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Caractéristiques propres aux parlers du Morvan

Langue de ruraux, le morvandeau n'a pas la longue tradition écrite des parlers dijonnais. Moins connu que le parler des villes, le morvandeau a souvent semblé étrange aux voyageurs ; Née de la Rochelle, cité par l'abbé Baudiau, écrivait déjà en 1746 : « Le patois était si particulier qu'on aurait pris les Morvandeaux pour les gens d'un autre continent ; qu'il aurait fallu rester longtemps avec eux, et même s'attacher beaucoup à leurs termes pour les entendre.» En fait, ces parlers sont purement romans et seules des évolutions phonétiques, à la fois novatrices et conservatrices, peuvent leur donner cet aspect étrange qui fait parfois dire à quelques personnes que le morvandeau est d'origine celtique...

...en Morvan, il n'existe aucune grande ville qui puisse donner une direction linguistique, sinon à ses environs immédiats ; Château-Chinon, malgré sa devise ambitieuse, « Petite ville, grand renom » n'est qu'une bourgade ; Avallon et Autun sont sur les confins et ne peuvent pas influencer tout le Morvan,; nous n'allons donc pas trouver un parler à peu près unifié, mais un ensemble de patois qui ont certes des traits communs, mais qui diffèrent parfois profondément ; d'autre part, le caractère montagneux de la région, en dehors des grandes voies de communication, permettra le maintien des langues locales jusqu'à nos jours.

Gérard Taverdet

* * * * *

Les parlers bourguignons du Morvan, qu'on rassemble sous l'appellation « morvandiau », sont en fait des variétés du bourguignon influencées par les parlers du Centre-Val-de-Loire, plus à l'ouest. Le « morvandiau » se divise en quatre grandes variantes :

    - le Sédelocien (proche des parlers de l'Auxois)
    - le Morvandiau du nord-ouest (Lormes, Vézelay…) avec des influences des parlers du Centre-Val de Loire
    - le Morvandiau central (Montsauche-les-Settons, Ouroux-en-Morvan, Gien-sur-Cure, Planchez…)
    - le Morvandiau de la montagne (Château-Chinon, Arleuf, Glux-en-Glenne, Fâchin…)
La grande différence entre ces variétés est l'utilisation de « ç'ost » (c'est) au nord d'une ligne Montreuillon-Moux-en-Morvan et de « y'ost » (c'est) au sud de cette ligne, de même le son « j » se transforme en « y » au sud de cette ligne, par exemple « gauger » au nord (prendre l'eau) devient « gauyer » au sud.

Langues régionales en Bourgogne

De même, selon une ligne est-ouest de Saint-Brisson à La Celle-en-Morvan, on différencie le parler : à l'ouest on dira un « cevau » et « eine çarotte » et à l'est un « chevau » (cheval) et « eune charotte » (charette), d'où l'utilisation du « ç » dans de nombreux textes morvandiaux.

Wikipédia - Lire la page : Bourguignon-morvandiau

Sommaire


Le langage de Fretoy

Le langage du Morvan en général s'est épuré depuis les émigrations à Paris des nourrices et des ouvriers. Il se rapprochera de plus en plus de la langue maternelle, dont il n'est qu'une branche d'ailleurs, selon que l'instruction primaire pénétrera et s'établira dans les campagnes, et par ce côté aussi consolidera l'unité nationale.
Aux yeux de l'étranger, l'idiome morvandeau a toutes les apparences d'une langue barbare et inintelligible, mais ce n'est qu'une apparence, en effet, car ce patois, pauvre de signes mais riche d'expression et de mimique, n'est que le français de nos pères, un français défiguré par le temps, recouvert des terres d'alluvion des âges, mais ce n'en est pas moins un bon vieux français. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à lire le Glossaire du Morvan publié, en 1878, par M. Eugène de Chambure, propriétaire à la Chaux...

...Cet idiome se distingue par une foule de nuances locales qu'il serait fort intéressant d'étudier et qu'on pourrait représenter par une carte teintée. On sait avec quelle foi, quelle persévérance le peuple ignorant conserve ses habitudes, ses mœurs et sa langue, même au milieu de gens ayant d'autres mœurs et à un langage différent. Ainsi, Fretoy, Planchez, Corancy, Chaumard peuvent former une nuance , un groupe : Arleuf, Fâchin, Villapourçon, Préporché un autre ; etc.

Principales règles grammaticales

Les principales règles grammaticales de notre idiome, qui a aussi son attirail de règles et d'exceptions tout comme les grandes langues nationales sont :

    A se prononce ai dans les noms : ami, adieu, amour, agneau, aimi, aidieu, ainzour, aigneau ; et dans les verbes : arriver, allonger, apprendre, airiver, ailonger, aiprendre, etc.

    L'article se place devant les noms propres de personnes : le Jean, la Marie.

    Il n'y a pas d'ê ouvert, il est remplacé par l'é fermé : tête, bête, fête, père, mère, frère, règle, guère, font téte, béte, féte, pére, mére, frére, régle, guére ; et par analogie : claire, plaire, notaire, font cliére, pliére, notére.

    L's entre deux voyelles s'élide ; ainsi maison, toison, poison, prison, saison, cerise, fraise, font maïon, touïon, pouïon, priion, saïon, ceréïe, froïe.

    Re se change en er dans reporter, reprendre, revivre, retirer, etc. ; erporter, erprendre, ervivre, ertirer.

    Ce qui défigure tant le langage morvandeau, c'est l'omission des liaisons. Ainsi on dit : lée enfants, lée années, lée hommes, lée œufs, mé haibits, ou bien encore : las renfants, las rœufs, las rhoumes, etc., selon les localités.

    In, ain se prononcent ingne, aingne ; pain, raisin, main, cousin, républicain, font paingne, rasingne, maingne, cousingne, republicaingne.

    Comme se, sp, st sont difficiles à prononcer, on fait précéder ces articulations d'un e, ainsi scandale, spirituel, scorbut, font escandale, espirituel, escorbut.

    Le ch disparaît presque toujours : Château-Chinon, chien, chemin, charpentier, acheter, boucher ; Çateau-Cignon, Cien, Cemingue, Çançon, Çarpenté, aiceter, bouécer.

    Par contre, où il y a deux ss ou même un s dans le français on les remplace par ch dans le morvandeau : moisson, poisson, suif, sourd, six, cidre, scie, font mouchon, pouchon, chui, chourd, chie, chitre, chie. Il y a beaucoup d'exceptions, il est vrai, mais cette anomalie n'en est pas moins curieuse.

    Le z remplace souvent le j : jour, jars, jardin, joie, jeune, déjà, font zor, zars, zardin, zoie, zeune, dézè ; jurer, jeûner, zeurer, zeuner, etc.

    Les noms et adjectifs en eur se changent en ou : menteur, fumeur, chanteur, faucheur, font mentou, fumou, çantou, foissou ; le féminin fait oure, mentoure, çantoure.
Nous laisserons de côté les nombreuses règles secondaires et les non moins nombreuses exceptions pour renvoyer le lecteur désireux de connaître ce dialecte plus à fond aux ouvrages spéciaux.

Statistique de la commune de Fretoy - Jean Simon - 1883

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Lexique

A. - B. - C. - D. - E. - F. - G. - H. - I. - J. - K. - L. - M. - N. - O. - P. - Q. - R. - S. - T. - U. - V. - W. - X. - Y. - Z.

A

- â (nom masculin) : tablette de la cheminée qui accueille de petits objets utiles ou simplement décoratifs. - (08)
- â : âge (charrue) . - (10)
- a cause que ? loc. interrog., pourquoi ? On dit aussi : d'à cause que ? — Lorsque cette question semble indiscrète à la personne interrogée, on entend cette dernière répondre volontiers : « A cause de pasque ». (V. ce dernier mot). - (18)
- a chez, loc. chez. Dites « à chez pierre » que nous nous portons bien. il est arrivé un malheur « à chez guillaume. » - (01)
- à cor, à couant, à la cot. Voyez caut. - (02)
- a c't'heure, loc. adv., en ce moment, maintenant. Formule des plus usitées. - (18)
- a lai grippe é lai grappe, loc. attrape qui peut ; distribution faite au hasard de la force ou de l'adresse. - (01)
- a mitan (louïa d'), terme de marinier. (Voir Louïa). - (18)
- a ou as - ais - c'est-à-dire planche sur laquelle on met pain et provision. Dans ce sens voyez Pannetière. - En n'i ai pu ran su l'â. - Regardez l'â, ce qui vos beillerai du cœur. - (16)
- à tas, loc. en monceau. Il a des écus « à tas » mettez le grain « à tas ». - (01)
- a vue d’pays, loc, coup d'œil d'ensemble, aperçu général. Signifie surtout : sans y regarder de trop près. - (18)
- a yé bê temps : il y a longtemps. - (10)
- a - au - préposition pour le masculin et le singulier. - Il â bô cueilli de l'harbe. - I ons traiveillei teute lai maitenée â prai. - Te monterez â cliaicher. (Pour les autres cas voyez les articles Es ou E et Ai) - (16)
- a - est - 3° personne du présent de l'indicatif du verbe être. – Al â ben eumade to le monde. - Lai Marie â été charcher des treuffes. - (16)
- a - il ou elles. Pronom de la 3° personne au singulier pour le masculin seulement et devant une consonne, et au pluriel pour les deux genres. - A traiveille bein note gairçon. - I a vu le Pierrot ; â réussirai cair à ne cor pas les cabarats. - A se portant ai merveille. (Voyez al et il pour les autres cas). - (16)
- a, al : il, ils . - (10)
- a, contract. de Alle. Pr. pers.. Elle. « A n' dit ran su son compte ». - (18)
- à, prép. redondante, employée dans certaines locutions, telles que : « Hier à soir ; à c' matin ». - (18)
- à, pvép. fréquemment employée pour de : « La fillôte à Jean ; le garçon à Sylvain ; la poule à Dodiche. » — Nous disons encore « à boune heure » : « On t'attend por diner ; veins à boune heure ». - (18)
- â, s. m. ais, planche qui remplace dans nos campagnes les tablettes de cheminée et sur laquelle on pose la lampe, l’almanach, la croix de par dieu et les autres menus objets du mobilier rustique. - (01)
- a, s'emploie pour il, pronom, 3ème pers. du masc. au sing. et au plur. « a dreume, a vin », il dort, il vient. - (01)
- à. préposition : se dit fréquemment pour de. La fille à Jean-Louis. Le jupon à ma femme. - (02)
- a. voyelle : s'emploie souvent pour il, pour alle et pour elle devant une consonne. Ton pere travaille-t-il aujourd'hui ? A travaille. - Ta mée, a vinra-t-i (la mère, viendra-t-elle) ? A viendra. Dans certains cantons de l'Avallonnais, A (voyelle) se prononce O ; de même, dans les cantons d'Aillant et de Joigny, où, par contre, O se prononce A. La vallée d'Aillont. Le pant de Joigny. Dans beaucoup de communes du Senonais, on prononce a pour e et vice versa. Un cherretier, une sarpe. - (02)
- a. : Cette voyelle prend fréquemment i dans les mots, par exemple lé maige pour les mages, lai pour la, imaige pour image, aivoi pour avoir, vo saivé pour vous savez, ai faire pour affaire etc. - (14)
- a. : devant une consonne et at devant une voyelle se disent pour est. 3e pers. sing. du verbe substantif être. Exemples: el a convenaule, il est convenable, - el at acoizai, il est apaisé, en parlant du vent. - (14)
- aà ou â : pièce maîtresse de la charrue. - (05)
- aâ, s. f. eau - (01)
- aâge, s. f. durée, degré de la vie, époque de l'existence - (01)
- aâsie, part. pas. D’un ancien verbe « aasier », mettre à l'aise, qui est peu usité à l'infinitif. Commode, facile, d'un bon usage. au féminin « aâziére. » - (01)
- aâyance, s. f. aisance, commodité. - (01)
- aâye, adj. aise, content, satisfait : « i seu aâye d' vô voua », je suis content de vous voir. une partie du Morvan prononce « âge, âgé », pour aise, aisé. - (01)
- aâye, s. f. aise, contentement, bien-être : « ai l'aâye », à l'aise, avec facilité, dans l'aisance. - (01)
- aâyeman, s. m. meuble, ustensile de ménage, vaisselle de terre ou de bois, etc. - (01)
- aâyemans (nom masculin) : ustensiles de cuisine. - (08)
- aâyeté, s. f. état d'une personne qui est aise, contente, satisfaite. - (01)
- abafou. s. m. Angoulevent, oiseau du genre passereau. Au figuré, homme écervelé, étourdi, sans réflexion. Le comte Jaubert donne dans le même sens abohifou. - (02)
- abali (être) : être fatigué. - (13)
- abalir (s') : perdre du goût (se dit d'un produit). Ex : "Bouche don ta bouteille ! Ton vin va s'abalie." - (03)
- abalourdir (verbe) : rendre quelqu'un lourd et stupide. - (08)
- abarbouler (s') : rouler des yeux ronds, chercher à voir. Ex : "N’y fésé nuit nouère, j'avais beau m'abarbouler." - (03)
- abarbouler (s'). v. pronom. S’étonner de voir une chose qu'on n'a pas encore vue, y fixer son regard avec curiosité. - (02)
- abâtardir. v. a. Supprimer, abolir. Abâtardir un passage, un chemin. - (02)
- abâteleux. s. m. Bateleur, charlatan. Abaubi, ie. adj. Surpris, étonné, ahuri, déconcerté. AI ot tout abaubi (il est tout ahuri). Du latin Balbus. - (02)
- abaubir. v. a. Surprendre désagréablement, déconcerter, ahurir, stupéfier. Dans certains cas, aplatir, écraser au figuré, sans doute. S'abaubir. v. pron. Se renverser, se dresser sur les mains pour faire l'arbre fourchu (Bléneau). - (02)
- abaudis : clématite. - (12)
- abaupin (un) : une aubépine. - (13)
- abaupin. s. m. Aubépine. Aléa spina. - (02)
- abe : arbre. Plutôt féminin !...on dit : une abe. - (03)
- abecqué (ée). adj. Fatigue, affame à n'en avoir plus de bec, à n'avoir plus la force de manger. De a privatif et bec. - (02)
- aberdir : rendre berdin (voir ce mot). III, p. 50-7 - (19)
- aberdir. v. n. Aller trop vite, aller à l'étourdie. - (02)
- abergouelles : insectes d'eaux, petites crevettes d'eau douce. - (03)
- aberlucoter. v. a. Eblouir, frapper les yeux par un éclat trop vif. Il fait de tels éclairs que j'en suis aberlucoté. - (02)
- aberluté (ée). adj. Qui a la berlue, qui ne voit pas bien. - (02)
- aberluté (être) : être ébloui. - (13)
- aberluté : éblouir - sens passif. Ex : "J'seus bramant aberluté." - (03)
- aberluter : aveugler. - (12)
- abertas (toujours au pluriel) : choses ou objets qui gênent le passage. Ex : "La cour du Baptiste, c'est qu'un abertas !" - (03)
- abeuger. v. a. Ranger, mettre de côté. On dit aussi abeurger. - (02)
- abeurluter (verbe) : éblouir par une source de lumière puissante qui fait cligner, voire fermer les yeux. (Ferme don c'te volet, qu’eul soleil m'abeurlute). - (08)
- abeurniauder (verbe) : se couvrir. Menacer en parlant du temps. - (08)
- abeurnonciau, loc. à renoncement, en trop grande quantité, trop : « Ol en a fiôlé abeurnonciau ». - (18)
- abeursat. s. m. Sac de toile dans lequel les bergers et les mendiants mettent leur pain. Se dit sans doute pour havre-sac, dont il semble être une forte altération, le v, dans certaines contrées, prenant souvent le son du b, et vice versa. - (02)
- abeurtas (nom masculin) : objets, généralement de peu de valeur laissés en désordre. - (08)
- abillot. s. m. Billot de bois, bûche. - (02)
- abimer, v. tr., frapper, meurtrir : « Ol ainme tant sa fonne, qu'ô l’abime de coups ! ». - (18)
- abimer, v. tr., salir, gâter, détruire : « En jouant, ôl a trop couru ; ôl a tôt abimé sa culotte, é peu ô s'a étou abimé l’pied ». - (18)
- abisois. s. m. Grand vent, le vent de bise. - (02)
- aboifou : agité - apeuré - affolé (prononcer : abouéfou) Ex : "En passant avec yeu'auto, mes poules courin' coum' des aboifous !" - (03)
- aboirer. Abreuver les bestiaux. Se dit aussi plaisamment des hommes. - (20)
- abolir, v. tr., démolir, abattre : « O veint d’abolir sa cadole, por la r' monter ». - (18)
- abonde (de l') : trouver largement ce qu'il faut pour satisfaire tout le monde. Ex. : "A r'prend don des truffes, na d'labonde, la Lucie, alle a pas apargné la marchandie." - (03)
- abonde, s. f., quantité, abondance : « Mettez c'qui dans la panière; i f'ra d' l’abonde ». - (18)
- abopbertis : arbrisseau sarmenteux. - (12)
- aborgnir. v. a. Eborgner, rendre borgne. I m'a aborgni d'un coup de pierre. - (02)
- aborjaule, adj. abordable, accessible, avenant. se dit des personnes et des choses : un homme « aborjaule », une maison « aborjaule », c’est-à-dired'un accès facile. - (01)
- abossumer, v. a., accabler quelqu'un d'injures. - (09)
- abossumer, v. tr., donner des coups de poings. - (18)
- aboter. abouter, v. a. Aboutir, toucher, joindre par un bout. Mon champ aboute au chemin. Du bas latin abbotare. - (02)
- abouacassé (verbe) : démoli, écrasé, mis hors d'usage. - (08)
- abouailler. v. a. Renverser, ébouler. - (02)
- abouaqué (verbe) : se dit d'un gâteau (ou un soufflé) qui "retombe". Se dit aussi d'un fauteuil ou d'un canapé qui s'avachit. - (08)
- abouchau, s. m., sorte de panier dont on se sert pour pêcher. - (18)
- abouchon (à l’), loc, sur le nez, par terre ; « En montant su la levée, ôl a tombé à l'abouchon ». Cela se traduirait bien par : s'est flanqué le nez par terre. Cette loc. a voulu dire d'abord : tomber sur la bouche. On dit aussi : être en abouchon, dans le sens d'être courbé : « C'te pauv' vieille, ail' marche en abouchon ». (V, A boucheton, bouchon). - (18)
- aboudrier. v. a. Ecraser. - (02)
- aboulé. : Jeter, pousser vers. - (14)
- aboulée. s. f. Accouchée, en parlant d'une femme. - (02)
- abouler, v. a. apporter, transmettre à quelqu'un un objet désigné : « aboule-moi mon chapeau, mon bâton. » - (01)
- abouler, v. tr., jeter, envoyer, amener en certaine abondance. Souvent employé au jeu : « Eh ! m'n émi, j' t'ai gagné... aboule ! aboule! ». - (18)
- abouler. v. n. Venir, apporter, donner. Les enfants disent souvent dans leurs jeux : Aboule, pour donne, apporte. C'est sans doute, dans le même sens, qu'on dit d'une femme qui accouche Elle est en train d'abouler, all' aboule, ail' ot aboulée. - (02)
- abouris, s. m., de l'ancienne marine fluviale. Bateau d'un train, où l'on attache les cordages et les amarres tirés par les chevaux. - (18)
- abouter, v. intr., aboutir, toucher à : « Son champ aboute su l’ mien ». - (18)
- aboutonner : boutonner. Ill, p. 5-2 - (19)
- aboutonner, v. tr., boutonner : « Eh ben ! t' n'aboutonnes pas ta biaude ? ». - (18)
- abraer (Syncope d'abraser) v. a. Renverser violemment, détruire, écraser du latin abradere, qui fait au participe passé abrasus. - (02)
- abrais (pour abrasis). s. m. Débris, démolitions. Bâtiment en ruine, ou mal construit, mal organisé. Au figuré, femme mal fagotée, mal bâtie. C'est un vrai abraïs que cette femme-là. Du partic. passé latin abrasus. - (02)
- abrancher. v. a. Blesser nn oiseau à l'aile, l'abattre de dessus la branche. - (02)
- abraser : aplatir - écraser. Ex : "L'orage ? Il a abrasé tout mon blé !" - (03)
- âbre : arbre. - (10)
- âbre : un arbre. - (17)
- âbre : arbre. J'a planté une âbre : j'ai planté un arbre. - (05)
- âbre, s. m. arbre. Nous prononçons « âbre » avec les bourguignons, les picards, les lorrains, etc. - (01)
- abre, s. m., arbre : « Les autres fois, y avot iqui de grands âbres ». - (18)
- abre. s. m. Ancienne prononciation, conservée chez nous, du mot Arbre. Des Abres morts. Un bel Abre. Au temps de Vaugelas, le beau monde de la cour ne disait pas autrement. - (02)
- âbre-cabri. s. ni. Nuage cotonneux ressemblant à un arbre, qui apparait dans la soirée et qui, suivant la direction dans laquelle on le voit, présage la pluie ou le beau temps (Perreuse). - (02)
- àbrée. s. f. Cep de vigne embrassant le tronc d'un arbre. - (02)
- abresai. : Havre-sac. (Del.) - (14)
- abressiau, s. m., petit mât élevé sur un train de bois ou sur un bateau, et à l'aide duquel les mariniers établissent une voile, ou auquel ils attachent une corde pour tirer de là sur le bord (arbrisseau est-il étranger à ce mot ?). - (18)
- abricoteil : un abricotier. - (17)
- abricoter. v. a. Casser les branches d'un arbre. - (02)
- abrigas. s. m. pl. Objets de minime importance. Voyez Abringats. - (02)
- abriguats. s. m. pl. Vêtements et objets mobiliers de peu de valeur, jetés pêlemêle. Semble être le même qu'abrigas. - (02)
- abrivent, s. m., sorte de paillasson tressé avec la paille du panis. Il est utilisé pour les fours et les garnitures de fumiers. - (18)
- abro – indique généralement des objets de peu d'importance, et plus spécialement un vase dans lequel on met par exemple, le repas d'un enfant, le manger des petites bêtes. – Note pliaicair à portant pliain de tote sorte d'abro. – Daudi aipote voué ton abro qui te beillâ des faiviôles. - (16)
- âbrô, s. m. se dit des menus engins qu'on emploie à divers usages champêtres. Un pêcheur va à la pêche muni de tous ses « âbrôs », c’est-à-direde tous les petits objets qui sont nécessaires pour pêcher - (01)
- abros (nom masculin) : petit matériel ou ustensiles usés en cuisine. - (08)
- âbrot : utile à rien (personne ou objet). - (10)
- abrouster. v. a. et n. Rogner, Couper le brout des arbres, les broustilles, les broussailles pour les bestiaux. Du bas latin abrostura, droit de faire brouter le bétail, dans certains cas, sur certaines terres. - (02)
- abséethe. s. f. Absinthe (Etais). - (02)
- abuer (s'). v. pronom. Se dit, par syncope, pour s'abuger, s'abuser, lesquels se disent eux-mêmes l'un et l'autre pour s'amuser. On dit aussi s'ébùer, s'ébuser. Jeannot Collin, quand il était petit, s'ébusait ben tout seul. - (02)
- abujer, abuher, v. a. amuser, dissiper. - (01)
- abujotte, s. f. jouet, objet dont on s'amuse. - (01)
- abuote, ebuote. s. f. Jouet d'enfant. Se dit pour abusotte, amusotte. - (02)
- acabaner (s') (verbe) : se disait, au temps où la morale était plus stricte, des gens qui choisissait de vivre en ménage sans être passés devant le maire et le curé. - (08)
- acagnardir (s') t. pronom. Faire le cagne, le paresseux ; se coucher, s'étendre comme un chien. Du latin canis. - (02)
- acagnardir (s'), v. pr., s'acagnarder. - (18)
- acagner. v. a. Provoquer, exciter, taquiner proférer des injures contre quelqu'un, figurément, aboyer contre lui comme un chien. Du latm canis. - (02)
- acailler, accailler (s'). v. pronom. Ecarter ses bras et ses jambes pour faire la roue. - (02)
- acaler : écosser. - (12)
- acaler : écosser. Ex : "Faut qu'jacalint les pois avant qu'ils chan - nissent." (Le pois étant le haricot). - (03)
- acaler. v. n. Souffrir, endurer de grandes peines. All' en a ben acalê la pour' femme. On dit mieux ecaler. - (02)
- acalonner, acalouner, ecalouner. v. a. Poursuivre à coups de pierres ou d'autres projectiles. Forte altération du mot canonner. - (02)
- acaman. s. m. En général, invalide, impotent. Dans le sens absolu, manchot, qui est sans main, qui n'a qu'une main. Voir acamander. - (02)
- acamander : affliger - handicaper. Ex : "Avec ta patte cassée, te v'la ben acamandé !" (S’emploie exclusivement avec l'auxiliaire être). - (03)
- acamander. v. a. Dans le sens absolu. Rendre impotent, priver d'une main. Par extension et figurément, fatiguer, exténuer, paralyser. De ac, particule affirmative et complétive, de a privatif et de manus. - (02)
- acant'a : en même temps que. - (13)
- acaper (s'). v. pronom. Se roidir contre une difficulté se retenir, s'arc-bouter pour ne pas tomber. On dit, en bon français, Se camper, se mettre en garde, s'affermir sur ses jambes, sur ses pieds. - (02)
- acapi (adjectif) : amorphe, avachi, sans ressort. - (08)
- acaquelourdir. v. a. Etourdir d'un coup donné sur la tête. - (02)
- acarcouaillé (adjectif) : accroupi, comme plaqué au sol. - (08)
- acater, v. tr., acheter, faire emplette de. - (18)
- acc. s. m. et ace. s. f. Herse. Se dit pour arc et arche. - (02)
- accagnarder (verbe) : paresser. - (08)
- accagner (verbe) : poursuivre quelqu'un en l'injuriant. - (08)
- accalancé : installé confortablement. - (13)
- accarcouassé (adjectif) : mal assis ou vautré sur un siège. - (08)
- accenser. v. a. Amodier, affermer, donner à cens, prendre ou donner a bail. - (02)
- accerter. : Attester (du latin ad certare). Coutumes de Beaune, 1370. - (14)
- accider. : Arriver par accident. Franchises de Seurre, 1341. - (14)
- accin. s. m. Enclos attenant à une habitation. Du latin accingere, accinctus. - (02)
- acciper, v. a. saisir rapidement, happer. - (01)
- accointance (nom masculin) : accord, fréquentation. - (08)
- accointer (s') (verbe) : se lier. Se mettre en rapport avec quelqu'un pour traiter des affaires ou faire un mauvais coup. - (08)
- accointer (s'). : (Dial.), s'accointai (pat.), se lier avec quelqu'un. - (14)
- accommoder : assaisonner. - (12)
- accords, s. m,, accordailles, fiançailles : « La Tiennette reveint prou à not' fieu j' vons faire les accords dimanche ». - (18)
- accoter (verbe) : fermer une porte à clef. Fermer tout simplement. - (08)
- accoter. v. a. Appuyer, ranger sur le côté. – Accoter (S'). v. pron. S'appuyer, se ranger sur le côté. S'accoter contre un arbre, contre un mur. - (02)
- accotoires. s. m. pl. Sorte de hausses mises autour d'un envier, d'un tombereau, d'une hotte, etc., pour en soutenir le trop plein. A Auxerre, on dit des écoutoires. - (02)
- accoublir (s'). v. pronom. S'asseoir sur ses talons, s'accroupir. - (02)
- accoutumance. s. f. Coutume, habitude. - (02)
- accrècher : attacher une vache à l’auge, la crèche, à l’aide d’une chaine et de façon plus globale rentrer tous les animaux dans les bâtiments pour la période hivernale. - (06)
- ace, s. f. herse, instrument agricole. - (01)
- acer, v. a. herser, cultiver avec la herse. - (01)
- achahigner : provoquer. - (12)
- acharnir. Voyez écharnir. - (02)
- acharreu, écharrer. v. a. Echauder avec de l'eau bouillante. Chien écharré craint l'eau froide. - (02)
- achati, adj., habitué aux friandises. - (18)
- achati, v. tr., allécher, montrer un appât, attirer, amadouer. - (18)
- achatié, adj. verbal, amadoué, attiré par flatterie, par caresses ou présents. - (09)
- achâtir (C.-d ., Chal., Y.), échaiti (C.·d. ), aichati (Morv. ). - Allécher, amadouer, attirer par l'appât de la gourmandise, par des chatteries ; rendre chat, c'est-à-dire friand, délicat comme chat, et, par extension, amollir. - (15)
- achatir. v. a. Attirer, prendre par la gourmandise. - (02)
- ache, arche, s. f. Coffre, huche au pain. Du latin arca. - (02)
- acheniller. v. a. Chasser, repousser avec violence quelqu'un qui l'a mérité le mettre dehors, comme on chasse un chien du chenil. On dit, dans certains pays, faire décaniller. Ces trois mots, acherniller, chenil et décaniller, dérivent du même mot latin canis. - (02)
- achô, aichô, particule d'affirmation. Oui, c'est ainsi. - (01)
- acles (en), loc. se dit d'étoffes, de linge, de vêtements usés ou très déchirés : « Ah ! ce p'tiot drôle ! ô m' met toutes ses afâres en âcles ». - (18)
- ac'moder, v. tr., accommoder, préparer. - (18)
- acni (adjectif) : fatigué, sans force, éreinté. - (08)
- acni (être) : fatigué, las. Ex : "Les vaches m'ont fait couri', j'seus acni !" - (03)
- acoiser et s'acoiser. : (Dial.), acoisai et s'acoisai (pat.), du latin acquiescere, signifie se mettre en un lieu où le vent est coi (quietum) et n'a plus de prise. - (14)
- acorci, v. tr., accourcir, abréger : « En coupant po les prés, j' ons brament acorci la route » (V. Pu court). - (18)
- acôrder, v. tr., accorder. - (18)
- acoriau. s. m. Écureuil. - (02)
- acorner. v. a. Elaguer, couper les jeunes branches, les vrilles, les cornes de certains arbustes, de certaines plantes. Acorner la vigne. - (02)
- acòt. - Voir : Cot. - (15)
- acoter, v. tr., fermer, étayer, soutenir. (V. Acouter). - (18)
- acouassé : ramassé comme une poule dans son nid, aplati (talon d'une pantoufle). - (13)
- acoué : abri - se mettre à.... Ex : "Avec ce bon Dieu d'orage, j'ai pas eu l'temps d'me mett' à l'acoué !" - (03)
- acouer. v. a. Du latin cauda. Attacher à la coue, à la queue, ainsi que le font les maquignons pour les chevaux qu'ils conduisent aux foires, attachés à la queue l'un de l'autre. - (02)
- acoueson, acoinçon, acoinson (pour écoinçon, écoinson). s. m. Triangle dans un champ ; raies de plus en plus courtes dans un champ formant trapèze. En général, objet placé dans une encoignure, dans un angle. - (02)
- acouésonner. v. a. et n. Finir en acouéson, en écoinson, en raies de plus en plus courtes, en parlant d'une terre labourée. - (02)
- acouter (du grec axouo, ou du latin auscultare). v. a. Ecouter, et surtout attendre. Acoute-le. J'vas t'acouter. Acouter (s'). v. pronom. Je parle bas. Se dit aussi, plus particulièrement, des personnes qui prennent de leur santé plus de soin qu'il n'est raisonnable, de ceux qui semblent écouter si leur pouls bat plus fort ou plus vite une fois qu'une autre. Je ne dis pas qu'il ne soit pas un peu malade, mais bien certainement il s'acoute trop. - (02)
- acouter (verbe) : écouter. Peut être pris aussi dans le sens d'obéir. - (08)
- acouter, v. a. écouter, faire attention, prendre garde. - (01)
- acouter, v. tr., accoter, accouder, appuyer. (V. Acoter). - (18)
- acouter, v. tr., écouter : « Acoute ! acoute ! j’vas t’bailler quête chouse ». - (18)
- acouter. Ecouter - (20)
- acouteumer une chose, loc. pour s'accoutumer à une chose : « J'ai acouteûmé mon vare de vin blanc tos les maitins ». - (18)
- acoutiau, s. m., accotoir, rampe, appui, parapet. - (18)
- acrasé : écrasé. - (13)
- acrécher (verbe) verbe) : attacher les animaux à la crèche dans l'étable. - (08)
- acreîcher ? v. a. mettre à la crèche. Se dit des animaux qu'on attache aux mangeoires dans lesquelles se trouve leur nourriture. - (01)
- acreîchot, s. m. crochet, agraffe. - (01)
- âcrit, s. m. écrit. Je ne veux pas de parole, je veux un « âcrit. » - (01)
- âcriteure, s. f. écriture, ce qui est écrit. - (01)
- acro : crochet pour tirer l'eau du puits. - (10)
- acroupetoner (s'), v. pr., s'accroupir (Voir Aqueùler, Boucheton, Croupeton). - (18)
- ac'teu : maintenant. - (13)
- acuison, acuson et accusson. - Contestation, amende. Charte de 1270. - (14)
- aculer, v. tr., éculer : « Ton p'tiot marche ben mau ; ôl a tôt aculé ses souleis ». - (18)
- acurie (nom féminin) : écurie. - (08)
- acurie d'oueilles (nom féminin) : bergerie. - (08)
- âdiè : aider. - (17)
- âdièse : objet sans valeur. - (10)
- adolicher. v. a. Dorloter, soigner trop bien, gâter. Des enfants adolichés (Villeneuve-les-Genêts). - (02)
- adon - Eh bien, c'est pourquoi. - Adon, allez brâment. - Adon, vô fairâ ben de ne pas causa ai ces gens qui. - (16)
- adrait, adroit. s. m. Se dit souvent pour endroit. L'adrait, l'adroit d'une étoffe, le côté opposé à l'envers. Se dit, quelquefois pour adresse. Ne pas savoir s'y prendre d'adrait. - (02)
- adrait, aite. adj. Qui a de l'adresse, qui est adroit. Ah mon pour' peut, que t'n' es donc gué adrait. - (02)
- adret (avoir de l') : savoir s'y prendre pour faire un travail - trouver le bon geste, la bonne position - savoir par où commencer. Ex : "L'pour'houme, il a pas d'adret, ar'gadez don coument il fé ses jarbes." (jarbes = gerbes). - (03)
- adret : adroit. IV, p. 21-4 - (19)
- adrêt, s. m., adroit, habile. - (18)
- adroictement. : (Du latin ad directum) selon le strict droit. - (14)
- adroit, s. m. endroit ; ne s'emploie qu'au pluriel. Les « adroits » d'une localité, c’est-à-direles environs : « a n' traige pas dans nos adroits » ; il ne vient pas souvent dans le pays que nous habitons. - (01)
- adroit, s. m., l'endroit d'une étoffe, d'un linge : Y èt eùne balle robe ; en v'qui l'envar, j' vas vous en montrer l’adroit ». - (18)
- ad'taleu' : tout à l'heure. - (13)
- aesmer. : (Dial.), juger, estimer. - (14)
- afaire de (l'), loc. adv., environ, à peu près : « Y a l’afaire d’un mois qu'ôl é rev'nu » (ou r'venu). - (18)
- afaire et afare, s. m , ustensile, vêtement, nippe, et en général tout ce dont on se sert : « Y ét un afaire en bos qu'ô m'a v'nu emprôter ». « Y é son vouésin qui l’i a baillé c’brave petiot afaire ». - (18)
- afaire, s. f., quantité : « Vous n'é point de poumes dans vot' eurti ; moi, j'en ai éune boune afaire ». - (18)
- afauberti, m. adj. Etourdi, affolé, ahuri. Au figuré, qui a quitté le droit chemin, qui a mal tourné, qui s'est perverti. Voyez afauvertir. - (02)
- afaul. : (Lat., ad folium), vendre vin à afaul, signifiait, dans les anciennes chartes, tenir taverne. - (14)
- afautri : mou, sans force (comme du feutre). - (04)
- afauvertir, afaubertir (ad falsum vertere). Affoler, ahurir, hébéter quelqu'un, lui retourner, lui fausser, lui renverser l'esprit, soit en le brutalisant, soit en lui donnant coup sur coup, avec menaces, des ordres contradictoires. Se dit aussi, figurément, des mauvais conseils, des mauvais exemples, des mauvais livres qui vous détournent du bien en vous faussant les idées, en vous pervertissant l'esprit, le cœur, le sens moral. - (02)
- affaîter. v. a. Amonceler, élever en faîte, mettre en comble aussi haut que possible. - (02)
- affaizée. s. f. Quantité d'herbes, de menus bois ou autres objets contenus dans le tablier qu'on porte relevé devant soi. Une boune affaizée de luzarne. De faix. - (02)
- affaudi ie, adj., affaibli par manque de nourriture. - (09)
- affauti, ie. adj. Qui se sent défaillir. J'ai l'estoumac affauti de besoin. - (02)
- affergeander. v. a. Affriander. - (02)
- afferlicher (s') : se réjouir à l'avance. - (13)
- affianné (ée). adj. Essoufflée, qui bat du flanc. - (02)
- afficat. s. m. Appétit. Être de bon afficat, avoir bon appétit, n'être pas difficile, trouver toujours tout bon (Villiers-Saint Benoit). - (02)
- affilée. s. f. Suite, file, rangée. – D'affilée, locut. adverb. De suite, sans interruption. - (02)
- affilière, affilure. s. f Morceau de fer ou de fonte soudé à l'extrémité du soc d'une charrue pour en refaire la pointe, pour lui redonner du fil. - (02)
- affilloure, s. f. cape, manteau des bergères qui ressemble, pour la coupe et l'étoffe, à la limousine des charretiers. - (01)
- affioler. v. a. Lisser, polir, remettre en place, avec la brosse, les poils d'un chapeau, d'un tissu quelconque, lorsqu'ils sont rebroussés. Au figuré, flatter, caresser, flagorner, ou, comme on dit vulgairement, passer la main sur le dos à quelqu'un. - (02)
- affiquot. s. m. Petit ustensile que certaines tricoteuses suspendent à leur côté droit pour soutenir leur aiguille, et qui, d'ordinaire, consiste en un simple noyau de pêche ou d'abricot percé en dessus. On ne s'en sert plus guère aujourd'hui. Boiste et d'autres lexicographes donnent affiquet, dans le même sens. - (02)
- affiter. v. a. Exciter, agacer, irriter, particulièrement un chien, - (02)
- afflanné : exténué. Ex : "J'ai couru avant la puie (pluie), et j'seus bramant afflan - né." (on allonge la prononciation des 2 premières syllabes, et l'on chute sur la dernière). - (03)
- afflinger (verbe) : asperger généreusement. (C'te beurdin m'a tout afflingé avec le jet d’eau). - (08)
- afflir. : (Dial.), accabler, tourmenter. - (14)
- affourgnat (pour affouriat, afforiat). S. m. Petit oiseau assez fort pour sortir du nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris - (02)
- affourgner, afforier (s'). v. pronom. Se dit d'un petit oiseau assez fort pour quitter son nid, et qui s'envole au dehors. Du latin foris. - (02)
- affourure. s. f. Ration de fourrage, nourriture donnée aux moutons dans l'étable. - (02)
- affrier, effrier (contraction pour efriser, effriter), v. a. Emietter. Quoi qu't'as à effrier ton pain coume ça ? T'as donc pas faim ? Se dit, figurement, comme menace. J'vas te bréger, j' vas t’affrier, te mincer en mouciaux, te mettre en mille miettes. - (02)
- affrou : affreux. IV, p. 21-2 - (19)
- affût (d'). locut. adverbiale. Qui a le fil, dont l'esprit est vif, rusé, bien affûté. On dit à Auxerre C'est un homme d'affût, son père était canon. - (02)
- affutiance. : Bagatelle. - (14)
- affutiau : vêtement ridicule. Par dérision : vouloir faire l'élégant. - (03)
- affutiaux (nom masculin) : outils, généralement rudimentaires. Se dit aussi des habits de fêtes. - (08)
- affûtiot : un drôle d'affûtiot. - (11)
- afilée (d'), locut. adv. de suite, sans interruption. Ex. : j'ai dormi douze heures d'afilée. - (09)
- afilée (tout d'une), loc, d'affilée. - (18)
- afiqué, adj., paré, qui a mis ses affiquets, qui est sur son trente-six. Comp. affique (épingle), qui sert tant lorsqu'on s'ajuste, et affiquet a désigné tout objet de toilette. - (18)
- aflinger : éclabousser. - (13)
- afre. adj. Avide, goulu, gourmand, glouton, et, dans certains cas, pingre, avare. Se dit, par suppression de l’s pour safre. - (02)
- afutiau, s, m., dénomination s'appliquant à toutes sortes d'objet. On dit : «Mes afûtiaux » pour : mes ustensiles, mes outils, etc., tandis que le français affûtiau ne désigne que des brimborions. - (18)
- afutiaux (des) : habits, vêtements. - (13)
- aga ! : regarde ! Ex : "Aga ! Té vas tomber !" (Souvent, c'est déjà fait !). "Aga la barrée, al va ben s'sauver !" (Une barrée c'est une vache bi-colore). - (03)
- aga : regarde . - (10)
- aga : regarde. - (13)
- aga : tiens (Aga- lu : le voici ou Aga le ; aga la). - (05)
- aga d'eau (nom masculin) : pluie abondante et de longue durée. (C’est tombé des agas d’eau). - (08)
- aga ! ou aigai ! - exclamation pour montrer quelque chose, ou quelque chose que l'on cherchait, dont on parlait. - Aga lu, lâvan. - Aga ! tein le vouéqui. - Aigai. - (16)
- aga! excl., sorte d'impérat., d'Agater : tiens ! voilà ! regarde ! « Aga donc ! aga-lu ! Le v'qui ! » (V. Egué !) - (18)
- aga! interj. regarde ! attention ! vois! - (01)
- aga. interject. Regarde ! - Aga-lu, Regarde-le ! Au plur. Agadez, regardez ! Du grec agaô, j'admire, je regarde avec admiration On doit dire, au reste, que aga est l'impératif même du verbe agaô. - (02)
- aga. Interjection équivalente à voilà. - (20)
- aga. : Sorte d'impératif. On a dit argarder et agarder comme nous disons aujourd'hui regarder. - (14)
- agàce (Chal., Y.), aiguaise (C.-d.), aigaisse (Morv.), oyasse (Char.). - Pie, du bas latin agasia. - (15)
- agace. Pie. - (20)
- agacia : acacia. - (10)
- agacia, s. m., acacia. - (18)
- agacin, s. m., durillon, cor au pied : « Quand l' temps veut sanger, y é mou agacin qui m' fait mau ! » - (18)
- agage, agasse. s. f. Pie. Babiller, faire la belle, se carrer comme une agace. Du bas latin agasia. - (02)
- agaiter, v. a. guetter, surveiller de près, épier. Cet homme est méchant, mais je vais bien « l'agaiter. » - (01)
- agalu (verbe) : regarde. Souvent suivi de soué pour accentuer le sens. - (08)
- agalu : regarde le. - (13)
- agas d'yau - amayau - avayau : supposé : amas d'eau, suite à des pluies d'orage. Débordements. Ex : "Anvec ces amayaux, te vas gauger avec tes sabiots." - (03)
- agasse : pie. II, p. 31 - (19)
- agasse tambouinette, s. f. pie-grièche. - (01)
- agasse : pie. Ex : "Ces bon dieu d’agasses, al vont ben manger toutes mes c’ries !" (= cerises). - (03)
- agasse, s. f., pie; au fig., femme qui parle beaucoup : « Oh ! c'te Claudine, alle bavarde .. Y êt eùne vrà agasse, quoi ! » - (18)
- agât d'eau, s. f. Pluie torrentielle, qui ravage et dévaste. Du vieux mot agaster, gâter, ravager. - (02)
- agater, v. tr., regarder. (V. Aga, Aguéter et Ar'gca'der). - (18)
- age (d'), loc. adj., âgé : « L' père Ponsot, qu'é-ce qu'ô peut beu avouêr ? — hum ! ôl è d'âge ! ». - (18)
- age (en). locut. adverb. En sueur, en eau. Être en age, Être trempé de sueur, être tout en eau. Du latin aqua, et du vieux français aigue, aige, age. C'est donc à tort que beaucoup de personnes disent : Je suis à nage, je suis tout en nage. - (02)
- âgé : aisé, facile. Ç'o ben âgé : c'est bien facile. - (05)
- age, s. f. Nous comptons un certain nombre de mots dont nous avons changé le genre : « La belle âge ! » - (18)
- age. adj. Aise, content, satisfait. Ol ot b'n'age, Il est bien aise. (Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- âgement : ustensile de cuisine. - (05)
- agenoiller (s'), v, pr., s'agenouiller. - (18)
- ageter, v. tr., acheter. Simple adoucissement de prononciation. (V. Acater). - (18)
- agider et, mieux, Ajider. r. a. Seconder quelqu'un, l'aidera faire son ouvrage. Du latin adjuvare. - (02)
- âgie, s. f. evier, pierre creusée sur laquelle on lave et d'où l'eau s'écoule au dehors. - (01)
- agissance, s. f., manière d'agir : « T' la veux ? Prends garde ; alle a des agissances que j' n'ainmons point. » - (18)
- agnéte : mouton (lat. agnete). - (04)
- agonir (verbe) : proférer des sottises, des méchancetés à l'égard de quelqu'un. - (08)
- agoniser, v. tr., agonir, injurier, outrager en paroles : « Ol é mauvais c'ment eùne gale ; ôl agonise tout l’monde de sottises ». - (18)
- agorcer, v. tr., tromper, agir de mauvaise foi dans un échange. - (18)
- agouant : turbulent - insupportable (on parle surtout d'un enfant) Ex : "Oh vieux Saint Agouant, te vas-t-y t'arrêter !" - (03)
- agouant, ante. adj. Contrariant, fâcheux, maussade, ennuyeux, fatigant. - (02)
- agouantie (pour agouantise). s. f. Exigence ennuyeuse et fatigante. - (02)
- agoué : ayant mangé à satiété. - (13)
- agouer : ennuyer, agacer. Ex : "Arrête de sauter sur la chée (chaise) té m'agoues !" - (03)
- agouer. v. a. Dégoûter. – Au passif, Être agoué, être dégoûté, rassasié, fatigué d'une personne ou d'une chose. De a privat., et goût. - (02)
- agouffer. v. n. Parler avec volubilité pt d'une voix entrecoupée par la colère. Se dit aussi d'un chien qui se jette sur les gens, la gueule ouverte, en aboyant avec furie. - (02)
- agouiller. v. a. Gâter, gaspiller, faire mauvais emploi. Agouiller son argent. - (02)
- agoutasse : faisselle - voir : fercielle. - (03)
- agouter, v. tr., égoutter, faire tomber les gouttes d'un liquide : « On va souper; sœurette veint d'agouter la salade » . - (18)
- agrabelle. adj. Agréable. Sorte de prononciation anglaise assez singulière. - (02)
- agrafer, v. a. saisir, agripper. - (01)
- agrains, s. m., mauvais grains, criblés et destinés aux volailles. - (18)
- agraper, v. tr., agripper, saisir, s'emparer vivement d'un objet : « O s'a si ben agrapé à moi, que je n' pouvô pus bouger ». - (18)
- agriffer. v. a. Empoigner vivement, saisir, retenir de force en serrant les doigts - S'agriffer. v. pronom. Se cramponner avec force en serrant les doigts. Du bas latin agrifare. - (02)
- agrion. Terre inculte ou incultivable. - (20)
- agrippai. : (Dial. et pat.), prendre violemment. - (14)
- agro (nom masculin) : ergot du coq ou de tout autre volatile. - (08)
- agrô, s. m. ergot du coq et de certains oiseaux ; tubercule corné de quelques mammifères. - (01)
- agron. Héron. - (20)
- aguer, aguger. v. a. Appointir. Aiguiser. Aguer des échalas. Aguger des passiaux. - (02)
- aguergeote : crevette d'eau douce. IV, p. 31 - (19)
- aguerguelle : peu de chose. IV, p. 31 - (19)
- aguerguelle : voir aguergeote - (19)
- agueriote : voir aguergeote - (19)
- agueriotte, aguerjotte. S. f. Merise, griotte, fruit de l’agueriottier, de l'aguerjottier. - (02)
- agueriottier, aguerjottier. s. m. Griottier, merisier. Dans certaines communes, on prononce agueurjottier. - (02)
- aguesiau. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause de ses feuilles qui ont des piquants, qui sont aiguës. - (02)
- aguéter, v. tr., guetter, épier, être aux aguets : « Ol a ben aguété sa p'tiote ; ma ô n'a ran vu ». - (18)
- agueuriabe, adj., agréable, qui convient. - (18)
- agueurion, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (01)
- aguger (verbe) : aiguiser. - (08)
- agulon : aiguillon. - (04)
- agulon : aiguillon. III, p. 31 - (19)
- aguouée, aguvouée, agusouée (pour aigusouée). s. f. Aiguisoir, pierre à aiguiser. - (02)
- ah vouate : pas du tout, mais non. - (10)
- ah! exclam, constamment placée devant le nom de la personne qu'on appelle, ou qu'on interpelle : « Ah ! Gogote ! Ah ! Jacquot ! ». - (18)
- ahaie, s. f. haie vive ou sèche. - (01)
- ahanères. : (Dial.), laboureur. - (14)
- ahers. : (Dial.), attaché à.- S'emploie au sens physique comme au sens moral ; c'est le participe passé du verbe aherdre, dérivation naturelle du latin adhoerere, part. adhoesus. - (14)
- ahontir. v. a. Faire honte, honnir. - (02)
- ahoutat. s. m. Petit bouton. - (02)
- ai - a, sur, vers. - A vinrai ai ce sar. – Mettons nos ai l'ombre. - Ai lai neu. - (16)
- ai bâ : à terre, par terre . - (10)
- ai blot : en vrac . - (10)
- ai blot : tel quel . - (10)
- ai bouèch'ton : à califourchon . - (10)
- ai bouèjvolée : à l'envers, tête bêche . - (10)
- ai bouj'ton : à califourchon . - (10)
- ai ce sair - ce soir. - En fauro que vos eussain fini ai ce soir. - En fairé bon piaiché nos treufes ai ce tantô. - (16)
- ai crepoton : accroupi . - (10)
- ai c't'heure : à présent (à cette heure). Ai c't'heure vins ai table. : à présent vient à table. - (05)
- ai lai borgnotte : dans l'obscurité, à tâton . - (10)
- ai lai r'voyeûre : au revoir . - (10)
- ai l'aival : chez soi . - (10)
- ai l'aivolée : vers le bas . - (10)
- ai lè r'voyure : au revoir. - (17)
- ai pan : en vrac . - (10)
- ai pouègne : à peine. - (10)
- ai profit : en gestation, attend une naissance. - (05)
- ai quan, loc. en même temps : « i m'en vé ai quan lu », je m'en vais en même temps que lui. - (01)
- ai s'teûre : à cette heure, maintenant, de suite. - (17)
- ai verse : à verse . - (10)
- ai, prép. à, marque la tendance ou la possession. Ai pour a est essentiellement bourguignon. - (01)
- ai, prép., à : « C’qui ét ai moi ». Cette prononciation vient de la Côte-d'Or et n'est pas tout à fait générale. (Voir A). - (18)
- ai. : Pour a. Cette dernière lettre est fréquemment adoucie par la voyelle i, soit dans le dialecte, soit dans le patois. - (14)
- a-iant, prononciation de : ayant, répandue aussi dans le Midi et le Lyonnais. - (18)
- aibaicher : abaisser . - (10)
- aibaitou, s. m. abatteur, celui qui abat. Se dit principalement des bûcherons qui abattent les arbres dans la fabrication du bois de moule - (01)
- aibaitre, v. a. abattre. - (01)
- aibandon, s. m. désordre, confusion - (01)
- aibâtairdi : dégénéré . - (10)
- aibatardir : animaux ou humains revenus à l'état primitif, ayant perdu sa personnalité. Abètir. - (05)
- aibate, aibatte : abattre . - (10)
- aibatelou, s. m. bateleur, celui qui donne des spectacles en plein air, baladin, farceur qui amuse le public en faisant des tours ou des grimaces. - (01)
- aibatleur : bateleur, charlatan, animateur de foire, beau parleur. So des histoires d'aibatleur : ce sont des histoires de charlatan. - (05)
- aibattaige : abattage . - (10)
- aibattouère : abattoir . - (10)
- aibeuriô, s. m. abri, lieu où l'on se met à couvert. - (01)
- aibiancher. v. a. Casser une aile à un oiseau. Voyez abrancher. - (02)
- aibîme, s. f. abîme, lieu profond, où l'on enfonce, marais. Nous disons une « aibime » et même une «  ambîme. » - (01)
- aibîmer : abîmer . - (10)
- aiblaiger : inonder, mouiller, éclabousser . - (10)
- aiblâmi, part. pass. d'un v. aiblâmir, inusité. Rendu blême, défait, abattu, souffreteux : « l' ptiô ô aiblâmi por lai mailaidie. » - (01)
- aiblége, s. f. une quantité de, un amas de… - (01)
- aibléger, v. a. accabler, surcharger, écraser. On est « aiblége » de grêle, de coups, d'injures. - (01)
- aibléger.) - (01)
- aibliaiger – presser fort pour abaisser, diminuer d'épaisseur, surcharger, donner en abondance. - Monte su lai vouéture de foin pour l'ébliaiger. – En i ai tant de frus su les abres que les brinches en aibliaigeant. - (16)
- aiblioti - blotti, accroupi derrière quelque chose pour se cacher, être protégé. – A s'é aiblioti darer lai meurée por n'éte pas vu. I l'ons trouvai aiblioti sô l'escalier : â plieuro. - (16)
- aiblôti, v. a. accabler, écraser. La pluie, le vent, dans un orage, «aiblôlit» le voyageur. - (01)
- aiborni, aibornir. v. a. Eborgner. Dans beaucoup de localités, l'r des verbes termines en ir ne se prononce pas. - (02)
- aibossumer : agonir . - (10)
- aibôssumer, v. a. apostropher avec violence, accabler d'injures, d'insultes. - (01)
- aibotenai - boutonner, mettre les boutons dans la boutonnière. - Aibotenne don ton p'tiot frère. - In boton de mes guètes s'â desaibotenai. - (16)
- aibouaichai : casser la coquille au moment de l'éclosion. Les pitots sont en train d'aibouaichai sous la couotte : les poussin sont en train de casser la coquille sous la poule couveuse. - (05)
- aibouaicher, et aibouaicho, c'est-à-dire mettre à Bouricho (V. ce mot). - (16)
- aibouècher : casser la coquille, fêler . - (10)
- aibouéquer, v. a. écraser, aplatir contre un mur ou contre un corps dur. On dit cependant des œufs, brisés à la sortie des petits poussins, qu'ils sont « aibouéqués. » - (01)
- aibouére, s. m. boisson mélangée de farine qu'on donne aux petits porcelets ; pâtée très liquide - (01)
- aiboulai - aboutir, arriver, réussir. - A n'aiboulerant pas, quoi ! çà fini. - Le pôre homme, à ne pourrai jaimâ aiboulai. - (16)
- aibouli, v. a. abolir, effacer, abattre. - (01)
- aiboulition, s. f. désordre, désastre, ruine - (01)
- aibout'ner : boutonner . - (10)
- aibout'ner, v. a. boutonner, attacher quelque chose avec des boutons : « aibout'né vô », boutonnez-vous. - (01)
- aibreuvau, s. m. partie sensible qui correspond à une blessure, à une meurtrissure, à une plaie. - (01)
- aibreuver, v. a. abreuver, donner à boire : « aibreuver l'neurin », faire boire le bétail. - (01)
- aibreuvou, s. m. abreuvoir, lieu où les animaux s'abreuvent. - (01)
- aibrevou (nom masculin) : abreuvoir. - (08)
- aibri : abri . - (10)
- aibriter : abriter . - (10)
- aibu, s. m. amusement; abus ou perte de temps. Il y a beaucoup « d'aibu » dans un ouvrage minutieux, c'est-à-dire beaucoup de perte de temps. - (01)
- aîbugeai, aîmugeai : amuser. On s'o ben aîbuger : on s'est bien amusé. - (05)
- aibuger. v. a. Amuser. - (02)
- aibuïeman, s. m. amusement, flânerie, dissipation, abus ou mauvais emploi du temps. - (01)
- aibuïer, v. a. amuser, dissiper, détourner de l'ouvrage, faire perdre le temps à quelqu'un. - (01)
- aibuillement : distraction, amusement. - (04)
- aibuïot. s. m. jouet d'enfant, hochet, tout objet avec lequel on s'amuse. - (01)
- aibûyer : amuser . - (10)
- aibuyer, aibuyon - amuser, s'amuser, perdre son temps. - C't enfant qui n'aipran ran ; â ne fait que s'aibuyer dans l'Ecole. - I nô sons ben aibuyé ai lai fête. - Ces mairchans lai vouraint nos aibuyer, en le voit ben ; mâ... - (16)
- aibûyotte : jouet . - (10)
- aibuyottes – amusements, bagatelles. - Tein, mon enfant voiqui des aibuyottes. - A vos raiconte des aibuyottes de p'tiots. - (16)
- aicaboicher, v. a. charger la tête, écraser, fouler sous un poids. - (01)
- aicâgement. s. m. Ecarquillement. - (02)
- aicâger. v. a. Ecarquiller. Aicâger les œils. - (02)
- aicâgnai, et s'aicâgner – s'acagnarder, devenir paresseux comme un chien ; négligent. - Le cabarat ne sart qu'ai aicagnai les gens. - Ne t'aicagne pas, remue tai don. - (16)
- aicâgnardi, v. a. acoquiner, amollir, énerver. - (01)
- aicaïouner, v. a. poursuivre quelqu'un à coups de pierres, lapider. - (01)
- aicasse, aigasse, écasse. s. f. Casse, sorte de casserole en cuivre jaune, avec queue de même métal, qui est d'un usage général dans les villes et les campagnes, et qui sert à puiser l'eau dans le seau. - (02)
- aiccense, s. f. accense. Loyer d'une maison, d'un terrain ; usité dans quelques parties des cantons de Château-Chinon, de fours, etc. - (01)
- aiccenser, v. a. louer, amodier, donner ou prendre en location ; s'emploie usuellement aux environs de Château-Chinon, mais seulement lors-qu'il est question des biens-fonds, des immeubles : aiccenser un champ, un pré, une ferme, une maison. - (01)
- aice, s. f. petite hache, cognée à manche très court et dont le taillant ressemble à celui d'une pioche. - (01)
- aiceter. v. a. Acheter. - (02)
- aichailandè : achalandé . - (10)
- aichaiti, v. a. attirer, allécher par l'appât d'une friandise, d'une récompense. Être « aichaiti » à quelque chose exprime l'idée d'un désir stimulé par une jouissance antérieure. - (01)
- aichauffouâjon. s. f. Echauffaison. - (02)
- aichauihi, v. a. engazonner. - (01)
- aicheureté : assis (se mettre sur une « chaire »). - (04)
- aichi - essieu de voiture. – D'où vint don que vos gairdez in aichi de bô ? Ceux'qui de far son pu cher, ma â son bein moillou. - Mettez des aichi de fer moinme dans les charrues. - (16)
- aichi, s. m. essieu - (01)
- aichistance, s. f. assistance, aide, secours. Prêter « aichistance », donner du secours. - (01)
- aichiter (s'), v. pronom. S'asseoir. - (02)
- aichiter. v. a. asseoir. - (01)
- aichiton (nom masculin) : petit siège rustique à trois pieds. - (08)
- aichiton, s. m. escabeau à trois pieds, petit siège bas sans dossier. - (01)
- aichnée – échine dorsale, plus spécialement dans le cochon quand il est tué. - I vâ fàre cueûre in bou d'aichenée pou note soupaï (On écrirait mieux Echenée, à cause de la prononciation). - (16)
- aichônai - finir, terminer avec difficulté. - I seû si lassai qui ne peut pas aichônai mai jornée. - C'te pôre béte souffre trop… aichônez lai don ben vite. - (16)
- aich'ter : acheter . - (10)
- aiciau (nom masculin) : hachette. - (08)
- aiciter, v. a. citer, appeler à comparaître devant le juge de paix. - (01)
- aic'ler, aiqueler. v. a. Acculer, éculer. - S'aic'ler. v. pronom. S'accroupir, se mettre sur son derrière, s'acculer. - (02)
- aicoinçons : sillons de plus en plus courts dans un champ, de forme irrégulière. - (05)
- aiçoller. s. m. Echalier, haie, clôture de branchages. – Echelle basse appuyée sur le côté d'une haie pour aider à la franchir - (02)
- aicompaingner, v. a. accompagner, aller de compagnie avec quelqu’un : « i va l’aicompaingner cheu lu. » - (01)
- aiconai – baissé jusque sur les talons ; accroupi. – Al étein tot aiconai devant le feu. - Aicone tai pou mieux ramassai cequi. - (16)
- aicorci, v. a. accourcir, rendre plus court, abréger. - (01)
- aicoter. v. a. Accoter, appuyer. - (02)
- aicoter. v. a. appuyer, soutenir, mettre d'a-plomb, — barrer, fermer au moyen d'un obstacle, — accouder. - (01)
- aicôteumer, v. a. acoutumer. - (01)
- aicouau (ai l'), loc. a l'abri, à couvert. - (01)
- aicouchie, s. f. accouchée, une femme qui vient d'accoucher. - (01)
- aicouée : qui glousse, demande à couver (adjectif). - (05)
- aicouillou, aicouillot : écureuil. - (05)
- aicouiou. s. m. Ecureuil. - (02)
- aicouo - abri contre la pluie. - Voiqui la plieue ; ailons vite no mette ai l'aicouo. - Sarre ces arnoua qui, en vai pliore. - (16)
- aicouô : abri . - (10)
- aicouo : abri. Quand o pieu, faut se mettre ai l'aicouo : quand il pleut il faut se mettre à l'abri. - (05)
- aicouoder. v. a. Ecouer, couper la queue. Du latin cauda et de a privât. - (02)
- aicouria : écureuil . - (10)
- aicouter : accoter, soutenir, appuyer . - (10)
- aicouteumance, s. f. coutume, habitude. - (01)
- aicrapaudi (s'), v. réfl. s'affaisser, se mettre à plat à la manière des crapauds. - (01)
- aicrapodir : se baisser vivement. Une herbe aicrapodie : une herbe versée. - (05)
- aicrecher, aicresser. v. a. Accrocher. - (02)
- aicrechot. s. m. Crochet. - (02)
- aicrepi (s'). v. pronom. S'accroupir, se blottir. Voir aiborni - (02)
- aicrepoter (s') : accroupir (s') . - (10)
- aicro : accroc, crochet . - (10)
- aicro : crochet pour tirer l'eau du puits . - (10)
- aicrô, s. m. croc, crochet, agraffe, tout instrument avec lequel on peut accrocher quelque chose et notamment celui dont on se sert pour le flottage des bois de moule sur les ruisseaux ou rivières du pays. - (01)
- aicroicher, v. a. accrocher. - (01)
- aicrouècher : accrocher . - (10)
- aicru : rejet sur racine . - (10)
- aictiouner, v. a. appeler devant le juge de paix, citer en justice. Le mot et le fait sont très usités. « s'a contùne, i m'en va l'aictiouner », s'il continue, je vais lui faire un procès. - (01)
- aictiouneu, adj. actif, énergique, ardent. - (01)
- aicuerjou. : Esceurjou, escarjou. - De chétive apparence. Le patois a emprunté cette expression au mot du dialecte escars, qui signifie mesquin. - (14)
- aicuyer, aicueillai - faire avancer, faire marcher les bêtes. - En faut que te venne ai lai charrue d'aivou mouai pour aicueillai les chevaux. - Meune tes bêtes es champs, et prends le fouai pour les écueillai. - (16)
- aider, alider. v. a. Aider. - (02)
- aideux, aidieux, aindeux. s. m. Un bel aïdeux qu'toi. - (02)
- aidie, aidio, aidiro, aidieussaint - différents temps du verbe Aider. - Ailons aidie les enfants. - Le Ravaud aidio son ginre ai fouâcher. - I vourra ben que vo m'aidieussaint ai fini. - (16)
- aidiement : aide. - (04)
- aidier, v. a. aider, donner du secours. - (01)
- aidieu, s. m. adieu. Prenant congé de ses lecteurs. - (01)
- aid'ja : à dia, cri destiné à faire tourner un cheval à gauche. - (17)
- aidor : dehors. - (10)
- aidret : adroit (adjectif) ou endroit. Ç'o pas tout le monde qu'o aidret : ce n'est pas tout le monde qui soit adroit. Contraire d'envers : Mets ta ch'mise ai l'aidrai : mets ta chemise à l'endroit. - (05)
- aidroce, s. f. adresse. - (01)
- aidroci, v. a. rendre droit, redresser. - (01)
- aidroit (L et d) - le côté d'une chose opposé à l'envers, avec adresse, ordre, fait comme il faut. - Ma bein tai bliaude ronde ai l'aidroit. - A n'é pas trouvai l'aidroit de fàre son ôvraige. - T'é bein fa cequi d'aidroit. - (16)
- aidrouet : adroit . - (10)
- aie :eau . - (10)
- aie, ais (pour aise). adj. Content, satisfait. J' seus ben ais. - (02)
- aie. s. f. Eau. Contraction pour aige. - (02)
- aïements, s. m. qui s'emploie surtout au pluriel, ustensiles de ménage, vaisselle. - (09)
- aifaîter, v. a. élever jusqu'au faite en amoncelant. On « aifaîte » un charriot de foin, un tas de paille. S’emploie encore dans le sens de combler, remplir en entassant jusqu'à la dernière limite. - (01)
- aifârmi, v. a. affermir, rendre ferme, consolider : « lai tarre s'ô aifàrmie. » - (01)
- aifaudi, adj. affamé. - (01)
- aifétè : affêté. - (10)
- aifét'lai : plein jusqu'au faite. (Voir aussi rai'aifait'lai) Un panier de treuffes aifét'lai : un panier de pommes de terre plein à ras bord. - (05)
- aifét'lè : affêté . - (10)
- aifeuriander, v. a. affriander, attirer quelqu’un par l'appât de la gourmandise. - (01)
- aifeurner : arrêter, rester tranquille . - (10)
- aifeurner, v. n. demeurer en repos, rester coi, ne pas bouger : « a n'veu pâ aifeurner c'gà lai, a fau qu'a r'mue. » - (01)
- aiffaimé, part, passé. Affamé, qui a une grande faim. - (01)
- aiffaire : affaire . - (10)
- aiffilée (d') loc. adv. avec continuité, sans interruption et comme à la file : il a fait son ouvrage « d'aiffilée » ; nous avons fait dix lieues « d'aiffilée. » - (01)
- aiffouaudit : anéanti, sans forces, sans volonté. - (05)
- aiffoulée : avortée, (se dit d'une vache) voir aussi aivortée. - (05)
- aiffrouinches: ridelles de chariot, ranches. - (05)
- aifiquet, s. m. affiquet, petit bijou, objet de toilette en général. - (01)
- aiflonger, v. n. être comblé, gorgé, pourvu avec affluence, avec surabondance. - (01)
- aifoinge : rancher . - (10)
- aifouger, v. a. écraser sous un poids. Le bois mort « aifouge » une haie vive sur laquelle on le jette en masse. - (01)
- aifouler, v. a. meurtrir, blesser par contusion. - (01)
- aifranchi, v. a. franchir, traverser en sautant : « aifranchir » un fossé, un mur. - (01)
- aifreumer, v. a. affermer, donner ou prendre à louage. Se dit des personnes et des choses. - (01)
- aifreuter : mûrir . - (10)
- aifreuter, v. n. affruiter, devenir mûr. Le mot s'emploie en parlant de tous les fruits de la terre quels qu'ils soient. - (01)
- aifroinche, s. f. effranche, traverse de bois mobile qui soutient les ridelles ou les planches d'un charriot. Quelques localités du Morvan prononcent « enfronche. » - (01)
- aifroinge : rancher . - (10)
- aifrou, ouse, adj. gourmand, avide. - (01)
- aifuter, v. a. affûter, aiguiser, rendre pointu au propre et au figuré. - (01)
- aifutiau, s. m. engin de chasse ou de pêche, en général tous les menus objets qui servent à divers usages - (01)
- aifutiaux : colifichets, petits objets ou vêtements. - (05)
- aifûtiô : petit objet sans valeur . - (10)
- aiga : regarde . - (10)
- aigaice : pie . - (10)
- aigaicer : agacer . - (10)
- aigaissai - outre le sens français égaré, irrité, ce mot veut dire mouillé, trempé d'eau. - I seu revenu tot aigaissai. - Lai rosée m'ai aigaissai, trempai. - (16)
- aigaisse - nom populaire de la pie. - I â bein embêtant, i a entendu des aigaisse. - (16)
- aigaisse. : Pie. - (14)
- aigasse : pie, synonyme de « Ouasse ». O cause coume une aigasse : il parle comme une pie. - (05)
- aigé : mouillé. I seus aigé par la giboulée : je suis mouillé par la giboulée. - (05)
- aigeai : rouir, mettre le chanvre aiger : mettre le chanvre dans un ruisseau pour le ramollir. Le cheinde éto aigé : le chanvre était roui. - (05)
- aigenoillée, s. f. coussin de paille ou autre sur lequel on s'agenouille. - (01)
- aigenoiller, v. a. agenouiller, mettre à genoux. — Morvan « azenoiller » - (01)
- aigenoillons, loc. a genoux, sur ses genoux . - (01)
- aigeoir. s. m. Endroit d'un ruisseau, d'une mare, etc., où l'on fait rouir le chanvre. - (02)
- aiger, v. a. mettre dans l'eau, mouiller, rouir le chanvre. - (01)
- aiger. v. a. Rouir. Se dit du chanvre qu'on fait macérer dans l'eau. Les blanchisseuses, les laveuses de lessive ont presque toutes la peau des mains aigée. De aqua, aigue, aige (eau). L'orthographe Eger, adoptée aujourd'hui, est certainement une altération de l'orthographe primitive. - (02)
- aigiaude (nom féminin) : pluie subite et violente. - (08)
- aigllie, s. f. aiguillée : « aine aigllie d' filot », une aiguillée de fil - (01)
- aignaie : agneau . - (10)
- aignais, aignas. s. m. Agneau. Un aignais de berbis. - (02)
- aignea, s. m., agneau ; au figuré, personne douce. - (18)
- aigneai, s. m. agneau : « mé beurbis m'an beillé chis aigneais. » - (01)
- aignerie, s. f. toile d'araignée. - (01)
- aignoutai : bricoler, ne pas agir efficacement. S'attacher à des détails futiles et inutiles. - (05)
- aignoutai : espionner, quémander, épier. - (05)
- aigolai : affamer. Aigolai d'souai : être très altéré. - (05)
- aigolé, adj. gourmand, avide ; intéressé au figuré. - (01)
- aigonir : injurier . - (10)
- aigonisai: invectiver, injurier, agonir d'injures. On o des fois aigonisai : On est parfois injurié. - (05)
- aigoniser : agoniser . - (10)
- aigoniser, v. a. injurier, assaillir de paroles outrageantes. Nous disons aussi « aigonir. » - (01)
- aigorzer. v. a. Echancrer la gorge d'une robe, d'un corsage, d'un vêtement quelconque. - (02)
- aigou, s. m. ecoulement de l'eau, égout, gouttière, rigole d'égouttement. Les « aigous » d'une cour, d'un chemin, d'un toit. - (01)
- aigouares : après de grosses pluies, les ruisselets sur le sol. Après la pieu les aigouares coulont : après la pluie les ruisseaux coulent. - (05)
- aigouè : rassasié, repu, saturé . - (10)
- aigoué : rassasié, repus. Quel bon repas, j'en seus aigoué : quel bon repas, je suis rassasié. - (05)
- aigoué, part. pass. d'un verbe « aigouer » inusité. Gorgé, rassasié jusqu'au dégoût. - (01)
- aigouére, s. f. égout, écoulement d'eau. Les « aigouéres » d'un chemin, d'un toit. - (01)
- aigoujâ, s. m. houx. Environ de Château-Chinon. - (01)
- aigraichot, aicraichot : crochet. Tire la aiquant un aigraichot : tire la avec un crochet. - (05)
- aigraiver, v. a. meurtrir, blesser au pied. Se dit surtout des boeufs fatigués par un long voyage ou par la marche sur des chemins rocailleux. - (01)
- aigrappe (pour agrappe). s. f. Agrafe. Du verbe agrapper, agripper ; d'ou le mot français grappin. - (02)
- aigreuillon. s. m. Houx. Ainsi appelé sans doute à cause des piquants de ses feuilles, qui ne sont pas doux. - (02)
- aigreville, egreville. s. m. Espèce de pissenlit qui se mange en salade. - (02)
- aigrô. : Bénitier (du lat. aquarium). - (14)
- aigron, s. m. héron, oiseau de l'ordre des échassiers. - (01)
- aigron, s. m., héron. - (09)
- aigru, s. m. houx. - (01)
- aiguaisse, s. f. agasse ou agace, pie. - (01)
- aiguanci. v. n. diminuer par l'effet de l'évaporation. se dit d'un liquide qui baisse en bouillant trop longtemps sur le feu : retirez la chaudière, votre eau « s'aiguancit. » - (01)
- aigucher, aiguger, aiguser, aigusser. v. a. Tailler en pointe, aiguiser. - (02)
- aiguchon. s. m. Morceau de bois taillé en pointe, aiguillon. - (02)
- aigue, s. f. eau. Le mot n'est plus usité ; il subsiste encore dans les noms de lieu et surtout dans la toponomastique rurale. - (01)
- aigue. Eau, vieux mot français. - (20)
- aigueiller, aigueuiller (pour aiguiller). v. a. Taquiner, pointiller, asticoter. - (02)
- aiguelle, aigueille, aigueuille. s. f. Aiguille. - (02)
- aiguerguelle : voir aguergeote - (19)
- aigueriot : houx . - (10)
- aigueriot, s. m. entonnoir. De « aigue », eau. - (01)
- aigueron. s. m. Héron. Du vieux mot aigue, eau, le héron étant un oiseau aquatique. - (02)
- aiguerot (nom masculin) : entonnoir. - (08)
- aigueruelle, s. f. animalcule qui abonde dans les eaux de source, dans les fontaines. - (01)
- aiguesse : une pie, un bavard. - (17)
- aigueurdon, s. m., édredon, couvre-pied rempli d'un duvet très fin. Certains disent aigredon, aigledon. Dans nos campagnes on le garnit tout bonnement avec des plumes de volailles. - (18)
- aigueûri : gâter (un enfant) . - (10)
- aigueuriaibe, adj. agréable, par métathèse. - (01)
- aigueuriau, s. m. houx. Le houx est extrêmement commun dans le Morvan. - (01)
- aigueurlot, adj., aigrelet. - (18)
- aigueurner : agrainer . - (10)
- aiguian, s. m. gland, fruit du chêne. « aillan », avec les ll mouillés. - (01)
- aiguiand, guiand : gland. - (05)
- aiguiaure, s. f. pluie subite et torrentielle, grosse averse. Quelques localités prononcent « aiguore, aiguiore », et même « aidiore. » - (01)
- aiguiaurer, v. n. tomber avec violence. Se dit de la pluie lorsqu’elle tombe à verse. - (01)
- aiguïer, v. a. aiguiser, rendre aigu, pointu. « aigujer. » - (01)
- aiguieu, s. m. glu, matière visqueuse qui sert à plusieurs usages. - (01)
- aiguieucher. v. n. Envoyer de l'eau, la faire jaillir, éclabousser, au moyen d'une pierre ou d'un bâton. De aigue, eau, et heucher, élever, soulever. (Annay-sur-Serein). - (02)
- aiguigne (V. Oguigne). - (16)
- aigu'ille : aiguille . - (10)
- aigûille : une aiguille. - (17)
- aigû'iller : aiguiser . - (10)
- aigû'illie : aiguillée . - (10)
- aigû'illon : aiguillon . - (10)
- aigu-illon : aiguillon. - (05)
- aigujoué, s. m. aiguisoir, pierre à aiguiser. - (01)
- aigujouere : pierre à aiguiser les outils et principalement les faux. I passe l'aigujouere sur mon dard : je passe la pierre à aiguiser sur ma faux. - (05)
- aigûllon, ll mouillés, s. m. aiguillon, longue baguette au bout de laquelle se trouve une pointe de fer pour exciter les boeufs. - (01)
- aigumelle. s. f. Lame de couteau. J'ai cassé l’aigumelle de mon couquiau. - (02)
- aigûyé ou aigûyai (V. Raiguyai). - (16)
- aihâble, s. m. érable. - (01)
- aihè, aihié, aisié. adj. Facile. Si vou' êtes pas content, c'est ben aihè ! –Veut dire aussi, qui a de l'aisance, une certaine fortune. « Ç'ot des gensses qu'ont ben de quoi ; i sont ben aihiés, ben aisiés. » - (02)
- aihiance, aisance, s. f. Petit sentier, petit chemin pour faciliter l'exploration d'une propriété, pour la desserte d'une habitation rurale. - Se dit aussi des personnes qui sont dans une situation de fortune aisée. C'est des gensses qu'ont ben de l’aihiance, ben de l'aihance. Partout. - (02)
- aijance. : Agacement. - (14)
- aik'môder : accommoder . - (10)
- ail ! - exclamation de surprise, d'impatience, de contrariété ! C'est le contraire de âille (content). - Ail, en ne faillo pu que ce qui ! – Voiqui qu'âl ailant veni, ail ! - (16)
- ail’motte. s. f. Allumette. - (02)
- ailai : aller. - (05)
- ailan, ante, part. prés. du verbe aller. Actif, bien portant, vigoureux. - (01)
- ailangouéré, part, passé d'un verbe inusité à l'infinitif. Languissant, maigre, efflanqué. - (01)
- ailant - qui se porte bien, qui est fort vu sa position. - Al â ben ailant por son âge. - Al â étai mailaide, ma al â ben ailant métenant. - (16)
- ailant, ailo, aileussain - divers temps du verbe aller. - En sero bon que vos aileussain ai Airnay demain. - I l'ons rencontrai hier qui ailain ai Crugey. - (16)
- ailecie (nom féminin) : grenier à foin au-dessus des écuries. - (08)
- ailecie, s. f. grenier à foin au-dessus des écuries, des étables. Le grenier au-dessus de la grange est appelé chafaud. - (01)
- ailemer, v. a. allumer. « ail'mer lai chandeille. » - (01)
- ailemette, s. f. allumette, tout ce qui sert à allumer le feu. - (01)
- ailer : aller . - (10)
- ailer, v. a. aller. (Voir ailan.) - (01)
- ailiger, v. a. alléger, soulager, donner de l'aide, du secours. - (01)
- ailigre, adj. allègre, content, joyeux. - (01)
- ailiré, part, passé d'un verbe alirer inusité. Uni, poli, glissant, se dit des chemins lorsqu'ils sont verglacés et de toutes les surfaces unies et polies. - (01)
- aille - aise, content, bonne position. - Vos é gagnai vot' procès, i en seus ben âille. - Al an aivu ben de lai pogne tote lio vie : métenant â sont ai los âilles. - (16)
- â'ille : aise . - (10)
- aillemenas (âyement) - vases, vaisselle en général. - Voiqui in âillement gros utile. – Dans le pu petiot mannège an faut encor ben des âillements. - (16)
- aîllements : ustensiles de cuisine . - (10)
- aillïer, v. a. délayer, détremper avec de l'eau, avec un liquide quelconque. Il faut « aillier » la terre argileuse pour faire une chaussée d'étang, une aire de grange, etc. - (01)
- aillieure, s. f. liaison, terme de cuisine désignant la matière, farine, œufs, etc., qui sert à lier ou épaissir les sauces. - (01)
- ailmace : limace. Quand o pieu on voit des ailmces : quand il pleut on voit des limaces. - (05)
- ailmaile : couteau (mauvais). - (10)
- ailmale : couteau (mauvais). - (10)
- ail'mer : allumer . - (10)
- ail'mer. v. a. Allumer. - (02)
- ail'mette : allumette . - (10)
- ailoiri, v. n. étourdir, avoir des vertiges par éblouissements ou autre accident. S’emploie quelquefois dans le sens actif : le soleil « m'ailoirit » toujours. - (01)
- ailoirisseman, s. m. étourdissement, éblouissement, vertige. - (01)
- ailonner, v. a. découvrir quelque chose de lointain ou de caché, par le flair, l'instinct, ou même, chez les personnes, par intuition. - (01)
- ailordi, v. a. alourdir, rendre lourd, étourdi, braque. Un « ailordi » est un étourdi, un évaporé, un être sans cervelle. - (01)
- ailordition, s. f. étourdissement, vertige. - (01)
- ailoti, v. a. lotir, mettre en lot ; disposer en groupe, en tas régulier pour la vente. - (01)
- ailouàgne – alêne de cordonnier, de bourrelier. - Al â bon qu'in voituré ai ine ailouâgne. - (16)
- ailouâgne : alêne . - (10)
- ailouagne : alêne de couteau ou de bourrelier. - (05)
- ailouâgne. s. f. Alêne. - (02)
- ailunette, s. f. lunette. Un vieillard ne peut lire sans ses « ailunettes. » - (01)
- ailurai - qui se tient bien, qui a une allure fort convenable. - Le Pierrot é in gairçon vraiment ben ailurai. - C't'e pôre feille, qu'ile n'à don dière délurée ! - (16)
- aimaillanter, v. a. meurtrir, écraser. Un bras, une jambe « aimaillantés », c'est-à-dire dans l'état d'une chair frappée à coups de marteau. - (01)
- aimandai - grandir, se développer, bien venir. - Vote petiote aimande bein. - L'âbre plantai l'année passée ai joliment aimandai. - (16)
- aimander : grossir, prendre du poids, profiter. Un bon viau ! O l'aimande ben : un bon veau ! Il profite bien. - (05)
- aimartoiller, v. a. ecraser, piler, assommer. « Martoiller » est pour marteler - (01)
- aimendaule, adj. qui amende, qui améliore, qui fait grandir, croître, se développer. Un temps de chaleur et d'humidité est « aimendaule » pour la végétation. - (01)
- aimendeman, s. m. amendement, croissance, développement, engraissement, amélioration. - (01)
- aimender : amender, grossir . - (10)
- aimender, v. n. amender, croître, grandir, se développer, engraisser. Un enfant qui grandit, un bœuf qui engraisse, un arbre qui grossit, une herbe qui pousse, « aimendent. » - (01)
- aimenitié, s. m. bénitier. - (01)
- aimer de beu. : Fiel de boeuf ou partie amère du foie de l'animal (ms Del.), du latin amarum. - (14)
- aimer, s. m. amer, fiel, humeur qui est renfermée dans une vésicule chez les bœufs et autres animaux. - (01)
- aimeron : camomille sauvage, plante. - (05)
- aimi : ami . - (10)
- aimi, s. m. ami. On appuie sur la première syllabe comme si elle était précédée d'une h aspirée : « mon haimi. » - (01)
- aimignôder, v. a. flatter, câliner quelqu'un. - (01)
- aimije, s. f. fil de chanvre qu'on ajoute au besoin dans le tissage. - (01)
- aimioti (s'), v. réfl. devenir muet. (Voir miot.) - (01)
- aimiquiaule, adj. amical, porté à l'amitié, disposé à aimer, sociable: «ç'ô eun bon garçon, bin aimiquiaule. » - (01)
- aimiquié, s. f. amitié. - (01)
- aim'ner : amener . - (10)
- aim'ner, aimouner. v. a. Amener. Fait à l'indicatif j'aimeune ou j'aimoune, formes qui s'appliquent à tous les temps dérivés de celui-là. Aimeune-nous donc ta femme, pour nous la far voir. Quant aux autres temps, ils se forment sur l'infinitif : j'aim'nai, j'ai aim'né. J'y eux ai aim’né une voiture de bois. - (02)
- aimoiller, ll mouillés, v. n. mouiller. se dit des femelles d'animaux et principalement des vaches lorsque le lait commence à paraître. - (01)
- aimoincher, v. a. emmancher, mettre un manche, (voir moinche.) - (01)
- aimoizeter, v. a. gâcher, galvauder, détériorer, diminuer la valeur de quelque chose par insouciance ou maladresse. - (01)
- aimon, s. m. amont, le haut, par opposition avec aval, le bas. - (01)
- aimont : amont, haut. - (10)
- aimôr, s. m. amour. Ce mot éternellement jeune, n'apparaît que très rarement dans notre patois… - (01)
- aimouèdier : amodier (louer) . - (10)
- aimouègner : amener . - (10)
- aimougner, v. a. amener, mener vers… - (01)
- aimugeai (s') : s'amuser. O s'aimugeot : il s'amusait. - (05)
- aimunition. s. f. munition de guerre ou de chasse, plomb, poudre, etc. - (01)
- aimusar, s. m. flâneur, celui qui perd son temps à des choses inutiles. - (01)
- ain, aine. s. num. un, une. Le féminin est souvent nasalisé en aigne. - (01)
- ainche. s. f. hanche. — « aince » - (01)
- aindai : aider, se donner un coup de main. O mé ben aindé : il m'a bien aidé. Les amis venont vous ainder : les amis viennent vous aider. - (05)
- ainder, hinder. p. a. Aider. Vienras-tu nous hinder? Oui, si j'ai le temps. - (02)
- aindier : aider . - (10)
- aineai, s. m. anneau, bague. - (01)
- aingne. Dans l'Avallonnais et toutes les communes des cantons de Coulanges-sur-Yonne et de Vermenton, finale des mots terminés par ain. Maingne, paingne, parraingne, demaingne, étaingne. - (02)
- aingne. s. f. Aine Du latin inguen. - (02)
- ainicrôche. : Obstacle imprévu. - (14)
- ainiée : poule qui garde le nid (adjectif). - (05)
- ainille. : Agneau (latin agnellus). - (14)
- ainique, adj. unique, seul. - (01)
- ainité, s. f. unité. - (01)
- ain-mer (s'), v. pr , se plaire : « J' m'ainme ben iqui ; y é plasant ». - (18)
- ain-mer, v, tr., aimer. Dans plusieurs de nos mots, à ai français correspond ain. - (18)
- ainne - une. - Vo m'é demandai des corges ; demain i vos en envirai déji ainne. - (16)
- ainné, adj. aîné, le premier né d'une famille : « ç'ô l'ain-né de nos p'tiots ». - (01)
- ainnoma ! Interjection pour exprimer le doute, l'incertitude : vraiment ! Allons donc ! Vous plaisantez ! - (01)
- ainombrer, v. a. compter, dénombrer. - (01)
- ains (que v's), que vous ayez. - (18)
- aint, ains - temps du verbe avoir. - En faut qu'al aint tot pliain de coeur.- Que vos n'ains pas pô ! - (16)
- ainuïan, ante, adj. contrariant, taquin. - (01)
- aipaicher, v. a. apaiser, calmer, adoucir. - (01)
- aipâillai - apaiser, calmer.- Aquemance ai s'aipâillai. - Le vent s'épâille in pechot. - (16)
- aipairoiller (s'), v. réfl. se mettre à l'aise, s'étendre, se détirer. - (01)
- aiparceu, part, passé. aperçu, entrevu - (01)
- aipauri, v. n. appauvrir, devenir pauvre. Nous disons « paure » et « poure » pour pauvre, d'où les verbes « apaurir, apourir. » - (01)
- aipercevouère : apercevoir . - (10)
- aipetioti. v. a. rendre plus petit, plus mince, plus pointu. - (01)
- aipeuïot, s. m. appui, soutien. - (01)
- aipeurai - apurer, faire sortir l'eau d'un linge ou de tout autre objet pour commencer à le sécher. - Etendons les draps su le cordais po les fâre aipeurai. - (16)
- aipeurchai (s') : pronominal : s'approcher doucement d'un homme ou d'un animal .Ou, employé comme verbe actif ; approcher : aipeurche mouai le sel : approche moi le sel. - (05)
- aipeurcher : approcher . - (10)
- aipeurcher, v. a. approcher : « aipeurche toué d' lu » - (01)
- aipeurçue, s. f. aperçue, vue sommaire d'une chose. - (01)
- aipeurer : essorer, égoutter . - (10)
- aipeuriander. v. a. appréhender, craindre : « n'aipeuriande pas, va ! » - (01)
- aipeurnant, aipeurno, aipeurneussaint - divers temps du verbe apprendre. - I me raipeule qu'ai l'écôle i n'aipeurnâ pas mô. - (16)
- aipiéter, v. n. avancer beaucoup en marchant, marcher très vite. - (01)
- aiplaini, v. a. aplanir, mettre de niveau, rendre plan. - (01)
- aip'ler : appeler . - (10)
- aiplomb, s. m. aplomb. « d'aiplomb » s'emploie quelque fois pour exprimer l'intensité d'un effet produit : « l’soûlai chauffe d'aiplomb. » - (01)
- aipoigne, loc. adv. a peine, avec peine. - (01)
- aipoincer. v. a. Epandre, éparpiller. - (02)
- aipoirner, v. a. agacer, picoter, provoquer par des taquineries. - (01)
- aipoli, v. a. polir, rendre uni, lisse. - (01)
- aiponde : relier, réunir, abouter . - (10)
- aipondre. v. a. rejoindre, joindre ensemble. S’emploie activement pour exprimer l'idée de réunion à une personne qui est en route. Cette femme était fort loin, mais je l'ai « aipondue » ou « r'joindue. » - (01)
- aipôte, s. m. apôtre : « ain boun aipôte », un hypocrite. - (01)
- aipouli (s') v. réfl. se dit du ciel lorsqu'il prend une teinte uniforme. le temps « s'aipoulit » à l'époque des grandes pluies d'automne. - (01)
- aipourter : apporter . - (10)
- aippeau. s. m. appeau, espèce de sifflet dont on se sert pour imiter le cri des oiseaux et les attirer au piège. - (01)
- aippor, s. m. apport, assemblée qui se réunit chaque année à jour fixe, marché, foire. - (01)
- aipport : fête patronale. - (05)
- aipposer. v. a. opposer : « i m'aippose ai ç'iai » — aipposer (s'), v. réfl. s'opposer. - (01)
- aippreuve, s. f. preuve. Il a vendu ses bœufs, et pour « aippreuve », il a reçu des arrhes. - (01)
- aipré : après. - (05)
- aiprée : après . - (10)
- aiprenre, aiprenraint, aiprenrons - divers temps du verbe apprendre. - En fau fâre aiprenre in bon métier ai vot petiot. – Cequi lio-z-aiprenrai ai éte pu rasonabe. - (16)
- aipreucher : approcher . - (10)
- aipris - instruit, élevé. - Ces gairçons lai sont ben aipris. - Voiqui ine enfant ben aiprise. - (16)
- aipropi : nettoyer . - (10)
- aipropri, v. a. nettoyer, tenir propre. - (01)
- aiprôter : apprêter . - (10)
- aiprôter, v. a. apprêter, préparer, disposer. - (01)
- aiprousse - empressement extraordinaire indiquant de la frayeur ou de la grande impatience. - A son venus d'ine aiprousse qu'en se demande quoi qu'airivo don ! - Ça ben de l'aiprousse po ran. - (16)
- aiquabeuch'nè, aiquabeus'nè : affalé . - (10)
- aiquabeus'née : courbée (par la vieillesse) . - (10)
- aiquand : avec . - (10)
- aiquand qu' …? : quand …? . - (10)
- aiquant, quand : avec. Ol 'éto d'aiquant li : il était avec lui. Faut ailler aiquant les autres : il faut aller avec les autres. Faut lai quand les autres. - (05)
- aiquelé : accroupi. (pour se dissimuler ou pour un besoin pressant). O s'o aiquelé : il s'est accroupi. - (05)
- aiqueler (s') : accroupir (s') . - (10)
- aiquemaudai - accommoder, assaisonner. – Note fonne aiquemaude ben le maigre. - Les ovrai an trouvai les treuffes ben aiquemaudées. - (16)
- aiquemôder. v. a. accommoder, préparer, satisfaire. « aiquemôder » un mets, l'accommoder, le préparer ; « aiquemôder » un chaland, se mettre d'accord avec lui. - (01)
- aiqueni. e, part, passé d'un verbe « aiquenir » inusité à l'infinitif. Emacié, celui qui est très amaigri. - (01)
- aiquéter, v. a. faire une acquisition, acquérir, acheter, gagner, ramasser : « ol é aiqueté ain bon beutingn' », il a ramassé un bon bien. - (01)
- aiqueuillon : arbuste : houx. Un bouquet d'aiqueuillon : un bouquet de houx. - (05)
- aiqueulè : accroupi (e). - (10)
- aiqueur : noisetier . - (10)
- aiqueurboté, ée, adj. accroupi, assis sur les talons. « aiqueurboté » semble une corruption de à-cul-bouté, mis à cul. - (01)
- aiqueurni, e, adj. maigre, rachitique. - (01)
- aiquit, s. m. acquit, reçu, quittance. - (01)
- aiquiter, v. a. acquitter, rendre quitte : « a n'me doué pu ran, al ô aiquité », il ne me doit plus rien, il est quitte. - (01)
- aiquouer : attacher un cheval à la queue du précédent . - (10)
- aiquouobi : accroupi pour se cacher. - (05)
- air : vent . - (10)
- airâgnai - exciter surtout par la parole, les bêtes de trait à avancer, à tirer. - Les chevaux ne tirant pas airâgne les don fort. - Te vâ, toi, airâgnai les bétes. - (16)
- airâgnai : encourager, stimuler de la voix ou de l'aiguillon. - (05)
- airâgner (forte altération de railler). v. a. Exciter, taquiner par des railleries. - (02)
- airagner (verbe) : exciter de la voie les animaux au travail : le cheval attelé ou les bœufs sous le joug. - (08)
- airâgner : encourager, stimuler avec un bâton, accélérer, filer, activer . - (10)
- airâgner, v. a. exciter, stimuler de la voix, de l’aiguillon, harceler : « allon, viâ, airâgné le bœu ! » allons, vite, excitez, piquez les boeufs ! - (01)
- airai. : Héritier (du latin hoeres). - (14)
- airaignan, ante, part. prés. hargneux, taquin, querelleur. - (01)
- airaigniant. : (Dial. et pat.), honnête, civil, retenu, rangé: ène dame ben airaignante. (M Del.) - (14)
- airaignie : l'araignée. - (17)
- airain, airant - temps du verbe avoir. - Si al an bon temps âl airant aito ben chaud. - I airrin besoin de plieue. - (16)
- airâler. v. a. écorcher, enlever la peau, déchirer. - (01)
- airaquai : accrocher. O s'o airaquai dans un fil de fer : il s'est accroché dans un fil de fer. - (05)
- airâser, v. a. mettre de niveau : « airâser » un mur, un trou en remplissant le vide. - (01)
- airbeuillai, r'beuillai : fouiller. Les couechots, les sanlliers airbeuillent : les cochons, les sangliers, fouillent. - (05)
- airbor (l') - au rebours, à l'envers, le contraire. - Ile ai mis ses chausse ai l'airbor. - I â ai l'airbor de ce qu'an feillot. - (16)
- airbouécer ou, mieux, erbouécer. v. a. Reboucher. - (02)
- aircandier : grugeur, personne malhonnête, roublard, voleur . - (10)
- airdouèze : ardoise . - (10)
- airdounance, s. f. ordonnance. - (01)
- airdouner, v. a. ordonner. - (01)
- aire : aigre . - (10)
- aire, airou - âpre, raide au toucher se dit aussi du temps. - I ne veut pas de ce drap qui, âl â tro aire. - Frotte ton ailemette su quique chouse in pecho aire. - En ne fait dière bon ; ça in temps airou. - (16)
- airéeter : arrêter . - (10)
- aireille (nom masculin) : versoir de la charrue. - (08)
- aireille, airelle, s. f. Oreille. - (02)
- aireille, s. f. oreille. « aiheille », par la chute de l'r : « i é mau ez aireilles. » - (01)
- aireilles : oreilles. - (05)
- aireillon, s. m. oreillon, anneau, agrafe de fer qui fixe l'anse d'un seau, d'une chaudière, d'une marmite, etc. : les deux « aireillons » d'un vase... par assimilation avec les oreilles. Nous disons aussi les « aireilles » pour les ouïes d'un poisson. - (01)
- airer, v. tr., aérer : « Faut airer c'te chambre ; aile sent l’renfarmé ». - (18)
- airer. : (Dial. et pat.), se fâcher, se courroucer. Dérivation du latin irasci. - Airigô, en patois, signifie chicane. - (14)
- airétau, s. m. obstacle qui arrête, barrière, palissade, fossé, etc. : il a mis un « airétau » dans son champ pour qu’on n'y passe pas. - (01)
- airgardai : regarder. - (05)
- airgent, s. m. argent : « i n' l' fré ne por or ne por airgent. » - (01)
- airgentaule, adj. argenteux, celui ou celle qui a de l'argent, qui a la poche bien garnie : ces gens-là sont « airgentaules. » - (01)
- airgenter. v. a. convertir en argent une valeur en nature : vous me devez douze poulets, « airgentons-les ». C’est-à-dire donnez-m’en le prix en argent. - (01)
- airgnie, s. f. araignée et toile d'araignée, sync. De « araignie » « ailgnie. » - (01)
- airgognai, airgogné - passer son temps à des choses inutiles ou mal conduites un homme qui chicane pour des riens. - A ne fait qu'airgognai.- En ne peu pas contai su lu, ç'à in airgogné. - (16)
- airgot : griffe, ongle . - (10)
- airguignai - contrarier, provoquer au mécontentement par des agacements quelconques. – Al airguigne continuellement ses camarades. - Veux tu ben ne pas airguignai le chien ? - (16)
- airie. Couche de blé ou d'autres céréales étendues dans une grange, de area, aire. - (20)
- airie. s. f. airée, ce qui est sur l'aire de la grange au moment du battage, la quantité de gerbes qu'on va battre au fléau. « aihie. » - (01)
- airiotte, s. f. petite ruelle, chemin, sentier étroit entre deux haies, ou deux murailles : « a vô fau sigre l'airiotte », suivez le sentier. - (01)
- airivai - dans le sens français d'arriver, mais particulièrement se dit d'un mets quelconque que l'on assaisonne. -Voiqui in bout de moton ben airivai ! - I n'eûmes pas les nentilles, ma airivées qu'ment çequi â son ben bonnes. - (16)
- airiver : arriver . - (10)
- airmale - lâme de couteau, ou mieux, vieille lâme séparée du manche. On dit en proverbe de quelqu'un qui n'a pas fait une affaire avantageuse : Al é choingé son coutais conte un airmale. - (16)
- airmale : mauvais couteau. Tu parles d'un airmale : tu parles d'un mauvais couteau. - (05)
- airmana, s. m. almanach. - (01)
- airmonâ- almanach. - I ne veut pâ d'in airmonâ qui ne marque pas les foires. - (16)
- airmouère : armoire . - (10)
- airné : fatigué, éreinté (voir aussi eurné). - (05)
- airnouâ – harnais ; tout ce qui sert à l'attelage des bêtes. - Airnouaiche voué les chevaux. - (16)
- airôde, airôte : arête . - (10)
- airôde, s. f. arête de poisson, dard, épine, piquant. Environs d'Avallon. - (01)
- airoicher, v. a. arracher, extraire. - (01)
- airondelle, s. f. hirondelle. — « arondelle. » - (01)
- airôsoue : arroseur . - (10)
- airotai- en parlant des voitures qui sont arrêtées par les difficultés du chemin. - Les chevaux airotans ai to manman. - Le père Martenot ai airotai vé le Cordon. (V. Enrotai). - (16)
- airou : andain de foin avant la mise en tas ou en botte. On metto le foin en airou : on mettait le foin en andain. - (05)
- airouai - tout ce qui sert à assaisonner les aliments : graisse, huile, beurre, poivre, etc.. - (16)
- airouai : assaisonner ou assaisonnement. - (05)
- airouaicher : arracher . - (10)
- airouaichoû d'dents : dentiste . - (10)
- airouè : matière grasse pour la cuisson . - (10)
- airouè : saindoux, huile ou autre matière grasse pour la cuisson. - (05)
- airouet. s. m. Roux, sauce. - (02)
- airougi, v. a. rougir, rendre rouge. Le vent de solaire « airougit « les sarrasins. - (01)
- airouinger : arranger . - (10)
- airous : plusieurs andains rapprochés pour créer les condition favorables facilitant l'enlèvement ou la mise en tas du foin. - (05)
- airouser, v. a. arroser, irriguer. - (01)
- airpion : pied . - (10)
- airquer : marcher . - (10)
- airraichai : arracher. Airracher ses treuffes ou ses biottes : arracher ses pommes de terre ou ses betteraves. - (05)
- airrapai (s') : Se dépêcher, être actif au travail . Ol o ben airrapé : il est bien actif au travail. - (05)
- airrètai : arrêter. - (05)
- airrhes, s. f. plur. arrhes, gage. - (01)
- airrivaige, s. m. arrivage, à peu près synonyme de « arroi. ». L’arrivage désigne toutes les denrées qui servent à accommoder les mets, le beurre, la graisse, l'huile, le lard, le sel, etc. - (01)
- airroy. : Culture, ajustement, parure (M Del.). Or, de l'idée matérielle de culture (arare en latin), on est venu à l'idée morale qui s'y rapporte. Etre en grant airroy signifie être en bel ajustement ; être en desairroy renferme l'image opposée. - (14)
- airsaige. : Hachis de viande. (A. P.) - (14)
- airsouille : arsouille . - (10)
- airtelé, part. pass. altéré : un homme « airtelé d'gaingner », celui qui a soif de bénéfice. - (01)
- airter : arrêter . - (10)
- airter, v. a. arrêter, saisir. - (01)
- airtoillon - insecte qui ronge les étoffes. (V. Cot) - (16)
- airtot : orteil . - (10)
- aisaumée, s. f. etendue de terre qu'un homme couvre de grains à chaque fois qu'il traverse un terrain en projetant la semence. Bande de terre en général. Mesure de superficie. — « aichaumée. » - (01)
- aisceai, s. m. hachette à l'usage des sabotiers. - (01)
- aiscouer : secouer . - (10)
- aiseman. - ( Dial. et pat. ) , vase, ustensile, écuelle. - (14)
- aisement. Vaisselle, bas latin aisamentum. - (20)
- aisements, s. m., vaisselle, ustensiles de cuisine, de ménage : « R'laver les aisements ». - (18)
- aisements. s. m. pl. Meubles, vaisselle, ustensiles divers, qui rendent service dans un ménage, qui contribuent au bienêtre et font qu'on est bien aise. - (02)
- aises (les), s. m., les êtres d'un appartements : « Ol ira ben vous q'ri l'afaire ; ô sait tous les aises de la maïon ». - (18)
- aisié : facile. - (13)
- aisié, aisière. s. f. Raie pour l'écoulement des eaux dans un champ ensemencé ; petite rigole d'assainissement. - (02)
- aissaivouâ, v. a. savoir, connaître, informer : « a mé fé aissaivouâ qu'avinrô », il m'a fait savoir qu'il viendrait. - (01)
- aissas : relief du repas, débris de n'importe quoi… - (05)
- aisseau : herminette (sabotier) . - (10)
- aisselée, s. f., ce que le bras peut embrasser en se recourbant sous l'aisselle : « Eùne aisselée de foin, de paille, etc. » - (18)
- aisselle, s. f., étagère où la batterie de cuisine, les plats et les couverts sont placés et tenus par des entailles. - (18)
- aissembler : assembler, préparer à donner son lait (vache) . - (10)
- aissèmer : comprendre . - (10)
- aisseter, v. tr., asseoir ; « Eh ! l’vieux pâre, aiss'tez-vous proche du feu ». - (18)
- aisseurance. s. f. assurance, sûreté, sécurité. - (01)
- aisseurer, v. a. assurer. - (01)
- aissi. s. m. Essieu. (Ligny-le-Châtel.) - (02)
- aissi. : (M Del.), essieu de voiture. - (14)
- aissiâ ou assiô - si oui. - Vos n'é don pas fait ce qui vos aivâ dit ?... Aissiâ. - (16)
- aissiau : petit outil du sabotier, herminette. - (05)
- aissiaules : bardeau. I, p. 20-1 - (19)
- aissiéger, v. a. asseoir, en parlant des choses, mettre d'aplomb. On « aissiége » les fondations d'un mur, une roche, un bloc. - (01)
- aissiô, particule d'affirmation. Oui, assurément. - (01)
- aissis. s. m. Petit ais, bardeau, planchette pour couvrir les toits. Diminutif de ais. - (02)
- aissorder, v. a. assourdir : « a m'é aissordé aivou sai meusiqhie. » - (01)
- aissoubi (s'), v. réfl. s'assoupir, s'endormir. - (01)
- aissouèfè : assoiffé . - (10)
- aissouété, adj. celui qui a soif, qui est très altéré. - (01)
- aissoumasser, essoumasser. v. a. et n. Retrancher les talles, les branches, les membres inutiles d'un cep de vigne. - (02)
- aissoumat, essoumat. s. m. Membre d'un cep de vigne qui n'a pas de fruits et qu'on doit retrancher. - (02)
- aissoumer, v. a. assommer, frapper avec violence. - (01)
- aissouriller, v. a. rendre sourd, assourdir. - (01)
- ais'tè : assis . - (10)
- ais'ter (s') : asseoir (s') . - (10)
- ais'teure : maintenant . - (10)
- aisteure, loc. adv. a présent, à cette heure ; « i seu dijeuné aisteure », je viens de déjeuner. En plusieurs lieux on ne prononce pas la dernière syllabe. - (01)
- aitaiche, s. f. attache, lien, épingle, agrafe, cordon, ruban et en général tout ce qui sert à attacher quelque chose. - (01)
- aitainer, v. a. fatiguer, ennuyer, taquiner, importuner, dégoûter : « laiché moue, vo m'aitainés », laissez-moi, vous me fatiguez ! « i seu aitainé de ç'lai », je suis ennuyé de cela. - (01)
- aitaingnai - ennuyer, embêter. – Que ces petiots lai m'aitaingnent don d'aivos los cris. - Si vos saivain combein cé m'aitaingne ! - (16)
- aitain'ner : lasser, fatiguer, énerver . - (10)
- aitaiquer, v. a. attaquer, harceler. - (01)
- aitairi, v. a. tarir, dessécher, mettre à sec : « mon poué ô aitairi », mon puits est à sec. N’est usité qu'en parlant d'un réservoir naturel. - (01)
- aitaulai (S') - s'attabler, se mettre à table. - I nos son aitaulai in quart d'heure. - Quant à son aitaulai, an ne peu pu les aivouair. - (16)
- aitefice, s. m. engrais, fumier, amendement quelconque. - (01)
- aitefier, v. a. fumer, mettre un engrais en terre ; améliorer, amender le sol et, en général, tout ce que l'on possède. On dit d'un homme laborieux et soigneux qu'il « aitefie » ses propriétés. - (01)
- aitentiouneu, euse, adj. attentionné, qui a des attentions, des égards, des prévenances pour quelqu'un : « çô eune gentite fonne, bin aitentiouneuse. » - (01)
- aiteujer, v. a. tisonner, remuer les tisons : « aiteujé l'feu », tisonnez le feu. - (01)
- ai-t-i !- vous plait-il ? que dites-vous ? - Tontine, apportez-moi mon livre… Ai-t-i not mossieu ? - (16)
- aitifer, v. a. attifer, parer avec prétention et mauvais goût. - (01)
- aitiger : exagérer . - (10)
- aitiger, aitiver. v a. Attiser. Le premier de ces mots, altération évidente d'attiser, est employé dans son sens propre le second, altération non moins évidente d'activer, s'emploie comme synonyme ou, plutôt, comme analogue, puisque pour activer le feu, il faut nécessairement l'attiser. Dans certains endroits, on dit atlier. - (02)
- aito - aussi, de même. – Moi aito i irai li parlai. - Ah vos voiqui aito, vo ? - (16)
- aitolai, aitolée – atteler des bêtes de trait ; le temps que les bêtes sont attelées pour un ouvrage. - Vos aitoleras les chevaux vé les neives heures. - En prend trente so por ine aitolée de charrue. - (16)
- aitolée, s. f. attelée, la durée d'un travail d'attelage pour les bœufs ou les chevaux ; espace de temps où les animaux de trait sont attelés. - (01)
- aitoleman, s. m. appareil d'attelage, et non pas comme en français action d'atteler. - (01)
- aitoler, v. a. atteler, mettre les animaux de trait sous le joug ou sous le harnais. - (01)
- aitoler.) - (01)
- aitoloure, s. f. cheville de bois ou de fer qui sert à l'attelage des bœufs. - (01)
- aitou : atout . - (10)
- aitou : aussi . - (10)
- aitou : aussi. T'es content ? moué aitou : tu es content ? moi aussi. - (05)
- aitou, adv. aussi, également, pareillement : « al ô airivé aitou », il est arrivé aussi. « aitou » signifie avec : « aitou lu », avec lui. - (01)
- aittaichai : attacher. Ol aittaiche pas ses chiens aiquant des saucisses : on n'attache pas ses chiens avec des saucisses. - (05)
- aittaicher : attacher . - (10)
- aittelouère : pièce d'attelage qui reliait le joug. - (05)
- aittolai : atteler, composer un attelage. Fayo aittolai pou partir : il fallait atteler pour partir. - (05)
- aittolaige : attelage . - (10)
- aittolée : attelée . - (10)
- aittolée : attelée. - (04)
- aittoler : atteler . - (10)
- aittoupir : courir pour empêcher le froid. Faut aittoupir quand o jale : il faut courir quand il gèle. - (05)
- aittraipe : attrape . - (10)
- aittraiper : attraper . - (10)
- aittügai : attiser le feu. - (05)
- aittû-yer : attiser (le feu) . - (10)
- aituïer, v. a. attiser, tisonner. - (01)
- aitûyer - attiser. - Aituyez don le feu por qu'à ne s'étoinde pa. - Al ai renversai sai lampe queman qu'âl l'aituyo. - (16)
- aivaicher, v. a. saillir une vache : le taureau blanc a « aivaiché lai beurnotte. » - (01)
- aivaint, aivo - temps du verbe avoir. - En é tirai lai loterie, et peu ile è évu in petiot paroissien. - Vos aivaint ben le temps de pairtir. - Il aivo raillon. - (16)
- aivan, prép. avant ; en avant ; plus loin, hors du lieu où l'on est : « a n'o pâ iqui, al ô aivan », il n'est pas ici, il est parti. - (01)
- aivan. :El at aivan, il s'en est allé (ms Del.). On disait les ai van de Noël. - (14)
- aivançaule, adj. qui donne de l'avance, qui se fait vite. Un travail minutieux n'est pas « aivançaule » - (01)
- aivance : avance . - (10)
- aivance, s. f. espace de chemin ou de temps franchi avant le moment fixé ; argent libre dont on peut disposer sans délai : « al é d'laivance », il a de l'argent comptant. - (01)
- aivancer : avancer . - (10)
- aivanci, e, part. pass. d'un verbe « aivancer » inusité. Celui qui a de l'avance, qui est à l'aise. - (01)
- aivanpeue (nom masculin) : auvents, volets. - (08)
- aivanpleue, s. m. avant-pluie, côté de la pluie, face exposée à l'ouest. — un « aivanpleue », auvent qui abrite une maison. - (01)
- aivant - parti. - En i é ben ine heure qu'âl a aivant. - A son to aivant : pu nun dans lai boutique. - (16)
- aivant : avant . - (10)
- aivant : avant. - (05)
- aivarti, v. a. avertir : « i n'veu pà l'seurprenre, al ô bin aivarti. » - (01)
- aivarticheman, s. m. avertissement ; avis donné aux plaideurs de comparaitre devant le juge de paix - (01)
- aivaulai. : Avaler (M Del.). - (14)
- aivauler, v. a. avaler, faire descendre. - (01)
- aivaulou, ouse, adj. avaleur, avaleuse. Celui qui est gourmand : « eun gran aivaulou. » - (01)
- aiveilli, v. n. devenir vieux, vieillir : « al ô bin aiveilli. » - (01)
- aivencement : prolongation d'une toiture, auvent. - (05)
- aiventrïer (s'), v. réfl. se coucher sur le ventre, se mettre à plat ventre. - (01)
- aiveû : avec. - (17)
- aiveuc : avec (se dit aussi aiquant ou quant). - (05)
- aiveughie, s. et adj. aveugle. Le son de la désinence est très mouillé. « aiveuille » - (01)
- aiveughier, v. a. aveugler, éblouir : « l'soulai m'é aiveughié. » — « aiveuiller. » - (01)
- aiveughiotte (ai l'), loc. a tâtons, dans l'obscurité. — « aiveuillotte. - (01)
- aiveune - advienne, arrive, advenir. - L'aifâre â faite, aiveune qui vouré ! - Quoi qu'an aiveunne, i en airai mon cœur cliair. - An ne sa pà ce qui peut aiveni. - (16)
- aivi - avis dans le sens français. - A m'â t-aivi que vos faite ine bêtise. - (16)
- aivi. : Ai nos at aivi, nous sommes d'avis que (M Del.). - (14)
- aivïer, v. a. aviser, apercevoir : « auchutô qui m'en seu aivïé ; — n'taiville pâ d'fére ç'lai. » - (01)
- aiviger, v. a. inventer, imaginer des choses fausses le plus ordinairement. — « aiviger » est une forme d'aviser. - (01)
- aivillonnes- avelines, noisettes de jardin. – I on ben des aivillonnes ceute année. - I ailon encore pliantai des aivillonnés. - (16)
- aivindre, v. a. atteindre. - (01)
- aivïon. s. f. avis, aperçu, vue rapide d'un objet, ou au figuré d'une idée. - (01)
- aivioti, e, adj. amaigri, émacié, miné par la faim ou la misère. Ne s'emploie guère qu'en parlant des animaux. - (01)
- aivis : avis . - (10)
- aivis, s. m. avis, opinion, sentiment : « c'm'ô aivi », ce m'est avis ; je suis d'avis ; je crois que... - (01)
- aivision - adresse, invention. - Çâ de mon aivision cequi. - Le pôre houme, à n'ai guère d'aivision. - (16)
- aivives, s. f. plur. avives, glandes derrière la machoire. - (01)
- aivo : avait. Ol aivo eu pou : il avait eu peur. Ol aivo été pou. - (05)
- aivô. : Avec, aivô lo, aivô no, avec lui, avec nous. Le dialecte disait avoc (S. B.) . - (14)
- aivocar. : Avocat. Je m'an répote és aivocar, disent les paysans. Le patois bourguignon répugne aux finales muettes : c'est pour cela qu'il ajoute la consonne r au mot avocat, ainsi qu'aux mots cié, mié (ciel, miel), qu'il articule cier, mier. - (14)
- aivoi de quei. : Être riche. - (14)
- aivoigne, s. f. avoine. - (01)
- aivoinde - atteindre, pouvoir prendre un objet. - Çâ tro haut, jaimâ in ne pourai l'aivoinde.- I ne peut pâ aivoinde mon bâton. - (16)
- aivoinge, aivoingeai - avance, avancer, aller vite. - Al ai de l'aivoinge su mouai. - Al aivoinge to pliain. – Al aivoingeant pas mau. - (16)
- aivoinge, s. f. avance. Le dicton du pays est : « quan ai pieu l'dimoinge, lai s'maigne n'ô pâ d’aivoinge », quand il pleut le dimanche, la semaine donnera du retard à l'ouvrage. - (01)
- aivoingeaule, adj. qui avance, qui va vite, qui se fait avec promptitude. Un travail « bin aivoingeaule » est celui qui peut s'exécuter avec rapidité. - (01)
- aivoinger, v. a. avancer, donner de l'avance. - (01)
- aivoirde - même sens qu'avoinde peu employé. - (16)
- aivolai (d') - outre le sens ordinaire d'avaler, cela veut dire descendre, s'enfoncer, se mettre plus bas par exemple dans le lit. - Aivole tai don in pecho sô l'aideurdon, t'airez pu chaud. - (16)
- aivolai : avaler. J'aivole quand y meuge : J'avale quand je mange. - (05)
- aivolée : aval, bas . - (10)
- aivoler : avaler . - (10)
- aivoler : avaler. - (04)
- aivoler, v. a. abattre, courber en bas, couher. - (01)
- aivolte (nom féminin) : averse violente qui ravine les chemins. - (08)
- aivolte, s. f. grosse averse qui entraîne les terres, qui ravine : les « aivoltes » ont couru dans les chemins. - (01)
- aivortée: avortée (en parlant d'une vache). - (05)
- aivorter : avorter . - (10)
- aivou (et par euphémie d') - avec, en même temps. - En s'en ailant âl an emportai lai chairpaingne aivou lai piaiche. - Vein don d'aivou mouai cherché de lai luzerne. - (16)
- aivou : avec . - (10)
- aivou : voir danvec - (19)
- aivou, prép. conjonct. Avec : « al ô v'ni aivou ou daivou nô », il est venu avec nous. - (01)
- aivouâ, v. aux. avoir. - (01)
- aivoucai, s. m. avocat : «eun boun aivoucai. » - (01)
- aivoucaisserie, s. f. avocasserie, parlage à tout propos et sans fin avec esprit de chicane. - (01)
- aivouègne : avoine . - (10)
- aivouènée : correction . - (10)
- aivouère : avoir . - (10)
- aivouère du tintouin : avoir du travail, avoir des soucis . - (10)
- aivouère le temps deurè : s'ennuyer . - (10)
- aivou'li : avec lui (ou aiveuc li). - (05)
- aivri : avril . - (10)
- aivri, s. m. avril, le 4e mois de l'année. - (01)
- aivûille - aveugle. – Mon pôre houme i devainré aivûille i croi.- An dit les aivûilles ben aidroits. - (16)
- aivûillotte (ai l') - à l'aveuglette chercher, faire à tâton, sans y voir. - I m'en retorne chez no ai l'aivûillotte. - (16)
- aizi, v. a. agir, se mettre en mouvement. - (01)
- aizu, s. m. lieu où l'on rouit le chanvre, où on le fait aizer = aiger. - (01)
- âjdeu : aujourd'hui . - (10)
- ajdeu, a j'd'heu : aujourd'hui. - (04)
- ajedeu - aujourd'hui. - An foré fini cequi âjedeu. - (16)
- ajoubir (s'). Se mettre à genoux. - (02)
- ajouer, dans le sens de aider, très bonne contraction du latin adjuvare. - (09)
- ajouper. v. n Percher, en parlant d'un oiseau. - (02)
- al – il ou elle. Troisième personne de plusieurs temps des verbes devant une voyelle au singulier et au pluriel pour les deux genres au pluriel seulement pour le féminin. - Al aiprend ben ce petiot qui. - Al eûmant bein lai gotte les pores vieux, cequi les réchauffe. - (16)
- al, pr. pers. m., il : « Al o », il est. - (18)
- al, pron. masc. qui désigne la 3ème personne du sing. il : « al ô saivan, al ô p'tiot, al ô saige. » au pluriel « a » pour ils devant une consonne : « a son mailaides » ; et « al » devant une voyelle : « al y feure. » - (01)
- alaiton s. m. Jeune animal qui tette encore sa mère. - (02)
- alambie : alambic. Installation de distillation mobile. Ex : "L’alambie passe bentout. Vas-tu fée d’la goutte ?" (= bientôt). - (03)
- alampiaux. s. m. pl. Chiffons, vieux habits. (Vertilly.) - (02)
- alayer. v. a. Elaguer. - (02)
- alayeur. s. m. Elagueur. - (02)
- albeurdat. s. m. Personne étourdie, sans réflexion. - (02)
- alcade : autrefois magistrat espagnol. - (07)
- ale, s. fr., aile : « La p'tiote a cassé l’âle à sa poule ». - (18)
- alègre, adj., agréable, avenant. (V. Agueùriâbe). - (18)
- alègre. n'a pas le sens de vif, dégagé, de ce vieux mot conservé en français. Il veut dire gai, agréable. - (20)
- alein-ne, s. f., alêne. - (18)
- alemelle, s. f. lame de couteau. - (01)
- alentor du (aux), loc. adv., environ, à peu prês : « Y é ben aux alentor de c' qui ». - (18)
- âler : sécher, dessécher . - (10)
- aleron, s. m., aile de volaille, servant aux ménagères pour épousseter les meubles. - (18)
- aleugette. s. f. Alouette. - (02)
- aleuve, s. m. élève, nourrisson. Se dit des animaux, du bétail : grand jean fait de bons « aleuves. « on prononce « éleuve » dans le Morvan bourguignon. - (01)
- alibourat. s. Petit entonnoir. (Collan.) - (02)
- alicher, v. tr., allécher, attirer : « La linaude ! alle voudrot prou alicher mon Piare ». - (18)
- alider. v. a. Aider. Se dit sans doute pour aïder, prononciation un peu dure qu'on aura voulu adoucir en introduisant un l entre l'a et l'i. (Maillot.) - (02)
- aliger. v. tr,, alléger, décharger partiellement pour rendre plus léger, soulager. - (18)
- alingue, allingue. adj. Fluet. (Soucy). Boiste donne Allingue, sorte de pieu, ou plutôt, de perche employée à l'assemblage des trains de bois sur les rivières. Ètre allingue, serait donc être comme une perche. Cette dernière locution, au reste, est fort employée à Auxerre. - (02)
- alipiau. s. m. Guenille, oripeau. Voyez alampiaux. - (02)
- alirent, 3° pers , allèrent : « Ol éteint m'nus leû dire bonjor ; mâ du cop ô s'en alirent ». - (18)
- alirier. s. ni. Alizier. - (02)
- alissé, ée. adj. Rugueux. Peau alissée, peau rugueuse. De a privât, et lisse, doux, égal, uni, poli. (St-Privé.) - (02)
- allage. s. m. Action d’aller, d’être en bon train. La moisson, la fenaison est en bon allage. - (02)
- alle, all', a, pr. pers., elle : « Qua c'a qu'âlle a qu’a crie? — Alle a qn'âlle a chu ». Cette phrase bizarre peut avoir besoin d'être traduite. La voici littéralement ; « Quoi c'est qu'elle a, qu'elle crie ? — Elle a qu'elle est tombée ». (Voir A). - (18)
- allegrains, s. m., ridelles de charrette. - (18)
- allement. s. m. Vaisselle ; la vaisselle courante probablement celle qui va toujours. Du verbe aller. (Bessy). Voyez amman. - (02)
- aller (s'en), v. pr., fuir, laisser échapper, en parlant d’un vase, d'un ustensile de cuisine : « Allons, bon ! J'ai métu la sope su l’feù, è pi v'là ma marmite qui s'en va ! ». - (18)
- aller aux portes, loc, mendier. Les mendiants vont par les rues, et demandent à chaque porte. - (18)
- aller aux,.., loc, partir pour ramasser, pour cueillir certains produits : « Vons-jou aux champignons ? aux sersifis ? » Jou, ici, remplace je. Vons-je, Allons-nous ?... - (18)
- aller avec, loc, fréquenter : « Joset va avec la Benoîte ; ben sûr ô va la d'mander ». - (18)
- aller : verbe actif, aller. Que l’on conjugue au présent du subjonctif. Ex 1 : Il faut qu’ j’alle. Ex 2 : Faut ben qu’jalle. Ex 3 : pluriel : Qu’j’allons - ou qu’j’allint (formulation très orthodoxe). Ex : Lundi en huit, faura qu’j’allint aux Rouesses fée des fagots. - (03)
- all'mer, all'mant, all'mé, J'alleume, formes diverses du verbe actif allumer. - (02)
- allourer : soûler quelqu'un de paroles. - (13)
- allumage, allumance. s. f. Incendie. - (02)
- alman'na, arman'na : calendrier des postes. Almanach. - (05)
- aloigne, s. f. alêne dont on se sert pour percer le cuir. - (01)
- aloisser. v. a. Ecorcer. - (02)
- alotte. s. Jeune paysanne dans l'adolescence. (Villiers-Saint-Benoit). - A Marchais-Beton, on dit Annotte ; c'est sans doute le même mot, prononcé différemment : lequel est le bon ? - (02)
- alouaige, s. m. louage, location : il cultive un champ qu'il a « d'alouaige » ; il en paie une pistole « d'alouaige » - (01)
- aloue s. f., alouette. - (18)
- alouer, v. a. louer, prendre en location, amodier. On « aloue » une maison, une ferme, un domestique, etc. - (01)
- alouott. s. f. Synonyme d'anloupiau. Voyez ce mot. (Perrigny-lès-Auxerre). - (02)
- alourdir, élourdir, élordir. v. a. Abasourdir, étourdir, rompre, briser la tôle, la cervelle à quelqu'un, en faisant du bruit. - (02)
- alourer (verbe) : être lourd, se montrer pénible, insupportable. - (08)
- alpette. s. m. et f. Enfant chétif et malingre gamin, gamine. Paraît être une altération du mot arpette. (Percey). - (02)
- alpreill'man, adv. pareillement, également. - (01)
- alquiller. v. a. Lisser. Alquiller les cheveux. - (02)
- alquiner. v. a. Exiger d'un homme ou d'un animal un travail qui dépasse ses forces. - (02)
- altauffiers. s. m. pl. Bande d'enfants, de gamins tapageurs, qui taquinent et harcèlent les passants. (Percey). - Le mot altoufier, usité à Tronchoy pour désigner un vagabond, doit être, bien certainement, une variante d'altauffier. - (02)
- altéhé, part. pass. altéré, qui a soif. - (01)
- altiée : pièce en désordre, litière. - (13)
- altise. s. f. (Voir Bête noire). - (18)
- aluchot : cri fort et aigu. - (12)
- aluchot : voix forte et aigus. III, p. 14-4 - (19)
- alumement. : (Dial.), éclairement de l'esprit, si l'on peut parler de la sorte, pour définir un mot qui exprime l'action des lumières acquises. - (14)
- alunette, s. f. linotte, oiseau de la famille des granivores. - (01)
- alunotte, elunotte. S. f. Linotte, oiseau. - (02)
- alvin, s. m. bétail d'élève, animaux du premier âge, poulains, jeunes veaux. - (01)
- alviner, v. n. aleviner, produire de l'alevin, c’est-à-direle fretin ou menu poisson avec lequel on peuple les étangs. Chez nous les carpes qui alevinent sont appelées pisseuses ou en patois « pichouses. - (01)
- am - cherchez divers mots par An, Em, En, etc… - (16)
- amadou (sainte), dénomination, qui fait partie d'une loc. facétieuse. Se dit d'une personne présente. Ainsi : « Aile êt iqui en char et en os, tôt c' ment Sainte Amadou ». - (18)
- amadou, s. f., large champignon, de nature très résistante, poussant horizontalement sur les vieux troncs de noyers. - (18)
- amanghenner (contraction d 'amangéhenner). v. a. Oter l'usage des membres, et plus particulièrement des mains. Mot composé de a augmentatif et de deux mots latins manus gehennare, entraver, enchaîner les mains, les mettre dans la gehenne. (Ferreuse). - (02)
- amanvier, v. tr., mettre de côté, amasser du bien. (Mervans). - (18)
- amarmeler. v. a. Battre à outrance, briser la figure à quelqu'un, le mettre en marmelade. - (02)
- amasser, v. tr., contracter, gagner : Ol a pris frèd ; ôl a amassé du mau ». - (18)
- amaucheter, v. a., gâter, gâcher, perdre, mettre à mal que l'on prononce à mau. - (09)
- amaujeter : méduser. - (12)
- ambadous. adj. des 2 genres. Couché sur le dos. Cette femme porte son enfant ambadous. (Perrigny-lès- Auxerre). Nous croyons cette orthographe de Perrigny défectueuse. Voyez badoue. - (02)
- ambia : lien qui relie le joug au timon. - (05)
- ambîme, s. m. abîme, endroit profond ou dangereux. - (01)
- ambitionnou, ouse, adj. envieux, qui a ledésir d'avoir, le plus souvent aux dépens du prochain. - (01)
- amblâ, s. m. tige ou branche de bois tordue en forme d'anneau servant à fixer le joug des boeufs sur le timon d'une voiture. - (01)
- amblai. : (Dial. et pat.), dérober - (14)
- amblas : pièce pour attelage de bœufs (pour fixer le timon) . - (10)
- ambrenai ou embrenai. - (Infinitif, participe passé et adjectif), couvrir et être couvert d'une substance quelconque. - (14)
- ambreuille ou lambreuille. : Le nombril (M Del.). - (14)
- ambruai (s'). : Se mettre en train de vitesse (M Del.,) et s' ambrui, verbe appartenant à une double conjugaison. - Part. : ambrué ou ambrui, mis en train. (Lac). - (14)
- ambruer. Mettre en train vivement, prendre de l'élan. - (20)
- ame, s. f., personne, individu : « J' seû été cheù vous ; n'y avot âme qui vive ». - (18)
- amelette, s. f. omelette. - (01)
- amena, amenau (Paille d'). s. f. Paille d'orge et d'avoine, paille de menus grains, amena et amenau étant une altération de menu. (Villiers-Bonneux). - (02)
- amender, v. intr., grandir : « Ah! y é vot' petiot ? Dêpeù que j' l’ons vu, ôl a ben amendé ». - (18)
- amender, v. n. Grandir, prospérer, s'améliorer. – Employé activement, signifie engraisser, améliorer. Le fumier amende les terres. - (02)
- amender. Grandir, ne se dit qu'au propre. - (20)
- amendise. : (Dial.), réforme, perfectionnement. Du latin emendatio. - (14)
- amer coum' chicotin : amer. Vraiment très amer. Ex : "Ta salade de pissenlits, al est amére coum'chicotin." (avec un accent aigu... sur amer). - (03)
- amerale, s. f. camomille vulgaire. - (01)
- ameron. s. m. Etat du vin amer. Ce vin tourne à l'ameron. - (02)
- amesouche. adj. Un peu amer. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (02)
- amesoute. s. f. Marguerite des champs. (Mont-Saint-Sulpice, Seignelay). - (02)
- amesser. v. a. et n. Dire une messe de relevailles. Se faire amesser, se faire dire une messe pour ses relevailles. - (02)
- ameulat, s. m. Gagne-petit, rémouleur. - (02)
- ameuler, v. a. mettre en meule, en tas, en groupe. - (01)
- ameusser (s'), v. réfl. se baisser, se cacher, se tapir. S’emploie quelquefois sans le pronom : « al ô ameussé dan l’crô », il est tapi dans le trou. - (01)
- ameuz'lé (adjectif) : couvert de blessures spectaculaires mais sans gravité réelle. - (08)
- amialé (adjectif) : écrasé. Se dit notamment d'un gâteau qui manque de consis­tance. - (08)
- amiaule. : (Dial. et pat.) Les adjectifs latins terminés en abilis se traduisent dans le dialecte et dans le patois par la terminaison aule : « 0 naissance amiaule as hommes. (S. B., vig. de la Nativ.) - (14)
- amibrunchai, ambrunchi et ambrun. : Fâché, d'humeur noire ou rembrunie. -Le dialecte disait embronchiés. - (14)
- amignauder, aminauder. v. a. Flatter, caresser. Dans le glossaire de Roquefort, on trouve amignauder, amignoter. - (02)
- amigrer. v. a. Epandre, écarter, en parlant du fumier Du latin migrare, emigrare, écarter, éparpiller. - (02)
- amijoler, v. tr., cajoler, enjôler : « Alle sait s'y prende, celle-là ! alle vous l’amijôle gentiment ». - (18)
- amiotter : émietter. - (13)
- amitiaule, adj., qui fait des démonstrations d'amitié. - (09)
- amitiaule, amiquiaule. adj. Amical. - (02)
- am'lette : une omelette. - (17)
- amman, s. m. Vaisselle qui vient de servir et qui n'est pas encore nettoyée. - (02)
- ammistôflai ou emmitouflé. : (Dial. et pat.), enveloppé, caparaçonné. - Ammistôflai de forure. (M Del.) - (14)
- amocheter : (prononcer amoch'ter) abîmer - mettre en morceaux. Ex : "Arrête-don d'amoch'ter ton pain." - (03)
- amogeter : gaspiller. - (13)
- amomon, s. m., pomme d'amour, fruit de la morelle, faux piment. C'est exactement le mot grec (aromate de l'Inde). Le nom se donne à l'arbuste et au fruit. Les amoureux s'en offrent des bouquets. - (18)
- amonder : gronder. - (13)
- amor, s. m., considération, égard : « J'ai fait c' qui po l'amor de li ». - (18)
- amoucha. Oiseau de proie, du français émouchet. - (20)
- amouder. v. n. Donner son lait en abondance, volontiers, facilement. Se dit des vaches bonnes laitières. - (02)
- amouèdiation : location . - (10)
- amouner,v. tr., amener, conduire : « Ol a été genti ; j’amoune mon gar à la fête ». - (18)
- amounition, amunition. s. f. Munitions, vivres. Pain d'amounition, pain distribué aux soldats. Du bas latin amonitio, subsistance, suivant Ducange. - (02)
- amourciller. v. a. Mettre, diviser en petits morceaux. - (02)
- amoureux : voir chvau - (19)
- amphitryons : hôte chez qui l'on va dîner. - (07)
- ampigé, ampeingé et empingé. : Embarrassé d'obstacles matériels. - (14)
- ampoule, s. f. petite rainette qui monte sur les arbres. - (01)
- amunition, s. f., munition. Employé seulement dans le sens de fournitures militaires : « Un pain d’amunition ; un fusil d'amunition. - (18)
- amusser. v. a. et n. Boucher, détruire les musses ou passages cachés, secrets, pratiqués dans une haie par le gibier ; en général, cacher, couvrir. - (02)
- an ou ant- il, on, ont. - Al an été ai lai charrue. - AI ant gros de mérite. V. par en. - (16)
- an, terminaison de la 3e personne du pluriel au présent de l'indicatif, au futur, etc. : « a dian, a fian, a mingean », ils disent, ils font, ils mangent. Une partie du Morvan nivernais prononce on : « a dion, a fion, a mingeon. » - (01)
- anas. s. m. pl. Immondices, débris de vaisselle. (Pasilly). - (02)
- anaû : virole de la faux. - (10)
- ancairner : puer. - (10)
- ancin que. conjonct. Tandis que, pendant que, à mesure que. « Ancin qu'on moissonnait, on liait. » (Percey). - (02)
- anciner, v. a. exciter un chien, le lancer à la poursuite de quelqu'un : le chien s'est « anciné » contre lui. - (01)
- ancre - âpre, trop fort. - Ce vin qui â tro ancre. - Que le frouai â don ancre ajedeu. - AI ai in caractère ben ancre. (Pour le toucher V. aire). - (16)
- ancre, adj. acre, âpre, aigre, violent, ardent. - (01)
- ancre, adj., être ancre, se montrer ardent, tenace, persévérant. A aussi le sens de âcre. - (09)
- ancre, adj., tenace, opiniâtre, têtu ; aigre, violent, âpre : « N'y a pas mo-ïen d’li fâre fâre c’qu’on vout ; ôl êt ancre c'ment eùne mule ». - (18)
- ancre. Opiniâtre, tenace - (20)
- ancreman, adv. avec âpreté, violemment, ardemment - (01)
- ancrené, ée. adj. Qui est ancré profondément et depuis longtemps. Maladie ancrenée, maladie invétérée, qu'on ne peut plus guérir. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- andain - chenet de feu (outre le sens français de rangée de foin). - Ces andains qui ne sont pâ aissez hauts. - L'andain du poèle â trop lairge. - (16)
- andain : rangée de foin ou de paille déposée sur le sol. - (06)
- andain, s. m. chenet, landier. - (01)
- andain. - Delmasse donne à ce mot deux significations, celle de grand thcnet de cuisine, et celle, dit-il avec Lamonnoye, de l'espace entre les deux jambes écarquillées (écartées).- De ce que l'intervalle entre les grands chenets de cuisine d'autrefois mesure à peu près une enjambée, on les a appelés des andains - (14)
- andains (mot masculin) : chenets. - (08)
- andaivai, endesver, endever. : (Dial. et pat.), enrager. - (14)
- andées (des) – régulièrement, pas mal, de temps en temps - Queman que cequi vait métenant ? Mon Dieu, cé vai to des andées. - L'ovraige n'â dière aivancé, ma voiqui qu'â va ailai des andées. - (16)
- andément. De suite, sans désemparer, directement tiré de l'italien andantemente. Andain, ce que le faucheur abat autour de lui en marchant, de l'italien andare. - (20)
- and'lai, adv.de l., au-delà, de l'autre côté, là-bas : « And'lai l'iâ » (de l'autre côté de l'eau). - (18)
- andoche (in) - un maladroit, un propre à guère surtout par défaut d'intelligence. - Ma, ne nos aimeune pas cequi ç'â in vrai andoche. - Ote-tai don pôre Andoche que t'é ! - (16)
- andouilles (voir Dèpendeux). - (18)
- anemiablement. : (Dial.), hostilement ; adverbe pris au subst. anemi. - (14)
- ânes. s. m. pl. Echasses. Marcher sur des ânes. (Saint-Martin-sur-Oreuse). - (02)
- aneut, adv., aujourd'hui. - (18)
- anflicutai. : Engrosser. - (14)
- angauche. adj. Qui n'est pas adroit. (Charny, Seignelay). - (02)
- angaudre. s. m. et f. Qui est empoté, maladroit, peu agissant. - (02)
- angélus. S. m. Parties gélatineuses, tendons, cartilages impropres à l'alimentation, qui se rencontrent dans les viandes, et que les bouchers trouvent moyen de glisser et de faire payer à leurs pratiques. A Joigny, l'angélus et la réjouissance doivent être exclus des fournitures faites aux pauvres pour le compte du Comité de l'Extinction de la mendicité ; un des articles du cahier des charges et conditions imposées à l'adjudicataire de ces fournitures contient même sur ce point une interdiction spéciale. - (02)
- angive, s. m. contrefort de bâtiment. - (01)
- angiverne. adj. Maladroit. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- angoulouses : piqûres de serpent. IV, p. 32 - (19)
- angüier, angüiller : boîter, ne pas être d'aplomb, bancale. - (11)
- anguigne, s. f., femme de peu de ressource, qui ne sait rien dire ni faire, et même quelque peu idiote : « Ta Mariette ? Laisse-me donc. Y ét eùne jolite anguigne ! ». - (18)
- anguignonai. : Causer de l'ennui, du désagrément, du guignon. - (14)
- anguille de buisson, s. f., serpent. - (18)
- anguillé, e, part. prés. d'un verbe « anguiller » inusité à l'actif : une carpe « anguillée » est celle qui prend la forme d'une anguille. - (01)
- anichon, s. m., petit âne ; au figuré, enfant qui n'apprend rien. - (18)
- anjoluce. s. f. Angélus. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- anliens : maladie qui attaque l'oeil du boeuf. - (12)
- anligner, v. a. aligner, mettre en ligne. - (01)
- anloupiau. s. m. Forme très-fortement dénaturée des mots envelouppiau, enveloppiau, enveloppeau. A Auxerre, à Joigny et presque partout, dans le Département, on appelle anloupiaux, des morceaux de toile servant comme de guêtres, dont les vignerons s'enveloppent les jambes dans les vignes et lorsqu'ils font des ouvrages malpropres, par exemple, lorsqu'ils portent des terres, qu'ils tirent, qu'ils chargent ou répandent du fumier. - (02)
- annaige, s. m. bête ovine d'un an qu'on appelle prime dans le langage technique. - (01)
- an'née : année . - (10)
- ânnée : une année - c'tânnée : cette année - l'ânnée qu'vint : l'an prochain -l'ânnée passée : l'an dernier. - (17)
- annemi, e, adj. ennemi. On prononce an-n'mi. - (01)
- anneu, s. m. ennui, langueur, tristesse, chagrin, embarras. On prononce an-neu. - (01)
- anneumitié, s. f. inimitié, haine. - (01)
- annimau (qu'on prononce han-ni-mau). s. m. Animal. Dans beaucoup de localités, on dit annimal, au pluriel un annimau, des annimals. - (02)
- an'nimau : animal . - (10)
- annimau, s. m. animal : « l'poure an-nimau ô péri », le pauvre animal est mort. - (01)
- an-nimau, s. m., animal : « V'tu ben te côger ! Côge-te donc, fichu an-nimau ! » - (18)
- annioussè (s'): s'étouffer, s'étrangler. - (17)
- anniové : gorgé d'eau, ce mot s'emploie pour qualifier une terre. - (17)
- an-n'mi, s. m. et adj., ennemi. - (18)
- an-n'miquié, s. f., inimitié. - (18)
- anno, adv. non. Dans le Morvan nivernais «ainn'no » le premier n est une épenthèse d'euphonie. On redouble l'interjection dans la locution « oh qu' ann' nô! » oh que non. - (01)
- an-n'O, an-n'A - non (style familier). – Vosé é étai fâre lai commission ?... An-n'O., i n'ai pâ aivu le temps (prononcer anne-no). - (16)
- annotte. s. f. Jeune fille. - (02)
- annuiter (s'), v. pronom. S'attarder à la nuit, rentrer de nuit. Ou dit aussi s'anuiter. - (02)
- anoious. : (Dial.), fâcheux, désagréable. –Le substantif anoi, d'où cet adjectif dérive, signifie ennui. - (14)
- anosse (nom féminin) : anesse. - (08)
- anosse, s. f. anesse. - (01)
- anotte : boule de poils chez un animal. - (17)
- anprès, adv., après, et aussi : près, auprès. - (18)
- anprês, prép. près, auprès. - (01)
- anquié, e, adj. repu, gorgé, saoulé. « i seu anquié », je suis rassasié à l'excès. - (01)
- anroué. : Enroulé. Du latin in rotatum. - (14)
- anscouai - faire verser ou décharger une voiture par derrière. - Ne chairgez pâ tant darré, cé anscouro. - An fauré anscouai de faiçon ai ne pas embaraisser le chemin. - (16)
- ansin. : Ainsi, de même que. - Ansin sô ti, ainsi soit-il ; ansin que, lorsque. - (14)
- anstain que. conjonct. En même temps que, aussitôt que, au moment que. Ansiain qu'on entre cheux eux, i faut dire bonjour. (Pasilly). - (02)
- ant ou an - temps du verbe avoir et du verbe être. (V. An). - (16)
- antan (de pire qu' ou de peiqu') - de plus en plus mal, de pis en pis. - I ne sais pâ, ma les aiffâres ailant de pire qu'antan. - De pei qu'autan, ça in peu refrain - (16)
- antan. : Ce mot abrégé du latin ante annum, signifie l'année avant celle où l'on est, c'est-à-dire l'année passée. - (14)
- antodvillai. : Attacher, envelopper, faire un tout de diverses parties ou effets mobiliers. - (14)
- antoûnoie. s. f, Sansonnet, oiseau. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- antraipai. : Embarrassé dans un trou, dans une trape. (M Del.) - (14)
- anvairimé. - Corrompu. Cette expression est formée du mot patois vérin, qui signifie corruption engendrée par les vers. - (14)
- anvec : voir danvec - (19)
- anvi. : Involontairement (du latin invitus). - (14)
- anviot - reptile qui se casse facilement, et dont on dit en proverbe : Lai serpent bon onguent, ma l'anviot le cro. C'est l'orvet. - (16)
- anvo : voir borgne - (19)
- anvô. : Cornet à bouquin, désigné ainsi à cause de la forme de serpent de cet instrument d'église. (Del.) - (14)
- anvoin. : Obstiné, têtu, opiniâtre. - (14)
- aoire. : (Dial.) , accroître, augmenter. – Dérivation du latin attgere. -Le part. passé est avoit (auctns). - (14)
- apaîcher, apêcher, apancher, apincher. v. a. Epancher, jeter çà et là, éparpiller. Apaîcher, apincher du fumier. Sans doute pour épancher. (Puysaie). - (02)
- apâïer, v. a. apaiser, calmer, tranquilliser. - (01)
- apaisanter. : Le dialecte employait ce mot, qui est devenu, en français, apaiser - (14)
- apan, adv. en bloc, en masse, tout ensemble, sans choix. - (01)
- apanteau. S. m. Épouvantail. Du verbe apanter, syncope d'épouvanter. - (02)
- apanter. v. a. Faire peur, effrayer, épouvanter. Voyez apanteau. - (02)
- aparmenmes. : (Dial.), à l'instant. M. Burgny fait dériver cette locution des mots ad per metipsissimum (tempus). - (14)
- aparne. s. f. Épart, traverse qui tient les limons épars. (Sainpuits). - (02)
- aparnir. v. n. Éclairer, faire des éclairs. Nous allons avoir de l'orage, il aparnit. - (02)
- apatties. s. f. pl. Filasse grossière provenant du pied, de la patte du chanvre. (Villeneuve-les-Genêts). - (02)
- apattis. s. m. pl. Empreintes de pas, glissades. De patte. - (02)
- apché, ée. adj. Eclos. C'est une altération du mot ébeché, qui se dit de l'œuf becqué, brisé sous l'effort du bec du petit poulet qui vient d'en sortir. - (02)
- apcherou abcher : éclore. - (12)
- apchieou abchie : nourriture des petits oiseaux. - (12)
- apendis : appentis. - (13)
- apianter, v. a., rendre pointu un morceau de bois ou de fer. - (09)
- aplater : aplatir. - (13)
- aplater, apléter. v. n. Aller vite; fournir beaucoup. Voyez épléler. - (02)
- apléter : travailler vite. - (12)
- apogne : voir épogne - (19)
- apoier et appoier. : (Dial. et pat.), appuyer. Du bas latin appodiare. (Duc.). - (14)
- apoigne : soir épogne - (19)
- apointucher : tailler en pointe, rendre pointu ou, en adjectif : apointuché = pointu. Ex : Si j’veux qu’mon pôô il enterre ben, faut qu’il soué bén’apointuché. (Si je veux que mon poteau entre bien (en terre), il faut…). - (03)
- apondre, v. tr., atteindre : « Aide-me donc. Mon bras n’é p’assez long : j’peux pas apondre à la fenêtre ». - (18)
- apondre, v. tr., joindre, attacher, allonger : J'ai apondu eun bout à ma ficelle ». (Voir Rapondre et Aponser). - (18)
- apondre. - Voir : ràpondre. - (15)
- aponse, s. f., allonge d'une étoffe, d'un panneau, etc. : « C'te jupe é trop courte ; aile a besoin d'eùne aponse ». — « Faut mettre eùne aponse au bas d’ta porte ». - (18)
- aponser, v. tr., allonger à l'aide d'une pièce, d'un morceau, etc. Montr., apponser. (V. Apondre, Raponser). - (18)
- aporiau, apriau. s. m. Ypréau. - (02)
- aport, s. m., assemblée, fête de village, où l'on boit, où l'on mange, où l'on danse. Les aports sont, comme les veillées et sur une plus grande échelle encore, des motifs à rapprochements entre garçons et filles, et il est peu de ces fêtes qui n'amènent quelque mariage. - (18)
- apotager : bien traiter, bien s'occuper de... Ex : "Ce gamin là, il est ben apotagé, t'entends ben !" - (03)
- apotre, s. m., usité en accolement à l'adj. bon. Ainsi, dire d'un gas : « Y ét ein boun apôtre », équivaut à dire : c'est un bon garçon. - (18)
- apougne : voir épogne - (19)
- apoutir, époutir (Br., Chal.,Char.), époutir, époitir, épouter (Y.). - Ce mot exprime l'action d'aplatir en écrasant ; racine : aplatir ou épater. - (15)
- apparaissance. s. f. Apparence. - (02)
- appendu. s. ln. Morceau d'étoffe rapporte et cousu sur le trou d'un vêtement. - (02)
- appenter : appréhender. - (13)
- applier. Mettre les bœufs sous le joug. On appelle appliée le labour que peuvent faire deux bœufs sans quitter la charrue. - (20)
- appoiger. v. n. Éclabousser, éclater. (Saint-Sauveur). - (02)
- apport (nom masculin) : fête de village. - (08)
- apport : fête où on louait les ouvriers agricoles (louée). - (12)
- appouger (S'), v. pronom. Se poser, se percher, et, certains cas, s'accroupir. Un oiseau s'appouge. Une petite fille s'appouge aussi, quand tournant sur elle-même pour développer l'ampleur de ses jupes, elle se baisse tout d'un coup de manière à leur faire former la cloche. (Puysaie). - (02)
- appresser. : (Dial.), comprimer. Du latin vulgaire ad pressare. - (14)
- approsse ou aprousse. : (Dial.), du latin ad proximum, hâte, empressement. - (14)
- aprentisse, s. f., apprentie, au fig., personne inexpérimentée. - (18)
- aprés, adv., le long de, à : « m'a dévoré toutes ses culottes en gravichant aprés les murs vou ben aprés les âbres ». — « T'as lassé la clé aprés la porte ». — « Qu’é c’que t’as donc tôjor aprés moi? » - (18)
- après, loc, prép., en train de : « T'vas l’trouver au bouchau du carre ; ôl ét aprés boire ». — En français, ces deux derniers mots signifieraient que le biberon a fini de boire ; chez nous, au contraire, ils disent qu'il est en train- de boire. - (18)
- apuceter. v. a. Épuceter, chercher les puces. - Au figure, apuceter quelqu'un, lui dire des ventes un peu dures autrement, lui secouer ses puces, suivant le mot usité à Auxerre. - (02)
- aquan : voir danvec - (19)
- aquand, adv., quand, à quelle époque, surtout pour interroger ; « On t'attend cheù nous ; à quand veindras-tu ? » - (18)
- aque, s. f. acte : une « aque » de mariage. Le notaire a fait « l'aque. » - (01)
- aqueni, équeni. adj. Qui n'a que la peau et les os, qui est sans force, épuisé, réduit à rien. Du verbe aqueniter, venant lui-même de nihil. Quand les vignerons d’Auxerre sont abattus, extenués par la chaleur, ils disent qu'ils sont équenis. - (02)
- aquerciau. s. m. Petit enfant maigre, qui n'a que la peau et les os. (Ferreuse). - (02)
- aquerciot : petit- menu - maigre (mais pas maladif). Ex : "Eh ! aquerciot" (l'interpellé doit se reconnaître) "C'te gamine, c'est un vrai aquerciot !" - (03)
- aquernot. s. m. Coffre, tiroir (Perreuse). Doit être une corruption de créneau. - (02)
- aquetouflé (adjectif) : ramassé sur soi-même. - (08)
- aqueûbi : rendu niais, abruti, interdit (celt. akoubet : rester interdit). - (04)
- aqueudre, v. tr., exciter le bétail à marcher (Mervans). - (18)
- aqueudre. Pousser le bétail, participe aqueuillo, du latin aculeus, aiguillon pour activer les bœufs. - (20)
- aqueuler (s'), v. pr., s'accroupir, s'asseoir sur ses talons. On prend fréquemment chez nous cette posture familière, pour s'approcher du feu, caresser un enfant, etc. - (18)
- aqueuler, v. a. accroupir, asseoir très bas sur les genoux ployés. - (01)
- aquia: attelage immobilisé. - (05)
- aquiapi (adjectif) : brisé, fatigué outre mesure. (Voir acapi). - (08)
- ar, loc. être en ar, être en disposition, en velléité de « al étô en ar d'ailer en viaige », il était disposé à aller en voyage. - (01)
- ar, s. f., air « I m' leùve de grand maitin, por aller prend'e la boun âr ». Mais une euphonie naturelle fait dire air si l'on veut parler de « l'air fraîche ». - (18)
- ar. s. m. Air, dans toutes ses acceptions. « I crache en l'ar pou qu'ça l'i retombe su le bê. » - (02)
- aragnée, s. f., araignée. Dans les villes, comme dans les campagnes, on entend couramment employer ce proverbe : Aragnée du maitin, Y é du chagrin ; Aràgnée du soir, Y é d' l'espoir. - (18)
- aragner (s'). v. pronom. Se harceler. - (02)
- arâgner, v. a. exciter, stimuler les animaux de trait, les bœufs, les vaches. On laboure d'autant plus de terrain en un jour qu'on « arâgne » davantage ses bêtes. - (01)
- aragner. Voyez érragner. - (02)
- araigne. : Ornement proscrit pour certaines conditions par l'édit somptuaire de 1580 rendu à Dijon. - (14)
- araignie : araignée. IV, p. 29 - (19)
- araire, s. f., charrue sans avant-train, à soc triangulaire garni de deux ailes. - (18)
- araler : balayer feuilles ou graines d'un revers de main, élaguer.. - (12)
- araler : élaguer, abattre. Ex : "Va fallouée qu’jaralint nout’ châgne." - (03)
- araler. v. a. Enlever, détacher les raies, émonder, ébrancher. – Se dit aussi en parlant de l'épiderme, et, dans ce cas, il est synonyme d’érafler. J'me suis aralé toute la piau des mains. - (02)
- aramer : s'aramer : se prendre dans des branches. III, p. 44-n - (19)
- arâmer, v. n. entrer dans les rameaux, dans les branches d'un arbre. On prononce en quelques lieux « airaimer ». - (01)
- aramis et alramis. - Autorisé par justice. Charte d'affranchissement de la ville de Seurre, 1278. - (14)
- arandon. Espace de terrain inculte entre les sillons pour pouvoir retourner la charrue. - (20)
- arâpé, part. pass. d'un verbe « araper » inusité à l'infinitif dans ce sens. Avide, ladre, passionné pour ses intérêts. - (01)
- arâper (s'), v. réfl. se prendre à... se mettre vivement à... un bon ouvrier « s'arâpe » à son ouvrage; il s'est « arâpé » à sa vigne. - (01)
- araper. v. n. et s’araper. v. pronom. S'accrocher, se mettre à l'ouvrage fortement par opposition à déraper, quitter le fond, se décrocher. (Sermizelles). - (02)
- araquer, v. a. accrocher. - (01)
- arbeuiller (verbe) : fouiller en faisant de grands désordres. (On dit aussi r'beuiller). - (08)
- arbeuiller : fouiller. - (12)
- arbeuille-vertiot : couteau pointu, fouineur, curieux. - (12)
- arbillot. s. m. Ardillon. - (02)
- arbiquer (verbe) : qui rebique, qui dépasse, en parlant d'un vêtement mal ajusté. - (08)
- arblanchir : se changer - s'habiller de vêtements propres. Ex : "Avant d'aller au bourg, té vas tout' même t'arblanchi !" - (03)
- arboub (à l’), loc, au rebours. - (18)
- arbrousser (verbe) : rebrousser son chemin. - (08)
- arc. s. m. Herse, râteau. (Puysaie). - A Domecy-sur-le-Vault, on dit acc, dans le même sens. - (02)
- arcandage. s. m. Mauvais équipage; ouvrage difficile, désagréable, qu'on ne sait par où commencer. - (02)
- arcander : bricoler, (arcander quelqu'un : se jouer de lui). - (12)
- arcander, v. n. Travailler sans suite et sans ordre à toutes sortes d'ouvrages, suivant le caprice du moment, et quelquefois sans objet ou sans résultat utile ; se donner beaucoup de peine pour rien. - (02)
- arcanderie (nom féminin) : comportement ou manœuvre qui est plus ou moins empreint de malhonnête. - (08)
- arcanderie : nom donné à ce qui est gênant ou importun. - (12)
- arcandié, s. m. coureur de grands chemins, vagabond. - (01)
- arcandier (nom masculin) : personne en qui on ne peut avoir confiance, personne malhonnête. - (08)
- arcandier (un) : mauvais ouvrier. - (13)
- arcandier : vagabond, vaurien, celui qui se fatigue pour ne rien faire, malhonnête. - (12)
- arcandier : homme sans profession ou qualification bien définie, touche à tout. - (05)
- arcandier. s. m. Celui qui prétend savoir tout faire, qui travaille en effet sans suite à toutes sortes d'ouvrages et ne fait jamais rien de bien. - (02)
- arcandies. s. f. pl. Embarras, difficultés ; par allusion, sans doute, à la situation gênée dans laquelle se trouvent souvent les arcandiers. - (02)
- arcelet, arcelot. s. Petit cercle de métal mis autour d'un sabot fêlé ou casse pour le consolider. - (02)
- arcelier, arceiller, arseiller, s. m. Voyez harcelier. - (02)
- arche : huche à pain. IV, p. 37-8 - (19)
- arche : maie. - (13)
- arche : coffre à abattant, avec ou sans tiroir au-dessous, servant de garde-manger ou de laitages. Ex : "Argad' don dans l'arche, na encor' ène fercielle dé froumage." - (03)
- arche, airche. s. f. Coffre, huche au pain, maie. Du latin arca. – Se dit, dans plusieurs localités, pour herse, et quelquefois pour râteau. - (02)
- arche, s. f. mait, coffre où l'on pétrit le pain. Le Morvandeau nivernais dit indifféremment mait ou arche, prononcé « airce. » - (01)
- arche. : Coffre (latin arca), 1366. - (14)
- arche-banc : banc-coffre. - (04)
- archer. v. a. Herser. - (02)
- archigner (s') : faire la grimace - montrer de la mauvaise humeur - rire. (Quand le rire impatiente l'autre). - (03)
- archigner (verbe) : rechigner. Montrer les dents. - (08)
- archlot : armature d'un panier . - (10)
- arciau. s. m. Herminette; en général, instrument tranchant. Se dit sans doute pour asciau, qu'on trouve dans Jaubert et qui dérive du latin ascia. - (02)
- arcier (un) : un frelon. - (13)
- arcier : frelon. Appelé aussi Lombard, ou Gourlon-Lombard. - (03)
- ar'commencer, v. tr., recommencer. L’a préfixe, qui paraît d'abord singulier dans ce mot, peut s'expliquer bien naturellement. Supposons cette phrase : « C'est mauvais ; c'est à recommencer ». On voit sans difficulté comment l'oreille populaire a perçu la chose et rattaché le a en vedette à son verbe. - (18)
- arde : branches servant à retenir ce que l'on met dans un chariot. - (12)
- ardent, erdent (pour Redent). s. m. Ressaut qui se rencontre quelquefois dans les pièces de charpente. - (02)
- ardez, impér. d'un verbe fictif « arder » pour regarder. - (01)
- ardillant. adj. Brûlant. Du latin ardere. - (02)
- ardillat. s - m. Terrain argileux. - (02)
- ardille, s. f. argile, terre grasse et fraîche. - (01)
- ardille. S. f. Argile. - (02)
- ardillère, s. f. terrain argileux. Les ardillères, grande prairie près de Saulieu. - (01)
- ardilleu, ardillou, adj. argileux, qui est de la nature de l'argile. Au féminin euse et ouse. - (01)
- ardilleux, euse. adj. Argileux. Sol ardilleux. Terre ardilleuse. - (02)
- ardouneux : mauvais joueur qui reprend ses billes. - (04)
- ardouteux : méfiant. - (04)
- areine, s. f. arène, granit en décomposition, lequel forme un sable à gros grains. - (01)
- areiner, v. a. couvrir avec le gros sable appelé « areine ». On areine un chemin neuf, une allée de jardin, etc. - (01)
- areiner. v. a. Ereinter. De a privat. et de reins. - (02)
- arengs (cori lé-z-), loc, courir les harengs. Promenade - procession locale des plus piquantes, faite le mercredi des Cendres, et où jadis se mêlait une grande partie de la population. Tous les acteurs, une chemise de femme par dessus leurs habits, à la main une ligne à pêcher, au fil de laquelle pendait le poisson symbole de carême, couraient les rues, psalmodiant : « Un n'âreng ! deux z'arengs ! trois z'arengs ! » - (18)
- areuiller (s') : ouvrir de grands yeux. Par excès : s'émerveiller, être ébloui. Ex : "T'as-t-y vu coume y s'areuille ton gamin !" - (03)
- areuiller (verbe) : avoir des difficultés pour voir. - (08)
- areuiller(s') : ouvrir de grands yeux, se réveiller. - (12)
- arfion : ergot, ongle. - (12)
- arfions (nom masculin) : doigts de pieds. On dit aussi arpions. - (08)
- argadou (à la) ! loc. exclam., de nos mariniers, réplique à l'appel : à la civadou ! - (18)
- argarder (verbe) : regarder. - (08)
- ar'garder, v. tr.. regarder. (Voir Ar'commencer pour l’a préfixe). - (18)
- argiler : pousser des cris. - (12)
- argipe : piège à oiseaux. VI, p. 3-7 - (19)
- argiper : sursauter. - (12)
- argiper : voir erziper - (19)
- arglantier. s. m. Églantier. - (02)
- argnelle : roue de l'avant-train d'une charrue. - (12)
- argogner, v. tr., faire un travail difficile, ou ennuyeux. - (18)
- argolet, s. m. houx. Ce mot était très usité dans le Morvan nivernais. Les bâtons « d'argolet » jouaient autrefois un rôle fort actif dans les foires et les apports de la contrée - (01)
- argolet. s. m., houx. - (18)
- argolette. Chétif, frêle, de peu de valeur, tiré du vieux mot argoulet. - (20)
- argoniè : quelqu'un qui bâcle son travail, on dit aussi borcheilloux ou bousillou. - (17)
- argonié, s. m., mauvais ouvrier. - (18)
- argònier (C.-d.), argogner (Br.). – Chercher dispute, se chamailler. Voir : Ragonier. - (15)
- argonner. Verbe et substantif qui signifient travailler mal et mauvais ouvrier. - (20)
- argot : ergot . - (10)
- argoula, s. m. ne désigne pas seulement le houx, mais aussi le genêt épineux, genista anglica de Linné. - (09)
- argout, hargout. s. m. Ergot. Se dit familièrement, et souvent par ironie, des ongles de l'homme. En v'Ià des hargouts d'une longueur ! Pourquoi qu'tu n'les coupes pas ? - (02)
- arguignè : taquiner, exciter (un chien par ex.). - (17)
- arguigné. : Piquer, agacer quelqu'un. – Aux Fourgs, en Franche-Comté, on dit arguenai, expression que M. Tissot fait dériver de l'allemand (voir son Glossaire des Fourgs) ; j'y verrais plutôt l'influence du latin arguere. - (14)
- arguigner : exciter. - (04)
- aria : aléa. - (04)
- âriâ : ennui, contrariété . - (10)
- aria, s. m., embarras, difficulté, obstacle. Ex. : quel aria ! que d'arias ! - (09)
- aria. s. m. Mot d'origine espagnole, qui, au Chili, signifie Convoi de mules. - Se dit, dans l'Yonne, par similitude sans doute, pour grand attirail, grand train, besogne incessante, difficile, exigeant beaucoup d'attention et de surveillance. Les vendanges donnent ben de l'aria. I gna ben de l'aria dans ç'te maison-là. - (02)
- ariau (nom féminin) : araire. Charrue. - (08)
- arichal (fil d'). s. m., fil d'archal. - (18)
- aridelles : brancards d'un chariot. - (12)
- arie - l'aire d'une grange, le grain à battre qui est dessus. - Al â choué du fenau su l'ârie. - Entre l'ârie et le fliais. - (16)
- arié ! loc. expl. A le sens de mécontentement, d'ennui, d’étonnement, d'impatience : « V’là-t-i pas, arié ! qu'j'ai pardu mon échevette ! » Se dit pour exprimer une contrariété, mais parfois signifie : aussi, encore, cependant, tout de même. Quelques-uns l'écrivent arrié ! - (18)
- arié (usité dans toute la Bourgogne), arré (C.), arrié (Morv., Br.). - Expédient de langage sans équivalent en français et dont il est, par cela même, assez difficile de donner le sens. Ce mot exprime surtout une idée de mécontentement, de contrariété, d'impatience…. Une autre étymologie, moins compliquée, a été proposée et paraît préférable, c'est: ad horam (à cette heure), locution commune, dont ârié serait un dérivé. A l'appui de cette assertion vient l'opinion de Guillemin, qui cite plusieurs textes d'ancien français, dans lesquels le mot arrier se trouve avec le sens de : à cette heure. Ne pas confondre ârié avec arrié, fréquemment employé par les charretiers pour faire reculer leurs chevaux et qui n'est qu'une corruption du mot : arrière ! - (15)
- arié : au contraire. - (12)
- arié, interj. maintenant, enfin, en effet, et correspond ordinairement à l'interj. « jar, jaré. » - (01)
- arie. s. f. Bergerie, et, par extension, vacherie, étable en général Du latin aries, bélier. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- arié. : Locution explétive, soit d'étonnement, soit d'impatience. - (14)
- arignée, s. f., araignée. (Voir Aragnée). - (18)
- arigner, arâgner. – Voir : harigner. - (15)
- arigner, v. tr., railler, taquiner, agacer, provoquer. - (18)
- arignie : voir araignie - (19)
- arignie des amoureux : voir chvau - (19)
- arlequin et arloquin. s. m., barque très légère, ne pouvant guère contenir qu'une personne, et destinée à la chasse sur l'eau. (V. Nëye-chrètien). - (18)
- arlever : relever, à propos de gerbes que l'on met en javelles - ou la vigne que l'on relève après la première pousse. Ex : "J'monte à la vigne ! Il est ben temps d'arlever !" - (03)
- ar'marcier, v. tr., remercier. - (18)
- armelle, s. f. marguerite, genre de pyrêthres. - (09)
- armenusier. s. m. Armurier. - (02)
- armona, s. m., almanach. - (18)
- armouère (nom féminin) : armoire. - (08)
- arné, ée (pour harné, hernie), adj. Fatigué, à bout de force. - (02)
- arné, part, passé d'un v. « arner » inusité à l'infinitif. Ereinté, fatigué à l'excès : « i seu arné », je suis éreinté. - (01)
- arné-las. adj. Composé redondant des deux mots harné et las, exprimant l'un et l'autre la même idée la lassitude, la fatigue. Et cependant, c'est cet accouplement qui indique l'excès de lassitude et d'épuisement de celui qui dit Je suis arné-las. - (02)
- arner : frapper rudement une personne ou un animal. - (12)
- arnicage. s. m. T. de dérision, de mépris. Equipage ridicule, grotesque, qui provoque le rire et la moquerie. - (02)
- arnois. s. m. Mauvais garnement. Ce mot nous semble avoir beaucoup d'affinité avec arnaud, débauché, mauvais sujet, et arnauder, quereller, chercher noise et dispute, maltraiter. - (02)
- arnoueille : voir guernouille - (19)
- arnuquer : regarder. - (13)
- arœiller (s'). v. pronom. S'étonner, s'effarer, ouvrir, écarquiller démesurément les yeux à la vue d'une chose, d'un spectacle qui vous surprend. - (02)
- aroi. s. m. Assaisonnement. (Bessy.) – Roquefort donne arroi, ligne, trait, rang, disposition, façon…, arrangement…. - (02)
- aronce (nom féminin) : ronces. - (08)
- aroncé : égratigné. VI, p. 41-14 - (19)
- aronce : ronce, églantier. VI, p. 41-14 - (19)
- arosse. Courtillière ou taupe-grillon commune. Insecte qui cause du dégât dans les jardins en coupant les racines des plantes. - (20)
- arou, s. m. arrosoir. Apocope de « arousoir. » - (01)
- aroufer (s'), v. pr., s'accroupir, s'abaisser : « C'ment c' qui, t' peux pas y voir ; aroufe-te ». A beaucoup d'analogie avec Se mettre à croupeton. - (18)
- arouher, v. a. arroser. - (01)
- arouisser. v. a. et n. Essiller, enlever les feuilles des arbres avec la main. On dit aussi aruisser. - (02)
- arpailler (pour harpailler). v. a. Chercher querelle à quelqu'un, l’asticoter, le harceler, le bousculer, le mettre en colère. – S'arpailler. v. pronom. Se colleter, se quereller, se bousculer avec d'autres. Derivé du vieux mot arpe, harpie. - (02)
- arpenteux. s. m. Araignée à longues pattes qu'on trouve dans les blés et qu'on nomme aussi faucheux. - (02)
- arpette, harpette (par contraction de harpiette). s. m. et f. Mauvais petit garçon, mauvaise petite fille. Proprement, enfant de harpie, comme on dit enfant de garce, enfant de limace, enfant de bique, enfant de chien. - (02)
- arpi, s. m., grande perche à l'usage des bateliers. L'extrémité est armée d'une pointe et d'un crochet en fer. - (18)
- arpiau (pour harpiau). s. m. Gamin, polisson, vaurien, fils de harpie. - (02)
- arpion, s. m., griffe, ongle, serre, corne des pieds de cochon. - (18)
- arpions : pieds. - (12)
- arquer. v. n. Ramasser des pierres avec un râteau, avec un arc ; râteler la terre, l'égaliser. - (02)
- arra, adv. de mariniers, vite ! : « Arrâ dou davant ! Arrâ dou d'arrié ! Arrâ dou partout ! Arrâ dou bou viri ! » (Vite en avant ! Vite en arrière ! Vite de partout ! Vite, et tournez !) Nos hommes de bateau emploient ces locutions lorsqu'ils ont à faire éviter aux chevaux qui tirent la maille un obstacle quelconque au bord de la rivière. Quand la maille porte bien, elle passe facilement par dessus tout. - (18)
- arré- mot explétif qui exprime la contrariété, l'ennui. - Voiqui arré qu'à veint me deraingeai. – Quoi que vô velez don arré fâre de ce qui ? - (16)
- arrêtot. s. m. Empêchement, obstacle, tout ce qui arrête. - (02)
- arri ou hardi. Locution d'encouragement. - (20)
- arri, interj. arrière ! Cri à l'usage de ceux qui veulent faire reculer les bœufs : « arri, arri! » - (01)
- arria : embûche. Ex : "Mon pour' garçon, pour fée ça, te vas avoir ben d'l'arria !" - (03)
- arria. s. m , embarras, obstacle, tracas, étalage, confusion : « Ses afàres me donnont ben de l’arriâ ». - (18)
- arrias : aléas (ou : encombrement, mélange). - (05)
- arriau : araire. - (04)
- arrié ! interj., arrière ! - (18)
- arrié (louïa d'), terme de mariniers. (V. Louïa). - (18)
- arrié : ainsi, en revanche, en vérité . - (10)
- arrié : voici que...(ou : retard : ol o arrié : il est en retard). - (05)
- arrié, prép. et adv. arrière. « en arrié », en arrière ! - (01)
- arrier. adv. Alors, aussi, encore. – Exprime souvent une idée d'opposition, de contradiction et, dans certains cas, de doute, d'hésitation. Vous partez pour Paris ; moi, arrier, je vas du côte de Lyon. Tu veux t'aller promener ; moi, arrier, je ne veux pas sortir. Quand donc viendrez-vous me voir? Oh ben! ma foi, arrier, je ne sais pas ; j'n'ai gué l'temps. Exprime aussi quelquefois une sorte d'étonnement, de surprise désagréable, et alors c'est une exclamation. Un tel va venir vous demander de l'argent. Arrier! Il prend joliment son temps, j'nai pas l'sou. – A Châtel-Censoir, on prononce argée. - (02)
- arrier. Mot invariable, assez fréquent et peu explicable. Il signifie au contraire, d'un autre côté. - (20)
- arriher, v. a. accommoder avec la graisse ou autre assaisonnement. Le bon lard « arrie » bien ; il faut de l'huile pour « arriher » la salade. - (01)
- arrivage : accommodage. - (12)
- arrivage : assaisonnement (d'après JAUBERT). III, p. 32 - (19)
- arrivage. s. in. Se dit, en particulier, à Sainpuits et sans doute aussi dans la Puysaie, de la quantité de lait qu'on met dans une soupe ou dans une fricassée pour la rendre meilleure ; mais, en général, ce mot s'entend de l'assaisonnement et de tout ce complément de légumes, de beurre, de sel, de poivre et de lard qu'on ajoute à un ragoût, au pot-au-feu, par économie, pour fournir, dans les familles un peu nombreuses. C'est l'accessoire qui arrive par-dessus, qu'on ajoute après coup. Dans certaines communes, on dit errivège, par conversion de l'a en e. - (02)
- arroi : assaisonnement (voir aussi airrouai). - (05)
- arroi, s. m. tout ce qui sert à assaisonner les mets, l'huile, le beurre, la graisse, le lard. La maison du pauvre est souvent « sans arroi. » cela se dit et cela est. - (01)
- arroiler, arrouëler : mettre de l'arrimant, de l'arrouet : assaisonner. - (11)
- arroite : petite baguette longue et flexible. - (12)
- arrosouère (nom féminin) : arrosoir. - (08)
- arsé : harassé, courbatu. - (13)
- arseá. : Bois à moitié réduit en charbon. – Le mot ars (brûlé) du dialecte est l'origine de cette expression. -Arsure signifie incendie dans les Franchises de Semur de 1262. - (14)
- arseiller. s. m. Ouvrier maladroit, qui prend mal, qui exécute mal son ouvrage. - (02)
- arsie : sieste au milieu du jour. II, p. 43-b - (19)
- arsiée : sieste, pause (celt. arsav : repos, arrêt, trêve) ? - (04)
- arsiée : voir arsie - (19)
- arsiée. s. f. ou arsis. s. m. Après-midi, ainsi appelée parce que c'est le moment du jour où se fait la plus grande chaleur. Du latin arsus, ardent, enflammé, brûlé. Lorsqu'on est accablé, brûlé par la chaleur, on dit adjectivement : « Je suis arsi. » - (02)
- arsier : voir guichard - (19)
- arsion : voir guichard - (19)
- arsouille- mot de très bas étage, assez employé, qui signifie une personne sale, surtout au moral. - Çâ moins que ran, ine vrai arsouille. - An le prenro por in arsouille ran qu'ai l'entende. - (16)
- arsouille, s. m. et f., personne malpropre, de mauvaise tenue, et surtout de mauvaises mœurs. - (18)
- arsouille. s. m. Homme effronté, impudent, dont le langage et les manières ne respectent rien. - (02)
- arsouille. : En patois picard, arsoule, expression de mépris pour qualifier une personne malpropre. - (14)
- arsouiller (s') (verbe) : boire plus que de raison. Se faire mouiller par une averse. - (08)
- artault, ertaul : orteil. - (04)
- artet, artot. s. m. Orteil. Sert à désigner les doigts du pied. Le petit artet. Le gros artet. L'artot du mitant. - (02)
- artifaille, s. f. , ajustement, objet de toilette : « Alle se fait bé brâve ; alle met toutes ses artifailles ». — Corruption d'attifage. - (18)
- artiot, arquiot. s. m. Le gros orteil. (Mâlay-le-Vicomte). - (02)
- artisse, s. m. artiste vétérinaire. Nos campagnes, en fait d'art, ne connaissent que l'art vétérinaire et encore « le r'bouteux » tient le haut du pavé. - (01)
- artisse. s. m. Vétérinaire. Nout' vaiche est malade ; j'm'en vas qu'ri l'artisse. - (02)
- arto, s. m., orteil, doigt de pied, particulièrement le gros. - (18)
- artorner : retourner. - (04)
- artot : orteil. Les artots queurnon (?) : les cors. - (05)
- artots : orteils. - (11)
- artou : orteil. - (12)
- artoué, s. m. orteil, le gros doigt du pied. Une partie du Morvan nivernais prononce « artau. » - (01)
- artouézon, s. m. artison, insecte qui ronge les étoffes, les fourrures, les bois blancs. - (01)
- artourner (verbe) : retourner. Faire demi-tour. - (08)
- artous : orteils. Ex : "j’me seus douné un coup su’ les artous. Eh j’ai coualé ! T’entends ben ?" (Coualer étant ici une litote- voir ce verbe). - (03)
- artrousser (verbe) : retrousser. (Artrousse tes manches mon gars et au travail). - (08)
- artus’né, adj., rongé des artisons. - (18)
- artuson, s. m., artison, insecte qui ronge les bois, les étoffes les pelleteries, etc. - (18)
- arveire, s. f. rivière. - (01)
- ar'veni (s'il'), v. pr., s'en revenir : « J’l’ons rencontré qu'ô s'n'arvenot d’cheù vous ». - (18)
- arvioule, s. f. regain de prairie. - (01)
- arvivre : herbe qui a repoussé après le fauchage. - (12)
- arvivre, s. m. regain de prairie. Synonyme de « arvioule » pour revivre. - (01)
- ar'voyote (à l’), loc, au revoir ! « Allons, Piarre, portez-vous ben... à l'ar’voyote ! » - (18)
- as, aux, à les. - (01)
- asar, s. m., hasard, aventure. - (18)
- ascayé : escalier. - (03)
- asciau, s. m. petite hache à manche très court dont on se sert avec une seule main, outil à l'usage des charpentiers, des sabotiers, etc. - (01)
- ascuser, v. a. excuser, pardonner : « ascusé moué », pardonnez-moi. - (01)
- ascuser, v. tr., excuser. - (18)
- âse, adj., aise, satisfait : « Jamà j’ons vu nun pu âse que lu ; ôl é ben hureux ! » - Malgré cette prononciation, le Verdunois dit : aise dans un autre cas. (V. Aises (les). - (18)
- âse, s. f., aise, aisance, bien-être : « Y ét ein bon parti qu’Jacot ; ôl é bén à l’âse ». - (18)
- asiée - aisée, facile commode.- I vos aissure que ç'â ben asiée dans le mannège. - Vos an veinrâ bein ai bout, cair çà bein asiée. Moins usité qu'âsille. - (16)
- asille - même sens qu'asiée.- Ah! Ah! ç'à asille ai dire ma ç'â aute chose de fâre. -Les terres sont tot ai fait asilles, çâ se laibore an ne peut mieux. - (16)
- asine, s. f. bête asine. - (01)
- aspergès, s. m., goupillon, comme en français, mais aussi et surtout l'aspersion faite pour lutiner : « J' nous sons baignés en Saône avou l’petiot, et j’t’li ai envoyé un aspergès !... » - (18)
- aspergès. s. m. Aspersoir, goupillon pour asperger. Se dit par allusion à ce verset du psaume 50 : Asperges me, Domine, hyssopo, et mundabor. - (02)
- assaboui : fatigué, ensuqué. - (13)
- assabouir : étourdir, abrutir. Ex : "Assabouis-nous pas ! Arréte-don d'lucher". - (03)
- assai. Hier soir, sai pour soir. - (20)
- assaingne. s. m. Essaim. - (02)
- assarge (adjectif) : turbulent, insupportable. - (08)
- assarper (verbe) : bâcler ; saccager un travail. - (08)
- assarter : tailler une haie, une bordure de végétation dépassante. Ex : "Té vas t-y laisser ta bouchue manger mon pré ? Té voué ben ! Té vas falloir assarter moun'houme. A pas r'tarder !" - (03)
- assas, assais. s. m. pl. Restes de foin, de paille, de fourrage laissés par les animaux repus au dédaigneux. Ces mots, surtout le second, assais, ne seraient-ils pas une altération du mot assez, satis? Quand on laisse de la nourriture, parce que la faim est repue, c'est qu'on en a assez. - (02)
- assassin, s. m., assassinat : « Y ét ein un vrâ brigand ; ôl a commis eun assassin ». - (18)
- assavoir (faire), v. tr., annoncer, publier par la ville. C'est toujours le tambour attitré qui remplit cette fonction : « Eh! v'là l’tambournier. Qu’é-ce qu'ô va nous faire assavoir ? » - (18)
- assavoir (faire). v. a. Faire connaitre une chose, informer quelqu'un, porter à la connaissance de… M. le Maire fait assavoir au public. Quand tu saras queuque choue, tu me l'f'ras assavoir. - (02)
- assavorer. : (Dial. et pat.), goûter avec plaisir d'une chose (du latin saporare, assaisonner, et de la préposition ad). - (14)
- assec (en), loc, une des manières dassoler les étangs. L'assolement en assec est en usage dans l'Autunois et quelques localités du Chalonnais. — Lorsque les étangs sont restés en eau pendant quelques années, on les dessèche (on les met en assec) et on les sème ordinairement en avoine. - (18)
- assemblés, qui s'emploie généralement au pluriel et se dit d'un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être mariés. - (09)
- asseter (s’), v. pr., s'asseoir ; « T'nez, la brav’ fonne, ass’tez-vous d’vant l’eù ». - (18)
- asseter. S'asseoir. - (20)
- asseveisser. : (Du latin suaviare), adoucir les sujétions féodales. Franchises de Tart, 1275. - (14)
- asséyer (s'), v. pr., s'asseoir. - (18)
- assiantrer. : (Dial.), discerner, juger avec connaissance de cause. Rac. lat. Scientia. - (14)
- assiau. s. m. Essieu. (Molesmes). - (02)
- assiaumes (nom masculin) : lames de bois de chêne que l'on employait en guise de tuiles pour couvrir les habitations. L'équivalent des bardeaux. - (08)
- assiaune, aissiaune, aisseaune, s. f. bardeau, lame de bois de chêne qui sert à la toiture des bâtiments. La couverture en « assiaunes » était autrefois très en vogue à Château-Chinon. - (01)
- assienner. v. n. Essaimer, en parlant des abeilles. - (02)
- assiger : asseoir, appuyer, entasser. - (12)
- assigout. s. m. Zeste, cloison ligneuse au milieu des noix. Un assigout de calon. - (02)
- assiler, assiller. v. a. Enlever avec la main les feuilles des arbres pour la nourriture des bestiaux. Voyez essiller. - (02)
- assiô – même sens que aissiâ, mais moins usité. - Vô n'éte don pas été ai Cueulète quéman c'éto convenu ?... Aissiô. - (16)
- assis (se mettre), loc, s'asseoir : « Mettez-vous donc assis ; j'vons causer un brin ». - (18)
- assiter, assiéter. v n. Asseoir. On dit aussi essiter, essiéter. S'assiter. n. pronom. S'asseoir. Assitez-vous. - (02)
- assitoir, essitoir. s. m. Banc, chaise, escabeau, fauteuil, siège quelconque. - (02)
- assole (nom féminin) : échelle. - (08)
- assomeiller (s') (verbe) : s'endormir. - (08)
- assorgir. v. a. Ameublir. Assorgir la terre, la rendre sorge, meuble, légère. - (02)
- assorre. : Absoudre (dérivation du latin absolvere). Franchises de Dijon, 1313. - (14)
- assote (à 1'). A l'abri de la pluie. - (20)
- assote (à l'), loc, à l'abri. On entend parfois dire : Essote, et même A la sote : « I pleùvot ; âlle s’é métu à l'assote sou ein âbre ». - (18)
- assoumasser, aissoumasser. v. n. Retrancher des ceps, dans une vigne, les bourgeons inutiles les membres qui ne portent pas de fruit. - (02)
- ass'tot, adv., aussitôt, au moment que. - (18)
- assuager, asuager, asoacer. : (Dial.), soulasger, adoucir (du latin suaviare). Rac. suavis. - (14)
- assui (pour essui). adj. Qui a sué, qui a jeté son eau, qui a séché. Un froumage assui. - (02)
- astheure. Contraction de « à cette heure », se dit presque exclusivement pour maintenant. - (20)
- asticotai. : Tracasser, piquer quelqu'un sans relâche ni miséricorde. Delmasse a dit fort ingénieusement que ce verbe doit son existence à l'astic, os creux rempli de suif dans lequel les cordonniers enfoncent souvent leurs alênes. - (14)
- astomac, s. m. estomac, poitrine. En Morvan, et ailleurs probablement, l'estomac, c'est tout à la fois la poitrine, le cœur, la gorge, le sein. Un bel estomac promet une bonne nourrice - (01)
- atainer. Ennuyer, provoquer. - (20)
- atainer. : ( Dial. et pat.), quereller, obséder quelqu'un. Peut-être on parle mal en disant étainer. Le mot ataine signifie noise, chicane. - (14)
- atâné (pour atainé). adj. Fatigué, exténué, sans force, épuisé. De a privatif, t euphonique et aine (qui n'a plus d'aine). On dit atâné pour échiné, éreinté. - (02)
- atapir (s'). : (Dial.), s'aitaipi (pat.), se cacher, se courber pour se dissimuler.- On a contredit l'étymologie latine de talpa sous prétexte que la lettre l ne se syncope point. - (14)
- atarzler, atarger. : (Dial.), retarder. D'où atarzie, atargie et même : atarjance, retard, délai. -Du latin atarditare, rac. tardus. - (14)
- âte : champ en longueur . - (10)
- ate : petit sillon de 3 ou 6 raies, ou rangée de pieds de vigne.. - (12)
- âte, v. subst. être. - (01)
- âte. s. f. Espace de terre contenu entre deux raies dans un champ labouré. - (02)
- ateirement. : (Dial.), humilité, bassesse naturelle à notre condition terrestre. - (14)
- atéle, s. f. morceau de bois qui entre dans l'appareil d'attelage pour les chevaux de trait. - (01)
- atelle : la planche du collier. - (17)
- atemprer. : (Dial.), tempérer, adoucir (du latin ad temperare). - (14)
- atêton, étêton. s. m. Dans la Puysaie, tronc d'arbre laissé dans une haie et que, tous les cinq ou six ans, on étête, on dépouille de ses branches pour faire des fagots. - (02)
- athanor instrument, en magie-alchimie : vase où s'accomplit le grand’œuvre. - (04)
- atier. s. m. Se dit par syncope pour atelier. - (02)
- atifer (s') (verbe) : soigner sa personne, sa présentation. - (08)
- atiger : exagérer. - (13)
- atiot : un orteil (au pluriel : des aitiots). - (17)
- atiquet, s. m. les femmes se servent de l'atiquet comme d'un point d'appui pour leurs aiguilles à tricoter. L’atiquet se place sur la poitrine. C’est ordinairement une amande, une noisette ou même une dent de porc, un corps dur en un mot. - (01)
- atou, prép., avec, ensemble, aussi. (V. Étou, Itou). - (18)
- atou. Aussi ; on voit dans le patois de Molière itou. Atou veut dire avec tout. - (20)
- atoûle : chaume d'un blé, ou d'avoine (éteule). - (12)
- atoule : éteule (reste du blé fauché). - (13)
- atounan, ante, adj. étonnant, surprenant. - (01)
- atounant, adj., étonnant. - (18)
- atoune ben si (m'). Locution interrogative et hésitative par laquelle on commence une phrase énonçant une supposition. Je m'étonne bien si… Je me demande si... Je voudrais bien savoir si… - (02)
- atouner (verbe) : étonner. - (08)
- atoupe. s. m. Éteignoir. Un atoupe-ciarges. (Puysaie). - (02)
- atoupir, atouper. v. a. Éteindre, étouffer. Atoupir le feu. Atouper un brasier. (Perreuse). - (02)
- atoupon. s. m. Poignée d'étoupes pour boucher, pour tamponner quelque chose. - (02)
- atourbout. s. m. Tourbillon de poussière. Du latin turbo. (Bléneau). - (02)
- atourgneau. s. m. Etourneau. - (02)
- atout, s. m., coup bien appliqué : « Ol étot tôjor à me r'chigner ; j' t' li ai fichu eun atout !... » Les joueurs aux cartes, prenant le mot au sens propre, disent : « battre atout » pour : jouer atout. - (18)
- atranhier (pour atrangler) v. a. Étrangler ; du latin strangulare. Nous donnons ce mot à cause de sa prononciation singulière, laquelle provient de ce que, dans Atrangler, le gl est mouillé (atranglier), comme dans aveugle, aveugler, qu'on prononce aveuille, aveuiller, dans plusieurs de nos campagnes. - (02)
- atranyer : étrangler. - (03)
- atraper (s'), v. pr., se heurter, se faire mal contre un corps quelconque : « Oh ! là là ! j' m'é atrapé la main cont' le mur ! y m'fâ bé mau ! » - (18)
- atrapote, s.f., piège, lacet disposé pour prendre les oiseaux. Au fig., ruse, artifice. - (18)
- atrapou, s. m., attrapeur, rusé, qui trompe. - (18)
- atray. : (Du latin attrahere), droit de retenir un étranger dans une seigneurie dont il n'est pas membre. Coutumes de Châtillon, 1371. - (14)
- atreau (C.-d., Chal.), âtriau (Chal.). - Terme de cuisine. Boulette de hâchis, généralement enveloppée d'une tranche de viande. Du vieux français hâtereau, même sens, pris probablement pour hâterôt (rôti hâté, vite fait). - (15)
- atreaux, ou atriaux, s. m., boulettes de foie, de cœur et de mou de cochon, très agréables aux délicats. Ces boulettes se confectionnent aussi avec des tranches de viande roulées et grillées (Atelets). Employé aussi dans le sens de : fricandeau. - (18)
- atrimer : mettre en place. - (12)
- atrinqué, adj., à son aise, ayant bien tout ce qu'il lui faut : « J' sons été voir nout tante ; âll’é ben atrinquée ». - (18)
- atriubler. : (Dial. et pat.), troubler, bouleverser (du latin tribulare). -Le mot patois tribouilli vient, comme le verbe qui précède, du latin tribulatio. - (14)
- atros : mot au pluriel désignant une sorte de crépinette cuisinée à partir de foies, de rognons, de coeurs et de poumons de cochon (porc). - (17)
- attaigné ée, adj., dégoûté, repu. - (09)
- attifailles. s. f.pl. Objets de toilette, vêtements. - (02)
- attifiau. s. m. Ajustement, objet pour s'attifer. - (02)
- attiqué. s. m. Quatre en chiffre, piège pour prendre les oiseaux. - (02)
- attoler (verbe) : atteler. - (08)
- attron : grosse merde, surtout en parlant de ce que pose un cheval en une fois.. - (12)
- au droit de, loc. a côté de… près de… à la portée de… - (01)
- au droit de…, loc. , à la portée de. . . - (18)
- au et eau. : Ces diphthongues étaient réputées comme trop sourdes par le patois bourguignon, lequel dans les désinences en eau supprime l'u et accentue e et a. Ainsi, lorsque le dialecte disait: aignel, mantel, et le français : agneau, manteau, le patois prononçait aigneà, manteà ; quand le français, après plusieurs dérivés du latin aqua, adoptait la dernière forme eau, le patois disait eà et eaa. - (14)
- au fin d'su : tout en haut. - (17)
- aubade : voir jiolées - (19)
- aubé, s. m. enfant nouveau-né. - (01)
- aubé. s. m. Aubier ; saule, dans certaines communes. Du latin albus. - (02)
- aubépin : aubépine . - (10)
- aubépin. s. m. aubépine. Les aubépins sont ébaumis = sont en fleurs épanouies. - (01)
- auber, aubeur. s. m. Aubier. - (02)
- auberdie, aubeurdie. s. f. Etourderie, irréflexion, moment de folie, frayeur subite. Une aubeurdie a pris mon cheval. Voyez éberdie. - (02)
- aubertons. s. m. pl. Petits obstacles. Le comte Jaubert donne aubertas, embarras, saletés. - (02)
- aubeur, s. m. aubier. - (01)
- aubour : aubier.. - (12)
- aubri, s. m. abri, petit remblai sur le bord d'une rigole d'arrosement. - (01)
- aubu, s. m. terre argileuse, humide ou fraîche. Une terre d'aubu est ordinairement un sol gras et fertile. - (01)
- aubue. Voyez eaubue. - (02)
- auchu. adv. Aussi. (Athie). - (02)
- aucuens. : (Dial.), quelqu'un (du latin aliquis unus). - (14)
- aucueune, adj. indéf., aucune. - (18)
- audaicieu, euse, adj. audacieux. Se prend en mauvaise part avec le sens d'effronté, d'impudent. - (01)
- audepin : arbuste : aubépine (ou aub'pin). Dans les friches o yé de l'audepin : dans les friches il y a de l'aubépine. - (05)
- au-dret : en face . - (10)
- au-dret : en face de... - (05)
- aufligé, part. pass. affligé, infirme, estropié. Se dit d'une personne atteinte d'une grave infirmité physique, d'un boiteux, d'un muet, d'un sourd, etc… - (01)
- aufrage, s. m. naufrage. - (01)
- augeler. s. m. Sillon, rigole, petit canal entre deux ados, dans une terre labourée en billons. - (02)
- augeler. v. a. Labourer une terre en billons, y faire des augelots. - (02)
- auget, augerot. s. m. Garde-genoux à l'usage des laveuses. - (02)
- augruyé – houx. - Al â quement in bôchon d'aigruyé. - Çà in joli pied d'augruyé. - (16)
- auj'deu (nom masculin) : aujourd'hui. On dit aussi aj'deu, augnu. - (08)
- aujdeu : aujourd'hui . - (10)
- aujd'eû : aujourd'hui,. - (17)
- aujd'eu : aujourd'hui. Feillot pas v'nir aujd'eu : Il ne fallait pas venir aujourd'hui. - (05)
- auj'deu, adv., aujourd'hui. — Contration d'aujordeù. (V. ce mot). - (18)
- auj'd'heu, aujord'heu. adv. Aujourd'hui. - (02)
- aujd'heû, lè p'tiots eûbion teûjo d'dire bonjo, aujourd'hui, les enfants oublient toujours de dire boujour. - (17)
- aujordeu, adv., aujourd'hui. - (18)
- aulai. : Appeler à haute voix. En français on dit héler. - (14)
- aumailles. s. f. pl. Bêtes à cornes. Du latin animalia. - (02)
- aumale, terme injurieux qui correspond à animal. Ceux qui l'emploient n'en comprennent plus le sens qui est bien celui d'animal - (01)
- aumusse ou aumuce : peau de martre ou de petit-gris que les chanoines et les chantres portent sur le bras lorsqu'ils font l'office. - (07)
- aunelle. s. f. Aunaie, plantation d'aunes de vernes. - (02)
- aunot, s. m., oison sortant de l'œuf : « Ol é ben futé c'ment ein aunot ». - (18)
- auprépin, s. m. aubépine. - (01)
- auqueilles. s. f. pl. Mauvais meubles, effets mobiliers de peu de valeur. - (02)
- aurle (pour orle). s. f. Aile. Une aurle d'oie. - (02)
- auss'tot, adv., aussitôt : « Voui, auss'tôt qu’ses bas ont des portus, ô t' les met au rancart ». - (18)
- aussu, adv. aussi, également. - (01)
- aute, adj. autre. « ç'ô eune aute aifére » — l'aute ou l'autre, un des noms du diable. - (01)
- auteur, s. m. cause, mobile d'une action. il a été malade, c'est « l'auteur » qu'il n'a pas donné de ses nouvelles ; cet homme est méchant, c'est « l'auteur » qu'on ne l'aime pas. - (01)
- auto (l') : l'autobus. Ex : "J'seus allé l'attende à l'auto" (prononcer l'autto). - (03)
- aûto : autour. - (17)
- autons. s. m. pl. Résidus du battage et du vannage du blé, épis cassés, paille ou il reste encore du grain. Du bas latin auto. L'abbé Corblet, dans son Glossaire du Patois picard, donne aulton, autons, et hotons, avec la même signification. - (02)
- autor, prép., autour. - (18)
- autoune, s. f., automne. - (18)
- autureau, s. m. élévation de terre, monticule, talus, ados dans un champ, sur un fossé. Le Morvandeau bourguignon prononce « autureai. » - (01)
- auturô. : Diminutif. - Ein méchan auturô signifie, par exemple, une petite colline comparativement à une hauteur plus considérable. (M Del.) - (14)
- auve, s. f. graisse de porc. On prononce « auvre » dans quelques localités - (01)
- auvens, s. m. plur. avent, le temps qui précède la grande fête de noël : « les auvens de noué. » - (01)
- auvert. : (Dial.), du latin apertum et provenant du verbe dont voici les variations: aovrir, auvrir, ovrir, olvrir, ouvrir. - (14)
- av' vous ? contract. de : avez-vous ? Parfois se contracte encore davantage en : A’vous ? - (18)
- av', contraction d'avez : « Av’vous besoin que j' veùne ? » (V. Av’vous). - (18)
- avaingni, v. a. affaiblir, amollir, rendre lâche, paresseux. Se dit des personnes comme des animaux. Un cheval « avaingni » par la fatigue, un homme « aivaingni » par la maladie. - (01)
- avalée, s. f., descente, pente de terrain. - (18)
- avalée. Descente. - (20)
- avaler, v. intr., descendre : « A l’aval, aïe ! » est le cri du berger rassemblant son troupeau. On a dit autrefois « à bride avalée » pour : à bride abattue. - (18)
- avaler, v. tr., quereller en criant fort, s'emporter brutalement : « Je m' garderai ben d'li en parler ; ô m'avalerot ». - (18)
- avale-royaume, loc. adj., mange-tout. (V. Avale-tout-cru, dont il est synonyme). - (18)
- avale-royaume, loc. mange-tout, panier percé. - (01)
- avale-tout-cru, loc. adj., goinfre, glouton : « L'inviter, c'gas ? Oh ! côge-te ; y ét eun avale-tout-cru ». (V. Avale-royaume). - (18)
- avaleux-d’pois-gris. s. m. Orateur à grands mots, à grands gestes ridicules ; tout niais bavard, ayant des prétentions à l'esprit. - Se dit aussi de ceux qui ont toujours les yeux écarquillés, qui ont l'air de s'étonner de tout. (Auxerre). - (02)
- avalon. s. m. Se dit communément à Auxerre et dans tout le Département pour gorgée. Un bon avalon. On entend souvent une mère dire à un enfant malade qui répugne à prendre une potion désagréable : « Voyons, rien qu'un petit avalon ! » - (02)
- avanpleue, s. m., auvent, tente pour garantir de la pluie (avant-pluie). - (18)
- avant (louïu d’), terme de mariniers. (Voir Louïu). - (18)
- avant d' lai, adv. de lieu, loin d'ici : « Y a biau jeù qu'ôl é part i; ôl é ben avant d’lai ». - (18)
- avant, adj. et adv., loin, profond, profondément : « Por avouér eun p'chot d'ombre, j'ai r'planté l'âbre pu avant ». « J'ai vu l’trou ; ôl é ben avant ». - (18)
- avanter, v. tr., aveindre : « Avante-me c'te bouéte ; i n' seù p'assez grande ». - (18)
- avarver. v. a. Ebruiter. - (02)
- avau, te, adj., profond : « L'ià é frôche à mon pouit ; ôl é ben avau ». - (18)
- avau. Profond. A vau l'eau, à la descente de l'eau. - (20)
- avé. f. m. Grappin pour tirer les seaux tombés dans les puits. - (02)
- aveindre. Attirer. On dit aussi avanter. - (20)
- aveindu, ee. partic. p. du verbe aveindre. Se dit pour aveint. - (02)
- aveini. Mot fort expressif qui veut dire sans force, anéanti, comme si l'on n'avait plus de sang dans les veines. - (20)
- avéne, s. f., avoine. - (18)
- aveni. v. a. tirer de… arracher de… faire venir de... ma charrette était embourbée, je n'ai pu « l'av'ni. » - (01)
- avenière, s. f., champ d'avoine. - (18)
- avêque, s. m. évêque. - (01)
- aver (ai l'), loc. au revers, à l'opposé du soleil. Un champ est moins bon lorsqu'il est situé « à l'avers » c’est-à-dire au nord. En quelques lieux le champ de l'avers, c'est le cimetière. - (01)
- avergeat, s. m. et avergée.s. f. Mèche de fouet ; verge ou ficelle qui le termine. - (02)
- averi. : Abri (M Del.), du latin apertura qui a aussi formé le mot aber (havre) du dialecte. - (14)
- avette, s. f., abeille. - (18)
- aveu. s. m. et aveùre. s. f. Nielle, carie du blé. - (02)
- aveugler, v. a. Boucher, fermer. Aveugler une voie d'eau dans un bateau, dans un navire, une brèche dans un bâtardeau, dans une digue. - (02)
- aveuglote (à l'), loc, à l'aveuglette, sans lumière, sans y voir : « T'as ôblié ta lantarne ; t’vas t'en r'torner c'ment c'qui à l'aveûglote ». (V. Eveûglote). - (18)
- aveule. s. f., aveugle. - (18)
- aveuleteiz. : (Dial.), aveuglement. (S. B.) - (14)
- aveur (ai l"), loc. en faveur de... à cause de... dans le but de... « i é fé ç'lai ai l'aveur de lu », j'ai fait cela en sa faveur. - (01)
- aviement, adv., promptement, lestement. - (09)
- avier (s'), v. rèfl., se dit d'une machine, ou plutôt d'une montre qui, après s'être arrêtée, s'est remise en marche seule : « Ma montre s'étôt érâtée dans la neùt ; àll' s'è aviée pendant la preûmenade ». - (18)
- avier. Mettre en marche. - (20)
- avigner. v. a. Aveindre. - (02)
- avigniaman. : Adverbe du cru et signifiant chose faite comme une vigne bien cultivée. Charte de Fontenai, 1272. - (14)
- avis donc (qu'). locul. interrogat. Pourquoi donc ? Comme si l'on disait : quel avis, quelle pensée, quelle idée donc avez-vous ? (Bleneau). - (02)
- avoi, v. tr., avoir : « I voudro bon avoi l’temps, j’te plaindro, vrâ ! » - (18)
- avoidre. v. a. Se dit, dans la Puysaie, pour aveindre, tirer une chose du lieu où elle est placée. Avoins tes habits. - Au figuré, se faire avoindre, se faire dire des sottises ou, autrement, se faire ramasser. - (02)
- avoindre. : Usité à tort pour aveindre (vehere ad), atteindre. - Part. passé aveindu .(comte Jaubert). Nos paysans disent avoindre. - (14)
- avoiner. v. a. Régaler d'avoine. On donne l'avoine à un cheval pour l'encourager, pour l'exciter au travail par contre, on houspille, on régale de horions l'enfant qui n'a pas de cœur à l'ouvrage. C'est une autre manière d'avoiner qui produit aussi son effet. Autre définition. - Avoiner. v. a. Se dit, par antiphrase, pour battre, châtier, rosser. Tu as été bien avoiné ; j'espère que tu t'en souviendras. - (02)
- avoltierge. : lDial.), dérivation du latin adulterium, adultère. - (14)
- avorte : l' avoine. - (17)
- avou (d’), aivou (d’) : avec. - (04)
- avou, prèp., avec. - (18)
- avouenée : correction. - (05)
- avouer, v.tr., avoir. - (18)
- avouillé, ée. adj. Aveuglé. - (02)
- avouiller. v. a. Dégoûter d'un mets en en donnant trop souvent ou trop abondamment. - (02)
- avourton, s. m., avorton. Outre son sens propre, s'emploie en injure contre les gamins : « Sauve-te d'iqui avourton! » - (18)
- awe. : (Dial.), eau.- En patois eà et éaa. C'est la forme la plus rapprochée du dialecte français qui, de son point de départ aqua (latin), a donné successivement les formes aigue, aighe, aiwe, awe, ève, iève, iave, eave, eaue, et enfin eau. - (14)
- awil. : (Dial.), oui.- Awil senz dotte, trouve-t-on dans les sermons de saint Bernard pour oui sans doute. - (14)
- axordre. : (Dial.), pour assordre (du latin assurgere), faire sourdre, faire jaillir. - (14)
- aye, s. m. un coup d'aye, coup de fouet donné au cheval pour l'exciter - (01)
- ayette. s. f. Se dit pour layette, menu coffre, boîte, tiroir de bois blanc léger. - (02)
- ayianné (adjectif) : fatigué à l'extrême. - (08)
- azair hasard.- Ç'â bein d'azair qui l'ai trouvai.- An i é mai foi bein de l'azair. - (16)
- âze, s. m. âge. « l'âze preuntanié », la jeunesse. - (01)
- âzié : aisé, facile . - (10)
- azille : facile, aisé. - (17)
- az'rotte : traîne-bûche (larve de phrygane) . - (10)

Sommaire


B

- baba (à), loc, à boire ! On emploie ces mots avec les enfants, et les enfants les ont adoptés dans leur vocabulaire. - (18)
- babignotai : remuer les lèvres. Le chien babignote. - (05)
- babille, s. et adj., femme qui cause beaucoup, babillarde : « N'crès pas tout c’ qu’all’te dit ; y et eùne grande babille ». - (18)
- babine, babigne. s. f. Lèvre. - (02)
- babines : lèvres. L'hiver les babines gerson : l'hiver les lèvres gercent. En français : lèvres en ce qui concerne les animaux. - (05)
- babinier. s. m. Qui a de grosses lèvres. Dans la Puysaie, on dit babignier. - (02)
- babinotter. v. n. Marmotter, remuer les lèvres, les babines. - (02)
- bablot. s. m. Qui répète sans cesse la même chose en bégayant. Du latin balbus. - (02)
- bablotter. v. n. Répéter incessamment la même chose en bégayant. – Par une sorte d'analogie, sautiller, courir ca et là. Voyez bablot. - (02)
- babô, s. m. bobo, petit mal, souffrance légère dans le langage enfantin : « poure p'tiô, al é deu bâbô » - (01)
- babo, s. m., bobo. Se dit volontiers en parlant aux enfants : « T'as babô ? Attends ; j’vas t' biser ». Le baiser compte toujours pour le meilleur remède. - (18)
- baboche (faire la) : faire la moue. - (12)
- babolin : escargot. - (03)
- baboueille (ai lai), a la débandade. On dit le jour d'une foire ou d'un marché que tout va « ai lai baboueille », lorsque les denrées sont à vil prix, lorsque les marchandises ne trouvent pas d'acheteurs. - (01)
- babouigniére, s. f. celle qui a de grosses lèvres ; femme qui fait la moue. Au figuré grognon, maussade. - (01)
- babouin, s. m. celui qui a de grosses lèvres, des lèvres pendantes, qui fait la moue. - (01)
- babouin, s. m., qui a de grosses lèvres, lippu. - (18)
- babouine (nom masculin) : babine d'un animal. - (08)
- babouine ou bobine - grosses et vilaines lèvres. - Qué peutes babouines al é don ce gairson lai ! - Les malins disant que des babouines queman cequi, ç'â les bords d'in pot de chambe. - (16)
- babouine, s. f., babine, grosse lèvre. - (18)
- babouine. s. f. babine d'animal ou grosse lèvre humaine comme terme de moquerie. - (01)
- babouines : lèvres, babines. - (10)
- baboulette : voir barboulotte - (19)
- baboulotte (une) : une coccinelle. - (13)
- bacailler. v. n. Aimer à crier fort, à parler, à marchander, à disputer, comme font les maquignons entre boire. - (02)
- bacailleux. adj. et s. m. Se dit des maquignons et autres gens qui courent les foires et les marches, en parlaillant, en criant, en buvant, en discutant tout haut leurs marchés. - (02)
- bacelon. Sorte de sarcloir. - (20)
- bachat (nom masculin) : auge à cochon (généralement en fonte). - (08)
- bâche - gros sac de toile plus large que les ordinaires. (Français maintenant, je crois). - I ons aichetai deux sai et ine bâche de treuffes. - Pâ pu de tornure qu'ine bâche. - (16)
- bâche et bage. s. f. Auge, récipient propre à contenir une certaine quantité d'eau. La bâche d'une pompe. La bâche d'une forge. - (02)
- bâche. s. f. Lit, paillasse d'un lit. Va-t-en à la bâche, va te coucher. (Champignelles). - Se dit peut-être aussi parce que souvent, dans les campagnes, les lits ne consistent qu'en une sorte de boite ayant la forme d'une auge. - (02)
- bâcher, v. a. baisser. Se bâcher. v. pronom. Se baisser. (Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- bachevot. s. m. Manière de disposer certains objets qu'on met on pile, et qui consiste à placer alternativement les gros bouts sur les petits ou la tête sur les pieds ou à côté des pieds, afin que la pile soit plus égale. Les cochons, dit-on, se couchent à bachevot, c'est-à-dire côte à côte, le derrière de l'un contre la tête de l'autre ; de même, les petits pigeons dans leur nid. On dit mieux béchevet, et mieux encore bichevet, mot qui s'entend d'un lit à deux chevets, l'un à la tête et l'autre aux pieds. De bis et chevet. - (02)
- bachevotter. v. a. Mettre à bachevot. - On dit aussi bichevoter, ce qui est plus correct et plus conforme à l'étymologie. - (02)
- bâchins, s. m. bâtons d'échelle, échelons. - (01)
- bachois : dernier-né, petit (bouculet). - (12)
- bachot, s. m., dimin. de bac. bateau à compartiments troués pour garder le poisson vivant : « J' voulons eùne meûrette ; vas qu’ri c’qu’i faut dans ton bâchot ». Ce substantif désigne le bateau tout entier. - (18)
- bachut, s. m., partie du milieu du bateau de pêche, fermée et à jour, et dans laquelle le poisson reste en eau vive jusqu'à ce qu'on le mette à la sauce ou à la poêle. Les Verdunois emploient un peu indistinctement bâchot et bâchut, et pour les uns ils sembleraient presque synonyme, alors que chez d'autres nous avons remarqué la nuance indiquée. - (18)
- baclote. s. f. Vieille voiture pouvant encore à peine servir, et qu'on ne charge qu'à moitié. - (02)
- bacolle. s. Belette. - (02)
- bacon. : Emprunt fait aux Anglais. Bacon de porc, quartier de lard. (Franchises de Châtillon, 1371.) - Chambes de baquons salez, jambons. (Franchises de Seurre, 1341.) - (14)
- bacqueillôt : entrave (vaches) . - (10)
- bacqueîllot : pièce de bois attachée au cou et laissée pendante entre les pattes pour entraver le bétail. On met un bacqueîllot è une vache maline. - (05)
- baculard. s. m. Littéralement, traineur de bâton. - Au figuré, traînard, lanternier, badaud, musard. Du latin baculum. - (02)
- baculer et bacouler. : (Dial.), baculé (pat.), frapper à coups de bâton (du latin baculus). - (14)
- bacuter. v. n. Travailler sans soin à des ouvrages qui demandent peu de soin. - (02)
- bacutier. s. m. Celui qui bacute. - (02)
- bacutis. s. m. pi. Objets, travaux de peu d'importance. - (02)
- badigoinces, badigoines, badingoinces. s. pl. Les joues, les lèvres, les mâchoires en général, tout ce qui tient à la bouche. Du bas latin badare, bader, ouvrir la bouche. - (02)
- badigoincher : faire des plis disgracieux, aller de travers. - (12)
- badigoinches : mâchoires. - (12)
- bâdio : bête, benêt, simplet. - (17)
- badoue (en). Locut. adverb. usitée dans cette expression : Porter en badoue, pour porter sur ses épaules. - (02)
- badrée : bouillie épaisse. Des légumes trop queutes font une badrée : des légumes trop cuits font une bouillie épaisse.  - (05)
- badrée : matières, légumes ou fruits (souvent cuits) réduits en purée. Ex : "T'as si ben fait cuie tes truffes qu' tu nous doune de la badrée !" (Dans ce cas, ce n'est certes pas un compliment !). - (03)
- badrée. s. f. Tarte à la crème, au fromage ; bouillie épaisse faite de légumes ou de substances farineuses. - Se dit aussi, en certains endroits, d'une grosse femme à l'air malpropre. - (02)
- badrouille : pas très malin. - (17)
- baffer. v. a. Se moquer de quelqu'un, le bafouer, le souffleter. (Percey). - (02)
- baffutai : discuter sans conviction. - (05)
- baflard : vantard. - (12)
- bâflou, ouse, adj. menteur impudent, celui qui trompe sans scrupule - (01)
- bafouèiller : bafouiller . - (10)
- bafrai. : Faire bombance. (Dial. et pat.) - (14)
- bâfrée, s. f., bâfre, repas copieux, abondant, et pris avec gloutonnerie : « Ol a migé à la noce... Dieu de Dieu ! Queuee bâfrée ! . . . » - (18)
- bâfrer : manger rapidement et salement . - (10)
- bâfrer, v. tr., manger copieusement et gloutonnement : « O bâfre, ô bâfre ; j' sais vrâment pas queù ventre qu'ôl a ». - (18)
- bâfrer. v. n. Manger gloutonnement. - (02)
- bâfreur. s. m. Glouton, mange-tout. - (02)
- bafrou, s. m., glouton, bâfreur. - (18)
- bafuter : critiquer, déprécier. - (12)
- bafuter : médire, bousculer verbalement, gronder. Ex : "Té vas-t-y m'bafuter longtemps ?" - (03)
- bafûter. v. n. et v. a. Dire ou faire quelque chose d'inconvenant, de blâmable. Douter de la probité, de la capacité de quelqu'un. Critiquer, déprécier, dénigrer, rebuter, rejeter avec dédain. « I n' faudrait pas avoir l'air de bafûter. » - (02)
- bage (pour bâche), s. f. Auge. - (02)
- bag'nauder : errer (nez en l'air) . - (10)
- bagneau. s. m. Enclos, verger. (Dracy). - Petite voiture à panier en usage dans la Puysaie, pour transporter le charbon. - (02)
- bagnole. s. f. Mauvaise voiture. - (02)
- bagnot : grande corbeille en osier avec ou sans anses (resse). - (12)
- bagoter : se déplacer, dans le sens perdre du temps en déplacements inutiles. - (11)
- bagotter : se déplacer, dans le sens de perdre du temps en déplacements inutiles. - (11)
- bagoueillai : parler vite. Bafouiller : Quouai qu'tu bagou'eilles ? : qu'est-ce que tu bafouilles ?  - (05)
- bagouéiller : bafouiller, parler vite . - (10)
- bagouillé : celui qui parle trop. Un bavard. Ex : "Acoute don pas çu bagouillé". - (03)
- bagouiller : parler sans cesse, c'est-à-dire trop. - (03)
- bagouin. s. m. Homme qui parle sans cesse en bredouillant. - (02)
- bagouler, bagouiller. v. n. Parler à tort et à travers, déraisonner. - Se dit aussi de celui qui bégaye. - Bagouiller le sang, rendre le sang par la bouche. - (02)
- bagué, part. pass. d'un v. « baguer » inusité a l’infinitif. Entassé, empaqueté, empilé. - (01)
- baguenauder (verbe) : perdre son temps. - (08)
- bagues. s. f. pl. Linge, vêtements, bagages. On disait autrefois des habitants d'une ville conquise, un peu ménagée par les vainqueurs, qu'ils avaient pu sortir vie et bagues sauves. - Les bagues et joyaux d'une mariée, son trousseau, ses bijoux. - (02)
- baguet. s. m. Mouvement saccadé, brusque, intermittent. - (02)
- bagueuler (verbe) : prendre un mauvais pli agissant d'un vêtement. - (08)
- baguis. s. m. Cousage au moyen duquel sont maintenus les plis multiples et longitudinaux d'une garniture de robe, de jupon ou de bonnet. - (02)
- bahuler : crier très fort, aussi : hurler en modulant. Se dit à propos du chien, surtout, quoique l'homme ne soit pas exempt de l'acte de bahuler, ce qui devient désobligeant le concernant. Ex : "T'as don pas fini d'bahuler coumme ça ?" - (03)
- bahurler. v. n. Hurler comme un loup. - (02)
- bahuter. v. a. Malmener, bousculer, chasser. - (02)
- bai - bec. (Voyez Bet). - (16)
- bai. : Bec, d'où haiquée (becquée). - (14)
- baicher : baisser . - (10)
- baicher : baisser. Baiche un peu l'abat-jour ! : baisse un peu l'abat-jour ! - (05)
- baicher, v. a. baisser, mettre plus bas. Ces hommes-là « baichan lai tête »..., baissent la tête. - (01)
- baie : beau . - (10)
- baie. s. f. Attrape, mystification. Faire la baie à quelqu'un, c'est lui offrir, lui présenter une chose, et la retirer vivement au moment où Il croit mettre la main dessus. - (02)
- baie-pére : beau-père . - (10)
- baignouée : espace de ruisseau (ou mare) réservé aux bestiaux ou chevaux pour s'abreuver. Ex : "Té conduis-t-y tes j'ments au baignouée ?" - (03)
- baigou - bavardage, besoin de parler. - Ile é pu de baigou que d'aute chose, ailé. - C'a in baigou ai n'en pâ fini ! - Le baigou, c’â le fort des fonnes. - (16)
- baigues - les vêtement s; de la femme surtout. - Sarre don tes baigues putôt que de les laicher trainniai. - Quand le bon temps veint en ne fau pâ ôtai trop tot ses baigues d'hiver. - (16)
- baigueule - femme bavarde. - Chienne de baigueule, vais ; ile fairo baitte quaite murs ensanbe. - Couillez-vos don, tas de baigueules ! - (16)
- bailer, v. n. bêler. - (01)
- bailhou (nom masculin) : bahut. - (08)
- bailhou, s. m. bahut, petite armoire à deux portes où l'on met le pain, le laitage, etc. - (01)
- bailivarne, s. f. baliverne, plaisanterie absurde, propos en l'air. - (01)
- bailla. s. m. Fromage mou. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- baillage : tribunal jugeant au nom et sous la présidence d’un bailli (procureur du roi au bailliage) ; juridiction d’un bailli. La révolution supprima les bailliages. - (07)
- baillai. : Donner. Baillai loupo desu. (bas latin lobus), c'est-à-dire donner dans la bosse.- Baillai lai féte, c'est-à-dire donner une aubade. - (14)
- baillance : faculté de bonimenter, faconde. - (13)
- baillard (nom masculin) : sorte d'échelle sur laquelle on plaçait le cochon tué afin de le découper. - (08)
- bailler, beiller. v. a. Donner. - (02)
- bailli : officier royal qui rendait la justice. - (07)
- baillot, s. m., soupir. Se dit des animaux : ( O rend son dârei bâillot ». - (18)
- baillou, adj., donneur, qui fait volontiers l'aumône. - (18)
- bailonge et son diminutif bailongeotte. : Cuve elliptique pour transporter la vendange. (Del.) - (14)
- baiôlai. : Espèce de capuchon de femme nommé en Bretagne bagnolet. (Del.) - (14)
- Bair : Bar-le-Régulier . - (10)
- bairâ, bairé, bairons - divers temps du verbe donner, pour beillerâ, beillerons. - Te me bairâ bein ce qui s'te velâ. - Al é dit que nos beiraint des poires po dessus. - (16)
- bairbe : barbe . - (10)
- bairbillon : bouton sur la langue . - (10)
- bairboiller, v. a. barbouiller, salir, peindre grossièrement. - (01)
- bairbouéiller : barbouiller . - (10)
- bairboulotte : coccinelle . - (10)
- bairdée : grosse charge . - (10)
- bairnaiger, v. n. profiter, réussir, prospérer, s'accroître : « tô bairnaige en c'te mâion laite », tout profite dans cette maison-là. - (01)
- bairque, s. f. barque, bateau, peu usité dans une contrée où il y a beaucoup d'eaux courantes mais peu de rivières navigables. - (01)
- bais - beau. (On dit plus souvent joli). - L'année s'ainonce bein les bliets en n'é jaimâ ran vu de si bais. – Assi bais que genti. - (16)
- bais. adj. Beau. Mon bais-père. - (02)
- baisselon, s. m., espèce de sarcloir. - (18)
- baisser, v. a. Attacher la vigne au printemps. (Béru). - (02)
- baissie : pierre d'évier . - (10)
- baissière. s. f. Dépression du sol, endroit ou le terrain s'est abaissé. - (02)
- baissin - bassin, mais à peu près uniquement dans le sens d'un petit bassin à long manche pour prendre l'eau dans les seaux. - Si les gaudes s'épaississain trop, t'y mettra in petiot baissin d'aie. - (16)
- baissinouére, s. f. bassinoire. - (01)
- baissins-cliairs - les fleurs de la renoncule dite piépou qui fleurit en mai. - (16)
- baitaivie, s. m. baptême. E permute en a comme dans « quairâme » et « crame », pour carême et crème. - (01)
- baitïer, v. a. baptiser, donner le baptême. - (01)
- baitijer, v. a. baptiser. - (01)
- baitillo - baptême. - Teins, voilai qu'an carillonne in baitillo. - A nos an beillé des draigies du baitillo. - (16)
- baitu - petit lait qui reste de la crème quand on a fait du beurre. - C'â vraiment demaige de beiller ce baitu qui es couchons. - (16)
- baivou : quelqu'un qui dit du mal d'autrui. - (17)
- bajat : hurluberlu. - (12)
- bajater (verbe) : radoter, bavarder, tenir des propos sans intérêts. - (08)
- bajé, adj. se dit des pains qui se touchant dans le four n'ont pu former leur croûte. - (01)
- bajonne. s. f. Petite limace jaune des vignes. Ne serait-il pas mieux d'écrire bajaune ? (Mouffy). - (02)
- bâlâ : un simple d'esprit, bêta - couiste don bâlâ, tais-toi donc bêta. - (17)
- balai : genêt . - (10)
- balai : genêt. - (12)
- balai : genêt (voir genête). - (05)
- balai, s. m. genêt à balai : un champ de « balais » ; les « balais » sont en fleur. On coupe les «balais» et on les brûle sur place pour répandre la cendre sur le terrain. - (01)
- balaiger, baliger.n. v. a. Balayer. - (02)
- balais : voir balaîtier - (19)
- balaîtier : génêt à balais. VI, p. 40-12 - (19)
- balan : équilibre instable, balancement . - (10)
- balan : équilibre. En balan : En équilibre, objet en équilibre qui, en principe, ne doit pas tomber. - (05)
- balan. s. m. Oscillation, mouvement de va-et-vient d'une chose suspendue à qui un balancement est imprimé. Le balan d'un pendule. Le balan d'une cloche mise en branle. - (02)
- balant (être en), loc, être indécis, ne savoir de quel côté pencher. Une femme, qui avait des prétentions et voulait quitter le patois pour le français, me dit un jour, répudiant le mot balant : « Je ne sais vraiment que faire, je suis dans le décis (l'indécision) ». - (18)
- balatiau. s. m. Grand niais. (Etivey). - (02)
- bâle : la balle d'une arme à feu. - (17)
- baléger, v. a. balayer, se servir du balai. - (01)
- bâlement : doucement, aller doucement avec des bœufs dans un passage difficile. Bâlement mes gros, bâlement ! : Doucement mes gros, doucement ! - (05)
- baliage. s. m. Balayage. - (02)
- balier. v. a. Balayer. - (02)
- balieu. S. m. Balayeur. - (02)
- baligeotte. S. f. Balayette, petit balai. - (02)
- baligouère. s. f. Mâchoire inférieure. (Plessis-Saint-Jean). - (02)
- balin : gros nuage noir menaçant. Ex : "Ar'gade l'grous balin, c'est d'yau à pas r'tarder !" - (03)
- baliures. s. f. pl. Balayures. - (02)
- balivarne, s. f., baliverne. - (18)
- baliver, v. a. faire un balivage, choisir, marquer les baliveaux d'un bois et par extension tous les arbres réservés dans un taillis. - (01)
- balivia. m. baliveau. (Ménades). - (02)
- baliyer, v. tr , balayer. - (18)
- baliyette, s. f., dim , petit balai. - (18)
- baliyure, s. f., résidu du balayage. - (18)
- ballan, loc. équilibre. Emporter le «ballan », faire perdre le « ballan. » - (01)
- ballasse. s. f. et ballasson. s. m. Paillasse d'enfant remplie de balles d'avoine, quelquefois de feuilles sèches. Se dit au pl., pour balles de blé. - (02)
- ballasse. s. f. Gros ventre d'une vache pleine. - (02)
- balle (ai lai), loc. porter à la balle, porter sur le dos comme une hotte ou une besace. - (01)
- balle : enveloppe du grain de blé, détachée après battage. Ex : "Il est là qui s'areuille ! On dirait ben un chat qui chie dans les balles !" (Expression d'usage dans laquelle le chat doit être tenu pour innocent !). - (03)
- balle, s. f. berceau d'enfant très jeune. - (01)
- ballement, beulement, adv. bellement, doucement, interj. pour arrêter, contenir, modérer : « tô bâlleman, tô beuleman ! » - (01)
- ballement. Quand on demande à nos paysans comment ils se portent, Tout ballement, répondent-ils. - (20)
- balle-sor. s. f. Belle-sœur. (Domecysur-le-Vault). - (02)
- ballier (prononcez bailler), s. m. Endroit où l'on met les halles de blé, d'avoine ou autre. - (02)
- ballin : gros nuage noir. V, p. .55 - (19)
- ballin, ballou. s. m. Coup de vent, tourbillon qui emporte la poussière des chemins et le fom des meules dans les prés. Du grec ballein, emporter, jeter. - (02)
- ballonge : cuve de section oblongue où l'on récolte le raisin.. - (04)
- ballot, balot : débris de paille, déchet de paille (au battage). - (10)
- ballot. s. m. Sorte de hangar, endroit ou l'on mot les balles, les résidus du battage et du vannage. (Gy-l'Evêque). - (02)
- balluchon : ballot de vêtements. - (12)
- balo. Criblure de blé. - (20)
- bàlonge (Chal.), bailonge, belonge (C.-d.) - Sorte de cuvier ovale servant à transporter le raisin vendangé de la vigne à la cuve où doit s'opérer sa fermentation, avant le pressurage. L'origine du mot se trouve vraisemblablement dans sa forme allongée (bis longa ?). - (15)
- balonge : cuve à raisin. - (10)
- balonge, s. f., maie d'une forme spéciale pour la préparation du pain de sarrazin. - (18)
- baloquer, balouquer. v. a. et n. Cahoter, secouer, ballotter. - Remuer, aller de ci, de là, par défaut de solidité. - (02)
- bàlôt, bàllot (C., Chal.). - Balle d'avoine ou de blé. Ce mot est cité ici à cause de la singularité qui a fait masculiniser le mot français, contrairement à l'habitude bourguignonne de les féminiser d'ordinaire, comme plote, pour plot, et panière, pour panier. La balle ou balot s'appelle encore bouffe dans le Chalonnais et la Côte, par contraction du vieux français baloffe, balouffe, même signification. - (15)
- balot, s. m. menu grain qui se trouve dans les déchets, après l'opération du vannage. Le cultivateur soigneux ramasse les « balôs » et les distribue par petits tas au bétail. - (01)
- balot, s. m., criblure de blé, d'avoine. - (18)
- balote ! s. f., terme employé par les paysans pour appeler les oies. - (18)
- baloter, v. a. ramasser avec un râteau les balles et « balos » répandus sur l'aire ou ballier de la grange, séparer le grain des « balos » qui en forment la criblure de choix. - (01)
- balou : gros lourdaud.. - (12)
- balouquer. v. n. Laper. - (02)
- balqueue. s. f. Branle-queue, bergeronnette. - (02)
- baltié. : (Dial. et pat.), c'est-à-dire qui porte le baudrier. - Au moyen âge, il n'y avait pas rien que les gens de guerre qui portassent le baudrier. - (14)
- baluchon, s. m. paquet que les voyageurs à pied portent sur le dos et qui renferme leur bagage. On dit en plaisantant d'une femme enceinte qu'elle ne sort jamais sans son « baluchon. » - (01)
- baluchon. s. tn. Petit paquet de hardes, ordinairement contenu dans une serviette ou un mouchoir dont les quatre cornes sont nouées ensemble. - (02)
- bambille. s. f. Amusement d'enfants consistant à sauter par dessus une paille ou une petite baguette, en croisant alternativement les pieds et en chantant la Bambille. - (02)
- bambiner, v. intr., muser, flâner : « On' fait qu' bambiner po les rues ». - (18)
- bamboche, s. f., babouche, savatte, pantoufle, chaussure de chambre. - (18)
- bambocher, v. intr., godailler, riboter, passer son temps en plaisirs. - (18)
- bamboches s. f., balivernes, dires de peu d'importance : « Côge-te donc, te m' dis des bamboches ». - (18)
- bamboches, s. f., se prend dans l'acception de plaisirs peu modérés : « fait ses bamboches ». - (18)
- ban - banc, planche disposée comme un banc. - Le pôre homme, al â su le ban. - En fau vîtement mette main mère su le ban, cair an vai veni ll'y jetai laie benite. - On mettait le cercueil sur une planche ou banc posant sur deux chaises. Cette locution disparait. - (16)
- banaton. s. m . Hottereau. Du latin - (02)
- bancaler. v. n. Boiter. - (02)
- bancalon. s. m. Diminutif de bancal (boiteux), qui est français. - (02)
- bance (nom féminin) : tourtière où l'on entreposait les miches de pain. On dit aussi paingnée. - (08)
- bandée. : C'était la publication de ban des vendanges. - (14)
- bandias. s. m. Bandeau. - (02)
- bandits. : Soldats désorganisés et associés en bandes pour le pillage. C'est un nom de plus à ajouter à ceux qu'on donnait aux XIVe et XVe siêcles aux Grandes Compagnies. - (14)
- bandore. : Prison. Ce mot semble être particulier à Dijon et je n'en trouve la défmition que dans le Glossaire des noëls de Lamonnoye.. - (14)
- bâne : se dit d'un légume qui n'a pas de cœur. On remarque que, souvent, la consonance française « cl » se retrouve en patois sous la forme de kieu, par exemple : clou : kiou, clouer : kiouler, oncle : onkie, clouter : kiouter, clé : kié, débâcle : débâkie, claque : kiaqué, etc.. - (17)
- baneire, s. f., bannière. - (18)
- baneulet : petit oiseau du nid, un peu plus gros que le plus petit.. - (12)
- bangniée. s. f. bannière, étendard que l'on porte dans les cérémonies religieuses. - (01)
- banne ou benne. : Compartiment en osier placé sur des roues et servant au transport du charbon. - (14)
- banne. s. f. Charge à dos d'une personne en bois ou herbe. C'est une sorte de métonymie indiquant le contenu pour le contenant. (Villechétive). - (02)
- banneret (chevalier banneret) : gentilhomme qui avait droit de porter bannière et de mener ses vassaux au combat. - (07)
- banneton, benaton. s. m. Petite hotte ; panier long, sans anses, et garni de toile à l'intérieur, dans lequel les boulangers font lever leurs pains. - (02)
- bannir, v. a. Annoncer, publier. v. n. Etre banni, être publié, avoir des bans à l'église. - (02)
- banquillou : un boiteux. - (17)
- baquiau. s. m. bateau, barque. - (01)
- bâquiè : bâcler. - (17)
- baquins. s. m. pl. Nom donné par les habitants de Sommecaise aux habitants de la vallée d'Aillant. Gens d'en bas, - (02)
- bara, s. m. cagneux, celui qui a des jambes difformes. - (01)
- barache, s. f. terme injurieux qui correspond à grande bête. - (01)
- baragoin. S. m. Celui qui mange ses mots, qui parle entre ses dents, ou qui contrefait sa voix. - (02)
- baragouégner : bafouiller, maugréer. - (10)
- baragouiner : parler indistinctement, bafouiller. - (05)
- baragouiner. v. a. et n. Parler entre ses dents, d'une manière peu intelligible, ou en contrefaisant sa voix. - (02)
- baraitte (nom féminin) : baratte. - (08)
- baraque, s. f. Pie. - (02)
- baratté. s. m. Battis, lait de beurre. - (02)
- barbaillé (nom féminin) : race ovine en général. - (08)
- barbaille, s. f. race ovine en général. Une ferme qui a beaucoup de « barbaille » est souvent prospère. On dit ailleurs « mottenaille, mouttenaille. » - (01)
- barbanchon, s. m. brabançon, ouvrier nomade qui travaille le chanvre. - (01)
- barbançon, s. m. nom que les charretiers donnent quelquefois à leurs boeufs avec le sens de gaillard, rude, hardi. - (01)
- barbantale. s. f. Pièce de 1 feuillette et demie à 2 feuillettes. (Villiers-Bonneux.) - (02)
- barbaquiaux, barbattiaux. s. m. pl. Franges, ornements. Se dit, en particulier, des caparaçons de filet de longues franges flottantes que l'on met aux chevaux, l'été, pour écarter les mouches. (Perreuse.) - (02)
- barbe, s. f., barbe. - (18)
- barbelote. Ver luisant. - (20)
- barbette s. f., dim. de barbe, barbe naissante. - (18)
- barbette, s. f. petite barbe naissante. - (01)
- barbi, s. f. brebis. - (01)
- barbiau. s. m. Dans une charrue, tige de fer qui attache le sep à l'oreille. - (02)
- barbiche. s. f. Écrevisse. - (02)
- barbillons. s. m. pl. Petits boutons qui envahissent la langue et la bouche des veaux de lait. Sans doute pour bourbillons, boutons purulents. - (02)
- barbis (nom féminin) : brebis. - (08)
- barbitoue. s. m. presbjtère, demeure du curé de la paroisse. - (01)
- barbitras (nom masculin) : publicités. Écrits sans importance. (Ma boîte aux lettres est pleine de barbitras). - (08)
- barbonnais, bourbonnais. En quelques lieux barbounâ. - (01)
- barboteignai. : Bredouiller, parler comme en tremblant. Ce mot est un diminutif de barbotai. - (14)
- barboter, v. intr., bégayer, parler de façon peu intelligible : « Qu'è-c' que t’ nous barbotes ? On n' t'entend pas » - (18)
- barboter, v. tr., salir : « Alle a joliment barboté sa jupe! » - (18)
- barbouillaud, de, s. d. g. chien de chasse de l'espèce des griffons, appelé ainsi à cause des barbes qu'il porte à la tête et qui paraissent avoir formé ce nom, comme aussi celui du barbillon. - (09)
- barbouiller, berboiller. v. n. Parler inintelligiblement, bredouiller. - (02)
- barbouiller, v. tr., affadir, déranger : « J'ons mingè l'oie de la Saint-Martin ; ma âlle étot si grasse, qu'àll' me barbouille le cœur ». - (18)
- barbouillon, s. m. bouton qui pousse sur la langue des veaux. - (01)
- barbouillon, s. m., qui ne sait ni parler, ni se tenir, décontenancé : « Olé sâle, ô,n' dit mot ; y ét eun vrâ barbouillon ». - (18)
- barbouillou (adjectif) : barbouillé, sale, négligé. - (08)
- barbouillou : un mauvais peintre. - (17)
- barboulaude : voir barboulotte - (19)
- barboulot : voir barboulotte - (19)
- barboulot : coccinelle. - (03)
- barboulotte : coccinelle. 111, p. 42 ; IV, p. 26 - (19)
- barboulotte : coccinelle, bête à bon Dieu. La barboulotte porte bonheur. - (05)
- barboulotte, barbelotte. s. f. Bète au bon Dieu, coccinelle. Montillot. - En général, insecte ailé, petit scarabée portant des antennes, des barbilles, entre les yeux. - (02)
- barboulotte, s. f. insecte de l'ordre des coléoptères. Il y en a un qui est rouge pointillé de noir ; l'autre est entièrement noir. - (01)
- barboutière (pour barbottière). s f. Lieu rempli de boue. - (02)
- bardadeau ! beurduieau ! Exclamation qui se pousse lorsqu'on entend la chute d'un objet qui fait du bruit, du fracas en tombant. - (02)
- bardeau. s. m. Grosse sonnette au cou des bêtes à cornes. (Bléneau.) - (02)
- bardée : grosse charge. Y en avo une bounne bardée : il y en avait une bonne charge. - (05)
- bardée. s. f. Forte charge. - (02)
- barder. v. a. Mettre en état, tailler, rogner. – Se dit, neutralement, d'une voiture dont les roues glissent sur la glace au lieu de tourner. - (02)
- bardeux. s. m. Croissant, serpe au bout d'une perche pour barder les haies. - (02)
- bàrdôler, berdôler (Chal.), barrôlai (C.). - Barioler, de variolatus, d'où bardot et berdot pour bariolé. Le té bardot désigne, dans le Chalonnais, la salamandre terrestre, qui est jaune avec des taches noires. Dans la même région, des cocos bardots sont des oeufs de Pâques teints de couleurs variées. - (15)
- bardoler, et berdoler, v. tr., barioler, peindre de plusieurs couleurs les œufs de Pâques. - (18)
- bardot et berdot, adj., bariolé. Pour Pâques, les marchandes mettent en vente les cocos bardots, c'est-à-dire peinturlurés de diverses couleurs. On les dit aussi bardolès, du verbe qui précède. S'applique aussi aux taches de rousseur : « C'te fonne é bardote ». - (18)
- baréger. v. n. Aller de côté et d'autre sans rien faire. (Mont-Saint Sulpice.) - (02)
- bârére : barrière . - (10)
- baret, s. m. baliveau, jeune arbre de réserve. - (01)
- bareuler (verbe) : aboyer. - (08)
- barge. s. f. Nuage. Ainsi appelé, sans doute, parce que les nuages flottent dans l'air, dans l'espace, comme une barge sur l'eau. - (02)
- bargeat. s. m. Troupeau de moutons. - (02)
- bargée. s. f. Bergère. - (02)
- bargée. s. f. En général, chose qui flotte ; se dit, en particulier, de l'assemblage de plusieurs gros paquets de chanvre, mis à l'eau pour le rouissage. De barge, esquif, canot, radeau, barque en général. - (02)
- bargeonnette. s. f. Bergeronnette. – On dit aussi barjounette. - (02)
- barger, beurger. s. m. Berger. - (02)
- barger, s. m., berger. - (18)
- bargère, s. f., bergère. - (18)
- bargerie, s. f., bergerie. - (18)
- barguigné. : (Dial. et pat.), hésiter, être indécis, marchander ; en basse latinité barcaniare ou barganiare. (Duc.) Le vieux mot français barge signifie esquif, navire, d'où l'idée de commerce, d'où celle de débattre des conventions d'échange ou le prix des choses, d'où l'hésitation de deux parts pour tomber d'accord, d'où, en un mot, la position de marchander. - (14)
- barguigner (verbe) : hésiter, mettre du temps avant de prendre une décision. - (08)
- barguigner. v. n. Marchander, tâtonner, hésiter, faire l'indécis. - Se dit, au Mont-Saint-Sulpice, pour tromper au jeu, peut-être parce que celui qui hésite, qui semble indécis en jouant, fait cela par ruse, par calcul, afin de mieux surprendre son partenaire. - (02)
- barguin. s. m. Qui marchande, qui tâte, qui hésite. - Se dit aussi de celui qui, par calculs, par ruses ou surprises, essaie, en jouant, de prendre ses partenaires en defaut. - Se dit egalement pour pédant. Faire son barguin, faire le pédant, se donner de l'importance. - (02)
- bariau (un) : un portillon devant la porte d'entrée. - (13)
- baricolé, part. pass. bariolé, bigarré. - (01)
- barignon, s. m., chemin creux. (V. Conchise). - (18)
- barigolé, adj., bariolé. - (18)
- barigoler, v. tr., barioler. - (18)
- barle, a. f. lieu où l'on parque les bestiaux : parc, enceinte close. - (01)
- barli, barlô, dimin. de Philibert. - (01)
- barlon (ou plutôt barlong). s. m. Tonneau, cuvier, sans doute à cause de leur forme. (Sacy). - (02)
- barnager, v. n. multiplier, profiter, pousser, croître en nombre. Ex. : cette variété de pommesde terre barnage bien. - (09)
- barnager. v. intr., réussir, prospérer : « C'te famille a mau torné : all’ n’a point barnargé ». S'emploie aussi pour produire, fructifier: « Ces àbres ne barnagent point ; la târre ne leû convient pas. Les pommes de târre n'ont point barnagé c't' an-née ». - (18)
- barni. : (Dial.), brave, noble, vaillant, fort. - (14)
- barôche. : Paroisse (du latin parochia). - (14)
- baronfler, v. intr., respirer bruyamment et péniblement : « (Ol a quêque cbouse qui le geinne ; ôl en baronfle ». - (18)
- barozai - nom du patois bourguignon que nous citons dans la préface et qui veut dire les vignerons de la côte. - (16)
- barôzai, bareuzai (Dij.). - Sobriquet donné aux vignerons. Malgré plusieurs explications ingénieuses : bec rosé (nez rouge), bas rosé, pas rusé, l'origine de ce sobriquet est encore à déterminer. Bien que cette originale appellation ne soit pas, croyons-nous, en usage ailleurs que dans le Dijonnais, le fameux Guy Barosai (B. de La Monnoye, qui a écrit sous ce pseudonyme Les Noëls Bourguignons), l'a tellement fait connaître qu'il ne paraît pas possible de l'écarter d'un recueil de patois bourguignon. - (15)
- barquot, s. m., petit bateau, dim. masc. de barque : « Monte au barquot ; j' vons pocher ». Plusieurs l'écriraient barcot ; mais devant l’orthogr. de barque, d'où il procède, il n'y a pas à discuter. - (18)
- barrage, s. m. etoffe à couleurs tranchantes fabriquées par les tisserands du pays et avec laquelle on confectionnait des vêtements. - (01)
- barrage. s. m. Action de barrer, d'arrêter des malefices, de charmer un mal par des paroles, des signes mystérieux, des sortilèges. - (02)
- barrault, barrot : baril. - (04)
- barrayer. v. n. Aller de côté et d'autre, marcher de travers, tituber, chanceler. (Soucy). - (02)
- barré : bœufs barrés = ancienne race de bœufs à l'échine rayée de blanc. III, p. 21-1 : VI, p. 6 - (19)
- barré : variété d'escargot. IV, p. 30 - (19)
- barré, adj. et subst. aux environ de Château-Chinon ce mot désigne à la fois les gendarmes, les enfants naturels et les bœufs dont le pelage est bariolé. - (01)
- barre, s. f., le devant : « la barre du lit, la barre de la porte ». On dit aussi : la barre du cou, pour : la nuque, qui n'est plus le devant. - (18)
- barrée (nom féminin) : vache dont la robe est de deux couleurs. - (08)
- bârrée : vache pie (noire ou rouge) . - (10)
- barrée : (une, ou la) vache bicolore. Pas très valorisant pour qui la possède en milieu Charollais. - (03)
- barrées. s. f. pl. Grandes peines, chagrins, tourments. - (02)
- barreire, s. f. barrière, claie mobile qui ferme l'entrée des enclos, terres ou prairies. - (01)
- barrer la porte : fermer la porte à clef. - (06)
- barrer, v. a., fermé. Ex.: la porte est barrée, vocable qui doit son origine à l'usage de fermer les portes au moyen d'une barre horizontale mobile s'emboîtant dans les montants en pierre ou en bois de la porte, et qui a survécu à ce mode de fermeture. - (09)
- barrer. v. a. et n. Mettre des entraves à une chose, faire de l'opposition, faire grève, mettre une usine, un atelier, un chantier en interdit. Arrêter les malefices, guérir ou charmer les maux au moyen d'un sortilège, par des paroles secrètes, des prières baroques, des signes, des influences magiques. On barre une foulure, une entorse, par exemple, en faisant sur la partie malade trois croix avec l'orteil du pied gauche et en disant Antè, contra antè, super antè, après quoi la douleur cesse et le mal est guéri.C'est aussi de cette manière qu'on barre le charbon, le chancre, la maumarche, le croup et la chute de la glotte (prononcez gliotte, le gl se mouillant à la manière italienne). - (02)
- barreux, euse. s. m. et f. Nom donné à celui ou à celle qui barre les maux, les maléfices. - (02)
- barrias. s. m. Barreau. (Domecy-sur-le-Vault.) - (02)
- barriau (nom masculin) : à la campagne, demie-porte à claire-voie qui empêchait les volailles d'entrer dans l'habitation. On dit aussi vanteille. - (08)
- barriau : petite barrière. - (12)
- barriau. s. m. Petite porte à claire-voie. - (02)
- barricoulé. adj. Bigarré. - (02)
- barriée : barrière. - (03)
- barriée, s. f. barrière. - (01)
- barriolage. s. m. Barres, marques diverses et capricieuses faites ou peintes sur un objet. - (02)
- barriolé, ée. adj. Qui est marqué de barres, de dessins bizarres et de couleurs variées. Qu'est-ce qu'une robe comme ça, toute barriolée de rouge, de vert, de jaune et de bleu ? En voilà un goût ! - (02)
- barrioleux, barrioleur. s. m. Employé d'octroi, prépose à la garde d'une barrière d'entrée d'une ville. - (02)
- bas (descendre en), amplif. incorrect, employé un peu partout. - (18)
- basaine, s. f., basane, peau de mouton préparée. - (18)
- bas-culot. s. m. Dernier né d’une nichée d’oiseaux, qui est ordinairement le plus faible et reste, dit-on, quelques jours de plus au nid. - (02)
- basioles. s. f.pl. Contes, sornettes, gaudrioles. (Gisy-les-NobIes). - (02)
- basse-goutte. s. f. Petite chambre, petit cellier à l'arrière de quelques habitations, et dont le toit descend très-bas. - (02)
- basseigne. s. f. Bassin, bassine. (Menades). - (02)
- basser (prononcez Bacer). v. a. et v. n. Remuer, se soulever, s'agiter. Les porteurs d'eau ont l'habitude de mettre une petite planchette arrondie dans leurs seaux pour empêcher l'eau de basser. Dans l'Yonne et probablement partout, on basse le vin après qu’il a été collé. - (02)
- basseur, s. f. profondeur. Ce trou est profond, je n'en connais pas la « basseur. » - (01)
- bassie : évier, par extension : pièce où l'on fait la vaisselle. - (12)
- bassie : évier. III, p. 5-3 ; III, p. 49-4 ; IV, p. 32 - (19)
- bassie : pierre d'évier. - (13)
- bassie : évier en pierre, très plat, avec une sortie dehors, par un trou ménagé dans le mur. - (03)
- bassie, s. f. lieu où on lave la vaisselle, terme à peu près synonyme de cellier. - (01)
- bassie. s . f. Evier, recoin où on lave la vaisselle, et, dans quelques endroits, placard ou on la serre. - (02)
- bâssier : pierre d'évier, synonyme « seiller ».  - (05)
- bassier. s. m . Fabricant de bas, bonnetier. Un bonnetier fabrique bien des bas, un bassier peut bien en retour fabriquer des bonnets de coton. - (02)
- bassiére, s. f. lie, dépôt qui se trouve au fond d'un vase. - (01)
- bassin d'or. Sorte de renoncule des prés. - (20)
- bassin, baissin, s. m. petit bassin en cuivre et muni d'une queue ou manche. Dans chaque maison, le bassin, qui remplace le verre à boire, est suspendu au-dessus du « soillau » ou seau. - (01)
- bassin, s. m., petit vase en cuivre et à queue, accompagnant toujours le siau qui contient l'eau à boire. - (18)
- bassin. s. m. et bassine, s. f. Renoncule des prés. Voyez Clair-Bassin, Piépou. - (02)
- bassin-d'or, s. m., renoncule des prés. - (18)
- bassiner (verbe) : lasser, fatiguer, importuner. - (08)
- bassins. s. m. pl. Manches de la charrue. - (02)
- bassis. s . m . Liquide altéré pour avoirélé bassé. - (02)
- bastant. adj. Qui est en bonne santé, dans un état satisfaisant. A Jaulges, les gens malades, souffreteux, ne sont pas bastants. - (02)
- baste. : (Dial et pat.), suffit ! exclamation fournie par le verbe impersonnel italien bastare, suffire. - (14)
- bastéger. f. a. Mettre à bas, renverser, jeter par terre, atterrer. De Bas. - (02)
- bastien, enne, nom propre. Seul usité pour Sébastien, Sébastienne. - (01)
- bastringue, s. m., bruit dissonnant qui agace, tapage : « V’tu ben, ch' ti botriau, fini ton bastringue ; te m' casses les orilles ». - (18)
- bat' : battre . - (10)
- bât’ner. v. a. Bâtonner. - (02)
- batafi. s. m., petit morceau de corde non tordue, dont les mariniers se servent pour attacher ensemble deux autres cordes, deux petits bouts de bois, etc. - (18)
- bataille-champel. : Duel judiciaire. (Franchises de Molesmes, 1260.) - (14)
- batant : élocution facile . Ol'e un bon batant : il parle facilement. - (05)
- bâtant, s. m., sorte de piège en planchettes pour prendre les oiseaux, trébuchet. - (18)
- bâte ou ah bate ! - bah ! peu importe! A peu près le même sens que Voitte, mais plus sérieux ; sens d'indifférence. - (16)
- bateron, s. m., espèce de tresse formée avec le chanvre qu'on ne ferrote pas. - (18)
- bâti, part. pass. bâti, construit. S’emploie adjectivement. Un homme dit : « i seu bâti » pour dire qu'il a une maison, qu'il a achevé une bâtisse. - (01)
- batiau, s. m,, bateau. - (18)
- bâtichoux. s. m. bâtisseur. - (02)
- bâtié, s. m. blatier, marchand de blé, celui qui fait le commerce des grains. - (01)
- batin, s. m., petit lait, résidu aqueux, qui s'est produit à la battue du beurre. - (18)
- batin. Résidu aqueux du beurre. On sait qu'on dit battre le beurre. - (20)
- batiô : un bateau. - (17)
- bat-l’âne. s. m. Garçon meunier qui, muni d'une corne ou d'une trompe, parcourait autrefois les villages avec un ou plusieurs ânes, quêtant les sacs de grains à moudre et reportant la ferine. Aujourd'hui, le bat-l'âne n'existe plus ; tous les meuniers ont des chevaux ou des voitures. - (02)
- bat'l'âne : garçon meunier. Au mèlin y avo un bat'l'âne : au moulin il y avait un garçon meunier. - (05)
- bâtonnat. s. m. Batte à beurre. - (02)
- batou, s. m., batteur de blé, qui bat au fléau, en grange. - (18)
- bàtràce, bàtrasse, bàtteràsse (Chal., C.). - Averse; pleuvoir à batrace, pleuvoir à verse. On pourrait croire que ce mot vient de batracoi (grenouilles)… Cette noble étymologie n'a été proposée que sur de fausses apparences et par suite d'une façon mauvaise d'orthographier le mot qui doit s'écrire simplement batterasse ou battrasse. Nous voyons, en effet, dans le vieux français, le mot batteresse ou batresse signifiant celle qui bat, employé pour désigner un subit orage de grêle. - (15)
- batrasse. s. f., forte pluie, averse, parfois mélangée de grêle : « La vigne a passé fleur, mais gare la batrasse ! » - (18)
- batre de la caisse, loc, tambouriner, fonction du « tambournier ». - (18)
- batre, v. tr., pris dans une acception absolue pour : battre le blé : L' pâre Chose bat à Saint-Jean » . Une locution très usitée est encore celle-ci : « batre en grange ». - (18)
- battant. adv. Complétement, tout-à-fait. Un chapeau, un habit battant neuf. - (02)
- battant. s. m. Langue, et principalement langue de femme. All'en a un battant, c'tefumell'là. - (02)
- batte, battouée. s. f. Baratte. - (02)
- batterie, s. f. aire de grange, emplacement réservé pour le battage des gerbes au fléau. Le sol de la batterie est ordinairement formé d'argile damée avec soin. - (01)
- batterie. s. f. Endroit ou l'on bat le blé dans une grange. (Sommecaise). - (02)
- battis. s. m. Lait de beurre. - (02)
- battoû : batteur (homme) . - (10)
- battou, s. m. batteur en grange, celui qui bat au fléau. - (01)
- battouaire (nom féminin) : machine à battre le grain. - (08)
- battouère : batteuse. - (10)
- battouère : le battage, le battoir, la batteuse. - (17)
- battouère : le battoir avec lequel la lavandière battait le linge à laver sur sa planche, on dit également le rouillo.. - (17)
- battouère : batteuse. - (05)
- battre, v. n. livrer combat, lutter. Nous avons « battu » plusieurs heures ; à la fin nous avons gagné. - (01)
- battrie : sol de la grange où s'effectuait le battage au fléau . - (10)
- baubutaine. s . f. Masure. — A Tannerre, une maisonnette est appelée bobitaine. - (02)
- bauché, s. m., fenil. (V. foincau). (Mervans). - (18)
- bauche. s. f. Longue tranche de lard. (Pasilly). - (02)
- baucheton. s. m. Bûcheron. - (02)
- bauchetonner. v. n. Faire le bûcheron, couper, débiter du bois comme les bûcherons. - (02)
- baude, adj. gai, jovial, de bonne humeur. - (01)
- baudet (nom masculin) : pelote à épingles. - (08)
- baudet, s. m. pelote à épingles. - (01)
- baudir. : (Dial. ), baudi (pat.). Ce mot a deux sens, selon qu'il s'emploie dans le dialecte ou dans le patois. Dans le dialecte il signifiait se réjouir et venait du haut-allemand bald. (Burgny.) - Bauderie exprimait à la fois hardiesse, courage et joie, comme si la gaîté devait être l'apanage des coeurs vifs et hardis. - Baldret était le ceinturon ou baudrier de l'homme de guerre. - Le patois donnait au mot baudir le sens de garantir. (Del.) - (14)
- baudot. s. m. Qui a peu de sens, peu d'intelligence. - (02)
- bauge : sac de jute pour le grain. - (12)
- bauge. s. f. Hutte, cabane maçonnée en baugis. - (02)
- baugé. s. m. Valet de charrue, garçon bouvier. - (02)
- bauger, v. n. entrer, se retirer dans une bauge, une tanière, un trou. Se dit de beaucoup d'animaux, du lièvre, du lapin, etc… - (01)
- bauger. v. n. Faire une clôture, un mur en baugis. - (02)
- baugis. s. m. Mortier de terre glaise mélangée de paille. - (02)
- baular et bolar, adj., celui qui crie, qui pleure. - (18)
- baulée et bolée, s. f., cri, hurlement, mais aussi chant de joie. - (18)
- bauler et boler, v. intr., pleurer avec des cris, beugler : « E'-ti mauvais, ce p'tiot ! ô n'fait qu' bauler ! » - (18)
- bauler, v. n. se dit de l'eau qui coule à pleins bords, d'un ruisseau qui submerge ses rives en se déversant au dehors : « al ô choué tan d'pleue que l’bié en baulô », il est tombé tant de pluie que le bief en débordait. - (01)
- bauler, v.n. exprime particulièrement le mugissement prolongé des taureaux. - (01)
- bauler. v. n. Flotter sur l'eau en gondolant, en se renflant. Une blouse, une robe. un vêtement jeté sur l'eau baule ; une planche, un morceau de liège ou de bois flotte, surnage, mais ne baule pas. Se dit, par extension, d'une personne qui a des vêtements beaucoup trop larges. Le pauvre garçon, est si maigre, qu'il baule dans son paletot. – Se Bauler. v. pron. Se vautrer, se rouler dans la poussière et la boue en jouant. - (02)
- baume, s. f. Borne. (Courgis). - (02)
- baume, s. f. nom commun à plusieurs plantes aromatiques, à la menthe-baume entre autres, qui abonde dans certains sols de notre contrée granitique. - (01)
- bauméri, s. m , nom que les mariniers donnent aux chevaux de renfort qui, de l'autre côté de la rivière, aident au tirage des bateaux. - (18)
- baurégeux. s. m. Lambin, lanternier, musard. - (02)
- baurger, v. n. couler à plein bord, tomber à flot. Après une averse, l'eau « baurge » dans les rigoles. - (01)
- bausser, v. n. faire bosse, former une proéminence, un gonflement. On dit d'une femme enceinte que son ventre « bausse. » on en dit autant du carnier d'un chasseur heureux. - (01)
- bautriller (se). v. pronom. Se rouler par terre; pour vautriller, par conversion du v en b. (Seignelay). - (02)
- bavaroise, s. f., petit pont de pantalon. - (18)
- baver, v. intr., bavarder, parler continuellement. - (18)
- bavette, s. f., bavardage, longue conversation : « Voù c'ét-i qu'à' sont, nos fonnes ? — Cheû la Roussote. A' taillont eùne fine bavette ». - (18)
- bavette. s. f. Cancan, caquetage. Tailler des bavettes, bavarder, cancaner à son aise. — Figurément, On donne le nom de bavette, à toute petite fille babillarde, qui est comme une personnification du cancan et du caquetage. - (02)
- bavignoter : baver, bavotter. - (04)
- bavocher, bavoucher. v. n. Baver. (Béru). - (02)
- bavoicher, v. a. baver, jeter de la bave, bavarder. - (01)
- bavoicher. v. n. Buvotter. On dit aussi buvacher, dans le même sens. (Cravant, Auxerre). - (02)
- bavoichou, ouse, adj. baveux, euse, celui ou celle qui bave, bavard, ivrogne. - (01)
- bavoire, s. f. grand pont de culotte à l'ancienne mode. Les bavoires sont encore en usage dans le pays. - (01)
- bavou : baveux, bavard . - (10)
- bavou : bavoir . - (10)
- bavou, adj., qui bave, sens propre (?), mais surtout au fig. : bavard, craqueur, menteur : « Y é pas vrai. Côge-te ; t"ét ein p'tiot bavou ». - (18)
- bavou, ouse, adj. celui ou celle qui bave : « un vieux bavou », rabâcheur, radoteur. - (01)
- bavou. Bavard. - (20)
- bavouaichai : parler à tort et à travers . - (05)
- bavouaichou : celui qui parle à tort et à travers. Ç'o agaçant un bavouachou : C'est agaçant quelqu'un qui parle à tort et à travers. - (05)
- bavouècher : baver, parler à tort et à travers . - (10)
- baya. Cheval ou boeuf marqué en tête d'une tache blanche. - (20)
- bayard, nom de bœuf au poil bai ou rouge foncé. - (01)
- bazaine. s. f., étoffe employée jadis dans les costumes de femmes, et très goûtée de nos grand'mères. - (18)
- b'chée, béchée. s. Becquée. Donner la b’chée. - (02)
- bè ! Interject. qui exprime le dégoût. - (02)
- bè : bec, bouche . - (10)
- bé seur, adv., bien sûr, certainement. - (18)
- bé, adv , bien, fort, beaucoup. - (18)
- bê, biô : beau . - (10)
- be, s. m. bec. - (01)
- bé. : Se met devant une consonne : Ça bi bon. On écrit devant une voyelle: El a ben aipri, c'est-àdire il est bien élevé. - (14)
- béatille, s. f., bagatelle, débris, objet de peu de valeur ou de minime format. - (18)
- beau de treufe : une fane de pomme de terre. - (17)
- beaucuat. s. m. Dernier né d'une famille. Synonyme de basculot, basculat. - (02)
- Beaune (se trouver de), loc, être de reste, laissé de côté ; n'être pas suivi, pas pris au sérieux : «... Un tas de résolutions, qui toutes se trouvent de Beaune devant la dernière, la meilleure qu'elle ait jamais pu prendre » (correspondance de 1833). Cette locution chalonnaise était encore très usitée dans mon jeune temps. - (18)
- bécafi, s. m. becfigue. - (01)
- becfi, s. m., becfigue, oiseau qui béquette les figues et que l'on trouve d'un manger délicat. - (18)
- bêché. adj . Becqueté. Œuf bêché. - (02)
- béchelon, s. m., bêche. (Mervans.) - (18)
- bêcher. v. a. Donner des coups de bêche. - Figurement, donner des coups de langue. Bêcher une personne, c'est la décrier, dire du mal d'elle. - (02)
- bêcher. v. n. Etre pris de maladie, commencer à être malade (Soucy). - (02)
- bêcheveter, béchevotter. v. a . Entrecroiser, mettre tête à pieds. De bêchevet , lit à double chevet, l’un à la tête, l’autre aux pieds. De bis et chevet. - (02)
- bécho. Jumeau du vieux mot besson, racine le latin bis. - (20)
- béchoiter. v. a. Disposer, croiser en sens contraire, de manière à ce que les extrémités d'un objet soient à côte de la tête ou sur la tête d'un autre de même nature. C'est une altération de bécheveter. - (02)
- becnelle. s. f. Péronelle, femme sotte, babillarde, effrontée, qui a toujours le bec ouvert pour crier. - (02)
- bécô, s. m. petit baiser, terme enfantin qui signifie au propre petit coup de bec. De bec pris dans le sens de bouche. - (01)
- bécot, s. m., baiser : « Allons, p'tiote. vein et fais-me ein bécot ». - (18)
- bécot, s. m., bec, petit bec. - (18)
- becquiller, béquiller. v. a. Manger. Je l'ai trouvé en train de becquiller. Dérivé de Bec. - (02)
- bede (qu'on prononce beude, de bedon, bedaine). s. f. Se dit, dans l'Yonne et Seme-et-Marne, pour ventre. J'ai mangé plein ma beude. Voulez-vous du pain ? Oui, de la beude, s'il vous plaît. - (02)
- beder. v. n. Prendre du ventre, commencer à avoir la bedaine. (Puisaye). - (02)
- bédolouaie (une) : un dépotoir. - (13)
- bedon, s. m. petit ventre, ventre d'enfant. - (01)
- bedon, s. m., bedaine, gros ventre. En français, signifie : homme replet, le gros ventre s'appelant : bedaine. « Ol a eun fameux bedon ; ma y é pas étonnant, ô bâfre tôjor ». - (18)
- bedone : voir boudone - (19)
- bedoucher (verbe) : porter, caliner un enfant en le tournant dans tous les sens. (Arrête don de l’bédoucher qu'y va êtes malade ce p'tiot). - (08)
- bedouilles. s. m. pl. Gros sabot couvrant tout le pied. (Armeau). - (02)
- bédouzer : travailler de façon inefficace, malhabile. - (13)
- bée'te : bête . - (10)
- bégau, s. m. bègue, celui qui bégaie. Au féminin bégaute, celle qui est bègue. - (01)
- bégauter, v. a. bégayer, parler avec difficulté. - (01)
- bégigi : ferblantier un peu bricoleur. - (12)
- bégu, beillu. adj. Ventru. - (02)
- bèguai : bégayer. - (05)
- béguer : bégayer. - (13)
- bèguer : bèguer . - (10)
- béguer, v. n. parler à la manière des bègues, bégayer. - (01)
- béguer. v. n. Bégayer. On dit aussi Bègaiyer. - (02)
- bêh (mouton), loc, nom donné au mouton par les enfants qui, toutes les fois qu'une ou plusieurs de ces douces bêtes passent, conduites par le boucher, ne manquent jamais de formuler ce petit dialogue : Mouton bêh, — où vas-tu ? — A la boucherie, — Perdre la vie. — Mouton bêh, — Quand r' tiendras-tu? — Jamais... — Mouton bêh ! - (18)
- behaisse. s. f. Besace. - (02)
- beignard. adj. Honteux. S'emploie généralement avec la négation. (Marchais-Beton). - (02)
- bêillai : donner. Y vote bêillai des éteurnes : je vais te donner des étrennes.  - (05)
- bèillè : donner - èl é mô è lè main qu'beille, il a mal à la main qui donne (il est radin) - i eûteû mes gants pou beillè lè main, j'ôtai mes gants pour donner la main - si tu peux, beille-me un coup d'main, si tu peux, donne-moi un coup de main - si tu v'leu i t'beillereû ben un coup d'main, si tu voulais, je te donnerais bien un coup de main - i veu ben t'beillè un coup de main, je veux bien te donner un coup de main. - (17)
- beiller - donner. - Beille-mouai voué cequi. - A li é beillé ce qu'à mérito. - (16)
- bèiller : donner . - (10)
- beiller : donner. - (11)
- beiller, v. a. bailler, donner, remettre quelque chose à quelqu'un. Ce mot est le seul usité chez nous pour donner. - (01)
- beiller, v. tr., bailler, donner : « Qu'é-ce que te m' beilles iqui ? Y et eùne prou jolite afâre ! » - (18)
- beiller. Pour bailler, donner. - (20)
- bein, s. m. bien, propriété, fortune. - (01)
- beinhireu, euse, adj. et subst. bienheureux. - (01)
- béjot. s. m. Régal offert à des amis à l'occasion d'un événement heureux. (Saint-Sanveur). - (02)
- békas. s. m. Bêtat. - (02)
- bélement, adv., doucement, agréablement: «Eh ben ! la mère, ça va-t-i ? — Marci, tout bêlement ». - (18)
- bêler, v. intr. crier en pleurant. (V. Bauler, Couiner.) - (18)
- belin, adj., gentil, beau, mignon. Expression caressante dans le langage des enfants : « Veins m' biser, mon p'tiot belin ! » - (18)
- belin. Mot d'amitié aux enfants comme qui dirait mon mouton. Il a ce sens dans le Roman du Renard. - (20)
- bellurette (pour belle hurette , belle heurette). adv. Il y a longtemps, il y a belle heure, une belle petite heure. - (02)
- belsamine, s. f., balsamine. - (18)
- ben : bien (c'est ben bon). - (13)
- ben siésant, ante, adj. Synonyme d'aimable, de gracieux. Une jeune fille, une jeune femme ben siésante. Voyez siésant. - (02)
- ben, adv., bien, beaucoup. - (18)
- ben, s. m., bien, propriété. Ce mot a, dans les diff. patois, les mêmes analogues que ben. adv. (V. ce mot). - (18)
- benaton : gros récipient (celt. Benn : gros récipient). - (04)
- bénaton. s. m. Syncope de benaton, qui lui-même se dit pour banneton. Manne d’osier, hotte, panier long à l’usage des jardiniers , boulangers. (Annay-sur-Serein). - (02)
- bénéfier. v. n. bénéficier, faire du profit, du bénéfice. - (01)
- benêquier, benêtier, aie-Benêtier, eau-benêtier. s. m. Bénitier. - (02)
- bêner. v. n. Sécher un peu. (Seigneiay). - (02)
- bénijon. s. f. Semaille, emblavaison des blés. (Savigny-en-Terre-Pleine). - (02)
- bénin - bédin : enfant de l'Assistance Publique placé par l'administration dans une Famille pour y être élevé. (Ces enfants étaient relativement nombreux dans la Région). - (03)
- benissoire, s. m., goupillon ; « L' bon Dieu t' bénisse avou son grand benissoire ! » Se dit à l'éternuement. - (18)
- bénissu, e, partie, pas. du verbe bénir, bénit. - (01)
- benissu, part., bénit, bien conditionné. - (18)
- benne (C.-d., Chal., Morv.), banne (C.-d.). - Panier servant à transporter les raisins vendangés de la vigne à la balonge, ou bien petit cuvier dans lequel on transporte au tonneau le vin tiré de la cuve. Le bas latin a le mot benna, bennata, pour désigner un objet à peu près analogue. - (15)
- benne, s. f. grande corbeille en osier ou cage formée de claies dans laquelle on transporte le charbon de bois. - (01)
- benne, s. f., corbeille destinée au transport des fruits, légumes, grains, etc. Elle est ordinairement tressée en jonc ou en osier, et assez profonde. - (18)
- benneton, s. m., dim. de Benne. En Bourgogne, c'est le panier oblong qui sert à transporter les raisins dans la balonge. (V. Benne.) - (18)
- bensiésant. adj. Bienséant. - (02)
- bentot, adv., bientôt. - (18)
- béquet, s, m., bouquet. - (18)
- bérais, s. m. lourdaud, maladroit. - (01)
- berbe, s. f. barbe. - (01)
- Berbis (la) : nom de cheval. VI, p. 16 - (19)
- berbis et aignais - brebis et agneau. Ce sont de ces mots que je n'ai pas mis dans le vocabulaire parce qu'ils ressemblent pas mal au français j'ai peut-être eu tort. - (16)
- berce, beurce, beurçais, beurriée : berceau (celt. gaulois bers). - (04)
- berce. s. f. Bèche, pelle à fouir, à remuer la terre. Du latin berca. - (02)
- bercer. v. a. Bècher. - (02)
- berchet, berchie. s. m. Brochet, vase de grès bombé, renué dans le milieu de son pourtour, ayant trois anses, une en dessus et les deux autres de chaque côté, avec un petit goulot en forme de broche ; d'ou sans doute son nom de brochet, du bas latin broca. - (02)
- bercho. Brèche – dent. - (20)
- berchot, s. m., brèche-dents, à qui il manque des dents. Sans trop s'éloigner de la prononciation, on pourrait écrire beùrchot. - (18)
- berçonnette.s. f. Barcelonnette, berceau d'enfant. - (02)
- berçou : menuisier. - (13)
- berda - berdat : variante de "berdin", même sens. - (03)
- berdagot. s. m. Mauvais ouvrier ; mauvais instrument, mauvais outil. (Laduz). - (02)
- berdaguer. v. a. Remuer, faire marcher dans des conditions anormales, saccadées. (Laduz). - (02)
- berdaillon. s. m. Qui est sans soin, sans ordre. (Saint-Sauveur). - (02)
- berdauler. v. a. Secouer. Voyez berdôler. - (02)
- berdidi : galop de l'âne.. - (12)
- berdig, berdog. Sorte d’onomatopée indiquant le bruit d’un pas lourd et lent. - (02)
- berdin (un) : un faible d'esprit. - (13)
- berdin : parasite du mouton. III, p. 50-8 - (19)
- berdin : simple d'esprit. III, p. 50-8 - (19)
- berdin : vermine des moutons. - (12)
- berdin : innocent, idiot. Ex : "J'avions nout berdin, à Chatiauneu...l'pour' Bellat !" - (03)
- berdin, beurdin : faible d'esprit, fou, avec nuance d'excitation. - (04)
- bèrdin, beurdin, bredin (Chal.), bredin (Char.), beurdais, beurdâle (Morv.), albeurdat (Y.). – Brouillon, étourdi, personne qui titube et marche de travers ; viendrait, suivant Chambure, du bas latin burdare, d'où le vieux français burdu, folâtrer, faire quelque chose avec un bruit importun, comme une mouche qui bourdonne. A ce mot se rattache beurdôler qui a la même origine. Voir ci-après. Dire des beurdineries ou bredineries, c'est plaisanter. - (15)
- berdo. De différentes couleurs ; des berdos, ce sont les oeufs de Pâques. - (20)
- berdôler. v. a. et n. Secouer, cahoter ; gronder, faire grand bruit. V’là la tounaie qui berdôle. (Puisaye). - (02)
- berdot - de diverses couleurs, bariolé. Se dit surtout des bêtes.- C'â in joli beu berdot.- Berdot n'a pas beurot. - (16)
- berdougnier. s. m. Grognon, grondeur. (Merry-la-Vallée). - (02)
- berdouilier. v. n. Grogner, faire entendre des bruits sourds, bizarres, désagréables. Ça me berdouille dans le ventre. - (02)
- berdouille. s . f. Qui fait entendre des grognements, des bruits sourds, désagréables, en partant du ventre. - (02)
- berdoule, berdouille. s. f. Petite prune. - (02)
- berdouler : tomber. - (13)
- berdouner. v. n . Murmurer. (Merry-la-Vallée.) — Se dit sans doute pour bourdonner. - (02)
- bergasse, beurgasse. s. f. Brebis, moutons groupés réunis en certain nombre. Percey, Roffey. — C’est le bergeas de la Puysaie. - (02)
- berge, s. f. nuée flottante dans le ciel, amas de nuages. - (01)
- bergeas, bergeat. s. m. Troupeau de moutons. - (02)
- berges - nuages, particulièrement ceux qui sont isolés et qui annoncent la pluie. - En i é des berges dan le temps. - Vo viez ces grosses berges ! - (16)
- bergette : braguette. Ex : "Te frais ben d' boutonner ta bergette, l'ouéyau va avouée fré !" - (03)
- bergette, brégette (pour brayette et braguette), s. f. Ouverture sur le devant de la culotte, du pantalon. - (02)
- berjuter : macérer, rendre du jus. Ex : "Les pernes que j'ons mis dans l'siau, all coumencent à berjuter" (Sous-entendu : il serait temps de s'en occuper !). - (03)
- berlaiser : s'amuser, faire traîner en longueur. - (13)
- berlaiser. v. n. Employer son temps à des choses de rien, à des minuties, des inutilités. Le comte Jaubert fait ce mot synonyme de berlauder , c’est â tort : il y a dans ce dernier une idée de locomotion nécessaire, que ne comporte pas le plus habituellement le verbe berlaiser, car on peut très-bien berlaiser chez soi, sans sortir et même sans bouger de place. - (02)
- berlander : un peu comme berlaiser !. - (13)
- berlauder : errer sans but. Ne rien faire. Ex : "Té vas-t-y belauder longtemps coum' ça ? Té m'envornes." - (03)
- berlauder. v. a. Promener ou, plutôt, promenauier sans but, sans objet, pour tuer le temps. Un jeune mari paresseux ou oisif berlaude sa femme. Une femme paresseuse berlaude ses enfants. – berlauder (Se). v. pronom. Se promenailler, aller de droite et de gauche, sans but arrêté. Si, au lieu de se berlauder toute la sainte journée comme il fait, il travaillait, ça lui vaudrait ben mieux ; sa femme et ses enfants ne seraient pas si guerlus. - (02)
- berle : herbe de cours d'eau - faux cresson. Ex : "Il est allé à la fontaine d'Asvins queuler du crésson, il nous rappourte ben de la berle, le loup-fou !". - (03)
- berler. v. a. Percer un œuf à chaque bout et le gober en aspirant. - (02)
- berliche : jeune génisse.. - (12)
- berliés : berceau d'enfant fait avec des planches.. - (12)
- berlit : petit veau. - (12)
- berloiche. s. f. Espèce de fraise. - (02)
- berloquer : brinquebaler. - (13)
- berloquet : petit berlot...que l'on peut assimiler à "Petit con"… - (03)
- berlot : repas après la quête de mai ou de la Saint-Martin ou repas de baptême. VI, p. 39 - (19)
- berlot : pas bien malin, voisin de berdin, mais sans état permanent. Le verbe "berlauder". Le substantif "berlaudier" (faisant partie des berlots). - (03)
- bèrlu (Chal.), beurlu (Morv.), breulu (C.-d.).- Louche, vient de berluté. Voir plus loin ce mot. - (15)
- berluchonner. v. n. Cligner de l'œil, loucher. - (02)
- berlûter : éblouir . - (10)
- bernasse, bernasserie, bernassie. s. f. Futilité, niaiserie, vilenie, (Puysaie). De bren, ordure, saleté. Au plur., menus travaux, ouvrages infimes, rebutants. - (02)
- bernasser. v. n. S'occuper des choses tes moins propres du menage, nettoyer, faire les lavages et la cuisine. - (02)
- bernassis. s. m. pl. Ramassis. - (02)
- bernauder, v. intr., lambiner, musarder, perdre du temps. - (18)
- berne, s. f. bordure, lisière, marge, talus : les bernes d'une rivière, les bernes d'une route, etc. - (01)
- berne, s. f. Tétine de la truie. - (02)
- bernet, bernot (pour Brunet , Brunot). s. m. Bœuf brun. - (02)
- bernette, bernotte. s. f. Vache brune. - (02)
- bernicle ! interj., bernique! « Teins ! pasque t' l’as treùvée jolite, i t'a r'semblé que t' peûvos la prende... mâ bernicle ! » - (18)
- bernicler. v. n. Tâtonner de l’œil, chercher, regarder d’un œil incertain. Qu’as-tu à bernicler de la sorte ? - (02)
- bérnicles. s. f. pl. Lunettes, besicles. — Yeux clignotants, hésitants. - (02)
- bernicleux, eüse. s . m. et f. Celui, celle qui bernicle. - (02)
- bernis. s . m. Peu. Un bemis , un brin, un peu. - (02)
- bernoise. s . f. Lucarne. - (02)
- béron, s. m. rouge-gorge ou linotte. - (01)
- berouette (une) : une brouette. - (13)
- Bérouette, beurouette : Brouette. Une beurouette de bois. : une brouette de bois. - (05)
- berouetter. v. a. Mener dans une brouette, dans une berouette. — Berouetter quelqu'un, le faire aller, se moquer de lui, l’envoyer de Caïphe à Pilate. (Villiers-Saint-Benoît). - (02)
- berouis. s. m. Buis. On dit aussi bervouis. - (02)
- berriée : voir beurriée - (19)
- berrier. s. m. Banne, berceau d’enfant. Voyez beurrier. - (02)
- berrouette : brouette. - (12)
- bers. : (Dial. ), berceau. -Trois porcs furent condamnés et suppliciés en 1401, à Rouvre (Bourgogne), pour avoir dévoré un enfant au bers, dit la sentence. (Del.)- Ce mot est l'apocope. du bas latin berciolum (Duc.), d'où est aussi venu le mot patois bressore, qui a le même sens que bers. - (14)
- berson (par corruption de besson , du bas latin bisso ). s. m. Jumeau. Dans nos campagnes, On prononce généralement b'son. Un b'son. Des b'sons. Ces deux sœurs sont b'sonnes. Ce n’est guère que dans la Puysaie qu’on dit berson. - (02)
- bertauche. s. f. Passage couvert allant de la rue dans une maison située derrière une autre. A Joigny, Tout le monde connaît la Bertauche au père Malou, place du Pilori. - (02)
- bertaudé. : (Pat.) et bertauder (dial.). Quelques-uns prononcent bretauder. - Tondre inégalement, et, au figuré, faire pitoyablement une chose. - (14)
- berteler. v. a. Remuer quelque chose pour faire du bruit. — v. n. Flâner, aller de droite et de gauche, aller de travers. - (02)
- bertelle (une) : une bretelle. - (13)
- bertille (toujours au pluriel) : des bertilles. Petit bois et surtout bouts fins des fagots pour allumer le feu. Ex : "Pour fée mon feu, j'ai de bounes bertilles, ben chèches". - (03)
- bertiller. v. n. Ramasser des menus copeaux, des brindilles de bois. - (02)
- bertilles. s. f.pl. Brindilles de bois. - (02)
- bertillons. s. m. pl. Menues brindilles. - (02)
- bertonner. v. a. et n. Labourer à gros billons. (Villeneuve-les-Genèts). - (02)
- berullô et breuillô. : Nombril. (Del.) Ce sont les mêmes mots pour le sens qu'ambreuille ou lambreuille cités en leur lieu. Le dialecte appelait breuilles les entrailles. Roquefort fait venir ce mot de la basse latinité burbalia. - (14)
- bervacher. v. n. Boire souvent, sans soif, inutilement. (Laduz). - (02)
- besàde, b’zade. s. f. Promenade. Être en b'zade , être à la promenade. - (02)
- besaice, s. f. besace, grand sac que l'on porte sur le cou autant que sur le dos, pendant de droite et de gauche. Il n'y a pas que les mendiants qui se servent de ce moyen de transport, il est à l'usage de tous nos campagnards. - (01)
- bésaigre (bisacer). s. m. Etat d’une chose qui est très-acide, qui est deux fois aigre. Ce vin tourne au bésaigre. - (02)
- béscu, loc, ironiq., baise-cul. Tient lieu de réponse au questionneur que l'on trouve trop curieux s'il demande : « Qui' c' qui é v'nu t' vouer ? » — « Béscu l’ jeune, lui réplique-t-on ; l’ vieux é môrt ». - (18)
- beser, b’zer. v. n. Se promener. - (02)
- bésiller : abîmer. - (12)
- besin - fin, minutieux à faire. - Ci n'aivoinge pâ cequi, ç'â don si besin ! – Du si besin, c'â bon pour les demoiselles. - (16)
- besin, adj., lent, musard. - (18)
- besin. Lent, synonyme de lambin, d'où le verbe besiner. - (20)
- besiner, v. intr., lambiner, musarder, aller lentement. - (18)
- besognou, adj., besoigneux. - (18)
- besoin (avouer de), loc, avoir besoin. - (18)
- besoingnou, ouse, adj. besogneux, celui qui a besoin, qui manque du nécessaire. - (01)
- besoniables. : (Dial.), adjectif signifiant une chose dont le besoin se fait sentir. - (14)
- bêsse (à la), loc, au gré de l'eau : « Mon batiau s'en va à la bêsse ». - (18)
- besse, s. f. bêche, instrument pour travailler la terre. - (01)
- besser, v. a. bêcher, remuer la terre avec une bêche. - (01)
- bessière (verbe) : petite dépression de terrain. - (08)
- besterie, s. f. bêtise, niaiserie, propos équivoque. - (01)
- bestia, adj., sot, bête, maladroit, bestiasse. - (18)
- bestiau, s. m. bétail, les bêtes à cornes principalement. - (01)
- bestiau, s. m. Bétail. Nout’ bestiau est ben soigné, ben gras. - (02)
- bestiau, s. m., bêtes, bétail, troupeau : « J'ons eùn bestiau d’malade ». - (18)
- bet ou bai - bec. - Le chardonneret â tôjeur ai beillé des co de bet â petiot canari. - Quainne vilaine fonne ! en fau qu'ile beille des co de bai, quoi ! - (16)
- bêtacer. v. n. Faire des bêtises, des inconvenances, des sottises. Se dit particulièrement, dans la Puysaie, des jeunes garçons et des jeunes filles qui ont ensemble des relations trop intimes. - (02)
- bétassai : faire des bêtises. Ç'o un bétassou : il ne fait que des bêtises. - (05)
- bêtasse, adj., bêta, simplet, naïf. - (18)
- bètasserie, s. f., bêtise, simplicité, naïveté. - (18)
- bête de Saint-Jean : coléoptère noir (Timarcha). III, p. 42 ; IV, p. 26. - (19)
- béte fâramine : animal imaginaire méchant . - (10)
- béte nouére, s. f., bête noire, petit coléoptère qui dévore, au printemps, les jeunes siliques du colza. On l'appelle encore Altise, et Tiquet. - (18)
- béte, s. m. béte, qui est sans esprit. Un gros « béte », un vieux « béte. « « couye-toué, mon n-aimi, teu n'équ'eune béte. » tais-toi, mon ami, tu n'es qu'une bête. - (01)
- bêtéger. v. n. Agir sottement, bêtement. - (02)
- bèterie : bêtise. - (05)
- bétiâ : bête, pas bien malin . - (10)
- bétïe, s. f. bêtise, propos léger ou peu raisonnable, niaiserie. - (01)
- bétïer, v. n. dire des bêtises, des niaiseries, des choses légères, faire des riens, faire la bête, l'idiot. - (01)
- bétije, s. f. bêtise. Même sens que bétie. - (01)
- bétijer, v. n. même sens que bétier. - (01)
- bêtiolot, bêtiot : un peu stupide. - (11)
- bêtiot : quelqu'un de pas très malin (au féminin, eune bêtiote). - (17)
- bêtiot : pas bien malin. - (05)
- béto, bétote - bête, dans le sens d'enfant, de pas hardi. - Laiche-lu don ; c'â in petiot béto. - (16)
- bétô, s. m. petite bête, bétat, diminutif de bête. - (01)
- bétot, adv., bientôt. - (18)
- betôtte. : Petite bête. - (14)
- bétoure : une baratte. - (17)
- bêtout. adv. Bientôt. - (02)
- bètri : nombril, ventre. - (05)
- betri, beutri. s. m. Ventre. - (02)
- beu : bœuf . - (10)
- beû : un bœuf. - (17)
- beu, s. m., bœuf. - (18)
- beuche : bûche . - (10)
- beûché : bûcher . - (10)
- beuche : grosse bûche de bois. La beuche de Noué : la bûche de Noël. - (05)
- beuche, s. f. bûche, morceau de bois préparé pour le feu. - (01)
- beuche. Buse. - (20)
- beûcher : bûcher. - (05)
- beucher, v. a. frapper avec force, travailler en frappant, en taillant. « beucher » une pièce de bois, c'est la dégrossir. beucheron, s. m. bûcheron. - (01)
- beucher. v. n. Eclore. Les poussins beuchent. (Percey). Se dit sans doute pour bêcher, becqueter. - (02)
- beuchille, beuchottes - petits morceaux de bois sec et menus ; avec variantes dans le sens. - En fau raimassai totes ces beuchilles ; c'â gros asille pour ailemai le feu. - Aitendez, vos ailai tirai es beuchottes. - (16)
- beûchiotte, beûchotte : petite bûche . - (10)
- beuchon : buisson, bosquet (petit) . - (10)
- beuchotte : une bûchette. - (11)
- beuchotte : petite bûche de bois, bûchette. - (05)
- beuchotte, s. f. bûchette, brin, fétu de paille ou de bois dont on se sert pour tirer au sort. - (01)
- beucler, v, tr., regarder insolemment. (V. Beûiller.) - (18)
- beuclier. v. a. Regarder quelqu’un de près, fixement, en face. De bis et oculus. (Éiivey). — Roquefort donne beulier dans le même sens. - (02)
- beude , bedon : ventre, petit ventre . - (10)
- beude, beudon : ventre. En français : bedaine. Il a une bounne beude : il a un bon ventre ou : ol é un bon bedon. - (05)
- beude, s. f. ventre, gros ventre, panse. - (01)
- beue. s. f. buse, oiseau de proie. - (01)
- beugener. v. n. Faire des riens. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- beugeon. s. m. et adj. Musard, lambin, négligeant ; personne lourde, d’esprit borné. Se dit pour beuson, buson. - (02)
- beuger. v. n. Se dit de l’agitation, des mouvements désordonnés, des envies de courir qui s’emparent des bestiaux, lorsqu’ils sont surexcités par les piqûres des mouches. - (02)
- beugnat, beugnot. s. m. Beignet. - (02)
- beûgne - enflure résultant d'un coup. - Vos é don choué, que vos é ine grosse beûgne su le front ? – En ne fau pas tolai ine beugne. - (16)
- beugne (pour beigne). s. f. Bosse au front, provenant d’une chute, d’un coup qu’on reçu ou qu’on s’est donné. - (02)
- beugne : bosse. - (12)
- beûgne : coup (choc, contusion), bosse . - (10)
- beûgnè : frapper. - (17)
- beûgne : un mauvais coup. - (17)
- beugne, s. f. bosse, enflure à la tête par suite d'un coup ou d'une chute. - (01)
- beugne, s. f., grosseur, bosse résultant d'un coup reçu, principalement à la tête : « Jacquot m'a battu ; ô m’a fait eûne beûgne. - (18)
- beugne. : Bosse, enflure, apostume à la tête. - (14)
- beugner (se) (verbe) : se cogner, heurter violemment quelque chose et se blesser. - (08)
- beugner (se) : se cogner. - (11)
- beugner (verbe) : cogner, bosseler, cabosser. - (08)
- beûgner : cabosser, cogner . - (10)
- beugner : heurter, cogner. - (12)
- beugner : se toquer, se cogner. - (11)
- beugner : rouer de coups (celt. Beug : enflure)? - (04)
- beugner, v. a. causer une enflure, faire une bosse, bossuer. - (01)
- beugner, v. tr.. frapper, heurter violemment, surtout à la tête : « Que qu' t'as là ? T' t'é beûgné le front ». - (18)
- beugnet, s. m. beignet, friture renfermant d'ordinaire une tranche de fruit. - (18)
- beûgnot : un beignet. - (17)
- beuhaice, s. f. besace. - (01)
- beuhon : bricoleur, travailleur sans ordre ni méthode. - (03)
- beuhouner : travailler comme un beuhon (toujours péjoratif). S'adonner aussi à des petits travaux peu valables. Ex : "Quion' qu'té beuhoune à c't'heue ?" (heue = heure). - (03)
- beuillai - voyez Rebeuillai. - (16)
- beuillassou, ouse, adj. celui qui a un gros ventre, ventru. Un homme beuillassou, une femme beuillassouse. - (01)
- beuille (une) : un ventre. - (13)
- beuillé ou beuyé. : Ouvrir de grands yeux et regarder de près comme font les boeufs. On dit d'une personne étonnée : Ai beuille et rebeuille. - (14)
- beuille : ventre (celt. beuil : ventre) ? - (04)
- beuille, s. f. ventre, gros ventre. On dit encore « boille. » - (01)
- beuille. s. m. Ventre, nombril. Du bas latin botulus. - (02)
- beuilleau. s. m. Bélier. Domecy-sur-Cure. Même étymologie que dessus. - (02)
- beuiller, v. tr.. regarder comme font les bœufs, de près et fixement ; avec obstination, indiscrétion : « Qu'é-ce que t’as à m' beuiller c'ment c'qui ? » - (18)
- beuiller. v. n. Fouiller partout ; fixer, regarder bien en face, ce qui nous porterait a croire que ce moi doit s’écrire - (02)
- beuilles. s. f. pl. Sorte de paniers ventrus, s’ouvrant en dessous, pour le transport du fumier à dos d’âne. De beuille, ventre. - (02)
- beuillou : corpulent. - (13)
- beuillou, beuillu, ad. ventru. - (01)
- beuillouts. s. m. pl. Paniers à âne ; sans doute pour billouts. - (02)
- beuillu, ue. adj. Ventru. - (02)
- beujon, s. m. buson, lambin, celui qui agit avec lenteur. - (01)
- beujouner (verbe) : chercher quelque chose sans idée précise. - (08)
- beuler, v, intr., crier, beugler. Se dit des enfants qui crient par malice (V. Bauler.) - (18)
- beulet : bélier.. - (12)
- beulter. v. a. Bluter. - (02)
- beultiau. s. m. Bluteau. - (02)
- beuner (verbe) : labourer une seconde fois. - (08)
- beuner, v. a. sombrer, donner le second labour à une terre en friches. - (01)
- beunitre, v. a. bénir, donner une bénédiction, forme archaïque du verbe « beunir » qui est aussi usité. - (01)
- beuon. s. m. Maladroit, lambin, musard, empoté. Se dit pour beugon, buson. - (02)
- beuquin : un bouc. - (17)
- beura. Espèce de panier dans lequel on met les jeunes poulets. - (20)
- beurau, aude, adj. de couleur rousse, brune ou même noire : un chien « beurau », une vache « beuraude ou beurotte. » - (01)
- beurbi, s. f. brebis. - (01)
- beurbis (nom féminin) : brebis. Voir barbis. - (08)
- beurbis : brebis . - (10)
- beurbis, bobis. s. f. Brebis. - (02)
- beurbis, s. f. brebis. - (18)
- beurçais : voir beurriée - (19)
- beurce (nom masculin) : berceau. - (08)
- beurce : voir beurriée - (19)
- beurcer, v. a. bercer : « beurce ton p'tiô », berce ton enfant. - (01)
- beurcer, v. tr., bercer. - (18)
- beurchaude (nom féminin) : tisonnier. - (08)
- beurchaude : tisonnier. - (12)
- beurchaude, s. f. tige de fer qu'on fait rougir au feu pour percer quelque chose. - (01)
- beurche : coin de campagne reculé et isolé difficile d’accès (terme un peu péjoratif). - (06)
- beurchie - cruche. - Vai cherchai de l'aie dans lai beurchie. - (16)
- beurchie (nom féminin) : cruche à deux anses. - (08)
- beurchie : vessie, outre, cruche à deux anses et petit goulot pour conserver la boisson fraiche dans les champs. - (05)
- beurchie, s. f. cruche à deux anses avec un petit bec pour verser le liquide. - (01)
- beurchie. s. f. Cruche de grès, brochet. - (02)
- beurchou (adjectif) : se dit d'un enfant qui a perdu ses dents de lait de devant. - (08)
- beurchou. s. m. tarière à l'usage des charpentiers. - (01)
- beurdâ – étourdi, brusque, qui va et vient sans faire attention et dérange tout. - N'ailez pâ nos aimené cequi, c'a in gros beurdâ que nos retairdero pu qu'a nos aivouaingero. - C'te petiote lai, c'a ine vraie beirdale. - (16)
- beurda : peu soigneux dans son travail. - (05)
- beurdâ, s. m. brouillon par précipitation, celui qui agit étourdiment. - (01)
- beurdâcher. v. n. Chanceler, tituber. (Percey). - (02)
- beurdagô, s. m. homme sans raison, braque, à demi fou. - (01)
- beurdais, dale, adj. étourdi, désordonné, qui marche de travers. - (01)
- beurdaleman, s. m. bruit d'une voiture soumise à des cahots. - (01)
- beurdaler : secouer, brutaliser . - (10)
- beurdaler, v. n. se dit d'une voiture en mauvais état ou mal graissée qui fait du bruit en roulant : « sai chairote beurdalô dan l'chemi », sa charrette beurdalait dans le chemin. - (01)
- beurdalon : petit chariot de foin . - (10)
- beurdandaine (A la). Locut. adverb . Au hasard, à l’aventure, sans qu’on s’en préoccupe. (Trucy). - (02)
- beurdasser (verbe) : porter un enfant en le secouant. - (08)
- beurdê : brutal, sans soin au travail, idiot. - (10)
- beurdidi : voir bourdoudou - (19)
- beurdignot (nom masculin) : simplet, personne un peu "demeurée" mais sans agressivité. - (08)
- beurdin (adjectif) : simple d'esprit. - (08)
- beurdin : fou. - (06)
- beurdin : idiot, étourdi, fada,simplet, innocent . - (10)
- beurdin : simple d'esprit. - (12)
- beurdin : étourdi, idiot. - (05)
- beurdin, adj., étourdi, brouillon, sot. - (18)
- beurdin, s. m. brouillon, étourdi et même quelquefois imbécile, idiot. - (01)
- beurdinerie (nom féminin) : idiotie. Faute bénigne. - (08)
- beurdoiller, v. a. bredouiller, parler d'une manière indistincte, articuler avec difficulté. - (01)
- beurdoillou, ouse, adj. celui qui bredouille, qui parle mal et indistinctement. - (01)
- beurdôlè : secouer avec force, comme un prunier. - (17)
- beurdôlée. s. Y- Voiture chargée haut et lourdement. (Etivey). - (02)
- bèurdôler (C.-d., Y., Chal.), beurdâler, beurdouler (Morv., Char.). - S'agiter, remuer en tout temp s; se dit aussi d'une voiture lourdement chargée qui vacille et dont les essieux gémissent ; par extension, faire du bruit comme une roue mal graissée. Ce mot pourrait venir de beurdouiller, pour bredouiller. D'autre part, le vieux français a le mot bredaille pour bedaine, et bredailler, (qui est la même chose que beurdailler), pour désigner un homme à gros ventre. Or, une voiture lourdement chargée n'est pas sans analogie avec un gros homme marchant péniblement. - (15)
- beurdoler, beurdauler. v. n. Radoter, déraisonner. - (02)
- beurdôler, v. n. basculer. - (01)
- beurdoler. v. Faire du bruit. (Chassignelles). - (02)
- beurdollai : parler entre ses dents, grommeler. - (05)
- beurdolle, s. f. petite prune. - (01)
- beurdollo : qui parle sans nécessité, dit n'importe quoi. - (05)
- beurdoloy. s. m. Bredouilleur. - (02)
- beurdonner. v. n. Maronner, gronder. - (02)
- beurdonnier. s. m. Grondeur. T’es un beurdomier. (Pasilly). - (02)
- beurdouaillai, beurdouaillou - bredouiller celui qui parle peu distinctement. - Ne beurdouille don pà queman cequi. - Quoi qu'ile beurdouaille don tan depeu deux heures qu'ile à qui ? - (16)
- beurdouéiller : grommeler, parler indistinctement, bafouiller, bégayer, bredouiller . - (10)
- beurdouiller, v. intr., bredouiller, mais dans un sens presque contraire à l'accept. fr., qui est : causer avec difficulté. Chez nous, beurdouiller veut dire : trop causer : « Quand ô sort, ô n'rentre pu. — Je crès ben ; beùrdouille tout l'long d' son c'min ». - (18)
- beurdoulau, s. m. celui qui grommelle entre ses dents. - (01)
- beurdoûler : tomber en roulant . - (10)
- beurdouler, v. a. rouler, tourner en diffé­rents sens : « quioque teu beurdoule dan l' gueur­né ? » qu'est-ce que tu bouscules dans le grenier ? - (01)
- beurdouller. v. n. Dégringoler. (Saint-Bris). - (02)
- beurdoullotte. s. f. Râfle ; cylindre de bois plein. (Saint-Bris). - (02)
- beurdoûlot : petit chariot de foin . - (10)
- beurdouner (verbe) : provoquer un bruit sourd. (J'entends beurdouner à la porte, va don voir c’que c’est). - (08)
- beurdouner. v. n. Bredouiller, bourdonner. — S’emploie quelquefois activement. Quoiqu’tu beurdonnes donc là ? J’n’entends pas ce que tu dis. - (02)
- beure, s, m., beurre. - (18)
- beurée, s. f. averse de pluie. - (01)
- beurée, s. f., forte pluie, averse. - (18)
- beureille (nom féminin) : récipient à beurre. - (08)
- beureille, s. f. panier de forme arrondie avec des anses. - (01)
- beurgaillon. s. m. Ramassis. (Annay-la-Côte). - (02)
- beurgére, s. f. bergère, celle qui conduit aux champs non-seulement les moutons, mais les ani­maux de toute espèce, y compris les oies et les dindons. - (01)
- beurié (nom masculin) : berceau rustique. Sorte d'auge en bois. - (08)
- beurié : berceau . - (10)
- beurié, s. m. berceau d'enfant. - (01)
- beuriére, beurieure : bruyère . - (10)
- beurieure, s. f. bruyère. - (01)
- beurinette. s. f. Pot en fer blanc où l’on met la cataurène (voyez ce mot). (Bléneau). - (02)
- beurioche : brioche. - (10)
- beurioche : une brioche. - (11)
- beurioche, s. f, brioche. - (18)
- beurioge, s. f. brioche, gâteau en général. - (01)
- beuriolée, s. f. une pleine voiture, tout ce qu'une voiture peut contenir. - (01)
- beurjâter : chercher partout. - (12)
- beurjot (nom masculin) : raccommodage grossier consistant à rapprocher les parties d'un accroc. - (08)
- beurjouée. s. f. Bruyère. (Montillot). - (02)
- beurlaiser : flâner, perdre son temps. - (12)
- beurlan : bruit intense . - (10)
- beurlan : gros bruit, tintamarre. - (05)
- beurland, s. m., salsifis sauvage, qui croît dans les prés, et dont les enfants mangent avidement les tiges et les feuilles. - (18)
- beurlander, v. intr., courailler, perdre son temps, flâner. - (18)
- beurlander, v. n. aller au beurlan ou bre­lan ; se réunir à un certain nombre de personnes pour causer, bavarder, faire du bruit, du tapage. - (01)
- beurlaud : naïf. - (12)
- beurlier, v. n. briller; au part. prés. « beur­lian. » - (01)
- beurlin, s. m. pou des moutons. - (01)
- beurlindiner (verbe) : faire tinter une sonnette. Par extension, faire du bruit pour manifester sa présence. - (08)
- beurlingouére : objet bruyant . - (10)
- beurlingouére, s. f. trébuchet, piège à oiseaux. - (01)
- beurlingouin, s. m. badaud, musard. Un grand beurlingouin, homme à grandes jambes qui flâne. - (01)
- beurloder (verbe) : paresser, perdre son temps. - (08)
- beurloquai : cahoter. On est ben beurloquué dans la remorque : on est bien cahoté dans la remorque. - (05)
- beurloque : montre, breloque . - (10)
- beurloque, s. f. berloque = breloque. - (01)
- beurloquer : cahoter, remuer dans quelque chose . - (10)
- beurloquer, v. a. remuer en tous sens, secouer rudement. - (01)
- beurloquo : esprit peu développé. Tu causes coume un beurloquo : tu parles sans réfléchir. - (05)
- beurlot (nom masculin) : personne qui radote, qui parle beaucoup, de choses sans intérêt. - (08)
- beurlot : voir berlot - (19)
- beurlot, berlot : repas de baptême. - (04)
- beurloter : radoter, dire des bêtises (beurloteux). - (12)
- beurloteux, (toux) : qui dit des bêtises (beurloter). - (12)
- beurlotte (verbe) : radoter. Se répéter. - (08)
- beurlu - qui a la berlue qui ne voit pas bien clair. - Ma, te regairde drôlement ! Té don beurlu ? - A fait to ai lai lustuberlu. - (16)
- beurlu : qui voit mal ou parfois simplet . - (10)
- beurlu : soleil . - (10)
- beurlü : qui louche. - (05)
- beurlu, adj., qui a mauvaise vue, louche, borgne, presque aveugle. Formé du subst. berlue. - (18)
- beurlu, ébeurlu, e, adj. celui qui a la berlue, qui n'y voit pas clair, qui a des illusions de vue. - (01)
- beurlue (nom féminin) : (Avoir la) voir avec difficultés. - (08)
- beurlue, s. f. berlue. - (01)
- beurlügai: voir sans distinguer, crépuscule, entre chiens et loups. - (05)
- beurlujotte, s. f. petit lézard. - (01)
- beurlusotte, bourlusotte. s. f. Eblouissement.— Avoir une beurlusotte, être pris d’un éblouissement, d’une berlue momentanée. - (02)
- beurnachon : celui qui parle à tort et à travers. - (05)
- beurnaisse (nom masculin) : pluie légère. - (08)
- beurne, adj. sombre, brun. - (01)
- beurniclai ou beurniqué.- (Del.), loucher. – Un beurniclou ou une beurniclouse est une personne qui louche. - Un beurlu est celui qui a mauvaise vue. -L'exclamation beurnicle signifie qu'on ne voit goutte à une chose. Ce mot date sans doute de l'emploi des lunettes qu'on appela d'abord berniques ou bernicles (expressions corrompues vraisemblablement de vernicles, locution appropriée aux verres de ces lunettes) , plus tard besicles, du latin bis oculus. - (14)
- beurniqhie ! interj. qui équivaut à point, à rien, à une négation enfin. - (01)
- beurnique : bernique, rien . - (10)
- beurnissé, ée. adj. Personne indifférente, qui ne s’occupe de rien, qui laisse tout aller. (Maligny). - (02)
- beurnonsiau (à) : à seaux, à pleins seaux, en quantité, à profusion. - (04)
- beurnot, nom de bœuf tiré de sa couleur brune. - (01)
- beuro. Brun. - (20)
- beurot - de couleur gris-rouge ou gris-jaune. - Pou les haibits d'homme i trouve que lai couleur beurot ne vai pâ mau. - (16)
- beurot (adjectif) : de couleur sombre. - (08)
- beurot(te) : brun, bronzé, basané . - (10)
- beurôt, beûrôtte, beûreau (C.-d., Chal., Char.), beùrnòt (Morv.).- De couleur rousse, brune, comme l'étoffe appelée bure. Le mot beurre a certainement la même étymologie. En Bourgogne, le raisin beurot (beurré) est le produit rougeâtre du noir par le blanc ; les poires beurrées sont appelées ainsi en raison de leur peau qui est comme couverte de taches de rousseur. Dans le Charollais, une beurrée est un gros nuage orageux. Dans certaines localités se trouvent des bois plantés d'essènces à sombres feuillages qu'on appelle bois beurots. . En latin burrus, venant d'un mot grec qui signifie feu, s'emploie pour désigner la couleur rousse ; telle serait, selon Littré, l'étymologie du mot bure. - (15)
- beurot. adj., brun clair, couleur de beurre (?). Se dit des gens, des bestiaux, des fruits : « Un garçon beùrot, une vache beùrote, une poire beùrote ! » - (18)
- beurouaitai : conduire, vite et sans précaution. On a été beuroueté à une sacrée vitesse : on a été conduit à une sacrée vitesse. - (05)
- beurouette (nom féminin) : brouette. - (08)
- beurouette :brouette . - (10)
- beurouette, s. f. brouette. - (01)
- beurouettée (nom féminin) : contenu d'une beurouette. - (08)
- beurouetter : conduire vite . - (10)
- beurrée : cardamine des prés. VI, p. 17 et p. 37 - (19)
- beurrée : grosse averse . - (10)
- beurrée : petit lait. VI, p. 17 - (19)
- beurrée : une grosse averse. - (11)
- beurrer : pouvait signifier aussi heurter, se cogner contre qqch. : sa voiture a dérapé et il a beurré contre un arbre. - (11)
- beurrié : berceau. On met le gosse dans le beurrié : on met le gosse dans le berceau. - (05)
- beurriée : berceau. IV, p. 58-a - (19)
- beurrier. s. m. Berceau d’enfant, banne d’osier tressé. De ber , qu’on prononce quelquefois beur. - (02)
- beurrier. s. m. Homme replet. (Etivey). - (02)
- beurrière. s . f. Nénuphar. (Argenteuil). - (02)
- beurron. s. m. Motte de beurre. - (02)
- beursaude : gratton . - (10)
- beursaude : tranche de lard frite, synonyme « greille ». On fait fondre les beursaudes : on fait fondre les tranches de lard. - (05)
- beursaude. s. f. Lardon, tranche de lard ou de jambon. - (02)
- beursaudes - restes ou petits morceaux coupés du gras de cochon qu'on a fondu. - No, i n'eûmons pâ les beursaudes. - (16)
- beursaudes : plat constitué de résidus de graisse de porc. - (11)
- beursaudes, s. f. le déchet do la graisse de porc, après la fonte. On assaisonne quelquefois les beursaudes avec du vinaigre. - (01)
- beurseillo : rosier sauvage : églantier, fruit de l'églantier. Le beurseillo pousse dans les savées : l'églantier pousse dans les haies. - (05)
- beursillai ou ebeursillai - casser en tout petits morceaux. - Le drossouais é venu ai lai volée, et jugez queman tôtes les aissiettes en étai ébeursillées. - (16)
- beursiller : broyer, bousiller. - (04)
- beursilles : brindilles. - (12)
- beursonnié, ere, s. habitant ou habitante de st-brisson, commune du canton de Montsauche, dans le haut-Morvan. - (01)
- beurtailler. s. m. Personne violente, irascible, qui s’emporte à tout propos. C’est une forme assez fortement altérée du mot brutal. (Etivey). - (02)
- beurtaler, v. int., bouillir trop longtemps: « Fais donc attention, Mariette ; ta sôpe beùrtale. All’ s'ra tout en pâte ». Comme sens, a de l'analogie avec Reûtonner. (V. ce dernier mot). - (18)
- beurtaler. v. a . Brutaliser. - (02)
- beurtalle : bretelle. La culotte s'écroche è beurtalles : la culotte s'accroche aux bretelles. - (05)
- beurtalle. s. f. Bretelle. - (02)
- beurtalles : bretelles. - (10)
- beurtalot. s. m. Bretailleur, chercheur de querelles, de batailles. (Sermizelles). - (02)
- beurtaloux. s. m . et adj. Brutal, qui agit avec grossièreté, avec méchanceté. - (02)
- beurteau. s. m. blutoir, crible ou tamis pour séparer le son de la farine. - (01)
- beurteille : haut de l'âtre de la cheminée. - (05)
- beurtelle, s. f., bretelle. - (18)
- beurter. v. a. bluter, tamiser la farine au blutoir pour en ôter le gros son. - (01)
- beurter. v. tr., tamiser, bluter : « J'ons beurté not’ farine ». - (18)
- beurtiau, s, m., blutoir. - (18)
- beurtoué. s. m. blutoir, tamis qui sépare la farine du gros son. - (01)
- beurvotte, beurvouotte. s. f. Brouette. (Argentenay, Béry). - (02)
- beurvotter, beurvuotter. v. a. Brouetter. - (02)
- beurzie, s. f. bergerie. - (01)
- beusie. s. f. Vessie. (Annay-la-Côte). - (02)
- beusse (nom féminin) : bûche. On dit aussi beuche. - (08)
- beuter. Beugler. - (20)
- beuter. v. n. Beugler. — Faire des riens. = v. a. Chercher, remuer, déplacer. Dans ce dernier sens, on dit, à Auxerre, rabeuter. - (02)
- beutié, s. m. celui qui conduit les bœufs, charretier. - (01)
- beutier (nom masculin) : simple d'esprit. Ethym. : tout juste bon à conduire un attelage de bœufs. - (08)
- beûtier : bouvier,lourdeau, personne brutale, peu intelligente . - (10)
- beûtier : bouvier, conducteur d'un attelage de bœufs. Les beûtiers ont disparu. - (05)
- beutiller : travailler lentement, à des riens. - (12)
- beutiller. v. n. Diminutif de Beuter. Faire des riens, s’occuper des minuties, de choses inutiles; ne pas travailler sérieusement ni assidûment. — Chercher un objet perdu en bouleversant et laissant en désordre ceux parmi lesquels on le cherche. (Essert). - (02)
- beutin, s. m. bien, fortune, mobilier. - (01)
- beuva, beuvains - divers temps du verbe boire. - (16)
- beuvée : buvée (boisson à base de vin chaud et de son pour les animaux malades) . - (10)
- beuvée : nourriture préparée pour le couchon (exclusivement). Confectionnée la plupart du temps avec une base d'eaux de vaisselle obligatoirement non savonneuse mises de côté. (Les détergents étaient inconnus). - (03)
- beuvée, buvée. s. f. Eau mêlée de son, de battis, de petit lait, de légumes et de pommes de terre, pour être donnée aux bestiaux, aux cochons. - (02)
- beuver : boire. - (13)
- beuveu'dlait : homme qui porte son châpeau en arrière. - (13)
- beuvoû : buveur . - (10)
- beuvou, ouse, s. buveur, buveuse, celui ou celle qui aime à boire. - (01)
- beuyot. s. m. Petit bœuf. (Pasilly). - (02)
- beuzenô : l'idiot du village, un simplet. - (17)
- beuzighies, s. f. plur. besicles, lunettes à branches dont se servent les gens âgés. - (01)
- beuzniau (adjectif) : naïf, demeuré. - (08)
- beûz'not : lourdeau, incapable . - (10)
- bevore. :Tasse pour boire. - (14)
- béyé : bélier . - (10)
- bèyer : donner . - (10)
- bèyer : donner. - (11)
- bezai. : Tiges sèches de pommes de terre ou autres légumes. - (14)
- bezillier, beusillier (pour brésiller). v. a. et v. n. Briser, mettre en petits morceaux. Se dit des plantes et particulièrement des céréales tellement sèches, qu’on ne peut y toucher sans qu’elles se brisent. Le blé, par exemple, beursiller, et ses épis se détachent de la tige lorsque, après après avoir été mouillé par la pluie, il est ensuite chauffé, saisi par un soleil ardent. (Etivey). — L’abbé Corblet fait dériver ce mot du celtique brisou , petit morceau. - (02)
- bezin. s. m. Insecte qui s’introduit dans les bourgeons de la vigne et détruit. A Auxerre, on l’appelle berdin. - (02)
- bezouille. s. f. Gros homme, lourdaud, niais. - (02)
- biaffe : pâle (en parlant du teint). - (05)
- biaire, adj. se dit d'un mâle et surtout d'un taureau qui a été maladroitement châtré, ou dont la castration est incomplète. - (01)
- bian : blanc . - (10)
- bian : blanc. - (17)
- bian. ance, adj. blanc, blanche. - (01)
- bianchi : blanchir . - (10)
- Biâne : le village voisin de Biarne dans le Jura. - (17)
- Biâné : un habitant de Biarne. - (17)
- bias-frée. s. m. Beau-frère. (Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- biau : beau . - (10)
- biau : beau, bien habillé, joli physique. Le dimanche on o biau : Le dimanche on est beau. - (05)
- biau, ale, adj., beau, bien mis. - (18)
- biau, biaute. adj. Beau, Belle. Ail’ est propre, all’ est biaute , ta poupée ! - (02)
- biau, biéle, adj. beau, belle. - (01)
- biaude (nom féminin) : blouse noire des paysans morvandiaux encore portée les jours de foire par les marchands de bestiaux. - (08)
- biaude : blouse (bleue) . - (10)
- biaude : blouse. - (13)
- biaude : habit. - (06)
- biaude ou blaude : blouse froncée, marine portée dans le Morvan au début du siècle et tenue traditionnelle des maquignons que certains portent encore maintenant. - (05)
- biaude : blouse ample de couleur bleue, à manches, que l'on enfile par la tête et qui s'arrête à hauteur du genou. Ex : "L'pée Desriaux, quand il a marié la Lucie, il a mis sa biaude neue". - (03)
- biaugairçon, s. m. beau fils. Cette femme n'a pas d'enfants, elle n'a qu'un « biaugairçon. » - (01)
- biaute : une betterave. - (17)
- biauté, s. f. beauté. - (01)
- biauté, s. f., beauté, bel arrangement. - (18)
- biber : gober un oeuf. - (12)
- bîbi : diminutif enfantin pour dinde. IV, p. 62 - (19)
- bibi : oison, mot utilisé pour les appeler . - (10)
- bibloquet, s. m., bilboquet. - (18)
- bicane, bigane. s. f. Vieille bique ; mauvais cheval, rosse. - (02)
- bicaner. v. n. Bancaler, marcher de travers, à la manière des canes. - (02)
- bichai : embrasser. Ol é biché la gamine : Il a embrassé la fille. - (05)
- bichecone (aller à). - C'est-à-dire aller à califourchon. (Del.) - (14)
- bicher (verbe) : embrasser. - (08)
- bicher : embrasser . - (10)
- bicher : embrasser. - (12)
- bicher : embrasser. - (13)
- bicher : embrasser, hors toute arrière-pensée. Ex : "Vins don là que j'te biche !". - (03)
- bicher, biner, biquer. v. a. Embrasser, donner un baiser. Biche- moi. Viens que j’te bique. - (02)
- bicher, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (01)
- bichet : contenait de 20 à 40 litres. - (07)
- bichet, s. m. mesure qui contient soixante litres. - (01)
- bichet, s. m., mesure de grains, d'environ un double décalitre (20 litres), mais variable. - (18)
- bicler : pincer, prendre, chiper.. - (12)
- bicot (nom masculin) : chevreau. - (08)
- bicot : chevreau . - (10)
- bicot, s. m., baiser, embrassement ; « Eh ! la p'tiote, fais-me ein bicot ». - (18)
- bicou. s. m. Chevreau. — Bicou d' Avril, grésil. (Argenteuil.) - (02)
- bidet, s. m., numéro un. Cette dénomination s'emploie dans les jeux à numéros, tels que le loto, etc. - (18)
- bidette, s. f. petite jument de selle. - (01)
- bidon : ventre, petit ventre . - (10)
- bidrouille. s. f. Citrouille. (Puysaie.) - (02)
- bié : rigole (pour l'eau), bief . - (10)
- bié nar : sarrazin. VI, p. 4-8 - (19)
- bie, s. f. bise, vent du nord-est et de l'est. La « bie » est sur pied. - (01)
- bié, s. m. bief, biez, petit fossé d'irrigation ou d'assainissement. - (01)
- bié, s. m. blé, froment. - (01)
- bié, s. m., blé. - (18)
- bié. s. m. Blé. - (02)
- biélée, s. f. étendue de biez ou rigoles d'irrigation. - (01)
- biéler : faire des rigoles, des fossés . - (10)
- biéler, v. a. creuser un biez, une rigole. Biéler les prés. on bièle au printemps et quelquefois à l'automne. - (01)
- biélou, s. m. celui qui « bièle », qui creuse un biez, une rigole. - (01)
- bier. s. m. Syncope de bélier. (Seignelay.) - (02)
- biet : blé . - (10)
- bieu, euse, adj. bleu, bleue. - (01)
- bieûssneil : le poirier qui donne les bieûssons (poires). - (17)
- bieûsson : une poire destinée à faire une boisson. - (17)
- bigageai - déranger quelqu'un de son occupation, ce qui l'a beaucoup contrarié. - Que ci m'é don bigageai, qu'a saint venu me chercher c't aifâre qui ! - (16)
- bigainne. s. m. Chevreau, qgneau de bique. - (02)
- bigane. s. f. Petit escargot. Se dit sans doute pour bicorne ou bigorne. Il existe un coquillage bon à manger appelé bigorneau. - (02)
- bigarroler. v. a. Barioler. - (02)
- bigau, s. m. chevreau. Ne désigne que le mâle. - (01)
- bige, s. f. bise, vent qui souffle de l'est. - (01)
- bîgler : loucher, regarder. - (10)
- bigler. v. n. Loucher. - (02)
- bigleux. adj. Qui bigle, qui louche. - (02)
- bîglou : personne qui louche. - (10)
- bigner : baigner . - (10)
- bignon, s. m. eau qui jaillit du sol ; source avant sa sortie de terre, petite fondrière. - (01)
- bignou. -.Prononcez biguenou. (Voir au mot beugne.) - (14)
- bigo : engourdi. - (17)
- bigo. Fourche de fer, vient du latin biago, à deux pointes, ou de bicornis. - (20)
- bigornais, s. m. amas, fouillis d'objets divers et principalement de rognures d'étoffe, de chiffons. - (01)
- bigorne (nom masculin) : trépied utilisé pour travailler le bois. - (08)
- bigorne, s. f. trépied sur lequel on travaille le bois et qui sert à divers autres usages. Une bigorne est une enclume à deux cornes comme le dit assez le mot formé de bis et de corne. - (01)
- bigornotte. s. f. Petit escargot. - (02)
- bigot - crochet à deux dents qui sert surtout à tirer le fumier de l'écurie, à le manier. - Aipote voué le bigot qui tirains le femé des vaiches. - (16)
- bigot (nom masculin) : croc à fumier. - (08)
- bigot : crochet à fumier . - (10)
- bigot : chevreau. La bigue neurrit son bigot : la chèvre nourrit son chevreau. - (05)
- bigot : graisse fondue (mouton ou chèvre) dont les hommes s'enduisaient les mains pour éviter les gerçures en travaillant dehors l'hiver. - (05)
- bigot, adj., engourdi de froid : « Ah! man-man, j' peux pu t'ni l’boinon ; j'ai les dèts tout bigots ». - (18)
- bigot, s. m. fourche à deux ou trois pointes dont on se sert pour enlever les fumiers. - (01)
- bigot, s. m., bigaut, fourche, instrument de fer à deux dents (bident), emmanché comme un râteau, pour enlever le trèfle en masses roulées. - (18)
- bigotes : désigne une race de vaches de petite taille. III, p. 27-i - (19)
- bigounier : l'homme qui promène les bigues. Un gardien de troupeau. Ex : "Tin ! l'bigounier vint d'passer avec ses bigues. Euh ! Qu'y sent môvéé l'ourse !". - (03)
- bigourdin. s. et adj. m. Maladroit, qui a les deux mains gourdes. De bis et gourd. - (02)
- bigourdin. s. m. Très gros bâton, bâton double de la grosseur ordinaire. Des mots bis et gourdin. - (02)
- bigouris. s. m. pl. Tout ce que mangent les enfants (baies, mûres sauvages, fruits sauvages, fruits verts, etc.), lorsqu’ils vagabondent par les champs. - (02)
- bigue : chèvre . - (10)
- bigue : chèvre. Le fromage de bigue ç'o bon : le fromage de chèvre c'est bon. - (05)
- bigue : outil façonné par le bûcheron, support à trois pattes pour mettre les perches à hauteur d'homme pour le façonnage du bois. - (05)
- bigue écorchée (ai lai), loc. on met ses bas « à la bigue écorchée » lorsqu'on les retourne à l'envers pour les chausser plus aisément. - (01)
- bigue : chèvre, que l'on prononce : chieuve. Ex :"Si té veux un bon froumage de bigue té d'mande à la Mélie !" - (03)
- bigue, s. f. bique, chèvre. Les petits sont appelées « biguets. » - (01)
- bigue. s. f. Bique, chèvre. — Bigue d’harnais, sorte de croisillons fixés au centre d’un bateau, en trois ou quatre places, d’un bout à l’autre, et qui sont destinés à supporter une longue traverse de sapin sur laquelle sont tendues les bâches servant a couvrir les marchandises. - (02)
- biguebaie (ai lai), loc. porter quelqu'un « à la biguebaie », c'est prendre une personne sur le dos comme une hotte, ses jambes pendantes de chaque côté et ses mains entrelacées autour du cou. - (01)
- bigueriauche. s. f. Pie-grièche. (Chablis.) - (02)
- bigues - se dit particulièrement des doigts qui sont saisis par le froid. - An ne fait vraiment pâ chau, lâvan à Roncey ; i ai les doigt tot bigues. - (16)
- biguette : voir chvau - (19)
- bigueu : un crochet à 4 dents rondes pour tirer le fumier. - (17)
- Bi'inche : Blanche (prénom) . - (10)
- bijâtre, adj. bizarre, extravagant, lunatique. - (01)
- bijiji : acheteur de cuivre. - (13)
- bilboquète, s. f., bibliothèque, ou simple rayon de livres. - (18)
- billa. Petit cochon. - (20)
- billadai. - Boiter. - Billar, c'est-à-dire qui s'appuie sur une bille (du bas. latin billus, bâton). - (14)
- billard. s. m . Bâton recourbé ; homme qui s’appuie dessus pour marcher. - (02)
- billarde. s. f. Sérénade, aubade donnée à un jeune marié étranger à la commune ; droit prélevé sur lui par les garçons de cette commune. (Percey.) — Cet usage se pratique dans plusieurs localités sous diverses dénominations. - (02)
- bille, s. f. bile, humeur sécrétée par le foie. - (01)
- biller. v. a . Tourner. Biller un morceau de bois. - (02)
- billette : voir chvau - (19)
- billon (pour billot). s. m. Rondin de bois suspendu au cou d’une vache pour l’empêcher de courir. - (02)
- billon, s. m. dans quelques localités on donne ce nom à un arbre de forme élancée propre à la charpente ou à la menuiserie. - (01)
- billon. s. m. Oisillon. (Sainpuits.) - (02)
- billotouére. s. f. épinette, cage où l'on enferme les poulets pour les faire engraisser. - (01)
- billout. s. m . Sorte de panier qui s’accroche de chaque côté du bât d’un âne et dans lequel sont mises les provisions ou marchandises que l’on porte au marché. - (02)
- bilo. Petit veau. - (20)
- bilot, billot. s. m. Argent déposé par les joueurs pour leur enjeu. (Villiers-Saint-Benoît.) Vient probablement de biller, jouer, s’amuser. - (02)
- bilot, s. m,, veau tout jeune. - (18)
- bin : bien, èl èm bin lé queusses de grebeusses, il aime bien les cuisses de grenouilles. - (17)
- bin : bien. - (10)
- binaile. s. f . Cigale. De bis et ala . — Se dit, au figuré, d’une femme, d’une jeune fille d’allures trop libres et trop hardies. Vois donc ç’tte grande binaile ! (Auxerre). - (02)
- biner : labourer en profondeur. III, p. 28-n - (19)
- bineux : (bineur) aussi dans le sens de petit métier gagnant peu. Ex : "Mon garçon, j'vouré pas en fée un bineux d'blettes". - (03)
- bintô : bientôt. - (17)
- bintô : bientôt. - (10)
- biô : beau . - (10)
- bion : jeune pousse. - (12)
- bion, s. m. jeune pousse d'arbre ou d'arbuste et en général de toute espèce de végétaux - (01)
- bion. s. m. Scion, tige, œilleton. Des bions d’artichaut. - (02)
- bionner, biouner. v. n. Rogner, couper les pousses de la vigne à la seconde sève. (Laduz). De bion, tige, pousse, œilleton. - (02)
- bios, biosse : blet, blette . - (10)
- biosse : blette, se dit d'un fruit (au masculin : biot). - (05)
- biosse. adj. f. Blosse, une poire biosse ; par conversion du bl en bi. - (02)
- biosser. v. a. Blesser. Se prononce ainsi à Vassy-sous-Pisy. - (02)
- biosson : blosson , pomme sauvage . - (10)
- biosson : petite poire sauvage. - (05)
- biossounier : poirier sauvage. - (05)
- biot (biotte) : blet. - (11)
- biot : blet. Les biossons sont bens biots : les petites poires sauvages sont bien blettes. - (05)
- bioton. s. f. Petite bouteille à huile, en terre cuite ou en grès. - (02)
- biotte (pour billotte). s. f. Jaune d’œuf. - (02)
- biotte : betterave . - (10)
- biotte : betterave. Les biottes servin è la nourriture des animaux : les betteraves servaient à la nourriture des animaux. - (05)
- biotte. s. f. Bouteille à huile, en terre ou grès. - (02)
- biotte. s. f. Poirée. (Argenteuil). - (02)
- biou. s. m. Drap de grosse toile sur lequel sont étendues les cendres d’une lessive, dans le cuvier ; ce qu’on appelle plus communément charroi, charrier, charroué. (Rugny). - (02)
- biouque, blouque. s. f . Boucle. - (02)
- biquai – baiser ; se dit ordinairement pour les enfants. - Bique-mouai, mon petiot chéri, et pu i te beillerai ine draigie. - T'é tojeur ai biquai tai petiote, te l'eume don bein ! – On dit quelquefois par minauderie : boquai, boque tai mémére, te seré bien gentil. - (16)
- biquaisier. s. m. Marchand de chevreaux. - (02)
- biquatte, biquette. s. f. Sauterelle. - (02)
- bique - chèvre. - Mouai, i n'eume pâ le fremaige de bique. - T'é ine bique, vais ! te ne comprends jâre ran ! - (16)
- bique (nom féminin) : chèvre. - (08)
- bique (une) : une chèvre. - (13)
- bique : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot) . - (10)
- bique : chèvre . - (10)
- bique : mot désignant un levier servant à lever un chariot pour graisser l'axe de la roue. - (17)
- bique : support à 3 pattes, en bois, pour tailler des perches, du fagot . - (10)
- bique : voir chvau - (19)
- bique, adj. désobligeant qui s'adresse généralement à une fille ou à une femme pour dire qu'elle est simple, niaise : « Oh ! la Nan-nette, y et eùne grande bique ! » - (18)
- bique, s. f., chêvre : « ain-mes-tu l’froumag' de biquet » Un proverbe narquois dit : « J't'en ponds, du beûre de bique». - (18)
- bique. s. f. Chèvre. — Porter à la bique écorchée, jeu qui consiste à porter quelqu’un sur son dos en lui mettant la tête en bas et lui tenant les jarrets sur ses épaules. (Mont-Saint-Sulpice). = Pièce de bois montée sur trois pieds, qui sert de support aux voitures lorsqu’on veut leur donner une position horizontale. - (02)
- bique. s. f. Moyette, petite meule faite dans les champs pour garantir le blé de la pluie. (Turny). - (02)
- bique. : Je t'en pond du beurre de bique, bizarre locution répondant à celle-ci: « Va-t'en voir s'ils viennent. » - (14)
- biquené (nom masculin) : bahut. - (08)
- biquené, s. m. huche, bahut. - (01)
- biquenon, biqueron. s. m. Petit bec. Le biqueron d’une cruche, d’un pot à eau, etc. Cette cruche a le biqueron cassé. - (02)
- biquer, v. a. baiser, embrasser, caresser. - (01)
- biquer, v. tr., baiser, embrasser : « Ces amoureux, ô n' font qu' se biquer ! » - (18)
- biquer. Baiser, et in erotico sensu comme en français. - (20)
- biqueron : bec d'une écuelle, d'un pot. - (12)
- biquet, s. m., chevreau. - (18)
- biquette, s. f., petite chèvre. - (18)
- bîquier : loucher . - (10)
- biquier, v. a. bigler, guigner, regarder de côté, du coin de l'œil, à la manière des chèvres ou biques. - (01)
- biquier. s. f . Coquetier. - (02)
- biquiet, adj. celui qui regarde du coin de l'œil ; au féminin « biquierde. » - (01)
- biquignon, s. m. l'extrémité d'une chose, la pointe, le faîte, le sommet. « le fin biquignon » = la fine pointe d'un toit, d'un clocher, d'une montagne, etc… - (01)
- biquignon. s. m. Cîme, sommet. (Athie). - (02)
- biquot, s. m. chevreau, petit de la chèvre. Se dit d'un enfant qui a de la naïveté et même de la niaiserie - (01)
- biré, s, m., cuvier pour faire la lessive. - (18)
- birer. v. a. Embrasser. (Germignyi. — Suivant Jaubert, ce mot voudrait dire boiter. - (02)
- bisaiguë, s. f. besaiguë, outil de charpentier muni d'un taillant à chacun des deux bouts. - (01)
- bisboche (En). adv. Bout-ci, Bout-là. - (02)
- biscancorne (à la), loc, à califourchon : « Oh! mon grand, porte-me à la biscancorne ? » - (18)
- biscancorne (à la), locut. adv., porter sur le dos un enfant dont les bras enlacent le cou, et les jambes la ceinture du porteur. Ex. : porter à la biscancorne. - (09)
- biscancòrne (Chal., Br.), biscancarre (C.-d., Morv.).- Ce mot, qui, dans le Morvan, s'applique à des personnes contrefaites, ne s'emploie dans la Bresse et le Chalonnais que pour signifier à califourchon (porter à la biscancorne). Pour l'étymologie, voir plus loin le mot cancoirne. - (15)
- biscancorne (Portai ai lai) - porter un enfant à cheval sur le dos, à califourchon. - Daudi, pote ton petiot frère ai lai biscancorne ce qui l'aibuye to plain. - (16)
- biscanquarre, adj. contrefait, tordu, de travers : un champ, un arbre, un toit « biscanquarre. » - (01)
- biscareau, s, m., bissac, besace. - (18)
- biscarlot. s. m. Rosse, double rosse, vieux cheval usé. De bis, deux fois, et carlot, cheval vieux et maigre. - (02)
- biscoin, adj., mou, lent. - (18)
- biscouiner, v. intr., flâner, faire traîner sa besogne, passer sur un ouvrage plus de temps qu'il n'en faut. - (18)
- bise : vent du nord-est. III, p. 24-d - (19)
- bise. s. f., vent du Nord. Acception absolue. La bise souffle parfois pendant des semaines avec une violence extrême. - (18)
- biser, v. tr. , embrasser. N'a rien de commun avec les violences de la bise. - (18)
- bisette. s. f. Oie femelle. - (02)
- bison, s. m. Oison, petite oie. - (02)
- bisonnier. s. m. Gardeur d’oisons, de bisons. - (02)
- bisou, s. m., qui aime à embrasser. - (18)
- bisquencone (porter à la). Porter à califourchon. - (20)
- bisquer (faire) : taquiner. - (12)
- bisquer. v. n. Avoir du regret, du dépit, être contrarié, vexé. - (02)
- bisteau, s. m., saute-ruisseau : « L’bisteau ét en courses ». - (18)
- bistibri. s. m. Mot injurieux. Imbécile. - (02)
- bistoquet. s. m. Jouet consistant en un petit morceau de bois aminci ou, plutôt, appointi aux doux bouts, qu’il faut faire sauter, qu’il faut lancer avec une baguette. (Saint-Sauveur). - (02)
- bistouri. s. m. Sorte de jeu consistant à faire sauter avec une baguette un petit morceau de bois pointu par les deux bouts. (Soucy). Voyez bistoquet. — A Véron, ce jeu s’appelle bistinguet, et, dans d’autres localités, bisquinet. - (02)
- bite, s. f. chassie des yeux, humeur qui se forme au bord des paupières. - (01)
- bite, s. f., chassie, humeur visqueuse de l'œil. S'emploie souvent au fig. : « L'malin ! ô n'a pas d' bite aux œuyes ». - (18)
- bite. Chassie ; bitou, chassieux. Débitouser, ôter la chassie. - (20)
- biter, v. n. avoir la chassie. « lé-z-euillos d'mon ch'vau bitan », les yeux de mon cheval sont chassieux. - (01)
- bitou - qui a les yeux chassieux. - Al é les uillots bein bitoux ; i ne sai vraiment pas si cequi se guériré. - (16)
- bitou : chassieux . - (10)
- bitou : fromage, fromage blanc . - (10)
- bitou : la saleté qui colle au coin des yeux. - (17)
- bitou : qui a les yeux chassieux, qui voit mal (au féminin, une bitouse). - (17)
- bitou : chassieux. Yo tout bitou : des yeux tout chassieux. - (05)
- bitou : fromage blanc à peine égoutté. - (05)
- bitou, adj., qui a les yeux chassieux. Au fig. : « Ah ! c’té-ci n'é pas bitou, dà ! ôl y voit clâr ». - (18)
- bitou, ouse, adj. chassieux, atteint de la chassie. - (01)
- bitouse : petite lampe peu puissante . - (10)
- bitouse : une ampoule de faible lueur. - (17)
- bitouse : petite lampe éclairant très peu. Autrefois on ailmot la bitouse : autrefois on allumait la petite lampe. - (05)
- bitoux : chassieux. - (04)
- bitoux, bitouse. : Personne affectée de la chassie (Del.), d'où le verbe débitousai, se nettoyer les yeux. - (14)
- bitouze (nom féminin) : lampe à huile. - (08)
- biziau. s. f. Pierre granitique. (Gy-l’Evêque). - (02)
- bizingoin (adjectif) : (En) de travers. - (08)
- bizoir : voir marcelot - (19)
- bizouard : voir marcelot - (19)
- blagoû : blagueur . - (10)
- blairie : terre à blé ; droit payé au seigneur par les habitants pour obtenir la permission de faire paître leurs bestiaux dans les champs après la récolte. - (07)
- blaiser. v. n. Pleurer bêtement. - (02)
- blanc a bourre, s. m. mélange de poil de boeuf, de chaux et d'argile dont on se sert pour des plafonnages grossiers. On y ajoute souvent de la paille hachée. - (01)
- blanc, s. m., ancienne monnaie de la valeur de cinq deniers. Depuis longtemps ce mot n'était plus usité que dans la locution : six blancs (deux sous et demi), qui avait survécu à l'usage même de la monnaie. - (18)
- blanchir. v. a. Dépouiller, écorcher une bête morte de maladie. - (02)
- blandir et ablandir. : (Dial.), flatter, caresser, amadouer. - (14)
- blanque, s. f. jeu de hasard qui a la vogue dans les fêtes de village. - (01)
- blard. s. f. Une des nombreuses dénominations du bélier. — A Quincerot-les-Biques on dit blin. - (02)
- blatte, bacole, bascole, balcoulade. s. f. Belette. (Vertilly, Villiers-Bonneux, etc.). - (02)
- blaude, bliaude, biaude, s. f. blouse. - (01)
- blazir ou blezir. : (Dial. et pat.), meurtrir. Dans le patois, le mot blétir ou devenir blet se dit des fruits qui dépassent la maturité. Les paysans disent une poire blosse (prononcer bliosse), dé fru blo (blio). - (14)
- bléger, v. a. accabler en frappant, surcharger, écraser. - (01)
- blés : céréales diverses. III, p. 22-4 - (19)
- blesse, adj. pâle, fade, flasque. - (01)
- blessi, v. a. et n. pâlir, blanchir, devenir blême ou fade. Sa longue maladie l'a « blessi. » - (01)
- blet : blé . - (10)
- blet nouère : sarrazin . - (10)
- bléterave et bléte, s. f., betterave, bette à racine. - (18)
- blette (nom féminin) : betterave. - (08)
- blette : betterave. - (12)
- blette : une betterave. - (17)
- blette : betterave. Ex : "Fauras pas oublier d'pleucher tes blettes !" - (03)
- bleu, bleuse, adj. bleu, bleue. - (01)
- bleucir. v. a. Bleuir, rendre bleu. - (02)
- bleuzi, v. n. devenir bleu. - (01)
- bliaude et bliaude-ronde - blouse. - Si t'aivà portant mis tai bliaude, tes habits ne seraint pâ aibimai queman qu'a sont. - Sarre tai bliaude-ronde des dimoinges. - (16)
- bliaude, s. f., blaude, blouse : « Ol é r'venu du marché, sa bliaude toule arrachée ». - (18)
- bliaude. Blouse. Du vieux mot bliaut et bliaus. Nous appelons aussi la blouse rouyère, vêtement de roulier. - (20)
- blinche. adj. f. Blanche. Une vèche blinche. (Pasilly). - (02)
- blion. s. m. Primevère des blés. (Argenteuil). - (02)
- blioque - boucle. -Lai blioque de mai cravate â tote défaite. - Al é des jolies blioques, t'é vu… - (16)
- bliossai - c'est le verbe, et les substantifs et adjectif sont Bliosse et Bliot se dit des fruits qui sont mûrs à un degré avoisinant la pourriture. - Les poires sont bliosses. - Te n'é pâ surveillé les fruts et pu voiqui qu'à sont bliots. - (16)
- bliossére - tas ou petites provisions de poires sauvages que l'on fait blettir, et en général figurément une provision de choses quelconques. - Note André al é fait ine bliossére de petiotes poirottes su le fenau. - Chiche queman qu'al â, al en metai de côté des écus, vais ; i vourâ bein trouvai lai bliossére. - Voué, ç'â bon des bliossons. - (16)
- blo, sse et blot, te, adj., blet, talé, trop mûr : « All’a gardé trop longtemps ses pouéres ; àll’ sont venues toutes blosses ». - (18)
- bloé (pour blet), adj. Voyez blous. - (02)
- bloncer. v. a. Ebrancher. (Chassignelles). - (02)
- blonde : la blonde, aussi la fiancée. - (17)
- blonde, s. f. femme ou fille recherchée par un galant, bonne amie, maîtresse : « côri lai blonde. » - (01)
- blonde, s. f., bonne amie, maîtresse, qu'elle soit, d'ailleurs, blonde ou brune : « Voui, voui, j' Ions vu avec ; àll' è sa blonde ». - (18)
- blonde. Synonyme de maîtresse, amie. « Aller en blonde », c'est courtiser une fille. - (20)
- blondeau. nom de bœuf dans toute la région Morvandelle. - (01)
- blondes, (aller aux), loc, faire sa cour aux filles, assez souvent pour le bon motif. J'ai aussi entendu dire : « Aller en blondes ». - (18)
- blondie, s. f. houque laineuse, holcus lanatus. On lui donne ce nom à cause de la couleur blonde de ses panicules à l'époque de la maturité. - (01)
- Blondin : nom de boeuf. III, p. 30-o - (19)
- bloquer, v. a. mettre en bloc, réunir plusieurs choses ; compter en gros, à forfait. - (01)
- blos, blosse, adj. blet, blette. Se dit d'un fruit trop mûr. Les nèfles sont bonnes à manger lorsqu'elles sont « blosses. » - (01)
- blosse (adjectif) : blet, blette. - (08)
- blosse : blette (pour une poire). - (13)
- blosse : blet. On parle en général d'un fruit trop mûr. Ex : "Té vas pas m'fée manger des pouées blosses à c't'heu !" (Pouée = poire). - (03)
- blossir, v. intr., blettir, devenir blet. - (18)
- bloss'né, s. m. belossenier, poirier à fruits sauvages appelés dans le pays « blossons. » - (01)
- bloss'ner, v. n. blettir, devenir blet. - (01)
- blosson, s. m. fruit sauvage en général, pommes, poires, prunes, etc. - (01)
- blosson. s. m. Petite poire sauvage, qu’on laisse blossir pour la manger. - (02)
- blossons : poires sauvages à manger blosses (blettes). III, p. 60-j. - (19)
- blossougnier : arbre produisant des blossons. III, p. 50-j. - (19)
- blot, blotte : blet, blette . - (10)
- blot. s. m. Bélier. - (02)
- blotter. v. a. Avaler, gober un œuf cru. - (02)
- blou. s. m. Bloc. V’ià un biau blou. (Molesme). - (02)
- blouque, s. f., boucle. De cet ustensile nos pères attachaient leurs braies ; maintenant ils en ferment, sur la poitrine, leurs rudes chemises, sans que l'ardillon perce le linge. - (18)
- blouque. s. f. Boucle. - (02)
- blouquer, v. tr., boucler. - (18)
- blouquer. v. a. Boucler. - (02)
- blous, blousse. adj. Blet, blette. Un abricot blous , une poire blousse. - (02)
- bloussognier, bloussonnier. s. m . Poirier sauvage, poirier à blossons. - (02)
- bluache (pour pluache, pluvia). Pluie. (Saint-Sauveur). - (02)
- b'ni, te, adj., béni, bénit, consacré. - (18)
- bô : bois . - (10)
- bô : crapaud. - (10)
- bô : le bois, la forêt. - (17)
- bô d'bique : le bois de la chèvre, sorte de chèvrefeuille, de houblon, de liane grimpante. - (17)
- bô nouèr : bourdaine. - (10)
- bôbance, s. f. régal, réjouissance qui sous-entend le plaisir de la bonne chère et de la bouteille. - (01)
- bobane, boubane. adj. et s. Personne obèse, se mouvant lentement et lourdement. - (02)
- bobe, s. f., robe. Terme dont on se sert avec les enfants : « La p'tiote a métu sa baie bobe des dimanches ». (V. Bobote). - (18)
- bobèchon : de caboche, s fare r'monter le bobèchon se laisser influencer. - (17)
- bobèchon : tête . - (10)
- bobeille (nom féminin) : bobine du rouet. - (08)
- bôbeille, s. f. bobine pour dévider le fil, la bobine du rouet. - (01)
- bobiner, boubiner. v. n. Mâchonner à la manière des vieillards qui, n’ayant plus de dents, roulent longtemps les aliments dans leur bouche. — Se boubiner. v.pron. Se rouler, se ramasser sur soi-même, se pelotonner comme font les chats. De bobine. - (02)
- bobote, s. f., dim. de Bobe, robe d'enfant : « Ah ! la Ninite, on va li mett' sa bobote ! » (V. Bobe) - (18)
- bocaisse, s. f. bécasse. Se dit également de l'oiseau de passage au long bec et d'une personne trop naïve. Le « mâtre » fait taire sa fille en lui disant : « couye-té, bocaisse ! » - (01)
- bocaissine, s. f. bécassine. - (01)
- bocassée. s. f. Becquée. Du latin bucca, buccella. (Etivey). - (02)
- bocérot. s. m. Vacher. (Chassignelles). - (02)
- bôché - sorte de fenil pour la paille, des fagots, etc. - En nô fau mette cequi su le boché, ce qui seré âtant de débaraissé. - Monte voué su le boché ces tas de boffe que voilai. - (16)
- bôcher, v. tr., bêcher. - (18)
- bôcheure - haie, clôture quelconque se dit plus ordinairement pour une haie morte, c'est-à-dire faite de bois sec. - Les beu en démangonai lai bocheure. - (16)
- bôchon - bouchon et buisson, et branche ou buisson de verdure que les cabaretiers pendent à leur maison pour enseigne. - Voiqui in bôchon de bouteille qui sent le meusi. - Malheureux ivrogne, en fau qu'à s'airétai ai tot les bôchons ! - (16)
- bocon, s. m., bouchée, morceau : « Ol a tôjor faim ; i faut tôjor li fourer l' bocon. » - (18)
- bocote - petite bouche (se dit aux enfants). - Vions, mon enfant, euvre tai bocote, ç'â bein bon, vais. - Torchons lai petiote bocote. - (16)
- bocote, s. f., bouche, bouchette : « Faire bocote », embrasser. - (18)
- bode. : Ce mot a deux acceptions : celle du vieux français bourde que Nicot traduit par mendacium et nugoe, et celle de bord, frontière, limites d'une métairie et la métairie elle-même, d'où le mot bodelle, maisonnette.- Lamonnoye dit que le premier dimanche de carême, ou dimanche des brandons, les villageois promenaient le long de leurs bordes ou granges des flambeaux de paille tortilléepour chasser, disaient-ils, le mauvais air de dessus la terre. - (14)
- bôdin, s. m. boudin. - (01)
- bodiot : le mal à un doigt, on dit aussi dogue.. - (17)
- bôdonme, s. m. caricature, personnage grotesque. - (01)
- bodot. s.m. Ventre. (Saint-Valérien). - (02)
- bôdou, ouse, adj. boudeur, celui qui fait la moue, la grimace. - (01)
- boeiller, et qu’il serait formé de bis et œil (regarder des deux yeux). — Voyez beuclier. - (02)
- boele, boêle, boyle. s. f. Petite fille. (La Belliole). — Dans Roquefort, chèvre, femelle du bouc. - (02)
- boette : boisson courante. - (04)
- boeu : bœuf . - (10)
- bœu, s. m. bœuf. Nous disons un « bœu, des bœus, acheter un bœu, manger du bœu. » - (01)
- bœuf : sorte de punaise. IV, p. 29 - (19)
- bœuf de la Saint-Martin : voir bœuf - (19)
- bœuquier, bœutier. s. m. Bouvier. — Sabot lourd et grossier emboîtant tout le pied, et qu’on chausse principalement dans le Morvand et les campagnes humides et boueuses. - (02)
- boeutier : domestique chargé de la conduite des bœufs. VI, p. 12. - (19)
- bôfe. : Enflure. (Del.) Le mot bôraufle, enflé, appartient à la même famille de mots. - (14)
- boffe - tout petits débris de paille le premier tirage que rejette le van dans la grange. - Vos é lai de lai bonne boffe. - Les bêtes eumant bein lai boffe, cequi les raifraichit. - (16)
- boffer : souffler . - (10)
- boge. : Etoffe commune au XVIe siècle. - (14)
- boger, bouger, bovier, boyer. s. m. Valet de ferme, garçon qui soigne, qui conduit les bœufs. Du latin bos, boviarius. - (02)
- bôgrai. : Petit bougre. - (14)
- bograis, bograle, s. et adj. bègue, celui qui bégaie ou parle avec difficulté. Son fils est « bograis » et sa fille « bograle. » - (01)
- bograller. v. n. Bégayer. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- bogrès. s. m . Bègue. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- boicher, v. n. se dit du coup do bec que le poussin donne à la coquille de l'œuf pour sortir. Les œufs « boichés « sont les œufs d'où les petits vont éclore. - (01)
- boicheton (Ai), boicho (Ai) - renversé sens dessus dessous, la partie supérieure en bas sur le ventre ; etc. - Renverse ce cuvier qui ai boicheton pou le fâre aipeurai. - I étâ si lassai qui me seu étendu ai boicheton in manman. - (16)
- boichevau (à la), loc, tête bêche, en sens opposé : « Quée rangeouse va ! Dans son ormoire tout et à la boichevau ! » - (18)
- boichevau (ai lai), loc. a la tète-bêche, en sens contraire. - (01)
- boichevauler, v. a. mettre à tête-bêche, en sens contraire. Le moissonneur « boichevaule » ses gerbes lorsque les épis des unes sont en l'air et les épis des autres touchent le sol. - (01)
- boichot, s. m. montant de cheminée, jambage ou console qui porte la bande de pierre ou de bois. - (01)
- boichots (nom masculin) : montants de la cheminée qui supportent l'â. - (08)
- boicrat (nom masculin) : enfant chétif. (C’te boicrat, y pousse pas pu qu'un oeu dans un panier). - (08)
- boige - drap de laine assez grossier pour les habitants de la campagne. - I ons fait fâre ine pièce de boige pour nos habiller torto l'hyver. - (16)
- boige, bouége, s. m. étoffe de laine et de coton fort grossière, mais très solide, qu'on employait beaucoup dans nos campagnes pour les rideaux de lit et pour les jupons de femme. Les couleurs ordinaires étaient le rouge, le jaune et le vert. - (01)
- boignaude : petite ouverture dans un mur (bouinaude). - (12)
- boijvolé : disposé en sens inverse, tête-bêche. - (05)
- boiler, v. a. avaler en aspirant, humer ; « boiler » un œuf. - (01)
- boiler. v. a. Humer ce qu’il va dans un œuf dont on à percé le bout. (Domecy-sur-Cure). - (02)
- boïller : bûcheron. Les boilléers travaillins dans le bois : les bûcherons travaillaient dans le bois. - (05)
- boinon, s. m., petite benne, panier en osier, où l'on met la pâte du pain à enfourner. A l'heure du four, on voit les ménagères porter chez le boulanger leur boinon, où tremble la pâte levée et blanche. - (18)
- boînotte. s . f. Fenêtre. (Essert). - (02)
- boirbe - boue (synonyme de Gôîlle). - En ié ine boirbe dans les rues, qu'an ne peut pâ fâre in pas sans se crottai. - Voiqui mes saibots emborbai. - (16)
- boire. nom de famille très répandu dans quelques localités du Morvan, dans le canton de Montsauche surtout. - (01)
- boirne. s. f. Petite fenêtre de grenier. - (02)
- bois (bûche de), loc, redondante. Une bûche est toujours en bois. (V. Bas, Chaud, Froid, Haut). Notre patois a bôs. Bois n'est donné là que pour la formule fautive. - (18)
- bois : bois. - (10)
- bois nouèr : bourdaine. - (10)
- boisat. s. m . Gros ventre. (Saint-Martin-du-Tertre, Paron). - (02)
- bois-doux. s. m. Réglisse. - (02)
- boiséor. : (Dial.), fourbe, trompeur (de la basse latinité bausiare ou bosiare). - Boisdie ou voisdie signifie ruse, fourberie. - (14)
- boisse, s. f. vase qui sert à mesurer le lait et qui contient un demi-litre environ. - (01)
- boisseau : ancienne mesure de capacité pour les grains. Environ 13 litres. - (07)
- boisselée, s. f. mesure agraire. la boisselée est de o hectare, 12are, 5o. - (01)
- boissn, s. m. bouvreuil appelé vulgairement pive, pivet, pivane, pivoine, à cause sans doute de la belle couleur rouge de son ventre. - (01)
- boisson, bisson, bouchon, busson. s. m. Buisson. Du latin boseus. - (02)
- boisson, s. f., liquide fermenté, préparé avec des pommes, des poires, des prunelles, etc., mais surtout avec le marc de la vendange : « J'ons fait eûne feûillote de boisson, épeù brament j' tirons d'ssus ». C'est la provision populaire. - (18)
- boistier. s . m. Bûcheron. - (02)
- boite : voir bouette - (19)
- boite, s. f.. liquide à boire. .Jadis, les crieurs de vin, pour vanter leur marchandise, disaient, après avoir donné le nom du débitant : « Ah ! la boune boite au vin!... On s'endremirot su la feûillote ! » - (18)
- boîte. s. f . Petite lucarne. (Etaules). - (02)
- boite. s. f. Boisson, piquette, ordinairement faite avec des prunelles, des fruits sauvages ou de mauvais raisins. — Se dit aussi par les vignerons de la petite provision de vin qirils conservent pour leur usage. - (02)
- boiteuser. v. n. Boiter. « Il ne faut pas, entre les deux Noëls, c’est-à-dire entre le 25 décembre et le 1er janvier, enlever le fumier des étables, attendu que cela fait boiteuser les vaches. » (Puisaye). - (02)
- boitou, adj., boiteux, qui marche à cloche-pied. - (18)
- boitte - provision de vin ou autre boisson pour l'année. – En nô fau prée de deux pièces de vin pour note boitte. - (16)
- boizon, s. m. poignée de chanvre disposée en moyette. - (01)
- bolai : beugler comme un taureau. - (05)
- bolai, bolair - pleurer (se dit des enfants). - Le pôre enfant, al é don bolai tote lai neu ! – A bolle pou in ran ; c'â in vrai bolair. - (16)
- bolak, s. m. celui qui se plaint à tout propos ; qui gémit sans cesse, qui va toujours pleurant. Au féminin « bolarde. » - (01)
- bolauder. v. n. Rouler. (Subligny). - (02)
- bole, s. f., boule, tout corps roulé en rond. - (18)
- boler (verbe) : bêler. - (08)
- boler : pleurer, sanglotter . - (10)
- boler, s. m. pleurer, pleurnicher, crier en pleurant. - (01)
- bolet, s. m. pleureur, pleurnicheur. - (01)
- bolie. s . f . Bouillie. - (02)
- bolir. v. n. Bouillir. - (02)
- bolle, s. f. balle de blé. - (01)
- bollie, s. m. bélier, mâle de la brebis. - (01)
- bolliot - meûle ou tas de foin. – Le temps menaice, mettons le foin en bolliots. - Le prai à Maire n'é pâ mau fourni, i veins d'y fâre di sept bolliots. - Se dit aussi des paniers que les ânes portent : Note âne à fort, ailé, al aiporte ses deux bolliots de ceries. - (16)
- bolomer. v. n . Carillonner. (Givry). - (02)
- bolot, s. m. mon « bolot ». Nom d'amitié qu'on donne aux enfants. - (01)
- bolottai: gober (bolotter un œuf : gober un œuf) ou manger vite. - (05)
- bôlotte : belette . - (10)
- bolotte : belette. Une bolotte meuge les œufs : une belette mange les œufs. - (05)
- bolotte. s. f. belette. - (01)
- bolotte. s. f. Belette. - (02)
- bolotter, v. a. sucer un œuf à la manière des belettes ou autres rongeurs qui le percent à l'extrémité et le hument ensuite. - (01)
- bombance ou bobance - abondance, luxe à la table. - Quainne bonbance ! i ne sai pâ si cequi deureré, pair exempe ! – An y aivo ai lote fête ine vraie bobance. - (16)
- bombarde, s. f. guimbarde, petit instrument de musique que les enfants fabriquent avec un peu de bois et de fer et dont ils se servent en le faisant vibrer entre leurs dents. - (01)
- bombarde. s. f. Julienne, fleur. (Argenteuil). — Se dit aussi pour guimbarde, petit instrument à languette dont on joue en le mettant entre les dents. - (02)
- bômi, v. a. vomir, avoir des nausées. - (01)
- bômi. v. a. et n. Vomir. L’r ne se prononce pas ; conversion du v en b. - (02)
- bomme - borne. - Le Rôse â terrible ! en fau tojeur qu'al anticipe su les bommes, quoi ! – I va laiborai note champ de lai grand-bomme. - (16)
- bon temps. Idiotisme employé par les bergers, pour dire que leurs troupeaux leur donnent peu de peine à garder. - (20)
- bon, adj. solvable, riche, solide dans sa fortune : c'est un des « bons » du pays ; il est « bon » pour payer; prêtez-lui sans crainte, il est « bon. - (01)
- bon. : Les villageois disent: Ça pu bon,- ça pu muglieu, sans distinguer les degrés. - (14)
- bondé : bien plein. - (05)
- bonde, s. f. borne, pierre ordinairement taillée qui marque la limite de deux propriétés contiguës. - (01)
- bondenai, bondeunement - bourdonner, bourdonnement. - Ecoute don le bondeunement des môches ai miée ! – Tojeur ci bondeune. - (16)
- bondener, v. n. se dit d'un bruit sourd continu. Un nuage chargé de grêle « bondeune » dans le ciel. - (01)
- bondener. Mot qui exprime le bruit sifflant produit par une pierre lancée avec une fronde ou autre analogue. - (20)
- bonder, v. n. remplir avec excès, combler en pressant, en foulant : la salle était « bondée » de monde. - (01)
- Bon-Dieu de la Messe. s. m. Composé. Moment de la consécration et de l’élévation de l’hostie, qui est indiqué par le tintement de la cloche paroissiale. - (02)
- bond'nai : enrager, maugréer. - (05)
- bond'ner : bourdonner, ronfler, maugréer, enrager, ronchonner . - (10)
- bondon - bourdon, insecte. - Les bondons faisant pu de bru que d'ôvraige… queman bien des gens aipré tot. - (16)
- bondon, s. m., bourdon, grosse mouche. - (18)
- bondonement, s. m., bourdonnement, bruit de bourdon, rumeur lointaine, ronflement de machines. - (18)
- bondoner, v. intr., bourdonner : « Te m' fais mau à la tête ; te m’bondones tôjor aux orilles ». On entend aussi dire : bondoner, pour exprimer le sifflement d'une pierre lancée avec force. - (18)
- bondonneman, s. m. bruit sourd et continu, bruit lointain d'une cloche, d'une manœuvre d'artillerie, d'un tambour qui circule de côtés et d'autres. Quelques-uns disent : « bondeun'man. » - (01)
- bondrée : voir raud - (19)
- bône : une borne de champ. - (17)
- bone. Borne et borgne. On appelle de ce dernier nom l'orvet, anguis fragilis, parce qu'on croit que ce reptile n'a qu'un oeil, d'où vient ce dicton : Si le borgne avait deux yeux il démonterait un cavalier. - (20)
- bonjo bonjour, si t'eû poli, t'eûte ton chapeau pou dire bonjo. Si tu es poli, tu ôtes ton chapeau pour dire bonjour. - (17)
- bonjor, s. m., bonjour : « Ben l’bonjor, vouésin ! » - (18)
- bonjou : bonjour. - (05)
- bonjou, s. m. visière de casquette, par allusion à l'acte de politesse qui accompagne le salut ordinaire. - (01)
- Bonnes Gens ! Exclamation très-usitée dans les campagnes et qui se fait souvent d’un ton dolent, même à propos de choses insignifiantes. - (02)
- bonnot : bonnet . - (10)
- bonnot carrè : fusain . - (10)
- bonsdisseman, s. m. bruissement, bruit prolongé. Nos paysans disent « bondissement » pour bourdonnement d'oreilles - (01)
- bonsome, s. m., pieu, gros piquet. - (18)
- bontai, s. f., bonté, bienveillance. - (18)
- boquai - becquer. - Les ouyais sont enraigés pour boquer nos peurnes et nos pouaires ; c'en à autant de perdues. - Regairde don les pingeons quemant qu'à se boquant, â s'eumant gros. - (Voyez d'ailleurs Biquai). - (16)
- boquai : cogner. O s'è boqué dans le noir : il s'est cogné dans le noir. - (05)
- bôquai. : Heurter, bousculer quelqu'un ou quelque chose, l'arrêter dans sa course. - (14)
- boque : la moue, fère lè boque, faire la moue, on dit aussi fère lè reûe. - (17)
- boqué, adj. grêlé, marqué de petite vérole. Le boqué, surnom d'un de mes voisins, fort endommagé par la variole. - (01)
- boque, s. f. baiser : donner une « boque », donner un baiser. - (01)
- boque-bô, boque-bois : pivert . - (10)
- boquebô, s. m. pivert. - (01)
- boque-bois. s. m. Pivert, oiseau de la famille des pies. - (02)
- boquée : becquée . - (10)
- boquée, s. f. becquée ou béquée, portion de nourriture qu'un oiseau prend avec son bec, et par extension, une très petite quantité, une bouchée. - (01)
- boquée, s. f., becquée, petite portion de nourriture. - (18)
- boquer : cogner, becqueter . - (10)
- boquer : embrasser . - (10)
- boquer, v. a. baiser, embrasser. Une mère dit à son enfant : « boque-moué », baise-moi. - (01)
- boquer, v. tr., embrasser, caresser des lèvres. - (18)
- boquer. v. a. Becqueter. - (02)
- boquer. v. a. Choquer. Se dit ordinairement pour baiser , choquer sa bouche sur une autre ; d’où résulte que ce mot doit être une altération, une forme de becquer , d’autant plus qu’en certains endroits on dit donner la boquie , pour donner la becquée. - (02)
- bôquet. s. m. bouquet. se dit d'une fleur prise même isolément, mais surtout d'une fleur de jardin, c’est-à-dire cultivée. - (01)
- boquie. s. f. Becquée. Donner la boquie. - (02)
- boquier : boucler, fermer . - (10)
- bôquin, s. m. bouquin, bouc, mâle de la chèvre. Le jeune bouc est appelé « biquot.» - (01)
- boquin. s. m., bouc, bouquin. - (18)
- boquotte, s. f. petite bouche, bouche d'enfant. - (01)
- bôr, s. m. bourg. en Morvan, le bourg est le lieu où se trouve l'église paroissiale. chaque commune a son bourg, son clocher : le « bôr » d'Alligny, le « bôr » de Montsauche , le « bôr » de Planchez, etc… - (01)
- bor, s. m., bourg, bourgade : « Nout' farme n'é pas ben avant du bor ». - (18)
- bor. s. m., bord, d'un champ, d'un bois, d'une route. - (18)
- bôrais - boureau, méchant. - Quant an pense que le bôrais é trouvé à se mairiai ! - Qu'al â méchant c't-homme lai ! c'â in vrai bôrais pour les bêtes, pou les gens, pou tôt ! - (16)
- borbe : boue . - (10)
- borbe : la boue, on dit également gouillasse. - (17)
- borbe : boue. Des chemins pleins de borbe : des chemins pleins de boue. - (05)
- bôrbe, s. f. bourbe, chassie des yeux, humeur en général. - (01)
- borbe, s. f., boue, saleté: « J' veins des champs ; j'ai mes sabots pleins d' borbe ». — « I fait eûne borbe !... j'en ai jusqu'au c... ! ». - (18)
- borbe. Boue. - (20)
- bôrbié, s. m bourbier, marécage. - (01)
- borbis : brebis . - (10)
- borbis, beurbis : brebis. - (05)
- borbis. s. f. Brebis. - (02)
- borbou, adj , bourbeux, sale, fangueux. - (18)
- bôrbou, ouse, adj. boueux, fangeux, marécageux. - (01)
- borcer : bercer . - (10)
- borcheillè : travailler en dépit du bon sens. - (17)
- borcheilloux : un mauvais travailleur, un bon à rien, on dit aussi un argonnier, un bousillou. - (17)
- borde – on appelait le premier dimanche de Carême le dimanche des Bordes on avait ce jour là (et on l'a encore en quelques endroits) la coutume d'allumer des feux sur les hauteurs pour s'amuser. De là, on appelle Feu de Borde un grand feu qui flambe. - Voiqui qui ons bein froid, en vô fau fâre in feu de borde. - (16)
- borde : un vrai feu « de borde » : un feu intense, qui chauffe bien. - (11)
- borde, s. f. grand feu qu'on allume dans les champs et principalement sur les hauteurs le premier dimanche de carême. - (01)
- borde. s . f. Grand feu de bourrées allumé dans la campagne, le soir du dimanche des Brandons, et autour duquel dansent les ieunes gens. (Etivey). - (02)
- borde. s. f. Ensemble des poignées de chanvre femelle mises en rond les unes contre les autres et la tête contre terre pour faire mûrir la graine. (Villiers-Saint-Benoît). - (02)
- bordelage : métairie ; droit perçu par les seigneurs dans certaines provinces sur le revenu des fermes et des métairies, et consistant en argent, grains et volailles, ou les deux à la fois. - (07)
- Bordes (feù de), loc, grand feu : « T’veù donc mett' le feû à la ch'vinée, que t' nous fais eun feû d’bordes ! » - (18)
- bordes (les) : feux allumés le 1er dimanche du Carême . - (10)
- Bordes (les), nom d'un village près Verdun-sur-Doubs. — Trop tranquille maintenant, il était, au commencement du siècle, envahi par le nombreux et bruyant personnel de la marine fluviale. - (18)
- bordes, s. m., feux qu'on allume, le soir du premier dimanche de carême, dans les rues d'un grand nombre de communes. On danse à l'entour, en toute effervescence de joie. Ils ne flambent pas sans occasionner quelques accidents. - (18)
- bord'lo : groupé, serré. Le troupeau s'est mis en bord'lo : le troupeau s'est rassemblé. - (05)
- bordon : bourdon . - (10)
- bordon : derrière, cul . - (10)
- bordon, s. m. bourdon, insecte, mouche bourdonnante en général. - (01)
- bordonner : bourdonner . - (10)
- bordons. s. m. pl. Feux qu’on allume dans les campagnes le 1er dimanche de Carême, ou dimanche des Brandons. (Savigny-en-Terre-Plaine). - (02)
- bordouner, v. n. bourdonner, murmurer tout bas d'une manière continue. - (01)
- bôrée, bourée, s. f. broutilles, la partie menue du branchage des arbres. Le bois est enlevé, ramassons la « bourée. » — danse qui tombe en désuétude comme le branle et la sauteuse. Les « bourées quarrées » avaient autrefois la vogue. - (01)
- borenfle : enflé. - (04)
- bôrer : bourrer . - (10)
- borgé : berger. - (10)
- borgé. : Répandre (du latin vergere qui a le même sens dans Lucrèce). - (14)
- borgeai - verser, renverser. - Fai don aitention, te va borger lai casserôle. - Le molaidroit, al é tô borger sai soupe su lu. - (16)
- borgeois, s. m., bourgeois, citadin. - (18)
- borgeon : orgelet à l'œil. Compère-loriot. - (05)
- borgeon. s. m., bourgeon, bouton à la figure. - (18)
- borgeonner : retourner le foin. - (10)
- borger : déborder, passer par-dessus bord. - (04)
- borger : verser, renverser, déborder . - (10)
- borger : berger. Le borger garde les borbis : le berger garde les brebis. - (05)
- borger, v. intr., déborder, se répandre d'un vase trop plein, mais en s'appliquant au vase lui-même : « T' remplis trop ta casserole ; àll' va bor'jer ». - (18)
- borger, v. n., déborder. - (09)
- borgére, s. f. bergère. - (01)
- borgère. s . f. Bergère. - (02)
- borgerie, s. f. bergerie. - (01)
- borgi. s. m. Berger. (Athie,Coutarnoux). - (02)
- borgnat. s. m. Petit enfant. - (02)
- borgne : orvet. - (12)
- borgne : orvet. IV, p. 32 - (19)
- borgnotte (ai lai) : pénombre (dans la), demi-jour (dans le) . - (10)
- bòrgnòtte (C.-d., Chal.), bornòtte (Chal., Morv.), bônòtte (C.-d.). - Lucarne que sa forme fait ressembler à un oeil ; étant généralement unique, comme l'oeil du borgne, on peut penser qu'elle en a pris le nom. On peut croire aussi que ce nom provient de ce qu'on ne voit dans ces lucarnes que d'un oeil ou du coin de l'oeil, à cause de leur petitesse. Par extension, borgnotte signifie aussi recoin, cachette. - (15)
- borgnotte. s. f. Œil-de-bœuf, petite lucarne par laquelle on ne peut voir que d’un œil. De borgne. - (02)
- borguignon, adj., bourguignon : « Borguignon salé. » - (18)
- bôrjillon, s. m. petit bourgeois. - (01)
- bôrjon, s. m. bourgeon, bouton qui renferme les feuilles et le fruit. Les borjons sont « ébaumis » ou épanouis. - (01)
- bôrjoué, s. m. bourgeois. - (01)
- borlot ou borelot, s, m., bourrelet de porte, qu'on ne prodigue pas assez, l'hiver. - (18)
- bornatte. s. f. Petite ouverture, petite lucarne. C’est une altération de borgnotte. - (02)
- bornayou, s. m., gros pieu, avec lequel les mariniers empêchent les grands bateaux de toucher le bord. Pour cela, ils placent la pointe en terre et la tête contre le côté du bateau. - (18)
- borne, adj. borgne. Nous disons d'un homme qui a fait un mauvais marché : « al é choingé son ch'vau borne por eun aiveughie », il a changé son cheval borgne pour un aveugle. - (01)
- borniotte - fenêtre, ouverture petite et isolée. - I les regairdâ pou lai borniotte ; à ne s'en doutaint dière. - En n'i é qu'ine borniotte ; âssi en n'y voit pas cliair du tot. - (16)
- bornote (ai lai), loc. a la borgnette, à tâtons, entre chien et loup. - (01)
- bornote ou borgnote, s. f., coin, recoin, niche, cachette toute naturelle du paysan. C'est un des petits interstices qui se rencontrent à l'intérieur des murailles, entre les pierres mal jointes dont elles sont bâties. - (18)
- bôroillon - amas de plis ennuyeux et de mauvais effets, par exemple dans les vêtements, dans le lit. - Aipruchez don voué qui vos airaingeà in pecho, vos êtes des vrais boroillons. - (16)
- borse, s. f. bourse : « i n'é ran dan mai borse. » - (01)
- borse. s. f , bourse, petit sac. - (18)
- bortié, bizarre diminutif de Barthélémy. - (01)
- bôrze, Bourges dans le langage des plaideurs du Morvan. - (01)
- bos, s. m. bois dans ses divers sens - (01)
- bos, s. m., bois, forêt ; « N' t'en vas pas cori les bôs. » - (18)
- bos. Bois. - (20)
- boscot, adj., bossu : « As-tn vu passer l’boscot ? Ol é drôle : deux pouces de jambes, é pi l’c... tout d' suite ». - (18)
- boscot, otte, adj. bossu, celui qui porte une bosse. - (01)
- boscule : voir comblette - (19)
- bosculon. s. m. Dernier né d’une famille ou d’une nichée. Bos pour bas, prononciation picarde de basculon. — A Perrigny-lès-Auxerre, on dit Bas-Culot. - (02)
- bosqueuler, v. n. bousculer, rouler. De bosse et cul ? - (01)
- bosqueulon, s. m. le dernier né d'une couvée d'oiseaux de basse-cour, celui qui ne pouvant suivre la troupe « bosqueule » sans cesse en chemin. - (01)
- bosselée - boisselée : mesure de surface cultivée correspondant à environ 750 m2. C'est l'expression quasi-exclusivement utilisée. - (03)
- bosseule. s. m. Petit panier. (Tronchoy). - (02)
- bossiau - bouéssiau : boisseau, mesure à grains. Ex : "Doune moué don un bouéssiau d'avouène !" - (03)
- bossiller, v. a. faire des bosses, déformer par des bosses, bosseler. Une cuiller, une casserole, une timbale « bossillées », plus souvent « bosseillées. » - (01)
- bossons : jumeaux . - (10)
- bossons, s. m. plur. Jumeaux. Aux environ de Montsauche : « boussons ». - (01)
- bot - une sorte de crapaud qui fait entendre son cri le soir surtout. - Ecoute don les bots ; i airon soingement de tems. - (16)
- bot, bô, s. m. crapaud. - (01)
- bot, bô, tô, tou : crapaud . - (10)
- bot, s. m., crapaud. - (18)
- bôté, adj. gâté, avarié. Ne s'applique qu'au vin ayant le goût du bois, du fût. - (01)
- bôtée, s. f. dépôt d'huile ou de tout autre liquide qui demeure au fond d'un vase, lie. - (01)
- bôteille, s. f. bouteille. - (01)
- boter : chasser (anc. franç. : bouter). - (04)
- bôteret, s. m. crapaud. Le mot est un diminutif de bot. - (01)
- boti : crapaud. - (05)
- bôtin, s. m. moyeu : un « bôtin » de roue. - (01)
- botique, s. f., boutique. Se dit, en mauvaise part, de tout groupe d'individus sans considération. - (18)
- botoille. : (Dial. et pat.), bouteille. - (14)
- bôton, s. m. bouton d'habit. - (01)
- boton, s. m., bâton. - (18)
- botot, adj., homme de petite taille. - (09)
- bôtre. : Mettre, part. bottu (voir au Glossaire de Lamonnoye). - Le même mot est boteir et bouter dans le dialecte (du latin pulsare), celui qui excite ou anime une compagnie à quelque divertissement se nomme un bôtantrein (un boute-en-train). - (14)
- botriau ou botraie. Crapaud. Se dit aux enfants comme tenue injurieux. - (20)
- botriau, s. m., crapaud. Dans les environs de Chalon-sur-Saône, on emploie volontiers l'abréviatif Bot. - (18)
- botriller. v. n. Bien étriller, sorte d’antiphrase, pour dire : faire une chose sans soin. - (02)
- bottain : moyeu de roue.. - (12)
- botté (pour bouté). adj. et part. p. Qui pousse, qui tourne au gras. Se dit en parlant du vin. J’beuvons du vin botté, qui n’est gué bon. - (02)
- bottes : bottes de foin, nom donné aux ballots de foin ou de paille ronds ou carrés. - (06)
- bottet. s. m. Nain, très-petit, haut comme une botte. (Percey). - (02)
- botzis. s. m. Nombril. (Pressis-Saint-Jean). - (02)
- boü : le plus petit de la nichée.. - (12)
- bou, bouillu, boulu. Formes diverses du part. p. de bouillir. Le lait est bou. La soupe n’a pas boulu . Quaild la mat’ lote aura assez boullu , tu l’ôteras de dessus le feu ; faut pas qu’ all’ cuise trop. - (02)
- bouaicho (Ai) - voyez Boicheton (Ai), qui a le même sens. - (16)
- boualer (verbe) : mugir, meugler. - (08)
- boualer : beugler (taureau) . - (10)
- boualer, v. n. beugler, mugir. se dit pour les ruminants en général, mais principalement pour les bœufs. - (01)
- bouanfle, s. f. vessie, lorsqu'elle est pleine de gaz. - (01)
- bouarne. s . f. Sorte de niche pratiquée dans la cheminée, près de l’âtre, pour mettre une cruche. - (02)
- boubiner (Se). v. pronom. Se ramasser sur soi-même, se peletonner comme font les chats. De bobine, petit cylindre de bois sur lequel on enroule le fil. - (02)
- bouc, s. m. petit pied-de-chèvre qu'on emploie pour soulever des pièces de bois, pour les mettre en chantier. - (01)
- bouc. s. m. Chèvre, bique, sorte de chevalet à l’usage des bûcherons. - (02)
- boucajge, s. m. bocage, petit bois. - (01)
- boucan, s. m. Bruit, tapage, querelle ; par allusion à la vie bruyante et querelleuse des boucaniers. - (02)
- boucan, s. m., gronderie, bruit, querelle, tapage : « Drès qu'ôl a levé l' coude, ô vous fait eun boucan d' tous les diâbes ». Signifie également : un lieu mal famé. - (18)
- boucaner, v. a. gronder avec vivacité, en se fâchant, faire du tapage. - (01)
- boucaner, v. tr., gronder, querellerLes localités qui ont le substantif ont aussi le verbe. (V. Boucan). - (18)
- boucard. s. m. Bouc. - (02)
- boucasse. s. f. Bécasse. - (02)
- boucbure (Chal., Char., Y.), boucbeure (Morv.).- Haie, buisson formant la clôture d'un champ. Dans la Puisaye, les bouchures forment parfois de véritables forêts, entourées de broussailles ayant jusqu'à dix mètres d'épaisseur. Ce mot semble venir simplement du verbe boucher, pris dans le sens de clore, bouchure pour clôture. Il pourrait cependant a voir la même origine que buisson, lequel vient du latin boscus, qui a formé également bosquet. Dans la Côte-d'Or, un buisson s'appelle un bouchot, terme qui se rapproche sensiblement de bouchure. - (15)
- bouchar, nom de bœuf. - (01)
- boucharder (Se). v. pronom . Se débarbouiller. (Gisy-les-Nobles). - (02)
- bouchas. s. m. Boisseau. - (02)
- bouche, s. f. Se dit indépendamment de bocote, et à un sens piquant dans cette loc. bien locale : « Etre sur sa bouche », pour : être gourmand. « Alle é ben gentite, mâ alle é trop su sa bouche ». (Voir Bocote). - (18)
- boucheau, s. m. boisseau. - (01)
- bouche-four, s. m., plaque en tôle fermant, bouchant le four pendant la cuisson du pain. - (18)
- bouchelée, s. f. boisselée, mesure agraire très usitée dans le Morvan. - (01)
- boucher, v. a. clore une entrée, fermer une ouverture de haie avec du bois vif ou mort, avec de la « boucheure. - (01)
- bouchet. s. m. Bichet. Un bouchet de blé. — Se dit aussi pour boisseau. - (02)
- boucheton (à) : tourné à l'envers. - (12)
- boucheton (à), loc, exprimant la posture d'une personne accroupie : « O s'a couché à boucheton por jouer d'avou l’petiot ». - (18)
- boucheton (ai), loc. a boucheton, sens dessus dessous. Être couché « à boucheton », à plat ventre, sur la bouche. - (01)
- boucheton(A). locut. adv. Sens dessus dessous. Se coucher à boucheton , se coucher la bouche sur l’oreiller. Placer un vase à boucheton , le poser sur son ouverture. - (02)
- boucheton. : Attitude d'une personne accroupie. (Del.) -Se bôtre ai boucheton, c'est-à-dire s'accroupir. (Voir dans Ducange le mot de basse latinité bucellus.) - (14)
- boûcheure : haie . - (10)
- boucheure : bouchure (haie). - (05)
- boucheure, s. f. bouchure, haie vive, haie qui forme un enclos. Se dit aussi des branchages qu'on emploie pour clore les entrées, les ouvertures des champs. J’ai acheté de la « boucheure. » - (01)
- boucho, s. m., bouchon, bouchon de cabaret, touffe de paille, de verdure ou de branchages pendue à la porte du débit pour renseigner le chaland... qui n'en a pas besoin. - (18)
- bouchon (à), loc, sens dessus dessous, renversé : « O s'batteint, Liaude a fichu eùne torgnole à Cadet, qu’a roulé à bouchon ». - (18)
- boûchon : buisson, bosquet (petit). - (10)
- boûchon : genévrier suspendu à une potence signalant un débit de boisson. Signifie aussi : petit bosquet : un boûchon d'acacias. - (05)
- bouchon, s. m. Buisson, ainsi appelé sans doute, parce que les buissons servent à clore, à boucher ; vient peut-être aussi du latin bosius. - (02)
- bouchon, s. m. buisson, petit bois : « i é léché mai vaiche dan lé bouchons », j'ai laissé ma vache dans les buissons. - (01)
- bouchonné. - Étrier un cheval, d'où le mot bouchon de paille qu'on employait faute d'étrille. Le dialecte emploie le mot boucheter. - (14)
- bouchot, s. m., buisson, bouquet d'arbres : « Eun bouchot d’bois ». - (18)
- bouchot. : Buisson. Un bouchot de bois, c'est-à-dire une agglomération d'arbres sur un point. En dialecte bourguignon, bouchet ; en dialecte picard, bouchel ; en basse latinité, boscus. (Duc.) - (14)
- boûchoû : bouchon . - (10)
- boûchue : haie vive. III, p. 61-k - (19)
- bouchue : (bouchure) haie vive de clôture de jardins, de prés, de surfaces de culture. - (03)
- bouchue, bouchure. s. f. Clôture d’un champ faite de branches d’arbres ou d’épines fichées entre des pieux. Dans la Puysaie, les clôtures sont quelquefois de véritables forêts composées d’arbres entourés de broussailles ayant jusqu’à dix métrés d’épaisseur. - (02)
- bouchure (verbe) : haie. - (08)
- bouchure : haie (trace). - (12)
- bouchure : haie . - (10)
- bouchure, s. f., haie vive, généralement celle qui clôt une propriété. - (18)
- bouci, boula : pêle-mêle. - (12)
- bouci-boula (adjectif) : méli-mélo, désordre. - (08)
- bouclotte, s. f. bouclette, petite boucle, agrafe, crochet. En plusieurs lieux « bouquiotte. » - (01)
- boucote, s. f., bouchette, petite bouche. Nous ne craignons pas les diminutifs. - (18)
- boucrelot. s. m. Vieillard marchant péniblement à l’aide d’un bâton. - (02)
- bouculet : dernier-né, petit (bachois). - (12)
- boudar, s. m. cavité fangeuse sous la roue d'un moulin. - (01)
- boudeliner. v. a. Rapetasser. (Merry-la-Vallée). - (02)
- boudére, s. f. boue, limon, endroit marécageux, mouille. - (01)
- boudeziot. s. m. Enfant boudeur. (Armeau). - (02)
- boudi : diminutif enfantin pour veau. IV, p. 62 - (19)
- boudi. s. m. Jeune veau. On appelle un veau en répétant coup sur coup : Boudi, boudi, boudi ! - (02)
- boudingne. s. m. Boudin. - (02)
- boudinouére : entonnoir pour faire le boudin . - (10)
- boudoie. s. m. Déchargeoir. - (02)
- boudone : diminutif enfantin pour vache. IV, p. 62 - (19)
- boudonne. s. f. Vache. (Sainpuits). - (02)
- boudre, v. intr., bouillir, et au fig. s'emporter. - (18)
- boué - bouvier, celui qui conduit et surtout qui garde les bœufs. - Vos é lai in bon boué vô pouvez le croire. - Note boué à ailai en champ de neu. - (16)
- bouê : bois. - (10)
- bouê : fanes de pommes de terre. - (10)
- boüé, s. m. bouvier, conducteur de bœufs, laboureur par extension. - (01)
- bouéce, s. f. bouche. - (01)
- bouéceau, s. m. bouche, par métonymie = bouchon : « ain bouéceau d' for », une bouche de four, petite porte mobile en bois ou en métal avec laquelle on ferme le four lorsque le pain y est enfourné. - (01)
- bouécer, v. a. boucher, fermer un trou. - (01)
- bouéçeue. s. f. Bouchure. (Ménades). - (02)
- bouècher : fêler, fendre la coquille (éclosion) . - (10)
- bouécher : piocher. - (04)
- bouécher. v. a. Boucher. - (02)
- bouech'ton : califourchon. Ai bouechon sur une branche : à califourchon sur une branche. - (05)
- bouéçon. s. m. Bouchon. - (02)
- bouée, bouïe et buée. : (Dial et pat.), lessive. - (14)
- bouée. s. m. Bouvier, laboureur qui laboure avec ses bœufs. - (02)
- bouëge : étoffe. I, p. 26-1 ; V, p. 41 - (19)
- bouège : tissu grossier. - (10)
- bouègevolée (ai) : tête-bêche. - (10)
- bouéillaird(e) bouéillous(e) : ventru(e) . - (10)
- bouéille : ventre. - (10)
- bouèillot : petit tas de foin. - (10)
- bouële : le ventre. - (11)
- bouëlle : le ventre, avoir la bouëlle pleine. - (11)
- bouéme, s. m. bohémien, vagabond, coureur de grand chemin. - (01)
- bouémosse, s. f. bohémienne, sorcière. - (01)
- bouene et bouenon. Panier en osier où l'on dépose le pain avant de le mettre au four. - (20)
- bouene, s. f., corbeille, (Voir Benne). - (18)
- bouénon, s. m., panier. (V. Boinon). - (18)
- bouer (se), v. pr., se crotter, marcher dans la boue : « O s’é boué tout du long des jambes ». - (18)
- bouèrbe : boue . - (10)
- bouerbe : endroit boueux (gaulois : borvo, borbo même sens). - (04)
- bouèrbis brebis. - (10)
- bouère : boire - vin don bouère eune goutte, viens donc boire une goutte [eau de vie]. - (17)
- bouère : boire. - (10)
- bouére, v. tr., boire, et pas toujours avec mesure. - (18)
- bouète : boisson. - (10)
- bouéte : caisse à laver. - (10)
- bouéte, s. f. boite, coffre. - (01)
- bouéte, s. f., boite, petit coffret. - (18)
- bouète. s. f. Trou au bas d’une porte pour faire passer les chats. (Essert). - (02)
- bouète: traverse reliant les ridelles. - (10)
- bouette (nom féminin) : trou par lequel on faisait tomber le foin dans l'étable. - (08)
- bouette : boisson, vin, piquette. I, p. 24-4 - (19)
- bouette : soupirail. La bouette de la cave : le soupirail de la cave. - (05)
- bouette, s. f. boisson, vin, cidre, bière, etc. un homme qui a sa « bouette » pour l'année est un homme à son aise. - (01)
- boufard, de, adj. terrain léger et que les gelées soulèvent facilement. Ex. : c'est une terre boufarde. - (09)
- boufer, v. tr., manger copieusement et gloutonnement, se gorger : « Le goinfre ! ôl a mingé tôte la jornée ; ô bouffe c’ment eun gouri ». - (18)
- bouffe : balle de céréales . - (10)
- bouffe : moue, bouderie. - (12)
- bouffe, bôffe, s. f. balle ou capsule du blé et des autres céréales. - (01)
- bouffe-la-balle. s. m. Qualification par laquelle, dans le langage familier, on désigne u,e personne joufflue et joviale, qui à toujours l’air de se gonfler les joues pour bouffer sur des balles de blé ou l’avoine qu’il veut chasser. - (02)
- bouffer : souffler. - (12)
- bouffer : souffler. IV, p. 29-i ; IV, p. 31 - (19)
- bouffer : souffler. - (04)
- bouffer. v. a. souffler avec la bouche et quelquefois souffler en général. - (01)
- bouffer. v. n. Souffler fortement. — Manger beaucoup et vitement. - (02)
- bouffeuiller : souffler légèrement à chaque expiration, en gonflant les joues. - (11)
- bouffio. : Nuage épais qui présage le tonnerre (expression du châtillonnais). - (14)
- boufflotte. s. f. Boursouflure, bosse, beigne à la tête. (Champignelles). - (02)
- boufre! excl., demi-juron, qui remplace le mot malsonnant bougre. - (18)
- bouge. adj. Qui s’éclaircit difficilement. Vin bouge, vin qui ne veut pas s’éclaircir. (Mouffy). — Linge bouge , linge mal lavé. (Migé). - (02)
- bouge. s. m. Embonpoint. Sans doute par analogie avec le bouge , la partie la plus bombée d’une futaille. - (02)
- bouger. s. m. Bouvier. - (02)
- bouger. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Chéu). - (02)
- bougeur. s. m. Peigneur de chanvre. (Chéu). - (02)
- bougeux. s. m. Cardeur. (Percey). - (02)
- bouginer, boussiller. v. a. Emmêler, chiffonner. - (02)
- bougnette, bouniette : petite tache sur un vêtement. - (11)
- bougnier, v. tr., tasser, presser, serrer, frapper fort : « J"ai bougnié toutes mes afâres dans l'tirouér ». — « O t’li a bougnié des coups de poing su l’nazô ». - (18)
- bougonnai. : Murmurer. Est-ce grincer comme un verrou qu'on ferme? - Le mot bougon, en effet, dans le dialecte, signifie verrou (voir Lacombe et Roquefort). - (14)
- bougonner : rouspéter, grommeler . - (10)
- bougrement - mot dont le sens, dans l'usage actuel, n'est pas mauvais mais qui est d'un goût douteux. Il signifie beaucoup, fort, grandement. - Al à bougrement avare. - An ié bougrement de foin ceute année qui. - C'a in bon bougre. - (16)
- bougresse : femme qui n'a pas froid aux yeux. - (12)
- bouguener, v. a. pousser, malmener. - (01)
- bouhiner (pour bousiner). v. a. Faire mal un ouvrage, le faire maladroitement et sans soin. - (02)
- bouhineux, euse. adj. Celui, celle qui travaille sans soin, qui a l’habitude de gâcher l’ouvrage par maladresse ou manque de soin. Voyez bouhiner. - (02)
- bouhoume (nom masculin) : paysan. - (08)
- boui : buis. On cherche du boui pou les Rameaux : on cherche du buis pour les Rameaux. - (05)
- bouidouis. s. m. Figure grotesque, marionnette, pantin, godenot. - (02)
- bouïé, s. m. pièce de bois qui entre dans une muraille et supporte les échafaudages des maçons, couvreurs, peintres, etc. - (01)
- bouif. s. m. Cordonnier. (Germigny). - (02)
- bouillasse, bouillasson. Noms qui désignent des endroits qui sont ou qui ont été fangeux, marécageux ou pleins de sources. - (01)
- bouillausse. s. f. Femme déguenillée, malpropre. (Saint-Maurice-aux- Riches-Hommes). - (02)
- bouilleau. : Panier où les bêtes asines portent leurs fardeaux. Le vieux frapçais a le mot bouille ou hotte de vendange. (Lac.) - (14)
- boûiller : monceau d'ordures. - (12)
- bouiller. v. a. et n. Peigner le chanvre. (Saint-Florentin). — Voyez bouger. - (02)
- bouilleur. s. m. Peigneur de chanvre. (Saint-Florentin et Beugnon). - (02)
- bouilleure (pour bouillure). s. f. Grande chaleur. En v’là de la bouilleure aujourd’hui. (Villeneuve-les Genêts). - (02)
- bouillon, s. m. bouillonnement, les « bouillons » du lait sur le feu. - (01)
- bouillot : panier. VI, p. 40-11. - (19)
- bouillot : petit tas de foin. - (04)
- bouillot : ruche. - (12)
- bouillot d'mouches : ruche de paille. IV, p. 25; VI, p. 40-11. - (19)
- bouillot, s. m. panier que l'âne porte à droite et à gauche pour transporter le lait, les œufs, le beurre ou autres denrées ; poche, sac en général. - (01)
- bouillot, s. m., bouleau. - (18)
- bouillot. s. m. Panier pour emballer les fruits. - (02)
- bouillouère : bouilloire . - (10)
- bouillue. s. f. Femme sans soin, mal-propre. (Saint-Florentin). — Voyez bouillausse. - (02)
- bouinaude : petite ouverture dans un mur (boignaude). - (12)
- bouinaude : toute petite fenêtre, petite ouverture. Ex : "Oh ben ! j'tai ben vue darriée ta bouinaude !" - (03)
- bouinaude. s. f. Petite ouverture. (Perreuse). - (02)
- bouinaude. s. f. Trou, chatière, petit passage, ouverture, ordinairement de forme ronde. — Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, d’une petite cavité pratiquée dans l’un des côtés d’une cheminée pour y placer de menus objets de ménage. - (02)
- bouique, bouisse. s. f. Bouche. De bucca. (Sermizelles). - (02)
- bouis, s. m. buis. - (01)
- boujon - échelon d'une échelle, bâton d'une chaise. - In boujon é cassai et pu al é choué préque de tote l'échelle. - Ce n'â pas joli quand en â cheurté de mette les pieds su les boujons de lai chère. - (16)
- boujon (C.-d., Chal., Morv.). – Traverse d’échelle, bâton de chaise ; du même mot vieux français. Actuellement, en français, un boujon est une cheville servant à relier les pièces de certaines machines. - (15)
- boujon (nom masculin) : barreau de chaise. - (08)
- boujon : barreau d'échelle, de barrière . - (10)
- boujon, s. m. traverse de chaise, d'échelle, de râtelier. - (01)
- boujon, s. m., bâton d'échelle, de râtelier ; barreau de chaise, petite traverse de bois qui en lie les pieds : « C'te chaire a eun boujon d'cassé. » - (18)
- boulâ : bouleau. - (10)
- boula, s. m. bouleau, arbre très commun dans le Morvan. - (01)
- boularde. s. f. Noix dans sa coque verte. - (02)
- boulas : bouleau. VI, p. 40-13 - (19)
- boulassière. s. f. Terrain planté de bouleaux. - (02)
- boulat : bouleau. - (12)
- boulat : bouleau. Balai de bouleau. - (05)
- bouler (verbe) : se dit de la taupe qui rejette la terre de ses galeries en petits monticules : des boulats. - (08)
- bouler, v. n. former boule, se mettre en boule. On dit que la terre argileuse, la neige, « boulent » sous les pieds. - (01)
- bouler. v. a. Terrasser son adversaire, le rouler par terre comme une boule. - (02)
- bouleton. s . m. Pelote de fil. (Sermizelles). - (02)
- boulevouchie (ai lai), loc. a la débandade, en désordre, pêle-mêle. - (01)
- bouleyer, v. a. bousculer, rouler au propre et au figuré. - (01)
- bouli, s. m., bouilli, morceau de bœuf qui a cuit pour le pot-au-feu : « Ah ! par ma li ! mérote, v'là eun fameux bouli ! » - (18)
- boulie : bouillie . - (10)
- boulie, s. f. bouillie. - (01)
- bouliguai - remuer, agiter sans soins un liquide ou même remuer des objets. - Pourquoi que te bouligue don fàre quemant cequi ceute bouteille de cassis ? - Quand en é mis lai côlle dans le poinson en bouligue bein aivou in bâton. - (16)
- bouliguer (C.-d., Chal.), bouleyer (Morv.). - Bousculer, agiter un liquide en le remuant. Du vieux français bouler, même sens. Voir plus loin ébouler et rébouler. - (15)
- bouliguer, v. a. remuer vivement, secouer, déranger, mettre des objets en désordre. - (09)
- bouliguer, v. tr., remuer, agiter. S'applique peut-être trop indifféremment aux personnes et aux choses - (18)
- boulin. s . m. Nuage orageux. (Perreuse). - (02)
- boulir, v, intr., bouillir. - (18)
- boulonner (Se). v. pronom. Se presser, se serrer. Se dit des moutons qui se rassemblent, qui se mettent les uns contre les autres par la chaleur. (Bléneau). - (02)
- bouloter, v. tr., manger. - (18)
- boulotte - ce mot exprime l'idée de doucement, tranquillement, peu. - A ne fait dière mieux ses aifâres, vai a boulotte, voilai to. - Le bouilli se fait bein ; â boulotte tranquillement. - (16)
- boulu, part. pas. du v. boulir. - (18)
- boulu, part. pass. du verbe bouillir. - (01)
- boulu, ue. partic. p. du verbe Bouillir. Qui a bouilli. Du lait boulu. - (02)
- boulue. s. f. Espèce de radis noir, sans saveur, ressemblant à une truffe. (Collan). - (02)
- boulvari, s. m.,hourvari, confusion, désordre. - (18)
- boun, adj., bon : « Quant à c’qui é d' la Jaqueline, y ét eine boûne fonne », — « Tiénot épeû Dodiche, y ét eùn paire de boûn’émis ». - (18)
- boune : bonne . - (10)
- boune : bonne. - (13)
- boune fonne, s. f. bonne femme, sage-femme, accoucheuse. - (01)
- bounes [être dans ses], loc, être de bonne humeur, d'humeur gracieuse, enjouée. - (18)
- bounette, s. f. coiffe de femme ordinairement d'étoffe noire avec des ruches. - (01)
- bouneure. Excavation dans un arbre. - (20)
- bounheu, s. m. bonheur. - (01)
- bouniaude (nom féminin) : petite fenêtre. Egalement appentis ou débarras. - (08)
- bounot, s. m. bonnet. - (01)
- bounot, s. m., bonnet, calotte. - (18)
- bounoume (un) : un bonhomme. - (13)
- bouqhie, s. f. boucle, anneau, fil de fer tordu qui sert à boucler les porcs afin de les empêcher de fouiller la terre. - (01)
- bouqhier, v. a. boucler, mettre une boucle, une attache de fil de fer. - (01)
- bouqhiots, s. m. petites dettes, dettes criardes qui embarrassent, qui bouclent : « a n' s'rô pâ chu riche s'al aivô paie tô sé bouquiots », il ne serait pas si riche, s'il avait payé toutes ses petites dettes. - (01)
- bouquaiche (nom masculin) : bouc. - (08)
- bouquenon. s. m. Qui sent le bouc, qui est comme un bouc. C’est une qualification que certaines femmes de Joigny se plaisent à donner à leur mari ; elles prononcent bouquénon. - (02)
- bouquer. v. a. Heurter, principalement la tête, comme fait un bouc. - (02)
- bouquet : fleur (et non bouquet). VI, p. 37-2 - (19)
- bouquet : quelques branches, ou quelques fleurs (si on en trouvait) plantées bien droit sur le dernier chariot de foin ou de moisson comme pour dire « Ouf, on a fini ! » (voir : paulée). - (05)
- bouqui. s. m. Bouc. — Sommet d’un arbre ; sans doute pour bouquet. (Bléneau). - (02)
- bouquiè : boucler. - (17)
- bouquier : fermer. - (10)
- bouquignon. s. m. Partie extrême, point le plus élevé d’un objet. De bout et de quignon, qui, réunis, doivent signifier l’extrémité supérieure d’un croûton de pain. Ce serait alors par extension que ce mot serait appliqué à toute sorte d’objets. (Festigny). - (02)
- bouquiot : un bouquet. - (11)
- bouquiote : une bouclette. - (11)
- bouquiotte : bouclette . - (10)
- bouquiotte : une bouclette. - (11)
- bouradin : haricot blanc. Ex : "Ène boune assiette de bouradins, ça tint bin au côrps !" (Tenir au corps = être nourrissant, calorifique). - (03)
- bouranfle, adj. enflé, gonflé, boursouflé, bouffi. - (01)
- bouraquin. s. m. Homme gros et court. (Villiers-Bonneux). - (02)
- bourde, s. f. feu de joie, grand feu - (01)
- bourdeilleau, bourdeyeau. s. m. Gros nuage noir. (Perreuse). - (02)
- bourdiau, s. m. nuage épais, grosse nuée d'orage; en quelques iieux«bouriau.» - (01)
- bourdifaille, s. f . , bombance, grande chère. - (18)
- bourd'lot : bourrelet . Une grosse cicatrice peut faire un bourd'lot. - (05)
- bourdoudou : diminutif enfantin pour âne. IV, p. 62. - (19)
- bourdouler : tomber en roulant. - (11)
- boure - bouillir. - En fau de l'aie bein chaude, fais en don boure. - Si te faisâ in pecho pu de feu le pot bouro pu vite. - (16)
- boure : bouillir . - (10)
- boure, s. f. alevin, poisson du premier âge, plus petit que la feuille. - (01)
- boûre, v. n. bouillir. « l'eai vai boûre, » l'eau va bouillir. - (01)
- boure. v. n. Bouillir. Dans nos campagnes, boure est l’infinitif de je bous , tu bous y il bout. Tu feras attention quand le lait va boure. - (02)
- boureisson, s. m. la partie la plus grossière du chanvre frotté. - (01)
- bourenfle - un peu enflé, et sur une étendue peu considérable. - En diro que vos airain lai figure bourenfle. - Regairdez vos mains, tenez, quemant qu'à sont bourenfles. - (16)
- bourenfle, adj., enflé, bouffi ; se dit d'une personne hydropique, ou qui aune fluxion. - (18)
- bourengler. v. a. Bouffir, boursouffler. Ne s’emploie guère qu’au participe passé, comme adjectif. Il a la figure toute bourenflée. - (02)
- bourgeon. s. m. Bouton qui pousse sur les paupières ; synonyme de Loriot. — Signifie aussi fragment, flocon, surtout en parlant de la laine. - (02)
- bourgeon. s. m. Perchée de vigne qui ne va pas d’un bout à l’autre de la pièce, mais s’engage entre deux perchées formant angle. — Planche ou hâte de terre plus large d’un bout que de l’autre, ou qui finit en pointe. - (02)
- bourguin. s. m. Bourrelet d’enfant. (Villiers-Saint-Benoit). - (02)
- boûri - oie et canne en général cri pour les appeler. - Vos nô faisez rire d'aivou vos bouris ; vos eûmez don ces bêtes lai ! – Bouri, Bouri, Bouri !!! - (16)
- bouri ! bouri ! appellat. exclamalive dont ou se sert pour faire venir à soi les canards. Les enfants disent bouri pour : ventre (v. Bourillot). - (18)
- bouri. Mot qui sert à appeler les canards. - (20)
- bouriau, s. m., bourreau, tourmenteur. - (18)
- bouriauder (verbe) : secouer quelqu'un violemment notamment un enfant. - (08)
- bouriauder, v. tr., faire souffrir, tourmenter, torturer, martyriser ; malmener quelqu'un comme on malmène le bourri en le frappant. - (18)
- bouriée, s. f. feu de borde, grand feu qui flambe et qui est entretenu avec des fagots de menu bois appelés en plusieurs pays bourrées. - (01)
- bouriller, v. a. emmêler, embrouiller : « mon fi ô bourillé », mon fil est emmêlé. - (01)
- bourillo. Nombril. - (20)
- bourillot et lambouri, s. m., nombril. - (18)
- bourilloux oubourrillon : emmêlé, ébouriffé; cheveux ou poils en désordre.. - (12)
- bouriôdè : malmener, bousculer - è s'fezè bouriôdè passe què n'travaillè pas èssé vite, il se faisait malmener parce qu'il ne travaillait pas assez vite. - (17)
- bouriquot, s. m., bourriquet, ânon, au fig., enfant ignorant. - (18)
- bouriquote, s. f., bourrique. Au fig., fille ou femme ignorante. - (18)
- bourmager. v. a. Corriger, changer en mieux, bouleverser. (Bléneau). - (02)
- bournager (verbe) : souffrir de maux intestinaux. - (08)
- bournager : malmener physiquement ou moralement. - (12)
- bournaguer : embêter, asticoter. - (13)
- bournaillou, bournayou. s. m. Bâton de marine très-court et non ferré, servant aux mariniers des canaux pour bouter sur les perrés. - (02)
- bournaïou, s. m., pieu servant à buter. - (18)
- bournéger. v. a. Taquiner, vexer. - (02)
- bourot, s. m., oreiller d'enfant tout petit. - (18)
- bourote, s. f., brouette ! « O promenot son frérot dans la bourote, é pi ôl l’a chaviré ». - (18)
- bourote. Brouette. - (20)
- bouroter, v. tr., brouetter, transporter les terres des contours sur l’étendue du champ. - (18)
- bourou : âne mâle. - (10)
- bourou : âne. - (13)
- bourou, s. m. anon, petit âne ou bête asine de peu de valeur. Se dit quelquefois en plaisantant d'un jeune enfant. - (01)
- bourouette : une brouette - eune bourouette à sac : un diable. - (17)
- bourrache : 3e qualité de chanvre. IV, p. 14-1 - (19)
- bourrachon. s. m. Poignée de bourras, d’étoupe, de filasse grossière. - (02)
- bourrade. s. f. Feu de bourrées, vif et clair. Synonyme de chalibaudée . (Saint-Florentin). - (02)
- Bourras : nom de cheval. VI, p. 16 - (19)
- bourrasses. s. f. pl. Chanvre de la plus grossière qualité. Des lourasses de chanvre. (Lainsecq). - (02)
- bourre : étoupe . - (10)
- bourre doguin : étouffe chrétien, mets bourratif . - (10)
- bourrée : fagot. - (12)
- bourréger. v. a. Botteler, faire des bourrées. - (02)
- bourreler, borreler (C.-d.), bourriauder (Chal.), borriauder (Char.). - Tourmenter quelqu'un, faire souffrir comme un bourreau. Cette explication semble plus simple que celle donnée par Fertiault : malmener quelqu'un comme on malmène un bourri, un âne. Il s'agit là de bourreau, en patois bourriau, et non de bourrique. Ajoutons qu'en vieux français bourreau se disait bourrel et que le verbe bourreler était fréquemment employé au lieu de tourmenter. - (15)
- bourrenfle (Chal.), borenfle (C.-d.), bouranfle (Morv.).- Excessivement bourré, boursouflé. Ce mot est probablement une combinaison de bourré et d'enflé. Il est inutile d'aller chercher, comme le fait Chambure, une étymologie latine dans bura et inftare, enfler comme de la bourre. Dans le Morvan, une vessie gonflée s'appelle bouanfle. Signalons encore l'analogie de ce vocable avec le nom du frère Gorenflot, imaginé par Rabelais. - (15)
- bourri (mot masculin) : ane. - (08)
- bourri : bourru (âne). - (12)
- bourri, s. m., bourriquet, ânon. - (18)
- bourriau. s. m. Prune de perdrigon. - (02)
- bourriautier.s. m. Prunier qui produit les bourriaux. - (02)
- bourrienne. s. f. Guirlande d'oignons. - (02)
- bourriller : mettre les cheveux en désordre (embourriller). - (12)
- bourrillon. s. m. Emmêlis de menus tissus, de fils de lin, de laine, de coton ou autres, pliés et repliés sur eux-mêmes, au hasard, en tapon, sans ordre. - (02)
- bourrique (mot féminin) : anesse. (voir anosse). - (08)
- bourron. s. m. Fagot d’épines. — Se dit, par extension, d’une personne grognon, bourrue, mal gracieuse. - (02)
- bourrou : un pousse-devant, autrement dit un outil de jardin servant à désherber. - (17)
- boursion. s. m. Echelon. - (02)
- bourson. s. m. Pelote consistant en une espèce de sac rempli de son, sur laquelle on pique les aiguilles et les épingles. (Percey). - (02)
- boursouner : embêter, asticoter. - (13)
- bousak. : Expression usitée en Bourgogne pour désigner un enfant qui déchire ses vêtements. (Del.) - (14)
- bouscognai. : Pousser et repousser, ballotter. (Del.) - (14)
- bousculier. s. m. Celui qui touche à tout, qui entreprend tout, qui bouscule tout et qui ne fait rien. (Saint-Florentin). - (02)
- bouserâ, s. m. petit tas de fumier dépose dans un champ. Avant le labourage il faut répandre les « bouseras », mettre son fumier en « bouseras. - (01)
- bousiller, v. a. travailler maladroitement et sans goût, sans attention. - (09)
- bousiller. v. a. Plier, replier, rouler de menus tissus, des cordonnets, des fils, sans soin, au hasard, en désordre. - (02)
- bousillon. s. m., petit travail de femme, de peu d'importance, fait à la hâte, et surtout mal exécuté (couture, broderie, ornement quelconque) : « Vô v'lez que j'li baille c'qui ? n'y é ran qu' des bousillons». - (18)
- bousin, s. m,, vacarme, bruit excessif et discordant : « V’tu ben n’pas fâre tant d' bousin ! » - (18)
- bousin, s. m., lieu de mauvaise vie. - (18)
- bousin. s. m. Lieu de débauche ; bruit, vacarme que l’on y fait. - (02)
- bousiner. v. tr., bousiller, mal faire sa besogne. - (18)
- bousinerie, s. f., chose de médiocre importance, travail lâché et mal exécuté. - (18)
- boussenée. s . f. Buisson touffu. (Etivey). - (02)
- boussiau. s. m. Gros nuage qui crève sur la tête. (Saint-Bris). - (02)
- bousson. Echelon. Roquefort donne boujon. - (02)
- bousson. s. m. Buisson. - (02)
- boussounotte. s. f. Fauvette, parce qu’elle niche dans les buissons, dans les boussons. - (02)
- boussu, e, adj. bossu. - (01)
- boustacul. s. m. Homme défaille courte et ramassée. (Lainsecq). — A Auxerre, on dit Bas-du-cul. - (02)
- boustancule (la) : galipette. Ex : "Diab' don ben ta boustancule ! Té vas t'salie !" (Ça : le dimanche !) Ou bien "...té vas t'fée mal !" (En semaine). - (03)
- boustifaille, s. f., provisions de bouche, mangeaille pour bons diners. - (18)
- boustifaille. s. f. Mangeaille, nourriture abondante. - (02)
- boustifer. v. n. Manger avidement. (Gisy-les-Nobles). - (02)
- boustourou, s. m., homme gros et court . - (09)
- bousttifaille, s. f. mangeaille, ce qu'on peut manger ; provisions de bouche dans le style burlesque. - (01)
- boûte : lucarne. - (05)
- bouteillé, bôteillé, s. m. celui qui, dans les noces, dans les festins rustiques, est spécialement chargé de la distribution des liquides, distribution à laquelle il doit pourvoir sans parcimonie, s'il fonctionne dans une bonne maison. - (01)
- bouteille, s. f.. grosseur au cou, goitre. - (18)
- bouteilles (faire des), loc, se dit des gouttes de pluies d'orage qui, tombant avec force, soulèvent des cloques sur les ruisseaux et les pavés. - (18)
- boutelot, bot : crapaud chanteur. - (05)
- bouteneire ; s. f., boutonnière. - (18)
- boutenére, s. f. boutonnière. - (01)
- boutenère. s. f. Boutonnière. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- bouter (verbe) : mettre. - (08)
- bouter, v. tr., mettre, placer: « ôl a bouté son grand séchot su la charote». - (18)
- bouteriolle (nom féminin) : corbeille en osier. - (08)
- bouteriolle, s. f. panier de forme allongée. - (01)
- bouterolle. s. f. Nid où pondent les poules. (Saint-Privé). — Panier de forme cylindrique, ordinairement sans anse, servant à contenir les provisions de fruits secs (noix, pruneaux, etc.) - (02)
- bouteroue, s. m., borne placée à l'entrée des portes charretières, pour détourner le frottement des roues des voitures. - (18)
- boutifle : boursouflure de la peau (quétoufle). - (12)
- boutiller. v. a. Bousculer, jeter par terre, rouler dans la boue, dans la poussière. — Se Boutiller. v. pronom. Se rouler, se vautrer dans la boue, dans la poussière. - (02)
- boutillon, s. m. panier avec un couvercle attaché à l'anse. - (01)
- boutin, s. m. moyeu, centre de la roue ou s'emboîtent les rais d'une voiture. - (01)
- boutiou - boiteux. C'est un mot des pays voisins nous ne l'employons que comme citation et par moquerie. - Ceute homme lai, queman qu'an dit ai Gergeux, al à tot boutiou. - (16)
- boutiqhie, bôtiqhie, s. f. boutique de marchand, atelier de travail pour les menuisiers principalement. - (01)
- boût'lot : crapaud. - (10)
- boût'lot : roitelet. - (10)
- boutoillon - petite bouteille ou vase quelconque un peu allongé qui sert surtout dans le ménage. - Le boutoillon n'â dière propre, vais ; en te faut le nettie. - In boutoillon bein prope, cé indique in bonne mannègére. - (16)
- boutre, boute, bôte, v. a. bouter, mettre, placer. - (01)
- boutrenflé : boursouflé (?). - (05)
- boutron (nom masculin) : ruche. - (08)
- boutron, s. m. ruche d'abeilles. - (01)
- boutte, s. f. ouverture par laquelle on fait descendre le foin du fenil, trou de sortie pour le fourrage. - (01)
- bouziller (verbe) : tuer. Bâcler un travail. - (08)
- bouzillou : un mauvais travailleur, on dit aussi un argonier, un borcheillou.. - (17)
- bouzin (nom masculin) : mauvais cheval. - (08)
- bouziner (verbe) : gâcher un travail. Manquer de sérieux. - (08)
- bôvreu, s. m. bouvreuil, oiseau. - (01)
- boxon. s. m. Brandon, tison allumé. Se dit, à Armeau, sans doute par métaphore, parce que les boxons et autres lieux de débauche sont bien souvent la source des querelles, des discordes qui troublent les familles et qu’ils doivent être considérés comme des torches qui allument les passions et détruisent la concorde entre parents et amis. Boxon, au reste, est un dérivé du mot anglais box, qui signifie cabinet particulier de café, d'auberge, de taverne , et aussi, soufflet , coup de poing. - (02)
- boxonner. v. a. Bousculer, taper, battre, souffleter, comme on le fait dans les boxons. De l’anglais box. - (02)
- boyarne. s . f. Ouverture pratiquée dans les murs d’une étable pour y faire pénétrer l’air et la lumière. - (02)
- boyer : bouvier. - (12)
- boyer : bouvier. - (04)
- boyer : bouvier. III, p. 31 - (19)
- boyer : voir réboler - (19)
- boyer. s. m. Trou dans un mur. — Bouvier. - (02)
- boyotte. s. f. Lucarne. - (02)
- boyotte. s. f. Petite fenêtre. - (02)
- braguette, brayette, s. f. culotte fendue sur le devant selon l'usage contemporain. La culotte « à braguette » n'a pas encore détrôné la culotte « à bavoire. » - (01)
- brai, s. m., bras : « D'avou e'coumarce, t’li as métu eùne peùte afâre su les brais ». - (18)
- braige, s. f. braise, charbon allumé. - (01)
- braiger, v. a. broyer. - (01)
- brailai : rendre solidaire la flèche d'un chariot munie d'un vorpit avec les grumes, le serrage s'effectuait à l'aide d'un playon (ou playon ?). - (05)
- braillasse. s. f. Femme criarde et braillarde. - (02)
- brâ'iller : crier, beugler . - (10)
- brailler : essentiellement pleurer. Ex : "Mais arréte don d'brailler !" - (03)
- brâillette : braguette . - (10)
- brâillote : (avoir une bonne brâillote) parler beaucoup et fort, avoir la langue bien pendue brâillou : quelqu'un qui crie fort, on utilise aussi le mot breuillou (brâillouse au féminin). - (17)
- braimai - demander sans cesse, jusqu'à ennuyer. – Qu'à nos embête don ! tojeur ai braimai ! – Voyez Quemandou. - (16)
- braime, adj. stérile, infécond. se dit quelquefois des poissons mâles qui ont peu ou point de laitance. - (01)
- braimer, v. intr., pleurer fort, crier, gémir : « Pauv' petiot ! ôl a mau ; ô n' fait qu’braimer ». - (18)
- braimer, v. n. bramer. Se dit du mugissement des bêtes à cornes, mais plus particulièrement des veaux ou génisses. - (01)
- brainche, s. f. branche d'arbre. - (01)
- brainne. : En patois ; brehaig dans le dialecte bourguignon ; brahaigne, braigne, brehagne et brehenne dans les autres dialectes de la langue d'oïl ; bréchan, dans l'idiome breton ; tous ces mots signifient stérile. - (14)
- braisé, s. m. brasier, amas de charbons ardents. - (01)
- braisil, s. m , résidu, poussière de braise. « Cliaique maitin, àll’ prend ein sou de braisil por sa couvette ». - (18)
- braissie : brassée . - (10)
- braissie : une brassée. - (17)
- braissie, s. f. brassée, ce que l'on peut prendre dans ses bras. Une « braissie » de paille, de foin, de bois, etc… - (01)
- braissiére : brassière . - (10)
- braiverie. : (Dial. et pat.), dépense en habits et étalage. - (14)
- bramai ou braimai. : Demander une chose avec obstination. - (14)
- bramaingnoux, ouse. s. m. et f. Qui demande et qui se plaint sans cesse. De bramer et de main (maingne), se plaindre en tendant la main. Le bramaingnoux, conséquemment, est le mendiant ou celui qui, à l’exemple du mendiant, demande toujours d’un ton piteux et dolent. (Etivey). - (02)
- brâman : bravement, avec courage et énergie, bien. - (17)
- braman : très bien. On est braman au chaud l'hiver : on est très bien au chaud l'hiver. - (05)
- brâmant - bien, comme il faut ; et mot explétif ou euphonique dans la phrase. - I seu étai bein mailaide, ma ai c't-heure i vâs bramant. - Regairde don queman que c'a brâmant fai. - I pairlain de lé, et pu voiqui brâment qu'ile vaint. - (16)
- brâment (adverbe) : bien, parfaitement. (J'ons brâment mangé). - (08)
- brament : bien (vient de bravement ou vraiment). - (13)
- brâment : bien, très bien . - (10)
- brâment : bravement, gentiment, justement, carrément. - (04)
- brament : vraiment, tout à fait. Ex : "C'pour Léon, il est brament imbicile !" - (03)
- brâment, adv. bravement, bien, comme il faut, à l'aise, heureusement. « aller brament », c'est se bien porter, être tranquille, voyager en paix, etc… - (01)
- brament, adv., ellipse de bravement, beaucoup, bien, convenablement : « J' seù été cheû la Mag'rite ; àll é bô brâment arrangée ! » — « T'ét iqui bé brament ». — « All’ m'en a brâment baillé, des cerises ». - (18)
- brâment. adv . Contraction de bravement. Bien, commodément, doucement, sans embarras, sans gêne d’aucune sorte. J’ nous sons en allés ben brament par l’ chemin de fer. - (02)
- bramer. v. n. Beugler, imiter le cri du cerf. - (02)
- bramullouée, s. f. balançoire. - (01)
- bran : sciure de bois (bran de scie). - (05)
- bran de scie : sciure de bois . - (10)
- brancher. v. n. Pousser des branches. Cet arbre branche bien. - (02)
- branchiller. v. n. Pousser des petites branches. - (02)
- brande, s. f. branle, danse. Cette forme est usitée dans quelques parties du Morvan bourguignon. Elle n’est qu’une variété de branle. - (01)
- brandevigné, s. m. celui qui fabrique l'eau-de-vie. - (01)
- brandevignier : distillateur d'alcool. - (03)
- brandevin : eau de vie de vin. - (05)
- brandevingn', s. m. eau-de-vie. - (01)
- brandi, e, partie, passé. entier ; « tout brandi », tout entier, tout droit, sans être courbé, ployé. - (01)
- brandillé, ée. part. p. de Brandiller. Mis en balance, mis en mouvement de ci, de là. — Soupe brandillée , soupe faite dans une marmite, dans un chaudron suspendu à la crémaillère, qu’on agite et qu’on brandillé suivant le besoin. - (02)
- brandiller (Se). v. pronom. Se balancer. - (02)
- brandiller, v. a. secouer de droite et de gauche, balancer. - (01)
- brandilloire, bradilloie, brandillouée. s. f. Balançoire. - (02)
- brandiner, v. a. brandir, secouer, agiter en tous sens. - (01)
- brandir. : (Dial.), brandi (pat.), jeter, lancer, agiter, faire tournoyer.- On appelle brandes, dans quelques terrains, certaines bruyères à balai (le comte Jaub.) - Brandir en l'air, le soir du premier dimanche de carême, ces brandes ou brandons est un usage conservé du paganisme. Les villageois de nos côtes bourguignonnes enflamment des paquets de sarments ou retirent des brasiers allumés sur les places des tisons qu'ils lancent ou brandissent en l'air. - (14)
- brandonner. v. a. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, des honneurs rendus le jour du dimanche gras (ne serait-ce pas plutôt le jour des brandons?), à un nouvel habitant de la commune. - (02)
- brandons (Dimanche des). Premier dimanche de Carême, ainsi appelé, parce qu’autrefois, ce jour-là, les jeunes gens, par ressouvenir des temps du paganisme, parcouraient le soir la campagne avec des tisons et de petits fagots de brande allumés, qu’ils agitent sous les arbres et dont ils formaient ensuite un grand feu autour duquel ils dansaient en rond. C’était sans doute aussi ce jour là qu’à Villiers-Saint-Benoit on souhaitait, par la même occasion, la bienvenue aux étrangers nouvellement établis dans la commune ; c’est également ce jour là que, dans certaines localités, les jeunes mariés sont obligés de distribuer la grolée aux jeunes gens. - (02)
- brandons, s. m., feu de joie. La « fête des brandons » n'a pas encore disparu de tous les villages, et ce premier dimanche de carême s'appelle « dimanche des brandons ». (V. Bordes). - (18)
- brandouiller : remuer, avoir du jeu. - (10)
- brandvinier : distillateur. - (10)
- brandvinier : distillateur, celui qui fait la goutte. - (05)
- branlasse, s. f. nom de loc. qui s'applique à des terrains mouvants, à un sol qui branle sous les pieds. - (01)
- branle quoûe : bergeronnette. - (10)
- branle, s. m. danse du pays généralement remplacée par la stupide contredanse ; l'air même que l'on chante pendant la danse. - (01)
- branle, s. m. petite barrière mobile et souvent grillagée qui sert de porte pour donner de l'air ou du jour. - (01)
- branlecoue, s. m. bergeronnette, lavandière, oiseau dont la queue est toujours en mouvement. - (01)
- branlecoue, s. m., hoche-queue, lavandière, bergeronnette. - (18)
- branlée. s. f. Forte charge. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- brannai. : Remuer, agiter. - (14)
- braquer, v. Ir.. monder le lin à la broie mécanique, après l'avoir laissé une nuit dans le four d’où l'on a retiré le pain. - (18)
- brasse. s. f. Besace, ainsi appelée parce qu’on la porte suspendue sous le bras. - (02)
- brassée, s. f., fardeau porté sur les bras. Ex. : une brassée de bois. - (09)
- brassie : brassée. Une brassie d'herbe, de bois. - (05)
- brassie, s. f., brassée, ce qu'on prend entre les bras. - (18)
- brassiée. s. f. Brassée. Brassiée de copeaux, brassiée de sarments. - (02)
- braster, brâter. v. n. Tourner court. De brast, tournant d’une rue, détour. - (02)
- brâtai : changer de direction (attelage). - (05)
- brâter (verbe) : dépasser, surclasser. (Eh ben mon p’tit gars, la Brigitte al t'a brâté en français c'te fois). - (08)
- brâter : braquer, tourner, changer de direction. - (10)
- brater : faire mieux, braquer un chariot. - (12)
- brâter, v. a. tourner à bras une voiture, changer sa direction par un mouvement brusque. - (01)
- brâter. v. n. Demander sans besoin, à tout propos, en geignant, à la manière des mendiants et de ceux qui tendent le bras. - (02)
- brâteux. s. m. Celui qui demande toujours sur un ton pleurard, en se plaignant de ne pas gagner assez, et qui toujours a l’air de vous tendre le bras. - (02)
- bratter : manoeuvrer une voiture. - (13)
- brave : un berceau. - (17)
- brave : joli(e), bien habillé(e). T'es ben brave aujd'heu : tu es bien joli(e) aujourd'hui. - (05)
- brave, adj. beau, honnête, de bonne foi, de bon compte, bien vêtu, bien portant. On dit d'une jolie fille qu'elle est brave. - (01)
- brave, adj., joli, beau, bien mis, endimanché, honnête, poli : « Oh ! ma p'tiote, coume te v'là brave ! ». - (18)
- brave. adj. Qui est beau, propre, bien vêtu, bien attifé. Comme te v’là brave aujourd’hui. - (02)
- brave. Beau et bien habillé. - (20)
- bravoisies. s. f. pl. Enjolivements. Les bravoisies d’une robe. Des sabots à bravoisies . De brave , beau, bien paré, bien arrangé. - (02)
- bravoure, s. f. honnêteté, droiture, probité. - (01)
- brayer, v. a. broyer, gâcher, pétrir la terre grasse, l'argile. - (01)
- brayes, s. f., braies, haut de chausses, culotte. - (18)
- Brâ'yet : Brazey-en-Morvan. - (10)
- brayette : la braguette du pantalon. - (17)
- brayôte. : Pantalon. (Del.) - (14)
- bré - berceau. - Vai coucher ton petiot frère dans son bré. - (16)
- bré : partie du chariot située entre les ridelles . - (10)
- bré, s. m. berceau, lit d'enfant : « i é mettu l’p'tiô dan son bré. » - (01)
- brechie. Cruche. Vase à mettre le vin. - (20)
- bréchie. : Pot à eau. (Del.) - (14)
- breda : quelqu'un qui bâcle son travail, quelqu'un de brute, de violent, tête en l'air. - (17)
- bredôlè : agiter. - (17)
- brée : rigole pour assainir un pré. - (05)
- brée. s.m. Brin. (Etais). - (02)
- bréezes, bré'illes : braises . - (10)
- brégée. s. f. Quantité déterminée de noix, de chènevis ou autres graines oléagineuses mises sous la presse. Se dit pour broyée. - (02)
- brégeotte et, par contraction, bréotte. s. f. Bruyère. - (02)
- bréger. v. a. Briser, broyer. - (02)
- brei, s. m., berceau : « Eproch' le brei d' la taule ». — « Porte donc l’petiot dans son brei ». - (18)
- breille : une « échelle » en bois se mettant sur le côté d'un chariot servant au transport du foin. - (17)
- breiller : abîmer, casser, briser . - (10)
- breiller : fatiguer . - (10)
- breiller, v. tr., écraser. - (18)
- brelaigne. : Mauvaise voiture. - (14)
- brelandai. : Courir le brelan, lieu où l'on joue. - (14)
- brêle. adj. Cassant, fragile. (Bléneau). - (02)
- brèler : attacher ensemble . - (10)
- bréllhe, bréïe, brége, s. f. braise, charbon allumé. - (01)
- brelot et brerot, s. m. champignon en général et sans distinction d'espèce. - (09)
- brelot : coiffe (étym.) ? - (04)
- brême. adj. Synonyme de brêle. (Grand-Champ, Villeneuve-les-Genêts). - (02)
- brème. Stérile. - (20)
- brémie, adj. sec, cassant, sans consistance. Une terre « brème » est un sol desséché. - (01)
- brêne. adj. Cassant. Le peuplier est un bois brêne. Voyez brêle et brême. - (02)
- brenicle. : Sorte de jeu. (Del.) - (14)
- brequillè : bricoler. - (17)
- brequille : une chose insignifiante. - (17)
- brési. On dit proverbialement « Sec comme brési ». - (20)
- bresillai. : Briser en petits fragments. (Del.) - Bressilles signifient de menus morceaux de bois. (Le comte Jaub.) - (14)
- bresillè : casser. - (17)
- brésille, s. f., branchette, bribe, menu morceau de bois, miette de pain, de gâteau, etc. - (18)
- brésiller, v. a. mettre en poussière, rompre, briser en miettes. - (01)
- brésiller, v. tr., briser en petits fragments. - (18)
- bresillou : celui qui casse tout et souvent. - (17)
- brêter. v. n. Se dit, à Villiers-Saint-Benoît, pour brâter , par conversion de l’a en e. Voyez brâter. - (02)
- breton, s. m. celui qui marmotte, qui grommelle. - (01)
- bretouner, v. a. marmotter, parler entre ses dents. - (01)
- breu, s. m. Breuil, bois, taillis, buisson. Six hameaux ou habitations du canton de Montsauche portent le nom de Breuil que nous prononçons «  breu » et quelquefois breul. - (01)
- breucer et brisser, v. tr., bercer. - (18)
- breucher. v. n. et v. a. Donner des coups de cornes, en parlant des vaches. (Jussy). - (02)
- breucheton. s. m. Biberon, petit vase à bec ou à tuyau pour faire boire un enfant. (Fresnes). — Se dit pour brocheton, petit brochet. - (02)
- breuchon : petite corbeille ronde sans anse. - (17)
- breugnas (nom masculin) : nuages. - (08)
- breugnas, s. m. brumes, nuages très rapprochés de la terre. - (01)
- breugne. - Ce mot a deux acceptions : il signifie la bruine, le brouillard aussi bien que brune de couleur, dont breugnotte est le diminutif. (Del.) - (14)
- breuil : petit bois humide. - (04)
- breûillâ : le brouillard. - (17)
- breuillai : beugler. Les vaiches breuillont la soif : les vaches beuglent de soif. - (05)
- breûillasse : le brouillard qui tombe, une petite pluie fine, èl a breûillassè tout'lè neû. - (17)
- breuillats : nappes de brouillard, légères ou aussi vrais brouillards (...question d'appréciation). Ex : "L'aut' ceux matins, n'avait ben des breuillats su' la Mardelle !" - (03)
- breûillè : pleurer. - (17)
- breuille, s. f. brouillard peu épais, brume légère. - (01)
- breuiller (verbe) : pleurer. (Breuille tout ton saoul, coum ça tu pisseras moins). - (08)
- breuiller : gargouiller du ventre. - (13)
- breûiller : meugler (vache) . - (10)
- breuiller : pleurer, brailler. - (12)
- breuiller, v. n. beugler, pousser des mugissements. - (01)
- breuiller. v. n. Beugler, meugler. La vèche ne fait que breuiller ce matin ; qué qu’all’ a donc ? - (02)
- breuillon. s. m. Beuglement. (Villiers-Bonneux). - (02)
- breuillonner. v. n. Beugler. (Ibid.) - (02)
- breûillot, breuillou : nombril . - (10)
- breuillou (nom masculin) : pleurnicheur. - (08)
- breûillou : quelqu'un qui pleure souvent (au féminin breûillouse). - (17)
- breuillou : un braillard, une personne qui parle fort, on dit également braillou. Ce mot quali-. - (17)
- breulâyon – brûlement, grand échauffement. - I vâs voué le médecin, pace qui ai ine grande breulâyon dan l’estomâ. - I ai ine breulâyon dan les jambes que m'inquiéte très-bein. - (16)
- breulè : brûler. - (17)
- breûle-bourre : vite . - (10)
- breulée, s. f. brûlée, galette grossière dont la surface est frottée d'huile. - (01)
- breuler : brûler . - (10)
- breuler, v. a. briiler, consumer par le feu. « que l’tounâre m' breule ! qu' lai fièvre m' breule ! » - (01)
- breuler, v. tr., brûler. - (18)
- breuleure : brûlure . - (10)
- breuleure, s. f. brûlure. - (01)
- breuli, s. m. lieu où l'on a brûlé du bois, du gazon, des genêts, etc. ; terrain dont on a opéré le brûlement après l'avoir écobué. - (01)
- breulin, s. m. un «breulin » est tout ce qui est susceptible de s'enflammer, de prendre feu. Les genêts secs servent ordinairement de « breulins » pour allumer. - (01)
- breumer (sans doute pour brâmer). v. n. Beugler. (Perreuse). - (02)
- breunaisse, s. f. brouillard qui tombe, petite pluie fine. - (01)
- breunaisser, v. n. se dit des brouillards qui crèvent en pluie fine. - (01)
- breunes, s. f. brouillards humides ou secs. - (01)
- breunot, adj., synon. de beurot. (V. ce dernier mot). - (18)
- breunot. nom de bœuf, de couleur brune. - (01)
- breut : bruit . - (10)
- breut : bruit. - (05)
- breuteille, s. f. broutille, menue branche de bois, brin. - (01)
- breuteiller, v. a. broutiller, manger par petits morceaux. - (01)
- breuze. s. f. Fougère. (Perreuse). - (02)
- breuzi : sec, ce mot servait à qualifier les oignons. - (17)
- brèyè : (ou breillè), piétiner, écraser, broyer - èl é brèyè mes plants d'choux, il a piétiné mes plants de choux.. - (17)
- brèyè : cassé, brisé, fatigué. - (10)
- bréyé : briser. On rentre bréyé après un dur travail. - (05)
- brèyou : le pilon pour écraser la pâtée des animaux - èveû l'brèyou èl é préparé lè lèvure du couchon, avec le pilon, il a préparé la pâtée du cochon. - (17)
- bribaulai. : Mendier. (Del.) - (14)
- bricoillé, s. m. celui qui fait tous les métiers, qui est toujours en mouvement pour toutes sortes de petites besognes. - (01)
- bricole : bride (à sabot), bride (harnais). - (10)
- bricole : personne sans intérêt. - (13)
- bricole, s. f. chose sans importance, objet de peu de valeur, tripotage. - (01)
- bricole. s. f. Hotte de femme, à Jussy. On dit bricoule , à Lainsecq, et cependant, dans ce même pays, quand il s’agit de brides de sabots on dit des bricoles. - (02)
- bricoler, v. a. s'occuper à des riens, aller et venir pour des niaiseries, tripoter. - (01)
- bridaud : espèce de papillon qui vole sur les ruisseaux.. - (12)
- bride ai veaa. - Bride à veau ; locution familière : une mauvaise corde ; un rien, une chose qu'on ne ramasserait pas. - (14)
- brigade, s. f. troupe en général : une brigade de gens, une brigade de monde, pour beaucoup de gens. - (01)
- brigadier : voir raud - (19)
- brigander, v. n. faire le brigand, marauder en courant cà et là ? - (01)
- brigander. v . a. Traiter sans ménagement, battre sans pitié. — Brigander du blé , le battre par poignées sur une feuillette pour faire que la paille ne soit pas brisée. (Mont-Samt-Sulpice , Seignelay). - (02)
- brigands : Nom donné aux dévastateurs composant les Grandes Compagnies, et non point parce qu'ils dévastaient, mais parce qu'ils portaient un haubergeon ou cotte de mailles du nom de brigandine. Dans le dialecte, l'expression débrigandiner signifie débarrasser un chevalier de sa cuirasse. (Roq.) - (14)
- brige. s. f. Braise. (Athie). - (02)
- brigis. s. m. Brasier. (Ibid.) - (02)
- brigolé, part. pass. bariolé, peint de diverses couleurs, marqué de dessins, d'arabesques, de raies. - (01)
- brigolé, s. m. gendarme : « cor viâ, voiqui lé brigolés », cours vite, voici les gendarmes. - (01)
- brigoler, v. a. faire un dessin sur un objet quelconque, y tracer des raies, le peindre en bandes de diverses couleurs. - (01)
- brigoleure, s. f. étoffe de boge ou boige fabriquée par les tisserands du pays, et à raies de couleurs diverses. Le mot désigne en général une surface rayée ou bariolée. - (01)
- brîle (la), pour la bruyère. - (09)
- brimbelle : myrtille. - (10)
- brince, s. f. branche d'arbre. - (01)
- brinche : branche. - (10)
- bring'baller : se déplacer en cahotant et avec bruit . - (10)
- bringuai. : Heurter, choquer et jusqu'à les mettre en pièces (en bringue) les verres en signe de réjouissance et de confraternité de convives : d'où bringuai, c'est aussi boire avec excès. - (14)
- bringue, s. et adj. f. Femme stérile, qui ne peut avoir d’enfants. Se dit sans doute pour bragne, breine, brehaigne. —Bringue, au reste, est une injure que les femmes se disent entre elles, et qui a pour origine cette idée des anciens, que la stérilité est un déshonneur, une marque d’infériorité chez la femme qui en est atteinte. — Se dit aussi d’une mauvaise jument. - (02)
- bringuer, v. tr., boire avec excès, faire débauche de cabaret. - (18)
- bringues (mettre en), loc, détériorer, briser, mettre en morceaux, dépecer. - (18)
- bringues, s. f., guenilles, fragments, morceaux : « C’pauvre houme ! avou sa culotte en bringues, a-t-i l'air minâbe ! » - (18)
- briô. : Broyé. Pain briô, pain broyé et d'une facile mastication. D'après Delmasse, on dit par manière de proverbe à Dijon : Se faire pain briô d'une chose, c'est-à-dire s'en faire un grand plaisir. - (14)
- brique (Chal., Br., C.-d.).- Morceau, débris. Un objet cassé est tout en briques. Suivant Littré, le mot français brique, s'appliquant à la pierre factice de terre cuite, viendrait du bressan brique ou breque. Il cite, à ce propos, l'expression bressane: une breque de pan, pour : un morceau de pain. Ce mot mérite donc, à cet égard, de figurer ici. - (15)
- brique. s. f. Tesson, débris de vaisselle. Faire des briques , casser de la vaisselle. - (02)
- briques - morceaux cassés, débris. - Ile é fait choué le pot et al é étai en mille briques. - I ons reçu son joli pain d'épices, et pu malheureusement â s'à cassai, ma les briques en sont bonnes. - (16)
- briques, s. f., débris, morceaux, brins : « L’gâtiau é cassé ; ma les briques en sont bounes ». — « Ol a métu, d' rage, son tonneau en mille briques ». - (18)
- briquet. s. m. Homme sans caractère, qui se laisse mener, qu’on fait mouvoir comme un briquet . — Dans Roquefort, briquet signifie sot, stupide ; ce qui concorde avec notre acception. - (02)
- brisaque – étourdi, qui brise, qui casse par vivacité, par défaut d'attention. - Qu'al â don brisaque ce domestique lai ! - En i en é que sont pu brisaques les uns que les autes. - (16)
- brisaque : brise-tout. - (10)
- brisaque, s. m., qui fripe, qui use, qui brise : « Oh ! y et eun brisaque ; sa culotte, ses sabots, sa biaude, tout y ê tôjor en bringues ». - (18)
- brisaquer. v. a . Briser. (Roffey). - (02)
- brisbaudes. s. f. pl. Petits morceaux de porc frits dans la poêle. — Crotons, résidus de suif fondu. Voyez beursaude. - (02)
- bro. Jeune pousse de bois au printemps. - (20)
- broche : anneau métallique agrafé à l'extrémité du groin du porc à l'aide d'une pince à gorge pour l'empêcher de fouir. (voir feugnot). - (05)
- brocher, v. tr., tricoter : « C'te vieille, àll’ vous broche des bas, des bas, qu'y ét ein plâïi d' la vouér ! » - (18)
- brocher. v. n. S’écouler, passer par la broche. Se dit, en général, d’un liquide qui coule, qui s’échappe en un mince filet. - (02)
- broches (jouer aux), loc. tirer à la courte-paille. - (18)
- broches de bas, s. f., aiguilles à tricoter. - (18)
- brochetai : poser une broche. - (05)
- brochetogne (nom féminin) : hachette. - (08)
- brocot, s. m. bouchon de feuillette, bondon, cheville qui la ferme. - (01)
- brôcréaa ou brôquerea. : Bondon ou bonde d'une barrique, d'un tonneau. (Del.) - (14)
- broiche, s. f. broche, grande aiguille à tricoter. - (01)
- broicher, v. a. mettre une broche. - (01)
- brôillon - (outre le sens ordinaire du français) grosse tache d'encre sur le papier. - A n'écrit pâ proprement, â fait to plain de brôillons su ses pages. - (16)
- brôleux. s. m . Rôdeur. (Bléneau). - (02)
- bronde, s. f. rejeton, pousse, feuillage de certaines plantes que l'on cueille pour aliment. - (01)
- brondi, adj. brun, bruni, de couleur sombre. - (01)
- brondon : branches de choux verts (une soupe aux brondons). A la fabrication de l'écorce pour le tan, l'écorce longue séchée s'appelant brondon. - (05)
- brondon, s. m. partie supérieure de la tige de certaines plantes, extrémité qui porte les bourgeons ou fleurs; « brondons « de choux, de navettes, etc. la soupe « aux brondons » n'est pas sans mérite quoique à l'usage des pauvres. - (01)
- bronquer, v. tr., buter, terme de batellerie : « Bronquer de pire », buter de gauche; « bronquer de riaume », buter de droite. (Voir Pire et Riaume). - (18)
- bronquer, v. tr., heurter, toucher fortemcnt : « O m’a bronqué en passant ; ô m'a fait bé mau. » - (18)
- bronziner, v. intr., bourdonner. - (18)
- broquer, v. n. roter. - (01)
- broquer. v. a. Choquer, heurter. (Rugny). - (02)
- broqueriat. s. m. Bonde, broche, bondon. (Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- brosse : haie . - (10)
- brosse, s. f. haie vive qui forme la clôture des héritages. - (01)
- broter, v, tr., brouter : « Drés l’maitin, all'va faire broter Noirote au long d'la l'vée ». - (18)
- broter, v. a. brouetter, mener avec une brouette, voiturer - (01)
- brotte. s. f. Brouette. - (02)
- brou de beurre. s. m. Écume de beurre. - (02)
- brou de bigue : chèvrefeuille. - (05)
- brou de bique : chèvrefeuille . - (10)
- brou. : Bourgeon. - (14)
- brou-de-bigue, s. m. chèvrefeuille ou broude-chèvre. - (01)
- broué : maladie du blé qui change la farine en charbon.. - (12)
- brouetter : conduire vite . - (10)
- brouillamini. - Désordre, chaos, confusion d'objets. - (14)
- brouillarder, v. intr., brouillasser. - (18)
- brouillards (être dans les), loc, être dans les vignes, être gris. Le cas est assez fréquent. - (18)
- brouillasserie : bruine . - (10)
- brouillassou : se dit d' un temps pluvieux. - (17)
- brouiller, v. a. crotter, salir, tacher. Avoir des habits « brouillés », être tout « brouillé. » - (01)
- brouquette (pour broquette). s. f. Petite cheville, petite pointe. A Auxerre, on dit : Patient comme un chat qui chie sur des brouquettes. - (02)
- brouqueziot. s. m. Bondon. (Fresnes). - (02)
- brouquié, quiée (pour broutié, broutière). s. m. et f. Qui mange, qui broute. Terme familier usité à Perreuse et dans la Puysaie, pour indiquer les personnes qu’on est obligé de nourrir. Ainsi, un homme, en parlant de sa femme, dit : Ma brouquiée, et, en parlant de ses enfants : J’ai deux, trois brouquiés qu’avont boun’ appétit. Les animaux domestiques sont aussi des brouquiés. - (02)
- brousse : brosse . - (10)
- brousse, s. f. brosse pour nettoyer les habits, les meubles, etc. - (01)
- brouster. v. a. Faire à la hâte, vite et mal. Le matin, une ménagère paresseuse ou trop pressée brouste son ménage. - (02)
- broustilles. s . f. pl. Broussailles, broutilles, menues branches de bois. - (02)
- broustillon, s. m. repas de famille qui se donne à l'occasion de la naissance d'un enfant. - (01)
- broûtat : repas de baptême. - (04)
- brouter, v. n. se dit par assimilation d'un faucheur qui ne coupe que la pointe de l'herbe, laissant toute la fourrure. - (01)
- broutie (nom masculin) : veau chétif. - (08)
- broutié, s. m. veau qui est demeuré chétif à la suite d'un sevrage prématuré, avorton. - (01)
- broutiller, v. intr., s'occuper de choses minutieuses, manger sans appétit. - (18)
- broutô, s. m. repas qui se donne le jour du baptême d'un enfant - (01)
- bru : un bruit. - (17)
- brû, s. m. bruit, tapage, vacarme : «a n'moune pâ eun gran brû », il ne fait pas de bruit, il est d'humeur tranquille. - (01)
- bruche (nom féminin) : sorte de corbeille en osier. - (08)
- bruche, s. f. grosse corbeille ronde et faite avec de la paille tressée. Elle est ordinairement munie d'un couvercle. - (01)
- bruchon - panier rond ou oblong, peu profond, à mettre le pain avant qu'on l'enfourne, et dont on se sert encore pour bien des usages en un ménage. - Enfairainne don in pecho pu les bruchons ; lai pâte tainrot aipré. – A nos é beillé ine bruchenée de faivioles. - Ce mot commence à devenir français. - (16)
- bruchon, s. m. corbeille en paille tressée. - (01)
- bruchon, s. m., corbeille, petit récipient évasé, la plupart du temps en paille tressée. - (18)
- brulliot - nombril. - C'a dans lai perfection queman le nez â mutan du visage, quemant le brulliot à mutan du vente. - (16)
- brulô. : Yeux, au figuré. (Del.) - (14)
- brûlot, s. m., pyrosis, sensation de sécheresse, d'ardeur, d'acidité au gosier et à l'estomac, causée parfois par le pain de maïs blanc. Les paysans ne sont pas toujours fâchés de cette propriété, qui pousse à boire. - (18)
- brune, s. f., soir. « A la brune » veut bien dire : le soir, mais plusieurs ne craignent pas d'amplifier en disant ; « A la brune du jour » pour : à la chute du jour. - (18)
- brusine et brousine, s. m., bruine, pluie fine, brouillard. - (18)
- brusiner, et brousiner. v. intr., bruiner. - (18)
- brut, s. m., bruit, tapage. - (18)
- bruyainnes - brouillards. - En i é bein des bruyainnes ai ce maitin. - Les bruyainnes traignant le Ion du Larrai ; i ne sai pâ ce que ci nos aimeneré. - (16)
- bsace : besace, bissac. III, p. 31-t - (19)
- b'sout : pioche pour la vigne. - (04)
- bu, ue. adj. Se dit improprement partout pour ivre. - (02)
- buandière, s. f., lessiveuse. - (18)
- bubu, bubune (fére), loc. boire dans le langage enfantin. - (01)
- bubune. s. f. Synonyme ironique et atténuatif de vin, de boisson, de bouteille. Ainsi, pour ne pas dire d’un homme qu’il est ivrogne, on dit qu’il aime la bubune.-Précédé de faire , il signifie boire. Voyons, mon p’tit, fais bubune . Il y a des femmes qui aiment à faire la bubune. - (02)
- buché. : Ce mot a un double sens : frapper fort et travailler fort, rosser une personne et faire un gros ouvrage.- un bûcheux est un abatteur d'ouvrage. (Comte Jaub.) - (14)
- bûcheton. s. f. Bûcheron. (Trucy). - (02)
- bue - lessive. – I ailons fàre lai bue c'te semaingne qui. – Mai bue é bein soiché. - (16)
- bûe : lessive . - (10)
- bue : lessive (celt. bugad : lessive). - (04)
- büe, s. f. buée, lessive. - (01)
- bue, s. f. buse, oiseau de proie. - (01)
- bue, s. f. lessive. Soupçonnait-on les cabaretiers d'allonger leur vin, on disait qu' « ô fesein la buë ». - (18)
- bue. Boeuf. On a dit ainsi autrefois. - (20)
- bue. Lessive, en vieux français buée. - (20)
- buer (verbe) : faire la lessive. - (08)
- buer, v. a. laver en lessivant, lessiver : « buer » du linge sale. - (01)
- buer, v. tr., lessiver, faire la lessive. - (18)
- buer. v. n. Faire la lessive. - (02)
- büge : lessive. Faire la buge : faire la lessive . La buge se faito deux fois l'an : la lessive se faisait deux fois dans l'année. - (05)
- buge. s. f. Lessive. ( Saint-Germain-des-Champs). — Dans le Berry, on dit bugée; en Basse-Bretagne, buga. - (02)
- bugeai : verser de l'eau chaude sur le sac de cendre au-dessus du linge à lessiver. On dit aussi coulai la buge. - (05)
- bugeaux. s. m. pl. Papiers. (Saint-Brancher). - (02)
- bugeon (pour buson). s. m. Qui est lourd d’esprit et très-lent dans ses mouvements, dans son travail, dans ses actions. (Germigny). - (02)
- bugne, bugnet : beignet . - (10)
- buhiant (pour bouillant). s. m. Qualification ironique donnée au musard qui regarde l’ouvrage, qui tourne autour plus ou moins longtemps avant d’y toucher. (Turny). - (02)
- buie : buée, lessive. - (12)
- buie : grande lessive de printemps. - (13)
- buie ou buée. : Lessive. On disait que les taverniers faisaient la buée quand on les soupçonnait de baptiser leur vin. - (14)
- buie : lessive. Faire la " buie " : bouillir le linge en lessiveuse. - (03)
- buie. s. f. Buée, lessive. (V. buer.) - (02)
- buine, s. f., outil de cordonnier, qui servait autrefois à cambrer les semelles. - (09)
- buïon, s. m. celui qui perd, qui gaspille son temps en bavardages ou amusements puérils ; flâneur, traînard, paresseux. - (01)
- bujon, beujon, s. m. lambin, paresseux, traînard, comme le précédent. - (01)
- bujouner. v. n. perdre son temps, muser. - (01)
- buleton. s. m. Baril. (Quincerot). - (02)
- bulgno. Beignet. Pour les accordailles, on mange toujours les bugnos. - (20)
- bure : bidon à lait . - (10)
- bure, s. f. buie, buire, vase muni d'un bec ou goulot dans lequel on renferme principalement l'huile. - (01)
- buriner. v. a. Frapper avec colère, en marquant ses coups, comme on le ferait avec un burin. - (02)
- burinette, beurinette. s. f. Petit vase de grès ou de fer blanc, pouvant se fermer hermétiquement, dans lequel les ouvriers des champs et les gens de métier qui travaillent au dehors emportent leur pitance. - (02)
- burôt, buron (C.-d., Chal.). – Désigne le cuveau ou cuvier, généralement appelé balonge (voir ce mot), dans lequel on met les raisins qui viennent d'être cueillis et vont être transportés au pressoir. Ce mot, qu'il ne faut pas confondre avec beurot, cité plus haut, vient du mot buire, venant du même mot vieux français, dont l'étymologie est inconnue. La bure est actuellement encore, en Bourgogne, une sorte de vase ou cruche en terre, à bec, servant à contenir de l'huile, spécialement appelée cholotte dans la Côte-d'Or. En français il n'existe que la burette, petit vase à goulot destiné à renfermer l'huile ou le vinaigre, et désignant par extension chacun des petits vases où l'on met l'eau et le vin pour dire la messe. - (15)
- burtiot. s. m. Bluteau, blutoir. (Chassignelles). - (02)
- busener et busoner. v. intr., musarder, flâner niaisement, lambiner, et aussi bouder. - (18)
- busoche. s. f. Sorte de fauvette. (Villiers-Saint-Benoit). - (02)
- buson. s. m., musard, lambin, mou, mais plutôt niais et de mauvaise humeur. - (18)
- buson. : Musard qui ne fait qu'aller et venir comme la buse tournoie sans cesse dans les airs pour guetter sa proie. Le verbe busenai signifie aussi musarder.- Dans d'autres patois un busaud est un niais qui ne sait se tenir en place. - (14)
- busonner, busouner. v. n. Ne pas travailler sérieusement, s’occuper à des riens, lambiner, musarder, comme une buse. - (02)
- busson : un buisson. - (17)
- bûtai : lancer, jeter. On buto des ous au chien : on lançait des os au chien. - (05)
- bütai : regarder fixement (?) (ol'buto = ?). - (05)
- bûter : regarder, surveiller, épier . - (10)
- buter, v. a. prendre pour but. On « bute » un lièvre, un renard, un loup pour les tuer. Le chasseur qui « bute » sa proie se met à l'affût pour la surprendre au passage. - (01)
- buter, v. intr., marquer le but, jeter son palet, sa boule pour servir de but. - (18)
- butin : propriété, bien . - (10)
- butin, s. m. 1° propriété, avoir. Ex : cet homme a beaucoup de butin ; 2° vêtements, linge, trousseau. Ex. : cette fille a un beau butin ; 3° décombres provenant de démolitions ; Ex. : deux voitures de butin. Dans ce dernier sens, butin a donné naissance au verbe débutiner. - (09)
- butiner. v. n. Charrier des glaçons. Il a gelé fort cette nuit : voilà la rivière qui butine. (Auxerre). - (02)
- butte, s. f., monticule factice de terre, élevé dans le Jeu de l'Arc pour y planter le collet. Du temps de Montaigne, la cible s'appelait bute. - (18)
- butter, v. tr. terrer, c’est-à-dire mettre de la terre au pied d'un arbre, d'un arbrisseau, d'une plante. - (18)
- buvailler, v. tr. boire à toute heure. (V. Burecher.) - (18)
- buvocher. v. tr. passer son temps à boire : « O n' fait ran d' ses dix dèts ; ô buvoche tout l’long du jor ». Il y en avait, de ces « gueurnouilles de cabaret » quand florissait le culte de ce « gueux de p'tiot vin blanc ! « (V. Buvailler.) - (18)
- buvochou, s. m., buveur, surtout buveur d'habitude. - (18)
- buye, s. f. buée, lessive. - (01)
- büyon (être) : nonchalant, long à agir, flemmasse, insouciant. - (11)
- bûyon : lent . - (10)
- by. Fossé alimentant un étang. - (20)
- bydon : l'entre-deux d'une âte.. - (12)

Sommaire


C

- c’mander, v. tr., commander. - (18)
- c’mou. adv. Comment. Du latin quomodò. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- c’neuchance. s. f. Connaissance. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- c’neutre v. a. Connaître. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- c’té-là, pr. dém., celle-là. - (18)
- ç’tel-ci, ç’tel-là, ç’tell’-ci, ç’tell’-là. Pron. démonstrat. Celui-ci, celui-là, celle-ci, celle-là. (Argentenay). - (02)
- c’téqui, e, pr. dém., celui, celui-ci, celle, celle-ci : « Qu'é-c'quié que c'téqui ? » - (18)
- c’ti-là, et c’tu-là, pron. dém., celui-là : « Oh! c'tulà ! vous a-t-i ein bagou ! » - (18)
- ç'a, pr, déni., cela. Ce mot s'emploie de bien des manières On dit d'abord : « Ça pleut, ça tonne, ça glisse » pour : il pleut, il tonne, etc. On dit aussi : « Ça chien ! ça diâbe ! » en maugréant contre quelque chose qui va au rebours de ce qu'on désire. - (18)
- caba, s. m. grand panier rond, corbeille sans couvercle en paille tressée, dans laquelle on met en forme la pâte du pain avant de l'enfourner. - (01)
- cabache, s, f., un des noms de la châtaigne d'eau. - (18)
- cabachon. s. m. Garde-genoux, auge à l’usage des laveuses. Du grec cabos. - (02)
- cabarne, s. f. cabane, chaumière, hutte. - (01)
- cabas (nom masculin) : corbeille ronde faite de paille tressée. On s'en servait généralement pour déposer la pâte destinée à faire le pain. - (08)
- cabas : corbeille (généralement en paille) . - (10)
- cabas : corbeille où est mise à lever la pâte à pain. - (05)
- cabas. s. m. Auge, vaisseau de bois ou de pierre, dans lequel se met la pâture donnée aux pourceaux. Du grec cabos et du latin cabus. — Voiture ancienne, non suspendue, dans laquelle on était fortement cahoté; par extension, le cahot résultant de cette voiture. - (02)
- cabasser. v. a. Secouer, cahoter, par assimilation avec les secousses, les cahots qu’on reçoit dans un cabas. - (02)
- cabasson (nom masculin) : sorte de caisse en bois où la laveuse s'agenouillait (Au temps de la Mère Denis). - (08)
- cabasson : cagibi (cabasson). - (12)
- cabasson : caisse en bois spéciale, ouverte dessus et dans sa partie arrière dans laquelle la laveuse s'agenouille à la fontaine (ou lavoir - on dit plus facilement fontaine que lavoir). Le fond est garni de paille. La partie haute du devant se termine par une planche étroite inclinée vers l'arrière de la caisse, sur laquelle la laveuse appuie son estomac. - (03)
- caberlot (le) : la tête. - (13)
- caberlot : le crâne. Pour certains gandoux, ce mot désignait aussi un chapeau ou un poêle. - (17)
- cabeucher, v. n. pommer, faire une tête. - (01)
- cabeugne et cabosse, s. f., bosse à la tête. - (18)
- cabeugner, v. tr., faire une bosse à la tête. - (18)
- cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (01)
- cabeuriole, s. f. cabriole, culbute. - (18)
- cabeurioler, v. intr., cabrioler, faire la culbute. - (18)
- cabeurioler, v. n. cabrioler, faire des cabrioles, des culbutes. - (01)
- cabeuriolet, s. m. cabriolet, voiture légère qui saute à la manière d'une petite chèvre. - (01)
- cabeuriolet, s. m., cabriolet. - (18)
- cabi. s. m. Lièvre. - (02)
- cabibôle, s. f. ampoule, petite vessie qui pousse sur le corps humain, aux pieds le plus souvent. - (01)
- cabin. s. m . Taureau. (Percey). — Suivant Jaubert, ce nom serait, dans certains pays, donné au chevreau. - (02)
- cabiote ou cabote - petite cabane, ou simplement un petit endroit écarté de la maison où l'on serre différentes choses. - Al é fait ine cabiote dans son jairdin. - Lo maillon n'â qu'ine Cabote. - (16)
- cabioûte : une petite cabane dans les champs ou les jardins. - (17)
- caboche (nom féminin) : tête dure. - (08)
- caboche : tête . - (10)
- cabochon, cabouèchon : partie supérieure d'une rûche en paille . - (10)
- caboiche, cabouéche, s. f. caboche, tète. - (01)
- caboigne. s. f. Cabane. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- caborgneute. s. f. Lucarne. (Véron). - (02)
- caborgnis. s. m. Mauvaise bicoque. (Plessis-Saint-Jean). - (02)
- càbòsser (dans toute la Bourgogne), caibòsser (C.-d.) et cambôsser (Br., Morv.). - Bossuer, faire des bosses à la tête ou à un ustensile de cuisine, à un chapeau, etc. ; a produit le substantif cambôle (C.-d., Chal., Morv.), qui signifie bosse, ampoule. - (15)
- cabosser, camboisser, cambosser. v. a. Bossuer. Des vieilles casseroles camboissées. - (02)
- cabosser, v. a. bossuer, rendre bossu, déformer. - (01)
- cabosser, v. tr., meurtrir, surtout faire des beûgnes ; aussi bossuer : « O m'a tout cabossé la tête », — « J'ai cabossé mon cliapiau, ma montre ». (La gousse des amandes du cacao s'appelle cabosse). - (18)
- cabot. s. m. Toupie, sabot. — Chien de petite taille, ainsi appelé sans doute à cause de sa grosse tète, et par analogie avec le poisson du même nom appelé aussi chabot . Du latin caput. - (02)
- cabote : cabane . - (10)
- cabotin : partie supérieure de la ruche en paille (on dit aussi cabochon). On recolto le miée dans le cabotin : on récolte le miel dans le cabotin. - (05)
- cabouèche : tête . - (10)
- cabouèche. s. f. Caboche, clou à grosse tête. Du latin caput. - (02)
- cabouillon. s. m . Radier d’un pertuis. (Châtel-Censoir). - (02)
- caboulot - quelque chose de moins encore qu'une Cabiote. - Le râtais, lai piaiche, mes saibots, i ai to serrai dan le Caboulot. - (16)
- caboulot (nom masculin) : vase fermé par un couvercle. - (08)
- caboulot, s. m. vase en bois avec couvercle. - (01)
- caboulot, s. m., petit réduit, pauvre gîte. - (18)
- cabour. s. m. Vieille maison. (Grand-Champ). - (02)
- cabourlotte. s. f. Loge, cabane, maison délabrée. - (02)
- câbrer. v. a. Élever, dresser. Câbrer des perches, des poteaux, pour faire une construction légère. Câbrer une échelle contre un mur. (Villeneuve-les-Genêts). - (02)
- cabri : chevreau . - (10)
- cabri : un chevreau. - (11)
- cabri, s. m. chevreau. Surnom donné autrefois aux habitants de Montcenis, sans doute parce que le pays produisait beaucoup de cabris - (09)
- cabri, s. m., chevreau : « O gingue tô c’ment eùn cabris. - (18)
- cabri. s. m. Chevreau. De caper, bélier. - (02)
- cabris. s. m. Appentis, hangar rustique. Jaubert donne cabrat, hangar. - (02)
- cabrite : chevrette, jeune chèvre née dans l’année. - (06)
- cabuché : pommé. Un chou cabuché : un chou pommé. - (05)
- cabucher, caibucher : pommer (chou), attendre un enfant . - (10)
- cabucher, v. tr., assaillir, et principalement à la tête, à coups de projectiles, pierres, boules de neige, etc. - (18)
- caca : voir caqui - (19)
- cacas. s. m. Noix. - (02)
- cacherot : cachottier. - (13)
- cachetons (a), loc. jambe par-ci, jambe par- là. Monter un cheval à cachetons, c'est le monter à la manière des hommes par opposition avec la manière des femmes qui sont assises sur un côté. - (01)
- cacho. Jeu des enfants ainsi nommé parce que l'un d'eux doit chercher les autres qui se sont cachés. On l'appelait jadis Jeu des réponailles. - (20)
- cachon. s. m. Tas de foin dans les champs. (St-Denis-sur-Ouanne, Bléneau). - (02)
- cachot, adj., cachottier, mystérieus : « Y ét ein cachot ; ô n’vous dit jamâ ran ». - (18)
- cachot, s. m., cache-cache, jeu favori des enfants : « Allons, veins ! j'allons jouer au cachot ». Appelé jadis jeu des réponnailles. (V. Coù, Coui). - (18)
- cachote, s. f. , cachette. - (18)
- cachouquier, cachoutier. s. m. Cachottier, celui qui ne dit jamais rien de ce qu’il sait, de ce qu’il fait, qui met du mystère et du secret en toutes choses, même dans les plus insignifiantes. - (02)
- cacoter. v. n . Mûrir, en parlant des noix. V’là les noix qui cacotent. (Véron). - (02)
- cacotte, s. f. narcisse, faux narcisse. Se nomme encore pain de coucou. - (01)
- cacotte, s. f. petite dent dans le vocabulaire des enfants. - (01)
- cacotte. s. f. Terme enfantin, dent, nicotte. - (02)
- cacou. adj. Très-malade. Du grec cacos, mauvais. - (02)
- cacou. s. f.. Grosse noix. - (02)
- cacoue (faire la) : avoir l'air malade. - (12)
- câcoûe : bouderie, grimace, gros dos, air renfrogné . - (10)
- cacouée : voir cancouelle - (19)
- cacouée, cacouine. s. f. Hanneton. — A Montillot, on dit cacouille. - (02)
- cacouet. s. m. Nuque. - (02)
- cacreau : voir quinqu'gneau - (19)
- cacrou. s. m. Coquille de noix. - (02)
- cacroue : renfrognement. - (12)
- cacuelle : voir cancouelle - (19)
- cadet, s. m., petit domestique, garçon de café ; également le plus jeune d'une famille, qui garde presque toujours ce nom : « Dis donc. Cadet, v'tu v'ni ! » - (18)
- cadette, s. f. pierre plate ou dalle qui recouvre un mur. Nos murs à sec ont quelquefois au faîte une rangée de « cadettes » - (01)
- cadette, s. f., pierre plate, dalle dont on recouvre un mur, un trottoir, etc. - (18)
- cadiau, s. m., cadeau, présent. - (18)
- cadiche, adj. des deux genres. diminutif de cadet usité autrefois comme nom de fantaisie dans les familles. - (01)
- càdòle (Y., Chal., Char.). - Cabane, baraque, maisonnette ; se dit principalement des cabanes ou cabines établies sur les bateaux qui naviguent sur la Saône. Vient du vieux français jayole, gaïole ou gaole, qui signifiait cage, prison, d'après le latin cavea, et a formé le mot français geôle. - (15)
- cadole, s. f., cabane, maisonnette isolée, baraque, retrait de berger, de cantonnier : « O n'a pu ran qu' sa pauv, cadole ». - (18)
- cadole. s. f. Genre de cabane particulier aux bateaux de la Saône naviguant sur le canal de Bourgogne. (Laroche). - (02)
- cadoue (faire sa ...) : bouder. Bouder avec un mouvement des lèvres. Ex. : "Aga la don fée sa cadoue !" - (03)
- cadouner, et parfois cadener, v. tr., poursuivre à coups de pierres, de boules de neige, etc. : « Ol avot bu ; les gamins l'ont cadouné à coups d’carreaus ». — « Y avot d' la nouége ; j' nous sons cadounés en sortant de l'école ». - (18)
- cadrain (un) : récipient métallique servant à transporter des aliments. - (13)
- cadre, s. m., tableau, gravure : « T’as d'ben jolis cadres dans ta chambre ». - (18)
- cadrin (nom masculin) : récipient en métal muni d'une anse destiné au transport des repas pour les personnes travaillant au dehors. - (08)
- cadrin : récipient en fer blanc ou émaillé pour les repas ouvriers. (imphy, les cadrins). - (12)
- cadu, adj. caduc : « le mau cadu ». - (01)
- câee, adj. impair, dépareillé. S’emploie en parlant d'une chose isolée d'une autre qui l'accompagne ordinairement. - (01)
- caf : en nombre impair. - (12)
- café, s m., prononciation aiguë de café. Plusieurs sons fermés subissent cette intonation ouverte : « Veins-tu au café ? ». - (18)
- cafernaude. s. f. Cachette, retrait, cabinet noir. De capharnaüm. - (02)
- cafeurniot (nom masculin) : petit local à usage de débarras. On dit aussi cafourgneau ou cafeurnon. - (08)
- caffe : impair, dépareillé. Ol o caffe : il est seul . Le beu seul éto coffé : le bœuf seul est dépareillé. - (05)
- caffe. s. m. Nombre impair ; unité audelà du nombre nécessaire. — Se dit aussi adjectivement. Un bœuf café , bœuf qui a perdu son compagnon. - (02)
- cafiau, s. m , mauvais café, rinçure de marc. - (18)
- cafite. adj. Joli. (Étais). - (02)
- cafouillou : une personne qui s'exprime mal. - (17)
- cafourgnot : cagibi (cabasson). - (12)
- cage. s. f. Plantain ; ainsi appelé sans doute, parce qu’il sert à alimenter les oiseaux en cage. (Argenteuil). - (02)
- cageron. s. m. Petite claie d’osier. (Gisy-les-Nobles). - (02)
- cagesatte. s. f. Cage à fromages. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- cagnais - douleur, ou plutôt raideur que l'on sent dans tout le corps, dans les jambes surtout, après une marche considérable ou un travail fatiguant. - I ai ben mairchai hier, ailé ma âssis i ai joliment les cagnais ajedeu. - (16)
- cagnar. : Fainéant toujours couché comme un chien, ou poltron comme un chien qui fuit (italien, cagna; latin, canis). - (14)
- cagnas (avoir les...) : être courbatu. Se dit principalement des jambes lorsque la fatigue les a rendues raides. Ex : "Maint'nant qu'jai déraché toutes mes blettes, j'ai les cagnas !" - (03)
- cagnâs : courbatures . - (10)
- cagnats : courbatures. On è les cagnats quand on n'o pas habituai : on a des courbatures quand on n'est pas habitué. - (05)
- cagnats. s. f. pl. Lassitude extrême, douleurs que l’on ressent dans les reins, dans les articulations des membres, à la suite d’une grande fatigue ou d'une longue marche. - (02)
- câgne (C.-d., Chal., Morv., Br., Y.). - Lâche·, fainéant. C'est un vieux mot, encore usité au XVIIe siècle pour chienne et prostituée, venant de canis employé comme terme de mépris. A formé cagnard, encore usité en français familier pour désigner un homme indolent, et cagnarder ou s'accagnarder, qui veut dire vivre en paresseux. Cagneux a la même origine, d'après Ménage, parce que les chiens, surtout les bassets, sont cagneux. - (15)
- câgne : un mauvais chien. - (17)
- câgne, adj. cagnard, paresseux, impropre au travail. - (01)
- cagne, s. f., mauvais chien, chienne paresseuse. Injure que l'on donne volontiers à un individu, mâle ou femelle, qui ne veut rien faire, à une prostituée. - (18)
- cagne. Mauvais chien, et par extension fainéant. - (20)
- câgne. s. m. Chien. — Se dit, flgurément, de toute personne lâche ou fainéante. - (02)
- cagner. v. n. Flagorner, faire comme le chien qui remue la queue. - (02)
- cagneux. s. m. Flagorneur, flatteur bas et complaisant. - (02)
- cagnias (les), s. m., douleur que l'on ressent aux jambes par suite de lassitude : « Avoir les câgnias ». - (18)
- câgnias (Morv.), câgnats (Y.), càgnârs, écàgnârs (Chal.), écagnârds (Dij.). - Courbature, lassitude dans les articulations d'un membre, jambe, bras, ou dans les reins, résultant d'un travail plus fort ou d'une marche plus longue que de coutume. C'est le mot français cagnard dont on vient de parler ci-dessus, mais détourné de son sens habituel, et pris activement au lieu de l'être passivement. Au lieu de dire : être cagnard par suite de la fatigue, on dit : avoir le cagnard. Ce qui prouve que l'origine est la même, c'est que dans l'Yonne on emploie le mot chien dans le sens de cagnats, avoir les chiens pour : avoir les cagnats. Cette étymologie paraît plus vraisemblable que celle consistant à faire venir écàgnar de écâjer, vieux mot français signifiant écarter, disjoindre. - (15)
- câgnias, s. m. pl. douleurs de jambes. Avoir les «câgnias, » c'est éprouver des douleurs aux jambes par suite d'une lassitude prolongée. - (01)
- cagnieu : mot masculin désignant une personne souffreteuse. - (17)
- cagnoche. adj. Un peu cagne, un peu souffrant. (Étais). - (02)
- câgnon, s. m. nuque du cou, chignon. - (01)
- cagnon. s. m. Nuque, derrière du cou, chignon. Jaubert donne chagnon, d’où dérivent chaignon , chignon. (Puysaie). - (02)
- cagnon. s. m. Petit chien. - (02)
- cagnot. s. m. Petit coin. - (02)
- cagnote. s. f. Petite masure, logis étroit, malpropre, bon pour un chien. De cagne, canis. - (02)
- cagou. s. m. Escargot. (Collan). - (02)
- caguenas, calnas, cannas. s. m. Cadenas. - (02)
- caheurler, cahorler. v. n. Tousser. - (02)
- cahié, s. m., cahier. Du groupe des sons ouverts, comme café, etc. - (18)
- çai, adv. çà, ici. - (01)
- caibeugnai – bosseler. - I l'ions prôtai note timbale et pu â nô lé raiportée tote caibeugnée. - Al â don si molaidroit, le pôre gairson, qu'â ne peut pâ tuchai in aillement sons le caibeugnai. - (16)
- caiboche, s. f., tête. Au fig. tête dure, où rien ne peut entrer : « Queue fichue caiboche que t'as ! On t'dit quête chouse, épeu du cou, là, y ét oblié ! » - (18)
- caibôche. : Têtu, opiniâtre, mauvaise tête. - (14)
- caibossai. : Bossuer un objet en frappant dessus ou en le laissant tomber. Le dialecte disait cambouler et cabouler. (Roq.) - (14)
- caibu. : Se dit d'une certaine espèce de chou très serré, très pommé et ayant la forme d'une tête, caput. - (14)
- caichè : cacher - è s'été caichè d'sou lè table, il s'était caché sous la table. - (17)
- caiche, s. f. cachette, lieu où l'on cache quelque chose. - (01)
- caiche-caiche : à cache-cache. - (17)
- caiche-micheraude, loc. jeu de cache-cache, colin-maillard. - (01)
- caicher : cacher . - (10)
- caicher, v. a. cacher. - (01)
- caicher. v. a. Cacher. - (02)
- caicheron, meule de foin à demi sec mettre le foin en caicheron pour le faire sécher. - (09)
- caichotié, ére, adj. celui qui fait le mystérieux, qui cache ses pensées et ses actions. - (01)
- caichotte : cachette . - (10)
- caichotte : la cachette. - (17)
- caichotte, s. f. cachette. - (01)
- caichotte. s. f. Cachotte. - (02)
- caichotterie, s. f. chose qui se dit ou se fait en cachette. Faire des « caichotteries », dissimuler. - (01)
- çaie, s. f. chaise, siège. - (01)
- caige, s. f. cage d'oiseau. - (01)
- caigne, s. f. chienne, terme injurieux adresse à une femme dans le sens de paresseuse ou même de prostituée. - (01)
- cailâbre, s. m. cadavre ; corps d'un être vivant ou mort. On dit d'un homme, d'un animal qu'il a un bon « cailâbre » lorsqu'il est fortement charpenté. - (01)
- caileuche, s. f. tronc d'arbre, souche sèche ou verte. - (01)
- caille-mouillée. s. f. Personne douillette, qui se plaint toujours, à qui tout est contraire, à qui tout fait mal, et qui voudrait que tout le monde lui dit : Prenez bien garde, faites attention, soignez-vous bien. - (02)
- caillenne. s. f. Béguin, sorte de coiffe des vieilles paysannes, dont le fond large et carré se compose de deux morceaux de toile entre lesquels on met une couche d’étoupes ou de ouate que l’on pique à très-petits carreaux pour lui donner de la consistance. - (02)
- cailleton (ai), loc. a califourchon, jambe deçà, jambe delà. - (01)
- cailli, s. m., lait caillé : « J'ai migé, à c' maitin, du bon cailli ». - (18)
- cailliberdat. s. m. Composé de prunes cuites. Doit être une altération de caliberdoule, qui en effet signifierait prune chaude, prune cuite, de calidus, chaud, et de berdoule, petite prune noire. - (02)
- çaillot, s. m. charriot. - (01)
- caillotte, s. f. petit caillou plat. - (01)
- caillotte. s. f. Caillé, lait caillé. - (02)
- cailote, s. f. calotte, toute coiffure qui couvre la tête. - (01)
- caimand, caimandouse. : (Dial. et pat.), mendiant et mendiante. Rac. lat. mendicare. La préposition cum qui précède le vocable annonce des mendiants réunis. - (14)
- caimander. v. n. Mendier. Se dit par interversion de mendicare. - (02)
- caiment. adv. Quasi, quasiment, presque. - (02)
- cainair, s. m. canard, oiseau de basse-cour. — Bûche que le flottage des bois dépose le long des ruisseaux. Ces bûches sont appelées canards par assimilation. - (01)
- caine (nom féminin) : cane. - (08)
- caine : cane . - (10)
- caine, cainot - cane et le petit de la cane. - Ne me pairlez pâ d'élevai des cainots sans aie : ai ces bêtes lai en fau des ruchais, des étangs, des aifâre queman cequi. – Menez don vos caines ai lai rivére. - (16)
- caine, s. f. cane, femelle du canard. - (01)
- caineter (verbe) : marcher à la manière des canards. - (08)
- caineter, v. n. marcher à la manière des cannes en se dandinant sur une jambe et sur l'autre. - (01)
- cainot (nom masculin) : canard. - (08)
- caipâbe : capable . - (10)
- caipâble, adj. des deux genres. capable, de bonne qualité, de belle forme. - (01)
- caipirotade pour capilotade. : Déchirure en mille morceaux. - (14)
- cairâme : céréale de printemps . - (10)
- caircaingne, caircan - rosse, cheval, poulet, et en général toute bête bien maigre. - Quoi que t'é don aichetai lai !... ma c'â ine veille caircaingne que ne pourré pâ moinme portai ses airnouâ. - Ile nos é servi in poulo pou sai fête ; ce n'éto qu'in vrai caircan que n'aivo que les os. - (16)
- caircaisse : carcasse . - (10)
- caircasse, s. f. espèce de grue à l'usage des charpentiers, servant à charger et à décharger les pièces de bois. - (01)
- cairder : carder . - (10)
- cairder : peiner . - (10)
- caireûille : coquille . - (10)
- cairibandêne pour calybandène. : Du mot latin calyba, signifiant treille, et calybita, signifiant celui qui hante le cabaret. (Quich.) - En patois bourguignon cori lai cairibandène c'est courir les cabarets (voir au mot guairibandène). - (14)
- cairmantran – carnaval ; lequel a lieu en entrant dans le carème. Ceux qui prennent part à ses amusements burlesques. - Voiqui le cairmantran qu'aipruche ; qué bèties en fait don !... – T'é vû les cairmantrans ? Oh qu'al étaint peut ! - (16)
- cair'mentran, s. m. syncope de carême-entrant pour carême-prenant. On appelle ainsi les trois jours qui précédent le mercredi des cendres. - (01)
- cairnai, cairnais - loucher, regarder de travers, être de travers. - C'a gros demaige qu'à cairne ; al à vraiment bein po to le résse. - Tai roingée d'arbres n'a pâ tot ai fait régulière ; ile é l'air de cairnai in pecho ai droite - (16)
- cairnaie (de) : travers (de), penché . - (10)
- cairnaige, s. m. carnage. S’emploie souvent en parlant des dégâts causés par les animaux. - (01)
- cairnâval, s. m. carnaval, masque, personne masquée ou déguisée. S’habiller en « cairnâval », se déguiser, se couvrir de vêtements ridicules ou effrayants. - (01)
- cairne : carne, animal méchant . - (10)
- cairner : pencher . - (10)
- cairniau, carneau. s. m. Lucarne, soupirail. (Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- çairotte : une carotte - lè cairottes sont ceutes ! les carottes sont cuites ! (c'en est fait !). - (17)
- cairpe, s. f. carpe, poisson d'eau douce. - (01)
- caisse (prononcez quesse) - poêle, ustensile de cuisine. - Fai aitention de ne pâ aitraipai lai quoue de lai caisse. - Le crépais n'é pas réussi, lai caisse n'éto pâ aissé graichée. - (16)
- caissô. : Poêlon. On qualifiait de traine-caissô le soldat inactif des garnisons. - (14)
- caisson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux . - (10)
- caissotte. : Religieuse nonain. (Del.)- Casse, du latin capsa, signifie reliquaire (voir Lacombe). - (14)
- caiton : noeud dans les cheveux dû au fait qu'ils sont collés. - (17)
- cajatte. s. f. Cachette. (Mâlay-le- Vicomte). - (02)
- cajiau. s. m. Présure. (Rugny). - (02)
- càlâ (C.-d., Morv., Br., Chal., Char.), càlàt (Y.). - Noix, à cause de l'écale (brou de la noix), mot dérivé d'écaille. La partie a été prise ici pour le tout. Voir plus loin écale. - (15)
- calâ : noix . - (10)
- calâ : voir talon - (19)
- cala : noix. On f'to de l'huile quand les calats : on faisait de l'huile avec les noix. - (05)
- cala, s. m. noix, le fruit du noyer : il y aura beaucoup de « calas » cette année. - (01)
- cala, s. m., nois : « Vein-tu goûter ? J'avons des râïins, des calas, épi du vin blanc ». - (18)
- cala. Noix. Ce mot vient de ce qu'on écale les noix. - (20)
- calai : céder, abandonner la lutte. - (05)
- calandot. s. m. Qui se dandine en marchant. (Rugny). - (02)
- calard. s. m. Celui qui n’est pas de parole, qui ne tient pas sa promesse. - (02)
- calât : une noix. - (11)
- calat. s. m. Noix. - (02)
- calaté, s. m., noyer, vient sans doute de cala, noix, donné clans le Glossaire du Morvan, p. 140. - (09)
- calâtier : un noyer. - (11)
- calatier : noyer (ou nouger). - (05)
- calatier. s. m. Noyer. - (02)
- calau, s. m. os d'animal dépouillé de chair, os en général. - (01)
- calaud. s. m. Câlin, flatteur. - (02)
- calâ'yé : noyer . - (10)
- câle : l'abri du vent - lè bise a fôtch, y vè m'mettre è lè câle, la bise est forte, je vais me mettre à l'abri. - (17)
- calé, adj., à son aise, riche, à son affaire ; signifie aussi : beau, bien mis : « C'ment te v'là calé ! T'vas donc à la noce ? » - (18)
- càle, càlòt (C.-d., Chal., Char., Y.), côle ou caule (Dij.). - Calot, masculin de calotte, désigne un petit bonnet, coiffure de bonne femme. Cunisset et Fertiault citent caler dans le sens de coiffer. On dit dans la Côte-d'Or : elle est mal calée, pour être mal coiffée, avoir son bonnet de travers. Littré parle de la cale, autrefois coiffure des filles et des grisettes. - (15)
- calé, ée. adj . Riche, cossu, bien vêtu, bien habillé. — Maison calée , maison bien pourvue de linge et do mobilier, où rien ne manque de ce qui est nécessaire pour vivre confortablement. - (02)
- cale, s. f. , le brou de la nois qu'on enlève en écalant. - (18)
- cale, s. f. bonnet d'étoffe que les femmes portent sous leur coiffe, bonnet de jeune enfant. - (01)
- cale, s. f., bonnet porté sous la coiffe, ancienne coiffure de quelques vieilles femmes. Jadis « on appelait cale une fille de basse condition, à cause de la cale qui lui servait de coiffure ». - (18)
- cale, s. f.. abri : « I pleùvo ; i m'seù métu à la cale ». - (18)
- calé. : Beau. Bé ou mau calé, bien ou mal mis. Les villageois disent encore à ceux qu'ils voient en toilette : Vo veci ben recalai. - (14)
- calebasser (Se). v . pron. Se troubler, se bouleverser, en parlant du temps. V’là le temps qui se calebasse. C’est une allusion à cette circonstance, que la calebasse, par sa forme, difficile à mettre d’aplomb, est sujette, à cause de cela, à se renverser, à faire la culbute. - (02)
- calemande, s. f. étoffe de laine à grosses rayures tissée autrefois dans le pays et jadis très en vogue. - (01)
- calembeurdon. s. m. Mets composé d’un mélange de fromage, de beurre et de farine délayé dans du lait. (Percey). - (02)
- calenchetelle. s. f. Plaisanterie ; bourde, conte pour rire. (Puysaie). —L’abbé Corblet donne calenger, chicaner, tromper dans un marché ; du bas latin calengia, et du roman chalenger. - (02)
- calendot. s. m. Nonchalant. (Rebourseaux). De calender, perdre son temps à des balivernes. — Voyez calandot. - (02)
- calénée. s. f. Sarbacane. (Sénonais). - (02)
- caler : caler, céder, abandonner . - (10)
- caler, v. a. coiffer, mettre un bonnet, une cale sur la tête. - (01)
- caler, v. n. reculer, céder par crainte, faiblir. - (01)
- caler, v. tr., coiffer, mettre une cale : « Eh! ma pauv' Jeannette, coume te v'là brave ! T’é, ma fi ! jouliment càlée ! » - (18)
- caler. v. a . Coiffer, couvrir la tête d’un bonnet, d’une cale. — Se caler. v. pron. Se coiffer. — Femme mal calée, femme mal peignée, mal coiffée. - (02)
- caler. v. n. Se désister, reculer, ne pas oser, se cacher, se taire quand il faudrait parler. - (02)
- calibeurdaine, s. f. calembredaine, grosse plaisanterie, conte en l'air, propos plaisant ou burlesque. La « calibeurdaine » a été chez nous, ce semble, une danse un peu échevelée du bon vieux temps. - (01)
- calibeurdaine, s. f., calembredaine. - (18)
- calibo. Châtaigne d'eau. Dans quelques lieux on les appelle cabasse. - (20)
- caliborgnot et caliborgnon, adj., borgne, louche, qui a la vue basse. - (18)
- calibot - salsifis des prés, dont les enfants aiment manger les tiges jeunes. - Veins don aivou mouai dan lai prée chercher du calibot. - Calibot, te n'é pâ sot… - (16)
- calibot, s. m. salsifis sauvage, barbe de bouc. - (01)
- califeriot. s. m. Enveloppe de la châtaigne. - (02)
- câline, s. f,, bonnet de femme noué sous le menton. - (18)
- câline. s. f. Bonnet plat, tout uni. - (02)
- calingé, calangé. : (Pat.), chalongier et calangier (dial.), ce qui rapproche davantage le mot du latin calumniare, contester, disputer, reprendre quelqu'un. - (14)
- calle, et calot - coiffe de femme très simple. - Lai mère Catiche, d'aivou sai calle noire, n'a pâ peute, vais, lai pôre vieille. - En me faut métenant in calo sô mai coiffe. - (16)
- calle, s. f . , choc d'une bille contre une autre, dans le jeu des écoliers. - (18)
- callope : épluchures de pommes de terre pour les lapins. - (13)
- calô : os . - (10)
- calo. Coiffe; tiré de cale, vieux mot. Bonnet qui couvre les oreilles et est aplati par devant, dit le Dictionnaire de Trévoux. - (20)
- calo. s. m. Esclave, mercenaire, homme accablé par la peine, le travail, la misère. — Por'Calo, pauvre homme. Por'Calate, pauvre femme. (Plessis-Saint-Jean). — Du latin calo et du grec câlon, qui ont l’un et l’autre la même signification. - (02)
- calô. : Noix, etcalôtei, noyer. (Del.)- Ce nom vient du brou ou écale, partie enveloppante du fruit. Aussi dit-on échaillai et ailleurs challer (comte Jaubert) des noix, de même qu'on appelle échalas les perches servant à les abattre. - On dit échaller les coques dures, comme on dit écosser les enveloppes tendres, les cosses de pois, par exemple. - (14)
- caloffe, s. f. enveloppe des pois, des légumes secs en général. Se dit aussi du brou des noix. - (01)
- calon : noix. IV, p. 21-5 - (19)
- calon. s. m. Noix dans son brou, dans son écale. - (02)
- calonier, s. m., canonnier. - (18)
- calonnier, calognier, calounier. s. m. Noyer, arbre aux calons. - (02)
- calorgne, caliborgne. s. m. et adj. Borgne, louche, qui voit de travers, qui voit mal. - (02)
- calot (un) : une noix. - (13)
- calot : mot masculin désignant une noix. - (17)
- calot, adj., câlin, caressant : « Ce p'tiot, ôl é calot ç'ment tout ». - (18)
- calot, borgne. - (09)
- calot, et calotté - noix et noyer. - En i é tré-bein de calots c't-année. - Al é choué en baitant in calotté. - (16)
- calot, s. m. serre-tête en toile ou en étoffe de soie. Dans quelques lieux le « calot » est l'enveloppe des grains, du sarrasin notamment. - (01)
- calot, s. m., bonnet de femme, coiffe à barbes tombantes. - (18)
- calot. s. m. Grosse bille de bois. (Armeau). - (02)
- calot. s. m. Petit bonnet, coiffe de bonne femme. - (02)
- caloteil : un noyer - y éllons greûlè l'caloteil, nous allons secouer le noyer. - (17)
- calotte. s. f. Petite écuelle. Il y a une forte ressemblance entre ce mot, calotte, et calatte, qui veut dire jatte, du latin calathus ; cependant il pourrait se faire que ce genre d’écuelle fût appelé ainsi à cause de sa ressemblance avec la petite calotte des ecclésiastiques. (Merry-la-Vallée). - (02)
- calou : poltron. - (12)
- calou, adj., qui cale, poltron, capon. - (18)
- calou, ouse, adj. et s. celui qui cale, qui met les pouces ; capon, poltron. - (01)
- calouche. adj . Qui a l’habitude de fermer un œil pour regarder. - (02)
- caloue. s. f. Volaille malade, qui laisse tomber ses plumes. (Sommecaise). - (02)
- calougnier : noyer. IV, p. 21-5 - (19)
- calougnier. s. m. canonnier. — Bois noir dont on fiait le charbon pour la poudre à canon. (Andryes). - (02)
- calouner. v. a. Jeter des pierres, lancer des projectiles quelconques. Voyez acalouner. - (02)
- calounier : noyer - son fruit : la noix, est le calon. - (03)
- caluchon. s. m. Petit bonnet, petite cale. (Plessis-Saint-Jean). - (02)
- calvanier, calvarnier, cavarnier, cavernier. s. m. Valet de ferme, berger, laboureur, batteur en grange. - (02)
- camasse. adj. Sournois. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- cambeûle : une cloque, la boursouflure provoquée par une piqûre d'insecte. - (17)
- cambillot - morceau de bois tout tordu, inutile. - Quoi que te veu qui faisâ aivou in cambillot peireil ? - Ote tai don, teins ! chien de cambillot que t'ée ! - (16)
- cambôle – enflure causée par une contusion quelconque. - A s'é encore fait bein mau, vais ; voiqui ine cambôle ! - Ine cambôle ! a geingne pu que ci ne fait mau. - (16)
- cambole, s. f., enflure causée par contusion, ampoule qui se forme sur le corps. - (18)
- cambôle. - Ampoule, élevure. Le mot patois caibossai, se disait cambouler dans le dialecte et signifiait bossuer, en s'appliquant plus particulièrement à la vaisselle. - (14)
- cambolle - bâton recourbé en forme de crosse à sa partie intérieure pour jouer aux boules, aux balles. - Les patons jouaint ai lai treue, et en passant un m'é aitraipai aivou sai cambolle. - (16)
- cambosse, camboule : enflure suite à une piqûre d'insecte . - (10)
- cambosser, v. n. faire des bosses, bossuer. - (01)
- cambosser. Meurtrir la tête. On prononce à Chalon cabosser, comme qui dirait bossuer le chef. - (20)
- camboule : petite enflure. - (12)
- camboule : enflure provoquée par une piqûre d'insecte, ou après une partie de chasse faire la camboule : manger les foies du gros gibier. - (05)
- camboule, s. f. omelette au sang de lièvre ou de tout autre animal ; omelette au sang en général. - (01)
- cambré. : (Dial.), voûté comme certains édifices (du latin camera). Les villageois appellent mau cambré un arbre dont le tronc est bossu. - (14)
- cambrouche. s. m. Homme très-grand, très-fort. — Se dit aussi de celui qui traîne la jambe en marchant. (Rugny). - (02)
- cambrouse, s. f. dépouille d'un animal tué et particulièrement du gibier. La « cambrouse » d'un sanglier, d'un chevreuil. - (01)
- cameau. s. m. Souche à grosse tète. (Armeau). - (02)
- camias. s. m. pl. Manières de parler et de regarder qui semblent dire aux gens : Tenez-vous à distance. — Faire des camias, se donner de grands airs, faire l’homme important. — Faiseur de camias, faiseur de manières, faiseur d’embarras. - (02)
- camillée. s. f. Ecuelle d’eau, plante aquatique. (Coulours). - (02)
- camou. s. m Gros tison. Voyez cameau. — Joubert donne camochon, qui, évidemment, doit avoir la même origine. (Perrigny-lès- Auxerre). - (02)
- camouar, s. m. camard, celui qui a le nez écrasé, au figuré : sournois, hypocrite, traître. - (01)
- campai - camper, avec tous les sens de ce mot français. Ne citons ici que celui de bien habillé. - Eh bein, nô voiqui campai queman qu'an fau pou l'hyver. - Là, mon gairson, culotte, juperonde et soulé neu, te voilai campai ; te peux ailai aivou les autes. - (16)
- campaine (en), loc. au dehors, en voyage. Être en campagne, c'est n'être pas chez soi ; aller on campagne, c'est partir pour une excursion, pour un voyage. - (01)
- campaine, adj ,bigotte, dévote exagérée : « Eh ! lass'-me donc ; y ét eùne vieille campaine, qui quitte son chez eus po d'meurer dans les églises ». - (18)
- campaine, campeune. s. f. Clochette qu’on suspend au cou des béliers. Du latin campana. - (02)
- campaine, s. f. campane, clochette qu'on attache au cou des animaux lorsqu'ils vont dans les bois ou aux champs. - (01)
- campaine, s. f., cloche, clochette que ‘Ion suspent au cou des vaches et qu'elles font tinter en marchant. - (18)
- campaine. Clochette qu'on met au cou des vaches, des vieux mots campane et campanelle, dérivés du latin campana. - (20)
- campe. s. f. Posture, assiette, attitude ferme.— Tenir bonne campe, être assidu, tenir pied à son ouvrage, ne pas se laisser déranger, détourner par quoi que ce soit. De camper. - (02)
- campène (C.-d., Br.), campaine (Y., Morv., Chal.), campenne (Y.). - Clochette suspendue au cou du bétail ; de campana, cloche. En vieux français on disait même campane ; le français actuel a campanile. - (15)
- campène : une vieille bavarde - çà eune veille campène, c'est une vieille bavarde. - (17)
- campène : (Dial. et pat.), religieuse dévote, du latin campana, cloche, parce que les religieuses règlent toutes leurs pratiques quotidiennes sur l'appel de la cloche. - (14)
- camper. v. a. Appliquer, flanquer, jeter, lancer. Son cheval l’a campé par terre. Je lui ai campé un soufflet sur le nez. — Se camper, v . pronom. Se poser, se mettre. Je me suis campé devant lui. Il s'est enfin campé à l’ouvrage. - (02)
- campeune - clochette qu'on attache au cou des vaches, du bétail en général. - Ine campeune c'â bein utile pâ ran que dan les bôs, dan les prai aito. - (16)
- campeûne : clochette au cou des vaches, signifie aussi une vieille vache. Les vèches étin des campeunes : les vaches étaient des vieilles vaches. - (05)
- campeune, s. f. cloche, clochette. - (01)
- campin, s, et adj., qui marche de travers, boiteus, bancal (comme une campaine, qui oscille pour sonner). - (18)
- campin. : Qui ne marche pas droit. (Del.) Dans l'idiome breton, kampen signifie tête courbée. - (14)
- campoin : petite quantité (voir : miotte). On lécho un campoin dans certains endroits : on laisse une petite quantité dans certains endroits. - (05)
- campvolant : nomade, bohémien, romanichel . - (10)
- camu, nom de bœuf. Ce nom est-il tiré de la forme du nez ou de la direction des cornes sur la tête de l'animal ? - (01)
- çan, p. dém., ce, cela, toujours uni aus pr. poss. mien, tien, sien, en sous-entendant qui est. Çan mien, çan tien, çan sien, çan not', çan vot', çan leur : ce qui est à moi, à toi, à lui, à nous, à vous, à eus. « J'ai pris çan mien ; t'as çan tien ; ôl emporte çan sien ». - (18)
- canâ : le canard. - (17)
- canai (se). : Se heurter contre un obstacle qu'on ne voit pas, contre un angle, contre la carne ou les carneaux (Nicot) d'une muraille, par exemple. - (14)
- canaille. f. s. Marmaille, bande de petits enfants, de gamins turbulents et criards. — Littéralement parlant, troupe de petits chiens. - (02)
- canaillon, canaillou. s. m. Terme injurieux. Canaille, personne malhonnête et méprisable. - (02)
- canaird : canard . - (10)
- canard. s. m. Bois de flottage tombé au fond de l'eau. - (02)
- cancaillot : voir sauteriau - (19)
- cancan, s. m., canard : « Hé! p'tiot, vois les cancans qui vont boire ». - (18)
- cancanai : parler, médire. Les laveuses cancanin : les laveuses parlaient. - (05)
- cancaner : parler, médire (rapprocher de cancan) . - (10)
- cance. - Voir : Quance. - (15)
- cancoire et cancouelle. : Hanneton. - (14)
- cancoire ou cancoirne. Hanneton. - (20)
- cancoirne : voir cancouelle - (19)
- cancoirne, s. f. hanneton. - (01)
- cancoirne, s. f., hanneton. Dans la saison, les gamins en ramassent par tas, par sacs, et s'amusent parfois, le soir, à en jeter plein les boutiques. - (18)
- cancoirre (C.-d., Br., Char.), cancoirne (Morv., Chal.), cancouelle (Morv.), cancouenne (Y.). - Hanneton, probablement de cancer (écrevisse), à cause des pinces du hanneton. - (15)
- cancouâgne – hanneton. – Tein, Tiennot mon anfant, aibuye tai ai fâre vôlai ceute cancouâgne qui. - Vôle, vôle, mai cancouâgne jeuque é nuages… - (16)
- cancouane (nom féminin) : hanneton. - (08)
- cancouégneau : voir quinqu'gneau - (19)
- cancouelle (une) : un hanneton. - (13)
- cancouelle : hanneton. - (12)
- cancouelle : hanneton. III, p. 42 ; IV, p. 26 - (19)
- cancouelle, cancouenne. s. f. Hanneton. - (02)
- cancouelle, s. f. hanneton. - (01)
- cancouène : hanneton . - (10)
- cancouène : mot féminin désignant un hanneton. - (17)
- cancouenne : hanneton, vieille fille, bigote. - (04)
- cancouenne : voir cancouelle - (19)
- cancouère (une) : un hanneton (voir : cancoire). - (11)
- cancouignai - demander en se plaignant, en flattant, en flagornant. - Tein, voiqui le père Colas quoi qu'a vein don cancouignai, arré!... Lai Pierrette m'embête ; câ ine cancouine. - (16)
- cancouin ine, adj., lent dans les mouvements et la démarche. - (09)
- cancouine : voir cancouelle - (19)
- cancoyau. s. m. Homme qui nasille en parlant, à la manière de polichinelle. (Toncy). - (02)
- cancuelle : hanneton. Leur vol lourd et maladroit faisait peur aux filles car ces gros insectes se prenaient quelquefois dans leurs cheveux. Les petits garçons leur mettaient un fil à une patte pour les faire voler comme un rustique cerf-volant. - (03)
- caneçon : un caleçon. - (17)
- caneçon, s. m , caleçon. - (18)
- caner. v. n. Errer comme un chien. — Par extension et similitude, vagabonder, faire l’école buissonnière, la fûtaine, en parlant des enfants. Du latin canis. - (02)
- canette : bonnet de femme. - (12)
- canette : coiffe. V, p. 15-5 - (19)
- canezas. s. m. Cadenas. (Percey). - (02)
- canfouiner (se) : se cacher. - (11)
- çanger (se), v. pr., changer de linge, de vêtements. - (18)
- çanger, v. tr., changer, remplacer, modifier. - (18)
- cangraingne, s. f. gangrène. - (01)
- cani : caneton . - (10)
- cani, s. m. petit canard qui n'a pas encore de plumes. - (01)
- cani, s. m., chenil : « Rentre Médor dans son cani. » - (18)
- cani. Chien. Ce mot est composé directement du latin canis. - (20)
- cani. s. m. Caneton, petit canard. Fait canas, au pluriel. Un cani, des canas. (Athie). - (02)
- caniforchon (à), loc. adv., à califourchon. - (18)
- canigot. s. m. Escargot. (St-Sauveur). - (02)
- caniquet. s. m. Toit à canes. (Villiers-Saint-Benoît). - (02)
- çaniqui, loc, cela, ce qui est ici. - (18)
- caniquiée. s. f. Chaumière, cabane en ruine ou de peu de valeur. — Se dit aussi, par analogie, d’une personne mal portante. - (02)
- canivelle. s. m. Un des membres du corps humain. Il est tombé les quatre canivelles en l’air. Si je ne me retenais pas, je te briserais les quatre canivelles. - (02)
- can-nai : crier (s'agissant de l'oie). - (05)
- canne, s. f. roseau, masse d'eau ou massette à larges feuilles, typha latifolia. - (01)
- canneçon : caleçon. - (13)
- canne-major, s. f., tambour-major, militaire et civil. La canne joue un tel rôle dans les fonctions de cet homme grand, qu'elle a servi à le dénommer. La canne-major civile est de toutes les noces, de toutes les fêtes, surtout de toutes les promenades de cérémonie ; elle précède le tambour et le fifre, et livre son bâton enrubanné aus plus excentriques audaces de sa gymnastique. - (18)
- canner (prononcez can-ner). v. n. Crier comme un canard. - (02)
- canner, v. n. Plier sous le poids d’un ferdeau. Se dit ainsi peut-être, parce que, dans ce cas, on éprouve le besoin de s'appuyer sur un bâton, sur une canne. - (02)
- cannetilles. : Fils d'or ou d'argent tortillés sur du laiton. - Ornement interdit à certaine classe, et surtout aux servantes, par édit somptuaire de la municipalité de Dijon de 1580. - (14)
- canneton. s. m. Hanneton. (Courgis, Auxerre, etc.). - (02)
- canolle. : Fruit du cornouiller, et canolai, cornouiller. (Del.) - (14)
- canon : verre de vin . - (10)
- canon : un verre, ou une fillette de vin (blanc ou rouge). Ex : "Eh Léon ! Té payes-t-y un canon ?" - (03)
- canon, canonnier. s. m. Prunier de Sainte-Lucie. - (02)
- canot, s. m., petit canard, caneton. - (18)
- canoter, v. intr., aller de ci et de là, marcher à la manière des canards : « Alle é prou gentite de figoure ; mâ, mon Dieu ! c'ment all' canote! » - (18)
- canoter. Marcher comme les canards. - (20)
- canouche. s. f. et canouchon. s. m. Souche. - (02)
- canoués. s. m. pl. Lieux d’aisances. De caner, chier, foirer comme les canes. (Courgis). - (02)
- canouter. v. a. Synonyme de calouner. (Seignelay). - (02)
- canquanter. v. n. se dit du cri des oiseaux de basse-cour, des oies particulièrement, mais aussi des canards, etc… - (01)
- canqueillot, s. m. petite racine de genêt ou de tout autre arbuste. Lorsqu’un champ de genêts a été mis en culture, on ramasse les « canqueillots » après le premier labour. Ces racines donnent un feu de peu de durée, mais vif et clair. - (01)
- canquène (sans doute pour quantième). s. f. Laps de temps écoulé. Il y a une belle canquène, pour il y a longtemps, il y a très longtemps. (Percey). - (02)
- canquener, v. n. se dit du cri des oies. - (01)
- canquoin. Paresseux, lent. De canquoin on a fait le verbe canquouiner. - (20)
- canquouin, adj., lent, trainard, paresseus. - (18)
- canquouiner, v. intr., paresser, traîner dans son travail : « O n' fait ran d' ben brave ; ô canquouine tout l' temps ». (V. Canquouin, p. l'orthogr.). - (18)
- cantine, s. f. on dit les mouches « cantines. » - (01)
- canton : partie d'un bois communal réservée à chaque famille. - (13)
- cantonnai - fréquenter, venir souvent dans le même lieu. - Quoi qu'à venant don tôjeur cantonnai qui ? – To le monde cantonne por qui. - (16)
- cantons : coupes de bois. Droit d'affouage. Permet à chaque foyer de la commune de cuisiner et de se chauffer sans contrainte. Les bénéficiaires pouvaient sous-traiter l'abattage et se faire livrer leur lot contre paiement ou autre service. Ex : "A c't'hiver, faut qu'j'allint aux cantons !" - (03)
- canuche. s. f. Souche de bois. - (02)
- canuler. v. a. Ennuyer, fatiguer, harceler, asticoter. Voyons, est-ce que t’as, entrepris de me canuler ? Laisse-me tranquille. De canule, petit tuyau servant à divers usages. - (02)
- canvoulant : qui n'a a pas de domicile fixe. Les canvoulants faitin les paniers : les « romanichels » faisaient des paniers. Origine probable du mot : les « camps volants ». - (05)
- capaudis. s. m. Copeaux de menuiserie. (Vertilly). - (02)
- cape, chape, s. f. espèce de coussin en paille tressée ou tordue qu'on place sous le joug des bœufs pour protéger leur tête. cape, chape, s. f. petite couverture en paille dont on recouvre le chanvre, les javelles, que l'on dresse sur le terrain pour les faire sécher en moyettes. - (01)
- cape, chape, s. f. vêtement de femme qui couvre la tête et tombe sur les épaules. - (01)
- caper (se) v. pr. se cacher. - (09)
- capien ene, adj., flatteur, calin. Ex.: faire son capien. - (09)
- capine (ai lai), loc. aller « à la capine » c'est marcher les pieds nus ou sur ses bas. - (01)
- capines. s. f. pl. Vieilles pantoufles. (Saint-Privé). — Voyez écapine. - (02)
- capitau, s. m. capital, argent comptant, cheptel surtout. - (01)
- capitau, s. m., capital. - (18)
- capon : penaud . - (10)
- capon : penaud. Ol ai fait des bétises, ol o tout capon : il a fait des bêtises il est tout penaud. - (05)
- capot, s. m., mantelet à capuchon, volontiers de couleur lilas, ample, capitonné, élégant, que portaient jadis les laitières. Comme toutes les parties du costume traditionnel, le capot tent à disparaître. - (18)
- câpre, s. f. chèvre. - (01)
- capuche, s. f. capuchon, manteau à capuchon, vêtement de femme. - (01)
- capucher, v. n. pommer, « chou capuche », chou cabus, chou pommé. - (01)
- caquais, caquin, coquand. s. m. Œuf de poule. Dérivé de coque. - (02)
- caqueillau : voir quinqu'gneau - (19)
- câquelorde, canqouère : hanneton. - (05)
- caquelot. s. m. Personne qui se dandine, qui se berce en marchant. - (02)
- caquelotter, caquenotter. v. n. Se bercer, se dandiner en marchant. (Etivey). - (02)
- caquereau, caqueriau, cacuzeau. s. m. Coque de noix. - (02)
- caqueriau : voir quinqu'gneau - (19)
- caquériot, caquésiot, caquéyot. s. m. Cousin, insecte ailé fort incommode par son bourdonnement et ses piqûres. Joubert donne caqueriau. - (02)
- caquerot : moucheron, insecte. - (12)
- caquerote : tête. - (12)
- caquesiau : insecte imaginaire. D'une femme : elle a été piquée par un caquesiau : elle est enceinte. - (05)
- caquetore. : Sorte de fauteuil où l'on caquetait. - On dit aujourd'hui une causeuse, mais on ne caquette pas moins qu'autrefois. - (14)
- caquéziau : voir quinqu'gneau - (19)
- caqui : diminutif enfantin pour un oeuf. IV, p. 62 - (19)
- câqui, s. m. œuf, terme enfantin. - (01)
- çaquiau, s. m. château. - (01)
- caquie. s. m. et caquiou. s. m. Chassie, matière gluante qui transpire des yeux, surtout pendant le sommeil. - (02)
- caquieux, euse. adj. Qui a les yeux chassieux. — S’emploie aussi substantivement. C’est un caquieux. - (02)
- caqu'naune : voir carcoue - (19)
- caquot. s. m. Noix. (Villechétive). - (02)
- caquou (nom féminin) : (Faire la) attitude maladive. Amorphe. - (08)
- çar : chariot à quatre roues. VI, p. 6 - (19)
- carabi. s. m. Gros morceau de pain. (Puysaie.) - (02)
- carabitoué, s. m. cas rédhibitoire par syncope et corruption. On achète un cheval en réservant les « carabitoués. » - (01)
- caraco : petit gilet, vêtement léger et court. - (03)
- caractée, s. m. caractère. - (01)
- carafée. s. m. Giroflée couleur de terre brûlée. ( Villeneuve-les-Genêts). — Ailleurs, ce nom se donne aux jalousies, à l’œillet-de-poète. - (02)
- caraousse. s. f. Mauvaise viande, viande osseuse. De caro et os, ossa. (Chastenay). - (02)
- carbalin, s. m. sarrasin ou blé noir de tartarie. - (01)
- carbonade, s. f., tranche de porc, à griller ou grillée sur les charbons. Ce mets, très goûté, fait, avec le boudin, la base des réveillons. - (18)
- carboulô (en), loc. se mettre en « carboulô », c'est se replier sur soi-même, se pelotonner. - (01)
- carboulotte : voir comblette - (19)
- carcailla. Mot formé par l'imitation du chant de la caille. On appelait jadis carcaillet des appeaux de caille. - (20)
- carcaillet, s. m., appeau pour attirer les cailles. - (18)
- carcaillote, s. f., caille. - (18)
- carcancouelle. s. f. Hanneton. (Sainpuits). - (02)
- carcari. s. m. Escargot. (Champignelles, Argenteuil). - (02)
- carcasser, v. tr., fatiguer, exténuer : « Par la nouége qu'i fait, v’là l’piéton qui nous éporte les lett' ; ôl é tout carcassé. » - (18)
- carcasser. v. n. Babiller, caqueter à tort et à travers, comme une pie. (Chevillon). - (02)
- carcasson. s. m. Escargot. (Savigny-en-Tèrre-Plaine). - (02)
- çarcer, v. a. chercher, poursuivre quelqu'un ou quelque chose. - (01)
- çarcher son pain, sa vie, loc , mendier. (V. Aller aux portes). - (18)
- çarcher, v. tr., chercher. - (18)
- carciau. s. m. Carcasse. Un dindon maigre comme un carciau. - (02)
- çarcle, s. m., cercle : « Thouma a bouté tous ses gardes à ses touneaus ». - (18)
- carcois, charcois, charcouet. Creux à la base de l’occiput, nuque du cou. - (02)
- carcoue : une poule malade fait la carcoue. III, p. 63-p - (19)
- carcoue : grimace, gros dos. Ol o m'lade, o fait lo carcoue : il est malade, il fait la grimace. - (05)
- carcoue, s. f. on dit d'une poule et de tous les animaux en général qu'ils font la « carcoue » lorsqu'ils rentrent le cou dans leur corps comme dans l'affaissement de la maladie. - (01)
- carcouiner. v. n. Nasiller. (Merry-la-Vallée). - (02)
- carder, v. n. avoir de la peine, de la difficulté à fatiguer, peiner, pour faire une chose. - (01)
- care. : (Dial.), chair (du latin caro). Dans le vieux français, care signifiait visage (Lac.), d'où l'expression se carrer, c'est-à-dire se regarder avec complaisance. - (14)
- carein-me, s. f. , le carême. Carein-me a été dit dans un autre sens: « Pro feminariun fluxu pêriodico dicitur. » On comprent l’allusion à ce moment d'abstinence. - (18)
- carémages. En effet, ils se font à l'époque du Carême. - (18)
- carêmes (Les), s. f. pl. Les semailles des orges et des avoines, sans doute parce qu’elles coïncident avec le carême. (Savigny-en-Terre-PIaine). - (02)
- çarger, v. tr. charger, couvrir. - (18)
- carillon, s. m. nom vulgaire d'une plante de la famille des campanulacées, ainsi appelée par assimilation de ses clochettes avec la série de cloches qui produit un carillon. - (01)
- carimentran, s. m., carême-entrant, fin du carnaval. - (18)
- carimentran. Carnaval. Vieux mot carêmentrant, comme qui dirait entrée en carême. - (20)
- çarimonie, s. f., cérémonie. - (18)
- çarimonies. s. m. pl. Façons, manières, cérémonies. Un faiseux de çarimonies. - (02)
- caristade. s. f. Aumône. — Mauvaise farce, danse malséante. Il y a évidemment entre cette dernière acception et la première une relation nécessaire, le métier de farceur, de bateleur, de danseur, étant une des mille manières de mendier, de provoquer la caristade. Voyez caristaud. - (02)
- caristaud. s. m. Homme de peu de consistance, de peu de valeur, qui mendie, qui demande la charité, la caristade. Du latin charitas. - (02)
- carkhuelle : voir cancouelle - (19)
- carlet et carelet, s. m., petite mesure d’eau-de-vie servie dans les hôtels et les cafés. - (18)
- carlot. s. m. Cheval vieux et maigre. (Saint-Sauveur). - (02)
- carmentran, cairmentran (C.-d.), carimentran (Br.), carimentran ou galimentran (Chal.). - Pour carême entrant (commençant), c'est -à-dire fin du carnaval. Carmentran est un personnage populaire en Bourgogne ; c'est une personnification du carnaval représenté par un mannequin bourré de paille et revêtu d'un costume quelconque, de vieux habits couverts d'oripeaux, principalement accusé de toutes sortes de crime imaginaires. Après avoir été promené le jour du mardi gras dans toutes les rues de la ville, le lendemain on lui met le feu au... dos et on le jette à l'eau. Littré cite Carême-prenant ; à comparer aussi avec levieux français galimafré. - (15)
- carnavau, s. m., carnaval. S'applique également à une personne masquée : « Oh! c'ment ôl é gôné ! Y é, ma fi ! eun biau carnavau !» - (18)
- carnaviau : une personne déguisée pour carnaval. - (17)
- carne, s. f. terme de mépris, injure. - (01)
- carniau. s. m . Soupirail de cave. (Vertilly). - (02)
- carnicher. v. n. Jouer aux billes. (Armeau). - (02)
- caroiche, cabouèche. s. f. Caboche, tête, cervelle. (Sermizelles). - (02)
- carosse : caisse en bois, rembourrée de paille, chiffon, coussin, ouverte en haut et sur une longueur, utilisée par les laveuses pour se mettre à genoux au lavoir. - (05)
- çarotte : petite voiture à deux roues. VI, p. 6 - (19)
- carpaille. Petite carpe d'empoissonnement. - (20)
- carpalin : chapeau. O soulo on métin le carpalin : au soleil on mettait le chapeau. - (05)
- carpe à l'éperon : voir picasse - (19)
- carpé, adj. se dit des animaux qui ont des épis dans le poil, des touffes qui se hérissent. - (01)
- carquelin : les abats ensanglantés du cochon destinés à être cuisinés. - (17)
- carquelin, s. m., craquelin, sorte d'échaudé sec, que certains trempent dans leur café au lait. - (18)
- carquelin. s. m. Cartilage des oreilles. (Bagneaux). - (02)
- carquelle. s. f. Hanneton. - (02)
- carquesse, s. f. on donne ce nom, je crois, à la petite ciguë qu'on appelle aussi faux persil. La carquesse est vénéneuse. - (01)
- carqueuille. s. f. Personne sans probité. - (02)
- carre - coin, retrait, angle d'une chambre, de travers. – Ci nos embaraisse cequi mets le don voué lâvan dan le carre. - En met cequi dan in carre, to bonnement. - De carre en coin. - (16)
- carre (de), loc. adv., de côté, de travers. Paroles de carre ; regarder quelqu'un de carre : « Je n' vas pu l’vouer ; ô m'a métu d' carre » (mis de côté). - (18)
- carre, s. m., coin, angle, foyer. Nous disons : le jeu des quat carres pour : le jeu des quatre coins. - (18)
- carre. Coin. - (20)
- carre. s. f. Angle, côté, face terminée carrément. La carre d’une rue. La carre d’un bois. Les quatre carres d’une table. Se coiffer de carre. Du latin quadra. - (02)
- carré. Terme pour désigner des plantes aquatiques. Du latin carex qui spécifie l'une d'elles. - (20)
- çarre. : Cendre, et çarrier, cendrier. – Le patois redoublait volontiers la consonne finale en faisant disparaître la consonne précédente ; Il substituait .volontiers aussi à la syllabe en la voyelle a, comme on le voit ici et comme on peut l'observer dans les verbes prarre ou parre, pour prendre, et éprarre, pour apprendre. - (14)
- carreau, s. m., pierre. Sens absolu. Ce n'est pas sans surprise qu'on entend dire : « Ol a jeté des carreaus dans mes vitres ». Nous avons recueilli : « va à la ruine du châtiau ; ma y é por y prendre des carreaus por son mur. » - (18)
- carrée (la), s. f., tente, logette en toile, parfois en planches, construite pour abri sur le bateau et le radeau. - (18)
- cârrée : pièce principale de la maison . - (10)
- carrée. s. f. Nom donné par les mariniers de l’Yonne à la cabane de leurs bateaux, à cause de sa forme quadrangulaire et de sa couverture plate ou légèrement bombée. - (02)
- carréger, v. a. charroyer, transporter sur une voiture. - (01)
- carrenô. : Petit coin, diminutif de carre. - (14)
- carrer (se), v. pr., se ranger, se mettre de coté. - (18)
- carroir. s. m. Terrain vague au bord d’un chemin. (Diges). — On dit aussi carroi, carroué. Dans une foule de communes, il existe des climats portant une de ces dénominations. - (02)
- carron. s. m. Coin, fragment de carre. — Carron de pain, morceau du chanteau, dans lequel il y a plus de croûte que de mie. Voyez carre. - (02)
- carrosse. s. m. Garde -genoux d’une laveuse. Se dit par ironie, par antiphrase. - (02)
- carrouge : carrefour. III, p. 16-i - (19)
- carrouge. s. m. Carrefour, endroit où plusieurs rues, plusieurs chemins viennent aboutir. - (02)
- càrtâble (C.-d., Chal.).- Gibecière, portefeuille en carton ou en cuir, dans lequel les écoliers placent leurs livres et leurs cahiers et qu'ils suspendent à leur cou par une courroie, comme un baudrier…. - (15)
- cartable, s. m., sorte de grand portefeuille en carton, dans lequel l'écolier met ses cahiers et ses livres. - (18)
- cartée, s. f., quartier, gros morceau : « Y ét eun fameus goulu ; ô vous mainge des cartées d' pain !... » - (18)
- cartelot, quartelot. s. m. Quartier de pain. (Courgis). — Dans le commerce de bois, on appelle quartelot , une sorte de planche de bois blanc ayant trois fois épaisseur d’une volige champagne. - (02)
- cartheranche. : Partie équivalant à la quartemesure d'un tout. Franchises de Rouvres, 1357. - (14)
- cartille. s. f. Morceau, tranche. Une cartille de pain. - (02)
- cartin, quartain. s. m. Petite corbeille d’une contenance déterminée, dans laquelle on donne l’avoine aux chevaux. - (02)
- caruge. Pâturage communal. - (20)
- çarvelle, s. f., cervelle, intellect. - (18)
- çarzer, v. a. charger, mettre une charge sur... confier une mission à quelqu'un, etc. - (01)
- casaquin, s. m., camisole, courte et sans manches Se prent fréquemment, au fig., pour le clos : « Attens ! j' vas t'en flanquer su l' casaquin ! » - (18)
- Cascaret : nom de mulet. VI, p. 16 - (19)
- caser. v. n. Terme du jeu de billes. Action d’envoyer sa bille au but ou contre celle de son partenaire, et de l’atteindre, de la choquer, de la frapper plus ou moins raide. - (02)
- casiau, s, m., vessie. Celle de veau sert à la confection de la pressure pour faire prendre nos bons fromages blancs des Bordes. - (18)
- casiau. Pressure pour faire coaguler le fromage ; du latin caseus, fromage. - (20)
- casiau. s. m. Membrane de la caillette du veau, présure, qui sert à faire cailler le lait. Du latin caseus, fromage. - (02)
- caso. Terme injurieux, de l'italien cazzo. - (20)
- câssai – cassé ; outre le sens français, ce mot signifie quelqu'un qui a une hernie, une descente. - Al â cassai, le pôre malheureux. - Sai casseure è sorti, et pu en é feillu le raimenai su ine voiture. - (16)
- cassaule, adj. sujet à être cassé. le verre a été très « cassaule » jusqu'à ce jour. - (01)
- casse (a bref), adj. Durci. Pain casse. Terre casse. - (02)
- càsse (C.-d., Morv., Br., Chal., Char.), caisse ou quesse (C.-d., Y.). - Poêle à frire, du bas latin cassa, poêlon. Désigne aussi un bassin à longue tige servant à puiser de l'eau. A rapprocher de fricasser, qui semble une contraction de l'expression : frire dans la casse, et de casserolle qui en est un diminutif. En Bourgogne, les tétards de batracien sont appelés aussi queues de casse, en raison de leur forme (quouquaisse en patois de la Côte et de l'Yonne, où casse se prononce également caisse ou quaisse). Voir plus loin ce mot. - (15)
- cassè : casser. - (17)
- casse : petit récipient en cuivre à longue queue. - (05)
- casse, adj. des deux genres. cassé, courbé, rompu, fatigué, affaibli : « c'te fonne n'ô pâ veille, mâ ile ô diji casse », cette femme n'est pas vieille mais elle est déjà courbée. - (01)
- casse, s. f. bassin à queue dont on se sert pour boire. - (01)
- casse, s. f., poêle à frire : « T'as breûlé ma casse en f'sant ton om'lette. » On trouve ce mot dans une partie du v. fricasser, et le verbe entier semble contenir la contraction de frire dans la casse. - (18)
- casse. Poêle à frire, de capsa. Nous appelons « queue de casse », la grenouille à l'état de tétard, à cause de sa ressemblance avec une poêle. - (20)
- casse-croûte. s. m . Gourmand, fainéant, qui mange plus qu’il ne gagne. - (02)
- cassemindien. s. f. Câlin, flatteur, hypocrite, qui parle autrement qu’il ne pense, qui parait ce qu’il n’est pas. C’est sans doute une altération de comédien. (Poilly-sur-Serein). - (02)
- cassi, e, adj. se dit des terres grasses qui, par suite de la sécheresse, se ramassent en petites mottes compactes. - (01)
- cassie, s. f. la quantité de liquide que peut contenir une casse : une pleine « cassie. » - (01)
- cassie. s. f. Sachée, plein sac. (Rogny). - (02)
- cassiette (une) : une casquette. - (13)
- cassine, s. f. rosse, haridelle. - (01)
- cassine. s. f. Masure, cabane tombant en ruine ; vieille brebis, brebis maigre et malade. - (02)
- casson : matière agglomérée (par ex. paille moisie), grumeaux . - (10)
- casson, s. m. on dit des matières farineuses qu'elles sont « en cassons » lorsqu'elles se ramassent par l'effet de l'humidité et s'agglutinent en grumeaux isolés. - (01)
- castagne. s. f. Brebis, moutons réunis en certain nombre. (Percey). — Voyez bergasse. - (02)
- castille : pierre servant de fondant pour le minerai de fer. VI, p. 15-3 - (19)
- castille, s. f. fragment de pierre à chaux qui éclate dans le feu en soulevant la cendre. - (01)
- castiller. v. a. Quereller, chercher noise, chercher castille. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- castonade, s. f., cassonade. - (18)
- castrer, v. a. châtrer. - (01)
- casuel - fragile.- En fau fâre bein aitention cair c'â tot ai fait casuel ; c'â de lai vaisselle, et pu de porcelaigne encore !... – Te sai, c'â en verre, qu'en n'é ran de pu casuel. - (16)
- casuel, adj., cassant, fragile : « O li a baillé des bagues. N'empôche ; y et eun amoureus ben casuel. » - (18)
- cat. Qui est comme la terre glaise, compact. Pour terre glaise, nous disons terre grasse. - (20)
- catamoise. s. f. Fille. Se dit le plus souvent en mauvaise part. Ainsi , à Auxerre, il y a quelque 80 ans, il n’était pas rare d’entendre une mère irritée traiter sa fille de catamoise. - (02)
- cataplame, s. m., cataplasme. - (18)
- cataplame. s. m. cataplasme. - (01)
- catareu, euse, adj. sujet à se gâter, à se corrompre, à perdre en qualité, chanceux : ce commerce est « catareux », cette affaire est « catareuse. » - (01)
- catarine, s. f., cantharide : « O li a métu des mouches catarines ». A mettre à côté des mouches catholiques des Berrichons. - (18)
- catau, s. f., fille de mauvaise vie. Est aussi, comme catin, le nom de la poupée d'enfant. Diminut. de Catherine. - (18)
- Cataut : none de mule. VI, p. 16 - (19)
- câtch : une carte à jouer. - (17)
- catéchime, s. m., catéchisme. - (18)
- catécime, s. m. catéchisme. - (01)
- câteline, nom de femme pour Catherine. - (01)
- cater, v. tr., jeter, lancer, pousser. - (18)
- catère : épilepsie, convulsion. - (12)
- catherinette. s. f. Couturière, fille qui a coiffé sainte Catherine. - (02)
- catiau, s. m. château. On donne par courtoisie ce nom à toutes les maisons bourgeoises attachées à un domaine d'une certaine importance. Le château en Morvan est le principal « châ » du pays, voilà tout. - (01)
- catiche, catin : poupée, femme de mauvaise vie . - (10)
- catichimeux. s. f. Enfant qui fréquente le catéchisme. - (02)
- catifère : en mauvaise santé. - (12)
- catin, cataut. s. f. Poupée ; femme de mauvaise vie. A Saligny, le nom de catin se donne aussi quelquefois à un petit agneau, sans doute parce qu’on joue avec lui comme avec une poupée. - (02)
- catin, s. f. poupée d'enfant. - (01)
- catiner. v. n. Jouer à la poupée, faire, habiller des poupées. - (02)
- catinier. s. f. Petit garçon qui aime à jouer avec les filles, à la poupée. - (02)
- catio, s. m., plat, pot, vase. - (18)
- catio. Plat. - (20)
- catôlicle pour catholique. : Le peuple parlait ainsi chez les Parisiens comme chez les Bourguignons. Il en était de même pour nombre de terminaisons en ique: bouticle, canticle, musicle, etc. - (14)
- caton (à), loc. adv., à quatre pattes, à la manière d'un chat ; « L'boun houme, ô marche à caton pour obuyer son p'tiot ». - (18)
- càton (Br., C.-d., Chal.), casson, quiaisson (Morv.). - Portion de matière agglomérée, caillot de sang, de lait, ou grumeau de farine ; vient du même mot en vieux français, lequel avait la même signification et venait du latin coactus, pressé, resserré. - (15)
- catons, s. m., grumeaux qui se forment dans toute farine par suite d'humidité, ou parce qu'elle est mal délayée. - (18)
- catoue : voir carcoue - (19)
- catrofle. Pomme de terre. - (20)
- cattale. Fiente de mouton. - (20)
- câtu, s. m. pays lointain, au dehors, à l'étranger; « voir du câtu », c'est voir du pays. - (01)
- caublin (A). Locut. adverb. A califourchon. Porter un enfant à caublin. (Migé). - (02)
- caud : sans queue. - (12)
- caud, caude : dont la queue a été rognée. II, p. 12-15 ; III, p. 35-2 - (19)
- caue (d’à). Locut. interrogat. D’à cause ? Pourquoi ? C'est un synonyme du qu' avis de la Puysaie. - (02)
- caugnon. s. m. Petit souchon de bois. Du latin cauda. - (02)
- causer : parler . - (10)
- causou, adj., causeur, bavard. - (18)
- causou, ouse, s. m. et f. causeur, bavard, musard : « un causou, une causouse. » - (01)
- caussai et cossai (se). : Se heurter. - (14)
- caussée, s. f. ouvrage fait à bâtons rompus, à moments perdus : « i l'é fé ai caussées », c’est-à-dire à plusieurs reprises. - (01)
- caut, couaut (du latin caulus). s. m. Abri. Se mettre caut, à caut, à couaut, à la caut, à la cauïaut, se mettre à l’abri. Les formes couaut, cauïaut et mieux, selon nous, cauïau, semblent préciser davantage qu’on se met à l’abri de la pluie, de l’eau, de ïau. - (02)
- cautère : emplâtre (ç'ai pas pu d'aution qu'un cautère su eune jambe de bois) . - (10)
- cauti ne, s. f. femme câline, enjôleuse, qui flatte par intérêt. - (01)
- cautin. adj. Cauteleux. (Vassy-sous-Pisy.) - (02)
- cauver. v. n. Causer. - (02)
- cavalerie. s. f . Race, espèce chevaline. La Puysaie élève, nourrit une belle cavalerie. - (02)
- caveûlant : le camp volant, les gens du voyage, les gitans. - (17)
- caviron. : Petit caveau. (Del.) - (14)
- cavo : un épis de maïs égréné. - (17)
- cavon, caveron. s. m. Petit caveau en contrebas d’une cave. - (02)
- câvre, s. f. cave, lieu souterrain : « voiqui lai quié d'lai câvre », voici la clef de la cave. - (01)
- cbàpouter (C.-d., Chal., Char.), cbapoter (Br., Y.), chaipouter (Morv.). - Couper un objet maladroitement, le morceler, le tailler à tort et à travers. En menuiserie, cbapoter signifie dégrossir une pièce de bois avec une plane. Ce mot peut se rapprocher de chaponner, dérivé probablement de castrare... D'autre part, le vieux français possédait le verbe cbaploier signifiant frapper rudement, sabrer, tailler en pièces, et cbaploteis, massacre, carnage. Quant au cbapoutou ou cbapouteur, c'est celui qui chapoute, et le cbapoutoir est le billot sur lequel on chapoute. - (15)
- ce, prép. chez. « a n'ô pâ ce lu », il n'est pas chez lui. - (01)
- cecle. : Cercle. Cecles és cues, cercles aux cuves. (Franchises de Salmaise, 1265.) - (14)
- céguéri. s. m. Céleri. (Coulours). - (02)
- celai, pron. démonst. cela. On prononce ç'lai. - (01)
- celé (En) locut. adv. A l’abri. Etre en celé, se mettre en celé, être à l’abri, être à couvert, se mettre à l’abri, se mettre à couvert, être caché. Du latin celari . — Voyez encelé. - (02)
- célébrale, adj., Cérébrale : « Ol é parti d'eune fieûve cèlèbrale. » - (18)
- cemenére, s. f. chenevière. - (01)
- cemenot, s. m. petit chemin, sentier dans les champs. - (01)
- cemenotte, s. f. chanvre qui a été tillé. - (01)
- cemetière, s. m., cimetière. - (18)
- cemie, s. f. chemise. - (01)
- cemingn', s. m. chemin, sentier, voie. - (01)
- cemnée : voir chamiée - (19)
- cenale, s. f. cenelle, fruit de l'aubépine et non du houx. - (01)
- cenalé, s. m. cenellier, aubépine ou épine blanche ; arbuste qui produit les cenelles. - (01)
- cenchaubin-cenchaupâ, loc. il importe peu ; cela est ou n'est pas ; il est possible que oui ou que non. - (01)
- cencitrou. s. f. Sorte de pâtisserie grossière. (Armeau). - (02)
- cendrei, s. m., cendrier, drap qu'on étend sur la cendre dans le cuvier à lessive. - (18)
- cenelle et cinelle. : (Dial.), baie rouge de l'aubépine. - (14)
- céneviau, s. m. filet de pêche. - (01)
- cenie, s. f. cendre chaude, sous laquelle il y a encore du feu. - (01)
- cenise, s. f., cendre encore chaude. - (18)
- cenise. s . f. Cendre rouge d’un foyer ardent. De cinis. (Perrigny-les-Auxerre). - (02)
- cenre : cendre . - (10)
- cenre, s. f. cendre, poussière des matières brûlées. - (01)
- cenré, s. m. linge qu'on étend sur la cendre du cuvier où se fait la lessive. - (01)
- cenrer, v. a. cendrer, mettre de la cendre. « cenrer » un champ. Une terre bien « cenrée » donne une bonne récolte. - (01)
- cenres - cendres. - Voiqui des cenres que serant joliment bonnes pour fâre lai bue. - (16)
- cenrou, ouse, adj. cendreux, couleur de cendre ; rempli de cendre, couvert de cendre. - (01)
- centime, s. f., centime : « Ta ch'tite afàre, à n' vaut pas tant seulement eune centime ». - (18)
- cêqhie, s. m. cercle. Se dit principalement des cercles de futailles : « eun cêqhie de châgne », un cercle de chêne. - (01)
- céqhier, v. a. mettre un cercle à un tonneau. - (01)
- cèque, ceiquïe. s. m. Cercle. (Menades). - (02)
- cequi - ceci, ça. - Vô fairâ cequi demain. - (16)
- cequi, pr. dém., ceci, cela, ça : « Y é c'ment c’qui que t’ t'éranges?... » - (18)
- céqui, pr. dém., ceus-ci, ceus-là. - (18)
- cequi, pron. démonstr. ceci ; en opposition avec celai = cela : « c'qui ô ai moue, c'lai ô ai toué » ; ceci est à moi, cela est à toi. - (01)
- cercœur. s. m. Cercueil. - (02)
- cerège. s. f. Cerise. - (02)
- cerégier. s. m. Cerisier. (St-Germain-des-Champs). - (02)
- cerfeu, s. m. cerfeuil, plante potagère. - (01)
- cerie, s. f. cerise, fruit du cerisier : « eune c'rie meure. - (01)
- cerïé, s. m. cerisier, arbre qui porte les cerises : « eun ç'rié sauvaige «, un cerisier sauvage, un griottier. - (01)
- ceries, et cerillier - cerises et cerisier. - Ces ceries qui daivant éte bonnes ; â côtant deux so lai live. - Les cerilliers sont to blian de fleurs ; i pourons fâre du flian to note content. - (16)
- ceriseil : un cerisier. - (17)
- cerkiè : cercler une roue, on dit aussi châtré - è fô qu’jièl chez l'maréchô fère cerkiè eune roue, il faut que j'aille chez le maré­chal-ferrant faire cercler une roue.. - (17)
- cerner, v. a. châtrer. - (01)
- cerson. s. m. Cresson. (Ghigy). - (02)
- certain, e, adj. assuré, digne de confiance, d'une qualité reconnue. On dit d'un remède éprouvé qu'il est «certain », d'une vache prise à l'essai qu'elle n'est pas « certaine. » - (01)
- cérusien. s. f. Médecin, chirurgien. - (02)
- cervalle : cervelle . - (10)
- ces qui - ceux-ci et celles-ci. - Ces qui vô servirant bein mieux que ces lai. - Ces qui ou ces lai, ci ne me fait ran du to. - (16)
- cete pour cette. : Pron. démonst. - On s'occupait assez peu des genres dans le patois. Aussi prononçait-on s'te soit pour le masculin, soit pour le féminin. - (14)
- cetele-qui, pron. démonst. celle-ci. on prononce souvent « c'tel-quite». - (01)
- ceti-lai, pron. démonst. des deux genres. celui-là, celle-là par opposition avec « cetu-qui » et a « cetele-qui », celui-ci, celle-ci, au pluriel «cé-qui», ceux-ci et celles-ci ; « cé-lai » pour ceux-ci et celles-là. - (01)
- cetu qui, cetée lai - celui-ci, celle-là. On dit également Cetu qu. - C'â cetu qui qu'en vô fau prenre, tenez. - Vô m'aiporterâ cetu lai : a me pliai bein. - (16)
- cetu-qui, pron. démonst. celui-ci. - (01)
- ceu, ceute, ceus, cé, adj. démonst. ce, cette, ces : « çô l'ceu qui vô-z-é s'coru », c'est celui qui vous a secouru ; « ceute fonne-laite », cette femme-là ; « i veu i aller ceus ou ce jors-qui », je veux y aller ces jours-ci. - (01)
- ceule, pronom. celle : « ceule-quite », celle-ci. - (01)
- ceumetére, s. m. cimetière. - (01)
- ceum'tére : cimetière . - (10)
- ceumtére : le cimetière, on dit aussi cemtére. - (17)
- ceum'tié : cimetière. - (13)
- ceusse (les), pr. dém., ceus : « J’vouerons ben les ceûsse qui veinront ». - (18)
- ceute - cet et cette. - Ceute homme que vos é vu m'è aipri bein des nouvelles. - Al an entrepris ceute ovraige pour deux jors. – Devant un nom masculin commençant par une consonne on dit ce. Très souvent on abrége ceute en disant c'te, ou c't' ; ainsi c'te robe, c't'autel. - (16)
- ceviée. s. f. Civière. (Menades). - (02)
- cevrosse, s. f. la partie d'un grenier, d'un fenil, qui se trouve le long des murailles, sous le toit, sous les chevrons. - (01)
- ch' tit : mauvais. Egalement : avare. Ex : "C't'houmme-là, c'est du ch'tit !" On peut même ajouter : "Ch'tit, fini ch'tit !". C'est en quelque sorte un superlatif. Il peut aussi arriver (et ça s'est vu), que la femme soit ch'tite. - (03)
- ch' vau : cheval. Quoique le plus souvent on élevait et attelait les "j’mens". Ces animaux, quand ils devaient être plusieurs pour un charroi étaient attelés en flèche (jamais en couple). Un homme spécialisé promenait l'étalon dans la campagne, pour la bonne cause. - (03)
- ch’line. s. f. Chenille. (Poilly-sur-Serein). - (02)
- ch’mi de far : chemin de fer. - (04)
- ch’not, chenot. s. m. Chenet. - (02)
- ch’tel. s. m. Cheptel, qu’on devrait prononcer chetel , mais que partout on prononce ch' tel. - (02)
- ch’tit, ch’tite (pour chétif, chétive). adj. Qui est dans un état de maigreur et de santé à faire pitié. — Au figure, avare, ingrat, méchant. - (02)
- cha(i)pouter : tailler irrégulièrement ou d'une façon grossière, sans soin. - (11)
- châ, s. m. colle de farine à l'usage des tisserands. - (01)
- châ, s. m. corps de bâtiment pris isolément. Une maison, une grange, une écurie, forment trois « châs » distincts. - (01)
- châa ! interj. dont on se sert pour faire avancer les bœufs attelés. - (01)
- chabine. s. f. Housse de collier en peau de mouton. De chabin, mouton. - (02)
- chabler. v. a. Abattre des fruits à coups de perche, à coups de gaule. (Bléneau). - (02)
- chabouéchi, chatbouécheri. subs. m. Chauve-souris. (Domecy - sur-le - Vault, Etivey). - (02)
- chabouiller. v. a. Emmêler. Chabouiller les cheveux. (Vertilly).— Jaubert donne chaboulé , ébouriffé. - (02)
- châbre, s. m. sabre. - (01)
- chabrot (faire) : mettre du vin dans le potage . - (10)
- chac (faire), s. intr., rater : « Y ét eun fameus chassou ; à tôs les cops son fusil fait chac. » - (18)
- chacagnat (nom masculin) : lit mal fait... ou pas fait du tout. - (08)
- chacane. s. f. Viande. (Arcy-sur-Cure). - (02)
- chacignon, s. m. chignon, le derrière du cou, la nuque. - (01)
- chacon. s. m. Enveloppe épineuse de la châtaigne. - (02)
- chacou. s. m. Gros couteau. Du bas latin chicia hache, cognée. (Tronchoy). - (02)
- chacouéner, chacoiner, chagoiner. v. a. Chapoter, enlever des copeaux d’un morceau de bois. De chacou, gros couteau, ou de chacia , hache, cognée. - (02)
- chacueugne. pron. ind. m. et f. Chacun, chacune. (Athie). - (02)
- châdougnerà, s. m. chardonneret, oiseau. - (01)
- chadrat, ate. adj. des 2 genres. Grand et fluet, sec, maigre. (Percey). - (02)
- châdron, chaiseron. s. m. Ustensile en terre percé de trous pour faire égoutter les fromages. (Armeau). - (02)
- chadron. s. m. Chardon. (Argentenay). - (02)
- chadronnet. s. m. Chardonneret. - (02)
- chael. : (Dial.), dérivation du latin catulus et signifiant le petit d'un animal. - (14)
- chafaud : grenier à foin. Ill, p. 31-r - (19)
- chafaud, s. m., grenier au-dessus de la grange. - (18)
- chafauder : battre un arbre avec une perche pour faire tomber les fruits (les noix). Mais aussi, plus malicieusement lutiner, secouer, battre. Usage large. Ex : "Si té continues, té vas t'fée chafauder vieux lougaïon !" - (03)
- chafauder. s. m. Harceler, tourmenter. (Villeneuve-les-Genêts). - (02)
- chafaut : plancher partiel dans la grange (voir voûlin), grenier à fourrage . - (10)
- chaffaud : grenier à fourrage. On meto le foin sur le chaffaud : on mettait le foin dans le fenil. - (05)
- chafoin. : Petit, frêle. lDel.)- Lacombe donne à ce mot le sens de laid et de mine maigre et repoussante. - A Genève, chafouiller signifie manger sâlement comme un petit enfant. – Chafoin répond à l'italien cattivo, qui signifie chétif, à moins qu'on ne préfère le mélange de chat et fouin, c'est-à-dire d'apparence sournoise et grêle. - (14)
- chafrignard. adj. Déplaisant, grognon, peu endurant, ce qu’on appelle un mauvais coucheur. - (02)
- chafrignier. s. m. Difficile dans le manger. (Plessis-St-Jean). — Voyez Poqueux. - (02)
- chagnar, s. m. sournois, cafard, un homme en dessous comme on dit vulgairement. - (01)
- chagnard : grincheux, pas franc. - (12)
- châgnard : personnage incommode, dur (comme le chêne), entêté. Ex : "Toun' houme, ma fille, c'est du châgnard ! N'a rin à lui die." - (03)
- chagnard. adj . Dur, coriace (Etais). — A Villiers-Saint-Benoît, s’emploie substantiellement et signifie bois revêche, homme rechigné, d’un caractère difficile. - (02)
- châgne (nom masculin) : chêne. - (08)
- châgne : chêne . - (10)
- châgne : chêne. - (12)
- châgne : le chêne - yè d'beaux châgnes dans not'bô des Creûchères, il y a de beaux chênes dans notre forêt des Crochères. - (17)
- châgne : un chêne. - (11)
- châgne : chêne. Ç'o biau un grou châgne : c'est beau un gros chêne. - (05)
- châgne : chêne. Arbre royal et respecté. - (03)
- châgne, s. m. chêne. Morvan prononce çâgne : « miçante rouette de çâgne i va t'quiorde », mauvaise branche de chêne je vais te tordre. - (01)
- chagne, s. m., chêne. - (18)
- châgne. s. f. Chêne. Ç’t’ année, gna ben de l’égland su les châgnes. - (02)
- châgneai, s. m. bois de chênes. Ne s'emploie guère qu'au pluriel : « les châgneais. » - (01)
- châgneau, s. m. bois de chênes. - (01)
- châgne-forché, loc. chêne-fourchu. Le jeu de « châgne-forché » consiste à se maintenir, en s'appuyant sur les mains, la tête contre terre et les jambes dressées en l'air avec un certain écartement. - (01)
- châgniau. s. m. Petit chien. - (02)
- chagnon (nom masculin) : partie arrière du cou, là où l'on dépose une charge à porter. - (08)
- chagoiller. v. a. Chatouiller. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- chagreigne. s. m. Chagrin. (Ménades). - (02)
- chagreillot : chatouille. - (05)
- chagrillot : chatouille . - (10)
- chagrillot, chagriot, chastouillot. s. m. Action de Chatouiller, chatouillement. — On dit faire Chatouillot , faire chagrillot, pour chatouiller. - (02)
- chagriot, s. m. chatouillement: « faire le chagriot », chatouiller. - (01)
- chagrognat. adj. Difficile. (Bagneaux). - (02)
- chagroulé, e, part, passé d'un verbe chagrouler inusité à l'infinitif. Fendillé, crevassé. Se dit surtout de la terre soumise à l'action de la gelée. - (01)
- chagrouleman, s. m. action de la gelée sur la terre qui se désagrège, se crevasse, se fend. Le « chagrouleman » est très nuisible aux récoltes, parce que les plantes d'un sol « chagroulé » se trouvant déchaussées sont exposées sans abri aux intempéries de la saison. - (01)
- chahuter, v. a. tracasser, harceler, quereller. - (01)
- chaibotte. : Espèce de danse, la javotte. (Del.) - (14)
- chaichot, chéchot (pour fachot). s. m. Petit sac. (Girolles). - (02)
- chaïcle. s. f. Chasuble. (Ménades). - (02)
- chaicun, pronom distributif. chacun, chaque personne, toute personne, qui que ce soit. On dit en Morvan comme en bourgogne : « un chaicun plieure, un chaicun grogne. » - (01)
- chaidion : un chardon. - (17)
- chaidion : un gamin qui remue, qui embête. - (17)
- chaîdon. s. m. Chardon. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- chailemie. : Flûte (du latin calamus, roseau). - (14)
- chaillâs, cheillâs, s. m. tiges de chanvre et en plusieurs lieux de lentilles, de pois, lorsqu'elles sont dépouillées et réduites à l'état de paille sèche. - (01)
- chaillé : lait caillé. Ex : "Té doun’ras l’chaillé au couchon". - (03)
- chaillot, s. m. petite pierre qui se trouve par bancs dans certains terrains. Lorsque le « chaillot » se désagrège, il forme une espèce de gros sable qu'on appelle « cran. » - (01)
- chaillot. s. m. Chaseron, moule à fromage. (Accolay). - (02)
- chaillotte. s. f. Caillotte, menu caillou, menue pierre. - (02)
- chaillottière. s. f. Amas de menues pierrailles dans un champ. De chaillotte, petit caillou, et du latin calculus. (Saint-Denis-sur-Ouanne). - (02)
- chaillou, caillou, pierre, roche. Ne figure plus que dans les noms de lieu : le moulin de chaillou près de Saulieu. - (01)
- chaillou, s. m. Caillou. - (02)
- chaillouter. v. a. et n. Jeter des pierres, des cailloux. (Villeneuve-les-Genèts). - (02)
- chailmineman, s. m. action de la gelée qui soulève la terre, qui la désagrège et la fait tomber en poussière. - (01)
- chailminer, v. n. se dit de la terre que l'action de la gelée soulève et réduit en poussière. - (01)
- chaimainge. : Chemise. - (14)
- chainde, cheindre : chanvre se cultivant en début du siècle pour faire des draps, des cordes. Tu mettos le cheindre aigé dans le rû : tu mettais le chanvre rouir dans le ru. - (05)
- chaîneau : chéneau . - (10)
- chaineau, s. m. chenal, chéneau, gouttière qui reçoit les eaux du toit. - (01)
- chainette, s. f. échenal, gouttière. - (01)
- chaingnon. s. m. Chaînon. (Sommecaise). - (02)
- chain-ne, s. f., chaîne. - (18)
- chaintea. : Portion réservée de pain ou de gâteau - La chante ou jante est une partie, une fraction de la roue. - (14)
- chaintre, s. f., chemin autour d'une pièce de terre, ceinture. - (18)
- chaintre. Nous avons beaucoup de champs portant ce nom. Il désigne des terres placées autour de la maison, et vient de cinctura, comme formant une ceinture. - (20)
- chaipaie : chapeau . - (10)
- chaipais - chapeau. - En li é beillé in joli chaipai pou ses étreunes. – Mouai, i me contente de mon chaipais de peille. - (16)
- chaipé : un chapeau, on dit aussi châpiô.. - (17)
- chaipeai, s. m. chapeau. Morvan. «chapiau». - (01)
- chaipechô. : Coupe-chou. Couperet à hacher les herbages. (Del.) - (14)
- chaipelet, s. m. chapelet. - (01)
- chaipifô. : Bonnet de fou. (Del.) - (14)
- chaipite, s. m. chapitre. - (01)
- chaipouter, v. a. tailler, hacher le bois avec la cognée, la serpe ou tout autre instrument tranchant. Tous nos paysans « chaipoutent » plus ou moins, mais assez grossièrement. - (01)
- chaipoutou, s. m. celui qui hache, qui coupe, qui travaille le bois plus ou moins adroitement. - (01)
- chaippe - espèce de hangar au dessus duquel il y a un fenil où l'on serre paille, fagots, etc. - Vos raingerâ l'orche et lai charrue sô lai chaipe, et pu vos monterâs les cheillots de faivioles â dessus. - (16)
- chaique, adj. des deux genres. chaque. - (01)
- chair : char, chariot . - (10)
- chair, s. m. char, chariot ; longue voiture à quatre roues qui sert à divers usages et qui est d'un emploi général dans une grande partie du Morvan. - (01)
- chairboiller, v. a. noircir, salir, rendre terne ; au figuré assombrir. - (01)
- chairboliai - sâlir, tacher, la figure surtout.- Ma n'ailé pâ sorti queman cequi, vos ête to chairboliai. - Oh, le petiot chairboliou ! - (16)
- chairbonette, chairbounette, s. f. menu bois façonné régulièrement comme le bois de moule pour être converti en charbon. - (01)
- chairbonnette : charbonnette . - (10)
- chairbouéiller : barbouiller (couleur ou digestion) . - (10)
- chaircuitier, chertuquier. s. m. Charcutier. - (02)
- chaire : chaise. - (04)
- chaire. s. f. Chaise. C’est l’ancienne prononciation conservée dans plusieurs de nos campagnes, dans celles de la Puysaye notamment, et l’on dit d’ailleurs, quelquefois, l’un pour l’autre. - (02)
- chaire. : (Dial. et pat.), du latin cathedra. Lamonnoye écrit cheire. Le mot chaise est le résultat d'une fausse prononciation et n'est point admis chez nos paysans. - (14)
- chaireter (se) : s'asseoir. - (04)
- chairetin, s. m. charretin, carcasse de charrette, la charrette sans les roues. Se compose de l'aiguille, des deux gouttereaux et des épares. - (01)
- chairger : charger . - (10)
- chairgi, e, part, passé. chargé. - (01)
- chairme : charme . - (10)
- chairmer, v. a. charmer, exercer une action extranaturelle à l'aide de la magie, fasciner. - (01)
- chairogne : charogne, mauvaise bête . - (10)
- chairoi, s. m. charroi, transport d'un lieu à un autre au moyen de bœufs ou de chevaux attelés : être en bon « charroi », au figuré, être en bonne voie, en bon chemin, dans une entreprise. - (01)
- chairotte : charrette, carriole . - (10)
- chairotte, s. f. charrette, voiture à deux roues attelée de bœufs ou de vaches. Morvan. : « çarotte, çairotte. » - (01)
- chairpaingne – espèce de corbeille grossière, généralement pour les travaux de la terre. - Mets totes ces pierres qui dan lai chairpaingne. - Pote su le femé c'teu chairpaingne de poumes peuries. - (16)
- chairpentier : charpentier . - (10)
- chairrére : charrière, chemin forestier . - (10)
- chairrûe : charrue . - (10)
- chair'tier : charretier . - (10)
- chairue, s. f. charrue, inslrument de labourage. - (01)
- chaise, s. f. maison, chaumière, cabane. - (01)
- chaisière. s. f. Grand panier en osier pour faire sécher les fromages. (Armeau). - (02)
- chaisse : chasse . - (10)
- chaisso. Lange, a été dit, selon Lamonnoye, pour secho, parce que, quand ces linges sont sales, on les lave et on les sèche, ce qui me semble au moins spécieux. - (20)
- chaissô. : Maillot d'enfant (Del.), employé pour sechô, dit Lamonnoye, parce qu'on fait sécher constamment les linges d'enfant. - (14)
- chaissôre – petit fouet. - Pou menai les vais es champs prends ine chaissôre : ine baguette ci ne sero pâ aissez. - (16)
- chaissot - sachet, petit sac. - I ai pris mon chaisso pour ailai à mairché. - Cherche voué dans le chaissot si n'y ai pas laiché des botons pour ton gilet. - (16)
- chaissot : petit sac, sachet. On meto les résidus dans un chaissot : on mettait les résidus dans un sachet. - (05)
- chaissoû : chasseur . - (10)
- chaissou : ou chessou, un chasseur - l'chessou été èdret, èl é tchuè un singuiè, le chasseur était adroit, il a tué un sanglier. - (17)
- chaissoure. : Fouet des charretiers pour chasser ou faire avancer les chevaux. - (14)
- chaiteries - friandises, petites gourmandises.- Les enfants et les vieux eumant bein les chaiteries ; et pu to le monde, quoi !.. ne beillez don pâ queman cequi des chaiteries ai vos enfants. Ine bonne soupe vaut mieux. - (16)
- chaitognai. : Attirer un enfant par des friandises, des chateries, comme on dit encore dans le langage familier, en assimilant la gourmandise d'un enfant à celle d'un chat. - (14)
- chaiveusseri - chauve-souris. - I eume bein regairdai les chaiveusseri que volant queman cequi le soeir ai l'entrée de lai neu. - In chaiveusseri â entrai dan note chambre i ons aivu ine pô effrayante. - (16)
- chaivi ou chaivousri. : Chauve-souris. (Del.) - (14)
- chalante, chalanton. s. m. Charançon. - (02)
- châlé – bois de lit.- Note châlé â bein vieux ; des fouais lai neu i l'entendons craquai. - (16)
- chaleil (nom masculin) : lampe à huile. (voir bitouze). - (08)
- chaler. v. n. Etre essouflé, haleter, perdre haleine par suite d’une course rapide ou de grands efforts. - (02)
- chaleu : lampe à huile. III, p. 32-x - (19)
- chalibaude, chalibaudée, charibaude. s. f. Sorte de flambée, vive, pétillante, qui passe vite, mais qui réchauffe et ragaillardit. Ces trois mots, croyons-nous, doivent être des formes ou, plutôt, des altérations de chaliborde. - (02)
- chaliborde. s. f. Feu de la Saint-Jean, feu de joie. Du latin calere , chauffer, et de borde, lieu de débauche, endroit où l’on s’amuse. - (02)
- chalier, écholet : échelle double installée en permanence pour favoriser le passage d'une haie. - (05)
- châlit, s. m. châlit, bois de lit, très usité pour désigner la carcasse entière d'un lit qui se compose du châ et du coucher. - (01)
- chalivoili. s. m. Charivari. (Ménades). - (02)
- challion, s. m., la nuque. - (18)
- chalmais. s. m. Chalumeau. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- châloin. s. m. Moule à fromage. (Girolles). - (02)
- chalon : voir calon - (19)
- chalumiau, s. m., chalumeau. - (18)
- chalûreu, euse, adj. la chaleur atmosphérique : « le temps est trop « chalûreu », — la journée a été bien « chalûreuse ». « céléreu ». - (01)
- chalureus, adj., chaleureus. - (18)
- chambarder, v. tr. et intr., lancer au loin avec colère vaciller, tituber : « J'ai chambardé c' chaudron au mitan d’ la rue ». — Ol a trop bu, l'ivrougne ; ô chambarde. » (Pour ce dernier mot, v. Chambiller). - (18)
- chambe. Jambe. Nous appelons le mollet « ventre de chambe ». - (20)
- chambellan : gentilhomme chargé du service de la chambre d'un monarque. - (07)
- chamberiée. s. f. Chambrière, petite pièce de bois servant à soutenir une voiture horizontalement. (Bléneau). - (02)
- chambière : servante dans les maisons bourgeoises. - (05)
- chambieux. s. m. Cordon pour soutenir la quenouille à l’épaule. De châble, châbleau, châbiau, chambiau. - (02)
- chambiller, v. intr., aller de travers, tituber : « Voui, l’boun houme, ôl a trop pinté ; quau ô r'veint cheù lu, faut vouer c'ment ô chambille ! » (V. Chambarder). - (18)
- chambillote, s. f., croc en jambe. - (18)
- chambleire, s. f. chambrière, femme attachée au service d'une maison bourgeoise, qui ne travaille pas aux champs, mais à l'intérieur. « çambière, çambiée. » - (01)
- chambleire, s. f., chambrière, servante. - (18)
- chambleire. : Petite servante. On disait aussi chambrillon. - (14)
- chambr'aute, s. f. chambre haute ; chambre des étages placés au-dessus du rez-de-chaussée. C’est presque un château en Morvan qu'une maison ayant des « chambr'autes. » - (01)
- chambr'aute, s. f., chambre haute, pièce située au premier ou au deuzième étage d'une maison. Elle est haute relativ. au rez-de chaussée : « Pâre et mâre coucheint au bas ; moi, j' coucho dans la chambr'aute ». - (18)
- chambre ai for : pièce dans laquelle se trouve le four . - (10)
- chambrier : grand officier qui était chargé du service de la chambre du roi. - (07)
- chambrier. s. m. Locataire, qui occupe une ou deux chambres. - (02)
- chambrotte : une cuisine d'été, une dépendance qui sert à tout, surtout à cuisiner. - (17)
- chamiée : chénevière (pièce de terre plantée de chanvre). - (13)
- chamiée : chenevière. IV, p. 28-g - (19)
- chamiée : chanvrière. - (03)
- chamiée, chemiée, caimiée. s. f . Chènevière. - (02)
- chamipier, v. a. conduire aux champs, mener paître. - (01)
- chammiée, chamnée, cemnée : chenevière. - (04)
- chamnée : voir chamiée - (19)
- chamnottes : chèvenottes. IV, p. 14-1 - (19)
- Chamoué : nom de bœuf. Ill, p. 29-o - (19)
- champ, nom de loc. nous avons en nivernais et particulièrement en Morvan près de deux cents noms de lieu qui sont tirés de champ avec ou sans qualification. - (01)
- champai. : Jeter(Del.). - (14)
- Champaie : Champeau . - (10)
- champaigne, s. f. plaine, endroit plat relativement aux terrains qui l'environnent. - (01)
- champ-de-chaudron (le), jeu de la marelle ; jeu d'enfant qui consiste à faire sauter une pierre d'un champ circonscrit, en sautant sur un pied. - (01)
- champè : jeter. - (17)
- champer, v. tr., camper, placer, mettre, et jeter, laisser là. - (18)
- champie - jeter là une chose qui embarasse ou encore éparpiller. En te fau champie cequi, vais ci ne vau ran du tot. Champie moi don cequi à mutan de lai rue. - (16)
- champier (verbe) : conduire le bétail aux champs pour le faire paître. - (08)
- champier : envoyer ailleurs, chasser . - (10)
- champignot , champouègnot : champignon . - (10)
- champignot : champignon. - (05)
- champignot, s. m. champignon. - (01)
- champignot, s. m., champignon. - (18)
- champlain, s. m. quelques parties du Morvan donnent ce nom à un espace libre, à une place publique où se tiennent les foires, apports ou marchés. Sur le champlain de Château-Chinon s'élevait le gibet seigneurial. - (01)
- champler. v. a. et n. Geler, être saisi par la gelée. Se dit du bois de la vigne. - (02)
- chamployage, champoiance : droit de faire paître les bestiaux dans les bois seigneuriaux. - (07)
- champlure. s . f. Action de la gelée sur la vigne. - (02)
- champnettes de murs. : Coutumes de Châtillon, 1371, d'où, plus tard, channettes et chanates, tuyaux de conduite d'eau pluviale. - (14)
- champoi - pâturage ; ce qui le regarde.- A vouraint aiboli le champoi ma quoi qu'i fairains des bêtes ? Le champoi aivou Painbliain et Cuchey â ine mine de disputes ; c'â demaige cair al â précieux. - (16)
- champoro : faire champoro, c'est ajouter du vin dans la soupe du pot au feu. - (17)
- champoué. s. m. pacage, pâturage. On dit aussi « champiaige » = champiage : « al é eun bon champoué ai l'entor de lu », il a un bon pacage dans ses environs. - (01)
- champouéyer, v. a. pâturer, faire paître les animaux. S’emploie absolument : « champouéyer» dans les bois. - (01)
- champoyè : faire paître les animaux dans les pâtis, (voir paquié), tondre superficiellement. - (17)
- champoyer, v. tr.. conduire aus champs les différents troupeaus. - (18)
- chan, s. m. côté, tranche. Mettre « de chan, sur chan » = de côté, sur le côté. Être « sur chan » est l'opposé d'être à plat. - (01)
- chanbe, chande, chanble et chambre. s. m. Chanvre. - (02)
- chanchounette, s. f. tresse de cheveux que les femmes ramènent sur la tête lorsqu'elles se coiffent : « une chanchounette bionde. » « chonette, chounette ». - (01)
- chanchue, s. f. sangsue. - (01)
- chande : filaments (du chanvre). IV, p. 14-1 - (19)
- chandeille, s. f. chandelle. - (01)
- chandelage, s. m. action de la gelée qui soulève les terres en formant à la surface une forêt de petites aiguilles ou chandelles de glace. Le « chandelage » est souvent funeste aux récoltes en déracinant les céréales qui restent, pour ainsi dire, suspendues en l'air. - (01)
- chandeler, v. n. se dit des terres arénacées qui se soulèvent par l'effet de la gelée en formant une multitude de petites chandelles ou aiguilles de glace, lesquelles supportent une légère croûte de terrain. - (01)
- chandeleuse (la), la chandeleur, fête de la présentation de notre-seigneur au temple. - (01)
- chandelle : chandelle. Mais aussi lampe à pétrole mobile, sur pied, pour l'éclairage domestique. Pour l'éteindre : "On tuait la chandelle". Le pétrole était dit, techniquement : pétrole lampant. - (03)
- chandelle. s. f. Tout ce qui éclaire artificiellement. Chandelle de suif. Chandelle de cire (cierge, bougie). Chandelle d’huile (lampe). Du latin candela. - (02)
- chandelouse. Fête de la Chandeleur. On a dit autrefois Chandeleuse. - (20)
- chandié, s. m. syncope de chandelier. - (01)
- chandier, chand’lé, changlé, changuier. s. m. Chandelier. - (02)
- chandier, s. m., chandelier. - (18)
- chane. Chêne. Vieux mot. Nous avons beaucoup de lieux dits « La chanée », lieu planté de chênes. - (20)
- chanée. s. f., chênaie. - (18)
- châner. v. n. Braire. - (02)
- chanfriller, v. intr., se dit des paysans qui veulent faire montre de parler français : « Aga, c'tu-là ; l'entends-tu ? ô chanfrille ». Pris en mauvaise part. - (18)
- changhassier, changeoquer, changottier s. m. Qui aime le changement, qui change souvent, particulièrement les ouvriers, les domestiques. - (02)
- changuelle. s. f. Chandelle. (Poilly-sur-Serein). - (02)
- changuier. s. m. Sanglier. — Se dit aussi, dans quelques localités, pour chandelier. - (02)
- chani : se prononce : chan - ni. Moisi, solides comme liquides. Impropre à la consommation. Ex : "Tin ! ar'gade don nout' pain, il est tout chani !" - (03)
- chani, adj., chanci, rance, moisi. - (18)
- chanlit, s. m., châlit. bois de lit. - (18)
- channe. s . m. Chanvre. (Rugny). - (02)
- channer. v. a. et n . Ouvrir la bouche en écartant les lèvres et montrant les dents, ainsi que fait l’âne quand il veut braire. — Voir châner. — Se dit, à Auxerre, pour avaler, pour boire. - (02)
- chan-ni : moisi. - (12)
- channi, ie. adj. Chanci, moisi. Du pain channi. - (02)
- channi, v. n. chancir, moisir, couvrir de moisissures : du pain « channi », du fromage « channi. » - (01)
- channir. v. n. Chanier. Du latin canere, canescere , blanchir, être blanc de moisissure. - (02)
- chanpleure, s. f. robinet de tonneau, cannelle par où s'écoule le vin, la bière, etc… - (01)
- chansonnet. s. m. Sansonnet, oiseau. - (02)
- chantain. s. m. et chantagne. s. f. Châtaigne. - (02)
- chanteai, s. m. chanteau, morceau, quartier de pain. « chantiau, chanquiau. » - (01)
- chantiau (nom masculin) : entame du pain. - (08)
- chantiau : partie d'une miche de pain, le quignon. - (05)
- chantiau : morceau (principalement de pain). Ex : "Coupe moué don un chantiau d’pain pour fini mon froumage !" - (03)
- chantié, s. m. sentier, chemin de traverse, - (01)
- chantille. s. f. A Auxerre, on entend par ce mot un contre-mur de briques sur plat élevé dans la cheminée de fond en faîte. - (02)
- chantou, ouse, s. chanteur, chanteuse. « çantou, çantoure. » - (01)
- chantou, s. m. et adj ., chanteur. - (18)
- chantre, s. f. jante de roue. - (01)
- chantre, s. f. Jante de roue. (Argentenay). - (02)
- chantrouiller. v. tf.et intr., chantonner, fredonner, mais de façon peu remarquable. - (18)
- chaot, chaon (prononcez chahot, chahon). s. m. Se dit par contraction de chaillot et chaseron, moule à fromage. - (02)
- chapais, chaipiau, chépias. s. m. Chapeau. - (02)
- chapau, s. m., crasse, croûte qui se trouve sur le sommet de la tête des nouveau-nés et que les mères ont la maladresse de respecter en vue de la santé de l'enfant. Ce mot n'a pas la mouillure comme chapiau. - (18)
- Chapé : nom de bœuf. III, p. 29-o - (19)
- chapé, e. nom de bœuf ou de vache. Désigne plus particulièrement les bêtes à cornes qui ont la tête blanche ou blonde. « çaipé ». - (01)
- chape, ér. adj. Se dit d’une bête à cornes mouchetée de blanc et d’autres couleurs à la tête. De caput , tête, ou capeline, chapeau. - (02)
- chapen, s. m. sapin. - (01)
- chapiau (un) : un chapeau. - (13)
- chapiau, s. m. chapeau. - (01)
- chapiau, s. m., chapeau. - (18)
- chapier. s. m. Chapelier. (Massangy). - (02)
- chapigner. v. a. Quereller, injurier, houspiller. — Se chapigner. v . pronom. Se quereller, se prendre aux cheveux. De caput. (Bléneau, Saint-Florentin, Percey). — On dit aussi chapiner. - (02)
- chapitchau, chapiquiau, chapiteau. s. m. Hançar. (Béru). — En Puysaie, on appelle chapiteau une sorte d’appentis qui abrite la porte d’entrée de quelques églises. - (02)
- chapitre : assemblée de chanoines. - (07)
- chapler, v. tr., abattre à coups de gaule, surtout les nois : « Ol a chaplé les calas de ses grands neùyers. Y en a tant, qu'ô n' sarot les compter ». - (18)
- chapler, v. tr., tailler, couper, mais surtout hacher : « As-tu chaplé tes harbes ? la sôpe va boudre ». - (18)
- chaplu, adj. chappé. Se dit du grain lorsqu'il n'est pas encore sorti de son enveloppe ou balle : « du blé chaplu. » - (01)
- chapon, s. m. grain qui ne s'est pas dépouillé sous le fléau, qui est demeuré dans la balle. - (01)
- chapon. s. m. Brin de sarment qui, au moment de la taille de la vigne, est coupé dans une mère-branche, pour être planté. (Auxerrois). - (02)
- chapoter, chapouter. v . a. Couper, tailler une pièce de bois maladroitement, grossièrement, avec un mauvais instrument ; coupasser un morceau de bois pour faire de menus copeaux. - (02)
- chapouner, se dit des incisions qu'on fait dans l'écorce d'une branche et à distances plus ou moins régulières. Après une opération de ce genre, on a un bâton « chapouné ». - (01)
- chapoutai : couper du bois à la hache. L'hiver on vé chapouter du bois : l'hiver on va couper du bois. - (05)
- chapouter (verbe) : tailler du bois, généralement pour fabriquer un petit objet utilitaire. - (08)
- chapouter : couper comme un goujat, couper en petits morceaux . - (10)
- chapouter : couper du bois avec un couteau. - (12)
- chapouter, v. tr., couper à tout petits bouts, morceler, avec hache, couteau, ciseaus : « La couturière m'a chapouté ma robe » — « Voyons, drôlet, n' chapoute pas mon bâton... » - (18)
- chapouter. Couper en petits morceaux. - (20)
- chapoutoir, chapotoir. s. m. Billot de bois monté sur trois pieds, qui sert pour chapouter. - (02)
- chappé : nom d'un bœuf d'attelage moucheté de blanc sur la tête. - (05)
- chapu. adj. Couvert, enveloppe d’une chape. — Blé chapu , blé tellement serré dans sa balle, dans sa chape , qu’un premier tour de tarare ne suffit pas pour l’en débarrasser et qu’il faut lui donner pour cela un second tour. - (02)
- chaqueigne. Pron. indéfini. Chacun. (Ménades). - (02)
- char, s. f. chair. - (01)
- char, s. f., chair, viande. - (18)
- char-a-glace, s. m., sorte de traîneau plus ou moins rudimentaire, boîte longue en planches sur laquelle s'assiet le promeneur, et qu'il pousse à l'aide de deus bâtons à clous. - (18)
- charbon de pierre, s. m., charbon de terre. - (18)
- charbonète. s. f , petit charbon, braise qu'on retire du four, qu'on éteint et qu'on vent aus ménagères pour allumer le feu. - (18)
- charbouillai. : Noirci par le charbon. Tel est aussi le sens donné à ce mot par M. le comte Jaubert. Les villageois disent d'un enfant dont la figure est malpropre : « S'tu lai a tô chairbouillai, ai fau le déchairbouillai. » - (14)
- charbouillé : barbouillé (de charbon). - (12)
- chàrbouiller (C.-d., Chal.).- Noircir, salir. Ce mot semble composé des deux verbes charbonner et barbouiller, comme pour exprimer l'action de barbouiller de charbon. Charbouiller est, en français, un terme d'agriculture servant à désigner les blés gâtés par la nielle, maladie qui transforme les substances farineuses en une poussière noire. Ce mot viendrait, suivant Bescherelle et Littré, du bas latin carbunculare. - (15)
- charbouiller, v. tr., barbouiller, salir, noircir par le charbon, etc : « Que v' tu que j' bise ton p'tiot ; ô s'é tout charbouillé la figure en migeant sa rôtie ». - (18)
- charchè : chercher. - (17)
- charchè : chercher. - (17)
- charcher, chorcher. v. a. Chercher. - (02)
- charcher, verbe tr., chercher. - (18)
- charcheux. s. m. Qui cherche. — Charcheux de pain , mendiant. - (02)
- charder, v. n. pleurnicher. se dit d'une personne qui pleure ou grogne à tout propos et sans motif. - (01)
- chardonet, s. m., chardonneret. - (18)
- chardougnot. s. m. Chardonneret. - (02)
- chareire, s. f. charrière, chemin, sentier réservé dans les bois pour le passage des voitures. Morvan «çareire». - (01)
- charenton, chérenton. s. m. Charançon. - (02)
- charfeu. s. m. Cerfeuil. (Diges). - (02)
- chargeon. s. m. Poignée de tiges de chanvre. — Se dit plus particulièrement de l’un des douze paquets de chanvre qui forment la masse ou bargée qu’on met baigner dans l’eau pour le rouissage. - (02)
- charger, v. a. prendre, au figuré, et s'applique surtout aux maladies. - (09)
- charier (se), v. réfl. aller en voiture : « i m'seu chârié ai Sauleu », je suis allé en voiture à Saulieu. - (01)
- charlette, nom propre de Charlette. - (01)
- charli, nom propre, diminutif de Charles. - (01)
- charlot (le), loc. « avoir le charlot, » être d'humeur flegmatique, molle, paresseuse. - (01)
- charmer, v. a. avoir en germe, couver une maladie : il y a longtemps qu'il « charmait » ces fièvres-là. - (01)
- charmetiau. Charme, arbre. - (20)
- charmouaise : une allergie (rhume des foing)--. - (17)
- charmouaise : une allergie (rhume des foins). - (17)
- charnat, charnin, charnon. s. m. Bourbillon, chair corrompue sortant d’une plaie. Du latin caro. - (02)
- charnateux. s. m. Terre forte, caillouteuse. (Saligny). - (02)
- charnié, s. m. échalas, pau de vigne. - (01)
- charnier : échalas. - (12)
- charniole : plante : ortie royale on dit aussi « chaveniole ». La charniole salissot les blés : l'ortie royale salissait les blés. - (05)
- charnon, chargniot. s. m. Voyez charnat. - (02)
- charote : une charrette. - (17)
- charote. s. f., charette. - (18)
- charotte. s. f. Petit charrette. Montaigne parle quelque part des chariottes. (Argenteuil). - (02)
- charpaigne. : Grande corbeille pour la confection de laquelle le bois de charme entrait plus particulièrement sans doute, car tel est le sens du mot charpe. (Roq.) - (14)
- charpéne, s. f,, panier à provisions, à mettre la chair et le pain. - (18)
- charpiller, v. tr., couper, mettre en morceaux. - (18)
- charpillère, s. f., grosse toile d'emballage, d'un tissu très lâche, spongieux, et servant aux ménagères pour laver les carrelages des chambres. - (18)
- charpion. s. m. Se dit pour sarpion, sarpillon, petite serpe. - (02)
- charpir. v. a. Emmêler. (Étivey). - (02)
- charreau, charrée, charrier, charroi, charroué. Voyez cherroux. - (02)
- charrée : pièce de toile portée sur l'épaule qui contenait le grain à semer à la volée de l'autre main. - (05)
- charrée : pièce de toile sur laquelle on mettait la cendre sur le cuvier à lessive (début 20ème siècle). - (05)
- charreiger. v. a. Charroyer. - (02)
- charreire. : Voie où passent les chars, les voitures. - (14)
- charretée d'injures. : Sottises débitées du haut d'un char par les compagnons de la Mère folle, de 1454 à 1630. - (14)
- charretier de bât : conducteurs de mulets. VI, p. 15 - (19)
- charrette : voir chvau - (19)
- charrie - charrier, trainer. Outre le sens français ordinaire, on emploie ce mot, par exemple, en disant : I crouai qui vê éte mailaide en ; i ai lontemps qui charrie ce qui. - I chârirons celai pendant l'hyver pour nos occupai. - (16)
- charriée (pour charrière). s. f. Voie, passage tracé par une charrette dans une forêt, dans un pâturage ou dans un champ. - (02)
- charriée : panier de séchage de fromage (principalement) à anse et claire-voie de planchettes que l'on accrochait au plafond. Le crochet était souvent constitué d'une branche coupée, avec sa sous-branche, en forme d'hameçon, pointe en bas. Comme l'ensemble était assez haut, on appelait un homme de haute taille un grand "dépand'leux d'charriée", avec assez souvent une connotation péjorative, au sens de pas trop malin... - (03)
- charronnette. s. f. Chardonneret. - (02)
- Charroune : nom de mule. VI, p. 16 - (19)
- charté, s. f., cherté. - (18)
- charti, s. m , hangar où l'on range les chars. - (18)
- charti. Hangar à ranger les chars. - (20)
- chartillon : apprenti charretier. VI, p. 15 - (19)
- chartingne. s. m. Chariot, Charretin. (Poilly-sur-Serein). - (02)
- chartre. s. f. Friche. (Sainpuits). — Dans un sens qui semble tout à fait analogue, on dit, à Auxerre, d’une personne qui est dans un état considérable de maigreur et d’étisie, qu’elle est en chartre. - (02)
- charvis, chervis. s. m. Carotte sauvage. - (02)
- chaseron. s. m . Vase de terre cuite percé de petits trous, dans lequel on met égoutter les fromages mous. - (02)
- chasez. : Vassaux logés par leur seigneur (du latin rasati). Franch. de Saulx-le-Duc, XIIIe siècle. - (14)
- chassou, s. m , chasseur. - (18)
- chassoué, chassoi, chassoir. s. m. Instrument de bois à l’usage des tonneliers pour enfoncer les cercles sur les tonneaux. - (02)
- chassouée, chassoie, chassoire. s. f. Fouet, mèche de fouet. - (02)
- chastece. : (Dial.), se trouve dans saint Ber nard pour chasteté comme chetitesse pour indiquer ce qui est chétif. - (14)
- chastron. : Mouton. Le bélier se nommait coillart. Coutumes de Châtillon de 1371. - (14)
- chat ! (hou), excl. pour faire déguerpir un chat : « hou chat ! hou chat ! J' vas t' faire mainger ma crein-me ! attend ! ». - (18)
- chat (éte) : difficile (être) . - (10)
- chat : gros crochet à trois branches comme un hameçon, fixé à une corde et permettant d'accrocher et récupérer les seaux tombés accidentellement dans un puits. - (05)
- chat chipoton (à) : petit à petit. - (12)
- chat, adj., friand : « Alle é chate » se dit d'une personne qui est « sur sa bouche » On a le vieux sobriquet : « chats de Chalon ». - (18)
- chat, chaite, adj. gourmand, friand. L’avare est toujours « chat » d'argent, la femme toujours « chaite » de chiffons ou de rubans. - (01)
- chat, chatte et chataud, chataude. adj. Friand, friande. - (02)
- chat. Friand. - (20)
- chat. s. m. Crochet à quatre griffes pour retirer un seau du fond d’un puits. (Saint-Germain-des-Champs). - (02)
- châtaie : château . - (10)
- châtaie. s. m . Château (Athie). - (02)
- châtain. s. m. Châtaigne. - (02)
- chataingne, s. f. châtaigne. - (01)
- chataingne, s. f., châtaigne. - (18)
- chaté. : Plus tard chastel, chaptel et cheptel. - Ce mot s'appliquait d'abord à la totalité du bien d'un redevable, et, par suite, au bétail ou aux baux le concernant. (Franch. de Molesmes, 1260.) Il vient de castellum parce que tous les biens, le troupeau comme autre chose, revenaient au château du seigneur et en dépendaient. - (14)
- chatel (nom masculin) : cheptel. - (08)
- chatelicot, s. m. petit bouquet de noisettes, de glands, de fruits enchaînés. - (01)
- châtellenie : manoir, seigneurie, et juridiction d’un seigneur châtelain. - (07)
- châtelot, s. m. bouquet de noix, de châtaignes, etc… - (01)
- châtelot. s. m. Groupe de trois objets, posés deux et un. (Béru). - (02)
- chatenére, s. f. chatière, ouverture ménagée dans le toit pour le passage des chats. - (01)
- chatenet, s. m. gourmand, friand, celui qui aime la bonne chère et recherche les morceaux délicats. - (01)
- chaterie, s. f. friandise, sucrerie, mets délicat. - (01)
- chaterie, s. f., sucrerie, friandise, entremets. - (18)
- châtias. s. m. Château. (Domecy-sur-te-Vault). - (02)
- chatiau (un) : un château. - (13)
- chatiau, s. m., château ; « Voui, voui, j'ainme meù ma maïion qu' sou châtiau ! » - (18)
- chatillo. Chatouillement. - (20)
- Châtillon : nom de bœuf. 111, p. 30-o - (19)
- châtillon, nom de bœuf très connu dans notre contrée. Ce nom est peut-être tiré de la couleur de l'animal plutôt que de son origine. Dans le berry et le nivernais beaucoup de boeufs sont appelés Châtain - (01)
- châ'tlot : petit château . - (10)
- chaton, s. m., ce qui reste de la grappe de maïs, quand on l'a dépouillé de tous ses grains. - (18)
- chatougniée. s. f. Chatière, chatonnière, ouverture pour les chats au bas d’une porte. - (02)
- chatouil, s- m., chatouillement. Aux apports, les fillettes disent sans gêne à leurs amoureux : « Oh ! j' crains pas l’chatouil, moi! » C'est presque une invite aux témérités. - (18)
- chatouillot, s. m., dim. de Chatouil. (V. ce mot). - (18)
- chat-qui-fou (nom masculin) : expression qui désigne un enfant remuant, qui ne tient pas en place. (Comme un chat qui est  fou). - (08)
- châtrè : cercler une roue, on dit aussi cerkiè. - (17)
- châtre, s. f. châtrure ; action de châtrer. Un porc subit « la châtre » avant d'être mis à l'engrais. - (01)
- châtre-bique, châtre-chien : couteau (mauvais) . - (10)
- châtrer : castrer . - (10)
- châtrer, v. a. raccommoder grossièrement sans y mettre de goût ou de soin. - (01)
- châtreure, s. f. raccommodage grossièrement fait. - (01)
- châtreure. s. f. Reprise grossièrement faite dans une étoffe, à l’imitation de celle exécutée par les Châtreux, quand ils rapprochent et cousent les deux lèvres de la plaie faite à l’animal qu’ils ont opéré. - (02)
- châtreux (nom masculin) : hongreur. - (08)
- châtron : jeune bœuf (jeune taureau castré) . - (10)
- châtron : jeune boeuf. - (13)
- chatron : jeune taureau n'ayant pas eu de chance pour sa future vie sexuelle. Non sélectionné pour la reproduction. Animal châtré. Agé, il deviendra un beu. Ex : "J'ons mis les châtrons au pré avec les taures." - (03)
- châtron, s. m. taureau récemment châtré, jeune bœuf qui n'a pas encore été soumis au joug ou qui ne l'a été que depuis peu de temps. « çâtron. » - (01)
- châtron. s. m. Jeune boeuf nouvellement châtré et qui, pour cette raison, n’a pas encore travaillé. - (02)
- châtrou, s. m. châtreur, celui qui châtre les animaux dans nos campagnes. - (01)
- chat-rouanne. s. m. Chat-huant. - (02)
- chatrue : ennui, malheur. - (13)
- chat-souris. s. m. Chauve-souris. - (02)
- chat-vant. s. m. Chat-huant. - (02)
- chaubard. s. m . Nuque, partie postérieure du cou. - (02)
- chauboulé, ée. adj. Se dit d’un morceau de bœuf ou de viande quelconque mangé à moitié cuit, parce qu’on ne l’a pas laissé bouillir suffisamment dans le daubier ou la marmite. De chaud et de bouillir . — Il y a cette différence entre chauboulé et chaugrouillé, que le second de ces qualificatifs s’applique à la viande mise à la broche ou sur le gril, et l’autre à la viande mise dans un pot ou dans une casserole pour cuire en bouillant. - (02)
- chaucher, v. tr., chausser. A Châlon, l'ancien nom de la rue aux Prêtres était : Chauche-chien (chausse-chien). On a le nom Chauchefoin. - (18)
- chauchéte, s. f. , chaussette. - (18)
- chauchette, s. f. chaussette, demi-bas, diminutif de « chauche » = chausse. - (01)
- chaud (breûder de), redond. fautive. - (18)
- chaud (la) : la chaleur. - (13)
- chaud du lit, loc, saut du lit. - (18)
- chaudeur. s. f., chaleur. - (18)
- chaud-feurdi (nom, masculin) : coup de froid qui annonce un rhume ou une grippe. - (08)
- chaud-frèd, s. m., pleurésie. La population a une grande prédilection pour ce mot. Il n'est pas d'affection de poitrine qu'elle ne désigne sous le nom de chaud-froid. - (18)
- chaudiére : fourneau pour la cuisson des pommes de terre pour la pâtée. - (10)
- chaudiorée. s. f. Chaudronnée. (Saint-Martin-des-Champs). - (02)
- chaudot : un endroit douillet. - (17)
- chaudrin. s. m. Chaudron. (St-Aubin-Châteauneuf). - (02)
- chaudron, s. m. vase de fer blanc avec couvercle et dont on se sert pour transporter la soupe ou autres aliments lorsque les ouvriers sont répandus dans les champs. - (01)
- chaudrotte. s. f. Petite chaudière. — A Collan, se dit d’une sorte de mollusque enfermé dans une écaille pierreuse et ressemblant à une sauterelle. - (02)
- chaudru, ue. adj. Souffreteux, malingre. Jaubert donne chaudré , brûlé, desséché par la chaleur. - (02)
- chaufau, s. m. échafaud, appareil composé de poteaux et de claies qui permet de s'élever plus ou moins haut au-dessus du sol. - (01)
- chaufauder, v. n. échafauder, construire un appareil en bois pour s'élever au-dessus du sol. - (01)
- chauféte, s. f., chaufferette. - (18)
- chaufeuse, s. f., lemme qui chauffe la lessive. (V. Lissiveuse Laveuse). - (18)
- chauffeu, s. m. chauffoir, lieu où se trouve la cheminée ; chambre à feu. - (01)
- chauffoyé. s . m . Toute chambre pourvue d’une cheminée. (Villiers-Saint-Benoit). - (02)
- chaufredi : chaud et froid. - (05)
- chaugnon, s. m. anneau qui réunit l'avant et l'arrière-train d'une charrue. « chaugnon » = chaînon. - (01)
- chaugrue, chauboulue, chaubouillure. s. f. Echauboulure, éruption de boutons de cbaleur sur la peau. De calida bulla. - (02)
- chauledru. s. m . et adj . Rusé. (Saint-Martin-Sur-Ouanne). - (02)
- chauler. v. n. Pousser des tiges, des rejeton. Du latin caulis . Se dit surtout des plantes herbacées. - (02)
- chaumâ, s. m. petite chaume, terre inculte et engazonnée. - (01)
- chaume : lande communale, pâtis. - (10)
- chaume, s. f. terrain engazonné, ordinairement de peu de valeur, lande, espace vague et livré au pacage des animaux. - (01)
- chaupiquet, s. m. saupiquet, sauce piquante où il entre beaucoup de vinaigre. - (01)
- chaurfredis : chaud et froid. - (04)
- chaurie. s. f. Four à chaux. - (02)
- chaurier. s. m. Chaufournier. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- chausse (une) : une chaussette. - (13)
- chausse : bas, chaussette . - (10)
- chausse : chaussette. Ex : "Si t'as fré aux pieds, mets don des chausses !" - (03)
- chausse, s. f. , bas, chaussette (Mervans). - (18)
- chausse, s. f. chausse, bas, vêtement de la jambe et du pied. « çausse. » - (01)
- chausse-moute. Bergeronnette, par corruption pour « saute motte », parce que cet oiseau est très-leste. - (20)
- chaussie, s. f. chaussée, levée d'étang, barrage qui retient les eaux. - (01)
- chaut (il ne m'en). Il ne m'importe. - (20)
- chaut. s. m. Sorte de ressort fixé au bout de la chaîne d’un puits et dans lequel on accroche le seau pour puiser de l’eau. (Soucy). - (02)
- Chauveau : nom de bœuf. III, p. 29-o - (19)
- chauveau et choveau, s. m., mesure de liquide, contenant environ le demi litre : « J’ons ben prou cori ; veins-tu boire èun chauveau ? » - (18)
- chauveau, chôveau (Chal., Morv.), chôvia (C.-d.). - Sorte de mesure pour les liquides contenant le quart de la pinte, soit environ un demi-litre, usitée principalement pour le lait. L'étymologie se trouve dans le même mot en vieux français, venant du bas latin calvea, mesure pour les grains. - (15)
- chauveau, nom de bœuf ; bœuf dont le poil est ras, non frisé. - (01)
- chauveau, s. m. mesure de capacité ayant la forme tubulaire et contenant environ un litre. On dit d'une personne craintive qu'elle se ramasse, se resserre comme un « chauveau » d'huile. - (01)
- chauvessi : voir chavouchi. - (19)
- chauvoucheri, s. f. chauve-souris. - (01)
- chavan : chouette et autres oiseaux nocturnes. IV, p. 22-6 - (19)
- Chavan : nom de bœuf. III, p. 29-o ; V1, p. 7 - (19)
- chavange, chavanche. s. f. Viande coriace très-dure. (Bléneau). - (02)
- chavant : chat-huant. - (04)
- chavé, ée. adj. Flatteur, rusé. - (02)
- Chaveau : nom de bœuf. III, p. 29-o - (19)
- chavenère. s. f. Chènevière. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- chavir et chévir, v. tr. et intr., conduire, gouverner, jouir de. S'emploie surtout négativement dans le sens de faire obéir, diriger : « Ces drôles sont si dissipés que j' peux pas en chavir ». - (18)
- chavir, chevir. v. n. Venir à bout d’une chose, être le maître, jouir, posséder, diriger, gouverner, dompter. Du bas latin cheviare , et de chef (Caput). - (02)
- chavire, v. a., jouir, user. Ex. : mon propriétaire m'a loué un grenier qui est en si mauvais état que je ne puis en chavire. - (09)
- chav'née (nom féminin) : cheminée. - (08)
- chavoceris. s. f. et chavoicheri et chavoichi. s. m. Chauve-souris. (Guillon, Girolles, Vassy-sous-Pisy). - (02)
- chavoche : voir chavan - (19)
- chavogne, s. m., poisson blanc, que prennent journellement les pêcheurs. Dim., Chavorgnot. - (18)
- chavogne. Poisson blanc, appelé à Chalon chavène, à Dijon chevaneau. - (20)
- chavoix. s. m. p. Menues tiges de chanvre laissées dans les champs comme inutiles et sans valeur. - (02)
- chavoucheri : voir chavouchi - (19)
- chavouchi : chauve-souris. IV, p. 33 - (19)
- chavouchie, s. f. chauve-souris. - (01)
- chazedatte. s. f. Petite claie d’osier, de forme ronde, pour faire sécher les fromages. On dit aussi chazelatte. - (02)
- ché. s. m. chef, tête. S’applique seulement aux animaux. Autant de bœufs, de vaches, autant de « chés de neurin. » on compte aussi les chevaux, les moutons et même les volailles par « ché. » « cé. » - (01)
- chécher, chéchïr. v. n. Sécher. - (02)
- chéchon, chéchot. s. m. Petit sac. Se dit par corruption de séchot, sachot. - (02)
- chechot : petit sac, sachet. Ex : "Le Marcel m'a douné un chéchot de pois à c'matin....Ca va fée un bon fricot. J'vas lui die de v'ni les gouter. Ah ! Le boun' houme !" - (03)
- chécun et eun chécun, pr. ind., chacun : « V'Ià les marioûs qui vont j'ter les dragées. Allons, p'tiots, corez ! eùn chécun en àra ». - (18)
- chécun. : Chacun. - Chécun di sai chéquène, c'est-à-dire chacun raconte sa nouvelle. - (14)
- chée, s. f. chaise, siège. Syncope de chaire ou chère, ancienne forme pour chaise. - (01)
- cheffre, s. m. chef, celui qui commande. - (01)
- chéhiot, chéïôt. s. m. Chariot. (Montillot). - (02)
- chehot, cheneton. s. m. Chenet, petit chenet. (Argenteuil). - (02)
- chéias (Y). Imparf. de l’indic. du verbe choir. Je tombais. (Coutarnoux). - (02)
- chèillâs : désordre . - (10)
- cheillas : objets ou choses en désordre. Faut pas lécher les denrées en cheillas : il ne faut pas laisser le matériel en désordre. - (05)
- cheillot - paille de pois, de fèves. – N'ailez pâ perde ce cheillot qui, â moins ! les bêtes ne le mégeant pâ mau du tot. - (16)
- cheillots. s. m. pl . Tiges sèches de pois et de haricots écossés. (Etivey). - (02)
- cheinte, cheintre et chintre. s. f. Lisière de terrain inculte, ménagée autour d’une propriété pour ne pas aboutir sur celles des voisins ou pour toute autre cause. Du latin cinctorium, ceinture. - (02)
- cheire, s. f., chaire, chaise. - (18)
- chéle. s. f. chaise, siége où l'on s'assied, petit banc. - (01)
- chéle. s. f. Chaise. Ce mot est usité dans beaucoup de communes. - (02)
- chemenai son train. : Locution familière signifiant continuer ce qu'on faisait. - (14)
- chèmeneux. s. m. Chènevis. On dit aussi cheum'neux. (Anneau, Bléneau, etc.). - (02)
- chêmer. v. n. Chômer, être privé, manquer. - (02)
- chemi, s. m. chemin. « c'mingn', cemingn'. » - (01)
- chemie - chemise. On dit aussi Chemin, mais la dernière syllabe avec le ton bien nasale et en trainant. - Note Mairguite, sai marraine l'i é beillé douze chemies pour son troussais. - En vou ai des chemies en couleur, aivou des lignes, des dessins ; quée drole de mode en aimeune lai ! - (16)
- chémie : chemise. Ex : "Si té monte au bourg, mé don ène chémie prop'. Tin, mets don la neue." (Mets donc une chemise propre....la neuve). - (03)
- chemie, s. f. chemise, vêtement. - (01)
- chemiée : voir chamiée - (19)
- chemiée. s. f. Chènevière. - (02)
- chemillole, s. f. veste ronde en boge. « chemillole » est une forme locale pour camisole. On sait que ce dernier vêtement était une sorte de veste portée par les hommes. - (01)
- chemillot, s. m. brassière d'enfant. - (01)
- chemïotte (pour chemisotte). s. f. Sorte de veste ou, plutôt, demi-blouse, bourgeron qui en tient lieu. - (02)
- chemison. s. m . Corset d’été. (Maillot). - (02)
- chem'nale : lamier pourpre, ortie royale . - (10)
- che'mnée : cheminée . - (10)
- chem'née : cheminée. On o ben vé la chem'née : on est bien vers la cheminée. - (05)
- chem'née, s. f. cheminée, foyer. - (01)
- chem'non. s. m. petit chemin, sentier. - (01)
- chemnoter, v. a. se dit des rameaux d'arbres ou d'arbustes qui sèchent et meurent, peut-être par assimilation avec la «chenevote » que l'on prononce « chemenote » dans une partie du Morvan. - (01)
- chemnotte. s . f. Chénevotte. - (02)
- chenailler. v. tr., battre à coup de fouet, comme on fouette les chiens (chienailler). - (18)
- chêne-drait, châgne-drait. s. m. Arbre fourchu, jeu d’enfant. - (02)
- chenée ou echenée - Voyez Aichenée. - (16)
- cheneille, s. f. chenille. - (01)
- chenéve et chenove. Chanvre, du latin cannabum. Une tige de chanvre s'appelle dègne, comme dans le Mâconnais. La malére est la tige de chanvre mâle. - (20)
- chenevé, s. m., chenevis. - (18)
- chenevére - chenevière, chanvre sur pied, champ où il est semé. - Les chenevéres sont jolies c't année. - Voiqui le temps que veint qu'en fauré tiré les chenevéres. - (16)
- cheneveuille. : Tiges sèches du chanvre dépouillées de leur écorce. A Semur et dans le Châtillonnais on dit chenevotte. - (14)
- chenevey (bounot), s. m., bonnet épais que portaient jadis nos mariniers. Cette coiffure, excellente contre l’humidité, était ornée de trois glands ronds à gauche, et se serrait à volonté du côté des glands. - (18)
- chenevote, s. f., allumette faite avec la tige du chanvre, qu'on a dépouillée de son filament par l'opération du teillage. - (18)
- cheni - balayures, poussière. - Raimasse don to ces cheni qui, que ce n'a pâ propre.- I ai in cheni dans l'uillot. - (16)
- cheni (prononcez : ch'ni) (C.-d., Chal., Br., Morv.). - Balayure, poussière, ordure. On pourrait croire, comme l'ont fait Cunisset-Carnot et beaucoup d'autres, que ce mot vient de chenil, ce logement des chiens de chasse, en général mal tenu, plein de poussière et d'ordures… . Sa véritable étymologie est cinis, cendre, qui se prononce chéne, dans certains patois (en rouchi, notamment, suivant Chambure). Dans l'Yonne, on appelle cbenise ou cenise la cendre rouge d'un foyer ardent (Jossier). - (15)
- cheni, s. m. le rebut, la plus mauvaise qualité des choses, poussière, ordure : ôtez ce « ch'ni » qui est sur la soupe. - (01)
- cheni, s. m., ordure, petit corps étranger, balayure : « J'ai un cheni dans l’ûyot ». — « Y a des chenis dans l’coin de ta chambre ». - (18)
- cheni. Balayure, atome. - (20)
- chenil. : Lieu où l'on enferme les chiens (en latin canile) et où s'accumulent les ordures et la poussière. - (14)
- chenillère. s. f . Poulailler. C’est une altération de genillère, qui lui-même se dit par corruption de gelinière , le vrai mot. - (02)
- chenise. s. f. Voyez cenise. - (02)
- chenne et chin-ne. s. f., chienne. - (18)
- chenoichai - rechercher, être menacé. – A n'a pâ queman qu'à vouro, â chenoiche bien sur quéque mailaidie. - A sont couchés to les deux ; i crains bein qu'a chenoichaint quéque misère. - (16)
- chenoillai - dormir d'un demi sommeil ; un instant pour se reposer. - Al éto si lâssai qu'al é chenoillai in quairt d'heure dans lai groinge. - I ne dreume pâ queman qu'en faut ; i chenoille par moment, voilai to. - (16)
- chenot, s. m. chenet de foyer. - (01)
- chenot, s. m., chenet. Chenot est le dim. dé chen (chien). Les premiers chenets représentaient volontiers des chiens ou des têtes de chiens. - (18)
- chenôve - chanvre. - I ons étendu note chenôve. - En no fau portai note chenôve â fortou. - (16)
- chenove, s. m., chanvre. La plante même, et la filasse que l'on retire de son écorce. - (18)
- chenu, adj., bon, fort, cossu, solide, excellent : « I m'en a fait goter ; oh ! y é du ch'nu ! » - (18)
- chenucher. v. n. Pleurer comme un enfant. - (02)
- chéon. s. f. Vase au-dessus duquel se met la fescelle remplie de fromage mou, et dans lequel s’égoutte le petit lait. Voyez d 'escelle. - (02)
- chépeais : chapeau. - (04)
- chépiau. s. m. Chapeau. (Montillot). - (02)
- chépuzè : couper du bois pour le mettre en charpie. - (17)
- cher. s. m. Chariot, char. — Droit de cher, droit que possède un propriétaire de pouvoir passer librement avec une voiture dans une propriété contiguë à la sienne, soit pour les besoins de la culture, soit pour l’enlèvement de ses récoltes. Du latin carrela , carrus. - (02)
- chérantie, s. f. cherté, prix élevé des denrées. Nous sommes dans un siècle de « chérantie. » - (01)
- cherche, s. f. recherche, poursuite : il est en « cherche » de sa vache. « serche. » - (01)
- chercher son pain, loc, mendier. Le Morvan a comme type le cherche-pain (cherchou d' pain). (V. Aller aux portes). - (18)
- cherchou, cherchouse de pain, s. m. et féminin celui ou celle qui cherche, qui quête, qui demande l'aumône, mendiant ou mendiante pris dans un sens favorable. « sarçou, sarçouse » ou « sarçoure. » en quelques lieux « serchou, serchoure, serchouse. - (01)
- chère - chaise. - Peurnez ine chère et cheurtez vo qui causain in rnanmant. - Ne mets don pâ queman cequi tes pieds su les boujons de lai chère. - (16)
- chère (ou chaire) : une chaise - prend eune chère pe écheut te, prends une chaise puis assieds-toi. - (17)
- chère âme du bon dieu. cette locution est très usitée pour désigner les personnes défuntes. Une veuve ne parle presque jamais de son mari décédé que dans ces termes à la fois tendres et religieux. - (01)
- chère an-née (la), s. f., l'année de la grande cherté (1816). — Petit, j'entendais toujours parler du pris exorbitant des denrées en ce triste moment. Je me souviens du pris du sucre, qui valait 6 fr. la livre, et tout à l’avenant. - (18)
- chéresse, s. f. dérivation d'eau pour le service d'un moulin, d'une usine. - (01)
- cheriot : chariot. Ils étaient longs, à 4 roues dont 2 directrices. Les 2 plus petites roues à l'avant. - (03)
- cherpeigne. s. f. Panier, corbeille. (Étivey). - (02)
- cherpignier. s. m. Vannier, faiseur de corbeilles et de paniers. - (02)
- cherriée. s . f. Cage en bois dans laquelle on fait sécher les fromages. (Chastenay). - (02)
- cherroux. s. m. Grosse toile qui se met entre le linge et les cendres dans une lessive. (Guillon). - (02)
- chès de neurin : tête de bétail, unité. - (05)
- chése : chaise . - (10)
- chésit, tomba, parf. du v. cheûdre. - (18)
- chessè : chasser. - (17)
- chesser, v. tr., sécher : « J' veins d' laver mes draps ; j' les ai métu chesser ». - (18)
- chessir : sécher le linge. - (17)
- chessot, s. m., lange pour les besoins des enfants. Parce qu'ils servent à essuyer, à chesser le petit. - (18)
- chêt. s. m. Chat. (Argenteuil). - (02)
- chetailai - jeter là, jeter pour se débarrasser. On prononce à peu près toujours Ch'tailai. - Ch'taile moi don cequi, ci ne vau ran du to. - Si vô li beillez vos ète sûr qu'à le ch'tellerai, sans pu de faiçon. - (16)
- chetel, ch'tel, ç'tel, s. m. cheptel, capital en bestiaux que le propriétaire confie au fermier ou au métayer ; contrat passé entre un propriétaire et un cheptelier. - (01)
- chetelié, chtélié, ç'télié, s. m. cheptelier, celui qui prend du bétail à cheptel. Il y avait autrefois beaucoup de « ch'téliés » en Morvan. - (01)
- chéti - chétif, faible, méchant. - Al à bein chéti ceute homme lai ; à dai éte mailaide. - A nos aivaint premi ine moitié de lapin, et à nos en an envie in cheti bou de ran. - Ne t'y fie pâ, al à cheti en diabe. - (16)
- cheti (C.-d., Chal.), ch'tit ou ch'ti (Y.), c'ti (Morv.), au féminin chetite. - Ce mot signifie chétif, mais possède en patois un sens beaucoup plus étendu qu'en français, car, si on l'emploie en Bourgogne pour souffreteux, malingre, il est usité également pour dire malicieux, malfaisant. Il s'applique aussi aux objets, dans le sens de mauvais : « Un ch'ti repas », en mauvais état : « Une ch'tite robe. » Le mot chétif a la même origine que le mot captif (captivus). En français du moyen âge, c'était ainsi qu'on désignait les prisonniers ; ceux-ci étant, en général, mal portants, cbétif finit par signifier faible, misérable. Cbeti a produit cbetiteté, cb'titeté, cb'titerie, qui signifient méchanceté, mauvaiseté, malice, gaminerie. - (15)
- chêti, ch'ti, ç'ti (au féminin ite), adj. chétif, faible, malingre, mauvais, méchant, malheureux, misérable, de mauvaise qualité. - (01)
- cheti, te, adj., pâle, maigre, chétif : « Vlià des ch’tis morciaux! » — « T'é donc bé mau ? T'as eùne ch'tite figure ». Au fig., mauvais, méchant, vaurien : « Y ét eun ch'ti vouésin ». D'un petit polisson on dira : « Ol é ben prou ch'ti ». - (18)
- chetiot - diminutif de cheti voyez ce mot. Chetiot ou Ch'tiot ne s'emploie guère que pour exprimer la faible santé, rarement pour exprimer la malice. - (16)
- cheti-te. Chétif a un sens beaucoup plus étendu qu'en français. On dit d'un enfant qu'il est cheti, s'il est mal portant ou polisson. Un homme cheti, c'est un coquin, de chetis habits sont des habits en mauvais état. Nous disons chetiveté pour chose de peu de valeur. - (20)
- chetitement, adv., chétivement, médiocrement, misérablement. - (18)
- chetitetai - malice, méchanceté. - En i en é de lai chetitetai chez lu, ailé ! - Il à remplie de chetitetai, lai fonne â Bochot. - (16)
- chetiteté, ch'tit'té, ç'tit'té, s. f. malice, méchanceté. - (01)
- chétiveté. s. f. Etat de ce qui est maigre, faible, souffrant, chétif. — Avarice, méchanceté, vilénie. - (02)
- cheu, prép., chez : « Qu' veins-tu fàre iqui ? Va-t'en cheù vous ». - (18)
- chéu. s. m . Crochet de fer à l’extrémité de la chaîne d’un puits, pour suspendre le seau avec lequel on veut tirer de l’eau. (Armeau). — Voyez chaüt. - (02)
- cheuche - souche. - Ces cheuches lai ne sont vraiment pas asilles ai airoiché. - Al é lai tête dure queman ine cheuche. - (16)
- cheuche : souche . - (10)
- cheuche : tête . - (10)
- cheuche : souche. - (04)
- cheuche, s. f. souche, tronc d'arbre vivant ou mort. - (01)
- cheuchon, s. m. petite souche d'arbre, diminutif de « cheuche. » - (01)
- cheudre, v. intr., tomber, choir : « Prens donc garde ; t' vas m' fâre cheudre ». - (18)
- cheudre. Tomber, du latin cadere, et du vieux mot choir. Nous disons écheudre pour se lever, et encheudre pour aider quelqu'un à se lever. - (20)
- cheugne. s. f. Crottin qu’on ramasse sur les chemins, ce qu’on appelle à Auxerre une érangée. - (02)
- cheugner : donner un coup, prendre. - (12)
- cheuiller : pleuvoir faiblement. « Il en cheuille ». - (11)
- cheuiller, chouiller. v. a. Froisser, gâter, salir, gaspiller. (Pourrain). - (02)
- cheul, e, adj. seul : « aine parsonne cheule. » - (01)
- cheulai. : Tetter. Se dit aussi des enfants sevrés et qui tettent leur pouce. (Del). - (14)
- cheulè : sucer. - (17)
- cheuler, v. tr., trop boire, s'enivrer, se saouler. - (18)
- cheûlotte : une tétine. - (17)
- cheum’née. s. f. Cheminée. (Etaules). - (02)
- cheu-nous, loc. employée substantivement, le groupe qui forme la maisonnée ; « Cheû-nous sont sortis. Cheû les François vont li fâre la conduite ». - (18)
- cheun'viére : chenevière (lieu planté de chanvre) . - (10)
- cheupais. s. m. Chapeau. (Vassy-s-Pisy). - (02)
- cheupe : touffe de cheveux . - (10)
- cheupé, part. pass. d'un verbe « cheupper » inusité à l'infinitif. Celui qui a une huppe ou une houppe sur la tête. Les poules crèvecœur sont bien « cheuppées. » - (01)
- cheupe, s. f. chupe est pour huppe, houppe, touffe de plumes sur la tête d'un oiseau, de crins, de poils, sur la tête d'un cheval, d'un âne, etc. se dit même d'une mèche de cheveux sur la tête d'un homme. - (01)
- cheuper. Crier ou appeler en criant. On dit en termes de chasse houper, quand le veneur avertit son compagnon par un ou deux mots longs qu'il a trouvé une bête courable qui sort de sa quête et entre dans celle de son compagnon. - (20)
- cheupran. Chat huant. - (20)
- cheur, s. f. sœur. - (01)
- cheur. s. f. Sœur. (Ménades). - (02)
- cheûre : tomber - èl é chu, il est tombé - è vè cheûre, il va tomber - è cheû, il tombe - è cheuzè des côdjes, il pleuvait des cordes - cs'è cheu, ça tombe. - (17)
- cheurler. v. a. Flagorner. (Rugny). - (02)
- cheurotte,- s. f. sœur, petite sœur, terme d'amitié. « seurotte. » - (01)
- cheurtai (et Se) - assis et s'asseoir. - Aipruchez vo du feu et pu chertez vo brâmant. - Al étaint cheurtai su le ban, ai l'ombre qu'a causaint tranquillement. - Voyez Echetai. - (16)
- cheurte : une chaise. - (11)
- cheurter (se) : s'asseoir. - (11)
- cheurter : asseoir . - (10)
- cheurter, v. a. asseoir. « cheurté-lu » ; asseyez-le ; « ile ô cheurtée », elle est assise. - (01)
- cheurter, v. tr., asseoir : « Eh ! bràve houme, cheùrtez-vous donc eun brin su l’ban ». - (18)
- cheurtot (nom masculin) : tabouret sur lequel on prend place pour traire les vaches. Un dit aussi chitot. - (08)
- cheurtoû : siège, chaise . - (10)
- cheurtrelle : siège. - (06)
- cheutai : aider. - (05)
- cheute, s. f. chute, action de tomber. - (01)
- cheutrin. s. m. Rebut. (Etais). - (02)
- cheût'te (è) : assieds-toi. - (17)
- cheuvenée. s. f. Cheminée. ( Vassy-sous-Pisy). - (02)
- cheuvre, s. f., chèvre. - (18)
- cheuvre. Chèvre, et grosse sauterelle. Pour chèvre, nous disons bique et boque ; pour chevreau, chevru et bica, et pour bouc, boquin. - (20)
- cheuvreu, s. m., chevreuil. - (18)
- cheux nous : chez nous. - (13)
- cheuz, prép. chez. - (01)
- chevalière. s. f. Pas-d’Ane, tussilage. (Argenteuil). - (02)
- chevanton. : Tison (rac. lat. candescere). - (14)
- chevau, ch'vau, g'vau, z'vau, s. m. cheval. Nous disons comme le vieux français un chevau, des chevals. - (01)
- chevau, s. m., cheval : « A c' maitin, j'ai m’né mon ch'vau au marché ». - (18)
- chevaulée, chevolée. s. f. Voyez chevelée. - (02)
- chevelée. s. f. Plant de vigne, chapon qui, avant d’être planté, ayant été mis quelque temps dans l’eau ou dans une jauge de terre fraîche, y a poussé des brindilles de racines ressemblant à des cheveux. Voyez chapon. - (02)
- chevenale, s. f. plante parasite des champs ; œillette sauvage. Elle produit une huile de médiocre qualité. - (01)
- chevené, s. m. chenevis, graine du chanvre. « chamené. » - (01)
- chevenée – cheminée. – I ne pouvons pâ empouachai note chevenée de feumai. - Etends cepui sô lai chevenée pou le fâre soichai. - (16)
- chevenée : chènevière (petite parcelle de bonne terre où on cultivait le chanvre). Les paysans ainmont ben leur chévenée : les paysans aiment bien leur chènevière. - (05)
- chevenotte, s. f. tige de chanvre dépouillée de son écorce. - (01)
- chevenottes - chenevottes, ce qui reste de la tige du chanvre quand elle est tillée. - En voiqui des chevenotes ! i ons de quoi ailemai note feu. - (16)
- cheveriot : chevalet – support en croix pour scier. Ex : "Oublie pas ton cheveriot si té vins pou' m' scier mon bois." - (03)
- cheverneau. s. m . Petit champ. (Champignelles). - (02)
- chevertiau, cheverquiau. s. m. Chevreau. - (02)
- chevertier (pour chévretier). s. m. Chévrier. - (02)
- chevestre. : (Du latin caput stringerfi).-« Licol pour avaler (ad vehere) au croct des fourches patibulaires et pour mettre à gehaine (torture) les malfaicteurs. » (Coutumes de Chasteillon, 1317.) - (14)
- chevet. s. m. Tas de terre déposé en tête d’une vigne, et qui forme comme une espèce de traversin. - (02)
- cheveurtier : joueur de cornemuse. II, p. 20-3 - (19)
- chèvi ou chaivi - finir, en venir à bout. - Câ in ovraige difficile ; i ne sai pâ si en chévirai bein. - Quand ce sero le malheur ! côte que côte, en fau qui en chaivissain. - Est-ce que vos en chaivirâ ?... - (16)
- chévi, v. n. venir à bout, mener à bonne fin, achever, se rendre maitre de… - (01)
- cheviâs : chevaux ; masculin : i ch'vau. - (04)
- cheviée, s. f. civière qui sert à transporter le fumier des étables. - (01)
- cheville : en cheville = au milieu. III, p. 31-s - (19)
- chevir : se sortir (ou pas) d'une difficulté ou d'un situation, en finir avec qqch. Tu n'en chevis point !...  Ne point « en chevir ». - (11)
- chévir : venir à bout . - (10)
- chev'née : la cheminée. - (11)
- chevolé - celui qui est chargé des chevaux, surtout pour les garder, les conduire aux champs. - I veins de voué vote chevolé ; a ne gairde diére bein ses bêtes. - (16)
- chevoneau, s. m. filet de pêche. Ce filet par métonymie tire son nom du petit poisson appelé chevanne et aussi, ce semble, cheveneau. - (01)
- chévre : robinet de tonneau . - (10)
- chevretié, s. m. joueur de cornemuse, musicien de village. En quelques lieux « cheveurtié. » - (01)
- chevreu, s. m. chevreuil. - (01)
- chèvrin, chèvri, chèvretin. s. m. Chèvre-feuille. (Sommecaise). - (02)
- chevrotte, s. f. moyette de sarrasin ou blé noir. On met le sarrasin en petites « chevrottes » pour le garantir des mauvais effets de la pluie. - (01)
- chevrottes : moyettes, tiges de sarrasins dressées pour le séchage. - (05)
- chez, nom de loc. nous avons dans le nivernais, Morvan compris, cinquante-quatre hameaux, fermes, habitations, désignés par le mot chez, très souvent accompagné d'un nom d'homme : chez Baret, chez Baron, chez Briot, chez Genty. - (01)
- chez. : Ce mot qui n'est partout ailleurs qu'une préposition, tient la place d'un substantif comportant l'idée de tous les hôtes d'une maison. « Ché mosieu ein tei aitein defeur quan j'i fu. - Ché mon peire vo fon bé dé compliman. » - On s'étonnera peu de cette façon de parler quand on saura que la préposition ché, qui s'écrivait ainsi, dérive du substantif latin casa, signifiant la maison ou la chaumière des personnes dont on parle. - (14)
- chezal. : Cheoir (du latin cadere). - (14)
- chi - six. Voyez Chisse. - (16)
- chi, adv. si, tellement, autant que… - (01)
- chiainte : bande de terre à chaque extrémité de la parcelle qui permet de manœuvrer avec le tracteur. - (06)
- chiairaigne, s. f. charogne, carcasse d'un animal mort. Se dit en parlant d'un mauvais chien et quelquefois des personnes comme terme injurieux. - (01)
- chiaissaule, s. m. fouet, courroie, lanière. - (01)
- chiaisse, s. f. chasse : « i va ai lai chiaisse », je vais à la chasse. - (01)
- chiaisser, v. a. chasser, aller à la chasse. - (01)
- chiaissot : petit sac, sachet . - (10)
- chiaissot, s. m. petit sac en toile ou en peau. - (01)
- chiaissou, s. m. chasseur, celui qui va à la chasse. - (01)
- chiâler : pleurer . - (10)
- chianleizai. : Courir les rues et les bals avec un costume et un masque pendant les jours gras. - (14)
- chianner, v. n. pleurnicher, pleurer à tout propos, sans motif. On prononce « chian-ner. » - (01)
- chianton. s. m. Charançon. (Étais). - (02)
- chiassou : quelqu'un qui a la diarrhée, la chiasse. - (17)
- chiau, chiou. s. m. Petit chien. - (02)
- chiau, s. m. seau pour puiser de l'eau. - (01)
- chiauler, chiouler. v. n. Piailler, pleurnicher. (Vallery). - (02)
- chicanoû : chicanier . - (10)
- chicanou, adj., chicaneur, chicanier. - (18)
- chicanou, ouse, s. et adj. chicaneur, celui qui chicane. - (01)
- chicard. adj. Fin, beau, recherché. — Chicocandard semble être comme une sorte de superlatif de chicard. — Dérivé de Chic. - (02)
- chicatouèe, chirouée. s. f. Lieux d'aisances. (Charentenay, Diges). - (02)
- chiche ! Exclamation. C’est un terme de défi par lequel on provoque, on excite quelqu’un à faire une chose, le plus souvent repréhensible. Ainsi, dites à un jeune garçon porteur d’un panier d’œufs : Chiche d'œufs! Si c’est un écervelé, il prendra ses œufs et vous les lancera par la figure. Il en est d’autres plus écervelés encore, qui font, en quelque sorte, la provocation eux-mêmes ; un ivrogne un peu surexcité vous criera, par exemple : Dis-moi chiche ! et i’te fich’ la bouteill’ pa l’bê. - (02)
- chiche. : (Dial et pat.), avare. - (14)
- chichine, s. f. mauvaise viande, chair de rebut. - (01)
- chichmin : un orgelet. - (17)
- chico - hoquet. - I ai le chico depeu ce maitin ; ma c'â que ci fatigue bein. - Pour guéri le chico beuvez in baissin d'aie froide. - (16)
- chicorée : fillette malicieuse. Remplace quelquefois le prénom. Plutôt affectueux. Ex : "Eh chicorée ! Vins don vé moué". - (03)
- chicot : dent cassée . - (10)
- chicot : hoquet . - (10)
- chicot, s. m. hoquet. « avoir le chicot », avoir le hoquet. - (01)
- chicoter, chicouter. v. a. Déchiqueter. - (02)
- chicotin : pissenlit . - (10)
- chicotin : pissenlit. « Amer comme chicotin ». - (11)
- chicousée. s. f. Chicorée. (Fléys). - (02)
- chicracra. s. m. Oiseau qüi prononce à peu près ces trois syllabes et qu’on suppose être la fauvette des roseaux. (Saint-Florentin). - (02)
- chidrille, s. f. avorton, terme de dénigrement qui s'applique plutôt aux filles qu'aux garçons. - (01)
- chie - chier. - C'a demaige que les vaiches chiaint queman cequi le long des rues ; çâ don sâle !... - En parlant des gens il est grossier d'employer ce mot on dit : Fâre se besoins,… Ailai diôre,… etc. - (16)
- chïe, s. f. scie, instrument pour scier le bois. - (01)
- chie, scie : scie . - (10)
- chieindre, s. m. chanvre, plante qui porte le chenevis. « cindre, cinde. » - (01)
- chien fou, loc. chien enrage. - (01)
- chien mairin - exclamation de mécontentement de surprise en général. - Chien mairin ! les poules an tot aibimai lai plianche de salade. - Chien mairin ! que t'è don jolie mon enfant ! - (16)
- chien-fou (nom masculin) : enfant insupportable. - (08)
- chiennasser : pleuvoir menu, brouillasser. Ex : "Déd'pis c'matin, ça chiennasse !" - (03)
- chiennis. s. m. Chenil. (Vill.-les-Genêts). - (02)
- chiens. s. m. pl. Synonyme de cagnats. Tous les jours, on entend des gens dire : J'ai les chiens. - (02)
- chienvert. s. m. Chiendent. (Argenteuil). - (02)
- chiére, ciére, s. f. chèvre. - (01)
- chiesse : chasse . - (10)
- chiessot : petit sac, sachet . - (10)
- chiessoû : chasseur . - (10)
- chieuve : chèvre (animal) . - (10)
- chieuve : chèvre (outil de levage utilisé en particulier pour enlever les roues de chariot) . - (10)
- chieuve : chèvre. - (06)
- chieuve : voir chvau - (19)
- chieuverquiau. s. m. Chevreau qui vient de naître ; sans doute pour chevrottiau, chevrotteau. - (02)
- chieuvre : chèvre. Il, p. 29-3 - (19)
- chièvre, chieuvre. s. f. Chèvre. A Sens, il existe sur le chemin dit la Rue-de-la-Chièvre une légende qu’on peut lire dans l’Almanach Tarbé de 1832-33 ou 34. - (02)
- chifon, chifoneau, chifonète, noms familiers et d'amitié donnés à une petite fille. - (18)
- chifon, s. m. se dit amicalement d'une petite fille dans le langage des villes voisines. - (01)
- chifon, s. m., morceau : « J'ai opetit ; baille-me eun bon chifon de pain ». - (18)
- chifouner, v. a. importuner, tourmenter, tracasser. - (01)
- chifre (la), s. f., l'arithmétique : « Mon p'tiot va déjà à l'école ; ôl éprend la chifre ». - (18)
- chignarde. s. f. Viande dure et de mauvaise qualité. (Auxerre). - (02)
- chigne. s. f. Echine. - (02)
- chigner. v. n. Montrer les dents avec colère. - (02)
- chignole : manivelle . - (10)
- chignon, chiffon. s. m. Gros morceau de pain. (Guy). - (02)
- chigot, chigout. s. m. Chevreau. — Chevalet, bique à l’usage des scieurs de bois. - (02)
- chiler : bruit de l'huile qui grésille dans une poële. - (13)
- chiler : être pingre. - (12)
- chîler : scier . - (10)
- chiler, v. a. scier, se servir de la scie. - (01)
- chileu, euse. s. m. et f. egoïste, avare ou avide, qui ne songe qu'à ses intérêts, qui en toute affaire, tire à soi la couverture. - (01)
- chilot, s. m., scie. Le Glossaire du Morvan donne chiler, scier, p. 181. - (09)
- chime, diminutif de simon. - (01)
- chimer. v. n . Pleurnicher. (Saint-Privé). — Se trouve aussi dans Jaubert. - (02)
- chin, s. m., chien, au fig., avare : « Chin d' matin ! » est un juron familier à nos paysans. - (18)
- chinade, s. f. prise de tabac, terme burlesque. - (01)
- chinchenotte. s. f. Petite quantité. — Boire une chinchenotte, boire la goutte, boire un petit coup d’eau-de-vie. Jaubert donne chinchin dans le même sens. - (02)
- chinde. s. m. Chanvre. - (02)
- chineur. s. m. Qui voyage beaucoup. (Vertilly). - (02)
- chinguie. s. f. Chanvre. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- chin'nè : couvert de fruits. - (10)
- chintre : l'extrémité du champ, ou son contour, difficile à labourer. - (17)
- chintre, chieintre, cintre, cinte, s. f. chaintre, nom de loc. qui s'applique à un grand nombre de pièces de terre, closes ou non, dans les domaines ruraux. - (01)
- chiotte. s. f. Chouette. - (02)
- chiottrie : une bricole. - (17)
- chioude. : Sale, dégoûtant. - (14)
- chioue. s. f. Petite fille coureuse, mal élevée, petite chienne . (Michery, Viilechétive). - (02)
- chiouler, chiouner. v. n. Pleurer bêtement, pleurnicher. - (02)
- chiper, choper. v. a . Prendre de menus objets, les attraper subtilement, les voler avec adresse. De l’Islandais kippa, voler, dérober. - (02)
- chipie, s. f. une chipie en Morvan n'est pas comme à paris une personne dédaigneuse, une bégueule ; c'est une femme sans franchise, sournoise. - (01)
- chipotai. : Taquiner quelqu'un, être minutieux, vétilleux, marchandeur. - Signifie aussi manger avec dégoût et du bout des dents. - (14)
- chipote, s. f. Petit paquet, poignée, petite botte. Une chipote d’ails, d’oignons, d’échalottes, de pieds de haricots. - (02)
- chipote, s. f., chicane, subtilité, procès. - (18)
- chipoter, v. tr., chicaner, marchander, tirailler, asticoter : « Y ét eun tire-yards ; ô chipote su tout. » - (18)
- chipoter. v. a. disputer pour rien, marchander à tort et à travers, s'occuper de bagatelles. - (01)
- chipoter. v. a. Trouver à redire à tout, quereller à propos de rien. - (02)
- chipotié, s. m. celui qui chipote, qui marchande minutieusement. - (01)
- chipotier. s. m. Celui qui chipote, qui trouve à redire à tout. - (02)
- chipotou, s. et adj., chipotier. - (18)
- chipoute. s. f. Bouquet de fruits tenant à la branche. (Merry-la-Vallée). — Voyez chipote. - (02)
- chique - gros morceau de pain, de viande. - I liô z-ai beillé ai chécun ine grosse chique de pain pou lô quaitre heures. - (16)
- chique et chuque, s. f., bille à jouer. - (18)
- chique, s. f., quignon, gros morceau de pain ou de viande : « Ol avot faim ; j' te li ai baillé eùne chique !... » - (18)
- chiquenaude : étincelle. - (10)
- chiquer, v. intr., jouer aus billes, lancer la bille, mais plutôt être malheureus à ce jeu, et, par extension, à tout autre. - (18)
- chirais, s. m. se dit d'un enfant qui a souvent la diarrhée et qui est malpropre. - (01)
- chirlicouée : grand nombre, grande quantité . - (10)
- chisse : six . - (10)
- chisse ou chi - six. - I ai demandai des œus, en m'en é envie chisse. - D'iqui ai Beaune en é cin ou chi lieues. - En i é chise hommes et chi fonnes, (selon que c'est devant une consonne ou une voyelle.) - (16)
- Chisse, adj. num. six. - (01)
- chite : cidre. Aveuque des poumes on féto du chite : avec des pommes on fait du cidre. - (05)
- chité, s. f. cité, ville. - (01)
- chiter, v. a. asseoir, « chité l'p'tiô », asseyez l'enfant - (01)
- chitot (nom masculin) : voir cheutrot. - (08)
- chitouère (nom féminin) : siège rustique. - (08)
- chitre : cidre . - (10)
- chitré : lit . - (10)
- chître, v. a. asseoir, faire asseoir. Une mère disait de son enfant malade : « al ô chu vaigne qu'î n'peu ne l'vitre ne l'chître » ; il est si faible que je ne puis ni le vêtir ni l'asseoir. - (01)
- chitre. s. m. cidre, boisson fabriquée avec les fruits sauvages du pays et principalement les « blossons. » le c doux = ch donne « citre » au Morvan et à quelques autres patois. - (01)
- chitrer : déborder, fuir (sous l'effet de la pression) . - (10)
- chitrer : laisser échapper un liquide . - (10)
- chitrer, v. a. couler. Se dit en parlant du coulage des liquides. - (01)
- chitu, part, passé du verbe chitre. assis : « a s’ô chitu » ; il s'est assis. - (01)
- chivoulue. s. f. Synonyme de chevelée. - (02)
- chizas, s. m. ciseaux des couturières. - (01)
- ch'le, ch'lu : chez eux, chez lui. - (17)
- chlinguer. v. n. Sentir un mauvais goût. (Sens). - (02)
- chloffe (aller), loc, aller se coucher. Un des restes des premières invasions. - (18)
- ch'mi : chemin . - (10)
- ch'mise : chemise . - (10)
- ch'naipan, s. m. chenapan, vaurien, maraudeur. - (01)
- ch'nau : chéneau . - (10)
- ch'ner, v. a. châtrer, opérer la castration. Se dit principalement en parlant des truies - (01)
- ch'ni : chenil . - (10)
- ch'ni : grain de poussière, balayure,petite saleté . - (10)
- ch'ni : mot masculin désignant une poussière, une balayure - prend lè pôle pou ramassé les ch'nis, prends la pelle pour ramasser les saletés - è lai un ch'ni dans l'eûil, il a une poussiè­re dans l' oeil. - (17)
- ch'nillou : un végétal couvert de chenilles. - (17)
- ch'nous : chez nous. - (17)
- cho : chou. - (04)
- chô, chiô, partic. d'affirmation usitée dans le Morvan bourguignon. Oui. On prononce souvent «aichô » comme dans le « aissiô » - (01)
- chôdée : une chaudière. - (17)
- chodotes, adj., chaudes. Qualification des châtaignes cuites, que le marchand crie : « Toutes chàdôtes ! toutes frigolotes ! (V. Frigolotes). - (18)
- chogne, s. f., bouse de bœuf, de vache, et surtout excrément de cheval : « Ben marci ! y en a-t-i des chognes dans c'te rue! » - (18)
- chogne. Bouse de vache. - (20)
- chogniot, s. m., le derrière de la tête, occiput. - (18)
- choichai, choiche - sécher, sèche. - I vourains bein qu'en faiseu in joli temps pour ailai laiborai. - lle éto tote moillée ; i l'ai trouvée qu'ile se choicho. - Voyez soicher. - (16)
- choicheron. s. m. Paisseau de vigne usé. (Guillon). - (02)
- choichi, ie. adj . Séché. - (02)
- choinge et choinger - change et changer. Voyez Soinge. - (16)
- choingement, s. m. changement, transition d'un état à un autre, mutation. - (01)
- choinger, v. a. changer avec les diverses significations. - (01)
- choisant. Participe présent du verbe choir, tomber. En choisant i s’ot éblégé, en tombant il s’est brisé. (Poilly-sur-Serein). - (02)
- choître, chuêtre. s. m. Chevêtre, têtière des bêtes de somme. - (02)
- chôlai ! interjection dont se servent nos charretiers pour arrêter leurs bœufs. - (01)
- cholât : personne maigre (comme un échalas). - (11)
- chôlliot, choileussaint. - Divers temps du verbe chouai. - (16)
- chomiée : voir chamiée - (19)
- chomiller (pour sommeiller, par conversion d’s en ch). Roupiller, sommeiller à demi. (Rugny, Etivey). - (02)
- chonna. adj. Honteux. - (02)
- chonne. : Se dit d'une personne par trop timide ou montrant une honte puérile. - (14)
- chonner, v. n. pleurnicher, grogner en pleurnichant. Se dit principalement des petits enfants. On prononce chon-ner. choquar, nom de loc. un des faubourgs de Château-Chinon mentionné en 1671. - (01)
- chopine : bouteille de 1/2 litre . - (10)
- chopine : petite bouteille de vin. - (11)
- chopine : verre de vin. - (13)
- chopine. s. f. et chopinot, choupignot. s. m. Pot à eau de la contenance d’une chopine. - (02)
- choqué, part. pass. du v. choquer. celui qui boude par suite de mécontentement : « léche-lu, al ô choqué » ; laisse-le, il est choqué, il boude. - (01)
- choque, s. f. chose qui choque, qui contrarie, procédé blessant, offensant. Il y a de la « choque » dans cette affaire. - (01)
- chôr : tomber . - (10)
- chorcher. v. a. Chercher. — Chorcher gatille agaée , chercher querelle sans raison. Locut. proverb. usitée dans la Puysaie. - (02)
- chorcheux. s. m. Celui qui cherche, qui quête de porte en porte. Chorcheux de pain , mendiant. - (02)
- chôse : chose . - (10)
- chôse. : Locution familière à ceux qui parlent d'une personne dont le nom ne vient pas à leur mémoire. - (14)
- chosemenz. : (Dial.), blâme. On trouve dans le livre de Job parole de chosement, c'est-à-dire parole de remontrance. Ce mot vient du verbe choseir, gronder, lequel dérive lui-même du verbe déponent latin causari, ou caussari, alléguer, accuser, plaider. - (14)
- choser, v. a. faire quelque chose, s'occuper de..., travaillera... - (01)
- chosse. s. f. Souche. Une chosse de bois. ( Villechetive). - (02)
- chot - il importe. – En n'-chot bein, ma fouai ! –Ailez brament mon pôre homme, ailez ; en n'-chot ran du tot. - Voyez Siot - (16)
- choter : travailler (mal) . - (10)
- chou! chou! excl. adressée aus poules que l'on veut chasser d'auprès de soi. - (18)
- chouâcher : appuyer, tasser . - (10)
- chouâcher, v. a. presser fortement avec la main ou avec le pied, appuyer sur quelque chose en pesant. « souacer, souacher. » - (01)
- chouai - tomber. - Dètorne c'te pierre qui, ile fairo chouai. - Si te ne prends pa ton bâton te chorée, çâ sûr. - Ile à si faible qu'ile chôillot ai chèque pâ. - (16)
- chouaingeai (se) : se changer de vêtements. O s'o r'chouaingé pou allai ai la fouère : il s'est rechangé pour aller à la foire. Vais don te r'changeai : va donc te changer. - (05)
- chôuâssai : tasser. Sur le chaffaud feillot chôuâssai le foin : dans le fenil il fallait tasser le foin. - (05)
- choucaser. v. n. Pousser des soupirs, des sanglots entrecoupés comme un enfant qui vient de pleurer ; autrement, faire comme une chouette, comme un choucas . (Courgis). - (02)
- choue - chouette. - C'teu neu, t'é entendu les choues su les voûtes de l'église ; c'a mauvais signe. - Les choues c'a des ouyais que ne manquant pa encore d'ête jolis, vais ! - Les fonnes sont curieuses queman des choues. - (16)
- choue : chouette . - (10)
- choue : une cuite. - (17)
- choue : voir chavan - (19)
- choüe, s. f. chouette, chat-huant. - (01)
- choue. s. f. Chose. J’ai ben des choues à li dire. S’il a queuque chou à m’ die, qui veune me treuver. - (02)
- choue. s. f. Chouette. - (02)
- chouèche. s. f. Chouette. - (02)
- chouée. s. f. chouette, hibou. - (01)
- chouée. s. f. Chute. Chuée d'iau mal (du haut-mal) : épilepsie. - (02)
- chouer (pour choyer). v. a. Caresser, mitonner, gâter, en parlant des parents qui dorlotent et prennent trop de soin de leurs enfants. - (02)
- chouer, v. n. cheoir, tomber, faire une chute. - (01)
- chouer. v. a. et v. n . Faire quelque chose, s’occuper, ranger. Se dit par syncope du chousser, choser ; du latin causare. - (02)
- chouer. v. n. Choir, tomber. {Guillon). - (02)
- chouére : choir, tomber . - (10)
- chouêter (prononcez chouête ). v. n. Tomber, choir. A Montillot, on dit chouêtre. - (02)
- chouézir : choisir. - (17)
- choûgnai : pleurnicher. Le gosse choûgnot pou partir : Le gosse pleurnichait pour partir. - (05)
- chougner (C.-d., Chal., Char., Y.), chouigner (C.-d.), cbouiner, chouner (Morv.). -Gémir, pleurer, pleurnicher ; peut se rapprocher du mot couiner ou couigner, pousser de petits cris, crier d'une façon aigre, comme un porc qu'on égorge, lequel a probablement la même origine : canere. Un petit chien couine, une roue mal graissée couine également. A rapprocher de l'argot : chialer, qui signifie pleurer. Peut-être est-ce aussi une onomatopée? - (15)
- chougner : pleurer. - (11)
- chougner : gémir en faisant la grimace, pleurnicher. Ex : "Te vas t’y ben arrêter d’chougner ? Quion qu’tas ?" - (03)
- chougner. v. n. Pleurnicher. - (02)
- chougnier, v. intr., pleurnicher : « Qu'ol é donc désagueùriabe ! ô chougne tôjor. » - (18)
- chougnon, chougnard. s. m. Enfant grognon, pleurnicheur. Mais, tais-te donc, chougnard ! - (02)
- chougnou (adjectif) : qualifie un enfant pleurnicheur. - (08)
- chougras : chenopode (plante). Faire ses choux gras : tirer profit de…  - (05)
- chouignai - affecter de pleurer, comme les enfants. - Les petiots chouignant pou des ran. - C'à in chouignou, ceute homme lai. - (16)
- chouignè : pleurnicher, pleurer. - (17)
- chouigner : pleurer. - (04)
- chouignou : un pleurnichard. - (17)
- chouinai. : (Pat.), couinner (dial.), pleurer. Il y a le réduplicatif récouiner dont on se sert aussi bien en Bourgogne qu'en Champagne pour exprimer la vive appétition d'une chose. - Le verbe latin grunnire rend fidèlement le sens de ces mots. - (14)
- chouinais, s. m. pleurnicheur, celui qui se plaint, qui grogne et qui gémit à tout propos. - (01)
- chouiner (verbe) : pleurnicher. - (08)
- chouiner : pleurnicher . - (10)
- chouiner, v. intr., pleurer sans motif, faire semblant de pleurer : « Qu'é-ce qui t’fait chouiner c'ment c' qui ? » - (18)
- chouiner, v. n. pleurer sans raison, pleurnicher. « Chouler », en Morvan, signifie imiter le cri de la chouette. - (01)
- chouinger : changer . - (10)
- choulée. s. f. Se dit, à Argentenay, pour chevelée. Voyez ce mot. - (02)
- chouler : sentir (odeur), humer . - (10)
- chouler, v. n. chuinter, imiter le cri de la chouette. - (01)
- choulette, choulotte. s. f. Petit chou, rejet d’un tronc de choux resté en terre. - (02)
- choumac. s. m. Cordonnier. - (02)
- chouper et cheuper, v. tr., hèler de loin, appeler fort pour faire venir quelqu'un. - (18)
- choupète, s. f., boucle, mèche de cheveus. - (18)
- choupette - petite houppe, petit gland. - Al à fier aivou sai choupette aipré sai calotte. – A gairnissant de choupettes les colliers de lô chevaux. - (16)
- choupette : ruban à cheveux, rouleau de cheveux au sommet du crâne . - (10)
- choupette, s. f. mèche, touffe ou boucle de cheveux. - (01)
- choupignot. s. m. Pot à eau, ainsi appelé parce que sa contenance habituelle est d’une chopine. - (02)
- chour. s. sourd. - (01)
- chourdiau, s. m. sourdaud, celui qui a l'oreille dure. - (01)
- chourer. v. a. et v. n . Plaisanter. (Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- chouréte, s. f., mèche de cheveus temporale, tournée en virgule, et qu'affectionnaient fort les jeunes gens du premier quart du siècle. (V. Choupéte). - (18)
- choûse : chose . - (10)
- choûse : chose. Les gens instruits savont de chouses : les gens instruits savent des choses. - (05)
- chouse : chose, mais pas dans le sens d'objet. Remplace un nom oublié. Ex : "Oh ben...la mée Chouse, te sais ben ..!" - (03)
- chouse, s. f., chose, être. S'applique à nombre de substances. - (18)
- chouser : "lacher un gaz". - (13)
- choûtai - aller regarder, comme des curieux ennuyeux. - Ces gens qui ailant choùtai chez le monde : ç'â embétant. - Quoi qu'à venant don choùtait qui ? - (16)
- chouteau, s. m. chouette sur la frontière du Morvan bourguignon. - (01)
- choûze : une chose. - (17)
- chpugrouillé, ée (pour chaugrouillé). adj. A peine grillé, à peine rissolé. Manger de la viande chouarouillée, manger de la viande non cuite, a peine saisie par le feu, grillée à la surface seulement. De chaud et de groler , vieux mot qui signifie, rissoler, griller. - (02)
- chrême. s. m. Crâne. Se dit par allusion à cette partie de la tête qui, au baptême, a été ointe du saint chrême. C’est une métonymie. (Perreuse). - (02)
- ch'tel : cheptel . - (10)
- ch'ti : méchant, petit. - (13)
- ch'ti : petit, chétif, faible . - (10)
- ch'ti : un petit, un malin (féminin, eune ch’tite). - (17)
- ch'ti(te) : chétif, amaigri et pâle. Ol o été m'lade, ol o ch'ti : il a été malade, il est chétif. Se dit aussi pour : méchant, agressif, hargneux. - (05)
- ch'tiot : un petiôt (petit enfant). - (11)
- ch'tit (adjectif) : mauvais, méchant. De peu de valeur. - (08)
- ch'tit (adjectif) : petit. - (08)
- ch'tit : petit, mesquin. - (04)
- ch'tit, ch'tite : méchant, méchante . - (10)
- ch'tit, chtite : petit garçon, petite fille . - (10)
- ch'titeté : méchanceté, malice . - (10)
- ch'titeté : mesquinerie, malice. « Avoir de la ch'titeté dans la tête ». - (11)
- ch'tot : siège. - (05)
- chtourbe, adj., mort. Nous vient des premières invasions. - (18)
- chtourber, v. n. mourir, rendre l'âme ; il est mourant, il va « chtourber » ; un homme « chtourbé », un homme mort. - (01)
- chu, adj. seul. « i seu tô chu, » je suis tout seul. - (01)
- chu, adv. si, aussi. « al ô chu béte qu'ai ô michan, » il est aussi bête qu'il est méchant. - (01)
- chu, prép. de lieu. sur ; « al ô choué chu lu », il est tombé sur lui. - (01)
- chu, s. m., aire. Dans les cantons mérid. du dép. on bat à l'aire, ou chû, en plein soleil, et non en grange. - (18)
- chu. Part. prés, de choir, tomber. - (02)
- chubsister, v. n. subsister : « i n'é ran pô chubsister », c’est-à-direpour vivre. - (01)
- chuche : souche. Quand on cope du bois o reste la chuche : quand on coupe du bois il reste la souche. - (05)
- chuche. s. f. Souche. — Source, origine. Il faut remonter à la chuche. (Lainsecq). - (02)
- chucher, v. a. sucer, aspirer avec les lèvres. - (01)
- chuchoter, v. a. sucer, suçotter, aspirer avec les lèvres. - (01)
- chue, s. f. suie de cheminée. - (01)
- chuer, v. a. suer, être en sueur. - (01)
- chueur, s. f. sueur, transpiration. - (01)
- chuite, s. f. suite. - (01)
- chuitre, chutre, v. a. suivre. Se prend dans une acception particulière et non pas pour aller, venir après. « Chuitre » signifie aller aussi vite que... - (01)
- chuler (verbe) : siffler. - (08)
- chûler : siffler . - (10)
- chuler, v. n. siffler, siffloter. Signifie aussi boire en aspirant, humer. - (01)
- chûlot : pomme d'Adam, gosier. VI, p. 50-2 - (19)
- chulot, s. m. sifflet ; gorge, gosier. - (01)
- chulou, s. m. siffleur, celui qui siffle. - (01)
- chumin, s. m., chemin, route, sol et parcours. - (18)
- chuminée, chuinée et chvinée, s. f., cheminée. - (18)
- chuminer. v. intr., cheminer : « Lasse-le, ce p'tiot ; n' li dis ran ; ô chumine son train ». - (18)
- chumise. s. f., chemise. - (18)
- chûn : un chien - le chûn l'è modju, le chien l'a mordu. - (17)
- chupe. s. f., huppe, oiseau, et aussi touffe de plumes, de fleurs sur la tête. - (18)
- chuplicaition, s. f. supplication. - (01)
- chuplier, v. a. supplier. - (01)
- chuppe - huppe. - Regairde don ceute ouyais, quée jolie chuppe qu'al é ! - Mouai, i eume bein les poules chuppées. - (16)
- chuter. v. n. Tomber. - (02)
- chutôt, adv. et propos. aussitôt : « i vinré chutô qu'teu vourâ, » je viendrai aussitôt que tu le voudras. - (01)
- ch'vasse (nom féminin) : partie ligneuse et sèche de la pomme de terre. - (08)
- ch'vau : cheval . - (10)
- chvau : faucheur (sorte d'araignée). IV, p. 29 - (19)
- ch'vau : un cheval. - (17)
- ch'vau : cheval. On attelo le ch'vau : On attelait le cheval. - (05)
- ch'vous : chez vous. - (17)
- ci - ceci, celà, c'est. - Ci nô vai tot ai fai bein. - Ci à bon. - Queman cequi, ci airaingero to le monde. - (16)
- cià - bonde pour boucher le trou supérieur d'une futaille. - Tappe bein su le cià pour que le poinson ne s'évante pa. - En fau tôjeur mette ine piéce àtor du ciâ. - (16)
- cïais, s. m. ciseaux de couturière. « cîaux. » - (01)
- ciarge, s. m., cierge. - (18)
- cice, adj. chiche, économe jusqu'à l'avarice. - (01)
- cicot. s. m. Chicot. - (02)
- cidrier, citrier. s. m. Celui qui fait le cidre. (Villiers-Saint-Benoît). - (02)
- cidule, s. f. cédule, sommation pour comparaître devant un tribunal, un juge de paix « : it’beillerai eune cidule », est une menace de procès. - (01)
- cié, s. m. ciel. - (01)
- cien, s. m. chien. « être cien », être avare. - (01)
- cier. : Ciel. C'est parce que les Bourguignons trouvaient la consonne l trop sourde qu'ils lui ont substitué la consonne r. - (14)
- ciére, s. f. chevalet sur lequel on scie le bois. « chiévre » = chèvre par assimilation ? - (01)
- cies. Pronom démonst. m. et f. pl. Ceux, celles. Les cies qui v'roni me voi, ceux ou celles qui voudront me voir. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- cifar. : Diminutif de Lucifer. - (14)
- cignau, s. m. raie dans un labour, rigole creusée par la charrue pour l'écoulement des eaux pluviales. « cignau ». - (01)
- cihé, adj. ciré. se dit du pain mal cuit dont la mie ressemble à une pâte de cire par son brillant et sa densité. Pain « taqué » et pain « cihé » sont deux termes à peu près identiques. - (01)
- cihiaux. s.m. pl. Ciseaux. - (02)
- cijas, cijais, cirias, cisias. s. m. pl. Ciseaux. (Ménades, Vassy-sous-Pisy, Domecy-sur-le-Vault). - (02)
- ciler, v. n. remuer, frémir, s'émouvoir. Se dit principalement de l'eau lorsqu'elle commence à bouillir. - (01)
- ciller ou, plutôt, siller. v. a. Couper insensiblement avec un fil ; blesser légèrement avec la pointe d’un objet aigu, en traçant un léger sillon. Il arrive souvent qu’on se sille avec une épingle. (Mouffy). - (02)
- cimai - couler, suinter, en parlant des plaies. - Le trou qu'al é ai lai jambe cime bein. - Des gottes cimant de sai plaie. - (16)
- cimai - remuer, en parlant des sourcils et des yeux cligner. - A nos é fait signe en cimant des ulliots. - (16)
- cimai : bouger. Il n'a pas cimé d'un poil : il n'a pas bougé. Pou guettai faut pas cimai : pour guetter il ne faut pas bouger. - (05)
- cimber. v. n. Cimer, filtrer, transsuder. L’été, l’huile enfermée dans des fûts cimbe à travers les pores du bois. (Beugnon). - (02)
- cime, s. f. jeune pousse végétale, brin de bois, extrémité des branches. Dans la fabrication du bois de moule, la cime ne sert qu'à former des petits fagots ou bourrées de peu de valeur. - (01)
- cime, s. f., jeune pousse végétale. - (18)
- cimer : bouger . - (10)
- cimer : répondre, remuer. - (12)
- cimer, v. n. remuer par le faite, par la cime. - (01)
- cimot, s. m. cimosse, lisière, bordure du drap ou autre étoffe. - (01)
- cimot, s. m., lisière du drap. Dans la Bresse, on fait des chaussons en cimot ; c'est ce qu'en français on appelle : chaussons de lisière. - (18)
- cimotter. v. n. Ciller, clignoter. (Ménades). - (02)
- cin - cinq. - Presque toujours : cin chevaux.. cin œufs, cin oraiges… Rarement cinq avec la liaison française ; cinq ans, cinq heures. (prononciation nasale très accentuée). - (16)
- cin. : Devant une consonne : cin sols ; - cinq devant une voyelle ou une h muette : cinq hommes. - (14)
- cinaillier. s. m. Aubépine, cinellier. - (02)
- cinde, cindre, s. m. chanvre. - (01)
- cinelle. s. f. Fruit de l’aubépine, du cinellier. - (02)
- cinghie, s. f. ceinture, sangle. - (01)
- cinghier, v. a. ceindre avec force, serrer une ceinture, sangler. « cinghier » a aussi la signifie, de cingler : « cinguier un coup de fouet. » - (01)
- cingihion, s. m. ceinturon, sangle. - (01)
- cinglon (mouillez le gl et prononcez cin-yon). s . m. Baguette, houssine propre à cingler. (Sainpuits). - (02)
- cingne. adj. numéral. Cinq. - (02)
- cinguiè : cinglé, on remarque que la consonance « gl » en français devient « guieu » en patois. Par exemple :. - (17)
- cinguiè : cinglé. - (10)
- cinguier. v. a . Sangler. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- cinguier. v. a. Cingler. Dans ce mot, nous trouvons encore un exemple de l’usage où l’on est, dans nos campagnes, de mouiller le gl. - (02)
- cinq sous, loc. : « Là, mon Diou ! qu' t' é donc belle! T' é gentite, voué-tu, c'ment cinq sous ! » - (18)
- cinte, s. f. voir : chintre. - (01)
- cintre. s. m . Centre. (Percey). - (02)
- ciole. s. f. Fiole. Se dit de ces longues et étroites petites bouteilles de verre, dans lesquelles les pharmaciens renferment les sirops et potions qu’ils vendent par petite quantité. J’viens de charcher un’ ciole cheu le pharmacien. - (02)
- ciot, s. m., cep de vigne: « N’m'en parle pas ; la mâtine de p'tiote béte va piquer tous nos ciots. Je n' pourons ran pu j'ter dans nos cuves ». - (18)
- cirai - égrapper, égrainer, mais d'un seul coup en glissant la main sur la grappe, l'épi… - Les raisins ant colai quemant si en lai aivo cirai. - En i en é qu'ant ine béte d'habitude, quan à passant le long des bliets de cirai les épi entre lô doigts. - (16)
- cirer, v. a. presser fortement en glissant, en lissant. - (01)
- cirugien, s. m., chirurgien. - (18)
- ciruzerie. s. f. salle d'hôpital où se font les opérations de chirurgie. - (01)
- ciruzien, s. m. chirurgien. - (01)
- cisiaus, s. m., ciseaus. - (18)
- citre. s. m. Cidre. Dans quelques endroits, on prononce cite. - (02)
- citrer. v. n. Faire du cidre. — Faire découler le jus d’une pomme ou d’une poire, en en râclant la pulpe avec un couteau. (Viliers-Saint-Benoît, Villechétive). - (02)
- civadou (à la) ! appel : au dîner ! Cri des mariniers de la Saône et du Doubs pour faire venir à table leurs camarades. La terminaison de ce mot vient des contrées méridionales, où pénétraient nos gens, vite faits à une accentuation familière. - (18)
- civiée, s. f. civière à bras avec laquelle deux hommes transportent le fumier dans la fosse. - (01)
- civot, s. m. ciboule ou civette et par analogie les petits oignons qui ont poussé l'hiver en terre et qui poussent au printemps. - (01)
- ciyais ou clliais - ciseaux. - Pote les ciyais à raiguyou : teins à ne copan pu. - Beille mouai voué les petiots ciyais. - (16)
- cizière. s. f. Civière. (Soucy). - (02)
- cla, s. m., feu follet : « Voui, ô s’é pardu. Ol a éporçu des clas, é pi ôl a été, ôl a été. . . é pi ô n'é pas r'veindu ». La croyance persiste encore. - (18)
- clabaud, clabaudeux. s. m. Braillard, criard. (Saint-Martin-sur-Ouanne). - (02)
- clacoter. v. n. Faire du bruit avec des sabots trop grands. (Villiers-Saint- Benoit). - (02)
- clafouti, s. m., sorte de gâteau. - (18)
- clagneau. s. m. Cage à poulets. (Châtel-Censoir). - (02)
- clailler. v. a. Fouetter. - (02)
- claimpant. s. et adj . Vaniteux, fanfaron, vantard, qui crie, qui publie tout ce ui le concerne. Du vieux français claim, du latin clamare, et du grec pan. (Percey). - (02)
- clair : quièr. - (10)
- clairai.- (Prononcez quierai), flamber, briller. On dit en Bourgogne le feu claire, la lampe claire. - (14)
- clair-bassin. s. m. Hémérocalle des champs, des prés. - (02)
- clairdir. v. n . Donner de la clarté, briller. Se dit d’un feu de menu bois, qui brille, qui éclaire en flambant. — Faire clairdir, faire flamber. - (02)
- clairer (C.-d., Chal., Morv., Br.), clairdir (Y.). - Cette charmante expression a plutôt le sens de flamber, de luire, que celui d'éclairer. La chandelle claire, mais le feu claire aussi dès qu'il est bien allumé. Faire clairer une allumette, c'est l'allumer. Ce mot vient du latin clarere ou clarescere, qui avait le mème sens. - (15)
- clairer, v. n. briller, luire. faire « clairer » la chandelle, c'est l'allumer; faire « clairer » le feu c'est le faire briller, lui faire jeter de la flamme. - (01)
- clairer, v. tr., éclairer, luire, allumer, faire flamber : « J'vas clairer l’feû ». — « La chandelle claire ». — « I fait noir dans l'escayé ; claire-me donc ». - (18)
- clairer. Flamber. - (20)
- clairevue : imposte vitrée au-dessus de la porte . - (10)
- clairin. s. m. Sonnette suspendue au cou d’un bélier, d’une vache. - (02)
- clairinéte, s. f., clarinette. - (18)
- clairiotte, clairieute. s . f. Mâche, doucette. (Véron). - (02)
- clairkhu : voir verluhant - (19)
- clairté, s. f., clarté, lumière. - (18)
- clamentie. : Plainte faite à l'autorité (du latin clamare). Clamer un larron c'était dénoncer un voleur à la justice. - Un fau clain était une plainte mal fondée. (Franchises de Salmaise, 1265.) - (14)
- clampin, adj., lent, musard, négligent : « Quand ô va quête part, ce clampin, ô ne r'vein pu ». - (18)
- clampin. s. m. Peureux. - (02)
- clampoing. s. m. Poignée de chanvre triée brin à brin, qu’on lie quand elle emplit la main fermée. - (02)
- claque-bitou, s. m., fromage blanc, de qualité inférieure, mou, maigre, que certains mangent, mais que l'on mélange généralement avec de la farine de maïs pour les volailles. - (18)
- claquedent. : Remède qu'on ne peut prendre sans claquer des dents. - (14)
- claquéziau. s. m. Fromage. - (02)
- clar, adj., clair, luisant, lumineus. - (18)
- clar. : Mot à trois significations : 1e clair, du latin clarus ; 2° clerc, du latin clericus ; 3° clair, pour clé ou clef, du latin clavis. - Le dialecte, comme le patois, adoptait l'r final dans certains mots, comme cler pour clé. - (14)
- clarceleire. : (Dial.), celui qui tient le trousseau de clés, le cellérier, claustri cellarius en latin. - (14)
- clardir. v. a. et v. n. Eclairer. Fais-me clardir, éclaire-moi. (Sommecaise). - (02)
- clayon. s. m. Porte de jardin faite d’une claie de menues branches. (Villechétive). - (02)
- clée, s. f., clef. - (18)
- clèque, cleuque, cléquot. s. m. Couvercle. - (02)
- clèque, s. m., feuille de tôle, avec laquelle on ferme le four dans les campagnes. (V. Bouche-four). - (18)
- cléquot, s. m., couvercle. - (09)
- clére : l'avaloire (harnais du cheval). - (17)
- cleu. s. m., clou. - (18)
- cleuché, s. m. clocher. « clieucé. » - (01)
- cleuche. s. f. Cloche. - (02)
- cleuche. s. f. cloche. « clieuce.» - (01)
- cleucher. s. m. Clocher. - (02)
- cliâ - claie avec tous ses sens français. - Al ant renversai lai cliâ, et pu les poules en entrai dans le jairdin. - Lai cliâ pour fâre soichai les peurnes é besoin d'ète raiquemaudée. - (16)
- clia, s. f., claie, porte basse contre l'invasion de la basse-cour. - (18)
- cliaiché, cliaiche - clocher, cloche. - Le cliaiché de Sainte-Saibine à bein haut. - En ié deux cliaiches. - (16)
- cliaiquai – jeter quelque choseavec colère, avec dédain, outre le sens de faire claquer avec un fouet. - Cliaique mouai don cequi diôre. - Al â si faible qu'en le cliaquero conte le mur al y restero. - (16)
- cliairé - éclairer, brûler. - Le feu cliaire bein lai chambe vai ête beintot chaude. - Cliairez mouai voué qui. - Aituyez don in pecho lai lampe, ile ne cliaire dièrè bein. - (16)
- cliairtai - clarté. - Ceute lampe qui ne beille dière de cliairtai. - Mouai, i li tré bein â cliair de lune. - (16)
- cliaquai - Outre le sens donné ci-devant, punir, fouetter un enfant pour le corriger. - Cliaque moi don ce petiot gamain lai. - S'a cliaquaint quement qu'en fant lote enfant, â choingero, i vo le dis, mouai. - (16)
- cliar, cliair, e, adj. clair. « fère cliar », éclairer au propre, donner de la clarté. - (01)
- cliarté, cliairté, s. f. clarté, ce qui éclaire. - (01)
- clié - clé. - Vo mettez vote clié dan le trou des poules ; ce n'à dière caiché, ailé. - Le pore gairson al eume bein lai clié des champs ! - (16)
- clieunai - pencher. - Lai perche n'a pâ bein pliantée, te vouais ; ile clieune ai droite. - Regairdez don, tenez ces deux enfants lai clieunant ine épaule. - (16)
- clincher. v. n. Pencher. - (02)
- clio, cliolai - clou, clouer. - I ai aichetai des clio ai saibots. - Retappe don voué ce clio lai que crôle. - A lai cliolerant, et pu ci teinré. - (16)
- cliôche. : (Prononcez clieuche), cloche, - et clioché (prononcez quyauché), clocher. - (14)
- cliquart. s. m. Boiteux. - (02)
- cliques. s. f. pl. Jambes. — Prendre ses cliques et ses claques, s’échapper, s’esquiver. - (02)
- clivai, cliveures, clive, (on mouille l’l) - cribler, criblures, crible. - Prôtez mouai vote clive, i vourâ clivai nos vosses. - Tenez, voiqui des bonnes cliveures pou vos poules. - (16)
- clivai. : Éplucher, rechercher. (Del.) - (14)
- clivasse. s. f. Criblure. - (02)
- clive, s. m. gros tamis qui sert à séparer le sable fin des pierres ou du gravier. - (01)
- clive. s. m. Crible. - (02)
- cliver, v. a. se servir du « clive » pour trier les arènes, les sables, les terres. - (01)
- cliver. v. a. Cribler. - (02)
- clivure. s. f. Criblure. - (02)
- clô, s. m. claie, ouvrage de menu bois entrelacé et à claire voie; « clô de chaufau », claie dont se servent les maçons. - (01)
- cloa s. m. Clou, furoncle. - (02)
- clochemiau. s. m. Primevère des prés. - (02)
- cloficher. : (Dial.), attacher avec des clous (en latin clavum figere). - (14)
- cloiche, s. f., cloche. - (18)
- cloicher, s. m., clocher. - (18)
- cloie. s . f. - (02)
- cloiseau (le), nom de localité assez commun dans la toponomastique rurale. - (01)
- clombé - colombier. - En i aivo es aute fouai in grand clombé â châtais, qui en ai vu mouai-mainme les résses. – Métenant en fait des clombé de ran, pou i mette deux ou trois pingeons, voilà to. - (16)
- clon. s. m. Grand panier pour ramasser le charbon dans les bois. (Puysaie). - (02)
- cloquer. Glousser. - (20)
- cloquer. v. n. Glousser. Les poules cloquent. Du latin glocire , et du provençal clouco. (Argenteuil). - (02)
- closse. s. f. Poule couveuse. (Dillo). - (02)
- clotè : clore. - (17)
- cloter : clore . - (10)
- clôter, v. a. clore, fermer par un obstacle quelconque; on « clôte » un champ en l'entourant de fossés ; on plante une haie pour « clôter » un pré. - (01)
- cloter. v. a. Boucher avec des faussets les trous des douves et des fonds des vieilles futailles. (Châtel-Censoir). - (02)
- clou, s. m. clos, enclos, lieu clos de murs ou de haies. - (01)
- clouer. : Enclore (du latin claudere), clouer sa vigne, c'est-à-dire l'entourer de quelque palissade ou la clore de murs. (Cout. de Beaune, 1270.) - (14)
- clouriot. s. m. Verrou. Du roman cloure, et du latin claudere. - (02)
- clous. s. m. Clôture de bourrées, de branches entrelacées dans des piquets, dans des pieux. Se dit, par un vice de prononciation, pour clos. - (02)
- clousiau. s. m. Clos, ( Villiers-Saint-Benoît). - (02)
- c'man, adv. comment. « C’man qu'vô dié » ? Comment dites-vous ? « C’man qu'a fiô ? » comment faisait-il ? - (01)
- c'mandeman, s. m. commandement. - (01)
- c'mander, v. a. commander. « C’mandé moué s' vô v'lé ; — i veu bin qu'a m'c'mande », donnez-moi des ordres si vous voulez ; je veux bien qu'il me donne des ordres. - (01)
- c'mencer, v. a. commencer : « por en défini, a fau c'mencer », pour en finir il faut commencer. - (01)
- c'mencer, v. tr., commencer. - (18)
- c'ment c' que..., loc, comment est-ce que ?« C'ment c' qu'on dit? » — « C'ment c'que t'as fait pour cheûdre ? » - (18)
- c'ment, conj., comment, comme. La prononciation élide absolument om : « C'ment c’qui s’fait-i ? » — Certains l'écrivent Quement. - (18)
- ç'nale : cenelle (baie de l'aubépine) . - (10)
- c'nales : baies de l'aubépine. Les oujats m'jont les c'nales l'hiver : Les oiseaux mangent les cenelles. - (05)
- c'neuchu : connu. - (10)
- c'neûte : connaître . - (10)
- co - cou et coup, dans tous les sens de ces mots. - I ai mau à co ; in rumatisme, i pense. - Mets ine cravate âtor de ton co, cair en fait froid. - En i é des co que ci ne réussit pâ ma ç'â rare. Voyez Cot. - (16)
- cô (C.-d.), cot (Chal.), coi, coite (Y.), côte (Char.), couau, coyau (Morv.), sote (Br.), (Être à la). - Être à l'abri, se tenir caché, tranquille ; mot formé du vieux verbe français : coiter, coiser, qui a la mème signification et duquel est restée l'expression: « se tenir coi, sans mot dire. » Coïter vient du latin quietus, tranquille, ou quietare, donner le repos à… - (15)
- co : court (cotch au féminin). - (17)
- co : dindon . - (10)
- cô : dindon. - (13)
- co : la cour de ferme. - (17)
- co : ver blanc . - (10)
- co de cu - Dans un chemin montée peu considérable qui ne demande qu'un effort un peu plus grand du cheval. - C'a ine route bein âsille ; en ié deux petiots co de cu, et le résse ç'à pliainne. - (16)
- cô, s. m. ver qui se met dans les étoffes de laine et qui les ronge. - (01)
- co, s. m., cou. - (18)
- co, s. m., coup, fois : « Y a des cô que j' vas prou ben ; épeû des cô qu' la gigue me fâ prou mau ». - (18)
- cocassons : débris de verrerie ou poterie. - (05)
- cocep, coucep (prononcez cosset, cousset). s. m. Tronc de vigne. De coue, queue, souche, et de cep. (Gourgis). - (02)
- coche : truie. - (13)
- cocheri, cochet. s.m. Broche, robinet. - (02)
- cochon. s. m. Cloporte, insecte. - (02)
- cochon-de-cave, s. m., cloporte. - (18)
- coco : voir caqui - (19)
- coco, s. m. œuf dans le vocabulaire enfantin. - (01)
- coco, s. m., œuf. - (18)
- coco, terme dérisoire, pris adjectivement : « T'ét encore eun joli coco ! » — Dans une localité voisine, un vieil avare, qui était borgne, avait reçu des gamins le surnom de « Coco-bel-œil ». - (18)
- cocodète, onomat. enfantine, imitant le cri de la poule qui pont. Parfois on multiplie les premières syllabes : « Co-co-co-codète ! » - (18)
- cocodrille, s. m., crocodile. - (18)
- cocoter (verbe) : caqueter. - (08)
- cocotte (nom féminin) : fièvre aphteuse. - (08)
- cocotte : fièvre aphteuse. - (10)
- cocotte : fièvre aphteuse, maladie très contagieuse chez les porcs et les ruminants. - (05)
- cocotte. s. f. Ustensile de cuisine, ordinairement en fonte, dans lequel on fait cuire de la viande, des pommes de terre, etc. Du latin coculum. - (02)
- cocrillai - Se dit des feuilles qui se roulent, se contournent par suite de maladie ou de sécheresse. - Les âbres sont mailaides ceute année ; des vers se mettant dan les feuilles, et pu â se cocrillant. C'â quemant l'année passée qu'à se cocrillaint déjà ; seulement, c'éto lai saicheresse. - (16)
- cocu aux canes (du) : très exactement : un emplâtre sur une jambe de bois. Totalement inefficace. Ex : "La barriée qu't'as mise là, c'est coumme du cocu aux canes !" - (03)
- cocu, coucu, couquiu. s. m. Nom donné vulgairement, à cause de sa couleur, à la gomme blonde et quelquefois jaune, qui écoule de certains arbres. — C’est aussi un des noms du coucou. - (02)
- cocu, s. m. primevère officinale, primula officinalis. « cocu » = coucou, nom de la plante en plusieurs pays. - (01)
- cocu. s. m. Fruit de l’églantier, gratte-cul. (Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- cocuasse : ciguë. - (12)
- cocue. s. f. Ciguë. - (02)
- cocuée, s. f. ciguë. - (01)
- codât. s. m. Nuque du cou. (Percey). - (02)
- codelle. : Petite corde. On dit une ficelle mal codelée, pour exprimer que le chanvre est mal tressé. - (14)
- codinde : dindon (coq d'Inde) . - (10)
- codinde : dindon. Ex : "Ce loufou d’codinde, y vas bin fougaler les poules ..!" - (03)
- côdje : la corde - v'lai l'temps qu'se gâte, è vè cheur des côdjes, voilà le temps qui se gâte, il va tomber des cordes. - (17)
- côdre, s. f., courge. - (18)
- codre. Courge. Nous appelons codron une petite courge. - (20)
- côdron, s. m. petite courge. Dim. de côdre. - (18)
- coèche. s. f. Grande cuillère avec laquelle on sert ordinairement la soupe. (Perrigny-lès-Auxerre). - (02)
- coeudre : coudrier, noisetier. III, p. 31 - (19)
- coeur (nom masculin) : cerise bigarreau. Fruit du coeurier. - (08)
- coeurer : vider, dépouiller, « plumer » (curer), (voir : équeurer), sens élargi de « coeuré » : fatigué, épuisé, vidé (de ses forces). - (11)
- coeur-sanni (adjectif) : trop cuit, brûlé Jusqu'au cœur. - (08)
- coffer. v. n. boursouffler, faire un vide, former un creux. Un enduit de mortier qui se lève « coffe » ; un navet « coffe » lorsqu'il est creux à l'intérieur, etc... - (01)
- cogé (se). : Se contraindre, cesser de faire une chose (en latin cogere se, se violenter). Les villageois disent à un enfant qui pleure ou s'agite trop : Coge te, c'est-à-dire apaise-toi ou cesse de remuer ; mais cette forme serait peut-être plutôt une sorte de contraction du mot acoiser, comme acoise te, coise te, coge te. - (14)
- côger (se), v. pr., se taire, se calmer, s'apaiser : « Côge-te, vou ben je !... » Ce fragment de phrase est tout bonnement un Quos ego de village. - (18)
- coget. s. m. Goulet. (Percey). - (02)
- cogne, s. f. coin, angle retiré : « J'lai métu dans la cogne de la ch’vinée. » - (18)
- côgne. s. m. Gendarme. (Argenteuil). - (02)
- cogne. : Angle et coin (en bas latin cognus. (Roq.) - Ce mot a pour diminutif cognôle, petit coin. - (14)
- cogner les pau : avoir la tête qui tombe (endormissement incontrôlé). - (12)
- cogner, v. tr., battre, flanquer une correction : « Attens, matou ! j’m’en vas t'cogner po t'éprende à miger mon beûre ! » - (18)
- cognotte. s. f. Bosse à la tête. - (02)
- coi (être a la), loc. être à l'abri, à couvert. - (01)
- coiche, s. f. coche, femelle du porc. Lorsque la coche a porté plusieurs fois, on la nomme plus ordinairement « treue » = truie. - (01)
- coichon, s. m. cochon, porc. - (01)
- coichot. s. m. Cochon. - (02)
- côié, s. m. collier. - (01)
- coïer, s. m. collier. (Prononcez có-ïer). - (18)
- coiffe-a-bras. : Sorte de coiffure des servantes du XVIe siècle. - (14)
- coigne - bouse de vache ou de bœuf, surtout quand elle est très large.- Que les rues sont don sâles, tote pliainnes des choignes de lai vaicherie ! - Quand en met les vaiches dans les prais les choignes les salissant bein. - (16)
- coignée, couégnée : cognée. On cope du bois aveuque une coignée : on coupe du bois avec une cognée. - (05)
- coignie : cognée = hache. Ex : "Au bois, tins bin ta coignie !" - (03)
- coignot, couignot. s. m. Coing. - (02)
- co'illé : collier . - (10)
- cô'iller (se) : taire (se) . - (10)
- coiller. v. n . Glisser. (Sénonais). - (02)
- coimelle. s. f. Espèce de champignon ayant la forme d’un parapluie. (Villiers-Saint-Benoît). - (02)
- coinche (nom féminin) : lavoir en béton. - (08)
- coinche : bassin pour mettre de l'eau. - (12)
- coinchotte (du latin congium et du vieux français coinche). s. f. Sorte de tine, de petit cuvier fait d’une moitié de pièce ou de feuillette. Sciez une feuillette par le milieu, vous aurez deux coinchottes. - (02)
- coingner (pour couiner). v. n. Grogner, crier de la gorge. - (02)
- coingner, v. a. cogner, frapper à coups redoublés. - (01)
- coingnie, s. f. cognée, espèce de hache à marteau dont se servent les bûcherons. - (01)
- coingnié, s. m. cognassier, arbre qui produit des coings. - (01)
- coingnie. s. f. Cognée. (Étivey). - (02)
- coingnier. s. m. Cognassier. - (02)
- coinner. v. n. Terme usité dans le charonnage et qui signifie mettre un coin, enfoncer des coins. - (02)
- cointier. s. m. Cognassier. ( Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes). - (02)
- coîque. s. m. Coq. - (02)
- coiré, couré. s. m. Courson de vigne. (Argentenil). - (02)
- coiréjoux. adj. Courageux. - (02)
- coiret. s. m. Branche de vigne comptant plusieurs années. - (02)
- coisse (adjectif) : dépourvu d'énergie, fatigué. - (08)
- coisson, coissot, s. m. cochon. - (01)
- coissot (pour couéçot, couéchot). s. m. Homme ivre. C’est une atténuation du mot cochon. (Ménades). - (02)
- coite (à la). Locut . adverb . A l’étroit. — Être à la coite, se tenir coi, se cacher, n’oser se remuer. Du latin quietus, et du vieux français collier, serrer, enfermer, mettre à couvert. (Poilly-sur-Serein). - (02)
- coite, s. f. couverture de lit, mais plus souvent lit de plume. - (01)
- coiuère : une croupière. - (17)
- colâche : lien pour attacher, longe . - (10)
- colâche : collier pour attache. On met une colâche au chien : on met un collier au chien. - (05)
- colafane, s. f., colophane : « Voui dà ! l'crincrin n'a jar gros usé d’colafane ; po la danse, ça n'va pas. » - (18)
- colai - Outre le sens français, il a en patois celui de glisser. - Le paivai éto moillé, mon pié é colai et pu i me seu flianquai en bas ! - Te collerez lai clié sô lai porte. - (16)
- côlan, ante, part, présent du verbe côler, glissant. Les chemins sont « côlans » lorsqu'il gèle. - (01)
- Colas, adj., dim. de Nicolas ; sot, niais. - (18)
- côlee, s. f. glissoire. - (01)
- colée. s. f. Contraction de colère. J’seus en colée. - (02)
- côler, v. n. couler comme en fr. et glisser. Une anguille « côle » entre les mains. - (01)
- colette, nom propre pour nicolette. - (01)
- coleure. s. f. Couleuvre. La bise siffle comme une coleure. - (02)
- colibi (pour colibri). Nom donné au dindon dans la Puysaie, sans doute par ironie, lorsqu’il fait le beau. - (02)
- Coliche : Nicolas . - (10)
- Coliche : prénom : Nicolas. - (05)
- coliche, nom d'homme, diminutif de nicolas. - (01)
- colinettes. s. f. pl. Copeaux de sabotier. (Nailly). - (02)
- colleron. s. m. Bourrelier, fabricant de colliers pour les chevaux. (Argenteuil). - (02)
- collet, s. m. col de femme. diminutif de col pour cou. - (01)
- collet, s. m., espèce de cible rembourrée, formant un rectangle élevé, et qu'on plante sur la butte pour recevoir les flèches dans le tir à l'arc. Las! où est le beau Jeu d'arc d'antan ! - (18)
- colline. (Villeneuve-les-Genêts). - (02)
- coloise. s. f. Couloire pour passer le lait. (Lasson). - (02)
- colon, s. m. noix. usité aux environ de Château-Chinon. - (01)
- coloure, couloire : égouttoir (pour les fromages). - (04)
- coloure. s. m. Couloir. - (02)
- colpaule. : (Dial. et pat.), coupable. Dérivation naturelle du latin culpabilis par la suppression de la voyelle brève i et le changement de la liquide l en u. - (14)
- coltiner. v. a . Porter, soulever à deux un fardeau, un fût de vin, par exemple, en se croisant la tête et se mettant col contre col, pour se servir mutuellement de point d'appui. — Par extension, se dit du déplacement, du transport de toute sorte d’objets, particulièrement des sacs de grains, de farine, qui se portent à dos. Il y avait dans le temps, au port de Bercy, une compagnie de dérouleurs et déchargeurs qu’on appelait les petits coltins. - (02)
- combattre, v. n. lutter, disputer, livrer un combat. - (01)
- combe, s. f. vallon, gorge plus ou moins étroite, enfoncement. - (01)
- comben, adv., combien. - (18)
- combier. v. a. Combler. (Vassy-sous-Pisy). - (02)
- combin ? : combien ?. - (17)
- combine, s. f. petit vallon, terrain creux, diminutif de combe. - (01)
- comble, s. m. dans nos campagnes le comble d'une maison n'est pas la toiture, mais le plancher qui sépare la chambre unique du grenier. - (01)
- comblette : faire