - M
ragaume (nom masculin) : plat généralement confectionné avec des restes. - (06) - M
ragosse, s. f. gronderie, réprimande. - (02) - M
ragosser, gronder - (05) - M
ragosser, v. a. gronder quelqu'un. il y a des gens qui « ragossent » toujours leur entourage. - (02) - M
ragossou, ouse, s. et adj. grognon, grondeur. - (02) - M
ragot : râblé  - (07) - M
ragot, s. m. histoire qu'on raconte à satiété, rabâcherie. (voir : rangot.) - (02) - M
ragoter, gronder, murmurer, ragogner. - (01) - M
ragoter, v. n. rabâcher, redire sans cesse les mêmes choses - (02) - M
ragoton (nom masculin) : petits morceaux de nourriture. - (06) - M
ragotou, ouse, s. celui qui grogne ou rabâche sans fin : un vieux « ragotou », une vieille « ragotouse. » - (02) - M
ragotte : ruelle (du lit)  - (07) - M
ragoué (-e) (adj.m. et f.) : rassasié (-e) - (08) - M
ragoué de qqch. (être) : être saturé, en avoir plus qu'assez. - (10) - M
ragoué, être dégouté d'une chose à force d'en être saturé : j'en suis ragoué. - (03) - M
ragougnasse : mauvaise cuisine - (07) - M
ragougnasse : mauvaise cuisine. - (04) - M
rai, s. m. rayon d'une roue : il manque un « rai », les « rais » sont usés. - (02) - M
rai'aifét'la nouruture : pâté liquide pour les cochons. - (04) - M
raibâcher, v. a. râbacher. (voir : ravacher.) - (02) - M
raibaicher, v. a. rabaisser, diminuer, déprécier. (voir : baicher.) - (02) - M
raibat, s. m. rabais, diminution de prix : tout est cher, mais il y aura du « raibat. » - (02) - M
raibaurer (v.t.) : labourer - (08) - M
raibeutlée : grand rassemblement de personnes. - (04) - M
raibeût'lée, raibeut'née : grand nombre, grande quantité  - (07) - M
raibiau (au), loc. en diminuant, avec diminution. un joueur qui perd des points va « au raibiau. » - (02) - M
raibiaudaige, s. m. rabillaudage, rhabillage, raccommodage un peu grossier. - (02) - M
raibiauder (v.t.) : rhabiller grossièrement, réparer un objet en mauvais état - (08) - M
raibiaûder : recoudre, réparer un vêtement - (07) - M
raibiauder, v. a. rhabiller grossièrement, raccommoder, réparer un objet en mauvais état, mettre des pièces à un vêtement ou à un meuble, restaurer à la hâte. - (02) - M
raibibocher : réconcilier  - (07) - M
raibléger, v. n. être chargé, accablé de. On dit d'un arbre : il a tant de fruits qu'il en « raiblége. » (voir : bléger, aibléger.) - (02) - M
raibôler (v.t.) : pleurnicher bruyamment - (08) - M
raiborû (n.m.) : laboureur - (08) - M
raibot (n.m.) : rabot - (08) - M
raibotou, ouse, adj. raboteux, ce qui est noueux, inégal. - (02) - M
raibougri : chétif, petit  - (07) - M
raibouli : niveler, combler - (07) - M
raibouli, v. a. remplir un trou, un creux en nivelant. (voir : aibouli.) - (02) - M
raibourer (verbe) : labourer. - (06) - M
raibroquer, hoqueter - (05) - M
raiccomodû (n.m.) : raccomodeur - (08) - M
raiceune (n.f.) : racine - (08) - M
raiceune, s. f. racine : « eune raichine d'âbre. » - (02) - M
raiche, s. f. race : « eune mauvaille raiche », une mauvaise engeance. - (02) - M
raichine, s. f. racine : « eune raichine d'âbre. » - (02) - M
raic'môder : raccommoder - (07) - M
raic'moder, v. a. raccommoder. « rac'moder. » - (02) - M
raicointaige (n.m.)