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Caractéristiques propres aux parlers du Morvan

Langue de ruraux, le morvandeau n'a pas la longue tradition écrite des parlers dijonnais. Moins connu que le parler des villes, le morvandeau a souvent semblé étrange aux voyageurs ; Née de la Rochelle, cité par l'abbé Baudiau, écrivait déjà en 1746 : « Le patois était si particulier qu'on aurait pris les Morvandeaux pour les gens d'un autre continent ; qu'il aurait fallu rester longtemps avec eux, et même s'attacher beaucoup à leurs termes pour les entendre.» En fait, ces parlers sont purement romans et seules des évolutions phonétiques, à la fois novatrices et conservatrices, peuvent leur donner cet aspect étrange qui fait parfois dire à quelques personnes que le morvandeau est d'origine celtique...

...en Morvan, il n'existe aucune grande ville qui puisse donner une direction linguistique, sinon à ses environs immédiats ; Château-Chinon, malgré sa devise ambitieuse, « Petite ville, grand renom » n'est qu'une bourgade ; Avallon et Autun sont sur les confins et ne peuvent pas influencer tout le Morvan,; nous n'allons donc pas trouver un parler à peu près unifié, mais un ensemble de patois qui ont certes des traits communs, mais qui diffèrent parfois profondément ; d'autre part, le caractère montagneux de la région, en dehors des grandes voies de communication, permettra le maintien des langues locales jusqu'à nos jours.

Gérard Taverdet

* * * * *

Les parlers bourguignons du Morvan, qu'on rassemble sous l'appellation « morvandiau », sont en fait des variétés du bourguignon influencées par les parlers du Centre-Val-de-Loire, plus à l'ouest. Le « morvandiau » se divise en quatre grandes variantes :

    - le Sédelocien (proche des parlers de l'Auxois)
    - le Morvandiau du nord-ouest (Lormes, Vézelay…) avec des influences des parlers du Centre-Val de Loire
    - le Morvandiau central (Montsauche-les-Settons, Ouroux-en-Morvan, Gien-sur-Cure, Planchez…)
    - le Morvandiau de la montagne (Château-Chinon, Arleuf, Glux-en-Glenne, Fâchin…)
La grande différence entre ces variétés est l'utilisation de « ç'ost » (c'est) au nord d'une ligne Montreuillon-Moux-en-Morvan et de « y'ost » (c'est) au sud de cette ligne, de même le son « j » se transforme en « y » au sud de cette ligne, par exemple « gauger » au nord (prendre l'eau) devient « gauyer » au sud.

Langues régionales en Bourgogne

De même, selon une ligne est-ouest de Saint-Brisson à La Celle-en-Morvan, on différencie le parler : à l'ouest on dira un « cevau » et « eine çarotte » et à l'est un « chevau » (cheval) et « eune charotte » (charette), d'où l'utilisation du « ç » dans de nombreux textes morvandiaux.

Wikipédia - Lire la page : Bourguignon-morvandiau

Sommaire


Le langage de Fretoy

Le langage du Morvan en général s'est épuré depuis les émigrations à Paris des nourrices et des ouvriers. Il se rapprochera de plus en plus de la langue maternelle, dont il n'est qu'une branche d'ailleurs, selon que l'instruction primaire pénétrera et s'établira dans les campagnes, et par ce côté aussi consolidera l'unité nationale.
Aux yeux de l'étranger, l'idiome morvandeau a toutes les apparences d'une langue barbare et inintelligible, mais ce n'est qu'une apparence, en effet, car ce patois, pauvre de signes mais riche d'expression et de mimique, n'est que le français de nos pères, un français défiguré par le temps, recouvert des terres d'alluvion des âges, mais ce n'en est pas moins un bon vieux français. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à lire le Glossaire du Morvan publié, en 1878, par M. Eugène de Chambure, propriétaire à la Chaux...

...Cet idiome se distingue par une foule de nuances locales qu'il serait fort intéressant d'étudier et qu'on pourrait représenter par une carte teintée. On sait avec quelle foi, quelle persévérance le peuple ignorant conserve ses habitudes, ses mœurs et sa langue, même au milieu de gens ayant d'autres mœurs et à un langage différent. Ainsi, Fretoy, Planchez, Corancy, Chaumard peuvent former une nuance , un groupe : Arleuf, Fâchin, Villapourçon, Préporché un autre ; etc.

Principales règles grammaticales

Les principales règles grammaticales de notre idiome, qui a aussi son attirail de règles et d'exceptions tout comme les grandes langues nationales sont :

    A se prononce ai dans les noms : ami, adieu, amour, agneau, aimi, aidieu, ainzour, aigneau ; et dans les verbes : arriver, allonger, apprendre, airiver, ailonger, aiprendre, etc.

    L'article se place devant les noms propres de personnes : le Jean, la Marie.

    Il n'y a pas d'ê ouvert, il est remplacé par l'é fermé : tête, bête, fête, père, mère, frère, règle, guère, font téte, béte, féte, pére, mére, frére, régle, guére ; et par analogie : claire, plaire, notaire, font cliére, pliére, notére.

    L's entre deux voyelles s'élide ; ainsi maison, toison, poison, prison, saison, cerise, fraise, font maïon, touïon, pouïon, priion, saïon, ceréïe, froïe.

    Re se change en er dans reporter, reprendre, revivre, retirer, etc. ; erporter, erprendre, ervivre, ertirer.

    Ce qui défigure tant le langage morvandeau, c'est l'omission des liaisons. Ainsi on dit : lée enfants, lée années, lée hommes, lée œufs, mé haibits, ou bien encore : las renfants, las rœufs, las rhoumes, etc., selon les localités.

    In, ain se prononcent ingne, aingne ; pain, raisin, main, cousin, républicain, font paingne, rasingne, maingne, cousingne, republicaingne.

    Comme se, sp, st sont difficiles à prononcer, on fait précéder ces articulations d'un e, ainsi scandale, spirituel, scorbut, font escandale, espirituel, escorbut.

    Le ch disparaît presque toujours : Château-Chinon, chien, chemin, charpentier, acheter, boucher ; Çateau-Cignon, Cien, Cemingue, Çançon, Çarpenté, aiceter, bouécer.

    Par contre, où il y a deux ss ou même un s dans le français on les remplace par ch dans le morvandeau : moisson, poisson, suif, sourd, six, cidre, scie, font mouchon, pouchon, chui, chourd, chie, chitre, chie. Il y a beaucoup d'exceptions, il est vrai, mais cette anomalie n'en est pas moins curieuse.

    Le z remplace souvent le j : jour, jars, jardin, joie, jeune, déjà, font zor, zars, zardin, zoie, zeune, dézè ; jurer, jeûner, zeurer, zeuner, etc.

    Les noms et adjectifs en eur se changent en ou : menteur, fumeur, chanteur, faucheur, font mentou, fumou, çantou, foissou ; le féminin fait oure, mentoure, çantoure.
Nous laisserons de côté les nombreuses règles secondaires et les non moins nombreuses exceptions pour renvoyer le lecteur désireux de connaître ce dialecte plus à fond aux ouvrages spéciaux.

Statistique de la commune de Fretoy - Jean Simon - 1883

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â (nom masculin) : tablette de la cheminée qui accueille de petits objets utiles ou simplement décoratifs. - (18)
â : âge (charrue) . - (20)
a : Première lettre de l'alphabet. Au figuré, commencement, « dépeu a jusqu’à z » depuis le commencement jusqu'à la fin, d'un bout à l'autre. - (11)
à : S'emploie pour « de » dans certains cas « Le pré à Jean ». S'emploie également pour « et », « à peu après » ? Voyez à « peu ». On dit aussi : « voisin à », comme en italien : « vicino a ». - (11)
a bade : voir bade. - (11)
a beurnancio : En très grande quantité. « Y a des fruts (fruits) à beurnanci st'année ». - (11)
à cause : Pourquoi ? Pour quelle cause ? « A cause dan qu 'o n'est pas veni » : pourquoi donc n'est-il pas venu ? - (11)
a cause que ? loc. interrog., pourquoi ? On dit aussi : d'à cause que ? — Lorsque cette question semble indiscrète à la personne interrogée, on entend cette dernière répondre volontiers : « A cause de pasque ». (V. ce dernier mot). - (08)
a chez, loc. chez. Dites « à chez pierre » que nous nous portons bien. il est arrivé un malheur « à chez guillaume. » - (05)
à cor, à couant, à la cot. Voyez caut. - (06)
a c't'heure, loc. adv., en ce moment, maintenant. Formule des plus usitées. - (08)
à la coi (voir à coi) : A l'abri de la pluie. « O s'est mis à la coi seu in noué » : il s'est abrité de la pluie sous un noyer. - (11)
a lai grippe, é lai grappe, loc. attrape qui peut ; distribution faite au hasard de la force ou de l'adresse. - (05)
à l'esqueprés (voir à esqueprés) : Exprès. « ol y a fait à l'esqueprès » : il l'a fait volontairement. - (11)
à l'œuvri (voir à euvri) : A l'abri du vent. « La Croix Rotte est à l'oeuvri de la bige » le coteau dit « La Croix Rotte » est abrité du vent du Nord. - (11)
a mitan (louïa d'), terme de marinier. (Voir Louïa). - (08)
â ou ae : Age, partie de la charrue destinée à transmettre au corps de l'instrument le mouvement qui lui est donné. - (11)
a ou as ais c'est-à-dire planche sur laquelle on met pain et provision. Dans ce sens voyez Pannetière. En n'i ai pu ran su l'â. Regardez l'â, ce qui vos beillerai du cœur. - (10)
à peu (voir aussi peu) : Et, et puis. « Ol a miji sa sope à peu ol est allé se couchi » il a mangé sa soupe et puis il est allé se coucher. A peu s'emploie presque toujours au lieu de « et ». - (11)
à tas, loc. en monceau. Il a des écus « à tas » mettez le grain « à tas ». - (05)
a vârse : Abondamment. « i pliô à vârse » il pleut à seaux. - (11)
a vue d’pays, loc, coup d'œil d'ensemble, aperçu général. Signifie surtout : sans y regarder de trop près. - (08)
a yé bê temps : il y a longtemps. - (20)
a est 3° personne du présent de l'indicatif du verbe être. – Al â ben eumade to le monde. Lai Marie â été charcher des treuffes. - (10)
a il ou elles. Pronom de la 3° personne au singulier pour le masculin seulement et devant une consonne, et au pluriel pour les deux genres. A traiveille bein note gairçon. I a vu le Pierrot ; â réussirai cair à ne cor pas les cabarats. A se portant ai merveille. (Voyez al et il pour les autres cas). - (10)
a, al : il, ils . - (20)
a, au préposition pour le masculin et le singulier. Il â bô cueilli de l'harbe. I ons traiveillei teute lai maitenée â prai. Te monterez â cliaicher. (Pour les autres cas voyez les articles Es ou E et Ai) - (10)
a, contract. de Alle. Pr. pers.. Elle. « A n' dit ran su son compte ». - (08)
à, prép. redondante, employée dans certaines locutions, telles que : « Hier à soir ; à c' matin ». - (08)
à, pvép. fréquemment employée pour de : « La fillôte à Jean ; le garçon à Sylvain ; la poule à Dodiche. » — Nous disons encore « à boune heure » : « On t'attend por diner ; veins à boune heure ». - (08)
â, s. m. ais, planche qui remplace dans nos campagnes les tablettes de cheminée et sur laquelle on pose la lampe, l’almanach, la croix de par dieu et les autres menus objets du mobilier rustique. - (05)
a, s'emploie pour il, pronom, 3ème pers. du masc. au sing. et au plur. « a dreume, a vin », il dort, il vient. - (05)
a. Est. El a vrai, il est vrai. A se met devant une consonne, at devant une voyelle. El at étraipai, il est attrapé. - (01)
à. préposition : se dit fréquemment pour de. La fille à Jean-Louis. Le jupon à ma femme. - (06)
a. voyelle : s'emploie souvent pour il, pour alle et pour elle devant une consonne. Ton pere travaille-t-il aujourd'hui ? A travaille. Ta mée, a vinra-t-i (la mère, viendra-t-elle) ? A viendra. Dans certains cantons de l'Avallonnais, A (voyelle) se prononce O ; de même, dans les cantons d'Aillant et de Joigny, où, par contre, O se prononce A. La vallée d'Aillont. Le pant de Joigny. Dans beaucoup de communes du Senonais, on prononce a pour e et vice versa. Un cherretier, une sarpe. - (06)
a. : Cette voyelle prend fréquemment i dans les mots, par exemple lé maige pour les mages, lai pour la, imaige pour image, aivoi pour avoir, vo saivé pour vous savez, ai faire pour affaire etc. - (04)
a. : devant une consonne et at devant une voyelle se disent pour est. 3e pers. sing. du verbe substantif être. Exemples: el a convenaule, il est convenable, el at acoizai, il est apaisé, en parlant du vent. - (04)
aà ou â : pièce maîtresse de la charrue. - (22)
aâ, s. f. eau - (05)
aâge, s. f. durée, degré de la vie, époque de l'existence - (05)
aâsie, part. pas. D’un ancien verbe « aasier », mettre à l'aise, qui est peu usité à l'infinitif. Commode, facile, d'un bon usage. Au féminin « aâziére. » - (05)
aâyance, s. f. aisance, commodité. - (05)
aâye, adj. aise, content, satisfait : « i seu aâye d' vô voua », je suis content de vous voir. une partie du Morvan prononce « âge, âgé », pour aise, aisé. - (05)
aâye, s. f. aise, contentement, bien-être : « ai l'aâye », à l'aise, avec facilité, dans l'aisance. - (05)
aâyeman, s. m. meuble, ustensile de ménage, vaisselle de terre ou de bois, etc. - (05)
aâyemans (nom masculin) : ustensiles de cuisine. - (18)
aâyeté, s. f. état d'une personne qui est aise, contente, satisfaite. - (05)
abader (s'), s'échapper. - (03)
abafou. s. m. Angoulevent, oiseau du genre passereau. Au figuré, homme écervelé, étourdi, sans réflexion. Le comte Jaubert donne dans le même sens abohifou. - (06)
abali (être) : être fatigué. - (27)
abalir (s') : perdre du goût (se dit d'un produit). Ex : "Bouche don ta bouteille ! Ton vin va s'abalie." - (21)
abalourdir (verbe) : rendre quelqu'un lourd et stupide. - (18)
abande : Abondance. « A lieu d'eune omoulette, fa no in matefaim, i fara pu d'abande ». - (11)
abander (v.) : Ne pas abander, faire une petite quantité. Ne pas suffire abîmer : Gâter, détériorer, déchirer, salir. « Ol a to abîmé sa culotte ». - (11)
abarbouler (s') : rouler des yeux ronds, chercher à voir. Ex : "N’y fésé nuit nouère, j'avais beau m'abarbouler." - (21)
abarbouler (s'). v. pronom. S’étonner de voir une chose qu'on n'a pas encore vue, y fixer son regard avec curiosité. - (06)
abâtardir. v. a. Supprimer, abolir. Abâtardir un passage, un chemin. - (06)
abâteleux. s. m. Bateleur, charlatan. Abaubi, ie. adj. Surpris, étonné, ahuri, déconcerté. AI ot tout abaubi (il est tout ahuri). Du latin Balbus. - (06)
abaubir. v. a. Surprendre désagréablement, déconcerter, ahurir, stupéfier. Dans certains cas, aplatir, écraser au figuré, sans doute. S'abaubir. v. pron. Se renverser, se dresser sur les mains pour faire l'arbre fourchu (Bléneau). - (06)
abaudis : clématite. - (26)
abaupin (un) : une aubépine. - (27)
abaupin. s. m. Aubépine. Aléa spina. - (06)
abe : arbre. Plutôt féminin !...on dit : une abe. - (21)
abecqué (ée). adj. Fatigue, affame à n'en avoir plus de bec, à n'avoir plus la force de manger. De a privatif et bec. - (06)
aberdir : rendre berdin (voir ce mot). III, p. 50-7 - (12)
aberdir. v. n. Aller trop vite, aller à l'étourdie. - (06)
abergouelles : insectes d'eaux, petites crevettes d'eau douce. - (21)
aberlucoter. v. a. Eblouir, frapper les yeux par un éclat trop vif. Il fait de tels éclairs que j'en suis aberlucoté. - (06)
aberluté (ée). adj. Qui a la berlue, qui ne voit pas bien. - (06)
aberluté (être) : être ébloui. - (27)
aberluté : éblouir sens passif. Ex : "J'seus bramant aberluté." - (21)
aberluter : aveugler. - (26)
abertas (toujours au pluriel) : choses ou objets qui gênent le passage. Ex : "La cour du Baptiste, c'est qu'un abertas !" - (21)
abeuger. v. a. Ranger, mettre de côté. On dit aussi abeurger. - (06)
abeurluter (verbe) : éblouir par une source de lumière puissante qui fait cligner, voire fermer les yeux. (Ferme don c'te volet, qu’eul soleil m'abeurlute). - (18)
abeurniauder (verbe) : se couvrir. Menacer en parlant du temps. - (18)
abeurnonciau : beaucoup, à saturation. « Y’en cheu abeurnonciau » : Il en tombe (choir) beaucoup…à l’excès. Du latin ecclésiastique ab renuntio (au renoncement). (28)
abeurnonciau, loc. à renoncement, en trop grande quantité, trop : « Ol en a fiôlé abeurnonciau ». - (08)
abeursat. s. m. Sac de toile dans lequel les bergers et les mendiants mettent leur pain. Se dit sans doute pour havre-sac, dont il semble être une forte altération, le v, dans certaines contrées, prenant souvent le son du b, et vice versa. - (06)
abeurtas (nom masculin) : objets, généralement de peu de valeur laissés en désordre. - (18)
abille, vite. - (13)
abillot. s. m. Billot de bois, bûche. - (06)
abimer, v. tr., frapper, meurtrir : « Ol ainme tant sa fonne, qu'ô l’abime de coups ! ». - (08)
abimer, v. tr., salir, gâter, détruire : « En jouant, ôl a trop couru ; ôl a tôt abimé sa culotte, é peu ô s'a étou abimé l’pied ». - (08)
abisois. s. m. Grand vent, le vent de bise. - (06)
ablâyer, v., accabler. - (17)
abliessa, gratiole. - (03)
aboifou : agité apeuré affolé (prononcer : abouéfou) Ex : "En passant avec yeu'auto, mes poules courin' coum' des aboifous !" - (21)
aboirer, aboirou, abreuver, abreuvoir. - (03)
aboirer. Abreuver les bestiaux. Se dit aussi plaisamment des hommes. - (02)
abolir, gâter, annuler. - (03)
abolir, v. tr., démolir, abattre : « O veint d’abolir sa cadole, por la r' monter ». - (08)
abonde (de l') : trouver largement ce qu'il faut pour satisfaire tout le monde. Ex. : "A r'prend don des truffes, na d'labonde, la Lucie, alle a pas apargné la marchandie." - (21)
abonde, s. f., quantité, abondance : « Mettez c'qui dans la panière; i f'ra d' l’abonde ». - (08)
abopbertis : arbrisseau sarmenteux. - (26)
aborgnir. v. a. Eborgner, rendre borgne. I m'a aborgni d'un coup de pierre. - (06)
aborjaule, adj. abordable, accessible, avenant. se dit des personnes et des choses : un homme « aborjaule », une maison « aborjaule », c’est-à-dired'un accès facile. - (05)
abossumer, v. a., accabler quelqu'un d'injures. - (07)
abossumer, v. tr., donner des coups de poings. - (08)
aboter. abouter, v. a. Aboutir, toucher, joindre par un bout. Mon champ aboute au chemin. Du bas latin abbotare. - (06)
abouacassé (verbe) : démoli, écrasé, mis hors d'usage. - (18)
abouailler. v. a. Renverser, ébouler. - (06)
abouaqué (verbe) : se dit d'un gâteau (ou un soufflé) qui "retombe". Se dit aussi d'un fauteuil ou d'un canapé qui s'avachit. - (18)
abouchan : Tourné abouchan, tourné de telle sorte que ce qui devrait être dessus se trouve en dessous. « Ol est couchi abouchan » il est couché sur le ventre, la bouche en dessous. -(11)
abouchau, s. m., sorte de panier dont on se sert pour pêcher. - (08)
abouchi (s') (v.) : Se couvrir en parlant du temps. « Le temps s'abouche ». - (11)
abouchon (à l’), loc, sur le nez, par terre ; « En montant su la levée, ôl a tombé à l'abouchon ». Cela se traduirait bien par : s'est flanqué le nez par terre. Cette loc. a voulu dire d'abord : tomber sur la bouche. On dit aussi : être en abouchon, dans le sens d'être courbé : « C'te pauv' vieille, ail' marche en abouchon ». (V, A boucheton, bouchon). - (08)
aboudrier. v. a. Ecraser. - (06)
aboulé. : Jeter, pousser vers. - (04)
aboulée. s. f. Accouchée, en parlant d'une femme. - (06)
abouler : donner, rendre. Généralement très impératif : « Aboule ce qu’t’dois ! ». (28)
abouler, v. a. apporter, transmettre à quelqu'un un objet désigné : « aboule-moi mon chapeau, mon bâton. » - (05)
abouler, v. tr., jeter, envoyer, amener en certaine abondance. Souvent employé au jeu : « Eh ! m'n émi, j' t'ai gagné... aboule ! aboule! ». - (08)
abouler. v. n. Venir, apporter, donner. Les enfants disent souvent dans leurs jeux : Aboule, pour donne, apporte. C'est sans doute, dans le même sens, qu'on dit d'une femme qui accouche Elle est en train d'abouler, all' aboule, ail' ot aboulée. - (06)
abouris, s. m., de l'ancienne marine fluviale. Bateau d'un train, où l'on attache les cordages et les amarres tirés par les chevaux. - (08)
abouter, v. intr., aboutir, toucher à : « Son champ aboute su l’ mien ». - (08)
aboutonner : boutonner. Ill, p. 5-2 - (12)
aboutonner, v. tr., boutonner : « Eh ben ! t' n'aboutonnes pas ta biaude ? ». - (08)
aboutonner, v., boutonner : aboutonne-toi don ! - (17)
abraer (Syncope d'abraser) v. a. Renverser violemment, détruire, écraser du latin abradere, qui fait au participe passé abrasus. - (06)
abrais (pour abrasis). s. m. Débris, démolitions. Bâtiment en ruine, ou mal construit, mal organisé. Au figuré, femme mal fagotée, mal bâtie. C'est un vrai abraïs que cette femme-là. Du partic. passé latin abrasus. - (06)
abrancher. v. a. Blesser nn oiseau à l'aile, l'abattre de dessus la branche. - (06)
abraser : aplatir écraser. Ex : "L'orage ? Il a abrasé tout mon blé !" - (21)
âbre : arbre. - (20)
abre : Arbre. « In greu abre » : un gros arbre « L 'abre de la liberté » arbre planté en 1948 sur la place publique. - (11)
âbre : arbre. Vaugelas a écrit qu’à la Cour on disait « abre ». (28)
âbre : un arbre. - (19)
âbre : arbre. J'a planté une âbre : j'ai planté un arbre. - (22)
abre, arbre. - (03)
abre, arbre. - (13)
âbre, s. m. arbre. Nous prononçons « âbre » avec les bourguignons, les picards, les lorrains, etc. - (05)
abre, s. m., arbre : « Les autres fois, y avot iqui de grands âbres ». - (08)
abre. s. m. Ancienne prononciation, conservée chez nous, du mot Arbre. Des Abres morts. Un bel Abre. Au temps de Vaugelas, le beau monde de la cour ne disait pas autrement. - (06)
âbre-cabri. s. ni. Nuage cotonneux ressemblant à un arbre, qui apparait dans la soirée et qui, suivant la direction dans laquelle on le voit, présage la pluie ou le beau temps (Perreuse). - (06)
àbrée. s. f. Cep de vigne embrassant le tronc d'un arbre. - (06)
abrelin, petit arbre de jardin. - (03)
abrelodi, gâté, désœuvré. - (03)
abresai. : Havre-sac. (Del.) - (04)
abressiau, s. m., petit mât élevé sur un train de bois ou sur un bateau, et à l'aide duquel les mariniers établissent une voile, ou auquel ils attachent une corde pour tirer de là sur le bord (arbrisseau est-il étranger à ce mot ?). - (08)
abreuver, imbiber. - (13)
abreuver, v., tr., imbiber d'eau pour faire gonfler le bois ; s' emploie surtout pour les tonneaux ; jamais pour les animaux (on les fait boire). - (17)
abric'eut : Prononcez : abrikeut. Abricot. « Des abric 'euts bien meus (mûrs) ». - (11)
abric'euté : Abricotier. - (11)
abricotay, s.m. abricotier. - (17)
abricoteil : un abricotier. - (19)
abricoter. v. a. Casser les branches d'un arbre. - (06)
abrigas. s. m. pl. Objets de minime importance. Voyez Abringats. - (06)
abriguats. s. m. pl. Vêtements et objets mobiliers de peu de valeur, jetés pêlemêle. Semble être le même qu'abrigas. - (06)
abrisac, musette. - (14)
abrivent, s. m., sorte de paillasson tressé avec la paille du panis. Il est utilisé pour les fours et les garnitures de fumiers. - (08)
abro – indique généralement des objets de peu d'importance, et plus spécialement un vase dans lequel on met par exemple, le repas d'un enfant, le manger des petites bêtes. – Note pliaicair à portant pliain de tote sorte d'abro. – Daudi aipote voué ton abro qui te beillâ des faiviôles. - (10)
âbrô, s. m. se dit des menus engins qu'on emploie à divers usages champêtres. Un pêcheur va à la pêche muni de tous ses « âbrôs », c’est-à-direde tous les petits objets qui sont nécessaires pour pêcher - (05)
abros (nom masculin) : petit matériel ou ustensiles usés en cuisine. - (18)
âbrot : utile à rien (personne ou objet). - (20)
abrouster. v. a. et n. Rogner, Couper le brout des arbres, les broustilles, les broussailles pour les bestiaux. Du bas latin abrostura, droit de faire brouter le bétail, dans certains cas, sur certaines terres. - (06)
abséethe. s. f. Absinthe (Etais). - (06)
abuer (s'). v. pronom. Se dit, par syncope, pour s'abuger, s'abuser, lesquels se disent eux-mêmes l'un et l'autre pour s'amuser. On dit aussi s'ébùer, s'ébuser. Jeannot Collin, quand il était petit, s'ébusait ben tout seul. - (06)
abujer, abuher, v. a. amuser, dissiper. - (05)
abujotte, s. f. jouet, objet dont on s'amuse. - (05)
abuote, ebuote. s. f. Jouet d'enfant. Se dit pour abusotte, amusotte. - (06)
abû-yer (s'), v., s’amuser, se faire rire. - (17)
acabaner (s') (verbe) : se disait, au temps où la morale était plus stricte, des gens qui choisissait de vivre en ménage sans être passés devant le maire et le curé. - (18)
acagnardi (s') : Acagnarder, s'engourdir, se blottir. - (11)
acagnardir (s') t. pronom. Faire le cagne, le paresseux ; se coucher, s'étendre comme un chien. Du latin canis. - (06)
acagnardir (s'), v. pr., s'acagnarder. - (08)
acagner. v. a. Provoquer, exciter, taquiner proférer des injures contre quelqu'un, figurément, aboyer contre lui comme un chien. Du latm canis. - (06)
acailler, accailler (s'). v. pronom. Ecarter ses bras et ses jambes pour faire la roue. - (06)
acaler : écosser. - (26)
acaler : écosser. Ex : "Faut qu'jacalint les pois avant qu'ils chan nissent." (Le pois étant le haricot). - (21)
acaler. v. n. Souffrir, endurer de grandes peines. All' en a ben acalê la pour' femme. On dit mieux ecaler. - (06)
acalonner, acalouner, ecalouner. v. a. Poursuivre à coups de pierres ou d'autres projectiles. Forte altération du mot canonner. - (06)
acaman. s. m. En général, invalide, impotent. Dans le sens absolu, manchot, qui est sans main, qui n'a qu'une main. Voir acamander. - (06)
acamander : affliger handicaper. Ex : "Avec ta patte cassée, te v'la ben acamandé !" (S’emploie exclusivement avec l'auxiliaire être). - (21)
acamander. v. a. Dans le sens absolu. Rendre impotent, priver d'une main. Par extension et figurément, fatiguer, exténuer, paralyser. De ac, particule affirmative et complétive, de a privatif et de manus. - (06)
acant'a : en même temps que. - (27)
acaper (s'). v. pronom. Se roidir contre une difficulté se retenir, s'arc-bouter pour ne pas tomber. On dit, en bon français, Se camper, se mettre en garde, s'affermir sur ses jambes, sur ses pieds. - (06)
acapi (adjectif) : amorphe, avachi, sans ressort. - (18)
acaquelourdir. v. a. Etourdir d'un coup donné sur la tête. - (06)
acarcouaillé (adjectif) : accroupi, comme plaqué au sol. - (18)
acater, v. tr., acheter, faire emplette de. - (08)
acbi : Accroupi. « Ol était acbi daré la boucheure » : il était accroupi derrière la haie. - (11)
acc. s. m. et ace. s. f. Herse. Se dit pour arc et arche. - (06)
accablié : Accablé. - (11)
accagnarder (verbe) : paresser. - (18)
accagner (verbe) : poursuivre quelqu'un en l'injuriant. - (18)
accalancé : installé confortablement. - (27)
accarcouassé (adjectif) : mal assis ou vautré sur un siège. - (18)
accenser. v. a. Amodier, affermer, donner à cens, prendre ou donner a bail. - (06)
accerter. : Attester (du latin ad certare). Coutumes de Beaune, 1470. - (04)
acc'eu (Nom) : Accord « L 'acc 'eu règne pas dans leu ménage ». - (11)
accider. : Arriver par accident. Franchises de Seurre, 1441. - (04)
accin. s. m. Enclos attenant à une habitation. Du latin accingere, accinctus. - (06)
acciper, v. a. saisir rapidement, happer. - (05)
accointance (nom masculin) : accord, fréquentation. - (18)
accointer (s') (verbe) : se lier. Se mettre en rapport avec quelqu'un pour traiter des affaires ou faire un mauvais coup. - (18)
accointer (s'). : (Dial.), s'accointai (pat.), se lier avec quelqu'un. - (04)
accommoder : assaisonner. - (26)
accorder : Se dit du geste des batteurs en grange qui frappent en cadence avec le fléau le blé étendu dans l'aire. - (11)
accords, s. m,, accordailles, fiançailles : « La Tiennette reveint prou à not' fieu j' vons faire les accords dimanche ». - (08)
accoter (verbe) : fermer une porte à clef. Fermer tout simplement. - (18)
accoter. v. a. Appuyer, ranger sur le côté. – Accoter (S'). v. pron. S'appuyer, se ranger sur le côté. S'accoter contre un arbre, contre un mur. - (06)
accotoires. s. m. pl. Sorte de hausses mises autour d'un envier, d'un tombereau, d'une hotte, etc., pour en soutenir le trop plein. A Auxerre, on dit des écoutoires. - (06)
accoublier: accoupler, assortir. « Ces deux bûs (bœufs) sant bien ccoubliés ». - (11)
accoublir (s'). v. pronom. S'asseoir sur ses talons, s'accroupir. - (06)
accoutieau, accotoir, appui. - (03)
accoutumance. s. f. Coutume, habitude. - (06)
accrècher : attacher une vache à l’auge, la crèche, à l’aide d’une chaine et de façon plus globale rentrer tous les animaux dans les bâtiments pour la période hivernale. - (23)
accreut : Déchirure. « Alle a fait in biau accreut à san devanté » : elle a fait une belle déchirure à son tablier. - (11)
accruchi : Agrafer. « Accruche me dan » : agrafe moi donc. - (11)
accruës, broussailles d'un pré, etc. - (03)
accueudre, aiguillonner. - (03)
accuter, écouter. - (03)
a-ce ? Est-ce ? A-ce ici le moitre ? Est-ce ici le maître ? - (01)
ace, s. f. herse, instrument agricole. - (05)
acer, v. a. herser, cultiver avec la herse. - (05)
acertainer, affirmer, donner l'assurance qu'une chose est certaine. - (14)
ac'eulé : Accroupi « In ban vendange ou ne s'ac'eule pas au pid du chot » : un bon vendangeur ne s'accroupit pas au pied du cep. - (11)
ac'eulére : Fatigue que l'on ressent dans les cuisses quand on s'est trop longtemps ac'eulé « Quan an s'est ac'eulé tot le jo an a l'ac'eulère quand y est né ». - (11)
achahigner : provoquer. - (26)
achâner, v., achever une bête blessée. - (17)
acharnir. Voyez écharnir. - (06)
acharreu, écharrer. v. a. Echauder avec de l'eau bouillante. Chien écharré craint l'eau froide. - (06)
achati (v.) : Affriander, allécher. « Ol y est achati ». - (11)
achati, adj., habitué aux friandises. - (08)
achati, v. tr., allécher, montrer un appât, attirer, amadouer. - (08)
achatie : Appât, amorce. « Tan fû (feu) ne prendra pas, te n’y a pas mis prou d'achatie ». (pas assez de petit bois). - (11)
achatié, adj. verbal, amadoué, attiré par flatterie, par caresses ou présents. - (07)
achâtir (C.-d ., Chal., Y.), échaiti (C.·d. ), aichati (Morv. ). Allécher, amadouer, attirer par l'appât de la gourmandise, par des chatteries ; rendre chat, c'est-à-dire friand, délicat comme chat, et, par extension, amollir. - (09)
achatir. v. a. Attirer, prendre par la gourmandise. - (06)
ache, arche, s. f. Coffre, huche au pain. Du latin arca. - (06)
acheniller. v. a. Chasser, repousser avec violence quelqu'un qui l'a mérité le mettre dehors, comme on chasse un chien du chenil. On dit, dans certains pays, faire décaniller. Ces trois mots, acherniller, chenil et décaniller, dérivent du même mot latin canis. - (06)
acheteut : Aussitôt (voir asseteut). - (11)
acheurtoir, s. m., lisiège. - (17)
achô, aichô, particule d'affirmation. Oui, c'est ainsi. - (05)
acles (en), loc. se dit d'étoffes, de linge, de vêtements usés ou très déchirés : « Ah ! ce p'tiot drôle ! ô m' met toutes ses afâres en âcles ». - (08)
acloter (s'), v., s'accroupir sur les talons pour vendanger ou cueillir les légumes. - (17)
acmeude : Fricassée, préparation culinaire. « Fâ nos eune bonne acmeude de faviolles » : fais nous un bon plat de haricots. - (11)
acmeuder : Accomoder. « Des tapines acmeudées au lâ » : des pommes de terre préparées avec du lard. - (11)
ac'moder, v. tr., accommoder, préparer. - (08)
acni (adjectif) : fatigué, sans force, éreinté. - (18)
acni (être) : fatigué, las. Ex : "Les vaches m'ont fait couri', j'seus acni !" - (21)
acoiser et s'acoiser. : (Dial.), acoisai et s'acoisai (pat.), du latin acquiescere, signifie se mettre en un lieu où le vent est coi (quietum) et n'a plus de prise. - (04)
acorci, v. tr., accourcir, abréger : « En coupant po les prés, j' ons brament acorci la route » (V. Pu court). - (08)
acôrder, v. tr., accorder. - (08)
acoriau. s. m. Écureuil. - (06)
acorner. v. a. Elaguer, couper les jeunes branches, les vrilles, les cornes de certains arbustes, de certaines plantes. Acorner la vigne. - (06)
acòt. Voir : Cot. - (09)
acoter, v. tr., fermer, étayer, soutenir. (V. Acouter). - (08)
acouassé : ramassé comme une poule dans son nid, aplati (talon d'une pantoufle). - (27)
acoué : abri se mettre à.... Ex : "Avec ce bon Dieu d'orage, j'ai pas eu l'temps d'me mett' à l'acoué !" - (21)
acouée, s. f., abri ; se mettre à l'acouée ! - (17)
acouer. v. a. Du latin cauda. Attacher à la coue, à la queue, ainsi que le font les maquignons pour les chevaux qu'ils conduisent aux foires, attachés à la queue l'un de l'autre. - (06)
acoueson, acoinçon, acoinson (pour écoinçon, écoinson). s. m. Triangle dans un champ ; raies de plus en plus courtes dans un champ formant trapèze. En général, objet placé dans une encoignure, dans un angle. - (06)
acouésonner. v. a. et n. Finir en acouéson, en écoinson, en raies de plus en plus courtes, en parlant d'une terre labourée. - (06)
acouté. Ecoutez… - (01)
acouter (du grec axouo, ou du latin auscultare). v. a. Ecouter, et surtout attendre. Acoute-le. J'vas t'acouter. Acouter (s'). v. pronom. Je parle bas. Se dit aussi, plus particulièrement, des personnes qui prennent de leur santé plus de soin qu'il n'est raisonnable, de ceux qui semblent écouter si leur pouls bat plus fort ou plus vite une fois qu'une autre. Je ne dis pas qu'il ne soit pas un peu malade, mais bien certainement il s'acoute trop. - (06)
acouter (verbe) : écouter. Peut être pris aussi dans le sens d'obéir. - (18)
acouter : Ecouter. « Acoute dan voir » : écoute donc. - (11)
acouter, v. a. écouter, faire attention, prendre garde. - (05)
acouter, v. tr., accoter, accouder, appuyer. (V. Acoter). - (08)
acouter, v. tr., écouter : « Acoute ! acoute ! j’vas t’bailler quête chouse ». - (08)
acouter. Ecouter - (02)
acouteumer une chose, loc. pour s'accoutumer à une chose : « J'ai acouteûmé mon vare de vin blanc tos les maitins ». - (08)
acoûtiau : appui, parapet, rampe. (28)
acoutiau, s. m., accotoir, rampe, appui, parapet. - (08)
acrasé : écrasé. - (27)
acre : Zeste, membrane sèche qui cloisonne l'intérieur de la noix. « Des acres de calas ». - (11)
acrécher (verbe) verbe) : attacher les animaux à la crèche dans l'étable. - (18)
acreîcher, v. a. mettre à la crèche. Se dit des animaux qu'on attache aux mangeoires dans lesquelles se trouve leur nourriture. - (05)
acreîchot, s. m. crochet, agraffe. - (05)
âcrit, s. m. écrit. Je ne veux pas de parole, je veux un « âcrit. » - (05)
âcriteure, s. f. écriture, ce qui est écrit. - (05)
acro : crochet pour tirer l'eau du puits. - (20)
acrô, s. m., gros hameçon à quatre crochets pour draguer les seaux tombés dans le puits. - (17)
acroupetoner (s'), v. pr., s'accroupir (Voir Aqueùler, Boucheton, Croupeton). - (08)
ac'teu : maintenant. - (27)
acuison, acuson et accusson. Contestation, amende. Charte de 1370. - (04)
aculer, v. tr., éculer : « Ton p'tiot marche ben mau ; ôl a tôt aculé ses souleis ». - (08)
acurie (nom féminin) : écurie. - (18)
acurie d'oueilles (nom féminin) : bergerie. - (18)
adan. Ardent, ardents. Eüille adan, yeux ardents. - (01)
âdiè : aider. - (19)
âdièse : objet sans valeur. - (20)
adivin ; adv., pourquoi ? - (17)
adolicher. v. a. Dorloter, soigner trop bien, gâter. Des enfants adolichés (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
adon Eh bien, c'est pourquoi. Adon, allez brâment. Adon, vô fairâ ben de ne pas causa ai ces gens qui. - (10)
adouvin ? : D’où ça vient ?. Pour quelle raison ? Au nom de quoi ? Comment se fait-il ?... (28)
adrache : Adresse. « T'as fait in biau cô d'adrache! »: Tu as fait un beau coup d'adresse, donc une grosse maladresse. - (11)
adrachi : Adresse. Prov. « Vaut mieux s’adrachi au Ban Dieu qu'es saints » : vaut mieux avoir à faire au maître qu'à ses subordonnés. - (11)
adrait, adroit. s. m. Se dit souvent pour endroit. L'adrait, l'adroit d'une étoffe, le côté opposé à l'envers. Se dit, quelquefois pour adresse. Ne pas savoir s'y prendre d'adrait. - (06)
adrait, aite. adj. Qui a de l'adresse, qui est adroit. Ah mon pour' peut, que t'n' es donc gué adrait. - (06)
adrat : Adroit. « Ol est bien adrat ». Ironiquement : « Ol est adrat c'ment in chin de sa coue » : il est adroit comme un chien de sa queue. Manière, façon. « S'y prendre de la bonne adrat » : s'y prendre adroitement. - (11)
adratement (adv.) : Avec adresse. - (11)
adret (avoir de l') : savoir s'y prendre pour faire un travail trouver le bon geste, la bonne position savoir par où commencer. Ex : "L'pour'houme, il a pas d'adret, ar'gadez don coument il fé ses jarbes." (jarbes = gerbes). - (21)
adret : adroit. IV, p. 22-4 - (12)
adrêt, s. m., adroit, habile. - (08)
adroictement. : (Du latin ad directum) selon le strict droit. - (04)
adroit : endroit de quelque chose. Par opposition avec « envâr » qui est l’envers. Si ce n’est une déformation de « endroit », adroit pourrait venir de « adret » : le côté (de la montagne) exposé au soleil. (28)
adroit, s. m. endroit ; ne s'emploie qu'au pluriel. Les « adroits » d'une localité, c’est-à-direles environs : « a n' traige pas dans nos adroits » ; il ne vient pas souvent dans le pays que nous habitons. - (05)
adroit, s. m., l'endroit d'une étoffe, d'un linge : Y èt eùne balle robe ; en v'qui l'envar, j' vas vous en montrer l’adroit ». - (08)
adruzené, garni de plumes. - (03)
ad'taleu' : tout à l'heure. - (27)
aesmer. : (Dial.), juger, estimer. - (04)
afaire de (l'), loc. adv., environ, à peu près : « Y a l’afaire d’un mois qu'ôl é rev'nu » (ou r'venu). - (08)
afaire et afare, s. m , ustensile, vêtement, nippe, et en général tout ce dont on se sert : « Y ét un afaire en bos qu'ô m'a v'nu emprôter ». « Y é son vouésin qui l’i a baillé c’brave petiot afaire ». - (08)
afaire, s. f., quantité : « Vous n'é point de poumes dans vot' eurti ; moi, j'en ai éune boune afaire ». - (08)
afaiter (v.) : Terminer le sommet, le faite d'une meule de paille, d'une motte de fagots. - (11)
afauberti, m. adj. Etourdi, affolé, ahuri. Au figuré, qui a quitté le droit chemin, qui a mal tourné, qui s'est perverti. Voyez afauvertir. - (06)
afaul. : (Lat., ad folium), vendre vin à afaul, signifiait, dans les anciennes chartes, tenir taverne. - (04)
afautri : mou, sans force (comme du feutre). - (16)
afauvertir, afaubertir (ad falsum vertere). Affoler, ahurir, hébéter quelqu'un, lui retourner, lui fausser, lui renverser l'esprit, soit en le brutalisant, soit en lui donnant coup sur coup, avec menaces, des ordres contradictoires. Se dit aussi, figurément, des mauvais conseils, des mauvais exemples, des mauvais livres qui vous détournent du bien en vous faussant les idées, en vous pervertissant l'esprit, le cœur, le sens moral. - (06)
affaîter. v. a. Amonceler, élever en faîte, mettre en comble aussi haut que possible. - (06)
affaizée. s. f. Quantité d'herbes, de menus bois ou autres objets contenus dans le tablier qu'on porte relevé devant soi. Une boune affaizée de luzarne. De faix. - (06)
affâre : Affaire, chose quelconque; « Range bien tes affâres ». Commerce, affaires, « Les affâres sant les affâres ». - (11)
affâres : affaires. Dont des vêtements…par exemples. (28)
affaudi ie, adj., affaibli par manque de nourriture. - (07)
affauti, ie. adj. Qui se sent défaillir. J'ai l'estoumac affauti de besoin. - (06)
affergeander. v. a. Affriander. - (06)
afferlicher (s') : se réjouir à l'avance. - (27)
affianné (ée). adj. Essoufflée, qui bat du flanc. - (06)
afficat. s. m. Appétit. Être de bon afficat, avoir bon appétit, n'être pas difficile, trouver toujours tout bon (Villiers-Saint Benoit). - (06)
affilée (d') : A la suite, sans désemparer, sans discontinuer. « O nos a chanté quat' chansans d'affilée ». - (11)
affilée. s. f. Suite, file, rangée. – D'affilée, locut. adverb. De suite, sans interruption. - (06)
affilière, affilure. s. f Morceau de fer ou de fonte soudé à l'extrémité du soc d'une charrue pour en refaire la pointe, pour lui redonner du fil. - (06)
affilloure, s. f. cape, manteau des bergères qui ressemble, pour la coupe et l'étoffe, à la limousine des charretiers. - (05)
affioler. v. a. Lisser, polir, remettre en place, avec la brosse, les poils d'un chapeau, d'un tissu quelconque, lorsqu'ils sont rebroussés. Au figuré, flatter, caresser, flagorner, ou, comme on dit vulgairement, passer la main sur le dos à quelqu'un. - (06)
affiquot. s. m. Petit ustensile que certaines tricoteuses suspendent à leur côté droit pour soutenir leur aiguille, et qui, d'ordinaire, consiste en un simple noyau de pêche ou d'abricot percé en dessus. On ne s'en sert plus guère aujourd'hui. Boiste et d'autres lexicographes donnent affiquet, dans le même sens. - (06)
affiter. v. a. Exciter, agacer, irriter, particulièrement un chien, - (06)
afflanné : exténué. Ex : "J'ai couru avant la puie (pluie), et j'seus bramant afflan né." (on allonge la prononciation des 2 premières syllabes, et l'on chute sur la dernière). - (21)
affligi (être) : Etre dans le malheur par suite de maladie ou d'infirmité. « Ol est bin affligi ce paure bougre ! ». - (11)
afflinger (verbe) : asperger généreusement. (C'te beurdin m'a tout afflingé avec le jet d’eau). - (18)
afflir. : (Dial.), accabler, tourmenter. - (04)
affoler : Blesser, faire mal. « Je me sus affolé le pid » : je me suis fait mal au pied. - (11)
affourgnat (pour affouriat, afforiat). S. m. Petit oiseau assez fort pour sortir du nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris - (06)
affourgner, afforier (s'). v. pronom. Se dit d'un petit oiseau assez fort pour quitter son nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris. - (06)
affourure. s. f. Ration de fourrage, nourriture donnée aux moutons dans l'étable. - (06)
affrier, effrier (contraction pour efriser, effriter), v. a. Emietter. Quoi qu't'as à effrier ton pain coume ça ? T'as donc pas faim ? Se dit, figurement, comme menace. J'vas te bréger, j' vas t’affrier, te mincer en mouciaux, te mettre en mille miettes. - (06)
affrou : affreux. IV, p. 22-2 - (12)
affût (d'). locut. adverbiale. Qui a le fil, dont l'esprit est vif, rusé, bien affûté. On dit à Auxerre C'est un homme d'affût, son père était canon. - (06)
affutiance. : Bagatelle. - (04)
affutiau : Littré. Brimborion « Qu'est ce que te veux fare de ç't'affutiau ? » - (11)
affutiau : vêtement ridicule. Par dérision : vouloir faire l'élégant. - (21)
affutiau, s. m., bagatelle, ustensile ou vêtement de peu de valeur. - (17)
affutiaux (nom masculin) : outils, généralement rudimentaires. Se dit aussi des habits de fêtes. - (18)
affûtiot : un drôle d'affûtiot. - (25)
afilée (d'), locut. adv. de suite, sans interruption. Ex. : j'ai dormi douze heures d'afilée. - (07)
afilée (tout d'une), loc, d'affilée. - (08)
afiqué, adj., paré, qui a mis ses affiquets, qui est sur son trente-six. Comp. affique (épingle), qui sert tant lorsqu'on s'ajuste, et affiquet a désigné tout objet de toilette. - (08)
aflinger : éclabousser. - (27)
afre. adj. Avide, goulu, gourmand, glouton, et, dans certains cas, pingre, avare. Se dit, par suppression de l’s pour safre. - (06)
afre. Transe, effroi, épouvante, horreur. C'est de ce substantif qu'on a formé affreux, puis effroi. - (01)
afutiau, s, m., dénomination s'appliquant à toutes sortes d'objet. On dit : «Mes afûtiaux » pour : mes ustensiles, mes outils, etc., tandis que le français affûtiau ne désigne que des brimborions. - (08)
afutiaux (des) : habits, vêtements. - (27)
aga ! interj. regarde ! attention ! vois ! - (05)
aga ! : regarde ! Ex : "Aga ! Té vas tomber !" (Souvent, c'est déjà fait !). "Aga la barrée, al va ben s'sauver !" (Une barrée c'est une vache bi-colore). - (21)
aga : regarde . - (20)
aga : regarde. - (27)
aga : tiens (Agalu : le voici ou Aga le ; aga la). - (22)
aga d'eau (nom masculin) : pluie abondante et de longue durée. (C’est tombé des agas d’eau). - (18)
aga ! ou aigai ! exclamation pour montrer quelque chose, ou quelque chose que l'on cherchait, dont on parlait. Aga lu, lâvan. Aga ! tein le vouéqui. Aigai. - (10)
aga! excl., sorte d'impérat., d'Agater : tiens ! voilà ! regarde ! « Aga donc ! aga-lu ! Le v'qui ! » (V. Egué !) - (08)
aga. interject. Regarde ! Aga-lu, Regarde-le ! Au plur. Agadez, regardez ! Du grec agaô, j'admire, je regarde avec admiration On doit dire, au reste, que aga est l'impératif même du verbe agaô. - (06)
aga. Interjection équivalente à voilà. - (02)
aga. : Sorte d'impératif. On a dit argarder et agarder comme nous disons aujourd'hui regarder. - (04)
agàce (Chal., Y.), aiguaise (C.-d.), aigaisse (Morv.), oyasse (Char.). Pie, du bas latin agasia. - (09)
agace. Pie. - (02)
agacia : acacia. - (20)
agacia : Acacia. Robinia pseudo-acacia. « In ban paicheau d'agacia » : un bon échalas en bois d'acacia. - (11)
agacia, s. m., acacia. - (08)
agacin, s. m., durillon, cor au pied : « Quand l' temps veut sanger, y é mou agacin qui m' fait mau ! » - (08)
agage, agasse. s. f. Pie. Babiller, faire la belle, se carrer comme une agace. Du bas latin agasia. - (06)
agaiter, v. a. guetter, surveiller de près, épier. Cet homme est méchant, mais je vais bien « l'agaiter. » - (05)
agalu (verbe) : regarde. Souvent suivi de soué pour accentuer le sens. - (18)
agalu : regarde le. - (27)
agas d'yau amayau avayau : supposé : amas d'eau, suite à des pluies d'orage. Débordements. Ex : "Anvec ces amayaux, te vas gauger avec tes sabiots." - (21)
agasse : pie. Aussi : jaquette, asshe ; de l’allemand ancien « agaza ».La Fontaine dit agasse dans l’aigle et la pie. (28)
agasse : pie. II, p. 31 - (12)
agasse tambouinette, s. f. pie-grièche. - (05)
agasse : pie. Ex : "Ces bon dieu d’agasses, al vont ben manger toutes mes c’ries !" (= cerises). - (21)
agasse, s. f., pie. - (17)
agasse, s. f., pie; au fig., femme qui parle beaucoup : « Oh ! c'te Claudine, alle bavarde .. Y êt eùne vrà agasse, quoi ! » - (08)
agât d'eau, s. f. Pluie torrentielle, qui ravage et dévaste. Du vieux mot agaster, gâter, ravager. - (06)
agater, v. tr., regarder. (V. Aga, Aguéter et Ar'gca'der). - (08)
age (d'), loc. adj., âgé : « L' père Ponsot, qu'é-ce qu'ô peut beu avouêr ? — hum ! ôl è d'âge ! ». - (08)
age (en). locut. adverb. En sueur, en eau. Être en age, Être trempé de sueur, être tout en eau. Du latin aqua, et du vieux français aigue, aige, age. C'est donc à tort que beaucoup de personnes disent : Je suis à nage, je suis tout en nage. - (06)
âge : Agé. « Y est in homme d'âge ». - (11)
âge : Content, satisfait, joyeux. « Que nos serins âges, copère (compère) Bliase (Biaise) le jo que nos les mairierins (marirons) ». Vieille chanson. « Etre à son âge » être dans l'aisance Plaisamment on dit d'un homme qu'une pointe de boisson a mis en gaîté : « O n'est pas treu riche ma ol est bien à son âge ». - (11)
âgé : aisé, facile. Ç'o ben âgé : c'est bien facile. - (22)
age, s. f. Nous comptons un certain nombre de mots dont nous avons changé le genre : « La belle âge ! » - (08)
age. adj. Aise, content, satisfait. Ol ot b'n'age, Il est bien aise. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
âgement : Ustensile de ménage « Alle vend bien san laitage pasqu'an sait que ses âgements sant bien tenis preupes (propres) ». Au figuré, on dit d'une personne laide : « Y est in vilain âgement ». - (11)
âgement : ustensile de cuisine. - (22)
agenoiller (s'), v, pr., s'agenouiller. - (08)
ageter : Acheter. « Ol a ageté eune vaiche (vache) à la foire de Tôrneu (Tournus) ». En parlant de quelqu'un qui a plus de sa part de naïveté, on dit : « O n'y a pas ageté ! ». - (11)
ageter, v. tr., acheter. Simple adoucissement de prononciation. (V. Acater). - (08)
agider et, mieux, Ajider. r. a. Seconder quelqu'un, l'aidera faire son ouvrage. Du latin adjuvare. - (06)
âgie, s. f. evier, pierre creusée sur laquelle on lave et d'où l'eau s'écoule au dehors. - (05)
agissance, s. f., manière d'agir : « T' la veux ? Prends garde ; alle a des agissances que j' n'ainmons point. » - (08)
aglée, s. f., chute de neige. - (17)
agnéte : mouton (lat. agnete). - (16)
agoni : Agonir, accabler de, « Alle l'a agoni de seutijes » : elle l'a accablé d'injures. - (11)
agonir (verbe) : proférer des sottises, des méchancetés à l'égard de quelqu'un. - (18)
agoniser, injurier, invectiver. - (03)
agoniser, v. tr., agonir, injurier, outrager en paroles : « Ol é mauvais c'ment eùne gale ; ôl agonise tout l’monde de sottises ». - (08)
agorcer, v. tr., tromper, agir de mauvaise foi dans un échange. - (08)
agoter : Egoutter. « Mantre (mettre) agoter des fremâges ». - (11)
agotiaux (pl.) : Eaux tombant d'un toit qui n'a pas de chénaux. « Retire dan ce ché (char), t'vois bin qu 'ol est seu les agotiaux ! ». - (11)
agotou : Vase sur lequel on met égoutter le fromage frais et qui reçoit le petit lait. - (11)
agouant : turbulent insupportable (on parle surtout d'un enfant) Ex : "Oh vieux Saint Agouant, te vas-t-y t'arrêter !" - (21)
agouant, ante. adj. Contrariant, fâcheux, maussade, ennuyeux, fatigant. - (06)
agouantie (pour agouantise). s. f. Exigence ennuyeuse et fatigante. - (06)
agoué : ayant mangé à satiété. - (27)
agoué : Qui n'a plus d'appétit. « Ce cochon est agoué, o ne veut pieu ran migi (manger) ». - (11)
agouer : ennuyer, agacer. Ex : "Arrête de sauter sur la chée (chaise) té m'agoues !" - (21)
agouer. v. a. Dégoûter. – Au passif, Être agoué, être dégoûté, rassasié, fatigué d'une personne ou d'une chose. De a privat., et goût. - (06)
agouffer. v. n. Parler avec volubilité pt d'une voix entrecoupée par la colère. Se dit aussi d'un chien qui se jette sur les gens, la gueule ouverte, en aboyant avec furie. - (06)
agouiller. v. a. Gâter, gaspiller, faire mauvais emploi. Agouiller son argent. - (06)
agoutasse : faisselle voir : fercielle. - (21)
agouter, v. tr., égoutter, faire tomber les gouttes d'un liquide : « On va souper; sœurette veint d'agouter la salade » . - (08)
agra (v.) ou égra : Braquer les roues d'un char. - (11)
agrabelle. adj. Agréable. Sorte de prononciation anglaise assez singulière. - (06)
agrafer, v. a. saisir, agripper. - (05)
agrains, s. m., mauvais grains, criblés et destinés aux volailles. - (08)
agraper, v. tr., agripper, saisir, s'emparer vivement d'un objet : « O s'a si ben agrapé à moi, que je n' pouvô pus bouger ». - (08)
agravelée, s.f., houx. - (17)
âgre : Aigre, piquant. « La bige est âgre » : le vent du nord est piquant. - (11)
agrela : Houx. Iles aquifolium. « In batan d'agrela » : un bâton en bois de houx. - (11)
agri ou agrie : Sorte de petit lait qui se sépare de la crème. Voir Crâme. - (11)
agriffer. v. a. Empoigner vivement, saisir, retenir de force en serrant les doigts S'agriffer. v. pronom. Se cramponner avec force en serrant les doigts. Du bas latin agrifare. - (06)
agrillan : Raidillon, montée courte et rapide. « I faut doublier pa manter c't'agrillan » : il faut doubler l'attelage pour monter ce raidillon. - (11)
agrillon, terre ferrugineuse, stérile. - (03)
agrion. Terre inculte ou incultivable. - (02)
agrippai. : (Dial. et pat.), prendre violemment. - (04)
agro (nom masculin) : ergot du coq ou de tout autre volatile. - (18)
agrô, s. m. ergot du coq et de certains oiseaux ; tubercule corné de quelques mammifères. - (05)
agron. Héron. - (02)
agrot : Raisin tardif et aigre qui ne parvient pas à complète maturité et que, pour cette raison, on laisse sur le cep au moment de la vendange ; on le cueille plus tard pour en faire de la piquette, de la « boissan d'agrots ». - (11)
aguer, aguger. v. a. Appointir. Aiguiser. Aguer des échalas. Aguger des passiaux. - (06)
aguergeote : crevette d'eau douce. IV, p. 31 - (12)
aguerguelle : peu de chose. IV, p. 31 - (12)
aguerguelle : voir aguergeote - (12)
agueriote : voir aguergeote - (12)
agueriotte, aguerjotte. S. f. Merise, griotte, fruit de l’agueriottier, de l'aguerjottier. - (06)
agueriottier, aguerjottier. s. m. Griottier, merisier. Dans certaines communes, on prononce agueurjottier. - (06)
aguesiau. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause de ses feuilles qui ont des piquants, qui sont aiguës. - (06)
aguéter, v. tr., guetter, épier, être aux aguets : « Ol a ben aguété sa p'tiote ; ma ô n'a ran vu ». - (08)
agueuriabe, adj., agréable, qui convient. - (08)
agueurion, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (05)
aguger (verbe) : aiguiser. - (18)
aguier (l'), évier, lavoir. - (03)
aguiller, v., aiguillonner (les bœufs). - (17)
agulon : aiguillon. - (16)
agulon : aiguillon. III, p. 31 - (12)
aguouée, aguvouée, agusouée (pour aigusouée). s. f. Aiguisoir, pierre à aiguiser. - (06)
ah vouate : pas du tout, mais non. - (20)
ah! exclam, constamment placée devant le nom de la personne qu'on appelle, ou qu'on interpelle : « Ah ! Gogote ! Ah ! Jacquot ! ». - (08)
ahaie, s. f. haie vive ou sèche. - (05)
ahanères. : (Dial.), laboureur. - (04)
ahers. : (Dial.), attaché à.S'emploie au sens physique comme au sens moral ; c'est le participe passé du verbe aherdre, dérivation naturelle du latin adhoerere, part. adhoesus. - (04)
ahontir. v. a. Faire honte, honnir. - (06)
ahoutat. s. m. Petit bouton. - (06)
ai a, sur, vers. A vinrai ai ce sar. – Mettons nos ai l'ombre. Ai lai neu. - (10)
ai bâ : à terre, par terre . - (20)
ai blot : en vrac . - (20)
ai blot : tel quel . - (20)
ai bouèch'ton : à califourchon . - (20)
ai bouèjvolée : à l'envers, tête bêche . - (20)
ai bouj'ton : à califourchon . - (20)
ai ce sair ce soir. En fauro que vos eussain fini ai ce soir. En fairé bon piaiché nos treufes ai ce tantô. - (10)
ai crepoton : accroupi . - (20)
ai c't'heure : à présent (à cette heure). Ai c't'heure vins ai table. : à présent vient à table. - (22)
ai lai borgnotte : dans l'obscurité, à tâton . - (20)
ai lai r'voyeûre : au revoir . - (20)
ai l'aival : chez soi . - (20)
ai l'aivolée : vers le bas . - (20)
ai lè r'voyure : au revoir. - (19)
ai pan : en vrac . - (20)
ai pouègne : à peine. - (20)
ai profit : en gestation, attend une naissance. - (22)
ai quan, loc. en même temps : « i m'en vé ai quan lu », je m'en vais en même temps que lui. - (05)
ai s'teûre : à cette heure, maintenant, de suite. - (19)
ai verse : à verse . - (20)
ai, prép. à, marque la tendance ou la possession. Ai pour a est essentiellement bourguignon. - (05)
ai, prép., à : « C’qui ét ai moi ». Cette prononciation vient de la Côte-d'Or et n'est pas tout à fait générale. (Voir A). - (08)
ai. C'est tantôt l'article qui marque le datif singulier ou pluriel : Ai monsieu, à monsieur ; ai messieu, à messieurs… - (01)
ai. : Pour a. Cette dernière lettre est fréquemment adoucie par la voyelle i, soit dans le dialecte, soit dans le patois. - (04)
a-iant, prononciation de : ayant, répandue aussi dans le Midi et le Lyonnais. - (08)
aibaicher : abaisser . - (20)
aibaitou, s. m. abatteur, celui qui abat. Se dit principalement des bûcherons qui abattent les arbres dans la fabrication du bois de moule - (05)
aibaitre, v. a. abattre. - (05)
aibandon, s. m. désordre, confusion - (05)
aibâtairdi : dégénéré . - (20)
aibatardir : animaux ou humains revenus à l'état primitif, ayant perdu sa personnalité. Abètir. - (22)
aibate, aibatte : abattre . - (20)
aibatelou, s. m. bateleur, celui qui donne des spectacles en plein air, baladin, farceur qui amuse le public en faisant des tours ou des grimaces. - (05)
aibatleur : bateleur, charlatan, animateur de foire, beau parleur. So des histoires d'aibatleur : ce sont des histoires de charlatan. - (22)
aibattaige : abattage . - (20)
aibattouère : abattoir . - (20)
aibeuriô, s. m. abri, lieu où l'on se met à couvert. - (05)
aibiancer (s'), se balancer. - (14)
aibiancher. v. a. Casser une aile à un oiseau. Voyez abrancher. - (06)
aibiégé, surchargé par un lourds poids. (Un arbre aibiégé par la neige se courbe et se casse). - (14)
aibîme, s. f. abîme, lieu profond, où l'on enfonce, marais. Nous disons une « aibime » et même une «  ambîme. » - (05)
aibîmer : abîmer . - (20)
aiblaiger : inonder, mouiller, éclabousser . - (20)
aiblâmi, part. pass. d'un v. aiblâmir, inusité. Rendu blême, défait, abattu, souffreteux : « l' ptiô ô aiblâmi por lai mailaidie. » - (05)
aiblége, s. f. une quantité de, un amas de… - (05)
aibléger, v. a. accabler, surcharger, écraser. On est « aiblége » de grêle, de coups, d'injures. - (05)
aibliaiger – presser fort pour abaisser, diminuer d'épaisseur, surcharger, donner en abondance. Monte su lai vouéture de foin pour l'ébliaiger. – En i ai tant de frus su les abres que les brinches en aibliaigeant. - (10)
aiblioti blotti, accroupi derrière quelque chose pour se cacher, être protégé. – A s'é aiblioti darer lai meurée por n'éte pas vu. I l'ons trouvai aiblioti sô l'escalier : â plieuro. - (10)
aiblôti, v. a. accabler, écraser. La pluie, le vent, dans un orage, «aiblôlit» le voyageur. - (05)
aiborni, aibornir. v. a. Eborgner. Dans beaucoup de localités, l'r des verbes termines en ir ne se prononce pas. - (06)
aibossumer : agonir . - (20)
aibôssumer, v. a. apostropher avec violence, accabler d'injures, d'insultes. - (05)
aibotenai boutonner, mettre les boutons dans la boutonnière. Aibotenne don ton p'tiot frère. In boton de mes guètes s'â desaibotenai. - (10)
aibouaichai : casser la coquille au moment de l'éclosion. Les pitots sont en train d'aibouaichai sous la couotte : les poussin sont en train de casser la coquille sous la poule couveuse. -(22)
aibouaicher, et aibouaicho, c'est-à-dire mettre à Bouricho (V. ce mot). - (10)
aibouècher : casser la coquille, fêler . - (20)
aibouéquer, v. a. écraser, aplatir contre un mur ou contre un corps dur. On dit cependant des œufs, brisés à la sortie des petits poussins, qu'ils sont « aibouéqués. » - (05)
aibouére, s. m. boisson mélangée de farine qu'on donne aux petits porcelets ; pâtée très liquide - (05)
aiboulai aboutir, arriver, réussir. A n'aiboulerant pas, quoi ! çà fini. Le pôre homme, à ne pourrai jaimâ aiboulai. - (10)
aibouli, v. a. abolir, effacer, abattre. - (05)
aiboulition, s. f. désordre, désastre, ruine - (05)
aibout'ner : boutonner . - (20)
aibout'ner, v. a. boutonner, attacher quelque chose avec des boutons : « aibout'né vô », boutonnez-vous. - (05)
aibreuvau, s. m. partie sensible qui correspond à une blessure, à une meurtrissure, à une plaie. - (05)
aibreuver, v. a. abreuver, donner à boire : « aibreuver l'neurin », faire boire le bétail. - (05)
aibreuvou, s. m. abreuvoir, lieu où les animaux s'abreuvent. - (05)
aibrevou (nom masculin) : abreuvoir. - (18)
aibri : abri . - (20)
aibri. Abri. Ai l’aibri, à l'abri. - (01)
aibriter : abriter . - (20)
aibu, s. m. amusement; abus ou perte de temps. Il y a beaucoup « d'aibu » dans un ouvrage minutieux, c'est-à-dire beaucoup de perte de temps. - (05)
aîbugeai, aîmugeai : amuser. On s'o ben aîbuger : on s'est bien amusé. - (22)
aibuger. v. a. Amuser. - (06)
aibuïeman, s. m. amusement, flânerie, dissipation, abus ou mauvais emploi du temps. - (05)
aibuïer, v. a. amuser, dissiper, détourner de l'ouvrage, faire perdre le temps à quelqu'un. - (05)
aibuillement : distraction, amusement. - (16)
aibuïot. s. m. jouet d'enfant, hochet, tout objet avec lequel on s'amuse. - (05)
aibûyer : amuser . - (20)
aibuyer, aibuyon amuser, s'amuser, perdre son temps. C't enfant qui n'aipran ran ; â ne fait que s'aibuyer dans l'Ecole. I nô sons ben aibuyé ai lai fête. Ces mairchans lai vouraint nos aibuyer, en le voit ben ; mâ... - (10)
aibûyotte : jouet . - (20)
aibuyottes – amusements, bagatelles. Tein, mon enfant voiqui des aibuyottes. A vos raiconte des aibuyottes de p'tiots. - (10)
aicaboicher, v. a. charger la tête, écraser, fouler sous un poids. - (05)
aicâgement. s. m. Ecarquillement. - (06)
aicâger. v. a. Ecarquiller. Aicâger les œils. - (06)
aicâgnai, et s'aicâgner – s'acagnarder, devenir paresseux comme un chien ; négligent. Le cabarat ne sart qu'ai aicagnai les gens. Ne t'aicagne pas, remue tai don. - (10)
aicâgnardi, v. a. acoquiner, amollir, énerver. - (05)
aicaïouner, v. a. poursuivre quelqu'un à coups de pierres, lapider. - (05)
aicasse, aigasse, écasse. s. f. Casse, sorte de casserole en cuivre jaune, avec queue de même métal, qui est d'un usage général dans les villes et les campagnes, et qui sert à puiser l'eau dans le seau. - (06)
aiccense, s. f. accense. Loyer d'une maison, d'un terrain ; usité dans quelques parties des cantons de Château-Chinon, de fours, etc. - (05)
aiccenser, v. a. louer, amodier, donner ou prendre en location ; s'emploie usuellement aux environs de Château-Chinon, mais seulement lors-qu'il est question des biens-fonds, des immeubles : aiccenser un champ, un pré, une ferme, une maison. - (05)
aïce, à droite, en parlant aux bœufs. - (03)
aice, s. f. petite hache, cognée à manche très court et dont le taillant ressemble à celui d'une pioche. - (05)
aiceter. v. a. Acheter. - (06)
aichailandè : achalandé . - (20)
aichaiti, v. a. attirer, allécher par l'appât d'une friandise, d'une récompense. Être « aichaiti » à quelque chose exprime l'idée d'un désir stimulé par une jouissance antérieure. - (05)
aichale : Aisselle. « Sa reube est suée seu (sous) les aichales ». - (11)
aichauffouâjon. s. f. Echauffaison. - (06)
aichaumi, v. a. engazonner. - (05)
aiche : Petite planchette dont on se sert pour prolonger les douves du cuvier dont on augmente ainsi la capacité. « Des aiches de boiri (cuvier pour la lessive) ». - (11)
aicheureté : assis (se mettre sur une « chaire »). - (16)
aichi essieu de voiture. – D'où vint don que vos gairdez in aichi de bô ? Ceux'qui de far son pu cher, ma â son bein moillou. Mettez des aichi de fer moinme dans les charrues. - (10)
aichi, s. m. essieu - (05)
aichistance, s. f. assistance, aide, secours. Prêter « aichistance », donner du secours. - (05)
aichiter (s'), v. pronom. S'asseoir. - (06)
aichiter. v. a. asseoir. - (05)
aichiton (nom masculin) : petit siège rustique à trois pieds. - (18)
aichiton, s. m. escabeau à trois pieds, petit siège bas sans dossier. - (05)
aichnée – échine dorsale, plus spécialement dans le cochon quand il est tué. I vâ fàre cueûre in bou d'aichenée pou note soupaï (On écrirait mieux Echenée, à cause de la prononciation). - (10)
aichônai finir, terminer avec difficulté. I seû si lassai qui ne peut pas aichônai mai jornée. C'te pôre béte souffre trop… aichônez lai don ben vite. - (10)
aich'ter : acheter . - (20)
aiciau (nom masculin) : hachette. - (18)
aiciter, v. a. citer, appeler à comparaître devant le juge de paix. - (05)
aic'ler, aiqueler. v. a. Acculer, éculer. S'aic'ler. v. pronom. S'accroupir, se mettre sur son derrière, s'acculer. - (06)
aicoinçons : sillons de plus en plus courts dans un champ, de forme irrégulière. - (22)
aiçoller. s. m. Echalier, haie, clôture de branchages. – Echelle basse appuyée sur le côté d'une haie pour aider à la franchir - (06)
aicompaingner, v. a. accompagner, aller de compagnie avec quelqu’un : « i va l’aicompaingner cheu lu. » - (05)
aiconai – baissé jusque sur les talons ; accroupi. – Al étein tot aiconai devant le feu. Aicone tai pou mieux ramassai cequi. - (10)
aicor. Accord, accords. D’aicor, d'accord. - (01)
aicorci, v. a. accourcir, rendre plus court, abréger. - (05)
aicoter. v. a. Accoter, appuyer. - (06)
aicoter. v. a. appuyer, soutenir, mettre d'a-plomb, — barrer, fermer au moyen d'un obstacle, — accouder. - (05)
aicôteumer, v. a. acoutumer. - (05)
aicouau (ai l'), loc. a l'abri, à couvert. - (05)
aicouchie, s. f. accouchée, une femme qui vient d'accoucher. - (05)
aicouée : qui glousse, demande à couver (adjectif). - (22)
aicouillou, aicouillot : écureuil. - (22)
aicouiou. s. m. Ecureuil. - (06)
aicouo abri contre la pluie. Voiqui la plieue ; ailons vite no mette ai l'aicouo. Sarre ces arnoua qui, en vai pliore. - (10)
aicouô : abri . - (20)
aicouo : abri. Quand o pieu, faut se mettre ai l'aicouo : quand il pleut il faut se mettre à l'abri. - (22)
aicouoder. v. a. Ecouer, couper la queue. Du latin cauda et de a privât. - (06)
aicouria : écureuil . - (20)
aicouter : accoter, soutenir, appuyer . - (20)
aicouteumance, s. f. coutume, habitude. - (05)
aicrapaudi (s'), v. réfl. s'affaisser, se mettre à plat à la manière des crapauds. - (05)
aicrapodir : se baisser vivement. Une herbe aicrapodie : une herbe versée. - (22)
aicrecher, aicresser. v. a. Accrocher. - (06)
aicrechot. s. m. Crochet. - (06)
aicrepi (s'). v. pronom. S'accroupir, se blottir. Voir aiborni - (06)
aicrepoter (s') : accroupir (s') . - (20)
aicro : accroc, crochet . - (20)
aicro : crochet pour tirer l'eau du puits . - (20)
aicrô, s. m. croc, crochet, agraffe, tout instrument avec lequel on peut accrocher quelque chose et notamment celui dont on se sert pour le flottage des bois de moule sur les ruisseaux ou rivières du pays. - (05)
aicroicher, v. a. accrocher. - (05)
aicrouècher : accrocher . - (20)
aicru : rejet sur racine . - (20)
aictiouner, v. a. appeler devant le juge de paix, citer en justice. Le mot et le fait sont très usités. « s'a contùne, i m'en va l'aictiouner », s'il continue, je vais lui faire un procès. - (05)
aictiouneu, adj. actif, énergique, ardent. - (05)
aicuerjou. : Esceurjou, escarjou. De chétive apparence. Le patois a emprunté cette expression au mot du dialecte escars, qui signifie mesquin. - (04)
aicuyer, aicueillai faire avancer, faire marcher les bêtes. En faut que te venne ai lai charrue d'aivou mouai pour aicueillai les chevaux. Meune tes bêtes es champs, et prends le fouai pour les écueillai. - (10)
aider, alider. v. a. Aider. - (06)
aideux, aidieux, aindeux. s. m. Un bel aïdeux qu'toi. - (06)
aidi ou aidyi : Aider. « Vins dan m'aidyi » : viens donc m'aider. - (11)
aidie, aidio, aidiro, aidieussaint différents temps du verbe Aider. Ailons aidie les enfants. Le Ravaud aidio son ginre ai fouâcher. I vourra ben que vo m'aidieussaint ai fini. - (10)
aidiement : aide. - (16)
aidier, v. a. aider, donner du secours. - (05)
aidieu vo queman. A Dieu vous command, façon de parler ancienne et familière pour dire : Je vous recommande à Dieu… - (01)
aidieu, s. m. adieu. Prenant congé de ses lecteurs. - (05)
aidieu. Adieu. Aidieu bon tam, adieu bon temps. Quand on sépare à de Dieu, cela fait un autre sens. Par exemple : A Dieu honneur, Deo honor ; c'est une devise que certaine femme de vertu problématique avait prise, ce qui donna lieu aux railleurs, dit Tabourot, de lire comme s'il y avait eu : Adieu honneur, vale honor. - (01)
aid'ja : à dia, cri destiné à faire tourner un cheval à gauche. - (19)
aidon. Alors, du vieux mot adonc. Aidon que, alors que, ou pour mieux parler, lorsque… - (01)
aidor : dehors. - (20)
aidret : adroit (adjectif) ou endroit. Ç'o pas tout le monde qu'o aidret : ce n'est pas tout le monde qui soit adroit. Contraire d'envers : Mets ta ch'mise ai l'aidrai : mets ta chemise à l'endroit. - (22)
aidroce, s. f. adresse. - (05)
aidroci, v. a. rendre droit, redresser. - (05)
aidroit (L et d) le côté d'une chose opposé à l'envers, avec adresse, ordre, fait comme il faut. Ma bein tai bliaude ronde ai l'aidroit. A n'é pas trouvai l'aidroit de fàre son ôvraige. T'é bein fa cequi d'aidroit. - (10)
aidrouet : adroit . - (20)
aïe : Exclamation dont font usage les bouviers pour accélérer la marche de leurs bêtes. « Aïe Bliandin ! Aïe Fremoitin ». Vieux français. - (11)
aie :eau . - (20)
aie, ais (pour aise). adj. Content, satisfait. J' seus ben ais. - (06)
aie. s. f. Eau. Contraction pour aige. - (06)
aïements, s. m. qui s'emploie surtout au pluriel, ustensiles de ménage, vaisselle. - (07)
aifaire. Affaire, affaires. - (01)
aifaîter, v. a. élever jusqu'au faite en amoncelant. On « aifaîte » un charriot de foin, un tas de paille. S’emploie encore dans le sens de combler, remplir en entassant jusqu'à la dernière limite. - (05)
aifârmi, v. a. affermir, rendre ferme, consolider : « lai tarre s'ô aifàrmie. » - (05)
aifaudi, adj. affamé. - (05)
aifétè : affêté. - (20)
aifét'lai : plein jusqu'au faite. (Voir aussi rai'aifait'lai) Un panier de treuffes aifét'lai : un panier de pommes de terre plein à ras bord. - (22)
aifét'lè : affêté . - (20)
aifeuriander, v. a. affriander, attirer quelqu’un par l'appât de la gourmandise. - (05)
aifeurner : arrêter, rester tranquille . - (20)
aifeurner, v. n. demeurer en repos, rester coi, ne pas bouger : « a n'veu pâ aifeurner c'gà lai, a fau qu'a r'mue. » - (05)
aiffaimé, part, passé. Affamé, qui a une grande faim. - (05)
aiffaire : affaire . - (20)
aiffilée (d') loc. adv. avec continuité, sans interruption et comme à la file : il a fait son ouvrage « d'aiffilée » ; nous avons fait dix lieues « d'aiffilée. » - (05)
aiffouaudit : anéanti, sans forces, sans volonté. - (22)
aiffoulée : avortée, (se dit d'une vache) voir aussi aivortée. - (22)
aiffrouinches: ridelles de chariot, ranches. - (22)
aifin. Afin. - (01)
aifiquet, s. m. affiquet, petit bijou, objet de toilette en général. - (05)
aiflonger, v. n. être comblé, gorgé, pourvu avec affluence, avec surabondance. - (05)
aifoinge : rancher . - (20)
aifouger, v. a. écraser sous un poids. Le bois mort « aifouge » une haie vive sur laquelle on le jette en masse. - (05)
aifouler, v. a. meurtrir, blesser par contusion. - (05)
aifranchi, v. a. franchir, traverser en sautant : « aifranchir » un fossé, un mur. - (05)
aifreumer, v. a. affermer, donner ou prendre à louage. Se dit des personnes et des choses. - (05)
aifreuter : mûrir . - (20)
aifreuter, v. n. affruiter, devenir mûr. Le mot s'emploie en parlant de tous les fruits de la terre quels qu'ils soient. - (05)
aifroinche, s. f. effranche, traverse de bois mobile qui soutient les ridelles ou les planches d'un charriot. Quelques localités du Morvan prononcent « enfronche. » - (05)
aifroinge : rancher . - (20)
aifrou, ouse, adj. gourmand, avide. - (05)
aifuter, v. a. affûter, aiguiser, rendre pointu au propre et au figuré. - (05)
aifutiau, s. m. engin de chasse ou de pêche, en général tous les menus objets qui servent à divers usages - (05)
aifutiaux : colifichets, petits objets ou vêtements. - (22)
aifûtiô : petit objet sans valeur . - (20)
aiga : regarde . - (20)
aigaice : pie . - (20)
aigaice, pie. - (14)
aigaice-gruinche, pie grièche. - (14)
aigaicer : agacer . - (20)
aigaissai outre le sens français égaré, irrité, ce mot veut dire mouillé, trempé d'eau. I seu revenu tot aigaissai. Lai rosée m'ai aigaissai, trempai. - (10)
aigaisse nom populaire de la pie. I â bein embêtant, i a entendu des aigaisse. - (10)
aigaisse. : Pie. - (04)
aigaisse-bâtarde, pie grièche. - (15)
aigasse : pie, synonyme de « Ouasse ». O cause coume une aigasse : il parle comme une pie. - (22)
aigé : mouillé. I seus aigé par la giboulée : je suis mouillé par la giboulée. - (22)
aigeai : rouir, mettre le chanvre aiger : mettre le chanvre dans un ruisseau pour le ramollir. Le cheinde éto aigé : le chanvre était roui. - (22)
aigenoillée, s. f. coussin de paille ou autre sur lequel on s'agenouille. - (05)
aigenoiller, v. a. agenouiller, mettre à genoux. — Morvan « azenoiller » - (05)
aigenoillons, loc. a genoux, sur ses genoux . - (05)
aigeoir. s. m. Endroit d'un ruisseau, d'une mare, etc., où l'on fait rouir le chanvre. - (06)
aiger, v. a. mettre dans l'eau, mouiller, rouir le chanvre. - (05)
aiger. v. a. Rouir. Se dit du chanvre qu'on fait macérer dans l'eau. Les blanchisseuses, les laveuses de lessive ont presque toutes la peau des mains aigée. De aqua, aigue, aige (eau). L'orthographe Eger, adoptée aujourd'hui, est certainement une altération de l'orthographe primitive. - (06)
aigiaude (nom féminin) : pluie subite et violente. - (18)
aigllie, s. f. aiguillée : « aine aigllie d' filot », une aiguillée de fil - (05)
aignaie : agneau . - (20)
aignais, aignas. s. m. Agneau. Un aignais de berbis. - (06)
aignea, s. m., agneau ; au figuré, personne douce. - (08)
aignea. Agneau, agneaux. - (01)
aigneai, s. m. agneau : « mé beurbis m'an beillé chis aigneais. » - (05)
aigneau, agneau. - (03)
aignerie, s. f. toile d'araignée. - (05)
aignoutai : bricoler, ne pas agir efficacement. S'attacher à des détails futiles et inutiles. - (22)
aignoutai : espionner, quémander, épier. - (22)
aigolai : affamer. Aigolai d'souai : être très altéré. - (22)
aigolé, adj. gourmand, avide ; intéressé au figuré. - (05)
aigonir : injurier . - (20)
aigonisai: invectiver, injurier, agonir d'injures. On o des fois aigonisai : On est parfois injurié. - (22)
aigoniser : agoniser . - (20)
aigoniser, v. a. injurier, assaillir de paroles outrageantes. Nous disons aussi « aigonir. » - (05)
aigorzer. v. a. Echancrer la gorge d'une robe, d'un corsage, d'un vêtement quelconque. - (06)
aigou, s. m. ecoulement de l'eau, égout, gouttière, rigole d'égouttement. Les « aigous » d'une cour, d'un chemin, d'un toit. - (05)
aigouares : après de grosses pluies, les ruisselets sur le sol. Après la pieu les aigouares coulont : après la pluie les ruisseaux coulent. - (22)
aigouè : rassasié, repu, saturé . - (20)
aigoué : rassasié, repus. Quel bon repas, j'en seus aigoué : quel bon repas, je suis rassasié. - (22)
aigoué, part. pass. d'un verbe « aigouer » inusité. Gorgé, rassasié jusqu'au dégoût. - (05)
aigouére, s. f. égout, écoulement d'eau. Les « aigouéres » d'un chemin, d'un toit. - (05)
aigoujâ, s. m. houx. Environ de Château-Chinon. - (05)
aigraichot, aicraichot : crochet. Tire la aiquant un aigraichot : tire la avec un crochet. - (22)
aigraiver, v. a. meurtrir, blesser au pied. Se dit surtout des bœufs fatigués par un long voyage ou par la marche sur des chemins rocailleux. - (05)
aigrappe (pour agrappe). s. f. Agrafe. Du verbe agrapper, agripper ; d'ou le mot français grappin. - (06)
aigreuillon. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause des piquants de ses feuilles, qui ne sont pas doux. - (06)
aigreville, egreville. s. m. Espèce de pissenlit qui se mange en salade. - (06)
aigrin, héron, cigogne. - (03)
aigrô. : Bénitier (du lat. aquarium). - (04)
aigron, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (05)
aigron, s. m., héron. - (07)
aigru, s. m. houx. - (05)
aigü’ye : aiguille. (28)
aiguaisse, s. f. agasse ou agace, pie. - (05)
aiguanci. v. n. diminuer par l'effet de l'évaporation. Se dit d'un liquide qui baisse en bouillant trop longtemps sur le feu : retirez la chaudière, votre eau « s'aiguancit. » - (05)
aigucher, aiguger, aiguser, aigusser. v. a. Tailler en pointe, aiguiser. - (06)
aiguchon. s. m. Morceau de bois taillé en pointe, aiguillon. - (06)
aigué : évier. A la fois la «cuvette » et la pièce où elle se trouve ; Vient de « aygue », de « aiga » : l’eau en occitan. « Y’avo de vassalle à fare : la piarre d’aigué en playo » : il y avait tellement de vaisselle à faire que la pierre d’évier en pliait (Humour !). (28)
aigue, s. f. eau. Le mot n'est plus usité ; il subsiste encore dans les noms de lieu et surtout dans la toponomastique rurale. - (05)
aigue. Eau, vieux mot français. - (02)
aiguée : Evier, lieu où l'on lave la vaisselle. « La saille est su la piarre d'aiguée » : le seau est sur la pierre de l'évier. La piarre d'aiguée est une dalle creusée pour recevoir l'eau de la vaisselle et pourvue d'une gouttière pour l'écoulement de cette eau. - (11)
aigueiller, aigueuiller (pour aiguiller). v. a. Taquiner, pointiller, asticoter. - (06)
aiguelle, aigueille, aigueuille. s. f. Aiguille. - (06)
aiguerguelle : voir aguergeote - (12)
aigueriot : houx . - (20)
aigueriot, s. m. entonnoir. De « aigue », eau. - (05)
aigueron. s. m. Héron. Du vieux mot aigue, eau, le héron étant un oiseau aquatique. - (06)
aiguerot (nom masculin) : entonnoir. - (18)
aigueruelle, s. f. animalcule qui abonde dans les eaux de source, dans les fontaines. - (05)
aiguesse : une pie, un bavard. - (19)
aigueurdon, s. m., édredon, couvre-pied rempli d'un duvet très fin. Certains disent aigredon, aigledon. Dans nos campagnes on le garnit tout bonnement avec des plumes de volailles. -(08)
aigueûri : gâter (un enfant) . - (20)
aigueuriaibe, adj. agréable, par métathèse. - (05)
aigueuriau, s. m. houx. Le houx est extrêmement commun dans le Morvan. - (05)
aigueurlot, adj., aigrelet. - (08)
aigueurner : agrainer . - (20)
aigûgi : Aiguiser. « V'la in cutiau qu'a bien faute d'aigûgi » voilà un couteau qui a grand besoin d'être aiguisé. - (11)
aiguian, s. m. gland, fruit du chêne. « aillan », avec les ll mouillés. - (05)
aiguiand, guiand : gland. - (22)
aiguiaure, s. f. pluie subite et torrentielle, grosse averse. Quelques localités prononcent « aiguore, aiguiore », et même « aidiore. » - (05)
aiguiaurer, v. n. tomber avec violence. Se dit de la pluie lorsqu’elle tombe à verse. - (05)
aiguïer, v. a. aiguiser, rendre aigu, pointu. « aigujer. » - (05)
aiguieu, s. m. glu, matière visqueuse qui sert à plusieurs usages. - (05)
aiguieucher. v. n. Envoyer de l'eau, la faire jaillir, éclabousser, au moyen d'une pierre ou d'un bâton. De aigue, eau, et heucher, élever, soulever. (Annay-sur-Serein). - (06)
aiguigne (V. Oguigne). - (10)
aigu'ille : aiguille . - (20)
aigûille : une aiguille. - (19)
aigû'iller : aiguiser . - (20)
aigû'illie : aiguillée . - (20)
aigû'illon : aiguillon . - (20)
aigu-illon : aiguillon. - (22)
aigûjan : Eclat de bois produit quand on taille la pointe de piquets. - (11)
aigujoué, s. m. aiguisoir, pierre à aiguiser. - (05)
aigujouere : pierre à aiguiser les outils et principalement les faux. I passe l'aigujouere sur mon dard : je passe la pierre à aiguiser sur ma faux. - (22)
aigûjouse : Qui sert à aiguiser. « Eune piarre aigûjouse ». - (11)
aigu'lle : Aiguille. « Alle s'est piqué le da (doigt) dav' (avec) san aigu'lle ». - (11)
aigullian, aigu-yan : Aiguillon, long et mince bâton terminé par une pointe de fer dont se servent les bouviers pour stimuler et guider leur attelage « L'aigullian est en agrela » l'aiguillon est en bois de houx. - (11)
aigûllon, ll mouillés, s. m. aiguillon, longue baguette au bout de laquelle se trouve une pointe de fer pour exciter les bœufs. - (05)
aigumelle. s. f. Lame de couteau. J'ai cassé l’aigumelle de mon couquiau. - (06)
aiguseutes, déchets des échalas qu'on aiguise. - (14)
aigûyé ou aigûyai (V. Raiguyai). - (10)
aiguÿî : affuter, aiguiser. On peut même dire : raiguÿî. (28)
aihâble, s. m. érable. - (05)
aihè, aihié, aisié. adj. Facile. Si vou' êtes pas content, c'est ben aihè ! –Veut dire aussi, qui a de l'aisance, une certaine fortune. « Ç'ot des gensses qu'ont ben de quoi ; i sont ben aihiés, ben aisiés. » - (06)
aihiance, aisance, s. f. Petit sentier, petit chemin pour faciliter l'exploration d'une propriété, pour la desserte d'une habitation rurale. Se dit aussi des personnes qui sont dans une situation de fortune aisée. C'est des gensses qu'ont ben de l’aihiance, ben de l'aihance. Partout. - (06)
aijance. : Agacement. - (04)
aik'môder : accommoder . - (20)
ail ! exclamation de surprise, d'impatience, de contrariété ! C'est le contraire de âille (content). Ail, en ne faillo pu que ce qui ! – Voiqui qu'âl ailant veni, ail ! - (10)
ail’motte. s. f. Allumette. - (06)
ailai : aller. - (22)
ailan, ante, part. prés. du verbe aller. Actif, bien portant, vigoureux. - (05)
ailangouéré, part, passé d'un verbe inusité à l'infinitif. Languissant, maigre, efflanqué. - (05)
ailant qui se porte bien, qui est fort vu sa position. Al â ben ailant por son âge. Al â étai mailaide, ma al â ben ailant métenant. - (10)
ailant, ailo, aileussain divers temps du verbe aller. En sero bon que vos aileussain ai Airnay demain. I l'ons rencontrai hier qui ailain ai Crugey. - (10)
ailantor. Alentour. - (01)
ailecie (nom féminin) : grenier à foin au-dessus des écuries. - (18)
ailecie, s. f. grenier à foin au-dessus des écuries, des étables. Le grenier au-dessus de la grange est appelé chafaud. - (05)
ailemer, v. a. allumer. « ail'mer lai chandeille. » - (05)
ailemette, s. f. allumette, tout ce qui sert à allumer le feu. - (05)
ailer : aller . - (20)
ailer, v. a. aller. (Voir ailan.) - (05)
ailiger, v. a. alléger, soulager, donner de l'aide, du secours. - (05)
ailigre, adj. allègre, content, joyeux. - (05)
ailiré, part, passé d'un verbe alirer inusité. Uni, poli, glissant, se dit des chemins lorsqu'ils sont verglacés et de toutes les surfaces unies et polies. - (05)
aille aise, content, bonne position. Vos é gagnai vot' procès, i en seus ben âille. Al an aivu ben de lai pogne tote lio vie : métenant â sont ai los âilles. - (10)
â'ille : aise . - (20)
aillemenas (âyement) vases, vaisselle en général. Voiqui in âillement gros utile. – Dans le pu petiot mannège an faut encor ben des âillements. - (10)
aîllements : ustensiles de cuisine . - (20)
aillements ; cf. â-yements. - (17)
ailli, hangar. - (15)
aillié, ai-yer : Même sens que aigullian. - (11)
aillïer, v. a. délayer, détremper avec de l'eau, avec un liquide quelconque. Il faut « aillier » la terre argileuse pour faire une chaussée d'étang, une aire de grange, etc. - (05)
aillieure, s. f. liaison, terme de cuisine désignant la matière, farine, œufs, etc., qui sert à lier ou épaissir les sauces. - (05)
ailly : Alisier, crataegus aria. « Eune varge d'écousson en ailly » : une verge de fléau en alisier. Vieux français, alier. - (11)
ailmace : limace. Quand o pieu on voit des ailmces : quand il pleut on voit des limaces. - (22)
ailmaile : couteau (mauvais). - (20)
ailmale : couteau (mauvais). - (20)
ail'mer : allumer . - (20)
ail'mer. v. a. Allumer. - (06)
ail'mette : allumette . - (20)
ailoiri, v. n. étourdir, avoir des vertiges par éblouissements ou autre accident. S’emploie quelquefois dans le sens actif : le soleil « m'ailoirit » toujours. - (05)
ailoirisseman, s. m. étourdissement, éblouissement, vertige. - (05)
ailonner, v. a. découvrir quelque chose de lointain ou de caché, par le flair, l'instinct, ou même, chez les personnes, par intuition. - (05)
ailordi, v. a. alourdir, rendre lourd, étourdi, braque. Un « ailordi » est un étourdi, un évaporé, un être sans cervelle. - (05)
ailordition, s. f. étourdissement, vertige. - (05)
ailoti, v. a. lotir, mettre en lot ; disposer en groupe, en tas régulier pour la vente. - (05)
ailouàgne – alêne de cordonnier, de bourrelier. Al â bon qu'in voituré ai ine ailouâgne. - (10)
ailouâgne : alêne . - (20)
ailouagne : alêne de couteau ou de bourrelier. - (22)
ailouâgne. s. f. Alêne. - (06)
ailunette, s. f. lunette. Un vieillard ne peut lire sans ses « ailunettes. » - (05)
ailurai qui se tient bien, qui a une allure fort convenable. Le Pierrot é in gairçon vraiment ben ailurai. C't'e pôre feille, qu'ile n'à don dière délurée ! - (10)
aimaillanter, v. a. meurtrir, écraser. Un bras, une jambe « aimaillantés », c'est-à-dire dans l'état d'une chair frappée à coups de marteau. - (05)
aimandai grandir, se développer, bien venir. Vote petiote aimande bein. L'âbre plantai l'année passée ai joliment aimandai. - (10)
aimande. Amende. - (01)
aimander : grossir, prendre du poids, profiter. Un bon viau ! O l'aimande ben : un bon veau ! Il profite bien. - (22)
aimartoiller, v. a. ecraser, piler, assommer. « Martoiller » est pour marteler - (05)
aime, esprit, cœur, courage. - (03)
aimendaule, adj. qui amende, qui améliore, qui fait grandir, croître, se développer. Un temps de chaleur et d'humidité est « aimendaule » pour la végétation. - (05)
aimendeman, s. m. amendement, croissance, développement, engraissement, amélioration. - (05)
aimender : amender, grossir . - (20)
aimender, v. n. amender, croître, grandir, se développer, engraisser. Un enfant qui grandit, un bœuf qui engraisse, un arbre qui grossit, une herbe qui pousse, « aimendent. » - (05)
aimenitié, s. m. bénitier. - (05)
aimer de beu. : Fiel de bœuf ou partie amère du foie de l'animal (ms Del.), du latin amarum. - (04)
aimer, s. m. amer, fiel, humeur qui est renfermée dans une vésicule chez les bœufs et autres animaux. - (05)
aimeron : camomille sauvage, plante. - (22)
aimi : ami . - (20)
aimi, ami. - (03)
aimi, s. m. ami. On appuie sur la première syllabe comme si elle était précédée d'une h aspirée : « mon haimi. » - (05)
aimie. Amie, amies. - (01)
aimignôder, v. a. flatter, câliner quelqu'un. - (05)
aimije, s. f. fil de chanvre qu'on ajoute au besoin dans le tissage. - (05)
Aimin. Ami, amis. Mnaimin, mon ami… - (01)
aimioti (s'), v. réfl. devenir muet. (Voir miot.) - (05)
aimiquiaule, adj. amical, porté à l'amitié, disposé à aimer, sociable: «ç'ô eun bon garçon, bin aimiquiaule. » - (05)
aimiquié, s. f. amitié. - (05)
aim'ner : amener . - (20)
aim'ner, aimouner. v. a. Amener. Fait à l'indicatif j'aimeune ou j'aimoune, formes qui s'appliquent à tous les temps dérivés de celui-là. Aimeune-nous donc ta femme, pour nous la far voir. Quant aux autres temps, ils se forment sur l'infinitif : j'aim'nai, j'ai aim'né. J'y eux ai aim’né une voiture de bois. - (06)
aimoiller, ll mouillés, v. n. mouiller. se dit des femelles d'animaux et principalement des vaches lorsque le lait commence à paraître. - (05)
aimoincher, v. a. emmancher, mettre un manche, (voir moinche.) - (05)
aimoizeter, v. a. gâcher, galvauder, détériorer, diminuer la valeur de quelque chose par insouciance ou maladresse. - (05)
aimon, s. m. amont, le haut, par opposition avec aval, le bas. - (05)
aimont : amont, haut. - (20)
aimôr, s. m. amour. Ce mot éternellement jeune, n'apparaît que très rarement dans notre patois… - (05)
aimor. Amour, amours. - (01)
aimorôte. Amourette, amourettes. Que d'’aimorôte ! au quatorzième Noël, signifie que de caresses amoureuses ! - (01)
aimouèdier : amodier (louer) . - (20)
aimouègner : amener . - (20)
aimougner, v. a. amener, mener vers… - (05)
aimugeai (s') : s'amuser. O s'aimugeot : il s'amusait. - (22)
aimunition. s. f. munition de guerre ou de chasse, plomb, poudre, etc. - (05)
aimusar, s. m. flâneur, celui qui perd son temps à des choses inutiles. - (05)
ain, aine. s. num. un, une. Le féminin est souvent nasalisé en aigne. - (05)
ain. Ayez. N’ain pô de ran, n'ayez peur de rien. - (01)
ainche. s. f. hanche. — « aince » - (05)
aindai : aider, se donner un coup de main. O mé ben aindé : il m'a bien aidé. Les amis venont vous ainder : les amis viennent vous aider. - (22)
ainder, hinder. p. a. Aider. Vienras-tu nous hinder? Oui, si j'ai le temps. - (06)
aindier : aider . - (20)
aine, âne. - (03)
aineai, s. m. anneau, bague. - (05)
ainge. Ange, anges. A Dijon, anvié un Ainge, envoyer un ange, c'est envoyer an Sergent… - (01)
aingne. Dans l'Avallonnais et toutes les communes des cantons de Coulanges-sur-Yonne et de Vermenton, finale des mots terminés par ain. Maingne, paingne, parraingne, demaingne, étaingne. - (06)
aingne. s. f. Aine Du latin inguen. - (06)
ainicrôche. : Obstacle imprévu. - (04)
ainiée : poule qui garde le nid (adjectif). - (22)
ainille. : Agneau (latin agnellus). - (04)
ainique, adj. unique, seul. - (05)
ainité, s. f. unité. - (05)
ain-mer (s'), v. pr , se plaire : « J' m'ainme ben iqui ; y é plasant ». - (08)
ain-mer, aimer. - (13)
ain-mer, v, tr., aimer. Dans plusieurs de nos mots, à ai français correspond ain. - (08)
ainne une. Vo m'é demandai des corges ; demain i vos en envirai déji ainne. - (10)
ainné, adj. aîné, le premier né d'une famille : « ç'ô l'ain-né de nos p'tiots ». - (05)
ainnoma ! Interjection pour exprimer le doute, l'incertitude : vraiment ! Allons donc ! Vous plaisantez ! - (05)
ainombrer, v. a. compter, dénombrer. - (05)
ains (que v's), que vous ayez. - (08)
aint, ains temps du verbe avoir. En faut qu'al aint tot pliain de cœur.Que vos n'ains pas pô ! - (10)
aintre ou eintre : Jante. « Les aintres de la rôe (roue) ». - (11)
ainuïan, ante, adj. contrariant, taquin. - (05)
aipaicher, v. a. apaiser, calmer, adoucir. - (05)
aipâillai apaiser, calmer.Aquemance ai s'aipâillai. Le vent s'épâille in pechot. - (10)
aipairoiller (s'), v. réfl. se mettre à l'aise, s'étendre, se détirer. - (05)
aiparceu, part, passé. aperçu, entrevu - (05)
aipauri, v. n. appauvrir, devenir pauvre. Nous disons « paure » et « poure » pour pauvre, d'où les verbes « apaurir, apourir. » - (05)
aipercevouère : apercevoir . - (20)
aipetioti. v. a. rendre plus petit, plus mince, plus pointu. - (05)
aipeuïot, s. m. appui, soutien. - (05)
aipeurai apurer, faire sortir l'eau d'un linge ou de tout autre objet pour commencer à le sécher. Etendons les draps su le cordais po les fâre aipeurai. - (10)
aipeurchai (s') : pronominal : s'approcher doucement d'un homme ou d'un animal .Ou, employé comme verbe actif ; approcher : aipeurche mouai le sel : approche moi le sel. - (22)
aipeurcher : approcher . - (20)
aipeurcher, v. a. approcher : « aipeurche toué d' lu » - (05)
aipeurçue, s. f. aperçue, vue sommaire d'une chose. - (05)
aipeurer : essorer, égoutter . - (20)
aipeuriander. v. a. appréhender, craindre : « n'aipeuriande pas, va ! » - (05)
aipeurnant, aipeurno, aipeurneussaint divers temps du verbe apprendre. I me raipeule qu'ai l'écôle i n'aipeurnâ pas mô. - (10)
aipiéter, v. n. avancer beaucoup en marchant, marcher très vite. - (05)
aiplaini, v. a. aplanir, mettre de niveau, rendre plan. - (05)
aip'ler : appeler . - (20)
aiplomb, s. m. aplomb. « d'aiplomb » s'emploie quelque fois pour exprimer l'intensité d'un effet produit : « l’soûlai chauffe d'aiplomb. » - (05)
aipoigne, loc. adv. a peine, avec peine. - (05)
aipoincer. v. a. Epandre, éparpiller. - (06)
aipoirner, v. a. agacer, picoter, provoquer par des taquineries. - (05)
aipoli, v. a. polir, rendre uni, lisse. - (05)
aiponde : relier, réunir, abouter . - (20)
aipondre. v. a. rejoindre, joindre ensemble. S’emploie activement pour exprimer l'idée de réunion à une personne qui est en route. Cette femme était fort loin, mais je l'ai « aipondue » ou « r'joindue. » - (05)
aipôte, s. m. apôtre : « ain boun aipôte », un hypocrite. - (05)
aipouli (s') v. réfl. se dit du ciel lorsqu'il prend une teinte uniforme. le temps « s'aipoulit » à l'époque des grandes pluies d'automne. - (05)
aipourter : apporter . - (20)
aippeau. s. m. appeau, espèce de sifflet dont on se sert pour imiter le cri des oiseaux et les attirer au piège. - (05)
aippor, s. m. apport, assemblée qui se réunit chaque année à jour fixe, marché, foire. - (05)
aipport : fête patronale. - (22)
aipposer. v. a. opposer : « i m'aippose ai ç'iai » — aipposer (s'), v. réfl. s'opposer. - (05)
aippreuve, s. f. preuve. Il a vendu ses bœufs, et pour « aippreuve », il a reçu des arrhes. - (05)
aipré : après. - (22)
aipré. Après. - (01)
aiprée : après . - (20)
aiprenre, aiprenraint, aiprenrons divers temps du verbe apprendre. En fau fâre aiprenre in bon métier ai vot petiot. – Cequi lio-z-aiprenrai ai éte pu rasonabe. - (10)
aipreucher : approcher . - (20)
aipris instruit, élevé. Ces gairçons lai sont ben aipris. Voiqui ine enfant ben aiprise. - (10)
aipropi : nettoyer . - (20)
aipropri, v. a. nettoyer, tenir propre. - (05)
aiprôter : apprêter . - (20)
aiprôter, v. a. apprêter, préparer, disposer. - (05)
aiprousse empressement extraordinaire indiquant de la frayeur ou de la grande impatience. A son venus d'ine aiprousse qu'en se demande quoi qu'airivo don ! Ça ben de l'aiprousse po ran. - (10)
aiquabeuch'nè, aiquabeus'nè : affalé . - (20)
aiquabeus'née : courbée (par la vieillesse) . - (20)
aiquand : avec . - (20)
aiquand qu' …? : quand …? . - (20)
aiquant, quand : avec. Ol 'éto d'aiquant li : il était avec lui. Faut ailler aiquant les autres : il faut aller avec les autres. Faut lai quand les autres. - (22)
aiquelé : accroupi. (pour se dissimuler ou pour un besoin pressant). O s'o aiquelé : il s'est accroupi. - (22)
aiqueler (s') : accroupir (s') . - (20)
aiquemaudai accommoder, assaisonner. – Note fonne aiquemaude ben le maigre. Les ovrai an trouvai les treuffes ben aiquemaudées. - (10)
aiquemôder. v. a. accommoder, préparer, satisfaire. « aiquemôder » un mets, l'accommoder, le préparer ; « aiquemôder » un chaland, se mettre d'accord avec lui. - (05)
aiqueni, e, part. passé d'un verbe « aiquenir » inusité à l'infinitif. Emacié, celui qui est très amaigri. - (05)
aiquéter, v. a. faire une acquisition, acquérir, acheter, gagner, ramasser : « ol é aiqueté ain bon beutingn' », il a ramassé un bon bien. - (05)
aiqueuillon : arbuste : houx. Un bouquet d'aiqueuillon : un bouquet de houx. - (22)
aiqueulè : accroupi (e). - (20)
aiqueur : noisetier . - (20)
aiqueurboté, ée, adj. accroupi, assis sur les talons. « aiqueurboté » semble une corruption de à-cul-bouté, mis à cul. - (05)
aiqueurni, e, adj. maigre, rachitique. - (05)
aiquit, s. m. acquit, reçu, quittance. - (05)
aiquiter, v. a. acquitter, rendre quitte : « a n'me doué pu ran, al ô aiquité », il ne me doit plus rien, il est quitte. - (05)
aiquouer : attacher un cheval à la queue du précédent . - (20)
aiquouobi : accroupi pour se cacher. - (22)
air : vent . - (20)
airâgnai exciter surtout par la parole, les bêtes de trait à avancer, à tirer. Les chevaux ne tirant pas airâgne les don fort. Te vâ, toi, airâgnai les bétes. - (10)
airâgnai : encourager, stimuler de la voix ou de l'aiguillon. - (22)
airâgner (forte altération de railler). v. a. Exciter, taquiner par des railleries. - (06)
airagner (verbe) : exciter de la voie les animaux au travail : le cheval attelé ou les bœufs sous le joug. - (18)
airâgner : encourager, stimuler avec un bâton, accélérer, filer, activer . - (20)
airâgner, v. a. exciter, stimuler de la voix, de l’aiguillon, harceler : « allon, viâ, airâgné le bœu ! » allons, vite, excitez, piquez les bœufs ! - (05)
airai. Aurai. Je n’airai qu’ai jüé, je n’auraî qu’à jouer. - (01)
airai. : Héritier (du latin hoeres). - (04)
airaibie. Arabie. - (01)
airaignan, ante, part. prés. hargneux, taquin, querelleur. - (05)
airaigniant. : (Dial. et pat.), honnête, civil, retenu, rangé: ène dame ben airaignante. (M Del.) - (04)
airaignîe : araignée. (28)
airaignie : l'araignée. - (19)
airain, airant temps du verbe avoir. Si al an bon temps âl airant aito ben chaud. I airrin besoin de plieue. - (10)
airâler, v. a. écorcher, enlever la peau, déchirer. - (05)
airaquai : accrocher. O s'o airaquai dans un fil de fer : il s'est accroché dans un fil de fer. - (22)
airâser, v. a. mettre de niveau : « airâser » un mur, un trou en remplissant le vide. - (05)
airbeuillai, r'beuillai : fouiller. Les couechots, les sanlliers airbeuillent : les cochons, les sangliers, fouillent. - (22)
airbor (l') au rebours, à l'envers, le contraire. Ile ai mis ses chausse ai l'airbor. I â ai l'airbor de ce qu'an feillot. - (10)
airbouécer ou, mieux, erbouécer. v. a. Reboucher. - (06)
aircandier : grugeur, personne malhonnête, roublard, voleur . - (20)
airdouèze : ardoise . - (20)
airdounance, s. f. ordonnance. - (05)
airdouner, v. a. ordonner. - (05)
aire : aigre . - (20)
aire, airou âpre, raide au toucher se dit aussi du temps. I ne veut pas de ce drap qui, âl â tro aire. Frotte ton ailemette su quique chouse in pecho aire. En ne fait dière bon ; ça in temps airou. - (10)
airé. Aurez. Vos airé, vous aurez ; el airé, il aura ; tu airé, tu auras. - (01)
airée : Aire, sol de la grange sur lequel on battait au fléau. On dit aussi « pliéche de grange ». L'aire à l'extérieur de la grange est le « su ». - (11)
airéeter : arrêter . - (20)
aireille (nom masculin) : versoir de la charrue. - (18)
aireille, airelle, s. f. Oreille. - (06)
aireille, s. f. oreille. « aiheille », par la chute de l'r : « i é mau ez aireilles. » - (05)
aireilles : oreilles. - (22)
aireillon, s. m. oreillon, anneau, agrafe de fer qui fixe l'anse d'un seau, d'une chaudière, d'une marmite, etc. : les deux « aireillons » d'un vase... par assimilation avec les oreilles. Nous disons aussi les « aireilles » pour les ouïes d'un poisson. - (05)
airein. J’airein, nous aurions ; vos airein, vous auriez ; el airein, ils auraient ; airein-je ? aurions-nous ? - (01)
airer, v. tr., aérer : « Faut airer c'te chambre ; aile sent l’renfarmé ». - (08)
airer. : (Dial. et pat.), se fâcher, se courroucer. Dérivation du latin irasci. Airigô, en patois, signifie chicane. - (04)
airétau, s. m. obstacle qui arrête, barrière, palissade, fossé, etc. : il a mis un « airétau » dans son champ pour qu’on n'y passe pas. - (05)
airgardai : regarder. - (22)
airgent, s. m. argent : « i n' l' fré ne por or ne por airgent. » - (05)
airgentaule, adj. argenteux, celui ou celle qui a de l'argent, qui a la poche bien garnie : ces gens-là sont « airgentaules. » - (05)
airgenter, v. a. convertir en argent une valeur en nature : vous me devez douze poulets, « airgentons-les ». C’est-à-dire donnez-m’en le prix en argent. - (05)
airgnie, s. f. araignée et toile d'araignée, sync. De « araignie » « ailgnie. » - (05)
airgognai, airgogné passer son temps à des choses inutiles ou mal conduites un homme qui chicane pour des riens. A ne fait qu'airgognai.En ne peu pas contai su lu, ç'à in airgogné. - (10)
airgot : griffe, ongle . - (20)
airguignai contrarier, provoquer au mécontentement par des agacements quelconques. – Al airguigne continuellement ses camarades. Veux tu ben ne pas airguignai le chien ? - (10)
airie, couche de gerbes dans l'aire. - (03)
airie, s. f. airée, ce qui est sur l'aire de la grange au moment du battage, la quantité de gerbes qu'on va battre au fléau. « aihie. » - (05)
airie. Couche de blé ou d'autres céréales étendues dans une grange, de area, aire. - (02)
airiotte, s. f. petite ruelle, chemin, sentier étroit entre deux haies, ou deux murailles : « a vô fau sigre l'airiotte », suivez le sentier. - (05)
airivai dans le sens français d'arriver, mais particulièrement se dit d'un mets quelconque que l'on assaisonne. -Voiqui in bout de moton ben airivai ! I n'eûmes pas les nentilles, ma airivées qu'ment çequi â son ben bonnes. - (10)
airiver : arriver . - (20)
airmale lâme de couteau, ou mieux, vieille lâme séparée du manche. On dit en proverbe de quelqu'un qui n'a pas fait une affaire avantageuse : Al é choingé son coutais conte un airmale. - (10)
airmale : mauvais couteau. Tu parles d'un airmale : tu parles d'un mauvais couteau. - (22)
airmana, s. m. almanach. - (05)
airmonâalmanach. I ne veut pâ d'in airmonâ qui ne marque pas les foires. - (10)
airmouère : armoire . - (20)
airné : fatigué, éreinté (voir aussi eurné). - (22)
airnouâ – harnais ; tout ce qui sert à l'attelage des bêtes. Airnouaiche voué les chevaux. - (10)
airo. Aurais, aurait. - (01)
airôde, airôte : arête . - (20)
airôde, s. f. arête de poisson, dard, épine, piquant. Environs d'Avallon. - (05)
airoicher, v. a. arracher, extraire. - (05)
airon. Aurons, auront. - (01)
airondelle, s. f. hirondelle. — « arondelle. » - (05)
airôsoue : arroseur . - (20)
airotaien parlant des voitures qui sont arrêtées par les difficultés du chemin. Les chevaux airotans ai to manman. Le père Martenot ai airotai vé le Cordon. (V. Enrotai). - (10)
airou : andain de foin avant la mise en tas ou en botte. On metto le foin en airou : on mettait le foin en andain. - (22)
airouai tout ce qui sert à assaisonner les aliments : graisse, huile, beurre, poivre, etc.. - (10)
airouai : assaisonner ou assaisonnement. - (22)
airouaicher : arracher . - (20)
airouaichoû d'dents : dentiste . - (20)
airouè : matière grasse pour la cuisson . - (20)
airouè : saindoux, huile ou autre matière grasse pour la cuisson. - (22)
airouet. s. m. Roux, sauce. - (06)
airougi, v. a. rougir, rendre rouge. Le vent de solaire « airougit « les sarrasins. - (05)
airouinger : arranger . - (20)
airous : plusieurs andains rapprochés pour créer les condition favorables facilitant l'enlèvement ou la mise en tas du foin. - (22)
airouser, v. a. arroser, irriguer. - (05)
airpion : pied . - (20)
airquer : marcher . - (20)
airraichai : arracher. Airracher ses treuffes ou ses biottes : arracher ses pommes de terre ou ses betteraves. - (22)
airrapai (s') : Se dépêcher, être actif au travail . Ol o ben airrapé : il est bien actif au travail. - (22)
airrètai : arrêter. - (22)
airrhes, s. f. plur. arrhes, gage. - (05)
airrivaige, s. m. arrivage, à peu près synonyme de « arroi. ». L’arrivage désigne toutes les denrées qui servent à accommoder les mets, le beurre, la graisse, l'huile, le lard, le sel, etc. - (05)
airroy. : Culture, ajustement, parure (M Del.). Or, de l'idée matérielle de culture (arare en latin), on est venu à l'idée morale qui s'y rapporte. Etre en grant airroy signifie être en bel ajustement ; être en desairroy renferme l'image opposée. - (04)
airsaige. : Hachis de viande. (A. P.) - (04)
airsouille : arsouille . - (20)
airtelé, part. pass. altéré : un homme « airtelé d'gaingner », celui qui a soif de bénéfice. - (05)
airter : arrêter . - (20)
airter, v. a. arrêter, saisir. - (05)
airtoillon insecte qui ronge les étoffes. (V. Cot) - (10)
airtot : orteil . - (20)
aisaumée, s. f. etendue de terre qu'un homme couvre de grains à chaque fois qu'il traverse un terrain en projetant la semence. Bande de terre en général. Mesure de superficie. — « aichaumée. » - (05)
aisceai, s. m. hachette à l'usage des sabotiers. - (05)
aiscouer : secouer . - (20)
aiseman. ( Dial. et pat. ) , vase, ustensile, écuelle. - (04)
aisement, âsement, ustensile de ménage, casserole, pot. - (14)
aisement. Vaisselle, bas latin aisamentum. - (02)
aisements, pièces de vaisselle, ustensile. - (03)
aisements, s. m., vaisselle, ustensiles de cuisine, de ménage : « R'laver les aisements ». - (08)
aisements. s. m. pl. Meubles, vaisselle, ustensiles divers, qui rendent service dans un ménage, qui contribuent au bienêtre et font qu'on est bien aise. - (06)
aises (les), s. m., les êtres d'un appartements : « Ol ira ben vous q'ri l'afaire ; ô sait tous les aises de la maïon ». - (08)
aisié : facile. - (27)
aisié, aisière. s. f. Raie pour l'écoulement des eaux dans un champ ensemencé ; petite rigole d'assainissement. - (06)
Aïss ! : A droite !. Ordre de conduite des bœufs sous le joug. Peut-être ordre au bœuf de droite pour tourner à gauche ? (28)
aiss’ter (s’) : asseoir (s’). On dit aussi : « se s’ter ». Ex : « Set’te don » : assieds toi donc. (28)
aissaivouâ, v. a. savoir, connaître, informer : « a mé fé aissaivouâ qu'avinrô », il m'a fait savoir qu'il viendrait. - (05)
aissas : relief du repas, débris de n'importe quoi… - (22)
aissé. Assez. - (01)
aisseau : herminette (sabotier) . - (20)
aisselée, s. f., ce que le bras peut embrasser en se recourbant sous l'aisselle : « Eùne aisselée de foin, de paille, etc. » - (08)
aisselle, s. f., étagère où la batterie de cuisine, les plats et les couverts sont placés et tenus par des entailles. - (08)
aissembler : assembler, préparer à donner son lait (vache) . - (20)
aissèmer : comprendre . - (20)
aisseter, v. tr., asseoir ; « Eh ! l’vieux pâre, aiss'tez-vous proche du feu ». - (08)
aisseurance, s. f. assurance, sûreté, sécurité. - (05)
aisseurer, v. a. assurer. - (05)
aissi. s. m. Essieu. (Ligny-le-Châtel.) - (06)
aissi. : (M Del.), essieu de voiture. - (04)
aissiâ ou assiô si oui. Vos n'é don pas fait ce qui vos aivâ dit ?... Aissiâ. - (10)
aissiau : petit outil du sabotier, herminette. - (22)
aissiaules : bardeau. I, p. 21-1 - (12)
aissiéger, v. a. asseoir, en parlant des choses, mettre d'aplomb. On « aissiége » les fondations d'un mur, une roche, un bloc. - (05)
aissiô, particule d'affirmation. Oui, assurément. - (05)
aissis. s. m. Petit ais, bardeau, planchette pour couvrir les toits. Diminutif de ais. - (06)
aissorder, v. a. assourdir : « a m'é aissordé aivou sai meusiqhie. » - (05)
aissoubi (s'), v. réfl. s'assoupir, s'endormir. - (05)
aissouèfè : assoiffé . - (20)
aissouété, adj. celui qui a soif, qui est très altéré. - (05)
aissoumasser, essoumasser. v. a. et n. Retrancher les talles, les branches, les membres inutiles d'un cep de vigne. - (06)
aissoumat, essoumat. s. m. Membre d'un cep de vigne qui n'a pas de fruits et qu'on doit retrancher. - (06)
aissoumer, v. a. assommer, frapper avec violence. - (05)
aissouriller, v. a. rendre sourd, assourdir. - (05)
ais'tè : assis . - (20)
ais'ter (s') : asseoir (s') . - (20)
ais'teure : maintenant . - (20)
aisteure, loc. adv. a présent, à cette heure ; « i seu dijeuné aisteure », je viens de déjeuner. En plusieurs lieux on ne prononce pas la dernière syllabe. - (05)
aitaiche, s. f. attache, lien, épingle, agrafe, cordon, ruban et en général tout ce qui sert à attacher quelque chose. - (05)
aitainer, v. a. fatiguer, ennuyer, taquiner, importuner, dégoûter : « laiché moue, vo m'aitainés », laissez-moi, vous me fatiguez ! « i seu aitainé de ç'lai », je suis ennuyé de cela. - (05)
aitaingnai ennuyer, embêter. – Que ces petiots lai m'aitaingnent don d'aivos los cris. Si vos saivain combein cé m'aitaingne ! - (10)
aitain'ner : lasser, fatiguer, énerver . - (20)
aitaiquer, v. a. attaquer, harceler. - (05)
aitairi, v. a. tarir, dessécher, mettre à sec : « mon poué ô aitairi », mon puits est à sec. N’est usité qu'en parlant d'un réservoir naturel. - (05)
aitaner, casser les oreilles en faisant un grand bruit. - (14)
aitaulai (S') s'attabler, se mettre à table. I nos son aitaulai in quart d'heure. Quant à son aitaulai, an ne peu pu les aivouair. - (10)
aitefice, s. m. engrais, fumier, amendement quelconque. - (05)
aitefier, v. a. fumer, mettre un engrais en terre ; améliorer, amender le sol et, en général, tout ce que l'on possède. On dit d'un homme laborieux et soigneux qu'il « aitefie » ses propriétés. - (05)
aitentiouneu, euse, adj. attentionné, qui a des attentions, des égards, des prévenances pour quelqu'un : « çô eune gentite fonne, bin aitentiouneuse. » - (05)
aiteujer, v. a. tisonner, remuer les tisons : « aiteujé l'feu », tisonnez le feu. - (05)
ai-t-i !vous plait-il ? que dites-vous ? Tontine, apportez-moi mon livre… Ai-t-i not mossieu ? - (10)
aitifer, v. a. attifer, parer avec prétention et mauvais goût. - (05)
aitiger : exagérer . - (20)
aitiger, aitiver. v a. Attiser. Le premier de ces mots, altération évidente d'attiser, est employé dans son sens propre le second, altération non moins évidente d'activer, s'emploie comme synonyme ou, plutôt, comme analogue, puisque pour activer le feu, il faut nécessairement l'attiser. Dans certains endroits, on dit atlier. - (06)
aito aussi, de même. – Moi aito i irai li parlai. Ah vos voiqui aito, vo ? - (10)
aitolai, aitolée – atteler des bêtes de trait ; le temps que les bêtes sont attelées pour un ouvrage. Vos aitoleras les chevaux vé les neives heures. En prend trente so por ine aitolée de charrue. - (10)
aitolée, s. f. attelée, la durée d'un travail d'attelage pour les bœufs ou les chevaux ; espace de temps où les animaux de trait sont attelés. - (05)
aitoleman, s. m. appareil d'attelage, et non pas comme en français action d'atteler. - (05)
aitoler, v. a. atteler, mettre les animaux de trait sous le joug ou sous le harnais. - (05)
aitoloure, s. f. cheville de bois ou de fer qui sert à l'attelage des bœufs. - (05)
aitor. A tour, atours. - (01)
aitou : atout . - (20)
aitou : aussi . - (20)
aitou : aussi. T'es content ? moué aitou : tu es content ? moi aussi. - (22)
aitou, adv. aussi, également, pareillement : « al ô airivé aitou », il est arrivé aussi. « aitou » signifie avec : « aitou lu », avec lui. - (05)
aittaichai : attacher. Ol aittaiche pas ses chiens aiquant des saucisses : on n'attache pas ses chiens avec des saucisses. - (22)
aittaicher : attacher . - (20)
aittelouère : pièce d'attelage qui reliait le joug. - (22)
aittolai : atteler, composer un attelage. Fayo aittolai pou partir : il fallait atteler pour partir. - (22)
aittolaige : attelage . - (20)
aittolée : attelée . - (20)
aittolée : attelée. - (16)
aittoler : atteler . - (20)
aittoupir : courir pour empêcher le froid. Faut aittoupir quand o jale : il faut courir quand il gèle. - (22)
aittraipe : attrape . - (20)
aittraiper : attraper . - (20)
aittügai : attiser le feu. - (22)
aittû-yer : attiser (le feu) . - (20)
aituïer, v. a. attiser, tisonner. - (05)
aituser, activer un feu. - (15)
aitûyer attiser. Aituyez don le feu por qu'à ne s'étoinde pa. Al ai renversai sai lampe queman qu'âl l'aituyo. - (10)
aivaicher, v. a. saillir une vache : le taureau blanc a « aivaiché lai beurnotte. » - (05)
aivaint, aivo temps du verbe avoir. En é tirai lai loterie, et peu ile è évu in petiot paroissien. Vos aivaint ben le temps de pairtir. Il aivo raillon. - (10)
aivan, prép. avant ; en avant ; plus loin, hors du lieu où l'on est : « a n'o pâ iqui, al ô aivan », il n'est pas ici, il est parti. - (05)
aivan. Avant, tantôt préposition, tantôt adverbe. C'est aussi le substantif masculin Avent, le temps des quatre dimanches avant Noël ; et comme à Dijon, des hautbois payés exprès ont ordre de jouer pendant ce temps de rue en rue, depuis les neuf heures du soir jusqu’à minuit, le menu peuple appelle ces hautbois les Aivan. Velai, dit-on, les Aivan qui passe, c'est-à-dire : voilà les hautbois de l’Avent qui passent. Les Bourguignons disent aussi, el at aivan, pour il s'en est allé ; ce qui fait croire à de bonnes gens que pour exprimer cela en bon français, il n'y a qu'à dire : il est avant. - (01)
aivan. :El at aivan, il s'en est allé (ms Del.). On disait les ai van de Noël. - (04)
aivançaule, adj. qui donne de l'avance, qui se fait vite. Un travail minutieux n'est pas « aivançaule » - (05)
aivance : avance . - (20)
aivance, s. f. espace de chemin ou de temps franchi avant le moment fixé ; argent libre dont on peut disposer sans délai : « al é d'laivance », il a de l'argent comptant. - (05)
aivancer : avancer . - (20)
aivanci, e, part. pass. d'un verbe « aivancer » inusité. Celui qui a de l'avance, qui est à l'aise. - (05)
aivanpeue (nom masculin) : auvents, volets. - (18)
aivanpleue, s. m. avant-pluie, côté de la pluie, face exposée à l'ouest. — un « aivanpleue », auvent qui abrite une maison. - (05)
aivant parti. En i é ben ine heure qu'âl a aivant. A son to aivant : pu nun dans lai boutique. - (10)
aivant : avant . - (20)
aivant : avant. - (22)
aivanture. Aventure, aventures. - (01)
aivarti, v. a. avertir : « i n'veu pà l'seurprenre, al ô bin aivarti. » - (05)
aivarticheman, s. m. avertissement ; avis donné aux plaideurs de comparaitre devant le juge de paix - (05)
aivaulai. : Avaler (M Del.). - (04)
aivauler, v. a. avaler, faire descendre. - (05)
aivaulou, ouse, adj. avaleur, avaleuse. Celui qui est gourmand : « eun gran aivaulou. » - (05)
aivé. Avez. - (01)
aiveilli, v. n. devenir vieux, vieillir : « al ô bin aiveilli. » - (05)
aivein. J'aivein, nous avions ; vos aivein, vous aviez ; el aivein, ils avaient. - (01)
aivencement : prolongation d'une toiture, auvent. - (22)
aiventrïer (s'), v. réfl. se coucher sur le ventre, se mettre à plat ventre. - (05)
aiveû : avec. - (19)
aiveuc : avec (se dit aussi aiquant ou quant). - (22)
aiveughie, s. et adj. aveugle. Le son de la désinence est très mouillé. « aiveuille » - (05)
aiveughier, v. a. aveugler, éblouir : « l'soulai m'é aiveughié. » — « aiveuiller. » - (05)
aiveughiotte (ai l'), loc. a tâtons, dans l'obscurité. — « aiveuillotte. - (05)
aiveune advienne, arrive, advenir. L'aifâre â faite, aiveune qui vouré ! Quoi qu'an aiveunne, i en airai mon cœur cliair. An ne sa pà ce qui peut aiveni. - (10)
aivi avis dans le sens français. A m'â t-aivi que vos faite ine bêtise. - (10)
aivi. Avis. Ce m’at aivi, ce m'est avis, pour ce me semble. - (01)
aivi. : Ai nos at aivi, nous sommes d'avis que (M Del.). - (04)
aivïer, v. a. aviser, apercevoir : « auchutô qui m'en seu aivïé ; — n'taiville pâ d'fére ç'lai. » - (05)
aiviger, v. a. inventer, imaginer des choses fausses le plus ordinairement. — « aiviger » est une forme d'aviser. - (05)
aivillonnesavelines, noisettes de jardin. – I on ben des aivillonnes ceute année. I ailon encore pliantai des aivillonnés. - (10)
aivindre, v. a. atteindre. - (05)
aivïon. s. f. avis, aperçu, vue rapide d'un objet, ou au figuré d'une idée. - (05)
aivioti, e, adj. amaigri, émacié, miné par la faim ou la misère. Ne s'emploie guère qu'en parlant des animaux. - (05)
aivis : avis . - (20)
aivis, s. m. avis, opinion, sentiment : « c'm'ô aivi », ce m'est avis ; je suis d'avis ; je crois que... - (05)
aivision adresse, invention. Çâ de mon aivision cequi. Le pôre houme, à n'ai guère d'aivision. - (10)
aivives, s. f. plur. avives, glandes derrière la machoire. - (05)
aivo : avait. Ol aivo eu pou : il avait eu peur. Ol aivo été pou. - (22)
aivo ou aivoo. Avais, avait. - (01)
aivô. Avec. Le circonflexe sur l'o final d’aivô, marque une certaine prononciation bourguignonne, qu'il n'y a que les naturels qui puissent attraper. C'est une espèce de diphtongue, dont le son grossier approche de celui que formerait ohu prononcé très vite, comme si c'était un monosyllabe des plus brefs. - (01)
aivô. : Avec, aivô lo, aivô no, avec lui, avec nous. Le dialecte disait avoc (S. B.) . - (04)
aivocar. : Avocat. Je m'an répote és aivocar, disent les paysans. Le patois bourguignon répugne aux finales muettes : c'est pour cela qu'il ajoute la consonne r au mot avocat, ainsi qu'aux mots cié, mié (ciel, miel), qu'il articule cier, mier. - (04)
aivoi de quei. : Être riche. - (04)
aivoi. Avoir. - (01)
aivoigne, s. f. avoine. - (05)
aivoinde atteindre, pouvoir prendre un objet. Çâ tro haut, jaimâ in ne pourai l'aivoinde.I ne peut pâ aivoinde mon bâton. - (10)
aivoinge, aivoingeai avance, avancer, aller vite. Al ai de l'aivoinge su mouai. Al aivoinge to pliain. – Al aivoingeant pas mau. - (10)
aivoinge, s. f. avance. Le dicton du pays est : « quan ai pieu l'dimoinge, lai s'maigne n'ô pâ d’aivoinge », quand il pleut le dimanche, la semaine donnera du retard à l'ouvrage. - (05)
aivoingeaule, adj. qui avance, qui va vite, qui se fait avec promptitude. Un travail « bin aivoingeaule » est celui qui peut s'exécuter avec rapidité. - (05)
aivoinger, v. a. avancer, donner de l'avance. - (05)
aivoirde même sens qu'avoinde peu employé. - (10)
aivolai (d') outre le sens ordinaire d'avaler, cela veut dire descendre, s'enfoncer, se mettre plus bas par exemple dans le lit. Aivole tai don in pecho sô l'aideurdon, t'airez pu chaud. -(10)
aivolai : avaler. J'aivole quand y meuge : J'avale quand je mange. - (22)
aivolée : aval, bas . - (20)
aivoler : avaler . - (20)
aivoler : avaler. - (16)
aivoler, v. a. abattre, courber en bas, couher. - (05)
aivolte (nom féminin) : averse violente qui ravine les chemins. - (18)
aivolte, s. f. grosse averse qui entraîne les terres, qui ravine : les « aivoltes » ont couru dans les chemins. - (05)
aivon. J'aivon, nous avons. - (01)
aivortée: avortée (en parlant d'une vache). - (22)
aivorter : avorter . - (20)
aivou (et par euphémie d') avec, en même temps. En s'en ailant âl an emportai lai chairpaingne aivou lai piaiche. Vein don d'aivou mouai cherché de lai luzerne. - (10)
aivou : avec . - (20)
aivou : voir danvec - (12)
aivou, prép. conjonct. Avec : « al ô v'ni aivou ou daivou nô », il est venu avec nous. - (05)
aivouâ, v. aux. avoir. - (05)
aivoucai, s. m. avocat : «eun boun aivoucai. » - (05)
aivoucaisserie, s. f. avocasserie, parlage à tout propos et sans fin avec esprit de chicane. - (05)
aivouègne : avoine . - (20)
aivouènée : correction . - (20)
aivouère : avoir . - (20)
aivouère du tintouin : avoir du travail, avoir des soucis . - (20)
aivouère le temps deurè : s'ennuyer . - (20)
aivou'li : avec lui (ou aiveuc li). - (22)
aivri : avril . - (20)
aivri, s. m. avril, le 4e mois de l'année. - (05)
aivûille aveugle. – Mon pôre houme i devainré aivûille i croi.An dit les aivûilles ben aidroits. - (10)
aivûillotte (ai l') à l'aveuglette chercher, faire à tâton, sans y voir. I m'en retorne chez no ai l'aivûillotte. - (10)
aizi, v. a. agir, se mettre en mouvement. - (05)
aizu, s. m. lieu où l'on rouit le chanvre, où on le fait aizer = aiger. - (05)
âjdeu : aujourd'hui . - (20)
ajdeu, a j'd'heu : aujourd'hui. - (16)
ajedeu aujourd'hui. An foré fini cequi âjedeu. - (10)
ajo : Juché. « Les pouleilles sant ajo » les poules sont sur leur perchoir. Au figuré : suspendu : « ma casquette a demoré ajo su eune brainche » : ma casquette est restée suspendue à une branche. - (11)
ajou, adj., perché pour la nuit : « les poulailles a sint ajou. » - (17)
ajoubir (s'). Se mettre à genoux. - (06)
ajoué : Appareillé, en parlant des bœufs ou des vaches de trait. « Ces deux bûs (bœufs) sant bien ajoués ». - (11)
ajouer, dans le sens de aider, très bonne contraction du latin adjuvare. - (07)
ajouer, mettre au joug, appareiller - (03)
ajouper. v. n Percher, en parlant d'un oiseau. - (06)
ajouteure : Morceau d'étoffe que l'on ajoute à une autre étoffe trop courte. - (11)
al – il ou elle. Troisième personne de plusieurs temps des verbes devant une voyelle au singulier et au pluriel pour les deux genres au pluriel seulement pour le féminin. Al aiprend ben ce petiot qui. Al eûmant bein lai gotte les pores vieux, cequi les réchauffe. - (10)
al, pr. pers. m., il : « Al o », il est. - (08)
al, pron. masc. qui désigne la 3ème personne du sing. il : « al ô saivan, al ô p'tiot, al ô saige. » au pluriel « a » pour ils devant une consonne : « a son mailaides » ; et « al » devant une voyelle : « al y feure. » - (05)
alai. Aller. - (01)
alaiton s. m. Jeune animal qui tette encore sa mère. - (06)
alambie : alambic. Installation de distillation mobile. Ex : "L’alambie passe bentout. Vas-tu fée d’la goutte ?" (= bientôt). - (21)
alampiaux. s. m. pl. Chiffons, vieux habits. (Vertilly.) - (06)
alayer. v. a. Elaguer. - (06)
alayeur. s. m. Elagueur. - (06)
albeurdat. s. m. Personne étourdie, sans réflexion. - (06)
alcade : autrefois magistrat espagnol. - (24)
âle, s. f., aile de volaille, - (17)
ale, s. fr., aile : « La p'tiote a cassé l’âle à sa poule ». - (08)
alègre, adj., agréable, avenant. (V. Agueùriâbe). - (08)
alègre, gai, joyeux, dispos. - (03)
alègre. n'a pas le sens de vif, dégagé, de ce vieux mot conservé en français. Il veut dire gai, agréable. - (02)
alein. Allions, alliez, allaient. - (01)
alein-ne, s. f., alêne. - (08)
alelua. Alléluia, cri de réjouissance dont use l’Eglise au temps de Pâques. C'est un mot hébreu qui signifie, louez Dieu. - (01)
alemale ou alamale : Mauvais couteau. « Changi san cutiau cantre eune alemale » équivaut à changer son cheval borgne contre un aveugle. Ancien français, alumelle. (Rabelais). -(11)
alemelle, s. f. lame de couteau. - (05)
alemer : Allumer. « alemar le fû (le feu), alemer sa pipe ». Au figuré, excité par la boisson : « Ol était in p'tiet bout alemé ». Bourguignon, élemai. - (11)
alemette : Allumette. « In paquet d'alemettes chimiques ». Au figuré, mince comme une allumette : « Ol a des chambes (jambes) c'ment des alemettes ». - (11)
alentor du (aux), loc. adv., environ, à peu prês : « Y é ben aux alentor de c' qui ». - (08)
âler : sécher, dessécher . - (20)
aleron, s. m., aile de volaille, servant aux ménagères pour épousseter les meubles. - (08)
aleugette. s. f. Alouette. - (06)
aleuve, s. m. élève, nourrisson. Se dit des animaux, du bétail : Grand Jean fait de bons « aleuves. » On prononce « éleuve » dans le Morvan bourguignon. - (05)
ali. Allai, allas, alla. - (01)
alibourat. s. Petit entonnoir. (Collan.) - (06)
alicher, v. tr., allécher, attirer : « La linaude ! alle voudrot prou alicher mon Piare ». - (08)
alider. v. a. Aider. Se dit sans doute pour aïder, prononciation un peu dure qu'on aura voulu adoucir en introduisant un l entre l'a et l'i. (Maillot.) - (06)
aliger. v. tr,, alléger, décharger partiellement pour rendre plus léger, soulager. - (08)
alingue, allingue. adj. Fluet. (Soucy). Boiste donne Allingue, sorte de pieu, ou plutôt, de perche employée à l'assemblage des trains de bois sur les rivières. Ètre allingue, serait donc être comme une perche. Cette dernière locution, au reste, est fort employée à Auxerre. - (06)
alipiau. s. m. Guenille, oripeau. Voyez alampiaux. - (06)
alire. Allâmes, allâtes, allèrent. - (01)
alirent, 3° pers , allèrent : « Ol éteint m'nus leû dire bonjor ; mâ du cop ô s'en alirent ». - (08)
alirier. s. ni. Alizier. - (06)
Alison. Nom de femme, diminutif d’Alix, qu’on écrirait plus régulièrement Alis, puisque la dernière se prononce comme dans Senlis… - (01)
alissé, ée. adj. Rugueux. Peau alissée, peau rugueuse. De a privât, et lisse, doux, égal, uni, poli. (St-Privé.) - (06)
allâ, v., aller ; lavou qu o l allâ. - (17)
allage. s. m. Action d’aller, d’être en bon train. La moisson, la fenaison est en bon allage. - (06)
alle : Elle. « Alle est allée au bé (lavoir) ». Le pluriel de alle est i « i sant allées au bé » : elles sont allées au lavoir. - (11)
alle, all', a, pr. pers., elle : « Qua c'a qu'âlle a qu’a crie? — Alle a qn'âlle a chu ». Cette phrase bizarre peut avoir besoin d'être traduite. La voici littéralement ; « Quoi c'est qu'elle a, qu'elle crie ? — Elle a qu'elle est tombée ». (Voir A). - (08)
allegrains, s. m., ridelles de charrette. - (08)
allement. s. m. Vaisselle ; la vaisselle courante probablement celle qui va toujours. Du verbe aller. (Bessy). Voyez amman. - (06)
aller (s'en), v. pr., fuir, laisser échapper, en parlant d’un vase, d'un ustensile de cuisine : « Allons, bon ! J'ai métu la sope su l’feù, è pi v'là ma marmite qui s'en va ! ». - (08)
aller aux portes, loc, mendier. Les mendiants vont par les rues, et demandent à chaque porte. - (08)
aller aux,.., loc, partir pour ramasser, pour cueillir certains produits : « Vons-jou aux champignons ? aux sersifis ? » Jou, ici, remplace je. Vons-je, Allons-nous ?... - (08)
aller avec, loc, fréquenter : « Joset va avec la Benoîte ; ben sûr ô va la d'mander ». - (08)
aller : verbe actif, aller. Que l’on conjugue au présent du subjonctif. Ex 1 : Il faut qu’ j’alle. Ex 2 : Faut ben qu’jalle. Ex 3 : pluriel : Qu’j’allons ou qu’j’allint (formulation très orthodoxe). Ex : Lundi en huit, faura qu’j’allint aux Rouesses fée des fagots. - (21)
alleure ou allôle : Allure. « En allant de ç't'alleure o sera bin teut arrivé» On dit aussi « allôle », mais cette forme n'est guère employée que dans cette locution : « Eune mauvâse allôle » un voyage dont on ne revient jamais. « Te revindras, Si je ne revenais pas je farais eune mauvâse allôle ». - (11)
all'mer, all'mant, all'mé, J'alleume, formes diverses du verbe actif allumer. - (06)
allourer : soûler quelqu'un de paroles. - (27)
allumage, allumance. s. f. Incendie. - (06)
alman'na, arman'na : calendrier des postes. Almanach. - (22)
alogne ou aneuille : Noisette. Voir aneuille. - (11)
alognes, avelines, noisettes. - (03)
aloigne, s. f. alêne dont on se sert pour percer le cuir. - (05)
aloisser. v. a. Ecorcer. - (06)
alon-je ? Allons-nous ? - (01)
alotte. s. Jeune paysanne dans l'adolescence. (Villiers-Saint-Benoit). A Marchais-Beton, on dit Annotte ; c'est sans doute le même mot, prononcé différemment : lequel est le bon ? -(06)
alouaige, s. m. louage, location : il cultive un champ qu'il a « d'alouaige » ; il en paie une pistole « d'alouaige » - (05)
aloue s. f., alouette. - (08)
alouer, v. a. louer, prendre en location, amodier. On « aloue » une maison, une ferme, un domestique, etc. - (05)
alouète : Alouette. « O fa c'ment l'alouète o se dedit » : il fait comme l'alouette, il ne tient pas parole. - (11)
alouott. s. f. Synonyme d'anloupiau. Voyez ce mot. (Perrigny-lès-Auxerre). - (06)
alourdir, élourdir, élordir. v. a. Abasourdir, étourdir, rompre, briser la tôle, la cervelle à quelqu'un, en faisant du bruit. - (06)
alourer (verbe) : être lourd, se montrer pénible, insupportable. - (18)
alpette. s. m. et f. Enfant chétif et malingre gamin, gamine. Paraît être une altération du mot arpette. (Percey). - (06)
alpreill'man, adv. pareillement, également. - (05)
alquiller. v. a. Lisser. Alquiller les cheveux. - (06)
alquiner. v. a. Exiger d'un homme ou d'un animal un travail qui dépasse ses forces. - (06)
altauffiers. s. m. pl. Bande d'enfants, de gamins tapageurs, qui taquinent et harcèlent les passants. (Percey). Le mot altoufier, usité à Tronchoy pour désigner un vagabond, doit être, bien certainement, une variante d'altauffier. - (06)
altéhé, part. pass. altéré, qui a soif. - (05)
altiée : pièce en désordre, litière. - (27)
altise. s. f. (Voir Bête noire). - (08)
aluchot : cri fort et aigu. - (26)
aluchot : voix forte et aigus. III, p. 15-4 - (12)
alumement. : (Dial.), éclairement de l'esprit, si l'on peut parler de la sorte, pour définir un mot qui exprime l'action des lumières acquises. - (04)
alunette, s. f. linotte, oiseau de la famille des granivores. - (05)
alunotte, elunotte. S. f. Linotte, oiseau. - (06)
alvin, s. m. bétail d'élève, animaux du premier âge, poulains, jeunes veaux. - (05)
alviner, v. n. aleviner, produire de l'alevin, c’est-à-direle fretin ou menu poisson avec lequel on peuple les étangs. Chez nous les carpes qui alevinent sont appelées pisseuses ou en patois « pichouses. » - (05)
am cherchez divers mots par An, Em, En, etc… - (10)
amadou (sainte), dénomination, qui fait partie d'une loc. facétieuse. Se dit d'une personne présente. Ainsi : « Aile êt iqui en char et en os, tôt c' ment Sainte Amadou ». - (08)
amadou, s. f., large champignon, de nature très résistante, poussant horizontalement sur les vieux troncs de noyers. - (08)
amandelaÿ, s. m., amandier. - (17)
amandre : Amande. « des amandres vardes (vertes) ». Bourguignon, aimandre. - (11)
amandré : Amandier. Amigdalus communis. « Les amandrés sant flieuris ». - (11)
amanghenner (contraction d 'amangéhenner). v. a. Oter l'usage des membres, et plus particulièrement des mains. Mot composé de a augmentatif et de deux mots latins manus gehennare, entraver, enchaîner les mains, les mettre dans la gehenne. (Ferreuse). - (06)
amanvier, v. tr., mettre de côté, amasser du bien. (Mervans). - (08)
amanvir, se procurer, élever. - (03)
amarmeler. v. a. Battre à outrance, briser la figure à quelqu'un, le mettre en marmelade. - (06)
amasser, v. tr., contracter, gagner : Ol a pris frèd ; ôl a amassé du mau ». - (08)
amati : A demi sec, en parlant du foin récemment fauché « Ce foin n'est pas so (sec) ma ol est déjà bien amanti ». - (11)
amaucheter, v. a., gâter, gâcher, perdre, mettre à mal que l'on prononce à mau. - (07)
amaujeter : méduser. - (26)
amauvis : Mauviette. « Ol est allé à la chaiche (chasse) es amauvis ». - (11)
ambadous. adj. des 2 genres. Couché sur le dos. Cette femme porte son enfant ambadous. (Perrigny-lèsAuxerre). Nous croyons cette orthographe de Perrigny défectueuse. Voyez badoue. - (06)
ambia : lien qui relie le joug au timon. - (22)
ambîme, s. m. abîme, endroit profond ou dangereux. - (05)
ambitionnou, ouse, adj. envieux, qui a ledésir d'avoir, le plus souvent aux dépens du prochain. - (05)
amblâ, s. m. tige ou branche de bois tordue en forme d'anneau servant à fixer le joug des bœufs sur le timon d'une voiture. - (05)
amblai. Embler, vieux mot qui signifie dérober. Le bien d'autrui tu n’embleras. Embler vient d’involare. - (01)
amblai. : (Dial. et pat.), dérober - (04)
amblas : pièce pour attelage de bœufs (pour fixer le timon) . - (20)
ambraissan. Embrassant. - (01)
ambrenai ou embrenai. (Infinitif, participe passé et adjectif), couvrir et être couvert d'une substance quelconque. - (04)
ambrenai. Embrené, embrenez, embrener. - (01)
ambreuille ou lambreuille. : Le nombril (M Del.). - (04)
ambruaehé. Fâché de mauvaise humeur… - (01)
ambruai (s'). : Se mettre en train de vitesse (M Del.,) et s' ambrui, verbe appartenant à une double conjugaison. Part. : ambrué ou ambrui, mis en train. (Lac). - (04)
ambruer. Mettre en train vivement, prendre de l'élan. - (02)
ambrui. Mit en train. Il ne se dit qu'avec le pronom personnel. S'ambruï de proché ; se mit en train, en humeur de prêcher. L'infinitif de ce verbe c'est ambruer, formé, ce semble, dz la préposition en et de bruit. Quand les enfants voient que leur sabot, leur toupie ou leur moulinet commence à tourner de bonne sorte, ils disent en bourguignon, que leur trebi, leur fiade, leur melin s’ambruë, c'est-à-dire commence à taire du bruit en tournant, et de là par métaphore s’ambruër, pour se porter à faire quelque chose avec ferveur. Le velai ambrué, le voilà en train. - (01)
ame, s. f., personne, individu : « J' seû été cheù vous ; n'y avot âme qui vive ». - (08)
amelette, s. f. omelette. - (05)
amena, amenau (Paille d'). s. f. Paille d'orge et d'avoine, paille de menus grains, amena et amenau étant une altération de menu. (Villiers-Bonneux). - (06)
amender, grossir, grandir en parlant des enfants, des bêtes, des arbres. - (14)
amender, v. intr., grandir : « Ah! y é vot' petiot ? Dêpeù que j' l’ons vu, ôl a ben amendé ». - (08)
amender, v. n. Grandir, prospérer, s'améliorer. – Employé activement, signifie engraisser, améliorer. Le fumier amende les terres. - (06)
amender, v., se développer, grossir. - (17)
amender. Grandir, ne se dit qu'au propre. - (02)
amendise. : (Dial.), réforme, perfectionnement. Du latin emendatio. - (04)
âmer : Aimer. « Pu je te vois pu je t'ame », nom du myosotis. « Petite Catherinette, veux tu m'amer ? » (vieille chanson). - (11)
amer coum' chicotin : amer. Vraiment très amer. Ex : "Ta salade de pissenlits, al est amére coum'chicotin." (avec un accent aigu... sur amer). - (21)
amerale, s. f. camomille vulgaire. - (05)
ameron. s. m. Etat du vin amer. Ce vin tourne à l'ameron. - (06)
amesouche. adj. Un peu amer. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (06)
amesoute. s. f. Marguerite des champs. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (06)
amesser. v. a. et n. Dire une messe de relevailles. Se faire amesser, se faire dire une messe pour ses relevailles. - (06)
ameulat, s. m. Gagne-petit, rémouleur. - (06)
ameuler, v. a. mettre en meule, en tas, en groupe. - (05)
ameusser (s'), v. réfl. se baisser, se cacher, se tapir. S’emploie quelquefois sans le pronom : « al ô ameussé dan l’crô », il est tapi dans le trou. - (05)
ameuz'lé (adjectif) : couvert de blessures spectaculaires mais sans gravité réelle. - (18)
amialé (adjectif) : écrasé. Se dit notamment d'un gâteau qui manque de consis­tance. - (18)
amiaule. : (Dial. et pat.) Les adjectifs latins terminés en abilis se traduisent dans le dialecte et dans le patois par la terminaison aule : « 0 naissance amiaule as hommes. (S. B., vig. de la Nativ.) - (04)
amibrunchai, ambrunchi et ambrun. : Fâché, d'humeur noire ou rembrunie. -Le dialecte disait embronchiés. - (04)
amicoler : Caresser, cajoler. « T'ame bien te fare amicoler ». - (11)
amicoloux : Caressant en paroles et en actions. - (11)
amignauder, aminauder. v. a. Flatter, caresser. Dans le glossaire de Roquefort, on trouve amignauder, amignoter. - (06)
amigrer. v. a. Epandre, écarter, en parlant du fumier Du latin migrare, emigrare, écarter, éparpiller. - (06)
amijoler, v. tr., cajoler, enjôler : « Alle sait s'y prende, celle-là ! alle vous l’amijôle gentiment ». - (08)
amiotter : émietter. - (27)
amitiaule, adj., qui fait des démonstrations d'amitié. - (07)
amitiaule, amiquiaule. adj. Amical. - (06)
amitiole, affectueux, qui fait des amitiés. - (14)
am'lette : une omelette. - (19)
ammaillôlai. Emmailloter, emmailloté, emmaillotez. - (01)
ammaillôtai. Le même qu’ammaillôlai. - (01)
amman, s. m. Vaisselle qui vient de servir et qui n'est pas encore nettoyée. - (06)
ammi. Emmi, au milieu. Emmi ne se dit plus il y a déjà du temps. - (01)
ammistôflai ou emmitouflé. : (Dial. et pat.), enveloppé, caparaçonné. Ammistôflai de forure. (M Del.) - (04)
amocheter : (prononcer amoch'ter) abîmer mettre en morceaux. Ex : "Arrête-don d'amoch'ter ton pain." - (21)
amogeter : gaspiller. - (27)
amoilli : Donner les signes d'une prochaine délivrance en parlant de vaches prêtes à vêler. Au figuré « La vaiche (vache) amoilli » signifie : la vendange approche. - (11)
amomon, s. m., pomme d'amour, fruit de la morelle, faux piment. C'est exactement le mot grec (aromate de l'Inde). Le nom se donne à l'arbuste et au fruit. Les amoureux s'en offrent des bouquets. - (08)
amonder : gronder. - (27)
amor, s. m., considération, égard : « J'ai fait c' qui po l'amor de li ». - (08)
amoraichi (s') : S'amouracher. « O s'est amoraichi de c 'te dreûlesse (de cette fille) ». - (11)
amoucha. Oiseau de proie, du français émouchet. - (02)
amouchet, émouchet, tiercelet. - (03)
amouder. v. n. Donner son lait en abondance, volontiers, facilement. Se dit des vaches bonnes laitières. - (06)
amouèdiation : location . - (20)
amouilles, glaires de vache en vêlage. - (03)
amouner,v. tr., amener, conduire : « Ol a été genti ; j’amoune mon gar à la fête ». - (08)
amounition, amunition. s. f. Munitions, vivres. Pain d'amounition, pain distribué aux soldats. Du bas latin amonitio, subsistance, suivant Ducange. - (06)
amourciller. v. a. Mettre, diviser en petits morceaux. - (06)
amoureux : voir chvau - (12)
ampereu. Empereur, empereurs. - (01)
amphitryons : hôte chez qui l'on va dîner. - (24)
ampigé, ampeingé et empingé. : Embarrassé d'obstacles matériels. - (04)
ampiges ou empiges : Entraves pour les chevaux. « Mens (mets) les ampiges à tan chevau ». Au figuré on dit d'une jeune femme qui vient d'avoir un enfant : « Alle a troué eune bonne ampige ». Se dit aussi d'une personne peu dégourdie « Y est eune brâve ampige ». - (11)
ampigi : Entraver « San chevau est ampigi ». Au figuré : embarassé, « Etre ampigi en biau chemin » : être arrêté par le moindre obstacle. « Etre ampigi c'ment eune pouleille qu'a troué un cutiau », être dans un grand embarras. - (11)
ampòché. Empêcher, empêché, empêchez… - (01)
ampoixeni. J'empoisonnai , tu empoisonnas , il empoisonna. - (01)
ampotai. Emporter. C'est aussi le participe tant singulier que pluriel. Le Diale l’é ampotai , le Diable l’a emporté ; le Diale les é ampotai , le Diable les a emportés. - (01)
ampoule, s. f. petite rainette qui monte sur les arbres. - (05)
amunition, s. f., munition. Employé seulement dans le sens de fournitures militaires : « Un pain d’amunition ; un fusil d'amunition. - (08)
amusser. v. a. et n. Boucher, détruire les musses ou passages cachés, secrets, pratiqués dans une haie par le gibier ; en général, cacher, couvrir. - (06)
an : On. « An peut to ce qu'an veut » on peut tout ce que l'on veut. Remarque dans le patois de Mancey, « on » se prononce toujours « an », soit seul soit dans le corps d'un mot. - (11)
an ou antil, on, ont. Al an été ai lai charrue. AI ant gros de mérite. V. par en. - (10)
an, terminaison de la 3e personne du pluriel au présent de l'indicatif, au futur, etc. : « a dian, a fian, a mingean », ils disent, ils font, ils mangent. Une partie du Morvan nivernais prononce on : « a dion, a fion, a mingeon. » - (05)
an. Année, années. - (01)
an. En. Quelquefois au, comme an leù, au lieu. Nos anciens ont dit en lieu. - (01)
anan : Espèce de mure, fruit de la ronce rampante. Rubus cassius. - (11)
anas. s. m. pl. Immondices, débris de vaisselle. (Pasilly). - (06)
anaû : virole de la faux. - (20)
ancairner : puer. - (20)
ançan. Encens. - (01)
ancharbouillé, mal à l'aise. - (13)
anchotte, s. f., petit entonnoir de ménage. - (17)
anciens : Les vieux, les aïeux. « Neutés anciens » nos aïeux. Dans le langage forestier, le mot Ancien désigne un baliveau de plus de cent ans. - (11)
ancin que. conjonct. Tandis que, pendant que, à mesure que. « Ancin qu'on moissonnait, on liait. » (Percey). - (06)
anciner, v. a. exciter un chien, le lancer à la poursuite de quelqu'un : le chien s'est « anciné » contre lui. - (05)
anc'lle (anc'ill) : Oncle. « Ol est allé voir san an'clle ». Autrefois les enfants appelaient par respect « man an'clle, ma tante », les grandes personnes avec lesquelles ils n'avaient aucun lien de parenté. « Dis banjo à c't'an 'clle» dis bonjour à ce monsieur. Nota : jadis, les jeunes appelaient souvent oncle et tante, le cousin germain ou la cousine germaine de leur père ou de leur mère. - (11)
ancor. Encore. Le Bourguignon dit aussi ancore, et se conforme à l’ortographe italienne ancora… - (01)
ancre âpre, trop fort. Ce vin qui â tro ancre. Que le frouai â don ancre ajedeu. AI ai in caractère ben ancre. (Pour le toucher V. aire). - (10)
ancre : Acre, acide, mordant « Du lichu treu ancre » de l'eau de lessive trop chargée en potasse. - (11)
ancre, âcre, opiniâtre, tenace. - (03)
ancre, adj. acre, âpre, aigre, violent, ardent. - (05)
ancre, adj. se dit d'un cheval ombrageux et craintif. - (17)
ancre, adj., être ancre, se montrer ardent, tenace, persévérant. A aussi le sens de âcre. - (07)
ancre, adj., tenace, opiniâtre, têtu ; aigre, violent, âpre : « N'y a pas mo-ïen d’li fâre fâre c’qu’on vout ; ôl êt ancre c'ment eùne mule ». - (08)
ancre. Opiniâtre, tenace - (02)
ancreman, adv. avec âpreté, violemment, ardemment - (05)
ancrement : Avec ardeur. « O s'y prend bin ancrement » il s'y met avec bien de l'ardeur. - (11)
ancrement, opiniâtrement. - (03)
ancrené, ée. adj. Qui est ancré profondément et depuis longtemps. Maladie ancrenée, maladie invétérée, qu'on ne peut plus guérir. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
ancreni, adj., recouvert d'une couche de saleté. - (17)
ancreté : Acidité, acreté. « L'ancreté du lichu ». - (11)
anda : andain. Tas de foin en ligne, formé par le faucheur. Du latin : «ambitus » : bord. (28)
andain chenet de feu (outre le sens français de rangée de foin). Ces andains qui ne sont pâ aissez hauts. L'andain du poèle â trop lairge. - (10)
andain : Jonchée de foin qu'un faucheur couche d'un bout à l'autre du pré à chaque passée, et non pas , comme le dit Littré, l'étendue que le faucheur peut faucher en un pas. - (11)
andain : rangée de foin ou de paille déposée sur le sol. - (23)
andain, s. m. chenet, landier. - (05)
andain, s. m., largeur d'une coupe de foin. - (17)
andain. Delmasse donne à ce mot deux significations, celle de grand thcnet de cuisine, et celle, dit-il avec Lamonnoye, de l'espace entre les deux jambes écarquillées (écartées).De ce que l'intervalle entre les grands chenets de cuisine d'autrefois mesure à peu près une enjambée, on les a appelés des andains - (04)
andains (mot masculin) : chenets. - (18)
andaivai, endesver, endever. : (Dial. et pat.), enrager. - (04)
andè : Landier, chenet « Eune pare de vieux andès » une paire de vieux chenets. - (11)
andée, s. f., espace entre les deux pieds d'un faucheur ;  « mener en andée » ; en avançant en ligne droite, entre deux rangs. - (17)
andées (des) – régulièrement, pas mal, de temps en temps Queman que cequi vait métenant ? Mon Dieu, cé vai to des andées. L'ovraige n'â dière aivancé, ma voiqui qu'â va ailai des andées. - (10)
andément. De suite, sans désemparer, directement tiré de l'italien andantemente. Andain, ce que le faucheur abat autour de lui en marchant, de l'italien andare. - (02)
andier, landier, chenet. - (03)
and'lai, adv.de l., au-delà, de l'autre côté, là-bas : « And'lai l'iâ » (de l'autre côté de l'eau). - (08)
andoche (in) un maladroit, un propre à guère surtout par défaut d'intelligence. Ma, ne nos aimeune pas cequi ç'â in vrai andoche. Ote-tai don pôre Andoche que t'é ! - (10)
andoille : Andouille. « Eune andoïlle grillie ». Au figuré : personne à l'air naïf et empêtré. « Quelle andoïlle! ». - (11)
andormî. Endormir, endormi, endormis. - (01)
andouilles (voir Dèpendeux). - (08)
anée : Mesure valant 16 doubles décalitres. - (11)
Aneire. Village nommé Anières à une lieue de Dijon, fameux par ses grottes, et encore plus par son Université, où il se reçoit plus de docteurs qu'en toute autre. - (01)
anemiablement. : (Dial.), hostilement ; adverbe pris au subst. anemi. - (04)
ânes. s. m. pl. Echasses. Marcher sur des ânes. (Saint-Martin-sur-Oreuse). - (06)
aneuilles : Noisettes, fruits du noisetier (Corylus avellana) On dit aussi « aleugnes » de alogne grosse noisette. - (11)
aneut, adv., aujourd'hui. - (08)
aneute, petit tubercule noir qu'on trouve au pied du latyrus tuberosus, plante de la famille des papilionacées, et qui est comestible. - (14)
anfan. Enfant, enfants. Mnanfan, mon enfant. - (01)
anfantaigne. Enfantine, enfantines. - (01)
anfar. Enfer, enfers. - (01)
anfilleron. Enfilerons, enfileront. Les deux ll d’anfilleron se mouillent. - (01)
anfin. Enfin. - (01)
anflicutai. : Engrosser. - (04)
angauche. adj. Qui n'est pas adroit. (Charny, Seignelay). - (06)
angaudre. s. m. et f. Qui est empoté, maladroit, peu agissant. - (06)
angélus. S. m. Parties gélatineuses, tendons, cartilages impropres à l'alimentation, qui se rencontrent dans les viandes, et que les bouchers trouvent moyen de glisser et de faire payer à leurs pratiques. A Joigny, l'angélus et la réjouissance doivent être exclus des fournitures faites aux pauvres pour le compte du Comité de l'Extinction de la mendicité ; un des articles du cahier des charges et conditions imposées à l'adjudicataire de ces fournitures contient même sur ce point une interdiction spéciale. - (06)
anger, v. enger. - (03)
angive, s. m. contrefort de bâtiment. - (05)
angiverne. adj. Maladroit. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
ang'lle : Ongle. « O s'est tapé in cô de martiau su l'ang'lle». Au figuré « Rogni les ang'lles à quéquin » enlever à quelqu'un ses moyens de défense. - (11)
angoulouses : piqûres de serpent. IV, p. 32 - (12)
angover (s'), v., s'irriter la gorge avec un morceau d'aliment ; avec une pomme, en parlant des vaches. - (17)
angraisse. Engraisse, engraissent. - (01)
angüier, angüiller : boîter, ne pas être d'aplomb, bancale. - (25)
anguigne, s. f., femme de peu de ressource, qui ne sait rien dire ni faire, et même quelque peu idiote : « Ta Mariette ? Laisse-me donc. Y ét eùne jolite anguigne ! ». - (08)
anguignonai. : Causer de l'ennui, du désagrément, du guignon. - (04)
anguille de buisson, s. f., serpent. - (08)
anguillé, e, part. prés. d'un verbe « anguiller » inusité à l'actif : une carpe « anguillée » est celle qui prend la forme d'une anguille. - (05)
anichon, s. m., petit âne ; au figuré, enfant qui n'apprend rien. - (08)
anicroche, s. f., obstacle imprévu. - (17)
anjaulure. Engelure, engelures. Plusieurs en Bourgogne, croyant bien parler, disent des égelures. - (01)
anjoluce. s. f. Angélus. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
anliens : maladie qui attaque l'œil du bœuf. - (26)
anligner, v. a. aligner, mettre en ligne. - (05)
anloupiau. s. m. Forme très-fortement dénaturée des mots envelouppiau, enveloppiau, enveloppeau. A Auxerre, à Joigny et presque partout, dans le Département, on appelle anloupiaux, des morceaux de toile servant comme de guêtres, dont les vignerons s'enveloppent les jambes dans les vignes et lorsqu'ils font des ouvrages malpropres, par exemple, lorsqu'ils portent des terres, qu'ils tirent, qu'ils chargent ou répandent du fumier. - (06)
annaige, s. m. bête ovine d'un an qu'on appelle prime dans le langage technique. - (05)
Anne (nom propre) : Anne, Annette. Prononcez : An-ne, An-nette, l'An-ne Marie. - (11)
an'née : année . - (20)
année : Année. Prononcez : an-née « L'année que vint » : année prochaine. - (11)
ânnée : une année c'tânnée : cette année l'ânnée qu'vint : l'an prochain -l'ânnée passée : l'an dernier. - (19)
annemaîn. Ennemi, ennemis. - (01)
annemi, e, adj. ennemi. On prononce an-n'mi. - (05)
anneu, s. m. ennui, langueur, tristesse, chagrin, embarras. On prononce an-neu. - (05)
anneumitié, s. f. inimitié, haine. - (05)
annimau (qu'on prononce han-ni-mau). s. m. Animal. Dans beaucoup de localités, on dit annimal, au pluriel un annimau, des annimals. - (06)
an'nimau : animal . - (20)
annimau : Animal. Prononcez an-nimau. « Chèque (chaque) annimau a san instinct ». Injure : « espace d'annimau ! ». - (11)
annimau, s. m. animal : « l'poure an-nimau ô péri », le pauvre animal est mort. - (05)
an-nimau, s. m., animal : « V'tu ben te côger ! Côge-te donc, fichu an-nimau ! » - (08)
annioussè (s'): s'étouffer, s'étrangler. - (19)
anniové : gorgé d'eau, ce mot s'emploie pour qualifier une terre. - (19)
an-n'mi, s. m. et adj., ennemi. - (08)
an-n'miquié, s. f., inimitié. - (08)
anno, adv. non. Dans le Morvan nivernais «ainn'no » le premier n est une épenthèse d'euphonie. On redouble l'interjection dans la locution « oh qu' ann' nô! » oh que non. - (05)
an-n'O, an-n'A non (style familier). – Vosé é étai fâre lai commission ?... An-n'O., i n'ai pâ aivu le temps (prononcer anne-no). - (10)
annorser (s'), v., s'égosiller en toussant. - (17)
an-nossé, qui a avalé un os. - (13)
annotte. s. f. Jeune fille. - (06)
annuiter (s'), v. pronom. S'attarder à la nuit, rentrer de nuit. Ou dit aussi s'anuiter. - (06)
anoious. : (Dial.), fâcheux, désagréable. –Le substantif anoi, d'où cet adjectif dérive, signifie ennui. - (04)
anosse (nom féminin) : anesse. - (18)
anosse, s. f. anesse. - (05)
anote. Sorte de bulbe que ceux qui croient bien parler nomment arnote, mot que les Bourguignons ont emprunté des Flamands, lorsque les uns et les autres avaient un même souverain… - (01)
anotte : boule de poils chez un animal. - (19)
anpor. Pour, pour le prix, en échange. - (01)
anprès, adv., après, et aussi : près, auprès. - (08)
anprês, prép. près, auprès. - (05)
anquié, e, adj. repu, gorgé, saoulé. « i seu anquié », je suis rassasié à l'excès. - (05)
anraige. Enrage, enrages, enragent. - (01)
anrôte. Engagé dans une ornière, car c'est proprement lorsque la roue d'une voiture est engagée dans une ornière, qu'on dit en bourguignon , qu’on at anrôtai , mot qui semble venir d’inrotare, à moins qu'on n'aime mieux le faire venir de route, parce qu'être enrôtai , c'est être arrêté sur la route par quelque difficulté du chemin ; mais comme alors c'est toujours quelque roue qui est arrêtée, je m'en tiens à la première étymologie. - (01)
anroué. : Enroulé. Du latin in rotatum. - (04)
ansanne. Ensemble. Les plus anciens poètes français disaient ensement, qui a quelque chose de l'italien insiememente. - (01)
anscouai faire verser ou décharger une voiture par derrière. Ne chairgez pâ tant darré, cé anscouro. An fauré anscouai de faiçon ai ne pas embaraisser le chemin. - (10)
anscuiller, renverser un tombereau et son contenu. - (14)
anselé, adj., défraichi, fané. - (17)
anselure, s. f., tache de moisissure. - (17)
ansère : Sorte de bretelle en osier tressée qui soutient la hotte. « Eune ansère d'heutte ». - (11)
ansin que. Dans le temps que. Ainsi que pour lorsque, dans le moment que, a vieilli en français, mais en bourguignon ansin que est très élégant dans cette signification. - (01)
ansin. Ainsi. Nos poêles du règne de Charles FX, écrivaient ainsin, pour éviter dans leurs vers le choc de quelque voyelle… - (01)
ansin. : Ainsi, de même que. Ansin sô ti, ainsi soit-il ; ansin que, lorsque. - (04)
anstain que. conjonct. En même temps que, aussitôt que, au moment que. Ansiain qu'on entre cheux eux, i faut dire bonjour. (Pasilly). - (06)
ant ou an temps du verbe avoir et du verbe être. (V. An). - (10)
antan (de pire qu' ou de peiqu') de plus en plus mal, de pis en pis. I ne sais pâ, ma les aiffâres ailant de pire qu'antan. De pei qu'autan, ça in peu refrain - (10)
antan. L'an passé, du latin ante annum. De là ç’a pei qu'antan, pour dire c'est pis que l’an passé, pis que jamais. Antan est aussi entens, et entend du verbe entendre. - (01)
antan. : Ce mot abrégé du latin ante annum, signifie l'année avant celle où l'on est, c'est-à-dire l'année passée. - (04)
antandan. Entendant. - (01)
antande. Entende, entendent. - (01)
antandé. Entendez. - (01)
antandein. Entendions, entendiez, entendaient. - (01)
antandren. Entendrons, entendront. - (01)
antarrée. Enterrée, enterrées. - (01)
antei. Entier, entières. - (01)
anteire. Entière, entières. - (01)
antodvillai. : Attacher, envelopper, faire un tout de diverses parties ou effets mobiliers. - (04)
Antone. Antoine, nom propre. C'est aussi le singulier des trois personnes du verbe antonai , entonner, au présent de l’indicatif. - (01)
antonerð. Entonnerais, entonnerait. - (01)
antoni. Entonnai, entonnas, entonna. - (01)
antoûnoie. s. f, Sansonnet, oiseau. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
antraille. Entrailles. - (01)
antraipai. : Embarrassé dans un trou, dans une trape. (M Del.) - (04)
antre. J'entre, tu entres, il entre, ils entrent. Cest aussi la préposition entre. Pour antre dans la signification du latin, antrumj ou du grec …., ce n'est pas un mot qui soit employé en bourguignon. - (01)
antres, jantes de roue. - (03)
antri. Entrai, entras, entra. - (01)
antyan, malhabile. - (13)
anvairimai. Envenimer, envenimé, envenimez. Voyez vairin. - (01)
anvairimé. Corrompu. Cette expression est formée du mot patois vérin, qui signifie corruption engendrée par les vers. - (04)
anvec : voir danvec - (12)
anvelôpe. Enveloppe, substantif féminin… - (01)
anvi. Involontairement, contre son gré, malgré soi, avec répugnance. On a écrit en vieux français envis et envi du latin invitus… - (01)
anvi. : Involontairement (du latin invitus). - (04)
anvié. Envoyer, envoyé, envoyez. - (01)
anviot reptile qui se casse facilement, et dont on dit en proverbe : Lai serpent bon onguent, ma l'anviot le cro. C'est l'orvet. - (10)
anvo : voir borgne - (12)
anvô. : Cornet à bouquin, désigné ainsi à cause de la forme de serpent de cet instrument d'église. (Del.) - (04)
anvoin. Opiniâtre, obstiné… - (01)
anvoin. : Obstiné, têtu, opiniâtre. - (04)
aoire. : (Dial.) , accroître, augmenter. – Dérivation du latin attgere. -Le part. passé est avoit (auctns). - (04)
A-oût : Août. « Le mois d’A-oût ». - (11)
apaîcher, apêcher, apancher, apincher. v. a. Epancher, jeter çà et là, éparpiller. Apaîcher, apincher du fumier. Sans doute pour épancher. (Puysaie). - (06)
apâïer, v. a. apaiser, calmer, tranquilliser. - (05)
apaisanter. : Le dialecte employait ce mot, qui est devenu, en français, apaiser - (04)
apan, adv. en bloc, en masse, tout ensemble, sans choix. - (05)
apandre : Atteindre. « Y est treu haut je peux pas y apandre » ; c'est trop haut, je ne peux pas l'atteindre. - (11)
apanteau. S. m. Épouvantail. Du verbe apanter, syncope d'épouvanter. - (06)
apanter. v. a. Faire peur, effrayer, épouvanter. Voyez apanteau. - (06)
aparmenmes. : (Dial.), à l'instant. M. Burgny fait dériver cette locution des mots ad per metipsissimum (tempus). - (04)
aparne. s. f. Épart, traverse qui tient les limons épars. (Sainpuits). - (06)
aparnir. v. n. Éclairer, faire des éclairs. Nous allons avoir de l'orage, il aparnit. - (06)
apatties. s. f. pl. Filasse grossière provenant du pied, de la patte du chanvre. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
apattis. s. m. pl. Empreintes de pas, glissades. De patte. - (06)
apché, ée. adj. Eclos. C'est une altération du mot ébeché, qui se dit de l'œuf becqué, brisé sous l'effort du bec du petit poulet qui vient d'en sortir. - (06)
apcherou abcher : éclore. - (26)
apchieou abchie : nourriture des petits oiseaux. - (26)
apendis : appentis. - (27)
apentisse, appentis. - (13)
apeu, adv., et puis, ensuite. - (17)
apfèces, s. m. pl., latrines en planches au-dessus d'une fosse à purin pailleux (happe-fesses ?). - (17)
apfice, s. m, fumier emmené aux champs. - (17)
apianter, v. a., rendre pointu un morceau de bois ou de fer. - (07)
aplater : aplatir. - (27)
aplater, apléter. v. n. Aller vite; fournir beaucoup. Voyez épléler. - (06)
apléter : travailler vite. - (26)
apliati : Aplatir, tomber à plat. « Je me su-t-apliati su la glièche » : je suis tombé à plat sur la glace. - (11)
apogne : voir épogne - (12)
apoier et appoier. : (Dial. et pat.), appuyer. Du bas latin appodiare. (Duc.). - (04)
apoigne : soir épogne - (12)
apointucher : tailler en pointe, rendre pointu ou, en adjectif : apointuché = pointu. Ex : Si j’veux qu’mon pôô il enterre ben, faut qu’il soué bén’apointuché. (Si je veux que mon poteau entre bien (en terre), il faut…). - (21)
apondre, v. tr., atteindre : « Aide-me donc. Mon bras n’é p’assez long : j’peux pas apondre à la fenêtre ». - (08)
apondre, v. tr., joindre, attacher, allonger : J'ai apondu eun bout à ma ficelle ». (Voir Rapondre et Aponser). - (08)
apondre, v., atteindre de justesse, avec peine. - (17)
apondre. Voir : ràpondre. - (09)
aponse, s. f., allonge d'une étoffe, d'un panneau, etc. : « C'te jupe é trop courte ; aile a besoin d'eùne aponse ». — « Faut mettre eùne aponse au bas d’ta porte ». - (08)
aponser, v. tr., allonger à l'aide d'une pièce, d'un morceau, etc. Montr., apponser. (V. Apondre, Raponser). - (08)
aporiau, apriau. s. m. Ypréau. - (06)
aport, s. m., assemblée, fête de village, où l'on boit, où l'on mange, où l'on danse. Les aports sont, comme les veillées et sur une plus grande échelle encore, des motifs à rapprochements entre garçons et filles, et il est peu de ces fêtes qui n'amènent quelque mariage. - (08)
apostume, v. postume. - (03)
apotager : bien traiter, bien s'occuper de... Ex : "Ce gamin là, il est ben apotagé, t'entends ben !" - (21)
apôtre, s. m., péjoratif, pour parler d'un absent. - (17)
apotre, s. m., usité en accolement à l'adj. bon. Ainsi, dire d'un gas : « Y ét ein boun apôtre », équivaut à dire : c'est un bon garçon. - (08)
apougne : voir épogne - (12)
apoutir, époutir (Br., Chal.,Char.), époutir, époitir, épouter (Y.). Ce mot exprime l'action d'aplatir en écrasant ; racine : aplatir ou épater. - (09)
apparaissance. s. f. Apparence. - (06)
appendis, petit bâtiment adjoint. - (03)
appendu. s. ln. Morceau d'étoffe rapporte et cousu sur le trou d'un vêtement. - (06)
appenter : appréhender. - (27)
appétit ou app'tit : Appétit. « Ol est d'in greux appétit » : c'est un gros mangeur. - (11)
appleyée, attelage de chevaux à une charrue. - (14)
applia (nom commun) : Temps pendant lequel un attelage est au travail (est attelé). « J'ai fais in ban applia s'tu métin ». - (11)
applia (verbe) : Mettre les bœufs sous le joug, les lier ensemble ; on dit aussi d'un cultivateur qui possède un bon attelage : « Ol est bien applia ». - (11)
appliée de charrue, durée d'un labour. - (03)
applier, mettre les bœufs au joug. - (03)
applier. Mettre les bœufs sous le joug. On appelle appliée le labour que peuvent faire deux bœufs sans quitter la charrue. - (02)
appoiger. v. n. Éclabousser, éclater. (Saint-Sauveur). - (06)
appondre, allonger, attacher. - (03)
apponser, allonger avec une pièce. - (03)
apport (nom masculin) : fête de village. - (18)
apport : fête où on louait les ouvriers agricoles (louée). - (26)
appouger (S'), v. pronom. Se poser, se percher, et, certains cas, s'accroupir. Un oiseau s'appouge. Une petite fille s'appouge aussi, quand tournant sur elle-même pour développer l'ampleur de ses jupes, elle se baisse tout d'un coup de manière à leur faire former la cloche. (Puysaie). - (06)
appresser. : (Dial.), comprimer. Du latin vulgaire ad pressare. - (04)
apprêter (s') : S'apprêter, se préparer, s'habiller. « I te faut dan bin du temps pa t'apprôter ? ». - (11)
appreuchi : Approcher. « Si les côtaines en voulant qu'i s'appreuchint » si les côtés en veulent, qu'ils s'approchent. Remarque ironique que l'on fait, lorsqu'en balayant, une ménagère laisse de la poussière dans les coins. - (11)
appriandi : Appronfondir, rendre plus profond. « Ol a fait appriandi san poui (puits) », de « priand », profond en patois. - (11)
approprir, v., nettoyer, rendre propre. - (17)
approsse ou aprousse. : (Dial.), du latin ad proximum, hâte, empressement. - (04)
appuer (verbe) voir chauchi : Appuyer. « Appûe dans pas si feu (fort) ». - (11)
aprentisse, s. f., apprentie, au fig., personne inexpérimentée. - (08)
après : a) Après, en train de. « Alle est après fare sa chausse » elle est en train de tricoter un bas b) Sur, « Y a de la borbe (boue) après ta culotte (sur ta culotte) ». c) A ses trousses, « Les chiens se sant mis après liune (lui) ». d) Dans, « La clé est après la sarreure (serrure) ». - (11)
aprés, adv., le long de, à : « m'a dévoré toutes ses culottes en gravichant aprés les murs vou ben aprés les âbres ». — « T'as lassé la clé aprés la porte ». — « Qu’é c’que t’as donc tôjor aprés moi? » - (08)
après, loc, prép., en train de : « T'vas l’trouver au bouchau du carre ; ôl ét aprés boire ». — En français, ces deux derniers mots signifieraient que le biberon a fini de boire ; chez nous, au contraire, ils disent qu'il est en trainde boire. - (08)
aprousse. Hâte, ardeur, empressement. Aprousse vient de l'ancien mot apresse, dit pour âpreté, et qui se trouve dans Nicot. - (01)
apuceter. v. a. Épuceter, chercher les puces. Au figure, apuceter quelqu'un, lui dire des ventes un peu dures autrement, lui secouer ses puces, suivant le mot usité à Auxerre. - (06)
aquan : voir danvec - (12)
aquand, adv., quand, à quelle époque, surtout pour interroger ; « On t'attend cheù nous ; à quand veindras-tu ? » - (08)
aque, s. f. acte : une « aque » de mariage. Le notaire a fait « l'aque. » - (05)
aqueni, équeni. adj. Qui n'a que la peau et les os, qui est sans force, épuisé, réduit à rien. Du verbe aqueniter, venant lui-même de nihil. Quand les vignerons d’Auxerre sont abattus, extenués par la chaleur, ils disent qu'ils sont équenis. - (06)
aquerciau. s. m. Petit enfant maigre, qui n'a que la peau et les os. (Ferreuse). - (06)
aquerciot : petitmenu maigre (mais pas maladif). Ex : "Eh ! aquerciot" (l'interpellé doit se reconnaître) "C'te gamine, c'est un vrai aquerciot !" - (21)
aquernot. s. m. Coffre, tiroir (Perreuse). Doit être une corruption de créneau. - (06)
aquetouflé (adjectif) : ramassé sur soi-même. - (18)
aqueûbi : rendu niais, abruti, interdit (celt. akoubet : rester interdit). - (16)
aqueudre, v. tr., exciter le bétail à marcher (Mervans). - (08)
aqueudre. Pousser le bétail, participe aqueuillo, du latin aculeus, aiguillon pour activer les bœufs. - (02)
aqueuler (s'), v. pr., s'accroupir, s'asseoir sur ses talons. On prend fréquemment chez nous cette posture familière, pour s'approcher du feu, caresser un enfant, etc. - (08)
aqueuler (s'), v., « poser son cul » sur les talons. - (17)
aqueuler, v. a. accroupir, asseoir très bas sur les genoux ployés. - (05)
aquia: attelage immobilisé. - (22)
aquiapi (adjectif) : brisé, fatigué outre mesure. (Voir acapi). - (18)
âr : Air. « An ne vit pas de l'âr du temps. Quand an craiche en l'âr y vos cheut sur le nez » : quand on crache en l'air, cela vous tombe sur le nez. - (11)
ar, loc. être en ar, être en disposition, en velléité de « al étô en ar d'ailer en viaige », il était disposé à aller en voyage. - (05)
ar, s. f., air « I m' leùve de grand maitin, por aller prend'e la boun âr ». Mais une euphonie naturelle fait dire air si l'on veut parler de « l'air fraîche ». - (08)
ar. Air, dans toutes ses significations. C'est aussi arc, l'un et l'autre tant au pluriel qu'au singulier. - (01)
ar. s. m. Air, dans toutes ses acceptions. « I crache en l'ar pou qu'ça l'i retombe su le bê. » - (06)
aragnée, s. f., araignée. Dans les villes, comme dans les campagnes, on entend couramment employer ce proverbe : Aragnée du maitin, Y é du chagrin ; Aràgnée du soir, Y é d' l'espoir. - (08)
aragner (s'). v. pronom. Se harceler. - (06)
arâgner, v. a. exciter, stimuler les animaux de trait, les bœufs, les vaches. On laboure d'autant plus de terrain en un jour qu'on « arâgne » davantage ses bêtes. - (05)
aragner. Voyez érragner. - (06)
araigne. : Ornement proscrit pour certaines conditions par l'édit somptuaire de 1680 rendu à Dijon. - (04)
araignie : araignée. IV, p. 29 - (12)
araire : Charrue simple, sans avant train (chargeou). « An ne pourrai pas labourer les tarres de Manci d'ave eune araire ». En français, araire est masculin. - (11)
araire, s. f., charrue sans avant-train, à soc triangulaire garni de deux ailes. - (08)
araler : balayer feuilles ou graines d'un revers de main, élaguer.. - (26)
araler : élaguer, abattre. Ex : "Va fallouée qu’jaralint nout’ châgne." - (21)
araler. v. a. Enlever, détacher les raies, émonder, ébrancher. – Se dit aussi en parlant de l'épiderme, et, dans ce cas, il est synonyme d’érafler. J'me suis aralé toute la piau des mains. -(06)
aramer : s'aramer : se prendre dans des branches. III, p. 44-n - (12)
arâmer, v. n. entrer dans les rameaux, dans les branches d'un arbre. On prononce en quelques lieux « airaimer ». - (05)
aramis et alramis. Autorisé par justice. Charte d'affranchissement de la ville de Seurre, 1378. - (04)
arandon. Espace de terrain inculte entre les sillons pour pouvoir retourner la charrue. - (02)
arâpé, part. pass. d'un verbe « araper » inusité à l'infinitif dans ce sens. Avide, ladre, passionné pour ses intérêts. - (05)
arâper (s'), v. réfl. se prendre à... se mettre vivement à... un bon ouvrier « s'arâpe » à son ouvrage; il s'est « arâpé » à sa vigne. - (05)
araper. v. n. et s’araper. v. pronom. S'accrocher, se mettre à l'ouvrage fortement par opposition à déraper, quitter le fond, se décrocher. (Sermizelles). - (06)
araquer, v. a. accrocher. - (05)
araÿ, adv., arriè (fonctionne comme renforcement d'une phrase négative). - (17)
arbe, herbe. - (13)
arbe, s. f., herbe. - (17)
arbelaite. Arbalète. - (01)
arbelète : Jouet d'enfant ayant la forme d'une arbalète. - (11)
arbépin : Aubépine. Mespilus oxyachanta. « Eune boucheure d'arbépin » : une haie d'aubépine. Bourguignon, aibopin. - (11)
arbeuiller (verbe) : fouiller en faisant de grands désordres. (On dit aussi r'beuiller). - (18)
arbeuiller : fouiller. - (26)
arbeuille-vertiot : couteau pointu, fouineur, curieux. - (26)
arbillot. s. m. Ardillon. - (06)
arbiquer (verbe) : qui rebique, qui dépasse, en parlant d'un vêtement mal ajusté. - (18)
arblanchir : se changer s'habiller de vêtements propres. Ex : "Avant d'aller au bourg, té vas tout' même t'arblanchi !" - (21)
arboit : Se dit d'une pioche : si le manche fait un angle trop aigu avec la pioche elle-même, elle arboit trop. Si cet angle est trop obtus, elle n'arboit pas assez « S'te pieuche arboit treu ». - (11)
arbot : Cytise, Cytisnon laburnum. « In fagueut (fagot) d'arbot ». - (11)
arboub (à l’), loc, au rebours. - (08)
arbrousser (verbe) : rebrousser son chemin. - (18)
arc. s. m. Herse, râteau. (Puysaie). A Domecy-sur-le-Vault, on dit acc, dans le même sens. - (06)
arcainge. Archange, archanges. - (01)
arçan : Brin de bois flexible dont on se sert pour faire les paniers. - (11)
arcancié. Arc-en-ciel. - (01)
arcandage. s. m. Mauvais équipage; ouvrage difficile, désagréable, qu'on ne sait par où commencer. - (06)
arcander : bricoler, (arcander quelqu'un : se jouer de lui). - (26)
arcander, v. n. Travailler sans suite et sans ordre à toutes sortes d'ouvrages, suivant le caprice du moment, et quelquefois sans objet ou sans résultat utile ; se donner beaucoup de peine pour rien. - (06)
arcanderie (nom féminin) : comportement ou manœuvre qui est plus ou moins empreint de malhonnête. - (18)
arcanderie : nom donné à ce qui est gênant ou importun. - (26)
arcandié, s. m. coureur de grands chemins, vagabond. - (05)
arcandier (nom masculin) : personne en qui on ne peut avoir confiance, personne malhonnête. - (18)
arcandier (un) : mauvais ouvrier. - (27)
arcandier : vagabond, vaurien, celui qui se fatigue pour ne rien faire, malhonnête. - (26)
arcandier : homme sans profession ou qualification bien définie, touche à tout. - (22)
arcandier. s. m. Celui qui prétend savoir tout faire, qui travaille en effet sans suite à toutes sortes d'ouvrages et ne fait jamais rien de bien. - (06)
arcandies. s. f. pl. Embarras, difficultés ; par allusion, sans doute, à la situation gênée dans laquelle se trouvent souvent les arcandiers. - (06)
arcelet, arcelot. s. Petit cercle de métal mis autour d'un sabot fêlé ou casse pour le consolider. - (06)
arcelier, arceiller, arseiller, s. m. Voyez harcelier. - (06)
arche : herse. On pourrait écrire : harche . (28)
arche : huche à pain. IV, p. 37-8 - (12)
arche : maie. - (27)
arche : coffre à abattant, avec ou sans tiroir au-dessous, servant de garde-manger ou de laitages. Ex : "Argad' don dans l'arche, na encor' ène fercielle dé froumage." - (21)
arché, adj., mal fait, mal exécuté. - (17)
arche, airche. s. f. Coffre, huche au pain, maie. Du latin arca. – Se dit, dans plusieurs localités, pour herse, et quelquefois pour râteau. - (06)
arche, s. f. grand coffre en bois, avec dossier. - (17)
arche, s. f. mait, coffre où l'on pétrit le pain. Le Morvandeau nivernais dit indifféremment mait ou arche, prononcé « airce. » - (05)
arche. : Coffre (latin arca), 1466. - (04)
arche-banc : banc-coffre. - (16)
archelot, s. m., baguette de vigne rabattue et rattachée au « siot » avec une « rôte ». - (17)
archer, v., mal faire son travail. - (17)
archer. v. a. Herser. - (06)
archigner (s') : faire la grimace montrer de la mauvaise humeur rire. (Quand le rire impatiente l'autre). - (21)
archigner (verbe) : rechigner. Montrer les dents. - (18)
archigneute : Ers, ervum gracile Gesse Tuberense. Genre de légumineuse voisine des vesces qui croît dans les blés. - (11)
archlot : armature d'un panier . - (20)
archot : Archet, chassis en arceau que l'on place sur le berceau des enfants (Littré). « Fi d'archot » : fil d'archal. « Archot de pi », long bois que l'on laisse sur le cep en le taillant et dont on enfonce l'extrémité en terre, ce qui forme un arceau. - (11)
arciau. s. m. Herminette; en général, instrument tranchant. Se dit sans doute pour asciau, qu'on trouve dans Jaubert et qui dérive du latin ascia. - (06)
arcier (un) : un frelon. - (27)
arcier : frelon. Appelé aussi Lombard, ou Gourlon-Lombard. - (21)
ar'commencer, v. tr., recommencer. L’a préfixe, qui paraît d'abord singulier dans ce mot, peut s'expliquer bien naturellement. Supposons cette phrase : « C'est mauvais ; c'est à recommencer ». On voit sans difficulté comment l'oreille populaire a perçu la chose et rattaché le a en vedette à son verbe. - (08)
arcôve : Alcôve. « San lit est dans l'arcôve ». - (11)
arde : branches servant à retenir ce que l'on met dans un chariot. - (26)
ardent, erdent (pour Redent). s. m. Ressaut qui se rencontre quelquefois dans les pièces de charpente. - (06)
ardez, impér. d'un verbe fictif « arder » pour regarder. - (05)
ardillant. adj. Brûlant. Du latin ardere. - (06)
ardillat. s m. Terrain argileux. - (06)
ardille, s. f. argile, terre grasse et fraîche. - (05)
ardille. S. f. Argile. - (06)
ardillère, s. f. terrain argileux. Les ardillères, grande prairie près de Saulieu. - (05)
ardilleu, ardillou, adj. argileux, qui est de la nature de l'argile. Au féminin euse et ouse. - (05)
ardilleux, euse. adj. Argileux. Sol ardilleux. Terre ardilleuse. - (06)
ardouneux : mauvais joueur qui reprend ses billes. - (16)
ardouteux : méfiant. - (16)
aré : encore, certes, en effet. Souligne la contrariété : « Vla t’y pas, aré, qui câsse ». Viendrait de «à regret » ou du latin « ad retro » (28)
aré : Encore. « Y est aré né » : c'est encore nuit. « Te v'la aré » : te voilà encore ! - (11)
areine, s. f. arène, granit en décomposition, lequel forme un sable à gros grains. - (05)
areiner, v. a. couvrir avec le gros sable appelé « areine ». On areine un chemin neuf, une allée de jardin, etc. - (05)
areiner. v. a. Ereinter. De a privat. et de reins. - (06)
areire. Arrière. - (01)
arengs (cori lé-z-), loc, courir les harengs. Promenade procession locale des plus piquantes, faite le mercredi des Cendres, et où jadis se mêlait une grande partie de la population. Tous les acteurs, une chemise de femme par dessus leurs habits, à la main une ligne à pêcher, au fil de laquelle pendait le poisson symbole de carême, couraient les rues, psalmodiant : « Un n'âreng ! deux z'arengs ! trois z'arengs ! » - (08)
areuiller (s') : ouvrir de grands yeux. Par excès : s'émerveiller, être ébloui. Ex : "T'as-t-y vu coume y s'areuille ton gamin !" - (21)
areuiller (verbe) : avoir des difficultés pour voir. - (18)
areuiller(s') : ouvrir de grands yeux, se réveiller. - (26)
arfion : ergot, ongle. - (26)
arfions (nom masculin) : doigts de pieds. On dit aussi arpions. - (18)
argadou (à la) ! loc. exclam., de nos mariniers, réplique à l'appel : à la civadou ! - (08)
argarder (verbe) : regarder. - (18)
ar'garder, v. tr.. regarder. (Voir Ar'commencer pour l’a préfixe). - (08)
argiler : pousser des cris. - (26)
argipe : piège à oiseaux. VI, p. 3-7 - (12)
argiper : sursauter. - (26)
argiper : voir erziper - (12)
arglantier. s. m. Églantier. - (06)
argnelle : roue de l'avant-train d'une charrue. - (26)
argogner, v. tr., faire un travail difficile, ou ennuyeux. - (08)
argognier : mauvais travailleur. (28)
argolet, s. m. houx. Ce mot était très usité dans le Morvan nivernais. Les bâtons « d'argolet » jouaient autrefois un rôle fort actif dans les foires et les apports de la contrée - (05)
argolet. s. m., houx. - (08)
argolette. Chétif, frêle, de peu de valeur, tiré du vieux mot argoulet. - (02)
argoniè : quelqu'un qui bâcle son travail, on dit aussi borcheilloux ou bousillou. - (19)
argonié, qui est de mauvaise foi, qui ne tient pas sa parole dans les marchés, les conventions. - (14)
argonié, s. m., mauvais ouvrier. - (08)
argònier (C.-d.), argogner (Br.). – Chercher dispute, se chamailler. Voir : Ragonier. - (09)
argonier, s. m., sujet peu recommandable. - (17)
argonner. Verbe et substantif qui signifient travailler mal et mauvais ouvrier. - (02)
argot : ergot . - (20)
argouin, s. m., ergot de coq. - (17)
argoula, s. m. ne désigne pas seulement le houx, mais aussi le genêt épineux, genista anglica de Linné. - (07)
argoulet, s. m., porteur d'ergot ; gendarme à cheval. - (17)
argousin, s. m., gendarme à pied ou gabelou. - (17)
argout, hargout. s. m. Ergot. Se dit familièrement, et souvent par ironie, des ongles de l'homme. En v'Ià des hargouts d'une longueur ! Pourquoi qu'tu n'les coupes pas ? - (06)
arguignè : taquiner, exciter (un chien par ex.). - (19)
arguigné. : Piquer, agacer quelqu'un. – Aux Fourgs, en Franche-Comté, on dit arguenai, expression que M. Tissot fait dériver de l'allemand (voir son Glossaire des Fourgs) ; j'y verrais plutôt l'influence du latin arguere. - (04)
arguigner : exciter. - (16)
arguigner, exciter un animal. - (15)
arguigner, exciter, un chien par exemple. - (14)
aria : aléa. - (16)
âriâ : ennui, contrariété . - (20)
aria, désordre qui occasionne des difficultés pour exécuter un travail. - (14)
aria, embarras, importance inutile. - (03)
aria, s. m., embarras, difficulté, obstacle. Ex. : quel aria ! que d'arias ! - (07)
aria. s. m. Mot d'origine espagnole, qui, au Chili, signifie Convoi de mules. Se dit, dans l'Yonne, par similitude sans doute, pour grand attirail, grand train, besogne incessante, difficile, exigeant beaucoup d'attention et de surveillance. Les vendanges donnent ben de l'aria. I gna ben de l'aria dans ç'te maison-là. - (06)
ariau (nom féminin) : araire. Charrue. - (18)
arichal (fil d'). s. m., fil d'archal. - (08)
aridelles : brancards d'un chariot. - (26)
arie l'aire d'une grange, le grain à battre qui est dessus. Al â choué du fenau su l'ârie. Entre l'ârie et le fliais. - (10)
arié ! loc. expl. A le sens de mécontentement, d'ennui, d’étonnement, d'impatience : « V’là-t-i pas, arié ! qu'j'ai pardu mon échevette ! » Se dit pour exprimer une contrariété, mais parfois signifie : aussi, encore, cependant, tout de même. Quelques-uns l'écrivent arrié ! - (08)
arié (usité dans toute la Bourgogne), arré (C.), arrié (Morv., Br.). Expédient de langage sans équivalent en français et dont il est, par cela même, assez difficile de donner le sens. Ce mot exprime surtout une idée de mécontentement, de contrariété, d'impatience…. Une autre étymologie, moins compliquée, a été proposée et paraît préférable, c'est: ad horam (à cette heure), locution commune, dont ârié serait un dérivé. A l'appui de cette assertion vient l'opinion de Guillemin, qui cite plusieurs textes d'ancien français, dans lesquels le mot arrier se trouve avec le sens de : à cette heure. Ne pas confondre ârié avec arrié, fréquemment employé par les charretiers pour faire reculer leurs chevaux et qui n'est qu'une corruption du mot : arrière ! - (09)
arié : au contraire. - (26)
arié, interj. maintenant, enfin, en effet, et correspond ordinairement à l'interj. « jar, jaré. » - (05)
arie. s. f. Bergerie, et, par extension, vacherie, étable en général Du latin aries, bélier. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
arié. : Locution explétive, soit d'étonnement, soit d'impatience. - (04)
arignée, s. f., araignée. (Voir Aragnée). - (08)
arigner, arâgner. – Voir : harigner. - (09)
arigner, v. tr., railler, taquiner, agacer, provoquer. - (08)
arigner, v., provoquer, agacer. - (17)
arignie : voir araignie - (12)
arignie des amoureux : voir chvau - (12)
arjan. Argent. - (01)
arlanvé ou arlenvé : A l'envers. Dicton : « Alle a mis san c'eutillan (son cotillon) arlanvé o deurera (durera) deux hivé (hivers) ». Proverbe qui semble amené par la rime plutôt que par la raison. - (11)
arlequin et arloquin. s. m., barque très légère, ne pouvant guère contenir qu'une personne, et destinée à la chasse sur l'eau. (V. Nëye-chrètien). - (08)
arlever : relever, à propos de gerbes que l'on met en javelles ou la vigne que l'on relève après la première pousse. Ex : "J'monte à la vigne ! Il est ben temps d'arlever !" - (21)
armai. Armer, armé, armés. - (01)
armana. Almanach. - (01)
ar'marcier, v. tr., remercier. - (08)
armële, s. f., armoire . - (17)
armelle, s. f. marguerite, genre de pyrêthres. - (07)
armenusier. s. m. Armurier. - (06)
armer, v., tr., harnacher un cheval de trait. - (17)
armeuse, s. f., balai de genêt ou bouleau. - (17)
arminah, almanach. - (03)
armôna : Almanach. « Regarde dan voir su l'armôna si y va fare chaud demain ». L'almanach de grande tradition dans le pays, l'almanach Marybas, indique par des signes et pour toute l'année le temps de chaque jour. - (11)
armona, s. m., almanach. - (08)
armouère (nom féminin) : armoire. - (18)
arnaijan : Lombago, mal de reins. « Ol a étrapé eune arnaijan, o ne peut pas se baichi (baisser). - (11)
arné, ée (pour harné, hernie), adj. Fatigué, à bout de force. - (06)
arné, part, passé d'un v. « arner » inusité à l'infinitif. Ereinté, fatigué à l'excès : « i seu arné », je suis éreinté. - (05)
arné-las. adj. Composé redondant des deux mots harné et las, exprimant l'un et l'autre la même idée la lassitude, la fatigue. Et cependant, c'est cet accouplement qui indique l'excès de lassitude et d'épuisement de celui qui dit Je suis arné-las. - (06)
arnenvâ (à l’) : envers (à l’), pour certains : « à la renverse », on pourrait écrire : à la r’nenvâ . Voir l’équivalent : envar . (28)
arner : frapper rudement une personne ou un animal. - (26)
arniale : Enfant mince, chétif. « I est eune vra arniale ». - (11)
arnicage. s. m. T. de dérision, de mépris. Equipage ridicule, grotesque, qui provoque le rire et la moquerie. - (06)
arnige ou arnije : Alise, fruit de l'alisier. - (11)
arniji : Alisier, voir aïlly. - (11)
arnin : Légère brume à l'horizon en été. - (11)
arnois. s. m. Mauvais garnement. Ce mot nous semble avoir beaucoup d'affinité avec arnaud, débauché, mauvais sujet, et arnauder, quereller, chercher noise et dispute, maltraiter. -(06)
arnotte, s. f., toute petite chose chétive. - (17)
arnoueille : voir guernouille - (12)
arnouille, s. f., grenouille verte. - (17)
arnuquer : regarder. - (27)
arœiller (s'). v. pronom. S'étonner, s'effarer, ouvrir, écarquiller démesurément les yeux à la vue d'une chose, d'un spectacle qui vous surprend. - (06)
aroi. s. m. Assaisonnement. (Bessy.) – Roquefort donne arroi, ligne, trait, rang, disposition, façon…, arrangement…. - (06)
aronce (nom féminin) : ronces. - (18)
aroncé : égratigné. VI, p. 41-15 - (12)
aronce : ronce, églantier. VI, p. 41-15 - (12)
arondon, lisière de terrain limitative, lisière d'andain de foin. - (03)
arosse, courtilière. v. tarette. - (03)
arosse. Courtillière ou taupe-grillon commune. Insecte qui cause du dégât dans les jardins en coupant les racines des plantes. - (02)
arôte, s. f., chétif, malingre, maigrichon. - (17)
arotter, être arrêté avec un char. - (03)
arou, s. m. arrosoir. Apocope de « arousoir. » - (05)
aroufer (s'), v. pr., s'accroupir, s'abaisser : « C'ment c' qui, t' peux pas y voir ; aroufe-te ». A beaucoup d'analogie avec Se mettre à croupeton. - (08)
arouffe, accroupi. - (03)
arouher, v. a. arroser. - (05)
arouisser. v. a. et n. Essiller, enlever les feuilles des arbres avec la main. On dit aussi aruisser. - (06)
arpailler (pour harpailler). v. a. Chercher querelle à quelqu'un, l’asticoter, le harceler, le bousculer, le mettre en colère. – S'arpailler. v. pronom. Se colleter, se quereller, se bousculer avec d'autres. Derivé du vieux mot arpe, harpie. - (06)
arpenteux. s. m. Araignée à longues pattes qu'on trouve dans les blés et qu'on nomme aussi faucheux. - (06)
arpentou : Arpenteur, géomètre expert. Sorte de chenille qui dans son mouvement de translation tout particulier semble mesurer le chemin qu'elle parcourt. - (11)
arpette, harpette (par contraction de harpiette). s. m. et f. Mauvais petit garçon, mauvaise petite fille. Proprement, enfant de harpie, comme on dit enfant de garce, enfant de limace, enfant de bique, enfant de chien. - (06)
arpi, s. m., grande perche à l'usage des bateliers. L'extrémité est armée d'une pointe et d'un crochet en fer. - (08)
arpian : Ergot de coq. Au figuré pied; « I ne fa pas ban li fouler su les arpians » : il ne se laisse pas marcher sur le pied. - (11)
arpiau (pour harpiau). s. m. Gamin, polisson, vaurien, fils de harpie. - (06)
arpie : Longue perche dont se servent les bateliers. - (11)
arpion : orteil. Vient peut-être de harpago :griffe, grappin. (28)
arpion, s. m., griffe, ongle, serre, corne des pieds de cochon. - (08)
arpions : pieds. - (26)
arquer, v., marcher, avancer - (17)
arquer. v. n. Ramasser des pierres avec un râteau, avec un arc ; râteler la terre, l'égaliser. - (06)
arqueutte (f), rateau en fer. - (13)
arra, adv. de mariniers, vite ! : « Arrâ dou davant ! Arrâ dou d'arrié ! Arrâ dou partout ! Arrâ dou bou viri ! » (Vite en avant ! Vite en arrière ! Vite de partout ! Vite, et tournez !) Nos hommes de bateau emploient ces locutions lorsqu'ils ont à faire éviter aux chevaux qui tirent la maille un obstacle quelconque au bord de la rivière. Quand la maille porte bien, elle passe facilement par dessus tout. - (08)
arrat : Repos, immobilité. « C't'enfant n'a point d'arrat, o n'est jamais d'arrâte » : cet enfant n'est jamais en repos. « Arra !» cri que font entendre les bouviers pour arrêter leur attelage et qui équivaut à halte ! - (11)
arrater (v) : arrêter, « Arrâte tu voir que je te cause ». - (11)
arrè ! : Arrière ! en arrière. Cri de commandement que les bouviers adressent à leurs bœufs pour les faire reculer, de même que aïe pour les faire marcher et arra pour les faire s'arrêter. - (11)
arrémot explétif qui exprime la contrariété, l'ennui. Voiqui arré qu'à veint me deraingeai. – Quoi que vô velez don arré fâre de ce qui ? - (10)
arrégeou : Arracheur. « Arrégeou de dents » : arracheur de dents, dentiste, charlatan « Ol est mintou (menteur) c'ment eun arrégeou de dents ». - (11)
arrégi : Arracher. « arrégi des tapines » récolter de pommes de terre, extraire du sol les tubercules. On dit aussi tiri (tirer) « tiri des tapines ». - (11)
arrêtot. s. m. Empêchement, obstacle, tout ce qui arrête. - (06)
arri ou hardi. Locution d'encouragement. - (02)
arri, interj. arrière ! Cri à l'usage de ceux qui veulent faire reculer les bœufs : « arri, arri ! » - (05)
arria : embûche. Ex : "Mon pour' garçon, pour fée ça, te vas avoir ben d'l'arria !" - (21)
arria. s. m , embarras, obstacle, tracas, étalage, confusion : « Ses afàres me donnont ben de l’arriâ ». - (08)
arrias : aléas (ou : encombrement, mélange). - (22)
arriau : araire. - (16)
arrié ! interj., arrière ! - (08)
arrié (louïa d'), terme de mariniers. (V. Louïa). - (08)
arrié : ainsi, en revanche, en vérité . - (20)
arrié : voici que...(ou : retard : ol o arrié : il est en retard). - (22)
ârrié, adv., locution exclamative intercalée dans une phrase pour en appuyer l'idée générale : « ale arrié fin horché » (Le voilà complètement saoul). - (17)
arrié, cependant (explétif). - (13)
arrié, prép. et adv. arrière. « en arrié », en arrière ! - (05)
arrier. adv. Alors, aussi, encore. – Exprime souvent une idée d'opposition, de contradiction et, dans certains cas, de doute, d'hésitation. Vous partez pour Paris ; moi, arrier, je vas du côte de Lyon. Tu veux t'aller promener ; moi, arrier, je ne veux pas sortir. Quand donc viendrez-vous me voir? Oh ben! ma foi, arrier, je ne sais pas ; j'n'ai gué l'temps. Exprime aussi quelquefois une sorte d'étonnement, de surprise désagréable, et alors c'est une exclamation. Un tel va venir vous demander de l'argent. Arrier! Il prend joliment son temps, j'nai pas l'sou. – A Châtel-Censoir, on prononce argée. - (06)
arrier. Mot invariable, assez fréquent et peu explicable. Il signifie au contraire, d'un autre côté. - (02)
ârrieu, adv., exclamation pour faire reculer un cheval attelé. - (17)
arriher, v. a. accommoder avec la graisse ou autre assaisonnement. Le bon lard « arrie » bien ; il faut de l'huile pour « arriher » la salade. - (05)
arrivage : accommodage. - (26)
arrivage : assaisonnement (d'après JAUBERT). III, p. 32 - (12)
arrivage. s. in. Se dit, en particulier, à Sainpuits et sans doute aussi dans la Puysaie, de la quantité de lait qu'on met dans une soupe ou dans une fricassée pour la rendre meilleure ; mais, en général, ce mot s'entend de l'assaisonnement et de tout ce complément de légumes, de beurre, de sel, de poivre et de lard qu'on ajoute à un ragoût, au pot-au-feu, par économie, pour fournir, dans les familles un peu nombreuses. C'est l'accessoire qui arrive par-dessus, qu'on ajoute après coup. Dans certaines communes, on dit errivège, par conversion de l'a en e. - (06)
arroi : assaisonnement (voir aussi airrouai). - (22)
arroi, s. m. tout ce qui sert à assaisonner les mets, l'huile, le beurre, la graisse, le lard. La maison du pauvre est souvent « sans arroi. » cela se dit et cela est. - (05)
arroiler, arrouëler : mettre de l'arrimant, de l'arrouet : assaisonner. - (25)
arroite : petite baguette longue et flexible. - (26)
arrosoi : Arrosoir. On dit d'une pluie qui vient à point « V'là in ban cô d'arrosoi » : voilà un bon coup d'arrosoir. - (11)
arrosoir (est féminin). - (14)
arrosouère (nom féminin) : arrosoir. - (18)
arrou (être en), animé, excité, en train, en arroi. - (03)
arroucher, v. tr., poursuivre des volailles avec des cailloux. - (17)
arrôyer, v. tr., bercer un enfant dans ses bras. - (17)
arsé : harassé, courbatu. - (27)
arsea. Charbon d’un bois moins brûlé que le charbon ordinaire… - (01)
arseá. : Bois à moitié réduit en charbon. – Le mot ars (brûlé) du dialecte est l'origine de cette expression. -Arsure signifie incendie dans les Franchises de Semur de 1372. - (04)
arseiller. s. m. Ouvrier maladroit, qui prend mal, qui exécute mal son ouvrage. - (06)
arsie : sieste au milieu du jour. II, p. 43-b - (12)
arsiée : sieste, pause (celt. arsav : repos, arrêt, trêve) ? - (16)
arsiée : voir arsie - (12)
arsiée. s. f. ou arsis. s. m. Après-midi, ainsi appelée parce que c'est le moment du jour où se fait la plus grande chaleur. Du latin arsus, ardent, enflammé, brûlé. Lorsqu'on est accablé, brûlé par la chaleur, on dit adjectivement : « Je suis arsi. » - (06)
arsier : voir guichard - (12)
arsion : voir guichard - (12)
arsouillemot de très bas étage, assez employé, qui signifie une personne sale, surtout au moral. Çâ moins que ran, ine vrai arsouille. An le prenro por in arsouille ran qu'ai l'entende. - (10)
arsouille, s. m. et f., personne malpropre, de mauvaise tenue, et surtout de mauvaises mœurs. - (08)
arsouille. s. m. Homme effronté, impudent, dont le langage et les manières ne respectent rien. - (06)
arsouille. : En patois picard, arsoule, expression de mépris pour qualifier une personne malpropre. - (04)
arsouiller (s') (verbe) : boire plus que de raison. Se faire mouiller par une averse. - (18)
arta : Orteil « Le greu arta » le gros orteil. - (11)
artault, ertaul : orteil. - (16)
artet, artot. s. m. Orteil. Sert à désigner les doigts du pied. Le petit artet. Le gros artet. L'artot du mitant. - (06)
artifaille, s. f. , ajustement, objet de toilette : « Alle se fait bé brâve ; alle met toutes ses artifailles ». — Corruption d'attifage. - (08)
artiot, arquiot. s. m. Le gros orteil. (Mâlay-le-Vicomte). - (06)
artison : larve d’insecte dans le bois. Voir : « artuÿené ». (28)
artisse, s. m. artiste vétérinaire. Nos campagnes, en fait d'art, ne connaissent que l'art vétérinaire et encore « le r'bouteux » tient le haut du pavé. - (05)
artisse. s. m. Vétérinaire. Nout' vaiche est malade ; j'm'en vas qu'ri l'artisse. - (06)
arto, doigt de pied. - (15)
arto, s. m., orteil, doigt de pied, particulièrement le gros. - (08)
artô, s. m., orteil. - (17)
artoi, orteil. - (03)
artois ou artiô : orteil. Certains disent artot, et de manière redondante : artois d’ pied. Du latin : articulus. (28)
artorner : retourner. - (16)
artot : orteil. Les artots queurnon (?) : les cors. - (22)
artots : orteils. - (25)
artou : orteil. - (26)
artoué, s. m. orteil, le gros doigt du pied. Une partie du Morvan nivernais prononce « artau. » - (05)
artouézon, s. m. artison, insecte qui ronge les étoffes, les fourrures, les bois blancs. - (05)
artourner (verbe) : retourner. Faire demi-tour. - (18)
artous : orteils. Ex : "j’me seus douné un coup su’ les artous. Eh j’ai coualé ! T’entends ben ?" (Coualer étant ici une litotevoir ce verbe). - (21)
artrousser (verbe) : retrousser. (Artrousse tes manches mon gars et au travail). - (18)
artujan : Insecte qui creuse des galeries, qui dévore le bois, les peaux et les étoffes. « Ce beu (bois) est tot piqué par les artujans ». - (11)
artujené : Vermoulu. « Ol a vendu bien cher in vieux meub'lle to artujené ». - (11)
artus’né, adj., rongé des artisons. - (08)
artusené, bois piqué d'artusons. - (03)
artuson, s. m., artison, insecte qui ronge les bois, les étoffes les pelleteries, etc. - (08)
artuÿené : vermoulu. Rongé des « artisons » : les vers à bois ; en Côte d’Or on dit aussi « artusons », voire artuÿons, et l’ « arte »est la mite. (28)
artû-yon, s. m., ver rongeur des meubles. - (17)
arveire, s. f. rivière. - (05)
ar'veni (s'il'), v. pr., s'en revenir : « J’l’ons rencontré qu'ô s'n'arvenot d’cheù vous ». - (08)
arvioule, s. f. regain de prairie. - (05)
arvivre : herbe qui a repoussé après le fauchage. - (26)
arvivre, s. m. regain de prairie. Synonyme de « arvioule » pour revivre. - (05)
ar'voyote (à l’), loc, au revoir ! « Allons, Piarre, portez-vous ben... à l'ar’voyote ! » - (08)
as de pique : croupion du poulet. On dit aussi : « Foutu c’ment l’as de pique » : fait comme l’as de pique : mal conformé. (28)
as, aux, à les. - (05)
asar, s. m., hasard, aventure. - (08)
ascayé : escalier. - (21)
asciau, s. m. petite hache à manche très court dont on se sert avec une seule main, outil à l'usage des charpentiers, des sabotiers, etc. - (05)
asciô, s. m., marteau de cave. - (17)
ascuser, v. a. excuser, pardonner : « ascusé moué », pardonnez-moi. - (05)
ascuser, v. tr., excuser. - (08)
âse, adj., aise, satisfait : « Jamà j’ons vu nun pu âse que lu ; ôl é ben hureux ! » Malgré cette prononciation, le Verdunois dit : aise dans un autre cas. (V. Aises (les). - (08)
âse, s. f., aise, aisance, bien-être : « Y ét ein bon parti qu’Jacot ; ôl é bén à l’âse ». - (08)
asements, ustensiles. - (15)
asiée aisée, facile commode.I vos aissure que ç'â ben asiée dans le mannège. Vos an veinrâ bein ai bout, cair çà bein asiée. Moins usité qu'âsille. - (10)
asille même sens qu'asiée.Ah! Ah! ç'à asille ai dire ma ç'â aute chose de fâre. -Les terres sont tot ai fait asilles, çâ se laibore an ne peut mieux. - (10)
asine, s. f. bête asine. - (05)
asme : Asthmatique. « Ol est asme » : il est asthmatique. - (11)
aspârge : Asperge. « Eune plianche d'aspârges » : une planche d'asperges. - (11)
aspergès, s. m., goupillon, comme en français, mais aussi et surtout l'aspersion faite pour lutiner : « J' nous sons baignés en Saône avou l’petiot, et j’t’li ai envoyé un aspergès !... » -(08)
aspergès. s. m. Aspersoir, goupillon pour asperger. Se dit par allusion à ce verset du psaume 50 : Asperges me, Domine, hyssopo, et mundabor. - (06)
aspic, vipère. - (03)
assâ : a) Désaltérer. « Donnes me à boire dan in grand varre (verre), y est pas qu'an boit pu que dan in ptiet (petit) ma y assa mieux ». b ) Saturer. Après une longue pluie on dit : « La tarre est bien assa ». Les latins disaient « satis prata biberunt ». - (11)
assaboui : fatigué, ensuqué. - (27)
assaboui, adj., abasourdi, surpris, interloqué. - (17)
assabouir : étourdir, abrutir. Ex : "Assabouis-nous pas ! Arréte-don d'lucher". - (21)
assachi : Assécher, mettre à sec. « Assachi eun étang ». Aux cartes « jouer à l'assachi » c'est jouer à la bataille, au « cu so » (cul sec) ou encore au ju de bouéran (jeu de berger). - (11)
assai. Hier soir, sai pour soir. - (02)
assaingne. s. m. Essaim. - (06)
assarge (adjectif) : turbulent, insupportable. - (18)
assarper (verbe) : bâcler ; saccager un travail. - (18)
assarteni : Assurer. « Y est vra, o m'y a assarteni » : c'est vrai, il me l'a assuré. - (11)
assarter : tailler une haie, une bordure de végétation dépassante. Ex : "Té vas t-y laisser ta bouchue manger mon pré ? Té voué ben ! Té vas falloir assarter moun'houme. A pas r'tarder !" - (21)
assas, assais. s. m. pl. Restes de foin, de paille, de fourrage laissés par les animaux repus au dédaigneux. Ces mots, surtout le second, assais, ne seraient-ils pas une altération du mot assez, satis? Quand on laisse de la nourriture, parce que la faim est repue, c'est qu'on en a assez. - (06)
assassin, s. m., assassinat : « Y ét ein un vrâ brigand ; ôl a commis eun assassin ». - (08)
assavoir (faire), v. tr., annoncer, publier par la ville. C'est toujours le tambour attitré qui remplit cette fonction : « Eh! v'là l’tambournier. Qu’é-ce qu'ô va nous faire assavoir ? » - (08)
assavoir (faire). v. a. Faire connaitre une chose, informer quelqu'un, porter à la connaissance de… M. le Maire fait assavoir au public. Quand tu saras queuque choue, tu me l'f'ras assavoir. - (06)
assavorer. : (Dial. et pat.), goûter avec plaisir d'une chose (du latin saporare, assaisonner, et de la préposition ad). - (04)
assec (en), loc, une des manières dassoler les étangs. L'assolement en assec est en usage dans l'Autunois et quelques localités du Chalonnais. — Lorsque les étangs sont restés en eau pendant quelques années, on les dessèche (on les met en assec) et on les sème ordinairement en avoine. - (08)
assemblés, qui s'emploie généralement au pluriel et se dit d'un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être mariés. - (07)
assemblier : Epeler. « Ce p'tiet (petit) va à l'écôle, o commache à assemblier » : il commence à lire en épelant. - (11)
asseter (s'), s'asseoir. - (03)
asseter (s’), v. pr., s'asseoir ; « T'nez, la brav’ fonne, ass’tez-vous d’vant l’eù ». - (08)
asseter. S'asseoir. - (02)
asseteut : Aussitôt, dès que. « J'y écrirai asseteut que j'pourrai » : je lui écrirai aussitôt que je pourrai. Bien vite, « Ol a asseteut fait » : il a vite fait. - (11)
asseveisser. : (Du latin suaviare), adoucir les sujétions féodales. Franchises de Tart, 1375. - (04)
asséyer (s'), v. pr., s'asseoir. - (08)
assi : Aussi, « Ol est assi haut q'eune parche. Y est assi bin fait ». Quand aussi n'est pas suivi d'un adjectif on emploie : ato, « J'y vas ato ». - (11)
assiantrer. : (Dial.), discerner, juger avec connaissance de cause. Rac. lat. Scientia. - (04)
assiau. s. m. Essieu. (Molesmes). - (06)
assiaumes (nom masculin) : lames de bois de chêne que l'on employait en guise de tuiles pour couvrir les habitations. L'équivalent des bardeaux. - (18)
assiaune, aissiaune, aisseaune, s. f. bardeau, lame de bois de chêne qui sert à la toiture des bâtiments. La couverture en « assiaunes » était autrefois très en vogue à Château-Chinon. - (05)
assienner. v. n. Essaimer, en parlant des abeilles. - (06)
assiéte : Assiette, le contenu d'une assiette. « Eune bonne assiéte de plé » : une bonne assiette de gaudes. - (11)
assiger : asseoir, appuyer, entasser. - (26)
assigout. s. m. Zeste, cloison ligneuse au milieu des noix. Un assigout de calon. - (06)
assiler, assiller. v. a. Enlever avec la main les feuilles des arbres pour la nourriture des bestiaux. Voyez essiller. - (06)
assimblier (verbe) : Assembler. Proverbe « Oui se ressimblie, s'assemblie » : qui se ressemble, s'assemble. - (11)
assiô – même sens que aissiâ, mais moins usité. Vô n'éte don pas été ai Cueulète quéman c'éto convenu ?... Aissiô. - (10)
assis (se mettre), loc, s'asseoir : « Mettez-vous donc assis ; j'vons causer un brin ». - (08)
assiter (s), v., s'assenoir. - (17)
assiter, assiéter. v n. Asseoir. On dit aussi essiter, essiéter. S'assiter. n. pronom. S'asseoir. Assitez-vous. - (06)
assitoir, essitoir. s. m. Banc, chaise, escabeau, fauteuil, siège quelconque. - (06)
assole (nom féminin) : échelle. - (18)
assomeiller (s') (verbe) : s'endormir. - (18)
assorgir. v. a. Ameublir. Assorgir la terre, la rendre sorge, meuble, légère. - (06)
assorre. : Absoudre (dérivation du latin absolvere). Franchises de Dijon, 1414. - (04)
assote (à 1'). A l'abri de la pluie. - (02)
assote (à l'), loc, à l'abri. On entend parfois dire : Essote, et même A la sote : « I pleùvot ; âlle s’é métu à l'assote sou ein âbre ». - (08)
assotte (à l'), à l'abri de la pluie. - (03)
assoumasser, aissoumasser. v. n. Retrancher des ceps, dans une vigne, les bourgeons inutiles les membres qui ne portent pas de fruit. - (06)
ass'tot, adv., aussitôt, au moment que. - (08)
assuager, asuager, asoacer. : (Dial.), soulasger, adoucir (du latin suaviare). Rac. suavis. - (04)
assui (pour essui). adj. Qui a sué, qui a jeté son eau, qui a séché. Un froumage assui. - (06)
assurant, envieux de ce qui se mange ou se boit, exprime aussi une idée de jalousie. - (14)
astheure. Contraction de « à cette heure », se dit presque exclusivement pour maintenant. - (02)
asticotai. : Tracasser, piquer quelqu'un sans relâche ni miséricorde. Delmasse a dit fort ingénieusement que ce verbe doit son existence à l'astic, os creux rempli de suif dans lequel les cordonniers enfoncent souvent leurs alênes. - (04)
astomac, s. m. estomac, poitrine. En Morvan, et ailleurs probablement, l'estomac, c'est tout à la fois la poitrine, le cœur, la gorge, le sein. Un bel estomac promet une bonne nourrice - (05)
at. Est. Voyez a. - (01)
atainer, contrarier, provoquer. - (03)
atainer. Ennuyer, provoquer. - (02)
atainer. : ( Dial. et pat.), quereller, obséder quelqu'un. Peut-être on parle mal en disant étainer. Le mot ataine signifie noise, chicane. - (04)
atâné (pour atainé). adj. Fatigué, exténué, sans force, épuisé. De a privatif, t euphonique et aine (qui n'a plus d'aine). On dit atâné pour échiné, éreinté. - (06)
atapir (s'). : (Dial.), s'aitaipi (pat.), se cacher, se courber pour se dissimuler.On a contredit l'étymologie latine de talpa sous prétexte que la lettre l ne se syncope point. - (04)
atarer : Altérer, provoquer la soif. « Ce temps est bien atarant ». - (11)
atarzler, atarger. : (Dial.), retarder. D'où atarzie, atargie et même : atarjance, retard, délai. -Du latin atarditare, rac. tardus. - (04)
âte : champ en longueur . - (20)
ate : petit sillon de 3 ou 6 raies, ou rangée de pieds de vigne.. - (26)
âte, v. subst. être. - (05)
âte. s. f. Espace de terre contenu entre deux raies dans un champ labouré. - (06)
ateirement. : (Dial.), humilité, bassesse naturelle à notre condition terrestre. - (04)
atéle, s. f. morceau de bois qui entre dans l'appareil d'attelage pour les chevaux de trait. - (05)
atelle : la planche du collier. - (19)
atemprer. : (Dial.), tempérer, adoucir (du latin ad temperare). - (04)
atêton, étêton. s. m. Dans la Puysaie, tronc d'arbre laissé dans une haie et que, tous les cinq ou six ans, on étête, on dépouille de ses branches pour faire des fagots. - (06)
atfier : Créer, mener à bien, soigner. « Atfier eune planche d'asparges » : créer une planche d'asperges En parlant des personnes : « Te l'as bien atfié » : tu l'as bien arrangé. D'un homme extrêmement brutal on dit : « Ol âme autant tuer qu'atfier »: il aime autant détruire que soigner. - (11)
athanor instrument, en magie-alchimie : vase où s'accomplit le grand’œuvre. - (16)
atier. s. m. Se dit par syncope pour atelier. - (06)
atifer (s') (verbe) : soigner sa personne, sa présentation. - (18)
atiger : exagérer. - (27)
atin, doigt de pied. - (13)
atiot : un orteil (au pluriel : des aitiots). - (19)
atiquet, s. m. les femmes se servent de l'atiquet comme d'un point d'appui pour leurs aiguilles à tricoter. L’atiquet se place sur la poitrine. C’est ordinairement une amande, une noisette ou même une dent de porc, un corps dur en un mot. - (05)
ato : Aussi. « Si t'y va j'y érai ato » : si tu y vas, j'y irai aussi. Devant un adjectif on emploie assi. - (11)
atou : aussi, également, itou. (28)
atou, adv., tout comme. - (17)
atou, prép., avec, ensemble, aussi. (V. Étou, Itou). - (08)
atou. Aussi ; on voit dans le patois de Molière itou. Atou veut dire avec tout. - (02)
atoûle : chaume d'un blé, ou d'avoine (éteule). - (26)
atoule : éteule (reste du blé fauché). - (27)
atounan, ante, adj. étonnant, surprenant. - (05)
atounant, adj., étonnant. - (08)
atoune ben si (m'). Locution interrogative et hésitative par laquelle on commence une phrase énonçant une supposition. Je m'étonne bien si… Je me demande si... Je voudrais bien savoir si… - (06)
atouner (verbe) : étonner. - (18)
atoupe. s. m. Éteignoir. Un atoupe-ciarges. (Puysaie). - (06)
atoupir, atouper. v. a. Éteindre, étouffer. Atoupir le feu. Atouper un brasier. (Perreuse). - (06)
atoupon. s. m. Poignée d'étoupes pour boucher, pour tamponner quelque chose. - (06)
atourbout. s. m. Tourbillon de poussière. Du latin turbo. (Bléneau). - (06)
atourgneau. s. m. Etourneau. - (06)
atout, aussi. - (03)
atout, s. m., coup bien appliqué : « Ol étot tôjor à me r'chigner ; j' t' li ai fichu eun atout !... » Les joueurs aux cartes, prenant le mot au sens propre, disent : « battre atout » pour : jouer atout. - (08)
atranhier (pour atrangler) v. a. Étrangler ; du latin strangulare. Nous donnons ce mot à cause de sa prononciation singulière, laquelle provient de ce que, dans Atrangler, le gl est mouillé (atranglier), comme dans aveugle, aveugler, qu'on prononce aveuille, aveuiller, dans plusieurs de nos campagnes. - (06)
atranyer : étrangler. - (21)
atraper (s'), v. pr., se heurter, se faire mal contre un corps quelconque : « Oh ! là là ! j' m'é atrapé la main cont' le mur ! y m'fâ bé mau ! » - (08)
atrapote, s.f., piège, lacet disposé pour prendre les oiseaux. Au fig., ruse, artifice. - (08)
atrapou, s. m., attrapeur, rusé, qui trompe. - (08)
atraux : Paupiettes, boulettes de veau farcies. - (11)
atray. : (Du latin attrahere), droit de retenir un étranger dans une seigneurie dont il n'est pas membre. Coutumes de Châtillon, 1471. - (04)
atreau (C.-d., Chal.), âtriau (Chal.). Terme de cuisine. Boulette de hâchis, généralement enveloppée d'une tranche de viande. Du vieux français hâtereau, même sens, pris probablement pour hâterôt (rôti hâté, vite fait). - (09)
atreaux, ou atriaux, s. m., boulettes de foie, de cœur et de mou de cochon, très agréables aux délicats. Ces boulettes se confectionnent aussi avec des tranches de viande roulées et grillées (Atelets). Employé aussi dans le sens de : fricandeau. - (08)
atrimer : mettre en place. - (26)
atrinqué, adj., à son aise, ayant bien tout ce qu'il lui faut : « J' sons été voir nout tante ; âll’é ben atrinquée ». - (08)
atriubler. : (Dial. et pat.), troubler, bouleverser (du latin tribulare). -Le mot patois tribouilli vient, comme le verbe qui précède, du latin tribulatio. - (04)
atros : mot au pluriel désignant une sorte de crépinette cuisinée à partir de foies, de rognons, de cœurs et de poumons de cochon (porc). - (19)
âtrôs, s. m. pl., pâtés faits, avec le cœur, le poumon et un peu de foie de porc. - (17)
attaiche : Attache « O tint bin san chin à l'attaiche » Liaison amoureuse, « Si o ne veut pas se mairier ave c'te fille y est qu'ol a eune autre attaiche ». - (11)
attaichi : Attacher. « V'là les bus qui rentrant à l'écurie, va les attaichi ». - (11)
attaigné ée, adj., dégoûté, repu. - (07)
attefier, créer, élever, établir. - (03)
attifailles. s. f.pl. Objets de toilette, vêtements. - (06)
attifiau. s. m. Ajustement, objet pour s'attifer. - (06)
attiqué. s. m. Quatre en chiffre, piège pour prendre les oiseaux. - (06)
attoler (verbe) : atteler. - (18)
attron : grosse merde, surtout en parlant de ce que pose un cheval en une fois.. - (26)
au droit de, loc. a côté de… près de… à la portée de… - (05)
au droit de…, loc. , à la portée de. . . - (08)
au et eau. : Ces diphthongues étaient réputées comme trop sourdes par le patois bourguignon, lequel dans les désinences en eau supprime l'u et accentue e et a. Ainsi, lorsque le dialecte disait: aignel, mantel, et le français : agneau, manteau, le patois prononçait aigneà, manteà ; quand le français, après plusieurs dérivés du latin aqua, adoptait la dernière forme eau, le patois disait eà et eaa. - (04)
au fin d'su : tout en haut. - (19)
au. Aulx, pluriel d'ail. Le mortier sent toujours les aulx, le motei san tôjor les au. - (01)
aubade : voir jiolées - (12)
aubarge : Auberge, cabaret. « O mige to san argent à l'aubarge » : il dépense tout son argent au cabaret. Alberge. « Eune pêche d'aubarge ». - (11)
aubé, s. m. enfant nouveau-né. - (05)
aubé. s. m. Aubier ; saule, dans certaines communes. Du latin albus. - (06)
aubépin : aubépine . - (20)
aubépin. s. m. aubépine. Les aubépins sont ébaumis = sont en fleurs épanouies. - (05)
auber, aubeur. s. m. Aubier. - (06)
auberdie, aubeurdie. s. f. Etourderie, irréflexion, moment de folie, frayeur subite. Une aubeurdie a pris mon cheval. Voyez éberdie. - (06)
aubertons. s. m. pl. Petits obstacles. Le comte Jaubert donne aubertas, embarras, saletés. - (06)
aubeur, s. m. aubier. - (05)
aubour : aubier.. - (26)
aubri, s. m. abri, petit remblai sur le bord d'une rigole d'arrosement. - (05)
aubriô. Freçai d'Aubrîô. On entend par là tout procès où l'on emploie des pièces fausses, telle qu'était cette dénonciation qu'un notaire fit faire le 20 août 1697, par un autre notaire contre le sieur Massenot, lieutenant-général au bailliage de Dijon , laquelle ayant été reconnue fausse , et faite sous le nom supposé de Thomas d'Aubriot, marchand de Paris , ces deux notaires furent condamnés à diverses peines contenues dans l'arrêt rendu sur cette affaire, par le parlement de Besançon, le 15 mars 1701. Thomas d'Aubriot était un fantôme. - (01)
aubu, s. m. terre argileuse, humide ou fraîche. Une terre d'aubu est ordinairement un sol gras et fertile. - (05)
aubue. Voyez eaubue. - (06)
aubuser, amuser. - (03)
auchu. adv. Aussi. (Athie). - (06)
aucuens. : (Dial.), quelqu'un (du latin aliquis unus). - (04)
aucueune, adj. indéf., aucune. - (08)
audaicieu, euse, adj. audacieux. Se prend en mauvaise part avec le sens d'effronté, d'impudent. - (05)
audepin : arbuste : aubépine (ou aub'pin). Dans les friches o yé de l'audepin : dans les friches il y a de l'aubépine. - (22)
au-dret : en face . - (20)
au-dret : en face de... - (22)
aufligé, part. pass. affligé, infirme, estropié. Se dit d'une personne atteinte d'une grave infirmité physique, d'un boiteux, d'un muet, d'un sourd, etc… - (05)
aufrage, s. m. naufrage. - (05)
augeler. s. m. Sillon, rigole, petit canal entre deux ados, dans une terre labourée en billons. - (06)
augeler. v. a. Labourer une terre en billons, y faire des augelots. - (06)
auget, augerot. s. m. Garde-genoux à l'usage des laveuses. - (06)
augment : Augmentation. « Y a in feu (fort) augment su mes impôts s't'année ». - (11)
augrelets, houx. - (03)
augruyé – houx. Al â quement in bôchon d'aigruyé. Çà in joli pied d'augruyé. - (10)
auj'deu (nom masculin) : aujourd'hui. On dit aussi aj'deu, augnu. - (18)
aujdeu : aujourd'hui . - (20)
aujd'eû : aujourd'hui,. - (19)
aujd'eu : aujourd'hui. Feillot pas v'nir aujd'eu : Il ne fallait pas venir aujourd'hui. - (22)
auj'deu, adv., aujourd'hui. — Contration d'aujordeù. (V. ce mot). - (08)
aujdeû, adv., aujourd'hui. - (17)
auj'd'heu, aujord'heu. adv. Aujourd'hui. - (06)
aujd'heû, lè p'tiots eûbion teûjo d'dire bonjo, aujourd'hui, les enfants oublient toujours de dire boujour. - (19)
aujeurdeu : aujourd’hui. (28)
aujordeu, adv., aujourd'hui. - (08)
aujourd'eu : Aujourd'hui. « I fa ban aujourd'eu » : il fait bon aujourd'hui. « Au jo d'aujourd'eu » à l'époque actuelle, maintenant. - (11)
aulai. : Appeler à haute voix. En français on dit héler. - (04)
aule : Aile « Eune aule de pigean ». « Battre de l'aule » : être mal dans ses affaires, être éclopé. Au figuré : bras. « O s'est cassé eune aule ». « Gauche c'ment eune aule de melin (moulin) à vent », se dit de quelqu'un très maladroit de ses mains. - (11)
aûle : aile. (28)
aulegresse. Allégresse. - (01)
Aulemaigne. Allemagne. On a écrit et prononcé avant et pendant tout le règne de François 1er et sous une partie de celui de Henri II, Alemaigne, Espaigne, Bretaigne, Champaigne, à cause de l’i final d’Alemania, Hispania, Britannia, Campania, etc. - (01)
Aulemain. Allemand, Allemands… - (01)
aulx : Prononcez : O. Ail. « Alle a mis de l'aulx dans le gigueut (gigot) ». - (11)
aulx, ails. - (03)
aumailles. s. f. pl. Bêtes à cornes. Du latin animalia. - (06)
aumale, terme injurieux qui correspond à animal. Ceux qui l'emploient n'en comprennent plus le sens qui est bien celui d'animal - (05)
aumusse ou aumuce : peau de martre ou de petit-gris que les chanoines et les chantres portent sur le bras lorsqu'ils font l'office. - (24)
aunelle. s. f. Aunaie, plantation d'aunes de vernes. - (06)
aunot, s. m., oison sortant de l'œuf : « Ol é ben futé c'ment ein aunot ». - (08)
auprépin, s. m. aubépine. - (05)
auqueilles. s. f. pl. Mauvais meubles, effets mobiliers de peu de valeur. - (06)
auquéne. Aucune, aucunes. - (01)
aurle (pour orle). s. f. Aile. Une aurle d'oie. - (06)
aussitò. Aussitôt. - (01)
auss'tot, adv., aussitôt : « Voui, auss'tôt qu’ses bas ont des portus, ô t' les met au rancart ». - (08)
aussu, adv. aussi, également. - (05)
autai. Autel, autels. - (01)
autan. Autant. - (01)
aute, adj. autre. « ç'ô eune aute aifére » — l'aute ou l'autre, un des noms du diable. - (05)
auteu. Auteur. Le bourguignon retranche les r finales de la plupart des noms en eur… - (01)
auteur, s. m. cause, mobile d'une action. il a été malade, c'est « l'auteur » qu'il n'a pas donné de ses nouvelles ; cet homme est méchant, c'est « l'auteur » qu'on ne l'aime pas. - (05)
auto (l') : l'autobus. Ex : "J'seus allé l'attende à l'auto" (prononcer l'autto). - (21)
aûto : autour. - (19)
autons. s. m. pl. Résidus du battage et du vannage du blé, épis cassés, paille ou il reste encore du grain. Du bas latin auto. L'abbé Corblet, dans son Glossaire du Patois picard, donne aulton, autons, et hotons, avec la même signification. - (06)
autor, prép., autour. - (08)
autor. Autour, préposition. - (01)
autoune, s. f., automne. - (08)
autre. Autres. - (01)
autrefoi. Autrefois. - (01)
autres (nom masc. plu.) : S'emploie dans l'expression « Aller chez les autres » se louer comme domestique ou comme employé de maison. - (11)
autureau, s. m. élévation de terre, monticule, talus, ados dans un champ, sur un fossé. Le Morvandeau bourguignon prononce « autureai. » - (05)
auturô. : Diminutif. Ein méchan auturô signifie, par exemple, une petite colline comparativement à une hauteur plus considérable. (M Del.) - (04)
auvargnat : Auvergnat, Auvergne. « Du fromage d'auvargne ou d'auvarne ». - (11)
auvargne : Espèce de fromage semblable au fromage de Gruyère. - (11)
auve, s. f. graisse de porc. On prononce « auvre » dans quelques localités - (05)
auvens, s. m. plur. avent, le temps qui précède la grande fête de noël : « les auvens de noué. » - (05)
auvert. : (Dial.), du latin apertum et provenant du verbe dont voici les variations: aovrir, auvrir, ovrir, olvrir, ouvrir. - (04)
aûyer, v. int., avoir envie de vomir. - (17)
av' vous ? contract. de : avez-vous ? Parfois se contracte encore davantage en : A’vous ? - (08)
av', contraction d'avez : « Av’vous besoin que j' veùne ? » (V. Av’vous). - (08)
avaingni, v. a. affaiblir, amollir, rendre lâche, paresseux. Se dit des personnes comme des animaux. Un cheval « avaingni » par la fatigue, un homme « aivaingni » par la maladie. - (05)
avalée, s. f., descente, pente de terrain. - (08)
avalée. Descente. - (02)
avaler, v. intr., descendre : « A l’aval, aïe ! » est le cri du berger rassemblant son troupeau. On a dit autrefois « à bride avalée » pour : à bride abattue. - (08)
avaler, v. tr., quereller en criant fort, s'emporter brutalement : « Je m' garderai ben d'li en parler ; ô m'avalerot ». - (08)
avale-royaume, loc. adj., mange-tout. (V. Avale-tout-cru, dont il est synonyme). - (08)
avale-royaume, loc. mange-tout, panier percé. - (05)
avale-toi, étends-toi. - (14)
avale-tout-cru, loc. adj., goinfre, glouton : « L'inviter, c'gas ? Oh ! côge-te ; y ét eun avale-tout-cru ». (V. Avale-royaume). - (08)
avaleux-d’pois-gris. s. m. Orateur à grands mots, à grands gestes ridicules ; tout niais bavard, ayant des prétentions à l'esprit. Se dit aussi de ceux qui ont toujours les yeux écarquillés, qui ont l'air de s'étonner de tout. (Auxerre). - (06)
avalon. s. m. Se dit communément à Auxerre et dans tout le Département pour gorgée. Un bon avalon. On entend souvent une mère dire à un enfant malade qui répugne à prendre une potion désagréable : « Voyons, rien qu'un petit avalon ! » - (06)
avance : « Avoi le cô d'avance » (avoir le coup d'avance) : aller vite en besogne, avoir une certaine adresse pour avancer rapidement dans son travail. - (11)
avanpleue, s. m., auvent, tente pour garantir de la pluie (avant-pluie). - (08)
avant (louïu d’), terme de mariniers. (Voir Louïu). - (08)
avant d' lai, adv. de lieu, loin d'ici : « Y a biau jeù qu'ôl é part i; ôl é ben avant d’lai ». - (08)
avant z'hiya : Avant-hier. « Y a pliu avant z'hiya ». - (11)
avant, adj. et adv., loin, profond, profondément : « Por avouér eun p'chot d'ombre, j'ai r'planté l'âbre pu avant ». « J'ai vu l’trou ; ôl é ben avant ». - (08)
avanter, aveindre, atteindre, arracher, extraire. - (03)
avanter, v. tr., aveindre : « Avante-me c'te bouéte ; i n' seù p'assez grande ». - (08)
avantre : Prendre, retirer un objet de l'endroit où il est placé. « Ol a avantu san cutiau de sa peuche » : il a retiré son couteau de sa poche. - (11)
avâr, v., avoir ; « avâr sâ » : avoir soif. - (17)
avaro (m), aventure. - (13)
avârse : Averse, ondée très forte, comme si l'eau était versée du ciel. « Le temps se charge, i va cheu eune avârse » : le ciel s'obscurcit, il va tomber une ondée. - (11)
avarti : Avertir, prévenir. « In homme avarti en vaut deux ». - (11)
avartichement : Avertissement. « Ol a ésu eune attaque i est in mauvâ avartichement » : il a eu une congestion cérébrale, c'est un mauvais présage, l'avertissement d'une fin prochaine. - (11)
avarver. v. a. Ebruiter. - (06)
avau : En bas. « Ol a cheu avau d'in noué » il est tombé d'un noyer. - (11)
avau, te, adj., profond : « L'ià é frôche à mon pouit ; ôl é ben avau ». - (08)
avau. Profond. A vau l'eau, à la descente de l'eau. - (02)
avaut, avaute, profond, profonde. - (03)
ave : Avec, « An prend pu de môches ave du mié qu'ave du vinâgre ». A la fin d'une phrase, on emploie : aveu. - (11)
avé. f. m. Grappin pour tirer les seaux tombés dans les puits. - (06)
aveindre. Attirer. On dit aussi avanter. - (02)
aveindu, ee. partic. p. du verbe aveindre. Se dit pour aveint. - (06)
aveini. Mot fort expressif qui veut dire sans force, anéanti, comme si l'on n'avait plus de sang dans les veines. - (02)
avéne, s. f., avoine. - (08)
aveni : Echoir. « Quand i ant partagi leu butin le premé lot li est aveni » : quand ils ont partagé leur bien le premier lot lui est échu. Seoir, « San chépiau li avint bien » : son chapeau sied bien. - (11)
aveni, v. a. tirer de… arracher de… faire venir de... ma charrette était embourbée, je n'ai pu « l'av'ni. » - (05)
avenière, s. f., champ d'avoine. - (08)
avents : Avent, les quatre semaines qui précèdent la fête de Noël. Ne s'emploie qu'au pluriel. - (11)
avêque, s. m. évêque. - (05)
aver (ai l'), loc. au revers, à l'opposé du soleil. Un champ est moins bon lorsqu'il est situé « à l'avers » c’est-à-dire au nord. En quelques lieux le champ de l'avers, c'est le cimetière. -(05)
avergeat, s. m. et avergée.s. f. Mèche de fouet ; verge ou ficelle qui le termine. - (06)
averi. : Abri (M Del.), du latin apertura qui a aussi formé le mot aber (havre) du dialecte. - (04)
averio, s. m., abri léger dans les vignes. - (17)
avette, s. f., abeille. - (08)
aveu : Avec « O n'âme pas miji san pain tout sou, il ly faut quèque chose aveu » : il n'aime pas manger son pain sec, il lui faut quelque chose avec. - (11)
aveu. s. m. et aveùre. s. f. Nielle, carie du blé. - (06)
aveugler, v. a. Boucher, fermer. Aveugler une voie d'eau dans un bateau, dans un navire, une brèche dans un bâtardeau, dans une digue. - (06)
aveuglote (à l'), loc, à l'aveuglette, sans lumière, sans y voir : « T'as ôblié ta lantarne ; t’vas t'en r'torner c'ment c'qui à l'aveûglote ». (V. Eveûglote). - (08)
aveuillé, adj., émoussé (hache, scie). - (17)
aveuilly, liseron. - (03)
aveule. s. f., aveugle. - (08)
aveuleteiz. : (Dial.), aveuglement. (S. B.) - (04)
aveur (ai l"), loc. en faveur de... à cause de... dans le but de... « i é fé ç'lai ai l'aveur de lu », j'ai fait cela en sa faveur. - (05)
aviement, adv., promptement, lestement. - (07)
avier (s'), v. rèfl., se dit d'une machine, ou plutôt d'une montre qui, après s'être arrêtée, s'est remise en marche seule : « Ma montre s'étôt érâtée dans la neùt ; àll' s'è aviée pendant la preûmenade ». - (08)
avier, mettre en train, en chemin. - (03)
avier. Mettre en marche. - (02)
avigner. v. a. Aveindre. - (06)
avigniaman. : Adverbe du cru et signifiant chose faite comme une vigne bien cultivée. Charte de Fontenai, 1372. - (04)
avis donc (qu'). locul. interrogat. Pourquoi donc ? Comme si l'on disait : quel avis, quelle pensée, quelle idée donc avez-vous ? (Bleneau). - (06)
aviser : Regarder. « Avise le dan, le v'là qu'o passe ». - (11)
avoi, v. tr., avoir : « I voudro bon avoi l’temps, j’te plaindro, vrâ ! » - (08)
avoidre. v. a. Se dit, dans la Puysaie, pour aveindre, tirer une chose du lieu où elle est placée. Avoins tes habits. Au figuré, se faire avoindre, se faire dire des sottises ou, autrement, se faire ramasser. - (06)
avoin’ne : avoine. Ainsi écrit pour assurer la prononciation « oin ». On dit l’avoin-ne de curé pour le poivre. (28)
avoindre. : Usité à tort pour aveindre (vehere ad), atteindre. Part. passé aveindu .(comte Jaubert). Nos paysans disent avoindre. - (04)
avoiner, v. tr., engueuler quelqu'un. - (17)
avoiner. v. a. Régaler d'avoine. On donne l'avoine à un cheval pour l'encourager, pour l'exciter au travail par contre, on houspille, on régale de horions l'enfant qui n'a pas de cœur à l'ouvrage. C'est une autre manière d'avoiner qui produit aussi son effet. Autre définition. Avoiner. v. a. Se dit, par antiphrase, pour battre, châtier, rosser. Tu as été bien avoiné ; j'espère que tu t'en souviendras. - (06)
avoisiné : Se dit en mauvaise part : « J'sins bien mau avoismé ». - (11)
avôler, v. tr., avaler. - (17)
avoltierge. : lDial.), dérivation du latin adulterium, adultère. - (04)
avorte : l' avoine. - (19)
avou (d’), aivou (d’) : avec. - (16)
avou : avec. Ou d’avou suivant (semble-t-il) la place de cette préposition dans la phrase. (28)
avou, prèp., avec. - (08)
avou, prép., avec. - (17)
avoua ou avoi : Avoir. Se conjugue ainsi : j'ai, t'as, ol a, j'ins, vos ez, i ant. J'avais, t'avais, ol avait, vos avez, i avaint. J'ai ésu, t'as ésu, ol a ésu, j'insésu, vos ez ésu, i ant. J'arai, pluriel j'arins. - (11)
avouain-ne : Avoine : « les avouain-nes sant balles ». - (11)
avouenée : correction. - (22)
avouer, v.tr., avoir. - (08)
avouillé, ée. adj. Aveuglé. - (06)
avouiller. v. a. Dégoûter d'un mets en en donnant trop souvent ou trop abondamment. - (06)
avourton, s. m., avorton. Outre son sens propre, s'emploie en injure contre les gamins : « Sauve-te d'iqui avourton! » - (08)
avoyâ, s. m., grenier ajouré et bien aéré (partie supérieure du hangar) pour faire sécher le chanvre, les haricots, etc... - (17)
avri : Avril. « Nos v'là au mois d'avri. Si i tonne en avri prépare tes baris ». « Poisson d'avri mois d'avri » à la campagne c'est une farce qui consiste essentiellement à charger une personne naïve d'une commission absurde, comme par exemple de l'envoyer avec une hotte chercher chez le voisin un « meule de boudin », petit entonnoir à peine grand comme une tasse à café. - (11)
avri, avriller, abri, abriter. - (03)
awe. : (Dial.), eau.En patois eà et éaa. C'est la forme la plus rapprochée du dialecte français qui, de son point de départ aqua (latin), a donné successivement les formes aigue, aighe, aiwe, awe, ève, iève, iave, eave, eaue, et enfin eau. - (04)
awil. : (Dial.), oui.Awil senz dotte, trouve-t-on dans les sermons de saint Bernard pour oui sans doute. - (04)
axordre. : (Dial.), pour assordre (du latin assurgere), faire sourdre, faire jaillir. - (04)
aye, s. m. un coup d'aye, coup de fouet donné au cheval pour l'exciter - (05)
â-yements, s. m., ensemble des instruments nécessaires au ménage, vaisselle. - (17)
ayette. s. f. Se dit pour layette, menu coffre, boîte, tiroir de bois blanc léger. - (06)
ayianné (adjectif) : fatigué à l'extrême. - (18)
azair hasard.Ç'â bein d'azair qui l'ai trouvai.An i é mai foi bein de l'azair. - (10)
âze, s. m. âge. « l'âze preuntanié », la jeunesse. - (05)
âzié : aisé, facile . - (20)
azille : facile, aisé. - (19)
az'rotte : traîne-bûche (larve de phrygane) . - (20)
b : Deuxième lettre de l'alphabet. « O ne sait ni a ni b » : il est complètement illettré. - (11)
ba, bec. - (03)
ba. Bas. - (01)
baa. Baal, idole des Phéniciens révérée à Samarie par Achab roi d’Israël. Baa pour Baal, comme on prononce arsena quoiqu'on écrive arsenal. - (01)
baba (à), loc, à boire ! On emploie ces mots avec les enfants, et les enfants les ont adoptés dans leur vocabulaire. - (08)
babeigne. Babine, babines, burlesquement lèvres… - (01)
babiche, philibert. - (03)
babieau, homme à grosses lèvres. - (03)
babignotai : remuer les lèvres. Le chien babignote. - (22)
babilla : Babillard, causeur. « Les fanes (femmes) sant pu babillardes que les hommes ». « Copère babilla, commère babillarde » jadis à la cérémonie du baptême on conviait, outre le parrain et la marraine un copère babilla, chevalier servant de la marraine, et une commère babillarde capable de babiller avec le parrain. - (11)
babille, s. et adj., femme qui cause beaucoup, babillarde : « N'crès pas tout c’ qu’all’te dit ; y et eùne grande babille ». - (08)
babine, babigne. s. f. Lèvre. - (06)
babines : lèvres. L'hiver les babines gerson : l'hiver les lèvres gercent. En français : lèvres en ce qui concerne les animaux. - (22)
babinier. s. m. Qui a de grosses lèvres. Dans la Puysaie, on dit babignier. - (06)
babinotter. v. n. Marmotter, remuer les lèvres, les babines. - (06)
bablot. s. m. Qui répète sans cesse la même chose en bégayant. Du latin balbus. - (06)
bablotter. v. n. Répéter incessamment la même chose en bégayant. – Par une sorte d'analogie, sautiller, courir ca et là. Voyez bablot. - (06)
babo : Mal, bobo dans le langage enfantin. « Plieure pas, man p'tiet, y a point de babo » : ne pleure pas mon petit, il n'y a pas de mal. - (11)
babô, s. m. bobo, petit mal, souffrance légère dans le langage enfantin : « poure p'tiô, al é deu bâbô » - (05)
babo, s. m., bobo. Se dit volontiers en parlant aux enfants : « T'as babô ? Attends ; j’vas t' biser ». Le baiser compte toujours pour le meilleur remède. - (08)
baboche (faire la) : faire la moue. - (26)
babolin : escargot. - (21)
baboueille (ai lai), a la débandade. On dit le jour d'une foire ou d'un marché que tout va « ai lai baboueille », lorsque les denrées sont à vil prix, lorsque les marchandises ne trouvent pas d'acheteurs. - (05)
babouigniére, s. f. celle qui a de grosses lèvres ; femme qui fait la moue. Au figuré grognon, maussade. - (05)
babouille (à la), à foison. - (14)
babouille, à profusion. - (13)
babouin, s. m. celui qui a de grosses lèvres, des lèvres pendantes, qui fait la moue. - (05)
babouin, s. m., qui a de grosses lèvres, lippu. - (08)
babouine (nom masculin) : babine d'un animal. - (18)
babouine ou bobine grosses et vilaines lèvres. Qué peutes babouines al é don ce gairson lai ! Les malins disant que des babouines queman cequi, ç'â les bords d'in pot de chambe. -(10)
babouine, s. f. babine d'animal ou grosse lèvre humaine comme terme de moquerie. - (05)
babouine, s. f., babine, grosse lèvre. - (08)
babouines : lèvres, babines. - (20)
baboulette : voir barboulotte - (12)
baboulotte (une) : une coccinelle. - (27)
bacaiche : Bécasse, le mot bacaiche est vieilli et peu usité, aujourd'hui on dit plutôt bécasse. - (11)
bacailler. v. n. Aimer à crier fort, à parler, à marchander, à disputer, comme font les maquignons entre boire. - (06)
bacailleux. adj. et s. m. Se dit des maquignons et autres gens qui courent les foires et les marches, en parlaillant, en criant, en buvant, en discutant tout haut leurs marchés. - (06)
bacelon. Sorte de sarcloir. - (02)
bachat (nom masculin) : auge à cochon (généralement en fonte). - (18)
bâche gros sac de toile plus large que les ordinaires. (Français maintenant, je crois). I ons aichetai deux sai et ine bâche de treuffes. Pâ pu de tornure qu'ine bâche. - (10)
bâche et bage. s. f. Auge, récipient propre à contenir une certaine quantité d'eau. La bâche d'une pompe. La bâche d'une forge. - (06)
bâche, s. f., sac à grains ou à légumes. - (17)
bâche. s. f. Lit, paillasse d'un lit. Va-t-en à la bâche, va te coucher. (Champignelles). Se dit peut-être aussi parce que souvent, dans les campagnes, les lits ne consistent qu'en une sorte de boite ayant la forme d'une auge. - (06)
bachée : Becquée. « Donner la bachée es p'tiets ujos (oiseaux) ». Ce qu'un oiseau peut emporter dans son bec : « Eune bonne bachée ». - (11)
bachelan : Sarcloir, sorte de petite pioche dont on se sert pour sarcler le jardin. - (11)
bâcher, v. a. baisser. Se bâcher. v. pronom. Se baisser. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
bachet : Auge pour les porcs. - (11)
bachevot. s. m. Manière de disposer certains objets qu'on met on pile, et qui consiste à placer alternativement les gros bouts sur les petits ou la tête sur les pieds ou à côté des pieds, afin que la pile soit plus égale. Les cochons, dit-on, se couchent à bachevot, c'est-à-dire côte à côte, le derrière de l'un contre la tête de l'autre ; de même, les petits pigeons dans leur nid. On dit mieux béchevet, et mieux encore bichevet, mot qui s'entend d'un lit à deux chevets, l'un à la tête et l'autre aux pieds. De bis et chevet. - (06)
bachevotter. v. a. Mettre à bachevot. On dit aussi bichevoter, ce qui est plus correct et plus conforme à l'étymologie. - (06)
bachi : Briser les mottes avec une pioche à cornes, dans une terre fraîchement labourée : « Ol est allé bachi en la Mauvase tarre » : il est allé briser les mottes à la Mauvaise terre. -(11)
bâchins, s. m. bâtons d'échelle, échelons. - (05)
bachois : dernier-né, petit (bouculet). - (26)
bâchot : bachut de barque. Compartiment dans une barque de pêche, réserve intégrée où le poisson pêché peut rester en eau vive. Une bachotte est un tonneau pour transporter des poissons vivants. (28)
bachot : Jumeau. « Alle a ésu deux bachots » : elle a eu deux jumeaux. - (11)
bachot, s. m., dimin. de bac. bateau à compartiments troués pour garder le poisson vivant : « J' voulons eùne meûrette ; vas qu’ri c’qu’i faut dans ton bâchot ». Ce substantif désigne le bateau tout entier. - (08)
bachut, s. m., partie du milieu du bateau de pêche, fermée et à jour, et dans laquelle le poisson reste en eau vive jusqu'à ce qu'on le mette à la sauce ou à la poêle. Les Verdunois emploient un peu indistinctement bâchot et bâchut, et pour les uns ils sembleraient presque synonyme, alors que chez d'autres nous avons remarqué la nuance indiquée. - (08)
baclote. s. f. Vieille voiture pouvant encore à peine servir, et qu'on ne charge qu'à moitié. - (06)
bacolle. s. Belette. - (06)
bacon. : Emprunt fait aux Anglais. Bacon de porc, quartier de lard. (Franchises de Châtillon, 1471.) Chambes de baquons salez, jambons. (Franchises de Seurre, 1441.) - (04)
bacot : Bec. « Le miarle (merle) a le bacot jaune). Dans le langage enfantin, bacot, bacotte, veut dire bouche : « Euvre (ouvre) voir tan p'tiet' bacot! ». - (11)
bacqueillôt : entrave (vaches) . - (20)
bacqueîllot : pièce de bois attachée au cou et laissée pendante entre les pattes pour entraver le bétail. On met un bacqueîllot è une vache maline. - (22)
bacquer : Becqueter, frapper avec le bec. « T'appreuche pas de la cluche (poule qui couve) alle te bacquerait ». On dit d'une personne marquée de la petite vérole : « Alle a été bien bacquée ». - (11)
bacquerieau, petit baquet emmanché. - (03)
baculard. s. m. Littéralement, traineur de bâton. Au figuré, traînard, lanternier, badaud, musard. Du latin baculum. - (06)
baculer et bacouler. : (Dial.), baculé (pat.), frapper à coups de bâton (du latin baculus). - (04)
bacûlot, s.m., sujet « bas du cul ». - (17)
bacuter. v. n. Travailler sans soin à des ouvrages qui demandent peu de soin. - (06)
bacutier. s. m. Celui qui bacute. - (06)
bacutis. s. m. pi. Objets, travaux de peu d'importance. - (06)
bade (à la) : en liberté. Aller, lâcher un troupeau « à la bade ». (28)
bade : Usité seulement dans « aller à bade ». Qui se dit des animaux de trait qui cheminent en liberté à côté de leurs pareils qui sont attelés ou qui sont menés simplement par le licol sans être attelés « Le chevau était applia, mâ la jement allait à bade » : le cheval était attelé mais la jument suivait en liberté ; « j'ai mené farrer (ferrer) man chevau, ma je l'ai mené à bade (à la main) ». - (11)
badigoinces, badigoines, badingoinces. s. pl. Les joues, les lèvres, les mâchoires en général, tout ce qui tient à la bouche. Du bas latin badare, bader, ouvrir la bouche. - (06)
badigoincher : faire des plis disgracieux, aller de travers. - (26)
badigoinches : mâchoires. - (26)
bâdio : bête, benêt, simplet. - (19)
badoue (en). Locut. adverb. usitée dans cette expression : Porter en badoue, pour porter sur ses épaules. - (06)
badrée : bouillie épaisse. Des légumes trop queutes font une badrée : des légumes trop cuits font une bouillie épaisse.  - (22)
badrée : matières, légumes ou fruits (souvent cuits) réduits en purée. Ex : "T'as si ben fait cuie tes truffes qu' tu nous doune de la badrée !" (Dans ce cas, ce n'est certes pas un compliment !). - (21)
badrée. s. f. Tarte à la crème, au fromage ; bouillie épaisse faite de légumes ou de substances farineuses. Se dit aussi, en certains endroits, d'une grosse femme à l'air malpropre. -(06)
badrouille : pas très malin. - (19)
baffer. v. a. Se moquer de quelqu'un, le bafouer, le souffleter. (Percey). - (06)
baffutai : discuter sans conviction. - (22)
baflard : vantard. - (26)
bâflou, ouse, adj. menteur impudent, celui qui trompe sans scrupule - (05)
bafouèiller : bafouiller . - (20)
bafrai. : Faire bombance. (Dial. et pat.) - (04)
bâfrée, s. f., bâfre, repas copieux, abondant, et pris avec gloutonnerie : « Ol a migé à la noce... Dieu de Dieu ! Queuee bâfrée ! . . . » - (08)
bâfrer : manger rapidement et salement . - (20)
bâfrer, v. tr., manger copieusement et gloutonnement : « O bâfre, ô bâfre ; j' sais vrâment pas queù ventre qu'ôl a ». - (08)
bâfrer. v. n. Manger gloutonnement. - (06)
bâfreur. s. m. Glouton, mange-tout. - (06)
bafrou, s. m., glouton, bâfreur. - (08)
bafuter : critiquer, déprécier. - (26)
bafuter : médire, bousculer verbalement, gronder. Ex : "Té vas-t-y m'bafuter longtemps ?" - (21)
bafûter. v. n. et v. a. Dire ou faire quelque chose d'inconvenant, de blâmable. Douter de la probité, de la capacité de quelqu'un. Critiquer, déprécier, dénigrer, rebuter, rejeter avec dédain. « I n' faudrait pas avoir l'air de bafûter. » - (06)
bage (pour bâche), s. f. Auge. - (06)
bag'nauder : errer (nez en l'air) . - (20)
bagneau. s. m. Enclos, verger. (Dracy). Petite voiture à panier en usage dans la Puysaie, pour transporter le charbon. - (06)
bagnole. s. f. Mauvaise voiture. - (06)
bagnot : grande corbeille en osier avec ou sans anses (resse). - (26)
bagoter : se déplacer, dans le sens perdre du temps en déplacements inutiles. - (25)
bagotter : se déplacer, dans le sens de perdre du temps en déplacements inutiles. - (25)
bagoueillai : parler vite. Bafouiller : Quouai qu'tu bagou'eilles ? : qu'est-ce que tu bafouilles ?  - (22)
bagouéiller : bafouiller, parler vite . - (20)
bagouillé : celui qui parle trop. Un bavard. Ex : "Acoute don pas çu bagouillé". - (21)
bagouiller : parler sans cesse, c'est-à-dire trop. - (21)
bagouin. s. m. Homme qui parle sans cesse en bredouillant. - (06)
bagouler, bagouiller. v. n. Parler à tort et à travers, déraisonner. Se dit aussi de celui qui bégaye. Bagouiller le sang, rendre le sang par la bouche. - (06)
bague : Anneau, alliance. « Alle a pardu sa bague ». Le jeu de bague que l'on voyait autrefois dans les fêtes foraines était une sorte de manège de chevaux de bois taillés à coup de serpe, au-dessus desquels était suspendue une bague qu'il s'agissait d'enlever au passage au moyen d'une baguette que l'on tenait à la main. - (11)
bagué, part. pass. d'un v. « baguer » inusité a l’infinitif. Entassé, empaqueté, empilé. - (05)
baguenauder (verbe) : perdre son temps. - (18)
bagues. s. f. pl. Linge, vêtements, bagages. On disait autrefois des habitants d'une ville conquise, un peu ménagée par les vainqueurs, qu'ils avaient pu sortir vie et bagues sauves. Les bagues et joyaux d'une mariée, son trousseau, ses bijoux. - (06)
baguet. s. m. Mouvement saccadé, brusque, intermittent. - (06)
baguette : Férule dont faisaient jadis usage les maîtres d'école, qui en guise de punition, en frappaient l'écolier fautif obligé de tendre sa main ouverte pour recevoir le coup, bien heureux encore quand on ne l'obligeait pas à dire : merci ! En viticulture : courson de la taille longue « I faut laichi (laisser) des baguettes es chaudenas » : la taille longue convient aux plants de chardonnais (cépage blanc), il faut leur laisser des baguettes. - (11)
bagueuler (verbe) : prendre un mauvais pli agissant d'un vêtement. - (18)
baguis. s. m. Cousage au moyen duquel sont maintenus les plis multiples et longitudinaux d'une garniture de robe, de jupon ou de bonnet. - (06)
bahuler : crier très fort, aussi : hurler en modulant. Se dit à propos du chien, surtout, quoique l'homme ne soit pas exempt de l'acte de bahuler, ce qui devient désobligeant le concernant. Ex : "T'as don pas fini d'bahuler coumme ça ?" - (21)
bahurler. v. n. Hurler comme un loup. - (06)
bahuter. v. a. Malmener, bousculer, chasser. - (06)
bai bec. (Voyez Bet). - (10)
bai. : Bec, d'où haiquée (becquée). - (04)
baibillô. Bavette. Baibillô de l’italien babaivola. - (01)
baiche : Vallée, dépression de terrain. « La baiche de Vaumorian, la baiche du Creux des Las (lieux dits) ». - (11)
baicher : baisser . - (20)
baicher : baisser. Baiche un peu l'abat-jour ! : baisse un peu l'abat-jour ! - (22)
baicher, v. a. baisser, mettre plus bas. Ces hommes-là « baichan lai tête »..., baissent la tête. - (05)
baichi : Baisser, s'affaiblir. « Sa vue baiche » sa vue s'affaiblit. Diminuer de prix, « Le blié a bien baichi »: le prix du blé a bien diminué. - (11)
baie : beau . - (20)
baie. s. f. Attrape, mystification. Faire la baie à quelqu'un, c'est lui offrir, lui présenter une chose, et la retirer vivement au moment où Il croit mettre la main dessus. - (06)
baie-pére : beau-père . - (20)
baigni : Etre voilé de brume en parlant des astres. « Quand la leune baigne y est signe de pliô (pluie) ». - (11)
baignouée : espace de ruisseau (ou mare) réservé aux bestiaux ou chevaux pour s'abreuver. Ex : "Té conduis-t-y tes j'ments au baignouée ?" - (21)
baigou bavardage, besoin de parler. Ile é pu de baigou que d'aute chose, ailé. C'a in baigou ai n'en pâ fini ! Le baigou, c’â le fort des fonnes. - (10)
baigues les vêtements ; de la femme surtout. Sarre don tes baigues putôt que de les laicher trainniai. Quand le bon temps veint en ne fau pâ ôtai trop tot ses baigues d'hiver. -(10)
baigues. Bagues, pour bagages, nippes. - (01)
baigueule femme bavarde. Chienne de baigueule, vais ; ile fairo baitte quaite murs ensanbe. Couillez-vos don, tas de baigueules ! - (10)
bailer, v. n. bêler. - (05)
bailhou (nom masculin) : bahut. - (18)
bailhou, s. m. bahut, petite armoire à deux portes où l'on met le pain, le laitage, etc. - (05)
bailivarne, s. f. baliverne, plaisanterie absurde, propos en l'air. - (05)
bailla. s. m. Fromage mou. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
baillage : tribunal jugeant au nom et sous la présidence d’un bailli (procureur du roi au bailliage) ; juridiction d’un bailli. La révolution supprima les bailliages. - (24)
baillai. : Donner. Baillai loupo desu. (bas latin lobus), c'est-à-dire donner dans la bosse.Baillai lai féte, c'est-à-dire donner une aubade. - (04)
baillance : faculté de bonimenter, faconde. - (27)
baillard (nom masculin) : sorte d'échelle sur laquelle on plaçait le cochon tué afin de le découper. - (18)
baillé. Bailler, donner. Baillé, donné et donnez. - (01)
baille. Donne, donnent… - (01)
bailler, beiller. v. a. Donner. - (06)
bailler, v., donner. - (17)
baillerein. Donnerions, donneriez, donneraient… - (01)
bailli : officier royal qui rendait la justice. - (24)
bailli. Donnai, donnas, donna. - (01)
baillire. Donnâmes, donnâtes, donnèrent. - (01)
bailloo, baillò. Donnais, donnait. Bailloo fait par contraction baillò pour la commodité du vers ; mais il faut se souvenir que cet o est toujours long. - (01)
baillot, s. m., soupir. Se dit des animaux : ( O rend son dârei bâillot ». - (08)
baillou, adj., donneur, qui fait volontiers l'aumône. - (08)
bailonge et son diminutif bailongeotte. : Cuve elliptique pour transporter la vendange. (Del.) - (04)
baîlonge, s. f., cuve elliptique pour la vendange. - (17)
bain-née, f. : secousse, maladie, surmenage (se dit surtout des enfants). - (14)
baiôlai. : Espèce de capuchon de femme nommé en Bretagne bagnolet. (Del.) - (04)
Bair : Bar-le-Régulier . - (20)
bairâ, bairé, bairons divers temps du verbe donner, pour beillerâ, beillerons. Te me bairâ bein ce qui s'te velâ. Al é dit que nos beiraint des poires po dessus. - (10)
bairbe : barbe . - (20)
bairbillon : bouton sur la langue . - (20)
bairboiller, v. a. barbouiller, salir, peindre grossièrement. - (05)
bairbouéiller : barbouiller . - (20)
bairboulotte : coccinelle . - (20)
bairdée : grosse charge . - (20)
bairnaiger, v. n. profiter, réussir, prospérer, s'accroître : « tô bairnaige en c'te mâion laite », tout profite dans cette maison-là. - (05)
bairque, s. f. barque, bateau, peu usité dans une contrée où il y a beaucoup d'eaux courantes mais peu de rivières navigables. - (05)
bais beau. (On dit plus souvent joli). L'année s'ainonce bein les bliets en n'é jaimâ ran vu de si bais. – Assi bais que genti. - (10)
bais. adj. Beau. Mon bais-père. - (06)
baishî (se) : baisser (se). (28)
baisselon, bouss'helon, sarcloir. - (03)
baisselon, s. m., espèce de sarcloir. - (08)
baisser, v. a. Attacher la vigne au printemps. (Béru). - (06)
baissie : pierre d'évier . - (20)
baissière. s. f. Dépression du sol, endroit ou le terrain s'est abaissé. - (06)
baissin bassin, mais à peu près uniquement dans le sens d'un petit bassin à long manche pour prendre l'eau dans les seaux. Si les gaudes s'épaississain trop, t'y mettra in petiot baissin d'aie. - (10)
baissin. Bassin, bassins. - (01)
baissinouére, s. f. bassinoire. - (05)
baissins-cliairs les fleurs de la renoncule dite piépou qui fleurit en mai. - (10)
baitaivie, s. m. baptême. E permute en a comme dans « quairâme » et « crame », pour carême et crème. - (05)
baitan. Battant. Tambor baitan, tambour battant. On appelle aussi baitan un trébuchet à prendre des oiseaux… - (01)
baitïer, v. a. baptiser, donner le baptême. - (05)
baitijer, v. a. baptiser. - (05)
baitillo baptême. Teins, voilai qu'an carillonne in baitillo. A nos an beillé des draigies du baitillo. - (10)
baitu petit lait qui reste de la crème quand on a fait du beurre. C'â vraiment demaige de beiller ce baitu qui es couchons. - (10)
baivaite. Bavette, bavettes. - (01)
baiveire. Bavière. L'électeur de Bavière, en 1701. - (01)
baivou : quelqu'un qui dit du mal d'autrui. - (19)
bajat : hurluberlu. - (26)
bajater (verbe) : radoter, bavarder, tenir des propos sans intérêts. - (18)
bajé, adj. se dit des pains qui se touchant dans le four n'ont pu former leur croûte. - (05)
bajo : Imposte. « La vitre du bajo est cassée » la vitre de l'imposte est cassée. - (11)
bajonne. s. f. Petite limace jaune des vignes. Ne serait-il pas mieux d'écrire bajaune ? (Mouffy). - (06)
bâlâ : un simple d'esprit, bêta couiste don bâlâ, tais-toi donc bêta. - (19)
balai : genêt . - (20)
balai : genêt. - (26)
balai : genêt (voir genête). - (22)
balai, s. m. genêt à balai : un champ de « balais » ; les « balais » sont en fleur. On coupe les «balais» et on les brûle sur place pour répandre la cendre sur le terrain. - (05)
balaiger, baliger.n. v. a. Balayer. - (06)
balais : voir balaîtier - (12)
balaîtier : génêt à balais. VI, p. 40-13 - (12)
balan : équilibre instable, balancement . - (20)
balan : équilibre. En balan : En équilibre, objet en équilibre qui, en principe, ne doit pas tomber. - (22)
balan. s. m. Oscillation, mouvement de va-et-vient d'une chose suspendue à qui un balancement est imprimé. Le balan d'un pendule. Le balan d'une cloche mise en branle. - (06)
balant (être en), loc, être indécis, ne savoir de quel côté pencher. Une femme, qui avait des prétentions et voulait quitter le patois pour le français, me dit un jour, répudiant le mot balant : « Je ne sais vraiment que faire, je suis dans le décis (l'indécision) ». - (08)
balate : Belette. - (11)
balatiau. s. m. Grand niais. (Etivey). - (06)
bâle : la balle d'une arme à feu. - (19)
baléger, v. a. balayer, se servir du balai. - (05)
bâlement : doucement, aller doucement avec des bœufs dans un passage difficile. Bâlement mes gros, bâlement ! : Doucement mes gros, doucement ! - (22)
bâler : Pleurer, crier. « Marie, tan p'tiet bâle » Marie, ton enfant pleure. - (11)
baliage. s. m. Balayage. - (06)
balier. v. a. Balayer. - (06)
balieu. S. m. Balayeur. - (06)
baligeotte. S. f. Balayette, petit balai. - (06)
baligouère. s. f. Mâchoire inférieure. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
balin : gros nuage noir menaçant. Ex : "Ar'gade l'grous balin, c'est d'yau à pas r'tarder !" - (21)
baliures. s. f. pl. Balayures. - (06)
balivarne, s. f., baliverne. - (08)
baliver, v. a. faire un balivage, choisir, marquer les baliveaux d'un bois et par extension tous les arbres réservés dans un taillis. - (05)
balivia. m. baliveau. (Ménades). - (06)
baliviau : Baliveau Jeune arbre d'une coupe en exploitation qui ne doit pas être abattu et qu'on laissera croître en futaie. « Les gârdes ant marqué les baliviaux ». - (11)
baliyer, v. tr , balayer. - (08)
baliyette, s. f., dim , petit balai. - (08)
baliyure, s. f., résidu du balayage. - (08)
ballan, loc. équilibre. Emporter le «ballan », faire perdre le « ballan. » - (05)
ballant : Force d'oscillation d'une personne, d'un objet. - (11)
ballasse. s. f. et ballasson. s. m. Paillasse d'enfant remplie de balles d'avoine, quelquefois de feuilles sèches. Se dit au pl., pour balles de blé. - (06)
ballasse. s. f. Gros ventre d'une vache pleine. - (06)
balle (ai lai), loc. porter à la balle, porter sur le dos comme une hotte ou une besace. - (05)
balle (l'homme) (m), colporteur. - (13)
balle : « Alle se fa balle pour aller au bal » : elle se fait belle pour aller au bal. « Balle-fille », bru ; « balle-sue », belle sœur ; « balle-mère », belle mère. « Coper du pain de balle-mère » : couper de tout petits morceaux de pain, en tranches minces, comme pour l'épargner. - (11)
bâlle : Balle. Proverbe : « chéquin porte sa bâlle » chacun est responsable de ses actes. « Porter à la bâlle » porter à califourchon, « Papa porte me à la bâlle ». Voir aussi « c'eucbelin ». - (11)
balle : enveloppe du grain de blé, détachée après battage. Ex : "Il est là qui s'areuille ! On dirait ben un chat qui chie dans les balles !" (Expression d'usage dans laquelle le chat doit être tenu pour innocent !). - (21)
balle, s. f. berceau d'enfant très jeune. - (05)
ballement : Bellement, tout beau ! - (11)
ballement, beulement, adv. bellement, doucement, interj. pour arrêter, contenir, modérer : « tô bâlleman, tô beuleman ! » - (05)
ballement. Quand on demande à nos paysans comment ils se portent, Tout ballement, répondent-ils. - (02)
balle-sor. s. f. Belle-sœur. (Domecysur-le-Vault). - (06)
balleut : Balle du blé ou de l'avoine et autres céréales qui se sépare du grain au moment du battage. - (11)
ballier (prononcez bailler), s. m. Endroit où l'on met les halles de blé, d'avoine ou autre. - (06)
ballin : gros nuage noir. V, p. .55 - (12)
ballin, ballou. s. m. Coup de vent, tourbillon qui emporte la poussière des chemins et le fom des meules dans les prés. Du grec ballein, emporter, jeter. - (06)
ballonge : cuve de section oblongue où l'on récolte le raisin.. - (16)
ballot, balle d'avoine, de blé. - (03)
ballot, balot : débris de paille, déchet de paille (au battage). - (20)
ballôt, s. m., bouffe de blé ou d'avoine. - (17)
ballot. s. m. Sorte de hangar, endroit ou l'on mot les balles, les résidus du battage et du vannage. (Gy-l'Evêque). - (06)
ballouge : Terrain d'alluvion moderne. Nom de lieu : « Es Balouges ». - (11)
ballouse, s. f. femme qui aime courir les bals. - (17)
balluchon : ballot de vêtements. - (26)
balo. Criblure de blé. - (02)
bàlonge (Chal.), bailonge, belonge (C.-d.) Sorte de cuvier ovale servant à transporter le raisin vendangé de la vigne à la cuve où doit s'opérer sa fermentation, avant le pressurage. L'origine du mot se trouve vraisemblablement dans sa forme allongée (bis longa ?). - (09)
balonge : benne à raisin ou « boine » (voir) de forme ovale, pour le transport du raisin. (28)
balonge : cuve à raisin. - (20)
balonge, pâtière du sarrasin. - (03)
balonge, s. f., maie d'une forme spéciale pour la préparation du pain de sarrazin. - (08)
baloquer, balouquer. v. a. et n. Cahoter, secouer, ballotter. Remuer, aller de ci, de là, par défaut de solidité. - (06)
bàlôt, bàllot (C., Chal.). Balle d'avoine ou de blé. Ce mot est cité ici à cause de la singularité qui a fait masculiniser le mot français, contrairement à l'habitude bourguignonne de les féminiser d'ordinaire, comme plote, pour plot, et panière, pour panier. La balle ou balot s'appelle encore bouffe dans le Chalonnais et la Côte, par contraction du vieux français baloffe, balouffe, même signification. - (09)
balot, s. m. menu grain qui se trouve dans les déchets, après l'opération du vannage. Le cultivateur soigneux ramasse les « balôs » et les distribue par petits tas au bétail. - (05)
balot, s. m., criblure de blé, d'avoine. - (08)
balote ! s. f., terme employé par les paysans pour appeler les oies. - (08)
baloter, v. a. ramasser avec un râteau les balles et « balos » répandus sur l'aire ou ballier de la grange, séparer le grain des « balos » qui en forment la criblure de choix. - (05)
balotte, belette. - (03)
balou : gros lourdaud.. - (26)
balouquer. v. n. Laper. - (06)
balqueue. s. f. Branle-queue, bergeronnette. - (06)
Baltasar, Melkior, Gaspar. Noms vulgairement donnés aux Mages qui vinrent adorer le Sauveur. L'Ecriture ne les qualifie point rois, ne spécifie point leur nombre, et ne les nomme point… - (01)
baltié. : (Dial. et pat.), c'est-à-dire qui porte le baudrier. Au moyen âge, il n'y avait pas rien que les gens de guerre qui portassent le baudrier. - (04)
baluchon, s. m. paquet que les voyageurs à pied portent sur le dos et qui renferme leur bagage. On dit en plaisantant d'une femme enceinte qu'elle ne sort jamais sans son « baluchon. » - (05)
baluchon. s. tn. Petit paquet de hardes, ordinairement contenu dans une serviette ou un mouchoir dont les quatre cornes sont nouées ensemble. - (06)
bambille. s. f. Amusement d'enfants consistant à sauter par dessus une paille ou une petite baguette, en croisant alternativement les pieds et en chantant la Bambille. - (06)
bambiner, v. intr., muser, flâner : « On' fait qu' bambiner po les rues ». - (08)
bamboche, s. f., babouche, savatte, pantoufle, chaussure de chambre. - (08)
bambocher, v. intr., godailler, riboter, passer son temps en plaisirs. - (08)
bamboches s. f., balivernes, dires de peu d'importance : « Côge-te donc, te m' dis des bamboches ». - (08)
bamboches, s. f., se prend dans l'acception de plaisirs peu modérés : « fait ses bamboches ». - (08)
bambourée, s. f., fauvette. - (17)
ban banc, planche disposée comme un banc. Le pôre homme, al â su le ban. En fau vîtement mette main mère su le ban, cair an vai veni ll'y jetai laie benite. On mettait le cercueil sur une planche ou banc posant sur deux chaises. Cette locution disparait. - (10)
ban : Bon. « Du ban vin, du ban, de la viande, du fricot ». « Dis ran man p'tiet t'aras du ban d'ave tan pain ». - (11)
ban Dieu : Bon Dieu, les derniers sacrements. « Ol est bin malède, an li a porté le ban Dieu » : il est bien malade, il a reçu les derniers sacrements. « Porter le ban Dieu ave eune meilleuche (mailloche) » : donner un bouillon d'onze heures. - (11)
banaton. s. m . Hottereau. Du latin - (06)
bancaler. v. n. Boiter. - (06)
bancalon. s. m. Diminutif de bancal (boiteux), qui est français. - (06)
bance (nom féminin) : tourtière où l'on entreposait les miches de pain. On dit aussi paingnée. - (18)
bandan : Bouchon de bois ou de liège que l'on met dans la bonde du tonneau. « Chauche bien le bandan » : frappe fort sur le bandan pour qu'il tienne. - (11)
bande : Bonde. Trou par lequel on remplit le tonneau et que l'on bouche avec le bandan. - (11)
bandée. : C'était la publication de ban des vendanges. - (04)
bandener : Bondonner. « I faut bien bandener les tonneaux, que (afin que) le vin ne s'évente pas ». Mugir, « Entends-tu bandener le teuriau (taureau) ? ». Faire bandener une pierre, la lancer avec une violence qui lui fait produire une sorte de ronflement. - (11)
bandias. s. m. Bandeau. - (06)
bandits. : Soldats désorganisés et associés en bandes pour le pillage. C'est un nom de plus à ajouter à ceux qu'on donnait aux XIVe et XVe siêcles aux Grandes Compagnies. - (04)
bandore. Prison. Métaphore tirée de la paume, où bander une balle , c'est la jeter dans les filets qui lui servent de prison. - (01)
bandore. : Prison. Ce mot semble être particulier à Dijon et je n'en trouve la défmition que dans le Glossaire des noëls de Lamonnoye.. - (04)
bane : Benne, grand baquet de bois dans lequel on transporte le raisin de la vigne à la cuve au temps de la vendange. « Ecuer les banes », y mettre de l'eau pour les rendre étanches. La contenance d'une benne « eune bane de vendange ». - (11)
bâne : se dit d'un légume qui n'a pas de cœur. On remarque que, souvent, la consonance française « cl » se retrouve en patois sous la forme de kieu, par exemple : clou : kiou, clouer : kiouler, oncle : onkie, clouter : kiouter, clé : kié, débâcle : débâkie, claque : kiaqué, etc.. - (19)
bane de môches : Ruche. « Ol a des banes de môches au fand de san jardin ». - (11)
baneire, s. f., bannière. - (08)
baneulet : petit oiseau du nid, un peu plus gros que le plus petit.. - (26)
baneut : Petite benne, diminutif de bane. - (11)
bangniée, s. f. bannière, étendard que l'on porte dans les cérémonies religieuses. - (05)
baniole : Petite voiture en mauvais état « Eune vieille baniole ». - (11)
banjo : Bonjour, salut. « Banjo teurto » bonjour à tous. Visière, « In banjo de casquette ». - (11)
banné (nom) : Artisan fabriquant des bennes, ou les réparant. - (11)
banne ou benne. : Compartiment en osier placé sur des roues et servant au transport du charbon. - (04)
banne. s. f. Charge à dos d'une personne en bois ou herbe. C'est une sorte de métonymie indiquant le contenu pour le contenant. (Villechétive). - (06)
banneire. Bannière, bannières… - (01)
ban-nère : Bannière. « La ban-nère de Saint-Georges ». « Porter la ban-nère » : apparaître le premier, marcher en tête. - (11)
banneret (chevalier banneret) : gentilhomme qui avait droit de porter bannière et de mener ses vassaux au combat. - (24)
banneton, benaton. s. m. Petite hotte ; panier long, sans anses, et garni de toile à l'intérieur, dans lequel les boulangers font lever leurs pains. - (06)
banni : Prononcer : ban-ni. Charrue Banni, charrue à versoir métallique, du nom de l'inventeur, comme charrue Dombasle. - (11)
bannir, v. a. Annoncer, publier. v. n. Etre banni, être publié, avoir des bans à l'église. - (06)
banque : Comptoir sur lequel le boutiquier étale sa marchandise. « J'ai mis les sous su la banque ». - (11)
banquillou : un boiteux. - (19)
bansa : Bonsoir « Dis bansa, à peu va te couchi » : dis bonsoir et va te coucher. - (11)
baquiau, s. m. bateau, barque. - (05)
bâquiè : bâcler. - (19)
baquins. s. m. pl. Nom donné par les habitants de Sommecaise aux habitants de la vallée d'Aillant. Gens d'en bas, - (06)
bara, s. m. cagneux, celui qui a des jambes difformes. - (05)
barache, s. f. terme injurieux qui correspond à grande bête. - (05)
baragoin. S. m. Celui qui mange ses mots, qui parle entre ses dents, ou qui contrefait sa voix. - (06)
baragouégner : bafouiller, maugréer. - (20)
baragouiner : parler indistinctement, bafouiller. - (22)
baragouiner. v. a. et n. Parler entre ses dents, d'une manière peu intelligible, ou en contrefaisant sa voix. - (06)
baraitte (nom féminin) : baratte. - (18)
baraque, s. f. Pie. - (06)
baratté. s. m. Battis, lait de beurre. - (06)
barbaillé (nom féminin) : race ovine en général. - (18)
barbaille, s. f. race ovine en général. Une ferme qui a beaucoup de « barbaille » est souvent prospère. On dit ailleurs « mottenaille, mouttenaille. » - (05)
barbanchon, s. m. brabançon, ouvrier nomade qui travaille le chanvre. - (05)
barbançon, s. m. nom que les charretiers donnent quelquefois à leurs bœufs avec le sens de gaillard, rude, hardi. - (05)
barbantale. s. f. Pièce de 1 feuillette et demie à 2 feuillettes. (Villiers-Bonneux.) - (06)
barbaquiaux, barbattiaux. s. m. pl. Franges, ornements. Se dit, en particulier, des caparaçons de filet de longues franges flottantes que l'on met aux chevaux, l'été, pour écarter les mouches. (Perreuse.) - (06)
barbe, s. f., barbe. - (08)
barbelote. Ver luisant. - (02)
barbetan : Ration de nourriture pour gros bétail faite de son mélangé à des betteraves crues ou cuites, coupées en lamelles, ou à des pommes de terre. - (11)
barbette s. f., dim. de barbe, barbe naissante. - (08)
barbette, s. f. petite barbe naissante. - (05)
barbeute : Façon sommaire d'accommoder certains légumes en les faisant simplement cuire à l'eau avec un peu de sel et sans les écosser. « Miji des pois à la barbeute ». - (11)
barbeuter : Barboter. « Fare barbeuter le bestiau » : donner pour nourriture au bétail de l'eau mêlée de son, de tourteau ou de farine. - (11)
barbi, s. f. brebis. - (05)
barbiau. s. m. Dans une charrue, tige de fer qui attache le sep à l'oreille. - (06)
barbiche : Barbiche. Jeu enfantin, deux enfants se tiennent réciproquement le menton et disent « je te tins par la barbiche, si te ris, j'te flanque eune clique » : celui qui ne peut s'empêcher de rire reçoit une gifle. - (11)
barbiche. s. f. Écrevisse. - (06)
barbillons, s. m., pluriel ; eczéma galeux du veau. - (17)
barbillons. s. m. pl. Petits boutons qui envahissent la langue et la bouche des veaux de lait. Sans doute pour bourbillons, boutons purulents. - (06)
barbis (nom féminin) : brebis. - (18)
barbitoue, s. m. presbitère, demeure du curé de la paroisse. - (05)
barbitras (nom masculin) : publicités. Écrits sans importance. (Ma boîte aux lettres est pleine de barbitras). - (18)
barboïllan: Qui parle à tort et à travers. « Couge te, t'es in barboÏllan ». - (11)
barboïlle : Employé seulement dans cette expression : « être à la barboïlle » : abonder, être à vil prix. « Les cheriges (cerises) sant à la barboille c't'année (cette année)». - (11)
barboïlli (verbe) : Salir. « T'es tôt barboïlli, va te débarboïlli ! (relaver) ». - (11)
barboilli : Parler d'une manière confuse, marmotter, parler sans réfléchir. « Qu'est-ce que te barboïlles ? ». - (11)
barbonnais, bourbonnais. En quelques lieux barbounâ. - (05)
barboteignai. : Bredouiller, parler comme en tremblant. Ce mot est un diminutif de barbotai. - (04)
barboter, v. intr., bégayer, parler de façon peu intelligible : « Qu'è-c' que t’ nous barbotes ? On n' t'entend pas » - (08)
barboter, v. tr., salir : « Alle a joliment barboté sa jupe! » - (08)
barbouillaud, de, s. d. g. chien de chasse de l'espèce des griffons, appelé ainsi à cause des barbes qu'il porte à la tête et qui paraissent avoir formé ce nom, comme aussi celui du barbillon. - (07)
barbouiller, berboiller. v. n. Parler inintelligiblement, bredouiller. - (06)
barbouiller, v. tr., affadir, déranger : « J'ons mingè l'oie de la Saint-Martin ; ma âlle étot si grasse, qu'àll' me barbouille le cœur ». - (08)
barbouillon, s. m. bouton qui pousse sur la langue des veaux. - (05)
barbouillon, s. m., qui ne sait ni parler, ni se tenir, décontenancé : « Olé sâle, ô,n' dit mot ; y ét eun vrâ barbouillon ». - (08)
barbouillou (adjectif) : barbouillé, sale, négligé. - (18)
barbouillou : un mauvais peintre. - (19)
barboulaude : voir barboulotte - (12)
barboulot : voir barboulotte - (12)
barboulot : coccinelle. - (21)
barboulotte : coccinelle. 121, p. 42 ; IV, p. 27 - (12)
barboulotte : coccinelle, bête à bon Dieu. La barboulotte porte bonheur. - (22)
barboulotte, barbelotte. s. f. Bète au bon Dieu, coccinelle. Montillot. En général, insecte ailé, petit scarabée portant des antennes, des barbilles, entre les yeux. - (06)
barboulotte, s. f. insecte de l'ordre des coléoptères. Il y en a un qui est rouge pointillé de noir ; l'autre est entièrement noir. - (05)
barboutière (pour barbottière). s f. Lieu rempli de boue. - (06)
barche : Brèche. « J'ai fait eune barche à man cutiau (couteau) ». - (11)
barchot : Brèche-dent. « Y a longtemps que man grand (grand père) est barchot ». - (11)
barchot : édenté partiellement. (28)
bardadeau ! beurduieau ! Exclamation qui se pousse lorsqu'on entend la chute d'un objet qui fait du bruit, du fracas en tombant. - (06)
bardeau. s. m. Grosse sonnette au cou des bêtes à cornes. (Bléneau.) - (06)
bardée : grosse charge. Y en avo une bounne bardée : il y en avait une bonne charge. - (22)
bardée. s. f. Forte charge. - (06)
barder : Déraper, faire un écart brusque, une embardée. « Le chai (char) a bardé à la descente ». Au figuré : « Attention y va barder » : méfions nous, il va y avoir du grabuge. - (11)
barder. v. a. Mettre en état, tailler, rogner. – Se dit, neutralement, d'une voiture dont les roues glissent sur la glace au lieu de tourner. - (06)
bardeux. s. m. Croissant, serpe au bout d'une perche pour barder les haies. - (06)
bardolé : Polychrome. « Des ûs bardolés » des œufs de Pâques coloriés. Un procédé pour bardoler les œufs de Pâques consiste à les faire cuire dans une décoction de pelures d'oignons après en avoir enduit de cire les parties qu'on veut laisser blanches. - (11)
bàrdôler, berdôler (Chal.), barrôlai (C.). Barioler, de variolatus, d'où bardot et berdot pour bariolé. Le té bardot désigne, dans le Chalonnais, la salamandre terrestre, qui est jaune avec des taches noires. Dans la même région, des cocos bardots sont des œufs de Pâques teints de couleurs variées. - (09)
bardoler, et berdoler, v. tr., barioler, peindre de plusieurs couleurs les œufs de Pâques. - (08)
bardoller, barioler. - (03)
bardot : multicolore, tacheté. « Un rat bardot » : le lérot. « Un’ne panaille bardotte » : épi de maïs aux grains de plusieurs couleurs. (28)
Bardot : Nom qu'on donne aux bœufs dont le pelage est taché de roux. « Pique le Bardot ». - (11)
bardot et berdot, adj., bariolé. Pour Pâques, les marchandes mettent en vente les cocos bardots, c'est-à-dire peinturlurés de diverses couleurs. On les dit aussi bardolès, du verbe qui précède. S'applique aussi aux taches de rousseur : « C'te fonne é bardote ». - (08)
bardot, adj., de deux couleurs ; croisé. - (17)
bardot, bardotte, bariolé, ée. - (03)
baréger. v. n. Aller de côté et d'autre sans rien faire. (Mont-Saint Sulpice.) - (06)
bârére : barrière . - (20)
baret, s. m. baliveau, jeune arbre de réserve. - (05)
bareuler (verbe) : aboyer. - (18)
barge. s. f. Nuage. Ainsi appelé, sans doute, parce que les nuages flottent dans l'air, dans l'espace, comme une barge sur l'eau. - (06)
bargeat. s. m. Troupeau de moutons. - (06)
bargée. s. f. Bergère. - (06)
bargée. s. f. En général, chose qui flotte ; se dit, en particulier, de l'assemblage de plusieurs gros paquets de chanvre, mis à l'eau pour le rouissage. De barge, esquif, canot, radeau, barque en général. - (06)
bargeonnette. s. f. Bergeronnette. – On dit aussi barjounette. - (06)
barger, beurger. s. m. Berger. - (06)
barger, s. m., berger. - (08)
bargère, s. f., bergère. - (08)
bargerie, s. f., bergerie. - (08)
barguigné. : (Dial. et pat.), hésiter, être indécis, marchander ; en basse latinité barcaniare ou barganiare. (Duc.) Le vieux mot français barge signifie esquif, navire, d'où l'idée de commerce, d'où celle de débattre des conventions d'échange ou le prix des choses, d'où l'hésitation de deux parts pour tomber d'accord, d'où, en un mot, la position de marchander. -(04)
barguigner (verbe) : hésiter, mettre du temps avant de prendre une décision. - (18)
barguigner. v. n. Marchander, tâtonner, hésiter, faire l'indécis. Se dit, au Mont-Saint-Sulpice, pour tromper au jeu, peut-être parce que celui qui hésite, qui semble indécis en jouant, fait cela par ruse, par calcul, afin de mieux surprendre son partenaire. - (06)
barguin. s. m. Qui marchande, qui tâte, qui hésite. Se dit aussi de celui qui, par calculs, par ruses ou surprises, essaie, en jouant, de prendre ses partenaires en defaut. Se dit egalement pour pédant. Faire son barguin, faire le pédant, se donner de l'importance. - (06)
bari : Baril. « Boire au bari » : boire à même le baril. Les cultivateurs qui vont travailler l'été dans les champs ou dans les vignes n'ont garde d'oublier le bari. - (11)
bariau (un) : un portillon devant la porte d'entrée. - (27)
baricolé : A le même sens que bardolé, voir ce mot. - (11)
baricolé, part. pass. bariolé, bigarré. - (05)
barignon, s. m., chemin creux. (V. Conchise). - (08)
barigolé, adj., bariolé. - (08)
barigoler, v. tr., barioler. - (08)
barjale : Primevère. Primula officinalis. « Alla cudre (cueillir) de la barjale dans les beus (bois) ». Barjale ou bargealle, margelle. « La barjale du pouits (puits) ». - (11)
barle, a. f. lieu où l'on parque les bestiaux : parc, enceinte close. - (05)
barler, v., crier, appeler fort. - (17)
barleuter : Vaciller, perdre l'équilibre. « J'ai foulé su eune piarre, i m'a fait barleuter » : j'ai marché sur un caillou, cela m'a fait perdre l'équilibre. - (11)
barli, barlô, dimin. de Philibert. - (05)
barlon (ou plutôt barlong). s. m. Tonneau, cuvier, sans doute à cause de leur forme. (Sacy). - (06)
barna : Tige de fer recourbée au moyen de laquelle on peut de l'extérieur, faire glisser un verrou en passant cette espèce de crochet par un trou pratiqué à cet effet dans la porte. -(11)
barnager, v. n. multiplier, profiter, pousser, croître en nombre. Ex. : cette variété de pommesde terre barnage bien. - (07)
barnager, v., prospérer, grossir. - (17)
barnager. v. intr., réussir, prospérer : « C'te famille a mau torné : all’ n’a point barnargé ». S'emploie aussi pour produire, fructifier: « Ces àbres ne barnagent point ; la târre ne leû convient pas. Les pommes de târre n'ont point barnagé c't' an-née ». - (08)
barni. : (Dial.), brave, noble, vaillant, fort. - (04)
barôche. : Paroisse (du latin parochia). - (04)
baronfler, v. intr., respirer bruyamment et péniblement : « (Ol a quêque cbouse qui le geinne ; ôl en baronfle ». - (08)
barôt, s. m., petit fût de bois pour aller aux champs. - (17)
barozai nom du patois bourguignon que nous citons dans la préface et qui veut dire les vignerons de la côte. - (10)
barôzai, bareuzai (Dij.). Sobriquet donné aux vignerons. Malgré plusieurs explications ingénieuses : bec rosé (nez rouge), bas rosé, pas rusé, l'origine de ce sobriquet est encore à déterminer. Bien que cette originale appellation ne soit pas, croyons-nous, en usage ailleurs que dans le Dijonnais, le fameux Guy Barosai (B. de La Monnoye, qui a écrit sous ce pseudonyme Les Noëls Bourguignons), l'a tellement fait connaître qu'il ne paraît pas possible de l'écarter d'un recueil de patois bourguignon. - (09)
barôzai. Vigneron ainsi nommé, parce que d'ordinaire il portait un bas couleur de rose. Comme il s'était rendu célèbre dans le corps des vignerons de Dijon, et qu'il était un de ceux qui parlaient le bourguignon le plus franc, il est arrivé de là que le nom de Barôzai est devenu commun à tous les vignerons de la ville, en sorte qu'aujourd'hui vigneron et Barôzai (en français bas-rosé) sont synonymes. Voy. dé-Barôzoo. - (01)
barquot (un) : petite barque non compartimentée, souvent utilisée pour la chasse au gibier d’eau. (28)
barquot : Petit bateau. « J'ai passé la revire (rivière) en barquot ». - (11)
barquot, s. m., petit bateau, dim. masc. de barque : « Monte au barquot ; j' vons pocher ». Plusieurs l'écriraient barcot ; mais devant l’orthogr. de barque, d'où il procède, il n'y a pas à discuter. - (08)
barrage, s. m. étoffe à couleurs tranchantes fabriquées par les tisserands du pays et avec laquelle on confectionnait des vêtements. - (05)
barrage. s. m. Action de barrer, d'arrêter des malefices, de charmer un mal par des paroles, des signes mystérieux, des sortilèges. - (06)
barrault, barrot : baril. - (16)
barrayer. v. n. Aller de côté et d'autre, marcher de travers, tituber, chanceler. (Soucy). - (06)
barré : bœufs barrés = ancienne race de bœufs à l'échine rayée de blanc. III, p. 22-1 : VI, p. 6 - (12)
barré : variété d'escargot. IV, p. 30 - (12)
barré, adj. et subst. aux environ de Château-Chinon ce mot désigne à la fois les gendarmes, les enfants naturels et les bœufs dont le pelage est bariolé. - (05)
barre, s. f., le devant : « la barre du lit, la barre de la porte ». On dit aussi : la barre du cou, pour : la nuque, qui n'est plus le devant. - (08)
barrée (nom féminin) : vache dont la robe est de deux couleurs. - (18)
bârrée : vache pie (noire ou rouge) . - (20)
barrée : (une, ou la) vache bicolore. Pas très valorisant pour qui la possède en milieu Charollais. - (21)
barrées. s. f. pl. Grandes peines, chagrins, tourments. - (06)
barreire, s. f. barrière, claie mobile qui ferme l'entrée des enclos, terres ou prairies. - (05)
barrer la porte : fermer la porte à clef. - (23)
barrer, v. a., fermé. Ex.: la porte est barrée, vocable qui doit son origine à l'usage de fermer les portes au moyen d'une barre horizontale mobile s'emboîtant dans les montants en pierre ou en bois de la porte, et qui a survécu à ce mode de fermeture. - (07)
barrer. v. a. et n. Mettre des entraves à une chose, faire de l'opposition, faire grève, mettre une usine, un atelier, un chantier en interdit. Arrêter les malefices, guérir ou charmer les maux au moyen d'un sortilège, par des paroles secrètes, des prières baroques, des signes, des influences magiques. On barre une foulure, une entorse, par exemple, en faisant sur la partie malade trois croix avec l'orteil du pied gauche et en disant Antè, contra antè, super antè, après quoi la douleur cesse et le mal est guéri.C'est aussi de cette manière qu'on barre le charbon, le chancre, la maumarche, le croup et la chute de la glotte (prononcez gliotte, le gl se mouillant à la manière italienne). - (06)
barrère : Barrière. « La barrère est fremée (fermée) ». - (11)
barrêre, s. f., barrière, clôture. - (17)
barres : Rayures. « Eune culotte à barres ». - (11)
barreux, euse. s. m. et f. Nom donné à celui ou à celle qui barre les maux, les maléfices. - (06)
barrias. s. m. Barreau. (Domecy-sur-le-Vault.) - (06)
barriau (nom masculin) : à la campagne, demie-porte à claire-voie qui empêchait les volailles d'entrer dans l'habitation. On dit aussi vanteille. - (18)
barriau : petite barrière. - (26)
barriau. s. m. Petite porte à claire-voie. - (06)
barricoulé. adj. Bigarré. - (06)
barriée : barrière. - (21)
barriée, s. f. barrière. - (05)
barriolage. s. m. Barres, marques diverses et capricieuses faites ou peintes sur un objet. - (06)
barriolé, ée. adj. Qui est marqué de barres, de dessins bizarres et de couleurs variées. Qu'est-ce qu'une robe comme ça, toute barriolée de rouge, de vert, de jaune et de bleu ? En voilà un goût ! - (06)
barrioleux, barrioleur. s. m. Employé d'octroi, prépose à la garde d'une barrière d'entrée d'une ville. - (06)
barsô, s. m., grand panier en osier pour les vendanges, à double anse. - (17)
Barthan ou Barthe : Nom de baptême employé au lieu de Philiberthe ou Berthe. « Mens y de l'ignan, Barthan » : mets y de l'oignon, Berthe. - (11)
bas (descendre en), amplif. incorrect, employé un peu partout. - (08)
basaine : Tablier de cuir. « Ol a mis sa basaine pa aller fagueuter des épeunes (fagoter des épines). - (11)
basaine, s. f., basane, peau de mouton préparée. - (08)
bas-culot. s. m. Dernier né d’une nichée d’oiseaux, qui est ordinairement le plus faible et reste, dit-on, quelques jours de plus au nid. - (06)
basioles. s. f.pl. Contes, sornettes, gaudrioles. (Gisy-les-NobIes). - (06)
basse-goutte. s. f. Petite chambre, petit cellier à l'arrière de quelques habitations, et dont le toit descend très-bas. - (06)
basseigne. s. f. Bassin, bassine. (Menades). - (06)
basser (prononcez Bacer). v. a. et v. n. Remuer, se soulever, s'agiter. Les porteurs d'eau ont l'habitude de mettre une petite planchette arrondie dans leurs seaux pour empêcher l'eau de basser. Dans l'Yonne et probablement partout, on basse le vin après qu’il a été collé. - (06)
bassette. Jeu de cartes connu depuis plus de 300 ans en Italie, d’où un noble Vénitien l'apporta en France, où il était ambassadeur de la république en 1678. - (01)
basseur, s. f. profondeur. Ce trou est profond, je n'en connais pas la « basseur. » - (05)
bassie : évier, par extension : pièce où l'on fait la vaisselle. - (26)
bassie : évier. III, p. 5-3 ; III, p. 49-4 ; IV, p. 32 - (12)
bassie : pierre d'évier. - (27)
bassie : évier en pierre, très plat, avec une sortie dehors, par un trou ménagé dans le mur. - (21)
bassie, s. f. lieu où on lave la vaisselle, terme à peu près synonyme de cellier. - (05)
bassie. s . f. Evier, recoin où on lave la vaisselle, et, dans quelques endroits, placard ou on la serre. - (06)
bâssier : pierre d'évier, synonyme « seiller ».  - (22)
bassier. s. m . Fabricant de bas, bonnetier. Un bonnetier fabrique bien des bas, un bassier peut bien en retour fabriquer des bonnets de coton. - (06)
bassiére, s. f. lie, dépôt qui se trouve au fond d'un vase. - (05)
bassieu : Le seuil de la porte. « Ol est sité su le bassieu » : il est assis sur le seuil de la porte. - (11)
bassin : Espèce de grande cuillère en métal, à long manche, qui sert à puiser de l'eau dans le seau. Le contenu de cette cuillère : « In bassin d'iau fraîche ». - (11)
bassin d'or. Sorte de renoncule des prés. - (02)
bassin, baissin, s. m. petit bassin en cuivre et muni d'une queue ou manche. Dans chaque maison, le bassin, qui remplace le verre à boire, est suspendu au-dessus du « soillau » ou seau. - (05)
bassin, s. m., petit vase en cuivre et à queue, accompagnant toujours le siau qui contient l'eau à boire. - (08)
bassin. s. m. et bassine, s. f. Renoncule des prés. Voyez Clair-Bassin, Piépou. - (06)
bassin-d'or, s. m., renoncule des prés. - (08)
bassiner (verbe) : lasser, fatiguer, importuner. - (18)
bassins. s. m. pl. Manches de la charrue. - (06)
bassis. s . m . Liquide altéré pour avoirélé bassé. - (06)
bastant. adj. Qui est en bonne santé, dans un état satisfaisant. A Jaulges, les gens malades, souffreteux, ne sont pas bastants. - (06)
baste. : (Dial et pat.), suffit ! exclamation fournie par le verbe impersonnel italien bastare, suffire. - (04)
bastéger. f. a. Mettre à bas, renverser, jeter par terre, atterrer. De Bas. - (06)
basterò. Suffirait, de l'italien bastare, suffire… - (01)
Bastien, enne, nom propre. Seul usité pour Sébastien, Sébastienne. - (05)
bastringue, s. m., bruit dissonnant qui agace, tapage : « V’tu ben, ch' ti botriau, fini ton bastringue ; te m' casses les orilles ». - (08)
bat' : battre . - (20)
bât’ner. v. a. Bâtonner. - (06)
batâ : Bâtard. « Alle n 'a jamâ été mairiée, ses p 'tiets sant des batâs » : elle n'a jamais été mariée, ses enfants sont des bâtards. « Pieuche batârde » pioche plus grosse que la pioche ordinaire mais moins grosse que la pioche des terrassiers dite en patois « plieuche pionère ». - (11)
bataclan : Ce qu'on possède. « Ol a to miji san bataclan » : il a mangé tout son avoir. Attirail encombrant : « Ol est parti ave to san bataclan ». - (11)
batafi. s. m., petit morceau de corde non tordue, dont les mariniers se servent pour attacher ensemble deux autres cordes, deux petits bouts de bois, etc. - (08)
bataille-champel. : Duel judiciaire. (Franchises de Molesmes, 1370.) - (04)
bâtan : Bâton. - (11)
batant : élocution facile . Ol'e un bon batant : il parle facilement. - (22)
bâtant, s. m., sorte de piège en planchettes pour prendre les oiseaux, trébuchet. - (08)
bâte : Bête, naïf « Ol est pu riche qu'o ne cra, ol est bâte à peu o n'y sait pas » : il est plus riche qu'il ne le croit, il est bête et il ne le sait pas. « Bâte à Ban Dieu » sorte de coléoptère qui n'est pas la coccinelle. Les bâtes : le bétail. « Ol est allé en champ les bâtes » : il a mené le bétail au paturage. - (11)
bâte ou ah bate ! bah ! peu importe! A peu près le même sens que Voitte, mais plus sérieux ; sens d'indifférence. - (10)
bateron, s. m., espèce de tresse formée avec le chanvre qu'on ne ferrote pas. - (08)
bâti : Bâtir, construire « Ol a fait bâti » : il a fait construire un bâtiment. Au figuré, en parlant d'une femme dont la grossesse commence à être apparente, on dit : «Alle bâti su le devant ». - (11)
bâti, part. pass. bâti, construit. S’emploie adjectivement. Un homme dit : « i seu bâti » pour dire qu'il a une maison, qu'il a achevé une bâtisse. - (05)
batiau : Bateau, « Aller en batiau », canoter. - (11)
batiau, s. m,, bateau. - (08)
bâtichoux. s. m. bâtisseur. - (06)
bâtié, s. m. blatier, marchand de blé, celui qui fait le commerce des grains. - (05)
bâtîje : Bêtises, sottise, erreur, faute « Prends garde de fare eune bâtîje» : prends garde de faire une sottise. « Dire des bâtijes » tenir des propos licencieux. - (11)
batiji : Baptiser. « Y est le curé Mautrey que m'a batiji ». - (11)
batin, s. m., petit lait, résidu aqueux, qui s'est produit à la battue du beurre. - (08)
batin. Résidu aqueux du beurre. On sait qu'on dit battre le beurre. - (02)
batiô : un bateau. - (19)
bat-l’âne. s. m. Garçon meunier qui, muni d'une corne ou d'une trompe, parcourait autrefois les villages avec un ou plusieurs ânes, quêtant les sacs de grains à moudre et reportant la ferine. Aujourd'hui, le bat-l'âne n'existe plus ; tous les meuniers ont des chevaux ou des voitures. - (06)
bat'l'âne : garçon meunier. Au mèlin y avo un bat'l'âne : au moulin il y avait un garçon meunier. - (22)
bâtonnat. s. m. Batte à beurre. - (06)
batou, s. m., batteur de blé, qui bat au fléau, en grange. - (08)
bàtràce, bàtrasse, bàtteràsse (Chal., C.). Averse; pleuvoir à batrace, pleuvoir à verse. On pourrait croire que ce mot vient de batracoi (grenouilles)… Cette noble étymologie n'a été proposée que sur de fausses apparences et par suite d'une façon mauvaise d'orthographier le mot qui doit s'écrire simplement batterasse ou battrasse. Nous voyons, en effet, dans le vieux français, le mot batteresse ou batresse signifiant celle qui bat, employé pour désigner un subit orage de grêle. - (09)
batrasse, grosse pluie battante. - (03)
batrasse, s. f., pluie orageuse de courte durée ; engueulade. - (17)
batrasse. s. f., forte pluie, averse, parfois mélangée de grêle : « La vigne a passé fleur, mais gare la batrasse ! » - (08)
batre de la caisse, loc, tambouriner, fonction du « tambournier ». - (08)
batre, v. tr., pris dans une acception absolue pour : battre le blé : L' pâre Chose bat à Saint-Jean » . Une locution très usitée est encore celle-ci : « batre en grange ». - (08)
battain, babeure, lait de beurre. - (03)
battant. adv. Complétement, tout-à-fait. Un chapeau, un habit battant neuf. - (06)
battant. s. m. Langue, et principalement langue de femme. All'en a un battant, c'tefumell'là. - (06)
batte, battouée. s. f. Baratte. - (06)
batterie, partie de grange à battre. - (03)
batterie, s. f. aire de grange, emplacement réservé pour le battage des gerbes au fléau. Le sol de la batterie est ordinairement formé d'argile damée avec soin. - (05)
batterie. s. f. Endroit ou l'on bat le blé dans une grange. (Sommecaise). - (06)
batteure : Rixe. « Dan'in temps la fête n'était pas balle si i n'y avait pas quéque batteure ». Autrefois la fête du village n'était pas complète s'il n'y avait quelque rixe entre les jeunes gens de la localité et ceux des villages voisins. Ces mœurs brutales n'existent plus. - (11)
batteure, beurrière. - (03)
batti : Petit lait qui reste dans la baratte quand on en retire le beurre qui vient d'être battu. « Eune écualle de batti » : une écuelle de petit lait. - (11)
battis. s. m. Lait de beurre. - (06)
battoû : batteur (homme) . - (20)
battou, s. m. batteur en grange, celui qui bat au fléau. - (05)
battouaire (nom féminin) : machine à battre le grain. - (18)
battouère : batteuse. - (20)
battouère : le battage, le battoir, la batteuse. - (19)
battouère : le battoir avec lequel la lavandière battait le linge à laver sur sa planche, on dit également le rouillo.. - (19)
battouère : batteuse. - (22)
battrasse : Grosse averse, pluie battante. « Y a cheu eune bonne battrasse » : il est tombé une grosse averse. - (11)
battre : Tasser. « Y a si bin pliu que le tarrain est battu c 'ment eune plièche de grange » : il a tant plu que le terrain est tassé comme l'aire d'une grange. Fabriquer le beurre : « Je n'ai plieu guère de beurre, ma je batterai venredi (vendredi) ». - (11)
battre, v. n. livrer combat, lutter. Nous avons « battu » plusieurs heures ; à la fin nous avons gagné. - (05)
battrie : sol de la grange où s'effectuait le battage au fléau . - (20)
battue : Quantité de beurre que la ménagère fabrique en une fois « Eune battue de quat'livres ». - (11)
baubutaine. s . f. Masure. — A Tannerre, une maisonnette est appelée bobitaine. - (06)
bauché, s. m., fenil. (V. foincau). (Mervans). - (08)
bauche. s. f. Longue tranche de lard. (Pasilly). - (06)
baucher, fenil supérieur. - (03)
baucheton. s. m. Bûcheron. - (06)
bauchetonner. v. n. Faire le bûcheron, couper, débiter du bois comme les bûcherons. - (06)
baude, adj. gai, jovial, de bonne humeur. - (05)
baudet (nom masculin) : pelote à épingles. - (18)
baudet, s. m. pelote à épingles. - (05)
baudi. Garantir. Je baudi, je garantis ; tu baudi , tu garantis ; ai haudi , il garantit. Je baudi, ai dire d'espar, le méne aussi frianque l’autre, signifie : je garantis, à dire d'experts, mon Noël aussi délicat que l'autre… - (01)
baudir. : (Dial. ), baudi (pat.). Ce mot a deux sens, selon qu'il s'emploie dans le dialecte ou dans le patois. Dans le dialecte il signifiait se réjouir et venait du haut-allemand bald. (Burgny.) Bauderie exprimait à la fois hardiesse, courage et joie, comme si la gaîté devait être l'apanage des cœurs vifs et hardis. Baldret était le ceinturon ou baudrier de l'homme de guerre. Le patois donnait au mot baudir le sens de garantir. (Del.) - (04)
baudot. s. m. Qui a peu de sens, peu d'intelligence. - (06)
bauge : sac de jute pour le grain. - (26)
bauge. s. f. Hutte, cabane maçonnée en baugis. - (06)
baugé. s. m. Valet de charrue, garçon bouvier. - (06)
bauger, v. n. entrer, se retirer dans une bauge, une tanière, un trou. Se dit de beaucoup d'animaux, du lièvre, du lapin, etc… - (05)
bauger. v. n. Faire une clôture, un mur en baugis. - (06)
baugis. s. m. Mortier de terre glaise mélangée de paille. - (06)
baular et bolar, adj., celui qui crie, qui pleure. - (08)
baulée et bolée, s. f., cri, hurlement, mais aussi chant de joie. - (08)
bauler et boler, v. intr., pleurer avec des cris, beugler : « E'-ti mauvais, ce p'tiot ! ô n'fait qu' bauler ! » - (08)
bauler, v. n. se dit de l'eau qui coule à pleins bords, d'un ruisseau qui submerge ses rives en se déversant au dehors : « al ô choué tan d'pleue que l’bié en baulô », il est tombé tant de pluie que le bief en débordait. - (05)
bauler, v.n. exprime particulièrement le mugissement prolongé des taureaux. - (05)
bauler. v. n. Flotter sur l'eau en gondolant, en se renflant. Une blouse, une robe. un vêtement jeté sur l'eau baule ; une planche, un morceau de liège ou de bois flotte, surnage, mais ne baule pas. Se dit, par extension, d'une personne qui a des vêtements beaucoup trop larges. Le pauvre garçon, est si maigre, qu'il baule dans son paletot. – Se Bauler. v. pron. Se vautrer, se rouler dans la poussière et la boue en jouant. - (06)
baulou, s. m., bûcheron vivant dans les bois, où il fabrique le charbon de bois. - (17)
baume, s. f. Borne. (Courgis). - (06)
baume, s. f. nom commun à plusieurs plantes aromatiques, à la menthe-baume entre autres, qui abonde dans certains sols de notre contrée granitique. - (05)
bauméri, s. m , nom que les mariniers donnent aux chevaux de renfort qui, de l'autre côté de la rivière, aident au tirage des bateaux. - (08)
baurégeux. s. m. Lambin, lanternier, musard. - (06)
baurger, v. n. couler à plein bord, tomber à flot. Après une averse, l'eau « baurge » dans les rigoles. - (05)
bauscule : Culbute : « Ol a fait la bouscule dans le fossé ». - (11)
bausculer : Faire la culbute : « Prends garde de bausculer ». - (11)
bausser, v. n. faire bosse, former une proéminence, un gonflement. On dit d'une femme enceinte que son ventre « bausse. » on en dit autant du carnier d'un chasseur heureux. - (05)
bautriller (se). v. pronom. Se rouler par terre; pour vautriller, par conversion du v en b. (Seignelay). - (06)
bavaroise, s. f., petit pont de pantalon. - (08)
baver, v. intr., bavarder, parler continuellement. - (08)
bavette, s. f., bavardage, longue conversation : « Voù c'ét-i qu'à' sont, nos fonnes ? — Cheû la Roussote. A' taillont eùne fine bavette ». - (08)
bavette. s. f. Cancan, caquetage. Tailler des bavettes, bavarder, cancaner à son aise. — Figurément, On donne le nom de bavette, à toute petite fille babillarde, qui est comme une personnification du cancan et du caquetage. - (06)
bavignoter : baver, bavotter. - (16)
bavocher, bavoucher. v. n. Baver. (Béru). - (06)
bavocher, boire trop souvent, fréquenter les cabarets. - (14)
bavocheur, celui qui fréquente trop les cabarets. - (14)
bavoicher, v. a. baver, jeter de la bave, bavarder. - (05)
bavoicher. v. n. Buvotter. On dit aussi buvacher, dans le même sens. (Cravant, Auxerre). - (06)
bavoichou, ouse, adj. baveux, euse, celui ou celle qui bave, bavard, ivrogne. - (05)
bavoîllan : Bavoir : « Sa p'tiete a lot sali san bavoîllan » : sa petite a tout sali son bavoir. - (11)
bavoire, s. f. grand pont de culotte à l'ancienne mode. Les bavoires sont encore en usage dans le pays. - (05)
bavou : bavard, menteur. On dit également un bavouyou. (28)
bavou : baveux, bavard . - (20)
bavou : Baveux. Après la cérémonie du baptême le parrain doit embrasser sa commère (marraine) pour éviter que l'enfant soit « bavou ». Bavard, blagueur, « Couge te, t'es-t-in bavou » : tais toi tu es un blagueur. - (11)
bavou : bavoir . - (20)
bavou, adj., qui bave, sens propre (?), mais surtout au fig. : bavard, craqueur, menteur : « Y é pas vrai. Côge-te ; t"ét ein p'tiot bavou ». - (08)
bavou, bavard. - (03)
bavou, ouse, adj. celui ou celle qui bave : « un vieux bavou », rabâcheur, radoteur. - (05)
bavou. Bavard. - (02)
bavouaichai : parler à tort et à travers . - (22)
bavouaichou : celui qui parle à tort et à travers. Ç'o agaçant un bavouachou : C'est agaçant quelqu'un qui parle à tort et à travers. - (22)
bavouècher : baver, parler à tort et à travers . - (20)
bavouillou, celui qui bave en parlant, celui qui se fait mal comprendre. - (14)
baya. Cheval ou bœuf marqué en tête d'une tache blanche. - (02)
bayard, nom de bœuf au poil bai ou rouge foncé. - (05)
bayé d'gade, s'apercevoir. - (13)
baÿî : donner. « Baÿe à migî » : donne à manger. À rapprocher du français bail (contrat de cessions), bailler. (28)
bazaine. s. f., étoffe employée jadis dans les costumes de femmes, et très goûtée de nos grand'mères. - (08)
b'chée, béchée. s. Becquée. Donner la b’chée. - (06)
bè ! Interject. qui exprime le dégoût. - (06)
bè : bec, bouche . - (20)
bé seur, adv., bien sûr, certainement. - (08)
bé, adv , bien, fort, beaucoup. - (08)
bê, biô : beau . - (20)
be, s. m. bec. - (05)
bé. Bien ; bé devant une consonne, bén devant une voyelle. El a bé contan, il est bien content ; el a bén aise, il est bien aise. Bé, de même qu'en français bien , est tantôt adverbe, tantôt substantif… - (01)
bé. : Se met devant une consonne : Ça bi bon. On écrit devant une voyelle: El a ben aipri, c'est-àdire il est bien élevé. - (04)
bé: Lavoir, « Mener la beue au bé » transporter la lessive au lavoir. Bief, « Le bé du melin » le bief du moulin ; « Le grand bé » la mer. - (11)
bea. Beau, beaux. - (01)
beacô. Beaucoup… - (01)
bea-fraire. Beau-frère, comme on dit beau-sire, beau-cousin… - (01)
Beane. Beaune, jolie ville à sept lieues de Dijon… - (01)
bea-peire. Beau-père. - (01)
béatille, s. f., bagatelle, débris, objet de peu de valeur ou de minime format. - (08)
béatus : Terme de jeu, celui qui assiste à la partie sans y prendre part. Exemple: la quadrette (jeu de cartes) se joue à 4, 2 contre 2, si l'on est 5 on jette une carte devant chaque joueur jusqu'à ce que les quatre rois soient sortis, désignant les quatre qui joueront pendant que le cinquième les regardera. - (11)
beau de treufe : une fane de pomme de terre. - (19)
beaucuat. s. m. Dernier né d'une famille. Synonyme de basculot, basculat. - (06)
Beaune (se trouver de), loc, être de reste, laissé de côté ; n'être pas suivi, pas pris au sérieux : «... Un tas de résolutions, qui toutes se trouvent de Beaune devant la dernière, la meilleure qu'elle ait jamais pu prendre » (correspondance de 1933). Cette locution chalonnaise était encore très usitée dans mon jeune temps. - (08)
bécafi, s. m. becfigue. - (05)
becfi : Bec-figue : « Ol est allé tiri des becfis dans san jardin ». - (11)
becfi, s. m., becfigue, oiseau qui béquette les figues et que l'on trouve d'un manger délicat. - (08)
bêché. adj . Becqueté. Œuf bêché. - (06)
béchelon, s. m., bêche. (Mervans.) - (08)
bêcher. v. a. Donner des coups de bêche. Figurement, donner des coups de langue. Bêcher une personne, c'est la décrier, dire du mal d'elle. - (06)
bêcher. v. n. Etre pris de maladie, commencer à être malade (Soucy). - (06)
bêcheveter, béchevotter. v. a . Entrecroiser, mettre tête à pieds. De bêchevet , lit à double chevet, l’un à la tête, l’autre aux pieds. De bis et chevet. - (06)
bécho. Jumeau du vieux mot besson, racine le latin bis. - (02)
béchoiter. v. a. Disposer, croiser en sens contraire, de manière à ce que les extrémités d'un objet soient à côte de la tête ou sur la tête d'un autre de même nature. C'est une altération de bécheveter. - (06)
becnelle. s. f. Péronelle, femme sotte, babillarde, effrontée, qui a toujours le bec ouvert pour crier. - (06)
bécô, s. m. petit baiser, terme enfantin qui signifie au propre petit coup de bec. De bec pris dans le sens de bouche. - (05)
bécot, s. m., baiser : « Allons, p'tiote. vein et fais-me ein bécot ». - (08)
bécot, s. m., bec, petit bec. - (08)
becquiller, béquiller. v. a. Manger. Je l'ai trouvé en train de becquiller. Dérivé de Bec. - (06)
bede (qu'on prononce beude, de bedon, bedaine). s. f. Se dit, dans l'Yonne et Seme-et-Marne, pour ventre. J'ai mangé plein ma beude. Voulez-vous du pain ? Oui, de la beude, s'il vous plaît. - (06)
beder. v. n. Prendre du ventre, commencer à avoir la bedaine. (Puisaye). - (06)
bédolouaie (une) : un dépotoir. - (27)
bedon, s. m. petit ventre, ventre d'enfant. - (05)
bedon, s. m., bedaine, gros ventre. En français, signifie : homme replet, le gros ventre s'appelant : bedaine. « Ol a eun fameux bedon ; ma y é pas étonnant, ô bâfre tôjor ». - (08)
bedone : voir boudone - (12)
bedoucher (verbe) : porter, caliner un enfant en le tournant dans tous les sens. (Arrête don de l’bédoucher qu'y va êtes malade ce p'tiot). - (18)
bedouilles. s. m. pl. Gros sabot couvrant tout le pied. (Armeau). - (06)
bédouzer : travailler de façon inefficace, malhabile. - (27)
bée'te : bête . - (20)
bégau, s. m. bègue, celui qui bégaie. Au féminin bégaute, celle qui est bègue. - (05)
bégauter, v. a. bégayer, parler avec difficulté. - (05)
bégaya : Bègue : « Y a pas moyen de camprandre ce que dit ce bégaya ». - (11)
bégigi : ferblantier un peu bricoleur. - (26)
bégint : Ivraie, lolium timulentum. « Tan pain est bien cré, i avait dan du bégint dans ton blié ? » : ton pain était bien amer, il y avait donc de l'ivraie dans ton blé ? - (11)
bégneuse : Repli qu'on fait à une robe ou à une manche pour les orner ou les raccourcir. - (11)
bégu, beillu. adj. Ventru. - (06)
bèguai : bégayer. - (22)
béguer : bégayer. - (27)
bèguer : bèguer . - (20)
béguer, v. n. parler à la manière des bègues, bégayer. - (05)
béguer. v. n. Bégayer. On dit aussi Bègaiyer. - (06)
bêh (mouton), loc, nom donné au mouton par les enfants qui, toutes les fois qu'une ou plusieurs de ces douces bêtes passent, conduites par le boucher, ne manquent jamais de formuler ce petit dialogue : Mouton bêh, — où vas-tu ? — A la boucherie, — Perdre la vie. — Mouton bêh, — Quand r' tiendras-tu? — Jamais... — Mouton bêh ! - (08)
behaisse. s. f. Besace. - (06)
beignard. adj. Honteux. S'emploie généralement avec la négation. (Marchais-Beton). - (06)
bêillai : donner. Y vote bêillai des éteurnes : je vais te donner des étrennes.  - (22)
bèillè : donner èl é mô è lè main qu'beille, il a mal à la main qui donne (il est radin) i eûteû mes gants pou beillè lè main, j'ôtai mes gants pour donner la main si tu peux, beille-me un coup d'main, si tu peux, donne-moi un coup de main si tu v'leu i t'beillereû ben un coup d'main, si tu voulais, je te donnerais bien un coup de main i veu ben t'beillè un coup de main, je veux bien te donner un coup de main. - (19)
beiller donner. Beille-mouai voué cequi. A li é beillé ce qu'à mérito. - (10)
bèiller : donner . - (20)
beiller : donner. - (25)
beiller, donner. - (14)
beiller, donner. - (15)
beiller, v. a. bailler, donner, remettre quelque chose à quelqu'un. Ce mot est le seul usité chez nous pour donner. - (05)
beiller, v. tr., bailler, donner : « Qu'é-ce que te m' beilles iqui ? Y et eùne prou jolite afâre ! » - (08)
beiller. Pour bailler, donner. - (02)
beillir, bailler, donner. - (03)
bein, s. m. bien, propriété, fortune. - (05)
beinhireu, euse, adj. et subst. bienheureux. - (05)
béjot. s. m. Régal offert à des amis à l'occasion d'un événement heureux. (Saint-Sanveur). - (06)
békas. s. m. Bêtat. - (06)
bélement, adv., doucement, agréablement: «Eh ben ! la mère, ça va-t-i ? — Marci, tout bêlement ». - (08)
bêler, v. intr. crier en pleurant. (V. Bauler, Couiner.) - (08)
belin, adj., gentil, beau, mignon. Expression caressante dans le langage des enfants : « Veins m' biser, mon p'tiot belin ! » - (08)
belin. Mot d'amitié aux enfants comme qui dirait mon mouton. Il a ce sens dans le Roman du Renard. - (02)
belle. Belles. - (01)
bellurette (pour belle hurette , belle heurette). adv. Il y a longtemps, il y a belle heure, une belle petite heure. - (06)
belô, adj., idiot, imbécile. - (17)
belot, chevreau, cabri. V. bica. - (03)
belsamine, s. f., balsamine. - (08)
béma, eh bien. - (13)
ben : bien (c'est ben bon). - (27)
ben siésant, ante, adj. Synonyme d'aimable, de gracieux. Une jeune fille, une jeune femme ben siésante. Voyez siésant. - (06)
ben, adv., bien, beaucoup. - (08)
ben, s. m., bien, propriété. Ce mot a, dans les diff. patois, les mêmes analogues que ben. adv. (V. ce mot). - (08)
bén. Voyez Bé. - (01)
benaton : gros récipient (celt. Benn : gros récipient). - (16)
benâton, s. m., panier en osier, à une seule prise. - (17)
benaton. Panier à mettre la vendange. Un benaton, des benatons. Ce mot vient de béne, sorte de grande manne ovale dans la-quelle on voiture du charbon en Bourgogne… - (01)
bénaton. s. m. Syncope de benaton, qui lui-même se dit pour banneton. Manne d’osier, hotte, panier long à l’usage des jardiniers , boulangers. (Annay-sur-Serein). - (06)
bénéfier, v. n. bénéficier, faire du profit, du bénéfice. - (05)
beneilles : Période de la seconde façon de la vigne. - (11)
benêquier, benêtier, aie-Benêtier, eau-benêtier. s. m. Bénitier. - (06)
bener : Donner une seconde façon à la vigne : « J'ins causu fini de bener » : nous avons presque fini de biner. - (11)
bêner. v. n. Sécher un peu. (Seigneiay). - (06)
benheureu. Bienheureux. Les paysans de Bourgogne prononcent benheurou , aimorou , gloriou , et de même tous les adjectifs qu'on termine en eu à Dijon, aimoreu, glorieu, dont la terminaison latine est en osus. - (01)
bénijon. s. f. Semaille, emblavaison des blés. (Savigny-en-Terre-Pleine). - (06)
bénin bédin : enfant de l'Assistance Publique placé par l'administration dans une Famille pour y être élevé. (Ces enfants étaient relativement nombreux dans la Région). - (21)
benissi. Bénit, benedixit. - (01)
benissoire, s. m., goupillon ; « L' bon Dieu t' bénisse avou son grand benissoire ! » Se dit à l'éternuement. - (08)
bénissu, e, partic. pas. du verbe bénir, bénit. - (05)
benissu, part., bénit, bien conditionné. - (08)
bénit : Bénit. « Du bouis bénit » du buis bénit le jour des Rameaux : « De l'iau bénite » de l'eau bénite ; jeter de l'eau bénite, pratique religieuse qui consiste à asperger d'eau bénite le cercueil d'un mort ; « Des raijins bénits » raisins que l'on fait bénir le jour de l'Exaltation de la Sainte Croix (15 Septembre) et qu'on mêle à la vendange dans la cuve. - (11)
benne (C.-d., Chal., Morv.), banne (C.-d.). Panier servant à transporter les raisins vendangés de la vigne à la balonge, ou bien petit cuvier dans lequel on transporte au tonneau le vin tiré de la cuve. Le bas latin a le mot benna, bennata, pour désigner un objet à peu près analogue. - (09)
benne, s. f. grande corbeille en osier ou cage formée de claies dans laquelle on transporte le charbon de bois. - (05)
benne, s. f., corbeille destinée au transport des fruits, légumes, grains, etc. Elle est ordinairement tressée en jonc ou en osier, et assez profonde. - (08)
benneton, s. m., dim. de Benne. En Bourgogne, c'est le panier oblong qui sert à transporter les raisins dans la balonge. (V. Benne.) - (08)
benoî. Bénin, doux, bienveillant. - (01)
bensiésant. adj. Bienséant. - (06)
bentot, adv., bientôt. - (08)
béquet, s, m., bouquet. - (08)
bérais, s. m. lourdaud, maladroit. - (05)
berbe, s. f. barbe. - (05)
Berbis (la) : nom de cheval. VI, p. 17 - (12)
berbis et aignais brebis et agneau. Ce sont de ces mots que je n'ai pas mis dans le vocabulaire parce qu'ils ressemblent pas mal au français j'ai peut-être eu tort. - (10)
berce, beurce, beurçais, beurriée : berceau (celt. gaulois bers). - (16)
berce. s. f. Bèche, pelle à fouir, à remuer la terre. Du latin berca. - (06)
bercer. v. a. Bècher. - (06)
berchet, berchie. s. m. Brochet, vase de grès bombé, renué dans le milieu de son pourtour, ayant trois anses, une en dessus et les deux autres de chaque côté, avec un petit goulot en forme de broche ; d'ou sans doute son nom de brochet, du bas latin broca. - (06)
bercho. Brèche – dent. - (02)
berchot, berchotte, édenté, ée. - (03)
berchot, s. m., brèche-dents, à qui il manque des dents. Sans trop s'éloigner de la prononciation, on pourrait écrire beùrchot. - (08)
berçonnette.s. f. Barcelonnette, berceau d'enfant. - (06)
berçou : menuisier. - (27)
berda berdat : variante de "berdin", même sens. - (21)
berdagot. s. m. Mauvais ouvrier ; mauvais instrument, mauvais outil. (Laduz). - (06)
berdaguer. v. a. Remuer, faire marcher dans des conditions anormales, saccadées. (Laduz). - (06)
berdaillon. s. m. Qui est sans soin, sans ordre. (Saint-Sauveur). - (06)
berdauler. v. a. Secouer. Voyez berdôler. - (06)
berdidi : galop de l'âne.. - (26)
berdig, berdog. Sorte d’onomatopée indiquant le bruit d’un pas lourd et lent. - (06)
berdin (un) : un faible d'esprit. - (27)
berdin : parasite du mouton. III, p. 50-8 - (12)
berdin : simple d'esprit. III, p. 50-8 - (12)
berdin : vermine des moutons. - (26)
berdin : innocent, idiot. Ex : "J'avions nout berdin, à Chatiauneu...l'pour' Bellat !" - (21)
berdin, beurdin : faible d'esprit, fou, avec nuance d'excitation. - (16)
bèrdin, beurdin, bredin (Chal.), bredin (Char.), beurdais, beurdâle (Morv.), albeurdat (Y.). – Brouillon, étourdi, personne qui titube et marche de travers ; viendrait, suivant Chambure, du bas latin burdare, d'où le vieux français burdu, folâtrer, faire quelque chose avec un bruit importun, comme une mouche qui bourdonne. A ce mot se rattache beurdôler qui a la même origine. Voir ci-après. Dire des beurdineries ou bredineries, c'est plaisanter. - (09)
berdo. De différentes couleurs ; des berdos, ce sont les œufs de Pâques. - (02)
berdôler. v. a. et n. Secouer, cahoter ; gronder, faire grand bruit. V’là la tounaie qui berdôle. (Puisaye). - (06)
berdot de diverses couleurs, bariolé. Se dit surtout des bêtes.C'â in joli beu berdot.Berdot n'a pas beurot. - (10)
berdougnier. s. m. Grognon, grondeur. (Merry-la-Vallée). - (06)
berdouilier. v. n. Grogner, faire entendre des bruits sourds, bizarres, désagréables. Ça me berdouille dans le ventre. - (06)
berdouille. s . f. Qui fait entendre des grognements, des bruits sourds, désagréables, en partant du ventre. - (06)
berdoule, berdouille. s. f. Petite prune. - (06)
berdouler : tomber. - (27)
berdouner. v. n . Murmurer. (Merry-la-Vallée.) — Se dit sans doute pour bourdonner. - (06)
bereigne. Bénigne, nom du saint que la ville de Dijon reconnaît pour son apôtre, en latin Benignus , que Colomiés dans ses Mélanges historiques a traduit Bénin,^ ne sachant pas qu'il fallait, quand c'est un nom propre, dire Bénigne… - (01)
bergasse, beurgasse. s. f. Brebis, moutons groupés réunis en certain nombre. Percey, Roffey. — C’est le bergeas de la Puysaie. - (06)
berge, s. f. nuée flottante dans le ciel, amas de nuages. - (05)
bergeas, bergeat. s. m. Troupeau de moutons. - (06)
berges nuages, particulièrement ceux qui sont isolés et qui annoncent la pluie. En i é des berges dan le temps. Vo viez ces grosses berges ! - (10)
bergette : braguette. Ex : "Te frais ben d' boutonner ta bergette, l'ouéyau va avouée fré !" - (21)
bergette, brégette (pour brayette et braguette), s. f. Ouverture sur le devant de la culotte, du pantalon. - (06)
berjuter : macérer, rendre du jus. Ex : "Les pernes que j'ons mis dans l'siau, all coumencent à berjuter" (Sous-entendu : il serait temps de s'en occuper !). - (21)
berlaiser : s'amuser, faire traîner en longueur. - (27)
berlaiser. v. n. Employer son temps à des choses de rien, à des minuties, des inutilités. Le comte Jaubert fait ce mot synonyme de berlauder , c’est â tort : il y a dans ce dernier une idée de locomotion nécessaire, que ne comporte pas le plus habituellement le verbe berlaiser, car on peut très-bien berlaiser chez soi, sans sortir et même sans bouger de place. - (06)
berlander : un peu comme berlaiser !. - (27)
berlauder : errer sans but. Ne rien faire. Ex : "Té vas-t-y belauder longtemps coum' ça ? Té m'envornes." - (21)
berlauder. v. a. Promener ou, plutôt, promenauier sans but, sans objet, pour tuer le temps. Un jeune mari paresseux ou oisif berlaude sa femme. Une femme paresseuse berlaude ses enfants. – berlauder (Se). v. pronom. Se promenailler, aller de droite et de gauche, sans but arrêté. Si, au lieu de se berlauder toute la sainte journée comme il fait, il travaillait, ça lui vaudrait ben mieux ; sa femme et ses enfants ne seraient pas si guerlus. - (06)
berle : herbe de cours d'eau faux cresson. Ex : "Il est allé à la fontaine d'Asvins queuler du crésson, il nous rappourte ben de la berle, le loup-fou !". - (21)
berler. v. a. Percer un œuf à chaque bout et le gober en aspirant. - (06)
berliche : jeune génisse.. - (26)
berliés : berceau d'enfant fait avec des planches.. - (26)
berlit : petit veau. - (26)
berloiche. s. f. Espèce de fraise. - (06)
berloquer : brinquebaler. - (27)
berloquet : petit berlot...que l'on peut assimiler à "Petit con"… - (21)
berlot : repas après la quête de mai ou de la Saint-Martin ou repas de baptême. VI, p. 39 - (12)
berlot : pas bien malin, voisin de berdin, mais sans état permanent. Le verbe "berlauder". Le substantif "berlaudier" (faisant partie des berlots). - (21)
bèrlu (Chal.), beurlu (Morv.), breulu (C.-d.).Louche, vient de berluté. Voir plus loin ce mot. - (09)
berluchonner. v. n. Cligner de l'œil, loucher. - (06)
berlûter : éblouir . - (20)
bernasse, bernasserie, bernassie. s. f. Futilité, niaiserie, vilenie, (Puysaie). De bren, ordure, saleté. Au plur., menus travaux, ouvrages infimes, rebutants. - (06)
bernasser. v. n. S'occuper des choses tes moins propres du menage, nettoyer, faire les lavages et la cuisine. - (06)
bernassis. s. m. pl. Ramassis. - (06)
bernauder, v. intr., lambiner, musarder, perdre du temps. - (08)
berne, s. f. bordure, lisière, marge, talus : les bernes d'une rivière, les bernes d'une route, etc. - (05)
berne, s. f. Tétine de la truie. - (06)
bernet, bernot (pour Brunet , Brunot). s. m. Bœuf brun. - (06)
bernette, bernotte. s. f. Vache brune. - (06)
Bernic'ille (exclamation) : Bérnique, exprime un espoir déçu. - (11)
bernicle ! interj., bernique! « Teins ! pasque t' l’as treùvée jolite, i t'a r'semblé que t' peûvos la prende... mâ bernicle ! » - (08)
bernicler. v. n. Tâtonner de l’œil, chercher, regarder d’un œil incertain. Qu’as-tu à bernicler de la sorte ? - (06)
bérnicles. s. f. pl. Lunettes, besicles. — Yeux clignotants, hésitants. - (06)
bernicleux, eüse. s . m. et f. Celui, celle qui bernicle. - (06)
bernis. s . m. Peu. Un bemis , un brin, un peu. - (06)
bernoise. s . f. Lucarne. - (06)
béron, s. m. rouge-gorge ou linotte. - (05)
berouette (une) : une brouette. - (27)
Bérouette, beurouette : Brouette. Une beurouette de bois. : une brouette de bois. - (22)
berouetter. v. a. Mener dans une brouette, dans une berouette. — Berouetter quelqu'un, le faire aller, se moquer de lui, l’envoyer de Caïphe à Pilate. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
berouis. s. m. Buis. On dit aussi bervouis. - (06)
berriauder, bousculer, maltraiter. - (14)
berriée : voir beurriée - (12)
berrier. s. m. Banne, berceau d’enfant. Voyez beurrier. - (06)
berrouette : brouette. - (26)
bers. : (Dial. ), berceau. -Trois porcs furent condamnés et suppliciés en 1502, à Rouvre (Bourgogne), pour avoir dévoré un enfant au bers, dit la sentence. (Del.)Ce mot est l'apocope. du bas latin berciolum (Duc.), d'où est aussi venu le mot patois bressore, qui a le même sens que bers. - (04)
berson (par corruption de besson , du bas latin bisso ). s. m. Jumeau. Dans nos campagnes, On prononce généralement b'son. Un b'son. Des b'sons. Ces deux sœurs sont b'sonnes. Ce n’est guère que dans la Puysaie qu’on dit berson. - (06)
bertauche. s. f. Passage couvert allant de la rue dans une maison située derrière une autre. A Joigny, Tout le monde connaît la Bertauche au père Malou, place du Pilori. - (06)
bertaudé. : (Pat.) et bertauder (dial.). Quelques-uns prononcent bretauder. Tondre inégalement, et, au figuré, faire pitoyablement une chose. - (04)
berteler. v. a. Remuer quelque chose pour faire du bruit. — v. n. Flâner, aller de droite et de gauche, aller de travers. - (06)
bertelle (une) : une bretelle. - (27)
bertille (toujours au pluriel) : des bertilles. Petit bois et surtout bouts fins des fagots pour allumer le feu. Ex : "Pour fée mon feu, j'ai de bounes bertilles, ben chèches". - (21)
bertiller. v. n. Ramasser des menus copeaux, des brindilles de bois. - (06)
bertilles. s. f.pl. Brindilles de bois. - (06)
bertillons. s. m. pl. Menues brindilles. - (06)
bertonner. v. a. et n. Labourer à gros billons. (Villeneuve-les-Genèts). - (06)
berullô et breuillô. : Nombril. (Del.) Ce sont les mêmes mots pour le sens qu'ambreuille ou lambreuille cités en leur lieu. Le dialecte appelait breuilles les entrailles. Roquefort fait venir ce mot de la basse latinité burbalia. - (04)
bervacher. v. n. Boire souvent, sans soif, inutilement. (Laduz). - (06)
besàde, b’zade. s. f. Promenade. Être en b'zade , être à la promenade. - (06)
besaice : Besace. « Y est toje au pauvre la besaice » : c'est toujours au pauvre la besace, c'est toujours sur les malheureux que fondent les calamités. - (11)
besaice, s. f. besace, grand sac que l'on porte sur le cou autant que sur le dos, pendant de droite et de gauche. Il n'y a pas que les mendiants qui se servent de ce moyen de transport, il est à l'usage de tous nos campagnards. - (05)
bésaigre (bisacer). s. m. Etat d’une chose qui est très-acide, qui est deux fois aigre. Ce vin tourne au bésaigre. - (06)
béscu, loc, ironiq., baise-cul. Tient lieu de réponse au questionneur que l'on trouve trop curieux s'il demande : « Qui' c' qui é v'nu t' vouer ? » — « Béscu l’ jeune, lui réplique-t-on ; l’ vieux é môrt ». - (08)
beser, b’zer. v. n. Se promener. - (06)
beser, courir à cause des mouches. - (03)
bésiller : abîmer. - (26)
besin fin, minutieux à faire. Ci n'aivoinge pâ cequi, ç'â don si besin ! – Du si besin, c'â bon pour les demoiselles. - (10)
besin, adj., lent, musard. - (08)
besin. Lent, synonyme de lambin, d'où le verbe besiner. - (02)
besiner, v. intr., lambiner, musarder, aller lentement. - (08)
besognou, adj., besoigneux. - (08)
besoin (avouer de), loc, avoir besoin. - (08)
besoingnou, ouse, adj. besogneux, celui qui a besoin, qui manque du nécessaire. - (05)
besoniables. : (Dial.), adjectif signifiant une chose dont le besoin se fait sentir. - (04)
bêsse (à la), loc, au gré de l'eau : « Mon batiau s'en va à la bêsse ». - (08)
bèsse : Bêche : « In mange de bèsse » : un manche de bêche. « In fi de bèsse » : la couche de terre ou plutôt l'épaisseur de la couche de terre qu'on peut retourner avec la bêche. -(11)
besse, s. f. bêche, instrument pour travailler la terre. - (05)
besser, v. a. bêcher, remuer la terre avec une bêche. - (05)
bessi : Bêcher. « Ol est après à bessi san jardin » : il est en train de bêcher son jardin. - (11)
bessière (verbe) : petite dépression de terrain. - (18)
bèssine, bassine. - (13)
besson, -nne, jumeau, -elle. - (03)
besterie, s. f. bêtise, niaiserie, propos équivoque. - (05)
bestia, adj., sot, bête, maladroit, bestiasse. - (08)
bestiau, s. m. bétail, les bêtes à cornes principalement. - (05)
bestiau, s. m. Bétail. Nout’ bestiau est ben soigné, ben gras. - (06)
bestiau, s. m., bêtes, bétail, troupeau : « J'ons eùn bestiau d’malade ». - (08)
bet ou bai bec. Le chardonneret â tôjeur ai beillé des co de bet â petiot canari. Quainne vilaine fonne ! en fau qu'ile beille des co de bai, quoi ! - (10)
bét’chien, adj., imbécile, peu malin. - (17)
bêtacer. v. n. Faire des bêtises, des inconvenances, des sottises. Se dit particulièrement, dans la Puysaie, des jeunes garçons et des jeunes filles qui ont ensemble des relations trop intimes. - (06)
bétassai : faire des bêtises. Ç'o un bétassou : il ne fait que des bêtises. - (22)
bêtasse, adj., bêta, simplet, naïf. - (08)
bètasserie, s. f., bêtise, simplicité, naïveté. - (08)
bête à bon Dieu, s. f., coccinelle. - (17)
bête de Saint-Jean : coléoptère noir (Timarcha). III, p. 42 ; IV, p. 27. - (12)
béte faramine : animal dangereux. Bête légendaire, réputée extraordinairement dangereuse. Du latin « fera » : bête sauvage. (28)
béte fâramine : animal imaginaire méchant . - (20)
béte nouére, s. f., bête noire, petit coléoptère qui dévore, au printemps, les jeunes siliques du colza. On l'appelle encore Altise, et Tiquet. - (08)
béte, s. m. béte, qui est sans esprit. Un gros « béte », un vieux « béte. « « couye-toué, mon n-aimi, teu n'équ'eune béte. » tais-toi, mon ami, tu n'es qu'une bête. - (05)
bêtéger. v. n. Agir sottement, bêtement. - (06)
bèterie : bêtise. - (22)
bétiâ : bête, pas bien malin . - (20)
bétiâ, adj., même sens que bét’chien ; mais plus accentué. - (17)
bétiâ, bête. - (13)
bétïe, s. f. bêtise, propos léger ou peu raisonnable, niaiserie. - (05)
bétïer, v. n. dire des bêtises, des niaiseries, des choses légères, faire des riens, faire la bête, l'idiot. - (05)
bétije, s. f. bêtise. Même sens que bétie. - (05)
bétijer, v. n. même sens que bétier. - (05)
bêtiolot, bêtiot : un peu stupide. - (25)
bêtiot : quelqu'un de pas très malin (au féminin, eune bêtiote). - (19)
bêtiot : pas bien malin. - (22)
betléam. Bethléem le premier rime avec Océan, le second avec l’interjection ehem. - (01)
béto, bétote bête, dans le sens d'enfant, de pas hardi. Laiche-lu don ; c'â in petiot béto. - (10)
bétô, s. m. petite bête, bétat, diminutif de bête. - (05)
bétot, adv., bientôt. - (08)
betôtte. : Petite bête. - (04)
bétoure : une baratte. - (19)
bêtout. adv. Bientôt. - (06)
bètri : nombril, ventre. - (22)
betri, beutri. s. m. Ventre. - (06)
beu : bœuf . - (20)
beû : Bois. « Mens dan in bout de beû dans le poîle » : mets donc un morceau de bois dans le poêle. Forêt, « I faut le premission des gârdes pa aller en champ dans le beû » : il faut l'autorisation de l'administration forestière pour mener paître le bétail dans la forêt. « Beû de lune » bois de lune, bois volé, le vol de bois se faisant surtout la nuit. Proverbe : « La faim fa seurti le loup du beû » : la faim fait sortir le loup du bois. « Ol est du beû qu'an fa les flieutes » il est du bois dont on fait les flûtes, on fait de lui tout ce que l'on veut. Terme de jeu : « Je n'ai point de carte de ce beû » : je n'ai pas de carte de cette couleur. - (11)
beû : un bœuf. - (19)
beu, bœuf. - (13)
beu, bœuf. - (14)
beu, s. m., bœuf. - (08)
beu. Bœuf, bœufs. - (01)
beubine : Bobine. « Eune beubine de fi roje » une bobine de fil rouge. - (11)
beuche : bûche . - (20)
beûché : bûcher . - (20)
beûche : Bûchette. « J'ai troué (trouvé) eune beuche dans man paquet de tabac ». Paille, « Tiri es beuches » : tirer à la courte paille. - (11)
beuche : grosse bûche de bois. La beuche de Noué : la bûche de Noël. - (22)
beuche, s. f. bûche, morceau de bois préparé pour le feu. - (05)
beuche. Buse. - (02)
beûcher : bûcher. - (22)
beucher, v. a. frapper avec force, travailler en frappant, en taillant. « beucher » une pièce de bois, c'est la dégrossir. beucheron, s. m. bûcheron. - (05)
beucher. v. n. Eclore. Les poussins beuchent. (Percey). Se dit sans doute pour bêcher, becqueter. - (06)
beuchille, beuchottes petits morceaux de bois sec et menus ; avec variantes dans le sens. En fau raimassai totes ces beuchilles ; c'â gros asille pour ailemai le feu. Aitendez, vos ailai tirai es beuchottes. - (10)
beûchiotte, beûchotte : petite bûche . - (20)
beuchon : buisson, bosquet (petit) . - (20)
beuchotte : une bûchette. - (25)
beuchotte : petite bûche de bois, bûchette. - (22)
beuchotte, s. f. bûchette, brin, fétu de paille ou de bois dont on se sert pour tirer au sort. - (05)
beuchotte, s. f., bûche refendue pour allumer le feu. - (17)
beucler, v, tr., regarder insolemment. (V. Beûiller.) - (08)
beuclier : Flamber avec des torches de paille le cochon qui vient d'être saigné. - (11)
beuclier. v. a. Regarder quelqu’un de près, fixement, en face. De bis et oculus. (Éiivey). — Roquefort donne beulier dans le même sens. - (06)
beude , bedon : ventre, petit ventre . - (20)
beude, beudon : ventre. En français : bedaine. Il a une bounne beude : il a un bon ventre ou : ol é un bon bedon. - (22)
beude, s. f. ventre, gros ventre, panse. - (05)
beûe : Lessive. « Fare la beûe » : faire la lessive ; « causer c'ment eune lavouse de beûe » : bavarder comme une laveuse de lessive. « Ol a fait la beûe » : se dit de quelqu'un qui est pâle comme un linge et a beaucoup maigri. - (11)
beue. s. f. buse, oiseau de proie. - (05)
beugener. v. n. Faire des riens. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
beugeon. s. m. et adj. Musard, lambin, négligeant ; personne lourde, d’esprit borné. Se dit pour beuson, buson. - (06)
beuger. v. n. Se dit de l’agitation, des mouvements désordonnés, des envies de courir qui s’emparent des bestiaux, lorsqu’ils sont surexcités par les piqûres des mouches. - (06)
beugnat, beugnot. s. m. Beignet. - (06)
beûgne enflure résultant d'un coup. Vos é don choué, que vos é ine grosse beûgne su le front ? – En ne fau pas tolai ine beugne. - (10)
beugne (pour beigne). s. f. Bosse au front, provenant d’une chute, d’un coup qu’on reçu ou qu’on s’est donné. - (06)
beûgne : bosse, beugner : heurter…Du gaulois bunia : souche. (28)
beugne : bosse. - (26)
beûgne : coup (choc, contusion), bosse . - (20)
beugne : Coup. « Ol a pris eune bonne beugne ». - (11)
beûgnè : frapper. - (19)
beûgne : un mauvais coup. - (19)
beugne, s. f. bosse, enflure à la tête par suite d'un coup ou d'une chute. - (05)
beugne, s. f., choc, bosse, enflure. - (17)
beugne, s. f., grosseur, bosse résultant d'un coup reçu, principalement à la tête : « Jacquot m'a battu ; ô m’a fait eûne beûgne. - (08)
beugne. : Bosse, enflure, apostume à la tête. - (04)
beugner (se) (verbe) : se cogner, heurter violemment quelque chose et se blesser. - (18)
beugner (se) : se cogner. - (25)
beugner (se), v., se cogner. - (17)
beugner (verbe) : cogner, bosseler, cabosser. - (18)
beûgner : cabosser, cogner . - (20)
beugner : heurter, cogner. - (26)
beugner : se toquer, se cogner. - (25)
beugner : rouer de coups (celt. Beug : enflure)? - (16)
beugner, v. a. causer une enflure, faire une bosse, bossuer. - (05)
beugner, v. tr.. frapper, heurter violemment, surtout à la tête : « Que qu' t'as là ? T' t'é beûgné le front ». - (08)
beugnet, s. m. beignet, friture renfermant d'ordinaire une tranche de fruit. - (08)
beûgni : Pousser, cogner, jouer des coudes dans la foule. « An a bin été beugni à c'te foire ». - (11)
beugnier, bosseler. - (13)
beûgnôle : Jeu enfantin dans lequel on s'efforce de faire reculer ses adversaires en les poussant de tout son poids et de toute sa force. « La beûgnôle est in vilain jû (jeu) ». - (11)
beûgnot : un beignet. - (19)
beuhaice, s. f. besace. - (05)
beuhon : bricoleur, travailleur sans ordre ni méthode. - (21)
beuhouner : travailler comme un beuhon (toujours péjoratif). S'adonner aussi à des petits travaux peu valables. Ex : "Quion' qu'té beuhoune à c't'heue ?" (heue = heure). - (21)
beuillai voyez Rebeuillai. - (10)
beuillassou, ouse, adj. celui qui a un gros ventre, ventru. Un homme beuillassou, une femme beuillassouse. - (05)
beuille (une) : un ventre. - (27)
beuillé ou beuyé. : Ouvrir de grands yeux et regarder de près comme font les bœufs. On dit d'une personne étonnée : Ai beuille et rebeuille. - (04)
beuille : ventre (celt. beuil : ventre) ? - (16)
beuille, s. f. ventre, gros ventre. On dit encore « boille. » - (05)
beuille. Regarde, regardent. Le verbe beuillé signifie regarder de près et avec attention, de beu et d’euille, c'est à dire de bœuf et d’œil… - (01)
beuille. s. m. Ventre, nombril. Du bas latin botulus. - (06)
beuilleau. s. m. Bélier. Domecy-sur-Cure. Même étymologie que dessus. - (06)
beuiller, v. tr.. regarder comme font les bœufs, de près et fixement ; avec obstination, indiscrétion : « Qu'é-ce que t’as à m' beuiller c'ment c'qui ? » - (08)
beuiller. v. n. Fouiller partout ; fixer, regarder bien en face, ce qui nous porterait a croire que ce moi doit s’écrire - (06)
beuilles. s. f. pl. Sorte de paniers ventrus, s’ouvrant en dessous, pour le transport du fumier à dos d’âne. De beuille, ventre. - (06)
beuillier, gros ventre. - (03)
beuillon, qui regarde avec obstination d'un air étonné. - (14)
beuillou : corpulent. - (27)
beuillou, beuillu, ad. ventru. - (05)
beuillouts. s. m. pl. Paniers à âne ; sans doute pour billouts. - (06)
beuillu, ue. adj. Ventru. - (06)
beujon, s. m. buson, lambin, celui qui agit avec lenteur. - (05)
beujouner (verbe) : chercher quelque chose sans idée précise. - (18)
beuler, v, intr., crier, beugler. Se dit des enfants qui crient par malice (V. Bauler.) - (08)
beulet : bélier.. - (26)
beulter. v. a. Bluter. - (06)
beultiau. s. m. Bluteau. - (06)
beune, s. f., cigale. - (17)
beuner (verbe) : labourer une seconde fois. - (18)
beuner, v. a. sombrer, donner le second labour à une terre en friches. - (05)
beuner, v., piocher la vigne pour la 2ème fois. - (17)
beunitre, v. a. bénir, donner une bénédiction, forme archaïque du verbe « beunir » qui est aussi usité. - (05)
beuon. s. m. Maladroit, lambin, musard, empoté. Se dit pour beugon, buson. - (06)
beuquer : Se cogner du front, soit volontairement en manière de jeu, soit par inadvertance ; cosser comme font les béliers et les boucs. - (11)
beuquillon, veau mâle. - (13)
beuquin : un bouc. - (19)
beuquin, bouc, taureau. - (14)
beura. Espèce de panier dans lequel on met les jeunes poulets. - (02)
beurai : Herbe de mauvaise qualité qui vient dans les prés. - (11)
beurau, aude, adj. de couleur rousse, brune ou même noire : un chien « beurau », une vache « beuraude ou beurotte. » - (05)
beurbi, s. f. brebis. - (05)
beurbis (nom féminin) : brebis. Voir barbis. - (18)
beurbis : brebis . - (20)
beurbis, bobis. s. f. Brebis. - (06)
beurbis, s. f. brebis. - (08)
beurçais : voir beurriée - (12)
beurce (nom masculin) : berceau. - (18)
beurce : voir beurriée - (12)
beurcer, v. a. bercer : « beurce ton p'tiô », berce ton enfant. - (05)
beurcer, v. tr., bercer. - (08)
beurchaude (nom féminin) : tisonnier. - (18)
beurchaude : tisonnier. - (26)
beurchaude, s. f. tige de fer qu'on fait rougir au feu pour percer quelque chose. - (05)
beurche : coin de campagne reculé et isolé difficile d’accès (terme un peu péjoratif). - (23)
beurchie cruche. Vai cherchai de l'aie dans lai beurchie. - (10)
beurchie (nom féminin) : cruche à deux anses. - (18)
beurchie : vessie, outre, cruche à deux anses et petit goulot pour conserver la boisson fraiche dans les champs. - (22)
beurchie, s. f. cruche à deux anses avec un petit bec pour verser le liquide. - (05)
beurchie. s. f. Cruche de grès, brochet. - (06)
beurchou (adjectif) : se dit d'un enfant qui a perdu ses dents de lait de devant. - (18)
beurchou, s. m. tarière à l'usage des charpentiers. - (05)
beurdâ – étourdi, brusque, qui va et vient sans faire attention et dérange tout. N'ailez pâ nos aimené cequi, c'a in gros beurdâ que nos retairdero pu qu'a nos aivouaingero. C'te petiote lai, c'a ine vraie beirdale. - (10)
beurda : peu soigneux dans son travail. - (22)
beurdâ, s. m. brouillon par précipitation, celui qui agit étourdiment. - (05)
beurda, tête en l'air, peu appliqué, qui ne réfléchit pas. - (14)
beurdâcher. v. n. Chanceler, tituber. (Percey). - (06)
beurdagô, s. m. homme sans raison, braque, à demi fou. - (05)
beurdais, dale, adj. étourdi, désordonné, qui marche de travers. - (05)
beurdaleman, s. m. bruit d'une voiture soumise à des cahots. - (05)
beurdaler : secouer, brutaliser . - (20)
beurdaler, v. n. se dit d'une voiture en mauvais état ou mal graissée qui fait du bruit en roulant : « sai chairote beurdalô dan l'chemi », sa charrette beurdalait dans le chemin. - (05)
beurdalon : petit chariot de foin . - (20)
beurdandaine (A la). Locut. adverb . Au hasard, à l’aventure, sans qu’on s’en préoccupe. (Trucy). - (06)
beurdasser (verbe) : porter un enfant en le secouant. - (18)
beurdauler : Tomber sous l'effet d'une bousculade. « O m'a fait beurdauler » : il m'a fait tomber en me bousculant. - (11)
beurde : Bride. « La route est mauvase, te fera bien de teni tan chevau pa la beurde ». - (11)
beurdê : brutal, sans soin au travail, idiot. - (20)
beurder : Brider, raccommoder au moyen d'une bride. « Ol a beurdé san sabeut qu'était fendu » : il a mis une bride pour raccommoder son sabot fendu. - (11)
beurder, v., accoler la vigne. - (17)
beurdibeurdou : Etourdi, agité. « Ol est to beurdi-beurdou ». - (11)
beurdidi : voir bourdoudou - (12)
beurdignot (nom masculin) : simplet, personne un peu "demeurée" mais sans agressivité. - (18)
beurdin (adjectif) : simple d'esprit. - (18)
beurdin (nom et adjectif) : Idiot, imbécile, ou plutôt un peu fou, toqué. - (11)
beurdin : benêt. Beurdineries : bêtises, sottises. Beurdin vient de bredin par (la classique) métathèse du « r ». (28)
beurdin : fou. - (23)
beurdin : idiot, étourdi, fada,simplet, innocent . - (20)
beurdin : simple d'esprit. - (26)
beurdin : étourdi, idiot. - (22)
beurdin, adj., étourdi, brouillon, sot. - (08)
beurdin, adj., évaporé, étourdi, sot. - (17)
beurdin, s. m. brouillon, étourdi et même quelquefois imbécile, idiot. - (05)
beurdinerie (nom féminin) : idiotie. Faute bénigne. - (18)
beurdinerie : Action ou propos digne d'un « beurdin ». « O raconte ran que des beurdineries ». - (11)
beurdinerie, s. f., sottise, farce, attrape. - (17)
beurdoillan : Celui qui bredouille. « Couge te dan sacré beurdoillan ! » : tais-toi donc bredouilleur ! - (11)
beurdoiller, v. a. bredouiller, parler d'une manière indistincte, articuler avec difficulté. - (05)
beurdoilli : Bredouiller, parler à tort et à travers et aussi mal articuler. « An ne peut ran camprandre à c'qu'au beurdoille ». - (11)
beurdoillou, ouse, adj. celui qui bredouille, qui parle mal et indistinctement. - (05)
beurdôlè : secouer avec force, comme un prunier. - (19)
beurdôlée. s. YVoiture chargée haut et lourdement. (Etivey). - (06)
bèurdôler (C.-d., Y., Chal.), beurdâler, beurdouler (Morv., Char.). S'agiter, remuer en tout temp s; se dit aussi d'une voiture lourdement chargée qui vacille et dont les essieux gémissent ; par extension, faire du bruit comme une roue mal graissée. Ce mot pourrait venir de beurdouiller, pour bredouiller. D'autre part, le vieux français a le mot bredaille pour bedaine, et bredailler, (qui est la même chose que beurdailler), pour désigner un homme à gros ventre. Or, une voiture lourdement chargée n'est pas sans analogie avec un gros homme marchant péniblement. - (09)
beurdôler : bousculer. Aussi : déplacer violemment. (28)
beurdoler, beurdauler. v. n. Radoter, déraisonner. - (06)
beurdoler, bousculer. - (13)
beurdoler, pousser violemment. - (15)
beurdoler, secouer avec force. - (14)
beurdôler, v. n. basculer. - (05)
beurdoler, v., bousculer, déplacer avec violence et bruit. - (17)
beurdoler. v. Faire du bruit. (Chassignelles). - (06)
beurdollai : parler entre ses dents, grommeler. - (22)
beurdolle, s. f. petite prune. - (05)
beurdollo : qui parle sans nécessité, dit n'importe quoi. - (22)
beurdolou, le tonnerre. - (14)
beurdoloy. s. m. Bredouilleur. - (06)
beurdonner. v. n. Maronner, gronder. - (06)
beurdonnier. s. m. Grondeur. T’es un beurdomier. (Pasilly). - (06)
beurdouaillai, beurdouaillou bredouiller celui qui parle peu distinctement. Ne beurdouille don pà queman cequi. Quoi qu'ile beurdouaille don tan depeu deux heures qu'ile à qui ? -(10)
beurdouéiller : grommeler, parler indistinctement, bafouiller, bégayer, bredouiller . - (20)
beurdouiller, v. intr., bredouiller, mais dans un sens presque contraire à l'accept. fr., qui est : causer avec difficulté. Chez nous, beurdouiller veut dire : trop causer : « Quand ô sort, ô n'rentre pu. — Je crès ben ; beùrdouille tout l'long d' son c'min ». - (08)
beurdoulau, s. m. celui qui grommelle entre ses dents. - (05)
beurdoûler : tomber en roulant . - (20)
beurdouler, v. a. rouler, tourner en diffé­rents sens : « quioque teu beurdoule dan l' gueur­né ? » qu'est-ce que tu bouscules dans le grenier ? - (05)
beurdouller. v. n. Dégringoler. (Saint-Bris). - (06)
beurdoullotte. s. f. Râfle ; cylindre de bois plein. (Saint-Bris). - (06)
beurdoûlot : petit chariot de foin . - (20)
beurdouner (verbe) : provoquer un bruit sourd. (J'entends beurdouner à la porte, va don voir c’que c’est). - (18)
beurdouner. v. n. Bredouiller, bourdonner. — S’emploie quelquefois activement. Quoiqu’tu beurdonnes donc là ? J’n’entends pas ce que tu dis. - (06)
beure : Brune. (voir beurot). - (11)
beure, s, m., beurre. - (08)
beurée : Violent orage. « Eune beurée de grale » : un orage accompagné de grêle. - (11)
beurée, s. f. averse de pluie. - (05)
beurée, s. f., forte pluie, averse. - (08)
beureille (nom féminin) : récipient à beurre. - (18)
beureille, s. f. panier de forme arrondie avec des anses. - (05)
beureilli : Tousser d'une toux caverneuse et profonde. - (11)
beurgaillon. s. m. Ramassis. (Annay-la-Côte). - (06)
beurgére, s. f. bergère, celle qui conduit aux champs non-seulement les moutons, mais les ani­maux de toute espèce, y compris les oies et les dindons. - (05)
beurié (nom masculin) : berceau rustique. Sorte d'auge en bois. - (18)
beurié : berceau . - (20)
beurié, s. m. berceau d'enfant. - (05)
beuriére, beurieure : bruyère . - (20)
beurieure, s. f. bruyère. - (05)
beurinette. s. f. Pot en fer blanc où l’on met la cataurène (voyez ce mot). (Bléneau). - (06)
beurioche : brioche. - (20)
beurioche : une brioche. - (25)
beurioche, s. f, brioche. - (08)
beurioge, s. f. brioche, gâteau en général. - (05)
beuriolée, s. f. une pleine voiture, tout ce qu'une voiture peut contenir. - (05)
beurjâter : chercher partout. - (26)
beurjot (nom masculin) : raccommodage grossier consistant à rapprocher les parties d'un accroc. - (18)
beurjouée. s. f. Bruyère. (Montillot). - (06)
beurlaiser : flâner, perdre son temps. - (26)
beurlan : bruit intense . - (20)
beurlan : gros bruit, tintamarre. - (22)
beurland, s. m., salsifis sauvage, qui croît dans les prés, et dont les enfants mangent avidement les tiges et les feuilles. - (08)
beurlander, v. intr., courailler, perdre son temps, flâner. - (08)
beurlander, v. n. aller au beurlan ou bre­lan ; se réunir à un certain nombre de personnes pour causer, bavarder, faire du bruit, du tapage. - (05)
beurlaud : naïf. - (26)
beurlauder (ne pas confondre avec beurdauler) : Passer son temps à de menus travaux de peu d'utilité. Bricoler. - (11)
beurliche, s. f., attribut sexuel de la virilité. - (17)
beurlier, v. n. briller ; au part. prés. « beur­lian. » - (05)
beurlin, s. m. pou des moutons. - (05)
beurlindiner (verbe) : faire tinter une sonnette. Par extension, faire du bruit pour manifester sa présence. - (18)
beurlingouére : objet bruyant . - (20)
beurlingouére, s. f. trébuchet, piège à oiseaux. - (05)
beurlingouin, s. m. badaud, musard. Un grand beurlingouin, homme à grandes jambes qui flâne. - (05)
beurloder (verbe) : paresser, perdre son temps. - (18)
beurloquai : cahoter. On est ben beurloquué dans la remorque : on est bien cahoté dans la remorque. - (22)
beurloque : montre, breloque . - (20)
beurloque, s. f. berloque = breloque. - (05)
beurloquer : cahoter, remuer dans quelque chose . - (20)
beurloquer, v. a. remuer en tous sens, secouer rudement. - (05)
beurloquo : esprit peu développé. Tu causes coume un beurloquo : tu parles sans réfléchir. - (22)
beurlot (nom masculin) : personne qui radote, qui parle beaucoup, de choses sans intérêt. - (18)
beurlot : voir berlot - (12)
beurlot, berlot : repas de baptême. - (16)
beurloter : radoter, dire des bêtises (beurloteux). - (26)
beurloteux, (toux) : qui dit des bêtises (beurloter). - (26)
beurlotte (verbe) : radoter. Se répéter. - (18)
beurlu qui a la berlue qui ne voit pas bien clair. Ma, te regairde drôlement ! Té don beurlu ? A fait to ai lai lustuberlu. - (10)
beurlu : Myope. « Ol a toje été beurlu » : il est myope de naissance. « Vois tu ce miarle (merle) ? Non, t'as dan la beurlu es yeux ». - (11)
beurlu : qui voit mal ou parfois simplet . - (20)
beurlu : qui voit mal. (28)
beurlu : soleil . - (20)
beurlü : qui louche. - (22)
beurlu, adj., qui a mauvaise vue, louche, borgne, presque aveugle. Formé du subst. berlue. - (08)
beurlu, adj., qui louche ou qui regarde de travers. - (17)
beurlu, ébeurlu, e, adj. celui qui a la berlue, qui n'y voit pas clair, qui a des illusions de vue. - (05)
beurlue (nom féminin) : (Avoir la) voir avec difficultés. - (18)
beurlue, s. f. berlue. - (05)
beurlügai: voir sans distinguer, crépuscule, entre chiens et loups. - (22)
beurlujotte, s. f. petit lézard. - (05)
beurlusotte, bourlusotte. s. f. Eblouissement.— Avoir une beurlusotte, être pris d’un éblouissement, d’une berlue momentanée. - (06)
beurnachon : celui qui parle à tort et à travers. - (22)
beurnaisse (nom masculin) : pluie légère. - (18)
beurnanciô, adv., abondamment, à foison. - (17)
beûrne : cavité, trou ou excavation (beurna en Savoie), d’où le qualificatif beûrnou pour un fruit, un tronc creux. (28)
beûrne : Trou, caverne, terrier. « Le rena s'est foré dans sa beûrne » : le renard s'est terré. « Eune beûrne de taichon » : un terrier de blaireau. « Grillot, grillot, so de ta beûrne ! » : mélopée à laquelle les enfants attribuent la vertu de faire sortir le grillon de son trou. - (11)
beurne, adj. sombre, brun. - (05)
beurniclai ou beurniqué.(Del.), loucher. – Un beurniclou ou une beurniclouse est une personne qui louche. Un beurlu est celui qui a mauvaise vue. -L'exclamation beurnicle signifie qu'on ne voit goutte à une chose. Ce mot date sans doute de l'emploi des lunettes qu'on appela d'abord berniques ou bernicles (expressions corrompues vraisemblablement de vernicles, locution appropriée aux verres de ces lunettes) , plus tard besicles, du latin bis oculus. - (04)
beurniqhie ! interj. qui équivaut à point, à rien, à une négation enfin. - (05)
beurnique : bernique, rien . - (20)
beurnissé, ée. adj. Personne indifférente, qui ne s’occupe de rien, qui laisse tout aller. (Maligny). - (06)
beurnonsiau (à) : à seaux, à pleins seaux, en quantité, à profusion. - (16)
beurnot : Brun, noir. Féminin : beurne. Nom qu'on donne aux bœufs et aux vaches qui ont le pelage noir. Du lait à la beurne, de l'eau. - (11)
Beurnot, nom de bœuf tiré de sa couleur brune. - (05)
beûrnoux : Creux. « In vieux pi de sauge to beûrnoux » : un vieux tronc de saule creux. - (11)
beurnoux, adj., flétri en son centre ; se dit surtout de la pomme de terre. - (17)
beuro. Brun. - (02)
beurot de couleur gris-rouge ou gris-jaune. Pou les haibits d'homme i trouve que lai couleur beurot ne vai pâ mau. - (10)
beurot (adjectif) : de couleur sombre. - (18)
beurot : Sombre, brun, noiraud. « Vincent le beurot » : Vincent aux cheveux noirs. Au féminin : beure. « La beure » la brune (en parlant d'une femme). « A la beure », à la brune, à la tombée du jour. « Y est beurot né » il fait nuit noire. - (11)
beurot(te) : brun, bronzé, basané . - (20)
beûrot, adj., brun. - (17)
beurôt, beûrôtte, beûreau (C.-d., Chal., Char.), beùrnòt (Morv.).De couleur rousse, brune, comme l'étoffe appelée bure. Le mot beurre a certainement la même étymologie. En Bourgogne, le raisin beurot (beurré) est le produit rougeâtre du noir par le blanc ; les poires beurrées sont appelées ainsi en raison de leur peau qui est comme couverte de taches de rousseur. Dans le Charollais, une beurrée est un gros nuage orageux. Dans certaines localités se trouvent des bois plantés d'essènces à sombres feuillages qu'on appelle bois beurots. . En latin burrus, venant d'un mot grec qui signifie feu, s'emploie pour désigner la couleur rousse ; telle serait, selon Littré, l'étymologie du mot bure. - (09)
beurot. adj., brun clair, couleur de beurre (?). Se dit des gens, des bestiaux, des fruits : « Un garçon beùrot, une vache beùrote, une poire beùrote ! » - (08)
beurouaitai : conduire, vite et sans précaution. On a été beuroueté à une sacrée vitesse : on a été conduit à une sacrée vitesse. - (22)
beurouette (nom féminin) : brouette. - (18)
beurouette :brouette . - (20)
beurouette, s. f. brouette. - (05)
beurouettée (nom féminin) : contenu d'une beurouette. - (18)
beurouetter : conduire vite . - (20)
beurra, buidon, panier à crinoline. - (03)
beûrré : baratte. « J’n’ai ni foie ni courée, j’ai l’côrps fait c’ment un beûrré » ! (28)
beûrré : Baratte, vaisseau de bois plus étroit par le haut que par le bas dans lequel on met la crème pour la transformer en beurre. Nénuphar, nymphéa lutea. Le nom de beurré donné au nénuphar jaune paraît dû à la fois à la couleur de la fleur et à la forme de la feuille, assez large pour qu'on puisse y placer une motte de beurre. - (11)
beurre : Beurre dicton : « N'avoir pas affâre à Jean que bat le beurre » : n'avoir pas affaire à un sot. Le barattage étant, dans les exploitations importantes, donné au moins dégourdi. « Y n'i fa pas san beurre jaune » : cela ne fait pas son affaire, le beurre jaune étant le seul vendable. - (11)
beurrée : averse et rossée. (28)
beurrée : cardamine des prés. VI, p. 18 et p. 37 - (12)
beurrée : grosse averse . - (20)
beurrée : petit lait. VI, p. 18 - (12)
beurrée : une grosse averse. - (25)
beurrée, averse, giboulée. - (03)
beurrer : pouvait signifier aussi heurter, se cogner contre qqch. : sa voiture a dérapé et il a beurré contre un arbre. - (25)
beurrié : berceau. On met le gosse dans le beurrié : on met le gosse dans le berceau. - (22)
beurriée : berceau. IV, p. 58-a - (12)
beurrier. s. m. Berceau d’enfant, banne d’osier tressé. De ber , qu’on prononce quelquefois beur. - (06)
beurrier. s. m. Homme replet. (Etivey). - (06)
beurrière. s . f. Nénuphar. (Argenteuil). - (06)
beurrillon, nombril, ombilic. - (03)
beurrin : Nom masculin. Maquignon de bas étage. - (11)
beurriner ou beuriner : Palper le ventre des vaches pour reconnaître si elles portent un veau. « Le maguignan (maquignon) qu'a ageté ma vaiche a bin cognu (connu) qu'elle portait in viau, ol l'a beurinée, y est in ban beurin ». - (11)
beurron. s. m. Motte de beurre. - (06)
beurrot, -te, brun, brune. - (03)
beursaude : gratton . - (20)
beursaude : tranche de lard frite, synonyme « greille ». On fait fondre les beursaudes : on fait fondre les tranches de lard. - (22)
beursaude. s. f. Lardon, tranche de lard ou de jambon. - (06)
beursaudes restes ou petits morceaux coupés du gras de cochon qu'on a fondu. No, i n'eûmons pâ les beursaudes. - (10)
beursaudes : plat constitué de résidus de graisse de porc. - (25)
beursaudes, résidus de la graisse de porc fondue. - (14)
beursaudes, s. f. le déchet de la graisse de porc, après la fonte. On assaisonne quelquefois les beursaudes avec du vinaigre. - (05)
beurseillo : rosier sauvage : églantier, fruit de l'églantier. Le beurseillo pousse dans les savées : l'églantier pousse dans les haies. - (22)
beursereut : Mélange de vin, sans sucre, et de pain émietté. Ce mot n'est plus employé, on dit maintenant « caneut », voir ce mot. - (11)
beursi : Extrêmement sec. « Tan foin est-i prou so ? Je te cra, ol est so c 'ment beursi » : ton foin est-il assez sec ? Je te crois, il est extrêmement sec. - (11)
beursillai ou ebeursillai casser en tout petits morceaux. Le drossouais é venu ai lai volée, et jugez queman tôtes les aissiettes en étai ébeursillées. - (10)
beursiller : broyer, bousiller. - (16)
beursilles : brindilles. - (26)
beursonnié, ére, s. habitant ou habitante de St-Brisson, commune du canton de Montsauche, dans le haut-Morvan. - (05)
beursoyer, remuer avec violence. - (15)
beurtailler. s. m. Personne violente, irascible, qui s’emporte à tout propos. C’est une forme assez fortement altérée du mot brutal. (Etivey). - (06)
beurtaler, v. int., bouillir trop longtemps: « Fais donc attention, Mariette ; ta sôpe beùrtale. All’ s'ra tout en pâte ». Comme sens, a de l'analogie avec Reûtonner. (V. ce dernier mot). -(08)
beurtaler. v. a . Brutaliser. - (06)
beurtalle : bretelle. La culotte s'écroche è beurtalles : la culotte s'accroche aux bretelles. - (22)
beurtalle. s. f. Bretelle. - (06)
beurtalles : bretelles. - (20)
beurtalles : bretelles. Exemple classique : inversion dans la première syllabe et altération de « é » en « a » dans la seconde. (28)
beurtalot. s. m. Bretailleur, chercheur de querelles, de batailles. (Sermizelles). - (06)
beurtaloux. s. m . et adj. Brutal, qui agit avec grossièreté, avec méchanceté. - (06)
beurteau, s. m. blutoir, crible ou tamis pour séparer le son de la farine. - (05)
beurteille : haut de l'âtre de la cheminée. - (22)
beurtelle, s. f., bretelle. - (08)
beurter, v. a. bluter, tamiser la farine au blutoir pour en ôter le gros son. - (05)
beurter. v. tr., tamiser, bluter : « J'ons beurté not’ farine ». - (08)
beurtiau : Blutoir, bluteau, sorte de tamis employé dans les moulins. - (11)
beurtiau, s, m., blutoir. - (08)
beurtoué, s. m. blutoir, tamis qui sépare la farine du gros son. - (05)
beurvotte, beurvouotte. s. f. Brouette. (Argentenay, Béry). - (06)
beurvotter, beurvuotter. v. a. Brouetter. - (06)
beûrzi, adj., sec (en parlant de la terre ou des haricots). - (17)
beurzie, s. f. bergerie. - (05)
beurzolot (adj. ou n.m) : pas très futé. Voir beûtiot et beuzenot. (28)
beurzolot, adj., un peu détraqué, - (17)
beusie. s. f. Vessie. (Annay-la-Côte). - (06)
beusse (nom féminin) : bûche. On dit aussi beuche. - (18)
beusseule (f), réserve à grain. - (13)
beut : But, terme de jeu, point de départ. « Teni le pi au beut » : se dit au jeu de quilles, du joueur qui tient son pied à la place où il doit être. Au figuré : agir correctement. Gros crapaud. « Etre ganflé c 'ment in beut » : être gonflé comme un beut, être gavé, bourré de mangeaille. - (11)
beûté : Bûcheron, « In ban beûté » : un habile bûcheron. - (11)
beûté, adj., creux (se dit d'un arbre pourri au cœur). - (17)
beuter, beugler. - (03)
beuter. Beugler. - (02)
beuter. v. n. Beugler. — Faire des riens. = v. a. Chercher, remuer, déplacer. Dans ce dernier sens, on dit, à Auxerre, rabeuter. - (06)
beutié, s. m. celui qui conduit les bœufs, charretier. - (05)
beutier (nom masculin) : simple d'esprit. Ethym. : tout juste bon à conduire un attelage de bœufs. - (18)
beûtier : bouvier,lourdeau, personne brutale, peu intelligente . - (20)
beûtier : bouvier, conducteur d'un attelage de bœufs. Les beûtiers ont disparu. - (22)
beûtier, s. m., être épais, ignare et inculte. - (17)
beutiller : travailler lentement, à des riens. - (26)
beutiller. v. n. Diminutif de Beuter. Faire des riens, s’occuper des minuties, de choses inutiles; ne pas travailler sérieusement ni assidûment. — Chercher un objet perdu en bouleversant et laissant en désordre ceux parmi lesquels on le cherche. (Essert). - (06)
beutin : Bien, avoir propriété rurale. « Ol a un ban beutin » : il a une bonne propriété. - (11)
beutin, s. m. bien, fortune, mobilier. - (05)
beûtiot : bête et buté. Voir beurzolot et beuzenot. (28)
beuton, bouton. - (13)
beutte : Botte. « Eune pare de beuttes, eune beutte de foin, eune beutte de radis ». « Avoir du foin dans ses beuttes » être riche. « Eune beutte d'amanbic » : la cuve pleine d'eau froide dans laquelle passe le serpentin. - (11)
beutteune : Individu brutal et sans éducation. « I est eune vra beutteun » : c'est une vraie brute. - (11)
beuva, beuvains divers temps du verbe boire. - (10)
beuvée : buvée (boisson à base de vin chaud et de son pour les animaux malades) . - (20)
beuvée : nourriture préparée pour le couchon (exclusivement). Confectionnée la plupart du temps avec une base d'eaux de vaisselle obligatoirement non savonneuse mises de côté. (Les détergents étaient inconnus). - (21)
beuvée, buvée. s. f. Eau mêlée de son, de battis, de petit lait, de légumes et de pommes de terre, pour être donnée aux bestiaux, aux cochons. - (06)
beuver : boire. - (27)
beuveriau : Adonné à la boisson. Il y a une différence entre le beuveriau et l'ivrogne le beuveriau aime à boire, l'ivrogne se saoule. - (11)
beuveu'dlait : homme qui porte son châpeau en arrière. - (27)
beuvoû : buveur . - (20)
beuvou ou bevou : Buveur. « In ban bevou ne s'épante pas » : un bon buveur n'est jamais embarrassé, faute de vin il boit de l'eau. - (11)
beuvou, ouse, s. buveur, buveuse, celui ou celle qui aime à boire. - (05)
beuvrocher, v., passer d'une cave à l'autre pour boire des canons. - (17)
beuyot. s. m. Petit bœuf. (Pasilly). - (06)
beuzenô : l'idiot du village, un simplet. - (19)
beuzenot : sot. Voir beurzolot et beûtiot. (28)
beuzenot, adj., faible d'esprit, farfelu. - (17)
beuzighies, s. f. plur. besicles, lunettes à branches dont se servent les gens âgés. - (05)
beuzniau (adjectif) : naïf, demeuré. - (18)
beûz'not : lourdeau, incapable . - (20)
bevore. :Tasse pour boire. - (04)
bey, bief, ruisseau. - (03)
béyé : bélier . - (20)
bèyer : donner . - (20)
bèyer : donner. - (25)
bezai. : Tiges sèches de pommes de terre ou autres légumes. - (04)
bezillier, beusillier (pour brésiller). v. a. et v. n. Briser, mettre en petits morceaux. Se dit des plantes et particulièrement des céréales tellement sèches, qu’on ne peut y toucher sans qu’elles se brisent. Le blé, par exemple, beursiller, et ses épis se détachent de la tige lorsque, après après avoir été mouillé par la pluie, il est ensuite chauffé, saisi par un soleil ardent. (Etivey). — L’abbé Corblet fait dériver ce mot du celtique brisou , petit morceau. - (06)
bezin : Lent à faire une besogne. « Oh! que t'es bezin, te n'avances ren ». « Un travail bezin » : un travail qui n'avance guère, délicat à éxécuter. - (11)
bezin, adj., ennuyeux, fastidieux. - (17)
bezin. s. m. Insecte qui s’introduit dans les bourgeons de la vigne et détruit. A Auxerre, on l’appelle berdin. - (06)
beziner : Mettre beaucoup de temps à faire peu de besogne. - (11)
bezouille. s. f. Gros homme, lourdaud, niais. - (06)
biâ, adj., beau. - (17)
biaffe : pâle (en parlant du teint). - (22)
biaire, adj. se dit d'un mâle et surtout d'un taureau qui a été maladroitement châtré, ou dont la castration est incomplète. - (05)
bian : blanc . - (20)
bian : blanc. - (19)
bian, ance, adj. blanc, blanche. - (05)
bianchi : blanchir . - (20)
Biâne : le village voisin de Biarne dans le Jura. - (19)
Biâné : un habitant de Biarne. - (19)
bias-frée. s. m. Beau-frère. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
biau : beau . - (20)
biau : beau, bien habillé, joli physique. Le dimanche on o biau : Le dimanche on est beau. - (22)
biau, ale, adj., beau, bien mis. - (08)
biau, biaute. adj. Beau, Belle. Ail’ est propre, all’ est biaute , ta poupée ! - (06)
biau, biéle, adj. beau, belle. - (05)
biau-bal (fem. balle) : Beau. Au féminin : balle (voir ce mot) « V'la in biau garçan » : voilà un beau garçon. « Le temps est biau ». Paré, bien mis, « O s'est fait biau pa aller à la fête». Vieux français biau. « In bal homme » un bel homme. - (11)
biaude (nom féminin) : blouse noire des paysans morvandiaux encore portée les jours de foire par les marchands de bestiaux. - (18)
biaude : blouse (bleue) . - (20)
biaude : blouse. - (27)
biaude : blouse. Blouse de maquignon, gaban…et plus généralement des vêtements très communs. (28)
biaude : habit. - (23)
biaude ou blaude : blouse froncée, marine portée dans le Morvan au début du siècle et tenue traditionnelle des maquignons que certains portent encore maintenant. - (22)
biaude : blouse ample de couleur bleue, à manches, que l'on enfile par la tête et qui s'arrête à hauteur du genou. Ex : "L'pée Desriaux, quand il a marié la Lucie, il a mis sa biaude neue". - (21)
biaude, blouse. - (14)
biaûde, s. f., grande blouse de sortie, plissée. - (17)
biaude. Souquenille. L’ancien mot était bliaut, qu’on écrivait ordinairement bliaus, quelquefois bleaut, en latin blialdus, bliaudus, blisaudus, et même blidalis. Le bliaud n'était pas toujours une longue veste de grosse toile , il était plus court ; on le mettait sur ta chemise, et le manteau dessus. Il y en avait de chanvre, de futaine, de soie, de satin, d'étoffe riche et ornée, plus ou moins suivant la condition… - (01)
biaugairçon, s. m. beau fils. Cette femme n'a pas d'enfants, elle n'a qu'un « biaugairçon. » - (05)
biauté : Beauté. « Alle est bin fière de sa biauté ! » Proverbe : « An ne mije (mange) pas la biauté à la cullie (cuillère) » : la beauté ne suffit pas pour assurer le bonheur du ménage. - (11)
biaute : une betterave. - (19)
biauté, s. f. beauté. - (05)
biauté, s. f., beauté, bel arrangement. - (08)
biaux : Atours, parure. « Alle a mis ses biaux ». - (11)
biber : gober un œuf. - (26)
bîbi : diminutif enfantin pour dinde. IV, p. 62 - (12)
bibi : oison, mot utilisé pour les appeler . - (20)
bibloquet, s. m., bilboquet. - (08)
bica, chevreau. v. belot. - (03)
bicane, bigane. s. f. Vieille bique ; mauvais cheval, rosse. - (06)
bicaner. v. n. Bancaler, marcher de travers, à la manière des canes. - (06)
bichai : embrasser. Ol é biché la gamine : Il a embrassé la fille. - (22)
bichecone (aller à). C'est-à-dire aller à califourchon. (Del.) - (04)
bicher (verbe) : embrasser. - (18)
bicher : embrasser . - (20)
bicher : embrasser. - (26)
bicher : embrasser. - (27)
bicher : Mordre à l’hameçon. À la pêche, quand ça mord : ça « biche ». (28)
bicher : embrasser, hors toute arrière-pensée. Ex : "Vins don là que j'te biche !". - (21)
bicher, biner, biquer. v. a. Embrasser, donner un baiser. Bichemoi. Viens que j’te bique. - (06)
bicher, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (05)
bichet : contenait de 21 à 40 litres. - (24)
bichet, ancienne mesure de grain. - (03)
bichet, s. m. mesure qui contient soixante litres. - (05)
bichet, s. m., mesure de grains, d'environ un double décalitre (21 litres), mais variable. - (08)
bichot : Bichet. Ancienne mesure de capacité. « In bichot de blié » (blé). Le bichet valait 2 sacs, le sac 11 coupes, la coupe 16 litres. Le bichot valait donc 300 litres. Le bichot contenant environ la quantité de blé nécessaire à la nourriture d'une personne pendant une année on disait, au lieu d'un bichet de blé, une année de blé. - (11)
bicler : pincer, prendre, chiper.. - (26)
bicot (nom masculin) : chevreau. - (18)
bicot : chevreau . - (20)
bicot : Fromage de chèvre, sec. A noter que la chèvre est la bique… (28)
bicot, s. m., baiser, embrassement ; « Eh ! la p'tiote, fais-me ein bicot ». - (08)
bicou. s. m. Chevreau. — Bicou d' Avril, grésil. (Argenteuil.) - (06)
bidai. Bidet, bidets. - (01)
bidet : Le numéro un au tirage au sort des conscrits. « Ol a amené le bidet ». - (11)
bidet, s. m., numéro un. Cette dénomination s'emploie dans les jeux à numéros, tels que le loto, etc. - (08)
bidette, s. f. petite jument de selle. - (05)
bidon : ventre, petit ventre . - (20)
bidrouille. s. f. Citrouille. (Puysaie.) - (06)
bié : rigole (pour l'eau), bief . - (20)
bié nar : sarrazin. VI, p. 4-8 - (12)
bie, s. f. bise, vent du nord-est et de l'est. La « bie » est sur pied. - (05)
bié, s. m. bief, biez, petit fossé d'irrigation ou d'assainissement. - (05)
bié, s. m. blé, froment. - (05)
bié, s. m., blé. - (08)
bié. s. m. Blé. - (06)
biélée, s. f. étendue de biez ou rigoles d'irrigation. - (05)
biéler : faire des rigoles, des fossés . - (20)
biéler, v. a. creuser un biez, une rigole. Biéler les prés. On bièle au printemps et quelquefois à l'automne. - (05)
biélou, s. m. celui qui « bièle », qui creuse un biez, une rigole. - (05)
bier. s. m. Syncope de bélier. (Seignelay.) - (06)
biet : blé . - (20)
bieu, euse, adj. bleu, bleue. - (05)
bieûssneil : le poirier qui donne les bieûssons (poires). - (19)
bieûsson : une poire destinée à faire une boisson. - (19)
bieussons, fruits, poires surtout, qui blettissent vite. - (14)
biffe, s. f., tranche de pain, largement frottée d'ail. - (17)
bigageai déranger quelqu'un de son occupation, ce qui l'a beaucoup contrarié. Que ci m'é don bigageai, qu'a saint venu me chercher c't aifâre qui ! - (10)
bigainne. s. m. Chevreau, qgneau de bique. - (06)
bigane. s. f. Petit escargot. Se dit sans doute pour bicorne ou bigorne. Il existe un coquillage bon à manger appelé bigorneau. - (06)
bigarroler. v. a. Barioler. - (06)
bigau, s. m. chevreau. Ne désigne que le mâle. - (05)
bige : Bise, vent du nord. « La bige est frade (froide) ». Le nord : « Sa maison est en bige du chemin » : sa maison est située au nord du chemin. Proverbe « Quand i pliô (pleut) de bige i mouille jeusqu 'à la chemige (chemise) ». - (11)
bige, s. f. bise, vent qui souffle de l'est. - (05)
bigeot : De couleur bise ou beige. Nom que l'on donne aux bœufs de cette couleur « le bigeot est pu feu (plus fort) que le fremoitin (fremoitin, autre nom du bœuf) ». - (11)
bîgler : loucher, regarder. - (20)
bigler. v. n. Loucher. - (06)
bigleux. adj. Qui bigle, qui louche. - (06)
bîglou : personne qui louche. - (20)
bigner : baigner . - (20)
bigneut : Pâtisserie commune faite de pâte de froment cuite dans la graisse ou dans l'huile bouillante. Bigneut est employé dans le sens de friandises, chatteries, dans cet exemple qu'on cite aux gens qui sont trop portés sur leur bouche « Ma grand (grand-mère) ave ses bigneuts a to miji (mangé) san bataclan ». - (11)
bignon, s. m. eau qui jaillit du sol ; source avant sa sortie de terre, petite fondrière. - (05)
bignou. -.Prononcez biguenou. (Voir au mot beugne.) - (04)
bigo : engourdi. - (19)
bigo. Fourche de fer, vient du latin biago, à deux pointes, ou de bicornis. - (02)
bigornais, s. m. amas, fouillis d'objets divers et principalement de rognures d'étoffe, de chiffons. - (05)
bigorne (nom masculin) : trépied utilisé pour travailler le bois. - (18)
bigorne, s. f. trépied sur lequel on travaille le bois et qui sert à divers autres usages. Une bigorne est une enclume à deux cornes comme le dit assez le mot formé de bis et de corne. -(05)
bigornotte. s. f. Petit escargot. - (06)
bigot crochet à deux dents qui sert surtout à tirer le fumier de l'écurie, à le manier. Aipote voué le bigot qui tirains le femé des vaiches. - (10)
bigot (adj) : gourd. Les doigts tout « bigots de froid » : engourdis. (28)
bigot (n.m) : croc. Pioche-croc pour tirer la paille ou le fumier ; Du latin « bigornis » : à deux cornes (28)
bigot (nom masculin) : croc à fumier. - (18)
bigot : crochet à fumier . - (20)
bigot : chevreau. La bigue neurrit son bigot : la chèvre nourrit son chevreau. - (22)
bigot : graisse fondue (mouton ou chèvre) dont les hommes s'enduisaient les mains pour éviter les gerçures en travaillant dehors l'hiver. - (22)
bigot, adj., engourdi de froid : « Ah! man-man, j' peux pu t'ni l’boinon ; j'ai les dèts tout bigots ». - (08)
bigot, engourdi par le froid. - (03)
bigot, s. m. fourche à deux ou trois pointes dont on se sert pour enlever les fumiers. - (05)
bigot, s. m., bigaut, fourche, instrument de fer à deux dents (bident), emmanché comme un râteau, pour enlever le trèfle en masses roulées. - (08)
bigôt, s. m., croc à fumier. - (17)
bigot, trident emmanché horizontal. - (03)
bigotes : désigne une race de vaches de petite taille. III, p. 27-i - (12)
bigounier : l'homme qui promène les bigues. Un gardien de troupeau. Ex : "Tin ! l'bigounier vint d'passer avec ses bigues. Euh ! Qu'y sent môvéé l'ourse !". - (21)
bigourdin. s. et adj. m. Maladroit, qui a les deux mains gourdes. De bis et gourd. - (06)
bigourdin. s. m. Très gros bâton, bâton double de la grosseur ordinaire. Des mots bis et gourdin. - (06)
bigouris. s. m. pl. Tout ce que mangent les enfants (baies, mûres sauvages, fruits sauvages, fruits verts, etc.), lorsqu’ils vagabondent par les champs. - (06)
bigue : chèvre . - (20)
bigue : Etai, sorte de mât qui supporte les drapeaux, emblèmes ou oriflammes quand on pavoise dans les rues. - (11)
bigue : chèvre. Le fromage de bigue ç'o bon : le fromage de chèvre c'est bon. - (22)
bigue : outil façonné par le bûcheron, support à trois pattes pour mettre les perches à hauteur d'homme pour le façonnage du bois. - (22)
bigue écorchée (ai lai), loc. on met ses bas « à la bigue écorchée » lorsqu'on les retourne à l'envers pour les chausser plus aisément. - (05)
bigue : chèvre, que l'on prononce : chieuve. Ex :"Si té veux un bon froumage de bigue té d'mande à la Mélie !" - (21)
bigue, s. f. bique, chèvre. Les petits sont appelées « biguets. » - (05)
bigue. s. f. Bique, chèvre. — Bigue d’harnais, sorte de croisillons fixés au centre d’un bateau, en trois ou quatre places, d’un bout à l’autre, et qui sont destinés à supporter une longue traverse de sapin sur laquelle sont tendues les bâches servant a couvrir les marchandises. - (06)
biguebaie (ai lai), loc. porter quelqu'un « à la biguebaie », c'est prendre une personne sur le dos comme une hotte, ses jambes pendantes de chaque côté et ses mains entrelacées autour du cou. - (05)
bigueriauche. s. f. Pie-grièche. (Chablis.) - (06)
bigues se dit particulièrement des doigts qui sont saisis par le froid. An ne fait vraiment pâ chau, lâvan à Roncey ; i ai les doigt tot bigues. - (10)
bigues (doigts), gourds, qui rendent maladroit. - (14)
biguette : voir chvau - (12)
bigueu : un crochet à 4 dents rondes pour tirer le fumier. - (19)
bigueu, crochet à fumier. - (13)
bigueu, fourchet à dents recourbées pour tirer le fumier. - (14)
bigueut : Bigot, personne d'une dévotion étroite et exagérée « Eune vieille bigueute ». Engourdi : « J'ai les das bigueuts » : j'ai les doigts gourds. Lambin, qui fait sa besogne avec lenteur : « dépôche te dan bigueut » : dépêche toi donc, lambin ! - (11)
bigueuter : Lambiner, « L'ovrage presse, i est pas le moment de bigueuter ». - (11)
bigueuterie : Bigoterie. « Alle est dans la bigueuterie » c'est une bigote. Lenteur « Quèle bigueuterie ! » : quelle lenteur ! - (11)
Bi'inche : Blanche (prénom) . - (20)
bijâtre, adj. bizarre, extravagant, lunatique. - (05)
bijiji : acheteur de cuivre. - (27)
bilboquète, s. f., bibliothèque, ou simple rayon de livres. - (08)
billa. Petit cochon. - (02)
billadai. Boiter. Billar, c'est-à-dire qui s'appuie sur une bille (du bas. latin billus, bâton). - (04)
billar. Boiteux. Le bâton appelé billard, avec lequel on pousse les billes dans les blouses, étant recourbé, je ne doute point que ce ne soit de là qu’on a dit à Dijon billard dans la signification de boiteux. Il semble même qu’on appelait autrefois billard tout bâton recourbé parle bas… - (01)
billard. s. m . Bâton recourbé ; homme qui s’appuie dessus pour marcher. - (06)
billarde. s. f. Sérénade, aubade donnée à un jeune marié étranger à la commune ; droit prélevé sur lui par les garçons de cette commune. (Percey.) — Cet usage se pratique dans plusieurs localités sous diverses dénominations. - (06)
bille, s. f. bile, humeur sécrétée par le foie. - (05)
billeman. Substantif du verbe biller, attacher, lier. - (01)
biller. v. a . Tourner. Biller un morceau de bois. - (06)
billette : voir chvau - (12)
billeut : Terme de viticulture, courson. « Le ban billeut » : le courson qui donnera du fruit. - (11)
billon (pour billot). s. m. Rondin de bois suspendu au cou d’une vache pour l’empêcher de courir. - (06)
billon, s. m. dans quelques localités on donne ce nom à un arbre de forme élancée propre à la charpente ou à la menuiserie. - (05)
billon. s. m. Oisillon. (Sainpuits.) - (06)
billotouére, s. f. épinette, cage où l'on enferme les poulets pour les faire engraisser. - (05)
billout. s. m . Sorte de panier qui s’accroche de chaque côté du bât d’un âne et dans lequel sont mises les provisions ou marchandises que l’on porte au marché. - (06)
bilô, s. m., jeune veau non sevré. - (17)
bilo. Petit veau. - (02)
bilot : Jeune veau. (28)
bilot, billot. s. m. Argent déposé par les joueurs pour leur enjeu. (Villiers-Saint-Benoît.) Vient probablement de biller, jouer, s’amuser. - (06)
bilot, petit veau. - (03)
bilot, s. m,, veau tout jeune. - (08)
bilou : Qui se fait de la bile, du souci « O n'est pas bilou ». - (11)
bin : bien, èl èm bin lé queusses de grebeusses, il aime bien les cuisses de grenouilles. - (19)
bin : bien. - (20)
bin ou bien : Bien. « Je veux bin » : je veux bien. « Ol est bin vieux » : il est bien vieux. « Y est bin prou mô » : c'est bien assez mouillé. On emploie aussi « bien » « Y est bien mô » c'est bien mouillé. Dans le sens de « beaucoup », on emploie de préférence « bien » ; « Y avait bien du mande à la foire ». « Y a bien pliu, y serait bin prou » : il a beaucoup plu, ce serait bien assez. - (11)
bîn, adv., bien. - (17)
binaile. s. f . Cigale. De bis et ala . — Se dit, au figuré, d’une femme, d’une jeune fille d’allures trop libres et trop hardies. Vois donc ç’tte grande binaile ! (Auxerre). - (06)
binchan : Petite binche. - (11)
binches (nom féminin) : Ridelles de char en planches. Planche de char formant caisse. Elles sont au nombre de trois, l'une formant le fond, les deux autres formant les côtés et maintenues inclinées par les frainchis. - (11)
binchot : réhausse de ridelle de chariot, permet de bancher pour contenir davantage (la banche étant un panneau de coffrage en maçonnerie). « Y’en avo pour d’sus les binchots » : il y en avait par dessus les rehausses… (une belle récolte…surement). (28)
biner : labourer en profondeur. III, p. 28-n - (12)
bineux : (bineur) aussi dans le sens de petit métier gagnant peu. Ex : "Mon garçon, j'vouré pas en fée un bineux d'blettes". - (21)
binteut : Bientôt. « I sera binteut né » il sera bientôt nuit. - (11)
bintô : bientôt. - (19)
bintô : bientôt. - (20)
biô : beau . - (20)
bion : jeune pousse. - (26)
bion, s. m. jeune pousse d'arbre ou d'arbuste et en général de toute espèce de végétaux - (05)
bion. s. m. Scion, tige, œilleton. Des bions d’artichaut. - (06)
bionner, biouner. v. n. Rogner, couper les pousses de la vigne à la seconde sève. (Laduz). De bion, tige, pousse, œilleton. - (06)
bios, biosse : blet, blette . - (20)
biosse : blette, se dit d'un fruit (au masculin : biot). - (22)
biosse. adj. f. Blosse, une poire biosse ; par conversion du bl en bi. - (06)
biosser. v. a. Blesser. Se prononce ainsi à Vassy-sous-Pisy. - (06)
biosson : blosson , pomme sauvage . - (20)
biosson : petite poire sauvage. - (22)
biossounier : poirier sauvage. - (22)
biot (biotte) : blet. - (25)
biot : blet. Les biossons sont bens biots : les petites poires sauvages sont bien blettes. - (22)
bioton. s. f. Petite bouteille à huile, en terre cuite ou en grès. - (06)
biotte (pour billotte). s. f. Jaune d’œuf. - (06)
biotte : betterave . - (20)
biotte : betterave. Les biottes servin è la nourriture des animaux : les betteraves servaient à la nourriture des animaux. - (22)
biotte. s. f. Bouteille à huile, en terre ou grès. - (06)
biotte. s. f. Poirée. (Argenteuil). - (06)
biou. s. m. Drap de grosse toile sur lequel sont étendues les cendres d’une lessive, dans le cuvier ; ce qu’on appelle plus communément charroi, charrier, charroué. (Rugny). - (06)
biouque, blouque. s. f . Boucle. - (06)
biquai – baiser ; se dit ordinairement pour les enfants. Bique-mouai, mon petiot chéri, et pu i te beillerai ine draigie. T'é tojeur ai biquai tai petiote, te l'eume don bein ! – On dit quelquefois par minauderie : boquai, boque tai mémére, te seré bien gentil. - (10)
biquaisier. s. m. Marchand de chevreaux. - (06)
biquatte, biquette. s. f. Sauterelle. - (06)
bique chèvre. Mouai, i n'eume pâ le fremaige de bique. T'é ine bique, vais ! te ne comprends jâre ran ! - (10)
bique (f), trépied sur lequel on coupe le bois. - (13)
bique (nom féminin) : chèvre. - (18)
bique (une) : une chèvre. - (27)
bique : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot) . - (20)
bique : chèvre . - (20)
bique : mot désignant un levier servant à lever un chariot pour graisser l'axe de la roue. - (19)
bique : support à 3 pattes, en bois, pour tailler des perches, du fagot . - (20)
bique : voir chvau - (12)
bique, adj. désobligeant qui s'adresse généralement à une fille ou à une femme pour dire qu'elle est simple, niaise : « Oh ! la Nan-nette, y et eùne grande bique ! » - (08)
bique, chèvre. - (14)
bique, s. f., chêvre : « ain-mes-tu l’froumag' de biquet » Un proverbe narquois dit : « J't'en ponds, du beûre de bique». - (08)
bique, s. f., chèvre. - (17)
bique. s. f. Chèvre. — Porter à la bique écorchée, jeu qui consiste à porter quelqu’un sur son dos en lui mettant la tête en bas et lui tenant les jarrets sur ses épaules. (Mont-Saint-Sulpice). = Pièce de bois montée sur trois pieds, qui sert de support aux voitures lorsqu’on veut leur donner une position horizontale. - (06)
bique. s. f. Moyette, petite meule faite dans les champs pour garantir le blé de la pluie. (Turny). - (06)
bique. : Je t'en pond du beurre de bique, bizarre locution répondant à celle-ci: « Va-t'en voir s'ils viennent. » - (04)
biquené (nom masculin) : bahut. - (18)
biquené, s. m. huche, bahut. - (05)
biquenon, biqueron. s. m. Petit bec. Le biqueron d’une cruche, d’un pot à eau, etc. Cette cruche a le biqueron cassé. - (06)
biquer : Baiser, embrasser, caresser. « To le lang du beû j'ai biqué Na-nette » : tout le long du bois j'ai embrassé Jeannette (vieux refrain). - (11)
biquer : baiser. Aux différents sens du terme. Vient certainement de bic / bec pour bouche, radical celte. (28)
biquer, exercer la copulation. - (03)
biquer, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (05)
biquer, v. tr., baiser, embrasser : « Ces amoureux, ô n' font qu' se biquer ! » - (08)
biquer, v., faire l'amour. - (17)
biquer. Baiser, et in erotico sensu comme en français. - (02)
biqueron : bec d'une écuelle, d'un pot. - (26)
biquet, s. m., chevreau. - (08)
biquette, s. f., petite chèvre. - (08)
bîquier : loucher . - (20)
biquier, v. a. bigler, guigner, regarder de côté, du coin de l'œil, à la manière des chèvres ou biques. - (05)
biquier. s. f . Coquetier. - (06)
biquiet, adj. celui qui regarde du coin de l'œil ; au féminin « biquierde. » - (05)
biquignon, s. m. l'extrémité d'une chose, la pointe, le faîte, le sommet. « le fin biquignon » = la fine pointe d'un toit, d'un clocher, d'une montagne, etc… - (05)
biquignon. s. m. Cîme, sommet. (Athie). - (06)
biquot, s. m. chevreau, petit de la chèvre. Se dit d'un enfant qui a de la naïveté et même de la niaiserie - (05)
biré, s, m., cuvier pour faire la lessive. - (08)
birer. v. a. Embrasser. (Germignyi. — Suivant Jaubert, ce mot voudrait dire boiter. - (06)
biri, cuvier à lessive. - (03)
bisaiguë, s. f. besaiguë, outil de charpentier muni d'un taillant à chacun des deux bouts. - (05)
bisboche (En). adv. Bout-ci, Bout-là. - (06)
biscancorne (à la), à califourchon. - (15)
biscancorne (à la), loc, à califourchon : « Oh! mon grand, porte-me à la biscancorne ? » - (08)
biscancorne (à la), locut. adv., porter sur le dos un enfant dont les bras enlacent le cou, et les jambes la ceinture du porteur. Ex. : porter à la biscancorne. - (07)
biscancòrne (Chal., Br.), biscancarre (C.-d., Morv.).Ce mot, qui, dans le Morvan, s'applique à des personnes contrefaites, ne s'emploie dans la Bresse et le Chalonnais que pour signifier à califourchon (porter à la biscancorne). Pour l'étymologie, voir plus loin le mot cancoirne. - (09)
biscancorne (Portai ai lai) porter un enfant à cheval sur le dos, à califourchon. Daudi, pote ton petiot frère ai lai biscancorne ce qui l'aibuye to plain. - (10)
biscanquarre, adj. contrefait, tordu, de travers : un champ, un arbre, un toit « biscanquarre. » - (05)
biscareau, s, m., bissac, besace. - (08)
biscarlot. s. m. Rosse, double rosse, vieux cheval usé. De bis, deux fois, et carlot, cheval vieux et maigre. - (06)
biscayen : boulet de jeu de billes, aussi caye, et queune ; « Biscaye » était la balle du mousquet. (28)
biscoin, adj., mou, lent. - (08)
biscouiner, v. intr., flâner, faire traîner sa besogne, passer sur un ouvrage plus de temps qu'il n'en faut. - (08)
bise (de) : nord. Orientation…et bien sur le vent du nord : la bise. (28)
bise : vent du nord-est. III, p. 25-d - (12)
bise, s. f., vent du nord. - (17)
bise. s. f., vent du Nord. Acception absolue. La bise souffle parfois pendant des semaines avec une violence extrême. - (08)
bisencorne (à la) : califourchon (à). (28)
biser, v. tr. , embrasser. N'a rien de commun avec les violences de la bise. - (08)
bisette. s. f. Oie femelle. - (06)
bison, s. m. Oison, petite oie. - (06)
bisonnier. s. m. Gardeur d’oisons, de bisons. - (06)
bisou, s. m., qui aime à embrasser. - (08)
bisquencone (porter à la). Porter à califourchon. - (02)
bisqu'encorne, califourchon. - (03)
bisquer (faire) : taquiner. - (26)
bisquer. v. n. Avoir du regret, du dépit, être contrarié, vexé. - (06)
bissétre. Malheur. Vo me senongé bissétre, vous me présagez malheur… - (01)
bistancorne (à la ...), adv., n'importe comment. - (17)
bisteau, s. m., saute-ruisseau : « L’bisteau ét en courses ». - (08)
bistibri. s. m. Mot injurieux. Imbécile. - (06)
bistoquet. s. m. Jouet consistant en un petit morceau de bois aminci ou, plutôt, appointi aux doux bouts, qu’il faut faire sauter, qu’il faut lancer avec une baguette. (Saint-Sauveur). -(06)
bistouri : Jeu enfantin. « Juer au bistouri ». Le bistouri est un petit bâton court taillé en biseau à chaque bout. Le jeu consiste à faire sauter en l'air d'un coup de bâton le bistouri et à le lancer d'un second coup, avant qu'il soit retombé, dans une direction déterminée ; le geste s'accompagne de cette formule : « par ainsi, par deux et demi, par trois coups de bistouri ». - (11)
bistouri. s. m. Sorte de jeu consistant à faire sauter avec une baguette un petit morceau de bois pointu par les deux bouts. (Soucy). Voyez bistoquet. — A Véron, ce jeu s’appelle bistinguet, et, dans d’autres localités, bisquinet. - (06)
bite : chassie et pénis. Donne bitou et bitouse : qui a les yeux sales de liquide visqueux : la chassie. (28)
bite : Chassie. « Les métins ol a de la bite ès yeux ». - (11)
bite, s. f. chassie des yeux, humeur qui se forme au bord des paupières. - (05)
bite, s. f., chassie, humeur visqueuse de l'œil. S'emploie souvent au fig. : « L'malin ! ô n'a pas d' bite aux œuyes ». - (08)
bite. Chassie ; bitou, chassieux. Débitouser, ôter la chassie. - (02)
biter, v. n. avoir la chassie. « lé-z-euillos d'mon ch'vau bitan », les yeux de mon cheval sont chassieux. - (05)
bitou qui a les yeux chassieux. Al é les uillots bein bitoux ; i ne sai vraiment pas si cequi se guériré. - (10)
bitou : chassieux . - (20)
bitou : Chassieux. « Ol a les yeux bitou ». Au figuré : « Ol n'est pas bitou ! » : signifie, il y voit clair, il ne se laisse pas duper. - (11)
bitou : fromage, fromage blanc . - (20)
bitou : la saleté qui colle au coin des yeux. - (19)
bitou : qui a les yeux chassieux, qui voit mal (au féminin, une bitouse). - (19)
bitou : chassieux. Yo tout bitou : des yeux tout chassieux. - (22)
bitou : fromage blanc à peine égoutté. - (22)
bitou, adj., qui a les yeux chassieux. Au fig. : « Ah ! c’té-ci n'é pas bitou, dà ! ôl y voit clâr ». - (08)
bitou, adj., qui voit mal, avec des yeux pleins de sécrétions. - (17)
bitou, ouse, adj. chassieux, atteint de la chassie. - (05)
bitou, qui a les yeux chassieux. - (14)
bitou, qui a les yeux cireux, aveugle. - (15)
bitouse : petite lampe peu puissante . - (20)
bitouse : une ampoule de faible lueur. - (19)
bitouse : petite lampe éclairant très peu. Autrefois on ailmot la bitouse : autrefois on allumait la petite lampe. - (22)
bitoux : chassieux. - (16)
bitoux, bitouse. : Personne affectée de la chassie (Del.), d'où le verbe débitousai, se nettoyer les yeux. - (04)
bitouze (nom féminin) : lampe à huile. - (18)
bitte, bittou, chassie, chassieux. - (03)
biziau. s. f. Pierre granitique. (Gy-l’Evêque). - (06)
bizingoin (adjectif) : (En) de travers. - (18)
bizoir : voir marcelot - (12)
bizouard : voir marcelot - (12)
blâ : Nigaud. « Couge te dan grand blâ » tais-toi donc grand nigaud. - (11)
blagoû : blagueur . - (20)
blaimi. Blêmit, pâlit, devint pâle. - (01)
blairie : terre à blé ; droit payé au seigneur par les habitants pour obtenir la permission de faire paître leurs bestiaux dans les champs après la récolte. - (24)
blaiser. v. n. Pleurer bêtement. - (06)
Blaizôte. C'était une très jolie fille de Dijon, née avec beaucoup de vivacité et de grands talents pour l'amour. Il est aisé de voir que le Gui, amant aimé de cette Blaizôte, n'est autre que le poète… - (01)
blan. Blanc. - (01)
blanc a bourre, s. m. mélange de poil de bœuf, de chaux et d'argile dont on se sert pour des plafonnages grossiers. On y ajoute souvent de la paille hachée. - (05)
blanc, s. m., ancienne monnaie de la valeur de cinq deniers. Depuis longtemps ce mot n'était plus usité que dans la locution : six blancs (deux sous et demi), qui avait survécu à l'usage même de la monnaie. - (08)
blanchir. v. a. Dépouiller, écorcher une bête morte de maladie. - (06)
blandir et ablandir. : (Dial.), flatter, caresser, amadouer. - (04)
blanque, s. f. jeu de hasard qui a la vogue dans les fêtes de village. - (05)
blard. s. f. Une des nombreuses dénominations du bélier. — A Quincerot-les-Biques on dit blin. - (06)
blatte, bacole, bascole, balcoulade. s. f. Belette. (Vertilly, Villiers-Bonneux, etc.). - (06)
blaude, bliaude, biaude, s. f. blouse. - (05)
blazir ou blezir. : (Dial. et pat.), meurtrir. Dans le patois, le mot blétir ou devenir blet se dit des fruits qui dépassent la maturité. Les paysans disent une poire blosse (prononcer bliosse), dé fru blo (blio). - (04)
bléger, v. a. accabler en frappant, surcharger, écraser. - (05)
blés : céréales diverses. III, p. 23-4 - (12)
blesse, adj. pâle, fade, flasque. - (05)
blessi, v. a. et n. pâlir, blanchir, devenir blême ou fade. Sa longue maladie l'a « blessi. » - (05)
blet : blé . - (20)
blet nouère : sarrazin . - (20)
bléterave et bléte, s. f., betterave, bette à racine. - (08)
blette (nom féminin) : betterave. - (18)
blette : betterave. - (26)
blette : une betterave. - (19)
blette : betterave. Ex : "Fauras pas oublier d'pleucher tes blettes !" - (21)
bleu, bleuse, adj. bleu, bleue. - (05)
bleucir. v. a. Bleuir, rendre bleu. - (06)
bleuzi, v. n. devenir bleu. - (05)
blian : Blanc. « In varre de vin blian », « Blian d'û » blanc d'œuf. « Je te vois pas blian » : je te vois en mauvaise posture. « Blian c'ment eune pate » : blanc comme un linge, très pâle. Les bliancs, les royalistes. Au féminin : bli-ainche. - (11)
blianchissouse : Blanchisseuse. « Donner san linge à la blianchissouse ». - (11)
bliandiau : Rebouteur. « O s'est cassé in bré, ol est allé au bliandiau » : il s'est fracturé un bras, il est allé se faire soigner par le rebouteur. - (11)
bliandin : Blond, blondin. « San bon-ami est in p'tiet bliandin » : son amoureux est un petit blond. Nom qu'on donne aux bœufs. - (11)
bliatte : Bette, beta vulgaris. « Eune fricassée de c'eutes de bliattes » : un râgout de côtes de bettes. - (11)
bliaude : Sorte de blouse longue portée par les maquignons. - (11)
bliaude et bliaude-ronde blouse. Si t'aivà portant mis tai bliaude, tes habits ne seraint pâ aibimai queman qu'a sont. Sarre tai bliaude-ronde des dimoinges. - (10)
bliaude, s. f., blaude, blouse : « Ol é r'venu du marché, sa bliaude toule arrachée ». - (08)
bliaude. Blouse. Du vieux mot bliaut et bliaus. Nous appelons aussi la blouse rouyère, vêtement de roulier. - (02)
blieu : Au féminin blieuche. Trop mûr, blet. « Des poires blieuches ». - (11)
blieû : Bleu. « Alle a mis san devanté blieû », « Mentre au blieû » : passer le linge au bleu. «An n'y voira que du blieû » : on ne s'en apercevra pas. - (11)
blin : Ver qui se trouve dans les cerises, ce ver se nomme mouton dans certains pays, or blin est le nom familier du mouton - (11)
blinche. adj. f. Blanche. Une vèche blinche. (Pasilly). - (06)
blion. s. m. Primevère des blés. (Argenteuil). - (06)
blioque boucle. -Lai blioque de mai cravate â tote défaite. Al é des jolies blioques, t'é vu… - (10)
bliossai c'est le verbe, et les substantifs et adjectif sont Bliosse et Bliot se dit des fruits qui sont mûrs à un degré avoisinant la pourriture. Les poires sont bliosses. Te n'é pâ surveillé les fruts et pu voiqui qu'à sont bliots. - (10)
bliossére tas ou petites provisions de poires sauvages que l'on fait blettir, et en général figurément une provision de choses quelconques. Note André al é fait ine bliossére de petiotes poirottes su le fenau. Chiche queman qu'al â, al en metai de côté des écus, vais ; i vourâ bein trouvai lai bliossére. Voué, ç'â bon des bliossons. - (10)
blliâmer, blâmer. - (03)
bllianc, blanc. - (03)
blliand, -de, blond, blonde. - (03)
blliande, fille qu'on courtise. - (03)
blliatte, blliaitte, betterave. - (03)
blliaude, robe, rouillère. - (03)
blliaudon, petite robe. - (03)
bllié, blé, seigle. - (03)
bllieu, bleu. - (03)
blliou se, rouillère. v. blliaude. - (03)
blo, sse et blot, te, adj., blet, talé, trop mûr : « All’a gardé trop longtemps ses pouéres ; àll’ sont venues toutes blosses ». - (08)
bloé (pour blet), adj. Voyez blous. - (06)
bloncer. v. a. Ebrancher. (Chassignelles). - (06)
blonde : la blonde, aussi la fiancée. - (19)
blonde, s. f. femme ou fille recherchée par un galant, bonne amie, maîtresse : « côri lai blonde. » - (05)
blonde, s. f., bonne amie, maîtresse, qu'elle soit, d'ailleurs, blonde ou brune : « Voui, voui, j' Ions vu avec ; àll' è sa blonde ». - (08)
blonde. Synonyme de maîtresse, amie. « Aller en blonde », c'est courtiser une fille. - (02)
Blondeau, nom de bœuf dans toute la région Morvandelle. - (05)
blondes, (aller aux), loc, faire sa cour aux filles, assez souvent pour le bon motif. J'ai aussi entendu dire : « Aller en blondes ». - (08)
blondie, s. f. houque laineuse, holcus lanatus. On lui donne ce nom à cause de la couleur blonde de ses panicules à l'époque de la maturité. - (05)
Blondin : nom de bœuf. III, p. 30-o - (12)
bloque : Terme de jeu enfantin. Au jeu de billes, « fare san bloque » : signifie choquer de sa bille celle de son partenaire. - (11)
bloquer, v. a. mettre en bloc, réunir plusieurs choses ; compter en gros, à forfait. - (05)
blos, blosse, adj. blet, blette. Se dit d'un fruit trop mûr. Les nèfles sont bonnes à manger lorsqu'elles sont « blosses. » - (05)
bloshe : blet, blette. « Un’ne pouère bloshe » : une poire blette. Rappel : l’écriture « sh » a pour but d’indiquer « ch » ou « ss » sifflé ! (28)
blosse (adjectif) : blet, blette. - (18)
blosse : blette (pour une poire). - (27)
blosse : blet. On parle en général d'un fruit trop mûr. Ex : "Té vas pas m'fée manger des pouées blosses à c't'heu !" (Pouée = poire). - (21)
blosse, adj., se dit d'un fruit blet, non consommable. - (17)
blossir, v. intr., blettir, devenir blet. - (08)
bloss'né, s. m. belossenier, poirier à fruits sauvages appelés dans le pays « blossons. » - (05)
bloss'ner, v. n. blettir, devenir blet. - (05)
blosson, s. m. fruit sauvage en général, pommes, poires, prunes, etc. - (05)
blosson. s. m. Petite poire sauvage, qu’on laisse blossir pour la manger. - (06)
blossons : poires sauvages à manger blosses (blettes). III, p. 60-j. - (12)
blossougnier : arbre produisant des blossons. III, p. 50-j. - (12)
blot, blotte : blet, blette . - (20)
blot. s. m. Bélier. - (06)
blotte : betterave. (28)
blotter. v. a. Avaler, gober un œuf cru. - (06)
blou. s. m. Bloc. V’ià un biau blou. (Molesme). - (06)
blouque, boucle. - (14)
blouque, s. f., boucle. De cet ustensile nos pères attachaient leurs braies ; maintenant ils en ferment, sur la poitrine, leurs rudes chemises, sans que l'ardillon perce le linge. - (08)
blouque. s. f. Boucle. - (06)
blouquer, v. tr., boucler. - (08)
blouquer. v. a. Boucler. - (06)
blous, blousse. adj. Blet, blette. Un abricot blous , une poire blousse. - (06)
bloussognier, bloussonnier. s. m . Poirier sauvage, poirier à blossons. - (06)
bluache (pour pluache, pluvia). Pluie. (Saint-Sauveur). - (06)
b'ni, te, adj., béni, bénit, consacré. - (08)
bô : bois . - (20)
bô : crapaud. - (20)
bô : le bois, la forêt. - (19)
bô : Petite grenouille verte, espèce de rainette. Dicton : « Quand le bô chante, la vigne pousse ». - (11)
bô d'bique : le bois de la chèvre, sorte de chèvrefeuille, de houblon, de liane grimpante. - (19)
bô nouèr : bourdaine. - (20)
bô, s. m., bois. - (17)
bò. Bois. On a dit anciennement bos, témoin Bos-le-Duc et le nom propre Du Bos. - (01)
boauin, s. m., lièvre ou bouc, ou jeune enfant turbulent. - (17)
bôbance, s. f. régal, réjouissance qui sous-entend le plaisir de la bonne chère et de la bouteille. - (05)
bôbance. Magnificence, profusion, vieux mot… - (01)
bobancer, faire bonne chère, prodiguer. - (14)
bobane, boubane. adj. et s. Personne obèse, se mouvant lentement et lourdement. - (06)
bobe, s. f., robe. Terme dont on se sert avec les enfants : « La p'tiote a métu sa baie bobe des dimanches ». (V. Bobote). - (08)
bobèchon : de caboche, s fare r'monter le bobèchon se laisser influencer. - (19)
bobèchon : tête . - (20)
bobeille (nom féminin) : bobine du rouet. - (18)
bôbeille, s. f. bobine pour dévider le fil, la bobine du rouet. - (05)
bobiner, boubiner. v. n. Mâchonner à la manière des vieillards qui, n’ayant plus de dents, roulent longtemps les aliments dans leur bouche. — Se boubiner. v.pron. Se rouler, se ramasser sur soi-même, se pelotonner comme font les chats. De bobine. - (06)
bobote, s. f., dim. de Bobe, robe d'enfant : « Ah ! la Ninite, on va li mett' sa bobote ! » (V. Bobe) - (08)
bocaisse, s. f. bécasse. Se dit également de l'oiseau de passage au long bec et d'une personne trop naïve. Le « mâtre » fait taire sa fille en lui disant : « couye-té, bocaisse ! » - (05)
bocaissine, s. f. bécassine. - (05)
bôcane. Bocane. Il est fait mention de deux danses au Noël 14, savoir, de la bocane et de la pavane. La première a tiré son nom de Bocan son inventeur, fameux maître de danse sous le règne de Louis XIII. La seconde, beaucoup plus ancienne, a été ainsi nommée de l’italien Pavana… - (01)
bocassée. s. f. Becquée. Du latin bucca, buccella. (Etivey). - (06)
bocérot. s. m. Vacher. (Chassignelles). - (06)
bochan : Buisson. « O s'est caichi darrè in bochan de bouis » : il s'est caché derrière un buisson de buis. « Caiche bochan prend ! » : cri d'avertissement à l'adresse d'une personne qui en cache une autre pour la prévenir qu'elle est exposée à recevoir des coups. - (11)
bôché sorte de fenil pour la paille, des fagots, etc. En nô fau mette cequi su le boché, ce qui seré âtant de débaraissé. Monte voué su le boché ces tas de boffe que voilai. - (10)
bôcher, v. tr., bêcher. - (08)
bôcheure haie, clôture quelconque se dit plus ordinairement pour une haie morte, c'est-à-dire faite de bois sec. Les beu en démangonai lai bocheure. - (10)
bôchon bouchon et buisson, et branche ou buisson de verdure que les cabaretiers pendent à leur maison pour enseigne. Voiqui in bôchon de bouteille qui sent le meusi. Malheureux ivrogne, en fau qu'à s'airétai ai tot les bôchons ! - (10)
boc'lle (Il mouillées) : Boucle, anneau. « Eune boc'lle de ceinture ». - (11)
boc'llier : Boucler. « Boc'lle dan ta ceinture », « Boc'llier in cochan » : lui passer une boucle de fil de fer dans le groin pour l'empêcher de fouiller le terrain. « Y est boc'llié » : c'est bouclé, fini, plus rien à faire. - (11)
bocon, s. m., bouchée, morceau : « Ol a tôjor faim ; i faut tôjor li fourer l' bocon. » - (08)
bocote petite bouche (se dit aux enfants). Vions, mon enfant, euvre tai bocote, ç'â bein bon, vais. Torchons lai petiote bocote. - (10)
bocote, s. f., bouche, bouchette : « Faire bocote », embrasser. - (08)
bocrôt, s. m., petite bonde en bois pour les fûts. - (17)
bodai. Bordé, bordez, border. - (01)
bode. Bourde, conte, fable. Bode est tantôt singulier, tantôt pluriel. On dit aussi à Dijon, quand on voit un grand feu allumé, que ç’a dé bode, par allusion aux feux solennels qu'on allumait dans les rues le premier Dimanche de carême, nommé le Dimanche des brandons ou le Dimanche des bordes, parce qu'originairement les villageois, à pareil jour, faisaient des processions le long de leurs bordes, c'est-à-dire de leurs grandes, avec des flambeaux de paille tortillée, pour chasser, disaient-ils, le mauvais air de dessus la terre… - (01)
bode. : Ce mot a deux acceptions : celle du vieux français bourde que Nicot traduit par mendacium et nugoe, et celle de bord, frontière, limites d'une métairie et la métairie elle-même, d'où le mot bodelle, maisonnette.Lamonnoye dit que le premier dimanche de carême, ou dimanche des brandons, les villageois promenaient le long de leurs bordes ou granges des flambeaux de paille tortilléepour chasser, disaient-ils, le mauvais air de dessus la terre. - (04)
bôdin, s. m. boudin. - (05)
bodiot : le mal à un doigt, on dit aussi dogue.. - (19)
bôdonme, s. m. caricature, personnage grotesque. - (05)
bodot. s.m. Ventre. (Saint-Valérien). - (06)
bôdou, ouse, adj. boudeur, celui qui fait la moue, la grimace. - (05)
boe, bois (o long), - (13)
boeiller, et qu’il serait formé de bis et œil (regarder des deux yeux). — Voyez beuclier. - (06)
boele, boêle, boyle. s. f. Petite fille. (La Belliole). — Dans Roquefort, chèvre, femelle du bouc. - (06)
boête, s. f., boisson, petit vin de tous les jours. - (17)
boétoux, boiteux. - (03)
boette : boisson courante. - (16)
bœu : bœuf . - (20)
bœu, s. m. bœuf. Nous disons un « bœu, des bœus, acheter un bœu, manger du bœu. » - (05)
bœuf : sorte de punaise. IV, p. 29 - (12)
bœuf de la Saint-Martin : voir bœuf - (12)
bœuquier, bœutier. s. m. Bouvier. — Sabot lourd et grossier emboîtant tout le pied, et qu’on chausse principalement dans le Morvand et les campagnes humides et boueuses. - (06)
bœutier : domestique chargé de la conduite des bœufs. VI, p. 13. - (12)
bôfe. : Enflure. (Del.) Le mot bôraufle, enflé, appartient à la même famille de mots. - (04)
boffan : Bouffon, souffre-douleur. « Y est leu boffan » : c'est leur souffre-douleur, celui qui subit toutes leurs brimades. - (11)
boffe tout petits débris de paille le premier tirage que rejette le van dans la grange. Vos é lai de lai bonne boffe. Les bêtes eumant bein lai boffe, cequi les raifraichit. - (10)
boffe : Balle d'avoine, on s'en sert quelquefois en guise de crin. « In c'euchin de boffe » : un coussin rempli avec de la balle d'avoine. - (11)
boffer : Bouffer. « Ol a mis de la plieume dans san c'euchin pa le fare boffer » : il a mis de la plume dans son coussin pour le faire bouffer. - (11)
boffer : souffler . - (20)
boffer, v., tousser avec les joues gonflées, la main devant la bouche pour cacher un rire. - (17)
boge. : Etoffe commune au XVIe siècle. - (04)
boger, bouger, bovier, boyer. s. m. Valet de ferme, garçon qui soigne, qui conduit les bœufs. Du latin bos, boviarius. - (06)
bôgrai. : Petit bougre. - (04)
bograis, bograle, s. et adj. bègue, celui qui bégaie ou parle avec difficulté. Son fils est « bograis » et sa fille « bograle. » - (05)
bograller. v. n. Bégayer. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
bogrès. s. m . Bègue. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
boicher, v. n. se dit du coup do bec que le poussin donne à la coquille de l'œuf pour sortir. Les œufs « boichés « sont les œufs d'où les petits vont éclore. - (05)
boicheton (Ai), boicho (Ai) renversé sens dessus dessous, la partie supérieure en bas sur le ventre ; etc. Renverse ce cuvier qui ai boicheton pou le fâre aipeurai. I étâ si lassai qui me seu étendu ai boicheton in manman. - (10)
boichevau (à la), loc, tête bêche, en sens opposé : « Quée rangeouse va ! Dans son ormoire tout et à la boichevau ! » - (08)
boichevau (ai lai), loc. a la tète-bêche, en sens contraire. - (05)
boichevauler, v. a. mettre à tête-bêche, en sens contraire. Le moissonneur « boichevaule » ses gerbes lorsque les épis des unes sont en l'air et les épis des autres touchent le sol. - (05)
boichot, s. m. montant de cheminée, jambage ou console qui porte la bande de pierre ou de bois. - (05)
boichots (nom masculin) : montants de la cheminée qui supportent l'â. - (18)
boicrat (nom masculin) : enfant chétif. (C’te boicrat, y pousse pas pu qu'un œu dans un panier). - (18)
boige drap de laine assez grossier pour les habitants de la campagne. I ons fait fâre ine pièce de boige pour nos habiller torto l'hyver. - (10)
boige, bouége, s. m. étoffe de laine et de coton fort grossière, mais très solide, qu'on employait beaucoup dans nos campagnes pour les rideaux de lit et pour les jupons de femme. Les couleurs ordinaires étaient le rouge, le jaune et le vert. - (05)
boignaude : petite ouverture dans un mur (bouinaude). - (26)
boijvolé : disposé en sens inverse, tête-bêche. - (22)
boîle, s. f., ventre saillant. - (17)
boiler, v. a. avaler en aspirant, humer ; « boiler » un œuf. - (05)
boiler. v. a. Humer ce qu’il va dans un œuf dont on à percé le bout. (Domecy-sur-Cure). - (06)
boille : ventre proéminent. « Ô l’a d’la boille » : il a du ventre (boil en celte). Désigne un gros bidon pour le lait en Suisse, Savoie, (28)
boïller : bûcheron. Les boilléers travaillins dans le bois : les bûcherons travaillaient dans le bois. - (22)
boîloux, adj., qui a un gros ventre. - (17)
boine : benne. ou « balonge » (voir) pour le transport du raisin. (28)
boinne, benne d'abeilles. - (03)
boinnon, bennon pour le pain. - (03)
boinon : banneton. Corbeille en osier et sans anse, où lève la pâte du pain. (28)
boînon, s. m., corbeille avec une toile pour faire lever la pâte à pain. - (17)
boinon, s. m., petite benne, panier en osier, où l'on met la pâte du pain à enfourner. A l'heure du four, on voit les ménagères porter chez le boulanger leur boinon, où tremble la pâte levée et blanche. - (08)
boînotte. s . f. Fenêtre. (Essert). - (06)
boirbe boue (synonyme de Gôîlle). En ié ine boirbe dans les rues, qu'an ne peut pâ fâre in pas sans se crottai. Voiqui mes saibots emborbai. - (10)
boire : Boisson. « Du boire de cherige » : boisson qu'on obtient en mettant macérer des cerises dans l'eau. Les années où le vin est rare, les pauvres gens font par le même procédé du boire de poulaches, du boire de gratte-cul, en mettant dans le fut des prunelles ou des gratte-culs au lieu des cerises. - (11)
Boire, nom de famille très répandu dans quelques localités du Morvan, dans le canton de Montsauche surtout. - (05)
boiri : Cuvier de bois dans lequel on fait la lessive. La « salle » de boiri est une sorte de trépied sur lequel on place le cuvier. - (11)
boirne. s. f. Petite fenêtre de grenier. - (06)
bois (bûche de), loc, redondante. Une bûche est toujours en bois. (V. Bas, Chaud, Froid, Haut). Notre patois a bôs. Bois n'est donné là que pour la formule fautive. - (08)
bois : bois. - (20)
bois nouèr : bourdaine. - (20)
boisat. s. m . Gros ventre. (Saint-Martin-du-Tertre, Paron). - (06)
bois-doux. s. m. Réglisse. - (06)
boiséor. : (Dial.), fourbe, trompeur (de la basse latinité bausiare ou bosiare). Boisdie ou voisdie signifie ruse, fourberie. - (04)
boissan. Baissant. - (01)
boisse, s. f. vase qui sert à mesurer le lait et qui contient un demi-litre environ. - (05)
boisse. Baisse, baissent. - (01)
boissé. Baisser, baissé, baissez. - (01)
boisseau : ancienne mesure de capacité pour les grains. Environ 14 litres. - (24)
boisseau : Boisseau. Mesure de capacité pour les matières sèches et principalement pour les grains, à Mancey le boisseau vaut environ 26 litres, cette mesure est peu employée. - (11)
boisselée, s. f. mesure agraire. la boisselée est de 0 hectare, 13are, 5c. - (05)
boissn, s. m. bouvreuil appelé vulgairement pive, pivet, pivane, pivoine, à cause sans doute de la belle couleur rouge de son ventre. - (05)
boissò. Baissais, baissait. - (01)
boisson, bisson, bouchon, busson. s. m. Buisson. Du latin boseus. - (06)
boisson, s. f., liquide fermenté, préparé avec des pommes, des poires, des prunelles, etc., mais surtout avec le marc de la vendange : « J'ons fait eûne feûillote de boisson, épeù brament j' tirons d'ssus ». C'est la provision populaire. - (08)
boistier. s . m. Bûcheron. - (06)
boite (la) : réserve de vin. Après la vendange : réserve faite pour sa consommation personnelle. Faire « sa boite» ou boate (?). (28)
boite : La quantité de vin nécessaire à la consommation annuelle de la famille. « Les vignes ne sant pas balles (belles) c 't'an-née mâ an fara pt'ête bin tojo la boite ». - (11)
boite : voir bouette - (12)
boîte, s. f., caisse aménagée pour aller au lavoir. - (17)
boite, s. f.. liquide à boire. .Jadis, les crieurs de vin, pour vanter leur marchandise, disaient, après avoir donné le nom du débitant : « Ah ! la boune boite au vin!... On s'endremirot su la feûillote ! » - (08)
boîte. s. f . Petite lucarne. (Etaules). - (06)
boite. s. f. Boisson, piquette, ordinairement faite avec des prunelles, des fruits sauvages ou de mauvais raisins. — Se dit aussi par les vignerons de la petite provision de vin qirils conservent pour leur usage. - (06)
boiteuser. v. n. Boiter. « Il ne faut pas, entre les deux Noëls, c’est-à-dire entre le 26 décembre et le 1er janvier, enlever le fumier des étables, attendu que cela fait boiteuser les vaches. » (Puisaye). - (06)
boitou, adj., boiteux, qui marche à cloche-pied. - (08)
boitte provision de vin ou autre boisson pour l'année. – En nô fau prée de deux pièces de vin pour note boitte. - (10)
boivau. Comme Despréaux, dans sa dixième Satire , a dit une Capanée pour dire une femme impie, à cause de Capanée fameux par son impiété, l'auteur des Noêls a dit de même une Boivau femelle pour dire une grande joueuse, à cause du président Boivault de la Chambre des Comptes de Dijon , l'un des plus grands joueurs de son temps… - (01)
boizon, s. m. poignée de chanvre disposée en moyette. - (05)
bolai : beugler comme un taureau. - (22)
bolai, bolair pleurer (se dit des enfants). Le pôre enfant, al é don bolai tote lai neu ! – A bolle pou in ran ; c'â in vrai bolair. - (10)
bolak, s. m. celui qui se plaint à tout propos ; qui gémit sans cesse, qui va toujours pleurant. Au féminin « bolarde. » - (05)
bolangi : Boulanger. « Du pain de bolangi », du pain blanc par opposition au pain de ménage cuit dans le four de la maison. - (11)
bolauder. v. n. Rouler. (Subligny). - (06)
bole : Boule. « Jû de bole », jeu très populaire dans nos campagnes. Le meilleur joueur est celui qui abat le plus grand nombre de quilles au moyen d'une lourde boule en buis ou d'un boulet de fonte qu'il lance de toute sa force. - (11)
bole, s. f., boule, tout corps roulé en rond. - (08)
boler (verbe) : bêler. - (18)
boler : pleurer, sanglotter . - (20)
boler, pleurer. - (15)
boler, s. m. pleurer, pleurnicher, crier en pleurant. - (05)
boler, v., crier. - (17)
bolet, s. m. pleureur, pleurnicheur. - (05)
bolette : Boulette, petite boule de viande hachée ou de tout autre comestible : « Eune bolette de tapine (pomme de terre) », « Eune bolette de fremage ( fromage)». - (11)
bolian ou boillan (Il mouillées) : Bouillon. « Si y a du boillan t'aras de la sope » : tu seras servi après les autres, s'il en reste. « In bollian d'anze heures » : un breuvage empoisonné. -(11)
bolie. s . f . Bouillie. - (06)
bolir. v. n. Bouillir. - (06)
bolle, s. f. balle de blé. - (05)
bollie, s. m. bélier, mâle de la brebis. - (05)
bolliot meûle ou tas de foin. – Le temps menaice, mettons le foin en bolliots. Le prai à Maire n'é pâ mau fourni, i veins d'y fâre di sept bolliots. Se dit aussi des paniers que les ânes portent : Note âne à fort, ailé, al aiporte ses deux bolliots de ceries. - (10)
bollot (du) : balle de grain. Enveloppe des grains dans l’épi de céréales, récupérée au battage elle entre dans la nourriture (médiocre) des animaux. Du celte ballan : peau ou du bas-latin baleium : balayures…de grange. (28)
bolomer. v. n . Carillonner. (Givry). - (06)
bolot, s. m. mon « bolot ». Nom d'amitié qu'on donne aux enfants. - (05)
bolottai: gober (bolotter un œuf : gober un œuf) ou manger vite. - (22)
bôlotte : belette . - (20)
bolotte : belette. Une bolotte meuge les œufs : une belette mange les œufs. - (22)
bolotte, s. f. belette. - (05)
bolotte. s. f. Belette. - (06)
bolotter, v. a. sucer un œuf à la manière des belettes ou autres rongeurs qui le percent à l'extrémité et le hument ensuite. - (05)
bombance ou bobance abondance, luxe à la table. Quainne bonbance ! i ne sai pâ si cequi deureré, pair exempe ! – An y aivo ai lote fête ine vraie bobance. - (10)
bombarde, s. f. guimbarde, petit instrument de musique que les enfants fabriquent avec un peu de bois et de fer et dont ils se servent en le faisant vibrer entre leurs dents. - (05)
bombarde. s. f. Julienne, fleur. (Argenteuil). — Se dit aussi pour guimbarde, petit instrument à languette dont on joue en le mettant entre les dents. - (06)
bômi, v. a. vomir, avoir des nausées. - (05)
bômi. v. a. et n. Vomir. L’r ne se prononce pas ; conversion du v en b. - (06)
bomir, rebomir, vomir, revomir. - (03)
bomme borne. Le Rôse â terrible ! en fau tojeur qu'al anticipe su les bommes, quoi ! – I va laiborai note champ de lai grand-bomme. - (10)
bomme, bommé, borne, borné. - (03)
bon temps. Idiotisme employé par les bergers, pour dire que leurs troupeaux leur donnent peu de peine à garder. - (02)
bon, adj. solvable, riche, solide dans sa fortune : c'est un des « bons » du pays ; il est « bon » pour payer; prêtez-lui sans crainte, il est « bon. - (05)
bon. Bon, bons, bond, bonds. Bon dans la signification de bonus se prononce bonne devant une voyelle, en bourguignon, au pluriel comme au singulier : ç’a de bon éfronteu, ce sont de bons affronteurs. Le Bourguignon dit souvent pu bon, et quelquefois pu muglieur pour meilleur… - (01)
bon. : Les villageois disent: Ça pu bon,ça pu muglieu, sans distinguer les degrés. - (04)
bon-ami : Amoureux, amant. Féminin : bonne amie. « Ol est allé voir sa bonne amie ». - (11)
bondé : bien plein. - (22)
bonde, s. f. borne, pierre ordinairement taillée qui marque la limite de deux propriétés contiguës. - (05)
bondenai, bondeunement bourdonner, bourdonnement. Ecoute don le bondeunement des môches ai miée ! – Tojeur ci bondeune. - (10)
bondener : faire du bruit, et agiter. (28)
bondener, bourdonner comme les grosses mouches, les frelons. - (14)
bondener, v. n. se dit d'un bruit sourd continu. Un nuage chargé de grêle « bondeune » dans le ciel. - (05)
bondener. Mot qui exprime le bruit sifflant produit par une pierre lancée avec une fronde ou autre analogue. - (02)
bonder, v. n. remplir avec excès, combler en pressant, en foulant : la salle était « bondée » de monde. - (05)
Bon-Dieu de la Messe. s. m. Composé. Moment de la consécration et de l’élévation de l’hostie, qui est indiqué par le tintement de la cloche paroissiale. - (06)
bond'nai : enrager, maugréer. - (22)
bond'ner : bourdonner, ronfler, maugréer, enrager, ronchonner . - (20)
bondner, bourdonner. - (13)
bondon bourdon, insecte. Les bondons faisant pu de bru que d'ôvraige… queman bien des gens aipré tot. - (10)
bondon, bourdon. - (14)
bondon, s. m., bourdon, grosse mouche. - (08)
bondonement, s. m., bourdonnement, bruit de bourdon, rumeur lointaine, ronflement de machines. - (08)
bondoner, v. intr., bourdonner : « Te m' fais mau à la tête ; te m’bondones tôjor aux orilles ». On entend aussi dire : bondoner, pour exprimer le sifflement d'une pierre lancée avec force. - (08)
bondonneman, s. m. bruit sourd et continu, bruit lointain d'une cloche, d'une manœuvre d'artillerie, d'un tambour qui circule de côtés et d'autres. Quelques-uns disent : « bondeun'man. » - (05)
bondrée : voir raud - (12)
bône : une borne de champ. - (19)
bone. Bonne, bonnes. - (01)
bone. Borne et borgne. On appelle de ce dernier nom l'orvet, anguis fragilis, parce qu'on croit que ce reptile n'a qu'un œil, d'où vient ce dicton : Si le borgne avait deux yeux il démonterait un cavalier. - (02)
bonheu : Bonheur, réussite. « Ol a ésu bien du bonheu », il a eu bien de la chance ; « Le bonheu li est veni en dremant » : se dit de quelqu'un qui a fait de bonnes affaires sans se donner beaucoup de peine. - (11)
bonjeû, bonjour. - (03)
bonjo bonjour, si t'eû poli, t'eûte ton chapeau pou dire bonjo. Si tu es poli, tu ôtes ton chapeau pour dire bonjour. - (19)
bonjor, s. m., bonjour : « Ben l’bonjor, vouésin ! » - (08)
bonjou : bonjour. - (22)
bonjou, s. m. visière de casquette, par allusion à l'acte de politesse qui accompagne le salut ordinaire. - (05)
Bonnes Gens ! Exclamation très-usitée dans les campagnes et qui se fait souvent d’un ton dolent, même à propos de choses insignifiantes. - (06)
bonnot : bonnet . - (20)
bonnot : Bonnet. « Ol a san bonnot de coton ». « Bonnot carré » : fruit du fusain (evonymus europaeus) à cause de sa forme, en Bresse on dit bonnot de curé. Dicton : « La St Bonnot vindra » : le temps viendra où la provision sera épuisée. - (11)
bonnot carrè : fusain . - (20)
bonô. Bonnet, bonnets… - (01)
bonsdisseman, s. m. bruissement, bruit prolongé. Nos paysans disent « bondissement » pour bourdonnement d'oreilles - (05)
bonsome, s. m., pieu, gros piquet. - (08)
bontai, s. f., bonté, bienveillance. - (08)
bontai. Bonté, bontés. - (01)
bonvêpre, bonsoir, - (03)
boquai becquer. Les ouyais sont enraigés pour boquer nos peurnes et nos pouaires ; c'en à autant de perdues. Regairde don les pingeons quemant qu'à se boquant, â s'eumant gros. (Voyez d'ailleurs Biquai). - (10)
boquai : cogner. O s'è boqué dans le noir : il s'est cogné dans le noir. - (22)
bôquai. : Heurter, bousculer quelqu'un ou quelque chose, l'arrêter dans sa course. - (04)
boque : chèvre. Comme « cabre » : l’animal caprin et la grosse sauterelle. (28)
boque : la moue, fère lè boque, faire la moue, on dit aussi fère lè reûe. - (19)
boqué, adj. grêlé, marqué de petite vérole. Le boqué, surnom d'un de mes voisins, fort endommagé par la variole. - (05)
boque, chèvre, sauterelle. - (03)
boque, s. f. baiser : donner une « boque », donner un baiser. - (05)
boque-bô, boque-bois : pivert . - (20)
boquebô, s. m. pivert. - (05)
boque-bois. s. m. Pivert, oiseau de la famille des pies. - (06)
boquée : becquée . - (20)
boquée, s. f. becquée ou béquée, portion de nourriture qu'un oiseau prend avec son bec, et par extension, une très petite quantité, une bouchée. - (05)
boquée, s. f., becquée, petite portion de nourriture. - (08)
boquer : becqueter. Et le boquot pour le bec. (28)
boquer : cogner, becqueter . - (20)
boquer : embrasser . - (20)
boquer, v. a. baiser, embrasser. Une mère dit à son enfant : « boque-moué », baise-moi. - (05)
boquer, v. tr., embrasser, caresser des lèvres. - (08)
boquer. v. a. Becqueter. - (06)
boquer. v. a. Choquer. Se dit ordinairement pour baiser , choquer sa bouche sur une autre ; d’où résulte que ce mot doit être une altération, une forme de becquer , d’autant plus qu’en certains endroits on dit donner la boquie , pour donner la becquée. - (06)
boqueriau : Broche, espèce de petite bonde dont on se sert pour boucher le trou d'où on a retiré le robinet. Le boqueriau de la « cue » est une broche qu'on place à l'intérieur de la cuve, devant le trou où on mettra « la fontaine » (gros robinet), et qu'on peut retirer au moyen d'une ficelle qu'on a eu soin d'y attacher. - (11)
boqueriot, s. m., diminutif de bocrôt. - (17)
boquet : Bouquet. « In boquet de viôlettes ». Autrefois on donnait, par dérision un « bouquet de sauge » à l'amoureux évincé, le jour du mariage de son rival ; la plaisanterie était prise en bonne part par celui qui en était l'objet et il chantait : « Faites moi z'in bouquet, in beau bouquet de sauge, j'ai fait l'amour pour d'autres ! Adieu belle, je m'en va ». - (11)
bôquet, s. m. bouquet. se dit d'une fleur prise même isolément, mais surtout d'une fleur de jardin, c’est-à-dire cultivée. - (05)
boquie. s. f. Becquée. Donner la boquie. - (06)
boquier : boucler, fermer . - (20)
boquin : bouc et bouton de fièvre. (28)
boquin : Bouc, bouquin, vieux mâle coureur, satyre. - (11)
boquin, bouc, bouquin. - (03)
bôquin, s. m. bouquin, bouc, mâle de la chèvre. Le jeune bouc est appelé « biquot.» - (05)
boquin. s. m., bouc, bouquin. - (08)
boquotte, s. f. petite bouche, bouche d'enfant. - (05)
bôr, s. m. bourg. En Morvan, le bourg est le lieu où se trouve l'église paroissiale. Chaque commune a son bourg, son clocher : le « bôr » d'Alligny, le « bôr » de Montsauche , le « bôr » de Planchez, etc… - (05)
bor, s. m., bourg, bourgade : « Nout' farme n'é pas ben avant du bor ». - (08)
bor. s. m., bord, d'un champ, d'un bois, d'une route. - (08)
bôrais boureau, méchant. Quant an pense que le bôrais é trouvé à se mairiai ! Qu'al â méchant c't-homme lai ! c'â in vrai bôrais pour les bêtes, pou les gens, pou tôt ! - (10)
borbé (nom) : Bourbier. - (11)
borbe : boue . - (20)
borbe : Boue, crotte « Gaugi la borbe », piétiner dans la boue. Proverbe : « An est tôjo souilli pa la borbe » : on est toujours sali par la boue. - (11)
borbe : la boue, on dit également gouillasse. - (19)
borbe : boue. Des chemins pleins de borbe : des chemins pleins de boue. - (22)
borbe, boue, bourbe. - (03)
borbe, boue. - (13)
bôrbe, s. f. bourbe, chassie des yeux, humeur en général. - (05)
borbe, s. f., boue, saleté: « J' veins des champs ; j'ai mes sabots pleins d' borbe ». — « I fait eûne borbe !... j'en ai jusqu'au c... ! ». - (08)
borbe. Boue. - (02)
bôrbié, s. m bourbier, marécage. - (05)
borbis : brebis . - (20)
borbis, beurbis : brebis. - (22)
borbis. s. f. Brebis. - (06)
borbou, adj , bourbeux, sale, fangueux. - (08)
bôrbou, ouse, adj. boueux, fangeux, marécageux. - (05)
borboyou, bourbeux. - (13)
borcer : bercer . - (20)
borcheillè : travailler en dépit du bon sens. - (19)
borcheilloux : un mauvais travailleur, un bon à rien, on dit aussi un argonnier, un bousillou. - (19)
bordan : Bourdon, insecte de la famille des abeilles. « In nid de bordans ». - (11)
borde – on appelait le premier dimanche de Carême le dimanche des Bordes on avait ce jour là (et on l'a encore en quelques endroits) la coutume d'allumer des feux sur les hauteurs pour s'amuser. De là, on appelle Feu de Borde un grand feu qui flambe. Voiqui qui ons bein froid, en vô fau fâre in feu de borde. - (10)
bôrde : Petite cabane en pierres sèches construite dans un champ pour servir d'abri en cas de mauvais temps. « O s'est mis à la coi dans la bôrde » : il s'est mis à l'abri dans la cabane. -(11)
borde : un vrai feu « de borde » : un feu intense, qui chauffe bien. - (25)
borde, s. f. grand feu qu'on allume dans les champs et principalement sur les hauteurs le premier dimanche de carême. - (05)
borde. s . f. Grand feu de bourrées allumé dans la campagne, le soir du dimanche des Brandons, et autour duquel dansent les ieunes gens. (Etivey). - (06)
borde. s. f. Ensemble des poignées de chanvre femelle mises en rond les unes contre les autres et la tête contre terre pour faire mûrir la graine. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
bordelage : métairie ; droit perçu par les seigneurs dans certaines provinces sur le revenu des fermes et des métairies, et consistant en argent, grains et volailles, ou les deux à la fois. - (24)
bordener : Bourdonner. « Ou 'est-ce-que j'entends bordener ? Y est eune cancoirne » (hanneton). - (11)
Bordes (feù de), loc, grand feu : « T’veù donc mett' le feû à la ch'vinée, que t' nous fais eun feû d’bordes ! » - (08)
bordes (les) : feux allumés le 1er dimanche du Carême . - (20)
Bordes (les), nom d'un village près Verdun-sur-Doubs. — Trop tranquille maintenant, il était, au commencement du siècle, envahi par le nombreux et bruyant personnel de la marine fluviale. - (08)
bôrdes : Les Bordes ou Brandons, premier dimanche de Carême. « Fû de bôrdes » : feu de joie qu'on allume sur les hauteurs, à la tombée de la nuit, le jour des bordes « Foire des bôrdes », foire de Tournus où se tient la louée des domestiques. - (11)
bordes, s. m., feux qu'on allume, le soir du premier dimanche de carême, dans les rues d'un grand nombre de communes. On danse à l'entour, en toute effervescence de joie. Ils ne flambent pas sans occasionner quelques accidents. - (08)
bordeure : Bordure. « Ol a plianté eune bordeure de bouis (buis) to le lang de l'allée de san jardin. » - (11)
bordiô, s. m., paquetage du soldat. - (17)
bord'lo : groupé, serré. Le troupeau s'est mis en bord'lo : le troupeau s'est rassemblé. - (22)
bordon : bourdon . - (20)
bordon : derrière, cul . - (20)
bordon, s. m. bourdon, insecte, mouche bourdonnante en général. - (05)
bordonner : bourdonner . - (20)
bordons. s. m. pl. Feux qu’on allume dans les campagnes le 1er dimanche de Carême, ou dimanche des Brandons. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (06)
bordouner, v. n. bourdonner, murmurer tout bas d'une manière continue. - (05)
bore, boire. - (13)
borea. Bourreau, bourreaux. - (01)
bôrèche : Bourrache, borrago officinalis, plante médicinale. « Eune infusian de bôrache » : une infusion de bourrache. - (11)
bôrée, bourée, s. f. broutilles, la partie menue du branchage des arbres. Le bois est enlevé, ramassons la « bourée. » — danse qui tombe en désuétude comme le branle et la sauteuse. Les « bourées quarrées » avaient autrefois la vogue. - (05)
borenfle : enflé. - (16)
bôrenflle (ll mouillées) : Enflé, boursouflé. « Ol a si bin mau es dents qu'ol en a la joe (joue) tote bârenflle ». - (11)
bôrer : bourrer . - (20)
borfè : Poumon, en tant que viande de boucherie. - (11)
borgé : berger. - (20)
borgé. Répandre, verser, du latin vergere… - (01)
borgé. : Répandre (du latin vergere qui a le même sens dans Lucrèce). - (04)
borgeai verser, renverser. Fai don aitention, te va borger lai casserôle. Le molaidroit, al é tô borger sai soupe su lu. - (10)
borgean : Bourgeon. « Les pommés ant bien des borgeans à frû » : les pommiers ont beaucoup de bourgeons à fruits. - (11)
borgei. Berger, bergers. - (01)
borgeire. Bergère, bergères. - (01)
borgeois, bourgeois. - (03)
borgeois, s. m., bourgeois, citadin. - (08)
borgeon : orgelet à l'œil. Compère-loriot. - (22)
borgeon. s. m., bourgeon, bouton à la figure. - (08)
borgeonner : retourner le foin. - (20)
borger : déborder, passer par-dessus bord. - (16)
borger : verser, renverser, déborder . - (20)
borger : berger. Le borger garde les borbis : le berger garde les brebis. - (22)
borger, couler par-dessus bord, en parlant par exemple d'un verre trop rempli de vin. - (14)
borger, renverser une petite quantité de liquide d'un vase trop plein. - (15)
borger, v. intr., déborder, se répandre d'un vase trop plein, mais en s'appliquant au vase lui-même : « T' remplis trop ta casserole ; àll' va bor'jer ». - (08)
borger, v. n., déborder. - (07)
borgére, s. f. bergère. - (05)
borgère. s . f. Bergère. - (06)
borgerie, s. f. bergerie. - (05)
borgerie. Bergerie, bergeries. - (01)
borgi. s. m. Berger. (Athie,Coutarnoux). - (06)
borgnat. s. m. Petit enfant. - (06)
borgne : orvet. - (26)
borgne : orvet. IV, p. 32 - (12)
borgnote : petite fenêtre. Voir « bournerotte ». (28)
borgnotte (ai lai) : pénombre (dans la), demi-jour (dans le) . - (20)
bòrgnòtte (C.-d., Chal.), bornòtte (Chal., Morv.), bônòtte (C.-d.). Lucarne que sa forme fait ressembler à un œil ; étant généralement unique, comme l'œil du borgne, on peut penser qu'elle en a pris le nom. On peut croire aussi que ce nom provient de ce qu'on ne voit dans ces lucarnes que d'un œil ou du coin de l'œil, à cause de leur petitesse. Par extension, borgnotte signifie aussi recoin, cachette. - (09)
borgnotte, s. f., petite ouverture dans les murs du cellier ou de la cave. - (17)
borgnotte. s. f. Œil-de-bœuf, petite lucarne par laquelle on ne peut voir que d’un œil. De borgne. - (06)
borguignon, adj., bourguignon : « Borguignon salé. » - (08)
Borguignon. Bourguignon, Bourguignons. - (01)
bôrique, s. f., âne, mulet ; adj., imbécile. - (17)
bôrjillon, s. m. petit bourgeois. - (05)
bôrjon, s. m. bourgeon, bouton qui renferme les feuilles et le fruit. Les borjons sont « ébaumis » ou épanouis. - (05)
borjon. Bourgeon. - (01)
bôrjoué, s. m. bourgeois. - (05)
borlo’ : gendarme. (28)
borlot ou borelot, s, m., bourrelet de porte, qu'on ne prodigue pas assez, l'hiver. - (08)
bornatte. s. f. Petite ouverture, petite lucarne. C’est une altération de borgnotte. - (06)
bornayou, s. m., gros pieu, avec lequel les mariniers empêchent les grands bateaux de toucher le bord. Pour cela, ils placent la pointe en terre et la tête contre le côté du bateau. -(08)
bôrne : Borgne. « Chez les éveuilles (aveugles) les bôrnes sant rois ». « Changi (changer) san chevau (son cheval) borne cantre eun éveuille ». On appelle borne l'orvet, petit reptile. -(11)
borne : Borne. « Plianter les bomes » : délimiter un champ. - (11)
borne, adj. borgne. Nous disons d'un homme qui a fait un mauvais marché : « al é choingé son ch'vau borne por eun aiveughie », il a changé son cheval borgne pour un aveugle. - (05)
borniotte fenêtre, ouverture petite et isolée. I les regairdâ pou lai borniotte ; à ne s'en doutaint dière. En n'i é qu'ine borniotte ; âssi en n'y voit pas cliair du tot. - (10)
bornote (ai lai), loc. a la borgnette, à tâtons, entre chien et loup. - (05)
bornote ou borgnote, s. f., coin, recoin, niche, cachette toute naturelle du paysan. C'est un des petits interstices qui se rencontrent à l'intérieur des murailles, entre les pierres mal jointes dont elles sont bâties. - (08)
bornure, creux d'arbre. - (03)
bôroillon amas de plis ennuyeux et de mauvais effets, par exemple dans les vêtements, dans le lit. Aipruchez don voué qui vos airaingeà in pecho, vos êtes des vrais boroillons. -(10)
bôrre : Bourre. Ce mot a plusieurs sens bien distincts « bôrre de feusi » : bourre de fusil ; « Le jû de bôrre » : jeu de cartes ; « Eune bôrre » : une buse (oiseau). - (11)
bôrret : Tissu de toile grossière. «Eune culotte de bôrret ». Proverbe : « La né la toile simble du bôrret », ce qui équivaut à la nuit tous les chats sont gris. Bourrée, « dansi in bôrret », le bôrret c'est la bourrée charollaise. - (11)
borriau : Bourreau, cruel. On dit de quelqu'un qui se tue au travail : « Ol est borriau de san c'eu » : il est bourreau de son corps. - (11)
borriauder : Faire souffrir, faire du mal à un animal en s'amusant avec lui. - (11)
borse : Bourse. « Eune plieine borse d'écus ». « Sarrer les corjans (cordons) de la borse », réduire la dépense. On dit d'un malaise ou d'une chose embarassante : « Cen me gène pu que ma borse ». - (11)
borse roge : Rouge gorge. « In nid de borse roge ». - (11)
borse, s. f. bourse : « i n'é ran dan mai borse. » - (05)
bôrse, s. f., bourse. - (17)
borse. Bourse, bourses. - (01)
borse. s. f , bourse, petit sac. - (08)
borse-ruge, rouge-gorge. - (03)
bortié, bizarre diminutif de Barthélémy. - (05)
Bôrze, Bourges dans le langage des plaideurs du Morvan. - (05)
bôs : bois. Un morceau de bois, et aussi la forêt. (28)
bos, s. m. bois dans ses divers sens - (05)
bos, s. m., bois, forêt ; « N' t'en vas pas cori les bôs. » - (08)
bos. Bois. - (02)
boscot, adj., bossu : « As-tn vu passer l’boscot ? Ol é drôle : deux pouces de jambes, é pi l’c... tout d' suite ». - (08)
boscôt, adj., tordu, bossu. - (17)
boscot, otte, adj. bossu, celui qui porte une bosse. - (05)
boscule : voir comblette - (12)
bôsculer, v., faire tomber, - (17)
bosculon. s. m. Dernier né d’une famille ou d’une nichée. Bos pour bas, prononciation picarde de basculon. — A Perrigny-lès-Auxerre, on dit Bas-Culot. - (06)
bosqueuler, v. n. bousculer, rouler. De bosse et cul ? - (05)
bosqueulon, s. m. le dernier né d'une couvée d'oiseaux de basse-cour, celui qui ne pouvant suivre la troupe « bosqueule » sans cesse en chemin. - (05)
bosselée boisselée : mesure de surface cultivée correspondant à environ 750 m2. C'est l'expression quasi-exclusivement utilisée. - (21)
bosseule. s. m. Petit panier. (Tronchoy). - (06)
bossiau bouéssiau : boisseau, mesure à grains. Ex : "Doune moué don un bouéssiau d'avouène !" - (21)
bossiller, v. a. faire des bosses, déformer par des bosses, bosseler. Une cuiller, une casserole, une timbale « bossillées », plus souvent « bosseillées. » - (05)
bossons : jumeaux . - (20)
bossons, s. m. plur. Jumeaux. Aux environ de Montsauche : « boussons ». - (05)
bot une sorte de crapaud qui fait entendre son cri le soir surtout. Ecoute don les bots ; i airon soingement de tems. - (10)
bot, bô, s. m. crapaud. - (05)
bot, bô, tô, tou : crapaud . - (20)
bot, crapaud. - (03)
bot, s. m., crapaud. - (08)
bôtai. Botter, bottez. - (01)
botailli : Echanson. Aux noces le botaïlli est non seulement chargé d'apporter sur la table le vin à l'usage des convives mais il doit aussi accompagner le cortège à l'église et dans toutes ses pérégrinations à travers le village. Il porte un broc rempli de vin vieux et offre à boire à tout venant dans une petite tasse d'argent, un tâte-vin, tandis que le « panneté » offre du « cac'eu ou du flian ». - (11)
bôtale, s. f., bouteille. - (17)
botame: Bouteille. « Eune botaille de vin blian ». « Payer botaille » : offrir à boire. Ampoule d'eau que forme la pluie tombant sur une surface liquide. « Quand y fa des botailles y est signe que la plio va deurer », c'est signe que la pluie va durer. - (11)
botan : Bouton, «T'as dan point de botans dans tan gilet ? Nan A cause dan ? Ma grand les pren dans le panetot à Mile à peu y en a plieu.» : Tu n'as donc pas de boutons à ton gilet ? Non Pourquoi donc ? Ma grand-mère les prend dans le paletot d'Emile et il n'y en a plus. Bouton de fleur : « T'es fraiche c 'ment in botau de rose ». Eruption cutanée : « Aile a la figure plieine de botans ». - (11)
bôtan. Mettant. - (01)
bôté, adj. gâté, avarié. Ne s'applique qu'au vin ayant le goût du bois, du fût. - (05)
bôtea de foin. Petite botte de foin. - (01)
bôtée, s. f. dépôt d'huile ou de tout autre liquide qui demeure au fond d'un vase, lie. - (05)
bôteille, s. f. bouteille. - (05)
botener : Mettre le bouton dans la boutonnière. « Botene dan ma culotte ». - (11)
botenère : Boutonnière. « Ol a mis eune rose à sa botenère ». Coupure : « O s'est copé d'ave sa sarpe (serpe) i l'y a fait eune balle (belle) botenère ». - (11)
boter : chasser (anc. franç. : bouter). - (16)
bôteret, s. m. crapaud. Le mot est un diminutif de bot. - (05)
boti : crapaud. - (22)
bôtin, s. m. moyeu : un « bôtin » de roue. - (05)
botint : Moyeu. « J'ins passé pa des chemins queva le chè enrotait jeusqu 'au botint » : nous sommes passés par des chemins où le char enfonçait dans la boue jusqu'au moyeu. - (11)
botique, s. f., boutique. Se dit, en mauvaise part, de tout groupe d'individus sans considération. - (08)
botoille. : (Dial. et pat.), bouteille. - (04)
bôton, s. m. bouton d'habit. - (05)
boton, s. m., bâton. - (08)
botot, adj., homme de petite taille. - (07)
bôtré. Mettra, mettras ; je bôtrai, je mettrai ; tu bôtré, tu mettras ; ai bôtrai, il mettra ; vo bôtré, vous mettrez. L'infinitif c'est bôtre, de l'ancien verbe français bouter. En bourguignon, un bôtantrain se dit d'un homme qui anime les autres, soit au plaisir, soit au travail. Les tétons d'une belle, ses caresses, en ce langage-là, s'appellent des bôtantrain. Ce mot en français, lorsqu'on en use en riant, se doit écrire boute-en-train, et non pas bout-en-train. - (01)
bôtre. : Mettre, part. bottu (voir au Glossaire de Lamonnoye). Le même mot est boteir et bouter dans le dialecte (du latin pulsare), celui qui excite ou anime une compagnie à quelque divertissement se nomme un bôtantrein (un boute-en-train). - (04)
botriau ou botraie. Crapaud. Se dit aux enfants comme tenue injurieux. - (02)
botriau, s. m., crapaud. Dans les environs de Chalon-sur-Saône, on emploie volontiers l'abréviatif Bot. - (08)
botriller. v. n. Bien étriller, sorte d’antiphrase, pour dire : faire une chose sans soin. - (06)
botroe ou botte-roe : Bouteroue, grosse pierre placée à l'angle d'une porte cochère pour en préserver les montants du contact des roues d'un char qui tourne trop court. - (11)
bottain : moyeu de roue.. - (26)
botté (pour bouté). adj. et part. p. Qui pousse, qui tourne au gras. Se dit en parlant du vin. J’beuvons du vin botté, qui n’est gué bon. - (06)
botte : Usité dans l'expression « Cavalier ma botte », nom d'un jeu enfantin qui consiste à faire deviner le nombre de menus objets que l'on cache dans sa main fermée : « Cavalier ma botte ? Si y en a trois je les emporte ». Si la réponse est juste les trois objets, billes, dragées etc… sont acquis au devineur, dans le cas contraire il paie la différence en plus ou en moins. - (11)
bottes : bottes de foin, nom donné aux ballots de foin ou de paille ronds ou carrés. - (23)
bottet. s. m. Nain, très-petit, haut comme une botte. (Percey). - (06)
botzis. s. m. Nombril. (Pressis-Saint-Jean). - (06)
boü : le plus petit de la nichée.. - (26)
bou, bois. - (03)
bou, bouillu, boulu. Formes diverses du part. p. de bouillir. Le lait est bou. La soupe n’a pas boulu . Quaild la mat’ lote aura assez boullu , tu l’ôteras de dessus le feu ; faut pas qu’ all’ cuise trop. - (06)
bou. Bout. - (01)
bouaicho (Ai) voyez Boicheton (Ai), qui a le même sens. - (10)
bouain-né : Macéré. « De la salade bouain-née ». - (11)
boualer (verbe) : mugir, meugler. - (18)
boualer : beugler (taureau) . - (20)
boualer, v. n. beugler, mugir. se dit pour les ruminants en général, mais principalement pour les bœufs. - (05)
bouanfle, s. f. vessie, lorsqu'elle est pleine de gaz. - (05)
bouarne. s . f. Sorte de niche pratiquée dans la cheminée, près de l’âtre, pour mettre une cruche. - (06)
boubiner (Se). v. pronom. Se ramasser sur soi-même, se peletonner comme font les chats. De bobine, petit cylindre de bois sur lequel on enroule le fil. - (06)
bouc, s. m. petit pied-de-chèvre qu'on emploie pour soulever des pièces de bois, pour les mettre en chantier. - (05)
bouc. s. m. Chèvre, bique, sorte de chevalet à l’usage des bûcherons. - (06)
boucajge, s. m. bocage, petit bois. - (05)
boucan, bruit, tapage. - (03)
boucan, s. m. Bruit, tapage, querelle ; par allusion à la vie bruyante et querelleuse des boucaniers. - (06)
boucan, s. m., gronderie, bruit, querelle, tapage : « Drès qu'ôl a levé l' coude, ô vous fait eun boucan d' tous les diâbes ». Signifie également : un lieu mal famé. - (08)
boucan. Bordel. Boucan n’est pas un terme bourguignon. Il est familier au menu peuple de Paris, et c’est pour cela qu'un cordelier de Dijon , nommé le P. Boucan, étant à Paris, fut obligé de changer son nom. Au lieu de Boucan, dont la signification n’était pas honnête, il se fit appeler le P. Beauchamp. - (01)
boucaner, v. a. gronder avec vivacité, en se fâchant, faire du tapage. - (05)
boucaner, v. tr., gronder, querellerLes localités qui ont le substantif ont aussi le verbe. (V. Boucan). - (08)
boucard. s. m. Bouc. - (06)
boucasse. s. f. Bécasse. - (06)
boucbure (Chal., Char., Y.), boucbeure (Morv.).Haie, buisson formant la clôture d'un champ. Dans la Puisaye, les bouchures forment parfois de véritables forêts, entourées de broussailles ayant jusqu'à dix mètres d'épaisseur. Ce mot semble venir simplement du verbe boucher, pris dans le sens de clore, bouchure pour clôture. Il pourrait cependant a voir la même origine que buisson, lequel vient du latin boscus, qui a formé également bosquet. Dans la Côte-d'Or, un buisson s'appelle un bouchot, terme qui se rapproche sensiblement de bouchure. - (09)
Bouchar, nom de bœuf. - (05)
boucharder (Se). v. pronom . Se débarbouiller. (Gisy-les-Nobles). - (06)
bouchas. s. m. Boisseau. - (06)
bouchau. Cligne-mussette , et par corruption climussette , jeu d'enfants, appelé en bourguignon bouchau, parce qu'un des joueurs s'y bouche les yeux, pendant que ses compagnons se cachent. Cligne-mussette formé de cligner et de musser, exprime mieux l'action entière du jeu… - (01)
bouche, s. f. Se dit indépendamment de bocote, et à un sens piquant dans cette loc. bien locale : « Etre sur sa bouche », pour : être gourmand. « Alle é ben gentite, mâ alle é trop su sa bouche ». (Voir Bocote). - (08)
boucheau, s. m. boisseau. - (05)
bouche-four, s. m., plaque en tôle fermant, bouchant le four pendant la cuisson du pain. - (08)
bouchelée, s. f. boisselée, mesure agraire très usitée dans le Morvan. - (05)
boucher, v. a. clore une entrée, fermer une ouverture de haie avec du bois vif ou mort, avec de la « boucheure. - (05)
bouchet. s. m. Bichet. Un bouchet de blé. — Se dit aussi pour boisseau. - (06)
boucheton (à) : tourné à l'envers. - (26)
boucheton (à), loc, exprimant la posture d'une personne accroupie : « O s'a couché à boucheton por jouer d'avou l’petiot ». - (08)
boucheton (à), placé sens dessus dessous. - (14)
boucheton (ai), loc. a boucheton, sens dessus dessous. Être couché « à boucheton », à plat ventre, sur la bouche. - (05)
boucheton(A). locut. adv. Sens dessus dessous. Se coucher à boucheton , se coucher la bouche sur l’oreiller. Placer un vase à boucheton , le poser sur son ouverture. - (06)
boucheton. : Attitude d'une personne accroupie. (Del.) -Se bôtre ai boucheton, c'est-à-dire s'accroupir. (Voir dans Ducange le mot de basse latinité bucellus.) - (04)
boucheure : Haie vive. « Eune boucheure d'arbépin » une haie d'aubépine. - (11)
boûcheure : haie . - (20)
boucheûre : haie. Viendrait de « embouche » : prairie (close parfois de haies) où les bestiaux sont mis pour engraisser. (28)
boucheure : bouchure (haie). - (22)
boucheure, s. f. bouchure, haie vive, haie qui forme un enclos. Se dit aussi des branchages qu'on emploie pour clore les entrées, les ouvertures des champs. J’ai acheté de la « boucheure. » - (05)
boûchi : Boucher (verbe) « Ce vent est bien ennuant, va dan bouchi le partu queva o dessôt » : ce vent est bien ennuyeux, va donc boucher le trou par où il passe. « Du vin bouchi » : du vin vieux, « Donne no du vin bouchi ». - (11)
bouchi : Boucher. « Le bouchi a ageté man viau » : le boucher a acheté mon veau - (11)
boucho, s. m., bouchon, bouchon de cabaret, touffe de paille, de verdure ou de branchages pendue à la porte du débit pour renseigner le chaland... qui n'en a pas besoin. - (08)
bouchon (à), loc, sens dessus dessous, renversé : « O s'batteint, Liaude a fichu eùne torgnole à Cadet, qu’a roulé à bouchon ». - (08)
boûchon : buisson, bosquet (petit). - (20)
boûchon : genévrier suspendu à une potence signalant un débit de boisson. Signifie aussi : petit bosquet : un boûchon d'acacias. - (22)
bouchon, buisson. - (13)
bouchon, s. m. Buisson, ainsi appelé sans doute, parce que les buissons servent à clore, à boucher ; vient peut-être aussi du latin bosius. - (06)
bouchon, s. m. buisson, petit bois : « i é léché mai vaiche dan lé bouchons », j'ai laissé ma vache dans les buissons. - (05)
boüchon, s. m., couvercle de la marmite de fonte. - (17)
bouchonné. Étrier un cheval, d'où le mot bouchon de paille qu'on employait faute d'étrille. Le dialecte emploie le mot boucheter. - (04)
bouchot, s. m., buisson, bouquet d'arbres : « Eun bouchot d’bois ». - (08)
bouchot. : Buisson. Un bouchot de bois, c'est-à-dire une agglomération d'arbres sur un point. En dialecte bourguignon, bouchet ; en dialecte picard, bouchel ; en basse latinité, boscus. (Duc.) - (04)
boûchoû : bouchon . - (20)
boûchue : haie vive. III, p. 61-k - (12)
bouchue : (bouchure) haie vive de clôture de jardins, de prés, de surfaces de culture. - (21)
bouchue, bouchure. s. f. Clôture d’un champ faite de branches d’arbres ou d’épines fichées entre des pieux. Dans la Puysaie, les clôtures sont quelquefois de véritables forêts composées d’arbres entourés de broussailles ayant jusqu’à dix métrés d’épaisseur. - (06)
bouchure (verbe) : haie. - (18)
bouchure : haie (trace). - (26)
bouchure : haie . - (20)
boûchure, s. f., haie vive séparant deux champs. - (17)
bouchure, s. f., haie vive, généralement celle qui clôt une propriété. - (08)
bouci, boula : pêle-mêle. - (26)
bouci-boula (adjectif) : méli-mélo, désordre. - (18)
bouclotte, s. f. bouclette, petite boucle, agrafe, crochet. En plusieurs lieux « bouquiotte. » - (05)
boucote, s. f., bouchette, petite bouche. Nous ne craignons pas les diminutifs. - (08)
boucôte. Petite bouche. - (01)
boucrelot. s. m. Vieillard marchant péniblement à l’aide d’un bâton. - (06)
bouculet : dernier-né, petit (bachois). - (26)
boudar, s. m. cavité fangeuse sous la roue d'un moulin. - (05)
boudeliner. v. a. Rapetasser. (Merry-la-Vallée). - (06)
boudére, s. f. boue, limon, endroit marécageux, mouille. - (05)
boudeziot. s. m. Enfant boudeur. (Armeau). - (06)
boudi : diminutif enfantin pour veau. IV, p. 62 - (12)
boudi. s. m. Jeune veau. On appelle un veau en répétant coup sur coup : Boudi, boudi, boudi ! - (06)
boudin : Boudin. « Le temps est bien nâ (noir) i va nagi (neiger) du boudin ». Repas de boudin, festin auquel on convie ses amis quand on a tué le cochon. « La sope au boudin » l'eau où l'on a fait cuire le boudin On donne la soupe au boudin à quelque miséreux qui s'en régale. Eau de boudin : « Y a cheu en iau de boudin », cela s'est arrangé, cela s'est réduit à rien. -(11)
boudingne. s. m. Boudin. - (06)
boudinouére : entonnoir pour faire le boudin . - (20)
boudoie. s. m. Déchargeoir. - (06)
boudone : diminutif enfantin pour vache. IV, p. 62 - (12)
boudonne. s. f. Vache. (Sainpuits). - (06)
boudot : Jeu enfantin qui n'est autre que la tape. Un des joueurs se tenant au milieu de ses camarades rangés en cercle les touche les uns après les autres du bout du doigt en prononçant cette formulette « Boudot, lina, cruge de cala, cetu-là que t'ara môrra ». Le joueur sur qui se termine l'incantation a le boudot, il court après ses camarades, qui se sont empressés de se sauver, jusqu'à ce qu'il puisse mettre la main sur l'un deux et lui passer son rôle en disant : « T'as le boudot ! ». - (11)
boudre (part. pas boulu) : Bouillir. « La sope bout i est bien temps de l'ec'mer» : la soupe bout il est bien temps de l'écumer. Fermenter en parlant du moût qui est dans la cuve, « La cue (cuve) commache (commence) à boudre ». On dit d'une personne qui se flatte de bien recevoir ses invités : « Quand alla a du mande chez liune y est to à boudre » : quand il y a du monde chez elle tout est mis à bouillir, tous les plats sont sur le feu. Dicton : « Café boulu, café foutu ». - (11)
boudre : bouillir. « Fare boudre de yô » : faire bouillir de l’eau, …pour avoir de yô boulante (eau bouillante). (28)
boudre, bouillir. - (03)
boudre, v. intr., bouillir, et au fig. s'emporter. - (08)
boué bouvier, celui qui conduit et surtout qui garde les bœufs. Vos é lai in bon boué vô pouvez le croire. Note boué à ailai en champ de neu. - (10)
bouê : bois. - (20)
bouè : Bouvier, conducteur d'un attelage de bœufs. « Je m'en va charchi (chercher) in ban morcieu de viau chez le bouchi pa fare à marande (faire à manger) à mes bouès ». Les cultivateurs se mettent assez volontiers, eux et leur attelage, à la disposition d'un voisin quand celui-ci a du vin à livrer ou des récoltes à rentrer, aussi on les traite en conséquence. -(11)
bouê : fanes de pommes de terre. - (20)
boüé, s. m. bouvier, conducteur de bœufs, laboureur par extension. - (05)
bouéce, s. f. bouche. - (05)
bouéceau, s. m. bouche, par métonymie = bouchon : « ain bouéceau d' for », une bouche de four, petite porte mobile en bois ou en métal avec laquelle on ferme le four lorsque le pain y est enfourné. - (05)
bouécer, v. a. boucher, fermer un trou. - (05)
bouéçeue. s. f. Bouchure. (Ménades). - (06)
bouècher : fêler, fendre la coquille (éclosion) . - (20)
bouécher : piocher. - (16)
bouécher. v. a. Boucher. - (06)
bouech'ton : califourchon. Ai bouechon sur une branche : à califourchon sur une branche. - (22)
bouéçon. s. m. Bouchon. - (06)
bouée, bouïe et buée. : (Dial et pat.), lessive. - (04)
bouée. s. m. Bouvier, laboureur qui laboure avec ses bœufs. - (06)
bouëge : étoffe. I, p. 27-1 ; V, p. 41 - (12)
bouège : tissu grossier. - (20)
bouègevolée (ai) : tête-bêche. - (20)
bouéillaird(e) bouéillous(e) : ventru(e) . - (20)
bouéille : ventre. - (20)
bouèillot : petit tas de foin. - (20)
bouële : le ventre. - (25)
bouëlle : le ventre, avoir la bouëlle pleine. - (25)
bouéme, s. m. bohémien, vagabond, coureur de grand chemin. - (05)
bouémosse, s. f. bohémienne, sorcière. - (05)
bouene et bouenon. Panier en osier où l'on dépose le pain avant de le mettre au four. - (02)
bouene, s. f., corbeille, (Voir Benne). - (08)
bouénon, s. m., panier. (V. Boinon). - (08)
bouer (se), v. pr., se crotter, marcher dans la boue : « O s’é boué tout du long des jambes ». - (08)
bouéran : Féminin, bouéronne. Berger, jeune domestique qui conduit le bétail au pâturage. « L'étoile du bouéran, ou du ban bouéran » : la planète Vénus. « In jû de bouéran » : un jeu de cartes enfantin, indigne de joueurs sérieux. - (11)
bouèrbe : boue . - (20)
bouerbe : endroit boueux (gaulois : borvo, borbo même sens). - (16)
bouerbe, boue. - (14)
bouèrbis brebis. - (20)
bouère : boire vin don bouère eune goutte, viens donc boire une goutte [eau de vie]. - (19)
bouère : boire. - (20)
bouére, v. tr., boire, et pas toujours avec mesure. - (08)
bouèrie : Mur qui sépare la grange de l'écurie et dans lequel sont pratiquées des ouvertures par lesquelles on pousse le fourrage dans le ratelier. « As-tu fremé la pôrte de la bouèrie ? » - (11)
bouète : boisson. - (20)
bouète : Boîte. « Eune bouète de cirage », « Freme ta bouète » : tais toi. - (11)
bouéte : boite. L’objet, le coffret. (28)
bouéte : caisse à laver. - (20)
bouéte, s. f. boite, coffre. - (05)
bouéte, s. f., boite, petit coffret. - (08)
bouète. s. f. Trou au bas d’une porte pour faire passer les chats. (Essert). - (06)
bouète: traverse reliant les ridelles. - (20)
bouette (nom féminin) : trou par lequel on faisait tomber le foin dans l'étable. - (18)
bouette : boisson, vin, piquette. I, p. 25-4 - (12)
bouette : soupirail. La bouette de la cave : le soupirail de la cave. - (22)
bouette, s. f. boisson, vin, cidre, bière, etc. un homme qui a sa « bouette » pour l'année est un homme à son aise. - (05)
boufard, de, adj. terrain léger et que les gelées soulèvent facilement. Ex. : c'est une terre boufarde. - (07)
boufer, v. tr., manger copieusement et gloutonnement, se gorger : « Le goinfre ! ôl a mingé tôte la jornée ; ô bouffe c’ment eun gouri ». - (08)
bouffe : balle de céréales . - (20)
bouffe : moue, bouderie. - (26)
bouffe, bôffe, s. f. balle ou capsule du blé et des autres céréales. - (05)
bouffe-la-balle. s. m. Qualification par laquelle, dans le langage familier, on désigne u,e personne joufflue et joviale, qui à toujours l’air de se gonfler les joues pour bouffer sur des balles de blé ou l’avoine qu’il veut chasser. - (06)
bouffer : souffler. - (26)
bouffer : souffler. IV, p. 29-i ; IV, p. 31 - (12)
bouffer : souffler. - (16)
bouffer. v. a. souffler avec la bouche et quelquefois souffler en général. - (05)
bouffer. v. n. Souffler fortement. — Manger beaucoup et vitement. - (06)
bouffeuiller : souffler légèrement à chaque expiration, en gonflant les joues. - (25)
bouffio. : Nuage épais qui présage le tonnerre (expression du châtillonnais). - (04)
boufflotte. s. f. Boursouflure, bosse, beigne à la tête. (Champignelles). - (06)
boufre! excl., demi-juron, qui remplace le mot malsonnant bougre. - (08)
bouge (adjectif) : Se dit d'un outil dont la lame est trop épaisse, donc plus coupante. « Ma cognée est treu bouge i faut la regugi (aiguiser) ». - (11)
bouge. adj. Qui s’éclaircit difficilement. Vin bouge, vin qui ne veut pas s’éclaircir. (Mouffy). — Linge bouge , linge mal lavé. (Migé). - (06)
bouge. s. m. Embonpoint. Sans doute par analogie avec le bouge , la partie la plus bombée d’une futaille. - (06)
bougeon, bâton d'échelle, de râtelier. - (03)
bouger. s. m. Bouvier. - (06)
bouger. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Chéu). - (06)
bougeur. s. m. Peigneur de chanvre. (Chéu). - (06)
bougeux. s. m. Cardeur. (Percey). - (06)
bougi (verbe) : Bouger « Bougis pas ! » : ne bougez pas. « O n 'arrâte pas de bougi ». - (11)
bouginer, boussiller. v. a. Emmêler, chiffonner. - (06)
bougner, v., tasser le linge dans un tiroir. - (17)
bougnette, bouniette : petite tache sur un vêtement. - (25)
bougnier, v. tr., tasser, presser, serrer, frapper fort : « J"ai bougnié toutes mes afâres dans l'tirouér ». — « O t’li a bougnié des coups de poing su l’nazô ». - (08)
bougonnai. : Murmurer. Est-ce grincer comme un verrou qu'on ferme? Le mot bougon, en effet, dans le dialecte, signifie verrou (voir Lacombe et Roquefort). - (04)
bougonner : rouspéter, grommeler . - (20)
bougrasser : Gâcher la besogne. « La coudrère m'a bougrassé ma reube » la couturière a gâché ma robe. - (11)
bougre : Au féminin : bougrasse. Terme de mépris. Cependant il peut se prendre en bonne part « Y est in ban bougre » ; « Ah ! la chetite bougrasse, aile n 'a pas sa langue dans sa peuche » : Ah la petite mâtine, elle n'a pas la langue dans sa poche. Juron anodin : « Ah ! bougre ! » « Le mande est bougre », cri d'admiration devant les inventions modernes « Paraît qu'an va pouya (pouvoir) voler en l'ar à présent, Ah ! Le mande est bougre ! » - (11)
bougrement mot dont le sens, dans l'usage actuel, n'est pas mauvais mais qui est d'un goût douteux. Il signifie beaucoup, fort, grandement. Al à bougrement avare. An ié bougrement de foin ceute année qui. C'a in bon bougre. - (10)
bougrement : Beaucoup, « I fa bougrement fra » : il fait très froid. - (11)
bougresse : femme qui n'a pas froid aux yeux. - (26)
bouguener, v. a. pousser, malmener. - (05)
bouhamien : Obséquieux, qui cherche à se faire bien venir par des flatteries. - (11)
bouhiner (pour bousiner). v. a. Faire mal un ouvrage, le faire maladroitement et sans soin. - (06)
bouhineux, euse. adj. Celui, celle qui travaille sans soin, qui a l’habitude de gâcher l’ouvrage par maladresse ou manque de soin. Voyez bouhiner. - (06)
bouhoume (nom masculin) : paysan. - (18)
boui : buis. On cherche du boui pou les Rameaux : on cherche du buis pour les Rameaux. - (22)
bouidouis. s. m. Figure grotesque, marionnette, pantin, godenot. - (06)
bouîe (lé), la lessive, que l'on faisait autrefois avec des cendres de bois. - (14)
bouie, lessive. - (13)
bouïé, s. m. pièce de bois qui entre dans une muraille et supporte les échafaudages des maçons, couvreurs, peintres, etc. - (05)
bouif. s. m. Cordonnier. (Germigny). - (06)
bouillasse, bouillasson. Noms qui désignent des endroits qui sont ou qui ont été fangeux, marécageux ou pleins de sources. - (05)
bouillausse. s. f. Femme déguenillée, malpropre. (Saint-Maurice-auxRiches-Hommes). - (06)
bouille ou boille : Bouleau, betula alba. « Des sabeuts de bouille » : des sabots en bois de bouleau. On dit aussi boïlle (ll mouillées). - (11)
bouille, bouleau. - (03)
bouilleau. : Panier où les bêtes asines portent leurs fardeaux. Le vieux frapçais a le mot bouille ou hotte de vendange. (Lac.) - (04)
boûiller : monceau d'ordures. - (26)
bouiller. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Saint-Florentin). — Voyez bouger. - (06)
bouilleur. s. m. Peigneur de chanvre. (Saint-Florentin et Beugnon). - (06)
bouilleure (pour bouillure). s. f. Grande chaleur. En v’là de la bouilleure aujourd’hui. (Villeneuve-les Genêts). - (06)
bouilli : Sarment de vigne garni de ses raisins qu'on suspend au plafond. - (11)
bouillon, s. m. bouillonnement, les « bouillons » du lait sur le feu. - (05)
bouillot : panier. VI, p. 40-12. - (12)
bouillot : petit tas de foin. - (16)
bouillot : ruche. - (26)
bouillot d'mouches : ruche de paille. IV, p. 26; VI, p. 40-12. - (12)
bouillot, s. m. panier que l'âne porte à droite et à gauche pour transporter le lait, les œufs, le beurre ou autres denrées ; poche, sac en général. - (05)
bouillot, s. m., bouleau. - (08)
bouillot. s. m. Panier pour emballer les fruits. - (06)
bouillouère : bouilloire . - (20)
bouillue. s. f. Femme sans soin, mal-propre. (Saint-Florentin). — Voyez bouillausse. - (06)
bouinaude : petite ouverture dans un mur (boignaude). - (26)
bouinaude : toute petite fenêtre, petite ouverture. Ex : "Oh ben ! j'tai ben vue darriée ta bouinaude !" - (21)
bouinaude. s. f. Petite ouverture. (Perreuse). - (06)
bouinaude. s. f. Trou, chatière, petit passage, ouverture, ordinairement de forme ronde. — Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, d’une petite cavité pratiquée dans l’un des côtés d’une cheminée pour y placer de menus objets de ménage. - (06)
bouique, bouisse. s. f. Bouche. De bucca. (Sermizelles). - (06)
bouis : Buis, buxus sempervirens. « J'ai vu in nid dans ce bochan de bouis » « Du bouis bénit » : du buis qui a été bénit le jour des Rameaux. - (11)
bouis, s. m. buis. - (05)
boujon échelon d'une échelle, bâton d'une chaise. In boujon é cassai et pu al é choué préque de tote l'échelle. Ce n'â pas joli quand en â cheurté de mette les pieds su les boujons de lai chère. - (10)
boujon (C.-d., Chal., Morv.). – Traverse d’échelle, bâton de chaise ; du même mot vieux français. Actuellement, en français, un boujon est une cheville servant à relier les pièces de certaines machines. - (09)
boujon (nom masculin) : barreau de chaise. - (18)
boujon : barreau de chaise, d’échelle. Aussi une pièce de fixation en bois et une grosse flèche d’arbalète (28)
boujon : barreau d'échelle, de barrière . - (20)
boujon, s. m. traverse de chaise, d'échelle, de râtelier. - (05)
boujon, s. m., bâton d'échelle, de râtelier ; barreau de chaise, petite traverse de bois qui en lie les pieds : « C'te chaire a eun boujon d'cassé. » - (08)
boujôte. Bougette, bougettes, petit sac, petite valise à mettre quelques provisions, nippes, même de l'argent… - (01)
boulâ : bouleau. - (20)
boula, s. m. bouleau, arbre très commun dans le Morvan. - (05)
boulant : Bouillant, participe présent de boudre. « To chaud to boulant » : sans retard. - (11)
boularde. s. f. Noix dans sa coque verte. - (06)
boulas : bouleau. VI, p. 40-14 - (12)
boulassière. s. f. Terrain planté de bouleaux. - (06)
boulat : bouleau. - (26)
boulat : bouleau. Balai de bouleau. - (22)
bouler (verbe) : se dit de la taupe qui rejette la terre de ses galeries en petits monticules : des boulats. - (18)
bouler, v. n. former boule, se mettre en boule. On dit que la terre argileuse, la neige, « boulent » sous les pieds. - (05)
bouler. v. a. Terrasser son adversaire, le rouler par terre comme une boule. - (06)
bouleton. s . m. Pelote de fil. (Sermizelles). - (06)
boulevouchie (ai lai), loc. a la débandade, en désordre, pêle-mêle. - (05)
bouleyer, v. a. bousculer, rouler au propre et au figuré. - (05)
bouli : Bœuf bouilli, bœuf nature. « Vla in brave (beau) morciau de bû (bœuf) y a de qua fare in ban bouli (il y a de quoi faire un bon bouilli). » - (11)
bouli, s. m., bouilli, morceau de bœuf qui a cuit pour le pot-au-feu : « Ah ! par ma li ! mérote, v'là eun fameux bouli ! » - (08)
boulie : Bouillie de farine de froment au lait. « Va dan fare miji (manger) la boulie à tan ptiet (à ton enfant) » « To cen y est de la boulie pa les chats » : tout cela est du temps perdu , des soins inutiles. - (11)
boulie : bouillie . - (20)
boulie, s. f. bouillie. - (05)
bouliguai remuer, agiter sans soins un liquide ou même remuer des objets. Pourquoi que te bouligue don fàre quemant cequi ceute bouteille de cassis ? Quand en é mis lai côlle dans le poinson en bouligue bein aivou in bâton. - (10)
bouliguer (C.-d., Chal.), bouleyer (Morv.). Bousculer, agiter un liquide en le remuant. Du vieux français bouler, même sens. Voir plus loin ébouler et rébouler. - (09)
bouliguer : Secouer, agiter maladroitement un fut dont on risque ainsi de troubler le contenu. - (11)
bouliguer, brasser, brouiller, mêler. - (03)
bouliguer, remuer un liquide qui repose sur un dépôt. - (15)
bouliguer, secouer, agiter fortement. - (14)
bouliguer, v. a. remuer vivement, secouer, déranger, mettre des objets en désordre. - (07)
bouliguer, v. tr., remuer, agiter. S'applique peut-être trop indifféremment aux personnes et aux choses - (08)
bouliguer, v., remuer, secouer. - (17)
boulin. s . m. Nuage orageux. (Perreuse). - (06)
boulir, v, intr., bouillir. - (08)
boulonner (Se). v. pronom. Se presser, se serrer. Se dit des moutons qui se rassemblent, qui se mettent les uns contre les autres par la chaleur. (Bléneau). - (06)
boulot, bouloir, espèce de rouable. - (03)
bouloter, v. tr., manger. - (08)
boulotte ce mot exprime l'idée de doucement, tranquillement, peu. A ne fait dière mieux ses aifâres, vai a boulotte, voilai to. Le bouilli se fait bein ; â boulotte tranquillement. -(10)
boulotte, s. f., femme courte et grasse. - (17)
boulu : Pain boulu panade, ou encore « sope mitonnée ». - (11)
boulu, part. pas. du v. boulir. - (08)
boulu, part. pass. du verbe bouillir. - (05)
boulu, ue. partic. p. du verbe Bouillir. Qui a bouilli. Du lait boulu. - (06)
boulue. s. f. Espèce de radis noir, sans saveur, ressemblant à une truffe. (Collan). - (06)
boulvari, s. m.,hourvari, confusion, désordre. - (08)
boume : borne. (28)
boun, adj., bon : « Quant à c’qui é d' la Jaqueline, y ét eine boûne fonne », — « Tiénot épeû Dodiche, y ét eùn paire de boûn’émis ». - (08)
bounâ, s. m., bonnet de laine. - (17)
boune : bonne . - (20)
boune : bonne. - (27)
boune fonne, s. f. bonne femme, sage-femme, accoucheuse. - (05)
bounes [être dans ses], loc, être de bonne humeur, d'humeur gracieuse, enjouée. - (08)
bounette, s. f. coiffe de femme ordinairement d'étoffe noire avec des ruches. - (05)
bouneure. Excavation dans un arbre. - (02)
bounheu, s. m. bonheur. - (05)
bouniaude (nom féminin) : petite fenêtre. Egalement appentis ou débarras. - (18)
bounot, bonnet. - (03)
bounot, s. m. bonnet. - (05)
bounot, s. m., bonnet, calotte. - (08)
bounoume (un) : un bonhomme. - (27)
bouon, s. m., buisson. - (17)
bouorbe : boue. Aussi bouillasse, gouille ; Du gaulois « borvo ». (28)
bouqhie, s. f. boucle, anneau, fil de fer tordu qui sert à boucler les porcs afin de les empêcher de fouiller la terre. - (05)
bouqhier, v. a. boucler, mettre une boucle, une attache de fil de fer. - (05)
bouqhiots, s. m. petites dettes, dettes criardes qui embarrassent, qui bouclent : « a n' s'rô pâ chu riche s'al aivô paie tô sé bouquiots », il ne serait pas si riche, s'il avait payé toutes ses petites dettes. - (05)
bouquaiche (nom masculin) : bouc. - (18)
bouquenon. s. m. Qui sent le bouc, qui est comme un bouc. C’est une qualification que certaines femmes de Joigny se plaisent à donner à leur mari ; elles prononcent bouquénon. -(06)
bouquer. v. a. Heurter, principalement la tête, comme fait un bouc. - (06)
bouquet (m), fleur en pot. - (13)
bouquet : fleur (et non bouquet). VI, p. 37-2 - (12)
bouquet : quelques branches, ou quelques fleurs (si on en trouvait) plantées bien droit sur le dernier chariot de foin ou de moisson comme pour dire « Ouf, on a fini ! » (voir : paulée). - (22)
bouqui. s. m. Bouc. — Sommet d’un arbre ; sans doute pour bouquet. (Bléneau). - (06)
bouquiè : boucler. - (19)
bouquier : fermer. - (20)
bouquignon. s. m. Partie extrême, point le plus élevé d’un objet. De bout et de quignon, qui, réunis, doivent signifier l’extrémité supérieure d’un croûton de pain. Ce serait alors par extension que ce mot serait appliqué à toute sorte d’objets. (Festigny). - (06)
bouquiot : un bouquet. - (25)
bouquiote : une bouclette. - (25)
bouquiotte : bouclette . - (20)
bouquiotte : une bouclette. - (25)
bouradin : haricot blanc. Ex : "Ène boune assiette de bouradins, ça tint bin au côrps !" (Tenir au corps = être nourrissant, calorifique). - (21)
bouranfle, adj. enflé, gonflé, boursouflé, bouffi. - (05)
bouraquin. s. m. Homme gros et court. (Villiers-Bonneux). - (06)
bourbouillon, source en plaine. - (03)
bourde, s. f. feu de joie, grand feu - (05)
bourdeilleau, bourdeyeau. s. m. Gros nuage noir. (Perreuse). - (06)
bourdiau, s. m. nuage épais, grosse nuée d'orage; en quelques iieux«bouriau.» - (05)
bourdifaille, s. f . , bombance, grande chère. - (08)
bourd'lot : bourrelet . Une grosse cicatrice peut faire un bourd'lot. - (22)
bourdoudou : diminutif enfantin pour âne. IV, p. 62. - (12)
bourdouler : tomber en roulant. - (25)
boure bouillir. En fau de l'aie bein chaude, fais en don boure. Si te faisâ in pecho pu de feu le pot bouro pu vite. - (10)
boure : bouillir . - (20)
boure, s. f. alevin, poisson du premier âge, plus petit que la feuille. - (05)
boûre, v. n. bouillir. « l'eai vai boûre, » l'eau va bouillir. - (05)
boure. v. n. Bouillir. Dans nos campagnes, boure est l’infinitif de je bous , tu bous y il bout. Tu feras attention quand le lait va boure. - (06)
boureisson, s. m. la partie la plus grossière du chanvre frotté. - (05)
bourenfle un peu enflé, et sur une étendue peu considérable. En diro que vos airain lai figure bourenfle. Regairdez vos mains, tenez, quemant qu'à sont bourenfles. - (10)
bourenfle, adj., enflé, bouffi ; se dit d'une personne hydropique, ou qui aune fluxion. - (08)
bourenfle, bouffi par enflure. - (03)
bourengler. v. a. Bouffir, boursouffler. Ne s’emploie guère qu’au participe passé, comme adjectif. Il a la figure toute bourenflée. - (06)
bourgeois : Patron, maître. Les vignerons, les fermiers, les métayers appellent leur propriétaire « Neut 'bourgeois ». « La bourgeoise » la maîtresse de maison. La servante : « Je peux-t-y aller à la fête, neut' maitre ? », Le patron : « Demande voir à la bourgeoise. » - (11)
bourgeon. s. m. Bouton qui pousse sur les paupières ; synonyme de Loriot. — Signifie aussi fragment, flocon, surtout en parlant de la laine. - (06)
bourgeon. s. m. Perchée de vigne qui ne va pas d’un bout à l’autre de la pièce, mais s’engage entre deux perchées formant angle. — Planche ou hâte de terre plus large d’un bout que de l’autre, ou qui finit en pointe. - (06)
bourger, v., déborder, se répandre. - (17)
bourguin. s. m. Bourrelet d’enfant. (Villiers-Saint-Benoit). - (06)
boûri oie et canne en général cri pour les appeler. Vos nô faisez rire d'aivou vos bouris ; vos eûmez don ces bêtes lai ! – Bouri, Bouri, Bouri !!! - (10)
bouri ! bouri ! appellat. exclamalive dont ou se sert pour faire venir à soi les canards. Les enfants disent bouri pour : ventre (v. Bourillot). - (08)
bouri, jeune canard. - (15)
bouri. Mot qui sert à appeler les canards. - (02)
bouriau, s. m., bourreau, tourmenteur. - (08)
bouriaud, adj., dur de son corps au travail. - (17)
bouriauder (verbe) : secouer quelqu'un violemment notamment un enfant. - (18)
bouriauder : bousculer. Et peut’être beuriauder. (28)
bouriauder, v. tr., faire souffrir, tourmenter, torturer, martyriser ; malmener quelqu'un comme on malmène le bourri en le frappant. - (08)
bouriée, s. f. feu de borde, grand feu qui flambe et qui est entretenu avec des fagots de menu bois appelés en plusieurs pays bourrées. - (05)
bouriller, v. a. emmêler, embrouiller : « mon fi ô bourillé », mon fil est emmêlé. - (05)
bourillo. Nombril. - (02)
bourillot et lambouri, s. m., nombril. - (08)
bourilloux oubourrillon : emmêlé, ébouriffé; cheveux ou poils en désordre.. - (26)
bouriôdè : malmener, bousculer è s'fezè bouriôdè passe què n'travaillè pas èssé vite, il se faisait malmener parce qu'il ne travaillait pas assez vite. - (19)
bouriquot, s. m., bourriquet, ânon, au fig., enfant ignorant. - (08)
bouriquote, s. f., bourrique. Au fig., fille ou femme ignorante. - (08)
bourlin, bourrelier. - (13)
bourmager. v. a. Corriger, changer en mieux, bouleverser. (Bléneau). - (06)
bournager (verbe) : souffrir de maux intestinaux. - (18)
bournager : malmener physiquement ou moralement. - (26)
bournaguer : embêter, asticoter. - (27)
bournaillou, bournayou. s. m. Bâton de marine très-court et non ferré, servant aux mariniers des canaux pour bouter sur les perrés. - (06)
bournaïou, s. m., pieu servant à buter. - (08)
bournéger. v. a. Taquiner, vexer. - (06)
bournerotte : trou de construction parfois de « boulin », peut être borgne (donnant borgnote) ; soupirail de cave, niche dans un mur. (28)
bourot, s. m., oreiller d'enfant tout petit. - (08)
bourote, s. f., brouette ! « O promenot son frérot dans la bourote, é pi ôl l’a chaviré ». - (08)
bourote. Brouette. - (02)
bouroter, v. tr., brouetter, transporter les terres des contours sur l’étendue du champ. - (08)
bourotte : brouette. (28)
bourou : âne mâle. - (20)
bourou : âne. - (27)
bourou, s. m. anon, petit âne ou bête asine de peu de valeur. Se dit quelquefois en plaisantant d'un jeune enfant. - (05)
bourouatte, s. f., brouette. - (17)
bourouette : une brouette eune bourouette à sac : un diable. - (19)
bourrache : 3e qualité de chanvre. IV, p. 15-1 - (12)
bourrachon. s. m. Poignée de bourras, d’étoupe, de filasse grossière. - (06)
bourrade. s. f. Feu de bourrées, vif et clair. Synonyme de chalibaudée . (Saint-Florentin). - (06)
Bourras : nom de cheval. VI, p. 17 - (12)
bourrasses. s. f. pl. Chanvre de la plus grossière qualité. Des lourasses de chanvre. (Lainsecq). - (06)
bourre : étoupe . - (20)
bourre doguin : étouffe chrétien, mets bourratif . - (20)
bourre, bouillir. - (13)
bourrée : fagot. - (26)
bourréger. v. a. Botteler, faire des bourrées. - (06)
bourreler, borreler (C.-d.), bourriauder (Chal.), borriauder (Char.). Tourmenter quelqu'un, faire souffrir comme un bourreau. Cette explication semble plus simple que celle donnée par Fertiault : malmener quelqu'un comme on malmène un bourri, un âne. Il s'agit là de bourreau, en patois bourriau, et non de bourrique. Ajoutons qu'en vieux français bourreau se disait bourrel et que le verbe bourreler était fréquemment employé au lieu de tourmenter. - (09)
bourrenfle (Chal.), borenfle (C.-d.), bouranfle (Morv.).Excessivement bourré, boursouflé. Ce mot est probablement une combinaison de bourré et d'enflé. Il est inutile d'aller chercher, comme le fait Chambure, une étymologie latine dans bura et inftare, enfler comme de la bourre. Dans le Morvan, une vessie gonflée s'appelle bouanfle. Signalons encore l'analogie de ce vocable avec le nom du frère Gorenflot, imaginé par Rabelais. - (09)
bourrer, se dit de l'épi de maïs. - (03)
bourretinre, cage dite « mue ». - (13)
bourri (mot masculin) : ane. - (18)
bourri : bourru (âne). - (26)
bourri, petit canard. - (03)
bourri, s. m., âne. - (17)
bourri, s. m., bourriquet, ânon. - (08)
bourriau. s. m. Prune de perdrigon. - (06)
bourriautier.s. m. Prunier qui produit les bourriaux. - (06)
bourrienne. s. f. Guirlande d'oignons. - (06)
bourriller : mettre les cheveux en désordre (embourriller). - (26)
bourrillon. s. m. Emmêlis de menus tissus, de fils de lin, de laine, de coton ou autres, pliés et repliés sur eux-mêmes, au hasard, en tapon, sans ordre. - (06)
bourrique (mot féminin) : anesse. (voir anosse). - (18)
bourrique : Ane, ânesse. « Eune voiture à bourrique » « Saoul comme la bourrique à Robespierre » : ivre mort « La bourrique a tourné le cul au foin », locution employée par les joueurs pour dire que la guigne a succédé à la veine. Terme de dénigrement : « quèle veille bourrique ! » - (11)
bourron. s. m. Fagot d’épines. — Se dit, par extension, d’une personne grognon, bourrue, mal gracieuse. - (06)
bourrotte, brouette. - (03)
bourrou : Grossier, rugueux. « Du drap bourrou ». Au figuré : un caractère bourrou, un grossier caractère. « Du vin bourrou » : du vin blanc nouveau encore en fermentation. - (11)
bourrou : un pousse-devant, autrement dit un outil de jardin servant à désherber. - (19)
bourrouate : Brouette. « Mener la belle au bé su eune bourrouate » : mener la lessive au lavoir sur une brouette. Par dénigrement : voiture, « O m'a emmené dans sa voiture, quèl bourrouate ! ». (voir aussi à chevire) - (11)
boursion. s. m. Echelon. - (06)
bourson. s. m. Pelote consistant en une espèce de sac rempli de son, sur laquelle on pique les aiguilles et les épingles. (Percey). - (06)
boursouner : embêter, asticoter. - (27)
bousak. : Expression usitée en Bourgogne pour désigner un enfant qui déchire ses vêtements. (Del.) - (04)
bouscognai. : Pousser et repousser, ballotter. (Del.) - (04)
bousculier. s. m. Celui qui touche à tout, qui entreprend tout, qui bouscule tout et qui ne fait rien. (Saint-Florentin). - (06)
bouserâ, s. m. petit tas de fumier dépose dans un champ. Avant le labourage il faut répandre les « bouseras », mettre son fumier en « bouseras. - (05)
boushion : buisson. Vient de l’allemand busch. (28)
bousiller, v. a. travailler maladroitement et sans goût, sans attention. - (07)
bousiller. v. a. Plier, replier, rouler de menus tissus, des cordonnets, des fils, sans soin, au hasard, en désordre. - (06)
bousillon. s. m., petit travail de femme, de peu d'importance, fait à la hâte, et surtout mal exécuté (couture, broderie, ornement quelconque) : « Vô v'lez que j'li baille c'qui ? n'y é ran qu' des bousillons». - (08)
bousin, s. m,, vacarme, bruit excessif et discordant : « V’tu ben n’pas fâre tant d' bousin ! » - (08)
bousin, s. m., lieu de mauvaise vie. - (08)
bousin. s. m. Lieu de débauche ; bruit, vacarme que l’on y fait. - (06)
bousiner. v. tr., bousiller, mal faire sa besogne. - (08)
bousinerie, s. f., chose de médiocre importance, travail lâché et mal exécuté. - (08)
boussenée. s . f. Buisson touffu. (Etivey). - (06)
boussiau. s. m. Gros nuage qui crève sur la tête. (Saint-Bris). - (06)
bousson. Echelon. Roquefort donne boujon. - (06)
bousson. s. m. Buisson. - (06)
boussounotte. s. f. Fauvette, parce qu’elle niche dans les buissons, dans les boussons. - (06)
boussu : Bossu. « Rire c'ment des boussus » : se tordre de rire. - (11)
boussu, e, adj. bossu. - (05)
boustacul. s. m. Homme défaille courte et ramassée. (Lainsecq). — A Auxerre, on dit Bas-du-cul. - (06)
boustancule (la) : galipette. Ex : "Diab' don ben ta boustancule ! Té vas t'salie !" (Ça : le dimanche !) Ou bien "...té vas t'fée mal !" (En semaine). - (21)
boustifaille : Mangeaille abondante. « Ol en caiche d'la boustifaille ! » - (11)
boustifaille, s. f., provisions de bouche, mangeaille pour bons diners. - (08)
boustifaille. s. f. Mangeaille, nourriture abondante. - (06)
boustifer. v. n. Manger avidement. (Gisy-les-Nobles). - (06)
boustourou, s. m., homme gros et court . - (07)
bousttifaille, s. f. mangeaille, ce qu'on peut manger ; provisions de bouche dans le style burlesque. - (05)
bout : Morceau. « Miji in bout » : manger un morceau, casser la croute. « Donner in bout ès bâtes » : donner une ration de fourrage au bétail. « Repose te in petiet bout » : repose toi un peu. - (11)
bout’ner : boutonner.. Ex : « Bout’ne ta biaude ! » : boutonne ta blouse. Certains disent aboutonner. (28)
bout’nére : boutonnière. (28)
boutain, moyeu de roue. - (03)
boûte : lucarne. - (22)
bouteillé, bôteillé, s. m. celui qui, dans les noces, dans les festins rustiques, est spécialement chargé de la distribution des liquides, distribution à laquelle il doit pourvoir sans parcimonie, s'il fonctionne dans une bonne maison. - (05)
bouteille, s. f.. grosseur au cou, goitre. - (08)
bouteilles (faire des), loc, se dit des gouttes de pluies d'orage qui, tombant avec force, soulèvent des cloques sur les ruisseaux et les pavés. - (08)
boutelot, bot : crapaud chanteur. - (22)
bouteneire ; s. f., boutonnière. - (08)
boutenére, s. f. boutonnière. - (05)
boutenère. s. f. Boutonnière. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
bouter (verbe) : mettre. - (18)
bouter, v. tr., mettre, placer: « ôl a bouté son grand séchot su la charote». - (08)
bouteriolle (nom féminin) : corbeille en osier. - (18)
bouteriolle, s. f. panier de forme allongée. - (05)
bouterolle. s. f. Nid où pondent les poules. (Saint-Privé). — Panier de forme cylindrique, ordinairement sans anse, servant à contenir les provisions de fruits secs (noix, pruneaux, etc.) - (06)
bouteroue, s. m., borne placée à l'entrée des portes charretières, pour détourner le frottement des roues des voitures. - (08)
boûti. Assaisonnement, haut goût. - (01)
boutifle : boursouflure de la peau (quétoufle). - (26)
boutiller. v. a. Bousculer, jeter par terre, rouler dans la boue, dans la poussière. — Se Boutiller. v. pronom. Se rouler, se vautrer dans la boue, dans la poussière. - (06)
boutillon, s. m. panier avec un couvercle attaché à l'anse. - (05)
boutin, s. m. moyeu, centre de la roue ou s'emboîtent les rais d'une voiture. - (05)
boutiou boiteux. C'est un mot des pays voisins nous ne l'employons que comme citation et par moquerie. Ceute homme lai, queman qu'an dit ai Gergeux, al à tot boutiou. - (10)
boutiou, boiteux. - (13)
boutiqhie, bôtiqhie, s. f. boutique de marchand, atelier de travail pour les menuisiers principalement. - (05)
boutique : Magasin, atelier. « Ol est to le jo à beurlauder dans sa boutique » : il bricole tout le jour dans son atelier. Dans un sens péjoratif : « Quèle sale boutique ! » « Fremer boutique » : cesser le commerce faute de ressources. - (11)
boût'lot : crapaud. - (20)
boût'lot : roitelet. - (20)
boutoillon petite bouteille ou vase quelconque un peu allongé qui sert surtout dans le ménage. Le boutoillon n'â dière propre, vais ; en te faut le nettie. In boutoillon bein prope, cé indique in bonne mannègére. - (10)
boutre, boute, bôte, v. a. bouter, mettre, placer. - (05)
boutrenflé : boursouflé (?). - (22)
boutron (nom masculin) : ruche. - (18)
boutron, s. m. ruche d'abeilles. - (05)
boutte, s. f. ouverture par laquelle on fait descendre le foin du fenil, trou de sortie pour le fourrage. - (05)
bouyau : Boyau, intestin « Rendre tripe et bouyau » : vomir tout ce que l'on a dans le corps. « Ol a tojo in bouyau de vide au sarvice de ses amis » : il est toujours disposé à faire honneur à la table où on l'invite. - (11)
bouziller (verbe) : tuer. Bâcler un travail. - (18)
bouziller, travailler peu sérieusement, sans suite ; faire un travail qui demande peu de soin. - (14)
bouzillou : un mauvais travailleur, on dit aussi un argonier, un borcheillou.. - (19)
bouzin (nom masculin) : mauvais cheval. - (18)
bouziner (verbe) : gâcher un travail. Manquer de sérieux. - (18)
bôvreu, s. m. bouvreuil, oiseau. - (05)
boxon. s. m. Brandon, tison allumé. Se dit, à Armeau, sans doute par métaphore, parce que les boxons et autres lieux de débauche sont bien souvent la source des querelles, des discordes qui troublent les familles et qu’ils doivent être considérés comme des torches qui allument les passions et détruisent la concorde entre parents et amis. Boxon, au reste, est un dérivé du mot anglais box, qui signifie cabinet particulier de café, d'auberge, de taverne , et aussi, soufflet , coup de poing. - (06)
boxonner. v. a. Bousculer, taper, battre, souffleter, comme on le fait dans les boxons. De l’anglais box. - (06)
boyarne. s . f. Ouverture pratiquée dans les murs d’une étable pour y faire pénétrer l’air et la lumière. - (06)
boyer : bouvier. - (16)
boyer : bouvier. - (26)
boyer : bouvier. III, p. 31 - (12)
boyer : voir réboler - (12)
boyer. s. m. Trou dans un mur. — Bouvier. - (06)
boyotte. s. f. Lucarne. - (06)
boyotte. s. f. Petite fenêtre. - (06)
brâ : Broyer, triturer « An brâ les tapines pa fâre le boire ès cochons » : on broie les pommes de terre pour préparer la pâtée des porcs. Au figuré « Ou'est-ce que te brâs ? » : Qu'est-ce que tu fabriques ? - (11)
brachand : Bressan, au féminin : brachande. - (11)
brâcher, beugler comme une vache, mugir comme un taureau. - (14)
braguette, brayette, s. f. culotte fendue sur le devant selon l'usage contemporain. La culotte « à braguette » n'a pas encore détrôné la culotte « à bavoire. » - (05)
brai, s. m., bras : « D'avou e'coumarce, t’li as métu eùne peùte afâre su les brais ». - (08)
brai. Bras. - (01)
braichée : Brassée. « Donne voir eune braichée de foin à tes bûs (bœufs) ». « S'empogni à la braichée » : se prendre à bras le corps. « Se rembraichi à grandes braichées » : s'embrasser en entourant de ses bras, donc très fort, très affectueusement. - (11)
braige, s. f. braise, charbon allumé. - (05)
braiger, v. a. broyer. - (05)
brailai : rendre solidaire la flèche d'un chariot munie d'un vorpit avec les grumes, le serrage s'effectuait à l'aide d'un playon (ou playon ?). - (22)
braillasse. s. f. Femme criarde et braillarde. - (06)
braille. Crie, ou crient fort… - (01)
brâ'iller : crier, beugler . - (20)
brailler : essentiellement pleurer. Ex : "Mais arréte don d'brailler !" - (21)
brâillette : braguette . - (20)
brâillote : (avoir une bonne brâillote) parler beaucoup et fort, avoir la langue bien pendue brâillou : quelqu'un qui crie fort, on utilise aussi le mot breuillou (brâillouse au féminin). -(19)
bra-illou : Broyeur, outil en bois ou métallique servant à broyer les aliments des animaux après cuisson. - (11)
braimai demander sans cesse, jusqu'à ennuyer. – Qu'à nos embête don ! tojeur ai braimai ! – Voyez Quemandou. - (10)
braime, adj. stérile, infécond. se dit quelquefois des poissons mâles qui ont peu ou point de laitance. - (05)
braime. Femme stérile… - (01)
braimer, v. intr., pleurer fort, crier, gémir : « Pauv' petiot ! ôl a mau ; ô n' fait qu’braimer ». - (08)
braimer, v. n. bramer. Se dit du mugissement des bêtes à cornes, mais plus particulièrement des veaux ou génisses. - (05)
brainche : Branche. « Eune greusse brainche de noué (noyer). » - (11)
brainche, s. f. branche d'arbre. - (05)
brainchi : Etat du lait qui commence à cailler naturellement, sans qu'on y ait ajouté de la présure. « Je vas fare des fremages de cailli to man lait est brainchi » - (11)
brainne. : En patois ; brehaig dans le dialecte bourguignon ; brahaigne, braigne, brehagne et brehenne dans les autres dialectes de la langue d'oïl ; bréchan, dans l'idiome breton ; tous ces mots signifient stérile. - (04)
braiquire. Braquames, braquates, braquèrent. Lé Maige braiquire lo lugnôte, les Mages braquèrent leurs lunettes. - (01)
braisé, s. m. brasier, amas de charbons ardents. - (05)
braisil, s. m , résidu, poussière de braise. « Cliaique maitin, àll’ prend ein sou de braisil por sa couvette ». - (08)
braisseire. Brassières. - (01)
braissie : brassée . - (20)
braissie : une brassée. - (19)
braissie, s. f. brassée, ce que l'on peut prendre dans ses bras. Une « braissie » de paille, de foin, de bois, etc… - (05)
braissiére : brassière . - (20)
braiverie. : (Dial. et pat.), dépense en habits et étalage. - (04)
bramai ou braimai. : Demander une chose avec obstination. - (04)
bramaingnoux, ouse. s. m. et f. Qui demande et qui se plaint sans cesse. De bramer et de main (maingne), se plaindre en tendant la main. Le bramaingnoux, conséquemment, est le mendiant ou celui qui, à l’exemple du mendiant, demande toujours d’un ton piteux et dolent. (Etivey). - (06)
brâman : bravement, avec courage et énergie, bien. - (19)
braman : très bien. On est braman au chaud l'hiver : on est très bien au chaud l'hiver. - (22)
brâmant bien, comme il faut ; et mot explétif ou euphonique dans la phrase. I seu étai bein mailaide, ma ai c't-heure i vâs bramant. Regairde don queman que c'a brâmant fai. I pairlain de lé, et pu voiqui brâment qu'ile vaint. - (10)
brâment (adverbe) : bien, parfaitement. (J'ons brâment mangé). - (18)
brament : bien (vient de bravement ou vraiment). - (27)
brâment : bien, beaucoup. Aussi : suffisamment, tranquillement ; C’est une ellipse ou syncope de « bravement ». (28)
brâment : bien, très bien . - (20)
brâment : bravement, gentiment, justement, carrément. - (16)
brament : vraiment, tout à fait. Ex : "C'pour Léon, il est brament imbicile !" - (21)
brâment, adv. bravement, bien, comme il faut, à l'aise, heureusement. « aller brament », c'est se bien porter, être tranquille, voyager en paix, etc… - (05)
brâment, adv., convenablement, comme il faut. - (17)
brament, adv., ellipse de bravement, beaucoup, bien, convenablement : « J' seù été cheû la Mag'rite ; àll é bô brâment arrangée ! » — « T'ét iqui bé brament ». — « All’ m'en a brâment baillé, des cerises ». - (08)
brament, bien, excellemment. - (14)
brament, modérément. - (15)
brâment. adv . Contraction de bravement. Bien, commodément, doucement, sans embarras, sans gêne d’aucune sorte. J’ nous sons en allés ben brament par l’ chemin de fer. - (06)
bramer : Réclamer à grands cris, demander avec insistance. « Ses ptiets sant to le temps à bramer après lline » : ses enfants ne cessent pas de la réclamer en criant. « Bramer la faim » : crier famine. - (11)
bramer, crier de douleur. - (03)
brâmer, v., crier comme le cerf en rut, pousser des cris pour peu de choses. - (17)
bramer. v. n. Beugler, imiter le cri du cerf. - (06)
bramullouée, s. f. balançoire. - (05)
bran : Son, partie du son la plus grossière (Littré). « In ea de bran » : un sac de son. - (11)
bran : sciure de bois (bran de scie). - (22)
bran de scie : sciure de bois . - (20)
brancâ : Forte pièce de bois faisant partie d'un char servant à transporter le vin. Les fûts sont placés sur les « brancâs » comme ils le sont sur les « mâts » de la cave. Voir mâ. - (11)
brancher. v. n. Pousser des branches. Cet arbre branche bien. - (06)
branchiller. v. n. Pousser des petites branches. - (06)
brancin, s. m., crochet pour fixer le seau à la corde du puits. - (17)
brande : La partie du branchage d'un arbre qui peut être mise en fagot ; ne pas confondre avec la « frâche », mot par lequel on désigne l'ensemble du branchage. - (11)
brande, s. f. branle, danse. Cette forme est usitée dans quelques parties du Morvan bourguignon. Elle n’est qu’une variété de branle. - (05)
Brandebour. Brandebourg. - (01)
brandevigné, s. m. celui qui fabrique l'eau-de-vie. - (05)
brandevignier : distillateur d'alcool. - (21)
brandevin : eau de vie de vin. - (22)
brandevingn', s. m. eau-de-vie. Vin de feu. - (05)
brandevinier : Celui qui fabrique l'eau de vie de marc. Le bouilleur de cru. - (11)
brandevinier, s. m., marchand à la sauvette d'alcool de contrebande. - (17)
brandi, e, partie, passé. entier ; « tout brandi », tout entier, tout droit, sans être courbé, ployé. - (05)
brandi. Jeté de force, lancé… - (01)
brandillé, ée. part. p. de Brandiller. Mis en balance, mis en mouvement de ci, de là. — Soupe brandillée , soupe faite dans une marmite, dans un chaudron suspendu à la crémaillère, qu’on agite et qu’on brandillé suivant le besoin. - (06)
brandiller (Se). v. pronom. Se balancer. - (06)
brandiller, v. a. secouer de droite et de gauche, balancer. - (05)
brandilloire, bradilloie, brandillouée. s. f. Balançoire. - (06)
brandiner, v. a. brandir, secouer, agiter en tous sens. - (05)
brandir. : (Dial.), brandi (pat.), jeter, lancer, agiter, faire tournoyer.On appelle brandes, dans quelques terrains, certaines bruyères à balai (le comte Jaub.) Brandir en l'air, le soir du premier dimanche de carême, ces brandes ou brandons est un usage conservé du paganisme. Les villageois de nos côtes bourguignonnes enflamment des paquets de sarments ou retirent des brasiers allumés sur les places des tisons qu'ils lancent ou brandissent en l'air. - (04)
brandonner. v. a. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, des honneurs rendus le jour du dimanche gras (ne serait-ce pas plutôt le jour des brandons?), à un nouvel habitant de la commune. -(06)
brandons (Dimanche des). Premier dimanche de Carême, ainsi appelé, parce qu’autrefois, ce jour-là, les jeunes gens, par ressouvenir des temps du paganisme, parcouraient le soir la campagne avec des tisons et de petits fagots de brande allumés, qu’ils agitent sous les arbres et dont ils formaient ensuite un grand feu autour duquel ils dansaient en rond. C’était sans doute aussi ce jour là qu’à Villiers-Saint-Benoit on souhaitait, par la même occasion, la bienvenue aux étrangers nouvellement établis dans la commune ; c’est également ce jour là que, dans certaines localités, les jeunes mariés sont obligés de distribuer la grolée aux jeunes gens. - (06)
brandons, s. m., feu de joie. La « fête des brandons » n'a pas encore disparu de tous les villages, et ce premier dimanche de carême s'appelle « dimanche des brandons ». (V. Bordes). - (08)
brandouiller : remuer, avoir du jeu. - (20)
brandouiller, agiter assez violemment quelque chose. - (15)
brandvignin, distillateur. - (13)
brandvinier : distillateur. - (20)
brandvinier : distillateur, celui qui fait la goutte. - (22)
branlasse, s. f. nom de loc. qui s'applique à des terrains mouvants, à un sol qui branle sous les pieds. - (05)
branle : Sorte de danse qu'on ne pratique plus guère. « I n'a plieu que les vieux qui saidrint (sauraient) enco à dansi in branle à huit ». « Sonner à grand branle » : sonner à toute volée. - (11)
branle quoûe : bergeronnette. - (20)
branle, s. m. danse du pays généralement remplacée par la stupide contredanse ; l'air même que l'on chante pendant la danse. - (05)
branle, s. m. petite barrière mobile et souvent grillagée qui sert de porte pour donner de l'air ou du jour. - (05)
branlecoue, s. m. bergeronnette, lavandière, oiseau dont la queue est toujours en mouvement. - (05)
branlecoue, s. m., hoche-queue, lavandière, bergeronnette. - (08)
branlée. s. f. Forte charge. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
branler : Remuer, vaciller. « J'ai eune dent que veut pas tarder de cheu (tomber), alle branle bien. Oh ! to ce que branle ne cheut pas ! » - (11)
bran-man, bonnement. - (13)
brannai. : Remuer, agiter. - (04)
branne. Branle, branlent. - (01)
braquer, v. Ir.. monder le lin à la broie mécanique, après l'avoir laissé une nuit dans le four d’où l'on a retiré le pain. - (08)
brasse (nom fem) : Les deux bras. « La brasse m'en cheut » : j'en suis stupéfait, j'en suis découragé. - (11)
brasse. s. f. Besace, ainsi appelée parce qu’on la porte suspendue sous le bras. - (06)
brassée, s. f., fardeau porté sur les bras. Ex. : une brassée de bois. - (07)
brassie : brassée. Une brassie d'herbe, de bois. - (22)
brassie, s. f., brassée, ce qu'on prend entre les bras. - (08)
brassiée. s. f. Brassée. Brassiée de copeaux, brassiée de sarments. - (06)
braster, brâter. v. n. Tourner court. De brast, tournant d’une rue, détour. - (06)
brâtai : changer de direction (attelage). - (22)
brâter (verbe) : dépasser, surclasser. (Eh ben mon p’tit gars, la Brigitte al t'a brâté en français c'te fois). - (18)
brâter : braquer, tourner, changer de direction. - (20)
brater : faire mieux, braquer un chariot. - (26)
brâter : Tourner. « Brâte tan ché dans la co » tourne ton char dans la cour. « Brâter beurde » : tourner bride. Au figuré : rebrousser chemin. - (11)
brâter, v. a. tourner à bras une voiture, changer sa direction par un mouvement brusque. - (05)
brâter. v. n. Demander sans besoin, à tout propos, en geignant, à la manière des mendiants et de ceux qui tendent le bras. - (06)
brâteux. s. m. Celui qui demande toujours sur un ton pleurard, en se plaignant de ne pas gagner assez, et qui toujours a l’air de vous tendre le bras. - (06)
bratter : manœuvrer une voiture. - (27)
bravai. Braver. - (01)
brave : Beau, joli, élégant. « T'as dan mis ta brave reube neue ? » : tu as donc mis ta belle robe neuve, Vieille chanson : « J'en avais in brave chépiau, lang et pointu, que je mentais su man oraille, à lanturlu ». « Se fare brave » faire sa toilette. Ironiquement : « Y est cen qu'est brave ! » : voilà qui est beau. - (11)
brave : un berceau. - (19)
brave : joli(e), bien habillé(e). T'es ben brave aujd'heu : tu es bien joli(e) aujourd'hui. - (22)
brave, adj. beau, honnête, de bonne foi, de bon compte, bien vêtu, bien portant. On dit d'une jolie fille qu'elle est brave. - (05)
brave, adj., joli, beau, bien mis, endimanché, honnête, poli : « Oh ! ma p'tiote, coume te v'là brave ! ». - (08)
brave. adj. Qui est beau, propre, bien vêtu, bien attifé. Comme te v’là brave aujourd’hui. - (06)
brave. Beau et bien habillé. - (02)
bravement : Joliment, beaucoup. « y fiant bin bravement du bru » ils font beaucoup de bruit ! - (11)
bravoisies. s. f. pl. Enjolivements. Les bravoisies d’une robe. Des sabots à bravoisies . De brave , beau, bien paré, bien arrangé. - (06)
bravoure, s. f. honnêteté, droiture, probité. - (05)
brâÿ, s. m., berceau. - (17)
brayer, v. a. broyer, gâcher, pétrir la terre grasse, l'argile. - (05)
brayes, s. f., braies, haut de chausses, culotte. - (08)
Brâ'yet : Brazey-en-Morvan. - (20)
brayette : la braguette du pantalon. - (19)
brayôte. : Pantalon. (Del.) - (04)
brayotte : braguette. (28)
brâ-yotte, s. f., braguette du pantalon , pantalon. - (17)
bré berceau. Vai coucher ton petiot frère dans son bré. - (10)
bré : Bras. « O s'est cassé in bré » : il s'est cassé un bras. « Se teni par desseu bré » : aller bras dessus, bras dessous. « Regarde voir si man saillan (sillon) est bien dra (droit). Oh ! bin oué, ol est dra c'ment man bré quand je me mouche ! ». - (11)
bré : partie du chariot située entre les ridelles . - (20)
bré, berceau. - (03)
bré, s. m. berceau, lit d'enfant : « i é mettu l’p'tiô dan son bré. » - (05)
brechie, cruche. - (03)
brechie. Cruche. Vase à mettre le vin. - (02)
brechie. Pot à l'eau, petite cruche à mettre de l'eau. Ces pots étant ordinairement de terre, on les a nommés brechies, parce qu'ils sont sujets à être ébréchés… - (01)
bréchie. : Pot à eau. (Del.) - (04)
brechillotte, mésange à longue queue. - (03)
breda : quelqu'un qui bâcle son travail, quelqu'un de brute, de violent, tête en l'air. - (19)
bredôlè : agiter. - (19)
brée : rigole pour assainir un pré. - (22)
brée, berceau d'un enfant ; corps d'une voiture avec ses ridelles. - (14)
brée. s.m. Brin. (Etais). - (06)
bréezes, bré'illes : braises . - (20)
brégée. s. f. Quantité déterminée de noix, de chènevis ou autres graines oléagineuses mises sous la presse. Se dit pour broyée. - (06)
brégeotte et, par contraction, bréotte. s. f. Bruyère. - (06)
bréger. v. a. Briser, broyer. - (06)
Bregogne. Bourgogne. - (01)
brei, s. m., berceau : « Eproch' le brei d' la taule ». — « Porte donc l’petiot dans son brei ». - (08)
brei. Berceau… - (01)
breille : une « échelle » en bois se mettant sur le côté d'un chariot servant au transport du foin. - (19)
breiller : abîmer, casser, briser . - (20)
breiller : fatiguer . - (20)
breiller, v. tr., écraser. - (08)
brelaigne. : Mauvaise voiture. - (04)
brelandai. : Courir le brelan, lieu où l'on joue. - (04)
brelandeire. Brelandière, brelandières. - (01)
brêle. adj. Cassant, fragile. (Bléneau). - (06)
brèler : attacher ensemble . - (20)
breler, brûler. - (13)
bréllhe, bréïe, brége, s. f. braise, charbon allumé. - (05)
brelot et brerot, s. m. champignon en général et sans distinction d'espèce. - (07)
brelot : coiffe (étym.) ? - (16)
brelue, berlue. - (03)
brême. adj. Synonyme de brêle. (Grand-Champ, Villeneuve-les-Genêts). - (06)
brème. Stérile. - (02)
brémie, adj. sec, cassant, sans consistance. Une terre « brème » est un sol desséché. - (05)
brêne. adj. Cassant. Le peuplier est un bois brêne. Voyez brêle et brême. - (06)
brenicle. : Sorte de jeu. (Del.) - (04)
brequer : Faire craquer en mangeant avec avidité et avec de bonnes dents. « Acoute le dan brequer ces pommes vardes (vertes) ». - (11)
brequillè : bricoler. - (19)
brequille : une chose insignifiante. - (19)
brési. On dit proverbialement « Sec comme brési ». - (02)
bresillai. : Briser en petits fragments. (Del.) Bressilles signifient de menus morceaux de bois. (Le comte Jaub.) - (04)
brésillant, foin, paille très secs et étant cassants. - (15)
bresillè : casser. - (19)
brésillé, réduit en mille morceaux. - (15)
brésille, s. f., branchette, bribe, menu morceau de bois, miette de pain, de gâteau, etc. - (08)
brésiller, v. a. mettre en poussière, rompre, briser en miettes. - (05)
brésiller, v. tr., briser en petits fragments. - (08)
bresillou : celui qui casse tout et souvent. - (19)
bressaudes, voir beursaudes. - (14)
breteau, bretaller, bluteau, bluter. - (03)
brêter. v. n. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, pour brâter , par conversion de l’a en e. Voyez brâter. - (06)
breton, s. m. celui qui marmotte, qui grommelle. - (05)
bretouner, v. a. marmotter, parler entre ses dents. - (05)
breu : Broc, grand vase de bois ou de métal en forme de pot ventru. Son contenu, « In breu de vin ». Le contenu d'un broc de type en usage dans le mâconnais est d'environ 15 litres. -(11)
breu, s. m. Breuil, bois, taillis, buisson. Six hameaux ou habitations du canton de Montsauche portent le nom de Breuil que nous prononçons «  breu » et quelquefois breul. - (05)
breû, s. m., bruit. - (17)
breucer et brisser, v. tr., bercer. - (08)
breûchaloux : Filandreux. « Eune pomme breûchalouse ». - (11)
breûche : Aiguille de bas. « In jû de breûches » : l'ensemble des quatre aiguilles nécessaires pour tricoter un bas. Les mailles que portent chaque aiguille: « Je vas fare eune breuche dans ma chausse ». Nom de lieu : « Le beu de la Breûche ». Aiguilles d'horloge : « La grande breûche, la petite breûche ». - (11)
breucher. v. n. et v. a. Donner des coups de cornes, en parlant des vaches. (Jussy). - (06)
breucheton. s. m. Biberon, petit vase à bec ou à tuyau pour faire boire un enfant. (Fresnes). — Se dit pour brocheton, petit brochet. - (06)
breûchi ou ebreûchi ou brochi : Tailler une vigne, qu'on veut arracher prochainement de façon à en tirer le plus de fruits possible, c'est à dire en se contentant de rogner tous les sarments qui deviennent autant de coursons fructifères. - (11)
breuchon : petite corbeille ronde sans anse. - (19)
breuder : Broder, « Alle pa san temps à breuder ». - (11)
breugnas (nom masculin) : nuages. - (18)
breugnas, s. m. brumes, nuages très rapprochés de la terre. - (05)
breugne. Ce mot a deux acceptions : il signifie la bruine, le brouillard aussi bien que brune de couleur, dont breugnotte est le diminutif. (Del.) - (04)
breùgnette. Brunette, diminutif de breùgne, brune ; car en bourguignon brun se prononce breun… - (01)
breuil : petit bois humide. - (16)
breûillâ : le brouillard. - (19)
breuillai : beugler. Les vaiches breuillont la soif : les vaches beuglent de soif. - (22)
breûillasse : le brouillard qui tombe, une petite pluie fine, èl a breûillassè tout'lè neû. - (19)
breuillats : nappes de brouillard, légères ou aussi vrais brouillards (...question d'appréciation). Ex : "L'aut' ceux matins, n'avait ben des breuillats su' la Mardelle !" - (21)
breûillè : pleurer. - (19)
breuille, s. f. brouillard peu épais, brume légère. - (05)
breuiller (verbe) : pleurer. (Breuille tout ton saoul, coum ça tu pisseras moins). - (18)
breuiller : gargouiller du ventre. - (27)
breûiller : meugler (vache) . - (20)
breuiller : pleurer, brailler. - (26)
breuiller, v. n. beugler, pousser des mugissements. - (05)
breuiller. v. n. Beugler, meugler. La vèche ne fait que breuiller ce matin ; qué qu’all’ a donc ? - (06)
breuillon. s. m. Beuglement. (Villiers-Bonneux). - (06)
breuillonner. v. n. Beugler. (Ibid.) - (06)
breûillot, breuillou : nombril . - (20)
breuillot, nombril. - (15)
breuillou (nom masculin) : pleurnicheur. - (18)
breûillou : quelqu'un qui pleure souvent (au féminin breûillouse). - (19)
breuillou : un braillard, une personne qui parle fort, on dit également braillou. Ce mot quali-. - (19)
breulâyon – brûlement, grand échauffement. I vâs voué le médecin, pace qui ai ine grande breulâyon dan l’estomâ. I ai ine breulâyon dan les jambes que m'inquiéte très-bein. -(10)
breulè : brûler. - (19)
breûle-bourre : vite . - (20)
breulée, s. f. brûlée, galette grossière dont la surface est frottée d'huile. - (05)
breuler (verbe) : Brûler, « Sa maijan a breulé ». - (11)
breuler : brûler . - (20)
breuler, v. a. briiler, consumer par le feu. « que l’tounâre m' breule ! qu' lai fièvre m' breule ! » - (05)
breuler, v. tr., brûler. - (08)
breûler, v., brûler. - (17)
breuleure : brûlure . - (20)
breûleure : Brûlure. - (11)
breuleure, s. f. brûlure. - (05)
breuli, s. m. lieu où l'on a brûlé du bois, du gazon, des genêts, etc. ; terrain dont on a opéré le brûlement après l'avoir écobué. - (05)
breulin, s. m. un «breulin » est tout ce qui est susceptible de s'enflammer, de prendre feu. Les genêts secs servent ordinairement de « breulins » pour allumer. - (05)
breumer (sans doute pour brâmer). v. n. Beugler. (Perreuse). - (06)
breunaisse, s. f. brouillard qui tombe, petite pluie fine. - (05)
breunaisser, v. n. se dit des brouillards qui crèvent en pluie fine. - (05)
breunes, s. f. brouillards humides ou secs. - (05)
breunot, adj., synon. de beurot. (V. ce dernier mot). - (08)
Breunot, nom de bœuf, de couleur brune. - (05)
breusse : Brosse. « Va voir donner in co de breusse à tes sulés, i sant to poussatous » : donne donc un coup de brosse à tes souliers, ils sont tout poussiéreux. - (11)
breusse. Berce, berces, bercent. - (01)
breussi : Brosser Au figuré : battre, « Ol a voulu fare le malin ma o s'est fait breussi c'ment i faut ». - (11)
breut : bruit . - (20)
breut : bruit. - (22)
breuteille, s. f. broutille, menue branche de bois, brin. - (05)
breuteiller, v. a. broutiller, manger par petits morceaux. - (05)
breutins, s. m., brindilles pour allumer le feu. - (17)
breuze. s. f. Fougère. (Perreuse). - (06)
breuzi : sec, ce mot servait à qualifier les oignons. - (19)
brèyè : (ou breillè), piétiner, écraser, broyer èl é brèyè mes plants d'choux, il a piétiné mes plants de choux.. - (19)
brèyè : cassé, brisé, fatigué. - (20)
bréyé : briser. On rentre bréyé après un dur travail. - (22)
brèyou : le pilon pour écraser la pâtée des animaux èveû l'brèyou èl é préparé lè lèvure du couchon, avec le pilon, il a préparé la pâtée du cochon. - (19)
bribaulai. : Mendier. (Del.) - (04)
bricoillé, s. m. celui qui fait tous les métiers, qui est toujours en mouvement pour toutes sortes de petites besognes. - (05)
bricole : bride (à sabot), bride (harnais). - (20)
bricole : personne sans intérêt. - (27)
bricole, s. f. chose sans importance, objet de peu de valeur, tripotage. - (05)
bricole. s. f. Hotte de femme, à Jussy. On dit bricoule , à Lainsecq, et cependant, dans ce même pays, quand il s’agit de brides de sabots on dit des bricoles. - (06)
bricoler, v. a. s'occuper à des riens, aller et venir pour des niaiseries, tripoter. - (05)
bridaud : espèce de papillon qui vole sur les ruisseaux.. - (26)
bride ai veaa. Bride à veau ; locution familière : une mauvaise corde ; un rien, une chose qu'on ne ramasserait pas. - (04)
brieuche : Brioche, « Mère, te m'apporteras eune brieuche » - (11)
brieûne : Cassant, peu flexible. « Les brinches de prenés sant brieûnes » : les branches de prunier sont cassantes - (11)
brigade : Equipe. « Eune brigade de vendangeous », « Mener la brigade » : être en tête des ouvriers. « Y est in ban ovré, y est toje liune que mene la brigade ». - (11)
brigade, s. f. troupe en général : une brigade de gens, une brigade de monde, pour beaucoup de gens. - (05)
brigadier : voir raud - (12)
brigan. Brigand, larron. - (01)
brigander, v. n. faire le brigand, marauder en courant cà et là ? - (05)
brigander. v . a. Traiter sans ménagement, battre sans pitié. — Brigander du blé , le battre par poignées sur une feuillette pour faire que la paille ne soit pas brisée. (Mont-Samt-Sulpice , Seignelay). - (06)
brigands : Nom donné aux dévastateurs composant les Grandes Compagnies, et non point parce qu'ils dévastaient, mais parce qu'ils portaient un haubergeon ou cotte de mailles du nom de brigandine. Dans le dialecte, l'expression débrigandiner signifie débarrasser un chevalier de sa cuirasse. (Roq.) - (04)
brige. s. f. Braise. (Athie). - (06)
brigis. s. m. Brasier. (Ibid.) - (06)
brigolé, part. pass. bariolé, peint de diverses couleurs, marqué de dessins, d'arabesques, de raies. - (05)
brigolé, s. m. gendarme : « cor viâ, voiqui lé brigolés », cours vite, voici les gendarmes. - (05)
brigoler, v. a. faire un dessin sur un objet quelconque, y tracer des raies, le peindre en bandes de diverses couleurs. - (05)
brigoleure, s. f. étoffe de boge ou boige fabriquée par les tisserands du pays, et à raies de couleurs diverses. Le mot désigne en général une surface rayée ou bariolée. - (05)
briji : Briser. « Etre briji » : être extrêmement fatigué. « J'ai plieuchi tote la saint journée, je sus briji » : j'ai pioché toute la saint journée, je suis brisé de fatigue. - (11)
brîle (la), pour la bruyère. - (07)
brimbelle : myrtille. - (20)
brince, s. f. branche d'arbre. - (05)
brinche : Branche, « Eune brinche de noué (noyer) ». - (11)
brinche : branche. - (20)
bring'baller : se déplacer en cahotant et avec bruit . - (20)
bringuai. : Heurter, choquer et jusqu'à les mettre en pièces (en bringue) les verres en signe de réjouissance et de confraternité de convives : d'où bringuai, c'est aussi boire avec excès. - (04)
bringue, s. et adj. f. Femme stérile, qui ne peut avoir d’enfants. Se dit sans doute pour bragne, breine, brehaigne. —Bringue, au reste, est une injure que les femmes se disent entre elles, et qui a pour origine cette idée des anciens, que la stérilité est un déshonneur, une marque d’infériorité chez la femme qui en est atteinte. — Se dit aussi d’une mauvaise jument. - (06)
bringué. Bu largement : on voit bé qu’el é bringué, on voit bien qu'il a bu d'autant qu'il a trinqué, qu'il a chinqué… - (01)
bringuer, v. tr., boire avec excès, faire débauche de cabaret. - (08)
bringues (mettre en), loc, détériorer, briser, mettre en morceaux, dépecer. - (08)
bringues, s. f., guenilles, fragments, morceaux : « C’pauvre houme ! avou sa culotte en bringues, a-t-i l'air minâbe ! » - (08)
briô. Pain briô. Pain broyé. Ou appelle ainsi une sorte de pain fait de fine fleur de farine broyée longtemps à tour de bras avec des bâtons ferrés. C'était le chef-d’œuvre des boulangers, quand on les recevait maîtres ; et comme il était fort friand, on a dit de là, par manière de proverbe, à Dijon, se faire pain briô d'une chose, pour s'en faire un grand plaisir. - (01)
briô. : Broyé. Pain briô, pain broyé et d'une facile mastication. D'après Delmasse, on dit par manière de proverbe à Dijon : Se faire pain briô d'une chose, c'est-à-dire s'en faire un grand plaisir. - (04)
brique (Chal., Br., C.-d.).Morceau, débris. Un objet cassé est tout en briques. Suivant Littré, le mot français brique, s'appliquant à la pierre factice de terre cuite, viendrait du bressan brique ou breque. Il cite, à ce propos, l'expression bressane: une breque de pan, pour : un morceau de pain. Ce mot mérite donc, à cet égard, de figurer ici. - (09)
brique (f), morceau. - (13)
brique : Nom féminin. Morceau, « Cheu en mille briques » : tomber en mille morceaux. - (11)
brique, morceau. (Pas une brique de pain, vase en briques). - (14)
brique. s. f. Tesson, débris de vaisselle. Faire des briques , casser de la vaisselle. - (06)
briques morceaux cassés, débris. Ile é fait choué le pot et al é étai en mille briques. I ons reçu son joli pain d'épices, et pu malheureusement â s'à cassai, ma les briques en sont bonnes. - (10)
briques, s. f., débris, morceaux, brins : « L’gâtiau é cassé ; ma les briques en sont bounes ». — « Ol a métu, d' rage, son tonneau en mille briques ». - (08)
briquet. s. m. Homme sans caractère, qui se laisse mener, qu’on fait mouvoir comme un briquet . — Dans Roquefort, briquet signifie sot, stupide ; ce qui concorde avec notre acception. - (06)
brisac : Brise tout. « C't'enfant casse totes ses affâres, i est in vra brisac ». - (11)
brisai. Briser, brisé, brisés. - (01)
brisaque – étourdi, qui brise, qui casse par vivacité, par défaut d'attention. Qu'al â don brisaque ce domestique lai ! En i en é que sont pu brisaques les uns que les autes. - (10)
brisaque : brise-tout. - (20)
brisaque, s. m., qui fripe, qui use, qui brise : « Oh ! y et eun brisaque ; sa culotte, ses sabots, sa biaude, tout y ê tôjor en bringues ». - (08)
brisaquer. v. a . Briser. (Roffey). - (06)
brisbaudes. s. f. pl. Petits morceaux de porc frits dans la poêle. — Crotons, résidus de suif fondu. Voyez beursaude. - (06)
brisée : Sentier séparant deux coupes de bois. - (11)
brissoire, table, support de berceau. - (03)
bro. Jeune pousse de bois au printemps. - (02)
brôcar. Brocart. Quelques-uns écrivent brocar en français, d'autres brocard , et d'autres brocat… - (01)
broche : anneau métallique agrafé à l'extrémité du groin du porc à l'aide d'une pince à gorge pour l'empêcher de fouir. (voir feugnot). - (22)
brocher, v. tr., tricoter : « C'te vieille, àll’ vous broche des bas, des bas, qu'y ét ein plâïi d' la vouér ! » - (08)
brocher. v. n. S’écouler, passer par la broche. Se dit, en général, d’un liquide qui coule, qui s’échappe en un mince filet. - (06)
broches (jouer aux), loc. tirer à la courte-paille. - (08)
broches de bas, s. f., aiguilles à tricoter. - (08)
brochetai : poser une broche. - (22)
brochetogne (nom féminin) : hachette. - (18)
brochi : (voir bruchi) - (11)
brocot, s. m. bouchon de feuillette, bondon, cheville qui la ferme. - (05)
brôcréaa ou brôquerea. : Bondon ou bonde d'une barrique, d'un tonneau. (Del.) - (04)
broiche, s. f. broche, grande aiguille à tricoter. - (05)
broicher, v. a. mettre une broche. - (05)
broïlla : Brouillard. « Y avait des broïllas c'tu métin (ce matin) ». Petite pluie, « Le temps se covre i pourrait bin cheut in broïlla ». - (11)
broillan : Brouillon de lettre, « Corrige dan man broïllan ». Raisin oublié sur le cep par les vendangeurs qui ont fait la cueillette. Ouvrier qui fait vite la besogne hâtivement mais qui la fait mal et qui brouille tout. - (11)
broïlle : Brouille, désaccord. « Y a de la broïlle dans le ménage ». Tricherie Ironiquement : « Y n'y a qu 'ès cartes qu'y a point de broïlle». - (11)
broïlli : Brouiller, semer la brouille et la discordre, « Y a bin langtemps qu'i sant broïllis ». Obscurcir : « Le temps se broïlle » le ciel s'obscurcit. Embrouiller : « Broïlli la besogne », la faire mal et de plus embrouiller tout. - (11)
broïlliéchi : Bruiner, brouillasser. « Je n'ai pas pouyu sodre (pas pu sortir) i a broïlliéchi to le jo ». - (11)
brôillon (outre le sens ordinaire du français) grosse tache d'encre sur le papier. A n'écrit pâ proprement, â fait to plain de brôillons su ses pages. - (10)
broïlloux : Obscurci, couvert de brume. « Le temps est broïlloux » le ciel est brumeux. (voir aussi à Mornayoux). - (11)
brôleux. s. m . Rôdeur. (Bléneau). - (06)
bronde, brindilles, menus bois-taillis. - (03)
bronde, s. f. rejeton, pousse, feuillage de certaines plantes que l'on cueille pour aliment. - (05)
bronde, s. f., petite branche. - (17)
brondener, v., bourdonner. - (17)
brondi, adj. brun, bruni, de couleur sombre. - (05)
brondon : branches de choux verts (une soupe aux brondons). A la fabrication de l'écorce pour le tan, l'écorce longue séchée s'appelant brondon. - (22)
brondon, s. m. partie supérieure de la tige de certaines plantes, extrémité qui porte les bourgeons ou fleurs; « brondons « de choux, de navettes, etc. la soupe « aux brondons » n'est pas sans mérite quoique à l'usage des pauvres. - (05)
brondonner, bourdonner. - (03)
bronquedaller, v., sonner comme les cloches des vaches. - (17)
bronquer, cogner fort, heurter fortement (le bateau a bronqué contre une pile du pont). - (14)
bronquer, v. tr., buter, terme de batellerie : « Bronquer de pire », buter de gauche; « bronquer de riaume », buter de droite. (Voir Pire et Riaume). - (08)
bronquer, v. tr., heurter, toucher fortemcnt : « O m’a bronqué en passant ; ô m'a fait bé mau. » - (08)
bronziner, v. intr., bourdonner. - (08)
broquer, v. n. roter. - (05)
broquer, v., manger quelque chose de dur. - (17)
broquer. v. a. Choquer, heurter. (Rugny). - (06)
broqueriat. s. m. Bonde, broche, bondon. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
brosse : haie . - (20)
brosse, s. f. haie vive qui forme la clôture des héritages. - (05)
brot : berme de patate. Voir : « ébroter » pour dégermer. Les germes (comme les fanes) sont toxiques. (28)
brot : Frondaison, feuilles des raves, des carottes etc. Des brots de raves « Mes carottes sant bin chetites, i ant to poussé en brot ». - (11)
brot, brout, jeune pousse du bois. - (03)
brôter : Brouter. « O ne sâ pa san pré ol le fa brôter » : il ne fauche pas son pré, il le fait pâturer par son bétail. - (11)
broter, v, tr., brouter : « Drés l’maitin, all'va faire broter Noirote au long d'la l'vée ». - (08)
broter, v. a. brouetter, mener avec une brouette, voiturer - (05)
brôts, s. m., rejets d'un arbre. - (17)
brotte. s. f. Brouette. - (06)
brou de beurre. s. m. Écume de beurre. - (06)
brou de bigue : chèvrefeuille. - (22)
brou de bique : chèvrefeuille . - (20)
brou. : Bourgeon. - (04)
brouchou : Peigneur de chanvre. « Les brouchous n'ant plieu ran à fare chez no, an ne fa plieu de chavenére » : les peigneurs de chanvre n'ont plus rien à faire chez nous, il n'y a plus de chenevière. - (11)
brou-de-bigue, s. m. chèvrefeuille ou broude-chèvre. - (05)
broué : maladie du blé qui change la farine en charbon.. - (26)
brouetter : conduire vite . - (20)
brouillamini. Désordre, chaos, confusion d'objets. - (04)
brouillarder, v. intr., brouillasser. - (08)
brouillards (être dans les), loc, être dans les vignes, être gris. Le cas est assez fréquent. - (08)
brouillasse, bruine, brouillard qui tombe en pluie fine. - (14)
brouillasserie : bruine . - (20)
brouillassou : se dit d' un temps pluvieux. - (19)
brouiller, v. a. crotter, salir, tacher. Avoir des habits « brouillés », être tout « brouillé. » - (05)
brouilleshe : bruine, brume. (28)
brou-inte, brouette. - (13)
brouquette (pour broquette). s. f. Petite cheville, petite pointe. A Auxerre, on dit : Patient comme un chat qui chie sur des brouquettes. - (06)
brouqueziot. s. m. Bondon. (Fresnes). - (06)
brouquié, quiée (pour broutié, broutière). s. m. et f. Qui mange, qui broute. Terme familier usité à Perreuse et dans la Puysaie, pour indiquer les personnes qu’on est obligé de nourrir. Ainsi, un homme, en parlant de sa femme, dit : Ma brouquiée, et, en parlant de ses enfants : J’ai deux, trois brouquiés qu’avont boun’ appétit. Les animaux domestiques sont aussi des brouquiés. - (06)
brousse : brosse . - (20)
brousse, s. f. brosse pour nettoyer les habits, les meubles, etc. - (05)
brouster. v. a. Faire à la hâte, vite et mal. Le matin, une ménagère paresseuse ou trop pressée brouste son ménage. - (06)
broustilles. s . f. pl. Broussailles, broutilles, menues branches de bois. - (06)
broustillon, s. m. repas de famille qui se donne à l'occasion de la naissance d'un enfant. - (05)
broûtat : repas de baptême. - (16)
brouter, v. n. se dit par assimilation d'un faucheur qui ne coupe que la pointe de l'herbe, laissant toute la fourrure. - (05)
broutie (nom masculin) : veau chétif. - (18)
broutié, s. m. veau qui est demeuré chétif à la suite d'un sevrage prématuré, avorton. - (05)
broutiller, v. intr., s'occuper de choses minutieuses, manger sans appétit. - (08)
broutô, s. m. repas qui se donne le jour du baptême d'un enfant - (05)
bru : Bruit. « O fa pu de bru que d'ovrage » : il n'est pas aussi actif qu'il voudrait le faire croire. Rumeur : « Sais tu s'y est vra que la Claudine se mairie ? Pt'êt bin, le bru en a coru » : sais-tu s'il est vrai que Claudine se marie ? Peut-être, la rumeur en a couru. - (11)
bru : un bruit. - (19)
bru, bruit. - (13)
brû, s. m. bruit, tapage, vacarme : «a n'moune pâ eun gran brû », il ne fait pas de bruit, il est d'humeur tranquille. - (05)
bru. Bruit, bruits. - (01)
bruche (nom féminin) : sorte de corbeille en osier. - (18)
bruche, s. f. grosse corbeille ronde et faite avec de la paille tressée. Elle est ordinairement munie d'un couvercle. - (05)
bruchon panier rond ou oblong, peu profond, à mettre le pain avant qu'on l'enfourne, et dont on se sert encore pour bien des usages en un ménage. Enfairainne don in pecho pu les bruchons ; lai pâte tainrot aipré. – A nos é beillé ine bruchenée de faivioles. Ce mot commence à devenir français. - (10)
bruchon, banneton. - (13)
bruchon, corbeille ronde ou allongée dans laquelle on met lever le pain. - (14)
bruchon, s. m. corbeille en paille tressée. - (05)
bruchon, s. m., corbeille, petit récipient évasé, la plupart du temps en paille tressée. - (08)
bruein. Bruyaient, et les deux autres personnes de bruire au pluriel de l’imparfait. - (01)
bruéne. Bruine, bruines. - (01)
brulliot nombril. C'a dans lai perfection queman le nez â mutan du visage, quemant le brulliot à mutan du vente. - (10)
brulô. : Yeux, au figuré. (Del.) - (04)
brûlot, eau-de-vie sucrée brûlée. - (03)
brûlot, inflammation du gosier. - (03)
brûlot, s. m., pyrosis, sensation de sécheresse, d'ardeur, d'acidité au gosier et à l'estomac, causée parfois par le pain de maïs blanc. Les paysans ne sont pas toujours fâchés de cette propriété, qui pousse à boire. - (08)
brumasser, v. imp., tomber, (en -parlant du brouillard matinal). - (17)
brune, s. f., soir. « A la brune » veut bien dire : le soir, mais plusieurs ne craignent pas d'amplifier en disant ; « A la brune du jour » pour : à la chute du jour. - (08)
brure : Bruire. Dicton : « La Vannère brut, vlà le dégi » : lorsque le dégel arrive après un long quartier d'hiver, on entend dans le montagne, du côté du bois de La Vannère un bruit particulier produit par la chute du givre, le froissement des rameaux, courbés par le givre ou la neige, reprenant leur position normale , c'est ce qui a donné naissance au dicton. - (11)
brusine et brousine, s. m., bruine, pluie fine, brouillard. - (08)
brusiner, et brousiner. v. intr., bruiner. - (08)
brut, s. m., bruit, tapage. - (08)
bruyainnes brouillards. En i é bein des bruyainnes ai ce maitin. Les bruyainnes traignant le Ion du Larrai ; i ne sai pâ ce que ci nos aimeneré. - (10)
bsace : besace, bissac. III, p. 31-t - (12)
b'sout : pioche pour la vigne. - (16)
bû : Bœuf. « Ol a ageté ses bûs à la foire de mai, à Sennecey ». - (11)
bû, bœuf. - (03)
bu, ue. adj. Se dit improprement partout pour ivre. - (06)
bu’ye : buse (l’oiseau rapace). (28)
buandière, s. f., lessiveuse. - (08)
bubu, bubune (fére), loc. boire dans le langage enfantin. - (05)
bubune. s. f. Synonyme ironique et atténuatif de vin, de boisson, de bouteille. Ainsi, pour ne pas dire d’un homme qu’il est ivrogne, on dit qu’il aime la bubune.-Précédé de faire , il signifie boire. Voyons, mon p’tit, fais bubune . Il y a des femmes qui aiment à faire la bubune. - (06)
buché. : Ce mot a un double sens : frapper fort et travailler fort, rosser une personne et faire un gros ouvrage.un bûcheux est un abatteur d'ouvrage. (Comte Jaub.) - (04)
bûcher, travailler fort. - (03)
bûcheton. s. f. Bûcheron. (Trucy). - (06)
bue lessive. – I ailons fàre lai bue c'te semaingne qui. – Mai bue é bein soiché. - (10)
bûe : lessive . - (20)
bue : lessive (celt. bugad : lessive). - (16)
büe, buer, lessive, lessiver. - (03)
bue, lessive. - (15)
büe, s. f. buée, lessive. - (05)
bue, s. f. buse, oiseau de proie. - (05)
bue, s. f. lessive. Soupçonnait-on les cabaretiers d'allonger leur vin, on disait qu' « ô fesein la buë ». - (08)
bue. Bœuf. On a dit ainsi autrefois. - (02)
bue. Lessive, en vieux français buée. - (02)
buer (verbe) : faire la lessive. - (18)
buer, v. a. laver en lessivant, lessiver : « buer » du linge sale. - (05)
buer, v. tr., lessiver, faire la lessive. - (08)
buer. v. n. Faire la lessive. - (06)
buerbis, brebis. - (14)
büge : lessive. Faire la buge : faire la lessive . La buge se faito deux fois l'an : la lessive se faisait deux fois dans l'année. - (22)
buge, écurie. - (03)
buge. s. f. Lessive. ( Saint-Germain-des-Champs). — Dans le Berry, on dit bugée; en Basse-Bretagne, buga. - (06)
bugeai : verser de l'eau chaude sur le sac de cendre au-dessus du linge à lessiver. On dit aussi coulai la buge. - (22)
bugeaux. s. m. pl. Papiers. (Saint-Brancher). - (06)
bugeon (pour buson). s. m. Qui est lourd d’esprit et très-lent dans ses mouvements, dans son travail, dans ses actions. (Germigny). - (06)
bugne, bugnet : beignet . - (20)
bugnes, s. f., beignets de mardi gras. - (17)
bugnot, beignet. - (03)
buhiant (pour bouillant). s. m. Qualification ironique donnée au musard qui regarde l’ouvrage, qui tourne autour plus ou moins longtemps avant d’y toucher. (Turny). - (06)
buie : buée, lessive. - (26)
buie : grande lessive de printemps. - (27)
buie ou buée. : Lessive. On disait que les taverniers faisaient la buée quand on les soupçonnait de baptiser leur vin. - (04)
buie : lessive. Faire la " buie " : bouillir le linge en lessiveuse. - (21)
buie. Lessive. On dit en plusieurs provinces buée… - (01)
buie. s. f. Buée, lessive. (V. buer.) - (06)
buine, s. f., outil de cordonnier, qui servait autrefois à cambrer les semelles. - (07)
buïon, s. m. celui qui perd, qui gaspille son temps en bavardages ou amusements puérils ; flâneur, traînard, paresseux. - (05)
bujon, beujon, s. m. lambin, paresseux, traînard, comme le précédent. - (05)
bujouner. v. n. perdre son temps, muser. - (05)
buleton. s. m. Baril. (Quincerot). - (06)
bulgno. Beignet. Pour les accordailles, on mange toujours les bugnos. - (02)
bure : bidon à lait . - (20)
bure, beurre. - (03)
bure, s. f. buie, buire, vase muni d'un bec ou goulot dans lequel on renferme principalement l'huile. - (05)
buriner. v. a. Frapper avec colère, en marquant ses coups, comme on le ferait avec un burin. - (06)
burinette, beurinette. s. f. Petit vase de grès ou de fer blanc, pouvant se fermer hermétiquement, dans lequel les ouvriers des champs et les gens de métier qui travaillent au dehors emportent leur pitance. - (06)
burnes, s. m. pl., testicules (homme ou animal). - (17)
burôt, buron (C.-d., Chal.). – Désigne le cuveau ou cuvier, généralement appelé balonge (voir ce mot), dans lequel on met les raisins qui viennent d'être cueillis et vont être transportés au pressoir. Ce mot, qu'il ne faut pas confondre avec beurot, cité plus haut, vient du mot buire, venant du même mot vieux français, dont l'étymologie est inconnue. La bure est actuellement encore, en Bourgogne, une sorte de vase ou cruche en terre, à bec, servant à contenir de l'huile, spécialement appelée cholotte dans la Côte-d'Or. En français il n'existe que la burette, petit vase à goulot destiné à renfermer l'huile ou le vinaigre, et désignant par extension chacun des petits vases où l'on met l'eau et le vin pour dire la messe. -(09)
burôt, s. m., petite cuve à lessive. - (17)
burtiot. s. m. Bluteau, blutoir. (Chassignelles). - (06)
busener et busoner. v. intr., musarder, flâner niaisement, lambiner, et aussi bouder. - (08)
busoche. s. f. Sorte de fauvette. (Villiers-Saint-Benoit). - (06)
buson, busonner, boudeur, stupide, bouder. - (03)
buson. s. m., musard, lambin, mou, mais plutôt niais et de mauvaise humeur. - (08)
buson. : Musard qui ne fait qu'aller et venir comme la buse tournoie sans cesse dans les airs pour guetter sa proie. Le verbe busenai signifie aussi musarder.Dans d'autres patois un busaud est un niais qui ne sait se tenir en place. - (04)
busonner, busouner. v. n. Ne pas travailler sérieusement, s’occuper à des riens, lambiner, musarder, comme une buse. - (06)
busson : un buisson. - (19)
bûtai : lancer, jeter. On buto des ous au chien : on lançait des os au chien. - (22)
bütai : regarder fixement (?) (ol'buto = ?). - (22)
bûter : regarder, surveiller, épier . - (20)
buter, v. a. prendre pour but. On « bute » un lièvre, un renard, un loup pour les tuer. Le chasseur qui « bute » sa proie se met à l'affût pour la surprendre au passage. - (05)
buter, v. intr., marquer le but, jeter son palet, sa boule pour servir de but. - (08)
butin : propriété, bien . - (20)
butin, s. m. 1° propriété, avoir. Ex : cet homme a beaucoup de butin ; 2° vêtements, linge, trousseau. Ex. : cette fille a un beau butin ; 3° décombres provenant de démolitions ; Ex. : deux voitures de butin. Dans ce dernier sens, butin a donné naissance au verbe débutiner. - (07)
butin, s. m., tout ce que l'on traîne avec soi (vêtements, outils, matériel). - (17)
butiner. v. n. Charrier des glaçons. Il a gelé fort cette nuit : voilà la rivière qui butine. (Auxerre). - (06)
butot, souche, limite de bois. - (03)
butte, s. f., monticule factice de terre, élevé dans le Jeu de l'Arc pour y planter le collet. Du temps de Montaigne, la cible s'appelait bute. - (08)
butter, v. tr. terrer, c’est-à-dire mettre de la terre au pied d'un arbre, d'un arbrisseau, d'une plante. - (08)
buvailler, v. tr. boire à toute heure. (V. Burecher.) - (08)
buvocher. v. tr. passer son temps à boire : « O n' fait ran d' ses dix dèts ; ô buvoche tout l’long du jor ». Il y en avait, de ces « gueurnouilles de cabaret » quand florissait le culte de ce « gueux de p'tiot vin blanc ! « (V. Buvailler.) - (08)
buvochou, s. m., buveur, surtout buveur d'habitude. - (08)
buye, s. f. buée, lessive. - (05)
büyon (être) : nonchalant, long à agir, flemmasse, insouciant. - (25)
bûyon : lent . - (20)
bûze, autobus. - (13)
by. Fossé alimentant un étang. - (02)
bya, beau. - (13)
byan, blanc. - (13)
bydon : l'entre-deux d'une âte.. - (26)
byè, blé. - (13)
byeussnin, poirier sauvage. - (13)
byeusson, fruit du byeussnin. - (13)
by-inche, blanche. - (13)
byode, blouse. - (13)
byotte, betterave. - (13)
c : Troisième lettre de l'alphabet… Je me suis trouvé fort embarrassé quand il s'est agit d'orthographier certains mots qui ne sont autre chose qu'une prononciation différente d'un mot français dans lequel o ou u est remplacé par « eu ». Comment en effet écrire le mot « coche » si on remplace o par eu ? Ceuche se prononcherait seuche ; keuche queuche donnent à ce mot une physionomie tout à fait différente et qui m'a parue inadmissible. Aussi pour conserver à ce mot et à tous ceux qui offrent la même particularité, l'orthographe la mieux en rapport avec l'étymologie ai-je cru devoir conserver le C en indiquant par une apostrophe que cette lettre garde le son dur. - (11)
ç’a. C'est : ç’a devant une consonne, ç’a Iu, c’est lui ; ç’at devant une voyelle, ç'at un fô, c'est un fou. - (01)
c’eu : Prononcez keu. Corps, « Ol a le diable au c 'eû » : il a le diable au corps. Corsage, « In c'eû baleiné » : un corset. Cœur, « Avoi ban c'eû » : être généreux, « Prendre mau au c'eû » : s'évanouir. Au figuré : tomber, « San chevau d'heutte a pris mau au c'eû » : son cheval est tombé sans qu'on y ait touché. - (11)
c’eu : Prononcez keu. Coq. « In c’eu d'inde » : un dindon. - (11)
c’eûche : Cuisse. « Des c'eûches de dames » : des poires cuisses-madame. « Eune c 'eûche de cala » : le quart de l'amande d'une noix. - (11)
c’eurer : Curer, nettoyer, « C'eure un fossé, c'eurer des sabeuts ». - (11)
c’mander, v. tr., commander. - (08)
c’ment : comme. Et :c’ment cen pour comme ça. (28)
c’moshi : commencer. (28)
c’mou. adv. Comment. Du latin quomodò. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
c’neuchance. s. f. Connaissance. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
c’neutre v. a. Connaître. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
c’qui, pronom dém., ça. - (17)
c’te, pronom démonstratif, celui. - (17)
c’té-là, pr. dém., celle-là. - (08)
ç’tel-ci, ç’tel-là, ç’tell’-ci, ç’tell’-là. Pron. démonstrat. Celui-ci, celui-là, celle-ci, celle-là. (Argentenay). - (06)
c’téqui, e, pr. dém., celui, celui-ci, celle, celle-ci : « Qu'é-c'quié que c'téqui ? » - (08)
c’teuquite, pronom démonstratif, celui-ci, celui-là. - (17)
c’ti-là, et c’tu-là, pron. dém., celui-là : « Oh! c'tulà ! vous a-t-i ein bagou ! » - (08)
ç'a, pr, déni., cela. Ce mot s'emploie de bien des manières On dit d'abord : « Ça pleut, ça tonne, ça glisse » pour : il pleut, il tonne, etc. On dit aussi : « Ça chien ! ça diâbe ! » en maugréant contre quelque chose qui va au rebours de ce qu'on désire. - (08)
ca. Rencontre, cas. An ce ca, en ce cas. - (01)
caba, s. m. grand panier rond, corbeille sans couvercle en paille tressée, dans laquelle on met en forme la pâte du pain avant de l'enfourner. - (05)
cabache, s, f., un des noms de la châtaigne d'eau. - (08)
cabachon. s. m. Garde-genoux, auge à l’usage des laveuses. Du grec cabos. - (06)
caban, s. m., gros vêtement de pluie. - (17)
cabarat : Cabaret, auberge, café « Passer sa vie au cabarat » : être à l'auberge très souvent, être un pilier de cabaret. - (11)
cabardouche (faire), tomber en arrière, quand le banc se renverse. - (17)
cabarne, s. f. cabane, chaumière, hutte. - (05)
cabas (nom masculin) : corbeille ronde faite de paille tressée. On s'en servait généralement pour déposer la pâte destinée à faire le pain. - (18)
cabas : corbeille (généralement en paille) . - (20)
cabas : corbeille où est mise à lever la pâte à pain. - (22)
cabas. s. m. Auge, vaisseau de bois ou de pierre, dans lequel se met la pâture donnée aux pourceaux. Du grec cabos et du latin cabus. — Voiture ancienne, non suspendue, dans laquelle on était fortement cahoté; par extension, le cahot résultant de cette voiture. - (06)
cabasser. v. a. Secouer, cahoter, par assimilation avec les secousses, les cahots qu’on reçoit dans un cabas. - (06)
cabasson (nom masculin) : sorte de caisse en bois où la laveuse s'agenouillait (Au temps de la Mère Denis). - (18)
cabasson : cagibi (cabasson). - (26)
cabasson : caisse en bois spéciale, ouverte dessus et dans sa partie arrière dans laquelle la laveuse s'agenouille à la fontaine (ou lavoir on dit plus facilement fontaine que lavoir). Le fond est garni de paille. La partie haute du devant se termine par une planche étroite inclinée vers l'arrière de la caisse, sur laquelle la laveuse appuie son estomac. - (21)
caberlot (le) : la tête. - (27)
caberlot : le crâne. Pour certains gandoux, ce mot désignait aussi un chapeau ou un poêle. - (19)
cabeuche : Caboche, tête. « Forre te bien cen dans la cabeuche » : mets toi bien çà dans la tête. Gros clou, « Ol a fait mentre (mettre) des cabeuches seu le talan de ses sulès (sous le talon de ses souliers) ». - (11)
cabeucher, v. n. pommer, faire une tête. - (05)
cabeugne et cabosse, s. f., bosse à la tête. - (08)
cabeugner, v. tr., faire une bosse à la tête. - (08)
cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (05)
cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (08)
cabeurioler, v. intr., cabrioler, faire la culbute. - (08)
cabeurioler, v. n. cabrioler, faire des cabrioles, des culbutes. - (05)
cabeuriolet, s. m. cabriolet, voiture légère qui saute à la manière d'une petite chèvre. - (05)
cabeuriolet, s. m., cabriolet. - (08)
cabeurlô, s. m., tête. - (17)
cabeurlucher, v., tomber en avant, tête la première. - (17)
cabeûrne : Caverne. « O s'est caichi dans eune cabeûrne seu la reuche (sous la roche) ». - (11)
cabi. s. m. Lièvre. - (06)
cabibôle, s. f. ampoule, petite vessie qui pousse sur le corps humain, aux pieds le plus souvent. - (05)
cabin. s. m . Taureau. (Percey). — Suivant Jaubert, ce nom serait, dans certains pays, donné au chevreau. - (06)
cabinet : Armoire. « Ses affâres sant rangies dans le cabinet ». - (11)
cabiote ou cabote petite cabane, ou simplement un petit endroit écarté de la maison où l'on serre différentes choses. Al é fait ine cabiote dans son jairdin. Lo maillon n'â qu'ine Cabote. - (10)
cabioûte : une petite cabane dans les champs ou les jardins. - (19)
cablieute : Petit réduit où l'on peut s'abriter ou se cacher Dans un sens péjoratif masure. « Ol est leugi (logé) dans eune chetite cablieute ». - (11)
caboche (nom féminin) : tête dure. - (18)
caboche : tête . - (20)
cabochon, cabouèchon : partie supérieure d'une rûche en paille . - (20)
caboiche, cabouéche, s. f. caboche, tète. - (05)
caboigne. s. f. Cabane. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
cabole : Petit panier rond, d'une forme particulière. - (11)
cabolot : Petit et trapu. « O n'est ren grand a peu ol est to cabolot ». - (11)
caborgneute. s. f. Lucarne. (Véron). - (06)
caborgnis. s. m. Mauvaise bicoque. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
càbòsser (dans toute la Bourgogne), caibòsser (C.-d.) et cambôsser (Br., Morv.). Bossuer, faire des bosses à la tête ou à un ustensile de cuisine, à un chapeau, etc. ; a produit le substantif cambôle (C.-d., Chal., Morv.), qui signifie bosse, ampoule. - (09)
cabosser : Bossuer. « San chépieu (chapeau) est to cabossé ». - (11)
cabosser, camboisser, cambosser. v. a. Bossuer. Des vieilles casseroles camboissées. - (06)
cabosser, v. a. bossuer, rendre bossu, déformer. - (05)
cabosser, v. tr., meurtrir, surtout faire des beûgnes ; aussi bossuer : « O m'a tout cabossé la tête », — « J'ai cabossé mon cliapiau, ma montre ». (La gousse des amandes du cacao s'appelle cabosse). - (08)
cabot : chabot (poisson). (28)
cabot. s. m. Toupie, sabot. — Chien de petite taille, ainsi appelé sans doute à cause de sa grosse tète, et par analogie avec le poisson du même nom appelé aussi chabot . Du latin caput. - (06)
cabote : cabane . - (20)
cabotin (m), partie supérieure d'une ruche en paille. - (13)
cabotin : partie supérieure de la ruche en paille (on dit aussi cabochon). On recolto le miée dans le cabotin : on récolte le miel dans le cabotin. - (22)
cabouèche : tête . - (20)
cabouèche. s. f. Caboche, clou à grosse tête. Du latin caput. - (06)
cabouillon. s. m . Radier d’un pertuis. (Châtel-Censoir). - (06)
caboulot quelque chose de moins encore qu'une Cabiote. Le râtais, lai piaiche, mes saibots, i ai to serrai dan le Caboulot. - (10)
caboulot (nom masculin) : vase fermé par un couvercle. - (18)
caboulot, s. m. vase en bois avec couvercle. - (05)
caboulot, s. m., petit réduit, pauvre gîte. - (08)
cabour. s. m. Vieille maison. (Grand-Champ). - (06)
cabourlotte. s. f. Loge, cabane, maison délabrée. - (06)
cabre : chèvre ou trépied,…. L’animal caprin, et aussi le trépied pour le support ou le levage (fonction de cric) et la menue paille (brisures) au battage. C’est également une grosse sauterelle. Voir « boque ». (28)
cabre : Chèvre. « Du fremage de cabre », « du lait de cabre ». Criquet, petite sauterelle, « Les cabres ant ravégi les prés c'te an-née ». Sorte de jeu de bergers. La cabre est une branche fourchue à trois rameaux coupés d'égale longueur et qu'on place debout comme une sorte de trépied ; un des joueurs armé d'une baguette (peuchan) garde la cabre que les autres joueurs cherchent à renverser en lui lançant un bâton dans les jambes, c'est à dire dans ce qui lui en tient lieu. Quand la cabre est renversée son gardien se hâte de la relever et poursuit celui qui l'a renversée, quand il l'atteint, il le touche de son « peuchan » et l'oblige à aller à son tour garder la cabre. - (11)
câbre, s. f., trépied de bois, pour scier les bûches. - (17)
câbrer. v. a. Élever, dresser. Câbrer des perches, des poteaux, pour faire une construction légère. Câbrer une échelle contre un mur. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
cabri : chevreau . - (20)
cabri : Chevreau. « Sauter c'ment in cabri ». Le mot cabri est français. - (11)
cabri : un chevreau. - (25)
cabri, s. m. chevreau. Surnom donné autrefois aux habitants de Montcenis, sans doute parce que le pays produisait beaucoup de cabris - (07)
cabri, s. m., chevreau : « O gingue tô c’ment eùn cabris. - (08)
cabri. s. m. Chevreau. De caper, bélier. - (06)
cabris. s. m. Appentis, hangar rustique. Jaubert donne cabrat, hangar. - (06)
cabrite : chevrette, jeune chèvre née dans l’année. - (23)
cabuché : pommé. Un chou cabuché : un chou pommé. - (22)
cabucher, caibucher : pommer (chou), attendre un enfant . - (20)
cabucher, v. tr., assaillir, et principalement à la tête, à coups de projectiles, pierres, boules de neige, etc. - (08)
cabuchi (verbe) : Devenir pommé « Ma salade a bien cabuché ». - (11)
cabus : Féminin : cabuche. « Des choux cabus, de la salade cabuche » : des choux pommés, de la salade pommée. - (11)
cabut, têtu, chou et chêne cabut. - (03)
caca : voir caqui - (12)
cacara : Appeau pour la perdrix. Le cacara est fait d'un goulot de bouteille sur lequel est tendu, comme une peau de tambour, un morceau de parchemin percé d'un trou très fin dans lequel on fait aller et venir un fil de crin. - (11)
cacas. s. m. Noix. - (06)
cacater : Glousser. « Je na sais pas quevà est passée ma pouleille nare : Alle est darè la boucheure, je l'entends cacater ». - (11)
cac'eûche : Cac'eut de médiocre qualité. - (11)
cac'eut : Sorte de gâteau ou brioche, dans la pâte de ce gâteau il entre, avec de la farine de froment, des œufs, du beurre, un peu de fromage frais. A l'occasion de la fête patronale chaque ménage fait une fournée de cac'euts. « Du cac'eut de la Saint Geôrges ». - (11)
cacheron, s. m., tas de foin, prêt à être chargé. - (17)
cacherot : cachottier. - (27)
cachetons (a), loc. jambe par-ci, jambe parlà. Monter un cheval à cachetons, c'est le monter à la manière des hommes par opposition avec la manière des femmes qui sont assises sur un côté. - (05)
cacho. Jeu des enfants ainsi nommé parce que l'un d'eux doit chercher les autres qui se sont cachés. On l'appelait jadis Jeu des réponailles. - (02)
cachon. s. m. Tas de foin dans les champs. (St-Denis-sur-Ouanne, Bléneau). - (06)
cachot, adj., cachottier, mystérieus : « Y ét ein cachot ; ô n’vous dit jamâ ran ». - (08)
cachot, s. m., cache-cache, jeu favori des enfants : « Allons, veins ! j'allons jouer au cachot ». Appelé jadis jeu des réponnailles. (V. Coù, Coui). - (08)
cachote, s. f. , cachette. - (08)
cachouquier, cachoutier. s. m. Cachottier, celui qui ne dit jamais rien de ce qu’il sait, de ce qu’il fait, qui met du mystère et du secret en toutes choses, même dans les plus insignifiantes. - (06)
cacnaté : Tatillon, homme qui se mêle des besognes qui ne regardent que les ménagères. - (11)
cacoter. v. n . Mûrir, en parlant des noix. V’là les noix qui cacotent. (Véron). - (06)
cacotte, s. f. narcisse, faux narcisse. Se nomme encore pain de coucou. - (05)
cacotte, s. f. petite dent dans le vocabulaire des enfants. - (05)
cacotte. s. f. Terme enfantin, dent, nicotte. - (06)
cacou. adj. Très-malade. Du grec cacos, mauvais. - (06)
cacou. s. f.. Grosse noix. - (06)
cacoue (faire la) : avoir l'air malade. - (26)
câcoûe : bouderie, grimace, gros dos, air renfrogné . - (20)
cacouée : voir cancouelle - (12)
cacouée, cacouine. s. f. Hanneton. — A Montillot, on dit cacouille. - (06)
cacouet. s. m. Nuque. - (06)
cacreau : voir quinqu'gneau - (12)
cacrou. s. m. Coquille de noix. - (06)
cacroue : renfrognement. - (26)
cacuelle : voir cancouelle - (12)
cadabre : Cadavre, squelette. On dit d'un homme grand et maigre : « Y est in grand cadabre ». - (11)
cadet : Plus jeune. Cette qualification prend quelquefois la place du prénom : « Cadet Brainchi, Cadet Millot, Cadette Frérot ». - (11)
cadet, petit domestique. - (03)
cadet, s. m., petit domestique, garçon de café ; également le plus jeune d'une famille, qui garde presque toujours ce nom : « Dis donc. Cadet, v'tu v'ni ! » - (08)
cadette : Dalle qui dans les anciennes constructions servait à paver les maisons. « C'te chambre est frade, alle a des cadettes, ou, alle est cadettée » - (11)
cadette, s. f. pierre plate ou dalle qui recouvre un mur. Nos murs à sec ont quelquefois au faîte une rangée de « cadettes » - (05)
cadette, s. f., pierre plate, dalle dont on recouvre un mur, un trottoir, etc. - (08)
cadeule : Sorte de hutte servant d'abri, comme la bôrde mais encore plus rudimentaire et parfois faite de branchages. - (11)
cadiau, s. m., cadeau, présent. - (08)
cadiche, adj. des deux genres. diminutif de cadet usité autrefois comme nom de fantaisie dans les familles. - (05)
càdòle (Y., Chal., Char.). Cabane, baraque, maisonnette ; se dit principalement des cabanes ou cabines établies sur les bateaux qui naviguent sur la Saône. Vient du vieux français jayole, gaïole ou gaole, qui signifiait cage, prison, d'après le latin cavea, et a formé le mot français geôle. - (09)
cadole : cabane. Abri de bergers et de vignerons (borie ou buron dans d’autres régions). Du provençal cadaulo. (28)
cadole, s. f., cabane en pierres au milieu des vignes. - (17)
cadole, s. f., cabane, maisonnette isolée, baraque, retrait de berger, de cantonnier : « O n'a pu ran qu' sa pauv, cadole ». - (08)
cadole. s. f. Genre de cabane particulier aux bateaux de la Saône naviguant sur le canal de Bourgogne. (Laroche). - (06)
cadoue (faire sa ...) : bouder. Bouder avec un mouvement des lèvres. Ex. : "Aga la don fée sa cadoue !" - (21)
cadouner, et parfois cadener, v. tr., poursuivre à coups de pierres, de boules de neige, etc. : « Ol avot bu ; les gamins l'ont cadouné à coups d’carreaus ». — « Y avot d' la nouége ; j' nous sons cadounés en sortant de l'école ». - (08)
cadrain (un) : récipient métallique servant à transporter des aliments. - (27)
cadre : A le même sens qu'en français mais de plus désigne tout objet encadré : gravure, tableau, diplôme. - (11)
cadre, s. m., tableau, gravure : « T’as d'ben jolis cadres dans ta chambre ». - (08)
cadrin (nom masculin) : récipient en métal muni d'une anse destiné au transport des repas pour les personnes travaillant au dehors. - (18)
cadrin : récipient en fer blanc ou émaillé pour les repas ouvriers. (imphy, les cadrins). - (26)
cadu, adj. caduc : « le mau cadu ». - (05)
câee, adj. impair, dépareillé. S’emploie en parlant d'une chose isolée d'une autre qui l'accompagne ordinairement. - (05)
caf : en nombre impair. - (26)
café, s m., prononciation aiguë de café. Plusieurs sons fermés subissent cette intonation ouverte : « Veins-tu au café ? ». - (08)
cafernaude. s. f. Cachette, retrait, cabinet noir. De capharnaüm. - (06)
cafeurniot (nom masculin) : petit local à usage de débarras. On dit aussi cafourgneau ou cafeurnon. - (18)
caffe : impair, dépareillé. Ol o caffe : il est seul . Le beu seul éto coffé : le bœuf seul est dépareillé. - (22)
caffe. s. m. Nombre impair ; unité audelà du nombre nécessaire. — Se dit aussi adjectivement. Un bœuf café , bœuf qui a perdu son compagnon. - (06)
cafiau, s. m , mauvais café, rinçure de marc. - (08)
cafite. adj. Joli. (Étais). - (06)
cafouillou : une personne qui s'exprime mal. - (19)
cafourgnot : cagibi (cabasson). - (26)
cage. s. f. Plantain ; ainsi appelé sans doute, parce qu’il sert à alimenter les oiseaux en cage. (Argenteuil). - (06)
cageron. s. m. Petite claie d’osier. (Gisy-les-Nobles). - (06)
cagesatte. s. f. Cage à fromages. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
cagnâ : Déconfit, désappointé. « O s'en est reveni to cagnâ ». - (11)
cagnais douleur, ou plutôt raideur que l'on sent dans tout le corps, dans les jambes surtout, après une marche considérable ou un travail fatiguant. I ai ben mairchai hier, ailé ma âssis i ai joliment les cagnais ajedeu. - (10)
cagnar. : Fainéant toujours couché comme un chien, ou poltron comme un chien qui fuit (italien, cagna; latin, canis). - (04)
cagnas (avoir les...) : être courbatu. Se dit principalement des jambes lorsque la fatigue les a rendues raides. Ex : "Maint'nant qu'jai déraché toutes mes blettes, j'ai les cagnas !" - (21)
cagnâs : courbatures . - (20)
cagnats : courbatures. On è les cagnats quand on n'o pas habituai : on a des courbatures quand on n'est pas habitué. - (22)
cagnats. s. f. pl. Lassitude extrême, douleurs que l’on ressent dans les reins, dans les articulations des membres, à la suite d’une grande fatigue ou d'une longue marche. - (06)
câgne (C.-d., Chal., Morv., Br., Y.). Lâche·, fainéant. C'est un vieux mot, encore usité au XVIIe siècle pour chienne et prostituée, venant de canis employé comme terme de mépris. A formé cagnard, encore usité en français familier pour désigner un homme indolent, et cagnarder ou s'accagnarder, qui veut dire vivre en paresseux. Cagneux a la même origine, d'après Ménage, parce que les chiens, surtout les bassets, sont cagneux. - (09)
cagne : Mauvais chien. « T'as in brave chin d'arret, est-ce qu'ol est ban ? Non y est eune cagne ». Avoir la cagne, avoir un accès de fainéantise, « T'm 'as bin l'ar d'avoi la cagne ». « O n'est ni chin ni cagne » : il n'est ni l'un ni l'autre. - (11)
câgne : un mauvais chien. - (19)
câgne, adj. cagnard, paresseux, impropre au travail. - (05)
cagne, s. f., mauvais chien, chienne paresseuse. Injure que l'on donne volontiers à un individu, mâle ou femelle, qui ne veut rien faire, à une prostituée. - (08)
cagne. Mauvais chien, et par extension fainéant. - (02)
câgne. s. m. Chien. — Se dit, flgurément, de toute personne lâche ou fainéante. - (06)
cagner. v. n. Flagorner, faire comme le chien qui remue la queue. - (06)
cagneu (m), courbature. - (13)
cagneux. s. m. Flagorneur, flatteur bas et complaisant. - (06)
cagnias (les), s. m., douleur que l'on ressent aux jambes par suite de lassitude : « Avoir les câgnias ». - (08)
câgnias (Morv.), câgnats (Y.), càgnârs, écàgnârs (Chal.), écagnârds (Dij.). Courbature, lassitude dans les articulations d'un membre, jambe, bras, ou dans les reins, résultant d'un travail plus fort ou d'une marche plus longue que de coutume. C'est le mot français cagnard dont on vient de parler ci-dessus, mais détourné de son sens habituel, et pris activement au lieu de l'être passivement. Au lieu de dire : être cagnard par suite de la fatigue, on dit : avoir le cagnard. Ce qui prouve que l'origine est la même, c'est que dans l'Yonne on emploie le mot chien dans le sens de cagnats, avoir les chiens pour : avoir les cagnats. Cette étymologie paraît plus vraisemblable que celle consistant à faire venir écàgnar de écâjer, vieux mot français signifiant écarter, disjoindre. - (09)
câgnias, s. m. pl. douleurs de jambes. Avoir les «câgnias, » c'est éprouver des douleurs aux jambes par suite d'une lassitude prolongée. - (05)
cagnieu : mot masculin désignant une personne souffreteuse. - (19)
cagnoche. adj. Un peu cagne, un peu souffrant. (Étais). - (06)
câgnon, s. m. nuque du cou, chignon. - (05)
cagnon. s. m. Nuque, derrière du cou, chignon. Jaubert donne chagnon, d’où dérivent chaignon , chignon. (Puysaie). - (06)
cagnon. s. m. Petit chien. - (06)
cagnot. s. m. Petit coin. - (06)
cagnote. s. f. Petite masure, logis étroit, malpropre, bon pour un chien. De cagne, canis. - (06)
cagôte. Cagote, cagotes. - (01)
cagou. s. m. Escargot. (Collan). - (06)
caguenas, calnas, cannas. s. m. Cadenas. - (06)
caheurler, cahorler. v. n. Tousser. - (06)
cahié, s. m., cahier. Du groupe des sons ouverts, comme café, etc. - (08)
çai, adv. çà, ici. - (05)
çai. Çà. O çai, or çà. Les crieuses de cerises, à Dijon , crient : Ai mes belles cerises, çai. A mes belles cerises, çà. - (01)
caibeugnai – bosseler. I l'ions prôtai note timbale et pu â nô lé raiportée tote caibeugnée. Al â don si molaidroit, le pôre gairson, qu'â ne peut pâ tuchai in aillement sons le caibeugnai. - (10)
caiboche, s. f., tête. Au fig. tête dure, où rien ne peut entrer : « Queue fichue caiboche que t'as ! On t'dit quête chouse, épeu du cou, là, y ét oblié ! » - (08)
caiboche. Grosse tête, mot burlesque formé de l'espagnol cabo par extension. - (01)
caibôche. : Têtu, opiniâtre, mauvaise tête. - (04)
caibossai. : Bossuer un objet en frappant dessus ou en le laissant tomber. Le dialecte disait cambouler et cabouler. (Roq.) - (04)
caibu. : Se dit d'une certaine espèce de chou très serré, très pommé et ayant la forme d'une tête, caput. - (04)
caichate : Cachette. « T'as troué la caichate » : tu as deviné. - (11)
caichè : cacher è s'été caichè d'sou lè table, il s'était caché sous la table. - (19)
caiche : Poêle à frire. Ce mot a vieilli, on dit plutôt aujourd'hui « casse ». Voir ce mot. - (11)
caiche, s. f. cachette, lieu où l'on cache quelque chose. - (05)
caiché. Cacher, caché, cachez. - (01)
caiche-caiche : à cache-cache. - (19)
caiche-micheraude, loc. jeu de cache-cache, colin-maillard. - (05)
caichenôte. Cachette, cachettes. - (01)
caicher : cacher . - (20)
caicher, v. a. cacher. - (05)
caicher. v. a. Cacher. - (06)
caicheron, meule de foin à demi sec mettre le foin en caicheron pour le faire sécher. - (07)
caichi : Cacher. A quelqu'un qui a commis une action dont il devrait rougir : « T'as pas hante ? van dan te caichi ! ». A table, pour inciter les convives à bien faire : « Sarvites vo, to ce que vo viez n'est pas caichi ». - (11)
caichô. Cachot, cachots. - (01)
caichot : Jeu de cache-cache. « J'ins fait eune bonne partie de caichot dans le grené » : nous avons fait une bonne partie de cache-cache dans le grenier. - (11)
caichot, discret, mystérieux. - (03)
caichotié, ére, adj. celui qui fait le mystérieux, qui cache ses pensées et ses actions. - (05)
caichotte : cachette . - (20)
caichotte : la cachette. - (19)
caichotte, s. f. cachette. - (05)
caichotte. s. f. Cachotte. - (06)
caichotterie, s. f. chose qui se dit ou se fait en cachette. Faire des « caichotteries », dissimuler. - (05)
caidémie. Académie. Quand on joint l'article à ce mot, et qu'on dit l’Académie, les ignorants, dont l'oreille est trompée, prennent Cadémie pour le substantif, et l’A pour l'article féminin la… - (01)
çaie, s. f. chaise, siège. - (05)
caïffa, s. m., marchand ambulant qui passait de village en village avec une charrette à âne, pour vendre du café de la dite marque. - (17)
caige : Cage. « Ol a appris à sublier (siffler) à in miarle qu'ol a élevé en caige ». Au figuré : maison « Quand la caige est prôte l'ujau s'envole » : se dit quand le propriétaire d'une maison qu'il vient de faire construire disparait au moment où la maison commence à être habitable. Prison, « Y est in cheti, o s'est fait mentre en caige, y est bien fait ! ». - (11)
caige, s. f. cage d'oiseau. - (05)
caige. Cage, cages. - (01)
caigne, s. f. chienne, terme injurieux adresse à une femme dans le sens de paresseuse ou même de prostituée. - (05)
caigni : Pleurer peu bruyamment, pleurnicher. « Qu'est ce que ce petiet a dan aré qu'o caigne c'ment cen ? ». - (11)
caijau : Estomac du veau que l'on met macérer dans du vin blanc pour fabriquer la présure. - (11)
cailâbre, s. m. cadavre ; corps d'un être vivant ou mort. On dit d'un homme, d'un animal qu'il a un bon « cailâbre » lorsqu'il est fortement charpenté. - (05)
caileuche, s. f. tronc d'arbre, souche sèche ou verte. - (05)
caille : (Prononcez ké'lle, Il mouillées) Caille. On traduit ainsi le chant de la caille « carcara, bien du blié, pount de sa, on carcara, point d'taba ». « Piarre à caille » : caillasse. - (11)
caille-mouillée. s. f. Personne douillette, qui se plaint toujours, à qui tout est contraire, à qui tout fait mal, et qui voudrait que tout le monde lui dit : Prenez bien garde, faites attention, soignez-vous bien. - (06)
caillenne. s. f. Béguin, sorte de coiffe des vieilles paysannes, dont le fond large et carré se compose de deux morceaux de toile entre lesquels on met une couche d’étoupes ou de ouate que l’on pique à très-petits carreaux pour lui donner de la consistance. - (06)
cailleton (ai), loc. a califourchon, jambe deçà, jambe delà. - (05)
cailli : (Prononcez ké'lli, Il mouillées) Lait caillé spontanément sans l'intervention de la présure. - (11)
cailli, s. m., lait caillé : « J'ai migé, à c' maitin, du bon cailli ». - (08)
cailliberdat. s. m. Composé de prunes cuites. Doit être une altération de caliberdoule, qui en effet signifierait prune chaude, prune cuite, de calidus, chaud, et de berdoule, petite prune noire. - (06)
caillis, lait caillé non égoutté. - (03)
çaillot, s. m. charriot. - (05)
caillotte, s. f. petit caillou plat. - (05)
caillotte. s. f. Caillé, lait caillé. - (06)
cailote, s. f. calotte, toute coiffure qui couvre la tête. - (05)
caiman. Caimand, caiman, gueux, mendiant. - (01)
caimand, caimandouse. : (Dial. et pat.), mendiant et mendiante. Rac. lat. mendicare. La préposition cum qui précède le vocable annonce des mendiants réunis. - (04)
caimander. v. n. Mendier. Se dit par interversion de mendicare. - (06)
caiment. adv. Quasi, quasiment, presque. - (06)
cainainée. La Cananée... - (01)
cainair, s. m. canard, oiseau de basse-cour. — Bûche que le flottage des bois dépose le long des ruisseaux. Ces bûches sont appelées canards par assimilation. - (05)
caine (nom féminin) : cane. - (18)
caine : cane . - (20)
caine, cainot cane et le petit de la cane. Ne me pairlez pâ d'élevai des cainots sans aie : ai ces bêtes lai en fau des ruchais, des étangs, des aifâre queman cequi. – Menez don vos caines ai lai rivére. - (10)
caine, s. f. cane, femelle du canard. - (05)
caineter (verbe) : marcher à la manière des canards. - (18)
caineter, v. n. marcher à la manière des cannes en se dandinant sur une jambe et sur l'autre. - (05)
cainot (nom masculin) : canard. - (18)
caipâbe : capable . - (20)
caipâble, adj. des deux genres. capable, de bonne qualité, de belle forme. - (05)
caipirotade pour capilotade. : Déchirure en mille morceaux. - (04)
cairâme : céréale de printemps . - (20)
caircaingne, caircan rosse, cheval, poulet, et en général toute bête bien maigre. Quoi que t'é don aichetai lai !... ma c'â ine veille caircaingne que ne pourré pâ moinme portai ses airnouâ. Ile nos é servi in poulo pou sai fête ; ce n'éto qu'in vrai caircan que n'aivo que les os. - (10)
caircaisse : carcasse . - (20)
caircasse, s. f. espèce de grue à l'usage des charpentiers, servant à charger et à décharger les pièces de bois. - (05)
cairder : carder . - (20)
cairder : peiner . - (20)
cairemantràn. Carême-prenant, carnaval, en quelques provinces carême-entrant, à Dijon cairemantran, et plus souvent en trois syllabes, cairmantran… - (01)
caireûille : coquille . - (20)
cairiaige. Cariage, vieux mot qui proprment signifie charroi, Voiture, conduite de bagage par charriot, mais qui, au figuré, se prend dans le langage familier pout tout le tracas, toute la suite d'une affaire… - (01)
cairibandêne pour calybandène. : Du mot latin calyba, signifiant treille, et calybita, signifiant celui qui hante le cabaret. (Quich.) En patois bourguignon cori lai cairibandène c'est courir les cabarets (voir au mot guairibandène). - (04)
çairimonie. Cérémonie, cérémonies. - (01)
cairmantran – carnaval ; lequel a lieu en entrant dans le carème. Ceux qui prennent part à ses amusements burlesques. Voiqui le cairmantran qu'aipruche ; qué bèties en fait don !... – T'é vû les cairmantrans ? Oh qu'al étaint peut ! - (10)
cair'mentran, s. m. syncope de carême-entrant pour carême-prenant. On appelle ainsi les trois jours qui précédent le mercredi des cendres. - (05)
cairnai, cairnais loucher, regarder de travers, être de travers. C'a gros demaige qu'à cairne ; al à vraiment bein po to le résse. Tai roingée d'arbres n'a pâ tot ai fait régulière ; ile é l'air de cairnai in pecho ai droite - (10)
cairnaie (de) : travers (de), penché . - (20)
cairnaige, s. m. carnage. S’emploie souvent en parlant des dégâts causés par les animaux. - (05)
cairnâval, s. m. carnaval, masque, personne masquée ou déguisée. S’habiller en « cairnâval », se déguiser, se couvrir de vêtements ridicules ou effrayants. - (05)
cairne : carne, animal méchant . - (20)
cairner : pencher . - (20)
cairniau, carneau. s. m. Lucarne, soupirail. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
çairotte : une carotte lè cairottes sont ceutes ! les carottes sont cuites ! (c'en est fait !). - (19)
cairpe, s. f. carpe, poisson d'eau douce. - (05)
caisse (prononcez quesse) poêle, ustensile de cuisine. Fai aitention de ne pâ aitraipai lai quoue de lai caisse. Le crépais n'é pas réussi, lai caisse n'éto pâ aissé graichée. - (10)
caissi, durci (pain). - (15)
caissi, se dit en parlant d'un gâteau peu levé. - (14)
caissô. : Poêlon. On qualifiait de traine-caissô le soldat inactif des garnisons. - (04)
caisson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux . - (20)
caissotte. : Religieuse nonain. (Del.)Casse, du latin capsa, signifie reliquaire (voir Lacombe). - (04)
caiton : nœud dans les cheveux dû au fait qu'ils sont collés. - (19)
cajatte. s. f. Cachette. (Mâlay-leVicomte). - (06)
cajiau. s. m. Présure. (Rugny). - (06)
càlâ (C.-d., Morv., Br., Chal., Char.), càlàt (Y.). Noix, à cause de l'écale (brou de la noix), mot dérivé d'écaille. La partie a été prise ici pour le tout. Voir plus loin écale. - (09)
calâ : noix . - (20)
cala : Noix, fruit du noyer (juglans regia). « Chaplier des cala » : gauler des noix. On dit d'une chose maladroitement faite, d'une œuvre qui ne tient pas debout : « Y est arrangi c'ment des calas su in batan ». « Freugi c'ment quat'calas dans in sa » : se dit d'un enfant qui ne grandit pas - (11)
calâ : voir talon - (12)
cala : noix. On f'to de l'huile quand les calats : on faisait de l'huile avec les noix. - (22)
cala, noix. - (03)
cala, s. m. noix, le fruit du noyer : il y aura beaucoup de « calas » cette année. - (05)
cala, s. m., nois : « Vein-tu goûter ? J'avons des râïins, des calas, épi du vin blanc ». - (08)
calâ, s. m., noix. - (17)
cala. Noix. Ce mot vient de ce qu'on écale les noix. - (02)
calai : céder, abandonner la lutte. - (22)
calandot. s. m. Qui se dandine en marchant. (Rugny). - (06)
calaneu ou cananeû : Salsifis des prés (tragopogum pratense). La calaneu est comestible ; les gamins en croquent volontiers les jeunes pousses sans aucune préparation. - (11)
calard. s. m. Celui qui n’est pas de parole, qui ne tient pas sa promesse. - (06)
calât : noix. Fruit à écaler. Du francique « skala » : écaille. (28)
calât : une noix. - (25)
calat. s. m. Noix. - (06)
calaté, s. m., noyer, vient sans doute de cala, noix, donné clans le Glossaire du Morvan, p. 150. - (07)
calâter : noyer. On dit aussi un nouer. (28)
calâtier : un noyer. - (25)
calatier : noyer (ou nouger). - (22)
calâtier, s. m., noyer planté et exploité. - (17)
calatier. s. m. Noyer. - (06)
calau, s. m. os d'animal dépouillé de chair, os en général. - (05)
calaud. s. m. Câlin, flatteur. - (06)
calâ'yé : noyer . - (20)
cale (la), abri. - (03)
câle : l'abri du vent lè bise a fôtch, y vè m'mettre è lè câle, la bise est forte, je vais me mettre à l'abri. - (19)
calé, adj., à son aise, riche, à son affaire ; signifie aussi : beau, bien mis : « C'ment te v'là calé ! T'vas donc à la noce ? » - (08)
cale, bonnet de linge blanc ou noir dont se servaient les femmes pour se couvrir la tête pendant la nuit. - (14)
càle, càlòt (C.-d., Chal., Char., Y.), côle ou caule (Dij.). Calot, masculin de calotte, désigne un petit bonnet, coiffure de bonne femme. Cunisset et Fertiault citent caler dans le sens de coiffer. On dit dans la Côte-d'Or : elle est mal calée, pour être mal coiffée, avoir son bonnet de travers. Littré parle de la cale, autrefois coiffure des filles et des grisettes. - (09)
calé, ée. adj . Riche, cossu, bien vêtu, bien habillé. — Maison calée , maison bien pourvue de linge et do mobilier, où rien ne manque de ce qui est nécessaire pour vivre confortablement. - (06)
cale, s. f. , le brou de la nois qu'on enlève en écalant. - (08)
cale, s. f. bonnet d'étoffe que les femmes portent sous leur coiffe, bonnet de jeune enfant. - (05)
cale, s. f., bonnet porté sous la coiffe, ancienne coiffure de quelques vieilles femmes. Jadis « on appelait cale une fille de basse condition, à cause de la cale qui lui servait de coiffure ». - (08)
cale, s. f.. abri : « I pleùvo ; i m'seù métu à la cale ». - (08)
calé. : Beau. Bé ou mau calé, bien ou mal mis. Les villageois disent encore à ceux qu'ils voient en toilette : Vo veci ben recalai. - (04)
calebasser (Se). v . pron. Se troubler, se bouleverser, en parlant du temps. V’là le temps qui se calebasse. C’est une allusion à cette circonstance, que la calebasse, par sa forme, difficile à mettre d’aplomb, est sujette, à cause de cela, à se renverser, à faire la culbute. - (06)
calemande, s. f. étoffe de laine à grosses rayures tissée autrefois dans le pays et jadis très en vogue. - (05)
calembeurdon. s. m. Mets composé d’un mélange de fromage, de beurre et de farine délayé dans du lait. (Percey). - (06)
calenchetelle. s. f. Plaisanterie ; bourde, conte pour rire. (Puysaie). —L’abbé Corblet donne calenger, chicaner, tromper dans un marché ; du bas latin calengia, et du roman chalenger. - (06)
calendot. s. m. Nonchalant. (Rebourseaux). De calender, perdre son temps à des balivernes. — Voyez calandot. - (06)
calénée. s. f. Sarbacane. (Sénonais). - (06)
caler : caler, céder, abandonner . - (20)
caler, v. a. coiffer, mettre un bonnet, une cale sur la tête. - (05)
caler, v. n. reculer, céder par crainte, faiblir. - (05)
caler, v. tr., coiffer, mettre une cale : « Eh! ma pauv' Jeannette, coume te v'là brave ! T’é, ma fi ! jouliment càlée ! » - (08)
caler. v. a . Coiffer, couvrir la tête d’un bonnet, d’une cale. — Se caler. v. pron. Se coiffer. — Femme mal calée, femme mal peignée, mal coiffée. - (06)
caler. v. n. Se désister, reculer, ne pas oser, se cacher, se taire quand il faudrait parler. - (06)
caleu, noix. - (14)
caleufre : Ecaflote, peau des légumes qui reste dans la passoire. On dit aussi « Eune caleufre de raijin » : la peau d'un grain de raisin. - (11)
caleute : Calotte. « Le mait'd'école no fare mantre nu-tête mâ o garde sa caleute ». « La caleute » le parti clérical. Soufflet : « Fous li dan eune caleute, si o ne te la rends pas je te la rendra ». - (11)
caleuter (verbe) : Gifler, calotter, « O s'est fait caleuter ». Cuiter, enivrer, « Ol a bu quéques vârres de vin, peu la goutte, y l'a caleuté ». - (11)
caleutin : Clérical. Se prend en mauvaise part. - (11)
calibeurdaine, s. f. calembredaine, grosse plaisanterie, conte en l'air, propos plaisant ou burlesque. La « calibeurdaine » a été chez nous, ce semble, une danse un peu échevelée du bon vieux temps. - (05)
calibeurdaine, s. f., calembredaine. - (08)
calibo. Châtaigne d'eau. Dans quelques lieux on les appelle cabasse. - (02)
caliborgnat, borgne. - (15)
caliborgnot et caliborgnon, adj., borgne, louche, qui a la vue basse. - (08)
calibot salsifis des prés, dont les enfants aiment manger les tiges jeunes. Veins don aivou mouai dan lai prée chercher du calibot. Calibot, te n'é pâ sot… - (10)
calibot, corps dur comme mâcre. - (03)
calibot, s. m. salsifis sauvage, barbe de bouc. - (05)
calicot : Commis de nouveauté. « Ol a mairié sa fille d'ave in mossieu qu'est dans le commerce. Ah oué, d'ave in cheti calicot ». - (11)
califeriot. s. m. Enveloppe de la châtaigne. - (06)
calin, noix. - (13)
câline, s. f,, bonnet de femme noué sous le menton. - (08)
câline. s. f. Bonnet plat, tout uni. - (06)
calingé, calangé. : (Pat.), chalongier et calangier (dial.), ce qui rapproche davantage le mot du latin calumniare, contester, disputer, reprendre quelqu'un. - (04)
calle, et calot coiffe de femme très simple. Lai mère Catiche, d'aivou sai calle noire, n'a pâ peute, vais, lai pôre vieille. En me faut métenant in calo sô mai coiffe. - (10)
calle, s. f . , choc d'une bille contre une autre, dans le jeu des écoliers. - (08)
callope : épluchures de pommes de terre pour les lapins. - (27)
callots : yeux. Vient certainement du même nom des grosses billes en verres. (28)
calô : os . - (20)
calo, noix. - (15)
calô, s. m., grosse bille en terre cuite. - (17)
calo. Coiffe; tiré de cale, vieux mot. Bonnet qui couvre les oreilles et est aplati par devant, dit le Dictionnaire de Trévoux. - (02)
calo. s. m. Esclave, mercenaire, homme accablé par la peine, le travail, la misère. — Por'Calo, pauvre homme. Por'Calate, pauvre femme. (Plessis-Saint-Jean). — Du latin calo et du grec câlon, qui ont l’un et l’autre la même signification. - (06)
calô. : Noix, etcalôtei, noyer. (Del.)Ce nom vient du brou ou écale, partie enveloppante du fruit. Aussi dit-on échaillai et ailleurs challer (comte Jaubert) des noix, de même qu'on appelle échalas les perches servant à les abattre. On dit échaller les coques dures, comme on dit écosser les enveloppes tendres, les cosses de pois, par exemple. - (04)
caloffe, s. f. enveloppe des pois, des légumes secs en général. Se dit aussi du brou des noix. - (05)
caloffe, s. f., cuticule non consommable d'un fruit ou d' une graine. - (17)
calon : noix. IV, p. 22-5 - (12)
calon. s. m. Noix dans son brou, dans son écale. - (06)
calonier, s. m., canonnier. - (08)
calonnier, calognier, calounier. s. m. Noyer, arbre aux calons. - (06)
calorgne, caliborgne. s. m. et adj. Borgne, louche, qui voit de travers, qui voit mal. - (06)
calot (un) : une noix. - (27)
calot : Coiffure de femme, bonnet de linge avec brides nouées sous le menton ; le calot, qui cache les oreilles et le chignon, est froncé par derrière et orné par devant d'une bande tuyautée ou d'une dentelle. Le calot n'est plus en usage depuis la guerre. - (11)
calot : mot masculin désignant une noix. - (19)
calot, adj., câlin, caressant : « Ce p'tiot, ôl é calot ç'ment tout ». - (08)
calot, borgne. - (07)
calot, et calotté noix et noyer. En i é tré-bein de calots c't-année. Al é choué en baitant in calotté. - (10)
calot, s. m. serre-tête en toile ou en étoffe de soie. Dans quelques lieux le « calot » est l'enveloppe des grains, du sarrasin notamment. - (05)
calot, s. m., bonnet de femme, coiffe à barbes tombantes. - (08)
calot. s. m. Grosse bille de bois. (Armeau). - (06)
calot. s. m. Petit bonnet, coiffe de bonne femme. - (06)
caloteil : un noyer y éllons greûlè l'caloteil, nous allons secouer le noyer. - (19)
calotte : gifle. Et donc « calotter » pour gifler. (28)
calotte. s. f. Petite écuelle. Il y a une forte ressemblance entre ce mot, calotte, et calatte, qui veut dire jatte, du latin calathus ; cependant il pourrait se faire que ce genre d’écuelle fût appelé ainsi à cause de sa ressemblance avec la petite calotte des ecclésiastiques. (Merry-la-Vallée). - (06)
calou : poltron. - (26)
calou, adj., qui cale, poltron, capon. - (08)
calou, ouse, adj. et s. celui qui cale, qui met les pouces ; capon, poltron. - (05)
calouche. adj . Qui a l’habitude de fermer un œil pour regarder. - (06)
caloue. s. f. Volaille malade, qui laisse tomber ses plumes. (Sommecaise). - (06)
calougnier : noyer. IV, p. 22-5 - (12)
calougnier. s. m. canonnier. — Bois noir dont on fiait le charbon pour la poudre à canon. (Andryes). - (06)
calouner. v. a. Jeter des pierres, lancer des projectiles quelconques. Voyez acalouner. - (06)
calounier : noyer son fruit : la noix, est le calon. - (21)
caluchon. s. m. Petit bonnet, petite cale. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
calvanier, calvarnier, cavarnier, cavernier. s. m. Valet de ferme, berger, laboureur, batteur en grange. - (06)
camâ : Epaté. « O a le nez camâ », « Des sabeuts camâs » : des sabots dont l'extrémité antérieure est large au lieu d'être pointue. - (11)
camasse. adj. Sournois. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
cambe : Combe, petite vallée, dépression de terrain. Nom de lieu : « La cambe de Vau ». - (11)
cambeûle : une cloque, la boursouflure provoquée par une piqûre d'insecte. - (19)
cambeule, bosse par piqûre d'insecte. - (13)
cambeule, cloque causée par la piqûre d'un insecte. - (14)
cambillot morceau de bois tout tordu, inutile. Quoi que te veu qui faisâ aivou in cambillot peireil ? Ote tai don, teins ! chien de cambillot que t'ée ! - (10)
camblian : Partie du contenu d'un vase qui en dépasse les bords. « O fa des ras qu'ant de bans camblians » : il remplit les bennes plus haut que les bords. - (11)
camblier : Donner plus que le compte. « Si o n'est pas cantant, ce qu'ol a l'habitude de me camblier o m'y radera » : s'il n'est pas content, il ne me donnera que mon compte au lieu de me faire bonne mesure comme il en a l'habitude. Voir rader. - (11)
cambôle – enflure causée par une contusion quelconque. A s'é encore fait bein mau, vais ; voiqui ine cambôle ! Ine cambôle ! a geingne pu que ci ne fait mau. - (10)
cambole, s. f., enflure causée par contusion, ampoule qui se forme sur le corps. - (08)
cambôle, s. f., enflure cuisante et donnant une ampoule (aux pieds ou aux mains). - (17)
cambôle. Ampoule, élevure. Le mot patois caibossai, se disait cambouler dans le dialecte et signifiait bossuer, en s'appliquant plus particulièrement à la vaisselle. - (04)
cambôle. Elevure causée par quelques contusions… - (01)
cambolle bâton recourbé en forme de crosse à sa partie intérieure pour jouer aux boules, aux balles. Les patons jouaint ai lai treue, et en passant un m'é aitraipai aivou sai cambolle. - (10)
cambosse, camboule : enflure suite à une piqûre d'insecte . - (20)
cambosser, v. n. faire des bosses, bossuer. - (05)
cambosser. Meurtrir la tête. On prononce à Chalon cabosser, comme qui dirait bossuer le chef. - (02)
cambou : Cambouis. « T'as mis du cambou après ta culotte » : ton pantalon est taché de cambouis. - (11)
camboule : petite enflure. - (26)
camboule : enflure provoquée par une piqûre d'insecte, ou après une partie de chasse faire la camboule : manger les foies du gros gibier. - (22)
camboule, s. f. omelette au sang de lièvre ou de tout autre animal ; omelette au sang en général. - (05)
cambré. : (Dial.), voûté comme certains édifices (du latin camera). Les villageois appellent mau cambré un arbre dont le tronc est bossu. - (04)
cambrouche. s. m. Homme très-grand, très-fort. — Se dit aussi de celui qui traîne la jambe en marchant. (Rugny). - (06)
cambrouse, s. f. dépouille d'un animal tué et particulièrement du gibier. La « cambrouse » d'un sanglier, d'un chevreuil. - (05)
cameau. s. m. Souche à grosse tète. (Armeau). - (06)
camias. s. m. pl. Manières de parler et de regarder qui semblent dire aux gens : Tenez-vous à distance. — Faire des camias, se donner de grands airs, faire l’homme important. — Faiseur de camias, faiseur de manières, faiseur d’embarras. - (06)
camillée. s. f. Ecuelle d’eau, plante aquatique. (Coulours). - (06)
camou. s. m Gros tison. Voyez cameau. — Joubert donne camochon, qui, évidemment, doit avoir la même origine. (Perrigny-lèsAuxerre). - (06)
camouar, s. m. camard, celui qui a le nez écrasé, au figuré : sournois, hypocrite, traître. - (05)
camoufle, s. f., lumignon ou lanterne à bougie. - (17)
campai camper, avec tous les sens de ce mot français. Ne citons ici que celui de bien habillé. Eh bein, nô voiqui campai queman qu'an fau pou l'hyver. Là, mon gairson, culotte, juperonde et soulé neu, te voilai campai ; te peux ailai aivou les autes. - (10)
campai. Campé, placé avantageusement : c’est aussi l’infinitif camper, poster. - (01)
campaignie : Compagnie, réunion de personnes ou d'animaux. « Eune campaignie de chaichoux, eune campaignie de padrix ». Formules de salutation « Banjo la campaignie » : bonjour à tous. « Bansa la campaignie » : bonsoir à tous. On disait autrefois : « banjo (ou bansa) teurto peu la campaignie ». « Padre sa campaignie » : perdre sa femme ou son mari. « Alle ne se plieu dépeu qu 'elle a pardu sa campaignie » : on ne la voie plus depuis qu'elle est veuve. - (11)
campaîn’ne : cloche au cou des bêtes. Le nom vient du latin campana : cloche. On dit aussi sonnaille ou clarine. (28)
campaine (en), loc. au dehors, en voyage. Être en campagne, c'est n'être pas chez soi ; aller on campagne, c'est partir pour une excursion, pour un voyage. - (05)
campaine, adj ,bigotte, dévote exagérée : « Eh ! lass'-me donc ; y ét eùne vieille campaine, qui quitte son chez eus po d'meurer dans les églises ». - (08)
campaine, campeune. s. f. Clochette qu’on suspend au cou des béliers. Du latin campana. - (06)
campaine, clochette de bestiaux. - (03)
campaine, s. f. campane, clochette qu'on attache au cou des animaux lorsqu'ils vont dans les bois ou aux champs. - (05)
campaine, s. f., cloche, clochette que ‘Ion suspent au cou des vaches et qu'elles font tinter en marchant. - (08)
campaine. Clochette qu'on met au cou des vaches, des vieux mots campane et campanelle, dérivés du latin campana. - (02)
campe. s. f. Posture, assiette, attitude ferme.— Tenir bonne campe, être assidu, tenir pied à son ouvrage, ne pas se laisser déranger, détourner par quoi que ce soit. De camper. - (06)
campène (C.-d., Br.), campaine (Y., Morv., Chal.), campenne (Y.). Clochette suspendue au cou du bétail ; de campana, cloche. En vieux français on disait même campane ; le français actuel a campanile. - (09)
campène : une vieille bavarde çà eune veille campène, c'est une vieille bavarde. - (19)
campène : (Dial. et pat.), religieuse dévote, du latin campana, cloche, parce que les religieuses règlent toutes leurs pratiques quotidiennes sur l'appel de la cloche. - (04)
campéne. Bigotte et aussi religieuse, parce que les gens du monde traitent de bigottes toutes les religieuses… - (01)
camper. v. a. Appliquer, flanquer, jeter, lancer. Son cheval l’a campé par terre. Je lui ai campé un soufflet sur le nez. — Se camper, v . pronom. Se poser, se mettre. Je me suis campé devant lui. Il s'est enfin campé à l’ouvrage. - (06)
campeune clochette qu'on attache au cou des vaches, du bétail en général. Ine campeune c'â bein utile pâ ran que dan les bôs, dan les prai aito. - (10)
campeûne : clochette au cou des vaches, signifie aussi une vieille vache. Les vèches étin des campeunes : les vaches étaient des vieilles vaches. - (22)
campeune, s. f. cloche, clochette. - (05)
campeurnate : Intelligence, compréhension. « Je campends ren à ct'affâre », « T'as dan guère de campeurnate » - (11)
campigneulée, grosse quantité. - (13)
campin, s, et adj., qui marche de travers, boiteus, bancal (comme une campaine, qui oscille pour sonner). - (08)
campin. : Qui ne marche pas droit. (Del.) Dans l'idiome breton, kampen signifie tête courbée. - (04)
campin-ne, s. f., sonnaille ou grelots. - (17)
campo. Congé, liberté, parce que les écoliers vont « ad campos » quand ils ont congé… - (01)
campoin : petite quantité (voir : miotte). On lécho un campoin dans certains endroits : on laisse une petite quantité dans certains endroits. - (22)
camp-volant : bohémien. (28)
campvolant : nomade, bohémien, romanichel . - (20)
camp-volant, s. m., nomade, gitan, vagabond. - (17)
Camu, nom de bœuf. Ce nom est-il tiré de la forme du nez ou de la direction des cornes sur la tête de l'animal ? - (05)
can ot, caneton, petit canard. - (03)
can otter, marcher comme les canards. - (03)
çan, p. dém., ce, cela, toujours uni aus pr. poss. mien, tien, sien, en sous-entendant qui est. Çan mien, çan tien, çan sien, çan not', çan vot', çan leur : ce qui est à moi, à toi, à lui, à nous, à vous, à eus. « J'ai pris çan mien ; t'as çan tien ; ôl emporte çan sien ». - (08)
canâ : Canal, fossé pour l'écoulement des eaux. Canard, « Plieumer in canâ » : plumer un canard. - (11)
canâ : le canard. - (19)
cana’ : canard. Syncope (classique) de canard. (28)
canadâ : perche soleil. Parce que ce poisson est originaire d’Amérique du Nord. (28)
canai (se). : Se heurter contre un obstacle qu'on ne voit pas, contre un angle, contre la carne ou les carneaux (Nicot) d'une muraille, par exemple. - (04)
canaille. f. s. Marmaille, bande de petits enfants, de gamins turbulents et criards. — Littéralement parlant, troupe de petits chiens. - (06)
canaillon, canaillou. s. m. Terme injurieux. Canaille, personne malhonnête et méprisable. - (06)
canaird : canard . - (20)
canard. s. m. Bois de flottage tombé au fond de l'eau. - (06)
cancaillot : voir sauteriau - (12)
cancan, s. m., canard : « Hé! p'tiot, vois les cancans qui vont boire ». - (08)
cancanai : parler, médire. Les laveuses cancanin : les laveuses parlaient. - (22)
cancaner : parler, médire (rapprocher de cancan) . - (20)
cance. Voir : Quance. - (09)
cancoêne, s. f., hanneton, - (17)
cancoin, s. m., lent. - (17)
Cancoin. Nom d’un marchand drapier de Dijon, si gros, pendant un certain temps, et si pesant, qu’il en avait peine à marcher… - (01)
cancoire et cancouelle. : Hanneton. - (04)
cancoire ou cancoirne. Hanneton. - (02)
cancoirne : hanneton. (28)
cancoirne : Hanneton. « Fare in melin de cancoirne », passe-temps enfantin des plus cruels ; il consiste à briser des pattes du hanneton et à fixer dans le moignon une grosse épingle qui devient une sorte de pivot autour duquel le malheureux insecte qui cherche à s'envoler tourne comme les ailes d'un moulin à vent. - (11)
cancoirne : voir cancouelle - (12)
cancoirne, s. f. hanneton. - (05)
cancoirne, s. f., hanneton. Dans la saison, les gamins en ramassent par tas, par sacs, et s'amusent parfois, le soir, à en jeter plein les boutiques. - (08)
cancoirre (C.-d., Br., Char.), cancoirne (Morv., Chal.), cancouelle (Morv.), cancouenne (Y.). Hanneton, probablement de cancer (écrevisse), à cause des pinces du hanneton. - (09)
cancouâgne – hanneton. – Tein, Tiennot mon anfant, aibuye tai ai fâre vôlai ceute cancouâgne qui. Vôle, vôle, mai cancouâgne jeuque é nuages… - (10)
cancouane (nom féminin) : hanneton. - (18)
cancouégneau : voir quinqu'gneau - (12)
cancouelle (une) : un hanneton. - (27)
cancouelle : hanneton. - (26)
cancouelle : hanneton. III, p. 42 ; IV, p. 27 - (12)
cancouelle, cancouenne. s. f. Hanneton. - (06)
cancouelle, s. f. hanneton. - (05)
cancouène : hanneton . - (20)
cancouène : mot féminin désignant un hanneton. - (19)
cancouenne : hanneton, vieille fille, bigote. - (16)
cancouenne : voir cancouelle - (12)
cancouère (une) : un hanneton (voir : cancoire). - (25)
cancouignai demander en se plaignant, en flattant, en flagornant. Tein, voiqui le père Colas quoi qu'a vein don cancouignai, arré!... Lai Pierrette m'embête ; câ ine cancouine. -(10)
cancouin ine, adj., lent dans les mouvements et la démarche. - (07)
cancouine : voir cancouelle - (12)
cancoyau. s. m. Homme qui nasille en parlant, à la manière de polichinelle. (Toncy). - (06)
cancuelle : hanneton. Leur vol lourd et maladroit faisait peur aux filles car ces gros insectes se prenaient quelquefois dans leurs cheveux. Les petits garçons leur mettaient un fil à une patte pour les faire voler comme un rustique cerf-volant. - (21)
candute : Conduite, « Mauvase candute » : mauvaise conduite, débauche. « Ageter eune candute » : renoncer à ses mauvaises habitudes, se ranger. « Candute ou recandute de Grenoble », mauvais procédé qui consiste à poursuivre à coups de pierres des gens avec lesquels on s'est chicané ou battu et qu'on chasse du pays. - (11)
cane : « Fare la cane » : s'évanouir. « Alle ne vaudrait ren pa soigni les blessés, acheteu qu'alle voit du mau alle fa la cane ». - (11)
caneçon : un caleçon. - (19)
caneçon, s. m , caleçon. - (08)
canepin : Calepin, « J'y ai marqué su man canepin » : j'en ai pris bonne note, je m'en souviendrai. - (11)
caner. v. n. Errer comme un chien. — Par extension et similitude, vagabonder, faire l’école buissonnière, la fûtaine, en parlant des enfants. Du latin canis. - (06)
canette : bonnet de femme. - (26)
canette : coiffe. V, p. 16-5 - (12)
caneut : Mélange de vin, sans sucre, et de pain coupé en petits morceaux (On disait autrefois beurseureut). - (11)
canezas. s. m. Cadenas. (Percey). - (06)
canfasser : Confesser On dit d'une chose extrêment difficile à exécuter « y est le diabe à canfasser ! », c'est à dire il n'y a pas moyen d'en venir à bout. - (11)
canfassian : Confession. « An li arait donné le Ban Dieu sans canfassion », se dit d'une personne qui a toutes les apparences de l'honnêteté, mais n'en a que les apparences, d'une personne hypocrite. - (11)
canfiteure : Raisiné, confiture faite avec du moût de raisin « Eune reute de canfiteure, une tartine de raisiné ». Les confitures qui ont pour éléments tout autre fruit que le raisin ne sont pas des « canfiteures », ce sont des gelées. Voir ce mot. - (11)
canfouiner (se) : se cacher. - (25)
çanger (se), v. pr., changer de linge, de vêtements. - (08)
çanger, v. tr., changer, remplacer, modifier. - (08)
cangi : Congé. « Y est in vieux sordat (soldat), ol a fait deux cangis ». - (11)
cangraingne, s. f. gangrène. - (05)
cangrène : Gangrène. « I li est veni du mau dans la chambe, la cangrène s'y est mis, i va pt 'èt falla li coper » : il est venu du mal à la jambe, la gangrène s'y est mise, il va peut-être falloir la lui couper. - (11)
cani : caneton . - (20)
cani : Chenil, niche à chien. Au figuré : lit. « Allons les ptiets, au cani ! » : allons les enfants, au lit ! - (11)
cani, s. m. petit canard qui n'a pas encore de plumes. - (05)
cani, s. m., chenil : « Rentre Médor dans son cani. » - (08)
cani. Chien. Ce mot est composé directement du latin canis. - (02)
cani. s. m. Caneton, petit canard. Fait canas, au pluriel. Un cani, des canas. (Athie). - (06)
caniche : Viande de mauvaise qualité. « J'ins marandé dans eune gargeute queva an nos a fait miji de la caniche » : nous avons mangé dans une gargote où on nous a fait manger de la viande de mauvaise qualité. - (11)
canichou : Petit boucher qui ne tue que des vaches maigres, des caniches. - (11)
caniforchon (à), loc. adv., à califourchon. - (08)
canigot. s. m. Escargot. (St-Sauveur). - (06)
caniquet. s. m. Toit à canes. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
çaniqui, loc, cela, ce qui est ici. - (08)
caniquiée. s. f. Chaumière, cabane en ruine ou de peu de valeur. — Se dit aussi, par analogie, d’une personne mal portante. - (06)
canivelle. s. m. Un des membres du corps humain. Il est tombé les quatre canivelles en l’air. Si je ne me retenais pas, je te briserais les quatre canivelles. - (06)
can-nai : crier (s'agissant de l'oie). - (22)
canne, s. f. roseau, masse d'eau ou massette à larges feuilles, typha latifolia. - (05)
canneçon : caleçon. - (27)
canne-major, s. f., tambour-major, militaire et civil. La canne joue un tel rôle dans les fonctions de cet homme grand, qu'elle a servi à le dénommer. La canne-major civile est de toutes les noces, de toutes les fêtes, surtout de toutes les promenades de cérémonie ; elle précède le tambour et le fifre, et livre son bâton enrubanné aus plus excentriques audaces de sa gymnastique. - (08)
canner (prononcez can-ner). v. n. Crier comme un canard. - (06)
canner, v. n. Plier sous le poids d’un ferdeau. Se dit ainsi peut-être, parce que, dans ce cas, on éprouve le besoin de s'appuyer sur un bâton, sur une canne. - (06)
cannesson, caleçon. - (13)
cannetilles. : Fils d'or ou d'argent tortillés sur du laiton. Ornement interdit à certaine classe, et surtout aux servantes, par édit somptuaire de la municipalité de Dijon de 1680. - (04)
canneton. s. m. Hanneton. (Courgis, Auxerre, etc.). - (06)
cano’ : caneton. (28)
canolle. : Fruit du cornouiller, et canolai, cornouiller. (Del.) - (04)
canon : verre de vin . - (20)
canon : un verre, ou une fillette de vin (blanc ou rouge). Ex : "Eh Léon ! Té payes-t-y un canon ?" - (21)
canon, canonnier. s. m. Prunier de Sainte-Lucie. - (06)
canot, mouillé comme canant. - (03)
canot, s. m., petit canard, caneton. - (08)
canoter, v. intr., aller de ci et de là, marcher à la manière des canards : « Alle é prou gentite de figoure ; mâ, mon Dieu ! c'ment all' canote! » - (08)
canoter. Marcher comme les canards. - (02)
canottes, joncs creux croissant sur les bords des étangs. - (15)
canouche. s. f. et canouchon. s. m. Souche. - (06)
canoués. s. m. pl. Lieux d’aisances. De caner, chier, foirer comme les canes. (Courgis). - (06)
canouter. v. a. Synonyme de calouner. (Seignelay). - (06)
canquanter, v. n. se dit du cri des oiseaux de basse-cour, des oies particulièrement, mais aussi des canards, etc… - (05)
canqueillot, s. m. petite racine de genêt ou de tout autre arbuste. Lorsqu’un champ de genêts a été mis en culture, on ramasse les « canqueillots » après le premier labour. Ces racines donnent un feu de peu de durée, mais vif et clair. - (05)
canquène (sans doute pour quantième). s. f. Laps de temps écoulé. Il y a une belle canquène, pour il y a longtemps, il y a très longtemps. (Percey). - (06)
canquener, v. n. se dit du cri des oies. - (05)
canqueneuter, marcher difficilement en se balançant à droite et à gauche comme une cane. - (14)
canquoin. Paresseux, lent. De canquoin on a fait le verbe canquouiner. - (02)
canquoirne, hanneton. - (03)
canquouin : Paresseux, lent à faire sa besogne. «T'as pas encore fini ? Què canquouin te no fa ! ». - (11)
canquouin, adj., lent, trainard, paresseus. - (08)
canquouiner : Traînasser. « Causer en canquoumant» : parler lentement et d'un ton pleurard. - (11)
canquouiner, v. intr., paresser, traîner dans son travail : « O n' fait ran d' ben brave ; ô canquouine tout l' temps ». (V. Canquouin, p. l'orthogr.). - (08)
cansaïlle : Conseil. « J'ai pas faute (besoin) de cansaïlle ! ». - (11)
cansarver : Conserver. « Tiens v'la eune pièce de vingt sous pa fare la fête, seurement (seulement) tâche de la cansarver ». - (11)
canstrure : Construire. « Ol est bien chez liune dépeu qu'al a fait canstrure » : il est bien chez lui depuis qu'il a fait construire. - (11)
cansulte : Consultation, ordonnance du médecin. « Le madecin li a donné eune cansulte » : le médecin lui a donné une ordonnance. - (11)
çant an banneîre, çant an ceveire. Cent ans bannière, cent ans civière. Proverbe pour donner à entendre qu'avec le temps on peut déchoir de la plus haute noblesse, dont la bannière est une marque, comme la civière est une marque de roture et de pauvreté… - (01)
çant. Cent. On écrit çant devant une voyelle, çant écu, cent écus ; çan devant une consonne, çan fran, cents francs. - (01)
cante : Contre. On dit aussi cantre. - (11)
canticle. Cantique, cantiques. A Paris, comme à bijon, le menu peuple change ique en icle… - (01)
cantine, s. f. on dit les mouches « cantines. » - (05)
canton : partie d'un bois communal réservée à chaque famille. - (27)
cantonnai fréquenter, venir souvent dans le même lieu. Quoi qu'à venant don tôjeur cantonnai qui ? – To le monde cantonne por qui. - (10)
cantons : coupes de bois. Droit d'affouage. Permet à chaque foyer de la commune de cuisiner et de se chauffer sans contrainte. Les bénéficiaires pouvaient sous-traiter l'abattage et se faire livrer leur lot contre paiement ou autre service. Ex : "A c't'hiver, faut qu'j'allint aux cantons !" - (21)
cantou : Partie d'un champ clos de haies ou de murs où il n'est pas possible de faire avancer la charrue et qu'on doit cultiver à la pioche ou à la bêche. - (11)
cantra (se) : Se disputer, « I se sant cantra tote la vaillée ». - (11)
cantre : Contre. - (11)
cantredanse : Quadrille, danse très populaire dans nos villages. « Je vins danser eune cantredanse, fa me vis à vis ». - (11)
canuche. s. f. Souche de bois. - (06)
canuler. v. a. Ennuyer, fatiguer, harceler, asticoter. Voyons, est-ce que t’as, entrepris de me canuler ? Laisse-me tranquille. De canule, petit tuyau servant à divers usages. - (06)
canvartille : Rougeole des blés (melampyrum arvense). Plante qui croît dans les blés et dont la graine quand elle reste mêlée au froment donne une mauvaise qualité de farine. - (11)
canveni (verbe) : Convenir, « Y est conveni ». - (11)
canvoulant : qui n'a a pas de domicile fixe. Les canvoulants faitin les paniers : les « romanichels » faisaient des paniers. Origine probable du mot : les « camps volants ». - (22)
capan : Couard, capon. « Je te périe (parie) que je mante à la cuche (sommet) de ce peup 'lIe (peuplier). Capan qui s'en dédit » : tu es un capon si tu ne le fais pas. - (11)
capaudis. s. m. Copeaux de menuiserie. (Vertilly). - (06)
cape : Manteau de femme non ajusté et dont on ne rabat pas le capuchon. - (11)
cape, chape, s. f. espèce de coussin en paille tressée ou tordue qu'on place sous le joug des bœufs pour protéger leur tête. - (05)
cape, chape, s. f. petite couverture en paille dont on recouvre le chanvre, les javelles, que l'on dresse sur le terrain pour les faire sécher en moyettes. - (05)
cape, chape, s. f. vêtement de femme qui couvre la tête et tombe sur les épaules. Aussi prononcé « caipe ». - (05)
capeline : Capeline. Coiffure que portent les femmes pour se garantir du soleil ; elle est faite de percale doublée, soit de carton recouvert de percale, elle est garnie d'un bavolet qui protège la nuque. - (11)
caper (se) v. pr. se cacher. - (07)
capien ene, adj., flatteur, calin. Ex.: faire son capien. - (07)
capine (ai lai), loc. aller « à la capine » c'est marcher les pieds nus ou sur ses bas. - (05)
capines. s. f. pl. Vieilles pantoufles. (Saint-Privé). — Voyez écapine. - (06)
capitau, s. m. capital, argent comptant, cheptel surtout. - (05)
capitau, s. m., capital. - (08)
capon : penaud . - (20)
capon : penaud. Ol ai fait des bétises, ol o tout capon : il a fait des bêtises il est tout penaud. - (22)
caponer : Reculer devant le danger. - (11)
capot, s. m., mantelet à capuchon, volontiers de couleur lilas, ample, capitonné, élégant, que portaient jadis les laitières. Comme toutes les parties du costume traditionnel, le capot tent à disparaître. - (08)
câpre, s. f. chèvre. - (05)
capuche, s. f. capuchon, manteau à capuchon, vêtement de femme. - (05)
capucher, v. n. pommer, « chou capuche », chou cabus, chou pommé. - (05)
caquais, caquin, coquand. s. m. Œuf de poule. Dérivé de coque. - (06)
caqueillau : voir quinqu'gneau - (12)
câquelorde, canqouère : hanneton. - (22)
caquelot. s. m. Personne qui se dandine, qui se berce en marchant. - (06)
caquelotter, caquenotter. v. n. Se bercer, se dandiner en marchant. (Etivey). - (06)
caquereau, caqueriau, cacuzeau. s. m. Coque de noix. - (06)
caqueriau : voir quinqu'gneau - (12)
caquériot, caquésiot, caquéyot. s. m. Cousin, insecte ailé fort incommode par son bourdonnement et ses piqûres. Joubert donne caqueriau. - (06)
caquerot : moucheron, insecte. - (26)
caquerote : tête. - (26)
caquesiau : insecte imaginaire. D'une femme : elle a été piquée par un caquesiau : elle est enceinte. - (22)
caquetore. Caquetoire, fauteuil où l’on caqueté à son aise… - (01)
caquetore. : Sorte de fauteuil où l'on caquetait. On dit aujourd'hui une causeuse, mais on ne caquette pas moins qu'autrefois. - (04)
caquéziau : voir quinqu'gneau - (12)
caqui : diminutif enfantin pour un œuf. IV, p. 62 - (12)
câqui, s. m. œuf, terme enfantin. - (05)
çaquiau, s. m. château. - (05)
caquie. s. m. et caquiou. s. m. Chassie, matière gluante qui transpire des yeux, surtout pendant le sommeil. - (06)
caquieux, euse. adj. Qui a les yeux chassieux. — S’emploie aussi substantivement. C’est un caquieux. - (06)
caquillan : Petit fût de contenance indéterminée, inférieure à celle du quartaut « In caquillan de vin blian ». - (11)
caquillot : Grappe composée de plusieurs fruits dont le pédoncule s'attache au même point d'un rameau. « In caquillot de cheriges ». - (11)
caqu'naune : voir carcoue - (12)
caquot. s. m. Noix. (Villechétive). - (06)
caquou (nom féminin) : (Faire la) attitude maladive. Amorphe. - (18)
çar : chariot à quatre roues. VI, p. 6 - (12)
carabi. s. m. Gros morceau de pain. (Puysaie.) - (06)
carabitoué, s. m. cas rédhibitoire par syncope et corruption. On achète un cheval en réservant les « carabitoués. » - (05)
caraco : petit gilet, vêtement léger et court. - (21)
caractée, s. m. caractère. - (05)
carafée. s. m. Giroflée couleur de terre brûlée. ( Villeneuve-les-Genêts). — Ailleurs, ce nom se donne aux jalousies, à l’œillet-de-poète. - (06)
caraousse. s. f. Mauvaise viande, viande osseuse. De caro et os, ossa. (Chastenay). - (06)
caratte : Carotte. On dit plutôt careute ou carette. (Voir pastonnade). Carotte désigne plutôt la betterave fourragère ou à sucre. - (11)
carbalin, s. m. sarrasin ou blé noir de tartarie. - (05)
carbonade, s. f., tranche de porc, à griller ou grillée sur les charbons. Ce mets, très goûté, fait, avec le boudin, la base des réveillons. - (08)
carboulô (en), loc. se mettre en « carboulô », c'est se replier sur soi-même, se pelotonner. - (05)
carboulotte : voir comblette - (12)
carbounade : grillades de porc. (28)
carcailla. Mot formé par l'imitation du chant de la caille. On appelait jadis carcaillet des appeaux de caille. - (02)
carcaillet, s. m., appeau pour attirer les cailles. - (08)
carcaillote, s. f., caille. - (08)
carcan : Rosse, vieux cheval maigre. - (11)
carcancouelle. s. f. Hanneton. (Sainpuits). - (06)
carcari. s. m. Escargot. (Champignelles, Argenteuil). - (06)
carcasser, v. tr., fatiguer, exténuer : « Par la nouége qu'i fait, v’là l’piéton qui nous éporte les lett' ; ôl é tout carcassé. » - (08)
carcasser. v. n. Babiller, caqueter à tort et à travers, comme une pie. (Chevillon). - (06)
carcasson. s. m. Escargot. (Savigny-en-Tèrre-Plaine). - (06)
carcelat : épervier mâle. Altération de « tiercelet » qui est le mâle, plus petit d’un tiers chez certains oiseaux de proie. (28)
çarcer, v. a. chercher, poursuivre quelqu'un ou quelque chose. - (05)
çarcher son pain, sa vie, loc , mendier. (V. Aller aux portes). - (08)
çarcher, v. tr., chercher. - (08)
carciau. s. m. Carcasse. Un dindon maigre comme un carciau. - (06)
carciné : Calciné. « La cuisenière a laichi carciner san reuti ». Halé par le soleil, « Ol a les brés carcinés ». - (11)
çarcle, s. m., cercle : « Thouma a bouté tous ses gardes à ses touneaus ». - (08)
carcois, charcois, charcouet. Creux à la base de l’occiput, nuque du cou. - (06)
carcoue : une poule malade fait la carcoue. III, p. 63-p - (12)
carcoue : grimace, gros dos. Ol o m'lade, o fait lo carcoue : il est malade, il fait la grimace. - (22)
carcoue, s. f. on dit d'une poule et de tous les animaux en général qu'ils font la « carcoue » lorsqu'ils rentrent le cou dans leur corps comme dans l'affaissement de la maladie. - (05)
carcouiner. v. n. Nasiller. (Merry-la-Vallée). - (06)
carcul : Arithmétique. « Ol est le premé en carcul » : il est le premier de sa classe en arithmétique. Suppositions, prévisions, « Ol a fait in mauvâ carcul » : il s'est trompé dans ses prévisions. - (11)
carder, v. n. avoir de la peine, de la difficulté à fatiguer, peiner, pour faire une chose. - (05)
cardinau : Cardinal. « Ol est roge c'ment in cardinau ». - (11)
cardoux, cardeur de laine. - (03)
care. : (Dial.), chair (du latin caro). Dans le vieux français, care signifiait visage (Lac.), d'où l'expression se carrer, c'est-à-dire se regarder avec complaisance. - (04)
carefor. Carrefour, carrefours. - (01)
carein-me, s. f. , le carême. Carein-me a été dit dans un autre sens: « Pro feminariun fluxu pêriodico dicitur. » On comprent l’allusion à ce moment d'abstinence. - (08)
carémages. En effet, ils se font à l'époque du Carême. - (08)
carêmes (Les), s. f. pl. Les semailles des orges et des avoines, sans doute parce qu’elles coïncident avec le carême. (Savigny-en-Terre-PIaine). - (06)
çarger, v. tr. charger, couvrir. - (08)
carillon : cœur du fruit. En parlant de la pomme ou de la poire : « Mordre jusqu’au carillon ». Certains disent « creûillon ». (28)
carillon, s. m. nom vulgaire d'une plante de la famille des campanulacées, ainsi appelée par assimilation de ses clochettes avec la série de cloches qui produit un carillon. - (05)
carimentran, s. m., carême-entrant, fin du carnaval. - (08)
carimentran. Carnaval. Vieux mot carêmentrant, comme qui dirait entrée en carême. - (02)
carimentrant, carnaval. - (03)
çarimonie, s. f., cérémonie. - (08)
çarimonies. s. m. pl. Façons, manières, cérémonies. Un faiseux de çarimonies. - (06)
caristade. s. f. Aumône. — Mauvaise farce, danse malséante. Il y a évidemment entre cette dernière acception et la première une relation nécessaire, le métier de farceur, de bateleur, de danseur, étant une des mille manières de mendier, de provoquer la caristade. Voyez caristaud. - (06)
caristaud. s. m. Homme de peu de consistance, de peu de valeur, qui mendie, qui demande la charité, la caristade. Du latin charitas. - (06)
carkhuelle : voir cancouelle - (12)
carlet et carelet, s. m., petite mesure d’eau-de-vie servie dans les hôtels et les cafés. - (08)
carlot. s. m. Cheval vieux et maigre. (Saint-Sauveur). - (06)
carmai. Carmel. Le Mont-Carmel dans la Palestine. - (01)
carmentran, cairmentran (C.-d.), carimentran (Br.), carimentran ou galimentran (Chal.). Pour carême entrant (commençant), c'est -à-dire fin du carnaval. Carmentran est un personnage populaire en Bourgogne ; c'est une personnification du carnaval représenté par un mannequin bourré de paille et revêtu d'un costume quelconque, de vieux habits couverts d'oripeaux, principalement accusé de toutes sortes de crime imaginaires. Après avoir été promené le jour du mardi gras dans toutes les rues de la ville, le lendemain on lui met le feu au... dos et on le jette à l'eau. Littré cite Carême-prenant ; à comparer aussi avec levieux français galimafré. - (09)
carnaval : Masque, personne masquée. « Core carnaval » : se déguiser le Mardi-Gras. - (11)
carnaval, adj., terme de mépris, péjoratif. - (17)
carnavau, s. m., carnaval. S'applique également à une personne masquée : « Oh! c'ment ôl é gôné ! Y é, ma fi ! eun biau carnavau !» - (08)
carnaviau (un) : ridiculement accoutré. « Gôné c’ment un carnaviau » : mal habillé, déguisé comme au Carnaval (28)
carnaviau : une personne déguisée pour carnaval. - (19)
carne, s. f. terme de mépris, injure. - (05)
carniau. s. m . Soupirail de cave. (Vertilly). - (06)
carnicher. v. n. Jouer aux billes. (Armeau). - (06)
caroiche, cabouèche. s. f. Caboche, tête, cervelle. (Sermizelles). - (06)
carosse : caisse en bois, rembourrée de paille, chiffon, coussin, ouverte en haut et sur une longueur, utilisée par les laveuses pour se mettre à genoux au lavoir. - (22)
çarotte : petite voiture à deux roues. VI, p. 6 - (12)
carpaille, petits poissons. - (03)
carpaille. Petite carpe d'empoissonnement. - (02)
carpalin : chapeau. O soulo on métin le carpalin : au soleil on mettait le chapeau. - (22)
carpe à l'éperon : voir picasse - (12)
carpé, adj. se dit des animaux qui ont des épis dans le poil, des touffes qui se hérissent. - (05)
carquelin : Craquelin, espèce de gâteau sec. « La manman est au moulin, elle apportera in carquelin… ». Vieille chanson. Voir au mot bardolé. - (11)
carquelin : les abats ensanglantés du cochon destinés à être cuisinés. - (19)
carquelin, s. m., craquelin, sorte d'échaudé sec, que certains trempent dans leur café au lait. - (08)
carquelin. s. m. Cartilage des oreilles. (Bagneaux). - (06)
carquelle. s. f. Hanneton. - (06)
carquesse, s. f. on donne ce nom, je crois, à la petite ciguë qu'on appelle aussi faux persil. La carquesse est vénéneuse. - (05)
carqueuille. s. f. Personne sans probité. - (06)
carquille, feuillette à porter l'eau. - (03)
carquillon, 1/2 feuillette à porter l'eau. - (03)
carre coin, retrait, angle d'une chambre, de travers. – Ci nos embaraisse cequi mets le don voué lâvan dan le carre. En met cequi dan in carre, to bonnement. De carre en coin. -(10)
carre (de), loc. adv., de côté, de travers. Paroles de carre ; regarder quelqu'un de carre : « Je n' vas pu l’vouer ; ô m'a métu d' carre » (mis de côté). - (08)
carre : Coin. « Va te siter au carre du fu » : vas t'asseoir au coin du feu. « De carre en coin » en diagonale. - (11)
carre, coin ou refuge anguleux. - (03)
carre, s. m., coin, angle, foyer. Nous disons : le jeu des quat carres pour : le jeu des quatre coins. - (08)
çarre. Cendre, cendres… - (01)
carre. Coin. - (02)
carre. s. f. Angle, côté, face terminée carrément. La carre d’une rue. La carre d’un bois. Les quatre carres d’une table. Se coiffer de carre. Du latin quadra. - (06)
carré. Terme pour désigner des plantes aquatiques. Du latin carex qui spécifie l'une d'elles. - (02)
çarre. : Cendre, et çarrier, cendrier. – Le patois redoublait volontiers la consonne finale en faisant disparaître la consonne précédente ; Il substituait .volontiers aussi à la syllabe en la voyelle a, comme on le voit ici et comme on peut l'observer dans les verbes prarre ou parre, pour prendre, et éprarre, pour apprendre. - (04)
carreau, s. m., pierre. Sens absolu. Ce n'est pas sans surprise qu'on entend dire : « Ol a jeté des carreaus dans mes vitres ». Nous avons recueilli : « va à la ruine du châtiau ; ma y é por y prendre des carreaus por son mur. » - (08)
carrée (la), s. f., tente, logette en toile, parfois en planches, construite pour abri sur le bateau et le radeau. - (08)
carrée (lai), la, principale, voire la seule pièce d'une habitation ; maison où il y a un peu de désordre. - (14)
cârrée : pièce principale de la maison . - (20)
carrée, s. f., pièce où l'on se tient le plus souvent. - (17)
carrée. s. f. Nom donné par les mariniers de l’Yonne à la cabane de leurs bateaux, à cause de sa forme quadrangulaire et de sa couverture plate ou légèrement bombée. - (06)
carréger, v. a. charroyer, transporter sur une voiture. - (05)
carrenô. Petit coin. Voyez Quarre, dont carrenô, qu'on pourrait écrire quarrenô, est un diminutif. - (01)
carrenô. : Petit coin, diminutif de carre. - (04)
carrer (se), v. pr., se ranger, se mettre de coté. - (08)
carreuchi (se) : Se lancer des pierres, des mottes de terre ou tout autre objet. - (11)
carriât, s. m., charrette à quatre roues. - (17)
carroge : croisement de chemins. Pour Carrouge, de carrum : lieu où passent les charrettes. Et chez nous un quartier. (28)
carroir. s. m. Terrain vague au bord d’un chemin. (Diges). — On dit aussi carroi, carroué. Dans une foule de communes, il existe des climats portant une de ces dénominations. - (06)
carron. s. m. Coin, fragment de carre. — Carron de pain, morceau du chanteau, dans lequel il y a plus de croûte que de mie. Voyez carre. - (06)
carrosse. s. m. Garde -genoux d’une laveuse. Se dit par ironie, par antiphrase. - (06)
carrouge : carrefour. III, p. 17-i - (12)
carrouge. s. m. Carrefour, endroit où plusieurs rues, plusieurs chemins viennent aboutir. - (06)
carruge, place vague, plâtre. - (03)
càrtâble (C.-d., Chal.).Gibecière, portefeuille en carton ou en cuir, dans lequel les écoliers placent leurs livres et leurs cahiers et qu'ils suspendent à leur cou par une courroie, comme un baudrier…. - (09)
cartable : Sac d'écolier. « Mens totes tes affâres dans tan cartable ». - (11)
cartable, s. m., sorte de grand portefeuille en carton, dans lequel l'écolier met ses cahiers et ses livres. - (08)
çartain : Certain, sûr, « Je n'en sus pas çartain » : je n'en suis pas sûr. - (11)
çartaln. Certain, certains. - (01)
carteau V. quarteau. - (03)
cartée, s. f., quartier, gros morceau : « Y ét eun fameus goulu ; ô vous mainge des cartées d' pain !... » - (08)
cartelot, quartelot. s. m. Quartier de pain. (Courgis). — Dans le commerce de bois, on appelle quartelot , une sorte de planche de bois blanc ayant trois fois épaisseur d’une volige champagne. - (06)
cartheranche. : Partie équivalant à la quartemesure d'un tout. Franchises de Rouvres, 1457. - (04)
cartille. s. f. Morceau, tranche. Une cartille de pain. - (06)
cartin, quartain. s. m. Petite corbeille d’une contenance déterminée, dans laquelle on donne l’avoine aux chevaux. - (06)
caruge. Pâturage communal. - (02)
çarvelle, s. f., cervelle, intellect. - (08)
çarzer, v. a. charger, mettre une charge sur... confier une mission à quelqu'un, etc. - (05)
casaquin, s. m., camisole, courte et sans manches Se prent fréquemment, au fig., pour le clos : « Attens ! j' vas t'en flanquer su l' casaquin ! » - (08)
Cascaret : nom de mulet. VI, p. 17 - (12)
caser. v. n. Terme du jeu de billes. Action d’envoyer sa bille au but ou contre celle de son partenaire, et de l’atteindre, de la choquer, de la frapper plus ou moins raide. - (06)
casiau, s, m., vessie. Celle de veau sert à la confection de la pressure pour faire prendre nos bons fromages blancs des Bordes. - (08)
casiau. Pressure pour faire coaguler le fromage ; du latin caseus, fromage. - (02)
casiau. s. m. Membrane de la caillette du veau, présure, qui sert à faire cailler le lait. Du latin caseus, fromage. - (06)
casieau, présure. - (03)
caso. Terme injurieux, de l'italien cazzo. - (02)
câssai – cassé ; outre le sens français, ce mot signifie quelqu'un qui a une hernie, une descente. Al â cassai, le pôre malheureux. Sai casseure è sorti, et pu en é feillu le raimenai su ine voiture. - (10)
cassaule, adj. sujet à être cassé. le verre a été très « cassaule » jusqu'à ce jour. - (05)
casse (a bref), adj. Durci. Pain casse. Terre casse. - (06)
càsse (C.-d., Morv., Br., Chal., Char.), caisse ou quesse (C.-d., Y.). Poêle à frire, du bas latin cassa, poêlon. Désigne aussi un bassin à longue tige servant à puiser de l'eau. A rapprocher de fricasser, qui semble une contraction de l'expression : frire dans la casse, et de casserolle qui en est un diminutif. En Bourgogne, les tétards de batracien sont appelés aussi queues de casse, en raison de leur forme (quouquaisse en patois de la Côte et de l'Yonne, où casse se prononce également caisse ou quaisse). Voir plus loin ce mot. - (09)
casse (queue de), têtard de grenouille. - (03)
câsse : Caisse, boîte. « Eune câsse de savan » : une caisse de savon. - (11)
câsse : Cassé. « Ce varre est câssé » : ce verre est cassé - (11)
cassè : casser. - (19)
casse : poêle à frire. (28)
casse : Poêle à frire. « Teni la quoue de la casse » : avoir la responsabilité de l'affaire, par allusion à celui qui prend la queue de la poêle pour tourner l'omelette. « Coue de casse » : têtard, jeune grenouille. - (11)
casse : petit récipient en cuivre à longue queue. - (22)
casse, adj. des deux genres. cassé, courbé, rompu, fatigué, affaibli : « c'te fonne n'ô pâ veille, mâ ile ô diji casse », cette femme n'est pas vieille mais elle est déjà courbée. - (05)
casse, poêle à frire. - (03)
casse, s. f. bassin à queue dont on se sert pour boire. - (05)
casse, s. f., poêle à frire : « T'as breûlé ma casse en f'sant ton om'lette. » On trouve ce mot dans une partie du v. fricasser, et le verbe entier semble contenir la contraction de frire dans la casse. - (08)
casse, s. f., poêle à frire, à long manche. - (17)
casse. L'endroit où, parlant des irrévérences à la messe, il est dit que ceux qui les commettent « airon de lai casse », donne à entendre que le Seigneur les « cassera » aux gages, les privera de ses grâces. - (01)
casse. Poêle à frire, de capsa. Nous appelons « queue de casse », la grenouille à l'état de tétard, à cause de sa ressemblance avec une poêle. - (02)
casse-croûte. s. m . Gourmand, fainéant, qui mange plus qu’il ne gagne. - (06)
cassemindien. s. f. Câlin, flatteur, hypocrite, qui parle autrement qu’il ne pense, qui parait ce qu’il n’est pas. C’est sans doute une altération de comédien. (Poilly-sur-Serein). - (06)
câsser : casser, briser. « Ol a cassé eune assiètte ». Faire mal, « J'ai cheu, i m 'a bien câssé » : je suis tombé, cela m'a bien fait mal. - (11)
casseure : Fracture d'un membre. « O s'est déteurdu le pi, an ne sait pas si o s'est fait eune entôrse ou eune casseure » : le pied lui a tourné, on ne sait pas s'il s'est fait une fracture ou une entorse. Au figuré grande fatigue. « Reposer la casseure » : c'est rester longtemps au lit après un travail fatiguant. - (11)
cassi, e, adj. se dit des terres grasses qui, par suite de la sécheresse, se ramassent en petites mottes compactes. - (05)
cassie, s. f. la quantité de liquide que peut contenir une casse : une pleine « cassie. » - (05)
cassie. s. f. Sachée, plein sac. (Rogny). - (06)
cassiette (une) : une casquette. - (27)
cassine, maison mal tenue. - (14)
cassine, s. f. rosse, haridelle. - (05)
cassine. s. f. Masure, cabane tombant en ruine ; vieille brebis, brebis maigre et malade. - (06)
casson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux . - (20)
casson, s. m. on dit des matières farineuses qu'elles sont « en cassons » lorsqu'elles se ramassent par l'effet de l'humidité et s'agglutinent en grumeaux isolés. - (05)
castagne. s. f. Brebis, moutons réunis en certain nombre. (Percey). — Voyez bergasse. - (06)
castille : pierre servant de fondant pour le minerai de fer. VI, p. 16-3 - (12)
castille, s. f. fragment de pierre à chaux qui éclate dans le feu en soulevant la cendre. - (05)
castiller. v. a. Quereller, chercher noise, chercher castille. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
castonade, s. f., cassonade. - (08)
castrer, v. a. châtrer. - (05)
casuel fragile.En fau fâre bein aitention cair c'â tot ai fait casuel ; c'â de lai vaisselle, et pu de porcelaigne encore !... – Te sai, c'â en verre, qu'en n'é ran de pu casuel. - (10)
casuel, adj., cassant, fragile : « O li a baillé des bagues. N'empôche ; y et eun amoureus ben casuel. » - (08)
cat (terrain), argileux, compact. - (03)
cat. Qui est comme la terre glaise, compact. Pour terre glaise, nous disons terre grasse. - (02)
catale : Crotte. « Des catales de lapin ». - (11)
catale : crotte. En particulier les crottes sèches restées à l’arrière-train des bovins, caprins. Catole en Suisse. (28)
catales, fientes de mouton. - (03)
catales, s. f., crottes de chèvres. - (17)
catalou : crotté. L’option de terminaisons en « ou », au masculin, n’interdit pas d’admettre le féminin en « ouse » (28)
catamoise. s. f. Fille. Se dit le plus souvent en mauvaise part. Ainsi , à Auxerre, il y a quelque 80 ans, il n’était pas rare d’entendre une mère irritée traiter sa fille de catamoise. -(06)
catan : Grumeau. « T'as pas bien démôlé ta boulie, aile est tote en catans » : tu n'as pas bien délayé ta bouillie, elle est toute en grumeaux. Vieux français, caton. - (11)
cataplâme : Cataplasme. « In cataplâme de pain mâchi (mâché) », remède de bonne femme contre les meurtrissures. - (11)
cataplame, s. m., cataplasme. - (08)
cataplame. s. m. cataplasme. - (05)
catareu, euse, adj. sujet à se gâter, à se corrompre, à perdre en qualité, chanceux : ce commerce est « catareux », cette affaire est « catareuse. » - (05)
catarine, s. f., cantharide : « O li a métu des mouches catarines ». A mettre à côté des mouches catholiques des Berrichons. - (08)
catau, s. f., fille de mauvaise vie. Est aussi, comme catin, le nom de la poupée d'enfant. Diminut. de Catherine. - (08)
Cataut : none de mule. VI, p. 17 - (12)
câtch : une carte à jouer. - (19)
catéchime, s. m., catéchisme. - (08)
catécime, catéchisme. - (03)
catécime, s. m. catéchisme. - (05)
Cateigna. Le maréchal de Catinat. - (01)
Câteline, nom de femme pour Catherine. - (05)
catelle : Redingote. « Ol a mis sa catalle de noce ». - (11)
cater, v. tr., jeter, lancer, pousser. - (08)
catère : épilepsie, convulsion. - (26)
catessime : Cathéchisme. « As-tu-bien appris tan catessime ? ». Au figuré, dire à quelqu'un son « catessime », c'est lui dire son fait. « Attends voir y est ma que va li dire san catessime ! » - (11)
catharreux, aléatoire, qui ne réussit pas toujours. - (14)
catherinette. s. f. Couturière, fille qui a coiffé sainte Catherine. - (06)
catiau, s. m. château. On donne par courtoisie ce nom à toutes les maisons bourgeoises attachées à un domaine d'une certaine importance. Le château en Morvan est le principal « châ » du pays, voilà tout. - (05)
catiche, catin : poupée, femme de mauvaise vie . - (20)
catîche, s.f., poupée de chiffons. - (17)
catichimeux. s. f. Enfant qui fréquente le catéchisme. - (06)
catifère : en mauvaise santé. - (26)
catin, cataut. s. f. Poupée ; femme de mauvaise vie. A Saligny, le nom de catin se donne aussi quelquefois à un petit agneau, sans doute parce qu’on joue avec lui comme avec une poupée. - (06)
catin, s. f. poupée d'enfant. - (05)
catiner. v. n. Jouer à la poupée, faire, habiller des poupées. - (06)
catinier. s. f. Petit garçon qui aime à jouer avec les filles, à la poupée. - (06)
catio, s. m., plat, pot, vase. - (08)
catio. Plat. - (02)
catôlicle pour catholique. : Le peuple parlait ainsi chez les Parisiens comme chez les Bourguignons. Il en était de même pour nombre de terminaisons en ique: bouticle, canticle, musicle, etc. - (04)
catôlicle. Catholique, catholiques. - (01)
caton (à), loc. adv., à quatre pattes, à la manière d'un chat ; « L'boun houme, ô marche à caton pour obuyer son p'tiot ». - (08)
càton (Br., C.-d., Chal.), casson, quiaisson (Morv.). Portion de matière agglomérée, caillot de sang, de lait, ou grumeau de farine ; vient du même mot en vieux français, lequel avait la même signification et venait du latin coactus, pressé, resserré. - (09)
catons, s. m., grumeaux qui se forment dans toute farine par suite d'humidité, ou parce qu'elle est mal délayée. - (08)
catoue : voir carcoue - (12)
catrofle. Pomme de terre. - (02)
catrouille, pomme de terre. - (03)
cattale. Fiente de mouton. - (02)
catte, carte. - (13)
câtu, s. m. pays lointain, au dehors, à l'étranger; « voir du câtu », c'est voir du pays. - (05)
caublin (A). Locut. adverb. A califourchon. Porter un enfant à caublin. (Migé). - (06)
caucluche : Cabriole. « Fâre la caucluche » : faire la cabriole, cul par-dessus tête. - (11)
caud : sans queue. - (26)
caud, caude : dont la queue a été rognée. II, p. 13-16 ; III, p. 35-2 - (12)
caue (d’à). Locut. interrogat. D’à cause ? Pourquoi ? C'est un synonyme du qu' avis de la Puysaie. - (06)
caugnon. s. m. Petit souchon de bois. Du latin cauda. - (06)
causer : parler . - (20)
causette : Conversation, causerie dans l'intimité. Aux veillées lorsque les garçons vont « voir les filles » (leur faire la cour). La fille de la maison admet à tour de rôle chacun de ses amoureux à lui faire la « causette » à l'écart. Cet usage est toléré par les parents. - (11)
causou : Bavard. « Causou à la jornée » : bavard qui cause sans s'arrêter, comme s'il était payé à la journée pour le faire. - (11)
causou, adj., causeur, bavard. - (08)
causou, ouse, s. m. et f. causeur, bavard, musard : « un causou, une causouse. » - (05)
caussai et cossai (se). : Se heurter. - (04)
caussée, s. f. ouvrage fait à bâtons rompus, à moments perdus : « i l'é fé ai caussées », c’est-à-dire à plusieurs reprises. - (05)
causu ou quausu : Quasi, presque « I est causu né » : il est presque nuit. Bientôt, « T'as pas causu fini ? » : Tu n'as pas bientôt fini ? - (11)
caut, couaut (du latin caulus). s. m. Abri. Se mettre caut, à caut, à couaut, à la caut, à la cauïaut, se mettre à l’abri. Les formes couaut, cauïaut et mieux, selon nous, cauïau, semblent préciser davantage qu’on se met à l’abri de la pluie, de l’eau, de ïau. - (06)
cautère : emplâtre (ç'ai pas pu d'aution qu'un cautère su eune jambe de bois) . - (20)
cauti ne, s. f. femme câline, enjôleuse, qui flatte par intérêt. - (05)
cautin. adj. Cauteleux. (Vassy-sous-Pisy.) - (06)
cauver. v. n. Causer. - (06)
cavale (à), à califourchon. - (14)
cavalerie. s. f . Race, espèce chevaline. La Puysaie élève, nourrit une belle cavalerie. - (06)
caveûlant : le camp volant, les gens du voyage, les gitans. - (19)
caviron. : Petit caveau. (Del.) - (04)
cavo : un épis de maïs égréné. - (19)
cavon, caveron. s. m. Petit caveau en contrebas d’une cave. - (06)
cavran : Caveau, coin de la cave où sont les vieilles bouteilles. - (11)
câvre, s. f. cave, lieu souterrain : « voiqui lai quié d'lai câvre », voici la clef de la cave. - (05)
cayan ou caillan: Porcelet, jeune porc. - (11)
cbàpouter (C.-d., Chal., Char.), cbapoter (Br., Y.), chaipouter (Morv.). Couper un objet maladroitement, le morceler, le tailler à tort et à travers. En menuiserie, cbapoter signifie dégrossir une pièce de bois avec une plane. Ce mot peut se rapprocher de chaponner, dérivé probablement de castrare... D'autre part, le vieux français possédait le verbe cbaploier signifiant frapper rudement, sabrer, tailler en pièces, et cbaploteis, massacre, carnage. Quant au cbapoutou ou cbapouteur, c'est celui qui chapoute, et le cbapoutoir est le billot sur lequel on chapoute. - (09)
cCombaisson, petite combe. - (14)
cé : Cerf, lucane (coléoptère). - (11)
ce, prép. chez. « a n'ô pâ ce lu », il n'est pas chez lui. - (05)
cé. Ces, pluriel du pronom démonstratif ce. En bourguignon comme en français, on écrit ces devant une voyelle, « ces anfan », qu'on prononce « cez anfan », ces enfants. - (01)
cecle. : Cercle. Cecles és cues, cercles aux cuves. (Franchises de Salmaise, 1375.) - (04)
cégüe : Cigüe. (cicuta virosa). « Eune trope de cegüe » : une touffe de ciguë. - (11)
céguéri. s. m. Céleri. (Coulours). - (06)
celai, pron. démonst. cela. On prononce ç'lai. - (05)
celai. Cela. - (01)
celé (En) locut. adv. A l’abri. Etre en celé, se mettre en celé, être à l’abri, être à couvert, se mettre à l’abri, se mettre à couvert, être caché. Du latin celari . — Voyez encelé. - (06)
célébrale, adj., Cérébrale : « Ol é parti d'eune fieûve cèlèbrale. » - (08)
cellâte, pronom démonstratif, celle-ci, celle-là. - (17)
cemenére, s. f. chenevière. - (05)
cemenot, s. m. petit chemin, sentier dans les champs. - (05)
cemenotte, s. f. chanvre qui a été tillé. - (05)
cemetière, s. m., cimetière. - (08)
cemie, s. f. chemise. - (05)
cemingn', s. m. chemin, sentier, voie. - (05)
cemnée : voir chamiée - (12)
cen : Cela. « Veux-tu laichi cen » : veux-tu laisser cela. « Ça, c'ment ci c 'ment cen » : comme ci, comme çà. Ainsi, « Y est bin c 'ment cen » : c'est bien ainsi. « Cen minne » (pronnocez min-ne) : ce qui est à moi ; « Cen tin-ne » : ce qui est à toi ; « Cen sin-ne », ce qui est à soi. « Chéquin cen sin-ne » : chacun ce qui lui appartient. - (11)
cenale, s. f. cenelle, fruit de l'aubépine et non du houx. - (05)
cenalé, s. m. cenellier, aubépine ou épine blanche ; arbuste qui produit les cenelles. - (05)
cenchaubin-cenchaupâ, loc. il importe peu ; cela est ou n'est pas ; il est possible que oui ou que non. - (05)
cencitrou. s. f. Sorte de pâtisserie grossière. (Armeau). - (06)
cendré : Marchand de cendres. Autrefois, le « cendré » faisait régulièrement sa tournée dans les villages pour acheter les cendres de bois destinées à la fabrication de la soude et de la potasse. - (11)
cendrei, s. m., cendrier, drap qu'on étend sur la cendre dans le cuvier à lessive. - (08)
cenelle et cinelle. : (Dial.), baie rouge de l'aubépine. - (04)
céneviau, s. m. filet de pêche. - (05)
cenie, s. f. cendre chaude, sous laquelle il y a encore du feu. - (05)
cenise, s. f., cendre encore chaude. - (08)
cenise. s . f. Cendre rouge d’un foyer ardent. De cinis. (Perrigny-les-Auxerre). - (06)
cenre : cendre . - (20)
cen-re, cendre. - (13)
cenre, s. f. cendre, poussière des matières brûlées. - (05)
cenré, s. m. linge qu'on étend sur la cendre du cuvier où se fait la lessive. - (05)
cenrer, v. a. cendrer, mettre de la cendre. « cenrer » un champ. Une terre bien « cenrée » donne une bonne récolte. - (05)
cenres cendres. Voiqui des cenres que serant joliment bonnes pour fâre lai bue. - (10)
cenrou, ouse, adj. cendreux, couleur de cendre ; rempli de cendre, couvert de cendre. - (05)
cent-côs : Voir à cô - (11)
centime, s. f., centime : « Ta ch'tite afàre, à n' vaut pas tant seulement eune centime ». - (08)
cêoclle, cercle. - (03)
cepandan. Cependant… - (01)
cêqhie, s. m. cercle. Se dit principalement des cercles de futailles : « eun cêqhie de châgne », un cercle de chêne. - (05)
céqhier, v. a. mettre un cercle à un tonneau. - (05)
cèque, ceiquïe. s. m. Cercle. (Menades). - (06)
cequi ceci, ça. Vô fairâ cequi demain. - (10)
cequi, pr. dém., ceci, cela, ça : « Y é c'ment c’qui que t’ t'éranges?... » - (08)
céqui, pr. dém., ceus-ci, ceus-là. - (08)
cequi, pron. démonstr. ceci ; en opposition avec celai = cela : « c'qui ô ai moue, c'lai ô ai toué » ; ceci est à moi, cela est à toi. - (05)
cercœur. s. m. Cercueil. - (06)
cerège. s. f. Cerise. - (06)
cerégier. s. m. Cerisier. (St-Germain-des-Champs). - (06)
cerfeu, s. m. cerfeuil, plante potagère. - (05)
cerie, s. f. cerise, fruit du cerisier : « eune c'rie meure. - (05)
cerïé, s. m. cerisier, arbre qui porte les cerises : « eun ç'rié sauvaige «, un cerisier sauvage, un griottier. - (05)
ceries, et cerillier cerises et cerisier. Ces ceries qui daivant éte bonnes ; â côtant deux so lai live. Les cerilliers sont to blian de fleurs ; i pourons fâre du flian to note content. -(10)
ceriseil : un cerisier. - (19)
cerkiè : cercler une roue, on dit aussi châtré è fô qu’jièl chez l'maréchô fère cerkiè eune roue, il faut que j'aille chez le maré­chal-ferrant faire cercler une roue.. - (19)
cerner, v. a. châtrer. - (05)
cerson. s. m. Cresson. (Ghigy). - (06)
certain, e, adj. assuré, digne de confiance, d'une qualité reconnue. On dit d'un remède éprouvé qu'il est «certain », d'une vache prise à l'essai qu'elle n'est pas « certaine. » - (05)
cérusien. s. f. Médecin, chirurgien. - (06)
cervalle : cervelle . - (20)
ces qui ceux-ci et celles-ci. Ces qui vô servirant bein mieux que ces lai. Ces qui ou ces lai, ci ne me fait ran du to. - (10)
cete pour cette. : Pron. démonst. On s'occupait assez peu des genres dans le patois. Aussi prononçait-on s'te soit pour le masculin, soit pour le féminin. - (04)
cetele-qui, pron. démonst. celle-ci. on prononce souvent « c'tel-quite». - (05)
ceti-lai, pron. démonst. des deux genres. celui-là, celle-là par opposition avec « cetu-qui » et a « cetele-qui », celui-ci, celle-ci, au pluriel «cé-qui», ceux-ci et celles-ci ; « cé-lai » pour ceux-ci et celles-là. - (05)
cetine : Celle-là. Voir au mot : S'te. - (11)
c'étoo. C'était, c'étaient…. - (01)
cetu qui, cetée lai celui-ci, celle-là. On dit également Cetu qu. C'â cetu qui qu'en vô fau prenre, tenez. Vô m'aiporterâ cetu lai : a me pliai bein. - (10)
cetu-la : Prononcez stu. Celui-là, voir au mot S'te. - (11)
cetu-lai. Celui-là… - (01)
cetu-qui, pron. démonst. celui-ci. - (05)
ceu, ceute, ceus, cé, adj. démonst. ce, cette, ces : « çô l'ceu qui vô-z-é s'coru », c'est celui qui vous a secouru ; « ceute fonne-laite », cette femme-là ; « i veu i aller ceus ou ce jors-qui », je veux y aller ces jours-ci. - (05)
c'eucarde : Cocarde. « Eune c'eucarde de canscrit». « Cen li va mieux qu 'eune c 'eucarde » : c'est pour lui une bonne aubaine. - (11)
c'eucbelin : Porter quelqu'un à « c'eucbelin » : le porter sur son dos, à califourchon. - (11)
c'euche : Coche, entaille. « Fare eune c’euche su l'ouche » : faire une coche à la taille du boulanger. Petite armature en métal garnissant la pointe du fuseau, « Feler à la c 'euche ». Cosse de pois. - (11)
c'euchin : Coussin, oreiller. - (11)
c'eûc'lle : Couvercle. « Le c'euc'lle de la marmite ». On dit maintenant le bouchon. - (11)
c'euffre : Coffre. « In c'euffre à avouène » : un coffre à avoine. Caisson de voiture, « As-tu mis le licou (licol) dans le c'euffre ? ». Poitrine, « Ol a in ban c'euffre ». - (11)
c'eulaire ou c'eulère : Culière. Pièce du harnais d'un cheval. Au figuré : courbature dont sont atteints les travailleurs longtemps courbés vers le sol, en particulier les moissonneurs. « Porté à ac'eulère ». - (11)
c'eulat : Jeune oiseau le plus chétif de la couvée, le dernier éclos, le dernier né d'une famille nombreuse, « Y est Jean qu'est le c'eulat ». - (11)
ceule, pronom. celle : « ceule-quite », celle-ci. - (05)
c'eulique : Colique. « Ol a treu miji de melan, cen li a foutu la c'eulique » : il a trop mangé de melon, cela lui a donné la colique. - (11)
c'eûmer : Sommeiller. « Van dan te couchi puteu (plutôt) que de c’eûmer au carre du fû (au coin du feu ) ». - (11)
ceumetére, s. m. cimetière. - (05)
ceum'tére : cimetière . - (20)
ceumtére : le cimetière, on dit aussi cemtére. - (19)
ceum'tié : cimetière. - (27)
c'eupie : Assignation, « L'ussier (huissier) li a foutu eune c'eupie ». - (11)
c'euqmâlâ : Nom patois du jeu de colin-maillard. Le jeu s'ouvre par cette formulette « C 'euqmâlâ d'vins'tu ?de Rome. Qu 'apportes-tu. In plien sa de pommes. Queva ce qu 'est ma pa ? Au cu du rena, étrape ce que te pourras ». - (11)
c'euquâle : Soupière, « Eune c'euquâle de faïence ». - (11)
c'euquin : Coquin, « Ol a la mine d'in c'euquin » : il a la mine d'un malfaiteur. Adressé aux enfants, c'euquin devient un terme d'amitiés. « Donne-moi voir cinq sous, ptiet c'euquin » : donne-moi la main petit coquin. - (11)
c'eurate : Curette, espèce de palette en forme de spatule faite le plus souvent d'un mince morceau de bois et dont se servent les ouvriers agricoles pour nettoyer leurs outils et détacher la terre collée à leurs chaussures. - (11)
c'eûre : Cuire, « Fare c’eûre eune marmite de tapines » : faire cuire une marmite de pommes de terre. Cuire une fournée de pain : « Si an ne veut pas miji du pain treu deu (trop dur) i faut c’eûre totes les semain-nes ». « Charchi à c’eûre » : chercher aventure, chercher bonne fortune. - (11)
c'eure : Cure, presbytère. « La c'eure est to près de l'égllige ». - (11)
c'eurieux : Curieux, « Eune c 'eurieuse histoire » : une histoire extraordinaire. Désireux, « Je n'en su pas c’eurieux » : cela ne me fait pas envie, je n'en ai cure. - (11)
ceusse (les), pr. dém., ceus : « J’vouerons ben les ceûsse qui veinront ». - (08)
c'eutan : On dit d'une vache qu'elle a « le c'eutan » quand une de ses côtes, la dernière ne vient qu'à moitié des autres. - (11)
c'eutare : Cautère, « Fare l'effet d'in c'eutare su eune chambe de beu » : ne faire aucun effet. - (11)
ceute cet et cette. Ceute homme que vos é vu m'è aipri bein des nouvelles. Al an entrepris ceute ovraige pour deux jors. – Devant un nom masculin commençant par une consonne on dit ce. Très souvent on abrége ceute en disant c'te, ou c't' ; ainsi c'te robe, c't'autel. - (10)
c'eûte : Côte. « Avoi les c'eûtes en lang » : être paresseux, se plier difficilement au travail. Monticule, « La c’eûte des Roleux (nom de lieu) ». - (11)
c'eute : Fournée de pain, « Je vins avoi des ovrés (ouvriers) c'te semain-ne i faudra fare eune greusse c'eute ». - (11)
c'eutillan : Cotillon, jupon, «Alle a égailli (déchiré) san c'eutillan ». - (11)
c'eûtis : Côtelettes de porc. Quand on tue le cochon, il est d'usage de donner à ses proches voisins « In c'eûtis, in noud a peu in treu de boudin ». Voir ces mots - (11)
ceveire. Civière. - (01)
ceviée. s. f. Civière. (Menades). - (06)
cevrosse, s. f. la partie d'un grenier, d'un fenil, qui se trouve le long des murailles, sous le toit, sous les chevrons. - (05)
ch' lu, s. m., bougeoir de cave en fer torsadé. - (17)
ch' tit : mauvais. Egalement : avare. Ex : "C't'houmme-là, c'est du ch'tit !" On peut même ajouter : "Ch'tit, fini ch'tit !". C'est en quelque sorte un superlatif. Il peut aussi arriver (et ça s'est vu), que la femme soit ch'tite. - (21)
ch' vau : cheval. Quoique le plus souvent on élevait et attelait les "j’mens". Ces animaux, quand ils devaient être plusieurs pour un charroi étaient attelés en flèche (jamais en couple). Un homme spécialisé promenait l'étalon dans la campagne, pour la bonne cause. - (21)
ch’line. s. f. Chenille. (Poilly-sur-Serein). - (06)
ch’mi de far : chemin de fer. - (16)
ch’ni (s) : poussière, balayures. (28)
ch’not, chenot. s. m. Chenet. - (06)
ch’tel. s. m. Cheptel, qu’on devrait prononcer chetel , mais que partout on prononce ch' tel. - (06)
ch’ti : chétif ou coquin. (28)
ch’tit, ch’tite (pour chétif, chétive). adj. Qui est dans un état de maigreur et de santé à faire pitié. — Au figure, avare, ingrat, méchant. - (06)
ch’tit’té : mauvaise manière, sottise, malice, « crasse ». (28)
châ : Espèce de colle dont faisaient usage les tisserands. - (11)
cha(i)pouter : tailler irrégulièrement ou d'une façon grossière, sans soin. - (25)
châ, s. m. colle de farine à l'usage des tisserands. - (05)
châ, s. m. corps de bâtiment pris isolément. Une maison, une grange, une écurie, forment trois « châs » distincts. - (05)
châa ! interj. dont on se sert pour faire avancer les bœufs attelés. - (05)
chabat : Sabbat. La croyance aux sorcières et à leurs rendez-vous nocturnes existait encore dans nos villages il n'y a pas très longtemps. - (11)
chabine. s. f. Housse de collier en peau de mouton. De chabin, mouton. - (06)
chabler. v. a. Abattre des fruits à coups de perche, à coups de gaule. (Bléneau). - (06)
chabouéchi, chatbouécheri. subs. m. Chauve-souris. (Domecy sur-le Vault, Etivey). - (06)
chabouiller. v. a. Emmêler. Chabouiller les cheveux. (Vertilly).— Jaubert donne chaboulé , ébouriffé. - (06)
châbre, s. m. sabre. - (05)
chabrô (faire), ajouter du vin rouge au bouillon de viande. - (17)
chabrot (faire) : mettre du vin dans le potage . - (20)
chac (faire), s. intr., rater : « Y ét eun fameus chassou ; à tôs les cops son fusil fait chac. » - (08)
chacagnat (nom masculin) : lit mal fait... ou pas fait du tout. - (18)
chacane. s. f. Viande. (Arcy-sur-Cure). - (06)
chacignon, s. m. chignon, le derrière du cou, la nuque. - (05)
chacnugî : Déchiqueter un objet, le couper maladroitement en morceaux informes. - (11)
chacon. s. m. Enveloppe épineuse de la châtaigne. - (06)
chacou. s. m. Gros couteau. Du bas latin chicia hache, cognée. (Tronchoy). - (06)
chacouéner, chacoiner, chagoiner. v. a. Chapoter, enlever des copeaux d’un morceau de bois. De chacou, gros couteau, ou de chacia , hache, cognée. - (06)
chacueugne. pron. ind. m. et f. Chacun, chacune. (Athie). - (06)
chadon, chardon. - (14)
châdougnerà, s. m. chardonneret, oiseau. - (05)
chadrat, ate. adj. des 2 genres. Grand et fluet, sec, maigre. (Percey). - (06)
châdron, chaiseron. s. m. Ustensile en terre percé de trous pour faire égoutter les fromages. (Armeau). - (06)
chadron. s. m. Chardon. (Argentenay). - (06)
chadronnet. s. m. Chardonneret. - (06)
chael. : (Dial.), dérivation du latin catulus et signifiant le petit d'un animal. - (04)
chafaud : grenier à foin. Ill, p. 31-r - (12)
chafaud, s. m., grenier au-dessus de la grange. - (08)
chafauder : battre un arbre avec une perche pour faire tomber les fruits (les noix). Mais aussi, plus malicieusement lutiner, secouer, battre. Usage large. Ex : "Si té continues, té vas t'fée chafauder vieux lougaïon !" - (21)
chafauder. s. m. Harceler, tourmenter. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
chafaut : plancher partiel dans la grange (voir voûlin), grenier à fourrage . - (20)
chaffaud : grenier à fourrage. On meto le foin sur le chaffaud : on mettait le foin dans le fenil. - (22)
chafoin. : Petit, frêle. lDel.)Lacombe donne à ce mot le sens de laid et de mine maigre et repoussante. A Genève, chafouiller signifie manger sâlement comme un petit enfant. – Chafoin répond à l'italien cattivo, qui signifie chétif, à moins qu'on ne préfère le mélange de chat et fouin, c'est-à-dire d'apparence sournoise et grêle. - (04)
chafrignard. adj. Déplaisant, grognon, peu endurant, ce qu’on appelle un mauvais coucheur. - (06)
chafrignier. s. m. Difficile dans le manger. (Plessis-St-Jean). — Voyez Poqueux. - (06)
chagnan : Centaurée jacée (centaurea jacea) « Le chagnan est in ban fourrage ». - (11)
chagnar, s. m. sournois, cafard, un homme en dessous comme on dit vulgairement. - (05)
chagnard : grincheux, pas franc. - (26)
châgnard : personnage incommode, dur (comme le chêne), entêté. Ex : "Toun' houme, ma fille, c'est du châgnard ! N'a rin à lui die." - (21)
chagnard. adj . Dur, coriace (Etais). — A Villiers-Saint-Benoît, s’emploie substantiellement et signifie bois revêche, homme rechigné, d’un caractère difficile. - (06)
châgne (nom masculin) : chêne. - (18)
châgne (petiet) : Petit chêne. Germandrée Macéré dans le vin, on en fait une sorte d'apéritif. - (11)
châgne : Chêne (quercus) « Le châgne des Reppes », chêne colossal de la forêt de Bragny. « Le châgne corbe », chêne penche qu'on voit au bord du chemin qui va de Mancey à Etrigny. - (11)
châgne : chêne . - (20)
châgne : chêne. (28)
châgne : chêne. - (26)
châgne : le chêne yè d'beaux châgnes dans not'bô des Creûchères, il y a de beaux chênes dans notre forêt des Crochères. - (19)
châgne : un chêne. - (25)
châgne : chêne. Ç'o biau un grou châgne : c'est beau un gros chêne. - (22)
châgne : chêne. Arbre royal et respecté. - (21)
châgne, s. m. chêne. Morvan prononce çâgne : « miçante rouette de çâgne i va t'quiorde », mauvaise branche de chêne je vais te tordre. - (05)
chagne, s. m., chêne. - (08)
châgne. s. f. Chêne. Ç’t’ année, gna ben de l’égland su les châgnes. - (06)
châgneai, s. m. bois de chênes. Ne s'emploie guère qu'au pluriel : « les châgneais. » - (05)
châgneau, s. m. bois de chênes. - (05)
châgne-forché, loc. chêne-fourchu. Le jeu de « châgne-forché » consiste à se maintenir, en s'appuyant sur les mains, la tête contre terre et les jambes dressées en l'air avec un certain écartement. - (05)
châgniau. s. m. Petit chien. - (06)
chagnon (nom masculin) : partie arrière du cou, là où l'on dépose une charge à porter. - (18)
châgnon : nuque. Attribué aussi à l’articulation de l’âge de la charrue sur l’essieu. (28)
châgnon de cou, s.m., nuque. - (17)
chagoiller. v. a. Chatouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chagreigne. s. m. Chagrin. (Ménades). - (06)
chagreillot : chatouille. - (22)
chagrillot : chatouille . - (20)
chagrillot, chagriot, chastouillot. s. m. Action de Chatouiller, chatouillement. — On dit faire Chatouillot , faire chagrillot, pour chatouiller. - (06)
chagriot, s. m. chatouillement: « faire le chagriot », chatouiller. - (05)
chagrognat. adj. Difficile. (Bagneaux). - (06)
chagroulé, e, part. passé d'un verbe chagrouler inusité à l'infinitif. Fendillé, crevassé. Se dit surtout de la terre soumise à l'action de la gelée. - (05)
chagrouleman, s. m. action de la gelée sur la terre qui se désagrège, se crevasse, se fend. Le « chagrouleman » est très nuisible aux récoltes, parce que les plantes d'un sol « chagroulé » se trouvant déchaussées sont exposées sans abri aux intempéries de la saison. - (05)
chahuter, v. a. tracasser, harceler, quereller. - (05)
chaî : Chair, viande. « Ce poulot est bien en chaî ». - (11)
chai ou ché : Char, voiture à roue, hauteur d'un char, « In ban chai de foin. Y est bin greu, cras tu qu'i passera ? Oh in chai de foin y passe bin ! ». Le chai au roi David ou le chariot » : la Grande Ourse. - (11)
chai, chat. - (14)
chaibotte. : Espèce de danse, la javotte. (Del.) - (04)
chaiche : Chasse, « Ol est to le temps à la chaiche, padant qu'o co (court) après le fricot le pain se caiche » : pendant qu'il perd son temps à la chasse la misère s'installe chez lui. -(11)
chaichi : Chasser, « Padant les vendanges an n 'a pas le temps de chaichi ». - (11)
chaichot, chéchot (pour fachot). s. m. Petit sac. (Girolles). - (06)
chaichou : Chasseur, « Y est in ban chaichou ». « J'ame autant le lièvre au chin qu 'au chaichou » : cela m'est bien égal, je m'en désintéresse. - (11)
chaïcle. s. f. Chasuble. (Ménades). - (06)
chaicun, pronom distributif. chacun, chaque personne, toute personne, qui que ce soit. On dit en Morvan comme en bourgogne : « un chaicun plieure, un chaicun grogne. » - (05)
chaidion : un chardon. - (19)
chaidion : un gamin qui remue, qui embête. - (19)
chaîdon. s. m. Chardon. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chailemie. Flûte champêtre… - (01)
chailemie. : Flûte (du latin calamus, roseau). - (04)
chaillâs, cheillâs, s. m. tiges de chanvre et en plusieurs lieux de lentilles, de pois, lorsqu'elles sont dépouillées et réduites à l'état de paille sèche. - (05)
chaillé : lait caillé. Ex : "Té doun’ras l’chaillé au couchon". - (21)
chaillot, s. m. petite pierre qui se trouve par bancs dans certains terrains. Lorsque le « chaillot » se désagrège, il forme une espèce de gros sable qu'on appelle « cran. » - (05)
chaillot. s. m. Chaseron, moule à fromage. (Accolay). - (06)
chaillotte. s. f. Caillotte, menu caillou, menue pierre. - (06)
chaillottière. s. f. Amas de menues pierrailles dans un champ. De chaillotte, petit caillou, et du latin calculus. (Saint-Denis-sur-Ouanne). - (06)
chaillou, caillou, pierre, roche. Ne figure plus que dans les noms de lieu : le moulin de chaillou près de Saulieu. - (05)
chaillou, s. m. Caillou. - (06)
chaillouter. v. a. et n. Jeter des pierres, des cailloux. (Villeneuve-les-Genèts). - (06)
chailmineman, s. m. action de la gelée qui soulève la terre, qui la désagrège et la fait tomber en poussière. - (05)
chailminer, v. n. se dit de la terre que l'action de la gelée soulève et réduit en poussière. - (05)
chaimainge. : Chemise. - (04)
chainde, cheindre : chanvre se cultivant en début du siècle pour faire des draps, des cordes. Tu mettos le cheindre aigé dans le rû : tu mettais le chanvre rouir dans le ru. - (22)
chaîneau : chéneau . - (20)
chaineau, s. m. chenal, chéneau, gouttière qui reçoit les eaux du toit. - (05)
chainette, s. f. échenal, gouttière. - (05)
chainge. Change, changes, changent. - (01)
chaingé. Changé, changez, changer. - (01)
Chaingenai. Nom propre corrompu de Saint-Genès, San-Genesius… - (01)
chaingisse. Changeasse, changeasses, changeât. - (01)
chaingnon. s. m. Chaînon. (Sommecaise). - (06)
chain-ne, s. f., chaîne. - (08)
chaintea. : Portion réservée de pain ou de gâteau La chante ou jante est une partie, une fraction de la roue. - (04)
chaintre, pré proche la maison. - (03)
chaintre, s. f., chemin autour d'une pièce de terre, ceinture. - (08)
chaintre. Nous avons beaucoup de champs portant ce nom. Il désigne des terres placées autour de la maison, et vient de cinctura, comme formant une ceinture. - (02)
chaipaie : chapeau . - (20)
chaipais chapeau. En li é beillé in joli chaipai pou ses étreunes. – Mouai, i me contente de mon chaipais de peille. - (10)
chaipé : un chapeau, on dit aussi châpiô.. - (19)
chaipeai, s. m. chapeau. Morvan. «chapiau». - (05)
chaipechô. : Coupe-chou. Couperet à hacher les herbages. (Del.) - (04)
chaipelet, s. m. chapelet. - (05)
chaipifô. : Bonnet de fou. (Del.) - (04)
chaipite, s. m. chapitre. - (05)
chaipouter, v. a. tailler, hacher le bois avec la cognée, la serpe ou tout autre instrument tranchant. Tous nos paysans « chaipoutent » plus ou moins, mais assez grossièrement. - (05)
chaipoutou, s. m. celui qui hache, qui coupe, qui travaille le bois plus ou moins adroitement. - (05)
chaippe espèce de hangar au dessus duquel il y a un fenil où l'on serre paille, fagots, etc. Vos raingerâ l'orche et lai charrue sô lai chaipe, et pu vos monterâs les cheillots de faivioles â dessus. - (10)
chaique, adj. des deux genres. chaque. - (05)
chair : char, chariot . - (20)
chair, s. m. char, chariot ; longue voiture à quatre roues qui sert à divers usages et qui est d'un emploi général dans une grande partie du Morvan. - (05)
chairboiller, v. a. noircir, salir, rendre terne ; au figuré assombrir. - (05)
chairboliai sâlir, tacher, la figure surtout.Ma n'ailé pâ sorti queman cequi, vos ête to chairboliai. Oh, le petiot chairboliou ! - (10)
chairbonette, chairbounette, s. f. menu bois façonné régulièrement comme le bois de moule pour être converti en charbon. - (05)
chairbonnette : charbonnette . - (20)
chairbouéiller : barbouiller (couleur ou digestion) . - (20)
chaircuitier, chertuquier. s. m. Charcutier. - (06)
chaire : Chaise, « Site te, vla eune chaire » : assieds-toi, voilà une chaise. « Chaire à Ban Dieu », espèce de siège que forment en s'entrecroisant les mains de deux personnes pour en porter une troisième. « Entrem 'deux chaires le cu à bas », se dit d'une jeune fille qui n'a pas su choisir entre deux prétendants ou de toute circonstance où on a manqué de décision. -(11)
chaire : chaise. - (16)
chaire. s. f. Chaise. C’est l’ancienne prononciation conservée dans plusieurs de nos campagnes, dans celles de la Puysaye notamment, et l’on dit d’ailleurs, quelquefois, l’un pour l’autre. - (06)
chaire. : (Dial. et pat.), du latin cathedra. Lamonnoye écrit cheire. Le mot chaise est le résultat d'une fausse prononciation et n'est point admis chez nos paysans. - (04)
chaireter (se) : s'asseoir. - (16)
chairetin, s. m. charretin, carcasse de charrette, la charrette sans les roues. Se compose de l'aiguille, des deux gouttereaux et des épares. - (05)
chairger : charger . - (20)
chairgi, e, part. passé. chargé. - (05)
chairme : charme . - (20)
chairmer, v. a. charmer, exercer une action extranaturelle à l'aide de la magie, fasciner. - (05)
chairogne : charogne, mauvaise bête . - (20)
chairoi, s. m. charroi, transport d'un lieu à un autre au moyen de bœufs ou de chevaux attelés : être en bon « charroi », au figuré, être en bonne voie, en bon chemin, dans une entreprise. - (05)
chairotte : charrette, carriole . - (20)
chairotte, s. f. charrette, voiture à deux roues attelée de bœufs ou de vaches. Morvan. : « çarotte, çairotte. » - (05)
chairpaingne – espèce de corbeille grossière, généralement pour les travaux de la terre. Mets totes ces pierres qui dan lai chairpaingne. Pote su le femé c'teu chairpaingne de poumes peuries. - (10)
chairpentier : charpentier . - (20)
chairrére : charrière, chemin forestier . - (20)
chairrûe : charrue . - (20)
chair'tier : charretier . - (20)
chairue, s. f. charrue, inslrument de labourage. - (05)
chaise, s. f. maison, chaumière, cabane. - (05)
chaisière. s. f. Grand panier en osier pour faire sécher les fromages. (Armeau). - (06)
chaisse : chasse . - (20)
chaisse. Chasse venatio, et chasse expello ; tu chasses, il chasse, ils chassent. Le bourguignon « chaisse » signifie tout cela. - (01)
chaisshou, chasseur. - (03)
chaissô. C'est le linge appelé « couche », qu'on met aux enfants pour recevoir leurs excréments. Chaissô a été dit par corruptioh pour sèchô, parce que quand ces linges sont sales on les lave et puis on les sèche. - (01)
chaisso. Lange, a été dit, selon Lamonnoye, pour secho, parce que, quand ces linges sont sales, on les lave et on les sèche, ce qui me semble au moins spécieux. - (02)
chaissô. : Maillot d'enfant (Del.), employé pour sechô, dit Lamonnoye, parce qu'on fait sécher constamment les linges d'enfant. - (04)
chaissôre – petit fouet. Pou menai les vais es champs prends ine chaissôre : ine baguette ci ne sero pâ aissez. - (10)
chaissot sachet, petit sac. I ai pris mon chaisso pour ailai à mairché. Cherche voué dans le chaissot si n'y ai pas laiché des botons pour ton gilet. - (10)
chaissot : petit sac, sachet. On meto les résidus dans un chaissot : on mettait les résidus dans un sachet. - (22)
chaissot, lange, drapeau d'enfant. - (03)
chaissoû : chasseur . - (20)
chaissou : ou chessou, un chasseur l'chessou été èdret, èl é tchuè un singuiè, le chasseur était adroit, il a tué un sanglier. - (19)
chaissoure. : Fouet des charretiers pour chasser ou faire avancer les chevaux. - (04)
chaiterie. Friandise… - (01)
chaiteries friandises, petites gourmandises.Les enfants et les vieux eumant bein les chaiteries ; et pu to le monde, quoi !.. ne beillez don pâ queman cequi des chaiteries ai vos enfants. Ine bonne soupe vaut mieux. - (10)
chaitognai. : Attirer un enfant par des friandises, des chateries, comme on dit encore dans le langage familier, en assimilant la gourmandise d'un enfant à celle d'un chat. - (04)
chaiveusseri chauve-souris. I eume bein regairdai les chaiveusseri que volant queman cequi le soeir ai l'entrée de lai neu. In chaiveusseri â entrai dan note chambre i ons aivu ine pô effrayante. - (10)
chaivi ou chaivousri. : Chauve-souris. (Del.) - (04)
chala : On donne ce nom aux tiges de fèves après qu'elles ont été dépouillées de leurs grains par le battage, cette paille grossière peut servir de litière au bétail. Allée ou sentier que l'on fait dans la neige avec un balai ou un petit traineau, « Fare la chala ». - (11)
chalante, chalanton. s. m. Charançon. - (06)
châlé – bois de lit.Note châlé â bein vieux ; des fouais lai neu i l'entendons craquai. - (10)
chaleil (nom masculin) : lampe à huile. (voir bitouze). - (18)
chaler. v. n. Etre essouflé, haleter, perdre haleine par suite d’une course rapide ou de grands efforts. - (06)
chaleu : lampe à huile. III, p. 32-x - (12)
chalibaude, chalibaudée, charibaude. s. f. Sorte de flambée, vive, pétillante, qui passe vite, mais qui réchauffe et ragaillardit. Ces trois mots, croyons-nous, doivent être des formes ou, plutôt, des altérations de chaliborde. - (06)
chaliborde. s. f. Feu de la Saint-Jean, feu de joie. Du latin calere , chauffer, et de borde, lieu de débauche, endroit où l’on s’amuse. - (06)
chalier, écholet : échelle double installée en permanence pour favoriser le passage d'une haie. - (22)
chalit, bois de lit. - (03)
châlit, s. m. châlit, bois de lit, très usité pour désigner la carcasse entière d'un lit qui se compose du châ et du coucher. - (05)
chalivoili. s. m. Charivari. (Ménades). - (06)
challion, s. m., la nuque. - (08)
chalmais. s. m. Chalumeau. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
châloin. s. m. Moule à fromage. (Girolles). - (06)
chalon : voir calon - (12)
chalou : Chaleur, « Demorins voir à l'ambre padant la grande chalou » : demeurons à l'ombre pendant la grande chaleur. - (11)
chalumiau, s. m., chalumeau. - (08)
chalûreu, euse, adj. la chaleur atmosphérique : « le temps est trop « chalûreu », — la journée a été bien « chalûreuse ». « céléreu ». - (05)
chalureus, adj., chaleureus. - (08)
chalû-yer, v., couper au ras du sol, très proprement. - (17)
chamâille. Chamaille. - (01)
chambalère : Sorte de support dans lequel la fileuse place sa quenouille, à la partie supérieure de ce petit meuble se trouve une petite tablette munie d'une coupe qui contient les « moillots » qui sont ordinairement des cerises sechées au four (voir moillots). Il y avait aussi la chambalère de la lampe, elle se composait simplement d'un bloc de bois servant de socle et d'une tige destinés à recevoir l'extrémité de la tige de la « lampe à coue ». - (11)
chambarder, v. tr. et intr., lancer au loin avec colère vaciller, tituber : « J'ai chambardé c' chaudron au mitan d’ la rue ». — Ol a trop bu, l'ivrougne ; ô chambarde. » (Pour ce dernier mot, v. Chambiller). - (08)
Cham-Batin. Chambertin, vignoble célèbre dans le voisinage de Dijon. - (01)
chambe : Jambe, « Quand on n'a pas de mémoire i faut avoi de bonnes chambes » : quand on oublie de prendre ce qu'on devait emporter on en est quitte pour retourner sur ses pas. Quand après un premier verre de vin on en offre un second on insiste en disant : « An ne s'en vas pas su eune chambe ». - (11)
chambe, jambe. - (03)
chambe. Jambe. Nous appelons le mollet « ventre de chambe ». - (02)
chambellan : gentilhomme chargé du service de la chambre d'un monarque. - (24)
chamberiée. s. f. Chambrière, petite pièce de bois servant à soutenir une voiture horizontalement. (Bléneau). - (06)
chambière : servante dans les maisons bourgeoises. - (22)
chambieux. s. m. Cordon pour soutenir la quenouille à l’épaule. De châble, châbleau, châbiau, chambiau. - (06)
chambiller, v. intr., aller de travers, tituber : « Voui, l’boun houme, ôl a trop pinté ; quau ô r'veint cheù lu, faut vouer c'ment ô chambille ! » (V. Chambarder). - (08)
chambilli : Tituber, chanceler, « Est-ce que t'es en ribotte ? an dirait que te chambilles ». - (11)
chambillote, s. f., croc en jambe. - (08)
chambleire, s. f. chambrière, femme attachée au service d'une maison bourgeoise, qui ne travaille pas aux champs, mais à l'intérieur. « çambière, çambiée. » - (05)
chambleire, s. f., chambrière, servante. - (08)
chambleire. : Petite servante. On disait aussi chambrillon. - (04)
chambr'aute, s. f. chambre haute ; chambre des étages placés au-dessus du rez-de-chaussée. C’est presque un château en Morvan qu'une maison ayant des « chambr'autes. » - (05)
chambr'aute, s. f., chambre haute, pièce située au premier ou au deuzième étage d'une maison. Elle est haute relativ. au rez-de chaussée : « Pâre et mâre coucheint au bas ; moi, j' coucho dans la chambr'aute ». - (08)
chambre ai for : pièce dans laquelle se trouve le four . - (20)
chambr'haute : Premier étage, chambre à coucher supplémentaire, située parfois au-dessus de la cuisine, qui la plupart du temps était la pièce unique habitable. - (11)
chambrier : grand officier qui était chargé du service de la chambre du roi. - (24)
chambrier. s. m. Locataire, qui occupe une ou deux chambres. - (06)
chambrière, porte-poêle. - (03)
chambrière, s. f., pièce de bois qui supporte le tombereau non attelé. - (17)
chambrôte. Chambrette, chambrettes, petites chambres. - (01)
chambrotte : une cuisine d'été, une dépendance qui sert à tout, surtout à cuisiner. - (19)
chamiée : chénevière (pièce de terre plantée de chanvre). - (27)
chamiée : chenevière. IV, p. 28-g - (12)
chamiée : chanvrière. - (21)
chamiée, chemiée, caimiée. s. f . Chènevière. - (06)
chamipier, v. a. conduire aux champs, mener paître. - (05)
chammiée, chamnée, cemnée : chenevière. - (16)
chamnée : voir chamiée - (12)
chamnottes : chèvenottes. IV, p. 15-1 - (12)
Chamoué : nom de bœuf. Ill, p. 29-o - (12)
champ : « Aller en champs », mener paître le bétail ; à Mancey où il n'y a presque pas de prés on conduit le bétail paître dans les champ, sur des teppes Quand il y a un complément direct on dit « mener en champs ». - (11)
champ, nom de loc. nous avons en nivernais et particulièrement en Morvan près de deux cents noms de lieu qui sont tirés de champ avec ou sans qualification. - (05)
champai. : Jeter(Del.). - (04)
Champaie : Champeau . - (20)
champaigne, s. f. plaine, endroit plat relativement aux terrains qui l'environnent. - (05)
champ-de-chaudron (le), jeu de la marelle ; jeu d'enfant qui consiste à faire sauter une pierre d'un champ circonscrit, en sautant sur un pied. - (05)
champè : jeter. - (19)
champein. Jetions, jetiez, jetaient. L'infinitif champai, jeter, vient du mot champ, comme qui dirait jeter au champ… - (01)
champer, v. tr., camper, placer, mettre, et jeter, laisser là. - (08)
champero. Jetterais, jetterait. - (01)
champie jeter là une chose qui embarasse ou encore éparpiller. En te fau champie cequi, vais ci ne vau ran du tot. Champie moi don cequi à mutan de lai rue. - (10)
champier (verbe) : conduire le bétail aux champs pour le faire paître. - (18)
champier : envoyer ailleurs, chasser . - (20)
champier, v., repousser un objet avec son pied. - (17)
champignot , champouègnot : champignon . - (20)
champignot : champignon. - (22)
champignot, s. m. champignon. - (05)
champignot, s. m., champignon. - (08)
champlain, s. m. quelques parties du Morvan donnent ce nom à un espace libre, à une place publique où se tiennent les foires, apports ou marchés. Sur le champlain de Château-Chinon s'élevait le gibet seigneurial. - (05)
champler. v. a. et n. Geler, être saisi par la gelée. Se dit du bois de la vigne. - (06)
chamployage, champoiance : droit de faire paître les bestiaux dans les bois seigneuriaux. - (24)
champlure. s . f. Action de la gelée sur la vigne. - (06)
champnettes de murs. : Coutumes de Châtillon, 1471, d'où, plus tard, channettes et chanates, tuyaux de conduite d'eau pluviale. - (04)
champoi pâturage ; ce qui le regarde.A vouraint aiboli le champoi ma quoi qu'i fairains des bêtes ? Le champoi aivou Painbliain et Cuchey â ine mine de disputes ; c'â demaige cair al â précieux. - (10)
champoro : faire champoro, c'est ajouter du vin dans la soupe du pot au feu. - (19)
champôrô, s. m,, mélange (2/3 de café ; 1/3 de vin rouge). - (17)
champoué. s. m. pacage, pâturage. On dit aussi « champiaige » = champiage : « al é eun bon champoué ai l'entor de lu », il a un bon pacage dans ses environs. - (05)
champouéyer, v. a. pâturer, faire paître les animaux. S’emploie absolument : « champouéyer» dans les bois. - (05)
champoyè : faire paître les animaux dans les pâtis, (voir paquié), tondre superficiellement. - (19)
champoyer, promener dans les champs. - (13)
champoyer, v. tr.. conduire aus champs les différents troupeaus. - (08)
chan, s. m. côté, tranche. Mettre « de chan, sur chan » = de côté, sur le côté. Être « sur chan » est l'opposé d'être à plat. - (05)
chanbe, chande, chanble et chambre. s. m. Chanvre. - (06)
chanchounette, s. f. tresse de cheveux que les femmes ramènent sur la tête lorsqu'elles se coiffent : « une chanchounette bionde. » « chonette, chounette ». - (05)
chanchue, s. f. sangsue. - (05)
chandâle : Chandelle, « Allome dan la chandâle » : allume la chandelle. « Fare la chandâle » se tenir droit, en équilibre sur la tête, les pieds en l'air, c'est ce qu'on appelle en d'autres pays, faire le poirier fourchu. Mucosité qui sort du nez, « Ce ptiet a eune balle chandâle seu le nez ». - (11)
chande : Chanvre (cannabis sativa), « Eune mâche de chande » : une poignée de chanvre. Voir mâche. - (11)
chande : filaments (du chanvre). IV, p. 15-1 - (12)
chandeille, s. f. chandelle. - (05)
chandelage, s. m. action de la gelée qui soulève les terres en formant à la surface une forêt de petites aiguilles ou chandelles de glace. Le « chandelage » est souvent funeste aux récoltes en déracinant les céréales qui restent, pour ainsi dire, suspendues en l'air. - (05)
chandeler, v. n. se dit des terres arénacées qui se soulèvent par l'effet de la gelée en formant une multitude de petites chandelles ou aiguilles de glace, lesquelles supportent une légère croûte de terrain. - (05)
Chandeleur : A la Chandeleur (2 Février) on portait autrefois bénir un cierge que l'on allumait en certaines circonstances : au cours d'un orage, au chevet d'un mourant quand on l'administrait - (11)
chandeleuse (la), la chandeleur, fête de la présentation de Notre-Seigneur au temple. - (05)
chandelle : chandelle. Mais aussi lampe à pétrole mobile, sur pied, pour l'éclairage domestique. Pour l'éteindre : "On tuait la chandelle". Le pétrole était dit, techniquement : pétrole lampant. - (21)
chandelle. s. f. Tout ce qui éclaire artificiellement. Chandelle de suif. Chandelle de cire (cierge, bougie). Chandelle d’huile (lampe). Du latin candela. - (06)
chandelouse. Fête de la Chandeleur. On a dit autrefois Chandeleuse. - (02)
chandelouze. - (03)
chandié, s. m. syncope de chandelier. - (05)
chandier, chand’lé, changlé, changuier. s. m. Chandelier. - (06)
chandier, s. m., chandelier. - (08)
chane : Entonnoir en fer blanc, dont on se sert pour remplir les fûts et les bouteilles. - (11)
chane. Chêne. Vieux mot. Nous avons beaucoup de lieux dits « La chanée », lieu planté de chênes. - (02)
chanée. s. f., chênaie. - (08)
chanei. Charnier, charniers. En français charnier, est un lieu à mettre les ossements des morts. En bourguignon, c'est un caveau où les particuliers de quelque famille ont droit de se faire enterrer... - (01)
châner. v. n. Braire. - (06)
chanevière : Chénevière, terre plantée en chanvre, puis terre propre à la culture du chanvre, « Y est du tarrain de chavenère », c'est du terrain très fertile. - (11)
chanfaud : grenier de grange. On dit aussi chafaud ; Ce chanfaud se présente généralement comme une mezzanine. (28)
chanfriller, v. intr., se dit des paysans qui veulent faire montre de parler français : « Aga, c'tu-là ; l'entends-tu ? ô chanfrille ». Pris en mauvaise part. - (08)
changhassier, changeoquer, changottier s. m. Qui aime le changement, qui change souvent, particulièrement les ouvriers, les domestiques. - (06)
changi : Changer, « T'es to trempe, va vite te changi » : tu es trempé, va vite te changer. - (11)
changuelle. s. f. Chandelle. (Poilly-sur-Serein). - (06)
changuier. s. m. Sanglier. — Se dit aussi, dans quelques localités, pour chandelier. - (06)
chani : se prononce : chan ni. Moisi, solides comme liquides. Impropre à la consommation. Ex : "Tin ! ar'gade don nout' pain, il est tout chani !" - (21)
chani, adj., chanci, rance, moisi. - (08)
chanille : Chenille, « Les feuilles des abres sant mijis des chanilles ». - (11)
chanlit, s. m., châlit. bois de lit. - (08)
chan-natte, chanlatte. - (13)
channe. s . m. Chanvre. (Rugny). - (06)
channer. v. a. et n . Ouvrir la bouche en écartant les lèvres et montrant les dents, ainsi que fait l’âne quand il veut braire. — Voir châner. — Se dit, à Auxerre, pour avaler, pour boire. -(06)
chan-ni : moisi. - (26)
channi, ie. adj. Chanci, moisi. Du pain channi. - (06)
channi, v. n. chancir, moisir, couvrir de moisissures : du pain « channi », du fromage « channi. » - (05)
channir. v. n. Chanier. Du latin canere, canescere , blanchir, être blanc de moisissure. - (06)
chanpleure, s. f. robinet de tonneau, cannelle par où s'écoule le vin, la bière, etc… - (05)
chanran : Charron, « La boutique du chanran est fremée (fermée) ». - (11)
chansenôte. Chansonnette, dhansonnettes… - (01)
chansonnet. s. m. Sansonnet, oiseau. - (06)
chantai. Chanter. « Chantai Salvé » se dit par manière de proverbe, pour marquer qu'on est perdu sans ressource, la coutume étant de chanter pour les criminels le « Salve Regina » sur le point de leur exécution. - (01)
chantain. s. m. et chantagne. s. f. Châtaigne. - (06)
chantan. Chantant. - (01)
chanteai, s. m. chanteau, morceau, quartier de pain. « chantiau, chanquiau. » - (05)
chanter (un), service funèbre de 16ne. - (03)
chanteré. Chanterez, chantera. - (01)
chantiau (nom masculin) : entame du pain. - (18)
chantiau : Chanteau, petite pièce arrondie du fond d'un tonneau ayant la forme d'un segment de cercle. Gros morceau de pain coupé, « Cope me voir in chantiau » : coupe moi un bon morceau de pain. - (11)
chantiau : partie d'une miche de pain, le quignon. - (22)
chantiau : morceau (principalement de pain). Ex : "Coupe moué don un chantiau d’pain pour fini mon froumage !" - (21)
chantié, s. m. sentier, chemin de traverse, - (05)
chantille. s. f. A Auxerre, on entend par ce mot un contre-mur de briques sur plat élevé dans la cheminée de fond en faîte. - (06)
chantire. Chantâmes, chantâtes, chantèrent. - (01)
chanton. Chantons. - (01)
chantoo. Chantais, chantait. - (01)
chantou : Chanteur, chantre d'église, « Le jo quasimodo le curé paye à marande (à manger) à ses chantous ». - (11)
chantou, chanteur. - (03)
chantou, ouse, s. chanteur, chanteuse. « çantou, çantoure. » - (05)
chantou, s. m. et adj ., chanteur. - (08)
chantre, s. f. jante de roue. - (05)
chantre, s. f. Jante de roue. (Argentenay). - (06)
chantroïlli : Chantonner un peu ou chanter mal. - (11)
chantrouiller. v. tf.et intr., chantonner, fredonner, mais de façon peu remarquable. - (08)
chaot, chaon (prononcez chahot, chahon). s. m. Se dit par contraction de chaillot et chaseron, moule à fromage. - (06)
chapais, chaipiau, chépias. s. m. Chapeau. - (06)
chapan : Plant de vigne non raciné ni greffé. « Trier des chapans » : choisir les brins de sarments les plus propres à faire de bons plants, pour faciliter cette sélection on a soin de « marquer » les ceps les plus productifs - (11)
chapau, s. m., crasse, croûte qui se trouve sur le sommet de la tête des nouveau-nés et que les mères ont la maladresse de respecter en vue de la santé de l'enfant. Ce mot n'a pas la mouillure comme chapiau. - (08)
Chapé : nom de bœuf. III, p. 29-o - (12)
Chapé, e. nom de bœuf ou de vache. Désigne plus particulièrement les bêtes à cornes qui ont la tête blanche ou blonde. « Çaipé ». - (05)
chape, ér. adj. Se dit d’une bête à cornes mouchetée de blanc et d’autres couleurs à la tête. De caput , tête, ou capeline, chapeau. - (06)
chapeler, gauler des fruits. - (15)
chapen, s. m. sapin. - (05)
chapiâ, s. m., chapeau - (17)
chapiau (un) : un chapeau. - (27)
chapiau, s. m. chapeau. - (05)
chapiau, s. m., chapeau. - (08)
chapier. s. m. Chapelier. (Massangy). - (06)
chapigner. v. a. Quereller, injurier, houspiller. — Se chapigner. v . pronom. Se quereller, se prendre aux cheveux. De caput. (Bléneau, Saint-Florentin, Percey). — On dit aussi chapiner. -(06)
chapitchau, chapiquiau, chapiteau. s. m. Hançar. (Béru). — En Puysaie, on appelle chapiteau une sorte d’appentis qui abrite la porte d’entrée de quelques églises. - (06)
chapitre : assemblée de chanoines. - (24)
chapler : affuter et gauler. Repiquer une meule usée, reformer le fil d’une lame de faux. Aussi rechapler ou enchapler ; également gauler les noix : « chapler les calâts ». (28)
chapler, v. tr., abattre à coups de gaule, surtout les nois : « Ol a chaplé les calas de ses grands neùyers. Y en a tant, qu'ô n' sarot les compter ». - (08)
chapler, v. tr., tailler, couper, mais surtout hacher : « As-tu chaplé tes harbes ? la sôpe va boudre ». - (08)
chaplier : Battre, abattre, gauler. « Chaplier des calas » : gauler des noix. On réservait autrefois les œufs du Vendredi saint aux « chaplioux » de calas pour les préserver du risque de se casser le cou en tombant du noyer…. Hâcher des herbes pour le boudin Vieux français, chaplier battre. Chabler battre à coups de gaule (Larousse), expression : « La grale (grêle) a bien chaplié les bliés ». - (11)
chaplou, s. m., petite enclume portative pour battre la faux. - (17)
chaplu, adj. chappé. Se dit du grain lorsqu'il n'est pas encore sorti de son enveloppe ou balle : « du blé chaplu. » - (05)
chapon, s. m. grain qui ne s'est pas dépouillé sous le fléau, qui est demeuré dans la balle. - (05)
chapon. s. m. Brin de sarment qui, au moment de la taille de la vigne, est coupé dans une mère-branche, pour être planté. (Auxerrois). - (06)
chapoter, chapouter. v . a. Couper, tailler une pièce de bois maladroitement, grossièrement, avec un mauvais instrument ; coupasser un morceau de bois pour faire de menus copeaux. - (06)
chapouner, se dit des incisions qu'on fait dans l'écorce d'une branche et à distances plus ou moins régulières. Après une opération de ce genre, on a un bâton « chapouné ». - (05)
chapoutai : couper du bois à la hache. L'hiver on vé chapouter du bois : l'hiver on va couper du bois. - (22)
chapouter (verbe) : tailler du bois, généralement pour fabriquer un petit objet utilitaire. - (18)
chapouter : Couper à petits morceaux, déchiqueter, « Ne chapoute pas tan pain ». Au figuré : « La grale a bien fait du mau, les bliés sont hachés » : la grêle a fait beaucoup de mal, les blés sont hâchés. Vieux français, chapoter : tailler. - (11)
chapouter : couper comme un goujat, couper en petits morceaux . - (20)
chapouter : couper du bois avec un couteau. - (26)
chapouter : déchiqueter, couper négligemment. De « capputiare » : tailler ou de « chapuis » : charpentier. (28)
chapouter, couper du bois menu. - (03)
chapouter, v. tr., couper à tout petits bouts, morceler, avec hache, couteau, ciseaus : « La couturière m'a chapouté ma robe » — « Voyons, drôlet, n' chapoute pas mon bâton... » - (08)
chapouter. Couper en petits morceaux. - (02)
chapouteur, adj., chapardeur, voleur. - (17)
chapoutoir, chapotoir. s. m. Billot de bois monté sur trois pieds, qui sert pour chapouter. - (06)
chappe : Lien de cuir qui relie l'échot (manche) à la varge (battant) de l'écousson (fléau). - (11)
chappé : nom d'un bœuf d'attelage moucheté de blanc sur la tête. - (22)
chapple, partie de la grange à gerbes. - (03)
chapu. adj. Couvert, enveloppe d’une chape. — Blé chapu , blé tellement serré dans sa balle, dans sa chape , qu’un premier tour de tarare ne suffit pas pour l’en débarrasser et qu’il faut lui donner pour cela un second tour. - (06)
chaqueigne. Pron. indéfini. Chacun. (Ménades). - (06)
char, s. f. chair. - (05)
char, s. f., chair, viande. - (08)
char. Chair. Char pour chair était, il y a 250 ans, le mot d’usage. - (01)
char-a-glace, s. m., sorte de traîneau plus ou moins rudimentaire, boîte longue en planches sur laquelle s'assiet le promeneur, et qu'il pousse à l'aide de deus bâtons à clous. - (08)
charatte : Charette. Dans le vignoble on désigne particulièrement sous le nom de charatte la voiture à quatre roues spécialement construite pour servir à transporter la vendange de la vigne à la cuve. - (11)
charban : Furoncle, clou. « Il li est veni in charban à la cliate » : il lui est venu un gros bouton à la nuque. S'il s'agit effectivement d'un furoncle, on dit : « in farrang'lle». - (11)
charboïlli : Barbouillé, « Hou les cornes ! charboïlli c'ment in cochan » : fi le vilain qui est barbouillé comme un cochon. - (11)
charbon de pierre, s. m., charbon de terre. - (08)
charbonète. s. f , petit charbon, braise qu'on retire du four, qu'on éteint et qu'on vent aus ménagères pour allumer le feu. - (08)
charbonnette : petit bois ou charbon. Petit bois et brisures bons à faire de la charbonnette, aussi braises retirées du feu. (28)
charbouillai. : Noirci par le charbon. Tel est aussi le sens donné à ce mot par M. le comte Jaubert. Les villageois disent d'un enfant dont la figure est malpropre : « S'tu lai a tô chairbouillai, ai fau le déchairbouillai. » - (04)
charbouillé : barbouillé (de charbon). - (26)
chàrbouiller (C.-d., Chal.).Noircir, salir. Ce mot semble composé des deux verbes charbonner et barbouiller, comme pour exprimer l'action de barbouiller de charbon. Charbouiller est, en français, un terme d'agriculture servant à désigner les blés gâtés par la nielle, maladie qui transforme les substances farineuses en une poussière noire. Ce mot viendrait, suivant Bescherelle et Littré, du bas latin carbunculare. - (09)
charbouiller, v. tr., barbouiller, salir, noircir par le charbon, etc : « Que v' tu que j' bise ton p'tiot ; ô s'é tout charbouillé la figure en migeant sa rôtie ». - (08)
charbouillon, malpropre. - (15)
charchè : chercher. - (19)
charchè : chercher. - (19)
charche : Perquisition, « Fare la charche » perquisitionner. - (11)
charche. Cherche, cherches, cherchent. - (01)
charché. Chercher, cherché, cherchez. - (01)
charcher, chorcher. v. a. Chercher. - (06)
charcher, verbe tr., chercher. - (08)
charcheux. s. m. Qui cherche. — Charcheux de pain , mendiant. - (06)
charchi : Chercher, « Charchi san pain » : mendier. « Charchi des pôs dans la peille » : chercher des poux dans la paille, chercher la petite bête. - (11)
charchî : chercher. (28)
charchir, chercher. - (03)
charchou, mendiant, quêteur. - (03)
chardan : Chardon. En parlant d'une personne excessivement hargneuse : « Qué chardan pignolot ! ». Le chardon pignolot est le chardon à foulon (dipsacum fullonum). - (11)
charder, v. n. pleurnicher. se dit d'une personne qui pleure ou grogne à tout propos et sans motif. - (05)
chardonet, s. m., chardonneret. - (08)
chardougnot. s. m. Chardonneret. - (06)
chareire, s. f. charrière, chemin, sentier réservé dans les bois pour le passage des voitures. Morvan «çareire». - (05)
charenton, chérenton. s. m. Charançon. - (06)
charfeu. s. m. Cerfeuil. (Diges). - (06)
chargean : Quantité de vin contenu dans le « banneut » que l'on porte de la cuve à la futaille que l'on veut remplir. On marque sur le fond de la futaille, par un trait à la craie, chaque chargean versé de façon à toujours savoir approximativement quel est le niveau du liquide dans le fut et éviter ainsi que le fut déborde. - (11)
chargeon. s. m. Poignée de tiges de chanvre. — Se dit plus particulièrement de l’un des douze paquets de chanvre qui forment la masse ou bargée qu’on met baigner dans l’eau pour le rouissage. - (06)
chargeou : Avant-train de la charrue sur lequel l'ae (âge) vient s'appuyer. - (11)
chargeou, s. m., trépied articulé pour poser la hotte dans les vignes. - (17)
charger, v. a. prendre, au figuré, et s'applique surtout aux maladies. - (07)
chargi : Charger. « Chargi in chai de foin » « Chargi des ras au coude » : mettre sur la charette les ras (voir ce mot) en soulevant la benne avec le bras replié que chacun des deux hommes qui exécutent cette manœuvre passe sous la corne de la benne. « Le temps se charge » : le ciel devient nuageux. - (11)
chargire. Chargeâmes, chargeâtes, chargèrent. - (01)
charguet, chargueter, surveillance. - (03)
charier (se), v. réfl. aller en voiture : « i m'seu chârié ai Sauleu », je suis allé en voiture à Saulieu. - (05)
charinre (f), chemin. - (13)
charinte, Charette. - (13)
chariot : Chariot. Appareil à roulettes dans lequel on place les jeunes enfants pour leur apprendre à marcher. Chariot : la Grand Ourse; voir également à Chai. - (11)
charité : Aumône. Demander la charité, mendier. « Y est l'hôpital que se moque de la charité ! » dit-on quand on entend calomnier une personne qui vaut mieux que son détracteur. La charité est le nom sous lequel on désigne l'hospice de Tournus. - (11)
Charlette, nom propre de Charlette. - (05)
charleût : Charles. Expression : « Charleût, les poires ant-i des piqueuts ? ». - (11)
Charli, nom propre, diminutif de Charles. - (05)
charlot (le), loc. « avoir le charlot, » être d'humeur flegmatique, molle, paresseuse. - (05)
charmèche : Charme (carpinus betulus), « Eune rieute de charmèche » : un brin de charme tordu pour faire un lien de fagot. - (11)
charmer, v. a. avoir en germe, couver une maladie : il y a longtemps qu'il « charmait » ces fièvres-là. - (05)
charmetiau. Charme, arbre. - (02)
charmogne (f), rhume de poitrine. - (13)
charmouaise : une allergie (rhume des foing)--. - (19)
charmouaise : une allergie (rhume des foins). - (19)
charnat, charnin, charnon. s. m. Bourbillon, chair corrompue sortant d’une plaie. Du latin caro. - (06)
charnateux. s. m. Terre forte, caillouteuse. (Saligny). - (06)
charneure, carnation. - (03)
charnié, s. m. échalas, pau de vigne. - (05)
charnier : échalas. - (26)
charniole : plante : ortie royale on dit aussi « chaveniole ». La charniole salissot les blés : l'ortie royale salissait les blés. - (22)
charnon, chargniot. s. m. Voyez charnat. - (06)
charote : une charrette. - (19)
charote. s. f., charette. - (08)
charotte. s. f. Petit charrette. Montaigne parle quelque part des chariottes. (Argenteuil). - (06)
charpaigne. : Grande corbeille pour la confection de laquelle le bois de charme entrait plus particulièrement sans doute, car tel est le sens du mot charpe. (Roq.) - (04)
charpeigne, sorte de corbeille ronde faite grossièrement avec de la viorne. - (14)
charpene, charpine, charmille. - (03)
charpéne, s. f,, panier à provisions, à mettre la chair et le pain. - (08)
charpi (verbe) : Carder. « Alle a fait charpi ses matelas ». - (11)
charpiller, v. tr., couper, mettre en morceaux. - (08)
charpiller, v., réduire les draps en charpie pour en faire des pansements. - (17)
charpillère, s. f., grosse toile d'emballage, d'un tissu très lâche, spongieux, et servant aux ménagères pour laver les carrelages des chambres. - (08)
charpingne, corbeille. - (13)
charpion. s. m. Se dit pour sarpion, sarpillon, petite serpe. - (06)
charpir. v. a. Emmêler. (Étivey). - (06)
charrâ : Charrier, « Faut charrâ le femé (fumier) padant que la tarre est sache (pendant que la terre est sèche) ». - (11)
charreau, charrée, charrier, charroi, charroué. Voyez cherroux. - (06)
charrée : pièce de toile portée sur l'épaule qui contenait le grain à semer à la volée de l'autre main. - (22)
charrée : pièce de toile sur laquelle on mettait la cendre sur le cuvier à lessive (début 21ème siècle). - (22)
charreiger. v. a. Charroyer. - (06)
charreire. : Voie où passent les chars, les voitures. - (04)
charret : Grand linge de toile grossière dont on se servait pour les grosses lessives d'autrefois et sur lequel on mettait la cendre quand on « coulait la beue ». Etym. vieux français charrier. Grande bande de toile dont on recouvrait les râs, pour le charriage des raisins, de la vigne à la cuve. - (11)
charretée d'injures. : Sottises débitées du haut d'un char par les compagnons de la Mère folle, de 1554 à 1730. - (04)
charretier de bât : conducteurs de mulets. VI, p. 16 - (12)
charretis, hangar. - (03)
charrette : voir chvau - (12)
charrie charrier, trainer. Outre le sens français ordinaire, on emploie ce mot, par exemple, en disant : I crouai qui vê éte mailaide en ; i ai lontemps qui charrie ce qui. I chârirons celai pendant l'hyver pour nos occupai. - (10)
charriée (pour charrière). s. f. Voie, passage tracé par une charrette dans une forêt, dans un pâturage ou dans un champ. - (06)
charriée : panier de séchage de fromage (principalement) à anse et claire-voie de planchettes que l'on accrochait au plafond. Le crochet était souvent constitué d'une branche coupée, avec sa sous-branche, en forme d'hameçon, pointe en bas. Comme l'ensemble était assez haut, on appelait un homme de haute taille un grand "dépand'leux d'charriée", avec assez souvent une connotation péjorative, au sens de pas trop malin... - (21)
charrier, se dit d'un malade qui se traine péniblement (la mort le charrie). - (14)
charronnette. s. f. Chardonneret. - (06)
Charroune : nom de mule. VI, p. 17 - (12)
charrue, synonyme d'aria. - (14)
charté, s. f., cherté. - (08)
charti, s. m , hangar où l'on range les chars. - (08)
charti. Hangar à ranger les chars. - (02)
chartillon : apprenti charretier. VI, p. 16 - (12)
chartingne. s. m. Chariot, Charretin. (Poilly-sur-Serein). - (06)
chârtis, s. m., appentis, abri couvert où l'on range matériel et bois. - (17)
chartre. s. f. Friche. (Sainpuits). — Dans un sens qui semble tout à fait analogue, on dit, à Auxerre, d’une personne qui est dans un état considérable de maigreur et d’étisie, qu’elle est en chartre. - (06)
charvis, chervis. s. m. Carotte sauvage. - (06)
chaseron. s. m . Vase de terre cuite percé de petits trous, dans lequel on met égoutter les fromages mous. - (06)
chasez. : Vassaux logés par leur seigneur (du latin rasati). Franch. de Saulx-le-Duc, XIIIe siècle. - (04)
chassou, s. m , chasseur. - (08)
châssou, s. m., outil de tonnelier (pour cercler les fûts). - (17)
chassoué, chassoi, chassoir. s. m. Instrument de bois à l’usage des tonneliers pour enfoncer les cercles sur les tonneaux. - (06)
chassouée, chassoie, chassoire. s. f. Fouet, mèche de fouet. - (06)
chastece. : (Dial.), se trouve dans saint Ber nard pour chasteté comme chetitesse pour indiquer ce qui est chétif. - (04)
chastron. : Mouton. Le bélier se nommait coillart. Coutumes de Châtillon de 1471. - (04)
chat ! (hou), excl. pour faire déguerpir un chat : « hou chat ! hou chat ! J' vas t' faire mainger ma crein-me ! attend ! ». - (08)
chat (éte) : difficile (être) . - (20)
chat : Chat, « De la boulie pa les chats » : de la marchandise perdue, des soins inutiles. Quand un amoureux prend congé de sa bonne amie sans l'avoir embrassée, on dit qu'il « emporte le chat ». « Chat de gueule », difficile pour la nourriture, « Ol est bin chat de gueule! » - (11)
chat : gros crochet à trois branches comme un hameçon, fixé à une corde et permettant d'accrocher et récupérer les seaux tombés accidentellement dans un puits. - (22)
chat chipoton (à) : petit à petit. - (26)
chat, adj., friand : « Alle é chate » se dit d'une personne qui est « sur sa bouche » On a le vieux sobriquet : « chats de Chalon ». - (08)
chat, chaite, adj. gourmand, friand. L’avare est toujours « chat » d'argent, la femme toujours « chaite » de chiffons ou de rubans. - (05)
chat, chatte et chataud, chataude. adj. Friand, friande. - (06)
chat, friand, gourmet. - (03)
chat. Friand. - (02)
chat. s. m. Crochet à quatre griffes pour retirer un seau du fond d’un puits. (Saint-Germain-des-Champs). - (06)
châtagnaÿ, s. m., châtaignier. - (17)
châtaie : château . - (20)
châtaie. s. m . Château (Athie). - (06)
châtain. s. m. Châtaigne. - (06)
chataingne, s. f. châtaigne. - (05)
chataingne, s. f., châtaigne. - (08)
chat-d’gueule : Fin gourmet. Qui n’aime manger que ce qui est bon à en être exagérément « difficile » ; être chat : gourmand, être achati : habitué à la gourmandise. (28)
chaté. : Plus tard chastel, chaptel et cheptel. Ce mot s'appliquait d'abord à la totalité du bien d'un redevable, et, par suite, au bétail ou aux baux le concernant. (Franch. de Molesmes, 1370.) Il vient de castellum parce que tous les biens, le troupeau comme autre chose, revenaient au château du seigneur et en dépendaient. - (04)
chatel (nom masculin) : cheptel. - (18)
chatelicot, s. m. petit bouquet de noisettes, de glands, de fruits enchaînés. - (05)
châtellenie : manoir, seigneurie, et juridiction d’un seigneur châtelain. - (24)
chatelot : Petit tas de noix formé de trois « calas » disposés en triangle et servant de support à un quatrième. « Le jû du chatelot » consiste à démolir cette petite pyramide en laissant tomber dessus une autre noix. - (11)
châtelot, s. m. bouquet de noix, de châtaignes, etc… - (05)
châtelot. s. m. Groupe de trois objets, posés deux et un. (Béru). - (06)
chatenére, s. f. chatière, ouverture ménagée dans le toit pour le passage des chats. - (05)
chatenet, s. m. gourmand, friand, celui qui aime la bonne chère et recherche les morceaux délicats. - (05)
chatère : Chatière, trou pratiqué au bas d'une porte pour laisser passer les chats. « Mentre la clié seu la chatère », c'est déménager à la cloche de bois. - (11)
chaterie, s. f. friandise, sucrerie, mets délicat. - (05)
chaterie, s. f., sucrerie, friandise, entremets. - (08)
châtias. s. m. Château. (Domecy-sur-te-Vault). - (06)
chatiau (un) : un château. - (27)
chatiau, s. m., château ; « Voui, voui, j'ainme meù ma maïion qu' sou châtiau ! » - (08)
chatillo. Chatouillement. - (02)
Châtillon : nom de bœuf. 121, p. 30-o - (12)
Châtillon, nom de bœuf très connu dans notre contrée. Ce nom est peut-être tiré de la couleur de l'animal plutôt que de son origine. Dans le berry et le nivernais beaucoup de bœufs sont appelés Châtain. - (05)
châtillons, chatouillements. - (03)
chatillots : Chatouillements, « O craint les chatillots », « Fare les chatillots », chatouiller. - (11)
châ'tlot : petit château . - (20)
chat-minô, s. m., primevère. - (17)
chatoïlli : Chatouiller, « Y ne fa pas ban le chatoïlli » : il n'est pas endurant. - (11)
chaton, s. m., ce qui reste de la grappe de maïs, quand on l'a dépouillé de tous ses grains. - (08)
chatougniée. s. f. Chatière, chatonnière, ouverture pour les chats au bas d’une porte. - (06)
chatouil, sm., chatouillement. Aux apports, les fillettes disent sans gêne à leurs amoureux : « Oh ! j' crains pas l’chatouil, moi! » C'est presque une invite aux témérités. - (08)
chatouillot, s. m., dim. de Chatouil. (V. ce mot). - (08)
chat-qui-fou (nom masculin) : expression qui désigne un enfant remuant, qui ne tient pas en place. (Comme un chat qui est  fou). - (18)
châtran : Jeune bœuf hongre, « Ol a ageté deux bans châtrans à la foire ». - (11)
châtrè : cercler une roue, on dit aussi cerkiè. - (19)
châtre, s. f. châtrure ; action de châtrer. Un porc subit « la châtre » avant d'être mis à l'engrais. - (05)
châtre-bique, châtre-chien : couteau (mauvais) . - (20)
châtre-bique, s. m., couteau pliant. - (17)
châtrer : castrer . - (20)
châtrer, v. a. raccommoder grossièrement sans y mettre de goût ou de soin. - (05)
Chatreu. Chartreux. - (01)
châtreure, s. f. raccommodage grossièrement fait. - (05)
châtreure. s. f. Reprise grossièrement faite dans une étoffe, à l’imitation de celle exécutée par les Châtreux, quand ils rapprochent et cousent les deux lèvres de la plaie faite à l’animal qu’ils ont opéré. - (06)
châtreux (nom masculin) : hongreur. - (18)
châtron : jeune bœuf (jeune taureau castré) . - (20)
châtron : jeune bœuf. - (27)
chatron : jeune taureau n'ayant pas eu de chance pour sa future vie sexuelle. Non sélectionné pour la reproduction. Animal châtré. Agé, il deviendra un beu. Ex : "J'ons mis les châtrons au pré avec les taures." - (21)
châtron, s. m. taureau récemment châtré, jeune bœuf qui n'a pas encore été soumis au joug ou qui ne l'a été que depuis peu de temps. « çâtron. » - (05)
châtron. s. m. Jeune bœuf nouvellement châtré et qui, pour cette raison, n’a pas encore travaillé. - (06)
châtrons, jeunes bœufs. - (03)
châtrou : Hongreur. - (11)
chatrou, châtreur de cochons. - (03)
châtrou, s. m. châtreur, celui qui châtre les animaux dans nos campagnes. - (05)
châtrou, s. m., hongreur itinérant. - (17)
chat-rouanne. s. m. Chat-huant. - (06)
chatrue : ennui, malheur. - (27)
chat-souris. s. m. Chauve-souris. - (06)
chattegueule : Voir à chat. - (11)
chat-vant. s. m. Chat-huant. - (06)
chau. Chaud, chauds : c'est aussi de la chaux, calex. - (01)
chaubard. s. m . Nuque, partie postérieure du cou. - (06)
chauboulé, ée. adj. Se dit d’un morceau de bœuf ou de viande quelconque mangé à moitié cuit, parce qu’on ne l’a pas laissé bouillir suffisamment dans le daubier ou la marmite. De chaud et de bouillir . — Il y a cette différence entre chauboulé et chaugrouillé, que le second de ces qualificatifs s’applique à la viande mise à la broche ou sur le gril, et l’autre à la viande mise dans un pot ou dans une casserole pour cuire en bouillant. - (06)
chaûché, adj., bête et peu chanceux. - (17)
chauchebouête : Mâche, ou vulgairement doucette (valerianella pubescens). Plante qu'on mange en salade, on l'appelle aussi pômâche en patois. - (11)
chaucher, v. tr., chausser. A Châlon, l'ancien nom de la rue aux Prêtres était : Chauche-chien (chausse-chien). On a le nom Chauchefoin. - (08)
chaucher, v., monter, jucher en hauteur. - (17)
chauchéte, s. f. , chaussette. - (08)
chauchette, s. f. chaussette, demi-bas, diminutif de « chauche » = chausse. - (05)
chauchi : Appuyer, presser, « Ol a fait des bans râs, ol les a bien chauchis », il a fait des bonnes bennes, il y a bien pressé le raisin. Vieux français, chauchir fouler aux pieds, presser. -(11)
chaucrué : A moitié cuit, « De la viande chaucruée ». - (11)
chaud (breûder de), redond. fautive. - (08)
chaud (la) : la chaleur. - (27)
chaud : Beau temps, « Vlà le chaud », voilà le beau temps. « San ovrage n'a pas pris le chaud », il n'a pas réussi. Cette locution tire son origine d'une comparaison qu'on établit entre l'ouvrage dont on parle et le travail de la culture qui n'est bon que quand la température est favorable, quand il « prend le chaud ». - (11)
chaud du lit, loc, saut du lit. - (08)
chaudena : Chardonnay, cépage blanc. - (11)
chaudeur. s. f., chaleur. - (08)
chaud-feurdi (nom, masculin) : coup de froid qui annonce un rhume ou une grippe. - (18)
chaud-frèd, s. m., pleurésie. La population a une grande prédilection pour ce mot. Il n'est pas d'affection de poitrine qu'elle ne désigne sous le nom de chaud-froid. - (08)
chaudiére : fourneau pour la cuisson des pommes de terre pour la pâtée. - (20)
chaudiorée. s. f. Chaudronnée. (Saint-Martin-des-Champs). - (06)
chaudot : un endroit douillet. - (19)
chaudran : Ce mot a servi à désigner la locomobile, la machine à vapeur, qui servait à entraîner la batteuse, jusqu'à l'entrée en service des tracteurs. - (11)
chaudrin. s. m. Chaudron. (St-Aubin-Châteauneuf). - (06)
chaudron, s. m. vase de fer blanc avec couvercle et dont on se sert pour transporter la soupe ou autres aliments lorsque les ouvriers sont répandus dans les champs. - (05)
chaudrotte. s. f. Petite chaudière. — A Collan, se dit d’une sorte de mollusque enfermé dans une écaille pierreuse et ressemblant à une sauterelle. - (06)
chaudru, ue. adj. Souffreteux, malingre. Jaubert donne chaudré , brûlé, desséché par la chaleur. - (06)
chauduran : Chaudron. Au figuré on dit d'une personne dont on suppose la conscience passablement noire que, lorsqu'elle va à confesse elle va « récurer son chaudron ». - (11)
chaufai. Chauffer, chauffé, chauffez. - (01)
chaufan. Chauffant. - (01)
chaufau, s. m. échafaud, appareil composé de poteaux et de claies qui permet de s'élever plus ou moins haut au-dessus du sol. - (05)
chaufauder, v. n. échafauder, construire un appareil en bois pour s'élever au-dessus du sol. - (05)
chauféte, s. f., chaufferette. - (08)
chaufeuse, s. f., lemme qui chauffe la lessive. (V. Lissiveuse Laveuse). - (08)
chauffeu, s. m. chauffoir, lieu où se trouve la cheminée ; chambre à feu. - (05)
chauffoyé. s . m . Toute chambre pourvue d’une cheminée. (Villiers-Saint-Benoit). - (06)
chaufredi : chaud et froid. - (22)
chaugnon, s. m. anneau qui réunit l'avant et l'arrière-train d'une charrue. « chaugnon » = chaînon. - (05)
chaugrue, chauboulue, chaubouillure. s. f. Echauboulure, éruption de boutons de cbaleur sur la peau. De calida bulla. - (06)
chauledru. s. m . et adj . Rusé. (Saint-Martin-Sur-Ouanne). - (06)
chauler. v. n. Pousser des tiges, des rejeton. Du latin caulis . Se dit surtout des plantes herbacées. - (06)
chaumâ, s. m. petite chaume, terre inculte et engazonnée. - (05)
chaume : lande communale, pâtis. - (20)
chaume, s. f. terrain engazonné, ordinairement de peu de valeur, lande, espace vague et livré au pacage des animaux. - (05)
chaumeire. Chaumière. - (01)
chaumia (masc.), petite chaume (friche). - (14)
chaupiquet, s. m. saupiquet, sauce piquante où il entre beaucoup de vinaigre. - (05)
chaurfredis : chaud et froid. - (16)
chaurie. s. f. Four à chaux. - (06)
chaurier. s. m. Chaufournier. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
chausse (une) : une chaussette. - (27)
chausse : Bas, « Fare des chausses », tricoter des bas. En plaisantant on dit à quelqu'un qui vous fatigue par son bavardage : « Te nos en fa bien, y est demage qui est pas des chausses ! ». - (11)
chausse : bas, chaussette . - (20)
chausse : chaussette. Ex : "Si t'as fré aux pieds, mets don des chausses !" - (21)
chausse, s. f. , bas, chaussette (Mervans). - (08)
chausse, s. f. chausse, bas, vêtement de la jambe et du pied. « çausse. » - (05)
chausse-moute. Bergeronnette, par corruption pour « saute motte », parce que cet oiseau est très-leste. - (02)
chausses, bas. - (03)
chausseûre : Chaussure. Au figuré : « à cause dan qu'o ne se marie pas ? Y est qu' o ne troue pas chausseûre a san pi ». - (11)
chaussi : Chausser. On effraie les enfants en leur disant : « via la né, les loups se chaussant », on laisse supposer aux enfants que les loups se chaussent pour sortir du bois la nuit. Proverbe : « Y est les cordan-niers que sant les pu mau chaussis » - (11)
chaussie, s. f. chaussée, levée d'étang, barrage qui retient les eaux. - (05)
chaut (il ne m'en). Il ne m'importe. - (02)
chaut. s. m. Sorte de ressort fixé au bout de la chaîne d’un puits et dans lequel on accroche le seau pour puiser de l’eau. (Soucy). - (06)
Chauveau : nom de bœuf. III, p. 29-o - (12)
chauveau et choveau, s. m., mesure de liquide, contenant environ le demi litre : « J’ons ben prou cori ; veins-tu boire èun chauveau ? » - (08)
chauveau, chôveau (Chal., Morv.), chôvia (C.-d.). Sorte de mesure pour les liquides contenant le quart de la pinte, soit environ un demi-litre, usitée principalement pour le lait. L'étymologie se trouve dans le même mot en vieux français, venant du bas latin calvea, mesure pour les grains. - (09)
Chauveau, nom de bœuf ; bœuf dont le poil est ras, non frisé. - (05)
chauveau, s. m. mesure de capacité ayant la forme tubulaire et contenant environ un litre. On dit d'une personne craintive qu'elle se ramasse, se resserre comme un « chauveau » d'huile. - (05)
chauvessi : voir chavouchi. - (12)
chauvoucheri, s. f. chauve-souris. - (05)
chavan : chouette et autres oiseaux nocturnes. IV, p. 23-6 - (12)
Chavan : nom de bœuf. III, p. 29-o ; V1, p. 7 - (12)
chavange, chavanche. s. f. Viande coriace très-dure. (Bléneau). - (06)
chavant : chat-huant. - (16)
chavé, ée. adj. Flatteur, rusé. - (06)
Chaveau : nom de bœuf. III, p. 29-o - (12)
chavené : Chenevis, graine de chanvre. - (11)
chavenère. s. f. Chènevière. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chaveneute : Chenevote, partie ligneuse de la tige du chanvre dépouillé de son écorce. Autrefois on se servait de chaveneutes soufrées en guise d'allumettes. - (11)
chaveneuter : Marquer le terrain avec des baguettes pour indiquer la place où devront être plantés les ceps. Pour marquer on employait autrefois des chaneveutes, d'où le verbe chaveneuter. - (11)
chavir et chévir, v. tr. et intr., conduire, gouverner, jouir de. S'emploie surtout négativement dans le sens de faire obéir, diriger : « Ces drôles sont si dissipés que j' peux pas en chavir ». - (08)
chavir, chevir. v. n. Venir à bout d’une chose, être le maître, jouir, posséder, diriger, gouverner, dompter. Du bas latin cheviare , et de chef (Caput). - (06)
chavire, v. a., jouir, user. Ex. : mon propriétaire m'a loué un grenier qui est en si mauvais état que je ne puis en chavire. - (07)
chav'née (nom féminin) : cheminée. - (18)
chavoceris. s. f. et chavoicheri et chavoichi. s. m. Chauve-souris. (Guillon, Girolles, Vassy-sous-Pisy). - (06)
chavoche : voir chavan - (12)
chavognau : Chevesne, poisson « Eune friture de chavognaux». - (11)
chavogne, s. m., poisson blanc, que prennent journellement les pêcheurs. Dim., Chavorgnot. - (08)
chavogne. Poisson blanc, appelé à Chalon chavène, à Dijon chevaneau. - (02)
chavoix. s. m. p. Menues tiges de chanvre laissées dans les champs comme inutiles et sans valeur. - (06)
chavons, têtes de bétail. - (03)
chavoucheri : voir chavouchi - (12)
chavouchi : chauve-souris. IV, p. 33 - (12)
chavouchie, s. f. chauve-souris. - (05)
chazedatte. s. f. Petite claie d’osier, de forme ronde, pour faire sécher les fromages. On dit aussi chazelatte. - (06)
chazère : Sorte de cage en bois où l'on met sécher les fromages et que l'on suspend généralement sous l'auvent de la maison. - (11)
chè : Char, voir à Chai. - (11)
ché, chien. - (13)
ché, s. m. chef, tête. S’applique seulement aux animaux. Autant de bœufs, de vaches, autant de « chés de neurin. » on compte aussi les chevaux, les moutons et même les volailles par « ché. » « cé. » - (05)
ché. Chez. Ché no, chez nous. - (01)
chebole : Ciboule, « Eune sope à la che-bole ». - (11)
chécher, chéchïr. v. n. Sécher. - (06)
chéchon, chéchot. s. m. Petit sac. Se dit par corruption de séchot, sachot. - (06)
chechot : petit sac, sachet. Ex : "Le Marcel m'a douné un chéchot de pois à c'matin....Ca va fée un bon fricot. J'vas lui die de v'ni les gouter. Ah ! Le boun' houme !" - (21)
chécun et eun chécun, pr. ind., chacun : « V'Ià les marioûs qui vont j'ter les dragées. Allons, p'tiots, corez ! eùn chécun en àra ». - (08)
chécun. Chacun. - (01)
chécun. : Chacun. Chécun di sai chéquène, c'est-à-dire chacun raconte sa nouvelle. - (04)
chèdre, cheudre, cheure, cheoir. - (03)
chèdre, s. f., viande fraîche. - (17)
chée, chat (é long). - (13)
chée, s. f. chaise, siège. Syncope de chaire ou chère, ancienne forme pour chaise. - (05)
cheffre, s. m. chef, celui qui commande. - (05)
chéhiot, chéïôt. s. m. Chariot. (Montillot). - (06)
chehot, cheneton. s. m. Chenet, petit chenet. (Argenteuil). - (06)
chéias (Y). Imparf. de l’indic. du verbe choir. Je tombais. (Coutarnoux). - (06)
cheilla (des), fanes de haricots. - (15)
chèillâs : désordre . - (20)
cheillas : objets ou choses en désordre. Faut pas lécher les denrées en cheillas : il ne faut pas laisser le matériel en désordre. - (22)
cheillot paille de pois, de fèves. – N'ailez pâ perde ce cheillot qui, â moins ! les bêtes ne le mégeant pâ mau du tot. - (10)
cheillots. s. m. pl . Tiges sèches de pois et de haricots écossés. (Etivey). - (06)
cheinte, cheintre et chintre. s. f. Lisière de terrain inculte, ménagée autour d’une propriété pour ne pas aboutir sur celles des voisins ou pour toute autre cause. Du latin cinctorium, ceinture. - (06)
cheire, s. f., chaire, chaise. - (08)
cheire. Chaire de prédicateur ou de professeur, et chaise ou chaises. - (01)
cheitéa. Château, châteaux. - (01)
chéle, s. f. chaise, siége où l'on s'assied, petit banc. - (05)
chéle. s. f. Chaise. Ce mot est usité dans beaucoup de communes. - (06)
chem’nére : cheminée. (28)
chemenai son train. : Locution familière signifiant continuer ce qu'on faisait. - (04)
chèmeneux. s. m. Chènevis. On dit aussi cheum'neux. (Anneau, Bléneau, etc.). - (06)
chêmer. v. n. Chômer, être privé, manquer. - (06)
chemetire : Cimetière. « Des marguites de cimetire », des cheveux blancs ; « Te m'as pris ma plièche (place), te va me la rendre. Ta plièche alle est au chemetire ». - (11)
chemeut : Lisière d'une pièce de drap. On en fait un lien pour attacher un bébé dans son berceau. - (11)
chemi, s. m. chemin. « c'mingn', cemingn'. » - (05)
chemie chemise. On dit aussi Chemin, mais la dernière syllabe avec le ton bien nasale et en trainant. Note Mairguite, sai marraine l'i é beillé douze chemies pour son troussais. En vou ai des chemies en couleur, aivou des lignes, des dessins ; quée drole de mode en aimeune lai ! - (10)
chémie : chemise. Ex : "Si té monte au bourg, mé don ène chémie prop'. Tin, mets don la neue." (Mets donc une chemise propre....la neuve). - (21)
chemie, s. f. chemise, vêtement. - (05)
chemiée : voir chamiée - (12)
chemiée. s. f. Chènevière. - (06)
chemige : Chemise, « Mouilli sa chemige », transpirer abondamment. « I sant c'ment cu et chemige » : ils sont inséparables. - (11)
chemillole, s. f. veste ronde en boge. « chemillole » est une forme locale pour camisole. On sait que ce dernier vêtement était une sorte de veste portée par les hommes. - (05)
chemillot, s. m. brassière d'enfant. - (05)
cheminée, s. f., cheminée de salle commune. - (17)
chemini. Cheminai, cheminas, chemina. - (01)
cheminze. Chemise, chemises. - (01)
chemïotte (pour chemisotte). s. f. Sorte de veste ou, plutôt, demi-blouse, bourgeron qui en tient lieu. - (06)
chemison. s. m . Corset d’été. (Maillot). - (06)
chem'nale : lamier pourpre, ortie royale . - (20)
che'mnée : cheminée . - (20)
chem'née : cheminée. On o ben vé la chem'née : on est bien vers la cheminée. - (22)
chem'née, s. f. cheminée, foyer. - (05)
chem'non, s. m. petit chemin, sentier. - (05)
chemnoter, v. a. se dit des rameaux d'arbres ou d'arbustes qui sèchent et meurent, peut-être par assimilation avec la «chenevote » que l'on prononce « chemenote » dans une partie du Morvan. - (05)
chemnotte. s . f. Chénevotte. - (06)
chenailler. v. tr., battre à coup de fouet, comme on fouette les chiens (chienailler). - (08)
chêne-drait, châgne-drait. s. m. Arbre fourchu, jeu d’enfant. - (06)
chenée ou echenée Voyez Aichenée. - (10)
cheneille, s. f. chenille. - (05)
chenéve et chenove. Chanvre, du latin cannabum. Une tige de chanvre s'appelle dègne, comme dans le Mâconnais. La malére est la tige de chanvre mâle. - (02)
chenevé, s. m., chenevis. - (08)
chenevére chenevière, chanvre sur pied, champ où il est semé. Les chenevéres sont jolies c't année. Voiqui le temps que veint qu'en fauré tiré les chenevéres. - (10)
cheneveuille. Chenevote, chenevotes. - (01)
cheneveuille. : Tiges sèches du chanvre dépouillées de leur écorce. A Semur et dans le Châtillonnais on dit chenevotte. - (04)
chenevey (bounot), s. m., bonnet épais que portaient jadis nos mariniers. Cette coiffure, excellente contre l’humidité, était ornée de trois glands ronds à gauche, et se serrait à volonté du côté des glands. - (08)
chenevote, s. f., allumette faite avec la tige du chanvre, qu'on a dépouillée de son filament par l'opération du teillage. - (08)
cheni balayures, poussière. Raimasse don to ces cheni qui, que ce n'a pâ propre.I ai in cheni dans l'uillot. - (10)
cheni (prononcez : ch'ni) (C.-d., Chal., Br., Morv.). Balayure, poussière, ordure. On pourrait croire, comme l'ont fait Cunisset-Carnot et beaucoup d'autres, que ce mot vient de chenil, ce logement des chiens de chasse, en général mal tenu, plein de poussière et d'ordures… . Sa véritable étymologie est cinis, cendre, qui se prononce chéne, dans certains patois (en rouchi, notamment, suivant Chambure). Dans l'Yonne, on appelle cbenise ou cenise la cendre rouge d'un foyer ardent (Jossier). - (09)
cheni : Poussière, balayures, « J'ai in cheni dans l'yeu » , j'ai une poussière, un corps étranger dans l'œil. - (11)
cheni, s. m. le rebut, la plus mauvaise qualité des choses, poussière, ordure : ôtez ce « ch'ni » qui est sur la soupe. - (05)
cheni, s. m., ordure, petit corps étranger, balayure : « J'ai un cheni dans l’ûyot ». — « Y a des chenis dans l’coin de ta chambre ». - (08)
cheni. Balayure, atome. - (02)
chenil. : Lieu où l'on enferme les chiens (en latin canile) et où s'accumulent les ordures et la poussière. - (04)
chenillère. s. f . Poulailler. C’est une altération de genillère, qui lui-même se dit par corruption de gelinière , le vrai mot. - (06)
chenis, malpropretés qu'on ramasse en balayant. - (14)
chenise. s. f. Voyez cenise. - (06)
chenne et chin-ne. s. f., chienne. - (08)
chenoichai rechercher, être menacé. – A n'a pâ queman qu'à vouro, â chenoiche bien sur quéque mailaidie. A sont couchés to les deux ; i crains bein qu'a chenoichaint quéque misère. - (10)
chenoillai dormir d'un demi sommeil ; un instant pour se reposer. Al éto si lâssai qu'al é chenoillai in quairt d'heure dans lai groinge. I ne dreume pâ queman qu'en faut ; i chenoille par moment, voilai to. - (10)
chenot, s. m. chenet de foyer. - (05)
chenot, s. m., chenet. Chenot est le dim. dé chen (chien). Les premiers chenets représentaient volontiers des chiens ou des têtes de chiens. - (08)
chenôve chanvre. I ons étendu note chenôve. En no fau portai note chenôve â fortou. - (10)
chenove, chanvre. - (03)
chenove, s. m., chanvre. La plante même, et la filasse que l'on retire de son écorce. - (08)
chenu, adj., bon, fort, cossu, solide, excellent : « I m'en a fait goter ; oh ! y é du ch'nu ! » - (08)
chenucher. v. n. Pleurer comme un enfant. - (06)
chéon. s. f. Vase au-dessus duquel se met la fescelle remplie de fromage mou, et dans lequel s’égoutte le petit lait. Voyez d 'escelle. - (06)
chepale : Chapelle. « La Chepale de Bragny », nom de pays, la Chapelle de Bragny. Aux cartes : « Qu'est-ce que t'as dans ta chepale ? », qu'as-tu dans ton jeu ? Les Chepalas, les habitants de la Chapelle de Bragny. - (11)
chepan : Souche, « Alle ne bouge pas pu qu'un chepan », elle ne bouge pas plus qu'une souche de bois. Personne peu dégourdie, sans esprit, « S 'te fille est in brave chepan ». - (11)
chépeais : chapeau. - (16)
cheper, appeler de loin. - (03)
chépiae, chapeau. - (13)
chépiau : Chapeau, « I fa chaud prends tan chépiau de peille » ; le « chépiau » de l'alambic, la partie supérieure de l'alambic qui couvre la chaudière et porte le serpentin. Vieille chanson : « O m'avins mis des plieumes d'ujau su man chépiau ». - (11)
chépiau. s. m. Chapeau. (Montillot). - (06)
chépuzè : couper du bois pour le mettre en charpie. - (19)
chéque : Chaque, « Chéque ujau troue san nid biau ». - (11)
chéquin : Chacun, « Chéquin a bin ses en-nus », chacun a ses peines. - (11)
chér, tomber. - (13)
cher. s. m. Chariot, char. — Droit de cher, droit que possède un propriétaire de pouvoir passer librement avec une voiture dans une propriété contiguë à la sienne, soit pour les besoins de la culture, soit pour l’enlèvement de ses récoltes. Du latin carrela , carrus. - (06)
chérantie, s. f. cherté, prix élevé des denrées. Nous sommes dans un siècle de « chérantie. » - (05)
cherche, s. f. recherche, poursuite : il est en « cherche » de sa vache. « serche. » - (05)
chercher son pain, loc, mendier. Le Morvan a comme type le cherche-pain (cherchou d' pain). (V. Aller aux portes). - (08)
cherchou, cherchouse de pain, s. m. et féminin celui ou celle qui cherche, qui quête, qui demande l'aumône, mendiant ou mendiante pris dans un sens favorable. « sarçou, sarçouse » ou « sarçoure. » en quelques lieux « serchou, serchoure, serchouse. - (05)
chère chaise. Peurnez ine chère et cheurtez vo qui causain in rnanmant. Ne mets don pâ queman cequi tes pieds su les boujons de lai chère. - (10)
chère (ou chaire) : une chaise prend eune chère pe écheut te, prends une chaise puis assieds-toi. - (19)
chère âme du bon Dieu. Cette locution est très usitée pour désigner les personnes défuntes. Une veuve ne parle presque jamais de son mari décédé que dans ces termes à la fois tendres et religieux. - (05)
chère an-née (la), s. f., l'année de la grande cherté (1917). — Petit, j'entendais toujours parler du pris exorbitant des denrées en ce triste moment. Je me souviens du pris du sucre, qui valait 6 fr. la livre, et tout à l’avenant. - (08)
chère, s. f., chaise. - (17)
chéresse, s. f. dérivation d'eau pour le service d'un moulin, d'une usine. - (05)
cherige : Cerise, « In pané de cheriges », un panier de cerises. « Fare la cherige », grimace qui consiste à avancer la lèvre inférieure en cherchant à lui donner l'aspect d'une cerise. Dicton : « Si i pliô pa la Saint Geôrges les cheriges de madame sant feurlores (perdues) ». - (11)
cherigi : Cerisier (cerasus), « Pa troué les cheriges bonnes i faut les miji su le cherigi ». - (11)
cherigi ou colamb : Cerisier Ste Lucie. - (11)
cheriot : chariot. Ils étaient longs, à 4 roues dont 2 directrices. Les 2 plus petites roues à l'avant. - (21)
c'herizhe, cerise. - (03)
cherpeigne. s. f. Panier, corbeille. (Étivey). - (06)
cherpignier. s. m. Vannier, faiseur de corbeilles et de paniers. - (06)
cherriée. s . f. Cage en bois dans laquelle on fait sécher les fromages. (Chastenay). - (06)
cherroux. s. m. Grosse toile qui se met entre le linge et les cendres dans une lessive. (Guillon). - (06)
chérubîn. Chérubin, chérubins. - (01)
chès de neurin : tête de bétail, unité. - (22)
chése : chaise . - (20)
chésit, tomba, parf. du v. cheûdre. - (08)
chessè : chasser. - (19)
chesser, v. tr., sécher : « J' veins d' laver mes draps ; j' les ai métu chesser ». - (08)
chessir : sécher le linge. - (19)
chessot, s. m., lange pour les besoins des enfants. Parce qu'ils servent à essuyer, à chesser le petit. - (08)
chèssoure (f), fouet. - (13)
chêt. s. m. Chat. (Argenteuil). - (06)
chetailai jeter là, jeter pour se débarrasser. On prononce à peu près toujours Ch'tailai. Ch'taile moi don cequi, ci ne vau ran du to. Si vô li beillez vos ète sûr qu'à le ch'tellerai, sans pu de faiçon. - (10)
chetel, ch'tel, ç'tel, s. m. cheptel, capital en bestiaux que le propriétaire confie au fermier ou au métayer ; contrat passé entre un propriétaire et un cheptelier. - (05)
chetelié, chtélié, ç'télié, s. m. cheptelier, celui qui prend du bétail à cheptel. Il y avait autrefois beaucoup de « ch'téliés » en Morvan. - (05)
chéti chétif, faible, méchant. Al à bein chéti ceute homme lai ; à dai éte mailaide. A nos aivaint premi ine moitié de lapin, et à nos en an envie in cheti bou de ran. Ne t'y fie pâ, al à cheti en diabe. - (10)
cheti (C.-d., Chal.), ch'tit ou ch'ti (Y.), c'ti (Morv.), au féminin chetite. Ce mot signifie chétif, mais possède en patois un sens beaucoup plus étendu qu'en français, car, si on l'emploie en Bourgogne pour souffreteux, malingre, il est usité également pour dire malicieux, malfaisant. Il s'applique aussi aux objets, dans le sens de mauvais : « Un ch'ti repas », en mauvais état : « Une ch'tite robe. » Le mot chétif a la même origine que le mot captif (captivus). En français du moyen âge, c'était ainsi qu'on désignait les prisonniers ; ceux-ci étant, en général, mal portants, cbétif finit par signifier faible, misérable. Cbeti a produit cbetiteté, cb'titeté, cb'titerie, qui signifient méchanceté, mauvaiseté, malice, gaminerie. - (09)
cheti (fem. chetite) : Mauvais, « Y est bin cheti », c'est bien mauvais. « Je ne sais pas ce que t'as mis dans ta sope mâ alle est bien chetite ». Polisson, « In cheti dreule », un petit garçon polisson. Petit, chétif, « In cheti bout de mande », un petit enfant chétif. Coquin, « I est in cheti », les chetis les malhonnêtes gens. - (11)
chêti, ch'ti, ç'ti (au féminin ite), adj. chétif, faible, malingre, mauvais, méchant, malheureux, misérable, de mauvaise qualité. - (05)
cheti, -ite, fripon, coquin, maladif. - (03)
cheti, te, adj., pâle, maigre, chétif : « Vlià des ch’tis morciaux! » — « T'é donc bé mau ? T'as eùne ch'tite figure ». Au fig., mauvais, méchant, vaurien : « Y ét eun ch'ti vouésin ». D'un petit polisson on dira : « Ol é ben prou ch'ti ». - (08)
cheti. Chétif, chétifs. Au féminin, en bourguignon, chetite. - (01)
chêtiâ, s. m., château. - (17)
chétiau : Château. « Le chétiau de Brancion ». « In chétiau de paneuillans », construction que s'amusent à bâtir les enfants. Voir à paneuillans. - (11)
chetiot diminutif de cheti voyez ce mot. Chetiot ou Ch'tiot ne s'emploie guère que pour exprimer la faible santé, rarement pour exprimer la malice. - (10)
chetit. Chetif. Chetit devant une voyelle, cheti devant une consonne. - (01)
cheti-te. Chétif a un sens beaucoup plus étendu qu'en français. On dit d'un enfant qu'il est cheti, s'il est mal portant ou polisson. Un homme cheti, c'est un coquin, de chetis habits sont des habits en mauvais état. Nous disons chetiveté pour chose de peu de valeur. - (02)
chetitement, adv., chétivement, médiocrement, misérablement. - (08)
chetitetai malice, méchanceté. En i en é de lai chetitetai chez lu, ailé ! Il à remplie de chetitetai, lai fonne â Bochot. - (10)
chetiteté : Coquinerie, « Y est in cheti dreule, si o fa des seutijes y est pas de la maladrache y est bin de la chetiteté », c'est un petit coquin, s'il fait des sottises ce n'est pas par maladresse, c'est par vice. - (11)
chetiteté, ch'tit'té, ç'tit'té, s. f. malice, méchanceté. - (05)
chétiveté. s. f. Etat de ce qui est maigre, faible, souffrant, chétif. — Avarice, méchanceté, vilénie. - (06)
cheu (en y — ben), il importe peu, peu me chaut. - (14)
cheu : Tomber, « Y va cheut de l'iau », il va pleuvoir. « O penche du côté qu 'o va cheut », on devine à son attitude le parti qu'il va prendre. « Les deux brés m'en cheut», les bras m'en sont tombés. En parlant de quelqu'un qui a fait un bon maraige « Ol a bien cheut sans se casser (sans se faire mal) ». « Y cheurait des gouets démangis (des serpes démanchées) que j'y arai quand mouin-me » ; rien ne m'arrête. - (11)
cheu, prép., chez : « Qu' veins-tu fàre iqui ? Va-t'en cheù vous ». - (08)
chéu. s. m . Crochet de fer à l’extrémité de la chaîne d’un puits, pour suspendre le seau avec lequel on veut tirer de l’eau. (Armeau). — Voyez chaüt. - (06)
cheuche souche. Ces cheuches lai ne sont vraiment pas asilles ai airoiché. Al é lai tête dure queman ine cheuche. - (10)
cheuche : souche . - (20)
cheuche : tête . - (20)
cheuche : souche. - (16)
cheuche, s. f. souche, tronc d'arbre vivant ou mort. - (05)
cheuchô, s. m., cervelle, cerveau. - (17)
cheuchon, s. m. petite souche d'arbre, diminutif de « cheuche. » - (05)
cheûdre : tomber, choir. Je cheu’, je cheudrai, j’ai chezu, je cheuzo…vient du latin cadere. (28)
cheudre, v. intr., tomber, choir : « Prens donc garde ; t' vas m' fâre cheudre ». - (08)
cheudre. Tomber, du latin cadere, et du vieux mot choir. Nous disons écheudre pour se lever, et encheudre pour aider quelqu'un à se lever. - (02)
cheugne. s. f. Crottin qu’on ramasse sur les chemins, ce qu’on appelle à Auxerre une érangée. - (06)
cheugner : donner un coup, prendre. - (26)
cheugni : Pleurnicher, « T'as pas binteut fini de cheugni ? ». - (11)
cheuillat : Celui qui écoute, en ouvrant la bouche, ce que disent les autres. - (11)
cheuiller : pleuvoir faiblement. « Il en cheuille ». - (25)
cheuiller, chouiller. v. a. Froisser, gâter, salir, gaspiller. (Pourrain). - (06)
cheuilli : Bayer, faire acte de curiosité indiscrète. « Ou 'est-ce que te vins cheuilli itié sacré euvre gueule ? ». - (11)
cheul, e, adj. seul : « aine parsonne cheule. » - (05)
cheulaî. Boire… - (01)
cheulai. : Tetter. Se dit aussi des enfants sevrés et qui tettent leur pouce. (Del). - (04)
cheûlavey : Olivier, hameau de Boyer. Etym. chez Olivier ; le moulin Olivier le Mauvais, terrier de Venière. - (11)
cheulè : sucer. - (19)
cheuler, sucrer, comme un enfant au biberon. - (14)
cheuler, v. tr., trop boire, s'enivrer, se saouler. - (08)
cheûlotte : une tétine. - (19)
cheum’née. s. f. Cheminée. (Etaules). - (06)
cheu-nous, loc. employée substantivement, le groupe qui forme la maisonnée ; « Cheû-nous sont sortis. Cheû les François vont li fâre la conduite ». - (08)
cheun'viére : chenevière (lieu planté de chanvre) . - (20)
cheupais. s. m. Chapeau. (Vassy-s-Pisy). - (06)
cheupe : Souche, grosse bûche de bois, « La cheupe de Noué », la bûche de Noël. - (11)
cheupe : touffe de cheveux . - (20)
cheupé, part. pass. d'un verbe « cheupper » inusité à l'infinitif. Celui qui a une huppe ou une houppe sur la tête. Les poules crèvecœur sont bien « cheuppées. » - (05)
cheupe, s. f. chupe est pour huppe, houppe, touffe de plumes sur la tête d'un oiseau, de crins, de poils, sur la tête d'un cheval, d'un âne, etc. se dit même d'une mèche de cheveux sur la tête d'un homme. - (05)
cheupener : Butter, trébucher. - (11)
cheuper. Crier ou appeler en criant. On dit en termes de chasse houper, quand le veneur avertit son compagnon par un ou deux mots longs qu'il a trouvé une bête courable qui sort de sa quête et entre dans celle de son compagnon. - (02)
cheupine : Chopine. Un jour de marché à Tournus une bonne femme qui a bien vendu son beurre et ses œufs entre dans une auberge et demande une chopine, une fois servie elle tire de son panier une brioche qu'elle trempe dans son verre. Le vin absorbé et la brioche sucée, elle appelle l'aubergiste et lui montrant son verre vide : « Ma brieuche a bu sa cheupine, je boirais bin ato la minne », ce qui fut fait. La cheupine contient environ 0 litre 25. - (11)
cheupran. Chat huant. - (02)
cheuquer : Choquer, blesser la modestie de quelqu'un. « Ol est bin mau endeurant, in ren le cheuque ». - (11)
cheuquou : Qui se choque facilement. - (11)
cheur, s. f. sœur. - (05)
cheur. s. f. Sœur. (Ménades). - (06)
cheûre : tomber èl é chu, il est tombé è vè cheûre, il va tomber è cheû, il tombe è cheuzè des côdjes, il pleuvait des cordes cs'è cheu, ça tombe. - (19)
cheurger, v., choir, tomber. - (17)
cheurler. v. a. Flagorner. (Rugny). - (06)
cheurotte, s. f. sœur, petite sœur, terme d'amitié. « seurotte. » - (05)
cheurtai (et Se) assis et s'asseoir. Aipruchez vo du feu et pu chertez vo brâmant. Al étaint cheurtai su le ban, ai l'ombre qu'a causaint tranquillement. Voyez Echetai. - (10)
cheurte : une chaise. - (25)
cheurter (se) : s'asseoir. - (25)
cheurter (se), v., s'asseoir. - (17)
cheurter : asseoir . - (20)
cheurter, s'asseoir. - (14)
cheurter, s'asseoir. - (15)
cheurter, v. a. asseoir. « cheurté-lu » ; asseyez-le ; « ile ô cheurtée », elle est assise. - (05)
cheurter, v. tr., asseoir : « Eh ! bràve houme, cheùrtez-vous donc eun brin su l’ban ». - (08)
cheurtot (nom masculin) : tabouret sur lequel on prend place pour traire les vaches. Un dit aussi chitot. - (18)
cheurtoû : siège, chaise . - (20)
cheurtoure, chaise. - (14)
cheurtrelle : siège. - (23)
cheutai : aider. - (22)
cheute, s. f. chute, action de tomber. - (05)
cheùte. Chute. - (01)
cheutrin. s. m. Rebut. (Etais). - (06)
cheût'te (è) : assieds-toi. - (19)
cheuvenée. s. f. Cheminée. ( Vassy-sous-Pisy). - (06)
cheuvre, s. f., chèvre. - (08)
cheuvre. Chèvre, et grosse sauterelle. Pour chèvre, nous disons bique et boque ; pour chevreau, chevru et bica, et pour bouc, boquin. - (02)
cheuvreu, s. m., chevreuil. - (08)
cheux nous : chez nous. - (27)
cheux, chez. - (03)
cheuz, prép. chez. - (05)
chev’nére : chènevière. Lieu où on cultive le chanvre. (28)
chevalière. s. f. Pas-d’Ane, tussilage. (Argenteuil). - (06)
chevanton. : Tison (rac. lat. candescere). - (04)
chevau : Cheval. « O mante bien à chevau », il monte bien à cheval, c'est un bon cavalier. « Y est in ban chevau de trampette » c'est une personne qui n'a pas peur, que rien ne déconcerte. - (11)
chevau, cheval. - (14)
chevau, ch'vau, g'vau, z'vau, s. m. cheval. Nous disons comme le vieux français un chevau, des chevals. - (05)
chevau, s. m., cheval : « A c' maitin, j'ai m’né mon ch'vau au marché ». - (08)
chevaulée, chevolée. s. f. Voyez chevelée. - (06)
chevelée. s. f. Plant de vigne, chapon qui, avant d’être planté, ayant été mis quelque temps dans l’eau ou dans une jauge de terre fraîche, y a poussé des brindilles de racines ressemblant à des cheveux. Voyez chapon. - (06)
chevenale, s. f. plante parasite des champs ; œillette sauvage. Elle produit une huile de médiocre qualité. - (05)
chevené, s. m. chenevis, graine du chanvre. « chamené. » - (05)
chevenée – cheminée. – I ne pouvons pâ empouachai note chevenée de feumai. Etends cepui sô lai chevenée pou le fâre soichai. - (10)
chevenée : Cheminée. « La chevenée feume (fume) », « In rac'chevenée » : un ramoneur. - (11)
chevenée : chènevière (petite parcelle de bonne terre où on cultivait le chanvre). Les paysans ainmont ben leur chévenée : les paysans aiment bien leur chènevière. - (22)
chevenotte, s. f. tige de chanvre dépouillée de son écorce. - (05)
chevenotte, s. f., tiges de chanvre, servant d'allumette. - (17)
chevenottes chenevottes, ce qui reste de la tige du chanvre quand elle est tillée. En voiqui des chevenotes ! i ons de quoi ailemai note feu. - (10)
cheveriot : chevalet – support en croix pour scier. Ex : "Oublie pas ton cheveriot si té vins pou' m' scier mon bois." - (21)
cheverneau. s. m . Petit champ. (Champignelles). - (06)
chevertiau, cheverquiau. s. m. Chevreau. - (06)
chevertier (pour chévretier). s. m. Chévrier. - (06)
chevestre. : (Du latin caput stringerfi).-« Licol pour avaler (ad vehere) au croct des fourches patibulaires et pour mettre à gehaine (torture) les malfaicteurs. » (Coutumes de Chasteillon, 1418.) - (04)
chevet. s. m. Tas de terre déposé en tête d’une vigne, et qui forme comme une espèce de traversin. - (06)
cheveurtier : joueur de cornemuse. II, p. 21-3 - (12)
chèvi ou chaivi finir, en venir à bout. Câ in ovraige difficile ; i ne sai pâ si en chévirai bein. Quand ce sero le malheur ! côte que côte, en fau qui en chaivissain. Est-ce que vos en chaivirâ ?... - (10)
chévi, v. n. venir à bout, mener à bonne fin, achever, se rendre maitre de… - (05)
cheviâs : chevaux ; masculin : i ch'vau. - (16)
cheviée, s. f. civière qui sert à transporter le fumier des étables. - (05)
cheville : en cheville = au milieu. III, p. 31-s - (12)
chevillière : Large cordon en fil. - (11)
chevir : se sortir (ou pas) d'une difficulté ou d'un situation, en finir avec qqch. Tu n'en chevis point !...  Ne point « en chevir ». - (25)
chévir : venir à bout . - (20)
chevire : Brouette, « Mener une chevire de linge au bé » : conduire une brouette de linge au lavoir. « Y est eune vrâ chevire à roe, o va à meseure qu'an le pousse », c'est un paresseux, il ne travaille qu'autant qu'il est contraint. « Chevire à brés », civière, instrument pour le transport de la paille, du fumier, etc… Il est formé de deux brancards réunis par des traverses. - (11)
chev'née : la cheminée. - (25)
chevolé celui qui est chargé des chevaux, surtout pour les garder, les conduire aux champs. I veins de voué vote chevolé ; a ne gairde diére bein ses bêtes. - (10)
chevolée ou cnivolée : Plant raciné de toutes boutures. « J'ai plianté ma vigne d'ave des chevollées ». - (11)
chevoneau, s. m. filet de pêche. Ce filet par métonymie tire son nom du petit poisson appelé chevanne et aussi, ce semble, cheveneau. - (05)
chevrate : Chevalet à l'usage des scieurs de bois. Vrilles des plantes sarmenteuses ou grimpantes et en particulier de la vigne. - (11)
chèvre (cheu) : Chèvre, appareil servant à élever des fardeaux. On appelle aussi chevre la chèvre (animal) mais on dit de préférence « cabre ». On nomme aussi chevre la menue paille qui reste dans l'aire après le battage, quand on a enlevé la paille proprement dite. - (11)
chèvre (f), robinet. - (13)
chévre : robinet de tonneau . - (20)
chèvre, musette, sauterelle. - (03)
chevretié, s. m. joueur de cornemuse, musicien de village. En quelques lieux « cheveurtié. » - (05)
chevreu, chevreuil. - (13)
chevreu, chevreuil. - (14)
chevreu, s. m. chevreuil. - (05)
chevreutine : Chevrotine, plomb de fort calibre employé pour chasser le gros gibier. - (11)
chèvrin, chèvri, chèvretin. s. m. Chèvre-feuille. (Sommecaise). - (06)
chevrotin, chèvrefeuille. - (03)
chevrotte, s. f. moyette de sarrasin ou blé noir. On met le sarrasin en petites « chevrottes » pour le garantir des mauvais effets de la pluie. - (05)
chevrottes : moyettes, tiges de sarrasins dressées pour le séchage. - (22)
chevru, chevreuil. - (03)
chez : Chez, entre dans la composition du nom d'un assez grand nombre de hameaux et semble indiquer que ce nom n'est autre que celui de nos anciens habitants, chez Patot, chez Meutin. - (11)
chez, nom de loc. nous avons dans le nivernais, Morvan compris, cinquante-quatre hameaux, fermes, habitations, désignés par le mot chez, très souvent accompagné d'un nom d'homme : chez Baret, chez Baron, chez Briot, chez Genty. - (05)
chez. : Ce mot qui n'est partout ailleurs qu'une préposition, tient la place d'un substantif comportant l'idée de tous les hôtes d'une maison. « Ché mosieu ein tei aitein defeur quan j'i fu. Ché mon peire vo fon bé dé compliman. » On s'étonnera peu de cette façon de parler quand on saura que la préposition ché, qui s'écrivait ainsi, dérive du substantif latin casa, signifiant la maison ou la chaumière des personnes dont on parle. - (04)
chezal. : Cheoir (du latin cadere). - (04)
chezi. Tombai, tomba , tomba. « Ai Chezi », il tomba ou chût… - (01)
chgne, chaigne, chêne, arbre. - (03)
chi six. Voyez Chisse. - (10)
chi ou chis : Six, « Tra peû tra fiant chi », trois et trois font six. « O s'est levé à chis heures » (prononcez chiz eures) - (11)
chi, adv. si, tellement, autant que… - (05)
chiainte : bande de terre à chaque extrémité de la parcelle qui permet de manœuvrer avec le tracteur. - (23)
chiairaigne, s. f. charogne, carcasse d'un animal mort. Se dit en parlant d'un mauvais chien et quelquefois des personnes comme terme injurieux. - (05)
chiaissaule, s. m. fouet, courroie, lanière. - (05)
chiaisse, s. f. chasse : « i va ai lai chiaisse », je vais à la chasse. - (05)
chiaisser, v. a. chasser, aller à la chasse. - (05)
chiaissot : petit sac, sachet . - (20)
chiaissot, s. m. petit sac en toile ou en peau. - (05)
chiaissou, s. m. chasseur, celui qui va à la chasse. - (05)
chiâler : pleurer . - (20)
chianleizai. : Courir les rues et les bals avec un costume et un masque pendant les jours gras. - (04)
chianner, v. n. pleurnicher, pleurer à tout propos, sans motif. On prononce « chian-ner. » - (05)
chianton. s. m. Charançon. (Étais). - (06)
chiassou : quelqu'un qui a la diarrhée, la chiasse. - (19)
chiattes : Lieux d'aisance. - (11)
chiau, chiou. s. m. Petit chien. - (06)
chiau, s. m. seau pour puiser de l'eau. - (05)
chiauler, chiouler. v. n. Piailler, pleurnicher. (Vallery). - (06)
chicanou : Chicaneur, procédurier. « I ne fa pas ben à avoi affâre es chicanous ». Etym. vieux français; chicanou. - (11)
chicanoû : chicanier . - (20)
chicanou, adj., chicaneur, chicanier. - (08)
chicanou, ouse, s. et adj. chicaneur, celui qui chicane. - (05)
chicard. adj. Fin, beau, recherché. — Chicocandard semble être comme une sorte de superlatif de chicard. — Dérivé de Chic. - (06)
chicatouèe, chirouée. s. f. Lieux d'aisances. (Charentenay, Diges). - (06)
chiccli. Fit jaillir. Ces petites canonières ou seringues de bois, dont se servent les enfants pour jeter quelque liqueur que ce soit, s’appellent en bourguignon « chiccle », du bruit qu’elIes font lorsque cette liqueur est poussée. De là l’infinitif « chicclai » pour faire jaillir et le nom « chicclo » pour jet. - (01)
chic'eut : Chicot, « O s'est fait arrégi (arracher) eune dent à peu in chic'eut ». - (11)
chiche ! Exclamation. C’est un terme de défi par lequel on provoque, on excite quelqu’un à faire une chose, le plus souvent repréhensible. Ainsi, dites à un jeune garçon porteur d’un panier d’œufs : Chiche d'œufs! Si c’est un écervelé, il prendra ses œufs et vous les lancera par la figure. Il en est d’autres plus écervelés encore, qui font, en quelque sorte, la provocation eux-mêmes ; un ivrogne un peu surexcité vous criera, par exemple : Dis-moi chiche ! et i’te fich’ la bouteill’ pa l’bê. - (06)
chiche. : (Dial et pat.), avare. - (04)
chichine, s. f. mauvaise viande, chair de rebut. - (05)
chichmin : un orgelet. - (19)
chico hoquet. I ai le chico depeu ce maitin ; ma c'â que ci fatigue bein. Pour guéri le chico beuvez in baissin d'aie froide. - (10)
chicorée : fillette malicieuse. Remplace quelquefois le prénom. Plutôt affectueux. Ex : "Eh chicorée ! Vins don vé moué". - (21)
chicot : dent cassée . - (20)
chicot : hoquet . - (20)
chicot, chicoter, hoquet, avoir le hoquet. - (03)
chicot, s. m. hoquet. « avoir le chicot », avoir le hoquet. - (05)
chicoter, chicouter. v. a. Déchiqueter. - (06)
chicotin : pissenlit . - (20)
chicotin : pissenlit. « Amer comme chicotin ». - (25)
chicousée. s. f. Chicorée. (Fléys). - (06)
chicracra. s. m. Oiseau qüi prononce à peu près ces trois syllabes et qu’on suppose être la fauvette des roseaux. (Saint-Florentin). - (06)
chicrille, s. f., pissenlit. - (17)
chidrille, s. f. avorton, terme de dénigrement qui s'applique plutôt aux filles qu'aux garçons. - (05)
chie chier. C'a demaige que les vaiches chiaint queman cequi le long des rues ; çâ don sâle !... En parlant des gens il est grossier d'employer ce mot on dit : Fâre se besoins,… Ailai diôre,… etc. - (10)
chie : Chier, « Chie ne chie pas te payeras la madecine », s'emploie pour dire qu'à la table d'hôte, que vous mangiez peu ou beaucoup c'est le même prix. - (11)
chïe, s. f. scie, instrument pour scier le bois. - (05)
chie, scie : scie . - (20)
chieindre, s. m. chanvre, plante qui porte le chenevis. « cindre, cinde. » - (05)
chien fou, loc. chien enragé. - (05)
chien mairin exclamation de mécontentement de surprise en général. Chien mairin ! les poules an tot aibimai lai plianche de salade. Chien mairin ! que t'è don jolie mon enfant ! -(10)
chien-fou (nom masculin) : enfant insupportable. - (18)
chiennasser : pleuvoir menu, brouillasser. Ex : "Déd'pis c'matin, ça chiennasse !" - (21)
chiennis. s. m. Chenil. (Vill.-les-Genêts). - (06)
chiens. s. m. pl. Synonyme de cagnats. Tous les jours, on entend des gens dire : J'ai les chiens. - (06)
chienvert. s. m. Chiendent. (Argenteuil). - (06)
chiére, ciére, s. f. chèvre. - (05)
chiesse : chasse . - (20)
chiessot : petit sac, sachet . - (20)
chiessoû : chasseur . - (20)
chieuve : chèvre (animal) . - (20)
chieuve : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot) . - (20)
chieuve : chèvre. - (23)
chieuve : voir chvau - (12)
chieuverquiau. s. m. Chevreau qui vient de naître ; sans doute pour chevrottiau, chevrotteau. - (06)
chieuvre : chèvre. Il, p. 29-3 - (12)
chièvre, chieuvre. s. f. Chèvre. A Sens, il existe sur le chemin dit la Rue-de-la-Chièvre une légende qu’on peut lire dans l’Almanach Tarbé de 1932-33 ou 34. - (06)
chiffre : L'arithmétique, le calcul. « O cougnait la chiffre », c'est un bon calculateur. - (11)
chifon, chifoneau, chifonète, noms familiers et d'amitié donnés à une petite fille. - (08)
chifon, s. m. se dit amicalement d'une petite fille dans le langage des villes voisines. - (05)
chifon, s. m., morceau : « J'ai opetit ; baille-me eun bon chifon de pain ». - (08)
chifouner, v. a. importuner, tourmenter, tracasser. - (05)
chifre (la), s. f., l'arithmétique : « Mon p'tiot va déjà à l'école ; ôl éprend la chifre ». - (08)
chignarde. s. f. Viande dure et de mauvaise qualité. (Auxerre). - (06)
chigne. s. f. Echine. - (06)
chigner. v. n. Montrer les dents avec colère. - (06)
chignole : manivelle . - (20)
chignole : Manivelle, « Torner la chignole, croquer le marmot ». Celui qui tourne la chignole joue le rôle de Fortunio dans le Chandelier d'Alfred de Musset. - (11)
chignon, chiffon. s. m. Gros morceau de pain. (Guy). - (06)
chigot, chigout. s. m. Chevreau. — Chevalet, bique à l’usage des scieurs de bois. - (06)
chiler : bruit de l'huile qui grésille dans une poële. - (27)
chiler : être pingre. - (26)
chîler : scier . - (20)
chiler, v. a. scier, se servir de la scie. - (05)
chileu, euse. s. m. et f. egoïste, avare ou avide, qui ne songe qu'à ses intérêts, qui en toute affaire, tire à soi la couverture. - (05)
chilot, s. m., scie. Le Glossaire du Morvan donne chiler, scier, p. 191. - (07)
chimailler, se chamailler. - (14)
chime, diminutif de simon. - (05)
chimer. v. n . Pleurnicher. (Saint-Privé). — Se trouve aussi dans Jaubert. - (06)
chin : Chien, au féminin cheune. « In ban chin de chaiche » : un bon chien de chasse. Proverbes : « Les chins ne fiant pas des chats », variante de tel père tel fils. - (11)
chin, chenne, chien, chienne. - (03)
chin, s. m., chien, au fig., avare : « Chin d' matin ! » est un juron familier à nos paysans. - (08)
chinade, s. f. prise de tabac, terme burlesque. - (05)
chinchenotte. s. f. Petite quantité. — Boire une chinchenotte, boire la goutte, boire un petit coup d’eau-de-vie. Jaubert donne chinchin dans le même sens. - (06)
chinde. s. m. Chanvre. - (06)
chineur. s. m. Qui voyage beaucoup. (Vertilly). - (06)
chingue, chêne. - (13)
chinguie. s. f. Chanvre. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
chin'nè : couvert de fruits. - (20)
chin-ne ed poué, s. f., chaîne de puits. - (17)
chinre, chaise. - (13)
chintre : l'extrémité du champ, ou son contour, difficile à labourer. - (19)
chintre, chieintre, cintre, cinte, s. f. chaintre, nom de loc. qui s'applique à un grand nombre de pièces de terre, closes ou non, dans les domaines ruraux. - (05)
chinze, chose. - (13)
chiotte. s. f. Chouette. - (06)
chiottrie : une bricole. - (19)
chioude. : Sale, dégoûtant. - (04)
chioue. s. f. Petite fille coureuse, mal élevée, petite chienne . (Michery, Viilechétive). - (06)
chiouler, chiouner. v. n. Pleurer bêtement, pleurnicher. - (06)
chiper, choper. v. a . Prendre de menus objets, les attraper subtilement, les voler avec adresse. De l’Islandais kippa, voler, dérober. - (06)
chipie, s. f. une chipie en Morvan n'est pas comme à paris une personne dédaigneuse, une bégueule ; c'est une femme sans franchise, sournoise. - (05)
chipotai. : Taquiner quelqu'un, être minutieux, vétilleux, marchandeur. Signifie aussi manger avec dégoût et du bout des dents. - (04)
chipote, s. f. Petit paquet, poignée, petite botte. Une chipote d’ails, d’oignons, d’échalottes, de pieds de haricots. - (06)
chipote, s. f., chicane, subtilité, procès. - (08)
chipôte. Chicane. « Faut-i qu'on vo chipôte ? » Faut-il qu'on vous chicane?.. - (01)
chipoter, v. a. disputer pour rien, marchander à tort et à travers, s'occuper de bagatelles. - (05)
chipoter, v. tr., chicaner, marchander, tirailler, asticoter : « Y ét eun tire-yards ; ô chipote su tout. » - (08)
chipoter. v. a. Trouver à redire à tout, quereller à propos de rien. - (06)
chipotié, s. m. celui qui chipote, qui marchande minutieusement. - (05)
chipotier. s. m. Celui qui chipote, qui trouve à redire à tout. - (06)
chipotou, s. et adj., chipotier. - (08)
chipoute. s. f. Bouquet de fruits tenant à la branche. (Merry-la-Vallée). — Voyez chipote. - (06)
chique gros morceau de pain, de viande. I liô z-ai beillé ai chécun ine grosse chique de pain pou lô quaitre heures. - (10)
chique et chuque, s. f., bille à jouer. - (08)
chique, s. f., quignon, gros morceau de pain ou de viande : « Ol avot faim ; j' te li ai baillé eùne chique !... » - (08)
chiquenaude : étincelle. - (20)
chiquer, manger de grand appétit. - (03)
chiquer, v. intr., jouer aus billes, lancer la bille, mais plutôt être malheureus à ce jeu, et, par extension, à tout autre. - (08)
chirais, s. m. se dit d'un enfant qui a souvent la diarrhée et qui est malpropre. - (05)
chirater : Traîner les pieds, « Ne chirate dan pas c'ment cen ». - (11)
chiraule : Glissade - (11)
chiri : Glisser. « Ma chaire (chaise) a chiri su le parquet, j'ai manqué de cheut. Y chire bravement c'tu métin ». - (11)
chirias, petits ruisseaux qui se forment à la sortie de l'hiver après la fonte des neiges ou de fortes pluies et qui coulent en cascades sur la pente de la colline. - (14)
chirlicouée : grand nombre, grande quantité . - (20)
chisse : six . - (20)
chisse ou chi six. I ai demandai des œus, en m'en é envie chisse. D'iqui ai Beaune en é cin ou chi lieues. En i é chise hommes et chi fonnes, (selon que c'est devant une consonne ou une voyelle.) - (10)
chisse, adj. num. six. - (05)
chite : cidre. Aveuque des poumes on féto du chite : avec des pommes on fait du cidre. - (22)
chité, s. f. cité, ville. - (05)
chiter, v. a. asseoir, « chité l'p'tiô », asseyez l'enfant - (05)
chitot (nom masculin) : voir cheutrot. - (18)
chitouère (nom féminin) : siège rustique. - (18)
chitre : cidre . - (20)
chitré : lit . - (20)
chitre, s. m. cidre, boisson fabriquée avec les fruits sauvages du pays et principalement les « blossons. » le c doux = ch donne « citre » au Morvan et à quelques autres patois. - (05)
chître, v. a. asseoir, faire asseoir. Une mère disait de son enfant malade : « al ô chu vaigne qu'î n'peu ne l'vitre ne l'chître » ; il est si faible que je ne puis ni le vêtir ni l'asseoir. - (05)
chitrer : déborder, fuir (sous l'effet de la pression) . - (20)
chitrer : laisser échapper un liquide . - (20)
chitrer, v. a. couler. Se dit en parlant du coulage des liquides. - (05)
chitu, part, passé du verbe chitre. assis : « a s’ô chitu » ; il s'est assis. - (05)
chivolée, s. f., ensemble des chapons dans une pépinière. - (17)
chivoulue. s. f. Synonyme de chevelée. - (06)
chizas, s. m. ciseaux des couturières. - (05)
chizième : Sixième, « Ol a sarvi dans le chizième dragan » : il a fait son service dans le sixième régiment de dragons. - (11)
ch'le, ch'lu : chez eux, chez lui. - (19)
chlingne, chenille. - (13)
chlinguer. v. n. Sentir un mauvais goût. (Sens). - (06)
ch'loff : Employé dans l'expression « aller à ch'loff», aller au lit, aller se coucher ; allemand, schlaffen (dormir) - (11)
chloffe (aller), loc, aller se coucher. Un des restes des premières invasions. - (08)
ch'mi : chemin . - (20)
ch'mi, s. f., chemise. - (17)
ch'minze, chemise. - (13)
ch'mise : chemise . - (20)
ch'naipan, s. m. chenapan, vaurien, maraudeur. - (05)
ch'nau : chéneau . - (20)
ch'ner, v. a. châtrer, opérer la castration. Se dit principalement en parlant des truies - (05)
ch'ni : chenil . - (20)
ch'ni : grain de poussière, balayure,petite saleté . - (20)
ch'ni : mot masculin désignant une poussière, une balayure prend lè pôle pou ramassé les ch'nis, prends la pelle pour ramasser les saletés è lai un ch'ni dans l'eûil, il a une poussiè­re dans l' œil. - (19)
ch'nillou : un végétal couvert de chenilles. - (19)
ch'nillou, adj., malingre, frêle. - (17)
ch'nis, s. m., poussière. - (17)
ch'nous : chez nous. - (19)
chô : Chou : « Des chôs cabus ». Chô-gras (rumex attriplex) : plante qui croît dans les prés et qu'on désigne également, en patois sous le nom de « rointe ». - (11)
cho : chou. - (16)
chô, chiô, partic. d'affirmation usitée dans le Morvan bourguignon. Oui. On prononce souvent «aichô » comme dans le « aissiô » - (05)
choche, sèche. - (13)
chôdée : une chaudière. - (19)
chodotes, adj., chaudes. Qualification des châtaignes cuites, que le marchand crie : « Toutes chàdôtes ! toutes frigolotes ! (V. Frigolotes). - (08)
chodre : Soulever, « Y est treu lourd, je peux pas y chodre. Pa bin chodre in râ (une benne de raisins) su san épaule i faut déjà êt feu (il faut avoir une assez grande force) ». - (11)
chofloter, boire plus que de raison. - (14)
chogne : crottin. De cheval, de mulet ou d’âne. (28)
chogne, bouse de vache. - (15)
chogne, fiente, ordure. - (03)
chogne, s. f., bouse de bœuf, de vache, et surtout excrément de cheval : « Ben marci ! y en a-t-i des chognes dans c'te rue! » - (08)
chogne. Bouse de vache. - (02)
chogniot, s. m., le derrière de la tête, occiput. - (08)
choichai, choiche sécher, sèche. I vourains bein qu'en faiseu in joli temps pour ailai laiborai. lle éto tote moillée ; i l'ai trouvée qu'ile se choicho. Voyez soicher. - (10)
choicheron. s. m. Paisseau de vigne usé. (Guillon). - (06)
choichi, ie. adj . Séché. - (06)
choinge et choinger change et changer. Voyez Soinge. - (10)
choingement, s. m. changement, transition d'un état à un autre, mutation. - (05)
choinger, v. a. changer avec les diverses significations. - (05)
choisant. Participe présent du verbe choir, tomber. En choisant i s’ot éblégé, en tombant il s’est brisé. (Poilly-sur-Serein). - (06)
choître, chuêtre. s. m. Chevêtre, têtière des bêtes de somme. - (06)
chôlai ! interjection dont se servent nos charretiers pour arrêter leurs bœufs. - (05)
cholât : personne maigre (comme un échalas). - (25)
chôlliot, choileussaint. Divers temps du verbe chouai. - (10)
chomiée : voir chamiée - (12)
chomiller (pour sommeiller, par conversion d’s en ch). Roupiller, sommeiller à demi. (Rugny, Etivey). - (06)
chonna. adj. Honteux. - (06)
chonne. : Se dit d'une personne par trop timide ou montrant une honte puérile. - (04)
chonner, v. n. pleurnicher, grogner en pleurnichant. Se dit principalement des petits enfants. On prononce chon-ner. choquar, nom de loc. un des faubourgs de Château-Chinon mentionné en 1771. - (05)
choper : cttraper. Généralement : saisir vivement. (28)
chopine : bouteille de 1/2 litre . - (20)
chopine : petite bouteille de vin. - (25)
chopine : verre de vin. - (27)
chopine. s. f. et chopinot, choupignot. s. m. Pot à eau de la contenance d’une chopine. - (06)
choqué, part. pass. du v. choquer. celui qui boude par suite de mécontentement : « léche-lu, al ô choqué » ; laisse-le, il est choqué, il boude. - (05)
choque, s. f. chose qui choque, qui contrarie, procédé blessant, offensant. Il y a de la « choque » dans cette affaire. - (05)
chôr : tomber . - (20)
chorcher. v. a. Chercher. — Chorcher gatille agaée , chercher querelle sans raison. Locut. proverb. usitée dans la Puysaie. - (06)
chorcheux. s. m. Celui qui cherche, qui quête de porte en porte. Chorcheux de pain , mendiant. - (06)
chordiau : Sourd, « Je cra bin que je commache à deveni chordiau », je crois bien que je commence à devenir sourd Au figuré : « Ces calas sant chordiaux » veut dire que la coque verte ne s'enlève pas. - (11)
chorlatte : Sorte de gâteau à la courge, « Eune bonne fornée de chorlattes ». - (11)
chorler : Boire avidement, « Y est in pliaiji (plaisir) de li voir chorler in varre de vin ». - (11)
Chôrme : Charmes, hameau de la commune de Mancey. - (11)
chôrme : Friche, « La tope de la Chôrme », la grande friche située sur le territoire de Vers ; autrefois à la fête patronale de cette commune, la Saint Félix, on dansait « su la Chôrme ». - (11)
chôrmillan : Habitant de Chôrmes. - (11)
chôse : chose . - (20)
chôse. Chose, choses. - (01)
chôse. : Locution familière à ceux qui parlent d'une personne dont le nom ne vient pas à leur mémoire. - (04)
chosemenz. : (Dial.), blâme. On trouve dans le livre de Job parole de chosement, c'est-à-dire parole de remontrance. Ce mot vient du verbe choseir, gronder, lequel dérive lui-même du verbe déponent latin causari, ou caussari, alléguer, accuser, plaider. - (04)
choser, v. a. faire quelque chose, s'occuper de..., travaillera... - (05)
chosse. s. f. Souche. Une chosse de bois. ( Villechetive). - (06)
chot il importe. – En n'-chot bein, ma fouai ! –Ailez brament mon pôre homme, ailez ; en n'-chot ran du tot. Voyez Siot - (10)
chot : Cep, pied de vigne. « In ban chot » : un cep bien productif. « In chot de ban grain » : un cep qui donne de beaux raisins. « In chot de millerets » : un cep dont les raisins sont « millerets ». Voir ce mot. - (11)
chot ou cho : Soue, tect à porcs. « Y n'y a quausi plieu ran dans le salou mâ y a ban lâ dans la chot » : il n'y a presque rien dans le saloir, mais il y a un bon cochon à tuer. - (11)
chotaler : Déchausser les ceps de vigne au printemps avant de tailler. - (11)
chotaloux : Petite pioche à chotaler. Ouvrier qui fait ce travail. - (11)
chotelou, s. m., pioche à « déhotteler » (cf. ce mot) au printemps. - (17)
choter : travailler (mal) . - (20)
chou ! : Exclamation pour chasser les volailles. « Mâs chou don ! » : mais fichez donc le camp ! (28)
chou! chou! excl. adressée aus poules que l'on veut chasser d'auprès de soi. - (08)
chouâcher : appuyer, tasser . - (20)
chouâcher, v. a. presser fortement avec la main ou avec le pied, appuyer sur quelque chose en pesant. « souacer, souacher. » - (05)
chouai tomber. Dètorne c'te pierre qui, ile fairo chouai. Si te ne prends pa ton bâton te chorée, çâ sûr. Ile à si faible qu'ile chôillot ai chèque pâ. - (10)
chouaingeai (se) : se changer de vêtements. O s'o r'chouaingé pou allai ai la fouère : il s'est rechangé pour aller à la foire. Vais don te r'changeai : va donc te changer. - (22)
chôuâssai : tasser. Sur le chaffaud feillot chôuâssai le foin : dans le fenil il fallait tasser le foin. - (22)
choucaser. v. n. Pousser des soupirs, des sanglots entrecoupés comme un enfant qui vient de pleurer ; autrement, faire comme une chouette, comme un choucas . (Courgis). - (06)
chouconninte, petite chouette. - (13)
choue chouette. C'teu neu, t'é entendu les choues su les voûtes de l'église ; c'a mauvais signe. Les choues c'a des ouyais que ne manquant pa encore d'ête jolis, vais ! Les fonnes sont curieuses queman des choues. - (10)
choûe ! : Exclamation pour chasser les poules. - (11)
choue : chouette . - (20)
choue : une cuite. - (19)
choue : voir chavan - (12)
choue, chouette. - (13)
choüe, s. f. chouette, chat-huant. - (05)
choue. s. f. Chose. J’ai ben des choues à li dire. S’il a queuque chou à m’ die, qui veune me treuver. - (06)
choue. s. f. Chouette. - (06)
chouèche. s. f. Chouette. - (06)
chouée, s. f. chouette, hibou. - (05)
chouée. s. f. Chute. Chuée d'iau mal (du haut-mal) : épilepsie. - (06)
chouer (pour choyer). v. a. Caresser, mitonner, gâter, en parlant des parents qui dorlotent et prennent trop de soin de leurs enfants. - (06)
chouer, v. n. cheoir, tomber, faire une chute. - (05)
chouer. v. a. et v. n . Faire quelque chose, s’occuper, ranger. Se dit par syncope du chousser, choser ; du latin causare. - (06)
chouer. v. n. Choir, tomber. {Guillon). - (06)
chouére : choir, tomber . - (20)
chouêter (prononcez chouête ). v. n. Tomber, choir. A Montillot, on dit chouêtre. - (06)
chouézir : choisir. - (19)
choûgnai : pleurnicher. Le gosse choûgnot pou partir : Le gosse pleurnichait pour partir. - (22)
chougnard, adj., enfant qui pleure tout le temps - (17)
chougner (C.-d., Chal., Char., Y.), chouigner (C.-d.), cbouiner, chouner (Morv.). -Gémir, pleurer, pleurnicher ; peut se rapprocher du mot couiner ou couigner, pousser de petits cris, crier d'une façon aigre, comme un porc qu'on égorge, lequel a probablement la même origine : canere. Un petit chien couine, une roue mal graissée couine également. A rapprocher de l'argot : chialer, qui signifie pleurer. Peut-être est-ce aussi une onomatopée? - (09)
chougner : pleurer. - (25)
chougner : pleurnicher. Et « chougnou » : pleurnicheur. (28)
chougner : gémir en faisant la grimace, pleurnicher. Ex : "Te vas t’y ben arrêter d’chougner ? Quion qu’tas ?" - (21)
chougner, v., pleunicher tout le temps - (17)
chougner. v. n. Pleurnicher. - (06)
chougnier, v. intr., pleurnicher : « Qu'ol é donc désagueùriabe ! ô chougne tôjor. » - (08)
chougnon, chougnard. s. m. Enfant grognon, pleurnicheur. Mais, tais-te donc, chougnard ! - (06)
chougnou (adjectif) : qualifie un enfant pleurnicheur. - (18)
chougras : chenopode (plante). Faire ses choux gras : tirer profit de…  - (22)
chouignai affecter de pleurer, comme les enfants. Les petiots chouignant pou des ran. C'à in chouignou, ceute homme lai. - (10)
chouignè : pleurnicher, pleurer. - (19)
chouigner : pleurer. - (16)
chouigner, pleurer (larmoyer). - (13)
chouigner, pleurnicher. - (15)
chouigniou, larmoyant. - (13)
chouignou : un pleurnichard. - (19)
chouinai. : (Pat.), couinner (dial.), pleurer. Il y a le réduplicatif récouiner dont on se sert aussi bien en Bourgogne qu'en Champagne pour exprimer la vive appétition d'une chose. Le verbe latin grunnire rend fidèlement le sens de ces mots. - (04)
chouinais, s. m. pleurnicheur, celui qui se plaint, qui grogne et qui gémit à tout propos. - (05)
chouiner (verbe) : pleurnicher. - (18)
chouiner : pleurnicher . - (20)
chouiner, v. intr., pleurer sans motif, faire semblant de pleurer : « Qu'é-ce qui t’fait chouiner c'ment c' qui ? » - (08)
chouiner, v. n. pleurer sans raison, pleurnicher. « Chouler », en Morvan, signifie imiter le cri de la chouette. - (05)
chouinger : changer . - (20)
choulée. s. f. Se dit, à Argentenay, pour chevelée. Voyez ce mot. - (06)
chouler : sentir (odeur), humer . - (20)
chouler, v. n. chuinter, imiter le cri de la chouette. - (05)
choulette, choulotte. s. f. Petit chou, rejet d’un tronc de choux resté en terre. - (06)
choumac. s. m. Cordonnier. - (06)
choûnis, s. m., pleur (péjoratif). - (17)
chouper : appeler, héler de loin (28)
chouper : Appeler. « Choupe ta mère ». Crier « Ne choupe dan pa si feu ». « Chouper des you you » pousser des huchements très forts, comme le font les conscrits et les bergers. -(11)
chouper et cheuper, v. tr., hèler de loin, appeler fort pour faire venir quelqu'un. - (08)
choûper, v., appeler, héler. - (17)
chouperan : Hibou, chat-huant. - (11)
choupète, s. f., boucle, mèche de cheveus. - (08)
choupette petite houppe, petit gland. Al à fier aivou sai choupette aipré sai calotte. – A gairnissant de choupettes les colliers de lô chevaux. - (10)
choupette : boucle de cheveux. Mèche de cheveux. (28)
choupette : ruban à cheveux, rouleau de cheveux au sommet du crâne . - (20)
choupette, s. f. mèche, touffe ou boucle de cheveux. - (05)
choupignot. s. m. Pot à eau, ainsi appelé parce que sa contenance habituelle est d’une chopine. - (06)
chour, s. sourd. - (05)
chourdiau, s. m. sourdaud, celui qui a l'oreille dure. - (05)
chourée : Injure que les ménagères adressent volontiers à leurs poules quand celles-ci se mêlent de sarcler les plates-bandes du jardin. « Cous choue ! Veux-tu t'en aller, vilaine chourée ! ». - (11)
chourer. v. a. et v. n . Plaisanter. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
chouréte, s. f., mèche de cheveus temporale, tournée en virgule, et qu'affectionnaient fort les jeunes gens du premier quart du siècle. (V. Choupéte). - (08)
chourette : ruban dans les cheveux. (28)
choûse : chose . - (20)
choûse : chose. Les gens instruits savont de chouses : les gens instruits savent des choses. - (22)
chouse : chose, mais pas dans le sens d'objet. Remplace un nom oublié. Ex : "Oh ben...la mée Chouse, te sais ben ..!" - (21)
chouse, s. f., chose, être. S'applique à nombre de substances. - (08)
chouser : "lacher un gaz". - (27)
choûtai aller regarder, comme des curieux ennuyeux. Ces gens qui ailant choùtai chez le monde : ç'â embétant. Quoi qu'à venant don choùtait qui ? - (10)
chouteau, s. m. chouette sur la frontière du Morvan bourguignon. - (05)
choûto, s. m., oiseau de nuit (chouette, hibou). - (17)
choûze : une chose. - (19)
chpugrouillé, ée (pour chaugrouillé). adj. A peine grillé, à peine rissolé. Manger de la viande chouarouillée, manger de la viande non cuite, a peine saisie par le feu, grillée à la surface seulement. De chaud et de groler , vieux mot qui signifie, rissoler, griller. - (06)
chrême. s. m. Crâne. Se dit par allusion à cette partie de la tête qui, au baptême, a été ointe du saint chrême. C’est une métonymie. (Perreuse). - (06)
chretiantai. Chrétienté… - (01)
ch'tel : cheptel . - (20)
ch'ti : méchant, petit. - (27)
ch'ti : petit, chétif, faible . - (20)
ch'ti : un petit, un malin (féminin, eune ch’tite). - (19)
ch'ti(te) : chétif, amaigri et pâle. Ol o été m'lade, ol o ch'ti : il a été malade, il est chétif. Se dit aussi pour : méchant, agressif, hargneux. - (22)
ch'tin, s. m., rameau de vigne (1ère année). - (17)
ch'tiot : un petiôt (petit enfant). - (25)
ch'tit (adjectif) : mauvais, méchant. De peu de valeur. - (18)
ch'tit (adjectif) : petit. - (18)
ch'tit : petit, mesquin. - (16)
ch'tit, ch'tite : méchant, méchante . - (20)
ch'tit, chtite : petit garçon, petite fille . - (20)
ch'tit, petit, mauvais. - (14)
ch'titeté : méchanceté, malice . - (20)
ch'titeté : mesquinerie, malice. « Avoir de la ch'titeté dans la tête ». - (25)
ch'tot : siège. - (22)
chtourbe, adj., mort. Nous vient des premières invasions. - (08)
chtourber, v. n. mourir, rendre l'âme ; il est mourant, il va « chtourber » ; un homme « chtourbé », un homme mort. - (05)
chu, adj. seul. « i seu tô chu, » je suis tout seul. - (05)
chu, adv. si, aussi. « al ô chu béte qu'ai ô michan, » il est aussi bête qu'il est méchant. - (05)
chu, prép. de lieu. sur ; « al ô choué chu lu », il est tombé sur lui. - (05)
chu, s. m., aire. Dans les cantons mérid. du dép. on bat à l'aire, ou chû, en plein soleil, et non en grange. - (08)
chu. Part. prés, de choir, tomber. - (06)
chubsister, v. n. subsister : « i n'é ran pô chubsister », c’est-à-direpour vivre. - (05)
chuchate : La corolle du lamier (lamium album) que les enfants se plaisent à sucer, parce-qu'elle est sucrée. - (11)
chuche : souche. Quand on cope du bois o reste la chuche : quand on coupe du bois il reste la souche. - (22)
chuche. s. f. Souche. — Source, origine. Il faut remonter à la chuche. (Lainsecq). - (06)
chucher, v. a. sucer, aspirer avec les lèvres. - (05)
chucher, v., sucer. - (17)
chuchi : Sucer. « Si ol a le nez roge y est pas de chuchi de la glièche » : s'il a le nez rouge ce n'est pas de sucer de la glace. Au figuré : boire. « O s'est foutu le baril su le nez à peu ol a chuchi eune bonne gotte (goutte) ». - (11)
chuchon, s. m., échalas recoupé, marcot. - (17)
chuchoter, v. a. sucer, suçotter, aspirer avec les lèvres. - (05)
chue, s. f. suie de cheminée. - (05)
chuer, v. a. suer, être en sueur. - (05)
chueur, s. f. sueur, transpiration. - (05)
chuite, s. f. suite. - (05)
chuitre, chutre, v. a. suivre. Se prend dans une acception particulière et non pas pour aller, venir après. « Chuitre » signifie aller aussi vite que... - (05)
chujau : Cucubale (cucubalus baccifer); le calice de la fleur cucubale est très renflé, les enfants s'amusent à le faire éclater en le tenant par l'orifice et en le frappant sur leur front ou le dos de leurs main, comme si c'était un petit sac gonflé d'air. - (11)
chuler (verbe) : siffler. - (18)
chûler : siffler . - (20)
chuler, v. n. siffler, siffloter. Signifie aussi boire en aspirant, humer. - (05)
chûlot : pomme d'Adam, gosier. VI, p. 50-2 - (12)
chulot, s. m. sifflet ; gorge, gosier. - (05)
chulou, s. m. siffleur, celui qui siffle. - (05)
chumin, s. m., chemin, route, sol et parcours. - (08)
chuminée, chuinée et chvinée, s. f., cheminée. - (08)
chuminer. v. intr., cheminer : « Lasse-le, ce p'tiot ; n' li dis ran ; ô chumine son train ». - (08)
chumise. s. f., chemise. - (08)
chûn : un chien le chûn l'è modju, le chien l'a mordu. - (19)
chupe. s. f., huppe, oiseau, et aussi touffe de plumes, de fleurs sur la tête. - (08)
chuplicaition, s. f. supplication. - (05)
chuplier, v. a. supplier. - (05)
chuppe huppe. Regairde don ceute ouyais, quée jolie chuppe qu'al é ! Mouai, i eume bein les poules chuppées. - (10)
chuppe, touffe de plumes sur la tête. - (03)
chupperan, chat-huant. - (03)
chuter. v. n. Tomber. - (06)
chutôt, adv. et propos. aussitôt : « i vinré chutô qu'teu vourâ, » je viendrai aussitôt que tu le voudras. - (05)
ch'vasse (nom féminin) : partie ligneuse et sèche de la pomme de terre. - (18)
ch'vau : cheval . - (20)
chvau : faucheur (sorte d'araignée). IV, p. 29 - (12)
ch'vau : un cheval. - (19)
ch'vau : cheval. On attelo le ch'vau : On attelait le cheval. - (22)
ch'vo, cheval. - (13)
ch'vo, s. m., cheval. - (17)
ch'vous : chez vous. - (19)
ci ceci, celà, c'est. Ci nô vai tot ai fai bein. Ci à bon. Queman cequi, ci airaingero to le monde. - (10)
cià bonde pour boucher le trou supérieur d'une futaille. Tappe bein su le cià pour que le poinson ne s'évante pa. En fau tôjeur mette ine piéce àtor du ciâ. - (10)
cïais, s. m. ciseaux de couturière. « cîaux. » - (05)
ciarge : Cierge. « Ol est dra c'ment in ciarge ». - (11)
ciarge, s. m., cierge. - (08)
cice, adj. chiche, économe jusqu'à l'avarice. - (05)
cicot. s. m. Chicot. - (06)
cidrier, citrier. s. m. Celui qui fait le cidre. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
cidule, s. f. cédule, sommation pour comparaître devant un tribunal, un juge de paix « : it’beillerai eune cidule », est une menace de procès. - (05)
cié, s. m. ciel. - (05)
cien, s. m. chien. « être cien », être avare. - (05)
cier. Ciel, comme mier pour miel. On ne dit pourtant pas fier pour fiel… - (01)
cier. : Ciel. C'est parce que les Bourguignons trouvaient la consonne l trop sourde qu'ils lui ont substitué la consonne r. - (04)
ciére, s. f. chevalet sur lequel on scie le bois. « chiévre » = chèvre par assimilation ? - (05)
cies. Pronom démonst. m. et f. pl. Ceux, celles. Les cies qui v'roni me voi, ceux ou celles qui voudront me voir. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
cifar. : Diminutif de Lucifer. - (04)
cignau, s. m. raie dans un labour, rigole creusée par la charrue pour l'écoulement des eaux pluviales. « cignau ». - (05)
cihé, adj. ciré. se dit du pain mal cuit dont la mie ressemble à une pâte de cire par son brillant et sa densité. Pain « taqué » et pain « cihé » sont deux termes à peu près identiques. -(05)
cihiaux. s.m. pl. Ciseaux. - (06)
cijas, cijais, cirias, cisias. s. m. pl. Ciseaux. (Ménades, Vassy-sous-Pisy, Domecy-sur-le-Vault). - (06)
ciler, v. n. remuer, frémir, s'émouvoir. Se dit principalement de l'eau lorsqu'elle commence à bouillir. - (05)
ciller ou, plutôt, siller. v. a. Couper insensiblement avec un fil ; blesser légèrement avec la pointe d’un objet aigu, en traçant un léger sillon. Il arrive souvent qu’on se sille avec une épingle. (Mouffy). - (06)
cimai couler, suinter, en parlant des plaies. Le trou qu'al é ai lai jambe cime bein. Des gottes cimant de sai plaie. - (10)
cimai remuer, en parlant des sourcils et des yeux cligner. A nos é fait signe en cimant des ulliots. - (10)
cimai : bouger. Il n'a pas cimé d'un poil : il n'a pas bougé. Pou guettai faut pas cimai : pour guetter il ne faut pas bouger. - (22)
cimber. v. n. Cimer, filtrer, transsuder. L’été, l’huile enfermée dans des fûts cimbe à travers les pores du bois. (Beugnon). - (06)
cime, s. f. jeune pousse végétale, brin de bois, extrémité des branches. Dans la fabrication du bois de moule, la cime ne sert qu'à former des petits fagots ou bourrées de peu de valeur. - (05)
cime, s. f., jeune pousse végétale. - (08)
cimer : bouger . - (20)
cimer : répondre, remuer. - (26)
cimer, v. n. remuer par le faite, par la cime. - (05)
cimot, lisière d'étoffe. - (03)
cimot, s. m. cimosse, lisière, bordure du drap ou autre étoffe. - (05)
cimot, s. m., lisière du drap. Dans la Bresse, on fait des chaussons en cimot ; c'est ce qu'en français on appelle : chaussons de lisière. - (08)
cimotter. v. n. Ciller, clignoter. (Ménades). - (06)
cin cinq. Presque toujours : cin chevaux.. cin œufs, cin oraiges… Rarement cinq avec la liaison française ; cinq ans, cinq heures. (prononciation nasale très accentuée). - (10)
cin : Cinq. « Eune girof'llée à cin feuilles » : un soufflet. Dans le langage enfantin : « donner cin sous » toucher dans la main. - (11)
cin. Cinq. Cin devant une consonne, mais cinq devant une voyelle, comme en français. - (01)
cin. : Devant une consonne : cin sols ; cinq devant une voyelle ou une h muette : cinq hommes. - (04)
cinaillier. s. m. Aubépine, cinellier. - (06)
cinde, cindre, s. m. chanvre. - (05)
cinelle. s. f. Fruit de l’aubépine, du cinellier. - (06)
cinghie, s. f. ceinture, sangle. - (05)
cinghier, v. a. ceindre avec force, serrer une ceinture, sangler. « cinghier » a aussi la signifie, de cingler : « cinguier un coup de fouet. » - (05)
cingihion, s. m. ceinturon, sangle. - (05)
cinglon (mouillez le gl et prononcez cin-yon). s . m. Baguette, houssine propre à cingler. (Sainpuits). - (06)
cingne. adj. numéral. Cinq. - (06)
cinguiè : cinglé, on remarque que la consonance « gl » en français devient « guieu » en patois. Par exemple :. - (19)
cinguiè : cinglé. - (20)
cinguier. v. a . Sangler. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
cinguier. v. a. Cingler. Dans ce mot, nous trouvons encore un exemple de l’usage où l’on est, dans nos campagnes, de mouiller le gl. - (06)
cing'ye : Petite baguette de bois flexible. - (11)
cing'yer : Frapper avec quelque chose de pliant. - (11)
cinq sous, loc. : « Là, mon Diou ! qu' t' é donc belle! T' é gentite, voué-tu, c'ment cinq sous ! » - (08)
cinqui : ceci. Comme on dit iqui pour ici. (28)
cinte, s. f. voir : chintre. - (05)
cintième : Cinquième. « Y est le cintième roe d'in chai » : c'est une personne inutile et plutôt encombrante, le char n'ayant besoin que de quatre roues. - (11)
cintre. s. m . Centre. (Percey). - (06)
cIô. Clo , en particulier clos de vignes. Clô signifie aussi un clou, des clous. - (01)
ciole. s. f. Fiole. Se dit de ces longues et étroites petites bouteilles de verre, dans lesquelles les pharmaciens renferment les sirops et potions qu’ils vendent par petite quantité. J’viens de charcher un’ ciole cheu le pharmacien. - (06)
ciot : cep de vigne. (28)
ciot, s. m., cep de vigne: « N’m'en parle pas ; la mâtine de p'tiote béte va piquer tous nos ciots. Je n' pourons ran pu j'ter dans nos cuves ». - (08)
cirai égrapper, égrainer, mais d'un seul coup en glissant la main sur la grappe, l'épi… Les raisins ant colai quemant si en lai aivo cirai. En i en é qu'ant ine béte d'habitude, quan à passant le long des bliets de cirai les épi entre lô doigts. - (10)
cirer, égrener (un épi). - (13)
cirer, v. a. presser fortement en glissant, en lissant. - (05)
cirtale, s. f., chaise. - (17)
cirugien, s. m., chirurgien. - (08)
ciruzerie, s. f. salle d'hôpital où se font les opérations de chirurgie. - (05)
ciruzien, s. m. chirurgien. - (05)
cisiâs, s. m., ciseaux. - (17)
cisiau : Ciseau. « Les cisiaux de la coudrère (de la couturière) ». - (11)
cisiaus, s. m., ciseaus. - (08)
citai. Cité, ville, cités, villes. - (01)
citarne : Citerne. « L'iau de citarne vaut autant que l'iau de pouit », pour un vigneron, buveur de vin, elles ne valent pas mieux l'une que l'autre. - (11)
citre. s. m. Cidre. Dans quelques endroits, on prononce cite. - (06)
citrer. v. n. Faire du cidre. — Faire découler le jus d’une pomme ou d’une poire, en en râclant la pulpe avec un couteau. (Viliers-Saint-Benoît, Villechétive). - (06)
civadou (à la) ! appel : au dîner ! Cri des mariniers de la Saône et du Doubs pour faire venir à table leurs camarades. La terminaison de ce mot vient des contrées méridionales, où pénétraient nos gens, vite faits à une accentuation familière. - (08)
civiée, s. f. civière à bras avec laquelle deux hommes transportent le fumier dans la fosse. - (05)
civot, s. m. ciboule ou civette et par analogie les petits oignons qui ont poussé l'hiver en terre et qui poussent au printemps. - (05)
ciyais ou clliais ciseaux. Pote les ciyais à raiguyou : teins à ne copan pu. Beille mouai voué les petiots ciyais. - (10)
cizière. s. f. Civière. (Soucy). - (06)
cla, s. m., feu follet : « Voui, ô s’é pardu. Ol a éporçu des clas, é pi ôl a été, ôl a été. . . é pi ô n'é pas r'veindu ». La croyance persiste encore. - (08)
clabaud, clabaudeux. s. m. Braillard, criard. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (06)
clacoter. v. n. Faire du bruit avec des sabots trop grands. (Villiers-SaintBenoit). - (06)
clafouti, s. m., sorte de gâteau. - (08)
clagneau. s. m. Cage à poulets. (Châtel-Censoir). - (06)
clai, dernier-né d'une couvée. - (15)
clailler. v. a. Fouetter. - (06)
claimpant. s. et adj . Vaniteux, fanfaron, vantard, qui crie, qui publie tout ce ui le concerne. Du vieux français claim, du latin clamare, et du grec pan. (Percey). - (06)
clair : quièr. - (20)
clairai.(Prononcez quierai), flamber, briller. On dit en Bourgogne le feu claire, la lampe claire. - (04)
clair-bassin. s. m. Hémérocalle des champs, des prés. - (06)
clairdir. v. n . Donner de la clarté, briller. Se dit d’un feu de menu bois, qui brille, qui éclaire en flambant. — Faire clairdir, faire flamber. - (06)
clairé. Flamber. - (01)
clairer (C.-d., Chal., Morv., Br.), clairdir (Y.). Cette charmante expression a plutôt le sens de flamber, de luire, que celui d'éclairer. La chandelle claire, mais le feu claire aussi dès qu'il est bien allumé. Faire clairer une allumette, c'est l'allumer. Ce mot vient du latin clarere ou clarescere, qui avait le mème sens. - (09)
clairer, v. n. briller, luire. faire « clairer » la chandelle, c'est l'allumer; faire « clairer » le feu c'est le faire briller, lui faire jeter de la flamme. - (05)
clairer, v. tr., éclairer, luire, allumer, faire flamber : « J'vas clairer l’feû ». — « La chandelle claire ». — « I fait noir dans l'escayé ; claire-me donc ». - (08)
clairer, v., briller, éclairer. - (17)
clairer. Flamber. - (02)
clairevue : imposte vitrée au-dessus de la porte . - (20)
clairin. s. m. Sonnette suspendue au cou d’un bélier, d’une vache. - (06)
clairinéte, s. f., clarinette. - (08)
clairiotte, clairieute. s . f. Mâche, doucette. (Véron). - (06)
clairkhu : voir verluhant - (12)
Clairon. Petite fille nommée Claire. - (01)
clairté, s. f., clarté, lumière. - (08)
clamentie. : Plainte faite à l'autorité (du latin clamare). Clamer un larron c'était dénoncer un voleur à la justice. Un fau clain était une plainte mal fondée. (Franchises de Salmaise, 1375.) - (04)
clampin, adj., lent, musard, négligent : « Quand ô va quête part, ce clampin, ô ne r'vein pu ». - (08)
clampin. s. m. Peureux. - (06)
clampoing. s. m. Poignée de chanvre triée brin à brin, qu’on lie quand elle emplit la main fermée. - (06)
clapon : ongle de pied de porc. Déclapouner : retirer les ongles à l’abattage. En Beaujolais : la fête des clapons : plat de pieds de cochons servis aux conscrits dans la maison des conscrites. (28)
claque-bitou : fromage blanc. Qui claque dans l’assiette et bitou pour les petites bites formées par la faisselle ou pour l’impression de chassie ? Voir les définitions précédentes. Henri Vincenot dit « tiaque-bitou ». (28)
claque-bitou, s. m., fromage blanc, de qualité inférieure, mou, maigre, que certains mangent, mais que l'on mélange généralement avec de la farine de maïs pour les volailles. - (08)
claquedent. : Remède qu'on ne peut prendre sans claquer des dents. - (04)
claquéziau. s. m. Fromage. - (06)
claquin, s. m., fromage blanc médiocre. - (17)
claquò dé dan. Claquait des dents, grelotait de froid… - (01)
clar, adj., clair, luisant, lumineus. - (08)
clar. Tantôt c'est l'adjectif clair, tantôt le substantif féminin clef, et tantôt le substantif masculin clerc… - (01)
clar. : Mot à trois significations : 1e clair, du latin clarus ; 2° clerc, du latin clericus ; 3° clair, pour clé ou clef, du latin clavis. Le dialecte, comme le patois, adoptait l'r final dans certains mots, comme cler pour clé. - (04)
clarceleire. Clavier, d'où peadent les clefs que les femmes d’artisans, et les paysannes portent à leur côté. - (01)
clarceleire. : (Dial.), celui qui tient le trousseau de clés, le cellérier, claustri cellarius en latin. - (04)
clardir. v. a. et v. n. Eclairer. Fais-me clardir, éclaire-moi. (Sommecaise). - (06)
clatai. Clarté. - (01)
claucé. Glousser… - (01)
clayau : Prononcer : cla--i-o. Claie, sorte de porte à claire voie. « Frame le clayau ». - (11)
clayon. s. m. Porte de jardin faite d’une claie de menues branches. (Villechétive). - (06)
clée, s. f., clef. - (08)
cleignôte. Clignote, clignotes, clignotent. - (01)
clèque, cleuque, cléquot. s. m. Couvercle. - (06)
clèque, s. m., feuille de tôle, avec laquelle on ferme le four dans les campagnes. (V. Bouche-four). - (08)
cléquot, s. m., couvercle. - (07)
clére : l'avaloire (harnais du cheval). - (19)
cleu. s. m., clou. - (08)
cleuche, s. f. cloche. « clieuce.» - (05)
cleûche, s. f., cloche de l'église. - (17)
cleuché, s. m. clocher. « clieucé. » - (05)
cleuche. s. f. Cloche. - (06)
cleucher. s. m. Clocher. - (06)
cliâ claie avec tous ses sens français. Al ant renversai lai cliâ, et pu les poules en entrai dans le jairdin. Lai cliâ pour fâre soichai les peurnes é besoin d'ète raiquemaudée. - (10)
clia, s. f., claie, porte basse contre l'invasion de la basse-cour. - (08)
cliaiché, cliaiche clocher, cloche. Le cliaiché de Sainte-Saibine à bein haut. En ié deux cliaiches. - (10)
cliaiquai – jeter quelque choseavec colère, avec dédain, outre le sens de faire claquer avec un fouet. Cliaique mouai don cequi diôre. Al â si faible qu'en le cliaquero conte le mur al y restero. - (10)
cliairé éclairer, brûler. Le feu cliaire bein lai chambe vai ête beintot chaude. Cliairez mouai voué qui. Aituyez don in pecho lai lampe, ile ne cliaire dièrè bein. - (10)
cliaire : Entre en composition dans « harbe à la cliaire », nom patois de l'éclaire ou chélidoine (chelidonium majus) ; autrefois on croyait que la sève de cette plante guérissait les maladies des yeux, donc faisait voir clair, d'où son nom cliaire. - (11)
cliairtai clarté. Ceute lampe qui ne beille dière de cliairtai. Mouai, i li tré bein â cliair de lune. - (10)
cliampter : Avoir une vilaine marche, boiter un peu. - (11)
cliaquai Outre le sens donné ci-devant, punir, fouetter un enfant pour le corriger. Cliaque moi don ce petiot gamain lai. S'a cliaquaint quement qu'en fant lote enfant, â choingero, i vo le dis, mouai. - (10)
cliar ou cliâ : Clair, « S't'affâre (affaire) n'est pas cliare ». « In cliâ de leune ». - (11)
cliar, cliair, e, adj. clair. « fère cliar », éclairer au propre, donner de la clarté. - (05)
cliarer : Luire. « An est cantant (content) de voir cliarer le sola ». « Est ce que tan fû cliare ? » est-ce que ton feu est allumé ? - (11)
cliarté : Clarté. « Vla in lurot (un lumignon) que ne donne guère de cliarté ». - (11)
cliarté, cliairté, s. f. clarté, ce qui éclaire. - (05)
cliate : Nuque. « Le sola est bin ardent, je va mentre (mettre) man grand chépiau que me garantit bien la cliate ». « Teudre la cliate » : avoir le cou tordu, déjeté. - (11)
cliavalée : Clavelée. « Tes moutans ant ésu (ont eu) la cliavalée ». - (11)
cliavette : Clavette. « Freme bien le volet a peu mens (mets) la cliavette ». - (11)
clié clé. Vo mettez vote clié dan le trou des poules ; ce n'à dière caiché, ailé. Le pore gairson al eume bein lai clié des champs ! - (10)
clié : Clef « La porte est fremée à clié ». « Avoi pardu sa clié » avoir la diarrhée. - (11)
clié ou cliai : Clair. « Je t'y prouverai clié c'ment le jo ». Clairsemé. « Le blié est bin clié c 't'an-née». - (11)
clieuchatte : « Si tocetés qu'ant des défauts caichis avint des clieuchattes cen farait in biau carillan » : si tous ceux qui ont des défauts cachés portaient une clochette cela ferait un beau carillon. Clochette, ancolie (aquilegia vulgaris) - (11)
clieûche : Cloche Dictons : « An ne peut pas être à la procession à peu sonner les clieuches ». « Qui n'entend qu'eune clieuche n'entend qu'in san ». « Aller à clieuche pid » : marcher en sautant sur un seul pied. - (11)
clieuche-pid (à) : Aller à clieuche-pid : marcher en sautant sur un seul pied. - (11)
clieûchi : Clocher. « Manter au clieûchi » : monter dans la tour du clocher jusqu'à l'étage où est la cloche. « Y est méde au clieûchi » : l'horloge du clocher marque midi. A Mancey il n'y a pas d'horloge au clocher, cependant les cultivateurs qui sont dans les champs connaissent tout de même l'heure de midi par l'ombre du clocher. - (11)
clieunai pencher. Lai perche n'a pâ bein pliantée, te vouais ; ile clieune ai droite. Regairdez don, tenez ces deux enfants lai clieunant ine épaule. - (10)
clincher. v. n. Pencher. - (06)
clinpan : Ongle du sabot des ruminants. « Ma vaiche a eune gravalle (un gravier) entreme (entre) les cliapans ». - (11)
clio, cliolai clou, clouer. I ai aichetai des clio ai saibots. Retappe don voué ce clio lai que crôle. A lai cliolerant, et pu ci teinré. - (10)
cliôche. : (Prononcez clieuche), cloche, et clioché (prononcez quyauché), clocher. - (04)
cliôt : Clou. « In cliôt de sabeut ». « Ol est gras c'ment in cent de cliôt » : il est extrêmement maigre. « O charche des cliôts » : il marche la tête baissée comme quelqu'un qui cherche un objet perdu. « Ol a campté les cliôts à la porte » : il a trouvé la porte fermée ; autrefois les portes étaient faites de fortes planches assemblées par de gros clous à large tête. Nom de lieu : « la Fontaine du Cliôt ». - (11)
clioté : Cloutier. « La rue des cliotés », nom d'une rue du village de Mancey. - (11)
cliôter : Clouter, clouer. « Cliôte me dan mes courroies (brides) de sabeuts ». - (11)
cliquart. s. m. Boiteux. - (06)
cliques. s. f. pl. Jambes. — Prendre ses cliques et ses claques, s’échapper, s’esquiver. - (06)
clishe : diarrhée. On dit aussi : fouire. (28)
clivai, cliveures, clive, (on mouille l’l) cribler, criblures, crible. Prôtez mouai vote clive, i vourâ clivai nos vosses. Tenez, voiqui des bonnes cliveures pou vos poules. - (10)
clivai. : Éplucher, rechercher. (Del.) - (04)
clivasse. s. f. Criblure. - (06)
clive, s. m. gros tamis qui sert à séparer le sable fin des pierres ou du gravier. - (05)
clive. s. m. Crible. - (06)
cliver, v. a. se servir du « clive » pour trier les arènes, les sables, les terres. - (05)
cliver. v. a. Cribler. - (06)
clivure. s. f. Criblure. - (06)
clliousieau, pré clos près la maison. - (03)
clô, s. m. claie, ouvrage de menu bois entrelacé et à claire voie; « clô de chaufau », claie dont se servent les maçons. - (05)
clô, s. m., racine d'arbre affleurant le sol. - (17)
cloa s. m. Clou, furoncle. - (06)
clochemiau. s. m. Primevère des prés. - (06)
clochôte. Clocbette. - (01)
cloficher. : (Dial.), attacher avec des clous (en latin clavum figere). - (04)
cloiche, s. f., cloche. - (08)
cloicher, s. m., clocher. - (08)
cloie. s . f. - (06)
Cloiseau (le), nom de localité assez commun dans la toponomastique rurale. - (05)
clombé colombier. En i aivo es aute fouai in grand clombé â châtais, qui en ai vu mouai-mainme les résses. – Métenant en fait des clombé de ran, pou i mette deux ou trois pingeons, voilà to. - (10)
clon. s. m. Grand panier pour ramasser le charbon dans les bois. (Puysaie). - (06)
cloquer, v., se dit des poules qui vont pondre. - (17)
cloquer. Glousser. - (02)
cloquer. v. n. Glousser. Les poules cloquent. Du latin glocire , et du provençal clouco. (Argenteuil). - (06)
closse. s. f. Poule couveuse. (Dillo). - (06)
clotè : clore. - (19)
cloter : clore . - (20)
clôter, v. a. clore, fermer par un obstacle quelconque; on « clôte » un champ en l'entourant de fossés ; on plante une haie pour « clôter » un pré. - (05)
cloter. v. a. Boucher avec des faussets les trous des douves et des fonds des vieilles futailles. (Châtel-Censoir). - (06)
clou : furoncle. (28)
clou, s. m. clos, enclos, lieu clos de murs ou de haies. - (05)
clouer. : Enclore (du latin claudere), clouer sa vigne, c'est-à-dire l'entourer de quelque palissade ou la clore de murs. (Cout. de Beaune, 1370.) - (04)
clouier, v., mettre des clous dans un sabot. - (17)
clouriot. s. m. Verrou. Du roman cloure, et du latin claudere. - (06)
clous. s. m. Clôture de bourrées, de branches entrelacées dans des piquets, dans des pieux. Se dit, par un vice de prononciation, pour clos. - (06)
clousiau. s. m. Clos, ( Villiers-Saint-Benoît). - (06)
cluchater : Glousser comme une poule qui conduit ses poussins. - (11)
cluche : Poule couveuse. « La cluche défend ses p'sins (poussins) ». - (11)
c'man, adv. comment. « C’man qu'vô dié » ? Comment dites-vous ? « C’man qu'a fiô ? » comment faisait-il ? - (05)
c'mandeman, s. m. commandement. - (05)
c'mander, v. a. commander. « C’mandé moué s' vô v'lé ; — i veu bin qu'a m'c'mande », donnez-moi des ordres si vous voulez ; je veux bien qu'il me donne des ordres. - (05)
c'mencer, v. a. commencer : « por en défini, a fau c'mencer », pour en finir il faut commencer. - (05)
c'mencer, v. tr., commencer. - (08)
c'ment : Comme, comment. « I fa ne c'ment poivre », il fait nuit comme poivre. « Ah bin Liaude t'as été à la comédie, y as tu troué brave, t'es tu bien amusé ? Oh c'ment ci, c'ment cen » : Eh bien Claude tu as été au spectacle, était-ce beau, t'es-tu bien amusé ? Oh comme ci comme ça, pas beaucoup. « Je sais pas c'ment fare » : je ne sais pas comment faire. -(11)
c'ment c' que..., loc, comment est-ce que ?« C'ment c' qu'on dit? » — « C'ment c'que t'as fait pour cheûdre ? » - (08)
c'ment, conj., comment, comme. La prononciation élide absolument om : « C'ment c’qui s’fait-i ? » — Certains l'écrivent Quement. - (08)
c'meude : Aisé, facile. « Y est pas c'meude à savoir ce qu'ol a dans le ventre » : il n'est pas facile de savoir son opinion. « Y est in gâs qu'est pas c'meude » : c'est un individu qui n'est pas d'humeur agréable. - (11)
c'meude : Commode, meuble où l'on sert le linge. « T'as dan ageté eune c'meude ». - (11)
c'min : Cumin (seseli montanum) plante aromatique. - (11)
ç'nale : cenelle (baie de l'aubépine) . - (20)
c'nales : baies de l'aubépine. Les oujats m'jont les c'nales l'hiver : Les oiseaux mangent les cenelles. - (22)
c'neuchu : connu. - (20)
c'neûte : connaître . - (20)
co cou et coup, dans tous les sens de ces mots. I ai mau à co ; in rumatisme, i pense. Mets ine cravate âtor de ton co, cair en fait froid. En i é des co que ci ne réussit pâ ma ç'â rare. Voyez Cot. - (10)
cô (C.-d.), cot (Chal.), coi, coite (Y.), côte (Char.), couau, coyau (Morv.), sote (Br.), (Être à la). Être à l'abri, se tenir caché, tranquille ; mot formé du vieux verbe français : coiter, coiser, qui a la mème signification et duquel est restée l'expression: « se tenir coi, sans mot dire. » Coïter vient du latin quietus, tranquille, ou quietare, donner le repos à… - (09)
co , cou , coup, cour, court. - (03)
cô : Cou. « Teudre le cô à in poulot » : étrangler un poulet. Proverbe : « I vaut mieux tendre le bré que le cô » : il vaut mieux demander à boire que de se laisser avoir soif. Goulot : « In cô de botaille ». - (11)
cô : Coup. « In cô de bâtan, un cô de feusi ». « Le premé cô de la masse » : la première sonnerie annonçant la messe. « Prendre in cô de sola à l'ambre » : prendre une cuite, se griser. « Etre aux cents côs » : être trés inquiet, ne pas savoir quelle détermination prendre. - (11)
co : Cour. « Le portau de la co » : le portail de la cour. Le pluriel cos, entre dans la composition des noms de quartiers : les Cos Bry (à Mancey), Les Cos Bôchey (à Boyer), les cos Duriaud (à Jugy), les cos Desbois (à Bray). Expression « T'es cent côs » : être très inquiet, ne pas savoir qu'elle détermination prendre. - (11)
co : court (cotch au féminin). - (19)
co : Court, au féminin corte. « Des manges (manches) treu cortes ». « Y est le pu co chemin » : c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Plaisamment : « Y est teu co d'in bout ». - (11)
co : dindon . - (20)
cô : dindon. - (27)
co : la cour de ferme. - (19)
co : ver blanc . - (20)
co de cu Dans un chemin montée peu considérable qui ne demande qu'un effort un peu plus grand du cheval. C'a ine route bein âsille ; en ié deux petiots co de cu, et le résse ç'à pliainne. - (10)
cô, s. m. ver qui se met dans les étoffes de laine et qui les ronge. - (05)
co, s. m., cou. - (08)
co, s. m., coup, fois : « Y a des cô que j' vas prou ben ; épeû des cô qu' la gigue me fâ prou mau ». - (08)
cô, s. m., ver blanc (larve de hanneton). - (17)
cô. Coup, coups, ou cou, collum. - (01)
co’dinde : coq d’Inde…. Pour d’autres le dindon (pourtant non originaire de l’Inde), pour nous le cou d’Inde : un poulet au cou nu (sans plume), et par dérision : personne maigre et au long cou. (28)
cobin : Combien. - (11)
cocassons : débris de verrerie ou poterie. - (22)
cocep, coucep (prononcez cosset, cousset). s. m. Tronc de vigne. De coue, queue, souche, et de cep. (Gourgis). - (06)
cochan : Cochon, porc. « Donner de la canfiteure à des cochans », traduction libre de « margaritas ante porcos ». « Repas de cochan » : festin qu'on donne quand on tue le cochon. « Cochan de cave » : cloporte. - (11)
coche : truie. - (27)
cocheri, cochet. s.m. Broche, robinet. - (06)
cochon. s. m. Cloporte, insecte. - (06)
cochon-de-cave, s. m., cloporte. - (08)
coco : voir caqui - (12)
coco, s. m. œuf dans le vocabulaire enfantin. - (05)
coco, s. m., œuf. - (08)
coco, terme dérisoire, pris adjectivement : « T'ét encore eun joli coco ! » — Dans une localité voisine, un vieil avare, qui était borgne, avait reçu des gamins le surnom de « Coco-bel-œil ». - (08)
cocodète, onomat. enfantine, imitant le cri de la poule qui pont. Parfois on multiplie les premières syllabes : « Co-co-co-codète ! » - (08)
cocodrille, s. m., crocodile. - (08)
cocoter (verbe) : caqueter. - (18)
cocotte (nom féminin) : fièvre aphteuse. - (18)
cocotte : fièvre aphteuse du bétail. (28)
cocotte : Fièvre aphteuse, maladie du bétail que l'on appelle aussi « lemaicheure », voir ce mot. - (11)
cocotte : fièvre aphteuse. - (20)
cocotte : fièvre aphteuse, maladie très contagieuse chez les porcs et les ruminants. - (22)
cocotte. s. f. Ustensile de cuisine, ordinairement en fonte, dans lequel on fait cuire de la viande, des pommes de terre, etc. Du latin coculum. - (06)
cocrillai Se dit des feuilles qui se roulent, se contournent par suite de maladie ou de sécheresse. Les âbres sont mailaides ceute année ; des vers se mettant dan les feuilles, et pu â se cocrillant. C'â quemant l'année passée qu'à se cocrillaint déjà ; seulement, c'éto lai saicheresse. - (10)
cocu aux canes (du) : très exactement : un emplâtre sur une jambe de bois. Totalement inefficace. Ex : "La barriée qu't'as mise là, c'est coumme du cocu aux canes !" - (21)
cocu, coucu, couquiu. s. m. Nom donné vulgairement, à cause de sa couleur, à la gomme blonde et quelquefois jaune, qui écoule de certains arbres. — C’est aussi un des noms du coucou. - (06)
cocu, s. m. primevère officinale, primula officinalis. « cocu » = coucou, nom de la plante en plusieurs pays. - (05)
cocu. s. m. Fruit de l’églantier, gratte-cul. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
cocuasse : ciguë. - (26)
cocue. s. f. Ciguë. - (06)
cocuée, s. f. ciguë. - (05)
codât. s. m. Nuque du cou. (Percey). - (06)
code, charbonnette. - (13)
codelei. Cordelier, cordeliers… - (01)
codelle. : Petite corde. On dit une ficelle mal codelée, pour exprimer que le chanvre est mal tressé. - (04)
codinde : dindon (coq d'Inde) . - (20)
codinde : dindon. Ex : "Ce loufou d’codinde, y vas bin fougaler les poules ..!" - (21)
codinde, s. m., dindon mâle, vieux mâle. - (17)
côdje : la corde v'lai l'temps qu'se gâte, è vè cheur des côdjes, voilà le temps qui se gâte, il va tomber des cordes. - (19)
codon. Cordon, cordons. - (01)
côdre : Courge (fruit). « De la sope à la côdre » : de la soupe à la courge. « La misâre n'est pas tote su les côdres » : il y a beaucoup de malheureux. - (11)
côdré : Courge (plante), cucurbita maxima. Côdré sauvage : bryone. - (11)
codre, courge. Codrier, sa tige. - (03)
codre, s. f., courge, potiron. - (17)
côdre, s. f., courge. - (08)
codre. Courge. Nous appelons codron une petite courge. - (02)
côdron, s. m. petite courge. Dim. de côdre. - (08)
coèche. s. f. Grande cuillère avec laquelle on sert ordinairement la soupe. (Perrigny-lès-Auxerre). - (06)
coeiffai. Coiffe, coiffer… - (01)
cœu. Cœur. On dit aussi cœur en bourguignon, comme en français. Le choix en poésie dépend de l’oreille. - (01)
coeudre : coudrier, noisetier. III, p. 31 - (12)
cœur (nom masculin) : cerise bigarreau. Fruit du cœurier. - (18)
coeurer : vider, dépouiller, « plumer » (curer), (voir : équeurer), sens élargi de « coeuré » : fatigué, épuisé, vidé (de ses forces). - (25)
cœur-sanni (adjectif) : trop cuit, brûlé Jusqu'au cœur. - (18)
coffer. v. n. boursouffler, faire un vide, former un creux. Un enduit de mortier qui se lève « coffe » ; un navet « coffe » lorsqu'il est creux à l'intérieur, etc... - (05)
cogé (se). : Se contraindre, cesser de faire une chose (en latin cogere se, se violenter). Les villageois disent à un enfant qui pleure ou s'agite trop : Coge te, c'est-à-dire apaise-toi ou cesse de remuer ; mais cette forme serait peut-être plutôt une sorte de contraction du mot acoiser, comme acoise te, coise te, coge te. - (04)
côger (se), v. pr., se taire, se calmer, s'apaiser : « Côge-te, vou ben je !... » Ce fragment de phrase est tout bonnement un Quos ego de village. - (08)
coget. s. m. Goulet. (Percey). - (06)
cogne, s. f. coin, angle retiré : « J'lai métu dans la cogne de la ch’vinée. » - (08)
cogne, s. m., gendarme. - (17)
côgne. s. m. Gendarme. (Argenteuil). - (06)
cogne. : Angle et coin (en bas latin cognus. (Roq.) Ce mot a pour diminutif cognôle, petit coin. - (04)
cogner les pau : avoir la tête qui tombe (endormissement incontrôlé). - (26)
cogner, v. tr., battre, flanquer une correction : « Attens, matou ! j’m’en vas t'cogner po t'éprende à miger mon beûre ! » - (08)
cogneu, pain blanc d'un kilo qu'une marraine offre à son filleul en étrennes pour le jour de l'an (coutume perdue depuis longtemps). - (14)
cognotte. s. f. Bosse à la tête. - (06)
coi (à la) : A l'abri de la pluie : « O s'est mis à la coi seu in noué ». - (11)
coi (être a la), loc. être à l'abri, à couvert. - (05)
coiche, s. f. coche, femelle du porc. Lorsque la coche a porté plusieurs fois, on la nomme plus ordinairement « treue » = truie. - (05)
coichon, s. m. cochon, porc. - (05)
coichot. s. m. Cochon. - (06)
côié, s. m. collier. - (05)
coïer, s. m. collier. (Prononcez có-ïer). - (08)
coiffe, s. f., péritoine du porc. - (17)
coiffe-a-bras. : Sorte de coiffure des servantes du XVIe siècle. - (04)
coiffeûre : Coiffure. « Eune coiffeure de brachande (de bressane) ». - (11)
coigne bouse de vache ou de bœuf, surtout quand elle est très large.Que les rues sont don sâles, tote pliainnes des choignes de lai vaicherie ! Quand en met les vaiches dans les prais les choignes les salissant bein. - (10)
coignée, couégnée : cognée. On cope du bois aveuque une coignée : on coupe du bois avec une cognée. - (22)
coigniay, s. m., cognassier. - (17)
coignie : cognée = hache. Ex : "Au bois, tins bin ta coignie !" - (21)
coignot, couignot. s. m. Coing. - (06)
co'illé : collier . - (20)
cô'iller (se) : taire (se) . - (20)
coiller, pousser de cris aigus. - (15)
coiller. v. n . Glisser. (Sénonais). - (06)
coimelle. s. f. Espèce de champignon ayant la forme d’un parapluie. (Villiers-Saint-Benoît). - (06)
coinche (nom féminin) : lavoir en béton. - (18)
coinche : bassin pour mettre de l'eau. - (26)
coinchotte (du latin congium et du vieux français coinche). s. f. Sorte de tine, de petit cuvier fait d’une moitié de pièce ou de feuillette. Sciez une feuillette par le milieu, vous aurez deux coinchottes. - (06)
coinger (se), se taire. V. cong'hir. - (03)
coingner (pour couiner). v. n. Grogner, crier de la gorge. - (06)
coingner, v. a. cogner, frapper à coups redoublés. - (05)
coingnie, s. f. cognée, espèce de hache à marteau dont se servent les bûcherons. - (05)
coingnié, s. m. cognassier, arbre qui produit des coings. - (05)
coingnie. s. f. Cognée. (Étivey). - (06)
coingnier. s. m. Cognassier. - (06)
coinner. v. n. Terme usité dans le charonnage et qui signifie mettre un coin, enfoncer des coins. - (06)
cointier. s. m. Cognassier. ( Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (06)
coîque. s. m. Coq. - (06)
coiré, couré. s. m. Courson de vigne. (Argentenil). - (06)
coiréjoux. adj. Courageux. - (06)
coiret. s. m. Branche de vigne comptant plusieurs années. - (06)
coisse (adjectif) : dépourvu d'énergie, fatigué. - (18)
coisson, coissot, s. m. cochon. - (05)
coissot (pour couéçot, couéchot). s. m. Homme ivre. C’est une atténuation du mot cochon. (Ménades). - (06)
coit (à la) : abri (à l’). Se mettre à la coit : sous couvert. En Bresse : à l’achote en Côte d’Or : à l’assoute dans la Loire : au coute. (28)
coite (à la). Locut . adverb . A l’étroit. — Être à la coite, se tenir coi, se cacher, n’oser se remuer. Du latin quietus, et du vieux français collier, serrer, enfermer, mettre à couvert. (Poilly-sur-Serein). - (06)
coite, s. f. couverture de lit, mais plus souvent lit de plume. - (05)
coiuère : une croupière. - (19)
colâche : Lien de chanvre qui sert à attacher par le cou un veau qui vient de naître. Le mot est masculin. - (11)
colâche : lien pour attacher, longe . - (20)
colâche : collier pour attache. On met une colâche au chien : on met un collier au chien. - (22)
colafane, s. f., colophane : « Voui dà ! l'crincrin n'a jar gros usé d’colafane ; po la danse, ça n'va pas. » - (08)
colai Outre le sens français, il a en patois celui de glisser. Le paivai éto moillé, mon pié é colai et pu i me seu flianquai en bas ! Te collerez lai clié sô lai porte. - (10)
côlai. Couler, ou colet, colets. - (01)
côlaire. Colère. - (01)
colamb : Entre en composition dans le mot « colamb ramier » sorte de pigeon sauvage. - (11)
côlan, ante, part, présent du verbe côler, glissant. Les chemins sont « côlans » lorsqu'il gèle. - (05)
colare : Colère. « Se mentre en colare », se fâcher. « T'emporte pas, la colare ne vaut ren ». - (11)
Colas, adj., dim. de Nicolas ; sot, niais. - (08)
colation : Repas que l'on prend à la fin de la veillée. - (11)
colationner : Gôuter, prendre une collation. Après la veillée on offre à ses hôtes (invités) un verre de vin blanc et une rotie (tartine) de fromage fort, c'est la collation. - (11)
côle. Coule, coules, coulent. C'est aussi de la colle. - (01)
côlee, s. f. glissoire. - (05)
colée. s. f. Contraction de colère. J’seus en colée. - (06)
côler, v. n. couler comme en fr. et glisser. Une anguille « côle » entre les mains. - (05)
colette, nom propre pour nicolette. - (05)
coleu : Couleur. « Les vins de s't'an-née n'ant guère de coleu ». Le mot a vieilli, on dit aujourd'hui couleur. - (11)
coleure. s. f. Couleuvre. La bise siffle comme une coleure. - (06)
colibi (pour colibri). Nom donné au dindon dans la Puysaie, sans doute par ironie, lorsqu’il fait le beau. - (06)
Coliche : Nicolas . - (20)
Coliche : prénom : Nicolas. - (22)
coliche, nom d'homme, diminutif de nicolas. - (05)
colidor : Corridor. - (11)
colinettes. s. f. pl. Copeaux de sabotier. (Nailly). - (06)
colleron. s. m. Bourrelier, fabricant de colliers pour les chevaux. (Argenteuil). - (06)
collet, s. m. col de femme. diminutif de col pour cou. - (05)
collet, s. m., espèce de cible rembourrée, formant un rectangle élevé, et qu'on plante sur la butte pour recevoir les flèches dans le tir à l'arc. Las! où est le beau Jeu d'arc d'antan ! -(08)
collidor, corridor. - (14)
colline. (Villeneuve-les-Genêts). - (06)
Côlogne. L'électeur de Cologne en 1701. - (01)
coloise. s. f. Couloire pour passer le lait. (Lasson). - (06)
colombe, s. f., rabot en forme de banc pour planir. - (17)
colon, s. m. noix. usité aux environ de Château-Chinon. - (05)
côlon. Coulons. - (01)
coloure, couloire : égouttoir (pour les fromages). - (16)
coloure. s. m. Couloir. - (06)
colpaule. : (Dial. et pat.), coupable. Dérivation naturelle du latin culpabilis par la suppression de la voyelle brève i et le changement de la liquide l en u. - (04)
coltiner. v. a . Porter, soulever à deux un fardeau, un fût de vin, par exemple, en se croisant la tête et se mettant col contre col, pour se servir mutuellement de point d'appui. — Par extension, se dit du déplacement, du transport de toute sorte d’objets, particulièrement des sacs de grains, de farine, qui se portent à dos. Il y avait dans le temps, au port de Bercy, une compagnie de dérouleurs et déchargeurs qu’on appelait les petits coltins. - (06)
comâ : Voir comeau. - (11)
comâcle, s. f., crémaillère de foyer. - (17)
comaille: Crémaillère. - (11)
combattre, v. n. lutter, disputer, livrer un combat. - (05)
combe, s. f. vallon, gorge plus ou moins étroite, enfoncement. - (05)
combé. Combien. - (01)
comben, adv., combien. - (08)
combier. v. a. Combler. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
combin ? : combien ?. - (19)
combine, s. f. petit vallon, terrain creux, diminutif de combe. - (05)
comble, s. m. dans nos campagnes le comble d'une maison n'est pas la toiture, mais le plancher qui sépare la chambre unique du grenier. - (05)
comblette : faire la comblette = faire la culbute. III, p. 42-j - (12)
Combre, nom de localité qui n'est pas rare dans la toponomastique rurale. - (05)
côme (faire la), sévanouir. - (17)
come, s. f. courbe, creux, pli de terrain, petit vallon. - (05)
come. Comme. - (01)
comeau : Petit tas. Comeau de fêves, petits tas composé de deux javelles dressées l'une contre l'autre la racine en l'air. Comeau de flan, pâte molle que l'on met sur la croûte formée d'un disque de pâte dure dont on a relevé les bords. - (11)
cômeau, s. m., semoule cuite pour tartes et flans. - (17)
comédie : Tout espèce de spectacle théâtre, cirque, etc. « Vins tu à la comédie ? ». - (11)
comédien coméïens : nomades, manouches et tsiganes....tous ceux qui circulent en roulotte. Méfiance et peur ! Ex : "Si té continues à lucher coumme ça j'vas t'douner aux coméïens." - (21)
cômer : somnoler. (28)
comer, sommeiller, dormir. - (03)
comer. Sommeiller. - (02)
comice agricole : réunion, association de cultivateurs, d'éleveurs, de responsables locaux, en vue de favoriser le développement de l'agriculture. - (24)
cômisseure, s. f. commissure ; corps de chariot sans les roues, comprenant l'avant et l'arrière-train. - (05)
commachement : Commencement. « C't'écolier n'est pas encore bin savant mâ ol a in ban commachement ». - (11)
commachi : Commencer. « Pa bien fini i faut bien commachi » : réflexion d'un narrateur pour s'excuser de prendre son récit ab ovo. - (11)
commarce : Commerce. « Se retiri du commarce » : se retirer des affaires. A propos d'une dépense inutile : « Cen fa aller le commarce ». - (11)
comme tout. Locut. comparative indéfinie, qui généralement signifie : beaucoup, très-fort, profondément. Elle est en usage depuis les temps les plus reculés, car on la trouve dans la Vulgate, au livre de Job, chap. xxiv, v. 25… - (06)
comme. : Combe, vallon étroit. - (04)
commeau, pâte faite avec de la semoule et du lait, pour faire une tarte. - (14)
commenzailhes. : (Dial.), commencements. - (04)
commerce : activité quelconque. - (27)
commère : Commère se dit particulièrement d'une jeune femme récemment accouchée : « aller voir la commère » : aller prendre des nouvelles de l'accouchée. « Fare la commère » : se dorloter, garder le lit au moindre malaise. Le parrain et la marraine d'un enfant sont compère et commère, si le compère n'embrasse pas sa commère, l'enfant serait « bavou ». « Remède de commère » remède de bonne femme. - (11)
commère, marraine. - (03)
comoincement, s. m. commencement. On prononce « c'moins'man. » - (05)
comoincer, v. a. commencer : « a c'moinsan lai m'noinge », ils commencent la vendange. - (05)
compa. Compas. - (01)
compaingnaule, adj. des deux genres. Qui aime la compagnie, sociable, bon camarade. - (05)
compaingnie, s. f. compagnie, société. - (05)
compaingnon, s. m. compagnon, celui qui accompagne. - (05)
companie, s, f., compagnie. - (08)
comparâïon, s. f. comparaison : « c'bœu ô l’mouéillou san comparâïon », ce bœuf est le meilleur sans comparaison. - (05)
comparâïon, s. f., comparaison. - (08)
compâre, s. m., compère, pour un baptème ; camarade de parties fines. - (08)
compère, parrain. - (03)
compernouère. s. f. Faculté de comprendre. T’as la compemouère ben dure auj’d’heu. - (06)
compeurne, part., de comprendre, compris. - (08)
compeurnette (nom féminin) : intelligence, vivacité d'esprit. - (18)
compeurnote, s. f., compréhension, facilité d'esprit, intelligence. - (08)
compeurnotte : compréhension, vivacité d’esprit. «Compeurnu » : compris. (28)
compeurnouére : compréhension. - (20)
compeurnouère : compréhension. Ol é la compeurnouère dure : il comprend mal. - (22)
compire, s. f. pomme de terre. Usité aux environ d'Avallon, de Quarré-Les-Tombes, etc… - (05)
complàïance, s. f. complaisance. Voir plâï. - (05)
compléete. s. f. Complainte. (Étais). - (06)
composai. Composé, composez, composer. - (01)
comprenouére, s. f. compréhension, intelligence. - (05)
comprenre, v. a. comprendre. Voir prenre. - (05)
comunau, s. m. terrain communal, qui appartient à une commune. Nous disons un comunau et des comunaux. - (05)
cômuns (les), s. m., les cabinets d'aisance, les anciens retraits. Toujours placés assez loin de l'appartement. On a, pour s'y rendre, à traverser au moins une cour, ou un jardin... - (08)
cônâ : pièce en bois du chariot, graissée, où est attaché le brancard. - (19)
conai. Corner, sonner du cor. Corner est ici mis pour publier. Voyez plus bas Cone. - (01)
conaïlle : Quenouille. « Les jeunes fannes (femmes) d'aujord'heu ne savant pas ce que y est qu'eune conaïlle ». « Avoi de l'ovre à sa conaïlle » : avoir fort à faire. - (11)
conâte, connaissu, conaissâ connaître, et divers temps de ce verbe. Ce n'â pâ si âsille qu'en le croirot de bein conâte son monde. I ai connaissu ceute homme lai quemant qui étà ai Airnai. - (10)
concès. s. m. Seigle. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
concevi. Conçus, conçut. - (01)
conchausser, v. a. fouler aux pieds, écraser. - (05)
conchise, et concire, s. m. , chemin creus et plus étroit que le contour (un mètre au plus) et servant à l'assainissement de la pièce de terre. - (08)
conchise. Chemin creux le long des haies des champs. - (02)
conchyliologie : étude des coquilles. - (24)
conciau. s. m. Méteil, seigle et blé mélangés. — Dans un sens plus général, mélange d’une chose médiocre avec une meilleure. Du vieux français concilier, concier, et du latin coinquinare , corrompre, altérer, gâter, souillé. (Étivey). - (06)
concie, concise. s. f. Verger clos. - (06)
concombrée. s. f. Compote. - (06)
concranter. v. a. et n. Écornifler. - (06)
concranteux. adj. et s. m. Écornifleux. - (06)
condannai. Condamné, condamnez, condamner. - (01)
condanner, v. a. condamner. - (05)
condeu, s. m. conduit, rigole, canal à ciel ouvert ou couvert qui sert à conduire les eaux. - (05)
condeure, v. a. conduire, part, passé « condeut », qui est le mot précédent. - (05)
condeut. s. m. Conduit. (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
condition (être en), loc. Un garçon, une fille sont « en condition » chez leurs maîtres. On dit logiquement aussi « Entrer en condition ». - (08)
condômé, part, passé. contourné, contrefait, déformé. Un objet « condômé » est une chose qui a perdu sa forme régulière, qui est tordue, bossuée, à demi rompue. - (05)
condômer, v. a. dompter, frapper, terrasser, déformer. - (05)
condure, v. tr., conduire. - (08)
conduzo. Conduisais, conduisait. - (01)
cone. Corne, cornes… - (01)
cone. : Cornes. Boisé deu chévre entre lé cone, se disait d'une figure maigre et effilée. - (04)
coneille, s. f. quenouille. - (05)
confesseu. Confesseur… - (01)
confeusion, s. f. confusion, une quantité indéterminée. - (05)
confondre. Détruire, abîmer. - (02)
confonre, v. a. confondre, salir, souiller. Un homme qui a les vêtements couverts de boue dit qu'il est « confondu « de boue. - (05)
cônfréries : Nom de lieu. Ce nom vient de la Confrérie des chevaliers de Saint-Georges ; les chevaliers d'armes avaient à Mancey une confrérie de Saint-Georges depuis le XVe siècle. (Courtépée). - (11)
confusiôner, v. tr., donner de la confusion, de la honte, rendre timide : « Vrâ, mâre Michaud, d'avou toutes vos chateries, vous me confusiònez. » - (08)
congé : service militaire . - (20)
congé, s. m., service militaire. - (17)
congiê, s. m. congé, besoin, nécessité : « i é congié d'fére ç'lai », j'ai le besoin, le devoir, l'obligation de faire cela. - (05)
congrée (se) se propage, se communique, se produit. Ci se congrée dans lai graingne, dan le corps, en ne sait queman, et pu ci ronge to. En fau fâre aitention, ces mailaidies se congrée ç'â ine poison. - (10)
congruer (se), v. réfl. s'amasser par la fermentation comme des vers dans le fumier, avec le même sens à peu près que dans le français grouiller : le fromage grouille de vers, c'est-à-dire fourmille de vers. - (05)
conieûtre, v., connaître. - (17)
connâte : connaître . - (20)
conreilli, v. a. disposer en ordre, avec soin ; ranger, mettre en place. Le foin est bien « conreilli » sur le plancher lorsqu'il est étendu avec soin et tassé. - (05)
conrier, v. tr., broyer, travailler la terre destinée à faire de la brique. - (08)
conroi terre glaise. Ces champs lai ne veillant pâ grand-chose ; ce n'a dière que de lai terre de conroi. L'aute des jors â diaint qu'en des endroits vé lai seigne en i é du conroi qu'en pourro fâre des pots aivou. - (10)
conroi, s. m. corroi, terre argileuse qu'on emploie pour divers usages, pour arrêter notamment les infiltrations dans une levée d'étang, dans une conduite d'eau, etc… - (05)
conroi. s. m. Corroi, couche de terrain argileuse imperméable. - (06)
conroyer, v. a. corroyer, employer le conroi, c’est-à-direla terre argileuse ; le plus souvent pour arrêter les infiltrations, en la broyant, en la tassaut avec force. - (05)
consan. Consens, consent. - (01)
conscience, plastron de cerclier. - (03)
conscience, s. f., plastron en bois, que s'applique le fabricant de cercles, pour éviter les coupures à sa veste. - (08)
conscrits, s. m,, raisins de deuxième floraison. - (17)
conscrits, verjus, raisins encore verts poussés tardivement. - (14)
conseai, conseau, s. m. conseigle, mélange de froment et de seigle, méteil. « conseai » est la forme du Morvan bourguignon. - (05)
consentu, part. pass. du verbe consentir. - (05)
consentu, part., consenti, accepté. - (08)
conseulter. v. a. consulter, prendre une consultation. - (05)
consiâ, seigle. - (14)
consiévir et consiewir. : (Dial.), poursuivre ardemment un but. - (04)
consillé, s. m. conseiller ; « eun consillé meunicipal. » - (05)
consire, jet de terre le long de haie. - (03)
consôle. Console, consoles, consolent. - (01)
consôlein. Consolions, consoliez, consolaient. - (01)
constreure, v. a. construire, bâtir. part, passé constreut : « eune mâïon bin constreute. » voir estreure. - (05)
constreure, v. tr., construire. - (08)
consulte, s. f. , consultation d'un avocat, d'un médecin ou de plusieurs : « ôl é bé mau ; va y avoúer, à c'maitin, eùne consulte. » - (08)
contai. Conter ou compter. Conter un fait, une fable, une histoire. Compter de l'argent. Contai peut aussi être un participe passif, tant singulier que pluriel. « Velai un fai bé conté » , voilà un fait bien conté : « Velai dé fai bé contai », voilà des faits bien contés. « De l’arjan bé contai », de l’argent bien compté ; « dés écu bé contai », des écus bien comptés. - (01)
contan (tô), tout comptant, tout de suite, à l'instant : « payer tô contan », payer sur-le-champ. - (05)
contan. Content, contents, contentus vel contenti. Quelquefois c'est contant, narrans, ou comptant numerans. - (01)
contanti. Contentai, contentas, contenta. - (01)
conte contre (on fait souvent précéder de l'article de). Al éto couché conte le mur ai l'ombre. Le Nino, al é passai de conte note porte. - (10)
conte : contre . - (20)
conteîgne. Contienne, contiennes, contiennent. - (01)
contens. : Dérivation du latin contentionem, rixe, querelle. Franchises de Flagey, 1432. - (04)
content, s. m. s'emploie avec l'adj. possessif mon, ton, son. « avoir son content d'une chose », c'est en avoir à suffisance, jusqu'au contentement. - (05)
conteunuance, s. f. continuité ; action de continuer, de prolonger la durée des choses : il est bon de boire, mais il ne faut pas en faire une « conteunuance. » - (05)
conteunuer, v. a. continuer. - (05)
conteur, prép. contre : « al ô en coulére conteur lu », il est en colère contre lui. - (05)
continence. s. f. Contenance, superficie d’un terrain. Du latin continentia, continere. - (06)
contor : extrémité du champ où on tourne la charrue et labourée en travers . - (20)
contor, s. m. contour, le tour d'une chose, les extrémités d'une cour, d'une pièce de terre, d'un bois. - (05)
contorner, v. a. contourner, faire le tour de, circuler autour. la route « contorne » la rivière. - (05)
contour, lisière de terrain pour retourner la charrue. - (03)
contour, s. m., sorte de plate-bande ou chemin, de trois mèt. environ de large, entourant la pièce de terre, et donnant au laboureur l'espace nécessaire pour retourner sa charrue lorsqu'il est au bout d'un sillon. - (08)
contra. Contrat, contrats. - (01)
contrahier, contréïër. v. a. Contrarier. - (06)
contralier. v. a. contrarier, taquiner, tourmenter. - (05)
contraliou, ouse, adj. contrariant, taquin. - (05)
contranchoi. s. m. Contranchoir (qui tranche contre), serpe avec laquelle les tonneliers coupent leurs osiers et taillent les cercles qu’ils veulent relier. - (06)
contrare, s. m. Ie contraire, et adj. - (08)
contre, conte (de), prép. il est venu « de contre » moi : je me suis assis « de contre » ce mur. - (05)
contréïé, ée .adj. Contrarié. (Ménades). - (06)
contrelatte, latte entre chevrons. - (03)
contrester. -(Di al.), résister (du latin contrastare). - (04)
contretenail. (Dial.) Nous n'avons point en français d'expression aussi énergique ; la préposition contra exprimant la résistance et tenaculum (d'où tenail), exprimant l'acte de maintenir ou comprimer. - (04)
contrivler. : (Dial.), pour contribler. Ecraser, marcher sur (du latin tribulare avec la préposition). - (04)
convanter. v. a. Offrir. Convanter une marchandise, l’offrir en la vantant. - (06)
convarsion. Conversion. - (01)
convenance, s. f. convention : je paierai plus ou moins, suivant nos « convenances. » - (05)
convenant, e, adj. qui convient bien, qui est de bonne qualité. S’emploie en parlant des personnes et des choses. - (05)
convenaule, adj. convenable, qui convient bien, qui satisfait. Une maison, un cheval, un marché « convenaules. » - (05)
convive. : (Dial.), s'employait aussi bien que convivie (du latin convivium), pour festin. Le simple repas s'exprimait par li mangiers. - (04)
convoi, se disait autrefois du train de chemin de fer. - (14)
côôiller (se) : taire (se) . - (20)
côp, s. m. coup. On prononce cô. - (05)
côp, s. m., coup, choc, blessure. Le p est muet : « Ah ben ! por cep'tiot côp, t'cries tôjor. N’y é ran que c' qui. » - (08)
cop. Coup. Pour cou, nous disons cô, de collum. - (02)
copai, copoû – couper, coupeur. L'aute des jors los enfants copaint de l'herbe le long de lai route. Les copoû de bô, les mâtins a nos en airouaiché chi pieds de treuffes. - (10)
côpaî. Couper, coupé, coupez. - (01)
copaie : copeau . - (20)
copais. s. m. Copeau. - (06)
cope : Coupe. Ancienne mesure de capacité pour les grains, elle contenait environ 16 litres. « Eune cope de blié ». - (11)
cope, s. f. coupe : une « cope » de bois. - (05)
coper : couper . - (20)
coper : Couper. « O s'est fait coper les cheveux ». « Coper la sope », coupe le pain pour la soupe. Terme de jeu : coper à carreau. Terme de viticulture : côper le dâ, trancher à l'aide d'une hache de forme spéciale (cognée de pressoi) une partie de la « gène » (marc de raisin) qui a été pressée une première fois ; on détache ainsi sur tout le pourtour du dâ une bande de « gène » qu'on rejette sur la partie centrale pour être pressée une seconde fois. - (11)
coper, v. a. couper, trancher. - (05)
côper, v. tr., couper, séparer. - (08)
copère : Compère, voir à « babillà ». - (11)
copereau. s. m. Couperet. (Givry). - (06)
côperot, s. m., couperet, couteau de cuisine. - (08)
copeure : Coupure, plaie faite par un instrument tranchant. On donne le nom d « arbe à la copeure » à certaines plantes auxquelles on attribue la vertu de guérir les plaies. - (11)
copiain-e. Quémandeur, qui demande pour ainsi dire cum planctu, ou plutôt con pianto. - (02)
copiaux : Copeaux. « Des copiaux de sapin ». On dit aussi des écopiaux. Copiaux est aussi le nom patois des graines de la grande bardane (lappa major). - (11)
copie, s. f. terme de procédure. Se dit absolument en parlant d'un acte judiciaire signifié par un huissier. Quand une « évitation » n'aboutit pas, la « copie » ne tarde pas de se mettre en campagne. - (05)
côplai. Couplet, couplets. - (01)
côple, adj. couplé, qui forme la paire, qui vont deux à deux, et, par extension, qui vont bien ensemble, qui sont bien pareils, soit d'allure, soit de couleurs, etc. s'emploie surtout en parlant des animaux : ces bœufs sont bien « côples ». - (05)
côple, s. m., couple. - (08)
côple. Couple, couples. - (01)
côpler, v. a. rendre couple, former un couple, une paire. On couple un bœuf, un cheval pour composer un attelage de charrue, de voiture. - (05)
côpler, v. tr., accoupler, mettre au joug, atteler. - (08)
copois : Taillis. - (11)
coppis, bois taillis de 1 ou 2 ans. - (03)
cop'rot : Couperet. « Alle a copé le cô de san cana (canard) dave in cop' rot». - (11)
côpure, s. f. coupure, toutes sortes d'incisions. - (08)
coquâ : vieux récipient de cuisine . - (20)
coquâ, coquelle : cocote en fonte . - (20)
côquaî. Heurter… - (01)
côquai. : Heurter en se servant du talon (du latin calcare). Il n'a pas toujours existé aux portes soit un râcloir pour gratter (l'usage de gratter aux portes nous est encore attesté par les écrivains du XVIIe siècle), soit un marteau, comme on en voit encore dans les anciens hôtels, soit une cloche, ce qui est l'usage commun aujourd'hui. - (04)
coqualle : marmite, cocotte. Du latin : cucuma ou plus près du latin médiéval coquere: cuisiner. (28)
coquardiau, s. m. giroflée, violier double, nom vulgaire de la mathiole fenestrale. - (05)
coquardiau, s. m., giroflée. - (08)
coquas, s. m. plur. débris, déchets, fragments de poterie, tout ce qu'on jette comme objets brisés et de rebut. - (05)
coquasse (nom féminin) : pot en grès. - (18)
coquasse, s. f. vase, pot dont on se sert pour mettre de l'eau ou pour traire les vaches - (05)
coquasse. s. f. Pot de terre très-élevé, coquemard. Du latin coquere. - (06)
coquatié, s. m. homme qui s'occupe aux ouvrages de femme, qui flâne volontiers dans la cuisine. - (05)
coquatier : acheteur d'œufs. - (27)
coque : nom donné à une vieille souche. (voir : chuche). - (22)
coque, s. f. petite souche, grosse racine d'arbre. - (05)
coque. s. f. Souche de bois. - (06)
coquefredouille. : Sot, fat, niais. - (04)
côqueigne. Coquine. « Lai char a côqueigne », la cbair est coquine, la chair s'habitue aisément au plaisir. - (01)
coquelarder. v. n. Rôder, flâner, lanterner. - (06)
coquelariau. s. m. Voir coqueluriau. - (06)
côquelle (C.-d., Chal., Br., Morv., Y.). Ustensile de cuisine, sorte de marmite ou daubière en fonte; de coquela (coquere, cuire), plutôt que de coquille ou concha, comme le croit Chambure, à cause de sa forme. - (09)
coquelle : une marmite. - (19)
coquelle : marmite en fonte noire, galbée, avec une queue ronde. Ex : "Dans ma coquelle, j'met d'abord le saindoux." - (21)
coquelle, s. f. vase en fonte avec une queue et monté sur trois pieds - (05)
coquelle, s. f., marmite en fonte. - (17)
coquelle. s. f. Daubière, marmite, vase servant à faire la cuisine. Du latin coquela. - (06)
coquelourder : dormir à moitié. - (26)
coqueluché, plein jusqu'en haut. - (14)
coqueluche, s. f. tronc d'arbre, vieille souche à demi morte, sans végétation. On donnait jadis le nom de coqueluche au capuchon des moines. - (05)
coquelucho sommet, dessus, bien élevé. Monte jeusqu'â coquelucho. Tenez, regairdez don su c't-àbre qui, le chairdonneret â perché â fin coquelucho. - (10)
côqueluchô.(Prononcez quequelucheu), capuchon. Ce mot date vraisemblablement de 1611 à '1657, espace de temps ou la coqueluche, cucullus morbus, faisait un grand nombre de victimes. (Roq.) - (04)
coqueluchon, s. m. petite souche de bois, petit tronc d'arbre à demi sec, gros éclat détaché d'une souche. « coqueluchon » est un diminutif de coqueluche comme capuchon est un diminutif de capuche. - (05)
coqueluchon. s. m. Capuchon, partie d’un vêtement qui recouvre la tète. — Éteignoir ; feuilles intérieures de l’artichaut de couleur violacée, disposées en forme d’entonnoir. — Primevère officinale, coucou. — Du latin cucullus. - (06)
coqueluchon. Sorte d'ancienne coiffure, de cuculus, cagoule. - (02)
côqueluchot, s. m. capuchon. - (08)
coqueluriau. s. m. Anémone pulsatile, vulgairement coquelourde. (Saligny). - (06)
coquelusette, s. f., petit escargot jaune et noir. - (17)
coquenuchon, coqueson. s. m . Petite souche. (Puysaie). - (06)
coque-penâ, s. f., plante (très probablement l'anémone Pulsatille). - (17)
côquer, v. tr., choquer, heurter, frapper du talon ; briser la coque d'un fruit. - (08)
côquer, v., côcher (en parlant du coq). - (17)
côquerille, s. f., coquille : « De c'qui ? J’t’en beillerô pas tant s'ment eùne coq’rille d'û. » - (08)
côqueriller {se), v. pr., se recroqueviller : « C'te côrde s'déroule mau ; âll' se coquerille tôjor. » - (08)
coquerillou. : Fâché comme un coq.On dit encore être rouge comme un coq, monter sur ses ergots pour exprimer le courroux d'une personne. - (04)
côquesimargouin, s. m., vieus galantin de campagne, viens « coq de village ». - (08)
coquetier : Marchand forain allant acheter à la campagne les produits de la ferme : œufs, beurre, volailles, etc… Il est aussi appelé « revendoux ». - (11)
coqui. s. m. Animal familier, mouton qui suit sa maîtresse. - (06)
coquignat : mélasse. - (26)
coquignat. s. m. Mélasse dans laquelle on fait cuire des amandes. Se dit sans doute pour cotignac, et par analogie avec celui qui se fait au vin doux, dans lequel on fait cuire des coings ou des poires. (Puysaie). - (06)
Coquillon. Nom de famille dans le pays. - (05)
coquillot : grappe de cerises avec les feuilles qui y sont souvent attachées. (28)
côquin. Coquin, coquins. - (01)
coquin. couquingn', s. m. coquin. - (05)
coquingne. s. m. Coquin. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
cor : cour . - (20)
cor, s, f., cour. - (17)
côr, s. f., cour, espace devant ou derrière la maison. - (08)
côr, s. m., cours d'eau, cours des choses : « Que v'tu ? J 'pouvons pas empêcher l’cor du temps. » - (08)
côr, s. m., siphon à futaille. - (17)
cor. C'est tantôt court, curtus, tantôt cours, cursus, tantôt cour, chors ou cors, tantôt cour, curia, quoique cour en ce second sens comme dans le premier, vienne également du latin barbare cortis ou curtis, et que, soit pour cour de maison, soit pour cour de de prince ou de justice, on dût écrire court, comme on faisait autrefois. Cor est aussi, en bourguignon, le singulier des trois personnes du présent de l’indicatif du verbe courir, c'est encore l'impératif cor, cours, cor tant que tu poré, cours tant que tu pourras. Cor, de plus, signifie corps. -(01)
côrage, s. m., courage, persévérance. - (08)
coraîge. Courage. Il n'y a pas deux cents ans que les mots terminés aujourd'hui en âge avaient tous leur terminaison en aige. - (01)
coraigeou, rasé de frais, qui a le visage propre et net. - (15)
coraijou bien portant, bien arrangé, frais de figure. Al à coraijou queman to ! – Vos é ine jeune feille qu'à coraijouse queman tot. - (10)
coramman. Couramment, ou comme on dit plus élégamment encore en bourguignon, fuamman. Voyez Fuamman. - (01)
coran. Courant. - (01)
corande : Vieille danse. « Dansi eune corande ». « La corande du dragan », voir à « dragan ». - (11)
côrande, s. f., courante, danse du cru, qui a été fort en vogue, — et aussi diarrhée. - (08)
corande. Danse indigène, qui est, je suppose, l'ancienne courante, qui fit la fortune du chevalier Chabot. - (02)
corbaie. s. f. Versoir de charrue. (GuilIon). - (06)
corbaïllan : Petite corbeille où l'on met la pâte de l'épogne. Voir épogne. - (11)
corbaïlle : Corbeille où l'on met la pâte du pain avant de la faire cuire. « Poudre les corbaïlles », en saupoudrer l'intérieur de farine de blé ou de maïs pour empêcher que la pâte y adhère. - (11)
corbe : Courbe (nom et adjectif). Nom : pièce de l'attelage qui sert à relier le joug au timon du char par le moyen d'un anneau appelé cordot. C'est une sorte de cheville plate coudée à angle droit. Adjectif : « Les Tilles corbes », nom de lieu ; « Le châgne corbe (voir à châgne ) ». - (11)
côrbe, adj., courbe. - (08)
corbe, courbe. - (03)
corbe, s. f. corme, fruit du sorbier des oiseleurs par extension. - (05)
corbe, s. m. courbe, courbure, coude. Le chemin fait un « corbe » à cet endroit-là. - (05)
côrbe, s. m., corme, fruit du sorbier ou cormier. - (08)
corbe. Courbé. Nez corbe, c'est un nez à corbin. - (02)
corbe. s. f. et adj. des deux genres. Courbe. Du bois corbe. - (06)
corbe. s. f. Pour corme, fruit du cormier, du sorbier. Les corbes se cueillent vertes et mûrissent ou, plutôt, blossissent sur la paille. - (06)
côrber, v. tr., courber. - (08)
corbi courbe, tordu. – An ne peut ran fâre de ce bout de bô, al à trop corbi. – Lai pôre fonne, ile â tote corbie d'infirmitai. - (10)
corbi, courbe. - (14)
côrbiau, s. m., corbeau. - (08)
corbié, s. m. sorbier des oiseaux. - (05)
côrbier, s. m., cormier, ou sorbier domestique. - (08)
corbin : bœuf . - (20)
Corbin : nom de bœuf. III, p. 29-o ; VI, p.3-5 ; VI, p. 7 - (12)
corbin. s. m. Dans certains endroits, bœuf noir, de la couleur du corbeau ; dans d’autres, bœuf dont les cornes courbes ont la pointe assez fortement abaissée. (Villiers-SaintBenoit). - (06)
Corbingn'. Nom de bœuf. - (05)
corbotte : poignée courbe du manche de la faux . - (20)
corbotte, s. f. manche de forme courbe qui sert de poignée à une faux. Diminutif de « corbe », bois courbé. - (05)
corbu, e, adj. courbe, courbé : un homme, un arbre « corbus. » - (05)
corcia. s. m. Colza. (Cudot). - (06)
cordaillon, s. m. corde de rivière, c’est-à-dire environ cinq stères de bois (4 s. 8oo) appartenant à un petit propriétaire. - (05)
cordannié, s. m. cordonnier. On prononce cor-dan-nié. - (05)
cordat, s. m. ne s'emploie guère que dans cette locution : « mettre sur le cordât », pour mettre sur la sellette, médire d'une personne, en mal parler. - (05)
corde, s. f. cube de bois de moule formant à peu près cinq stères (4 s. 800). Il y a la corde de rivière qui est celle dont nous parlons et la «corde» de grand bois qui n'est que de quatre stères environ (4 s. 400). - (05)
corder : Faire une corde. « Corder à trois » faire une tresse. - (11)
corder, encorder, v. a. disposer le bois en « corde ». On « corde « le bois de moule, la charbonnette, etc. - (05)
corder, v. a. Courber. - (06)
cordet, s. m. cordeau, lien de bois tordu avec lequel on attache une barrière à son poteau ou son « équarrie » ; lien en général, hart. - (05)
cordiau : Cordeau. « Cordiau de vendange », cordeau avec lequel on attache les bennes sur la charette et qui tient aussi en place la « covarte » (couverture) posée sur les ras (bennes remplies) - (11)
côrdiau, s. m., cordeau, cordon. - (08)
cordoler, v. a. cordeler, tresser en forme de corde. se dit d'une haie, d'une claie, dont le bois flexible est entrelacé. Les cordeliers ont pris leur nom de la petite corde qui leur sert de ceinture. - (05)
cordot : Anneau qui sert à attacher le joug des bœufs au timon du char. Anneau qu'on emploie pour suspendre la benne de vendange au « pau » que les porteurs placent sur leur épaule. Le cordot est habituellement fait de tiges d'osier tressées en corde. - (11)
cordounier, s. m., cordonnier. - (08)
core : Courir. « Core les chemins » : vagabonder. « Cobin s'qu'il a itié Tôrneu ? A po prè eune lieue. Oué eune lieue de chin à toje core. » : Combien y a t'-il d'ici à Tournus ? A peu près une lieue.Ouais, une lieue de chien qui court toujours. Il y a en effet de Mancey à Tournus non pas une lieue mais une lieue et demie. Souffler, en parlant du vent : « La bije co ». - (11)
côre, adv., encore, de nouveau. - (08)
coré, coret. s. m. Grosse et vieille souche de vigne arrachée. (Percey). - (06)
çore, s. f. chose. ço = cho, re = se. - (05)
core. Courent, ou coure. - (01)
corée les poumons ou le foie. I veins aichetai in bout de corée pou fàre in ragout. Ne m'en pairlez pâ de ces gens lai ; ci n'é ni cœur ni corée ! - (10)
corée : Poumon. « La corée de cochan fa in ban pliat (fait un bon plat) ». Ventre, estomac. J'ai faim : « La corée m’en guigne ». - (11)
côrée ou courée (C.-d.), corée {Chal., Y.), couérée (Morv.). Terme de boucherie, synonyme de fressure, et désignant en même temps le cœur, le foie, la rate et les poumons, mais de préférence le poumon, c'est-à·dire le mou, avec lequel on nourrit les chats… - (09)
corée, s. f., cœur, au propre et au figuré. - (08)
corée, s. f., ensemble cœur-poumons. - (17)
corée. Cœur et les parties qui l'entourent. On dit courée de mouton, pour frésure (Ménage). - (02)
corée. Corée, corées. Proprement fressure, intestins autour du cœur et le cœur ensemble. Aussi « se regaudi lai corée », c'est se réjouir le cœur… - (01)
corée. s. f. Synonyme de fressure, cœur, foie, mou et poumons d’un animal. - (06)
coréjou, courageux, bien portant, qui a bonne mine. - (14)
coréjoux : Courageux. - (11)
corge : courge. - (16)
corge ou corje : Longue perche pourvue d'un crochet destiné à recevoir l'anse du seau ; la corge sert à puiser l'eau dans un puits peu profond. - (11)
côrge, s. f., courge. - (08)
corgeallé. s. m. Cornouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
corgie (Br., Morv.), courgie (Morv., C.-d.), écourgie (C.-d.), courjon (Chal.). Fouet ; de corrigia, lanières, dérivé de corium, qui a fait cuir et courroie. Courjon, dans le Chalonnais, est le nom donné aux tresses de jonc ou d'osier dont on fait des liens. - (09)
corgie, courgie, s. m. fouet, lanière de cuir, corde de chanvre, cordon. - (05)
côrgie, s. f., fouet pour les chevaux, et autre sorte de fouet pour corriger (?) les enfants : « Tâche d'êt'e sage, polisson ! Si te n'te tiens pas tranquille, j'vas t'flanquer d'la corgie ». -(08)
corgie. Fouet. - (02)
corgneau. s. m. Espèce de pâté. (Tronchoy). - (06)
corgner, cornier. s. m. Coin, angle d’un champ qu’on ne peut labourer. - (06)
corgniolle : voir chûlot - (12)
corgnon : les corgnons de la charrue = les mancherons. III, p. 31 - (12)
corgnuelle, cornuelle. s. f. Châtaigne d’eau. - (06)
corguette, s. f., palonnier de charrue à vignes. - (17)
cori, v. a. courir, aller avec vitesse. - (05)
côri, v. intr., courir. S'emploie aussi fréquemment que couri : « V'tu còri ! » dit-on, pour renvoyer un enfant qui vous importune. - (08)
cori, v., courir. - (17)
cori. Courus, courut, courir. - (01)
corier : Coureur, qui aime à fréquenter les fêtes, les réunions. - (11)
corjan : Cordon. « Alle a cassé le corjan de san devanté (tablier) ». « Sarrer les corjans de la borse » : ne rien dépenser, lésiner. - (11)
còrjon, s. m., cordon qui sert à tenir les tabliers, les jupons, etc. - (08)
còrjòner, v. tr., attacher les cordons de son tablier, de ses jupes : « Oh ! l'anguigne! áll' ne còrjone pas tant seul’ment son d'vantei ! » - (08)
cornailler. v. a. Donner des coups de cornes. - (06)
cornair : cocu . - (20)
cornair : cornichon . - (20)
cornard : un cornichon. - (25)
corne : coin d'un chariot de foin en vrac. - (20)
corne : Corne. « Les cornes d'in bû ». Chausse-pieds : « Passe ma dan la corne que je vête mes sulés », passe moi donc le chausse-pieds que je mette mes souliers. Calus, « j'ai de la corne es mains ». Branche d'un pied de vigne, « J'ai laichi trois cornes à ce chot », j'ai laissé trois branches à ce cep de vigne. Poignée de banne, « Prendre eune banne pa la corne ». - (11)
corne : mancheron de la charrue. - (20)
corné, adj. se dit des bêtes à cornes. Un bœuf bien « corné », une vache mal « cornée ». - (05)
corne, s. f. cor, durillon, « la corne du pied. » - (05)
corne, s. f. corne d'animal, partie saillante ou pointue, angle, coin, quartier. Nous disons la « corne » d'un champ, la « corne » d'une table, la « corne » d'une pierre, la « corne » d'une maison, d'un drap, etc. - (05)
corne, s. f., cor, durillon : « Mon esclot m'a fait v’ni eùne corne. » - (08)
cornemuse, s. f. nom de l'instrument essentiellement Morvandeau que nous appelons aussi « panse» à cause de l'espèce de vessie ou ballon qui renferme le vent. - (05)
cornemuseu, s. m. joueur de cornemuse. - (05)
corner : Souffler dans une corne. On dit d'un homme excessivement prudent en affaires : « Stu-là ne lâche pas devant que le vaichi corne». Il y avait autrefois à Mancey un vacher qui rassemblait les bêtes du village pour les mener « en champ ». « Les orailles ant du li corner » on a beaucoup parlé de lui. - (11)
corner, v. intr., souffler, bourdonner. Employé dans cette locution : « Les oreilles me cornent » pour : J'ai un bourdonnement d'oreilles. « Le vent corne dans la ch'vinée. » - (08)
corner. v. n. Sucer son pouce ou l’un de ses doigts à la manière des petits enfants qu’on sèvre. - (06)
cornet. s. m. et cornuche, cornuelle. S. f. Sorte de tourte aux poireaux. - (06)
cornette : a) Aumône que l'on fait aux enfants pauvres qui viennent à la porte des maisons le 31 Décembre demander : « La cornette, ma tante s'y vo pliât » b) Petite corne ou cornot, « J'ai entendu la cornette du bolangi ». - (11)
cornette : étendard de cavalerie. Compagnie de cavalerie. - (24)
cornette : Pierre qui sert de but au jeu de palet. Voir Paleut. - (11)
corniau, s. m. chêne étêté, arbre dont on a coupé la tige principale ; arbre ébranché ou rabougri. — corniau, chien bâtard qui tient du chien de chasse et d'une race vulgaire. Le terme s'applique quelquefois aux personnes dans un sens injurieux. - (05)
corniaud : Mâtiné. « Est-y in chin d'arrêt ? Mâ nan y est in corniaud ». - (11)
còrniaus, s. m., gros nuages noirs, que l’on voit avant l'orage : « I va faire un bigre de temps ; v'là ben des corniaus qui v'nont. » - (08)
cornibale, se retourne tête en bas, dos en avant. - (15)
cornichale: pirouette . - (20)
cornie, s. m. coin, angle : le « cornié » d'un toit, l'angle où deux pans de toiture se rejoignent. - (05)
corniflons (pour écorniflons). s. m. pl. Bribes d’un repas de noces distribuées à ceux qui viennent tendre la main à la porte du local où mangent les invités. - (06)
cornille : corbeau. III, p. 42 - (12)
cornille : Corneille, corbeau. « Les cornilles sant veni de bonne heure c 't 'hivé (cet hiver) ». - (11)
cornille, s. f. corneille, corbeau. - (05)
còrnille, s. f., corneille. - (08)
cornille. s. f. et cornillat. s.m. Bluet. - (06)
corniolon : gosier. Œsophage ! (28)
corniolon, s. m., ensemble larynx et trachée. - (17)
còrniote, s. f., sorte de petit gâteau aus œufs, ainsi nommé parce qu'il est à plusieurs cornes. - (08)
corniots. s. m. pl. Ridelles du devant et du derrière d’une voiture. (Percey). - (06)
corniotte petit gâteau à plusieurs cornes et en général petit gâteau fait avec un reste de pâte. Main mère, vô me fairâ ine corniotte dans le for. Ceute année i beillerons des corniottes es enfants pour étreunes. - (10)
cornot : Tuyau « in cornot de poile », un tuyau de poêle. Corne, « Le cornot du vaichi », la corne du vacher. Voix, « ol a in ban cornot » , il a une voix puissante. - (11)
cornot, s. m. cornet, étui à aiguilles. « Cornot » = cornet, dont le féminin cornette est souvent pris dans le sens de chose pointue. - (05)
còrnòt, s. m., cornet. - (08)
cornot. s. m. Etui pour les épingles et les aiguilles. (Ménades, Étivey). - (06)
cornotte. s. f. Corne dans laquelle les vignerons portent aux vignes le sel nécessaire pour leurs repas. - (06)
cornouèille : corneille . - (20)
cornus : 4e qualité de chanvre. IV, p. 15-1 - (12)
cornuziot. s. m. Sorte de chardon. (Saint-Bris). - (06)
coron. Courons. - (01)
corone. Couronne, couronnes... - (01)
corou : Coureur. « In Corou de chemin », un vagabond. « San homme est in corou », son mari est un coureur de femmes, un débauché. - (11)
còrou, adj., coureur, mauvais sujet, vagabond. - (08)
corou, ouse, s. coureur, coureuse, celui ou celle qui aime à vagabonder. - (05)
corpelé, corporé. adj. Corpulent. Un homme bien corporé, un homme bien bâti, bien fait. - (06)
corporance, s. f., corpulence : « Pad i! c'qu'ô dèt mainger d'avou c'te corporance ! » - (08)
corporence. s. f. Corpulence. - (06)
côrre courir. Pour les raitraipai en fauro qu'i correussains bein. Pour jue les enfants côrant les uns aipré les autres. – Aivou lu, ce n'a pâ mairehai, en fau côrre. - (10)
corre, courir. - (03)
corre, v. n. courir, aller vite : « léche-lu corre », laisse-le courir. - (05)
corre. Courrir. Nous appelons corriers, les Bohémiens, gens courant les pays. - (02)
correau, coureau, couraut, courriot. s. m. Verrou. - (06)
corrée, cœur et poumons. - (03)
côrrére – coudre ou coudrier. Ne peurnez pâ de lai côrrére pou fâre des chevilles, ç'â du bô trop tenre. Lai côrrére â bonne pou fàre des painés. - (10)
corrier, coureur, vagabond. - (03)
corrompe, v. a. modifier la nature d'une substance par un mélange. On corrompt la crudité de l'eau en y mettant du vinaigre ; on corrompt une mauvaise odeur en brillant des grains de genévrier, etc… - (05)
corsâ : Poursuivre en courant. « I l'atit bin corsâ mâ i ant pa pouyn l'étraper (mais ils n'ont pas pu l'attraper) ». - (11)
corse : Course. « San chin prend les lièvres à la corse ». - (11)
corse, s. f. course. - (05)
còrse, s. f., course. - (08)
corseai, s. m. fragment d'écorce, morceau de l'enveloppe du chêne après l'écorçage. Les bottes d'écorce telles qu'on les livre au commerce sont un faisceau de « corseais. » - (05)
corser, v. a. écorcer, enlever l'écorce d'un arbre : « corser eun châgne. » - (05)
corset, s. m. corsage en étoffe qui accompagnait le cotillon des femmes. Le vêtement complet se composait ainsi du « corset » et du « cotillon. » le tout s'appelait : « les habits. » -(05)
cors-fétu. : Courte-paille (du latin curtus fustis), court bâton. - (04)
corssins, : prestans. -Banquiers, prêteurs sur gage. (Franch. de Seurre, 1378.) - (04)
cort, e, adj. court, qui n'est pas long, petit, bas sur jambes. - (05)
cort, s. f. cour, espace libre autour d'une habitation. - (05)
cortaud : Court de taille. « In greu cortaud ». - (11)
corte : Courte. « Sa reube est treu corte ». « Ol a la mémoire corte » : il oublie vite les services qu'on lui rend. - (11)
côrte, adj. court : « J 'avons tiré à la carte bûche, é pis y é lu qu'a gagné. » - (08)
corte, courge. - (15)
corti, courti, s. m. courtil, jardin. - (05)
cortine, s. f. rideau de lit, surtout des anciens lits à baldaquin. - (05)
còrtisou, s. m., garçon qui fait sa cour à la fille qu'il veut épouser. - (08)
cor-ton-ton. : (Onomatopée), cor de chasse. - (04)
cort-pendu (pour carpendu). s. m. Pomme douce, fort rouge, à queue très courte. Selon Boiste, la véritable dénomination de cette pomme serait court-pendu ; ce qui démontre une fois de plus que le patois est souvent plus exact et plus français que les mots admis par les dictionnaires puristes. - (06)
cosiment. Quasi, formé de l'italien cosi. - (02)
côsin, e, s. m. et f., cousin, e. On dit, en Bourgogne : « Aler vouér les côsines » pour : Aller voir les filles. - (08)
côsin, ine, s. cousin, cousine. - (05)
côsinage, s. m., cousinage, en parenté et en amitié : « Bénédi et José sont prou d'côsinage ». - (08)
côsse tâche, un certain temps de travail. Ah pair exemple voiqui in bonne côsse qui traiveille ! – Te ne sais pâ,…. i ailons encore fâre c'te côsse qui. - (10)
cosson, cousson. s. m. Bruche, genre de coléoptère granivore. Du latin cossus. - (06)
cossonnier. s. m. Revendeur de beurre, de fruits, d’œufs, etc., qui achète sur les marchés pour revendre en gros. - (06)
cossu. : Riche. On dit cela d'un champ qui présente une abondante récolte en fruits à siliques ou à cosses. (Del.)Selon - (04)
costemens et dépars. : Frais et déboursés. (Charte de commune de Seurre, 1378.) Le mot costoinge signifiait aussi dépens, frais, coût. (ls-surTille, 1411.) Ces expressions dérivent du bas latin custamentum. (Roq.) - (04)
cot insecte qui ronge le linge, la laine surtout. On dit quelquefois Airtoillon. To mes pliotons de laingne sont mégés des cots. Sarrons bein nos haibits pour que les cots ne s'y mettaint pâ. - (10)
cot : mite, larve. Et asticot fréquemment présent dans les écoulements de purin. Du latin cossus : larve, chenille… (28)
cot, larve d'insecte, gros ver. - (03)
còt, s. m. mite, insecte qui ronge les laines : « Rang'ben tout çan tien, s'coue tes lain –nages ; t'sais qu'y a gros des cots cheû nous. » - (08)
cot. s. m. Coquelicot. - (06)
côtaines : Côtés. « Si les côtaines en voulant qu 'i s'appreuchint ». Voir au mot « s'appreuchi ». - (11)
cotche : une courge. - (19)
cotchin. s. m. Jardin. (Rugny). - (06)
côtchon : la partie dure, serrée, d'une salade par exemple. - (19)
côte (à ou d'à), loc. adv., à côté. - (08)
cote (à ou d'à). A côté. - (02)
côte (à), proche, à côté. - (03)
Côte (la), s. f., la Côte-d'Or. Dans le pays, pour désigner ce départ., dont nous sommes limitrophes, on dit « La Côte » tout court. - (08)
côte : bande d'écorce et de bois levée sur un coûti (branche de noisetier) . - (20)
côté : Petit rassemblement pour causer entre voisins. « Aller au côté », voisiner. - (11)
còté et couté, s. m., côté, bord. - (08)
cote. : Courge. (Del.). - (04)
cotéjou : On appelle cotéjou, cotéjouses, les voisins qui sont venus en visite, au côté, dans la journée, le soir se sont les vaïlloux (les veilleurs). - (11)
cote-paille. Courte-paille. Jouer à la courte-paille , d'autres dissent aux buchettes, d'autres au court-fétu... - (01)
côter : Côuter. « Ses deux bûs (bœufs) li ant côté char ». - (11)
coteriau : Ver blanc, larve du hanneton. « Les coteriaux fant enco pu de mau que les cancoirnes (que les hannetons) ». - (11)
côterie, ou coturie morceau de fil à coudre pour enfiler dans l'aiguille. Beille mouai voué ine côturie de fi. De lai longueur d'ine côterie de fi, ci seré aissez. Ine coturie de souaie. - (10)
côteume, et couteume, s. f . , coutume. - (08)
côteume, s. f. coutume, habitude. - (05)
côteunes (les) : désigne, péjorativement, les côtes sur les légumes qui sont anormalement développées, donc non consommables, car trop dures (chou, salade, bettes...), (voir : côton). - (25)
côti, s. m., morceau de viande taillé dans les côtes de l'animal, et que prennent souvent les ménagères. - (08)
coti. adj. et partic. p. du verbe Cotir. Froissé, meurtri, débilité. (Sénonais). - (06)
coti. Cotetetles de porc. - (01)
côtiau : un terrain étroit. - (19)
côtignar. : Confitures de coings. (Del.) - (04)
cotillon, s. m. jupon de femme sans corsage, ordinairement en boge et de couleur vive. - (05)
côtion : une côte de chou. - (19)
cotivaie. adj. f. Elégante. ( Grand-champ). - (06)
côton, s. m. côte, nervure médiane de la feuille de la carde, poirée, et autres légumes, diminutif de côte. - (05)
còtòne, s. f., cotonnade : « J'm'é écheté eùne bàle robe de còtòne. » - (08)
cotonne : Cotonnade. « Eune reube de cotonne ». - (11)
côtrére : couturière . - (20)
cots (épis), épis dont la tige est cassée, épis courts. - (14)
cottai, cotterant soutenir, appuyer, mettre contre. – Cotte don le sai de treufes, â vai chouer. Vô cotteras l'heurloge pour le mette d'aiplion. - (10)
cotton, cottion : cotillon, jupon. - (22)
cotton. s. m. Jupon, petite cotte. - (06)
cou, adj., caché, couvert. Ce mot, redoublé, est une des exclamations les plus populaires parmi nos nourrices jouant avec l'enfant : « Cou-cou !... ah ! le voilà ! » - (08)
çou, s. m. chou. « çou bian, çou var » = chou blanc, chou vert. - (05)
cou. : Couvert, caché. - (04)
couà, s. m., corbeau. Onomatopée. - (08)
couâ. s. m. Corbeau. - (06)
couache. s. m. Sorte de longue prune noire, très-agréable au goût, qui sert tout particulièrement à faire des pruneaux. - (06)
couai : couver. La poule coue : la poule couve. - (22)
couaiche (nom féminin) : truie. (On dit également treue). - (18)
couaichon (nom masculin) : cochon. (On dit également couaisso). - (18)
couâillai jeter de gros cris de plainte, de surprise. Quand à m'é vu entrai al é couâillai in co que ci m'é fait tressautai. C't enfant lai couâillot, ai fâre pô. - (10)
couaillè : crier très fort comme un cochon qu'on égorge. - (19)
couailler (verbe) : crier, en parlant des volailles. - (18)
couaîller : crier, émettre un son aigu . - (20)
couailler, crier, comme une bête de bassecour qu'on va tuer. - (14)
couailler, v. a., crier fortement par suite d'une brusque douleur. N'a pas le même sens que couiner, qui se trouve dans le Glossaire du Morvan, p. 229, qui signifie crier en pleurant ou rendre un son aigu et qui se dit des choses aussi bien que des personnes, comme d'une porte qui couine quand les ferrures ne sont pas graissées. - (07)
couailler. v. n. Crier. (Bléneau). — En général, imiter le cri du corbeau. - (06)
couaïlli : Crier fort. « C 'te pouleille couaïllait quand j’l’ai prise ». - (11)
couain. s. m. Contraction pour couvain, larves de mouches ou d’insectes. - (06)
couairne, couarne. s. f. Couenne. (Girolles). - (06)
couale (nom féminin) : corbeau. - (18)
couale (une) : un corbeau. - (27)
couale : corbeau. - (26)
couâle : voir cornille - (12)
coualer : rouspéter en pleurnichant. Pleurnicher. Le verbe est utilisé dans un sens mineur. Ex : "Lésse-don ta gamine, te vas encore la fée couâler !" - (21)
couanne : Couenne. « Eune couanne de lâ (lard) ». Au figuré : imbécile, naïf « T'as bin l'ar couanne ». - (11)
couard. s. m. Nuque. - (06)
couarne, s. f. couenne, peau, cuir d'un animal. Quelques parties du Morvan prononcent « couane ». - (05)
couârne, s. f., couenne, peau du cochon. - (08)
couarner : Pleurer fort. Voir aussi cheugni. - (11)
couarner, v. a. gazonner. Cette prairie est nouvelle, mais elle est déjà bien « couarnée. » - (05)
couasse, couisse : couveuse. - (26)
couasse, couisse. s. f. Poule couveuse. (Arcy-sur-Cure). — Petite fille. Se dit en mauvaise part. (Soucy). - (06)
couasser. v. n. Appeler ses petits, en parlant d’une poule qui a des poussins. (Percey). - (06)
couassio : cou. I vas te torde le couassio : je vais te tordre le cou. - (22)
couasson, s. m. partie postérieure du cou. - (05)
couasson. s. m. Dernere du cou. (Eitvey). - (06)
couau qui n'a pas de queue In chien couau ce n'a pà joli. Vote poule à couade, ç'â les chiens que l'ant aitraipée. (On peut voir à quoue) - (10)
couau, aude, adj. qui a la queue coupée ou rognée. Dans le Morvan bourguignon « couau » signifie seulement écourté et se prend plutôt au figuré un habit « couau » est un vêtement trop court. - (05)
couaucaude, adj. écaudé, qui n'a pas de queue, qui l'a perdue. - (05)
couaude : sans queue, à la queue coupée . - (20)
cou-badoue (A). Locut. adv. usitée dans i cette expression : Porter à coubadoue, porter sur son dos quelqu’un qui vous tient par le cou. (Villeneuve-les-Genôts.) - (06)
coubasse. s. f. Femme plaignarde. - (06)
couchettes, s. f., langes : « Alle a bon entortillé l’petiot dans ses couchettes. » - (08)
couchi : Coucher. « Te m'ennue, va dan te couchi ». « Couchi à padre (perdre) », découcher. « In nam à couchi defô », un nom à coucher dehors, un nom baroque. Verser, « La plio a to couchi les bliés », la pluie a complètement versé les blés. - (11)
couchi, v. tr. , coucher. - (08)
couchin, cuchin, s. m. coussin, sac bourré de paille, de foin, de plume, etc. - (05)
couchon (un) : un cochon. - (27)
couchon : bruche du pois. IV, p. 29 - (12)
couchon : cloporte. IV, p. 29 - (12)
couchon : un cochon (voir gouri). - (19)
couchon : porc. On l'élève dans un "toit" obscur. Pour qu'il soit gras, on le sort peu. - (21)
couchon, cochon. - (14)
coûchon, s. m., sanglier. - (17)
coucou (faire), v. n. se cacher, se coucher. Ne s'emploie qu'en parlant aux enfants. - (05)
coucou (m... de), s. f., gomme des pruniers, cerisiers, etc. - (08)
coucou : Coucou, oiseau. « A la saint Benoit (22 mars) le coucou vint ». Coucou, fleur, voyez Barjale. Coucou, exclamation que pousse une personne qui se montre subitement, me voilà, coucou ! Jeu enfantin qui consiste à se cacher et à se montrer alternativement en disant : coucou pédu (perdu). Il faut avoir de l'argent sur soi la première fois que l'on entend chanter le coucou si on veut en avoir toute l'année. Dicton. - (11)
coucou : primevère, jonquille . - (20)
coucou, s. m. petite mouche noire et de forme allongée qui s'attache aux animaux pendant l'été. - (05)
coucou, s. m. primevère des prés, primula officinalis, connue aussi sous le nom de paquotte ainsi que sous celui de Mirliguet que nous avons précédemment signalé. - (07)
coucu, s. m. coucou, oiseau. environ de Château-Chinon. - (05)
coude : coudre . - (20)
coûdeleûre : Corde qui sert à fixer le joug sur la tête des bœufs. Voir leûre. - (11)
coudeure : Couture, cicatrice. « Ol a eune coudeure su la joe », il a une cicatrice à la joue. - (11)
coudouer. v. a. Coudoyer. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
coudré, s. m. tailleur d'habits. - (05)
coudre. s. m. Coutre, partie tranchante de la charrue. — Instrument à l’usage des fendeurs de bois. C’est avec le coudre qu’ils fendent les lattes, les paisseaux, les échalas. Du latin cutter. - (06)
coudrer. v. n. Sécher à demi, tourner du verre au feu, mûrir, en parlant du bois. - (06)
coudrère : Couturière. « De la miche de coudrère » des piqûres d'aiguille. « Finis dan voir, si te me laiche pas tranquille t'aras de la miche de coudrère », je te piquerai avec mon aiguille. - (11)
coudret : tailleur. - (26)
coudrette : coudrier, noisetier. - (26)
coudrou. s. m. Coq-d’Inde. (Coulours). - (06)
coudroué. Se dit d'une chose qui n'est pas encore en point de maturité, qui est encore verte. - (05)
couduriére, s. f. noisetier. - (05)
coué (nom masculin) : étui en bois ou en corne où se plaçait la pierre à aiguiser du faucheur. - (18)
coué : coffin (pour mettre la pierre à aiguiser). - (20)
coue : Queue. « Quand an parle du loup an en voit la coue », se dit lorsqu'on voit entrer la personne dont on est en train de parler. Dicton : « Y est tojo la coue qu 'est le pu maulagi à écorchi », l'achévement d'une besogne présente plus de difficultés que le reste. « Coue de caiche », larve de grenouille, têtard. « Coue de rate » prèle (equisetum arvense) - (11)
coué : sabot . - (20)
coué : coffin, petit récipient pour mettre la pierre à aiguiser porté à l'arrière de la culotte. Pou l'aigujouere faut le coué : pour la pierre à aiguiser il faut le coffin. - (22)
couë, queue. - (03)
coue, s. f. queue d'animal ou par analogie tout ce qui en rappelle la forme. - (05)
coué, s. m. étui cylindrique où les faucheurs placent leur pierre à aiguiser, godet en forme de queue qu'ils attachent à leur ceinture et qui renferme l'aiguisoir aussi appelé coue dans l'ancienne langue. - (05)
coue. Queue. - (02)
coué. s. m. Coq. - (06)
coué. s. m. Vieux tronc, vieille branche, vieille souche de vigne. Du latin cauda. - (06)
couèche : truie . - (20)
coueche : jeune femelle du porc n'ayant jamais eu de petits. - (22)
couécheu, sommet. - (14)
couèchon, couèchot : cochon, porc . - (20)
couechot : porc. Autrefois dans toutes les majons y évot un couéchot : autrefois dans toutes les maisons il y avait un cochon. - (22)
couéchot. s. f. Cochon. (Avallonnais). - (06)
couée : couvée . - (20)
couée : couvée, abri. - (27)
couée : Couvée. « Eune couée de p 'sins (poussins) ». - (11)
couée : multitude. Grand nombre. (28)
couée : une couvée, une nichée. Une couée de pitots : une couvée de poussins. - (22)
couée, prolongement d'un champ en pointe, souvent inculte ; de l’ia — ; eau stagnante qui demeure longtemps dans un vase sans être renouvelée et qui prend une mauvaise odeur. -(14)
couée, s. f. couvée, nichée : « eune couée d'ouillais, eune couée de p'sins, eune couée de p'tiots », couvée d'oiseaux, de poussins, d'enfants. - (05)
coûée, s. f., grand nombre d'enfants. - (17)
couée, s. f., suite, nichée, ribambelle, queue :  « Ah ! c'te Bertiaude, álle a eùne couée d'enfants. » - (08)
couée, suite, multitude, robe crottée. - (03)
couée. s. f. Contraction de couvée. Une couée de canards. — Se dit, par extension et par mépris, pour race, famille, séquelle. La pouv' femme, all' a une fichue couée. J'n'ai peur ni de lui, ni de sa couée. - (06)
couée. s. f. Souche de vigne arrachée. J’ai arraché ma vieille vigne, j’avons des couées pour nous chauffer tout l’hiver. - (06)
couée. s. f. Viande de porc près de la saignée. De cou. (Montillot). - (06)
couée. : Grand nombre d'enfants. (Del.) - (04)
couéfé, part, passé du verbe coiffer inusité dans le sens d'accommoder les cheveux. Être né « couéfé » est chez nous comme partout d'un bon augure. - (05)
couéfe, s. f. bonnet de femme. - (05)
couègnie : cognée, hache . - (20)
couégnie, coignie. s. f. Cognée. (Montillot). - (06)
couégnon. s. m. Repas de baptême. (Saint-Martin-des-Champs). - (06)
çouéhi, v. a. choisir. - (05)
couèigner : cogner . - (20)
couéne, adj., niais, imbécile : « T'li as lassé prende tes gobilles ? Oh ! qu'té couéne, va! » - (08)
couenne (être) : se trouver désemparé devant une situa­tion imprévue. - (19)
couênne (être), être surpris. - (17)
couenne, adj., 2 genres, bête, timide, qui hésite à agir. Ex. : t’ôs couenne ! pour : que tu es donc bête ! - (07)
couênnerie, s. f., bêtise, ânerie. - (17)
couer : couver . - (20)
couer, v. a. couver. - (05)
couer. v. a. Par syncope de couver. - (06)
couéraige, s. m. courage, force, vigueur, bonne volonté, santé physique et morale. - (05)
couéraigeou, ouse, adj. courageux, qui est en bonne santé. - (05)
couérandier. s. m. Coureur. (Vassy-sous-Pisy). - (06)
couérée : mou de porc . - (20)
couêrée : foie du porc ou du sanglier (se dit aussi camboule). En cas de succès à la chasse on m'geot la couérée entre chassuers : en cas de succès à la chasse on mangeait le foie de sanglier entre chasseurs. - (22)
couérée : poumon. - (16)
couérée, s. f. corée, le foie, le mou, les entrailles d'un animal. « chorée. » - (05)
couessot : cochon, porc . - (20)
couessot : un cochon (voir : coissot). - (25)
couessot : porc. - (16)
couet. s. m. Poulet, coq. (Sénonais). - (06)
couéte et coite, lit de plumes. - (08)
couéte, s. f. le besoin ou le vif désir d'une chose. « Avoir couéte », avoir faute de quelque chose, manquer de... « i é couéte d'paingn' », j'ai besoin de pain. - (05)
couete, s. f. lit de plume et quelquefois couverture de lit. - (05)
couete. Couverture, du latin culcitra. Pour oreiller nous disons coutrote, qui en est dérivé. - (02)
couète. s. f. Besoin, désir, envie, convoitise. — Avoir couète, convoiter, désirer ; ce que les chiens manifestent en remuant la queue, la coue (cauda). (Domecy-sur-le-Vault). - (06)
couèter. v. a. et n . Convoiter, avoir besoin, avoir envie. - (06)
couette (en avoir) : en avoir assez (mangé), signifie l'inverse selon le dictionnaire : manquer de qqch. - (25)
couette : lit de plumes. I, p. 25-5 ; V, p. 41 - (12)
couette, couotte, s. f. couveuse. - (05)
couette, natte courte des cheveux d'une petite fille ; graminée sauvage qui envahit les terres qu'elle dessèche. - (14)
couettot, couettou, privé de queue, court. - (03)
couger. Se taire. Du vieux mot quoisier, du latin quiescere. - (02)
cougère. s. f. Fougère. (Percey). - (06)
cougi (se) : Se taire. « Couge te dan, bavou », tais-toi donc, bavard ! - (11)
cougnaichance : Connaissance. « Ol a pardu cougnaichance», il s'est évanoui. « J'ai rencontré eune vieille cougnaichance ». - (11)
cougnaître : Connaître. « Te n'il cougnais ren » : tu n'y connais rien. - (11)
cougnâtre : connaître. Donne« cougnu » ou « cougnaishi » : connu (suivant la formulation). (28)
cougné, s. m., cognassier. - (08)
cougner (verbe) : cogner, frapper. - (18)
cougnie (nom féminin) : hache. - (18)
cougnie, s. f., cognée. - (08)
cougnier. s. m. Coignassier. - (06)
cougnot. s. m. Petit coin. - (06)
cougnu : Connu « J'ai bin cougnu san grand-père ». - (11)
couhi, v. a. courir. - (05)
couhin fréeux (pour cousin fréreux). s. m. Cousin germain. (Puysaie). - (06)
coui ! excl. Les enfants, en jouant, jettent ce cri pour faire savoir qu'ils sont cachés. (V. Coù, Cachot.) - (08)
coui : couffin. - (26)
coui : étui pour la pierre à aiguiser que le fau­cheur accrochait à sa ceinture. - (19)
coui, couhi. v. a . Se dit, à Trucy, par syncope pour courir. - (06)
coui, étui de la pierre à aiguiser. - (15)
coui. Fourreau dans lequel les faucheurs mettent leur queu ou pierre à aiguiser. En vieux français cout et coz, du latin cos, pierre à aiguiser. - (02)
coui. Œuf dans lequel le poulet commence à se former. Nous disons qu'une poule est couiche quand elle demande à couver. Dégouicher une poule, c'est l'empêcher de couver. - (02)
coui. Partic. prés. du verbe couir (pour couvi, couvir). Couvé, pourri, gâté. — Œuf coui, œuf corrompu par un commencement d’incubation ou par quelque circonstance atmosphérique. — Nez coui , se dit, par assimilation, du nez puant d’un enfant morveux. - (06)
coui. s. m . Etui de corne ou de ferblanc, que les faucheurs suspendent à leur ceinture, et dans lequel ils mettent leur queux ou pierre à repasser. - (06)
coui. s. m. Coffin. (Sermizelles). - (06)
coui. Terme dont se servent les enfants dans leurs jeux pour faire entendre qu'ils sont cachés. - (02)
couicer, v. a. coucher, étendre. - (05)
couicer. v. a. Coucher. (Ménades). - (06)
couiffai. : Coiffé. I ne seu pas venun couiffai, c'est-à-dire je ne suis pas venu au monde riche et heureux. - (04)
couignai faire un léger bruit, un peu aigu, choses ou bêtes. Te n'entends pâ ? en me semble que le petiot chien couigne ai lai porte. Ce maitin lai noige couignot bein sô les pieds. – Ile à fière, en fau voué, que ses soulé couignan queman cequi ! - (10)
couignard, couignousse – qui se plaint en pleurnichant. Ne fais pâ entrai ce couignair lai ! Des gens queman cequi me fairaint deveni bête. Vote petiote à bein couignouse corrigez don c'te misère lai. - (10)
couignè : geindre, se plaindre. - (19)
couigner, couiner (C.-d., Br., Morv., Y.). -Voir cbougner, plus haut. - (09)
couigner, émettre un petit bruit qui rappelle une plainte, se dit en parlant d'un petit chien, d'une brouette, d'une porte mal graissée, etc. - (14)
couigner, grincer. - (13)
couigner, pousser de cris plaintifs. - (15)
couignou : quelqu'un qui se plaint. - (19)
couillard, s. m., mâle (lapin, bélier). - (17)
couiller (se) se taire. – Veux-tu bein te couiller. Couillez-vo don, baivairde vos ne saivez pâ ce que vô disez. A liô z-é dit lai vritai en é bein faillu qu'à se couilleussaint. - (10)
couiller (se), v. pr., se taire, se tenir coi. Ex. : couille-toi donc. - (07)
couilleris. s. m. Courlis, oiseau. (Rugny). - (06)
couillî (se) : taire (se), se tenir coi. « Mâ couille te don ! » : mais tais toi donc ! ou : ne m’en dis pas plus ! (28)
couinar, arde, s. m. celui qui crie, qui grogne, qui pleurniche avec bruit et sans motif : « taise toué, couinarde », tais-toi, pleurnicheuse, criarde. - (05)
couinard, adj., pleurard, qui geint. - (08)
couincouin, onomat., sorte de crépitement que font entendre les souliers neufs. Les jeunes villageoises mettent ceus-ci au rang de la plus attrayante parure. Elles en sont toutes fières lorsqu'elles entrent à l'église, vont à l'offrande, emportent le pain bénit. Toutes font la cour à leur cordonnier pour en obtenir le couin-couin dans leurs souliers. Coquetterie des campagnes. - (08)
couine : la couenne. - (19)
couiné, recroquevillé, par exemple en parlant des feuilles de vigne atteintes par la maladie. - (14)
couîner : crier, émettre un son aigu, grincer . - (20)
couiner : Grincer faute de graissage, pousser des petits cris. - (11)
couiner : pleurer. Et bien sur : grincer. (28)
couiner : pousser le cri du porc. - (26)
couiner, v. intr., pleurer avec affectation et en criant. Un chien couine quand ou le frappe. Se dit du cri plaintif de plus, animaus et, d'une façon triviale, du cri des enfants que l'on corrige : « C'bigre de p'tiot, ô n'fait qu'couiner ! » - (08)
couiner, v. n. crier en pleurant. Se dit d'une personne et aussi d'un animal. Un porc qu'on tue « couine « jusqu'à son dernier souffle. « couiner » et « chouiner » sont des formes différentes du même mot. - (05)
couiner, v., crier (en parlant du lapin que l'on tue). - (17)
couîner. v. n. Pousser des cris perçants, comme le cochon qu’on égorge. - (06)
couînis. s. m.pl. Cris perçants. - (06)
couinouse, adj., se dit d'une fille qui crie quand on la pince. - (17)
couis : couvi. - (26)
couis de la meule du faucheur. - (03)
couisse : poule couveuse. I, p. 25-5 - (12)
couisse : poule couveuse, puis éleveuse de ses poussins. Ensuite le gallinacé redevient poule, comme tout le monde. - (21)
couisse, adj. fém., plaignarde. (V. Couissou.) - (08)
couisse, poule qui couve. - (03)
couisse, s. f., poule qui couve. Pour le verbe, nous l'avons. - (08)
couisse. s. f. Poule couveuse. - (06)
couisser, v. intr., se dit du cri de la poule couveuse, et signifie aussi : grogner, se croire malade, se plaindre sans motif, geindre : « Côge-te donc ; te couisses tôjor. » - (08)
couissou, adj., celui qui couisse, femme qui geint, plaignarde. A aussi parfois l'acception de gauche : « Voui, d'avou Jacôte, j'évô ben eùne brave fille ; ma allé étô si couissouse !... » (V. Couisse, Couliche.) - (08)
couite. Hâte. « Aivoi couite », c'est avoir hâte… - (01)
couïte. : Hâte. Brocher à cuite d'éperon est une expression du poète Perceval. Elle signifie appuyer l'éperon au flanc du cheval de manière à ce qu'il lui en cuise. Couite est une figure de mots : c'est la cause prise pour l'effet, puisque l'effet est la course plus active du cheval. - (04)
coujotte. s. f. Serpette. (Mont-Saint-Sulpice). - (06)
coulâche : lien par nœud coulant. Ex : longe permettant d’enserrer les cornes puis le museau du bovin qu’on veut guider. (28)
coulaillon. s. m. Petit coq. - (06)
coulâre, s. f., colère, irritation. - (08)
coulasse. s . f. Glissoire. - (06)
coulavre. s. f. Couleuvre. - (06)
coule (À la). Locut. adv. Au courant de. Être à la coule d'une chose, savoir la manière de s’y prendre pour la faire. - (06)
couler : Couler, a le sens habituel de ce verbe ; de plus se dit des fleurs qui par la suite du froid ou de la pluie ne donnent pas de fruits, « S 't'an-née les fleurs ant coulé ». - (11)
couler : passer, tamiser . - (20)
couler. v. n. Glisser accidentellement. — Couler (se), v. pronom. Faire des glissades, se laisser couler sur la glace. - (06)
coulère : colère . - (20)
coulère, s. f. colère. - (05)
couléreu, euse, adj. colérique, enclin à la colère. - (05)
couleune, s. f. colonne. - (05)
couleûrer : Colorier. « Ol a bin couleûré san image (son dessin) ». - (11)
couleurer, v. tr., mettre en couleur, colorier. - (08)
couleurer, v., colorer. - (17)
coulibin, adj., lent, maladroit. - (08)
couliche, adj., tatillon, niais, pas pressé. (V. Couisse, Coulibin.) - (08)
coulidor : Corridor! « As tu fremé la pôrte du coulidor ? ». (Coulidor est une forme plus ancienne que colidor). - (11)
couline, s. f. coulée, série de prés situés dans les vallées ou le long des rivières. - (05)
couline. s. f. Longueur de pré ordinairement de peu d’étendue en largeur, située dans une vallée ou au pied d’une - (06)
couliner (Se), v . pronom. S'échapper furtivement, disparaître en se faisant petit, en s’effaçant, en profitant d’une circonstance qui favorise votre évasion. - (06)
couliner (se), v. réfl. se couler, se glisser sans bruit et comme en se couchant, se faufiler. - (05)
couliner. : Se glisser comme en rampant à la façon d'une couleuvre (en latin coluber). - (04)
coulmeau, poteau de maison en bois. - (03)
coulo ou coulot : Petite passoire dans laquelle on filtre sommairement ou on coule le lait qu'on vient de traire. - (11)
couloir : passoire à lait. III, p. 49-5 - (12)
couloire : faisselle, égouttoir. Connu mais peu utilisé chez nous. (28)
coulon, blanc jaunâtre. - (03)
coulon, coulotte. s. m. et f. Petite lessive. - (06)
coulon. Bœuf de couleur entre le blanc, le jaune et le gris, comme les colombes. On appelait autrefois le pigeon coulon. - (02)
coulou (nom masculin) : passoire pour le lait. - (18)
coulou : entonnoir-passoire. Pour verser le lait frais dans le bidon ; « Blanc c’ment un’ patte à coulou » : blanc comme le chiffon mis dans l’entonnoir pour filtrer le lait. « Coulou bien lavé-fumier bien relevé : indiquent fille à marier ». (28)
couloû : filtre à lait . - (20)
coulou : mot masculin désignant une pièce en tissu servant à filtrer le lait. - (19)
coulou, s. m. passoire pour le lait lorsque l'on trait les vaches. - (05)
coulou, s. m., petit vase de bois troué, filtre n'ayant pour fond qu'un linge fin, à travers lequel on passe le lait, qui tombe dans le grielot. - (08)
couloué. s. m. Grand panier, mannequin pour porter les légumes au marché. - (06)
coulouée : voir couloir - (12)
coulouée : passoire à lait. - (22)
coulourer, écoulourer, v. a. colorier, couvrir de couleur. « Coulourer » une fenêtre, une porte... - (05)
coulurio : petit ruisseau. - (26)
coum’nà. Locut. adv. et conj., suivant le cas. Comme çà. - (06)
coumacle, crémaillère. - (03)
coumacle. Crémaillère, du bas latin cramaculus. - (02)
couman, adv. de comparaison, comme : « i n'é pâ b'zoin d'un vâlô couman lu », je n'ai pas besoin d'un domestique comme lui. - (05)
coumander, v. a. commander, donner des ordres. - (05)
coumarce, s. m. commerce, négoce. - (05)
coumarcer, faire le commerce, commercer. - (05)
coumàre, s. f. , commère, voisine camarade. - (08)
coume (pour coumbe). s. f. Combe, petite vallée, ravin, lieu bas entouré de collines. Du grec houmbos. - (06)
coume : comme. - (26)
coume tout, loc. adv., beaucoup : « Alle é brâve coume tout. » « Ol a de l'argent coume tout. » - (08)
coume, adv. de comp. comme : « coume chai », loc. adv. comme cela, comme çà : « i n'eume poin aine fonne coume chai », je n'aime pas une femme comme cela. - (05)
coume, adv., en même temps que... : « Ol ét érivé coume son p'tiot ». (V. C'ment.) - (08)
coume, conj., comme, de même que. - (08)
coumeau : mélange à base d'œufs, de lait, de sucre et de farine. (C'est une sorte de millet, le millet ayant en plus de la semoule.) On dit également goumeau.. - (19)
coumeau, s. m., couche de bouillie laitée, œuvée, sucrée, qu'on étent sur la croûte des flans, et qui fait le régal des gourmets locaus. - (08)
coumencer, v. tr., commencer. - (08)
coumesoeur : devant de chariot à quatre roues. - (22)
coumme : comme. - (27)
counaille : quenouille. - (26)
counaïlles, s. f. pl., vertèbres du cou. - (17)
counaissance, s. f., connaissance. - (08)
counaissu, part, de connaitre, connu. - (08)
counaitre, et counàtre, v. tr., connaître. - (08)
couneille. Quenouille, du vieux mot counoille, tiré du latin conucula. - (02)
counessu, partie, passé du verbe connaître. Connu, reconnu. - (05)
counôt, s. m., coin : « Le coûnot du feù. » — « J'ons métu l’siau dans l'coûnot. » - (08)
couorde : courge. (28)
couore : courir. D’autres disent parfois corî. (28)
couorner : klaxonner. Sonner avec la corne. (28)
couotte : poule couveuse. La couotte meune sa couée : la couveuse conduit sa couvée. - (22)
coup, s. m., fois. N'est guère usité que dans quelques locutions : « Por eùn coup. » — « Ah ! pou l’coup. » (V. Còp.) - (08)
coupau. Cocu… - (01)
coup-de-poing. s. m. Sorte de poinçon à manche transversal, avec lequel on peut, en frappant vivement, percer d’un seul coup un tonneau de vin ou d’eau-de-vie, qu’on veut déguster. Le trou est ensuite bouché avec un fausset, un petit dousil. - (06)
coupe-chiasse, sobriquet du pharmacien. - (17)
coupée. s. f. et Couhais, coupias, Coupiau. s. m. Copeau. - (06)
coupe-rigole: outil ancien servant à découper de façon très nette les bords des rigoles, composé d’une lame fixée à un manche. - (23)
couperot : couperet. (28)
coupez-y-du-pain. s. composé des deux genres. Synonyme de mendiant. C’est une locution usitée, notamment à Laduz, pour désigner un de ces mendiants inconnus, un de ces vagabonds suspects qu’on voit arriver de loin, et à qui l’on se hâte de couper d’avance un morceau de pain, afin qu’il n’ait point de prétexte pour rester à la porte. C’est un Coupez-y-du-pain, dépêchez-vous. - (06)
coûpiau : copeau. La couégnie faito des coûpiaux : la cognée faisait des copeaux. - (22)
coupiau, s. m. copeau ou rognure de bois. - (05)
coupon, s. m. petite coupe. Un « coupon » de bois est un lot pris dans une masse. - (05)
couquande. s. f. Petite galette, morceau de pâte détaché d’un pain et plus ou moins beurré, qu’on met cuire à l’entrée du four. Du latin coquere. - (06)
couque : prononcer coukyeu. Merde ! (de dépit). Peu usité. Probablement très fort. - (21)
couquenille. s. f. Personne sans probité. (Villechétive). - (06)
couquiau, coutiais, coutiàs, coutiau. s. m. Couteau. - (06)
couquion, s. m. trognon, débris, déchet : un « couquion » de chou, de salade, de plume, etc. - (05)
courage. Expression revenant à celle-ci : Si le cœur vous en dit. Faire a son courage, c'est agir de toutes ses forces. - (02)
couraige : courage . - (20)
couraigeou : courageux . - (20)
courailler (verbe) : courir la prétentaine. (y travaille pu, y pense qu’à courailler). - (18)
couraillou : celui qui court les filles. - (19)
courande, danse, diarrhée. - (03)
courandié, ére, adj. et subst. coureur, vagabond, vaurien : un « courandié », une « courandiére. » au féminin le mot sous-entend une conduite débauchée. - (05)
courandier : coureur . - (20)
courandier, se dit d'un enfant qui aime à sortir, à courir, à se promener. - (14)
couratier : prononcer : couraquier. Quelqu'un qui court, qui ne tient pas en place. Par extension : volage. Ex : "Le Gaston à la fumelle ? Un vrai couraquier !" - (21)
courau, s. f., courroie. L'écolier attache ses livres avec sa courau. - (08)
couraud, e, adj., coureur, coureuse ; garçon qui court après les filles, fille qui court après les garçons : « L'bestiâ ! v'lá-t-i pas qu'ô va parler à c'te couraude!... » - (08)
courbe, adj., courbé : « L'pauvre houme ! ô marche tout courbe. » - (08)
courbe, s. m. courbe, coude, détour d'un chemin. Dans cet endroit-là, le chemin fait un « courbe. » - (05)
courcillée (pour courcillière). s. f. Courtillière, infecte destructeur des légumes, qui ravage les jardins, les courtils. - (06)
courdaïlle, s. f., bretelle en osier pour les hottes. - (17)
coûre : un noisetier. - (19)
coureau : bois mort. Plus précisément : branche de bois mort, très sèche ; On dit « Sô c’ment un coureau » : sec comme… (28)
coureau, couriau, courail, coureil. s. m. Verrou. Fermer une porte à couriau, la fermer au verrou. - (06)
coureau, s. f. courroie, lien de cuir, lanière, ceinture. - (05)
coureauter, v. a. verrouiller, barrer, fermer par un obstacle. Nous disons aussi « fromer le coureau », « fermer le coreil. » - (05)
courée : poumons du porc et parfois le cœur, ou avec le cœur. Du latin coratum : tripes. (28)
courére, s. f. noisetier, coudrier. - (05)
courère. s. m. Coudrier. (Vassy sous-Pisy). - (06)
courge, courze, s. f. appareil composé d'un bâton, quelquefois d'un cerceau, et d'une courroie qu'on charge sur les épaules et dont on se sert pour le transport de deux seaux ou autres vases. - (05)
courge. s. f. Sorte de bâton un peu courbe dans son milieu, ayant une entaille en dessus de ses deux extrémités, et qui sert aux porteurs d’eau pour porter d’un seul coup deux sceaux pleins sur leur épaule. - (06)
courgeailler : rrbuste : cornouiller. Le courgeailler pousse difficilement en Morvan : Le cornouiller pousse difficilement en Morvan. - (22)
courgée. s. f. Charge de deux seaux d’eau portée par une personne sur son épaule à l’aide d’une courge, ou de toute autre manière : par exemple, à l’aide d’une bricole et d’un cerceau, ou d’une bricole et d’un cadre de bois. - (06)
courgelle. s. f. Fruit du courgellier, du cornouiller. - (06)
courgellier. s. m. Cornouiller. - (06)
courgeon, côrgeon, s. m. tresse de chanvre, de jonc, de paille, d'osier, et en général tout ce qui se prête à l'industrie du vannier. - (05)
courgeonner, côrgeonner, v. a. tresser en général. Les vanniers « courgeonnent » l'osier pour faire des vans, des paniers ; les fabricants de chaises « courgeonnent» la paille ou glui, les joncs, les roseaux appelés « laumes » dans le pays. - (05)
courgie : badine . - (20)
courgie et écourgie. : Fouet (du latin corrigia, lanière). - (04)
couri : courir . - (20)
couri : Courir. Employé seulement dans cette injonction adressée à un chien qu'on veut chasser : « Veux tu couri ». Voir core. - (11)
couri lai jâdoure, couri lai peurtantaine : courir les filles . - (20)
couri, v. intr., entrer dans, en parlant des années : « Ol é d'eùne bâle âge! ô court ses 95 ans. » (V. Còri.) - (08)
coûrie quantité considérable de choses, non en tas, mais qui se suivent. Combein de poules !… ma c'â tote ine courie que vos és. Viez don to ces enfants que sortant du catésime ! en voilai ine courie ai n'en pâ fini ! – (Voyez girlicouée.) - (10)
couringne. s. m. Cousin, par conversion d’s en r. (Domecy-sur Ie’Vault). - (06)
courjon, s. m., branche d'arbre, baguette, tresse de jonc, d'osier, dont on fait des liens. - (08)
courlic, courlu, curlui. s. m. Courlis, oiseau. - (06)
cournot : tuyau de poêle. Déformation de cornet. « Emmanchî c’ment des cournots de poêle » : emmanché comme des tuyaux. (28)
courosse : mère poule. (28)
coûrosse : poule couveuse . - (20)
courosse, poule conduisant ses poussins. - (15)
courosse, s. f. couveuse. Se dit d'une poule qui couve ou qui a des poussins, et des femelles d'oiseaux en général. - (05)
courosse, s. f., poule qui conduit des poussins. - (07)
courosse. s. f. Poule qui a des petits. - (06)
couroûe : coureur de jupons . - (20)
cou-rouge. s. m. Rouge-gorge. (Bessy). - (06)
courre, v. a. courir : « léche-lu courre », laisse-le courir. - (05)
courre. v. n. Courir. N'est plus guère en usage que dans cette locution, la chasse à courre, mais s’est maintenu dans beaucoup de nos campagnes avec le sens ordinaire de courir. Attends-me, j’vas courre. Si j’v’lais courre après toi , j’aurais bentoût fait de t’rétrapper. - (06)
courriau. s. m. Voyez coureau. - (06)
courrière, s. f., fille qui se dévergonde. - (17)
courriller : verrouiller. - (26)
courroie : Courroie, bride « Des courroies de sabeuts ». - (11)
courrosse, s. f., poule qui cache ses œufs pour couver. - (17)
courrou : verrou. - (26)
courrouaie : courroie . - (20)
courti : jardin attenant à la maison . - (20)
courtiau (adjectif) : petit, bas du cul. - (18)
courtiau. s. m. Vieux paisseau devenu trop court à force d’avoir été rappointé. - (06)
courtié, s. m. courtil, jardin potager. - (05)
courtier. s . m. Courtil, jardin. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (06)
Courtin : nom de bœuf. III, p. 30-o - (12)
courze (nom féminin) : solide bâton reposant sur les épaules et muni, à chacune des extrémités, de courroies destinées à accrocher les seaux à transporter. - (18)
cousé. s. m. Tronc de vigne. Se dit sans doute pour coué, par interposition de l’s euphonique entre l’u et l’é. - (06)
couser (se), se taire. - (14)
couse-te, tais-toi. - (15)
cousingne. s. m. Cousin. (Fléys). - (06)
coussée. s. f. Temps pendant lequel on travaille ou l’on a travaillé. C’est une altération de course, coursée. (Montillot). - (06)
coussi. s. m. Cochon, goret. Terme usité dans la Forterre. - (06)
coussoz. : (Du latin culcita), chausses. (Coutumes de Châtillon, 1471.) - (04)
couta, s. m. coteau, colline, éminence de terrain. - (05)
coutai. Coûté. « Ai t’é coutai », il t'a coûté. C'est aussi l’infinitif de coûter, et le substantif côté, tant au pluriel qu'au singulier. - (01)
coutaie, coutiau : couteau . - (20)
coûtaison. s. f. Assolement, partage de terres labourables en portions ou soles, pour y faire succéder les récoltes suivant un certain ordre. Du latin cultura. —Voyez couteue. - (06)
coutance, s. f. coût, prix d'une chose, dépense. - (05)
coûtange , dépense. - (03)
coûtat. s. m. Côte, coteau, montée rapide. - (06)
coûté, s. m. côté. - (05)
coûte. s. f. Côte. - (06)
couteai, s. m. côte, côte de laitue, de cardon, ou autre - (05)
coutéger. v. a. Côtoyer. (Bléneau). - (06)
coutein. Coûtions, coûtiez, coûtaient. - (01)
couteler, v. tr., étendre, étirer et plier les draps, le linge après la lessive. - (08)
couteler. Couteler les draps, c'est les étendre pour les plier après la lessive. - (02)
couter (se), s'accouder. On a dit autrefois coute. - (02)
coûter, appuyer, soutenir. - (03)
couterey, couturier, tailleur. - (03)
couterie de fil, aiguillée à coudre. - (03)
couterie, s. f., aiguillée de fil. - (08)
couteue (altération et contraction de couture). s. f. Ensemencement de l’orge et de l’avoine. (Ménades). — Ce mot, qu’on trouve en usage dans plusieurs départements, se dit pour culture. La rue Culture-Sainte-Catherine, à Paris, s’appelait, originairement, CoutureSainte-Catherine. - (06)
couteure : champ non clos . - (20)
couteure : Etat d'une terre qui vient d'être labourée. « Ses fands sant bien en couteure », ses champs sont en bon état de culture. - (11)
couteure, couture : Champ après la moisson, chaume où reste l'éteule après la moisson. - (22)
couteure, s. f. couture, grande pièce de terre labourable qui n'est pas close. - (05)
couteurére, s. f . , coccinelle, bête à bon Dieu. - (08)
couteurére, s. f., couturière, ouvrière en robes. - (08)
coûti : branche de noisetier utilisée en vannerie . - (20)
coutiâ : couteau. - (16)
coutiâ, s. m. couteau. Cette forme est répandue à Anost. - (05)
coutiâ, s. m., couteau. - (17)
coutiau : un couteau. - (19)
coutiau : un couteau. - (25)
coutiau : couteau. Le coutiau sert à tout : le couteau sert à tout. - (22)
coutiau, s. m. couteau. - (05)
coutiau, s. m., couteau. - (08)
coutieau, couteau. - (03)
coûtier : branche de noisetier en bandelettes pour faire les paniers, de la vannerie. - (22)
coutillo. Petit jardin, du vieux mot curtil, d'où l'on a tiré notre diminutif. - (02)
couto. Coûtais, coûtait. - (01)
coûton : nervure principale, partie dure des légumes. - (20)
coûton : plume naissante chez les volailles . - (20)
coûton : partie dure d'un objet. Ou coution : un coution de salade. - (22)
coûton : côte. Pétiole. Ex : "Si té m'fait ène salad' mets pas les coûtons !" - (21)
coûton. s. m. Bas de la tige d’un végétal herbacé ; grosse nervure d’une feuille de chou, de betterave, etc. Du latin costa. - (06)
coutraie : un ver blanc. - (19)
coutre : Lit de plume. Désigne aussi, comme en français la partie coupante de la charrue - (11)
coutre, s. f., oreiller. - (08)
coutre, s. m. coude, tour, détour. Le chemin, la rivière fait un « contre », c'est-à-dire un détour, un coude. - (05)
coutre. : (Du latin culcitra), matelas. (Coutumes de Châtillon, 1471.) - (04)
coutrée : Aiguillée « Eune coutrée de fi (fil) ». - (11)
coutrée : couturière. - (22)
coûtrére : couturière . - (20)
coutrére, s. f. couturière. En Morvan la « coutrére » n'est pas une ouvrière en robes comme à paris. Elle travaille en linge et confectionne les vêtements d'homme aussi bien que ceux de femme. - (05)
coûtrère, s. f., couturière à domicile. - (17)
coutrie, s. f. aiguillée de fil à coudre. - (05)
coutrie, s. f., aiguillée de fil. - (17)
coutrie. Aiguillée de fil, du verbe coudre. On appelle couturière la coccinelle. On l'appelle aussi bête au bon Dieu. - (02)
coutrilleau : courtilière. Ou taupe-grillon : (La proie favorite de la huppe : la « poupoute »). (28)
coutro (chevaux de), chevaux de front. - (02)
coutrot (de), de front et à côté. - (03)
coutrot : dessus du mur destiné à recevoir la sablière . - (20)
coutrotte, coussinet, carré de plumes. - (03)
couture, couturer, culture, labourer trois fois la jachère. - (03)
couturiée : crabe doré. IV, p. 29 - (12)
couturier : libellule. IV, p. 29 - (12)
couvan. Couvent… - (01)
couvanter, v. a. faire valoir, vanter avec excès : « couvanter » sa marchandise, ses denrées. - (05)
couvâr, s. m., sous-bois. - (17)
couvar. Couvert, couverts. - (01)
couvart : toit. (28)
couvarteure, s. f. couverture, toiture en chaume. Aller « à la couvarteure », est une des meilleures industries du pays. couveau, s. m. chauffrette. - (05)
couvas, covas. s. f. Poule couveuse. (Coulours). - (06)
couvature. Couverture, couvertures. - (01)
couvèquie : un couvercle n'eubie pas d'mettre l'cou­vêquie su lè casserole, n'oublie pas de mettre le couvercle sur la casserole. - (19)
couver le feu, rester au coin du feu au lieu de sortir et de prendre de l'exercice. - (14)
couverson, couveurson. s. m . Couverture de livre. (Courgis, Poilly-sur-Serein). - (06)
couvert (m), toiture. - (13)
couvert : toit . - (20)
couvert, s. m. toit, toiture. Un « couvert » en ardoises, en tuiles, en paille ; on répare les « couverts ». - (05)
couvert, s. m., toit, couvercle : « Ol a fait ranger l’couvert de sa mâïon. » Le couvert d'une tabatière, d'une boîte, d'une marmite. - (08)
couverte : couverture de lit ou dalle supérieure d'un aqueduc . - (20)
couverte : une couverture. - (19)
couverte, couvarte, s. f. pierre ordinairement plate qui recouvre les murs à sec, c’est-à-direconstruits sans mortier. - (05)
couverte, s. f., couverture : « I fait frèd ; faut m'méte ma couverte d’lain-ne. » - (08)
couvéte, s. f., chaufferette. - (08)
couveu, vase de grès ou de terre dans lequel on mettait des charbons ardents recouverts d'un peu de cendres et qui remplaçait une chaufferette. - (14)
couveux : se dit d'un œuf pourri. - (19)
couvin. Miel gâté dans une ruche. - (02)
couvot pot de terre dans lequel on met du feu comme dans une chaufferette, et dont les femmes pauvres se servent. Airainge ton couvot pou lai souairée. En n'ié pu de feu dans mon couvot. - (10)
couvòt, s. m., couvet, vase en terre tenant lieu de chaufferette : « Tout l'temps álle a son couvòt sous ses jupes. » - (08)
couvouse : une poule qui couve tout le temps. - (19)
couvri (adjectif) : couvert, en parlant du ciel. - (18)
couvri : couvrir . - (20)
couvri, v. tr., couvrir. Le part, est également couvri, comme ouvri pour : ouvert. - (08)
couvrou, s. m. couvreur en paille, celui qui fait ou qui répare les toitures de chaume. - (05)
couvroûe : couvreur. - (20)
couvrue, couvrure. s. f. Couvrure. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
couzaigne. Cousine. A Dijon, le nom de couzaigne s’est donné aux blanchisseuses, aux couturières, couzaigne Mairie, couzaigne Jaiquette. On y entend aussi par couzaigne une débauchée. « Ai vai voi lé couzaigne », il va voir les cousines… - (01)
couzaigne. : Cousine. On appelait aussi cousines les filles de joie. Ai vai voi lé couzaigne était un propos moins cru que: Il va voir les filles - (04)
couzein. Se couzein, s'apaisaient, se taisaient. - (01)
couzé-vo. Apaisez-vous… - (01)
covâ : Toit. « In covâ à tielles creuses (à tuiles creuses) ». - (11)
covarte : Couverture de lit. « I fa fra, forre te bien seu les covartes », il fait froid, fourre toi bien sous les couvertures. - (11)
covêque. s. m. Couvercle. (Plessis-Saint-Jean). - (06)
coviner. v. n. Tramer, comploter, conspirer sourdement. (Soucy). - (06)
côvô. : (Prononcez queveu), chaufferette. Se servir d'une chaufferette se dit couver. (Del.) - (04)
covre. Couvre, couvres , couvrent. - (01)
covrée, couvrée. s. f. Corvée. - (06)
cowe. : (Dial.), cuve. - (04)
coyau, s. m. coyer, bout de chevron qui soutient la saillie d'une toiture. - (05)
coyé : le collier des chevaux. - (19)
côyer (se) : taire (se). - (20)
co-yer (se), v., s’apaiser, se calmer. - (17)
coyer, couger et cozer (C.-d.), couyer (Chal. et Morv.), couger, coger et coiser (Br.), (se). Se taire, garder le silence. A la même origine et un peu la même signification que le vocable à la cot; c'est se tenir coi, se coiser, de quietus (tranquille) ou quietare (donner le repos à). Ce mot s'emploie aussi impérativement dans cette interjection: « coye-toi, coyez-vous. » Coisier, dans le sens de se taire, était très usité en vieux français. - (09)
côyer, couter, v. a. taire. l'interj. « côye-té, couye-té », tais-toi ! taisez-vous ! - (05)
co'yin (m), corne évidée dans laquelle le faucheur place sa pierre à aiguiser. - (13)
cô-yon, s. m., étui pour pierre à faux. - (17)
coza : Colza (brassica oleifera), plante oléagineuse. L'huile de colza ne vaut pas l'huile de noix - (11)
crâ corbeau. Ecoute les crâ les voilà que venant, le froid n'â pas loin. I ons vu passai in nuée de crâs. - (10)
crâ : corbeau . - (20)
crâ : corbeau. - (16)
crâ : Craie. « As tu de la crâ pa marquer les chargeans su le fand de la tonne ? ». Tartre qui se dépose dans les fûts. - (11)
crâ, corbeau. - (13)
cra, corbeau. - (14)
crâ, s. m. crachat, salive que l'on rejette avec bruit de la bouche. - (05)
crà, s. m., corbeau. (V. Corbiau. Couà, Crau.) - (08)
crâ, s. m., corneille noire ; curé. - (17)
crâa : un corbeau. - (19)
crabot. s. m. Toupie à fouet, sabot. (Cuy). - (06)
cracasson. s. m. Escargot. (Athiey). - (06)
crachard. s. m. Crachat. (Rogny). - (06)
crache : Crèche, mangeoire pour les bœufs. Au figuré : « Torner le cu à la crache » : refuser la nourriture. - (11)
crachée, écume de beurre fondu. - (03)
crâchie écume, résidu du beurre que l'on a fondu, les fruits dont on a fait de la gelée. En i en é qu'eumant bein lai crâchie de beurre. Teins, mon enfant, voiqui ine dorée de crâchie de greusalles. - (10)
crâchie (Chal., Br.), crachée (Dij.), creuchie (Morv.). Dans les première et deuxième acceptions désigne l'écume du beurre que l'on fait fondre et, dans la troisième, le dépôt d'huile qui se forme au fond d'une cruche ou d'un vase quelconque, c'est-à-dire soit ce que le beurre crache, soit un résidu de cruche, une creuchie… - (09)
crachie, résidu de la fonte du beurre. - (14)
crachie, s. f., écume produite par le beurre fondu et qui entre dans la nourriture du peuple, et qui se dit aussi du résidu de l'huile de friture. - (07)
cràchie, s. f., résidu du beurre que l'on vient de fondre. Les enfants, friands de ce produit, le demandent beaucoup en rôties (tartines). - (08)
crachie. Résidu du beurre que l'on fait fondre. Crachier, marchand de graisse. - (02)
crachis, s. m., écume sur la bassine de confiture. - (17)
cracueilles. s. f. pl. Coquilles d’œufs ou de noix. (Etivey). - (06)
crafe. Croûte qui s'élève sur une écorchure. - (02)
craïan ou crayan : Crayon, « J'ai cassé man craïan d'ardoise ». - (11)
craiche : Salive - (11)
craichée : Ecume et résidu provenant de la cuisson du beurre. « Eune reutie de craichée ». - (11)
craicher, v. intr., cracher. - (08)
craichi : Cracher « Y est défendu de craichi su le parquet ». « Ma fillette de vin blian a bien craichi » : ma fillette de vin blanc a évacué par la bonde quantité d'écume produite par la fermentation. « De la craiche de bavou » de la salive - (11)
craichot : Crachat. « O se naerait dan in craichot ». - (11)
craïer (orthographe de Jaubert). v. n. Cracher salement. — On pourrait écrire aussi crailler. - (06)
craigneaux (Je). Pour je craignais, imparfait du verbe craindre. - (06)
craignu, ue. Partic. prés. du verbe craindre. Crain, ainte. - (06)
crailler, v. a. cracher grossièrement, avec bruit. - (05)
craimoisie. Cramoisie. - (01)
craimpiau, cêrpiau. s. m. Crêpe. - (06)
crainces les grossières et mauvaises criblures. Oh ma vos faisez des bonnes crainces, vo ! les bêtes les mégeant tré bein. - (10)
crainces. s. f. pl. Menues graines, déchets, résidus provenant de grains (froment, seigle, orge et avoine) qui viennent d’être criblés ou vannés. Jaubert donne crançures dans le même sens, mot qu’il fait dériver de crancer, cribler. - (06)
crainde, craindâ, craindeussaint divers temps du verbe craindre. En fau se fâre crainde aivou les domestiques. C'a vrai que te craindâ qui te laiche ? … Ci ne sero pà in mau qu'à craindeussaint in pecho pu. - (10)
crainde. Craigne, craignent. - (01)